Tous nos articles Retraite - Page 3
Comment constituer votre dossier retraite ? À quel âge partir à la retraite ? On vous donne tous les clés pour préparer votre retraite et en profiter pleinement.
Maladie de Parkinson: au-delà des médicaments, des solutions pour tous les jours
Il existe des médicaments efficaces contre la maladie de Parkinson. Mais ils ne suffisent pas toujours à éliminer tous les symptômes. Cependant, des modifications du mode de vie et des ...
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Phobie, dépression, ... : il n'y a pas d'âge pour faire une psychothérapie !
" À son âge, c'est trop tard pour voir un psy, elle a presque 85 ans " exprime Gabrielle au sujet de sa mère malade et dépressive ; " on ne peut plus changer quand on a si longtemps vécu sur un mode de fonctionnement. " Cette idée que l'on se fige psychologiquement avec l'âge est très répandue. Mais qu'en est-il vraiment ? Jusqu'à quel âge peut-on faire une psychothérapie ? Psychothérapie : il n'y a pas d'âge pour changer ! Quand quelqu'un pense qu'une personne plus âgée ne peut évoluer, il projette en fait sa vision négative du grand âge, ses angoisses au sujet de la vieillesse. Il pense ainsi qu'il arrive un moment où l'on ne peut plus rien faire. Or, c'est totalement faux. Notre cerveau, nos neurones restent malléables toute notre vie... même s'il est préférable de décider de faire une psychothérapie tôt pour en bénéficier le plus longtemps possible. Une phobie peut se soigner à tout âge Ghislaine souffrait d'une agoraphobie, peur de sortir de chez elle. Sa psychiatre la suivait depuis des années pour une dépression soignée par des médicaments, sans grande évolution. Et puis un jour, Ghislaine a décidé de suivre une thérapie comportementale. En 6 mois, elle a recommencé à sortir seule, à faire ses courses. Elle a pourtant aujourd'hui 74 ans. Qui oserait dire que ça n'en valait pas la peine ? Même à plus de 80 ans, on peut évoluer psychologiquement Claudine Badey-Rodriguez psychologue, psychothérapeute est spécialiste du vieillissement. " Une patiente, âgée de 82 ans, est venue me voir parce qu'elle souffrait de cauchemars, de ruminations, de colère non évacuée au sujet d'un événement survenu aux alentours de ses 40 ans. Son mari avait eu une liaison et l'avait quittée quelques mois pour une autre femme avant de lui revenir. Elle avait vécu avec cela par la suite, mais ce traumatisme n'était pas digéré. En quelques séances de thérapie, elle allait nettement mieux. " Ainsi, même à 82 ans, il est possible de changer. La psychothérapie soutient quand on est maladeQuand on souffre d'une maladie physique, ce qui devient plus fréquent avec l'avancée en âge, on n'a pas le choix. On doit l'affronter. " Le travail de thérapie peut renforcer les ressources pour faire face à la maladie, explique encore la psychologue, et c'est une grande aide. Il m'est par exemple arrivé d'aider des personnes atteintes d'une maladie de Parkinson. La thérapie permet aussi d'aborder la douleur, l'amoindrissement de certaines capacités, la solitude éventuelle, la perte de personnes de l'entourage... En fin de vie, une psychothérapie de soutien peut encore apporter beaucoup Même en fin de vie, en service de soins palliatifs, certaines personnes ont besoin d'aide pour redonner du sens à leur vie. Un accompagnement peut les aider à retrouver le fil conducteur, le sens qu'a eu leur vie. Il peut aussi leur permettre de se mettre en paix avec elles-mêmes en " revisitant " des évènements pour lesquels elles n'avaient pas apporté, à leur sens, de réponse satisfaisante lorsqu'ils s'étaient produits. Etre en paix peut alors leur donner de la force pour affronter la mort.Dr Catherine Solano
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8 consignes alimentaires pour renforcer sa mémoire
Trous de mémoire, difficultés d’apprentissage, baisse de concentration… sont des soucis qui peuvent survenir à tout âge et plus ou moins transitoirement. L’exercice physique, l’entrainement cérébral et les activités sociales sont autant de façons d’entretenir notre mémoire, mais l’alimentation joue aussi un rôle très important.
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Aide aux personnes dépendantes : les femmes en première ligne !
Avec le vieillissement de la population, nous sommes de plus en plus nombreux à nous occuper d’un parent dépendant qui vit à domicile. Cette tâche qui va souvent jusqu’au dévouement, s’ajoute aux activités quotidiennes et souvent professionnelles. De surcroît assumée sans aucune formation préalable, cette aide est souvent éreintante physiquement et psychologiquement. Nous sommes tous potentiellement des aidants dits « informels », c'est à dire non professionnels. Portrait type de la personne aidante. Aidants en première ligne : les femmes bien sûr ! Ce sont surtout les femmes qui prennent le rôle d'aidant informel (les hommes dans 26% des cas), âgées de 52 ans en moyenne (à noter que 34% des aidants ont eux-mêmes plus de 60 ans) et ne travaillent pas dans la moitié des cas.Une fois sur deux, la personne aidante fait partie de l’entourage qui cohabite avec la personne âgée dépendante. Sinon, dans 25% des cas, la personne aidante intervient tous les jours auprès de la personne aidée en se rendant à son domicile.Si l’aidant est parfois lui-même aidé par les personnes les plus proches (conjoint et enfants, à défaut membres de la famille plus éloignés ou relations amicales ou de voisinage), la responsabilité et l’essentiel de la prise en charge à domicile reposent le plus souvent sur ses seules épaules. La personne aidante est donc seule face au problème de dépendance de son proche, alors qu'au global, les personnes aidantes sont plus de 4 millions en France, selon l’enquête 2010 de la DRESS (Enquête Handicap-Santé auprès des Aidants). En quoi consiste ce soutien aux seniors ? 79% des personnes aidantes participent aux activités de la vie quotidienne : courses, préparation des repas, linge, ménage…77% dispensent des soins : visites chez le médecin, prise de médicaments…29% s’acquittent des activités essentielles de la vie : toilette, habillement, déplacements…58% participent à la gestion administrative : papiers, factures…48% apportent une aide matérielle ou financière.Toutes ces tâches nécessitent un investissement de plusieurs heures chaque jour, une durée qui ne fait qu’augmenter avec l’évolution de la dépendance… Non formés à cette tâche, comment s’en sortent les aidants ? Les répercussions sont nombreuses dans tous les domaines :- Vie quotidienne, financière et professionnelle : difficultés familiales et professionnelles à s’absenter quelques jours ou quelques heures dans la journée, difficultés financières…- Santé physique et mentale : risque accru de dépression, d’anxiété, de troubles du sommeil, forte consommation de psychotropes, stress, fatigue et épuisement, manque de temps pour prendre soin de sa propre santé, etc.Toutes ces répercussions sont à prendre en compte et à repérer car elles représentent le déterminant majeur de placement en institution de la personne âgée dépendante.Mais avant d’en arriver là, les aidants doivent être informés des aides professionnelles et se décider à y recourir. En effet, il ne faut pas négliger les dispositifs adaptés susceptibles de seconder les aidants dans leur rôle. Isabelle Eustache
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Je suis parkinsonien(ne), et alors ?
Deuxième cause de handicap d'origine neurologique chez le sujet âgé, la maladie de Parkinson touche près de 150 000 personnes en France.Parkinson : une maladie différente d'une personne à l'autre... et qui touche aussi les jeunes. Agitation ou tremblements, accélération ou précipitation, rigidité ou pétrification, c'est tout cela la maladie de Parkinson. Complexe, subtile, difficile à comprendre, générant des problèmes de communication, cette maladie neuro-dégénérative qui s'installe progressivement, n'est pas systématiquement une maladie de vieux !
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Alzheimer : que penser des dispositifs de géolocalisation ?
Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble de l'orientation peuvent quitter leur domicile, se déplacer et finir par se perdre, ne plus savoir où elles se trouvent. Pouvoir demander de l'aide, et pour les proches, localiser la personne disparue est l'objectif des appareils de géolocalisation. Comment fonctionnent-ils ? Sur quels critères en choisir un ? Un dispositif de géolocalisation, c'est quoi exactement ? Pour une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble de l'orientation, un dispositif de géolocalisation peut représenter une alternative à une mise sous surveillance permanente en institution. Ce dispositif permet à la personne désorientée de rester à son domicile et de continuer à se déplacer, certes de façon pistée, mais librement. Le dispositif de géolocalisation est un appareil médical, un GPS ou un Smartphone qui se présente sous la forme d'un bracelet, d'un médaillon ou d'un téléphone, et qui transmet la position de celui qui le porte à un proche ou à une plateforme d'assistance. L'appareil de géolocalisation permet aussi d'engager la conversation en cas de besoin.Quelles sont les fonctions et les qualités requises pour un outil de géolocalisation ? Convaincre la personne de porter un appareil de géolocalisation est une chose, lui proposer un objet qui ressemble à un bracelet carcéral ou à un collier canin, que de plus elle sera incapable d'ôter elle-même, sera forcément rejeté. L'outil doit donc être choisi en fonction de ce que la personne concernée est capable d'accepter. Quelle est l'efficacité d'un système de géolocalisation ? Quelle est la qualité de la téléphonie ? Si la géolocalisation est trop lente et surtout imprécise, à 400 m près par exemple, le dispositif ne sera d'aucune utilité, et pourra même contribuer à renforcer la souffrance de la situation vécue par l'aidé et l'aidant.La fiabilité du système de géolocalisation est le point le plus important à vérifier. Le système GPS est le plus utilisé et parfois secondé par un autre système (A-GPS, GSM...). Le dispositif de géolocalisation doit aussi permettre à la personne désorientée d'entrer en contact vocal avec un proche ou un service d'assistance. La communication doit être correctement audible et le son suffisamment fort. En toute logique, les Smartphones sont plus performants que les bracelets ou les médaillons. Quelle est la facilité d'utilisation d'un dispositif de géolocalisation ? Quel est l'autonomie de l'appareil ? Le fonctionnement de l'appareil de géolocalisation doit être extrêmement simple. Il ne faut pas oublier qu'il est destiné à une personne fragile qui, en plus de troubles de l'orientation, peut souffrir de troubles de la mémoire. La facilité du mode de mise en marche est primordiale.L'entrée en communication doit être automatique. La personne désorientée ne doit pas avoir à appuyer sur un bouton. Les fonctions et les touches doivent être extrêmement simples et bien visibles. À propos des touches, elles ne doivent pas être trop rapprochées ni trop sensibles.Rappelons que la personne désorientée est généralement âgée, avec un degré d'autonomie et des handicaps variables (vue, manipulation manuelle...). Pour l'aidant, le paramétrage doit également être simple. Concernant l'autonomie de l'appareil de géolocalisation, renseignez-vousl, de même que sur sa vitesse de recharge. Là encore, la manipulation pour la mise en charge doit être simple. Bien entendu, l'avertisseur de charge doit être très visible. Combien coûte un appareil de géolocalisation ? Faut-il un contrat ? Un contrat d'abonnement à une plateforme d'assistance peut être nécessaire. Dans ce cas,la disponibilité de la téléassistance est essentielle. C'est une évidence, tous les appels doivent aboutir. Certains appareils de géolocalisation s'achètent, d'autres sont en location sur contrat. Globalement, une année d'utilisation d'un dispositif de géolocalisation se situe entre 450 et 750 euros, selon le type d'appareil, le type de contrat, etc.Attention à la durée du contrat, souvent excessive : 12 mois, voire 24 mois, avec résiliation parfois difficile ! Dr Philippe Presles
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Alzheimer : l'agitation, une question de douleur ?
Une étude norvégienne nous montre que l'agitation, problème fréquent des patients Alzheimer, est diminuée par un traitement adéquat contre la douleur. L'agitation des patients Alzheimer L'agitation est un symptôme fréquent de la maladie d'Alzheimer.Quand il est agité, le patient a une activité inappropriée, soit parce qu'elle est reproduite trop fréquemment ou parce qu'elle survient dans un contexte qui n'est pas le bon. Il y a de nombreux exemples : besoin de bouger, de marcher, de partir ; vocabulaire inapproprié, menaces, confusion, etc.A l'heure actuelle, les neuroleptiques sont utilisés pour diminuer l'agitation des patients Alzheimer, mais ces médicaments ont des effets secondaires et des risques. Et leur efficacité est limitée ! L'agitation liée à la douleur Une équipe norvégienne (1) a cherché à vérifier si la douleur n'était pas souvent en cause dans l'agitation. En effet, de nombreux patients Alzheimer souffrent en plus de maladies potentiellement douloureuses. Et si l'on connaît de nombreux déclencheurs de l'agitation (environnement trop bruyant, stress, changement dans la routine habituelle), on ne les connaît pas tous.Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont sélectionné des malades dans 60 maisons de repos et de soins. Dans certaines, les malades ont été suivis pour la douleur selon les recommandations de la Société américaine de gériatrie ; dans les autres, les malades Alzheimer sont restés à leur prise en charge habituelle, qui est moins attentive à la douleur. Soigner la douleur diminue l'agitation des patients Alzheimer Conclusion : une prise en charge adéquate de la douleur diminue l'agitation de 17% chez les malades Alzheimer.La diminution est significative au bout de deux semaines et s'est maintenue pendant les deux mois qu'a duré l'essai. Les chercheurs ont fait un dernier contrôle au bout de trois mois, et les malades qui avaient bénéficié d'une prise en charge de la douleur étaient retournés à leur agitation habituelle.Le fait de rechercher une éventuelle cause douloureuse à l'agitation fait pourtant déjà partie des conseils donnés aux médecins en cas d'agitation d'un patient Alzheimer ; apparemment cette recommandation n'est pas assez appliquée, ou pas de la bonne manière. Comment réagir face à l'agitation des patients Alzheimer ? Ecouter le malade pour tenter de comprendre ce qui cause l'agitation. Rassurer le malade en lui disant qu'il est en sécurité et que vous resterez avec lui/elle jusqu'à ce qu'il/elle aille mieux. Associer le patient à des activités qui vont le relaxer - art, musique, etc. Modifier l'environnement : diminuer le bruit et les distractions. Laisser l'énergie du patient s'exprimer : aller marcher par exemple. Surtout, ne pas répondre à l'agitation en élevant la voix, ni en empêchant la personne de bouger ou de s'exprimer. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Quels sont les signes et symptômes d'une polyarthrite rhumatoïde ?
La polyarthrite rhumatoïde est l'une des maladies inflammatoires des articulations les plus fréquentes.Articulations gonflées, douleurs, déformations puis gêne dans la réalisation des gestes de la vie quotidienne, font partie des signes et symptômes associés à cette maladie inflammatoire qu'est la polyarthrite rhumatoïde.
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Cataracte : quels sont les premiers signes ?
La cataracte résulte d'une opacification du cristallin.Le nombre de personnes concernées augmente avec l'âge, mais certaines personnes jeunes peuvent être touchées, imposant une opération précoce de la cataracte.Au final, une personne sur deux sera concernée par la cataracte...
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Prothèse auditive : quand faut-il appareiller ?
Avec 5 millions de Français touchés, la surdité est fréquente et rapidement handicapante.Pour ne pas s'isoler socialement, un appareillage auditif est souhaitable. Reste à définir quand faut-il appareiller exactement ?La réponse à cette question est à la fois simple et compliquée. Le plus difficile est de reconnaître sa surdité, car associée au vieillissement, puis d'accepter de porter un appareillage, car perçu comme inesthétique, contraignant techniquement et coûteux. Sinon, quels sont les signes qui doivent amener à consulter un ORL en vue d'un appareillage auditif ? Ensuite quelles sont les prothèses auditives disponibles ? Prothèse auditive : quand faut-il décider de se faire appareiller ? Il est nécessaire de se faire appareiller lorsque l'audition entraîne une gêne dans la vie quotidienne et sociale. Difficultés à comprendre les autres, nécessité de monter le volume de la télé, etc. La gêne auditive est, au début, insidieuse car nous avons une grande capacité d'adaptation et nous compensons. Mais au fur et à mesure qu'elle s'accentue, la nier n'est plus recevable.Voici une série de signes qui ne trompent pas, qui indiquent clairement une surdité : Vous ne saisissez pas tous les mots d'une conversation. Les mots arrivent à votre oreille de façon assourdie, comme dans du coton. Vous entendez mais ne comprenez pas. Vous avez l'impression que les autres n'articulent pas. Vous faites souvent répéter. Vous avez tendance à parler fort. Vous comprenez mal lorsque l'on ne vous parle pas en face, le dos tourné notamment, ou à distance. Vous comprenez mal les conversations au téléphone. Lorsqu'il y a de la musique ou un autre bruit de fond, vous avez du mal à comprendre les dialogues d'un film. Vous augmentez souvent le volume de la télé ou de la radio. Vous n'arrivez pas à entendre le tic-tac de votre montre. Vous êtes vite fatigué(e) dans les endroits bruyants. Vous suivez mal les conversations à plus de 2 personnes. Lorsqu'une surdité est reconnue, que faire ? Une fois ces signes de surdité reconnus, il est nécessaire de consulter un médecin ORL sans attendre.S'il n'y a pas d'urgence à consulter un spécialiste, en revanche, il ne faut pas trop attendre pour deux raisons : Plus on attend, plus on s'isole et plus il est difficile de revenir en arrière. En l'absence de traitement de la surdité, le cerveau perd l'habitude de recevoir des sons et de les interpréter. La rééducation auditive avec un appareillage est alors plus difficile. Le médecin ORL réalise un bilan auditif complet, indiquant le niveau et les caractéristiques de la surdité.Ensuite c'est un audioprothésiste qui proposera l'appareil auditif le mieux adapté à chaque cas, en fonction du type de surdité et des besoins de chacun. Quelle prothèse auditive choisir ? Il existe quelque 400 références et 16 marques d'appareils d'aide auditive. Grâce à la technologie numérique, ils offrent aujourd'hui un bon confort d'écoute.Les contours d'oreille sont les plus utilisés (70% du marché), suivis des intraoculaires.Petit aperçu des avantages et inconvénients respectifs de ces deux types d'appareils.Les contours d'oreilleCes appareils en plastique contournent l'oreille. Ils sont de grande taille pour les surdités profondes, les micro-contours plus discrets étant réservés à des surdités plus légères. Solides. Faciles à manipuler y compris par les personnes âgées ayant des difficultés visuelles ou motrices. Sans entretien. Autonomie de 10 à 15 jours. Leur taille permet d'y implanter des options électroniques variées : micros directionnels, contrôle de volume, sélecteur de programme... De puissance variable, ils s'adaptent aux pertes auditives légères à profondes. Les contours d'oreille de grande taille sont peu discrets et peu esthétiques. Coût : 500 à 2000 euros par oreille. Les intra-auriculaires Ils se logent à l'intérieur de l'oreille dans le conduit auditif. Ils offrent une audition très naturelle. Destinés seulement aux surdités légères à moyennes. Très discrets et esthétiques. Plus fragiles. Manipulation plus délicate. Entretien délicat. Réglages précis. Faciles d'usage au téléphone. Autonomie de 4 à 5 jours. Réservés aux personnes dont le conduit auditif n'est pas trop étroit ou tortueux. Réservés aux personnes ne sécrétant pas trop de cérumen. Coût : à partir de 1.400 euros par oreille. Le choix d'une prothèse auditive dépend donc de chacun, de nombreux critères entrant en ligne de compte : anatomiques, personnels, niveau de surdité, type de surdité, âge, dextérité de manipulation, coût, etc. Dr Philippe Presles
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Seniors, même vaccinés, méfiez-vous de la grippe !
Contre la grippe, l'idéal est de se faire vacciner chaque année.Mais attention, le vaccin ne garantit pas une protection absolue contre le virus de la grippe. C'est ainsi que même vaccinées, certaines personnes peuvent malgré tout attraper la grippe. C'est très rare, mais cela arrive.La consigne est donc la suivante : en cas de symptômes grippaux, penser à la grippe même si l'on a été vacciné et consulter rapidement son médecin. Pourquoi les seniors doivent-ils se faire vacciner contre la grippe ? La vaccination contre la grippe protège les personnes pour lesquelles la maladie représente un danger. On réduit ainsi le risque de décès et de complications graves en cas de grippe chez les personnes fragiles : les seniors (60 ans et plus) et les sujets atteints d'une affection chronique respiratoire, cardiaque, métabolique, ou d'un déficit immunitaire.En effet, si la grippe est généralement une infection respiratoire aiguë bénigne, elle peut aussi devenir dangereuse en raison de la fragilité des personnes infectées.Les complications de la grippe (infection bactérienne, pneumonie, atteinte pulmonaire susceptible de dégénérer en insuffisance respiratoire, défaillance cardiorespiratoire, atteinte neurologique...) sont très fréquentes chez les personnes âgées.La grippe représente la première cause de mortalité infectieuse chez les plus de 75 ans. L'hiver dernier (saison 2011-2012), près de 6.000 décès ont été attribués en France à la grippe saisonnière.Sur les 1,8 million de personnes qui ont consulté pour un syndrome grippal au cours des 8 semaines d'épidémie, 15.820 sont passées aux urgences pour grippe et 1.038 ont été hospitalisées.La moitié des malades hospitalisés pour grippe et la moitié des admissions en réanimation pour cas grave ont concerné des personnes âgées de plus de 65 ans : 44% ont développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë et 16% sont décédés.Enfin, il faut savoir que la proportion de personnes vaccinées parmi les malades était de 21%, soit un patient sur cinq environ. Pourquoi doit-on répéter la vaccination chaque année ? À savoir : il faut compter un délai de 15 jours après l'injection pour être immunisée contre le virus de la grippe.Les anticorps produits sous l'effet du vaccin ont une durée limitée dans le temps, allant de 6 mois à 8-9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Par ailleurs, les virus circulants varient d'une année sur l'autre.Voici donc deux bonnes raisons de se vacciner systématiquement tous les ans. Penser à la grippe même si l'on est vacciné La protection contre la grippe conférée par la vaccination n'est pas absolue, mais dans l'éventualité d'une grippe survenant chez une personne vaccinée, la maladie est généralement moins intense.Puisque le vaccin ne protège pas à 100%, certaines personnes vaccinées peuvent donc attraper la grippe. Il faut le savoir et y penser en cas de symptômes évoquant la grippe : Forte fièvre (jusqu'à 40°C). Toux sèche. Fatigue intense. Courbatures. Typiquement, ces symptômes sont très intenses et surviennent de façon brutale.Si vous repérez ces symptômes et que vous êtes vacciné(e), n'écartez pas la possibilité d'une grippe. Contactez très rapidement votre médecin car vous pouvez bénéficier d'un traitement antiviral qui stoppera les symptômes ou, à défaut, les atténuera. La seule condition pour que ce traitement soit efficace est de le prendre très tôt, idéalement dans les 24 heures suivant le début des symptômes de la grippe. Seniors vaccinés ou non vaccinés, comment vous protéger du virus de la grippe ?$$Les mesures barrières sont très efficaces contre la grippe. Encore faut-il les adopter : Lavage fréquent des mains à l'eau et au savon ou à l'extérieur avec une solution hydro alcoolique. Lavage des mains après les transports en commun, les courses, après avoir serré des mains, éternué dans sa main, s'être mouché(e), etc. Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier lorsque l'on tousse et éternue. N'utiliser que des mouchoirs en papier que l'on jette aussitôt après usage unique dans une poubelle. Éviter les contacts avec les personnes malades. Ces mesures sont à mettre en pratique durant tout l'hiver et avec encore plus de rigueur en période d'épidémie de grippe... Isabelle Eustache
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Dépendance : quels sont les 6 signes de fragilité ?
Reconnaître les premiers signes de la dépendance permet d'intervenir précocement afin de la retarder. En effet, la mise en place de certaines mesures peut freiner la survenue de la dépendance. Alors quels sont les signes de fragilité que vous pouvez repérer chez un proche parent ?
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Quelles aides sociales aux personnes âgées ?
Avec le vieillissement de la population se pose le problème de la perte d'autonomie des personnes âgées.Quelles sont les aides à domicile et les aides financières dont peut bénéficier la personne âgée pour subvenir à ses besoins et rester à son domicile le plus longtemps possible ?
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Baisse d'énergie et de désir sexuel : et si c'était l'andropause ?
L'andropause serait-elle une sorte de ménopause au masculin ? Quelles sont les caractéristiques de l'andropause et qui sont les hommes susceptibles d'être atteints d'andropause ? Quelles différences entre l'andropause et la ménopause ? Andropause et ménopause sont liées à un phénomène hormonal. Mais tandis que la ménopause implique les hormones estrogènes, c'est la testostérone qui marque l'andropause. De même, alors que dans la ménopause les ovaires se mettent au repos, impliquant un arrêt progressif et définitif de la production d'oestrogène, dans le cas de l'andropause la fabrication de la testostérone est seulement ralentie. Autre différence, la ménopause signe l'arrêt de la fertilité, ce qui n'est pas le cas chez l'homme avec l'andropause. Enfin, l'andropause affecte peu d'hommes, tandis que les symptômes de la ménopause touchent de très nombreuses femmes.Les symptômes de la ménopauseChez la femme, outre l'arrêt des règles, l'arrêt progressif de l'imprégnation estrogénique peut se traduire par des symptômes très divers et d'intensité variable, dont les plus connus sont les bouffées de chaleur, suivies par des tension des seins, des douleurs diffuses, une sècheresse vaginale, des troubles sexuels, des insomnies, une fatigue, de la déprime, de l'irritabilité, etc. Les symptômes de l'andropauseChez l'homme, on retrouve des troubles sexuels avec une baisse du désir sexuel et des érections moins fortes, mais aussi une baisse d'énergie, de force et d'endurance, une altération des capacités physiques avec une réduction de la masse musculaire et de la fatigue. Outre des troubles du sommeil notamment de type insomnie et une baisse de la pilosité, l'andropause affecte également l'humeur avec une baisse de la joie de vivre, une tristesse avec tendance dépressive ou irritabilité. On peut aussi retrouver chez les hommes une transpiration excessive, une prise de poids notamment abdominale, une ostéopénie (baisse de la densité de l'os). L'ensemble de ces symptômes peut se traduire par une altération de la qualité de vie et une dégradation du rendement professionnel. Qui sont les hommes concernés par l'andropause ? Comme les femmes, le risque d'andropause augmente avec l'âge et touche des hommes âgés entre 45 et 65 ans. Mais si tous les hommes voient naturellement leur production de testostérone diminuer progressivement au fil du vieillissement, tous ne souffriront pas de symptômes importants, lesquels sont d'ailleurs controversés, car ils peuvent aussi être le reflet de certaines maladies (dépression, trouble vasculaire, obésité...), voire de mauvaises habitudes de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, alcool...). Quels sont les facteurs de risque de l'andropause ?" Parallèlement, certains facteurs de risque sont suspectés car associés à un faible taux de testostérone : Surpoids et obésité abdominale. Diabète. Excès de cholestérol. Syndrome métabolique. Prise de certains médicaments (antipsychotiques, antiépileptiques, narcotiques). Consommation excessive d'alcool. Stress chronique. Maladie chronique. Maladie du foie. À noter que si l'andropause est associée au syndrome métabolique, elle pourrait constituer un facteur de risque cardiovasculaire. À l'appui, une étude récente montrant que l'andropause est quatre fois plus fréquente chez les hommes atteints d'insuffisance cardiaque (1). Que faire en cas de symptômes d'andropause ? Le diagnostic repose sur les symptômes et sur un dosage sanguin de la testostérone. Quant au traitement, il implique une hormonothérapie à base de testostérone (sous forme de gel, patch, gélule, injection) pour compenser le déficit, mais les effets à long terme de ce traitement ne sont pas bien connus et il pourrait entraîner des effets secondaires (augmentation du risque de cancer de la prostate, d'accident vasculaire cérébral, de troubles du comportement, de cancer du sein, etc.). Quant à la prévention, des habitudes de vie saines pourraient influer : lutte contre le surpoids, alimentation équilibrée, activité physique, limitation de l'alcool, bilan régulier pour traiter tout diabète débutant et autre excès de cholestérol...En pratique, on retiendra que l'andropause n'est pas une maladie mais une conséquence du vieillissement qui affecterait peu d'hommes et qui est controversée, tant du point de vue de ses symptômes que du traitement. Cela dit, en cas de symptômes impactant sur la vie psychique, la vie sexuelle (baisse du désir sexuel, érections moins fortes) et la santé cardiovasculaire, il faut consulter son médecin, pour un bilan, des conseils de mode de vie, voire un traitement personnalisé. Isabelle Eustache
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Comment gérer un proche malade d'Alzheimer ?
La maladie d'Alzheimer transforme la vie de la personne touchée, mais aussi celle de son entourage et particulièrement celle de l'aidant, la personne désignée pour accompagner le malade au quotidien. Comment surmonter une telle épreuve ? Quelques conseils pour gérer la situation... ® Qui sont les aidants ? Trois millions de Français sont directement ou indirectement touchés par la maladie d'Alzheimer, dont plus de 850.000 personnes malades et 225.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. S'occuper d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer est déstabilisant et épuisant, physiquement et psychologiquement. On les appelle les aidants, et pourtant, eux aussi ont besoin de se faire aider. En effet, la tâche qui leur incombe, accompagner la personne malade et lui prodiguer les soins nécessaires, est particulièrement difficile.Les aidants sont bien souvent le conjoint ou un enfant, mais il peut s'agir de tout autre membre de la famille, d'un ami voire d'un voisin.Un aidant qui va bien, c'est un malade qui va mieux.Selon l'Association France Alzheimer®, « un aidant qui va bien, c'est aussi une personne malade qui va mieux, et vice-versa ». Autrement dit, pour gérer efficacement un proche atteint de la maladie d'Alzheimer, il faut aussi penser à soi et se protéger. Quatre conseils pratiques pour gérer un proche malade d'Alzheimer Essayer de comprendre le maladePour accompagner un malade, il faut s'efforcer de le comprendre.En effet, la maladie évoluant, les réactions et les comportements changent progressivement et l'on peut rapidement se sentir démuni, même en présence d'une personne jusque-là très proche. La comprendre permet de mieux réagir, d'améliorer la qualité de la relation et d'adapter son aide aux différents besoins. Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur cette maladie, ses symptômes, son évolution, à discuter avec d'autres aidants ou avec des professionnels de santé. S'accorder des moments de répitOn peut rapidement s'épuiser physiquement et moralement en s'occupant d'un malade d'Alzheimer et mettre sa propre santé en danger. Il faut savoir prendre du recul et oser s'accorder des pauses, avec des moments vraiment à soi. Repérer les amis, voisins et les autres membres de la famille qui peuvent régulièrement ou même ponctuellement s'impliquer à vos côtés. Entretenir une vie socialePas question de se replier sur son couple aidant-aidé et de délaisser sa vie sociale sous prétexte de manquer de temps, de culpabiliser... Il faut continuer à sortir, à mener ses activités et à rencontrer d'autres personnes. Le piège est de s'enfermer dans cette relation à deux, aussi prenante soit-elle, et de se retrouver exclusivement au service du malade. Se faire soi-même aiderEnfin, il est impératif d'accepter de se faire aider car tout dévoué que l'on soit pour son proche, il ne faut pas s'oublier. Il est primordial de repérer dans son environnement tout ce qui peut aider dans les tâches quotidiennes : les autres personnes (amis, voisins, famille), mais aussi les services (professionnels de santé, aide à domicile, séjour en hôpital de jour...), les outils, etc.Prendre contact avec les associations et avec d'autres aidants peut apporter de nombreuses réponses aux besoins spécifiques de la personne malade. On retiendra qu'il ne faut ni s'isoler, ni s'épuiser et qu'il est parfaitement normal de se faire aider. Pour plus d'informations sur la maladie d'Alzheimer et le quotidien des aidants, consultez le site de l'Association France Alzheimer® et comme dit l'Association "un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide".Source : e-santé Isabelle Eustache
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Maltraitance des seniors, plus courante qu'il n'y paraît...
Violences physiques ou psychologiques, pressions financières, négligences... La maltraitance des personnes âgées est plus courante qu'il n'y paraît ! Elle passe pourtant souvent inaperçue. Mais qu'entend-on exactement par maltraitance ? Et comment y faire face ?
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Arrêter de fumer après 50 ans : est-ce que ça vaut encore le coup ?
Il n'y a pas d'âge pour arrêter de fumer.Le plus tôt sera le mieux, mais même passé un certain âge, les bénéfices sont immédiats et très conséquents.Les cardiologues sont formels, arrêter de fumer après son soixante-dixième anniversaire est encore bénéfique... Alors à la cinquantaine, vous avez mille raisons de plus !Sachez-le : il n'y a aucune excuse valable pour ne pas rompre avec ce « petit plaisir » mortel... Entre 70 et 80 ans, l'arrêt du tabac diminue la mortalité de 27 % Est-il encore utile de se résoudre à arrêter de fumer passé un certain âge ? Les bénéfices de l'arrêt compenseront-ils les efforts déployés pour le sevrage ? Et passé 70 ans, est-ce que ça vaut vraiment encore le coup de modifier une telle habitude multi quotidienne ?Les réponses à ces questions sont toutes catégoriquement affirmatives. En janvier 2013, lors des XXIIIèmes Journées européennes de la Société française de cardiologie, les cardiologues ont affirmé la chose suivante : « entre 70 et 79 ans, le sevrage réduit les risques de décès de 27 % ». Autrement dit, l'abstinence tabagique a des effets immédiats et conséquents à tout âge.Ainsi, les 10 % de seniors fumeurs et qui pensent qu'il est trop tard pour arrêter se trompent. Ce petit plaisir reste extrêmement dangereux. Passé son 70ème anniversaire, il est encore temps de se donner la peine d'arrêter, car le sevrage a encore et toujours un intérêt majeur. Quels sont les effets attendus du sevrage chez les seniors ? Si la mortalité globale diminue de 27 %, c'est surtout en raison des effets sur le système cardiovasculaire.En effet, concernant les cancers par exemple, c'est essentiellement la durée du tabagisme qui est délétère. En revanche, pour les accidents coronariens, c'est la consommation de tabac « en temps réel » qui compte le plus.Dès l'arrêt, on supprime le risque de thrombose. Or rappelons que la prévalence des maladies cardiovasculaires augmente fortement avec l'âge et que les accidents coronaires représentent dans notre pays l'une des principales causes de décès. Les seniors tirent donc un avantage immédiat évident de l'arrêt du tabagisme. L'autre grand système à bénéficier du sevrage tabagique est l'appareil respiratoire.Le volume expiratoire augmente immédiatement. Et plus tardivement, en cas de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), cette maladie qui touche typiquement les fumeurs et ex-fumeurs et qui concerne quelque 15 % des plus de 65 ans, l'arrêt du tabac est aussi efficace que la mise sous oxygène. Autrement dit, le sevrage est le traitement de première intention. Est-il plus difficile d'arrêter à 70 ans qu'à 30 ans ? Il est difficile de répondre à cette question car l'on ne dispose que de très peu d'études sur ce sujet. Il semblerait néanmoins qu'un arrêt à un âge tardif ne soit pas plus difficile. Certes les seniors qui fument ont une importante ancienneté de tabagisme et sont donc assurément très dépendants au tabac. Mais a priori, la dépendance à la nicotine est la même à 20, 40 ou 70 ans.En revanche, avec l'âge, la motivation à l'arrêt est plus forte car l'état de santé diminue tout comme la qualité de vie... Alors, comment arrêter de fumer ? En se faisant aider par son médecin pour trouver la bonne méthode et pour se faire accompagner et encourager. Trouver le bon moment pour enfin rompre avec cette habitude très contraignante est aussi essentiel. Ce peut être à l'occasion de la mise en route d'un nouveau traitement ou à l'approche d'une opération chirurgicale. En effet, on sait que l'arrêt du tabac avant une intervention chirurgicale diminue les risques de complications et améliore les suites opératoires. C'est pourquoi on recommande l'abstinence tabagique avant et après une chirurgie, particulièrement chez les seniors. Il n'y a donc pas d'âge pour oser se libérer du tabac et les efforts seront assurément récompensés !Quid de la e-cigaretteFaut-il essayer la cigarette électronique ? Des incertitudes demeurent concernant cet objet, mais l'enjeu de l'arrêt est tel que cette méthode peut être tentée chez les seniors. En mimant la gestuelle en plus d'apporter de la nicotine, le sevrage est moins douloureux et moins stressant pour certains fumeurs assidus. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Sarcopénie, fonte musculaire avec l'âge
La sarcopénie est un syndrome qui se définit par une diminution progressive de la masse musculaire liée au vieillissement, mais que certains facteurs peuvent accélérer.Quels sont les risques et comment prévenir la sarcopénie ? Sarcopénie : quand la fonte musculaire s'accélère La fonte musculaire avec l'âge est un processus normal, mais qui peut dans certaines conditions s'accentuer et accélérer la survenue des troubles.Au cours du vieillissement, notre masse musculaire diminue progressivement. On estime qu'entre 20 et 80 ans, nous perdons la moitié de nos muscles squelettiques.Mais outre le vieillissement, certains facteurs peuvent contribuer à cette fonte musculaire, particulièrement à partir d'un certain âge.Ce sont essentiellement : la sédentarité, les maladies, dont les troubles nutritionnels, les dysfonctionnements endocriniens (carence en hormones anabolisantes). Lorsque ces trois types de facteurs sont présents (vieillissement, manque d'activité physique, maladies), on parle de sarcopénie. On estime que 25 % des personnes âgées de plus de 70 ans et 40 % des plus de 80 ans seraient atteints de sarcopénie. Quelles sont les conséquences de la sarcopénie ? Diminution des défensesEn cas d'infection sévère ou lors d'une intervention chirurgicale, le système immunitaire est fortement mobilisé. Les besoins en acides aminés (les composants de base des protéines) sont accrus pour fabriquer des protéines inflammatoires et assurer le bon fonctionnement des cellules du système immunitaire. Ces acides aminés sont directement puisés dans nos « réserves » que sont les muscles. Or chez le sujet âgé, cette réserve n'est plus systématiquement restaurée, menant à la sarcopénie et diminuant ses capacités à répondre aux agressions et notamment aux infections. Diminution de la motricité et risque de chuteAvec la diminution de la masse musculaire, la motricité devient difficile et le risque de chute augmente. D'autres fonctions sont altérées comme le tonus et les facultés de mastication. Baisse de la thermorégulationLa fonte musculaire entraîne une baisse de la thermorégulation. Les personnes atteintes de sarcopénie ont plus souvent froid et peinent à réguler leur température corporelle lors des variations thermiques. Anomalie de la sensibilité à l'insulineLa sensibilité à l'insuline diminue, avec un risque de développer un diabète ou de contrôler de moins en moins bien un diabète existant. Diminution du capital osseuxPar défaut de sollicitation (en raison d'une réduction globale de la motricité), la baisse du capital osseux s'accélère, menant à un risque accru de fracture en cas de choc, même minime. La sarcopénie affecte fortement la qualité de vie : fragilité, troubles de santé, baisse de l'autonomie... Comment prévenir la sarcopénie ? Veiller à des apports suffisants en protéinesLes besoins en protéines doivent représenter 12 % de la ration énergétique. Mais en raison des variations d'apports alimentaires chez les sujets âgés, il est préférable de se référer au poids, soit 1,1 à 1,2 g de protéines / kg de poids corporel par jour. Les protéines d'origine animale sont à privilégier, idéalement à hauteur de 60 % de l'apport protéique total, car leur composition en acides aminés est mieux équilibrée que celle des protéines végétales.Bien entendu, cet apport protéique doit s'organiser autour d'une alimentation variée, équilibrée et attrayante. Rester physiquement actifLe meilleur moyen de lutter contre la sarcopénie est de garder une activité physique régulière et adaptée aux possibilités de chacun. Il n'existe pas de limite, ni inférieure ni supérieure, mais le plus serait le mieux. À noter que l'activité physique englobe toutes les activités, la marche, mais aussi les courses, le ménage, le jardinage ou tout simplement la préparation des repas. Tout doit donc être fait pour maintenir l'autonomie. Les problèmes de santé pouvant nuire à la pratique de l'activité sont à régler au plus vite : troubles articulaires, circulatoires, visuels, de l'équilibre, etc. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Dépendance : connaissez-vous toutes les aides pour rester à la maison ?
La dépendance est une conséquence trop fréquente du grand âge et de la maladie. Mais elle n'implique pas toujours la nécessité de quitter son domicile. Quelles sont les aides qui existent pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées ?
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Les animaux de compagnie sont-ils bons pour les seniors ?
Du point de vue psychologique et sociologique, avoir un animal de compagnie apporte des bénéfices importants. C'est notamment intéressant pour les seniors... mais les animaux de compagnie ont aussi leurs inconvénients.
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Opération de la cataracte : le point sur les implants
Grâce à l'essor de la chirurgie réfractive, la correction des troubles visuels est de plus en plus performante. En raison d'une population vieillissante, l'opération de la cataracte, qui consiste à remplacer le cristallin par un implant, est l'intervention la plus réalisée dans notre pays....
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Aidant familial et dépendance : un droit au répit en 2016 !
En France, environ 8 300 000 personnes aident un proche malade ou handicapé. Le rôle de celui que l'on nomme « aidant familial » est crucial. Sans eux, il en coûterait 164 milliards de dépenses supplémentaires à l'assurance maladie pour prendre en charge les personnes en situation de dépendance. A partir du 1er janvier 2016, un droit au répit est créé pour leur permettre de souffler. Mais qui sont ces aidants et que font-ils ?
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Nouveautés en cardiologie : haro sur le cholestérol
Le cholestérol était à l’honneur, en cette édition 2017 du congrès européen de cardiologie (ESC, 27-30 août 2017, Barcelone), le rendez-vous annuel de la spécialité. La cardiologie dans ce qu’elle a de plus pointu mais toujours avec des retombées concrètes pour le patient. Morceaux choisis. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Le checkup complet des artères, vital chez le coronarien L’infarctus du myocarde et la maladie coronaire en général -liés à des artères du cœur rétrécies ou bouchées- sont dus à un phénomène d’athérosclérose : des plaques de cholestérol obstruent progressivement les artères. Lorsque cette maladie touche les coronaires, elle peut également toucher d’autres artères notamment l’aorte ou celles des jambes, donnant un anévrisme de l’aorte abdominale ou une artérite. Or, il existe une controverse sur l’intérêt de rechercher systématiquement une autre localisation d’athérosclérose qu’au niveau du cœur lorsque les patients ne se plaignent de rien, au prétexte que cette démarche engendrerait un coût voire des traitements ou des chirurgies inutiles. Une étude danoise (Viborg vascular -VIVA- randomized screening trial) a recherché de façon systématique une artérite des jambes et un anévrisme de l’aorte chez les personnes coronariennes sans symptôme et âgées de plus de 65 ans. Résultat, c’est tout bénéfice !Cette recherche a été fructueuse car elle s’accompagne à long terme d’une diminution de 7% de la mortalité, pour un coût modique (30 euros par patient en moyenne). Conclusion, en pratique, toute personne présentant une maladie des artères devrait bénéficier d’un checkup complet de son système artériel. Un anti-inflammatoire pour contrer le cholestérol L’excès de cholestérol bouche les artères. Toutefois, d’autres mécanismes complémentaires peuvent expliquer cette maladie comme la « théorie de l’inflammation » selon laquelle le rétrécissement des artères est accéléré par une inflammation générale de l’organisme. Cependant, aucun traitement n’avait jamais pu être proposé. En effet, cette inflammation est très particulière et les anti-inflammatoires classiques (ibuprofène etc.) sont inefficaces.L’étude CANTOS présentée cette année à l’ESC a testé une nouvelle molécule ayant propriétés anti-inflammatoires (canakinumab) avec un certain succès chez des personnes à haut risque cardiovasculaire. L’injection de ce nouvel anti-inflammatoire porteur d’espoir diminue non seulement les marqueurs de l’inflammation que l’on peut doser avec une prise de sang, mais réduit de 15% le nombre d’événements cardiovasculaires majeurs (infarctus du myocarde, décès etc.) chez les personnes traitées. Effet collatéral, la survenue et la gravité de certains cancers est moindre avec cet anti-inflammatoire, en particulier des poumons. Bien évidemment, ce sont des résultats préliminaires mais ils permettent d’imaginer un nouveau type de traitement contre l’athérosclérose pour freiner l’évolution des maladies cardiovasculaires. Pourquoi pas en complément des médicaments anticholestérol existant telle les statines. L’espoir d’un anticholestérol semestriel Le cholestérol est parfois difficile à traiter : le régime alimentaire ne fait pas tout, les traitements par médicaments contre le cholestérol, les statines principalement, sont parfois mal tolérés ou insuffisamment efficaces. L’étude FOURIER a montré début 2017 que l’adjonction d’un traitement injectable qui inhibe une protéine (PCSK9) en combinaison avec le traitement par satine permettait de diminuer encore plus le taux de cholestérol et les événements cardiovasculaires. Toutefois, ces traitements à vie sont contraignants. D’où la recherche de thérapeutiques plus faciles à administrer et plus espacées dans le temps. L’étude ORION a testé l’injection d’un « ARN antisens anti-PCSK9 ». Il s’agit d’insérer une information génétique qui empêche la fabrication d’une molécule-clé par les cellules du foie. Et en effet, dans l’étude, le taux de cholestérol est divisé par deux pendant au moins six mois, laps de temps au bout duquel il faut répéter l’injecter l’injection. Ces études sont préliminaires et l’on se pose la question des effets indésirables d’une telle approche. Si l’essai est transformé, le traitement du cholestérol sera simplifié à l’extrême. L’oxygène, inutile en cas d’infarctus ! L’infarctus du myocarde correspond à l’obstruction brutale d’une artère du cœur, ce qui prive la zone correspondant d’oxygène. Il est habituel d’appliquer un masque à oxygène en cas d’infarctus du myocarde pour compenser ce manque, ceci sans aucune preuve formelle. Au contraire, certains travaux suggéraient même une potentielle toxicité de l’oxygène dans ce cas de figure. L’étude DETOXX-AMI apporte sa pierre à l’édifice et pourrait bien changer les pratiques. En effet, dans cet essai, oxygène ou non, aucune différence n’apparait en termes de survenue d’évènements cardiovasculaires (mortalité, nouvel infarctus du myocarde, ré-hospitalisation). La mise sous oxygène serait donc inutile. L’hypothèse explicative la plus probable est que l’oxygène ne parvient pas jusqu’au cœur tant que l’artère est bouchée. Quoi qu’il en soit, le doute sur la toxicité est levé. La dénervation rénale dans l’hypertension, espoir déçu Depuis quelques années, certaines équipes essaient de cautériser les nerfs entourant les artères des reins pour diminuer l’hypertension artérielle. Après un certain engouement, les résultats des dernières années étaient décevants. L’étude SPYRAL HTN-OFF MED assène le coup de grâce, en testant la technique chez des personnes hypertendues modérées ne souhaitant pas prendre de traitement antihypertenseur. Chez elles, la pression artérielle diminue bel et bien, sans complication grave. Néanmoins, cette diminution est légère et en aucun cas suffisante pour atteindre les objectifs de pression artérielle que l’on vise habituellement (moins de 140/90 mmHg). L’effet de la dénervation est donc faible et moins important qu’un traitement pharmacologique.En direct du congrès européen de cardiologie (ESC, 27-30 août 2017, Barcelone), avec le Pr Patrick Henry, service de cardiologie, Hôpital Lariboisière, Paris.
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7 idées reçues sur la sexualité des personnes âgées
La sexualité des personnes âgées semble bien mystérieuse pour les adultes jeunes, à l'image des interrogations que suscite cette phase de la vie à laquelle nous sommes de plus en plus nombreux à avoir accès. Voici un petit débriefing pour que tombent à jamais les idées reçues les plus tenaces sur le sujet.
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Seniors : 10 conseils pour aménager sa maison
Avec l'âge, le risque de chute augmente, et de nombreux facteurs y contribuent, à commencer par une vue qui baisse, des articulations douloureuses et la prise de nombreux médicaments. Or les chutes représentent le premier facteur de mise en institution et de dépendance. La prévention s'impose donc, à commencer par quelques modifications d'aménagement intérieur. En effet, un logement sûr permet d'éviter bien des chutes... Présenté au salon des seniors, l'appartement du « bien-vieillir » permet d'éviter les chutes et aux personnes âgées de rester chez elles, un souhait partagé par plus de 8 Français sur 10. La bonne nouvelle est qu'il existe des moyens faciles et peu coûteux. Petite revue des plus simples, des plus innovants aux plus impératifs.
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Mort subite : n'ayez pas peur du défibrillateur !
Le débat est tranché : suite à un arrêt cardiaque, la réanimation précoce par massage et défibrillation cardiaque sauve des vies. Avec les années, de plus en plus de personnes se forment aux gestes qui sauvent afin d'intervenir avant même l'arrivée des secours, augmentant ainsi considérablement les chances de survie en cas de "mort subite". Deux problèmes : les défibrillateurs automatiques externes ne sont pas judicieusement disposés en France et encore trop peu de personnes osent s'en servir. Conseils pratiques. Le défibrillateur externe double les chances de survie en cas de mort subiteChaque année, entre 40 000 et 50 000 personnes décèdent d'un arrêt cardiaque inopiné (ou mort subite) liée à un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire. C'est dix fois plus que les accidents de la route. En Ile-de France (Paris et Petite couronne) par exemple, 3 500 personnes en sont victimes chaque année : 450 seulement bénéficieront d'une prise en charge médicalisée et 150 survivront.En France, le taux de survie stagne aux alentours de 5%. Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est autorisé en France dans les lieux publics depuis 2007 seulement. L'application d'un courant électrique pour que le coeur batte efficacement de nouveau (défibrillation) au cours des toutes premières minutes suivant l'arrêt permet une survie de la personne dans 85% des cas voire plus, contre 3 à 5 % si l'on ne fait rien**.Les décideurs politiques ne sont pas encore sensibilisés à la mort subite de l'adulte.Pourtant, la preuve de l'efficacité de la défibrillation précoce, sans attendre l'arrivée des secours n'est plus à faire : toute minute de perdue pour défibriller représente 10% de chance de survie en moins. L'analyse de la répartition sur le territoire japonais du défibrillateur cardiaque a mis un point final à la question de leur utilité : les témoins d'un arrêt cardiaque administrent plus souvent les chocs (défibrillation) avec un DAE avec une nette augmentation de la survie à un mois et avec des séquelles neurologiques minimes (survie de 14,4% contre 31,6% lorsqu'il y a une défibrillation précoce) (1).Dr François Braun, président du Samu-Urgences de France : « Le massage cardiaque et la défibrillation précoce sont les leviers majeurs pour améliorer les chances de survie après un arrêt cardiaque, avec un taux de survie plus que doublé à 30 jours (2). Néanmoins, les Français hésitent à intervenir, de peur d'une erreur de manipulation, lequel est inexistant. Aujourd'hui, il faudrait plutôt s'interroger sur les conséquences d'une non-utilisation d'un DAE en cas d'arrêt cardiaque sous nos yeux alors même qu'un DAE se trouve à portée de main ! ».Des défibrillateurs efficaces, mais insuffisamment utilisésEn France, la survie après un arrêt cardiaque au cours d'une activité sportive est extrêmement hétérogène sur le territoire, allant de moins de 10 % à 40 % (3). Il s'avère que le nombre de défibrillateurs automatisés externes disponibles est très clairement lié à une meilleure survie.Pr Xavier Jouven, cardiologue à l'Hôpital George Pompidou (Paris), responsable du Centre d'Expertise Mort Subite (Inserm, Université Paris-Descartes, Paris) : « L'autre explication à ces disparités géographiques vis-à-vis de la survie après une mort subite est que les campagnes régionales de formation aux gestes qui sauvent sont aussi plus efficaces que les campagnes nationales. Malgré tout, y compris dans les départements où la survie après une mort subite est la plus élevée, le taux d'utilisation du défibrillateur automatique externe reste faible. Les Suédois ont testé l'utilisation des téléphones portables pour géolocaliser les "bon samaritains" formés à l'utilisation des défibrillateurs : en effet, avec ce système, les DAE sont plus souvent utilisés (4) ».La mort subite frappe surtout dans les garesProblème de taille, la mort subite n'a pas la politesse de survenir aux endroits où l'on a implanté un défibrillateur. Pour faire coïncider le lieu d'implantation des défibrillateurs avec celui de la survenue des morts subites, encore faut-il savoir où elles surviennent. Surprise : selon le Centre d'expertise de la Mort Subite de l'adulte (Paris) plus que le nombre d'habitants, c'est la densité de mouvements (le flux de personnes) au sein d'une zone géographique qui compte. C'est dans les grandes gares que le risque d'être victime d'un accident cardiaque est le plus important. Les gares, qui ne couvrent que 1% de la surface de la capitale, concentrent 20% de tous les arrêts cardiaques ! Une bonne raison d'y installer davantage de défibrillateurs (5).Pr Jouven : « Il y a cinq fois plus d'arrêts cardiaques dans les gares que dans les musées, pourtant tout aussi fréquentés. Un stress psychique doublé d'un stress physique pourrait être une explication. Notre objectif avec l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) est de répartir au mieux les défibrillateurs pour qu'ils soient effectivement utilisés, non pas de façon homogène mais plus ciblée ». « Appeler le 15, masser et défibriller », la nouvelle chaîne de survieLes recommandations européennes* de 2015 définissent l'arrêt cardiaque comme l'état d'une « personne inconsciente qui ne respire pas ou ne respire pas de façon efficace » et estiment que désormais, le massage cardiaque n'est plus obligatoire avant l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe (DAE).Dr Braun : « Alors qu'auparavant, la chaîne de survie était « Appeler les secours (le 15), puis masser puis défibriller » (suivi d'une rééducation post-arrêt cardiaque), désormais c'est : « Appeler le 15, masser ET défibriller ». Il n'est plus indispensable de masser avant de défibriller si un DEA se trouve immédiatement disponible, les deux étant sur le même plan. Le massage est à pratiquer en attendant qu'un défibrillateur soit apporté au sauveteur. L'emploi du DEA impose quand même de masser immédiatement après (sauf "ressuscitation" évidente) ».Utiliser un défibrillateur automatisé externe, un jeu d'enfant ?L'intérêt d'une formation sur le maniement d'un défibrillateur automatisé externe, même courte (une heure), est important. Pour localiser les DAE, des applications pour smartphone existent mais appeler le SAMU en cas de mort subite a un triple avantage : faire venir les secours et une équipe de réanimation pré-hospitalière au plus vite sur les lieux, aider à géolocaliser le DAE le plus proche et accompagner le sauveteur novice à distance dans la réalisation du massage cardiaque et l'utilisation du défibrillateur.Deux étapes pour utiliser un DAE :1ère étape : S'assurer qu'il s'agit bien d'un arrêt cardiorespiratoire (mort subite). La personne ne répond pas à son nom, ne bouge pas lorsqu'on la secoue, sa poitrine ne se soulève plus, elle ne respire plus. Placer la tête en arrière et approcher l'oreille de sa bouche pour s'assurer de l'absence de souffle. Attention au piège des spasmes ventilatoires (gasps), car ils peuvent laisser croire à tort à une respiration alors que ce ne sont que des soubresauts réflexes.2nde étape : Commencer à utiliser le défibrillateur automatisé externe. Il faut ouvrir la fermeture éclair du DAE, appuyer sur le bouton et la machine se met à parler. Elle indique comment placer les deux électrodes sur la poitrine dénudée de la personne inanimée. Des pictogrammes sur ces électrodes indiquent où les positionner. Certains appareils contactent automatiquement les secours dès lors qu'on les utilise et permettent de ce fait au personnel du SAMU de guider dans l'utilisation du défibrillateur. Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Seniors : 10 conseils préventifs pour les vacances d'été
Synonyme de soleil, légèreté, voyages pour la majorité d'entre nous, l'été peut virer au cauchemar pour les personnes âgées comme l'a montré la canicule de 2003. La santé des seniors en été peut être synonyme de grosse chaleur, d'isolement, de dépendance... Comment faire pour que nos aînés Seniors passent les vacances d'été en toute sécurité, avec ou sans nous ? 1 - On boit de l'eau pétillante« La perception de soif s'émousse avec l'âge, c'est pourquoi les personnes âgées ne boivent pas assez par rapport à leurs besoins. C'est encore pire quand il fait chaud », explique le Dr Olivier Henry, gériatre à l'hôpital Émile Roux en banlieue parisienne. Pour éviter de se déshydrater, les séniors doivent boire un verre d'eau toutes les heures, en plus de ceux des repas.« L'idéal est l'eau pétillante car on la sent mieux passer, cela leur évite de faire une fausse route et de s'étouffer. Idem si on boit chaud », précise le spécialiste.L'hydratation passe aussi par l'assiette avec aux menus d'été des fruits, des salades de légumes gorgés d'eau (concombres, courgettes, tomates...), des yaourts, des sorbets.2 - On rafraîchit l'atmosphèreD'abord, on évite de sortir aux heures chaudes, entre 10 h 30 et 16 h, et on s'habille léger. En vieillissant, la température du corps se régule moins bien qu'avant. A tel point que les personnes très âgées ne transpirent pas quand il fait chaud, du coup, elles ne pensent pas à se rafraîchir. En cas de canicule, à défaut de climatiseur, quelques gestes simples suffisent à se protéger : utiliser un ventilateur en mettant une bouteille de glaçons devant si nécessaire pour que l'air soit encore plus frais, se servir d'un brumisateur d'eau (aider la personne à s'en servir si elle ne peut pas), prendre un bain de pieds, s'humidifier les chevilles, les poignets et la nuque, disposer un linge humide sur le corps... L'été, on peut avoir envie de prendre plus de douches : pensez au tapis anti-dérapant pour ne pas glisser.3 - On consulte son médecin avant de partirMaladies chroniques, douleurs... Seulement 10% des plus de 65 ans ne prennent aucun médicament. Avant de partir en vacances, une visite chez le médecin s'impose pour faire le point d'autant qu'il vaut mieux prendre ses médicaments à sa pharmacie habituelle.Dr Henry : « Une personne âgée a l'habitude des génériques que lui donne son pharmacien. Si elle part loin de chez elle avec son ordonnance, la pharmacie de son lieu de vacances peut lui fournir un autre générique qui n'aura pas la même forme, la même couleur, le même conditionnement... Il y a un risque de confusion et d'accident médical ».En cas de départ à l'étranger, se mettre à jour des vaccinations à commencer par le DT Polio : après 65 ans, un rappel est nécessaire tous les 10 ans.Dans l'avion, ne pas laisser ses médicaments en soute, les prendre avec soi en cabine.4 - On pare à l'isolementL'été, beaucoup de personnes âgées se retrouvent seules chez elles.« La famille doit y penser, il faut s'assurer qu'il y ait des voisins qui puissent faire les courses et passer de temps en temps, sinon il faut contacter l'assistante sociale de secteur, souligne le Dr Henry. L'important est que la personne soit suffisamment approvisionnée pour s'alimenter correctement ». Portage des repas, aide-ménagère, auxiliaire de vie... plusieurs relais peuvent être mis en place mais la demande doit être faite suffisamment à l'avance pour être sûr d'avoir une aide car en juillet et août, les flux en personnel sont tendus.Se renseigner auprès du Centre Local d'Information et de Coordination (Clic) ou au Centre Communal d'Action Sociale (Ccas) de la mairie.Si vous partez en vacances et que vous laissez un proche seul, vous pouvez renforcer la sécurité en lui faisant installer un système de télé-alarme : en cas de problème, une intervention peut être déclenchée 24 h sur 24.5 - On fait appel à une associationSi vous vous occupez d'un proche dépendant et que vous avez envie de souffler un peu, il est possible de lui trouver un hébergement temporaire dans une Ephad par exemple. Il sera pris en charge le temps de vos vacances. Des associations comme France Alzheimer, par exemple, proposent aussi des séjours de vacances où les aidants peuvent avoir un peu de répit pendant que des bénévoles s'occupent de leurs proches malades. L'association Baluchon peut également prendre soin d'un conjoint ou d'un parent pendant 4 à 14 jours si vous voulez qu'il reste dans son environnement familier pendant votre absence. Pour pallier la solitude des personnes isolées, Les Petits Frères des Pauvres proposent des visites à domicile. Renseignez-vous à votre mairie : d'autres associations peuvent sûrement vous aider.6 - On continue ses activitésLes vacances sont faites pour se reposer mais ce n'est pas pour autant qu'il faut tout mettre entre parenthèses. Au contraire : « Il faut continuer à faire ses activités habituelles. C'est le meilleur moyen de renforcer son autonomie. En un mois, une personne âgée qui avait l'habitude de marcher peut tout perdre si elle arrête de le faire. L'essentiel est de rester socialisé de quelle que manière que ce soit en allant au café, en jouant aux cartes ou avec ses petits-enfants, en rencontrant d'autres personnes au cours de son voyage... C'est ça la vraie vie », signifie le Dr Olivier Henry.Néanmoins, n'exigez pas que vos aînés fassent les mêmes choses que vous si vous êtes ensemble : ils n'ont pas les mêmes capacités que vous, il faut donc respecter leur rythme. Les vacances ne doivent pas devenir épuisantes pour eux.7 - On adapte l'environnement et on s'adapte nous-mêmesSi vous emmenez vos parents en vacances avec vous, soyez conscient qu'avec le grand âge, ils s'adaptent moins bien à l'environnement. Moralité : c'est à l'entourage de s'adapter.Dr Henry : « Si votre maman est Alzheimer, ne l'emmenez pas au restaurant japonais en pensant lui faire plaisir, elle sera perdue avec les baguettes. Emmenez-la dans un restaurant classique où elle connait les ustensiles ».Vérifier aussi certains détails pratiques de la maison de vacances qui peuvent avoir leur importance pour une personne âgée : chambre et toilettes au rez-de-chaussée, salle de bain sécurisée, absence de tapis et de fils de téléphone sur le passage qui favorisent les chutes, coin d'ombre...8 - On est attentif aux signes d'alerte« Lorsqu'une personne âgée n'est pas comme d'habitude, il faut se demander pourquoi et éventuellement appeler le médecin », avertit le Dr Henry. Les douleurs étant nombreuses à un certain âge, il faut penser à lui demander si elle a mal quelque part car elle n'ose pas forcément le dire. Affaiblissement, fatigue, crampes, agitation inhabituelle, difficultés à se déplacer, fièvre... sont des signes qui doivent alerter.9 - On surveille les petits bobosLes petits bobos aussi méritent une attention particulière : une blessure en jardinant ou en marchant sur le sable doit être immédiatement nettoyée avec de l'eau et du savon puis avec un désinfectant. En cas de rougeur ou de gonflement persistant, il faut consulter un médecin ou joindre son médecin traitant. Après une balade en forêt, vérifiez soigneusement que vous n'ayez pas été piqué par une tique ou demander à un membre de votre famille de vous examiner, notamment les aisselles, la nuque, le nombril, les jambes et les cheveux.10 - On a les numéros utiles sous la mainUn vertige, une chute, un malaise... Où que vous soyez en vacances, à l'intérieur ou à l'extérieur lors d'une promenade, ayez votre portable et les numéros d'urgence avec vous pour parer au plus pressé en cas de problème, et demandez à vos proches Seniors de faire de même : le 15 pour avoir le Samu. le 18 pour accéder aux pompiers. le 112 permet d'appeler les urgences gratuitement dans toute l'Union européenne. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Maladie d'Alzheimer : la recherche mise sur le diagnostic précoce
Pourquoi s'acharner à vouloir diagnostiquer la maladie d'Alzheimer plus tôt ? Parce que lorsque symptômes il y a, la maladie a déjà atteint un stade avancé. Diagnostiquer plus précocement permettrait de pouvoir agir en amont, de freiner cette maladie et d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Explications du Dr Nathalie Cartier-Lacave, chercheur au Laboratoire « Biothérapie des maladies neurodégénératives » de l'INSERM au Commissariat de l'Énergie Atomique de Fontenay-aux-Roses, et dont les travaux de recherche sur la maladie d'Alzheimer sont soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale.
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Presbytie : les conseils du Docteur Olivier Laplace
La presbytie est un défaut de la vision que nous sommes tous amenés à subir avec l’âge. Pour y faire face, il existe différentes solutions correctrices possibles, selon divers critères, à commencer par le confort personnel de chacun. Le Docteur Olivier Laplace, chirurgien ophtalmologiste à l’Hôpital des Quinze-Vingt, nous aide à y voir plus clair? E-Santé : Qu’est-ce qui est l’élément déclencheur de la visite chez l’ophtalmologiste suivie de l’acte d’achat de verres correcteurs ? Dr O. Laplace : Nous devenons presbytes en moyenne entre 40 et 50 ans. Or, il faut bien se rappeler que la presbytie n’est pas une maladie mais un vieillissement des performances de notre cristallin, donc ce qui va induire la personne à consulter, c’est un problème visuel, lorsqu’on ne peut plus exécuter des activités qui sollicitent la vision de près. Ce défaut de la vision de près se rajoute aux défauts de la vision qui existaient auparavant chez la personne. E-Santé : Quelles sont les différentes méthodes correctrices de la presbytie ? Dr O. Laplace : Il y a les verres correcteurs, les lentilles de contact et la chirurgie. Les lunettes sont adaptées à tout le monde. Il y a différents types de verres : les verres qui corrigent uniquement la vision de près, et les verres progressifs qui permettent de corriger à la fois la vision de loin (partie supérieure du verre) et la vision de près (partie inférieure). Les verres progressifs sont de loin la solution la plus utilisée dans la vie courante car ils permettent de ne pas changer continuellement de lunettes selon ses activités de la journée. Ils corrigent bien entendu tous les troubles de la réfraction : myopie, astigmatisme, hypermétropie? E-Santé : Existe-t-il des difficultés d’adaptation particulières aux verres progressifs ? Dr O. Laplace : Après un temps d’adaptation de plus en plus court compte tenus des progrès de fabrication des verres, les verres progressifs sont presque à la portée de tout le monde. Certaines situations cliniques ne sont pas compatibles avec les verres progressifs et justifient une prise en charge au cas par cas : strabisme, paralysie oculomotrice ou autres maladies oculaires avec handicap visuel. Les verres progressifs existent en version solaire, ou bien qui se teintent de façon variable en fonction de la luminosité. Enfin, pour les personnes qui passent beaucoup de temps devant leur ordinateur, il est possible d’ajouter un filtre limitant le rayonnement spectral bleu émis par les écrans ou lampe de type LED. Bref, pour tous les types de verres existants, votre opticien est là pour tout vous expliquer, cela fait partie de son travail ! E-Santé : que pensez-vous de l’achat de lunettes correctrices sur internet ? Dr O. Laplace : Une paire de lunette, ce n’est pas seulement une prescription médicale. Bien sûr, une fois que l’ordonnance est rédigée par le médecin, indiquant la correction nécessaire pour chaque ?il, il sera toujours possible de l’envoyer par mail à un site d’optique en ligne. Mais cela prive le patient de tous les conseils en direct dont il peut bénéficier avec l’opticien sur le choix des verres (cf ci-dessus) et sur les montures? La consultation de l’opticien est une étape importante pour l’arrivée de la presbytie dans la vie d’une personne. Et avec l'e-commerce, on peut bénéficier de conditions financières avantageuses, la prise en charge de la sécurité sociale et de la mutuelle peut s'avérer parfois insuffisante. Mais attention, l'analyse de vos besoins ni le suivi ne sont pas les mêmes que chez un opticien E-Santé : il existe aussi la solution des lentilles de contact pour corriger la presbytie ? Dr O. Laplace : Le port de lentilles correctrices est une alternative aux verres correcteurs. Il faut s’assurer de l’absence de contre-indication aux ports de lentilles ou de pathologie de la surface oculaire. Ensuite, il existe des personnes qui éprouvent des difficultés à la mise en place des lentilles, d’autres n’apprécieront pas le dispositif visuel et le rendu. Il existe différents types de lentilles progressives. Plusieurs essais sont parfois nécessaires avant de trouver la bonne prescription avant de trouver le confort visuel tant en vision de loin que de près. On propose parfois « une bascule » c’est-à-dire qu’on corrige un ?il pour la vision de loin, l’autre ?il pour la vision de près. E-Santé : Dans quel cas allez-vous proposer la chirurgie pour corriger une presbytie ? Dr O. Laplace : Je propose la chirurgie rarement avant 55 ans, il faut que la presbytie soit bien installée. On opère en une seule fois, avec des techniques de laser sophistiquées. La chirurgie de la presbytie par la mise en place d’un implant intraoculaire multifocal lors d’une chirurgie de la cataracte est une alternative très séduisante et fiable permettant la restauration de la vision de loin et de près. L’indication de la chirurgie et le choix de la technique se font vraiment au cas par cas. La chirurgie permet de retrouver un très bon confort visuel pour les tâches de la vie courante. Seulement 10% des personnes opérées auront besoin d’utiliser des verres correcteurs par la suite et seulement pour certaines situations particulières. La très grande majorité des patients vivront sans verres. Marion Garteiser, journaliste santé
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Lombalgie chronique : se soigner avec la Méditation Pleine Conscience
La Méditation Pleine Conscience est la mode, à la fois dans une optique de développement personnel mais aussi au plan médical. Une étude suffisamment robuste pour être rapportée au congrès des spécialistes de la douleur (SFETD, 24-26 octobre 2016) a évalué la réduction du stress par la Méditation Pleine Conscience dans la lombalgie chronique. Et celle-ci s’en sort plutôt bien sur la douleur et la mobilité. La Méditation Pleine Conscience impacte notre santé Le principe de la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress (Mindfulness-Based Stress Reduction) est de travailler au moyen de la méditation laïque c’est-à-dire exempt de spiritualité ou de religion, sur les émotions plutôt que sur la réflexion et les comportements. Le postulat est que les émotions influencent la manière d’appréhender le monde, avec un impact sur la santé et en l’occurrence dans la lombalgie chronique. A cette fin, trois outils sont à la disposition de tous : L’intention : Accepter et accueillir tout ce qui se passe avec bienveillance envers soi-même. L’attention : Reconsidérer une expérience interne. La pleine conscience : Accorder une attention délibérée, au moment voulu, sans jugement de valeur envers soi-même ou ce que l’on fait. La Mindfulness s’apprend en groupe de douze personnes au cours de séances de 2h30 pendant 8-10 semaines. Cette phase d’apprentissage est suivie d’une pratique quotidienne (45 minutes/jour, 6 jours/semaine). La Méditation Pleine Conscience, efficace contre le mal de dos Une étude publiée par des médecins de Seattle (Etats-Unis) *, qui travaillent depuis de nombreuses années sur les thérapies cognitivo-comportementales et spécifiquement sur l’intérêt de la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress (Mindfulness-Based Stress Reduction), s’avère plus robuste que la majorité des études déjà publiées sur le sujet. Elle a comparé pendant un an, chez près de 350 lombalgiques chroniques (âge moyen 50 ans, le plus souvent des femmes, avec des douleurs évoluant depuis plus de 7 ans), les thérapies cognitivo-comportementales habituellement utilisées en pratique clinique versus la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress. Verdict : match nul entre les deux techniques, qui s’avèrent toutes les deux bénéfiques sur les douleurs et la mobilité des vertèbres lombaires (bas du dos). Au final, la gêne due à la douleur est globalement réduite de 40% et celle sur la fonction/mobilité de 25%. La particularité - une grande première - est que cet effet positif a été vérifié sur 52 semaines. Pr Françoise Laroche, responsable du centre de la douleur (CETD, Hôpital Saint Antoine, Paris) : « Que ce soit la Méditation Pleine Conscience ou les thérapies cognitivo-comportementales habituelles, ces deux types de thérapie se valent et font mieux que le traitement usuel (prise en charge pharmacologique de la douleur etc.), à la fois sur la mobilité et sur la douleur lombaire. La majorité des études se rejoignent : ces techniques fonctionnement mais l’effet reste cependant modeste. Attention, il faut passer une étape : certaines personnes ressentent au contraire plus fortement la douleur au début du programme. Je les rassure en leur disant qu’au contraire, s’ils constatent cet effet, c’est qu’ils nécessitent vraiment ces techniques pour lutter contre la douleur, en l’occurrence ici celle de la lombalgie chronique. Même réflexion pour ceux qui me disent que chez eux cela ne fonctionne pas ou que ça les énerve : ce sont eux qui en ont le plus besoin ! ». Marion Garteiser, journaliste santé
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Sport sur ordonnance : ce qu'il faut savoir !
À partir du 1er mars, les médecins pourront prescrire une activité physique adaptée à leurs patients souffrant d'affections de longue durée (ALD) comme un diabète, une insuffisance cardiaque etc. Mais un flou artistique persiste.
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Maladie de Parkinson : les techniques de rééducation intensive
Dans l’esprit du grand public, la maladie de Parkinson est une affection qui fait trembler, ralentit les mouvements, voute le dos? Cette image d’une personne grabataire est bien éloignée de la réalité : l’âge moyen au moment du diagnostic est de 58 ans, chez de jeunes seniors souvent actifs. D’où l’intérêt des techniques de rééducation intensive, surtout lorsqu’elles sont adaptées aux différentes disciplines -ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie, stimulation cognitive - au sein d’un programme complet. Un problème de « retour de son » La maladie de Parkinson entraîne des difficultés à percevoir son corps et ses mouvements dans le temps et l’espace mais aussi à se situer par rapport à son environnement. Cela entraîne un problème de « retour de son » : au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, l’amplitude des gestes du malade diminue. Non seulement pour des raisons de dégradation biologique impliquant la dopamine au sein du système nerveux central, mais aussi parce que le mouvement que pense réaliser le malade ne correspond pas à la réalité, du fait de ce manque de « retour de son ». Petit à petit, celui-ci va réduire son amplitude de mouvement, mais aussi sa voix, sa posture. Sans s’en rendre compte. Dr Denis Obert, médecin spécialisé en médecine physique et réadaptation et concepteur des programmes interdisciplinaires PARK « Programmes spécifiques de rééducation des personnes atteintes de la maladie de Parkinson adaptés au parcours de soins du patient » (Centre de réadaptation fonctionnelle et de soins Zander d’Aix les Bains) : « Peu à peu, le malade va se « déprogrammer », se « déconditionner » par rapport à ce qu’il serait capable de réaliser. Par exemple, pour attraper un objet en hauteur, il lui manquera 30° d’amplitude, puis 40°, puis 60°? alors même qu’il croit faire le bon geste pour l’atteindre. Processus identique avec la posture où les malades se penchent sur le côté sans s’en rendre compte mais aussi avec la voix (de plus en plus inaudible) ainsi que la notion de temporalité. La rééducation cherche à faire prendre conscience au malade de son corps dans le temps et dans l’espace ». Une rééducation intensive avec des effets sur la durée Les techniques de rééducation intensive (mouvement rapide de grande amplitude, voix projetées) améliorent les capacités du malade, mais quelques semaines après, c’est le retour à la case départ si le malade n’a pas su intégrer sa motricité en temps réel. C’est pourquoi l’objectif est que les parkinsoniens, à l’aide de systèmes de feed-back (retour d’information), comme des miroirs, des vidéos et un contrôle visuel, comprennent bien le type de mouvement qu’ils réalisent comparé à celui qu’ils pensent faire. Ils réajustent alors d’eux-mêmes leur mouvement. Dr Denis Obert : « La rééducation comporte deux volets : activer le filtre sélectif dans le cerveau qui laisse moins bien passer le mouvement et la voix au moyen d’une rééducation intensive avec de l’engagement, de la force et de l’amplitude. Le complément est de travailler sur la modulation de cette amplitude : c’est la reprogrammation, complément à la rééducation intensive. Cette reprogrammation du calibrage, du réajustement, conduite de façon progressive permet d’en conserver les bénéfices sur la durée ». Une rééducation tous azimuts Dans chaque discipline (ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie, stimulation cognitive et activité physique) les deux aspects de la rééducation ? intensif/engagement puis précision/modulation- vis-à-vis des mouvements et de la voix seront présents : Ergothérapie. Le travail d’engagement comporte des mouvements toniques des membres supérieurs. La précision du geste est ensuite travaillée avec une préhension plus fine, du graphisme etc. Orthophonie. La rééducation de la voix mais aussi de la déglutition est essentielle.Après des années d'évolution de la maladie, le risque de fausse route devient majeur. Le fait de baver à un fort impact social et la voix peut devenir presque incompréhensible. Kinésithérapie. L’exercice aérobie (« le cardio ») va non seulement oxygéner le cerveau et protéger les neurones, mais aussi relancer la production de dopamine (la maladie de Parkinson est une destruction des neurones à dopamine du cerveau). Ensuite, le patient travaille l’équilibre, le transfert de poids, fait du step. Stimulation cognitive. Les parkinsoniens sont peu à peu incapables de conduire deux actions en simultané. D’où un travail par exemple de pédalage tout en résolvant des exercices cognitifs. La diversité des exercices proposés en séance mobilise de manière considérable leurs ressources attentionnelles et cognitives. Rééducation multidisciplinaire, de multiples bénéfices Amélioration de la marche tant du point de vue de la qualité que de l’endurance, des capacités cognitives, du sommeil, de la gestuelle, de la voix et de la posture mais aussi des troubles urinaires (la maladie de Parkinson entraîne des impériosités mictionnelles) ? les répercussions positives à six mois sont diverses. Dr Denis Obert : « Dans les programmes PARK, les malades sont suivis en groupe, lors de sessions de 3h30 chaque jour, sur sept semaines. Notre objectif n’est pas que les malades soient très performants en fin de séjour, mais qu’ils reprennent confiance en leurs capacités, se réapproprient leur corps, bien souvent condamné après l’annonce du diagnostic, construisent des projets de vie -réalistes- mais porteurs d’espoir, de motivation, de lien social et élaborent des solutions concrètes à mettre en place au quotidien pour y parvenir. Par exemple, se donner les moyens d’améliorer ses capacités de marche pour oser repartir en vacances ou ressortir jouer aux cartes avec des amis, retrouver l’intérêt d’aller chez le coiffeur etc. ». PARK est le programme initial. Puis ont été créés « Park-Pro » (personnes en activité professionnelle), « Park-Pro Relance », pour consolider des acquis ou compléter la formation initiale, « Park-Stim » destiné aux personnes traitées par neurostimulation ou en attente de chirurgie et dernièrement, PARK « Drôles de dames » sur le thème de la féminité. PARK est à ce jour unique, car le seul à proposer des programmes spécifiques et multidisciplinaires aux personnes en activité professionnelle ou ayant bénéficié de la neurostimulation. Marion Garteiser, journaliste santé
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Maladie de Parkinson, pourquoi l’orthophonie est indispensable
Dès le début de l’évolution de la maladie de Parkinson, et surtout dès le moindre signe de trouble du langage ou de la déglutition, un bilan orthophonique s’impose. Seule une rééducation par un orthophoniste peut rendre la parole à ces personnes et éviter toute fausse-route, première cause de décès prématuré dans cette population. Parkinson : être vigilent vis-à-vis des troubles de la déglutition Après huit à dix ans d’évolution de la maladie, lorsqu’une personne atteinte de la maladie de Parkinson ne peut s’empêcher de baver, évite certains aliments ou mange de plus en plus lentement, il est temps de réagir. Car si les troubles de la déglutition (dysphagie) sont courants, ils sont encore trop rarement pris en charge. Le risque majeur est la fausse route, définie comme un accident dû à l'inhalation dans les voies aériennes, de liquide ou de particules alimentaires normalement destinés à l'?sophage. Avec un risque d’étouffement mais aussi d’infection pulmonaire. Dr Denis Obert, médecin spécialisé en médecine physique et réadaptation (Centre Zander, Aix les Bains) : « Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des difficultés avec certaines textures (crudités) et, de plus, ne vont pas déglutir automatiquement car le cerveau ne reçoit pas l’information que de la nourriture est prête à être déglutie. D’où un travail sur la déglutition volontaire lors de la rééducation, sur la prise de conscience de ce qu’on a en bouche, sur les textures à privilégier mais aussi sur les conditions optimales du repas. En effet, un parkinsonien peut difficilement mener deux actions en simultané. Le risque de fausse route est présent lorsque qu’il mange et parle en même temps ou écoute des conversations, la télévision etc. ». Rééduquer les troubles de la déglutition Selon les études, 60 à 80% des parkinsoniens sont atteints de troubles de la déglutition (dysphagie) ; le principal symptôme étant la fausse route. Le médecin devrait systématiquement poser la question et prescrire un bilan orthophonique, sans attendre que ces troubles ne soient installés et, de ce fait, plus difficiles à prendre en charge. Anne Rittié-Burkhard, orthophoniste (Reims) : « Sur prescription médicale, l'orthophoniste réalisera un bilan afin de définir précisément les troubles de déglutition. Puis un plan de rééducation sera mis en place, avec des exercices portant sur la force musculaire, la rapidité du geste et la tonicité en fonction du problème spécifique (langue, joues etc.). Il existe aussi des techniques indirectes, comme le choix de certaines textures pour faciliter la déglutition (épaissir les liquides, mixer certains aliments difficiles à mâcher), l'éviction de certains aliments jugés à risque (le riz qui se disperse, la salade qui colle ou le poireau dont l'aspect filandreux peut gêner la déglutition) ou encore la mise en place de postures (inclinaison de la tête au moment d'avaler). Nous enseignons aussi des man?uvres pour améliorer la coordination qui est généralement déficitaire. La déglutition supra-glottique par exemple permet de déglutir de manière plus sûre grâce à une décomposition du mouvement en trois étapes (mise en apnée, déglutition puis toux). Les patients atteints de maladie de Parkinson se plaignent souvent de baver ; ce peut être dû à une augmentation de la sécrétion salivaire (les glandes salivaires sont surexcitées par des mouvements incessants de la langue) ou une diminution de la fréquence de déglutition. Ce bavage est très mal vécu au niveau social ». Les troubles de la parole ne sont pas une fatalité La personne affectée par la maladie de Parkinson peut également présenter des difficultés à parler à une intensité vocale adaptée. On parle d’hypophonie. Le patient a l’impression de s’exprimer à un niveau sonore normal mais en réalité, il se situe bien en deçà. En effet, le cerveau est équipé d’une jauge qui évalue le niveau sonore ambiant. Pour se faire entendre, le cerveau saura alors s’il faut élever ou diminuer l’intensité de la voix. Cette boucle de calibrage est déficitaire chez les parkinsoniens. Leur voix s’éteint, parfois inaudible. Il existe aussi une atteinte au niveau des variations mélodiques : la fréquence de leur voix reste identique, d’où un parler monocorde. Leur débit de parole est perturbé avec des accélérations en fin de phrase notamment. Enfin, les muscles impliqués dans la parole peuvent perdre en tonicité (hypotoniques), d’où une articulation floue. Selon Anne Rittié-Burkhard : « Des protocoles de travail efficaces existent pour améliorer l’intensité de la voix, les variations mélodiques, les changements de rythme et le souffle. Les séances d’orthophonie permettent aussi de travailler les mimiques, l’expressivité du visage. C’est important pour le lien social car les parkinsoniens ont souvent des visages figés ». Le chant pour rééduquer la voix Le chant permet de travailler l’ensemble des paramètres de la voix (modulation, intonation, articulation et débit de paroles). Agilité, puissance, vélocité mais aussi rythme et variations d’octaves? les multiples possibilités offertes par le chant en font un outil très intéressant chez les parkinsoniens. Les bénéfices sont certains sur l’intensité de la voix, la gestion du souffle, la compréhension des paroles par l’entourage. Par ailleurs, travailler la voix améliore souvent de façon indirecte les troubles de la déglutition. Irène Girard, orthophoniste (Centre Zander, Aix les Bains) : « Après un échauffement corporel, un travail sur la respiration et les mimiques faciales, des jeux d’onomatopées (soupirs sonores etc.) et des vocalises, le chant peut débuter. Le rythme peut être aussi marqué par des maracas, afin de travailler en simultané sur la motricité. Une heure par jour d'échauffement et de chant ou de travail sur la voix projetée pendant quatre semaines est l’entraînement intensif initial, à poursuivre très régulièrement au domicile pour ne pas perdre les acquis ». Marion Garteiser, journaliste santé
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Mémoire : 10 conseils pour l’entretenir toute sa vie
Depuis notre naissance, la mémoire est notre meilleure ennemie. Bien qu’intimement liée au développement cérébral pour tous les humains, nous ne sommes pas égaux face à elle. Et lorsque nous avançons en âge, les choses se compliquent ! Mais pas de panique : si nous passons notre temps à perdre nos lunettes ou nos clefs, si nous sommes incapables de nous rappeler le titre du film de la veille, rien de grave, il suffit juste de muscler notre mémoire au quotidien grâce à ces 10 conseils accessibles à tous. 1 - Être actif toute la vie Notre mémoire se nourrit de nos expériences. Il est important de les multiplier tout au long de la vie, de rester intellectuellement actif, de rechercher la connaissance. Tout est bon pour stimuler la mémoire, il n’y a pas d’activité miracle. Chaque nouveau problème résolu va faire naître des connexions neuronales, qui sont les vrais supports de notre mémoire? N’arrêtez jamais d’apprendre ! On pense qu’un niveau d’instruction élevé permet d’utiliser son cerveau de différentes manières, donc de faire face à d’éventuelles pertes mnésiques. Les activités recommandées sont celles de la vie de tous les jours. Par exemple, jardiner ou voyager nécessitent de nombreuses tâches de planification? Ou encore lire le journal, écouter la radio ou jouer aux cartes, qui sont aussi bénéfiques pour la mémoire? L’intérêt étant de varier les plaisirs pour ne pas se lasser. Les échanges sociaux, facteurs de rencontres, la pratique d’Internet ou l’optimisme seraient aussi salutaires. 2 - Organiser et structurer l’information A mesure que l’on avance en âge, les informations s’accumulent dans notre mémoire. « Il n’y a guère que durant l’enfance qu’on retienne automatiquement? après, il faut réfléchir ! Dès 30 ans, la mémoire, riche de données, a besoin d’être organisée, structurée, classée. Inutile d’essayer d’enregistrer sans regrouper les infos, les trier et les baliser grâce à des stratégies cognitives », explique le Dr Bernard Croisile, neurologue et auteur de ’Alzheimer et les maladies apparentées’ (Larousse). Exemples : pour retenir un texte, on peut relier chaque paragraphe (dont on a imaginé le contenu) à une pièce de son domicile dans l’ordre d’une visite? Pour un numéro de téléphone, on a intérêt à diviser les numéros par blocs de deux ou trois chiffres? Pour le contenu d’un texte, mieux vaut se représenter les scènes à plusieurs reprises. 3 - La tactique du? post-it ! Même si nous avons tous des capacités de mémorisation différentes, la richesse de la mémoire augmente avec les années. Résultat : « Dès 30 ou 40 ans, il devient plus long de classer les infos, puis de les rappeler? Et c’est normal ! Cela ne veut pas dire qu’on perd la mémoire, explique Bernard Croisile. Ce n’est pas parce qu’on ne sait plus où l’on a mis ses clés qu’on est atteint de troubles mnésiques graves ! La mémoire à court terme paraît moins efficace, mais il lui faut juste un peu plus de temps », précise le neurologue. D’où l’intérêt de s’offrir ce qu’on appelle des « béquilles » : on a tous besoin de post-it, de listes de courses, de pense-bêtes... qui, rassurez-vous, ne nuisent pas aux capacités mnésiques. 4 - Des aliments stimulants Le cerveau est un grand consommateur d’énergie : à lui seul, il consomme 20% de l’énergie dépensée par l’organisme. D’où la nécessité de bien l’alimenter et de bien l’hydrater. Notre matière grise a besoin d’un demi-litre d’eau par jour et de glucides complexes (pain, pâtes, riz). Il faut miser sur les produits frais, riches en acides aminés, et sur les vitamines. La vitamine B12 (crustacés, foie, poisson, produits laitiers) a des effets directs sur la mémoire. Bien sûr, les fruits et légumes si précieux pour la santé en général, sont à l’honneur pour notre mémoire. Leurs antioxydants renforcent les parois des neurones, tout comme les lipides polyinsaturés (huile de colza ou poisson). 5 - Un sommeil de qualité Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de la mémoire. En manquer peut provoquer des troubles graves de la mémorisation. Car votre mémoire travaille aussi la nuit ! Toutes les phases de sommeil sont concernées et remplissent chacune leur propre rôle : Durant le sommeil paradoxal, on consolide sa mémoire procédurale (celle qui permet de se souvenir comment faire du vélo, par exemple). Pendant le sommeil lent, on réactive et consolide ses souvenirs personnels. Se priver d’un seul cycle, c’est empêcher son cerveau de fixer les informations emmagasinées durant la journée. 6 - Des substances à éviter Certaines substances altèrent la mémoire : L’alcool à fortes doses, qui peut provoquer des pertes de mémoire de plusieurs heures. Le tabac, dont la nicotine bloque l’activité de certains récepteurs cérébraux. Certains médicaments courants (sédatifs, bétabloquants, antiépileptiques, antidiabétiques, benzodiazépines, dérivés d’atropines utilisés en gastro-entérologie et en urologie, antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques?). Des excitants comme le café ou le thé qui peuvent, à haute dose, accentuer l’irritabilité et nuire à la concentration. 7 - Savoir être attentif Il ne faut pas tout mettre sur le dos des capacités mnésiques de chaque individu. Entretenir sa mémoire, cela impose aussi d’être réceptif aux stimuli, et donc d’être attentif au monde qui nous entoure. On ne peut se souvenir correctement d’une donnée que si on l’a enregistrée dans de bonnes conditions. Avoir une bonne mémoire, c’est d’abord être capable d’encoder correctement une information dans son intégralité, avant de la stocker pour éventuellement la rappeler plus tard. Inutile, donc, de vouloir se souvenir des détails d’un film quand on a oublié ses lunettes lors de la projection. Difficile également de retenir le nom de son voisin de table, si le brouhaha couvre les voix durant le repas ou si l’on accuse ne serait-ce qu’une légère baisse d’audition? Un exposé oral aura d’autant plus de chance d’être retenu qu’on sera resté concentré jusqu’à la fin? Cultiver la mémoire auditive et la mémoire visuelle, c’est avant tout faire le choix de ne pas se laisser distraire en cours de route. Un exercice bienvenu pour les étudiants pour se doter des meilleures chances de réussite à leurs examens. 8 - Lutter contre fatigue, stress et déprime La fatigue, le stress, le surmenage ou un état dépressif peuvent perturber le processus d’apprentissage... Déjà parce que pour se souvenir, il faut se placer dans une attitude mentale réceptive, ce qui est rarement le cas lorsqu’on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, ou que l’on traverse une difficulté qui phagocyte notre énergie, et fait flancher notre moral? Ensuite, parce que le stress et la nervosité sont liés à la production de cortisol, une hormone néfaste pour l’hippocampe (partie du cerveau qui transfère les souvenirs vers la mémoire à long terme). Et enfin, parce qu’une émotion négative, une inquiétude ou une préoccupation compliquent fortement le rappel des données emmagasinées dans la mémoire? 9 - Savoir succomber au plaisir? Notre mémoire nous joue des tours dès l’âge de 20 ans, un seuil après lequel on perd 6 % de ses récepteurs à la dopamine par tranche de 10 ans. Avec la maturité, le cerveau, et plus précisément ses synapses (connexions entre neurones) sont de moins en moins sensibles à ce neuromédiateur (hormone), pourtant fortement lié au sentiment de plaisir et? à la concentration. Pour cette raison, on est donc à la fois plus distrait et plus vulnérable côté mémoire à court terme? A moins, peut-être, de veiller à se faire régulièrement plaisir ! Allez voir des comédies, lisez des livres amusants, riez enter amis ! 10 - Opter pour des compléments alimentaires Il n’y a pas de pilule magique. Aucune supplémentation ne peut remplacer une alimentation équilibrée, et toute prise de ces compléments alimentaires ne doit se faire qu’après avis médical. Toutefois, sachez que les vitamines B (1, 2, 3, 5, 6, 9, 12) sont bénéfiques pour le cerveau. Elles limitent l’excès d’homocystéines, des substances toxiques liées à une mémoire défaillante. La vitamine E est elle aussi recommandée. C’est un antioxydant, elle ralentit le processus de destruction des neurones. Marion Garteiser, journaliste santé
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6 astuces connectées utiles pour la santé des séniors
Les séniors sont de plus en plus connectés et donc à l’écoute de l’offre grandissante en matière de nouveautés high tech, notamment quand elles sont en lien avec la santé, le sport ou le bien-être. Voici six objets connectés qui peuvent être d’une grande utilité dans le quotidien des séniors qui veulent rester autonomes le plus longtemps possible, ou qui prennent tout simplement soin de leur santé… Les trackers d’activité pour rester en forme Sous forme de montres ou de bracelets, les trackers d’activité incitent l’utilisateur à bouger. Ils sont pour la majorité équipés de quatre types de capteurs : Un podomètre, pour comptabiliser le nombre de pas quotidiens. Ainsi, l’utilisateur peut se fixer des objectifs facilement atteignables et avoir une motivation supplémentaire pour rester actif. Un accéléromètre, qui enregistre tous les mouvements du corps et permet ainsi le fonctionnement du podomètre, le calcul du nombre de kilomètres parcourus, la surveillance du sommeil et l’estimation de la dépense énergétique. Un capteur cardiaque, pour suivre le rythme du cœur au repos et à l’effort. Un baromètre, qui indique entre autres le nombre de marches montées dans la journée. Un bon moyen de bouger de manière ludique : on peut faire le bilan de sa journée le soir et même lancer des défis aux autres utilisateurs. Le tensiomètre connecté De nombreuses marques ont développé une nouvelle génération de tensiomètre poignet ou brassard qui se connectent via une application à un Smartphone, afin d’assurer un suivi renforcé pour les patients souffrant d’hypertension artérielle. Certains tensiomètres utilisent la technologie MAM (Mesure Artérielle Moyenne) qui consiste en la réalisation de 3 mesures successives à des intervalles de 15 secondes. Ainsi, on obtient une valeur plus précise et grâce à une application sur le téléphone, il est plus facile d’interpréter, de sauvegarder et au besoin de partager avec un professionnel de santé ses données de tension artérielle. Les piluliers connectés pour bien suivre son traitement Pas facile de penser à prendre tous ses médicaments au quotidien, surtout quand on est traité pour plusieurs pathologies. Pour les séniors, les piluliers connectés s’avèrent extrêmement utiles pour améliorer le suivi de la prescription médicale. Le pilulier peut être préparé à l’avance par le patient, un membre de son entourage ou son pharmacien, puis la case dans laquelle se trouvent les médicaments que le patient doit prendre s’illumine au bon moment. En cas de non prise, le patient et/ou son entourage peuvent être informés : un bon moyen de rassurer les aidants et de prévenir les conséquences parfois graves de l’oubli des médicaments. Les bijoux de téléassistance On connait depuis plusieurs dizaines d’années les bracelets d’urgence, munis d’un bouton sur lequel le porteur appuie s’il est victime d’une chute ou d’un malaise. Ce service d’alerte qui encourage le maintien à domicile en toute sécurité, est maintenant utilisé par 15 % des plus de 80 ans. Afin de rendre ce dispositif plus esthétique, il existe désormais sous forme de bijoux connectés. Colliers, bracelets ou petit cadran à glisser dans sa poche : il y en a pour tous les goûts ! Avec toujours la promesse d’être secouru(e) en cas de problème à son domicile avec un système d’assistance 24h/24 7j/7. Les bracelets détecteurs de chutes Les chutes sont la première cause d’hospitalisation chez les personnes âgées et peuvent entrainer une perte d’autonomie irréversible. Les objets qui permettent une prise en charge rapide des chutes sont donc très recherchés par les séniors. En général couplés à un système d’alerte manuel comme pour la téléassistance classique, les nouveaux bracelets analysent également les mouvements de l’activité quotidienne et détectent les anomalies comme les chutes brutales ou les malaises. Ils déclenchent alors automatiquement une alerte vers le centre d’assistance. La canne connectée C’est le dernier né des objets connectés pour séniors : une canne 3 en 1, utile pour s’aider lors des déplacements, mais en plus munie d’un bouton d’urgence et d’un détecteur automatique de chutes. En effet, la canne est équipée d'un accéléromètre et d'un gyroscope qui détectent les mouvements de son utilisateur : le système va apprendre et comprendre les habitudes de l'utilisateur pour ensuite pouvoir détecter une situation inhabituelle : réveil tardif, absence de mouvement. Le dispositif étant relié à un service de téléassistance classique, les proches en sont alors informés.
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Peau des seniors, quels soins ?
A partir de 50 ans et de la ménopause, la peau des seniors a de nouveaux besoins. Des soins appropriés aident à retrouver une hydratation optimale et une certaine souplesse. Zoom sur les spécificités et la prise en charge cosmétique des peaux matures.
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Anévrisme de l’aorte abdominale, une première française
L’anévrisme de l’aorte abdominale… un terme complexe pour désigner une maladie relativement fréquente : entre 5 à 10 % des hommes de plus de 60 ans sont opérés, sans quoi l’issue peut être fatale. Des médecins français ont réussit l’exploit de concevoir une prothèse « sur mesure » ...
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Quel bilan après une chute chez une personne âgée ?
Une chute chez une personne âgée de 65 ans et plus n’est jamais à banaliser, un bilan est nécessaire : outre les éventuelles conséquences traumatiques immédiates telles qu’une plaie ou une fracture à prendre en charge, il faut ...
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Taches de vieillesse ou lentigo : que faire ?
Les taches de vieillesse, également appelés lentigo, sont des taches brunes, lisses et plus ou moins grandes, qui surviennent généralement après 40 ans sur les zones les plus exposées : le dos des mains, le visage, le décolleté, le crâne pour les hommes... Comment prévenir les taches de vieillesse et que faire lorsqu'elles sont là ? Différentes des taches de rousseur ou des grains de beauté, les taches de vieillesse correspondent à une réorganisation locale de la mélanine dans la peau, pigment responsable de la couleur cutanée. Peut-on prévenir les tâches de vieillesse ? Oui, en se cachant du soleil. Il faut toujours mettre de la crème solaire et rester à l'ombre (particulièrement entre 11 h et 16 h). Et toute l'année, soleil ou pas, utilisez une crème de jour incorporant un filtre anti-UV. Bonne nouvelle, vous vous protégez ainsi des taches de vieillesse, mais également des cancers cutanés ! Ceci dit, plus on avance en âge, plus le risque d'avoir des taches de vieillesse augmente et leur nombre aussi. Et lorsqu'elles sont là, ces recommandations sont encore plus valables. En effet, l'hérédité peut jouer un rôle dans la survenue des taches de vieillesse, mais probablement pas autant que les expositions au soleil, surtout depuis la mode du bronzage. De toute façon le lentigo peut porter un préjudice esthétique et certaines personnes souhaitent les faire disparaître. Quelles sont les solutions contre les taches de vieillesse ? Attention, de nombreuses crèmes proposent de faire disparaître les taches, mais aucune n'y a jamais réussi. Dépigmentaires ou censées blanchir la peau, elles peuvent même être dangereuses car elles contiennent des substances non autorisées ou donnent des résultats inesthétiques (tache devenue trop blanche par rapport à la couleur normale de la peau). Demandez impérativement l'avis de votre médecin, dermatologue ou pharmacien au préalable ! L'azote liquide Certains dermatologues proposent d'appliquer de l'azote liquide sur chaque tache brune. La peau étant ainsi brûlée en surface, on la force à se renouveler. À savoir : l'azote liquide est aussi utilisé pour brûler les verrues. C'est donc un traitement agressif dont il faut se méfier ! Le peeling Le peeling chimique utilise des molécules qui agissent plus ou moins en profondeur, pour redonner de l'éclat en décollant les cellules mortes en surface, pour rajeunir la peau, en faisant peler la peau, ou carrément pour renouveler la peau en profondeur. Le laser C'est peut-être la meilleure solution. Cette technique consiste à faire éclater par la chaleur les cellules pigmentaires. On élimine ainsi localement et progressivement toute coloration excessive et non homogène. Après une séance, la tache fonce jusqu'au noir avant de se détacher. On peut aussi utiliser une lampe flash. On retiendra que tous les traitements laissent des marques sur la peau pendant quelques jours. Il convient de protéger sa peau du soleil et souvent d'appliquer des crèmes aidant à la cicatrisation. Faut-il surveiller ? Oui ! Toute tache sur la peau, comme les taches de vieillesse et les grains de beauté, est à surveiller. Des taches qui prennent de l'épaisseur, dont le contour devient irrégulier et qui grandissent, peuvent indiquer la présence d'un mélanome, un dangereux cancer cutané. Isabelle Eustache
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10 questions-réponses pour mieux comprendre les problèmes de mémoire
Oublier un nom, perdre ses clefs, chercher ses mots… Ces petits ratés de la mémoire nous agacent et se multiplient au fil des années. Cependant, bonne nouvelle : la mémoire s’entretient ! Une hygiène de vie équilibrée et active permet de muscler sa mémoire et de retarder les effets du vieillissement sur celle-ci. Mais, attention, des troubles persistants accompagnés d’autres symptômes peuvent être révélateurs et doivent être considérés sérieusement. 1. Sommes-nous tous égaux face aux troubles de la mémoire ? Si le vieillissement normal s'accompagne habituellement d'une diminution de la mémoire et des performances cognitives, certains y résistent mieux que d'autres. Les femmes, d’avantage touchées par la maladie d’Alzheimer du fait de leur espérance de vie plus longue, sont également protégées par les effets des œstrogènes sur la croissance des fibres nerveuses. Ainsi, celles bénéficiant d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause pourraient réduire leur risque de développer la maladie. Les activités intellectuelles et interactions sociales peuvent, par ailleurs, faire la différence : elles auraient pour effet de retarder les effets du vieillissement de la mémoire. Les personnes souffrant de certaines pathologies sont, enfin, susceptibles de souffrir davantage de troubles de la mémoire. Parmi ces affections figurent la dépression, l’épilepsie, l’apnée du sommeil, la sclérose en plaques, l’accident vasculaire cérébral, l’hypertension, ou encore le diabète… 2.Existe-t-il des exercices efficaces pour doper la mémoire ? Pour entretenir votre « souplesse » cérébrale et donc votre mémoire, il faut varier les activités et les interactions sociales. Bricolage, musique, cinéma, jeux de cartes, discussion sont autant de manières ludiques de booster la plasticité neuronale de votre cerveau – c’est-à-dire sa capacité à faire évoluer les connexions entre neurones. Le sport améliore également les performances de votre mémoire grâce à la sécrétion d’endomorphines, qui stimulent le volume sanguin et irriguent les cellules grises. Enfin, pensez à la méditation pour améliorer votre mémoire immédiate. 3.Certains aliments sont-ils bons pour la mémoire ? Plusieurs études suggèrent qu'il existe un lien entre nutrition et cognition. Poissons, fruits et légumes sont bénéfiques pour les capacités mentales, notamment grâce à leurs teneurs élevées en acides gras oméga 3 et en vitamines B, D et E. Contenu dans les viandes rouges, les abats, le boudin noir, les mollusques, les légumes verts, les céréales et les légumineuses, le fer favorise l’oxygénation du cerveau. Enfin, attention à la déshydratation pouvant causer une baisse de la concentration ! 4. Faut-il s'inquiéter en cas d'amnésie passagère ? La perte de mémoire peut être rétrograde avec oubli des souvenirs anciens, antérograde avec oubli des événements au fur et à mesure qu'ils se présentent alors que la mémoire des faits anciens est conservée, ou lacunaire avec une perte de mémoire concernant certaines périodes alors que les autres souvenirs restent intacts. L’ictus amnésique est une amnésie globale bénigne et généralement unique touchant 25 personnes sur 100 000 entre 50 et 70 ans. Au premier plan apparaît une amnésie antérograde massive, s’accompagnant de troubles mnésiques rétrogrades. En une demi-heure à quelques heures, le trouble disparaît : la mémoire redevient normale mais il persiste une amnésie partielle couvrant la période de l'ictus. 5. Pourquoi le sommeil est-il indispensable pour la mémoire ? Le sommeil est fondamental pour le développement cérébral, l’apprentissage et la mémorisation. C’est pendant que l’on dort que notre cerveau traite les informations cumulées pendant la journée. Des dizaines de milliers de synapses - les jonctions entre les neurones- se créent ou disparaissent pendant le sommeil, pour ne garder que les pertinentes. 6. A quel âge a-t-on la meilleure mémoire ? C'est à 20 ans qu'on fait preuve de nos meilleures capacités de concentration et d’apprentissage. Jusqu'à 30-40 ans, les capacités de mémorisation sont optimales. Ensuite, ces capacités se dégradent naturellement avec le vieillissement physiologique du cerveau. 7. Quel rôle l’effet Google joue-t-il sur l’entretien de la mémoire ? Une étude américaine met en avant le fait que l’internaute fait moins d’efforts de mémorisation quand il sait qu’il pourra retrouver l’information par la suite. De, même, quand il ne connaît pas la réponse à une question, il se tournera quasi systématiquement vers un moteur de recherche. C’est ce qu’on appelle le « réflexe Google ». Cependant les moteurs de recherche renvoient souvent vers des sites comportant des éléments de texte, des photos, du son… Ces multiples supports facilitent la mémorisation car ils sont plus susceptibles de toucher les différents types de mémoires (visuelle, auditive, motrice…). 8. Comment reconnaître les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer ? Les troubles de la mémoire, notamment récente, la difficulté à exécuter des gestes simples du quotidien et la désorientation dans le temps et l’espace sont les indices les plus saillants, ceux qu’il faut considérer sérieusement. A noter que la maladie d’Alzheimer – liée à la dégénérescence des neurones du cerveau - est une maladie rare avant 65 ans. Moins de 2 % des cas de maladie d’Alzheimer surviennent avant cet âge. 9. Quels sont les traitements de la maladie d'Alzheimer ? La prise en charge de la maladie d'Alzheimer est multidisciplinaire. La kinésithérapie, l'orthophonie, l'ergothérapie ou la psychomotricité permettent de maintenir l’autonomie et de retarder l’aggravation des symptômes de la maladie. Certains médicaments (inhibiteurs de la cholinestérase et antiglutamate) sont utilisés pour ralentir la progression de la maladie et plusieurs traitements sont également en cours de développement. La piste la plus développée actuellement étant celle de l’immunothérapie. 10. Comment utiliser les objets connectés pour parer aux troubles de la mémoire ? Les nouvelles technologies peuvent accompagner le maintien de l’autonomie, notamment grâce aux objets connectés. Le Pilulier intelligent, par exemple, envoie un signal d'alerte (sonore, SMS...) si vous oubliez de prendre votre traitement. Le bracelet connecté quant à lui permet de localiser grâce à un GPS intégré la localisation d’une personne, voire de lui envoyer des notifications pour rappel. Il peut même être relié à une plateforme d'écoute et de recherche opérationnelle 24h/24 et 7J/7, qui permet, en cas de besoin, de situer précisément la personne qui se serait égarée – ayant oublié son adresse, perdu ses repères familiers…- et de contacter l'aidant.
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Les solutions pour aider ses parents âgés à bien manger
Avec l’âge, il arrive que l’appétit diminue. Le risque est alors celui de la dénutrition. Les conseils du Pr Bruno Lesourd, gériatre et ancien chef de service du CHU de Clermont-Ferrand, pour maintenir de bonnes habitudes alimentaires.
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Quelles sont les formalités pour obtenir ma retraite ?
BIEN SE PRÉPARER Aborder la retraite commence … par quelques formalités simples. Je demande ma retraite La retraite n’est pas versée automatiquement. Environ quatre mois avant la date prévue pour votre départ en retraite, vous devez effectuer les démarches de sa mise en route pour percevoir votre pension. Ni votre employeur ni votre caisse de retraite ne le feront à votre place ! Mais, rassurez-vous, les procédures se sont largement simplifiées … Elles varient en fonction du statut professionnel. Vous êtes salarié Affiliés au régime général (9 Français sur 10), faites deux demandes parallèles : Une demande pour la retraite de base auprès de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), par Internet (site de l’assurance retraite) ou par courrier. Ensuite, remplissez et signez l'imprimé intitulé « Demande de retraite personnelle », joignez les pièces justificatives exigées, comme la photocopie de la carte d'identité, un RIB, les derniers bulletins de salaire, un justificatif de cession d'activité ou le dernier avis d'imposition, et envoyer le tout à la Cnav ou à la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). Une demande pour la retraite complémentaire par téléphone ou par internet auprès de l’Agirc-Arrco: Arcco pour les non-cadres, Agirc pour les cadres. Trois sites indispensables pour vous orienter et effectuer vos formalités : www.lassuranceretraite.fr www.arrco.fr www.agirc-arrco.fr Vous êtes artisan, commerçant ou profession libérale Une seule et simple demande doit être effectuée, via internet, pour votre retraite de base et votre retraite complémentaires à la dernière caisse à laquelle vous avez cotisé. Renseignez-vous sur www.info-retraite.fr Vous êtes fonctionnaire La démarche est très simple : adressez votre demande au service du personnel de l'administration dont vous dépendez. Renseignez-vous sur www.vosdroits.service-public.fr Si vous avez cotisé à plusieurs organismes, faites la demande auprès de la caisse dont relève votre dernière activité professionnelle.
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A la retraite, changer de mutuelle
Vous êtes à la retraite ou vous y serez prochainement ? C'est le bon moment de vous interroger sur votre mutuelle. En changer permet de l’adapter à vos nouveaux besoins et de la choisir « sur mesure », ce qui n’était pas possible lorsque vous étiez salarié. Comment ? Ces quelques informations vous y aideront..
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