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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Les jeux vidéo qui font bouger nos enfants sont efficaces !
Les jeux vidéo ont mauvaise, voire très mauvaise réputation auprès des professionnels de santé. Ces programmes nous encouragent, enfants et adultes, à passer plus de temps assis passivement devant un écran. Mais cette idée n'est peut-être pas plus qu'un cliché...
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Mon enfant a du diabète : conseils pratiques pour voyager en toute sécurité
C’est les grandes vacances, vous avez décidé d’emmener votre enfant en voyage. Le fait qu’il soit diabétique n’est pas incompatible mais nécessite de bien préparer son voyage. Quelques conseils pratiques.
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Bébé diversifie son alimentation
La diversification alimentaire de l'enfant, qui correspond au passage d'une alimentation exclusivement lactée à des repas variés et solides, peut débuter entre 4 et 6 mois. Elle doit être menée selon le rythme de l'enfant et avec précaution afin de pouvoir détecter une éventuelle allergie. La diversification alimentaire se fait au rythme de l'enfant, mais pas trop tôt Selon l'enfant, ce passage se fera plus ou moins tôt. Votre médecin sera ici votre meilleur conseiller. Tous les spécialistes en nutrition infantile recommandent de commencer la diversification entre 4 et 6 mois. En effet, même si le lait (maternel ou maternisé) permet de satisfaire les besoins d'un nourrisson jusqu'à l'âge de 6 mois, il faut rester prudent car un début précoce peut entraîner des inconvénients, comme par exemple des risques d'allergies, des troubles digestifs si les farines sont introduites trop tôt, ou encore des apports trop réduits en calcium, en fer et en acides gras essentiels. Le lait : minimum 500ml par jour Le lait pour nourrisson ou lait 1er âge doit être employé jusqu'à 4 mois. Au-delà et jusqu'à 1 an, il faut passer au lait de suite ou lait 2e âge. Lors de la diversification, les apports en lait peuvent être fournis d'une part par le lait maternel ou 2e âge, d'autre part par des petits suisses ou des yaourts. Débutez la diversification alimentaire par les légumes et les fruits (ne donnez pas de fruits exotiques : banane, kiwi...). Après 6 mois, introduisez la viande et le poisson : 10 à 15g par jour jusqu'à 1 an. A partir de 8 mois, proposez des féculents, mais évitez les farines au gluten avant 19 mois. Quelques conseils pour une diversification alimentaire réussie Ne proposez pas de sucre et évitez de sucrer les préparations. Ne salez pas les aliments. Ni pendant ni après la cuisson. N'ajoutez pas de matière grasse. La seule boisson indispensable est l'eau. De temps en temps vous pouvez lui donner un jus de fruits sans sucre ajouté. Introduisez un seul aliment à la fois et en petite quantité afin de minimiser et d'identifier les risques allergiques. S'il existe un terrain allergique familial retarder la diversification et l'introduction des aliments très allergisants. Surtout, ne forcez pas votre enfant. Suivez son rythme et tenez compte de ses habitudes. A chacun son rythme ! Alimentation d'un enfant de 6 mois Petit déjeunerBiberon de 210ml de lait 2e âge + 15g de farine infantileDéjeuner10 à 15g de viande ou de poisson Purée de légumes (pommes de terre, carottes, haricots verts…) Un petit pot de fromage blancGoûterBiberon de 180ml de lait 2e âge + 10g de farine infantile Compote (ou jus) de fruitsDînerPotage ou purée de légumes 20g de fromage ou un demi-yaourt - Compote de fruits Isabelle Eustache
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Bébé aux sports d'hiver
Vous rêvez de partir aux sports d'hiver avec toute votre petite famille. Voir vos enfants faire leurs premiers pas dans la neige, une glissade en luge et sur des skis vous réjouissent déjà. Mais quelles précautions prendre et à partir de quel âge peut-on emmener bébé aux sports d'hiver ?
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Pourquoi votre enfant a-t-il peur de l'eau ?
L'été avec ses fortes chaleurs est bel et bien là. Et comme des poissons ayant besoin de retrouver leur milieu d'origine nombre d'enfants se précipitent avec plaisir dans les mers, piscines, lacs ou rivières pour patauger, barboter ou nager. Mais certains, apeurés restent au bord. Pourquoi ont-ils peur de l'eau ?
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Ados : multiplier les régimes décuple les kilos !
Le surpoids et l'obésité touchent gravement les enfants et les adolescents. Comme les adultes, ils ripostent en s'imposant des régimes. Mais au final, les effets obtenus sont le plus souvent à l'opposé de ceux attendus : plus ils suivent des régimes, plus ils prennent du poids ! Ainsi, eux aussi sont victimes de l'effet "yoyo"...
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Pleurs excessifs : bébé digère mal
Rien d'alarmant à ce qu'un nouveau-né pleure. En effet, c'est son seul mode de langage. En revanche, les pleurs excessifs traduisent généralement trois grands types de troubles : la faim, le sommeil et les difficultés digestives. Après les difficultés alimentaires (régurgitations, mauvaise prise de repas), les coliques occupent la deuxième place des pleurs de bébé.
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Dermatite ou eczéma atopique : conseils aux parents
La dermatite atopique, ou eczéma atopique, est une maladie fréquente, surtout chez l'enfant.La fréquence de cette affection a d'ailleurs considérablement augmenté dans les pays occidentaux. Comment faire avec un enfant atteint d'eczéma atopique ? Quels sont les conseils que l'on peut donner aux parents ?
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Mort subite du nourrisson : réhabilitation de la tétine !
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la tétine, tototte ou sucette, réduit de 92% le risque de mort subite du nourrisson !Bien plus encore, le bénéfice de la tétine annihile les effets délétères des facteurs de risque, tels que le couchage sur le ventre, dans le lit de la mère, ou sur une literie trop souple.
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Mon enfant ronfle : est-ce de l'apnée du sommeil ?
Les enfants qui ronflent durant leur sommeil sont nombreux.Ce phénomène peut être banal et transitoire, mais, tout comme chez l'adulte, les ronflements peuvent aussi cacher ce qu'on appelle des apnées du sommeil, lesquelles doivent être impérativement prises en charge et traitées.
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Contre la toux ? Ne donnez pas de sirop !
Et pourquoi se passerait-on des sirops contre la toux ? Parce qu'ils ne sont pas efficaces. Pire, ils peuvent avoir des effets néfastes chez les enfants ! La toux est un symptôme qui disparaît spontanément. Dans le cas contraire, il faut consulter, car elle peut révéler une pathologie grave…
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Enfants : doigts dans la porte ou coupure
La curiosité, l'exploration et l'ignorance des dangers exposent les petites mains aux accidents. Les plus fréquents sont les doigts écrasés dans les portes et les coupures. Comment réagir et quels sont les premiers gestes à réaliser ? Traumatismes de la main Chez les enfants, les accidents au niveau des mains représentent la première cause de consultation aux urgences traumatiques pédiatriques. Les deux principaux types d'accidents sont les écrasements des dernières phalanges et les plaies aux mains induites par des objets tranchants.Ces traumatismes au niveau des mains touchent plus souvent les garçons et se produisent généralement au domicile, sur les terrains de jeux et à l'école. Les plaies consécutives à une coupure Elles sont souvent induites par du verre (chute avec un verre à la main, choc contre une porte vitrée), mais aussi par un couteau ou des ciseaux. Le tout premier geste à réaliser en cas de plaie profonde est de mettre un pansement antiseptique, mais surtout jamais de garrot, et d'adresser l'enfant le plus rapidement possible dans un centre d'urgences pédiatriques ou dans un centre d'urgences de la main. La plaie sera examinée sous anesthésie au bloc opératoire et les éléments lésés seront réparés sous microscope. Les complications sont rares. Les écrasements Plus fréquents que les plaies, ces accidents domestiques touchent plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans. Les doigts s'écrasent généralement dans les portes (domicile, voitures, placards ) et les fenêtres. Les autres causes d'écrasement de la dernière phalange sont représentées par les tiroirs, les chaînes de vélo, les chaises pliantes, etc.Comme pour une plaie, l'enfant doit être adressé au plus vite dans un centre d'urgences pédiatriques ou dans un centre d'urgences de la main.Il faut savoir que sans traitement adéquat, toute lésion de l'ongle expose à des séquelles plus ou moins sévères : ongle strié, fendu, décollé ...Dans le cas d'une amputation, tous les fragments doivent être conservés au sec dans un sac en plastique posé sur de la glace.Le traitement consiste à réparer les lésions et à remettre l'ongle en place.La prévention passe par des systèmes « anti pince doigt ». Il existe notamment des butées qui s'opposent à la fermeture des portes et des systèmes de protection au niveau des charnières empêchant l'introduction des doigts.On retiendra que le premier réflexe est de contacter le centre 15 (Samu) pour être rapidement et correctement orienté. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Surdité : les signes à surveiller chez les jeunes enfants
Des outils de dépistage permettant de détecter des déficits de l'audition dès la naissance sont disponibles. Or ces troubles de l'audition restent détectés trop tardivement. Il faut savoir que les trois quarts des surdités sont d'origine génétique.En plus des tests à la naissance, quels sont les signes que les parents peuvent repérer ? Dépistage néonatal des déficits de l'audition Le dépistage de la surdité est aujourd'hui très performant. On dispose de techniques automatisées applicables aux tout premiers jours de la vie des nourrissons. On peut ainsi explorer facilement la fonction auditive en période néonatale, entre 0 et 2 mois. Un déficit sensoriel peut ainsi être dépisté très tôt et pris en charge immédiatement.En effet, il faut savoir que les traitements initiés précocement améliorent la qualité de vie de l'enfant, avec notamment un accès plus précoce à la communication.Depuis 2012, ce dépistage de la surdité est systématique chez tous les nourrissons à la naissance, dans tous les cas avant la sortie de maternité.Mais des troubles de l'audition peuvent encore être détectés un peu plus tard. L'objectif est toujours le même : détecter les anomalies le plus tôt possible pour minimiser les répercussions sur l'apprentissage du langage oral par exemple.$$Quand tester l'audition des très jeunes enfants ? Isabelle Eustache
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Comment reconnaître les enfants précoces ?
L'Association française pour les enfants précoces (AFEP) a listé dix traits de caractère que l'on retrouve typiquement chez les enfants précoces.Toutefois, seuls des tests de quotient intellectuel pourront confirmer une précocité chez un enfant.
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Mon enfant est accro à Internet, que faire?
La cyberdépendance ou "netaholisme" désigne une dépendance à l'ordinateur et à Internet. Les jeunes sont les plus susceptibles de tomber dans ce piège (mais de nombreux adultes aussi). Comment savoir si mon enfant est véritablement cyberdépendant ? Quelles sont les solutions ?
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Otite de l'enfant : à quoi sert le yo-yo ?
Un yo-yo ou aérateur transtympanique ne se pose jamais dans l'urgence mais après une période d'observation et si les traitements médicamenteux ont échoué. Il existe trois grandes indications : l'otite moyenne aiguë récidivante du nourrisson, l'otite séreuse avec baisse de l'audition et la rétraction du tympan.
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Ados : quand et comment passer des lunettes aux lentilles
Votre enfant veut troquer ses lunettes pour des lentilles ? Est-ce une bonne idée ? N'est-il pas trop jeune ? Ce que vous devez savoir pour bien l'orienter dans son choix. Entretien avec Aline Gamrasni, spécialiste de la correction optique pour enfants (Optikid, Paris 16e) et membre de l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), www.asnav.org. A partir de quel âge peut-on porter des lentilles ? C'est généralement vers 11-12 ans que certains enfants souhaitent abandonner leurs lunettes au profit d'une paire de lentilles. Ce sont plus souvent les filles, la demande survenant un peu plus tard de la part des garçons. La condition première repose sur la notion d'hygiène : l'enfant doit avoir acquis le réflexe de se laver les mains avant de toucher ses yeux.Est-il assez autonome ?Ensuite, il doit être autonome, c'est-à-dire capable de retirer et de mettre ses lentilles tout seul, sans l'aide de papa ou maman. Car en cas de problème durant sa journée à l'école, il faut qu'il puisse les retirer, les nettoyer et les remettre. Il est donc nécessaire qu'il ait déjà acquis une certaine maturité. Les lentilles jetables sont-elles adaptées ? Le choix du type de lentilles est guidé par l'ophtalmologiste. On propose aux enfants des lentilles souples perméables à l'oxygène, afin qu'ils puissent les porter toute leur vie s'ils le souhaitent. Les lentilles souples journalières leur sont parfaitement accessibles. Ce sont des lentilles jetables qui ne nécessitent aucun entretien, ni produit : on les met le matin et on les jette le soir. C'est précisément ce que veulent les jeunes, un équipement facile et pratique, sans obligation d'entretien. D'ailleurs, la demande est de plus en plus fréquente de la part des adolescents.Ne pas abandonner les lunettesAttention, il ne faut pas abandonner les lunettes : le soir, quand le jeune rentre à la maison, il peut retirer ses lentilles et mettre ses lunettes pour reposer un peu ses yeux. Pour finir, il faut savoir que les lentilles souples jetables sont financièrement plus chères, même si l'on tient compte des frais inhérents aux produits d'entretien... Myopie et vitamine D Enfin, il convient d'inciter les enfants à pratiquer des activités en extérieur pour faire le plein de vitamine D et ainsi éviter la myopie ou ralentir son évolution. En effet, après avoir constaté une épidémie de myopie dans le Sud-est asiatique, des chercheurs ont avancé le rôle de la vitamine D. Cette vitamine, fabriquée par l'organisme lors des expositions au soleil, pourrait freiner la myopie chez l'enfant, d'où la recommandation actuelle de favoriser les activités régulières au soleil et les pratiques sportives de plein air plusieurs fois par semaine. Isabelle Eustache
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Votre enfant angoisse, comment réagir ?
Depuis sa naissance, l'enfant est régulièrement confronté à des sources d'inquiétude. Peur d'être abandonné, de décevoir... En comprenant cette angoisse et en le rassurant, les parents peuvent aider l'enfant à traverser ces peurs. Autant d'angoisses que d'étapes de l'enfance Dès son huitième mois, le bébé traverse une première phase anxiogène lorsqu'il découvre qu'il existe indépendamment de sa mère. Il se met alors à redouter une séparation et angoisse à cette idée. Plus tard, cette peur de l'abandon s'accentue lorsqu'il se sépare physiquement de ses parents (pour aller à la crèche, puis à l'école, ou simplement lorsque ses parents le confient à une babysitter). Durant son parcours scolaire, il est confronté à l'angoisse de l'échec, la peur de décevoir et de se décevoir. Lorsqu'une crise survient dans l'enceinte réconfortante du foyer - par exemple dans le cas d'un divorce - l'enfant doit aussi gérer une multitude de questions angoissantes, et parfois faire face à un sentiment de culpabilité. Comment bien réagir aux angoisses de l'enfant A tous ces moments-clés, l'adulte doit rassurer patiemment son enfant. Il est en effet important de l'accompagner dans son évolution en évitant de projeter ses propres peurs. Le sentiment d'abandon peut par exemple se renforcer chez l'enfant si la mère elle-même a l'impression d'abandonner son petit lorsqu'elle le laisse à la crèche.Plus que l'adulte, l'enfant connaît aussi des difficultés pour extérioriser et comprendre ses différentes peurs. La peur l'envahit soudainement et il se retrouve face à une émotion difficile à maîtriser tout seul. Ses parents doivent donc dialoguer avec lui à propos de chaque source d'angoisse, et le pousser en douceur à les exprimer, les représenter. Le dessin peut être un bon moyen.Il est également essentiel de prendre la peur de l'enfant au sérieux et de ne jamais s'en moquer ou la nier. Quand faut-il consulter pour une angoisse chez l'enfant ? Il arrive que l'enfant souffre de violentes crises d'angoisse, phénomène qui touche généralement l'adulte. On décrit ces crises comme des apparitions soudaines d'une peur panique intense accompagnées de symptômes physiques (palpitation, sensation d'étouffement...).Dans ces cas-là, ou lorsqu'une peur "normale" prend des proportions inquiétantes (refus catégorique d'aller à l'école, cauchemars répétés...), il est conseillé d'en parler à un pédiatre pour faire le point. Ce dernier pourra vous aiguiller si nécessaire vers un psychologue spécialisé ou un pédopsychiatre. Antoine Collard, journaliste santé
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Toux : pas de suppositoires terpéniques chez les bébés
En novembre 2011, les autorités sanitaires ont décidé de contre-indiquer les suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois. C'est ainsi que depuis le 15 décembre dernier les spécialités strictement destinées aux bébés sont en cours de retrait. Contre-indication des suppositoires terpéniques chez les bébés Ces suppositoires contenant des dérivés terpéniques (menthol, huiles essentielles d'aiguille de pin, eucalyptus, térébenthine, camphre, cinéole, niaouli, thym sauvage, terpinol, terpine, citral, menthol) sont indiqués dans le traitement d'appoint des affections bronchiques aiguës bénignes et des congestions nasales. Or ces produits ont été associés à des complications neurologiques (convulsions, somnolence, agitation) en particulier chez l'enfant, en raison de l'immaturité du système nerveux central. L'âge de l'enfant et des antécédents d'épilepsie ou de convulsion fébrile ont été identifiés comme étant des facteurs de risque de troubles neurologiques. Par ailleurs, ces médicaments n'ont pas clairement démontré leur efficacité dans cette population. Le rapport bénéfices / risques n'étant plus favorable, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de contre-indiquer les suppositoires contenant des dérivés terpéniques aux bébés de moins de 30 mois et aux enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d'épilepsie. Cette décision prenait effet à compter du 15 décembre 2011, date à partir de laquelle on procède au retrait des produits exclusivement destinés aux nourrissons.A destination des parents, les autorités ont réalisé un dépliant expliquant comment traiter la toux aiguë chez le nourrisson : http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/9a3f2dfff9296ea15d5581db5041cd60.pdfEn pratique, les parents ne doivent pas systématiquement traiter leurs enfants avec les mêmes médicaments. Les traitements dépendent de l'âge de chaque enfant. Médicaments retirés du marché, qui étaient spécifiquement destinés aux bébés BRONCHORECTINE AU CITRAL NOURRISSONS, suppositoire (Laboratoires MAYOLI SPINDLER) TERPONE NOURRISSONS, suppositoire (Laboratoires ROSA PHYTOPHARMA) BRONCHODERMINE NOURRISSONS, suppositoire (S.E.R.P) TROPHIRES COMPOSE NOURRISSONS, suppositoire /TROPHIRES NOURRISSONS, suppositoire (SANOFI AVENTIS) Médicaments désormais contre-indiqués chez les enfants de moins de 30 mois et chez l'enfant présentant des antécédents d'épilepsie ou de convulsions fébriles$$ PHOLCONES BISMUTH ENFANTS, suppositoire (COOPERATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE) COQUELUSEDAL ENFANTS, suppositoire (LABORATOIRE DES REALISATIONS THERAPEUTIQUES ELERTE) EUCALYPTINE ENFANTS, suppositoire (LABORATOIRE HEPATOUM) BRONCHORECTINE AU CITRAL ENFANTS, suppositoire (Laboratoires MAYOLI SPINDLER) TERPONE ENFANTS, suppositoire (Laboratoires ROSA PHYTOPHARMA) BI‐QUI‐NOL ENFANTS, suppositoire (MERCK MEDICATION FAMILIALE SAS) BRONCHODERMINE ENFANTS, suppositoire (S.E.R.P) TROPHIRES COMPOSE ENFANTS, suppositoire / TROPHIRES ENFANTS, suppositoire (SANOFI AVENTIS) OZOTHINE ENFANTS 30 mg, suppositoire / OZOTHINE A LA DIPROPHYLLINE ENFANTS, suppositoire (ZAMBON France) Isabelle Eustache
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Cartable : attention au mal de dos !
Vous vous apprêtez à acheter un cartable pour votre enfant ? Ne le choisissez pas à la légère! Car l'utilisation d'un sac inadapté en période de croissance peut se traduire par un mal de dos chronique.Voici quelques conseils pour vous aider à faire le choix d'un bon cartable.
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Pouce ou tétine : faut-il choisir ?
La succion est un réflexe qui rassure, calme et aide bébé à s'endormir.Il faut donc le laisser sucer à sa guise. En revanche, lorsque bébé grandit, la succion du pouce ou d'une tétine entraîne un risque de déformation buccodentaire. Quelle différence entre le pouce et la tétine ? Est-il préférable que bébé suce son pouce ou une tétine ? Quels sont les avantages et les inconvénients du pouce et de la tétine ?
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Mal de dos chez l'enfant : déviation de la colonne et mauvaises postures
Il est assez rare qu'un enfant se plaigne de maux de dos.Et pourtant, cet axe central de notre squelette peut poser problème dès l'enfance. Cambrure anormale, dos voûté... Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?
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Roséole de l'enfant : fréquente, virale, mais bénigne !
Difficile parfois de s'y retrouver parmi les nombreuses maladies qui touchent l'enfant en bas âge. Comment reconnaît-on la roséole ?Comment la traiter ?Zoom sur une maladie virale fréquente et, heureusement, bénigne !
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Sachez repérer un trouble visuel chez votre enfant
Votre enfant écrit le nez sur son cahier, il a mal à la tête, il plisse les yeux ? Et si c'était le signe d'une anomalie visuelle ? En attendant le jour de votre consultation chez l'ophtalmo, voici quelques indications qui peuvent vous mettre sur la piste : myopie, hypermétropie, astigmatisme... Bien voir à l'école est essentiel Selon l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (ASNAV), 25% des élèves de primaire présentent un trouble visuel.Pour apprendre à l'école, bien voir est indispensable : au tableau, pour écrire sur son cahier, pour lire un livre, s'informer sur internet, etc.Inutile d'attendre la chute des résultats scolaires pour vérifier si votre enfant voit parfaitement bien !Avant votre rendez-vous chez l'ophtalmologiste, lequel procédera à un bilan visuel permettant de repérer d'éventuels défauts visuels et de proposer des solutions personnalisées pour améliorer la vue de votre enfant, voici quelques éléments qui vous permettront de distinguer les caractéristiques respectives de la myopie, de l'hypermétropie et de l'astigmatisme. Mon enfant est-il myope ? S'il écrit et dessine le nez sur son cahier, et s'il s'approche très près de l'écran de la télé ou de l'ordinateur, votre enfant est probablement myope. Le fait qu'il travaille en fermant un oeil est un autre signe de myopie.Cette anomalie visuelle est due à un oeil plus allongé que la normale. En conséquence, l'image de loin se forme en avant de la rétine et votre enfant voit flous les objets situés au loin. En revanche, la vision de près n'est pas affectée. Et si c'était une hypermétropie ? Ses yeux sont rouges, il a souvent les yeux qui piquent. En cas d'hypermétropie, les enfants froncent aussi fréquemment les sourcils pour lire. Ils se plaignent de maux de tête et sont fatigués après l'école. À l'inverse de la myopie, l'oeil hypermétrope est plus court que la normale. C'est pourquoi l'image des objets regardés de près se forme en arrière de la rétine et les objets sont perçus flous. Pour compenser, l'oeil de l'enfant fait des efforts permanents d'accommodation, d'où la fatigue en fin de journée. Mon enfant est-il astigmate ? Un enfant astigmate confond certaines lettres lorsqu'il lit, bute sur des mots, perd facilement sa ligne et n'aime pas lire longtemps. Il a aussi du mal à retenir ce qu'il lit et à se concentrer sur son travail. L'astigmatisme est lié à une courbure très irrégulière de la cornée, d'où une vision déformée des objets. L'astigmatisme peut aussi être dû à un défaut du cristallin, avec pour même conséquence, une déformation. Par exemple, un enfant astigmate qui regarde la lettre T voit bien la barre horizontale, mais floue la barre verticale. Tous ces défauts visuels se corrigent, d'où l'importance de les dépister tôt pour améliorer la vue de votre enfant et faciliter ses apprentissages.Au moindre doute, prenez rendez-vous chez un ophtalmologiste pour un bilan visuel. Quelle est la bonne distance ? Pour bien voir, la distance aussi est très importante.Petit rappel selon l'activité pratiquée : Pour lire (et écrire) : tenir son livre à une distance équivalente à la longueur de l'avant-bras. Pour travailler ou jouer sur ordinateur : l'écran doit être distant d'au moins 40 cm. Pour regarder la télévision : la distance doit être équivalente à 6 fois la diagonale de l'écran. Ainsi, plus l'écran est grand, plus il faut s'éloigner. Rappelons qu'une bonne vue est aussi indispensable à la sécurité de l'enfant, qu'il soit piéton, cycliste, en trottinette, en roller, ou lors de toute autre activité sportive et de loisir. Isabelle Eustache
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Enfant et chien font-il toujours bon ménage ?
Le petit dernier réclame un chien à cor et à cri ? Si les bienfaits d'un animal de compagnie sur le développement de l'enfant sont appréciables, adopter un chien n'est pas une décision qui se prend à la légère. Voici quelques pistes de réflexions. Le chien de l'enfant... ou de la famille ? La plupart des enfants sont attirés par les animaux et beaucoup rêvent d'avoir « leur » chien.Néanmoins, adopter un animal de compagnie est une décision qui impliquera in fine toute la famille. Mieux vaut donc ne pas accepter cette demande uniquement pour faire plaisir à l'enfant...Car si l'enfant peut s'impliquer affectivement avec le chien, c'est aux adultes qu'il reviendra malgré tout d'aller le promener, de l'emmener au dressage et chez le vétérinaire...Autrement dit, l'éducation du chien et les difficultés éventuelles (maladies, morsures, dégâts dans la maison...) sont avant tout l'affaire des parents !Le chien n'est jamais le chien d'un enfant mais le chien de la famille. Quels sont les bienfaits du chien sur l'enfant ? Ceci dit, la présence d'un chien peut apporter beaucoup de bien-être à un enfant et influer positivement sur son développement affectif et relationnel.Grâce au chien, l'enfant découvre la possibilité d'un lien de confiance inconditionnel : la fidélité sans faille de l'animal procure un sentiment de sécurité et de confiance en soi.L'enfant développe aussi grâce au chien un mode de communication non verbale, basé sur les regards, les postures, les attitudes. L'enfant prend ainsi conscience de l'altérité : même si le chien n'a ni les mêmes besoins ni les mêmes réactions que lui, ils peuvent se comprendre.L'animal de compagnie permet ainsi de développer l'empathie (capacité à se mettre à la place d'autrui). Quel chien choisir pour la famille ? Si certaines races de chien ont meilleure réputation que d'autres, il n'existe pas de race idéale !En effet, les études ont montré que le risque de morsure existe même chez les chiens qu'on dit adaptés à la vie de famille, comme les labradors.En revanche, chaque race de chien a ses spécificités. Certains chiens ont par exemple besoin de bouger et de se dépenser plus que d'autres.Informez-vous afin de choisir un chien qui puisse s'adapter :* à votre environnement (ville ou campagne, jardin ou non...),* à votre mode de vie (présence à la maison, possibilités de promenades... ).Refuge pour les animaux ou éleveurs ?Là encore, il n'existe pas de règles. Si l'on craint parfois d'adopter un animal abandonné, donner une « seconde chance » à un chien peut être une expérience très valorisante pour l'enfant. Mais choisir un chien est souvent et avant tout une question de feeling ! Éducation et soins du chien : à chacun son rôle Votre enfant voulait un chien à tout prix ?Essayez de l'impliquer dans les soins sans le responsabiliser outre mesure.Prenez en charge le dressage et laissez par exemple à l'enfant la charge des repas, les moments de jeu. L'enfant pourra ainsi créer un lien privilégié avec le chien sans s'impliquer à proprement parler dans son « éducation », volet qui revient logiquement à l'adulte.Éduquer un chien demande beaucoup d'implication, de curiosité et d'expérience... car les animaux, rappelons-le, fonctionnent bien différemment de nous ! Julie Luong, journaliste santé
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Bébé a la gastro : comment réagir ?
Automne et hiver se conjuguent avec... gastro. Souvent sans gravité chez l'adulte, la gastro peut évoluer de manière inquiétante chez le bébé et provoquer une déshydratation qui le conduira à l'hôpital. Quels sont les symptômes et les bons réflexes à adopter en cas de gastro-entérite chez un bébé ?
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Faut-il donner des compléments alimentaires à nos enfants ?
Les vitamines et les minéraux sont des éléments indispensables à la croissance des enfants, mais comme pour les adultes, une alimentaire saine et diversifiée suffit généralement aux besoins de chacun. Cela dit, en hiver particulièrement, la tentation est grande de donner aux enfants quelques compléments alimentaires pour les aider à passer l'hiver. Alors faut-il donner des compléments alimentaires aux enfants et lesquels ?
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Douleurs de croissance chez l'enfant : c'est quoi, que faire ?
"Il a mal, ça doit être un pic de croissance"... Le fait que la croissance entraîne des douleurs chez les enfants est bien connu.Mais que sont ces douleurs de croissance ?Comment les reconnaître ? Et comment réagir ?
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Ecoute bébé, babyphone : comment bien le choisir et l'utiliser ?
Un bébé, un babyphone ! L'équation est aujourd'hui toute naturelle, et rares sont les parents qui envisagent de se passer de cet appareil une fois que bébé ne dort plus dans la chambre de ses parents.Mais comment bien utiliser le babyphone ou écoute bébé, pour que le sommeil de bébé soit paisible... et celui des parents aussi ? Conseil n°1 : bien choisir son écoute bébé L'écoute bébé de base fait simplement parvenir le son de la chambre de bébé dans un appareil que vous pouvez placer près de vous pour l'entendre où que vous soyez.Mais beaucoup d'autres fonctionnalités existent : Veilleuse pour faire une petite lumière à bébé. Diffusion de berceuses. Possibilité de parler à son bébé par l'intermédiaire de l'écoute bébé. Présence d'une caméra. Mesure de la température ou du taux d'humidité dans la chambre. Possibilité de piloter l'écoute bébé depuis un smartphone. Et encore beaucoup d'autres ! Certains babyphones peuvent aussi être associés à un appareil qui détecte la respiration du bébé et émet une alarme si celle-ci s'arrête, pour prévenir la mort subite du nourrisson.En fonction de la localisation de la chambre de bébé, il faudra penser à déterminer la portée du babyphone. Si vous habitez en appartement, une portée standard de 50 mètres vous suffira. Mais si vous êtes en maison, que la chambre de bébé est un peu éloignée du salon et de votre chambre, ou si vous aimez passer du temps au jardin, mieux vaut privilégier un babyphone à longue portée (jusqu'à mille mètres).En bref, avant de choisir un écoute bébé, réfléchissez à son utilisation. Méfiez-vous des fonctions très accessoires qui augmentent fortement le prix ! Privilégiez l'essentiel. Conseil n°2 : le babyphone, oui, mais avec modération Les études sont nombreuses et pas toujours concordantes, mais selon les dernières qui ont été analysées, laisser les bébés pleurer un peu dans leur lit n'est pas mauvais pour eux.Et c'est très bon pour le sommeil des parents !Donc, un écoute bébé ne doit pas servir à détecter le moindre mouvement de bébé.Celui-ci se réveille en effet presque dix fois par nuit au début de sa vie. Ce n'est que s'il ne parvient pas à se rendormir seul, et qu'il pleure donc pendant longtemps, que vous devez intervenir. Baissez le volume de l'écoute bébé, ou la sensibilité de son micro. Ne l'allumez que si vous êtes sur le point de dormir, si la chambre de bébé est très éloignée, ou si vous êtes dans une atmosphère bruyante. Conseil n°3 : attention aux radiations de l'écoute bébé Comme pratiquement tous les appareils sans fil, les babyphones émettent des ondes.Toutes ne sont pas égales - la technologie DECT, la même que celle du téléphone sans fil, est la plus décriée.Certes, l'impact néfaste de ces ondes n'a pas été prouvé au-delà de tout doute.Mais s'agissant des bébés, dont le cerveau se développe à toute vitesse, le principe de précaution joue à plein.Il est donc important de limiter au maximum l'émission d'ondes par le babyphone dans la chambre de bébé. Tenez compte de la puissance des ondes émises au moment de l'achat. Certains modèles sont beaucoup moins néfastes que la moyenne. N'allumez pas la base si le récepteur n'est pas allumé, sinon votre bébé absorbera des ondes pour rien. Préférez les modèles qui s'activent quand bébé pleure et n'émettent pas quand il est silencieux. Tenez l'écoute bébé aussi éloigné que possible, et de toute façon jamais à moins d'un mètre. Evitez la multiplication des expositions.Epargnez aussi à votre bébé les ondes des GSM, des téléphones sans fil et des émetteurs ou récepteurs wi-fi. Marion Garteiser, journaliste santé
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Incontinence urinaire de la femme : se libérer de la génétique !
L’âge, la grossesse, l’obésité, certains sports et métiers favorisent l’incontinence urinaire chez la femme. La génétique aussi, qui compte pour près de 40% dans ce risque. Quelques gènes ont été identifiés mais le dépistage génétique des femmes à risque de troubles de la statique pelvienne -incontinence urinaire et prolapsus uro-génital- n’est pas à l’ordre du jour. En attendant, comment limiter le risque de fuites urinaires ? Incontinence urinaire, le poids des gènes Dans le risque d’incontinence urinaire, la génétique joue un rôle important, estimé à plus d’un tiers du risque total. Toutes les études convergent vers une prédisposition génétique dans l’incontinence urinaire d’effort (sport, éternuement etc..) estimée entre 30 et 40% (1). Dr Brigitte Fatton, gynécologue obstétricien, spécialisée en uro-gynécologie au CHU de Nîmes : « La génétique compterait pour environ 34% dans l’incontinence d’effort et pour 37% dans l’incontinence "par urgenturie" (envies pressantes d’uriner). Les facteurs génétiques en cause dans ces fuites urinaires se rapportent essentiellement à la qualité du collagène présent dans le tissu conjonctif (peau, tendons, ligaments, parois des organes et des vaisseaux sanguins) mais aussi à celle des cellules des fibres musculaires ». Le rôle délétère d’un collagène insuffisant ou de mauvaise qualité a été mis en évidence récemment. Par exemple, chez les femmes souffrant de prolapsus ("descente d'organe") génital, une diminution du nombre de certaines fibres de collagène (de type III) a été constatée et pourrait expliquer une moindre résistance des tissus aux forces d’hyperpression (pression intra-abdominale importante). D’autres travaux ont été menés chez des femmes atteintes de syndromes où existent ces anomalies du collagène et qui ont un risque d’incontinence urinaire ou de prolapsus élevé comparé à la population générale. Dans le syndrome d'Ehlers-Danlos notamment, un ensemble de maladies génétiques caractérisées par une anomalie des tissus de soutien avec une hyperlaxité (élasticité excessive) des articulations et une peau très élastique, les chercheurs ont retrouvé une anomalie de la synthèse de collagène. Dans le syndrome de Marfan - maladie du tissu conjonctif- des mutations d’un gène (nommé FBN1 qui code pour la fibrilline-1, une autre protéine comme le collagène essentielle du tissu conjonctif) ont été identifiées. De même, les femmes ayant une hyperlaxité articulaire sont plus exposées au prolapsus génital, ce qui plaide pour l’implication d’anomalies du tissu conjonctif dans les troubles de la statique pelvienne (configuration normale de l'anatomie du petit bassin et du périnée). A quand un dépistage génétique de l’incontinence urinaire ? Ces facteurs génétiques sont désormais connus mais il est encore impossible de désigner précisément les gènes impliqués (2). L’intérêt de ces recherches génétiques en cours serait de pouvoir dépister les femmes ayant un risque plus important de fuites urinaires et/ou de prolapsus en vue d’affiner une stratégie de prévention primaire (avant que ne surviennent l’incontinence urinaire ou le prolapsus génito-urinaire) ou secondaire, vis-à-vis des facteurs acquis (environnementaux comme l’obésité, l’accouchement etc.). Dr Fatton : « Peut-on imaginer dans le futur privilégier certaines orientations professionnelles ou sportives ou influencer le suivi d’une grossesse, le déroulé d’un accouchement ou les techniques chirurgicales de réparation de l’incontinence urinaire sur des arguments de dépistage génétique ? Pourquoi pas, mais nous n’en sommes qu’aux balbutiements ». Incontinence urinaire, comment limiter les risques ? Les femmes ne sont pas toutes égales vis-à-vis du risque de fuites urinaires. En attendant que la piste génétique se concrétise, autant se concentrer sur les facteurs environnementaux. C’est essentiel, car ils interviennent pour plus de 50% dans le risque d’incontinence urinaire ! La grossesse et le traumatisme obstétrical sont deux facteurs de risque d’incontinence urinaire. Lors de la grossesse, le risque est dû aux nombreux étirements ligamentaires et musculaires, au poids important du bébé qui repose sur les structures génitales, anales et urinaires et aux modifications hormonales. Les dégâts neurologiques proviennent pour leur part de l’étirement des nerfs, ce qui crée des lésions au niveau des sphincters (urètre, anal). Un accouchement traumatique (extraction du bébé à l’aide d’instruments, gros poids ou morphologie inhabituelle du bébé) ajoute au risque pour le périnée. Mais même sans risque particulier, un accouchement normal reste une période délicate pour la statique pelvienne. Une césarienne préventive peut être réalisée en cas de risque périnéal particulièrement important mais les indications doivent être bien posées car il persistera toujours « l’effet grossesse ». De plus, les gynécologues obstétriciens ont pour consigne de limiter l’utilisation des forceps au profit de la ventouse, moins délétère. Après quelques mois, une incontinence apparue pendant la grossesse ou en post-partum immédiat peut s’améliorer. Les fibres nerveuses se régénèrent en partie, les muscles retrouvent une certaine tonicité, favorisée aussi par la rééducation périnéale. A la ménopause cependant, avec la chute des hormones et le relâchement des tissus, l’incontinence peut réapparaître. La constipation. Tout ce qui augmente la pression à l’intérieur de l’abdomen (hyperpression abdominale) est potentiellement néfaste vis-à-vis du risque de fuites urinaires (mais aussi du prolapsus). Une raison supplémentaire, s’il en fallait, pour consulter. La toux chronique. Même principe que pour la constipation. Tousser, éternuer à répétition pendant des semaines en cas d’allergie aux pollens peut être problématique en cas d’incontinence urinaire même débutante du fait de l’hyperpression abdominale. D’où l’intérêt d’être traitée pour des allergies ou un asthme. Le tabagisme. Non seulement le tabac accélère le vieillissement cutané et la dégradation du collagène (perte de l’élasticité tissulaire et formation de rides) mais il existe aussi une relation établie entre tabac (et notamment la nicotine) et les symptômes d’hyperactivité vésicale notamment la pollakiurie (besoin fréquent d’uriner) et les urgences mictionnelles (besoins impérieux). De plus, la toux chronique, accentuée chez les tabagiques (due à la bronchite chronique) accroit la pression intra-abdominale et constitue un facteur de risque d’incontinence urinaire à l’effort. Les activités sportives à risque sont celles à fort impact (lorsque le pied tape fort le sol), comme la course à pied ou le tennis (avec dans ce dernier sport une forte pression abdominale à chaque renvoi de balle). La palme revient au trampoline. Pour celles qui souffrent déjà d’une légère incontinence d’effort, privilégiez la bicyclette, la natation et l’aquagym. Et surtout (pour toutes les femmes) évitez les séances d’abdominaux intensifs, a fortiori sans avoir auparavant remusclé votre périnée. Certains métiers à risque. Tous les métiers où l’on porte des poids. Ce peut être des quantités de cartons pour les vendeuses, des malades pour les aides-soignantes travaillant par exemple en gériatrie, des sacs de sable pour celles qui travaillent dans le bâtiment, les aspirateurs pour les femmes de ménages? Les femmes qui ont été opérées pour incontinence urinaire ou prolapsus urinaire, celles qui ont récidivé, peuvent obtenir des certificats médicaux afin de réorienter leur activité professionnelle. L’obésité. L’obésité est aussi très bien corrélée à l’incontinence et notamment celle par urgenturies. Avant toute démarche chirurgicale, une réduction pondérale de 5% à 10% doit être encouragée chez les femmes en surpoids avec une efficacité démontrée sur le nombre d’épisodes de fuites urinaires. La carence hormonale. A la ménopause, la chute du taux d’estrogènes favorise l’atrophie vaginale et l’altération des tissus notamment ceux impliqués dans les mécanismes de soutien de l’urètre et dans la continence ; la compétence du sphincter urétral et sa capacité à assurer un bon verrouillage à l’effort sont amoindries. La ménopause est une période critique au cours de laquelle certaines femmes porteuses d’un risque latent mais jusque-là à peu près équilibrées au plan urinaire, vont "décompenser" c’est-à-dire que la situation va se dégrader. Ce même schéma se retrouve aussi parfois au niveau de la continence anale qui peut aussi s’altérer. L’ajout d’estrogènes en local (ovules, anneau) peut être une solution pour corriger la carence hormonale et améliorer les troubles du bas appareil urinaire notamment l’incontinence. Le vieillissement normal des tissus entre aussi en ligne de compte. Avec la carence hormonale, la sentence de l’avancée en âge est double. Marion Garteiser, journaliste santé
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Incontinence féminine : peut-on encore faire du sport ?
De nombreux sports peuvent entrainer ou révéler une incontinence urinaire chez les femmes. Zumba, trail ou tout simplement jogging et gym, font partie des sports à risque, en raison des efforts répétés, des sauts et des pressions intra-abdominales qu'ils exercent. Faut-il abandonner le sport pour se protéger de l'incontinence ? Le Dr Gaëlle Fiard, Présidente de l'Association française des urologues en formation nous apporte des réponses.
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Astuce minceur : dormez et mangez à des heures régulières !
Votre corps est gouverné par des horloges biologiques qui lui imposent certains rythmes dont ceux de dormir et de manger à des heures régulières. Respectez-les si vous voulez être mince ! Métabolisme et horloges biologiques La principale horloge biologique, nommée aussi horloge circadienne (du latin Circa Diem qui signifie environ un jour) est située dans le cerveau et sur le trajet du nerf optique. Elle est ainsi reliée à l’extérieur et donc à la lumière envoyée par la rétine de l’?il : c’est elle qui la synchronise. Cette principale horloge biologique règle, entre autres, les cycles de votre sommeil. Si vous avez envie de dormir le soir, c’est parce que votre horloge a déclenché la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil vers 21 heures et l’a stoppée vers 7 h 30 le lendemain matin. Mais il existe aussi une multitude d’horloges biologiques, dépendantes de la principale, dans tous les organes de votre système digestif qui commandent la production de leurs sécrétions : enzymes et hormones, dont l’insuline qui gouverne tous les métabolismes des graisses et des glucides. Minceur et horloge biologique : trois repas à heures régulières et suffisamment de sommeil Le résultat de ce système très sophistiqué fait que vous êtes programmé(e) pour faire trois repas par jour et à des heures régulières. Sinon, c’est une porte ouverte à la prise de poids, au diabète et à nombre d’ennuis de santé. En effet, nombreuses sont les études démontrant que les personnes qui travaillent de nuit, par exemple, ou celles qui subissent des décalages horaires fréquents ou qui, selon leur fantaisie, mangent à n’importe quelle heure en sont victimes. Ceci parce que leur sécrétion d’insuline est alors déréglée. Mais pour cela, il faut aussi dormir suffisamment, se coucher et se lever à des heures régulières. Dîner de bonne heure. Une étude américaine récente a été réalisée sur des adultes. Les chercheurs les ont équipés d’un agenda et d’un appareil mesurant leur sommeil. Tout a été noté : heures et lieux des repas, leur composition, les calories apportées, heures du lever, du coucher et durée du sommeil. Résultat ? Ceux qui dînaient tard, peu de temps avant de se coucher, ingéraient plus de calories dans la journée que ceux qui se couchaient relativement tôt. Posez-vous la question si vous luttez contre les kilos? Vous dînez toujours tard ? Il suffit peut-être de vous organiser autrement pour avancer l’heure de ce repas. En prévoyant vos menus sur une semaine, en cuisinant de plus grosses quantités de façon à n’avoir qu’à réchauffer ensuite. Et aussi en mettant au boulot Monsieur et les enfants. Dîner léger Un gros repas ne favorise pas votre endormissement, ni la qualité de votre sommeil car votre système digestif est en plein travail pour le métaboliser. En outre, quand vous dormez, vous dépensez peu de calories : la plus grande partie va donc se stocker en gras. Et adieu la minceur ! D’autre part, vous n’êtes pas vraiment à jeun le matin et vous n’avez pas faim pour le petit déjeuner. Conséquence : celui-ci est trop léger et vous démarrez mal la journée. Vous risquez de grignoter dans la matinée. Du coup vous ne mangez pas assez au déjeuner alors que celui-ci devrait être copieux. Vous avez peu de temps pour manger suffisamment à ce repas ? Prenez un goûter. Ainsi vous dînerez forcément léger. Préservez votre horloge biologique La lumière dite bleue LED, celle des écrans (téléviseur, ordinateur, tablette) active cent fois plus les informations envoyées par votre rétine que la lumière blanche, celle des lampes fluorescentes. Quand vous vous y exposez le soir, cela provoque un retard de votre endormissement qui a pour conséquence un manque de sommeil et la perturbation de toutes vos autres horloges. Et bien évidemment des hormones qui gouvernent votre appétit. Ceci a été démontré par une multitude d’études : quand on est en déficit de sommeil, on mange plus gras et plus sucré pour compenser le manque d’énergie et du coup on grossit. Bouclez les écrans au moins 1 heure avant de vous coucher. Cela vous laisse le temps de procéder tranquillement aux rituels précédant celui-ci. Au lit, lisez un livre (papier, pas un e-book !) pas trop passionnant, sinon vous serez prise par l’histoire et vous ne vous endormirez pas. Ou faites un câlin, c’est un très bon somnifère. Marion Garteiser, journaliste santé
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Après la ménopause : quelles solutions durables contre la sécheresse vaginale ?
Après la ménopause, de nombreuses femmes souffrent de sécheresse vaginale, pouvant fortement affecter leur vie sexuelle. Trois méthodes s’offrent à elles. Zoom sur les deux nouvelles méthodes non hormonales. Sécheresse vaginale : les solutions durables Le traitement hormonal de la ménopause À la ménopause, l’interruption de la sécrétion des hormones sexuelles s’accompagne souvent d’une myriade de symptômes, dont le plus connue est représenté par les bouffées de chaleur. Il en existe beaucoup d’autres, qui ne sont pas inéluctables eux non plus et d’intensité très variable selon les femmes : troubles de l’humeur, du sommeil, gêne urinaire, amincissement de la peau, et aussi une sécheresse vaginale qui peut avoir de fortes répercussions dans les relations sexuelles. La solution classique consiste à mettre en place un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Malheureusement, pour beaucoup de femmes, ce traitement hormonal n’est pas toujours efficace contre la sècheresse vaginale. Le traitement local de la sécheresse vaginale Les médecins prescrivent donc une crème à base d’oestrogène à appliquer localement 2 à 3 fois par semaine. Ce traitement alternatif n’est cependant pas toujours bien suivi par les femmes, car très peu pratique? Certaines femmes présentent par ailleurs des contre-indications aux hormones (par exemple en cas d’antécédent de cancer du sein). Une femme peut également utiliser des lubrifiants non hormonaux, et même s’ils sont efficaces, ils le sont moins rapidement et de manière moins nette. Les deux nouveaux traitements physiques de la sécheresse vaginale Les femmes disposent aujourd’hui de deux solutions durables non hormonales pour traiter la sécheresse vaginale de manière efficace. Il s’agit du laser fractionné et de la radiofréquence à température contrôlée. Explications du Dr Catherine Solano, Médecin sexologue et andrologue. Comment fonctionne le laser fractionné dans le traitement de la sécheresse vaginale ? Dr Solano : « Le médecin utilise une sonde vaginale, ayant la forme d’un tube arrondi, et envoyant des rayons lasers. Les tout petits impacts au niveau de la muqueuse vaginale provoquent des sortes de micro-brûlures déclenchant un processus de cicatrisation et stimulant la régénération de la muqueuse vaginale. Celle-ci retrouve son épaisseur alors qu’elle était devenue plus fine et fragile chez les femmes ménopausées. Cette muqueuse redevient également plus moelleuse et plus humide, retrouvant un aspect comparable à celui d’avant la ménopause. Il s’agit d’une méthode indolore ne nécessitant pas d’anesthésie. On recommande classiquement de faire 3 séances à un mois d’intervalle. Les résultats sont durables, mais comme les tissus continuent à vieillir, on conseille à une femme de refaire une séance un an plus tard, puis de temps en temps si elle se sent moins confortable au niveau vaginal. Après chaque séance, les rapports sexuels sont contre-indiqués pendant 2-3 jours. Sinon, une femme peut reprendre immédiatement toutes les autres activités quotidiennes. » $$Quelle est l’autre méthode durable contre la sécheresse vaginale ?$ Dr Solano : « C’est la radiofréquence à température contrôlée. Le médecin a recourt à une sonde vaginale fine comme un doigt qui envoie des ondes de radiofréquence provoquant un réchauffement localisé et contrôlé. Cette chaleur stimule les tissus et leur régénération, à la fois en surface et en profondeur. Les tissus sous-jacents se tonifient et la muqueuse rajeunit. Le protocole est le même que pour le laser fractionné : 3 séances à un mois d’intervalle, même si beaucoup de femmes obtiennent déjà de très bons résultats après 2 séances, puis une autre séance un an après. La différente entre ces deux méthodes est le prix, de 350 euros la séance pour le laser fractionné contre 800 euros pour la radiofréquence. Cet écart est lié en grande partie au matériel. La sonde n’est pas la même. Pour la radiofréquence, elle coûte très cher et elle est à usage unique. Ces séances ne sont malheureusement jamais prises en charge par l’Assurance Maladie. » Au total, pour les femmes souffrant uniquement de sécheresse vaginale, le traitement par laser est très bien adapté. Pour les femmes se plaignant en plus de la sécheresse vaginale, de petits troubles urinaires ou d’une diminution de leur capacité à éprouver des sensations de plaisir et des orgasmes, la radiofréquence sera a priori plus efficace. Nous disposons donc aujourd’hui de solutions efficaces pour garder une sexualité épanouie après la ménopause, même chez les femmes présentant des contre-indications aux traitements hormonaux. Isabelle Eustache, journaliste santé
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Les électrodes, efficaces dans la maladie de Parkinson
Stimuler à l’aide d’un courant électrique une zone précise du cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson peut faire des miracles. Cette « neurostimulation cérébrale profonde » est désormais un traitement de première ligne parfaitement au point. Il faut y penser très tôt, dans les toutes premières années de la maladie. La neurostimulation n’est pas une solution de dernier recours En 2017, la neurostimulation dite « cérébrale profonde » est enfin couramment utilisée dans la maladie de Parkinson avec d’excellents résultats. Elle s’est développée ces dernières années, le matériel s’étant notablement amélioré. En voici le principe : dans la maladie de Parkinson, une zone délimitée à l’intérieur du cerveau (le « noyau sous-thalamique ») est hyperactive. Elle brouille ainsi le message, désorganisant les autres structures cérébrales en charge de la motricité. La neurostimulation inhibe les neurones de ce noyau sous-thalamique grâce à un courant électrique. Les autres structures reprennent alors leur fonctionnement normal. La neurostimulation améliore l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson : Les tremblements (amélioration de l’ordre de 80%). Les blocages et la rigidité musculaire (amélioration de l’ordre de 70%). Les symptômes « moteurs » à savoir la lenteur d'initiation des mouvements avec une tendance à l'immobilité (akinésie). L’amélioration est de l’ordre de 50 à 60% et jusqu’à 90%. Le traitement médicamenteux. Les posologies sont diminuées de moitié. Le confort de vie des parkinsoniens et des aidants est amélioré de façon non négligeable. La neurostimulation, après quatre à cinq année d’évolution de la maladie Les candidats à la neurostimulation doivent répondre à des critères stricts : être âgé de moins de 70 ans, que le traitement médicamenteux et en particulier à la dopamine soit efficace chez eux, être indemne de troubles cognitifs, ne pas chuter ni présenter de troubles de la déglutition et ne pas souffrir de blocage « freezing » (difficulté à initier un mouvement puis départ soudain et risque de chute) car la neurostimulation peut aggraver ce trouble. Ce sont des personnes qui en sont au stade de « fluctuation motrice » (variations de la motricité ou du moral selon la quantité de dopamine qui se trouve dans leur cerveau. Il s’agit de la détérioration des capacités, d’un retour aux symptômes en fin de dose du médicament), environ 4 à 5 ans après l’initiation du traitement par dopamine. Ils ont aux alentours de la cinquantaine. Les neurones situés dans trois grandes zones cérébrales peuvent être ciblés, en fonction des stades de la maladie : Le noyau sous-thalamique, un petit noyau localisé dans le tronc cérébral (partie du système nerveux central servant de relai entre l'encéphale et la moelle épinière). Cette neurostimulation, la principale, doit être réalisée précocement en début de la maladie et respecter les critères stricts cités plus haut, avec l’ensemble des bénéfices attendus. Le thalamus. La neurostimulation de cette structure est préférée chez les patients un peu plus âgés, présentant uniquement des tremblements et de légers problèmes cognitifs. Seul le tremblement est amélioré. Le pallidum. Ces neurones sont plus spécifiquement inhibés chez les malades à un stade plus avancé avec d’importantes fluctuations motrices, c’est-à-dire qui alternent les états où ils sont totalement bloqués dans leurs mouvements à un état de mouvement permanent (dyskinésies). Les dyskinésies disparaissent presque complètement. Des électrodes dans le cerveau L’opération chirurgicale est longue, entre six et huit heures. Le patient est sous sédation mais il reste conscient et n’est pas intubé (neurolept-analgésie), avec de plus une anesthésie locale. L’apport de l’acupuncture est actuellement testé à Nantes. Cette chirurgie consiste à placer une électrode dans le cerveau, reliée à un boîtier qui génère un courant électrique de 130 Hertz (neurostimulateur), implanté sous la peau au niveau du thorax ou de l’abdomen. Il y a généralement un ou deux boîtiers reliés à deux électrodes placées dans chaque hémisphère cérébral. Il est en effet rare que la maladie de Parkinson soit unilatérale. L’implantation est réalisée au moyen d’une sorte cadre métallique couvert de repères placé sur la tête du patient (un cadre de stéréotaxie). Sur ordinateur, des images du cerveau issues du scanner et de l’IRM vont se positionner en fonction des repères de ce cadre. Les chirurgiens pourront alors visualiser sur l’écran la zone précise où implanter les électrodes. Il s’agit d’une chirurgie « éveillée » c’est à dire qu’une fois l’électrode en place, le neurologue va tester le patient sur la table d’opération pour constater l’amélioration immédiate des symptômes. La durée de vie de l’électrode est longue, pour l’instant le recul est de 20 ans. Le neurostimulateur doit en revanche être changé tous les cinq à sept ans.Il existe désormais des stimulateurs rechargeables. Les bénéfices supplantent les risques En dehors d’un fourmillement d’une quinzaine de secondes, lors de l’implantation, la neurostimulation est totalement indolore. Le risque d’hémorragie intracérébrale n’est pas exclu mais il ne dépasse pas les 1%. Le risque infectieux, aux alentours de 5%, oblige le plus souvent à retirer l’électrode. L’effet indésirable à surveiller est le changement possible de personnalité, avec des tendances suicidaires, un risque d’apathie (modification du comportement avec un manque d’envie général, une fatigue permanente) et des comportements à risque puisque ces personnes ne connaissent plus la peur. D’où les critères de sélection psychologiques des patients en amont de l’opération. En effet, la partie motrice se situe à la face postérieure du noyau sous-thalamique mais parfois le courant diffuse un peu dans la partie intermédiaire, générant ces comportementaux anormaux. Dans la neurostimulation focalisée sur le tremblement, des problèmes de tolérance peuvent apparaître après quelques années lorsqu’il devient nécessaire d’augmenter la puissance du courant pour venir à bout des symptômes. Il suffit d’arrêter le stimulateur la nuit. Dr Sylvie Raoul, neurochirurgienne CHU de Nantes : « La neurostimulation n’est plus une technique en cours de perfectionnement. Elle est désormais couramment proposée. Cependant, trop peu de Parkinsoniens sont implantés en France alors même que nous sommes en capacité d’opérer un plus grand nombre de malades. Mais cette solution efficace est encore trop méconnue et les neurologues n’adressent pas suffisamment les patients aux centres experts (près de 25 en France) * ou le font mais lorsqu’il est déjà trop tard ! » Marion Garteiser, journaliste santé
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Mal de dos : les 4 conseils du kiné
Sept Français sur 10 souffrent souvent ou fréquemment du dos. Dans ce domaine, outre obtenir un soulagement efficace de la douleur, l’objectif principal est de veiller à ce que ce mal de dos ne devienne chronique, c’est-à-dire quasi permanent. Le kinésithérapeute est le professionnel de santé le mieux placé pour divulguer des conseils à la fois généraux et plus personnalisés.
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Courbure de verge : enfin un médicament !
Le premier traitement spécifique de la maladie de Lapeyronie, une déformation de la verge avec une courbure plus ou moins prononcée, est désormais disponible. La promesse d’une qualité de vie sexuelle retrouvée. Explications. Maladie de Lapeyronie, maladie de la cinquantaine La maladie de Lapeyronie -du nom de celui qui l’a décrite au XVIIIe siècle- est une pathologie de la verge caractérisée par une courbure acquise du pénis en érection. Celle-ci est due à une perte d’élasticité des corps caverneux, ces tissus spongieux et extensibles situés dans la verge. Il s’agit plus précisément d’une fibrose, c’est-à-dire la transformation fibreuse de l’enveloppe des corps caverneux, en l’occurrence ici suite à une inflammation. Dans la majorité des cas, les plaques fibreuses se localisent au niveau dorsal du pénis, ce qui entraîne une incurvation vers le haut. L’angulation peut aller de quelques degrés à plus de 90 degrés. En plus de cette déformation qui rend difficile ou impossible la pénétration, cette atteinte de la verge peut être douloureuse, altérant à des degrés divers la qualité de vie sexuelle. La maladie de Lapeyronie touche les hommes d’une cinquantaine d’années (âge moyen 53 ans) et, chez la plupart d’entre eux, le premier symptôme est l’érection douloureuse. La moitié décrit une apparition soudaine du jour au lendemain, l’autre moitié un développement insidieux de l’incurvation sur plusieurs semaines ou mois. Cette maladie évolue en deux phases : la première, aiguë inflammatoire caractérisée par la douleur et la seconde, chronique avec la déformation de la verge en érection. L’évolution de la maladie se fait sur 12 à 18 mois. A un an, la douleur s’estompe chez plus de 90% des hommes. Environ 12% constatent une amélioration de la déformation, 40% une stabilisation et les autres s’aggravent sur la déformation et/ou la qualité de la rigidité en érection. Dr Antoine Faix, chirurgien urologue, andrologue et sexologue, responsable du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’Association Française d’Urologie (AFU) : « L’homme doit photographier la courbure de verge en érection, de face et de profil, afin que le médecin puisse constater la courbure anormale mais aussi en suivre l’évolution. Les examens radiologiques ou échographiques sont le plus souvent inutiles. Seule l’évaluation clinique, à savoir la palpation de la plaque fibreuse, permet de poser le diagnostic ». Maladie de Lapeyronie, pourquoi en parle-t-on plus souvent ? Trois facteurs prédisposant à la maladie de Lapeyronie ont été identifiés, dont le fait de souffrir aussi d’une maladie de Dupuytren au niveau des mains (contraction de la membrane située entre les tendons fléchisseurs de doigts), d’une maladie de Ledderhose au niveau des pieds (une maladie auto-immune favorisant la fibrose) ou d’avoir eu un microtraumatisme au niveau de la verge notamment en érection. Le tabac est quant à lui un facteur aggravant. Dr Antoine Faix : « La prévalence de la maladie de Lapeyronie n’est pas anecdotique et semble même progresser (3 à 9% des hommes au-delà de 50 ans, dont 5 à 10% de formes gênantes et sévères) notamment à cause de facteurs favorisant comme le diabète et éventuellement certaines maladies auto-immunes ; parmi les facteurs déclencheurs, des microtraumatismes sur des corps caverneux fragilisés probablement par l’altération de la microvascularisation (capillaires sanguins) comme c’est le cas dans le diabète. » Un premier traitement disponible En parallèle à cette augmentation actuelle ?subjective- de la maladie de Lapeyronie, des stratégies thérapeutiques apparaissent. L’efficacité de ondes de choc (afin de rompre les plaques par endroit) dans la stabilisation de la maladie demande encore à être évaluée par des essais cliniques. Mais l’arsenal thérapeutique, à ce jour assez limité dans l’efficacité, inclut désormais une enzyme qui détruit spécifiquement le collagène à l’origine des plaques ; il s’agit d’une « collagénase » issue de la bactérie Clostridium histolyticum*. Ce nouveau venu (non remboursé) déjà validé depuis deux ans dans la maladie de Dupuytren, s’injecte dans la zone de fibrose à raison de une à huit injections. Le plus souvent trois à quatre injections en moyenne suffisent, pratiquées à un mois d’intervalle. Il faut leur associer du stretching ou l’utilisation d’un « vacuum » (dispositif d’aspiration) quelques jours après et ce jusqu’à la prochaine injection. Il s’agit du premier traitement ayant une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans la maladie de Lapeyronie avec une courbure supérieure à 30 degrés. Cette collagénase peut s’employer en première intention, en cas de maladie gênante et stabilisée, c’est-à-dire au moins un an après le début des symptômes cliniques. Dr Antoine Faix : « Sans pour autant guérir la maladie, la réduction moyenne de l’angle de courbure de la verge obtenue avec ce nouveau médicament approche 20 degrés chez les hommes qui répondent au traitement, soit 60 à 70% d’entre eux. Cela leur permet de retrouver une qualité de vie et une vie sexuelle acceptable pour certains, voire éventuellement d’améliorer la situation pour un acte chirurgical moins invasif. Ce premier traitement avec AMM va donc sensiblement changer la stratégie de la maladie de Lapeyronie stabilisée et permettre d’améliorer le pronostic sexuel de ses hommes, souvent psychologiquement très marqués compte tenu de l’importance du handicap ». Marion Garteiser, journaliste santé
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Quelle sexualité après un cancer de la prostate ?
Le cancer de la prostate et ses traitements exercent une influence sur la sexualité et la fertilité. Il est essentiel d’être bien informé des changements potentiels et de se faire aider. Un accompagnement dédié à la sexualité fait partie intégrante de la prise en charge de ce cancer. Mais qu’est-ce qui change réellement et quelles sont les solutions ?
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