Pourquoi il ne faut pas donner plus de deux en-cas par jour aux enfants
Au Royaume-Uni, une campagne fixe la limite en sucre à ne pas excéder par jour. Au-delà de deux collations de plus de 100 calories, le seuil est dépassé.
Barres chocolatées, pâtisseries, sodas… S'offrir une collation gourmande est facile de nos jours. Un peu trop, aux yeux de l'agence britannique Public Health England. L'organisation estime que ces en-cas sucrés favorisent l'obésité infantile. Ce 2 janvier, elle lance une campagne destinée aux parents. L'objectif : les aider à mieux contrôler les apports en sucre de leur progéniture.
En moyenne, un jeune Britannique mange 3 collations ou boissons sucrées par jour. C'est trois fois trop de glucose par rapport aux recommandations internationales. Pour rappel, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) conseille de ne pas dépasser 5 % des apports énergétiques totaux – soit environ 3 cuillères à café par jour.
Une canette de soda suffit à excéder ce seuil recommandé. Pour aider les parents à se repérer, Public Health England propose un critère plus facile d'accès. Un enfant ne doit pas manger plus de 100 calories par en-cas, et pas plus de deux fois par jour. Cela correspond aux apports de fruits, de légumes ou encore de produits laitiers basiques.
4 % des enfants français sont obèses
Au Royaume-Uni, plusieurs supermarchés sont partenaires de cette initiative publique. L'étiquetage permet de guider les familles vers les solutions à privilégier. Des bons de réductions sont également proposés aux foyers qui achètent les collations estampillées "Change4Life".
Les Français auraient tout intérêt à s'inspirer de cette campagne, car nos têtes blondes ne sont pas mieux loties. Santé publique France estime que 17 % des enfants sont en surpoids, dont 4 % sont en situation d'obésité.
Les apports alimentaires des jeunes Français contribuent fortement à ces mauvais résultats. Les enfants consomment 11 à 15 grammes de sucre par jour – 30 à 40 si on inclut les sucres ajoutés ou cachés ! Un apport clairement excessif qui favorise obésité, diabète… mais aussi caries.
Source : PHE launches Change4Life campaign around children’s snacking, Public Health England Etude ESTEBAN 2014-2016 – Chapitre corpulence : stabilisation du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adulte, Santé publique France
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