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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Que risque-t-on avec les moisissures ?
L'allergie aux moisissures est très fréquente.Quelles sont les solutions ? Se débarrasser des allergènes en cause bien sûr !Voici quelques astuces pour éliminer le plus sûrement de votre logement toute trace de moisissures... Chaleur et humidité : deux conditions idéales pour la prolifération des moisissures Une douce chaleur associée à un taux élevé d'humidité constitue le milieu idéal pour le développement des moisissures.S'il est difficile de vivre sans une température agréable, en revanche, nous pouvons agir sur le taux d'humidité, qui est souvent très élevé dans nos logements. Dans notre pays, il se situe selon les saisons et la météo entre 30 et 70 %, mais atteint aussi facilement les 100 % dans les pièces les plus humides que sont la cuisine, la salle de bains, la buanderie...De très nombreux paramètres y contribuent à commencer par nos activités, notre respiration étant source de vapeur d'eau, la cuisson des légumes, des pâtes, le séchage du linge, les douches, les bains, les chaussures mouillées, les plantes vertes, etc., sans compter d'éventuels dégâts des eaux, des murs ou des tuyaux qui suintent. Moisissures : quels sont les risques pour la santé ? Les moisissures sont des champignons microscopiques aux couleurs multiples (vert, gris, noir) et à l'odeur caractéristique, qui se reproduisent en émettant des spores. Ces spores se dispersent dans l'air.Inhalées par les personnes sensibles, ces spores peuvent provoquer des irritations des muqueuses des voies respiratoires supérieures et entraîner des symptômes d'allergie : rhinite, bronchite, asthme...À noter que l'inhalation des spores des moisissures peut aussi, mais beaucoup plus rarement, provoquer des intoxications, des nausées, voire des mycoses. Comment prévenir le développement des moisissures ? Contre le développement des moisissures, aérez et ventilez. Aérez tous les jours chaque pièce de votre logement, voire idéalement plusieurs fois par jour et dans tous les cas après les activités ayant généré de la vapeur d'eau : après une douche, un bain, après avoir cuisiné, lavé du linge, etc. Ouvrez en grand les fenêtres une dizaine de minutes. En aérant, en plus de lutter contre l'humidité, vous éliminez de nombreux polluants. Installez des extracteurs et autres ventilations mécaniques contrôlées dans la salle de bain, la cuisine, les toilettes, la buanderie, et vérifiez que les bouches de ventilation sont bien dégagées et fonctionnelles. Mais aussi... Veillez à une température homogène pour éviter la condensation. Utilisez un déshumidificateur d'air ou un absorbeur d'humidité. Ne faites pas sécher votre linge à l'intérieur. Limitez les plantes, n'en mettez pas dans les chambres et éliminez les réserves d'eau. Évitez les moquettes et les tapis dans la salle de bains. Évitez les aquariums non recouverts. Comment se débarrasser des moisissures ? Sur les murs, les joints de carrelage, autour des robinets, du bac à douche, sur la tuyauterie, dans les matelas, les moisissures peuvent se développer partout où règne une température entre 13 et 30°C et où le taux d'humidité est important. Traitez la cause Recherchez leur présence et identifiez la cause (fuite, condensation, remontée d'humidité par le sol...) que vous devez traiter (c'est-à-dire réparer la fuite d'eau, améliorer la ventilation...). N'hésitez pas à faire appel à un professionnel (plombier, maçon, couvreur...). Éliminez les moisissures Asséchez les surfaces et remplacez les matériaux endommagés. Désinfectez les surfaces contaminées par les moisissures avec de l'eau de javel diluée (bac à douche, baignoire, rideau de douche, poubelles, murs...). Vous pouvez également employer de l'eau oxygénée. Pour prévenir les récidives, vous pouvez appliquer du bicarbonate de soude, brossez ensuite, rincez puis séchez les surfaces traitées. Ne frottez pas à sec une zone de moisissures au risque d'augmenter fortement la quantité de spores dans l'air et de les disperser. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Au secours, ma voiture est polluée !
Tout le monde sait que les voitures créent de la pollution atmosphérique.Mais savez-vous que l'intérieur de votre voiture est aussi l'un des endroits où vous êtes le plus exposé(e) à la pollution ? La voiture ne nous protège pas contre la pollution Une étude menée en France fin 2013 montre que les voitures, qu'elles soient récentes ou anciennes, sont en fait des machines à respirer la pollution.Les taux des principaux polluants (particules fines, oxydes d'azote, benzènes) dans les voitures étaient plus élevés dans la voiture qu'à l'extérieur, et dépassaient pratiquement toujours les valeurs estimées souhaitables par les autorités sanitaires.Bien sûr, cette exposition évolue selon les jours et le niveau de pollution dans la ville.Mais la conclusion générale est claire : toute personne qui est dans les embouteillages matin et soir tous les jours est exposée à une dose excessive de pollution atmosphérique.Au finale, les personnes qui doivent aller au travail en voiture subissent nettement plus de pollution que celles qui travaillent à domicile. Pas seulement la pollution atmosphérique ! Ajoutons que les particules venues de l'extérieur ne sont pas les seules à salir l'air des voitures : elles sont polluées dès leur construction. Toutes les matières plastiques qu'elles contiennent libèrent en effet dans l'air des composés organiques volatils ou COV, qui sont mauvais pour la santé...Par ailleurs, les voitures plus anciennes peuvent abriter des moisissures parfois discrètes, mais qui sont aussi mauvaises pour vous, surtout pour vos poumons.Enfin, les pollens des arbres et plantes qui entourent la voiture pénètrent aussi dans l'habitacle. Si les pollens ne sont pas à proprement parler des polluants, ils peuvent néanmoins être mauvais pour ceux et celles, de plus en plus nombreux, qui souffrent d'allergies. Quelles solutions pour avoir un air plus sain dans la voiture ? De nombreuses stratégies peuvent être mises en place pour limiter la pollution dans sa voiture : Première mesure anti-pollution : aérez au maximum votre voiture !Ouvrez les fenêtres quand vous êtes dans un endroit où la pollution est limitée, hors des villes par exemple, ou dans des quartiers peu fréquentés. Ce conseil vaut aussi pour les habitations : Aérez ! L'air de l'extérieur est toujours plus propre. Nettoyez votre voiture régulièrement.Eliminez les déchets et aspirez l'intérieur (moquettes et sièges).Evitez les produits d'entretien polluants contenant des solvants (entretien des plastiques et des tissus, nettoyages des vitres...), et préférez les produits bio ou écologiques.Dans tous les cas, et encore plus si les produits d'entretien utilisés risquent d'être toxiques, aérez votre voiture après l'avoir lavée de l'intérieur pour que les solvants puissent quitter l'habitacle. Evitez à tout prix les parfums d'intérieur et autres dispositifs « fraîcheur » !Ils ne font que libérer dans votre voiture encore plus de COV. Si vous voulez vraiment une odeur de frais dans votre voiture, misez plutôt sur les sprays assainissants à base d'huiles essentielles que vous trouverez en pharmacie. Dans votre voiture, disposez-vous de la position "recyclage d'air" ?Dans un bouchon ? Derrière un camion ou une voiture polluante ?Vous pouvez aussi tenter de limiter la quantité d'air qui entre dans l'habitacle quand la voiture est dans un environnement très pollué - derrière un camion par exemple, ou dans un tunnel très fréquenté. Fermez les fenêtres bien sûr, et passez sur la position recyclage d'air si votre voiture la propose. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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LED : attention aux risques potentiels pour la santé
La lumière bleue, émise par les LED, est omniprésente dans notre environnement.La majorité de nos éclairages utilisent cette technologie, tout comme nos écrans (télé, ordinateur, tablette, smartphone).Quels sont les risques liés aux LED ? Quelles sont les populations qui doivent s'en protéger et comment ? Qu'est-ce que la lumière bleue ? À savoir : au tout début, les LED servaient uniquement de témoins lumineux. Ensuite, elles ont été utilisées pour l'éclairage des écrans de télévision et d'ordinateur, avant d'être employées comme système d'éclairage à part entière.Les diodes électroluminescentes ou LED ont littéralement envahi notre environnement. Économiques en raison de leur faible consommation d'énergie et de leur très longue durée de vie, elles sont largement utilisées pour l'éclairage de nos logements, des lieux de travail, des lieux publics comme les gymnases et les centres commerciaux, etc. Elles sont également employées pour l'éclairage de la voie publique, les rues, les autoroutes. On les trouve aussi dans les phares de nos voitures ou encore dans les appareils de luminothérapie, sans oublier les écrans de télévision, d'ordinateur et de smartphone...Ces LED émettent ce que l'on appelle de la lumière bleue artificielle, une composante de la lumière blanche comme celle émise par le soleil ou par une ampoule électrique classique et qui est composée des couleurs de l'arc-en-ciel. Sauf que cette lumière bleue émise par les LED est beaucoup plus forte que les ultra-violets et davantage chargée en énergie que la lumière naturelle. Par exemple, la luminance des LED est jusqu'à 1.000 fois plus élevée qu'un éclairage classique (halogène, lampe de basse consommation). Il est donc légitime de se demander si cette lumière présente des risques pour la santé et si l'on peut s'en protéger. Quels sont les risques de la lumière bleue ? Une étude sur la lumière bleue en attenteL'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), a chargé un groupe d'experts d'évaluer les risques associés à la lumière bleue. En 2010, leur rapport mentionnait qu'il existe encore peu de données permettant de statuer sur les dangers potentiels.Par ailleurs, les études se multiplient, montrant que l'usage en soirée des écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs, télés) perturbe le rythme veille/sommeil et retarde l'endormissement, avec ensuite des répercussions scolaires et professionnelles : fatigue, somnolence, troubles de l'attention, de la concentration, baisse de productivité...LED, des risques clairement évoqués :Plusieurs risques seraient associés à la lumière bleue : Effet toxique sur le cristallin et la rétine. Effet aggravant sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Perturbation des rythmes circadiens (horloge biologique). Éblouissement et inconfort visuel. Effet stroboscopique lié à la fluctuation de l'intensité de la lumière mais qui est imperceptible visuellement. Comment se protéger des LED et de la lumière bleue ? En attendant les résultats de nouvelles études confirmant ou non les effets toxiques de la lumière bleue sur la santé, par mesure de précaution, il est possible de formuler quelques recommandations : Continuer à réserver les LED de niveaux 2 et 3 (fortes luminances) à la signalisation et à ne mettre à disposition du grand public que des LED de niveaux 0 et 1. Ne pas utiliser d'éclairage émettant de la lumière bleue dans les lieux fréquentés par les enfants : crèches, maternités, écoles, lieux de loisirs... Ne pas utiliser de LED dans les objets destinés aux enfants : jouets, afficheurs lumineux, consoles, manette de jeux, veilleuses... Ne pas fixer les LED. Limiter le temps passé devant un écran. Ne pas s'endormir à côté d'un écran allumé (télé, smartphone, ordinateur, tablette...). Limiter la pollution lumineuse liée aux voyants lumineux. En cas d'usage intensif, utiliser des verres optiques spécialement traités pour couper la lumière bleue émise par les écrans LCD. Enfin, certaines populations doivent se protéger plus particulièrement de la lumière bleue : Les enfants car leur cristallin encore transparent laisse passer beaucoup trop de lumière. Les personnes dites « aphakes », qui n'ont pas de cristallin. Les personnes « pseudophakes », qui ont été opérées de la cataracte avec implantation d'un cristallin artificiel. Les patients qui prennent un médicament photosensibilisant. Les personnes atteintes de maladie oculaire comme la DMLA. Les personnes exposées professionnellement : éclairagistes, métiers du spectacle... Source : e-santé Isabelle Eustache
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Cannabis : je pense que mon ado se drogue... Que faire ?
Le cannabis demeure, de très loin, le produit illicite le plus consommé en France, expérimenté par 4 personnes sur 10 (42 %) chez les 18-64 ans. L'usage du cannabis est encore plus répandu chez les jeunes, avec 34% des hommes et 23% des femmes de 18-25 ans qui en ont fait usage au cours de l'année écoulée.Comment réagir si l'on pense que son ado utilise du cannabis ? Quels sont les signes de l'usage du cannabis ? Il existe des signes immédiats : Yeux rougis. Somnolence à des moments inattendus de la journée, et qui s'installe rapidement. Comportement qui évoque l'ivresse, mais sans odeur d'alcool. Odeur caractéristique dans la chambre ou sur les vêtements. Il y a aussi la découverte de drogue dans les affaires, à l'occasion d'une lessive par exemple.Plus inquiétants sont les signes que la consommation de cannabis commence à prendre une place disproportionnée dans la vie d'un ado : désinvestissement par rapport à l'école, repli sur soi, modification des fréquentations... Ces changements-là, même s'ils ne sont pas liés à la drogue, signalent chez l'ado un problème qui doit être exploré. Comment en parler ? C'est la question la plus difficile, peut-être. Vous avez du mal à aborder le sujet ? Rappelez-vous qu'il n'est pas besoin de parler de cannabis pour parler de ce qu'une dépendance met en jeu. Terminer une tablette de chocolat sans pouvoir se retenir ou ressentir un manque très fort dès qu'on n'a plus de connexion internet... Les excès et les dépendances ne sont pas toujours là où on les imagine.Mais quoi qu'il en soit, il est important d'aborder le sujet avec un ado dont on soupçonne qu'il ou elle utilise du cannabis. Si l'usage n'est vraiment pas discret, il peut d'ailleurs s'agir d'un appel du pied ! Il est important de parler calmement. Ce qu'il faut, c'est engager le dialogue. Quelques conseils pour y parvenir : Attendez le bon moment. Si vous êtes sous le choc de la découverte ou dans l'angoisse de ce qui pourrait arriver, prenez quelques heures ou quelques jours pour y réfléchir ou en parler de votre côté, avec un(e) ami(e) par exemple, pour prendre un peu de recul. Prenez rendez-vous avec votre ado. Le sujet n'est pas à prendre à la légère, ni à traiter pendant un moment de stress. Prévoyez un moment au calme, de préférence en présence des deux parents. Préparez-vous avec soin : prévoyez ce que vous allez dire, et imaginez différentes choses que votre ado pourrait répondre, histoire de ne pas être pris(e) au dépourvu. Renseignez-vous : connaître les effets de la drogue vous apportera des arguments pour engager la discussion et vous aidera à savoir si votre ado a une relation dangereuse avec le cannabis. Ce qui sera dit dépend évidemment de votre personnalité et de votre relation avec votre ado. Deux écueils à éviter balisent le chemin : d'un côté paniquer ou vous mettre en colère... et de l'autre de vous rassurer trop vite ou prendre le problème à la légère. Que faire si mon ado utilise du cannabis ? La première chose est de définir des règles concernant l'usage du cannabis. Rappelez-lui que la loi l'interdit, même s'il existe une tolérance (qui dépend des circonstances), et qu'il ne peut donc pas en utiliser sous votre toit.Il peut aussi être utile de proposer un suivi par un médecin et/ou un thérapeute. Ce sera impératif si l'ado est dépendant, ou s'il a moins de 15 ans ; mais ne vous en privez pas si vous en ressentez le besoin quelles que soient les circonstances.Drogues info service propose une permanence téléphonique et peut vous diriger vers un professionnel compétent ; n'hésitez pas à vous renseigner sur leur site http://www.drogues-info-service.fr/. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Cet été, formez-vous aux gestes de premiers secours !
Profitez de l'été pour vous former aux gestes de premiers secours. Savoir détecter les signes d'un arrêt cardiaque, connaître les réflexes d'urgence, utiliser un défibrillateur, sont autant de gestes à la portée de tous qui permettent vraiment de sauver des vies. $$Connaître les gestes de premiers secours pour sauver des vies Ça peut tomber sur vous, dans un cas comme dans l'autre : vous pouvez être la victime (votre survie dépend des compétences des témoins) ou le témoin d'un arrêt cardiaque (vous réussissez à sauver la vie de cette personne). Et ça peut aussi être un de vos proches... !Chaque année en France, on déplore 40.000 décès par arrêt cardiaque, dans la plupart des cas faute d'une intervention rapide et efficace par les témoins de l'accident. Selon la Fédération française de cardiologie, 32 % des victimes d'une mort subite peuvent être sauvées si les gestes de premiers secours sont immédiatement réalisés. Dans le cas contraire, seules 5 % des victimes sont sauvées. Il faut bien comprendre que chaque minute compte : en cas d'arrêt cardiaque, « une minute de perdue, c'est 10 % de chance de survie en moins ». L'objectif est d'agir en urgence « pour préserver le coeur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques... » $$Formez-vous aux gestes de premiers secours Isabelle Eustache
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Tabac et rechute : sommes-nous tous égaux ?
Arrêter de fumer est une entreprise très difficile. Tous les fumeurs n'y arrivent pas et dans tous les cas, rarement à la première tentative. Ensuite, une seconde épreuve attend les ex-fumeurs : la rechute. Elle n'est pas inéluctable et pour cela, il est préférable de s'y préparer et de développer à l'avance les stratégies gagnantes. Quels sont les facteurs de risque de la rechute ? Il est évident que les facteurs de risque d'entrée et de maintien dans le tabagisme jouent aussi un rôle dans celui de la ou des rechutes. Dépression, autres maladies, émotions, anxiété, stress, deuil, séparation, perte d'emploi, consommation d'autres drogues, de cannabis, d'alcool, etc. D'autres évènements de la vie peuvent intervenir, mais dans le cas des rechutes, les facteurs environnementaux jouent un rôle prépondérant. L'environnement du fumeur : à revoir pour mieux prévenir Si un deuil, l'annonce d'une maladie ou la perte d'un emploi augmentent considérablement les risques de rechute, l'environnement immédiat de l'ex-fumeur doit aussi être modifié. Il convient d'anticiper les situations multi-quotidiennes susceptibles d'inciter à la prise d'une cigarette. Certaines sont communes à la majorité des fumeurs, d'autres beaucoup plus personnelles : soirée entre amis, sortie du ciné, seul en voiture, boire un café, après une réunion, en période de stress, de difficultés professionnelles ou familiales, en cas de conflits, de prise de poids, etc. Le déconditionnement Des stratégies d'évitement sont à mettre en place après avoir repéré les situations les plus à risques.Vous allez devoir anticiper vos réactions et réapprendre à adopter un comportement autre que celui de prendre une cigarette. C'est ce que l'on appelle « le déconditionnement ». Certaines personnes peuvent y arriver seules à certains moments de leur vie, d'autres auront besoin d'une aide thérapeutique, psychologique, voire de suivre une thérapie cognitive et comportementale, dont les résultats dans le sevrage tabagique ont déjà été démontrés et qui est recommandée par les autorités de santé. Bien entendu, les substituts nicotiniques sont là aussi indiqués car en parallèle ils calment la dépendance physique. Rechutes : tous égaux ? À noter que si nous ne sommes pas tous égaux face à l'entrée dans le tabagisme, nous ne le sommes pas non plus face à la rechute : la motivation à l'arrêt n'est pas la même pour tout le monde et elle évolue dans le temps ; nous n'avons pas tous les mêmes fragilités individuelles à un moment donné (antécédents de dépression, anxiété, stress, maladie chronique, consommation de drogues, traitement médicamenteux, etc.) ; et bien sûr, nous n'avons pas tous le même degré de dépendance tant physiologique que psychologique. Tous ces facteurs feront la différence et expliqueront pourquoi certains ex-fumeurs rechutent vite, et/ou souvent. Mais attention, cela sous-entend également que le risque de rechute est susceptible de diminuer à d'autres périodes de la vie, plus calmes, moins stressantes, moins conflictuelles. Donc pas de fatalité ! Le plus important est de toujours garder à l'esprit qu'une rechute ne signifie pas l'échec, mais un pas de plus vers la future réussite. Autrement dit il ne faut jamais abandonner !Un dernier conseil, faites-vous aider (substituts nicotiniques, thérapie cognitive et comportementale) et soyez entouré (médecin traitant, tabacologue, infirmière...). Être encadré par un professionnel de santé fait plus que doubler les chances de réussite. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Cholestérol : de nouvelles molécules pleines de promesses
Lorsque le taux de mauvais cholestérol (LDL) est trop élevé et que les médicaments de référence comme les statines ne suffisent pas ou sont mal tolérés, de nouvelles molécules -les anticorps anti-PCSK9- pourraient rendre un grand service. Les deux premiers, l'alirocumab et l'évolucumab, sont ou vont être dans les mois à venir commercialisés aux Etats-Unis et en Europe. Une nouvelle arme contre le cholestérol L'objectif principal du traitement chez les personnes dont le taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol pour « lipoprotéines de faible densité ») est élevé, est de le ramener à des niveaux tels qu'ils réduiront leur risque cardiovasculaire.Car un taux de cholestérol LDL élevé dans le sang fait le lit des maladies cardiovasculaires dites artérioscléreuses, caractérisées par la formation de plaques dans les artères pouvant réduire le flux sanguin et provoquer des accidents vasculaires cérébraux et des douleurs thoraciques (infarctus du myocarde, angor etc. par réduction soudaine de l'apport sanguin au coeur du fait du rétrécissement ou de l'obstruction des artères coronaires).Malheureusement, une personne à haut et très haut risque cardiovasculaire sur deux ne parvient pas à atteindre les objectifs, malgré des mesures d'hygiène de vie (alimentation « saine », activité physique) et un traitement par statines, le médicament standard hypolipémiant (qui baisse le taux des LDL). Une grande partie s'en approche cependant. D'où l'intérêt des nouvelles molécules qui viennent d'être autorisées aux USA et en Europe. Pour l'instant, elles sont au nombre de deux : l'alirocumab* et l'évolucumab**, des anticorps appelés anti-PCSK9***. Un troisième, le bococizumab **** est en cours de développement. Qui pourra en bénéficier de ce nouveau traitement anti-cholestérol ? Les discussions sont en cours pour savoir qui, parmi les personnes ayant un excès de mauvais cholestérol (dites hypercholestérolémiques), aura vraiment besoin de ces nouveaux médicaments anticholestérol et pourra alors bénéficier de leur remboursement. A priori, celles qui restent très éloignées de l'objectif de LDL-cholestérol que leur a fixé le médecin. Parmi elles, il y a celles chez qui les statines sont mal tolérées ou contre-indiquées. Il y a aussi celles dont le taux reste trop haut en dépit de fortes doses de statines, ce qui est d'autant plus préoccupant lorsqu'elles ont déjà eu un accident cardiovasculaire ou que leur état coronaire est très fragile.Et enfin, il y a les personnes atteintes d'une forme héréditaire d'hypercholestérolémie dite familiale hétérozygote (HeFH), dont seul 1% des 200 à 300 000 malades français est dépisté. Encore plus que les autres, elles ne parviennent pas à éliminer le cholestérol naturellement présent dans le foie, d'où des concentrations très élevées de LDL-cholestérol qui peuvent obstruer les artères. Leur risque est jusqu'à 20 fois plus grand de développer une maladie cardiovasculaire que le reste de la population.Dr Michel Farnier, lipidologue (Point Médical, Dijon) : « Parmi celles dont le LDL-cholestérol reste élevé, il faudra en plus définir des catégories de personnes prioritaires. Pourront probablement en bénéficier celles qui ont fait un ou plusieurs accidents cardiovasculaires et ont soit un risque de récidive important, soit un risque supplémentaire comme par exemple le fait d'être diabétique ».Les personnes dites « poly-vasculaires », seraient aussi concernées. Chez elles, l'athérosclérose a fait des dégâts à plusieurs endroits du corps, par exemple avec une atteinte coronarienne (au niveau des artères du coeur) ou carotidienne (artères du cou qui irriguent le cerveau) et une artériopathie (occlusion progressive des artères des membres inférieurs).Globalement, ces médicaments anticholestérol font chuter le LDL cholestérol entre 50 et 65% chez les personnes déjà sous statines, qu'elles soient coronariennes (avec une maladie des artères du coeur) souffrant d'hypercholestérolémie et à haut risque cardiovasculaire, ou atteintes d'une forme héréditaire d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote (HeFH). Les anti-PCSK9 contre le cholestérol en pratique L'alirocumab et l'évolucumab s'auto-administrent à raison d'une injection en sous-cutané toutes les deux semaines (voire chaque mois) au moyen d'un stylo pré-rempli à dosage unique. Ils seront prescrits en plus des doses maximales tolérées de statines afin d'obtenir une diminution supplémentaire du taux de cholestérol LDL. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Pourquoi et comment protéger les yeux des enfants face à un écran ?
Dès leur plus jeune âge, nos enfants passent de plus en plus de temps devant un écran (télé, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeux). Nombre de parents se demandent si cette habitude peut à la longue affecter leur vision et si la lumière bleue émise par ces écrans comporte des risques avérés. En bref, quels sont les risques des écrans et comment protéger les yeux de nos enfants, et les nôtres ?Le point avec le Dr Oliver Laplace, chirurgien ophtalmologiste au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingt à Paris. Les écrans peuvent-ils entraîner des troubles visuels chez nos enfants ? Non, les écrans ne provoquent pas de troubles visuels. En revanche, leur usage intensif a été associé au « computer vision syndrome » pour reprendre le terme employé outre-Atlantique. Il désigne un ensemble de symptômes plus ou moins gênants : fatigue des yeux, picotements, sècheresse oculaire, maux de tête, etc. À noter qu'une utilisation intensive des écrans peut aussi entraîner des troubles musculosquelettiques avec des douleurs dorsales, des épaules, de la nuque, voire un syndrome du canal carpien ou une tendinite du pouce pour les plus assidus aux textos...Ces symptômes ne sont pas spécifiques aux enfants ou aux ados, ils se rencontrent aussi chez les adultes qui travaillent ou passent leurs loisirs devant toute sorte d'écrans. « Ces manifestations sont directement liées aux conditions d'utilisation (éclairage, posture, durée d'usage, etc.) et au fait que face à un écran, le clignement des yeux est réduit parfois de moitié, favorisant l'évaporation des larmes (protectrices de la cornée) et pouvant altérer la qualité de vision. Ce phénomène est d'autant plus accentué que l'environnement est sec, surchauffé ou climatisé », précise le Dr Oliver Laplace, chirurgien ophtalmologiste au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingt à Paris.Dès la moindre plainte, des mesures préventives s'imposent : bien se positionner face à l'écran, faire très régulièrement des pauses visuelles (notamment en se forçant à regarder au loin), se placer correctement par rapport à la lumière extérieure afin de limiter l'éblouissement, éviter les écrans dans une pièce trop sombre, etc. En effet, « l'ambiance lumineuse est très importante », souligne le Dr Laplace.Enfin, il convient de s'assurer de l'absence d'un défaut de convergence jusque-là passé inaperçu. Il faut bien comprendre que « devant un écran, nous utilisons une stratégie visuelle différente de celle employée lors des autres activités de la vie quotidienne. Celle-ci peut mettre en évidence un léger trouble de convergence qui fatigue davantage les yeux ». La correction se fait alors en collaboration avec un orthoptiste lors de séances de rééducation visuelle. En quoi la lumière bleue émise par les écrans est-elle dangereuse ? D'un point de vue physiologique, la lumière bleue est partout car elle fait partie du spectre visible. Elle est essentielle pour l'équilibre des couleurs, « il n'est donc pas question d'éliminer cette longuer d'onde ». En revanche, au cours de la dernière décennie, les éclairages utilisant des ampoules LED émettant largement dans le champ de longuer l'onde bleu, se sont littéralement imposés. Elles sont devenues omniprésentes dans notre environnement : éclairages publics (dans les rues, les hôpitaux, les gymnases et tout autres lieux publics), au travail, à la maison et systématiquement derrière tous nos écrans (télés, ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles de jeux...). Au final, nous sommes beaucoup plus exposés à la lumière bleue qu'auparavant, à la fois en durée et en intensité.C'est pourquoi lors d'une opération de la cataracte, qui consiste à remplacer un cristallin vieilli par une lentille intraoculaire nommée implant, on pourra en proposer une associée d'un filtre anti-lumière bleue, notamment chez les patients à risque rétinien connu.Or les effets sur notre santé ne sont pas totalement définis. « Il est toutefois bien établi que la lumière bleue est potentiellement plus toxique chez les enfants que chez les adultes » indique le Dr Laplace. En effet, « leur cristallin laisse passer 90 à 80 % de la lumière bleue. Ce n'est qu'ensuite, avec l'âge, que le cristallin en vieillissant absorbera mieux cette lumière bleue ; l'intensité et la quantité de lumière bleue projetées sur la rétine seront alors diminuées ».Ainsi, pour la même quantité de lumière bleue, le pourcentage qui arrive sur la rétine diffère nettement chez l'enfant et chez l'adulte. Des risques potentiels méconnus Les risques sont encore mal connus, mais ils dépendent certainement de l'intensité de la lumière bleue, de la durée d'exposition à cette longueur d'onde, et donc de la dose cumulée.Chez l'animal, des lésions chimiques de l'oeil ont été démontrées à la suite d'expositions intenses. On sait également qu'en excès, la lumière bleue pourrait constituer un facteur de risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).Enfin, si cette lumière bleue est à l'origine de notre rythme circadien (jour/nuit), à mauvais escient, elle peut inversement provoquer un dérèglement de notre horloge biologique et entraîner des troubles du sommeil, de l'humeur, voire des dépressions chez des sujets à risques.On retiendra qu'on ne peut pas se passer de lumière bleue, mais qu'un meilleur contrôle de notre exposition serait bénéfique en attendant d'en savoir plus sur les risques potentiels d'une surexposition via les éclairages et les écrans. Comment protéger les yeux de nos enfants et les nôtres d'une lumière bleue excessive ? Les conseils ci-dessous relèvent du bon sens : Limiter autant que possible la durée d'exposition aux écrans dans l'enfance et dans l'adolescence. Éviter de mettre les tout-petits devant un écran. Se maintenir à une distance suffisante (tenir compte de la taille de l'écran et jouer sur la taille des caractères). Diminuer la luminosité des écrans et surtout la nuit, en tenant compte de la luminosité ambiante. Faire des pauses et à plus forte raison en cas de troubles de convergence. En cas de signes cliniques, consulter un ophtalmologiste ou un orthoptiste. Ne pas surajouter de lumière bleue, quelle qu'elle soit ; se méfier des lumières domestiques, trop souvent à LED, et privilégier chez soi les LED de faible luminosité. Utiliser des verres orange qui filtrent la lumière bleue si l'on travaille le soir sur écran ou en cas de troubles du sommeil. L'objectif est de filtrer davantage la lumière bleue en fin de journée et en soirée. Recourir à des protège-écrans ou à des lunettes dont les verres filtrent la lumière bleue pour diminuer l'éblouissement. Renseignez-vous chez un opticien, car les techniques évoluent rapidement et il existe désormais des verres non teintés filtrant la lumière bleu-violet, qui peuvent en même temps corriger la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Scoliose et cartable, mythe ou réalité ?
Les cartables trop chargés de nos écoliers ont une mauvaise réputation, totalement injustifiée, vis-à-vis de la scoliose. Néanmoins, un tel poids est aberrant sur une colonne vertébrale en pleine croissance mais aussi parce que de nombreux enfants souffrent sans le savoir de la maladie de Scheuermann, qui comporte parfois une scoliose. Légère ou sévère, dans tous les cas elle peut être aggravée par le port de lourdes charges. Cartable et scoliose, un mythe qui a la vie dure Scoliose, la faute au cartable ? Absolument pas. Cette déviation définitive et structurée de la colonne vertébrale se fait dans les trois plans de l'espace en particulier avec la rotation des vertèbres. La (ou les) gibbosité (déformation du thorax) est visible très facilement en faisant pencher l'enfant en avant. Elle ne doit pas être confondue avec l'« attitude scoliotique » des enfants qui se tiennent mal ; cette mauvaise posture n'est due en réalité à aucune déformation structurée de leur colonne vertébrale et disparaît en position couchée. Dr Catherine Marty, rhumatologue (Hôpital Raymond Poincaré, Garches) : « Les études sont formelles : le port du cartable ou d'une charge lourde en général ou même la mauvaise posture des enfants à leur pupitre ou dans la vie quotidienne n'est pas responsable de scoliose, ni n'aggrave une scoliose déjà existante ! En revanche, ils peuvent ressentir des douleurs musculaires entre les omoplates et/ou à la jonction entre le dos et les cervicales en raison des contraintes exercées par les sangles du cartable qui sont souvent non adaptées à un poids lourd. S'ils n'ont pas le choix, il vaut mieux qu'ils prennent un sac à dos de randonnée avec une sangle au niveau de la taille. Un cartable à roulettes n'est pas l'idéal car il impose au dos une traction asymétrique. »80% des scolioses - idiopathiques (dont on ne connait pas la cause) - sont d'origine génétique. Environ 3% des enfants et adolescents (dont environ 80% de filles) en souffrent. La scoliose est présente dès le tout jeune âge et peut s'aggraver à la puberté. Le port du cartable n'est pas la cause de la scoliose mais comme pour tout enfant, l'augmentation persistante de charges sur des vertèbres et disques en croissance peut entraîner des lésions. De multiples travaux de recherche sur des mécanismes neuro-hormonaux avec une susceptibilité génétique sous-jacente n'ont rien donné. Une étude récente a individualisé un gène impliqué (POC 5) (1). D'autres types de scolioses sont secondaires (malformations congénitales, tumeurs du rachis, cause infectieuse ou neurologique comme un spina bifida etc.). La scoliose idiopathique de l'enfant ou adolescent est en général non douloureuse. En cas de douleurs persistantes, il faut rechercher une scoliose secondaire. Le cartable, proscrit en cas de maladie de Scheuermann En revanche, le port de cartable et de toute charge lourde est absolument interdit dans la maladie de Scheuermann, responsable de cyphoses (la bosse du dos) avec souvent une petite scoliose "secondaire" associée. Méconnu, ce trouble de croissance des vertèbres pendant l'enfance est pourtant assez fréquent, retrouvé chez 60 % des enfants dans sa forme minime, chez 7% dans sa forme thoracique classique (chiffres inconnus pour les formes lombaires et thoraco-lombaire, les plus problématiques). C'est une maladie du complexe disque-vertèbre dont la cause n'est pas connue. La maladie de Scheuermann a une composante génétique mais aussi mécanique. C'est pourquoi la déformation vertébrale peut être favorisée et même aggravée par le port de charges lourdes dans l'enfance, à l'adolescence et jusqu'à l'âge adulte. Le surpoids/obésité et les efforts trop fréquents comme le sport de haut niveau peuvent favoriser la maladie.Dr Marty : « A l'école, tous les enfants atteints de la maladie de Scheuermann même légère doivent obtenir de leur médecin traitant ou du rhumatologue un certificat médical systématique pour avoir le double des livres à l'école et à la maison, des casiers sur place et être dispensés de sports comme l'acrosport (gymnastique acrobatique) ». La maladie de Scheuermann, comment la repérer ? 5 éléments de gravité variable font suspecter une maladie de Scheuermann : Une cyphose (dos rond) avec parfois une véritable bosse (gibbosité) qui peut être soit l'exagération de la courbure thoracique (la partie haute de la colonne vertébrale), soit l'effacement ou la diminution de la cambrure lombaire. Une scoliose plus ou moins prononcée. Parfois une raideur dorsale. Une douleur après une séance de gymnastique, une longue position assise, un sport trop intensif ou mal adapté ou après le port d'une charge lourde. Des douleurs lombaires du fait de lésions entre disques-vertèbres. Scheuermann est la principale cause de douleurs lombaires de l'enfant et l'adolescent. Devant de tels symptômes, il faut consulter le médecin qui prescrira une radiographie du rachis. Ces enfants peuvent évoluer vers des rachis dégénératifs dès l'âge adulte jeune ; ce sont les lésions d'arthrose avec le pincement des disques lié à la dégénérescence des disques. Ils peuvent avoir parfois des hernies discales, une perte progressive de la cambrure (lordose) lombaire et des troubles de la statique (posture).Dr Marty : « Le traitement de la maladie de Scheuermann chez l'enfant consiste en des corsets et de la kinésithérapie, avec à la fois un travail de correction de la posture assise et debout, un travail des muscles extenseurs du dos et l'assouplissement de la cyphose et des membres inférieurs (ischio-jambiers), la suppression des sports à risque (sports violents, avec port de charges, sauts) et du port de charge pour limiter le poids sur le rachis. Si le diagnostic et le traitement sont faits tôt sur une courbure encore souple, la cyphose peut être corrigée. La chirurgie est indiquée en cas de cyphose haute thoracique sévère (angle d'environ 80°), très peu esthétique et douloureuse, en fin d'adolescence ou chez l'adulte jeune. La chirurgie dans les formes lombaires se fait souvent à l'âge adulte devant des lésions arthrosiques, des douleurs et des troubles de la statique avec aggravation de la cyphose. » Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Le cancer : vers une médecine personnalisée et un traitement à la carte
On entend de plus en plus parler de "médecine personnalisée", mais est-elle une réalité pour tous en 2016 ? Que sont les thérapies ciblées et jusqu'où peut aller la "médecine de précision" notamment pour traiter le cancer ? Quid de l'immunothérapie ? Voici un panorama d'une recherche en pleine accélération, avec, en toile de fond, la Journée Mondiale contre le cancer, le 4 février.
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Rétinopathie diabétique : les yeux sous haute surveillance toute la vie
La rétinopathie diabétique est une complication du diabète de type 1 mais aussi du diabète de type 2, au niveau de la rétine. Protéger ses yeux est essentiel pour éviter l'évolution vers la malvoyance et la cécité. Une vigilance renforcée s'impose tout au long de la vie mais tout particulièrement lors d'une grossesse, à la puberté et lors d'une amélioration rapide de la glycémie. A paraître, un Référentiel 2016 de la Société Francophone du Diabète (SFD) fait le point. Œil et diabète, faire le lien Un quart à un tiers des personnes avec un diabète de type 2 ou de type 1 est concerné par la rétinopathie diabétique. C'est la première cause de cécité avant l'âge de 60 ans et une cause importante de malvoyance. Si elle n'est pas dépistée et si aucun traitement spécifique n'est mis en oeuvre (comme c'est encore trop souvent le cas en France), la baisse visuelle est inéluctable et irréversible, jusqu'à perdre la vue. Celle-ci est liée soit à un oedème de la macula (zone au centre de la rétine), soit à une complication de la rétinopathie dite proliférante.Pr Pascale Massin, ophtalmologiste et co-coordinatrice du Référentiel 2016 : « Après un examen ophtalmologique initial au moment de la découverte du diabète de type 1 ou 2, puis en l'absence d'atteinte de la rétine, le dépistage au moyen d'un fond d'oeil devient annuel. Il peut être biannuel chez les diabétiques de type 2 qui ne sont pas sous insuline et aux objectifs à la fois vis-à-vis de la glycémie et de la pression artérielle. Le rythme de la surveillance sera fonction de la sévérité de l'atteinte ». Glycémie et pression artérielle sous haute surveillance A côté de l'ancienneté du diabète, principal déterminant de l'apparition d'une rétinopathie diabétique, deux facteurs de risque modifiables coexistent : le contrôle glycémique mais aussi tensionnel avec un objectif proche de 130/80 mmHg. Grâce à une meilleure prise en charge sur ces deux fronts, le nombre de rétinopathies a été divisé par deux en 20 ans.Dr Sylvie Feldman-Billard, diabétologue au CHNO des Quinze-Vingts (Paris) et co-coordinatrice du Référentiel 2016 : « Chez la personne diabétique, un taux d'HbA1c (valeur qui reflète le niveau de contrôle du diabète) stabilisé proche de 7% (taux qui témoigne d'un bon contrôle de la glycémie), dès la découverte du diabète, est bénéfique à tous les stades du développement et de la progression de la rétinopathie diabétique. Bien contrôler son diabète permet même de faire régresser une rétinopathie diabétique au stade précoce : cela signifie que lorsque la rétinopathie est non-proliférante, minime à modérée, il est encore possible de revenir en arrière ! » Amélioration rapide de la glycémie... attention Contrôler sa glycémie est absolument nécessaire, à la fois pour freiner l'évolution des complications cardiovasculaires du diabète mais aussi pour protéger les reins, les nerfs et les yeux.Mais attention, car parfois, lorsque la correction de la glycémie est importante et rapide (dans les 3 mois), cela peut aggraver la rétinopathie diabétique chez 10 à 20% des personnes, d'autant plus que le diabète est ancien, déséquilibré et la rétinopathie diabétique sévère. Cette aggravation est précoce, elle survient dans les trois à six mois suivant l'amélioration de la glycémie. Des situations assez fréquentes, à l'occasion notamment de la mise sous insuline chez une personne diabétique de type 2 dont la glycémie est déséquilibrée, lors de la mise en place d'un traitement par pompe à insuline dans le diabète de type 1 et -situation de plus en plus courante- après une chirurgie de l'obésité (bariatrique). Si elle n'est pas trop préoccupante car souvent transitoire et limitée en l'absence de rétinopathie diabétique préexistante ou en cas de rétinopathie diabétique non proliférante minime, encore faut-il que la surveillance et la mise en place de thérapeutiques ophtalmologiques soient adaptées.En revanche, la situation est tout autre lorsque la rétinopathie diabétique est déjà présente au moment de la normalisation glycémique rapide. Le risque de lésions rétiniennes irréversibles (cécité) est alors majeur. Le rythme de surveillance doit être trimestriel pendant les douze mois qui suivent la normalisation de la glycémie, surtout si le diabète est déséquilibré, ancien et la rétinopathie diabétique déjà évoluée.Dr Sylvie Feldman-Billard : « Le meilleur moyen pour éviter une normalisation glycémique rapide est de maintenir un taux d'HbA1c proche de 7% dès le diagnostic du diabète. Mais lorsque ça n'est pas possible, le médecin doit orienter la personne diabétique chez l'ophtalmologiste pour que celui-ci réaliste un examen approfondi avant toute intensification rapide des traitements pour faire baisser la glycémie ou situation induisant une baisse rapide de la glycémie. Si la rétinopathie diabétique est proliférante ou non proliférante mais sévère, l'ophtalmologiste réalisera de toute urgence une photocoagulation panrétinienne. » Trois périodes de vie à risque Dr Feldman-Billard : « Je vois trop souvent en consultation des personnes diabétiques dont la vision est irrémédiablement abîmée ou qui perdent la vue et qui me disent « Si j'avais su ». Alors que cela peut être évité ! » Puberté, adolescence : elles constituent des périodes à haut risque d'évolution rapide de la rétinopathie diabétique, du fait des variations hormonales qui peuvent la favoriser, et surtout parce qu'à ces âges, les diabétiques de type 1 suivent rarement leur traitement à la lettre. Leur risque de rétinopathie dite "floride" (forme grave et évolutive, non réversible) est non négligeable. D'où une surveillance renforcée tous les semestres, a fortiori s'il existe déjà des signes de rétinopathie diabétique. Grossesse : elle expose au risque d'aggravation rapide d'une rétinopathie diabétique. Lorsqu'on envisage une grossesse et qu'on est diabétique, un contrôle de sa glycémie et un dépistage d'une éventuelle rétinopathie diabétique sont indispensables avant la conception. Puis la surveillance doit être trimestrielle durant la grossesse et en post-partum. C'est crucial, à tel point qu'une rétinopathie diabétique non proliférante sévère ou proliférante est une contre-indication temporaire à une grossesse et doit être préalablement traitée. D'une manière générale, une rétinopathie préexistante au moment de la conception, une hypertension artérielle, une néphropathie, un diabète ancien, une baisse de l'HbA1c au 1er trimestre quel que soit le taux d'HbA1c au moment de la conception, obligent à un suivi ophtalmologique mensuel. Chirurgie de la cataracte : au décours de cette chirurgie, une rétinopathie diabétique peut s'aggraver. C'est pourquoi la glycémie et le contrôle d'autres facteurs comme la pression artérielle doivent être bien contrôlés au préalable. Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Brossage des dents, caries, bains de bouche : les bons gestes du quotidien
L'hygiène de la bouche : rien de plus simple, en principe... Sauf au rayon brosses à dents lorsqu'il s'agit de choisir la meilleure, et là, on est perdu ! Parce qu'au fond, qui connaît exactement le bon rythme et la durée idéale pour un brossage de dents réussi ? Ou encore à partir de quel âge il faut utiliser du dentifrice ? Prendre soin de ses dents, de sa gencive, de son haleine, prévenir les caries... Voici les bons gestes du quotidien à adopter en famille dès le plus jeune âge.
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Sel et pression artérielle : quoi de neuf ?
Une étude remet en cause le bien-fondé d'une consommation en sel inférieure à 5 grammes quotidiens, comme le préconise pourtant l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Est-ce souhaitable ? Est-ce que le fait de bannir le sel est plus utile que les médicaments antihypertenseurs sur la pression artérielle ? Des questions à se poser en ce 14 mai, journée mondiale contre l'hypertension.
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Sports d'hiver : exercices physiques à réaliser chez soi
Pour que le bonheur des sports d'hiver soit complet, autant miser sur la préparation physique.Avant le départ, il est essentiel de suivre un petit programme très simple qui permettra de muscler les jambes, d'assouplir les articulations et de travailler l'équilibre.A réaliser seul, entre amis, en couple ou en famille . Débutez un petit programme d'exercices physiques un mois avant le départ Cette préparation physique avant les sports d'hiver n'est pas nouvelle, elle est recommandée chaque année par l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes). Et si pour une fois, on suivait à la lettre ce programme d'exercices physiques ?Bien entendu, l'idéal est de pratiquer tout au long de l'année plusieurs activités physiques variées. Mais si ce n'est pas le cas, pratiquez au moins ces quelques gestes simples. Un mois avant le départ à la montagne, associez à vos activités physiques habituelles cette préparation spécifique (à adapter aux capacités de chacun). Exercices de musculation Légère flexion-extension des genoux (sans dépasser 120° de flexion), dos droit vertical et pieds écartés. A répéter 20 fois. Même chose en fente avant. A répéter 20 fois de chaque côté. « La chaise » : position assise, le dos en appui contre un mur et sans appui sous les fesses, à maintenir le plus longtemps possible. La succession de ces trois types d'exercices est à renouveler 5 fois. Travail de l'équilibre Restez en équilibre sur un pied le plus longtemps possible en gardant les yeux fermés. Cet exercice peut être réalisé tout au long de la journée, au téléphone, devant la photocopieuse, en se lavant les dents, etc. Courts déplacements en sautillant à cloche-pied tout en maîtrisant son équilibre. Exercices d'étirements Un étirement efficace ne doit pas être douloureux. Il faut sentir la mise sous tension du muscle et sentir qu'il va gagner en longueur. Ne jamais forcer. La position d'étirement doit être conservée longtemps, au minimum 30 secondes, en essayant d'aller toujours un peu plus loin et en soufflant lorsque la tension devient forte.Les étirements peuvent également être réalisés en faisant autre chose : lecture, télévision, téléphone ...Chaque étirement est à répéter 2 ou 3 fois. Avant cuisse : Debout, dos bien droit, la main gauche attrape la cheville gauche et ramène le talon vers la fesse gauche. Le genou droit est légèrement fléchi et la main droite prend appui contre un mur. Maintenir la position 30 secondes puis passer à l'autre côté. Arrière cuisse : Debout, jambes droites, un talon posé sur une table basse ou une chaise. En gardant le dos droit, cherchez à poser le nombril sur la cuisse. Mollets : Fente avant, appui contre un mur. Le mollet à étirer est en arrière, jambe droite et pied bien à plat. Cherchez à enfoncer votre talon dans le sol tout en augmentant la fente sans déplacer les pieds. En plus, durant la journée :° Oubliez la voiture et marchez dès que l'occasion se présente (une heure par jour minimum).° Ne prenez ni les ascenseurs ni les escalators.° Allez nager, faites du footing et de la gymnastique. Isabelle Eustache
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10 idées anti fatigue : démélez le vrai du faux !
Lorsqu'un état de fatigue s'installe, il faut réagir car une fatigue qui s'éternise sans raison apparente, ce n'est pas normal.Elle peut être le signe d'une maladie, comme une anémie par exemple, mais aussi le reflet d'un mode de vie.Pour éliminer le premier cas, une consultation s'impose. Pour le second cas, il est conseillé de réfléchir et de faire un bilan à la recherche des habitudes que l'on pourrait modifier (activités stressantes, surmenage, alimentation déséquilibrée, troubles du sommeil ).
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L'huile d'argan, un petit miracle pour la peau !
L'huile d'argan provient d'un arbre, l'arganier, que l'on ne rencontre qu'au Maroc. Préparée artisanalement, cette huile possède des vertus culinaires ancestrales.Mais l'huile d'argan est aussi utilisée par les connaisseurs pour ses exceptionnelles propriétés esthétiques : anti-âge, anti-rides, massage, beauté des ongles, des cheveux, etc.
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Conseils pour bien faire la sieste
La sieste, tout le monde dit que c'est tendance. Mais quand il s'agit de la faire vraiment, c'est une autre histoire !Sous nos latitudes, les siesteurs sont encore une minorité. Si vous voulez vous mettre à la sieste, il faudra lui faire une place dans vos habitudes.Voici quelques conseils. La sieste est-elle bonne pour la santé ? Des études récentes ont déjà prouvé que la sieste semble avoir un effet protecteur sur les maladies cardiovasculaires.Et pour certaines personnes qui ont un mauvais sommeil nocturne, faire une sieste permet d'obtenir de meilleures nuits, contrairement à ce que l'on pourrait penser.Par ailleurs, trouver dans la journée un temps qui semble ne servir à rien, mais qui est dédié à notre bien-être, cela peut être très jouissif. Une sieste, c'est vingt minutes à peu près... pas si difficile que ça à caser, même dans une journée occupée par le boulot.Alors si vous avez envie de vous y mettre, suivez ces quelques astuces. Trouver le bon contexte Les opportunités pour faire des siestes ne sont pas aussi rares que vous pourriez le croire. Vous pouvez faire la sieste au travail, dans les transports en commun : vous n'avez que trois questions à vous poser : Quelle heure est-il ? Le moment idéal pour faire une sieste est le début de l'après-midi. La fin de votre pause déjeuner est, par exemple, tout à fait indiquée . De combien de temps est-ce que je dispose ? Vingt minutes, c'est une sieste parfaite. Si vous dormez plus, vous mettrez plus de temps à retourner à un état d'éveil efficace. Il est aussi possible de faire de vraies siestes express (dix minutes environ) mais elles demandent un peu d'entraînement. Est-il possible de m'isoler ? Il ne vous faut pas forcément une pièce à vous pour faire la sieste. Dans les transports, ou même dans un parc en été, il vous suffira de vous isoler du bruit (avec des bouchons d'oreilles par exemple) ou de la lumière (avec un masque, ou plus simplement n'importe quel couvre-chef). Chez vous ou au bureau, il faut simplement expliquer à ceux qui vous entourent que vous ne devez pas être dérangé pendant vingt minutes. Trouver le lieu pour faire la sieste Pour dormir, vous devez pouvoir relaxer votre corps un minimum. L'idéal, bien sûr, c'est d'avoir à disposition un canapé ou un fauteuil bien confortable, dans la mesure où se mettre au lit en pleine journée n'est pas toujours possible. Mais à défaut, vous pouvez trouver des alternatives... dans les transports en commun : appuyez vos coudes sur vos genoux, et posez votre tête dans vos mains. au bureau : croisez vos bras sur votre bureau, et appuyez votre front sur vos avant-bras. Vous pouvez aussi vous mettre à califourchon sur une chaise, faisant face au dossier, et procéder de la même manière. Après la sieste : le bon réveil La raison pour laquelle nous hésitons souvent à nous lancer dans une sieste, c'est que nous ne sommes pas sûrs d'être productifs après. Les siestes du week-end ou des vacances nous laissent en effet trop souvent complètement abrutis et incapables de fonctionner jusqu'au soir.Pour éviter l'effet "comateux", la première solution est de ne pas trop allonger la sieste : à 20 minutes, vous avez déjà de grandes chances d'y échapper.Mais la manière de vous réveiller aura aussi un impact sur votre capacité de concentration.Comment bien se réveiller d'une sieste ? ne bougez pas tout de suite : vous avez bien une minute pour vous lever en revanche, concentrez-vous dès votre réveil sur une idée ou un objet, pour éviter de sombrer à nouveau dans le sommeil asseyez-vous doucement, massez légèrement votre visage, respirez avec un peu d'énergie, éventuellement étirez-vous enfin, mettez-vous debout. Vous êtes bon(ne) pour le service ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Boissons de l'effort, pour qui ?
Boissons énergétiques, énergisantes, boissons de l'effort... ces breuvages supposés aider les sportifs se trouvent un peu partout. Mais quelle est leur efficacité, et qui peut les utiliser ? À qui sont destinées les boissons énergisantes ? Le sportif du dimanche n'a pas besoin de consommer de telles boissons énergisantes, au risque d'absorber beaucoup plus d'énergie que celle dépensée.Pour les sportifs réguliers, on peut globalement fixer le seuil à une heure d'effort continu, voire une heure trente. Autrement dit, une activité sportive de moins d'une heure ne nécessite absolument pas de boisson de l'effort, là encore au risque de compenser instantanément l'énergie dépensée lors de l'effort physique (le glucose en excès risque d'être stocké sous forme de graisse!). Seule l'eau est requise.Au-delà, les besoins dépendent aussi du type d'activité (endurance, force...), de la répétition, de l'intensité et des déperditions de sueur. Que contiennent les boissons énergisantes ? Malgré une liste d'ingrédients parfois incroyablement longue (surtout pour les boissons en poudre), les nutriments dont on a besoin sont vraiment peu nombreux : glucose, maltodextrose, sodium et vitamine B1. Le sucre Toutes ces boissons énergisantes apportent du sucre : la source d'énergie par excellence. Il s'agit du glucose ou du saccharose, des sucres simples qui passent très rapidement dans le sang. Ils sont souvent associés à un autre type de sucre assimilé un peu plus lentement, les maltodextrines (dérivés de l'amidon). Idéalement, les boissons apportent à la fois du glucose et des maltodextrines en proportion variable (selon le type d'effort). Le sodiumC'est le seul élément minéral apportant un bénéfice reconnu. Il permet notamment une utilisation plus rapide du glucose. Les autres minéraux que l'on trouve parfois dans les boissons énergisantes (magnésium, potassium...), n'ont d'intérêt que lors d'activités de longue durée générant une forte sudation. La vitamine B1La vitamine B1 ou thiamine est la seule vitamine requise dans une boisson énergisante. Elle joue un rôle dans l'assimilation des sucres et des protéines lors de la pratique de sport intense. Concernant les autres vitamines, des apports alimentaires classiques suffisent à couvrir les besoins, même chez les sportifs. L'utilisation des boissons énergisantes en pratique Boisson énergétique ou énergisante ?Attention de ne pas confondre : Les boissons énergétiques ou boissons de l'effort (riches en sucres, vitamines et minéraux) sont destinées aux sportifs pour compenser les pertes occasionnées par l'effort. Les boissons énergisantes contiennent des substances excitantes (caféine, taurine...) pouvant entraîner une accélération du rythme cardiaque en cas d'excès. Leur sécurité et leur intérêt sont contestables.Globalement, on peut retenir qu'au-delà d'une heure et demie de sport par séance, pas besoin de ces boissons.Au-delà, celles dont les compositions sont les plus simples (sucre, maltodextrines, sodium, vitamine B1) suffisent. Ce n'est qu'en cas d'efforts très importants et de longue durée, qui s'accompagnent d'une sudation très importante (déperdition d'éléments nutritifs dans la sueur), que les boissons énergisantes à la composition ultra complexe peuvent être requises : haute endurance, entraînement de plus de 3 heures, sport de force (boxe, haltérophilie, musculation...), etc.C'est ainsi que certains fabricants proposent même plusieurs versions de leurs produits, déclinés en boissons avant l'effort, pendant, et même après. D'autres vont jusqu'à ajouter toutes sortes d'acides aminés (glutamine, taurine, acides aminés branchés), pour pallier d'éventuelles carences (impossibilité de s'alimenter dans les deux heures qui suivent l'effort par exemple). Reste que l'efficacité de ces boissons n'est pas clairement démontrée scientifiquement. Ce qui n'empêche pas les fabricants d'annoncer parfois "15% de performances en plus". Mises en garde Attention de ne pas choisir des produits trop sucrés (20 g de sucre totaux par 100 ml, c'est beaucoup trop ! C'est d'ailleurs très proche d'un soda). Trop de sucre est néfaste au sportif.Attention aussi à l'acidité des boissonsUn pH inférieur à 7 peut entraîner des problèmes digestifs et des caries dentaires. Et surtout, que ces boissons ne vous empêchent pas de vous hydrater suffisamment !L'essai réalisé par 60 millions de consommateurs (analyse de 17 boissons de l'effort) conclut que les boissons en bouteille ont l'avantage d'avoir une composition en nutriments très simple, mais l'inconvénient d'être acides. Pour les boissons de l'effort en poudre, c'est plutôt l'inverse. Source : e-santé Isabelle Eustache
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La levure de bière : le complément alimentaire par excellence
La levure de bière est un complément alimentaire remarquable de par ses qualités nutritionnelles et thérapeutiques.En effet, elle apporte de très nombreux éléments biologiques essentiels, allant des protéines aux minéraux, en passant par les vitamines B.La levure de bière est recommandée en cas de fatigue et d'infection, mais aussi pour la beauté de la peau. La levure de bière renferme d'innombrables éléments nutritifs La levure de bière ou Saccharomyces cerevisiae est un champignon microscopique unicellulaire présent dans l'air. Mais en l'absence d'oxygène (anaérobie), il a la propriété de provoquer la fermentation alcoolique de certains sucres (saccharose, lactose, maltose).La levure de bière a fait l'objet de nombreux travaux de recherche et ses multiples propriétés sont aujourd'hui bien reconnues. Tout d'abord, par sa richesse en protéines et notamment en acides aminés essentiels, elle représente une des meilleures sources de protéines végétales. La levure de bière contient également des minéraux (et particulièrement du calcium, magnésium, fer, cuivre, phosphore et potassium) et des enzymes. Mais une autre particularité de la levure de bière est son extrême richesse en vitamines et notamment en vitamines du groupe B. C'est bien simple, elle est 5 à 10 fois plus riche en vitamines B que les aliments habituels (céréales, légumes, fromages ). La levure de bière augmente aussi la résistance à la fatigue et aux infections. Elle exerce des effets thérapeutiques sur le plan intestinal et cutané : bonne santé en général, amélioration de l'état de la peau, des cheveux, des ongles, ralentissement du vieillissement cutané, résistance aux infections, à l'effort . Des cures de levure de bière sont également recommandées en cas de : troubles de la croissance, dénutrition, état fragilisé, troubles fonctionnels chez la femme enceinte, diarrhées infectieuses, prévention des troubles digestifs associés aux traitements antibiotiques, dermatoses, etc. La levure de bière côté pratique Lorsqu'elle est "fraîche", la levure a l'aspect d'une pâte jaune. Mais sa durée de conservation étant limitée, on la trouve dans le commerce sous forme sèche (poudre, paillettes) : Cure : 2 mois minimum. Paillettes : 2 à 3 cuillères à café par jour*. Poudre : 2 à 3 g*. * Enfants : diviser la dose par deux. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Activité physique : quel est le minimum vital ?
Vivre le plus longtemps possible, c'est bien, mais vivre le plus longtemps possible en forme, c'est mieux. C'est précisément ce qui est possible si l'on pratique régulièrement une activité physique.Les personnes qui font du sport, par rapport à celles qui sont sédentaires toute leur vie, gagnent 8 années en bonne forme physique.Alors en pratique, quelle est la quantité minimale de sport qu'il faut pratiquer et son équivalent en dépense calorique ? Activité physique régulière : 8 années de vie en bonne forme gagnées ! Lorsqu'on pratique une activité physique régulière, on diminue son risque de mourir d'une maladie cardiaque d'environ 35 à 40%.Et comme le souligne le Dr Martin Juneau*, on sait aujourd'hui que c'est valable pour toutes les causes de mortalité. Par comparaison avec les personnes totalement sédentaires, on peut également dire que l'activité physique régulière permet de vivre 8 années de plus en bonne forme.* Le Dr Martin Juneau est cardiologue et directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal. Quelle est la quantité minimale d'activité physique qu'il faut pratiquer ? Un exercice physique modéré peut parfaitement suffire. L'objectif de brûler 1.000 calories par semaine est réaliste pour nous tous : cela correspond à 30 minutes de marche par jour.En d'autres termes, il faut réaliser chaque semaine 7 marches de 30 minutes, puisque lors d'une marche de 30 minutes on dépense 150 calories. Si l'on préfère réaliser seulement 4 marches par semaine, c'est possible, mais il faut alors augmenter leur durée à 40 minutes (250 calories). Il est donc possible de marcher moins souvent, mais à condition de marcher plus longtemps pour que la quantité totale de calories dépensées soit la même.De la même façon on peut faire des joggings de 20 minutes 7 fois dans la semaine (20 minutes de jogging équivalent à 150 calories) ou des joggings de 30 minutes 4 fois par semaine (4 x 30 minutes à 250 calories).L'intensité ne compte pas vraiment si elle est modulée par la durée. C'est-à-dire que si l'on choisi la marche rapide par exemple, elle pourra durer moins longtemps qu'une marche lente, mais plus longtemps que si on avait choisi le jogging. La quantité de sueur n'est pas non plus un indicateur. C'est la quantité totale qui compte. Utilisez un podomètre pour mesurer votre activité physique Un conseil, portez un podomètre durant toute une semaine afin de connaître votre dépense énergétique réelle. Entre 0 et 5.000 pas par jour, vous êtes sédentaire. Entre 5.000 à 7.500 pas par jour : vous êtes légèrement actif. Entre 7.500 à 9.999 pas par jour : vous êtes modérément actif. Plus de 10.000 pas par jour : vous êtes actif. Plus de 12.500 pas par jour : vous êtes très actif. L'objectif est donc de cumuler un total de 10.000 pas par jour. A titre indicatif, lors d'une activité de bureau on réalise en moyenne 2.000 pas par jour, ce qui est très loin des 10.000 pas. Il est donc nécessaire de réaliser encore 8.000 pas supplémentaires lors de ses activités de loisirs et de la vie quotidienne autres que professionnelles.Et oui, il ne faut pas oublier que tous les pas s'ajoutent, absolument tous, même ceux que l'on réalise chez soi pour aller ouvrir le frigo. A savoir : 10.000 pas par jour équivalent à une dépense de 300 à 400 calories. 30 minutes de marche équivalent à 4.000 pas et à une dépense de 150 calories. Un gros morceau de gâteau au chocolat équivaut à 400 calories ... Pourquoi faut-il répartir l'exercice physique ? En d'autres termes, peut-on grouper toute l'activité physique hebdomadaire en une seule séance (par ex. une seule marche de 3 heures et demie une fois dans la semaine) ?La réponse est négative, l'activité physique doit être fragmentée.De nombreux effets de l'exercice physique ne durent pas toute la semaine. Par exemple, l'effet d'une séance de sport sur la glycémie (taux de sucre dans le sang) ne dure pas. L'exercice diminue le taux de sucre sanguin et augmente la sensibilité à l'insuline des muscles, ce qui est très bon pour prévenir nombre de maladies, dont le diabète et l'obésité.Mais cet effet ne dure que 24 à 48 heures. Il faut donc recommencer tous les deux jours pour obtenir un effet préventif sur le long terme. Et enfin, il faut savoir que si pendant une marche de 30 minutes, on dépense 150 calories, le métabolisme reste activé durant les heures qui suivent la fin de l'exercice (pendant environ 10-12 heures) et continue à brûler des calories additionnelles.La dépense réelle est donc plus élevée que la théorique... Une bonne raison de pratiquer régulièrement et souvent. Dr Philippe Presles
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En cas d'insomnie, comment reconstruire son sommeil ?
Si la première étape est d'identifier les causes des troubles du sommeil, pour traiter l'insomnie à sa source, la deuxième consiste à trouver les bonnes recettes de vie pour mieux dormir. Les conseils du Dr Michel Dib*. Quelles sont les recettes pour combattre l'insomnie et retrouver le sommeil ? - Ne pas faire de sport passé 17h. - Eviter les siestes. Les personnes souffrant d'insomnies ont tendance à somnoler durant la journée. S'ils font une sieste, ils entrent dans un cercle vicieux, car la sieste peut ensuite les empêcher de dormir la nuit suivante. Même les micro-siestes sont à éviter, car elles ont une valeur très reposante. Après une micro-sieste, un insomniaque retrouve la forme et ne pourra plus s'endormir le soir. C'est précisément de cette façon que s'installent les insomnies chroniques de la première moitié de la nuit. - Adopter un mode de relaxation et de méditation adapté à soi. Par exemple : écouter de la musique en conduisant sa voiture ou apprendre une technique de relaxation comme l'autohypnose, notamment le soir avant de dormir.- En cas de diagnostic établi (la cause de l'insomnie est une maladie sous-jacente qui a été identifiée : dépression, stress, syndrome des jambes sans repos, apnées du sommeil...), traiter la cause de l'insomnie.- Eviter le recours aux somnifères. Sinon, les utiliser uniquement pour de courtes durées. Le somnifère n'est pas la solution ! - Votre médecin pourra vous proposer des médicaments qui reconstruisent le sommeil. Ce sont par exemple certains antidépresseurs, qui, à petites doses, apportent une réponse durable pour le sommeil, avec une nette amélioration des insomnies. Il ne faut pas être hostile à ces médicaments sous prétexte qu'ils ont une étiquette d'antidépresseur. Ici, ils sont utilisés à des doses différentes et avec des effets différents.De plus, les bénéfices sur les insomnies persistent même après avoir arrêté le traitement. - Recourir à la luminothérapie en cas de décalage des phases du sommeil. Normalement, les phases de sommeil arrivent vers 23h, voire minuit. Chez certaines personnes, elles surviennent plus tôt dans la soirée, vers 21-22 h. Si elles loupent cet horaire, elles auront alors des difficultés à s'endormir. Mais si elles respectent cet horaire d'endormissement, elles se réveilleront vers 3 h du matin. D'autres personnes ont inversement des phases de sommeil qui surviennent tardivement, vers 1-2h du matin. Elles n'arriveront donc pas à s'endormir avant et elles auront ensuite du mal à se lever le matin.Dans un sens ou dans l'autre, il s'agit d'un décalage de phases. On recommande alors la luminothérapie, qui consiste à s'exposer à la lumière du jour diffusée par une lampe ayant une force de 10.000 lux (unité de mesure de la lumière). On s'expose ainsi une heure chaque matin ce qui va permettre de recaler les phases de sommeil. Ces conseils sont à mettre en pratique au quotidien. S'ils se révèlent inefficaces, il est recommandé d'en parler à son médecin pour trouver avec lui la solution la plus adaptée. Isabelle Eustache
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Avec cette chaleur... j'en perds l'appétit
Lorsqu'il fait très chaud, nous avons moins d'appétit. Et c'est bien normal. Il s'agit d'un mécanisme sophistiqué de notre organisme, qui lui permet de mieux s'adapter aux grosses chaleurs. Ecoutez votre corps : mangez moins et buvez davantage d'eau.
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Mes 3 exercices anti-double menton
Le double menton, peu esthétique, peut être efficacement atténué en réalisant de simples exercices faisant travailler les muscles du cou et du bas du visage. En voici trois, à tester tous les jours. Exercices contre le double menton Ces exercices contre le double menton doivent être réalisés quotidiennement pour obtenir un résultat significatif. Les effets seront visibles au bout de quelques mois, soyez patient et persévérant. La position de départ est identique pour ces trois exercices : Assis, dos bien droit, épaules baissées, bras détendus et les mains posées sur les genoux. Exercice n°1 contre le double menton Levez lentement la tête en inspirant par le nez pendant 5 secondes. Bloquez votre respiration pendant 5 secondes en fermant les yeux et faites passer votre lèvre inférieure au-dessus de la lèvre supérieure, comme si vous étiez en train de bouder. Relâchez lentement puis recommencez cet exercice une dizaine de fois. Exercice n°2 contre le double menton Baissez doucement la tête en rapprochant votre menton de votre poitrine. Réalisez ce mouvement en expirant par le nez. Prenez votre temps (5 secondes environ, voire plus). Relevez la tête lentement et recommencez cet exercice une dizaine de fois. Exercice n°3 contre le double menton Tête bien droite, avancez votre menton en avant lentement et maintenez la position pendant 5 secondes. A répéter une dizaine de fois. A la longue, augmentez le temps d'inspiration par le nez, de rétention et d'expiration par la bouche. Cet exercice respiratoire apporte détente et bien-être. A lire1500 gestes et astuces pour se sentir bien chaque jour, Editions Femme Actuelle. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Fitness : step, LIA, stretching, body-sculpt et body-combat
Vous souhaitez vous lancer dans le fitness ? C'est une excellente idée.Afin de vous aider à choisir parmi les différentes disciplines de fitness (stretching, step, LIA, body-sculpt, body-combat), voici quelques descriptions et les principaux risques.A noter que les dangers du fitness sont facilement minimisés par une bonne pratique, un bon professeur et en tenant compte de votre forme physique. Le stretching Cette méthode d'assouplissement général du corps se décline en cinq procédés de base, dont il existe de nombreuses variantes : passive lift hand hold (traction passive sur le corps et maintien de la position), proprioceptive neumuscular facilitation (se réalise à deux), ballistic and hold (balancer et maintenir la position), relaxation method (à deux), prolonged stretching (stretching prolongé qui se réalise à deux). Mal enseigné ou mal pratiqué, le stretching peut comporter des risques : accentuation de déformations vertébrales, distensions ligamentaires, sensations de nausées, élongations musculaires, sensation d'inconfort, courbatures. Le LIA ou low impact aerobic Le LIA repose sur des déplacements chorégraphiés sans sauts, de style et d'intensité pouvant être très variables selon les professeurs. Le rythme est soutenu, guidé par la musique. Quels sont les risques ? Courbatures en cas d'échauffement insuffisant, claquages musculaires, entorses de la cheville, essoufflements, mal au dos, élongations.Toutefois, ces dangers peuvent être prévenus grâce à un échauffement suffisant et en choisissant un cours dont l'intensité correspond à votre forme physique. Le step Cette pratique repose sur des chorégraphies plus ou moins complexes qui s'exécutent autour d'un step. C'est une activité cardio sur un rythme assez soutenu.Chaque cours comprend une dizaine de minutes d'échauffement et d'étirements, suivies d'une chorégraphie d'une durée d'environ 25 minutes, puis d'une dizaine de minutes de retour au calme pour ralentir le rythme et s'étirer. Idéalement, le professeur propose une nouvelle chorégraphie à chaque séance.Quels sont les risques ? Entorses de la cheville ou du genou, élongations au niveau des mollets, tendinites du talon, distensions ligamentaires du genou.Quelles précautions ?Le step se pratique toujours avec de bonnes chaussures, antidérapantes et très amortissantes (type chaussures de course à pied). Le body-sculpt Il s'agit d'une technique de renforcement musculaire pour muscler l'ensemble du corps. On utilise des lests, des élastiques, des poids, des barres lestées ou des bâtons.Quels sont les risques ? Dissymétrie esthétique, problèmes de dos, tendinite (notamment de l'épaule).Comme pour les autres pratiques, ces problèmes peuvent être prévenus grâce à un enseignement de qualité et à une bonne pratique. Le body-combat Cette discipline consiste à enchaîner des mouvements de boxe française, de boxe anglaise, de karaté ou de boxe thaï en musique et sur un rythme soutenu.Cette pratique requiert un peu d'endurance et de résistance cardiopulmonaire. Autrement dit, il faut être un peu entraîné avant de se lancer.Quels sont les risques ? Tendinite du tendon d'Achille, claquages, essoufflement.Bien entendu, en cas de reprise du sport, il faut se poser la question d'une visite préalable chez le médecin, ce qui est indispensable passé 45 ans ! Isabelle Eustache
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Travail de nuit et horaires variables : quels risques ?
La durée hebdomadaire de travail a fortement diminué depuis la fin des années 1990. Mais les horaires atypiques se sont développés.Ainsi, le travail de nuit ou en deux équipes est plus fréquent, surtout chez les femmes.
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Sport : pour ou contre en cas d'arthrose ?
Tous ceux qui souffrent d'arthrose, cette usure du cartilage qui apparaît avec l'âge et entraîne des douleurs importantes, connaissent le dilemme : lorsqu'ils font du sport, leurs articulations renâclent ; et quand ils ne font rien, c'est encore pire ! Que faire ?
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Où trouver vitamines et minéraux ?
Les aliments regorgent de vitamines et de minéraux : vitamine D, magnésium, calcium, vitamine C, K, folates, etc. Mais savez-vous quels aliments manger pour faire le plein en vitamine C, en vitamine D, en magnésium ?Faites le test ! 1) Quels sont les aliments les plus riches en vitamine B9 (folates ou acide folique) ? Le beurre et les oeufs. Le foie. Le foie et la levure sont les deux aliments les plus riches en folates. Viennent ensuite : les salades, les châtaignes, les fruits secs, le pâté de foie, les légumes verts, le maïs, les pois, les oeufs, le beurre, les fromages fermentés, les fruits, les abats, les légumes secs, les viandes, les poissons...Comme on consomme peu de foie et de levure (en quantité), il est important d'adopter une alimentation variée, pour satisfaire à nos besoins en folates. 2) Quels sont les fromages les plus riches en calcium ? Les fromages aux pâtes fermes type gruyère, emmental, cheddar, gouda... Les fromages aux pâtes molles type brie, camembert... Les pâtes fermes (gruyère, emmental, cheddar, gouda...) apportent entre 700 et 1.200 mg de calcium par 100g, tandis que les pâtes molles comme le camembert en apportent entre 150 et 500 mg par 100g. $$3) Le lait entier est une source non négligeable de quelle vitamine ? 4) Exposé au soleil, quelle vitamine notre organisme produit-il ? De la vitamine C. De la vitamine D. Notre organisme fabrique lui-même une grande partie de la vitamine D, au niveau de notre peau, lorsque celle-ci est exposée aux UV.Quant à la vitamine C, notre source est exclusivement alimentaire. $$5) Quel est le composant de l'oeuf le plus riche en vitamines et minéraux ? 6) Les légumes surgelés sont moins nutritifs que les légumes frais. Vrai ou faux ? C'est vrai. C'est faux. Les procédés utilisés par les industriels permettent une très bonne conservation des légumes et de leurs propriétés nutritionnelles. De ce fait, légumes frais et surgelés sont très proches.Sachez cependant que les teneurs en vitamines diminuent avec la durée de conservation dans votre congélateur. Elles diminuent également lors de la décongélation. Ainsi, plus les légumes sont décongelés rapidement avant préparation et consommation, plus les vitamines sont préservées. 7) Quels aliments nous apportent principalement de la vitamine K ? Les légumes frais, les abats et les viandes. Les produits laitiers, la levure et les légumes secs. La vitamine K intervient dans l'activation de protéines nécessaires à la coagulation du sang. La principale source de vitamine K est représentée par les feuilles des légumes verts : brocoli, chou, cresson, laitue, épinards... On en trouve également dans les huiles végétales (colza, olive, soja...). Les abats et les viandes constituent aussi une source de vitamine K. 8) Près de 80% des apports journaliers en vitamine C sont assurés par 50g de poivron ou 50g de céréales ? 50g de poivron. 50g de céréales. Les aliments les plus riches en vitamine C sont surtout les agrumes, suivis par les autres fruits et légumes, ainsi que les pommes de terre nouvelles. $$9) Quel aliment est la principale source alimentaire de vitamine D ? 10) Quel aliment constitue la meilleure source de magnésium ? Le lait et les produits laitiers. Les fruits et les légumes secs. Les aliments les plus riches en magnésium sont : les germes de céréales, le cacao, les bigorneaux, les fruits secs, certaines eaux minérales (Hépar, Badoit, Vichy), le pain complet, les huîtres, les crevettes, les légumes, les fruits frais, les légumes secs cuits. Isabelle Eustache
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Fibromyalgiques, mettez-vous au taï-chi !
Le taï-chi est un art martial qui allie méditation et mouvements lents. La pratique de cette activité pourrait être bénéfique aux personnes qui souffrent de fibromyalgie. Diminution des douleurs et amélioration de la qualité de vie à la clé pour les fibromyalgiques qui font du taï-chi. Fibromyalgie : une association de douleur et de fatigue… Il n’existe pas de traitement pour guérir la fibromyalgie. Ce syndrome complexe associe des douleurs musculosquelettiques, une grande fatigue et des troubles du sommeil. La prise en charge est tout aussi complexe, associant des médicaments conte la douleur, la thérapie comportementale et cognitive et l’activité physique.Dans ce dernier domaine, le taï-chi donne de très bons résultats. Cette pratique a l’avantage de combiner des mouvements lents, une respiration profonde et la relaxation. Autrement dit, la pratique du taï-chi agit sur le corps physique, les émotions, le comportement.Parmi les pratiquants de taï-chi, on compte déjà de nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie, de troubles-musculosquelettiques et de rhumatismes comme l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Taï-chi et fibromyalgie : atténuation des douleurs et amélioration de la qualité de vie Afin de vérifier les effets réels du taï-chi chez les fibromyalgiques, une petite expérimentation a été menée auprès d’une centaine de patients. La moitié devait s’adonner au taï-chi à raison de deux séances d’une heure par semaine pendant 3 mois, tandis que l’autre moitié pratiquait des séances de 20 minutes de stretching, au même rythme. Par rapport au groupe stretching, l’amélioration de la qualité de vie, du bien-être physique et mental a été nettement supérieure chez les personnes ayant bénéficié du taï-chi.Ces résultats sont tels qu’ils suggèrent que le taï-chi pourrait être intégré dans le protocole de traitement de ce syndrome douloureux.Selon une étude similaire publiée en même temps, le taï-chi diminue la douleur et augmente le bien-être général des personnes atteintes de fibromyalgie, mais également d’arthrite (polyarthrite rhumatoïde, arthrose…). Par rapport à des patients poursuivant leur traitement habituel, les adeptes du taï-chi ressentaient moins de douleur, moins de raideurs articulaires et aussi moins de fatigue.A noter que pour les personnes ayant une mobilité très réduite, le taï-chi peut aussi se pratiquer en position assise, avec des bienfaits similaires. Isabelle Eustache
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Comment ne pas reprendre de poids après un régime ?
La grande majorité des régimes se soldent à leur arrêt par une reprise de poids, voire un retour au poids initial, sinon plus. Pas de fatalité, un ajustement particulier de l’alimentation post-régime peut permettre d’éviter la reprise de poids. Les régimes sont peu efficaces Après un régime, il y a reprise de poids dans 95% des cas (1). Pire, la reprise de poids après chaque régime tend à être de plus en plus importante, c’est ce que l’on appelle le régime yo-yo. Ce phénomène vient d’être attesté à grand bruit médiatique dans un rapport de rapport l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, environnement et travail (Anses). La morale est que les régimes sont peu efficaces et qu’il est préférable de réapprendre à bien manger pour toute sa vie, plutôt que de se fixer des objectifs ponctuels, parfois farfelus, avec des restrictions et des frustrations. Quelle alimentation pour ne pas reprendre de poids ?Malgré tout, on peut se demander quel type d’alimentation il est préférable d’adopter après un régime pour maximiser ses chances de ne pas reprendre du poids. La réponse nous est toute indiquée par cette étude européenne Diet Obesity and Genes (DIOGENES) menée chez des personnes ayant suivi un régime hypocalorique pendant 8 semaines*, puis ayant immédiatement enchaîné une alimentation visant à maintenir l’amaigrissement obtenu. Les personnes étaient assignées à différents régimes selon leur teneur en protéines et leur index glycémique. Avec le régime hypocalorique, (perte de poids initiale moyenne de 11 kg), la reprise de poids a été la plus forte avec une alimentation post-régime à teneur basse en protéines et à index glycémique élevé. Inversement, le meilleur maintien de l’amaigrissement a été obtenu avec un alimentation post-régime riche en protéines (25% des calories) et ayant un index glycémique bas (2). L’alimentation post-régime anti-reprise de poids En pratique, pour maximiser ses chances de maintenir une perte de poids, il est préférable de consommer suffisamment de protéines, d’éviter les sucres rapides (sucreries, friandises, morceaux de sucre dans le café ou thé, sodas…) et les autres glucides à index glycémique élevé (desserts sucrés, farines blanches, céréales raffinées, riz blanc, pommes de terre...), et de privilégier les aliments à index glycémique bas (substitut du sucre, farines complètes, céréales complètes, riz complet, basmati, thaï, légumes, légumineuses...). Attention, les sucres rapides sont fréquemment inclus à notre insu dans de nombreux produits tout prêts : sauces, plats cuisinés… Il est donc préférable de cuisiner soi-même à partir d’aliments de base.Bien entendu, les apports en matières grasses doivent rester très raisonnables. Pour ne pas regrossir, évitez le stress ! Par ailleurs, une étude vient d’élucider pourquoi la reprise de poids est si fréquente, voire pondérée après un régime (3). En mettant des souris au régime hypocalorique pendant plusieurs semaines, puis en mesurant différents facteurs biologiques, des chercheurs montrent que le taux de corticostérone augmente progressivement. S’agissant d’une hormone du stress, les auteurs en concluent que le régime génère du stress, lequel est à l’origine de la reprise de poids. Et en effet, à l’arrêt du régime, les souris ayant le taux de corticostérone le plus élevé se mettent à manger davantage que les autres, plus qu’avant le régime…Il semble donc utile de recommander à toute personne suivant un régime ou en phase de post-régime de lutter contre le stress, afin d’éviter de regrossir ! * 548 adultes, âge moyen 41 ans, indice de masse corporelle moyen de 34, régime hypocalorique à 800-1000 calories. Isabelle Eustache
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J'ai mal au ventre, qu'est-ce que je mange ?
Peu importe qu'il soit trop rond (à notre goût) ou bien plat et cerné d'abdos genre tablette de chocolat, il arrive bien trop souvent que ça tortille, ça gargouille, ça crampe dans notre ventre et/ou qu'il gonfle comme si c'était un ballon. La faute à qui, à quoi ?
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Au fait Docteur, je dors très mal
Mal dormir ou dormir insuffisamment est tellement banal pour des millions de Français qu’ils ne pensent pas à en parler à leur médecin. Or un mauvais sommeil peut avoir de sévères conséquences tant sur le plan privé que professionnel. Quelle aide peut vous apporter votre médecin ? Si une personne sur quatre dort mal, rares sont celles qui abordent cette problématique au cours d’une consultation, et sinon, c’est plutôt dans les 5 dernières minutes avant de partir. Et vous, en avez-vous parlé à votre médecin ? Vous pensez peut-être qu’il ne peut rien pour vous, excepté vous prescrire des somnifères, médication pour laquelle vous ne vous sentez pas prêt, vos troubles du sommeil étant encore peu gênants. C’est une erreur ! Le médecin peut vous aider à trouver l’origine de vos troubles du sommeil grâce à un examen clinique et à identifier précisément les troubles dont vous souffrez, notamment à l’aide de questionnaires et d’un agenda du sommeil. À partir de là, les somnifères ne représentent pas la solution à tous les troubles du sommeil. L’agenda du sommeil Tenir un agenda du sommeil représente un outil très performant pour analyser le sommeil sur une période prolongée de plusieurs semaines. Cet agenda permet d’observer les habitudes et l’hygiène de sommeil : siestes, médicaments, horaires habituelles du coucher et du lever, régularité, horaires décalés du week-end, délai d’endormissement, éveils nocturnes, etc.L’interrogatoire et les questionnaires permettent également de qualifier le trouble, son ancienneté et ses répercussions, par exemple un état de fatigue ou une somnolence diurne inhérents à un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité. Quels sont les différents types de troubles du sommeil ? L’insomnie d’endormissement, de maintien du sommeil ou de réveil précoce. Plus de 12 millions de Français souffrent d’insomnie, dont un tiers se plaignent d’insomnie sévère. C’est le trouble du sommeil le plus fréquent. On parle d’insomnie chronique (opposée aux insomnies ponctuelles) lorsque les plaintes persistent plus de trois mois. La prise en charge repose sur la prise de médicaments, associée à des méthodes de relaxation, d’hygiène de vie (restriction du temps passé au lit) et à des thérapies cognitives et comportementales. La somnolence diurne excessive, se manifestant par des endormissements involontaires dans des situations d’inactivité. De telles somnolences ont pour origine une dette importante de sommeil, un syndrome d’apnées du sommeil, voire la narcolepsie, une maladie rare à l’origine de perte brutale du tonus. La sensation de sommeil non réparateur, se traduisant aussi par un état important de fatigue et des somnolences durant la journée. Des ronflements ou des apnées (multiples arrêts respiratoires pendant le sommeil, ponctués par une reprise bruyante de la respiration) signalés par l’entourage. Les impatiences dans les jambes qui se manifestent essentiellement le soir au coucher et qui empêchent de trouver le sommeil. Pourquoi est-ce si important de traiter les troubles du sommeil ? Selon le type de troubles du sommeil, l’intensité et l’ancienneté, les répercussions sont nombreuses : fatigue, somnolence diurne, maux de tête, irritabilité, etc. Les conséquences sont aussi professionnelles : baisse d’efficacité, de la productivité, diminution de la mémoire, de l’attention…Tous ces symptômes augmentent les risques d’accidents domestiques, de la route pour les conducteurs ou professionnels en cas de manipulation d’outils ou d’engins.Mais ce n’est pas tout, certains troubles du sommeil affectent en plus le système cardiovasculaire. C’est le cas du syndrome d’apnées du sommeil (arrêts respiratoires répétés, plus de 10 arrêts par heure) qui fragmente le sommeil et augmente le risque de complications vasculaires : hypertension artérielle, accidents cardiaques ou vasculaires cérébraux. Après confirmation du diagnostic par enregistrement des paramètres ventilatoires au cours du sommeil, la prise en charge repose sur la pression positive continue (port d’un masque insufflant de l’air dans les voies respiratoires pour les maintenir ouvertes).Toutes les personnes qui dorment mal ont intérêt à en parler à leur médecin, afin d’en trouver la cause et de mettre des solutions en place. Les répercussions sont tellement importantes que ce n’est pas en fin de consultation qu’il faut aborder de tels problèmes. Les troubles du sommeil doivent motiver à eux-seuls une vraie consultation ! Isabelle Eustache
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5 stratégies contre la culotte de cheval
La cellulite, amas graisseux très localisés dans des régions typiquement féminines, n'a rien d'esthétique. Reste à savoir comment la déloger et retrouver une jolie silhouette, sans culotte de cheval. AvertissementLa cellulite se forme selon un processus physiologique hormonal normal. Autrement dit, il est difficile de s'en débarrasser. C'est pourquoi, il est conseillé d'étudier les différentes possibilités avant de choisir celle qui vous convient le mieux, quitte à en tester plusieurs, alternativement ou en parallèle... Le massage anti-culotte de cheval Masser les zones incrustées de cellulite facilite l'évacuation des cellules graisseuses. Vous pouvez vous masser vous-même, tous les jours : appliquez quotidiennement un lait corporel en insistant sur les zones à cellulite. Le massage peut aussi être réalisé par des professionnels :Le kiné va activer plus particulièrement le système lymphatique, ce qui améliore le drainage et désincruste les tissus.Le médecin esthétique et les esthéticiennes utilisent davantage le palpé-roulé, très efficace pour déloger les cellules graisseuses et atténuer les zones cellulitiques.N'attendez pas de résultats immédiats, il vous faudra programmer une dizaine de séances environ à étaler selon les résultats. Les crèmes minceur anti-cellulite Les principes actifs sont censés traquer les cellules graisseuses. Sous forme de lait ou de gel, leur action est double car l'application passe par un massage, qui est déjà en lui-même anticellulite. Par ailleurs, grâce au massage, les principes actifs pénétreront davantage dans les tissus, ce qui favorise leur action.Le sport contre la celluliteC'est un allié essentiel qu'il faudrait idéalement pratiquer tous les jours. En musclant les jambes, le sport affine la silhouette et raffermit. Privilégiez les sports qui font travailler les jambes, comme le jogging, la natation, le tennis, le cardio-training en salle, et surtout pratiquez très très régulièrement. N'espérez pas perdre du poids, mais sculpter votre corps et renouer avec lui. Au quotidien bougez également dès que l'occasion se présente (escaliers, courts trajets à pieds, marche rapide...) et multipliez les activités (courses, ménage, bricolage, jardinage...) La liposuccion C'est le traitement radical contre la cellulite. Il s'agit cependant d'une véritable opération chirurgicale.L'intervention consiste à décoller les cellules graisseuses et à les aspirer. On peut ainsi ôter définitivement une grande quantité de cellules graisseuses. Il faudra ensuite que la peau se retende spontanément chez les sujets jeunes, sinon artificiellement. Bien entendu, à l'issue de cette intervention, l'alimentation devra être contrôlée afin de veiller à ne pas fabriquer de nouveaux capitons graisseux. Mon alimentation anticellulite Certaines femmes minces présentent malgré tout de la cellulite. Il ne s'agit donc pas systématiquement d'une question de poids. Ceci dit, perdre les kilos en trop aide déjà à atténuer la cellulite. Sinon, l'objectif est d'adopter sur le long terme une alimentation saine et équilibrée, idéalement modérée en matières grasses, en sucre et en sel, mais riche en fruits et légumes. Supprimez l'alcool et buvez beaucoup d'eau pour son action drainante.Excepté la liposuccion, contre la cellulite, il s'agit davantage d'adopter une bonne hygiène de vie, au quotidien, intégrant, massage, activité physique et alimentation saine. Isabelle Eustache
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Existe-t-il une bonne façon de maigrir ?
L'ANSES (Agence nationale de sécurité alimentaire) a publié un rapport sur les régimes amaigrissants, mettant à juste titre au pilori la plupart d'entre eux, et rendu un avis recommandant la prise en charge par un médecin nutritionniste ...
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Coloration des cheveux : quel produit utiliser ?
Masquer les cheveux blancs, raviver une teinte naturelle ou changer complètement la teinte de vos cheveux, c’est possible grâce à une coloration capillaire. Encore faut-il se renseigner au préalable, pour ne prendre aucun risque pour votre santé et pour le résultat final.
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