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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Dossier médical : plus de demandes

Il y a eu 6000 demandes d’accès au dossier médical en 2008 contre 1.107 avant l’entrée en vigueur de la loi Kouchner de 2002.Des demandes liées à un contentieux dans moins de 10% des cas. Sept ans après l’entrée en vigueur de la Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, nous sommes encore loin de l’explosion des demandes d’accès au dossier médical prévue par ceux qui redoutaient une dérive « à l’américaine » du système de santé français. Preuve que la loi de 2002 répondait à un réel besoin des patients, entre 2001 et 2006, le nombre de demandes a augmenté de 191 %, selon une étude réalisée auprès des hôpitaux de l’Assistance publique de Paris. Si ce chiffre a encore progressé depuis 2006, il convient cependant de le relativiser. On a compté en 2008, près de 6000 demandes d’accès au dossier médical sur plus de quatre millions de consultations ! L’autre enseignement majeur de cette étude, c’est la proportion relativement marginale de ces demandes qui concernent des contentieux : moins de 10 %. Et pour moins de 2 % d’entre elles, la consultation du dossier est motivée par la volonté de connaître les raisons du décès d’un proche. Dans la majeure partie des cas (35 %), la motivation est l’information personnelle du patient. Qu’est qu’un dossier médical ? La loi autorise l’accès aux informations formalisées, c'est-à-dire qui ont un support : les écrits (échanges entre professionnels, résultats d’examen, comptes rendus, protocoles et prescriptions thérapeutiques…), les photographies, les radiographies, les enregistrements. Exceptions : les rapports d’enquête sociale, les arrêtés d’hospitalisation d’office, et les bilans psychologiques peuvent ne pas être intégrés au dossier, car ils ne sont pas produits par un médecin. Quels délais ? Lorsque la demande est formulée, le détenteur du dossier doit répondre sous huit jours. Ce délai est de deux mois si les éléments demandés ont plus de cinq ans d’ancienneté, ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie. Ces délais correspondent au dispositif légal, mais dans la pratique, ils sont souvent plus longs : seuls 9% des patients ont obtenu leur dossier sous huit jours, contre 61 % entre huit jours et deux mois et 17 % après deux mois. Le gouvernement envisage d’ailleurs de modifier cet aspect de la loi afin qu’elle se rapproche de la réalité… Pour tout savoir sur les modalités d’accès au dossier médical, cliquez iciEt en cas d’obstacles ? Lorsque les dossiers sont anciens, il est souvent difficile d’en retrouver la trace. Sachez tout de même que la constitution du dossier médical est une obligation légale depuis 1970 à l’hôpital, et depuis 1995 pour la médecine de ville. Si vous rencontrez des difficultés pour accéder à votre dossier médical, il est possible de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA. En revanche, si ce refus provient d’une clinique privée ou d’un professionnel privé, seul le juge est autorisé à régler le différend. Référence juridique : Article L. 1111-7 du Code de santé publique.  

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Ma santé

Cancer du col de l’utérus : l’indispensable frottis

Pour limiter les risques de développer un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de réaliser un frottis de dépistage tous les trois ans. Les jeunes filles peuvent également se faire vacciner en complément.Si le traitement du cancer du col de l’utérus a connu des avancées appréciables ces dernières années, il continue cependant de faire un millier de victimes chaque année en France. Ce chiffre pourrait être beaucoup plus faible si les règles de dépistage étaient respectées.La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus tirent leur origine de la contamination par le virus du papillome humain (HPV) à l’occasion d’un rapport sexuel non protégé. Le HPV disparaît le plus souvent naturellement sous l’action du système immunitaire. Mais il peut, dans certains cas, donner naissance à des lésions précancéreuses du col. Sans prise en charge, ces dernières constituent un terrain favorable au développement d’un cancer.Le dépistage chez le gynécologue permet de limiter fortement les risques. Grâce au frottis cervico-utérin, il est en effet possible de détecter des cellules anormales à un stade précoce de leur développement. Et d’en venir à bout facilement. Indolore, l’examen consiste à réaliser un prélèvement de cellules sur le col, qui seront ensuite analysées en laboratoire. Selon la Haute Autorité de Santé, le premier frottis devrait intervenir dès l’âge de 25 ans. Après deux frottis normaux à un an d’intervalle, il est recommandé de rendre visite tous les trois ans à son gynécologue pour renouveler l’intervention, et cela jusqu’à 65 ans.Parallèlement aux frottis réguliers, la vaccination est une arme supplémentaire pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Deux produits – le Gardasil et le Cervarix – offrent une protection efficace contre certaines souches du HPV impliquées dans la plupart des cancers.Ces deux produits sont remboursés à 65% par la Sécurité sociale. Votre complémentaire santé les remboursera exactement comme elle rembourse n’importe quel produit pharmaceutique pris en charge à 65 %. La Mutuelle Générale, pour sa part,les rembourse à 100 % en complément de la Sécurité sociale.Réalisée en trois injections réparties sur six mois, la vaccination doit être effectuée avant toute contamination par le HPV. C’est pourquoi elle est proposée aux jeunes filles de 14 à 23 ans, si celles-ci n’ont jamais eu de relations sexuelles ou si le dernier rapport remonte à moins d’un an. La vaccination permet d’empêcher les virus responsables de 70 % des cancers de l’utérus de s’installer au niveau du col de l’utérus. Elle ne protège donc ni contre tous les cancers, ni contre toutes les lésions précancéreuses, dont beaucoup sont asymptomatiques et ne peuvent être dépistées que lors d’un examen gynécologique ou d’un frottis. La vaccination ne dispense donc pas d’un dépistage triennal.En savoir plus

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Ma santé

Une pilule de troisième génération enfin remboursée

Depuis mi-septembre, la Varnoline Continu® du laboratoire Schering-Plough est prise en charge à 65 %. Une première en France pour une pilule de troisième génération.Il aura fallu plus de vingt ans pour qu’un contraceptif oral de troisième génération soit pris en charge par la Sécurité sociale. C’est désormais chose faite avec l’inscription au Journal Officiel, mi-septembre, de la pilule Varnoline Continu® sur la liste des médicaments remboursables. Un arrêté qui fait suite à l’avis favorable rendu en mai dernier par la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS). Des laboratoires réticentsCommercialisée par le laboratoire Schering-Plough, la Varnoline Continu® était jusqu’à présent proposée à un prix variant de 24 à 28 € pour 3 plaquettes de 28 jours. Elle est désormais vendue 2,90 € pour une plaquette et 7,28 € pour trois plaquettes, et prise en charge à 65 %. Cette forte baisse du prix est directement liée au remboursement de la Varnoline Continu® par la Sécurité sociale. De fait, les laboratoires sont libres de fixer les prix de leurs spécialités tant que celles-ci ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. En revanche, en cas de prise en charge, le prix doit faire l’objet d’une négociation avec l’Etat. C’est ce qui explique, selon le ministère de la Santé, pourquoi aucun laboratoire commercialisant un contraceptif de troisième génération n’avait, jusqu’à récemment, fait de demande d’inscription sur la liste des médicaments remboursables.Une réelle avancée pour les femmesLe remboursement de la Varnoline Continu® est donc une « réelle avancée » qui permet « aux femmes d’avoir enfin le choix, sur avis de leur médecin, entre les différents types de pilules », se félicite le ministère de la Santé dans un communiqué. Une avancée d’autant plus importante qu’en France, les pilules de troisième génération représentent environ 50 % en volume des contraceptifs oraux utilisés.

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Ma santé

Aide complémentaire santé : un dispositif à revoir

Six ans après sa création, l'aide complémentaire à la complémentaire santé (ACS) ne convainc toujours pas. Au 31 août 2010, 637 308 attestations avaient été délivrées alors que 2,2 millions de personnes seraient éligibles à cette aide, soit à peine 25% des personnes qui pourraient en bénéficier. Pis, sur ces 637 308 attestations, seulement 537 744 auraient été effectivement utilisées, selon une étude de 2011 du fonds CMU ! Trois chercheurs de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES), se sont donc penchés sur les raisons qui freinent le recours à l’ACS. Pour leur étude, publiée en février 2011, ils se sont appuyés sur une expérimentation menée en janvier 2009 par l’Université Paris-Dauphine auprès de 4 209 assurés sociaux de la Caisse primaire d’assurance maladie de Lille-Douai éligibles à cette prestation. L’ACS, une prestation pas assez accessible Résultat de cette étude : seuls 17% des assurés inclus dans l’étude ont fait une demande d'ACS. En cause, notamment, des critères d'éligibilité trop restrictifs. Beaucoup de ménages pensent pouvoir bénéficier de l'ACS alors qu’ils disposent de ressources trop élevées. 35% des demandes ont ainsi été refusées. Pour pallier cette difficulté, le seuil d'éligibilité a été relevé le 1er janvier dernier : les revenus du demandeur peuvent désormais être supérieurs de 30 % au plafond autorisé pour la CMU-C contre 25 % auparavant. Le plafond de revenus maximum pour en bénéficier est donc fixée, en juin 2011, à 9590 euros par an, soit 799,16 € par mois en métropole et 10 674 euros par an, soit 889,50 € par mois dans les départements d’Outre-mer. Une information qui passe à côté de sa cible Deuxième dysfonctionnement pointé par l’IRDES : le manque d’information sur ce dispositif qui reste méconnu. L'expérimentation lilloise démontre le faible succès de la campagne d'information par courrier, ce qui appelle, sans doute, la mise en place d'une communication directe vers les assurés, en face à face, avec l'appui des partenaires de l'assurance maladie (associations, mutuelles, assistantes sociales).  Augmenter le « chèque santé » ? Enfin, les chercheurs de l'IRDES s'interrogent sur le montant de l'ACS, qui varie actuellement de 100 euros pour les moins de 25 ans à 500 euros pour les 60 ans et plus. L'enquête montre ainsi que la majoration du montant du « chèque santé » améliore légèrement le taux de recours à l'ACS et permettrait de mieux cibler les personnes effectivement éligibles. Cet effet reste cependant modeste et ne permettra pas d'améliorer complètement le recours à ce dispositif. « D’autres types d’interventions et de politiques sont sans doute à envisager », concluent les chercheurs. Pour plus de détails : http://www.irdes.fr/Publications/2011/Qes162.pdf www.fonds-cmu.fr www.securite-sociale.fr/textes/maladie/cplmtaire/aide_cplmtaire.htm  

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Ma Complémentaire

BPCO : pensez au dépistage !

Méconnue des fumeurs eux-mêmes, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est pourtant l’une des principales causes de décès dues au tabagisme. Toux grasse, gêne respiratoire, essoufflement... N’attendez pas pour en parler à votre médecin traitant. Elle provoque 16 000 décès par an. La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire grave et irréversible qui, dans 80 à 90% des cas, est imputable au tabagisme. On estime qu’environ un fumeur sur cinq en sera atteint. Les premiers symptômes de la maladie –toux grasse et chronique accompagnée d’expectorations- passent en général inaperçus. D’autant que dans cette phase précoce, la fonction respiratoire n’est pas affectée. Les stades suivants décrivent une lente dégradation de l’état du malade qui se traduit, dans un premier temps, par une gêne respiratoire à l’effort évoluant vers un essoufflement permanent dans les cas les plus graves. Un déclin de la fonction respiratoire « L’apparition progressive d’un trouble ventilatoire obstructif est liée à l’apparition de lésions diffuses au niveau des bronches […] dont le potentiel de réversibilité est inconnu » prévient la société de pneumologie de langue française (SPLF). Ses experts rappellent qu’à l’horizon 2020, la BPCO constituera l’une des premières causes de décès par maladie. Toux chronique, respiration sifflante, essoufflement… « Ces manifestations devraient alerter les fumeurs. Sauf que bien souvent, ils les considèrent comme un tribut normal à payer au tabagisme et ne s’en inquiètent pas », observe le Dr. Arnaud Cavaillès, pneumatologue au CHU de Nantes. « C’est là tout le caractère insidieux de la maladie ». Comme pour balayer le problème sous le tapis, « certains diminuent leur niveau d’activité sans même s’en apercevoir pour éviter l’essoufflement ». Et continuent de fumer. Une simple mesure du souffle Or, le seul véritable moyen pour endiguer la progression de cette affection respiratoire mortelle est d’arrêter la cigarette. Certes, les médicaments bronchodilatateurs permettent aux patients les plus atteints de diminuer les symptômes, mais pas toujours de retrouver leur souffle d’avant. En l’absence d’un dépistage systématique, les pneumologues suggèrent aux fumeurs réguliers de plus de 40 ans de s’adresser à leur médecin traitant. Si celui-ci possède un spiromètre, il vous proposera une mesure du « volume expiratoire maximum par seconde »  (VEMS). Sinon, il vous orientera vers un spécialiste. La vie ne tient décidément qu’à un souffle.  

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Ma Complémentaire

Accident causé par un tiers : pensez à le déclarer !

Vous avez été victime d’un accident causé par une personne ou une institution quelconque ? Vous devez impérativement en informer non seulement l’Assurance maladie, mais aussi votre complémentaire santé. Explications. On appelle « accident causé par un tiers » un accident dont vous êtes la victime, provoqué par une autre personne, de façon volontaire ou involontaire. Vous avez subi une agression ? Vous avez été mordu par un animal ? Vous êtes victime d’un accident pendant une activité sportive ou bénévole ? Vous vous blessez à cause de l’état de la voirie ? Dans toutes ces situations, il existe un tiers responsable : l’auteur de l’agression, le propriétaire de l’animal, la collectivité chargée d’entretenir la voirie… C’est par conséquent à l’assurance de ce dernier de se charger de l’indemnisation. Vous devez donc effectuer une déclaration d’accident. Pourquoi déclarer un accident causé par un tiers ? Si l’accident entraîne des soins et/ou un arrêt maladie, La Sécurité sociale et La Mutuelle Générale pourront se faire rembourser les frais engagés auprès de la compagnie d’assurance du tiers responsable. Il s’agit donc d’un geste citoyen qui permet de ne pas faire supporter à la collectivité des assurés sociaux (pour la Sécurité sociale) ou des adhérents mutualistes (pour votre mutuelle), des frais indus. Et donc de préserver le système de santé. Comment le déclarer ? Vous devez déclarer l’accident à la Sécurité sociale dans les quinze jours qui suivent, par téléphone, par courrier ou sur Internet. Indiquez vos nom et prénom, date de naissance et  précisez le nom de votre mutuelle, c’est-à-dire La Mutuelle Générale. Précisez le nom et les coordonnées du tiers responsable (personne physique ou morale) et de sa compagnie d’assurance, si vous les connaissez. N’oubliez pas de détailler les circonstances de l’accident (date, heure, lieu), ses causes, les témoins éventuels et précisez si une procédure judiciaire est en cours. Enfin, expliquez les conséquences de l’accident : blessures subies, arrêt de travail, etc. Lorsque vous consultez un professionnel de santé, n’oubliez pas de mentionner l’accident : il cochera la case correspondante sur la feuille de soins ou lors de la télétransmission via votre carte Vitale. Déclarez-le aussi auprès de La Mutuelle Générale Une fois l’accident déclaré à la Sécurité sociale, contactez votre centre de gestion de La Mutuelle Générale qui vous expliquera la marche à suivre. Vos remboursements inchangés Si vous déclarez que vos lésions ou votre arrêt de travail sont consécutifs à un accident causé par un tiers, vous serez remboursé au taux et dans les délais habituels. Idem pour l’arrêt de travail. Attention ! Pensez à faire des photocopies de tous les documents relatifs à vos dépenses de soins. Elles vous permettront de réclamer à la compagnie d’assurance du tiers responsable le remboursement des frais non pris en charge par l’Assurance maladie et, éventuellement, ceux qui pourraient rester à votre charge après le remboursement de votre mutuelle. Pour plus d’information : Vous trouverez sur ameli, le portail de l’assurance maladie, un modèle de déclaration.  

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Ma Complémentaire

Emprunter lorsqu’on est malade ? C’est possible, grâce à la convention AERAS

La convention AERAS permet aux personnes qui souffrent ou ont souffert de maladies graves de contracter un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation. Mais le dispositif est encore peu connu et nécessite quelques améliorations. Un accès difficile à l’empruntLorsque vous souhaitez souscrire un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation, vous devez généralement souscrire une assurance emprunteur couvrant au minimum le décès et l’invalidité pour garantir votre prêt : si vous décédez ou vous retrouvez en état d’invalidité, c’est l’assureur qui remboursera l’établissement de crédit. Il existe des contrats standards. Les tarifs et conditions de ces contrats sont déterminés en fonction d’un risque de santé moyen. Or, lorsqu’une personne présente un risque considéré comme supérieur, elle n’entre plus dans ce cadre standard. Cela peut se traduire par des tarifs beaucoup plus élevés, voire par des refus d’assurance, d’où de graves difficultés d’accès au crédit pour les personnes concernées.Faciliter l’accès au créditPour faire évoluer la situation, les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la Mutualité ainsi que les associations de malades et de consommateurs ont signé la convention AERAS (S’assurer et Emprunter Avec un Risque Aggravé de Santé). Celle-ci a succédé en juillet 2006 à la convention Belorgey, jugée inefficace. Objectif : faire en sorte que des personnes qui, en raison de leur santé, présentent plus de risques de décès ou d’invalidité que d’autres personnes du même âge, puissent plus facilement souscrire une assurance emprunteur et donc accéder à l’emprunt.Comment fonctionne le dispositif ?Si votre état de santé ne vous permet pas de souscrire le contrat standard de premier niveau, votre dossier sera automatiquement examiné par un service médical spécialisé de la compagnie d’assurance. Si à l’issue de ce deuxième niveau d’examen, aucune solution d’assurance ne vous est proposée, votre dossier sera à nouveau examiné, pour un dernier recours, à condition que l’encours cumulé des prêts ne dépasse pas 300 000 € et que l’âge de l’emprunteur n’excède pas 70 ans en fin de prêt. Cela n’empêche pas que le tarif proposé puisse être beaucoup plus élevé et les garanties limitées par rapport au contrat standard. Cependant, un mécanisme de mutualisation entre assureurs, permet à l’emprunteur de bénéficier d’un plafonnement des surprimes si son revenu est inférieur à un certain plafond (cliquez ici pour connaître ces conditions de ressources).Et si je ne rentre pas dans ce dispositif ?Si votre état de santé est jugé trop aléatoire pour qu’une proposition d’assurance vous soit faite, l’assureur doit tout de même vous proposer des garanties alternatives (caution, mobilisation d’un portefeuille de valeurs mobilières, hypothèque sur un bien immobilier…) offrant la même sécurité.Qui est concerné par la convention AERAS ?Si vous souffrez ou avez souffert d’une maladie considérée comme grave (cancer, hépatite B ou C, VIH, etc), vous êtes évidemment concerné. Et cela même si l’on soigne de mieux en mieux ces maladies, que l’on vit plus longtemps avec et que l’on en guérit de plus en plus fréquemment. Mais la convention ne concerne pas seulement les personnes malades. Les assureurs considèrent en effet que le risque de santé peut être aggravé par d’autres facteurs comme l’âge de l’assuré, une éventuelle obésité ou le tabagisme. Une efficacité limitée sur le terrainSignataires de la convention, l’UFC-Que Choisir et le CISS, collectif qui regroupe 33 associations de malades et d’usagers du système de santé, pointent les limites de la convention AERAS. Dans une enquête de terrain réalisée il y a deux ans, l’association de consommateurs dénonçait le fait que dans 93% des établissements de crédit, à l’issue de l’entrevue, la convention AERAS n’avait même pas été évoquée, malgré les engagements pris par les fédérations de la Banque et de l’Assurance. Par ailleurs, les personnes entrant dans le champ de la convention ignorent trop souvent, par exemple, qu’ils peuvent rechercher une assurance individuelle autre que celle proposée par la banque pour un prêt immobilier. Enfin, les surprimes restent un obstacle sérieux, puisqu’elles peuvent atteindre 200 € par mois. Et même pour ce prix largement majoré, les assureurs réduisent trop souvent la couverture du risque au seul décès.Comment mettre toutes les chances de son côté ?Anticipez la recherche de votre assurance emprunteur, car si l’assureur vous demande de passer des examens médicaux, cela allongera le délai d’instruction de votre dossier.Faites jouer la concurrence, car les différences de tarifs et de garanties varient selon les établissements. Vous êtes en effet libre du choix de votre assurance.Prenez contact avec les associations de malades signataires de la convention qui pourront vous conseiller et vous aider dans vos démarches.Répondez avec précision et sincérité au questionnaire médical. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat.N’oubliez pas le mécanisme de mutualisation en cas de surprime importante.En cas de litige concernant l’application du dispositif, il est possible de saisir la Commission de Médiation de la convention AERAS par courrier au 61 rue Taitbout - 75009 Paris ou par mail : aeras.mediation@acam-france.frVous pouvez obtenir des informations utiles auprès de la plateforme spécialisée AIDEA, service anonyme et gratuit mis en place par la Ligue contre le cancer.Pour en savoir plus sur la convention AERAS, cliquez ici.

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Ma santé

Devenez nutrinaute !

L’Institut national de veille sanitaire (InVS), l’Inpes, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Université Paris 13, l’Assurance maladie, la Fondation pour la recherche médicale sans oublier le ministère de la Santé et des Sports… De toute évidence, Nutrinet-Santé a vu le jour sous les meilleurs auspices. A l’heure de souffler sa première bougie, lui faut-il encore rallier à sa cause plus de 350 000 volontaires qui, avec les 130 00 déjà séduits, « aideront la recherche publique dans le champ de la connaissance des relations entre nutrition et santé », selon le Pr Serge Hercberg, directeur de l’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (UREN) et investigateur de cette étude ambitieuse. Des retombées concrètesL’enjeu est en effet à la hauteur de la mobilisation : « Les réponses que l’on va collecter vont déboucher sur des recommandations plus fines sur ce qu’il faut manger pour éviter certaines maladies chroniques comme l’obésité, le diabète, le cancer ou les maladies cardio-vasculaires, et pour faire en sorte qu’un maximum de la population puisse avoir des comportements favorable à la santé. » D’où la légitime impatience des chercheurs qui recueillent les données. « Plus on aura de volontaires vite, plus rapidement on pourra avoir accès à des informations qui auront des retombées pour chacun d’entre nous ». Analyser la complexité des relations entre nutrition et santé« D’ores et déjà, reprend le Pr Hercberg, on a été capable de repérer des variations régionales de l’alimentation et les relations entre nutrition et moyens socio-économiques. » Probablement pas de grande révélation à attendre mais un ensemble d’éléments scientifiques extrêmement précis et fiables : « Il y a des phénomènes qui doivent être confirmés, d’autres quantifiés précisément voire surveillés comme l’obésité. » Et certaines réponses, à l’inverse, demanderont des années. Ainsi des corrélations entre l’alimentation et les cancers, entre la nutrition et les maladies cardio-vasculaires. Devenir un acteur de la recherchePas de temps à perdre donc. Après avoir rempli un premier formulaire d’inscription, l’internaute reçoit un questionnaire par mois « qui ne nécessite jamais plus de vingt minutes », assure le Pr Hercberg. « L’énorme avantage avec Internet, c’est que ça peut se faire de partout. Chacun peut ainsi devenir un acteur de la recherche et participer à une œuvre d’intérêt collectif sans se fatiguer. » la participation à cette étude ambitieuse est un exercice simple et valorisant. Alors, on aurait vraiment tort de ne pas se rendre sans plus tarder sur le site très complet de l’étude (www.etude-nutrinet-sante.fr). Et vous aussi, messieurs, très « Net-tement » distancés par ces dames qui représentent 75 % des intervenants. Il reste encore quatre ans pour rattraper le retard… A vous de cliquer !

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Ma Nutrition

Le Planning familial autorisé à délivrer la pilule abortive

Les femmes qui souhaitent avorter pourront désormais se rendre dans un centre de planning familial ou un centre de santé pour y réaliser une interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse.  Le décret publié le 6 mai dernier fait suite à l’engagement de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, d’améliorer l’accès des femmes à la pilule abortive RU 486.  Une première étape avait déjà été franchie en 2004. Pour réduire les temps d’attente souvent très longs à l’hôpital, le gouvernement de l’époque avait autorisé les médecins de ville à délivrer eux-mêmes la fameuse pilule, à condition d’avoir au préalable signé une convention avec un hôpital public ou privé. Mais la mesure n’a pas eu l’effet escompté. Peu de médecins ont signé ladite convention. Et la loi impose toujours des délais très courts pour procéder à une IVG médicamenteuse : cinq semaines de grossesse au maximum (soit 7 semaines après les dernières règles), contre douze semaines pour une IVG par aspiration, bien plus contraignante. Résultat, beaucoup de femmes désireuses de recourir à une IVG médicamenteuse se retrouvent hors délai.  Autre problème : les médecins qui acceptent d’aller jusqu’au terme du délai légal de douze semaines ne sont pas légion. Pour les femmes qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse, l’ultime recours est alors de se rendre à l’étranger. Une solution adoptée, estime-t-on, par quelque 5 000 Françaises chaque année. Le décret autorisant les centres de planification familiale à délivrer la pilule abortive devrait donc considérablement améliorer la situation. Dans un communiqué, le Mouvement français pour le planning familial salue une «  avancée longtemps attendue » qui « favorisera l’accès (à l’IVG médicamenteuse) par la proximité ». L’association souligne cependant qu’elle restera attentive à la mise en œuvre du décret. Pour pouvoir délivrer le RU 486, une convention doit être signée avec le président du Conseil général du département dont dépend le centre de planification familiale, ainsi qu’avec un établissement de santé. Or le décret n’oblige en rien les présidents de Conseils généraux à signer une telle convention… Pour en savoir plus : Décret n° 2009-516 du 6 mai 2009 relatif aux interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse     Cliquez ici

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Ma santé

Consulter ses remboursements et ses garanties

L'historique des remboursements des frais médicaux, soins optiques, soins dentaire, Sécurité Sociale est consultable sur votre espace adhérent. Accéder aux informations concernant sa complémentaire santé sur lamutuellegenerale.fr ? C’est possible ! La Mutuelle Générale a mis à la disposition de ses adhérents un espace personnel et sécurisé sur son site. En créant leur compte sur www.lamutuellegenerale.fr, ils peuvent accéder quand ils le souhaitent à l’ensemble des informations dont ils ont besoin. Consulter ses remboursements santé 24h/24h Il suffit aux adhérents de La Mutuelle Générale de s’abonner gratuitement au service des décomptes en ligne, pour consulter l’état de leurs remboursements santé en temps réel. Avec la possibilité d’être averti par mail à chaque réception d’un nouveau décompte. Comment s’abonner au service des décomptes en ligne ? Pour consulter ses remboursements santé, il faut commencer par créer son compte personnel sur www.lamutuellegenerale.fr en cliquant sur « Espace adhérents ». Il suffit ensuite de quelques clics supplémentaires pour s’abonner à la consultation des remboursements en ligne. Accéder à ses garanties et services en ligne Une fois que les adhérents de La Mutuelle Générale ont créé leur compte personnel sur son site, ils disposent d’un large éventail de fonctionnalités. Ils peuvent ainsi accéder, dans la rubrique « Mon contrat », au détail de leurs garanties santé et consulter leurs documents contractuels. La rubrique « Mes services » leur permet de consulter l’ensemble des services et avantages dont ils bénéficient avec leurs garanties santé. Consultez votre espace adhérent

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Ma Complémentaire

Troubles musculo-squelettiques : quand le travail fait mal

Déjà première cause de maladie professionnelle, les troubles musculo-squelettiques sont en constante augmentation. Selon une étude récente, ils toucheraient un Français sur cinq.Douleurs musculaires, picotements, engourdissement... autant de signes avant-coureurs possibles de ce qu'il est convenu d'appeler troubles musculo-squelettiques (TMS), ou pathologies d'hypersollicitation. Liées à un travail répétitif, à des efforts excessifs ou au contraire à une position statique maintenue dans le temps, ces affections touchent les muscles, les tendons et les nerfs.Les TMS représentent  80 % des maladies professionnelles, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Et un Français sur cinq serait concerné, si l’on en croit une étude européenne de la Work Foundation. Une estimation qui pourrait être encore en dessous de la réalité. «  Ces chiffres ne prennent en compte que les pathologies qui rentrent dans la définition administrative prévue par les organismes de santé, mais le nombre de personnes souffrant de troubles apparentés est bien supérieur », affirme le Pr Marcel-Francis Kahn, rhumatologue à l'hôpital Bichat-Claude Bernard, à Paris.Le stress, un facteur aggravantLongtemps associés au travail à la chaîne et aux emplois généralement considérés comme « pénibles », les TMS touchent aujourd'hui de plus en plus de personnes travaillant dans des bureaux, quel que soit leur niveau de responsabilité. Le travail sur un ordinateur prédispose particulièrement au syndrome du canal carpien, une compression du nerf du poignet qui entraîne une perte de sensibilité et peut nécessiter une intervention chirurgicale. Or, 22 % des salariés passent au moins vingt heures par semaine devant un écran.« Le développement de ces troubles est la conjonction de trois facteurs : le terrain du patient, le type de tâches et les conditions de travail », précise le Pr Kahn. Le stress au travail, qui favorise les raideurs musculaires, est ainsi un facteur aggravant. Des solutions existent, notamment du côté de l'ergonomie des postes de travail. Il n'est pas rare que les troubles cessent une fois le poste adapté. Une plus grande valorisation du travail du salarié, davantage d'autonomie, un travail plus varié sont également d'un grand bénéfice. Un enjeu de santé publique mais aussi financier : en 2008, près de 40 000 personnes souffrant de TMS ont été indemnisées par le régime général de la Sécurité sociale, pour un coût de 800 millions d'euros.

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Ma santé

Dégénérescence maculaire : savoir repérer les premiers symptômes

Plus d’un million de personnes en France sont touchées par la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Un livret d’information aide à repérer les premiers signes de la maladie. Depuis deux ans, l’association Retina France qui soutient, aide et renseigne les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), propose un livret bleu de sensibilisation à destination du grand public. Offert sur simple demande téléphonique ou par Internet, ce livret permet d’identifier les premiers signes de la maladie en proposant une grille de dépistage. « Une ligne un peu floue, une tache sur l’œil lorsque l’on occulte l’autre, une perception altérée des couleurs, sont des signes qui peuvent alerter. Mais ils sont souvent insidieux et la plupart des personnes concernées ne sont pas assez informées pour s’en rendre compte, explique Jean-Jacques Frayssinet, président de l’association Retina France. « Le but de ce livret est donc de permettre d’intervenir le plus tôt possible, en incitant les personnes à se rendre chez leur médecin ophtalmologiste dès qu’elles ont le moindre doute ».Une vision de plus en plus floueLa dégénérescence maculaire liée à l’âge touche 1,3 million de personnes en France et survient généralement après 50 ans. C’est d’ailleurs la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans. Affection oculaire provenant de la détérioration de la macula (petite zone de la rétine située au fond de l’œil), elle entraîne une perte progressive et parfois importante de la vision centrale, qui devient de plus en plus floue. Petit à petit, les personnes ne peuvent plus conduire, lire, regarder la télévision ou même distinguer le visage de leurs proches.Plusieurs facteurs de risqueIl existe plusieurs facteurs de risque de la DMLA : en priorité l’âge, mais aussi le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’obésité et l’exposition prolongée aux rayons ultraviolets du soleil sans protection des yeux. Cette pathologie existe sous deux formes : sèche et humide. Moins grave et plus fréquente, la forme sèche nécessite un certain temps pour que la vue soit altérée. La DMLA humide, elle, entraîne une perte de vision plus rapide, allant de quelques jours à quelques semaines, et pouvant mener à la perte complète de la vision centrale. Le dépistage est donc essentiel car détectée précocement, la maladie peut être freinée ou stabilisée. « Des médicaments et des traitements permettent aujourd’hui de freiner la DLMA dans sa forme humide », confirme Jean-Jacques Frayssinet. A la condition de consulter vite et d'être... vigilant. Association Retina France : N° AZUR : 0 810 30 20 50 ou 05 34 55 27 30

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Ma santé

L’indemnité de départ volontaire à la retraite fiscalisée à 100%

Vous avez décidé de partir à la retraite ? Si vous êtes salarié, vous avez droit à une indemnité de départ. Depuis le 1er janvier 2010, elle est soumise à l’impôt sur le revenu dans sa totalité. Qui est concerné ? Tout salarié qui quitte, de façon volontaire, son entreprise pour partir à la retraite peut toucher une indemnité de départ à deux conditions : être âgé d'au moins 60 ans et avoir au moins 10 ans d’ancienneté. Jusqu’ici, cette somme était exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 3 050 € et imposable au-delà.Le régime fiscal change… La loi de finances 2010 a supprimé cette exonération partielle « afin de ne pas accorder aux revenus de remplacements un régime fiscal plus favorable que celui appliqué aux revenus du travail », comme précisé par le ministère des finances. En conséquence, les indemnités de départ volontaire à la retraite versées à compter du premier janvier 2010 sont soumises à l’impôt sur le revenu dès le premier euro. Les indemnités versées en cas de plan social toujours exonérées Cette nouvelle disposition ne s’applique que sur les indemnités versées à partir du 1er janvier 2010, sur les impôts payés en 2011. Celles versées en 2009 demeurent exonérées à hauteur de 3050 €. De même, les indemnités de départ à la retraite versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) continuent de bénéficier d’une exonération totale. Plus d'informations

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Consulter un spécialiste sans passer par son médecin traitant ?

Le médecin traitant est celui qui coordonne les soins, assure une prévention personnalisée et le suivi de votre santé sur la longue durée. Il détermine si vous devez consulter un spécialiste qui lui transmettra un compte-rendu des examens réalisés. C’est là l’esprit de la Loi de 2004, qui a instauré ce parcours de soins coordonnés.Cependant, pour certaines spécialités, la Loi a prévu des exceptions. Les spécialistes appelés « spécialistes en accès direct » peuvent ainsi être consultés, pour la totalité ou pour certains de leurs actes médicaux, sans qu’il soit nécessaire de passer auparavant par son médecin traitant.Il en va ainsi des gynécologues, des stomatologues, des ophtalmologues et, pour les patients âgés de 16 à 25 ans, des psychiatres et neuropsychiatres. Vous pouvez donc consulter directement un gynécologue pour tout ce qui a trait à votre contraception, au dépistage des MST, au suivi de votre grossesse et à l’interruption de grossesse médicamenteuse. Même chose pour les ophtalmologues, en ce qui concerne la prescription des verres correcteurs ou des lentilles de contact et leur renouvellement, ainsi que le dépistage et le suivi du glaucome. C’est également vrai pour les stomatologues, excepté pour les actes chirurgicaux lourds.Le professionnel de santé consulté cochera simplement la case « accès direct » sur la feuille de soins. Vous serez ainsi remboursé normalement par l’Assurance maladie (70% du tarif de base moins la participation forfaitaire de 1 euro) et par votre mutuelle, en fonction des garanties de votre contrat.Attention ! Cela ne vous dispense pas de déclarer un médecin traitant. Si vous n’en avez pas désigné un, vous ne serez pas considéré comme étant dans le parcours de soins coordonnés et votre remboursement sera amputé de 40% par rapport au tarif normal. Mieux vaut le savoir !

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Ma santé

Les indemnités journalières imposables en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Depuis le 1er janvier 2010, les indemnités journalières versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle sont imposables, à l’instar de celles versées en cas de maladie. La part de l’indemnité imposée ne peut cependant pas excéder 50% du revenu. Les arrêts longue durée également concernésAttention ! les salariés invalides ou en incapacité permanente de travail, et qui perçoivent à ce titre une rente, ne sont pas concernés par cette mesure. Seules les  indemnités journalières sont imposées. Mais, contrairement à ce qui avait été prévu au départ, la mesure englobe tous les arrêts momentanés de travail, y compris, donc, ceux qui durent plus de 28 jours et même plusieurs années. Une disposition applicable dès 2011 sur les indemnités versées en 2010Ces nouvelles dispositions s’appliqueront sur les indemnités versées en 2010. L’attestation fiscale qui vous est envoyée par votre Caisse d’assurance maladie pour établir votre déclaration d’impôt englobera donc, dès 2011, les indemnités relatives aux accidents du travail et maladies professionnelles en plus de celles versées pour maladie.

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Ma santé

Le contrôle médical de l’employeur peut entraîner la suspension des indemnités journalières de la Sécurité sociale

Un employeur pouvait déjà faire contrôler ses salariés en arrêt de travail pour maladie. Désormais, les résultats de ce contrôle seront pris en compte par l’Assurance Maladie, qui pourra suspendre le versement des indemnités journalières si l’arrêt est injustifié.Un arrêt, deux possibilités de contrôle Afin de limiter les fraudes, et leur coût pour la collectivité, l’Assurance Maladie multiplie les contrôles des salariés en arrêt de travail pour maladie. Ceux qui perçoivent de leur entreprise un complément aux indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale, peuvent également être obligés de se soumettre à un « contrôle médical patronal ». Leur employeur a en effet le droit de demander au médecin contrôleur de son choix de vérifier que le salarié est bien dans l’incapacité de reprendre son poste. Cette visite a lieu au domicile du salarié. Les indemnités de l’employeur peuvent être suspendues…Lorsque le médecin contrôleur conclut que l'arrêt de travail n'est pas justifié ou si le salarié est absent lors du contrôle, l'employeur peut interrompre le versement de ses indemnités complémentaires. Jusqu’à présent, cette suspension n’entraînait pas, de façon automatique, l’arrêt du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. En effet, le service du contrôle médical de l’Assurance Maladie n’était pas obligé de tenir compte des conclusions du contrôle médical patronal. ...celles de la sécurité sociale aussi !La Loi de financement de la Sécurité sociale 2010 a changé la donne. Elle renforce le poids des contre-visites demandées par les employeurs. Si le médecin chargé du contrôle médical patronal conclut à l'absence de justification de l’arrêt de travail, ou fait état de l'impossibilité de procéder à l’examen du salarié (absence du domicile), il doit désormais transmettre, sous 48 h maximum, ses conclusions au service du contrôle médical de l’Assurance Maladie. Ce dernier est obligé de les prendre en compte. Il peut alors décider, soit de contrôler à son tour le salarié, soit de suspendre lui aussi le versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Des recours possiblesLe salarié peut contester l’avis du médecin contrôleur mandaté par l’employeur qui juge l’arrêt de travail injustifié et demander une contre-expertise médicale, dans le cadre d’une procédure amiable (choix d’un autre médecin en accord avec l’employeur) ou par voie judiciaire (procédure de référé). Le salarié peut également contester la suspension du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale et demander à être examiné par un médecin du service du contrôle médical.

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Ma santé

Grosse fatigue de la soixantaine : où en est votre thyroïde?

Vous avez 60 ans ou plus et vous vous sentez parfaitement bien, en dehors d'une fatigue tenace apparue depuis peu. Vous décidez de consulter votre médecin traitant, qui, après vous avoir examiné, vous prescrit un bilan de la fonction thyroïdienne en plus des examens sanguins habituels... Tout au long de la vie, le bon fonctionnement de la thyroïde est une condition de bonne santé La thyroïde est une glande, située à la base du cou, qui utilise de l'iode pour fabriquer deux hormones : la thyroxine (T4) et la triiodothyroxine (T3). Cette production d'hormones thyroïdiennes est sous contrôle de l'hypophyse, située dans le cerveau, régulant l'ensemble grâce à un messager chimique que l'on dose très bien dans le sang, la TSH. De facon très schématique, il faut voir la thyroïde comme un modulateur de vitesse du métabolisme, sous contrôle d'un pilote automatique, l'hypophyse. Ainsi, lorsque les hormones thyroïdiennes manquent, la TSH augmente pour en stimuler la fabrication. Si, au contraire, il y a surproduction, la TSH diminue. On peut diagnostiquer de ce fait deux types de problèmes. L'hypothyroïdie, ou insuffisance de production de T3 et T4, est responsable du ralentissement de beaucoup de fonctions métaboliques, à l'origine de : fatigue, apathie, constipation, frilosité, prise de poids, sécheresse cutanée etc. L'hyperthyroïdie correspond quant à elle à un surplus hormonal, provoquant énervement, tachycardie avec possibilité de souffrance cardiaque, perte de poids, diarrhées, épuisement etc. Parfois, les perturbations biologiques précèdent les répercussions physiques patentes, c'est pourquoi il est justifié de faire des dosages de la TSH au moindre doute, surtout en cas de signes cliniques sans causes évidentes. La thyroïde aussi prend de l'âge... L'effet du vieillissement n'est pas négligeable sur beaucoup de fonctions hormonales et la production thyroïdienne n'y échappe pas. Pour autant, lors du vieillissement normal, on ne remarque pas de changement notable des taux mesurés dans le sang. La fabrication des hormones thyroïdiennes diminue effectivement, mais en même temps, leur utilisation est moins importante. C'est ainsi que la T4 reste à un taux normal dans le sang, de même que la TSH, même si l'on peut parfois remarquer une discrète diminution de la T3. La forme de la thyroïde peut également se modifier avec l'âge et l'apparition de nodules est relativement fréquente. Ces modifications sont généralement détectées par la simple palpation de la glande thyroïde à la base du cou. Dans ces conditions, il faut toujours faire réaliser des examens complémentaires (bilan sanguin, échographie, voire scintigraphie thyroïdienne), pour éliminer toute malignité. L'âge n'excuse pas toujours tous les malaises... L'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie sont des maladies relativement fréquentes chez le sujet âgé, puisqu'elles touchent 10 à 15 % de cette population pour l'hypothyroïdie, et 1 à 3 % pour l'hyperthyroïdie. Il est donc tout à fait important de penser à rechercher des déséquilibres qui, même mineurs, suffisent à causer certains troubles banaux (fatigue, stress, constipation, diarrhées, etc.) dont il serait facile de méconnaître l'origine véritable. C'est tellement plus facile d'accuser les outrages du temps ! On peut encore remarquer que les femmes sont plus souvent touchées que les hommes et que les causes de ces deux pathologies sont extrêmement nombreuses. Cependant toute fatigue, même avec des taux de TSH perturbés, n'est pas forcément d'origine thyroïdienne Attention, les facteurs susceptibles de perturber l'évaluation de la fonction thyroïdienne sont très nombreux et divers, à commencer par la prise de certains médicaments (Amiodarone contre les troubles du rythme cardiaque, Dopamine, Lithium, Oestrogènes, Propranolol, etc.), très fréquente chez les seniors, la présence d'une affection sévère ou encore d'une dépression. Enfin, le médecin complète le bilan clinique et biologique par une échographie thyroïdienne (à la recherche d'un goitre, de nodules, de kystes) et par une scintigraphie thyroïdienne, qui donnera souvent la cause du mauvais fonctionnement de la glande thyroïde. Lorsque, finalement, les problèmes thyroïdiens se confirment, que faire ? En cas d'hypothyroïdie : l'insuffisance de production d'hormones thyroïdienne est comblée par une forme médicamenteuse de la T4, dont les doses sont à adapter à chaque cas. L'important étant bien sûr d'éviter la bascule vers l'hyperthyroïdie. En cas d'hyperthyroïdie : la surproduction hormonale peut être freinée par des médicaments spécifiques : les antithyroïdiens de synthèse, dont les effets indésirables ne sont pas négligeables et obligent à une surveillance stricte. Parfois, le médecin proposera un traitement bêtabloquant, prescrit seul ou en association avec de faibles doses d'antithyroïdiens de synthèse. L'utilisation d'iode radioactif (qui se fixe sur la glande thryoïde pour bloquer la fabrication d'hormones) est une autre alternative, mais expose à l'hypothyroïdie, qu'il faudra alors traiter à vie. Parfois, une simple surveillance, avec le renouvellement des examens sanguins, sera suffisante, surtout quand les anomalies biologiques ne s'accompagnent pas de signes physiques gênants. En cas de nodule thyroïdien : dont le nombre augmente avec l'âge, il faudra toujours éliminer une formation maligne (tumeur cancéreuse). Si le cancer de la thyroïde est relativement rare et ne représente que 10 % des nodules découverts, il est légitime d'en faire au moins l'ablation chirurgicale. Les lésions parfaitement bénignes ne seront quant à elles enlevées que si leur volume devient gênant et si l'état général permet une intervention. Dr Stéphanie Lehmann, adapté par Isabelle Eustache

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Ma retraite

Dénutrition : un vrai risque chez nos seniors. Causes et symptômes...

Selon les grandes études épidémiologiques européennes ou américaines, environ 4% des personnes âgées qui vivent à domicile sont dénutries. Parmi les personnes âgées vivant à domicile, la dénutrition est plus fréquente chez celles qui présentent une perte d'autonomie (25 à 30%). Et en institution, cette prévalence est de 15 à 38%.De quoi s'inquiéter pour nos proches...Dénutrition des seniors : l'important est de bien surveiller et de tirer la sonnette d'alarme aux premiers symptômes.Dénutrition des plus de 70 ans : des chiffres alarmantsQu'est-ce que la « dénutrition » ? La dénutrition est un état nutritionnel caractérisé par un manque d'énergie et une carence en protéines et en d'autres nutriments augmentant le risque de faiblesse, de diminution de la force musculaire, d'infection, de complication, de rétablissement plus lent et même de décès en cas de maladie !Souffrir de dénutrition, voilà qui peut paraître paradoxal dans notre société occidentale où de plus en plus de personnes subissent les conséquences de la suralimentation, comme le surpoids, le diabète, l'hypercholestérolémie, etc.Pourtant, 4% des plus de 70 ans qui vivent à domicile souffrent de dénutrition dans notre pays, dont 25 à 30% parmi ceux qui sont dépendants. En institution, le pourcentage de personnes dénutries atteints les 15 à 38%. Des chiffres alarmants qui amènent à s'interroger sur un lien éventuel entre vieillesse et dénutrition. Dénutrition des seniors : causes et symptômesDes causes diversesLe fait de vieillir ne provoque pas la dénutrition, dont les causes peuvent être diverses. Toutefois, avec l'âge, les facteurs qui amènent les seniors à moins s'alimenter se multiplient :changement du goût (parfois dû à la prise de médicaments),problèmes pour déglutir ou mâcher,troubles moteurs,régression intellectuelle,dépression (se retrouver isolé(e) après la perte de son compagnon ou de sa compagne),moyens financiers insuffisants,et d'une manière générale dépendance.Les signaux d'alarmeLe signal d'alarme le plus important de la dénutrition est la perte de poids involontaire : plus de 3 kg en un mois ou plus de 6 kg en six mois.Les autres symptômes sont : la fatigue, l'apathie, un visage creusé, des cheveux ternes, la peau sèche, une poigné de main molle, une diminution des interactions sociales, une absence d'intérêt pour son environnement, etc. « C'est la tâche du médecin généraliste de détecter la dénutrition et d'envoyer les seniors chez une diététicienne », explique Karin Delanghe, responsable du département de diététique à l'UZ Brussel.Si vous notez ces signaux d'alarme chez vos parents ou l'un de vos proches, prévenez au plus vite le médecin. Même à un âge plus avancé, prévenir vaut aussi toujours mieux que guérir. Prévenir la dénutrition : des conseils alimentaires professionnelsDans la dénutrition, souvent ce n'est pas la personne atteinte qui pourra résoudre le problème, mais plutôt ses proches.Plusieurs stratégies peuvent être mises en place : programmer les visites au moment des repas pour que la personne soit motivée à manger, organiser la livraison de plats tout prêts pour que l'effort de cuisiner ne soit pas une barrière, etc. N'hésitez pas non plus à solliciter les conseils alimentaires d'un professionnel. Une diététicienne calculera les besoins nutritionnels du patient, analysera ses habitudes alimentaires et d'hydratation, et dressera ensuite un programme sur mesure. Elle y mettra l'accent sur les aliments riches en énergie et en protéines, les compléments alimentaires et les en-cas.Dans tous les cas, rappelez-vous que la dénutrition avance main dans la main avec la perte d'autonomie. Y prêter attention est la meilleure manière d'assurer à vos proches des jours tranquilles à la maison. Source : e-santéEmily Nazionale, journaliste santé

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Ma retraite

Printemps : ma cure de remise en forme en 6 étapes

Beauté, sport et alimentation, c'est le moment de revoir vos habitudes en profondeur et de procéder à quelques changements pour vous remettre en forme et débuter le printemps avec éclat.Suivez notre guide de remise en forme en 6 étapes.Ai-je besoin de prendre des vitamines au printemps ?Avec une alimentation équilibrée et diversifiée, pas besoin de suppléments en vitamines au printemps. Et avec l'arrivée des beaux jours, les marchés vont commencer à être plus variés, profitez-en !À défaut, faites une cure de multivitamines (sans dépasser les doses recommandées sur la notice). Mais évitez d'associer plusieurs compléments vitaminés, vous risqueriez le surdosage.Concernant les autres compléments alimentaires, certains peuvent vous être utiles :Oméga-3 : si vous ne mangez pas ou peu de poisson.Fer : demandez conseil à votre médecin qui pourra vérifier en vous prescrivant un dosage sanguin.Probiotiques : si vous ne mangez pas suffisamment de produits laitiers fermentés, et si vous avez tendance aux troubles digestifs, une cure de probiotiques peut vous faire du bien.C'est le printemps ! Je reprends en main mon alimentationBien manger est essentiel pour sa santé et pour sa forme.C'est le moment de prendre (ou reprendre) des bonnes habitudes.5 portions de fruits et légumes par jour.Limitez le nombre de repas comportant de la viande.Privilégiez les céréales complètes. Limitez les produits transformés (charcuteries, plats cuisinés, autres produits industriels...), et cuisinez vous-même à partir de produits de base.Mangez du poisson 2 ou 3 fois par semaine. Mangez aussi des fruits de mer !Pour manger moins, utilisez de plus petites assiettes et mastiquez longuement chaque bouchée.  Comment dormez-vous ?Antifatigue et antistress, un bon sommeil est indispensable pour retrouver la forme.L'important est la régularité du coucher et du lever.Réaménagez aussi votre chambre pour y créer une ambiance propice au sommeil (lumière, bruit, taux d'humidité, température...).Et pourquoi pas une petite séance de relaxation en soirée ?Reprenez le sport !Notre corps est fait pour bouger et toute activité physique est bonne pour notre moral.Avec un peu de motivation, vous trouverez le sport qui vous convient : marche nordique, vélo, natation, gym, fitness, Pilate, roller, tai chi, badminton... Et pourquoi ne pas tester un de ces nouveaux sports comme l'aquabiking ?Au moindre doute et si vous avez plus de 45 ans, passez impérativement par la case médecin pour toute reprise de sport !Je prends soin de ma peauC'est le moment d'opter pour une crème visage de formulation plus légère. Attention, celle-ci doit désormais impérativement contenir un filtre anti-UV.Pour raviver l'éclat de votre peau, faites une fois par semaine un masque selon votre type de peau et vos besoins (selon votre âge). Et pas question de faire l'impasse sur le gommage deux fois par semaine, du visage, du cou et du décolleté, mais aussi du corps.En débarrassant votre peau des impuretés, vous stimulez ainsi la régénération cellulaire et votre peau gagnera en finesse et en éclat.Et pourquoi ne pas débuter le printemps par une séance de soins chez l'esthéticienne ? A vous de choisir : spécial visage ou soin complet du corps.Pour les plus fortunées, une cure de thalasso, comprenant des soins cutanés, un programme minceur et des activités physiques peut faire des miracles !Enfin, pour l'effet bonne mine, appliquez une fois par semaine un peu d'autobronzant (en revanche, évitez les cabines à UV) !Des cheveux en beautéApportez-leur les soins dont ils ont besoin. Après l'hiver, les cheveux sont souvent secs.C'est peut-être le moment de changer de shampoing et d'après-shampoing. Un masque nourrissant une fois par semaine peut donner le coup d'éclat qui leur manque.Là encore, c'est peut-être le moment de passer chez le coiffeur. De changer de coupe ou de couleur.Faites-vous plaisir : être satisfait de son image, c'est important pour soi et pour les autres.Profitez-en également pour revoir votre garde-robe : faites le ménage dans vos vêtements d'hiver et optez pour plus de couleurs et de fantaisie...Adonnez-vous aux loisirs, à vos passions et multipliez les activités socialesVarier les activités, c'est excellent pour un cerveau en forme, mais c'est aussi excellent pour le moral !La satisfaction d'avoir fait, appris ou partagé quelque chose donne des ailes, améliore la confiance en soi et le bien-être.Profitez des jours qui rallongent pour sortir, faire des activités enrichissantes et multiplier les rencontres. Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Comment vivre avec des hémorroïdes, ces petites boules qui nous irritent !

Très désagréables, les hémorroïdes sont malheureusement aussi extrêmement fréquentes... Et leurs causes sont nombreuses.Maintenant, quand elles sont installées, il faut savoir aussi "vivre avec"... Il faut donc comprendre comment fonctionnent vos hémorroïdes et apprendre à ne pas les irriter.Comprendre les hémorroïdes pour éviter de les irriter !Nos hémorroïdes ne sont pas des maladies !Ce sont simplement des veines qui se trouvent sous la peau au niveau de l'anus ou dans le canal anal.Ce que nous avons l'habitude d'appeler hémorroïdes, ce sont les symptômes désagréables qui les touchent :Saignements.Inconfort ou chatouillement à la défécation.Apparition d'une boule à la sortie de l'anus.Ou carrément crise hémorroïdaire qui unit et intensifie pendant quelques jours tous ces symptômes.Les médecins appellent cet ensemble de problèmes la maladie hémorroïdaire. Les ennemis de la circulation sanguine qui nuisent aux hémorroïdesL'une des principales causes de le la maladie hémorroïdaire, c'est une mauvaise circulation veineuse.En effet, si le sang stagne dans les hémorroïdes au lieu de remonter vers le coeur et les poumons, elles ont tendance à gonfler et à se déformer.Tout ce qui nuit à la circulation sanguine, surtout dans la zone anale, va donc augmenter le risque de développer une crise hémorroïdaire. On peut citer notamment :La chaleur (bains chauds, hammams, etc).La sédentarité.La consommation d'alcool, qui en dilate les vaisseaux.Et la grossesse.L'augmentation de pression dans l'abdomen favorise les hémorroïdesAutre composante de la maladie hémorroïdaire : le fait que les tissus de soutien des hémorroïdes, qui normalement les maintiennent en place, ne jouent plus correctement leur rôle.Les hémorroïdes font alors saillie dans le canal anal, et peuvent même s'extérioriser par l'anus quand la pression augmente dans l'abdomen.C'est pourquoi tout ce qui augmente cette pression est un facteur de risque pour la crise hémorroïdaire, et notamment :Une constipation durable, qui entraîne des efforts de poussée excessifs pour aller à la selle.Le fait de rester trop longtemps sur les toilettes, même sans effort de poussée (la position en elle-même entraîne une pression).L'accouchement, au cours duquel une poussée très forte doit être effectuée par la mère.Irriter le canal anal augmente le risque de crise hémorroïdaireOn l'imagine sans difficulté, des hémorroïdes qui font saillie dans le canal anal sont en contact avec les selles au moment où nous les évacuons aux toilettes.Toutes les irritations de cette zone sensible vont donc être transmises aux hémorroïdes, et notamment :Les épices très irritantes ou brûlantes, qui peuvent encore "faire effet" quand elles se dirigent vers la sortie.La diarrhée. Cela peut paraître paradoxal, puisque la constipation est une cause importante de maladie hémorroïdaire, mais une crise de diarrhée peut aussi en accentuer les symptômes. Attention aussi : l'augmentation de la fréquence du passage des selles risque en effet de blesser les hémorroïdes, avec à la clé douleurs et saignements. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé

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Ma santé

Brossage des dents : conseils pour petits et grands

Le mouvement de la brosse à dents A ne pas faire : des mouvements horizontaux sur les dents. A faire : Le brossage doit être efficace et non agressif. Il faut avant tout favoriser la méthode. Les mâchoires sont traitées l'une après l'autre, le brossage commence par la dernière dent d'un côté et se termine du côté opposé. Le brossage des dents du haut et des dents du bas doit se faire séparément. Nettoyez successivement les faces des dents côté joue, côté langue et les faces horizontales . La durée du brossage doit donc être conséquente et se situer autour des 2 minutes chrono.   Les caractéristiques de la brosse à dents A ne pas faire : choisir une grosse tête de brosse et des poils durs. A faire : préférez une brosse à petite tête, plus maniable, elle permet aussi d'atteindre plus facilement les molaires du fond. Les poils durs sont à éviter au profit des poils souples. Moins agressifs, ils permettent en plus du brossage de la surface des dents de masser la gencive. Les petits plus : une brosse à manche courbé et flexible. Le dentifrice A ne pas faire : un seul dentifrice pour toute la famille. A faire : à chaque âge son dentifrice afin d'avoir un dosage en fluor adéquat.   La fréquence du brossage Pour les adultes, c'est après chaque repas, soit au minimum 3 fois par jour. Si vous ne prenez pas votre déjeuner chez vous, emportez sur votre lieu une brosse et un dentifrice pour vous laver les dents sur place. Si vos enfants prennent leur déjeuner à la cantine, ils doivent se laver les dents le matin après le petit-déjeuner et le soir avant de se coucher.   Les accessoires Le brossage peut être avantageusement complété par l'utilisation du fil dentaire et par des jets interdentaires. Quant à la brosse à dents électrique, elle est plus efficace que la brosse manuelle. Isabelle Eustache

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Ma santé

Grossesse et examens médicaux

La grossesse n'est pas une maladie. Pourtant, de nombreux examens médicaux sont effectués tout au long de son déroulement, même si tout se passe bien. C'est pour certaines femmes, une source d'angoisse. Effectivement, ça n'est pas une sécurité absolue, ni l'assurance d'une grossesse parfaite, mais c'est ainsi que la grossesse se déroulera au mieux. Comme dit l'adage : « les examens médicaux ne rendent pas malade » hormis le cas particulier de l'amniocentèse qui comporte un risque faible. Les prises de sang au cours de la grossesse C'est le premier examen de la grossesse. Pour confirmer l'état de votre grossesse, on dose l'hormone Bêta HCG dans le sang. Connaître le groupe sanguin est également essentiel puisque en cas de Rhésus négatif, il y a un risque que vous développiez des anticorps contre votre bébé s'il est Rhésus positif. Le plus souvent, l'immunisation se fait au moment de l'accouchement. C'est donc lors d'une grossesse suivante (grossesse complète ou fausse couche ou IVG) que l'on administrera un traitement. Sur le plan des infections, les prises de sang (sérologies) ont un rôle central. Il s'agit de savoir si vous êtes déjà immunisée contre certaines maladies qui peuvent être préjudiciables au bébé : Toxoplasmose, rubéole, CMV (si vous êtes négative pour ces trois pathologies, des contrôles sont faits chaque mois), hépatite B, herpès génital, syphilis, et virus HIV pour vous et votre conjoint (la sérologie HIV nécessite légalement votre autorisation). Le diabète se dépiste également grâce à une prise de sang. Enfin, on vous proposera à la 13e ou entre la 14e et la 18e semaine un test pour évaluer le risque que votre enfant soit porteur de la trisomie 21. En cas de risque supérieur ou égal à 1/250, une amniocentèse sera proposée. Les analyses d'urine au cours de la grossesse Cet examen est simple à réaliser et peut apporter des renseignements précieux. On vérifie ainsi la présence de sucre, qui peut orienter vers un diabète et doit être confirmée par une prise de sang. On vérifie également la présence d'albumine, qui peut être un signe de toxémie. Enfin, on vérifie la présence éventuelle de germes, signes d'infection urinaire, qui doit être traitée. Les échographies au cours de la grossesse Examen essentiel pour la confirmation de la grossesse et la position du foetus dans l'utérus. Les échographies, habituellement faites à 12, 22 et 32 semaines de grossesse, servent aussi au dépistage des malformations, à mesurer les mensurations du bébé et la position du placenta. Une échographie peut aussi être faite à n'importe quel moment de la grossesse, en fonction de la situation. L'amniocentèse Il s'agit de prélever sous échographie un peu de liquide amniotique par ponction à travers l'abdomen de la future maman, pour en analyser la composition et dépister certaines pathologies (carte d'identité chromosomique). L'amniocentèse se fait en général entre la 16e et la 18e semaine de grossesse, mais jamais plus tôt. Cet examen n'est pas totalement dénué de risque car il peut provoquer une fissure de la poche des eaux, avec risque de fausse couche dans environ 1% des cas, ce qui reste rare. Dr Renaud Guichard

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Ma santé

Le rire, c'est bon pour la santé !

Dommage que les Francais rient de moins en moins - dix-neuf minutes par jour en 1939, six minutes en 1983, et une seulement en 2000 - car le rire a bien des vertus prouvées... et c'est du sérieux ! Il a toutes les vertus ! Sur le plan physique Le rire améliore la respiration, libère des endorphines cérébrales naturellement antalgiques, stimule l'immunité et coupe court au stress. Or le stress chronique fait le lit des maladies cardiovasculaires, des cancers et des décès prématurés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'une étude américaine (Université du Maryland à Baltimore) ait montré que le rire n'avait pas son pareil pour prévenir la survenue des maladies cardiovasculaires. Cela s'explique par le fait que le rire est un bon antidote au stress, mais aussi parce qu'il réduit la tension artérielle. Et ses bénéfices ne s'arrêtent pas là : le rire serait également capable de renforcer notre système immunitaire et d'augmenter notre tolérance à la douleur, d'où l'intérêt d'associations comme "Le Rire Médecin" à l'hôpital, en particulier dans les services où les traitements sont les plus lourds. Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'un des secrets des centenaires soit le fait d'avoir hérité d'une nature foncièrement optimiste : pour vivre vieux, rions gaiement ! Sur le plan psychologique Avoir le rire facile et le sens de l'humour nous rendrait plus attirant. Car aux dires des psychologues, le rire donne du recul, mais limite notre agressivité, ce qui facilite notre intégration en société. Le rire se révèle donc un bon moyen de nouer des relations et d'échanger, si possible des pensées positives : à plusieurs, on s'entraide et on se soutient en cas de coup dur...   Des endroits juste pour rire Bien sûr, on peut rire à tout moment de la journée et dans des endroits très disparates. Mais pour nous aider à renouer avec cette bonne vieille pratique, des ateliers du rire sont apparus dans de nombreuses villes et de plus en plus de centres de thalassothérapie ou de thermes en proposent. Les gens stressés s'y rendent pour évacuer leurs tensions. C'est efficace et moins contraignant que les tranquillisants ! Parmi les exercices proposés, tous suivent un seul objectif : nous aider à stimuler notre propre capacité à rire et à nous relaxer. Exemple : former un cercle et taper des mains en vocalisant au même rythme des " oh oh oh " et des " ah ah ah ". Ou encore, lancer un ballon imaginaire déclencheur de rire chez celui qui l'attrape, etc. Il existe de nombreuses variantes, mais à partir du moment où les exercices provoquent esclaffements et détente générale, c'est gagné !   Le sens de l'humour, aussi ! Certains chercheurs ne manquent pas d'idées, comme Sven Svebak, un Norvégien qui étudie l'impact du sens de l'humour sur notre santé depuis plus de trente ans. Après avoir mesuré le sens de l'humour de quelque 53.500 Norvégiens qu'il a suivi pendant 7 ans (étude publiée dans L'international Journal of Psychiatry in Medicine), il en est arrivé à la conclusion qu'avoir un sens de l'humour amical (non agressif) diminuerait la mortalité d'au moins 20 %. A rappeler de toute urgence à nos politiques chargés de réduire le trou de la Sécurité sociale ! Dr Philippe Presles

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Les femmes enceintes peuvent boire un peu de café

Beaucoup de précautions alimentaires s'imposent aux femmes enceintes. Mais elles ne sont pas toutes scientifiquement fondées. Les nouveaux conseils officiels des gynécologues américains (1) affirment qu'un peu de café ne fait pas de mal aux bébés. Femmes enceintes et café: trop, c'est combien? Les femmes enceintes ne doivent pas boire trop de café, c'est certain; en effet, la caféine augmente le risque de fausses couches et de naissance avant terme. Mais quelle est la dose de caféine que l'on peut absorber sans risque pour le bébé? La réponse officielle du Collègue américain des obstétriciens et gynécologues est 200 milligrammes. Ce qui correspond, grosso modo, à deux tasses de café de 150 ml. Comme cette quantité correspond à la quantité moyenne de caféine absorbée dans nos pays, il y a de quoi rassurer de nombreuses femmes enceintes...   Femmes enceintes, attention à la caféine cachée Le café au lait du matin ou l'expresso de midi peuvent donc être consommés sans culpabilité, même par des femmes enceintes. Cependant les méfaits de la caféine sur le foetus demeurent bien réels. La consommation de café non décaféiné doit donc être diminuée pour les femmes qui en boivent plus de deux tasses par jour. Et pour toutes, il importe de se souvenir que cette substance est présente dans d'autres boissons que le café! - Thé: 30 mg de caféine environ par tasse - Boissons gazeuses caféinées: 60 mg de caféine par verre de 200 ml - Chocolat ou cacao chaud: 4 mg par tasse - Boissons énergisantes: 80 mg par canette au moins (2)   La caféine, amie ou ennemie? Il convient donc de ne pas abuser de la caféine, surtout pendant la grossesse; mais il ne faut pas la diaboliser non plus! En effet, différentes études montrent qu'elle peut avoir des bienfaits sur la santé, au niveau du foie et du cerveau notamment. L'objection la plus sérieuse à sa consommation, pour les femmes enceintes et pour les autres, réside dans le fait qu'elle a un effet excitant et qu'elle peut donc rendre l'endormissement difficile. Sa consommation est donc déconseillée pour tous à partir de 16 heures. En dehors de cela... la modération doit être reine. Marion Garteiser, journaliste santé

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