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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Prothèses de hanche : l'avenir en 3D !

L'apparition des imprimantes 3D marque une révolution sur le plan technologique : si l'aérospatiale ou l'industrie automobile s'en sont déjà emparé avec succès, le domaine de la médecine n'est pas en reste. L'impression d'organes reste encore pour le moment du domaine de la science-fiction, mais la construction de prothèses est bien réelle. La chirurgie orthopédique, et notamment pour  l'arthroplastie ou prothèse de hanche, s'approprie peu à peu cette technologie. Prothèse de hanche : une chirurgie orthopédique très aboutie Depuis leur apparition en chirurgie orthopédique il y a plus d'un siècle, l'histoire des prothèses de hanche est étroitement liée aux matériaux utilisés : actuellement, une prothèse totale de hanche se compose d'une tige en titane ou en acier inoxydable qui se fixe dans le fémur, et d'un ensemble formé par une cupule et une tête fémorale en métal ou en céramique. L'ensemble reproduit l'articulation de la hanche défectueuse. La qualité de ces prothèses a une durée de vie à 20 ans.La manière de fixer ces prothèses sur le plan chirurgical est également très importante et a évolué : on pose actuellement en France environ 150 000 prothèses totales de hanche par an. Un orthopédiste réalise cet acte en une à deux heures environ. On a même vu arriver les premières poses de prothèses de hanche pratiquées en chirurgie ambulatoire durant l'été 2015 : le patient est rentré à son domicile le jour même du geste opératoire, signant ainsi une maîtrise de plus en plus importante de cet acte chirurgical.La prothèse totale de hanche permet à un patient très douloureux et très limité dans ses mouvements (le plus fréquemment à cause de l'arthrose) de retrouver une articulation et un mode de vie satisfaisants. Et elle a surtout révolutionné le taux de survie des patients âgés souffrant d'une fracture du col du fémur suite à une chute, leur rendant leur mobilité, leur évitant ainsi escarres et autres complications d'un alitement prolongé. Prothèse de hanche : l'apport de l'imprimante 3D Si les premières prothèses externes ont déjà vues le jour (le petit Maxence, 6 ans, a été équipé d'une prothèse de main fabriquée par une imprimante 3D en août 2015, une première en France), on commence à se tourner vers l'imprimante 3D pour les implants (prothèses internes). Les progrès de l'imagerie médicale (scanner, IRM) ont permis d'obtenir des images de l'organisme précises dans les trois dimensions de l'espace. Ces informations peuvent être stockées sous la forme de données numériques, puis utilisées pour programmer une imprimante 3D afin de fabriquer une prothèse. L'encre classique est remplacée par une poudre métallique ou autre, et tout objet peut alors être créé par la « fabrication additive », variante médicale de l'impression 3D.Le gros avantage de l'impression 3D est qu'elle permet la fabrication de prothèses personnalisées.Les implants sont actuellement standardisés, il en existe un nombre limité de tailles et de formes différentes. Les chirurgiens optent pour la prothèse de hanche (ou autre) la plus proche de l'anatomie du patient, en faisant des compromis. Etant complètement adaptée au patient, la prothèse est plus facile à poser, permettant de diminuer la durée opératoire, les saignements post-opératoires, et les complications (notamment infectieuses). Il est important de noter également que le prix final pourrait être 5 à 8 fois moins onéreux que les implants traditionnels.Les freins actuels au développement à grande échelle des prothèses 3D sont principalement le coût de l'imprimante et le temps nécessaire pour produire une prothèse. Il existe aussi un frein réglementaire en France concernant le matériel biomédical : les hôpitaux n'ont pas le droit d'implanter du matériel qu'ils auraient eux-mêmes produit.On imagine bien qu'une fois ces obstacles contournés, l'impression 3D va s'inviter dans la chirurgie du futur, permettant d'adapter parfaitement l'implant au patient et non plus le contraire ! Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste

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Ma santé

Fracture d'ostéoporose : cinq différences hommes/femmes

L'ostéoporose et le risque de faire une fracture ostéoporotique ne sont pas l'apanage de la femme et ne sont pas forcément liés à la ménopause. L'homme en souffre aussi, moins souvent mais avec des conséquences plus sévères. Homme ou femme, la même maladie ?Ostéoporose, les hommes plus souvent épargnésAvec des os plus volumineux et donc plus résistants à la fracture, les hommes ont une masse osseuse qui dépasse celle des femmes. L'ostéoporose - cet os devenu mince, poreux et très fragile - ne les épargne pas pour autant. Les hommes voient leur capital osseux diminuer dès 50 ans, sous le coup de la baisse de la production des hormones sexuelles (estrogènes, testostérone) et d'autres facteurs. Longtemps considérée comme une maladie féminine, l'ostéoporose et son risque de fracture touchent néanmoins 15% des hommes après l'âge de 50 ans.Alors que l'immense majorité des fractures dues à l'ostéoporose chez la femme surviennent après la ménopause (du fait de la carence en oestrogènes), chez l'homme, elles sont surtout fréquentes entre 15 et 30 ans (fractures traumatiques liées aux accidents de la voie publique, du travail et du sport, accidents plus fréquents que chez la femme jeune) puis après 60 ans, où leur nombre (vertèbres, extrémité supérieure du fémur et de l'humérus, tibia, bassin) s'envole. Dans ce dernier cas, peu importe le sexe, la fracture ostéoporotique de la personne âgée est spontanée ou due à un traumatisme minime. Pr Bernard Cortet, responsable de l'unité osseuse du service de rhumatologie au CHU de Lille et président du GRIO (groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) : « L'ostéoporose est surtout associée au sexe féminin et en effet, environ 40% des femmes seront un jour ou l'autre concernées par la survenue d'une fracture ostéoporotique. Chez l'homme, c'est entre deux et trois fois moins fréquent, mais ça n'est pas pour autant négligeable. Environ 15% des hommes de plus de 50 ans vont faire une fracture au cours de leur vie, mais les fractures vertébrales (le tassement de vertèbres) sont très fréquentes chez les hommes âgés ».Ostéoporose, les hommes plus durement touchésChez l'homme, lorsque l'ostéoporose frappe, c'est souvent plus fort. Les conséquences sont généralement plus graves en cas de fracture sévère car celle-ci survient surtout sur un terrain "fragile" c'est à dire plus souvent en présence de facteurs de risques (tabagisme, intoxication éthylique etc.) et de nombreuses maladies associées. Par exemple, l'alcool (consommé de manière prolongée à raison d'au moins 3 verres/jour) détruit le tissu osseux.Pr Cortet : « On a tendance à l'oublier : l'ostéoporose peut être une maladie fatale. La mortalité à 5 ans après une fracture liée à l'ostéoporose atteint 51% chez les hommes contre 39% chez les femmes de plus de 60 ans (1). Certaines fractures ostéoporotiques dites sévères (vertèbre, hanche, bassin, humérus) augmentent le risque de décès. Mais cette surmortalité est plus importante au sein de la population masculine. Au-delà de 80 ans, les fractures chez l'homme sont trois fois moins fréquentes que chez la femme mais elles s'accompagnent d'une surmortalité deux à trois fois plus importante. »L'ostéoporose "secondaire", typiquement masculineDans plus d'un cas sur deux, l'ostéoporose chez l'homme est consécutive à une maladie ou à la prise d'un traitement. Chez la femme, la ménopause responsable d'une carence profonde et brutale en estrogènes est loin devant les autres causes qui sont beaucoup plus rares. C'est pourquoi, encore plus que chez la femme, chez un homme et particulièrement chez un homme jeune, il faut rechercher des causes secondaires c'est-à-dire des maladies (maladies de la glande thyroïde et plus généralement des glandes endocrines, maladies respiratoires, du foie et du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, bronchites chroniques etc.) ou des traitements (cortisone en traitement de plus de 3 mois à une dose >7,5mg/jour d'équivalent-prednisone) ayant pu détruire de façon insidieuse le tissu osseux.Un dosage de la testostérone chez l'homme de moins de 50 ans et la recherche d'une surcharge en fer (signe de la maladie hémochromatose qui provoque une ostéoporose) peuvent être nécessaires. Mais 50% des ostéoporoses chez l'homme entre 30 et 60 ans restent inexpliquées. La génétique joue probablement un rôle dans ces ostéoporoses "primitives".Pr Pierre Mongiat-Artus, chirurgien urologue (Hôpital Saint Louis, Paris) : « Au moment du diagnostic de cancer de la prostate, un tiers des hommes a déjà une perte de capital osseux. Or les traitements anticancéreux ne vont qu'aggraver la situation : la première ligne d'hormonothérapie provoque très rapidement une importante perte osseuse, plus sévère encore que la perte due à la ménopause (5-10 fois plus importante). De plus, tous les traitements anticancéreux ultérieurs (docetaxel, acétate d'abiratérone, enzalutamide ou cabazitaxel) sont des facteurs supplémentaires car majoritairement associés à la corticothérapie, elle-même responsable d'une perte osseuse et donc qui accroit le risque de fracture ».L'homme, à traiter avec plus d'urgence en cas de fracture ostéoporotiqueEn cas d'antécédents de fracture ostéoporotique, pas d'hésitation : il faut traiter l'ostéoporose car le risque de nouvelle fracture est important. Derrière toute fracture peut se cacher une fragilité osseuse. Or, s'il est montré que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être soignés dans un établissement de soins longue durée après une fracture, on pense moins souvent à les évaluer pour l'ostéoporose et même à mettre en place un traitement médicamenteux !Sans antécédents de fracture, l'évaluation du risque fracturaire repose à la fois sur les facteurs de risque cliniques de fractures (antécédents familiaux, tabagisme, alcoolisme, indice de masse corporelle, âge, perte de taille...) * et la mesure de la densité de l'os par l'examen ostéodensitométrie. Toute diminution de la densité osseuse augmente fortement le risque de fracture et un chiffre (Tscore) inférieur à -2,5 identifie une ostéoporose chez la femme. Comme chez la femme, calculer un score de risque FRAX®** permet au médecin d'affiner le risque de fracture, mais en revanche, chez l'homme il n'existe pas de seuil validé.Pr Cortet : « Contrairement à la femme, le seuil densitométrique à partir duquel il faut traiter un homme n'est pas non plus consensuel. Le volume osseux chez l'homme étant augmenté, il est possible qu'il faille plutôt intervenir chez lui pour une densité osseuse mesurée par un Tscore plus bas à l'ostéodensitométrie que chez la femme (en l'absence de fracture). Ainsi chez l'homme un T-score

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Ma retraite

Sexualité expliquée aux enfants : les 3 règles pour les protéger

Les enfants font tous preuve de curiosité à propos de la sexualité. Et ils ont de la chance de vivre au XXIème siècle, car leurs parents répondent à leurs questions ! Pourtant, répondre aux questions ne suffit pas, et une bonne éducation vise également à leur donner la capacité de se protéger contre une éventuelle agression sexuelle. Parler de sexualité aux enfants, c'est important Leur parler, leur donner des explications, cela permet aux enfants de comprendre que la sexualité est quelque chose de normal, naturel, qui fait partie de la vie. Que si la sexualité, ça reste caché, c'est qu'il s'agit de quelque chose d'intime et non d'une partie de la vie laide ou dangereuse. Leur parler les rassure et leur permet d'apprivoiser plus facilement leur corps et la relation à l'autre. Le rôle des parents, c'est aussi de les protéger. Malheureusement, la sexualité est une zone à risque. Il existe des adultes ou des enfants sexuellement agressifs, capable d'avoir des gestes irrespectueux, de procéder à des attouchements, voire une agression sexuelle. Or, aucun parent n'a envie d'en parler bien sûr, mais tous les parents ont envie de protéger leurs enfants. Les protéger, c'est leur donner des armes pour réagir en cas de danger. Et la meilleure des armes, c'est la loi. Les 3 lois qui protègent vos enfants Ce qui protège les un enfant, c'est la connaissance de la loi et des règles qui la régissent.Si enfant dit à un adulte agresseur : « c'est interdit ce que vous faites (ou ce que vous demandez) et si vous continuez, vous irez en prison », que se passe-t-il ? L'adulte a peur et cesse immédiatement. Si au contraire, l'enfant a peur et n'a pas de mots pour se défendre, l'agresseur continue. Avant d'énoncer les règles, il faut expliquer à l'enfant que ces règles sont valables pour tous, tous les adultes et tous les enfants. La personne qui leur explique ses règles ne les invente pas et tout le monde les connaît normalement. Première règle : La sexualité est interdite entre adultes et enfants Et l'on peut ajouter que si un adulte ne suit pas cette règle, il ira en prison. Parce que la loi lui interdit la sexualité avec un enfant. Et c'est toujours l'adulte qui va en prison, jamais l'enfant. On peut également expliquer à l'enfant ce qu'il peut dire : lui formuler une phrase prête à employer en cas de problème. « Ce que vous voulez faire est interdit par la loi et si vous le faites, vous irez en prison ». Et puis, une bonne idée peut être de prévenir l'enfant que l'adulte sait très bien qu'il n'a pas le droit de faire ça. Alors, certains adultes qui méritent d'aller en prison mentent. Ils disent par exemple que tout le monde le fait en cachette, ou que ce sera un secret, qu'il ne faut pas en parler. Deuxième règle : La sexualité est interdite entre deux personnes de même familleLa sexualité est interdite entre frère et soeur, entre père et enfant ou entre mère et enfants. Idem entre grands-parents et enfants. C'est une loi universelle, c'est-à-dire qu'elle existe dans tous les pays du monde. Troisième règle : La sexualité n'est autorisée qu'entre personnes consentantes Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir des gestes sexuels. Et même quand on est un enfant, on doit respecter cette règle. On n'a par exemple pas le droit d'embrasser quelqu'un par surprise, de soulever la jupe d'une fille dans la cour de récréation ou de baisser le pantalon d'un garçon. Et puis, à côté de ces trois règles de base, il en existe un autre principe essentiel : La sexualité, ça se pratique en privé. On n'a pas le droit de montrer son sexe en public, et on n'a pas le droit d'entrer dans la vie privée de quelqu'un qui n'est pas d'accord, par exemple de se cacher pour regarder en douce quelqu'un qui est nu. D'ailleurs, aucun adulte ne se promène nu et si jamais il le faisait, la police l'emmènerait en prison. C'est l'exhibitionnisme, interdit par la loi. Sexualité : un enfant prévenu et informé saura s'exprimer et se défendreComme des adultes lui ont parlé des règles de la sexualité, il se sent autorisé à en parler lui aussi. Alors, s'il croise un exhibitionniste ou bien si quelqu'un cherche à l'attoucher, il en parlera à ses parents immédiatement et sera ainsi mieux protégé. Et si jamais il a été choqué, ses parents pourront l'aider, ce qui n'est pas le cas s'il garde tout pour lui.De même si un copain à lui ou une copine lui raconte une agression ou des attouchements, il sera capable de dire que c'est interdit et qu'il faut en parler.Et puis, il saura mieux se défendre par la parole. La loi est un bouclier protecteur pour les enfants, car les agresseurs sexuels craignent la prison. On sait que plus de 90 % des agresseurs ne récidivent pas s'ils sont passés par la case prison. Leur parler de la loi est donc une manière de les empêcher d'agir. Un enfant qui sait répondre à une personne qui cherche à l'agresser est plus fort et a beaucoup de chances de repousser l'agression.En effet, voici une parole d'agresseur pédophile passé par la prison : « vous savez, on repère les enfants fragiles, solitaires et timides ». Alors, rendre ses enfants forts, bien entourés et osant répondre à un adulte, c'est les protéger. Source : e-santé Dr Catherine Solano, médecin et sexologue

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Ma santé

Pouvoir mieux repérer la maladie d'Alzheimer

Inattentions fréquentes, pertes d'objets répétées... la maladie d'Alzheimer semble une évidence. Pourtant, très souvent, ces signes sont simplement le reflet du vieillissement normal de la mémoire. Savoir repérer la maladie, c'est permettre un diagnostic précoce. Ou, à l'inverse, et le plus souvent, arrêter de s'inquiéter sans raison. Comment trier le vrai du faux, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Simple ʺtrouʺ de mémoire ou maladie d'Alzheimer ?L'inquiétude concernant le risque d'avoir une démence, en particulier la maladie d'Alzheimer, grandit parmi la population.Pr Bruno Dubois, neurologue, Directeur du Centre des Maladies Cognitives et Comportementale à l'Hôpital de la Salpêtrière (Paris) : « Passé un certain âge, les plaintes de mémoire apparaissent. Mais attention à ne pas confondre mémoire et attention ! Beaucoup de personnes mettent sur le compte d'un défaut de mémoire ce qui n'est qu'un simple défaut d'attention ». D'où l'intérêt de réaliser un bilan en consultation de mémoire en cas de doute persistant.$$Vous vous plaignez de votre mémoire ? La maladie d'Alzheimer est peu probable !$$En règle générale, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ne se plaint pas ou peu de troubles de mémoire. Pr Bruno Dubois : « Plus on se plaint de sa mémoire, moins on a de risque d'avoir une maladie d'Alzheimer. Quand on fait passer des tests de mémoire (comme le Test des 5 mots, réalisé en cabinet par un médecin dûment formé pour que le test soit interprétable), on se rend compte que ceux qui déplorent une mémoire défaillante ont souvent des performances bien meilleures que ceux qui ne s'en plaignent pas ! » En effet, les tests Alzheimer ou tests de mémoires font la part entre les troubles de l'attention (liés à l'âge, à une dépression...) et le trouble vrai de mémoire, c'est à dire l'incapacité à transformer une information en un souvenir. Cela peut sembler paradoxal, mais le malade Alzheimer, même au tout début, ne se rend pas compte de son état (on parle d'anosognosie). Il estime au contraire que sa mémoire se porte bien, du moins "comme quelqu'un de son âge" ! $$Les troubles de l'attention, ce n'est pas forcément la maladie d'Alzheimer !$$Passé la soixantaine, il est trop facile de mettre un problème d'attention sur le compte de la maladie d'Alzheimer. D'autres explications existent :Déjà, nous sommes très sollicités dans la vie quotidienne. Nous réalisons alors un tri personnel entre des informations primordiales et d'autres qui nous apparaissent secondaires, banales. Oublier où l'on a posé ses lunettes n'est pas forcément un symptôme d'Alzheimer, quand, par exemple, notre attention a été captée au même moment par une sonnerie de téléphone. Or avec l'âge, cet état de recherche permanente d'objets ou d'informations nous inquiète parfois, trop souvent à tort. De plus, les troubles du sommeil, plus fréquents en vieillissant, contribuent beaucoup aux troubles attentionnels. La dépression aussi, avec son ressenti émotionnel douloureux, ses ruminations. La personne dépressive, centrée sur sa souffrance, a des troubles majeurs de l'attention, de la concentration. Il en est de même avec l'anxiété, où l'information est captée de façon superficielle et la personne ne la retient pas.Attention, certains médicaments -très utiles- bloquent aussi les ressources attentionnelles, comme les benzodiazépines, les médicaments anticholinergiques (antispasmodiques gastro-intestinaux ou urinaires comme le ditropan ou la solifénacine...)$$Oublier le nom d'une personne, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$ On sait que le malade d'Alzheimer se remémore des souvenirs anciens, mais pas de ce qu'il a fait il y a quelques jours ou heures auparavant. Néanmoins, oublier le nom d'un ami de longue date ne signifie pas pour autant que c'est une démence d'Alzheimer. C'est le syndrome « du bout de la langue » : « je sais que je le sais, mais j'ai du mal à le retrouver ». Il fait appel à une autre démarche que l'enregistrement par le cerveau d'une information en un souvenir : c'est plutôt la capacité à activer les stratégies de récupération des informations déjà stockées. Elle dépend de l'intégrité d'autres régions du cerveau et, en particulier, des régions frontales dont l'activité peut diminuer légèrement avec l'âge. $$Changement d'humeur, signes de dépression, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$Plus que des modifications du caractère, ce sont plutôt les changements de comportement qui sont symptomatiques d'une maladie d'Alzheimer débutante. Pr Bruno Dubois: « Des colères, des emportements ne s'observent généralement pas au début d'une maladie d'Alzheimer ; ce sera plutôt la tendance à faire moins de choses, à être apathique, à être replié sur soi, à s'isoler, à avoir moins d'initiatives. Cela s'explique par l'atteinte d'une région du cerveau impliquée dans la motivation comportementale ». Mais prudence, car ces signes sont aussi souvent interprétés comme un état dépressif. Or la personne Alzheimer peut présenter une apathie sans être dépressive. Dans la dépression, il y a une apathie accompagnée d'une souffrance morale, une souffrance qui peut manquer dans ce cas chez les patients atteints d'Alzheimer. $$Du mal à s'exprimer, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$A priori non, cela n'a habituellement rien à voir. Néanmoins, dans les formes d'Alzheimer dites atypiques (seulement 15% des cas), il existe certains signes particuliers et inhabituels qui résultent d'une localisation particulière des lésions dans le cerveau. Cela génère des troubles visuels ou des troubles du langage. Il s'agit d'une « aphasie » progressive, c'est une sorte de mutisme qui s'installe peu à peu, avec une difficulté à trouver les mots ou à articuler. Source : e-santé journaliste scientifique,Hélène Joubert

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Ma retraite

Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger  quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ? Enfants : ne les forcez jamais à mangerQuoi que ce soit.Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure  notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système  en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant Enfants et goût pour les légumesLes saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes.  Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu Enfants et envie de légumesBien souvent, les choses se gâtent ensuite.Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger.  À la soupe !On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.Gratins savoureux, crudités pas obligatoiresLes gratins ont aussi bien des qualités.La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière.  Pensez aussi aux clafoutis !Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.Pâtes et pizzas salvatricesLes pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

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Ma santé

Canicule : quels sont les signes d'alerte à ne pas négliger ?

La chaleur excessive fatigue car l'organisme met en oeuvre des réactions pour maintenir une température corporelle normale. À défaut, des accidents graves peuvent survenir, comme le coup de chaleur et la déshydratation. Que faire et ne pas faire pour bien supporter la chaleur et survivre à une canicule ? Et surtout, quels sont les signes d'alerte à repérer ?Canicule : comment (bien) réagir en cas de forte chaleur ?Limiter les expositions à la chaleurMettre en place des mesures simples visant à lutter contre la chaleur excessive, a fortiori chez les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées, handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes...) : faciliter les courants d'air, fermer les fenêtres et les volets dans la journée, ouvrir le soir, mouiller sa peau, boire de l'eau très régulièrement, continuer à manger suffisamment, éviter les sorties aux périodes les plus chaudes, pas d'efforts physiques, passer quelques heures par jour dans un endroit frais, etc.  Prendre et donner des nouvellesLes personnes fragiles et isolées sont vivement invitées à donner régulièrement de leurs nouvelles à leurs proches. Inversement, les proches sont priés de prendre souvent de leurs nouvelles. Dans cette optique, établissez deux listes de coordonnées : sur qui puis-je compter en période de canicule ? Qui pourrais-je aider ? (proches, amis, voisins, médecins, pharmaciens, mairie, etc.).Le Ministère de la Santé recommande également de faire la liste des endroits frais ou climatisés ouverts en été où l'on peut se rendre pour se rafraîchir (grande surface, cinéma, musée, église...).Enfin, toute personne fragile doit s'inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir l'aide de bénévoles. En cas de besoin, les autorités ont mis en place un numéro : Canicule Info Service : 0 800 06 66 66.   Attention avec les médicaments !Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur et entraîner des complications. Pas question d'arrêter son traitement ni de modifier la posologie, mais il convient de signaler tout symptôme inhabituel à son médecin. Et ne surtout pas prendre de médicaments sans avis médical, même s'ils sont en vente libre. Par exemple, l'aspirine peut gêner l'adaptation de l'organisme à la chaleur. Le paracétamol peut quant à lui porter atteinte au foie en cas de forte chaleur et attention aux diurétiques qui peuvent accentuer la déshydratation.Reconnaître les signes d'alerteIdentifier les symptômes témoignant d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur permet de réagir rapidement et de mettre en oeuvre les bons gestes.Chaleur excessive : quels sont les signes d'alerte et comment réagir ?Les trois signaux suivants indiquent que l'organisme commence à souffrir de la chaleur, voire un début de déshydratation.Mouiller son corps et notamment ses avant-bras sous un filet d'eau apporte immédiatement un bien-être important : il faut augmenter le mouillage (brumisateur, douche...) et la ventilation de la peau (courant d'air, ventilateur...).Bouffée de transpiration en buvant un verre d'eau : boire davantage d'eau, même sans sensation de soif et continuer à manger suffisamment.Absence d'urine pendant environ 5 heures ou urines de couleur foncée : augmenter les boissons et manger suffisamment.Les cinq signaux suivants témoignent d'une insolation, d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur nécessitant de réagir en urgence.Crampes dans les jambes, les bras, les fesses, le ventre : cesser toute activité physique, boire et se reposer. Appeler le médecin si les symptômes persistent pendant plus d'une heure ou s'aggravent.Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle : se mettre dans un endroit frais et boire. Contacter son médecin si les symptômes persistent ou s'aggravent.Maux de tête et/ou nausées après une exposition au soleil (insolation) : rejoindre un endroit frais, ventiler sa peau, s'asperger d'eau ou prendre un bain frais (mais non froid), placer des sacs de glaçons sur ses cuisses et ses bras. Appeler le 15 si les symptômes s'aggravent ou persistent.Soif intense associée à une sècheresse de la peau, ou à une fatigue intense, des vertiges, une somnolence, ou une perte de connaissance (déshydratation grave) : appeler immédiatement le 15. En attendant les secours, se mettre au frais et si possible boire.Température élevée (supérieure à 39°C), maux de tête violents, nausées, vomissements, propos incohérents, convulsions, perte de connaissance (coup de chaleur) : appeler le 15. En attendant les secours, se mettre au frais, enlever ses vêtements, s'asperger d'eau, ventiler la peau au plus près, placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Le vin quotidien pèse sur le coeur des seniors

Peut-on continuer à boire un peu de vin à table en pensant faire du bien à notre coeur ? La réponse est non. Une étude porte un coup fatal aux bienfaits quotidiens du vin, même consommé avec modération.Faut-il déconseiller le vin aux seniors pour leur coeur ?On nous l'a toujours dit, voire prouvé à coups d'études scientifiques et médicales, le vin a des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire. Sauf qu'a priori, même en très faible quantité, le petit verre de vin des seniors au dîner exerce aussi des effets délétères sur le coeur, faisant pencher la balance des bénéfices/risques dans le mauvais sens.Pour en arriver à cette conclusion, plus de 4.400 seniors de 75 ans ont régulièrement accepté de passer des électrocardiogrammes après avoir indiqué leur consommation quotidienne d'alcool. Les chercheurs constatent ainsi que l'alcool modifie non seulement le fonctionnement du coeur, mais aussi sa structure. Ces effets délétères sur le coeur sont d'autant plus marqués que la quantité journalière de vin consommée est élevé, mais aussi et surtout, ils s'observent dès deux verres de vin par jour chez l'homme et dès le premier verre chez la femme.Les inconvénients dépassent les avantagesMieux vaut donc s'abstenir dans la mesure où maintenant on sait que les inconvénients de l'alcool dépassent les avantages cardiovasculaires qui étaient jusque-là mis en avant.Rappelons qu'en matière de cancer, l'abstinence est déjà prônée, puisque là encore l'augmentation du risque se fait dès le premier verre... Source : e-santéIsabelle Eustache

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Fièvre chez l’enfant : ce que font les parents, ce que conseillent les pédiatres

Thermophobie. Derrière ce mot se cache la peur panique de la fièvre, vécue par de nombreux parents et à mettre sur le compte d’un manque de connaissances sur la bonne attitude à adopter. Une étude confirme pourtant que leur comportement vis-à-vis de leur enfant fiévreux s’améliore. « Observez, agissez surveillez », les trois commandements aux parents en cas de fièvre.   Fièvre : l’écart entre croyances et les bonnes pratiques s’amenuise Entre la naissance et l’âge de un an, les enfants subissent en moyenne une dizaine d’épisodes fiévreux. De nombreux parents sont démunis devant leur enfant fébrile. D’ailleurs, 30% des consultations aux urgences ont la fièvre comme symptôme, que celle-ci soit l’unique manifestation de la maladie infectieuse ou non. Point positif, les connaissances concernant les traitements s’améliorent, même si la marge de progression reste importante. Par exemple, le principe de traitement par monothérapie de paracétamol était connu par 30% des parents en 2012 contre 20% en 2006 (1). Autre chiffre, 98,5% des parents citaient le paracétamol comme l’antipyrétique (molécule qui fait baisser la fièvre) de référence en 2012. L’intérêt de découvrir l’enfant en cas de fièvre gagnerait cependant à être plus répandu, pratiqué par 72% des parents. Une récente étude française présentée aux Journées parisiennes de pédiatrie conduite auprès de 351 parents a exploré leurs habitudes en cas de fièvre de leur enfant (2), dont voici les principaux résultats. Dr François Angoulvant, pédiatre, Service d’Accueil des Urgences Pédiatriques (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris), l’un des co-auteurs de l’étude : « Notre étude montre que les méthodes physiques en cas de fièvre sont plutôt connues : en ville, 88% des parents font boire l’enfant, 82% le découvrent. Cependant, seuls 7% aèrent la pièce. L’immense majorité des parents utilise le paracétamol mais 18% emploient aussi l’anti-inflammatoire ibuprofène, ce qui n’est pas conseillé. En pratique, 41% des parents s’inquiéteraient à propos d’un enfant avec 40°C de fièvre qui joue et court, alors que son comportement est complètement rassurant. Cela illustre que le simple constat d’une fièvre chez un enfant motive le recours aux Urgences pour plus de la moitié des parents, sans réelle raison médicale. La thermophobie persiste. » Fièvre : les signes rassurants La fièvre est définie par une température corporelle supérieure à 38°C. Ca n’est pas une maladie mais un mécanisme naturel de défense de l’organisme (une réaction immunitaire). Et si l’on prend un médicament en cas de fièvre, c’est exclusivement pour le confort de l’enfant et non pas dans l’objectif de faire baisser la fièvre : le confort de l’enfant importe plus que le degré de la fièvre elle-même ! Ce qui doit rassurer : si un enfant est confortable, s’il se comporte et joue comme d’habitude, s’il s’alimente normalement, se précipiter chez le médecin n’a pas de sens, même si la fièvre est élevée, aux alentours de 40°C. La bonne attitude est de veiller à ce qu’il soit confortable. A noter, l’anti-inflammatoire ibuprofène n’est pas conseillé en première intention sauf cas particulier tel qu’une contre-indication au paracétamol. Il en est de même pour le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Les anti-inflammatoires (AINS) sont à éviter en cas de varicelle et avec prudence en cas d’infection bactérienne. L’aspirine (acide acétylsalicylique) n’est pas recommandée chez l’enfant en cas de fièvre. Fièvre : les signes de gravité Trois cas de figure doivent inquiéter en cas de fièvre et faire consulter son médecin traitant ou son pédiatre : Un enfant dont le comportement est anormal, qui refuse de jouer ou de s’alimenter, reste prostré, ne réagit à aucune stimulation, se plaint de maux de tête, manifeste une détresse respiratoire (respiration rapide et saccadée), est pâle ou cyanosé (pourtour de la bouche et extrémités bleutées), a un état de conscience altéré, émet de faibles cris ou des grognements ? doit faire consulter en urgence son médecin traitant, y compris si la fièvre n’est que de 38,5°C. De plus, une raideur de la nuque ou une éruption cutanée de type purpura doivent faire consulter les urgences hospitalières. Cette dernière correspond à des taches rouges ou violacées sous la peau dues à des hémorragies. Le test à la vitropression est utile. Il consiste à appuyer sur une lésion de la peau avec une lame de verre transparente afin de chasser le sang des vaisseaux de la zone comprimée. Si les lésions ne disparaissent pas, c’est bien un purpura (sortie des globules rouges hors des vaisseaux).Dans ce cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne appelée Purpura fulminans pour la forme la plus sévère et peut être associée à une méningite. Enfin, certains enfants de par leur âge, c’est-à-dire moins de trois mois, sont davantage exposés à des infections potentiellement graves. Ils doivent être vus rapidement par un médecin quel que soit le niveau de fièvre ou leur comportement. Cette conduite à tenir est identique avec les enfants souffrant de maladies chroniques les exposant aux infections sévères. Dr François Angoulvant : « Parmi les idées reçues qui ont la vie dure, celle que la fièvre entraîne des lésions céréales. C’est absolument faux ! Couvrir l’enfant est contre-productif et lui donner un bain est inutile. De plus, il ne faut pas hésiter à donner du paracétamol à son enfant si celui-ci n’est pas confortable. L’en priver avant le rendez-vous médical est inutile : que l’enfant soit sous paracétamol n’empêchera pas le soignant de poser un diagnostic. Enfin, certains parents pensent que sans paracétamol, la fièvre va grimper sans limite. Ce n’est absolument pas fondé ». Parents : Observez, agissez, surveillez ! Les trois bonnes attitudes en cas de fièvre de l’enfant ont été identifiées par l’association Courlygones , réunissant des professionnels de santé, des spécialistes de la petite enfance et des parents : Observez : Un enfant « inconfortable » est rouge, n’est pas en forme, semble chaud. Prenez sa température par voie rectale, c’est le premier des réflexes. Agissez : Déshabillez-le, proposez-lui souvent à boire et alimentez-le normalement. Donnez-lui uniquement du paracétamol en sirop, poudre ou suppositoire :15mg/kg de poids corporel toutes les six heures, avec un délai minimal de quatre heures entre deux prises. Surveillez : S’il se comporte comme d’habitude, poursuivez le paracétamol et surveillez-le pendant 48h. Il faut appeler le médecin si la fièvre persiste au-delà de ce délai et si son comportement devient inhabituel ou si l’aspect de sa peau change.   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Presbytie : que faire lorsque la vision de près diminue ?

On le sait, mais on n’y est pas bien préparé : la vision de près commence à baisser au beau milieu de notre existence. Notre pays compte 26 millions de personnes presbytes, soit plus d’1 Français sur 3. On atteindra les 40% de presbytes en 2020. Aux extrêmes, certains commenceront à allonger les bras pour lire dès 38 ou 40 ans, tandis que d’autres auront le privilège de bénéficier d’un délai supplémentaire jusqu’à parfois 50 ans. Cette dégradation progressive de la fonction visuelle s’accompagne d’une adaptation plus ou moins bien acceptée mais pour laquelle plusieurs solutions existent : une chose est sûre, ce n’est pas une maladie, et la vie continue comme avant ! 1ère étape, le constat : ça y est, je suis presbyte ! Les signes alertant sur la survenue de la presbytie sont multiples au sein d’une réalité implacable : le monde qui nous entoure de près devient flou ! La vue de près devient de plus en plus difficile. Les petits caractères sont de plus en plus flous. Tout semble écrit de plus en plus petit, on éprouve des difficultés à lire le programme télé, les SMS, les modes d’emploi, les ingrédients d’un produit, les textes sur l’ordinateur ou la tablette, etc. Pour compenser, le presbyte va augmenter la distance de lecture, il s’éloigne progressivement de son livre ou son journal et finit typiquement par le tenir à bout de bras (alors que la distance normale pour bien voir de près est de 30-35 cm, soit la longueur de l’avant-bras). Lecture, couture, bricolage fin… La manipulation des petits objets devient une tâche très ardue, voire impossible. Ces difficultés s’accentuent lorsque la luminosité est faible. Rapidement, le besoin de plus de lumière pour déchiffrer les caractères est flagrant. Alterner vision de près et vision de loin devient plus délicat et nécessite un temps d’adaptation supplémentaire. De par les efforts qu’elle entraine, la presbytie peut entraîner une fatigue oculaire et des céphalées. En revanche, la vision de loin n’est pas affectée. Sauf dans le cas où la personne dissimulait une hypermétropie, qui se dévoile avec l’arrivée de la presbytie : dans le même temps où la vision de près s’affaiblit, la vision de loin baisse également. Bien que la liste des désagréments soit assez longue, pas de panique : chacun d’entre eux trouvera sa solution avec le mode de correction choisi, à la fois par le patient et sur les conseils de son ophtalmologiste et de son opticien. L’arrivée de la presbytie n’est qu’un cap à passer, sans préjudice aucun sur sa vie quotidienne telle que le patient la vivait jusqu’alors. 2ème étape, comprendre sa presbytie : la visite chez l’ophtalmologiste L’inconfort visuel doit être l’élément déclenchant d’une visite chez l’ophtalmologiste, n’attendez pas d’avoir usé toutes les puissances des lunettes-loupes du commerce pour vous décider… sans vous inquiéter pour autant. Car avec la presbytie seule, il n’y a pas d’urgence ! C’est la gêne rencontrée dans la vie quotidienne qui dictera le moment de la mise en place d’une correction. Inversement, il n’y a aucune raison d’attendre trop longtemps au risque de se retrouver à diminuer sans fondement ses activités, faute d’une vision suffisante des détails. La presbytie : qu’est-ce que c’est ? Une fois l’interrogatoire de rigueur accompli portant sur votre gêne visuelle, le médecin vous expliquera ce qu’est la presbytie. La presbytie est due à une diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil qui permet de voir net à toutes les distances. Cette fonction est assurée par le cristallin, un ensemble de lentilles qui glissent les unes sur les autres, et dont la courbure varie sous l’action du muscle ciliaire intraoculaire. Avec le vieillissement, le cristallin perd de sa souplesse, il tend à s’épaissir et à durcir, ce qui entrave l’accommodation, laquelle est indispensable pour voir net de près. Ainsi, en moyenne, la presbytie débute vers 40-45 ans selon les personnes ; elle progresse ensuite assez rapidement jusqu'à 55 ans, puis ralentit jusqu'à 60 ans avant de se stabiliser. Dioptries : Comment mesure-t-on la presbytie ? Pour bien comprendre la prescription du médecin, vous pourrez lui demander de vous expliquer – insistez, ce n’est pas systématique ! – ce que signifient les « dioptries ». La dioptrie représente la puissance du verre nécessaire pour faire converger l'image sur la rétine et donc voir nettement un objet. La dioptrie est égale à l'inverse de la distance focale mesurée en mètres, la distance focale étant la distance requise pour voir un objet avec netteté. Pour mesurer la myopie, qui traduit un défaut de la vision éloignée, on rajoute le signe – devant les dioptries. Par exemple, une personne myope de « –2 dioptries » ne peut avoir une vision nette des objets que s’ils sont situés à 50 cm de son œil au maximum. Au-delà, elle voit flou. Donc cette personne va avoir besoin d'un verre correcteur de -2 dioptries (distance focale = 0,5 m.; dioptrie = inverse de la distance focale = 1 divisé par 0,5 m = 2). Pour mesurer la presbytie, on a établi les standards suivants : +0,50 dioptrie à 45 ans, +1,50 dioptries à 50 ans, +2 dioptries à 55 ans, +2,50 dioptries à 60 ans, et +3 dioptries après 60 ans. Bien entendu, tout autre symptôme visuel autre que ceux décrits pour la presbytie doit amener à consulter un spécialiste, pour détecter l’éventualité d’une affection associée. En pratique, prendre soin de sa vue implique de consulter un spécialiste tous les 2 à 3 ans à partir de 40 ans, justement pour dépister d’éventuelles affections visuelles dangereuses, comme une DMLA (la dégénérescence maculaire liée à l’âge étant une maladie qui atteint la partie centrale de la rétine ; asymptomatique à ses débuts, elle nécessite un dépistage précoce afin de mettre en place un traitement pour ralentir son évolution) ou un glaucome (lié à une augmentation de la pression intraoculaire, le glaucome est lui aussi initialement asymptomatique et impose de programmer un dépistage régulier). 3ème étape, compenser sa presbytie : l’achat de verres correcteurs chez l’opticien L’objectif de la correction visuelle liée à la presbytie est de rétablir chez le patient une vision nette à partir d’une distance œil-objet d’environ 35 cm. Cela s’effectue en additionnant des verres convexes à la correction optique nécessaire à la vision de loin pour une personne qui en présente le défaut. Les lunettes Pour un certain nombre d’entre nous, tout commence avec le port de lunettes grossissantes (loupes ou lunettes de lecture), comme celles proposées en pharmacie, voire en grandes surfaces, sur les marchés ou chez l’opticien. Mais cette solution est rapidement inconfortable, insuffisante, et impose d’avoir la même vision à chaque œil et d’être exempté d’autres troubles visuels (myopie, hypermétropie, astigmatisme). Et quand ce n’est pas le cas, il est nécessaire d’alterner les paires de lunettes pour successivement, au fil des activités, voir de loin et de près. Dans ces conditions, les verres à double foyer ou les verres progressifs s’imposent : Les verres à double foyer comportent deux zones, l’une en haut corrige la vision de loin, l’autre en bas la vision de près. Mais la démarcation étant nette, l’adaptation n’est pas toujours évidente. C’est pourquoi ils sont de moins en moins utilisés au profit des verres progressifs (sans démarcation nette) qui eux aussi assurent une bonne vision à toutes les distances avec la même paire de lunettes, en corrigeant à la fois si nécessaire la presbytie et un autre trouble visuel comme l’astigmatisme, l’hypermétropie ou la myopie. Ils ont aussi l’avantage de permettre une bonne vision intermédiaire. Chaque verre doit être adapté de façon que la largeur et la hauteur des différents champs correspondent aux besoins spécifiques de chacun. Le port de lunettes équipées de verres progressifs nécessite une période d’adaptation, mais la plupart des gens s’y habituent plus ou moins rapidement. Et il faut savoir que lorsque l’opticien délivre une paire de lunettes progressive, il existe généralement une garantie d’un à trois mois de telle sorte que si le patient ne s’y habitue pas, les verres peuvent être changés pour un autre type de verres sans frais supplémentaire (renseignez-vous auprès des opticiens). Il existe enfin des verres mi-distance ou intermédiaires, permettant de lire et de voir net à une distance intermédiaire de 40 à 1,50 cm, par exemple sur un écran d’ordinateur fixe. Les lentilles de contact On peut également recourir aux lentilles de contact. Et il faut savoir qu’il existe également des lentilles progressives pour corriger en même temps presbytie et un autre trouble visuel, sur le même principe ou presque que les verres progressifs. Là encore, un temps d’adaptation est nécessaire et un compromis visuel est parfois nécessaire : accepter de voir un peu moins bien de loin au profit de la vision de près ou inversement. On peut également combiner une lentille monofocale et une multifocale. Attention toutefois, passé un certain âge, la manipulation des lentilles n’est pas toujours aisée et le manque de larmes est fréquent, ce qui représente deux facteurs d’échec possibles. Cela étant dit, il n’est pas souhaitable de n’utiliser que des lentilles 7 jours/7 pour corriger sa presbytie. Le port prolongé des lentilles nuit à l’oxygénation de la cornée, en particulier pendant la nuit. Il en résulte une sécheresse de la cornée, puis à une altération des cellules qui constituent sa face interne. Celles-ci ne pouvant plus se renouveler, des complications peuvent affecter, à terme, la santé oculaire. Il est donc nécessaire d’utiliser en complément une paire de lunettes (à verres progressifs lorsque la vision de loin est également défaillante) à minima une journée par semaine. Et la chirurgie ? La presbytie peut se corriger par le laser, une opération réalisée par un chirurgien ophtalmologiste entrainé à cette technique, qui consiste à modifier la courbure de la cornée afin d’augmenter la profondeur de champ et ainsi compenser la presbytie. Les deux yeux sont traités différemment afin d’assurer à la fois la vision de près, intermédiaire et de loin (comme une lentille progressive). Cette technique est bien adaptée aux patients à la fois presbytes et hypermétropes. Chez le presbyte-myope, le principe de la « monovision » est privilégié, qui consiste très schématiquement à ne traiter qu’un œil, ou à n’effectuer sur celui-ci qu’une légère correction consistant à le rendre légèrement myope. Ainsi, l’un des yeux prend le dessus pour voir de loin (l’œil dominant), l’autre pour voir de près. On peut enfin remplacer le cristallin vieillissant par un implant progressif multifocal (possible avec ou sans cataracte). L’Inlay est la technique la plus récente, consistant à poser une petite lentille au sein de la cornée. Le recours à la chirurgie dépendra de l’âge du patient, de la stabilité de la presbytie, des autres troubles visuels et de la vision de loin.

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Les solutions naturelles pour favoriser l’endormissement de son enfant

Dormir est indispensable pour pouvoir recharger ses batteries, d’autant plus chez l’enfant qui est en plein développement physique et psychomoteur. Pourtant, ce qui devrait être un moment agréable peut se transformer en calvaire pour lui-même comme pour ses parents quand le coucher devient une bataille. Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant, mais ceux qui l’expérimentent se sentent démunis le soir venu. Il existe pourtant des astuces et des solutions à mettre en œuvre pour préparer le terrain en douceur puis pour aider son enfant à s’endormir tranquillement. Les solutions avant l’endormissement Un enfant s’endormira mieux s’il est fatigué : aller jouer dans le jardin, courir dans un parc avec son chien, faire un tour de vélo sont autant d’activités ludiques qui lui permettront de se dépenser physiquement. Par contre, le soir venu, il est important de passer à des activités calmes telles que faire un puzzle, lire un livre ou une bande-dessinée pour commencer à l’apaiser. Les écrans, que ce soit la télévision, les tablettes ou les smartphones, sont à limiter chez l’enfant d’une manière générale, et surtout en soirée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, regarder un dessin animé n’est pas une activité qui va apaiser un enfant, mais au contraire l’exciter du fait de la luminosité et de la succession rapide des images. La chambre est un élément clé : elle doit être bien investie par l’enfant qui doit s’y sentir en confiance. L’emplacement du lit, le choix d’une veilleuse peuvent le sécuriser. La température de la chambre doit se situer aux alentours de 20 degrés pour favoriser l’endormissement. Le dîner doit avoir lieu au minimum une heure avant l’heure du coucher si possible, et il ne doit pas être trop copieux, se coucher avec l’estomac plein ne favorisant pas l’endormissement. Le rythme de sommeil de son enfant est un facteur très utile à connaître : de manière générale, un petit fait la sieste jusqu’à 4 ans, il dort 10 heures par nuit jusqu’à 6 ans, 9 heures par nuit jusqu’à 13 ans puis 8 heures par nuit au-delà. Mais, comme chez l’adulte, il existe des petits dormeurs et des gros dormeurs. De ce fait, un enfant dont on supprime la sieste ou qu’on couche trop tard sera trop épuisé et énervé pour parvenir à trouver sereinement le sommeil le soir, mais à l’inverse, un enfant couché trop tôt sans signe de fatigue risque de s’agacer dans son lit, ce qui ne favorisera pas non plus l’endormissement. Les signes d’endormissement sont donc importants à guetter. Les solutions au moment du coucher L’enfant a les paupières lourdes, il bâille, se frotte les yeux : les signes d’endormissement sont là, il est temps de lui signaler qu’il est l’heure d’aller au lit. Ce moment doit être ritualisé pour mettre l’enfant en confiance : quelque soit le rituel choisi (petite histoire, chanson, câlin), il doit être prévisible et ne doit pas s’éterniser ni être sujet à négociations : il faut rester ferme sur les limites imposées. Au final, ce cadre rassurera l’enfant. Il est important d’éviter tout contact physique comme tenir la main de son enfant pendant qu’il s’endort pour ne pas créer une dépendance nuisible puisqu’en cas de réveil nocturne, il sera inquiet de se retrouver tout seul et ne sera pas en capacité de se rendormir par lui-même. Si l’enfant appelle, il est nécessaire d’aller le voir dans son lit pour le rassurer. S’il sort de son lit, il faut l’y raccompagner autant de fois que nécessaire : s’il sent son parent déterminé, il se lassera plus facilement et finira par s’endormir. Les pistes en cas d’échec de ces différentes solutions Quand les troubles de l’endormissement se pérennisent, il est nécessaire de consulter un médecin avant que le retentissement sur les apprentissages de l’enfant et sur le climat familial ne soit trop important. Il pourra faire le point sur les difficultés et orienter vers un spécialiste au besoin. Les médicaments hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant du fait de l’accoutumance qu’ils entraînent, mais un traitement homéopathique peut s’avérer efficace, certaines plantes comme l’aubépine et la mélisse étant reconnues pour leurs vertus sur l’endormissement. Des médicaments plus récents à base de mélatonine, l’hormone du sommeil, sont une autre solution éventuelle à évoquer avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Le recours à un psychologue peut être une autre façon d’aider son enfant quand une angoisse à l’endormissement s’installe : la cause peut être évidente (un deuil par exemple), mais ce n’est pas toujours le cas. Le sommeil est une séparation entre l’enfant et ses parents qui peut être mal vécue pour différentes raisons, il est important de pouvoir mettre des mots dessus.

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Surconsommation d'antibiotiques : ce qu'on ne vous dit pas !

Il existe un double effet négatif de la surconsommation d'antibiotiques : non seulement les infections par des bactéries devenues multirésistantes à cause de l'abus d'antibiotiques sont devenues difficiles voire impossibles à traiter pour certaines, mais cette multirésistance rend aussi les infections plus fréquentes !Usage immodéré des antibiotiques : la double peine !Près de 160 000 personnes développent chaque année en France des infections dues à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques et près de 13 000 en meurent*. Or il existe un autre effet, pervers et peu connu, de la multirésistance des bactéries, c'est à dire des bactéries résistantes à plusieurs familles d'antibiotiques (tuberculose multirésistante etc.) : les infections qu'elles causent sont fréquentes, elles aussi !Comme pour les staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus) (1), cela vient d'être démontré aussi pour les entérobactéries multirésistantes (2). Cette famille inclut les colibacilles, c'est à dire l'espèce Escherichia coli, principale bactérie responsable des infections urinaires (cystites) et parfois de septicémies. En Europe, le nombre de septicémies à Escherichia coli multirésistants a augmenté entre 2002 et 2008 de 30% par an alors que le nombre de septicémies à Escherichia coli multisensibles (contre lesquelles plusieurs antibiotiques sont efficaces) n'a augmenté que de 6% par an (1).Pr Vincent Jarlier, du Service de Bactériologie et d'Hygiène Hospitalière (GH Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris) : « Il s'agit de l'effet « Boyce » du nom du chercheur qui l'a mis en évidence en 1983 (1). Responsable d'infections localisées cutanées, des os et des articulations et, dans certains cas extrêmes, de septicémies, le staphylocoque doré est à l'origine d'infections plus difficiles à traiter lorsque les souches sont multirésistantes. De plus, de manière surprenante, les infections à staphylocoques dorés multirésistantes ne remplacent pas mais se surajoutent aux infections à souches sensibles ».Lutter contre les bactéries multirésistantes permet donc de réduire le nombre d'infections tout court. L'envolée des infections multirésistantes aux antibiotiquesLe fait que le nombre d'infections bactériennes graves (septicémies) augmente en Europe est inquiétant (1). Du fait de l'effet Boyce, parmi cette augmentation générale des infections, ce sont celles à bactéries multirésistantes aux antibiotiques qui augmentent le plus !On comptabilise plus de 100 000 infections à bactéries multirésistantes en France chaque année, ce qui entraîne des nombreuses difficultés thérapeutiques et allonge les durées d'hospitalisation.Comment limiter la résistance aux antibiotiques ?Tout d'abord, réduire de manière drastique sa propre consommation d'antibiotiques et l'antibiothérapie à tout va. Le renforcement de la lutte contre ce fléau lié à la surconsommation d'antibiotiques a été annoncé en septembre 2015*. A noter, la consommation d'antibiotiques chez l'animal est phénoménale, loin devant celle de l'Homme.Il faut aussi diminuer la transmission de bactéries au sein de la population, humaine, entre les animaux, et entre les animaux et l'homme (parmi les éleveurs), par une amélioration de l'hygiène. Cette « transmission croisée » se produit au sein des familles, à l'école, dans les crèches, à l'hôpital, mais aussi dans les troupeaux, à partir des innombrables bactéries du tube digestif (flore fécale), de la bouche et du nez (flore rhino-pharyngée), de la peau (flore cutanée).Pr Vincent Jarlier : « Des mesures simples du quotidien sont importantes pour limiter la transmission croisée des bactéries (et des virus !) : se laver les mains après un passage aux toilettes, après avoir éternué ou s'être mouché, avant de préparer de la nourriture. Utiliser des solutions hydroalcooliques dans les établissements de santé et aussi à la maison est un moyen commode et rapide de limiter cette transmission. »L'autre mode de transmission croisée est plus sournois et tout aussi essentiel à contrer. Il s'agit du passage des bactéries des flores fécales de chacun d'entre nous dans les eaux usées, puis dans les stations d'épuration, puis de leur « recyclage » au sortir de ces stations (épandage agricole des résidus des stations, rejet des eaux des stations...).Cette « pollution bactérienne » de l'environnement -d'origine humaine et animale- dissémine des bactéries résistantes aux antibiotiques qui reviennent alors jusqu'à l'Homme par le biais de l'alimentation et des eaux. Mieux traiter les eaux usées et les rejets humains et d'élevages est du ressort des pouvoirs publics, en France et au niveau mondial. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique

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Chute de cheveux, quand s'inquiéter ?

Nous perdons au quotidien des dizaines de cheveux. Et à certaines périodes de l'année nous en perdons d'avantage. Quand la chute de cheveux devient plus importante et qu'elle s'installe dans le temps, il peut être bon de consulter un spécialiste. Le Dr Durosier, médécin généraliste, nous aide à faire le point entre chute de cheveux chronique et chute de cheveux passagère.Différence entre chute de cheveux passagère et chute de cheveux chroniqueEn matière de chute de cheveux on parle d'effluvium télogène aiguë (chute passagère), d'effluvium télogène chronique (lorsque la chute passagère s'installe dans le temps), et d'alopécie androgénétique (perte progressive de cheveux sous l'influence des hormones mâles).Dans le premier cas, la chute peut être saisonnière. "On constate des chutes de cheveux en mars/avril et à l'automne en septembre/octobre/novembre", explique le Dr Durosier. Un changement brutal de températures, un ensoleillement, les agressions que subissent les cheveux pendant les vacances... autant d'éléments qui peuvent accélérer la chute de cheveux à certaines périodes de l'année. Toutefois, la chute saisonnière ne dure rarement plus de trois mois.Les chutes de cheveux passagères peuvent également être de nature réactionnelle : "en post-grossesse, en cas de stress important, de fatigue, de grippe, de prise de certains médicaments, de régime et de perte de poids, de ménopause, de déséquilibre hormonal ou de dépression on peut constater une chute de cheveux passagère" continue le professionnel.Si au-delà de 6 mois vous continuez de retrouver plus de cheveux qu'habituellement au réveil sur l'oreiller ou si vous continuez à en perdre plus que de raison lors du brossage, vous souffrez peut-être d'effluvium télogène chronique. Il est conseillé de consulter au plus tôt pour déterminer si la chute n'est pas une conséquence d'un problème de thyroïde ou de carence. "L'effluvium télogène chronique s'il apparait vers 40 ans peut aussi être le premier signe d'une alopécie plus sévère, d'où l'intérêt de consulter un professionnel pour faire le point." L'effluvium télogène chronique touche d'avantage les femmes que les hommes. Lorsque la chute s'accompagne d'une baisse de la densité capillaire et que la chute est plus localisée sur le dessus du crâne et au niveau de la raie, il peut s'agir d'une alopécie androgénétique débutante.Les remèdes à la chute de cheveux passagèreLa chute réactionnelle et saisonnière est souvent réversible. Elle peut être enrayée avec un traitement acheté sur les conseils de son pharmacien en pharmacie, un traitement qui agira pour stopper la chute et relancer la pousse du cheveu. Pour le Dr Durosier, la solution est généralement d'ordre "cosmétique, idéalement associée à des compléments alimentaires enrichis en fer, vitamine B, zinc et acides aminés soufrés qui vont favoriser la repousse."Les soins cosmétiques les plus classiques sont des solutions (lotions, shampoings) à appliquer localement à la racine des cheveux.Les cosmétiques antichute de cheveux ont deux actions : "Ils ont un effet vasculaire qui va augmenter l'oxygénation du bulbe pilaire et la vascularisation avec pour conséquence la stimulation de la croissance dans le bulbe et limiter la chute. Ils envoient également un signal de relance du cheveu." En combinant soins antichute et compléments alimentaires, la chute est généralement stoppée au bout d'un à deux mois.En parallèle, il est bon d'éviter tout ce qui peut se révéler être agressif et fragiliserait la repousse du cheveu comme le tabac, les colorations capillaires, les expositions au soleil.Chute de cheveux chronique, l'avis du dermato indispensablePour le Dr Durosier si la chute de cheveux est essentiellement localisée au-dessus du crâne et qu'elle dure depuis plus de 6 mois, il faut consulter. "Le dermatologue va rechercher les causes médicales de la chute de cheveux. Il sera en mesure de diagnostiquer le type de chute afin de prescrire le bon traitement. De manière générale, il prescrit un traitement sur 2 à 3 mois et dès 2 mois de traitement, on voit déjà une vraie différence." En cas d'alopécie androgénétique un traitement médicamenteux la plupart du temps à base de minoxidil pourra être prescrit pour un traitement quotidien et à long terme. "Ce traitement est parfois nécessaire à vie en cas d'alopécie androgénétique car il permet de ralentir la chute et de redensifier la chevelure." En cas d'alopécie androgénétique certains cheveux connaissent un phénomène de miniaturisation, ils deviennent plus fins. "Le minoxidil permet de réduire ce phénomène en faisant pousser à la place un cheveu "normal" d'où une redensification de la chevelure, éclaire le professionnel." Si ces traitements permettent de gagner du  temps,  la chute, quant à elle, reste inéluctable. C'est pourquoi il est récommandé de prendre le traitement sur le long terme et de consulter le plus tôt possible afin de "traiter le bulbe avant que les cycles ne soient complètement épuisés," prévient le Dr Durosier. Il faut en général trois mois pour voir les premiers effets sur le ralentissement de la chute. Il est donc vivement conseillé de poursuivre son traitement le temps recommandé et de ne pas arrêter avant sous prétexte que les résultats tarderaient trop à se faire ressentir. Enfin, si la chute est vraiment importante et que la personne en est affectée, il faudra alors peut-être penser à la chirurgie et à la micro-greffe car pour l'heure les professionnels ne sont pas en mesure de faire véritablement pousser de nouveaux cheveux avec des traitements médicamenteux ou cosmétiques. Source : e-santéJessica Xavier journaliste

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Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?

Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Consommons-nous trop d'antibiotiques ?

« Les antibiotiques, c'est pas automatique ! » Ce slogan de santé publique a marqué les esprits. Pourtant, en 2015, les Français restent de très gros consommateurs d'antibiotiques, dont au moins la moitié est totalement inutile. L'analyse d'un pédiatre infectiologue, le Pr Robert Cohen, du Centre Hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne).La consommation d'antibiotiques en France repart à la hausse !En Europe, la France figure parmi les leaders d'un triste classement : la surconsommation d'antibiotiques chez l'Homme. Comme en Belgique, au Luxembourg, en Grèce ou en Roumanie, lorsque ce mauvais pli a été pris, difficile de s'en défaire ! Au dernier bilan disponible, fin 2014 (1), la consommation en Europe pouvait être schématiquement divisée en trois zones : les pays du Nord, faibles consommateurs d'antibiotiques, les pays de l'Est, consommateurs modérés et les pays du bassin méditerranéen, forts consommateurs.Parmi les bons élèves, l'Allemagne et les pays d'Europe du nord font preuve d'une rigueur d'utilisation qui ne se dément pas au fil des années. Mais à l'inverse, dans l'Hexagone, entre 2000 et 2013, la consommation d'antibiotiques en médecine de ville n'a pas sensiblement fléchi, passant de 35,17 à 31,15 ddd/1000/jour (dose définie journalière d'antibiotiques c'est à dire le nombre moyen de jours sous antibiotiques) (2).On y a pourtant cru : sur le plan quantitatif, la consommation a diminué de 10,7% entre 2000 et 2013, mais une tendance à la reprise se confirme chaque année depuis 2010 avec une hausse annuelle de 5,9% (1) ! Optimiste envers et contre tout, le Plan national d'alerte sur les antibiotiques a fixé un objectif chiffré en matière de réduction des consommations de -25% entre 2011 et 2016 !Les antibiotiques ne sont plus automatiques chez les enfants !Les années passent et toujours aucune baisse flagrante de la consommation d'antibiotiques chez l'adulte en vue. A noter, les prescriptions sont majoritaires chez les femmes : elles représentent 59,3% des consommateurs d'antibiotiques et les hommes 40,7%. Ce déséquilibre s'explique en grande partie par les infections urinaires, et notamment la plus courante d'entre elles, la cystite, dont la prévalence est beaucoup plus forte.Mais bonne nouvelle ! Du coté des enfants, la chute des prescriptions d'antibiotiques est impressionnante ces 15 dernières années. Deux explications à cela : « les pédiatres prescrivent relativement peu d'antibiotiques, précise Robert Cohen, moins que l'ensemble des spécialistes et les généralistes. De plus, le nombre de consultations pédiatriques a été divisé par deux voire 2,5 selon le type d'infections, malgré l'augmentation de la fréquentation des crèches, pourtant de formidables foyers de maladies infectieuses ». En chiffres, la prescription d'antibiotiques a été réduite de moitié en 2014 chez les moins de 14 ans (de 2111 px/1000/jours en 2000 à 1000 px/1000/jours) (1). Attention, la cible n'est pas « zéro prescription » car les antibiotiques sont souvent nécessaires, mais parvenir à diviser par deux la consommation de départ, un objectif désormais à porté de main chez les enfants.Antibiotiques, quand se surprotéger se retourne contre nous !Non seulement « plus de 50% des prescriptions d'antibiotiques chez l'homme sont inutiles mais elles sont dangereuses », affirme le Dr Robert Cohen : l'impact écologique de cette surconsommation d'antibiotiques est majeur : les bactéries deviennent de plus en plus résistantes, rendant ces antibiotiques de moins en moins efficaces. Il est d'ores et déjà très difficile de soigner certaines infections potentiellement graves comme les infections urinaires et les infections digestives du fait de l'émergence d'entérobactéries, très résistantes (comme Escherichia. coli) productrices de ß-lactamases à spectre étendu-) et pour quelques cas, il est devenu impossible de les traiter (infections survenant chez des malades sévères à l'hôpital, en réanimation ou en hématologie ou pour les patients atteint de mucoviscidose). Au point que l'Organisation Mondiale de la Santé, experts internationaux, responsables politiques notament en Grande Bretagne, placent ce péril pour l'humanité au même rang que le terrorisme ou le réchauffement climatique.Mais la résistance aux antibiotiques n'est pas le seul effet délétère à long terme des antibiotiques. On sait aujourd'hui que les antibiotiques peuvent modifier de façon durable les microbiomes, c'est à dire la génétique d'un microbiote qui désigne la flore bactérienne hébergée par les êtres vivants. Or ces modifications de flores peuvent favoriser la survenue de maladie comme les allergies, les maladies auto-immunes, l'obésité... Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert

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Le point sur les affections intestinales et les brûlures d'estomac

Les problèmes gastro-intestinaux comptent parmi les maladies les plus courantes. Et sans conteste, les plus fréquents sont les brûlures d'estomac et les inflammations de la muqueuse gastro-intestinale (gastrites). Viennent ensuite les ulcères, les dyspepsies et le syndrome du côlon irritable, mais les constipations et les diarrhées font aussi partie des affections de l'intestin les plus souvent rencontrées. Quels sont les symptômes, les causes, les traitements ? Est-ce grave ? Quand consulter ? Comment les éviter ? Faisons le point sur les deux premières. Les brûlures d'estomac : l'affection gastro-intestinale numéro 1 Les brûlures d'estomac (reflux gastro-oesophagien) sont dues à des remontées acides liées à un dysfonctionnement du sphincter gastro-oesophagien (régurgitations contenant des sucs gastriques). Ce reflux provoque des sensations de brûlure, parfois jusque dans l'oesophage, voire la gorge et la cavité buccale.Parmi les autres symptômes : Outre des régurgitations et des brûlures gastro-oesophagiennes, douleurs épigastriques, sensations de lourdeur après les repas, enrouement, voix rauque. Symptômes non spécifiques : toux chronique, nausées, troubles du sommeil, exacerbation des crises d'asthme, bronchites chroniques. C'est grave ? Quand consulter ?Un reflux ponctuel est sans gravité. En revanche, si les symptômes sont intenses ou si les reflux deviennent fréquents, il faut consulter son médecin afin d'en identifier l'origine et mettre en place une prise en charge adaptée (alimentation, médicaments qui neutralisent les sucs gastriques ou inhibent leur sécrétion). À défaut, le reflux peut devenir chronique et dans certains cas favoriser le développement d'un cancer. Pour prévenir et atténuer les brûlures d'estomac Alimentation riche en protéines, en fibres et pauvre en graisses ; moins de sucre, de café et pas d'alcool, facteurs favorisant la production d'acides ; éviter les plats acides et pimentés ; éviter le chocolat, la menthe, les oignons, l'ail, le thé ; réduire le sel ; fragmenter les repas ; ne pas se coucher et éviter les positions voûtées après les repas ; effectuer des promenades digestives ; boire un grand verre d'eau en cas de douleurs aiguës. Éviter les compressions de l'abdomen (vêtement serré, ceinture) ; lutter contre le surpoids. Arrêt du tabac, facteur qui fragilise les muscles et favorise le reflux. Pratiquer une activité physique. Gestion du stress. Dormir en position torse surélevé. Traiter toute infection de la muqueuse gastrique due à Helicobacter pylori.   L'inflammation de la muqueuse gastro-intestinale (gastrite) Très courante sous sa forme chronique, surtout après 50 ans, la gastrite est le plus souvent liée à une infection bactérienne de l'estomac due à Helicobacter pylori. Il peut aussi s'agir d'une inflammation auto-immune (réaction de l'organisme contre ses propres constituants) ou à une agression chimique : médicaments, alcool, tabac... Le stress semble aussi jouer un rôle.Les symptômes sont peu spécifiques : sensation d'oppression gastrique et douleurs abdominales accompagnées d'une perte d'appétit, de nausées, vomissements, ballonnements, brûlures d'estomac.C'est grave ? Quand consulter ?La gastrite induite par Helicobacter pylori peut se compliquer en ulcère gastro-duodénal, plus rarement en carcinome dans l'estomac ou, encore plus rarement, de saignements gastro-intestinaux pouvant entraîner anémie et fatigue intense. Le traitement de la gastrite chronique dépend de son origine et repose sur les antibiotiques en cas de gastrite bactérienne. En complément, des médicaments peuvent être prescrits pour neutraliser les sucs gastriques ou inhiber leur sécrétion. Parallèlement, tout médicament irritant la muqueuse gastrique est à proscrire, comme certains analgésiques.La prévention : lutter contre le stress, réduire la consommation d'éléments favorisant la sécrétion de suc gastrique (alcool, tabac, agrumes, café...).Enfin, en cas de prise d'analgésiques au long cours, en discuter avec son médecin. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Diabète de type 2 : l'équilibre glycémique, c'est bon pour le coeur !

Apéritifs, tentations gourmandes.... pendant l'été, l'important est de se faire plaisir, sans pour autant laisser sa glycémie s'emballer ! Surveiller son diabète comme le lait sur le feu, c'est même crucial pour prévenir au mieux les conséquences cardiovasculaires liées à cette maladie chronique. Une étude décisive vient enfin d'en apporter la preuve.Surveiller son taux de glycémieLimiter le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, c'est possible chez la personne souffrant d'un diabète de type 2. Car lorsqu'on est diabétique, le risque de maladie cardiovasculaire est trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Et si votre médecin vous a fixé un objectif glycémique personnalisé, matérialisé par un pourcentage d'Hba1c (ou hémoglobine glyquée), c'est justement pour tenter de reculer l'apparition de ces complications diabétiques. On connaissait depuis longtemps l'intérêt de coller à cet objectif glycémique -le plus strict possible, en visant dans l'idéal la valeur de 6,5% d'Hba1c - pour limiter les dégâts qu'occasionne un taux de sucre trop élevé dans le sang vis-à-vis des complications dites microangiopathiques du diabète c'est-à-dire au niveau du rein (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie). Mais la preuve formelle vis-à-vis des complications qualifiées de macroangiopathiques (concernant le système cardiovasculaire), se faisait attendre.Equilibrer son diabète pour protéger sa santé cardiovasculaire !C'est chose faite avec la parution d'une étude très attendue et qui a fait le buzz au congrès américain de diabétologie (ADA, Boston, 5-9 juin 2015). L'étude VADT (Veterans Affairs Diabetes Trial)* démontre qu'un équilibre strict du diabète au long cours permet de réduire le risque d'infarctus du myocarde, de maladies du coeur, d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque. Cette étude a suivi, pendant près de 10 ans, des hommes qui souffraient au préalable de maladies cardiovasculaires. Ceux qui étaient parvenus à contrôler leur glycémie le plus proche de 6,5% s'en sortaient le mieux, avec un meilleur avenir cardiovasculaire. Leur risque d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, d'aggravation d'une insuffisance cardiaque etc. était de près de 20% inférieur comparé à ceux qui laissaient grimper leur taux d'HbA1c.Quel taux de sucre sanguin optimal ?Tirant les leçons de VADT, le Dr Jean-Pierre Riveline, du Centre Universitaire du Diabète et de ses Complications à Hôpital Lariboisière (Paris) estime que « l'idéal est de viser un taux de sucre dans le sang (un objectif glycémique) de 6,5% d'Hba1c. C'est grâce à un taux bas comme celui-ci que l'on est protégé sur le plan cardiovasculaire, au moins à une échéance de dix ans (la durée de l'étude VADT). Une preuve d'autant plus solide que les hommes inclus dans l'étude étaient particulièrement fragiles car ils avaient déjà eu des ennuis cardiovasculaires ». Si maintenir un taux de sucre bas les protège, alors ce ne peut être qu'encore plus bénéfique chez ceux qui sont en bonne santé cardiovasculaire ! « Bien entendu, poursuit le diabétologue, la valeur optimale de la glycémie doit être adaptée à chacun et à certains critères de fragilité (âge, ancienneté du diabète, certaines complications cardiaques etc.), mais l'étude VADT rappelle qu'il ne faut pas être laxiste pour autant ! » En pratique, lorsqu'on a fait un infarctus du myocarde récent ou que l'on est insuffisant cardiaque, opter pour un objectif glycémique de 8% d'Hba1c est plutôt raisonnable. Mais pour l'ensemble des diabétiques de type 2, il ne faut pas hésiter à viser bien plus bas, car un taux de sucre dans le sang de 6,5% d'Hba1c s'avère largement protecteur sur le long terme. Y compris pour les personnes diabétiques qui ont déjà eu des alertes cardiovasculaires (infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral ancien), voire une maladie rénale légère à modérée.En pratique, comment surveiller sa glycémie ?Pour les personnes qui ont du mal à équilibrer leur glycémie au quotidien ou ceux traités par des injections d'insuline, le médecin peut prescrire un appareil d'auto-surveillance glycémique, afin qu'elles prennent conscience de l'évolution de leur taux de sucre selon les repas, l'heure de la journée, leur activité physique... Pour les autres, le dosage sanguin trimestriel de l'HbA1c suffit, à condition de suivre au jour le jour les conseils du médecin et du nutritionniste.Alors cet été, quelques écarts sont permis mais garder le cap vis-à-vis de la glycémie est l'une des garanties pour une bonne prévention des maladies cardiovasculaires. « Néanmoins, cela ne suffit pas, ajoute le Dr Riveline, et il faut aussi contrôler la tension artérielle et les lipides comme le cholestérol ou les triglycérides et bien sûr... arrêter de fumer ». Source : e-santéHélène Joubert

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Sexualité : quand les médicaments s'en mêlent

L'apparition de troubles sexuels avec un nouveau traitement prescrit n'est pas si rare. Car, parmi les médicaments courants pouvant interférer avec la sexualité se trouvent les antidépresseurs et certains antihypertenseurs... Pas d'inquiétude pour autant, ces troubles ne sont pas systématiques et sont réversibles ! Il suffit d'en parler à son médecin.Sexualité perturbée... et si c'était mon médicament ?Libido affaiblie, érection et éjaculation perturbées, lubrification vaginale insuffisante... chez l'homme comme chez la femme, les effets indésirables de certains médicaments sur la sexualité - appelés " iatrogénie médicamenteuse", en l'occurrence sexuelle ici - sont loin d'être anecdotiques. « Le problème est considérable puisque cela concerne des molécules dont la prescription est massive, telle que les antidépresseurs ou certains antihypertenseurs, avertit le Pr François Giuliano, urologue du Département de Médecine Physique et de Réadaptation à l'hôpital Raymond Poincaré (Garches) et co-auteur du chapitre sur la « iatrogénie sexuelle » du rapport de l'Association Française d'Urologie (1). Mais pas question cependant de stopper net son traitement. C'est pourtant parfois le cas -observé notamment avec les antihypertenseurs- car entre sexualité et respect de l'ordonnance, certains ont déjà choisi, au détriment de thérapeutiques pourtant indispensables. Ils s'exposent alors à de graves conséquences en psychiatrie ou dans le contexte de maladies cardio-vasculaires ». Seul le médecin pourra distinguer si les troubles sont dus à la maladie elle-même ou à la molécule prescrite. Dans ce dernier cas, il pourra la plupart du temps substituer un médicament par un autre, tout aussi efficace mais qui n'affectera pas la sexualité. Troubles sexuels: le top 5 des médicaments impliquésLes antidépresseurs sont les premiers pourvoyeurs de troubles sexuels. Ceux appelés "inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine" (citalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline...) ou "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline" (venlafaxine...) peuvent causer une dysfonction érectile (jusqu'à 25% des hommes selon certaines études), des troubles de l'éjaculation et, dans les deux sexes des troubles de l'orgasme et du désir. Une étude espagnole chez 1022 participants traités par ces deux types d'antidépresseurs a retrouvé des troubles sexuels chez 59,1% d'entre eux (2).Les antihypertenseurs sont des fauteurs de troubles de l'érection, mais pas tous. Seuls les diurétiques thiazidiques (dihydrochlorothiazide, bendrofluméthiazide, hydrofluméthiazide, indapamide) doublent le risque de dysfonction érectile (17% au lieu de 8% sous placebo). « L'hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque en soi de dysfonction érectile, souligne le Pr Giuliano. Si on ajoute en plus un médicament qui produit cet effet secondaire, on s'expose alors à accroître le trouble sexuel. La dysfonction érectile concernerait entre 0 et 25% des hommes traités par antihypertenseurs ». Les antihypertenseurs bêtabloquants augmenteraient le risque de troubles du désir chez la femme. Difficile néanmoins d'imputer le trouble sexuel à la seule molécule ou à l'hypertension artérielle...  Les neuroleptiques, utilisés en psychiatrie (schizophrénie, troubles bipolaires, insomnie, anxiété etc), ne sont pas en reste : dysfonction érectile chez l'homme, troubles du désir ou de la lubrification chez la femme sont signalés. Les neuroleptiques qui élèvent le taux de prolactine (olanzapine, risperidone, haloperidol, clozapine, thioridazine) entraînent plus d'effets secondaires sexuels (dans 40-60% des cas). A noter, là aussi le piège est d'attribuer ces symptômes à la maladie psychotique traitée, qui peut elle aussi perturber la sexualité. Les antalgiques de niveau 3 - analgésiques opiacés ou opioïdes comme la morphine- sont également potentiellement délétères à des degrés divers sur les fonctions sexuelles, à l'origine principalement d'une libido en baisse dans les deux sexes. Antalgique de niveau 2, le tramadol, présent dans de nombreuses spécialités antalgiques, retarde l'éjaculation.Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate contrarient fortement la sexualité. Parmi les alphabloquants, la tamsulosine (le plus prescrit en France dans cette indication) et la silodosine peuvent être responsables d'une absence d'éjaculation (jusqu'à 28 % pour la silodosine) et altèrent la qualité de vie sexuelle. Les inhibiteurs de 5alpha-réductase (finastéride, dutastéride) peuvent, quant à eux, être responsables de dysfonction érectile, de troubles de l'éjaculation et du désir.La sexualité perturbée par un effet anti-hormonalDans la pharmacopée anticancéreuse, le désir sexuel est considérablement affaibli par l'hormonothérapie. Il s'agit des agonistes de la LH-RH (chez la femme non ménopausée ils stoppent la fabrication des oestrogènes par les ovaires) et les antiandrogènes chez l'homme ayant un cancer de la prostate. « La diminution du désir est importante chez ces hommes, c'est une castration pharmacologique, précise l'urologue, l'un de ces traitements est d'ailleurs indiqué dans le traitement des délinquants sexuels. De plus, leur risque de dysfonction érectile est élevé ». Effet similaire pour le tamoxifène utilisé dans le cancer du sein. Il diminue souvent le désir (dans 44% des cas) et provoque dans près de 50% des cas des douleurs lors de la pénétration (dyspareunies) associées ou non à une sécheresse vaginale (45% des cas).Cet effet anti-hormonal négatif sur la fonction érectile et le désir se retrouve aussi avec d'autres molécules comme la spironolactone prescrite dans l'hypertension artérielle, avec l'antifongique kétoconazole, avec les oestrogènes ainsi que la progestérone et les corticostéroïdes (dans les maladies pulmonaires et rhumatologiques)[.A l'inverse, certaines croyances ont la vie dure ! Les bétabloquants, utilisés dans les affections cardiaques, ont mauvaise presse. A tort car leurs effets sur la fonction sexuelle sont minimes. Source : e-santéHélène Joubert

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Ma santé

Comment éviter le rebond de l'acné en rentrant des vacances ?

Sous le soleil, la personne acnéique vit une accalmie. La peau asséchée, bronzée... on finirait presque par croire à la disparition prochaine de cette dermatose. Mais la lune de miel estivale se paie au prix fort. Conseils pour limiter la recrudescence des boutons d'acné à l'automne.Acné, le triple effet du soleilLe risque de poussée acnéique au retour des vacances est une préoccupation légitime pour les 15 millions de français concernés, des adolescents pour la plupart, mais aussi 20% des femmes adultes. S'il n'existe pas de chiffres sur la réalité de cette acné "post-exposition" au soleil, les dermatologues le constatent à chaque rentrée.En soi, le soleil ne provoque pas l'acné. Globalement, il l'améliore même, grâce à trois processus. D'une part, il assèche l'hyper-séborrhée, soit l'écoulement trop important de sébum. D'autre part, il freine la prolifération de la bactérie responsable de l'acné (propionibacterium acnes), présente naturellement dans les glandes de la peau. A noter, si les formes rétentionnelles d'acné (comédons et points blancs, appelés microkystes) dépendent de la nature de la peau et des hormones, le passage vers les formes inflammatoires de la maladie (boutons rouges, appelés papules) est dû à la pullulation de ce microbe. Troisième phénomène estival, les ultraviolets (UV) tout particulièrement de type A induisent un épaississement de l'épiderme. A la fin de l'été, cette couche superficielle de la peau épaissie contribue mécaniquement à la formation de nouveaux comédons : le soleil disparu, les glandes sébacées s'ouvrent à nouveau, et c'est en général vers septembre-octobre que l'on constate des poussées acnéiques. Ce rebond frappe indistinctement les personnes acnéiques ou à tendance acnéique, qu'elles souffrent d'acné rétentionnelle ou inflammatoire (la plupart a une acné mixte). C'est plutôt la vulnérabilité de chacun qui entre en ligne de compte. « C'est pourquoi en octobre je revois systématiquement les patients qui ont terminé leur traitement anti-acnéique à la fin du printemps, explique le Pr Brigitte Dréno, chef de service de dermatologie et directeur de l'Unité Thérapie Cellulaire et Génique (CHU de Nantes), membre du Groupe Expert Acné (GEA). Car s'ils doivent refaire une poussée acnéique, ce sera à ce moment là. »Ne pas confondre avec l'acné de MajorqueSi ce rebond des boutons survient sur des peaux déjà acnéiques ou qui l'étaient encore il y a peu, une autre forme, bien plus rare, peut surgir sans crier gare. C'est « l'acné de Majorque », du nom de l'île des Baléares. Une sudation accrue par les glandes sudoripares eccrines, sur des peaux hyperséborrhéiques même légèrement, crée alors une réaction inflammatoire brutale. Cette pseudo-acné n'a rien à voir avec une allergie au soleil, « ce sont des folliculites, c'est-à-dire l'inflammation de follicules pileux, détaille le Pr Dréno. Elles sont souvent localisées sur le visage, le décolleté et les épaules. Femmes, hommes, adolescents... n'importe qui peut être touché ». Contrairement à la véritable acné, les lésions cutanées de cette acné « solaire » ou « estivale » régressent spontanément en quelques semaines.Comment prévenir le rebond de l'acné ?L'idéal, lorsque l'on termine un traitement de l'acné avant l'été, est de poursuivre des soins d'entretien pendant la période juillet-août-septembre. Tout dépend de la fragilité de la peau, mais la dermatologue préconise deux approches : « l'application d'un rétinoïde topique est parfait pour éviter la formation à l'automne de ces nouveaux comédons liés à l'épaississement de la peau. En revanche, lorsque la peau est trop fragile, je conseille plutôt une crème hydratante le matin en privilégiant les cosmétiques contenant de l'acide salicylique ou des acides de fruits. Ces produits peuvent être suffisants pour lutter contre les micro-comédons et seront parfois mieux tolérés que les rétinoïdes en crème ». Mais se protéger du soleil est bien entendu la première des garanties, comme s'enduire de couches épaisses de crème au minimum SPF30+ non comédogène, se couvrir au moyen de chapeau et vêtements, fuir le soleil estival entre 12h et 16h etc. Quant à ceux qui poursuivent leur traitement pendant l'été, attention au risque de photosensibilisation, principalement sous doxycycline et isotrétinoïne orale.Sites utiles :http://dermato-info.fr/article/Acne/Les_traitements Source : e-santéHélène Joubert

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Ma santé

Reprise du sport : suivez les 5 conseils du kiné !

Reprendre le sport est une excellente idée, tellement les bénéfices du sport en terme de santé sont importants, tant sur le plan physique que psychique.Seulement voilà, il faut être prudent et s'y remettre en douceur.Les kinés formulent généralement 5 recommandations pour une reprise du sport réussie. Pour une reprise sportive réussie Faire travailler ses muscles et renforcer son système cardiorespiratoire est une excellente chose, à condition d'y aller progressivement.À vouloir aller trop vite et à trop donner tout d'un coup, vous risquez d'être vite freiné(e) dans vos efforts. Or l'objectif est bien de pratiquer sur le long terme !Pour vous y aider, voici 5 conseils divulgués par les kinés. Ce sont des précautions de base que tout sportif devrait respecter avant, pendant et après chaque séance. 1) Echauffez-vous avant l'effort Comment ? Réalisez un footing d'une dizaine de minutes d'allure progressive. Si vous manquez de place, qu'à cela ne tienne, faites votre footing sur place ! Pourquoi ? Vous commencez ainsi à solliciter progressivement votre coeur et vos systèmes respiratoire et cardiaque, lesquels sont alors prêts à assurer pleinement leur fonction d'oxygénation des tissus, notamment des muscles. 2) Réalisez une série de mouvements rapides Comment ? Faites des mouvements de type talon-fesses, alternez les mouvements des bras et des jambes de type écartez-serrez, sautez à pieds joints, etc. Pourquoi ? Vous augmentez ainsi la température de vos muscles, ce qui limite les risques de déchirure musculaire. 3) Éveillez votre équilibre Comment ? Prenez appui sur un pied et maintenez l'équilibre pendant que vous réalisez de petits mouvements avec votre corps. Maintenez l'équilibre pendant une trentaine de secondes puis changez de pied. Pourquoi ? Dans les tendons et dans l'oreille interne notamment, il existe des sortes de petits capteurs qui régulent l'équilibre et envoient des informations au cerveau. Il est plus prudent d'activer ce système avant un effort. 4) Allez-y progressivement et sans dépasser vos capacités Comment ? Le rythme et la force des exercices doivent toujours monter progressivement. Évidemment, il est impératif de ne pas dépasser ses capacités, que l'on doit apprendre à connaître. Pourquoi ? Si on ne respecte pas ces deux conditions, on risque l'épuisement et des blessures. 5) N'oubliez pas les étirements en fin de séance Comment ? S'étirer juste après le sport pendant 10 minutes environ. Etirez chaque partie du corps, jambes, bras pendant 10 secondes environ en respirant profondément. Les étirements dépendent du sport pratiqué et de l'intensité des sollicitations musculaires.Pourquoi ? Les étirements évitent les courbatures. Leurs bénéfices peuvent perdurer jusqu'à 2 jours. Les étirements évitent aussi les muscles durs et douloureux, qui résultent de rétractions. Alors même si vous êtes pressé(e), ne négligez jamais les étirements.   Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Tumeurs, fibromes, hémorragie... Et si c'est mon radiologue qui « m'opère » ?

Un radiologue réalise des examens utiles au diagnostic, c'est connu. Mais ce qui l'est moins, c'est que le radiologue peut aussi soigner toutes sortes de problèmes variés - y compris nous débarrasser de tumeurs, d'un fibrome ou stopper une hémorragie - en se servant justement de l'échographie ou du scanner ou d'un autre examen d'imagerie pour atteindre très précisément sa cible. Plus de 500 000 actes de radiologie interventionnelle (encore appelée radiologie thérapeutique) sont ainsi réalisés chaque année en France.La radiofréquence fait partie de l'arsenal thérapeutique du radiologueEn radiologie interventionnelle, le radiologue passe une petite sonde dans les vaisseaux, dans les voies naturelles ou à travers la peau sous contrôle d'un examen d'imagerie, jusqu'à sa cible. Selon le problème à régler, plusieurs solutions s'offrent alors à lui : boucher un vaisseau qui saigne ou des vaisseaux qui nourrissent des tumeurs, brûler des tumeurs par le froid (cryothérapie) ou par la chaleur (radiofréquence), apporter localement un traitement (chimiothérapie, billes radioactives) ou  installer un petit dispositif sur place comme un stent (qui ressemble à un petit ressort) pour empêcher qu'une artère ne s'obstrue, etc. De nombreuses spécialités médicales sont ainsi concernées : gynécologie, gastro-entérologie, pneumologie, néphrologie, rhumatologie, cancérologie, neurologie...Le radiologue peut intervenir dans des domaines variésDr Nathalie Manoukian

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Ma retraite

L'ergothérapie : une discipline au service de l'autonomie !

Profession paramédicale peu connue, l'ergothérapie joue pourtant un rôle essentiel dans l'autonomie et l'indépendance des personnes handicapées au quotidien.Explications.L'ergothérapie c'est quoi ?L'ergothérapie est une discipline paramédicale qui s'inscrit dans le champ de la médecine physique. L'ergothérapie met en place des techniques de rééducation et de réadaptation pour pallier les difficultés liées à une maladie, une déficience ou une blessure.Son objectif ? Aider les personnes qui présentent une incapacité physique, psychique ou sociale à obtenir ou à maintenir une autonomie maximale dans les gestes et activités de la vie quotidienne : s'habiller, cuisiner, manger, faire les courses, se déplacer...Des patients multiples pour les ergothérapeutesLes malades qui nécessitent la prise en charge d'un ergothérapeute sont nombreux et leurs affections sont très variées. Les atteintes peuvent être tant physiques que cognitives. On peut notamment mentionner :Des patients souffrant de pathologies chroniques comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la fibromyalgie ou la polyarthrite rhumatoïde.Des patients qui, suite à un traumatisme (accident de la route, chute...) ou un accident vasculaire cérébral, se retrouvent en situation de handicap.Des personnes âgées qui présentent des troubles moteurs dus à la vieillesse, ou des malades atteints du cancer.Concrètement, en quoi consiste une séance d'ergothérapie ?La prise en charge par un ergothérapeute ne se limite pas à une ou deux séances. L'ergothérapie implique un suivi à long terme, afin d'atteindre avec le patient un niveau d'autonomie satisfaisant. Les exercices réalisés durant les séances d'ergothérapie sont adaptés à la nature du handicap, aux capacités du patient et à l'objectif à atteindre.Dans tous les cas, la thérapie fait appel à des gestes concrets et significatifs, basés sur les habitudes de vie du patient : prendre un objet en main, faire sa toilette, classer ses papiers administratifs, dresser une liste de courses... L'ergothérapeute proposera aussi des aides techniques spécifiques au patient, comme un déambulateur, des ustensiles de cuisine adaptés ou un enfile-bas. Il pourra aussi envisager un réaménagement de l'espace de vie ou de travail du patient pour faciliter son fonctionnement au quotidien.L'ergothérapie, une approche globaleL'ergothérapie ne se limite pas uniquement à la rééducation au sens propre. Elle propose une approche globale et fonctionnelle de la situation de handicap.L'ergothérapeute évalue certes les capacités fonctionnelles du patient, mais pas seulement ! Il est à l'écoute de celui-ci et examine attentivement les possibilités et contraintes de son environnement social, familial et professionnel. Cette approche permet à l'ergothérapeute de fixer des objectifs, tout en prenant en considération les besoins, les envies et les projets du patient. Source : e-santéKathleen Mentrop, journaliste santé

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Ma retraite

Les chutes : un signe précoce de la maladie d'Alzheimer ?

Les chutes représentent des accidents très fréquents aux conséquences souvent graves. De nombreux facteurs peuvent augmenter les risques de tomber (âge, dénutrition, maladies, médicaments...). Mais certaines chutes répétées et inexpliquées pourraient aussi constituer un signe précoce de la maladie d'Alzheimer.En cas de chutes répétées, penser à la maladie d'AlzheimerSelon une étude américaine menée chez des personnes âgées, les sujets qui, à l'imagerie médicale, présentent les marqueurs cérébraux précoces de la maladie d'Alzheimer, à savoir des plaques amyloïdes, sont aussi celles qui chutent le plus souvent. Ainsi les chutes répétées pourraient constituer un signe précoce de cette maladie plus facilement repérable. On devrait donc explorer l'hypothèse d'une maladie d'Alzheimer débutante chez toute personne victime de chutes répétées et inexpliquées par une autre maladie ou un traitement en cours. Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d'AlzheimerUne fois la maladie d'Alzheimer diagnostiquée, le risque de chute continue de progresser. On considère que ce risque est multiplié par trois chez les personnes atteintes d'une démence comme la maladie d'Alzheimer, indépendamment des médicaments prescrits.Les raisons sont multiples et sont liées à la maladie elle-même :Trouble du jugement : le patient évalue mal les risques et ses capacités motrices.Troubles de la coordination.Diminution de l'habileté.Troubles visuels : netteté, contrastes, champ visuel...Troubles de l'attention.Dénutrition entraînant une perte de poids et une fonte musculaire.Fatigue liée à la déambulation.Comment prévenir les chutes ?Dépister les troubles de l'équilibreC'est le rôle du médecin chez toute personne atteinte de lamaladie d'Alzheimerpuisqu'il sait bien que le risque de chute est accru. Interrogatoire, observation d'une instabilité à la marche, test de l'équilibre.Une consultation hospitalière spécifique peut être indiquée notamment chez les personnes à haut risque, c'est-à-dire en cas de chute survenue dans les 6 derniers mois, chez les sujets ayant peur de tomber ou qui se sentent instables à la marche. Au cours de ces consultations, outre la recherche des facteurs pouvant être corrigés, des consignes de prévention personnalisées sont divulguées.L'entourage ou le patient lui-même peut aussi repérer des signes de perte de l'équilibre : marcher demande une telle concentration que l'on ne peut effectuer une autre tâche en même temps (manipuler, parler...) voire éprouver des difficultés à se lever d'une chaise, marcher en regardant ses pieds, etc.Deux tests simples peuvent être réalisés mais ils ne doivent jamais être entrepris seul : se tenir en équilibre sur un pied plus de 5 secondes ou en plaçant un pied derrière l'autre.Réorganiser l'habitatLa prévention est primordiale. Elle consiste à sécuriser l'habitat :Ôter tous les meubles et les objets inutiles et encombrants afin de dégager de l'espace.Multiplier les sources d'éclairage et éliminer les zones d'ombre.Éliminer les tapis ou les coller afin que l'on ne puisse pas se prendre les pieds dedans. Faire de même pour les fils électriques.Placer des tapis antidérapants là où c'est nécessaire et des barres d'appui dans la salle de bain.Installer des veilleuses sur le parcours allant de la chambre aux toilettes.Placer les objets d'utilisation courante  à portée de main.Ne pas monter sur une chaise ou sur un escabeau, mais demander l'aide d'un proche.Bien entendu, la prévention passe aussi par le traitement de toute autre maladie contribuant à augmenter le risque de chute et par une réévaluation régulière par le médecin des différents médicaments prescrits.Pour en savoir plus sur la prévention des chutes avec e-sante : Conseils spécial seniors pour éviter les chutes Source : e-santéIsabelle Eustache

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Ma retraite

10 idées reçues sur la sexualité de l'homme après 50 ans

Au fil des années, sexuellement, votre corps ne fonctionne plus de la même manière. Savez-vous ce qui change chez vous ou votre partenaire ?10 questions-réponses autour de la sexualité des hommes après 50 ans.   1. Le désir sexuel masculin diminue-t-il fortement pour ne quasiment plus exister dans la vieillesse ? Non. S'il n'augmente pas, le désir sexuel de l'homme reste toute sa vie une forte pulsion, même s'il est moins violent et plus intériorisé. 2. Au fil des années, les préliminaires sont-ils de moins en moins appréciés par les hommes ? Non. On pourrait penser qu'au fil des ans, les hommes préfèrent s'affirmer et aller droit au but ou encore qu'ils apprécient les préliminaires en tant qu'amuse-gueules mais que le plat principal, c'est la suite ! Et bien c'est faux ! En vieillissant, les hommes apprécient de plus en plus les préliminaires et découvrent un plaisir plus profond. 3. L'érection devient-elle moins complète avec l'âge ? Oui. Au fil des années, on pourrait penser que l'érection s'améliore parce que l'homme prend confiance en lui ou qu'elle reste la même s'il est en forme et en bonne santé, mais force est de constater que l'érection devient moins complète sauf avant l'éjaculation. 4. L'érection devient-elle plus lente à mettre en place ? Oui. L'homme en vieillissant a besoin de plus de stimulations et l'érection ne se déclenche plus comme elle le faisait dès sa période de puberté. 5. Au fil des années, l'éjaculation reste-t-elle toujours la même, comme un réflexe ? Non. L'éjaculation en vieillissant perd de sa force : le sperme est éjecté moins loin. 6. Le contrôle de l'éjaculation se dérègle-t-il en vieillissant ? Non. On pourrait penser qu'avec les années, le corps répond moins bien mais en fait, contrôler son éjaculation devient de plus en plus facile et évident : avec l'entraînement, un homme tient plus longtemps. 7. Après l'éjaculation, une deuxième érection devient-elle impossible en vieillissant? Non. Si l'érection ne revient pas dès le retour du désir, elle n'est pas impossible. Simplement le temps nécessaire pour obtenir une deuxième érection augmente. 8. Au fil des années, les sensations de plaisir diminuent-elles forcément ? Non. On pourrait penser qu'après 50 ans ce n'est plus comme à 20 ans mais en fait, les sensations de plaisir restent toujours aussi agréables et augmentent avec les années, car un homme connaît mieux son corps et peut en tirer un meilleur parti. 9. Juste après un orgasme, est-il toujours possible de revivre un deuxième orgasme ? Oui et Non. C'est possible mais de moins en moins facile, même si l'érection est là. 10. L'andropause est-elle l'équivalent de la ménopause ? Non. Contrairement aux femmes, l'andropause n'est pas systématique chez les hommes. Cela correspond effectivement à une baisse hormonale mais tous les hommes ne connaissent pas l'andropause. Source : e-santé   Dr Catherine Solano - médecin sexologue

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Ma retraite

Pour boire moins d'alcool, changez de verre !

Plusieurs études ont récemment démontré qu'en diminuant la taille de l'assiette, on réduit très efficacement la quantité totale de nourriture ingérée. Aujourd'hui, une relation similaire est suggérée pour les boissons alcoolisées : la forme du verre influence la rapidité avec laquelle nous buvons. Autrement dit, en changeant de verre, on peut boire moins d'alcool. On boit plus lentement dans un verre incurvé Dans cette expérience, 160 personnes âgées de 18 à 40 ans ont été invitées à boire de la bière, soit dans un verre ayant une forme incurvée, soit dans un verre à bord droit.Résultat, lorsque la bière est présentée dans un verre incurvé, les participants boivent plus lentement. Ils mettent deux fois plus de temps à finir leur verre. La forme du verre influe sur l'évaluation de la quantité Ce comportement pourrait être lié à une plus grande difficulté à évaluer la quantité de boisson contenue dans un verre courbe, par rapport à un verre droit.Et effectivement, lorsque l'on présente des photos de verres plus ou moins remplis, les candidats évaluent plus mal les quantités contenues dans les verres ayant une forme incurvée.En pratique, on retiendra que ça vaut le coup de bien choisir la forme de son verre pour diminuer facilement la quantité d'alcool consommée. En revanche, ça ne fonctionne pas pour les boissons non alcoolisées. Effectivement, cette étude a été également menée avec une boisson non alcoolisée et dans ce cas, la forme du verre n'a pas influencé la rapidité de consommation. Ce qui peut s'expliquer par le fait que le consommateur est plus vigilant et préoccupé par ses quantités d'alcool consommées. Isabelle Eustache

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Ma santé

Seniors : savoir reconnaître une alerte cardiaque

La mortalité par maladie coronarienne est plus élevée chez les personnes âgées.Hélas, les signes d'alerte avant un infarctus ne sont pas systématiques. Ainsi lorsqu'ils surviennent, il faut savoir les reconnaître rapidement car l'avenir de la fonction cardiaque en dépend. Alerte cardiaque : pour comprendre Les artères coronaires sont celles qui nourrissent le muscle cardiaque. Quand elles s'obstruent partiellement et que le muscle souffre du manque d'oxygène lors d'efforts (parfois minimes), c'est l'angine de poitrine. Quand elles se bouchent, c'est l'infarctus, le coeur ne résistant pas au manque d'oxygène. C'est en urgence qu'il faut alors déboucher l'artère fermée, car la zone en souffrance peut définitivement mourir. La fonction contractile du muscle cardiaque diminue, avec toutes les complications que cela implique.C'est pourquoi devant une douleur thoracique, il est fondamental de savoir si elle est d'origine coronarienne ou non. Portrait robot de l'alerte cardiaque Le terrain de prédilectionLa maladie coronarienne touche plutôt l'homme au-delà de 50 ans ou la femme ménopausée, présentant plusieurs facteurs de risques d'athérosclérose, comme le tabac, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'hypertension artérielle, le stress, l'hérédité. Le facteur déclenchantElle peut survenir sans raison, même au cours de la nuit, ou après un effort. Elle est aussi nettement influencée par le froid ou la digestion. Pour ceux qui souffrent d'une angine de poitrine connue, l'alerte doit être donnée quand les crises augmentent progressivement en intensité et en durée, et/ou surviennent pour des efforts moins importants. Le siège de la douleurEn arrière du sternum, au milieu du thorax, sa surface dépassant largement la paume de la main. Elle peut irradier dans la mâchoire inférieure, les dents, le dos, les bras jusqu'aux poignets. Ses caractéristiques Le plus souvent, elle provoque une sensation de serrement ou de barre dans la poitrine. Mais parfois, elle ressemble à une brûlure, un écrasement, un blocage thoracique. La réponse à la trinitrine chez quelqu'un dont l'angine de poitrine est connueQuand elle a déjà été diagnostiquée l'angine de poitrine (ou angor) disparaît dans les minutes qui suivent la prise de trinitrine (en spray sublingual ou comprimés à sucer). C'est d'ailleurs aussi une façon de la reconnaître.En cas de résistance à ce médicament, toute douleur thoracique persistante malgré la trinitrine doit conduire à une hospitalisation en urgence : un infarctus est alors possible.Rappelons à ceux d'entre vous qui ont ce médicament chez eux, qu'il faut toujours s'asseoir, voire s'allonger avant de le prendre. Il fait parfois baisser la tension et peut provoquer un malaise entraînant une chute.Les signes éventuellement accompagnateursÀ la douleur thoracique, peuvent s'ajouter des difficultés respiratoires, un épisode de palpitation, toux, hoquet, troubles digestifs ou un malaise. Reconnaître tôt les signes de souffrance cardiaque, c'est minimiser les risques Si la crise dure ou si elle résiste à la trinitrine (pour ceux qui en utilisent déjà), c'est dans le quart d'heure qu'il faut composer immédiatement le 15 (Samu).A savoir : ne sont pas les signes d'un infarctus : Une sensation de piqûre, une douleur localisée comme une pointe d'aiguille, pouvant être montrée avec la pulpe d'un doigt. Une douleur que l'on peut reproduire en palpant la zone douloureuse. Un point de côté, sensible aux changements de position. Une douleur qui suit le trajet d'une côte, en "demi ceinture". Source : e-santé   Dr Stéphanie Lehmann

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Ma retraite

Seniors : buvez, c'est l'été !

La déshydratation du sujet âgé est fréquente et responsable d'un taux non négligeable de mortalité chez les plus fragiles.Ce constat est démesuré quand on sait que quelques précautions suffisent le plus souvent à éviter cet accident.La règle d'or contre la déshydratation est d'apprendre à boire sans soif de l'eau bien sûr ! Une personne âgée, même en parfaite santé, risque la déshydratation L'eau, principal constituant de l'organisme, représente 50 à 70% du poids corporel. Ce pourcentage varie en fonction du sexe, de l'âge et de la masse grasse. Par exemple, il passe de 76% chez le nourrisson à 53% chez le sujet de 70 ans.Le bon équilibre hydrique (équilibre en eau) est indispensable au bon fonctionnement cellulaire, et par conséquent, il a une action directe sur la performance physique, la thermorégulation et l'amélioration de la fonction cardiovasculaire.L'âge venant, y compris quand on est en parfaite santé, les mécanismes de régulation sont moins performants, rendant les risques de déshydratation réels.Finalement, les réserves d'eau diminuent, la sensation de soif s'amoindrit, et la régulation eau/sel se perturbe. Le rein perd sa capacité à retenir l'eau et à concentrer les urines, la sudation diminue, faisant courir un risque d'hyperthermie. Bien connaître les facteurs de risques de la déshydratation Les facteurs de risque de la déshydratation sont les suivants : L'âge supérieur à 80 ans, le sexe féminin, le faible poids corporel, la température ambiante trop élevée, une activité physique inhabituelle, la crainte de l'incontinence urinaire, la baisse de prise de liquide (moins de 1,5 litre/jour), De même, certaines maladies favorisent la deshydratation : diarrhées, fièvre, vomissements, anorexie (diminution de l'apport liquidien), syndrome dépressif, état confusionnel, maladie d'Alzheimer. Enfin, quelques médicaments peuvent être déclencheurs d'une deshydratation : laxatifs, diurétiques, sédatifs.   Quels sont les signes de la déshydratation ? Il existe plusieurs types de déshydratation (extra-cellulaire, intra-cellulaire, globale), dont les signes spécifiques sont parfois difficiles à évaluer, surtout quand la personne est amaigrie ou fragilisée.Néanmoins, il faut toujours y penser lorsqu'apparaissent : une diminution de la sudation, des cernes, une hypotension (parfois malaise au lever), une sécheresse buccale, une accélération du pouls, une augmentation de la soif (mais cette sensation est souvent altérée chez le sujet âgé), parfois même, une fièvre. La torpeur, l'obnubilation, les étourdissements et parfois les phlébites se rencontrent aussi, de même que la constipation, les infections urinaires et les lithiases.   Prévenir la déshydratation, c'est guérir Eviter l'installation de la déshydratation doit être une véritable obsession. L'important est de boire souvent, en petites quantités.L'apport quotidien est à adapter pour chaque personne, mais il faut toujours l'augmenter si la température extérieure est élevée ou en cas de fièvre, de 0,5 litres de liquide par jour par degré au dessus de 38°.Pour avoir une idée, le besoin en liquide d'un sujet âgé est plutôt au-dessus de celui d'un adulte. A priori, il s'agit d'une quantité avoisinant 1,5 à 2 litres de liquide comprenant l'eau et les autres boissons, auxquelles s'ajoute l'eau apportée par les aliments (qui avoisine le litre). Quand il fait chaud, se rappeler quelques règles anti-déshydratation   Les réserves d'eau sont moins grandes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes et les besoins en eau ne diminuent absolument pas avec l'âge. Buvez souvent, régulièrement, en petites quantités et même sans avoir soif. Choisissez les boissons qui vous conviennent le mieux (eau du robinet, de source, eau minérale plate ou gazeuse, aromatisées ou non, thé, café, tisane, jus de fruits, lait, etc.). Si vos urines sont concentrées (sombres), c'est que vous ne buvez pas suffisamment ! Si vous rendez visite à une personne dépendante en institution, proposez-lui à boire.   Dr Stéphanie Lehmann

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Cancer de la prostate : une cause d'incontinence urinaire

Il existe des formes agressives du cancer de la prostate, mais la plupart d'entre eux évoluent lentement et silencieusement durant des années.Et lorsqu'ils se manifestent, c'est souvent sous la forme de signes urinaires, avec notamment une tendance à l'incontinence urinaire. À noter que l'incontinence urinaire fait aussi souvent partie des effets secondaires du traitement du cancer de la prostate...Le point sur la relation entre cancer de la prostate et incontinence urinaire. Le cancer de la prostate : le cancer le plus fréquent chez l'homme C'est ainsi que toute affection de la prostate peut donc avoir des répercussions sur les fonctions sexuelles et urinaires.Rappelons que la prostate est une glande de l'appareil reproducteur masculin située sous la vessie et entourant l'urètre, le canal par lequel s'écoulent l'urine et le sperme.La prostate sécrète le liquide séminal qui entre dans la composition du sperme. Cette glande joue aussi un rôle clé lors de l'éjaculation.En France, 70.000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année. Il s'agit du cancer le plus fréquent chez l'homme et de la 2e cause de décès par cancer, avec l'équivalent de 10.000 décès par an. L'incontinence est un des symptômes du cancer de la prostate Il existe des formes agressives de cancer de la prostate. Mais sinon, le cancer de la prostate évolue très lentement et reste longtemps localisé dans la prostate... A tel point que pendant des années, les effets sur la santé sont indécelables ou limités.En conséquence, l'intérêt du diagnostic (dosage des PSA et toucher rectal) est discuté et le traitement souvent différé dans la mesure où une majorité des personnes chez qui l'on diagnostique un cancer de la prostate, mourront en fait d'une autre cause, notamment cardiovasculaire, tandis que les traitements du cancer de la prostate ont des effets indésirables urinaires et érectiles.Dans les cas où le cancer de la prostate se manifeste par des symptômes, les plus courants sont les suivants, lesquels sont communs à d'autres maladies de la prostate, notamment l'hypertrophie bénigne de la prostate : Troubles urinaires : Incontinence urinaire ou difficulté à retenir l'urine. Besoin fréquent d'uriner surtout la nuit. Difficulté à initier la miction. Faible débit urinaire. Brûlure ou douleur lors de la miction.  Présence de sang dans les urines ou dans le sperme.  Douleurs dans le bas du dos, les hanches, le haut des cuisses.  Plus rarement des troubles de l'érection.  On retiendra que les troubles urinaires, dont l'incontinence urinaire, représentent les principaux symptômes d'un problème de prostate. L'incontinence est un effet secondaire du traitement du cancer de la prostate À noter que l'incontinence urinaire peut aussi être liée au traitement du cancer de la prostate.C'est d'ailleurs le premier effet secondaire potentiel de la prise en charge du cancer de la prostate, avec le risque de troubles de l'érection. Le traitement du cancer de la prostate dépend de la taille de la tumeur, de son stade, de sa vitesse d'évolution, de son agressivité.Souvent, une simple surveillance active est mise en place.Lorsqu'une intervention s'impose, il s'agit de la chirurgie, qui consiste en l'ablation de la prostate et parfois des tissus environnants. Ce traitement peut entraîner des troubles érectiles et urinaires, qui disparaissent habituellement dans les 2 ans suivant l'opération. D'autres options thérapeutiques sont possibles : la cryothérapie (destruction de la tumeur par le froid), la radiothérapie (destruction par des radiations électromagnétiques), la curiethérapie (substances radioactives), l'hormonothérapie, la chimiothérapie (en cas de métastases), les ultrasons de haute densité. Les traitements du cancer de la prostate évoluent rapidement et la recherche est particulièrement active pour minimiser les effets secondaires des traitements. On retiendra que les traitements du cancer de la prostate ne sont pas anodins et qu'il convient de discuter de leurs effets indésirables potentiels afin d'opter pour les solutions les plus efficaces et les moins traumatisantes, selon l'âge du patient et le type de tumeur. Dr Philippe Presles

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Jambes lourdes : comment soulager ?

En cas d'insuffisance veineuse, les veines tendent à se dilater et le sang à stagner dans les membres inférieurs. Ce problème de circulation retour est responsable des jambes lourdes : pesanteur dans les jambes, fourmillements, tension, gonflement des chevilles et des pieds, etc.Connaître les facteurs aggravants et inversement est un atout non négligeable. Ensuite, l'application de mesures préventives au quotidien peut apporter un certain soulagement aux personnes souffrant de jambes lourdes.   $$Jambes lourdes : les facteurs aggravants$$ Les lourdeurs dans les jambes sont exacerbées par la station debout prolongée, la chaleur, la fatigue et la sédentarité.L'hérédité et l'excès de poids sont des facteurs prédisposants.La contraception orale, mais aussi le tabac et l'abus d'alcool amplifient le phénomène.   Les conseils qui soulagent et préviennent les jambes lourdes   A éviter : Les stations debout prolongées et les piétinements sur place.Les talons hauts.Les chaussettes et les pantalons trop serrés et les bottes hautes serrant le mollet.La contraception hormonale (il faut en discuter avec son médecin ou son gynécologue).La chaleur : bannir l'épilation à la cire trop chaude, se méfier des douches et des bains trop chauds, éviter les saunas, les expositions au soleil et jamais de bouillotte sur les jambes. Pour soulager les jambes lourdes : Position allongée les jambes surélevées.Pour dormir, pieds du lit surélevés (10 cm environ).Massages doux dans le sens du retour veineux, soit en partant des pieds, car ils aident le retour veineux. En revanche, éviter tout massage agressif.Appliquer un jet d'eau fraiche sur les jambes en partant des pieds pour ensuite remonter.Exercer une activité physique régulière bénéfique au retour veineux : la marche, mais aussi la natation, le vélo, la gymnastique au sol. Exercices bénéfiques à domicile : allongé sur le dos, mouvements de pédalage ou de cercles jambes tendues. Inversement, éviter tous les sports accentuant la pesanteur au niveau des jambes, c'est-à-dire ceux où dominent les sauts répétés, les départs et les arrêts brusques : tennis, ping-pong, jogging, squash, escrime, volley-ball, etc. A chaque occasion, prendre les escaliers, en posant initialement le talon sur la marche et non la pointe des pieds.En cas de position prolongée assise ou debout, faire des pauses pour marcher et réaliser des mouvements de flexion du pied.Perte de poids en cas d'excès pondéral.Lutter contre la constipation, laquelle est préjudiciable au bon fonctionnement de la circulation veineuse. Côté alimentation et boissons : Sont déconseillés : les épices, le café, le thé, le vin blanc et le champagne.Diminuer la consommation de sel afin de limiter les phénomènes de rétention d'eau.Boire régulièrement de l'eau de manière fractionnée dans la journée.Si ces conseils n'améliorent pas la situation, il faut consulter son médecin pour bénéficier de conseils personnalisés et d'une prise en charge adaptée.   Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Le tabac multiplie par 4 le risque de faire une grippe !

Etre fumeur en période d'épidémie grippale, fait prendre de grands risques : la probabilité d'attraper la grippe quand on est fumeur est multipliée par 4.Le tabagisme double le risque de contracter une infection respiratoire et favorise les complications. Les fumeurs n'échappent pas à la grippe Inhalée, la fumée de cigarette diminue les capacités de défense des voies respiratoires contre les agressions extérieures, particulièrement lorsqu'elles sont virales ou bactériennes. La fonction d'épuration microbienne de l'appareil broncho-pulmonaire devenant moins performante, le fumeur présente un plus grand risque d'être touché par la grippe.Globalement, il a été démontré que fumer double le risque d'infections respiratoires, dont la grippe, particulièrement en période d'épidémie. Et parmi les personnes non vaccinées le tabagisme multiplie par 4 la probabilité de développer une grippe.Or on sait que le nombre de sujets vaccinés est proportionnellement plus faible parmi les fumeurs : 16% des fumeurs se sont déjà fait vacciner, contre 30% des anciens fumeurs, et 54% des non-fumeurs... Les complications de la grippe sont aussi plus fréquentes chez les fumeurs... En altérant la fonction d'épuration, le tabac accentue également la colonisation bactérienne par certains microbes (Haemophilus influenzae, pneumocoque). Les surinfections par les bactéries faisant généralement partie de la gravité d'une grippe, le tabagisme tend à faire évoluer l'infection grippale vers des complications.Par ailleurs, soigner une grippe, compliquée ou non, est incompatible avec la poursuite d'un tabagisme pendant 3 à 5 jours. Autant arrêter de fumer dès maintenant et éviter ainsi, d'une part la grippe, et d'autre part ses complications ! Source : e-santé Isabelle Eustache

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Hémorroïdes, les solutions existent

Les hémorroïdes correspondent à des sortes de varices au niveau de l'anus à l'origine de douleurs mal placées, voire de saignements.Avant d'en arriver aux solutions plus chirurgicales, certaines mesures peuvent contribuer à espacer les crises d'hémorroïdes, notamment la lutte contre la constipation. Les hémorroïdes : douleurs et saignements Les douleurs induites par les hémorroïdes sont dues à une augmentation de l'afflux sanguin dans les veines du rectum et de l'anus. Ce phénomène peut s'observer lors de la grossesse, mais également lors de la constipation en raison des efforts répétés pour expulser les selles, ou encore à la suite du port de charges lourdes, voire lors de sports demandant des efforts violents.Il existe d'autres facteurs de risque des hémorroïdes : les positions debout prolongées, le surpoids, certains aliments et certaines boissons (épices, alcool, café…...), etc. Contre les hémorroïdes, commencez par traiter la constipation ! La prévention des crises d'hémorroïdes repose sur la correction autant que possible de ces facteurs de risque. Il est donc recommandé d'éviter les aliments irritants (piment, moutarde, café, alcool…...), de porter de lourdes charges, etc. Mais surtout, la prévention et le traitement des hémorroïdes consistent essentiellement à lutter contre la constipation.Voici les quatre principaux grands conseils que l'on peut donner aux personnes qui souffrent de ces varices spéciales : augmenter les fibres alimentaires (fruits frais, légumes cuits, céréales complètes), pratiquer une activité physique régulière, boire beaucoup d'eau, prendre ponctuellement un laxatif doux si nécessaire.   Les autres solutions anti-hémorroïdes Si résoudre le problème de constipation ne permet pas d'obtenir un soulagement suffisant, d'autres solutions doivent être tentées comme les antalgiques et les veinotoniques. C'est seulement en dernier recours qu'une opération chirurgicale s'imposera.On dispose de plusieurs techniques opératoires, selon les cas et notamment en fonction de la localisation de l'hémorroïde (interne ou externe) : la ligature de l'hémorroïde (ainsi coupée de circulation sanguine, elle rétrécit puis tombe en quelques jours), l'injection sclérosante (sclérothérapie avec injection d'un produit durcissant l'hémorroïde puis provoquant sa rétraction), la coagulation par laser, rayons infrarouges ou électrocoagulation (l'hémorroïde se rétracte sous l'effet de la chaleur), l'hémorroïdectomie en dernier recours (ablation chirurgicale de l'hémorroïde). Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Orthodontie : quel type d'appareil invisible pour les ados et le jeune adulte ?

L'orthodontie est une discipline qui a considérablement progressé. Avec les dernières innovations technologiques, les appareils sont de plus en confortables et toujours plus discrets. Il existe même aujourd'hui deux types d'appareils invisibles destinés à l'adulte, mais de plus en plus demandés par les ados pour lesquels l'apparence est primordiale.Orthodontie : à l'adolescence, l'apparence avant toutArborées avec fierté par les enfants, les attaches fixées sur la face externe des dents qui composent l'appareil d'orthodontie rebutent les adultes. C'est pour eux que les appareils invisibles ont été développés car associés à une moindre altération de l'image.Aujourd'hui les ados aussi sont demandeurs d'appareils invisibles. En effet, « l'adolescence est une période parfois psychologiquement difficile à passer, durant laquelle l'apparence est importante ».Que faut-il savoir sur l'orthodontie invisible ? Quels sont les avantages et les inconvénients à considérer ?Deux techniques d'orthodontie invisibleDeux techniques invisibles peuvent aujourd'hui être proposées :La technique linguale qui consiste à fixer les attaches non pas sur la face externe des dents mais derrière les dents.La gouttière transparente également appelée « aligneur ».Selon chaque cas et en accord avec le patient, c'est l'orthodontiste qui choisit le traitement le plus adapté. En moyenne, chez l'adulte, la durée du traitement varie de 12 à 36 mois selon la complexité.En effet, « il ne s'agit pas uniquement de redresser les dents mais également d'améliorer certaines fonctions et de corriger des décalages entre les mâchoires », précise la Fédération Française d'Orthodontie, d'où l'utilisation fréquente complémentaire « d'auxiliaires », comme des élastiques ou des « minivis », sortes d'implants transitoires permettant des déplacements dentaires complexes.La technique lingualeLes attaches ne se voient pas puisqu'elles sont positionnées derrière les dents.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie classique avec attaches sur le devant.L'inconfort est un peu plus important car la langue peut être plus facilement blessée.Le brossage est moins aisé alors qu'il doit être encore plus minutieux.Les contraintes alimentaires sont les mêmes, visant à ne pas décoller les attaches.À savoir enfin : les attaches linguales ne sont proposées qu'aux ados dont les dents définitives sont déjà bien en place hormis les dents de sagesse.Les gouttièresCe sont des gouttières transparentes en résine fabriquées sur mesure par un laboratoire extérieur. Posées sur les dents, elles les déplacent progressivement. Elles se changent tous les 15 jours.Elles sont quasiment invisibles.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie avec attaches traditionnelles visibles, d'autant plus que les gouttières doivent être renouvelées souvent.Cette méthode est très confortable comparée à l'orthodontie avec attaches. Elle s'adresse à des enfants de plus de 12-13 ans car il faut qu'un certain nombre de dents définitives soient présentes.Les gouttières doivent être portées jour et nuit, pendant au moins 20 heures par jour, parfois avec des élastiques en plus.Le brossage des dents est facile puisqu'il se fait après avoir ôté la gouttière.L'alimentation également puisque l'on enlève sa gouttière pour manger.Il faut impérativement remettre sa gouttière après s'être lavé les dents afin d'éliminer tous les débris alimentaires.Pas de risque de décoller les attaches.En raison de l'aspect amovible des gouttières, le patient doit être sérieux et impliqué. Pour cela il doit être bien informé des avantages et des contraintes. En effet, il doit les porter comme l'indiqué l'orthodontiste, sans les oublier au risque de faire échouer le traitement, ne pas les perdre ou les casser.Quelle prise en charge chez l'ado et l'adulte ?L'Assurance maladie ne prend en charge les soins d'orthodontie que jusqu'à l'âge de 16 ans.Chez l'adulte, ils ne sont pris en charge que s'ils comprennent une phase chirurgicale et seulement le premier semestre de soins.En moyenne, l'orthodontie est plus chère chez l'adulte que chez l'enfant. Il faut demander un devis et un plan de traitement.Certaines complémentaires santé prennent en charge la part non remboursée par l'Assurance maladie.Pour en savoir plus Fédération française d'orthodontie : www.orthodontie-et-vous.fr Source : e-santéIsabelle Eustache

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Une mauvaise respiration peut déclencher une phobie

Nos émotions ont une action sur notre respiration. Détendus, nous respirons lentement et tranquillement. Stressés, notre respiration s'accélère et se fait plus superficielle. En sens inverse, notre manière de respirer influence nos émotions. Nous pouvons donc apprendre à respirer de manière à nous détendre ou bien, mal respirer et augmenter nos angoisses et la phobie. Alors, comment faire pour bien respirer ? Bien respirer ou mal respirer, à quoi ça correspond ? La bonne respiration est une respiration abdominale. Elle consiste à contracter le diaphragme, gros muscle situé au bas de notre cage thoracique. En se contractant, le diaphragme augmente le volume des poumons afin d'aspirer l'air. Et comme ce diaphragme descend, il masse les organes du ventre en les repoussant vers le bas. On parle donc parfois de respiration ventrale car le ventre se gonfle au moment de l'inspiration. Cette respiration nous détend, nous relaxe et nous fait du bien. Mal respirer, c'est respirer avec le haut du thorax. Cette respiration haute devrait normalement être pratiquée en complément de la respiration abdominale, quand nous avons besoin de davantage d'air. Or, chez certains, par moments, elle devient la respiration principale.   Comment la respiration peut créer des angoisses La respiration haute est moins facile, moins aisée, car l'air a plus de mal à ressortir qu'en respiration ventrale où l'expiration est aidée par les muscles abdominaux. Si vous respirez uniquement avec le haut du thorax, il en résulte une sensation d'oppression, de blocage, voire d'étouffement. Cette sensation désagréable peut entraîner une angoisse. Et cette angoisse accentue la respiration haute qui accentue l'oppression. Un cercle vicieux s'installe. Vous pouvez en arriver à la crise d'angoisse ou crise de panique. La crise de panique et la phobie Une crise d'angoisse, par définition, c'est angoissant. Une personne atteinte peut éprouver une sensation de mort imminente, un malaise très profond. Et quand la crise est finie, elle a peur qu'elle revienne. Or, la peur d'être mal, l'anticipation négative, est typique des phobies. La phobie est aussi liée à l'environnement. Nathalie, naturellement angoissée, respire mal. Et dès qu'elle voit un chat, animal qu'elle n'aime pas, sa respiration se fait encore plus haute, déclenchant davantage d'angoisse. Ainsi, face à un chat, survient une crise d'angoisse. La phobie est enclenchée : chaque fois que Nathalie verra un chat, elle respirera mal, et déclenchera une nouvelle crise. Et même lorsqu'elle a seulement peur de croiser un chat, une crise d'angoisse peut survenir.     Que faire en cas de phobie ? Apprendre à bien respirer, respirer de manière ventrale, est donc une arme contre l'anxiété et les phobies. Ce n'est bien sûr pas la seule arme que la psychothérapie peut nous proposer, mais c'en est une puissante. Des méthodes intègrent l'apprentissage de la respiration et contribuent à calmer les angoisses : la cohérence cardiaque, la relaxation, le training autogène, le yoga, la sophrologie, le mindfullness ou méditation de pleine conscience... Autant dire que cet apprentissage de la bonne respiration peut être bénéfique à chacun d'entre nous. Car même sans phobie, nous avons tous des moments de stress ou d'anxiété et une méthode simple peut être d'une aide intéressante. Source : e-santé Dr Catherine Solano

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Quand la gastro nous tient

Appelée autrefois " grippe intestinale ", la gastro-entérite apparaît généralement en hiver sous forme d'épidémie. Elle touche souvent les collectivités, dont les écoles, et plusieurs membres d'une même famille.Maladie très contagieuse, il est nécessaire de respecter quelques règles d'hygiène très simples, dont la chasse aux mains sales.Comment se transmettent les gastro-entérites ?D'origine virale ou bactérienne, les symptômes de la gastro-entérite sont bien connus : diarrhées aiguës et crampes abdominales d'apparition brutale, parfois accompagnées de nausées, de vomissements, de fièvre et de courbatures.Le respect de quelques règles d'hygiène élémentaires permet de prévenir cette affection qui peut être d'origine virale ou bactérienne.Gastro-entérite d'origine virale : les mains salesLes microbes étant véhiculés par les matières fécales, l'infection se transmet par les mains sales. Ainsi, on peut être contaminé en touchant une poignée de porte, particulièrement dans les lieux publics, ou en touchant un objet manipulé par d'autres, comme de l'argent ou de la nourriture. Les épidémies sont donc fréquentes dans les écoles car les enfants ne se lavent pas systématiquement les mains, notamment avant de passer à table. La pause sandwich est également en cause : les sandwichs du commerce ne sont pas avariés, mais ils sont dévorés les mains sales.Gastro-entérite d'origine bactérienne : les alimentsMoins fréquente mais plus sévère, le germe le plus souvent incriminé est la salmonelle présente dans les aliments (viandes, oeufs, produits laitiers...). En sont également responsables les shigelles, ou Campylobacter, transmis par le lait cru et les animaux domestiques, ainsi que les colibacilles présents dans la viande et le lait. Souvent spectaculaires, les gastro-entérites d'origine virale guérissent aussi généralement en quelques jours.Quel traitement contre la gastro-entérite ?Sans excès, un antispasmodique et un antidiarrhéique peuvent calmer les douleurs.Un régime anti-résidus (sans fibres) est conseillé : pas de légumes ni de fruits crus, pas de laitages ni de féculents excepté le riz. Il faut boire beaucoup, la déshydratation étant le principal danger de cette affection chez les jeunes enfants et les personnes âgées.Si malgré ce traitement les symptômes persistent avec notamment de la fièvre, il est nécessaire de consulter son médecin afin qu'il en recherche la cause, notamment alimentaire. Un bilan sanguin et une coproculture (examen des selles) vous seront prescrits afin d'y déceler l'éventuelle présence de salmonelles ou autres bactéries responsables d'intoxications alimentaires. Un antibiogramme sera alors établi pour définir le traitement antibiotique adéquat.Un antispasmodique, mais également un probiotique, pourront vous être prescrits.Un probiotique (produit à base de ferments lactiques : Lactobacillus casei, Lactobacillus acidophilus) peut également être préventif en période d'épidémie car il s'oppose à la pénétration des microbes tout en reconstituant la flore intestinale. Il aide donc l'organisme à se défendre tout en régulant le transit intestinal.Conseils de baseDès l'enfance, se laver soigneusement les mains en sortant des toilettes, avant de faire la cuisine et de passer à table.Ne jamais réutiliser sans les nettoyer des ustensiles ayant été mis en contact avec de la viande, du poisson ou des oeufs crus.Avant préparation ou consommation, lavez systématiquement les fruits et les légumes.Déjà atteint d'une gastro-entérite, couvrez votre nez à l'aide d'un masque avant de prendre un bébé dans vos bras. De plus, évitez les bisous durant quelques jours. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Quand le rhume se transforme en sinusite

C'est le principal risque du banal rhume que l'on attrape tous en hiver : l'agression virale donne lieu à une surinfection bactérienne des sinus.Le plus souvent, rhume et sinusite sont bénins. Il suffit de surveiller et de consulter si ça s'éternise.Quelques astuces pour prévenir. Du rhume à la sinusite : de l'agression virale à la surinfection bactérienne Les agressions virales perturbent l'activité des muqueuses, favorisant la prolifération bactérienne. Les sinus étant de toutes petites cavités, ils se bouchent facilement, entraînant une surinfection bactérienne. C'est ainsi qu'un rhume mal soigné peut se transformer en sinusite.Mais on ne traite pas systématiquement un rhume chez une personne saine. Cette infection bénigne disparaît classiquement toute seule en 7 à 8 jours. On peut cependant utiliser des médicaments dits de confort contre les symptômes (nez qui coule, maux de tête, fièvre, douleurs dentaires ou frontales), notamment pour décongestionner le nez. En revanche, chez les personnes fragilisées, comme celles qui ont un système immunitaire déficient, un diabète ou une maladie cardiaque, un rhume doit être systématiquement soigné en raison d'un risque plus élevé de complications bactériennes. La sinusite Concernant la sinusite, il faut différencier la sinusite aiguë de la sinusite chronique. La première est souvent causée par un rhume mal soigné, il est donc conseillé de consulter lorsqu'un rhume s'éternise. De la même façon, une sinusite mal soignée ou qui dure ne doit pas être négligée. En effet, dans quelques cas, elle peut entraîner de sévères complications : otites, bronchites, pneumonies, méningites. Contre le rhume, les antibiotiques sont inutiles. En revanche, ils peuvent être prescrits en cas de sinusite.Les sinusites dites chroniques, d'une durée supérieure à trois mois ou survenant plus de trois fois par an, sont parfois dues à une infection dentaire, à des polypes au niveau des sinus (polypose nasosinusienne) ou encore à une maladie de la muqueuse respiratoire qui peut être causée par une allergie, le tabagisme (actif et passif) ou un reflux gastro-oesophagien. Un traitement spécifique s'impose. Comment prévenir une sinusite ?   •Dans les chambres et les pièces principales, veillez à ce que la température ne soit pas excessive (19°C maxi) et que l'air ne soit pas trop sec. Employez des humidificateurs si nécessaire. •Lorsqu'il fait froid et humide, sortez la tête couverte et le nez protégé par une écharpe. •Se moucher correctement (une narine puis l'autre) et l'apprendre aux enfants. •En cas de rhume, se laver le nez à l'eau de mer pour décongestionner les narines et évacuer les sécrétions. •Si le rhume se prolonge, consultez afin de bénéficier d'un traitement adapté. •Et enfin, pas de tabac ni d'exposition passive. Les enfants exposés au tabagisme de leurs parents présentent un risque accru de sinusites. Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Votre maison... saine ou polluée ? Faites-vous les bons choix ?

Nos intérieurs concentrent de nombreux polluants. Résultat, l'air qui règne dans nos logements est plus pollué qu'à l'extérieur.Avez-vous les bons réflexes pour diminuer la pollution chez vous ? 1) Chaque jour vous aérez votre logement pendant une vingtaine de minutes. Puisque la pollution à l'intérieur de nos logements dépasse celle qui règne à l'extérieur, il est essentiel d'aérer tous les jours pendant au moins 20 minutes, chaque pièce de notre logement. 2) Pour nettoyer les vitres, vous utilisez plutôt du vinaigre blanc. Le vinaigre blanc est un produit naturel qui remplace avantageusement les produits chimiques à vitres. Quant aux sprays et autres vaporisateurs, ils sont à éviter ! Vous pouvez également utiliser du vinaigre contre le calcaire, au lieu d'un produit spécial anticalcaire. Il est aussi naturellement antiseptique. 3) La plupart de vos meubles sont en bois massif. Le bois aggloméré dégage pendant longtemps des composés organiques volatils toxiques. Mieux vaut l'éviter et privilégier les matériaux naturels, comme le bois massif ! 4) Pour dégraisser, vous êtes plutôt du genre à employer du savon noir. 100 % naturel, le savon noir est un excellent dégraissant à privilégier au détriment des nombreux produits ménagers toxiques. Et méfiez-vous des parfums de synthèse, ils sont toxiques. 5) De retour du pressing vous enlevez illico le plastique protecteur. Le perchloréthylène est un solvant couramment utilisé pour le nettoyage à sec, classé comme " cancérigène probable ". Alors un conseil : ôtez le plastique des vêtements qui reviennent du pressing et aérez-les en laissant la fenêtre ouverte. 6) Vous êtes du genre à faire le vide régulièrement. En accumulant objets, vêtements, bibelots, on accumule aussi la poussière, les acariens, les microbes et les polluants. Il est essentiel de trier régulièrement. 7) Votre décoration privilégie plutôt le bois naturel. Ayez le réflexe de privilégier les matières naturelles : bois massif (évitez les bois exotiques qui sont en voie de disparition), terre cuite, grès, faïence, fibres naturelles (coco, sisal, chanvre), au détriment des matières plastiques notamment. Évidemment vous éviterez aussi d'appliquer peintures, vernis et autres traitements chimiques sur du bois naturel ! 8) Votre joker pour déboucher la douche, c'est la ventouse ! Les produits déboucheurs de canalisation sont particulièrement toxiques. Évitez-les !9) Vous avez de nombreuses plantes vertes chez vous.De nombreuses plantes possèdent des propriétés dépolluantes : Ficus, Kentia, lierre, Philodendron, Aglaonéma, Chamaedoréa, Chlorophytum, DracaenaSansevieria, etc.10) Contre les mauvaises odeurs ou tout simplement pour le plaisir que ça sente bon, vous utilisez des huiles essentielles. Oubliez les parfums de synthèse (toxiques) et privilégiez les huiles essentielles : pin, lavande, etc. Elles ont en outre des propriétés désinfectantes. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Le pain complet pas forcément meilleur que le pain blanc pour la santé

Selon une étude israélienne, le pain blanc ne serait pas forcément meilleur pour la santé que le pain complet. Il existerait une réponse individuelle liée à la composition du microbiote intestinal de chacun. Pain blanc ou pain complet ? Le pain blanc fait plus rapidement augmenter la glycémie que le pain complet, plus riche en glucides complexes. De surcroit plus intéressant pour sa teneur en fibres, le pain complet est recommandé par les nutritionnistes au détriment de sa version raffinée. Des chercheurs montrent aujourd’hui que la situation est plus compliquée et que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments. Au cours de leur expérimentation, une vingtaine de volontaires a été assignée à manger soit du pain blanc industriel, soit du pain au blé complet artisanal pendant une semaine, puis d’inverser ce régime. De nombreux tests biologiques ont été effectués : réponse glycémique, tolérance au glucose, tension artérielle, taux de lipides, de cholestérol, autres paramètres sanguins (calcium, fer, magnésium), fonction hépatique, rénale, marqueurs de l'inflammation et composition du microbiote intestinal. Tout dépend du microbiote intestinal de chacun ! En moyenne, tous ces paramètres ne sont pas différents quel que soit le type de pain consommé. En revanche, il existe de grandes variations de réponse glycémique selon les sujets : le pain blanc provoque une forte élévation de la glycémie chez la moitié des sujets, l’autre moitié répondant par une forte hausse de glycémie au pain complet, ce qui explique l’absence de différence sur la moyenne de la population étudiée. En conclusion, le type de pain entraine des réponses différentes selon la composition du microbiote de chaque individu. Ces résultats nécessitent d’être confirmés, et si c’est le cas, les chercheurs suggèrent dans le futur d’entreprendre une analyse du microbiote intestinal afin de déterminer quel type de pain se révèle le plus approprié pour la santé de chacun d’entre nous.

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Cancer colorectal : quel est ce test de dépistage facile, rapide et efficace ?

Le cancer colorectal est un cancer fréquent et c’est le 2e cancer le plus meurtrier (après le cancer du poumon), avec 18.000 décès chaque année. Mais c’est aussi un cancer contre lequel on dispose d’un test de dépistage facile et rapide. On repère ainsi efficacement des lésions précancéreuses aisément traitées et donc guérissables. Autrement dit, faire le test peut vous sauver la vie !   Les 3 particularités du cancer colorectal Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, autant les hommes que les femmes (55% d’hommes et 45% de femmes). Selon l’Institut national du cancer (INCa), « 1 personne sur 30 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie ». Il a la particularité de se développer à partir d’un polype, sorte de tumeur sur la paroi interne du colon ou du rectum. Ce polype peut se transformer en cancer, mais cette évolution est très lente, et peut prendre des dizaines d’années. Dès le stade de polype, il peut saigner, saignement qui peut se poursuivre et s’intensifier au stade de cancer. C’est cette particularité que l’on dépiste facilement et très précocement. Comment dépister le cancer colorectal ? Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection de traces de sang dans les selles, témoignant de la présence d’un polype qui peut potentiellement évoluer en tumeur cancéreuse avec le temps. Le premier test mis au point était le test Hemoccult, récemment remplacé par un autre test, dit immunologique, encore plus performant et plus facile d’utilisation. Il permet de détecter des saignements minimes difficiles à voir à l’?il nu. Dans 95,5% des cas, le test est négatif. Dans les 4,5% des cas restants, une coloscopie est prescrite pour identifier l'origine du saignement. Cet examen est réalisé sous anesthésie, au cours duquel le gastroentérologue peut être amené à retirer le ou les polypes évitant ainsi qu’ils ne se transforment en cancer. Mais dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie (un polype est détecté dans 30 à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas). Le test de dépistage : mode d’emploi   Le kit de dépistage est remis par le médecin traitement (fiche de renseignements, tube avec goupillon, enveloppe T). Il se réalise à domicile : le patient prélève lui-même l’échantillon et l’envoie lui-même dans l’enveloppe T à l’adresse du laboratoire d’analyses indiqué, impérativement sous 24 heures (donc ne pas faire le test les veilles de jours fériés). Coller la feuille de recueillement des selles sur la lunette des toilettes (faire pipi avant) puis prélever un échantillon de selles à l’aide du goupillon fourni que l’on replace ensuite dans le tube. Le test est à réaliser tous les deux ans, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans. Dans le cadre du dépistage organisé, le test et son interprétation sont pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, sans avance de frais. Cas particuliers Dans tous les cas, avec ou sans test de dépistage, certains signes peuvent témoigner d’un cancer colorectal et doivent amener à consulter son médecin traitant : douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels et persistants, présence de sang dans les selles. Certaines personnes présentent un risque élevé de cancer colorectal et doivent donc se faire suivre plus jeune par leur médecin en collaboration duquel un programme personnalisé de dépistage sera établi : il s’agit des personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie du côlon. D’autres personnes encore demandent une surveillance particulière à organiser avec le médecin : celles qui sont atteintes d’une rectocolite ulcéreuse hémorragique ou maladie de Crohn ou d’une d’une polypose adénomateuse familiale.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Montrer ses pieds, c’est prendre soin de sa santé

Les Français osent de plus en plus montrer leurs pieds à leur pédicure-podologue. Ils y sont vivement invités, le 8 juin, à l’occasion de Journée nationale de dépistage et de prévention gratuite, sous l’égide de l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP). Parce que nos pieds parcourent 2,5 fois le tour de la Terre sur la durée d’une vie, il faut en prendre soin. Montrer ses pieds… La démarche de confier ses pieds au spécialiste entrerait-elle dans les habitudes des Français ? Il semblerait puisque près d’une personne sur deux consulte un podologue aujourd’hui contre 30% en 2012. Le 8 juin, comme chaque année depuis 15 ans, le grand public pourra consulter gratuitement des pédicures-podologues dans les lieux de consultation mis à disposition par les villes. Liste des lieux disponible ici ! Le podologue examinera chaque pied sous toutes ses coutures. Il dépistera toute éventuelle pathologie et délivrera ses conseils de posture et de soins, à effectuer chez soi ou chez un spécialiste. Cette année, lors de la consultation gratuite du 8 juin, le podologue examinera aussi le chaussage. Les variations dans le type chaussage sont importantes puisque 43% des personnes portent des chaussures de ville, 31% des sandales, 6% des chaussures de toiles et qu’une personne sur deux porte des baskets ! Le chaussage est principalement à l’origine de problèmes cutanés. Des chaussures trop petites provoquent des cors, des chaussures trop hautes des durillons ou des douleurs sur l’avant du pied, des chaussures trop plates telles des ballerines des douleurs aux talons (talalgies), des chaussures trop hautes et trop pointues font apparaître un Hallux Valgus voire des cors entre les orteils… Mme Muriel Montenvert, pédicure-podologue, secrétaire générale de l'UFSP : « Quant au port de baskets de ville, pourquoi pas - mais pas au quotidien- et à la condition qu’elles possèdent un contrefort à l’arrière et qu’elles ne soient pas trop souples ; en effet, elles ne doivent pas se plier lorsqu’on les fait « vriller » (torsion de la chaussure). L’inconvénient majeur est qu’une semelle souple ou trop amortissante n’apporte pas d’information précise et juste au cerveau pour qu’il maintienne une posture adaptée. Celle-ci est alors moins tonique en réponse avec le sol, d’où un maintien plus avachi, propice aux douleurs dorsales. De plus, dans une basket, le pied prend ses aises et finit par s’élargir ». Choisir ses chaussures avec ses pieds, pas avec ses yeux ! On choisit trop souvent nos chaussures avec nos yeux et pas avec nos pieds, malheureusement. Quelques conseils pour ne pas se tromper de chaussures : Il faut les choisir en fin de journée, lorsque le pied est le plus gonflé. Les deux pieds étant asymétriques, il faut se fonder sur celui dont la pointure est la plus grande. Il est conseillé de les essayer avec les chaussettes adéquates. Il faut penser aussi à la largeur du pied et pas seulement à sa longueur. D’emblée, elles doivent parfaitement convenir au pied. En effet, elles ne vont pas « se faire ». C’est plutôt le pied qui va s’y faire et souffrir ! Seul un cuir plein (sans couture) va se détendre légèrement. Quant à la hauteur de talon pour les femmes, il devrait être compris entre 2 et 6 cm. Pour les hommes, éviter les chaussures trop plates et privilégier une semelle extérieure suffisamment épaisse sous l’ensemble du pied. Bien entendu, se faire plaisir est essentiel et l’esthétique compte aussi. Le port de ces chaussures doit être occasionnel et non quotidien. L’état de santé des pieds peut influer sur la santé globale Consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an serait l’idéal, dans l’objectif de prévenir et d’éviter les douleurs, les chutes, les maladies articulaires et tendineuses, les déformations du pied, les troubles de la statique avec les complications du membre inférieur mais aussi du rachis voire des cervicales. Plusieurs problèmes podologiques peuvent exister : Externes, au niveau des ongles et de la peau : ongles incarnés, cors, durillons, œil de perdrix, un botriomycome (panaris du pied), des échardes…à l’origine de douleurs et d’une gêne fonctionnelle à la marche. Ils peuvent être éliminés grâce à un soin podologique. Internes, dits ostéo-articulaires car liés à la structure même du pied : épine calcanéenne (tendinite d’insertion), aponévrosite plantaire (douleur sous la plante des pieds), métatarsalgies (douleur au niveau des os longs de l’avant-pied qui s’articulent avec les phalanges des orteils), Hallux Valgus (déformation d’articulation du gros orteil) ou griffes d’orteils (déformations des orteils). Ces maladies communes sont souvent très douloureuses et ont une influence négative sur l’appareil locomoteur. Les pieds étant la base de l’équilibre, de nombreux troubles de la statique peuvent aussi avoir pour origine une instabilité du pied ou la provoquer. Elles peuvent être soulagées grâce à des semelles orthopédiques et un travail sur la posture. Par exemple, plus de deux tiers des patients soignés par des orthèses plantaires ont ressenti des améliorations aux genoux (21%), au dos (67%) et aux hanches (86%). En général, les déformations ne sont pas réversibles, sauf grâce à une chirurgie dans l’Hallux Valgus, ce qui n’est pas vraiment le cas dans les autres déformations. Muriel Montenvert : « Un travail global par un bilan de podologie complet sur la posture est souvent nécessaire en cas de maladies ostéo-articulaires du pied. Les douleurs ostéo-articulaires, musculaires du pied, du genou ou de la hanche ne sont que le reflet d’une mauvaise posture. D’où la nécessité de traiter la cause et non pas uniquement sa conséquence, à savoir la douleur ».

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Cancer colorectal : dois-je me faire dépister ?

A l’occasion du ColonDays, 1000 gastro-entérologues se mobilisent la semaine du 7 au 14 mars pour répondre à vos questions sur le cancer colorectal, au sein des cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux français. Guéri dans 90% des cas lorsqu’il est découvert tôt, se faire dépister est le seul moyen -radical- de l’éliminer. Encore faut-il connaître son niveau de risque de cancer.   Cancer du colorectal : seul 1 Français sur 3 se fait dépister Comme chaque année, Mars Bleu est le mois du cancer colorectal. 42 000 nouveaux cas et 17 500 décès sont dénombrés annuellement en France. Alors que le cancer du côlon est, avec celui du poumon, l’un des plus mortels, moins d’un Français sur trois (30%) se fait dépister. Ce chiffre ne semble pas progresser avec les années, probablement parce qu’une grande partie de la population (54%) persiste à ne pas se considérer comme « à risque »*. Résultat, 50% des cancers diagnostiqués sont métastatiques, c’est à dire qu’ils ont déjà essaimé dans le reste du corps. Or, à ce stade du diagnostic, le risque d’en mourir est de 80 %. A l’inverse, lorsque le cancer colorectal est pris tôt (avant l’apparition des symptômes, grâce au dépistage**) la guérison avoisine les 90% voire 100%. Le cancer colorectal se développe sur plusieurs années à partir de polypes "poussant" sur la paroi tapissant l’intérieur du côlon et du rectum. C’est simple : enlever un polype bénin permet d'éviter un cancer du côlon potentiel. Rare avant 50 ans, sa fréquence augmente par la suite. L’enquête nationale « Vivre avec un cancer colorectal » pour l’Association France Côlon rendue publique en février 2017 confirme ce retard au diagnostic : une personne sur deux a découvert sa maladie alertée par des symptômes spécifiques (principalement sang dans les selles et fatigue) ; cependant, plus d'un tiers des patients (34 %) a attendu plus de six mois avant de consulter. Quelles sont les personnes à risque « moyen » de cancer colorectal ? Avant l’âge de 50 ans, le risque étant faible, il n’est pas question de dépistage. Passé cet âge, le risque est soit "moyen" soit "élevé". Sans symptôme ni antécédent personnel ou familial de cancer ou d’adénome colique (polype > 1 cm), le risque est qualifié de « moyen », c’est-à-dire un risque de 3% de développer ce type de cancer. Globalement, 70-75% des cancers du côlon surviennent chez ces personnes à risque « moyen ». Le dépistage, réalisé à l’aide d’un test « immunologique » est préconisé tous les deux ans. Il vise à déceler la présence de saignement occulte dans les selles. Chaque intéressé reçoit par courrier une invitation au dépistage, pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Quelles sont les personnes à risque « élevé » de cancer colorectal ? Environ 20% des cancers colorectaux surviennent chez des personnes à risque « élevé » et 5 à 10% chez celles à risque « très élevé ». Le risque est qualifié d’« élevé » en cas d’antécédents familiaux et/ou personnels de polype ou de cancer colorectal. Un cancer colorectal sur trois est familial. En cas d’antécédents de cancer colorectal, plus les personnes sont apparentées à un degré proche et plus le nombre de parents touchés est important, plus grand est le risque de cancer. Compter un apparenté du premier degré avec un cancer colorectal ou un polype avant l’âge de 65 ans (ou si la personne a deux apparentés du 1er degré touchés, quel que soit leur âge) indique la réalisation d’une coloscopie de dépistage. En effet dans ce cas, le "test immunologique" est inutile et la coloscopie s’impose d’emblée. On entre alors dans le domaine de la prévention et non plus du simple dépistage : la coloscopie permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu'ils ne se transforment en cancer. Pr Frank Zerbib, du service d’Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive (CHU Bordeaux) : « Les personnes à « haut risque » ont 8-15% de risque de cancer colorectal. Certaines personnes sont même classées à « très haut risque » ; elles ont jusqu’à 100% de risque de cancer colorectal dans la polypose adénomateuse familiale (affection héréditaire causée par une mutation génétique sur les gènes APC et MYH) et 80% dans le syndrome de Lynch (hereditary nonpolyposis colorectal cancer ou HNPCC) ». Nouveau test « immunologique » : plus simple, plus fiable En 2016, un nouveau test rapide dit « immunologique » a fait son entrée dans le dépistage en France. Il a avantageusement remplacé l’ancien test Hemoccult®. D’une part parce qu’il est plus performant : il permet de détecter deux fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus de polypes que l’ancien test. Un test positif (environ 4 % des cas) ne dénote pas forcément la présence d’un cancer mais la coloscopie s’impose pour le confirmer ou l’infirmer. L’autre avantage du test est qu’il est plus simple et plus rapide à réaliser. Il consiste à prélever chez soi un seul échantillon de selles (et non plus trois, sur trois jours) au moyen d’un kit de prélèvement bien plus aisé à manipuler et à l'envoyer dans les cinq jours au laboratoire de biologie médicale indiqué. Les résultats sont obtenus dans les quinze jours. Sa simplicité d’utilisation améliore-t-elle sa diffusion ? Une étude menée en Ille-et-Vilaine a montré que la convocation au dépistage par le test immunologique envoyée au domicile par l’Assurance Maladie, doublée d’un envoi au domicile du kit lui-même si la personne ne s’est pas faite dépistée permet de passer d’un taux de dépistage de 30% à près de 50%. Reste qu’en 2016, cette relance postale a été abandonnée. Le Conseil National Professionnel d’Hépato-Gastroentérologues (CNPHGE) ne lâche pas l’affaire. Côlondays 2017 en pratique : https://www.colon-days.fr   Marion Garteiser, journaliste santé

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Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres

Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.

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Epilepsie : à chaque crise son histoire…

Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr

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