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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Quand la gastro nous tient
Appelée autrefois " grippe intestinale ", la gastro-entérite apparaît généralement en hiver sous forme d'épidémie. Elle touche souvent les collectivités, dont les écoles, et plusieurs membres d'une même famille.Maladie très contagieuse, il est nécessaire de respecter quelques règles d'hygiène très simples, dont la chasse aux mains sales.Comment se transmettent les gastro-entérites ?D'origine virale ou bactérienne, les symptômes de la gastro-entérite sont bien connus : diarrhées aiguës et crampes abdominales d'apparition brutale, parfois accompagnées de nausées, de vomissements, de fièvre et de courbatures.Le respect de quelques règles d'hygiène élémentaires permet de prévenir cette affection qui peut être d'origine virale ou bactérienne.Gastro-entérite d'origine virale : les mains salesLes microbes étant véhiculés par les matières fécales, l'infection se transmet par les mains sales. Ainsi, on peut être contaminé en touchant une poignée de porte, particulièrement dans les lieux publics, ou en touchant un objet manipulé par d'autres, comme de l'argent ou de la nourriture. Les épidémies sont donc fréquentes dans les écoles car les enfants ne se lavent pas systématiquement les mains, notamment avant de passer à table. La pause sandwich est également en cause : les sandwichs du commerce ne sont pas avariés, mais ils sont dévorés les mains sales.Gastro-entérite d'origine bactérienne : les alimentsMoins fréquente mais plus sévère, le germe le plus souvent incriminé est la salmonelle présente dans les aliments (viandes, oeufs, produits laitiers...). En sont également responsables les shigelles, ou Campylobacter, transmis par le lait cru et les animaux domestiques, ainsi que les colibacilles présents dans la viande et le lait. Souvent spectaculaires, les gastro-entérites d'origine virale guérissent aussi généralement en quelques jours.Quel traitement contre la gastro-entérite ?Sans excès, un antispasmodique et un antidiarrhéique peuvent calmer les douleurs.Un régime anti-résidus (sans fibres) est conseillé : pas de légumes ni de fruits crus, pas de laitages ni de féculents excepté le riz. Il faut boire beaucoup, la déshydratation étant le principal danger de cette affection chez les jeunes enfants et les personnes âgées.Si malgré ce traitement les symptômes persistent avec notamment de la fièvre, il est nécessaire de consulter son médecin afin qu'il en recherche la cause, notamment alimentaire. Un bilan sanguin et une coproculture (examen des selles) vous seront prescrits afin d'y déceler l'éventuelle présence de salmonelles ou autres bactéries responsables d'intoxications alimentaires. Un antibiogramme sera alors établi pour définir le traitement antibiotique adéquat.Un antispasmodique, mais également un probiotique, pourront vous être prescrits.Un probiotique (produit à base de ferments lactiques : Lactobacillus casei, Lactobacillus acidophilus) peut également être préventif en période d'épidémie car il s'oppose à la pénétration des microbes tout en reconstituant la flore intestinale. Il aide donc l'organisme à se défendre tout en régulant le transit intestinal.Conseils de baseDès l'enfance, se laver soigneusement les mains en sortant des toilettes, avant de faire la cuisine et de passer à table.Ne jamais réutiliser sans les nettoyer des ustensiles ayant été mis en contact avec de la viande, du poisson ou des oeufs crus.Avant préparation ou consommation, lavez systématiquement les fruits et les légumes.Déjà atteint d'une gastro-entérite, couvrez votre nez à l'aide d'un masque avant de prendre un bébé dans vos bras. De plus, évitez les bisous durant quelques jours. Source : e-santéIsabelle Eustache
Une mauvaise respiration peut déclencher une phobie
Nos émotions ont une action sur notre respiration. Détendus, nous respirons lentement et tranquillement. Stressés, notre respiration s'accélère et se fait plus superficielle. En sens inverse, notre manière de respirer influence nos émotions. Nous pouvons donc apprendre à respirer de manière à nous détendre ou bien, mal respirer et augmenter nos angoisses et la phobie. Alors, comment faire pour bien respirer ? Bien respirer ou mal respirer, à quoi ça correspond ? La bonne respiration est une respiration abdominale. Elle consiste à contracter le diaphragme, gros muscle situé au bas de notre cage thoracique. En se contractant, le diaphragme augmente le volume des poumons afin d'aspirer l'air. Et comme ce diaphragme descend, il masse les organes du ventre en les repoussant vers le bas. On parle donc parfois de respiration ventrale car le ventre se gonfle au moment de l'inspiration. Cette respiration nous détend, nous relaxe et nous fait du bien. Mal respirer, c'est respirer avec le haut du thorax. Cette respiration haute devrait normalement être pratiquée en complément de la respiration abdominale, quand nous avons besoin de davantage d'air. Or, chez certains, par moments, elle devient la respiration principale. Comment la respiration peut créer des angoisses La respiration haute est moins facile, moins aisée, car l'air a plus de mal à ressortir qu'en respiration ventrale où l'expiration est aidée par les muscles abdominaux. Si vous respirez uniquement avec le haut du thorax, il en résulte une sensation d'oppression, de blocage, voire d'étouffement. Cette sensation désagréable peut entraîner une angoisse. Et cette angoisse accentue la respiration haute qui accentue l'oppression. Un cercle vicieux s'installe. Vous pouvez en arriver à la crise d'angoisse ou crise de panique. La crise de panique et la phobie Une crise d'angoisse, par définition, c'est angoissant. Une personne atteinte peut éprouver une sensation de mort imminente, un malaise très profond. Et quand la crise est finie, elle a peur qu'elle revienne. Or, la peur d'être mal, l'anticipation négative, est typique des phobies. La phobie est aussi liée à l'environnement. Nathalie, naturellement angoissée, respire mal. Et dès qu'elle voit un chat, animal qu'elle n'aime pas, sa respiration se fait encore plus haute, déclenchant davantage d'angoisse. Ainsi, face à un chat, survient une crise d'angoisse. La phobie est enclenchée : chaque fois que Nathalie verra un chat, elle respirera mal, et déclenchera une nouvelle crise. Et même lorsqu'elle a seulement peur de croiser un chat, une crise d'angoisse peut survenir. Que faire en cas de phobie ? Apprendre à bien respirer, respirer de manière ventrale, est donc une arme contre l'anxiété et les phobies. Ce n'est bien sûr pas la seule arme que la psychothérapie peut nous proposer, mais c'en est une puissante. Des méthodes intègrent l'apprentissage de la respiration et contribuent à calmer les angoisses : la cohérence cardiaque, la relaxation, le training autogène, le yoga, la sophrologie, le mindfullness ou méditation de pleine conscience... Autant dire que cet apprentissage de la bonne respiration peut être bénéfique à chacun d'entre nous. Car même sans phobie, nous avons tous des moments de stress ou d'anxiété et une méthode simple peut être d'une aide intéressante. Source : e-santé Dr Catherine Solano
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Orthodontie : quel type d'appareil invisible pour les ados et le jeune adulte ?
L'orthodontie est une discipline qui a considérablement progressé. Avec les dernières innovations technologiques, les appareils sont de plus en confortables et toujours plus discrets. Il existe même aujourd'hui deux types d'appareils invisibles destinés à l'adulte, mais de plus en plus demandés par les ados pour lesquels l'apparence est primordiale.Orthodontie : à l'adolescence, l'apparence avant toutArborées avec fierté par les enfants, les attaches fixées sur la face externe des dents qui composent l'appareil d'orthodontie rebutent les adultes. C'est pour eux que les appareils invisibles ont été développés car associés à une moindre altération de l'image.Aujourd'hui les ados aussi sont demandeurs d'appareils invisibles. En effet, « l'adolescence est une période parfois psychologiquement difficile à passer, durant laquelle l'apparence est importante ».Que faut-il savoir sur l'orthodontie invisible ? Quels sont les avantages et les inconvénients à considérer ?Deux techniques d'orthodontie invisibleDeux techniques invisibles peuvent aujourd'hui être proposées :La technique linguale qui consiste à fixer les attaches non pas sur la face externe des dents mais derrière les dents.La gouttière transparente également appelée « aligneur ».Selon chaque cas et en accord avec le patient, c'est l'orthodontiste qui choisit le traitement le plus adapté. En moyenne, chez l'adulte, la durée du traitement varie de 12 à 36 mois selon la complexité.En effet, « il ne s'agit pas uniquement de redresser les dents mais également d'améliorer certaines fonctions et de corriger des décalages entre les mâchoires », précise la Fédération Française d'Orthodontie, d'où l'utilisation fréquente complémentaire « d'auxiliaires », comme des élastiques ou des « minivis », sortes d'implants transitoires permettant des déplacements dentaires complexes.La technique lingualeLes attaches ne se voient pas puisqu'elles sont positionnées derrière les dents.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie classique avec attaches sur le devant.L'inconfort est un peu plus important car la langue peut être plus facilement blessée.Le brossage est moins aisé alors qu'il doit être encore plus minutieux.Les contraintes alimentaires sont les mêmes, visant à ne pas décoller les attaches.À savoir enfin : les attaches linguales ne sont proposées qu'aux ados dont les dents définitives sont déjà bien en place hormis les dents de sagesse.Les gouttièresCe sont des gouttières transparentes en résine fabriquées sur mesure par un laboratoire extérieur. Posées sur les dents, elles les déplacent progressivement. Elles se changent tous les 15 jours.Elles sont quasiment invisibles.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie avec attaches traditionnelles visibles, d'autant plus que les gouttières doivent être renouvelées souvent.Cette méthode est très confortable comparée à l'orthodontie avec attaches. Elle s'adresse à des enfants de plus de 12-13 ans car il faut qu'un certain nombre de dents définitives soient présentes.Les gouttières doivent être portées jour et nuit, pendant au moins 20 heures par jour, parfois avec des élastiques en plus.Le brossage des dents est facile puisqu'il se fait après avoir ôté la gouttière.L'alimentation également puisque l'on enlève sa gouttière pour manger.Il faut impérativement remettre sa gouttière après s'être lavé les dents afin d'éliminer tous les débris alimentaires.Pas de risque de décoller les attaches.En raison de l'aspect amovible des gouttières, le patient doit être sérieux et impliqué. Pour cela il doit être bien informé des avantages et des contraintes. En effet, il doit les porter comme l'indiqué l'orthodontiste, sans les oublier au risque de faire échouer le traitement, ne pas les perdre ou les casser.Quelle prise en charge chez l'ado et l'adulte ?L'Assurance maladie ne prend en charge les soins d'orthodontie que jusqu'à l'âge de 16 ans.Chez l'adulte, ils ne sont pris en charge que s'ils comprennent une phase chirurgicale et seulement le premier semestre de soins.En moyenne, l'orthodontie est plus chère chez l'adulte que chez l'enfant. Il faut demander un devis et un plan de traitement.Certaines complémentaires santé prennent en charge la part non remboursée par l'Assurance maladie.Pour en savoir plus Fédération française d'orthodontie : www.orthodontie-et-vous.fr Source : e-santéIsabelle Eustache
Hémorroïdes, les solutions existent
Les hémorroïdes correspondent à des sortes de varices au niveau de l'anus à l'origine de douleurs mal placées, voire de saignements.Avant d'en arriver aux solutions plus chirurgicales, certaines mesures peuvent contribuer à espacer les crises d'hémorroïdes, notamment la lutte contre la constipation. Les hémorroïdes : douleurs et saignements Les douleurs induites par les hémorroïdes sont dues à une augmentation de l'afflux sanguin dans les veines du rectum et de l'anus. Ce phénomène peut s'observer lors de la grossesse, mais également lors de la constipation en raison des efforts répétés pour expulser les selles, ou encore à la suite du port de charges lourdes, voire lors de sports demandant des efforts violents.Il existe d'autres facteurs de risque des hémorroïdes : les positions debout prolongées, le surpoids, certains aliments et certaines boissons (épices, alcool, café ...), etc. Contre les hémorroïdes, commencez par traiter la constipation ! La prévention des crises d'hémorroïdes repose sur la correction autant que possible de ces facteurs de risque. Il est donc recommandé d'éviter les aliments irritants (piment, moutarde, café, alcool ...), de porter de lourdes charges, etc. Mais surtout, la prévention et le traitement des hémorroïdes consistent essentiellement à lutter contre la constipation.Voici les quatre principaux grands conseils que l'on peut donner aux personnes qui souffrent de ces varices spéciales : augmenter les fibres alimentaires (fruits frais, légumes cuits, céréales complètes), pratiquer une activité physique régulière, boire beaucoup d'eau, prendre ponctuellement un laxatif doux si nécessaire. Les autres solutions anti-hémorroïdes Si résoudre le problème de constipation ne permet pas d'obtenir un soulagement suffisant, d'autres solutions doivent être tentées comme les antalgiques et les veinotoniques. C'est seulement en dernier recours qu'une opération chirurgicale s'imposera.On dispose de plusieurs techniques opératoires, selon les cas et notamment en fonction de la localisation de l'hémorroïde (interne ou externe) : la ligature de l'hémorroïde (ainsi coupée de circulation sanguine, elle rétrécit puis tombe en quelques jours), l'injection sclérosante (sclérothérapie avec injection d'un produit durcissant l'hémorroïde puis provoquant sa rétraction), la coagulation par laser, rayons infrarouges ou électrocoagulation (l'hémorroïde se rétracte sous l'effet de la chaleur), l'hémorroïdectomie en dernier recours (ablation chirurgicale de l'hémorroïde). Source : e-santé Dr Philippe Presles
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Le tabac multiplie par 4 le risque de faire une grippe !
Etre fumeur en période d'épidémie grippale, fait prendre de grands risques : la probabilité d'attraper la grippe quand on est fumeur est multipliée par 4.Le tabagisme double le risque de contracter une infection respiratoire et favorise les complications. Les fumeurs n'échappent pas à la grippe Inhalée, la fumée de cigarette diminue les capacités de défense des voies respiratoires contre les agressions extérieures, particulièrement lorsqu'elles sont virales ou bactériennes. La fonction d'épuration microbienne de l'appareil broncho-pulmonaire devenant moins performante, le fumeur présente un plus grand risque d'être touché par la grippe.Globalement, il a été démontré que fumer double le risque d'infections respiratoires, dont la grippe, particulièrement en période d'épidémie. Et parmi les personnes non vaccinées le tabagisme multiplie par 4 la probabilité de développer une grippe.Or on sait que le nombre de sujets vaccinés est proportionnellement plus faible parmi les fumeurs : 16% des fumeurs se sont déjà fait vacciner, contre 30% des anciens fumeurs, et 54% des non-fumeurs... Les complications de la grippe sont aussi plus fréquentes chez les fumeurs... En altérant la fonction d'épuration, le tabac accentue également la colonisation bactérienne par certains microbes (Haemophilus influenzae, pneumocoque). Les surinfections par les bactéries faisant généralement partie de la gravité d'une grippe, le tabagisme tend à faire évoluer l'infection grippale vers des complications.Par ailleurs, soigner une grippe, compliquée ou non, est incompatible avec la poursuite d'un tabagisme pendant 3 à 5 jours. Autant arrêter de fumer dès maintenant et éviter ainsi, d'une part la grippe, et d'autre part ses complications ! Source : e-santé Isabelle Eustache
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Jambes lourdes : comment soulager ?
En cas d'insuffisance veineuse, les veines tendent à se dilater et le sang à stagner dans les membres inférieurs. Ce problème de circulation retour est responsable des jambes lourdes : pesanteur dans les jambes, fourmillements, tension, gonflement des chevilles et des pieds, etc.Connaître les facteurs aggravants et inversement est un atout non négligeable. Ensuite, l'application de mesures préventives au quotidien peut apporter un certain soulagement aux personnes souffrant de jambes lourdes. $$Jambes lourdes : les facteurs aggravants$$ Les lourdeurs dans les jambes sont exacerbées par la station debout prolongée, la chaleur, la fatigue et la sédentarité.L'hérédité et l'excès de poids sont des facteurs prédisposants.La contraception orale, mais aussi le tabac et l'abus d'alcool amplifient le phénomène. Les conseils qui soulagent et préviennent les jambes lourdes A éviter : Les stations debout prolongées et les piétinements sur place.Les talons hauts.Les chaussettes et les pantalons trop serrés et les bottes hautes serrant le mollet.La contraception hormonale (il faut en discuter avec son médecin ou son gynécologue).La chaleur : bannir l'épilation à la cire trop chaude, se méfier des douches et des bains trop chauds, éviter les saunas, les expositions au soleil et jamais de bouillotte sur les jambes. Pour soulager les jambes lourdes : Position allongée les jambes surélevées.Pour dormir, pieds du lit surélevés (10 cm environ).Massages doux dans le sens du retour veineux, soit en partant des pieds, car ils aident le retour veineux. En revanche, éviter tout massage agressif.Appliquer un jet d'eau fraiche sur les jambes en partant des pieds pour ensuite remonter.Exercer une activité physique régulière bénéfique au retour veineux : la marche, mais aussi la natation, le vélo, la gymnastique au sol. Exercices bénéfiques à domicile : allongé sur le dos, mouvements de pédalage ou de cercles jambes tendues. Inversement, éviter tous les sports accentuant la pesanteur au niveau des jambes, c'est-à-dire ceux où dominent les sauts répétés, les départs et les arrêts brusques : tennis, ping-pong, jogging, squash, escrime, volley-ball, etc. A chaque occasion, prendre les escaliers, en posant initialement le talon sur la marche et non la pointe des pieds.En cas de position prolongée assise ou debout, faire des pauses pour marcher et réaliser des mouvements de flexion du pied.Perte de poids en cas d'excès pondéral.Lutter contre la constipation, laquelle est préjudiciable au bon fonctionnement de la circulation veineuse. Côté alimentation et boissons : Sont déconseillés : les épices, le café, le thé, le vin blanc et le champagne.Diminuer la consommation de sel afin de limiter les phénomènes de rétention d'eau.Boire régulièrement de l'eau de manière fractionnée dans la journée.Si ces conseils n'améliorent pas la situation, il faut consulter son médecin pour bénéficier de conseils personnalisés et d'une prise en charge adaptée. Source : e-santé Dr Philippe Presles
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Comment éviter le rebond de l'acné en rentrant des vacances ?
Sous le soleil, la personne acnéique vit une accalmie. La peau asséchée, bronzée... on finirait presque par croire à la disparition prochaine de cette dermatose. Mais la lune de miel estivale se paie au prix fort. Conseils pour limiter la recrudescence des boutons d'acné à l'automne.Acné, le triple effet du soleilLe risque de poussée acnéique au retour des vacances est une préoccupation légitime pour les 15 millions de français concernés, des adolescents pour la plupart, mais aussi 20% des femmes adultes. S'il n'existe pas de chiffres sur la réalité de cette acné "post-exposition" au soleil, les dermatologues le constatent à chaque rentrée.En soi, le soleil ne provoque pas l'acné. Globalement, il l'améliore même, grâce à trois processus. D'une part, il assèche l'hyper-séborrhée, soit l'écoulement trop important de sébum. D'autre part, il freine la prolifération de la bactérie responsable de l'acné (propionibacterium acnes), présente naturellement dans les glandes de la peau. A noter, si les formes rétentionnelles d'acné (comédons et points blancs, appelés microkystes) dépendent de la nature de la peau et des hormones, le passage vers les formes inflammatoires de la maladie (boutons rouges, appelés papules) est dû à la pullulation de ce microbe. Troisième phénomène estival, les ultraviolets (UV) tout particulièrement de type A induisent un épaississement de l'épiderme. A la fin de l'été, cette couche superficielle de la peau épaissie contribue mécaniquement à la formation de nouveaux comédons : le soleil disparu, les glandes sébacées s'ouvrent à nouveau, et c'est en général vers septembre-octobre que l'on constate des poussées acnéiques. Ce rebond frappe indistinctement les personnes acnéiques ou à tendance acnéique, qu'elles souffrent d'acné rétentionnelle ou inflammatoire (la plupart a une acné mixte). C'est plutôt la vulnérabilité de chacun qui entre en ligne de compte. « C'est pourquoi en octobre je revois systématiquement les patients qui ont terminé leur traitement anti-acnéique à la fin du printemps, explique le Pr Brigitte Dréno, chef de service de dermatologie et directeur de l'Unité Thérapie Cellulaire et Génique (CHU de Nantes), membre du Groupe Expert Acné (GEA). Car s'ils doivent refaire une poussée acnéique, ce sera à ce moment là. »Ne pas confondre avec l'acné de MajorqueSi ce rebond des boutons survient sur des peaux déjà acnéiques ou qui l'étaient encore il y a peu, une autre forme, bien plus rare, peut surgir sans crier gare. C'est « l'acné de Majorque », du nom de l'île des Baléares. Une sudation accrue par les glandes sudoripares eccrines, sur des peaux hyperséborrhéiques même légèrement, crée alors une réaction inflammatoire brutale. Cette pseudo-acné n'a rien à voir avec une allergie au soleil, « ce sont des folliculites, c'est-à-dire l'inflammation de follicules pileux, détaille le Pr Dréno. Elles sont souvent localisées sur le visage, le décolleté et les épaules. Femmes, hommes, adolescents... n'importe qui peut être touché ». Contrairement à la véritable acné, les lésions cutanées de cette acné « solaire » ou « estivale » régressent spontanément en quelques semaines.Comment prévenir le rebond de l'acné ?L'idéal, lorsque l'on termine un traitement de l'acné avant l'été, est de poursuivre des soins d'entretien pendant la période juillet-août-septembre. Tout dépend de la fragilité de la peau, mais la dermatologue préconise deux approches : « l'application d'un rétinoïde topique est parfait pour éviter la formation à l'automne de ces nouveaux comédons liés à l'épaississement de la peau. En revanche, lorsque la peau est trop fragile, je conseille plutôt une crème hydratante le matin en privilégiant les cosmétiques contenant de l'acide salicylique ou des acides de fruits. Ces produits peuvent être suffisants pour lutter contre les micro-comédons et seront parfois mieux tolérés que les rétinoïdes en crème ». Mais se protéger du soleil est bien entendu la première des garanties, comme s'enduire de couches épaisses de crème au minimum SPF30+ non comédogène, se couvrir au moyen de chapeau et vêtements, fuir le soleil estival entre 12h et 16h etc. Quant à ceux qui poursuivent leur traitement pendant l'été, attention au risque de photosensibilisation, principalement sous doxycycline et isotrétinoïne orale.Sites utiles :http://dermato-info.fr/article/Acne/Les_traitements Source : e-santéHélène Joubert
Sexualité : quand les médicaments s'en mêlent
L'apparition de troubles sexuels avec un nouveau traitement prescrit n'est pas si rare. Car, parmi les médicaments courants pouvant interférer avec la sexualité se trouvent les antidépresseurs et certains antihypertenseurs... Pas d'inquiétude pour autant, ces troubles ne sont pas systématiques et sont réversibles ! Il suffit d'en parler à son médecin.Sexualité perturbée... et si c'était mon médicament ?Libido affaiblie, érection et éjaculation perturbées, lubrification vaginale insuffisante... chez l'homme comme chez la femme, les effets indésirables de certains médicaments sur la sexualité - appelés " iatrogénie médicamenteuse", en l'occurrence sexuelle ici - sont loin d'être anecdotiques. « Le problème est considérable puisque cela concerne des molécules dont la prescription est massive, telle que les antidépresseurs ou certains antihypertenseurs, avertit le Pr François Giuliano, urologue du Département de Médecine Physique et de Réadaptation à l'hôpital Raymond Poincaré (Garches) et co-auteur du chapitre sur la « iatrogénie sexuelle » du rapport de l'Association Française d'Urologie (1). Mais pas question cependant de stopper net son traitement. C'est pourtant parfois le cas -observé notamment avec les antihypertenseurs- car entre sexualité et respect de l'ordonnance, certains ont déjà choisi, au détriment de thérapeutiques pourtant indispensables. Ils s'exposent alors à de graves conséquences en psychiatrie ou dans le contexte de maladies cardio-vasculaires ». Seul le médecin pourra distinguer si les troubles sont dus à la maladie elle-même ou à la molécule prescrite. Dans ce dernier cas, il pourra la plupart du temps substituer un médicament par un autre, tout aussi efficace mais qui n'affectera pas la sexualité. Troubles sexuels: le top 5 des médicaments impliquésLes antidépresseurs sont les premiers pourvoyeurs de troubles sexuels. Ceux appelés "inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine" (citalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline...) ou "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline" (venlafaxine...) peuvent causer une dysfonction érectile (jusqu'à 25% des hommes selon certaines études), des troubles de l'éjaculation et, dans les deux sexes des troubles de l'orgasme et du désir. Une étude espagnole chez 1022 participants traités par ces deux types d'antidépresseurs a retrouvé des troubles sexuels chez 59,1% d'entre eux (2).Les antihypertenseurs sont des fauteurs de troubles de l'érection, mais pas tous. Seuls les diurétiques thiazidiques (dihydrochlorothiazide, bendrofluméthiazide, hydrofluméthiazide, indapamide) doublent le risque de dysfonction érectile (17% au lieu de 8% sous placebo). « L'hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque en soi de dysfonction érectile, souligne le Pr Giuliano. Si on ajoute en plus un médicament qui produit cet effet secondaire, on s'expose alors à accroître le trouble sexuel. La dysfonction érectile concernerait entre 0 et 25% des hommes traités par antihypertenseurs ». Les antihypertenseurs bêtabloquants augmenteraient le risque de troubles du désir chez la femme. Difficile néanmoins d'imputer le trouble sexuel à la seule molécule ou à l'hypertension artérielle... Les neuroleptiques, utilisés en psychiatrie (schizophrénie, troubles bipolaires, insomnie, anxiété etc), ne sont pas en reste : dysfonction érectile chez l'homme, troubles du désir ou de la lubrification chez la femme sont signalés. Les neuroleptiques qui élèvent le taux de prolactine (olanzapine, risperidone, haloperidol, clozapine, thioridazine) entraînent plus d'effets secondaires sexuels (dans 40-60% des cas). A noter, là aussi le piège est d'attribuer ces symptômes à la maladie psychotique traitée, qui peut elle aussi perturber la sexualité. Les antalgiques de niveau 3 - analgésiques opiacés ou opioïdes comme la morphine- sont également potentiellement délétères à des degrés divers sur les fonctions sexuelles, à l'origine principalement d'une libido en baisse dans les deux sexes. Antalgique de niveau 2, le tramadol, présent dans de nombreuses spécialités antalgiques, retarde l'éjaculation.Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate contrarient fortement la sexualité. Parmi les alphabloquants, la tamsulosine (le plus prescrit en France dans cette indication) et la silodosine peuvent être responsables d'une absence d'éjaculation (jusqu'à 28 % pour la silodosine) et altèrent la qualité de vie sexuelle. Les inhibiteurs de 5alpha-réductase (finastéride, dutastéride) peuvent, quant à eux, être responsables de dysfonction érectile, de troubles de l'éjaculation et du désir.La sexualité perturbée par un effet anti-hormonalDans la pharmacopée anticancéreuse, le désir sexuel est considérablement affaibli par l'hormonothérapie. Il s'agit des agonistes de la LH-RH (chez la femme non ménopausée ils stoppent la fabrication des oestrogènes par les ovaires) et les antiandrogènes chez l'homme ayant un cancer de la prostate. « La diminution du désir est importante chez ces hommes, c'est une castration pharmacologique, précise l'urologue, l'un de ces traitements est d'ailleurs indiqué dans le traitement des délinquants sexuels. De plus, leur risque de dysfonction érectile est élevé ». Effet similaire pour le tamoxifène utilisé dans le cancer du sein. Il diminue souvent le désir (dans 44% des cas) et provoque dans près de 50% des cas des douleurs lors de la pénétration (dyspareunies) associées ou non à une sécheresse vaginale (45% des cas).Cet effet anti-hormonal négatif sur la fonction érectile et le désir se retrouve aussi avec d'autres molécules comme la spironolactone prescrite dans l'hypertension artérielle, avec l'antifongique kétoconazole, avec les oestrogènes ainsi que la progestérone et les corticostéroïdes (dans les maladies pulmonaires et rhumatologiques)[.A l'inverse, certaines croyances ont la vie dure ! Les bétabloquants, utilisés dans les affections cardiaques, ont mauvaise presse. A tort car leurs effets sur la fonction sexuelle sont minimes. Source : e-santéHélène Joubert
Diabète de type 2 : l'équilibre glycémique, c'est bon pour le coeur !
Apéritifs, tentations gourmandes.... pendant l'été, l'important est de se faire plaisir, sans pour autant laisser sa glycémie s'emballer ! Surveiller son diabète comme le lait sur le feu, c'est même crucial pour prévenir au mieux les conséquences cardiovasculaires liées à cette maladie chronique. Une étude décisive vient enfin d'en apporter la preuve.Surveiller son taux de glycémieLimiter le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, c'est possible chez la personne souffrant d'un diabète de type 2. Car lorsqu'on est diabétique, le risque de maladie cardiovasculaire est trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Et si votre médecin vous a fixé un objectif glycémique personnalisé, matérialisé par un pourcentage d'Hba1c (ou hémoglobine glyquée), c'est justement pour tenter de reculer l'apparition de ces complications diabétiques. On connaissait depuis longtemps l'intérêt de coller à cet objectif glycémique -le plus strict possible, en visant dans l'idéal la valeur de 6,5% d'Hba1c - pour limiter les dégâts qu'occasionne un taux de sucre trop élevé dans le sang vis-à-vis des complications dites microangiopathiques du diabète c'est-à-dire au niveau du rein (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie). Mais la preuve formelle vis-à-vis des complications qualifiées de macroangiopathiques (concernant le système cardiovasculaire), se faisait attendre.Equilibrer son diabète pour protéger sa santé cardiovasculaire !C'est chose faite avec la parution d'une étude très attendue et qui a fait le buzz au congrès américain de diabétologie (ADA, Boston, 5-9 juin 2015). L'étude VADT (Veterans Affairs Diabetes Trial)* démontre qu'un équilibre strict du diabète au long cours permet de réduire le risque d'infarctus du myocarde, de maladies du coeur, d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque. Cette étude a suivi, pendant près de 10 ans, des hommes qui souffraient au préalable de maladies cardiovasculaires. Ceux qui étaient parvenus à contrôler leur glycémie le plus proche de 6,5% s'en sortaient le mieux, avec un meilleur avenir cardiovasculaire. Leur risque d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, d'aggravation d'une insuffisance cardiaque etc. était de près de 20% inférieur comparé à ceux qui laissaient grimper leur taux d'HbA1c.Quel taux de sucre sanguin optimal ?Tirant les leçons de VADT, le Dr Jean-Pierre Riveline, du Centre Universitaire du Diabète et de ses Complications à Hôpital Lariboisière (Paris) estime que « l'idéal est de viser un taux de sucre dans le sang (un objectif glycémique) de 6,5% d'Hba1c. C'est grâce à un taux bas comme celui-ci que l'on est protégé sur le plan cardiovasculaire, au moins à une échéance de dix ans (la durée de l'étude VADT). Une preuve d'autant plus solide que les hommes inclus dans l'étude étaient particulièrement fragiles car ils avaient déjà eu des ennuis cardiovasculaires ». Si maintenir un taux de sucre bas les protège, alors ce ne peut être qu'encore plus bénéfique chez ceux qui sont en bonne santé cardiovasculaire ! « Bien entendu, poursuit le diabétologue, la valeur optimale de la glycémie doit être adaptée à chacun et à certains critères de fragilité (âge, ancienneté du diabète, certaines complications cardiaques etc.), mais l'étude VADT rappelle qu'il ne faut pas être laxiste pour autant ! » En pratique, lorsqu'on a fait un infarctus du myocarde récent ou que l'on est insuffisant cardiaque, opter pour un objectif glycémique de 8% d'Hba1c est plutôt raisonnable. Mais pour l'ensemble des diabétiques de type 2, il ne faut pas hésiter à viser bien plus bas, car un taux de sucre dans le sang de 6,5% d'Hba1c s'avère largement protecteur sur le long terme. Y compris pour les personnes diabétiques qui ont déjà eu des alertes cardiovasculaires (infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral ancien), voire une maladie rénale légère à modérée.En pratique, comment surveiller sa glycémie ?Pour les personnes qui ont du mal à équilibrer leur glycémie au quotidien ou ceux traités par des injections d'insuline, le médecin peut prescrire un appareil d'auto-surveillance glycémique, afin qu'elles prennent conscience de l'évolution de leur taux de sucre selon les repas, l'heure de la journée, leur activité physique... Pour les autres, le dosage sanguin trimestriel de l'HbA1c suffit, à condition de suivre au jour le jour les conseils du médecin et du nutritionniste.Alors cet été, quelques écarts sont permis mais garder le cap vis-à-vis de la glycémie est l'une des garanties pour une bonne prévention des maladies cardiovasculaires. « Néanmoins, cela ne suffit pas, ajoute le Dr Riveline, et il faut aussi contrôler la tension artérielle et les lipides comme le cholestérol ou les triglycérides et bien sûr... arrêter de fumer ». Source : e-santéHélène Joubert
Le point sur les affections intestinales et les brûlures d'estomac
Les problèmes gastro-intestinaux comptent parmi les maladies les plus courantes. Et sans conteste, les plus fréquents sont les brûlures d'estomac et les inflammations de la muqueuse gastro-intestinale (gastrites). Viennent ensuite les ulcères, les dyspepsies et le syndrome du côlon irritable, mais les constipations et les diarrhées font aussi partie des affections de l'intestin les plus souvent rencontrées. Quels sont les symptômes, les causes, les traitements ? Est-ce grave ? Quand consulter ? Comment les éviter ? Faisons le point sur les deux premières. Les brûlures d'estomac : l'affection gastro-intestinale numéro 1 Les brûlures d'estomac (reflux gastro-oesophagien) sont dues à des remontées acides liées à un dysfonctionnement du sphincter gastro-oesophagien (régurgitations contenant des sucs gastriques). Ce reflux provoque des sensations de brûlure, parfois jusque dans l'oesophage, voire la gorge et la cavité buccale.Parmi les autres symptômes : Outre des régurgitations et des brûlures gastro-oesophagiennes, douleurs épigastriques, sensations de lourdeur après les repas, enrouement, voix rauque. Symptômes non spécifiques : toux chronique, nausées, troubles du sommeil, exacerbation des crises d'asthme, bronchites chroniques. C'est grave ? Quand consulter ?Un reflux ponctuel est sans gravité. En revanche, si les symptômes sont intenses ou si les reflux deviennent fréquents, il faut consulter son médecin afin d'en identifier l'origine et mettre en place une prise en charge adaptée (alimentation, médicaments qui neutralisent les sucs gastriques ou inhibent leur sécrétion). À défaut, le reflux peut devenir chronique et dans certains cas favoriser le développement d'un cancer. Pour prévenir et atténuer les brûlures d'estomac Alimentation riche en protéines, en fibres et pauvre en graisses ; moins de sucre, de café et pas d'alcool, facteurs favorisant la production d'acides ; éviter les plats acides et pimentés ; éviter le chocolat, la menthe, les oignons, l'ail, le thé ; réduire le sel ; fragmenter les repas ; ne pas se coucher et éviter les positions voûtées après les repas ; effectuer des promenades digestives ; boire un grand verre d'eau en cas de douleurs aiguës. Éviter les compressions de l'abdomen (vêtement serré, ceinture) ; lutter contre le surpoids. Arrêt du tabac, facteur qui fragilise les muscles et favorise le reflux. Pratiquer une activité physique. Gestion du stress. Dormir en position torse surélevé. Traiter toute infection de la muqueuse gastrique due à Helicobacter pylori. L'inflammation de la muqueuse gastro-intestinale (gastrite) Très courante sous sa forme chronique, surtout après 50 ans, la gastrite est le plus souvent liée à une infection bactérienne de l'estomac due à Helicobacter pylori. Il peut aussi s'agir d'une inflammation auto-immune (réaction de l'organisme contre ses propres constituants) ou à une agression chimique : médicaments, alcool, tabac... Le stress semble aussi jouer un rôle.Les symptômes sont peu spécifiques : sensation d'oppression gastrique et douleurs abdominales accompagnées d'une perte d'appétit, de nausées, vomissements, ballonnements, brûlures d'estomac.C'est grave ? Quand consulter ?La gastrite induite par Helicobacter pylori peut se compliquer en ulcère gastro-duodénal, plus rarement en carcinome dans l'estomac ou, encore plus rarement, de saignements gastro-intestinaux pouvant entraîner anémie et fatigue intense. Le traitement de la gastrite chronique dépend de son origine et repose sur les antibiotiques en cas de gastrite bactérienne. En complément, des médicaments peuvent être prescrits pour neutraliser les sucs gastriques ou inhiber leur sécrétion. Parallèlement, tout médicament irritant la muqueuse gastrique est à proscrire, comme certains analgésiques.La prévention : lutter contre le stress, réduire la consommation d'éléments favorisant la sécrétion de suc gastrique (alcool, tabac, agrumes, café...).Enfin, en cas de prise d'analgésiques au long cours, en discuter avec son médecin. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Consommons-nous trop d'antibiotiques ?
« Les antibiotiques, c'est pas automatique ! » Ce slogan de santé publique a marqué les esprits. Pourtant, en 2015, les Français restent de très gros consommateurs d'antibiotiques, dont au moins la moitié est totalement inutile. L'analyse d'un pédiatre infectiologue, le Pr Robert Cohen, du Centre Hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne).La consommation d'antibiotiques en France repart à la hausse !En Europe, la France figure parmi les leaders d'un triste classement : la surconsommation d'antibiotiques chez l'Homme. Comme en Belgique, au Luxembourg, en Grèce ou en Roumanie, lorsque ce mauvais pli a été pris, difficile de s'en défaire ! Au dernier bilan disponible, fin 2014 (1), la consommation en Europe pouvait être schématiquement divisée en trois zones : les pays du Nord, faibles consommateurs d'antibiotiques, les pays de l'Est, consommateurs modérés et les pays du bassin méditerranéen, forts consommateurs.Parmi les bons élèves, l'Allemagne et les pays d'Europe du nord font preuve d'une rigueur d'utilisation qui ne se dément pas au fil des années. Mais à l'inverse, dans l'Hexagone, entre 2000 et 2013, la consommation d'antibiotiques en médecine de ville n'a pas sensiblement fléchi, passant de 35,17 à 31,15 ddd/1000/jour (dose définie journalière d'antibiotiques c'est à dire le nombre moyen de jours sous antibiotiques) (2).On y a pourtant cru : sur le plan quantitatif, la consommation a diminué de 10,7% entre 2000 et 2013, mais une tendance à la reprise se confirme chaque année depuis 2010 avec une hausse annuelle de 5,9% (1) ! Optimiste envers et contre tout, le Plan national d'alerte sur les antibiotiques a fixé un objectif chiffré en matière de réduction des consommations de -25% entre 2011 et 2016 !Les antibiotiques ne sont plus automatiques chez les enfants !Les années passent et toujours aucune baisse flagrante de la consommation d'antibiotiques chez l'adulte en vue. A noter, les prescriptions sont majoritaires chez les femmes : elles représentent 59,3% des consommateurs d'antibiotiques et les hommes 40,7%. Ce déséquilibre s'explique en grande partie par les infections urinaires, et notamment la plus courante d'entre elles, la cystite, dont la prévalence est beaucoup plus forte.Mais bonne nouvelle ! Du coté des enfants, la chute des prescriptions d'antibiotiques est impressionnante ces 15 dernières années. Deux explications à cela : « les pédiatres prescrivent relativement peu d'antibiotiques, précise Robert Cohen, moins que l'ensemble des spécialistes et les généralistes. De plus, le nombre de consultations pédiatriques a été divisé par deux voire 2,5 selon le type d'infections, malgré l'augmentation de la fréquentation des crèches, pourtant de formidables foyers de maladies infectieuses ». En chiffres, la prescription d'antibiotiques a été réduite de moitié en 2014 chez les moins de 14 ans (de 2111 px/1000/jours en 2000 à 1000 px/1000/jours) (1). Attention, la cible n'est pas « zéro prescription » car les antibiotiques sont souvent nécessaires, mais parvenir à diviser par deux la consommation de départ, un objectif désormais à porté de main chez les enfants.Antibiotiques, quand se surprotéger se retourne contre nous !Non seulement « plus de 50% des prescriptions d'antibiotiques chez l'homme sont inutiles mais elles sont dangereuses », affirme le Dr Robert Cohen : l'impact écologique de cette surconsommation d'antibiotiques est majeur : les bactéries deviennent de plus en plus résistantes, rendant ces antibiotiques de moins en moins efficaces. Il est d'ores et déjà très difficile de soigner certaines infections potentiellement graves comme les infections urinaires et les infections digestives du fait de l'émergence d'entérobactéries, très résistantes (comme Escherichia. coli) productrices de ß-lactamases à spectre étendu-) et pour quelques cas, il est devenu impossible de les traiter (infections survenant chez des malades sévères à l'hôpital, en réanimation ou en hématologie ou pour les patients atteint de mucoviscidose). Au point que l'Organisation Mondiale de la Santé, experts internationaux, responsables politiques notament en Grande Bretagne, placent ce péril pour l'humanité au même rang que le terrorisme ou le réchauffement climatique.Mais la résistance aux antibiotiques n'est pas le seul effet délétère à long terme des antibiotiques. On sait aujourd'hui que les antibiotiques peuvent modifier de façon durable les microbiomes, c'est à dire la génétique d'un microbiote qui désigne la flore bactérienne hébergée par les êtres vivants. Or ces modifications de flores peuvent favoriser la survenue de maladie comme les allergies, les maladies auto-immunes, l'obésité... Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert
Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?
Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache
Chute de cheveux, quand s'inquiéter ?
Nous perdons au quotidien des dizaines de cheveux. Et à certaines périodes de l'année nous en perdons d'avantage. Quand la chute de cheveux devient plus importante et qu'elle s'installe dans le temps, il peut être bon de consulter un spécialiste. Le Dr Durosier, médécin généraliste, nous aide à faire le point entre chute de cheveux chronique et chute de cheveux passagère.Différence entre chute de cheveux passagère et chute de cheveux chroniqueEn matière de chute de cheveux on parle d'effluvium télogène aiguë (chute passagère), d'effluvium télogène chronique (lorsque la chute passagère s'installe dans le temps), et d'alopécie androgénétique (perte progressive de cheveux sous l'influence des hormones mâles).Dans le premier cas, la chute peut être saisonnière. "On constate des chutes de cheveux en mars/avril et à l'automne en septembre/octobre/novembre", explique le Dr Durosier. Un changement brutal de températures, un ensoleillement, les agressions que subissent les cheveux pendant les vacances... autant d'éléments qui peuvent accélérer la chute de cheveux à certaines périodes de l'année. Toutefois, la chute saisonnière ne dure rarement plus de trois mois.Les chutes de cheveux passagères peuvent également être de nature réactionnelle : "en post-grossesse, en cas de stress important, de fatigue, de grippe, de prise de certains médicaments, de régime et de perte de poids, de ménopause, de déséquilibre hormonal ou de dépression on peut constater une chute de cheveux passagère" continue le professionnel.Si au-delà de 6 mois vous continuez de retrouver plus de cheveux qu'habituellement au réveil sur l'oreiller ou si vous continuez à en perdre plus que de raison lors du brossage, vous souffrez peut-être d'effluvium télogène chronique. Il est conseillé de consulter au plus tôt pour déterminer si la chute n'est pas une conséquence d'un problème de thyroïde ou de carence. "L'effluvium télogène chronique s'il apparait vers 40 ans peut aussi être le premier signe d'une alopécie plus sévère, d'où l'intérêt de consulter un professionnel pour faire le point." L'effluvium télogène chronique touche d'avantage les femmes que les hommes. Lorsque la chute s'accompagne d'une baisse de la densité capillaire et que la chute est plus localisée sur le dessus du crâne et au niveau de la raie, il peut s'agir d'une alopécie androgénétique débutante.Les remèdes à la chute de cheveux passagèreLa chute réactionnelle et saisonnière est souvent réversible. Elle peut être enrayée avec un traitement acheté sur les conseils de son pharmacien en pharmacie, un traitement qui agira pour stopper la chute et relancer la pousse du cheveu. Pour le Dr Durosier, la solution est généralement d'ordre "cosmétique, idéalement associée à des compléments alimentaires enrichis en fer, vitamine B, zinc et acides aminés soufrés qui vont favoriser la repousse."Les soins cosmétiques les plus classiques sont des solutions (lotions, shampoings) à appliquer localement à la racine des cheveux.Les cosmétiques antichute de cheveux ont deux actions : "Ils ont un effet vasculaire qui va augmenter l'oxygénation du bulbe pilaire et la vascularisation avec pour conséquence la stimulation de la croissance dans le bulbe et limiter la chute. Ils envoient également un signal de relance du cheveu." En combinant soins antichute et compléments alimentaires, la chute est généralement stoppée au bout d'un à deux mois.En parallèle, il est bon d'éviter tout ce qui peut se révéler être agressif et fragiliserait la repousse du cheveu comme le tabac, les colorations capillaires, les expositions au soleil.Chute de cheveux chronique, l'avis du dermato indispensablePour le Dr Durosier si la chute de cheveux est essentiellement localisée au-dessus du crâne et qu'elle dure depuis plus de 6 mois, il faut consulter. "Le dermatologue va rechercher les causes médicales de la chute de cheveux. Il sera en mesure de diagnostiquer le type de chute afin de prescrire le bon traitement. De manière générale, il prescrit un traitement sur 2 à 3 mois et dès 2 mois de traitement, on voit déjà une vraie différence." En cas d'alopécie androgénétique un traitement médicamenteux la plupart du temps à base de minoxidil pourra être prescrit pour un traitement quotidien et à long terme. "Ce traitement est parfois nécessaire à vie en cas d'alopécie androgénétique car il permet de ralentir la chute et de redensifier la chevelure." En cas d'alopécie androgénétique certains cheveux connaissent un phénomène de miniaturisation, ils deviennent plus fins. "Le minoxidil permet de réduire ce phénomène en faisant pousser à la place un cheveu "normal" d'où une redensification de la chevelure, éclaire le professionnel." Si ces traitements permettent de gagner du temps, la chute, quant à elle, reste inéluctable. C'est pourquoi il est récommandé de prendre le traitement sur le long terme et de consulter le plus tôt possible afin de "traiter le bulbe avant que les cycles ne soient complètement épuisés," prévient le Dr Durosier. Il faut en général trois mois pour voir les premiers effets sur le ralentissement de la chute. Il est donc vivement conseillé de poursuivre son traitement le temps recommandé et de ne pas arrêter avant sous prétexte que les résultats tarderaient trop à se faire ressentir. Enfin, si la chute est vraiment importante et que la personne en est affectée, il faudra alors peut-être penser à la chirurgie et à la micro-greffe car pour l'heure les professionnels ne sont pas en mesure de faire véritablement pousser de nouveaux cheveux avec des traitements médicamenteux ou cosmétiques. Source : e-santéJessica Xavier journaliste
Surconsommation d'antibiotiques : ce qu'on ne vous dit pas !
Il existe un double effet négatif de la surconsommation d'antibiotiques : non seulement les infections par des bactéries devenues multirésistantes à cause de l'abus d'antibiotiques sont devenues difficiles voire impossibles à traiter pour certaines, mais cette multirésistance rend aussi les infections plus fréquentes !Usage immodéré des antibiotiques : la double peine !Près de 160 000 personnes développent chaque année en France des infections dues à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques et près de 13 000 en meurent*. Or il existe un autre effet, pervers et peu connu, de la multirésistance des bactéries, c'est à dire des bactéries résistantes à plusieurs familles d'antibiotiques (tuberculose multirésistante etc.) : les infections qu'elles causent sont fréquentes, elles aussi !Comme pour les staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus) (1), cela vient d'être démontré aussi pour les entérobactéries multirésistantes (2). Cette famille inclut les colibacilles, c'est à dire l'espèce Escherichia coli, principale bactérie responsable des infections urinaires (cystites) et parfois de septicémies. En Europe, le nombre de septicémies à Escherichia coli multirésistants a augmenté entre 2002 et 2008 de 30% par an alors que le nombre de septicémies à Escherichia coli multisensibles (contre lesquelles plusieurs antibiotiques sont efficaces) n'a augmenté que de 6% par an (1).Pr Vincent Jarlier, du Service de Bactériologie et d'Hygiène Hospitalière (GH Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris) : « Il s'agit de l'effet « Boyce » du nom du chercheur qui l'a mis en évidence en 1983 (1). Responsable d'infections localisées cutanées, des os et des articulations et, dans certains cas extrêmes, de septicémies, le staphylocoque doré est à l'origine d'infections plus difficiles à traiter lorsque les souches sont multirésistantes. De plus, de manière surprenante, les infections à staphylocoques dorés multirésistantes ne remplacent pas mais se surajoutent aux infections à souches sensibles ».Lutter contre les bactéries multirésistantes permet donc de réduire le nombre d'infections tout court. L'envolée des infections multirésistantes aux antibiotiquesLe fait que le nombre d'infections bactériennes graves (septicémies) augmente en Europe est inquiétant (1). Du fait de l'effet Boyce, parmi cette augmentation générale des infections, ce sont celles à bactéries multirésistantes aux antibiotiques qui augmentent le plus !On comptabilise plus de 100 000 infections à bactéries multirésistantes en France chaque année, ce qui entraîne des nombreuses difficultés thérapeutiques et allonge les durées d'hospitalisation.Comment limiter la résistance aux antibiotiques ?Tout d'abord, réduire de manière drastique sa propre consommation d'antibiotiques et l'antibiothérapie à tout va. Le renforcement de la lutte contre ce fléau lié à la surconsommation d'antibiotiques a été annoncé en septembre 2015*. A noter, la consommation d'antibiotiques chez l'animal est phénoménale, loin devant celle de l'Homme.Il faut aussi diminuer la transmission de bactéries au sein de la population, humaine, entre les animaux, et entre les animaux et l'homme (parmi les éleveurs), par une amélioration de l'hygiène. Cette « transmission croisée » se produit au sein des familles, à l'école, dans les crèches, à l'hôpital, mais aussi dans les troupeaux, à partir des innombrables bactéries du tube digestif (flore fécale), de la bouche et du nez (flore rhino-pharyngée), de la peau (flore cutanée).Pr Vincent Jarlier : « Des mesures simples du quotidien sont importantes pour limiter la transmission croisée des bactéries (et des virus !) : se laver les mains après un passage aux toilettes, après avoir éternué ou s'être mouché, avant de préparer de la nourriture. Utiliser des solutions hydroalcooliques dans les établissements de santé et aussi à la maison est un moyen commode et rapide de limiter cette transmission. »L'autre mode de transmission croisée est plus sournois et tout aussi essentiel à contrer. Il s'agit du passage des bactéries des flores fécales de chacun d'entre nous dans les eaux usées, puis dans les stations d'épuration, puis de leur « recyclage » au sortir de ces stations (épandage agricole des résidus des stations, rejet des eaux des stations...).Cette « pollution bactérienne » de l'environnement -d'origine humaine et animale- dissémine des bactéries résistantes aux antibiotiques qui reviennent alors jusqu'à l'Homme par le biais de l'alimentation et des eaux. Mieux traiter les eaux usées et les rejets humains et d'élevages est du ressort des pouvoirs publics, en France et au niveau mondial. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
Le surmenage, responsable de maladies cardiovasculaires
Notre vie quotidienne consiste, pour beaucoup d'entre nous, en de longues journées de travail qui peuvent constituer à long terme un vrai risque pour la santé lorsqu'elles confinent au surmenage. La limite entre une charge de travail raisonnable et une charge de travail excessive est franchie lorsque le corps nous envoie des signaux de détresse comme l'accident vasculaire cérébral et autres maladies cardiovasculaires, souvent difficiles à anticiper.
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Prothèses de hanche : l'avenir en 3D !
L'apparition des imprimantes 3D marque une révolution sur le plan technologique : si l'aérospatiale ou l'industrie automobile s'en sont déjà emparé avec succès, le domaine de la médecine n'est pas en reste. L'impression d'organes reste encore pour le moment du domaine de la science-fiction, mais la construction de prothèses est bien réelle. La chirurgie orthopédique, et notamment pour l'arthroplastie ou prothèse de hanche, s'approprie peu à peu cette technologie. Prothèse de hanche : une chirurgie orthopédique très aboutie Depuis leur apparition en chirurgie orthopédique il y a plus d'un siècle, l'histoire des prothèses de hanche est étroitement liée aux matériaux utilisés : actuellement, une prothèse totale de hanche se compose d'une tige en titane ou en acier inoxydable qui se fixe dans le fémur, et d'un ensemble formé par une cupule et une tête fémorale en métal ou en céramique. L'ensemble reproduit l'articulation de la hanche défectueuse. La qualité de ces prothèses a une durée de vie à 20 ans.La manière de fixer ces prothèses sur le plan chirurgical est également très importante et a évolué : on pose actuellement en France environ 150 000 prothèses totales de hanche par an. Un orthopédiste réalise cet acte en une à deux heures environ. On a même vu arriver les premières poses de prothèses de hanche pratiquées en chirurgie ambulatoire durant l'été 2015 : le patient est rentré à son domicile le jour même du geste opératoire, signant ainsi une maîtrise de plus en plus importante de cet acte chirurgical.La prothèse totale de hanche permet à un patient très douloureux et très limité dans ses mouvements (le plus fréquemment à cause de l'arthrose) de retrouver une articulation et un mode de vie satisfaisants. Et elle a surtout révolutionné le taux de survie des patients âgés souffrant d'une fracture du col du fémur suite à une chute, leur rendant leur mobilité, leur évitant ainsi escarres et autres complications d'un alitement prolongé. Prothèse de hanche : l'apport de l'imprimante 3D Si les premières prothèses externes ont déjà vues le jour (le petit Maxence, 6 ans, a été équipé d'une prothèse de main fabriquée par une imprimante 3D en août 2015, une première en France), on commence à se tourner vers l'imprimante 3D pour les implants (prothèses internes). Les progrès de l'imagerie médicale (scanner, IRM) ont permis d'obtenir des images de l'organisme précises dans les trois dimensions de l'espace. Ces informations peuvent être stockées sous la forme de données numériques, puis utilisées pour programmer une imprimante 3D afin de fabriquer une prothèse. L'encre classique est remplacée par une poudre métallique ou autre, et tout objet peut alors être créé par la « fabrication additive », variante médicale de l'impression 3D.Le gros avantage de l'impression 3D est qu'elle permet la fabrication de prothèses personnalisées.Les implants sont actuellement standardisés, il en existe un nombre limité de tailles et de formes différentes. Les chirurgiens optent pour la prothèse de hanche (ou autre) la plus proche de l'anatomie du patient, en faisant des compromis. Etant complètement adaptée au patient, la prothèse est plus facile à poser, permettant de diminuer la durée opératoire, les saignements post-opératoires, et les complications (notamment infectieuses). Il est important de noter également que le prix final pourrait être 5 à 8 fois moins onéreux que les implants traditionnels.Les freins actuels au développement à grande échelle des prothèses 3D sont principalement le coût de l'imprimante et le temps nécessaire pour produire une prothèse. Il existe aussi un frein réglementaire en France concernant le matériel biomédical : les hôpitaux n'ont pas le droit d'implanter du matériel qu'ils auraient eux-mêmes produit.On imagine bien qu'une fois ces obstacles contournés, l'impression 3D va s'inviter dans la chirurgie du futur, permettant d'adapter parfaitement l'implant au patient et non plus le contraire ! Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste
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Quel est le rôle de la flore intestinale dans la maladie de Crohn ?
La flore intestinale, également dénommée microbiote, se compose de millions de microorganismes, dont des bactéries, qui, quand tout va bien, vivent en parfaite harmonie. Quant à la maladie de Crohn, elle implique une inflammation de la muqueuse intestinale. Peut-on faire le lien entre maladie de Crohn et microbiote, et imaginer des traitements ? Réponses à ces questions avec le Dr Harry Sokol, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Maladie de Crohn et flore intestinale : quels liens ? La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (au même titre que la rectocolite hémorragique), qui peut toucher n'importe quelles parties du tube digestif, de la bouche à l'anus. Cette inflammation chronique de la muqueuse intestinale, qui se déclare le plus souvent chez des sujets jeunes, évolue par poussées entraînant des symptômes handicapants, notamment une diarrhée, des douleurs abdominales, de la fièvre, etc.« Cette maladie est multifactorielle, faisant intervenir des facteurs génétiques et environnementaux, mais aussi le microbiote intestinal, lui-même sous influence génétique et environnementale », précise le Dr Harry Sokol. Par ailleurs, on pense que la maladie de Crohn est liée à une réponse anormale du système immunitaire intestinal. D'où les nombreuses études pour comprendre le rôle exact du microbiote et son implication dans cette maladie intestinale, avec pour espoir de trouver des traitements permettant de guérir ou de prévenir les symptômes de cette maladie afin d'améliorer la qualité de vie des patients. Qu'est-ce que le microbiote et à quoi sert-il ? Dr Harry Sokol : « Le microbiote désigne l'ensemble des microorganismes qui sont présents dans notre tube digestif et qui joue un rôle essentiel pour notre propre physiologie. Ces microorganismes sont essentiellement représentés par des bactéries, des champignons et des virus. On estime qu'il y a dix fois plus de bactéries dans l'intestin que de cellules dans notre corps. On estime également que les capacités génétiques de notre microbiote sont 150 fois plus grandes que celles du génome humain. »Ce microbiote joue un rôle dans de nombreux processus biologiques : régulation énergétique, production de vitamines, de certains acides gras particuliers, mais aussi dans le développement du système immunitaire, même en dehors de l'intestin, ou encore dans les défenses contre les infections intestinales. « Le microbiote joue même un rôle dans le fonctionnement cérébral, via différentes voies, indique le Dr Sokol. C'est par exemple le cas avec les métabolites produits par les bactéries qui passent dans le sang et atteignent ainsi le cerveau. Il existe également une connexion directe entre l'intestin et le cerveau impliquant des nerfs stimulés par des récepteurs présents dans l'intestin. » Peut-on agir sur le microbiote pour améliorer la maladie de Crohn ? Dr Harry Sokol : « Ce domaine est encore principalement au stade de la recherche. Mais au vu des éléments dont on dispose aujourd'hui, et sachant que le microbiote joue un rôle important pour notre physiologie en général, il n'est pas étonnant que son altération ait un retentissement en terme de maladies, et notamment de maladies intestinales.On a notamment observé dans les maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn, que le microbiote est anormal dans sa composition bactérienne, certaines bactéries étant en quantité plus importante au détriment d'autres. Or ces bactéries surnuméraires ont plutôt une activité pro-inflammatoire, tandis que celles en diminution sont plutôt anti-inflammatoires. »C'est ainsi que des stratégies thérapeutiques ont été imaginées pour essayer de corriger ce type de déséquilibre bactérien dans l'intestin. Par exemple, certaines suggèrent d'amener dans l'intestin le type de bactéries manquantes, d'autres de recourir à la transplantation de flore (de selles provenant d'un donneur). Des expérimentations sont actuellement en cours. Une autre stratégie à l'étude vise à identifier les molécules produites par les bactéries de l'intestin ayant des propriétés anti-inflammatoires, afin de les utiliser ensuite comme des médicaments. Quels sont les résultats et les recommandations alimentaires actuelles ? Il n'existe pas à ce jour de recommandation alimentaire spécifique dans la maladie de Crohn. Concernant les probiotiques, beaucoup d'études sont menées, car il existe potentiellement un marché important. Mais aucun des probiotiques classiques (ferments lactiques) n'a montré d'efficacité claire dans les études humaines. Seuls deux probiotiques se sont accompagnés d'un petit effet dans la forme minime de la rectocolite hémorragique. Mais à ce jour, les preuves sont insuffisantes pour qu'ils soient utilisés à la place des traitements classiques dans les maladies chroniques inflammatoires de l'intestin (MICI).Cela dit, il n'est pas exclu que dans les années à venir, on arrive à mieux comprendre l'effet de l'alimentation sur le microbiote et les conséquences en santé. On pourrait imaginer des probiotiques de nouvelles générations qui proviendraient de l'intestin (et non plus du lait comme actuellement) et sélectionnés pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Fibromyalgie : le bénéfice de l'activité physique en groupe
Les douleurs chroniques empêchent souvent les patients atteints de fibromyalgie de faire du sport. Pourtant, le maintien d'une activité physique est recommandé pour améliorer leur qualité de vie. Un bénéfice tangible, encore amplifié lorsque ces exercices se pratiquent en groupe.La fibromyalgie : une maladie méconnueEn France, environ 3% de la population est atteinte de fibromyalgie. Une maladie qui se traduit par des douleurs musculaires, articulaires et tendineuses diffuses et qui s'accompagne souvent d'une fatigue persistante, de troubles du sommeil et d'un syndrome anxio-dépressif. La fibromyalgie touche majoritairement des femmes (80%) et apparaît en moyenne vers 40-45 ans. Son origine reste encore inexpliquée, elle est probablement multiple : altération du circuit nerveux de la douleur, facteurs hormonaux, causes génétiques, environnementales... Il arrive aussi qu'elle se déclenche après un choc émotionnel violent.Pas de médicament spécifique contre la fibromyalgieReconnue comme une maladie à part entière par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 2006, la fibromyalgie est encore souvent considérée comme une maladie « psy » par certains médecins en raison de la diversité des symptômes. Le diagnostic se fait par élimination, quand toutes les autres causes (rhumatismes, etc.) ont été supprimées et que le patient souffre de douleurs chroniques depuis au moins trois mois.Il n'existe pas de médicament spécifique mais les antalgiques et/ou les antidépresseurs, par exemple, peuvent soulager les troubles.Des thérapeutiques alternatives contre la douleurPour autant, ces médicaments ne guérissent pas les malades. Alors, en parallèle, beaucoup d'entre eux ont recours à une prise en charge non médicamenteuse (relaxation, hypnose, rééducation physique, thérapie cognitive comportementale, acupuncture...) pour essayer de mieux gérer la douleur et conserver une vie quotidienne à peu près normale.C'est loin d'être toujours le cas : 17% des patients sont contraints d'arrêter de travailler, 33% de changer de profession, 8% se retrouvent en invalidité.La moitié d'entre eux ne pratique plus d'activité physique. Pourtant, bouger est essentiel pour garder son autonomie.Combattre la fibromyalgie par le mouvement : vers une meilleure qualité de vieRéapprendre à bougerA Bordeaux, le Centre Les Grands Chênes (Korian) accueille des groupes de 4 à 5 patients souffrant de la fibromyalgie en hôpital de jour, principalement envoyés par le centre anti-douleur de la région.La méthode est la suivante : durant deux mois, et ceci trois jours par semaine, une équipe composée d'un kinésithérapeute, un ergothérapeute, un éducateur sportif, un psychomotricien, un psychologue et une diététicienne, va encadrer ces groupes de patients pour des exercices et des activités spécifiques.Dr Patrick Middleton, médecin-rééducateur : « l'idée est de les reconditionner progressivement à l'activité physique afin d'améliorer leur qualité de vie ».1er mois : au programme, étirement, gymnastique, qi-gong, balnéothérapie, relaxation...2ème mois : des exercices plus intenses sont proposés. Les patients peuvent aussi recevoir un soutien psychologique et des conseils diététiques. La confiance retrouvée Globalement, le résultat est positif : « Les patients se rendent compte que, malgré la douleur, ils peuvent faire des choses. Ça leur redonne confiance et, du coup, ils ont moins peur du mouvement. Ils retrouvent des capacités qu'ils croyaient avoir perdues et notamment de la souplesse, ils sont moins raides quand ils se lèvent le matin. On les remet en route, en quelque sorte », constate le Dr Middleton.Sur 21 patients interrogés à long terme, 16 ont repris une activité physique et 8 ne sont plus en arrêt maladie ! L'impact de l'activité physique sur la douleur, la fatigue ou l'état dépressif est fluctuant mais « plus les patients sont pris en charge tôt, plus c'est efficace », note le médecin.Sortir de l'isolement Virginie, 41 ans, a participé au protocole il y a trois ans. Depuis, elle se sent mieux, physiquement et psychiquement : « Pendant des années, je ne savais pas ce que j'avais. Ici, j'ai enfin été prise en charge, on a mis un mot sur ma maladie et on m'a appris à vivre avec. Aujourd'hui, je sais anticiper les signaux et je refais de la natation, ce que je n'osais plus faire. J'ai beaucoup moins mal partout qu'avant. En revanche, j'ai toujours des gros moments de fatigue mais je les gère ». Virginie est surtout sortie de son isolement social : « J'étais la fille qui avait toujours un pet de travers, je n‘osais plus voir mes amis. Depuis que ma maladie a été prise en charge, l'attitude de mes proches a changé. C'est important la reconnaissance ». Source : e-santéBrigitte Bègue journaliste santé
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Seniors : buvez, c'est l'été !
La déshydratation du sujet âgé est fréquente et responsable d'un taux non négligeable de mortalité chez les plus fragiles.Ce constat est démesuré quand on sait que quelques précautions suffisent le plus souvent à éviter cet accident.La règle d'or contre la déshydratation est d'apprendre à boire sans soif de l'eau bien sûr ! Une personne âgée, même en parfaite santé, risque la déshydratation L'eau, principal constituant de l'organisme, représente 50 à 70% du poids corporel. Ce pourcentage varie en fonction du sexe, de l'âge et de la masse grasse. Par exemple, il passe de 76% chez le nourrisson à 53% chez le sujet de 70 ans.Le bon équilibre hydrique (équilibre en eau) est indispensable au bon fonctionnement cellulaire, et par conséquent, il a une action directe sur la performance physique, la thermorégulation et l'amélioration de la fonction cardiovasculaire.L'âge venant, y compris quand on est en parfaite santé, les mécanismes de régulation sont moins performants, rendant les risques de déshydratation réels.Finalement, les réserves d'eau diminuent, la sensation de soif s'amoindrit, et la régulation eau/sel se perturbe. Le rein perd sa capacité à retenir l'eau et à concentrer les urines, la sudation diminue, faisant courir un risque d'hyperthermie. Bien connaître les facteurs de risques de la déshydratation Les facteurs de risque de la déshydratation sont les suivants : L'âge supérieur à 80 ans, le sexe féminin, le faible poids corporel, la température ambiante trop élevée, une activité physique inhabituelle, la crainte de l'incontinence urinaire, la baisse de prise de liquide (moins de 1,5 litre/jour), De même, certaines maladies favorisent la deshydratation : diarrhées, fièvre, vomissements, anorexie (diminution de l'apport liquidien), syndrome dépressif, état confusionnel, maladie d'Alzheimer. Enfin, quelques médicaments peuvent être déclencheurs d'une deshydratation : laxatifs, diurétiques, sédatifs. Quels sont les signes de la déshydratation ? Il existe plusieurs types de déshydratation (extra-cellulaire, intra-cellulaire, globale), dont les signes spécifiques sont parfois difficiles à évaluer, surtout quand la personne est amaigrie ou fragilisée.Néanmoins, il faut toujours y penser lorsqu'apparaissent : une diminution de la sudation, des cernes, une hypotension (parfois malaise au lever), une sécheresse buccale, une accélération du pouls, une augmentation de la soif (mais cette sensation est souvent altérée chez le sujet âgé), parfois même, une fièvre. La torpeur, l'obnubilation, les étourdissements et parfois les phlébites se rencontrent aussi, de même que la constipation, les infections urinaires et les lithiases. Prévenir la déshydratation, c'est guérir Eviter l'installation de la déshydratation doit être une véritable obsession. L'important est de boire souvent, en petites quantités.L'apport quotidien est à adapter pour chaque personne, mais il faut toujours l'augmenter si la température extérieure est élevée ou en cas de fièvre, de 0,5 litres de liquide par jour par degré au dessus de 38°.Pour avoir une idée, le besoin en liquide d'un sujet âgé est plutôt au-dessus de celui d'un adulte. A priori, il s'agit d'une quantité avoisinant 1,5 à 2 litres de liquide comprenant l'eau et les autres boissons, auxquelles s'ajoute l'eau apportée par les aliments (qui avoisine le litre). Quand il fait chaud, se rappeler quelques règles anti-déshydratation Les réserves d'eau sont moins grandes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes et les besoins en eau ne diminuent absolument pas avec l'âge. Buvez souvent, régulièrement, en petites quantités et même sans avoir soif. Choisissez les boissons qui vous conviennent le mieux (eau du robinet, de source, eau minérale plate ou gazeuse, aromatisées ou non, thé, café, tisane, jus de fruits, lait, etc.). Si vos urines sont concentrées (sombres), c'est que vous ne buvez pas suffisamment ! Si vous rendez visite à une personne dépendante en institution, proposez-lui à boire. Dr Stéphanie Lehmann
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Seniors : savoir reconnaître une alerte cardiaque
La mortalité par maladie coronarienne est plus élevée chez les personnes âgées.Hélas, les signes d'alerte avant un infarctus ne sont pas systématiques. Ainsi lorsqu'ils surviennent, il faut savoir les reconnaître rapidement car l'avenir de la fonction cardiaque en dépend. Alerte cardiaque : pour comprendre Les artères coronaires sont celles qui nourrissent le muscle cardiaque. Quand elles s'obstruent partiellement et que le muscle souffre du manque d'oxygène lors d'efforts (parfois minimes), c'est l'angine de poitrine. Quand elles se bouchent, c'est l'infarctus, le coeur ne résistant pas au manque d'oxygène. C'est en urgence qu'il faut alors déboucher l'artère fermée, car la zone en souffrance peut définitivement mourir. La fonction contractile du muscle cardiaque diminue, avec toutes les complications que cela implique.C'est pourquoi devant une douleur thoracique, il est fondamental de savoir si elle est d'origine coronarienne ou non. Portrait robot de l'alerte cardiaque Le terrain de prédilectionLa maladie coronarienne touche plutôt l'homme au-delà de 50 ans ou la femme ménopausée, présentant plusieurs facteurs de risques d'athérosclérose, comme le tabac, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'hypertension artérielle, le stress, l'hérédité. Le facteur déclenchantElle peut survenir sans raison, même au cours de la nuit, ou après un effort. Elle est aussi nettement influencée par le froid ou la digestion. Pour ceux qui souffrent d'une angine de poitrine connue, l'alerte doit être donnée quand les crises augmentent progressivement en intensité et en durée, et/ou surviennent pour des efforts moins importants. Le siège de la douleurEn arrière du sternum, au milieu du thorax, sa surface dépassant largement la paume de la main. Elle peut irradier dans la mâchoire inférieure, les dents, le dos, les bras jusqu'aux poignets. Ses caractéristiques Le plus souvent, elle provoque une sensation de serrement ou de barre dans la poitrine. Mais parfois, elle ressemble à une brûlure, un écrasement, un blocage thoracique. La réponse à la trinitrine chez quelqu'un dont l'angine de poitrine est connueQuand elle a déjà été diagnostiquée l'angine de poitrine (ou angor) disparaît dans les minutes qui suivent la prise de trinitrine (en spray sublingual ou comprimés à sucer). C'est d'ailleurs aussi une façon de la reconnaître.En cas de résistance à ce médicament, toute douleur thoracique persistante malgré la trinitrine doit conduire à une hospitalisation en urgence : un infarctus est alors possible.Rappelons à ceux d'entre vous qui ont ce médicament chez eux, qu'il faut toujours s'asseoir, voire s'allonger avant de le prendre. Il fait parfois baisser la tension et peut provoquer un malaise entraînant une chute.Les signes éventuellement accompagnateursÀ la douleur thoracique, peuvent s'ajouter des difficultés respiratoires, un épisode de palpitation, toux, hoquet, troubles digestifs ou un malaise. Reconnaître tôt les signes de souffrance cardiaque, c'est minimiser les risques Si la crise dure ou si elle résiste à la trinitrine (pour ceux qui en utilisent déjà), c'est dans le quart d'heure qu'il faut composer immédiatement le 15 (Samu).A savoir : ne sont pas les signes d'un infarctus : Une sensation de piqûre, une douleur localisée comme une pointe d'aiguille, pouvant être montrée avec la pulpe d'un doigt. Une douleur que l'on peut reproduire en palpant la zone douloureuse. Un point de côté, sensible aux changements de position. Une douleur qui suit le trajet d'une côte, en "demi ceinture". Source : e-santé Dr Stéphanie Lehmann
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DMLA et maladies de la macula : pensez à montrer vos yeux
Du 27 juin au 1er juillet ont eu lieu les premières journées nationales de la macula. Si vous avez plus de 50 ans, avant de boucler vos valises et de partir en vacances, pensez à aller voir un ophtalmologue surtout si vous n'y êtes pas allé depuis longtemps. Objectif : dépister d'éventuelles atteintes de la macula souvent silencieuses au début, dont la dégénérescence maculaire (ou DMLA). Petit tour d'horizon.
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Dents : stop aux mauvaises habitudes !
Les Français malmènent leurs dents. Environ 10% ne se les brossent pas tous les jours et ils sont très nombreux à s'en servir comme d'un ouvre-bouteille ou un casse noix... Rien de tel pour les abîmer. Et si vous profitiez de l'été pour reprendre de bonnes habitudes ! Oublier le brossage des dents le soirLe brossage des dents matin et soir fait partie des recommandations officielles, pourtant beaucoup de Français oublient de le faire, notamment le soir.« C'est la pire des mauvaises habitudes et elle est encore trop fréquente », constate le Dr Jacques Wemaere, chirugien dentiste à Cenon et secrétaire général adjoint de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire. Or, les caries se forment la nuit quand la production de salive diminue et qu'elle ne suffit pas à neutraliser les acides sécrétés après les repas. Après le brossage du soir, l'utilisation de fil dentaire ou de brossettes interdentaires est conseillée pour éliminer les résidus. Un bon brossage doit durer 2 minutes (il est en moyenne de 56 secondes en France) et une brosse à dents se changer tous les 3 mois.Casser des noix avec ses dentsDécapsuler une bouteille, couper du fil, casser une noix, ouvrir un sachet en plastique, arracher une étiquette... avec ses dents reste de vieilles manies. Mais répétés, ces gestes abîment les dents qui risquent de s'effriter, se fêler, voire se fracturer. Ces petites mutilations endommagent aussi l'émail et les amalgames des molaires.Poser un piercing dans la boucheAujourd'hui, les piercings sur la langue sont fréquents chez les jeunes. Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que la bouche est un endroit humide contenant des millions de bactéries.« Le premier risque est infectieux, précise le Dr Wemaere. Il faut vérifier que les règles d'hygiène et de stérilisation du matériel soient bien respectées là où on se fait faire le piercing. Ensuite, il est conseillé de se faire un bain de bouche dans les 15 jours qui suivent avec un produit contenant un antiseptique tel que la chlorhexidine ».Autre conseil : consulter son dentiste pour s'assurer que tout va bien car 17% des piercings sont source de complications, surtout s'ils sont en métal. A court terme, outre les infections, ils peuvent entrainer des saignements, plus de salive, un gonflement de la langue... A long terme, les frottements exercés par le fermoir ou la bille peuvent provoquer des fissures et éclats de l'émail, une rétraction des gencives ou une modification de la position des dents... Dr Wemaere : « Certains patients s'amusent à coincer leur piercing entre les dents, leurs incisives finissent par s'écarter ».Goûter le plat de son bébé avec sa cuillèreDans la liste des petites habitudes des parents, goûter les plats de son bébé sans changer de cuillère ou nettoyer sa tétine tombée par terre avec sa bouche au lieu de la rincer à l'eau ou de lui en donner une autre est à proscrire. Par la salive, on peut transmettre tout un tas de microbes pouvant être à l'origine de caries par la suite. Dr Wemaere : « Jusqu'à l'âge d'un an, l'enfant constitue sa flore buccale il est donc primordial de limiter les risques de contamination par des bactéries pathogènes ». Le conseil vaut pour les adultes : on ne boit pas dans le même verre qu'autrui sans le nettoyer.Grignoter ou boire trop sucré,A la moindre prise alimentaire ou grignotage, des sécrétions acides présentes dans la salive attaquent l'émail. C'est encore pire avec des aliments ou des boissons sucrées dont l'Organisation mondiale de la santé reconnaît qu'ils sont un facteur de risque de caries. Pour se protéger, il est recommandé de limiter l'apport de sucres, de consommer les aliments sucrés aux repas et non en dehors et de boire de l'eau plutôt que des sodas, des sirops, des jus de fruits ou encore des eaux minérales aromatisées très sucrées malgré leur apparence.Sucer son pouce après 6 ansQuand les enfants sucent leur pouce ou une tétine très longtemps, leur dentition est modifiée. « Quand les dents de lait sont tombées et que les vraies dents poussent, les incisives sont tractées par le pouce ou la tétine et poussent de travers », explique le Dr Wemaere. De même, la mâchoire se développe autour de « l'obstacle » et provoque l'apparition d'un espace anormal entre les dents du haut et du bas. Dr Wemaere : « Idéalement, il faudrait que les enfants puissent se passer de tétine ou de leur pouce vers 3 ou 4 ans. Après 6 ans, il faut souvent élargir la mâchoire supérieure et faire porter une gouttière dentaire la nuit pour repositionner la mâchoire inférieure ».Fumer mauvais pour les dentsLes conséquences de la cigarette sur les dents sont connues : jaunissement, gingivite (inflammation et saignements des gencives), parodontie (déchaussement) pouvant conduire à leur perte prématurée, difficultés de cicatrisation après une intervention chirurgicale bucco-dentaire... Ces désagréments sont renforcés par l'alcool qui fragilise les tissus soutenant les dents (parondote).Autres ennemis : les stupéfiants qui font grincer les dents, provoquent un assèchement de la bouche et augmentent les problèmes gingivaux. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Jogging : pas d'impasse sur les mesures de sécurité
Cet été, vous avez peut-être tenté l'expérience du jogging et apprécié. Pourquoi ne pas pratiquer maintenant régulièrement ? Les progrès s'observent vite, pour peu que l'on pratique de façon régulière et que l'on respecte quelques précautions : équipement, préparation pour pratiquer le jogging en toute sécurité... A vos baskets ! Inutile de rappeler la longue liste des bienfaits de la course à pied, passons directement aux conseils pratiques. Quoique : prévention des maladies cardiovasculaires, du diabète, des cancers, de la dépression, du stress, du surpoids, de l'ostéoporose, des insomnies, etc.
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Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?
Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement. Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ? Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz
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Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...
Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ? Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans. Isabelle Eustache
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Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?
Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons. Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé
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Activité physique : un peu, c'est mieux que pas du tout...
Pour garder le coeur en bonne santé, deux heures et demie d'activité physique par semaine sont conseillées. Et si on en fait moins ? C'est moins bien... mais pas inutile. Combien d'activité physique pour protéger son coeur ? Selon l'American Heart Association, la durée minimale est 150 minutes, soit deux heures et demie. Pour la Ligue cardiologique belge, il faut viser 30 minutes de marche par jour. Si ces durées vous semblent difficiles à envisager, ne vous découragez pas : selon une étude récente (1), même en dessous de ces durées, l'activité physique est bonne pour vous et votre coeur.Ne pas se découragerIl est important de ne pas se décourager. Quand on a l'impression que ses efforts ne servent à rien, le risque est grand de laisser tomber complètement. Or cette étude qui compile les résultats de plusieurs dizaines de travaux montre que ceux qui font du sport ou ont une activité physique ont un risque diminué de maladie cardiaque. Même si cette activité physique s'étale sur moins de 150 minutes par semaine. Le risque de maladie cardiaque diminue-t-il beaucoup avec l'activité physique ? Toute activité physique réduit le risque de manière significative. Si vous faites les 2 heures et demie recommandées, le risque de maladies cardiaques diminue de 14%. Si vous en faites le double, soit cinq heures par semaine, le risque est diminué de 20%. Au-delà, votre santé cardiaque continue à s'améliorer, mais faiblement. Comment augmenter son activité physique ? Telle est la grande question... En effet, il n'est pas évident de se remettre au sport quand on a pris l'habitude de la sédentarité. Voici quelques conseils : Si le sport vous rebute, rappelez-vous que toute activité physique convient. Marcher, monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur, faire vos vitres, jardiner sont des formes tout à fait acceptables d'activité physique ! Si vous êtes fatigué ou démotivé, rappelez-vous que bouger un peu est plus efficace pour se remettre en forme que ne rien faire... Sur le long terme, les gens qui sont plus actifs physiquement se sentent moins fatigués et moins déprimés. Rappelez-vous que faire du sport ou n'importe quelle autre activité physique n'est pas une obligation. Il s'agit de quelque chose qui va vous apporter du plaisir et augmenter votre bien-être. C'est vrai que ce n'est pas toujours apparent dans les premières minutes, mais c'est tout de même absolument vrai ! Enfin, écoutez-vous avant tout. Certains préfèrent faire du sport entourés, d'autres tout seuls ; certains aiment les rituels et l'équipement, d'autres ont envie de simplicité. Tant que vous bougez, votre méthode est la bonne ! Marion Garteiser, journaliste santé
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Et si vous vous mettiez à courir ?
La course à pied ? C'est une activité physique qui ne coûte pas cher et c'est facile à mettre en place.Ses bénéfices santé sont amplement prouvés... Et si vous craignez les blessures, il est facile de trouver de l'aide pour vous y mettre.
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De beaux cheveux tout l'hiver en 4 étapes
Stress, fatigue, froid, même pour nos cheveux, la période hivernale est difficile. Voici 4 grands conseils pour passer l'hiver avec une chevelure en beauté. En pratique, pour de beaux cheveux, vous allez devoir penser à votre thyroïde, éliminer le stress, manger mieux et entreprendre quelques soins. Santé des cheveux : comment se porte votre thyroïde ? Des cheveux cassants ou des cheveux qui tombent peuvent être le reflet d'un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Les troubles de la thyroïde étant relativement fréquents, particulièrement chez les femmes, un bilan de la thyroïde peut permettre de vérifier que tout fonctionne bien de ce côté. Dans le cas d'une hyperthyroïdie (l'activité de cette glande est excessive, entraînant un fonctionnement accéléré de tout l'organisme), les cheveux ont tendance à devenir cassants. Les autres symptômes d'alerte sont : accélération des battements du coeur, contractions musculaires plus rapides, excitation et agressivité, perte de poids, diarrhées, intolérance à la chaleur, baisse de libido. Quant à l'hypothyroïdie (l'organisme fonctionne inversement comme au ralenti), elle se traduit plutôt par une chute des cheveux. Les autres symptômes de l'hypothyroïdie sont : ralentissement des battements du coeur, crampes, frilosité, arrêt des règles, trous de mémoire, dépression, peau sèche et pâle, constipation, prise de poids... Pour de beaux cheveux, chassez le stress Le stress se répercute sur la santé des cheveux. Il est surtout connu pour entraîner ou accélérer la chute des cheveux. Cet effet est dû à des modifications hormonales, mais le stress agit également en ralentissant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu.Donc pour garder vos cheveux, mieux vaut éliminer ce facteur stress. Plus facile à dire qu'à faire, mais jamais impossible. Regardez du côté de votre emploi du temps. Peut-il être aménagé différemment ? Certaines tâches sont-elles vraiment indispensables ? Pouvez-vous déléguer davantage ? Dans tous les cas dégagez un peu de temps rien que pour vous, pour vous reposer et vous faire plaisir.Et au minimum, faites de l'activité physique, idéalement deux à trois séances de sport par semaine. Sinon, marchez beaucoup et bougez à la moindre occasion. Enfin, le yoga ou la pratique de la relaxation, c'est excellent pour tenir le stress en respect ! Pour de beaux cheveux, attention aux carences en vitamines Les follicules pileux situés sous le cuir chevelu sont alimentés par les vaisseaux sanguins qui leur apportent les vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres acides aminés indispensables à leur développement. Toute carence peut entraîner une perte de souplesse des cheveux, de brillance, voire une chute des cheveux.Avant d'envisager de recourir à des compléments alimentaires, regardez du côté de votre assiette. Votre alimentation est-elle suffisamment variée ? Mangez-vous suffisamment de fruits et de légumes ?Dans la négative, faites un effort, car manger de manière saine, variée et équilibrée ne profitera pas seulement à la beauté de vos cheveux, mais à tout votre organisme ! Mes cheveux j'y tiens : plus de soins, moins d'agressions Un soin après chaque shampoing et un masque une fois par semaine sont des pratiques idéales pour nourrir et entretenir la brillance et la souplesse des cheveux. Selon votre type de cheveux du moment, vous pouvez recourir à des soins spécifiques (cheveux cassants, secs, gras, pellicules...).En revanche, les shampoings agressifs sont à proscrire, tout comme le brossage trop énergique, les coiffures trop serrées (queue-de-cheval, tresses...) qui cassent les cheveux et tirent sur les racines. Le sèche-cheveux trop chaud est aussi un ennemi des cheveux. Idéalement, laissez-les sécher régulièrement.Enfin n'hésitez pas à demander conseil à votre coiffeur et/ou à votre pharmacien ! Mais en cas de problème plus sérieux, c'est une visite chez un dermatologue qui s'impose ! Isabelle Eustache
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Surveillez régulièrement le dos de votre enfant
Tout au long de la croissance, il faut surveiller de près le dos d'un enfant. A la moindre anomalie, il convient de consulter un chirurgien orthopédiste qui, s'il diagnostique bien un trouble de la croissance, la prendra en charge. Les pathologies du rachis chez l’enfant surviennent généralement durant la période de croissance rapide de la colonne vertébrale, soit vers 12-13 ans chez les filles (avant les premières règles) et 13-14 ans chez les garçons (avant les signes de la puberté). D’où l'importance d'une surveillance rapprochée et rigoureuse afin de dépister les déformations vertébrales (scolioses, cyphoses) et de corriger suffisamment tôt un simple défaut postural. Dans ce domaine, la médecine scolaire remplit bien son rôle de dépistage, mais hélas, beaucoup d'enfants passent au travers. On recommande donc aux pédiatres, aux médecins généralistes et aux parents d’être particulièrement vigilants lors des examens. De nos jours encore, nombre d’enfants sont vus à un stade évolué nécessitant alors une chirurgie. La scoliose chez l’enfant Elle se reconnaît par l’apparition d'une « bosse du dos » lorsque l'enfant s’incline vers l’avant.Dès qu'une petite anomalie est constatée, il est nécessaire de réaliser des radios et en cas de dépistage de se diriger vers un chirurgien orthopédiste. Cette affection, vraisemblablement liée à une anomalie au niveau des vertèbres ou du disque intervertébral et qui concerne environ sept filles pour un garçon, reste stable dans la majorité des cas durant la croissance, mais nécessite une surveillance régulière tous les 4 à 6 mois. Si cependant une aggravation est constatée, le port d'un corset sera nécessaire jusqu'à la fin de la croissance. Si celle-ci est très importante, on recourt à la chirurgie qui consiste à greffer les vertèbres les unes aux autres après avoir redressé la colonne déviée. La cyphose chez l'enfant Elle correspond à une déformation de profil de la colonne vertébrale car les vertèbres ont une croissance asymétrique et grandissent plus en arrière qu'en avant. Ainsi, observé de profil, le dos de l'enfant est rond. Cette affection est généralement plus aisément décelée par les parents que la scoliose. La plus souvent sans évolution durant la croissance, elle peut cependant s'aggraver. Un traitement chirurgical est alors indispensable. Il consiste à bloquer la dernière vertèbre lombaire en la reliant au sacrum. Sports recommandés pour la colonne vertébrale Natation, basket, volley, hand-ball et équitation en manège. En réalité, tous les sports sont efficaces à condition qu'ils soient bien pratiqués. Et même si un enfant atteint d'une scoliose évolutive porte un corset, il est conseillé de le laisser poursuivre une activité sportive. Source : e-santé Dr Philippe Presles
Vaccin BCG contre la tuberculose : en avez-vous besoin ?
La tuberculose est une maladie rare en France. Mais elle existe toujours, et peut être dangereuse.Le vaccin contre la tuberculose a fait beaucoup pour diminuer l'importance de la maladie, et il n'est aujourd'hui plus recommandé que dans certains cas bien particuliers. Vaccin BCG contre la tuberculose : aujourd'hui très rarement utilisé Le vaccin BCG a été administré à tous les enfants pendant des dizaines d'années - le temps d'éliminer, ou presque, la tuberculose de nos contrées.Aujourd'hui, il n'est pratiquement plus utilisé... Mais la tuberculose, elle, est toujours là. Même si le nombre de nouvelles infections a baissé progressivement depuis 1970 et a même été divisé par deux depuis 1993, il y a toujours dans notre pays près de 5.000 cas par an et 900 décès (2011).Pourquoi ne vaccine-t-on plus contre la tuberculose ?Le vaccin BCG contre la tuberculose n'est en réalité pas très efficace, surtout après la petite enfance : il ne protège qu'à 50 %. C'est pour cela que l'on ne vaccine plus que les enfants à risque élevé de tuberculose : enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l'un de ces pays enfant devant séjourner au moins un mois d'affilée dans l'un de ces pays enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) enfant résidant en Île-de-France, en Guyane ou à Mayotte enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables, socioéconomiques défavorables, précaires ou en contact régulier avec des adultes originaires d'un pays de forte endémicité. Les pays où la tuberculose est endémique :Ils sont nombreux - toute l'Afrique, toute l'Asie y compris les pays du Proche et Moyen-Orien, l'Amérique Centrale et du Sud, les pays d'Europe centrale et de l'est y compris les pays de l'ex-URSS et dans l'union européenne : la Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie. La tuberculose n'est pas vraiment une maladie de certaines zones, mais plutôt de certaines conditions de vie. Partout où l'on allie promiscuité, manque d'hygiène et services médicaux absents ou insuffisants, elle guette... Le vaccin BCG en pratique Pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée dès la naissance. Les nourrissons âgés de moins de 3 mois sont vaccinés par le BCG sans test tuberculinique préalable. Chez les enfants à risque non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.L'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l'âge de 3 mois pour éviter de vacciner un enfant qui aurait été contaminé.Seule la forme intradermique du BCG est disponible en France.Pour un vaccin efficace La protection débute 5 à 10 semaines après le vaccin. Il faut donc vous y prendre bien à l'avance si vous partez à l'étranger. Par ailleurs, l'effet du vaccin ne dure que 10 à 15 ans, il faut donc prévoir des rappels réguliers.Ne pas négliger le dépistageLa tuberculose peut être guérie, bien sûr. Si vous avez fait un ou plusieurs séjours dans des pays où elle est endémique, un dépistage tous les 1 ou 2 ans après votre retour permettra de vous assurer que la maladie ne va pas vous affecter. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Enfant : quand faut-il consulter un orthophoniste ?
L'apprentissage du langage est un processus complexe, dans lequel tous les enfants n'avancent pas au même rythme.Mais comment savoir quand il faut demander de l'aide d'un orthophoniste, le spécialiste des troubles du langage ? Acquisition du langage : quelques repères importants Il existe des repères clairs quant à l'acquisition du langage : A un an, l'enfant prononce ses tout premiers mots (il dit "papa, maman"). Son vocabulaire s'élargit ensuite petit à petit. Il comprend des ordres simples. Vers 18 mois, les premiers « mots-phrases » apparaissent (« Maman partie » ou « Bébé mange » par exemple). Il comprend des phrases courtes et simples. A deux ans se dessinent des phrases courtes et plus complètes de 2 à 3 mots. Il comprend des ordres complexes. Ceci dit, l'acquisition du langage ne se fait pas de manière linéaire. L'enfant apprend tout à la fois la signification des mots, à articuler et à prononcer les mots, le rôle même de la parole, la place des mots dans les phrases... Il est possible qu'il avance sur un aspect, puis l'autre, donc le développement global de la parole n'est pas toujours facile à évaluer pour les parents.Certains éléments doivent inciter à consulter rapidement un orthophoniste : L'enfant ne réagit pas à son prénom, aux bruits, ne pointe pas, ne regarde pas son interlocuteur. Il n'a aucun mot à l'âge de deux ans. Le langage utilisé par l'enfant n'évolue pas : il se contente des quelques mots qu'il a appris et ne va pas plus loin. Le langage est incompréhensible. Il ne comprend pas. L'orthophonie : aussi pour les enfants qui parlent... Certains enfants parlent, mais ne parlent pas « bien ». On observe un bégaiement, ou des défauts de prononciation (zézaiement et autres troubles articulatoires).Dans ces cas, l'orthophonie est utile dès que l'on constate que le défaut ne disparaît pas de lui-même, et bien sûr si l'enfant semble souffrir de ses difficultés.La première étape d'une prise en charge en orthophonie est une évaluation complète des capacités de l'enfant, non seulement à parler, mais aussi à communiquer. L'orthophoniste a alors une idée précise de la gravité de la situation.Même si le trouble du langage est sérieux, il est possible que l'enfant rattrape complètement son retard dans les années à venir. L'orthophonie à tout âge Si les retards dans l'acquisition du langage sont la raison la plus connue de consulter un orthophoniste, ils ne sont de loin pas les seuls. A l'heure actuelle, les orthophonistes interviennent parfois chez de tout petits bébés, pour des problèmes d'allaitement, d'alimentation par exemple. Des troubles du langage peuvent apparaître après un événement de la vie, comme un traitement d'orthodontie par exemple. Par ailleurs, les orthophonistes interviennent aussi en ce qui concerne le langage écrit - c'est eux qui assurent le suivi des dyslexies et dyscalculies. Les orthophonistes s'occupent aussi d'adultes, de personnes âgées ou très âgées, qui ont perdu l'usage de la parole à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou qui ont des difficultés à s'alimenter suite au vieillissement ou à des maladies neurodégénératives. Bon à savoir :Quel que soit l'âge du patient et la nature du trouble, les orthophonistes travaillent après un avis médical. En d'autres termes, la première chose à faire si vous pensez avoir besoin d'un orthophoniste pour votre enfant est d'aller voir un médecin spécialiste, pédiatre ou ORL. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Prématurité : quel avenir pour les enfants nés trop tôt ?
En matière de prématurité, la médecine a fait d'énormes progrès et permet à des bébés parfois nés très tôt et très petits de survivre.Mais une fois sortis de l'hôpital, ces enfants ne sont pas toujours sortis d'affaire. Quelles sont les conséquences de la prématurité ? Bébés prématurés : tous les destins sont possibles Quand un bébé naît prématuré, toutes les possibilités existent. Certains ne survivront pas ; d'autres ne subiront aucune conséquence de cette entrée dans le monde un peu précipitée. Entre ces deux extrêmes, de nombreux enfants garderont des séquelles allant de handicaps très lourds à des difficultés gérables au quotidien.Pour rappel : la prématurité concerne 3,7% de la population. Tout bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. S'il est né après 32 semaines, la prématurité est moyenne et le pronostic est généralement très bon. S'il est né après 28 semaines, c'est la grande prématurité ; les conséquences sont souvent beaucoup plus sérieuses. Avant la 28ème semaine, on parle de très grande prématurité. Le risque que le bébé ne survive pas est très élevé (la moitié des bébés nés à 25 semaines de grossesse décèdent), et seuls 36% des enfants n'ont aucune séquelle (1). Prédire le futur d'un enfant qui naît prématuré n'est pas facile.Il est bien sûr clair que plus un enfant naît tôt dans la grossesse, plus il est en danger. C'est logique : les conséquences de la prématurité sont liées au manque de maturité des organes au moment de la naissance. Plus long sera le temps de grossesse “manqué” par le bébé, plus les séquelles seront importantes. Chaque jour passé dans l'utérus est donc une victoire.Le poids du bébé a aussi un impact important sur la survie du bébé, ainsi que sur son développement : le fait qu'un bébé ait un poids plus faible que la normale (quel que soit le moment de la grossesse où il est né) augmente par exemple son risque de souffrir de graves troubles neuromoteurs. Les conséquences possibles de la prématurité Elles sont très variées et peuvent toucher de nombreux organes (poumons et intestins notamment) mais les atteintes neurologiques sont les plus importantes. C'est au cours du dernier trimestre de la grossesse que le cerveau se développe le plus. Quand un bébé naît avant le sixième mois de grossesse, il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des séquelles à ce niveau.Les troubles cognitifs (dyslexie par exemple) concernent 31% des enfants ; les troubles moteurs, 14%. 11% des enfants nés avant 33 semaines ont au moins un trouble sévère, 29% ont au moins un trouble modéré (1).Certaines de ces séquelles vont disparaître avec le temps, mais les grands prématurés restent plus susceptibles que les enfants nés à terme d'avoir des problèmes cognitifs et comportementaux à l'école (2). Des facteurs aggravants de la prématurité Quel que soit le moment de la naissance, les conséquences de la prématurité peuvent fortement varier d'un enfant à l'autre.Certains facteurs indiquent qu'un bébé sera plus à risque : Les lésions cérébrales En raison de son immaturité, le cerveau est souvent abîmé au moment d'une naissance très prématurée. Il va de soi que souffrir de lésions cérébrales augmente fortement le risque d'avoir des séquelles... Même s'il arrive que des bébés lésés n'aient aucun trouble, et inversement (3). Les infections Le système immunitaire du bébé est immature à la naissance, et quand celle-ci est prématurée sa vulnérabilité est encore plus importante. Il est donc fréquent que les bébés prématurés subissent des infections. Elles peuvent avoir un impact important sur la santé future : par exemple, un bébé prématuré qui attrape le VRS (virus respiratoire syncytial, qui ne provoque chez les adultes qu'un simple rhume) a de fortes chances de devenir asthmatique. Et une infection contractée juste après la naissance augmente le risque d'être handicapé moteur (4). Les soins nécessaires pendant l'hospitalisation Les bébés qui auront nécessité des soins très lourds après leur naissance ont un risque plus élevé de séquelles. C'est évidemment lié au fait que leurs pathologies sont lourdes, mais aussi aux effets secondaires des soins eux-mêmes. Ainsi, un bébé qui a été mis sous respiration artificielle pendant longtemps peut voir se développer des cellules anormales dans ses poumons. Sa capacité respiratoire va donc diminuer. Par ailleurs, le simple fait d'être à l'hôpital plutôt que dans le ventre de sa mère est néfaste pour le développement du cerveau, même si les soins ont fait d'énormes progrès. Les bébés souffrent du bruit et de la lumière, en plus bien sûr des soins et examens douloureux. Qu'est-ce qui peut améliorer les perspectives des bébés prématurés ? La prise en charge des enfants très prématurés a fait des bonds de géants ces dernières années. Non seulement on sauve de plus en plus de bébés, mais ils se portent de mieux en mieux ! Et les parents peuvent agir pour diminuer le risque de séquelles grâce à ces actions : Une présence aussi fréquente que possible, surtout dans les premiers jours et les premières semaines. Le contact proche avec les parents (portage “peau à peau” notamment) est très important pour le bien-être des bébés et pour leur développement. L'allaitement maternel (5). La vaccination contre le VRS qui entraîne chez les prématurés des bronchiolites très dangereuses. Elle est remboursée uniquement pour ces enfants. Un suivi de près à long terme (au moins jusqu'à 6 ans), de préférence fait par un neuropédiatre, pour pouvoir apporter à l'enfant le soutien dont il a besoin dès que les séquelles éventuelles s'annoncent. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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La fièvre de l'enfant : mise au point
Face aux infections courantes (rhinopharyngite, otite, bronchite, angine ), les jeunes enfants montent vite en température. Généralement inquiets, les parents débutants ou confirmés n'ont pas toujours les bons réflexes. En effet, la prise en charge de la fièvre a aujourd'hui beaucoup évolué et de nombreuses idées sont devenues obsolètes. La fièvre est une maladie que l'on doit traiter. Faux. La fièvre est un symptôme signifiant que l'organisme se défend contre des infections. Les antibiotiques font baisser la fièvre. Faux. Les antibiotiques ne s'attaquent pas à la fièvre mais aux bactéries responsables de l'infection. Encore faut-il que l'infection soit bactérienne et non virale. Dans ce dernier cas, les antibiotiques n'auront aucun effet. L'aspirine est le seul médicament à utiliser contre la fièvre. Faux. Le paracétamol est le plus utilisé et le plus sûr.On peut aussi recourir à l'ibuprofène. L'aspirine n'est plus utilisé dans cette indication car il est soupçonné de provoquer des complications neurologiques rares mais graves en cas d'infection virale (syndrome de Reye). Il est recommandé de donner un bain tiède pour faire baisser la fièvre. Faux. Donner un bain à une température inférieure de 2°C à celle de l'enfant n'est plus recommandé. Cette pratique est peu efficace et risque inversement d'augmenter le mal-être de l'enfant. En cas de fièvre chez l'enfant de moins de 3 mois, on consulte tout de suite. Vrai. Chez les nourrissons, une consultation s'impose en cas de fièvre afin d'en rechercher la cause.Chez les enfants plus âgés, la consultation ne s'impose pas et la fièvre disparaît le plus souvent toute seule. Une exception : si la fièvre dure plusieurs jours et si l'enfant la supporte mal (abattu, peu réactif ). La fièvre signifie que l'organisme lutte contre une infection. Vrai. C'est une réaction naturelle de l'organisme pour aider à lutter contre les infections. La fièvre peut aussi apparaître dans d'autres circonstances : par exemple, en cas de d'insolation (coup de chaleur) et elle témoigne alors d'une déshydratation à corriger au plus vite. En cas de rhinopharyngite ou de grippe, on prescrit des antibiotiques. Faux. Les rhinopharyngites et la grippe sont des maladies dues à des virus. Or les antibiotiques n'agissent que contre les infections dues à des bactéries. Il arrive toutefois que des antibiotiques soient prescrits en cas d'infection virale. C'est alors pour prévenir d'éventuelles complications. La fièvre disparaît toute seule. Vrai. Dans la majorité des cas, elle disparaît sans qu'il soit nécessaire de la traiter. Donner un médicament contre la fièvre ne guérit pas mais soulage uniquement. C'est pourquoi lorsque la fièvre est bien supportée chez un enfant, il n'y a pas lieu de l'abaisser à tout prix. On envisage un traitement contre la fièvre à partir de 38,5°C. Vrai. Mais il n'est pas obligatoire de la traiter si l'enfant la supporte bien. En cas de fièvre, il faut découvrir l'enfant. Vrai. L'idée reçue selon laquelle il faut bien couvrir un enfant malade est fausse. Il faut inversement le découvrir (de façon raisonnable : lui enlever son pull, son gilet, sa couverture ), afin de laisser la chaleur s'évacuer du corps de l'enfant. Pour que la fièvre baisse plus vite on peut alterner deux médicaments. Faux. L'intérêt d'alterner deux antipyrétiques, comme par exemple l'alternance d'aspirine et de paracétamol, est aujourd'hui remis en question. Sans avis contraire du médecin, il est donc préférable de ne donner qu'un seul médicament, en respectant bien sûr les délais entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures). Jamais d'aspirine en cas de varicelle. Vrai. On ne donne jamais d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens à un enfant atteint de varicelle ou chez qui on suspecte une varicelle. Source : e-santé Isabelle Eustache
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En selle pour la santé ! Mettez-vous au vélo...
Le vélo permet non seulement de se déplacer rapidement mais il représente aussi un véritable atout santé ! Un moyen de "tran-sport" qui s'impose de plus en plus dans nos villes saturées de pots d'échappement... Le vélo, un "tran-sport" pas si commun Repensez un instant à la semaine qui vient de s'écouler.Au total, combien de temps avez-vous passé dans votre voiture, dans le métro ou dans le bus ?Et combien de temps avez-vous passé à la salle de sport ?Parions que la durée numéro 1 excède largement la durée numéro 2 ! Alors pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et adopter le vélo, ce "tran-sport" qui permet non seulement de se faufiler dans les rues, de faire des économies d'essence, de préserver l'environnement... et de prendre soin de sa santé ? Au lieu de pester dans les bouchons parce que vous allez encore manquer votre cours de gym... enfourchez plutôt votre deux roues ! Quels sont les bienfaits du vélo sur la santé ? Accessible à la grande majorité d'entre nous, la pratique du vélo présente très peu de contre-indications, sauf d'éventuels problèmes d'articulations ou de dos. Son principal avantage, comme tous les sports d'endurance, est de renforcer le muscle cardiaque et donc d'améliorer la résistance à l'effort.Au cours des dernières années, plusieurs études ont montré que la pratique régulière du vélo diminuait significativement le risque de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Elle présente aussi un impact positif sur les risques de diabète, d'obésité, d'hypertension et sur la qualité de la masse osseuse. Vélo : plus d'avantages que de risques Hillman, un chercheur britannique, a montré qu'en dépit des dangers du vélo (chutes, circulation automobile), les bénéfices d'une pratique régulière étaient 20 fois supérieurs aux risques. Et que rouler régulièrement à vélo permettait d'augmenter en moyenne son espérance de vie de deux ans et demi... Vélo : des bienfaits aussi sur la silhouette ! Le vélo renforce quasiment tous les muscles du corps, en particulier au niveau de la nuque, des bras, des cuisses et des jambes. En augmentant la masse musculaire, il permet également d'augmenter le métabolisme de base et donc de brûler davantage de calories... même au repos.Le vélo permet justement de galber et d'affiner la silhouette mais aussi d'améliorer la circulation sanguine. Une très bonne manière de lutter contre les problèmes de jambes lourdes et contre la cellulite !Contrairement à une idée reçue, pédaler ne donne pas de gros mollets, ce qui se vérifie en revanche dans certains modes de course à pied ! Pour vous remettre au vélo, choisissez votre monture Pour être à l'aise à vélo, choisissez correctement votre monture ! Posez-vous préalablement les questions importantes : Quel usage allez-vous faire de votre vélo ? Allez-vous rouler sur des chemins asphaltés et/ou sur des chemins de terre ? Allez-vous parcourir de courtes ou de longues distances ? Etes-vous un cycliste novice ou déjà expérimenté ? Sachez que de manière générale, plus le diamètre des roues est grand et plus la largeur des pneus est importante, plus le confort sera au rendez-vous. Soyez aussi attentif à prendre un cadre de vélo à votre taille (S, M, L selon votre stature).Pensez aussi à l'alternative du vélo pliable, que vous pourrez emmener partout avec vous, que ce soit dans le train ou dans l'avion...N'hésitez pas à demander le conseil d'un spécialiste car il y a autant de modèles que d'usages du vélo. Enfin, une fois trouvée la perle rare, ne négligez pas les réglages : guidon, selle, pneus...Vérifiez également l'éclairage (un feu blanc ou jaune à l'avant et un feu rouge à l'arrière), essentiel à votre sécurité. Roulez jeunesse ! Rouler à vélo ne nécessite aucune formation spécifique.Un bon équilibre et la connaissance du code de la route suffisent. Néanmoins, en raison de la densité du trafic automobile et de la rareté des pistes cyclables dans certaines villes, il est parfois intimidant de se lancer...Sachez que des stages pour enfants et adolescents mais aussi pour adultes sont régulièrement organisés.Pour trouver des astuces et rouler à vélo en sécurité : http://infotrafic.grandlyon.com/A-velo.48.0.htmlhttp://www.agirpourlasecuriteroutiere.asso.fr/Vive-le-velo-en-ville.htmlhttp://www.terraeco.net/Comment-eviter-le-danger-a-velo,15489.htmlhttp://www.ze-velo.com/dossiers-velo-de-ville-6.html Julie Luong, journaliste santé
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En forme après 50 ans : dormir, manger, bouger !
Au cap de la cinquantaine, c'est une nouvelle phase de la vie qui s'ouvre.Plus de temps libre, moins de stress, mais aussi un corps qui demande à être traité avec plus de ménagement.Comment rester en forme à travers tous ces changements ?
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Se remettre au sport en été, c'est vraiment une bonne idée ?
L'été, on a plus de temps pour le sport.Mais si on se prend pour un champion sans jamais s'entraîner le reste de l'année, nos muscles et nos tendons ne vont pas apprécier !Quelques conseils pour se remettre au sport en été, en toute sécurité. Reprendre un sport en été : oui, mais avec prudence ! Du temps, de l'espace et une motivation à toute épreuve pour retrouver la forme : c'est bien, mais ça ne fait pas tout.En sport, ce n'est pas parce qu'on veut, qu'on peut ! Se remettre au sport en été : bien connaître les risques encourus Muscles, tendons et ligaments risquent de souffrir d'autant plus qu'en été, les températures sont élevées.Or la moindre déshydratation peut être lourde de conséquences : 1 % de perte hydrique (soit 700 grammes pour un adulte de 70 kilos), c'est 10 % de capacités musculaires en moins.Il va donc falloir reprendre en douceur et toujours après avis médical une fois passé le cap des 40 ans.En effet, le risque d'accident est d'autant plus grand que l'on manque totalement d'entraînement. Que l'on surestime ses capacités sous prétexte que 20 ans plus tôt, on était bon sportif ou encore, que l'on participe à un match ou que l'on suive un groupe d'amis plus forts que nous, ça nous oblige à forcer.Chaque année, des dizaines de milliers de vacanciers, trop pressés de se lancer dans une activité sportive, font les frais de ces imprudences, avec à la clé, des crampes, des élongations, des claquages, des entorses, mais aussi parfois un infarctus du myocarde. Tout faire pour les éviter les accidents liés au sport durant l'été Beaucoup d'accidents surviennent en fin de séance (en raison de la fatigue) ou aux heures les plus chaudes de la journée (en raison d'une déshydratation). La meilleure prévention, c'est donc de faire du sport au moment où les températures sont encore clémentes (tôt le matin). On doit également penser à boire, au choix, 3 ou 4 gorgées, toutes les 10 minutes, d'une orange pressée coupée avec de l'eau en y ajoutant du sel, à raison de 1 à 2 grammes par litre, car leur fructose est l'allié des efforts musculaires de longue durée, ou encore, une eau bicarbonatée comme St Yorre, Vichy Célestins ou Badoit. Toujours sur le plan nutritionnel, les petits plats riches en charcuteries et en viande sont à consommer avec modération car les protéines produisent des déchets qui surchargent les reins et favorisent les tendinites. Il est préférable de préférer les sucres lents (pâtes, pain, riz...). Enfin, il vaut mieux faire différents sports, à petites doses, pour éviter de concentrer tous ses efforts sur le même groupe musculaire.Et surtout, ne jamais forcer, quitte à s'octroyer une pause quand on en ressent le besoin : si on n'arrive plus à parler sans hacher les mots, c'est qu'on est déjà au-dessus de nos capacités. Bien réagir en cas d'incident lors d'une séance de sport Si on a un muscle contracté, en boule et qui fait mal : Voilà qui signale une contracture et annonce que le muscle a été trop sollicité, trop longtemps. Il est plus que temps de stopper, faute de quoi, on risque des complications.En attendant, pour soulager, on peut masser la jambe, depuis la cheville vers le coeur et l'étirer pour détendre le muscle contracté. Si on ressent une douleur brutale : Des fibres musculaires se sont déchirées (claquage). Cela se produit quand notre activité est trop longue par rapport à nos capacités physiques. Comme le membre blessé doit être mis en décharge, il n'y a rien d'autre à faire que de vite consulter. Le médecin prescrit le plus souvent des béquilles et une dizaine de séances de kinésithérapie pour refaire travailler le muscle en douceur.Évidemment, il n'est plus question de se bouger durant les vacances puisqu'on en a au moins pour 3 semaines de traitement ! Si on se tord la cheville : Une entorse externe de la cheville, due à la distension du ligament externe - cas le plus fréquent - se produit par exemple lorsqu'on met le pied dans un trou. Si la douleur disparaît dès qu'on remet le pied à plat sur le sol et qu'il n'y a ni oedème, ni bleu, inutile de consulter. Il suffit de se reposer pour la journée.Mais si la marche est douloureuse ou encore la cheville gonflée, on n'a plus le choix : s'il le juge nécessaire, le médecin peut décider, souvent après radiographie, de mettre une contention ou un plâtre pendant 3 ou 4 semaines (lorsqu'un petit os du pied a été arraché). Si on ressent une douleur des heures après la séance de sport : Il s'agit probablement d'une inflammation d'un tendon trop sollicité (tendinite). C'est même certain si on joue au tennis avec une raquette de tennis trop lourde, un cordage trop tendu ou si on a une très mauvaise technique (tendinite du coude). Ou encore, si on court sur un sol trop dur, avec de mauvaises chaussures : cette fois, c'est le tendon d'Achille qui est touché.La solution : mettre du froid pour soulager et laisser le tendon malade au repos, pendant au moins deux semaines. Si la douleur persiste encore des mois : C'est que le problème initial n'a pas été correctement pris en charge. Il faut parfois opérer, notamment en cas d'instabilité ligamentaire après une entorse mal soignée.Une bonne raison pour ne rien négliger lorsque l'incident se produit ! Dr Philippe Presles
5 secrets pour des jambes plus fines...
Vous rêvez d'affiner vos jambes ? Quelques petits gestes au quotidien permettent de développer de belles jambes fines. Voici 5 secrets pour affiner vos jambes, à condition de les mettre en pratique au quotidien. Il s'agit donc davantage de prendre de bonnes habitudes pour acquérir des jambes fines...
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Des serious games pour les seniors
De plus en plus de jeunes retraités se mettent aux jeux vidéo… De quoi se refaire une jeunesse ? Le but de ces serious games ou « jeux sérieux » destinés aux plus de 60 ans est de faire travailler son cerveau et de limiter les effets du temps tout en s’amusant !
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Les médicaments à proscrire avant de prendre le volant, un avertissement à prendre très au sérieux
Avec la Sécurité routière et la Direction générale de la santé, l'ordre national des pharmaciens débute une grande campagne d'information pour alerter sur la dangerosité au volant de certains médicaments ...
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Sexualité expliquée aux enfants : les 3 règles pour les protéger
Les enfants font tous preuve de curiosité à propos de la sexualité. Et ils ont de la chance de vivre au XXIème siècle, car leurs parents répondent à leurs questions ! Pourtant, répondre aux questions ne suffit pas, et une bonne éducation vise également à leur donner la capacité de se protéger contre une éventuelle agression sexuelle. Parler de sexualité aux enfants, c'est important Leur parler, leur donner des explications, cela permet aux enfants de comprendre que la sexualité est quelque chose de normal, naturel, qui fait partie de la vie. Que si la sexualité, ça reste caché, c'est qu'il s'agit de quelque chose d'intime et non d'une partie de la vie laide ou dangereuse. Leur parler les rassure et leur permet d'apprivoiser plus facilement leur corps et la relation à l'autre. Le rôle des parents, c'est aussi de les protéger. Malheureusement, la sexualité est une zone à risque. Il existe des adultes ou des enfants sexuellement agressifs, capable d'avoir des gestes irrespectueux, de procéder à des attouchements, voire une agression sexuelle. Or, aucun parent n'a envie d'en parler bien sûr, mais tous les parents ont envie de protéger leurs enfants. Les protéger, c'est leur donner des armes pour réagir en cas de danger. Et la meilleure des armes, c'est la loi. Les 3 lois qui protègent vos enfants Ce qui protège les un enfant, c'est la connaissance de la loi et des règles qui la régissent.Si enfant dit à un adulte agresseur : « c'est interdit ce que vous faites (ou ce que vous demandez) et si vous continuez, vous irez en prison », que se passe-t-il ? L'adulte a peur et cesse immédiatement. Si au contraire, l'enfant a peur et n'a pas de mots pour se défendre, l'agresseur continue. Avant d'énoncer les règles, il faut expliquer à l'enfant que ces règles sont valables pour tous, tous les adultes et tous les enfants. La personne qui leur explique ses règles ne les invente pas et tout le monde les connaît normalement. Première règle : La sexualité est interdite entre adultes et enfants Et l'on peut ajouter que si un adulte ne suit pas cette règle, il ira en prison. Parce que la loi lui interdit la sexualité avec un enfant. Et c'est toujours l'adulte qui va en prison, jamais l'enfant. On peut également expliquer à l'enfant ce qu'il peut dire : lui formuler une phrase prête à employer en cas de problème. « Ce que vous voulez faire est interdit par la loi et si vous le faites, vous irez en prison ». Et puis, une bonne idée peut être de prévenir l'enfant que l'adulte sait très bien qu'il n'a pas le droit de faire ça. Alors, certains adultes qui méritent d'aller en prison mentent. Ils disent par exemple que tout le monde le fait en cachette, ou que ce sera un secret, qu'il ne faut pas en parler. Deuxième règle : La sexualité est interdite entre deux personnes de même familleLa sexualité est interdite entre frère et soeur, entre père et enfant ou entre mère et enfants. Idem entre grands-parents et enfants. C'est une loi universelle, c'est-à-dire qu'elle existe dans tous les pays du monde. Troisième règle : La sexualité n'est autorisée qu'entre personnes consentantes Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir des gestes sexuels. Et même quand on est un enfant, on doit respecter cette règle. On n'a par exemple pas le droit d'embrasser quelqu'un par surprise, de soulever la jupe d'une fille dans la cour de récréation ou de baisser le pantalon d'un garçon. Et puis, à côté de ces trois règles de base, il en existe un autre principe essentiel : La sexualité, ça se pratique en privé. On n'a pas le droit de montrer son sexe en public, et on n'a pas le droit d'entrer dans la vie privée de quelqu'un qui n'est pas d'accord, par exemple de se cacher pour regarder en douce quelqu'un qui est nu. D'ailleurs, aucun adulte ne se promène nu et si jamais il le faisait, la police l'emmènerait en prison. C'est l'exhibitionnisme, interdit par la loi. Sexualité : un enfant prévenu et informé saura s'exprimer et se défendreComme des adultes lui ont parlé des règles de la sexualité, il se sent autorisé à en parler lui aussi. Alors, s'il croise un exhibitionniste ou bien si quelqu'un cherche à l'attoucher, il en parlera à ses parents immédiatement et sera ainsi mieux protégé. Et si jamais il a été choqué, ses parents pourront l'aider, ce qui n'est pas le cas s'il garde tout pour lui.De même si un copain à lui ou une copine lui raconte une agression ou des attouchements, il sera capable de dire que c'est interdit et qu'il faut en parler.Et puis, il saura mieux se défendre par la parole. La loi est un bouclier protecteur pour les enfants, car les agresseurs sexuels craignent la prison. On sait que plus de 90 % des agresseurs ne récidivent pas s'ils sont passés par la case prison. Leur parler de la loi est donc une manière de les empêcher d'agir. Un enfant qui sait répondre à une personne qui cherche à l'agresser est plus fort et a beaucoup de chances de repousser l'agression.En effet, voici une parole d'agresseur pédophile passé par la prison : « vous savez, on repère les enfants fragiles, solitaires et timides ». Alors, rendre ses enfants forts, bien entourés et osant répondre à un adulte, c'est les protéger. Source : e-santé Dr Catherine Solano, médecin et sexologue
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Crise d'asthme, allergies et maladies respiratoires... c'est aussi une affaire de pollution atmosphérique
Allergies, crise d'asthme, cancer bronchique, rhinites ou BPCO... la dégradation de la qualité de l'air se paie au prix fort. En ce début de saison pollinique, que savons-nous en 2015 de ses conséquences sur les maladies respiratoires ?
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Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?
De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire. Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C'est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d'éventuels problèmes d'attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s'attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? » Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l'hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s'accompagner d'une lenteur d'exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n'est pas question de l'arrêter. En revanche, en l'absence d'amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal. La solution phytothérapie Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ? Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n'entraînent pas d'effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s'ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d'affection en lien avec l'acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l'incontinence ou la dépression.Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l'existence d'éventuelles interactions avec d'autres médicaments. Autrement dit, l'indication d'un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). » Qu'en est-il des benzodiazépines ? Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l'anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu'ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C'est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d'attention. Comme avec les bêtabloquants, si l'effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n'en faut pas moins réfléchir à la façon d'améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d'un traitement Les bénéfices et les risques d'un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d'exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d'angoisse ou d'attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l'attention s'il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas. Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d'Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d'Alzheimer ? Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l'Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d'Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l'origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d'Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l'animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer.Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c'est-à-dire qui n'améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.Les médicaments antidouleurs... eux aussi !Dans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu'elle est forte, elle a d'importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l'origine d'un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.« C'est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l'opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu'il n'y a qu'un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l'incontinence, etc.Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l'herboriste ou le naturopathe.Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu'il prend, sans rien oublier ». Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l'alcool et le cannabis Après ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l'alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d'attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.Ce sont donc toutes les substances toxiques qu'il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu'il faut éviter l'automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s'il est encore utile. Source : e-santé Isabelle Eustache
Sexualité et maladie cardiovasculaire : ne pas s'abstenir !
Après un accident cardio-vasculaire, la peur de la récidive et de la mort subite, le "maternage" excessif du conjoint, le sentiment de fragilité et de dévalorisation de soi... paralyse : la sexualité n'existe plus. Or, non seulement la sexualité n'est pas risquée pour le coeur, mais elle bonne pour sa santé, y compris après un événement ou une maladie cardiovasculaire.L'accident ou la maladie cardiovasculaire porte un coup fatal à la libidoL'impact psychologique d'un accident cardio-vasculaire (syndrome coronarien aigu/infarctus du myocarde, dissection aortique/irruption de sang à l'intérieur de la paroi de l'aorte, accident vasculaire cérébral, chirurgie cardiaque, pose d'un défibrillateur automatique implantable etc.) doit être pris au sérieux car il compromet souvent la vie sexuelle (1), chez l'homme comme chez la femme. La crainte d'un nouvel accident cardio-vasculaire ou de la mort subite en plein ébat sexuel obsède et freinent bien des ardeurs. L'effet de certains médicaments cardio-vasculaires aussi : la baisse de la pression artérielle qu'ils induisent peut aggraver des troubles de l'érection* et plusieurs molécules peuvent chez la femme altérer la libido ou entraîner une sécheresse vaginale**.De plus, un évènement si bouleversant peut créer une dépression réactionnelle et les médicaments antidépresseurs et anxiolytiques n'arrangent rien à l'affaire : ils peuvent induire une sécheresse vaginale ou des troubles de l'érection. Enfin, avec l'arrêt maladie qui isole la personne, son sentiment de fragilité et de dévalorisation, la fatigue (asthénie)... la sexualité et le désir passent au second plan. Sans parler du tabou qui empêche la personne de s'en ouvrir aux médecins.Pr Claire Mounier-Vehier, Chef du Service de Médecine Vasculaire et Hypertension Artérielle à l'hôpital Cardiologique (CHRU de Lille) : « De plus en plus de femmes jeunes sont touchées par les accident cardiovasculaires. +18% d'infarctus du myocarde (crise cardiaque) chez les femmes de moins de 55 ans sur 2002-2008 et cela ne cesse de progresser. Et là, les études (2) pointent l'attitude surprotectrice du conjoint qui considère leur femme comme « plus fragile et sont plus hésitants » à être sexuellement entreprenants. Et comme seules 10% des femmes vont en réadaptation cardiaque (3) après une crise cardiaque (contre 30% des hommes), il n'y a aucun moment privilégié pour les informer sur la reprise de la sexualité ! »Sexualité : moins risquée que de se mettre en colèreFort heureusement, les sociétés savantes nationales et internationales se penchent enfin sur le sujet (4). Il était temps : seule une personne sur deux après un accident cardiovasculaire reçoit des conseils éclairés en la matière (2)(5).Il faut dédramatiser : l'activité sexuelle n'est qu'une activité physique modérée (6), d'intensité comprise entre 2,5 à 3,3 METS (30 Watt), soit l'équivalent de la montée d'un à deux étages avec son partenaire habituel (quatre étages avec un nouveau partenaire). Comme toute activité physique, elle accroît le risque d'accident cardiaque au moment où on la pratique, puis ce risque diminue en deux heures. Néanmoins, un accès de colère ou un exercice physique inhabituel ou réalisé dans les 2 à 4 heures après le réveil est bien plus risqué ! Attention à l'impact émotionnel qui joue énormément ; l'activation cérébrale du système nerveux (celui appelé "sympathique") conduit à une accélération de la fréquence cardiaque, à une augmentation de la consommation du coeur en oxygène (son carburant) et parfois à des troubles du rythme cardiaque. Cela explique pourquoi l'activité sexuelle est plus risquée avec un nouveau partenaire. Ça l'est aussi en cas de pratiques sexuelles inhabituelles.Le septième ciel en deux étagesComme toute activité physique, l'activité sexuelle est bénéfique sur la santé cardio-vasculaire, mais aussi d'une manière plus générale sur la santé psychique, dixit l'Organisation Mondiale de la Santé. La pratique régulière du sport et la rééducation cardio-vasculaire après un accident cardio-vasculaire divisent par deux le risque d'accident cardiaque pendant l'activité physique et pendant l'acte sexuel (6), car le coeur et les artères se ré-entraînent à l'effort. Le risque de déclencher un syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde/crise cardiaque, dissection aortique ...) à la suite d'une activité sexuelle est alors peu élevé surtout si le patient pratique une activité physique régulière.Pr Claire Mounier-Vehier : « Les endorphines de bien-être libérées par le sport et l'activité sexuelle sont relaxantes car elles baissent la pression artérielle. Une fois la situation cardiaque stabilisée et après la rééducation cardiovasculaire, non seulement l'activité sexuelle est possible mais je l'encourage. Celle-ci ne doit pas être limitée si le patient peut réaliser 60 Watts sur bicyclette ou monter deux étages à bon rythme (en 10 secondes) avec une bonne tolérance (7) ».6 facteurs de risque d'accident cardiaque au cours de l'activité sexuelleS'il n'y a pas de positions sexuelles à éviter, il vaut mieux différer l'activité sexuelle dans certains syndromes coronaires aigus (d'une à plusieurs semaines selon la taille de l'infarctus du myocarde et des symptômes) et idéalement après la rééducation cardio-vasculaire. En cas de sternotomie (ouverture du sternum) et de pontage vasculaire, un délai incompressible de 6 à 8 semaines est imposé et là aussi la sexualité peut reprendre après la rééducation cardio-vasculaire. Quelques jours d'abstinence suffisent après une angioplastie non compliquée programmée (rétablissement de la circulation artérielle en dilatant le rétrécissement de l'artère coronaire).En résumé, lorsque le risque d'accident cardiaque est élevé c'est-à-dire en cas de situation cardiaque instable (post-infarctus immédiat, hypertension non-contrôlée, anévrisme aortique important, dissection aortique) et en cas de chirurgie (remplacement d'une valve cardiaque, pontage coronaire ...), pas de sexe ni d'activité physique tant que la situation n'est pas stabilisée ! C'est le cardiologue qui donnera son feu vert, comme pour toute activité physique d'ailleurs.Quant aux personnes ayant fait un accident cardio-vasculaire mais qui sont à risque modéré (syndrome métabolique, coeur insuffisamment irrigué/"angor" mais modéré et stable, après une angioplastie compliquée, une crise cardiaque récente (entre 2 et 6 semaines), un trouble du rythme cardiaque comme une fibrillation atriale) ce sera du cas par cas ; la sexualité ne sera pas proscrite mais pourra être seulement différée.Quoi qu'il en soit, 6 facteurs exposent à un sur-risque de nouvel accident sous la couette :Le fait d'être sédentaire.L'usage de drogues illicites (cocaïne, amphétamines ...).L'alcool.Un nouveau partenaire.Un partenaire plus jeune.La relation extraconjugale (l'interdit est excitant, or dans le risque cardiaque pendant l'acte sexuel, l'aspect émotionnel joue beaucoup).Insuffisance cardiaque : on a aussi une vie sexuellePendant l'orgasme, l'oxygène que consomme le muscle cardiaque est finalement très faible (10 à 14 ml/min/kg). C'est pourquoi l'activité sexuelle est généralement possible chez l'insuffisant cardiaque. Elle dépend du résultat à l'épreuve d'effort métabolique (le pic du volume d'oxygène consommé par le myocarde doit dépasser 10ml/min/kg) mais aussi du stade de l'insuffisance cardiaque qui doit être léger à modéré. L'activité sexuelle améliore alors non seulement la qualité de vie mais aussi l'espérance de vie chez ces personnes. Aucune position n'est interdite, sauf dans les cas très graves d'insuffisance cardiaque (en attente de greffe), où il faut surtout éviter de porter le partenaire.Patient cardiaque : 10 conseils pour une sexualité sans risqueTout syndrome d'apnées obstructives du sommeil doit être traité.Toute hypertension doit être contrôlée.Le tabagisme doit être stoppé totalement. Au sport ou au lit, la cigarette est à bannir 1 heure avant et 2 heures après car elle peut provoquer des spasmes artériels (rétrécissement du diamètre du vaisseaux et limitation du flux sanguin pouvant conduire à l'accident cardiovasculaire) ou des ruptures de plaques de cholestérol en accélérant encore une fois la fréquence cardiaque et en augmentant transitoirement la pression artérielle.L'activité physique doit être régulière (30 minutes/ trois fois par semaines ou 15 minutes tous les jours).La personne cardiaque en surpoids ou obèse doit perdre du poids.Plus encore qu'en population générale, la consommation d'alcool doit être restreinte (trois unités/jour chez l'homme, 2 chez la femme à risque cardio-vasculaire, en cas d'hypertension ou d'insuffisance cardiaque). Rappel : une unité d'alcool équivaut à 10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière à 5° ou 3cl de whisky à 40°.Les sédatifs et les anxiolytiques doivent être évités.Les antidépresseurs doivent être pris sur un courte durée.Le stress doit être géré par une thérapie comportementale telle que la cohérence cardiaque (contrôler sa respiration et ses battements cardiaques), la médication en pleine conscience.La rééducation cardiovasculaire doit être suivie : elle favorise le retour à une vie sexuelle en toute sécurité après un accident cardiaque. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
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Comment éviter ces fichus kilos d'hiver ?
Il est généralement admis qu'il est normal de grossir en hiver pour cause de froid, de baisse de moral, de besoin de se réchauffer avec les traditionnels plats bien roboratifs et de se faire du bien avec des produits gras et sucrés.Comment contourner ces idées reçues afin de ne pas engranger de kilos en trop ?
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Enurésie de l'adolescent : on ne lâche rien !
Vers l'âge de 17 ans, plus personne ne devrait souffrir d'énurésie nocturne. En théorie ! Si elle touche 10% des 5-7 ans et guérit spontanément au rythme de 1% par an, dans les faits, l'énurésie peut persister chez 1 à 2% des adultes. Pas question de céder au découragement pour autant. Enurésie de l'adolescent, quand s'inquiéter ? Dans l'énurésie nocturne primaire isolée (Enpi) -la plus fréquente- la personne qui fait « pipi au lit » n'a jamais acquis un contrôle mictionnel (pour uriner) nocturne sans traitement pendant au moins six mois. Vers l'âge de 5 ans, 85% de la population sait se retenir la nuit (« contrôle mictionnel nocturne »). Plus on avance en âge, plus le risque que l'énurésie soit sévère (>3 accidents/semaine) est grand. Et 2,5% des personnes jusqu'à 40 ans souffrent encore de cet type d'incontinence urinaire.Dr Henri Lottmann, chirurgien urologue (hôpital Necker-Enfants malades, Paris) : « Chez les adolescents et jeunes adultes il y a les énurésies rebelles jamais traitées de façon appropriée, les énurésies négligées car pas forcément gênantes et les énurésies réfractaires où il y a eu une démarche thérapeutique appropriée, mais qui a échoué. Peu importe les prises en charge antérieures, il faut alors tout reprendre à zéro ». Les 6 causes d'une énurésie de l'adolescent et du jeune adulte Plusieurs facteurs entrent en jeu dans l'énurésie et sont parfois associés : Une polyurie (urines abondantes) nocturne est la cause la plus fréquente (70% des énurésies nocturnes primaires isolées). Chez les adolescents énurétiques, elle peut être favorisée par de mauvaises habitudes comme la prise excessive de thé, ou de café qui entraîne une hyperexcitabilité du muscle vésical avec des envies d'uriner (mictions) fréquentes et de petit volume. De plus, alors qu'en général la diurèse (production d'urine) chute la nuit sous le contrôle d'un pic de sécrétion d'une hormone (l'ADH), chez les énurétique ce pic de sécrétion n'existe pas. La vessie est alors « débordée ». Une faible capacité vésicale. Malgré la chute de la production d'urine la nuit, environ 30% des énurétiques ont une capacité insuffisante de leur vessie (< 70% de la capacité vésicale normale). L'absence de perception du remplissage de la vessie. Plutôt qu'un sommeil trop profond, il y a chez les énurétiques une perturbation du seuil d'éveil, qui ne leur permet pas de percevoir le trop-plein de leur vessie. Comme le disent les parents, ils sont « durs à réveiller ». L'obstruction des voies aériennes supérieures comme le syndrome des apnées du sommeil et le ronflement sont source de polyurie et donc éventuellement d'énurésie. L'énurésie est parfois héréditaire. Faire « pipi au lit » est plutôt masculin (3 garçons pour 1 fille). Il y a aussi un facteur héréditaire : le risque est de 40% si l'un des deux parents était lui-même énurétique et 70% si les deux parents l'étaient. Les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les adolescents et jeunes adultes souffrant d'énurésie primaire. Néanmoins, 20% des enfants énurétiques ont un « déficit de l'attention avec hyperactivité » (TDHA), dont les deux composantes (hyperactivité et trouble de l'attention, plus discret) sont à rechercher. Pas de diagnostic d'énurésie sans calendrier mictionnel En consultation, l'urologue va retracer l'histoire de la maladie et s'aider de questionnaires qui explorent les troubles de la miction et de la continence et d'un calendrier mictionnel sur 48h rempli au préalable par l'adolescent (nombre de mictions et leurs horaires avec si possible la quantité d'urine émise, mesurée dans un verre en plastique gradué en millilitres). Si l'adolescent porte toujours des couches, la production d'urine nocturne est déduite par la différence de poids de la couche mouillée/sèche ajoutée au volume d'urines émises au réveil. Il effectuera aussi un examen clinique neuro-urologique complet pour explorer cette incontinence urinaire. Aucun examen complémentaire n'est utile en première approche, tout au plus une bandelette urinaire réactive pour éliminer en particulier un diabète. 25% des cas d'énurésie guéris avec les règles hygiéno-diététiques Première étape, le suivi des règles hygiéno-diététiques peut guérir près d'un quart des adolescent et jeunes adultes énurétiques. Elles visent à corriger les apports hydriques et leur répartition : Les apports liquides chez l'adolescent ou l'adulte énurétique restent normaux : 35-40 ml par kilo et par jour, ingérés entre 7h et 18h. 1/3 des boissons quotidiennes est absorbé au petit déjeuner. 70% des apports liquides doivent être ingérés avant 16h. Une fois ces règles respectées, on peut ensuite envisager de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h. Eviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés, le thé, le café. Limiter l'apport calcique en modérant les laitages le soir. Boire avant le sport. Pas après. Attention aux apports hydriques cachés ! Une soupe au dîner fournit 300ml de liquides. Aller uriner régulièrement dans la journée, sans attendre la dernière minute. Quels moyens pour venir à bout d'une énurésie ? Parfois cependant, l'énurésie perdure malgré les règles hygiéno-diététiques respectées et la prise en charge d'un « déficit de l'attention avec hyperactivité » ou d'un syndrome des apnées du sommeil.Plusieurs traitements, adaptés aux informations fournies par le calendrier mictionnel peuvent être proposés : La desmopressine est le médicament de premier recours. Efficace dans les forme d'énurésie avec polyurie (urines abondantes). Les alarmes sonores sont plutôt le choix privilégié dans les formes à petite capacité vésicale (30% des cas). Une sonde glissée dans la culotte ou une alèse déclenche une alarme dès les premières gouttes. Elles sont considérées efficaces après 14 nuits sèches consécutives. Ces systèmes d'alarme sont efficaces (aucune nuit mouillée) dans 60 à 80 % des cas sur une moyenne d'utilisation de trois mois (les alarmes sont d'autant plus efficaces que le patient est plus âgé et motivé). Il peut parfois être nécessaire de prescrire un traitement combiné alarme- desmopressine. En particulier dans les cas où la polyurie s'accompagne d'une capacité de vessie réduite. Avec le temps, l'alarme sonore permet à la personne de dormir une nuit entière sans se lever : cela signifie qu'on est parvenu à resynchroniser la vessie avec la production d'urine nocturne. Certains médicaments appelés anticholinergiques peuvent s'avérer utiles, en seconde intention lorsqu'on suspecte une énurésie nocturne par une vessie hyperactive qui peut n'exister que pendant le sommeil (1/3 des 30% d'énurésies nocturne à capacité de vessie réduite). Les antidépresseurs (ceux dits imipraminiques) sont réservés à de rares cas d'énurésies réfractaires chez l'adolescent et prescrits de manière très « encadrée » du fait de leur toxicité cardiaque potentielle. Ils agissent sur le seuil d'éveil et sur la capacité de la vessie. L'hypnose, la psychothérapie, l'acupuncture, l'homéopathie ou la chiropraxie n'ont pas à ce jour fait la preuve de leur efficacité, faute d'études fiables. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique