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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Autisme : un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ce n’est pas normal

Le diagnostic des enfants autistes doit survenir plus tôt dans leur existence. Ils sont environ 100 000 en France à souffrir d'un tel retard. De nouvelles recommandations ont été émises pour améliorer leur parcours. Un enfant qui ne babille pas, ne reconnaît pas son prénom, ne pointe pas du doigt… Ces signes – et bien d'autres – peuvent évoquer un trouble du spectre autistique (TSA). Et il serait temps d'écouter les parents qui s'en inquiètent. Car cette pathologie n'est pas rare : 91 000 à 106 000 jeunes de moins de 20 ans en souffriraient. C'est la conclusion de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui s'est retroussée les manches pour dépoussiérer la prise en charge de l'autisme en France. Car celle-ci accuse un sérieux retard, au détriment des patients. Dans ses nouvelles recommandations, l'agence sanitaire souligne que le diagnostic de ce trouble neuro-développemental est encore trop tardif. Les premiers signes de l'autisme se manifestent entre 1 et 2 ans. La maladie se traduit par un retard du langage, mais aussi par des relations sociales anormales. L'enfant touché ne fera, par exemple, par de gestes pour "faire coucou" ou dire "au revoir". Pourtant, le nom de la pathologie n'est généralement prononcé que lorsque les jeunes patients ont 3 à 5 ans. Les conflits minent le diagnostic La HAS identifie plusieurs mécanismes qui pourraient expliquer ce retard dans le repérage de l'autisme. Les parents expriment des inquiétudes qui ne sont pas toujours entendues du corps médical. Il est d'autant plus facile de passer à côté de cette pathologie que les symptômes peuvent être communs à d'autres troubles du développement. Dans les formes légères, l'enfant touché peut aussi "compenser" ses retards, jusqu'à sa scolarisation. Même une fois les soupçons confirmés, "le parcours des enfants et de leur famille est encore souvent chaotique, fait d'errances et de ruptures pour nombre d'entre eux", déplore le Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Ce parcours semé d'embûches s'explique par de nombreux facteurs qui, accumulés, limitent considérablement les chances d'accéder aux soins appropriés. Pour commencer, 6 mois à 1 an d'attente sont nécessaires avant de bénéficier d'une consultation dans un centre spécialisé dans l'autisme. Par ailleurs, un réel conflit agite la prise en charge de l'autisme en France, historiquement attribuée aux psychanalystes. A tel point qu'en 2017, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) évoquait des "rivalités disciplinaires, concurrence entre les théories et les approches, désaccords concernant les choix et les modalités d'interventions". Plusieurs soignants doivent s'impliquer Face à ces luttes intestines, la présidente de la HAS adopte une position claire. Elle invite à "dépasser les querelles pour concentrer les énergies à renforcer l'accès à un diagnostic précoce et à déployer rapidement des interventions personnalisés, adaptées et réévaluées tout au long de la vie." Selon le Pr Le Guludec, les autorités sanitaires ont "la responsabilité de faire connaître les recommandations aux professionnels" et "inciter à leur mise en œuvre effective". Car plus tôt les troubles autistiques sont pris en charge, meilleures sont les chances du patient. Or, le diagnostic de l'autisme est possible dès 18 mois "si les signaux sont identifiées et pris en compte", souligne le Pr Dominique Le Guludec. Alors comment améliorer le diagnostic ? L'ensemble des personnes intervenant dans le suivi et l'éducation de l'enfant doivent être attentives aux signes évocateurs. Le médecin traitant, notamment, réalise les examens de santé obligatoires jusqu'à 6 ans. C'est l'occasion de mettre en place quelques tests évaluant le développement. Agir vite et bien Mais diagnostiquer un trouble autistique, c'est l'affaire de plusieurs professionnels. La HAS recommande donc de confirmer et croiser les observations en faisant appel à des pédopsychiatres, des psychologues et des spécialistes de la rééducation. En attendant un rendez-vous – souvent tardif – en centre spécialisé, le médecin traitant peut proposer des examens ORL, ophtalmologiques ou encore des séances d'orthophonie ou de rééducation. Ces approches personnalisées permettent d'aider l'enfant à se développer et à limiter l'ampleur des troubles de la sociabilité ou du comportement. Car les techniques comportementales ont prouvé leur efficacité. Encore faut-il les mettre en place à temps. Source :Trouble du spectre de l’autisme - Signes d’alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l’enfant et l’adolescent, Haute Autorité de Santé, 19 février 2018 - Autisme : poursuivons nos efforts, Tribune du Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, 18 février 2018 - Evaluation du 3ème plan autisme dans la perspective de l’élaboration d’un 4ème plan, Igas, mai 2017 Prises en charge de l'autisme, Vaincre l'autisme, consulté le 19 février 2018 Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé  - source : e-santé

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Ma santé

Hypertension artérielle, ne pas relâcher la pression !

Chaque année, le Comité Français de Lutte Contre l’hypertension artérielle réalise une enquête « Flash », sorte de polaroïd de la prise en charge de l’hypertension artérielle en France. L’édition 2017 dévoilée en décembre dernier est édifiante car elle confirme malheureusement le recul de la prise en charge, une tendance amorcée il y a quelques années. Or, l’hypertension n’est pas qu’un facteur de risque de maladies cardiovasculaires, c’est une vraie maladie. La maladie « hypertension », une inexorable banalisation Le constat est là. Années après années, l’hypertension artérielle en France s’est banalisée. L’hypertension artérielle est victime de son caractère insidieux et silencieux car, sans symptômes, la plupart des patients ne se sent pas malade. Pour autant, cette maladie favorise la survenue d’autres pathologies du cerveau, du cœur, des reins ou des artères, avec à la clé un risque d’infarctus du myocarde ou de défaillance cardiaque, d’insuffisance rénale, d’accident vasculaire cérébral/AVC etc. Par exemple, l’hypertension est le premier facteur de risque d’AVC et parmi les principaux d’insuffisance cardiaque dite à fraction d’éjection préservée. Les conséquences de cette banalisation de la maladie « hypertension », par le grand public mais aussi les soignants, sont visibles sur tous les fronts comme en atteste l’étude FLASH effectuée chaque année par le Comité Français de Lutte Contre l’HTA (1). L’édition 2017 parue en décembre 2017 à l’occasion du congrès annuel de la Société Française d’Hypertension artérielle inquiète : de moins en moins de personnes hypertendues sont dépistées et traitées, de moins en moins d’hypertendus ont leur hypertension correctement contrôlée, de moins en moins d’hypertendus pratiquent l’automesure tensionnelle alors qu’elle est recommandée en cas de contrôle non optimal de l’hypertension artérielle.(2) Pr Xavier Girerd Unité de Prévention Cardio-Vasculaire Institut E3M Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, directeur scientifique des études FLASH : « En 2017 en France métropolitaine, le nombre estimé de personnes hypertendues traitées par au moins un antihypertenseur était de 10,8 millions. Cela peut paraître beaucoup mais si l’on regarde les chiffres avec du recul, une tendance préoccupante semble se confirmer : en 2010, il y avait 11,2 millions d’hypertendus traités, 11,6 millions en 2014 et désormais 10,8 millions ! De plus, le pourcentage d’hypertendus traités dans la population des 35 ans et plus en France métropolitaine est sur la même pente glissante : 31,5% en 2007 puis 27,9% en 2017 ». Beaucoup d’hypertendus en France ne sont pas contrôlés correctement Malgré quelques bouleversements fin 2017 dans les recommandations américaines à propos des objectifs tensionnels - vis-à-vis desquelles la Société Française d’Hypertension artérielle a depuis pris ses distances - les consignes françaises de la Haute Autorité en Santé (HAS) datant de 2016 sur la prise en charge de l'HTA restent la référence dans l’Hexagone, à savoir as plus de 140 mm Hg pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la pression diastolique. Là aussi, dans FLASH 2017, l’évolution du contrôle tensionnel chez les hypertendus traités entre 2004 et 2017 en France laisse dubitatif. Et seul un hypertendu sur deux est à la cible tensionnelle de 140/90 mmHg. Quant à l’utilisation de l’automesure tensionnelle chez les hypertendus traités, afin de vérifier à son domicile que l’on est bien dans les objectifs, la recommandation des hypertensiologues ne prend pas : les personnes hypertendues étaient 36% à s’en servir en 2007, 44% en 2015 et désormais 40% en 2017. Pourtant, la réalisation d’un relevé d’automesure par le patient lui-même est aujourd’hui considérée comme une technique utile, d’une part pour affirmer le diagnostic d’une hypertension artérielle et d’autre part pour aider à définir le meilleur traitement et ajuster les doses pour atteindre les cibles tensionnelles. De plus, contrairement à ce que recommandent les bonnes pratiques médicales, la prescription d’une monothérapie (un seul médicament antihypertenseur) reste prépondérante, retrouvée chez 51% des hypertendus. Pour améliorer la situation, la Société Française d’Hypertension Artérielle vient de publier un livre blanc pour améliorer la prise en charge de l’hypertension artérielle (3). Mieux suivre les traitements de l’hypertension : testez votre observance Suivre le traitement de façon régulière est nécessaire pour se protéger contre les complications de l'hypertension. Deux outils sont désormais proposés par le CFLTHA au sein du programme "Agir pour l'observance" : évaluez votre observance avec EvalObs et recherchez les causes de la mauvaise observance avec QueObs (Questionnaire de Girerd).(4) Pour tester leur fiabilité, ils ont été confrontés aux données de l’enquête FLASH 2017. Avec succès. Pour en savoir plus : Comité Français de Lutte Contre l’HTA (www.comitehta.org) (1) http://www.comitehta.org/wp-content/uploads/2018/01/FLAHS2017_Diapo.pdf Interrogation par voie postale de 6000 individus de 35 ans et plus (juillet 2017) (2) http://www.comitehta.org/wp-content/uploads/2018/01/Brochure2006_AutomesureHTA.pdf (3) www.sfhta.eu/?cat=67 (4) http://www.comitehta.org/flahs-observance-hta/ Hélène Joubert, à l’occasion du congrès annuel de la Société Française d’Hypertension artérielle (décembre 2017, Paris).

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Ma santé

Cancer colorectal : trop peu de Français se font dépister

Ce 18 février, l'Institut national du cancer lance une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, encore trop peu pratiqué. Le dépistage du cancer colorectal Le cancer colorectal est le 2e cancer le plus meurtrier en France. On recense 45 000 nouveaux cas par an. Et il provoque 18 000 décès chaque année. Pourtant, s'il est détecté rapidement, le taux de survie est de 90 %, contre 13 % une fois qu'il se trouve au stade métastatique. Pour inciter les gens à aller se faire dépister, une campagne télévisée a été lancée ainsi qu'une mobilisation sur les réseaux sociaux.Le message : "Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie". De son côté l'Institut national du Cancer (INCa) propose une liste de médecins généralistes qui sauront orienter les patients, et un dépliant d'information. Car malgré ces chiffres convaincants, le dépistage a très peu de succès en France. A faire tous les deux ans après 50 ans, il cible 16.5 millions de personnes. Mais seulement 33.5% d'entre eux l'ont fait en 2016-2017. Toujours trop insuffisant, ce taux de participation déçoit l'Institut national du cancer (INCa). Il reste en effet bien en dessous du seuil de 45 % recommandé par l'Europe. Mais il est à noter que, par rapport à 2015-2016, il a augmenté. En effet, il était de 29% à ce moment-là. Pour effectuer ce fameux dépistage, il faut se rendre chez son médecin traitant qui évaluera si le patient est éligible ou non. A la suite de quoi il lui remet le kit de dépistage. Un nouveau test plus efficace La communication de l'INCa met notamment l'accent sur le nouveau test immunologique (OC-sensor), adopté en avril 2015 et d'une grande efficacité. En effet, il a permis de détecter 39 % de personnes souffrant de lésions néoplasiques avancées (adénomes avancés et cancers)... contre 23% avec l'ancien test Gaïac (Hémoccult). Ainsi, ce nouveau test a réussi à détecter 2.4 fois plus de cancers et 3.7 d'adénomes avancés (lésions précancéreuses) que son prédécesseur. Entre le 14 avril et le 31 décembre 2015, il a donc détecté 4 300 cancers et 17 000 adénomes avancés. Grâce au nouveau test, les cancers sont détectés également plus tôt puisqu'il a détecté 46.5 % de cancers au stade 1 contre 38 % pour l'ancien test. Pour réaliser le test immunologique, c'est très simple. Il faut commencer par se rendre chez son médecin traitant qui définira avec vous si vous êtes éligible. Il vous remettra alors le kit prévu pour le prélèvement. Le test consiste à prélever ses selles à l'aide d'un bâtonnet, qu'on replacera dans un tube fermé hermétiquement. Le patient devra alors redonner le tube ainsi qu'une fiche d'information au laboratoire d'analyse indiqué sur l'enveloppe. Il faut savoir qu'il n'est pas rare de développer un cancer colorectal sans pour autant en ressentir les symptômes (douleurs abdominales, sang dans les selles). Ce qui rend le dépistage d'autant plus important. Le cancer du côlon en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c9k Source : Cancer colorectal : l'INCa compte sur les médecins traitants pour inciter leurs patients à se faire dépister. Le quotidien du medecin. 19 février 2018 Cancer colorectal : nouvelle campagne sur l'importance de "dépister à temps". Sciences et Avenir. 27 février 2017 Dépistage du cancer colorectal : comment faire le test ? Institut national du cancer. Manon Anger, journaliste santé source : e-santé

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Ma santé

Le handicap en entreprise, un faux problème

Au cours de sa vie, une personne sur deux connaîtra une situation de handicap, ponctuelle ou définitive. Ce que l’on sait encore moins est que 80 % des travailleurs handicapés n’ont besoin d’aucun aménagement de poste. Pourtant, l’emploi des personnes handicapées reste insuffisant, un sujet où les stéréotypes sont encore bien enracinés. Entrepreneur : « osez le handicap ! ». Salariés : « osez déclarer votre handicap ». Qu’est-ce que le handicap ? La définition du handicap au regard de la loi du 11 février 2005 fait référence : « constitue un handicap toute limitation d’activité ou restrictions de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Il existe cinq familles de handicap : 46% des handicaps ont trait à une déficience motrice, c’est-à-dire une atteinte de la mobilité des membres supérieurs et/ou inférieurs, quelle qu'en soit la cause. 25% des handicaps sont liés à une maladie invalidante, respiratoire, digestive, parasitaire, infectieuse (diabète, hémophilie, sida, cancer, hyperthyroïdie etc.). 8% résultent d’une déficience sensorielle, auditive et/ou visuelle (surdité partielle ou sévère, malvoyance, cécité…). 12% sont des troubles psychiques (troubles dépressifs graves, burn out, état psychotique ou névrotique). 9% sont des handicaps variés (déficience intellectuelle, trouble cognitif/trouble mental qui affecte la mémoire). Loin des 6% de travailleurs handicapés fixés par la Loi Trente ans après la loi (1987) * qui, pour la première fois, a fixé l’obligation d’emploi pour les travailleurs handicapés, le constat est mitigé. 2,7 millions de personnes ont une reconnaissance administrative de leur handicap (« Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé » ou RQTH), soit 7% de la population active. Or, le nombre de travailleurs handicapés en emploi atteint un million en 2017 et le taux de chômage des personnes reconnues handicapées n’a cessé de croître, jusqu’à 19 % en 2017, deux fois supérieur à celui de l'ensemble des actifs (10%). 48 % des chômeurs handicapées ont 50 ans ou plus, contre 25 % pour l’ensemble de la population active. Par ailleurs, la représentation sociale du handicap reste négative**. Les stéréotypes et les préjugés concernent encore aujourd’hui tous les aspects du handicap : les personnes handicapées sont perçues comme motivées, déterminées et sympathiques mais fragiles et lentes voire tristes et perturbées. Dans l’esprit du grand public, le handicap se résume au fauteuil roulant. Il est cependant loin d’être la norme : le fauteuil roulant est indispensable chez seulement 2% des personnes handicapées qui travaillent. 85 % des handicaps sont invisibles. Handicap au travail, les espoirs sont permis Il y a cependant de quoi être confiant. La vision change dans le grand public : 80 % des salariés ayant un collègue handicapé n’ont pas constaté de surcharge de travail. 82 % d’entre eux le perçoivent comme aussi performant (source Louis Harris). Par ailleurs, de moins en moins d’entreprises choisissent de subir la sanction pour éviter d’avoir à employer des personnes handicapées. Selon la Loi, les entreprises privées de 20 salariés et plus devraient compter 6 % de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs, sauf à payer une « contribution » à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) ou le Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction publique (Fiphfp). En dix ans, le nombre d’établissements ayant dû verser une « contribution » a baissé de 28 %. De plus, la part des groupes qui ne mettent aucune action en place (plan, accord, emploi) était de 8 % en 2014, soit trois fois moins qu’en 2006. Sonia Mouihi, Chargée Mission Diversité Handicap pour le Groupe Synergie : « J’exerce mon métier depuis fin 2004 et la loi du 11 février 2005 a été celle qui a réellement impulsé une dynamique pour l’emploi des travailleurs handicapés, en durcissant les pénalités financières. Cet intérêt nouveau s’est, en premier lieu, fait ressentir auprès des grands groupes qui ont rapidement élaboré de nouvelles solutions afin d’employer des collaborateurs handicapés. Le recrutement direct n’était pas simple, des professionnels du recrutement dédiés au handicap, parfois en interne, ont vu le jour. Les chargés de mission ont été plus nombreux, notamment pour le maintien dans l’emploi des personnes handicapées car ce problème est le plus prégnant (aménagement du poste, formation des collaborateurs en situation de handicap, sensibilisation des collectifs de travail). Aujourd’hui, l’enjeu se concentre au niveau des PME (Petites et Moyennes Entreprises) qui n’ont pas toujours les moyens de se doter d’outils spécifiques ». Déclarer son handicap, pas si facile Les entreprises ont, en interne, de nombreuses personnes en situation de handicap qui n’osent pas le révéler. La crainte de perdre son emploi ou de freiner son évolution professionnelle joue probablement pour beaucoup. Il n’y a aucune obligation légale pour un salarié titulaire de déclarer son handicap à son employeur. Mais, selon l’Agefiph, depuis plusieurs années, de plus en plus de salariés sautent le pas. Sonia Mouihi : « J’organise régulièrement des actions de sensibilisation auprès des collaborateurs des entreprises que j’accompagne (collectifs de travail, managers, etc…) ce qui me donne l’opportunité de rencontrer des salariés handicapés qui hésitent parfois à se déclarer. Le message que je souhaite transmettre est très simple : ce n’est pas le handicap qui définit une personne mais ses compétences. Déclarer sa situation de handicap, c’est devenir acteur de sa vie professionnelle en se donnant les moyens d’exercer efficacement et sereinement son activité sans devoir compenser - seul - sa situation de handicap ce qui, à terme, pourrait aboutir à une inaptitude professionnelle. Evoquer sa situation de handicap est la voie la plus efficace pour sécuriser son emploi et son avenir professionnel. Cela permet en effet à l’employeur de mettre en œuvre les aménagements de postes nécessaires, d’élaborer un parcours de formation personnalisé, etc… » Créer les compétences pour mieux intégrer le handicap La question de la formation est centrale. Seuls 27 % des personnes handicapées qui travaillent ont un niveau d’études supérieur ou égal au bac, contre 45 % pour l’ensemble des publics. Cela s’explique notamment par le fait qu’une grande partie des accidents du travail ou des problèmes de santé conduisant à la reconnaissance d’un handicap surviennent pour des postes peu qualifiés et extrêmement physiques. C’est bien souvent la double peine pour ces personnes, qui ont un faible niveau d’étude et déjà un certain âge. Sonia Mouihi : « Le déficit de formation des chercheurs d’emploi handicapés est le principal frein d’accès à l’emploi. Dans le même temps, de nombreuses entreprises souhaitent recruter des travailleurs handicapés et n’y parviennent pas, faute de profils qualifiés. Face à ce constat, je pense que les entreprises doivent s’adapter aux spécificités de ce marché (travailleurs handicapés) et modifier leurs approches. Nous ne parvenons pas à trouver les profils, alors créons-les ! Recrutons autrement, non plus en fonction d’un niveau d’études ou d’une qualification mais à partir du « savoir-être » attendu. Identifions et valorisons les compétences transverses et formons les candidats à nos métiers. J’accompagne quotidiennement les entreprises dans le déploiement de leurs politiques d’Emploi & Handicap et, au cours de ces deux dernières années, nous avons été amenés à monter plusieurs dispositifs de formation tels que des Classes de Professionnalisation sur des métiers très divers tels que : chargé de Recrutement, vendeur en prêt-à-porter et même chauffeur routier et cela fonctionne. Bien plus qu’une démarche citoyenne et engagée de la part de l’entreprise, la formation professionnelle est pour l’employeur et le travailleur handicapé un partenariat gagnant-gagnant ». Merci à Sonia Mouihi, Chargée Mission Diversité Handicap pour le Groupe Synergie. Synergie, 1er groupe français indépendant de services RH (intérim, recrutement, formation, conseil) est un acteur connu en matière d’emploi et d’insertion professionnelle des personnes handicapées. Sources : *article L5212-1 à 5 du code du travail) ; ** Guide pratique « Les stéréotypes sur les personnes handicapées en entreprise. Comprendre et agir dans l'entreprise ». Agefiph, IMS-Entreprendre pour la cité ; Chiffres 2017 Insee, Agefiph et Fiphfp Hélène Joubert, journaliste

7 min

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Mon entreprise

5 aliments que vous devez mettre au réfrigérateur

Si vous ne voulez pas qu'ils vous rendent malades, vous devez absolument conserver certains aliments au frais. Les détails avec Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes. La viande crue, toujours au frais ! Il y a des aliments impératifs à stocker dans le réfrigérateur. Ysabelle Levasseur nous explique que "la viande crue mais pas seulement le poisson cru et les fruits de mer, les denrées cuisinées maison, les produits laitiers, les mayonnaises maison" doivent se conserver au frais puisque "tout ce qui est cru représente un risque bactériologique important" s'il est conservé en dehors du réfrigérateur. Bouteille de lait ouverte : pas plus de 24 heures En ce qui concerne les produits laitiers, les règles à appliquer ne sont pas toujours les mêmes. - Les yaourts, les desserts lactés doivent être conservés au frais. Même chose pour le lait frais ouvert, sans dépasser 24 heures. Par contre le lait UHT (technique de stérilisation bien particulière) peut se conserver ouvert durant 3 jours au frais. La crème fraiche de son côté se garde pendant 4 jours au réfrigérateur. - Dans le cas des fromages, bien qu’il soit conseillé de les "conserver au frais entre 8 et 20 jours pour éviter le développement de moisissures, pour des raisons gustatives ou d’affinage on peut le laisser dehors à l’abri des insectes et dans une pièce bien ventilée" explique Ysabelle Levasseur. Cette fois la règle est discutable selon les goûts de chacun mais il faut rester prudent tout de même. - Dans le cas du lait, s'il n’est pas ouvert, il se conserve dans un endroit propre et sec. Cela vaut pour les briques de lait, le lait en poudre ou encore le lait concentré. Oeufs : on les sort à la dernière minute Plusieurs idées s’opposent quant à la façon de conserver ses oeufs. Pour certains il ne faut pas les conserver au frais et pour d’autres il est impératif de les mettre au réfrigérateur. Pour Ysabelle Levasseur il faut surtout "éviter de les sortir et rentrer sans cesse dans le frigo ce qui crée une micro-condensation sur la coquille et la rend poreuse à tous les micro-organismes". De plus "s’ils sont conservés au frais, il faut les sortir à la dernière minute". Pour nous aider, Ysabelle Levasseur nous indique qu’un oeuf dur peut se conserver une semaine au frais s’il est non écalé, sinon il se conserve que 2 jours. La salade : au frais pour éviter les bactéries Au frais ou pas ? Les avis s’opposent sur le meilleur moyen de conserver les légumes. D’après Ysabelle Levasseur, "tous les légumes sauf ceux dont le stockage au frais va altérer les qualités gustatives comme les tomates" peuvent être conservés au réfrigérateur. La salade doit elle aussi se garder au frais "pour éviter le développement de certaines bactéries" prévient la spécialiste. Confiture allégée : plutôt au frais Selon le taux de sucre, une confiture se conservera plus ou moins longtemps au frais puisque "le sucre a un pouvoir conservateur ce qui augmente la durée de conservation d’une confiture « normale » et réduit donc celle d’une confiture allégée". Il faut donc bien regarder sur votre pot. Si celui-ci porte la mention "allégée en sucre", veillez à la conserver au frais et si ce n’est pas le cas alors la conservation reste à votre convenance mais le frais reste le mieux. Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes, auteur de Allégez votre assiette aux Editions Alpen. Source : e-santé

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Ma Nutrition

Kyste aux ovaires : quelles solutions ?

Pas toujours douloureux, mais souvent présent, le kyste aux ovaires peut inquiéter. Le point avec les Drs Patrice Lopes, gynécologue-obstétricien à la polyclinique de l'Atlantique de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), et Sylvain Mimoun, gynécologue à Paris. Attendre qu'il disparaisse La forme la plus courante de kyste ovarien, c'est le kyste fonctionnel. Il se forme à partir des follicules ou du corps jaune au cours du cycle menstruel. "L'ovaire se met à grossir et à faire mal", résume le Dr Sylvain Mimoun. La règle est donc simple face à cette affection sans gravité : ne pas intervenir. "On essaie d'attendre qu'il diminue", explique le gynécologue parisien. La plupart du temps, trois cycles menstruels suffisent à voir ce type de kyste disparaître. Une surveillance régulière est toutefois nécessaire, à l'aide d'échographies. Ces images permettent de constater si l'induration évolue. "Le seul risque, c'est que le kyste grossisse au point de rompre la poche qui contient le liquide ou qu'il se torde", souligne le spécialiste. Les femmes prenant une pilule contraceptive ou portant un stérilet n'ont pas besoin de changer de méthode. De même, les femmes sous tamoxifène – un agent antihormonal indiqué contre le cancer du sein – ne subissent aucune modification de traitement. Soulager les symptômes La plupart du temps, le kyste aux ovaires ne provoque aucun symptôme. Mais ceux-ci peuvent se manifester, le plus souvent sous forme d'une douleur locale ou de règles perturbées. Un traitement symptomatique est alors prescrit. "On essaie de soulager les douleurs de la patiente, précise le Pr Patrice Lopes. On utilise pour cela des antalgiques, qu'on adapte en fonction de l'intensité de la souffrance." Les troubles du cycle menstruel peuvent aussi être atténués. "Il existe un traitement qui a pour but de réduire les saignements chez les femmes qui sont vraiment gênées", souligne le gynécologue-obstétricien. Prendre la pilule contraceptive D'origine hormonale, les kystes fonctionnels peuvent être prévenus. "La contraception orale peut éviter leur formation, reconnait le Pr Lopes. Or, plus d'un millier de femmes sont hospitalisées chaque année à cause de complications." C'est particulièrement utile quand le kyste est causé par une endométriose, car la pilule évite alors de nouveaux saignements. Au-delà de cet effet préventif, la pilule est parfois prescrite à de fortes doses pour bloquer l'ovulation. "C'est l'un des traitements des kystes quand elle met réellement l'ovaire au repos", souligne Sylvain Mimoun. Mais cette stratégie est de moins en moins utilisée, car n'a pas fait la preuve de son efficacité. "Quand on découvre un kyste fonctionnel, il n'est pas utile de mettre la patiente sous pilule, indique le Pr Patrice Lopes. L'évolution ne sera pas modifiée." Retirer le kyste par chirurgie Les kystes organiques nécessitent une prise en charge légèrement différente. Il s'agit, en effet, de déterminer si des complications peuvent survenir. Une règle domine : ne pas opérer tant que ce n'est pas nécessaire. "Avant d'intervenir, on s'assurer qu'il s'agit bien d'un kyste, souligne le Pr Lopes. Et on n'estime que la chirurgie n'est pas forcément utile face à une masse de moins de 7 cm qui est bénigne." L'ablation du kyste n'est donc accomplie que sur décision du professionnel de santé. Elle peut aussi être pratiquée en urgence si une complication se présente – comme une torsion de l'ovaire ou une hémorragie. L'intervention est alors réalisée de la manière la moins invasive possible. Chez les femmes en âge de procréer, les médecins privilégient une chirurgie conservatrice – c'est-à-dire qu'ils retirent le kyste en conservant le tissu de l'ovaire. Une stratégie qui permet de préserver la fertilité de la patiente. Face à un kyste provoqué par une endométriose, un traitement est prescrit après l'opération, afin de limiter les récidives. Dans le même esprit, les chirurgiens ont tendance à retirer l'ovaire des femmes ménopausées. Audrey Vaugrente, journaliste santé Source : e-santé

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Ma santé

Endométriose : comment améliorer la prise en charge des patientes

Entre les premiers signes d'une endométriose et le diagnostic, plus de 6 ans s'écoulent. Ces douleurs pelviennes doivent être repérées plus tôt, selon les autorités sanitaires. Tous les mois, le calvaire revient. Au moment des règles, les douleurs reviennent, intolérables. Aucun traitement ne permet d'en venir à bout. Cet enfer, c'est l'endométriose, une maladie gynécologique qui toucherait une femme sur dix. Et pourtant, 6 à 10 ans sont nécessaires avant que le mot ne soit prononcé par un médecin. Cette errance diagnostique, les autorités sanitaires françaises veulent la réduire. Ce 17 janvier, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie – pour la première fois – ses recommandations sur la prise en charge de la maladie. Un document très attendu par les patientes. La HAS le reconnaît elle-même, l'endométriose est "une maladie mal repérée, avec une prise en charge insuffisamment coordonnée, entraînant un retard diagnostique et une erreur des femmes". Pour des centres spécialisés Les symptômes sont pourtant sans équivoque : des douleurs pelviennes chroniques ou aiguës, souvent aggravées au moment des règles, parfois à l'origine de rapports sexuels douloureux et des troubles lors de la miction ou de la défécation. Face à ces symptômes, l'attitude des médecins généralistes doit évoluer. Ils sont, en effet, les premiers à recevoir une patiente qui en souffre. Ces praticiens jouent un rôle clé, à tel point que la HAS a édité un guide à leur intention. Il résume la conduite à adopter face à des symptômes évocateurs d'une endométriose, les questions à poser et les examens à réaliser. Si la prise en charge en médecine générale doit s'améliorer, le parcours de soins doit lui aussi évoluer. L'autorité sanitaire préconise ainsi la mise en place de "centres spécialisés de dépistage précoce et de prise en charge pluridisciplinaire de l'endométriose" dans les hôpitaux. Trop peu disposent de telles structures. Ces centres experts pourraient pourtant rassembler les différents intervenants au sein d'un même lieu : gynécologues, chirurgiens digestifs, psychologues… Bref, assurer la prise en charge pluridisciplinaire que la HAS veut voir apparaître. Et, dans le meilleur des cas, accélérer la pose du diagnostic. Pilule contraceptive et stérilet Le dialogue est aussi au cœur de ces recommandations officielles. "Les professionnels doivent délivrer une information adaptée" sur les traitements disponibles, leurs risques et leurs bénéfices, estiment les experts de la HAS et du Collège national des gynécologues obstétriciens (CNGOF). Aux yeux des auteurs du rapport, une prise en charge est justifiée dès que les symptômes ont des conséquences sur le fonctionnement quotidien ou sur les organes touchés par les lésions. Plusieurs approches peuvent alors être adoptées, mais toujours dans l'idée de soulager les douleurs de la patiente. La base du traitement de l'endométriose s'appuie sur la contraception hormonale – soit par la pilule soit par un stérilet imprégné. En stoppant les règles, le médecin stoppe l'évolution de la maladie. Si ce traitement ne suffit pas, d'autres molécules peuvent être prescrites en complément, afin de saturer l'hypophyse – cette glande impliquée dans la sécrétion des hormones sexuelles. La chirurgie, elle, doit être réservée aux cas les plus sévères. L'endométriose expliquée en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c7u Source : Prise en charge de l'endométriose, Haute Autorité de Santé, 17 janvier 2018 ; Association Endo France ; Association Info Endométriose Audrey Vaugrente, journaliste santé e-santé

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Prévenir le tabagisme, avant la toute première cigarette

La première cigarette est fumée très tôt, dès le collège. C’est l’un des enseignements de la première enquête nationale sur les jeunes et le tabac qui identifie les facteurs favorisant la consommation de tabac, dresse un portrait-robot du jeune fumeur et sa réceptivité aux campagnes de prévention. Qui est le jeune fumeur français ? Organisées par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) depuis 2000, les enquêtes ESCAPAD permettent d’appréhender le tabagisme chez les adolescents (1). La dernière parue, en 2014, révélait que près de sept adolescents sur 10 avaient déjà fumé une cigarette. Le tabagisme quotidien, qui avait fortement diminué entre 2000 et 2008 (de 41,1% à 28,9 %) est reparti à la hausse entre 2011 et 2014 (de 31,5 % à 32, 4 %) porté principalement par le tabagisme croissant chez les filles (de 30,2 % à 31,9 %), alors qu'il est resté stable chez les garçons (33 %). Ces chiffres ne compromettent pas pour l’instant la baisse globale observée depuis le début des années 2000. Néanmoins, ces données ne pointent pas les facteurs favorisant la consommation de tabac chez les jeunes. Afin d’y voir plus clair, l'Association BPCO, unique association française contre la Bronchopneumopathie chronique obstructive, a commandité une enquête auprès d'un échantillon représentatif des 15-25 ans (avril à mai 2017). Son objectif était d’évaluer le tabagisme des jeunes et leurs connaissances, mais aussi de comprendre les motifs émotionnels, comportementaux qui les poussent à commencer à fumer et… à ne pas arrêter. (2). Elle était présentée lors des 10èmes rencontres de l’Association BPCO au Palais du Luxembourg (9 novembre 2017, Paris). 15 ans, l’âge de la première cigarette Premier constat, le tabac est la première drogue consommée par les jeunes Français : 40% des jeunes de 15 à 25 ans sont fumeurs. 27% fument régulièrement. 15 ans est l’âge moyen de la première cigarette. Les premiers pas d’un jeune fumeur se font dès le collège. 31% de collégiens ayant fumé leur première cigarette au collège (moins de 15 ans) l’ont fait soit par curiosité (31%), soit sous l’influence d’un proche (32%). Le « collectif » occupe la première place des éléments déclencheurs pour 83% des fumeurs et surtout chez les plus jeunes, devant d’autres facteurs comme les situations de stress, les situations répétitives ou l’inactivité. Sans trop de surprise, un environnement non-fumeur semble favorable à l’éviction du tabac par le jeune. « Griller une cigarette à l’occasion ne fait pas de moi un fumeur » Un tiers des jeunes fumeurs est dans le déni. Pour les jeunes fumeurs et en majorité les fumeurs occasionnels, « griller » une cigarette de temps en temps n’est pas « fumer ». Cécile Grosset, directrice de l’institut de sondage NXA : « Dès lors qu’ils ne fument pas quotidiennement mais seulement occasionnellement, de nombreux jeunes refusent de se considérer comme des fumeurs. Au total, 38% fument mais ne se considèrent pas fumeur pour autant ! ». Bien informés mais peu sensibles aux campagnes de prévention 94 % des 15-25 ans disent très bien connaître les dangers du tabac, mais ça n'empêche pas les fumeurs réguliers de se déclarer insensibles aux campagnes de prévention. Pour la plupart, les jeunes sont assez réalistes : 74% déclarent que l’information reçue sur les risques liés au tabac leur a fait prendre conscience du danger. Ces chiffres illustrent tout le paradoxe entre la conscience du danger et le vécu. Ça n’est pas pour autant qu’ils s’arrêtent de fumer : un peu moins d’un jeune sur deux fume entre 15 et 25 ans. Un gros noyau dur de fumeurs réguliers (62%) déclare être insensible aux campagnes de prévention. L’enquête montre que si la prévention produit un réel impact, cela ne touche pas ceux qui fument déjà. Tout l’enjeu de la prévention du tabagisme est donc d’atteindre les plus jeunes. La nature des actions de prévention compte pour beaucoup. Seuls 39% des fumeurs réguliers se disent réceptifs aux campagnes anti-tabac fondées sur des images et des slogans chocs. Si les jeunes plébiscitent les outils numériques comme supports de communication (réseaux sociaux, serious games, vidéos, etc.), ils accordent aussi un rôle central à l'école : ils souhaitent des informations dès le collège, diversifiées, avec des débats, des témoignages de malades, des conférences, etc. Cécile Grosset : « Les jeunes interrogés souhaiteraient des campagnes d’information et de sensibilisation qui les touchent émotionnellement, dans lesquelles ils se reconnaissent. Ils aspirent à être confronté au réel ». Politique de santé : les espoirs du « virage préventif » Comme l’alcool et l’alimentation, le tabac est l’un des facteurs de risque majeurs de mortalité évitable dans la ligne de mire d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, qui entend amorcer un « virage préventif ». Présente lors du colloque de l’Association BPCO, elle y réitérait sa volonté d’« intégrer pleinement la prévention et l’éducation thérapeutique dans la stratégie nationale de santé ». Deux décès par insuffisance respiratoire chronique sur trois étant attribuables à la cigarette, elle veut « agir sur le tabac en amont de la maladie ». Pour ce faire, l’un des quatre axes prioritaires annoncés par la ministre en novembre 2017 sur la base d'un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) (4) est la prévention et la promotion de la santé au cours de la vie et dans tous les milieux. En effet, l’espérance de vie élevée en France (85,4 ans pour les femmes, 79,3 ans pour les hommes en 2016) cohabite avec une mortalité prématurée et une mortalité évitable encore trop importantes, ainsi qu’une augmentation constante des maladies chroniques dont la BPCO, due à 80% au tabagisme. Pour cela, la prévention doit englober l’éducation à la santé et notamment vis-à-vis des méfaits du tabagisme. Et ceci dès l’école, avant même la première cigarette. Sources : (1) Stanislas Spilka et al. Les drogues à 17 ans : analyse de l'enquête ESCAPAD 2014. OFDT. Tendances 100, mai 2015 ; (2) NXA. Cabinet d'études et conseil. Association BPCO. « Les jeunes de 15 à 25 ans face au tabac ». nov 2017 ; (3) Baromètre Santé 2010. INPES, 2013. p59 ; (4) https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=627 D’après un entretien avec Cécile Grosset, directrice de l’institut de sondage NXA et le suivi du colloque BPCO (Palais du Luxembourg, 9 novembre 2017). Hélène Joubert, journaliste

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Les papillomavirus humains en 10 questions

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus fréquent chez l’homme et la femme. La majorité des HPV est responsable de simples verrues vulgaires ou génitales (condylomes). Néanmoins, certaines souches de papillomavirus sont à l’origine de différents types de lésion pouvant évoluer vers un cancer. Tout savoir sur cet as du camouflage en dix questions/réponses, à l’occasion de la 12ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, du 28 janvier au 3 février 2018. Combien existe-t-il de souches d’HPV ? 180 variétés – des génotypes, numérotés afin de les identifier - de papillomavirus humains ont été répertoriées. La plupart des hommes et des femmes ayant une activité sexuelle sera infectée par le HPV au cours de sa vie. Certains le seront même à plusieurs reprises, par des génotypes viraux différents. 32% des femmes de 18 à 25 ans sont porteuses d’un HPV au sein de leurs voies génitales. 13 HPV sont considérés comme les plus cancérogènes. Les plus redoutables sont les HPV 18 et surtout 16. Les HPV 6 et 11 sont eux aussi à l’origine de cancers mais le risque est bien plus faible. 5 700 nouveaux cas de cancer par an en France sont liés à des papillomavirus humains. Ceux-ci sont impliqués dans la presque totalité des cancers de la marge anale (pourtours de l’anus), du col de l’utérus (4500 nouveaux cas et 1500 décès par an) et de la vulve, dans près de la moitié des cancers de la gorge et dans près d’un tiers des cancers du pénis. Les lésions induites par le HPV passent souvent inaperçues, sans aucun symptôme. D’où le risque de les découvrir au stade précancéreux ou de cancer. Où siègent les HPV dans le corps humain ? Une quarantaine de génotypes d’HPV sur les 180 connus a une prédilection pour les zones génitales (muqueuses, organes sexuels externes et leur périphérie). Quel est le risque de cancer de la gorge et des voies oropharyngées avec le HPV ? Le cancer de la gorge est parfois dû à la pratique du cunnilingus. Présent dans les voies génitales, le HPV peut alors contaminer la muqueuse oropharyngée au cours du sexe oral. 40 à 46% des cancers de l’oropharynx sont d’ailleurs provoqués par l’infection au HPV. La souche HPV 16 est pointé du doigt. Particulièrement cancérigène, elle est retrouvée dans 60 à 90% des cancers de l’utérus et dans presque tous les cancers de l’oropharynx dus au HPV. Quel est le risque de cancer dû au HPV chez l’homme ? Chez l’homme, 96% des cancers de la marge anale et 33% des cancers du pénis sont dus à un HPV. La présence de verrues génitales (condylomes ou « crêtes de coq »), bénignes, est néanmoins instructive. En effet, le risque d’avoir été infecté aussi par un HPV oncogène c’est-à-dire à l’origine de cancer, est alors plus élevé. Cela multiple par 21 le risque de développer un cancer anal, par 8 un cancer du pénis et par 3 un cancer de la gorge. Si l’on découvre des lésions précancéreuses chez une femme au niveau du col de l’utérus, quel est le risque de lésions sur la verge de son partenaire ? Lorsque l’on repère des lésions dysplasiques (altération de l'architecture et de la fonction d'un tissu cellulaire, première étape vers un cancer potentiel) chez une femme au niveau du col de l’utérus, il existe dans 40% des cas chez l’homme des lésions dues au HPV au niveau de la verge. Celles-ci peuvent passer totalement inaperçues. D’où l’intérêt d’un bilan « infections sexuellement transmissibles » (IST) classique (VIH, VHB, VHC, syphilis, chlamydia …) chez les deux partenaires, complété par un examen approfondi des zones génitales. Le préservatif arrête-t-il le HPV à coup sûr ? Les infections à HPV sont les seules infections sexuellement transmissibles qui peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel protégé. Furtif, ce virus très petit (55 nanomètres de diamètre) passe partout, même au travers du latex ou du polyuréthane du préservatif. Comme le virus est aussi présent sur l’ensemble de la zone génitale, la pénétration n’est d’ailleurs pas forcément nécessaire ; des attouchements suffisent bien souvent à transmettre ce virus. C’est pour cette raison que les contaminations se font tôt dans la vie, déjà lors des caresses intimes chez les adolescents. Dans plus de 60% des cas, l’infection initiale (primo-infection) par un virus HPV a lieu dans les mois ou les toutes premières années suivant le premier rapport sexuel. Quel laps de temps entre la contamination et la manifestation des lésions ? Le HPV est un as du camouflage. Les antigènes du virus sont présents en permanence mais à des taux faibles. C’est pourquoi le virus peut passer inaperçu et être toléré par le système immunitaire de l’homme. Un test sanguin ne sert à rien puisque le HPV se dissimule. Un prélèvement local est plus adapté. Sans virémie (présence de virus ou de particules virales dans le sang), les cellules protectrices ne flairent pas le danger et ne le détruisent pas. Ce qui lui permet en toute impunité de s’introduire dans l’ADN des cellules de l’homme, lesquelles évolueront potentiellement vers des lésions précancéreuses. Le laps de temps entre la contamination et le déclenchement des lésions se compte en semaines et surtout en années. Un cancer du col de l’utérus met 15 à 20 ans avant de se développer. A savoir. La disparition spontanée du virus après contamination ("clearance") est de l’ordre de 90% à un an ! En revanche, si l’infection persiste plus de deux ans, le risque de lésions précancéreuses de haut grade (celles qui ont une plus forte probabilité d'évolution vers un cancer invasif) est de l’ordre de 40 à 50%. Quel est l’impact du frottis chez la femme ? Il est recommandé tous les 3 ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle), que les femmes soient vaccinées ou non. l est recommandé tous les 3 ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle), que les femmes soient vaccinées ou non. l est recommandé tous les 3 ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle), que les femmes soient vaccinées ou non. Le frottis cervico-utérin est recommandé tous les trois ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle), que les femmes soient vaccinées ou non. Or, 48 % des femmes entre 50 à 65 ans ne réalisent pas de frottis (contre 33 à 35 % dans les classes d’âges précédentes). Dans le cadre du 3ème plan cancer 2014-2019, le dépistage organisé va être généralisé en 2018, afin de permettre à l’ensemble des femmes de 25 à 65 ans un accès à un dépistage régulier du cancer du col de l’utérus. En 20 ans, grâce au prélèvement, le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par deux, ainsi que le nombre de décès. Attention, un cancer du col de l’utérus sur quatre fait suite à un frottis anormal dont le suivi a été incomplet. C’est l’un des seuls cancers pour lesquels le pronostic se dégrade en France, avec un taux de survie à 5 ans, en diminution. 24 000 lésions précancéreuses et 50 000 verrues génitales sont prises en charge chaque année en France. La vaccination des jeunes filles est-elle efficace ? Déjà, plusieurs études de grande ampleur ont établi l’absence de lien entre vaccination anti-HPV et maladies auto-immunes ou neurologiques graves. Le bénéfice de la protection par le vaccin contre le HPV semble bien réel. En Australie, où la couverture vaccinale est de 70% chez les jeunes filles, la prévalence du HPV a chuté de 77% chez elles, les verrues génitales de 93% et les anomalies de haut grade du col de l’utérus de 46%. Les garçons ont tiré parti de la vaccination des filles puisque l’"immunité de groupe" a réduit de 12% le nombre de condylomes chez eux. D’où l’idée qui suit son chemin en France de recommander la vaccination chez les garçons. L’étude française P020 a montré que le vaccin chez les garçons réduit la survenue de condylome (-89%) et le risque de cancer anal (-77%). Mais on n’en est pas encore là, la couverture vaccinale française des filles atteignant à peine les 20% ! A noter, depuis 2016, le Haut Conseil de la Santé publique recommande la vaccination chez les hommes ayant des rapports avec les hommes. Où en sont les vaccins « thérapeutiques » ? La recherche avance et des pistes sont prometteuses, en particulier celle d’une équipe américaine dévoilée en 2015. Un vaccin chez des femmes présentant une « néoplasie cervicale intra-épithéliale » (longue période de la maladie avant l’invasion de l’épithélium par les cellules cancéreuses) a permis de faire régresser les lésions voire même un retour à la normale chez 48,2% d’entre-elles contre 30% chez celles du groupe placebo. Merci au Dr Charlotte Methrost, chirurgien urologue et membre du comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’Association Française d’Urologie (AFU). Hélène Joubert, journaliste

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Mars bleu. Dépister le cancer colorectal, et après ?

Le dépistage généralisé du cancer colorectal dès l’âge de 50 ans est réalisé à l’aide d’un test immunologique, à répéter tous les deux ans chez les personnes sans risque particulier, dites à « risque moyen ». 4% de ces tests reviennent positifs. Parmi ces 4% de tests positifs, 10% révèlent des cancers, 40% des polypes dont certains peuvent dégénérer en cancer, et 50% sont des faux positifs (coloscopie normale). Quelle est alors la marche à suivre ? Mars bleu, mois du cancer colorectal Chaque année, en mars, les autorités de santé marquent le coup avec Mars bleu, rappelant à cette occasion qu’à partir de 50 ans, le dépistage du cancer colorectal nous concerne tous. Le Conseil national professionnel d’hépato-gastroentérologie (CNP HGE) renchérit et depuis 10 ans, s’investit lui-aussi dans une campagne annuelle, gratuite, de prévention à destination du grand public sur le dépistage du cancer colorectal, baptisée « Colondays ». Tout au long du mois de mars, plus de cent établissements (hôpitaux, cliniques et cabinets de gastroentérologie) et plus de mille praticiens et acteurs de la santé accueilleront et informeront le grand public par le biais d’animations. La nouveauté de cette 10ème édition est sa durée (un mois) et le « road tour » de son espace mobile d’information. Du 13 au 31 mars, il fera étape dans douze capitales régionales. Le public pourra y rencontrer un hépato-gastroentérologue, s’informer gratuitement sur la prévention contre le cancer colorectal et évaluer son risque afin d’opter pour la meilleure méthode de prévention/dépistage. (https://www.colon-days.fr/les-gastroenterologues-participant-a-la-journee-portes-ouvertes). 43 000 nouveaux cas et 18 000 décès sont dénombrés annuellement en France. Encore aujourd’hui, 50% des cancers diagnostiqués sont métastatiques, c’est à dire qu’ils ont déjà essaimé dans le reste du corps. Simplement parce que plus de la moitié de la population persiste à ne pas se considérer comme « à risque »*. Le dépistage permet de découvrir des cancers à un stade précoce (curable) dans 90% des cas, alors que le pourcentage de guérison des cancers métastatiques, diagnostiqués trop tardivement, tombe à 20%. Le dépistage généralisé est préconisé tous les deux ans à partir de l’âge de 50 ans. Chaque intéressé reçoit par courrier une invitation au dépistage, pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie sans avance de frais. Sans symptôme ni antécédent personnel ou familial de cancer ou d’adénome colique, le risque est qualifié de « moyen », c’est-à-dire un risque de 3% de développer ce type de cancer. Le "test immunologique" (FIT pour Fecal Immuno Chemical Test) vise à déceler la présence de saignement occulte dans les selles. La personne prélève à son domicile un échantillon de selles au moyen d’un kit et l’envoie dans les cinq jours au laboratoire de biologie médicale indiqué, pour un résultat obtenu dans les quinze jours. Un test positif (environ 4 % des cas) ne dénote pas forcément la présence d’un cancer mais la coloscopie s’impose pour le confirmer ou l’infirmer. Dans certains cas, le test immunologique est inutile et la coloscopie s’impose d’emblée. C’est lorsque la personne compte un apparenté du premier degré avec un cancer colorectal ou un polype avant l’âge de 65 ans (ou si la personne a deux apparentés du 1er degré touchés, quel que soit leur âge). Environ 20% des cancers colorectaux surviennent chez des personnes à risque « élevé » et 5 à 10% chez celles dont le risque est « très élevé ». Les personnes à « haut risque » ont environ une chance sur dix de développer un cancer colorectal. La réalisation d’une coloscopie permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu'ils ne se transforment en cancer. La vidéocapsule replacera-t-elle la coloscopie ? Alors que nombreuses sont les personnes qui ne se font pas dépister par crainte qu’on leur propose ensuite, au vu du résultat positif du test, l’examen toujours autant redouté qui est la coloscopie, la donne pourrait changer avec un accès plus fréquent à la vidéocapsule. Il s’agit d’une mini-caméra que l’on ingère et qui retransmet un film composé de milliers d’images prises lors de son parcours dans le côlon et le rectum. Aujourd’hui la vidéocapsule est utilisée pour l’examen de l’intestin grêle qui n’est pas accessible par coloscopie. Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue au CHU de Bordeaux : « Le décret pour l’utilisation de la vidéocapsule en pratique courante va paraître au Journal officiel courant premier semestre 2018 (tarif de l’acte). Elle peut être utilisée en cas de coloscopie incomplète ou lorsque la personne est trop fragile (récusée pour l’anesthésie générale) ou lorsqu’elle refuse l’examen. Mais ses utilisations pourraient se multiplier et une étude nationale (FAMCAP) vient de débuter en ce début 2018. Cette étude comparera l’intérêt de la coloscopie, du test immunologique et de la capsule chez les patients à haut risque ». En effet, la coloscopie a démontré son efficacité dans le dépistage des cancers du côlon. Il faut que la technique de vidéocapsule apporte progressivement les preuves de son efficacité préventive. Polypes, la chirurgie perd du terrain La technologie progresse à grands pas et le traitement des lésions précancéreuses que sont les polypes adénomateux est en pleine mutation. On a de moins en moins recours à la chirurgie (Colectomie qui consiste à enlever la partie du côlon où se trouve le polype ou le cancer) et de plus en plus aux techniques mini-invasives dont l’endoscopie. L’intervention est réalisée aujourd’hui en routine à l’aide d’un endoscope, tube souple introduit par les voies naturelles et qui retransmet des images en direct à l’opérateur. En plus d’explorer les parois du côlon et du rectum, elle permet d’exciser le polype ou le cancer. Cette exérèse (polypectomie) permet de réduire le risque de cancer de 70 à 90 % à 5 ans. La coloscopie est donc à la fois un examen de dépistage et de traitement des lésions. Pr Frank Zerbib : « Les techniques d’endoscopie sont de plus en plus performantes, au point qu’il est souvent possible d’éviter la chirurgie même en cas de polype volumineux. La chirurgie reste cependant nécessaire pour les polypes trop volumineux ou dont l’aspect fait craindre la dégénérescence en cancer invasif, c’est-à-dire un cancer ayant infiltré en profondeur la paroi du colon ». Hélène Joubert, journaliste. D’après une interview du Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue au CHU de Bordeaux, président du Conseil national professionnel d’hépato-gastroentérologie. * Sondage 2016 Opinion Way pour le Conseil National Professionnel d'Hépato-gastroentérologie

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Les femmes, victimes de choix de certaines maladies

Parfois, la maladie est sexiste. Les femmes ont tendance à souffrir de certains maux plus souvent que les hommes. Une femme avertie en vaut deux. Tour d’horizon. Les femmes, trois fois plus touchées par le Syndrome de l’Intestin Irritable En France, le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) touche trois femmes pour un homme (1). D’ailleurs, quel que soit le type de trouble fonctionnel intestinal (constipation, globus/boule dans la gorge, dysphagies/problème de déglutition, ballonnements, douleurs abdominales fonctionnelles), les femmes souffrent systématiquement plus souvent que les hommes en Europe et en Amérique du Nord. Ce n’est pas le cas en Afrique, Asie du Sud et Amérique du Sud. Aucune explication sur cette particularité occidentale n’est réellement satisfaisante. Dr Pauline Jouët, gastro-entérologue, service d’hépato-gastro-entérologie Hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt) : « Temps de transit colique plus lent chez la femme, hypersensibilité viscérale plus importante, femmes plus sujettes à conserver des symptômes séquellaires de gastro-entérite ou « syndrome de l’intestin irritable post-infectieux »… sont parmi les explications avancées pour expliquer la prédominance féminine. Il faut aussi savoir que les femmes ont par ailleurs une tendance à plus facilement consulter pour leurs symptômes que les hommes. La femme pourrait être aussi plus vulnérable aux troubles fonctionnels intestinaux du fait de son statut hormonal, mais rien n’est bien démontré. La piste génétique est en cours d’exploration ». La constipation, une affaire de femmes La constipation chronique concerne plus d’un tiers de la population française mais surtout trois femmes pour un homme. Un quart des hommes et un tiers des femmes après 65 ans sont constipés. Dr Jean-Paul Vove, gastro-entérologue, proctologue et sexologue (Bordeaux) : « Les femmes se retiennent peut-être plus d’aller à la selle, leur ceinture abdominale est moins puissante, le pelvis a été affaibli par les grossesses… les hypothèses sont variées. Néanmoins, à ce jour, les essais ont échoué à démontrer de façon formelle le rôle des variations hormonales dans la constipation chez la femme (2) ». Un fibromyalgique sur dix est une femme La fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique assez fréquent (1,6% de la population) et féminin. Il associe, entre autres, fatigue chronique, troubles du sommeil, céphalées de tension, troubles fonctionnels digestifs etc. La fibromyalgie est jusqu’à dix fois plus fréquente chez la femme. Dr Julien Guérin, co-coordinateur de l’enquête « La fibromyalgie dans la vraie vie » (3), Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (Hôpitaux Saint Antoine et Cochin, Paris) : « Nous avons tenté de dresser le portrait robot de la personne fibromylagique (3). Sans surprise, les femmes sont majoritairement atteintes (92%), âgées en moyenne de 48 ans, avec une légère tendance au surpoids. Les fibromyalgiques ont en général des maladies associées (comorbidités). L’enquête le confirme avec en tête l’arthrose, loin devant l’endométriose ou l’hypothyroïdie. Sur le plan psychologique, des troubles cognitifs, une anxiété ou une dépression sont retrouvés dans un cas sur deux ». Les femmes ont plus souvent la migraine La migraine est trois fois plus fréquente chez la femme : 15 à 18% des femmes contre 6% des hommes. Les hormones sont impliquées ; les changements hormonaux (grossesse, ménopause) jouant sur le développement de la crise de migraine. Les menstruations (règles) sont parmi les facteurs déclencheurs les plus fréquents, du fait de la chute du niveau d'estrogènes prémenstruel. Plus cet effondrement oestrogénique est rapide, plus le risque de souffrir de migraine serait important (4). Les femmes, plus durement touchées par les complications du diabète Les femmes, si elles sont moins souvent diabétiques de type 2, sont néanmoins plus touchées par ses complications. Le sur-risque masculin de diabète de type 2 est non négligeable puisqu’il est, en métropole du moins, de 44,5% après 40 ans (5). En revanche, les complications vasculaires et rénales du diabète de type 2 (DT2) sont plus fréquentes chez les femmes. Pr Patrick Ritz, service d’Endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition de l’Hôpital Larrey (Toulouse) : « Le risque relatif de maladie cardiovasculaire chez les femmes diabétiques de type 2 est de 3,5 comparé aux femmes non diabétiques alors qu’il est de 2,1 chez l’homme. De plus, la prévalence de l’hypertension artérielle est plus forte chez les femmes diabétiques (6-7) ». Comment l’expliquer ? Tout d’abord, leurs facteurs de risque sont moins bien contrôlés : leur indice de masse corporelle est plus élevé, leur control tensionnel moins efficace, et elles pratiquent moins souvent une activité physique. Le traitement est aussi moins optimal, tout comme la surveillance sur le plan rénal et cardiovasculaire. Les femmes, plus touchées par la BPCO Les femmes et les jeunes sont de plus en plus affectés par la bronchopneumopathie chronique obstructive. BPCO, ces quatre lettres désignent une maladie grave des bronches due à 80% au tabagisme et qui peut conduire à l’insuffisance respiratoire. On sait maintenant depuis 2013, année de la publication d’une vaste étude américaine regroupant près de 500 000 personnes (Nurse Health Study), non seulement que la BPCO continue de progresser, mais que les femmes sont de plus en plus concernées et les malades de plus en plus jeunes. La dépression, deux fois plus fréquente chez la femme La dépression est deux fois plus fréquente chez la femme avec un homme sur dix concernés contre une femme sur cinq. Les hormones expliqueraient cette plus forte prévalence lors de certains évènements de vie de la femme (ménopause, accouchement etc.). Les hormones les plus psychoactives sont les estrogènes et la progestérone mais un neurotransmetteur – la sérotonine – pourrait aussi expliquer le phénomène. Un déficit sérotoninergique est retrouvé dans les états dépressifs. Or, la synthèse de sérotonine est plus élevée dans le cerveau masculin. Les dépressions féminines sont aussi peut être mieux dépistées, car elles consultent un médecin en général plus facilement, ce constat étant retrouvé dans de nombreuses pathologies. Les femmes, plus de deux fois plus de calculs biliaires La lithiase biliaire, ou calcul de la vésicule, affecte de deux à trois fois plus de femmes que d’hommes. La formation de calculs à l’intérieur de la vésicule biliaire touche 10 % à 15 % des hommes et 25 % à 30 % des femmes. Cette différence, cependant, s’atténue après 70 ans. Les calculs dits « cholestéroliques » sont favorisés par les facteurs qui vont entraîner une augmentation de la concentration biliaire en cholestérol. Il ressort que le sexe féminin est plus susceptible de fabriquer ce type de calcul. MICI et maladies auto-immunes, désavantage aux femmes Selon les chiffres récents en France, 56 % de femmes et 44% d'hommes souffrent de maladies chroniques inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Globalement, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'être atteintes de maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques, l’arthrite rhumatoïde, la thyroïdite, le lupus, ou la myasthénie (maladie neuromusculaire). Ces maladies résultent du dysfonctionnement du système immunitaire qui s'attaque à l'organisme lui-même. Une équipe française a probablement touché du doigt l’une des causes. Le thymus est l’organe où les lymphocytes T, les cellules du système immunitaire qui détruisent les intrus, apprennent à reconnaître le soi pour ne pas l'attaquer. A cause de taux élevés des estrogènes chez la femme à partir de la puberté, une protéine (AIRE) présente dans les cellules de ce thymus serait synthétisée en quantité moindre, augmentant la susceptibilité aux maladies auto-immune. (1) Aliment Pharmacol Ther. 2010 Sep;32(6):738-55 ; (2) Drugs. 2013 Nov;73(17):1935-50 ; (3) Enquête auto-déclarative développée par l’Association française de lutte antirhumatismale et Fibromyalgie SOS ; (4) Dr Jelena Pavlovic et al. Neurology 87 July 5, 2016 ; (5) chiffres 2007 de l’InVS (BEH 42-43) ; (6) Endocrine, Metabolic & Immune Disorders-Drug Targets Vol12, N 2, June 2012, pp. 179-196 (18) ; (7) Gend Med 2006 Jun;3(2):131-58; (8) Sonia Berrih-Aknin et al. J Clin Invest. 2016;126(4):1525-1537

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Ma santé

Santé au travail : assis ou debout ?

Travailler devant un écran d'ordinateur est devenu la règle pour une grande partie des travailleurs. Or, rester assis à son bureau tout au long de la journée est particulièrement néfaste pour la santé. La solution, se lever souvent et pourquoi pas, travailler avec un plan de travail en hauteur. Plus facile à dire qu’à faire ? Position assise prolongée : quel est le risque ? Globalement, les études scientifiques convergent et les chiffres implacables. Rester assis huit heures par jour augmenterait les chances de décès prématuré de 15% et de 40% au-delà de 11 heures. Le calcul est vite fait selon les chercheurs : après une décennie à travailler à un bureau, ce sont sept années en moins d’espérance de vie. Cette sédentarité au travail accroît le risque de diabète, d'obésité, de cancer, de mal au dos et de fatigue chronique. Selon une publication scientifique de 2015 rassemblant les études parues sur le sujet, ceux qui passent le plus de temps assis ont un risque de développer un diabète de 90% plus élevé que ceux qui sont assis le moins longtemps, une probabilité de mourir de maladie cardiaque ou de cancer de 18% plus élevée et 24% plus de chances de décéder (1). De plus, une autre étude conduite chez des femmes souligne que celles restées assises plus de sept heures par jour présentent 47% de risques en plus de développer des symptômes dépressifs comparées à celles qui ont passé quatre heures ou moins assises.Une autre étude a même évalué la combinaison de la position assise des heures durant et le fait de ne pas pratiquer d’activité physique. Bilan, c’est la plus mauvaise des attitudes. Comparativement aux personnes qui passent quotidiennement moins de quatre heures quotidiennes en position assise et pratiquent une activité physique intensive (> 35,5 MET-heure/semaine), ceux qui sont assis plus de 8 h/jour et réalisent une activité physique très limitée (< 2,5 Met-heure/semaine, sédentarité) ont, à terme, un risque de mortalité augmenté de 60%. Quels moyens simples pour ne pas rester assis trop longtemps au bureau Outre-Atlantique, le National Insitutes of Health (3) a quantifié le nombre d’heures passé assis en moyenne par un adulte américain : 7,7 heures. Ce qui a fait dire à l’American Medical Association qu’il fallait revoir notre manière de s’assoir, en exploitant les sièges « ballons » et les postes de travail en hauteur (4). Pour contrer la position assise, les idées ne manquent pas. Des chercheurs se sont posé la question « Comment réduire le temps passé assis ? ». Pour cela ils ont pris une par une les stratégies de changement de comportement utilisées dans les interventions de réduction de la sédentarité chez les adultes et publiées dans des revues médicales internationales (5). 23 interventions leur ont semblé prometteuses, fondées sur la restructuration de l’environnement de travail, la persuasion ou l'éducation. Ils ont relevé par exemple, des postes de travail où l’on peut rester debout, le fait de programmer une alerte lorsqu’un certain laps temps passé assis est dépassé ou encore l’installation de bureaux à pédales pour réduire l’inactivité.D’ores et déjà voici quelques pistes : S’obliger à réaliser des pauses toutes les 45 minutes. Passer ce temps de pause en position debout. Organiser des réunions debout. Réfléchir sur un sujet en restant debout et encore mieux, en marchant. Varier les positions assises. S’étirer régulièrement au long de la journée. Choisir un bureau ajustable, permettant à la fois de travailler assis ou debout. Pour une ergonomie correcte de travail sur un bureau en hauteur, l’écran doit être à la bonne hauteur en maintenant la tête droite et les bras perpendiculaires au corps.   A quand les Français fans du travail en position debout ? Il est grand temps de tomber de sa chaise. Les recommandations médicales britanniques préconisent aux salariés de rester au moins deux heures de leur temps de travail debout. Aux Etats-Unis, le commerce de bureaux surélevés est en plein essor. Mais ce sont les pays nordiques les premiers à avoir franchi le pas. Les postes de travail modulables, c’est à dire qui permettent les deux positions, assises et debout, s’implantent réellement dans les entreprises. Au point qu’au Danemark, la législation du travail impose aux entreprises de fournir ce type de mobilier à leurs employés. En France, certaines banques et assurances seraient apparemment parmi les premières entreprises à se pencher sur le problème et à utiliser ce type de mobilier modulable. (1)Ann Intern Med. 2015;162(2):123-132. ; (2) AJPM  September 2013Volume 45, Issue 3, Pages 276–281 ; (3) https://www.nih.gov/; (4) https://www.ama-assn.org/; (5) Health Psychology Review  Volume 10, 2016 - Issue 1 / http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17437199.2015.1082146

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Mon entreprise

Alimentation et prévention cancer : vérités et idées fausses

En janvier 2001, a été créé le Programme National Nutrition-Santé (PNNS), avec pour ambition d'améliorer l'état de santé de la population en agissant sur le déterminant nutrition.Parallèlement, avec l'évolution des connaissances, les scientifiques estiment aujourd'hui que le facteur alimentaire pourrait contribuer pour une large part au développement des cancers. C'est ainsi que la thématique « Alimentation, nutrition et cancer » a vu le jour.En matière de prévention du cancer, l'alimentation peut en effet jouer un rôle très important.« Vérités, hypothèses et idées fausses », ce qu'il faut savoir au sujet des liens entre cancer et alimentation. Prévention des cancers : vérités et recommandations Fruits et légumesL'apport de fruits et de légumes devrait représenter au minimum 7% de l'apport énergétique total journalier, soit entre 400 et 800 grammes de fruits et légumes par jour, en jouant sur la variété.Pour atteindre le minimum, le PNNS recommande au moins 5 fruits et légumes chaque jour, quelle qu'en soit la forme : crus, cuits, frais, en conserve ou surgelés. Surpoids et obésitéLe risque de cancer est minimal lorsque l'indice de masse corporelle est maintenu entre 18,5 et 25 kg/m².Les recommandations internationales (code européen contre le cancer) conseillent de ne pas dépasser un gain de poids supérieur à 5 kilos durant la vie d'adulte.Il est donc conseillé de surveiller régulièrement son poids et en cas de gain rapide ou important de celui-ci, de mettre en place un contrôle de l'alimentation doublé d'une augmentation de l'activité physique. Activité physique Il est recommandé de maintenir un mode de vie actif.A titre d'exemple, si l'activité physique professionnelle est faible ou modérée, pratiquez au moins une demi-heure (et si possible une heure) de marche rapide, ou d'une activité similaire, par jour, et une activité physique vigoureuse d'au moins une heure par semaine. AlcoolLa consommation d'alcool est déconseillée sur le plan du risque de cancer, car elle augmente la morbidité et la mortalité.Les recommandations du PNNS proposent, chez ceux qui consomment des boissons alcoolisées, de ne pas dépasser l'équivalent de 20 g d'alcool pur par jour (soit deux verres de vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d'alcool fort).Mais selon les toutes dernières données scientifiques, il serait préférable de ne pas dépasser 6 verres par semaine. Tabac Le tabagisme constitue un facteur de risque majeur de cancer (et notamment du poumon et de la vessie), et sa réduction est un objectif prioritaire en termes de santé publique pour diminuer le risque de multiples localisations de cancer. Hypothèses fortes menant à des recommandations Viandes et charcuteries La consommation de viande doit se faire dans le cadre d'une alimentation équilibrée et variée, riche en fruits et légumes. Privilégiez les viandes les plus maigres. Un seul plat de viande par jour est suffisant. Limitez les charcuteries, pour réduire notamment les apports en graisses saturées et en sel. Par ailleurs, limitez les procédés de cuisson utilisant des températures très élevées (grillade, barbecue, friture) ; le cas échéant, il est recommandé de ne pas consommer les parties carbonisées des viandes grillées. Sel Ne pas dépasser 8 grammes de sel par jour, via les aliments eux-mêmes, l'ajout à table et lors de la préparation. Les principaux aliments salés à contrôler sont les charcuteries et les fromages à forte teneur en sel, les produits salés pour l'apéritif, et certaines eaux minérales riches en sodium. Apports en graisses La réduction des apports en graisses pourrait avoir un impact bénéfique sur le risque d'obésité et sur les maladies cardiovasculaires. En matière de cancer, ce sont surtout les acides gras trans (graisses hydrogénées issues d'un procédé industriel) qui sont à éviter. Evitez les aliments contenant des graisses « cachées » (viennoiseries, crèmes desserts, produits apéritifs, produits laitiers gras, viandes et charcuteries grasses, sauces...…). De plus, remplacez le plus souvent possible les graisses animales par des graisses d'origine végétale, notamment celles riches en acides gras mono-insaturés et polyinsaturés (huiles d'olive, de colza). Fibres alimentaires L'alimentation quotidienne devrait intégrer des céréales complètes (blé, orge, avoine, maïs, son), du pain complet, des légumes ou légumineuses (lentilles, haricots, fèves...) ou du riz complet, et des fruits (plutôt que leur jus). Il est préférable de consommer des produits à grains entiers, ou enrichis en fibres. Café A consommer avec modération, soit moins de 5 tasses par jour. Les données existantes ne permettent pas d'incriminer la consommation de café dans le déterminisme des cancers, excepté pour celui de la vessie.   Stéréotypes et idées fausses autour de l'alimentation et du cancer Le four à micro-ondes donne le cancerFaux : aucun élément actuellement disponible n'indique un risque lié à l'utilisation du four à micro-ondes.Les fruits et légumes donnent le cancer à cause des pesticidesFaux : il existe suffisamment de preuves concluant que les fruits et légumes protègent du cancer dans des proportions importantes. Et les effets bénéfiques des fruits et légumes sont tellement importants, qu'ils annulent les effets délétères de quantités faibles de pesticides.Le vin rouge protège du cancer…Faux : aucune boisson alcoolisée (même le vin) n'a d'effet protecteur vis-à-vis du cancer. Toutes sont des facteurs de risque importants. Dans le domaine du cancer, la consommation d'alcool n'est jamais recommandée. Alimentation et cancer : résumé des recommandations   Alimentation variée et quantitativement adaptée aux besoins nutritionnels, préférentiellement basée sur des aliments d'origine végétale. Poids stable sans surcharge pondérale, tout en limitant le gain maximal de poids à moins de 5 kg durant la vie adulte. Mode de vie actif avec une demi-heure de marche rapide (ou une activité similaire) par jour et une activité physique vigoureuse d'au moins une heure par semaine. Cinq fruits et légumes par jour. Aliments riches en fibres (fruits, légumes, pain, riz et pâtes complets) à privilégier par rapport aux aliments raffinés (pain et riz blancs). Alcool déconseillé. Pour les consommateurs, limiter à 6 verres par semaine. Charcuteries à limiter au profit du poisson ou des volailles. Limiter le sel et les aliments salés.   Isabelle Eustache

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Ma santé

En selle pour la santé ! Mettez-vous au vélo...

Le vélo permet non seulement de se déplacer rapidement mais il représente aussi un véritable atout santé ! Un moyen de "tran-sport" qui s'impose de plus en plus dans nos villes saturées de pots d'échappement...  Le vélo, un "tran-sport" pas si commun Repensez un instant à la semaine qui vient de s'écouler.Au total, combien de temps avez-vous passé dans votre voiture, dans le métro ou dans le bus ?Et combien de temps avez-vous passé à la salle de sport ?Parions que la durée numéro 1 excède largement la durée numéro 2 ! Alors pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et adopter le vélo, ce "tran-sport" qui permet non seulement de se faufiler dans les rues, de faire des économies d'essence, de préserver l'environnement... et de prendre soin de sa santé ? Au lieu de pester dans les bouchons parce que vous allez encore manquer votre cours de gym... enfourchez plutôt votre deux roues ! Quels sont les bienfaits du vélo sur la santé ? Accessible à la grande majorité d'entre nous, la pratique du vélo présente très peu de contre-indications, sauf d'éventuels problèmes d'articulations ou de dos. Son principal avantage, comme tous les sports d'endurance, est de renforcer le muscle cardiaque et donc d'améliorer la résistance à l'effort.Au cours des dernières années, plusieurs études ont montré que la pratique régulière du vélo diminuait significativement le risque de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Elle présente aussi un impact positif sur les risques de diabète, d'obésité, d'hypertension et sur la qualité de la masse osseuse. Vélo : plus d'avantages que de risques Hillman, un chercheur britannique, a montré qu'en dépit des dangers du vélo (chutes, circulation automobile), les bénéfices d'une pratique régulière étaient 20 fois supérieurs aux risques. Et que rouler régulièrement à vélo permettait d'augmenter en moyenne son espérance de vie de deux ans et demi... Vélo : des bienfaits aussi sur la silhouette ! Le vélo renforce quasiment tous les muscles du corps, en particulier au niveau de la nuque, des bras, des cuisses et des jambes. En augmentant la masse musculaire, il permet également d'augmenter le métabolisme de base et donc de brûler davantage de calories... même au repos.Le vélo permet justement de galber et d'affiner la silhouette mais aussi d'améliorer la circulation sanguine. Une très bonne manière de lutter contre les problèmes de jambes lourdes et contre la cellulite !Contrairement à une idée reçue, pédaler ne donne pas de gros mollets, ce qui se vérifie en revanche dans certains modes de course à pied ! Pour vous remettre au vélo, choisissez votre monture Pour être à l'aise à vélo, choisissez correctement votre monture ! Posez-vous préalablement les questions importantes : Quel usage allez-vous faire de votre vélo ? Allez-vous rouler sur des chemins asphaltés et/ou sur des chemins de terre ? Allez-vous parcourir de courtes ou de longues distances ? Etes-vous un cycliste novice ou déjà expérimenté ? Sachez que de manière générale, plus le diamètre des roues est grand et plus la largeur des pneus est importante, plus le confort sera au rendez-vous. Soyez aussi attentif à prendre un cadre de vélo à votre taille (S, M, L selon votre stature).Pensez aussi à l'alternative du vélo pliable, que vous pourrez emmener partout avec vous, que ce soit dans le train ou dans l'avion...N'hésitez pas à demander le conseil d'un spécialiste car il y a autant de modèles que d'usages du vélo. Enfin, une fois trouvée la perle rare, ne négligez pas les réglages : guidon, selle, pneus...Vérifiez également l'éclairage (un feu blanc ou jaune à l'avant et un feu rouge à l'arrière), essentiel à votre sécurité. Roulez jeunesse ! Rouler à vélo ne nécessite aucune formation spécifique.Un bon équilibre et la connaissance du code de la route suffisent. Néanmoins, en raison de la densité du trafic automobile et de la rareté des pistes cyclables dans certaines villes, il est parfois intimidant de se lancer...Sachez que des stages pour enfants et adolescents mais aussi pour adultes sont régulièrement organisés.Pour trouver des astuces et rouler à vélo en sécurité : http://infotrafic.grandlyon.com/A-velo.48.0.htmlhttp://www.agirpourlasecuriteroutiere.asso.fr/Vive-le-velo-en-ville.htmlhttp://www.terraeco.net/Comment-eviter-le-danger-a-velo,15489.htmlhttp://www.ze-velo.com/dossiers-velo-de-ville-6.html Julie Luong, journaliste santé

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Mon bien-être

Le pain complet pas forcément meilleur que le pain blanc pour la santé

Selon une étude israélienne, le pain blanc ne serait pas forcément meilleur pour la santé que le pain complet. Il existerait une réponse individuelle liée à la composition du microbiote intestinal de chacun. Pain blanc ou pain complet ? Le pain blanc fait plus rapidement augmenter la glycémie que le pain complet, plus riche en glucides complexes. De surcroit plus intéressant pour sa teneur en fibres, le pain complet est recommandé par les nutritionnistes au détriment de sa version raffinée. Des chercheurs montrent aujourd’hui que la situation est plus compliquée et que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments. Au cours de leur expérimentation, une vingtaine de volontaires a été assignée à manger soit du pain blanc industriel, soit du pain au blé complet artisanal pendant une semaine, puis d’inverser ce régime. De nombreux tests biologiques ont été effectués : réponse glycémique, tolérance au glucose, tension artérielle, taux de lipides, de cholestérol, autres paramètres sanguins (calcium, fer, magnésium), fonction hépatique, rénale, marqueurs de l'inflammation et composition du microbiote intestinal. Tout dépend du microbiote intestinal de chacun ! En moyenne, tous ces paramètres ne sont pas différents quel que soit le type de pain consommé. En revanche, il existe de grandes variations de réponse glycémique selon les sujets : le pain blanc provoque une forte élévation de la glycémie chez la moitié des sujets, l’autre moitié répondant par une forte hausse de glycémie au pain complet, ce qui explique l’absence de différence sur la moyenne de la population étudiée. En conclusion, le type de pain entraine des réponses différentes selon la composition du microbiote de chaque individu. Ces résultats nécessitent d’être confirmés, et si c’est le cas, les chercheurs suggèrent dans le futur d’entreprendre une analyse du microbiote intestinal afin de déterminer quel type de pain se révèle le plus approprié pour la santé de chacun d’entre nous.

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Ma santé

Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres

Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.

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Ma santé

Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...

Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ?  Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans.  Isabelle Eustache

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Epilepsie : à chaque crise son histoire…

Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr

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Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?

Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons.  Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé

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Ma santé

Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?

L'hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d'hormones thyroïdiennes. Résultat, ces hormones augmentent l'activité de la plupart des organes et tissus de l'organisme. Concrètement, quels sont les symptômes d'une hyperthyroïdie ?Avec l'hyperthyroïdie, tout s'accélère !Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, la consommation des graisses, etc., tout s'accélère lorsque les hormones thyroïdiennes sont en trop grandes quantités, l'organisme fonctionne trop et trop vite. A l'origine, il peut s'agir d'une thyroïde gonflée, d'un nodule, d'une inflammation, voire d'une maladie de Basedow. Mais quelle que soit la cause de l'hyperthyroïdie, tout s'accélère et cette activation excessive n'est pas bénéfique.Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?Pouls très rapide (plus de 100 pulsations par minute).Palpitations cardiaques.Troubles du rythme, rythme cardiaque anarchique (fibrillation auriculaire).Essoufflement croissant pour des efforts de moins en moins importants. Augmentation de l'appétit.Perte de poids (malgré un appétit accru), pouvant aller jusqu'à plusieurs kilos par semaine. Accélération du transit avec apparition de diarrhées. Fatigue.Faiblesse musculaire, fonte musculaire.Tremblements, particulièrement visibles au niveau des mains. Troubles nerveux : anxiété, irritabilité, instabilité émotionnelle, dépression, crise d'angoisse...Troubles du sommeil.Transpiration abondante, mains moites.Intolérance à la chaleurTous ces signes de l'hyperthyroïdie ne sont pas systématiques et ne coexistent pas tous chez la même personne.Pourquoi l'hyperthyroïdie entraîne autant de symptômes ?Parce que les hormones de la thyroïde sont impliquées dans la plupart des fonctions vitales de l'organisme : fonctions mentales, régulation du poids, transit intestinal, contrôle de la température du corps, rythme cardiaque, qualité de la peau, des cheveux, des ongles...Diagnostic et traitement de l'hyperthyroïdieLes symptômes et la palpation de la glande thyroïde située à la base du cou orientent le diagnostic, lequel est confirmé par un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes. Le traitement le plus classique et de première intention repose sur la prescription d'antithyroïdiens de synthèse qui bloquent la synthèse des hormones par la glande thyroïde. Le traitement est généralement long, il s'accompagne parfois d'effets indésirables et nécessite une surveillance étroite. Parallèlement, des médicaments spécifiques sont prescrits pour atténuer les symptômes (ex. palpitations, sommeil, anxiété). A l'arrêt du traitement, il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de récidive. Si c'est le cas, on recourt parfois à l'iode radioactif, qui en se fixant sur la glande thyroïde, bloque son activité.Isabelle Eustache

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Ma santé

A quel âge commencer la crème anti-rides ?

La lutte contre le vieillissement n'est pas réservée aux personnes âgées. Sous l'influence de la mode et des publicités prônant la jeunesse éternelle, on s'engage dans cette lutte antivieillissement de plus en plus tôt.Au final, nombreuses sont les moins de 20 ans qui appliquent déjà une crème anti-rides.Est-ce une bonne idée de débuter si tôt l'usage de tels produits antivieillissement ?Plus on applique tôt un antirides, plus la peau préservera sa souplesse et sa beauté : Faux !Il semblerait qu'un tiers des femmes de moins de 25 ans utilisent des produits destinés aux plus de 40 ans.Or utilisés trop tôt, de tels produits peuvent avoir l'effet inverse : ils risquent d'accélérer le vieillissement de la peau et de provoquer des dégâts, potentiellement irréversibles, au lieu de la protéger des effets du temps. Explications.  Les crèmes anti-âge sont trop riches pour les peaux jeunesTrès riches en ingrédients, très lourdes et couvrantes, les crèmes anti-âge sur une peau qui n'en a pas besoin risquent de boucher les pores, d'asphyxier l'épiderme et de provoquer des boutons et des irrégularités.Quant à la transpiration qui sert à réguler la température de l'épiderme et à éliminer les toxines, elle risque aussi d'être perturbée. Résultat, la peau respire mal et les toxines restent emprisonnées dans l'épiderme, renforçant le risque de boutons.Les ingrédients ne sont pas adaptés aux peaux jeunesLes ingrédients présents dans les crèmes anti-âge agissent en forçant la peau à se renouveler plus rapidement. De cette façon, les cellules mortes sont vite éliminées puis remplacées.Or il n'est pas recommandé d'accélérer ce processus sur une peau encore jeune, au risque de la voir perdre son élasticité, sa résistance et son hydratation.  Risques d'irritations et d'allergies avec des cosmétiques antivieillissementLes peaux jeunes sont plus sensibles et plus réactives. Elles nécessitent donc des ingrédients peu agressifs, au risque de provoquer des rougeurs, des irritations, voire d'initier de réelles allergies.À savoir que les allergies sont très contraignantes et que les réactions cutanées peuvent mettre très longtemps à disparaître...Sensibilité accrue au soleilLes cosmétiques inadaptés rendent la peau plus sensible au soleil. C'est ainsi que la peau devient très réactive à la moindre exposition solaire : rougeur, éruption cutanée, démangeaisons...En conclusion, à chaque âge ses besoins.Il est important de choisir des soins adaptés à son type de peau.Au moindre doute ou en cas de réaction, consulter un dermatologue est la démarche qui convient...À noter que la meilleure façon de préserver sa jeunesse de peau est de ne pas fumer !  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Mon bien-être

De beaux cheveux tout l'hiver en 4 étapes

Stress, fatigue, froid, même pour nos cheveux, la période hivernale est difficile. Voici 4 grands conseils pour passer l'hiver avec une chevelure en beauté. En pratique, pour de beaux cheveux, vous allez devoir penser à votre thyroïde, éliminer le stress, manger mieux et entreprendre quelques soins. Santé des cheveux : comment se porte votre thyroïde ? Des cheveux cassants ou des cheveux qui tombent peuvent être le reflet d'un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Les troubles de la thyroïde étant relativement fréquents, particulièrement chez les femmes, un bilan de la thyroïde peut permettre de vérifier que tout fonctionne bien de ce côté. Dans le cas d'une hyperthyroïdie (l'activité de cette glande est excessive, entraînant un fonctionnement accéléré de tout l'organisme), les cheveux ont tendance à devenir cassants. Les autres symptômes d'alerte sont : accélération des battements du coeur, contractions musculaires plus rapides, excitation et agressivité, perte de poids, diarrhées, intolérance à la chaleur, baisse de libido. Quant à l'hypothyroïdie (l'organisme fonctionne inversement comme au ralenti), elle se traduit plutôt par une chute des cheveux. Les autres symptômes de l'hypothyroïdie sont : ralentissement des battements du coeur, crampes, frilosité, arrêt des règles, trous de mémoire, dépression, peau sèche et pâle, constipation, prise de poids... Pour de beaux cheveux, chassez le stress Le stress se répercute sur la santé des cheveux. Il est surtout connu pour entraîner ou accélérer la chute des cheveux. Cet effet est dû à des modifications hormonales, mais le stress agit également en ralentissant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu.Donc pour garder vos cheveux, mieux vaut éliminer ce facteur stress. Plus facile à dire qu'à faire, mais jamais impossible. Regardez du côté de votre emploi du temps. Peut-il être aménagé différemment ? Certaines tâches sont-elles vraiment indispensables ? Pouvez-vous déléguer davantage ? Dans tous les cas dégagez un peu de temps rien que pour vous, pour vous reposer et vous faire plaisir.Et au minimum, faites de l'activité physique, idéalement deux à trois séances de sport par semaine. Sinon, marchez beaucoup et bougez à la moindre occasion. Enfin, le yoga ou la pratique de la relaxation, c'est excellent pour tenir le stress en respect ! Pour de beaux cheveux, attention aux carences en vitamines Les follicules pileux situés sous le cuir chevelu sont alimentés par les vaisseaux sanguins qui leur apportent les vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres acides aminés indispensables à leur développement. Toute carence peut entraîner une perte de souplesse des cheveux, de brillance, voire une chute des cheveux.Avant d'envisager de recourir à des compléments alimentaires, regardez du côté de votre assiette. Votre alimentation est-elle suffisamment variée ? Mangez-vous suffisamment de fruits et de légumes ?Dans la négative, faites un effort, car manger de manière saine, variée et équilibrée ne profitera pas seulement à la beauté de vos cheveux, mais à tout votre organisme ! Mes cheveux j'y tiens : plus de soins, moins d'agressions Un soin après chaque shampoing et un masque une fois par semaine sont des pratiques idéales pour nourrir et entretenir la brillance et la souplesse des cheveux. Selon votre type de cheveux du moment, vous pouvez recourir à des soins spécifiques (cheveux cassants, secs, gras, pellicules...).En revanche, les shampoings agressifs sont à proscrire, tout comme le brossage trop énergique, les coiffures trop serrées (queue-de-cheval, tresses...) qui cassent les cheveux et tirent sur les racines. Le sèche-cheveux trop chaud est aussi un ennemi des cheveux. Idéalement, laissez-les sécher régulièrement.Enfin n'hésitez pas à demander conseil à votre coiffeur et/ou à votre pharmacien ! Mais en cas de problème plus sérieux, c'est une visite chez un dermatologue qui s'impose !  Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Perlèche : une candidose au coin des lèvres

La perlèche fait partie des candidoses, infections dues à une levure, la Candida. Sa localisation est caractéristique puisqu'elle siège typiquement à la commissure des lèvres, là où il faut chaud et humide...La candidose est une infection provoquée par une levure, la Candida. Cette levure est présente dans la bouche, le système digestif et le vagin. La Candida est inoffensive, sauf si elle prolifère anormalement. Elle infecte alors les membranes des muqueuses et la peau humide (commissure des lèvres, mais aussi aisselles, plis sous-mammaire, plis abdominal, etc.). En effet, les lieux de prédilection de cette levure sont les zones chaudes et humides. Et attention la candidose se transmet facilement...D'autres facteurs favorisent les candidosesLa prise d'antibiotiques peut favoriser les candidoses en tuant les bactéries qui normalement régulent leur prolifération. Les corticostéroïdes et les traitements immunosuppresseurs après transplantation d'organe tendent aussi à diminuer les défenses de l'organisme contre cette infection. Les corticoïdes à inhaler souvent prescrits contre l'asthme, induisent parfois une candidose buccale. Les femmes enceintes, les femmes sous contraception orale, les obèses et les diabétiques sont aussi plus exposés aux candidoses. La perlècheLa perlèche désigne une candidose localisée à la commissure des lèvres, souvent de façon bilatérale. La prolifération des Candida provoque des érosions parfois douloureuses, des fissures, des rougeurs, des croûtes, voire des saignements. Ce qui favorise la perlèche :Toutes les situations qui maintiennent continuellement les coins de la bouche humides permettent la croissance des levures Candida, comme notamment : - L'habitude d'humidifier ses lèvres. - Sucer son pouce. - L'utilisation d'appareils dentaires.- Etc. Quel est le traitement de la perlèche et des autres candidoses ?Le fait de maintenir les commissures des lèvres bien sèches peut contribuer à la guérison et empêcher les récidives. Sinon, le traitement repose sur des antifongiques, sous forme de crèmes, voire de poudre. Contre certaines candidoses, on recourt à des médicaments antifongiques par voie orale. À noter que des antibiotiques sont parfois prescrits, mais pour traiter une infection bactérienne venue compliquer la candidose. Enfin, des corticoïdes peuvent être nécessaires contre les démangeaisons.Isabelle Eustache

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Ma santé

Peut-on manger des produits périmés ?

Une date sur un produit, ca veut dire quoi ? Entre DLC (Date limite de consommation) et DLUO (Date limite d'utilisation optimale), quelle est la différence ? Risque-t-on de se rendre malade si l'on mange un produit dont une de ces dates limites est dépassée ? Décryptage. Date limite de consommation (DLC) et Date limite d'utilisation optimale (DLUO) La première, la DLC s'applique à tous les aliments périssables, riches en eau, où peut se dérouler une activité microbiologique qui non seulement nuit à sa qualité mais risque d'être dangereuse. Ces produits ne peuvent être vendus après l'expiration de leur DLC. La seconde, la DLUO concerne les produits secs (céréales - pâtes, riz etc. -, légumes secs, biscuits, céréales de petit déjeuner, thé, café), les produits stérilisés, lyophilisés, déshydratés, salés, fumés, congelés, surgelés, le lait UHT, les fromages affinés et la plupart des boissons, sauf le vin qui n'a aucune date limite de consommation. Ces produits peuvent être vendus après leur DLUO. DLC et DLUO sont fixées par le fabriquant qui réalise des tests de vieillissement plus ou moins sophistiqués, selon des normes bien établies, sur ses produits quand il les met au point. Repères de la Date limite de consommation (DLC) La DLC est indiquée par une date en chiffres, par exemple 21/05/10, accompagnée d'une série de chiffres (qui est la référence du produit). Il s'agit d'une sorte de tampon qui se balade un peu n'importe où sur l'emballage. Lorsque celui-ci enferme plusieurs produits, comme les packs de yaourts, cette DLC est de nouveau tamponnée sur le couvercle de chaque produit. La mention " à consommer jusqu'au... " et l'indication de la température de conservation : " conserver à + 6°C maximum " sont imprimées sur l'emballage. On ne les retrouve pas toujours sur un produit débarrassé de son sur-emballage. Repères de la Date limite d'utilisation optimale (DLUO) Il y a plusieurs formulations qui varient avec la durée de la DLUO. Pour les produits dont la DLUO est à 3 mois, la mention " A consommer de préférence avant le ..... " suivie du jour et du mois ou bien " A consommer de préférence avant fin.... " est imprimée sur l'emballage ou la boîte. Pour les produits dont la DLUO est comprise entre 3 et 18 mois, la même mention indique le mois et l'année. Pour les produits dont la DLUO est de plus de 18 mois, cette mention indique seulement l'année. Très souvent, le " A consommer de préférence " renvoie à " au-dessous de la boîte " ou " au dos du paquet " et là, on trouve la date. Produits à DLC = aliments périssables à conserver au réfrigérateur La DLC concerne tous les aliments périssables, soit les produits laitiers (lait pasteurisé, yaourts, fromages frais, crèmes desserts etc.), les viandes, les volailles, et les poissons frais emballés, les charcuteries, les plats cuisinés frais et certains légumes frais prêts à cuire. Tous ces produits, vous les trouvez dans les rayons réfrigérés des magasins, petits ou grands. S'ils n'y sont pas, n'achetez pas ! Et quand vous achetez, allez regarder au fond du rayon où sont souvent stockés les produits dont la DLC est plus éloignée. Il est évident que vous ne devez pas les laisser traîner après leur achat mais les stocker le plus vite possible au frigo afin de ne pas rompre la sacro-sainte chaîne du froid. Peut-on consommer des aliments périmés ? Aucun risque sanitaire avec tous les produits à DLUO. C'est d'ailleurs pour cela qu'il existe tout un réseau de " soldeurs " spécialisés dans la vente des produits en limite de DLUO, voire même en date dépassée. Et que bien des associations humanitaires sont heureuses de les récupérer. Le seul risque, c'est que ces produits soient moins bons, que leurs qualités organoleptiques (goût, saveurs, texture, parfum) en aient pris un coup. Des biscuits peuvent devenir mous, le chocolat peut se durcir, le thé ou le café s'éventer. Pour les surgelés, les DLUO, qui sont de 1 à 2 ans, sont inférieures aux durées de conservation possible car on tient compte, pour les fixer, des inévitables micro-variations de température au cours de la vie commerciale du produit. Mais si vous laissez se décongeler un produit après son achat, que vous le déposez tout mollasson dans votre congélateur, il est évident que vous prenez alors le risque qu'il se soit abîmé ! La terreur règne en ce qui concerne les produits à DLC car on ne cesse d'affirmer qu'il ne faut absolument pas les consommer après cette fichue DLC sous peine de graves risques alimentaires : gastro, intoxication etc. Du coup, nombreux sont ceux et celles qui jettent à la poubelle n'importe quel produit dès qu'il a atteint sa DLC et en rageant d'un tel gâchis. Mais il y a produit et produit. S'il est évident qu'un filet de poisson ou un bifteck dans une barquette qui baigne dans son jus a vraiment une durée de vie limitée, il n'en est pas de même pour les produits laitiers à DLC qui sont fabriqués avec du lait pasteurisé (donc débarrassés de ses microbes dangereux), les crèmes desserts. Les jus de fruits pasteurisés. A condition, bien sûr, qu'ils n'aient pas quitté le frigo et qu'avant d'y être installés, ils n'aient pas transité longtemps au chaud. Vous pouvez donc, sans état d'âme et sans risque, consommer des yaourts, des laits fermentés, des fromages frais, des crèmes dessert bien au-delà de leur DLC sauf si l'opercule est gonflé, ce qui signifie que le produit a fermenté. Paule Neyrat, Diététicienne

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Ma santé

Le miel pour votre santé

Le miel est reconnu pour ses bienfaits mais connaissez-vous toutes ses vertus ? De nos tartines à l'hôpital, il est l'objet de toutes les curiosités, même les plus scientifiques... Le miel, bon pour toutes les plaies Le miel a une forte action antibactérienne. Il est aussi un cicatrisant efficace. Ces deux vertus le rendent utile dans le traitement des plaies, où s'installent trop souvent des germes, y compris ces bactéries résistantes qui inquiètent tant les milieux médicaux. Il est actuellement utilisé dans des hôpitaux, sur des plaies particulièrement « difficiles », chez les nouveaux-nés par exemple, ou chez des patients traités contre le cancer. La majorité des résultats sont positifs, voire très positifs - les bienfaits du miel semblent efficace sur des bactéries résistantes à certains antibiotiques.Mais attention, il ne s'agit évidemment pas de mettre le miel acheté pour les tartines sur une coupure ! Le miel médical est produit dans des conditions particulières, conditionné spécialement pour les milieux médicaux (sous forme de pansement par exemple) et utilisé sous contrôle d'un(e) soignant(e). Le miel contre le cancer Le miel semble aussi limiter la prolifération des cellules cancéreuses. Attention, pour l'instant ceci n'est qu'un résultat « in vitro » : des scientifiques ont mis en contact des cellules cancéreuses avec du miel et ont observé que leur multiplication était ralentie. Cet effet reste donc seulement théorique et on est encore très loin d'une application sur les soins offerts aux patients.   Le miel dans l'alimentation : attention... Le miel est aussi souvent présenté comme une aliment santé. Il est vrai qu'il est riche en antioxydants, et qu'il est moins néfaste que le sucre pour les patients diabétiques. Mais aux quantités où l'on en mange, il ne peut avoir sur notre santé qu'un effet très modeste.Voici quelques conseils pour bien consommer son miel : Profitez-en avec modération... Même s'il est moins mauvais que le sucre blanc, le miel est tout de même un sucre, et il apporte beaucoup de calories. Une fine couche sur une tartine, une petite quantité dans le thé, c'est bon ; en consommer à la petite cuillère, c'est non ! Préférez toujours des miels produits localement, et bio. Surtout jamais de miel chez les enfants de moins d'un an : des cas de botulisme ont été constatés. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Mon bien-être

Existe-t-il des contre-indications aux sports d'hiver ?

Si vous envisagez un séjour aux sports d'hiver, attention, il existe quelques contre-indications à considérer.Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes, les nourrissons, doivent prendre quelques précautions.La haute altitude peut même être contre-indiquée...Sport d'hiver : les maladies qui contre-indiquent les séjours en altitude (2.500 m)Certaines maladies contre-indiquent formellement tout séjour en altitude (2.500 m) :Une maladie cardiaque non stabilisée.Une insuffisance respiratoire chronique.Certaines maladies sanguines.Autrement dit, si vous êtes cardiaque ou insuffisant(e) respiratoire, vous devez choisir une station de faible altitude pour vos sports d'hiver.  Ce conseil est aussi valable pour les personnes atteintes, d'une maladie nécessitant une surveillance régulière comme le diabète, de bronchite chronique ou d'un asthme déclenché par le froid ou l'effort.Dans tous les cas, les médecins de montagne recommandent aux personnes qui suivent un traitement médical de consulter leur médecin avant de partir.  Et au moindre doute, demandez l'avis de votre médecin et si vous suivez un traitement médical, prenez rendez-vous pour une consultation avant de partir. Il évaluera votre forme physique, tiendra compte des activités que vous souhaitez pratiquer, y compris la randonnée, de l'altitude, du froid et des risques de déshydratation.Randonnée : qui doit demander une autorisation à son médecin ?Certaines situations nécessitent une autorisation préalable du médecin :Maladies du coeur (souffle au coeur...).Traitements au long cours ou suites d'intervention chirurgicale (anticoagulants, chimiothérapies, appendicectomie, prothèses de hanche...).Allergies (rhinite, crise d'asthme, oedème de Quincke, choc anaphylactique...).Diabète insulinodépendant.Maladies douloureuses de la colonne vertébrale (lombalgies, sciatiques, spondylarthrite ankylosante, tassement vertébral récent...).Genoux fragiles (instabilité rotulienne, lésion méniscale ou ligamentaire).Cheville instable (antécédents d'entorse).Verrues plantaires, "cors" aux pieds, mycose des orteils.Le médecin pourra proposer une adaptation du traitement et divulguer des conseils personnalisés. Femmes enceintes et sports d'hiverLes altitudes supérieures à 2.500 sont contre-indiquées aux femmes enceintes. Il leur est conseillé de choisir une station située à moins de 1.500 m.  Attention aux chutes, particulièrement en début et en fin de grossesse, car elles peuvent augmenter le risque de fausse couche et d'accouchement prématuré.Le ski alpin est déconseillé au-delà du 4e mois de grossesse et le ski de fond après le 6e mois.Enfin, les femmes enceintes doivent faire attention au soleil car elles risquent un masque de grossesse !Bébés et enfants aux sports d'hiver : pas de haute altitude avant 2 ansDès l'âge de 10 mois, la moyenne montagne est possible à condition d'éviter les grands écarts de température et les dénivelés importants.Mais il faudra attendre l'âge de ses deux ans pour séjourner avec lui dans des stations à plus de 2.500 m d'altitude.Attention, pour les jeunes enfants, les activités sportives doivent être de courte durée (40 minutes au maximum) : ski, luge, patinage à deux lames.  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Mon bien-être

Les accros à l’activité sportive auraient plus de problèmes avec l’alcool

Si l’activité physique régulière et modérée entretient l’organisme, entraîne le cœur, chasse le stress et protège de certains comportements à risque, la pratique d’une activité sportive en excès semble, à l’inverse, augmenter le risque d’une consommation d’alcool problématique. Activité sportive et alcool, des liaisons dangereuses ? Telles sont les conclusions d’une étude menée à partir de l’Observatoire 2016 « Les Français et l’alcool » conduite auprès d’adultes de 18 ans et plus, par la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce travail a établi que les accros au sport, autrement dit victimes de bigorexie (c’est le vrai nom de la dépendance au sport), soit 5% environ de la population adulte, sont trois fois plus nombreux que les pratiquants réguliers et modérés d’une activité sportive à présenter une consommation d’alcool problématique : 11% d’entre eux seraient en effet concerné, contre 4% des pratiquants non accros au sport ! Il est démontré que si la pratique d’une activité physique régulière augmente la fréquence de consommation d’alcool (une consommation au minimum hebdomadaire chez 57% des sportifs réguliers contre 43% des non-pratiquants), elle génère en revanche moins de problèmes d’alcool… Conclusion ? C’est à très haute dose que le sport deviendrait finalement délétère sur le comportement et pourrait s’associer à d’autres dépendances… Car il serait en effet « faux de croire que l’alcool et le sport sont deux comportements contradictoires » commente le Dr. Laure Com-Ruelle* : « Au contraire, ils s’associent souvent et interagissent fortement, d’autant que tous deux font partie des rituels de socialisation, et déclenchent des mécanismes cérébraux assez semblables, avec une activation du circuit dit de la récompense ». Il est d’ailleurs établi que les différentes dépendances, qu’elles soient aux substances (tabac, alcool, cocaïne) ou comportementales (jeu, sport, sexe) sont fréquemment associées. Dépendance au sport et alcool : des liens plus complexes qu’il n’y parait Des résultats qui viennent confirmer plusieurs travaux plus anciens, s’intéressant déjà aux relations entre sport et alcool. Ainsi, l’étude ESPAD (1999) montrait qu’à l’âge de 16 ans, la consommation d’alcool et les ivresses augmentaient dès 8 heures d’activité sportive hebdomadaires. L’étude IREB (2007), montrait, elle, deux tendances clairement opposées chez les majeurs (18-24 ans) : une augmentation du risque de consommation problématique chez certains jeunes pratiquant intensément des sports collectifs avec compétition (x 2,5 par rapport à ceux optant pour un sport de loisir individuel sans compétition) et à l’inverse une diminution du risque chez d’autres, avec un taux multiplié par 2,8 de non-consommation d’alcool. Deux attitudes opposées, qui montrent que certains échappent clairement au risque de dépendance à l’alcool, sans doute en fonction des différents tempéraments. Reste que si certains sports semblent assez déconnectés des conduites d’alcoolisation (gym, athlétisme, endurance), d’autres à l’inverse sont plus particulièrement concernés : essentiellement les sports collectifs de ballons (football, rugby, basket, volley…), avec l’incontournable « troisième mi-temps ». Un rituel convivial, mais qui expose aux débordements alcooliques (Binge Drinking notamment) et à la possible installation d’une dépendance. Dépendance, dépendances… Question de dose de sport, donc ? Dans la réalité, pas exactement : plutôt de dépendance. En effet on peut ne pas être « accro » au sport malgré une pratique intensive, et à l’inverse, l’être en pratiquant moins : plus que le nombre d’heures, c’est la place que prend le sport dans la vie qui signe l’addiction. La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011, et peut être évaluée grâce à un test EAI, permettant notamment d’évaluer la sensation de manque liée à l’arrêt de la pratique. Alors que l’activité physique régulière modérée protège du risque d’alcool, une pratique intensive, et a fortiori addictive, expose donc, à l’inverse, à une dépendance alcoolique. Dr. Com-Ruelle : « Il est important d’encadrer la pratique sportive, de former et d’informer préventivement non seulement les sportifs (jeunes et adultes), mais également les entraîneurs de clubs, notamment ». D’une part parce que l’alcool nuit gravement à la performance (baisse d’hydratation, altération du processus de réparation musculaire…), mais aussi à la santé, à court terme (accidents) et à long terme (maladies, décès). Il est ainsi avéré que les sportifs de haut niveau courent plus de risques de problème d’alcool quand sonne l’âge de leur retraite sportive. Autant de bonnes raisons pour ne plus faire de cocktail « sport + alcool ».

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Ma santé

Enfant : quand faut-il consulter un orthophoniste ?

L'apprentissage du langage est un processus complexe, dans lequel tous les enfants n'avancent pas au même rythme.Mais comment savoir quand il faut demander de l'aide d'un orthophoniste, le spécialiste des troubles du langage ? Acquisition du langage : quelques repères importants Il existe des repères clairs quant à l'acquisition du langage : A un an, l'enfant prononce ses tout premiers mots (il dit "papa, maman").  Son vocabulaire s'élargit ensuite petit à petit. Il comprend des ordres simples. Vers 18 mois, les premiers « mots-phrases » apparaissent (« Maman partie » ou « Bébé mange » par exemple). Il comprend des phrases courtes et simples. A deux ans se dessinent des phrases courtes et plus complètes de 2 à 3 mots. Il comprend des ordres complexes. Ceci dit, l'acquisition du langage ne se fait pas de manière linéaire. L'enfant apprend tout à la fois la signification des mots, à articuler et à prononcer les mots, le rôle même de la parole, la place des mots dans les phrases... Il est possible qu'il avance sur un aspect, puis l'autre, donc le développement global de la parole n'est pas toujours facile à évaluer pour les parents.Certains éléments doivent inciter à consulter rapidement un orthophoniste : L'enfant ne réagit pas à son prénom, aux bruits, ne pointe pas, ne regarde pas son interlocuteur. Il n'a aucun mot à l'âge de deux ans. Le langage utilisé par l'enfant n'évolue pas : il se contente des quelques mots qu'il a appris et ne va pas plus loin. Le langage est incompréhensible. Il ne comprend pas.   L'orthophonie : aussi pour les enfants qui parlent... Certains enfants parlent, mais ne parlent pas « bien ». On observe un bégaiement, ou des défauts de prononciation (zézaiement et autres troubles articulatoires).Dans ces cas, l'orthophonie est utile dès que l'on constate que le défaut ne disparaît pas de lui-même, et bien sûr si l'enfant semble souffrir de ses difficultés.La première étape d'une prise en charge en orthophonie est une évaluation complète des capacités de l'enfant, non seulement à parler, mais aussi à communiquer. L'orthophoniste a alors une idée précise de la gravité de la situation.Même si le trouble du langage est sérieux, il est possible que l'enfant rattrape complètement son retard dans les années à venir. L'orthophonie à tout âge Si les retards dans l'acquisition du langage sont la raison la plus connue de consulter un orthophoniste, ils ne sont de loin pas les seuls. A l'heure actuelle, les orthophonistes interviennent parfois chez de tout petits bébés, pour des problèmes d'allaitement, d'alimentation par exemple. Des troubles du langage peuvent apparaître après un événement de la vie, comme un traitement d'orthodontie par exemple. Par ailleurs, les orthophonistes interviennent aussi en ce qui concerne le langage écrit - c'est eux qui assurent le suivi des dyslexies et dyscalculies. Les orthophonistes s'occupent aussi d'adultes, de personnes âgées ou très âgées, qui ont perdu l'usage de la parole à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou qui ont des difficultés à s'alimenter suite au vieillissement ou à des maladies neurodégénératives. Bon à savoir :Quel que soit l'âge du patient et la nature du trouble, les orthophonistes travaillent après un avis médical. En d'autres termes, la première chose à faire si vous pensez avoir besoin d'un orthophoniste pour votre enfant est d'aller voir un médecin spécialiste, pédiatre ou ORL. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Ma santé

Se remettre au sport en été, c'est vraiment une bonne idée ?

L'été, on a plus de temps pour le sport.Mais si on se prend pour un champion sans jamais s'entraîner le reste de l'année, nos muscles et nos tendons ne vont pas apprécier !Quelques conseils pour se remettre au sport en été, en toute sécurité. Reprendre un sport en été : oui, mais avec prudence ! Du temps, de l'espace et une motivation à toute épreuve pour retrouver la forme : c'est bien, mais ça ne fait pas tout.En sport, ce n'est pas parce qu'on veut, qu'on peut ! Se remettre au sport en été : bien connaître les risques encourus Muscles, tendons et ligaments risquent de souffrir d'autant plus qu'en été, les températures sont élevées.Or la moindre déshydratation peut être lourde de conséquences : 1 % de perte hydrique (soit 700 grammes pour un adulte de 70 kilos), c'est 10 % de capacités musculaires en moins.Il va donc falloir reprendre en douceur et toujours après avis médical une fois passé le cap des 40 ans.En effet, le risque d'accident est d'autant plus grand que l'on manque totalement d'entraînement. Que l'on surestime ses capacités sous prétexte que 20 ans plus tôt, on était bon sportif ou encore, que l'on participe à un match ou que l'on suive un groupe d'amis plus forts que nous, ça nous oblige à forcer.Chaque année, des dizaines de milliers de vacanciers, trop pressés de se lancer dans une activité sportive, font les frais de ces imprudences, avec à la clé, des crampes, des élongations, des claquages, des entorses, mais aussi parfois un infarctus du myocarde. Tout faire pour les éviter les accidents liés au sport durant l'été Beaucoup d'accidents surviennent en fin de séance (en raison de la fatigue) ou aux heures les plus chaudes de la journée (en raison d'une déshydratation). La meilleure prévention, c'est donc de faire du sport au moment où les températures sont encore clémentes (tôt le matin). On doit également penser à boire, au choix, 3 ou 4 gorgées, toutes les 10 minutes, d'une orange pressée coupée avec de l'eau en y ajoutant du sel, à raison de 1 à 2 grammes par litre, car leur fructose est l'allié des efforts musculaires de longue durée, ou encore, une eau bicarbonatée comme St Yorre, Vichy Célestins ou Badoit. Toujours sur le plan nutritionnel, les petits plats riches en charcuteries et en viande sont à consommer avec modération car les protéines produisent des déchets qui surchargent les reins et favorisent les tendinites. Il est préférable de préférer les sucres lents (pâtes, pain, riz...). Enfin, il vaut mieux faire différents sports, à petites doses, pour éviter de concentrer tous ses efforts sur le même groupe musculaire.Et surtout, ne jamais forcer, quitte à s'octroyer une pause quand on en ressent le besoin : si on n'arrive plus à parler sans hacher les mots, c'est qu'on est déjà au-dessus de nos capacités.  Bien réagir en cas d'incident lors d'une séance de sport Si on a un muscle contracté, en boule et qui fait mal : Voilà qui signale une contracture et annonce que le muscle a été trop sollicité, trop longtemps. Il est plus que temps de stopper, faute de quoi, on risque des complications.En attendant, pour soulager, on peut masser la jambe, depuis la cheville vers le coeur et l'étirer pour détendre le muscle contracté.  Si on ressent une douleur brutale : Des fibres musculaires se sont déchirées (claquage). Cela se produit quand notre activité est trop longue par rapport à nos capacités physiques. Comme le membre blessé doit être mis en décharge, il n'y a rien d'autre à faire que de vite consulter. Le médecin prescrit le plus souvent des béquilles et une dizaine de séances de kinésithérapie pour refaire travailler le muscle en douceur.Évidemment, il n'est plus question de se bouger durant les vacances puisqu'on en a au moins pour 3 semaines de traitement !  Si on se tord la cheville : Une entorse externe de la cheville, due à la distension du ligament externe - cas le plus fréquent - se produit par exemple lorsqu'on met le pied dans un trou. Si la douleur disparaît dès qu'on remet le pied à plat sur le sol et qu'il n'y a ni oedème, ni bleu, inutile de consulter. Il suffit de se reposer pour la journée.Mais si la marche est douloureuse ou encore la cheville gonflée, on n'a plus le choix : s'il le juge nécessaire, le médecin peut décider, souvent après radiographie, de mettre une contention ou un plâtre pendant 3 ou 4 semaines (lorsqu'un petit os du pied a été arraché).  Si on ressent une douleur des heures après la séance de sport : Il s'agit probablement d'une inflammation d'un tendon trop sollicité (tendinite). C'est même certain si on joue au tennis avec une raquette de tennis trop lourde, un cordage trop tendu ou si on a une très mauvaise technique (tendinite du coude). Ou encore, si on court sur un sol trop dur, avec de mauvaises chaussures : cette fois, c'est le tendon d'Achille qui est touché.La solution : mettre du froid pour soulager et laisser le tendon malade au repos, pendant au moins deux semaines.  Si la douleur persiste encore des mois : C'est que le problème initial n'a pas été correctement pris en charge. Il faut parfois opérer, notamment en cas d'instabilité ligamentaire après une entorse mal soignée.Une bonne raison pour ne rien négliger lorsque l'incident se produit ! Dr Philippe Presles

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Mon bien-être

Les ronflements : que faut-il savoir ?

Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache

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Ma santé

La fièvre de l'enfant : mise au point

Face aux infections courantes (rhinopharyngite, otite, bronchite, angine…), les jeunes enfants montent vite en température. Généralement inquiets, les parents débutants ou confirmés n'ont pas toujours les bons réflexes. En effet, la prise en charge de la fièvre a aujourd'hui beaucoup évolué et de nombreuses idées sont devenues obsolètes.   La fièvre est une maladie que l'on doit traiter. Faux. La fièvre est un symptôme signifiant que l'organisme se défend contre des infections. Les antibiotiques font baisser la fièvre. Faux. Les antibiotiques ne s'attaquent pas à la fièvre mais aux bactéries responsables de l'infection. Encore faut-il que l'infection soit bactérienne et non virale. Dans ce dernier cas, les antibiotiques n'auront aucun effet. L'aspirine est le seul médicament à utiliser contre la fièvre. Faux. Le paracétamol est le plus utilisé et le plus sûr.On peut aussi recourir à l'ibuprofène. L'aspirine n'est plus utilisé dans cette indication car il est soupçonné de provoquer des complications neurologiques rares mais graves en cas d'infection virale (syndrome de Reye). Il est recommandé de donner un bain tiède pour faire baisser la fièvre. Faux. Donner un bain à une température inférieure de 2°C à celle de l'enfant n'est plus recommandé. Cette pratique est peu efficace et risque inversement d'augmenter le mal-être de l'enfant. En cas de fièvre chez l'enfant de moins de 3 mois, on consulte tout de suite. Vrai. Chez les nourrissons, une consultation s'impose en cas de fièvre afin d'en rechercher la cause.Chez les enfants plus âgés, la consultation ne s'impose pas et la fièvre disparaît le plus souvent toute seule. Une exception : si la fièvre dure plusieurs jours et si l'enfant la supporte mal (abattu, peu réactif…). La fièvre signifie que l'organisme lutte contre une infection. Vrai. C'est une réaction naturelle de l'organisme pour aider à lutter contre les infections. La fièvre peut aussi apparaître dans d'autres circonstances : par exemple, en cas de d'insolation (coup de chaleur) et elle témoigne alors d'une déshydratation à corriger au plus vite. En cas de rhinopharyngite ou de grippe, on prescrit des antibiotiques. Faux. Les rhinopharyngites et la grippe sont des maladies dues à des virus. Or les antibiotiques n'agissent que contre les infections dues à des bactéries. Il arrive toutefois que des antibiotiques soient prescrits en cas d'infection virale. C'est alors pour prévenir d'éventuelles complications. La fièvre disparaît toute seule. Vrai. Dans la majorité des cas, elle disparaît sans qu'il soit nécessaire de la traiter. Donner un médicament contre la fièvre ne guérit pas mais soulage uniquement. C'est pourquoi lorsque la fièvre est bien supportée chez un enfant, il n'y a pas lieu de l'abaisser à tout prix. On envisage un traitement contre la fièvre à partir de 38,5°C. Vrai. Mais il n'est pas obligatoire de la traiter si l'enfant la supporte bien. En cas de fièvre, il faut découvrir l'enfant. Vrai. L'idée reçue selon laquelle il faut bien couvrir un enfant malade est fausse. Il faut inversement le découvrir (de façon raisonnable : lui enlever son pull, son gilet, sa couverture…), afin de laisser la chaleur s'évacuer du corps de l'enfant. Pour que la fièvre baisse plus vite on peut alterner deux médicaments. Faux. L'intérêt d'alterner deux antipyrétiques, comme par exemple l'alternance d'aspirine et de paracétamol, est aujourd'hui remis en question. Sans avis contraire du médecin, il est donc préférable de ne donner qu'un seul médicament, en respectant bien sûr les délais entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures). Jamais d'aspirine en cas de varicelle. Vrai. On ne donne jamais d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens à un enfant atteint de varicelle ou chez qui on suspecte une varicelle. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Ma santé

Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…

Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé

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Prématurité : quel avenir pour les enfants nés trop tôt ?

En matière de prématurité, la médecine a fait d'énormes progrès et permet à des bébés parfois nés très tôt et très petits de survivre.Mais une fois sortis de l'hôpital, ces enfants ne sont pas toujours sortis d'affaire. Quelles sont les conséquences de la prématurité ? Bébés prématurés : tous les destins sont possibles Quand un bébé naît prématuré, toutes les possibilités existent. Certains ne survivront pas ; d'autres ne subiront aucune conséquence de cette entrée dans le monde un peu précipitée. Entre ces deux extrêmes, de nombreux enfants garderont des séquelles allant de handicaps très lourds à des difficultés gérables au quotidien.Pour rappel : la prématurité concerne 3,7% de la population. Tout bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. S'il est né après 32 semaines, la prématurité est moyenne et le pronostic est généralement très bon. S'il est né après 28 semaines, c'est la grande prématurité ; les conséquences sont souvent beaucoup plus sérieuses. Avant la 28ème semaine, on parle de très grande prématurité. Le risque que le bébé ne survive pas est très élevé (la moitié des bébés nés à 25 semaines de grossesse décèdent), et seuls 36% des enfants n'ont aucune séquelle (1). Prédire le futur d'un enfant qui naît prématuré n'est pas facile.Il est bien sûr clair que plus un enfant naît tôt dans la grossesse, plus il est en danger. C'est logique : les conséquences de la prématurité sont liées au manque de maturité des organes au moment de la naissance. Plus long sera le temps de grossesse “manqué” par le bébé, plus les séquelles seront importantes. Chaque jour passé dans l'utérus est donc une victoire.Le poids du bébé a aussi un impact important sur la survie du bébé, ainsi que sur son développement : le fait qu'un bébé ait un poids plus faible que la normale (quel que soit le moment de la grossesse où il est né) augmente par exemple son risque de souffrir de graves troubles neuromoteurs.   Les conséquences possibles de la prématurité Elles sont très variées et peuvent toucher de nombreux organes (poumons et intestins notamment) mais les atteintes neurologiques sont les plus importantes. C'est au cours du dernier trimestre de la grossesse que le cerveau se développe le plus. Quand un bébé naît avant le sixième mois de grossesse, il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des séquelles à ce niveau.Les troubles cognitifs (dyslexie par exemple) concernent 31% des enfants ; les troubles moteurs, 14%. 11% des enfants nés avant 33 semaines ont au moins un trouble sévère, 29% ont au moins un trouble modéré (1).Certaines de ces séquelles vont disparaître avec le temps, mais les grands prématurés restent plus susceptibles que les enfants nés à terme d'avoir des problèmes cognitifs et comportementaux à l'école (2). Des facteurs aggravants de la prématurité Quel que soit le moment de la naissance, les conséquences de la prématurité peuvent fortement varier d'un enfant à l'autre.Certains facteurs indiquent qu'un bébé sera plus à risque : Les lésions cérébrales En raison de son immaturité, le cerveau est souvent abîmé au moment d'une naissance très prématurée. Il va de soi que souffrir de lésions cérébrales augmente fortement le risque d'avoir des séquelles... Même s'il arrive que des bébés lésés n'aient aucun trouble, et inversement (3). Les infections Le système immunitaire du bébé est immature à la naissance, et quand celle-ci est prématurée sa vulnérabilité est encore plus importante. Il est donc fréquent que les bébés prématurés subissent des infections. Elles peuvent avoir un impact important sur la santé future : par exemple, un bébé prématuré qui attrape le VRS (virus respiratoire syncytial, qui ne provoque chez les adultes qu'un simple rhume) a de fortes chances de devenir asthmatique. Et une infection contractée juste après la naissance augmente le risque d'être handicapé moteur (4). Les soins nécessaires pendant l'hospitalisation Les bébés qui auront nécessité des soins très lourds après leur naissance ont un risque plus élevé de séquelles. C'est évidemment lié au fait que leurs pathologies sont lourdes, mais aussi aux effets secondaires des soins eux-mêmes. Ainsi, un bébé qui a été mis sous respiration artificielle pendant longtemps peut voir se développer des cellules anormales dans ses poumons. Sa capacité respiratoire va donc diminuer. Par ailleurs, le simple fait d'être à l'hôpital plutôt que dans le ventre de sa mère est néfaste pour le développement du cerveau, même si les soins ont fait d'énormes progrès. Les bébés souffrent du bruit et de la lumière, en plus bien sûr des soins et examens douloureux.   Qu'est-ce qui peut améliorer les perspectives des bébés prématurés ? La prise en charge des enfants très prématurés a fait des bonds de géants ces dernières années. Non seulement on sauve de plus en plus de bébés, mais ils se portent de mieux en mieux ! Et les parents peuvent agir pour diminuer le risque de séquelles grâce à ces actions : Une présence aussi fréquente que possible, surtout dans les premiers jours et les premières semaines. Le contact proche avec les parents (portage “peau à peau” notamment) est très important pour le bien-être des bébés et pour leur développement. L'allaitement maternel (5). La vaccination contre le VRS qui entraîne chez les prématurés des bronchiolites très dangereuses. Elle est remboursée uniquement pour ces enfants. Un suivi de près à long terme (au moins jusqu'à 6 ans), de préférence fait par un neuropédiatre, pour pouvoir apporter à l'enfant le soutien dont il a besoin dès que les séquelles éventuelles s'annoncent. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...

Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée par la presse récemment… Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement. Les médicaments dopaminergiques Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne. A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie. Les inconvénients des médicaments dopaminergiques L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement. Quels sont les effets indésirables des médicaments dopaminergiques ? Des nausées. Des baisses de tension. De la somnolence. Des hallucinations, visuelle ou auditive. Des troubles du comportement : addiction au jeu (courses, casino, cartes à gratter, jeux sur Internet…), achats compulsifs, inutiles, coûteux et répétitifs, alimentation compulsive (notamment pour des sucreries), hypersexualité (augmentation inhabituelle des désirs sexuels pouvant mener à des conduites inappropriées). Ces troubles du comportement ne touchent qu’une minorité de patients, mais les conséquences personnelles, familiales et sociales peuvent être importantes. Il importe donc de les repérer. L’aide de l’entourage peut le permettre. Médecins et associations de patients recommandent d’ouvrir le dialogue à ce sujet afin de noter les changements de comportement dans différents domaines : hyperactivité, comportements sexuels inhabituels, dépenses d’argent, surf sur Internet, achats, jeux, collections… Comment réagir ? N’arrêtez pas et ne modifiez pas les doses de votre traitement. Parlez-en à votre médecin, sans honte, il connaît les effets que peuvent entraîner ces médicaments, y compris l’hypersexualité et l’addiction au jeu ! Le médecin pourra trouver une solution en adaptant le traitement. Comment s’appellent les médicaments dopaminergiques ? ADARTREL® (ropinirole), APOKINON® (apomorphine), AROLAC® (lisuride), BROMOKIN® (bromocriptine), DOPERGINE® (lisuride), DOSTINEX® (cabergoline), DUODOPA® (lévodopa + carbidopa), MODOPAR® (lévodopa + bensérazide), NEUPRO® (rotigotine), NORPROLAC® (quinagolide), PARLODEL® (bromocriptine), REQUIP® (ropinirole), SIFROL® (pramipexole), SINEMET® (lévodopa + carbidopa), STALEVO® (lévodopa + carbidopa +entacapone), TRIVASTAL® (piribédil). Certains de ces médicaments existent sous forme générique. Ils sont alors identifiables par le nom de la molécule indiquée entre parenthèses. Isabelle Eustache

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Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?

Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis  - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement.  Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ?  Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz

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J’ai tout le temps froid

Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache

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Le dossier médical personnel : c’est parti

Si vous ne pourrez accéder directement sur Internet à votre dossier médical personnel (DMP) qu’à partir d’avril 2011, vous êtes dès maintenant invité à demander sa création auprès de votre médecin ou d’un établissement de santé. Le point sur le dossier médical personnel (DMP). Le DMP, c’est quoi exactement ? C’est avec 3 ans de retard que le dossier médical personnel (DMP) a été officiellement lancé le 5 janvier 2011. C’est un outil de coordination des soins et de maîtrise des dépenses de santé. Il permet d’améliorer la qualité des soins et d’éviter les examens inutiles. Ceci dit, il est entièrement facultatif, chaque personne pouvant choisir d’ouvrir ou non son DMP. Il suffit d’en faire la demande auprès d’un professionnel de santé disposant des équipements informatiques adaptés. En effet, il s’agit d’un dossier informatisé. Une fois ouvert, il n’est pas conservé chez votre médecin mais chez un hébergeur de données agréé. Quelles sont les données qui seront conservées dans le DMP ? Rapports des médecins Prescriptions Listes de médicaments délivrés Compte-rendu d’examens radiologiques, échographiques… Compte-rendu d’analyses médicales Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux Vaccinations Allergies Lettre de sortie d’hôpital Etc. La confidentialité du DMP est maîtrisée par le patient Comme son nom l’indique, le dossier est personnel. Il est verrouillé par un « identifiant national de santé » (différent du numéro d’INSEE), offrant au patient de décider qui peut avoir accès ou non à son dossier.Enfin, le patient a la possibilité de masquer les données qu’il ne souhaite pas voir figurer sur son dossier médical personnel (DMP). C’est une sorte de « droit à l’oubli », précisent les associations de patients, qui se sont battues pour ce droit ! Pour en savoir plus Il existe un site Internet dédié au dossier médical personnel (DMP) : www.dmp.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone : DMP Info Service au 0810 33 00 33. Isabelle Eustache

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Vieillissement de la vue : la presbytie en 10 questions

Vous tenez votre journal à bout de bras ? C’est normal, vos yeux ont des difficultés d’accommodation car votre cristallin vieillit. C’est notre lot à tous, même si la presbytie se manifeste plus ou moins tardivement selon les personnes. 10 questions autour de la presbytie. Quand devenons-nous presbytes ? Nous devenons tous presbytes aux alentours de 44-45 ans, lorsque les performances de notre cristallin commencent à décliner. Son pouvoir d’accommodation diminue car avec l’âge il est de moins en moins élastique. Résultat, l’image d’un objet proche se projette en arrière de la rétine et apparaît floue, c’est ainsi que le presbyte est obligé de tenir son journal de plus en plus loin pour voir les caractères nets. En bref, la distance habituelle en vision de près (qui est de 40 cm, soit les coudes à 90°) s’allonge. Attention toutefois, en cas d’hypermétropie, la presbytie peut se manifester plus tôt, de quelques mois à quelques années selon l’importance de l’hypermétropie. Inversement, elle se manifeste plus tard chez les myopes. C’est logique, en cas de myopie, l’image se forme en avant de la rétine, ce qui compense la presbytie, alors que l’hypermétropie accentue la presbytie, ces deux troubles de la vue impliquant une image qui se forme en arrière de la rétine. Peut-on éviter la presbytie ? Non, ce trouble de la vue est lié au vieillissement naturel du cristallin. Nous ne savons pas le freiner ni l’empêcher, mais seulement corriger la presbytie. Si le vieillissement est inéluctable et progressif, il faut néanmoins savoir que la perte d’accommodation se stabilise après 60 ans. C’est ainsi que passé 70 ans, on n’a plus besoin de changer de correction de près. Comment corrige-t-on la presbytie ? Avec des lunettes : simples, à double foyer ou des verres progressifs. À l’aide de lentilles de contact. Grâce à la chirurgie réfractive. En quoi consiste la chirurgie réfractive ? Elle permet de remodeler la cornée à l’aide du laser. On peut également poser une lentille (ou implant qui remplace le cristallin) dans l’œil dans le but de corriger à la fois la vision de loin et de près. Peut-on attendre pour faire corriger sa presbytie ? En plus de la gêne pour voir de près que constitue la presbytie, refuser de porter des lunettes ou retarder de les porter, finit par user prématurément le pouvoir d’accommodation du cristallin vieillissant. Pourquoi les presbytes ont-ils besoin de plus de lumière pour lire ? Une lumière insuffisante diminue le contraste du texte sur la page blanche, le rendant encore plus difficile à lire pour un presbyte. De plus, lors de l’accommodation, la pupille se rétrécit naturellement, diminuant encore la quantité de lumière arrivant sur la rétine. Enfin, un faible éclairage sollicite davantage l’accommodation et donc l’usure du cristallin du presbyte. Au final, de bonnes conditions d’éclairage sont nécessaires pour une bonne vision de près. Pourquoi mon grand-père n’a-t-il pas besoin de lunettes pour lire de près ? C’est tout simplement parce qu’il est myope. Sa myopie peut être connue depuis toujours ou être récente en raison d’un changement d’état du cristallin (cataracte). Mais en conséquence, il voit mal de loin et doit donc porter une correction pour bien voir de loin. La chirurgie de la presbytie peut-elle en même temps corriger la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ? La chirurgie réfractive peut corriger en même temps que la presbytie les autres troubles visuels : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Le but de la chirurgie réfractive est de ne plus avoir du tout à porter de lunettes ou lentilles mais la garantie d'atteindre ce but n'est pas totale. A quel âge se faire opérer de la presbytie ? La décision dépend de l’âge et du degré de la presbytie. Il ne faut pas perdre de vue que la presbytie évolue jusqu’à l’âge de 60 ans. Autrement dit, si une opération est proposée avant cet âge, il est probable qu’une correction légère soit nécessaire dans certaines conditions, notamment en faible éclairage ou pour lire de petits caractères. La chirurgie de la presbytie est-elle remboursée ? Considérée comme non indispensable, la chirurgie de la presbytie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent une partie des frais en charge. Isabelle Eustache

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