En ce moment sur le Blog
- Page 38
Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Dépression : les 7 signes annonciateurs, les repérer et réagir !
La dépression est une véritable maladie qui altère fortement la qualité de vie. La question est de savoir s'il existe des signes avant-coureurs de la dépression que l'on peut repérer afin de mettre en place des mesures préventives, avant que la dépression ne s'installe vraiment. Objectif : enrayer l'installation d'une dépression La dépression s'installe progressivement et il est possible de repérer ses premiers symptômes. Les signes précurseurs de la dépression débutent généralement 3 à 6 semaines avant de se transformer en véritable dépression. Les 7 symptômes annonciateurs de la dépression - Insomnie : avec typiquement un réveil précoce vers les 4 heures du matin. Sinon, le sommeil est fragmenté et non récupérateur. - Baisse de libido : espacement des rapports sexuels, lesquels deviennent anxiogènes. Difficultés d'en parler et attribution à la fatigue. - Manque de tonus : manque de vigueur compensé par une hyperactivité fébrile, c'est-à-dire que le sujet se force à tout entreprendre, sans rien mener à terme. - Troubles du caractère : impulsivité et irritabilité qui, d'ailleurs, culpabilisent le sujet. Intolérance et colère disproportionnées pour les petits tracas du quotidien. - Anomalies sensorielles : intolérance au bruit pour des niveaux auparavant bien supportés. Baisse du goût également, attribuée à tort à un manque d'appétit. - Changement de comportement : le changement est perçu par l'entourage, ce qui majore l'anxiété du sujet, lequel n'a plus l'impression d'être le même. L'angoisse perçue peut augmenter sa consommation d'alcool, l'enfermant dans un cercle vicieux. - Somatisations : la souffrance, peu exprimée verbalement, passe par le corps : maux de tête, troubles digestifs, fatigue, etc. Comment enrayer la dépression ? - Consulter un psychiatre. Il pourra rassurer sur les symptômes, évaluer. Après évaluation des symptômes et de la gravité de l'état dépressif, il pourra rassurer le patient, le cas échéant proposer un antidépresseur à faible dose, ou tout autre traitement pouvant améliorer les symptômes et notamment la qualité du sommeil. - Changer ses habitudes. Tout entreprendre pour chasser ses idées noires et ses soucis, qu'ils soient professionnels ou familiaux. L'entourage est généralement une aide précieuse qu'il ne faut pas négliger : sorties (cinéma, restaurant...), activités de loisirs (photos, peinture, musée...), relaxantes (yoga, musique...), activités physiques (marche, vélo, natation...). - Positiver par tous les moyens : apprendre à positiver, à voir le bon côté des choses, départ en vacances, réorganisation familiale, du travail, voire arrêt maladie, limitation de l'alcool, évitement des films tristes ou violents, reprise du dessin, etc. Toutes les stratégies empêchant de se laisser envahir par les idées négatives et destructrices doivent être mises en oeuvre. On peut ainsi éviter l'apparition d'une grave dépression et le recours aux médicaments. Isabelle Eustache
3 min
10 conseils pour partir du bon pied en randonnée !
À moins d'être un pro de la randonnée et d'en faire très régulièrement toute l'année, il est important de prendre soin de ses pieds avant de réaliser cette agréable épreuve physique. Idéalement, préparez-vous 4 semaines avant ! Voici 10 conseils pour partir du bon pied, pour apprécier votre effort le jour J de la randonnée et pour vous en remettre facilement. Préparation pendant les 4 semaines qui précèdent votre randonnée Achetez vos chaussures à l'avance et rodez-les. La chaussure idéale : bon maintien mais souple et confortable. La bonne pointure est celle qui convient à vos deux pieds en fin de journée, lorsqu'ils sont gonflés et sensibles. Privilégiez une pointure au dessus. Le talon ne doit pas se soulever. Les orteils bougent. Elles doivent absorber la transpiration. Les chaussettes : en lin et synthétique (le coton à l'inconvénient de retenir la transpiration), sans coutures. En cas de rougeur, appliquez immédiatement un pansement "seconde peau" Massez vos pieds tous les jours avec une crème au beurre de karité. Coupez vos ongles ni trop long ni trop court, légèrement en arrondi, mais pas les coins. En cas de susceptibilité aux ampoules : appliquez du jus de citron puis hydratez. En cas de crevasse : appliquez une crème à base d'huile d'amande douce. En cas de mycose : appliquez une crème antifongique. Le jour venu de la randonnée Protégez les zones fragiles à l'aide d'un sparadrap seconde peau. Massez vos pieds avec la pommade utilisée les jours précédents avant de mettre vos chaussettes. Emportez cette crème avec vous et appliquez-en dès que vous sentez un échauffement. En cas de rougeur, appliquez immédiatement un sparadrap. Après la randonnée Surtout pas de bain de pieds, ou sinon pas plus de 5 minutes, au risque de fragiliser votre peau. À savoir également : les plonger longuement dans l'eau favorise la formation des ampoules... Après avoir lavé vos pieds, séchez-les bien, y compris entre les orteils. S'ils sont sensibles, vous pouvez appliquer une crème hydratante. Évidemment, pendant la randonnée, casquette, lunettes de soleil et crème solaire s'imposent. Et auparavant, vous devez acquérir une certaine condition physique, correspondant à l'effort que vous aurez à fournir. Au minimum, faites de la marche 4 semaines avant votre randonnée. Isabelle Eustache
2 min
J'élimine les insectes sans insecticides
Parfois même sans en avoir vraiment conscience, nous utilisons des produits biocides à l'intérieur de nos logements : shampoing anti-poux, collier antipuces, bombe insecticide anti-moustiques, boîtes anti-fourmis, raticides, produits de traitement des charpentes, colle à papier peint, etc. Or, contre les insectes nuisibles, il existe des alternatives écologiques efficaces à ces produits toxiques. Il importe de les privilégier. La prévention avant tout, ou comment ne pas attirer les hôtes indésirables La propreté est la meilleure façon d'éloigner les insectes. Si en plus on lutte contre l'humidité, on coupe totalement les vivres aux petites bêtes indésirables. Le rangement contribue aussi à éloigner les insectes, et particulièrement le rangement des produits alimentaires (placard fermé, en hauteur, boîtes hermétiques...). Enfin, ne laissez pas de miettes sur la table par exemple. Stratégies naturelles contre les fourmis Bouchez les fentes, trous et autres interstices afin d'empêcher les fourmis d'entrer. Nettoyez régulièrement l'endroit où vous déposez la gamelle du chien ou du chat. Utilisez des répulsifs naturels dans les endroits de passage : vinaigre, lavande, marjolaine, feuilles fraîches de basilic, de noyer, marc de café, tranche de citron moisi... Sur vos plantations à l'extérieur, appliquez des barrières collantes (vaseline ou graisse vendues en jardinerie) sur les tiges et les troncs. En dernier recours, privilégiez les appâts en boîte fermée, à placer dans les endroits inaccessibles aux enfants et aux animaux domestiques. Stratégies naturelles contre les mouches Installez des moustiquaires ou des rideaux anti-mouches aux portes et fenêtres. Utilisez des répulsifs naturels : lavande, marjolaine, feuilles de noyer... Accrochez des attrape-mouches avec adhésif mais sans pesticides. Demandez conseil en jardinerie, il existe des pièges à base de levure digestive, des plaquettes anti-mouches avec attraction optique, etc. Si vous devez vraiment utiliser un produit chimique, fermez bien la porte de la pièce durant le traitement et aérez ensuite très abondamment dès que le produit a fait effet. Stratégies naturelles contre les moustiques Éliminez tous les réceptacles susceptibles de contenir de l'eau (seaux, arrosoirs...). Si vous avez une mare dans votre jardin, mettez-y des poissons prédateurs. La présence de batraciens et de libellules aide aussi à réguler le nombre de moustiques. Fermez portes et fenêtres ou utilisez des moustiquaires aux endroits de passage. Placez aussi des moustiquaires au-dessus des lits. Le soir, n'allumez qu'après avoir fermé portes et fenêtres ou placé vos moustiquaires. Si malgré tout vous devez utiliser un produit chimique à diffusion permanente pour la nuit (vaporisateurs, plaquettes...), veillez à aérer durant leur utilisation. Si vous utilisez un produit à appliquer sur la peau (crème, spray, gel...), veillez à ce qu'il contienne certaines substances ayant un effet répulsif : IR3535, icaridine, Citrodiol, DEET. Stratégies naturelles contre les guêpes Inspectez régulièrement maison et jardin à la recherche d'ébauches de nid. N'écrasez pas les guêpes car il se produit une réaction chimique susceptible d'attirer et d'exciter leurs congénères. Supprimez tout accès aux boissons sucrées et aux aliments. Veillez aussi à bien fermer les poubelles et à débarrasser les restes de nourriture sur le barbecue. Si cela ne suffit pas, faites appel à un professionnel (firme spécialisée). Isabelle Eustache
min
2e mois de grossesse
C'est au cours du 2e mois de grossesse qu'a lieu la première échographie. Cette première image de l'enfant est toujours chargée d'une émotion intense et fait passer du rêve à la réalité. Quelles sont les grandes étapes de ce 2e mois de grossesse ? Transformation du corps, premiers maux de la grossesse, date d'accouchement, choix de son gynécologue accoucheur, etc. Première échographie de la grossesse Malgré les explications de l'échographiste, la première image du fœtus est souvent difficile à décoder. Peu importe, l'émotion est là et signe le passage du rêve à la réalité. C'est la mobilité du fœtus et les battements du cœur qui impressionnent le plus souvent les parents. Pourtant, cette échographie du 2e mois de grossesse n'est pas systématiquement vécue comme un moment heureux par toutes les femmes ni pour toutes les grossesses. Cette échographie, qui a lieu à 12 semaines d'aménorrhées, est destinée à dépister certaines anomalies fœtales et donc dans la négative à rassurer sur la normalité de l'enfant. Elle permet également de déterminer le nombre exact de fœtus, de localiser le placenta et de contrôler le développement du fœtus (mesure du haut du crâne au coccyx rapportée à une courbe type). Et enfin, elle est également utile pour déterminer la date exacte de la grossesse et donc celle de l'accouchement. Dans certains cas, un examen Doppler peut être prescrit (souffrance fœtale, hypertension maternelle…). Il permet de mesurer le flux dans les vaisseaux sanguins (analyse de la vitesse du sang dans les artères de l'utérus et les vaisseaux du cordon ombilical), la taille du cordon ombilical, de l'artère utérine ou de l'artère cérébrale du fœtus. Choix du gynéco accoucheur Votre gynécologue ou médecin généraliste peuvent parfaitement vous suivre tout au long de votre grossesse. Il est cependant conseillé de se faire suivre par le professionnel qui va vous accoucher, gynécologue accoucheur ou sage-femme, lequel sera alors mieux informé de l'évolution de votre grossesse au moment de l'accouchement. Mais en dehors de ce conseil, tout est possible, visite trimestrielle ou à partir du dernier trimestre par exemple. Adaptation du corps lors du 2e mois de grossesse Le corps se transforme progressivement et s'adapte. Ainsi, le volume total de sang s'accroît et sa composition change. Le débit cardiaque s'accélère, la tension artérielle diminue et le rythme respiratoire est gêné, provoquant facilement des essoufflements. Devant filtrer davantage de sang durant la grossesse, les reins travaillent plus, ce qui se traduit par des mictions plus fréquentes. Ce dernier signe est également la conséquence d'une modification importante de l'utérus, donnant une impression de ballonnement. Les seins se transforment également rapidement (gonflés, tendus, voire douloureux). C'est ainsi que dès que nécessaire, il faut changer de taille de soutien-gorge et le porter la nuit le cas échéant. Nausées et autres maux de la grossesse Plus ou moins gênants et rarement graves, les troubles qui accompagnent le début de la grossesse sont le plus souvent révélateurs de cet état : nausées, vomissements, constipation, mais aussi bouffées de chaleurs, envie fréquente d'uriner, seins douloureux, brûlures d'estomac, maux de tête, salivation excessive, évanouissement, saignement de nez, démangeaisons ou encore intolérance aux lentilles de contact. Toutes ces manifestations du début de la grossesse s'expliquent et doivent être prises en charge au cas par cas de manière simple : modification de certaines habitudes alimentaires contre la constipation, les nausées et les brûlures d'estomac, paracétamol contre les maux de tête (attention, jamais d'aspirine pendant la grossesse), etc. Mais parfois il faut prendre son mal en patience. Bien manger et bien bouger durant toute la grossesse Bien s'alimenter est essentiel. L'objectif n'est pas de manger pour deux, mais de manger mieux, c'est-à-dire de facon équilibrée et selon ses besoins. Au cours de la grossesse, la prise de poids est très progressive et les kilos s'installent davantage au cours des 6 derniers mois, plutôt qu'en début de grossesse. Il faut savoir qu'une prise de poids trop importante n'est pas sans risque (hypertension, diabète, accouchement difficile…). Le bon équilibre est celui de 15% d'apport en protéines, 30% en lipides et 55% en glucides. Des apports suffisants en calcium sont également importants tout au long de la grossesse, ainsi qu'en vitamines de toutes sortes, en acide folique et en oligo-éléments. Attention à ne pas être carencée en vitamine B9 (folates). Cette vitamine est très importante, elle contribue au bon déroulement de la grossesse. Parlez-en à votre médecin, une supplémentation peut être nécessaire ! La pratique d'une activité physique est également importante pendant les premiers mois de grossesse. La natation et la marche sont particulièrement recommandées, mais bien d'autres sont possibles. Il faut retenir que le risque que fait courir la pratique d'un sport est celui des chutes et des traumatismes. Il faut donc éviter les sports violents (ski alpin, basket-ball, athlétisme, équitation...). Prendre soin de soi En raison du volume sanguin important, il existe des risques de mauvaise circulation au niveau des jambes. Certaines mesures préventives simples sont efficaces : pas de talons hauts, chaussures maintenant bien les chevilles, dormir les jambes surélevées, éviter les expositions à la chaleur, marche à pied ou vélo, douche fraîche, épilation à froid…Il n'est pas rare de voir s'installer durant la grossesse une gingivite persistante ou un autre problème bucco-dentaire. Pour éviter ces désagréments, il faut prévoir une visite chez le dentiste au 2e et au 7e mois de grossesse et bien entendu respecter une hygiène bucco-dentaire impeccable. Fausse couche La fausse couche est un incident fréquent en début de grossesse. Mais cette expérience est toujours très traumatisante psychologiquement et physiquement. Dans la plupart des cas, elle est due à une anomalie de l'œuf, sinon à un œuf de mauvaise qualité, à une malformation utérine, un déséquilibre hormonal, une infection, etc. La fausse couche se manifeste souvent par des douleurs au niveau du bas-ventre et des pertes de sang abondantes. Des examens sont systématiquement réalisés afin d'en rechercher la cause. Grossesse extra-utérine Une grossesse extra-utérine se produit lorsque l'œuf se développe dans la trompe et non dans l'utérus. Des saignements et surtout de fortes douleurs sur un côté du ventre sont des signaux d'alerte qui doivent amener à consulter en urgence. Le diagnostic est classiquement suivi d'une intervention chirurgicale. Isabelle Eustache
5 min
Mes 10 réflexes anti-cholestérol
Pour vous assurer une vie sans trop de cholestérol, adoptez dès maintenant quelques réflexes anti-cholestérol. Les bonnes habitudes qui perdurent sont celles que l'on prend tôt. Et bien entendu, si vous présentez un excès de cholestérol, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire... 1. Je connais les aliments riches en cholestérol et j'évite de les associer dans un même repasCe sont notamment la cervelle, les abats, les rognons, le beurre, le jaune d'oeuf, les charcuteries, les fromages, les viandes, la crème. N'en abusez pas. Au contraire, limitez-les si vous présentez un excès de cholestérol, et ne les associez pas au cours du même repas. 2. J'équilibre mes apports en cholestérolL'objectif n'est pas d'éliminer totalement le cholestérol de son alimentation mais d'apprendre à équilibrer ses apports. Il s'agit plutôt d'ajustements à réaliser à court terme, sur la journée, mais aussi à long terme, sur la semaine... 3. Je lis les étiquettesC'est un réflexe à acquérir afin de contrôler le taux de matières grasses cachées dans les aliments industriels. Au-delà de la teneur globale en lipides, écartez les produits riches en acides gras saturés, et ceux contenant des acides gras trans hydrogénés qui sont néfastes pour la santé. 4. Je me bouge tous les joursL'activité physique est indispensable pour une bonne santé. Elle a aussi un effet positif sur le taux de cholestérol. Inutile de rechercher les exploits sportifs. Ce qui compte c'est la régularité, quitte à faire seulement 30 minutes de marche rapide chaque jour !5. Je reste zenEh oui, le stress augmente le rythme cardiaque, affaiblit le système immunitaire et favorise l'inflammation, mais il tend aussi à augmenter le taux de mauvais cholestérol ! 6. Je mange des fruits et des légumesLe cholestérol est une molécule exclusivement animale. Aucun produit végétal n'apporte donc de cholestérol, même s'il est gras, comme l'avocat par exemple. 7. Je diversifie les viandesIl ne faut pas centrer sa consommation de viande sur le boeuf et le porc. Variez les viandes (volailles, lapin...) et privilégiez les morceaux maigres. À noter qu'il n'est pas utile de manger de la viande à chaque repas. Certains jours peuvent même être sans viande, il suffit de la remplacer par des céréales et des féculents. 8. Je mange du poissonUne excellente facon de ne pas abuser de la viande est d'alterner régulièrement avec du poisson. Riches en oméga-3, ils sont excellents pour la santé. À consommer minimum 2 ou 3 fois par semaine. 9. Je cuisine et assaisonne différemmentPour cuisiner et assaisonner, mieux vaut privilégier les acides gras polyinsaturés. Remplacez vos huiles d'arachide et de tournesol par un mélange d'huile d'olive et de colza. Limitez le beurre et idéalement cuisinez sans matières grasses : vapeur, papillote, wok...10. Je dose régulièrement mon taux de cholestérolLe rythme idéal dépend surtout de vos autres facteurs de risques cardiovasculaires (âge, poids, tension artérielle, diabète, antécédents, prédispositions, etc.). Il est à déterminer avec votre médecin. Isabelle Eustache
3 min
Mon analyse de sang indique trop de cholestérol...
Quels sont les taux de cholestérol à ne pas dépasser ? Quelle est véritablement la différence entre bon et mauvais cholestérol ? Quels sont les aliments les plus riches en cholestérol ? Et enfin à quel rythme répéter le dosage sanguin du cholestérol ? Faisons le point.
4 min
Flexion, extension... planté du bâton
Une semaine de vacances au ski, ca se prépare au moins un mois avant : réservation, bagages, équipement, mais aussi et surtout, préparation physique. Enfin, sur place, trois règles à respecter impérativement. Sports d'hiver et accidents : les chiffres Chaque année, l'association Médecins de Montagne publie les chiffres de la saison écoulée. Le bilan 2008-2009 s'établit à 140.000 accidents sur les pistes. Le ski alpin reste le plus gros pourvoyeur d'accidents, avec 76% des blessés, devant le snowboard (20%), le miniski et la luge (4%). Le type d'accident en ski alpin le plus fréquent est toujours l'entorse du genou, avec quelque 15000 skieurs victimes de la forme la plus grave : la rupture du ligament croisé antérieur. Cette blessure peut entraîner une instabilité persistante du genou, ainsi qu'une gêne fonctionnelle permanente. Si un bon réglage des fixations de ski permet de prévenir une grande partie des entorses du genou, l'autre grande règle de la prévention est une bonne préparation physique. Préparation physique, un mois minimum avant le départ pour les sports d'hiver Une bonne condition physique permet d'éviter les accidents en général et les entorses du genou en particulier. Il faut donc s'y prendre à l'avance, au minimum un mois avant le départ.Ensuite, tout dépend du niveau de sédentarité de chacun. Les moins sportifs devront au minimum renforcer leur musculature au niveau des membres inférieurs. Voici quelques exercices pratiques très simples : - Monter et descendre les escaliers aussi souvent que possible, en accélérant progressivement le rythme.- Exercice de la chaise. Dos au mur, pieds au sol et les jambes pliées à 90°, comme si vous étiez assis, mais sans la chaise. De tels exercices sont à compléter par la pratique d'un sport : natation, gym, vélo, trampoline, jogging, danse, etc. Tout est bon pour se muscler, s'assouplir et remettre son système cardiovasculaire en forme. Sur place 1) Faire régler ses fixations De nombreuses ruptures du ligament croisé antérieur pourraient être évitées grâce à un bon réglage des fixations de ski. Vous devez donc, avant de chausser vos skis, les faire régler par un spécialiste, lequel tiendra compte de votre âge, sexe, poids, niveau de ski et condition physique de base. 2) Démarrez progressivementÉchauffez-vous (flexions, extensions, sauts sur place...) avant de vous élancer sur les pistes. Choisissez une piste facile pour débuter et allez-y à votre rythme.3) Casque enfantSi le nombre global des accidents de ski a tendance à rester stable, en revanche, les accidents entraînant un traumatisme crânien ont l'an passé augmenté de 77%. De telles lésions au niveau de la tête surviennent le plus souvent lors de collisions. Autrement dit, le port d'un casque est très vivement recommandé à tous, tandis qu'il s'impose systématiquement pour les enfants ! Isabelle Eustache
min
Fumeurs : quel est votre risque de BPCO ?
Le risque de BPCO est très sérieux chez les fumeurs. Mais à partir de quelle intensité de tabagisme ? L'âge de début du tabagisme est-il si important ? Quelle est la différence entre une bronchite chronique et une BPCO ? Réponses concrètes à toutes ces questions.Bronchite chronique ou BPCO ?La bronchite chronique n'est pas une maladie mais un symptôme qui se caractérise par une toux grasse matinale. Elle indique une exposition à des facteurs de risque, le tabagisme avant tout. La toux tend à disparaître à l'arrêt du tabagisme (en quelques mois, voire plus). En revanche, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou obstruction bronchique chronique est une maladie liée au tabac qui persiste à son arrêt, et qui s'accompagne d'un essoufflement d'autant plus redoutable qu'il devient progressivement très handicapant et retentit fortement sur la qualité de vie (lorsque l'essoufflement apparaît, la capacité respiratoire a déjà diminué de moitié). A terme, la BPCO expose à l'insuffisance respiratoire, nécessitant une assistance sous oxygène. Bronchite chronique et BPCO sont donc bien distinctes mais peuvent également coexister, tandis qu'une bronchite chronique constitue par ailleurs un facteur de risque de BPCO et représente ainsi un signal d'alerte. Quel est le risque pour un fumeur d'être atteint de BPCO ?Si l'on prend 100 fumeurs (à un moment donné et de tous âges), 50% sont atteints d'une bronchite chronique et 20% d'une BPCO (certains l'ignorent). Si l'on prend 100 fumeurs âgés de 65 ans, 50% ont une BPCO. Si l'on considère tous les sujets de plus de 40 ans qui ont fumé 1 paquet/jour pendant au moins 10 ans (ou 2 paquets/jour pendant 5 ans), le risque de BPCO est de l'ordre de 30%. Les fumeurs qui poursuivent leur tabagisme jusqu'à l'âge de 65 ans ont un risque de 50% de développer une BPCO. Autrement dit, plus on fume, plus le tabagisme est important et durable, plus le risque s'accroît. Et plus on débute tôt le tabagisme, plus les risques sont importants, particulièrement avant l'âge de 20 ans, car la croissance pulmonaire n'est pas encore terminée. Pire, quelqu'un qui a commencé à fumer avant 15 ans peut développer une BPCO vers la trentaine... Inégalité des sexes face à la BPCO ?L'inégalité des sexes n'est plus dans la mesure où le nombre croissant des fumeuses s'est traduit par un nombre grandissant de femmes atteintes de BPCO. Il y a une vingtaine d'années, la proportion était de l'ordre de 80% d'hommes et 20% de femmes. Aujourd'hui l'écart se resserre et le rapport a même atteint 50% /50% aux Etats-Unis. Les chiffres de la BPCOEn France, 3 à 3,5 millions de personnes souffrent de BPCO. Environ 1 million d'entre eux ont atteint le stade symptomatique, dont 100.000 le stade de l'insuffisance respiratoire nécessitant l'administration continue d'oxygène. Chaque année, la BPCO est responsable de 16.000 décès en France. Le dépistage de la BPCOEn pratique, tous les fumeurs de longue date doivent faire mesurer leur souffle, indicateur de l'état de l'obstruction de leurs bronches. Nombre de médecins généralistes sont équipés d'un petit appareil de mesure du souffle, sinon, rendez-vous chez un pneumologue. Isabelle Eustache
3 min
Brûlures d'estomac et reflux : le point en 10 questions / réponses
Les brûlures d'estomac et les reflux empoissonnent la vie de nombreuses personnes. Que faut-il savoir sur les remontées acides ? D'où proviennent-elles et quels sont les risques ? Comment s'en débarrasser ou les prévenir ? Faites le point !A quoi sont dues les brûlures d'estomac ?A une remontée des sécrétions acides de l'estomac. Les brûlures d'estomac et les remontées acides caractérisent le reflux gastro-oesophagien (RGO). Celui-ci est dû à un mauvais fonctionnement du sphincter oesophagien, lequel empêche normalement les acides de l'estomac (provenant des sucs gastriques) de remonter dans l'oesophage. A quel moment de la journée, les brûlures se manifestent-elles le plus souvent ?Pendant la nuit.Les reflux gastriques se manifestent le plus souvent pendant la nuit, mais aussi après les repas. A partir de quelle fréquence de régurgitations acides peut-on porter un diagnostic de reflux gastro-oesophagien ?Plus de deux fois par semaine.En deçà, il est possible de recourir à l'automédication. Mais attention, avec des symptômes anormaux et si les acidités sont fréquentes ou très douloureuses, une consultation chez son médecin s'impose pour explorer les causes et bénéficier d'un traitement spécifique.Pour atténuer des remontées acides, quelle est l'erreur à ne pas faire ?S'allonger après les repas.Contre les reflux, on recommande de ne pas s'allonger après un repas. Après le dîner, il est préférable d'attendre et de différer le coucher. Il est également conseillé de ne pas faire d'effort important et d'éviter de se pencher en avant. Pour dormir, que doivent surélever les personnes qui souffrent de brûlures d'estomac ?La tête de leur lit.Attention, il ne s'agit pas de placer un oreiller supplémentaire sous sa tête (la tête sera effectivement relevée mais le corps va compenser en se pliant en deux), mais bien de surélever la tête du lit en plaçant des cales d'environ 15 cm. Comment sont appelés les médicaments contre les reflux gastriques ?Des antiacides.Les antiacides sont des médicaments en vente libre sans ordonnance qui neutralisent l'acidité du contenu de l'estomac. Ils ne permettent pas de guérir mais de soulager les symptômes. A noter qu'il existe d'autres classes médicamenteuses "anti-acides" : les alginates qui forment un gel visqueux et protègent ainsi la paroi de l'oesophage contre les acides et les antihistaminiques H2 qui réduisent les sécrétions acides de l'estomac. Pendant combien de temps peut-on pratiquer l'automédication (médicaments en vente libre en pharmacie) en cas de reflux ?L'automédication ne doit pas être pratiquée plus de 15 jours d'affilés sans l'avis du médecin.Les médicaments vendus en pharmacie sans ordonnance ne doivent pas être pris sur le long terme. Si les symptômes persistent, il faut consulter. Quelles sont les complications potentielles des reflux gastriques ?Une oesophagite, inflammation de la muqueuse de l'oesophage.A la longue, les remontées acides peuvent induire une inflammation douloureuse de la muqueuse de l'oesophage. C'est pourquoi un reflux important, douloureux et qui dure dans le temps, nécessite de consulter son médecin. Pour atténuer des remontées acides, quelle eau vaut-il mieux boire ?Boire un grand verre d'eau plate.Boire un grand verre d'eau pour faire reculer les remontées acides. En revanche, les boissons gazeuses sont fortement déconseillées. Contre les reflux sévères, il existe des médicaments spécifiques uniquement disponibles sur prescription médicale. Quels sont-ils ?Des inhibiteurs de la pompe à proton.Le médecin pourra prescrire sur ordonnance un inhibiteur de la pompe à proton. Cette classe de médicaments est très efficace et peut être associée à un antiacide. Il existe d'autres médicaments pouvant renforcer le tonus du sphincter déficient ou accélérer la vidange gastrique. Ca vaut donc le coup de consulter ! Source : e-santéIsabelle Eustache
min
Acné : le soleil, ami ou ennemi ?
Le soleil améliore très souvent l'aspect de la peau des personnes qui présentent de l'acné. Mais attention, il ne s'agit que d'un leurre qui sera de courte durée. Sans protection contre le soleil, le risque est grand de souffrir d'un rebond d'acné au retour de vacances...Les effets bénéfiques du soleil sur l'acné : juste une illusionLes personnes qui souffrent d'acné ont souvent l'impression que le soleil améliore l'aspect de leur peau et leur acné. Ce n'est toutefois qu'une illusion et les effets du soleil, s'ils semblent bénéfiques, ne dureront que quelques semaines au plus. En fait, l'exposition au soleil assèche la peau, ce qui, ajouté au hâle du bronzage, égalise le teint et laisse croire que les boutons disparaissent. C'est ainsi que l'été l'acné semble s'améliorer. La diminution du stress lorsque l'on est en vacances contribue également à diminuer l'acné, ainsi que l'eau saline de la mer ou le chlore des piscines.Pores de la peau bouchésLe problème est que l'exposition aux UV contribue à épaissir la couche superficielle de la peau, ce qui tend à boucher les pores de la peau. Or à la longue, le sébum qui ne peut pas s'évacuer favorise la formation de boutons noirs et de microkystes, lesquels se manifesteront au retour de vacances, expliquant les fréquentes rechutes d'acné juste après la rentrée. L'amélioration estivale de l'acné est donc un leurre. Il est inversement recommandé de se protéger du soleil, de ne pas s'exposer et d'utiliser des crèmes solaires adaptées.Parfois aussi, le soleil aggrave franchement l'acnéAttention, si le soleil donne l'impression d'une amélioration de l'acné chez certaines personnes, chez d'autres, le soleil induit une poussée d'acné appelée " acné solaire ". Par ailleurs, chez tous les acnétiques, l'excès de soleil se traduit par une accentuation immédiate de l'acné.Certains traitements médicamenteux contre l'acné fragilisent la peau au soleilIl existe des médicaments contre l'acné qui peuvent sensibiliser la peau au soleil et augmenter le risque de coup de soleil grave. C'est le cas de ceux contenant des cyclines, du peroxyde de benzoyle et de l'isotrétinoïde. Ces traitements imposent donc l'application systématique d'un écran solaire en période estivale. Par ailleurs, en été, il est recommandé de prendre ses médicaments le soir et de bien nettoyer sa peau le matin.Quelle protection solaire choisir en cas d'acné ?La crème solaire doit être non comédogène (ne pas favoriser les comédons : boutons noirs) et non grasse, donc de préférence à base d'eau et sans huile. Les crèmes sous forme de vaporisateur sont recommandées en cas d'acné car elles sont moins grasses. Puisque le soleil tend à dessécher la peau, il faut veiller en période estivale à très bien l'hydrater plusieurs fois par jour afin de la rendre plus souple et ainsi d'aider à l'évacuation du sébum.Cabines de bronzage aussiBien entendu, les cabines de bronzage sont à proscrire car les UV artificiels augmentent eux aussi l'épaississement de la peau et favorisent le vieillissement cutané. En revanche, les crèmes autobronzantes peuvent être utilisés, à condition d'employer des produits non comédogènes et adaptés au type de peau. Idéalement, demandez conseil à votre médecin pour un traitement adapté.Isabelle Eustache
min
Sport : l'art de bien se chausser
Le nombre de Français qui pratiquent la course à pied de façon régulière ou occasionnelle s'élève à 2 ou 3 millions. Chaque année, un tiers d'entre eux souffrent de lésion au niveau du pied et la moitié consulte pour cette raison. Les chaussures sont souvent en cause. Quelques informations et conseils pour ne pas faire d'erreur. Biomécanique de la course à pied À chaque foulée, le pied amortit puis propulse selon un enchaînement biomécanique complexe, harmonieux et quasi instantané. Celui-ci peut facilement être perturbé par des anomalies, parfois très discrètes, d'architecture, de souplesse, par des lésions du pied ou encore par des défauts de la chaussure tels qu'une usure localisée ou une inadéquation avec le pied. La conséquence est un pied qui souffre et risque un traumatisme. Il est donc préférable de bien choisir ses chaussures avant de se lancer dans la course à pied. La structure des chaussures est aussi extrêmement complexe... La chaussure de base se décompose en deux constituants principaux, la semelle (base d'appui) et la tige (enveloppe du pied), lesquelles sont solidarisées en une seule unité qui introduit alors une variable supplémentaire dans les modèles disponibles sur le marché. La tige inclut plusieurs parties (loge orteils ou empeigne, panneaux latéraux ou quartiers, languette et contrefort), tandis que la semelle est classiquement composée de cinq couches successives ayant chacune leurs propres propriétés et fonctionnalités. Les boutiques spécialisées proposent globalement quatre catégories de chaussures (modèles de stabilité, à retenue de mouvement, à amorti maximalisé et ultralégers) en fonction du poids, des caractéristiques du pied comme la cambrure et du type d'activités pratiquées par les sportifs. L'examen minutieux des pieds et des chaussures Le choix n'est donc pas toujours facile et les erreurs sont fréquentes. L'examen clinique du pied est souvent particulièrement utile et le médecin peut apporter de bons conseils à partir de certains renseignements (habitudes d'entraînement, kilométrage, seuils progressifs, géographie des parcours - terre battue, macadam) et de l'examen des chaussures.Le degré d'usure et la localisation des plages d'usures de la chaussure sont très riches d'informations, tout comme leur ancienneté d'achat, la fréquence de leur renouvellement et le kilométrage parcouru. L'architecture du pied, l'existence ou non de durillons ou encore l'état des ongles sont des éléments complémentaires orientant le choix des chaussures de sport. Course à pied : les grandes recommandations pour le choix, l'entretien et le renouvellement des chaussures Pour la course à pied, le coureur doit se plier à quelques règles élémentaires. Le choix des chaussures : s'adresser à un revendeur fiable, identifier son modèle de référence, les essayer en fin de journée, les sentir confortables en réalisant un essai de course sur le lieu d'achat et le cas échéant les essayer avec ses semelles orthopédiques. L'entretien des chaussures : dédier exclusivement ses chaussures de course à cet effet, ne pas les laver en machine, ni les faire sécher sur un radiateur et idéalement les alterner avec une deuxième paire. Le remplacement des chaussures : classiquement à l'issue d'environ 600 km parcourus ou de 6 mois d'usage. L'usure de la semelle n'est pas le seul témoin de l'usure de la chaussure. En effet, si un kilométrage élevé altère les capacités d'absorption des chocs, l'ancienneté aussi, et ce, même si les chaussures restent dans un placard ! Isabelle Eustache
2 min
La maladie du pied d'athlète
On l'appelle maladie du pied d'athlète. Normal... Cette maladie est souvent constatée chez les sportifs car elle s'attrape facilement en marchant pieds nus dans les vestiaires sportifs, les "tatamis", les douches collectives ou les bords de piscines. Elle peut aussi se développer simplement du fait de l'humidité présente dans nos propres chaussures de sport.Mais évidemment, ce serait réducteur d'attacher la maladie du pied d'athlète aux seuls sportifs... Des champignons entre les orteils, et ça gratte Nous sommes tous et toutes concernés... La maladie est fortement contagieuse et outre la contagion, elle se développe quand nos pieds sont soumis à dure épreuve, enfermés dans des chaussures humides... Il faut savoir que les pieds produisent énormément de sueur. Jusqu'à 15 grammes par heure !La maladie du pied d'athlète commence généralement par des démangeaisons entre les orteils... Et souvent d'abord entre les petits orteils.Il s'agit en fait d'une dermatomycose, c'est-à-dire une colonisation de la peau par des champignons microscopiques.Outre les démangeaisons entre les orteils, les symptômes du pied d'athlète sont les suivants : Odeur désagréable entre les doigts de pieds ; Apparition de rougeurs, de petites cloques, de squames (petites peaux blanchâtres) et de parties dénudées ; En l'absence de traitement, la peau peut se fendiller et une fissure douloureuse risque de se former. Si cette fissure s'infecte, elle peut causer des maladies plus graves ; Lorsque les ongles sont atteints, ces derniers poussent plus lentement, s'épaississent, changent de couleur (deviennent blancs, noirs ou jaunes) et se cassent ou s'effritent beaucoup plus facilement ; Pendant une crise aiguë, des cloques localisées sur l'arche et autour du pied peuvent apparaître. A savoir : la mycose localisée d'abord entre certains orteils se propage rapidement aux orteils voisins, mais aussi au-dessus et au-dessous du pied (plaques rouges qui démangent) et aux ongles qui s'apaississent et deviennent cassants. Les coins à champignons... Les milieux chauds et humides favorisent le développement des champignons et donc des mycoses. Ainsi, une transpiration excessive dans des chaussures fermées et mal aérées peut être la cause d'un pied d'athlète.Par ailleurs, la maladie est fortement contagieuse et peut donc facilement vous être transmise si vous marchez pieds nus dans des lieux humides ou si vous empruntez (ou prêtez) vos chaussures, chaussettes ou serviettes de bain.Voici quelques conseils pour éviter les infections : D'abord, il faut apprendre à reconnaître les coins à champignons !Les sols des vestiaires et des douches, constituent un excellent terrain de contamination. De même les piscines, les saunas et hammans.Bref tous les endroits où l'on marche pieds nus.Dans ces lieux à risques, prévoyez de vous déplacer avec des sandalettes. A la piscine aussi, il faut impérativement passer par le pédiluve avant et après s'être baladé sur les bords du bassin. Evitez les échanges de chaussures et, a fortiori, de chaussettes avec d'autres personnes. Ne portez pas de chaussures fermées sans chaussettes et si cela est possible, préférez les chaussures ouvertes.Pas de semelles en caoutchouc.Dans tous les cas, dès que cela est possible, aérez vos pieds en enlevant vos chaussures.Si vous avez tendance à transpirer des pieds, évitez de porter les mêmes chaussures deux jours de suite afin de les laisser sécher. Privilégiez les chaussettes en coton ou en fil d'écosse.Remplacez-les tous les jours, et plus si nécessaire (activités physiques). Prenez soin de vos pieds. Après le bain ou la douche, séchez-les consciencieusement. Sans oublier l'interstice entre les orteils. Le mieux est de réserver une petite serviette spéciale pour vos pieds.Dans tous les cas, changez très régulièrement votre serviette de toilette. Lavez carrelages, douche et baignoire avec une solution javellisée. Retirez les tapis des salles de bain ou sinon, changez très fréquemment le tapis. Après une première infection, continuez à saupoudrer des poudres antifongiques dans les chaussures de sport. Que faire si votre soupçonnez un pied d'athlète ? La première chose à faire est de montrer vos pieds à votre médecin traitant. Le traitement du pied d'athlète est assez simple mais doit être réalisé rapidement, avant que la maladie ait pris trop d'ampleur.Il existe des pommades antifongiques (médicament prescrit pour traiter les infections provoquées par les champignons) vendues en pharmacie avec ou sans ordonnance. Ces pommades sont efficaces, s'il n'y a pas de complications (surinfection bactérienne). Dans le cas contraire, le médecin peut être amené à prescrire un antifongique en comprimés et même un antibiotique.En observant scrupuleusement les indications des traitements, on constate très vite une nette amélioration. Malheureusement, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il arrive très souvent que l'on assiste à des récidives. Tout le travail doit donc être recommencé...Si vous avez donc déjà souffert d'un pied d'athlète, soyez très attentif(ve) à l'hygiène future de vos pieds et ne recommencez pas les mêmes erreurs !A savoir : si vous êtes atteint(e) d'un pied d'athlète et plus généralement d'une mycose, ne grattez pas les zones sensibles car vos ongles de main risquent de propager alors l'infection aux autres parties du corps.Source : e-santé Gilles Goetghebuer, journaliste santé
4 min
Pourquoi aime-t-il/elle tant son doudou ?
A un âge qui peut varier de quatre mois à un an, le bébé s'attache souvent à un objet familier avec lequel il noue des liens privilégiés : une couverture, un bout de tissu, une peluche...Appelé « objet transitionnel » par les psychologues, ce « doudou » possède une valeur symbolique d'union avec la mère et permet à l'enfant de supporter d'être séparé d'elle. Explications.Doudou : à quoi sert-il ?Le doudou : une défense contre l'angoisse.C'est lorsqu'il a 8 ou 9 mois que l'enfant commence à se rendre compte que ses parents peuvent s'éloigner de lui. Selon D.Winnicott, célèbre psychanalyste, l'enfant utilise alors un « doudou » comme défense contre l'angoisse. Désigné sous le terme d'« objet transitionnel » par les psychologues parce qu'il vient, ainsi, réaliser la transition entre la mère et l'enfant, celui-ci permet au bébé de se consoler lorsqu'il se sent délaissé à des instants particuliers :au moment de l'endormissement,lorsqu'il doit affronter l'inconnu (promenade, visite chez le docteur, entrée en crèche ou en école maternelle...),dans les phases de tristesse,conflits,durant les périodes de maladies.Pour D. Winnicott, l'objet transitionnel apporte à l'enfant, très tôt, un champ d'expérience qui ne peut être contesté car il appartient au domaine de l'illusion : « ce champ intermédiaire d'expérience dont il n'a à justifier l'appartenance, ni à la réalisation intérieure, ni à la réalité extérieure, constitue la part la plus importante de l'expérience de l'enfant. Il va se prolonger, tout au long de sa vie, dans l'expérience intense qui appartient au domaine des arts, de la religion, de la vie imaginative, de la création scientifique », explique-t-il dans La Psychanalyse.Faut-il supprimer le "doudou" à partir d'un certain âge ? Selon la majorité des psychologues, il ne sert à rien de vouloir supprimer un « doudou » tant que l'enfant en a encore besoin.L'abandon de l'objet transitionnel devrait idéalement se faire de façon volontaire. Mais à partir de 12 ou 15 mois, l'enfant cesse souvent d'investir l'objet du pouvoir réconfortant qu'il lui a attribué et le « doudou » « perd alors sa signification », explique Winnicott.Si l'enfant veut absolument le conserver, on peut alors le réserver aux moments de tristesse ou d'endormissement. L'idéal est de se mettre d'accord avec son enfant. Il pourra le garder jusqu'à l'adolescence s'il le souhaite, mais il devra accepter de l'abandonner à table, lorsqu'il joue ou lorsqu'il parle avec d'autres enfants.Doudou et précautions d'usageL'enfant qui perd son nounours peut avoir du mal à retrouver la sécurité qu'il avait auparavant, car l'objet transitionnel représente toujours sa relation première à sa mère, quand il se sentait encore une partie d'elle dans le monde des sensations (toucher, olfactions..). D'où l'intérêt pour les parents de penser à avoir en réserve un second exemplaire du « doudou », identique en tout point au premier, au cas où...De même, passer le « doudou » en machine, de temps à autres pour assurer une certaine hygiène, est souvent un véritable casse-tête pour les mamans. Pensez donc à trouver le bon moment pour le faire : mieux vaut le laver durant son sommeil, pour éviter de l'en séparer trop longtemps... Source : e-santéPsychonet Production
min