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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Médicaments génériques et princeps : définitions
Entre médicaments princeps et médicaments génériques, vous ne vous y retrouvez plus ? C’est simple, les médicaments génériques possèdent les mêmes propriétés que les princeps. Mais alors quelle est la différence ? Génériques/princeps : faut-il les opposer ? La réponse est non. Les médicaments génériques contiennent les mêmes principes actifs, le même mode d’administration ainsi que la même biodisponibilité que les médicaments princeps qu’ils reproduisent. La seule différence notable est le coût moindre des génériques par rapport aux médicaments originaux. Pourquoi ? Parce que les médicaments princeps ont nécessité de longues études et expérimentations pour être mis au point. Mais leur exploitation par le laboratoire qui les a conçus ne dure que 10 à 15 ans. Au-delà, le brevet tombe dans le domaine public. Génériques : pourquoi sont-ils décriés ? Il faut savoir que les médicaments génériques ne sont pas des copies conformes puisqu’ils ne possèdent pas toujours les mêmes excipients que les princeps initiaux. Ils peuvent également se dissoudre de manière différente ou présenter un autre goût. Les différences de concentration, en revanche, restent très rares. Lorsqu’elles existent, elles sont infimes et n’ont donc aucun impact sur l’efficience du traitement. Néanmoins, certains médicaments requièrent un dosage extrêmement précis. C’est le cas notamment des substituts d'hormones thyroïdiennes ou des antiépileptiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que les médecins peuvent demander la non-substitution de certains médicaments princeps.
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Fin de l’anonymat pour les donneurs de sperme et d’ovocytes ?
La révision de la loi de bioéthique lèvera-t-elle l’anonymat des donneurs de gamètes ? Le Parlement doit examiner cette question durant l’année 2019. En France, quand on donne son sperme ou ses ovocytes, l’anonymat est garanti. C’est la loi. Un enfant, même devenu adulte, n’a pas le droit de retrouver son donneur. Arthur Kermalvezen, né d’une insémination artificielle, déroge à la règle. Il a réussi, grâce à un test génétique réalisé à l’étranger. Le 25 décembre 2017, son “père biologique” lui passe un coup de fil “J’ai reçu ta lettre, j’ai bien été donneur à cette époque, bravo !”. Une nouvelle vérification ADN des deux hommes atteste l’enquête d’Arthur. “Je ne cherchais pas une seconde famille, j’ai un père et une mère, affirme Arthur. Je voulais savoir d’où je venais aussi et avoir accès au dossier médical complet de mon donneur”. Actuellement, le don de sperme se fait dans les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS) qui sélectionnent les donneurs qui ont un bon dossier médical. Néanmoins, celui-ci n’est pas actualisé. “A 65 ans, mon donneur a découvert être porteur d’une mutation génétique pouvant engendrer des embolies pulmonaires, développe Arthur. Sans cette information mes enfants et moi-même n’aurions jamais fait de tests préventifs.” Aucun lien de filiation ne peut être établi En France, le don de sperme est volontaire, gratuit et anonyme. C’est ce dernier point que l’association “Procréation Médicalement Anonyme” voudrait changer dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique. “Nous militons pour la reconnaissance du droit d'accéder aux origines après 18 ans, mais nous ne voulons pas une levée automatique de l’anonymat, insiste Arthur, aussi membre de l’association. Cela doit être un droit, une démarche possible.” Cette question était déjà sur la table des négociations de la loi bioéthique votée en 2011, soutenue par la Commission des Affaires sociales du Sénat et la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Mais, elle avait finalement été rejetée par le Parlement. Pour les opposants, la levée de l’anonymat soulève plusieurs craintes. Tout d’abord, ils estiment que cette traçabilité pourrait décourager les volontaires et diminuer le nombre de dons. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Norvège ont levé l’anonymat depuis plusieurs années. Aucun n’a connu de pénurie de sperme ou d’ovules. Les détracteurs redoutent aussi que la volonté de retrouver son parent biologique divise les familles. “J’ai fait la demande avec le soutien de toute ma famille, leur répond Arthur. Mais tous les enfants n’en ressentent pas le besoin.” Enfin, un autre argument contre la levée de l’anonymat est qu’elle pourrait engendrer des dérives au sujet de l’héritage. Aucune crainte pour cela, l’article 311-19 du code civil protège les donneurs. Il stipule qu’aucun lien de filiation ne peut être établi entre l’auteur du don et l’enfant issu de la procréation. Et donc aucune action en responsabilité. Cette année, le Parlement doit se prononcer sur la révision de la loi de bioéthique. La question de la levée de l’anonymat des donneurs sera examinée. En cas d’autorisation, reste à savoir si celle-ci serait rétroactive.
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Les nouveautés dans la formation des médecins
Au mois de janvier, le gouvernement va présenter les axes de la réforme du premier cycle des études de santé. Des changements importants sont attendus. “Nous sommes tous passés par la PACES [Première année commune aux études de médecine], on a tous vu le calvaire que c’était et les risques psycho-sociaux encourus par les étudiants, explique Pierre-Adrien Girard, Vice-Président de l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF), en charge de la PACES. Un tiers des connaissances est inutile, elles ne servent qu’à départager les candidats pour passer en deuxième année.” La suppression de la PACES, dès 2020, ravit donc les premiers concernés. Portail santé ou portail de licence Pour remplacer le système actuel, deux filières vont être créées : portail santé et portail de licence. Selon le rapport sur la refonte du premier cycle des études de santé commandé par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur et rédigé par le Professeur Jean-Paul Saint-André, les bacheliers auront deux voies pour accéder à la deuxième année de médecine. La première consistera en une première année universitaire générale en santé avec, en plus, des heures de cours d’une autre filière universitaire au choix. Par exemple, une licence portail santé avec une mineure histoire. La seconde option est une licence universitaire au choix, avec en en parallèle des cours en santé qui constitueront l’enseignement mineur des étudiants. Par exemple, une licence mathématique avec une mineure santé. Pour les élèves de portail santé, pas de redoublement possible. En cas d’échec pour entrer en deuxième année de médecine, ils peuvent être réorientés en portail de licence. A chaque niveau de portail de licence (L1, L2 ou L3), la mineure santé permet aux élèves d’intégrer la deuxième année de médecine. Tous les élèves ont donc trois chances, tout en validant leur licence majeure. Néanmoins, le contenu des programmes et les critères de sélections restent à définir. Ils devraient être détaillés prochainement par le gouvernement, quand il présentera la réforme du premier cycle des études de santé. Mais, une certitude déjà : plus de concours pour passer en deuxième année de médecine, 60% des places seront réservées aux étudiants du portail santé et 40% pour ceux du portail de licence. Une solution pour diversifier les profils des futurs médecins. Une meilleure répartition des médecins au niveau local Toujours dans le cadre de cette réforme, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé en septembre dernier la suppression du numerus clausus dès 2020. Chaque année, le ministère de la Santé et l’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) fixent par arrêté ministériel le nombre de places autorisées en deuxième année de médecine pour l’ensemble de la France. Ces dernières années, le nombre de places a augmenté, mais reste encore trop faible pour pallier au manque de praticiens. Désormais, ils fixeront des objectifs pluriannuels sur cinq ans que les Agences régionales de santé (ARS) et les universités seront chargées d’appliquer au niveau local. “Il y aura toujours une régulation des flux d’étudiants, poursuit Pierre-Adrien Girard. Mais les ARS et les universités décideront combien de médecins sont nécessaires dans leur région et les capacités d’accueil pour les former.” Sur le long terme, l’objectif consiste à répondre au besoin réel de médecins en fonction des régions. Léa Casian
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Faire du sport au travail
De la salle de sport aux rendez-vous jogging entre collègues, la pratique du sport augmente dans les entreprises françaises. Les bénéfices sont importants, aussi bien pour les salariés que pour les employeurs. Abdel va à la salle de sport entre deux et quatre fois par semaine. Petite particularité, celle-ci se trouve sur son lieu de travail. Un accès facile entre deux voyages, à la pause déjeuner ou après une longue journée. “Le sport joue un rôle de sas de décompression, assure l’intéressé. Mon métier engendre beaucoup de stress et de pression, l’activité physique est plus que primordiale pour évacuer, être plus dynamique et garder l'esprit clair.” Un bon moyen pour les entreprises de rendre heureux leurs salariés. Comme Abdel, beaucoup de Français pratiquent une activité physique régulière. Selon une étude Opinion way réalisée en décembre dernier, 74% des personnes interrogées estiment que le sport leur permet de se sentir bien au travail. Un constat dont les entreprises tiennent de plus en plus compte. Les sociétés les plus importantes investissent dans des salles de sport au sein de leurs locaux. Un investissement visible, très apprécié par les salariés mais peu accessible pour certaines petites et moyennes entreprises. “Des solutions moins coûteuses existent, la diversité est infinie, explique Frédéric Delannoix, directeur technique national de la Fédération française du sport en entreprise (FFSE). De la salle de réunion dédiée à la gym, aux rendez-vous hebdomadaires pour aller courir entre salariés jusqu’aux challenges de mobilité avec les nouvelles technologies qui comptent les pas !” Pas besoin de grands moyens pour inciter à la pratique du sport. Selon le baromètre européen du sport et de l'activité physique publié en mars 2014, 17% des Français qui pratiquent un sport déclarent en faire sur leur lieu de travail. Ils étaient 13% en 2009. Des jeux du sport d’entreprise en Europe et dans le monde Actuellement, très peu d’entreprises permettent à leurs salariés de faire du sport sur leur temps de travail. Mais, l’installation d’infrastructures ou d’activités physiques au sein des entreprises permettent une plus grande accessibilité et une pratique plus régulière, porteuse de nombreux bénéfices : amélioration du système cardio-vasculaire, maintien musculaire, solidification de l’ossature afin de prévenir l'ostéoporose, une meilleure respiration, etc. Dans le cadre du travail ou de la vie personnelle, les bienfaits du sport restent les mêmes mais, l’accessibilité pallie le manque de temps pour en pratiquer. “Les rencontres sont aussi une des motivations de la pratique du sport en entreprise, poursuit Frédéric Delannoix. Cela permet de nouer des liens avec d’autres salariés, de services ou hiérarchies différentes, que les employés ne sont pas susceptibles de rencontrer au quotidien.” Enfin, les conséquences sur le mental semblent aussi importantes. Les sportifs réguliers réduisent leur stress, améliorent leur capacité de concentration et développent même une plus grande confiance en eux. Des qualités aussi recherchées par les employeurs. Dans beaucoup de pays, la pratique du sport en entreprise augmente. “Des jeux du sport d’entreprise sont organisés à l’échelle européenne et mondiale en alternance tous les deux ans, conclut Frédéric Delannoix. Ce sont des sortes de Jeux olympiques où les salariés se challengent sur une trentaine d’activités sportives.” Cette année, les premiers jeux nationaux auront lieu en France. Pour les amateurs, rendez-vous au mois de mai… En Martinique ! Léa Casian
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Le cancer, un combat toujours d’actualité
Le cancer reste l’une des maladies les plus meurtrières en France. La journée mondiale contre le cancer, le 4 février, est l’occasion de revenir sur l’étendue de cette pathologie en France. 385 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en France métropolitaine sur l’année 2015 selon l’Institut de veille sanitaire (InVS). Un chiffre important et relativement constant depuis quelques années. Aujourd’hui, cette maladie représente la première cause de mortalité prématurée avant 65 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Une question de santé publique, au cœur de la journée mondiale contre le cancer qui aura lieu le 4 février prochain. 22% des décès par cancer dûs au tabac En fonction du sexe, les cancers les plus fréquents ne sont pas les mêmes. Celui du sein reste le plus meurtrier chez la femme, avec 11 500 décès en 2011, selon une étude réalisée par les Hospices civils de Lyon, l’InVs, l’Institut national du cancer (INCa), France Cancer Incidence et Mortalité (Francim) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Suivent le cancer colorectal, du poumon et des ovaires. Selon ce même rapport, les hommes sont plus victimes du cancer du poumon, avec 21 000 décès pour la même année. Le cancer colorectal arrive en seconde position, talonné par ceux de la prostate et de la vessie. Si le nombre de cas augmente en valeur absolue par rapport aux années précédentes, c’est surtout dû à l’augmentation et au vieillissement de la population ainsi qu’au mode de vie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un tiers au moins de l’ensemble des cas de cancer seraient évitables. Le facteur de risque le plus important de la mortalité par cancer dans le monde reste le tabagisme, responsable de 22% des décès par cancer par an. La sédentarité, l'obésité ou le surpoids, la consommation d’alcool ainsi que la pollution environnementale représentent aussi d’importants facteurs de risques dans les pays développés. Le dépistage précoce multiplie les chances de survie Mais, de manière globale, le cancer tue moins qu’avant. L’OMS le classe même parmi les maladies chroniques, c’est-à-dire les affections de longue durée qui, en règle générale, évoluent lentement. Plusieurs facteurs justifient ce changement. Tout d’abord, le dépistage de certains cancers - col de l’utérus, côlon, prostate, etc. - semble plus pratiqué par la population. Le patient est donc pris en charge à un stade moins avancé de la pathologie, ce qui multiplie ses chances de survie. De plus, les chercheurs améliorent les différents traitements, comme la chimiothérapie, la radiothérapie, la thérapie systémique, etc… désormais bien plus efficaces. Mais, ces avancées ne concernent pas tous les cancers. Celui du pancréas reste l’un des plus foudroyants car difficile à diagnostiquer au début de la maladie. Dès lors, le patient est généralement pris en charge trop tard pour être guéri. Le taux de survie de ces patients à cinq ans est l’un des plus faibles en cancérologie. Comme chaque année, la journée mondiale du cancer permet de sensibiliser les citoyens à cette maladie : l’importance de la prévention ainsi que les avancées des traitements et de la prise en charge. Le temps aussi, pour les malades et leurs familles, de s’exprimer et partager leur combat. Léa Casian
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5 Conseils pour protéger le cœur des femmes
1 Arrêter de fumer Contrairement à une idée reçue, les femmes ne sont pas épargnées par l’infarctus du myocarde. Sur les 120 000 cas annuels en France, un tiers des victimes sont des femmes et 11 % d’entre elles ont moins de 50 ans. En cause notamment, l’augmentation du tabagisme féminin. Depuis les années 60, la proportion de fumeuses régulières est passé de 10 à 26 %. Une statistique d’autant plus inquiétante que l’alliance du tabac et de la pilule multiplie par trente le risque d’infarctus ! 2 Lutter contre la sédentarité La sédentarité favorise le surpoids et le mauvais cholestérol, deux facteurs de risque avérés. Or comme le statut hormonal des femmes ne semble pas suffire à les protéger contre le risque d'infarctus, il leur est conseillé de marcher au moins trente minutes par jour. Pour les femmes de 45 ans et plus qui voudraient reprendre une activité physique, mieux vaut effectuer un bilan cardiovasculaire au préalable. 3 Connaitre les signes qui doivent alerter La sédentarité Parmi les signes provoqués par l’infarctus, on relève une douleur dans la poitrine pouvant irradier dans la mâchoire et les bras une sensation d’oppression thoracique ou une grande angoisse. Mais chez les femmes, la douleur dans la poitrine n’est pas systématique et d’autres symptômes, dits atypiques, peuvent apparaître : nausées, palpitations, grosse fatigue, essoufflement ou gêne gastrique (estomac). 4 Ne pas attendre pour réagir On croit encore trop souvent, à tort, que les femmes ne peuvent pas avoir d’infarctus. Résultat, le retard dans leur prise en charge oscille entre une demi-heure et une heure par rapport aux hommes. Au moindre signe anormal, appelez le Samu-15 et allongez la victime : chaque minute compte ! Pour être efficace, l’intervention au niveau de l’artère coronaire (angioplastie) doit être effectuée dans les douze heures 5 Suivre la rééducation Après un infarctus, nombre de femmes renoncent à suivre le programme de rééducation (activité physique adaptée et alimentation), faute de temps. Entre emploi et famille, leur disponibilité est souvent réduite. Or 90 % des facteurs de risque de cette maladie sont modifiables1. Pourtant, l’infarctus du myocarde tue aujourd’hui quatre fois plus de femmes que le cancer du sein. Pour en savoir plus Société française de cardiologie : www.sfcardio.fr
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5 Conseils pour être aux petits soins avec son foie
Le professeur Christophe Bureau, hépato-gastroentérologue au CHU de Toulouse et secrétaire général de la Société française d’hépatologie. 1. Limiter l'alcool et les sodas L’alcool est l’ennemi numéro un du foie. Vin, bière, apéritif… finissent, lorsqu’ils sont consommés en excès, par détruire les cellules du foie (risque de cirrhose). Les sodas, quant à eux, sont très riches en sucres. Consommés en trop grandes quantités, ces sucres se transforment en graisses (triglycérides) qui s’accumulent dans le foie et peuvent entraîner une stéatose hépatique, plus connue sous le nom de « maladie du foie gras ». Le sucre est aujourd’hui la deuxième cause de cirrhose après l’alcool. 2. Attention aux excès de gras et de sucre ! Le mot-clé avec le foie, c’est l’équilibre. Une alimentation saine, riche en fruits et légumes, bien répartie entre les glucides (sucres) et les lipides (graisses), reste le meilleur moyen d’en prendre soin, plus encore quand on avance en âge. Du fromage, des œufs ou de la viande rouge, oui, mais pas tous les jours ! 3 Oublier les cures « détox » Le foie est l’organe en charge de la détoxification. C’est lui qui filtre et élimine les impuretés du sang. Or pour mener à bien cette fonction naturelle, il a au contraire besoin d’apports réguliers en glucides, lipides et protéines Trois repas par jour sont donc essentiels. 4 Ne pas abuser de l 'automédication Tout médicament est potentiellement toxique pour le foie. Il convient donc de respecter les doses et les durées prescrites par le médecin. Attention aussi aux médicaments vendus sans ordonnance, comme le paracétamol : la prise régulière de ce médicament contre la douleur peut avoir des conséquences graves si vous faites partie des patients fragiles (dénutrition, alcoolisme, maladie chronique du foie...). 5 Trente minutes d'exercice physique Une activité physique régulière permet de brûler les graisses et les sucres en excès, ce qui a pour effet de limiter leur accumulation au niveau du foie. L’idéal ? Au moins trente minutes de marche rapide par jour. Et, plus généralement, une bonne hygiène de vie globale (sommeil, alimentation...). LE SAVIEZ-VOUS Association française pour l’étude du foie : monfoie.org Besoin de conseils ou d’informations complémentaires ? Rendez-vous sur la page Facebook « On mange quoi ? » Avec La Mutuelle Générale. Une diététicienne répondra à toutes vos questions : facebook.com/onmangequoi
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Vers une indemnisation du congé du proche aidant ?
Une proposition de loi vise à améliorer les conditions de vie des aidants et à instaurer une indemnisation de leur congé. Une discussion difficile qui bloque sur les modalités de financement. En décembre 2018, l’Assemblée nationale examine une proposition de loi sur le congé du proche aidant. Celle-ci a été déposée par Jocelyne Guidez, sénatrice centriste de l'Essonne, et cent dix autres de ses collègues dans le but d’assouplir ses conditions d’obtention et d’instaurer une indemnité. “J'ai souhaité déposer cette proposition de loi car j'ai moi-même connu dans mon entourage familial la question du handicap et de la présence indispensable des parents,” confie Jocelyne Guidez. En France, près de onze millions de “proches aidants” s’occupent de personnes en situation de dépendance liées à un handicap, à une maladie ou au vieillissement. Une indemnisation journalière versée par l’employeur “Une infime partie des aidants bénéficie de ce congé soit parce que les autres ne le connaissent pas, soit parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans toucher de salaire,” explique Pascal Jannot, président-fondateur de la Maison des Aidants. En effet, le congé du proche aidant actuel ne prévoit aucune rémunération, ni indemnité. Ce dispositif est entré en vigueur en 2017, dans le cadre de la mise en application de la loi Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV). Il permet au salarié ayant au moins un an d’ancienneté, d’arrêter temporairement son activité professionnelle. Certaines conditions sont à remplir : une situation médicale et des liens familiaux précis. La durée de l’absence est définie par la convention collective de chaque entreprise. Si ce n’est pas le cas, le congé est valable trois mois, avec possibilité de renouvellement jusqu’à un an sur l’ensemble de sa carrière. La proposition de loi déposée par Jocelyne Guidez prévoit une durée maximale de trois ans du congé du proche aidant, une indemnisation journalière versée par l’employeur ainsi que l’abaissement à six mois d’ancienneté dans l’entreprise pour y avoir droit. Elle obligerait également les négociations de branche à aménager au mieux la conciliation entre la vie professionnelle et les impératifs de l’aidant. “J’ai aussi déposé un amendement, lui-même adopté, proposant d’insérer la possibilité de rendre prioritaires au compte personnel de formation les salariés qui se seraient absentés au titre des congés sociaux,” développe la sénatrice. Enfin, parmi les principales mesures, les aidants bénéficieraient d’une carte pour les rendre plus identifiables par les professionnels de santé et un guide et une plateforme web leur apporteraient des informations. Une nouvelle proposition de loi fin 2019 ? Pour l’instant, l’avenir de cette proposition de loi reste en suspens. Le gouvernement, par la voix de Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, n’est pas d’accord avec les modalités de financement de l’indemnisation du congé. Dans la proposition de loi, celle-ci serait prise en charge par une surtaxe sur un certain nombre de contrats d’assurance. Les finances publiques seraient donc épargnées mais le gouvernement craint une répercussion sur le prix des contrats de santé. Une concertation Grand Age et Autonomie, comprenant un volet sur les aidants, a été lancée en octobre par le ministère de la Santé. Sa Ministre, Agnès Buzyn, souhaite qu’elle aboutisse à une nouvelle proposition de loi fin 2019. Mais, celle-ci ne concernerait que ceux qui accompagnent des personnes âgées. Léa Casian
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Une urgence : qui appeler ?
En France, il existe de nombreux numéros d’urgence, bien souvent méconnus des usagers. Pourtant, chacun correspond à un type de besoins. Les numéros d’urgence sont accessibles à toute heure de la nuit et du jour, gratuitement. Lorsque qu’une personne les appelle, l’un des membres du centre d’appel concerné estime le degré d’urgence. Si cela est nécessaire, une équipe adaptée se déplace dans les plus brefs délais. Mais quel numéro appeler en fonction du problème ? Pas toujours simple de savoir car il existe plus d’une dizaine de numéros. Pour chacun d’entre eux, une règle s’applique : celui qui téléphone doit toujours indiquer clairement son identité, le numéro où il est joignable, la localisation de l’urgence ainsi que le motif de l’appel. Tout d’abord, pour les urgences vitales un seul centre d’appel à contacter : le Service d’aide médicale urgente (SAMU), au 15. Par exemple, en cas de malaise, coma, douleurs thoraciques, quand une personne ne respire plus, etc. Si besoin, le SAMU redirige l’appelant vers l’organisme de permanence de soins adapté. Attention à ne pas confondre ce service avec celui des sapeurs-pompiers, disponible au 18. Ces derniers peuvent gérer un incendie, une situation de péril ou un accident grave. Au-delà des premiers secours qu’ils peuvent assurer, les sapeurs-pompiers délèguent la partie médicale au SAMU. Enfin, un dernier numéro pour les problèmes médicaux moins graves : le 116 117. C’est la permanence des soins ambulatoires (PDSA). Ce service permet de joindre le médecin de garde, quand les cabinets médicaux sont fermés. Un numéro pour les urgences à l’étranger Pour les urgences qui relèvent de la sécurité physique des personnes, d’autres numéros existent. Disponible au 17, police secours doit être appelé en cas de danger liée à une infraction : violence, agression, vol à l’arraché, cambriolage, etc. Les agents adaptés - police ou gendarmerie nationale - viendront pour mettre la ou les victimes en sécurité, constater l’infraction et, si possible, arrêter le ou les auteurs présumés de cette situation de danger. Dans le cas où votre demande n’est pas urgente, il faut contacter le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie le plus proche.En ce qui concerne les urgences sur l’eau, le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) est le seul organisme capable de mettre en place les services d’intervention maritimes. C’est également le 196 qu’il faudra composer si l’on est sans nouvelles d’une personne en mer. Pour les urgences aéronautiques, les usagers doivent contacter le 191. En cas d’attentat ou d'enlèvement, c’est le 197. Enfin, les urgences sociales liées aux enfants sont gérées par deux numéros : le 116 000 pour les disparitions et le 119 pour les maltraitances. Pour l’ensemble de ces services, les personnes sourdes ou malentendantes doivent contacter le 114, uniquement par SMS ou fax. Les agents du centre de traitement de ces requêtes les traduisent aux autres numéros cités ci-dessus. Dernier cas de figure, les appels passés depuis l’étranger. C’est le 112, numéro d’appel d’urgence européen, qui traitera votre appel en cas d’accident, de cambriolage ou même d’incendie. Il permet le déclenchement d’équipes de police, de services d’incendie et d’ambulance dans le pays où vous êtes. Il est valable dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne et dans le reste du monde, via les réseaux mobiles et GSM.
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Les jumeaux numériques, une opportunité dans la santé
Intelligence artificielle, big data… ces mots qui trustent les titres de journaux recouvrent un champ de recherche et des innovations bien précises. Parmi elles, le jumeau numérique, qui consiste en une représentation virtuelle exacte d’un objet ou, dans le cas de la santé, d’un membre ou d’une partie du corps1. Un peu d’histoire Le concept de jumeau numérique a été forgé au début des années 2000 par le Docteur Michael Grieves2, alors enseignant à l’Université du Michigan. Il s’agit de considérer qu’une représentation entièrement numérisée d’un objet physique peut être utilisée comme un objet à part entière. Cette expression numérique de toutes les données remontées par l’objet matériel constitue une sorte de miroir virtuel qui peut ensuite être soumis aux mêmes contraintes, au même suivi, voire être utilisé pour effectuer des tests qu’il serait trop complexe de réaliser irl (in real life - dans le monde réel). Ce type de modélisation en miroir permet une optimisation de l’utilisation des équipements ou de l’organisation du travail et des échanges, mais aussi une vraie sécurisation dans les contextes dangereux ou complexes. C’est la raison pour laquelle on l’utilise déjà dans l’aérospatial, le nucléaire, ou plus largement pour augmenter les performances dans l’industrie3. Applications dans la santé Adapté à l’être humain, ce concept de jumeau numérique permet plusieurs applications : Des simulations d’opérations4, pour entraîner le médecin dans les cas de chirurgies complexes et/ou s’adapter au maximum à la situation précise du patient. Des solutions personnalisées, en couplant cette technologie à celle de l’impression 3D, pour des prothèses par exemple. A terme, ces doubles numérisés pourraient aussi aider la recherche5, et tester, par exemple, l’effet de molécules sur le corps de patients de façon beaucoup plus rapide que ce que les tests cliniques permettent pour le moment. Le cas Anatoscope Basée à Montpellier, l’entreprise Anatoscope utilise justement ce concept de jumeau numérique pour aider les prothésistes. Quand ces derniers travaillent de façon traditionnelle, « ils réalisent un moulage du pied du patient, par exemple, puis fabriquent la prothèse en essayant d’imaginer l’angle idéal pour que le pied guérisse, explique François Faure, CEO d’Anatoscope. Nous, avec nos jumeaux numériques, nous sommes capables de réaliser une simulation bio-mécanique du mouvement du pied, quelque chose qui prenne en compte l’anatomie sous-jacente, comme la tension ou le relâchement des muscles sous la peau. » Cette technologie transforme donc l’imagerie habituelle du corps du patient en visualisation en 3D de son anatomie, « dans laquelle elle représente les os, les tissus mous, les muscles et la forme qu’ils peuvent prendre » détaille son directeur. En prenant en compte les éléments de biomécanique qui permettent le mouvement d’une jambe ou d’un pied, elle permet de proposer des dispositifs médicaux adaptés bien plus précisément au corps du patient qu’auparavant. Dans le cas des prothèses dentaires, ces visualisations permettent aussi de simuler l’occlusion, la fermeture entre les dents et la prothèse, afin d’assurer que cette dernière ait une forme parfaitement adaptée. « L’avantage des jumeaux numériques, conclut François Faure, c’est leur capacité à recréer une anatomie virtuellement vivante, sur laquelle il devient donc possible de simuler le traitement pour en vérifier les effets. » Un pas de plus vers une médecine ultraspécialisée. Louisah Tamaldi Sources : 1 « Qu’est-ce que le jumeau numérique ? », Aras Open PLM Community, 02.05.20172 « Origins of the digital twins concept », Michael Grieves, 08.20163 « 5 cas d’utilisation du jumeau numérique en lien avec l’IOT », objetconnecté.com, 20.02.20184 Optimeyes – replaces guessing with knowing, youtube, 18.04.2018 5 « Votre jumeau numérique peut déjà être opéré. Et il prendra un jour des médicaments. », L’Obs, 30.09.2018
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Comment expliquer le deuil à un enfant ?
Il n'est jamais facile de parler de la mort avec son enfant. En fonction de son âge, sa compréhension ne sera pas la même. Ce n'est que vers l'âge de neuf ans qu’il intègre l'idée que la mort est irréversible. Toutefois, à chaque âge, votre enfant a besoin de se sentir rassuré et soutenu. Il est possible de lui expliquer avec des mots adaptés ce qui se passe pour que lui aussi puisse faire son deuil.
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Alimentation et santé : les différents omégas
Indispensables à la circulation sanguine et au fonctionnement du cœur, les omégas sont aussi bénéfiques que certaines vitamines. Omégas 3 et omégas 6 se trouvent pourtant dans les aliments gras que beaucoup essayent d'éviter. Qu'apportent les omégas 3 et omégas 6 ? Les omégas 3 (ou acide a-linolénique) et omégas 6 (ou acide linoléique) sont des acides gras nécessaires au fonctionnement de notre corps. Ils permettent la constitution des membranes cellulaires et participent aux réactions biologiques immunitaires et hormonales. Les omégas 3 et les omégas 6 se différencient par la localisation des liaisons chimiques doubles au sein de leur chaîne moléculaire. L'apport de ces acides gras polyinsaturés est d'autant plus important que l'organisme ne les fabrique pas lui-même. Pour une alimentation saine et une bonne santé, on conseille un taux de 3 % des calories quotidiennes ingérées en omégas 6 et 0,5 % pour les omégas 3. Les vertus des omégas 3 et des omégas 6 dans l'alimentation Selon des études, les omégas 3 stimuleraient la production de la protéine LR11 et freineraient ainsi le développement de la maladie d'Alzheimer. Permettant de mieux éliminer l'eau de notre organisme, ils pourraient diminuer les risques de cancer, notamment du rein. Entretenant le système cardiovasculaire, ils font baisser la tension. Enfin, les omégas 3 ont un intérêt esthétique : ils faciliteraient les régimes et retarderaient le vieillissement de la peau. Ils sont également utiles en cas d'eczéma et de peau sèche. Les omégas 6, eux, favorisent la reproduction et les défenses immunitaires. Ils développent l'élasticité de la peau. Ce sont également des précurseurs de différentes molécules pro-inflammatoires qui agissent sur les caillots sanguins. Il ne faut cependant pas en abuser, car une inflammation persistante peut entraîner des maladies chroniques. Où trouver des omégas 3 et des omégas 6 dans notre alimentation ? Les poissons gras, comme le maquereau, le hareng, les sardines ou le saumon, sont réputés pour être riches en omégas 3. C'est également le cas pour les fruits de mer, les graines de lin, la mâche, les amandes, les noix ou encore l'huile de colza. Les omégas 6, eux, sont présents dans les huiles de tournesol, de pépins de raisin, les graines de sésame et de citrouille, la margarine ou la viande. Nos enzymes, qui assimilent les omégas, favorisent les omégas 6 au détriment des omégas 3. En Occident, nous avons tendance à beaucoup plus consommer d'omégas 6, notamment dans les aliments gras transformés, alors que nous manquons d'omégas 3. Dans le cadre d'une alimentation saine, il faut veiller à équilibrer ces apports. Les omégas 3 et omégas 6 en compléments alimentaires Sauf cas particulier, il est déconseillé de prendre des omégas 6 en complément alimentaire, déjà consommés de façon conséquente. Concernant les omégas 3, les professionnels de santé conseillent généralement un régime alimentaire adapté à un plus grand apport d'omégas 3. Les compléments alimentaires en omégas 3 sont prescrits dans un cadre précis. Ils peuvent, par exemple, lutter contre les bouffées de chaleur et représentent une alternative naturelle aux troubles de l'humeur en période de préménopause et de ménopause.
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Surveillez l’arythmie avec un Holter
L'arythmie cardiaque fait partie des maladies cardiovasculaires les plus fréquentes. Ses conséquences peuvent être dangereuses et sa surveillance doit être étroite. Le Holter tensionnel et rythmique permet d'évaluer le degré d'arythmie.
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Le cancer de la prostate : comment le dépister et le traiter ?
Chez l’homme, le cancer de la prostate est le plus fréquent : en 2013, 48427 nouveaux cas ont été dénombrés en France. Et si le taux de mortalité recule depuis les années 90, le nombre de décès a tout de même été estimé à 8207 en 2017. La sensibilisation reste donc un enjeu de santé publique.
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Arrêter la cigarette : un combat aux armes multiples
Le mois sans tabac est l’occasion pour beaucoup de fumeurs de sauter le pas et d’arrêter définitivement. Pour cela, ils peuvent choisir parmi différentes options : patchs, vapoteuse, hypnose, etc… Tour d’horizon des méthodes les plus prisées.
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Qui sont les prestataires de santé à domicile ?
La première journée de la santé à domicile va avoir lieu le 28 novembre. En France, 2 millions de patients sont pris en charge à domicile chaque année par les 20 000 prestataires de santé à domicile. Une profession appelée à se développer. En France, deux millions de patients sont pris en charge chez eux. Et ce, grâce aux 20 000 prestataires de santé à domicile qui veillent au bon déroulement de leurs traitements. Leurs missions sont principalement associées à la délivrance d’un dispositif ou d’un service médical. “Chaque jour les aides-soignantes donnent les médicaments à ma mère, chez elle, explique Fabienne, fille d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer. C’est une sécurité et un contact quotidien qui participent au maintien à domicile le plus longtemps possible.” Tous les prestataires de santé à domicile, ainsi que les patients et leurs proches, seront mis en lumière le 28 novembre prochain, à l’occasion de la première journée de la santé à domicile. Une formation aussi psychologique “Les prestataires de santé à domicile sont peu connus du grand public, assure Alexandra Duvauchelle, délégué générale de la Fédération des prestataires de santé à domicile à l’origine de la journée nationale de la santé à domicile. Ce rendez-vous vise à informer sur ces professions et démontrer que la prise en charge au domicile est une solution qualitative et efficiente pour les patients et leurs accompagnants.” Tous seront invités à s’exprimer dans le cadre de cette journée nationale, pour expliquer ce suivi médical quotidien. Et l’enjeu est important. En effet, l’augmentation des maladies chroniques et de longue durée, le vieillissement de la population ainsi que le développement de l’ambulatoire devraient développer ce secteur dans les années à venir. Selon une enquête Viavoice, réalisée en novembre 2017, 81% des Français se disent favorables au fait d’être pris en charge à domicile. Parmi les 20 000 prestataires de santé en France, 4000 sont des professionnels de santé, à l’instar des infirmières, des pharmaciens, des kinésithérapeutes, etc… Les autres sont des professionnels formés spécifiquement à la prise en charge à domicile. Les techniciens respiratoires en font partie. Ils interviennent au domicile des patients pour s’assurer du bon fonctionnement du dispositif médical leur servant à respirer ou pour leur livrer l’oxygène. Pour prendre en charge des patients à domicile, les prestataires qui ne sont pas des professionnels de santé ont une formation générale et des formations complémentaires pour certaines spécialités. Dans la formation générale, il y a un aussi un volet psychologique pour les préparer aux situations difficiles. “Les prestataires de santé ont une relation privilégiée avec les patients, poursuit Alexandra Duvauchelle. Pendant leurs formations on leurs enseigne, par exemple, la mise à distance nécessaire à adopter dans leur travail ou encore la façon de se préparer à la perte d’un patient.” “Ensemble, on trouve des solutions” Karima est infirmière à domicile depuis 12 ans, spécialisée en gériatrie. Elle mesure parfaitement l’aspect psychologique de son métier. “Parfois il faut gérer des situations compliquées, comme l’agressivité des patients, de leur famille, ou encore la fin de vie, développe-t-elle. Nous n’avons pas forcément, seules, les épaules pour.” Pour faire face et assurer le meilleur suivi possible, Karima et les autres prestataires de santé de son organisme font des “transmissions” quotidiennes. “Ce sont des débriefings où l’on aborde nos difficultés, poursuit-elle. Par exemple, des protocoles de soins sur lesquels on bute. Ensemble, on trouve des solutions.” Léa Casian Pour en savoir plus : https://www.fedepsad.fr/index.php
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Insertion des travailleurs handicapés, l’entreprise a tout bon
La Loi impose aux entreprises de vingt salariés et plus de compter 6 % de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs. Pour autant, le chômage des personnes handicapées progresse avec un taux de 19 % en 2017 versus 10% pour l'ensemble des actifs. Or, les intéressés comme les employeurs ont tout à gagner à travailler ensemble. Par le biais du travail, les personnes handicapées conservent un rôle social Ce rôle social est accompli au moyen d’un emploi compatible avec les capacités restantes de ces personnes en situation de handicap et la préservation de leur santé, et également des possibilités de l’entreprise. Mais la route est encore longue. En guise d’exemple, à peine un employeur sur deux est informé de la maladie chronique invalidante qu’est la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) de son salarié*. Et, lorsque c’est le cas, seul un travailleur sur quatre bénéficie en conséquence d’un aménagement de poste*. A cela s’ajoute le regard des collaborateurs, suspicieux, voire culpabilisateur vis-à-vis d’une maladie parfois invisible et mal connue. La situation doit changer. L’un des leviers est d’oser déclarer son handicap, comme l’encourage Marie Delenne, "patiente experte" diplômée en Education thérapeutique atteinte de Sclérose en plaques, ayant exercé à l’Inspection du Travail. « Si le taux d’emploi global des travailleurs handicapés est de 4%, je constate une évolution des mentalités en France avec une progression de ce taux d’emploi grâce à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en particulier, qui permet notamment des adaptations de poste ou de durée de travail. L’intéressé, le médecin du travail et l’employeur doivent savoir qu’une personne arrêtée depuis six mois a une chance sur deux de reprendre son travail. Si cette durée est de deux ans, cette chance est bien plus faible ». Embauche d’une personne handicapée, quels avantages pour l’entreprise ? Un facteur d’image et de réputation. Cet affichage éthique démontre la responsabilité sociétale de l’entreprise, son engagement contre l’exclusion et la discrimination. Point positif, de moins en moins d’entreprises préfèrent s’acquitter d’une contribution (sorte de pénalité imposée par l’Etat) plutôt que d’engager des travailleurs handicapés (-28% en dix ans). Un facteur de cohésion. Intégrer des employés handicapés permet de favoriser l’esprit d’équipe, l’entraide et la cohésion ; des notions fondamentales à la bonne marche de l’entreprise. Cela implique de changer le regard des autres au travail. « Cela requiert un travail de pédagogie et d’information sur la maladie de la part du médecin du travail vis-à-vis des collaborateurs mais aussi des employeurs, et pas uniquement pour qu’ils intègrent au mieux les employés handicapés ayant des postes en contact avec le public mais dans tous les secteurs de l’entreprise », insiste le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue (La Rochelle) et président de l’Association de patients BPCO. Un facteur de management. Cela dénote d’une capacité à bien manager ses équipes tout en gérant de façon optimale l’intégration d’un collaborateur handicapé, en tenant compte de sa singularité. Un facteur d’enrichissement pour les collaborateurs, mais aussi les clients. Selon un sondage Louis Harris**, les personnes ayant un collègue handicapé qualifient l’expérience enrichissante, de nature à modifier le regard sur les personnes handicapées (83 %) et à donner du sens à leur travail (60 %). 82 % des salariés ayant un collègue handicapé le perçoivent comme aussi performant et 80 % n’ont pas constaté de surcharge de travail. Néanmoins, certains préjugés sont tenaces : les personnes handicapées sont jugées motivées, déterminées et sympathiques mais également fragiles et lentes voire tristes et perturbées***. La parole à Antoine Durand, auteur du Blog « Dépasser son handicap » Antoine Durand est ingénieur de formation, travaillant en tant que Chargé d’opérations immobilières malgré une myopathie de Duchenne****. Selon sa propre perception du sujet, « le handicap "oblige" les salariés handicapés à développer des compétences pour compenser leurs difficultés dont l’entreprise peut profiter. De plus, ils font en moyenne plus d’efforts que les autres car ils veulent montrer qu’ils sont aussi compétents et parfaitement capables d’exercer leur emploi. Ils sont aussi plus fidèles et attachés à leur entreprise, qui leur a laissé leur chance. » *Sondage NXA BPCO & Autonomie Impact de la BPCO sur la qualité de vie au quotidien ; mai 2016, conduit après des patients adhérents de l’association ; Sondage Louis Harris** (« Handicapés & compétents », 2003) ; ***Guide pratique « Les stéréotypes sur les personnes handicapées en entreprise. Comprendre et agir dans l'entreprise ». Agefiph, IMS-Entreprendre pour la cité ; ****http://depasser-son-handicap.fr/ En savoir plus : Sondage Ipsos "Handicap & entreprise" 2014. https://www.handicapinfos.com/telechargement/Handicap-entreprises-10.12.14.pdf Hélène Joubert, d’après les entretiens avec le Dr Frédéric Le Guillou et Madame Marie Delenne.
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Organiser ses obsèques, en passe de devenir la norme ?
Préparer ses propres obsèques est de plus en plus fréquent. Près de la moitié des Français laisse des instructions pour ses funérailles. Par ailleurs, les contrats Obsèques ont le vent en poupe. 4,5 millions de contrats étaient en cours fin 2017, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente.
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Cancer du sein ou de l’ovaire héréditaire : il est urgent de repérer les femmes comportant une mutation génétique
Le dépistage des femmes à haut risque de cancer du sein parce que porteuses de mutations génétiques héréditaires (mutations appellées BRCA) a permis de repérer 20 000 de ces femmes.
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Les 7 vérités sur la grippe (ce qu'on ne vous a pas dit)
Êtes-vous bien informé sur la grippe ? De nombreuses idées fausses circulent autour de cette maladie et de son vaccin. Les réfuter permet de se protéger plus efficacement contre le virus de la grippe, que ce soit via la vaccination ou les gestes du quotidien. La grippe n’est pas une maladie comme les autres Extrêmement contagieux, le virus de la grippe se propage rapidement et entraîne des épidémies. Chaque année, la grippe saisonnière touche en France entre 2.5 millions de personnes. Or cette maladie est potentiellement mortelle : on enregistre tous les ans dans notre pays des milliers de décès liés à la grippe, notamment des personnes âgées de plus de 65 ans (entre 4 000 et 6 000 décès chaque année, source Santé Publique France) Le danger de la grippe est lié à ses complications La grippe est le plus souvent bénigne, mais elle peut aussi entraîner des complications graves. Ces complications surviennent chez les personnes dites « à risques » ou « fragiles » : les très jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de certaines maladies chroniques, les sujets immunodéprimés et les femmes enceintes. Mais attention, il arrive aussi parfois que les complications de la grippe se manifestent chez des personnes ne présentant aucun de ces facteurs de risque.dailymotion.com/video/x5kht8j Il existe plusieurs vaccins contre la grippe Le vaccin contre la grippe est fabriqué chaque année en fonction des dernières souches virales qui ont circulé durant l’hiver dans l’hémisphère opposé. Cette année en France, quatre vaccins fabriqués à partir de virus inactivés sont commercialisés : Influvactetra, Fluarixtetra, Vaxigriptetra et Influvac en quantité limitée pour ce dernier. Ils peuvent être utilisés pour vacciner les enfants dès l’âge de 6 mois et les femmes enceintes à tout stade de leur grossesse. La grippe est plus dangereuse que le vaccin On vaccine contre la grippe depuis plus d’une cinquante ans, ce qui nous offre un recul suffisant pour affirmer que si le vaccin peut parfois s’accompagner d’effets secondaires, ceux-ci sont mineurs, rares et transitoires : douleurs et rougeurs au niveau du site d’injection, douleurs musculaires, malaises, céphalées et/ou fièvre légère. Des réactions allergiques ont été décrites, mais elles restent très rares. Enfin, des soupçons sont évoqués depuis 1976 sur une association entre le vaccin et le syndrome de Guillain-Barré (une affection auto-immune neurologique). Si ce risque existe bien, il reste minime et inférieur à celui associé à une infection grippale. Au final, le virus est bien plus dangereux que la vaccination. La seule contre-indication de la vaccination contre la grippe est une hypersensibilité avérée aux substances actives, à l’un des excipients ou aux protéines de l’œuf. Le vaccin protège 6 à 9 mois L’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps. La persistance des anticorps est de 6 à 9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. C’est pourquoi il est impératif de se faire vacciner chaque année. On ne traite pas la grippe avec des antibiotiques Cette idée fausse est à combattre impérativement : les antibiotiques ne sont efficaces que contre les bactéries. Or la grippe est due à un virus et non à une bactérie. Si certains médecins prescrivent malgré tout des antibiotiques en cas de grippe, c’est qu’ils craignent une complication bactérienne. Le traitement de la grippe repose sur un antiviral, mais à condition de le prendre dès le tout début des symptômes. Comment reconnaître une grippe ? C’est l’intensité et la brutalité de survenue des symptômes qu’il faut repérer. Si en quelques heures, vous vous sentez littéralement épuisé, que vous ressentez soudainement un malaise intense général, avec une fièvre élevée et des courbatures, il est fort probable que ce soit une grippe (à replacer dans un contexte d’épidémie). Consultez alors très rapidement votre médecin, vous pourrez peut-être bénéficier d’un traitement antiviral qui écourtera la durée et l’intensité des symptômes. À défaut, vous risquez de rester cloué au lit pendant 5 jours !
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Vaccin antigrippal : les seniors, encore un effort !
Comme chaque année, le coup d’envoi de la vaccination antigrippale a été donné au début de l’automne. Sauf que pour s’en prémunir cet hiver, la composition du vaccin a dû être modifiée pour partie, ajustée à la réalité du terrain c’est à dire aux différentes souches virales qui devraient bientôt circuler en France. Seniors, pensez-y ! Vaccin antigrippal, le cru 2018 Le vaccin antigrippal nouveau est arrivé. Depuis le 6 octobre, il est possible de se faire vacciner avec un vaccin dont la composition en matière de souches virales a été revu, calqué sur celles ayant circulé dans l’hémisphère sud qui, lui, sort de l’hiver et qui devraient nous atteindre dans les prochains mois. Les autorités de santé françaises, sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont validé le quatuor viral du vaccin 2018 : un virus de type A/Michigan/45/2015 (H1N1) pdm09, un virus de type A/Singapore/INFIMH-16-0019/2016 (H3N2), un virus de type B/Colorado/06/2017 (lignée B/Victoria/2/87), un virus de type B/Phuket/3073/2013 (lignée B/Yamagata/16/88).Quatre vaccins sont donc disponibles en pharmacie et pris en charge par l’Assurance Maladie (INFLUVACTETRA, VAXIGRIPTETRA, FLUARIXTETRA et le vaccin trivalent INFLUVAC en quantité limitée). Si les professionnels de santé, y compris ceux exerçant en libéral doivent se faire vacciner pour protéger leurs patients, certaines catégories de personnes comme les seniors, les femmes enceintes, les personnes obèses et l’entourage familial des nourrissons de moins de six mois présentant des facteurs de grippe grave sont fortement incités à se protéger de cette infection. Il en va de même pour les personnes porteuses de certaines pathologies chroniques comme l’asthme, le diabète ou l’insuffisance cardiaque, ainsi que les personnes vivant en collectivité (EHPAD par exemple). En particulier, les plus de 65 ans sont une des populations les plus vulnérables face à la grippe saisonnière vis-à-vis de la mortalité. Pourtant, la couverture vaccinale des seniors reste très en dessous de l’objectif attendu en France. Les conséquences de cette attitude sont mesurées chaque année. L’épidémie de grippe 2016-2017 avait débuté mi-décembre pour une durée totale de 10 semaines (1). Près des trois quarts des personnes hospitalisées suite au passage aux Urgences pour syndrome grippal avaient 65 ans ou plus. Cette tranche d’âge a représenté 67% des 1 479 cas de grippe admis en réanimation. Cette épidémie a également été marquée par un excès de mortalité estimé à 14 400 décès attribuables à la grippe, dont plus de 90% chez les personnes de 75 ans et plus. Les seniors, une population vulnérable à convaincre Chez les personnes âgées, une meilleure couverture vaccinale (pourcentage de personnes vaccinées pour une population donnée) permettrait d’éviter des centaines, voire des milliers de décès chaque année en France (environ trois mille décès pour une couverture vaccinale à 75%). Cependant, depuis 2010-2011, à la suite de la pandémie grippale de 2009 et de la polémique médiatique autour de la campagne de vaccination, la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière est en chute libre et se maintient depuis 2013-2014 autour de 50% chez les plus de 65 ans. Dans la population générale adulte, sept Français sur dix n'avaient pas l'intention de se faire vacciner contre la grippe cette année (2). Pourquoi ? Ce que pensent les principaux intéressés de la vaccination nous éclaire. Le baromètre santé qui vient de sortir (1) nous renseigne sur la perception des seniors vis-à-vis de la vaccination antigrippale, reposant parfois sur de fausses croyances. Si, selon eux, la grippe est une infection grave, ils craignent notamment que ce vaccin provoque des effets secondaires. 45,9% des 65-75 ans déclaraient s’être fait vacciner contre la grippe lors de l’hiver 2015-2016. Ils considéraient la grippe comme grave (81,3%) et fréquente (92,1%). Le vaccin est efficace selon 64,3% des personnes interrogées, mais près de la moitié (46,9%) pensait qu’il peut provoquer des effets secondaires graves ! Pour rappel, il est considéré sans danger par l’OMS. Or même avec une efficacité modérée, et au vu de sa balance bénéfice/risque positive, la vaccination antigrippale permet d’éviter des cas de grippes graves et des excès de mortalité chez les personnes âgées. D’où le remboursement du vaccin à 100% dès l’âge de 65 ans. La vaccination en pratique Les assurés éligibles à la vaccination sont normalement incités au cours du mois de septembre à se faire vacciner d’ici janvier 2019.Pour les personnes déjà vaccinées au cours des trois dernières années, l’injection peut être réalisée par un médecin mais aussi une infirmière ou une sage-femme (sauf enfants et femmes enceintes). Si ça n’est pas le cas, le vaccin peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme, mais l’injection réalisée par l’infirmière doit se faire sur prescription médicale. Près de 47% des 65-75 ans pensent que ce vaccin peut provoquer des effets secondaires graves. Ceux-ci sont pourtant en général bénins et transitoires : réactions au site de l'injection tels une douleur, une rougeur ou un gonflement, des céphalées, des douleurs musculaires ou myalgies, une fièvre, un malaise.Leurs contre-indications habituelles sont rares, comme l'hypersensibilité avérée aux substances actives, à l'un des excipients, aux protéines de l'œuf, aux substances présentes à l'état de traces. Faites-vous vaccinez chez le pharmacien ! Cette idée est pour l’instant encore au stade de l’expérimentation. Dans quatre régions -Auvergne-Rhône-Alpe, la Nouvelle Aquitaine, les Hauts de France et l’Occitanie - les pharmaciens volontaires et autorisés par l'Agence Régionale de Santé peuvent vacciner les assurés adultes pour lesquels le vaccin est gratuit et qui ont déjà été vaccinés au cours des trois dernières années (à l'exception des femmes enceintes). Cela concerne déjà 30% des pharmaciens de ces deux régions et de nouveaux volontaires viennent chaque jour grossir les rangs. Parmi les précautions, celle de garder trente minutes le patient en "observation" dans l’officine. Cette initiative sera-t-elle suffisante pour inverser la tendance et faire enfin progresser la couverture vaccinale contre la grippe, laquelle ne dépassait pas 48 % de la population cible l'année dernière dont font partie les seniors ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique (1) BEH N° 22 | 10 octobre 2017 ; (2) Sondage IFOP du 2 Octobre 2017 / http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=3858
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Cybersécurité : un mot de passe sécurisé obéit à des règles bien précises
Le Web est désormais truffé de protections au point qu’il est impossible d’accéder à une multitude de services sans un laissez-passer : le mot de passe ! Voici quelques astuces pour en concevoir des difficiles à pirater. Attention aux cambriolages virtuels Le vol de mot de passe est le plus fréquent des actes de cybercriminalité (14 %), devant la fraude à la carte de crédit. D'après un rapport annuel commandé par une société dans le domaine de la sécurité informatique, paru en novembre 2017*, la France pointe en deuxième place des pays ayant connu le plus grand nombre de vol d'identifiants en 2016, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie, avec 85,3 millions d'identifiants volés contre respectivement 791,8 et 83,5. 7 conseils pour un mot de passe difficile à « craquer » Voici les commandements à respecter pour limiter les risques de vol d’identifiant : User et abuser des majuscules et minuscules, du point-virgule, du point d'interrogation, des chiffres... Les logiciels des pirates informatiques testent automatiquement toutes les combinaisons imaginables. Les experts estiment qu’un bon mot de passe combine au moins 12 caractères et 4 types différents : des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux. Eviter le piège du mot de passe unique. Un compte = un mot de passe. Le mot de passe doit être déconnecté de la vie privée : ni année ni lieu de naissance ou noms des enfants. Le maître mot est « aléatoire ». Changer régulièrement ses codes d’accès, même si cela met la mémoire à rude épreuve. Si l’imagination fait définitivement défaut, il est possible de recourir aux générateurs automatiques de mot de passe. Il en existe de nombreux dont celui de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) (https://www.cnil.fr/fr/generer-un-mot-de-passe-solide). Un mot de passe se retient et ne s’écrit pas, ni sur un post-it, ni dans le dossier Notes du Smartphone, ni dans les mails de la messagerie. Il ne doit être communiqué à personne et, bien entendu, jamais transféré par mail. Accepter volontiers la double authentification. Le fait d’entrer son mot de passe déclenche l’envoi d’un mail sur l’adresse courriel indiqué ou d’un SMS sur le numéro de téléphone, qui demande à son tour de valider la demande de connexion, voire d’entrer un second mot de passe. Un bon mot de passe, c’est aussi savoir s’en souvenir ! Plus le mot de passe est complexe, plus il est inviolable. Le revers de la médaille est la difficulté pour l’utilisateur de se le remémorer. Pour limiter les pertes de mémoire, il faut alors miser sur la logique. Par exemple en convertissant une phrase en mot de passe composé des premières lettres de chaque mot, en y ajoutant un nombre à la fin. Selon la Cnil, pour un mot de passe de douze caractères ou plus, la phrase doit contenir au moins un nombre, une majuscule, un signe de ponctuation ou un caractère spécial (dollar, dièse, ...) et une douzaine de mots.Le choix de la phonétique, telle un rébus, peut aussi s’avérer judicieux. Une autre solution est de faire confiance à un gestionnaire de mots de passe. Il constitue une base de données de votre collection de mots de passe, le tout étant chiffré par un unique mot de passe, qui conditionne l’accès à tous les autres. L’avantage est de pouvoir alors employer des mots de passe très complexes puisque l’utilisateur n’aura pas à faire l’effort de les retenir ; l’ordinateur s’en chargera.Ces gestionnaires de mots de passe sont multiples. Parmi eux, Keepass, dont la sécurité a été évaluée par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI). La démonstration vidéo de la CNIL pour s’en servir est disponible à cette adresse : https://www.cnil.fr/fr/les-conseils-de-la-cnil-pour-un-bon-mot-de-passe D’autres solutions existent. Avec l’arrivée du système d’exploitation iOS 12, les utilisateurs ont accès à plusieurs nouvelles fonctionnalités, dont l’intégration de gestionnaires de mots de passe, proposant automatiquement des mots de passe complexes. Hélène Joubert, journaliste *https://www.symantec.com/content/dam/symantec/docs/reports/istr-22-2017-en.pdf
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Les médecins généralistes, les oubliés de l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle (IA) en santé ouvre des perspectives vertigineuses dont la prise en charge du patient plus personnalisée, prédictive et plus sécurisée grâce à un appui renforcé à la décision médicale et une meilleure traçabilité. Les expériences de conception de logiciels d’IA se développent tous azimuts. Ceux-ci devront aussi être au service des médecins de terrain.
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Avec le « congé engagement », impliquez-vous dans les associations !
De nombreuses personnes souhaitent s’impliquer davantage dans les instances associatives. Pourtant, peu parviennent à concilier vie professionnelle, privée et associative. Une solution novatrice est apportée par le nouveau « congé engagement » créé par la loi Egalité et citoyenneté du 27 janvier 2017. Elle concerne 1,3 millions d’encadrants et de dirigeants associatifs bénévoles en France.
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Hypertension artérielle : où en êtes-vous avec les médicaments ?
La journée mondiale contre l’hypertension artérielle, le 14 mai, est l’occasion de parler d’un sujet qui fâche : l’observance. En effet, plus d’un tiers des personnes hypertendues ne prend pas correctement son traitement anti-hypertenseur. Pour cette raison, le Comité Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle met à disposition deux outils numériques pour tester si on prend bien son traitement antihypertenseur.
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Les médicaments génériques, encore un effort !
Plus d'une boîte de médicaments vendue sur trois est une boîte de génériques en France. Cependant, la part des génériques dans le marché total des médicaments ne décolle pas, très inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE et particulier de nos voisins européens. Point positif, la confiance des médecins comme l’acceptation des patients s’est récemment améliorée, même en cas de maladie chronique. Génériques & biosimilaires Lorsque le brevet protégeant un médicament original (princeps) arrive à son terme, des génériques peuvent être développés et vendus à un prix moindre, d’où des économies pour le système de santé. Un médicament générique a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs (substances à l’origine de l’efficacité du traitement) que le médicament princeps. Seuls les excipients peuvent différer : ces éléments sans activité pharmacologique favorisent l’absorption et la stabilité du médicament et déterminent son aspect, sa couleur et son goût. Les génériques répondent aux critères d’obtention d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) quant à leur qualité, efficacité et sécurité d’emploi. Pour cela, ils doivent passer sous les fourches caudines des tests dits de « bioéquivalence », prouvant ainsi qu’ils sont absorbés, distribués et éliminés de manière statistiquement similaire par l’organisme. L’on parle de biosimilaires pour des génériques de médicaments biologiques (composés de protéines telles que des hormones, des enzymes, des anticorps monoclonaux, des produits sanguins, des produits médicaux immunologiques comme des sérums et des vaccins, des allergènes etc.). 2016 a vu l’arrivée du premier biosimilaire de l’insuline. Un anti-cancéreux, des hormones de croissance etc. sont également disponibles. La France, mauvais élève pour les génériques Dans l’Hexagone, le « taux de pénétration » des génériques atteint à peine 36 % des volumes du marché pharmaceutique remboursable. Par comparaison, ce taux est de 50 % en moyenne dans les pays de l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques (36 pays dans le monde). Il culmine à 80 % en Allemagne. Selon les derniers chiffres, La croissance observée en 2016 est insuffisante et ne permet pas à la France de rejoindre les niveaux d’utilisation du générique observés dans d’autres pays d’Europe. Il en résulte une nouvelle perte de 1,5 milliard d’euros pour le système de santé français*. Pour autant, les efforts sont là : les pharmaciens remplacent les médicaments princeps sur les ordonnances par des génériques avec un taux de substitution de 80,7 % en 2017 contre 79,7% en 2016. De plus, de nouvelles molécules génériquables sont venues enrichir la liste officielle des médicaments génériques appelé le « Répertoire » des génériques. Néanmoins, celui-ci reste étroit ; par exemple ni le paracétamol ni l’aspirine ne sont génériqués en France, contrairement aux autres pays. Le grand public, plus ouvert à l’utilisation des génériques Malgré des médicaments génériques disponibles depuis une vingtaine d’années, la confiance n’est pas un acquis, y compris du côté des médecins. Mais certaines données officielles parues en 2017** sont encourageantes : les patients se disent à 73 % prêts à y recourir en cas de maladie ; même pour traiter une maladie chronique (58 % en 2017 contre 52 % en 2016). La part des personnes réticentes à se soigner avec un générique est en recul : 28 % cette année contre 38 % en 2016. La part des médecins réticents à prescrire des médicaments génériques régresse également : 26 % de réticents contre 39 % en 2016. Sources : *Gemme (Association Générique Même Médicament) http://www.medicamentsgeneriques.info** http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_cnamts_medicaments_generiques_vfinale_210917.pdf Plus d’informations : Ministère des Solidarités et de la Santé. http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/medicaments/medicaments-generiques/article/medicaments-generiques-questions-reponses#cnamiframetop L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) : https://ansm.sante.fr/Activites/Medicaments-biosimilaires/Les-medicaments-biosimilaires/(offset)/0#paragraph_113825 Par Hélène Joubert, journaliste.
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L’usure professionnelle, la reconnaître pour mieux la prévenir
Vieillir par le travail ou vieillir au travail ? La nuance est de taille. L’ « usure professionnelle » recouvre l’altération de la santé au travail, que ce soit sur le plan physique, cognitif ou psychique. Une réalité qui ne doit pas être négligée.
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Avantage aux sports collectifs !
Par opposition à un sport individuel, un sport collectif est un sport qui oppose des équipes entre elles. A ne pas confondre avec un sport d’équipe. En effet, certains sports individuels sont souvent des sports d’équipe sans pour autant être qualifiés de collectifs. Le cyclisme en est un parfait exemple. Dans les sports collectifs, le titre est décerné à l’ensemble des coéquipiers. Parmi les sports collectifs figurent le basket-ball, le football, le handball, le hockey sur gazon ou sur glace, le rugby, le volley-ball et pour les sports d’eau, le canoë, l'aviron ou encore le water-polo. Les nombreux avantages des sports collectifs Les Français ne sont pas assez actifs. L'inactivité physique et la sédentarité (corrélée au temps passé devant les écrans) progressent en France *. Pratiquer un sport collectif permet de développer l’aptitude cardio-respiratoire (activités d’endurance associées à des mouvements des membres qui mobilisent une masse musculaire importante, maintenus sur la durée) comme avec l’aviron. Certains développent les fonctions musculaires (force, puissance, endurance), d’autres plus spécifiquement la souplesse et la mobilité articulaire. Par exemple, le basket fait intervenir l'adresse, la vélocité. Ces aptitudes comptent alors tout autant que la force. Mais les bienfaits des sports collectifs ne sont pas uniquement physiques. Ils se font ressentir sur le plan psychique avec un impact positif sur la gestion du stress, le moral et le bien-être. Pourquoi préférer un sport collectif ? Pour beaucoup de pratiquants, il n’est pas concevable de faire du sport seul. Le sport doit être un partage, d’efforts comme d’émotions. L’émulation est un argument majeur, rejoignant l’esprit d’équipe cher à certains. C’est aussi tout simplement le plaisir de jouer, et la possibilité de progresser vite en développant les compétences de chacun, confronté à l’expérience et aux critiques des coéquipiers. Pour être motivé, pour éviter le côté « rébarbatif » qui fait abandonner le sport à beaucoup de personnes, les obligations qu’imposent un sport collectif en termes de régularité (horaires, séances etc.) sont un levier motivationnel essentiel. Le côté ludique de l’activité physique entre également en ligne de compte, comme les aspects techniques et tactiques. L’ambiance particulière des sport collectifs est recherchée, la convivialité étant un argument souvent avancé par les adeptes. Enfin, s’inscrire pour pratiquer un sport collectif est un moyen incontestable de créer du lien social, des amitiés, d’instaurer une complicité, de trouver sa place au sein d’un groupe et pour certains…. de vaincre sa timidité ! C’est souvent un excellent moyen de renforcer l’estime et la confiance en soi. C’est aussi une bonne école pour apprendre à gérer les relations humaines, en faisant appel à la diplomatie, en accordant sa confiance aux autres. * Source : Etude Esteban 2014-2016. Pour en savoir plus : le rapport de l’ANSES 2016 : actualisation des repères du Plan National Nutrition Santé (PNNS) relatifs à l’activité physique https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0155Ra.pdfHélène Joubert, journaliste
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Surpoids, obésité… attention aux carences nutritionnelles chez l’enfant
Enfants en surpoids… fer et vitamine D à surveiller. C’est encore peu connu mais chez les enfants en surpoids et obèses, le risque de carences en fer et en vitamine D est plus important. Explications, par le Pr Jean-Philippe Girardet, gastro-pédiatre (Hôpital Trousseau, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Paris), interviewé à l’occasion du dernier congrès des sociétés de pédiatrie (Lyon, mai 2018).
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Infarctus du myocarde, les jeunes femmes ne sont pas à l’abri
Les femmes appellent le SAMU 15 minutes plus tard que les hommes A l’hôpital, les femmes décèdent deux fois plus que les hommes suite à un infarctus du myocarde. Partout est constaté un délai de prise en charge de l’infarctus plus tardif chez les femmes car elles appellent le SAMU en moyenne au moins 15 minutes plus tard. Néanmoins, ce retard d’alerte n’y est pour rien, comme l’a vérifié en 2018 une vaste étude nationale française *. Pour y voir plus clair, le service de cardiologie de l’hôpital parisien Lariboisière participe à une vaste étude nationale jusqu’en 2019 : l’étude WAMIF**. Selon le Dr Manzo-Silberman, investigatrice principale de cette étude, « des hypothèses sont envisagées pour expliquer ce surrisque féminin, comme par exemple une prédisposition particulière à la formation de caillots sanguins (thrombose) ». Mais d’autres causes pourraient intervenir, comme la prise de contraceptifs, de nombreux paramètres biologiques ou encore le stress socio-économique. C’est que qu’explorera WAMIF, précisément chez les femmes jeunes de moins de 50 ans. L’infarctus au féminin et ses mystères Les jeunes femmes (moins de 50 ans) sont de plus en plus nombreuses à faire des infarctus du myocarde sans que l’on sache réellement pourquoi, d’où l’intérêt de WAMIF. En effet, dans 20% des infarctus chez la femme, aucune obstruction des artères du cœur, la cause la plus classique, n’est retrouvée. Chez elles, il peut être aussi dû à la constriction soudaine d'une artère alimentant le cœur, à une déchirure spontanée ce ces artères ou encore à la prise de toxiques (cocaïne, cannabis). Des signes d’infarctus pas si différents des hommes Même si ces questions restent en suspens, pour l’instant en tous cas, il existe la possibilité d’agir encore plus vite en cas de suspicion d’infarctus chez une femme, comme appeler les secours plus rapidement, au moindre signe suspect. C’est l’occasion de tordre le cou à une idée reçue entendue trop souvent. Non, les signes d’un infarctus chez les femmes ne sont pas atypiques. En réalité, « dans plus de 70% des cas, fait remarquer le Dr Stéphane Manzo-Silberman, hommes et femmes présentent les mêmes signes classiques, à savoir la sensation que l’on serre le cœur dans un étau, décrite par les médecins comme une « douleur constrictive derrière le sternum. Mais il est vrai que parfois chez les femmes, le diagnostic n’est pas évident. Cela est dû au fait que souvent chez les femmes, tout un éventail de signes se mêle à cette douleur classique, comme une fatigue, un essoufflement et/ou des palpitations ».Source * Manzo-Silberman S. et al. July 1, 2018Volume 262, Pages 1–8.** Women Acute Myocardial Infarction in FranceHélène Joubert, d’après un entretien avec le Dr Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue dans le service de cardiologie de l’hôpital Lariboisière (APHP, Paris).Hélène Joubert, journaliste.
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Opioïdes : les Français de plus en plus dépendants
En France, la consommation d'opioïdes ne cesse d'augmenter. Des produits qui exposent à un fort risque de dépendance et à de nombreux effets secondaires. Vers une crise des opioïdes en France ? Pas impossible selon les professionnels de santé. Depuis plusieurs années, la consommation d'opioïdes médicamenteux ne cesse d'augmenter dans l'Hexagone. Ces produits, indiqués dans le traitement de la douleur, exposent à un risque de dépendance et à de nombreux effets secondaires. Les traitements contre la douleur sont classés en trois catégories. Les antalgiques de palier I : le paracétamol, l’acide acétylsalicylique (aspirine) et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène par exemple); ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité légère à modérée. Les antalgiques de palier II ou opioïdes "faibles" : codéine, tramadol; ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité modérée à intense. Les antalgiques de palier III ou opioïdes "forts" : morphine, fentanyl, oxycodone; ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible. Bien que le paracétamol reste prédominant dans le traitement des douleurs en France, une augmentation de la consommation des antalgiques de niveau supérieur s'observe depuis plusieurs années. C'est le constat d'une étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology, en 2018. Une consommation en hausse La consommation de tramadol et de codéine ont respectivement augmenté de 62 % et 42 %, entre 2006 et 2015. Ces opioïdes "faibles" exposent à des nausées, des constipations ou encore à des convulsions. La codéine a fait la une de l'actualité l'année dernière après plusieurs décès d'adolescents, survenus à la suite de surdosages. Ceux-ci avaient consommé du purple drank, un cocktail à base de soda et de sirop codéiné, vanté pour ses propriétés euphorisantes. Depuis ces drames, les préparations à base de codéine sont délivrées uniquement sur ordonnances. L'étude pointe également la forte hausse de la consommation d'opioïdes "forts", qui exposent à un fort risque de dépendance. En l'espace de neuf ans, l'usage de l'oxycodone a bondi de 613 %. Quant au fentanyl, par voie orale ou intraveineuse, il a vu sa consommation augmenter de 263 %. En obtenir par tous les moyens En Europe, la France reste toutefois le pays avec la consommation d'opioïdes "forts" la plus faible. Aux Etats-Unis, ces médicaments sont au contraire au centre d'une véritable crise sanitaire. Les personnes en manque sont même de plus en plus nombreuses à obtenir ces opioïdes auprès de vétérinaires, selon une étude à paraître en septembre 2018 dans l'American Journal of Public Health. Parmi les 189 vétérinaires américains interrogés, 13% savaient qu'un client avait intentionnellement blessé ou rendu malade un animal afin d'obtenir des médicaments opioïdes. https://www.e-sante.fr/opioides-les-francais-de-plus-en-plus-dependants/breve/615602
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Vaccinations obligatoires : la clé pour restaurer la confiance des Français ?
Un cap a été franchi le 1er janvier 2018 avec l’obligation vaccinale élargie à huit vaccins supplémentaires chez les moins de deux ans (coqueluche, haemophilus influenzae b, hépatite B, méningocoque C, pneumocoque, rougeole-oreillons-rubéole-ROR). Désormais, 11 vaccins sont exigibles pour l’entrée en collectivité. Avec six mois de recul, cette mesure semble faciliter la vaccination et vaincre les réticences des parents.
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Malades chroniques, comment continuer à travailler ?
Le sujet est fondamental : comment maintenir dans l’emploi des personnes qui vivent avec une maladie chronique ? Près des trois-quarts des salariés atteints d’une maladie chronique sont en activité dont un tiers à temps plein. Une enquête pointe les facteurs de réussite de maintien dans l’emploi.
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Les aidants aussi ont besoin d’aide
Mari, femme, parents et même adolescents… au total en France plus de 11 millions de personnes consacrent tout ou partie de leur temps à prendre soin d’un proche, malade et dépendant, âgé ou handicapé. Souvent au long cours, la tâche est lourde pour ces aidants, qui peuvent s’épuiser sur le plan physique comme psychique.
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Fatigue oculaire : les principaux symptômes
La fatigue visuelle peut devenir chronique. La fatigue oculaire provoque différents symptômes. Pour la santé des yeux, découvrez les principaux symptômes de la fatigue oculaire. Douleurs oculaires : un symptôme de fatigue des yeux Les douleurs oculaires peuvent être un symptôme de fatigue des yeux. Ainsi, peuvent apparaître des maux de tête, mais les douleurs peuvent aussi se manifester derrière les yeux. Cette sensation disparaît généralement lors des périodes de repos des yeux. Les yeux rouges : un autre symptôme de fatigue oculaire Si la personne sollicite trop ses yeux et qu'elle souffre de fatigue oculaire, ses yeux peuvent alors devenir rouges. Ils sont douloureux et créent une sensation de brûlure. Par ailleurs, ils peuvent être injectés de sang. Ce symptôme apparaît bien souvent lors d'une exposition prolongée à un écran : tablette, ordinateur et smartphone. Il est alors essentiel de faire des pauses afin de limiter les symptômes de fatigue oculaire. De plus, le collyre peut être utile pour apaiser les douleurs et calmer la sécheresse oculaire. Vision brouillée : un signe de fatigue oculaire Pour la santé des yeux, il est recommandé de ne pas passer trop de temps derrière des écrans. L'un des signes de fatigue oculaire est une vision brouillée et floue. Ces troubles de la vision seront d'autant plus importants si la personne souffre de défauts de la vision comme de myopie, d'astigmatisme ou d'hypermétropie. Ce symptôme de vision brouillée peut être associé à une fatigue. https://www.e-sante.fr/fatigue-oculaire-les-principaux-symptomes/actualite/615822
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L’apéritif diététique, c’est possible
47% des Français prennent un apéritif au moins une fois par semaine (1). Peu importe l’âge ou la catégorie socio-professionnelle, ce rendez-vous est apprécié pour sa convivialité, le plaisir de faire la fête, le fait de démarrer un bon repas ou de se détendre (2). Si les moins de 35 ans y voient l’occasion de faire la fête (à 78 %), les 35-49 ans sont une majorité à considérer l’apéritif comme l’opportunité de rassembler des amis. L’ « apéro », un piège à calories Le gras, le salé et le sucré s’imposent massivement sur les tables basses au moment de l’apéritif : 85% des français sont adeptes des apéritifs à croquer, des graines (cacahuètes, pistaches, noix de cajou, amandes…) (2). Or, petit rappel, 25g de cacahuètes ou pistaches salées fournissent 150 kcal, une poignée ou 5g de chips en apportent 25 kcal. La note devient vite très salée.Il faut aussi prendre conscience que les boissons participent à l’apport calorique. Plus la teneur en alcool est forte, plus le nombre de calories est important. Pour repère, un verre de 80ml de Pastis contient 217 kcal. A remplacer le plus souvent possible par des jus de fruits 100% pur jus, un jus de tomate, des bières sans alcool et même du cidre qui ne procure « que » 30 kcal pour 80mL. Les principes d’un apéritif diététique Pour Audrey Blind, infirmière (hôpital d’Argenteuil) et ayant exercé comme diététicienne nutritionniste à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) (3), « l’idéal est d’allouer 10 à 15% de l’apport calorique journalier maximum à l’apéritif (200 à 300 kcal par personne environ) et d’alléger le repas suivant en conséquence etc. Ce qui compte, c’est l’équilibre global entre l’apéritif et le repas qui suit ». Pour que l’apéritif diététique ne ressemble pas non plus à quelques bâtons de crudités plongés dans une sauce insipide, les préparations « maison » deviennent plus recherchées ; verrines, flans et brochettes changeront avantageusement des traditionnels biscuits salés et saucisson. Généralement, ce sont des recettes classiques adaptées du point de vue des calories : préférez des chips de légumes « maison », substituez la crème fraîche traditionnelle par une crème allégée, voire par du yaourt, les olives noires par des vertes, le saumon fumé par de la truite fumée etc. Hélène Joubert, d’après un entretien avec Audrey Blind, infirmière et diététicienne nutritionniste. Références : (1) Sondage IFOP « Les Français et l’apéritif » 29-30 mai 2013 ; (2) Etude « Les Français et l’apéritif » LH2-novembre 2007 ; (3) Auteure de l’ouvrage « Apéro minceur en 120 recettes » (Editions First, 2015) Hélène Joubert, journaliste.
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Diabète, la prévention tous azimuts
Comment ne pas entrer dans la maladie diabétique ? Les règles d’hygiène de vie sont la solution la moins onéreuse et la plus efficace pour réduire son risque de diabète de type 2 et d’ailleurs celle préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais peut-on faire encore mieux ? Des chercheurs en sont persuadés. L’impact du mode de vie sur la survenue d’un diabète A l'horizon 2025, on attend 4,4 millions de personnes diabétiques dans le monde et 4,8 millions de prédiabétiques, c’est-à-dire à un stade où le taux de sucre dans le sang est à la limite de la normale*. D’où l’idée de traiter le prédiabète, en vue de freiner l'évolution vers le diabète. En effet, en l’absence d’intervention, les personnes prédiabétiques progressent vers le diabète de type 2 à raison de 5 à 10 % par année.Or, tous les spécialistes s’accordent sur le fait que le risque de diabète de type 2 peut être approximativement divisé par deux chez les personnes à haut risque de diabète ayant modifié leur mode de vie, en observant des règles strictes d’activité physique et de diététique visant principalement à réduire la surcharge pondérale : 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine ou 30 minutes de marche rapide par jour, perte d’un éventuel surpoids et alimentation variée et équilibrée. Des médicaments pour freiner l’entrée dans le diabète Les chercheurs testent certains médicaments dans le prédiabète. Parmi d’autres, un antidiabétique (metformine) réduit de 30% à 3ans le risque de passer du prédiabète au diabète. Ce risque est réduit de 28% au moyen d’une insuline (glargine) et de 60% avec un autre antidiabétique (liraglutide) mais testé seulement sur 56 semaines. Mais il n’est pas encore question de prescrire des antidiabétiques à cette fin, la prévention de l’installation du diabète ne repose donc pas sur la prise médicamenteuse, d’autant que les effets protecteurs s’amenuisent sur le long terme. Contrer les mauvaises influences de l’environnement L’épigénétique, un mot barbare pour signifier la manière dont l’environnement, qu’il soit extérieur ou dans le ventre maternel, peut influer sur le risque de développer une maladie, via non pas la modification des gènes mais de leur expression. Par exemple, « nous avons montré que l’exposition fœtale au taux de sucre élevé dans le sang de la mère (hyperglycémie maternelle) est associée à une diminution de la sécrétion de l’insuline à l’âge adulte et donc probablement à un risque accru de diabète de type 2 », illustre le Pr Jean-François Gautier, chef du service de Diabétologie, Endocrinologie, Nutrition (Hôpital Lariboisière, Paris). Les expériences en cours tentent d’intervenir sur les mécanismes qui modifient l’expression des gènes. Un vaccin thérapeutique dans le diabète de type 2 La piste d’un vaccin thérapeutique développée par l’équipe du Pr Rémy Burcelin (Toulouse), pionnière dans ce domaine, est de stimuler le système immunitaire afin de renforcer l’immunité intestinale en empêchant le passage d’antigènes bactériens dans les tissus. En effet, ces antigènes bactériens déclenchent une réaction immunitaire anormale à l’origine d’un blocage des fonctions des tissus. A la clé, une résistance à l’insuline mais également un défaut de sécrétion d’insuline. À cette intention, les chercheurs vaccinent en injectant une « soupe de probiotiques » (micro-organismes de la flore intestinale). Chez des souris saines vaccinées, soumises 45 jours plus tard à un régime fortement diabétogène, cette approche a permis d’éviter le développement d’une hyperglycémie ou d’en réduire fortement l’intensité. Les espoirs sont permis. Un « contre-vaccin » par voie orale dans le diabète de type 1 A l’opposé d’une vaccination classique, qui induit une réponse immunitaire contre un antigène, dans le diabète de type 1 les chercheurs souhaitent induire une réponse neutralisante vis-à-vis des antigènes de la cellule beta du pancréas dans l’objectif d’apprendre au système immunitaire à tolérer ces cellules bêta qui sécrètent l’insuline. En effet, dans le diabète de type 1, il y a une autodestruction des cellules du pancréas. L’équipe du Pr Roberto Mallone, Service de Diabétologie (Hôpital Cochin, Paris, INSERM U1016) est bien avancée : « nous avons obtenu une protection vis-à-vis de l’apparition du diabète, avec des signes montrant que les lymphocytes auto-réactifs sont mieux éliminés. On espère, si les résultats sont confirmés, lancer des essais de vaccination dans le type 1 dans 5 à 10 ans ».*hyperglycémie modérée à jeun entre 1,10g-1,25gHélène Joubert, d’après des entretiens avec les Prs Jean-François Gautier, chef du service de Diabétologie, Endocrinologie, Nutrition (Centre Universitaire du Diabète et de ses Complications, Hôpital Lariboisière, Paris), Rémy Burcelin, directeur de recherche, Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaire – 12MC ; INSERM UMR 1048 (Toulouse) Roberto Mallone, Service de Diabétologie (Hôpital Cochin, Paris, INSERM U1016). Hélène Joubert, journaliste
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Du nouveau dans l’hypertension artérielle
L’hypertension artérielle (HTA) est la pathologie chronique la plus fréquente en France, touchant près d’un adulte sur trois. Alors que c’est un facteur de risque majeur de pathologies cardio-neuro-vasculaires, seul un hypertendu sur deux est « sous contrôle ». D’où de nouvelles recommandations européennes plus incisives quant au traitement. L’hypertension artérielle, une tueuse silencieuse Une pression artérielle élevée est responsable d’une mortalité prématurée estimée à 10 millions de morts dans le monde, dont 4,9 millions par pathologies cardiaques ischémiques et 3,5 millions par accident vasculaire cérébral.L’objectif du traitement est de prévenir le risque d’accident cardio-vasculaire et, pour cela, de descendre sous la barre de 140 mm Hg pour la pression systolique (au moment où le cœur se contracte) et 90 mm Hg pour la diastolique (lorsqu’il se relâche), des valeurs qui définissent la maladie « hypertension ».Par conséquent, la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA) préconise de viser les valeurs tensionnelles de 130-139 pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la diastolique. Or, baisser la pression artérielle en deçà de 140 mm Hg n’est obtenu ces dernières années que chez la moitié des hypertendus, en France comme dans le monde ! Des progrès sont à réaliser du côté des patients comme des médecins : alors que les premiers sont 50% à prendre correctement leur traitement, les seconds ne sont sûrement pas assez incisifs dans leurs prescriptions pour atteindre ces cibles de tension. Une prise en charge qui laisse encore à désirer La dernière étude nationale Esteban parue en avril 2018* n’est pas très encourageante. Depuis 2006, aucune diminution de la prévalence de l’HTA n’a été observée en France (un adulte sur trois, 30,6% précisément). De plus, aucune amélioration du dépistage et de la prise en charge de l’HTA n’a pu être mise en évidence. Seule une personne sur deux avait connaissance de son hypertension.Chez les femmes, la prise en charge thérapeutique s’est même dégradée sur la période, avec encore moins de femmes traitées. Parmi les hypertendus, seuls 47,3% étaient traités par un médicament a action antihypertensive et seulement 55% d’entre eux avaient une pression artérielle contrôlée (44,9% chez les hommes et 66,5% chez les femmes). Comment mieux soigner votre hypertension ? Face à cette insuffisance de prise en charge thérapeutique, les nouvelles recommandations européennes dévoilées au congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) ont revu à la baisse les cibles tensionnelles : il est désormais recommandé de ne plus se contenter de traiter en vue de descendre sous les 140/90 mm Hg mais de viser les valeurs de 130/80 mm Hg voire moins (mais pas en deçà de 120/70 mm Hg) chez la plupart des patients hypertendus, en particulier les moins de 65 ans. Ceci au moyen le plus souvent d’une bithérapie d’emblée (association fixe de deux médicaments aux mécanismes distincts), en une prise unique pour favoriser l’observance. Selon les précédentes recommandations européennes-et ce qui reste préconisé en France à l’heure actuelle ; les nouvelles recommandations françaises devant paraître en décembre 2018- la monothérapie était la règle, avant d’opter pour une bithérapie en cas d’échec. « Plus ambitieux, le mot d’ordre est de traiter plus fort, résume le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle, pour un meilleur contrôle de la tension, et ceci à l’aide d’associations de deux voire de trois médicaments et le plus possible dans un comprimé unique ». *L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN FRANCE : PRÉVALENCE, TRAITEMENT ET CONTRÔLE EN 2015 ET ÉVOLUTIONS DEPUIS 2006. 170 | 24 avril 2018 | BEH 10Hélène Joubert, d’après le suivi du congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) et un entretien avec le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle (CFLHTA) Hélène Joubert, journaliste.
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