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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
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5 astuces faciles pour ne plus avoir mauvaise haleine
La mauvaise haleine n’est pas irrémédiable. Elle peut être soulagée grâce à quelques astuces simples. Tour d’horizon des solutions avec le Dr Lequart, chirurgien dentiste et porte-parole national de l’UFSBD.par Johanna Amselem, journaliste santé et validé par Dr Lequart, chirurgien dentiste et porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD). Boire suffisamment d'eau dans la journée Qui n’a jamais eu honte de son haleine ? Mais rassurez-vous, ce n’est pas une fatalité. La mauvaise haleine, également appelée halitose, touche une importante partie de la population. Elle est due aux composés soufrés volatiles libérés par les bactéries présentes dans notre bouche. Au quotidien, des gestes simples aident à retrouver une haleine fraiche.Il est fréquent de se réveiller avec une mauvaise haleine. "La nuit, nous respirons davantage par la bouche ce qui provoque un assèchement et donc, cette odeur désagréable au réveil. Pendant notre sommeil, nous produisons moins de salive et donc une moins bonne lubrification de la muqueuse buccale", décrit le Dr Lequart, chirurgien dentiste et porte-parole de l’Union nationale pour la santé bucco-dentaire. Pour remédier à ce désagrément, il est donc conseillé de boire suffisamment d’eau afin d’avoir une bonne hydratation. Eviter oignons et épices Certains aliments favorisent l’halitose. Pour conserver une haleine fraîche, mieux vaut limiter sa consommation d’oignons et d’épices comme le curry et le piment. De plus, une consommation excessive d’alcool et de café peut entrainer une mauvaise haleine. "Pour les fumeurs, le tabac favorise le développement des bactéries responsables de cette odeur désagréable", avertit le Dr Lequart. Se brosser les dents deux fois par jour La base de lutte contre la plaque dentaire réside dans l’hygiène bucco-dentaire. Pour cela, un brossage efficace des dents reste la solution inévitable. "Il est conseillé de se brosser les dents deux fois par jour, matin et soir pendant deux minutes", conseille le chirurgien dentiste. Avant de recommander l’utilisation de fil dentaire et d’une brossette interdentaire. Nettoyer sa langue Une fois les dents propres, il ne faut pas non plus oublier de se nettoyer la langue. "Pas question de se brosser la langue avec sa brosse à dent. Cela provoque des micros lésions qui favorisent la prolifération des bactéries et cause donc une mauvaise haleine", souligne le Dr Lequart. La meilleure solution ? Utiliser un gratte-langue, en vente en pharmacie et en parapharmacie, ou acheter une brosse à dents composée d’un petit grattoir intégré. Aller voir son dentiste au moins 1 fois par an Une hygiène bucco-dentaire défaillante engendre certaines maladies parodontales et des caries. "Un déchaussement des dents entraine aussi une formation de plaque dentaire favorisant l’apparition de bactéries", explique le professionnel. Un autre responsable de la mauvaise haleine. Pour éliminer ce risque, mieux vaut donc consulter une fois par an un dentiste afin de dépister d’éventuelles maladies. Il classe les différentes origine de l’halitose : "Dans 80% des cas la mauvaise haleine a une origine bucco-dentaire, dans 15% elle est liée à un souci ORL, comme une sinusite chronique. Dans 5% des cas, elle est la conséquence d’un désagrément gastro-intestinal".
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Travail de bureau, éviter le piège de la sédentarité !
Les « actifs » sont-ils si actifs que cela ? Pas si sûr et des données suggèrent que les employés de bureau seraient même plus sédentaires que les seniors ! Une évolution du mode de vie à l’impact plutôt négatif. La sédentarité guetterait les travailleurs avec, à la clé, de fâcheuses conséquences sur le plan cardiovasculaire, du diabète et de l’obésité. Travaillez, bougez ! Les 25-65, les plus sédentaires Vissés à leur chaise, les yeux rivés sur leur(s) écran(s) du matin au soir, de nombreux travailleurs sont finalement très sédentaires. C’est pourquoi, l’étude des médecins du Centre de recherche sur l'activité physique pour la santé d'Édimbourg en Ecosse ne surprend guère : en semaine, les 16-24 ans et les 65-74 ans sont moins sédentaires que les adultes entre 25-65 ans. Ce constat s’inverse en revanche le weekend. Ces résultats ont été obtenus en scrutant l’emploi du temps de près de 14 000 personnes de plus de 16 ans. D’autres données françaises, issues de l’enquête en ligne Nutrinet (2015), évaluent à douze heures le temps passé assis chaque jour (hors week-end), dont un tiers dans le cadre de l’activité professionnelle. Les effets de la sédentarité sont de mieux en mieux connus. C’est un facteur de risque prépondérant dans la survenue de maladies cardiovasculaires dont l’insuffisance cardiaque, de diabète, d’ostéoporose et de certains cancers. La sédentarité tuerait deux fois plus que l'obésité (2). La sédentarité, à distinguer de l’inactivité physique L’inactivité physique, c’est à dire l’absence de toute activité physique, est délétère en soi. Mais elle ne doit pas être confondue avec la sédentarité qui, elle aussi, est un facteur de risque pour la santé. Les experts estiment même que pour contrecarrer les effets de la sédentarité, il faudrait pratiquer quotidiennement 90 minutes d’activité physique ! Le poids de la sédentarité est donc très lourd et nombreux sont les médecins qui la considèrent encore plus dangereuse pour la santé que l’inactivité physique.En France, le programme national nutrition Santé (PNNS) préconise trente minutes d’activité physique modérée au moins cinq jours par semaine. Ce peut être au choix du vélo, de la natation, du jardinage, du running… L’Organisation mondiale de la santé (OMS) penche plutôt pour 150 minutes d’activité physique hebdomadaires. Mais les experts estiment que fractionner cette durée tout au long de la semaine est nettement plus bénéfique, du fait de la régularité de l’effort et de ses effets protecteurs cardiovasculaires. Elle provoque en effet une vasodilatation des artères du cœur, ce qui le soulage dans son travail de contraction. Elle améliore aussi la fluidité du sang, pour éviter la formation de caillots dans les artères (thromboses). Elle réduit les besoins du myocarde (cœur) au cours d’efforts physiques plus violents. Enfin, cela garanti la stabilité du système de conduction électrique cardiaque, limitant ainsi le risque d’arythmie (troubles du rythme).Les bienfaits de l'activité physique sont en effet scientifiquement démontrés. La pratique régulière d'un sport permet de réduire jusqu'à 39 % le risque de développer un cancer du sein, de 26 % le risque de cancer colorectal, de 25 % celui d'être victime d’un accident vasculaire cérébral et de 34 % celui de diabète. Comment éviter d’être trop sédentaire au bureau? Afin de briser le cercle vicieux de la sédentarité, en l’occurrence les jours de travail, voici quelques pistes. Tout d’abord, s’obliger à faire des pauses debout « toutes les deux-trois heures » expliquent les experts de cette nouvelle étude. Tout prétexte est bon pour se lever de sa chaise, comme éloigner l’imprimante pour devoir se lever à chaque impression, organiser des réunions debout, monter les escaliers pour se rendre dans les différents services de l’entreprise ou marcher au lieu de prendre son téléphone ou d’écrire un courrier électronique à ses collaborateurs travaillant au sein du même établissement. Pour garder la forme et préserver sa santé, l’OMS recommande de faire 10 000 pas par jour. A commencer par les petites distances en se rendant au travail ou sur son lieu de travail. Des chercheurs ont récemment montré que marcher dynamiquement 20 minutes par jour (90 à 112 kilocalories brûlées) réduirait le risque de mort prématurée. Cela suffirait pour passer de la catégorie « inactif » à la catégorie « modérément inactif », réduisant ainsi ce risque entre 16% et 30%Et pour se mettre au sport, il n’est pas trop tard ! Pratiquer un sport après l’âge de 45 ans est aussi bénéfique. Une durée de cinq heures hebdomadaires au minimum permet d’obtenir de meilleures performances cardiaques.RéférencesJournal of Sports Sciences. Differences by age and sex in the sedentary time of adults in Scotland. Pages 1-10 | Accepted 26 May 2017, Published online: 16 Jun 2017 ; (2) American Journal of Clinical Nutrition 2016. Etude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (EPIC).
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Vaccins, les questions à l’heure du retour de l’obligation vaccinale
Alors que les vaccins traversent une crise de confiance, l’intérêt et la légitimité de l’obligation vaccinale alimentent un vif débat. C’est cependant désormais tranché, onze vaccins seront obligatoires chez l’enfant contre trois actuellement à partir du 1er janvier 2018. Le point sur les vaccins, pour se rafraîchir la mémoire. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique. Au 1er janvier, 11 vaccins obligatoires Actuellement, seuls trois vaccins sont obligatoires en France, contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). A partir du 1er janvier 2018, la liste s’allongera de huit autres : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Déroger à cette obligation expose, en théorie, à six mois de prison et 3750 euros d’amende (article L3116-4 du code de la santé publique). Mais à la coercition, la ministre Agnès Buzyn, préfère convaincre : « l’idée est que les 15% des enfants [non vaccinés, ndlr] qui mettent en danger les autres et qui favorisent la réémergence d’épidémies pour lesquelles il y a des morts aujourd’hui se mettent en ordre de marche pour protéger le reste de la population ». A priori, il n’y aura pas de clause d’exemption pour conviction antivaccinnale des parents. Aux USA, cette clause existe, mais en contrepartie, les parents s’engagent par écrit à en assumer les conséquences, c’est à dire d’endosser toutes la responsabilité si leur enfant en contamine un autre et le priver de toute présence en collectivité. Les contre-indications médicales à la vaccination sont peu fréquentes : une allergie avérée, une hypersensibilité à l'une des protéines du vaccin ou des troubles neurologiques lors d’une précédente piqûre mais aussi des antécédents familiaux de maladie auto-immune (sclérose en plaques, diabète de type 1, maladie de Crohn) et dans le cas du ROR (rougeole-oreillons-rubéole) des déficits héréditaires (thrombophilie etc.). Pourquoi une défiance vis-à-vis des vaccins ? La vaccination apprend à notre système immunitaire à lutter contre une maladie infectieuse, potentiellement mortelle. Le vaccin fait croire à notre organisme qu’il a été infecté par un agent infectieux pour qu’il développe une réponse protectrice.La défiance envers les vaccins grandit depuis une quinzaine d’années. Chaque pays a sa bête noire. En France, c’est le vaccin contre l’hépatite B chez l’adolescent qui a cristallisé les peurs. La Haute Autorité de Santé l’a dédouané en 2016 dans un avis fondé sur les preuves scientifiques : il n’est pas responsable de cas de sclérose en plaque. En 2009 en France, des cas de narcolepsie ont été associés à l’utilisation du vaccin H1N1, avec un risque inférieur à un cas pour 150 000 vaccinés. Le vaccin contre la fièvre jaune est pour sa part responsable d’encéphalites aigües (1/1 million de vaccinés). Quid des adjuvants comme l’aluminium ? Les rumeurs sont tenaces dans le domaine des adjuvants, ces composés chimiques dont le rôle est de mobiliser les cellules qui participent à la mise en place de la réponse immunitaire. L’hydroxyde d’aluminium (dans le vaccin DTPolio) ou les dérivés des squalènes (dans le vaccin anti-papillomavirus) ont été pointés du doigt, accusés de favoriser des maladies mal définies, et dont le lien de cause à effet n’a pas encore été trouvé. Pr Bruno Lina, virologue, chercheur et Directeur du Laboratoire de Virologie Pathologie Humaine VIRPATH (Lyon) : « Certaines personnes accusent l’aluminium dans l’apparition de la myofasciite à macrophages (syndrome qui entraîne douleurs musculaires, articulaires, fatigue et troubles cognitifs). Il s’agit d’une entité assez complexe et très « française » (95% des 445 cas recensés depuis 20 ans dans le monde sont français). En mars 2016, l’Académie nationale de pharmacie a conclu après des années de recherche à l’absence de lien entre ces symptômes et les adjuvants aluminiques ». Ne pas se faire vacciner, c’est risqué ? Ce choix doit être éclairé car refuser la vaccination c’est prendre le risque d’être infecté par des maladies graves et évitables par la vaccination. Certains pensent aujourd’hui que ces maladies ne sont pas graves. Mais c’est justement grâce à l’immunité collective que ces maladies ne sont plus ni graves ni mortelles. On a la mémoire courte. Les épidémies massives, même celles du 20ème siècle, comme celles de poliomyélite paraissent loin alors qu’elles ont à leur actif des milliers de morts au début et à la fin de la 2nde guerre mondiale. A la rigueur, ce choix de ne pas se faire vacciner n’engage que les personnes elles-mêmes lorsque les agents infections ne sont pas transmissibles d’homme à homme comme celui du tétanos. C’est sans compter le coût pour la société de 3 à 6 semaines passées en réanimation pour un tétanos. Mais la liberté individuelle s’arrête là. Pour de nombreuses autres maladies (diphtérie, rougeole etc.) on engage aussi la santé des autres et refusant de se faire vacciner.En effet, plus le nombre de personnes non vaccinées augmente, plus le risque de réapparition de la maladie est grand. L’"immunité de groupe" permet de protéger les plus faibles et d’éviter la résurgence de fléaux.Pr Bruno Lina : « Si moins de 40% des gens sont vaccinés, l’ensemble de la population se trouve exposée à la résurgence de grandes maladies infectieuses. Pour certains agents infectieux, ce taux de couverture vaccinal doit même être de plus 90% de la population (rougeole etc.) ! Les exemples sont malheureusement nombreux et d’actualité. En Espagne en 2015, 40 ans après sa disparition, la diphtérie est réapparue faisant plusieurs morts. Certaines personnes volontairement non vaccinées ont été infectées. Elles ont diffusé la maladie à celles qui n’étaient pas correctement vaccinées. A Londres, des rumeurs sur le vaccin rougeole a fait que le taux de vaccination s’est effondré, les conséquences ne se sont pas faites attendre. La France a aussi connu entre 2008 et 2012 plusieurs vagues d'épidémies de rougeole, provoquant 23 000 cas dont 15 000 pour la seule année 2011. De nos jours, des foyers de poliomyélite resurgissent dans les zones de conflit en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie et en Ukraine. Dès que l’on baisse la garde, ce virus très contagieux repart de plus belle ». Se faire vacciner, c’est pour soi ou pour les autres ? Les deux. Grâce à la vaccination, la variole a été éradiquée et la poliomyélite sera bientôt éliminée. D’autres infections restent à l’affut mais la vaccination permet de contenir les épidémies ; c’est le cas de la diphtérie, du tétanos, de la tuberculose et de la rougeole. Du côté des infections bactériennes, le chemin est encore long. En effet, les méningites bactériennes tuent encore 170 000 personnes dans le monde. Mais grâce à la vaccination, les méningites dues à Haemophilus influenzae b ont quasiment disparu. La vaccination contre le pneumocoque a réduit considérablement le nombre d’infections invasives à pneumocoque chez les moins de 5 ans. En revanche, celle contre le méningocoque C recommandée depuis 2010 chez les 1 à 24 ans ne décolle pas. En conséquence, l’augmentation des méningites à méningocoque C chez les personnes non vaccinées en France, preuve que l’immunité de groupe est encore insuffisante. Cela met en danger les moins de 1 an qui ne peuvent être vaccinés car trop jeunes.D’après un entretien avec le Pr Bruno Lina, virologue, chercheur et Directeur du Laboratoire de Virologie Pathologie Humaine VIRPATH (Lyon)
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Travail, chouchouter sa santé auditive
Le bruit ne tue pas. Mais il faut prendre conscience qu’il affaiblit l’individu dans ses capacités, impactant son état général de santé et son équilibre de vie. La santé auditive est fondamentale pour préserver sa qualité de vie au travail. Or 80% des salariés sont gênés par le bruit sur leur lieu de travail.
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Moins d’accidents du travail, plus de troubles psychiques
Selon les tous derniers chiffres, 626 000 accidents du travail ont été comptabilisés en 2016. Un plus bas historique qui témoigne de l’amélioration de la sécurité et du confort des postes de travail. Deux bémols cependant : le secteur des services à la personne est de plus en plus touché et les affections psychiques qualifiées en maladies professionnelles s’envolent. Mais l’analyse mérite d’être nuancée. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique. Tendance à la baisse pour les accidents au travail 2016 a fait encore mieux que 2015 ! Concernant les accidents du travail, la tendance de fond se confirme et leur nombre est au plus bas depuis 1946 selon les données parues en septembre 2017 par la branche Risques professionnels de l’Assurance maladie*. Il y a eu, l'an passé, 33,8 cas pour 1 000 salariés, contre 33,9 cas en 2015. Au total, plus d'un million d'accidents de travail ou de trajet et de maladies professionnelles ont été reconnus et pris en charge par la Sécurité sociale en 2016. Parmi eux, 764 000 ont entraîné un arrêt de travail ou une incapacité permanente. Il y a eu 626 000 accidents du travail en 2016. Une tendance à saluer dans le BTP (-3,7%) secteur gros pourvoyeur d’accidents du travail. Les efforts entrepris pour sécuriser l’environnement et les postes de travail ainsi que le confort des travailleurs porte ses fruits. Ainsi, le BTP tombe de 61,9 accidents à 60 pour 1 000. Les tâches de manutention, le transport de charges par exemple représentent 53% des accidents.Si l’on parle en valeur absolue, le nombre d'accidents du travail ayant entraîné un arrêt de travail ou une incapacité permanente progresse de 0,3% à 626 227. Mais il faut bien comprendre que l’on parle en valeur absolue et non en valeur relative et cette hausse peut traduire un regain de l’activité économie.Dans l'intérim, l'indice de fréquence des accidents du travail grimpe de 7,8 % en un an. Faut-il pointer l’intérim du doigt ? Pas si sûr. Selon les analyses de cette branche de la Sécurité sociale, traduire cette progression comme une dégradation de la sécurité des travailleurs serait une erreur : « En augmentation depuis 2015, la hausse des accidents dans ce secteur peut être le signe avant-coureur d'une reprise économique ». Les troubles musculosquelettiques reculent Entre 2015 et 2016, le taux de maladies professionnelles prises en charge a reculé de 4,3%. Pour leur part, les troubles musculosquelettiques (TMS) maladie très invalidante à mettre sur le compte de gestes répétitifs, reculent de 4,1%. Selon les auteurs de l’étude de l’Assurance maladie « cela serait lié à une meilleure prise en compte des risques psychosociaux dont les cas reconnus de maladie professionnelle ont été multipliés par sept en cinq ans ». La France serait également « le pays européen qui reconnait le plus le syndrome d'épuisement ».La tendance est identique avec les cancers liés à l'amiante qui chutent de 9,5%, conséquence positive de la chasse à ces minéraux fibreux. Services et soins à la personne, la situation se dégrade Le secteur des services à la personne, ces métiers liés à l'assistance des personnes dans leurs tâches quotidiennes (aides-soignants, entretien, garde d’enfant, services aux personnes fragiles etc.) enregistre trois fois plus d'accidents et de maladies que la moyenne, avec 94,6 accidents pour 1 000 employés. Le taux d'accidents du travail a augmenté de 2% en un an et même de 45% en 10 ans. L’Assurance maladie juge la situation « préoccupante ».La forte hausse des lombalgies est mise en avant, responsable à 20% du nombre d'accidents du travail, ainsi que les troubles musculosquelettiques, qui représentent 87% des maladies professionnelles. Affections psychiques et cancers hors amiante à la hausse Si l’on regarde uniquement les cancers professionnels hors amiante, la progression est très forte avec +10%. Il semble que le cancer de la vessie, souvent lié à un agent cancérigène sur le lieu de travail, porte pour une large part cette croissance des cancers professionnels. L’expérimentation conduite par la branche Risques professionnels ayant été généralisée en 2015, on pourrait voir dans ces chiffres de 2016 la conséquence directe d’une meilleure information des intéressés qui a permis de multiplier par 5 à 10 les demandes de reconnaissance de cancers de la vessie en maladie professionnelle.Entre 2015 et 2016, le bond est encore plus phénoménal pour les affections psychiques qui augmentent de 40%. Faut-il en déduire un mal-être généralisé et très préoccupant ? Peut-être, mais deux bémols à cela. Tout d’abord parce qu’il ne s’agit que de quelques centaines de cas : 596 avis favorables plus exactement ont été prononcés par les commissions régionales chargées de qualifier les maladies psychologiques en maladies professionnelles (422 en 2015). Ensuite, il s’agit aussi probablement d’une plus grande prise de conscience par les travailleurs de leurs droits et qu’ils peuvent les exercer, d’autant plus aisément que la règlementation a intégré des assouplissements, facilitant l’examen des cas et leur qualification en maladie professionnelle. En quelques sortes, il s’agirait de davantage de demandes de reconnaissance.Référence : *http://risquesprofessionnels2016.fr/
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A qui profite la semaine scolaire de quatre jours ?
Un tiers des communes a fait machine arrière dès cette rentrée scolaire 2017-2018 et est revenu à la semaine de quatre jours. Les chronobiologistes dénoncent d’une même voix cette organisation du temps scolaire et brandissent le piège de l’irrégularité des horaires, source de fatigue et par conséquent de perturbation des apprentissages. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique. Exit le mercredi matin sur les bancs de l’école Déjà deux mois que 31,8% des communes françaises ont rebasculé sur le rythme scolaire de quatre jours. Outre des temps d’apprentissages ramassés, déjà parmi les plus denses en Europe (144 jours par an contre 187) et le fait que cela fait perdre 17,5 journées pleines soit un mois d’école, le risque pour la plupart des enfants est de casser la régularité des rythmes biologiques, d’où un stress physiologique se répercutant sur les fonctions de l’organisme comme le sommeil, l’appétit, les défenses immunitaires, à l’origine d’une fatigue et de difficultés d’attention. Quel impact du rythme scolaire sur la physiologie de l’enfant ? Selon l’ensemble des recherches fondamentales en chronobiologie, la régularité -entretenue par des activités codifiées et répétées, comme les horaires d’école structurants, est primordiale. Toute rupture de rythme circadien (coucher tard, lever tard, ou coucher tard-lever tôt) induit un stress physiologique à l’origine de variations de l’hormone cortisol d’où une répercussion sur la qualité du sommeil mais aussi en cascade, la modification de la sécrétion d’hormones régulatrices de l’appétit (leptine, ghréline), ce qui prédispose à la prise de poids comme démontré dans de récentes études. Plus fatigué, l’enfant aura aussi tendance à être hyperactif ou dissipé, ce qui est moins propice à la concentration et aux apprentissages.Dr Sylvie Royant-Parola psychiatre et neurobiologiste, spécialiste des troubles du sommeil (Paris) : « L’important réside dans la régularité des signaux (lumière naturelle/artificielle, activités physiques, structuration des repas). Cette régularité organise la topographie temporelle des fonctions de l’organisme (taux de sucre dans le sang, la tension artérielle, la température interne, le cortisol etc). Des ruptures de rythme -désynchronisations- entraînent un décalage de phase entre les différents rythmes, d’où un stress et une demande d’adaptation à l’organisme, génératrice de fatigue ». La bonne attitude : jour « off » structuré et horaires de sommeil réguliers Tous les travaux pointent la rupture du week-end, stress chronobiologique important. Avec un 3ème jour chômé, l’enfant se retrouve dans une situation où culturellement et socialement, il va décaler son rythme en se couchant tard et se levant tard (s’il le peut). La semaine de 4 jours porterait peu à conséquence avec peu de risque de désynchronisation si l’enfant bénéficiait le mercredi d’activités structurées dont en extérieure, une émulation intellectuelle, un encadrement éducatif et une régularité des horaires de lever et de coucher.Sylvie Royant-Parola : « Mais pour la plupart des enfants, qui ne pourra bénéficier lors de ces jours chômés d’activités structurantes voire sera laissé à lui-même, et de règles de lever et de coucher régulières, ce décalage de rythme génère un surcroît de fatigue lors de la reprise de l’école. Avec, chez des enfants plus fatigués et moins attentifs, un risque de répercussion sur les résultats scolaires ». Fatigue et vigilance, quelles études à l’appui ? Selon ces arguments chronobiologiques, la semaine scolaire d’au moins quatre jours et demi avait déjà été proposée par l’Académie nationale de médecine en 2010. Le 7 juin 1017, les sénateurs du groupe de travail sur la réforme des rythmes scolaires rappelaient « le consensus scientifique sur le caractère préjudiciable de la semaine de 4 jours » à l’origine de de fatigue et de moindre vigilance des élèves.Le ministre de l’éducation nationale n’est pas de cet avis et a estimé que cette souplesse allait dans l’intérêt de enfants, s’appuyant en particulier sur une étude conduite dans le canton du Monestier de Clermont montrant sur peu d’enfants que les effets de l’aménagement du temps scolaire – sur quatre jours ou quatre jours et demi – sont négligeables, voire nuls, sur les résultats des élèves. Pour ce qui est de la fatigue, ce facteur est perçu subjectivement mais n’a jamais été mesuré objectivement. Pr François Testu, chronopsychologue (Université de Tours) : « L’incidence du rythme scolaire ne se mesure pas directement sur les apprentissages ou la fatigue mais via des variables intermédiaires comme la qualité et la durée de sommeil, la vigilance, l’attention, l’adaptation à la situation scolaire, le comportement, la reconnaissance d’autrui, l’estime de soi… autant de facteurs qui jouent sur la performance. De nombreux enfants sont pénalisés par certains emplois du temps et notamment la semaine de 4 jours. Certaines publications montrent en effet qu’elle accentue la désynchronisation, baisse le niveau de vigilance et d’attention de l’enfant et par voie de conséquence leurs résultats et/ou leur fatigue. En général, les courbes journalières de la fatigue et de la vigilance se superposent, élaborées l’une par des dosages des déchets urinaires (17 OHCS), l’autre par des tests psychologiques. Mais dans trois cas, les variations journalières de la vigilance sont atypiques : chez les élèves ayant une vie extrascolaire difficile, ceux en difficultés et ceux à qui on proposait la semaine des 4 jours ! » Une problématique qui dépasse le cadre de la chronobiologie Le rapport Testu portant sur l’année 2015-2016 souligne que l’aménagement du temps scolaire du type 9 ½ journées a des effets positifs sur les apprentissages des élèves et le développement personnel des élèves. En effet, cette étude a différentié les populations d’écoliers. Or lorsque les TAP (activités extra-scolaires liées à la semaine de 4,5jours) sont proposées, les enfants en difficulté dans les REP ou REP+ rattrapent en partie leur retard et rejoignent en moyenne le même niveau de performance et de vigilance que les autres. Pr François Testu : « La semaine de 4 jours crée en cela une possible inégalité entre les enfants. En effet, la libération du temps accentue la déficience attentionnelle, la fatigue scolaire et l’inégalité socioculturelle pour certaines populations d’élèves socialement défavorisés ». Hélène Joubert, d’après des entretiens avec le Pr François Testu, chronopsychologue (Université de Tours) et le Dr Sylvie Royant-Parola psychiatre et neurobiologiste (Paris).
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La BPCO, portrait d’une tueuse silencieuse
La "broncho-pneumopathie chronique obstructive" sera pourtant la 3ème cause de mortalité dans le monde en 2030 selon l’OMS, derrière le cancer et les maladies cardiovasculaires. Elle est évitable dans la grande majorité des cas.
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Sortir de la dépression grâce à l’hypnose
L’hypnose permet un travail de fond dans la dépression. L’état dépressif est d’ailleurs l’un des premiers motifs de consultation en hypnothérapie. Que faut-il en attendre ? Dépression, pourquoi penser à l’hypnose ? L’amalgame est fréquent : toute tristesse associée à un événement difficile serait une dépression. C’est évidemment plus complexe que cela, et il ne suffit pas d’être triste pour être déprimé. C’est pourquoi, en préalable à une prise en charge en hypnothérapie, le diagnostic de syndrome dépressif doit être posé par un médecin (médecin généraliste ou psychiatre). L’hypnose ne peut pas non plus s’envisager comme une prise en charge unique mais complémentaire. Tout comme les médicaments qui, seuls, ne suffisent pas. Il peut y avoir un intérêt à les prescrire lors d’une hypnothérapie pour diminuer certains symptômes devenus trop lourds, pour un travail plus en profondeur.Pr Antoine Bioy, professeur de psychologie clinique et psychopathologie (Université de Bourgogne, Dijon), docteur en psychologie et responsable scientifique de l’Institut Français d’Hypnose (Paris) : « L’hypnose s’avère être une très bonne thérapie dans la dépression car elle permet de travailler sur la cause de la dépression en tant que telle. Si la dépression possède toujours de multiples aspects et dimensions, il existe à chaque fois un noyau central dans la dépression, c’est la question de la perte. L’expérience de perte vécue par la personne est insupportable (deuil difficile, séparation complexe, perte d’emploi touchant au sentiment d’identité…). L’hypnose permet au patient de revisiter le lien avec ce qu’il a perdu, puis de modifier la façon dont il se positionne par rapport à cet événement douloureux. Autrement dit, grâce à l’hypnose, le vécu se trouve modifié. Il se dessine alors une voie de résolution par rapport au vécu dépressif ». L’hypnose s’attaque aussi aux symptômes de la dépression L’hypnose permet de plus d’aborder les différents symptômes de la dépression, dont le sentiment de tristesse, l’isolement social et le manque d’intérêt pour les activités du quotidien. Ce travail est réalisé à l’aide de suggestions et de métaphores construites pour le patient, dont les effets seront facilités par l’état hypnotique.Souvent, les patients dépressifs ont du mal à mettre des mots sur leur souffrance et à expliquer pourquoi ils sont devenus dépressifs. Plutôt que par la parole, l’hypnose permet un travail qui passe par les perceptions et les sensations corporelles. Ce travail autour des ressentis du patient est fondamental. En effet, ils ressentent généralement les signes de la dépression avant tout par leur corps ; par exemple la sensation de lourdeur, qui accompagne un ralentissement moteur (marche plus lente, etc.). La mise sous hypnose permet de se focaliser sur cette sensation de lourdeur et, sans la nier, d’une part de travailler avec des sensations plus légères également présentes et, d’autre part, sur les événements qui induisent cette lourdeur, ce qui permet généralement de relier la dépression actuelle à l’évènement déclencheur. Pr Antoine Bioy : « L’objectif est l’« aménagement » des symptômes, c'est-à-dire permettre à la personne de réinvestir autrement son environnement, de donner du sens à ce qu’elle vit, à explorer la question de la perte. En état d’hypnose, la personne est beaucoup plus proche de son ressenti corporel et perçoit la part d’elle-même qui a envie de se libérer de ce sentiment de lourdeur. Il faut ensuite laisser ce sentiment de légèreté exister jusqu’à le laisser grandir et prendre le pas sur le reste ». « Grâce à l’hypnose, j’ai vaincu mon état dépressif » Sophie était en procédure de divorce. Après deux mois, elle a pris des antidépresseurs. Elle n’avait goût à rien, se dépréciait, se trouvait inutile et sans envie, se noyait dans ses idées noires et peu à peu s’excluait de toute vie sociale. Peur du vide du quotidien, perte du sens de sa vie, honte du divorce et sentiment d’échec se mêlaient. C’est son médecin généraliste qui l’a envoyée chez un psychothérapeute spécialisé dans l’hypnose.Sophie (45 ans, Paris) : « J’ai très vite eu le sentiment que quelque chose pouvait renaître avec ce travail. Sous hypnose, j’ai pu explorer ma sensation de lourdeur. J’ai alors ressenti que ce poids compensait un vide intérieur et que mon équilibre pour me vivre pleine et indispensable s’effondrait avec cette séparation. L’hypnose m’a permis de revivre la manière dont j’avais ressenti la présence de mon mari pendant ces années ensemble, pour moi puis à côté de moi, puis l’éloignement et le vide laissé. Et enfin, j’ai vécu un autre vide, comme un champ encore vierge mais d’où pouvait renaître la vie. J’ai réalisé que j’étais toujours capable de la recevoir ». Pour Sophie, l’amélioration est apparue entre la 3ème et 4ème séance d’hypnose. Elle a pu verbaliser à partir de la 6ème séance. Les séances, tous les 15 jours, ont pu s’espacer toutes les 3 à 4 semaines. Elle estime qu’elle n’a plus été dépressive après 11 séances et a pu se passer des antidépresseurs. L’hypnose et dépression, messages pratiques Le thérapeute doit être un spécialiste du psychisme : psychiatre, psychologue ou psychothérapeute, médecin ayant suivi des formations universitaires en psychothérapie, hypnothérapie. Chaque Agence Régionale de Santé tient à jour un registre des psychothérapeutes diplômés.La durée de la psychothérapie par hypnose dans le cadre de la dépression dépend des personnalités du patient et du soignant mais aussi de la qualité de leur relation. Ils peuvent convenir d’un nombre de séances limité (3 à 5) avant de faire le point sur l’éventuelle amélioration, et avoir ainsi une idée plus précise du nombre de consultations nécessaires. Attention, certains « thérapeutes » proposent des « thérapies éclairs » (une séance ou guère plus), ce qui doit éveiller la suspicion des patients car la dépression, syndrome violent avec un risque suicidaire majeur, demande un travail en finesse et en profondeur. D’après un entretien avec le Pr Antoine Bioy, professeur de psychologie clinique et psychopathologie (Université de Bourgogne, Dijon), docteur en psychologie et responsable scientifique de l’Institut Français d’Hypnose (Paris).
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La santé des dirigeants d’entreprise sur le fil du rasoir
S’il s’estime globalement en bonne santé, près d’un dirigeant d’entreprise sur deux souffre de troubles du sommeil et la majorité ressent du stress au quotidien. Or, les problèmes de sommeil sont le premier signe d’alerte à repérer avant d’entrer dans le cercle vicieux de l’épuisement professionnel. Quant au stress, ses conséquences sur le système cardiovasculaire sont bien connues. Tout va très bien…vraiment ?
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Nouveautés en cardiologie : haro sur le cholestérol
Le cholestérol était à l’honneur, en cette édition 2017 du congrès européen de cardiologie (ESC, 27-30 août 2017, Barcelone), le rendez-vous annuel de la spécialité. La cardiologie dans ce qu’elle a de plus pointu mais toujours avec des retombées concrètes pour le patient. Morceaux choisis. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Le checkup complet des artères, vital chez le coronarien L’infarctus du myocarde et la maladie coronaire en général -liés à des artères du cœur rétrécies ou bouchées- sont dus à un phénomène d’athérosclérose : des plaques de cholestérol obstruent progressivement les artères. Lorsque cette maladie touche les coronaires, elle peut également toucher d’autres artères notamment l’aorte ou celles des jambes, donnant un anévrisme de l’aorte abdominale ou une artérite. Or, il existe une controverse sur l’intérêt de rechercher systématiquement une autre localisation d’athérosclérose qu’au niveau du cœur lorsque les patients ne se plaignent de rien, au prétexte que cette démarche engendrerait un coût voire des traitements ou des chirurgies inutiles. Une étude danoise (Viborg vascular -VIVA- randomized screening trial) a recherché de façon systématique une artérite des jambes et un anévrisme de l’aorte chez les personnes coronariennes sans symptôme et âgées de plus de 65 ans. Résultat, c’est tout bénéfice !Cette recherche a été fructueuse car elle s’accompagne à long terme d’une diminution de 7% de la mortalité, pour un coût modique (30 euros par patient en moyenne). Conclusion, en pratique, toute personne présentant une maladie des artères devrait bénéficier d’un checkup complet de son système artériel. Un anti-inflammatoire pour contrer le cholestérol L’excès de cholestérol bouche les artères. Toutefois, d’autres mécanismes complémentaires peuvent expliquer cette maladie comme la « théorie de l’inflammation » selon laquelle le rétrécissement des artères est accéléré par une inflammation générale de l’organisme. Cependant, aucun traitement n’avait jamais pu être proposé. En effet, cette inflammation est très particulière et les anti-inflammatoires classiques (ibuprofène etc.) sont inefficaces.L’étude CANTOS présentée cette année à l’ESC a testé une nouvelle molécule ayant propriétés anti-inflammatoires (canakinumab) avec un certain succès chez des personnes à haut risque cardiovasculaire. L’injection de ce nouvel anti-inflammatoire porteur d’espoir diminue non seulement les marqueurs de l’inflammation que l’on peut doser avec une prise de sang, mais réduit de 15% le nombre d’événements cardiovasculaires majeurs (infarctus du myocarde, décès etc.) chez les personnes traitées. Effet collatéral, la survenue et la gravité de certains cancers est moindre avec cet anti-inflammatoire, en particulier des poumons. Bien évidemment, ce sont des résultats préliminaires mais ils permettent d’imaginer un nouveau type de traitement contre l’athérosclérose pour freiner l’évolution des maladies cardiovasculaires. Pourquoi pas en complément des médicaments anticholestérol existant telle les statines. L’espoir d’un anticholestérol semestriel Le cholestérol est parfois difficile à traiter : le régime alimentaire ne fait pas tout, les traitements par médicaments contre le cholestérol, les statines principalement, sont parfois mal tolérés ou insuffisamment efficaces. L’étude FOURIER a montré début 2017 que l’adjonction d’un traitement injectable qui inhibe une protéine (PCSK9) en combinaison avec le traitement par satine permettait de diminuer encore plus le taux de cholestérol et les événements cardiovasculaires. Toutefois, ces traitements à vie sont contraignants. D’où la recherche de thérapeutiques plus faciles à administrer et plus espacées dans le temps. L’étude ORION a testé l’injection d’un « ARN antisens anti-PCSK9 ». Il s’agit d’insérer une information génétique qui empêche la fabrication d’une molécule-clé par les cellules du foie. Et en effet, dans l’étude, le taux de cholestérol est divisé par deux pendant au moins six mois, laps de temps au bout duquel il faut répéter l’injecter l’injection. Ces études sont préliminaires et l’on se pose la question des effets indésirables d’une telle approche. Si l’essai est transformé, le traitement du cholestérol sera simplifié à l’extrême. L’oxygène, inutile en cas d’infarctus ! L’infarctus du myocarde correspond à l’obstruction brutale d’une artère du cœur, ce qui prive la zone correspondant d’oxygène. Il est habituel d’appliquer un masque à oxygène en cas d’infarctus du myocarde pour compenser ce manque, ceci sans aucune preuve formelle. Au contraire, certains travaux suggéraient même une potentielle toxicité de l’oxygène dans ce cas de figure. L’étude DETOXX-AMI apporte sa pierre à l’édifice et pourrait bien changer les pratiques. En effet, dans cet essai, oxygène ou non, aucune différence n’apparait en termes de survenue d’évènements cardiovasculaires (mortalité, nouvel infarctus du myocarde, ré-hospitalisation). La mise sous oxygène serait donc inutile. L’hypothèse explicative la plus probable est que l’oxygène ne parvient pas jusqu’au cœur tant que l’artère est bouchée. Quoi qu’il en soit, le doute sur la toxicité est levé. La dénervation rénale dans l’hypertension, espoir déçu Depuis quelques années, certaines équipes essaient de cautériser les nerfs entourant les artères des reins pour diminuer l’hypertension artérielle. Après un certain engouement, les résultats des dernières années étaient décevants. L’étude SPYRAL HTN-OFF MED assène le coup de grâce, en testant la technique chez des personnes hypertendues modérées ne souhaitant pas prendre de traitement antihypertenseur. Chez elles, la pression artérielle diminue bel et bien, sans complication grave. Néanmoins, cette diminution est légère et en aucun cas suffisante pour atteindre les objectifs de pression artérielle que l’on vise habituellement (moins de 140/90 mmHg). L’effet de la dénervation est donc faible et moins important qu’un traitement pharmacologique.En direct du congrès européen de cardiologie (ESC, 27-30 août 2017, Barcelone), avec le Pr Patrick Henry, service de cardiologie, Hôpital Lariboisière, Paris.
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Trop de sel, trop de protéines animales… attention diabète !
L’alimentation est l’une des clés d’un mode de vie sain, capable de prévenir dans une large mesure l’apparition de diabète de type 2 – le diabète sucré. C’est pourquoi les chercheurs tentent d’identifier des facteurs de risque diététiques en cause dans le diabète et même le pré-diabète. Au congrès européen sur le diabète (European Association for the Study of Diabetes, 11-15 septembre à Lisbonne), les protéines et le sel en trop grande quantité ont été pointés du doigt. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Les protéines animales mises en cause dans le diabète L’implication des protéines dans l’apparition d’un diabète de type 2, autrement dit le diabète sucré qui apparaît généralement après l’âge de 50 ans et qui est dû à la sédentarité et au surpoids, était loin d’être une cause entendue ; les études se contredisant. Il y avait en effet peu de preuves solides reliant le niveau d’apport en protéines et les stades précoces de développement de diabète, dont la résistance à l’insuline -l’un des mécanismes conduisant au diabète de type 2- et le pré-diabète.Une étude néerlandaise présentée au 53ème congrès européen sur le diabète vient de faire la lumière sur ce sujet : la quantité totale de protéines ingérées est bel et bien liée avec le phénomène négatif de résistance des organes à l’hormone insuline, mais aussi au risque de diabète de type 2 (1). Les protéines mises en cause sont en majorité d’origine animale. Ces résultats sont à prendre en compte car issus d’une étude portant sur près de 7 000 personnes, vivant près de Rotterdam (Pays-Bas), et suivis pendant une longue durée (sept années en moyenne), ce qui lui confère un poids conséquent.Dans le détail, des apports élevées en protéines (pour chaque « 5% » d’énergie supplémentaire apportée par les protéines) augmentent de 38% le risque de diabète de type 2 et de 35% celui de pré-diabète !Si les protéines sont essentielles au fonctionnement du corps humain, encore ne faut-il pas en abuser. Contre le diabète, lever le pied sur le sel S’il fallait un argument supplémentaire pour ne pas avoir la main trop lourde sur le sel - autre que son impact sur le risque d’hypertension artérielle- en voici un : il favoriserait aussi l’apparition du diabète de type 2. L’étude a fait parler d’elle au congrès européen sur le diabète : les apports en sodium semblent fortement associés à un risque accru de développer un diabète de type 2. Pour rappel, la principale source de sodium dans l’alimentation est apportée par le sel (chlorure de sodium), en particulier le sel de table et celui caché dans les plats préparés, la charcuterie et le pain etc. Le chlorure de sodium est constitué à 40% de sodium. De ce fait, pour chaque 2,5 g de sel consommé, on ingère 1g de sodium. Des recherches précédentes (2) avaient suggéré que la consommation excessive de sel pouvait accroître le risque de développer un diabète de type 2, du fait d’un possible impact sur la résistance des tissus à l’hormone insuline, premier pas dans la maladie diabétique et/ou en favorisant une pression sanguine élevée et une prise de poids.Des chercheurs suédois et finlandais ont voulu en avoir le cœur net et leur investigation visait à déterminer s'il existe réellement un lien entre l'apport en sodium et le risque de développer un diabète de type 2. Et en effet, l'étude a révélé que la consommation de sodium était associée à une augmentation moyenne de 43% du risque de diabète de type 2 pour chaque gramme supplémentaire de sodium (équivalent à 2,5 extra grammes de sel) consommé par jour !En divisant les participants de l’étude en trois groupes de consommation de sodium (faible sous 2,4g, moyen entre 2,4-3,15g, haut au-dessus de 3,15g), le groupe ayant la consommation la plus élevée a eu un risque 58% plus élevé de développer un diabète de type 2 par rapport au groupe de consommation le plus bas. Qu’est-ce que cela signifie vis-à-vis de la consommation quotidienne en sel ? Comme le sel ne représente que 40% en poids de sodium, pour la consommation réelle de sel, le groupe à faible consommation ingère 6 grammes et moins, le groupe de consommation moyenne entre 6 et 7,9 g et le groupe élevé dépasse les 7,9 grammes par jour. Des valeurs bien éloignées de la réalité : au niveau mondial, 46 % des personnes ingèrent entre 10 et 12g de sel quotidiens, 23% plus de 12,5 g et à l’opposé, 10,6% moins de 7,5g chaque jour (4). Autrement dit, presque personne ne suit les conseils de l’OMS (moins de 5g de sel par jour ; sel ajouté à table et celui caché dans les plats préparés, le pain etc.). Quant aux objectifs français du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2011-2015 (pas plus de 8 g/jour chez l’homme et 6,5 g chez la femme avec 57% des français à moins de 8g de sel ingérés par jour), ils n’ont pas été atteints. (1) Z. Chen, O.H. Franco, T. Voortman; Epidemiology, Erasmus MC, Rotterdam, Netherlands. EASD 2017. September 15, 2017, 10:15 - 10:30 AM. Abstract 23 ; (2) Hu G, Jousilahti P et al. Diabetologia. 2005;48(8):1477-83 ; (3) Radzeviciene L et al. Nutrients. 2017;9(1). (4) NEJMed 2014 ; 371, 612-23Hélène Joubert, en direct du 53ème European Association for the Study of Diabetes, 11-15 septembre, Lisbonne, Portugal).
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7 idées reçues sur la sexualité des personnes âgées
La sexualité des personnes âgées semble bien mystérieuse pour les adultes jeunes, à l'image des interrogations que suscite cette phase de la vie à laquelle nous sommes de plus en plus nombreux à avoir accès. Voici un petit débriefing pour que tombent à jamais les idées reçues les plus tenaces sur le sujet.
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Seniors : 10 conseils pour aménager sa maison
Avec l'âge, le risque de chute augmente, et de nombreux facteurs y contribuent, à commencer par une vue qui baisse, des articulations douloureuses et la prise de nombreux médicaments. Or les chutes représentent le premier facteur de mise en institution et de dépendance. La prévention s'impose donc, à commencer par quelques modifications d'aménagement intérieur. En effet, un logement sûr permet d'éviter bien des chutes... Présenté au salon des seniors, l'appartement du « bien-vieillir » permet d'éviter les chutes et aux personnes âgées de rester chez elles, un souhait partagé par plus de 8 Français sur 10. La bonne nouvelle est qu'il existe des moyens faciles et peu coûteux. Petite revue des plus simples, des plus innovants aux plus impératifs.
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Mort subite : n'ayez pas peur du défibrillateur !
Le débat est tranché : suite à un arrêt cardiaque, la réanimation précoce par massage et défibrillation cardiaque sauve des vies. Avec les années, de plus en plus de personnes se forment aux gestes qui sauvent afin d'intervenir avant même l'arrivée des secours, augmentant ainsi considérablement les chances de survie en cas de "mort subite". Deux problèmes : les défibrillateurs automatiques externes ne sont pas judicieusement disposés en France et encore trop peu de personnes osent s'en servir. Conseils pratiques. Le défibrillateur externe double les chances de survie en cas de mort subiteChaque année, entre 40 000 et 50 000 personnes décèdent d'un arrêt cardiaque inopiné (ou mort subite) liée à un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire. C'est dix fois plus que les accidents de la route. En Ile-de France (Paris et Petite couronne) par exemple, 3 500 personnes en sont victimes chaque année : 450 seulement bénéficieront d'une prise en charge médicalisée et 150 survivront.En France, le taux de survie stagne aux alentours de 5%. Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est autorisé en France dans les lieux publics depuis 2007 seulement. L'application d'un courant électrique pour que le coeur batte efficacement de nouveau (défibrillation) au cours des toutes premières minutes suivant l'arrêt permet une survie de la personne dans 85% des cas voire plus, contre 3 à 5 % si l'on ne fait rien**.Les décideurs politiques ne sont pas encore sensibilisés à la mort subite de l'adulte.Pourtant, la preuve de l'efficacité de la défibrillation précoce, sans attendre l'arrivée des secours n'est plus à faire : toute minute de perdue pour défibriller représente 10% de chance de survie en moins. L'analyse de la répartition sur le territoire japonais du défibrillateur cardiaque a mis un point final à la question de leur utilité : les témoins d'un arrêt cardiaque administrent plus souvent les chocs (défibrillation) avec un DAE avec une nette augmentation de la survie à un mois et avec des séquelles neurologiques minimes (survie de 14,4% contre 31,6% lorsqu'il y a une défibrillation précoce) (1).Dr François Braun, président du Samu-Urgences de France : « Le massage cardiaque et la défibrillation précoce sont les leviers majeurs pour améliorer les chances de survie après un arrêt cardiaque, avec un taux de survie plus que doublé à 30 jours (2). Néanmoins, les Français hésitent à intervenir, de peur d'une erreur de manipulation, lequel est inexistant. Aujourd'hui, il faudrait plutôt s'interroger sur les conséquences d'une non-utilisation d'un DAE en cas d'arrêt cardiaque sous nos yeux alors même qu'un DAE se trouve à portée de main ! ».Des défibrillateurs efficaces, mais insuffisamment utilisésEn France, la survie après un arrêt cardiaque au cours d'une activité sportive est extrêmement hétérogène sur le territoire, allant de moins de 10 % à 40 % (3). Il s'avère que le nombre de défibrillateurs automatisés externes disponibles est très clairement lié à une meilleure survie.Pr Xavier Jouven, cardiologue à l'Hôpital George Pompidou (Paris), responsable du Centre d'Expertise Mort Subite (Inserm, Université Paris-Descartes, Paris) : « L'autre explication à ces disparités géographiques vis-à-vis de la survie après une mort subite est que les campagnes régionales de formation aux gestes qui sauvent sont aussi plus efficaces que les campagnes nationales. Malgré tout, y compris dans les départements où la survie après une mort subite est la plus élevée, le taux d'utilisation du défibrillateur automatique externe reste faible. Les Suédois ont testé l'utilisation des téléphones portables pour géolocaliser les "bon samaritains" formés à l'utilisation des défibrillateurs : en effet, avec ce système, les DAE sont plus souvent utilisés (4) ».La mort subite frappe surtout dans les garesProblème de taille, la mort subite n'a pas la politesse de survenir aux endroits où l'on a implanté un défibrillateur. Pour faire coïncider le lieu d'implantation des défibrillateurs avec celui de la survenue des morts subites, encore faut-il savoir où elles surviennent. Surprise : selon le Centre d'expertise de la Mort Subite de l'adulte (Paris) plus que le nombre d'habitants, c'est la densité de mouvements (le flux de personnes) au sein d'une zone géographique qui compte. C'est dans les grandes gares que le risque d'être victime d'un accident cardiaque est le plus important. Les gares, qui ne couvrent que 1% de la surface de la capitale, concentrent 20% de tous les arrêts cardiaques ! Une bonne raison d'y installer davantage de défibrillateurs (5).Pr Jouven : « Il y a cinq fois plus d'arrêts cardiaques dans les gares que dans les musées, pourtant tout aussi fréquentés. Un stress psychique doublé d'un stress physique pourrait être une explication. Notre objectif avec l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) est de répartir au mieux les défibrillateurs pour qu'ils soient effectivement utilisés, non pas de façon homogène mais plus ciblée ». « Appeler le 15, masser et défibriller », la nouvelle chaîne de survieLes recommandations européennes* de 2015 définissent l'arrêt cardiaque comme l'état d'une « personne inconsciente qui ne respire pas ou ne respire pas de façon efficace » et estiment que désormais, le massage cardiaque n'est plus obligatoire avant l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe (DAE).Dr Braun : « Alors qu'auparavant, la chaîne de survie était « Appeler les secours (le 15), puis masser puis défibriller » (suivi d'une rééducation post-arrêt cardiaque), désormais c'est : « Appeler le 15, masser ET défibriller ». Il n'est plus indispensable de masser avant de défibriller si un DEA se trouve immédiatement disponible, les deux étant sur le même plan. Le massage est à pratiquer en attendant qu'un défibrillateur soit apporté au sauveteur. L'emploi du DEA impose quand même de masser immédiatement après (sauf "ressuscitation" évidente) ».Utiliser un défibrillateur automatisé externe, un jeu d'enfant ?L'intérêt d'une formation sur le maniement d'un défibrillateur automatisé externe, même courte (une heure), est important. Pour localiser les DAE, des applications pour smartphone existent mais appeler le SAMU en cas de mort subite a un triple avantage : faire venir les secours et une équipe de réanimation pré-hospitalière au plus vite sur les lieux, aider à géolocaliser le DAE le plus proche et accompagner le sauveteur novice à distance dans la réalisation du massage cardiaque et l'utilisation du défibrillateur.Deux étapes pour utiliser un DAE :1ère étape : S'assurer qu'il s'agit bien d'un arrêt cardiorespiratoire (mort subite). La personne ne répond pas à son nom, ne bouge pas lorsqu'on la secoue, sa poitrine ne se soulève plus, elle ne respire plus. Placer la tête en arrière et approcher l'oreille de sa bouche pour s'assurer de l'absence de souffle. Attention au piège des spasmes ventilatoires (gasps), car ils peuvent laisser croire à tort à une respiration alors que ce ne sont que des soubresauts réflexes.2nde étape : Commencer à utiliser le défibrillateur automatisé externe. Il faut ouvrir la fermeture éclair du DAE, appuyer sur le bouton et la machine se met à parler. Elle indique comment placer les deux électrodes sur la poitrine dénudée de la personne inanimée. Des pictogrammes sur ces électrodes indiquent où les positionner. Certains appareils contactent automatiquement les secours dès lors qu'on les utilise et permettent de ce fait au personnel du SAMU de guider dans l'utilisation du défibrillateur. Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Seniors : 10 conseils préventifs pour les vacances d'été
Synonyme de soleil, légèreté, voyages pour la majorité d'entre nous, l'été peut virer au cauchemar pour les personnes âgées comme l'a montré la canicule de 2003. La santé des seniors en été peut être synonyme de grosse chaleur, d'isolement, de dépendance... Comment faire pour que nos aînés Seniors passent les vacances d'été en toute sécurité, avec ou sans nous ? 1 - On boit de l'eau pétillante« La perception de soif s'émousse avec l'âge, c'est pourquoi les personnes âgées ne boivent pas assez par rapport à leurs besoins. C'est encore pire quand il fait chaud », explique le Dr Olivier Henry, gériatre à l'hôpital Émile Roux en banlieue parisienne. Pour éviter de se déshydrater, les séniors doivent boire un verre d'eau toutes les heures, en plus de ceux des repas.« L'idéal est l'eau pétillante car on la sent mieux passer, cela leur évite de faire une fausse route et de s'étouffer. Idem si on boit chaud », précise le spécialiste.L'hydratation passe aussi par l'assiette avec aux menus d'été des fruits, des salades de légumes gorgés d'eau (concombres, courgettes, tomates...), des yaourts, des sorbets.2 - On rafraîchit l'atmosphèreD'abord, on évite de sortir aux heures chaudes, entre 10 h 30 et 16 h, et on s'habille léger. En vieillissant, la température du corps se régule moins bien qu'avant. A tel point que les personnes très âgées ne transpirent pas quand il fait chaud, du coup, elles ne pensent pas à se rafraîchir. En cas de canicule, à défaut de climatiseur, quelques gestes simples suffisent à se protéger : utiliser un ventilateur en mettant une bouteille de glaçons devant si nécessaire pour que l'air soit encore plus frais, se servir d'un brumisateur d'eau (aider la personne à s'en servir si elle ne peut pas), prendre un bain de pieds, s'humidifier les chevilles, les poignets et la nuque, disposer un linge humide sur le corps... L'été, on peut avoir envie de prendre plus de douches : pensez au tapis anti-dérapant pour ne pas glisser.3 - On consulte son médecin avant de partirMaladies chroniques, douleurs... Seulement 10% des plus de 65 ans ne prennent aucun médicament. Avant de partir en vacances, une visite chez le médecin s'impose pour faire le point d'autant qu'il vaut mieux prendre ses médicaments à sa pharmacie habituelle.Dr Henry : « Une personne âgée a l'habitude des génériques que lui donne son pharmacien. Si elle part loin de chez elle avec son ordonnance, la pharmacie de son lieu de vacances peut lui fournir un autre générique qui n'aura pas la même forme, la même couleur, le même conditionnement... Il y a un risque de confusion et d'accident médical ».En cas de départ à l'étranger, se mettre à jour des vaccinations à commencer par le DT Polio : après 65 ans, un rappel est nécessaire tous les 10 ans.Dans l'avion, ne pas laisser ses médicaments en soute, les prendre avec soi en cabine.4 - On pare à l'isolementL'été, beaucoup de personnes âgées se retrouvent seules chez elles.« La famille doit y penser, il faut s'assurer qu'il y ait des voisins qui puissent faire les courses et passer de temps en temps, sinon il faut contacter l'assistante sociale de secteur, souligne le Dr Henry. L'important est que la personne soit suffisamment approvisionnée pour s'alimenter correctement ». Portage des repas, aide-ménagère, auxiliaire de vie... plusieurs relais peuvent être mis en place mais la demande doit être faite suffisamment à l'avance pour être sûr d'avoir une aide car en juillet et août, les flux en personnel sont tendus.Se renseigner auprès du Centre Local d'Information et de Coordination (Clic) ou au Centre Communal d'Action Sociale (Ccas) de la mairie.Si vous partez en vacances et que vous laissez un proche seul, vous pouvez renforcer la sécurité en lui faisant installer un système de télé-alarme : en cas de problème, une intervention peut être déclenchée 24 h sur 24.5 - On fait appel à une associationSi vous vous occupez d'un proche dépendant et que vous avez envie de souffler un peu, il est possible de lui trouver un hébergement temporaire dans une Ephad par exemple. Il sera pris en charge le temps de vos vacances. Des associations comme France Alzheimer, par exemple, proposent aussi des séjours de vacances où les aidants peuvent avoir un peu de répit pendant que des bénévoles s'occupent de leurs proches malades. L'association Baluchon peut également prendre soin d'un conjoint ou d'un parent pendant 4 à 14 jours si vous voulez qu'il reste dans son environnement familier pendant votre absence. Pour pallier la solitude des personnes isolées, Les Petits Frères des Pauvres proposent des visites à domicile. Renseignez-vous à votre mairie : d'autres associations peuvent sûrement vous aider.6 - On continue ses activitésLes vacances sont faites pour se reposer mais ce n'est pas pour autant qu'il faut tout mettre entre parenthèses. Au contraire : « Il faut continuer à faire ses activités habituelles. C'est le meilleur moyen de renforcer son autonomie. En un mois, une personne âgée qui avait l'habitude de marcher peut tout perdre si elle arrête de le faire. L'essentiel est de rester socialisé de quelle que manière que ce soit en allant au café, en jouant aux cartes ou avec ses petits-enfants, en rencontrant d'autres personnes au cours de son voyage... C'est ça la vraie vie », signifie le Dr Olivier Henry.Néanmoins, n'exigez pas que vos aînés fassent les mêmes choses que vous si vous êtes ensemble : ils n'ont pas les mêmes capacités que vous, il faut donc respecter leur rythme. Les vacances ne doivent pas devenir épuisantes pour eux.7 - On adapte l'environnement et on s'adapte nous-mêmesSi vous emmenez vos parents en vacances avec vous, soyez conscient qu'avec le grand âge, ils s'adaptent moins bien à l'environnement. Moralité : c'est à l'entourage de s'adapter.Dr Henry : « Si votre maman est Alzheimer, ne l'emmenez pas au restaurant japonais en pensant lui faire plaisir, elle sera perdue avec les baguettes. Emmenez-la dans un restaurant classique où elle connait les ustensiles ».Vérifier aussi certains détails pratiques de la maison de vacances qui peuvent avoir leur importance pour une personne âgée : chambre et toilettes au rez-de-chaussée, salle de bain sécurisée, absence de tapis et de fils de téléphone sur le passage qui favorisent les chutes, coin d'ombre...8 - On est attentif aux signes d'alerte« Lorsqu'une personne âgée n'est pas comme d'habitude, il faut se demander pourquoi et éventuellement appeler le médecin », avertit le Dr Henry. Les douleurs étant nombreuses à un certain âge, il faut penser à lui demander si elle a mal quelque part car elle n'ose pas forcément le dire. Affaiblissement, fatigue, crampes, agitation inhabituelle, difficultés à se déplacer, fièvre... sont des signes qui doivent alerter.9 - On surveille les petits bobosLes petits bobos aussi méritent une attention particulière : une blessure en jardinant ou en marchant sur le sable doit être immédiatement nettoyée avec de l'eau et du savon puis avec un désinfectant. En cas de rougeur ou de gonflement persistant, il faut consulter un médecin ou joindre son médecin traitant. Après une balade en forêt, vérifiez soigneusement que vous n'ayez pas été piqué par une tique ou demander à un membre de votre famille de vous examiner, notamment les aisselles, la nuque, le nombril, les jambes et les cheveux.10 - On a les numéros utiles sous la mainUn vertige, une chute, un malaise... Où que vous soyez en vacances, à l'intérieur ou à l'extérieur lors d'une promenade, ayez votre portable et les numéros d'urgence avec vous pour parer au plus pressé en cas de problème, et demandez à vos proches Seniors de faire de même : le 15 pour avoir le Samu. le 18 pour accéder aux pompiers. le 112 permet d'appeler les urgences gratuitement dans toute l'Union européenne. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Maladie d'Alzheimer : la recherche mise sur le diagnostic précoce
Pourquoi s'acharner à vouloir diagnostiquer la maladie d'Alzheimer plus tôt ? Parce que lorsque symptômes il y a, la maladie a déjà atteint un stade avancé. Diagnostiquer plus précocement permettrait de pouvoir agir en amont, de freiner cette maladie et d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Explications du Dr Nathalie Cartier-Lacave, chercheur au Laboratoire « Biothérapie des maladies neurodégénératives » de l'INSERM au Commissariat de l'Énergie Atomique de Fontenay-aux-Roses, et dont les travaux de recherche sur la maladie d'Alzheimer sont soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale.
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Presbytie : les conseils du Docteur Olivier Laplace
La presbytie est un défaut de la vision que nous sommes tous amenés à subir avec l’âge. Pour y faire face, il existe différentes solutions correctrices possibles, selon divers critères, à commencer par le confort personnel de chacun. Le Docteur Olivier Laplace, chirurgien ophtalmologiste à l’Hôpital des Quinze-Vingt, nous aide à y voir plus clair? E-Santé : Qu’est-ce qui est l’élément déclencheur de la visite chez l’ophtalmologiste suivie de l’acte d’achat de verres correcteurs ? Dr O. Laplace : Nous devenons presbytes en moyenne entre 40 et 50 ans. Or, il faut bien se rappeler que la presbytie n’est pas une maladie mais un vieillissement des performances de notre cristallin, donc ce qui va induire la personne à consulter, c’est un problème visuel, lorsqu’on ne peut plus exécuter des activités qui sollicitent la vision de près. Ce défaut de la vision de près se rajoute aux défauts de la vision qui existaient auparavant chez la personne. E-Santé : Quelles sont les différentes méthodes correctrices de la presbytie ? Dr O. Laplace : Il y a les verres correcteurs, les lentilles de contact et la chirurgie. Les lunettes sont adaptées à tout le monde. Il y a différents types de verres : les verres qui corrigent uniquement la vision de près, et les verres progressifs qui permettent de corriger à la fois la vision de loin (partie supérieure du verre) et la vision de près (partie inférieure). Les verres progressifs sont de loin la solution la plus utilisée dans la vie courante car ils permettent de ne pas changer continuellement de lunettes selon ses activités de la journée. Ils corrigent bien entendu tous les troubles de la réfraction : myopie, astigmatisme, hypermétropie? E-Santé : Existe-t-il des difficultés d’adaptation particulières aux verres progressifs ? Dr O. Laplace : Après un temps d’adaptation de plus en plus court compte tenus des progrès de fabrication des verres, les verres progressifs sont presque à la portée de tout le monde. Certaines situations cliniques ne sont pas compatibles avec les verres progressifs et justifient une prise en charge au cas par cas : strabisme, paralysie oculomotrice ou autres maladies oculaires avec handicap visuel. Les verres progressifs existent en version solaire, ou bien qui se teintent de façon variable en fonction de la luminosité. Enfin, pour les personnes qui passent beaucoup de temps devant leur ordinateur, il est possible d’ajouter un filtre limitant le rayonnement spectral bleu émis par les écrans ou lampe de type LED. Bref, pour tous les types de verres existants, votre opticien est là pour tout vous expliquer, cela fait partie de son travail ! E-Santé : que pensez-vous de l’achat de lunettes correctrices sur internet ? Dr O. Laplace : Une paire de lunette, ce n’est pas seulement une prescription médicale. Bien sûr, une fois que l’ordonnance est rédigée par le médecin, indiquant la correction nécessaire pour chaque ?il, il sera toujours possible de l’envoyer par mail à un site d’optique en ligne. Mais cela prive le patient de tous les conseils en direct dont il peut bénéficier avec l’opticien sur le choix des verres (cf ci-dessus) et sur les montures? La consultation de l’opticien est une étape importante pour l’arrivée de la presbytie dans la vie d’une personne. Et avec l'e-commerce, on peut bénéficier de conditions financières avantageuses, la prise en charge de la sécurité sociale et de la mutuelle peut s'avérer parfois insuffisante. Mais attention, l'analyse de vos besoins ni le suivi ne sont pas les mêmes que chez un opticien E-Santé : il existe aussi la solution des lentilles de contact pour corriger la presbytie ? Dr O. Laplace : Le port de lentilles correctrices est une alternative aux verres correcteurs. Il faut s’assurer de l’absence de contre-indication aux ports de lentilles ou de pathologie de la surface oculaire. Ensuite, il existe des personnes qui éprouvent des difficultés à la mise en place des lentilles, d’autres n’apprécieront pas le dispositif visuel et le rendu. Il existe différents types de lentilles progressives. Plusieurs essais sont parfois nécessaires avant de trouver la bonne prescription avant de trouver le confort visuel tant en vision de loin que de près. On propose parfois « une bascule » c’est-à-dire qu’on corrige un ?il pour la vision de loin, l’autre ?il pour la vision de près. E-Santé : Dans quel cas allez-vous proposer la chirurgie pour corriger une presbytie ? Dr O. Laplace : Je propose la chirurgie rarement avant 55 ans, il faut que la presbytie soit bien installée. On opère en une seule fois, avec des techniques de laser sophistiquées. La chirurgie de la presbytie par la mise en place d’un implant intraoculaire multifocal lors d’une chirurgie de la cataracte est une alternative très séduisante et fiable permettant la restauration de la vision de loin et de près. L’indication de la chirurgie et le choix de la technique se font vraiment au cas par cas. La chirurgie permet de retrouver un très bon confort visuel pour les tâches de la vie courante. Seulement 10% des personnes opérées auront besoin d’utiliser des verres correcteurs par la suite et seulement pour certaines situations particulières. La très grande majorité des patients vivront sans verres. Marion Garteiser, journaliste santé
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Lombalgie chronique : se soigner avec la Méditation Pleine Conscience
La Méditation Pleine Conscience est la mode, à la fois dans une optique de développement personnel mais aussi au plan médical. Une étude suffisamment robuste pour être rapportée au congrès des spécialistes de la douleur (SFETD, 24-26 octobre 2016) a évalué la réduction du stress par la Méditation Pleine Conscience dans la lombalgie chronique. Et celle-ci s’en sort plutôt bien sur la douleur et la mobilité. La Méditation Pleine Conscience impacte notre santé Le principe de la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress (Mindfulness-Based Stress Reduction) est de travailler au moyen de la méditation laïque c’est-à-dire exempt de spiritualité ou de religion, sur les émotions plutôt que sur la réflexion et les comportements. Le postulat est que les émotions influencent la manière d’appréhender le monde, avec un impact sur la santé et en l’occurrence dans la lombalgie chronique. A cette fin, trois outils sont à la disposition de tous : L’intention : Accepter et accueillir tout ce qui se passe avec bienveillance envers soi-même. L’attention : Reconsidérer une expérience interne. La pleine conscience : Accorder une attention délibérée, au moment voulu, sans jugement de valeur envers soi-même ou ce que l’on fait. La Mindfulness s’apprend en groupe de douze personnes au cours de séances de 2h30 pendant 8-10 semaines. Cette phase d’apprentissage est suivie d’une pratique quotidienne (45 minutes/jour, 6 jours/semaine). La Méditation Pleine Conscience, efficace contre le mal de dos Une étude publiée par des médecins de Seattle (Etats-Unis) *, qui travaillent depuis de nombreuses années sur les thérapies cognitivo-comportementales et spécifiquement sur l’intérêt de la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress (Mindfulness-Based Stress Reduction), s’avère plus robuste que la majorité des études déjà publiées sur le sujet. Elle a comparé pendant un an, chez près de 350 lombalgiques chroniques (âge moyen 50 ans, le plus souvent des femmes, avec des douleurs évoluant depuis plus de 7 ans), les thérapies cognitivo-comportementales habituellement utilisées en pratique clinique versus la Méditation Pleine Conscience fondée sur la réduction du stress. Verdict : match nul entre les deux techniques, qui s’avèrent toutes les deux bénéfiques sur les douleurs et la mobilité des vertèbres lombaires (bas du dos). Au final, la gêne due à la douleur est globalement réduite de 40% et celle sur la fonction/mobilité de 25%. La particularité - une grande première - est que cet effet positif a été vérifié sur 52 semaines. Pr Françoise Laroche, responsable du centre de la douleur (CETD, Hôpital Saint Antoine, Paris) : « Que ce soit la Méditation Pleine Conscience ou les thérapies cognitivo-comportementales habituelles, ces deux types de thérapie se valent et font mieux que le traitement usuel (prise en charge pharmacologique de la douleur etc.), à la fois sur la mobilité et sur la douleur lombaire. La majorité des études se rejoignent : ces techniques fonctionnement mais l’effet reste cependant modeste. Attention, il faut passer une étape : certaines personnes ressentent au contraire plus fortement la douleur au début du programme. Je les rassure en leur disant qu’au contraire, s’ils constatent cet effet, c’est qu’ils nécessitent vraiment ces techniques pour lutter contre la douleur, en l’occurrence ici celle de la lombalgie chronique. Même réflexion pour ceux qui me disent que chez eux cela ne fonctionne pas ou que ça les énerve : ce sont eux qui en ont le plus besoin ! ». Marion Garteiser, journaliste santé
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Sport sur ordonnance : ce qu'il faut savoir !
À partir du 1er mars, les médecins pourront prescrire une activité physique adaptée à leurs patients souffrant d'affections de longue durée (ALD) comme un diabète, une insuffisance cardiaque etc. Mais un flou artistique persiste.
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Maladie de Parkinson : les techniques de rééducation intensive
Dans l’esprit du grand public, la maladie de Parkinson est une affection qui fait trembler, ralentit les mouvements, voute le dos? Cette image d’une personne grabataire est bien éloignée de la réalité : l’âge moyen au moment du diagnostic est de 58 ans, chez de jeunes seniors souvent actifs. D’où l’intérêt des techniques de rééducation intensive, surtout lorsqu’elles sont adaptées aux différentes disciplines -ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie, stimulation cognitive - au sein d’un programme complet. Un problème de « retour de son » La maladie de Parkinson entraîne des difficultés à percevoir son corps et ses mouvements dans le temps et l’espace mais aussi à se situer par rapport à son environnement. Cela entraîne un problème de « retour de son » : au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, l’amplitude des gestes du malade diminue. Non seulement pour des raisons de dégradation biologique impliquant la dopamine au sein du système nerveux central, mais aussi parce que le mouvement que pense réaliser le malade ne correspond pas à la réalité, du fait de ce manque de « retour de son ». Petit à petit, celui-ci va réduire son amplitude de mouvement, mais aussi sa voix, sa posture. Sans s’en rendre compte. Dr Denis Obert, médecin spécialisé en médecine physique et réadaptation et concepteur des programmes interdisciplinaires PARK « Programmes spécifiques de rééducation des personnes atteintes de la maladie de Parkinson adaptés au parcours de soins du patient » (Centre de réadaptation fonctionnelle et de soins Zander d’Aix les Bains) : « Peu à peu, le malade va se « déprogrammer », se « déconditionner » par rapport à ce qu’il serait capable de réaliser. Par exemple, pour attraper un objet en hauteur, il lui manquera 30° d’amplitude, puis 40°, puis 60°? alors même qu’il croit faire le bon geste pour l’atteindre. Processus identique avec la posture où les malades se penchent sur le côté sans s’en rendre compte mais aussi avec la voix (de plus en plus inaudible) ainsi que la notion de temporalité. La rééducation cherche à faire prendre conscience au malade de son corps dans le temps et dans l’espace ». Une rééducation intensive avec des effets sur la durée Les techniques de rééducation intensive (mouvement rapide de grande amplitude, voix projetées) améliorent les capacités du malade, mais quelques semaines après, c’est le retour à la case départ si le malade n’a pas su intégrer sa motricité en temps réel. C’est pourquoi l’objectif est que les parkinsoniens, à l’aide de systèmes de feed-back (retour d’information), comme des miroirs, des vidéos et un contrôle visuel, comprennent bien le type de mouvement qu’ils réalisent comparé à celui qu’ils pensent faire. Ils réajustent alors d’eux-mêmes leur mouvement. Dr Denis Obert : « La rééducation comporte deux volets : activer le filtre sélectif dans le cerveau qui laisse moins bien passer le mouvement et la voix au moyen d’une rééducation intensive avec de l’engagement, de la force et de l’amplitude. Le complément est de travailler sur la modulation de cette amplitude : c’est la reprogrammation, complément à la rééducation intensive. Cette reprogrammation du calibrage, du réajustement, conduite de façon progressive permet d’en conserver les bénéfices sur la durée ». Une rééducation tous azimuts Dans chaque discipline (ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie, stimulation cognitive et activité physique) les deux aspects de la rééducation ? intensif/engagement puis précision/modulation- vis-à-vis des mouvements et de la voix seront présents : Ergothérapie. Le travail d’engagement comporte des mouvements toniques des membres supérieurs. La précision du geste est ensuite travaillée avec une préhension plus fine, du graphisme etc. Orthophonie. La rééducation de la voix mais aussi de la déglutition est essentielle.Après des années d'évolution de la maladie, le risque de fausse route devient majeur. Le fait de baver à un fort impact social et la voix peut devenir presque incompréhensible. Kinésithérapie. L’exercice aérobie (« le cardio ») va non seulement oxygéner le cerveau et protéger les neurones, mais aussi relancer la production de dopamine (la maladie de Parkinson est une destruction des neurones à dopamine du cerveau). Ensuite, le patient travaille l’équilibre, le transfert de poids, fait du step. Stimulation cognitive. Les parkinsoniens sont peu à peu incapables de conduire deux actions en simultané. D’où un travail par exemple de pédalage tout en résolvant des exercices cognitifs. La diversité des exercices proposés en séance mobilise de manière considérable leurs ressources attentionnelles et cognitives. Rééducation multidisciplinaire, de multiples bénéfices Amélioration de la marche tant du point de vue de la qualité que de l’endurance, des capacités cognitives, du sommeil, de la gestuelle, de la voix et de la posture mais aussi des troubles urinaires (la maladie de Parkinson entraîne des impériosités mictionnelles) ? les répercussions positives à six mois sont diverses. Dr Denis Obert : « Dans les programmes PARK, les malades sont suivis en groupe, lors de sessions de 3h30 chaque jour, sur sept semaines. Notre objectif n’est pas que les malades soient très performants en fin de séjour, mais qu’ils reprennent confiance en leurs capacités, se réapproprient leur corps, bien souvent condamné après l’annonce du diagnostic, construisent des projets de vie -réalistes- mais porteurs d’espoir, de motivation, de lien social et élaborent des solutions concrètes à mettre en place au quotidien pour y parvenir. Par exemple, se donner les moyens d’améliorer ses capacités de marche pour oser repartir en vacances ou ressortir jouer aux cartes avec des amis, retrouver l’intérêt d’aller chez le coiffeur etc. ». PARK est le programme initial. Puis ont été créés « Park-Pro » (personnes en activité professionnelle), « Park-Pro Relance », pour consolider des acquis ou compléter la formation initiale, « Park-Stim » destiné aux personnes traitées par neurostimulation ou en attente de chirurgie et dernièrement, PARK « Drôles de dames » sur le thème de la féminité. PARK est à ce jour unique, car le seul à proposer des programmes spécifiques et multidisciplinaires aux personnes en activité professionnelle ou ayant bénéficié de la neurostimulation. Marion Garteiser, journaliste santé
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Maladie de Parkinson, pourquoi l’orthophonie est indispensable
Dès le début de l’évolution de la maladie de Parkinson, et surtout dès le moindre signe de trouble du langage ou de la déglutition, un bilan orthophonique s’impose. Seule une rééducation par un orthophoniste peut rendre la parole à ces personnes et éviter toute fausse-route, première cause de décès prématuré dans cette population. Parkinson : être vigilent vis-à-vis des troubles de la déglutition Après huit à dix ans d’évolution de la maladie, lorsqu’une personne atteinte de la maladie de Parkinson ne peut s’empêcher de baver, évite certains aliments ou mange de plus en plus lentement, il est temps de réagir. Car si les troubles de la déglutition (dysphagie) sont courants, ils sont encore trop rarement pris en charge. Le risque majeur est la fausse route, définie comme un accident dû à l'inhalation dans les voies aériennes, de liquide ou de particules alimentaires normalement destinés à l'?sophage. Avec un risque d’étouffement mais aussi d’infection pulmonaire. Dr Denis Obert, médecin spécialisé en médecine physique et réadaptation (Centre Zander, Aix les Bains) : « Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des difficultés avec certaines textures (crudités) et, de plus, ne vont pas déglutir automatiquement car le cerveau ne reçoit pas l’information que de la nourriture est prête à être déglutie. D’où un travail sur la déglutition volontaire lors de la rééducation, sur la prise de conscience de ce qu’on a en bouche, sur les textures à privilégier mais aussi sur les conditions optimales du repas. En effet, un parkinsonien peut difficilement mener deux actions en simultané. Le risque de fausse route est présent lorsque qu’il mange et parle en même temps ou écoute des conversations, la télévision etc. ». Rééduquer les troubles de la déglutition Selon les études, 60 à 80% des parkinsoniens sont atteints de troubles de la déglutition (dysphagie) ; le principal symptôme étant la fausse route. Le médecin devrait systématiquement poser la question et prescrire un bilan orthophonique, sans attendre que ces troubles ne soient installés et, de ce fait, plus difficiles à prendre en charge. Anne Rittié-Burkhard, orthophoniste (Reims) : « Sur prescription médicale, l'orthophoniste réalisera un bilan afin de définir précisément les troubles de déglutition. Puis un plan de rééducation sera mis en place, avec des exercices portant sur la force musculaire, la rapidité du geste et la tonicité en fonction du problème spécifique (langue, joues etc.). Il existe aussi des techniques indirectes, comme le choix de certaines textures pour faciliter la déglutition (épaissir les liquides, mixer certains aliments difficiles à mâcher), l'éviction de certains aliments jugés à risque (le riz qui se disperse, la salade qui colle ou le poireau dont l'aspect filandreux peut gêner la déglutition) ou encore la mise en place de postures (inclinaison de la tête au moment d'avaler). Nous enseignons aussi des man?uvres pour améliorer la coordination qui est généralement déficitaire. La déglutition supra-glottique par exemple permet de déglutir de manière plus sûre grâce à une décomposition du mouvement en trois étapes (mise en apnée, déglutition puis toux). Les patients atteints de maladie de Parkinson se plaignent souvent de baver ; ce peut être dû à une augmentation de la sécrétion salivaire (les glandes salivaires sont surexcitées par des mouvements incessants de la langue) ou une diminution de la fréquence de déglutition. Ce bavage est très mal vécu au niveau social ». Les troubles de la parole ne sont pas une fatalité La personne affectée par la maladie de Parkinson peut également présenter des difficultés à parler à une intensité vocale adaptée. On parle d’hypophonie. Le patient a l’impression de s’exprimer à un niveau sonore normal mais en réalité, il se situe bien en deçà. En effet, le cerveau est équipé d’une jauge qui évalue le niveau sonore ambiant. Pour se faire entendre, le cerveau saura alors s’il faut élever ou diminuer l’intensité de la voix. Cette boucle de calibrage est déficitaire chez les parkinsoniens. Leur voix s’éteint, parfois inaudible. Il existe aussi une atteinte au niveau des variations mélodiques : la fréquence de leur voix reste identique, d’où un parler monocorde. Leur débit de parole est perturbé avec des accélérations en fin de phrase notamment. Enfin, les muscles impliqués dans la parole peuvent perdre en tonicité (hypotoniques), d’où une articulation floue. Selon Anne Rittié-Burkhard : « Des protocoles de travail efficaces existent pour améliorer l’intensité de la voix, les variations mélodiques, les changements de rythme et le souffle. Les séances d’orthophonie permettent aussi de travailler les mimiques, l’expressivité du visage. C’est important pour le lien social car les parkinsoniens ont souvent des visages figés ». Le chant pour rééduquer la voix Le chant permet de travailler l’ensemble des paramètres de la voix (modulation, intonation, articulation et débit de paroles). Agilité, puissance, vélocité mais aussi rythme et variations d’octaves? les multiples possibilités offertes par le chant en font un outil très intéressant chez les parkinsoniens. Les bénéfices sont certains sur l’intensité de la voix, la gestion du souffle, la compréhension des paroles par l’entourage. Par ailleurs, travailler la voix améliore souvent de façon indirecte les troubles de la déglutition. Irène Girard, orthophoniste (Centre Zander, Aix les Bains) : « Après un échauffement corporel, un travail sur la respiration et les mimiques faciales, des jeux d’onomatopées (soupirs sonores etc.) et des vocalises, le chant peut débuter. Le rythme peut être aussi marqué par des maracas, afin de travailler en simultané sur la motricité. Une heure par jour d'échauffement et de chant ou de travail sur la voix projetée pendant quatre semaines est l’entraînement intensif initial, à poursuivre très régulièrement au domicile pour ne pas perdre les acquis ». Marion Garteiser, journaliste santé
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Mémoire : 10 conseils pour l’entretenir toute sa vie
Depuis notre naissance, la mémoire est notre meilleure ennemie. Bien qu’intimement liée au développement cérébral pour tous les humains, nous ne sommes pas égaux face à elle. Et lorsque nous avançons en âge, les choses se compliquent ! Mais pas de panique : si nous passons notre temps à perdre nos lunettes ou nos clefs, si nous sommes incapables de nous rappeler le titre du film de la veille, rien de grave, il suffit juste de muscler notre mémoire au quotidien grâce à ces 10 conseils accessibles à tous. 1 - Être actif toute la vie Notre mémoire se nourrit de nos expériences. Il est important de les multiplier tout au long de la vie, de rester intellectuellement actif, de rechercher la connaissance. Tout est bon pour stimuler la mémoire, il n’y a pas d’activité miracle. Chaque nouveau problème résolu va faire naître des connexions neuronales, qui sont les vrais supports de notre mémoire? N’arrêtez jamais d’apprendre ! On pense qu’un niveau d’instruction élevé permet d’utiliser son cerveau de différentes manières, donc de faire face à d’éventuelles pertes mnésiques. Les activités recommandées sont celles de la vie de tous les jours. Par exemple, jardiner ou voyager nécessitent de nombreuses tâches de planification? Ou encore lire le journal, écouter la radio ou jouer aux cartes, qui sont aussi bénéfiques pour la mémoire? L’intérêt étant de varier les plaisirs pour ne pas se lasser. Les échanges sociaux, facteurs de rencontres, la pratique d’Internet ou l’optimisme seraient aussi salutaires. 2 - Organiser et structurer l’information A mesure que l’on avance en âge, les informations s’accumulent dans notre mémoire. « Il n’y a guère que durant l’enfance qu’on retienne automatiquement? après, il faut réfléchir ! Dès 30 ans, la mémoire, riche de données, a besoin d’être organisée, structurée, classée. Inutile d’essayer d’enregistrer sans regrouper les infos, les trier et les baliser grâce à des stratégies cognitives », explique le Dr Bernard Croisile, neurologue et auteur de ’Alzheimer et les maladies apparentées’ (Larousse). Exemples : pour retenir un texte, on peut relier chaque paragraphe (dont on a imaginé le contenu) à une pièce de son domicile dans l’ordre d’une visite? Pour un numéro de téléphone, on a intérêt à diviser les numéros par blocs de deux ou trois chiffres? Pour le contenu d’un texte, mieux vaut se représenter les scènes à plusieurs reprises. 3 - La tactique du? post-it ! Même si nous avons tous des capacités de mémorisation différentes, la richesse de la mémoire augmente avec les années. Résultat : « Dès 30 ou 40 ans, il devient plus long de classer les infos, puis de les rappeler? Et c’est normal ! Cela ne veut pas dire qu’on perd la mémoire, explique Bernard Croisile. Ce n’est pas parce qu’on ne sait plus où l’on a mis ses clés qu’on est atteint de troubles mnésiques graves ! La mémoire à court terme paraît moins efficace, mais il lui faut juste un peu plus de temps », précise le neurologue. D’où l’intérêt de s’offrir ce qu’on appelle des « béquilles » : on a tous besoin de post-it, de listes de courses, de pense-bêtes... qui, rassurez-vous, ne nuisent pas aux capacités mnésiques. 4 - Des aliments stimulants Le cerveau est un grand consommateur d’énergie : à lui seul, il consomme 20% de l’énergie dépensée par l’organisme. D’où la nécessité de bien l’alimenter et de bien l’hydrater. Notre matière grise a besoin d’un demi-litre d’eau par jour et de glucides complexes (pain, pâtes, riz). Il faut miser sur les produits frais, riches en acides aminés, et sur les vitamines. La vitamine B12 (crustacés, foie, poisson, produits laitiers) a des effets directs sur la mémoire. Bien sûr, les fruits et légumes si précieux pour la santé en général, sont à l’honneur pour notre mémoire. Leurs antioxydants renforcent les parois des neurones, tout comme les lipides polyinsaturés (huile de colza ou poisson). 5 - Un sommeil de qualité Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de la mémoire. En manquer peut provoquer des troubles graves de la mémorisation. Car votre mémoire travaille aussi la nuit ! Toutes les phases de sommeil sont concernées et remplissent chacune leur propre rôle : Durant le sommeil paradoxal, on consolide sa mémoire procédurale (celle qui permet de se souvenir comment faire du vélo, par exemple). Pendant le sommeil lent, on réactive et consolide ses souvenirs personnels. Se priver d’un seul cycle, c’est empêcher son cerveau de fixer les informations emmagasinées durant la journée. 6 - Des substances à éviter Certaines substances altèrent la mémoire : L’alcool à fortes doses, qui peut provoquer des pertes de mémoire de plusieurs heures. Le tabac, dont la nicotine bloque l’activité de certains récepteurs cérébraux. Certains médicaments courants (sédatifs, bétabloquants, antiépileptiques, antidiabétiques, benzodiazépines, dérivés d’atropines utilisés en gastro-entérologie et en urologie, antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques?). Des excitants comme le café ou le thé qui peuvent, à haute dose, accentuer l’irritabilité et nuire à la concentration. 7 - Savoir être attentif Il ne faut pas tout mettre sur le dos des capacités mnésiques de chaque individu. Entretenir sa mémoire, cela impose aussi d’être réceptif aux stimuli, et donc d’être attentif au monde qui nous entoure. On ne peut se souvenir correctement d’une donnée que si on l’a enregistrée dans de bonnes conditions. Avoir une bonne mémoire, c’est d’abord être capable d’encoder correctement une information dans son intégralité, avant de la stocker pour éventuellement la rappeler plus tard. Inutile, donc, de vouloir se souvenir des détails d’un film quand on a oublié ses lunettes lors de la projection. Difficile également de retenir le nom de son voisin de table, si le brouhaha couvre les voix durant le repas ou si l’on accuse ne serait-ce qu’une légère baisse d’audition? Un exposé oral aura d’autant plus de chance d’être retenu qu’on sera resté concentré jusqu’à la fin? Cultiver la mémoire auditive et la mémoire visuelle, c’est avant tout faire le choix de ne pas se laisser distraire en cours de route. Un exercice bienvenu pour les étudiants pour se doter des meilleures chances de réussite à leurs examens. 8 - Lutter contre fatigue, stress et déprime La fatigue, le stress, le surmenage ou un état dépressif peuvent perturber le processus d’apprentissage... Déjà parce que pour se souvenir, il faut se placer dans une attitude mentale réceptive, ce qui est rarement le cas lorsqu’on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, ou que l’on traverse une difficulté qui phagocyte notre énergie, et fait flancher notre moral? Ensuite, parce que le stress et la nervosité sont liés à la production de cortisol, une hormone néfaste pour l’hippocampe (partie du cerveau qui transfère les souvenirs vers la mémoire à long terme). Et enfin, parce qu’une émotion négative, une inquiétude ou une préoccupation compliquent fortement le rappel des données emmagasinées dans la mémoire? 9 - Savoir succomber au plaisir? Notre mémoire nous joue des tours dès l’âge de 20 ans, un seuil après lequel on perd 6 % de ses récepteurs à la dopamine par tranche de 10 ans. Avec la maturité, le cerveau, et plus précisément ses synapses (connexions entre neurones) sont de moins en moins sensibles à ce neuromédiateur (hormone), pourtant fortement lié au sentiment de plaisir et? à la concentration. Pour cette raison, on est donc à la fois plus distrait et plus vulnérable côté mémoire à court terme? A moins, peut-être, de veiller à se faire régulièrement plaisir ! Allez voir des comédies, lisez des livres amusants, riez enter amis ! 10 - Opter pour des compléments alimentaires Il n’y a pas de pilule magique. Aucune supplémentation ne peut remplacer une alimentation équilibrée, et toute prise de ces compléments alimentaires ne doit se faire qu’après avis médical. Toutefois, sachez que les vitamines B (1, 2, 3, 5, 6, 9, 12) sont bénéfiques pour le cerveau. Elles limitent l’excès d’homocystéines, des substances toxiques liées à une mémoire défaillante. La vitamine E est elle aussi recommandée. C’est un antioxydant, elle ralentit le processus de destruction des neurones. Marion Garteiser, journaliste santé
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Mon enfant a des tics
Clignements d'oeil, rotations de la tête, raclements de gorge... Les tics sont relativement fréquents chez l'enfant.Ils peuvent être bénins et transitoires ou être le symptôme d'un syndrome de Gilles de la Tourette.Comment réagir lorsque votre enfant souffre de tics ? Les tics chez les enfants, comment les reconnaître ? Les tics sont des mouvements involontaires, brusques, répétitifs, stéréotypés, non rythmiques réalisés par l'enfant.Ils apparaissent en général vers l'âge de 5 ou 6 ans et sont relativement fréquents. Ils toucheraient 18,5% des enfants en milieu scolaire (1). On distingue : Les tics moteurs. L'enfant cligne des yeux, fronce les sourcils ou le nez, hausse les épaules, secoue la tête... Les tics vocaux. Il peut alors s'agir de reniflements, de toussotements, de raclements de gorge, de sifflements, voire de cris. Dans certains cas, l'enfant prononce de véritables mots. Les tics sont involontaires mais contrôlables Autre caractéristique, les tics sont involontaires mais contrôlables. L'enfant peut en effet empêcher les tics de se manifester au prix d'un effort important. Une telle interruption volontaire induit toutefois un phénomène de rebond : le tic cesse pendant quelque temps mais resurgit ensuite de plus belle.Bon à savoir : il est déconseillé et vain de demander à l'enfant de réfréner ses tics. Cela peut créer un stress qui aggrave le problème. Tics bénins ou syndrome de Gilles de la Tourette ? Les tics chez l'enfant sont en général bénins, et disparaissent d'eux-mêmes au bout de quelques semaines ou de quelques mois. Ils apparaissent parfois suite à un événement déclenchant : une séparation, un deuil, des difficultés scolaires...Les tics peuvent cependant aussi, dans certains cas, être dus à un syndrome de Gilles de la Tourette. Cette “maladie” liée à des dysfonctionnements cérébraux peut avoir un impact important sur la qualité de vie.Certains critères permettent d'évoquer un tel syndrome : Présence de tics multiples, moteurs et vocaux ; Les tics ne disparaissent pas après plusieurs mois ; Ils se modifient et changent de nature après un certain temps ; De la coprolalie (l'enfant lance involontairement des mots orduriers) peut être présente ; Les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) et le TDA/H (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) sont souvent associés au syndrome et parfois plus invalidants que les tics eux-mêmes. Comment réagir face aux tics ? Quand faut-il consulter face à un enfant qui a des tics ? Tout dépend de l'intensité des tics et de leur évolution. Il est conseillé de s'adresser à un pédiatre lorsque les tics durent plus de 6 mois ou lorsqu'ils se complexifient et s'aggravent avec le temps. Les tics étant complètement involontaires, gronder l'enfant qui en souffre est contre-productif. Les parents inquiets ou énervés feront mieux de chercher de l'aide du côté de leur pédiatre. Quid des traitements contre les tics des enfants Le traitement des tics est choisi en fonction de leur durée, de leur intensité et de leur impact sur le quotidien de l'enfant : Le soutien psychologique peut aider l'enfant à surmonter le poids des éventuelles difficultés d'intégration ou des moqueries liées aux tics. Certaines techniques de psychothérapies cognitivo-comportementales permettent à l'enfant d'apprendre à détourner le tic vers une autre action. Dans des formes invalidantes d'un syndrome de Gilles de la Tourette, des traitements médicamenteux à base de neuroleptiques peuvent être prescrits. Dans les formes les plus graves, la stimulation cérébrale profonde - qui consiste à implanter une électrode dans le cerveau - peut être préconisée. Pour plus d'infos : Club des Mouvements Anormaux (CMA) Thomas Coucq, journaliste santé
4 min
La crise d'adolescence
Redoutée par les parents, la crise d'adolescence, colères, opposition, comportements excessifs, signe le mal-être de ces jeunes en pleine transformation. Mais attention, nombre d'ados traversent cette période vers l'âge adulte « tranquillement », sans heurts...
2 min
La crise d'adolescence
Redoutée par les parents, la crise d'adolescence, colères, opposition, comportements excessifs, signe le mal-être de ces jeunes en pleine transformation. Mais attention, nombre d'ados traversent cette période vers l'âge adulte « tranquillement », sans heurts...
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Dépression de l'enfant et de l'adolescent : comment la reconnaître
Perte ou prise de poids, troubles du sommeil, fatigue, problèmes de concentration... Et si votre enfant était déprimé ? L'idée d'un enfant dépressif n'est pas évidente à accepter. En effet, on pense souvent à tort que, pour être dépressif, il faut « avoir des soucis », et que les enfants n'en ont pas ! Pourtant la dépression de l'enfant ou de l'ado est bien réelle et fait des victimes - le taux de suicide chez les adolescents est de 10 pour 100 000 habitants. Il faut savoir la repérer. La dépression chez les enfants existe ! Il existe peu de chiffres concernant la dépression chez les enfants, et ceux que l'on peut trouver se contredisent souvent. Selon l'INSERM en France (1), sa prévalence va de 0,5 % pour les enfants à 3 % pour les adolescents. D'autres études indiquent des chiffres plus élevés, entre 2 % et 9 % d'enfants touchés (2). Ce qui est sûr, c'est que le nombre d'enfants traités pour dépression augmente. Et que le problème est aujourd'hui reconnu par tous les organismes de santé publique. Une dépression chez l'enfant peut en effet avoir un impact à long terme, avec un risque plus élevé de dépression à l'âge adulte, mais aussi des troubles du comportement. Jusqu'à 10 ans, les garçons sont beaucoup plus touchés que les filles par la dépression. Après cet âge, les courbes s'inversent. Les enfants dépriment comme les adultes Pour l'essentiel, les symptômes de la dépression sont les mêmes chez les enfants et les adultes : humeur sombre, diminution du plaisir ressenti pendant les activités qui étaient favorisées, modification du poids, troubles du sommeil, agitation ou au contraire ralentissement, fatigue, sentiment de dévalorisation, difficultés pour se concentrer, etc. Enfants dépressifs : 5 signes qui doivent vous alerter Il n'est cependant pas possible d'évaluer la dépression de l'enfant comme celle de l'adulte. Les petits n'ont pas accès à la parole de la même manière que les grands, et ils ne peuvent pas non plus maîtriser leurs émotions - c'est évident pour les tout-petits, mais reste vrai jusqu'à l'adolescence !5 symptômes bien spécifiques Problèmes à l'école, avec de mauvais résultats qui apparaissent brusquement. Menaces ou tentatives de fugue. Comportement nouveau avec les autres enfants : retrait, crainte, etc. Une agressivité ou une irritabilité inédites dans le cadre des relations de famille. Des conduites à risque, surtout chez les adolescents, avec consommation d'alcool ou de drogues. Que faire face à des signes de dépression chez l'enfant ou l'adolescent ? Il est important de faire appel rapidement à un professionnel, pédopsychiatre de préférence. Il sera le mieux placé pour évaluer la sévérité des symptômes et mettre en place un traitement efficace. Si vous ne savez pas où vous adresser, demandez conseil à votre médecin traitant. Marion Garteiser, journaliste santé
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Méfiez-vous du soleil et protégez vos enfants !
Parce que les idées fausses ont la peau dure, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lance une campagne d'information pour que les Français se méfient davantage du soleil et protègent tout particulièrement leurs enfants. Pour profiter de l'été et des suivants : méfiez-vous du soleil ! Les excès de soleil sont mauvais pour la santé : coup de soleil, réaction allergique au soleil, problèmes de vue, vieillissement accéléré de la peau, risque de cancer de la peau, etc.La peau et les yeux des enfants sont particulièrement sensibles aux rayons du soleil. De plus, les coups de soleil reçus durant l'enfance peuvent provoquer des dégâts cellulaires augmentant le risque ultérieur de cancer de la peau, dont des mélanomes. En 2010, 80.000 cancers cutanés ont été diagnostiqués et 1.600 personnes sont décédées d'un mélanome, cancer de la peau le plus dangereux et majoritairement lié à « une surexposition au soleil ».Si, selon l'Inpes, 82% des Français sont conscients des méfaits des UV, 79% reconnaissent ne pas mettre de crème et s'exposer aux heures les plus chaudes. Plus grave, 40% pensent qu'un coup de soleil chez l'enfant n'a pas de répercussion à l'âge adulte et 20% que les coups de soleil renforcent la peau au soleil. Les bons gestes au soleil Pour les nourrissons : Jamais de bébé au soleil !Pour les enfants :Pas d'exposition aux heures les plus chaudes, soit entre 12h et 16h.Limiter les durées d'exposition.Quels que soient l'heure et le lieu : chapeau, lunettes de soleil enveloppantes dotées d'un filtre anti-UV et des vêtements couvrants.Pour les adultes : Les expositions sont également à limiter et à éviter entre 12h et 16h.Comme pour les enfants, se protéger du soleil en portant chapeau, lunettes de soleil et vêtements couvrants.Et pour tous : Application d'une crème solaire d'indice élevé, en quantité importante et à renouveler tous les deux heures et après chaque baignade, laquelle n'autorise pas à prolonger l'exposition.Enfin prudence, certains médicaments, parfums ou déodorants peuvent provoquer des allergies en réaction au soleil. Attention au parasol qui n'élimine pas tous les rayons UV. Quant aux autobronzants et aux compléments alimentaires, ils colorent la peau mais ne la protègent pas. Isabelle Eustache
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Comment bien laver le nez de bébé ?
Le nez, de par sa fonction de ventilation constitue une barrière de l'organisme contre les infections. Il est donc le premier exposé aux agents irritants et infectieux du milieu extérieur. Une bonne hygiène peut le protéger.Mais comment bien laver le nez de bébé ? Laver avec soin le nez de bébé évite les inflammations Pour éviter les inflammations, particulièrement durant l'hiver chez un bébé qui ne sait pas encore se moucher, l'hygiène nasale est une aide précieuse. Nombre de germes (bactéries et/ou virus) et de polluants présents dans l'atmosphère sont susceptibles d'entrer par le nez. Heureusement, la muqueuse nasale constitue une première barrière protectrice des voies aériennes sous-jacentes : rhino-pharynx, larynx, oreille moyenne, trachée, bronches.Mais en cas de dysfonctionnement, elle peut s'enflammer jusqu'aux bronchioles. Cela se produit par exemple lorsque trop de substances et de micro-organismes encombrent le nez. Le fonctionnement de la muqueuse est alors inhibé, un oedème s'installe et le nez se bouche, ouvrant la voie à d'éventuelles complications comme l'otite, la laryngite, la bronchite ou la rhinosinusite.Afin de prévenir ces risques d'infection, il convient de veiller à une bonne hygiène nasale. Si l'enfant et l'adulte savent se moucher, il n'en est pas de même des tout-petits. Aussi faut-il les aider à se débarrasser régulièrement des impuretés qui encombrent leur nez. Comment procéder pour le lavage du nez ? Ce lavage doit être efficace, sans inonder les voies aériennes sous-jacentes, ni angoisser l'enfant.Utilisez une solution nasale pour nourrisson en spray ou en uni-dose (sérum physiologique, eau saline). Placez le nourrisson en position assise tête légèrement inclinée sur le côté ou en position allongée sur le dos, la tête bien tournée sur le côté. Ce positionnement est très important, car la solution ne doit pas passer dans la gorge. Pulvérisez la solution dans la narine du haut. Inversez ensuite la position pour l'autre narine. Massez ensuite délicatement le nez de bébé de haut en bas pour évacuer les sécrétions. Isabelle Eustache
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Enfants : quelles activités selon leur personnalité ?
Jouets, jeux, sports, lectures, comment choisir les activités selon la personnalité de vos enfants ?Dans son guide, Rachel Frély liste les activités conseillées selon le caractère des enfants : timides, minutieux, débordants d'énergie, aventuriers, artistes, capricieux, etc. Enfant minutieux, concentré, calme et posé L'enfant minutieux, calme et posé a besoin d'activités propices à la concentration et de remporter des défis. Jeux et jouets : Jeux de construction ou d'assemblage (train électrique, lego, cubes, planchettes de bois (kapla), chalet en bois, maquettes, puzzles...) à enrichir au fil des ans. Sports : Escrime, saut en hauteur et saut en longueur, golf, grimper de corde, escalade, tennis. Autres activités : Coloriage, couture, bricolage, création de bijoux, etc. Enfant à l'imagination débordante Il parle beaucoup, invente des histoires et joue à imiter les grands. Jeux et jouets : Gommettes, lego, meccano, playmobil, jeux d'imitation, déguisements. Sports : Escrime, tir à l'arc. Autres activités : Lectures, dessins animés, film... Enfant à l'énergie débordante Il bouge continuellement, il a besoin de se dépenser. Il faut l'aider à canaliser son énergie afin qu'il puisse se concentrer, écouter ses parents et se relaxer. Vérifiez qu'il ne manque pas de sommeil. Savoir lui proposer les tâches de la vie quotidienne sous forme de jeux et de défis est un atout. Les activités à lui proposer doivent le captiver... Lui offrir un animal domestique est une bonne idée. Évitez les jeux vidéo et les consoles de jeux. Jeux et jouets : Pâte à modeler, châteaux de sable, jeux de quilles. Sports : Judo, équitation, natation, surf, danse. Autres activités : Dessin, théâtre. Enfant artiste Cultivez ses dons naturels, mais ne l'obligez pas. Jeux et jouets : Dessin, coloriage, pochoirs, découpages, tampon-mousse, peinture à doigt, gommettes, tableau double-face, mosaïque... Sports : Patinage artistique, danse sur glace, danse aquatique, natation synchronisée, gymnastique artistique, gymnastique rythmique, poutre d'équilibre. Autres activités : Musique, théâtre, comédie musicale. Enfant inventeur et explorateur Il pose quantité de questions (pourquoi ? Comment ça marche ?) et veut tout comprendre tout de suite. Jeux et jouets : Coffret scientifique, coffret d'entomologie. Sports : Golf. Autres activités : Microscope, kit de jardinage. Enfant manuel Bricolage, cuisine, couture... donnez-lui matière à créer de ses mains et à inventer. Jeux et jouets : Kit de bricolage, maquettes. Sports : Ping-pong, badminton... Autres activités : Poterie, tissage de perles, menuiserie, fabrication de bougies, fabrication de chocolats et de bonbons, kit de cuisine, fabrication de savons, etc. Enfant timide et solitaire Solitaire, timide, il parle peu et reste dans son coin. Aidez-le à développer son estime de lui-même et à développer sa confiance en lui. Ne lui imposez pas des activités dont il n'a pas envie et dans lesquelles il n'est pas à l'aise. Offrez-lui un animal de compagnie qui le réconfortera et lui donnera le sens des responsabilités. Jeux et jouets : Doudou, jouets musicaux. Sports : Natation, arts martiaux, escrime, équitation, basketball, volleyball. Autres activités : Coloriage, activités manuelles, théâtre, film, livres, musique. Enfant capricieux Si votre enfant a du mal à gérer sa frustration, vous pouvez adapter ses activités à cette personnalité. Jeux et jouets : Jeux de société, toupies Beyblade, carte Pokémon. Sports : Sports collectifs, basketball, volleyball. Autres activités : Musique, théâtre. Enfant unique Ne le couvez pas trop, donnez-lui des responsabilités et inculquez-lui la notion de partage.Attention à ne pas le faire vivre dans un monde d'adultes, ce qui le ferait murir trop vite. N'hésitez pas à inviter des copains à la maison. Ne surchargez pas trop son emploi du temps, il faut qu'il lui reste du temps à lui. Jeux et jouets : Jeux de société, lego, kapla, playmobil, doudou. Sports : Sports d'équipe, foot, escrime, basketball. Autres activités : Ateliers de cirque, activités manuelles (tricotin, peinture, couture, pompons, menuiserie, gravures...). Source : e-santé Isabelle Eustache
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Autisme : quels sont les signes qui peuvent alerter les parents ?
L'autisme, même s'il reste une maladie rare, est de mieux en mieux connu, et de plus en plus présent à nos esprits. Quels sont les signes qui peuvent alerter, faire penser à l'autisme ?Et comment les interpréter ? On connaît les premiers signes de l'autisme Les caractéristiques de l'autisme sont aujourd'hui bien connues, même si le handicap lui-même reste mystérieux à beaucoup d'égards. Les spécialistes ont donc pointé certains signes qui peuvent faire penser à l'autisme.En matière de communication, l'enfant peut notamment : Paraître sourd à certains moments, Présenter un retard de langage, Ne pas répondre à son nom ou à des consignes, Ne pas savoir demander ce qu'il veut, Ne pas pointer les objets du doigt, ne pas faire au revoir, Arrêter de parler alors qu'il savait dire quelques mots dans le passé. En matière de socialisation, les principaux signes d'alerte sont : Ne pas sourire, Etre très indépendant et préférer jouer seul, Etre « dans son monde » ou dans la lune, ignorer ceux qui l'entourent, Ne pas montrer d'intérêt pour les autres enfants, Ne pas regarder dans les yeux. Le comportement de l'enfant peut aussi être un indice, entre autres si : Il a des accès de colère, Il est hyperactif et peu coopératif voire opposant, Il ne sait pas jouer avec des jouets, Il recommence sans fin les mêmes choses. Il est anormalement attaché à certains objets (tient toujours le même), Il a des mouvements inhabituels, marche sur la pointe des pieds, Il est hypersensible à certaines textures ou bruits et intolérant au changement. Des signes à interpréter avec précautions Attention, ces signes sont destinés à éveiller l'intérêt des parents, pas à faire un diagnostic d'autisme. En d'autres termes, tous les enfants qui présentent un ou plusieurs traits présentés ici ne sont pas autistes, loin de là !Si vous trouvez que le comportement de votre enfant est inquiétant, n'hésitez pas à consulter. Pas parce que le problème est forcément grave, mais parce que vous avez besoin d'aide par rapport à cette angoisse.Certains signes sont cependant de vrais signaux d'alerte :- Pas de babillage à un an, - Pas de pointage ou d'autre geste à un an, - Pas de mot simple à 16 mois, - Pas d'association de deux mots à 24 mois, - Toute régression au niveau du langage ou des compétences sociales. Si vous constatez un de ces comportements, il est important de consulter rapidement. Plus la prise en charge est effectuée tôt, plus les progrès faits par l'enfant peuvent être importants. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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La dyslexie enfin élucidée ?
Si la dyslexie se manifeste essentiellement à la lecture et à l'écrit, elle trouve apparemment son origine à l'oral... La vitesse de traitement des sons serait, en effet, plus lente chez les dyslexiques. La dyslexie à l'écrit et à l'oral Dyslexie : un problème dans la compréhension des sonsHabituellement, quand on parle de dyslexie, on pense à des personnes qui confondent certaines lettres quand elles lisent ou quand elles écrivent. Mais ce n'est en réalité que la partie émergée de l'iceberg ! La dyslexie influencerait également la compréhension des sons qui sont énoncés. Ce que les spécialistes appellent la représentation phonologique.Une nouvelle étude pour comprendre la dyslexieGrâce à une étude récemment menée par Bart Boets, on en sait maintenant plus sur l'importance de la représentation phonologique. Ce psychologue clinicien a fait écouter des séries de sons différents mais relativement proches comme "da-da-da-da-da" et "ba-ba-ba-ba-ba" à des personnes dyslexiques ainsi qu'à des personnes témoins. Les deux groupes devaient différencier les deux séries.Résultat : tant le groupe témoin que le groupe dyslexique a réussi l'exercice. Il n'y a donc pas de problème de traitement des sons à proprement parler chez les dyslexiques. Un problème de vitesse de traitement des sons Les scientifiques ont tout de même mis en lumière une différence entre les deux groupes : le temps qu'il leur faut pour assimiler la différence entre les sons. En effet, les personnes dyslexiques étaient en moyenne plus lentes à répondre que les témoins.A l'aide d'IRM, ils ont observé les processus neuronaux intervenant au cours de cet exercice. Conclusion : cette différence de vitesse serait liée à une moins bonne coordination entre plusieurs zones du cerveau impliquées dans le traitement du langage. Mieux comprendre la dyslexie pour mieux la soigner L'intérêt de cette étude ? Elle offre une meilleure compréhension de la dyslexie. En revanche, il est encore trop tôt pour qu'elle influence la prise en charge des personnes dyslexiques. Il faut dans un premier temps confirmer ces résultats sur un groupe plus large d'adultes et ensuite chez les enfants. S'ils sont confirmés, des exercices liés à la vitesse de traitement des sons pourraient être intégrés dans la prise en charge.Vers un traitement curatif de la dyslexie ?Pour Bart Boets, si ces résultats se confirment, on pourrait également imaginer un traitement qui reposerait sur la stimulation électrique du cerveau. Celle-ci pourrait permettre de rétablir une bonne connectivité entre les régions du cerveau impliquées dans la dyslexie. Source : e-santé Elise Dubuisson, journaliste santé
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Dermatite atopique : des causes mieux identifiées
La dermatite atopique est essentiellement liée à des facteurs d'origine génétique. Aujourd'hui, le processus à l'origine des symptômes cutanés est aussi mieux connu: ils sont essentiellement liés à un manque de « ciment » cellulaire, la filaggrine. Dermatite atopique : de quoi parle-t-on ? Une affection touchant principalement les enfantsSouvent appelée eczéma, la dermatite atopique apparaît généralement avant l'âge de trois mois et disparaît dans 9 cas sur 10 à la puberté. A noter que la dermatite peut persister chez les adolescents et adultes, le plus souvent de façon localisée.Les causes de la dermatite atopiqueLa dermatite atopique est souvent liée à des allergènes alimentaires ou respiratoires, parfois multiples et difficiles à identifier.Les symptômesLa dermatite atopique se manifeste d'abord par une rougeur mal délimitée et de très petites vésicules. Les vésicules ont ensuite tendance à se regrouper et à former des « bulles » avec suintement, puis apparition de croûtes. Ces symptômes s'accompagnent en général de démangeaisons. La dermatite atopique peut par ailleurs être aggravée par des facteurs extérieurs, comme le froid, le port de matière rugueuse comme la laine, etc. Le facteur génétique entre en jeu dans la dermatite atopique Plusieurs gènes sont en fait impliqués dans la dermatite atopique : il s'agit d'une maladie dite polygénique.La dermatite atopique est une maladie essentiellement d'origine génétique. Ainsi, chez des jumeaux monozygotes, la probabilité que les deux soient atteints de dermatite atopique est de 95 %. On sait par ailleurs qu'un enfant dont le père et/ou la mère présente une forme d'allergie (dermatite, asthme, rhinite, allergie alimentaire...) a des risques importants de développer une dermatite atopique. La thèse hygiéniste pour expliquer la dermatite atopique Mais le facteur génétique n'explique pourtant pas tout. Ainsi, on constate depuis plusieurs années une fréquence accrue de la dermatite atopique dans la population. Elle touche aujourd'hui jusqu'à 15 à 20 % des enfants.Pour expliquer cette augmentation, les scientifiques invoquent de plus en plus souvent la thèse hygiéniste. Cette théorie suppose que nos modes de vie très « safe » favoriseraient en fait les allergies ! Moins une personne serait exposée tôt dans sa vie à des poussières, à des animaux et même à une diversification alimentaire, plus elle aurait de risques de développer une allergie.Ainsi, les études montrent que la dermatite atopique est moins fréquente chez les gens qui ont grandi à la campagne. Aujourd'hui, en revanche, l'allaitement maternel n'est plus considéré comme un facteur fondamentalement protecteur dans la dermatite atopique. Les mères atopiques doivent donc se sentir libres d'allaiter ou non. Le rôle de la filaggrine Il y a quelques années, les scientifiques ont aussi découvert le processus lié aux gènes de la dermatite atopique. Les personnes atteintes de dermatite atopique ont en effet en commun de ne pas pouvoir fabriquer suffisamment de filaggrine, une protéine qui sert de ciment intercellulaire entre les cellules de la peau. Ce manque provoque une perte d'eau et une sécheresse de la peau.D'autre part, cette absence de filaggrine entraîne également une susceptibilité accrue aux infections puisque les bactéries et les virus pénètrent beaucoup plus facilement dans la peau par ces brèches.La découverte du rôle de la filaggrine permet désormais de mieux comprendre et de mieux orienter le traitement : les crèmes émollientes vont en effet permettre non seulement de combattre la sécheresse mais aussi de reconstituer ce fameux ciment ! Source : e-santé Julie Luong, journaliste santé
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Comment repérer tôt si ma fille devient anorexique ?
L'anorexie est une maladie qui s'installe insidieusement.Elle frappe surtout les adolescentes et les jeunes filles entre 12 et 20 ans, obsédées par la minceur.À l'heure où les régimes pour maigrir fleurissent de partout, comment la détecter et mettre en oeuvre tout ce qui est possible pour l'éviter ? L'anorexie, c'est quoi ? Quelques chiffres :70.000 jeunes de moins de 25 ans seraient anorexiques, surtout des filles.170.000 personnes adultes (20-45 ans) des deux sexes, parmi lesquelles 100.000 adolescents anorexiques devenus adultes et 70.000 adultes dont l'anorexie mentale a débuté à l'âge adulte.Ce terme vient du grec ancien anorexia qui signifie « absence de désir ». L'anorexie, c'est l'absence d'envie de manger, d'appétit : elle existe comme conséquence de certaines maladies, digestives ou cancéreuses.Mais dans le cas des filles, il s'agit d'anorexie mentale et c'est un trouble psychique du comportement alimentaire. Elles ont normalement faim mais elles se privent de manger parce qu'elles sont obsédées par le désir de maigrir. Et cette obsession prend le pas sur tout le reste de leur vie. C'est une addiction comparable à celle de la drogue.On ne sait pas vraiment pourquoi l'anorexie frappe plus souvent les filles que les garçons, mais on a constaté que l'âge s'abaisse de plus en plus et que des enfants de 8 / 9 ans deviennent anorexiques. C'est dire les ravages que fait le culte actuel de la minceur. Quels sont les signes de l'anorexie ? En général, l'anorexie démarre avec un régime amaigrissant, souvent sauvage et toujours déséquilibré. Cette dévotion à la minceur est tellement importante maintenant que la fille est encouragée par sa famille et ses ami(e)s et félicitée pour ces kilos perdus. Elle est heureuse, elle se sent bien et un sentiment de puissance sur elle-même, de maîtrise de son corps l'envahit peu à peu, qui la conduit de vouloir absolument et de continuer à perdre du poids. Elle évite tout ce qui risque, selon elle, de la faire grossir : ce qui est sucré, évidemment, mais aussi tous les aliments contenant du gras, y compris et surtout, les viandes. Elle boit énormément d'eau et se pèse plusieurs fois par jour. Il lui arrive souvent de se faire vomir. Elle saute de plus en plus de repas, trouve tous les prétextes possibles pour ne pas se mettre à table. Mais n'hésite pas pour autant à aider sa mère à faire les courses et préparer les repas : elle est même souvent bonne cuisinière. Elle travaille très bien à l'école : c'est plutôt un genre de petite fille modèle sur laquelle les parents ne se posent pas vraiment de questions. D'où le danger de cécité de ceux-ci. Elle fait aussi beaucoup de sport, de façon de plus en plus intense, sans manifester la moindre fatigue. Et elle peut aussi prendre (en douce) des laxatifs et des diurétiques. Elle maigrit de plus en plus et n'a plus de règles. Quelles sont les conséquences de l'anorexie ? Au fil de la privation de nourriture et de l'amaigrissement intensif, la dénutrition s'installe. Elle engendre inévitablement des carences en tout : protéines, lipides et acides gras essentiels, vitamines et antioxydants, sels minéraux.Tout se fragilise : peau, cheveux, os, dents tandis que l'anémie est de rigueur.Souvent, la dépression s'installe aussi, avec un repli sur soi, la fuite de tout contact avec les autres.Des troubles du sommeil et cardiaques s'installent également. Si elle n'est pas prise en charge à temps, l'anorexie peut conduire à la mort. Comment repérer tôt le début de l'anorexie ? Dès que votre fille : chipote à table, se dit rassasiée quand elle a avalé trois feuilles de salade, invoque n'importe quel prétexte pour ne pas venir à table, boit des litres et des litres d'eau, l'alerte rouge doit s'inscrire dans votre cerveau.Inutile d'attendre que son amaigrissement nécessite une hospitalisation d'urgence.Il est bon, même si c'est choquant, de consulter l'historique de l'ordinateur afin de vérifier si elle consulte des sites - et ils sont nombreux - prônant l'anorexie et donnant des conseils pour la réussir. On aura alors la preuve, surtout si on se voile les yeux - ce qui est fréquent - du danger mortel qui rôde autour de la petite.Il faut alors qu'elle soit médicalement prise en charge.On peut d'abord faire part de son inquiétude au médecin de famille et établir avec lui la stratégie pour amener la jeune fille à consulter, et au besoin faire preuve d'autorité pour cela si elle s'y refuse.L'ayant pesée et mesurée, il constatera son amaigrissement et il sera alors à même de l'aiguiller chez un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire et chez un médecin nutritionniste.Tous les deux, de concert, mettront en place une thérapie destinée à réconcilier la jeune fille avec la nourriture et l'image de son corps. Une thérapie familiale est souvent nécessaire en même temps et elle doit être acceptée sans rechigner par Maman et Papa. Plus une anorexie mentale est détectée et soignée précocement, plus la guérison est certaine. Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne
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Quand et comment changer bébé ?
La première année de la vie de bébé est beaucoup consacrée aux changes et aux soins de bébé !En effet, il n'est pas bon de laisser bébé dans ses couches humides. Pensez si ça vous arrivait ! De plus, outre l'hygiène, le change est aussi un moment de communication et de vrais échanges avec bébé. Vous êtes face à face, vous lui parlez, il vous écoute, un moment agréable pour la mère et l'enfant... à condition de bien respecter certaines règles !Quelles sont les étapes indispensables au change ? Que faut-il faire et ne pas faire ?Pas évident quand on vient juste d'être parent ! Comment bien changer bébé en 9 étapes Allongez bébé sur la table à langer ou tout autre espace plat (lit, canapé...) en prenant soin de positionner son bébé sur une serviette bien propre. Déshabillez l'enfant, mais pas complètement : seul le bas du corps doit être libéré de tout vêtement. La brassière doit être bien remontée. Ouvrez la couche et profitez-en pour essuyer bébé avec le pan avant. Repliez-la sous bébé. Nettoyez bébé en prenant soin d'aller du sexe vers les fesses. Pensez aussi à bien nettoyer tous les plis.Pour cela, vous pouvez utiliser un coton ou un gant de toilette imbibé d'eau tiède. En cas de selles, vous pouvez utiliser du savon, mais mieux vaut ne pas utiliser de savon à chaque change, car à la longue, il priverait la peau de bébé de ses huiles protectrices naturelles. Il est aussi possible d'utiliser un lait de toilette ou du liniment calcaire. Les lingettes sont pratiques mais n'en abusez pas, trop fréquemment utilisées, elles peuvent irriter bébé. Retirez la couche sale et placer le change propre sous bébé. Etape importante : séchez délicatement le sexe et les fesses de bébé, en n'oubliant pas les plis. Pour cela, vous pouvez utiliser un lange en coton. Terminez le change par une crème hydratante protectrice (pommade à l'oxyde de zinc, vaseline, pommade dédiée au change). Si votre bébé est un garçon, placez son pénis vers le bas pour que son urine ne mouille pas son ventre. Refermez la couche en faisant bien attention de ne pas faire de plis ou de bourrelets. Ne serrez pas trop les attaches, qui doivent être placées à la hauteur du nombril. A faire et à ne surtout pas faire ! A faire : La pièce doit être bien chauffée et sans courant d'air. Si votre bébé a faim, commencez par lui donner son biberon avant de changer sa couche. En effet, le simple fait de s'alimenter peut provoquer une selle. Si bébé est un garçon, vous pouvez couvrir sa verge d'un lange... ce qui vous évitera d'être arrosée en cas de pipi intempestif ! Si bébé a grandi et bouge beaucoup : proposez-lui un petit jouet pour l'occuper. A ne pas faire : Vous éloigner de la table à langer. Ayez toutes les affaires à portée de main.Ne laissez jamais votre enfant sans surveillance sur la table à langer. Prenez-le avec vous si vous devez vous éloigner même un court instant (répondre au téléphone, à la porte d'entrée...). Mettre du talc sur les fesses de bébé pour éviter une macération. Vous n'êtes pas la seule à pouvoir changer bébé ! Son papa vous dit qu'il n'est pas à l'aise, que les selles de bébé le déroutent... Soit ! Et bien, il doit apprendre ! Avec vous au début bien sûr, si vous voulez le mettre en confiance. Le change est un moment d'échanges qui est aussi bénéfique aux papas. De même, vous pouvez faire participer un grand frère ou une grande soeur qui se sentira valorisé(e) de tenir le rôle d'assistant(e). Bien sûr, toujours à vos côtés pour que bébé soit en sécurité maximale ! A quelle fréquence changer bébé ? Evidemment à chaque fois qu'une odeur se dégage de la couche, et ce même si vous avez changé bébé 5 minutes avant ! Ne laissez pas bébé dans ses excréments.Et dans tous les cas, toutes les 2, 3 heures maximum, il vous faut vérifier l'état de la couche. Mais pour autant, ne vous obligez pas à vous lever la nuit et à le réveiller pour lui changer sa couche ! Source : e-santé Laurence Koch Rigaud
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Couches lavables : le pour, le contre... La rédaction a testé !
Les couches lavables ? Des langes en tissu que l'on peut nettoyer après usage et réutiliser.Grande tendance en soin des bébés aujourd'hui, il reste (pas très français, mais c'est l'idée) que les couches lavables divisent.Rédactrice E-santé, je les ai testé pendant plusieurs mois... Voici mon avis ! Comment décide-t-on de tenter les couches lavables ? Les couches lavables réunissent plusieurs éléments qui me séduisent : j'ai une certaine conscience écologiste et le gâchis entrainé par les couches jetables me choque. J'aime aussi l'idée de contrôler ce qui entre en contact avec mon enfant, plutôt que de laisser décider les fabricants de couches. Par ailleurs, les couches lavables sont moins chères au final même si elles demandent un investissement de départ conséquent... Et puis j'étais curieuse !N'empêche qu'une fois que mon bébé est arrivé, je me suis demandé si j'allais vraiment passer à l'action. Le simple fait de m'en occuper me semblait déjà un boulot énorme !Comme les couches lavables ne sont pas vraiment conseillées pendant les toutes premières semaines (il est préférable d'attendre jusqu'à ce que l'enfant pèse quatre ou cinq kilos), j'ai hésité un certain temps. Et pour finir je me suis lancée...Aujourd'hui, j'ai dû abandonner les couches lavables, pas volontairement mais parce que la crèche ne les accepte plus. Au bout d'un an environ, l'expérience a tourné court. Du coup j'ai vécu les lavables et les non-lavables ! Couches lavables : comment s'est passée l'expérience ? En ce qui concerne mon fils, il avait l'air tout aussi à l'aise en lavable qu'en jetable. Si les langes jetables laissaient dans le passé les enfants au contact de l'humidité, il existe aujourd'hui des textiles « fesses au sec » qui sont très efficaces.En termes de travail supplémentaire, j'ai trouvé cela très supportable. L'utilisation n'est aujourd'hui pas plus compliquée que celle des jetables - les couches sont fixées par des boutons pression ou par du velcro... Finis les noeuds ou les épingles à nourrice. Par ailleurs, elles sont étudiées pour sécher rapidement, donc à condition d'en avoir suffisamment (une douzaine), il est facile d'en avoir toujours une prête pour le change.Bien sûr, il faut faire des lessives en plus, mais ce n'est pas un gros travail - j'estime qu'il me fallait entre une et deux machines par semaine pour les couches seules.Pour ce qui est du contact des matières désagréables, tout dépend de la sensibilité personnelle. Il est clair qu'avec les couches lavables on a plus souvent « les mains dans le caca ». Mais on pose au fond de la couche une feuille qui sert à recueillir les selles et que l'on peut jeter dans les toilettes. Les couches elles-mêmes sont donc essentiellement protégées. C'est vrai que de temps en temps il y avait des catastrophes, mais elles arrivent aussi avec des jetables. A certains points de vue, je trouve même les lavables plus propres que les couches jetables... En effet, on n'a pas besoin de stocker les selles dans la poubelle en attendant de la descendre !Concernant les odeurs, tout est une question d'organisation. Inévitablement, des couches souillées ne sentent pas très bon ! Mais les stocker entre deux lessives n'est pas gênant, il existe des contenants qui isolent parfaitement les odeurs.Et après la lessive, les couches propres n'ont aucune odeur tant qu'on les « décrasse » régulièrement : toutes les trois semaines environ, en complément des lavages ordinaires, une lessive à haute température (60°C) avec un peu d'eau de javel et beaucoup d'huiles essentielles désinfectantes (tea tree, citron, lavande...). Les couches sont comme neuves. Couches lavables : y a-t-il des inconvénients ? Oui, naturellement. Pour en revenir aux odeurs, si je trouve qu'elles ont toujours leurs solutions, j'avoue qu'elles me rebutaient quand la couche restait en place pendant plus de quatre ou cinq heures. J'avais l'impression que mon bébé tout neuf sentait le « vieux pipi »... Du coup pour la nuit, je suis rapidement passée aux couches jetables.Par ailleurs quand on n'est pas chez soi, il n'est pas toujours évident de transporter les couches souillées. Là aussi, le côté pratique des jetables est imbattable. Et enfin, les couches lavables sont plus volumineuses. Il faut donc gérer la taille des vêtements en conséquence !Par ailleurs, adopter les couches lavables est plus compliqué que d'acheter un paquet dans un supermarché. Il existe de nombreux modèles - en bambou ou en coton, « tout-en-un » ou séparables en différents éléments... Il faut un peu se creuser la tête, voire faire quelques erreurs, avant de trouver la solution qui convient pour chaque famille.Au final, les couches lavables sont très intimidantes, mais peu contraignantes concrètement. Mon expérience a été très positive et j'aurais continué à les utiliser si la crèche n'avait pas refusé ce type de couches.Quel conseil pour les mamans ? Il est simple, si les arguments écolos, financiers des couches lavables vous tentent, alors n'hésitez pas à tenter aventure ! Vous saurez très vite si le modèle vous convient ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Mon enfant refuse de manger, je fais quoi ?
Quand un enfant refuse de manger, quel que soit son âge, c'est toujours une source d'inquiétude pour les parents. Inquiétude qui dégénère souvent en conflits. Comment gérer la situation ? Regardez sa courbe de poids C'est elle qui doit vous servir avant tout de référence.Cette courbe de taille - poids (qui est dans son carnet de santé) s'infléchit vers le bas ? Le petit n'a pas pris assez de poids ou il a maigri ?Direction le pédiatre immédiatement pour élucider ce qu'il se passe et détecter une éventuelle maladie.Sa courbe de poids est normale ? Pas d'inquiétude à avoir. Mettez vos angoisses de côté.Et obligez-vous à éviter les conflits qui ne feront qu'aggraver la situation. Ne forcez jamais un enfant à manger Qu'il ait 2 ans ou 10 ans, un enfant a le droit de ne pas avoir toujours faim !Il a, depuis sa naissance, un système de régulation dans son cerveau qui fait qu'il se nourrit spontanément selon ses besoins énergétiques. Il sait inconsciemment ce dont il a besoin.En le forçant quand il refuse de manger, vous allez dérégler ce système de régulation qui lui envoie les bons signaux de faim et de satiété. La stratégie « une cuillère pour papa, une cuillère pour maman » quand il est tout petit, l'obligation de terminer son assiette sous peine d'être privé de dessert, de console ou de télé quand il est plus grand, sont catastrophiques pour son équilibre alimentaire et sa santé future.En effet, si votre enfant mange pour vous faire plaisir ou éviter une punition alors qu'il n'a plus faim, il ne reconnaîtra plus les signaux envoyés par son cerveau.Forcer un enfant à manger est la bonne façon de le conduire sur le chemin de l'obésité ou de l'anorexie ! Donnez-lui de petites portions Ainsi il y aura moins de gâchis si votre enfant refuse de manger ce qu'il y a dans son assiette. Et c'est aussi le meilleur moyen pour qu'il la termine. S'il n'en a pas assez, s'il en redemande, vous le resservirez. Préservez les horaires des repas Un enfant, quel que soit son âge, a besoin de régularité dans sa vie, tant pour ses heures de coucher et de lever que pour ses repas.S'il dîne très tard, il refusera de manger au petit déjeuner car il n'aura pas terminé de métaboliser ce qu'il a consommé la veille et il n'aura pas faim.Toute sa journée s'en trouvera alors déséquilibrée : il réclamera à manger dans la matinée, ce qui risque de lui couper l'appétit pour le déjeuner. Du coup, il prendra un trop gros goûter et il refusera de manger au dîner. Interdisez les produits et les boissons sucrées Ce sont de véritables coupe-faims !Si votre enfant a grignoté des bonbons ou bu un soda ou un jus de fruit avant un repas, ne vous étonnez pas qu'il refuse alors de manger. Le sucre contenu dans ces produits a fait augmenter sa glycémie. Ce qui l'empêche d'avoir normalement faim.Les bonbons, sucettes et autres sucreries, c'est toujours après le repas, jamais avant.Quant aux sodas et aux jus de fruits sucrés, moins il en boira, mieux il se portera. Un verre de temps en temps, c'est tout ! Sinon, c'est d'eau (ou de lait) dont il a besoin. Ne perdez pas le pouvoir Vous l'avez bien éduqué lors de sa diversification alimentaire. À 3 ans, il mangeait de tout, il ne renâclait pas sur les épinards ou les navets et la super maman que vous êtes en était très fière.Et puis un beau jour, il s'est mis à refuser de manger tel ou tel légume.C'est une de ses façons de s'affirmer, tout à fait normale dans son évolution.Mais si vous entrez dans un « conflit épinards » avec lui ou si vous le félicitez et le récompenser d'avoir bien voulu en manger, alors il va découvrir le pouvoir qu'il possède sur vous (vous énerver, vous mettre en colère, vous rendre heureuse) et il ne cessera d'en jouer.Ne remplacez pas les épinards par une purée faite spécialement pour lui. N'insistez pas, ne faites aucun commentaire. La prochaine fois, faites une omelette aux épinards et servez-la sans en parler.Il refuse de manger la blanquette que vous avez amoureusement cuisinée ? Ne dites rien mais ne lui offrez rien d'autre. Restez cool Pendant ces périodes de conflits alimentaires, ne perdez surtout pas votre calme ni votre autorité. C'est vous qui dirigez l'alimentation de la famille, pas votre enfant.Pas de commentaires sur son appétit, pas de récompense s'il mange, encore moins de punition s'il ne mange pas.Ne vous angoissez pas : il ne va pas tomber malade s'il ne mange pas de viande et/ou de légumes pendant quelques jours. Et quand il vous exaspère, allez passer votre rogne ailleurs que devant lui.Mais... il faut que vous ayez la conscience tranquille. Si votre enfant vit avec une sucette dans la bouche, si pour avoir la paix vous cédez à coups de sucreries, autrement dit, s'il est imbibé de sucre, c'est à vous qu'il faut vous en prendre quand il refuse de manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne
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Obésité chez les jeunes : il faut motiver les parents aussi !
L'obésité est aujourd'hui un fléau mondial auquel les médecins n'ont pas de réponse simple. Multifactorielle, liée à des aspects très intimes mais aussi à l'organisation même de notre société, elle est très difficile à traiter. Mais il existe des signes d'espoir... L'obésité : chez les jeunes, du progrès aux Etats-Unis ! Aux Etats-Unis, pays le plus touché par l'obésité, chez les plus jeunes elle semble commencer à diminuer. L'obésité parmi les enfants âgés de deux à cinq ans a diminué de 5,5% entre 2003 et 2012. Et la diminution semble s'accélérer. La cause de cette diminution n'est pas connue précisément, mais aux Etats-Unis, la lutte contre le surpoids chez les plus jeunes a fait ces dernières années l'objet de campagnes médiatiques importantes. Cette diminution est très encourageante, parce que l'obésité infantile est très fortement liée au surpoids et à l'obésité à tous les âges. Motiver les parents pour lutter contre l'obésité à l'adolescence La solution est-elle à chercher du côté des parents ? Des chercheurs ont étudié l'efficacité d'entretiens de motivation pour lutter contre l'obésité chez les adolescents. Les ados en surpoids ont été divisés en trois groupes. Certains étaient simplement surveillés ; d'autres recevaient des entretiens motivationnels ; et dans le troisième groupe, à la fois ados et parents recevaient des entretiens motivationnels. Bilan : quand les parents sont motivés au même titre que les ados, les résultats sont bien meilleurs ! L'efficacité des entretiens motivationnels pour ados seuls est confirmée, mais impliquer les parents permet d'obtenir une perte de poids plus importante. C'est à retenir parce que certains efforts pour prévenir l'obésité chez les enfants sont faits à l'école, c'est-à-dire hors de l'influence des parents. Comment prévenir l'obésité infantile ? Sur ce sujet compliqué, une étude européenne récente a identifié plusieurs facteurs. Certains sont difficiles à maîtriser pour les individus, comme le fait que l'environnement offre beaucoup de possibilités d'être actif(s) (présence d'espaces verts, de terrains de jeux ou même de trottoirs, etc.). Mais d'autres peuvent être maîtrisés par les parents... Tout commence bien sûr par une alimentation équilibrée, où l'on offre aux enfants suffisamment de fruits et légumes crus et cuits. Mais cela va plus loin. Il est important d'éduquer les enfants à des goûts variés : ceux qui préfèrent les aliments les plus sucrés ont tendance à peser plus que les autres. Par ailleurs, le lien entre manque de sommeil et prise de poids est prouvé, même à un jeune âge : un enfant de maternelle qui dort moins de 9h par jour (nuit et sieste) voit son risque de surpoids multiplié par quatre. On le voit, si l'obésité est un problème complexe, il n'est pas impossible de lutter contre. Et plus tôt elle est prise en charge, plus la santé sera protégée. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Comment aider ses enfants à mémoriser leurs leçons ?
Être capable de mémoriser une leçon est une capacité que l'on demande aux enfants dès le CP. Le problème, c'est que personne ne leur apprend comment activer leur mémoire. Alors, si certains découvrent rapidement comment y parvenir, d'autres présentent des difficultés susceptibles de les décourager. Comment les aider à intégrer et à déployer cette capacité de mémorisation ?
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Plaines de jeux : dangers limités et exploration illimitée
Le risque zéro n'existe pas. Mais les normes de sécurité imposées aux plaines de jeux agréées offrent à nos enfants un environnement où la prise de risque est minime. Pour un amusement sans crainte et de nombreux atouts pour le développement des petits bouts. Les plaines de jeux sont-elles dangereuses ? Les dangers des plaines de jeux peuvent être liés aux engins, à leur utilisation mais également à l'environnement de l'aire de jeux (parasites dans le sable ou le bois). Si la sécurité et l'hygiène des engins relèvent de la responsabilité de l'exploitant, l'utilisation qui en est faite est la responsabilité des accompagnants. Les normes imposées aujourd'hui aux exploitants garantissent des jeux sûrs, des sols « amortisseurs » de chutes, des escaliers et des barreaux aux dimensions sécurisées et des règles d'utilisation clairement expliquées : limite d'âge, distances à respecter, etc. Mais encore faut-il que ces règles soient appliquées ! Et c'est ici que les parents interviennent. Comment éviter les accidents de plaines de jeux ? Les accidents de plaines de jeux sont rares. Les plus fréquents sont les chutes : 71 % des accidents. Leur gravité reste limitée grâce aux sols qui amortissent les chocs. Il est toutefois toujours utile de rappeler aux enfants de faire attention et de respecter les règles du jeu. Et pour éviter que ces chutes ne se transforment en incidents plus graves, il est conseillé d'éviter les vêtements à cordons ou trop amples, pouvant s'accrocher lors de la chute. Sur la deuxième marche du podium des incidents les plus fréquents : les collisions et télescopages (21 %) ; respecter les distances de sécurité et regarder devant soi en courant sont les conseils qui s'imposent. Les doigts coincés, les coupures et les petites écorchures ne représentent que 8 % des accidents de plaines de jeux. Inciter son enfant à se dépenser sans crainte L'exercice physique a des effets bénéfiques sur le développement de l'enfant. Il régule son poids, favorise de bonnes habitudes alimentaires et permet ainsi de prévenir l'obésité. Autant de bonnes raisons d'encourager les enfants à découvrir de nouvelles activités, à explorer, grimper, glisser et autres, sans crainte : il ne faut pas induire une peur que l'enfant n'a pas au départ. Il a en effet une propension naturelle à bouger, à jouer et à prendre des risques. Ce sont souvent les parents qui transmettent leurs craintes à l'enfant. Si l'adulte est rassuré, l'enfant sera en confiance et dans des conditions optimales pour développer un bon contrôle de lui-même. Un enfant doit apprendre à tomber, sans se faire trop mal, et à grimper sans avoir peur du vide. La plaine de jeux est l'environnement idéal, puisque la prise de risques est minimale. La plaine de jeux : lieu de rencontre L'aspect social des plaines de jeux est aussi très important : c'est parfois l'endroit où l'enfant est confronté pour la première fois aux limites et aux autres enfants. Les adultes peuvent se montrer tolérants et diplomates face à un enfant capricieux. En revanche, lorsque l'on embête un camarade de son âge, la réaction est différente : morsure, coup de pieds, cheveux tirés, etc. La plaine de jeux est un environnement où l'enfant apprend à vivre avec d'autres enfants, à partager, à respecter l'autre. Pour adoucir cette confrontation aux autres, les parents peuvent commencer par faire eux-mêmes le premier pas vers d'autres enfants, faire les présentations en quelque sorte, et arrondir les angles, si nécessaire. Source : e-santé Coline Wellemans
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Epilepsie de l'enfant : des signes souvent trompeurs
Chez les enfants, les crises d'épilepsie généralisées associant convulsion-perte de connaissance-secousses des membres sont exceptionnelles. Des signes plutôt discrets -souvent trompeurs- passent la plupart du temps inaperçus. Il faut néanmoins ouvrir l'oeil : l'entourage de l'enfant a la capacité de remarquer toute une série d'indices confirmant une épilepsie.
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Actes de violence : savoir en parler aux enfants selon leur âge
Nous vivons dans un monde où la violence est mise en avant dans les médias, télévision, radio, internet, et où les adultes en parlent facilement. Les enfants de tout âge sont donc exposés à la vision ou à la constatation d'actes de violence, et cette exposition est susceptible de les perturber. Alors comment faire pour éviter le traumatisme ou simplement pour le minimiser ? Le tout-petit : préserver, parler, rassurer... Eviter de les traumatiser Les enfants de moins de 6 ans doivent être préservés le plus possible des images ou des mots violents. Alors il faut éviter de les exposer aux informations télévisées et aux radios exposant un fait violent. Ce n'est pas toujours entièrement possible car on peut être pris par surprise, mais cela peut toujours être limité. Parler, c'est essentiel Lorsque les enfants perçoivent qu'il se passe quelque chose de grave, et c'est le cas dans un acte ou d'une menace terroriste, un attentat, et il faut leur en parler. Faire semblant que tout est normal ne fera que les angoisser. Ils perçoivent l'inquiétude des adultes et penseront « il se passe quelque chose de si grave que mes parents ne peuvent même pas m'en parler ». Il faut donc parler. Et surtout, ne pas chercher à en dire le plus possible. Dire l'essentiel, le minimum, et surtout ne pas aller dans des descriptions ou des précisions terrifiantes. Leur jeune esprit aurait du mal à supporter cela et ces explications pourraient laisser des traces mnésiques, des souvenirs émotionnels terrorisants, donc constituer un traumatisme psychologique. Ne pas hésiter non plus à dire sa peur, sa tristesse, sa colère. Cela rassure l'enfant de savoir que c'est normal de se sentir choqué, apeuré, triste... Rassurer, toujours Un enfant se sent fragile et il l'est. Il a donc davantage besoin de sécurité encore qu'un adulte. Ses parents sont donc là pour le rassurer. Il faut lui expliquer que les adultes sont là pour le protéger, ses parents, ses enseignants, la police, le président et les ministres : tous les adultes sont là pour protéger les enfants contre la violence. Lui dire : « nous ferons toujours TOUT, vraiment tout pour te protéger ». Insister aussi si c'est le cas, sur le fait que ça s'est passé loin de lui, dans une autre ville, un autre quartier. Le décentrer par rapport à la violence des adultes Un enfant a tendance à imaginer un monde centré sur lui. Il faut donc lui expliquer que tout cela n'a rien à voir avec lui, que ces événements violents concernent le monde des adultes et que lui peut continuer à jouer, à vivre sa vie. Lui permettre d'en parler. Les parents peuvent lui expliquer que si cette violence le tracasse, il peut venir en parler. Cela lui permet d'exprimer ces peurs et de l'aider à les dénouer, à le rassurer. Après 6 ans : protéger, expliquer, interroger, apporter des solutions, rassurer... Quand l'enfant est âgé de plus de 6 ou 7 ans, il posera davantage de questions. Eviter d'alimenter l'horreur Même si l'enfant est plus grand, il faut éviter de l'exposer à des images sanglantes, des propos descriptifs insupportables. Cela est d'ailleurs valable pour les plus grands... et même pour les adultes. Se complaire dans ces descriptions d'actes de violence n'apporte que de l'angoisse et n'aide pas à réagir sainement. Apporter des explications adaptées Les explications doivent être adaptées à l'âge de l'enfant. Plus il est grand, plus il souhaitera des précisions et ne pas les lui donner pourrait l'angoisser. Mais il ne faut pas chercher à en dire davantage que ce qu'il demande ou que ce qui est nécessaire. Rassurer l'enfant Rassurer un enfant, c'est d'abord lui dire que ses parents feront tout pour le protéger, mais aussi lui parler de la cité ! Notre pays est organisé pour se protéger, pour protéger ses citoyens, dont ses parents et sa famille font partie. L'interroger sur ce qu'il pense et ce qu'il ressent Après 7 ans, on a passé l'âge de raison, et l'on pense beaucoup, de manière souvent très intelligente. Il est bon d'expliquer à un enfant que garder sa peur dans sa tête ou dans son coeur est un poison. Il lui faut parler de sa peur, car ensemble, on est plus fort pour lutter contre la peur. Parler aussi de sa façon de voir les choses, ses pensées sur le monde. Lui permettre de devenir acteur du monde, même s'il est encore enfant. Car les idées se construisent très tôt. Lui parler des solutions Parler à un enfant des solutions l'aide à surmonter la peur. Il ne s'agit pas seulement de lui expliquer la répression contre les personnes violentes pour le rassurer. Il s'agit déjà de l'éduquer à agir pour un monde moins violent. C'est donc le moment de parler de la violence entre personnes, y compris à l'école.Lutter contre la violence, c'est apprendre à respecter les autres, à ne pas accepter que d'autres que l'on connaît ne respectent pas d'autres élèves ou d'autres enfants.Lutter contre la violence, c'est aussi accepter que d'autres ne pensent pas comme nous et soient pourtant des gens bien.Lutter contre la violence, c'est agir pour la justice. Il est capable de le comprendre. Lui montrer des idéaux est un puissant antidote de la violence. L'adolescent : informer, échanger, parler éthique, lui demander son avis, rassurer... Un adolescent est aujourd'hui un jeune adulte par certains côtés en particulier sur le plan de l'information, de l'échange et reste encore un enfant sur le plan des émotions. Le laisser s'informer Il n'est pas possible, pour un adolescent, de censurer les informations, y compris les situations de violence. Et quand bien même nous tenterions de le faire, ça ne lui donnerait que davantage envie de voir ce qu'on lui interdit, et il en a facilement les moyens. Il vaut mieux le prévenir que des images choquantes peuvent laisser des traces émotionnelles profondes qui restent ensuite parfois actives pendant des années. Il peut être utile de lui expliquer que moi-même, alors que je suis adulte, je peux être choqué et que je n'ai pas envie de me faire du mal et d'agresser mon cerveau par des images atroces. Ensuite, c'est à lui de choisir, il est suffisamment grand pour cela. Lui parler, échanger Avec un adolescent, plutôt que de lui exposer votre avis, il vaut mieux commencer par lui demander le sien. Et des avis, il en a, un ou plusieurs, parfois contradictoires, émanant de tout ce qu'il a entendu, vu, échangé et digéré à sa manière. L'écouter, c'est l'entendre et le considérer comme un adulte en devenir. Pas comme un enfant que l'on interroge pour lui donner ensuite la bonne réponse. Si vous n'êtes pas tout à fait d'accord (ou pas du tout), il faut donner votre avis. Mais pas en lui expliquant qu'il a tort. En lui disant : toi, tu penses ceci, et moi, je pense différemment. Dans un temps de violence, il est capital de lui montrer en pratique que l'on peut ne pas être d'accord, et pourtant, se respecter profondément. Lui exprimer que son avis est important Ce n'est pas seulement par affection que vous l'écoutez. Un adolescent, c'est un futur adulte, et un futur adulte pour un futur très proche. Son avis est essentiel, parce que c'est lui qui construira le monde de demain, qui l'améliorera. Et ce sont ses pensées qui créeront ce monde de demain. Voilà pourquoi son avis est capital. Partagez vos lectures Il n'est pas toujours facile d'exprimer ce que l'on ressent. Mais d'autres le font pour nous. Les écrivains, les journalistes engagés, et même des anonymes formidables ayant écrit un texte, notamment évoquant la violence actuelle, qui vous marque, sur le net, sur Facebook ou dans un magazine. Partagez cela avec lui pour augmenter son niveau de réflexion et d'éthique. Exprimez votre éthique Vous ne pourrez jamais forcer un adolescent à penser comme vous. Mais vous pouvez le toucher en parlant avec votre coeur. Expliquez-lui quel monde vous souhaitez, laissez parler votre coeur votre éthique du respect, de la fraternité, de la justice... Rassurez-le ! Adolescent, ses émotions sont plus enfantines que celles d'un adulte, le cerveau émotionnel n'étant entièrement mature qu'à 25 ans ! Alors, parlez-lui de ceux qui font ce qu'il faut pour le protéger, notamment contre la menace terroriste. Pas seulement la police, l'armée ou les politiciens, mais surtout, plus encore peut-être, tous ces gens bien, ceux qui oeuvrent pour la paix à leur manière. Auprès des plus pauvres, ceux qui sont susceptibles de se sentir laissés pour compte, de se laisser manipuler, de ne pas comprendre l'idéal républicain. Ceux qui aident les sans logements, les sans emploi, les sans affection... Et pointez que les gens bien sont nettement plus nombreux que les personnes violentes !Finalement, les parents ne peuvent pas tout. Quel que soit l'âge de l'enfant, s'il reste choqué, plus d'une semaine, il est conseillé de voir un psychiatre ou psychologue, idéalement une personne spécialisée en psychotraumatologie. Bien sûr, pour ceux qui ont assisté à des scènes de violence personnellement, consulter rapidement un spécialiste est fortement recommandé. Source : e-santé Dr Catherine Solano
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Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?
Coup de théâtre : la recommandation en France de vacciner contre le rotavirus - l'un des principaux virus responsables de diarrhée - est suspendue, un an après sa publication. Alors, faut-il choisir la vaccination pour son nourrisson afin de le protéger des gastro-entérites aigües sévères ? Gastro-entérites du nourrisson, rebondissement dans la vaccination contre le rotavirus Le 14 février 2014, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) tranchait après des années de débat et publiait son avis en faveur de la vaccination contre le rotavirus chez l'ensemble des nourrissons de moins de six mois. Il fait machine arrière un peu plus d'un an après. Alors que les vaccins antirotavirus étaient en passe d'être remboursés par l'Assurance Maladie et inscrits au prochain calendrier vaccinal, le HCSP est revenu sur sa recommandation de vaccination (1). La raison ? Des effets indésirables exceptionnels, pourtant connus et prévisibles, ont entraîné le décès de deux nourrissons (depuis 2006), probablement liés à une prise en charge tardive (plus de 36 heures après le début des signes cliniques).Dans les deux cas, la cause est une invagination intestinale aiguë. Il s'agit d'une obstruction intestinale secondaire à la pénétration d'une partie d'intestin dans le segment situé en aval. La période à risque est le mois suivant l'administration de la dose vaccinale, surtout dans les sept jours après la première dose (sur un total de deux ou trois selon le vaccin). A noter, la majorité des cas d'invagination intestinale aiguë survient sans raison précise (20 à 40 cas pour 100 000 nourrissons), sans rapport avec la vaccination. Vaccination contre le rotavirus, que dit la pharmacovigilance ? Depuis 2012, les vaccins Rotarix® et RotaTeq® (donnés par voie orale) pour la prévention des infections à rotavirus font l'objet dans l'Hexagone d'un suivi renforcé des effets indésirables par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il y aura eu 47 cas d'invagination intestinale aiguë depuis mai 2006 (date de disponibilité du premier vaccin) ; 14 ont nécessité une intervention chirurgicale (dont 3 résections digestives) et 2 enfants sont décédés, dont l'un d'une invagination intestinale conséquente au vaccin prouvée.La prise en charge défaillante pointée dans le décès des deux nourrissons ne remet pas en cause ni la sécurité ni l'intérêt de la vaccination contre le rotavirus selon le HCSP, qui préfère suspendre son avis favorable pour éviter que d'autres évènements identiques ne se produisent.Pr Patrick Tounian, chef du service de Nutrition et Gastroentérologie Pédiatriques, Hôpital Armand-Trousseau (Paris) : « Les invaginations intestinales aigües sont pourtant un effet secondaire parfaitement connu et très rare de la vaccination antirotavirus. Le risque est de 3,5 à 6 cas pour 100 000 nourrissons vaccinés. C'est une urgence médicale dont les soignants sont prévenus et qui se traite sans difficulté et ne laisse aucune séquelle ». Vaccination : quel intérêt dans la gastro-entérite ? En plus d'être fréquentes, les gastro-entérites aiguës sont potentiellement graves chez tous les nourrissons. D'où l'intérêt du vaccin pour prévenir les cas de gastro-entérites aiguës potentiellement sévères. Chaque année, en France, les gastro-entérites aiguës chez les enfants de moins de 3 ans entraînent entre 8 et 17 décès, 30 000 consultations aux urgences et 14 000 hospitalisations ! Les gastroentérites restent la première cause de mortalité infantile (en dehors de la période périnatale) dans le monde. Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège... 15 pays européens et une centaine dans le monde recommandent la vaccination contre les rotavirus. Il existe de nombreuses souches de rotavirus (responsables de moitié des gastro-entérites) et bien d'autres virus (norovirus, adénovirus, etc) eux-aussi à l'origine de gastro-entérites.Les vaccins disponibles ont une efficacité entre 85 et 98% vis-à-vis des gastro-entérites sévères à rotavirus, et de 85 à 95,8 % vis-à-vis des hospitalisations dues aux infections à rotavirus des nourrissons. La vaccination dans les pays industrialisés réduit le taux d'hospitalisation de plus de 80 % et confère une immunité de groupe : les personnes vaccinées protègent celles qui ne le sont pas !Malgré ce revirement des autorités sanitaires françaises et en dépit de son absence de remboursement, les pédiatres et infectiologues français continuent de conseiller le vaccin chez les nourrissons, sous surveillance attentive. Les sociétés européennes d'infectiologie et de gastro-entérologie pédiatrique (ESPID et ESPGHAN) viennent de renouveler leurs recommandations de vacciner contre les rotavirus l'ensemble des nourrissons européens (2). Les experts infectiologues et pédiatres réunis dans InfoVac (3) regrettent que la France fasse figure d'exception et « renonce à protéger ses nourrissons contre les rotavirus au lieu d'améliorer la prise en charge des exceptionnelles invaginations intestinales ».Pr Tounian : « En un an, la recommandation de vacciner les nourrissons avait eu le temps de porter ses fruits, avec une réduction considérable des hospitalisations chez les moins de trois ans pour gastro-entérite sévère, dans un état de déshydratation avancé etc. L'intérêt de la vaccination antirotavirus reste important, y compris dans notre pays. Le grand enfant et les adultes conserveront probablement le bénéfice de la vaccination antirotavirus. Mais ce qui est très intéressant avec ces vaccins c'est qu'ils ont montré leur capacité à diminuer -pour des raisons encore imprécises- le nombre de gastro-entérites dues à d'autres virus que ceux de la famille des rotavirus ». Quelle surveillance après une vaccination antirotavirus ? Concrètement, chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois, la vaccination contre le rotavirus se fait selon un schéma vaccinal à 2 doses (2 et 3 mois de vie) ou à 3 doses (2, 3 et 4 mois de vie) selon le vaccin. Même si le risque d'invagination intestinale aiguë est rarissime, tout symptôme inhabituel chez le nourrisson dans les quinze jours qui suivent une dose de vaccin antirotavirus doit faire consulter le médecin. Les parents doivent impérativement l'informer de la récente vaccination antirotavirus de leur enfant.Les symptômes du nourrisson qui doivent faire consulter immédiatement sont : L'enfant se met à hurler de façon inhabituelle, avec des périodes calmes (il exprime ainsi une douleur atroce avec des spasmes). Un malaise. Des vomissements répétés. Des saignements dans les selles (rectorragies). Un comportement inhabituel. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Acné et adolescence : comment bien vivre son traitement ?
A l'adolescence, de nombreux changements déstabilisants se produisent et le regard des autres a une importance capitale... Pas facile dans ce contexte d'être serein avec de l'acné sur le visage. Alors quels sont les bons gestes qu'un ado doit adopter pour éviter les boutons et les cicatrices d'acné à long terme, quand consulter un dermatologue pour discuter d'un traitement et comment ne pas en faire un complexe qui gâche le quotidien ?
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Burn out : les enfants aussi sont à bout
Le burn out ne concerne pas seulement les adultes. Il touche de plus en plus de jeunes et même des enfants qui craquent parce qu'on exige trop d'eux, pas au bon âge. Le burn out des enfants : une réalité« Avant, je recevais un enfant par semaine au bord du craquage. Aujourd'hui, j'en vois au moins cinq et quand ils poussent la porte de mon cabinet, ils sont déjà en grande détresse » explique la psychothérapeute Béatrice Millêtre, auteur de « Le burn out des enfants, comment éviter qu'ils ne craquent ».Selon elle, le phénomène est en train d'exploser. En 2014, une enquête de l'Unicef auprès de 10 000 jeunes français révélait déjà que 40% des 6 à 18 ans éprouvent une souffrance psychologique et qu'à partir de 12 ans, 30% d'entre eux ont des idées suicidaires... Phobie scolaire, perte de repères, angoisse, manque de confiance... La jeune génération perdrait-elle pied ? « Avant on parlait du stress des adolescents mais, aujourd'hui, on est passé un cran au-dessus avec un burn-out chez les enfants similaire à celui qui affecte les adultes », affirme Béatrice Millêtre.71% des 11-14 ans ont peur du chômageLes raisons ? Des parents qui en demandent trop, qui sont perdus ou angoissés par l'avenir, des élèves qui se mettent eux-mêmes dans la compétition, des enseignants qui n'autorisent pas le droit à l'erreur, des enfants sur-occupés ou livrés à eux-mêmes... Béatrice Millêtre parle de mégamorphisme : « Les adultes voient les enfants plus grands qu'ils ne sont. A 8 ans, ils font parfois leur déjeuner tout seul ou alors ont les écrans comme nourrice. A l'école, ils croulent sous les devoirs, les contrôles, la course aux bonnes notes, les cours de soutien... ».Certains de ses jeunes patients cumulent 3 à 5 activités extra-scolaires par semaine. Ils partent de chez eux à 7 h du matin et rentrent à 19 h 30.La situation est aggravée par la crise : 71% des préadolescents de 11 à 14 ans ont peur du chômage et 63% de la pauvreté.Béatrice Millêtre : « Une petite fille de 10,5 ans m'a dit qu'elle devait avoir 20 sur 20 pour faire de bonnes études et avoir un travail. Elle l'a forcément entendu car ce n'est pas l'âge de dire ça. Beaucoup d'enfants ne sont plus que de bons petits soldats programmés pour réussir. Ils ne soufflent jamais et oublient d'être des enfants ».Burn out des enfants : détecter les signes avant qu'ils craquentLe burn out des jeunes se manifeste par des signes avant-coureurs : épuisement nerveux et physique, grande fatigue, difficultés d'endormissement, larmes au bord des yeux, irritabilité, stress permanent, perte de confiance en soi et en ses capacités, repli... Parfois, ces symptômes se doublent de douleurs somatiques, mal au ventre ou à la tête.Béatrice Millêtre : « Les symptômes sont perceptibles : un enfant qui ne récupère pas, qui se réveille épuisé ou qui est exténué en rentrant de vacances, qui pleure pour un incident bénin ou dont les résultats scolaires baissent doit alerter les parents. C'est la même spirale que les adultes : il a le sentiment de travailler, de faire tout ce qu'il faut, mais on lui met la pression en lui faisant sentir que ce n'est pas suffisant. J'ai un élève de 3ème qui, avec 14 de moyenne générale, a reçu un avertissement pour l'inciter à faire mieux. On donne des objectifs de performance aux enfants auxquels ils ne peuvent pas toujours répondre, ils finissent par être rongés d'angoisse et à s'effondrer quand ils n'ont pas la note attendue ».Des enfants consciencieux et perfectionnistesLes enfants qui tombent en dépression ne sont pas des glandeurs. Au contraire, ils ont envie de bien faire. Ils sont impliqués, consciencieux, volontaires, perfectionnistes, exigeants envers eux-mêmes, plutôt gentils et sensibles. En clair, ils ont le profil du bon élève. Mais sous prétexte qu'ils ont des capacités, ils sont mis à l'épreuve ! Les parents et les enseignants exigent d'eux des 18 ou 19 sur 20. Pour un enfant qui fait son maximum, cette dictature de la note peut-être très déstabilisant.« J'ai des collégiens qui se sentent nuls car ils ont travaillé quatre heures sur un devoir et n'ont eu que 13,5 sur 20. C'est légitime d'avoir envie de pousser ses enfants ou ses élèves mais il ne faut pas que ce soit au détriment de leur personnalité ou de l'estime de soi. Il faut aussi les féliciter, 13,5 sur 20, c'est loin d'être nul », souligne Béatrice Millêtre. Surtout, précise-t-elle, la bonne question à se poser « c'est pourquoi veut-on qu'ils soient parfaits et qu'ils aient absolument 20 sur 20 quasiment dès la maternelle ? Et ce quel que soit le milieu social ». Burn out : comment aider les enfants à s'en sortir ?Une prise en charge par le médecin traitant ou le pédiatre peut suffire à couper l'enfant de l'école pendant une semaine ou deux et le remettre d'aplomb. Mais un suivi par un psychothérapeute ou un pédopsychiatre est souvent nécessaire.« Quand le jeune fait un burn out, il lui faut du temps pour se reconstruire, ce n'est pas simple. Mais c'est un mal pour un bien, s'il a craqué c'est qu'il était à l'envers de lui-même et que cela ne pouvait plus durer », déclare Béatrice Millêtre.L'idée est qu'ils retrouvent de la légèreté et de l'insouciance, une âme d'enfant en quelque sorte. Les envoyer chez leur mamie préférée qui va les chouchouter, faire du vélo, du foot ou des gâteaux avec eux, les emmener aux champignons, jouer et s'amuser avec eux, rire, faire des choses simples... Tout est bon pour les requinquer à condition de partager des moments avec eux. Seule contrainte : qu'ils n'aient aucune leçon ni aucun devoir à faire, juste du temps pour le plaisir de se reposer.Autre conseil de Béatrice Millêtre : « Il faut que les parents soient des décodeurs pour leurs enfants donc c'est important qu'ils les aident à relativiser, à décrypter le monde et à se trouver en leur faisant confiance et en les acceptant comme ils sont mais aussi en leur apprenant à exprimer ce qu'ils ressentent ». Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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L'autisme : mon enfant, ma vie, notre histoire
Sophie est la maman d'un petit Luigi atteint d'autisme. Comme pour de très nombreuses autres familles, le combat quotidien est très difficile, interminable et épuisant. Il débute avant même le diagnostic, quand on repère que « quelque chose ne va pas ». Ensuite, le chemin à parcourir est un perpétuel don de soi, porté par l'amour pour son enfant autiste et encouragé par chaque signe de progrès.Sophie témoigne ici pour E-sante de son propre vécu. « Écoutez, Madame, votre fils n'a aucun problème d'audition ! Il est caractériel. Il faudra vous y faire. Et s'il y a un problème, c'est seulement dans votre tête ! » Nous sommes en juillet 2007 au sortir d'un cabinet ORL à Paris où j'ai fait pratiquer une audiométrie à mon petit garçon de 18 mois.Une inquiétude que je n'explique pas encore me gagne au fil des mois. Je le sens vivre dans un monde de silence où l'appel de son prénom ne fait pas écho, où même la douleur n'a pas de mots ! Je fais cependant comme ce médecin me dit. Je fais comme s'il entendait. Je constate néanmoins que je m'adapte à lui : je me positionne toujours face à lui pour lui parler, je m'accroupis ou me mets à genoux pour capter son attention.Jusqu'au jour où le diagnostic tombe : « enfant autiste »Le pédiatre et un autre ORL me tiennent le même discours : c'est le petit dernier, c'est normal ! Je retourne malgré tout faire une nouvelle audiométrie, ailleurs. Les résultats sont clairs : il a perdu 60 % d'audition et il faut opérer. Le praticien me dit en plus soupçonner un handicap, mais sans autre explication. L'opération à lieu : mon fils vient d'avoir deux ans, il passe d'un monde de silence à un monde sonore. Mais au fil des jours qui suivent, cela ne fait qu'amplifier les autres « inadéquations » de son comportement. Il se tape la tête de plus en plus souvent, de plus en plus fort, partout, contre le sol, contre mes jambes, contre mon visage et mon front quand il est dans mes bras, contre le bord du lit la nuit. Le déshabiller, prendre son bain le terrorise, manger devient une phobie et les nuits inexistantes ou presque à veiller pour que le reste de la famille puisse trouver un peu de repos, ou sortir se promener, crée une angoisse ingérable.Cela fait près d'un an que j'essaie d'alerter que quelque chose ne va pas. Personne ne m'a ni entendue ni prise au sérieux. Alors je prends rendez-vous avec une pédopsychiatre dont j'ai suivi le travail et que je pense être à même de nous éclairer. Son verdict est sans appel : il est autiste. Mais elle va plus loin. Elle me signifie que si rien n'est entrepris immédiatement, cela va continuer de s'aggraver et de l'enfermer. Il faut donc réagir tout de suite. Elle ajoute que comme ce n'est pas un problème psy, elle ne peut rien faire et me demande de prendre contact avec une consoeur qui travaille avec des enfants comme lui et avec lesquels elle obtient des résultats.Parallèlement, nous avons pris un second avis pris avec un médecin d'un grand hôpital parisien, qui nous laisse sans voix : « de toute façon, il n'y a rien à faire sinon pleurer un bon coup, le mettre dans un institut et passer à autre chose ! » Je refuse !La solution pour Luigi vient avec le jeu et des dizaines de sourires bienveillants de personnes volontaires et bénévoles (*). Chaque intervenant partage une heure et demie par semaine avec lui. Dans une salle de jeu aménagée spécialement, il va jouer avec eux, à son rythme à lui, 40 heures par semaine, des milliers d'heures. Au bout de 8 ans, certains font toujours partie de sa vie.Toute cette mobilisation permet à ce petit garçon qui nous échappait de se reconnecter à lui-même, à l'autre, à son environnement, à sa famille, aux mots..., jusqu'à intégrer l'école du village où il est accueilli simplement, humainement, comme il est, avec sa différence. Quelques heures au début, avec de l'aide. Aujourd'hui, il a 10 ans, il est en CM1, à mi-temps, tout seul, avec pour appui et complément, l'école à la maison. Luigi a su nous montrer sa confiance, son courage et sa volonté de progresser. Par exemple, pendant des mois, il s'est servi d'internet et Youtube pour apprendre à lire avant de se lancer dans le langage et à comprendre le fonctionnement des choses qui le questionnaient. Comme les nouveaux stylos à friction de couleur et leur gomme magique l'ont aidé, au fil des mois, à prendre confiance en lui pour oser apprendre à écrire.Une heure à la fois, un jour à la fois...Pour en arriver là, il n'y a eu aucun répit : l'autisme c'est 24h sur 24. Les journées sont à gérer en permanence avec lui qui ne supporte rien et les nuits qui n'en sont pas, pendant des années.L'enfant différent dérange, éloigne, effraie, attire les regards, les critiques, ravive les peurs et provoque le rejet qui sommeille encore trop dans un inconscient collectif qui cherche bien souvent une coupable. L'administration et la paperasse rajoutent leur lourde part dans la machine à broyer le peu d'énergie qui reste. Je tiens, une heure à la fois, un jour à la fois. Je touche le fond souvent, j'apprends à repérer puis à repousser mes limites. J'essaye d'avancer. Je ne sais pas vers où... un pas à la fois. Sur ce chemin, je croise le premier regard de ce petit bout d'homme, une fraction de seconde la première fois, et à cet instant, je suis le « roi du monde ». Cette fois-là et dans chaque progrès aussi petit soit-il, je puise l'énergie pour continuer. Ce chemin c'est le mien, le nôtre, comme celui de milliers de parents d'enfant avec autisme. Il est à la fois jonché de cailloux, de grosses pierres, de trous et de pièges, mais aussi parsemé de petites lanternes qui m'ont permis de ne pas me perdre quand il faisait trop noir. Sur ce chemin, j'ai rencontré la détresse et l'espoir, l'urgence et la patience, la peur et le courage, la solitude et la solidarité, la bêtise et la générosité, l'abandon et le partage, les voleurs de poules et les charognards, le doute mais jamais la fatalité.C'est un chemin de vie dans ce qu'elle a de plus dur et de plus bouleversant. Je le fais pour lui et avec lui. Nous avons démarré à deux, puis trois, puis neuf... des dizaines nous y ont rejoint pour un temps. Nous y cheminons toujours, mais maintenant Luigi commence à regarder le paysage avec nous... Il existe autant d'autismes que d'enfants autistes. Imposer une méthode plutôt qu'une autre n'aurait pas permis de tels résultats pour nous. Il est indispensable de conserver la richesse qu'offrent la diversité et l'expérience, et de l'adapter à chacun en fonction de ses difficultés.(*) Pour en savoir plus, consulter le site de l'association www.autisme-espoir.org Source : e-santé Isabelle Eustache
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Diabète de type 1 : contrôler le taux de sucre dans le sang chez l'enfant
Le diabète de type 1, appelé aussi diabète insulino-dépendant, touche environ 15 000 enfants et adolescents en France. Des contrôles glycémiques sont nécessaires plusieurs fois par jour en se piquant le bout du doigt afin d'adapter le traitement pour éviter les complications majeures du diabète. Comment gérer au mieux le taux de sucre dans le sang de son enfant dans son quotidien et durant les vacances ? Diabète de type 1 : définitionLe diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules du pancréas dont la fonction est de produire l'insuline, hormone régulant le taux de sucre dans le sang appelé aussi glycémie. Sans l'insuline, le sucre s'accumule dans le sang : c'est cette hyperglycémie qui est responsable des symptômes révélateurs du diabète, à savoir soif intense, urines abondantes et amaigrissement rapide. Le traitement de cette maladie chronique consiste donc à apporter à l'organisme l'insuline manquante, soit sous forme d'injections, soit sous forme de pompe à insuline.Gérer le taux de sucre dans le sang à la maisonIl n'est pas toujours facile d'appliquer à la maison les conseils de l'équipe médicale qui suit votre enfant diabétique, les obstacles sont nombreux : quand il est petit, ce sont les parents qui réalisent les contrôles de la glycémie ainsi que les injections d'insuline, et l'enfant peut se montrer opposant, d'autant plus qu'il n'en comprend pas le bien-fondé ; l'adolescent, quant à lui, sera autonome par rapport à son traitement, mais pourra vouloir l'arrêter pour vivre normalement ; l'alimentation peut également devenir un sujet litigieux quel que soit l'âge de l'enfant qui sera lassé d'être privé de certaines choses. Sans compter que le stress, une infection intercurrente, le sport, déséquilibrent aussi la glycémie. La régulation de la glycémie n'est donc pas facile à obtenir, et est pourtant primordiale. En effet, une hyperglycémie importante ou une hypoglycémie profonde peuvent se solder par un malaise voire un coma. Par ailleurs, des glycémies mal équilibrées en permanence donnent des complications à long terme en abîmant les nerfs et les vaisseaux de l'organisme.Il ne faut donc pas hésiter à faire appel au pédiatre qui suit votre enfant régulièrement à l'hôpital ou à son équipe soignante (psychologue, diététicienne, infirmière) : ils peuvent vous aider à désamorcer une situation qui devient trop lourde à gérer en proposant de revoir l'alimentation pour que les repas redeviennent un moment de plaisir, ou proposer un groupe de paroles pour adolescents.Il est important aussi de remontrer régulièrement aux parents et aux enfants les gestes techniques à effectuer pour les contrôles des glycémies et pour les injections d'insuline ou le maniement de la pompe à insuline.L'éducation thérapeutique varie forcément avec l'âge de l'enfant : en grandissant, il apprendra à gérer de mieux en mieux ses glycémies et son traitement, mais ses parents doivent toujours garder une attention bienveillante pour qu'il ne sente pas abandonné.Diabète insulino-dépendant : gérer sa glycémie à l'écoleIl est important de se mettre en lien avec l'équipe qui s'occupe de votre enfant souffrant de diabète insulino-dépendant à l'école : professeurs ou instituteurs, personnel de cantine, etc. Communiquer avec eux sur le traitement de votre enfant, sur les signes d'hyperglycémie ou d'hypoglycémie et la conduite à tenir en cas de problème permet d'éviter la panique.Il faut aussi interpeller le médecin de PMI ou le médecin scolaire pour établir un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) qui aura été préalablement rempli par le pédiatre qui suit votre enfant : il permet de préciser les coordonnées téléphoniques des personnes à prévenir en cas d'urgence (médecin hospitalier, SAMU, parents), la conduite à tenir en cas de problème en précisant les signes qui doivent alerter, il indiquera la possibilité pour l'enfant d'aller aux toilettes sans restriction, de boire autant que nécessaire, de prendre une collation même en classe en cas d'hypoglycémie.Selon l'âge de l'enfant, des solutions seront à trouver pour qu'il puisse être scolarisé dans les meilleures conditions possibles : avant 6 ans, la motricité fine est rarement suffisamment développée pour permettre de s'injecter tout seul de l'insuline, mais le personnel scolaire n'est pas formé à ça. Des aménagements seront à prévoir entre les parents, le médecin scolaire et l'équipe hospitalière pour que le rythme des contrôles glycémiques et des injections d'insuline soit compatible avec l'école. Dans tous les cas, sachez qu'un diabète ne peut pas être un motif de refus de scolarisation avant l'âge de 6 ans. A noter aussi : des aménagements des conditions d'examens peuvent être envisagées pour les collégiens ou lycéens diabétiques. Gérer son taux de sucre dans le sang tout seulLe diabète de type 1 est une maladie chronique qui nécessite pour l'enfant d'être soigné et d'apprendre à se soigner afin de vivre le mieux possible avec. L'éducation thérapeutique dépend de l'âge, c'est-à-dire du développement psychomoteur de l'enfant, mais aussi de son état psychologique, de son traitement (la pompe à insuline permet beaucoup plus de souplesse au niveau du mode de vie pour peu qu'on accepte de l'avoir toujours sur soi et de savoir l'utiliser correctement). La technologie se développe de plus en plus avec notamment des applications smartphone dédiée à la gestion des glycémies. Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste
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