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Varier son alimentation selon les saisons, c’est bon pour la santé

Comment renforcer sa santé tout au long de l’année ? En tenant compte de ses besoins nutritionnels selon les saisons ! Printemps, été, automne, hiver : à chaque période de l’année correspondent des aliments et des besoins en vitamines spécifiques. Quels sont les bons réflexes à adopter ?

Publié le 30/07/2025
Temps de lecture 3 min

Prendre soin de sa santé, c’est bien sûr mener une vie la plus saine possible. Avec l’exercice physique, l’alimentation en constitue l’un des facteurs clefs. Celle-ci doit varier en fonction des saisons.

  • D’abord parce que notre corps n’a pas besoin des mêmes apports tout au long de l’année.
  • Ensuite, parce que les fruits et les légumes ne poussent pas au même moment. Privilégier les aliments de saison et produits localement est bon pour l’environnement et pour la santé !

Au printemps, on privilégie la détox

Si la masse graisseuse est utile pour se tenir chaud en hiver, elle l’est moins au printemps. Quand les beaux jours reviennent, on choisira un régime riche en fibres. Et on s’orientera vers une cure de vitamines grâce aux fruits frais pour refaire le plein d’énergie.

Par exemple, les légumes verts contiennent de nombreuses vitamines et minéraux : vitamine C, vitamine K, vitamine B9… Certains fruits aussi comme la fraise. Riche en vitamine C, en fibres et en antioxydants, elle est bonne pour la santé cardiaque, la digestion et la peau.

Quels sont les fruits de saison du printemps ?

Citron – Clémentine – Fraise – Kiwi – Orange – Pomme – Rhubarbe

Quels sont les légumes du printemps ?

Ail – Asperge – Betterave – Blette – Carotte – Céleri branche – Céleri rave – Chou rouge – Échalote – Endive – Haricots verts – Navet – Oignons nouveaux – Petit Pois – Poireau – Pois gourmands – Radis

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En hiver, on fait des provisions

Plus de froid et moins de soleil. En hiver, on s’oriente vers les aliments riches en nutriments. On cherchera aussi à renforcer son immunité pour se protéger des maladies. Les sels minéraux, les vitamines et les oligoéléments seront privilégiés.

De nombreux légumes apportent ces éléments. Les poireaux et les épinards sont gorgés de minéraux. Les choux de Bruxelles sont une excellente source de fibres et d’antioxydants. Ils s’avèreront très utiles pour les os, le système immunitaire et les inflammations.

Côté fruits, les agrumes de l’hiver contiennent beaucoup de vitamines C. Ils constituent un bon rempart contre les maladies hivernales. Oranges, clémentines et pamplemousse seront les alliés des mois froids.

Quels sont les fruits de l’hiver ?

Banane – Citron – Clémentine – Orange – Pamplemousse – Kiwi – Banane – Pomme – Poire

Quels sont les légumes de l’hiver ?

Carotte – Pomme de terre – Chou – Endive – Poireau – Oignon – Mâche – Topinambour – Courge – Panais – Potimarron – Butternut – Épinards

En été, on s’hydrate

Avec la chaleur, le corps demande davantage d’eau. Cela tombe bien, les fruits et les légumes en regorgent. Pastèques, tomates, courgettes, melons, etc.

On cherchera aussi à se protéger du soleil. Les solanacées comme les poivrons et les aubergines sont une source importante d’antioxydants. Leurs propriétés aident à se prémunir des radicaux libres et à mieux se préparer à l’exposition au soleil.

Pour les fruits, on pense aux baies et aux melons, riches en fibres, en vitamine A et en antioxydants. Pareil pour la tomate. Ses antioxydants réduisent les risques de maladies cardiovasculaires et aident à prévenir certains cancers.

Quels sont les fruits de l’été ?

Abricot – Cassis – Cerise – Figue – Framboise – Groseille – Melon – Mûre – Nectarine – Pastèque – Pêche – Prune – Raisin

Quels sont les légumes de l’été ?

Ail – Aubergine – Betterave – Brocolis – Concombre – Courgette – Fenouil – Haricots verts – Laitue – Maïs – Petits pois – Poivron – Pomme de terre – Radis

En automne, on se protège

A l’automne, on se prépare pour l’hiver. Changement de température, retour des virus, coup de fatigue, stress de la rentrée… Objectif : faire le plein d’énergie et renforcer son système immunitaire pour se protéger du froid et des maladies à venir.

De nombreux aliments sont sources de nutriments pour revigorer son corps. Par exemple, les racines sont plus riches en glucides : carottes, betteraves, potirons, courges… Ces dernières sont particulièrement généreuses en fibres, en antioxydants et en vitamine A. Elles favorisent la digestion, le système immunitaire, et même la vue.

Les fruits ne sont pas en reste. La clémentine pour les vitamines B et C. La noix pour ses apports nutritifs, ses fibres et ses acides gras. La poire pour son apport d’énergie, ses antioxydants et ses vitamines C et K. Ou encore le raisin, bien connu pour ses antioxydants et ses propriétés anticancer !

Quels sont les fruits de l’automne ?

Coing – Figue – Mandarine – Marron – Noisette – Noix – Poire – Pomme – Prune – Raisin

Quels sont les légumes de l’automne ?

Artichaut – Betterave – Carotte – Champignons – Chou – Courge – Oignons – Patate douce – Poireau – Potimarron

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Le jeûne thérapeutique, bénéfique ou risqué ?

Au-delà d’être un moyen de se « purifier », le jeûne, qu’il soit strict ou intermittent, s’impose dans le grand public peu à peu comme un moyen de se soigner. Mais que dit la Science ? Le jeûne, quels bénéfices ? Il existe différents types de jeûne. L’on peut se priver de nourriture de façon complète lorsque seule l’eau est autorisée, partiellement (certains aliments, nutriments ou boissons sont permis) ou de façon intermittente. Dans ce cas, une alimentation normale est entrecoupée de périodes de jeûne. Les motivations pour jeûner sont diverses. Certains recherchent la sensation de maîtrise de leur corps, de bien-être et d’euphorie. Via la production accrue de corps cétoniques, le jeûne entraîne une stimulation intellectuelle, une impression de dynamisme. C’est une régulation physiologique habituelle d’adaptation à la famine, qui ne dure que quelques jours. Le jeûne agirait aussi comme un anti-inflammatoire en produisant un surplus de BHB (β-hydroxybutyrate), un corps cétogène. D’où son intérêt –encore à démontrer- pour bloquer une partie du système immunitaire impliqué dans plusieurs désordres inflammatoires. Quant au jeûne pour perdre du poids, après un excès alimentaire, il doit être ponctuel et court. Sinon, en réduisant drastiquement les apports énergétiques par rapport au métabolisme de base du fait de la fonte musculaire favorise en premier lieu un stockage adipeux (de lipides) lors de la reprise de l’alimentation. Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et coordinateur du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 : « Supprimer tout apport alimentaire va, de façon logique et transitoire par la perte de poids, améliorer une hypertension artérielle, un diabète. Dans des maladies inflammatoires intestinales (MICI), la mise au repos du tractus digestif peut être utile en réduisant les troubles digestifs à type de diarrhée ou de douleurs abdominales. Certains patients rapportent leur ressenti telle une amélioration de leurs rhumatismes, de leurs problèmes cutanés, de leurs migraines etc. A titre individuel, la thérapeutique « jeûne » pourrait bénéficier à certains patients, dans le cadre de maladies rhumatismales, de diabète ou d’autres problèmes infectieux etc. c’est-à-dire avec une amélioration plus importante ou plus rapide de certains paramètres, ou encore le fait de diminuer les doses voire de se passer d’un médicament. Néanmoins, le jeûne n’est pas une méthode thérapeutique car soutenue par aucune étude scientifique valable ». Faut-il jeûner contre le cancer ? L’engouement pour le jeûne est grandissant dans le cancer. 8% des patients avant ou pendant le traitement du cancer suivent un régime de restriction ou un jeûne. En mettant les points sur les i, la conclusion du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 est sans appel : aucune preuve n’existe quant à l’effet -bénéfique ou délétère- du jeûne et des régimes restrictifs pendant la maladie cancéreuse, qu’il s’agisse d’un effet sur l’efficacité des anticancéreux ou sur le pronostic du cancer. A ce jour, aucune donnée expérimentale n’a été confirmée chez l’Homme. Chez la souris dans des études expérimentales, la restriction calorique freine la croissance des tumeurs, mais pas pour tous les types de cancers. Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055) : « A ce jour, il est impossible de relier la croissance des cellules cancéreuses avec le niveau d’apport en nutriments : jeuner n’affame pas les tumeurs ! Le concept est intéressant mais il reste à valider ». Attention car à l’inverse, la malnutrition et la perte de poids sont reconnues comme des facteurs majeurs de dégradation du pronostic des personnes cancéreuses. Il est prouvé que plus on perd de masse musculaire, moins on a de chance d’avoir un traitement efficace et non toxique. On entend aussi souvent que le jeûne permettrait d’atténuer les effets de la chimiothérapie. Là aussi, aucune étude scientifique ne permet de l’affirmer. Celles menées sur des cellules tumorales en milieu de culture privé de nutriments sont mitigées : ce qui vaut pour certains types de tumeur (mélanome) ne vaut pas pour d’autres (cancer du sein). Et chez la souris, à l’inverse, le jeûne juste avant une chimiothérapie réduit drastiquement l’espérance de vie (le type de cancer étudié est le neuroblastome, un cancer de l’enfant). Chez l’humain, les essais cliniques se comptent sur les doigts d’une main et sont, pour la plupart, contestables sur le plan de la méthodologie. L’un d’entre eux ne coupe pas à ces critiques mais reste instructif : chez des femmes ayant un cancer du sein ayant jeuné 24 h auparavant, la toxicité de la chimiothérapie semble moindre (évaluée au moyen du taux de globules rouges), mais les effets indésirables sont doublés. J’ai décidé de jeûner, que dois-je surveiller pour ne pas nuire à ma santé ? Nos cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages etc.) nécessitent un apport régulier en nutriments. C’est pourquoi, l’efficacité de notre système immunitaire à nous défendre, par exemple contre les tumeurs, est largement dépendante de l’apport alimentaire. Or jeûner l’affaiblit. L’autre paramètre à prendre en compte lorsqu’on envisage le jeûne en cas de cancer est que ce dernier touche principalement la personne âgée (40% chez les plus de 75 ans), dont le système immunitaire met plus de temps - lorsqu’il y arrive- à se reconstituer. Le danger concerne les seniors mais aussi les personnes diabétiques sous traitement ; le risque de l’hypoglycémie d’une personne diabétique par défaut d’apport glucidique étant bien réel. Si une personne malade souhaite jeûner ou pratiquer une réduction glucido-calorique, elle doit avant tout ne pas écarter les thérapeutiques conventionnelles et en parler à son médecin généraliste ou à son oncologue en cas de cancer. Celui-ci devrait l’accompagner et mettre en place une surveillance adaptée et régulière, un contrat avec des limites fixées et discutées avec le patient comme par exemple des seuils en dessous desquels il ne faut pas descendre vis-à-vis de la force musculaire, du poids, de la masse musculaire etc. Certains marqueurs biologiques peuvent être utilisés à cette intention. Hélène Joubert, journaliste, depuis les Journées francophones de nutrition (JFN, Nantes, 13-15 décembre 2017) et d’après des entretiens avec le Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et le Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055).

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