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Démos révolutionne l'apprentissage de la musique classique

Grâce au projet Démos, plus de 10 000 jeunes issus des quartiers populaires ou de zones rurales isolées ont pu apprendre gratuitement la musique classique au cours des douze dernières années. Un dispositif de démocratisation culturelle soutenu par La Mutuelle Générale et piloté par la Philharmonie de Paris. Nous avons pu rencontrer quelques-uns de ces musiciens en herbe au début de l’été, à l’occasion de leurs concerts de fin d’année.

© Doctopress
Publié le 19/10/2022
Temps de lecture 5 min

En ce week-end caniculaire de juin, la capitale suffoque. Dans une pièce climatisée de la Philharmonie de Paris, Thalia, bientôt 10 ans, se prépare. Verdi, Bizet, Albéniz, Beethoven : dans quelques heures, accompagnée des autres enfants de l’Orchestre Démos Angers, elle interprétera l’un des plus beaux répertoires de la musique classique sur la scène mythique de la Grande salle Pierre Boulez, là même où se sont produits les plus prestigieux orchestres et solistes internationaux. Une consécration pour cette trompettiste en herbe qui découvre Paris pour la première fois.

 

Il y a encore trois ans, Thalia n’avait jamais touché un instrument de musique. Aujourd’hui, elle s’estime prête pour ce concert de fin de cycle. Si elle reconnaît être « un peu stressée », c’est davantage à l’idée de se « perdre dans les couloirs » de l’immense bâtiment, imaginé par l’architecte Jean Nouvel comme une colline surplombant le parc de la Villette, qu’à celle de jouer en public dans une salle qui peut accueillir jusqu’à 2 400 spectateurs. Il faut dire que cette élève de CM2 n’en est pas à son premier concert. « Il n’y a pas très longtemps, on a joué devant des ministres qui étaient venus parler d’Europe à Angers, s’enthousiasme-telle. On a interprété l’Ode à la joie, l’hymne européen. Mes parents étaient super fiers, et même mes copains à l’école étaient impressionnés. »

Un rayonnement national

Démos a vu le jour en 2010. Lancé par la Cité de la musique et aujourd'hui piloté à l’échelle nationale par la Philharmonie de Paris, ce « dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale » permet à des enfants âgés de 7 à 12 ans, issus de quartiers relevant de la politique de la ville ou de zones rurales éloignées des lieux de pratique musicale, de découvrir gratuitement la musique classique en apprenant collectivement à jouer d’un instrument. À ce jour, plus de 10 000 en ont déjà profité.

« La formation dure trois ans, au rythme de quatre heures de cours de musique hebdomadaires par familles d’instruments, et d’une répétition en orchestre toutes les six semaines en moyenne », explique Gilles Delebarre, directeur délégué et co-fondateur du projet Démos à la Philharmonie de Paris. L’encadrement est assuré par une équipe pluridisciplinaire, composée à la fois de professionnels de la musique et d’acteurs du champ social. Les musiciens (instrumentistes, chefs de choeur, danseurs) s’occupent de l’apprentissage artistique. Les éducateurs et travailleurs sociaux accompagnent les enfants et gèrent les relations avec les familles.

 

Le plaisir avant tout

« Avec Démos, nous voulons montrer que la musique classique n’est pas réservée à une élite, poursuit Gilles Delebarre. Il s’agit d’un patrimoine culturel commun qu’on peut et qu’on doit partager avec tous, en particulier avec les publics les moins favorisés. » D’abord expérimenté en Île-de-France, le dispositif a essaimé au fil des ans à travers l’Hexagone. Aujourd’hui, il compte « une cinquantaine d’orchestres répartis partout en France, y compris dans les Outre-mer, et plus de 5 000 enfants suivis en même temps. »

Un succès qui s’explique par le soutien de l’État, des collectivités locales et de très nombreux mécènes, tels que La Mutuelle Générale. Mais aussi – et surtout – par une pédagogie collective innovante qui « place au centre l’intérêt et le plaisir de l’enfant ». La découverte de la musique se fait directement par la pratique : les apprentis musiciens chantent, dansent, jouent ensemble des pièces de répertoire, arrangées et adaptées à leur niveau. Le solfège n’est intégré que progressivement, à partir de la fin de la première année. « Pour apprendre à lire, il faut d’abord parler. C’est pareil pour la musique », illustre Gilles Delebarre.

 

Une approche novatrice

C’est cette approche novatrice qui a séduit Odile, dont la fille Solène, 10 ans, a intégré l’Orchestre Démos Paris au début de l’année scolaire. Cette infirmière en est persuadée : « S’il n’y avait pas eu ce projet, ma fille n’aurait jamais pratiqué de musique. Je n’aurais pas fait la démarche de l’inscrire dans un conservatoire. J’en ai une image négative, celle d’une structure très élitiste, avec plein de filtres et un enseignement hyper rébarbatif. Démos, ce n’est rien de tout ça. C’est du chant, de la danse, du langage corporel. Au fond, ce n’est que du plaisir ! »

Solène opine du chef. Si elle s’est montrée réticente au début et n’était « pas trop à l’aise dans le groupe », désormais, elle « s’amuse bien ». Dans le bâtiment de la Cité de la musique qui jouxte celui de la Philharmonie, elle vient tout juste de terminer son concert. Pendant une trentaine de minutes, elle a enchaîné les morceaux avec l’Orchestre Démos Paris au grand complet : la Danse macabre de Camille Saint-Saëns, un extrait du Mariage forcé de Jean-Baptiste Lully, et un chant traditionnel grécophone d’Italie du Sud. Le tout sous le regard tendre et admiratif de sa maman. « Avant le concert, je n’étais pas stressée du tout. Je connaissais les partitions par coeur, alors il n’y avait pas de raison. C’est juste au début que le trac a commencé à monter, parce que j’étais la toute première à entrer sur scène. Mais après, ça allait. Et puis j’avais déjà fait des spectacles », rappelle-telle en souriant.

Chacun son instrument

Après avoir testé plusieurs instruments à vent, Solène a choisi le tuba ténor. « Je ne peux en jouer qu’avec le groupe, le mercredi et le vendredi, au centre social de mon quartier : quand j’essaye à la maison, les voisins toquent à la porte ! ». Adam, 8 ans, a préféré le trombone : « Ce que j’aime, dit-il d’une voix fluette, c’est qu’il fait un son grave. » Les instruments sont prêtés aux enfants durant trois ans. Ils peuvent ensuite les garder s’ils continuent la musique. Un choix que font la moitié des jeunes Démos. C’est le cas de Sally, 16 ans. Voilà bientôt dix ans qu’elle pratique le violon. « J’ai suivi l’exemple de ma soeur aînée. Je la voyais jouer à la maison, j’assistais à ses concerts. Ça me plaisait beaucoup, raconte-t-elle. Alors quand j’ai pu le faire à mon tour, j’ai intégré le dispositif. » Au terme de son apprentissage de trois ans, Sally s’est inscrite au conservatoire. Mais elle n’a pas quitté Démos pour autant. Plusieurs week-ends par an et durant les vacances scolaires, elle bénéficie de stages encadrés par une dizaine de professeurs de l’institution. Désormais, elle fait partie de l’Orchestre des Jeunes Démos. « C’est l’orchestre le plus avancé du projet, dans lequel il y a tous les instruments. Les musiciens viennent de Paris ou d’ailleurs, de Démos, d’écoles de musique, de conservatoires. Et même si les niveaux sont différents, on joue tous ensemble. »

Le public conquis

Si Sally n’envisage pas de faire de la musique son métier – elle se voit davantage travailler dans l’aérospatiale, le biomédical ou les neurosciences –, elle estime que ces années d’apprentissage l’ont aidée à mûrir. « La musique, ça demande une certaine rigueur, on apprend à être sérieux, à se concentrer. Démos m’a appris qu’avec du travail, de la
détermination et un peu de patience, rien n’est impossible. »

 

Gilles Delebarre le confirme : « L’un de nos objectifs, c’est d’agir sur le parcours des jeunes. La musique joue un rôle fondamental dans l’augmentation de leur capital culturel, de leurs capacités de choix, dans l’insertion sociale. » Un bénéfice dont témoigne cette étude, réalisée en partenariat avec l’Académie de Strasbourg : les élèves de sixième ayant profité du dispositif Démos obtiennent des résultats en Français jusqu’à 20 % supérieurs aux autres élèves, « y compris ceux des établissements privés où les indices de position sociale sont les plus élevés ».

Dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, le concert a débuté. Les notes emplissent l’immense espace, résonnent, virevoltent et se mélangent au gré des interprétations qui s’enchaînent. Le public est conquis. Les applaudissements et les « bravo » fusent des gradins pleins à craquer. Avant de se retirer, Thalia et ses camarades de l’Orchestre Démos Angers prennent le temps de saluer. Ce soir, ils reprendront le train pour le Maine-et-Loire, des images de cet incroyable week-end plein la tête.

La Mutuelle Générale s'engage au travers de sa Fondation d'entreprise

La solidarité et l’entraide font partie de l’ADN de La Mutuelle Générale. Ce sont ces valeurs fortes qui ont conduit à sa création, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et ce sont ces valeurs qui, aujourd’hui encore, amènent La Mutuelle Générale – au-delà de son action au profit de ses adhérents – à soutenir la cause d’associations et s’investir dans les projets solidaires, tels que Démos, à travers sa Fondation d’entreprise. Celle-ci oeuvre au quotidien en faveur de l’accompagnement du bien-vieillir, de l’amélioration de la qualité de vie et de la solidarité entre les générations.

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Vaccination contre le papillomavirus recommandée chez tous les garçons depuis 2021

Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), la vaccination de tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus contre les infections par les papillomavirus humains est désormais inscrite dans la stratégie vaccinale. Cette recommandation sera applicable au 1e janvier 2021. Elargissement de la vaccination anti-papillomavirus à tous les adolescents de 11 à 14 ans Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus sexuellement transmissibles très fréquents, contractés généralement au début de la vie sexuelle. Ils sont responsables chez la femme comme chez l’homme de verrues anogénitales, de papillomatoses (lésions ressemblant à des verrues) respiratoires (au niveau du larynx, voire jusqu’aux poumons) récurrentes et de lésions. La majorité de ces dernières disparaissent spontanément, mais certaines peuvent persister et évoluer vers des cancers : du col de l’utérus chez la femme, anaux et oro-pharyngés dans les deux sexes. La vaccination contre les HPV est aujourd’hui recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus, les immunodéprimés des deux sexes et les jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) jusqu’à 26 ans, pour prévenir l’apparition de cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin et de cancers anaux. Associée au dépistage du cancer du col de l’utérus, la vaccination constitue la meilleure stratégie de lutte contre ce cancer qui provoque toujours en France près de 1 000 décès par an. Mais les HPV sont également impliqués dans la survenue de cancers qui ne touchent pas uniquement les femmes ou les HSH, tels les cancers de la sphère ORL (gorge, langue). Ainsi, près de 25 % des cancers provoqués par les HPV surviennent chez les hommes. C’est pourquoi, en plus de la vaccination de toutes les filles de 11 à 14 ans révolus par le vaccin Gardasil 9 (rattrapage possible de 15 à 19 ans révolus), les garçons seront concernés selon les mêmes critères à partir du 1e janvier 2021, comme stipulé dans le calendrier vaccinal 2020 rédigé par la Commission Technique des Vaccinations, rattachée à la HAS. Ce texte prévoit également un rattrapage possible chez les adolescents et les jeunes hommes de 15 à 19 ans révolus, soulignant néanmoins que la vaccination est d’autant plus efficace que les jeunes garçons n’ont pas encore été exposés au risque d’infection par le HPV. La vaccination en pratique Chez les filles comme chez les garçons, toute initiation de la vaccination anti-HPV doit être réalisée avec le vaccin nonavalent (9 valences) GARDASIL 9. Attention : les vaccins HPV ne sont pas interchangeables ! Les personnes ayant déjà débuté une vaccination avec un autre vaccin (GARDASIL version quadrivalente ou CERVARIX) poursuivent donc le schéma vaccinal avec ce même vaccin. Chez les garçons de 11 à 14 ans révolus, le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 est un schéma à deux doses, espacées de 6 à 13 mois. Chez les garçons entre 15 et 19 ans révolus (rattrapage), le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 comprend trois doses, à 0, 2 et 6 mois. Les adolescentes françaises boudent la vaccination anti-HPV En France, plus de dix ans après les premières recommandations, le constat est préoccupant : seules 24 % des jeunes filles se sont faites vacciner selon un schéma complet à 16 ans, ce qui est bien éloigné de l’objectif de 60 % qui était fixé à l’horizon 2019 dans le cadre du Plan Cancer. La France affiche le taux le plus faible d’Europe. Selon la HAS, « l’un des freins à la vaccination contre les HPV est la difficulté pour les professionnels de santé à faire accepter ce vaccin : d’abord réticents à aborder la question de la sexualité avec des adolescents qui n’ont parfois pas commencé leur vie sexuelle, ils sont aussi confrontés à la méfiance des patients et de leurs familles envers la sécurité des vaccins. Rendre la proposition vaccinale sans considération de genre pourra les aider à aborder la question. » Par ailleurs, la santé des femmes concernant également leur partenaire, l’élargissement de la vaccination contre les HPV aux jeunes garçons devrait responsabiliser l’ensemble des adolescents à la santé sexuelle face au problème de santé publique que représentent les maladies induites par les HPV. Dans un rapport, l’Académie de médecine estimait qu’une vaccination des adolescents des deux sexes serait beaucoup plus efficace pour lutter contre les cancers issus de papillomavirus. Et de rappeler que « l’efficacité des vaccins sur l'infection à HPV est prouvée. Elle entraîne une réduction des lésions précancéreuses ». Les nouveaux cas de cancer anal ont augmenté de 56 % depuis 1990, et 93 % d’entre eux sont attribuables aux HPV. L’Académie relève également une nette augmentation, depuis les années 1970, des cancers oropharyngés en dépit d’une diminution des intoxications liées à l'alcool et au tabac. Elle en conclut que les cancers oropharyngés induits par les HPV sont de plus en plus nombreux. Pour en savoir plus : Le calendrier des vaccinations : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_29juin20.pdf Prise de position officielle de l’Académie nationale de médecine (18 septembre 2019) : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/09/Rapport-sur-la-vaccination-contre-le-Papillomavirus-humain-HPV-voté-le-17-09-2019-ANM.pdf Hélène Joubert

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De plus en plus de robots sont mis au point pour aider les enfants malades, aussi bien à l’hôpital que chez eux. Une aide précieuse, appelée à se développer dans les prochaines années. Ils s'appellent Nao, Charlie ou WheezHope... Ces robots investissent de plus en plus les établissements de santé pour améliorer la qualité de vie des enfants malades. Le plus connu s’appelle Nao. Il s’agit d’un robot humanoïde de 57 centimètres mis au point pour accompagner les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Nao leur parle pour les inciter à communiquer. Il leur apprend aussi à reproduire certains comportements humains que ces jeunes patients ont du mal à décrypter et reproduire. Nao copie ces expressions - cligner des yeux, incliner la tête, etc. - en fonctions des sentiments qu’il souhaite exprimer. Par mimétisme, avec une utilisation régulière du robot à la bouille ronde, les enfants reproduisent certains comportements humains de façon autonome. Nao permet donc une autre façon d’apprendre. En fonction du logiciel programmé dans ce robot humanoïde, ses fonctions envers les patients changent. Aux urgences d’Evreux, dans l’Eure, Nao est devenu Oscar, non plus réservé aux jeunes autistes mais à tous les enfants qui passent par ce service. “Nous l’utilisons en prévention de la douleur chez l’enfant lors d’un soin, explique Arnaud Depil-Duval, chef des urgences à l’hôpital Evreux-Vernon. Oscar discute et/ou propose un jeu au jeune patient dont l’attention est focalisée sur le robot. Ainsi, il oublie totalement le soin.” Généralement, les enfants entre 4 et 12 ans apprécient Oscar, dont la présence soulage aussi les équipes médicales. Grâce au robot, elles n’ont plus à distraire le jeune patient et se concentrent uniquement sur l’acte médical. Mais l’appareil n’est pas autonome, sa mise en fonction et le choix du programme nécessitent toujours une intervention humaine. En salle d’attente, le petit robot humanoïde danse et raconte des histoires pour que les enfants patientent dans de meilleures conditions. WheezHope parle 119 langues WheezHope vient tout juste d’entrer en service à l’hôpital Marie Lannelongue, en banlieue parisienne. Ce robot humanoïde multicolore s’illumine, parle et propose des jeux aux enfants atteints de cardiopathies congénitales. “En apportant une présence ludique et interactive, WheezHope a pour 1er objectif de réduire l'anxiété de nos jeunes patients avant et pendant leur soin, explique Sarah Cohen, cardiopédiatre à l’hôpital Marie Lannelongue. Le robot interagit avec les enfants pour les distraire et détourner leur attention pendant la délivrance des soins.” Autre avantage, WheezHope parle 119 langues, ce qui facilite l’échange - et limite les incompréhensions - entre les familles non-francophones et le personnel soignant. A domicile, les enfants et leurs proches retrouvent l’univers du robot sur la plateforme de e-santé WheezLab. Celle-ci propose des explications sur la maladie, des parcours animés retraçants les interventions qui sont réalisées à l’hôpital, mais aussi des outils de suivi et d’aide à la reprise d’activité physique après un séjour hospitalier. La famille pourra également, via l’interface, partager des informations avec l’équipe soignante. Deux robots sont actuellement en cours de développement : Casper pour les jeunes patients atteints de cancer et Charlie pour les enfants diabétiques. Tous deux auront des fonctions de distractions, d’apprentissages et communications pour les malades. Avec un petit plus pour Charlie : il pourra appeler les parents dès que l’enfant le souhaitera, en visio. Léa Casian

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