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Découvrez nos conseils nutrition pour une alimentation équilibrée. Suivez le guide !
Le jeûne thérapeutique, bénéfique ou risqué ?
Au-delà d’être un moyen de se « purifier », le jeûne, qu’il soit strict ou intermittent, s’impose dans le grand public peu à peu comme un moyen de se soigner. Mais que dit la Science ? Le jeûne, quels bénéfices ? Il existe différents types de jeûne. L’on peut se priver de nourriture de façon complète lorsque seule l’eau est autorisée, partiellement (certains aliments, nutriments ou boissons sont permis) ou de façon intermittente. Dans ce cas, une alimentation normale est entrecoupée de périodes de jeûne. Les motivations pour jeûner sont diverses. Certains recherchent la sensation de maîtrise de leur corps, de bien-être et d’euphorie. Via la production accrue de corps cétoniques, le jeûne entraîne une stimulation intellectuelle, une impression de dynamisme. C’est une régulation physiologique habituelle d’adaptation à la famine, qui ne dure que quelques jours. Le jeûne agirait aussi comme un anti-inflammatoire en produisant un surplus de BHB (β-hydroxybutyrate), un corps cétogène. D’où son intérêt –encore à démontrer- pour bloquer une partie du système immunitaire impliqué dans plusieurs désordres inflammatoires. Quant au jeûne pour perdre du poids, après un excès alimentaire, il doit être ponctuel et court. Sinon, en réduisant drastiquement les apports énergétiques par rapport au métabolisme de base du fait de la fonte musculaire favorise en premier lieu un stockage adipeux (de lipides) lors de la reprise de l’alimentation. Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et coordinateur du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 : « Supprimer tout apport alimentaire va, de façon logique et transitoire par la perte de poids, améliorer une hypertension artérielle, un diabète. Dans des maladies inflammatoires intestinales (MICI), la mise au repos du tractus digestif peut être utile en réduisant les troubles digestifs à type de diarrhée ou de douleurs abdominales. Certains patients rapportent leur ressenti telle une amélioration de leurs rhumatismes, de leurs problèmes cutanés, de leurs migraines etc. A titre individuel, la thérapeutique « jeûne » pourrait bénéficier à certains patients, dans le cadre de maladies rhumatismales, de diabète ou d’autres problèmes infectieux etc. c’est-à-dire avec une amélioration plus importante ou plus rapide de certains paramètres, ou encore le fait de diminuer les doses voire de se passer d’un médicament. Néanmoins, le jeûne n’est pas une méthode thérapeutique car soutenue par aucune étude scientifique valable ». Faut-il jeûner contre le cancer ? L’engouement pour le jeûne est grandissant dans le cancer. 8% des patients avant ou pendant le traitement du cancer suivent un régime de restriction ou un jeûne. En mettant les points sur les i, la conclusion du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 est sans appel : aucune preuve n’existe quant à l’effet -bénéfique ou délétère- du jeûne et des régimes restrictifs pendant la maladie cancéreuse, qu’il s’agisse d’un effet sur l’efficacité des anticancéreux ou sur le pronostic du cancer. A ce jour, aucune donnée expérimentale n’a été confirmée chez l’Homme. Chez la souris dans des études expérimentales, la restriction calorique freine la croissance des tumeurs, mais pas pour tous les types de cancers. Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055) : « A ce jour, il est impossible de relier la croissance des cellules cancéreuses avec le niveau d’apport en nutriments : jeuner n’affame pas les tumeurs ! Le concept est intéressant mais il reste à valider ». Attention car à l’inverse, la malnutrition et la perte de poids sont reconnues comme des facteurs majeurs de dégradation du pronostic des personnes cancéreuses. Il est prouvé que plus on perd de masse musculaire, moins on a de chance d’avoir un traitement efficace et non toxique. On entend aussi souvent que le jeûne permettrait d’atténuer les effets de la chimiothérapie. Là aussi, aucune étude scientifique ne permet de l’affirmer. Celles menées sur des cellules tumorales en milieu de culture privé de nutriments sont mitigées : ce qui vaut pour certains types de tumeur (mélanome) ne vaut pas pour d’autres (cancer du sein). Et chez la souris, à l’inverse, le jeûne juste avant une chimiothérapie réduit drastiquement l’espérance de vie (le type de cancer étudié est le neuroblastome, un cancer de l’enfant). Chez l’humain, les essais cliniques se comptent sur les doigts d’une main et sont, pour la plupart, contestables sur le plan de la méthodologie. L’un d’entre eux ne coupe pas à ces critiques mais reste instructif : chez des femmes ayant un cancer du sein ayant jeuné 24 h auparavant, la toxicité de la chimiothérapie semble moindre (évaluée au moyen du taux de globules rouges), mais les effets indésirables sont doublés. J’ai décidé de jeûner, que dois-je surveiller pour ne pas nuire à ma santé ? Nos cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages etc.) nécessitent un apport régulier en nutriments. C’est pourquoi, l’efficacité de notre système immunitaire à nous défendre, par exemple contre les tumeurs, est largement dépendante de l’apport alimentaire. Or jeûner l’affaiblit. L’autre paramètre à prendre en compte lorsqu’on envisage le jeûne en cas de cancer est que ce dernier touche principalement la personne âgée (40% chez les plus de 75 ans), dont le système immunitaire met plus de temps - lorsqu’il y arrive- à se reconstituer. Le danger concerne les seniors mais aussi les personnes diabétiques sous traitement ; le risque de l’hypoglycémie d’une personne diabétique par défaut d’apport glucidique étant bien réel. Si une personne malade souhaite jeûner ou pratiquer une réduction glucido-calorique, elle doit avant tout ne pas écarter les thérapeutiques conventionnelles et en parler à son médecin généraliste ou à son oncologue en cas de cancer. Celui-ci devrait l’accompagner et mettre en place une surveillance adaptée et régulière, un contrat avec des limites fixées et discutées avec le patient comme par exemple des seuils en dessous desquels il ne faut pas descendre vis-à-vis de la force musculaire, du poids, de la masse musculaire etc. Certains marqueurs biologiques peuvent être utilisés à cette intention. Hélène Joubert, journaliste, depuis les Journées francophones de nutrition (JFN, Nantes, 13-15 décembre 2017) et d’après des entretiens avec le Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et le Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055).
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5 aliments que vous devez mettre au réfrigérateur
Si vous ne voulez pas qu'ils vous rendent malades, vous devez absolument conserver certains aliments au frais. Les détails avec Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes. La viande crue, toujours au frais ! Il y a des aliments impératifs à stocker dans le réfrigérateur. Ysabelle Levasseur nous explique que "la viande crue mais pas seulement le poisson cru et les fruits de mer, les denrées cuisinées maison, les produits laitiers, les mayonnaises maison" doivent se conserver au frais puisque "tout ce qui est cru représente un risque bactériologique important" s'il est conservé en dehors du réfrigérateur. Bouteille de lait ouverte : pas plus de 24 heures En ce qui concerne les produits laitiers, les règles à appliquer ne sont pas toujours les mêmes. - Les yaourts, les desserts lactés doivent être conservés au frais. Même chose pour le lait frais ouvert, sans dépasser 24 heures. Par contre le lait UHT (technique de stérilisation bien particulière) peut se conserver ouvert durant 3 jours au frais. La crème fraiche de son côté se garde pendant 4 jours au réfrigérateur. - Dans le cas des fromages, bien qu’il soit conseillé de les "conserver au frais entre 8 et 20 jours pour éviter le développement de moisissures, pour des raisons gustatives ou d’affinage on peut le laisser dehors à l’abri des insectes et dans une pièce bien ventilée" explique Ysabelle Levasseur. Cette fois la règle est discutable selon les goûts de chacun mais il faut rester prudent tout de même. - Dans le cas du lait, s'il n’est pas ouvert, il se conserve dans un endroit propre et sec. Cela vaut pour les briques de lait, le lait en poudre ou encore le lait concentré. Oeufs : on les sort à la dernière minute Plusieurs idées s’opposent quant à la façon de conserver ses oeufs. Pour certains il ne faut pas les conserver au frais et pour d’autres il est impératif de les mettre au réfrigérateur. Pour Ysabelle Levasseur il faut surtout "éviter de les sortir et rentrer sans cesse dans le frigo ce qui crée une micro-condensation sur la coquille et la rend poreuse à tous les micro-organismes". De plus "s’ils sont conservés au frais, il faut les sortir à la dernière minute". Pour nous aider, Ysabelle Levasseur nous indique qu’un oeuf dur peut se conserver une semaine au frais s’il est non écalé, sinon il se conserve que 2 jours. La salade : au frais pour éviter les bactéries Au frais ou pas ? Les avis s’opposent sur le meilleur moyen de conserver les légumes. D’après Ysabelle Levasseur, "tous les légumes sauf ceux dont le stockage au frais va altérer les qualités gustatives comme les tomates" peuvent être conservés au réfrigérateur. La salade doit elle aussi se garder au frais "pour éviter le développement de certaines bactéries" prévient la spécialiste. Confiture allégée : plutôt au frais Selon le taux de sucre, une confiture se conservera plus ou moins longtemps au frais puisque "le sucre a un pouvoir conservateur ce qui augmente la durée de conservation d’une confiture « normale » et réduit donc celle d’une confiture allégée". Il faut donc bien regarder sur votre pot. Si celui-ci porte la mention "allégée en sucre", veillez à la conserver au frais et si ce n’est pas le cas alors la conservation reste à votre convenance mais le frais reste le mieux. Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes, auteur de Allégez votre assiette aux Editions Alpen. Source : e-santé
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Additifs alimentaires : sommes-nous empoisonnés ?
Un additif, c'est quoi ? Une substance naturelle ou créée par les humains et ajoutée lors de la fabrication d'un produit alimentaire pour mieux le conserver et lui donner de meilleurs aspect, odeur, saveur, texture.Sel, miel, épices, vinaigre sont des additifs naturels employés par les humains depuis des millénaires dans ces mêmes buts.Les additifs synthétiques ont été inventés et massivement employés au fur et à mesure du développement de l'industrie alimentaire. Ils sont réglementés dans tous les pays et ne peuvent, en principe, être autorisés puis utilisés sans avoir fait la preuve de leur innocuité. Additifs : la mystérieuse saga des EIl existe des centaines d'additifs. En France et en Europe, ils sont répertoriés par un E (qui signifie Europe) suivi de trois ou quatre chiffres : c'est un numéro international défini par le Codex Alimentarius émanant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).Le premier chiffre (1, 2, 3, etc.) définit en principe leur rôle :E 100 = Colorants . E 200 = Conservateurs . E 300 = Anti-oxydants. E 400 = Agents de texture. E 500 = Antiagglomérants.. E 600 = Exhausteurs de goût. E 700 = Agents de sapidité. E 800 = Arômes. E 900 = Édulcorants.Ensuite, on a les Divers qui sont légion, dont les amidons modifiés (1400), des cires (E 901, 907).Tous ces E sont obligatoirement indiqués sur les étiquettes, parfois suivis de leur nom chimique, mais pas toujours. Additifs synthétiques : comment sont-ils autorisés et employés ?Un dossier est préparé par le fabriquant et soumis à la Commission européenne. Il doit présenter le détail de la substance, comment elle est fabriquée, quelles sont ses utilisations et détailler les études scientifiques prouvant sa sécurité.Celle-ci est basée sur le principe de la DJA : Dose Journalière Admissible. Elle est mesurée en mg par kilo de poids corporel et par jour.Pour la fixer, on fait d'abord des expériences sur des animaux et on définit alors la dose du produit qui ne donne pas d'effet négatif. Ensuite on extrapole aux humains en fixant une DJA 100 fois inférieure.En principe, on a ouvert ainsi un grand parapluie sécuritaire.Mais un grand nombre de scientifiques remettent en cause cette sécurité de la DJA . Tout d'abord parce que l'on ne tient pas vraiment compte des quantités qu'un individu peut consommer. Ensuite, et surtout, parce qu'il y a tant d'additifs mélangés dans tous les produits que l'on ignore tout de leurs possibles interactions et des effets à long terme. Additifs synthétiques : quels sont les dangers ?En dehors de ce fait, on ne cesse d'identifier des additifs dangereux.Certains colorants sont sur la sellette depuis longtemps. Il a été démontré qu'ils pouvaient être à l'origine de l'hyperactivité chez les enfants . Ce qui a imposé aux industriels de le mentionner sur les étiquettes, mais comme cela n'est pas vraiment un bon argument de vente, ils le retirent peu à peu de leurs produits.Le colorant caramel (E 150) ou caramel ammoniacal, qui tinte les Cola et des confiseries, est fortement soupçonné d'être cancérigène : il a été classé comme tel par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer).Il en est de même pour l'antioxydant BHA (E320) qui est vraisemblablement aussi en plus, un perturbateur endocrinien. Il est très utilisé dans les chewing-gums, les soupes, les purées.Sont aussi soupçonnés d'être cancérigènes les colorants : jaune de quinoléine (E104), amarante (E123), rouge ponceau (E124), érythrosine (E127) , rouge allura (E129), noir brillant (E151-, jaune orangé sunset (E110) , azorabine (E122) ; les nitrites (E249 à E 251) et les parabènes (E 214 À E 219) très employés en charcuterie. Et enfin les édulcorants acesulfam K (E 950) et aspartame (E 951)Tous les sulfites (E220 à 228) sont allergènes. Les émulsifiants (E 466, E 433) pourraient être à l'origine de maladies chroniques de l'intestin, en modifiant sa flore. Sirop de glucose : la catastropheLe sirop de glucose-fructose, tiré du maïs ou d'autres céréales, ou de la pomme de terre se retrouve dans des milliers de produits, soit en plus du sucre, soit pour le remplacer : il a un pouvoir sucrant plus élevé, des propriétés d'exhausteur de goût et il revient moins cher. Toutes les boissons sucrées en contiennent, et la quasi totalité des produits sucrés, des glaces aux compotes en passant par toutes les confiseries, biscuits, gâteaux etc. Il y en a même dans des plats cuisinés, dans des salades et dans des condiments.Il n'est pas nocif en petite quantité. Il le devient lorsqu'on en absorbe beaucoup : son fructose contribue à augmenter les triglycérides, le cholestérol, le stress oxydatif et faire prendre du poids.Et comme il a vraiment envahi l'alimentation industrielle, on en absorbe abondamment sans même le savoir, surtout - et c'est le cas pour beaucoup - lorsque l'on consomme régulièrement boissons et produits sucrés.Nombreux sont les nutritionnistes et les scientifiques à accuser ce sirop de glucose-fructose d'être une des composantes de l'épidémie actuelle d'obésité à cause de cette surconsommation. Nanoparticules : le flou presque totalCe sont d'infimes substances bioactives. Leur taille est de 1 à 100 nanomètres (1 nanomètre est 1000 millions de fois plus petit qu'un mètre).Elles sont douées de nombreux pouvoirs : renforcement des arômes, modification des couleurs, réduction des graisses, augmentation des fibres, des protéines etc.Elles peuvent franchir la barrière intestinale et s'infiltrer dans les organes : foie, poumons, reins, rate et même le cerveau.Pour le moment, on ne sait pas trop ce que ça donne ! Sauf pour le dioxyde de titane. L'ANSES a recommandé, en octobre 2015, de les étudier sérieusement et de les indiquer sur les étiquettes... Additifs : comment vous protéger ?En consommant évidemment le moins possible de produits alimentaires industriels !En vous tournant vers les produits bios qui n'en contiennent pas ou en tout cas beaucoup moins.Mais comme il est difficile d'échapper complètement aux produits industriels, regardez les étiquettes et choisissez ceux qui ne contiennent pas plus de trois additifs : ça existe heureusement !Pour faciliter vos courses, vous pouvez télécharger l'appli Additifs alimentaire ici pour les Iphones, et ici pour les autres. Source : e-santé Paule Neyrat diététicienne nutritionniste
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Contre la faim : fibres et protéines
Le problème avec les régimes est de réussir à faire taire sa faim.Si c'est le cas, les fringales seront plus faciles à contrôler.Pour réussir à maintenir une satiété suffisante, deux types d'aliments sont à disposition : les fibres et les protéines.Il faut donc les introduire judicieusement dans son assiette.
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Pourquoi faut-il manger des fibres ?
Les fibres alimentaires présentent de multiples vertus. Elles améliorent le transit intestinal, sont rassasiantes, préviennent certains cancers et exercent un rôle protecteur contre les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cholestérol.Voici quelques explications et des conseils pour rendre votre alimentation plus..."fibreuse". Les fibres, c'est bon pour la santé !
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Et si vous choisissiez les bons fromages ?
La France est le pays des fromages. Il y en a entre 350 et 400, fermiers ou artisanaux, reflets de leur terroir. Et puis il y a toute une série de fromages industriels, ceux vendus dans les grandes surfaces, au goût uniforme mais qui parfois revendiquent aussi le terroir. Et des "spécialités fromagères" aromatisées...Sans compter du faux fromage sans lait, baptisé "fromage analogue" ! Décryptage du pays des fromages...
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Courses : comment économiser temps, argent, et gagner en qualité ?
Oubliez le supermarché ! Faites le bilan. La moitié de votre samedi est consacrée aux provisions de la semaine.Vous en revenez épuisée d'avoir crapahuté dans les allées en poussant un chariot de plus en plus lourd, vous avez ensuite chargé tout ce bazar dans le coffre de votre voiture, puis trimballé tous les sacs et paniers du garage à l'ascenseur et de celui-ci à l'appartement.Et en plus, vous avez dépensé plus d'argent que prévu car vous avez acheté des trucs dont vous n'aviez pas vraiment besoin : vous avez été tentée par des promos, des produits en tête de gondole, et/ou vous avez cédé aux demandes des enfants si par malheur ils vous accompagnaient.Il est difficile de résister aux tentations dans un supermarché.Tout y est d'ailleurs prévu, par les spécialistes du marketing, pour vous conduire à acheter le plus possible. Ils ont même observé que les battements de paupières des clients diminuent de moitié quand ils sont dans les allées d'un supermarché. Autrement dit, on est en quelque sorte en état d'hypnose, avec un cerveau qui fonctionne au ralenti et qui a perdu une grande partie de sa capacité de rationalisation. Ce qui conduit à l'achat impulsif.Et maintenant, il faut ranger tout cela.Si vous faites le compte du temps passé à cet approvisionnement, du surplus de fatigue physique et nerveuse qu'il vous procure et de l'argent dépensé (celui des courses plus celui du trajet en voiture), il y a de grandes chances que l'attrait des prix des produits moins chers qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours ni forcément le cas) ne tienne plus la route. Légumes et fruits : faites le marché ou abonnez-vous à une AMAP Ceux des supermarchés ont tous transité plus ou moins longtemps dans des chambres froides avant que vous ne les achetiez. Ce qui n'a pas amélioré ni leurs saveurs, ni leur valeur nutritionnelle.S'il y a un marché près de chez vous, c'est là qu'il faut aller acheter vos légumes et vos fruits le samedi ou le dimanche matin.Il y a toujours des petits producteurs (et de plus en plus de bios) où vous trouverez un meilleur choix. Et là, vous pouvez emmener les enfants : c'est une bonne façon de compléter leur éducation alimentaire et de leur apprendre à distinguer une courgette d'une aubergine !Sinon, vous pouvez vous abonner à une AMAP : vous aurez chaque semaine un panier de légumes et de fruits de saison venu directement du producteur chez vous et moins chers que partout ailleurs. Regardez s'il y en a une près de chez vous.Vous serez gagnante sur tous les tableaux : temps, fatigue et argent. Viandes et poissons : faites-vous livrer ! Faites livrer votre viande et votre poisson à votre domicile ou au bureau.Les sites de vente se sont multipliés sur Internet. Entre Carré de boeuf, les Colis du boucher, Délices viandes, Viande des volcans, Comme à la boucherie, Mon poisson, Poisson frais, Poisson chez vous, Poisson breton, et d'autres encore, le choix ne manque pas !Comparez leurs offres, les plannings de livraison et leurs prix : ceux-ci sont souvent intéressants pour un produit de qualité. Mais faites aussi la comparaison avec le boucher et le poissonnier qui sont près de chez vous : il est facile d'y aller dans la semaine en sortant du boulot ? Peuvent-ils vous livrer ?Viandes et poissons sont des produits chers qui grèvent facilement le budget alimentation. Cela vaut la peine que vous passiez du temps pour décider ce qui est le mieux pour vous compte tenu de vos obligations professionnelles, de Monsieur qui peut aussi se charger de ces achats.Mais un des avantages de la livraison de poissons à domicile (ou au bureau), c'est que cela vous obligera à en manger régulièrement et ce sera tout bon pour l'équilibre alimentaire familial ! Toute votre alimentation (et le reste) à domicile Tous les supermarchés ont mis en place des commandes et des livraisons à domicile via Internet.Le plus : vous pouvez faire livrer en même temps les lessives, la provision de PQ, de sacs poubelles etc.Le moins : viandes et poissons en barquettes (quand ils existent), aucune assurance sur la qualité des légumes et des fruits puisque ce sont les mêmes que ceux qui se trouvent en rayons.Allez regarder du côté des Paysans. Le choix de légumes, fruits, viandes, volailles est très important, celui des poissons un peu moins.Chaque semaine légumes et fruits de saison sont mis en valeur. Ils viennent tous de petits producteurs, dont une grande majorité de bios (des vrais, certifiés) et sont moins chers que dans les supermarchés.Il y a une grande souplesse dans le système de commandes que l'on soit 2 ou 8 personnes à la maison. On peut même se choisir une aubergine ou un coquelet car des offres particulières, en petites quantités, sont prévues pour les célibataires. Cela pourra être utile pour les prochaines vacances quand Monsieur sera tout seul à la maison !Il y a aussi de la crémerie, de l'épicerie, des pains (bios), des boissons et des produits ménagers basiques certifiés écolos. Et pas de frais de livraison (dans quasiment toute la France) à partir d'une commande de 80 €. Comparateurs de prix et ventre plein Si vraiment vous ne pouvez envisager votre vie sans arpenter régulièrement un supermarché, souvenez-vous que les produits les moins chers, à qualité égale, sont toujours entreposés en bas des rayons.Allez-y avec une liste de courses bien précise : elle vous évitera peut-être les achats d'impulsion !Cette liste peut se trouver sur votre Iphone, c'est plus pratique. Surtout si vous investissez dans une de ces applis (gratuites), Prixing ou Fastshop qui vous permet de comparer les prix. Elles sont toutes les deux faciles d'emploi, très perfectionnées et, ce qui n'est pas négligeable, elles activeront vos neurones, vous sortant ainsi de la semi hypnose dans laquelle vous êtes plongée depuis que vous avez franchi la porte d'entrée de votre supermarché favori !Enfin, si vous vous y rendez le matin, prenez un copieux petit-déjeuner avant.Il ne faut jamais faire ses courses le ventre vide. Non seulement parce que vous allez dépenser de l'énergie en poussant votre chariot mais surtout parce que vous risquez d'acheter beaucoup plus que si vous êtes bien rassasiée. Et aussi de craquer pour des biscuits ou des confiseries que vous consommerez sur place. Parce qu'il faut bien vous récompenser de cette corvée des courses... Paule Neyrat, Diététicienne
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J'aime le gras, c'est grave ?
Plats cuisinés, sauces, charcuteries, fromages, pâtisseries, confiseries, le gras (lipides) est partout et il a mauvaise réputation : celle de faire grossir et pour certaines de ses formes, celle de boucher les artères.Mais le gras, c'est bon, doux au palais, source de plaisir alimentaire. Comment le gérer ?
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Epeautre, quinoa, sarrasin : de vraies graines santé !
Vous ne vous contentez pas de quatre légumes pour faire tous vos repas, alors pourquoi ne manger que du riz, des pâtes et des pommes de terre comme féculents ? Misez plutôt sur ces céréales originales et bonnes pour la santé : épeautre, quinoa, sarrasin...
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L'index glycémique des aliments, ça vous dit quelque chose ?
Nous mangeons trop sucré. Pour maintenir un poids de forme ou en perdre et pour se protéger des maladies chroniques (diabète, cancers, maladies cardiovasculaires...), il faut diminuer nos apports en sucre et privilégier les aliments à index glycémique bas. Reste à savoir ce qu'est cet index et à connaiîre l'index glycémique des aliments...
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Alimentation en cas de régime : évitez les pièges et idées reçues !
Certains aliments sont à tort considérés comme des aliments santé. Inversement, certains ont, également à tort, une mauvaise réputation.En bref, ne vous faites pas avoir, apprenez à déjouer les pièges au risque de ruiner vos efforts pour perdre du poids ou ne pas en prendre...
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Et si vous vous occupiez un peu de votre potassium ?
Le potassium est un sel minéral dont on ne parle pas beaucoup, si ce n'est pour ses qualités dites « diurétiques ». Il est très répandu dans les aliments et on est censé ne pas en manquer. Ce qui n'est pas toujours exact. On fait le point.
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Fibres alimentaires : l’atout santé
Les Français ne mangent pas assez de fibres. Leur consommation a pourtant un effet protecteur. En quantité suffisante, les fibres diminuent les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’obésité. Les explications du Pr Serge Hercberg, nutritionniste. Selon l’étude NutriNet-Santé (1), les hommes consomment en moyenne 20 g de fibres alimentaires par jour, contre 18 g pour les femmes. Soit un apport quotidien très en deçà des recommandations puisque l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) fixe le seuil minimal à 25 g par jour, et si possible 30 g. « Cette différence s’explique sans doute par le fait que les hommes mangent davantage de pain que les femmes », note le Pr Serge Hercberg, nutritionniste et coordinateur de l’enquête. Quels aliments contiennent des fibres ? Outre le pain et les biscottes (19,2 %), les principales sources en fibres alimentaires pour la population sont les fruits (15,3 %) et les légumes (21 %). Pourtant, les légumes secs (lentilles, pois cassés, pois chiches…) et les pâtes et riz complets en sont également très riches. Mais les Français en consomment encore trop peu. Deux chiffres : la part des légumes secs se monte à seulement 2,1 % et celle du riz à 0,8 % dans l’apport total en fibres. Or, insiste le Pr Hercberg, « toutes les fibres sont bonnes ». Sans discrimination. Quels sont les bienfaits des fibres ? Si leur impact sur le transit intestinal, notamment leur effet contre la constipation, est bien connu, les bénéfices des fibres alimentaires ne s’arrêtent pas là. « Elles contribuent à lutter contre le surpoids et l’obésité, elles réduisent le risque de développer un diabète de type 2, de contracter une maladie cardiovasculaire et, enfin, elles protègent contre le cancer colorectal. » Et d’autres pistes se font jour, à l’instar de leur action supposée contre le déclin cognitif ou encore de leur effet potentiellement protecteur contre d’autres cancers (sein, larynx). Quelles proportions quotidiennes de fibres alimentaires ? Faire le plein de fibres alimentaires est relativement facile. « Manger 5 fruits et légumes par jour apporte entre 16 et 20 g de fibres, 100 g de pain complet, 5 à 6 g. Si vous ajoutez des légumes secs, ou des pâtes ou du riz complet, vous atteindrez le seuil des 30 g journaliers », conseille le Pr Hercberg. Ce dernier note que pour le pain, moins la farine est raffinée, plus le pain contient de fibres et réclame donc que la fabrication de la baguette de base fasse l’objet d’une réglementation qui imposerait le passage de la farine de type 55, raffinée, à une farine de type 80, plus complète. « Cela permettrait une consommation accrue de fibres dans toute la population, et notamment chez les plus défavorisés économiquement ». Lesquels, rapporte l’étude NutriNet-Santé, mangent moins de fibres que les cadres, les titulaires d’un Bac + 2 et les agriculteurs. C’est la bonne nouvelle : la marge de progression est importante. En savoir plus sur les fibres ! (1) Près de quatre ans après son lancement, l’étude NutriNet-Santé regroupe aujourd’hui quelque 240 000 internautes.
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Devenez nutrinaute !
L’Institut national de veille sanitaire (InVS), l’Inpes, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Université Paris 13, l’Assurance maladie, la Fondation pour la recherche médicale sans oublier le ministère de la Santé et des Sports… De toute évidence, Nutrinet-Santé a vu le jour sous les meilleurs auspices. A l’heure de souffler sa première bougie, lui faut-il encore rallier à sa cause plus de 350 000 volontaires qui, avec les 130 00 déjà séduits, « aideront la recherche publique dans le champ de la connaissance des relations entre nutrition et santé », selon le Pr Serge Hercberg, directeur de l’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (UREN) et investigateur de cette étude ambitieuse. Des retombées concrètesL’enjeu est en effet à la hauteur de la mobilisation : « Les réponses que l’on va collecter vont déboucher sur des recommandations plus fines sur ce qu’il faut manger pour éviter certaines maladies chroniques comme l’obésité, le diabète, le cancer ou les maladies cardio-vasculaires, et pour faire en sorte qu’un maximum de la population puisse avoir des comportements favorable à la santé. » D’où la légitime impatience des chercheurs qui recueillent les données. « Plus on aura de volontaires vite, plus rapidement on pourra avoir accès à des informations qui auront des retombées pour chacun d’entre nous ». Analyser la complexité des relations entre nutrition et santé« D’ores et déjà, reprend le Pr Hercberg, on a été capable de repérer des variations régionales de l’alimentation et les relations entre nutrition et moyens socio-économiques. » Probablement pas de grande révélation à attendre mais un ensemble d’éléments scientifiques extrêmement précis et fiables : « Il y a des phénomènes qui doivent être confirmés, d’autres quantifiés précisément voire surveillés comme l’obésité. » Et certaines réponses, à l’inverse, demanderont des années. Ainsi des corrélations entre l’alimentation et les cancers, entre la nutrition et les maladies cardio-vasculaires. Devenir un acteur de la recherchePas de temps à perdre donc. Après avoir rempli un premier formulaire d’inscription, l’internaute reçoit un questionnaire par mois « qui ne nécessite jamais plus de vingt minutes », assure le Pr Hercberg. « L’énorme avantage avec Internet, c’est que ça peut se faire de partout. Chacun peut ainsi devenir un acteur de la recherche et participer à une œuvre d’intérêt collectif sans se fatiguer. » la participation à cette étude ambitieuse est un exercice simple et valorisant. Alors, on aurait vraiment tort de ne pas se rendre sans plus tarder sur le site très complet de l’étude (www.etude-nutrinet-sante.fr). Et vous aussi, messieurs, très « Net-tement » distancés par ces dames qui représentent 75 % des intervenants. Il reste encore quatre ans pour rattraper le retard… A vous de cliquer !
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