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Médecines douces, sport, sommeil : retrouvez tous nos conseils pour cultiver votre bien-être et prendre soin de vous au quotidien !

Zoom sur les bonnes résolutions de la nouvelle année

Chaque mois de janvier, nous formulons nos bonnes résolutions pour la nouvelle année. Ne plus malmener son sommeil, lever le pied sur la « junk food », écraser sa dernière cigarette le 31 décembre à minuit... Se bouger et s’inscrire au club de gym est la résolution qui revient probablement le plus souvent. Un pari toujours aussi difficile à tenir. Mais des études récentes vont vous convaincre. Pour mettre toutes les chances de son côté, choisir une seule bonne résolution Selon un chercheur britannique, le bilan un an après avoir affirmé ses bonnes résolutions ne serait pas très glorieux, (1). D’après lui, un peu plus d’une personne résolue sur dix aurait tenu bon et atteint ses objectifs fixés au Nouvel An. Mais cela ne doit pas décourager les bonnes volontés, convaincues que cette année sera la bonne. Il semblerait en effet que, pour tenir le cap de ses bonnes résolutions, n’en sélectionner qu’une ou deux serait le gage du succès. Se focaliser sur un objectif atteignable, raisonnable en fonction de son mode de vie et de sa personnalité, serait un bon moyen de l’atteindre. Tout au long du parcours, se féliciter des petits progrès réalisés, voire se récompenser, semble une bonne technique. Se « remettre au sport », la tête de liste des bonnes résolutions Comme chaque année, se « remettre au sport » figure en bonne place dans les résolutions. Les avantages sont multiples : se maintenir en forme, s’assurer un bel avenir cardiovasculaire, mieux dormir. Baskets chaussées, abonnement à la salle de sport signé… Vous ne le regretterez pas. Si vous tenez la distance, bien entendu. Les vertus de l’activité physique ne sont plus à démontrer : ventilation pulmonaire améliorée, prévention de l’hypertension artérielle et de l’infarctus du myocarde, masse musculaire augmentée, lutte contre le surpoids par la diminution de la masse grasse (en lien avec une alimentation équilibrée), risque de diabète de type 2 minimisé, prévention de l’ostéoporose et des chutes chez les seniors, estime de soi boostée et aide contre la dépression et l’anxiété. Pour s’encourager à tenir fermement ses engagements, il suffit de se dire qu’un jogging par semaine (en une fois ou au moins 50 minutes par semaine), c’est déjà 30 % de risque de décès en moins (2). La compilation de nombreuses études menées sur un total de plus de 230 000 participants a conclu à un risque de décès et de maladie cardiovasculaire et toutes causes confondues réduit, ainsi qu’un risque de cancer diminué d’environ 25 % en moyenne. Et si vous êtes motivés, pourquoi ne pas tenter de courir un marathon ? Son effet sur la réduction de la pression et de la rigidité artérielle, importants facteurs de maladie cardiovasculaire, est impressionnante (3). Courir un premier marathon rajeunirait ses artères de quatre ans (en seulement six mois). Même en l’absence de plaque d’athérome dans les artères, même si l’on est en bonne santé, les artères se rigidifient avec l’âge. C’est un facteur de risque reconnu d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde, de démence et de maladies rénales. Des artères rigides augmentant la pression artérielle, l'activité physique permettrait de conserver des artères plus souples. Laisser libre cours à sa fibre artistique Pratiquer des activités artistiques peut être bénéfique pour la santé mentale et physique (4). C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe qui l’affirme. Après avoir passé en revue la littérature sur le sujet (3 700 études provenant de 900 publications dans le monde) sa conclusion est que les arts ont un rôle majeur dans le domaine de la santé : prévention, promotion de la santé et prise en charge des pathologies. Selon les experts, les activités artistiques peuvent servir à compléter ou améliorer les protocoles thérapeutiques dans les structures de soins. La pratique de la danse pour améliorer les scores moteurs dans la maladie de Parkinson, le fait d’écouter ou de jouer de la musique pour minorer les effets secondaires des thérapies anticancéreuses… voilà quelques-uns des exemples de bienfaits pour la santé physique et mentale.Cette année, se faire plaisir sera bon pour la santé.Hélène Joubert (1) https://richardwiseman.wordpress.com/papers/(2) Is running associated with a lower risk of all-cause, cardiovascular and cancer mortality, and is the more the better? A systematic review and meta-analysis, British Journal of Sports Medicine Nov, 2019 DOI : 1 0.1136/bjsports-2018-100493  https://bjsm.bmj.com/content/early/2019/09/25/bjsports-2018-100493(3) https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S073510971938369X?via%3DihubTraining for a First-Time Marathon Reverses Age-Related Aortic StiffeningVolume 75, Issue 1, 7–14 January 2020, Pages 60-71(4) Fancourt D, Finn S. What is the evidence on the role of the arts in improving health and well-being? A scoping review. Copenhagen: WHO Regional Office for Europe; 2019 (Health Evidence Network (HEN) synthesis report 67). http://www.euro.who.int/en/publications/abstracts/what-is-the-evidence-on-the-role-of-the-arts-in-improving-health-and-well-being-a-scoping-review-2019

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Le cerveau et la musique : sont-ils en harmonie ?

Apprécier la musique, cela s'apprend, mais c'est aussi quelque chose d'inné. Il suffit d'observer de tout petits enfants écouter une chanson... et danser spontanément. Mieux encore, la musique est aussi davantage qu'un plaisir, un outil pouvant servir très utilement notre cerveau. La musique augmente l'intelligence verbale des enfants C'est prouvé par des études. Les enfants très jeunes entre 4 et 5 ans bénéficiant d'une initiation à la musique possèdent une meilleure compréhension à l'oral ainsi qu'un meilleur raisonnement à partir d'explications orales. Le développement des capacités musicales comme reconnaitre un instrument ou identifier une mélodie semble se transférer aux domaines du raisonnement et du langage.   La musique apprend à décoder les émotions Quand quelqu'un vous parle, vous devinez plus ou moins dans quel état d'esprit il est, quelles sont ses émotions, et cela au son de la voix, à sa manière de parler. Des études scientifiques ont montré que les personnes n'ayant pas de pratique musicale se trompent bien plus souvent que les personnes ayant un bon niveau de pratique musicale. Autrement dit, être musicien augmente votre niveau d'expertise pour comprendre les émotions des personnes que vous côtoyez. C'est peut-être pour cela que l'on dit parfois que « la musique adoucit les moeurs », mieux on se comprend et plus on peut être en harmonie.   La musique pourrait aider le cerveau des enfants dyslexiques Les enfants dyslexiques semblent souffrir d'une difficulté d'accès à une représentation des sons, d'où leur difficulté à lire, c'est-à-dire à transformer l'écriture en sons. Un entraînement musical travaillant sur les canaux sensoriels et sur le chant ou la pratique d'un instrument contribuerait à renforcer des connexions anormalement sous-développées entre leurs neurones.Aussi la musique peut-elle devenir un outil thérapeutique pour les orthophonistes. On constate, avec la pratique musicale, une amélioration de la vitesse de lecture, d'attention auditive ainsi que d'autres changements positifs. Rééduquer l'hémiplégie ou la maladie de Parkinson par le rythme musical$$ La musique rythmée déclenche l'envie de bouger. Si l'audition influence nos mouvements, c'est que les aires auditives sont très liées aux aires motrices. Cette propriété est utilisée pour la rééducation des personnes présentant des difficultés à se mouvoir, comme les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou d'hémiplégie. La stimulation auditive rythmique (RAS) permet d'améliorer la marche par un effet d'activation des mouvements. $La musique améliore la mémoire$$ Mémoriser en musique est une activité demandant moins d'investissement que de chercher à mémoriser volontairement. Autrement dit, vous apprendrez plus facilement les paroles d'une chanson qu'une poésie récitée. D'ailleurs, les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer peuvent conserver une capacité à apprendre de nouvelles paroles de chanson, alors qu'elles perdent la mémoire par ailleurs. La mémoire musicale semble bien résister à diverses maladies du cerveau. C'est la raison pour laquelle des études sont menées pour utiliser cette capacité de la musique à stimuler le cerveau et peut-être à ralentir l'évolution de certains dysfonctionnements. Ainsi la musique pourrait devenir une sorte de médicament ou d'outil de rééducation. Nous n'en sommes encore qu'aux débuts de la compréhension du fonctionnement de notre cerveau en harmonie avec la musique. On peut donc espérer beaucoup, d'autant qu'il s'agit d'une méthode qui présentera sans doute très peu d'effets indésirables. Cet article résume les arguments obtenus à ce jour en faveur de l'utilisation d'un apprentissage musical pour améliorer des déficits cognitifs notamment dans la dyslexie développementale. Parmi les hypothèses explicatives de la dyslexie, celle d'un trouble phonologique reste prédominante avec des arguments de plus en plus convaincants pour une altération des mécanismes d'accès à une représentation des phonèmes (qui serait par ailleurs intacte). Ce défaut d'accès à des informations intactes pourrait être sous-tendue par un défaut de connectivité entre différentes régions cérébrales. Il a été démontré qu'un apprentissage musical, surtout s'il consiste à entraîner simultanément différents canaux sensoriels et la sortie motrice (chant ou pratique instrumentale), facilite l'intégration intermodalitaire et renforce le traitement dans chacune des modalités. Au terme de cet article, sont présentés les résultats d'une étude préliminaire d'un entraînement musical massé de 3 jours menée par notre groupe chez l'enfant dyslexique. Source : e-santé Dr Catherine Solano - médecin sexologue

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Manger sainement à domicile : les astuces pour y parvenir

Être organisé pour manger équilibré, voici le secret ! Mais, « ce n’est pas si simple car si vous êtes jeunes retraités ou télétravaillez depuis chez vous, des habitudes reliées au lieu de travail sont bien ancrées. Le déjeuner reste un moment convivial. En entreprise, on prend ce temps pour faire une pause, se mettre à table devant un repas en général plutôt sain et retrouver des collègues. En restant chez soi, on est souvent seul(e), parfois en couple, et l’envie de se préparer à déjeuner ou dîner se fait moins sentir. La solitude a aussi un retentissement sur le plaisir de manger. Pour éviter les dérapages et les hérésies alimentaires, il est essentiel de prévoir ses repas à l’avance en mettant en place des menus. Vous pouvez aussi garder régulièrement vos petits-enfants. Cela rythmera vos semaines et vos menus. », explique Patrick Martin. Si vous manquez de temps pour préparer des produits frais quotidiennement, le mieux est encore de cuisiner à l’avance, pendant le week-end, et de congeler vos repas sous forme de portions, que vous ressortirez au moment opportun. Vous pouvez également cuisiner de grosses quantités et les réchauffer pour les repas suivants. Veillez à conserver trois repas par jour Une bonne alimentation est essentielle pour garder son tonus et sa vitalité. Mais le plaisir de manger s’émousse chez certaines personnes, avec l’âge, réduisant les quantités et le nombre de repas. Le risque : une dénutrition, qui peut entraîner à moyen et long terme, une moindre résistance aux infections et une fonte de la masse musculaire, avec une perte de la mobilité. On estime*, en France, que 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile, soit 300 000 à 400 000 personnes, sont dénutries. Pas si simple non plus chez les personnes qui télétravaillent. Très souvent, elles zappent le moment du déjeuner, voire avalent rapidement ce qui leur tombe sous la main sur un coin de bureau ou devant leur écran par manque de temps et d’intérêt. Le mieux est encore de prendre le temps de vous installer à table, de déguster et d’observer les signes de satiété, qui arrivent en général au bout de 15 à 20 min après le début du repas. Cela vous permettra de consommer la juste quantité par rapport à vos besoins nutritionnels et d’éviter les compulsions alimentaires riches en sucres et en graisses. * Chiffres du Programme National Nutrition Santé Prévoir des collations saines Que vous travailliez de chez vous ou restiez à domicile la majeure partie de votre temps, c’est l’occasion, pour certains, de grignoter tout ce qui se trouve dans ses placards surtout en périodes de stress et d’ennui. Résultat : les kilos s’accumulent avec des risques pour sa santé (augmentation de l’hypertension, du diabète…). Selon Patrick Martin, « rester à domicile représente un risque pour son alimentation. C’est le moment de remplir sa cuisine d’aliments sains comme par exemple des fruits frais ou secs, des compotes de fruits sans sucre ajouté, une tablette de chocolat noir à 70 % minimum. Oubliez en revanche les gâteaux industriels, les bonbons, les boissons sucrées, les paquets de chips… Car, en cas de fringales, ce sont les aliments qui vous tenteront le plus. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, ils se réjouiront d’un gâteau fait maison et d’un verre de jus d’orange pressé par vos soins. ». Manger des produits non-transformés Ne nous leurrons pas, nous sommes tous des partisans du « pratique et facile » surtout lorsque les rayons des commerces de grande distribution débordent de ces produits. « Les aliments industriels sont effectivement pratiques mais ne privilégient pas toujours les bonnes sources nutritionnelles. Cordons bleus, plats cuisinés sous toutes leurs formes, pizzas… sont surtout riches en graisses saturées, une des sources d’un taux élevé de cholestérol, ainsi qu’en sel et en sucre, mais sont dépourvus de micronutriments essentiels. C’est le moment de repenser le contenu de son assiette en ayant toujours une base de légumes à laquelle vous ajouterez des féculents complets (riz, pâtes, semoules complètes…) ou des lentilles, du quinoa, des pois chiches et un peu de protéines, si possible du poisson, des œufs ou de la viande blanche comme de la volaille. », explique Patrick Martin. Le mieux reste encore de préférer des aliments « simples », proches de leur état naturel de production ainsi que des légumes surgelés nature prêts à l’emploi. S’hydrater, un geste indispensable La sensation de soif s’atténue au fil des années, alors que les besoins en eau au-delà de 50 ans augmentent. Une bonne hydratation participe au maintien de la température interne du corps, permet l’élimination de certains déchets organiques (urée, excédent de sodium…) qui peuvent devenir toxiques s’ils s’accumulent, et facilite le bon fonctionnement des cellules. Il est alors indispensable de boire près d’un litre et demi d’eau et de liquide (potage, bouillon, thé...) par jour. Pour ce faire, pensez à vous remplir un thermos de tisane (évitez le café surtout après le déjeuner, qui peut avoir un impact sur le sommeil) par exemple d’un litre ou une bouteille d’eau d’1,5 l que vous déposerez sur la table de votre cuisine ou dans un endroit de votre logement bien en vue pour la boire dans la journée. Méfiance : certains médicaments comme les laxatifs et diurétiques, ainsi que certaines maladies comme le diabète augmentent les pertes en eau. Florence Massin, journaliste santé

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Syndrome de l’intestin irritable, et pourquoi pas le régime FODMAPs ?

  Les FODMAPs sont des sucres présents partout dans notre alimentation et qui fermentent dans l’intestin. Le régime pauvre en ces sucres « fermentescibles » FODMAPs est désormais très connu du grand public au point que sa popularité dépasse celle du régime sans gluten (1). Il peut soulager les personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable.   Le régime pauvre en FODMAPs, prescrit par les gastro-entérologues Le régime pauvre en FODMAPs, acronyme anglais de "Fermentable Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides And Polyols", n’est pas un nième régime « minceur », « bien-être » ou « détoxifiant ». Il s’agit d’une adaptation de l’alimentation quotidienne destinée aux personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Il est prescrit par un médecin, en particulier l’hépato-gastroentérologue, et supervisé par un diététicien. Sa notoriété a progressivement monté depuis une dizaine d’années et le grand public s’en empare.   Un intérêt dans le syndrome de l’intestin irritable Le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie dite « fonctionnelle ». Cela signifie que l’on ne retrouve pas d’anomalie biologique ou organique avec les examens de routine (imagerie, biologie) pour expliquer les symptômes. En revanche, des tests plus spécifiques mais uniquement réalisés à l’occasion des expérimentions scientifiques ont mis en évidence une perturbation de la composition du microbiote intestinal, une micro-inflammation, une altération de la perméabilité de l’intestin, et même des troubles de la sensibilité au niveau de l’intestin chez 60 % des malades. Les chercheurs ont également repéré des anomalies des mécanismes de contrôle de la douleur viscérale au niveau du système nerveux central. A noter, un syndrome de l’intestin irritable fait suite à une infection intestinale dans 15 à 20 % des cas. Ce syndrome est caractérisé par la douleur (spasmes, torsions, parfois brûlures) associée à des ballonnements et des troubles du transit. Si l’ensemble de ces symptômes n’engagent en rien le pronostic du patient, ils peuvent impacter de manière forte la qualité de vie, que ce soit l’alimentation, le sommeil, l’image de soi, la vie en société, professionnelle et sexuelle. C’est pourquoi, en plus des médicaments (antispasmodiques et régulateurs du transit) et d’un recadrage des mesures d’hygiène de vie dont l’activité physique, limiter les FODMAPs est un régime qui peut être tenté. Précision importante : il existe souvent une confusion entre intolérance au gluten et syndrome de l’intestin irritable. Celle-ci vient du fait que lorsque les patients ayant ce syndrome suivent un régime sans gluten, leurs symptômes s’en trouvent améliorés. En réalité, ils excluent par la même occasion les sucres fermentescibles FODMAPs, susceptibles d’entraîner une production de gaz responsable de douleurs intestinales, de flatulences ou de ballonnements. Ces glucides (ou hydrates de carbone) sont peu absorbés au niveau de l’intestin où ils vont donc fermenter sous l’action des bactéries.   En quoi consiste le régime pauvre en FODMAPs ? « Le régime pauvre en FODMAPs consiste à réduire la quantité globale d’aliments riches en FODMAPs sans les exclure totalement, en se fondant sur les habitudes alimentaires de la personne et sur sa tolérance (réduction de la fréquence et/ou de la quantité) », précise Anne-Sophie Dimier, diététicienne (CHU de Bordeaux). Ce régime est encadré par un nutritionniste pour limiter le risque de carences nutritionnelles. Quelques exemples : -Produits céréaliers : Les types de sucres à éviter sont les oligosaccharides (fructo et galacto-oligosaccharides). Aliments à limiter : le blé et ses dérivés, l’orge, le seigle ainsi que tous les pains avec du sucre ajouté (fructose ou sorbitol). -Légumes verts Les types de sucres à éviter sont les oligosaccharides.Aliments à limiter : oignon, échalote, ail, champignon, chou-fleur, chou de Bruxelles, brocoli, topinambour, artichaut, poireau, asperge, betterave, avocat, aubergine et les légumes secs. -Lait et produits laitiers Le type de sucre mis en cause et à limiter est le lactose qui est un disaccharide.Aliments à limiter : le lait, ses dérivés et les laitages. On peut les remplacer par du lait sans lactose ou pauvre en lactose. -Fruits Les types de sucres à éviter sont les monosaccharides (fructose) et les polyols.Aliments à limiter : pomme, poire, abricot, cerise, nectarine, pêche, prune, mûre, pastèque, litchi, mangue, datte, figue, goyave, kaki, pruneau et les fruits oléagineux (pistaches et noix de cajou). -Diverses préparations industrielles et produits contenant des polyols Les types de sucre à éviter sont les polyols (sorbitol, mannitol, maltitol et xylitol), comme dans les chewing-gums sans sucre. Ces sucres sont de plus en plus utilisés par l’industrie agro-alimentaire. Le régime pauvre en FODMAPs : une efficacité possible mais imprévisible Globalement, le régime pauvre en FODMAPs semble pouvoir améliorer les symptômes du syndrome de l’intestin irritable chez au moins la moitié des patients, quel que soit le type de trouble du transit, avec un effet surtout sur les douleurs abdominales, les ballonnements et les flatulences. Il peut être testé pour les personnes dont les symptômes sont sévères et qui sont en échec des traitements classiques. « Mais l’engouement d’il y a quelques années est un peu retombé et l’on ne peut plus affirmer qu’il soulage 70 % des malades, comme dans une étude pionnière australienne parue en 2014 (2), reconnaît le Dr Pauline Jouët, gastro-entérologue, service d’hépato-gastro-entérologie à l’hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt). Globalement, bien que réunissant des études contradictoires, les méta-analyses publiées en 2017 et 2018 sont en faveur d’une certaine efficacité, difficile à chiffrer (3-4-5). » Par ailleurs, il n’existe toujours pas de définition consensuelle d’un régime pauvre en FODMAPs et celle-ci varie entre les pays.   Hélène Joubert, journaliste, avec le Dr Pauline Jouët, gastro-entérologue, service d’hépato-gastro-entérologie à l’hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt) et Anne-Sophie Dimier, nutritionniste (Bordeaux). Références : (1) The Hartman Group. Health + Wellness 2017 Report. https ://www.hartm an-group .com/acume nPdfs /glute n-free-9_13_18.pdf. Updated September 13, 2018. Accessed March 2, 2019.(2) Gastroenterology 2014 ; 146 : 67-75.e5(3) Gastroenterology 2015;149:1399–1407(4) Nutrition (2017), doi: 10.1016/j.nut.2017.07.004(5) Nutrients 2017, 9, 940; doi:10.3390/nu9090940 Pour en savoir plus : Association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII) http://www.apssii.org/  

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Certificat médical, que demander au médecin ?

La rédaction d’un certificat médical n’est pas un geste anodin : 20 % des plaintes traitées par le Conseil de l'Ordre des médecins sont liées à des certificats mal rédigés. Qu’est-ce qu’un certificat médical en bonne et due forme ? Le certificat médical n’est pas une simple formalité La rédaction d’un certificat médical fait partie de la pratique quotidienne d’un médecin. Si celui-ci a été banalisé aux yeux du grand public, il constitue cependant un mode de preuve qui entre dans la catégorie juridique des témoignages écrits. L’objet du certificat médical est de consigner, en termes techniques mais compréhensibles, les constatations médicales établies par le médecin lors de l’examen ou d’une série d’examens d’un patient ou d’attester de soins reçus, selon la définition du Conseil national de l’Ordre des médecins. Les certificats qui ne nécessitent pas l’énoncé d’un diagnostic ou aucun renseignement médical (certificat de non-contre-indication à la pratique d’un sport, de transport en ambulance, de vaccinations …) ne soulèvent aucune difficulté au regard du secret professionnel. Ça n’est pas le cas de ceux comportant un diagnostic, la description de symptômes ou d’un état clinique (certificat de grossesse, d’invalidité, de coups et blessures…). Le certificat médical engage la responsabilité du médecin à raison de son contenu, tant formel que matériel. Attention, il lui est interdit d’attester d’une relation causale entre les difficultés familiales ou professionnelles et l’état de santé présenté par le patient.Enfin en théorie, la consultation pour un certificat médical n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. Quand faut-il demander un certificat médical ? Le certificat médical peut être exigé, par exemple, pour constater une maladie contagieuse (tuberculose etc.), un décès, un handicap, des lésions et traumatismes, ou une incapacité de travail*. En revanche, le certificat médical ne peut pas être exigé dans de nombreux cas, par exemple pour attester une absence d’allergie, pour participer à une activité scolaire (enseignement de l’éducation physique sportive/EPS, sorties scolaires), pour réintégrer un enfant dans une crèche ou encore les demandes diverses sans raison médicale et non prévues par un texte de loi.La demande de l’école d’un certificat pour justifier l’absence de l’enfant, pour lui permettre de pratiquer un sport ou pour que lui soit donné un médicament prescrit par le médecin (l’ordonnance et l’autorisation parentale suffisent) est illégal. Cas particuliers, le certificat est demandé en cas d’allergie nécessitant un régime alimentaire spécial et dans le cadre du protocole d’accueil individualisée (PAI) à l’école, et en cas de maladie contagieuse. Un certificat médical doit préciser le caractère total ou partiel de l’inaptitude de l’enfant à l’Éducation Physique et Sportive et mentionner sa durée. Faut-il un certificat médical pour obtenir une licence sportive ? Depuis janvier 2016, inutile de demander un certificat médical chaque année. Il est désormais valable pendant trois ans. Un simulateur officiel de l’administration française (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R51612) indique s'il faut fournir un certificat médical attestant de l’absence de contre-indication à la pratique du sport pour obtenir ou renouveler une licence sportive (loisir ou compétition) auprès d’une fédération (football, tennis, équitation, judo...). Selon les cas, il informe sur la durée de validité du certificat médical. De plus, il permet de répondre au questionnaire santé et d'attester de son état de santé qui, le cas échéant, dispense de fournir un certificat médical. Certificat médical : les règles d'or auxquelles doit obéir le médecin Avant la rédaction de tout certificat médical, l'information donnée au patient est une obligation légale et déontologique. Ensuite, voici ce que le médecin doit scrupuleusement observer avant et pendant la rédaction du certificat médical. Tout d’abord, il doit demander au patient quel sera l’usage du certificat et l’établir au nom de celui-ci. La rédaction est impérativement précédée d’un examen clinique et d’un interrogatoire médical. Le certificat rédigé sur un papier à en-tête doit stipuler les constats du soignant et les déclarations du patient mais ces dernières seront écrites au conditionnel et entre guillemets. La date mentionnée sur le certificat, obligatoire, doit être celle du jour de sa rédaction. La signature ne peut être une signature électronique mais de la main même du médecin. Le certificat est remis en main propre uniquement à l’intéressé et doit être mentionné sur le certificat. Pour terminer, le médecin doit conserver un double du certificat. Hélène Joubert, journaliste * https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/331_annexe_certifs_medicaux.pdf Pour en savoir plus : https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/certificats.pdf

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Avantage aux sports collectifs !

Par opposition à un sport individuel, un sport collectif est un sport qui oppose des équipes entre elles. A ne pas confondre avec un sport d’équipe. En effet, certains sports individuels sont souvent des sports d’équipe sans pour autant être qualifiés de collectifs. Le cyclisme en est un parfait exemple. Dans les sports collectifs, le titre est décerné à l’ensemble des coéquipiers. Parmi les sports collectifs figurent le basket-ball, le football, le handball, le hockey sur gazon ou sur glace, le rugby, le volley-ball et pour les sports d’eau, le canoë, l'aviron ou encore le water-polo. Les nombreux avantages des sports collectifs Les Français ne sont pas assez actifs. L'inactivité physique et la sédentarité (corrélée au temps passé devant les écrans) progressent en France *. Pratiquer un sport collectif permet de développer l’aptitude cardio-respiratoire (activités d’endurance associées à des mouvements des membres qui mobilisent une masse musculaire importante, maintenus sur la durée) comme avec l’aviron. Certains développent les fonctions musculaires (force, puissance, endurance), d’autres plus spécifiquement la souplesse et la mobilité articulaire. Par exemple, le basket fait intervenir l'adresse, la vélocité. Ces aptitudes comptent alors tout autant que la force. Mais les bienfaits des sports collectifs ne sont pas uniquement physiques. Ils se font ressentir sur le plan psychique avec un impact positif sur la gestion du stress, le moral et le bien-être. Pourquoi préférer un sport collectif ? Pour beaucoup de pratiquants, il n’est pas concevable de faire du sport seul. Le sport doit être un partage, d’efforts comme d’émotions. L’émulation est un argument majeur, rejoignant l’esprit d’équipe cher à certains. C’est aussi tout simplement le plaisir de jouer, et la possibilité de progresser vite en développant les compétences de chacun, confronté à l’expérience et aux critiques des coéquipiers. Pour être motivé, pour éviter le côté « rébarbatif » qui fait abandonner le sport à beaucoup de personnes, les obligations qu’imposent un sport collectif en termes de régularité (horaires, séances etc.) sont un levier motivationnel essentiel. Le côté ludique de l’activité physique entre également en ligne de compte, comme les aspects techniques et tactiques. L’ambiance particulière des sport collectifs est recherchée, la convivialité étant un argument souvent avancé par les adeptes. Enfin, s’inscrire pour pratiquer un sport collectif est un moyen incontestable de créer du lien social, des amitiés, d’instaurer une complicité, de trouver sa place au sein d’un groupe et pour certains…. de vaincre sa timidité ! C’est souvent un excellent moyen de renforcer l’estime et la confiance en soi. C’est aussi une bonne école pour apprendre à gérer les relations humaines, en faisant appel à la diplomatie, en accordant sa confiance aux autres. * Source : Etude Esteban 2014-2016. Pour en savoir plus : le rapport de l’ANSES 2016 : actualisation des repères du Plan National Nutrition Santé (PNNS) relatifs à l’activité physique https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0155Ra.pdfHélène Joubert, journaliste

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L’apéritif diététique, c’est possible

47% des Français prennent un apéritif au moins une fois par semaine (1). Peu importe l’âge ou la catégorie socio-professionnelle, ce rendez-vous est apprécié pour sa convivialité, le plaisir de faire la fête, le fait de démarrer un bon repas ou de se détendre (2). Si les moins de 35 ans y voient l’occasion de faire la fête (à 78 %), les 35-49 ans sont une majorité à considérer l’apéritif comme l’opportunité de rassembler des amis. L’ « apéro », un piège à calories Le gras, le salé et le sucré s’imposent massivement sur les tables basses au moment de l’apéritif : 85% des français sont adeptes des apéritifs à croquer, des graines (cacahuètes, pistaches, noix de cajou, amandes…) (2). Or, petit rappel, 25g de cacahuètes ou pistaches salées fournissent 150 kcal, une poignée ou 5g de chips en apportent 25 kcal. La note devient vite très salée.Il faut aussi prendre conscience que les boissons participent à l’apport calorique. Plus la teneur en alcool est forte, plus le nombre de calories est important. Pour repère, un verre de 80ml de Pastis contient 217 kcal. A remplacer le plus souvent possible par des jus de fruits 100% pur jus, un jus de tomate, des bières sans alcool et même du cidre qui ne procure « que » 30 kcal pour 80mL. Les principes d’un apéritif diététique Pour Audrey Blind, infirmière (hôpital d’Argenteuil) et ayant exercé comme diététicienne nutritionniste à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) (3), « l’idéal est d’allouer 10 à 15% de l’apport calorique journalier maximum à l’apéritif (200 à 300 kcal par personne environ) et d’alléger le repas suivant en conséquence etc. Ce qui compte, c’est l’équilibre global entre l’apéritif et le repas qui suit ». Pour que l’apéritif diététique ne ressemble pas non plus à quelques bâtons de crudités plongés dans une sauce insipide, les préparations « maison » deviennent plus recherchées ; verrines, flans et brochettes changeront avantageusement des traditionnels biscuits salés et saucisson. Généralement, ce sont des recettes classiques adaptées du point de vue des calories : préférez des chips de légumes « maison », substituez la crème fraîche traditionnelle par une crème allégée, voire par du yaourt, les olives noires par des vertes, le saumon fumé par de la truite fumée etc. Hélène Joubert, d’après un entretien avec Audrey Blind, infirmière et diététicienne nutritionniste. Références : (1) Sondage IFOP « Les Français et l’apéritif » 29-30 mai 2013 ; (2) Etude « Les Français et l’apéritif » LH2-novembre 2007 ; (3) Auteure de l’ouvrage « Apéro minceur en 120 recettes » (Editions First, 2015) Hélène Joubert, journaliste.

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Mon bien-être

La grasse matinée pourrait finalement combler notre dette de sommeil

Profiter du week-end pour recharger les batteries pourrait être plus bénéfique qu'on ne le pensait. D’après une étude menée par le Karolinska Institutet (Suède), le manque de sommeil est associé à un risque accru de décès prématuré. Mais ça n'est pas le cas lorsque la grasse matinée est pratiquée le week-end, concluent les scientifiques dans le Journal of Sleep Research. Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe suédoise a suivi 38 000 personnes pendant une période d'environ 13 ans. L’objectif était de comprendre en quoi les habitudes de sommeil influencent la probabilité de mourir trop tôt. Leurs observations confirment au moins une chose : dormir moins de 5 heures, de manière régulière, est associé à un risque de décès prématuré de 65 % - par rapport aux personnes qui sommeillent 6 à 7 heures. Il en va de même lorsque les nuits trop longues (plus de 8 heures) : la probabilité est alors augmentée de 25 %. Diabète, hypertension… Ce qui est nouveau, c'est que la dette de sommeil semble rattrapable. Lorsque les petits dormeurs rallongent leurs nuits en fin de semaine, le risque de mortalité disparaît. "Il est possible que les grasses matinées du week-end compensent les nuits plus courtes en semaine", avancent les auteurs et autrices de l'étude. Autre constat intéressant : les jeunes adultes ont plus tendance à alterner les nuits courtes en semaine et plus longues le week-end. Un phénomène qui s'estompe avec l'âge. Or, un déficit trop prononcé, qui s'accumule, favorise de nombreux problèmes de santé. Outre le manque de vigilance en journée, et le risque d'endormissement au volant, ne pas dormir assez est considéré comme un facteur favorisant des maladies chroniques : diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension, etc. Cela peut aussi affecter la santé mentale et le bien-être. Il est donc recommandé de dormir 7 à 8 heures par nuit, à l’âge adulte. En cas de somnolence diurne, une courte sieste peut également s'avérer utile. Sommeil : dormir la porte ouverte ou fermée ? En vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x6fgmbh   Audrey Vaugrente, journaliste santé source : e-santé  

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La pause déjeuner : so frenchy !

La pause déjeuner est une particularité bien française, tant par sa durée que par sa ponctualité : 77% des Français s’arrêtent à midi pour déjeuner. Pourquoi un tel succès ? Que fait-on pendant cette coupure du milieu de journée ? Avec qui et que mange-t-on ? Quant aux bénéfices, ils commencent à être bien appréhendés : nutritionnels, sociaux, bien-être, détente? À tel point que le modèle français commence à s’imposer dans les autres pays?   À l’instar du mois d’août où la France tourne au ralenti, inutile de chercher à joindre un collègue, un parent ou un ami entre midi et 14 heures : c’est la pause déjeuner ! Et elle est sacrée : selon une étude réalisée dans 14 pays par le groupe Edenred-Ticket Restaurant en avril 2016 auprès de 2.600 personnes, 77% des Français font une « vraie » pause déjeuner, de plus de 30 minutes, contre 27% des Britanniques, 36% des Américains, 54% des Belges et 57% des Allemands. Les Italiens se situent juste derrière (68%), suivis par les Japonais (62%) et les Brésiliens (59%). Que font les Français pendant leur pause méridienne ? Cette coupure en milieu de journée est de plus en employée pour faire du sport ou des courses en avalant un sandwich, mais elle reste avant tout consacrée à un repas traditionnel, pris à table, et qui selon un rapport du Ministère du travail dure 1h20. Cette pause méridienne est également étonnante de par sa ponctualité : 53% des actifs s’arrêtent entre 12h et 13h30 (c’est aussi le cas à la maison). La pause déjeuner : avec qui ? La pause déjeuner est avant tout un moment de détente (pour 56% des personnes interrogées) et de convivialité. Les actifs mangent rarement seuls. Ils se sustentent tranquillement, assis, et partagent leur repas avec d’autres : avec des collègues au restaurant ou à la cantine, prolongeant ainsi la vie professionnelle, ou à la maison en famille ou avec des amis, valorisant ainsi vie privée et sociale. Outre le plaisir de manger, l’alimentation fait partie des sujets clés à part entière qui nourrissent les conversations et les échanges (qu’as-tu choisi ? Je vais prendre la même chose. Tu me feras gouter?), au même titre que le boulot, les actualités, le sport, les enfants? Que mangent-ils ? C’est le repas le plus long de la journée, mais aussi le plus complet : 37% des déjeuners sont structurés autour de 3-4 composantes, contre 26% des diners. On mange de la viande, des légumes, de la baguette croquante, du fromage, du dessert et on diversifie. Les gouts et les textures sont importants dans la mesure où ils contribuent au plaisir. Malgré tout, la formule entrée-plat-dessert ne représente que 13% des choix. Au restaurant, c’est le plat-dessert qui prédomine, loin devant l’entrée + plat. Autrement dit, le dessert tient une place particulière. Les Français terminent leur repas sur une note sucrée (chocolatée dans 80% des cas), d’où le succès croissant du café gourmand. Est-ce bon pour leur santé ? Plaisir, détente, convivialité : oui, la pause déjeuner contribue certainement au bien-être et à la bonne santé des Français ! Encore faut-il qu’elle soit nutritionnellement équilibrée. Et elle l’est le plus souvent puisque comme on l’a vu les déjeuners sont variés, diversifiés et complets, d’autant plus que l’offre s’est fortement développée dans ce sens, cantines et restaurants proposant des formules de bonne qualité nutritionnelle. Le « fait maison » se développe également, avec notamment la mise à disposition des actifs de « coin cuisine » dans les entreprises.   À ce jour, il n’existe par d’argument négatif qui tienne pour dissuader les Français de s’adonner à leur pause déjeuner. Excepté peut-être les entreprises qui pourraient lui reprocher sa durée et son extrême ponctualité ? Qu’en pense l’entreprise ? Eh bien non, l’entreprise y trouve elle aussi son compte ! En effet, une longue pause en milieu de journée et un repas structuré dans une ambiance agréable contribuent aux performances des salariés. Se retrouver à partager un repas contribue à échanger et à nouer des liens entre collègues, voire à poursuivre des conversations professionnelles dans un climat de détente et de convivialité. Ainsi, loin d’être un frein à la productivité française, la pause déjeuner joue plutôt un rôle de booster de l’efficacité professionnelle. Concernant le contenu de l’assiette, il contribue à recharge les batteries. C’est pourquoi l’entreprise veille à ce que le repas soit nutritionnellement le plus équilibré possible, sachant qu’un régime alimentaire trop riche ou inversement trop pauvre augmente le risque d’accident, d’absentéisme et de maladies.   Marion Garteiser, journaliste santé

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La pause-déjeuner, c’est sacré

Leur pause déjeuner, les Français y sont très attachés même si, avec les années, celle-ci s’est raccourcie et a pris différentes formes. Repas traditionnel, consommation sur le pouce de produits issus de la vente à emporter ou de "lunch box" faites maison, la coupure du déjeuner a lieu majoritairement à l’extérieur, sur le lieu de travail ou au restaurant. Mais finalement, peu importe la manière, l’important est de conserver une pause-repas équilibrée. Outre le plaisir de manger, elle entretient aussi un lien social précieux. Hélène Joubert, journaliste Pause déjeuner, l’exception française résiste Trois Français sur quatre mangent toujours trois repas par jour. Un quart se contente de deux repas, le plus souvent en sautant le petit-déjeuner. La pause déjeuner est donc sauve ! Elle a lieu majoritairement à l’extérieur (35% des Français), sur le lieu de travail ou au restaurant entre collègues ou amis. Un quart prend ses trois repas à la maison en famille. Ceux qui sont seuls au domicile déjeunent devant la télévision ou en écoutant la radio. Quoi qu’il en soit, impossible de concevoir une journée de travail sans un repas à midi pour 58% des salariés français. Mais la réalité est là : le temps accordé à la pause déjeuner est passé de 1h30 avant les années 2000 à 22 minutes en moyenne aujourd’hui. En revanche, comme il y a vingt ans, les Français se mettent à table aux mêmes heures : à 12h30, 57% d’entre eux sont en train de déjeuner. La vague du "home made" ne se dément pas Le repas se passe à 48% à table ; les autres préférant à part égale « une balade et un petit en-cas » ou « un sandwich au bureau ». Mais avec les décennies, la vente à emporter a séduit les cadres au point qu’elle devance la restauration traditionnelle avec près de 54 % de parts de marché (chiffres 2012). De plus, 53% des salariés apportent leur propre repas, en majorité des femmes, pour des raisons d’ordre économique et de maîtrise nutritionnelle. En effet, la vague du "home made" est devenue une tendance de fond. Livres, blogs etc. guident la composition de la « lunch box » ou boîte à repas afin qu’elle soit un vrai repas élaboré et équilibré. Le tout préservé dans des boîtes ergonomiques, compartimentées et isothermes. Que dit la Loi ? Le Code du travail impose un temps de pause minimum de vingt minutes pour tout temps de travail journalier d'au moins six heures. Mais les conventions collectives peuvent être plus généreuses. Par ailleurs, une convention ou un accord d’entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche, peut prévoir une rémunération des temps de restauration et de pause (article L3121-6 du Code du Travail). Petite information pouvant s’avérer utile, un accident survenu pendant la pause déjeuner est déclaré comme accident du travail uniquement s'il a lieu dans le restaurant d'entreprise ou inter-entreprises. Indispensable à notre corps, à notre esprit… et à notre tour de taille Il faut bien comprendre que la nécessité de la pause déjeuner est en relation avec notre organisation sociétale et du travail. Du point de vue physiologique, elle est indispensable afin de fournir des apports nutritionnels ainsi que pour réduire le stress et relancer la concentration ; le cerveau pouvant rester concentré de manière continue tout au plus 45 minutes. Enfin, déjeuner chaque jour semble prémunir de la prise de poids. Privé de cet apport, le corps se trouve alors en restriction calorique et aura tendance à stocker les graisses. Les règles d’une pause déjeuner équilibrée Pas question de distribuer les bons et les mauvais points. Que l’on déjeune au restaurant, d’une salade au bureau ou à la cantine d’entreprise, il suffit de respecter quelques règles diététiques basiques : Un adulte doit ingérer 2 000 kilocalories quotidiennes en moyenne, dont 800 kcals apportées par le déjeuner. La qualité compte, la quantité aussi. Le déjeuner doit fournir 800g de matière. D’où le risque de rester sur sa faim si l’on se nourrit d’une simple salade, de légumes en excluant les féculents. Les chercheurs ont d’ailleurs constaté un piège : moins le volume est important, plus la concentration énergétique a tendance à être élevée. L’apport en nutriments est aussi important. Il est rarement suffisant dans le cas d’un simple menu « plat-café ». La composition idéale est la suivante : une entrée (crudités, soupe), un plat constitué d’une source de protéines (viande/poisson/œuf) - le nutriment connu comme le plus satiétogène au long cours - accompagné de légumes/féculents. Ces derniers sont une source de glucides (sucres) à libération lente. Un yaourt et un fruit (fibres) terminent le repas. Ne pas avoir la main lourde sur les sucres et les graisses (lipides). Les sucres (pâtes, fruits) sont indispensables au fonctionnement cérébral. En trop grand quantité, ils favorisent la somnolence après repas (post-prandiale). Risque identique avec les lipides : outre le fait de déséquilibrer la ration alimentaire, en ingérer en trop grande quantité ralentit la digestion. Eviter de boire de l’eau gazeuse pendant le repas pour ne pas perturber la digestion et dans l’idéal boire avant le déjeuner sont deux idées fausses. Il est en effet possible d’étancher sa soif à n’importe quel moment du repas. Le gaz ne constitue pas une gêne en soi car il est éructé. Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris) : « Il faudrait consacrer 30 minutes au déjeuner, au minimum 20 à 25 minutes. La satiété se faisant sentir une quinzaine de minutes après la première bouchée, manger plus vite c’est prendre le risque de manger plus. Manger devant son écran est aussi un écueil à éviter. Se nourrir en pleine conscience permet au cerveau de mieux intégrer les aliments consommés et d’adapter les quantités ingurgitées ».   D’après un entretien avec Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris), co-auteur avec le chef multi-étoilé, Yannick Alléno « Bien déjeuner dans ma boîte ». Références : Enquête Inserm-CNRS 2015/Riou et coll. PLoS One, édition en ligne du 3 mars 2015/Étude Malakoff Médéric « Les habitudes des salariés au déjeuner et leur perception des maladies cardio-vasculaires. Mai 2012/CREDOC Consommation et modes de vie N° 232 • ISSN 0295-9976 • Septembre 2010/Enquête Monster Europe 2012 http://www.monster.fr/conseil-carriere/article/pause-dejeuner-des-salaries-europeens.

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A quel âge commencer la crème anti-rides ?

La lutte contre le vieillissement n'est pas réservée aux personnes âgées. Sous l'influence de la mode et des publicités prônant la jeunesse éternelle, on s'engage dans cette lutte antivieillissement de plus en plus tôt.Au final, nombreuses sont les moins de 20 ans qui appliquent déjà une crème anti-rides.Est-ce une bonne idée de débuter si tôt l'usage de tels produits antivieillissement ?Plus on applique tôt un antirides, plus la peau préservera sa souplesse et sa beauté : Faux !Il semblerait qu'un tiers des femmes de moins de 25 ans utilisent des produits destinés aux plus de 40 ans.Or utilisés trop tôt, de tels produits peuvent avoir l'effet inverse : ils risquent d'accélérer le vieillissement de la peau et de provoquer des dégâts, potentiellement irréversibles, au lieu de la protéger des effets du temps. Explications.  Les crèmes anti-âge sont trop riches pour les peaux jeunesTrès riches en ingrédients, très lourdes et couvrantes, les crèmes anti-âge sur une peau qui n'en a pas besoin risquent de boucher les pores, d'asphyxier l'épiderme et de provoquer des boutons et des irrégularités.Quant à la transpiration qui sert à réguler la température de l'épiderme et à éliminer les toxines, elle risque aussi d'être perturbée. Résultat, la peau respire mal et les toxines restent emprisonnées dans l'épiderme, renforçant le risque de boutons.Les ingrédients ne sont pas adaptés aux peaux jeunesLes ingrédients présents dans les crèmes anti-âge agissent en forçant la peau à se renouveler plus rapidement. De cette façon, les cellules mortes sont vite éliminées puis remplacées.Or il n'est pas recommandé d'accélérer ce processus sur une peau encore jeune, au risque de la voir perdre son élasticité, sa résistance et son hydratation.  Risques d'irritations et d'allergies avec des cosmétiques antivieillissementLes peaux jeunes sont plus sensibles et plus réactives. Elles nécessitent donc des ingrédients peu agressifs, au risque de provoquer des rougeurs, des irritations, voire d'initier de réelles allergies.À savoir que les allergies sont très contraignantes et que les réactions cutanées peuvent mettre très longtemps à disparaître...Sensibilité accrue au soleilLes cosmétiques inadaptés rendent la peau plus sensible au soleil. C'est ainsi que la peau devient très réactive à la moindre exposition solaire : rougeur, éruption cutanée, démangeaisons...En conclusion, à chaque âge ses besoins.Il est important de choisir des soins adaptés à son type de peau.Au moindre doute ou en cas de réaction, consulter un dermatologue est la démarche qui convient...À noter que la meilleure façon de préserver sa jeunesse de peau est de ne pas fumer !  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Activité physique : ¾ des Français font moins de 10.000 pas par jour

L’association Attitude Prévention vient de dévoiler les résultats de 5 années d’étude sur le niveau d’activité physique ou sportive de la population française. Pour 3/4 des Français, le nombre de pas quotidiens est inférieur à la recommandation de santé publique de 10.000 pas. Pis, l’activité physique des Français est en stagnation.   Les Français sont toujours trop sédentaires Selon ce Baromètre OpinionWay et IRMES (Institut de recherche médicale et d'épidémiologie du sport), les Français réalisent en moyenne 7.889 pas par jour et 76 % font moins de 10.000 pas par jour, niveau à atteindre pour se maintenir en forme et préserver sa santé selon l’Organisation mondiale pour la santé (OMS). Résultat, 3 Français sur 4 ne sont pas suffisamment actifs et 52 % ne pratiquent pas du tout d’activité physique ou sportive. De nombreux facteurs récurrents influent sur le nombre de pas : la météo, l’IMC (Indice de masse corporelle), le sexe, l’âge, la pratique d’un sport, l’utilisation des écrans... Ainsi, les hommes sont plus sportifs que les femmes, l’activité est plus importante la semaine que le week-end, s’il fait beau et lorsque l’on a des enfants. Les activités les plus pratiquées sont la marche (38 %), le vélo (27 %) et le jogging (24 %). Les motivations et les freins à l’activité physique Entretenir son corps et sa forme, bien-être, plaisir, amusement, s’investir en famille ou entre amis sont les principales motivations à la pratique d’une activité physique et sportive, avant la santé. « Pratiquer 1 heure d’activité physique quotidienne réduit de 30 % le risque de mortalité (7 heures de marche par semaine permettant de gagner 4,5 années d’espérance de vie). » En revanche, le manque de temps est l’éternelle excuse mise en avant pour justifier la sédentarité.   Et si l'on se fixait tous comme objectif de faire 2.000 pas de plus chaque jour ? C’est prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur ou l’escalator, se lever régulièrement de sa chaise pour faire quelques pas, téléphoner debout ou en marchant, descendre un arrêt de bus ou de métro avant sa destination finale, aller chercher les enfants ou le pain à pied, faire 10 minutes de roller, 15 minutes de jogging, de natation ou de vélo, 30 minutes de bricolage, de jardinage, 40 minutes de yoga?   Isabelle Eustache, journaliste santé

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