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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Au bureau, en vacances, chez soi en télétravail… comment prévenir le grignotage ?
Souvent une béquille en cas de stress, de problème affectif, d’inactivité, de réelle fringale… le grignotage peut coûter cher en termes de surcharge pondérale. Quelques clés pour le comprendre et s’en libérer.
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Concilier cancer et emploi : les entreprises s’engagent
Trente entreprises françaises se sont déjà engagées dans l'amélioration de l'accompagnement de leurs salariés touchés par le cancer, tant dans le maintien que dans le retour à l’emploi. Elles ont adhéré à la charte « Cancer et Emploi » de l’Institut national du cancer. L’enjeu est crucial : sur 1 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque jour, 400 concernent des personnes en activité professionnelle.
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Savoir reconnaître la douleur des petits, pour mieux la soulager
Même prématuré, l’enfant naît avec un circuit de la douleur opérationnel Le nouveau-né (0-28 jours) et le bébé (29 jours à deux ans) sont équipés pour ressentir la douleur mais ils la perçoivent encore plus fortement que le petit enfant (2-6 ans) et a fortiori l’adulte. En effet, avant l’âge de 1 an, les mécanismes « inhibiteurs » qui servent à réduire le ressenti douloureux ne sont pas matures. De plus, dès la naissance, lorsqu’un message douloureux est perçu, il est aussi connecté aux régions du cerveau liées aux émotions, aux pensées, à la réflexion et surtout à la mémorisation. En conséquence, pour le même geste douloureux ou type de douleur, la douleur suivante sera supérieure à celle du premier geste. Enfin, si les émotions couplées à la douleur (peur, angoisse, tristesse) sont bien-sûr ressenties déjà par le nourrisson, l’aspect cognitif, c’est à dire le raisonnement inspiré par une douleur (causes, traitement possible, attitude à adopter etc.) fait en revanche défaut au bébé jusqu’à 2-3 ans, pour ne se développer vraiment qu’après 6 ans. Dr Elisabeth Fournier-Charrière, pédiatre au Centre d'étude et de traitement de la douleur de l'adulte et de l'enfant (CHU Bicêtre) et co-auteur du Guide « la douleur de l’enfant, l’essentiel » PEDIADOL : « Jusqu’à deux ans, l’enfant ne comprend pas ce qui lui arrive, d’où sa détresse intense avec des cris, des pleurs, des gesticulations. Passé l’âge de 2 ans, avec un début de langage et de raisonnement, il commence à comprendre les causes, mais est toujours facilement envahi de façon globale par la douleur. Ainsi, jusqu’à 6-7 ans, comme l’enfant vit encore « dans l’instant », la douleur est perçue comme dramatique et est très souvent vécue comme une punition ». A chaque âge son expression de la douleur Le nourrisson et le bébé ne font rien d’autre qu’exprimer leur ressenti selon leurs possibilités : ils sont « perdus » dans ce qui leur arrive. Contrairement au nourrisson, le petit enfant à partir de 18 mois-2 ans va acquérir des mécanismes pour se rassurer, c’est-à-dire interagir (avec le début du langage) pour chercher le réconfort d’une grande personne, s’attacher à des objets d’amour, se distraire etc. Les manifestations de la douleur dépendent de l’âge et des possibilités de communication. Avant le langage, c’est le corps qui va s’exprimer d’abord par des cris, la grimace, une agitation, et se débattre. Mais si la douleur se prolonge, tous les enfants (dès la naissance) vont se replier sur eux-mêmes pour se défendre contre cette sensation. Dr Fournier-Charrière : « C’est alors un signe d’alerte, l’enfant est prostré et n’entre plus en relation (immobilité, défaut d’expression et de communication, refus de boire, de manger, trouble du sommeil). C’est typiquement le bébé « grognon » qui a une otite. Le repère clé pour les parents est : « Pas comme d’habitude ». Il joue moins, cherche plus de réconfort, tient l’endroit douloureux, a des activités inhabituelles, pleurniche plus, gémit ou grogne plus, est plus calme, plus inquiet, a moins d’énergie, mange moins... Ces dix comportements anormaux à repérer sont colligés dans une échelle appelée PPMP (Postoperative Pain Measure for Parents) destinée aux parents* ». Chez le petit enfant, c’est presque pareil : il peut hurler au début mais, très vite, il va trouver une position antalgique et ne pleure plus que par moments, refuse qu’on le touche, proteste. Il y a chez lui une adaptation de la position mais aussi une plainte exprimée par la parole, même au début du langage. Il faut attendre 5 à 6 ans pour que l’enfant puisse indiquer l’intensité de sa douleur et la décrire (« ça tape ou ça brûle ou ça pique… »). Les échelles d’auto-évaluation de la douleur avec les visages expressifs (réglette des visages) peuvent être utilisées dès 4-5 ans. Douleur : que faire à la maison ? La douleur est une sensation mais aussi une émotion. Les moyens non médicamenteux sont puissants vis-à-vis de la douleur ; l’écoute et le réconfort (être en confiance, rassuré, écouté) permettent de minimiser le ressenti douloureux, ainsi que la distraction qui détourne l’attention de l’enfant par des stimulations visuelles, auditives, tactiles... En ce qui concerne l’utilisation des antalgiques (Paracétamol, Ibuprofène) ils doivent être utilisés strictement sur prescription du médecin traitant généraliste ou pédiatre. Quant au nouveau-né, il importe pour le soulager d’associer la tétine et le bercement, et de veiller à la façon dont il est soutenu. Une technique est de soutenir avec ses quatre membres regroupés en flexion). Pour en savoir plus : -« Votre enfant a mal. Que faire ? » Brochure de l’association SPARADRAP, une mine d’infos pratiques pour soulager la douleur de son enfant au quotidien. http://www.sparadrap.org/ -*« La douleur de l’enfant, l’essentiel » PEDIADOL (www.pediadol.org) Postoperative Pain Measure for Parents pour l'évaluation de la douleur par les parents d'enfants de 2 à 12 ans pour chaque item, score 0 (signe absent) à 1 (signe présent) total sur 15. D’après un entretien avec le Dr Elisabeth Fournier-Charrière, pédiatre au Centre d'étude et de traitement de la douleur de l'adulte et de l'enfant (CHU Bicêtre). Hélène Joubert, journaliste
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J’ai fait un don de moelle osseuse, pourquoi pas vous ?
Je me suis inscrit sur le registre dans un contexte un peu particulier et j’ai été appelé pour faire un don de moelle osseuse, ce qui en termes de probabilité est assez rare. Je témoigne aujourd’hui pour dénoncer les idées fausses qui pourraient freiner l’engagement le plus altruiste du monde : sauver une vie, contre un prélèvement aussi simple qu’un don de sang de type don de plaquettes?
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Rhinite allergique, rhume des foins : 5 questions auxquelles vous n’aviez pas pensé
On estime qu’une personne sur 4 est concernée. Malgré cette fréquence très élevée, les idées fausses qui circulent autour de la rhinite allergique sont nombreuses. Parallèlement, certains aspects sont rarement abordés alors qu’ils contribuent à une bonne connaissance de cette affection et améliorent la prise en charge. Voici une sélection de 5 questions rarement posées, aux réponses pourtant très instructives. Nez qui coule ou inversement bouché, démangeaison nasale, éternuements à répétition et perte d’odorat représentent la myriade de symptômes typiques de la rhinite. S’ils restent bénins, ils n’en sont pas moins gênants et épuisants, avec des répercussions parfois très importantes dans la vie professionnelle et sociale. Pour mettre fin à la rhinite, il faut consulter son médecin afin que celui-ci porte le diagnostic et propose un traitement adapté. La rhinite est-elle forcément allergique ? Non, les allergènes ne sont pas responsables de toutes les rhinites. À côté des rhinites dites allergiques, déclenchées le plus souvent par une exposition aux pollens ou aux poussières (moisissures, acariens, poils d’animaux), il existe des rhinites non allergiques. Elles sont alors infectieuses, liées à des virus, des bactéries, des champignons, ou irritatives, en relation avec un habitat insalubre, une exposition à des parfums, des polluants, des sulfites inhalés ou avalés, etc. Elles peuvent également être neurologiques, les symptômes de la rhinite étant déclenchés lors des contrastes de température ou de luminosité, comme poser le pied sur un sol froid, manger trop chaud ou passer de l’ombre à la lumière, et mécaniques, en relation avec une déviation de la cloison ou la présence d’un corps étranger dans les voies nasales. Enfin, il existe des rhinites à profil génétique particulier, dites NARES (rhinites non allergiques à éosinophiles), prédisposant notamment aux polypes sinusiens. Pourquoi l’arrêt du tabac aggrave la rhinite allergique ? Les personnes atteintes de rhinite allergique qui arrêtent de fumer se sentent plus allergiques qu’avant. Ce phénomène passager est dû au fait que le fumeur pollue son environnement proche et ne respire pas le même air que les non-fumeurs. Quand il arrête de fumer, il respire à nouveau un air normal, qui est plus concentré en allergènes que la fumée tenait à distance. Résultat, il est davantage sujet aux réactions allergiques. Cela dit, le tabac accentue le risque de rhinite et d’allergie, car fumer abime les muqueuses. Il est donc impératif d’entreprendre un sevrage tabagique, y compris si l’on est allergique. Il suffit d’informer son médecin et allergologue afin de bénéficier d’un traitement suffisamment antiallergique avant d’arrêter le tabac, au risque de décourager le candidat allergique au sevrage. L’opération des végétations améliore-t-elle la rhinite ? Il s’agit ici d’un exemple de rhinite non allergique, liée à un blocage mécanique, de grosses végétations faisant obstacle. Les ôter revient à éliminer la cause, tout comme on le ferait encas de polype nasal ou sinusien, de déviation de la cloison nasale ou de corps étranger (petit pois, Lego, morceau de Playmobil?). Peut-on utiliser des diffuseurs de parfums pour améliorer la rhinite ? Surtout pas ! Contre la rhinite, il faut bien respirer et respirer un air sain et pur. Or les diffuseurs de parfums propagent dans l’air toutes sortes de polluants atmosphériques qu’il faut inversement éviter. De la même façon, les mouchoirs imprégnés de menthol ou adoucis aux protéines de lait sont contre-indiqués. Moins il y a de substances ajoutées, mieux c’est ! Il faut donc privilégier des mouchoirs nature, qui n’irritent pas et qui ne peluchent pas. Peut-on utiliser des purificateurs d’air ? C’est une bonne idée. Il est recommandé de préférer ceux qui filtrent l’air et le conditionnent à ceux qui revendiquent des procédés novateurs non prouvés (ex. ionisation). Attention à ne pas ajouter d’huiles essentielles. Marion Garteiser, journaliste santé
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L’intelligence artificielle au service de la santé
Le monde de la santé entre de plain-pied dans l’ère de l’intelligence artificielle ou « IA » comme elle est de plus en plus couramment appelée. Voici cinq usages de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Lorsque les machines imitent une forme d'intelligence réelle L’intelligence artificielle a vu le jour dès 1950. Elle cherche à reproduire le fonctionnement du cerveau humain, ou du moins sa logique (facultés cognitives), lorsqu’il s’agit de prendre des décisions. Si sa définition n’est toujours pas consensuelle, ses perspectives dans le domaine de la santé sont immenses. Dans le domaine de la santé, le transport, la défense et l’environnement, les géants de l’informatique -Google à Microsoft Apple, IBM ou Facebook et Amazon- sont déjà bien avancés dans les potentialités et les problématiques de l’intelligence artificielle, en créant notamment des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs, pouvant réaliser des calculs astronomiques au sein de gigantesques bases de données. Avec l’explosion de la puissance de calcul des machines, l’IA est devenue un enjeu scientifique crucial depuis une dizaine d’années à peine. L'Etat français vient d’ailleurs d'accorder une aide de 1,5 milliard d'euros pour développer l'intelligence artificielle. Le gros potentiel de l’IA en santé D'ici à 2024, l'IA pourrait investir le secteur médical dans son ensemble et « son développement en santé sera d'autant plus rapide que, dans ce domaine, la production de données nouvelles est particulièrement abondante », écrit le rapporteur Luc Pierron dans une étude remise à la mission du député Cédric Villani auprès du président Emmanuel Macron en mars dernier*. Alors, incontournable l’IA ? En effet, en santé, les fantastiques volumes de données en tous genres (bilans biologiques et génomiques, imageries, antécédents familiaux et personnels etc.)** requiert désormais des programmes et des algorithmes de traitement de plus en plus complexes. Les 5 applications de l’IA en santé : Améliorer le diagnostic. A partir des masses de données amassées au fil des ans sur de très larges cohortes d’individus, l’IA en extrait des facteurs de risques vis-à-vis de certaines maladies (diabète, cancer, démences etc.). Un outil essentiel aussi pour affiner le diagnostic et le pronostic d’une maladie en prenant en compte de multiples paramètres individuels mais pas uniquement. L’IA est en train de devenir une aide essentielle au diagnostic. Certains programmes d’IA permettent déjà de repérer des anomalies sur des électrocardiogrammes, traitent des imageries (radiographies, IRM etc.) ou encore se convertissent en médecins virtuels qui analysent les centaines de données d’un même patient à la fois pour porter ou orienter le médecin vers un diagnostic. L’IA n’est pas censée remplacer le médecin, qui réalise l’examen clinique, mais se veut un outil supplémentaire. Exemple : un article paru dans une grande revue de cancérologie * vient de montrer qu’un programme de IA (un réseau neuronal convolutif, entraîné grâce à l’assimilation de 100 000 images de lésions de la peau et grains de beauté, et qui apprend par lui-même : « deep learning ») a obtenu 95% de bonnes réponses contre 89% pour les médecins (58 spécialistes de 17 pays) en observant 100 photos de taches suspectes de mélanome. De plus, l’ordinateur a moins souvent confondu des grains de beauté bénins avec un mélanome, d’où moins de chirurgies inutiles. Mais prédire la survenue de maladies et leur évolution reste le grand espoir de l’IA. Des systèmes prédictifs sont élaborés et perfectionnés, qui ne peuvent être conçus sans la constitution des banques de données de santé des individus à large échelle : on entre dans l’ère du « Big Data ». Le traitement au plus juste. L’exploitation des Big Data à l’aide des algorithmes surpuissants peut être une aide à la décision thérapeutique, utile pour sélectionner le traitement adéquat (médicaments, greffe, chirurgie bariatrique etc.) en fonction des propres paramètres de santé du malade mais aussi, par exemple, de l’étude du génome de ses cellules cancéreuses ou de ses chances de survie en fonction du type de traitement etc. Accélérer la recherche sur de nouveaux traitements en affinant la sélection de patients pouvant être inclus dans les cohortes des essais cliniques etc. Suivre les patients en temps réel et améliorer la prise en charge. L’étape ultime sera d’exploiter des agents d’intelligence artificielle pour aider le professionnel de santé à intégrer plus rapidement les informations de dossiers de patients volumineux et complexes en lien avec les recommandations des sociétés savantes, lesquelles deviennent de plus en plus difficiles à appréhender sur des pathologies multiples, comme c’est le cas chez des patients qui souffrent de plusieurs pathologies. L’IA pourra favoriser la prise en charge du patient en favorisant les connexions entre les acteurs de santé en particulier mais aussi les modes de prise en charge tel que l’ambulatoire par exemple. Ceci est en train de se développer actuellement à l’aide de chatbots ou "robots conversationnels" faisant appel à l’intelligence artificielle afin de dialoguer avec les patients en pré et postopératoire par le biais d’un service de conversations automatisées, effectuées en langage naturel. Il engage une conversation par SMS sur téléphone mobile, individualise ses conseils et détecte les patients qui nécessitent une intervention de l’équipe médicale. Contribuer à la pharmacovigilance (repérage des effets indésirables). C’est toujours grâce à l’analyse d’un nombre considérable de données provenant des cohortes de patients mais aussi des bases médico-économiques (Assurance maladie, délivrances en officine ou pharmacies hospitalières etc.) qu’il sera possible de faire émerger des liens potentiels entre une prescription et un évènement indésirable. Ce qui ne dispense pas les médecins de déclarer tout événement suspect. A une échelle encore plus vaste car incluant d’autres registres de données (publications officielles, données émanant des transports aériens, des ventes de médicaments, des notifications sur internet etc.), l’IA sera en mesure de repérer une épidémie de façon précoce et de la suivre en temps réel. Un risque pour les libertés individuelles ? La sécurité des big data en santé est l’élément majeur lié au développement de l’intelligence artificielle, gage de protection vis-à-vis du secret médical, mais aussi du risque d’intrusion dans la vie privée, du fait d’une surveillance parfois même justifiée avec le but louable de protéger la santé de la personne à son domicile. Selon Cédric Villani, contrairement aux États-Unis, la France et l’Europe sont plus protectrices des data de santé et plus conscientes des risques. La réglementation française est même l'une des plus rigoureuses au monde. Néanmoins, les spécialistes ne sont pas tous convaincus par les techniques actuelles pour anonymiser les données de santé. Des solutions sont en cours de développement qui ne capturent pas les data comme le font les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) dans l’objectif de réduire le risque de hacking (piratage). La réflexion doit aussi inclure la question éthique suivante : que faut-il déléguer à l’IA parmi les diagnostics médicaux et les options thérapeutiques ? De plus, le rapport Villani met le doigt sur un autre problème complexe : avant d'envisager le déploiement massif des programmes d’IA dans un contexte médical, il sera nécessaire de clarifier le régime de responsabilité médicale en cas d'erreur. * https://academic.oup.com/annonc/advance-article/doi/10.1093/annonc/mdy166/5004443 ** Déjà 260 bases de données publiques en santé recensées par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) Hélène Joubert, journaliste
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Conditions de travail : on se détend !
La dernière édition de la série des enquêtes nationales « Conditions de travail » menées depuis 1978 en France révèle une bonne et une mauvaise nouvelle : l’ambiance de travail est moins tendue et la charge mentale a régressé entre 2013 et 2016 chez les salariés français, mais en parallèle, leur autonomie accuse un certain recul. Une ambiance de travail moins tendue L’agence Santé Publique France vient de publier le 22 mai 2018 une étude qu’elle réitère régulièrement : « Enquête Conditions de travail et risques psychosociaux 2016 » (1). Celle-ci est le produit d’entretiens en face à face entre octobre 2015 et juin 2016 de 21 000 salariés, représentatifs de 22,8 millions de salariés français. Selon l’enquête, le nombre de salariés signalant des comportements hostiles dans leur milieu de travail est en recul (en 2016, 30% des salariés contre 37% en 2013)*, tout comme l’exposition à un manque de reconnaissance ou à des conflits éthiques. La baisse des changements organisationnels observée entre 2013 et 2016 (fin du cycle de la diffusion de l’informatisation en particulier) peut expliquer, au moins en partie, la relative stabilisation de l’intensification du travail et le recul des violences morales au travail. Il est possible que le recul global de ces risques résulte d’une plus grande attention des managers et des salariés aux conflits interpersonnels au travail, dans le cadre d’une sensibilisation médiatique et politique au harcèlement moral et aux risques psychosociaux. Le Plan santé travail n°3 (2015-2019) et l’accord national interprofessionnel sur la Qualité de vie au travail (2013) y seraient donc pour beaucoup. Toutefois, une autre explication potentielle existe : cela pourrait être lié au fait que les salariés s’habituent à une certaine dégradation des conditions objectives de travail ; une « soutenabilité forcée » qui permettrait d’« accepter » ces nouvelles conditions de travail dégradées. Déjà situées à un niveau élevé, les possibilités d’entraide et de coopération demeurent stables. Après une hausse de leur fréquence entre 2005 et 2013, les tensions dans les rapports avec les collègues ou le supérieur hiérarchique se sont stabilisées entre 2013 et 2016. Le sentiment de reconnaissance s’est amélioré : les salariés étaient moins nombreux en 2016 (24%) qu’en 2013 (29%) à estimer que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur. Une charge mentale en baisse Après l’augmentation observée entre 2005 et 2013, l’exposition aux contraintes de rythme de travail s’est stabilisée à un niveau élevé : en 2016 comme en 2013, 35% des salariés subissaient au moins trois contraintes de rythme de travail parmi sept énoncées (rester longtemps debout, porter des charges, subir des secousses etc.) Les contraintes de vigilance continuent pour leur part de s’accroître : en 2016, 43% des salariés déclaraient ne pas pouvoir quitter leur travail des yeux. Corolaire à la stabilisation de l’intensité du travail, la charge mentale régresse. En 2016, 44% des salariés déclaraient « devoir penser à trop de choses à la fois » contre 49% en 2013. Enfin, 31% des salariés déclaraient travailler sous pression, alors qu’ils étaient 36% en 2013. Des marges de manœuvre en recul Parallèlement à la montée des normes et standards, l’autonomie et les marges de manœuvre des salariés (« choisir eux-mêmes la façon d’atteindre les objectifs fixés », « ne pas avoir de délais ou à pouvoir faire varier les délais fixés ») ont poursuivi le déclin entamé depuis 1998, chez toutes les catégories socioprofessionnelles et surtout chez les femmes. Détendre l’ambiance au travail grâce au management bienveillant Entre 2013 et 2014, le pourcentage de collaborateurs démotivés a augmenté de 12%, passant de 40% à 52%. Et seuls 20% des Français considèrent que le travail est un plaisir, quand 62% estiment qu’il est une contrainte, une routine ou, au mieux, une « sécurité ». (2) Pour améliorer leur manière de gérer leurs collaborateurs, de plus en plus de managers s’intéressent au « management bienveillant », qui n’a rien de naïf ou de paternaliste, mais est un management de proximité beaucoup plus impliquant pour l’organisation et l’humain. Il suppose à la fois vision à long terme et culture d’entreprise. Le principe de ce que les anglophones nomment pour leur part le « care » (prendre soin littéralement) est de porter considération et d’assurer le respect et leur dignité aux salariés. Loin de signifier une gestion des ressources humaines a minima, son objectif est de bannir toute forme de mépris, de pratiques discriminatoires. Le management bienveillant conduit à prévenir les risques psycho-sociaux, la perte de sens, le blocage des horizons professionnels mais aussi la routine. Cela passe par l’écoute des collaborateurs, la possibilité qu’ils s’expriment, la facilitation de la coopération mais aussi l’accès à l’information et leur inclusion dans la prise des décisions. Pour exemple, certains groupes éditent des chartes, rappelant aux managers les « bons » comportements à adopter (respect, amabilité etc.), d’autres instaurent des consultations gratuites et anonymes dédiées aux risques psycho-sociaux. Mais c’est aussi faire de la politesse un réflexe, programmer des réunions à des horaires décents, proposer des cours de méditation, créer un gymnase ou une salle de repos aménagée, une crèche, une conciergerie etc. Entrer dans une démarche de management bienveillant est un signal fort envoyé aux salariés. Des labels sont même nés de cette mouvance managériale comme « Happy at Work » ou « Great places to work », décernés en fonction du vote des salariés. In fine, le bien-être des salariés et leur santé est gage d’efficacité, de créativité, de productivité et de ce fait de rentabilité pour l’entreprise, essentiel pour limiter l’absentéisme, les arrêts maladie, les dépressions, les départs des salariés etc. et pour soigner l’image de l’entreprise à l’extérieur. Hélène Schetting, Coach certifiée HEC Paris et professeur de management dans l’Enseignement Supérieur (3) : « Les six bonnes pratiques à l’usage du manager bienveillant sont l’écoute active et l’empathie, avoir confiance et se remettre en question, responsabiliser ses équipes et les autonomiser, valoriser, féliciter et célébrer, avoir le droit à l’erreur pour soi et ses collaborateurs et l’élégance du discours. Cela signifie qu’il n’y a aucune obligation de tacler ou d’allumer pour être respecté. La qualité de la communication doit être parfaite et soignée ( y compris la gestuelle) en parlant à un tiers, sans jugement et sans reproche ». * Etre la cible de propos blessants, être ridiculisé en public ou ignoré, voir son travail injustement critiqué ou saboté, devoir effectuer des tâches inutiles ou dégradantes, subir des propositions à caractère sexuel, etc. Références : (1) Les résultats de l’enquête CT-RPS 2016 sont disponibles à cette adresse : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/12-13/2018_12-13_2.html ; (2) Le management bienveillant, par le Docteur Philippe Rodet et Yves Desjacques aux Editions Eyrolles ; (3) https://www.forbes.fr/management/comment-devenir-un-manager-bienveillant/ Hélène Joubert, journaliste
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Seniors : comment éviter la dépendance après une hospitalisation ?
Suite à une hospitalisation, les personnes âgées ont jusqu’à soixante fois plus de risque de développer des incapacités fonctionnelles. Une sur six augmente son niveau de dépendance de façon importante. Les chiffres sont implacables et inquiétants. Quelles sont les mesures à adopter pour prévenir ce que l’on appelle la « dépendance iatrogène » ? Dossier réalisé à l’occasion de la parution des recommandations conjointes de la Haute Autorité en Santé et du Conseil National Professionnel de Gériatrie. La « dépendance iatrogène » évitable dans 80% des cas En France, près de trois millions de personnes âgées de 70 ans et plus sont hospitalisées une ou plusieurs fois en services de soins aigus chaque année. Ces personnes âgées représentent 29% des séjours hospitaliers en service de soins aigus. Dr Sandrine Sourdet, gériatre au CHU de Toulouse et membre de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG)* : « la « dépendance iatrogène » ou « dépendance liée à l’hospitalisation » est la perte de capacité fonctionnelle que vont présenter les personnes âgées hospitalisées à la suite de cette hospitalisation. Elle est due en partie au terrain du patient (statut fonctionnel, cognitif, thymique et nutritionnel, fragilité, sédentarité, maladies associées et traitements), à la pathologie qui le mène à l’hospitalisation et surtout aux soins qui lui sont prodigués au cours de cette hospitalisation. Les soins apportés aux personnes âgées pendant leur séjour peuvent être plus délétères que bénéfiques ». La dépendance iatrogène liée à l’hospitalisation est dite évitable lorsqu’elle est la conséquence d’une mesure de soins inappropriée ou omise, ou d’un environnement inadapté. Selon une étude réalisée au centre hospitalier de Toulouse, la dépendance iatrogène des personnes âgées serait de l’ordre de 10 % et serait évitable dans 80 % des cas. Les six causes de dépendance « iatrogène » Les facteurs de risque de dépendance iatrogène liée à l’hospitalisation des seniors sont nombreux : Le « syndrome d’immobilisation » est à l’origine de la survenue de problèmes de santé qui étaient potentiellement latents, à savoir une perte rapide de la masse musculaire et de l’autonomie et une augmentation du taux de ré-hospitalisations. 70 à 83 % du temps passé à l’hôpital est passé allongé au lit, alors que la restriction d’activité est rarement justifiée médicalement. La confusion aiguë touche 29 à 64 % des personnes âgées pendant leur hospitalisation. D’où un risque augmenté de déclin fonctionnel, de chutes, de syndrome démentiel, d’hospitalisation prolongée et d’entrée en institution. La dénutrition lors de l’hospitalisation est liée à un apport alimentaire insuffisant et/ou à un accroissement des besoins liés à la maladie. 35 % des seniors sont dénutris à l’admission, et 50 % à la sortie ! Or la dénutrition accroît la mortalité, les complications (confusion, infection, perte de masse musculaire, retard de cicatrisation, escarres, etc.), le risque d’entrée en institution, une diminution de l’autonomie et de la qualité de vie. Les chutes sont fréquentes chez les personnes âgées hospitalisées, sources de blessures dans 30 à 40 % des cas, de traumatismes (sévères dans 5 % des cas), de peur de tomber, de syndrome post-chute (symptômes susceptibles d'entraîner une perturbation de la marche, le maintien dans l'espace, perturbations psychologiques), de perte d’autonomie et d’une augmentation de la durée de séjour à l’hôpital. L’incontinence urinaire touche 20 % des personnes âgées et sa fréquence augmente avec l’hospitalisation (14 % à l’admission et 33,5 % à la sortie). Elle est multifactorielle, liée au vieillissement de l’appareil vésico-sphinctérien, aux comorbidités (maladies associées) et aux troubles cognitifs. Lors de l’hospitalisation, elle est favorisée par certaines médications, des conseils diététiques ou prises en charge inadaptés, en particulier le port de protection urinaire non justifié. La rétention vésicale et le sondage vésical (introduction d'une sonde stérile par l'urètre pour drainer la vessie) sont aussi des facteurs de risque d’incontinence urinaire, de confusion, de syndrome d’immobilisation et d’infection urinaire. Les effets indésirables des médicaments sont courants (psychotropes et anticholinergiques en particulier). Ils sont soit dus aux effets pharmacologiques, aux interactions médicamenteuses, au caractère inapproprié ou inutile du traitement, à des prescriptions manquantes, à une non-observance ou à des erreurs. Leur prévalence augmente avec la polymédication, pour atteindre 58 % avec 5 médicaments et 82 % avec 7 médicaments et plus. Ils sont associés à une augmentation des risques de chute, de confusion, de déclin fonctionnel et de décès, ainsi qu’à une augmentation de la durée de séjour hospitalier. La dépendance suite à une hospitalisation, un fléau que l’on peut prévenir Les protocoles de soins pour la population adulte sont finalement inadaptés aux personnes âgées. Chez elles, une prise en charge gériatrique globale s’impose, et non pas se contenter de traiter uniquement la maladie aiguë. En pratique, la bonne attitude fait appel au bon sens. Dr Sandrine Sourdet : « Par exemple, une personne âgée ne doit pas rester alitée systématiquement. Elle doit être mise au fauteuil et il faut lui proposer de marcher lorsque l’évaluation du risque de chute l’y autorise. Il faut la laisser aller aux toilettes seule si elle était capable de le faire avant l’hospitalisation plutôt qu’imposer une protection urinaire. La sonde urinaire et les protections urinaires ne doivent pas être systématiques ! Les médicaments potentiellement sédatifs doivent être évités. Vu le risque de dénutrition, il faut être particulièrement vigilant vis-à-vis des apports alimentaires, le poids, etc. ». Lorsque la personne âgée est particulièrement à risque (plus de 80 ans, déjà hospitalisée auparavant, troubles cognitifs, isolée, dépressive, dénutrie…), des mesures supplémentaires sont indispensables. C’est le rôle des équipes mobiles de gériatrie qui existent dans les centres hospitaliers. Un triste constat : seulement 50% des personnes âgées qui ont perdu leurs capacités fonctionnelles vont les récupérer… *www.has-sante.fr Novembre 2017. Document disponible à cette adresse : https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2017-0/prevenir_la_dependance_iatrogene_liee_a_lhospitalisation_chez_les_personnes_agees_-_fiche_points_cles.pdf *Pour en savoir plus : https://sfgg.org/ Hélène Joubert, journaliste
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Le nouveau carnet de santé de l’enfant est arrivé
Le carnet de santé de l’enfant a fait peau neuve. Depuis le 1er avril 2018, le nouveau modèle du carnet de santé, les nouvelles courbes de croissance et les nouveaux certificats de santé sont entrés en vigueur. La pédagogie et la prévention avant tout. Le cru 2018 du carnet de santé est arrivé Une nouvelle fois, pas de carnet de santé dématérialisé, pas de simplification attendue en lien avec un carnet de vaccination électronique… la refonte du carnet de santé de 2006, sur les propositions du Haut Conseil de Santé Publique, touche surtout le fond et reste en « version papier ». Les modifications sont dans la droite ligne de la politique de promotion de la santé, incluant la prévention, dans tous les milieux et à tous les âges de la vie. Les messages de prévention ont donc été enrichis et actualisés pour tenir compte des évolutions scientifiques et sociétales, de la parution de nouvelles recommandations et de l’identification de nouveaux risques. A noter, l’ajout des comptes-rendus des cinq examens bucco-dentaires de l’enfant jusqu’à 18 ans, d’une page consacrée à l’adjonction de produits sanguins, une autre aux hospitalisations et aux examens radiologiques. Le carnet de santé est délivré gratuitement pour tout enfant lors de la déclaration de naissance (Article 2132-1 du Code de la santé publique). Emergence des messages de prévention Afin que le carnet joue son rôle informatif, de nombreux messages sont passés aux parents, sur la diversification alimentaire ou le bain, sur la protection contre les écrans, vis-à-vis de l’environnement, des accidents domestiques, de la mort inattendue de l’enfant, du botulisme, sur le sommeil et le couchage ou encore sur la prévention et le dépistage des troubles sensoriels. En guise d’exemples, les messages de prévention sont très larges comme celui de privilégier les biberons garantis sans bisphénol A, d’éviter de laisser l’enfant de moins de trois ans dans une pièce où la télévision est allumée (même s’il ne la regarde pas) à l’utilisation d’un lit à barreaux sans tour de lit (risque d’étouffement). Le syndrome du bébé secoué étant une réalité, des conseils sont délivrés aux parents pour réagir face aux pleurs de leur bébé (« couchez votre bébé dans son lit (sur le dos), quittez la pièce et demandez l’aide d’un proche (famille, ami, voisin…) ou d’un professionnel »). Enfin, afin de limiter l’exposition aux allergènes et produits chimiques présents dans l’environnement quotidien et potentiellement toxiques pour les bébés, des recommandations ont été ajoutées par rapport à l’édition de 2006 : aérer le domicile 10 minutes chaque jour, réduire le nombre de produits d’entretien et préférer les produits à composant unique, ne pas utiliser de parfums d’intérieur, d’encens ni de bougies, utiliser des jouets et articles de puériculture homologués CE ou NF et éviter l’utilisation de produits cosmétiques dans les premiers mois, tant pour le bébé que pour ses parents. Un chapitre « surveillance médicale » à partir de l’âge de 3 mois de l’enfant prodigue des conseils et répond à la majeure partir des questions posées par les parents en cas de vomissements, de diarrhées, de difficultés à respirer ou de fièvre. Un tableau synoptique permet aussi de visualiser des repères d’introduction des aliments lors de la diversification alimentaire. Enfin de nouvelles courbes de croissance Quant aux courbes de croissance, dites de Sempé établies en 1979 à partir d’une cohorte d’enfants parisiens nés dans les années 50, elles ont laissé la place à de nouvelles, destinées à suivre la croissance des enfants bien portants et à repérer certaines maladies. Ces courbes ont été établies par l’Inserm (unité 1153/CRESS), à partir de la surveillance de 261 000 enfants français, avec la collaboration de médecins généralistes et de pédiatres répartis sur tout le territoire métropolitain. L'édition 2018 tient compte du sexe à tous les âges, ce qui n’était pas le cas de la précédente édition qui ne distinguait pas la croissance des garçons de celle des filles avant trois ans. L’intégration des nouvelles recommandations vaccinales Le nouveau carnet de santé de l’enfant accompagne la modification du calendrier vaccinal et l’extension des obligations à 11 vaccinations pédiatriques. Celles-ci conditionnent l’entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. En effet, chez les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires. Comme pour le carnet précédent, la copie des deux doubles pages a valeur de certificat de vaccination. Un nouveau rendez-vous Jusqu’à présent, une consultation était prévue pour le bébé dans son premier mois de vie. Le carnet 2018 entérine une consultation pédiatrique entre 6 à 10 jours après la naissance (deuxième semaine de vie). Repérer précocement d’éventuelles pathologies, rassurer la mère et les parents, informer sur l’allaitement ou d’autres préoccupations… une consultation d’autant plus justifiée que le nombre de sorties précoces de la maternité est en augmentation. Une version numérique d’un carnet de santé est consultable à cette adresse : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/carnet_de_sante-num-.pdf Hélène Joubert, journaliste
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Crème solaire enfants : 90 % des parents ne l’appliquent pas au bon moment
Quel est le bon moment pour mettre de la crème solaire à son enfant ? La plupart des parents ne connaissent pas la réponse. Et 35 % promènent leur bébé au pire moment de la journée. Attention à bébé en été. Les parents n'ont pas toujours de bonnes habitudes avec leur bambin en période estivale, d'après une enquête commandée par Newpharma. 90 % d'entre eux ne choisissent pas le bon moment pour appliquer de la crème solaire à leur enfant, sur un panel représentatif de 1 199 adultes. Ces parents étalent l'écran solaire au moment de l'exposition alors qu'il est important de laisser le produit former une barrière protectrice sur la peau. De plus, ils sont 89 % à ne pas appliquer de protection solaire assez régulièrement à leur enfant. Un parent sur trois ne sait pas choisir Après 30 minutes d'exposition, l'efficacité de ces produits diminue de 90 %. Il est donc primordial de renouveler l'opération très souvent. Autre problème, plus de la moitié des parents ne remettent pas de crème à leur bébé lorsqu'ils sortent de baignade. Or, lorsqu'il y a contact avec l'eau, la crème est "rincée" et l'eau va provoquer une réverbération qui accélère l'apparition de coups de soleil. De plus, un tiers des parents ne choisit par le bon indice de protection pour la peau de leur enfant. En effet, les peaux fragiles ou très claires sont plus vulnérables au soleil. Il est donc important de choisir un indice élevé (50) pour les protéger longtemps et efficacement. C'est en raison de ces mauvais réflexes que 40 % des enfants de moins de trois ans ont déjà eu un coup de soleil. Or, ces événements augmentent le risque de développer un cancer de la peau. Eviter le soleil entre 11h et 16h Pour éviter ces risques pour la peau de vos tout petits, quelques conseils simples peuvent être appliqués : Choisissez une crème solaire avec l'indice maximal (SPF50+) et l'appliquer 30 minutes avant l'exposition. Renouveler l'opération toutes les 2 heures voire toutes les 30 minutes pendant les heures où le soleil tape le plus (11h - 16h) ; Rincer et sécher son enfant après la baignade pour lui remettre de la protection; Préférez les heures où le soleil tape le moins fort pour sortir avec votre enfant. L'idéal étant les sorties avant 11 heures ou après 16 heures ; Mettre son enfant à l'ombre sous un parasol ou derrière un pare-soleil ; Lui mettre des lunettes de soleil ainsi qu'un chapeau ou casquette ; Lui faire porter des vêtements couvrants, voire anti-UV ; Pour éviter la déshydratation, faire boire de l'eau à son enfant régulièrement et en petite quantité ; Installer son bambin sur une serviette plutôt qu'à même le sable puisque 20 % des UV sont réverbérés par le sable. Ces conseils peuvent également s'appliquer pour les grands enfants puisque la protection solaire 100 % n'existe pas. Le cancer de la peau expliqué en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c9l Manon Anger, journaliste santé Source : e-santé
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Maladies parodontales, lutter contre les idées reçues !
L’immense majorité des Français se considère en bonne santé générale et les deux tiers en bonne santé bucco-dentaire. Ont-ils raison d’être si optimistes, d’autant que la connaissance des signaux d’alerte en santé bucco-dentaire laisse à désirer ? Une santé bucco-dentaire plutôt bonne, selon 68% des Français Une enquête sur les Français et la santé de leurs gencives vient de paraître. Globalement, les répondants se considèrent en bonne santé générale (93%) et 68% d’entre eux en bonne santé bucco-dentaire. 59% affirment connaître le lien entre santé générale et santé bucco-dentaire et surtout les plus âgés. Ce défaut de connaissance du lien est accentué parmi les répondants qui se considèrent en mauvaise santé dentaire (32%) et qui sont pourtant 85% à se considérer en bonne santé générale. Les signaux d’alerte en santé bucco-dentaire peu connus La prise de conscience des signaux d’alerte en santé bucco-dentaire est faible : 89% des répondants qui ont les gencives rouges, enflées et/ou douloureuses se considèrent tout de même en bonne santé générale. Par ailleurs, le saignement des gencives n’est pas perçu comme un signal d’alerte bucco-dentaire puisque 64% déclarent que leurs gencives sont en bonne santé alors que 76% ont les gencives qui saignent régulièrement au brossage. 29% avouent avoir mauvaise haleine (halitose), deuxième signal d’alerte d’une maladie parodontale, et là aussi, pourtant 52% d’entre eux déclarent avoir les gencives en bonne santé. En outre, en cas de gencives douloureuses ou qui saignent, 22% déclarent ne rien faire. Même si les recommandations d’hygiène bucco-dentaire quotidienne portées par l’Union française de la santé bucco-dentaire (UFSBD) sont suivies (66% se rendent annuellement au cabinet dentaire et 74% se brossent les dents au moins 2 fois par jour), les Français ne sont que 9% à consulter en cas de gencives douloureuses ou qui saignent. L’automédication a la côte : 64% changent de dentifrice pour un « spécial Gencives » ou une brosse à dents « à poils souples », ou utilisent un bain de bouche pendant plusieurs jours. La moitié de la population souffrirait de gingivite En France, les données épidémiologiques montrent que la moitié de la population à partir de 35 ans présente un problème parodontal (gingivite), avec des formes sévères dans 10% des cas. En effet, la gingivite est le premier stade. La gencive est rouge, gonflée, douloureuse et saigne au contact. Réversible, elle est liée à la présence de certaines bactéries contenues dans la plaque dentaire. Si rien n’est fait, cette gingivite devient chronique et évolue vers une parodontite, c’est à dire une atteinte des tissus de soutien de la dent (ligaments qui maintiennent la dent dans son alvéole osseuse associée à une fonte osseuse appelée déchaussement dentaire) ; ceci pouvant conduire à la perte spontanée des dents. Si elle n’est pas réversible, son évolution peut néanmoins être stoppée. Cette méconnaissance du lien entre santé dentaire et santé générale peut avoir des conséquences importantes, notamment concernant les interactions qui sont scientifiquement prouvées avec les maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaire) mais également avec le risque d’accouchement prématuré… Par exemple, les personnes diabétiques de type 1 et 2 ont un surrisque d’apparition de ces parodontites et d’aggravation de celles-ci. A l’inverse, une étude récente a aussi regardé l’influence de l’état parodontal sur la fonction pulmonaire chez des personnes jeunes (20-44 ans) en bonne santé. Les participants dont l’indice de santé parodontale était le plus bas avaient une capacité respiratoire dégradée (2). Comment prévenir la maladie parodontale ? Pour éviter la gingivite, un détartrage annuel, un brossage rigoureux deux fois par jour avec une brosse à dent souple sont essentiels. Le soin est à compléter par le passage d’un fil dentaire ou de brossettes interdentaires le soir. En effet, stopper l’évolution de la maladie parodontale est possible, au moyen d’un détartrage simple suivi d’un détartrage sous la gencive (surfaçage). En effet, il existe un espace situé entre la gencive et la racine qui devient un réservoir à bactérie (« poche parodontale »). Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’UFSBD : « A l’action mécanique du détartrage s’ajoute une action chimique par une irrigation antiseptique des poches. Lorsque la destruction osseuse est trop importante et ne permet pas de sauver la dent, les solutions comme les prothèses amovibles, les implants ou les bridges sont proposées. En sachant qu’une parodontite peut secondairement se développer autour de l’implant (péri-implantite), si l’hygiène n’est toujours pas parfaite. Suite à une parodontite, trois brossages par jours pendant deux minutes et passage des brossettes interdentaires matin et soir sont alors recommandés. En effet, ces espaces étant beaucoup plus larges à cause de la fonte osseuse, le fil dentaire ne suffit plus ». Dans l’enquête, une personne sur deux a eu un détartrage réalisé depuis moins d’un an. Cependant quatre répondants sur dix n’effectuent pas de visite annuelle chez le dentiste. Uniquement 10% des répondants effectuent un nettoyage interdentaire via l’utilisation du fil dentaire ou brossettes après le brossage. Plus d’un tiers (38%) utilise encore un type de brosse à dents à poils medium ou durs. Quant au bain de bouche, il limite l’adhésion de la plaque dentaire sur la surface des dents et des muqueuses. Il doit être gardé dans la bouche au moins trente secondes. Selon les résultats de l’enquête, les Français utilisent le bain de bouche quotidien en complément du brossage pour une hygiène plus efficace (54%) mais aussi pour 15% d’entre eux pour apaiser leurs gencives. (1) Enquête UFSBD/Pierre Fabre Oral Care sur la santé bucco-dentaire des Français menée auprès de 32 421 Français du 8 décembre 2017 au 20 janvier 2018 ; (2) Pérez Barrionuevo AM et coll. PLoS ONE. 2018; 13: e0191410 Hélène Joubert, d’après un entretien avec le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’UFSBD (Union française de la santé bucco-dentaire).
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5 conseils pour se protéger des tiques
Le retour des beaux jours est signe de promenade dans les jardins et forêts... Mais c'est aussi le retour des tiques, dont la morsure peut transmettre la maladie de Lyme. Le mois de mai est un pic de tique. Le printemps et son beau temps donnent envie de se promener en forêt ou dans des jardins... mais attention à ces bestioles. Elles peuvent être porteuses de plusieurs maladies, dont la maladie de Lyme, rappelle l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). La tique est principalement présente en forêt mais également dans les jardins. Son pic de présence se situe au printemps - à partir de mai - et en automne. Leurs morsures sont "le principal vecteur d'agent pathogène responsable de maladies infectieuses, affectant les animaux et les hommes", souligne l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). Les chaussures fermées de rigueur Autrement dit, elles sont porteuses d'une bactérie capable de nous rendre malades. L'Anses a donc publié un communiqué en début de semaine pour appeler à la vigilance, mais également pour suggérer quelques réflexes permettant de se protéger face aux tiques. Les produits contre les tiques vont bientôt envahir les allées des pharmacies et parapharmacies, si ce n'est déjà fait. L'Anses conseille d'utiliser ces répulsifs, mais uniquement ceux disposant d'une autorisation de mise sur le marché. N'oubliez pas de lire les conditions d'utilisation et de les respecter scrupuleusement. Lors de promenades, portez des chaussures fermées ainsi que des vêtements couvrants. Cela évitera que la tique ne se faufile jusqu'à votre peau. Il est aussi important de privilégier les couleurs claires pour mieux repérer les tiques qui se poseraient sur le vêtement. Attention au chemin choisi Pendant une balade, choisissez de marcher sur les chemins balisés plutôt que de vous aventurer dans les herbes hautes, des buissons et des branches basses. Ils constituent un refus de choix pour ces bestioles. Quand vous rentrez chez vous, pensez à bien vous inspecter afin de repérer d'éventuelles tiques. Si vous en trouvez une, enlevez-la immédiatement grâce à un tire-tique. Mais n'utilisez surtout pas d'éther ou tout autre produit qui augmente le risque de transmission de maladies. Si vous trouvez une blessure, après l'avoir retiré, pensez à bien désinfecter la plaie. De plus, si vous remarquez l'apparition d'un érythème migrant (une tâche rougeâtre en forme d'anneau qui grandit lentement autour du point de la morsure) dans les jours qui suivent, rendez-vous immédiatement chez votre médecin. L'Inra et ses partenaires ont édité une application, Signalement-Tique, en juillet 2017. Elle doit permettre aux gens de signaler leurs morsures de tiques mais aussi celles de leurs animaux. Il est même possible d'envoyer les tiques dans un laboratoire à Nancy. Grâce aux signalements, une carte des régions les plus touchées avait pu être réalisée entre juillet et septembre 2017. Le Grand Est, la Bretagne et le Centre étaient les plus signalés. Mais en Bretagne, par exemple, il n'y a beaucoup de cas de maladie de Lyme ce qui laisse à penser que les tiques ne sont pas infectées ou qu'ils ne transmettent pas obligatoirement la maladie. Tiques : les Alpes déclarent le plus grand nombre de morsures en vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x6ktgh3 Manon Anger, journaliste santé Source : e-santé
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La grasse matinée pourrait finalement combler notre dette de sommeil
Profiter du week-end pour recharger les batteries pourrait être plus bénéfique qu'on ne le pensait. D’après une étude menée par le Karolinska Institutet (Suède), le manque de sommeil est associé à un risque accru de décès prématuré. Mais ça n'est pas le cas lorsque la grasse matinée est pratiquée le week-end, concluent les scientifiques dans le Journal of Sleep Research. Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe suédoise a suivi 38 000 personnes pendant une période d'environ 13 ans. L’objectif était de comprendre en quoi les habitudes de sommeil influencent la probabilité de mourir trop tôt. Leurs observations confirment au moins une chose : dormir moins de 5 heures, de manière régulière, est associé à un risque de décès prématuré de 65 % - par rapport aux personnes qui sommeillent 6 à 7 heures. Il en va de même lorsque les nuits trop longues (plus de 8 heures) : la probabilité est alors augmentée de 25 %. Diabète, hypertension… Ce qui est nouveau, c'est que la dette de sommeil semble rattrapable. Lorsque les petits dormeurs rallongent leurs nuits en fin de semaine, le risque de mortalité disparaît. "Il est possible que les grasses matinées du week-end compensent les nuits plus courtes en semaine", avancent les auteurs et autrices de l'étude. Autre constat intéressant : les jeunes adultes ont plus tendance à alterner les nuits courtes en semaine et plus longues le week-end. Un phénomène qui s'estompe avec l'âge. Or, un déficit trop prononcé, qui s'accumule, favorise de nombreux problèmes de santé. Outre le manque de vigilance en journée, et le risque d'endormissement au volant, ne pas dormir assez est considéré comme un facteur favorisant des maladies chroniques : diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension, etc. Cela peut aussi affecter la santé mentale et le bien-être. Il est donc recommandé de dormir 7 à 8 heures par nuit, à l’âge adulte. En cas de somnolence diurne, une courte sieste peut également s'avérer utile. Sommeil : dormir la porte ouverte ou fermée ? En vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x6fgmbh Audrey Vaugrente, journaliste santé source : e-santé
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Montre connectée : comment l'utiliser pour perdre du poids ?
À l’ère de la santé connectée, il est désormais possible de disposer d’un coach sportif et d’un diététicien à son bras. En effet, des applications santé à télécharger sur smartphone communiquent avec des montres connectées pour vous accompagner sur votre parcours de perte de poids.
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Le jeûne thérapeutique, bénéfique ou risqué ?
Au-delà d’être un moyen de se « purifier », le jeûne, qu’il soit strict ou intermittent, s’impose dans le grand public peu à peu comme un moyen de se soigner. Mais que dit la Science ? Le jeûne, quels bénéfices ? Il existe différents types de jeûne. L’on peut se priver de nourriture de façon complète lorsque seule l’eau est autorisée, partiellement (certains aliments, nutriments ou boissons sont permis) ou de façon intermittente. Dans ce cas, une alimentation normale est entrecoupée de périodes de jeûne. Les motivations pour jeûner sont diverses. Certains recherchent la sensation de maîtrise de leur corps, de bien-être et d’euphorie. Via la production accrue de corps cétoniques, le jeûne entraîne une stimulation intellectuelle, une impression de dynamisme. C’est une régulation physiologique habituelle d’adaptation à la famine, qui ne dure que quelques jours. Le jeûne agirait aussi comme un anti-inflammatoire en produisant un surplus de BHB (β-hydroxybutyrate), un corps cétogène. D’où son intérêt –encore à démontrer- pour bloquer une partie du système immunitaire impliqué dans plusieurs désordres inflammatoires. Quant au jeûne pour perdre du poids, après un excès alimentaire, il doit être ponctuel et court. Sinon, en réduisant drastiquement les apports énergétiques par rapport au métabolisme de base du fait de la fonte musculaire favorise en premier lieu un stockage adipeux (de lipides) lors de la reprise de l’alimentation. Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et coordinateur du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 : « Supprimer tout apport alimentaire va, de façon logique et transitoire par la perte de poids, améliorer une hypertension artérielle, un diabète. Dans des maladies inflammatoires intestinales (MICI), la mise au repos du tractus digestif peut être utile en réduisant les troubles digestifs à type de diarrhée ou de douleurs abdominales. Certains patients rapportent leur ressenti telle une amélioration de leurs rhumatismes, de leurs problèmes cutanés, de leurs migraines etc. A titre individuel, la thérapeutique « jeûne » pourrait bénéficier à certains patients, dans le cadre de maladies rhumatismales, de diabète ou d’autres problèmes infectieux etc. c’est-à-dire avec une amélioration plus importante ou plus rapide de certains paramètres, ou encore le fait de diminuer les doses voire de se passer d’un médicament. Néanmoins, le jeûne n’est pas une méthode thérapeutique car soutenue par aucune étude scientifique valable ». Faut-il jeûner contre le cancer ? L’engouement pour le jeûne est grandissant dans le cancer. 8% des patients avant ou pendant le traitement du cancer suivent un régime de restriction ou un jeûne. En mettant les points sur les i, la conclusion du rapport d’expertise collective « Jeûne, régimes restrictifs et cancer » du réseau NACRe (Inserm) fin 2017 est sans appel : aucune preuve n’existe quant à l’effet -bénéfique ou délétère- du jeûne et des régimes restrictifs pendant la maladie cancéreuse, qu’il s’agisse d’un effet sur l’efficacité des anticancéreux ou sur le pronostic du cancer. A ce jour, aucune donnée expérimentale n’a été confirmée chez l’Homme. Chez la souris dans des études expérimentales, la restriction calorique freine la croissance des tumeurs, mais pas pour tous les types de cancers. Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055) : « A ce jour, il est impossible de relier la croissance des cellules cancéreuses avec le niveau d’apport en nutriments : jeuner n’affame pas les tumeurs ! Le concept est intéressant mais il reste à valider ». Attention car à l’inverse, la malnutrition et la perte de poids sont reconnues comme des facteurs majeurs de dégradation du pronostic des personnes cancéreuses. Il est prouvé que plus on perd de masse musculaire, moins on a de chance d’avoir un traitement efficace et non toxique. On entend aussi souvent que le jeûne permettrait d’atténuer les effets de la chimiothérapie. Là aussi, aucune étude scientifique ne permet de l’affirmer. Celles menées sur des cellules tumorales en milieu de culture privé de nutriments sont mitigées : ce qui vaut pour certains types de tumeur (mélanome) ne vaut pas pour d’autres (cancer du sein). Et chez la souris, à l’inverse, le jeûne juste avant une chimiothérapie réduit drastiquement l’espérance de vie (le type de cancer étudié est le neuroblastome, un cancer de l’enfant). Chez l’humain, les essais cliniques se comptent sur les doigts d’une main et sont, pour la plupart, contestables sur le plan de la méthodologie. L’un d’entre eux ne coupe pas à ces critiques mais reste instructif : chez des femmes ayant un cancer du sein ayant jeuné 24 h auparavant, la toxicité de la chimiothérapie semble moindre (évaluée au moyen du taux de globules rouges), mais les effets indésirables sont doublés. J’ai décidé de jeûner, que dois-je surveiller pour ne pas nuire à ma santé ? Nos cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages etc.) nécessitent un apport régulier en nutriments. C’est pourquoi, l’efficacité de notre système immunitaire à nous défendre, par exemple contre les tumeurs, est largement dépendante de l’apport alimentaire. Or jeûner l’affaiblit. L’autre paramètre à prendre en compte lorsqu’on envisage le jeûne en cas de cancer est que ce dernier touche principalement la personne âgée (40% chez les plus de 75 ans), dont le système immunitaire met plus de temps - lorsqu’il y arrive- à se reconstituer. Le danger concerne les seniors mais aussi les personnes diabétiques sous traitement ; le risque de l’hypoglycémie d’une personne diabétique par défaut d’apport glucidique étant bien réel. Si une personne malade souhaite jeûner ou pratiquer une réduction glucido-calorique, elle doit avant tout ne pas écarter les thérapeutiques conventionnelles et en parler à son médecin généraliste ou à son oncologue en cas de cancer. Celui-ci devrait l’accompagner et mettre en place une surveillance adaptée et régulière, un contrat avec des limites fixées et discutées avec le patient comme par exemple des seuils en dessous desquels il ne faut pas descendre vis-à-vis de la force musculaire, du poids, de la masse musculaire etc. Certains marqueurs biologiques peuvent être utilisés à cette intention. Hélène Joubert, journaliste, depuis les Journées francophones de nutrition (JFN, Nantes, 13-15 décembre 2017) et d’après des entretiens avec le Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et le Pr Christophe Moinard (Université de Grenoble et laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, INSERM U 1055).
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Le printemps en mode « détox »
Régimes « détox », boissons « détox », habitudes « détox » …. Le terme « détox » est utilisé à toutes les sauces et surtout au printemps, au sortir de l’hiver avec des envies de passer lus de temps en extérieur, de bouger, de mieux s’alimenter, de perdre quelques kilos stockés pendant les mois précédents. Mais sur le plan de la physiologie, ce concept de détoxification ne signifie rien et n’existe pas dans la littérature scientifique ou médicale.
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Acupuncture, en finir avec les idées reçues
L’acupuncture est pratiquée en Chine depuis l'Antiquité. Son principe : l'énergie Qi circulerait le long de 26 méridiens dans le corps. Pour soigner certains symptômes ou maladies, l’acupuncteur régule sa circulation en disposant de fines aiguilles sur ces méridiens. Cette thérapeutique non conventionnelle a fait depuis peu son entrée à l’hôpital par la grande porte, où elle est testée dans des centres hospitaliers parisiens en particulier. L’Académie nationale de médecine a reconnu qu’elle pouvait rendre certains services, en complément des traitements médicaux. L’acupuncture, complémentaire de la médecine allopathique L’acupuncture peut être qualifiée de médecine générale, que les troubles soient organiques, psychiques ou fonctionnels (lorsque les organes vont bien mais ne fonctionnent pas correctement). Mais jusqu’à un certain point de gravité. Dr Gil Berger, médecin acupuncteur (Paris) : « L’acupuncture peut améliorer les symptômes, en complément de la médecine allopathique (au moyen des médicaments) lorsque le trouble est important (forte anxiété, chimiothérapie anticancéreuse etc.), résume. Elle peut aussi intervenir sur les maladies organiques (lorsqu’un organe est malade) en potentialisant le traitement allopathique, comme dans les maladies inflammatoires de l’intestin ou en cas de hernie discale ». Les pathologies pour lesquelles l’acupuncture est la plus souvent pratiquée sont les douleurs chroniques (lombalgie, arthrose, névralgie, fibromyalgie, mal de tête, etc.), l’anxiété, la dépression ou l’insomnie chronique, les troubles liés à la grossesse (nausées, lombalgies et sciatique, éversion fœtale, etc.) et les addictions (au tabac, à l’alcool ou aux drogues ou substances psychoactives). Cette énumération liste les indications thérapeutiques variées proposées par les acupuncteurs* et provient du rapport paru en 2014 rédigé par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur l'acupuncture, lequel souligne que « la plupart des résultats des essais publiés ne s’appuient pas sur des protocoles suffisamment rigoureux pour pouvoir conclure à l’efficacité de l’acupuncture ». Selon les experts de l’Inserm, les résultats disponibles montrent que l’acupuncture pratiquée à l’aide d’aiguilles a des effets bénéfiques pour le traitement des douleurs chroniques ou des nausées et vomissements (en période postopératoire, liés à la grossesse ou provoqués par une chimiothérapie anticancéreuse). Précédemment, l’Académie nationale de médecine, dans son rapport de mars 2013**, estimait pour sa part que l'acupuncture pouvait apporter un bénéfice aux patients souffrant de lombalgie ou cervicalgie chronique, de migraine ou céphalée de tension, d'arthrose des membres inférieurs, ou encore d'épicondylite (lésions des tendons des muscles de l'avant-bras). Les douleurs lombaires, du bassin et de l’accouchement peuvent être soulagées chez les femmes enceintes par l’acupuncture. Elle est utile pour prévenir les migraines, les nausées et vomissements induits par la chimiothérapie anticancéreuse. Dans les domaines des addictions (sevrage tabagiques, troubles du comportement alimentaire, perte de poids etc.) l’acupuncture peut participer au traitement, en complément d’une psychothérapie, d’un suivi par un nutritionniste etc. De plus, une vaste étude chinoise fin 2016 a souligné son intérêt dans la constipation chronique sévère. L’acupuncture, un soin « bien-être » ? Les acupuncteurs sont divisés et certains posent franchement la question « Pourquoi recourir à un soignant lorsque l’on est en bonne santé ? ». L’acupuncture est une thérapeutique complémentaire. Elle soigne donc un problème d’ordre médical. Son objectif n’est pas d’offrir un moment de relaxation. En revanche, si ce besoin de détente provient d’un état psychologique qui pose problème (anxiété, dépression, stress etc.), on entre alors dans le domaine du soin médical. Dr Gil Berger : « Pour la même raison, elle n’a pas d’utilité pour entretenir un effet bénéfique obtenu par le passé par l’acupuncture ». Implantation d’aiguilles, dispositifs d’acupression, application de ventouses, d’aimants, lasers… L’acupuncteur pique au niveau des méridiens, d’où son nom latin acupunctura, de acus (aiguille) et punctura (piqûre). Le système des méridiens n’est pas mature avant l’âge de six ans. Les aiguilles sont en inox, stériles et à usage unique pour prévenir tout risque d’infection. Elles sont indolores car leur diamètre est celui d’un gros cheveu (0,20 à 0,25 mm). Elles sont laissées en place pendant quelques minutes à plus de 30 minutes. Éventuellement, le praticien peut effectuer un léger mouvement de rotation pour potentialiser l’effet. En remplacement des aiguilles, il peut utiliser des Moxa (armoise en poudre) afin de chauffer les points d’acupuncture. Quant au laser ou aux infra-rouges, ils donnent juste une dimension « scientifique » à la pratique. Dr Gil Berger : « Neuf patients sur dix qui suivent des séances d’acupuncture y croient. Malheureusement, cela ne fonctionne pas à chaque fois, y compris chez les convaincus. A l’inverse, des sceptiques reconnaissent l’amélioration de leurs troubles ou symptômes grâce à l’acupuncture. En Chine et en France, elle est pratiquée sur des animaux (chevaux, chiens), dont on ne peut présumer de leur parti-pris ! L'aspect émotionnel entre en ligne de compte dans l’appréciation du soulagement car l’acupuncture ne dissocie pas l'esprit du corps. » Qui sont les acupuncteurs ? L’acte d’acupuncture est considéré par la jurisprudence comme un acte médical. En conséquence, seuls les membres des professions médicales peuvent le pratiquer : médecins, chirurgiens-dentistes pour les actes en lien avec la chirurgie dentaire et sages-femmes pour les actes en lien avec l’obstétrique. Les médecins sont formés grâce à deux formations nationales reconnues par le Conseil de l'Ordre des Médecins : le Diplôme inter-universitaire d'initiation à l'acupuncture médicale et la capacité médicale d'acupuncture. Les sages-femmes ont obligatoirement un diplôme d'acupuncture délivré par une université de médecine. L'Association Française d'Acupuncture répertorie les médecins diplômés (acupuncture-France.com). Les personnes n’appartenant pas au corps médical et pratiquant l’acupuncture peuvent être poursuivies pour exercice illégal de la médecine. Afin de garantir la sécurité du patient, il est nécessaire que le recours éventuel à l’acupuncture ne s’effectue qu’en complément de la prise en charge médicale conventionnelle et non en substitution de celle-ci, préviennent les experts de l’Inserm. Sources : * Rapport de l’Inserm de janvier 2014 sur l’acupuncture : https://www.inserm.fr/information-en-sante/rapports-thematiques et http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_acupuncture.pdf **http://www.academie-medecine.fr/Upload/4.rapport Th%C3%A9rapies compl%C3%A9mentaires1.pdf Hélène Joubert, journaliste santé d’après un entretien avec le Dr Gil Berger, médecin acupuncteur (Paris).
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Le régime cétogène pourrait réduire les performances des sportifs
C'est un des régimes les plus en vue depuis quelques années : le régime cétogène. Très contraignant, il consiste à priver le corps de la majorité de ses apports en glucides. Utile dans certaines maladies – comme l'épilepsie –, il permettrait aussi d'améliorer ses capacités physiques.
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Les Millennials, un rapport particulier au travail
Les Millennials, c’est-à-dire les 20-30 ans ont un rapport différent au travail et au monde de l’entreprise que leurs aînés, confiants en l’avenir et ayant intégré le terme de « flexi-sécurité ». Mais ils sont aussi demandeurs de plus de retour sur leur travail. Regard de cette génération « Y » sur le monde de l’emploi. La vie de famille d’abord ! Une enquête conduite auprès des actifs entre 20 et 30 ans* nous éclaire sur les aspirations de vie, professionnelles ou non, des Millennials. Pour eux, plus conscients de leur propre équilibre travail-vie privée, le temps passé en famille constitue le principal ressort de la vie, loin devant le travail et les amis ou encore l’argent. Néanmoins, pour 93 % des 20-30 ans actifs, la raison de travailler est avant tout de percevoir un revenu. Ensuite, ex aequo, sont avancés l’épanouissement personnel, la réalisation de soi et le développement des compétences. Une carrière non linéaire, un paramètre bien intégré par la génération Y Une approche naturelle pour cette génération est qu’il faut apprendre à apprendre. La clé d’adaptation permanente sera de développer ses compétences pour améliorer son employabilité, à défaut d’avoir un emploi garanti. Pour eux, l’évolution permanente, l’impossibilité de prévoir un plan de carrière, les changements de postes et d’orientation professionnelle inévitables… sont des données de départ, non perçues comme des problèmes. Ils adhérent à 68% au concept de flexisécurité, qui traduit le fait de concilier la flexibilité du travail recherchée par les entreprises et la sécurité professionnelle attendue par les salariés. Oui aux managers « animateurs » L’expertise « métier » du manager est reléguée au second plan derrière des capacités d’empathie, d’écoute, de leadership, d’humanité... des qualités humaines et relationnelles essentielles aux yeux des Milleniums. Par ailleurs, ils sont surtout réceptifs aux discours d’entreprise sincères, pragmatiques, tenant à distance les discours policés et la communication d’entreprise trop travaillée. Vis-à-vis des exigences de compétitivité actuels, la génération Y tend à être plus promotrice que détractrice de son entreprise. Loyal plutôt que fidèle Les salariés de la génération Y ont globalement une appréciation positive de leur job (58 %). Ce qui n’empêche pas près d’un sur deux d’être prêt à quitter son entreprise d’ici trois ans. Ils ne sont pas forcements des « zappeurs » proactifs comme on peut l’entendre, mais simplement prêts à saisir toutes les occasions. Au-delà d’une belle opportunité de carrière, s’ils sont disposés à quitter leur entreprise, c’est avant tout à la recherche d’un meilleur management (17 %), d’une meilleure ambiance de travail (16 %) et pourquoi pas afin de créer leur propre activité (14 %). Enfin, cette génération ne boude pas la promotion managériale, une idée reçue : 42 % des 20-30 ans actifs aspirent à endosser des responsabilités d’encadrement dans les trois ans et 30 % à évoluer dans leur métier. Une demande de feedbacks réguliers A l’instar d’autres travaux, de cette enquête ressort aussi la demande plus soutenue et régulière de retour sur leur travail, bousculant l’entretien annuel. Les Millenials veulent une communication simplifiée, franche, sans attendre l’évaluation annuelle, dépassée. De nombreuses entreprises l’ont bien compris et incitent leurs managers, qui appartiennent le plus souvent à la génération X , à des feedbacks en temps réel. Un point positif aussi vis-à-vis de l’entreprise, évitant l’autosatisfaction et privilégiant le mérite plutôt que la hiérarchie. *Enquête 2017 « les Millennials et le travail : l’entreprise au défi » pour CEGOS. Avril 2017. Hélène Joubert, journaliste
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Maladie cœliaque : bien comprendre l'intolérance au gluten
L’engouement pour l’alimentation « sans gluten » ne faiblit pas. Attitude souvent injustifiée, supprimer le gluten de son alimentation est néanmoins crucial pour certaines personnes qui souffrent d’une réelle maladie chronique de l’intestin : la maladie cœliaque. Testez vos connaissances à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie cœliaque, le 18 mai. Quizz en huit questions. Le gluten, protéine présente dans les farines, peut provoquer une maladie potentiellement grave. VRAI. Lors de la maladie cœliaque, les « villosités » intestinales disparaissent. Ces replis de la muqueuse de l’intestin permettent l’absorption des nutriments (glucides, lipides, minéraux, vitamines etc.). Cette destruction est provoquée par une réaction anormale du système immunitaire déclenchée par l’ingestion de gluten. Cette protéine est présente dans les farines (blé, orge, seigle). Les formes graves représentent moins de 10% des maladies cœliaque. Toutes les maladies cœliaques se ressemblent. FAUX. Trop peu de personnes souffrant de maladie cœliaque sont dépistées. En cause, la grande variété des formes qu’elle peut prendre chez l’adulte, avec le plus souvent des symptômes modérés et peu spécifiques (ballonnements, fatigue, anémie, troubles gastro-intestinaux chroniques et de l’humeur, amaigrissement, douleurs articulaires etc.). Selon l’importance de la destruction des villosités intestinales, et de ce fait, en fonction de la gravité et de l’extension de la maladie, l’absorption des nutriments est plus ou moins réduite. Avec à la clé un retard de croissance chez l’enfant, un risque d’ostéoporose (malabsorption du calcium et de la vitamine D) et des maladies auto-immunes (diabète, problèmes thyroïdiens) chez les adultes jeunes, voire un risque accru de cancer. S’autoriser un peu de gluten est possible pour les malades cœliaques. FAUX. Le traitement consiste en l’exclusion totale du gluten de l’alimentation. C’est absolument démontré pour les maladies cœliaques. L’impact de cette éviction est probable chez les patients atteints d’hypersensibilité au gluten non cœliaque. La maladie cœliaque est réversible. VRAI. On peut guérir de la maladie cœliaque. L’éviction stricte du gluten permet de guérir la maladie dans l’immense majorité des cas. La repousse villositaire est obtenue en un an, en moyenne. On peut parler d’intolérance comme d’allergie au gluten. FAUX. La maladie cœliaque aussi appelée intolérance au gluten, est une réaction immunologique d’où une inflammation à l’origine de la destruction de la muqueuse intestinale. Cela n’a rien à voir avec un mécanisme allergique. Consommer de l’avoine est possible pour les malades cœliaques. VRAI. La consommation d’avoine a été discutée par le passé, du fait d’un risque de contamination des filières de production. Néanmoins, l’avoine n’est pas toxique en cas de maladie cœliaque. Si je vais mieux en supprimant les aliments contenant du gluten, c’est que j’ai une maladie cœliaque. VRAI et FAUX. Beaucoup de personnes voient leurs troubles digestifs s’estomper lorsqu’elles évitent le gluten. Elles ne sont cependant pas intolérantes au gluten. En réalité, leurs symptômes sont améliorés par la réduction dans l'alimentation de certains sucres peu digestibles responsables de fermentation (les "FODMAPs") et qui sont également présents dans les aliments contenant du gluten (comme les farines). De plus, le régime abusif « antigluten » peut empêcher de diagnostiquer une maladie cœliaque, les tests étant négatifs si le régime est strict. Lire la moindre étiquette doit devenir un réflexe. VRAI. La première cause d’échec du traitement est la mauvaise observance du régime d’éviction, qu’elle soit volontaire ou non. Une diététicienne et les associations de malades peuvent être d’un grand secours. Les composés interdits car contenant du gluten à repérer sur les étiquettes sont les suivants : amidon de blé, amidon issu des céréales interdites, acides aminés végétaux, assaisonnement (sans autre précision), avoine, blé ou froment, épeautre (blé ancestral), fécule de blé, fécule (sans autre précision), gélifiants non précisés, blé de Khorasan ou kamut® (blé ancestral), malt, matières amylacées, orge, pain azyme (farine de blé non levée), polypeptides, protéines végétales, seigle, triticale (hybride de blé et de seigle), gruau, liant protéinique. Merci au Pr Frank Zerbib (hépato-gastroentérologie, CHU de Bordeaux). Pour en savoir plus : L’Association Française Des Intolérants Au Gluten : http://www.afdiag.fr/ Hélène Joubert, journaliste
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Equilibre alimentaire : comment déchiffrer le nouvel étiquetage nutritionnel
Cinq couleurs pour mieux comprendre ce qu'on mange. C'est l'objectif du Nutri-Score, étiquetage nutritionnel officiel. Alors que la France lance une première campagne de promotion,on vous explique comment le déchiffrer. Pas assez de fruits et légumes, trop de sodas… En France, manger équilibré n'est plus la norme. Pour s'aider dans cette lourde tâche, il est parfois difficile de s'appuyer sur les tableaux au dos des emballages. Un nouveau dispositif pourrait faciliter la tâche des volontaires : le Nutri-Score. Fruit d'un long processus de concertation, ce logo est officiellement recommandé par les autorités sanitaires. Utilisé de manière volontaire par l'industrie agro-alimentaire, il est censé synthétiser la qualité nutritionnelle d'un aliment préparé (plats cuisinés, céréales, barres chocolatées, etc). Qu'est-ce que c'est ? Pour cela, une échelle de 5 couleurs est utilisée – complétée d'une lettre. Le "A", en vert, est décerné aux aliments les plus sains. Le "E", en rouge, est attribué aux produits les moins intéressants. Une manière de simplifier l'interprétation de ce qui était déjà affiché au dos des emballages. Avec le Nutri-Score, le consommateur "peut ainsi comparer les aliments entre eux entre différentes familles de produits, au sein d’une même famille ou pour un même aliment entre différentes marques", résume le Pr Serge Hercberg, directeur de l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) et créateur du Nutri-Score, dans un communiqué de presse. Face à plusieurs paquets de céréales, il sera ainsi possible de faire la différence entre les choix "sains" et ceux qui risquent d'apporter trop de sucres ou de matières grasses. Avec le Nutriscore, c'est plus facile de manger mieux - en vidéo Quel impact pour le consommateur ? Le Nutri-Score a, avant tout, un objectif informatif. La "note" obtenue par le Nutella, par exemple, n'aura donc aucun impact imposé sur vos habitudes d'achat. "Si le consommateur est attaché à un produit, il peut tout à fait l’acheter", souligne le Pr Serge Hercberg. La seule différence, c'est que la consommation se fait en toute connaissance de cause. Ce qui peut être faussé par les allégations sur certains emballages, promettant à tort minceur et équilibre alimentaire. Cela ne dispense pas, toutefois, de déchiffrer le tableau complet. Cela vous permettra de connaître la proportion exacte de sucres, sel, matières grasses ou encore de fibres. Ce que le Nutri-Score ne permet pas. A quels aliments s'applique-t-il ? L'intérêt du Nutri-Score, c'est qu'il peut être utilisé pour une large variété d'aliments disponibles en supermarché. Boissons sucrées, desserts lactés, barres chocolatées, plats cuisinés, soupes instantanées… le spectre est large. Une seule condition : que les produits aient été transformés. Les fruits et légumes frais, les viandes et poissons frais mais aussi les cafés, levures et herbes aromatiques ne pourront donc pas afficher le Nutri-Score. Il faut dire que leur composition est assez transparente. Peu de risques de trouver du sel dans une courgette fraîche, et la présence de sucre dans un fruit est évidente. Comment obtient-on un logo vert ? Le logo Nutri-Score s'appuie sur un score élaboré au Royaume-Uni. C'est à partir de la "note" obtenue que la couleur est choisie. Ce système de calcul s'appuie sur deux éléments principaux. D'un côté, les composants "négatifs" de l'aliment sont pris en compte : densité calorique, acides gras saturés, sel, sucres simples. Une note de 0 à 40 est issue de cette première évaluation. D'un autre côté, les composants "positifs" du produit sont calculés : présence de fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, vitamines, part de fibres et de protéines. Tout cela permet d'obtenir une note de 0 à 15. La note "P" est ensuite soustraite de la note "N". En fonction du résultat, le logo sera vert, jaune, orange ou rouge. Dans une même catégorie, une pizza pourra donc obtenir une meilleure note car le fabricant a eu la main moins lourde sur le sel ou les matières grasses Source : Dossier de presse Santé publique France Audrey Vaugrente, journaliste santé - souce : e-santé
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Cancer de la peau : 10 conseils pour s’en protéger
La semaine de sensibilisation au cancer de la peau est l'occasion de rappeler les précautions afin de limiter les risques d'avoir un mélanome. Cette semaine est également le moment d'effectuer un dépistage gratuit. C'est la bonne semaine pour prendre soin de sa peau. Du 14 au 18 mai, la sensibilisation au cancer de la peau est à l'honneur. A cette occasion, 300 dermatologues proposent de faire des consultations en cabinet ou par télé-dépistage afin de sensibiliser les Français. Chaque année, 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués. "Près de 70 % de ces cancers sont liés à des expositions excessives au soleil, principalement des expositions intermittentes et intenses pendant l'enfance", souligne la Direction générale de la santé. Certains gestes semblent tout bêtes mais peuvent réellement changer la vie. Comment prendre soin de sa peau et éviter un cancer ? Attention même en ville Il est important de rappeler que le soleil tape le plus fort à certaines heures. Il vaut donc mieux éviter l'ensoleillement entre 12 heures et 17 heures. Restez à l'ombre pendant ce temps-là. Ce conseil ne vaut pas que pour les vacances à la plage mais également pour la vie de tous les jours. Même si le temps est nuageux, les UV arrivent quand même jusqu'à votre peau. Il ne faut donc pas se fier au temps extérieur. Ne pas voir de soleil ne signifie pas qu'il n'existe pas de risque pour votre peau. D'ailleurs, en Bretagne, trois fois plus de mélanomes sont diagnostiqués par rapport à la moyenne nationale. Et ce malgré les nuages. Protégez-vous donc tous les jours quelques soit le degré d'ensoleillement. Les Français ne savent pas choisir leur crème solaire. La plupart prennent des produits indice 20 en pensant que cela fera l'affaire. Mais pour être vraiment bien protégé du soleil, il faut choisir une crème solaire indice 50 +.De plus, il est nécessaire de se remettre de la crème toutes les deux heures pour que le produit continue d'agir. On a tous tendance à mettre sa crème solaire quand on arrive sur la plage, mais il vaut mieux l'appliquer avant de sortir car il faut 15 minutes pour que son efficacité soit optimale. De plus, pensez à en remettre dès que vous sortez de l'eau même si celle-ci annonce résister à l'eau. Pour les enfants et les personnes pratiquant un sport aquatique en extérieur, ne mettez pas simplement votre maillot de bain mais prenez un vêtement spécialement conçu pour cette activité, et qui est anti-UV. La réverbération de l'eau augmente les risques d'attraper un coup de soleil. Ne pas exposer les enfants En cas de chaleur et soleil, ne vous baignez pas en plein soleil, mais choisissez de vous rafraichir à l'ombre. En effet, la réverbération augmente les risques d'attraper un coup de soleil. Même s'il fait chaud, il ne faut pas trop se découvrir, en particulier pendant les heures où le soleil tape le plus fort. Gardez toujours votre T-Shirt, des lunettes de soleil et un chapeau qui vous protègeront des rayons UV. En ce qui concerne les jeunes enfants, leur peau n'est pas encore suffisamment protégée pour faire face aux rayons du soleil. Il ne faut pas laisser votre enfant aller trop souvent au soleil et couvrez-le suffisamment. Si vous partez en vacances en montagne ou sous les tropiques, pensez à augmenter votre protection solaire. En effet, le soleil ne tape pas de la même façon selon les endroits de la planète. Tout au long de l'année, surveillez vos grains de beauté. Un grain de beauté peut changer d'aspect rapidement et il faut rester attentif. En cas de doute concernant un grain de beauté, rendez-vous chez un dermatologue pour un dépistage. Le cancer de la peau expliqué en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c9l Source : Semaine de sensibilisation au cancer de la peau : "on note une augmentation de 10 % des cancers cutanés par an". 20 minutes. 14 mai 2018 Préserver sa peau face au soleil. Syndicat National des dermatologues - vénéréologues. Prévention solaire : en ville aussi, la vigilance est indispensable. Syndicat National des dermatologues - vénéréologues. Le soleil et les 10 commandements de protection - la charte du dermatologue. Syndicat National des dermatologues - vénéréologues. Manon Anger, journaliste santé - source : e-santé
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Le nouveau calendrier vaccinal 2018 apporte son lot de nouveautés
Comme promis, depuis le 1er janvier, onze vaccinations pédiatriques sont obligatoires. Elles conditionnent l’entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. C’est la nouveauté phare de cette dernière édition élaborée par le ministère chargé de la santé. Cela entérine une décision qui a fait couler beaucoup d’encre tout au long de l’année 2017. 11 vaccinations obligatoires Désormais, 11 vaccinations sont obligatoires chez le nouveau-né et conditionnent l’entrée en collectivité (crèches, centres aérés etc.) pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Il s’agit des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (déjà obligatoires), la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Sauf contre-indication médicale reconnue et rare (en particulier allergie grave à l’un des composants du vaccin, réaction allergique grave suite à l’injection d’un précédent vaccin, immunodépression pour les vaccins vivants atténués comme le ROR), ces vaccinations doivent être pratiquées dans les 18 mois révolus de l’enfant et seront exigibles dès le 1er juin 2018 à l’entrée en collectivité et pour le maintien des enfants dans ces structures. Le Code de la santé publique prévoit l’admission temporaire des enfants n’ayant pas satisfait à l’obligation, en laissant un délai de trois mois pour se mettre en conformité avec la Loi. De nouveaux vaccins font leur entrée L’année 2018 marque l’arrivée dans le calendrier vaccinal de nouveaux vaccins dont les antigrippaux tétravalents, c’est-à-dire contenant non plus trois souches mais quatre contre la grippe saisonnière, pour mieux couvrir les souches grippales circulantes. Trois vaccins tétravalents contre la grippe disposent d’une autorisation de mise sur le marché. Ces vaccins existaient mais n’étaient pas remboursés jusqu’alors. Un nouveau vaccin à six souches vaccinales, contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l’Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B est désormais inscrit au catalogue des vaccins hexavalents. Mêmes souches, même indication que les autres déjà disponibles. Néanmoins, les experts conseillent de poursuivre tout schéma vaccinal entamé avec le même vaccin hexavalent. Des entrées… et des sorties ! Pour sa part, le Rouvax®, un vaccin monovalent (une seule souche) anti-rougeoleux sera définitivement indisponible dès le mois d’avril 2018. Il était utilisé chez les nourrissons âgés de 6 à 11 mois devant être vaccinés contre la rougeole dans un contexte de post-exposition ou de voyage en zone d'endémie. Lien sur le calendrier vaccinal : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf Les calendriers, détaillés en fonction des typologies de populations : https://www.mesvaccins.net/web/immunization_schedules Hélène Joubert, journaliste
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Les Français négligent leur audition
Deux Français sur trois n’ont jamais fait contrôler leur audition. Ils seraient pourtant entre 12 et 14 millions à souffrir d’acouphènes, irréguliers ou permanents, selon l’enquête Ifop-JNA « Acouphènes et hyperacousie : fléaux du 21e siècle » réalisée à l’occasion de la 21e édition de la Journée Nationale de l’Audition. Que devient l’audition des Français ? Préserver son audition pour « bien vieillir » Récemment, les études ont mis en lumière l’impact de la surdité sur la démence et la dépression du sujet âgé, indiquant que le fonctionnement du cerveau est bel et bien lié en partie à la déficience auditive. Prendre soin de son audition, c’est donc se donner les moyens de vieillir en bonne santé. Or voilà, les Français sont encore trop peu sensibilisés à cet enjeu, comme l’a constaté l’enquête Ifop-JNA sur les acouphènes et l’hyperacousie* à l’occasion de la Journée Nationale de l’Audition 2018, et font très rarement contrôler leur audition. En dehors du cadre de la réglementation du travail qui considère les acouphènes comme des symptômes aggravants en cas de surdités professionnelles, ceux-ci ne sont pas reconnus parmi les handicaps invisibles invalidants. Pourtant, avec l’hyperacousie, ils perturbent l’état de santé et l’équilibre de vie. Un individu sur trois souffrant d’acouphènes a consulté Le phénomène des acouphènes n’a rien d’anecdotique : 28% de la population serait concernée, soit 14 à 17 millions de Français. Entre 2 et 4 millions en souffriraient de manière permanente. Dixit le sondage Ifop-JNA 2018, « les traumatismes sonores aigus ou chroniques liés aux loisirs et à la vie quotidienne sont cités comme première cause des acouphènes, devant le bruit au travail ». Les conséquences de l’écoute de musique amplifiée sont sans appel. Dr Jean-Luc Puel, président de l’association JNA* : « Associés à des hallucinations auditives, ces acouphènes sont restés longtemps dans le domaine de la psychiatrie. Ils relèvent en réalité autant de l’ORL dans la mesure où ils témoignent d’une souffrance de l’oreille interne, que de la neurologie, de la psychologie (l’intolérance est plus ou moins exacerbée en fonction de l’état psychologique ou de l’état physiologique du cerveau des patients Alzheimer ou déments), voire de la médecine interne (hypertension artérielle non traitée, par exemple) ». La moitié des personnes souffrant d’acouphènes ne consulte pas (60% des 15-17 ans et 67% des 18-24 ans). Lorsqu’elles consultent, elles ressortent pour la moitié sans solution (67% des 15-54 ans). En effet, la physiopathologie de ce symptôme est mal connue. D’où un nomadisme médical flagrant, exposant à une dégradation de l’état de santé, à une détresse psychologique, à l’absence de détection de maladies graves signalées par la présence d’acouphènes (neurinome de l’acoustique, maladie de Menière, etc...) et à une surconsommation de médicaments de type anxiolytiques. Des solutions existent pourtant, comme tenir à distance les acouphènes en appliquant les techniques d’habituation en vue de mieux gérer ces phases, enseignées par des psychologues, des praticiens de Thérapies Cognitivo-comportementales, des sophrologues. Porter des aides auditives peut aider lorsqu’une perte de l’audition est associée aux acouphènes. Celles-ci permettent de mieux comprendre la parole. Des programmes "acouphènes" sont intégrables aux aides auditives ; ils masquent l’acouphène ou le recouvrent. L’hyperacousie concerne 8% de la population Si quatre personnes sur dix souffrant d’acouphènes déclarent une perte auditive associée, le problème est encore différent chez les personnes dites hyperacousiques, c’est-à-dire dont le dysfonctionnement de l'audition occasionne une hyperfragilité de l'ouïe : certains sons normalement perçus comme désagréables sont alors vécus comme pénibles et même douloureux. Autre donnée de cette enquête Ifop-JNA 2018, l’hyperacousie concernerait 8% de la population. La gêne liée à ce symptôme serait même supérieure à celle due aux acouphènes. La moitié des individus en souffrance n’a pas consulté pour autant… Les 24-35 ans hypothèquent leur avenir auditif Plus spécifiquement, 56% des 15-17 ans souffriraient d’acouphènes (49% des 18-24 ans). En dépit de ce taux considérable, le contrôle de l’audition ne fait pas partie de leur priorité : près de 80% des moins de 35 ans n’ont jamais fait contrôler leur audition. Quant à la perte auditive associée aux acouphènes, elle toucherait un jeune sur cinq de moins de 35 ans (27% des 25-34 ans). Prévenir la survenue d’acouphènes est en grande partie une question de comportement en limitant les expositions sonores toxiques, tant de loisir (musique via les écouteurs ou en concert, bricolage …) que professionnelles, en portant des protections auditives et en accordant à son système auditif des plages de récupération. Journée Nationale de l’Audition, exemple d’une initiative locale A l’occasion de cette 21ème Journée Nationale de l’Audition, les Centres de Santé de La Mutuelle Générale Jack Senet et Broca (Paris) ont proposé des tests de dépistage auditifs gratuits en présence d’un médecin ORL. Le bilan de cette journée est édifiant puisque 45,50% des participants ont présenté une déficience auditive significative et 28% des acouphènes. En cas de pathologie auditive avérée, un rendez-vous complémentaire était proposé au patient dans des délais raccourcis." Pour plus d’informations : www.journee-audition.org et ligne « Audio Info Service » (0 810 200 219) France Acouphènes : www.france-acouphenes.org et au 0 820 222 213 * Dossier de Presse JNA 2018 Hélène Joubert, journaliste
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Comment manger moins de viande ?
Cholestérol, cancer, triglycérides... Accusée de participer au développement de nombreux problèmes de santé, la viande est de moins en moins bien considérée. Problème : elle reste quand même particulièrement appréciée dans nos assiettes. Comment résister à une bonne entrecôte au poivre ? Un steak tartare ? Voici les conseils d'Anne Guillot, nutritionniste-diététicienne pour manger moins de viande.
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Balance : comment bien se peser ?
Vous la connaissez : c’est votre meilleure amie ou ennemie, le compagnon de route de toute une vie pour la plupart d’entre vous ! Vous avez deviné ? Eh oui, c’est votre balance. Mais à quelle fréquence faut-il envisager un tête à tête ? Quotidiennement, plusieurs fois par jour ou toutes les semaines ? Quelles sont les erreurs à ne pas faire quand on monte dessus ? Réponses. Bien choisir sa balance Pourquoi se peser ? Se peser permet de savoir où on en est au niveau de son poids. C’est un indicateur pour bon nombre de pathologies. Sans pour autant en faire une fixation, il est utile de se peser. Au rayon des balances, le choix est de plus en plus vaste. De la simple balance à l’affichage imprécis, à la balance connectée en passant par la balance numérique à l’affichage plus fiable, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Vous pouvez choisir entre avoir simplement un affichage de poids ou tout un panel d’indications intéressantes comme l’IMC (indice de masse corporelle), le pourcentage de masse grasse, de masse musculaire, le métabolisme de base…spécifique de l’impédancemètre. Il vous suffit pour cela d’y entrer votre âge, votre sexe, votre taille et le tour est joué. Deux précautions s’imposent pour obtenir un résultat fiable : ne posez pas votre balance sur une surface irrégulière comme un tapis mais plutôt sur du parquet ou du carrelage et toujours vous peser sur la même balance ! Quand faut-il se peser ? Voici les conditions idéales : le matin à jeûn, sans chaussure ni vêtements lourds ; idéalement en sous-vêtements et toujours dans les mêmes conditions ; ensuite remisez la balance dans votre placard. Ne la ressortez pas avant la semaine suivante. Pour prendre de la distance avec votre poids, pourquoi ne pas se baser sur un chiffre rond et oublier les décimales. On évitera la pesée après repas car les quantités ingérées vont avoir un impact sur votre pesée. Aussi, on évitera de se peser après le sport car vous avez perdu de l’eau donc poids erroné. Sauf certains qui se pèsent avant et après le sport pour avoir une idée des quantités d’eau perdues pour pouvoir s’hydrater correctement pendant sport. Pourquoi ne pas se peser tous les jours ? Tout simplement parce que le poids varie à plusieurs moments de la journée. En effet, selon votre consommation alimentaire, votre état de stress, de l’activité physique effectuée, de la température extérieure (chaleur ou froid), les variations d’eau dans l’organisme, selon votre période de menstruations pour les femmes (gratification de quelques kilos supplémentaires au compteur, jusqu’à 2 ou 3)…autant de facteurs qui peuvent influer sur votre poids. Donc vous comprendrez aisément qu’il est inutile de se peser plusieurs fois par jour au risque de voir la balance s’affoler et de devenir dépendant(e) de votre balance. La bonne fréquence : une fois par semaine. Mais surtout : Déculpabilisez si le poids affiché n’est pas celui escompté. Cela ne doit pas gâcher votre journée, ne doit pas miner votre moral. Relativisez et ne relâchez pas les efforts fournis. Dites-vous que ce sera mieux la semaine suivante. Hélène Joubert, journaliste
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Sommeil : la mélatonine n’est pas recommandée à tout le monde
Prendre un complément alimentaire pour dormir, c'est un réflexe chez de nombreuses personnes. Mais ceux à base de mélatonine ne sont pas conseillés à toutes et à tous, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. C'est une hormone à qui on prête des vertus miraculeuses sur le sommeil. Mais elle n'est pas sans risque. 90 personnes ont souffert d'effets indésirables après avoir pris de la mélatonine, sous forme de compléments alimentaires. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (Anses), qui centralise les déclarations, ce produit ne devrait pas être placé entre toutes les mains. Sur le papier, la mélatonine est librement accessible en pharmacie et parapharmacie. Chaque année, plus d'un million de boîtes s'écoulent. Mais mal prise, elle peut provoquer vertiges, irritabilité ou encore douleurs abdominales. Et pour cause. Certaines maladies à haut risque La mélatonine est surnommée l'hormone du sommeil, mais elle ne se limite pas à favoriser l'endormissement. Elle participe aussi à la régulation de l'humeur, du système immunitaire, de la température interne, de la motricité intestinale. En plus de cela, elle joue un rôle dans la dilatation des vaisseaux sanguins et l'inflammation. Pour cette raison, le recours à la mélatonine est réglementé en France. Ne peuvent être commercialisés que les compléments alimentaires qui apportent moins de 2 mg par jour. Mais dans son avis, l'Anses souligne "l'absence de données suffisantes sur l'innocuité de la consommation quotidienne" d'une telle dose. L'Agence veut donc aller plus loin dans ses recommandations. Un avis médical est particulièrement nécessaire pour les personnes souffrant de certaines maladies : l'épilepsie, l'asthme, les troubles de l'humeur, du comportement ou de la personnalité, mais aussi les individus sous médicaments. Car la prise de mélatonine peut déséquilibrer la pathologie ou limiter l'efficacité du traitement. Toujours prendre un avis médical Trois autres populations sont jugées à risque :les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les adolescents. La prise de mélatonine doit être limitée autant que possible. Dernier conseil, avisé, de l'Anses : ne pas prendre de tels compléments alimentaires avant une activité nécessitant une vigilance maintenue. Conduire un véhicule, par exemple. Même sans facteur de risque particulier, il est conseillé de prendre conseil auprès d'un.e professionnel.le de santé.De manière générale, la prise de mélatonine "doit être évitée ou soumise à l'avis d'un médecin", tranche l'Anses. En ce qui concerne les risques sur la santé, l'Agence demande une harmonisation des réglementations en Europe. Et que des études de sécurité plus solides soient menées. Car certains effets ressentis n'ont pas pu être attribués directement à la mélatonine, bien que le doute subsiste. Source : Avis de l'Anses relatif aux risques liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine, Anses, 11 avril 2018 Audrey Vaugrente, journaliste santé - Source : e-santé
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Les traitements anti puces de vos animaux de compagnie peuvent être dangereux pour vos enfants
Plusieurs produits antipuces pour chiens et chats ont été retirés des rayons de magasins de jardinerie, révèlent nos confrères de Libération. Ces produits contenant notamment des pesticides dangereux pour le développement cérébral des enfants. Les parents ne pensaient pas qu'en soignant leur chien ou leur chat, ils pourraient mettre en danger leurs enfants. Et pourtant. Mettre de l'antipuces à son animal est loin d'être anodin pour la santé de la famille. Le quotidien Libération révèle le retrait de nombreux produits vendus dans des enseignes comme Botanic. Parmi eux : Frontline, Fiprokil, Effitix, Effipro. Contenant des insecticides neurotoxiques comme la tétraméthrine, ils peuvent être à l’origine de troubles cognitifs et de cancers. Ces antipuces contiennent aussi du fipronil qui est interdit d'utilisation par les agriculteurs français car trop nocifs pour les abeilles. Un produit trop nocif pour être utilisé en agriculture mais qui se retrouve chez vous comme l'avait révélée l'association Génération Futures en 2014. De plus, ce produit a été classé cancérigène possible par l'Environmental protection agency (EPA) américaine. Mais ce n'est pas tout. Une étude datant de mars et publiée dans le Journal of Alzheimer's Diseases souligne que le fipronil et son dérivé, le fipronil-sulfone, provoque chez le rat des changements dans le cerveau, souvent associés à la maladie d'Alzheimer. Les fabricants continuent d'utiliser ce produit alors qu'il n'est même plus efficace puisque puces et tiques ont développé une résistance. C'est pour cela que "les produits vétérinaires y mélangent de la perméthrine (Effitix) ou le non moins controversé pyriproxifène (Effipro) ou le méthoprène (Frontline)" souligne Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS et vice-président du groupe de travail sur les pesticides systématiques (TFSP), aux journalistes de Libération. Il explique ensuite que "cette nouvelle découverte doit absolument et urgemment conduire les autorités à se demander s'il ne serait pas temps de réévaluer l'autorisation du fipronil dans les produits pour animaux domestiques". "D'autant que plus on est exposé jeune à cette molécule, plus cela peut avoir des conséquences sur le neuro-développement, car c'est pendant la grossesse et les premières années que se construisent le système nerveux et le cerveau. Et je ne parle même pas de la santé des animaux domestiques", conclut-il. Les pesticides perturbent le développement cognitif de l'enfant La cohorte PELAGIE (perturbateurs endocriniens : étude longitudinale sur les anomalies de la grossesse, l'infertilité et l'enfance) a suivi 300 couples (mère et enfant) afin d'évaluer la neurotoxicité des pyréthrinoïdes de la grossesse jusqu'aux six ans. L'étude servait de base pour une autre étude réalisée par l'Inserm sur le développement cognitif des enfants se retrouvant en contact avec ces produits. La seconde cohorte PELAGIE concerne 287 des mères et leur enfant au sixième anniversaire de celui-ci. Deux psychologues sont venus au domicile de la mère afin d'évaluer les performances neurocognitives de l'enfant mais également constater l'environnement familial qui peut jouer un rôle sur le développement. Grâce aux urines de la mère, les chercheurs ont pu établir un lien entre les performances cognitives et les pesticides. Ils ont analysé l'urine de la mère durant sa grossesse puis l'urine de l'enfant à son sixième anniversaire. Ils ont constaté "qu'une quantité importante de deux métabolites chez l'enfant est associée à une baisse significative des performances cognitives", conclut l'Inserm. Mais le lien entre l'exposition de la mère pendant sa grossesse et le développement de l'enfant ensuite n'a pas pu être établi. Cécile Chevrier, chargée de recherche à l'Inserm et principale auteure de ces études indique que "bien que ces observations doivent être reproduites par d'autres études afin de pouvoir conclure définitivement, elles pointent sur la responsabilité potentielle à faibles doses des insecticides pyréthrinoïdes sur le développement cognitif". Source : Alerte sur les anti puces bourrés d'insecticides neurtoxiques. Libération. 7 avril 2018 Fipronil and other Pyrazole insecticides induce amyloid-B42 production. STM publishing house/ Impacting the wolrd of science. 7 mars 2018 Enquête expert 3 : exposition aux pesticides pertubateurs endocriniens. Générations Futures. avril 2014 Impact de l'exposition environnementale aux insecticides sur le développement cognitif de l'enfant de 6 ans. Inserm. 9 juin 2015 Pyrethroid insecticide exposure and cognitive developmental disabilities in children : the PELAGIE mother-child cohort. ScienceDirect. Septembre 2015 Manon Anger, journaliste santé Source : e-santé
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Allergies alimentaires chez l’enfant : vers la fin du régime strict d’éviction ?
Les régimes d’éviction stricte, contraignants, sont encore très fréquemment prescrits chez les enfants allergiques alimentaires. Or, les études s’accumulent et confirment que le faible pourcentage d’enfants hyper-réactifs à l’arachide, à l’œuf etc. ne justifie pas que l’on mette toute une population d’enfants allergiques sous régime d’éviction strict. La grande majorité d’entre eux peut bénéficier d’un régime assoupli. Explications. Au nom du principe de précaution… Aujourd’hui, chez les enfants allergiques alimentaires, les protocoles de réintroduction des aliments sont fondés sur le seuil réactogène, c’est-à-dire que leur objectif est de provoquer une réaction. La progression des doses se fait toutes les 15 à 30 minutes. Or, en plus d’être risqués, ils ne permettent pas d’imputer de façon certaine la réaction survenue à une dose précise, la réaction allergique pouvant être rapide à la dernière dose, lente à la 4ème ou à plusieurs doses cumulées. Dr Martine Drouet (Unité d’Allergologie Générale, CHU d’Angers) : « Dans le doute, de nombreux régimes d’éviction stricts sont maintenus, alors même qu’ils ne sont pas justifiés ». Un régime assoupli pour 70% des enfants allergiques à l’arachide Pour tenter de libérer certains enfants des contraintes souvent inutiles d’un régime alimentaire strict, une étude a été conduite dans plusieurs centres d’allergologie français selon des critères de fiabilité élevés (en « double aveugle contre placebo »). L’objectif de l’essai MANOE était de mettre au point un test pratique et standard de réactivité allergique – ce qui n’existe pas à l’heure actuelle – au moyen de faibles doses croissantes d’allergènes alimentaires. En pratique, quatre petites doses d’aliments (arachide, lait de vache, œuf cuit, blé) ont été réintroduites toutes les 90 minutes chez les enfants de 1 à 16 ans ayant une allergie immédiate (via les anticorps IgE). Il ne s’agit plus alors de déclencher une réaction comme dans les protocoles de réintroduction, mais de vérifier la tolérance des petites doses sans, si possible, déclencher de réaction clinique. Les médecins ont pu ainsi repérer précisément la dose d’allergènes maximale tolérée par chacun des enfants de l’étude, et assouplir une bonne partie des régimes d’éviction. Les résultats obtenus avec l’arachide révèlent que les enfants hyper-réactifs aux protéines d’arachide ne sont pas si nombreux, moins de 30%. 71,7% des enfants de l’étude sous régime d’éviction strict étaient tolérants, c’est-à-dire sans symptômes ou avec des symptômes subjectifs. Ces enfants tolérants se sont vus prescrire un régime assoupli, c’est-à-dire l’autorisation de consommer des « traces » et de l’huile d’arachide. Vers un nouveau test de réactivité allergique ? Les visites de suivi à trois mois ont été rassurantes quant à la sécurité de la prescription du régime assoupli : seuls trois enfants ont présenté une réaction après consommation de traces, et celle-ci était mineure. Par ailleurs, les résultats avec les allergies à l’œuf cuit et au lait de vache étaient similaires, avec respectivement près de 80%, et de 83% d’enfants tolérants. Ces données vont être mises à l’épreuve à plus large échelle mais suggèrent d’ores et déjà que le pourcentage d’enfants réellement hyper-réactifs est faible. Dr Martine Drouet (Unité d’Allergologie Générale, CHU d’Angers), coordonnatrice de l’étude MANOE : « De plus, nous avons remarqué que le régime d’éviction est plus ancien chez les enfants non-tolérants que chez les tolérants, illustrant le fait que le risque de non-tolérance augmente avec la rigueur du régime. Parce qu’un régime d’éviction strict conduit sur le long terme semble favoriser l’intolérance, il est impératif s’assouplir le régime alimentaire de ces enfants ; on ne leur rend pas service en les maintenant sous régime d’éviction ». D’après une interview du Dr Martine Drouet (Unité d’Allergologie Générale, CHU d’Angers), et le suivi des Journées francophones de nutrition (décembre 2017, Nantes) par Hélène Joubert, journaliste
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Diagnostic, traitements… la sclérose en plaques fait sa révolution
Traiter précocement grâce à un diagnostic plus rapide est l’une des avancées dans la sclérose en plaques en 2018. Elle s’accompagne de l’arrivée de nouveaux traitements encore plus performants. La prise en charge de la SEP amorce un tournant décisif. Diagnostiquer tôt, traiter tôt La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central, en particulier la gaine de myéline qui protège les neurones, ce qui altère progressivement la transmission des influx nerveux. Ces dernières années, les chercheurs ont compris que ça n’était pas parce qu’une personne ne cumulait pas les poussées visibles (cliniques) de la maladie que cette dernière n’était pas en train de progresser. En effet, pour une nouvelle poussée clinique, un malade atteint de la forme récurrente-rémittente (alternance de poussées et de "calme plat") fait cinq à dix poussées passant inaperçues, sauf à l’Imagerie par résonnance magnétique (IMR). Il ne faut donc plus attendre pour traiter ce patient qu’il fasse d’autres poussées cliniques. Une nouvelle attitude diagnostique et, par conséquent, thérapeutique consignée dans les toutes premières recommandations européennes parues en décembre 2017 *. On sait depuis quelques années le bénéfice d’un traitement de fond instauré le plus tôt possible, principalement dans les formes récurrentes-rémittentes (85% des malades), tant sur le plan fonctionnel que vis-à-vis de la progression de la maladie sur le plan radiologique. Pr Patrick Vermersch (chef du service de neurologie à la clinique de neurologie du CHRU de Lille : « Le pronostic à moyen et à long terme reposant sur le contrôle le plus rapide possible de la maladie, le diagnostic de SEP peut dorénavant être posé dès le premier épisode de poussée caractéristique, contre deux auparavant. A partir de maintenant, dès la première manifestation clinique ou stade de "syndrome clinique isolé", une IRM (repérant une dissémination des lésions dans l’espace) peut valider le diagnostic de SEP ». Un premier médicament dans les SEP progressives d’emblée Chez 15% des malades, la SEP progresse dès le début de façon continue, contrairement à la forme plus courante dite « récurrente-rémittente » ou les poussées cliniques alternent avec des phases de retour au calme. Cette forme de SEP dite « progressive primaire » était jusqu’alors le parent pauvre de la SEP vis-à-vis du traitement. Depuis janvier 2018, ça n’est plus le cas avec l’arrivée du premier médicament injectable (anticorps monoclonal ocrélizumab) administré chaque semestre. En ciblant les lymphocytes B, chefs d’orchestre de l’inflammation au niveau du système nerveux central, cet immunosuppresseur freine de près de 25% la progression du handicap neurologique. Un pas de géant avec cette molécule qui profite aussi aux formes récurrentes-rémittentes. Traitement : plus fort, plus vite Le mot d’ordre des premières recommandations européennes sur les thérapeutiques dans la SEP publiées en octobre 2017** est de ne plus attendre l’échec des médicaments de première ligne (moins efficaces mais mieux tolérés) pour recourir rapidement à des molécules plus puissantes de seconde ligne dans les formes récurrentes-rémittentes. Celle-ci est constituée de ce nouvel immunosuppresseur (ocrélizumab) et d’un autre arrivé sur le marché fin 2017 (alemtuzumab), venant en renfort des molécules déjà disponibles fingolimod (immunosuppresseur par voie orale) et natalizumab (première "biothérapie" par anticorps monoclonal dans la SEP datant d’une dizaine d’années). Pour être plus incisif et efficace dans l’escalade thérapeutique, le médecin ne se fonde désormais plus uniquement sur le constat de poussées cliniques mais sur des signes d’activité visibles à l’IRM. D’autres molécules sont sur le point de venir gonfler les rangs de ces thérapies ultra-puissantes, courant 2018 et 2019, telle la cladribine, anti-inflammatoire surpuissant qui réduit à néant l’activité anti-inflammatoire pendant deux ans. Pr Vermersch : « L’alemtuzumab et la cladribine "reconstruisent" le système immunitaire. La maladie auto-immune qu’est la SEP est un équilibre entre les lymphocytes autoréactifs et les lymphocytes régulateurs. Ces traitements détruisant les lymphocytes, lorsque le système immunitaire se régénère, il tend alors vers un profil plus régulateur qu’auto-réactif ; l’inflammation est calmée pour au moins deux ans ». Vitamine D pour tous C’est désormais consensuel : toutes les personnes atteintes de SEP doivent être supplémentées à raison de 100 000 UI (unités internationales) deux fois par an, en automne et hiver. Aucun dosage préalable n’est nécessaire. On s’est rendu compte que l’évolution de la maladie était moins rapide chez les patients SEP non carencés. D’après un entretien avec le Pr Patrick Vermersch (chef du service de neurologie à la clinique de neurologie du CHRU de Lille. * Lancet Neurol. Published online 21 Dec 2017. doi: 10.1016/S1474-4422(17)30470-2 ; ** ECTRIMS-EAN guidelines. 27/10/17 Hélène Joubert, journaliste
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Travail à domicile, coworking, télétravail… les nouveaux modes de travail
Travailler seul, éviter le travail en équipe, gagner en concentration en fuyant les open-spaces imposés, s’épargner les trajets maison-boulot… certains travailleurs ont trouvé la parade : négocier un ou plusieurs jours de télétravail hebdomadaires ou se mettre à leur compte et piloter seul leur petite entreprise. Mais voilà, cela exige une rigueur de travail pour ne pas se laisser déborder, ne pas procrastiner et ne pas déprimer.
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Les femmes ne sont pas épargnées par l'insuffisance cardiaque
Dans l’insuffisance cardiaque, la "pompe cardiaque" est devenue incapable de fournir un débit sanguin satisfaisant aux besoins de l’organisme. Si les femmes sont aussi concernées que les hommes, la maladie a ses spécificités toutes féminines. Une insuffisance cardiaque un peu particulière L’insuffisance cardiaque est une maladie du cœur relativement fréquente puisqu’elle touche 1 à 2% de la population au minimum, soit un million de Français. Au long cours, elle se répercute sur l’ensemble des organes, qu’ils soient rénaux, digestifs ou musculaires. C’est la première cause de mortalité cardiovasculaire devant l'infarctus du myocarde et l'hypertension artérielle. Alors que certaines maladies cardiovasculaires se retrouvent plus souvent chez les hommes, tel le syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde), l’insuffisance cardiaque n’est pas sexiste. Autant de femmes que d’hommes en souffrent (voire même un peu plus de femmes, selon certaines études), probablement parce que tous partagent les facteurs de risque qui font le lit de l’insuffisance cardiaque comme un diabète, une hypertension artérielle, un excès de LDL-cholestérol, un tabagisme ou un surpoids. Dix ans d’écart L’insuffisance cardiaque au féminin se manifeste à un âge plus avancé. Les femmes sont en moyenne plus âgées d’une dizaine d’années que les hommes (70-85 ans contre 65-75 ans). Pr Damien Logeart, co-fondateur de « FRESH », l’Observatoire Français de l’Insuffisance Cardiaque (FREnch Survey on Heart failure), Hôpital Lariboisière (Paris) : « C’est d’ailleurs pour cette raison que chez elles, des symptômes atypiques s’en mêlent, comme des palpitations, des douleurs abdominales, des malaises, des syndromes confusionnels, expliquant un retard au diagnostic relativement courant. Cependant, de façon globale, aucune réelle différence sur le plan des symptômes ne ressort réellement. Ils ont été regroupés en 2017 sous l’acronyme « EPOF » pour Essoufflement (dyspnée), Prise de poids rapide, Œdèmes et Fatigue excessive. » La seconde particularité est la forme d’insuffisance cardiaque : les femmes ont davantage d’insuffisance cardiaque dite à fraction d'éjection ventriculaire gauche préservée que les hommes et un peu moins d’insuffisance cardiaque à fraction d'éjection ventriculaire gauche réduite, ce dernier type étant souvent la conséquence d’un infarctus du myocarde, qui touche moins fréquemment les femmes que les hommes. En revanche, l’insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée étant notamment liée au vieillissement, à l’hypertension artérielle, à l’obésité etc., elle concerne en toute logique plus fréquemment les femmes que les hommes. La prise en charge s’améliore C’est un constat général, des inégalités de genre en matière de soins existent, même si elles tendent à se réduire. Une étude a mis en lumière que les femmes recevraient moins de soins que les hommes en cas d’hospitalisation pour une insuffisance cardiaque aiguë. On leur proposerait aussi moins souvent des traitements médicamenteux efficaces ou des procédures interventionnelles et chirurgicales. Un âge plus avancé, une moins bonne tolérance médicamenteuse sont quelques-unes des explications avancées. Néanmoins, la prise en charge de l’insuffisance cardiaque a fait de gros progrès. Le traitement repose sur une polythérapie médicamenteuse, des mesures diététiques, l’exercice physique et parfois certaines prothèses rythmiques (défibrillateur…). De nouvelles recommandations européennes dans la prise en charge de l’IC en 2016 ont précisé la place de ces traitements et ont aussi apporté des nouveautés dont l’ajout d’une nouvelle classe de médicaments très efficaces (antagonistes mixtes des récepteurs à l’angiotensine II et de la néprilysine) qui remplace avantageusement dans certains cas les médicaments classiques (inhibiteurs de l'enzyme de conversion et antagonistes du récepteur de l'angiotensine II). Ce médicament a un double mécanisme d'action : il diminue la pression artérielle et l’effort du cœur, et ce qui est nouveau, empêche la dégradation de molécules bénéfiques pour le cœur (peptides natriurétiques). Pr Damien Logeart : « L’analyse des registres de patients révèle une utilisation plus optimale des médicaments. Par exemple, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) et les bétabloquants prescrits chez 70% des patients il y a 15 ans, le sont aujourd’hui chez 85 à 90%. » L’insuffisance cardiaque post-accouchement L’insuffisance cardiaque du post-partum est liée à une maladie du muscle cardiaque du péri-partum avec une prévalence de moins de 1/ 1 000 accouchements en France. Chez certaines femmes, sans que l’on en connaisse précisément les raisons ni que l’on soit en mesure de repérer en amont celles à risque, l’hormone de l’allaitement (la prolactine) provoque une altération de la fonction du ventricule gauche cardiaque, d’où l’insuffisance cardiaque, pouvant se déclarer jusqu’à six mois après l’accouchement. Seule une insuffisance cardiaque du post-partum sur deux est réversible. Hélène Joubert,journaliste d’après un entretien avec le Pr Damien Logeart, co-fondateur de « FRESH », l’Observatoire Français de l’Insuffisance Cardiaque (FREnch Survey on Heart failure).
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La pause déjeuner : so frenchy !
La pause déjeuner est une particularité bien française, tant par sa durée que par sa ponctualité : 77% des Français s’arrêtent à midi pour déjeuner. Pourquoi un tel succès ? Que fait-on pendant cette coupure du milieu de journée ? Avec qui et que mange-t-on ? Quant aux bénéfices, ils commencent à être bien appréhendés : nutritionnels, sociaux, bien-être, détente? À tel point que le modèle français commence à s’imposer dans les autres pays? À l’instar du mois d’août où la France tourne au ralenti, inutile de chercher à joindre un collègue, un parent ou un ami entre midi et 14 heures : c’est la pause déjeuner ! Et elle est sacrée : selon une étude réalisée dans 14 pays par le groupe Edenred-Ticket Restaurant en avril 2016 auprès de 2.600 personnes, 77% des Français font une « vraie » pause déjeuner, de plus de 30 minutes, contre 27% des Britanniques, 36% des Américains, 54% des Belges et 57% des Allemands. Les Italiens se situent juste derrière (68%), suivis par les Japonais (62%) et les Brésiliens (59%). Que font les Français pendant leur pause méridienne ? Cette coupure en milieu de journée est de plus en employée pour faire du sport ou des courses en avalant un sandwich, mais elle reste avant tout consacrée à un repas traditionnel, pris à table, et qui selon un rapport du Ministère du travail dure 1h20. Cette pause méridienne est également étonnante de par sa ponctualité : 53% des actifs s’arrêtent entre 12h et 13h30 (c’est aussi le cas à la maison). La pause déjeuner : avec qui ? La pause déjeuner est avant tout un moment de détente (pour 56% des personnes interrogées) et de convivialité. Les actifs mangent rarement seuls. Ils se sustentent tranquillement, assis, et partagent leur repas avec d’autres : avec des collègues au restaurant ou à la cantine, prolongeant ainsi la vie professionnelle, ou à la maison en famille ou avec des amis, valorisant ainsi vie privée et sociale. Outre le plaisir de manger, l’alimentation fait partie des sujets clés à part entière qui nourrissent les conversations et les échanges (qu’as-tu choisi ? Je vais prendre la même chose. Tu me feras gouter?), au même titre que le boulot, les actualités, le sport, les enfants? Que mangent-ils ? C’est le repas le plus long de la journée, mais aussi le plus complet : 37% des déjeuners sont structurés autour de 3-4 composantes, contre 26% des diners. On mange de la viande, des légumes, de la baguette croquante, du fromage, du dessert et on diversifie. Les gouts et les textures sont importants dans la mesure où ils contribuent au plaisir. Malgré tout, la formule entrée-plat-dessert ne représente que 13% des choix. Au restaurant, c’est le plat-dessert qui prédomine, loin devant l’entrée + plat. Autrement dit, le dessert tient une place particulière. Les Français terminent leur repas sur une note sucrée (chocolatée dans 80% des cas), d’où le succès croissant du café gourmand. Est-ce bon pour leur santé ? Plaisir, détente, convivialité : oui, la pause déjeuner contribue certainement au bien-être et à la bonne santé des Français ! Encore faut-il qu’elle soit nutritionnellement équilibrée. Et elle l’est le plus souvent puisque comme on l’a vu les déjeuners sont variés, diversifiés et complets, d’autant plus que l’offre s’est fortement développée dans ce sens, cantines et restaurants proposant des formules de bonne qualité nutritionnelle. Le « fait maison » se développe également, avec notamment la mise à disposition des actifs de « coin cuisine » dans les entreprises. À ce jour, il n’existe par d’argument négatif qui tienne pour dissuader les Français de s’adonner à leur pause déjeuner. Excepté peut-être les entreprises qui pourraient lui reprocher sa durée et son extrême ponctualité ? Qu’en pense l’entreprise ? Eh bien non, l’entreprise y trouve elle aussi son compte ! En effet, une longue pause en milieu de journée et un repas structuré dans une ambiance agréable contribuent aux performances des salariés. Se retrouver à partager un repas contribue à échanger et à nouer des liens entre collègues, voire à poursuivre des conversations professionnelles dans un climat de détente et de convivialité. Ainsi, loin d’être un frein à la productivité française, la pause déjeuner joue plutôt un rôle de booster de l’efficacité professionnelle. Concernant le contenu de l’assiette, il contribue à recharge les batteries. C’est pourquoi l’entreprise veille à ce que le repas soit nutritionnellement le plus équilibré possible, sachant qu’un régime alimentaire trop riche ou inversement trop pauvre augmente le risque d’accident, d’absentéisme et de maladies. Marion Garteiser, journaliste santé
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La pause-déjeuner, c’est sacré
Leur pause déjeuner, les Français y sont très attachés même si, avec les années, celle-ci s’est raccourcie et a pris différentes formes. Repas traditionnel, consommation sur le pouce de produits issus de la vente à emporter ou de "lunch box" faites maison, la coupure du déjeuner a lieu majoritairement à l’extérieur, sur le lieu de travail ou au restaurant. Mais finalement, peu importe la manière, l’important est de conserver une pause-repas équilibrée. Outre le plaisir de manger, elle entretient aussi un lien social précieux. Hélène Joubert, journaliste Pause déjeuner, l’exception française résiste Trois Français sur quatre mangent toujours trois repas par jour. Un quart se contente de deux repas, le plus souvent en sautant le petit-déjeuner. La pause déjeuner est donc sauve ! Elle a lieu majoritairement à l’extérieur (35% des Français), sur le lieu de travail ou au restaurant entre collègues ou amis. Un quart prend ses trois repas à la maison en famille. Ceux qui sont seuls au domicile déjeunent devant la télévision ou en écoutant la radio. Quoi qu’il en soit, impossible de concevoir une journée de travail sans un repas à midi pour 58% des salariés français. Mais la réalité est là : le temps accordé à la pause déjeuner est passé de 1h30 avant les années 2000 à 22 minutes en moyenne aujourd’hui. En revanche, comme il y a vingt ans, les Français se mettent à table aux mêmes heures : à 12h30, 57% d’entre eux sont en train de déjeuner. La vague du "home made" ne se dément pas Le repas se passe à 48% à table ; les autres préférant à part égale « une balade et un petit en-cas » ou « un sandwich au bureau ». Mais avec les décennies, la vente à emporter a séduit les cadres au point qu’elle devance la restauration traditionnelle avec près de 54 % de parts de marché (chiffres 2012). De plus, 53% des salariés apportent leur propre repas, en majorité des femmes, pour des raisons d’ordre économique et de maîtrise nutritionnelle. En effet, la vague du "home made" est devenue une tendance de fond. Livres, blogs etc. guident la composition de la « lunch box » ou boîte à repas afin qu’elle soit un vrai repas élaboré et équilibré. Le tout préservé dans des boîtes ergonomiques, compartimentées et isothermes. Que dit la Loi ? Le Code du travail impose un temps de pause minimum de vingt minutes pour tout temps de travail journalier d'au moins six heures. Mais les conventions collectives peuvent être plus généreuses. Par ailleurs, une convention ou un accord d’entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche, peut prévoir une rémunération des temps de restauration et de pause (article L3121-6 du Code du Travail). Petite information pouvant s’avérer utile, un accident survenu pendant la pause déjeuner est déclaré comme accident du travail uniquement s'il a lieu dans le restaurant d'entreprise ou inter-entreprises. Indispensable à notre corps, à notre esprit… et à notre tour de taille Il faut bien comprendre que la nécessité de la pause déjeuner est en relation avec notre organisation sociétale et du travail. Du point de vue physiologique, elle est indispensable afin de fournir des apports nutritionnels ainsi que pour réduire le stress et relancer la concentration ; le cerveau pouvant rester concentré de manière continue tout au plus 45 minutes. Enfin, déjeuner chaque jour semble prémunir de la prise de poids. Privé de cet apport, le corps se trouve alors en restriction calorique et aura tendance à stocker les graisses. Les règles d’une pause déjeuner équilibrée Pas question de distribuer les bons et les mauvais points. Que l’on déjeune au restaurant, d’une salade au bureau ou à la cantine d’entreprise, il suffit de respecter quelques règles diététiques basiques : Un adulte doit ingérer 2 000 kilocalories quotidiennes en moyenne, dont 800 kcals apportées par le déjeuner. La qualité compte, la quantité aussi. Le déjeuner doit fournir 800g de matière. D’où le risque de rester sur sa faim si l’on se nourrit d’une simple salade, de légumes en excluant les féculents. Les chercheurs ont d’ailleurs constaté un piège : moins le volume est important, plus la concentration énergétique a tendance à être élevée. L’apport en nutriments est aussi important. Il est rarement suffisant dans le cas d’un simple menu « plat-café ». La composition idéale est la suivante : une entrée (crudités, soupe), un plat constitué d’une source de protéines (viande/poisson/œuf) - le nutriment connu comme le plus satiétogène au long cours - accompagné de légumes/féculents. Ces derniers sont une source de glucides (sucres) à libération lente. Un yaourt et un fruit (fibres) terminent le repas. Ne pas avoir la main lourde sur les sucres et les graisses (lipides). Les sucres (pâtes, fruits) sont indispensables au fonctionnement cérébral. En trop grand quantité, ils favorisent la somnolence après repas (post-prandiale). Risque identique avec les lipides : outre le fait de déséquilibrer la ration alimentaire, en ingérer en trop grande quantité ralentit la digestion. Eviter de boire de l’eau gazeuse pendant le repas pour ne pas perturber la digestion et dans l’idéal boire avant le déjeuner sont deux idées fausses. Il est en effet possible d’étancher sa soif à n’importe quel moment du repas. Le gaz ne constitue pas une gêne en soi car il est éructé. Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris) : « Il faudrait consacrer 30 minutes au déjeuner, au minimum 20 à 25 minutes. La satiété se faisant sentir une quinzaine de minutes après la première bouchée, manger plus vite c’est prendre le risque de manger plus. Manger devant son écran est aussi un écueil à éviter. Se nourrir en pleine conscience permet au cerveau de mieux intégrer les aliments consommés et d’adapter les quantités ingurgitées ». D’après un entretien avec Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris), co-auteur avec le chef multi-étoilé, Yannick Alléno « Bien déjeuner dans ma boîte ». Références : Enquête Inserm-CNRS 2015/Riou et coll. PLoS One, édition en ligne du 3 mars 2015/Étude Malakoff Médéric « Les habitudes des salariés au déjeuner et leur perception des maladies cardio-vasculaires. Mai 2012/CREDOC Consommation et modes de vie N° 232 • ISSN 0295-9976 • Septembre 2010/Enquête Monster Europe 2012 http://www.monster.fr/conseil-carriere/article/pause-dejeuner-des-salaries-europeens.
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Les antibiotiques, c’est encore automatique
Au vu des derniers chiffres sur la consommation d'antibiotiques des Français en 2016 qui viennent d’être publiés par l'Agence nationale de sécurité des médicaments, il n’y a pas de quoi se réjouir : la France reste dans le peloton de tête des consommateurs et certains niveaux d’antibiorésistance demeurent préoccupants. La France, 3ème consommateur européen d'antibiotiques L’objectif d’une baisse de la consommation de 25% d'ici à 2018 comme l'avait préconisé le « Plan national d'alerte sur les antibiotiques 2011-2016 » n’aura pas été atteint. Au contraire, la tendance repart à la hausse, comme observé depuis 2010, dix ans après la fameuse campagne dont le slogan était « Les antibiotiques, c’est pas automatique ». Selon le rapport*, « entre 2015 et 2016, la consommation en ville a ainsi augmenté de 1,3%, repassant au-dessus de 30 doses définies journalières pour 1 000 habitants et par jour (30,3 contre 29,9 en 2015) ». Ce qui place la France très au-dessus de la moyenne européenne (21,9 DDJ/1000H/J) et même au niveau international selon le panorama 2017 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le slogan actuel, "Soyons concernés, soyons responsables" parviendra-t-il à inverser la tendance ? Antibiotiques, un bilan en demi-teinte En ville, la consommation d’antibiotiques a diminué entre 2000 et 2016. Cette baisse a été importante entre 2000 et 2005 (de 33,4 à 27,1 DDJ/1.000H/J), mais la consommation s’est stabilisée entre 2006 et 2011, puis est repartie à la hausse, avec une croissance de 5,6% entre 2011 et 2016 (de 28,7 à 30,3 DDJ/1000H/J). Toujours en ville, deux prescriptions sur trois ont été réalisées dans le cadre d’affections ORL et d’affections des voies respiratoires basses. Léger mieux pour les antibiotiques « critiques » Un peu d’espoir ? Les antibiotiques « critiques » car générateurs de résistances bactériennes (amoxicilline + acide clavulanique ; céphalosporine de 3è et 4è génération ; fluoroquinolones) a perdu un point et demi, passant de 36,5% à 35%. Notamment, la prescription de l’association amoxicilline/acide clavulanique s’est stabilisée en 2016. Les céphalosporines de 3e et de 4e génération ont, pour leur part, reculé de 30,5% et de 8,9% entre 2006 et 2016. Cet effort proviendrait des soins de ville ; la consommation d'antibiotiques l'hôpital étant restée stable en 2016. Pour autant, certains niveaux d’antibiorésistance restent préoccupants. Par exemple, en ville, la part des bactéries Escherichia coli résistantes aux céphalosporines de3e génération a triplé entre 2008 et 2016, actuellement à 4,2%. Idem à l’hôpital où la résistance d’E. Coli est passée de 2% en 2006 à 11,2%. Point encourageant, le fait que spécifiquement, chez les 16-65 ans, l’évolution des prescriptions d’antibiotiques en médecine libérale (hors Affections de Longue Durée) a régressé de 7,1% depuis 2011, soit deux millions de prescriptions évitées en 2016. Pour améliorer encore la situation, des pistes sont envisagées, comme la dispensation d’antibiotiques à l’unité et non par boites entières ou la réduction de la durée de l’antibiothérapie. Les initiatives en santé humaine pourraient s’inspirer de celles conduites en santé animale où les restrictions drastiques d’usage des antibiotiques ont produit leur effet avec une réduction de 37% de l’exposition des animaux aux antibiotiques entre 2011 et 2016. En conséquence, la résistance d’E. Coli aux céphalosporines de 3e et de 4e génération chez les animaux recule fortement. * Rapport du 18 novembre 2017/ Consommation des antibiotiques en France en 2016. http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/L-ANSM-publie-un-rapport-sur-la-consommation-des-antibiotiques-en-France-en-2016-Point-d-Information Hélène Joubert, journaliste
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Faire du sport après 65 ans, c’est tout bénéfice !
En matière de bien-être général et de santé, l’activité physique a fait ses preuves. A tout âge. Les données scientifiques se sont accumulées en faveur d’une activité physique régulière modérée à intense dans l’optique de retarder l’apparition de maladies chroniques liées à l’âge - maladies cardiovasculaires, diabète, cancer - mais aussi de repousser l’espérance de vie. L’activité physique, aux bienfaits innombrables Outre ses effets sur la qualité du sommeil, s’astreindre à une activité physique régulière et soutenue est en quelque sorte prendre une assurance vis-à-vis de risques majeurs comme le cancer et les maladies cardiovasculaires. Il a été démontré qu’elle réduisait les risques de cancer (sein, colon), d’hypertension, de maladies cardiaques, d’accident vasculaire cérébral, de diabète et de dépression. En guise d’exemple, cette pratique assidue baisse d’un tiers la mortalité cardiovasculaire. L’activité physique régulière agit à titre préventif en divisant par deux le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque (ayant un parent diabétique). L’activité agit de plus comme un traitement : elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, améliore des symptômes dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux. Elle soulage aussi les symptômes tels que la fatigue due au traitement par chimiothérapie ou la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires etc. Du côté de la bonne santé physiologique de l’organisme, l’activité physique améliore la densité osseuse, les capacités respiratoires et l’équilibre. Elle limite le processus de la fonte musculaire (ostéopénie) inéluctable après 50 ans. Or tout est lié : plus l’on perd du muscle, plus l’on perd aussi de l’os. Pr Véronique Coxam, INRA, responsable de l’Equipe Alimentation Squelette et Métabolisme, au sein de l’UMR 1019 (Clermont-Ferrand) : « La baisse de la quantité de masse musculaire est parfaitement corrélée à celle de la densité minérale de l’os. C’est la qualité même du muscle (de la cuisse) qui permet de prédire le risque de fracture, quel que soit le niveau de densitométrie osseuse. La perte progressive et élevée de la masse, de la force et de la fonction musculaires au cours du vieillissement (sarcopénie) est un facteur de risque désormais reconnu d’ostéoporose. Ne pas « se bouger » expose donc à un surrisque de chutes mais aussi de fractures et à un état de fragilité général ». L’activité physique après 70 ans, pour repousser l’espérance de vie Une étude australienne*, première du genre tant par ses résultats que par les caractéristiques des personnes inclues (1705 hommes d’âge moyen 77 ans) est parue en octobre 2017. La plupart des études ne tiennent pas compte de l’évolution de la pratique de l’activité physique dans le temps et très peu recrutent des participants âgés de 80 ans et plus. Au final, après cinq ans de suivi, il semblerait que les seniors pratiquant une activité physique intense, ainsi que ceux augmentant leur vitesse de marche au cours du temps – un critère déterminant – auraient une meilleure espérance de vie, du fait de la réduction des mortalités toutes causes confondues, par cancer et cardiovasculaire. Le sport n'est pas réservé aux jeunes ! Avec l’âge, le risque est de s’essouffler, de prendre du poids et de se raidir. En conséquence, travailler son endurance et sa souplesse devient nécessaire. Certaines activités physiques jouent plus sur le versant cardiovasculaire (nage, vélo, course à pied, zumba). En pratique, pour prendre soin de son cœur, il est conseillé de miser sur la durée plutôt que la puissance (au moins 20 minutes deux fois par semaine d’une activité continue). Certaines activités physiques renforcent les os (marche active ou nordique), d’autres les muscles, la souplesse et l’équilibre (aquagym, tai-chi, yoga, gymnastique adaptée avec barre au sol, marche énergique dans l’eau ou « longe-côte »/) ou l’adresse et la coordination (golf, tennis, tir-à-l ’arc etc.). Pour toutes ces pratiques physiques, la fréquence et la durée doivent rester raisonnables. Il n'est question ni de réaliser des performances ni de s'épuiser. Vérifier son aptitude à la pratique sportive Avant toute remise au sport et même à intervalles réguliers chez les habitués, des bilans d’aptitude et de surveillance s’imposent chez les seniors. L’appareil locomoteur doit être examiné, en vue de repérer d'éventuelles douleurs articulaires, déviations de la colonne vertébrale etc. qui pourraient gêner la pratique sportive, voire aggraver l’état existant. Un check-up est recommandé d’autant plus que la personne souhaite se remettre au sport après une période d’inactivité. Au niveau cardiaque, dès 50 ans et a fortiori après 65 ans chez l’homme, il faut envisager un bilan systématique avec son médecin. Chez la femme, le tout premier bilan peut être retardé vers l’âge de 55-60 ans si elle n’est ni diabétique ni fumeuse car ses hormones la protègent jusqu’à dix ans après la ménopause. Par la suite, l’examen est à répéter tous les 5 ans. Le contexte est primordial : si l’on a des problèmes familiaux cardiaques (infarctus du myocarde avant l’âge de 50 ans), des bilans réguliers reviennent tous les 2 à 3 ans. Le bilan classique comprend une numération formule sanguine (analyse quantitative et qualitative du sang : globules rouges et blancs, plaquettes), un dosage de la créatinine pour vérifier l’état de la fonction du rein, une glycémie à jeun (taux de sucre dans le sang) ainsi que les explorations lipidiques comprenant le mauvais cholestérol (LDL-cholestérol), le bon cholestérol (HDL-cholestérol) et les triglycérides. Une attention tout particulière doit être portée chez le senior vis-à-vis du choix du matériel et des consignes techniques de réalisation de la pratique, par un coach sportif ou un éducateur en Activité physique adaptée (APA). Exemple parmi d’autres, nombreux sont les problèmes musculo-tendineux liés à un choix inadapté de chaussures de sport. Dr Krzentowki, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation (Paris) : « Dans le cas des personnes souffrant d’une maladie chronique (bronchopneumopathie chronique obstructive, diabète, insuffisance cardiaque etc.), le médicament « activité physique » mérite la sécurité au moyen d’un bilan préalable, une évaluation précise des capacités de la personne afin de définir la posologie d’exercice la plus efficace : habitudes de vie, profil de santé et pathologie, capacité physique (composition corporelle, examen cardiologique avec électrocardiogramme et épreuve d’effort cardio-respiratoire, évaluation des capacités musculaires…). ». Pour en savoir plus : Fédération française de la retraite sportive https://www.ffrs-retraite-sportive.org/ Source : *Hsu B et al. JAMDA first online october 6, 2017. D’après un entretien avec le Pr Véronique Coxam, (INRA, Clermont-Ferrand) et le Dr Krzentowki, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation (Paris), président de Mon Stade, structure dédiée à la mise en œuvre de l’activité physique dans la prise en charge des maladies chroniques (Paris). Merci au Pr Patrick Henry, cardiologue à l’hôpital Lariboisière (Paris), pour ses conseils sur le bilan cardiovasculaire du sportif après 50 ans. Hélène Joubert, journaliste
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Bactéries : les gels hydro-alcooliques plus suffisamment efficaces
On pensait les gels hydro-alcooliques très efficaces contre les bactéries. Mais certaines d'entre elles ont trouvé le moyen de survivre à ces gels à base d'alcool. Nous ne sommes plus à l'abri des certaines bactéries. Cela semble être le début d'un film catastrophe. C'est pourtant une réalité, d'après des chercheurs de l'université de Melbourne (Australie). Leur étude, publiée dans bioRxiv, explique qu'une bactérie aurait développé une insensibilité aux gels hydro-alcooliques Ce germe, c'est l'Enteroccus faecium (Efm), une bactérie provoquant des gastro-entérites et souvent contractée dans les hôpitaux. Or, les gels sont justement utilisés pour éviter ce genre d'infection, en particulier dans les hôpitaux. Et il a réussi à muter pour multiplier par dix sa résistance aux solutions hydro-alcooliques (SHA). Pour mettre au jour cette évolution, les chercheurs ont étudié cette bactérie entre 1997 et 2015. Sur 193 millions d'échantillons analysés, les scientifiques ont constaté que la bactérie avait au fur et à mesure développé une insensibilité aux gels hydro-alcooliques,notamment à partir de 2010. Des mutations génétiques pour se protéger Grâce à des travaux sur la souris, ils ont montré que la bactérie évoluée (celle qui résiste à l'alcool) était également résistante à la désinfection de surface, réalisée avec de l'isopropanol standard à 70 %, un alcool à 70 %. Afin d'aller plus loin, les scientifiques ont décidé de rechercher des signatures génomiques bactériennes d'adaptation. Autrement dit, les gènes qui ont changé depuis que la bactérie est résistante à l'alcool. Après étude, il semble que l'Efm désormais insensible à l'alcool ai subit une mutation génétique. En effet, celle-ci a modifié sa capacité à l'absorption mais également sa façon de métaboliser des glucides. Pour Matthew O'Sullivan, de l'université de Sydney, et cité par New Scientist, "c'était probablement naïf de penser que les super-bactéries ne seraient pas en mesure de s'adapter aux désinfectants à base d'alcool. Quand on considère tout ce que nous avons introduit pour tenter de combattre les bactéries, on voit qu'elles trouvent toujours le moyen d'évoluer pour les contourner". Cette étude aide à mieux comprendre pourquoi en moins de 20 ans, le nombre d'infections causé par cette bactérie s'est multiplié par cinq. Chaque année, en France, les bactéries résistantes tuent 12 500 personnes. Comment utiliser les gels hydro-alcooliques ? Au début, les gels hydro-alcooliques étaient principalement utilisés dans le milieu hospitalier mais aujourd'hui leur utilisation est entré dans la routine quotidienne. En effet, beaucoup de personnes possèdent aujourd'hui leur petite bouteille au fond de leur sac pour se désinfecter les mains après avoir pris le métro par exemple ou avant de manger. Pour être le plus efficace possible lorsque vous les utiliser, sachez qu'une simple goute au creux de la main suffit, pas la peine d'en mettre beaucoup. Ensuite il faut bien frotter l'intérieur, l'extérieur des mains mais aussi entre chaque doigts et le bout des doigts pour enlever toute bactérie pouvant être présente. Cependant comme l'étude le suggère, les bactéries peuvent devenir résistantes à ces gels. Il existe alors une alternative très simple : se laver les mains à l'eau et au savon.Dans ce cas, même principe, mouillez vos mains sous l'eau, prenez un "pchitt" de savon (préférez ceux en bouteille plutôt que les savon dur qui peuvent s'imprégner de bactéries) et frottez comme pour le gel entièrement les mains sans oublier si vous le pouvez la brosse à ongle. Ensuite vous n'avez plus qu'à rincer et surtout choisir une serviette à usage unique plutôt que le sèche-main ou les serviettes de toilettes. Source : Increasing tolerance of hospital Enterococcus faecium to hand-wash alcohols. Sacha J. Pidot, Wei Gao, Andrew H Buultjens, Ian R Monk, Romain Guerillot, Glen P Carter, Jean Y.H. Lee, Margaret M. C. Lam, Susan A. Ballard, M. Lindsay Grayson, Andrew A. Mahony, Elizabeth A. Grabsch, Despina Kotsanas, Tony Korman, Geoffrey W. Coombs, J. Owen Robinson, Anders Goncalves da Silva, Torsten Seemann, Benjamin P. Howden, Paul D. R. Johnson, View ORCID ProfileTimothy P. Stinear. bioRxiv. 29 janvier 2018 Les gels antibactériens seraient de moins en moins efficaces pour lutter contre les infections. 20 minutes. 22 février 2018 Manon Anger, journaliste santé source:e-santé
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Entrepreneurs, agissez contre les risques psychosociaux
Plus qu’un phénomène de mode, l’épuisement professionnel ou burn-out est bien une réalité, en rapport avec la mondialisation et les contraintes économiques de notre société. Il n’est que l’une des composantes des « risques psychosociaux ». En effet, stress, harcèlement, agression, burnout… les risques psychosociaux – souvent imbriqués - prennent diverses formes. Ne pas s’en préoccuper rejaillit à la fois sur la santé des salariés mais aussi le bon fonctionnement de l’entreprise. Entrepreneurs, comment agir au quotidien ? La progression du burnout en milieu de travail De façon générale, le nombre de maladies professionnelles psychiques reconnues en France a été multiplié par sept entre 2012 et 2016, passant de 82 à 563. Ces chiffres proviennent du rapport 2017 de l’Académie nationale de médecine (1). Les risques psychosociaux correspondent à des situations de travail où sont présents, combinés ou non, du stress, des violences internes (harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés) et des violences externes commises sur des salariés (insultes, menaces, agressions…). Pr Alain Chamoux, chef du service de médecine du travail au CHU de Clermont-Ferrand et rapporteur du rapport de l’Académie nationale de médecine (2017) : « L’identification des risques psychosociaux n’est pas simple. Malgré les difficultés liées à l’absence de cadre nosologique, le réseau national de vigilance et de prévention des maladies professionnelles parvient à identifier sous le classement « surmenage » les cas apparentés à cette description. Dans notre expérience, ils représenteraient 23% des consultants pour un motif psychologique. Ils répondent à certaines expositions telles que les changements d’organisation, la surcharge de travail ressentie, les modalités particulières de management, l’inadéquation des moyens et des objectifs et les activités demandant une attention soutenue ». Prévenir le stress chronique L’intensification du travail, l’individualisation des objectifs, les nouvelles formes de management concourent à la perte du collectif de travail. La rapidité de ces changements n’offre pas toujours le temps d’adaptation nécessaire aux opérateurs. C’est pourquoi ces mutations nécessitent préparation, concertation et accompagnement. Outre la prévention primaire, l’information, le repérage et la prise en charge de ces patients relèvent de la santé au travail mais également de l’ensemble des acteurs. Pr Alain Chamoux : « Les formes d’expression des risques psychosociaux sont généralement des états anxieux ou dépressifs faisant suite à une période de stress chronique de trois à six mois. Le mécanisme est donc celui du stress chronique avec dépassement du seuil de fatigue pour une raison légitime aux yeux de la victime. Le stress résulte du déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes de son environnement de travail et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Entrepreneurs, 9 conseils pour agir contre les risques psychosociaux Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, 47 % des actifs occupés déclarent devoir toujours ou souvent se dépêcher (2). 27 % disent ne pas pouvoir régler par eux-mêmes les incidents. Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus (maladies cardio-vasculaires, troubles musculosquelettiques, troubles anxiodépressifs, épuisement professionnel, suicide), les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, turnover, ambiance de travail…). L’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a identifié plusieurs leviers sur lesquels les entrepreneurs peuvent agir contre les risques psychosociaux, ceux-ci pouvant être induits par l’activité elle-même ou générés par l’organisation et les relations de travail : - Evaluez la charge de travail. C’est une démarche fondamentale pour endiguer le stress généré par l’inadéquation entre la tâche demandée et les moyens notamment en termes de temps mis à disposition du salarié. -Donnez de l’autonomie à vos salariés. Il s’agit de la possibilité d’être acteur dans son travail. Elle rejoint la notion de « latitude décisionnelle » et inclut non seulement les marges de manœuvre c’est-à-dire la possibilité pour le travailleur de s’auto-organiser dans son travail, mais également la participation aux décisions qui concernent directement son activité ainsi que l’utilisation et le développement de ses compétences. -Soutenez vos collaborateurs. L’aide et la reconnaissance du travail fournis par la hiérarchie – mais aussi les collègues - est un élément clé du bien-être des salariés. -Témoignez de la reconnaissance. Pour information, 33 % des salariés disent ne pas éprouver la fierté du travail bien fait (2). -Donnez du sens au travail. L’existence d’objectifs irréalistes ou flous, l’exigence d’une polyvalence non maîtrisée ou encore les instructions contradictoires sont très souvent pointés. Il ne faut pas non plus sous-estimer les conflits de valeurs. Par exemple : faire un travail que l’on juge inutile, vendre un crédit à des personnes à très faibles revenus, faire la promotion d’une méthode que l’on sait inefficace, etc. -Agissez face aux agressions externes. Dans l’exercice de leur travail, les salariés sont parfois soumis à des insultes, menaces voire même des agressions. Le chef d’entreprise doit s’en soucier et établir des mesures pour les éviter et protéger le salarié. -Communiquez sur les changements. -Facilitez la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Les longues journées de travail, le travail en horaires atypiques, l’imprévisibilité des horaires de travail… sont des facteurs majeurs de risque psychosociaux. Le dialogue permet souvent d’aboutir à un compromis (télétravail partiel, horaires aménagés etc.). -Bannissez toute forme de violence. Par exemple, les conflits exacerbés sont fréquemment retrouvés. 36 % des salariés signalent avoir subi au moins un comportement hostile dans le cadre de leur travail au cours des 12 derniers mois. Sources : (1) Alain CHAMOUX, Audrey VILMANT. Considérations sur le burnout en milieu de travail. Rapport de l’Académie nationale de médecine (2017) ; (2) Enquête Conditions de travail 2013 par l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles Hélène Joubert, journaliste
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Les clés pour résoudre les blocages relationnels au travail
La vie professionnelle est parfois une suite d’affrontements et de difficultés relationnelles. Pour ne pas laisser la situation s’enkyster, il faut agir. Patrice Girard, ancien dirigeant d’entreprises et fondateur d’un cabinet de coaching pour accompagner des dirigeants et leurs équipes, livre ses secrets pour dire adieu aux problèmes au travail.
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Autisme : un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ce n’est pas normal
Le diagnostic des enfants autistes doit survenir plus tôt dans leur existence. Ils sont environ 100 000 en France à souffrir d'un tel retard. De nouvelles recommandations ont été émises pour améliorer leur parcours. Un enfant qui ne babille pas, ne reconnaît pas son prénom, ne pointe pas du doigt… Ces signes – et bien d'autres – peuvent évoquer un trouble du spectre autistique (TSA). Et il serait temps d'écouter les parents qui s'en inquiètent. Car cette pathologie n'est pas rare : 91 000 à 106 000 jeunes de moins de 20 ans en souffriraient. C'est la conclusion de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui s'est retroussée les manches pour dépoussiérer la prise en charge de l'autisme en France. Car celle-ci accuse un sérieux retard, au détriment des patients. Dans ses nouvelles recommandations, l'agence sanitaire souligne que le diagnostic de ce trouble neuro-développemental est encore trop tardif. Les premiers signes de l'autisme se manifestent entre 1 et 2 ans. La maladie se traduit par un retard du langage, mais aussi par des relations sociales anormales. L'enfant touché ne fera, par exemple, par de gestes pour "faire coucou" ou dire "au revoir". Pourtant, le nom de la pathologie n'est généralement prononcé que lorsque les jeunes patients ont 3 à 5 ans. Les conflits minent le diagnostic La HAS identifie plusieurs mécanismes qui pourraient expliquer ce retard dans le repérage de l'autisme. Les parents expriment des inquiétudes qui ne sont pas toujours entendues du corps médical. Il est d'autant plus facile de passer à côté de cette pathologie que les symptômes peuvent être communs à d'autres troubles du développement. Dans les formes légères, l'enfant touché peut aussi "compenser" ses retards, jusqu'à sa scolarisation. Même une fois les soupçons confirmés, "le parcours des enfants et de leur famille est encore souvent chaotique, fait d'errances et de ruptures pour nombre d'entre eux", déplore le Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Ce parcours semé d'embûches s'explique par de nombreux facteurs qui, accumulés, limitent considérablement les chances d'accéder aux soins appropriés. Pour commencer, 6 mois à 1 an d'attente sont nécessaires avant de bénéficier d'une consultation dans un centre spécialisé dans l'autisme. Par ailleurs, un réel conflit agite la prise en charge de l'autisme en France, historiquement attribuée aux psychanalystes. A tel point qu'en 2017, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) évoquait des "rivalités disciplinaires, concurrence entre les théories et les approches, désaccords concernant les choix et les modalités d'interventions". Plusieurs soignants doivent s'impliquer Face à ces luttes intestines, la présidente de la HAS adopte une position claire. Elle invite à "dépasser les querelles pour concentrer les énergies à renforcer l'accès à un diagnostic précoce et à déployer rapidement des interventions personnalisés, adaptées et réévaluées tout au long de la vie." Selon le Pr Le Guludec, les autorités sanitaires ont "la responsabilité de faire connaître les recommandations aux professionnels" et "inciter à leur mise en œuvre effective". Car plus tôt les troubles autistiques sont pris en charge, meilleures sont les chances du patient. Or, le diagnostic de l'autisme est possible dès 18 mois "si les signaux sont identifiées et pris en compte", souligne le Pr Dominique Le Guludec. Alors comment améliorer le diagnostic ? L'ensemble des personnes intervenant dans le suivi et l'éducation de l'enfant doivent être attentives aux signes évocateurs. Le médecin traitant, notamment, réalise les examens de santé obligatoires jusqu'à 6 ans. C'est l'occasion de mettre en place quelques tests évaluant le développement. Agir vite et bien Mais diagnostiquer un trouble autistique, c'est l'affaire de plusieurs professionnels. La HAS recommande donc de confirmer et croiser les observations en faisant appel à des pédopsychiatres, des psychologues et des spécialistes de la rééducation. En attendant un rendez-vous – souvent tardif – en centre spécialisé, le médecin traitant peut proposer des examens ORL, ophtalmologiques ou encore des séances d'orthophonie ou de rééducation. Ces approches personnalisées permettent d'aider l'enfant à se développer et à limiter l'ampleur des troubles de la sociabilité ou du comportement. Car les techniques comportementales ont prouvé leur efficacité. Encore faut-il les mettre en place à temps. Source :Trouble du spectre de l’autisme - Signes d’alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l’enfant et l’adolescent, Haute Autorité de Santé, 19 février 2018 - Autisme : poursuivons nos efforts, Tribune du Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, 18 février 2018 - Evaluation du 3ème plan autisme dans la perspective de l’élaboration d’un 4ème plan, Igas, mai 2017 Prises en charge de l'autisme, Vaincre l'autisme, consulté le 19 février 2018 Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé - source : e-santé
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Hypertension artérielle, ne pas relâcher la pression !
Chaque année, le Comité Français de Lutte Contre l’hypertension artérielle réalise une enquête « Flash », sorte de polaroïd de la prise en charge de l’hypertension artérielle en France. L’édition 2017 dévoilée en décembre dernier est édifiante car elle confirme malheureusement le recul de la prise en charge, une tendance amorcée il y a quelques années. Or, l’hypertension n’est pas qu’un facteur de risque de maladies cardiovasculaires, c’est une vraie maladie. La maladie « hypertension », une inexorable banalisation Le constat est là. Années après années, l’hypertension artérielle en France s’est banalisée. L’hypertension artérielle est victime de son caractère insidieux et silencieux car, sans symptômes, la plupart des patients ne se sent pas malade. Pour autant, cette maladie favorise la survenue d’autres pathologies du cerveau, du cœur, des reins ou des artères, avec à la clé un risque d’infarctus du myocarde ou de défaillance cardiaque, d’insuffisance rénale, d’accident vasculaire cérébral/AVC etc. Par exemple, l’hypertension est le premier facteur de risque d’AVC et parmi les principaux d’insuffisance cardiaque dite à fraction d’éjection préservée. Les conséquences de cette banalisation de la maladie « hypertension », par le grand public mais aussi les soignants, sont visibles sur tous les fronts comme en atteste l’étude FLASH effectuée chaque année par le Comité Français de Lutte Contre l’HTA (1). L’édition 2017 parue en décembre 2017 à l’occasion du congrès annuel de la Société Française d’Hypertension artérielle inquiète : de moins en moins de personnes hypertendues sont dépistées et traitées, de moins en moins d’hypertendus ont leur hypertension correctement contrôlée, de moins en moins d’hypertendus pratiquent l’automesure tensionnelle alors qu’elle est recommandée en cas de contrôle non optimal de l’hypertension artérielle.(2) Pr Xavier Girerd Unité de Prévention Cardio-Vasculaire Institut E3M Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, directeur scientifique des études FLASH : « En 2017 en France métropolitaine, le nombre estimé de personnes hypertendues traitées par au moins un antihypertenseur était de 10,8 millions. Cela peut paraître beaucoup mais si l’on regarde les chiffres avec du recul, une tendance préoccupante semble se confirmer : en 2010, il y avait 11,2 millions d’hypertendus traités, 11,6 millions en 2014 et désormais 10,8 millions ! De plus, le pourcentage d’hypertendus traités dans la population des 35 ans et plus en France métropolitaine est sur la même pente glissante : 31,5% en 2007 puis 27,9% en 2017 ». Beaucoup d’hypertendus en France ne sont pas contrôlés correctement Malgré quelques bouleversements fin 2017 dans les recommandations américaines à propos des objectifs tensionnels - vis-à-vis desquelles la Société Française d’Hypertension artérielle a depuis pris ses distances - les consignes françaises de la Haute Autorité en Santé (HAS) datant de 2016 sur la prise en charge de l'HTA restent la référence dans l’Hexagone, à savoir as plus de 140 mm Hg pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la pression diastolique. Là aussi, dans FLASH 2017, l’évolution du contrôle tensionnel chez les hypertendus traités entre 2004 et 2017 en France laisse dubitatif. Et seul un hypertendu sur deux est à la cible tensionnelle de 140/90 mmHg. Quant à l’utilisation de l’automesure tensionnelle chez les hypertendus traités, afin de vérifier à son domicile que l’on est bien dans les objectifs, la recommandation des hypertensiologues ne prend pas : les personnes hypertendues étaient 36% à s’en servir en 2007, 44% en 2015 et désormais 40% en 2017. Pourtant, la réalisation d’un relevé d’automesure par le patient lui-même est aujourd’hui considérée comme une technique utile, d’une part pour affirmer le diagnostic d’une hypertension artérielle et d’autre part pour aider à définir le meilleur traitement et ajuster les doses pour atteindre les cibles tensionnelles. De plus, contrairement à ce que recommandent les bonnes pratiques médicales, la prescription d’une monothérapie (un seul médicament antihypertenseur) reste prépondérante, retrouvée chez 51% des hypertendus. Pour améliorer la situation, la Société Française d’Hypertension Artérielle vient de publier un livre blanc pour améliorer la prise en charge de l’hypertension artérielle (3). Mieux suivre les traitements de l’hypertension : testez votre observance Suivre le traitement de façon régulière est nécessaire pour se protéger contre les complications de l'hypertension. Deux outils sont désormais proposés par le CFLTHA au sein du programme "Agir pour l'observance" : évaluez votre observance avec EvalObs et recherchez les causes de la mauvaise observance avec QueObs (Questionnaire de Girerd).(4) Pour tester leur fiabilité, ils ont été confrontés aux données de l’enquête FLASH 2017. Avec succès. Pour en savoir plus : Comité Français de Lutte Contre l’HTA (www.comitehta.org) (1) http://www.comitehta.org/wp-content/uploads/2018/01/FLAHS2017_Diapo.pdf Interrogation par voie postale de 6000 individus de 35 ans et plus (juillet 2017) (2) http://www.comitehta.org/wp-content/uploads/2018/01/Brochure2006_AutomesureHTA.pdf (3) www.sfhta.eu/?cat=67 (4) http://www.comitehta.org/flahs-observance-hta/ Hélène Joubert, à l’occasion du congrès annuel de la Société Française d’Hypertension artérielle (décembre 2017, Paris).
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Cancer colorectal : trop peu de Français se font dépister
Ce 18 février, l'Institut national du cancer lance une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, encore trop peu pratiqué. Le dépistage du cancer colorectal Le cancer colorectal est le 2e cancer le plus meurtrier en France. On recense 45 000 nouveaux cas par an. Et il provoque 18 000 décès chaque année. Pourtant, s'il est détecté rapidement, le taux de survie est de 90 %, contre 13 % une fois qu'il se trouve au stade métastatique. Pour inciter les gens à aller se faire dépister, une campagne télévisée a été lancée ainsi qu'une mobilisation sur les réseaux sociaux.Le message : "Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie". De son côté l'Institut national du Cancer (INCa) propose une liste de médecins généralistes qui sauront orienter les patients, et un dépliant d'information. Car malgré ces chiffres convaincants, le dépistage a très peu de succès en France. A faire tous les deux ans après 50 ans, il cible 16.5 millions de personnes. Mais seulement 33.5% d'entre eux l'ont fait en 2016-2017. Toujours trop insuffisant, ce taux de participation déçoit l'Institut national du cancer (INCa). Il reste en effet bien en dessous du seuil de 45 % recommandé par l'Europe. Mais il est à noter que, par rapport à 2015-2016, il a augmenté. En effet, il était de 29% à ce moment-là. Pour effectuer ce fameux dépistage, il faut se rendre chez son médecin traitant qui évaluera si le patient est éligible ou non. A la suite de quoi il lui remet le kit de dépistage. Un nouveau test plus efficace La communication de l'INCa met notamment l'accent sur le nouveau test immunologique (OC-sensor), adopté en avril 2015 et d'une grande efficacité. En effet, il a permis de détecter 39 % de personnes souffrant de lésions néoplasiques avancées (adénomes avancés et cancers)... contre 23% avec l'ancien test Gaïac (Hémoccult). Ainsi, ce nouveau test a réussi à détecter 2.4 fois plus de cancers et 3.7 d'adénomes avancés (lésions précancéreuses) que son prédécesseur. Entre le 14 avril et le 31 décembre 2015, il a donc détecté 4 300 cancers et 17 000 adénomes avancés. Grâce au nouveau test, les cancers sont détectés également plus tôt puisqu'il a détecté 46.5 % de cancers au stade 1 contre 38 % pour l'ancien test. Pour réaliser le test immunologique, c'est très simple. Il faut commencer par se rendre chez son médecin traitant qui définira avec vous si vous êtes éligible. Il vous remettra alors le kit prévu pour le prélèvement. Le test consiste à prélever ses selles à l'aide d'un bâtonnet, qu'on replacera dans un tube fermé hermétiquement. Le patient devra alors redonner le tube ainsi qu'une fiche d'information au laboratoire d'analyse indiqué sur l'enveloppe. Il faut savoir qu'il n'est pas rare de développer un cancer colorectal sans pour autant en ressentir les symptômes (douleurs abdominales, sang dans les selles). Ce qui rend le dépistage d'autant plus important. Le cancer du côlon en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c9k Source : Cancer colorectal : l'INCa compte sur les médecins traitants pour inciter leurs patients à se faire dépister. Le quotidien du medecin. 19 février 2018 Cancer colorectal : nouvelle campagne sur l'importance de "dépister à temps". Sciences et Avenir. 27 février 2017 Dépistage du cancer colorectal : comment faire le test ? Institut national du cancer. Manon Anger, journaliste santé source : e-santé
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Le froid tue-t-il vraiment les microbes ?
Le froid tue les microbes, à en croire la sagesse populaire. En fait, celle-ci se trompe : seules de fortes températures peuvent y parvenir. L'adage veut que le froid tue la vermine. Une croyance qui s'élargit souvent aux bactéries et virus qui empoisonnent notre quotidien.
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Le handicap en entreprise, un faux problème
Au cours de sa vie, une personne sur deux connaîtra une situation de handicap, ponctuelle ou définitive. Ce que l’on sait encore moins est que 80 % des travailleurs handicapés n’ont besoin d’aucun aménagement de poste. Pourtant, l’emploi des personnes handicapées reste insuffisant, un sujet où les stéréotypes sont encore bien enracinés. Entrepreneur : « osez le handicap ! ». Salariés : « osez déclarer votre handicap ». Qu’est-ce que le handicap ? La définition du handicap au regard de la loi du 11 février 2005 fait référence : « constitue un handicap toute limitation d’activité ou restrictions de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Il existe cinq familles de handicap : 46% des handicaps ont trait à une déficience motrice, c’est-à-dire une atteinte de la mobilité des membres supérieurs et/ou inférieurs, quelle qu'en soit la cause. 25% des handicaps sont liés à une maladie invalidante, respiratoire, digestive, parasitaire, infectieuse (diabète, hémophilie, sida, cancer, hyperthyroïdie etc.). 8% résultent d’une déficience sensorielle, auditive et/ou visuelle (surdité partielle ou sévère, malvoyance, cécité…). 12% sont des troubles psychiques (troubles dépressifs graves, burn out, état psychotique ou névrotique). 9% sont des handicaps variés (déficience intellectuelle, trouble cognitif/trouble mental qui affecte la mémoire). Loin des 6% de travailleurs handicapés fixés par la Loi Trente ans après la loi (1987) * qui, pour la première fois, a fixé l’obligation d’emploi pour les travailleurs handicapés, le constat est mitigé. 2,7 millions de personnes ont une reconnaissance administrative de leur handicap (« Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé » ou RQTH), soit 7% de la population active. Or, le nombre de travailleurs handicapés en emploi atteint un million en 2017 et le taux de chômage des personnes reconnues handicapées n’a cessé de croître, jusqu’à 19 % en 2017, deux fois supérieur à celui de l'ensemble des actifs (10%). 48 % des chômeurs handicapées ont 50 ans ou plus, contre 25 % pour l’ensemble de la population active. Par ailleurs, la représentation sociale du handicap reste négative**. Les stéréotypes et les préjugés concernent encore aujourd’hui tous les aspects du handicap : les personnes handicapées sont perçues comme motivées, déterminées et sympathiques mais fragiles et lentes voire tristes et perturbées. Dans l’esprit du grand public, le handicap se résume au fauteuil roulant. Il est cependant loin d’être la norme : le fauteuil roulant est indispensable chez seulement 2% des personnes handicapées qui travaillent. 85 % des handicaps sont invisibles. Handicap au travail, les espoirs sont permis Il y a cependant de quoi être confiant. La vision change dans le grand public : 80 % des salariés ayant un collègue handicapé n’ont pas constaté de surcharge de travail. 82 % d’entre eux le perçoivent comme aussi performant (source Louis Harris). Par ailleurs, de moins en moins d’entreprises choisissent de subir la sanction pour éviter d’avoir à employer des personnes handicapées. Selon la Loi, les entreprises privées de 20 salariés et plus devraient compter 6 % de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs, sauf à payer une « contribution » à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) ou le Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction publique (Fiphfp). En dix ans, le nombre d’établissements ayant dû verser une « contribution » a baissé de 28 %. De plus, la part des groupes qui ne mettent aucune action en place (plan, accord, emploi) était de 8 % en 2014, soit trois fois moins qu’en 2006. Sonia Mouihi, Chargée Mission Diversité Handicap pour le Groupe Synergie : « J’exerce mon métier depuis fin 2004 et la loi du 11 février 2005 a été celle qui a réellement impulsé une dynamique pour l’emploi des travailleurs handicapés, en durcissant les pénalités financières. Cet intérêt nouveau s’est, en premier lieu, fait ressentir auprès des grands groupes qui ont rapidement élaboré de nouvelles solutions afin d’employer des collaborateurs handicapés. Le recrutement direct n’était pas simple, des professionnels du recrutement dédiés au handicap, parfois en interne, ont vu le jour. Les chargés de mission ont été plus nombreux, notamment pour le maintien dans l’emploi des personnes handicapées car ce problème est le plus prégnant (aménagement du poste, formation des collaborateurs en situation de handicap, sensibilisation des collectifs de travail). Aujourd’hui, l’enjeu se concentre au niveau des PME (Petites et Moyennes Entreprises) qui n’ont pas toujours les moyens de se doter d’outils spécifiques ». Déclarer son handicap, pas si facile Les entreprises ont, en interne, de nombreuses personnes en situation de handicap qui n’osent pas le révéler. La crainte de perdre son emploi ou de freiner son évolution professionnelle joue probablement pour beaucoup. Il n’y a aucune obligation légale pour un salarié titulaire de déclarer son handicap à son employeur. Mais, selon l’Agefiph, depuis plusieurs années, de plus en plus de salariés sautent le pas. Sonia Mouihi : « J’organise régulièrement des actions de sensibilisation auprès des collaborateurs des entreprises que j’accompagne (collectifs de travail, managers, etc…) ce qui me donne l’opportunité de rencontrer des salariés handicapés qui hésitent parfois à se déclarer. Le message que je souhaite transmettre est très simple : ce n’est pas le handicap qui définit une personne mais ses compétences. Déclarer sa situation de handicap, c’est devenir acteur de sa vie professionnelle en se donnant les moyens d’exercer efficacement et sereinement son activité sans devoir compenser - seul - sa situation de handicap ce qui, à terme, pourrait aboutir à une inaptitude professionnelle. Evoquer sa situation de handicap est la voie la plus efficace pour sécuriser son emploi et son avenir professionnel. Cela permet en effet à l’employeur de mettre en œuvre les aménagements de postes nécessaires, d’élaborer un parcours de formation personnalisé, etc… » Créer les compétences pour mieux intégrer le handicap La question de la formation est centrale. Seuls 27 % des personnes handicapées qui travaillent ont un niveau d’études supérieur ou égal au bac, contre 45 % pour l’ensemble des publics. Cela s’explique notamment par le fait qu’une grande partie des accidents du travail ou des problèmes de santé conduisant à la reconnaissance d’un handicap surviennent pour des postes peu qualifiés et extrêmement physiques. C’est bien souvent la double peine pour ces personnes, qui ont un faible niveau d’étude et déjà un certain âge. Sonia Mouihi : « Le déficit de formation des chercheurs d’emploi handicapés est le principal frein d’accès à l’emploi. Dans le même temps, de nombreuses entreprises souhaitent recruter des travailleurs handicapés et n’y parviennent pas, faute de profils qualifiés. Face à ce constat, je pense que les entreprises doivent s’adapter aux spécificités de ce marché (travailleurs handicapés) et modifier leurs approches. Nous ne parvenons pas à trouver les profils, alors créons-les ! Recrutons autrement, non plus en fonction d’un niveau d’études ou d’une qualification mais à partir du « savoir-être » attendu. Identifions et valorisons les compétences transverses et formons les candidats à nos métiers. J’accompagne quotidiennement les entreprises dans le déploiement de leurs politiques d’Emploi & Handicap et, au cours de ces deux dernières années, nous avons été amenés à monter plusieurs dispositifs de formation tels que des Classes de Professionnalisation sur des métiers très divers tels que : chargé de Recrutement, vendeur en prêt-à-porter et même chauffeur routier et cela fonctionne. Bien plus qu’une démarche citoyenne et engagée de la part de l’entreprise, la formation professionnelle est pour l’employeur et le travailleur handicapé un partenariat gagnant-gagnant ». Merci à Sonia Mouihi, Chargée Mission Diversité Handicap pour le Groupe Synergie. Synergie, 1er groupe français indépendant de services RH (intérim, recrutement, formation, conseil) est un acteur connu en matière d’emploi et d’insertion professionnelle des personnes handicapées. Sources : *article L5212-1 à 5 du code du travail) ; ** Guide pratique « Les stéréotypes sur les personnes handicapées en entreprise. Comprendre et agir dans l'entreprise ». Agefiph, IMS-Entreprendre pour la cité ; Chiffres 2017 Insee, Agefiph et Fiphfp Hélène Joubert, journaliste
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Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, ça bouge enfin !
Après plus de 15 ans sans nouveauté thérapeutique, deux médicaments sont depuis quelques mois disponibles en France pour soulager les malades souffrant de maladies chroniques inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) en échec de traitement. D’autres molécules sont à l’étude, pour des promesses thérapeutiques dans les 5 à 10 ans. Les raisons de l’enthousiasme.
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5 aliments que vous devez mettre au réfrigérateur
Si vous ne voulez pas qu'ils vous rendent malades, vous devez absolument conserver certains aliments au frais. Les détails avec Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes. La viande crue, toujours au frais ! Il y a des aliments impératifs à stocker dans le réfrigérateur. Ysabelle Levasseur nous explique que "la viande crue mais pas seulement le poisson cru et les fruits de mer, les denrées cuisinées maison, les produits laitiers, les mayonnaises maison" doivent se conserver au frais puisque "tout ce qui est cru représente un risque bactériologique important" s'il est conservé en dehors du réfrigérateur. Bouteille de lait ouverte : pas plus de 24 heures En ce qui concerne les produits laitiers, les règles à appliquer ne sont pas toujours les mêmes. - Les yaourts, les desserts lactés doivent être conservés au frais. Même chose pour le lait frais ouvert, sans dépasser 24 heures. Par contre le lait UHT (technique de stérilisation bien particulière) peut se conserver ouvert durant 3 jours au frais. La crème fraiche de son côté se garde pendant 4 jours au réfrigérateur. - Dans le cas des fromages, bien qu’il soit conseillé de les "conserver au frais entre 8 et 20 jours pour éviter le développement de moisissures, pour des raisons gustatives ou d’affinage on peut le laisser dehors à l’abri des insectes et dans une pièce bien ventilée" explique Ysabelle Levasseur. Cette fois la règle est discutable selon les goûts de chacun mais il faut rester prudent tout de même. - Dans le cas du lait, s'il n’est pas ouvert, il se conserve dans un endroit propre et sec. Cela vaut pour les briques de lait, le lait en poudre ou encore le lait concentré. Oeufs : on les sort à la dernière minute Plusieurs idées s’opposent quant à la façon de conserver ses oeufs. Pour certains il ne faut pas les conserver au frais et pour d’autres il est impératif de les mettre au réfrigérateur. Pour Ysabelle Levasseur il faut surtout "éviter de les sortir et rentrer sans cesse dans le frigo ce qui crée une micro-condensation sur la coquille et la rend poreuse à tous les micro-organismes". De plus "s’ils sont conservés au frais, il faut les sortir à la dernière minute". Pour nous aider, Ysabelle Levasseur nous indique qu’un oeuf dur peut se conserver une semaine au frais s’il est non écalé, sinon il se conserve que 2 jours. La salade : au frais pour éviter les bactéries Au frais ou pas ? Les avis s’opposent sur le meilleur moyen de conserver les légumes. D’après Ysabelle Levasseur, "tous les légumes sauf ceux dont le stockage au frais va altérer les qualités gustatives comme les tomates" peuvent être conservés au réfrigérateur. La salade doit elle aussi se garder au frais "pour éviter le développement de certaines bactéries" prévient la spécialiste. Confiture allégée : plutôt au frais Selon le taux de sucre, une confiture se conservera plus ou moins longtemps au frais puisque "le sucre a un pouvoir conservateur ce qui augmente la durée de conservation d’une confiture « normale » et réduit donc celle d’une confiture allégée". Il faut donc bien regarder sur votre pot. Si celui-ci porte la mention "allégée en sucre", veillez à la conserver au frais et si ce n’est pas le cas alors la conservation reste à votre convenance mais le frais reste le mieux. Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste à Paris et Cannes, auteur de Allégez votre assiette aux Editions Alpen. Source : e-santé
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Kyste aux ovaires : quelles solutions ?
Pas toujours douloureux, mais souvent présent, le kyste aux ovaires peut inquiéter. Le point avec les Drs Patrice Lopes, gynécologue-obstétricien à la polyclinique de l'Atlantique de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), et Sylvain Mimoun, gynécologue à Paris. Attendre qu'il disparaisse La forme la plus courante de kyste ovarien, c'est le kyste fonctionnel. Il se forme à partir des follicules ou du corps jaune au cours du cycle menstruel. "L'ovaire se met à grossir et à faire mal", résume le Dr Sylvain Mimoun. La règle est donc simple face à cette affection sans gravité : ne pas intervenir. "On essaie d'attendre qu'il diminue", explique le gynécologue parisien. La plupart du temps, trois cycles menstruels suffisent à voir ce type de kyste disparaître. Une surveillance régulière est toutefois nécessaire, à l'aide d'échographies. Ces images permettent de constater si l'induration évolue. "Le seul risque, c'est que le kyste grossisse au point de rompre la poche qui contient le liquide ou qu'il se torde", souligne le spécialiste. Les femmes prenant une pilule contraceptive ou portant un stérilet n'ont pas besoin de changer de méthode. De même, les femmes sous tamoxifène – un agent antihormonal indiqué contre le cancer du sein – ne subissent aucune modification de traitement. Soulager les symptômes La plupart du temps, le kyste aux ovaires ne provoque aucun symptôme. Mais ceux-ci peuvent se manifester, le plus souvent sous forme d'une douleur locale ou de règles perturbées. Un traitement symptomatique est alors prescrit. "On essaie de soulager les douleurs de la patiente, précise le Pr Patrice Lopes. On utilise pour cela des antalgiques, qu'on adapte en fonction de l'intensité de la souffrance." Les troubles du cycle menstruel peuvent aussi être atténués. "Il existe un traitement qui a pour but de réduire les saignements chez les femmes qui sont vraiment gênées", souligne le gynécologue-obstétricien. Prendre la pilule contraceptive D'origine hormonale, les kystes fonctionnels peuvent être prévenus. "La contraception orale peut éviter leur formation, reconnait le Pr Lopes. Or, plus d'un millier de femmes sont hospitalisées chaque année à cause de complications." C'est particulièrement utile quand le kyste est causé par une endométriose, car la pilule évite alors de nouveaux saignements. Au-delà de cet effet préventif, la pilule est parfois prescrite à de fortes doses pour bloquer l'ovulation. "C'est l'un des traitements des kystes quand elle met réellement l'ovaire au repos", souligne Sylvain Mimoun. Mais cette stratégie est de moins en moins utilisée, car n'a pas fait la preuve de son efficacité. "Quand on découvre un kyste fonctionnel, il n'est pas utile de mettre la patiente sous pilule, indique le Pr Patrice Lopes. L'évolution ne sera pas modifiée." Retirer le kyste par chirurgie Les kystes organiques nécessitent une prise en charge légèrement différente. Il s'agit, en effet, de déterminer si des complications peuvent survenir. Une règle domine : ne pas opérer tant que ce n'est pas nécessaire. "Avant d'intervenir, on s'assurer qu'il s'agit bien d'un kyste, souligne le Pr Lopes. Et on n'estime que la chirurgie n'est pas forcément utile face à une masse de moins de 7 cm qui est bénigne." L'ablation du kyste n'est donc accomplie que sur décision du professionnel de santé. Elle peut aussi être pratiquée en urgence si une complication se présente – comme une torsion de l'ovaire ou une hémorragie. L'intervention est alors réalisée de la manière la moins invasive possible. Chez les femmes en âge de procréer, les médecins privilégient une chirurgie conservatrice – c'est-à-dire qu'ils retirent le kyste en conservant le tissu de l'ovaire. Une stratégie qui permet de préserver la fertilité de la patiente. Face à un kyste provoqué par une endométriose, un traitement est prescrit après l'opération, afin de limiter les récidives. Dans le même esprit, les chirurgiens ont tendance à retirer l'ovaire des femmes ménopausées. Audrey Vaugrente, journaliste santé Source : e-santé
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Endométriose : comment améliorer la prise en charge des patientes
Entre les premiers signes d'une endométriose et le diagnostic, plus de 6 ans s'écoulent. Ces douleurs pelviennes doivent être repérées plus tôt, selon les autorités sanitaires. Tous les mois, le calvaire revient. Au moment des règles, les douleurs reviennent, intolérables. Aucun traitement ne permet d'en venir à bout. Cet enfer, c'est l'endométriose, une maladie gynécologique qui toucherait une femme sur dix. Et pourtant, 6 à 10 ans sont nécessaires avant que le mot ne soit prononcé par un médecin. Cette errance diagnostique, les autorités sanitaires françaises veulent la réduire. Ce 17 janvier, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie – pour la première fois – ses recommandations sur la prise en charge de la maladie. Un document très attendu par les patientes. La HAS le reconnaît elle-même, l'endométriose est "une maladie mal repérée, avec une prise en charge insuffisamment coordonnée, entraînant un retard diagnostique et une erreur des femmes". Pour des centres spécialisés Les symptômes sont pourtant sans équivoque : des douleurs pelviennes chroniques ou aiguës, souvent aggravées au moment des règles, parfois à l'origine de rapports sexuels douloureux et des troubles lors de la miction ou de la défécation. Face à ces symptômes, l'attitude des médecins généralistes doit évoluer. Ils sont, en effet, les premiers à recevoir une patiente qui en souffre. Ces praticiens jouent un rôle clé, à tel point que la HAS a édité un guide à leur intention. Il résume la conduite à adopter face à des symptômes évocateurs d'une endométriose, les questions à poser et les examens à réaliser. Si la prise en charge en médecine générale doit s'améliorer, le parcours de soins doit lui aussi évoluer. L'autorité sanitaire préconise ainsi la mise en place de "centres spécialisés de dépistage précoce et de prise en charge pluridisciplinaire de l'endométriose" dans les hôpitaux. Trop peu disposent de telles structures. Ces centres experts pourraient pourtant rassembler les différents intervenants au sein d'un même lieu : gynécologues, chirurgiens digestifs, psychologues… Bref, assurer la prise en charge pluridisciplinaire que la HAS veut voir apparaître. Et, dans le meilleur des cas, accélérer la pose du diagnostic. Pilule contraceptive et stérilet Le dialogue est aussi au cœur de ces recommandations officielles. "Les professionnels doivent délivrer une information adaptée" sur les traitements disponibles, leurs risques et leurs bénéfices, estiment les experts de la HAS et du Collège national des gynécologues obstétriciens (CNGOF). Aux yeux des auteurs du rapport, une prise en charge est justifiée dès que les symptômes ont des conséquences sur le fonctionnement quotidien ou sur les organes touchés par les lésions. Plusieurs approches peuvent alors être adoptées, mais toujours dans l'idée de soulager les douleurs de la patiente. La base du traitement de l'endométriose s'appuie sur la contraception hormonale – soit par la pilule soit par un stérilet imprégné. En stoppant les règles, le médecin stoppe l'évolution de la maladie. Si ce traitement ne suffit pas, d'autres molécules peuvent être prescrites en complément, afin de saturer l'hypophyse – cette glande impliquée dans la sécrétion des hormones sexuelles. La chirurgie, elle, doit être réservée aux cas les plus sévères. L'endométriose expliquée en vidéo https://www.dailymotion.com/video/x5k3c7u Source : Prise en charge de l'endométriose, Haute Autorité de Santé, 17 janvier 2018 ; Association Endo France ; Association Info Endométriose Audrey Vaugrente, journaliste santé e-santé
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Quels aliments consommer pour booster notre cerveau ?
A la rentrée, c'est sûr, nos neurones vont se remettre à carburer à cent à l'heure. Pour les préserver du stress, de surmenage ou de la déprime, une solution : chouchoutez votre assiette car certains aliments sont particulièrement bons pour le cerveau. Alors pourquoi s'en priver ?
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