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Comment constituer votre dossier retraite ? À quel âge partir à la retraite ? On vous donne tous les clés pour préparer votre retraite et en profiter pleinement.
Tout savoir sur le tremblement
Regardez bien : tous les tremblements ne se ressemblent pas Le tremblement est par définition " une oscillation rythmée, involontaire, que décrit tout ou partie du corps autour de sa position d'équilibre ". Il en existe trois grandes familles, dont les caractéristiques sont différentes. Le tremblement essentiel : très fréquent, très embêtant, mais pas grave… Connu également sous le mauvais nom de " tremblement sénile ", le tremblement essentiel est plus ou moins précoce et gène l'attitude, c'est-à-dire le mouvement intentionnel. Pour bien comprendre, faites le test suivant : les deux bras tendus en avant, paume en bas, doigts écartés, puis recherchez un tremblement fin, rapide, irrégulier ; pour corser un peu, pointez les index l'un en face de l'autre, sans les toucher. Une fois installé, ce " cadeau " de l'âge devient parfois pénible dans la réalisation de certains gestes de la vie quotidienne (écriture, gestes fins). Il disparaît pourtant au relâchement musculaire complet. Le tremblement essentiel atteint les membres (aux extrémités ou à la racine) des deux côtés, parfois la tête (mouvement de négation ou d'affirmation), la voix (voyelle longue), mais épargne la face, le tronc et les membres inférieurs. Le médecin consulté trouvera toujours un examen neurologique normal et ne découvrira aucune cause médicamenteuse. Le tremblement de repos : souvent signe de maladie de Parkinson À l'inverse du précédent, le tremblement de repos est maximum à la relaxation et disparaît lors de la contraction musculaire. Par exemple, la main tremble lorsqu'elle est posée sur les genoux, mais peut porter une cuillère pleine à la bouche sans la moindre oscillation. Il est de ce fait peu gênant pour les gestes fins de la vie quotidienne. D'installation rapide, il touche au départ et traditionnellement l'extrémité des membres (supérieurs et/ou inférieurs), d'un seul côté. Enfin, il est plus lent et plus régulier que le tremblement essentiel et épargne la tête. Le problème est qu'il fait craindre un syndrome parkinsonien (de la maladie de Parkinson) et le médecin trouvera des signes neurologiques. Les autres tremblements : toujours penser aux médicaments ! On ne pense jamais assez aux effets indésirables des médicaments. Les seniors y sont particulièrement exposés en raison de l'augmentation du nombre des maladies avec l'âge. Les tremblements d'attitude, d'apparition ou d'aggravation récente, peuvent être dus à la prise d'antidépresseurs, d'hormones thyroïdiennes ou de certains traitements pour le cœur. L'apparition de tremblement de repos, quand il n'est pas lié à une maladie de Parkinson est exclusivement le fait d'une prise (même ancienne) de neuroleptiques. Quels examens complémentaires faut-il faire ? Lorsque les tremblements sont caractéristiques, aucun examen n'est indispensable. Dans les cas plus difficiles, il sera parfois utile de faire un enregistrement musculaire. Le scanner ou l'IRM restent exceptionnellement nécessaires. Peut-on traiter ou soulager un tremblement ? Les réponses sont différentes selon le type de tremblement, mais les résultats ne sont pas toujours spectaculaires. Néanmoins, l'important est de considérer la gêne réelle ressentie par chacun. Le tremblement essentiel : le traitement de choix est le bêtabloquant, sous réserve que le cardiologue élimine toute contre-indication (électrocardiogramme obligatoire). En cas d'impossibilité, certains médicaments contre l'épilepsie ou l'anxiété sont parfois efficaces. On propose quelquefois des injections de toxine botulique dans les muscles de la nuque pour améliorer les tremblements de la tête. Le tremblement de repos : son traitement repose sur des anti-parkinsoniens, dont l'efficacité est habituellement retardée de quelques mois… Les autres tremblements : ils cessent en général à l'arrêt des médicaments responsables. Les effets des neuroleptiques peuvent néanmoins persister plusieurs mois. On peut encore citer la chirurgie du tremblement qui, compte tenu des risques propres aux interventions sur le cerveau, reste réservée à des cas très particuliers. Elle n'est pas proposée aux sujets âgés. Connaître et s'interroger sur le type de tremblement dont on souffre est important. Souvent, il faudra faire avec, mais c'est une erreur que de tirer cette conclusion d'emblée. Le vieillissement n'explique ou n'excuse pas tout. Le médecin pourra toujours faire le point sur votre état de santé et sur la facon de maintenir votre qualité de vie. De Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache
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La vue aussi prend de l'âge
Près de 2 millions de Français présentent une déficience visuelle, affection dont la fréquence augmente avec l'âge : 61% des déficients visuels sont âgés de plus de 60 ans. Dans environ 8% des cas, ce déficit est dramatique, se manifestant par une forte perte de l'acuité visuelle ou même une cécité. Néanmoins, il est surprenant de constater que certains problèmes de vision graves ne sont pas diagnostiqués. Quelques questions simples, un examen de l'acuité visuelle et l'application de certaines recommandations, suffiraient pourtant à détecter et parfois améliorer des troubles dont les répercussions sur la vie quotidienne sont particulièrement catastrophiques.Le vieillissement joue sur la vision ...La presbytie est typiquement liée à l'âge. Elle donne aux gens la furieuse envie de voir leurs bras s'allonger pour lire le journal. La “ lentille ” intraoculaire ou cristallin s'épaissit, devient moins élastique, ce qui limite son pouvoir d'accommodation. Le vieillissement normal est également responsable de la diminution du champ visuel, d'une atténuation de la vision des couleurs (sombres et pastel) et des contrastes. Il entraîne aussi une gêne accrue dans la vision nocturne.Mais moins que certaines maladies Les principales pathologies oculaires de la personne âgée sont la Dégénérescence Maculaire de la rétine Liée à l'Age (DMLA), la rétinopathie diabétique, la cataracte et le glaucome. Dans chacune de ces maladies, la perte visuelle est réelle, avec des symptômes et des prises en charges spécifiques.La DMLA : responsable de pertes graves de la vision. C'est la vision centrale qui est perturbée, avec une sensation de brouillage et de distorsion de l'image. Quinze pour cent des personnes de plus de 80 ans sont touchées, en particulier quand elles ont des antécédents familiaux de cette maladie. Les hypermétropes et les fumeurs sont plus exposés également. Les lésions étant irréversibles, la DMLA doit être dépistée tous les ans en consultant un ophtalmologiste à partir de 55 ans ou de 50 ans en cas de facteur de risque. Le traitement, quand il est possible (uniquement la forme humide), consiste à détruire les vaisseaux anormaux apparus sous la rétine : photocoagulation au laser, photothérapie (utilisation d'une substance photosensibilisante), molécules anti-angiogéniques (régression des vaisseaux en bloquant un facteur VEGF).La rétinopathie diabétique : affection chronique de l'appareil micro circulatoire de la rétine. Particulièrement crainte, cette maladie est à l'origine de 33% des cas de cécité chez les personnes âgées diabétiques. Il s'agit surtout de prévenir son apparition en régulant au mieux, dès le début de la maladie diabétique, le taux de sucre dans le sang. L'utilisation du laser permet de limiter les lésions rétiniennes et de réduire les risques de perte visuelle.La cataracte : le cristallin s'opacifie. Les causes de ce phénomène sont multiples : l'âge, les traumatismes, le diabète ou certains médicaments (corticoïdes, traitement contre le cancer). La cataracte rend sensible aux éblouissements, elle fait parfois percevoir un halo autour des objets. Certains collyres peuvent améliorer la gêne, mais c'est l'intervention chirurgicale, possible sous anesthésie locale, qui permet l'ablation du cristallin et son remplacement par un implant. La vision est ainsi efficacement restaurée.Le glaucome : augmentation de la pression à l'intérieur de l'oeil qui entraîne une destruction progressive et irréversible du nerf optique, menant, en l'absence de diagnostic et de prise en charge, à une réduction du champ visuel et de l'acuité visuelle. Le glaucome évoluant pendant des années sans aucun symptôme, cette maladie se dépiste tous les ans à partir de 45 ans, voire 40 ans en cas de prédisposition familiale. L'ophtalmologiste procède à une simple mesure de la pression intraoculaire. Le traitement peut être médical (collyres ou médicaments par voie générale) ou chirurgical. Le glaucome aigu est quant à lui très douloureux et s'accompagne d'autres signes (oeil rouge, perte visuelle, maux de tête, nausées, etc.). Il s'agit alors d'une véritable urgence thérapeutique.Lutter contre la basse vision, c'est adapter l'environnementLe bilan ophtalmologique doit apprécier le retentissement des troubles visuels sur les activités de la vie quotidienne. Une fois les déficits établis, il faut choisir des objectifs et des aides réalistes.Les aides techniques : une loupe, associée à un bon éclairage, est déjà d'un grand recours. D'autres systèmes optiques peuvent s'adapter à la gravité du déficit : loupe mono ou binoculaire, éventuellement montée sur les lunettes ; prismes pour augmenter le champ de vision ; télé agrandisseurs (caméra sous laquelle on dépose un texte ou un livre, permettant de le grossir de 5 à 40 fois). Ces équipements imposent un apprentissage et obligent à changer certaines habitudes. C'est pourquoi il vaut mieux les utiliser le plus tôt possible. Les “ trucs ” simples qui facilitent le quotidien :- Adapter dans toutes les pièces un bon éclairage, évitant les zones d'ombres.- Utiliser des codes de couleurs (ranger la soupe de tomate dans une boîte marquée de larges bandes rouges ou la soupe de poulet dans une boîte marquée de bandes jaunes), afin d'éviter le recours permanent à une loupe pour lire le contenu des boîtes.- Utiliser des lunettes de soleil ou des casquettes à l'extérieur (contre l'éblouissement).- Ne jamais laisser les portes entrouvertes ou les chaises dans un passage.- Faire participer les aidants. Eviter de dire : “ asseyez vous ”, mais “ prenez la chaise rouge contre le mur blanc à votre droite ”.- Préférer pour le lieu de vie des couleurs vives, de hauts contrastes.- Ne pas négliger l'abord psychologique : la basse vision est un véritable handicap.On retiendra que des visites régulières chez l'ophtalmologiste sont indispensables pour dépister certains troubles visuels, stopper leur évolution et/ou les corriger. Source : e-santéDr Stéphanie Lehmann
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Quelles aides pour faciliter le maintien à domicile d’une personne âgée ?
De nombreuses personnes âgées souhaitent demeurer chez elles le plus longtemps possible. Le point sur les solutions alternatives au placement en structure spécialisée. Les aides à domicile Les soins à domicile. Seules les infirmières et les aides-soignantes sont habilitées à pratiquer les soins à domicile. Ces prestations sont réservées aux personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en situation de dépendance. La demande de prise en charge est établie par le médecin traitant. En l’absence de réponse de la caisse primaire d’Assurance maladie dans un délai de dix jours, celle-ci est considérée comme acceptée. Ces soins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Les actes de la vie quotidienne. Selon le degré de dépendance de la personne, il est possible de recourir à une aide-ménagère, une auxiliaire de vie ou une garde-malade. Leur mission est d’accompagner la personne âgée (de plus de 65 ans) au quotidien : repas, courses, sorties, ménage… Mais seule l’auxiliaire de vie est à même de pratiquer des soins d’hygiène. Quant au garde-malade, sa présence peut être occasionnelle ou permanente. Recourir à l’une ou l’autre de ces personnes donne droit à une aide de la part des organismes sociaux ou de retraite (non cumulable avec l’allocation personnalisée d’autonomie). Vous pouvez aussi bénéficier, selon les cas, d’un crédit d’impôt maintien à domicile. Le portage des repas. Toute personne de plus de 65 ans peut en bénéficier, de façon ponctuelle ou régulière. En cas de faibles revenus, l’aide sociale départementale peut prendre en charge une partie des dépenses. Pour les actes de la vie quotidienne et le portage des repas, contactez le Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune. Les aides financières L’APA. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est versée aux personnes de plus de 60 ans qui ont besoin d’une aide pour les actes essentiels de la vie ou dont l’état nécessite une surveillance régulière. Son montant dépend du degré de dépendance, mais aussi des revenus. Retirez un dossier auprès du CCAS (mairie) ou du Conseil général. L’aide « Bien vieillir chez soi ». Elle est attribuée aux plus de 65 ans, à condition de ne pas bénéficier de l’APA. Son montant dépend des ressources de la personne âgée. Elle peut également être accordée sous forme de services (ménage, surveillance, etc.). Adressez-vous à votre mairie ou à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Aménager le logement Pour bien vieillir à domicile, il faut avant tout que la personne se sente en sécurité chez elle (risque de chute minimisé). Main courante dans l’escalier, monte-escalier, barre d’appui dans la baignoire, dispositif de téléassistance… De nombreuses associations et organismes ont pour but d’aider les personnes cherchant à aménager leur domicile. L’Agence nationale pour l’habitat (Anah) et le Conseil général proposent des aides pour financer ces travaux. La Cnav accorde également des subventions en fonction des revenus. En savoir plus : www.service-public.fr Cnav : 110 av. de Flandre 75951 Paris cedex 19. Tél.: 3960 (prix d’un appel local).
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Personnes âgées : la solitude n’est pas une fatalité
En France, une personne de plus de 60 ans sur trois souffre de solitude. Même les personnes âgées qui ont une famille se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes quand viennent les vacances. Un problème qui nous concerne tous. Quelles solutions pour éviter que nos aînés se retrouvent isolés durant l’été ?
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Seniors : gare aux risques insoupçonnés des médicaments !
Alors qu'ils devraient guérir ou maintenir en forme, les médicaments peuvent nuire. Quatre à cinq médicaments par jour, c'est en moyenne ce que consomme une personne de plus de 70 ans. Parce que le nombre de maladies augmente avec l'âge, les ordonnances s'allongent. En conséquence, après 80 ans, 20% des hospitalisations incombent aux effets indésirables des médicaments, ce qui représente un véritable problème de santé publique en France et dans les pays à démographie vieillissante. L'association de plusieurs traitements est bien souvent indispensable, mais suivre certaines règles élémentaires diminue le risque de faire des mélanges explosifs ! Médicaments contre les chutes, confusion mentale, malaises et syncopes, problèmes digestifs... Un médicament, même utilisé isolément, est souvent responsable d'effets indésirables. La plupart du temps désagréables, ceux-ci deviennent parfois graves.Ainsi, les molécules intervenant sur la tension (hypotenseurs), le sommeil (benzodiazépines), le système nerveux (neuroleptiques) ou les muscles (corticoïdes, hypolipémiants) sont fréquemment responsables des chutes.Les malaises ou les syncopes sont régulièrement le fait d'une baisse brutale de la tension lors des changements de position (couché-debout) ou de troubles du rythme cardiaque et beaucoup de traitements sont incriminés, comme les diurétiques, les laxatifs au long cours, les bêtabloquants et autres médications utilisées en cardiologie...Les problèmes digestifs sont très variés : altération du goût des aliments (certains antibiotiques), nausées, anorexie ou diarrhée (certains antibiotiques, anti-inflammatoires), constipation (certains traitements pour le coeur ; dérivés de la morphine : traitement contre la douleur).Parfois et c'est plus grave, le fonctionnement des reins ou du foie est perturbé. Médicaments : ' Le cachet rouge pour le coeur, le jaune pour le cholestérol, le blanc pour le sucre, le bleu pour dormir... ' Sachant qu'un seul médicament est source d'effet indésirable, on imagine un peu ce que les mélanges risquent de provoquer. Chez les seniors, certaines associations sont responsables de vrais problèmes de santé. En effet, l'organisme vieillit et les maladies aiguës ou chroniques augmentent sa fragilité. L'effet bénéfique du médicament est contrecarré par les risques qu'il fait courir. Pourtant, il est possible d'éviter la moitié des effets indésirables en respectant quelques principes : 1- Consultez votre médecin de familleIl vous connaît, souvent depuis longtemps et sait ce qui est indiqué ou non pour vous. Si d'autres praticiens (cardiologue, ophtalmologue) vous prescrivent des médicaments, indiquez leur votre traitement habituel. De plus, chaque médecin appliquera les principes suivants : dans la mesure du possible, traiter la cause de la maladie au lieu de multiplier les remèdes pour chacune de ses manifestations ; ne prescrire un médicament que si nécessaire, c'est-à-dire après l'échec des règles simples d'hygiène de vie (régime contre le cholestérol par exemple) ; adapter la dose en fonction de l'âge, du poids et surtout du fonctionnement des reins et du foie ; expliquer très précisément la prescription : son intérêt, les effets à surveiller par le patient ou son entourage, les interactions dangereuses ; surveiller et remettre systématiquement en question les traitements au long cours : faut-il poursuivre ? Dans quel but ? avoir toujours à l'esprit qu'un nouveau symptôme peut être d'origine médicamenteuse, même quand on n'y pense pas ! 2- N'ajoutez rien, n'enlevez rien à votre ordonnance...Le problème avec certains traitements au long cours, c'est qu'ils sont parfois contraignants et compliqués à suivre. Chacun peut-être tenté d'enlever l'un ou l'autre remède ou même de le remplacer... De plus, la facilité d'accès à toute une panoplie de médicaments présentés sur les comptoirs de pharmacie incite au danger, c'est-à-dire à traiter de son propre chef les petits désagréments passagers (nausées, toux, douleurs etc). Sans compter avec la grande tentation de reprendre une boîte laissée au fond de l'armoire qui n'avait pas si mal marché la dernière fois, ou d'accepter cette autre que vous tend votre voisin en vous disant qu'elle est mi-ra-cu-leuse !C'est établi : 1/3 des personnes prennent en automédication des molécules qui, utilisées dans de mauvaises conditions, ne sont pas sans risque (aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens, laxatifs au long cours). 3- Pour ne plus prendre n'importe quel médicament, n'importe comment, faites (ou faites faire) le ménage dans votre armoire à pharmacie !Vous verrez qu'il y a toujours fort à faire, quand on s'attaque au problème... Vérifier les dates de péremption. Enlever tout ce qui n'est pas le traitement en cours. Prenez l'habitude de rapporter les médicaments non terminés au pharmacien, cela vous aidera à faire place nette. Ne jamais reprendre, sans l'avis préalable de son médecin, un traitement prescrit quelque temps plus tôt (antibiotiques, anti-inflammatoires). À fortiori, ne jamais accepter un remède d'un proche et ne pas puiser dans la réserve du conjoint ! Bien connaître le rôle de chaque médicament. En cas de doute, le pharmacien et le médecin peuvent vous aider. Le traitement médicamenteux d'un senior est à gérer avec beaucoup plus de finesse que celui d'un adulte Avec l'âge, le risque d'être malade augmente et avec lui le danger de la multitude médicamenteuse. Le grand problème est que la médecine d'aujourd'hui, “ basée sur des preuves scientifiques ”, ne propose que très peu d'études cliniques et thérapeutiques intégrant des sujets âgés et très âgés. Ainsi, des domaines parfaitement maîtrisés pour les adultes sont encore inexplorés sous l'angle du sujet âgé, ce qui impose la plus grande prudence.Garder un peu de bon sens aide à ne pas avoir à souffrir des remèdes eux-mêmes. Il faut comprendre que, pour un senior, un traitement est toujours compliqué. Rajouter ou enlever inconsidérément un seul médicament, lorsqu'on en prend déjà 3 ou 4, c'est risquer la pagaille. Dr Stéphanie Lehmann
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L’indemnité de départ volontaire à la retraite fiscalisée à 100%
Vous avez décidé de partir à la retraite ? Si vous êtes salarié, vous avez droit à une indemnité de départ. Depuis le 1er janvier 2010, elle est soumise à l’impôt sur le revenu dans sa totalité. Qui est concerné ? Tout salarié qui quitte, de façon volontaire, son entreprise pour partir à la retraite peut toucher une indemnité de départ à deux conditions : être âgé d'au moins 60 ans et avoir au moins 10 ans d’ancienneté. Jusqu’ici, cette somme était exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 3 050 € et imposable au-delà.Le régime fiscal change… La loi de finances 2010 a supprimé cette exonération partielle « afin de ne pas accorder aux revenus de remplacements un régime fiscal plus favorable que celui appliqué aux revenus du travail », comme précisé par le ministère des finances. En conséquence, les indemnités de départ volontaire à la retraite versées à compter du premier janvier 2010 sont soumises à l’impôt sur le revenu dès le premier euro. Les indemnités versées en cas de plan social toujours exonérées Cette nouvelle disposition ne s’applique que sur les indemnités versées à partir du 1er janvier 2010, sur les impôts payés en 2011. Celles versées en 2009 demeurent exonérées à hauteur de 3050 €. De même, les indemnités de départ à la retraite versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) continuent de bénéficier d’une exonération totale. Plus d'informations
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Grosse fatigue de la soixantaine : où en est votre thyroïde?
Vous avez 60 ans ou plus et vous vous sentez parfaitement bien, en dehors d'une fatigue tenace apparue depuis peu. Vous décidez de consulter votre médecin traitant, qui, après vous avoir examiné, vous prescrit un bilan de la fonction thyroïdienne en plus des examens sanguins habituels... Tout au long de la vie, le bon fonctionnement de la thyroïde est une condition de bonne santé La thyroïde est une glande, située à la base du cou, qui utilise de l'iode pour fabriquer deux hormones : la thyroxine (T4) et la triiodothyroxine (T3). Cette production d'hormones thyroïdiennes est sous contrôle de l'hypophyse, située dans le cerveau, régulant l'ensemble grâce à un messager chimique que l'on dose très bien dans le sang, la TSH. De facon très schématique, il faut voir la thyroïde comme un modulateur de vitesse du métabolisme, sous contrôle d'un pilote automatique, l'hypophyse. Ainsi, lorsque les hormones thyroïdiennes manquent, la TSH augmente pour en stimuler la fabrication. Si, au contraire, il y a surproduction, la TSH diminue. On peut diagnostiquer de ce fait deux types de problèmes. L'hypothyroïdie, ou insuffisance de production de T3 et T4, est responsable du ralentissement de beaucoup de fonctions métaboliques, à l'origine de : fatigue, apathie, constipation, frilosité, prise de poids, sécheresse cutanée etc. L'hyperthyroïdie correspond quant à elle à un surplus hormonal, provoquant énervement, tachycardie avec possibilité de souffrance cardiaque, perte de poids, diarrhées, épuisement etc. Parfois, les perturbations biologiques précèdent les répercussions physiques patentes, c'est pourquoi il est justifié de faire des dosages de la TSH au moindre doute, surtout en cas de signes cliniques sans causes évidentes. La thyroïde aussi prend de l'âge... L'effet du vieillissement n'est pas négligeable sur beaucoup de fonctions hormonales et la production thyroïdienne n'y échappe pas. Pour autant, lors du vieillissement normal, on ne remarque pas de changement notable des taux mesurés dans le sang. La fabrication des hormones thyroïdiennes diminue effectivement, mais en même temps, leur utilisation est moins importante. C'est ainsi que la T4 reste à un taux normal dans le sang, de même que la TSH, même si l'on peut parfois remarquer une discrète diminution de la T3. La forme de la thyroïde peut également se modifier avec l'âge et l'apparition de nodules est relativement fréquente. Ces modifications sont généralement détectées par la simple palpation de la glande thyroïde à la base du cou. Dans ces conditions, il faut toujours faire réaliser des examens complémentaires (bilan sanguin, échographie, voire scintigraphie thyroïdienne), pour éliminer toute malignité. L'âge n'excuse pas toujours tous les malaises... L'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie sont des maladies relativement fréquentes chez le sujet âgé, puisqu'elles touchent 10 à 15 % de cette population pour l'hypothyroïdie, et 1 à 3 % pour l'hyperthyroïdie. Il est donc tout à fait important de penser à rechercher des déséquilibres qui, même mineurs, suffisent à causer certains troubles banaux (fatigue, stress, constipation, diarrhées, etc.) dont il serait facile de méconnaître l'origine véritable. C'est tellement plus facile d'accuser les outrages du temps ! On peut encore remarquer que les femmes sont plus souvent touchées que les hommes et que les causes de ces deux pathologies sont extrêmement nombreuses. Cependant toute fatigue, même avec des taux de TSH perturbés, n'est pas forcément d'origine thyroïdienne Attention, les facteurs susceptibles de perturber l'évaluation de la fonction thyroïdienne sont très nombreux et divers, à commencer par la prise de certains médicaments (Amiodarone contre les troubles du rythme cardiaque, Dopamine, Lithium, Oestrogènes, Propranolol, etc.), très fréquente chez les seniors, la présence d'une affection sévère ou encore d'une dépression. Enfin, le médecin complète le bilan clinique et biologique par une échographie thyroïdienne (à la recherche d'un goitre, de nodules, de kystes) et par une scintigraphie thyroïdienne, qui donnera souvent la cause du mauvais fonctionnement de la glande thyroïde. Lorsque, finalement, les problèmes thyroïdiens se confirment, que faire ? En cas d'hypothyroïdie : l'insuffisance de production d'hormones thyroïdienne est comblée par une forme médicamenteuse de la T4, dont les doses sont à adapter à chaque cas. L'important étant bien sûr d'éviter la bascule vers l'hyperthyroïdie. En cas d'hyperthyroïdie : la surproduction hormonale peut être freinée par des médicaments spécifiques : les antithyroïdiens de synthèse, dont les effets indésirables ne sont pas négligeables et obligent à une surveillance stricte. Parfois, le médecin proposera un traitement bêtabloquant, prescrit seul ou en association avec de faibles doses d'antithyroïdiens de synthèse. L'utilisation d'iode radioactif (qui se fixe sur la glande thryoïde pour bloquer la fabrication d'hormones) est une autre alternative, mais expose à l'hypothyroïdie, qu'il faudra alors traiter à vie. Parfois, une simple surveillance, avec le renouvellement des examens sanguins, sera suffisante, surtout quand les anomalies biologiques ne s'accompagnent pas de signes physiques gênants. En cas de nodule thyroïdien : dont le nombre augmente avec l'âge, il faudra toujours éliminer une formation maligne (tumeur cancéreuse). Si le cancer de la thyroïde est relativement rare et ne représente que 10 % des nodules découverts, il est légitime d'en faire au moins l'ablation chirurgicale. Les lésions parfaitement bénignes ne seront quant à elles enlevées que si leur volume devient gênant et si l'état général permet une intervention. Dr Stéphanie Lehmann, adapté par Isabelle Eustache
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Dénutrition : un vrai risque chez nos seniors. Causes et symptômes...
Selon les grandes études épidémiologiques européennes ou américaines, environ 4% des personnes âgées qui vivent à domicile sont dénutries. Parmi les personnes âgées vivant à domicile, la dénutrition est plus fréquente chez celles qui présentent une perte d'autonomie (25 à 30%). Et en institution, cette prévalence est de 15 à 38%.De quoi s'inquiéter pour nos proches...Dénutrition des seniors : l'important est de bien surveiller et de tirer la sonnette d'alarme aux premiers symptômes.Dénutrition des plus de 70 ans : des chiffres alarmantsQu'est-ce que la « dénutrition » ? La dénutrition est un état nutritionnel caractérisé par un manque d'énergie et une carence en protéines et en d'autres nutriments augmentant le risque de faiblesse, de diminution de la force musculaire, d'infection, de complication, de rétablissement plus lent et même de décès en cas de maladie !Souffrir de dénutrition, voilà qui peut paraître paradoxal dans notre société occidentale où de plus en plus de personnes subissent les conséquences de la suralimentation, comme le surpoids, le diabète, l'hypercholestérolémie, etc.Pourtant, 4% des plus de 70 ans qui vivent à domicile souffrent de dénutrition dans notre pays, dont 25 à 30% parmi ceux qui sont dépendants. En institution, le pourcentage de personnes dénutries atteints les 15 à 38%. Des chiffres alarmants qui amènent à s'interroger sur un lien éventuel entre vieillesse et dénutrition. Dénutrition des seniors : causes et symptômesDes causes diversesLe fait de vieillir ne provoque pas la dénutrition, dont les causes peuvent être diverses. Toutefois, avec l'âge, les facteurs qui amènent les seniors à moins s'alimenter se multiplient :changement du goût (parfois dû à la prise de médicaments),problèmes pour déglutir ou mâcher,troubles moteurs,régression intellectuelle,dépression (se retrouver isolé(e) après la perte de son compagnon ou de sa compagne),moyens financiers insuffisants,et d'une manière générale dépendance.Les signaux d'alarmeLe signal d'alarme le plus important de la dénutrition est la perte de poids involontaire : plus de 3 kg en un mois ou plus de 6 kg en six mois.Les autres symptômes sont : la fatigue, l'apathie, un visage creusé, des cheveux ternes, la peau sèche, une poigné de main molle, une diminution des interactions sociales, une absence d'intérêt pour son environnement, etc. « C'est la tâche du médecin généraliste de détecter la dénutrition et d'envoyer les seniors chez une diététicienne », explique Karin Delanghe, responsable du département de diététique à l'UZ Brussel.Si vous notez ces signaux d'alarme chez vos parents ou l'un de vos proches, prévenez au plus vite le médecin. Même à un âge plus avancé, prévenir vaut aussi toujours mieux que guérir. Prévenir la dénutrition : des conseils alimentaires professionnelsDans la dénutrition, souvent ce n'est pas la personne atteinte qui pourra résoudre le problème, mais plutôt ses proches.Plusieurs stratégies peuvent être mises en place : programmer les visites au moment des repas pour que la personne soit motivée à manger, organiser la livraison de plats tout prêts pour que l'effort de cuisiner ne soit pas une barrière, etc. N'hésitez pas non plus à solliciter les conseils alimentaires d'un professionnel. Une diététicienne calculera les besoins nutritionnels du patient, analysera ses habitudes alimentaires et d'hydratation, et dressera ensuite un programme sur mesure. Elle y mettra l'accent sur les aliments riches en énergie et en protéines, les compléments alimentaires et les en-cas.Dans tous les cas, rappelez-vous que la dénutrition avance main dans la main avec la perte d'autonomie. Y prêter attention est la meilleure manière d'assurer à vos proches des jours tranquilles à la maison. Source : e-santéEmily Nazionale, journaliste santé
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Devenir parents de ses parents
Conséquence du fort allongement de la durée de la vie, de plus en plus de personnes sont aujourd’hui confrontées au vieillissement de leurs propres parents, instaurant ainsi une nouvelle forme de relation. Une expérience humainement riche mais souvent complexe. Que faire alors ?
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La prévention, secret de la forme
Mieux vaut prévenir que guérir ; l’adage a raison ! Et vous le savez. Mais entre le savoir… et le faire, il y a souvent un grand pas. Mais, c’est décidé, on s’y met ! Alors, place à la prévention, par l’activité physique et l’alimentation, aidé par les objets connectés, nouveaux alliés ludiques de votre santé..
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