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Comment constituer votre dossier retraite ? À quel âge partir à la retraite ? On vous donne tous les clés pour préparer votre retraite et en profiter pleinement.

Canicule : quels sont les signes d'alerte à ne pas négliger ?

La chaleur excessive fatigue car l'organisme met en oeuvre des réactions pour maintenir une température corporelle normale. À défaut, des accidents graves peuvent survenir, comme le coup de chaleur et la déshydratation. Que faire et ne pas faire pour bien supporter la chaleur et survivre à une canicule ? Et surtout, quels sont les signes d'alerte à repérer ?Canicule : comment (bien) réagir en cas de forte chaleur ?Limiter les expositions à la chaleurMettre en place des mesures simples visant à lutter contre la chaleur excessive, a fortiori chez les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées, handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes...) : faciliter les courants d'air, fermer les fenêtres et les volets dans la journée, ouvrir le soir, mouiller sa peau, boire de l'eau très régulièrement, continuer à manger suffisamment, éviter les sorties aux périodes les plus chaudes, pas d'efforts physiques, passer quelques heures par jour dans un endroit frais, etc.  Prendre et donner des nouvellesLes personnes fragiles et isolées sont vivement invitées à donner régulièrement de leurs nouvelles à leurs proches. Inversement, les proches sont priés de prendre souvent de leurs nouvelles. Dans cette optique, établissez deux listes de coordonnées : sur qui puis-je compter en période de canicule ? Qui pourrais-je aider ? (proches, amis, voisins, médecins, pharmaciens, mairie, etc.).Le Ministère de la Santé recommande également de faire la liste des endroits frais ou climatisés ouverts en été où l'on peut se rendre pour se rafraîchir (grande surface, cinéma, musée, église...).Enfin, toute personne fragile doit s'inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir l'aide de bénévoles. En cas de besoin, les autorités ont mis en place un numéro : Canicule Info Service : 0 800 06 66 66.   Attention avec les médicaments !Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur et entraîner des complications. Pas question d'arrêter son traitement ni de modifier la posologie, mais il convient de signaler tout symptôme inhabituel à son médecin. Et ne surtout pas prendre de médicaments sans avis médical, même s'ils sont en vente libre. Par exemple, l'aspirine peut gêner l'adaptation de l'organisme à la chaleur. Le paracétamol peut quant à lui porter atteinte au foie en cas de forte chaleur et attention aux diurétiques qui peuvent accentuer la déshydratation.Reconnaître les signes d'alerteIdentifier les symptômes témoignant d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur permet de réagir rapidement et de mettre en oeuvre les bons gestes.Chaleur excessive : quels sont les signes d'alerte et comment réagir ?Les trois signaux suivants indiquent que l'organisme commence à souffrir de la chaleur, voire un début de déshydratation.Mouiller son corps et notamment ses avant-bras sous un filet d'eau apporte immédiatement un bien-être important : il faut augmenter le mouillage (brumisateur, douche...) et la ventilation de la peau (courant d'air, ventilateur...).Bouffée de transpiration en buvant un verre d'eau : boire davantage d'eau, même sans sensation de soif et continuer à manger suffisamment.Absence d'urine pendant environ 5 heures ou urines de couleur foncée : augmenter les boissons et manger suffisamment.Les cinq signaux suivants témoignent d'une insolation, d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur nécessitant de réagir en urgence.Crampes dans les jambes, les bras, les fesses, le ventre : cesser toute activité physique, boire et se reposer. Appeler le médecin si les symptômes persistent pendant plus d'une heure ou s'aggravent.Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle : se mettre dans un endroit frais et boire. Contacter son médecin si les symptômes persistent ou s'aggravent.Maux de tête et/ou nausées après une exposition au soleil (insolation) : rejoindre un endroit frais, ventiler sa peau, s'asperger d'eau ou prendre un bain frais (mais non froid), placer des sacs de glaçons sur ses cuisses et ses bras. Appeler le 15 si les symptômes s'aggravent ou persistent.Soif intense associée à une sècheresse de la peau, ou à une fatigue intense, des vertiges, une somnolence, ou une perte de connaissance (déshydratation grave) : appeler immédiatement le 15. En attendant les secours, se mettre au frais et si possible boire.Température élevée (supérieure à 39°C), maux de tête violents, nausées, vomissements, propos incohérents, convulsions, perte de connaissance (coup de chaleur) : appeler le 15. En attendant les secours, se mettre au frais, enlever ses vêtements, s'asperger d'eau, ventiler la peau au plus près, placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Pouvoir mieux repérer la maladie d'Alzheimer

Inattentions fréquentes, pertes d'objets répétées... la maladie d'Alzheimer semble une évidence. Pourtant, très souvent, ces signes sont simplement le reflet du vieillissement normal de la mémoire. Savoir repérer la maladie, c'est permettre un diagnostic précoce. Ou, à l'inverse, et le plus souvent, arrêter de s'inquiéter sans raison. Comment trier le vrai du faux, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Simple ʺtrouʺ de mémoire ou maladie d'Alzheimer ?L'inquiétude concernant le risque d'avoir une démence, en particulier la maladie d'Alzheimer, grandit parmi la population.Pr Bruno Dubois, neurologue, Directeur du Centre des Maladies Cognitives et Comportementale à l'Hôpital de la Salpêtrière (Paris) : « Passé un certain âge, les plaintes de mémoire apparaissent. Mais attention à ne pas confondre mémoire et attention ! Beaucoup de personnes mettent sur le compte d'un défaut de mémoire ce qui n'est qu'un simple défaut d'attention ». D'où l'intérêt de réaliser un bilan en consultation de mémoire en cas de doute persistant.$$Vous vous plaignez de votre mémoire ? La maladie d'Alzheimer est peu probable !$$En règle générale, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ne se plaint pas ou peu de troubles de mémoire. Pr Bruno Dubois : « Plus on se plaint de sa mémoire, moins on a de risque d'avoir une maladie d'Alzheimer. Quand on fait passer des tests de mémoire (comme le Test des 5 mots, réalisé en cabinet par un médecin dûment formé pour que le test soit interprétable), on se rend compte que ceux qui déplorent une mémoire défaillante ont souvent des performances bien meilleures que ceux qui ne s'en plaignent pas ! » En effet, les tests Alzheimer ou tests de mémoires font la part entre les troubles de l'attention (liés à l'âge, à une dépression...) et le trouble vrai de mémoire, c'est à dire l'incapacité à transformer une information en un souvenir. Cela peut sembler paradoxal, mais le malade Alzheimer, même au tout début, ne se rend pas compte de son état (on parle d'anosognosie). Il estime au contraire que sa mémoire se porte bien, du moins "comme quelqu'un de son âge" ! $$Les troubles de l'attention, ce n'est pas forcément la maladie d'Alzheimer !$$Passé la soixantaine, il est trop facile de mettre un problème d'attention sur le compte de la maladie d'Alzheimer. D'autres explications existent :Déjà, nous sommes très sollicités dans la vie quotidienne. Nous réalisons alors un tri personnel entre des informations primordiales et d'autres qui nous apparaissent secondaires, banales. Oublier où l'on a posé ses lunettes n'est pas forcément un symptôme d'Alzheimer, quand, par exemple, notre attention a été captée au même moment par une sonnerie de téléphone. Or avec l'âge, cet état de recherche permanente d'objets ou d'informations nous inquiète parfois, trop souvent à tort. De plus, les troubles du sommeil, plus fréquents en vieillissant, contribuent beaucoup aux troubles attentionnels. La dépression aussi, avec son ressenti émotionnel douloureux, ses ruminations. La personne dépressive, centrée sur sa souffrance, a des troubles majeurs de l'attention, de la concentration. Il en est de même avec l'anxiété, où l'information est captée de façon superficielle et la personne ne la retient pas.Attention, certains médicaments -très utiles- bloquent aussi les ressources attentionnelles, comme les benzodiazépines, les médicaments anticholinergiques (antispasmodiques gastro-intestinaux ou urinaires comme le ditropan ou la solifénacine...)$$Oublier le nom d'une personne, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$ On sait que le malade d'Alzheimer se remémore des souvenirs anciens, mais pas de ce qu'il a fait il y a quelques jours ou heures auparavant. Néanmoins, oublier le nom d'un ami de longue date ne signifie pas pour autant que c'est une démence d'Alzheimer. C'est le syndrome « du bout de la langue » : « je sais que je le sais, mais j'ai du mal à le retrouver ». Il fait appel à une autre démarche que l'enregistrement par le cerveau d'une information en un souvenir : c'est plutôt la capacité à activer les stratégies de récupération des informations déjà stockées. Elle dépend de l'intégrité d'autres régions du cerveau et, en particulier, des régions frontales dont l'activité peut diminuer légèrement avec l'âge. $$Changement d'humeur, signes de dépression, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$Plus que des modifications du caractère, ce sont plutôt les changements de comportement qui sont symptomatiques d'une maladie d'Alzheimer débutante. Pr Bruno Dubois: « Des colères, des emportements ne s'observent généralement pas au début d'une maladie d'Alzheimer ; ce sera plutôt la tendance à faire moins de choses, à être apathique, à être replié sur soi, à s'isoler, à avoir moins d'initiatives. Cela s'explique par l'atteinte d'une région du cerveau impliquée dans la motivation comportementale ». Mais prudence, car ces signes sont aussi souvent interprétés comme un état dépressif. Or la personne Alzheimer peut présenter une apathie sans être dépressive. Dans la dépression, il y a une apathie accompagnée d'une souffrance morale, une souffrance qui peut manquer dans ce cas chez les patients atteints d'Alzheimer. $$Du mal à s'exprimer, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$A priori non, cela n'a habituellement rien à voir. Néanmoins, dans les formes d'Alzheimer dites atypiques (seulement 15% des cas), il existe certains signes particuliers et inhabituels qui résultent d'une localisation particulière des lésions dans le cerveau. Cela génère des troubles visuels ou des troubles du langage. Il s'agit d'une « aphasie » progressive, c'est une sorte de mutisme qui s'installe peu à peu, avec une difficulté à trouver les mots ou à articuler. Source : e-santé journaliste scientifique,Hélène Joubert

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Fracture d'ostéoporose : cinq différences hommes/femmes

L'ostéoporose et le risque de faire une fracture ostéoporotique ne sont pas l'apanage de la femme et ne sont pas forcément liés à la ménopause. L'homme en souffre aussi, moins souvent mais avec des conséquences plus sévères. Homme ou femme, la même maladie ?Ostéoporose, les hommes plus souvent épargnésAvec des os plus volumineux et donc plus résistants à la fracture, les hommes ont une masse osseuse qui dépasse celle des femmes. L'ostéoporose - cet os devenu mince, poreux et très fragile - ne les épargne pas pour autant. Les hommes voient leur capital osseux diminuer dès 50 ans, sous le coup de la baisse de la production des hormones sexuelles (estrogènes, testostérone) et d'autres facteurs. Longtemps considérée comme une maladie féminine, l'ostéoporose et son risque de fracture touchent néanmoins 15% des hommes après l'âge de 50 ans.Alors que l'immense majorité des fractures dues à l'ostéoporose chez la femme surviennent après la ménopause (du fait de la carence en oestrogènes), chez l'homme, elles sont surtout fréquentes entre 15 et 30 ans (fractures traumatiques liées aux accidents de la voie publique, du travail et du sport, accidents plus fréquents que chez la femme jeune) puis après 60 ans, où leur nombre (vertèbres, extrémité supérieure du fémur et de l'humérus, tibia, bassin) s'envole. Dans ce dernier cas, peu importe le sexe, la fracture ostéoporotique de la personne âgée est spontanée ou due à un traumatisme minime. Pr Bernard Cortet, responsable de l'unité osseuse du service de rhumatologie au CHU de Lille et président du GRIO (groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) : « L'ostéoporose est surtout associée au sexe féminin et en effet, environ 40% des femmes seront un jour ou l'autre concernées par la survenue d'une fracture ostéoporotique. Chez l'homme, c'est entre deux et trois fois moins fréquent, mais ça n'est pas pour autant négligeable. Environ 15% des hommes de plus de 50 ans vont faire une fracture au cours de leur vie, mais les fractures vertébrales (le tassement de vertèbres) sont très fréquentes chez les hommes âgés ».Ostéoporose, les hommes plus durement touchésChez l'homme, lorsque l'ostéoporose frappe, c'est souvent plus fort. Les conséquences sont généralement plus graves en cas de fracture sévère car celle-ci survient surtout sur un terrain "fragile" c'est à dire plus souvent en présence de facteurs de risques (tabagisme, intoxication éthylique etc.) et de nombreuses maladies associées. Par exemple, l'alcool (consommé de manière prolongée à raison d'au moins 3 verres/jour) détruit le tissu osseux.Pr Cortet : « On a tendance à l'oublier : l'ostéoporose peut être une maladie fatale. La mortalité à 5 ans après une fracture liée à l'ostéoporose atteint 51% chez les hommes contre 39% chez les femmes de plus de 60 ans (1). Certaines fractures ostéoporotiques dites sévères (vertèbre, hanche, bassin, humérus) augmentent le risque de décès. Mais cette surmortalité est plus importante au sein de la population masculine. Au-delà de 80 ans, les fractures chez l'homme sont trois fois moins fréquentes que chez la femme mais elles s'accompagnent d'une surmortalité deux à trois fois plus importante. »L'ostéoporose "secondaire", typiquement masculineDans plus d'un cas sur deux, l'ostéoporose chez l'homme est consécutive à une maladie ou à la prise d'un traitement. Chez la femme, la ménopause responsable d'une carence profonde et brutale en estrogènes est loin devant les autres causes qui sont beaucoup plus rares. C'est pourquoi, encore plus que chez la femme, chez un homme et particulièrement chez un homme jeune, il faut rechercher des causes secondaires c'est-à-dire des maladies (maladies de la glande thyroïde et plus généralement des glandes endocrines, maladies respiratoires, du foie et du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, bronchites chroniques etc.) ou des traitements (cortisone en traitement de plus de 3 mois à une dose >7,5mg/jour d'équivalent-prednisone) ayant pu détruire de façon insidieuse le tissu osseux.Un dosage de la testostérone chez l'homme de moins de 50 ans et la recherche d'une surcharge en fer (signe de la maladie hémochromatose qui provoque une ostéoporose) peuvent être nécessaires. Mais 50% des ostéoporoses chez l'homme entre 30 et 60 ans restent inexpliquées. La génétique joue probablement un rôle dans ces ostéoporoses "primitives".Pr Pierre Mongiat-Artus, chirurgien urologue (Hôpital Saint Louis, Paris) : « Au moment du diagnostic de cancer de la prostate, un tiers des hommes a déjà une perte de capital osseux. Or les traitements anticancéreux ne vont qu'aggraver la situation : la première ligne d'hormonothérapie provoque très rapidement une importante perte osseuse, plus sévère encore que la perte due à la ménopause (5-10 fois plus importante). De plus, tous les traitements anticancéreux ultérieurs (docetaxel, acétate d'abiratérone, enzalutamide ou cabazitaxel) sont des facteurs supplémentaires car majoritairement associés à la corticothérapie, elle-même responsable d'une perte osseuse et donc qui accroit le risque de fracture ».L'homme, à traiter avec plus d'urgence en cas de fracture ostéoporotiqueEn cas d'antécédents de fracture ostéoporotique, pas d'hésitation : il faut traiter l'ostéoporose car le risque de nouvelle fracture est important. Derrière toute fracture peut se cacher une fragilité osseuse. Or, s'il est montré que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être soignés dans un établissement de soins longue durée après une fracture, on pense moins souvent à les évaluer pour l'ostéoporose et même à mettre en place un traitement médicamenteux !Sans antécédents de fracture, l'évaluation du risque fracturaire repose à la fois sur les facteurs de risque cliniques de fractures (antécédents familiaux, tabagisme, alcoolisme, indice de masse corporelle, âge, perte de taille...) * et la mesure de la densité de l'os par l'examen ostéodensitométrie. Toute diminution de la densité osseuse augmente fortement le risque de fracture et un chiffre (Tscore) inférieur à -2,5 identifie une ostéoporose chez la femme. Comme chez la femme, calculer un score de risque FRAX®** permet au médecin d'affiner le risque de fracture, mais en revanche, chez l'homme il n'existe pas de seuil validé.Pr Cortet : « Contrairement à la femme, le seuil densitométrique à partir duquel il faut traiter un homme n'est pas non plus consensuel. Le volume osseux chez l'homme étant augmenté, il est possible qu'il faille plutôt intervenir chez lui pour une densité osseuse mesurée par un Tscore plus bas à l'ostéodensitométrie que chez la femme (en l'absence de fracture). Ainsi chez l'homme un T-score

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Et si on pouvait décider de bien vieillir ?

Bien vieillir, c'est tout autre chose que de vouloir rester jeune, d'avoir l'air jeune. Il vient inexorablement un âge où ce n'est plus possible. Vieillir ne semble souvent pas enviable dans notre société. Et pourtant, un livre " j'ai décidé de bien vieillir " de Claudine Badey-Rodriguez (1) aborde ce thème avec enthousiasme et subtilité. Bien vieillir, c'est parfaitement possible ! Ce qui fait déjà plaisir, et qui est clairement exprimé dans ce livre, c'est de s'apercevoir que oui, on peut bien vieillir : ' L'espérance de vie sans incapacité progresse plus rapidement que l'espérance de vie globale '. Et puis, la question la plus intéressante, ce n'est pas tellement de vous conseiller de rester mince, de ne pas fumer ni boire trop d'alcool, de faire du sport et de manger équilibré (5 fruits et légumes par jour au moins !)... c'est plutôt de se demander ce qui, psychologiquement, peut nous permettre d'envisager une vieillesse heureuse.L'ouvrage fait le tour des facteurs psychologiques aidant à une approche plus positive de l'avancée en âge comme l'optimisme, la réduction du stress, le développement d'une vie intérieure, la capacité à faire face aux différentes crises et transitions de vie. Il semblerait que 3 stratégies permettent de mieux vieillir. C'est ce qui a été observé chez des personnes qui justement vieillissent bien. Pour bien vieillir, la première stratégie est la sélection Il s'agit de ne pas vouloir tout faire, tout réussir, mais de choisir vos activités en fonction de vos moyens, de vos envies et des contraintes concrètes. L'avantage de cette stratégie, c'est que vous investissez vos moyens, votre énergie, dans quelques projets, dans quelques activités que vous réussirez bien mieux, plutôt que de saupoudrer votre énergie un peu dans tous les domaines. Pour cela, il faut un peu d'humilité : on ne peut pas être bon partout, il faut choisir. Notez que cette stratégie serait assez valable aussi pour les personnes jeunes et que sans nul doute, c'est tôt que l'on peut se préparer à bien vieillir.Un exemple : Ghislaine, 76 ans, a choisi de continuer à prendre des cours d'espagnol. Elle apprenait aussi l'anglais, mais elle a décidé de s'en tenir à l'espagnol, surtout parce que les cours sont plus près de chez elle, et que l'ambiance est très joyeuse. La deuxième stratégie est l'optimisation Une fois que vous avez choisi vos activités, investissez-y de l'énergie pour exceller en ce domaine. Faites des projets qui vont dans le même sens, alimentez le domaine que vous avez choisi pour vous y sentir vraiment bien. Aussi Ghislaine a décidé de passer au moins une semaine de vacances par an en Espagne afin de pratiquer et de se motiver. Un mois avant de partir, elle s'achète au moins un roman en espagnol qu'elle lit pour se mettre dans l'ambiance. Et elle s'est abonnée à une chaîne câblée espagnole où elle regarde régulièrement les informations de la péninsule Ibérique...$$Bien vieillir : La troisième stratégie est la compensation$$Il faut bien accepter les limites que le temps ou l'âge impose. Alors, utiliser les moyens qui vous sont offerts pour compenser les désagréments est vraiment très important. Ghislaine utilise un appareil auditif et elle le porte le plus possible. C'est ce qui lui permet de suivre facilement ses cours. Une de ses amies qui apprenait l'espagnol avec elle est décédée. Après un petit passage à vide moral, Ghislaine s'est liée d'amitié avec une autre étudiante du troisième âge, un peu plus jeune qu'elle et très dynamique. Elle compense ainsi l'absence de son amie et cela la motive pour aller à ses cours. Si vous savez utiliser ces trois stratégies (SOC = Sélection, Optimisation, Compensation) tout porte à croire que vous vieillirez mieux que les autres. On peut d'ailleurs penser que, même sans vieillir, vous serez plus heureux. Alors, autant vous entraîner dès maintenant à être bien moralement pendant longtemps !En vieillissant, les personnes âgées heureuses nous apprennent bien d'autres stratégies, manières de vivre, de penser, de se souvenir, qui leur permettent de s'épanouir dans le grand âge. C'est ce que l'on peut souhaiter de mieux à chacun d'entre nous...Un grand merci à Claudine Badey-Rodriguez, psychologue, psychothérapeute et gérontologue pour ses conseils.(1) ' J'ai décidé de bien vieillir ' de Claudine Badey-Rodriguez aux éditions Albin Michel, 15 € TTC prix conseillé. Dr Catherine Solano

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Mal entendre fait vieillir le cerveau

Pourquoi est-il si important de traiter une audition défaillante ? Parce qu'à force de mal entendre, le cerveau en vient à s'organiser différemment, ce qui contribue à accélérer son vieillissement.Un appareillage précoce permet de renouer avec les bruits de notre environnement et de stopper les transformations cérébrales. Baisse de l'audition : un vrai handicap Sentiment d'infériorité, fatigue, repli sur soi, isolement sont autant de facteurs qui entraînent le malentendant dans la dépression. Quand on commence à souffrir d'un handicap auditif, toute la vie est bouleversée : Des problèmes de communication apparaissent. L'atmosphère familiale devient tendue. Les amis se lassent et finissent par s'éloigner. Les contacts avec les collègues se raréfient. Une reconversion professionnelle s'impose parfois. La vie culturelle et la vie sociale s'appauvrissent. Pour répondre à tous ces changements, le malentendant modifie peu à peu sa façon de vivre de façon considérable. L'impact psychologique est tel qu'une dépression est fréquente. Si on ne fait rien, si on ne bénéficie d'aucun traitement ou appareillage, d'autres problèmes, moins évidents et moins connus, risquent d'apparaître.   En réponse à une baisse auditive, le cerveau s'adapte et se réorganise Il faut savoir que l'audition joue un rôle important dans la stimulation du cerveau.Lorsque l'on entend moins bien, le cerveau reçoit moins d'informations à traiter. Progressivement, il s'habitue à cette baisse d'activité.Les conséquences sont les suivantes : Le cerveau étant moins sollicité, il vieillit plus vite. Les connections cérébrales se réorganisent, ce qui contribue à déformer l'univers sonore. Cette déformation accentue la difficulté à identifier les sons. Nous perdons l'habitude de reconnaître les sons. Pour toutes ces raisons, il est important de ne pas trop attendre pour se faire appareiller car plus le cerveau vieillit et plus il se réorganise, et plus l'adaptation et la reconnaissance des sons seront difficiles.   J'entends moins bien : quand consulter ? Le premier signe de la presbyacousie est une gêne à la compréhension de la parole, en particulier dans un environnement bruyant (restaurant, dans la rue...).Lorsque c'est le cas, un test de l'audition s'impose.Pour plus d'information sur le test d'audition : Le test d'audition expliqué en vidéo Source : e-santé Isabelle Eustache

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Phobie, dépression, ... : il n'y a pas d'âge pour faire une psychothérapie !

" À son âge, c'est trop tard pour voir un psy, elle a presque 85 ans " exprime Gabrielle au sujet de sa mère malade et dépressive ; " on ne peut plus changer quand on a si longtemps vécu sur un mode de fonctionnement. " Cette idée que l'on se fige psychologiquement avec l'âge est très répandue. Mais qu'en est-il vraiment ? Jusqu'à quel âge peut-on faire une psychothérapie ? Psychothérapie : il n'y a pas d'âge pour changer ! Quand quelqu'un pense qu'une personne plus âgée ne peut évoluer, il projette en fait sa vision négative du grand âge, ses angoisses au sujet de la vieillesse. Il pense ainsi qu'il arrive un moment où l'on ne peut plus rien faire. Or, c'est totalement faux. Notre cerveau, nos neurones restent malléables toute notre vie... même s'il est préférable de décider de faire une psychothérapie tôt pour en bénéficier le plus longtemps possible. Une phobie peut se soigner à tout âge Ghislaine souffrait d'une agoraphobie, peur de sortir de chez elle. Sa psychiatre la suivait depuis des années pour une dépression soignée par des médicaments, sans grande évolution. Et puis un jour, Ghislaine a décidé de suivre une thérapie comportementale. En 6 mois, elle a recommencé à sortir seule, à faire ses courses. Elle a pourtant aujourd'hui 74 ans. Qui oserait dire que ça n'en valait pas la peine ? Même à plus de 80 ans, on peut évoluer psychologiquement Claudine Badey-Rodriguez psychologue, psychothérapeute est spécialiste du vieillissement. " Une patiente, âgée de 82 ans, est venue me voir parce qu'elle souffrait de cauchemars, de ruminations, de colère non évacuée au sujet d'un événement survenu aux alentours de ses 40 ans. Son mari avait eu une liaison et l'avait quittée quelques mois pour une autre femme avant de lui revenir. Elle avait vécu avec cela par la suite, mais ce traumatisme n'était pas digéré. En quelques séances de thérapie, elle allait nettement mieux. " Ainsi, même à 82 ans, il est possible de changer. La psychothérapie soutient quand on est maladeQuand on souffre d'une maladie physique, ce qui devient plus fréquent avec l'avancée en âge, on n'a pas le choix. On doit l'affronter. " Le travail de thérapie peut renforcer les ressources pour faire face à la maladie, explique encore la psychologue, et c'est une grande aide. Il m'est par exemple arrivé d'aider des personnes atteintes d'une maladie de Parkinson. La thérapie permet aussi d'aborder la douleur, l'amoindrissement de certaines capacités, la solitude éventuelle, la perte de personnes de l'entourage... En fin de vie, une psychothérapie de soutien peut encore apporter beaucoup Même en fin de vie, en service de soins palliatifs, certaines personnes ont besoin d'aide pour redonner du sens à leur vie. Un accompagnement peut les aider à retrouver le fil conducteur, le sens qu'a eu leur vie. Il peut aussi leur permettre de se mettre en paix avec elles-mêmes en " revisitant " des évènements pour lesquels elles n'avaient pas apporté, à leur sens, de réponse satisfaisante lorsqu'ils s'étaient produits. Etre en paix peut alors leur donner de la force pour affronter la mort.Dr Catherine Solano

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Aide aux personnes dépendantes : les femmes en première ligne !

Avec le vieillissement de la population, nous sommes de plus en plus nombreux à nous occuper d’un parent dépendant qui vit à domicile. Cette tâche qui va souvent jusqu’au dévouement, s’ajoute aux activités quotidiennes et souvent professionnelles. De surcroît assumée sans aucune formation préalable, cette aide est souvent éreintante physiquement et psychologiquement. Nous sommes tous potentiellement des aidants dits « informels », c'est à dire non professionnels. Portrait type de la personne aidante. Aidants en première ligne : les femmes bien sûr ! Ce sont surtout les femmes qui prennent le rôle d'aidant informel (les hommes dans 26% des cas), âgées de 52 ans en moyenne (à noter que 34% des aidants ont eux-mêmes plus de 60 ans) et ne travaillent pas dans la moitié des cas.Une fois sur deux, la personne aidante fait partie de l’entourage qui cohabite avec la personne âgée dépendante. Sinon, dans 25% des cas, la personne aidante intervient tous les jours auprès de la personne aidée en se rendant à son domicile.Si l’aidant est parfois lui-même aidé par les personnes les plus proches (conjoint et enfants, à défaut membres de la famille plus éloignés ou relations amicales ou de voisinage), la responsabilité et l’essentiel de la prise en charge à domicile reposent le plus souvent sur ses seules épaules. La personne aidante est donc seule face au problème de dépendance de son proche, alors qu'au global, les personnes aidantes sont plus de 4 millions en France, selon l’enquête 2010 de la DRESS (Enquête Handicap-Santé auprès des Aidants). En quoi consiste ce soutien aux seniors ? 79% des personnes aidantes participent aux activités de la vie quotidienne : courses, préparation des repas, linge, ménage…77% dispensent des soins : visites chez le médecin, prise de médicaments…29% s’acquittent des activités essentielles de la vie : toilette, habillement, déplacements…58% participent à la gestion administrative : papiers, factures…48% apportent une aide matérielle ou financière.Toutes ces tâches nécessitent un investissement de plusieurs heures chaque jour, une durée qui ne fait qu’augmenter avec l’évolution de la dépendance… Non formés à cette tâche, comment s’en sortent les aidants ? Les répercussions sont nombreuses dans tous les domaines :- Vie quotidienne, financière et professionnelle : difficultés familiales et professionnelles à s’absenter quelques jours ou quelques heures dans la journée, difficultés financières…- Santé physique et mentale : risque accru de dépression, d’anxiété, de troubles du sommeil, forte consommation de psychotropes, stress, fatigue et épuisement, manque de temps pour prendre soin de sa propre santé, etc.Toutes ces répercussions sont à prendre en compte et à repérer car elles représentent le déterminant majeur de placement en institution de la personne âgée dépendante.Mais avant d’en arriver là, les aidants doivent être informés des aides professionnelles et se décider à y recourir. En effet, il ne faut pas négliger les dispositifs adaptés susceptibles de seconder les aidants dans leur rôle. Isabelle Eustache

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Alzheimer : que penser des dispositifs de géolocalisation ?

Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble de l'orientation peuvent quitter leur domicile, se déplacer et finir par se perdre, ne plus savoir où elles se trouvent. Pouvoir demander de l'aide, et pour les proches, localiser la personne disparue est l'objectif des appareils de géolocalisation. Comment fonctionnent-ils ? Sur quels critères en choisir un ? Un dispositif de géolocalisation, c'est quoi exactement ? Pour une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble de l'orientation, un dispositif de géolocalisation peut représenter une alternative à une mise sous surveillance permanente en institution. Ce dispositif permet à la personne désorientée de rester à son domicile et de continuer à se déplacer, certes de façon pistée, mais librement. Le dispositif de géolocalisation est un appareil médical, un GPS ou un Smartphone qui se présente sous la forme d'un bracelet, d'un médaillon ou d'un téléphone, et qui transmet la position de celui qui le porte à un proche ou à une plateforme d'assistance. L'appareil de géolocalisation permet aussi d'engager la conversation en cas de besoin.Quelles sont les fonctions et les qualités requises pour un outil de géolocalisation ? Convaincre la personne de porter un appareil de géolocalisation est une chose, lui proposer un objet qui ressemble à un bracelet carcéral ou à un collier canin, que de plus elle sera incapable d'ôter elle-même, sera forcément rejeté. L'outil doit donc être choisi en fonction de ce que la personne concernée est capable d'accepter. Quelle est l'efficacité d'un système de géolocalisation ? Quelle est la qualité de la téléphonie ? Si la géolocalisation est trop lente et surtout imprécise, à 400 m près par exemple, le dispositif ne sera d'aucune utilité, et pourra même contribuer à renforcer la souffrance de la situation vécue par l'aidé et l'aidant.La fiabilité du système de géolocalisation est le point le plus important à vérifier. Le système GPS est le plus utilisé et parfois secondé par un autre système (A-GPS, GSM...). Le dispositif de géolocalisation doit aussi permettre à la personne désorientée d'entrer en contact vocal avec un proche ou un service d'assistance. La communication doit être correctement audible et le son suffisamment fort. En toute logique, les Smartphones sont plus performants que les bracelets ou les médaillons. Quelle est la facilité d'utilisation d'un dispositif de géolocalisation ? Quel est l'autonomie de l'appareil ? Le fonctionnement de l'appareil de géolocalisation doit être extrêmement simple. Il ne faut pas oublier qu'il est destiné à une personne fragile qui, en plus de troubles de l'orientation, peut souffrir de troubles de la mémoire. La facilité du mode de mise en marche est primordiale.L'entrée en communication doit être automatique. La personne désorientée ne doit pas avoir à appuyer sur un bouton. Les fonctions et les touches doivent être extrêmement simples et bien visibles. À propos des touches, elles ne doivent pas être trop rapprochées ni trop sensibles.Rappelons que la personne désorientée est généralement âgée, avec un degré d'autonomie et des handicaps variables (vue, manipulation manuelle...). Pour l'aidant, le paramétrage doit également être simple. Concernant l'autonomie de l'appareil de géolocalisation, renseignez-vousl, de même que sur sa vitesse de recharge. Là encore, la manipulation pour la mise en charge doit être simple. Bien entendu, l'avertisseur de charge doit être très visible. Combien coûte un appareil de géolocalisation ? Faut-il un contrat ? Un contrat d'abonnement à une plateforme d'assistance peut être nécessaire. Dans ce cas,la disponibilité de la téléassistance est essentielle. C'est une évidence, tous les appels doivent aboutir. Certains appareils de géolocalisation s'achètent, d'autres sont en location sur contrat. Globalement, une année d'utilisation d'un dispositif de géolocalisation se situe entre 450 et 750 euros, selon le type d'appareil, le type de contrat, etc.Attention à la durée du contrat, souvent excessive : 12 mois, voire 24 mois, avec résiliation parfois difficile ! Dr Philippe Presles

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Alzheimer : l'agitation, une question de douleur ?

Une étude norvégienne nous montre que l'agitation, problème fréquent des patients Alzheimer, est diminuée par un traitement adéquat contre la douleur. L'agitation des patients Alzheimer L'agitation est un symptôme fréquent de la maladie d'Alzheimer.Quand il est agité, le patient a une activité inappropriée, soit parce qu'elle est reproduite trop fréquemment ou parce qu'elle survient dans un contexte qui n'est pas le bon. Il y a de nombreux exemples : besoin de bouger, de marcher, de partir ; vocabulaire inapproprié, menaces, confusion, etc.A l'heure actuelle, les neuroleptiques sont utilisés pour diminuer l'agitation des patients Alzheimer, mais ces médicaments ont des effets secondaires et des risques. Et leur efficacité est limitée ! L'agitation liée à la douleur Une équipe norvégienne (1) a cherché à vérifier si la douleur n'était pas souvent en cause dans l'agitation. En effet, de nombreux patients Alzheimer souffrent en plus de maladies potentiellement douloureuses. Et si l'on connaît de nombreux déclencheurs de l'agitation (environnement trop bruyant, stress, changement dans la routine habituelle), on ne les connaît pas tous.Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont sélectionné des malades dans 60 maisons de repos et de soins. Dans certaines, les malades ont été suivis pour la douleur selon les recommandations de la Société américaine de gériatrie ; dans les autres, les malades Alzheimer sont restés à leur prise en charge habituelle, qui est moins attentive à la douleur. Soigner la douleur diminue l'agitation des patients Alzheimer Conclusion : une prise en charge adéquate de la douleur diminue l'agitation de 17% chez les malades Alzheimer.La diminution est significative au bout de deux semaines et s'est maintenue pendant les deux mois qu'a duré l'essai. Les chercheurs ont fait un dernier contrôle au bout de trois mois, et les malades qui avaient bénéficié d'une prise en charge de la douleur étaient retournés à leur agitation habituelle.Le fait de rechercher une éventuelle cause douloureuse à l'agitation fait pourtant déjà partie des conseils donnés aux médecins en cas d'agitation d'un patient Alzheimer ; apparemment cette recommandation n'est pas assez appliquée, ou pas de la bonne manière. Comment réagir face à l'agitation des patients Alzheimer ?   Ecouter le malade pour tenter de comprendre ce qui cause l'agitation. Rassurer le malade en lui disant qu'il est en sécurité et que vous resterez avec lui/elle jusqu'à ce qu'il/elle aille mieux. Associer le patient à des activités qui vont le relaxer - art, musique, etc. Modifier l'environnement : diminuer le bruit et les distractions. Laisser l'énergie du patient s'exprimer : aller marcher par exemple. Surtout, ne pas répondre à l'agitation en élevant la voix, ni en empêchant la personne de bouger ou de s'exprimer. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Prothèse auditive : quand faut-il appareiller ?

Avec 5 millions de Français touchés, la surdité est fréquente et rapidement handicapante.Pour ne pas s'isoler socialement, un appareillage auditif est souhaitable. Reste à définir quand faut-il appareiller exactement ?La réponse à cette question est à la fois simple et compliquée. Le plus difficile est de reconnaître sa surdité, car associée au vieillissement, puis d'accepter de porter un appareillage, car perçu comme inesthétique, contraignant techniquement et coûteux. Sinon, quels sont les signes qui doivent amener à consulter un ORL en vue d'un appareillage auditif ? Ensuite quelles sont les prothèses auditives disponibles ? Prothèse auditive : quand faut-il décider de se faire appareiller ? Il est nécessaire de se faire appareiller lorsque l'audition entraîne une gêne dans la vie quotidienne et sociale. Difficultés à comprendre les autres, nécessité de monter le volume de la télé, etc. La gêne auditive est, au début, insidieuse car nous avons une grande capacité d'adaptation et nous compensons. Mais au fur et à mesure qu'elle s'accentue, la nier n'est plus recevable.Voici une série de signes qui ne trompent pas, qui indiquent clairement une surdité : Vous ne saisissez pas tous les mots d'une conversation. Les mots arrivent à votre oreille de façon assourdie, comme dans du coton. Vous entendez mais ne comprenez pas. Vous avez l'impression que les autres n'articulent pas. Vous faites souvent répéter. Vous avez tendance à parler fort. Vous comprenez mal lorsque l'on ne vous parle pas en face, le dos tourné notamment, ou à distance. Vous comprenez mal les conversations au téléphone. Lorsqu'il y a de la musique ou un autre bruit de fond, vous avez du mal à comprendre les dialogues d'un film. Vous augmentez souvent le volume de la télé ou de la radio. Vous n'arrivez pas à entendre le tic-tac de votre montre. Vous êtes vite fatigué(e) dans les endroits bruyants. Vous suivez mal les conversations à plus de 2 personnes.   Lorsqu'une surdité est reconnue, que faire ? Une fois ces signes de surdité reconnus, il est nécessaire de consulter un médecin ORL sans attendre.S'il n'y a pas d'urgence à consulter un spécialiste, en revanche, il ne faut pas trop attendre pour deux raisons : Plus on attend, plus on s'isole et plus il est difficile de revenir en arrière. En l'absence de traitement de la surdité, le cerveau perd l'habitude de recevoir des sons et de les interpréter. La rééducation auditive avec un appareillage est alors plus difficile. Le médecin ORL réalise un bilan auditif complet, indiquant le niveau et les caractéristiques de la surdité.Ensuite c'est un audioprothésiste qui proposera l'appareil auditif le mieux adapté à chaque cas, en fonction du type de surdité et des besoins de chacun.   Quelle prothèse auditive choisir ? Il existe quelque 400 références et 16 marques d'appareils d'aide auditive. Grâce à la technologie numérique, ils offrent aujourd'hui un bon confort d'écoute.Les contours d'oreille sont les plus utilisés (70% du marché), suivis des intraoculaires.Petit aperçu des avantages et inconvénients respectifs de ces deux types d'appareils.Les contours d'oreilleCes appareils en plastique contournent l'oreille. Ils sont de grande taille pour les surdités profondes, les micro-contours plus discrets étant réservés à des surdités plus légères. Solides. Faciles à manipuler y compris par les personnes âgées ayant des difficultés visuelles ou motrices. Sans entretien. Autonomie de 10 à 15 jours. Leur taille permet d'y implanter des options électroniques variées : micros directionnels, contrôle de volume, sélecteur de programme... De puissance variable, ils s'adaptent aux pertes auditives légères à profondes. Les contours d'oreille de grande taille sont peu discrets et peu esthétiques. Coût : 500 à 2000 euros par oreille. Les intra-auriculaires Ils se logent à l'intérieur de l'oreille dans le conduit auditif. Ils offrent une audition très naturelle. Destinés seulement aux surdités légères à moyennes. Très discrets et esthétiques. Plus fragiles. Manipulation plus délicate. Entretien délicat. Réglages précis. Faciles d'usage au téléphone. Autonomie de 4 à 5 jours. Réservés aux personnes dont le conduit auditif n'est pas trop étroit ou tortueux. Réservés aux personnes ne sécrétant pas trop de cérumen. Coût : à partir de 1.400 euros par oreille. Le choix d'une prothèse auditive dépend donc de chacun, de nombreux critères entrant en ligne de compte : anatomiques, personnels, niveau de surdité, type de surdité, âge, dextérité de manipulation, coût, etc.   Dr Philippe Presles

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Seniors, même vaccinés, méfiez-vous de la grippe !

Contre la grippe, l'idéal est de se faire vacciner chaque année.Mais attention, le vaccin ne garantit pas une protection absolue contre le virus de la grippe. C'est ainsi que même vaccinées, certaines personnes peuvent malgré tout attraper la grippe. C'est très rare, mais cela arrive.La consigne est donc la suivante : en cas de symptômes grippaux, penser à la grippe même si l'on a été vacciné et consulter rapidement son médecin. Pourquoi les seniors doivent-ils se faire vacciner contre la grippe ? La vaccination contre la grippe protège les personnes pour lesquelles la maladie représente un danger. On réduit ainsi le risque de décès et de complications graves en cas de grippe chez les personnes fragiles : les seniors (60 ans et plus) et les sujets atteints d'une affection chronique respiratoire, cardiaque, métabolique, ou d'un déficit immunitaire.En effet, si la grippe est généralement une infection respiratoire aiguë bénigne, elle peut aussi devenir dangereuse en raison de la fragilité des personnes infectées.Les complications de la grippe (infection bactérienne, pneumonie, atteinte pulmonaire susceptible de dégénérer en insuffisance respiratoire, défaillance cardiorespiratoire, atteinte neurologique...) sont très fréquentes chez les personnes âgées.La grippe représente la première cause de mortalité infectieuse chez les plus de 75 ans. L'hiver dernier (saison 2011-2012), près de 6.000 décès ont été attribués en France à la grippe saisonnière.Sur les 1,8 million de personnes qui ont consulté pour un syndrome grippal au cours des 8 semaines d'épidémie, 15.820 sont passées aux urgences pour grippe et 1.038 ont été hospitalisées.La moitié des malades hospitalisés pour grippe et la moitié des admissions en réanimation pour cas grave ont concerné des personnes âgées de plus de 65 ans : 44% ont développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë et 16% sont décédés.Enfin, il faut savoir que la proportion de personnes vaccinées parmi les malades était de 21%, soit un patient sur cinq environ. Pourquoi doit-on répéter la vaccination chaque année ? À savoir : il faut compter un délai de 15 jours après l'injection pour être immunisée contre le virus de la grippe.Les anticorps produits sous l'effet du vaccin ont une durée limitée dans le temps, allant de 6 mois à 8-9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Par ailleurs, les virus circulants varient d'une année sur l'autre.Voici donc deux bonnes raisons de se vacciner systématiquement tous les ans.   Penser à la grippe même si l'on est vacciné La protection contre la grippe conférée par la vaccination n'est pas absolue, mais dans l'éventualité d'une grippe survenant chez une personne vaccinée, la maladie est généralement moins intense.Puisque le vaccin ne protège pas à 100%, certaines personnes vaccinées peuvent donc attraper la grippe. Il faut le savoir et y penser en cas de symptômes évoquant la grippe : Forte fièvre (jusqu'à 40°C). Toux sèche. Fatigue intense. Courbatures. Typiquement, ces symptômes sont très intenses et surviennent de façon brutale.Si vous repérez ces symptômes et que vous êtes vacciné(e), n'écartez pas la possibilité d'une grippe. Contactez très rapidement votre médecin car vous pouvez bénéficier d'un traitement antiviral qui stoppera les symptômes ou, à défaut, les atténuera. La seule condition pour que ce traitement soit efficace est de le prendre très tôt, idéalement dans les 24 heures suivant le début des symptômes de la grippe.   Seniors vaccinés ou non vaccinés, comment vous protéger du virus de la grippe ?$$Les mesures barrières sont très efficaces contre la grippe. Encore faut-il les adopter : Lavage fréquent des mains à l'eau et au savon ou à l'extérieur avec une solution hydro alcoolique. Lavage des mains après les transports en commun, les courses, après avoir serré des mains, éternué dans sa main, s'être mouché(e), etc. Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier lorsque l'on tousse et éternue. N'utiliser que des mouchoirs en papier que l'on jette aussitôt après usage unique dans une poubelle. Éviter les contacts avec les personnes malades. Ces mesures sont à mettre en pratique durant tout l'hiver et avec encore plus de rigueur en période d'épidémie de grippe...   Isabelle Eustache

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Baisse d'énergie et de désir sexuel : et si c'était l'andropause ?

L'andropause serait-elle une sorte de ménopause au masculin ? Quelles sont les caractéristiques de l'andropause et qui sont les hommes susceptibles d'être atteints d'andropause ? Quelles différences entre l'andropause et la ménopause ? Andropause et ménopause sont liées à un phénomène hormonal. Mais tandis que la ménopause implique les hormones estrogènes, c'est la testostérone qui marque l'andropause. De même, alors que dans la ménopause les ovaires se mettent au repos, impliquant un arrêt progressif et définitif de la production d'oestrogène, dans le cas de l'andropause la fabrication de la testostérone est seulement ralentie. Autre différence, la ménopause signe l'arrêt de la fertilité, ce qui n'est pas le cas chez l'homme avec l'andropause. Enfin, l'andropause affecte peu d'hommes, tandis que les symptômes de la ménopause touchent de très nombreuses femmes.Les symptômes de la ménopauseChez la femme, outre l'arrêt des règles, l'arrêt progressif de l'imprégnation estrogénique peut se traduire par des symptômes très divers et d'intensité variable, dont les plus connus sont les bouffées de chaleur, suivies par des tension des seins, des douleurs diffuses, une sècheresse vaginale, des troubles sexuels, des insomnies, une fatigue, de la déprime, de l'irritabilité, etc. Les symptômes de l'andropauseChez l'homme, on retrouve des troubles sexuels avec une baisse du désir sexuel et des érections moins fortes, mais aussi une baisse d'énergie, de force et d'endurance, une altération des capacités physiques avec une réduction de la masse musculaire et de la fatigue. Outre des troubles du sommeil notamment de type insomnie et une baisse de la pilosité, l'andropause affecte également l'humeur avec une baisse de la joie de vivre, une tristesse avec tendance dépressive ou irritabilité. On peut aussi retrouver chez les hommes une transpiration excessive, une prise de poids notamment abdominale, une ostéopénie (baisse de la densité de l'os). L'ensemble de ces symptômes peut se traduire par une altération de la qualité de vie et une dégradation du rendement professionnel.   Qui sont les hommes concernés par l'andropause ? Comme les femmes, le risque d'andropause augmente avec l'âge et touche des hommes âgés entre 45 et 65 ans. Mais si tous les hommes voient naturellement leur production de testostérone diminuer progressivement au fil du vieillissement, tous ne souffriront pas de symptômes importants, lesquels sont d'ailleurs controversés, car ils peuvent aussi être le reflet de certaines maladies (dépression, trouble vasculaire, obésité...), voire de mauvaises habitudes de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, alcool...). Quels sont les facteurs de risque de l'andropause ?" Parallèlement, certains facteurs de risque sont suspectés car associés à un faible taux de testostérone : Surpoids et obésité abdominale. Diabète. Excès de cholestérol. Syndrome métabolique. Prise de certains médicaments (antipsychotiques, antiépileptiques, narcotiques). Consommation excessive d'alcool. Stress chronique. Maladie chronique. Maladie du foie. À noter que si l'andropause est associée au syndrome métabolique, elle pourrait constituer un facteur de risque cardiovasculaire. À l'appui, une étude récente montrant que l'andropause est quatre fois plus fréquente chez les hommes atteints d'insuffisance cardiaque (1).   Que faire en cas de symptômes d'andropause ? Le diagnostic repose sur les symptômes et sur un dosage sanguin de la testostérone. Quant au traitement, il implique une hormonothérapie à base de testostérone (sous forme de gel, patch, gélule, injection) pour compenser le déficit, mais les effets à long terme de ce traitement ne sont pas bien connus et il pourrait entraîner des effets secondaires (augmentation du risque de cancer de la prostate, d'accident vasculaire cérébral, de troubles du comportement, de cancer du sein, etc.). Quant à la prévention, des habitudes de vie saines pourraient influer : lutte contre le surpoids, alimentation équilibrée, activité physique, limitation de l'alcool, bilan régulier pour traiter tout diabète débutant et autre excès de cholestérol...En pratique, on retiendra que l'andropause n'est pas une maladie mais une conséquence du vieillissement qui affecterait peu d'hommes et qui est controversée, tant du point de vue de ses symptômes que du traitement. Cela dit, en cas de symptômes impactant sur la vie psychique, la vie sexuelle (baisse du désir sexuel, érections moins fortes) et la santé cardiovasculaire, il faut consulter son médecin, pour un bilan, des conseils de mode de vie, voire un traitement personnalisé. Isabelle Eustache

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Comment gérer un proche malade d'Alzheimer ?

La maladie d'Alzheimer transforme la vie de la personne touchée, mais aussi celle de son entourage et particulièrement celle de l'aidant, la personne désignée pour accompagner le malade au quotidien. Comment surmonter une telle épreuve ? Quelques conseils pour gérer la situation... ® Qui sont les aidants ? Trois millions de Français sont directement ou indirectement touchés par la maladie d'Alzheimer, dont plus de 850.000 personnes malades et 225.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. S'occuper d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer est déstabilisant et épuisant, physiquement et psychologiquement. On les appelle les aidants, et pourtant, eux aussi ont besoin de se faire aider. En effet, la tâche qui leur incombe, accompagner la personne malade et lui prodiguer les soins nécessaires, est particulièrement difficile.Les aidants sont bien souvent le conjoint ou un enfant, mais il peut s'agir de tout autre membre de la famille, d'un ami voire d'un voisin.Un aidant qui va bien, c'est un malade qui va mieux.Selon l'Association France Alzheimer®, « un aidant qui va bien, c'est aussi une personne malade qui va mieux, et vice-versa ». Autrement dit, pour gérer efficacement un proche atteint de la maladie d'Alzheimer, il faut aussi penser à soi et se protéger. Quatre conseils pratiques pour gérer un proche malade d'Alzheimer   Essayer de comprendre le maladePour accompagner un malade, il faut s'efforcer de le comprendre.En effet, la maladie évoluant, les réactions et les comportements changent progressivement et l'on peut rapidement se sentir démuni, même en présence d'une personne jusque-là très proche. La comprendre permet de mieux réagir, d'améliorer la qualité de la relation et d'adapter son aide aux différents besoins. Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur cette maladie, ses symptômes, son évolution, à discuter avec d'autres aidants ou avec des professionnels de santé. S'accorder des moments de répitOn peut rapidement s'épuiser physiquement et moralement en s'occupant d'un malade d'Alzheimer et mettre sa propre santé en danger. Il faut savoir prendre du recul et oser s'accorder des pauses, avec des moments vraiment à soi. Repérer les amis, voisins et les autres membres de la famille qui peuvent régulièrement ou même ponctuellement s'impliquer à vos côtés. Entretenir une vie socialePas question de se replier sur son couple aidant-aidé et de délaisser sa vie sociale sous prétexte de manquer de temps, de culpabiliser... Il faut continuer à sortir, à mener ses activités et à rencontrer d'autres personnes. Le piège est de s'enfermer dans cette relation à deux, aussi prenante soit-elle, et de se retrouver exclusivement au service du malade. Se faire soi-même aiderEnfin, il est impératif d'accepter de se faire aider car tout dévoué que l'on soit pour son proche, il ne faut pas s'oublier. Il est primordial de repérer dans son environnement tout ce qui peut aider dans les tâches quotidiennes : les autres personnes (amis, voisins, famille), mais aussi les services (professionnels de santé, aide à domicile, séjour en hôpital de jour...), les outils, etc.Prendre contact avec les associations et avec d'autres aidants peut apporter de nombreuses réponses aux besoins spécifiques de la personne malade. On retiendra qu'il ne faut ni s'isoler, ni s'épuiser et qu'il est parfaitement normal de se faire aider. Pour plus d'informations sur la maladie d'Alzheimer et le quotidien des aidants, consultez le site de l'Association France Alzheimer® et comme dit l'Association "un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide".Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Arrêter de fumer après 50 ans : est-ce que ça vaut encore le coup ?

Il n'y a pas d'âge pour arrêter de fumer.Le plus tôt sera le mieux, mais même passé un certain âge, les bénéfices sont immédiats et très conséquents.Les cardiologues sont formels, arrêter de fumer après son soixante-dixième anniversaire est encore bénéfique... Alors à la cinquantaine, vous avez mille raisons de plus !Sachez-le : il n'y a aucune excuse valable pour ne pas rompre avec ce « petit plaisir » mortel... Entre 70 et 80 ans, l'arrêt du tabac diminue la mortalité de 27 % Est-il encore utile de se résoudre à arrêter de fumer passé un certain âge ? Les bénéfices de l'arrêt compenseront-ils les efforts déployés pour le sevrage ? Et passé 70 ans, est-ce que ça vaut vraiment encore le coup de modifier une telle habitude multi quotidienne ?Les réponses à ces questions sont toutes catégoriquement affirmatives. En janvier 2013, lors des XXIIIèmes Journées européennes de la Société française de cardiologie, les cardiologues ont affirmé la chose suivante : « entre 70 et 79 ans, le sevrage réduit les risques de décès de 27 % ». Autrement dit, l'abstinence tabagique a des effets immédiats et conséquents à tout âge.Ainsi, les 10 % de seniors fumeurs et qui pensent qu'il est trop tard pour arrêter se trompent. Ce petit plaisir reste extrêmement dangereux. Passé son 70ème anniversaire, il est encore temps de se donner la peine d'arrêter, car le sevrage a encore et toujours un intérêt majeur. Quels sont les effets attendus du sevrage chez les seniors ?   Si la mortalité globale diminue de 27 %, c'est surtout en raison des effets sur le système cardiovasculaire.En effet, concernant les cancers par exemple, c'est essentiellement la durée du tabagisme qui est délétère. En revanche, pour les accidents coronariens, c'est la consommation de tabac « en temps réel » qui compte le plus.Dès l'arrêt, on supprime le risque de thrombose. Or rappelons que la prévalence des maladies cardiovasculaires augmente fortement avec l'âge et que les accidents coronaires représentent dans notre pays l'une des principales causes de décès. Les seniors tirent donc un avantage immédiat évident de l'arrêt du tabagisme. L'autre grand système à bénéficier du sevrage tabagique est l'appareil respiratoire.Le volume expiratoire augmente immédiatement. Et plus tardivement, en cas de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), cette maladie qui touche typiquement les fumeurs et ex-fumeurs et qui concerne quelque 15 % des plus de 65 ans, l'arrêt du tabac est aussi efficace que la mise sous oxygène. Autrement dit, le sevrage est le traitement de première intention.   Est-il plus difficile d'arrêter à 70 ans qu'à 30 ans ? Il est difficile de répondre à cette question car l'on ne dispose que de très peu d'études sur ce sujet. Il semblerait néanmoins qu'un arrêt à un âge tardif ne soit pas plus difficile. Certes les seniors qui fument ont une importante ancienneté de tabagisme et sont donc assurément très dépendants au tabac. Mais a priori, la dépendance à la nicotine est la même à 20, 40 ou 70 ans.En revanche, avec l'âge, la motivation à l'arrêt est plus forte car l'état de santé diminue tout comme la qualité de vie... Alors, comment arrêter de fumer ? En se faisant aider par son médecin pour trouver la bonne méthode et pour se faire accompagner et encourager. Trouver le bon moment pour enfin rompre avec cette habitude très contraignante est aussi essentiel. Ce peut être à l'occasion de la mise en route d'un nouveau traitement ou à l'approche d'une opération chirurgicale. En effet, on sait que l'arrêt du tabac avant une intervention chirurgicale diminue les risques de complications et améliore les suites opératoires. C'est pourquoi on recommande l'abstinence tabagique avant et après une chirurgie, particulièrement chez les seniors. Il n'y a donc pas d'âge pour oser se libérer du tabac et les efforts seront assurément récompensés !Quid de la e-cigaretteFaut-il essayer la cigarette électronique ? Des incertitudes demeurent concernant cet objet, mais l'enjeu de l'arrêt est tel que cette méthode peut être tentée chez les seniors. En mimant la gestuelle en plus d'apporter de la nicotine, le sevrage est moins douloureux et moins stressant pour certains fumeurs assidus.  Source : e-santé Isabelle Eustache

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Sarcopénie, fonte musculaire avec l'âge

La sarcopénie est un syndrome qui se définit par une diminution progressive de la masse musculaire liée au vieillissement, mais que certains facteurs peuvent accélérer.Quels sont les risques et comment prévenir la sarcopénie ? Sarcopénie : quand la fonte musculaire s'accélère La fonte musculaire avec l'âge est un processus normal, mais qui peut dans certaines conditions s'accentuer et accélérer la survenue des troubles.Au cours du vieillissement, notre masse musculaire diminue progressivement. On estime qu'entre 20 et 80 ans, nous perdons la moitié de nos muscles squelettiques.Mais outre le vieillissement, certains facteurs peuvent contribuer à cette fonte musculaire, particulièrement à partir d'un certain âge.Ce sont essentiellement : la sédentarité, les maladies, dont les troubles nutritionnels, les dysfonctionnements endocriniens (carence en hormones anabolisantes). Lorsque ces trois types de facteurs sont présents (vieillissement, manque d'activité physique, maladies), on parle de sarcopénie. On estime que 25 % des personnes âgées de plus de 70 ans et 40 % des plus de 80 ans seraient atteints de sarcopénie.   Quelles sont les conséquences de la sarcopénie ?   Diminution des défensesEn cas d'infection sévère ou lors d'une intervention chirurgicale, le système immunitaire est fortement mobilisé. Les besoins en acides aminés (les composants de base des protéines) sont accrus pour fabriquer des protéines inflammatoires et assurer le bon fonctionnement des cellules du système immunitaire. Ces acides aminés sont directement puisés dans nos « réserves » que sont les muscles. Or chez le sujet âgé, cette réserve n'est plus systématiquement restaurée, menant à la sarcopénie et diminuant ses capacités à répondre aux agressions et notamment aux infections. Diminution de la motricité et risque de chuteAvec la diminution de la masse musculaire, la motricité devient difficile et le risque de chute augmente. D'autres fonctions sont altérées comme le tonus et les facultés de mastication. Baisse de la thermorégulationLa fonte musculaire entraîne une baisse de la thermorégulation. Les personnes atteintes de sarcopénie ont plus souvent froid et peinent à réguler leur température corporelle lors des variations thermiques. Anomalie de la sensibilité à l'insulineLa sensibilité à l'insuline diminue, avec un risque de développer un diabète ou de contrôler de moins en moins bien un diabète existant. Diminution du capital osseuxPar défaut de sollicitation (en raison d'une réduction globale de la motricité), la baisse du capital osseux s'accélère, menant à un risque accru de fracture en cas de choc, même minime. La sarcopénie affecte fortement la qualité de vie : fragilité, troubles de santé, baisse de l'autonomie...   Comment prévenir la sarcopénie ?   Veiller à des apports suffisants en protéinesLes besoins en protéines doivent représenter 12 % de la ration énergétique. Mais en raison des variations d'apports alimentaires chez les sujets âgés, il est préférable de se référer au poids, soit 1,1 à 1,2 g de protéines / kg de poids corporel par jour. Les protéines d'origine animale sont à privilégier, idéalement à hauteur de 60 % de l'apport protéique total, car leur composition en acides aminés est mieux équilibrée que celle des protéines végétales.Bien entendu, cet apport protéique doit s'organiser autour d'une alimentation variée, équilibrée et attrayante. Rester physiquement actifLe meilleur moyen de lutter contre la sarcopénie est de garder une activité physique régulière et adaptée aux possibilités de chacun. Il n'existe pas de limite, ni inférieure ni supérieure, mais le plus serait le mieux. À noter que l'activité physique englobe toutes les activités, la marche, mais aussi les courses, le ménage, le jardinage ou tout simplement la préparation des repas. Tout doit donc être fait pour maintenir l'autonomie. Les problèmes de santé pouvant nuire à la pratique de l'activité sont à régler au plus vite : troubles articulaires, circulatoires, visuels, de l'équilibre, etc. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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