Aller au contenu principal

En ce moment sur le Blog - Page 16

Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?

L'hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d'hormones thyroïdiennes. Résultat, ces hormones augmentent l'activité de la plupart des organes et tissus de l'organisme. Concrètement, quels sont les symptômes d'une hyperthyroïdie ?Avec l'hyperthyroïdie, tout s'accélère !Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, la consommation des graisses, etc., tout s'accélère lorsque les hormones thyroïdiennes sont en trop grandes quantités, l'organisme fonctionne trop et trop vite. A l'origine, il peut s'agir d'une thyroïde gonflée, d'un nodule, d'une inflammation, voire d'une maladie de Basedow. Mais quelle que soit la cause de l'hyperthyroïdie, tout s'accélère et cette activation excessive n'est pas bénéfique.Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?Pouls très rapide (plus de 100 pulsations par minute).Palpitations cardiaques.Troubles du rythme, rythme cardiaque anarchique (fibrillation auriculaire).Essoufflement croissant pour des efforts de moins en moins importants. Augmentation de l'appétit.Perte de poids (malgré un appétit accru), pouvant aller jusqu'à plusieurs kilos par semaine. Accélération du transit avec apparition de diarrhées. Fatigue.Faiblesse musculaire, fonte musculaire.Tremblements, particulièrement visibles au niveau des mains. Troubles nerveux : anxiété, irritabilité, instabilité émotionnelle, dépression, crise d'angoisse...Troubles du sommeil.Transpiration abondante, mains moites.Intolérance à la chaleurTous ces signes de l'hyperthyroïdie ne sont pas systématiques et ne coexistent pas tous chez la même personne.Pourquoi l'hyperthyroïdie entraîne autant de symptômes ?Parce que les hormones de la thyroïde sont impliquées dans la plupart des fonctions vitales de l'organisme : fonctions mentales, régulation du poids, transit intestinal, contrôle de la température du corps, rythme cardiaque, qualité de la peau, des cheveux, des ongles...Diagnostic et traitement de l'hyperthyroïdieLes symptômes et la palpation de la glande thyroïde située à la base du cou orientent le diagnostic, lequel est confirmé par un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes. Le traitement le plus classique et de première intention repose sur la prescription d'antithyroïdiens de synthèse qui bloquent la synthèse des hormones par la glande thyroïde. Le traitement est généralement long, il s'accompagne parfois d'effets indésirables et nécessite une surveillance étroite. Parallèlement, des médicaments spécifiques sont prescrits pour atténuer les symptômes (ex. palpitations, sommeil, anxiété). A l'arrêt du traitement, il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de récidive. Si c'est le cas, on recourt parfois à l'iode radioactif, qui en se fixant sur la glande thyroïde, bloque son activité.Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?

Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons.  Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Epilepsie : à chaque crise son histoire…

Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr

5 min

Lire l’article
Ma santé

Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...

Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ?  Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans.  Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres

Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.

min

Lire l’article
Ma santé

Le pain complet pas forcément meilleur que le pain blanc pour la santé

Selon une étude israélienne, le pain blanc ne serait pas forcément meilleur pour la santé que le pain complet. Il existerait une réponse individuelle liée à la composition du microbiote intestinal de chacun. Pain blanc ou pain complet ? Le pain blanc fait plus rapidement augmenter la glycémie que le pain complet, plus riche en glucides complexes. De surcroit plus intéressant pour sa teneur en fibres, le pain complet est recommandé par les nutritionnistes au détriment de sa version raffinée. Des chercheurs montrent aujourd’hui que la situation est plus compliquée et que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments. Au cours de leur expérimentation, une vingtaine de volontaires a été assignée à manger soit du pain blanc industriel, soit du pain au blé complet artisanal pendant une semaine, puis d’inverser ce régime. De nombreux tests biologiques ont été effectués : réponse glycémique, tolérance au glucose, tension artérielle, taux de lipides, de cholestérol, autres paramètres sanguins (calcium, fer, magnésium), fonction hépatique, rénale, marqueurs de l'inflammation et composition du microbiote intestinal. Tout dépend du microbiote intestinal de chacun ! En moyenne, tous ces paramètres ne sont pas différents quel que soit le type de pain consommé. En revanche, il existe de grandes variations de réponse glycémique selon les sujets : le pain blanc provoque une forte élévation de la glycémie chez la moitié des sujets, l’autre moitié répondant par une forte hausse de glycémie au pain complet, ce qui explique l’absence de différence sur la moyenne de la population étudiée. En conclusion, le type de pain entraine des réponses différentes selon la composition du microbiote de chaque individu. Ces résultats nécessitent d’être confirmés, et si c’est le cas, les chercheurs suggèrent dans le futur d’entreprendre une analyse du microbiote intestinal afin de déterminer quel type de pain se révèle le plus approprié pour la santé de chacun d’entre nous.

2 min

Lire l’article
Ma santé

Un signe de mélanome sur votre peau ? N'attendez pas !

Nous ne prêtons pas assez attention à notre peau ! Trop de Français repoussent leur visite chez le dermatologue pour des raisons parfois futiles. Alors qu'il est très important de signaler rapidement toute tache sur la peau ou grain de beauté à l'aspect anormal pour repérer à temps un mélanome...Mélanome : la peau nous montre ce qui ne va pas...Les signes qui indiquent la présence d'un mélanome, ou d'une autre forme de cancer de la peau, sont clairs. Rappelons en passant que si l'on parle plus souvent du mélanome, c'est parce qu'il est le plus redoutable des cancers de la peau, et l'un des plus mortels en général. La grande majorité des cancers de la peau sont faciles à traiter et ne présentent pas de gros risques de former des métastases dangereuses.Quels sont ces signes ?Une tache qui change de forme, de taille ou de couleur.Une tache qui ne ressemble pas du tout à celles qui sont déjà présentes sur votre peau.Une asymétrie.Un tache rugueuse au toucher, dont des particules ou des croûtes se détachent, ou que l'on sent avant de la voir.Une tache qui présente plusieurs couleurs.Des démangeaisons.Un saignement ou un suintement.Un aspect perlé.Une plaie qui ne guérit pas.Plus simplement, on peut retenir la méthode dite ABCDE :A pour AsymétrieB pour Bords irréguliersC pour Couleur non homogène D pour Diamètre en augmentation (en général supérieur à 6 mm)E pour Evolution (qui change d'aspect rapidement en forme, taille, épaisseur, couleur).Après des années de campagnes d'informations nous sommes nombreux à connaître au moins certains de ces signes. Mais les organismes dédiés à la prévention, comme Euromelanoma, font un constat alarmant : même quand les patients remarquent sur leur peau des signes qui peuvent évoquer un mélanome, la visite chez le dermatologue se fait souvent attendre... et pour des causes pas toujours justifiées : les patients n'ont pas le temps, ou ils ont peur de faire perdre son temps au dermatologue... Plus compréhensibles : la peur du diagnostic et l'envie d'attendre encore un peu avant de vérifier s'il y a danger ou non sont souvent évoquées. Mais il faut rappeler que les mélanomes sont à peu près dix fois moins nombreux que les autres cancers de la peau qui ne présentent que peu de dangers. Que les personnes angoissées se rassurent : même s'ils voient un symptôme inquiétant, il y a toutes les chances pour que le cancer de la peau puisse être soigné avec succès. Mais encore faut-il le faire traiter, et donc aller voir un dermatologue, de préférence rapidement...Comment repérer les signes de mélanome sur sa peau ?Selon Euromelanoma, c'est aussi à nous de repérer les signes inquiétants entre deux visites chez le dermatologue. L'association propose donc un guide pour dépister chez soi - il suffit de deux miroirs et d'un peu de temps...Dans le visage, vérifiez toute la peau, y compris les lèvres, l'intérieur de la bouche et l'arrière des oreilles.Sur la tête, le cuir chevelu peut aussi présenter des taches anormales qui signalent un mélanome. Utilisez un peigne pour écarter les cheveux en faisant des raies. La vérification est très importante (et plus simple) pour les hommes qui souffrent de calvitie.Les mains viennent ensuite, paume et dos, ainsi que les doigts et les espaces entre eux.Ensuite, le torse et le ventre, seins compris pour les femmes.Veillez à bien lever les bras pour inspecter toutes les faces, ainsi que les aisselles.Utilisez les deux miroirs pour inspecter la nuque, le dos et les fesses.En faisant les jambes, pensez à regarder aussi l'arrière des genoux, et les organes génitaux.Enfin, finissez par les pieds, sans oublier la plante des pieds et l'espace entre les orteils.Cette vérification peut être faite tous les mois, surtout si vous présentez un ou plusieurs facteurs de risque pour le mélanome : peau claire, coups de soleil pendant l'enfance ou l'adolescence, tendance à s'exposer souvent au soleil, séances d'UV en cabine, nombreux grains de beauté, antécédents familiaux de cancer de la peau, âge supérieur à 50 ans, ou transplantation d'organes.Mais le plus important bien sûr, c'est d'agir si vous repérez une tache anormale sur votre peau ! Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé

min

Lire l’article
Ma santé

Objets santé connectés : utiles aujourd'hui, indispensables demain !

Les objets santé connectés sont aujourd'hui une réalité et vont encore beaucoup se développer, au point de révolutionner notre quotidien et notre manière d'aborder notre propre santé.Mieux s'écouter, mieux suivre ses propres indicateurs de santé permet un diagnostic précoce des maladies et donc un meilleur traitement. Plus en amont encore, les objets connectés sont de formidables outils de prévention santé.Sans oublier les malades et leurs médecins, pour qui les objets connectés constituent aussi une aide précieuse. Bracelets, balances, montres, fourchettes, brosses à dents, piluliers, vêtements, etc. De nombreux outils existent déjà aujourd'hui... Objets connectés, "quantified self" : ils révolutionnent notre santéLes objets connectés santé : 60% du marché des objets connectés portables en 2013.Le principe de l'objet connecté Tout objet composé de capteurs qui envoient des informations vers une application mobile ou un service web.Mieux se connaître, suivre et améliorer sa santé. Certains objets connectés ont un usage purement personnel (évaluer sa forme, progresser dans un sport, maigrir...), d'autres s'intègrent dans une stratégie de prise en charge globale du patient (bien prendre son traitement, contrôler sa tension, sa fréquence cardiaque, mesurer sa glycémie...). Dans tous les cas, les objets connectés permettent de mieux se connaître, de surveiller et d'améliorer sa santé. Grâce à eux, nous pouvons enregistrer automatiquement nos propres données de santé (compter le nombre de pas effectués dans une journée, mesurer sa tension...) et les suivre facilement sans que l'on ait besoin ni de les saisir ni de les analyser. En effet, les ratios, calculs et courbes d'évolution sont directement réalisés via l'outil, plus besoin de calculettes !Dépistage, alerteGrâce au suivi réalisé avec l'objet connecté (tensiomètre, pulsomètre, cardiofréquencemètre...), la personne est alertée dès que ses données sont au rouge (tension trop élevée, pouls trop rapide, arythmie...). Cette alerte permet de réagir en contactant rapidement son médecin. Lors du rendez-vous médical, les données enregistrées peuvent être communiquées au médecin. Ce dernier a ainsi de précieux renseignements qui l'aident au diagnostic. En effet, aux données qu'il mesure dans son cabinet lors de la consultation, il peut ajouter les données des jours précédents fournies par l'objet connecté. CoachingAssociés à des services de coaching, les objets connectés permettent de mieux prendre en main sa santé en se fixant des objectifs, et en suivant petit à petit par différentes mesures, leur atteinte.Quels sont les différents objets santé connectés pour mieux suivre sa santé ?Les bracelets : les stars des objets connectésLa grande tendance en matière de santé connectée est la multiplication des bracelets. Aujourd'hui dotés d'une grande autonomie, ils se portent en permanence.Certains renseignent sur le niveau d'activité physique (nombre de pas et de kilomètres parcourus, vitesse et types de déplacements, calories brûlées, etc.) et indiquent si l'on atteint ou non ses objectifs et comment y parvenir.D'autres bracelets mesurent votre niveau d'exposition au soleil, préviennent du risque de coup de soleil (après réglage selon votre type de peau), conseillent sur l'indice de crème solaire à appliquer, indiquent le moment opportun pour porter un chapeau, le tout pour mieux se protéger des effets néfastes des UV sur la peau.D'autres bracelets, plus classiques mais tout aussi intelligents, enregistrent les battements de votre coeur, ou la qualité de votre sommeil, et bien d'autres paramètres vitaux encore. La balance connectée : un objet plébiscité6% des français possèdent aujourd'hui une balance intelligente qui permet de suivre son poids et son IMC (indice de masse corporelle). Les informations sont automatiquement envoyées à un smartphone ou un ordinateur. Grâce à ce type de balance, vous pouvez suivre votre courbe de poids, vous fixer des objectifs à atteindre compte-tenu de votre poids idéal et mesurer les progrès accomplis. Certaines marques proposent en plus un coaching en ligne pour vous aider davantage.La brosse à dents connectéeCette invention française transmet de nombreux paramètres sur la façon dont vous vous brossez les dents. Les capteurs qui équipent cette brosse à dents renseignent notamment sur la durée de chaque brossage et sur les zones les moins bien nettoyées.En retour des conseils d'amélioration, forcément personnalisés, sont divulgués : mouvements, où insister, etc. Les vêtements connectésIntégrant des capteurs résistant à la machine à laver, certains vêtements mesurent en permanence le rythme cardiaque.Incorporés dans les body des nourrissons, d'autres capteurs indiquent la température du bébé, le rythme de sa respiration, s'il s'est retourné dans son lit ou s'il pleure. Toutes ces informations sont transmises aux smartphones des parents.Les capteurs de sommeilIls se glissent sous le matelas et enregistrent une foule de choses : vos mouvements, vos habitudes, vos cycles de sommeil, votre rythme cardiaque, etc.D'autres capteurs, insérés dans un objet stylisé à poser sur la table de nuit enregistrent la température, la luminosité, le bruit. Vous obtiendrez en retour des consignes pour améliorer votre sommeil et pour programmer votre réveil dans les meilleures conditions avec la diffusion d'une lumière ambiante d'intensité progressivement croissante au moment le plus propice de votre cycle de sommeil...  La fourchette minceurCette fourchette a été développée pour aider à diminuer la vitesse à laquelle on mange et ainsi limiter les apports caloriques (réglée sur une bouchée toutes les 10 secondes). Cette fourchette a été créée à l'origine dans le cadre d'un programme médical à destination des personnes souffrant d'obésité.Des objets connectés toujours plus médicauxLes objets connectés vont aussi révolutionner l'univers des malades en les aidant dans leur vie quotidienne et dans l'observance de leur traitement.Quelques exemples : Le pilulier intelligentIl s'agit tout simplement d'une boîte à médicaments qui s'allume et envoie un signal d'alerte (sonore, SMS...) si vous oubliez de prendre votre traitement.Sur le même thème, une entreprise américaine travaille sur une gélule qui avalée se positionne dans l'estomac, sans être digérée et détecte si le traitement a bien été pris. Ainsi, tous les patients qui oublient leur traitement en sont avertis ! Un tensiomètre connecté pour les hypertendusUn quart de la population mondiale souffre d'hypertension. Alors quand un petit objet permet de suivre en permanence sa tension, d'imprimer des rapports à transmettre à son médecin traitant, ... quelle facilité !Les lentilles de contact pour diabétiquesGoogle travaille actuellement sur un projet de lentilles de contact permettant de mesurer le taux de glucose dans les larmes, ce qui aiderait les diabétiques à mieux surveiller leur glycémie. Ils feraient donc moins de malaises.Une montre connectée pour identifier la crise cardiaque avant qu'elle ne se manifeste !La société Apple serait en train d'étudier une montre qui "écoute" le son émis par le sang pour repérer les premiers signes d'un infarctus du myocarde. Le patient serait ainsi pris en charge rapidement ce qui augmenterait largement ses chances de survie.Un patch connecté pour les patients AlzheimerSACHA est un projet français : la création d'un patch dont les capteurs permettent de géolocaliser les patients souffrant de dépendance (Alzheimer, autres). Le patch émet un signal d'alerte en cas de chute ou de fugue accidentelle et permet donc de secourir la personne le plus rapidement possible.Une pilule pour surveiller les personnes venant d'être opéréesE-Celcius est un projet français de gélule qui avalée, permet de mesurer et de transmettre toutes les 30 secondes la température du corps via une technologie de radiofréquence. Utilité : prévenir les infections post-opératoires. Grâce aux objets connectés, l'hospitalisation à domicile sera aussi facilitée. Ainsi nombreux sont les outils en développement pour suivre les patients à distance au moyen notamment de capteurs transférant les données de santé du patient en temps réel aux médecins. Objets connectés : les français sont-ils prêts ?11 % des Français sont déjà équipés d'un objet connecté, selon un sondage Ifop réalisé en novembre 2013. Il s'agit le plus souvent de la balance (6 % des Français) et d'une montre ou d'un bracelet (2 %).À noter également que 12 % des Français envisagent d'acquérir un tel objet dans les 3 ans à venir. Un marché en plein essor donc...De la télémédecine à la santé connectée Avec les objets santé connectés les données collectées sont traitées pour les patients et non pas destinées aux professionnels de santé comme en télémédecine. Sauf que les patients peuvent ensuite facilement les transmettre à leur médecin dans le but d'améliorer ensemble leur prise en charge. C'est ainsi que dans nombre de cas, la santé mobile rejoint la télémédecine...Quels sont les freins à la santé connectée ?La santé connectée va devoir encore surmonter quelques freins.Parmi les obstacles évoqués à l'achat :Le doute sur la fiabilité des mesures (50% des personnes réfractaires interrogées).L'impression d'une l'intrusion dans le quotidien (29%).La méfiance quant à l'utilisation des données. (24%).La peur de ne pas savoir se servir de l'objet (22%).La peur d'une dépendance, comme celle concernant les smartphones (10%).  Source : e-santéIsabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Herpès génital : des symptômes à reconnaître

Dû à un virus sexuellement transmissible extrêmement contagieux, l'herpès génital touche près de 20% des adultes.Reconnaître les symptômes permet de bénéficier rapidement d'un traitement efficace et de limiter la transmission du virus de l'herpès génital.Herpès Simplex, le virus de l'herpès génitalCertes, tous les cas d'herpès génital ne se manifestent pas par des symptômes. Passant inaperçus, leur diagnostic est difficile et c'est dommageable car le traitement est plus efficace s'il est précoce.En revanche, deux tiers des herpès génitaux provoquent des poussées douloureuses qui apparaissent environ une semaine après la contamination.Rappelons que l'herpès génital est dû à un virus Herpes Simplex (HSV2), extrêmement contagieux, appartenant à la même famille que le virus du bouton de fièvre ou herpès labial (HSV1). Le HSV2 est sexuellement transmissible.Le port du préservatif est indispensable pour se prémunir d'une contamination (les rapports oro-génitaux sont aussi contagieux). Les symptômes d'un herpès génitalLes signes d'un herpès génital sont des douleurs induites par une vulvite et une vaginite.Ces inflammations de la vulve et des parois vaginales provoquent des démangeaisons, des rougeurs et des oedèmes. Peuvent ensuite apparaître des vésicules, voire des ulcérations. Les douleurs à la miction sont constantes. Des pertes vaginales sont souvent associées aux symptômes de l'herpès génital. Dans 40 % des cas, la poussée d'herpès génital est récurrente et se traduit de façon très variable : mêmes symptômes ou inversement aucun signe, symptômes de faible intensité, absence d'éruption cutanée, etc.Le diagnostic de l'herpès génitalLes lésions vulvaires et autres symptômes sont très évocateurs mais le diagnostic est confirmé par une analyse biologique. La culture cellulaire est la méthode de référence remboursée par l'Assurance maladie. Elle permet d'identifier le virus et de déterminer sa sensibilité aux traitements antiviraux. Les résultats sont connus avec un délai de 1 à 4 jours.Quel est le traitement d'un herpès génital ?Pour une efficacité maximale du traitement, il doit être débuté le plus tôt possible, dès les tout premiers signes de la poussée. Il repose sur la prise orale de médicaments antiviraux, lesquels diminuent l'intensité et la durée des symptômes.En cas de poussées récurrentes peu intenses, ces mêmes médicaments sont prescrits mais à posologie et sur une durée différentes.Attention, les traitements locaux à base d'aciclovir (molécule antérieure au valaciclovir) ne sont pas recommandés car leur efficacité est limitée.Enfin, le traitement peut aussi être préventif. En effet, les récurrences sont fréquentes et on estime qu'environ une personne sur six fait plus de 6 poussées par an. Le traitement est alors le suivant : antiviral à demi-dose durant 6 mois, parfois plus.A noter que ce traitement sur le long terme diminue aussi le risque de transmission de l'herpès génital.Attention à ne pas arrêter le traitement trop tôt, au risque de voir réapparaître des poussées d'herpès génital. Source : e-santéIsabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Le petit fumeur ferait mieux d'arrêter aussi !

Vous fumez ? Non, juste deux ou trois cigarettes par jour. Aujourd'hui encore, les personnes qui fument très peu sont à peine considérées comme des fumeurs.Pourtant, les risques pour la santé existent dès une à quatre cigarettes. Les risques augmentent avec le nombre de cigarettes fumées Les risques du tabagisme pour la santé sont bien connus et ils augmentent proportionnellement avec le nombre de cigarettes fumées chaque jour. Mais très peu d'études ont porté sur les « petits fumeurs », ceux qui fument quotidiennement une à quatre cigarettes.Sont-ils à l'abri des risques qui guettent les « vrais fumeurs » ? A partir de combien de cigarettes le risque apparaît ?Une étude norvégienne a apporté les réponses à ces questions. Celle-ci a porté sur une population de plus de 43.000 hommes et femmes, âgés de 35 à 49 ans, ayant participé à un programme de dépistage des risques cardiovasculaires dans les années 70. Après un suivi jusqu'en 2002, les décès de tous types ont été enregistrés (cardiovasculaires, cancers, dont les cancers du poumon, etc.). Notons que les ex-fumeurs ont été exclus de l'essai. Les fumeurs ont été répartis dans six catégories : de 1 à 4 cigarettes par jour, de 5 à 9, 10 à 14, 15 à 19, 20 à 24 et plus de 25.Les auteurs constatent que la durée du tabagisme a augmenté avec le nombre de cigarettes. Les taux de cholestérol total et de triglycérides augmentent également pour les deux sexes avec le nombre de cigarettes fumées. Inversement, l'activité physique diminue avec l'ampleur du tabagisme. Il n'y a pas de seuil en-dessous duquel le tabac est dans risque Les sujets qui fument une à quatre cigarettes par jour présentent un risque de décès par maladie cardiaque ischémique qui triple par rapport aux personnes n'ayant jamais fumé.Les décès par cancer du poumon sont également accrus dans cette population : le risque triple chez les petits fumeurs et quintuple chez les petits fumeurs.Quant au risque de décès toutes causes confondues, il est multiplié respectivement par 1,57 et 1,47 pour les hommes et les femmes. On retiendra que les petits fumeurs ont 50% de risque en plus de mourir précocement par rapport aux non-fumeurs.Globalement, pour toutes les maladies et tous les niveaux de tabagisme, le risque de décès est plus faible chez les femmes que chez les hommes, excepté pour les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon.En pratique, il n'existe pas de seuil en-dessous duquel il est possible de fumer sans risque. Les petits fumeurs ne sont donc pas à l'abri et sont sollicités pour entreprendre un arrêt définitif.Quels que soient l'âge, la durée du tabagisme et son intensité, l'arrêt du tabac est toujours bénéfique. Source : e-santé Dr Philippe Presles

3 min

Lire l’article
Ma santé

Activité physique : un peu, c'est mieux que pas du tout...

Pour garder le coeur en bonne santé, deux heures et demie d'activité physique par semaine sont conseillées. Et si on en fait moins ? C'est moins bien... mais pas inutile. Combien d'activité physique pour protéger son coeur ? Selon l'American Heart Association, la durée minimale est 150 minutes, soit deux heures et demie. Pour la Ligue cardiologique belge, il faut viser 30 minutes de marche par jour. Si ces durées vous semblent difficiles à envisager, ne vous découragez pas : selon une étude récente (1), même en dessous de ces durées, l'activité physique est bonne pour vous et votre coeur.Ne pas se découragerIl est important de ne pas se décourager. Quand on a l'impression que ses efforts ne servent à rien, le risque est grand de laisser tomber complètement. Or cette étude qui compile les résultats de plusieurs dizaines de travaux montre que ceux qui font du sport ou ont une activité physique ont un risque diminué de maladie cardiaque.  Même si cette activité physique s'étale sur moins de 150 minutes par semaine. Le risque de maladie cardiaque diminue-t-il beaucoup avec l'activité physique ? Toute activité physique réduit le risque de manière significative. Si vous faites les 2 heures et demie recommandées, le risque de maladies cardiaques diminue de 14%. Si vous en faites le double, soit cinq heures par semaine, le risque est diminué de 20%. Au-delà, votre santé cardiaque continue à s'améliorer, mais faiblement. Comment augmenter son activité physique ? Telle est la grande question... En effet, il n'est pas évident de se remettre au sport quand on a pris l'habitude de la sédentarité. Voici quelques conseils : Si le sport vous rebute, rappelez-vous que toute activité physique convient. Marcher, monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur, faire vos vitres, jardiner sont des formes tout à fait acceptables d'activité physique ! Si vous êtes fatigué ou démotivé, rappelez-vous que bouger un peu est plus efficace pour se remettre en forme que ne rien faire... Sur le long terme, les gens qui sont plus actifs physiquement se sentent moins fatigués et moins déprimés. Rappelez-vous que faire du sport ou n'importe quelle autre activité physique n'est pas une obligation. Il s'agit de quelque chose qui va vous apporter du plaisir et augmenter votre bien-être. C'est vrai que ce n'est pas toujours apparent dans les premières minutes, mais c'est tout de même absolument vrai ! Enfin, écoutez-vous avant tout. Certains préfèrent faire du sport entourés, d'autres tout seuls ; certains aiment les rituels et l'équipement, d'autres ont envie de simplicité. Tant que vous bougez, votre méthode est la bonne ! Marion Garteiser, journaliste santé

2 min

Lire l’article
Mon bien-être

Reflux gastro-oesophagien : faut-il s’inquiéter quand bébé vomit ?

Un bébé qui régurgite après le repas, quoi de plus banal ? Oui, mais comment reconnaître un reflux normal d’un reflux pathologique ? Et quels sont les bons gestes pour améliorer le confort de bébé ? Reflux: un phénomène normal Les régurgitations des bébés inquiètent parfois les jeunes parents. Il faut pourtant savoir que la plupart du temps, le reflux est un phénomène tout à fait normal. En effet, lorsque nous buvons, le liquide passe d’abord dans l’œsophage, puis dans l’estomac. Le sphincter oesophagien, petite valve qui se trouve à l’intersection de l’œsophage et de l’estomac, s’ouvre donc pour laisser passer le liquide, avant de se refermer pour éviter que le liquide ne fasse "demi-tour". Chez les bébés, ce sphincter oesophagien est immature: il ne fonctionne pas de manière optimale et a tendance à ne pas se refermer correctement. De plus, l’estomac d’un nourrisson n’est pas plus grand qu’une balle de golf… cela ne laisse donc pas beaucoup de place! Ces deux phénomènes expliquent pourquoi plus de deux tiers des bébés régurgitent après le repas, ce qui est tout à fait normal. Le reflux disparaît généralement vers l’âge de 4 ou 5 mois, au moment où le sphincter oesophagien devient plus mature.  Le RGO normal: les bons gestes Aujourd’hui, les parents sont souvent très attentifs aux problèmes de reflux des bébés. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est donc mieux détecté qu’auparavant. Mais le revers de la médaille est que de nombreux problèmes sont mis, à tort, sur le compte du reflux (les coliques par exemple). En conséquence, des bébés de plus en plus jeunes se voient prescrire des médicaments contre le reflux, alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin. Ainsi, si un bébé qui régurgite grandit normalement, qu’il ne paraît pas souffrir d’inconfort et qu’il n’a aucun problème de respiration lié au reflux, il s’agit sans doute d’un reflux normal, qui ne nécessite pas de traitement. Pour le confort de votre enfant, quelques réflexes simples peuvent cependant être adoptés: Tenir bébé en position verticale et s’assurer que rien ne fait pression sur son estomac (ceinture du porte-bébé etc.) dans les 30 minutes qui suivent la prise d’un repas. Epaissir le lait avec des épaississants (amidon de riz par ex.), pour que le lait remonte moins facilement.   Reconnaître le RGO pathologique A l’inverse, un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) peut entraîner chez le bébé divers problèmes: avant tout une perte de poids ou une non prise de poids associée à un retard de croissance par diminution de l'ingestion des aliments. Ce peut être aussi un inconfort et des douleurs liés à l’acidité gastrique et à l’irritation de la paroi oesophagienne, pleurs fréquents, troubles du sommeil, troubles respiratoires (toux, étouffements…) Pour ces bébés qui régurgitent trop, si les mesures pratiques évoquées ci-dessus ne sont pas efficaces, le pédiatre pourra prescrire des médicaments. Ces médicaments ont tous leurs avantages et leurs effets secondaires éventuels. Ils doivent donc être pris en total accord avec le médecin. Par ailleurs, la maturité progressive de l’estomac et de l’œsophage, la diversification de l’alimentation ainsi que l’acquisition de la station assise puis de la marche amélioreront souvent, avec le temps, le RGO pathologique. Julie Luong, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

La sieste, signe de longévité

Une étude a démontré les bienfaits de la sieste, et pas des moindres.En effet, la sieste protège le coeur et les vaisseaux, et diminue ainsi la mortalité cardiovasculaire de 37% !Une telle démonstration devrait nous inciter à réorganiser notre emploi du temps et notre mode de vie. Sieste et mode de vie Décidément, notre mode de vie moderne n'a rien de bon pour la santé. La façon de nous alimenter et la sédentarité mènent à l'obésité, tandis que notre course à la productivité génère stress et isolement, deux facteurs favorables au développement de nombreuses pathologies, allant de la dépression aux maladies cardiovasculaires.Toutes les pistes sont donc bonnes à explorer : bio, relaxation… et pourquoi pas la réintroduction de la sieste ? Le risque cardiovasculaire diminue fortement chez les adeptes de la sieste Selon cette étude, on ne soupçonne pas la puissance de cette petite pause quotidienne sur la baisse de la mortalité cardiovasculaire. Elle a été menée en Grèce en 2007 et a porté sur 24.000 personnes adeptes de la sieste, suivies sur une période de six ans et toutes initialement exemptes de maladie cardiovasculaire, cancer ou autres pathologies.Par comparaison avec les sujets qui ne font jamais de petit somme l'après-midi, ceux qui s'adonnent quotidiennement à une petite sieste de 30 minutes voient leur risque de décéder d'une maladie cardiovasculaire réduit de 37%.Les adeptes occasionnels de la sieste y trouvent également un bénéfice, certes moindre mais non négligeable avec tout de même 12% de risque en moins. Les vertus de la sieste étant plus importantes chez les hommes, les auteurs suggèrent que la diminution du temps de travail serait davantage responsable de cet effet, plutôt que véritablement le sommeil. Toute une hygiène de vie à revoir La plus faible mortalité cardiovasculaire observée dans les pays du sud ne serait donc pas uniquement imputable à leur façon de s'alimenter, notamment avec le célèbre régime méditerranéen, mais aussi largement à leur mode de vie qui laisse place à une petite pause quotidienne en début d'après-midi…... Nous aurions tous avantage à réfléchir à la façon dont nous pourrions nous organiser pour introduire une pause sieste dans notre mode de vie : 30 minutes suffisent ! Source : e-santé Isabelle Eustache

2 min

Lire l’article
Ma santé

Le travail : un facteur de risque de cancer ?

En France, près de 2,4 millions de personnes sont quotidiennement exposées à des substances cancérigènes sur leur lieu de travail. Même si certaines professions sont plus à risque que d'autres, tout le monde est concerné par l'exposition à des substances cancérigènes. Poumon, plèvre, vessie, larynx, peau... Chaque année en France, 13 000 à 30 000 nouveaux cas de cancer auraient une origine professionnelle.Pourquoi tant d'imprécision dans cette estimation ? Parce qu'un cancer professionnel reste souvent difficile à distinguer d'un cancer qui n'est pas lié au travail. Qu'est-ce qu'un cancer professionnel ? Les cancers sont des maladies complexes qui peuvent être induites par différents facteurs : l'hérédité, des facteurs comportementaux (alimentation, alcool, tabac...), des facteurs environnementaux, et/ou des facteurs professionnels. Un cancer est dit professionnel lorsqu'il est la conséquence d'une exposition à un facteur cancérigène sur le lieu de travail. Mais d'un point de vue médical, rien ne permet de le différencier d'un cancer qui aurait une autre origine : il se manifeste et évolue de façon identique.De plus, les cancers liés au travail apparaissent souvent 10, 20, 30, voire 50 ans après l'exposition à un facteur de risque professionnel. Les patients sont souvent déjà à la retraite. Ils ne vont pas nécessairement faire le lien entre leur maladie et une activité passée. D'autant plus qu'ils n'ont pas toujours eu conscience que cette activité les avait exposés à un risque.Aujourd'hui, ce problème est en partie résolu grâce à un dispositif légal : " l'attestation d'exposition " remise à toute personne quittant une entreprise.Rempli par l'employeur et le médecin du travail, ce document mentionne les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques auxquels un salarié a été exposé.   Quelles sont les substances à risque sur le lieu de travail ? Les agents cancérogènes dont il est question sont extrêmement nombreux. Ils peuvent être de nature : chimique (métaux lourds, benzène, amiante, goudrons, huiles minérales, poussières de bois...), physique (rayonnement radioactif, UV), ou biologique (virus, toxines). Il peut s'agir de produits manipulés, de substances produites par un procédé de fabrication (fumées, gaz, poussières...). Ils peuvent pénétrer dans l'organisme par inhalation, par ingestion ou parfois par simple contact cutané.   Qui est concerné par les cancers professionnels ? Près de 2,4 millions de travailleurs français sont quotidiennement exposés à au moins un de ces agents cancérigènes. Tout le monde peut être concerné, même si les hommes le sont davantage que les femmes et les professions manuelles plus que les professions intellectuelles.Alors, le travail est-il un facteur de risque de cancer ?Selon l'Institut national de recherche et sécurité (INRS), les secteurs où le risque est le plus élevé sont : l'industrie du bois, la métallurgie, la chimie et la plasturgie, le BTP et les carrières. Présentent aussi des risques : les activités de maintenance, les activités de nettoyage, de dépannage, le travail de désinfection en milieu hospitalier, le travail dans l'agroalimentaire, le travail dans un laboratoire d'anatomopathologie, le travail dans un laboratoire de recherche. Et cette liste est loin d'être exhaustive !#E#Pour savoir si une activité professionnelle présente un risque, il faut analyser dans le détail ce à quoi elle expose. Source : e-santé   Fondation ARC

3 min

Lire l’article
Ma santé

Pour ou contre la télé dans la chambre des enfants ?

La télé, dans les années 50, on allait la regarder chez les voisins, comme au cinéma. Puis elle est entrée dans chaque foyer. Les prix ayant baissé, chaque membre de la famille peut dorénavant posséder son propre poste, souvent situé dans sa chambre. Mais pour les enfants, une télé au pied du lit ou au-dessus du bureau, est-ce une bonne idée ? Ou est-ce un poison qui entre dans son intimité ?   Chacun ses goûts, chacun sa télé ? Les disputes pour choisir entre le dessin animé, le foot ou la Nouvelle Star, grâce au « chacun sa télé », c'est fini. Chacun peut affirmer ses goûts et respecter ceux des autres. Les parents sont tranquilles... et les enfants aussi. Mais cet avantage ne doit pas faire oublier les inconvénients de ce choix. Avec chacun sa télé, fini la vie de famille ? Sachant qu'un Français regarde en moyenne la télévision 3 heures et 32 minutes par jour (en 2010 d'après Médiamétrie), regarder la télé en solo enlève du temps passé en famille. Car si l'on est relativement passif devant le poste, on discute, on râle, on critique, on rit, en un mot, on échange. Regarder la télé peut donc être un acte social en famille. Refouler les enfants dans leur chambre alors qu'on vient de passer la journée chacun de son côté, les uns au travail, les autres à l'école, semble augmenter la distance parents-enfants. Et si les échanges se réduisent à près de zéro, comment rester proches émotionnellement ? Les relations se construisent grâce aux moments partagés, c'est une évidence. La télé dans la chambre d'un enfant, c'est la porte ouverte aux excès Regarder trop tard la télévision empêche les enfants de dormir suffisamment, donc de récupérer. Or, si les parents sont devant leur film, ils attendront la fin pour aller voir si leurs rejetons dorment enfin. Et si ce n'est pas le cas, il sera déjà très tard pour leur demander d'éteindre. Ils auront perdu du temps de sommeil. Et c'est d'autant plus gênant que regarder la télévision le soir empêche de bien dormir... Et l'on dort moins bien et moins longtemps. Que vont regarder les enfants à la télé dans leur chambre ? L'excès n'est pas seulement dans la quantité, mais aussi dans la qualité. Laissés à eux-mêmes pour choisir leurs programmes, ils ne vont pas choisir Oui-Oui, mais plutôt ce qu'on leur interdit et qui a parfum de liberté. Ce qui est interdit ? Les images violentes, les films réservés aux adultes. Et ils ne pourront en parler avec leurs parents pour débriefing, puisqu'ils sont censés regarder autre chose ! Alors, le nombre d'enfants traumatisés par des images violentes est en importante augmentation d'après les psys : phobies, insomnies, cauchemars, angoisses, dépressions... Oui, c'est certain, cela peut aussi venir de la télévision ! La télé dans la chambre empêche la réussite scolaire ! Une étude canadienne a bien montré que les enfants de 8 ou 9 ans qui ont une télévision dans leur chambre ont des résultats nettement inférieurs aux autres enfants en mathématiques, lecture et langues. (1) Et le problème continue longtemps. Avec un petit écran dans la chambre, on passe plus de temps devant. Et plus on passe de temps devant la télé, plus on a de risque de sortir du circuit scolaire sans qualification, de ne pas terminer ses études supérieures... (2) La télé, c'est non ! Alors, si vous avez envie que vos enfants soient de bons élèves à l'école, qu'ils bénéficient d'études supérieures intéressantes, faites des économies, évitez de leur offrir une télévision personnelle... Notons cependant qu'un écran bien utilisé a un effet positif. Les enfants qui réussissent le mieux à l'école sont ceux qui disposent d'un ordinateur familial. Pas d'un ordinateur dans leur chambre ! Sinon, les mêmes problèmes se posent... Dr Catherine Solano

4 min

Lire l’article
Ma santé

Les bébés qui dorment mal mangent mal…

Pour les mamans, un bébé qui dort bien et mange bien est en général un but à atteindre… mais les choses sont rarement aussi simples. En plus une étude vient de montrer que les enfants qui ne dorment pas bien sont aussi, souvent ceux qui sont difficiles à nourrir. Dormir mal, manger mal, des soucis fréquents chez les bébés Si les deux problèmes sont très fréquents chez les bébés, avec 10 à 30% des bébés affectés par l'insomnie (difficulté pour s'endormir, pour rester endormi, réveil prématuré, etc.), et 25% qui souffrent de problèmes d'alimentation (refus de certains aliments, colères au moment des repas, inquiétude des parents par rapport à la croissance ou à l'alimentation, etc.), les liens entre les deux n'ont jamais été explorés. Les scientifiques ont donc recruté des enfants âgés de six mois à trois ans suivis dans un centre spécialisé pour leur insomnie ou pour leurs troubles alimentaires, et ont interrogé leurs parents. Ensuite, les réponses ont été comparées à celles de parents d'enfants bien portants, ou en tout cas qui n'étaient pas suivis pour des troubles du sommeil ou de l'alimentation. Insomnies et troubles alimentaires sont liés chez les bébés Les résultats sont éloquents. Chez les enfants insomniaques, 26% souffraient également de difficultés par rapport à l'alimentation, contre 9% parmi le groupe contrôle (enfants bien portants). Quant aux enfants suivis pour des difficultés alimentaires, ils étaient 37% à avoir des difficultés par rapport au sommeil, contre 16% chez des enfants qui s'alimentaient normalement. Pourquoi l'insomnie et les difficultés d'alimentation sont-elles liées chez les bébés ? Les chercheurs qui ont effectué cette étude soulèvent plusieurs explications possibles. Une cause médicale ou organique commune aux deux problèmes est envisageable, mais pas très crédible. Il est plus probable que les deux troubles interagissent : les parents fatigués par une nuit sans sommeil ont peut-être plus de mal à interagir avec leur enfant au moment des repas. A l'inverse, des bébés qui n'ont pas mangé ou presque pas pendant la journée, sont peut-être réveillés par la faim ou la soif. Cependant, dans l'opinion des chercheurs, la cause la plus probable est comportementale. C'est dans la relation entre les parents et les bébés que se trouve la raison du sommeil insuffisant et de l'alimentation difficile à gérer des bébés. Cette hypothèse est renforcée par le fait que des études passées ont montré qu'une intervention comportementale permet souvent de régler les problèmes… Marion Garteiser, journaliste santé

2 min

Lire l’article
Ma santé

Surveillez votre taux de cholestérol dès 35 ans !

Pensez à l'avenir, n'attendez pas pour vous soucier de votre cholestérol. En effet, toutes les années avant 55 ans avec un taux supérieur à la normale se cumulent pour augmenter franchement votre risque de maladie cardiovasculaire à 70 ans.Alors pensez à faire doser votre cholestérol et à adopter les bons comportements avant qu'il ne soit trop tard... Cholestérol et maladie cardiovasculaire : agir en amont À peine doublée par le cancer, les maladies cardiovasculaires représentent aujourd'hui dans notre pays la deuxième cause de mortalité. En plus de traitements performants, nous disposons de précieuses données nous permettant d'élaborer des consignes de prévention. Celles-ci sont basées sur les facteurs de risque. Autrement dit, d'une part on connaît les personnes les plus à risque de développer une maladie cardiovasculaire et d'autre part certains facteurs sont modifiables. C'est ainsi que les personnes diabétiques, obèses, hypertendues ou hypercholestérolémiques (avec un taux excessif de cholestérol) risquent plus que les autres d'être atteintes d'une maladie cardiovasculaire. Mais on peut diminuer leur risque en contrôlant un diabète, en réduisant un surpoids, une tension artérielle ou un taux de cholestérol... L'âge constitue aussi un facteur de risque Les personnes faisant un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple ont généralement plus de 65 ans (attention toutefois, ce n'est pas toujours le cas et les jeunes qui font un infarctus sont mêmes de plus en plus nombreux). Outre le vieillissement de l'organisme, c'est aussi le résultat de plusieurs années de surpoids, de diabète, d'hypertension et d'excès de cholestérol  qui entraînent progressivement l'apparition de complications au niveau de notre système vasculaire. Cela vient d'être démontré très précisément pour le cholestérol...   Se méfier du petit excès de cholestérol entre 35 et 55 ans Cette étude a exploré les conséquences d'une légère élévation du taux de cholestérol chez des sujets relativement jeunes.Quelque 1.500 volontaires de 55 ans ont été recrutés et répartis en trois groupes, selon leur niveau de cholestérol : taux normal, taux légèrement supérieur à 1,6 g/l depuis dix ans et taux nettement élevé depuis plus d'une dizaine d'années.On constate ainsi que les sujets ayant un taux de cholestérol légèrement plus élevé que la normale présentent un risque cardiovasculaire deux fois plus élevé que les sujets au cholestérol normal. Quant à ceux dont le cholestérol est franchement trop élevé depuis plus de dix ans, leur risque est multiplié par 4.Autrement dit, l'excès de cholestérol dans la jeunesse fait le lit des maladies cardiovasculaires à 70 ans. Plus le taux de cholestérol est élevé et pendant longtemps, plus le risque ultérieur sera augmenté. Et même un taux seulement légèrement supérieur à la normale finit par être néfaste à notre coeur et à nos artères. Après un petit calcul, les chercheurs en concluent que chaque décennie en excès de cholestérol avant 55 ans augmente le risque de souffrir à 70 ans d'une maladie cardiaque de 39 % !Il ne faut donc pas attendre d'être « vieux » pour s'intéresser à son taux de cholestérol. Si le premier dosage doit avoir lieu entre l'adolescence et le début de la vie adulte (entre 18 et 30 ans afin de dépister une hypercholestérolémie familiale), il convient ensuite de le surveiller très régulièrement, dès l'âge de 35 ans, même si l'on n'est ni fumeur, ni diabétique, ni hypertendu. La prévention des maladies cardiovasculaires doit débuter bien avant d'être senior... J'ai trop de cholestérol et alors ? L'excès de cholestérol est un trouble dit « silencieux » c'est-à-dire qu'il n'entraîne aucun symptôme. Pourtant, au fil des ans puis des décennies, le risque de maladie cardiovasculaire global augmente car les artères se durcissent, s'épaississent en raison des dépôts de cholestérol (plaques d'athérome) et se rétrécissent. Le coeur peine à activer la circulation sanguine et si un caillot sanguin se détache et obstrue une artère, c'est l'infarctus ou l'accident vasculaire cérébral (AVC).En cas d'excès de cholestérol, il faut donc réagir sans délai, quel que soit l'âge. La prise en charge de première intention repose sur une réorganisation du mode de vie : alimentation anti-cholestérol et pratique régulière d'une activité physique. Bien instaurées, ces mesures sont généralement très efficaces et peuvent permettre de se passer de traitement médicamenteux. Source : e-santé Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Coliques du nourrisson : le cauchemar des parents

Les coliques du nourrisson, ce sont les crises de hurlements, apparemment motivés par… rien du tout, qui touchent parfois les nourrissons (avant trois mois). Quelles sont les solutions ? Les coliques du nourrisson, c'est quoi ? Si le terme colique évoque des troubles intestinaux (diarrhées), chez le nourrisson le mot désigne plutôt un trouble psychosomatique. Les coliques sont définies comme faisant pleurer le bébé plus de trois heures par jour et plus de trois jours par semaine. Sale temps pour les mamans et les papas ! La situation est assez reconnaissable : le bébé crie fort et grimace, se tortille, plie les jambes. Son visage est rouge, son ventre est gonflé, et cela peut parfois durer très, très longtemps. Le premier réflexe, bien entendu, consiste à emmener bébé chez le médecin pour éliminer une éventuelle cause intestinale, ou un problème dans l'alimentation. Mais bien souvent, le médecin ne pourra que répondre qu'il n'y a rien à redire à la digestion du loulou… Des solutions alternatives contre les coliques du nourrisson Du coup, bien souvent, les patients se tournent vers des compléments alimentaires. Et là, on a l'embarras du choix : probiotiques, solutions sucrées, tisanes de fenouil... Autres solutions : les massages et l'ostéopathie. Les remèdes alternatifs sont légion quand la médecine n'a pas trouvé la réponse au problème. Une équipe de chercheurs américains s'est penchée sur les études existantes pour vérifier l'efficacité de ces différentes stratégies contre les coliques du nourrisson... Mais malheureusement, aucune n'a fait ses preuves. Seuls deux produits – les tisanes de fenouil et la solution sucrée – semblent agir, mais les études qui l'ont montré ne sont pas sans défauts, donc on ne peut pas les considérer comme des preuves convaincantes. Mais alors, que faire contre les coliques du nourrisson ? Même si la médecine et les remèdes alternatifs sont décevants, vous n'êtes pas dépourvus de solutions contre les coliques du nourrisson. Selon Marcel Rufo, psychanalyste, les coliques sont psychosomatiques et la clé du problème est souvent dans la relation entre parents et enfants. Cela ne signifie pas qu'il faut courir sur un divan avec son bébé ! Simplement, vous pouvez trouver dans le lien des moyens de calmer bébé : Un massage léger des mains, des pieds etc. Tenir le bébé sur le ventre dans ses bras (l'avant-bras étant glissé sous le ventre de bébé) Tenir le bébé sur ses genoux, dos à soi Croiser les bras du bébé sur sa poitrine Et surtout, ne pas perdre confiance : les coliques finissent toujours par s'arrêter, et elles disparaissent à l'âge de trois mois. Marion Garteiser,journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Un bébé, mais pas de couches ? C'est possible…

Ces dernières années ont vu arriver, avec par exemple l'allaitement à la demande ou le peau-à-peau, un mouvement important de retour à une maternité très naturelle, très proche de l'enfant et très à l'écoute de ses besoins. Ce même mouvement "maternant" va jusqu'à proposer de laisser tomber les couches. Un bébé sans couches, c'est possible ? Bien sûr... D'ailleurs des millions de nouveaux-nés qui voient le jour dans des pays du tiers-monde ne voient jamais la couleur d'une couche ! Comment font les mamans ? Elles écoutent tout simplement les signaux de leur enfant. En effet, celui-ci annonce en règle générale son besoin de faire pipi ou caca, dès le début, par des signaux subtils comme des mouvements des jambes, des grimaces, des grognements ou autres. Pour se passer de couches, il suffit donc aux parents de repérer le moment où l'enfant a envie de vider sa vessie ou son rectum et de le mettre à ce moment-là au-dessus du pot ou des toilettes. Parallèlement, les parents proposeront à l'enfant d'aller sur le pot à certains "moments-clé": ceux où il serait utile que l'enfant fasse pipi (avant un trajet en voiture par exemple) ou celui où il est hautement probable qu'il ait envie de faire (après un repas ou une sieste). Au fur et à mesure que l'enfant grandit, la compréhension mutuelle s'améliore en même temps que l'autonomie ; et le moment où l'enfant peut prendre en charge ses besoins vient tout naturellement.  Est-il facile de se passer de couches ? Avant tout, renoncer aux couches exige un vrai changement de mentalité. D'abord, il faut une attention de tous les instants pour repérer le moment où bébé aura envie de faire pipi (l'intervalle entre deux pipis, chez un nouveau-né, n'est parfois que de quelques minutes…) ; ensuite, il faut renverser nos idées préconçues. Alors que l'apprentissage de la propreté avec couches repose sur la capacité de l'enfant à se retenir de faire pipi, l'apprentissage sans couches consiste plutôt à lui apprendre à faire pipi sur commande. Enfin, et c'est peut-être le plus original, il faut dédramatiser le rapport aux accidents de pipi et de caca… en effet, sans couches il est certain qu'il y en aura de temps en temps, il faut donc accepter l'idée dès le début.Il faut aussi faire des modifications concrètes au lieu de vie : Renoncer aux tapis et moquettes précieux pour privilégier des surfaces hygiéniques et faciles à nettoyer Avoir un pot ou autre récipient dans chaque pièce Adapter les vêtements des bébés pour qu'ils soient faciles à ouvrir en cas de besoin   Quel est l'intérêt de renoncer aux couches ? Les avantages à renoncer aux couches sont bien là : coût évidemment diminué, meilleure hygiène pour le bébé, plus aucun risque d'érythème fessier, etc. En outre, l'impact environnemental des couches n'est plus à présenter. En revanche, la perte de liberté pour les parents est considérable, puisqu'il est nécessaire de rester en contact permanent avec le bébé pendant de longs mois. La technique n'est donc incontestablement pas pour tout le monde…      Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Mon enfant s'est fait piquer par un insecte !

Particulièrement au printemps, les piqûres d'insectes sont fréquentes : abeilles, guêpes, frelons, taons, moustiques...… Sachez réagir et adopter les bons gestes en cas de piqûres d'insectes ! Que faire en cas de piqûre d'insectes (guêpe, abeille, moustiques...) ? Pas de panique, si les piqûres d'insectes ne sont pas très nombreuses et que l'état de votre enfant ne pose pas de problème, ce n'est pas grave, prenez le temps d'adopter les bons réflexes. Dans le cas contraire, reportez-vous au paragraphe suivant : « gestes d'urgence ». 1. Restez calme et rassurez votre enfant. 2. Il est normal qu'une petite boursouflure apparaisse à l'endroit de la piqûre et que la peau soit rougeâtre. 3. Vérifiez qu'il ne présente pas de nombreuses piqûres. 4. Assurez-vous que le dard de l'insecte n'est pas resté fiché dans la peau (particulièrement en cas de piqûres d'abeille). Si c'est le cas ôtez-le délicatement à l'aide d'une pince à épiler. 5. Désinfectez la piqûre. 6. S'il s'agit d'une piqûre de méduse, rincez avec de l'eau de mer et surtout ne frottez pas la peau. 7. Appliquez sur la zone piquée une compresse froide ou de la glace dans un linge ou un gant de toilette. 8. Imbibez la compresse de vinaigre s'il s'agit de piqûres de moustiques, pour aider à faire dégonfler la zone piquée. 9. Si votre enfant se plaint de douleurs, donnez-lui du paracétamol. Gestes d'urgence en cas de piqûres d'insectes En revanche, si l'état de votre enfant vous semble grave (multiples piqûres, malaise, perte de connaissance…), contactez immédiatement le Samu en composant le 15 ou les Pompiers au 18. En attendant les secours, mettez votre enfant en position latérale de sécurité, tête légèrement en arrière, les voies respiratoires bien dégagées. Il faut savoir que les piqûres de certains insectes peuvent provoquer un choc anaphylactique, réaction allergique potentiellement mortelle se caractérisant par : une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements et une éruption cutanée. La prévention des piqûres d'insectes On oublie souvent qu'il est possible de prévenir les piqûres : En portant des vêtements couvrants : manches longues, pantalon…... En privilégiant les vêtements de couleur claire. En ne laissant pas traîner d'aliments sucrés (bonbons, gâteaux, fruits…). Et contre les moustiques : en évitant d'être en extérieur en fin de journée et en éliminant les eaux stagnantes (seaux, poubelles, arrosoirs…). On peut enfin utiliser des répulsifs lorsque le risque est important ou l'enfant fragile. Isabelle Eustache

2 min

Lire l’article
Ma santé

Les premières vacances de bébé

C’est décidé, vous avez besoin de vacances et vous emmenez bébé avec vous. Pour que votre voyage se déroule au mieux, quelques précautions s’imposent. Suivez le guide… Bébé voyage : nos conseils selon le mode de transport En voiture, pas question qu’il reste des heures en position assise ! Bébé doit être installé dans un siège auto inclinable. Veillez à ce qu’il n’ait pas trop chaud, quitte à le dévêtir et le rhabiller régulièrement (prévoyez différentes couches de vêtements faciles à enfiler) et à lui éviter les courants d’air. Donnez-lui souvent à boire (lait ou eau). Faites régulièrement des pauses et sortez bébé de la voiture pour qu’il prenne l’air. En train, si vous prenez bébé sur vos genoux, vous n’aurez pas à payer une place supplémentaire pour installer la nacelle. De plus, il appréciera la proximité. Prévoyez tout le nécessaire : nourriture, eau, change, jouets, doudou… En avion, le piège est l’atmosphère pressurée. Vous devrez donner souvent à boire à votre bébé. Si vous allaitez, vous aussi, buvez beaucoup. Par ailleurs, pour lui éviter les douleurs dans les oreilles, faites-le boire au décollage et à l’atterrissage, et donnez-lui quelque chose à sucer, pour l’inciter à déglutir. Attention, on peut avoir froid en avion, prévoyez un lainage pour tout le monde ! À savoir : il n’y a pas d’âge pour faire voyager un bébé en avion. Bébé voyage : nos conseils selon votre destination À la mer : Ne laissez jamais votre bébé au soleil ! Évitez de rester longtemps sur la plage car même sous un parasol ou sous la capote de landau, bébé reçoit les rayons indirects du soleil, ceux qui sont réfléchis par le sable et l’eau. De toute façon, protégez-le en l’équipant d’un chapeau ou casquette, d’une paire de lunettes pour bébé (attention, pas de lunettes gadgets dont les verres ne filtrent pas les UV !) et de vêtements idéalement longs. Enfin, appliquez une crème solaire d’indice protecteur très élevé sur tout ce qui dépasse. À la montagne : Privilégiez une altitude ne dépassant pas 1500 m, au-delà bébé risque de mal dormir. Les variations de températures peuvent être importantes, d’un jour à un autre, ou entre la journée et le soir : veillez toujours à ce qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid, car les bébés ne savent pas encore réguler leur température corporelle. Et privilégiez le porte-bébé pour les promenades. À la campagne : Attention au soleil et aux différences de températures. Et surtout, méfiez-vous des moustiques. Équipez le landau et le couffin d’une moustiquaire. Si bébé est installé dans l’herbe sur une couverture, chassez les insectes et attention aux vipères ! À l’étranger : Attention, si autrefois vous pouviez inscrire votre enfant sur votre passeport, ce n’est plus possible aujourd’hui. Il doit avoir son propre passeport. Il faut donc vous y prendre à l’avance ! Si par exemple la mère voyage seule avec son enfant, sachez que certains pays imposent de présenter une autorisation écrite du père, une attestation certifiant votre autorité parentale ou tutelle sur l’enfant. Et si l’enfant n’est accompagné d’aucun de ses parents, il lui faudra une autorisation de sortie du territoire. Toutes ces démarches prennent du temps. Renseignez-vous bien en amont (compagnie aérienne, agence de voyage, ambassade…) ! Avant un départ pour l’étranger, consultez votre pédiatre ou médecin lequel vous conseillera en matière de vaccination selon l’âge de bébé, et vous renseignera sur les risques relatifs à l’hygiène et à l’alimentation. Encore une fois, attention à la chaleur, au soleil et aux piqûres de moustiques ! Soyez prévoyant en emmenant tout ce dont vous risquez d’avoir besoin, car il se peut que sur place certains produits soient introuvables. Les précautions particulières Attention au coup de chaleur : pas question de laisser longtemps un bébé dans un endroit très chaud, confiné, ni au soleil. Un bébé qui a trop chaud se déshydrate très rapidement. Donnez-lui très souvent à boire. Sa trousse de secours Antiseptique, pansement, paracétamol, thermomètre, insecticide, moustiquaire, pince à épiler pour ôter une écharde, etc. À adapter selon le lieu du séjour. Un dernier conseil pratique : autant que possible, veillez à conserver le rythme de bébé : heure des repas, possibilité de dormir, fréquence des changes, etc. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Bébés et enfants : comment choisir la bonne paire de lunettes ?

Les lunettes pour bébés ou enfants doivent être bien adaptées à leur morphologie. Par ailleurs, plus elles lui plairont, plus il les portera volontiers. Mais vous devez en même temps respecter certains critères de choix : solidité, sécurité, légèreté et esthétisme. Les lunettes des bébés et des jeunes enfants sont très différentes de celles des adultes car la morphologie du visage n'est pas identique. En effet, les petits ont une racine du nez plate, un plus petit écart entre les pupilles, des oreilles légèrement placées au-dessus des yeux, un crâne parfois très large et une croissance crânienne constante. Une bonne paire de lunettes doit répondre à ces quatre critères : Solidité : les lunettes doivent résister aux chahuts de nos petits et à leur manipulation encore maladroite. Dans ce dernier cas, privilégiez les charnières flexibles. Sécurité : absorbés par leurs jeux, ils oublient souvent qu'ils portent des lunettes. Celles-ci doivent donc résister aux turbulences et autres lancés maladroits de ballons, sans jamais blesser l'enfant. Légèreté/confort : elles doivent être bien adaptées à la morphologie de l'enfant. Choisissez des embouts et des plaquettes antidérapantes et hypoallergéniques afin qu'elles tiennent bien sur son nez et ne l'irritent pas. Esthétisme : porter des lunettes pour enfant n'est jamais facile car elles le distinguent de ses camarades. C'est pourquoi, il est essentiel de les choisir avec lui. Plus la monture et la couleur lui plairont, plus il les portera volontiers. Pour éviter les rejets, le rôle des parents est ici très important. Valorisez l'image des porteurs de lunettes (chanteurs, sportifs, héros de BD, de dessin animé, etc.). Pourquoi ne pas lui offrir un livre dont le personnage principal porte des lunettes, afin de lui démontrer qu'elles n'enlèvent rien au charme (en ce moment, c'est Harry Potter). N'hésitez pas à lui dire qu'elles lui vont bien. Prouvez-le en exposant une photo de lui portant ses lunettes. Dans tous les cas positivez ! Le choix des verres doit respecter des exigences de légèreté et de sécurité. Préférez un verre mince, léger, résistant aux rayures et antichoc. Privilégiez également la protection anti-UV car avant l'âge de 5 ans, les yeux des enfants sont bien plus perméables à la lumière que ceux des adultes. Il existe aujourd'hui des verres blancs organiques qui protègent efficacement contre les UV. Quelle prise en charge ? La sécurité sociale prend en charge 65% du tarif conventionné, le reste étant souvent remboursé par votre Mutuelle. Avant 6 ans, un enfant peut bénéficier sur prescription médicale de plusieurs paires de lunettes. Mais entre 6 et 18 ans, les enfants ont droit à une paire par an. Et bien sûr, si votre enfant n'est pas à l'aise avec ses nouvelles lunettes au bout d'une semaine, retournez voir l'opticien, parfois un simple réglage peut arranger bien des choses. Isabelle Eustache

2 min

Lire l’article
Ma santé

Obésité : ces maladies associées auxquelles on ne pense pas

L'obésité n'est pas qu'un tour de taille ou une considération esthétique. Etre obèse est une maladie en soi, source de bien des maux. Si l'on connait le diabète, l'hypertension artérielle ou l'arthrose, on ignore souvent la réalité du risque de cancer lié à l'obésité mais aussi de syndrome des apnées du sommeil ou de lithiase biliaire.Revue de détail avec le Pr Jean-Michel Oppert, chef de service de Nutrition à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). De l'obésité aux maladies des tissus adipeux L'obésité est un excès de masse grasse corporelle qui entraîne des conséquences néfastes sur la santé, selon l'Organisation Mondiale de la Santé. L'indicateur pour approcher cet excès de masse grasse est l'indice de masse corporelle (IMC), supérieur à 30 kg/m². Il n'est cependant pas parfait car les maladies associées et engendrées par cet excès pondéral ne dépendent pas uniquement de la quantité de la masse grasse mais aussi de sa répartition, de la composition corporelle (rapport masse grasse/masse maigre), de l'âge et de l'ethnie. C'est pourquoi, il serait plus juste de parler de "maladies des tissus adipeux" plutôt que d'obésité.L'obésité abdominale est la plus problématique vis-à-vis du risque pour la santé car elle prédispose notamment au diabète et aux complications cardiovasculaires. En revanche, lorsque le tissu adipeux est réparti de façon globale ou concentré sur la partie inférieure du corps, il expose plutôt à des complications mécaniques (arthrose des genoux, insuffisance veineuse etc.). Obésité : la liste des maux Le diabète de type 2 80% des diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèse. Et parmi les personnes obèses, environ 30 à 40 % sont diabétiques de type 2. Tous les personnes obèses ne deviennent pas diabétiques. Des antécédents familiaux de diabète et une durée d'obésité longue accroissent le risque de diabète chez des personnes obèses.Les premiers des traitements sont l'activité physique et les adaptations alimentaires. Néanmoins, cela devient très vite insuffisant. La palette des médicaments ne cesse de s'élargir et certaines molécules récentes ont l'avantage de faire perdre quelques kilos, (analogues du GLP1, par exemple) en même temps qu'elles améliorent l'équilibre glycémique. Ce médicament n'est cependant pas autorisé en Europe pour traiter uniquement l'obésité. L'hypertension artérielle 40% des personnes obèses ont une hypertension artérielle. L'obésité abdominale favorise ce risque. Normaliser la tension est le seul moyen de protéger nos artères du vieillissement et de ses complications cardiovasculaires. La perte pondérale permet une amélioration de l'hypertension artérielle, mais elle peut être insuffisante. Globalement, la perte de poids, la limitation de la quantité des aliments riches en sel caché et l'augmentation de l'activité physique régulière ont une certaine efficacité. Néanmoins, celle-ci est plus faible que les médicaments antihypertenseurs. L'excès de cholestérol et de triglycérides Le syndrome métabolique est un ensemble de signes avant-coureurs de risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. L'obésité abdominale est l'une de ses composantes, avec l'élévation de la pression artérielle et de la glycémie. Une autre est la perturbation des lipides, caractérisée par une augmentation des triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le « bon cholestérol »). L'obésité abdominale contribue à une résistance des tissus à l'action de l'insuline, d'où une glycémie (taux de sucre dans le sang) qui s'élève et qui conduit au diabète, une hypertension artérielle mais aussi des anomalies lipidiques. Les maladies cardiovasculaires L'obésité prédispose à des anomalies du muscle cardiaque comme la très fréquente hypertrophie du ventricule gauche. En réponse à l'augmentation du débit sanguin cardiaque, le coeur va s'hypertrophier. Si des anomalies respiratoires s'ajoutent, la personne obèse peut développer une insuffisance cardiaque globale.Par ailleurs, le risque de syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde et menaces d'infarctus appelées "angor instable") est augmenté dans la population obèse, dû en grande partie à l'augmentation du nombre des facteurs de risque (plus souvent le diabète, l'hypertension et les dyslipidémies).L'obésité fait aussi partie des facteurs de risque de mort subite. Le taux annuel de mort subite est 40 fois plus élevé chez les personnes obèses (célèbre étude de Framingham), comparé aux non-obèses.Le risque d'accident vasculaire cérébral est lui aussi augmenté, bien que les données ne soient pas toutes concordantes.Enfin, l'obésité augmente le risque de problèmes veineux au niveau des membres inférieures avec un risque accru de phlébites, d'embolies pulmonaires et plus globalement de lymphoedème (accumulation de la lymphe dans les tissus conjonctifs, qui donnent aux jambes un aspect gonflé). Le syndrome des apnées obstructives du sommeil Jusqu'à 40 % des personnes obèses présentent un syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS), se manifestant par une fatigue, une somnolence ou des troubles de la concentration. Et parmi ceux qui en souffrent, 30% sont obèses. Les apnées du sommeil sont surtout une cause importante d'hypertension artérielle. A un stade sévère, le risque d'accident cardiovasculaire est au moins triplé.Par ailleurs, une autre complication respiratoire de l'obésité est l'essoufflement (dyspnée). Les troubles de la ventilation sont très fréquents en cas de surpoids ou d'obésité.Quant à l'asthme, il est souvent associé à l'obésité, sans qu'il soit possible d'affirmer qu'il est une complication de celle-ci. Les deux ont une forte composante inflammatoire à bas bruit, chronique. Les atteintes articulaires L'arthrose du genou, appelée aussi gonarthrose (usure du cartilage des articulations) est mécaniquement liée au stress mécanique dû à l'excès de poids. La perte de poids permet de réduire les contraintes articulaires mais n'est pas toujours suffisante pour soulager les symptômes.Les autres atteintes articulaires (arthrose des hanches, des mains, des doigts, inflammation des disques vertébraux etc.) sont pour leur part aggravées par l'excès pondéral qui agit via l'accumulation dans le tissu gras de substances (cytokines) qui se nichent dans des articulations, agissant à la fois au niveau systémique (général) et local.Perdre du poids est aussi bénéfique sur la douleur et permet même de retarder la chirurgie (perdre 5 kg réduit le recours à une intervention de 25 %). Les cancers Certains cancers hormono-dépendants ou liés au système digestif sont plus fréquents chez les personnes obèses comme ceux de la prostate, des voies biliaires, des reins, de l'endomètre, du sein après la ménopause, de l'oesophage et le cancer colorectal. Selon l'OMS, l'obésité compterait pour un tiers dans l'apparition de ces cancers. Le fait que le taux sanguin d'insuline (un facteur de croissance) soit accru chez les obèses (hyper-insulinémie) pourrait favoriser la croissance cancéreuse. L'apport calorique pourrait intervenir (cancer du côlon), ainsi que l'excès d'estrogènes chez les femmes obèses dans le cancer du sein. La stéatose hépatique La surcharge du foie en gras (stéatose) est fréquente dans l'obésité. Ce peut être une stéatose pure (« foie gras ») sans inflammation ni trop de risque d'évolution, ou bien d'emblée un stade plus avancé appelé stéatohépatite non alcoolique (NASH). Cette dernière peut aller jusqu'à la cirrhose voire le cancer (carcinome hépatocellulaire). C'est aussi, à elle toute seule, un facteur de risque cardiovasculaire, d'hypertension et de diabète. Il suffit de perdre un peu de poids pour obtenir une forte diminution de la graisse hépatique mais aussi de la résistance à l'insuline, premier pas dans la maladie diabétique. La lithiase biliaire La formation de calculs biliaires est fréquente chez les personnes obèses, avec une augmentation transitoire lors de l'amaigrissement surtout lorsque la perte de poids est très rapide (suites de chirurgie de l'obésité ou bariatrique par exemple).« Chez les personnes dont le poids dépasse de 20 % le poids idéal théorique, la prévalence de la lithiase est multipliée par deux, explique le Dr Didier Mennecier, Hépato-gastroentérologue et addictologue (Paris). Cela est dû à une augmentation de la synthèse et de la sécrétion biliaire du cholestérol. De plus, un régime hypercalorique favorise la formation des calculs. Il en est de même des régimes riches en acides gras polyinsaturés ». L'hyper-uricémie La forte concentration d'acide urique dans le sang est plus fréquente en cas d'obésité mais la raison en est encore mal connue. Elle peut entraîner des crises de goutte (accumulation de cristaux d'acide urique au niveau des articulations) ou des calculs rénaux. La perte de poids a un effet bénéfique. Le reflux gastro-oesophagien L'obésité abdominale et l'embonpoint (à l'origine d'une augmentation de la pression abdominale), ainsi qu'une forte consommation de lipides jouent un rôle prépondérant le reflux gastro-oesophagien (douleurs derrière le sternum et surtout un reflux d'acide de l'estomac vers la bouche). Les cycles menstruels perturbés L'absence de règles ou des irrégularités du cycle menstruel sont fréquentes chez la femme obèse. Des troubles hormonaux (excès d'androgènes) sont souvent associés, à l'origine d'une raréfaction des ovulations et une baisse de fertilité. Celle-ci peut aussi être due à un syndrome des ovaires polykistiques, plus souvent retrouvé chez les femmes obèses. Ce trouble hormonal provoque une augmentation inhabituelle de la production d'androgènes dans les ovaires, perturbant la production d'ovules. Au lieu d'être libérés au moment de l'ovulation, les ovules se transforment en kystes. L'incontinence urinaire L'obésité est bel et bien un facteur de risque de prolapsus génitaux ("descente d'organes") mais aussi souvent d'incontinence urinaire (risque multiplié par 1,5 à 2,5). Il semble que tous les types d'incontinence (à l'effort et par impériosité) soient touchés. De plus, l'obésité accroit la sévérité d'une incontinence urinaire. La pression abdominale due au surpoids serait principalement en cause et la perte de poids améliore très nettement les symptômes. L'hypertension intracrânienne Plus fréquente chez les femmes obèses (jusqu'à 20 fois plus qu'en population générale) souvent jeunes vers la trentaine, elle se manifeste par des maux de tête tenaces, des vomissements et des troubles visuels. C'est une urgence médicale car il y a un risque d'atteinte de la vision. Les troubles psychiques, de l'image de soi et sociaux Dépression, syndrome anxio-dépressif, baisse de l'estime de soi... ces troubles sont plus fréquents chez les personnes obèses, mais difficile de déterminer quelle est la cause et la conséquence. L'aspect socio-économique dans l'obésité est majeur. L'obésité est cinq fois plus fréquente parmi les revenus les plus faibles comparé aux plus élevés. En plus d'être inégalitaire, l'obésité est source d'inégalités annexes: difficultés sociales et relationnelles du fait de la stigmatisation des personnes obèses dans notre société et de la culture de la minceur, difficulté d'accès à l'emploi à diplôme égal, niveaux de salaires plus bas, taux de chômage plus important... Il y a environ 15% de personnes obèses en France** (1,2% d'obésité massive/sévère). Un chiffre qui a doublé en 15 ans (quadruplé pour l'obésité massive), avec une tendance à la stabilisation dans les classes socio-économiques les plus élevées mais à l'augmentation dans les catégories de revenus les plus faibles. Source : e-santé   Hélène Joubert, journaliste scientifique

3 min

Lire l’article
Ma santé

Fracture d'ostéoporose : cinq différences hommes/femmes

L'ostéoporose et le risque de faire une fracture ostéoporotique ne sont pas l'apanage de la femme et ne sont pas forcément liés à la ménopause. L'homme en souffre aussi, moins souvent mais avec des conséquences plus sévères. Homme ou femme, la même maladie ?Ostéoporose, les hommes plus souvent épargnésAvec des os plus volumineux et donc plus résistants à la fracture, les hommes ont une masse osseuse qui dépasse celle des femmes. L'ostéoporose - cet os devenu mince, poreux et très fragile - ne les épargne pas pour autant. Les hommes voient leur capital osseux diminuer dès 50 ans, sous le coup de la baisse de la production des hormones sexuelles (estrogènes, testostérone) et d'autres facteurs. Longtemps considérée comme une maladie féminine, l'ostéoporose et son risque de fracture touchent néanmoins 15% des hommes après l'âge de 50 ans.Alors que l'immense majorité des fractures dues à l'ostéoporose chez la femme surviennent après la ménopause (du fait de la carence en oestrogènes), chez l'homme, elles sont surtout fréquentes entre 15 et 30 ans (fractures traumatiques liées aux accidents de la voie publique, du travail et du sport, accidents plus fréquents que chez la femme jeune) puis après 60 ans, où leur nombre (vertèbres, extrémité supérieure du fémur et de l'humérus, tibia, bassin) s'envole. Dans ce dernier cas, peu importe le sexe, la fracture ostéoporotique de la personne âgée est spontanée ou due à un traumatisme minime. Pr Bernard Cortet, responsable de l'unité osseuse du service de rhumatologie au CHU de Lille et président du GRIO (groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) : « L'ostéoporose est surtout associée au sexe féminin et en effet, environ 40% des femmes seront un jour ou l'autre concernées par la survenue d'une fracture ostéoporotique. Chez l'homme, c'est entre deux et trois fois moins fréquent, mais ça n'est pas pour autant négligeable. Environ 15% des hommes de plus de 50 ans vont faire une fracture au cours de leur vie, mais les fractures vertébrales (le tassement de vertèbres) sont très fréquentes chez les hommes âgés ».Ostéoporose, les hommes plus durement touchésChez l'homme, lorsque l'ostéoporose frappe, c'est souvent plus fort. Les conséquences sont généralement plus graves en cas de fracture sévère car celle-ci survient surtout sur un terrain "fragile" c'est à dire plus souvent en présence de facteurs de risques (tabagisme, intoxication éthylique etc.) et de nombreuses maladies associées. Par exemple, l'alcool (consommé de manière prolongée à raison d'au moins 3 verres/jour) détruit le tissu osseux.Pr Cortet : « On a tendance à l'oublier : l'ostéoporose peut être une maladie fatale. La mortalité à 5 ans après une fracture liée à l'ostéoporose atteint 51% chez les hommes contre 39% chez les femmes de plus de 60 ans (1). Certaines fractures ostéoporotiques dites sévères (vertèbre, hanche, bassin, humérus) augmentent le risque de décès. Mais cette surmortalité est plus importante au sein de la population masculine. Au-delà de 80 ans, les fractures chez l'homme sont trois fois moins fréquentes que chez la femme mais elles s'accompagnent d'une surmortalité deux à trois fois plus importante. »L'ostéoporose "secondaire", typiquement masculineDans plus d'un cas sur deux, l'ostéoporose chez l'homme est consécutive à une maladie ou à la prise d'un traitement. Chez la femme, la ménopause responsable d'une carence profonde et brutale en estrogènes est loin devant les autres causes qui sont beaucoup plus rares. C'est pourquoi, encore plus que chez la femme, chez un homme et particulièrement chez un homme jeune, il faut rechercher des causes secondaires c'est-à-dire des maladies (maladies de la glande thyroïde et plus généralement des glandes endocrines, maladies respiratoires, du foie et du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, bronchites chroniques etc.) ou des traitements (cortisone en traitement de plus de 3 mois à une dose >7,5mg/jour d'équivalent-prednisone) ayant pu détruire de façon insidieuse le tissu osseux.Un dosage de la testostérone chez l'homme de moins de 50 ans et la recherche d'une surcharge en fer (signe de la maladie hémochromatose qui provoque une ostéoporose) peuvent être nécessaires. Mais 50% des ostéoporoses chez l'homme entre 30 et 60 ans restent inexpliquées. La génétique joue probablement un rôle dans ces ostéoporoses "primitives".Pr Pierre Mongiat-Artus, chirurgien urologue (Hôpital Saint Louis, Paris) : « Au moment du diagnostic de cancer de la prostate, un tiers des hommes a déjà une perte de capital osseux. Or les traitements anticancéreux ne vont qu'aggraver la situation : la première ligne d'hormonothérapie provoque très rapidement une importante perte osseuse, plus sévère encore que la perte due à la ménopause (5-10 fois plus importante). De plus, tous les traitements anticancéreux ultérieurs (docetaxel, acétate d'abiratérone, enzalutamide ou cabazitaxel) sont des facteurs supplémentaires car majoritairement associés à la corticothérapie, elle-même responsable d'une perte osseuse et donc qui accroit le risque de fracture ».L'homme, à traiter avec plus d'urgence en cas de fracture ostéoporotiqueEn cas d'antécédents de fracture ostéoporotique, pas d'hésitation : il faut traiter l'ostéoporose car le risque de nouvelle fracture est important. Derrière toute fracture peut se cacher une fragilité osseuse. Or, s'il est montré que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être soignés dans un établissement de soins longue durée après une fracture, on pense moins souvent à les évaluer pour l'ostéoporose et même à mettre en place un traitement médicamenteux !Sans antécédents de fracture, l'évaluation du risque fracturaire repose à la fois sur les facteurs de risque cliniques de fractures (antécédents familiaux, tabagisme, alcoolisme, indice de masse corporelle, âge, perte de taille...) * et la mesure de la densité de l'os par l'examen ostéodensitométrie. Toute diminution de la densité osseuse augmente fortement le risque de fracture et un chiffre (Tscore) inférieur à -2,5 identifie une ostéoporose chez la femme. Comme chez la femme, calculer un score de risque FRAX®** permet au médecin d'affiner le risque de fracture, mais en revanche, chez l'homme il n'existe pas de seuil validé.Pr Cortet : « Contrairement à la femme, le seuil densitométrique à partir duquel il faut traiter un homme n'est pas non plus consensuel. Le volume osseux chez l'homme étant augmenté, il est possible qu'il faille plutôt intervenir chez lui pour une densité osseuse mesurée par un Tscore plus bas à l'ostéodensitométrie que chez la femme (en l'absence de fracture). Ainsi chez l'homme un T-score

min

Lire l’article
Ma retraite

Cancer colorectal : quel est ce test de dépistage facile, rapide et efficace ?

Le cancer colorectal est un cancer fréquent et c’est le 2e cancer le plus meurtrier (après le cancer du poumon), avec 18.000 décès chaque année. Mais c’est aussi un cancer contre lequel on dispose d’un test de dépistage facile et rapide. On repère ainsi efficacement des lésions précancéreuses aisément traitées et donc guérissables. Autrement dit, faire le test peut vous sauver la vie !   Les 3 particularités du cancer colorectal Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, autant les hommes que les femmes (55% d’hommes et 45% de femmes). Selon l’Institut national du cancer (INCa), « 1 personne sur 30 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie ». Il a la particularité de se développer à partir d’un polype, sorte de tumeur sur la paroi interne du colon ou du rectum. Ce polype peut se transformer en cancer, mais cette évolution est très lente, et peut prendre des dizaines d’années. Dès le stade de polype, il peut saigner, saignement qui peut se poursuivre et s’intensifier au stade de cancer. C’est cette particularité que l’on dépiste facilement et très précocement. Comment dépister le cancer colorectal ? Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection de traces de sang dans les selles, témoignant de la présence d’un polype qui peut potentiellement évoluer en tumeur cancéreuse avec le temps. Le premier test mis au point était le test Hemoccult, récemment remplacé par un autre test, dit immunologique, encore plus performant et plus facile d’utilisation. Il permet de détecter des saignements minimes difficiles à voir à l’?il nu. Dans 95,5% des cas, le test est négatif. Dans les 4,5% des cas restants, une coloscopie est prescrite pour identifier l'origine du saignement. Cet examen est réalisé sous anesthésie, au cours duquel le gastroentérologue peut être amené à retirer le ou les polypes évitant ainsi qu’ils ne se transforment en cancer. Mais dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie (un polype est détecté dans 30 à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas). Le test de dépistage : mode d’emploi   Le kit de dépistage est remis par le médecin traitement (fiche de renseignements, tube avec goupillon, enveloppe T). Il se réalise à domicile : le patient prélève lui-même l’échantillon et l’envoie lui-même dans l’enveloppe T à l’adresse du laboratoire d’analyses indiqué, impérativement sous 24 heures (donc ne pas faire le test les veilles de jours fériés). Coller la feuille de recueillement des selles sur la lunette des toilettes (faire pipi avant) puis prélever un échantillon de selles à l’aide du goupillon fourni que l’on replace ensuite dans le tube. Le test est à réaliser tous les deux ans, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans. Dans le cadre du dépistage organisé, le test et son interprétation sont pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, sans avance de frais. Cas particuliers Dans tous les cas, avec ou sans test de dépistage, certains signes peuvent témoigner d’un cancer colorectal et doivent amener à consulter son médecin traitant : douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels et persistants, présence de sang dans les selles. Certaines personnes présentent un risque élevé de cancer colorectal et doivent donc se faire suivre plus jeune par leur médecin en collaboration duquel un programme personnalisé de dépistage sera établi : il s’agit des personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie du côlon. D’autres personnes encore demandent une surveillance particulière à organiser avec le médecin : celles qui sont atteintes d’une rectocolite ulcéreuse hémorragique ou maladie de Crohn ou d’une d’une polypose adénomateuse familiale.   Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Cancer colorectal : dois-je me faire dépister ?

A l’occasion du ColonDays, 1000 gastro-entérologues se mobilisent la semaine du 7 au 14 mars pour répondre à vos questions sur le cancer colorectal, au sein des cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux français. Guéri dans 90% des cas lorsqu’il est découvert tôt, se faire dépister est le seul moyen -radical- de l’éliminer. Encore faut-il connaître son niveau de risque de cancer.   Cancer du colorectal : seul 1 Français sur 3 se fait dépister Comme chaque année, Mars Bleu est le mois du cancer colorectal. 42 000 nouveaux cas et 17 500 décès sont dénombrés annuellement en France. Alors que le cancer du côlon est, avec celui du poumon, l’un des plus mortels, moins d’un Français sur trois (30%) se fait dépister. Ce chiffre ne semble pas progresser avec les années, probablement parce qu’une grande partie de la population (54%) persiste à ne pas se considérer comme « à risque »*. Résultat, 50% des cancers diagnostiqués sont métastatiques, c’est à dire qu’ils ont déjà essaimé dans le reste du corps. Or, à ce stade du diagnostic, le risque d’en mourir est de 80 %. A l’inverse, lorsque le cancer colorectal est pris tôt (avant l’apparition des symptômes, grâce au dépistage**) la guérison avoisine les 90% voire 100%. Le cancer colorectal se développe sur plusieurs années à partir de polypes "poussant" sur la paroi tapissant l’intérieur du côlon et du rectum. C’est simple : enlever un polype bénin permet d'éviter un cancer du côlon potentiel. Rare avant 50 ans, sa fréquence augmente par la suite. L’enquête nationale « Vivre avec un cancer colorectal » pour l’Association France Côlon rendue publique en février 2017 confirme ce retard au diagnostic : une personne sur deux a découvert sa maladie alertée par des symptômes spécifiques (principalement sang dans les selles et fatigue) ; cependant, plus d'un tiers des patients (34 %) a attendu plus de six mois avant de consulter. Quelles sont les personnes à risque « moyen » de cancer colorectal ? Avant l’âge de 50 ans, le risque étant faible, il n’est pas question de dépistage. Passé cet âge, le risque est soit "moyen" soit "élevé". Sans symptôme ni antécédent personnel ou familial de cancer ou d’adénome colique (polype > 1 cm), le risque est qualifié de « moyen », c’est-à-dire un risque de 3% de développer ce type de cancer. Globalement, 70-75% des cancers du côlon surviennent chez ces personnes à risque « moyen ». Le dépistage, réalisé à l’aide d’un test « immunologique » est préconisé tous les deux ans. Il vise à déceler la présence de saignement occulte dans les selles. Chaque intéressé reçoit par courrier une invitation au dépistage, pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Quelles sont les personnes à risque « élevé » de cancer colorectal ? Environ 20% des cancers colorectaux surviennent chez des personnes à risque « élevé » et 5 à 10% chez celles à risque « très élevé ». Le risque est qualifié d’« élevé » en cas d’antécédents familiaux et/ou personnels de polype ou de cancer colorectal. Un cancer colorectal sur trois est familial. En cas d’antécédents de cancer colorectal, plus les personnes sont apparentées à un degré proche et plus le nombre de parents touchés est important, plus grand est le risque de cancer. Compter un apparenté du premier degré avec un cancer colorectal ou un polype avant l’âge de 65 ans (ou si la personne a deux apparentés du 1er degré touchés, quel que soit leur âge) indique la réalisation d’une coloscopie de dépistage. En effet dans ce cas, le "test immunologique" est inutile et la coloscopie s’impose d’emblée. On entre alors dans le domaine de la prévention et non plus du simple dépistage : la coloscopie permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu'ils ne se transforment en cancer. Pr Frank Zerbib, du service d’Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive (CHU Bordeaux) : « Les personnes à « haut risque » ont 8-15% de risque de cancer colorectal. Certaines personnes sont même classées à « très haut risque » ; elles ont jusqu’à 100% de risque de cancer colorectal dans la polypose adénomateuse familiale (affection héréditaire causée par une mutation génétique sur les gènes APC et MYH) et 80% dans le syndrome de Lynch (hereditary nonpolyposis colorectal cancer ou HNPCC) ». Nouveau test « immunologique » : plus simple, plus fiable En 2016, un nouveau test rapide dit « immunologique » a fait son entrée dans le dépistage en France. Il a avantageusement remplacé l’ancien test Hemoccult®. D’une part parce qu’il est plus performant : il permet de détecter deux fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus de polypes que l’ancien test. Un test positif (environ 4 % des cas) ne dénote pas forcément la présence d’un cancer mais la coloscopie s’impose pour le confirmer ou l’infirmer. L’autre avantage du test est qu’il est plus simple et plus rapide à réaliser. Il consiste à prélever chez soi un seul échantillon de selles (et non plus trois, sur trois jours) au moyen d’un kit de prélèvement bien plus aisé à manipuler et à l'envoyer dans les cinq jours au laboratoire de biologie médicale indiqué. Les résultats sont obtenus dans les quinze jours. Sa simplicité d’utilisation améliore-t-elle sa diffusion ? Une étude menée en Ille-et-Vilaine a montré que la convocation au dépistage par le test immunologique envoyée au domicile par l’Assurance Maladie, doublée d’un envoi au domicile du kit lui-même si la personne ne s’est pas faite dépistée permet de passer d’un taux de dépistage de 30% à près de 50%. Reste qu’en 2016, cette relance postale a été abandonnée. Le Conseil National Professionnel d’Hépato-Gastroentérologues (CNPHGE) ne lâche pas l’affaire. Côlondays 2017 en pratique : https://www.colon-days.fr   Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Activité physique en entreprise : terminée, la sédentarité du travailleur !

Nous vivons la moitié de notre temps éveillé au travail. Si certains métiers procurent aux travailleurs la juste dose d'activité physique quotidienne nécessaire à leur santé  - extraction et transformation des matières premières, manutention, usinages, métiers physiques, efforts corporels divers... - il faut bien reconnaître que les métiers du secteur tertiaire, ceux des entreprises de services, qui se satisfont d'un bureau, d'une chaise, d'un ordinateur et d'un téléphone pour l'accomplissement des tâches requises, n'offrent à leurs actifs que la perspective de la sédentarité pourvue des  facteurs de risques pour la santé qu'elle engendre. Les politiques RSE (responsabilité sociale de l'entreprise) établissent désormais un lien entre le sport, la santé et le mieux-être des collaborateurs, et pointent  ses vertus sur les plans managérial ou économique. Alors, comment bouger au bureau, en attendant les plans d'envergure que nous promettent les patrons ?  Nicolas Bertrand, kinésithérapeute et ostéopathe, co-fondateur de la méthode Macadam Tonic, nous a préparé sur mesure quelques exercices simples et efficaces.   Expérience du sport au bureau : une seconde vie commence ! « L'activité physique devient un thème perçu de plus en plus comme important par les entreprises françaises. La voie du sport santé (par opposition au sport compétition, NDLR) est un outil complémentaire mis à disposition des entreprises dans le cadre de la RSE ", explique Didier Besseyre, président de la Fédération française du sport d'entreprise (FSSE).Une activité physique sportive qui permet de contrecarrer la menace de la sédentarité par le développement de (nouvelles ?) compétences physiques, qui vont avoir un impact concret sur le coeur et la santé; et qui doit pouvoir se pratiquer pendant la journée de travail, lorsque le temps disponible hors bureau se trouve accaparé par la vie de famille, les tâches domestiques, les obligations de toutes sortes.Bénéfices de l'activité physique pour les salariés Amélioration de la santé et de la condition physique Diminution des risques liés à l'inactivité physique Contrôle et stabilité du poids Prévention des maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, ostéoporose, dépression, et certains cancers ... Prévention des TMS (Troubles Musculo- Squelettiques) Prévention des douleurs diverses liées aux postures répétitives inconfortables Prévention des risques psychosociaux Selon le CNOSF, (comité national olympique sportif français) « les programmes d'activité physique font chuter l'absentéisme de 32 % et diminuent de 7 à 21 % le risque de maladie. »Bénéfices de l'activité physique pour l'entreprise Hausse de la productivité Diminution des dépenses liées aux soins de santé Diminution des absences causées par les maladies Réduction des taux d'absentéisme, de rotation du personnel Baisse du nombre et de la fréquence des accidents et des blessures (notamment lors de la réalisation de tâches physiques) Revalorisation de l'image et de l'attractivité de l'entreprise (auprès des salariés, des partenaires extérieurs, etc.). Bénéfices de l'activité physique pour le management Amélioration du climat social et de la qualité de vie au travail Satisfaction professionnelle et bien-être au travail accrus Développement d'une culture d'entreprise positive Amélioration de la concentration Productivité et efficacité au travail accrues Meilleur moral et effets bénéfiques sur l'humeur Plus grande capacité à gérer le stress : les employés sont plus calmes et détendus Stabilisation de l'effectif Diffusion des valeurs de dynamisme, de performance Développement de l'esprit d'équipe Meilleures relations entre les employés (lien social créé). Activité physique en entreprise : tentons l'expérience quelques minutes par jour De quoi avons-nous besoin ?Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande de faire de l'activité physique chaque jour de la semaine.Pour les adultes de 18 à 65 ans , il est recommandé une activité physique de type aérobie (endurance) d'intensité modérée pendant une durée minimale de 30 minutes 5 jours par semaine ou une activité de type aérobie d'intensité élevée pendant une durée minimale de 20 minutes 3 jours par semaine (recommandations de l'OMS).  Il faut satisfaire à 3 types d'efforts : Des exercices d'endurance : marcher, participer à des compétitions ou des tournois organisés par l'entreprise, se rendre au travail à vélo, etc. Des exercices d'assouplissement : faire des étirements au poste de travail, pratiquer des activités telles que la gymnastique dites douce etc... Des exercices de développement de la force : Monter les escaliers, développer ses muscles, soulever des poids, etc. Un investissement sport et santé aisément réalisable par l'entrepriseCes activités physiques au travail dépendent du secteur d'activité et de la taille de l'entreprise.  Elles conviennent à tous les niveaux de forme physique, que l'on soit sportif ou non, et doivent idéalement être partagées par tous, dans une logique de cohésion et de proximité, du premier échelon hiérarchique jusqu'au président !L'organisation de l'entreprise et son investissement pour le sport en interne peut prendre la tournure suivante : Aménagement d'une salle de sport dédiée  avec des cours assurés par un professionnel. Inciter le personnel à monter les escaliers quotidiennement. Plan de Déplacements Entreprise (PDE): un tel plan vise à encourager les salariés à se rendre au travail à pied ou à vélo. Mise à disposition de vélos : les salariés peuvent utiliser des vélos de l'entreprise pour leurs trajets quotidiens professionnels, un stationnement dédié et sécurisé est prévu, ainsi que des douches et des vestiaires. Aménagement des horaires de travail, pour permettre aux salariés de pratiquer une activité physique ou sportive sur son lieu de travail ou à l'extérieur. Organisation d'activités de loisirs comme des promenades pendant l'heure du déjeuner, des journées d'activités, des sorties pour pratiquer des sports collectifs. (Golf éducatif, marche nordique...) Participation et préparation physique à des événements sportifs (marathons, courses, tournois interentreprises...). Echauffement sur les chantiers des métiers du bâtiment, afin d'éviter les accidents dès les premières heures de travail. Ces mesures entraînent une réduction significative du nombre d'accidents du travail. Information et communication : opérations de sensibilisation et d'accompagnement via l'Intranet ou les revues internes, diffusion de documents sur les modes de vie sains. Activité physique au bureau : 3 exercices sur mesure Selon Nicolas Bertrand, de Macadam Tonic, tout commence par une histoire de posture au poste de travail et d'ergonomie : « Apprenez à bien régler votre poste de travail. Le bas du dos bien collé à votre fauteuil, la tête à peu près à une longueur de bras de votre écran, le regard à la hauteur de la première ligne d'écriture, les coudes à angle droit, le clavier à 10 à 15 cm du bord du bureau, les épaules détendues, l'arrière des genoux qui ne touchent pas le siège ... Et vous êtes paré pour la journée. »1er exercice : bascule du bassin, droite/gauche En position assise, prenez conscience de vos appuis et faites travaillez vos abdominaux dans cet exercice facile à réaliser sur n'importe quel siège. Transférez le poids  de votre corps d'une fesse à l'autre. Maintenez la position six secondes sur chaque fesse puis alterner. Faire 2 séries de 10 mouvements. 2ème exercice : transverse de l'abdomen assis Muscle abdominal particulièrement actif dans la respiration, le transverse de l'abdomen permet de maintenir le ventre rentré pendant la phase d'expiration (souffle).  Soufflez au maximum en essayant de plaquer le bas votre dos sur le mur. Maintenez la position 6 secondes en restant en apnée. Faire 2 séries de 10 mouvements. 3ème exercice : swing chaise bureau Dans cet exercice vous devez dissociez le haut du corps du bas du corps. Dans un mouvement de rotation opposée (plus simple avec une chaise de bureau  pivotante). Réaliser 20 mouvements (10 à droites, 10 à gauche) Les exercices physiques à faire au bureau en vidéo Source : e-santé   Isabelle Gayrard-Auzet Redactrice en Chef

4 min

Lire l’article
Ma santé

Emmener son animal de compagnie en vacances : ce qu'il faut savoir

Les grandes vacances d'été sont synonymes pour vous de départ au soleil, de baignades et de balades sur la plage, loin de votre quotidien. Mais qu'en est-il de votre compagnon à quatre pattes ? Voyagez-vous avec lui ? Tous nos conseils pratiques pour passer des vacances sereines avec votre animal de compagnie. Animaux de compagnie, chien et chat : les emmener en vacances ou les faire garder ?Tous les étés, plus de 60 000 animaux de compagnie sont abandonnés lors des départs en vacances. Il existe pourtant de nombreuses solutions de garde : le passage d'un voisin, d'un ami ou d'un membre de la famille au domicile, les pensions, les gardes à domicile, les familles d'accueil ou encore les échanges de garde. Peut-être vous posez-vous chaque année la question d'emporter votre animal avec vous sur votre lieu de vacances d'été ? Sachez que cette décision doit dépendre principalement des besoins de l'animal : le chien aime être avec son maître. Il vivra mal le fait d'être loin de lui, voire pire de rester seul la majeure partie de la journée. Le chat est plus attaché à son environnement et plus indépendant. Il sera plus difficile de le faire voyager avec vous, sauf si vous l'y avez habitué depuis tout petit.Voyager avec son animal de compagnie : quelles formalités administratives ?La seule obligation légale sur le territoire français est l'identification de l'animal, par une puce électronique ou par un tatouage. Attention, si l'on passe une frontière, le tatouage doit avoir été effectué avant le 3 juillet 2011 sinon il ne sera pas reconnu. Cette identification est utile si l'animal de compagnie se perd : 100 000 chiens et chats sont retrouvés chaque année grâce à leur puce.Dès lors que l'on passe une frontière, même au sein de l'Union Européenne, le vaccin contre la rage est obligatoire. Il ne se pratique qu'à partir des trois mois de l'animal, et pour toute première vaccination, il n'est valable qu'au bout de 21 jours. Il faut donc s'y prendre 1 mois avant le départ.Il est également obligatoire de détenir le passeport européen de l'animal, délivré par votre vétérinaire, qui va y attester que les vaccins sont à jour pour voyager. Une exigence supplémentaire s'applique pour un voyage au Royaume-Uni, où un traitement contre l'échinococcose (maladie liée à un ver) doit être effectué par un vétérinaire 1 à 5 jours avant le passage de la frontière. Au-delà de l'Union Européenne, il faudra consulter les sites internet des ambassades ou des consulats du pays pour connaître les formalités spécifiques.La trousse de secours à emporter pour son animal Un désinfectant non alcoolisé (type Bétadine) et des compresses, pour désinfecter les petits bobos. Une bande et du sparadrap, pour faire une compression sur une blessure hémorragique en attendant d'aller chez le vétérinaire. Un crochet anti-tiques : surtout pour les chiens pour lesquels la piroplasmose transmise par les morsures de tiques peut être mortelle. Il faudra surveiller tous les jours le pelage de l'animal pour s'assurer qu'il n'y a pas de tiques. Du sérum physiologique pour nettoyer les yeux si besoin. Une solution pour nettoyer les oreilles : comme pour les humains, ne jamais utiliser de cotons tiges ! Un traitement efficace contre les puces : sous forme de spray, de collier ou de pipettes. Demandez conseil à votre vétérinaire ou votre pharmacien. Transporter son animal de compagnie dans de bonnes conditionsLe trajet, qu'il s'effectue en voiture, en train ou en avion, constitue la première étape des vacances. Il faut donc respecter quelques consignes de sécurité et les conseils pratiques ci-dessous pour que tout se passe bien. Ne jamais transporter un animal ventre vide. Les nausées et les vomissements sont plus fréquents quand l'animal n'a rien mangé. Donnez-lui donc ¼ de sa ration alimentaire quotidienne une heure avant le départ et le reste à l'arrivée. Si toutefois votre animal est toujours malade dans les transports, demandez conseil à votre vétérinaire qui pourra lui prescrire un traitement adapté en fonction de son poids et de sa taille. Pour un trajet en voiture, l'animal voyagera dans un panier ou une cage adaptés soit sur la banquette arrière fixé à la ceinture de sécurité soit dans le coffre si il existe une communication entre l'habitacle de la voiture et celui-ci (pas de plage arrière, voiture break). Sinon, il existe des harnais bien pratiques qui se fixent à une ceinture de sécurité. En cas d'accident, l'animal sera maintenu et il ne pourra pas gêner le conducteur pendant le trajet. Il faut s'arrêter toutes les deux heures pour sortir l'animal. Toujours le tenir en laisse : les aires d'autoroute ne sont pas des endroits familiers pour les animaux qui peuvent être effrayés et s'échapper. On devra permettre à l'animal de marcher, faire ses besoins et boire à chaque fois. Ne jamais laisser un animal seul dans une voiture, même fenêtres ouvertes : en plein soleil, la température augmente d'un degré toutes les minutes... Il risque donc en un rien de temps le coup de chaleur, le coma puis la mort. On ne laisse jamais l'animal passer sa tête par la fenêtre quand on roule car il pourrait attraper une otite ou une conjonctivite à cause du vent. Pour un voyage en train, se renseigner auprès de la compagnie. La SNCF autorise les animaux de moins de 6 kilos dans un sac adapté. Le prix du billet pour l'animal est dans ce cas de 7 euros. Pour les animaux plus lourds, on paie la moitié d'un billet de classe éco. Les chiens doivent être tenus en laisse et muselés. Pour un voyage en avion, en règle générale les animaux de compagnie moins de 4 kilos peuvent être gardés en cabine dans un sac adapté. Il faut prévenir la compagnie au moment de la réservation. Les animaux de plus de 4 kilos voyageront en soute. Renseignez-vous bien auprès de votre compagnie sur les modalités de transport des animaux. Conseils pratiques pour la santé de l'animal en vacances En été, ne changez pas les habitudes alimentaires de votre animal, que ce soit le type de nourriture ou sa quantité. Cela pourrait lui procurer des désordres digestifs car sa flore n'aurait pas le temps de s'habituer. Pour tout changement dans l'alimentation, il faut toujours respecter une période de transition douce sur au moins une semaine, en mélangeant l'ancienne alimentation à la nouvelle. Pensez à bien hydrater votre animal en lui proposer de l'eau propre et fraîche à volonté, quelque soit les conditions. Emportez donc toujours avec vous une gamelle ou un récipient pour lui proposer à boire. Si vous souhaitez aller à la plage avec votre chien, vérifiez que celle-ci est autorisée aux animaux et s'il existe des horaires d'interdiction. Ces informations peuvent se trouver sur les sites internet des municipalités ou des offices de tourisme. A la plage, on peut laisser son chien se baigner, mais il faudra le rincer soigneusement à l'eau claire le soir pour éliminer le sel qui pourrait créer des irritations. Il faudra aussi contrôler les coussinets pour voir si des grains de sable ne s'y sont pas coincés. Si on reste longtemps au soleil, on réserve à notre animal un coin d'ombre sous un parasol et on lui propose de l'eau pour éviter la déshydratation. De même, pour éviter l'insolation, principal risque pour les animaux l'été, il ne faudra pas prévoir de trop longues balades en plein soleil. Pour les chiens aux oreilles tombantes comme les cockers, on peut épiler l'intérieur des oreilles afin d'éviter que des épis de graminées ne s'y accrochent et migrent dans le conduit auditif. Dans tous les cas, une visite chez votre vétérinaire quelques mois avant un voyage est vivement recommandée pour s'assurer que votre animal peut voyager avec vous en toute sérénité. Il pourra vous donner des conseils personnalisés en fonction de votre animal et de votre destination.Vous trouverez également pleins de conseils sur la préparation des vacances, mais aussi sur le mode de garde de votre animal sur le site internet : http://ilspartentavecnous.org. Source : e-santé   Dr Magalie Le Bihan, Pharmacien

3 min

Lire l’article
Ma santé

La pollution s'attaque aussi à notre cerveau

Il est temps de partir respirer l'air pur et de se mettre au vert car la pollution est néfaste pour notre cerveau. De plus en plus d'études attestent des effets de différents polluants sur le déclin cognitif, le QI et les troubles du comportement des enfants. Notre cerveau davantage exposé à la pollution« On connait le lien entre la pollution et les maladies respiratoires et cardiovasculaires mais ce que l'on sait moins, c'est qu'elle altère aussi le cerveau. Le nombre de publications scientifiques sur ce sujet augmente chaque jour davantage », affirme le Dr Véronique Narboni, vice-présidente de Sustainable Brain Health Institute. Cette association, créée l'année dernière et située à Bruxelles, s'est donnée comme objectif de sensibiliser le grand public européen sur la nécessité de protéger nos neurones. « Le cerveau est un organe clé, il faut prendre soin de lui tout au long de notre vie et pas seulement quand on commence à perdre la mémoire, souligne-t-elle. D'autant que l'espérance de vie s'accroit et qu'il est donc exposé plus longtemps à de nombreux polluants ». La pollution atmosphérique en causeAux États-Unis, une étude, réalisée dans la région de Boston sur des seniors, montre une baisse des performances cognitives chez les plus exposés aux particules fines émises par les gaz d'échappement des voitures. Une étude suédoise note également que les riverains de zones d'intense trafic routier ont 40% de risques supplémentaires de déclarer une démence de type Alzheimer. Selon toute hypothèse, la pollution pourrait provoquer une réaction inflammatoire. Des chercheurs ont, en effet trouvé, des traces d'inflammation sur l'hippocampe de souris soumises à un air pollué qui présentaient, par ailleurs, des troubles de la mémoire et des signes anxiodépressifs. Les particules fines pourraient aussi accélérer le vieillissement du cerveau en réduisant sa substance blanche. Autre nouvelle inquiétante : une vaste étude* vient de révéler que la pollution de l'air est responsable de 10,2% des AVC dans les pays développés et 33% dans les pays pauvres. Attention au cerveau des enfantsD'autres polluants s'attaquent à notre matière grise. C'est le cas des substances chimiques dont certaines peuvent être très toxiques pour le cerveau. En 2009, l'Inserm a reconnu que « l'exposition aux pesticides double le risque de maladie de Parkinson chez les agriculteurs ». La maladie figure désormais sur la liste des maladies professionnelles. Mais si, aujourd'hui, tout le monde est en contact avec des polluants, à commencer par l'air intérieur des maisons, les plus vulnérables sont les enfants à cause de leur cerveau en développement. « Notre cerveau n'a qu'une seule chance de se développer. Les dégâts subis par le cerveau d'un foetus ou d'un enfant seront probablement irréversibles », écrit Philippe Grandjean (2). Dans son dernier livre, ce professeur de médecine environnementale à Copenhague et Harvard, reconnu comme l'un des plus éminents spécialistes internationaux du sujet, n'hésite pas à parler de « fuite chimique des cerveaux ». Trop de pollution : baisse du QI, trouble de la mémoire, autisme...Des chercheurs, ayant mesuré les taux de deux phtalates (plastifiants utilisés partout) dans les urines de 328 New-Yorkaises pendant leur troisième trimestre de grossesse, ont suivi ensuite leurs enfants. Résultat : à l'âge de 7 ans, chez les bébés dont les mamans avaient les concentrations les plus hautes, le QI était inférieur de 7 points à celui des enfants exposés in utero à des doses moindres. En France, un travail de l'Inserm a noté que les enfants qui présentaient les plus forts taux de pyréthrinoïdes (produit antipoux et antimoustiques) avaient plus de difficultés dans  compréhension verbale et la mémoire de travail que ceux qui en avaient moins. D'autres travaux montrent que des substances, désormais interdites mais très persistances dans l'environnement comme les PCB (utilisés dans les équipements électriques) et que l'on retrouve dans la chaîne alimentaire -à travers les poissons notamment- peuvent entraîner une baisse de la mémoire dès l'âge de 4 ans et des difficultés de concentration à l'âge de 11 ans lorsqu'ils sont décelés en quantité importante dans le cordon ombilical et, en proportion moindre, dans le lait maternel (3). En outre, ces expositions prénatales à de nombreux perturbateurs endocriniens pourraient être en cause dans les maladies neurocomportementales : troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) et du spectre autistique. Philippe Grandjean : « La prévalence de certains de ces troubles paraît en hausse, ce qui tend à exclure une origine génétique. Les facteurs environnementaux font partie des suspects ». Source : e-santé Brigitte Bègue journaliste santé

min

Lire l’article
Ma santé

Ultraviolets : les conséquences du soleil sur notre peau

Le soleil est un ami à apprivoiser. A juste dose il dore notre peau, booste notre moral. Mais des surexpositions aux rayons ultraviolets peuvent avoir des conséquences sérieuses. Zoom sur les effets du soleil sur notre peau des plus agréables aux plus dangereux. Ultraviolets, soleil et la vitamine DA petite dose, le soleil est bénéfique pour notre santé. En effet, les rayons UVB permettent la synthèse de vitamine D impliquée dans de nombreux mécanismes vitaux. La vitamine D joue un rôle important dans l'absorption et la fixation du calcium sur les os. Elle est donc vitale pour le bon développement du squelette.Le bon tempo pour se constituer un "stock" suffisant de vitamine D ? Cinq à quinze minutes d'exposition solaire deux ou trois fois par semaine au cours des mois d'été suffisent pour conserver des concentrations de vitamine D élevées. Et si vous partez en vacances sous le soleil des Tropiques, les durées d'expositions peuvent même être raccourcies !A noter, les expositions doivent toujours se faire avec une protection solaire.UV, soleil et bronzageCe dont rêve bon nombre d'estivants ? Revenir de vacances avec un joli bronzage. Considéré comme esthétique dans nos sociétés, le bronzage est avant tout un mécanisme de défense : pour se protéger du soleil, la peau stimulée par les UVB produit un pigment, la mélanine, qui brunit l'épiderme. Le bronzage induit par l'exposition au soleil peut durer plusieurs semaines, mais disparaîtra progressivement dès qu'il n'y aura plus de nouvelle exposition.A noter, la montée en mélanine qui pigmente la peau est une barrière naturelle contre les rayons UV. Toutefois, si une fois bronzée on peut opter pour un indice de protection plus faible, le bronzage ne permet pas de se passer complètement de crème solaire.UV et épaississement de l'épidermeL'épaississement de l'épiderme est un phénomène naturel de défense de la peau quand elle a reçu une dose trop importante de rayons UV. "Dès la 24ème heure d'exposition, le nombre de divisions cellulaires augmente", explique le Dr Nina Roos dans son ouvrage Une peau en pleine forme*. Sous l'effet des UVB, les couches supérieures de la peau s'épaississent pour protéger les cellules basales de l'épiderme (qui assurent la régénération de la peau). La peau devient plus sèche et a besoin d'une bonne dose d'hydratation pour conserver sa souplesse et son éclat.UV et taches pigmentairesLes UVA jouent un rôle important dans l'apparition de taches pigmentaires (aussi appelées taches brunes). Ils provoquent une surproduction de mélanine localisée présente dans les cellules superficielles de la peau ce qui se traduit en surface par l'apparition de taches foncées sur les zones exposées.UV et vieillissement cutanéLes UVA sont également impliqués dans le vieillissement cutané. Comment ? Ils provoquent l'activation des radicaux libres dans les cellules profondes de la peau qui vont attaquer l'ADN, modifier le fonctionnement de la cellule ou la tuer. Sous l'action des radicaux libres, la peau perd en élasticité et en surface des rides apparaissent. Les rayons du soleil dessèchent par ailleurs la peau ce qui la rend rugueuse et moins éclatante.Comment lutter contre le photovieillissement ? En optant lors de ses séances de bronzage pour une crème solaire avec un indice UVA égal à au moins 1/3 de l'indice SPF (si l'indice SPF est de 50, l'indice anti-UVA doit être au moins de 16).Rayons UV et coup de soleilLe coup de soleil est l'une des conséquences immédiates d'une exposition prolongée. Dans les 15 à 20 heures qui suivent l'exposition, la peau prend une couleur rouge vif. Il s'agit d'une brûlure au premier degré provoquée par les UVB. Parfois le coup de soleil peut correspondre à une brûlure au second degré avec apparition de bulles et d'une douleur vive. Il est généralement suivi d'une desquamation (la peau pèle).Les coups de soleil sont à éviter au maximum car au-delà de la douleur, ils augmentent le risque de développer un jour un cancer cutané. Pour s'en prémunir, la protection solaire est indispensable. Pour les peaux claires, l'indice SPF 30 est un minimum, un SPF 50 étant l'idéal, selon les zones d'ensoleillement.A noter, les peaux noires peuvent également prendre des coups de soleil. Si c'est le cas, une protection de SPF 20 doit être appliquée aux heures les plus ensoleillées.Lucite et allergie au soleilIl existe plusieurs allergies au soleil dont la plus fréquente est la lucite estivale bénigne. Elle touche majoritairement les femmes. La lucite estivale bénigne se déclenche dès le premier bain de soleil, sous l'effet des UVA. Elle se traduit par l'éruption sur le décolleté, les bras, la nuque, le dos de petits boutons rouges qui démangent. Cette photosensibilité peut être associée à certains médicaments (certains anti-inflammatoires, antibiotiques, tranquillisants, antidépresseurs). Ces éruptions cutanées récidives à chaque nouvelle exposition au soleil, mais disparaissent peu à peu quand le bronzage apparait. La lucite estivale récidive tous les ans.Pour éviter ces éruptions cutanées la protection solaire et le zéro bain de soleil sont indispensables. Et pour calmer les poussées le médecin peut prescrire des antihistaminiques oraux et une crème à base de corticoïdes. Sans traitement et sans nouvelle exposition, la lucite disparait d'elle-même sous une semaine.Soleil et cancer cutanéLes UVB ont deux actions possibles sur les cellules qu'ils pénètrent. Soit ils entraînent la mort de la cellule, soit ils modifient une partie de son ADN ce qui conduit à des mutations plus ou moins importantes qui peuvent mener sur le long terme à la formation cellules cancéreuses (carcinome ou mélanome).Si vacances et soleil riment avec bronzage et bonne humeur, les expositions solaires pour rester bénéfiques doivent être consommées avec modération. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté

3 min

Lire l’article
Ma santé

Audition : il n'y a pas que les oreilles qui souffrent de la pollution sonore

15% des Français seraient affectés par les troubles de l'audition mais aussi, pour 60% d'entre eux, le bruit impacte leur humeur et génère de la fatigue et de la lassitude. Avec ce sondage, la 19e édition de la Journée Nationale de l'Audition 2016, exhorte à une prise de conscience des effets des nuisances sonores sur la santé. Quels sont-ils ? L'audition, première victime du bruit ambiantA l'époque de la chasse et de la cueillette, l'homme évoluait dans un environnement calme, ne dépassant pas les 80 décibels (dB). Peu à peu, des sources sonores de plus en plus puissantes ont pollué notre environnement et l'audition humaine en souffre. On ne lui laisse plus le temps de récupérer. Soumis à des pressions constantes, l'appareil auditif subit un état permanent de stress accélérant sa dégradation.L'enquête menée à l'occasion de la Journée Nationale de l'Audition 2016 met cet état de fait en évidence : la moitié des personnes interrogées se disent agressées par le bruit au travail, dans les transports et à l'école et les deux tiers se sentent plus exposées au bruit qu'auparavant.Or, à partir de 80-85 dB, le risque de dégradation des cellules ciliées (sensorielles) de l'oreille interne existe et à 110 dB, on s'expose à un traumatisme sonore aigu potentiel. Si la circulation automobile (tondeuse, aspirateur) vrombit autour de 80 dB, les motos rugissent dans les 90 dB, les MP3 diffusent à 100 dB, les concerts et discothèques à 110 dB et les avions au décollage ou les marteaux piqueurs nous agressent à 130-120 dB. Problème : l'oreille répond de façon étonnante au bruit : à chaque fois que le niveau sonore s'élève de "seulement"10 dB, on entend deux fois plus fort ! Ainsi, un son de 100 dB est perçu quatre fois plus fort qu'un son de 80 dB.Dr Didier Bouccara, médecin ORL, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière (Paris) : « Pour endommager à vie notre ouïe, il n'y a pas que les sons intenses mais aussi l'accumulation d'expositions sonores d'intensité élevée. La susceptibilité au bruit et à ses dégâts potentiels varie considérablement d'une personne à l'autre. La pression acoustique constante génère un stress auditif entraînant a minima une fatigue et, au fur et à mesure, une usure des cellules sensorielles de l'oreille. Par exemple, pour un niveau sonore de 80 dB pendant une journée de 8h, l'audition est en danger. Des niveaux acoustiques de120-130 dB provoquent une douleur au niveau de l'oreille, par des mécanismes sensitifs liés à la pression acoustique élevée. Le risque d'atteinte auditive partielle mais parfois irréversible, peut apparaître à partir de110 dB (concerts...) mais aussi déjà avec l'utilisation au long cours d'un baladeur poussé à 100 dB ».Les jeunes font la sourde oreilleVers une génération de malentendants ? Les jeunes détruisent de façon irréversible leur capital audition, souvent en toute connaissance de cause. Environ 50% des jeunes de 12 à 35 ans des pays à hauts et moyens revenus sont exposés à des niveaux sonores trop élevés (de l'ordre de 85 décibels pendant 8 heures d'affilée et de 100 décibels pendant 15 minutes) avertissait l'Organisation Mondiale de la Santé en 2015. Confirmation : la part des jeunes de 18 à 35 ans ayant un usage fréquent et intensif d'écoute de musique "amplifiée" avec un casque ou des écouteurs a triplé depuis 2007, passant de 4 à 13%, et atteint 25% des 15-19 ans, selon le Baromètre Santé INPES/InVS (janvier 2016).Selon l'enquête JNA 2016, 38% des 15-17 ans avouent que le bruit les rend euphoriques. S'ils sont presque tous conscients des dégâts potentiels sur leur audition, il ne se sentent pas en danger et seuls 21% des 15-30 ans déclarent s'éloigner des enceintes et 3% utiliser des bouchons d'oreilles à usage unique*. Un paradoxe qui explique que la situation, pourtant critique, évolue peu. Déjà, près de 10% des moins de 25 ans présentent une perte auditive pathologique, avertit l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).Fatigue, troubles du sommeil... le bruit et sa kyrielle d'effets nocifsLes conséquences "extra-auditives" psycho-sociales du bruit ambiant sont multiples. Pour 89% des personnes*, les difficultés d'audition impactent la vie sociale. Un Français sur deux est gêné par le bruit la journée et une personne sur cinq pendant la nuit*. Neuf personnes sur dix se disent exposées tous les jours à un bruit excessif **. Entre 70 et 100dB, les répercussions sur l'être humain existent aussi, le bruit devient fatiguant (70-80dB) puis franchement pénible (90-100dB). Dans l'enquête JNA 2016, 53% des personnes estiment que le bruit crée des maux de tête, 49% qu'il génère souvent de l'anxiété.Lorsque le son devient bruit, la santé globale de l'individu est en danger (1) : Fatigue. Nervosité et irritabilité. Stress et anxiété. Troubles du sommeil (sommeil fractionné donc moins récupérateur). Troubles de la concentration et de la mémoire ; perte de vigilance et difficultés scolaires chez l'enfant. Troubles cardiovasculaires (augmentation d'une hypertension artérielle existante ; risque de maladie coronarienne). Les conséquences sur la sphère digestive, les dérèglements endocriniens (obésité) et du système immunitaire sont difficiles à mettre en évidence.10 commandements contre l'omniprésence sonoreL'omniprésence sonore est ancrée dans les habitudes de vie de l'Homme moderne, au point que les jeunes indiquent même que le bruit est un élément rassurant et que son absence les inquiète ! *Dr Bouccara : « Il existe peu de possibilités de limiter le bruit lié aux avions, aux transports etc. en dehors de la protection individuelle. Celle- ci peut être améliorée par le port de protections sonores. Préserver l'audition est un problème s'intègre tout à fait dans le cadre des préoccupations des pouvoirs publics vis à vis des effets de l'environnement sur la santé. L'exposition sonore est devenue ces dernières années une préoccupation des urbanistes (murs anti-bruit) et des architectes (agencement des bâtiments et pièces, structures et circulation de l'air, qualité phonique des parois séparatives etc. autre) ».10 conseils pour préserver son audition au quotidien * : Il existe un grand nombre de bouchons d'oreilles (en mousse, à usage unique, réutilisables, sur-mesure, en silicone munis de filtres divers). A porter en cas de volume sonore élevé et pendant le sommeil si l'environnement sonore dépasse les 30 dB. Un tiers des moins de 35 ans pense à porter des protecteurs contre le bruit (enquête JNA 2016). Veiller au volume et à la durée d'écoute des MP3. La durée d'écoute à ne pas dépasser est de 1h par jour à moitié du volume maximum. Prévoir des pauses auditives comme changer de style musical à faible volume, marcher dans un parc en se concentrant sur les chants des oiseaux, le bruit de l'eau qui coule. A noter, ces pauses auditives, hors du bruit sont citées par 62% des personnes interrogées dans l'enquête JNA 2016. Eviter de pousser le son de l'autoradio pour "décompresser", votre audition vous remerciera. La prise de conscience est bien là : 85% des sondés estiment que stopper l'agression du bruit consiste à limiter le volume d'écoute de la musique**. En concert, porter des protections auditives en mousse ou des silicones à filtre. Fuir la proximité des baffles. Attention, la consommation d'alcool et d'autres substances nocives modifient les perceptions dont celles liées à la pression acoustique. Ne pas hésiter à quitter les lieux publics qui imposent une exposition sonore trop élevée (cinémas, magasins, bars). Pour attirer le chaland, certaines poussent le volume avec une ambiance sonore élevée et composée de basses. La législation a mis le holà : pas plus de 80 dB sur 8 heures. Certains y échappent (ceux diffusant régulièrement de la musique amplifiée) et obtiennent des dérogations pour monter le son à 94 dB. Neuf personnes sur dix ont des difficultés pour suivre les conversations dans les restaurants, cafés et bars et dans les Transports Publics**. Intégrer le bilan régulier de son audition dans son suivi santé, à partir de 50 ans, ce d'autant que l'on a présenté des affections de l'oreille où qu'il existe des atteintes auditives familiales. Télécharger une application sonomètre pour se rendre compte du volume sonore du lieu. Attention, cela reste des valeurs indicatives. Protéger l'audition des bébés et des jeunes enfants en les équipant de protections ou en les faisant garder. Ils n'ont rien à faire dans un environnement bruyant ! Prendre en compte tout symptôme auditif persistant : bourdonnements d'oreille, sifflements, oreilles bouchées...car ils peuvent déjà signifier une perte de l'audition. Pour en savoir plus  : www.journee-audition.org Source : e-santé   Hélène Joubert, journaliste scientifique

5 min

Lire l’article
Ma santé

L'alcool, un peu, beaucoup ou pas du tout ?

Faut-il s'abstenir de boire ne serait-ce que la moindre goutte d'alcool ? Une nouvelle étude le laisse entendre, allant à contre-courant des données scientifiques en faveur d'un bénéfice cardiovasculaire observé chez les personnes buvant un à deux verres quotidiens.Oublié le verre de vin quotidien ? Pas si vite !Le coeur n'apprécie vraiment pas l'alcool en excès. Boire beaucoup et de façon régulière est responsable jusqu'à un tiers des insuffisances cardiaques (1), mais aussi une cause fréquente de problèmes de rythme cardiaque (2). « Les mécanismes ne sont pas complètement éclaircis, explique Patrick Henry, cardiologue (Pôle Urgences, Hôpital Lariboisière, Paris) entre une toxicité propre à l'alcool et/ou une carence induite en vitamine B1 ». Pour tenter de comprendre cet effet toxique cardiaque de l'alcool, des chercheurs ont observé à l'échographie l'évolution de paramètres de taille et de fonction du coeur (le diamètre du ventricule gauche) et les ont reliés à la consommation d'alcool. Or cette étude parue début juin 2015 a fait beaucoup de bruit car à partir des résultats obtenus chez près de 4 500 seniors de l'observatoire Atherosclerosis Risk in Communities Study (ARIC) (3), les chercheurs sous-entendent que l'alcool serait mauvais pour le coeur, y compris avec modération ! Selon eux, cette augmentation de la taille du coeur constatée dès les premiers verres serait défavorable et pourrait prédire la survenue d'une insuffisance cardiaque. Il faut néanmoins être prudent vis-à-vis de ces conclusions, prévient Patrick Henry : « le fait que l'augmentation de la taille du ventricule gauche soit surtout constatée chez la femme, sans explications, est troublant. De plus, ces différences de taille restent minimes ». Sont-elles d'ailleurs pertinentes ? « Rien ne permet d'affirmer que ces modifications très subtiles conduiront forcément à une insuffisance cardiaque, poursuit-il. Par ailleurs, il faut rappeler que l'objectif initial de l'étude n'était pas les maladies du coeur (cardiomyopathies) mais l'athérosclérose. Enfin, elle comporte de nombreux facteurs qui perturbent toute comparaison, notamment des différences entre les "petits" et les "gros" buveurs vis-à-vis du poids, de l'âge, de l'ethnie, de la présence de diabète, des paramètres du cholestérol, du tabagisme... » En attendant d'approfondir les recherches, aucune raison de renoncer à son verre quotidien ! Alcool avec modération, coeur protégéTout est question de modération. De nombreuses publications internationales en attestent, comme certaines devenues emblématiques. Dès 1994, Serge Renaud, chercheur français à l'INSERM, publiait « l'étude lyonnaise ». Elle concluait à l'association entre une consommation modérée de vin et une mortalité cardiaque moindre, le "paradoxe français". Une autre étude, Monica (Monitoring Cardiovascular Disease), menée entre 1994 et 1999 par l'OMS, penchait en faveur d'une diminution de la mortalité cardiaque chez les buveurs modérés de vin, entre 1 et 3 verres par jour. Puis ce fut au tour d'études internationales sur des milliers de personnes. On fait moins d'insuffisance cardiaque lorsque l'on boit de l'alcool modérément, nous dit l'étude de Framingham Heart (4), entre 1 à 2 verres par jour chez les hommes et un demi à 1 chez les femmes. Message identique avec l'étude de la santé cardiovasculaire « the Cardiovascular Health Study » (5) qui a suivi près de 6 000 personnes jusqu'à 10 ans. Parmi d'autres, le suédois Larsson (6) a examiné huit études incluant plus de 200 000 participants et 6 000 cas d'insuffisance cardiaque. Au final, consommer 7 verres hebdomadaires réduisait de 17% le risque de développer une insuffisance cardiaque. Dernièrement, une étude entérinait l'intérêt protecteur d'une consommation d'alcool légère à modérée (jusqu'à 1 verre par jour pour les femmes et 1 ou 2 verres pour les hommes) aussi vis-à-vis du diabète et de l'accident vasculaire cérébral (2).1 à 2 verres d'alcool limitent les maladies cardiovasculairesPour résumer, des chercheurs canadiens ont compilé 84 études d'observation de différentes populations (7). Chez les personnes qui consommaient l'alcool de façon faible à modérée (1 à 2 verres quotidiens), le risque de maladies cardiovasculaires était plus faible : -25% de décès par maladie cardiovasculaire, -29% de risque d'accident coronaire (crise cardiaque) et -13% de mortalité, toutes causes confondues. Néanmoins, si toutes les études convergent en faveur du caractère cardioprotecteur de l'alcool à faible dose, il reste à en établir formellement le lien de cause à effet et à élucider les mécanismes impliqués. Moralité : si boire un peu est probablement bénéfique, attention aux excès ! Source : e-santéHélène Joubert

min

Lire l’article
Ma santé

Toujours plus d'allergies alimentaires...

La fréquence des allergies alimentaires a doublé en cinq ans. Comment explique-t-on cette progression des allergies alimentaires, lesquelles touchent le plus souvent les jeunes enfants ? L'allergie alimentaire a fortement progressé On compte en France 3-4% d'allergiques alimentaires, soit plus de 2 millions de personnes. Les enfants sont 3 fois plus touchés que les adultes (6 à 8%), l'allergie alimentaire survenant souvent dès les premiers mois de la vie, avec une fréquence maximale entre 1 et 3 ans.Attention, une allergie alimentaire peut en cacher une autre et provoquer une autre allergie. Comment expliquer la progression des allergies alimentaires ? Chez les personnes hypersensibles, la rencontre avec certains allergènes déclenche une réaction exagérée des défenses immunitaires, à l'origine de symptômes allergiques plus ou moins intenses (digestifs, cutanés) et reconnaissables. En effet, si les signes se manifestent en général rapidement après le contact avec l'allergène, de quelques minutes à 4 heures, il est aussi souvent délicat de les reconnaître. En revanche, parfois la simple odeur de l'aliment ou le contact sur la peau avec l'aliment ou des cosmétiques contenant des protéines alimentaires peuvent déclencher la réaction allergique.Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la très forte progression des allergies alimentaires à commencer par la diversification de notre alimentation.  Une diversification alimentaire trop précoce chez les jeunes enfants : les aliments ne doivent pas être introduits avant l'âge de 6 mois, ni de façon trop brusque, mais les uns après les autres de façon très progressive. Une diversité croissante des aliments : avec les nouveaux aliments (épices, condiments, fruits exotiques), les allergènes sont de plus en plus nombreux, multipliant les risques de rencontre et de réactions allergiques. L'évolution des techniques de l'industrie agroalimentaire (nouveaux procédés de fabrication, nouveaux ingrédients...), contribue également à multiplier les nouveaux allergènes. Quid de l'allergie croisée Chez les personnes déjà sensibilisées à un allergène, il peut arriver que le premier contact avec un nouvel allergène déclenche une réaction allergique. Cette situation est liée au fait que certains allergènes se ressemblent beaucoup.On peut ainsi être à la fois allergique à la tomate et aux pollens de graminées ou bien aux kiwis ou à la banane et au latex.On retiendra que les symptômes des allergies alimentaires peuvent être particulièrement discrets, rendant l'allergie difficile à identifier. Enfin, la diversification alimentaire explique en partie la progression des allergies alimentaires, raison de plus ne pas la débuter trop tôt chez les nourrissons.  Isabelle Eustache

2 min

Lire l’article
Ma santé

Herpès labial et génital : vrai/faux sur 10 idées reçues

En France, plus de 3 millions de personnes sont porteuses du virus de l'herpès à des degrés divers et dans des localisations variées.L'herpès labial ou " bouton de fièvre " est le plus courant.Quant à l'herpès génital, qui touche les parties sexuelles et avoisinantes, il concernerait plus de 2 millions de personnes dont la plupart ignore leur affection.Il est important de faire le point sur vos connaissances et vos idées reçues en matière d'herpès !Idée reçue N°1Il vaut mieux consulter en dehors des poussées d'herpès.C'est faux ! En dehors des poussées, il est plus difficile de faire le diagnostic et l'herpès génital peut être confondu avec d'autres maladies touchant les organes sexuels (mycoses, infections urinaires, autres infections sexuellement transmissibles...) car les symptômes sont proches. Idée reçue N°2Le stress est un facteur déclenchant des poussées d'herpès.C'est vrai ! Le stress ou une vive émotion favorise la réapparition du virus. La fièvre, la fatigue, le décalage horaire, la prise d'alcool et les règles font également partie des facteurs favorisant les poussées. Idée reçue N°3En cas de bouton de fièvre, l'exposition au soleil favorise sa cicatrisation.C'est faux ! En cas d'herpès au visage, il faut éviter les fortes expositions au soleil ou les températures extrêmes et utiliser un écran total. Idée reçue N°4L'herpès oculaire peut rendre aveugle.C'est vrai ! L'herpès oculaire représente la première cause de cécité d'origine infectieuse dans les pays industrialisés. En France, on dénombre chaque année plus de 60.000 cas. Idée reçue N°5Le plus souvent, l'herpès oculaire est dû à une auto-contamination.C'est vrai ! La plupart du temps, les yeux sont infectés par auto-contamination par l'intermédiaire des doigts, par exemple en se frottant l'oeil, juste après avoir touché son bouton de fièvre. Idée reçue N°6Le bouton de fièvre ne peut pas se transmettre aux parties génitales.C'est faux ! En cas de bouton de fièvre, un rapport sexuel mettant en contact la bouche avec le sexe peut être à l'origine d'une transmission du virus présent sur les lèvres aux parties sexuelles du partenaire. C'est le cas de 10 à 30 % des herpès génitaux. Idées reçue N°7En dehors des poussées, on peut se passer du préservatif.C'est faux ! Il faut toujours utiliser un préservatif, même en dehors des poussées, car il peut y avoir des risques de contamination, même sans symptôme. Il faut aussi savoir que certaines personnes peuvent avoir été en contact avec le virus et ne jamais développer de signe visible d'herpès. Malgré cette absence de symptôme, la contagiosité demeure possible. Ces personnes sont donc porteuses du virus sans le savoir. Raison de plus pour toujours utiliser un préservatif, lequel protège de toutes les autres infections sexuellement transmissibles. Idée reçue N°8Une poussée d'herpès est précédée de signes annonciateurs.C'est vrai ! Dans les heures à quelques jours qui précèdent la poussée, on ressent des picotements, des démangeaisons, des brûlures... au niveau des zones infectées. C'est ensuite que la poussée se manifeste, provoquant une rougeur, suivie de petites cloques, puis de croûtes. La cicatrisation intervient au bout d'une dizaine de jours. Apprendre à reconnaître les signes annonciateurs permet de débuter rapidement un traitement, condition efficace pour réduire la durée et l'intensité de la poussée. Il faut également savoir que la contagiosité débute dès les premiers signes annonciateurs et culmine durant la poussée. Toutefois attention, si le risque de contagion est le plus important pendant les poussées, il existe aussi dans de moindre proportion en dehors des poussées, alors qu'aucun symptôme n'est apparent ! Idée reçue N°9Douleur, rougeur des yeux, sensation d'irritation et larmoiement sont les symptômes d'un herpès oculaire.C'est vrai ! Idée reçue N°10Chez la femme, l'herpès génital apparaît au niveau de la vulve sous la forme de petites cloques groupées en " bouquet ".C'est vrai ! Plus rarement, chez certaines femmes, il peut aussi se manifester dans le vagin ou sur le col de l'utérus, rendant le diagnostic difficile. Chez l'homme, les zones touchées sont généralement le pénis et le prépuce, plus rarement la petite région cutanée située entre les deux, et parfois aussi les testicules.  Source : e-santéIsabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Cannabis, ecstasy ou nouvelles drogues de synthèse... un retour en force ?

Le cannabis et les substances stimulantes, comme l'ecstasy et la cocaïne, séduisent de plus en plus. La consommation encore confidentielle des nouvelles drogues de synthèse -près de 400 déjà identifiées dans l'Union européenne- semble se développer. Un éclairage sur ces nouvelles tendances, et autant de réels dangers pour la santé, à l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation à l'overdose, le 31 août 2015.Le cannabis, la drogue en tête des substances illicites en FranceLe cannabis est, de loin, la drogue illicite la plus disponible et consommée, expérimentée par 42 % des 18-64 ans (1). Son usage est en nette augmentation entre 2010 et 2014 chez les adolescents mais aussi les adultes ! 11% des 18-64 ans en ont consommé au moins une fois dans l'année contre 4 % en 1992. François Beck, directeur de l'Observatoire Français des drogues et des toxicomanies (OFDT): « C'est en partie lié à une évolution du marché, avec un net accroissement de l'offre, et notamment de la pratique d'auto-culture d'herbe. D'une manière générale, les jeunes considèrent que le cannabis est très accessible ».Dans toute l'Europe c'est un véritable plébiscite pour le cannabis : les Européens en consomment jusqu'à cinq fois plus que les autres drogues et ce sont les Français les plus curieux, révélait le dernier rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies sorti en juin 2015 (2): ils sont 23,1 % en Allemagne a avoir testé la marijuana, 19,9 % en Grande-Bretagne et 8,9 % en Grèce. Ecstasy, la consommation de cette drogue repart à la hausseLa drogue MDMA/ecstasy (le principe actif de l'ecstasy est la MDMA, pour méthylènedioxyméthamphétamine) n'est pas en reste. Entre 2010 et 2014 (1), la proportion de consommateurs récents (au cours de l'année) d'ecstasy et de MDMA est passée de 0,3% à 0,9% des 18-64 ans.En 2014, 3,8% des jeunes de 17 ans disaient avoir déjà expérimenté la MDMA ou l'ecstasy. C'est deux fois plus qu'en 2011, en à peine trois ans.François Beck: « Ce chiffre est équivalent à celui de 2002 quand les comprimés d'ecstasy étaient très recherchés, en particulier dans les espaces festifs. La reprise de la consommation à laquelle on assiste aujourd'hui fait suite à une pénurie observée au plan européen à la fin des années 2000, due à des saisies massives de précurseurs. Les arnaques s'étaient multipliées, entraînant une méfiance et un désintérêt de la part des usagers ».Puis, au début des années 2010, les fabricants ont exploré d'autres voies de synthèse, relançant ainsi la production de MDMA. « Les comprimés en circulation sont aujourd'hui plus gros et de ce fait plus dosés car le pourcentage de pureté varie assez peu, ajoute-t-il. Leur design est aussi beaucoup plus travaillé, avec des visuels attractifs, souvent en 3D ». C'est pourquoi les usagers les plus jeunes considèrent souvent cette substance comme une nouvelle drogue.176 nouvelles drogues de synthèse en France depuis 2008 !L'autre tendance récente importante est l'apparition des nouveaux produits de synthèse (NPS). Ces drogues de synthèse désignent des substances psychoactives qui imitent les structures chimiques et/ou les effets de produits stupéfiants illicites (ecstasy, amphétamine, cocaïne ou cannabis)*. La plupart est vendue sur Internet. Elles ne sont généralement pas interdites à la consommation au moment où elles apparaissent, puisqu'il faut d'abord qu'elles soient identifiées afin d'être classées comme stupéfiants.Entre 2008 et 2015, 176 nouvelles drogues ayant circulé au moins une fois en France ont été recensées**, et 382 l'ont été dans l'Union européenne**. Les substances les plus souvent identifiées pour la première fois en France en 2014 et début 2015 sont des cannabinoïdes de synthèse et des cathinones (principe psychoactif du khat, une plante cultivée au Yémen et en Afrique de l'Est).François Beck: « La consommation de ces nouvelles drogues reste rare mais semble se développer ces dernières années;  en 2014, 1,7 % des Français déclaraient avoir déjà pris un cannabinoïde de synthèse au cours de leur vie, soit un niveau équivalent à celui des expérimentateurs de LSD ou d'héroïne ».Nouvelles drogues, nouvelles "modes" de consommationQuels sont les consommateurs de ces nouveaux produits de synthèse (NPS) ? Certains sont des "psychonautes", des usagers souvent expérimentés, en quête de sensations, rédigeant volontiers des "trip reports" dans lesquels ils décrivent quantités consommées et effets.François Beck: « Il existe en parallèle dans le milieu festif et alternatif des "free parties", un groupe plus large d'amateurs de produits de synthèse qui recherchent les mêmes effets que ceux des drogues classiques sans maîtriser toutes les subtilités dans le dosage des molécules. Par ailleurs, une frange de la communauté gay, en quête de sensations fortes et d'augmentation de l'endurance sexuelle, se livre à la pratique du "slam" qui consiste à s'injecter des cathinones ».Enfin, outre les anciens consommateurs d'opiacés des années 1980 qui cherchent avec les NPS à varier les effets de façon récréative, il existe un autre groupe d'usagers ayant pris des stimulants dans leur jeunesse.François Beck: « Les NPS, perçues comme des substances plus "pures" et contenant moins de produits de coupe leur offrent alors une "occasion" de retenter la consommation de produits sans avoir à sortir de chez eux et affronter les risques inhérents au contact avec le marché illicite traditionnel. Néanmoins, les effets de ces drogues peuvent être inattendus et parfois plus puissants que ce qu'imaginait le consommateur au départ ».Drogues : les décès par overdose d'héroïne en baisseLes données issues des certificats de décès renseignent mal les substances en cause dans les surdoses (overdoses) ***.Anne-Claire Brisacier, chargée d'études à l'OFDT et co-auteur du « Tendances n°94 » paru en octobre 2014 (3) sur les traitements de substitution aux opiacés (TSO): "Néanmoins, en 2011 et 2012, la proportion de décès par surdose imputée à l'héroïne est respectivement de 18 % et 15 %, en nette baisse par rapport aux 32 % et 40 % de la période 2006-2010 ».Une explication est fournie par le dispositif TREND**** : l'héroïne, très disponible en France, a vu son taux de pureté diminuer en 2011, après une période où la circulation d'échantillons très dosés avait été incriminée dans l'augmentation du nombre de surdoses mortelles.Anne-Claire Brisacier: « La baisse des surdoses observée en 2011 serait en lien avec une baisse des décès impliquant l'héroïne ».Par ailleurs, pour le cannabis, la cocaïne et l'ecstasy, les produits qui circulent en Europe ont (entre 2006 et 2013) des teneures de plus en plus élevées et sont de plus en plus pures, lit-on dans le rapport de l'Observatoire européen (2). Les usagers non avertis, s'exposent alors à un risque accru d'overdose. Quoi qu'il en soit, il ne faut jamais perdre de vue que l'usage de drogues, quelles qu'elles soient, fait courir de graves dangers de santé, pouvant aller du simple trouble (angoisses, délires, troubles du ryhtme cardiaque etc.) au décès.* Des termes anglo-saxons tels que "designer drugs", "research chemicals" et "legal highs" font allusion au caractère d'imitation de ces produits, à leur nature synthétique ou à leur statut légal; ** via le Système d'identification des toxiques et des substances de l'OFDT en France et signalées pour l'Union-Européenne à l'Early Warning System de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA); *** issues de l'enquête DRAMES (Décès en Relation avec l'Abus de Médicaments Et de Substances) de l'ANSM et basée sur des résultats d'analyses toxicologiques; **** Le dispositif TREND identifie dans les délais les plus brefs les phénomènes émergents liés aux drogues illicites en France. Source : e-santéHélène Joubert

min

Lire l’article
Ma santé

Vieillir en bonne santé : ce qu'on nous prépare !

Dans son rapport  « Prévention de la dépendance liée au vieillissement » adopté le 24 novembre dernier, l'Académie Nationale de Médecine livre ses recommandations aux pouvoirs publics sur les actions souhaitées de prévention et d'éducation à la santé destinées à réduire les risques de dépendance liés aux maladies chroniques les plus fréquentes des personnes âgées, et ceci à toutes les étapes de la vie.Population Française : un vieillissement qui s'accélèreAu 1er janvier 2015, la population française comptait 12 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, soit une proportion de 18% sur les 66 millions de Français.D'ici 2050, la population française augmentera de 14,2% et le nombre des personnes âgées de plus de 65 ans dépendantes grimpera à 66% !L'Académie Nationale de Médecine nous rappelle que seule la préservation du capital Santé acquis pendant l'enfance, l'adolescence et au début de l'âge adulte peut permettre de « bien vieillir » : l'autre défi majeur de notre siècle...4 mesures pour prévenir la dépendanceLe problème de la dépendance est lié à celui de l'émergence des maladies chroniques sur les populations âgées. Pour y faire face, l'Académie Nationale de Médecine cite 4 mesures essentielles émanant de suivis sur plusieurs années de groupes de personnes à risques :Contrôler l'hypertension artérielle à tous âges, y compris chez les personnes très âgées,  pour prévenir l'apparition d'insuffisance cardiaque et la survenue d'accidents vasculaires, qui peuvent causer bien des dégâts sur les plans cardiaque et neurologique. Accompagner au quotidien les malades adultes pré-diabétiques (hyperglycémie pathologique et/ou hémoglobine glyquée anormalement haute) par des soins et de l'éducation en santé avec pour objectif une réduction pondérale de 5% en cas de surpoids : l'étude a montré que la survenue du diabète sucré était notablement retardée de plus de 2 ans, à condition de maintenir sur le long terme ces nouvelles habitudes hygiéniques et comportementales.Contrôler les 7 facteurs de risque de la dépendance liée au vieillissement désormais bien identifiés : l'avancée en âge, un niveau d'éducation limité, la sédentarité tout au long de la vie, le tabagisme, et à mi-vie : l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle. Le contrôle de ces facteurs au plus tard à mi-vie permettrait de retarder de 5 ans la survenue de l'état démentiel, et de diminuer de moitié le nombre de malades atteints de démence. A compléter avec par une alimentation riche en poissons et des exercices physiques réguliers.Prévenir l'apparition dès la mi-vie des troubles sensoriels (vision, audition, olfaction) responsables de troubles de l'équilibre, de chutes, de fractures, mais aussi de baisse de l'activité sociale et de mal être : éviter une exposition trop intense au soleil et aux bruits excessifs (surtout parmi les plus jeunes générations), une alimentation trop riche, la sédentarité, l'usage abusif d'alcool, le tabagisme et l'air conditionné.Le rôle des pouvoirs publics en 10 recommandationsAfin d'actionner la mise en oeuvre de ces quatre grandes mesures de lutte contre la dépendance, l'Académie de Médecine conclut son rapport par 10 recommandations à l'adresse des pouvoirs publics :Une éducation en santé dès l'enfance : activité sportive dès l'école primaire et refonte du système de santé scolaire ; Des consultations de prévention tous les 5 ans et, plus particulièrement dans la tranche d'âge la plus sensible, entre 45-55 ans ;Le dépistage si possible avant 45 ans de toutes les maladies chroniques (diabète,  hypertension, insuffisance rénale, pathologies musculo-squelettiques, troubles sensoriels, troubles psychiatriques et cognitifs) organisé et pris en charge par la Sécurité sociale dans le cadre du "bien vieillir";Une lutte plus active contre les addictions (tabac, alcool, autres drogues...) notamment chez les plus jeunes ;Des mises en garde contre la « malbouffe », à l'origine de l'épidémie de surpoids et d'obésité facteurs essentiels de risque, notamment l'abus de boissons sucrées et l'excès de sel qui altèrent très souvent les fonctions hépatiques et rénales des personnes âgées ;L'administration régulière de vitamine D (200.000 UI quatre fois par an) pour lutter contre l'ostéoporose qui est fréquente chez les personnes âgées des deux sexes, surtout les femmes, en provoquant des fractures handicapantes, voire mortelles. La vitamine D favoriserait également la fonction musculaire et l'immunité acquise par les vaccins ;La promotion intensive de la vaccination à la fois pour protéger la personne âgée elle-même mais aussi en population générale ;L'instauration d'une « activité physique sur ordonnance », animée par des éducateurs médico-sociaux spécialisés dépendant du Ministère de la Santé, pour favoriser la pratique régulière et raisonnable de l'exercice physique indispensable à tous les âges de la vie ;La prise en charge par les organismes sociaux publics et privés de l'éducation thérapeutique du patient (ETP) par les professionnels de santé : une démarche qui se situe au coeur de la prévention des maladies chroniques et du vieillissement.Le développement des nouvelles technologies en Santé qui doit être favorisé pour faciliter l'éducation thérapeutique. Source : e-santéIsabelle Gayrard Auzet

min

Lire l’article
Ma santé

L'insuffisance cardiaque : repérer l'essoufflement

L'insuffisance cardiaque touche plus d'un million de Français. Pourtant, cette maladie est méconnue du grand public, avec notamment une confusion autour des symptômes et du pronostic. Retour à la réalité avec le Pr Richard Isnard, cardiologue à Paris à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.   Quel est l'impact de l'insuffisance cardiaque sur la qualité de vie ? Quel est le pronostic ? « L'insuffisance cardiaque peut se définir comme un coeur qui ne fonctionne plus assez bien pour adapter son débit à l'augmentation des besoins comme marcher ou monter un escalier », indique le Pr Richard Isnard. L'essoufflement qui en résulte dépend de la sévérité de la maladie. Il peut ainsi survenir lors d'activités relativement importantes ou inversement au moindre effort comme celui fourni pour s'habiller ou faire sa toilette. Plus cette maladie est sévère, plus le retentissement sur qualité de vie est élevé, avec une nette limitation dans les activités. « Une personne atteinte d'une insuffisance cardiaque grave tolère mal les efforts et voit son périmètre de vie limité ». S'y associent souvent des symptômes dépressifs et du stress. D'autre part, lors des épisodes de décompensation où l'essoufflement se produit même au repos et où il y a des oedèmes, il est souvent nécessaire d'être hospitalisé pour recevoir des traitements par voie intraveineuse. Au final, tout contribue à altérer la qualité de vie et le pronostic. Il s'agit d'une maladie grave dont le risque de mortalité est très important : « un patient sur deux décède après 5 ans d'évolution ». Comment repérer une insuffisance cardiaque ? Existe-t-il des symptômes d'alerte ? 120.000 cas d'insuffisance cardiaque sont dépistés chaque année en France et 23.000 Français en décèdent. Cette maladie grave et de sombre pronostic représente la première cause d'hospitalisation des plus de 60-65 ans.Pr Richard Isnard : « L'essoufflement et la fatigue à l'effort sont les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque. Mais ils ont l'inconvénient de ne pas être spécifiques, tout comme les oedèmes dans les membres inférieurs, témoignant d'une rétention d'eau et de sel.Si tous les essoufflements et les oedèmes ne sont pas liés à l'insuffisance cardiaque, ils doivent néanmoins y faire penser, surtout si ces signes se manifestent chez un patient déjà connu à risque d'insuffisance cardiaque (antécédent d'infarctus, arythmie cardiaque, hypertension artérielle...). » Dans ces conditions, la probabilité que les symptômes soient en rapport avec insuffisance cardiaque est élevée. Cela dit, une insuffisance cardiaque peut aussi survenir chez une personne indemne de tout problème cardiaque jusque là. « Dans le pire scénario, c'est une urgence vitale. L'oedème aigu pulmonaire qui révèle la maladie relevant d'une prise en charge immédiate ». Qui sont les personnes concernées ? La fréquence de l'insuffisance cardiaque augmente avec l'âge : elle est diagnostiquée en moyenne à 75 ans. Mais si cette maladie touche davantage les sujets âgés, on peut aussi avoir une insuffisance cardiaque beaucoup plus jeune.Parmi les facteurs de risque, citons surtout l'hypertension artérielle, l'infarctus du myocarde, les arythmies cardiaques et certaines maladies du muscle cardiaque. Autant de femmes que d'hommes Avant 75 ans, les hommes sont plus touchés que les femmes. Mais ensuite le risque s'équilibre, voire s'inverse car les femmes vivent plus longtemps.Sur quoi repose le traitement ?En règle générale, cette affection nécessite la prise quotidienne  de plusieurs médicaments, avec des ordonnances comportant entre 4 et 5 médicaments différents. Ce traitement médicamenteux est donc contraignant. Parallèlement, un certain nombre de règles d'hygiène de vie s'impose à commencer par une alimentation peu salée.Certains patients doivent être implantés d'un pacemaker ou d'un défibrillateur (qui délivre un choc en cas de trouble du rythme sévère).Enfin, une toute petite minorité de patients relèvent de  techniques plus lourdes : le coeur artificiel ou la greffe cardiaque.Peut-on prévenir l'insuffisance cardiaque ? « Il s'agit de la prévention cardiovasculaire au sens large que les gens connaissent bien : activité physique régulière, lutte contre le surpoids, arrêt du tabac, dépister et traiter toute hypertension artérielle », conclut le Pr Richard Isnard. Source : e-santé Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Le cholestérol au coeur des maladies cardiovasculaires

Le cholestérol, tout le monde en parle. Si la majorité d'entre nous sait qu'un taux élevé de LDL-cholestérol, qualifié de "mauvais cholestérol", met en péril notre santé cardiovasculaire, peu connaissent leurs propres taux de cholestérol. Une enquête européenne lève le voile sur ce paradoxe. Le cholestérol, cet inconnuOn a beau savoir que le cholestérol LDL en excès c'est-à-dire l'hypercholestérolémie, engage notre santé cardiovasculaire sur la mauvaise pente, agir en conséquence ne va pas de soi. Ce grand écart entre les connaissances théoriques sur l'hypercholestérolémie et la mise en oeuvre des moyens pour lutter contre ce phénomène est, en substance, le message de l'enquête Think Again About Cholesterol, menée auprès de plus de 12 000 adultes de 11 pays européens et du Japon par la Société européenne d'athérosclérose (1), dont la France. Dans l'Hexagone, si 88 % des adultes admettent l'importance de savoir s'ils présentent une hypercholestérolémie à lipoprotéines de faible densité (cholestérol LDL), 95 % d'entre eux n'ont aucune idée de leur propre taux de LDL-C ou ne l'ont jamais fait doser.  Or connaître son taux de cholestérol permet de mieux le surveiller, mieux gérer les facteurs de risque (tabagisme, hypertension artérielle, diabète), seul moyen d'inverser les taux extrêmement élevés de mortalité liée aux maladies cardiovasculaires en France et en Europe.Le cholestérol, ami ou ennemi ?Mais le cholestérol n'est pas "que" mauvais. Le cholestérol est nécessaire à la vie car il entre dans la fabrication de la membrane de nos cellules, des sels biliaires et des hormones. Néanmoins, un taux élevé de LDL cholestérol peut favoriser l'athérosclérose (accumulation de LDL-cholestérol sous forme de dépôts inflammatoires sur la paroi des artères). En réduisant le flux sanguin voire en obstruant les artères du coeur (coronaires) elle provoque accidents vasculaires cérébraux et douleurs thoraciques (infarctus du myocarde/crise cardiaque, angor/irrigation insuffisante du coeur etc.).- Plus le taux de cholestérol transporté par les particules LDL est important (≥1,6 g/L), plus le risque cardiovasculaire l'est aussi.- A l'inverse, plus le taux de HDL-cholestérol (le "bon cholestérol", "lipoprotéines de haute densité") est élevé, plus le risque d'athérosclérose est faible : un HDL ≥ 0,6 g/L est protecteur sur le plan vasculaire.77 % des plus de 40 ans ne connaissent pas les taux cibles appropriés selon l'enquête Think Again About Cholesterol (1). Chez les adultes à risque cardiovasculaire faible, les taux de cholestérol doivent être dosés tous les cinq ans. Chez ceux qui prennent des médicaments pour contrôler leur hypercholestérolémie (dont les statines), le dosage est annuel dès lors que l'objectif thérapeutique est atteint (2).Les maladies cardiovasculaires tuent une personne sur deuxMais le cancer inquiète plus ! Près de la moitié des sondés s'inquiète de son risque de cancer (40 %), alors qu'un quart seulement se préoccupe de son risque de maladie cardiovasculaire (27 %). Or, c'est en Europe qu'il y a le plus d'hypercholestérolémie par habitant et où la moitié de la mortalité est causée par les maladies cardiovasculaires selon l'Organisation mondiale de la Santé (3).Cholestérol : une alimentation saine ne résout pas tout91% des personnes interrogées avouent qu'elles devraient redoubler d'efforts dans leur régime alimentaire pour contrôler leur cholestérol (1). Pourtant, seule une partie du cholestérol provient de l'alimentation (25%). Le reste étant fabriqué dans le foie, le cholestérol alimentaire influe donc peu sur le cholestérol sanguin et il n'est pas du tout évident que le cholestérol que nous mangeons soit associé à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. L'élévation du mauvais cholestérol dans le sang est principalement liée à un défaut d'épuration de ce LDL par le foie, lié à la génétique et à l'environnement.Pr Éric Bruckert, chef de service d'Endocrinologie-Métabolisme (Hôpital La pitié Salpêtrière, Paris) : « Etre vigilant quant à son alimentation ne suffit généralement pas en cas de taux importants de LDL, après un accident cardiovasculaire ou en cas d'hypercholestérolémie familiale (maladie héréditaire). Plus encore que le cholestérol alimentaire, ce sont les graisses saturées qui sont impliquées dans la forte concentration du cholestérol LDL dans le sang chez la plupart des personnes ; elles empêchent que les particules de LDL soient captées par le foie. A l'inverse, les fibres des fruits et légumes améliorent l'élimination du cholestérol. Des aliments anti cholestérol en quelques sortes. Quant aux oeufs, longtemps décriés pour leur concentration -certes élevée- en cholestérol, nous pouvons en consommer en quantité raisonnable (2-3 fois/semaine) sans augmenter notre risque cardiovasculaire, que notre taux de cholestérol soit élevé ou non, que l'on soit sous médicament anti-cholestérol ou pas ».Les médicaments anti-cholestérol, les statines, souvent utiles76% des sondés estiment ne pas disposer d'informations claires sur les moyens à mettre en oeuvre pour contrôler le LDL cholestérol. Les campagnes médiatiques récentes ainsi que plusieurs ouvrages qui ont jeté le discrédit sur les médicaments qui réduisent la concentration de cholestérol dans le sang (statines) ne les y ont pas aidé. Une étude de décembre 2015 (4) a même montré qu'il y avait plus d'abandons de traitement par les malades après la parution de ce type d'articles et a même constaté l'ampleur des dégâts : l'arrêt prématuré des statines a conduit à un surcroit de risque d'infarctus du myocarde (crise cardiaque) et de décès par maladies cardiovasculaires !Alors que l'activité physique ne fait baisser que de 5% le taux de LDL cholestérol et que l'alimentation ne fait pas tout, les médicaments anti-cholestérol viennent en renfort dans plusieurs cas de figure :- Ils peuvent s'avérer utiles chez les diabétiques surtout à haut risque ou chez ceux qui cumulent les facteurs de risque (tabac, hypertension etc.) ou qui ont un taux très élevé de LDL-c (> 1,90 g/l).- Ils sont vraiment indispensables après un accident coronaire, un accident vasculaire cérébral, en cas d'artérite (maladies des artères) et d'hypercholestérolémie familiale. Les statines réduisent de 30% le risque de survenue d'un nouvel accident cardiaque.Comme tout médicament, ils ont des effets secondaires comme des crampes et parfois plus graves (foie, problèmes musculaires).  Source : e-santéHélène Joubert, journaliste scientifique

min

Lire l’article
Ma santé

Montrer ses pieds, c’est prendre soin de sa santé

Les Français osent de plus en plus montrer leurs pieds à leur pédicure-podologue. Ils y sont vivement invités, le 8 juin, à l’occasion de Journée nationale de dépistage et de prévention gratuite, sous l’égide de l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP). Parce que nos pieds parcourent 2,5 fois le tour de la Terre sur la durée d’une vie, il faut en prendre soin. Montrer ses pieds… La démarche de confier ses pieds au spécialiste entrerait-elle dans les habitudes des Français ? Il semblerait puisque près d’une personne sur deux consulte un podologue aujourd’hui contre 30% en 2012. Le 8 juin, comme chaque année depuis 15 ans, le grand public pourra consulter gratuitement des pédicures-podologues dans les lieux de consultation mis à disposition par les villes. Liste des lieux disponible ici ! Le podologue examinera chaque pied sous toutes ses coutures. Il dépistera toute éventuelle pathologie et délivrera ses conseils de posture et de soins, à effectuer chez soi ou chez un spécialiste. Cette année, lors de la consultation gratuite du 8 juin, le podologue examinera aussi le chaussage. Les variations dans le type chaussage sont importantes puisque 43% des personnes portent des chaussures de ville, 31% des sandales, 6% des chaussures de toiles et qu’une personne sur deux porte des baskets ! Le chaussage est principalement à l’origine de problèmes cutanés. Des chaussures trop petites provoquent des cors, des chaussures trop hautes des durillons ou des douleurs sur l’avant du pied, des chaussures trop plates telles des ballerines des douleurs aux talons (talalgies), des chaussures trop hautes et trop pointues font apparaître un Hallux Valgus voire des cors entre les orteils… Mme Muriel Montenvert, pédicure-podologue, secrétaire générale de l'UFSP : « Quant au port de baskets de ville, pourquoi pas - mais pas au quotidien- et à la condition qu’elles possèdent un contrefort à l’arrière et qu’elles ne soient pas trop souples ; en effet, elles ne doivent pas se plier lorsqu’on les fait « vriller » (torsion de la chaussure). L’inconvénient majeur est qu’une semelle souple ou trop amortissante n’apporte pas d’information précise et juste au cerveau pour qu’il maintienne une posture adaptée. Celle-ci est alors moins tonique en réponse avec le sol, d’où un maintien plus avachi, propice aux douleurs dorsales. De plus, dans une basket, le pied prend ses aises et finit par s’élargir ». Choisir ses chaussures avec ses pieds, pas avec ses yeux ! On choisit trop souvent nos chaussures avec nos yeux et pas avec nos pieds, malheureusement. Quelques conseils pour ne pas se tromper de chaussures : Il faut les choisir en fin de journée, lorsque le pied est le plus gonflé. Les deux pieds étant asymétriques, il faut se fonder sur celui dont la pointure est la plus grande. Il est conseillé de les essayer avec les chaussettes adéquates. Il faut penser aussi à la largeur du pied et pas seulement à sa longueur. D’emblée, elles doivent parfaitement convenir au pied. En effet, elles ne vont pas « se faire ». C’est plutôt le pied qui va s’y faire et souffrir ! Seul un cuir plein (sans couture) va se détendre légèrement. Quant à la hauteur de talon pour les femmes, il devrait être compris entre 2 et 6 cm. Pour les hommes, éviter les chaussures trop plates et privilégier une semelle extérieure suffisamment épaisse sous l’ensemble du pied. Bien entendu, se faire plaisir est essentiel et l’esthétique compte aussi. Le port de ces chaussures doit être occasionnel et non quotidien. L’état de santé des pieds peut influer sur la santé globale Consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an serait l’idéal, dans l’objectif de prévenir et d’éviter les douleurs, les chutes, les maladies articulaires et tendineuses, les déformations du pied, les troubles de la statique avec les complications du membre inférieur mais aussi du rachis voire des cervicales. Plusieurs problèmes podologiques peuvent exister : Externes, au niveau des ongles et de la peau : ongles incarnés, cors, durillons, œil de perdrix, un botriomycome (panaris du pied), des échardes…à l’origine de douleurs et d’une gêne fonctionnelle à la marche. Ils peuvent être éliminés grâce à un soin podologique. Internes, dits ostéo-articulaires car liés à la structure même du pied : épine calcanéenne (tendinite d’insertion), aponévrosite plantaire (douleur sous la plante des pieds), métatarsalgies (douleur au niveau des os longs de l’avant-pied qui s’articulent avec les phalanges des orteils), Hallux Valgus (déformation d’articulation du gros orteil) ou griffes d’orteils (déformations des orteils). Ces maladies communes sont souvent très douloureuses et ont une influence négative sur l’appareil locomoteur. Les pieds étant la base de l’équilibre, de nombreux troubles de la statique peuvent aussi avoir pour origine une instabilité du pied ou la provoquer. Elles peuvent être soulagées grâce à des semelles orthopédiques et un travail sur la posture. Par exemple, plus de deux tiers des patients soignés par des orthèses plantaires ont ressenti des améliorations aux genoux (21%), au dos (67%) et aux hanches (86%). En général, les déformations ne sont pas réversibles, sauf grâce à une chirurgie dans l’Hallux Valgus, ce qui n’est pas vraiment le cas dans les autres déformations. Muriel Montenvert : « Un travail global par un bilan de podologie complet sur la posture est souvent nécessaire en cas de maladies ostéo-articulaires du pied. Les douleurs ostéo-articulaires, musculaires du pied, du genou ou de la hanche ne sont que le reflet d’une mauvaise posture. D’où la nécessité de traiter la cause et non pas uniquement sa conséquence, à savoir la douleur ».

3 min

Lire l’article
Ma santé

50% des prescriptions d'antibiotiques sont inutiles !

Année après année, nous continuons à surconsommer des antibiotiques, alors même que la moitié de ces prescriptions n'est pas justifiée sur le plan médical. Cinq conseils pour changer notre comportement.La moitié des prescriptions d'antibiotiques superflueLa France se maintient dans le peloton de tête des pays les plus gros consommateurs d'antibiotiques. La diminution de la consommation à partir des années 2000 (-10,7% entre 2000 et 2013), n'aura pas duré. Celle-ci est repartie à la hausse depuis 2010 et la tendance s'est confirmée en 2013 (+ 5,9%) (1).Or, dans nombreuses infections courantes, les antibiotiques ne servent à rien ! C'est le cas des bronchites, des angines pour lesquelles on n'a pas fait de Test de Diagnostic Rapide (TDR), des rhinopharyngites, des laryngites, des bronchiolites, de la grippe et de l'asthme.Pr Robert Cohen, pédiatre infectiologue au Centre Hospitalier intercommunal de Créteil : « La moitié des antibiotiques prescrits concerne pourtant ces maladies, où il n'a pourtant jamais été montré qu'ils avaient un effet bénéfique, chez l'adulte comme chez l'enfant ». Les dernières données en date en novembre 2014 le confirment : les affections des voies respiratoires comptent pour 70% des prescriptions d'antibiotiques, suivies par les infections urinaires et les otites (1).Moins consulter pour lever le pied sur les antibiotiquesUn constat pourrait faire bouger les choses : moins les médecins prescrivent d'antibiotiques, moins les patients consultent. Et moins ils consultent, moins ils consomment d'antibiotiques.  De nombreuses études ont mis en évidence ce cercle vertueux (2) (3).Pr Robert Cohen : « Lorsqu'une personne malade consulte un médecin et que celui-ci lui prescrit un antibiotique, elle s'imagine qu'elle a bien fait de venir. Si, au contraire, après un examen médical approfondi, le médecin estime inutile de prescrire un antibiotique, alors la personne consulte moins souvent et les prescriptions d'antibiotiques diminuent. La prescription modérée et raisonnée des antibiotiques est un critère de qualité pour le médecin traitant que vous choisirez."Antibiotiques, cinq conseils pour avoir la bonne attitude !Un examen clinique par le médecin, bien conduit, ne s'accompagne pas forcément d'une antibiothérapie ! Préserver l'efficacité des antibiotiques passera tout d'abord par la prise de conscience de chacun de l'utilisation à bon escient et surtout pas systématique des antibiotiques au décours d'une consultation médicale.Utiliser les Tests de Diagnostic Rapide ! Les TDR sont pratiques pour ne pas jouer à pile ou face et éviter une cure d'antibiotiques inutile !Depuis 13 ans déjà, les Tests de Diagnostic Rapide Angine (TDR Angine) sont recommandés et proposés gratuitement au médecin. Pas de raison de s'en priver, car c'est le seul moyen de repérer de façon certaine les 10 à 30 % d'angines bactériennes parmi les angines dont la grande majorité sont d'origine virale.Même principe pour la grippe avec le TDR Grippe : ce test repère en 30 minutes les virus influenza A et B et permet donc de constater l'infection virale, auquel cas on peut se passer d'antibiotique.Autre test faisable au cabinet médical, la CRP micro (dosage de la protéine C réactive). Elle permet à partir d'une goutte de sang et en quelques minutes, de différencier une infection virale d'une infection bactérienne, par exemple en cas de toux pour distinguer une bronchite virale d'une pneumopathie (maladie du poumon) bactérienne. La CRP micro est malheureusement peu utilisée en France contrairement à la Grande-Bretagne, par exemple. Ne pas consulter trop tôt pour de nombreuses maladies.La fièvre, la toux sont les témoins de la mise en place par notre organisme de mécanismes de défense qui suffisent le plus souvent à guérir des infections virales et de très nombreuses bactériennes bénignes.Pr Robert Cohen : « Les fièvres d'une durée inférieure à trois jours, si elles ne sont pas trop élevées ou si elles ne s'accompagnent pas d'autres symptômes inquiétants, ne doivent pas automatiquement conduire à des consultations ». Il en va de même pour les toux où le délai habituel est de dix jours.Ne pas demander à son médecin des antibiotiques s'il ne vous en prescrit pas.Ne jamais commencer un traitement antibiotique sans prescription. Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert

min

Lire l’article
Ma santé