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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Quoi de neuf dans le traitement des fibromes utérins ?

Le traitement non chirurgical des fibromes utérins, opérationnel à Tours depuis juillet 2007, continue à faire preuve de son efficacité. Il s’agit de la thermocoagulation par ultrasons, technique dénommée ExAblate® qui associe l’imagerie IRM et les ultrasons focalisés afin de détruire, depuis l’extérieur, les cellules du fibrome. Explications. Petit rappel sur les fibromes utérins Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses), mais fréquentes, qui touchent 20 à 40% des femmes entre 30 et 50 ans. Souvent asymptomatiques, certains fibromes utérins peuvent cependant faire souffrir : douleurs abdominales, saignements abondants en dehors des règles, troubles des règles, troubles urinaires (incontinence ou envies fréquentes d’uriner), troubles digestifs (constipation), etc.Les causes restent mal connues, mais des facteurs de risque ont été identifiés (ethnique, antécédents familiaux, puberté précoce, absence de grossesse…).Côté traitement, on recourt classiquement à des traitements médicaux (hormonaux notamment), à l’embolisation (destruction des artères qui irriguent le fibrome par injection de microbilles) et à la chirurgie (ablation du fibrome ou ablation de l’utérus en cas de fibrome de grande taille). ExAblate® 2000 : une révolution dans le traitement de certains fibromes utérins Depuis quelques années, il existe une alternative non chirurgicale reposant sur les ultrasons focalisés, guidés par IRM (l’imagerie par résonance magnétique) ou thermocoagulation par ultrasons (ExAblate® 2000).Les avantages sont conséquents : pas d’acte chirurgical, pas de cicatrice, pas d’anesthésie, utérus conservé, séjour hospitalier d’environ 24 heures seulement, récupération rapide avec reprise des activités dans les 1 ou 2 jours. ExAblate® 2000 détruit les cellules du fibrome par la chaleur Des faisceaux d’ultrasons de haute intensité sont délivrés à travers la paroi abdominale et dirigés vers un même point sur le fibrome. La concentration localisée des ultrasons provoque un échauffement du tissu, entraînant la destruction des cellules du fibrome. Le traitement est réalisé sous surveillance IRM en temps réel, ce qui permet de bien contrôler la focalisation des ultrasons, les modifications de températures et l’étendue de la zone traitée. L’intervention ne nécessite pas d’anesthésie mais elle se réalise sous analgésiques (médicaments antidouleur).En moyenne, on détruit ainsi 40% du fibrome. Le volume du fibrome va ainsi progressivement diminuer (en plusieurs mois), entraînant de moins en moins de symptômes et améliorant la qualité de vie. Une échographie à 6 mois permet d’évaluer l’efficacité clinique du traitement.Les critères d’inclusion sont rigoureux (taille du fibrome : entre 5 et 10 cm environ, localisation, multipares…). Pour savoir si vous êtes éligible pour ce traitement, qui ne se pratique actuellement qu’au CHRU de Tours, il faut contacter le service du Pr Tranquart et du Pr Marret. À ce jour, cette technique n’est pas recommandée aux femmes qui désirent une future grossesse, les données dans ce cas n’étant pas encore disponibles. Isabelle Eustache

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L'allaitement favorise la perte de poids...

Voici une raison supplémentaire de choisir l'allaitement : nourrir son enfant au sein favorise la perte de poids après l'accouchement. Les bonnes raisons d'allaiter son enfant ne manquent pas Le lait maternel est inimitable pour le bon développement du bébé. Il est riche en anticorps qui protègent du risque infectieux, en protéines pour la croissance, en glucides, en oméga-3 et en minéraux pour le développement du cerveau et du système nerveux. Il favorise le développement intellectuel et réduit le risque d'obésité de l'enfant. Il existe un autre avantage à l'allaitement dont on parle peu, c'est celui de la perte de poids de la mère après la grossesse. Nombre de femmes peinent à retrouver leur poids d'origine après l'accouchement. En effet, se débarrasser des kilos accumulés pendant toute la grossesse n'est pas toujours évident. Choisir l'allaitement peut y contribuer. Il ne faut pas oublier qu'une partie des graisses accumulées naturellement durant la grossesse ont justement pour objectif de servir à la fabrication du lait maternel. Il n'est donc pas étonnant que les femmes qui allaitent retrouvent plus facilement leur poids de forme par rapport aux femmes non allaitantes. Globalement entre 6 mois et un an après le post-partum, les femmes qui allaitent ont perdu plus de poids. Cet avantage de l'allaitement se manifeste à condition de ne pas manger pour deux, sous prétexte de nourrir soi-même son bébé. Comme durant toute la grossesse, lors de l'allaitement, le métabolisme de la mère s'adapte de telle façon que la ration alimentaire suffise à la mère et à l'enfant. Ce n'est donc pas une question de mathématiques : inutile de manger beaucoup plus, mais mieux. Cette plus grande facilité à perdre du poids après une grossesse est encore favorisée si l'on reprend progressivement une activité physique régulière : marche, natation.… C'est un aspect à ne surtout pas négliger. Est-il interdit de faire un régime pendant l'allaitement ? Certes, toute restriction calorique draconienne risque d'entraîner une baisse de la lactation et de se répercuter défavorablement sur la durée de l'allaitement et sur la croissance du bébé. En revanche, l'allaitement n'est pas incompatible avec un régime alimentaire sain et équilibré. Ce qu'il faut, c'est qu'il ne soit pas trop restrictif (jamais d'apports inférieurs à 1800 calories par jour) et qu'il n'élimine pas de catégories alimentaires. Selon certaines études, la perte d'un surpoids chez une femme qui allaite n'a pas de conséquence sur le poids de l'enfant, à condition que le programme alimentaire soit équilibré et la perte de poids modérée : pas plus de 2 kilos par mois. Quelques conseils   Ne pas chercher à perdre plus de 2 kilos par mois. Attendre deux à trois mois après l'accouchement que l'organisme ait récupéré de la grossesse. Eviter les régimes farfelus. Idéalement, se faire aider par une diététicienne. Pratiquer au minimum deux fois par semaine une activité physique : marche, natation, gym… Pour en savoir plus www.lllfrance.org.   Isabelle Eustache

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Ménopause, qu'est-ce que je mange ?

La cinquantaine pointe le nez et avec elle l'inévitable ménopause accompagnée de la menace d'une prise de poids. C'est le moment de mettre en place une bonne stratégie alimentaire. De la périménopause à la ménopause La ménopause, comme chacun sait, n'est pas une maladie féminine mais l'arrêt des règles. Ce terme vient de deux mots grecs : men qui signifie mois, menstrues et pausis : cessation, c'est-à-dire l'arrêt des fonctions ovariennes. Les ovaires prennent leur retraite et cessent leur boulot : production d'ovocytes (pour faire les bébés) et sécrétion d'hormones (progestérone et oestrogènes) qui exercent de multiples fonctions dans l'organisme. Mais cette retraite, les ovaires ne la prennent pas brutalement. Ils travaillent de moins en moins, en tout cas irrégulièrement car, ayant vieilli, ils sont fatigués. Ce ralentissement de leur activité, c'est la périménopause, autrefois appelée préménopause et qui démarre vers l'âge de 47/48 ans en moyenne. Cette périménopause se traduit par un bazar dans les règles, un mois on les a, le mois suivant, pffttt ! rien. On se dit qu'on est enceinte (surtout si on a encore 35 ans dans sa tête !) mais c'est rarement le cas bien que l'on ait encore quelques ovocytes qui traînent dans le stock ovarien. La périménopause peut durer de 2 à 4 ans ça dépend de chacune d'entre nous : la durée statistique moyenne est de 3,8 années. Quand les règles disparaissent définitivement, on est alors vraiment ménopausée : l'âge moyen est de 51,3 ans. Ménopause et kilos en plus Dès la périménopause, les kilos tentent de s'installer de préférence sur le ventre, comme les hommes. C'est la faute à la disparition des oestrogènes qui intervenaient dans la distribution de la graisse, les dirigeant surtout sur les fesses et les cuisses, ce qui ne nous plaisait pas pour autant ! Mais si les oestrogènes interviennent dans la répartition des graisses, la prise de poids relève toujours du même constat : entrées alimentaires supérieures aux dépenses physiques, d'où stockage des calories superflues sous forme de gras. Ces kilos de ménopause ne sont donc pas une fatalité. Si vous mangez de façon équilibrée et si vous vous bougez, vous les éviterez. Organisation de votre alimentation Et pour cela, il faut bien organiser votre alimentation, ce qui n'est pas vraiment difficile. Vous devez manger de tout, c'est-à-dire :   Du pain complet à chaque repas (50 g au minimum, soit 150 g par jour) : pour les glucides complets et les fibres qui vous éviteront les fringales et la tentation des produits sucrés. Des fruits aussi à chaque repas (y compris au petit déjeuner) car ils vous apportent les antioxydants qui protégeront vos artères (fragilisées puisqu'il n'y a plus d'oestrogènes) et votre peau. Comme ils sont aussi riches en eau, cela contribuera à prévenir son assèchement. Des légumes (300 g au moins) au déjeuner et au dîner : pour leurs fibres, leurs antioxydants et leur eau. Des poissons le plus souvent possible, au moins trois fois par semaine et gras de préférence : pour les Oméga 3 dont vous avez grand besoin. Non seulement pour préserver le bon état de toutes vos cellules, y compris les nerveuses, mais aussi parce que, selon certaines études, ils semblent bien être efficaces contre les bouffées de chaleur et l'insomnie. De la viande ou des oeufs les autres jours afin de bien assurer votre quota de protéines. Des céréales (pâtes, riz, quinoa etc.) pour avoir votre quota de glucides lents et ignorer les fringales. Des laitages, encore plus indispensables qu'avant (un au moins à chaque repas) vu qu'après la ménopause, on est menacé par l'ostéoporose. Ca n'est pas le moment de ne pas assurer côté calcium.   Mais si vous vous bourrez de boissons et de produits sucrés pour vous remonter le moral, si vous avez trop tendance à boire souvent un verre d'alcool pour la même raison, tout cela ne servira à rien ! Un ou deux verres de vin, une ou deux barres de chocolat par jour, ce sont les bonnes doses. Bougez-vous ! Ca n'est pas parce que vous êtes en instance de ménopause que vous devez vous réfugier dans votre canapé et devant la télé en grignotant des saletés. Vous ne ferez que vous engraisser et cafarder alors que vous devez augmenter votre dépense physique pour éviter ces fichus kilos. Marchez, marchez, marchez. En serrant les fesses et en contractant votre ventre : c'est un bon moyen de faire des abdos discrètement. La marche a aussi le pouvoir de vous oxygéner, de vous détendre. Faites de grandes marches pendant les week-ends. Au retour d'une balade en forêt, vous vous sentirez bien mieux et vous dormirez comme un bébé. Les autres jours, essayez d'utiliser votre voiture le moins possible, ou de la garer plus loin de façon à terminer votre trajet à pied. Si vous utilisez les transports en commun, prenez votre bus ou votre métro à une station avant celle de votre destination. Si déjà vous pratiquez un sport, augmentez les cadences. Si vous n'en faites pas, c'est vraiment le bon moment de vous mettre au golf, d'aller à la piscine pour nager ou aquagymner, de faire du vélo : les clubs sportifs ne manquent pas. Plus vous vous dépenserez physiquement, plus vous éviterez les kilos en trop, plus vous vous musclerez et garderez une jolie silhouette. Bien manger, bien bouger. En appliquant ces deux principes dès les premiers signes de l'arrivée de votre ménopause, il n'y a pas de raison pour que vous preniez du poids. Paule Neyrat, Diététicienne

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Un bébé maintenant : comment faire sa courbe de température ?

Bébé se fait attendre ou vous êtes impatiente de devenir mère ? Tout ce que vous devez savoir sur la courbe de température, technique naturelle et gratuite vous permettant de connaître votre date d'ovulation. Déterminer la date d'ovulation L'ovulation, qui désigne l'expulsion d'un ovule dans la trompe où il se tient prêt à être fécondé par un spermatozoïde, s'accompagne d'une hausse de la température. Ce phénomène peut être utilisé pour dater précisément l'ovulation. Savoir quand a lieu précisément l'ovulation est très utile pour les couples qui souhaitent concevoir rapidement un enfant ou qui rencontrent des difficultés. La courbe de température en pratique Très simple sur le principe, la réalisation de la courbe de température est plus délicate en pratique. Il faut dire que cette hausse de température qui signale l'ovulation n'est que de 0,5°C théoriquement !Pour ne pas se tromper : Prenez votre température rectale tous les jours. Cette prise de température est à réaliser au réveil, avant même de vous lever du lit. Débutez le 1er jour du cycle, soit le premier jour des règles. Durant la première moitié du cycle, la température corporelle est normalement inférieure à 37°C, puis augmente de 0,5°C à partir de l'ovulation.Il faut donc être rigoureuse pour déceler cette augmentation de température.   Infections et médicaments modifient la température... Attention, il faut savoir que certains médicaments et les infections sont susceptibles de modifier la température corporelle. Ainsi par exemple, il suffit d'un rhume pour troubler votre courbe de température vers le haut ou de prendre du paracétamol (contre la douleur mais aussi contre la fièvre) ou tout autre antipyrétique pour la dévier vers le bas ! Et si ma courbe de température reste plate ? S'il n'y a pas de hausse de température en milieu de cycle, cela signifie que l'ovulation n'a pas eu lieu. C'est rare, mais cela arrive, notamment en début et en fin de vie hormonale (puberté et périménopause). En revanche si cela se reproduit, il faut consulter car évidemment : sans ovulation, pas de bébé !Mise en gardeAttention, les variations de températures sont très subtiles. Il faut donc considérer la courbe de température comme une aide, un coup de pouce, mais qui ne doit pas devenir anxiogène. Dans tous les cas, si bébé ne vient pas, consultez rapidement afin de vérifier que tout va bien et optimiser vos chances de conception. Le test d'ovulation Sachez qu'il existe des tests d'ovulation qui, en détectant l'hormone lutéinisante (LH), indiquent les jours de fertilité du cycle. Plus fiables et moins contraignants que la courbe de température, ils ont l'inconvénient de leur coût (attention aux tests vendus sur internet, dont le prix défiant toute concurrence peut cacher un produit de mauvaise qualité). Isabelle Eustache

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Périménopause : comment la reconnaître ?

La périménopause correspond à la période durant laquelle apparaissent certains troubles annonçant l'approche de la ménopause. Reconnaître les signes cliniques et biologiques qui précèdent de quelques mois ou quelques années l'arrêt définitif des règles, peut permettre de mieux vivre cette période souvent difficile de la vie d'une femme. Périménopause, ménopause, des périodes charnières dans la vie d'une femme L'âge moyen d'entrée en périménopause est de 47,5 ans, tandis que la ménopause survient le plus souvent entre 48 et 52 ans. Cette période charnière de la vie d'une femme est souvent difficile. En plus de certains troubles cliniques déstabilisants, l'environnement familial et socioprofessionnel est instable ou incertain : départ des enfants, difficultés conjugales, sexualité troublée, décès ou maladie de parent proche, menace sur le travail, etc.S'y ajoute un symptôme majeur : l'anxiété, qui est largement sous-estimée. Et enfin, la menace de la prise de poids est importante. C'est ainsi que reconnaître les signes de la périménopause peut aider à vivre ce passage délicat. Quels sont les signes de la périménopause ? Les symptômes de la périménopause sont variables d'une femme à une autre et chez une même femme. Il existe trois types de signes cliniques qui se manifestent en succession ou en alternance. Des troubles du cycle dominés par des cycles courts et qui surviennent en moyenne dès 42 ans. Ils s'accompagnent souvent de troubles des règles (flux plus important). Un syndrome prémenstruel : tension des seins, ballonnements, prise de poids, nervosité et irritabilité, mais aussi, troubles du cycle, comme une alternance de cycles courts et longs ou des règles plus abondantes. Suspension des règles et bouffées de chaleur. Eh oui, entre 8 et 12% des femmes présentent des bouffées de chaleur alors qu'elles sont encore bien réglées. D'autres symptômes y sont souvent associés comme la fatigue, la tendance dépressive, les troubles du sommeil et parfois une sécheresse vaginale.   Peut-on prédire ou confirmer la ménopause ? Chez les femmes encore réglées, les dosages hormonaux sont généralement inutiles. Ils peuvent cependant confirmer une ménopause chez les sujets sans règle depuis longtemps et présentant des bouffées de chaleur ou dans certaines situations cliniques. Le taux de FSH est alors élevé, tandis que celui des estrogènes est au plus bas. (Dans le cycle normal, quand les ovaires ne produisent plus assez d'estrogène, le système nerveux central répond en produisant une hormone hypophysaire, la FSH qui restimule l'ovaire. Le taux de FSH rechute ensuite. Après la ménopause, les ovaires ne produisant plus d'estrogène, la FSH reste tout le temps élevée.) Quel traitement en cas de périménopause symptomatique ? L'objectif est d'améliorer la qualité de vie et d'aider à passer ce cap difficile. Le traitement de la périménopause repose essentiellement sur des progestatifs, mais le traitement varie selon les symptômes. La durée du traitement est à discuter au cas par cas, mais elle est généralement courte, de trois à six mois. Et attention, en périménopause, on peut encore tomber enceinte ! Isabelle Eustache

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Ménopause : l'association gagnante pour une belle peau ferme

Comment préserver la jeunesse de sa peau ? En la protégeant du soleil, les UV étant le principal facteur de vieillissement prématuré de la peau, en l'hydratant et en lui apportant les vitamines dont elle a besoin à travers une alimentation saine et équilibrée. Mais que peut-on faire de plus pour contrer le vieillissement de la peau une fois la ménopause venue ? Pour contrer le vieillissement de la peau Avec l'arrêt de la production hormonale au moment de la ménopause, le vieillissement de la peau tend à s'accélérer. Moins hydratée, la peau perd aussi en souplesse, se relâche et les rides se creusent. S'il est possible de freiner ce phénomène en continuant à se protéger du soleil, en hydratant sa peau, en utilisant des soins cosmétiques anti-âge et en mangeant sainement, pour notamment booster ses apports antioxydants, la médecine esthétique peut aussi donner un coup de pouce, et aider à retrouver une peau ferme, atténuant ainsi les rides.Pour le Dr Catherine de Goursac, médecin esthétique et intervenante au Congrès de la Société française de médecine esthétique (SFME) qui s'est déroulé les 16-17 septembre 2011, la tendance est à l'association de deux techniques pour obtenir des résultats très intéressants en matière de fermeté de la peau chez les femmes ménopausées : la carboxythérapie couplée à la radiofréquence. Médecine esthétique anti-âge : les nouvelles tendances Cette association de deux techniques répond aux nouvelles orientations actuelles. « Les rides ne sont plus autant stigmatisées et les techniques de comblement se sont révélées très efficaces ». En revanche, la qualité de la peau est devenue une demande majeure. Les patients veulent une peau saine, avec la disparition des rougeurs et des taches, et ferme.Du côté des techniques proposées pour obtenir un tel résultat, la tendance est à l'association de plusieurs techniques au sein de la même séance. Ce couplage technique augmente l'efficacité du traitement par rapport à leur mise en oeuvre de façon alternative.En pratique, via une hyper-oxygénation du derme, la carboxythérapie stimule la formation de nouveaux vaisseaux et la fabrication de collagène. Le traitement de l'ovale du visage donne un effet de rajeunissement.Quant à la radiofréquence (RF), par l'intermédiaire de changements de polarité extrêmement rapides, elle engendre un mouvement des molécules qui, par friction et collision, vont transformer l'énergie consommée en chaleur. Cette chaleur agit selon deux modes d'action, un premier immédiat avec une rétraction du collagène et un autre différé avec une stimulation des fibroblastes. Une peau ferme à la ménopause Reste que ces techniques ont un coût et qu'il est préférable de prendre soin de sa peau en amont. Enfin, même la ménopause passée, une bonne hygiène de vie permet de retarder toujours plus les effets du vieillissement. Isabelle Eustache

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Ménopause et sexualité : halte aux idées reçues

La ménopause est souvent représentée comme le début de la fin pour une part de la féminité : sexualité, séduction... Il s'agit là d'une idée complètement fausse... bien heureusement ! Ménopause : les femmes veulent plus de sexe ! L'activité sexuelle diminue avec le temps et autour de la ménopause, c'est certain. Une étude réalisée en 2001 indique que 60,7% des femmes sont sexuellement actives entre 50 et 59 ans, contre 44,9% entre 60 et 69 ans, et 28,2% entre 70 et 79 ans. Parmi elles, 63,2% sont satisfaites de leur vie sexuelle. C'est dans les causes du mécontentement que se cache la première surprise : les femmes insatisfaites voudraient plus de sexe, pas moins ou pas différemment. Ceci va à l'encontre de l'idée classique selon laquelle la libido des femmes diminuerait avec la ménopause, et que le ralentissement de leur activité sexuelle en serait la conséquence logique.  Baisse de l'activité sexuelle : les véritables raisons Les causes de la diminution de leur activité sexuelle réellement évoquées par les femmes sont : Une santé mauvaise ou pas très bonne, Un manque de satisfaction dans la vie en général, Une dépression, La perte du partenaire sexuel habituel. La sécheresse vaginale, conséquence physique de la ménopause, est elle aussi corrélée avec une absence de vie sexuelle.  Hormones, ménopause et sexualité : une relation complexe Le rôle de la thérapie hormonale de substitution dans la sexualité des femmes après la ménopause n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Il est certain que la prise d'hormones peut améliorer les problèmes de sécheresse vaginale - mais il peut s'agir d'hormones prises localement (dans le vagin sous forme de crème ou d'ovule), qui n'ont donc pas d'impact sur le reste de l'organisme. Et selon les chercheurs, la thérapie hormonale de substitution ne permet pas forcément la continuation de la vie sexuelle.Conclusion : la ménopause signifie beaucoup de choses pour les femmes, mais pas forcément la fin de leur vie sexuelle, et encore moins la fin de leurs envies sexuelles ! Qu'on se le dise... Marion Garteiser, journaliste santé

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Maquillage réussi : les erreurs à éviter

Destiné à nous rendre plus belle, le maquillage peut parfois avoir l'effet inverse, surtout s'il est mal choisi ou mal appliqué. Maquillage: souvent les mêmes erreurs reviennent... La première erreur, très fréquente, consiste à maquiller les yeux et la bouche avec la même intensité, alors que la condition sine qua non de tout maquillage réussi est de miser soit sur le regard soit sur le sourire, mais jamais sur les deux en même temps.Si vous désirez mettre en valeur vos yeux, allégez le rouge à lèvres ou le gloss. Par contre, si votre sourire est au premier plan, limitez le maquillage des yeux.Une seconde erreur assez répandue est d'utiliser un fond de teint plus foncé dans le but de paraître hâlée alors que l'objectif du fond de teint est d'uniformiser la peau, non de réchauffer la carnation.En appliquant un fond de teint d'un ton plus soutenu que celui de votre peau au naturel, vous risquez de créer un effet camouflage et de plomber la mine au lieu de l'illuminer. A cette fin spécifique, misez plutôt sur le fard à joues ou la poudre de soleil qui constituent les produits de choix pour rehausser les peaux un peu pâlottes. Ne commettez pas l'erreur de les appliquer en cercle sur l'ensemble de la joue ou sur les pommettes, sous peine d'avoir l'air d'une "poupée russe"; souriez plutôt à pleines dents devant le miroir et balayez le fard à l'aide d'un gros pinceau sur le haut des pommettes ainsi délimitées. Quelques autres règles à suivre pour un maquillage réussi Au niveau du regard, n'appliquez pas trop de mascara, au risque de créer un effet de paquets et de cils collants, lourds et peu sexy. Prenez le temps de poser le mascara dans les règles de l'art en commençant par le bas des cils et en étirant la brosse vers le haut avec de légers mouvements de zigzag. Débarrassez-vous sans remord des tubes anciens, coulants, périmés ou trop secs, qui s'effritent rapidement sur les cils.Pour éviter les erreurs de maquillage au niveau des lèvres, prenez garde à la couleur. Certes, la mode a son mot à dire mais il faut tout de même adapter vos tons à votre carnation de base : les tonalités chaudes (orange par exemple) sont du plus vilain effet sur les peaux claires, tout comme les teintes froides (rose clair par exemple) sont une hérésie pour les peaux foncées. Maquillage: attention aux retouches Enfin, ne commettez pas l'erreur de retoucher votre maquillage en réappliquant une couche par-dessus. Préférez vous démaquiller tout à fait ou, si vous n'en avez pas l'opportunité, absorbez les restes de maquillage à l'aide d'un mouchoir en papier avant d'effectuer les retouches. Muriel Luypaert,journaliste santé

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Constipation pendant la grossesse : quelles solutions ?

La constipation fait souvent partie des désagréables à-côtés de la grossesse. Quelles sont les solutions les plus sûres et les moins agressives contre la constipation pour les femmes enceintes ? Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus souvent constipées ? Il y a plusieurs raisons. D'abord, le bébé doit prendre sa place dans le ventre, et cela comprime parfois un peu les autres organes, y compris les intestins. Leur mouvement naturel est donc un peu contrarié.Par ailleurs, les femmes enceintes sont en général moins actives que celles qui ne portent pas de bébé. Comme la constipation est liée à la sédentarité, elle augmente naturellement aussi au fil des mois.Enfin, de nombreuses femmes enceintes doivent prendre des compléments alimentaires en fer, qui luttent contre l'anémie, mais qui ont aussi l'inconvénient de constiper. On le voit, de nombreux facteurs sont réunis pour nuire au bon transit pendant la grossesse... Quels conseils pratiques contre la constipation pendant la grossesse ?   Mangez beaucoup d'aliments riches en fibres : céréales complètes, fruits et légumes crus et cuits. Il est vrai que pour éviter certaines infections dangereuses pendant la grossesse, les femmes enceintes doivent être attentives aux crudités. Mais tant que celles-ci sont nettoyées avec soin, il n'y a pas de raison de s'en priver ! Buvez suffisamment d'eau. Associés aux fibres, les liquides encouragent le transit intestinal. Restez active. Une marche ou un peu de natation peuvent suffire à lutter contre une petite constipation.   Constipation : quels laxatifs choisir quand on est enceinte ? Tous les laxatifs ne peuvent pas être pris durant la grossesse. Les études scientifiques sont rares, mais on conseille généralement d'éviter les laxatifs "de contact" ou irritants. Ils augmenteraient en effet le risque de déclencher des contractions utérines. Attention, la plupart des plantes laxatives font partie de cette classe de médicament ! Les laxatifs dits lubrifiants, à base de paraffine, sont déconseillés parce qu'ils diminuent l'absorption de certaines vitamines. Or une alimentation riche en vitamines est particulièrement importante pendant la grossesse... constipation ou pas ! Les laxatifs osmotiques, qui augmentent le volume des liquides contenus dans les selles pour encourager le transit sont normalement sans danger pour les femmes enceintes. On peut ainsi conseiller le lactulose ou le sorbitol. Un seul, le macrogol, est déconseillé parce qu'il contient beaucoup de sel. Enfin, les laxatifs dits de lest, qui sont simplement des fibres destinées à augmenter le volume des selles, sont tout à fait utilisables par les femmes enceintes et constipées. Demandez conseil à votre médecin si vous souffrez de constipation pendant votre grossesse !     Marion Garteiser, journaliste santé

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Grossesse : la stimulation ovarienne

Les troubles de la fertilité peuvent avoir différentes origines, parfois combinées.Les traitements proposés sont donc aussi très différents.On recourt à la stimulation ovarienne en cas de troubles de l'ovulation et dans le cadre d'une fécondation in vitro ou d'une insémination. Dans quels cas la stimulation ovarienne est-elle proposée ? Un traitement par stimulation ovarienne est proposé aux femmes qui présentent des troubles de l'ovulation : une absence d'ovulation ou anovulation, ou une anomalie de l'ovulation, ou dysovulation. Le fait de stimuler les ovaires à l'aide d'un traitement permet d'obtenir une ovulation normale et de multiplier le nombre de follicules.Ce coup de pouce peut suffire à un couple pour concevoir un enfant, à condition bien sûr que des ovaires capricieux soient la seule cause de l'infertilité. La stimulation ovarienne peut également être utilisée dans le cadre d'une technique d'aide médicale à la procréation plus sophistiquée, c'est-à-dire avant une insémination intra-utérine ou une fécondation in vitro.   En pratique, comment se déroule le traitement par stimulation ovarienne ? Il s'agit de traitements hormonaux, dont les protocoles sont variables.Dans le cas d'une simple stimulation ovarienne, on recourt en première intention à du citrate de clomifène, un médicament hormonal que l'on prend par voie orale pendant 5 à 7 jours à partir du 2ème jour du cycle. Le citrate de clomifène induit une sécrétion de FSH, hormone responsable des follicules.En cas d'échec (après 5-8 cycles environ selon les cas), on utilise un autre traitement hormonal, à base de gonadotrophines (FSH ou LH), lequel s'injecte et agit directement sur les ovaires. Ces dernières injections peuvent se faire en intramusculaire ou en sous-cutané.Dans le cadre d'une fécondation in vitro ou insémination intra-utérine, le traitement est identique, sauf qu'il est précédé d'un traitement visant à bloquer la production hormonale, ce qui permet ensuite de contrôler totalement le cycle ovarien. Ce traitement dit de blocage s'injecte au 1er jour du cycle. Ensuite, ce sont les injections de gonadotrophines qui prennent le relais. Enfin, lorsqu'un follicule atteint une taille suffisante, on injecte cette fois-ci une autre hormone (gonadotrophine chorionique) pour déclencher l'ovulation (libération de l'ovocyte), dans les 37 à 40 heures. On peut alors procéder à la ponction ovocytaire en vue d'une fécondation in vitro ou à l'insémination. Stimulation ovarienne : une double surveillance s'impose... Dans les deux cas, un suivi minutieux et rapproché est mis en place. Il repose sur des dosages hormonaux (prises de sang) et sur des échographies.On vérifie ainsi l'efficacité du traitement hormonal sur les ovaires, on surveille la maturation des follicules, on programme les rapports sexuels dans le cadre d'une stimulation ovarienne simple et on peut aussi ajuster le traitement afin de limiter les risques d'une grossesse multiple. Quels sont les risques de la stimulation ovarienne ? Excepté des troubles de la vue (vision double) réversibles, le traitement par citrate de clomifène ne comporte pas d'effet secondaire.En revanche, les injections de gonadotrophines peuvent provoquer : des sensations de jambes lourdes, avec pesanteur dans le bas-ventre, troubles de l'humeur, légère prise de poids, troubles digestifs, gêne respiratoire... Dans de rares cas, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne se manifeste par un gonflement des ovaires et un risque de phlébite.Mais la conséquence la plus frappante de la stimulation ovarienne est psychologique. Après tant d'attente, beaucoup d'espoirs sont placés dans ce traitement, lequel peut devenir obnubilant, comme une obsession.A savoir : la stimulation ovarienne est contre-indiquée en cas d'antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC), de cancer ou de graves troubles de la coagulation.   Isabelle Eustache

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Quelles sont les causes de l'infertilité féminine ?

L'âge est un facteur très important d'infertilité.En effet, il faut savoir que la fertilité chute progressivement avec l'avancée en âge : la probabilité mensuelle pour une femme d'être enceinte est de 25% à 25 ans à chaque cycle, puis de 12% à 30 ans et seulement de 6% à 40 ans.Mais il existe de nombreuses autres causes d'infertilité... Quelles sont les différentes causes de l'infertilité féminine ? On parle d'infertilité en l'absence de grossesse après un an de rapports sexuels réguliers (définition proposée par l'OMS). Quelles sont les différentes causes possibles ?La première cause est l'avancée en âge, qui diminue la fertilité particulièrement après 35 ans. Viennent ensuite les troubles de l'ovulation. Une cause d'infertilité : les troubles de l'ovulation Il peut s'agir d'une absence d'ovulation en milieu de cycle, d'une ovulation peu fréquente ou irrégulière. De tels troubles de l'ovulation peuvent se traduire par des problèmes de fertilité.Rappelons que la période de fécondation optimale se situe entre 4 jours avant l'ovulation et 2 jours après. Les troubles hormonaux, à l'origine d'infertilité Ces troubles hormonaux peuvent être induits par certains traitements médicamenteux par exemple, mais aussi par la pollution. En effet, notre environnement et notre alimentation nous exposent de plus en plus à des substances toxiques accusées d'être des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire capables de dérégler notre équilibre hormonal. Une obstruction des trompes est une cause d'infertilité Les trompes peuvent être bouchées, endommagées, voire absentes. Cela peut se produire à la suite d'une infection, d'une intervention chirurgicale pour cause de grossesse extra-utérine ou pour une stérilisation. Une anomalie du col de l'utérus peut entraîner une infertilité Le col utérin peut être responsable d'une infertilité. C'est le cas par exemple après un traitement chirurgical, lequel peut modifier la production et la qualité de la glaire cervicale, indispensable pour la pénétration des spermatozoïdes. Tumeur bénigne, fibrome, endométriose et infertilité La présence d'un ou de plusieurs fibromes, de polypes ou des ovaires polykystiques entrave également la fertilité car ces tumeurs gênent l'implantation de l'embryon. Ils augmentent ainsi le risque de fausse couche. L'endométriose augmente le risque d'infertilité : cette maladie se caractérise par une migration de fragments d'endomètre en dehors de l'utérus. L'endométriose provoque des douleurs pelviennes, des troubles menstruels, mais c'est aussi la cause la plus fréquente de stérilité chez la femme (30% des cas d'endométriose). Hyperprolactinémie et troubles de la fertilité Une production excessive de prolactine, hormone qui a pour fonction de stimuler la production de lait par les glandes mammaires, peut entraîner des troubles de la fertilité.Le Distilbène® : l'exposition in utero au Distilbène®, médicament responsable d'anomalies génitales. Dans tous les cas, une grossesse qui ne vient pas après un an de tentatives régulières, doit amener à consulter, et ce, d'autant plus rapidement passé 35 ans ! Isabelle Eustache

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Grossesse : poids et digestion, des problèmes fréquents

Gérer son poids pendant la grossesse n'est pas toujours très facile.Lorsque des troubles digestifs s'en mêlent, les premiers mois de grossesse peuvent sembler bien longs et semés d'embûches.Quelques conseils à retenir pour bien vivre sa grossesse... Que faire contre les nausées et vomissements en début de grossesse ? En attendant, ils sont désagréables et parfois très difficiles à supporter. Ils peuvent aussi perturber plus ou moins l'alimentation pendant ce début de grossesse. Alors que faire ? Fractionnez vos repas au cours de la journée : faites trois repas plus légers, complétés par une, deux ou trois collations dans la matinée, l'après-midi et le soir. Fractionnez également vos repas tout au long de la journée afin de ne jamais rester longtemps à jeun. Mangez lentement et mâchez longuement. Evitez les aliments gras, acides et/ou pimentés. Ne vous couchez pas juste après le repas. Nausées et vomissements disparaissent normalement et spontanément au 4e mois de grossesse. Que faire contre la constipation pendant la grossesse ? Voici quelques conseils pour mieux la prévenir : Buvez beaucoup d'eau (un litre et demi par jour au minimum). Préférez une eau riche en magnésium (sup à 50 mg/l). Augmentez votre consommation d'aliments riches en fibres : fruits et légumes, pain complet ou au son, autres féculents complets (riz, pâtes…). Maintenez une activité physique quotidienne « raisonnable » en l'absence de contre-indication : au minimum 30 minutes de marche par jour. N'utilisez pas de laxatifs sans l'avis de votre médecin. La constipation pendant la grossesse peut résulter d'une alimentation insuffisante ou pauvre en fibres. Problèmes de poids pendant la grossesse Nausées, vomissements, remontées acides sont des symptômes du début de la grossesse qui peuvent vous empêcher de vous alimenter correctement. Vous devez donc surveiller votre poids en vous pesant une à deux fois par mois.Si vous n'en prenez pas ou si vous en perdez, consultez votre médecin.Inversement, si vous prenez trop de poids, discutez-en avec votre médecin afin de définir avec celui-ci les variations de poids possibles et la démarche à suivre. En moyenne, on conseille une prise de 12 kg pour favoriser une grossesse et un accouchement sans complication, et ensuite un retour aisé à votre poids antérieur Il ne s'agit cependant que d'une moyenne. Il faut également savoir que durant la première moitié de grossesse, la prise de poids moyenne est faible : 4 à 5 kg, et devient plus importante par la suite. Une alimentation variée et équilibrée est normalement suffisante pour couvrir les besoins de la mère et du foetus. Inutile de manger pour deux. Dans tous les cas, les régimes amaigrissants, quels qu'ils soient, sont contre-indiqués au cours de la grossesse. Attention au soja et aux phytostérols durant la grossesse ! Durant la grossesse, certains éléments sont à favoriser. C'est le cas de la vitamine B9 (folates), du calcium, de la vitamine D, du fer, et de l'iode.Inversement, il existe des interdits (alcool et tabac) et des aliments à éviter ou à consommer avec modération (foie et produits à base de foie, caféine).Le soja et ses produits dérivés contiennent des phyto-estrogènes, lesquels peuvent avoir des effets indésirables sur les foetus des animaux. Par prudence, ils sont donc à éviter pendant la grossesse. Evitez les compléments alimentaires contenant des extraits de soja. Limitez les aliments à base de soja (pas plus d'un par jour) : tonyu ou jus de soja, tofu, desserts à base de soja. Quant aux margarines, yaourts et autres boissons lactées enrichis en phytostérols, ils sont réservés aux personnes qui ont trop de cholestérol et déconseillés aux femmes enceintes (même si elles ont trop de cholestérol) car les risques ne sont pas connus. Qu'en est-il du soja, des produits à base de soja et des phytostérols ? Isabelle Eustache

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Que faire contre les jambes lourdes ?

Les beaux jours nous permettent enfin de ressortir nos tenues légères et nous donnent le sourire... mais ils signent parfois le début des ennuis en cas de jambes lourdes !Allégez vos gambettes grâce à quelques gestes simples ! Contre les jambes lourdes : du froid C'est une règle de base : les jambes lourdes doivent fuir les sources de chaleur directe.Renoncez aux bains chauds : une douche fraîche sera toujours plus bénéfique pour les jambes fatiguées. Idéalement, terminez par un jet d'eau froide, des chevilles vers les cuisses, afin de bénéficier de l'effet vasoconstricteur du froid et de resserrer les vaisseaux. En vacances, évitez de faire la crêpe en plein soleil. Renoncez également à l'épilation à la cire chaude, ennemie des jambes lourdes. Et fuyez hammams et saunas, décidément trop caniculaires : un saut dans la piscine vous apportera beaucoup plus de bien-être du point de vue circulatoire...   Contre les jambes lourdes : une alimentation équilibrée L'alimentation joue un rôle essentiel dans la lutte contre les jambes lourdes.Riche en vitamines et antioxydants, votre alimentation garantit des veines toniques et solides.Elle doit aussi vous apporter suffisamment de fibres, afin de lutter contre la rétention d'eau et la constipation qui favorisent la "stase veineuse" (stagnation du sang dans le bas du corps, qui encourage la déformation des veines). Mettez l'accent sur les fruits et les légumes et limitez les graisses. Buvez aussi de l'eau régulièrement et du thé vert, riche en antioxydants. En revanche, limitez votre consommation de café et d'alcool, qui ont tendance à endommager le système circulatoire. Ce régime équilibré vous permettra par ailleurs de garder la ligne, sachant que l'excès de poids est un frein important à une bonne circulation sanguine.   Contre les jambes lourdes : une garde-robe adaptée Profitez des beaux jours pour adopter une garde-robe aérienne. À vous les coupes amples, les jupes virevoltantes et les pantalons larges !Les jambes lourdes sont en effet favorisées par tous les vêtements qui serrent et compriment, comme les jeans slim, les robes moulantes et autres vêtements achetés une taille trop petite !Le confort vestimentaire passera également par des chaussures ni trop plates ni trop hautes : des talons de trois ou quatre centimètres vous permettront de garder le sourire même lors de longues promenades.Enfin, les bas de contention, s'ils ne sont pas toujours très agréables à porter par forte chaleur, offrent un réel soulagement en cas de problèmes circulatoires.Portez-les dès qu'il fait plus respirable... Comme ils existent aujourd'hui des bas autoportants, on ne peut même plus les accuser d'être antisexy ! Contre les jambes lourdes : des positions qui soulagent   C'est un petit truc simple et qui change tout : dans votre canapé ou dans votre lit, posez un ou deux coussins sous vos pieds afin de surélever légèrement vos jambes et de relancer le retour veineux. Par ailleurs, les personnes qui souffrent de jambes lourdes doivent tenter d'éviter les positions trop statiques, assises ou debout. Perdez la mauvaise habitude de croiser les jambes à tout bout de champ et glissez une balle de tennis sous votre bureau :  faites-la rouler sous la plante de vos pieds nus... soulagement garanti ! De manière générale, contre les jambes lourdes, essayez de bouger au maximum, en privilégiant la marche rapide et les escaliers !   Contre les jambes lourdes : des massages qui stimulent Il existe actuellement de nombreux produits (gels, crèmes, sprays...) spécifiques pour les jambes lourdes.Leur effet "frais" offre souvent un soulagement immédiat... mais temporaire.Néanmoins, tout est dans la manière : appliqués en petits mouvements circulaires de bas en haut des jambes, ces produits vous permettent de vous offrir un petit massage qui va relancer instantanément votre circulation, surtout après une longue journée.Par ailleurs, tisanes et compléments alimentaires (à base de vigne rouge par exemple) sont légion dans le commerce. S'ils ne peuvent résoudre à eux seuls les problèmes de jambes lourdes, ils constituent parfois un coup de pouce en entretien.En cas de douleurs ou de gêne persistantes malgré de bonnes habitudes, n'hésitez pas à consulter : les problèmes de circulation peuvent avoir de multiples causes et il n'est jamais trop tôt pour en parler à votre médecin. Julie Luong, journaliste santé

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Faut-il avoir peur de l'épisiotomie ?

L'épisiotomie lors de l'accouchement est souvent redoutée par les femmes. Il est vrai qu'elle n'est pas toujours une partie de plaisir...Pour autant, cette intervention est pratiquée dans le but de réduire les risques pour la mère et l'enfant.Petit point pour mieux connaître l'épisiotomie... Qu'est-ce que l'épisiotomie ? L'épisiotomie est une intervention courante durant un accouchement.Elle consiste à inciser le périnée au niveau de la vulve pour éviter sa déchirure au moment du passage du bébé.Cette incision se fait vers l'arrière, et en diagonale afin d'éviter de se rapprocher de l'anus. Elle est généralement pratiquée au moment où la tête du bébé est visible.L'épisiotomie n'est pas douloureuse à proprement parler : soit les contractions "masquent" la douleur due à l'incision, soit la future maman est déjà sous péridurale. Une anesthésie locale peut cependant être pratiquée si c'est nécessaire... Tout dépend du ressenti au moment venu.Après l'accouchement, l'incision est recousue sous anesthésie locale (lorsqu'il n'y a pas eu de péridurale). Trois à quatre points de suture suffisent. L'épisiotomie, une intervention fréquente L'épisiotomie est une intervention fréquente mais pas systématique.En France, on estime qu'elle est pratiquée chez 70% des femmes lors d'un premier accouchement. Il existe sans doute des cas où l'épisiotomie pourrait être évitée mais ils sont minoritaires.La plupart du temps, l'épisiotomie est pratiquée pour la bonne cause, c'est-à-dire pour préserver la santé de la mère et de l'enfant !Les situations suivantes justifient ainsi le recours à l'épisiotomie : Un bébé en danger : si l'on constate que le rythme cardiaque du bébé diminue, ce qui indique une souffrance, il faut accélérer l'expulsion artificiellement en administrant de l'ocytocine. Le périnée n'a donc pas le temps de se distendre naturellement. Une épisiotomie est alors indispensable pour éviter le déchirement. Le recours aux forceps : les accouchements sous péridurale sont aujourd'hui de plus en plus fréquents... Or, la péridurale diminue la sensation de poussées. Dans 7 à 8% des accouchements, les forceps sont donc utilisés pour tourner et extraire le bébé. L'épisiotomie est nécessaire pour cette manoeuvre. La mauvaise position du bébé : lors d'une présentation par le siège ou d'un mauvais infléchissement de la tête, l'épisiotomie sera souvent le seul moyen de faire place au bébé. Les jumeaux : deux pour le prix d'un ? Dans ce cas, difficile également de faire l'impasse sur l'épisiotomie...   Peut-on éviter les épisiotomies ? De nombreuses femmes redoutent l'épisiotomie.Néanmoins, cette intervention représente souvent un moindre mal par rapport à ce qu'elle évite (déchirure naturelle sévère, risque pour le bébé...).Le tout est d'être bien informée: n'hésitez pas à évoquer ce sujet de l'épisiotomie avec votre gynécologue avant l'accouchement ! Vous pouvez par exemple lui exprimer votre désir d'un accouchement le plus "naturel" possible. Il est important de privilégier le rapport de confiance avec votre spécialiste.Par ailleurs, si l'épisiotomie n'est pas toujours prévisible ni toujours évitable, un bébé de poids normal diminue les risques d'y avoir recours. Il est donc conseillé de ne pas prendre trop de poids pendant la grossesse : un bébé de quatre kilos risque de se frayer difficilement un passage... Episiotomie et rapports sexuels L'avantage est que la zone du vagin cicatrise généralement très bien. Après l'épisiotomie, les rapports sexuels pourront généralement être repris dans les quatre à six semaines.Pour éviter la douleur, utilisez un lubrifiant et allez-y en douceur... Un premier rapport douloureux peut en effet refroidir les partenaires et rendre les suivants plus difficiles. Avec un peu de patience, les choses devraient très vite rentrer dans l'ordre... Julie Luong, journaliste santé

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Faites-vous de belles jambes cet été !

L'été est là et on rêve de dévoiler ses jambes pour profiter des premiers rayons du soleil.Suivez nos conseils et ceux du docteur Brigitte Merlet Romageon angiologue phlébologue pour arborer de jolies gambettes et un moral ensoleillé ! De belles jambes en été Pour la plupart des femmes, avant de passer l'épreuve du maillot de bain il y a celle de la robe et donc de la jambe dénudée !Pas évident d'exhiber nos chevilles et mollets tout défraîchis par le port de collants, bas et chaussettes. Imperfections, lourdeurs, manque de tonicité, épiderme desséché et pâlot, épilation douteuse..., autant de raisons pour prendre les chose en main dès à présent pour retrouver des jambes légères, sculptées, toniques, lisses et dorées..., avec pour résultat des jambes à exhiber en toute liberté ! On adopte des gestes simples   Une activité physique régulière est un excellent moyen de lutter contre les jambes lourdes. La marche quotidienne (pendant au moins 20 minutes) est un excellent sport pour les jambes car elle permet d'activer la circulation et de tonifier les parois veineuses, à condition cependant de «bien» marcher pour amorcer la remontée du sang. Cela suppose donc de poser d'abord le talon au sol pour écraser la semelle veineuse avant de dérouler le pied. On surélève les pieds du lit d'environ huit à dix centimètres afin de permettre aux oedèmes de se résorber parfaitement pendant la nuit et de favoriser la circulation du sang en direction du coeur. Pour avoir le mollet léger, rien de tel que de le mettre au frais ! La chaleur, en dilatant les veines, provoque la stagnation du sang dans le bas du corps. «Il faut fuir la chaleur sous toutes ses formes (bains chauds, sauna, hammam) et être raisonnable avec le soleil en évitant les expositions trop prolongées et les coups de soleil... Vous pourrez terminer la douche par un jet d'eau fraîche sur les jambes pour tonifier les parois», conseille le médecin. L'idéal est aussi d'avoir un soin adapté à portée de main qui soulage et rafraîchit immédiatement les jambes fatiguées et échauffées. Usez et abusez des formules ciblées, souvent à base de ginkgo, marron d'Inde, mélilot..., qui drainent, soulagent et améliorent la microcirculation. L'ajout de menthol tonifie et procure un effet fraîcheur immédiat et une réelle sensation de bien être et de confort. Appliquez le gel en massage léger, en remontant de la cheville jusqu'à mi-cuisse.   Indispensable : la prévention La sensation de jambes lourdes est l'un des premiers signes de l'insuffisance veineuse.Celle-ci traduit une faiblesse dans le mécanisme de remontée du flux sanguin vers le coeur. «Ce sont les veines superficielles qui ramènent le sang vers le haut, vers le coeur, explique le docteur Merlet Romageon. Lorsque celles-ci sont variqueuses, les vaisseaux sanguins vont se dilater et leur paroi va s'abîmer, se détendre, se relâcher... Les veines superficielles ne font plus correctement leur travail, le sang stagne alors, entraînant douleurs, lourdeurs et gonflement des jambes.»La prévention est donc essentielle. Il suffit souvent de précautions simples pour apaiser les sensations de jambes lourdes et conserver une bonne circulation. Incontournable : la contention On porte des chaussettes, des bas ou des collants de contention qui contribuent à réduire la stase veineuse, s'opposant ainsi à la dilatation des veines superficielles. Cette compression de la paroi veineuse renforce l'efficacité de la pompe musculaire du mollet et accélère alors le retour du sang veineux vers le coeur tout en diminuant, voire en soulageant, la douleur et la lourdeur des jambes. Pour les longs trajets en avion cet été, ils seront incontournables.Aujourd'hui, ils sont plus esthétiques mais pour être efficace la compression doit être adaptée à l'état pathologique (choix de la classe de compression) mais aussi à la morphologie du patient (choix de la taille et de l'article).Une prise de mesures précises est un gage d'efficacité et de sécurité du traitement. On draine chez le kinésithérapeute. Même si, en règle générale, le drainage lymphatique n'est normalement conseillé qu'aux patient(e) s véritablement insuffisants lymphatiques, il donne cependant une sensation de légèreté à celles qui souffrent de jambes lourdes. Mais dans ce cas, les séances ne sont pas prises en charge par l'assurance maladie.Le kinésithérapeute exerce des pressions qui font office de «pompe». Le but est de réactiver le processus du drainage de la lymphe en la faisant remonter vers le haut du corps, là où se trouvent les organes servant au filtrage de la lymphe dont les ganglions, notamment ceux situés sous les aisselles et au niveau de l'aine. Technologie et nutrition. On adopte la cosméto-textile avec les leggings «massant».Comment ça marche ?Au contact de la peau, les nano cristaux de biocéramique, contenus dans la microfibre, absorbent la chaleur émise par le corps humain pour la transformer en infrarouges favorisant la microcirculation. Le legging présente alors des propriétés de thermo-régulation et d'activation de la circulation sanguine qui augmentent le drainage.Enfin, rien de tel qu'une cure à base de plantes avec notamment les baies du Cassis ou la Vigne Rouge, traditionnellement reconnues pour leurs effets positifs sur la micro-circulation et le renforcement des parois veineuses. On se fait une belle jambe On gomme.La féminité et la beauté passant avant tout par une peau lisse et nette, pas question de faire l'impasse sur le gommage et l'épilation qui reste l'un des soins les plus prisés des femmes. On gomme pour débarrasser la peau des cellules mortes qui s'accumulent à sa surface, l'empêchant de respirer. Asphyxié, l'épiderme, se ternit, perd de sa souplesse et la peau n'est plus aussi douce au toucher...C'est pour cela que le gommage reste un geste essentiel si on veut exhiber des jambes au grain de peau lisse, affiné et lumineux... Oui, oui ça existe aussi l'éclat sur les jambes ! On épile. Seules les femmes qui ne souffrent pas d'insuffisance veineuse pourront avoir recours à la cire chaude pour s'épiler, car celle-ci (32-34°) ne fait pas bon ménage avec les troubles circulatoires comme les varices. Les autres, auront le choix.Le rasoir coupe le poil net en son milieu et implique un usage quasi quotidien avec, en prime, des jambes parfois «piquantes».Si le côté répétitif du rasoir vous barbe, optez pour une crème dépilatoire. Vous bénéficierez de deux ou trois jours de répit mais pas plus.La cire froide, sous forme de bandes pré imprégnées, est tout à fait adaptée aux complications veineuses. La température peu élevée de la cire orientale convient à toutes les gambettes et l'épilateur électrique vous laisse la jambe lisse pendant deux à trois semaines.Pour celles qui veulent se débarrasser à tout jamais (ou presque) des poils indésirables pour garder la jambe nette 365 jours sur 365, il reste la solution définitive avec l'épilation laser chez un dermatologue ou longue durée à la maison avec ces petits appareils d'épilation à lumière pulsée qui se développent sur le marché de la beauté. On crème. L'hydratation reste le geste beauté n°1 pour afficher une jolie peau.Privilégiez les soins enrichis en glycérine, vaseline, urée, cire d'abeille aux vertus hydratantes et nourrissantes. On dore avec les autobronzants qui vous font miraculeusement le mollet hâlé comme au retour de vacances !Pour sublimer, les laits corps à micro paillettes dorées sont imparables. Dotés d'éclats subtils et de nacres multiples, ils jouent avec la couleur et révèlent des reflets sur la peau, en fonction de la lumière. Ils habillent la jambe d'un voile irisé entre l'argent, le rose et le mauve. J'ai testé le Waterbike ! Pédaler dans l'eau pour me faire la jambe légère et tonique, j'y allais un peu à reculons. Et pourtant, une fois lancée, j'ai adoré.En pédalant dans l'eau, j'ai produit des remous qui ont massé mes mollets, mes cuisses, mes fesses. Tout cela en douceur et sans effort. Les bienfaits, je les ai ressentis dans la journée avec l'impression d'avoir des jambes plus fermes et surtout très légères. Un peu comme après une séance de drainage suivie d'un massage manuel... Je ne me suis pas ennuyée une seconde, le haut du corps n'étant jamais immergé, j'ai pu passer un coup de fil puis profiter des débats politiques sur BFM TV et enfin me laisser bercer par la chromothérapie.Je suis ressortie comme j'étais arrivée : coiffée et maquillée, prête à retourner au bureau, ni vue ni connue...En Spas, espaces Waterbike et chez les kinésithérapeutes. La séance de 30 min : 35 €. La séance de 45 min : 45 €. Numéro Lecteurs : 0800 330 380.www.waterbike.fr   On vous recommande   Topicrem. Très hydratant, ce lait enrichi en glycérine et cire d'abeille voile les jambes de micro paillettes dorées. Un petit bijou de peau. Lait scintillant Corps. 11,50 €. Espaces pharmacies. Weleda. Grâce à l'action de l'hamamélis et aux vertus décontractantes et harmonisantes du cuivre, ce gel rafraîchît, tonifie et soulage les sensations de lourdeur et d'inconfort dans les jambes. Gel tonique au Cuivre. 11,45 €. Espaces pharmacies. Pierre Fabre. Connue pour intervenir sur la résistance des vaisseaux sanguins, la Vigne Rouge est traditionnellement utilisée en vue de diminuer les sensations de jambes lourdes. Naturactive Elusanes.Vigne rouge. 12 €, la boîte de 60 gélules. Espaces pharmacies. Phytomer. Un soin magique, hydratant et soyeux qui atténue visiblement les imperfections et l'aspect des petits vaisseaux disgracieux sur les chevilles et les cuisses grâce aux particules de nacres et aux actifs marins anti-oxydants. Embellisseur Jambes. Crème correctrice Imperfections. 43 €. Parfumeries, pharmacies. Lierac. Un soin subtilement irisé, enrichi en peptide stimulateur de pigmentation et en érythrulose pour faire monter le bronzage progressivement. Effet 100 % peau dorée ! Sunific Après-Soleil. Lait satin irisé activateur de bronzage. Environ 15 €. Espaces pharmacie. Scala. Avec ce legging, une méthode innovante intégrant aux fibres des vêtements des cristaux de céramique réfléchissants. Quand la chaleur emmagasinée est suffisante, elle est restituée à l'organisme, stimulant ainsi le métabolisme cellulaire. J'ai testé et ça marche ! BioPromiseLegging. 69,90 €. www.scalaeurope.com Mary Cohr. Arnica et Marron d'Inde, Menthol et Camphre...Place à la fraîcheur et la légèreté des jambes. Ce gel mentholé enveloppe instantanément vos jambes d'une fraîcheur intense. Les sensations de lourdeur et de difficultés circulatoires se dissipent. Gel d'Essences défatigantes. 24 €. Instituts Mary Cohr en France. Tél. 0825 330 320.   Élisabeth de la Morandière pour le magazine Côté Santé

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Allaitement maternel : que mettre au menu des jeunes mamans ?

Pendant l'allaitement, les jeunes mamans ne doivent pas modifier spécialement leur alimentation. Seulement veiller à manger plus que jamais varié et équilibré ! De l'assiette au lait : les secrets de l'allaitement Toutes les femmes le savent : il est nécessaire d'avoir une alimentation variée et équilibrée pendant la grossesse.Mais qu'en est-il pendant la période d'allaitement ?Rappelons d'abord que, si le lait maternel est composé essentiellement d'eau (à 87,5%), il contient aussi tous les nutriments essentiels au bon développement de l'enfant : protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux...Et comme la nature est bien faite, ces nutriments sont présents dans le lait maternel... même lorsque la mère présente une alimentation déséquilibrée ou carencée.Lors du processus de digestion, les aliments consommés se décomposent en nutriments essentiels qui circulent alors dans le sang maternel. Ces différentes substances passent ensuite dans le lait.Il est donc important de conserver de bonnes habitudes alimentaires, d'autant que les mois qui suivent l'accouchement sont souvent éreintants pour les jeunes mamans. Une assiette équilibrée vous permettra de produire un lait de qualité optimale, mais aussi de mieux lutter contre la fatigue ! Allaitement : quelles quantités manger ? De nombreuses femmes se demandent si elles doivent manger davantage pendant l'allaitement. Pour répondre à cette question, il faut rappeler qu'une femme dépense en moyenne 500 à 600 calories par jour en plus lorsqu'elle allaite.Bien souvent, pour faire face à cette dépense énergétique supplémentaire, l'organisme va naturellement puiser dans les réserves accumulées pendant la grossesse.Il n'est donc pas toujours nécessaire de manger davantage pendant l'allaitement ! Fiez-vous à votre appétit et, dans tous les cas, optez pour des aliments sains. Quels sont les nutriments gagnants durant l'allaitement ? Pendant l'allaitement, mettez à l'honneur les protéines (viandes, poissons, oeufs...), les acides gras essentiels (huiles végétales, poissons gras), le calcium (lait, fromages, yaourts...), le fer (viande rouge, abats, jaune d'oeuf...) et les folates (épinards, choux, légumineuses...).Des substances essentielles au bon développement de votre enfant !Par ailleurs, n'oubliez pas de boire en suffisance (minimum 1,5 litre par jour) et n'abusez pas des excitants comme le thé ou le café. Allaitement et alcool : incompatible ? Il faut éviter de boire de l'alcool pendant la période d'allaitement.L'alcool passe en effet en partie dans le lait maternel et diminue également le réflexe d'éjection du lait, ce qui rend souvent la tétée plus difficile.En cas de consommation occasionnelle, donnez plutôt la tétée avant et attendez au moins deux heures après la prise d'alcool pour une nouvelle tétée. La concentration d'alcool est en effet à son pic dans les 30 minutes à une heure qui suivent la consommation, mais met plusieurs heures à s'éliminer totalement.Par ailleurs, oubliez la croyance populaire selon laquelle la bière faciliterait la production de lait ! Des aliments interdits pendant l'allaitement ? Aucun aliment n'est interdit pendant l'allaitement !Contrairement à une idée reçue, vous pouvez tout à fait continuer à consommer des oignons, de l'ail ou du chou. Il est vrai que ces aliments donnent au lait un goût et une odeur prononcés, mais cela ne gêne certainement pas votre bébé, qui a déjà eu l'occasion de goûter à ces saveurs quand il était dans votre ventre... Ce sont par ailleurs des aliments très bons pour la santé : il n'y a donc aucune raison de se priver ! Julie Luong, journaliste santé

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Comment savoir si vous êtes enceinte ?

Si vous achetez un test de grossesse en pharmacie, vous aurez une idée précise de la question.Mais il existe des signes précoces caractéristiques et révélateurs des premiers bouleversements hormonaux qui accompagnent une grossesse.Ils peuvent vous mettre sur la voie et justement vous inciter à réaliser un test de grossesse pour une confirmation. Quels sont les tout premiers signes de la grossesse ? Le retard des règles est évidemment le premier indice d'une grossesse.Mais de nombreuses femmes n'ayant pas des cycles réguliers, ce signe n'est pas toujours très fiable précocement. Le gonflement des seins. Les seins tendent à gonfler un peu, les mamelons se bombent parfois, prennent une couleur plus foncée et de petites tuméfactions apparaissent. Des troubles du goût, notamment une sensation de goût métallique dans la bouche. Certains aliments auparavant appréciés ne le sont plus tandis que d'autres, inversement, deviennent préférés.Dégoût pour le tabac et le café. Dégoût aussi parfois pour certains plats et pour le vin. Des nausées, particulièrement le matin. Ce signe s'accentue surtout à la fin du premier mois, avec parfois des vomissements. Des troubles de l'odorat (sensibilité accrue à certaines odeurs) déclenchent souvent les nausées et vomissements. Une augmentation des sécrétions vaginales ou pertes blanches. Une constipation avec sensation de ballonnement. Un besoin plus fréquent d'uriner. Une sensibilité et une émotivité accrues. Une fatigue avec un besoin de se coucher plus tôt, des périodes de somnolence dans la journée. Mais durant la nuit le sommeil peut être perturbé. Évidemment, une femme enceinte ne ressent pas forcément tous ces symptômes précoces de la grossesse. Ils sont très variables d'une femme à une autre, mais le fait d'en repérer quelques-uns peut mettre sur la piste.N'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre pharmacien. Il vous conseillera peut-être de faire un test de grossesse.   A savoir sur le test de grossesse Il s'agit d'un test urinaire qui dose une hormone, l'hormone chorionique gonadotrophique (ou HCG).Il est préférable de faire ce test une quinzaine de jours après la date de fécondation présumée, soit deux ou trois jours après la date présumée des règles.Attention ce test n'est pas une certitude. Seul un dosage sanguin plus précis de cette hormone indiquera une grossesse de façon certaine.Ce test sanguin est, lui, remboursé par la Sécurité sociale sur prescription. Dr Philippe Presles

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Fumer ou être belle, il faut choisir !

Encore besoin d'une raison pour arrêter de fumer ?Et si vous pensiez à votre apparence ?Le tabac a des conséquences importantes sur la peau, et aboutit à un vieillissement prématuré.C'est le moment de vous arrêter de fumer si vous tenez à rester belle ! Pourquoi fumer ne rime pas avec beauté ! Le simple fait de tenir une cigarette entre ses lèvres crée des rides bien spécifiques pour les personnes qui fument beaucoup...Mais les dégâts du tabac ne s'arrêtent pas là, et de loin...La nicotine entraîne une vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins) qui diminue l'apport de sang vers la peau. La fumée de la cigarette contient aussi de fines particules qui se collent à la peau, obstruant les pores.Enfin, le tabac augmente le risque de souffrir de couperose, et la propension à avoir des poches sous les yeux. Sans parler de la multiplication des radicaux libres, petites particules qui accélèrent le processus d'oxydation de la peau, et donc le vieillissement.Enfin, fumer rend les ongles et la peau des doigts jaunâtres, et les dents elles aussi deviennent moins blanches.Toujours envie de fumer mesdames ? Fumer ou être belle, il faut choisir ! Les fumeuses prennent 10 ou 20 ans en plus de leur âge réel Le résultat de toutes ces influences est que les fumeuses paraissent facilement dix ou vingt ans de plus que leur âge réel.Une étude a même été menée sur des soeurs jumelles dont l'une fumait et l'autre pas - la jumelle fumeuse, qui était pourtant soumise au même type de conditions de vie que sa soeur, avait un vieillissement de la peau plus prononcé.C'est donc certain, le tabac fait vieillir prématurément... en plus d'être mauvais pour la santé.Alors pourquoi continuons-nous à nous imaginer qu'il y a quelque chose de glamour dans le fait de tenir une cigarette ?Il semble que les femmes, en plus de la dépendance physique, comptent aussi sur le tabac pour maîtriser leur poids.Pourtant, il existe des solutions pour maîtriser son poids qui ne supposent pas une peau terne et des rides prématurées ! Quelle aide pour arrêter de fumer ? Pour arrêter de fumer, faire simplement preuve de volonté est une solution... mais ce n'est pas la plus efficace, et de loin.Vous pouvez commencer par trouver un suivi spécialisé - auprès d'un tabacologue spécialisé, ou simplement de votre médecin de famille.L'utilisation de substituts nicotiniques (gommes ou patchs qui délivrent de la nicotine pour éviter l'effet de manque) est conseillée, éventuellement en combinaison avec un traitement médicamenteux à discuter avec votre médecin.Alors, si vous avez envie d'arrêter de fumer, ne restez pas seule... avec un encadrement professionnel, c'est plus facile et cela augmentera vos chances de parvenir à vos fins. Marion Garteiser, journaliste santé

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Qu'est-ce qui se cache dans votre rouge à lèvres ?

Véritable atout charme depuis l'Antiquité, le rouge à lèvres est l'ami de ces dames.En tube, en stick, on en abuse... Mais savez-vous seulement ce qu'il contient ?Petit état des lieux pour apprendre à repérer les composants dans un rouge à lèvres et éviter les mauvaises surprises ! Rouge à lèvres : irrésistible effet marketing Jusqu'au début du 20e siècle, la composition d'un rouge à lèvres était simple : une base grasse et un colorant (souvent de la peau de raisins noirs).Ensuite, pour répondre à la demande du marché, les industriels créent plus de couleurs, de textures... La liste des composants, parfois dangereux,  s'allonge...Dernière tendance : le rouge à lèvres de soin. Vendu plus cher, ce produit, légèrement plus gras, diffère peu du tube classique. À moins d'en mettre dix fois par jour, vous n'aurez jamais la même qualité de soin que celle offerte par un stick hydratant. Votre rouge à lèvres sous la loupe Le nombre d'ingrédients varie en fonction des spécificités du produit (longue tenue, paillettes...). Mais en général, tout rouge à lèvres contient 5 composants de base : une substance graisseuse pour la texture, un colorant pour la teinte, un parfum, un conservateur pour éviter la dégradation, un anti-UV pour protéger le produit. Que vous optiez pour un rouge carmin en parfumerie ou au supermarché, peu de choses diffèreront entre les deux bâtons, hormis le prix évidemment.   Rouge à lèvres : attention aux allergies ! Les conservateurs présents dans les rouges à lèvres, comme le phénoxyethanol et le parabène, peuvent causer des réactions allergiques.Ces substances chimiques aux propriétés antibactériennes sont autorisées dans les produits cosmétiques. Certaines marques, vendues en parfumerie et en pharmacie, proposent toutefois des rouges à lèvres contenant d'autres conservateurs, connus pour être moins allergènes.Attention cependant à la tentation du "tout naturel". Contrairement aux composants synthétiques, très purs, les ingrédients d'origine naturelle sont la source de nombreuses allergies. Les produits bio à base d'essences de plantes, de fruits, de propolis... sont des nids à germes.Le baume du Pérou (balsam of Peru) et la lanoline (whool alcohol ou adeps lanae), utilisés comme base graisseuse sont hautement allergènes. Peaux sensibles s'abstenir ! Quid du plomb contenu dans les rouges à lèvres ? Du plomb dans nos rouges à lèvres !Les études sont formelles, le métal, dangereux pour la santé, est bien contenu dans la majorité des tubes que l'on trouve sur le marché.Mais l'info est plus spectaculaire qu'inquiétante : il ne s'agit que de traces. Même en considérant qu'une partie de notre rouge à lèvre finit dans notre estomac, les niveaux relevés ne sont pas dangereux pour la santé. Problèmes de rouge à lèvres : quand aller chez le dermatologue ? $$ Si après une ou plusieurs application(s) d'un même rouge à lèvres, vous constatez des rougeurs, picotements, démangeaisons... c'est que votre peau réagit mal au produit. Dans certains cas, un eczéma peut se manifester sur et autour des lèvres sous forme de petites vésicules.En général, le simple arrêt du cosmétique incriminé permet de guérir les symptômes. Cependant, pensez à consulter votre dermatologue. Un test réactif permettra de savoir à quel composant vous êtes allergique. Histoire d'éviter de revivre la même mésaventure en achetant un nouveau rouge à lèvres avec le même composant. Tout bénéfice pour votre sourire de star !Conseil : lorsque vous achetez un nouveau produit cosmétique, gardez bien l'emballage (seul endroit où figurent les composants). En cas de problème, ces informations seront utiles à votre dermatologue. Coraline Burre, journaliste santé

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Cancer du sein : comment éviter les chimio inutiles ?

En cas de cancer du sein, il faut décider de faire ou non une chimiothérapie.Cette décision est très difficile et l'on sait qu'actuellement environ 30% des chimio sont inutiles mais réalisées dans le doute.Or il existe aujourd'hui un test (Oncotype DX) qui permet d'estimer la probabilité d'une récidive du cancer du sein et le bénéfice d'une chimio.Hélas ce test, courant aux États-Unis, est exceptionnel en France car il coûte 3.200 euros et n'est pas remboursé par l'Assurance maladie... Comment éviter les chimio inutiles dans le cancer du sein ? Dr David Elia : Lorsqu'une femme a un cancer du sein, le clinicien doit entre autres décider de prescrire ou non une chimiothérapie. Pour prendre cette décision, il dispose de recommandations (ou « guidelines ») qui émergent de plusieurs sociétés américaines et européennes, et qui reposent sur de nombreux critères : nature de la tumeur, identité de la tumeur, taille, virulence, âge de la patiente, etc.Or, on réalise ainsi beaucoup trop de chimiothérapies parce qu'il est extrêmement difficile de savoir, notamment chez les femmes atteintes de petites tumeurs, si celle-ci sera utile ou non. Et dans le doute, on choisit de faire une chimio. C'est ainsi qu'au final, 25 à 30% de chimio inutiles sont réalisées. Un test pour prédire l'utilité d'une chimio Dr David Elia :Aujourd'hui, nous disposons d'une nouvelle technologie, la génomique, qui permet, en examinant l'ADN des cellules du cancer, de repérer dans une tumeur, les gènes qui codent pour l'agressivité, la capacité à donner des métastases, les récepteurs à différentes hormones, etc.Un outil a ainsi été développé pour prédire quelle sera l'efficacité d'une chimio, bien plus sûrement que ne le font nos critères habituels que sont l'âge, la présence ou non de ganglions atteints, la taille de la tumeur, son grade d'agressivité, etc., et en complément de ceux-ci.Ce test, dénommé Oncotype DX, permet d'obtenir trois catégories de réponses : Le risque est élevé : on doit faire une chimio qui va apporter un bénéfice important. Le risque est intermédiaire : le test n'apporte aucune information particulière. Le risque est faible : il n'y a pas d'intérêt à faire une chimio chez cette patiente, elle ne va pas améliorer son pronostic.   Oncotype DX est un test couramment utilisé aux Etats-Unis Oncotype DX est validé aux États-Unis où une personne sur deux bénéficie de ce test, lequel est remboursé.Il est également validé scientifiquement par toutes les sociétés savantes qui comptent en oncologie.En France, il est disponible mais uniquement de façon discrétionnaire pour des raisons financières essentiellement.En effet, ce test vaut 3.200 euros et il n'est pas remboursé par la Sécurité sociale.C'est ainsi que les équipes spécialisées dans le cancer du sein l'utilisent peu. Le laboratoire fabricant les fournit par petites quantités dans des programmes cliniques et les oncologues ne peuvent pas en faire bénéficier toutes leurs patientes.Les femmes doivent être informées de l'existence de ce test afin de faire pression d'une manière ou d'une autre pour qu'il soit remboursé dans notre pays, comme c'est le cas aux États-Unis et dans bien d'autres pays.Les études économiques ont déjà été faites pour savoir si 3.200 euros par test coûteraient trop cher à la Sécu : la part des 30% de chimio économisées (une chimio coûtant 15.00 euros), compenserait largement l'achat des tests.Même à 3.200 euros (sachant que la Sécu négocierait certainement un prix inférieur), il n'y aurait pas de dépense supplémentaire, voire une dépense inférieure. Isabelle Eustache

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Ménopause : quels sont les premiers signes ?

Règles abondantes, douleurs mammaires, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale... Et si c'était les premiers signes de la ménopause ? La ménopause : pas du jour au lendemain En france, l'âge moyen de la ménopause est 51 ans.On parle de ménopause à partir du moment où une femme reste au moins un an sans avoir de règles.Mais l'arrêt des menstruations ne survient pas subitement : il est précédé d'une période de plusieurs années appelée "préménopause". Cette période se caractérise par une irrégularité des cycles, d'abord plus courts puis plus longs.La préménopause débute généralement vers l'âge de 45 ans, mais peut survenir plus tôt ou plus tard. Elle peut durer 2 à 4 ansA noter : on parle aussi de périménopause. Qu'est-ce que c'est ? La périménopause comprend la pré-ménopause et dure encore un an après l'arrêt des règles. Quels sont les signes de la préménopause ? La préménopause s'annonce par une modification de l'équilibre hormonal.Au cours d'un cycle normal, chaque femme sécrète des oestrogènes en première partie de cycle, puis de la progestérone après l'ovulation.Dans un premier temps, la préménopause se caractérise généralement par un excès d'oestrogènes. En effet, lorsqu'une femme produit des oestrogènes mais n'ovule plus régulièrement, ceux-ci se retrouvent en excès dans l'organisme. Ce qui se traduit par : des tensions mammaires, des sensations de gonflement ou de lourdeur, des règles très abondantes. Dans un deuxième temps, les deux hormones (oestrogènes et progestérone) cessent d'être produites par l'organisme.Les symptômes incluent alors principalement : des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, des troubles de l'humeur et du sommeil. Ces deux phases peuvent alterner en raison de l'irrégularité des cycles : tantôt les oestrogènes sont trop abondants, tantôt pas assez.   Faut-il prendre en charge la préménopause ? En cas de symptômes importants, un traitement hormonal peut être proposé aux femmes en période de préménopause.Les femmes qui souffrent d'un excès d'oestrogènes se verront prescrire de la progestérone afin de rétablir l'équilibre hormonal. En revanche, en cas de manque d'oestrogènes, le traitement hormonal associera oestrogènes et progestatif.Contrairement au traitement hormonal substitutif destiné à la femme ménopausée, le traitement hormonal de la préménopause repose sur un progestatif (progestérone de synthèse aux effets contraceptifs) et non sur de la progestérone "bio-identique".Ce traitement spécifique permet non seulement de prévenir le faible risque de grossesse, mais surtout de bloquer la production résiduelle d'hormones naturelles afin de ne pas additionner les effets des hormones naturelles et artificielles. Bien vivre sa préménopause : focus sur le mode de vie Certaines femmes ressentiront les symptômes de la préménopause de manière intense ; d'autres n'auront quasi aucun symptôme.Dans tous les cas, mettez l'accent sur une bonne hygiène de vie : une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, une consommation modérée de café et d'alcool... Ces bonnes habitudes permettront non seulement de prévenir l'éventuelle prise de poids liée à l'âge... mais aussi de garder la forme, quels que soient les caprices de vos hormones !   Julie Luong, journaliste santé

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Sécheresse vaginale : plus d'une femme sur deux après la ménopause !

La sécheresse vaginale est un problème qui peut avoir un impact sévère sur la vie quotidienne des femmes.Heureusement, des solutions existent... Sécheresse vaginale: que se passe-t-il ? A l'intérieur d'un vagin en bonne santé, des glandes sécrètent en permanence des liquides lubrifiants. Ceux-ci maintiennent tout au long de la journée un niveau d'humidité nécessaire à la bonne santé de la muqueuse du vagin.Naturellement, ces glandes sont encore plus actives juste avant et pendant un rapport sexuel. Elles permettent une pénétration agréable, et protègent la peau contre les petites agressions possibles. Mais l'activité de ces glandes, ainsi que la bonne santé des muqueuses du vagin, est liée à la présence d'oestrogènes dans l'organisme. Or celle-ci diminue fortement après la ménopause.Résultat : La sécheresse vaginale touche plus de la moitié des femmes ménopausées. Irritations et douleurs sont au rendez-vous dans la vie quotidienne.Les rapports sexuels, quant à eux, deviennent franchement inconfortables. Contre la sécheresse vaginale, des produits locaux La première solution à la sécheresse vaginale est d'utiliser des lubrifiants.Il en existe deux sortes. Les lubrifiants "ordinaires" servent juste avant un rapport sexuel.Ils remplacent la lubrification naturelle suffisamment pour permettre de faire l'amour avec plaisir. Il existe aussi des lubrifiants longue durée, ou gels vaginaux hydratants. Ils sont à appliquer tous les deux ou trois jours et agissent pendant toute la période, donc pas seulement pendant les rapports sexuels. Ils sont une bonne solution pour les femmes qui ressentent la sécheresse vaginale tout au long de la journée.   Sécheresse vaginale: quid des solutions hormonales ? Puisque la cause de la sécheresse vaginale est hormonale, elle a aussi, naturellement, des solutions hormonales. Le traitement hormonal de substitution est une réponse au problème de sécheresse vaginale, comme à tous les autres symptômes de la ménopause. Il est aussi possible de délivrer des hormones directement dans le vagin. Cela permet de restaurer la bonne santé de la muqueuse du vagin, tout en introduisant de plus faibles doses d'hormones dans l'organisme. Dans ce cas, les hormones sont délivrées dans le vagin par un ovule ou un comprimé vaginal - on peut comparer ces deux médicaments à des suppositoires qui seraient introduits dans le vagin et non dans l'anus.   Comment trouver sa solution à la sécheresse vaginale ? C'est là que le bât blesse. De nombreuses femmes souffrent de sécheresse vaginale, mais ne trouvent pas la solution qu'il leur faut.Quelques conseils : Signalez rapidement le problème à votre médecin, et assurez-vous qu'il le prenne au sérieux. Expliquez l'impact que cela a sur votre vie quotidienne et affective, etc. En cas de besoin, cherchez un gynécologue spécialisé dans la ménopause, il aura plus d'expérience sur le sujet. Ne renoncez pas si un produit ne vous convient pas. Chaque femme est unique et le vagin est une zone influencée par de nombreux facteurs. N'hésitez pas à tester plusieurs solutions et plusieurs marques, vous finirez par trouver ce qu'il vous faut. Plus de la moitié des femmes sont concernées par la sécheresse vaginale après la ménopause : il n'y a donc aucune raison à hésiter d'en parler avec votre médecin !   Marion Garteiser, journaliste santé

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La mastectomie préventive : un rempart au cancer du sein

En cas de cancer du sein, une mastectomie ou ablation chirurgicale d'un ou des deux seins peut être envisagée. On procède ensuite à une reconstruction mammaire, immédiatement ou à distance de la première intervention. Mais on peut également procéder à une mastectomie en prévention, chez des femmes qui présentent un haut risque de cancer du sein. Qui sont ces femmes et en quoi consiste exactement l'opération ? $$Qui sont les femmes à haut risque de cancer du sein ?$$Certaines femmes présentent un risque accru de cancer du sein : âge, hygiène de vie (alcool, sédentarité...), antécédents personnels et antécédents familiaux (5 à 10% des cancers du sein sont héréditaires).Mutation des gènes BRCA-1 ou BRCA-2Mais la mastectomie préventive n'est proposée qu'aux rares femmes présentant une prédisposition génétique au cancer du sein, c'est-à-dire à celles qui portent une mutation des gènes BRCA-1 et/ou BRCA-2 (2 femmes sur 1.000 sont porteuses des deux gènes) et qui sont à haut risque de cancer du sein. Antécédents familiaux de cancers du seinEn pratique, une consultation génétique peut être proposée aux femmes qui ont connaissance de cancers du sein dans leur famille en ligne directe (mère, grand-mère, tantes, soeurs, filles) pour évaluer les risques et éventuellement décider d'un programme de dépistage génétique ou d'avancer l'âge de la première mammographie. Test génétiqueEn cas de test génétique positif (confirmant qu'une femme est porteuse des gènes BRCA-1 et/ou BRCA-2), des mesures préventives sont mises en place et une mastectomie préventive peut être proposée. Les proches parentes informées peuvent elles aussi décider de réaliser un tel test génétique. En France, ce test coûte 2000 euros et est pris en charge par l'Assurance maladie. En quoi consiste la mastecomie préventive ? La mammectomie prophylactique (ou mastectomie préventive) consiste à ôter chirurgicalement la totalité de la glande mammaire, en conservant tout ou partie de la peau et parfois le mamelon et l'aréole en vue d'une reconstruction. La reconstruction mammaire qui consiste à poser un implant mammaire est ensuite réalisée immédiatement ou dans un second temps lors d'une deuxième intervention.Conséquences de la mastectomieIl s'agit d'une intervention lourde et aux conséquences importantes avec notamment, outre les risques liés à la chirurgie et à l'anesthésie, une perte de la sensibilité mammaire en raison de la perte des terminaisons nerveuses avec retentissement sur la sexualité et des cicatrices. La mastectomie écarte-t-elle définitivement le risque de cancer du sein ? Dans la population générale, le risque de développer un cancer du sein pour une femme au cours de sa vie est de 10% (une femme sur dix), contre 40 à 85% pour les femmes porteuses d'un ou des deux gènes.L'ablation des ovaires pour se protéger aussi ?Les ovaires produisant des hormones agissant sur les seins et l'ablation des ovaires (et des trompes) peut aussi être proposée en prévention de ce cancer et du cancer du sein, avec à la clé une réduction de moitié du cancer du sein. Le fait d'être porteuse d'une ou des deux mutations génétiques expose aussi à un surrisque de cancer de l'ovaire compris entre 10 et 40%.Une forte diminution des risques de cancer du sein et des ovaires avec la double mastectomieC'est ainsi que la double mastectomie diminue très fortement le risque de ces deux cancers, d'environ 90%, mais sans les annuler totalement. Dans le cas de l'actrice Angélina Jolie par exemple, son risque de développer un cancer du sein, évalué à 87 % (et à 50 % pour un cancer de l'ovaire) est réduit à 5% grâce à l'intervention.Un choix très personnelDans tous les cas, le choix de subir ou non cette intervention sur recommandation du cancérologue revient entièrement à la patiente. Actuellement en France, seules 2% des femmes dépistées décident de recourir à cette intervention, contre 55% aux Pays-Bas, 40% au Royaume-Uni et 11% aux Etats-Unis. Et lorsque l'intervention est refusée, une surveillance rapprochée est mise en place avec un suivi clinique, radiologique, échographique mammaire et par IRM pluriannuelle. Isabelle Eustache

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FIV : approches complémentaires

Près d'un couple sur six rencontre des difficultés pour avoir un enfant. L'aide médicale à la procréation peut leur apporter une aide. Mais avant et pendant une telle prise en charge médicale, que peut-on faire en parallèle pour augmenter les chances de réussite ? $$L'aide médicale à la procréation$$Quelque 21.000 enfants sont nés grâce à l'aide médicale à la conception en 2009. On considère qu'un couple sur 6 ou 7 rencontre des difficultés à concevoir et consulte. Pour ceux qui s'engagent effectivement dans une assistance médicale à la procréation, il existe trois techniques : L'insémination artificielle (après recueil du sperme, les spermatozoïdes sont déposés au bon moment dans l'utérus). La fécondation in vitro (après prélèvement, ovocytes et spermatozoïdes sont mis en présence pour une fécondation in vitro. L'embryon ainsi obtenu est ensuite transféré dans l'utérus). La fécondation in vitro avec ICSI (le spermatozoïde est injecté directement dans l'ovocyte). Selon les cas, ces techniques nécessitent ou non une stimulation ovarienne reposant sur des traitements hormonaux, pouvant parfois entraîner des effets secondaires. Dans tous les cas, le choix de la technique dépend du bilan d'infertilité du couple. En parallèle, un soutien psychologique peut être utile, mais il convient également de ne pas s'exposer à certains facteurs connus pour diminuer la fertilité tant masculine que féminine.   Quels sont les facteurs qui influencent la fertilité ? La fertilité diminue avec l'âgeL'âge est un facteur majeur en termes de fertilité : la fertilité chute progressivement avec l'avancée en âge. La probabilité pour une femme de tomber enceinte à chaque cycle est de 25% à 25 ans, 12% à 30 ans et 6% à 40 ans.Tabac, alcool et fertilité ne font pas bon ménageLe tabac, chez l'homme comme chez la femme, affecte la fertilité. Le tabagisme diminue le taux de réussite de la fécondation in vitro et augmente le risque de fausse couche. Attention, l'exposition passive au tabagisme est également néfaste à la fertilité. L'excès d'alcool pourrait influencer la fertilité. Dans tous les cas, l'alcool est à proscrire une fois le bébé en route.Poids, environnement, gène, médicaments...Le poids, dans le sens de l'excès ou de la maigreur, peut diminuer la fertilité. Certaines maladies génétiques, diverses pathologies générales et certains traitements médicamenteux abaissent la fertilité. Les expositions à certains produits toxiques, notamment les perturbateurs endocriniens qui altèrent la qualité du sperme. Enfin, des traumatismes, des facteurs environnementaux, voire psychologiques peuvent aussi compromettre la fertilité. Fertilité et réussite d'une FIV : ce qu'il faut éviter 1. Le tabac. Ne pas fumer et ne pas se laisser enfumer par les autres.2. L'alcool. Pas d'excès d'alcool et pas une goutte d'alcool chez les femmes enceintes.3. Les pesticides, les polluants. Limiter les expositions aux pesticides et aux autres perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénol A, parabens, composés polybromés et perfluorés) car outre une altération du sperme, ces substances augmentent le risque de malformation de l'appareil reproducteur. C'est donc bien à la phase de conception que ces perturbateurs ont le plus d'impact : éviter les plastiques alimentaires, privilégier les cosmétiques sans paraben, choisir des vêtements et des tissus d'ameublement « sans composés perfluorés » ou « sans PFOA », etc. 6 conseils pour améliorer la fertilité et augmenter les chances de réussite d'une FIV   Maintenir un poids de forme, ni trop de poids ni pas assez. Manger sainement et de façon équilibrée. Ne pas suivre de régime trop restrictif et ne pas exclure certaines catégories alimentaires. Manger bio si possible. Augmenter ses apports en oméga-3 lesquels seront utiles au développement du foetus dès le début de la grossesse et bénéfiques à la future maman. Faire le plein d'acide folique (vitamine B9) par l'alimentation ou via un complément dès le désir de grossesse en prévention des malformations congénitales. Aérer tous les jours chaque pièce de son logement et son bureau, contre les substances toxiques et les composés organiques volatils dégagés par certaines peintures et solvants. Relaxez-vous et luttez contre le stress : massage, relaxation, yoga... Enfin, sachez que quelques études ont montré une possible augmentation des chances de réussite lors de l'implantation de l'embryon avec un taux de grossesse et de naissance plus élevés chez les femmes pratiquant l'acupuncture ou l'hypnothérapie (1, 2).   Isabelle Eustache

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Allaitement : tous les problèmes... et leurs solutions !

L'allaitement fait maintenant l'unanimité chez les pédiatres : c'est la meilleure des alimentations pour les bébés, jusqu'à six mois au moins. Mais pour les mères, cette solution « naturelle » n'est pas toujours évidente...L'allaitement dans la douleurC'est une réalité des premières secondes : allaiter, ça fait mal !Les tétons sont une zone sensible, qui n'a pas l'habitude d'être sollicitée énergiquement. Or les deux ou trois premiers jours après la naissance, les seins ne sécrètent pas de lait mais du colostrum. Cette substance riche en anticorps est très importante pour le bébé... Mais pas très nourrissante. Logiquement, la rencontre de seins sensibles et d'un bébé affamé peut être inconfortable pour la nouvelle maman.Quelles solutions quand l'allaitement est douloureux ?Un peu de patience suffira ! Après la montée de lait, les choses rentrent normalement dans l'ordre. Et comme la première mise au sein se déroule généralement à l'hôpital, il est facile de consulter les sages-femmes si la douleur est trop forte.Crevasses, gerçures et compagnieIl arrive cependant que la douleur se maintienne. Il s'agit alors souvent d'un problème local au niveau du téton : crevasse, mycose... La peau est fragilisée et fait mal lorsque le bébé tète. Il est important d'agir, parce que les choses ne s'arrangeront pas d'elle-mêmes.Quelles solutions contre les crevasses ? Une peau qui crevasse doit être protégée et hydratée. Après chaque tétée, nourrissez vos tétons avec un produit spécialisé (les gels à base de lanoline sont généralement conseillés, parce qu'il n'est pas nécessaire de les essuyer avant la tétée suivante).Protégez aussi vos seins entre deux tétées : mettez des coussinets dans votre soutien-gorge et changez-les régulièrement : ils éviteront que le milieu reste humide.Il arrive que les crevasses soient déclenchées par une mauvaise position de la bouche de bébé, qui entraîne un frottement excessif sur le téton. N'hésitez donc pas à consulter.Quelles solutions contre les mycoses ? Les mycoses ne sont pas seulement douloureuses pour les mamans, mais aussi pour les bébés. Elles sont parfois visibles : le mamelon est rose et brillant. Mais il arrive qu'il n'y ait aucun signe... sauf la douleur, qui s'intensifie au moment de la tétée, surtout vers la fin, mais ne disparaît pas entre deux repas du bébé. Si vous reconnaissez ces symptômes, il faut désinfecter tout ce qui a touché le sein et/ou la bouche du bébé (tétine, vêtements, etc). Il existe des traitements en pharmacie, mais le plus sage est de consulter rapidement un médecin ou une sage-femme spécialisée : des traitements peuvent être mis en place.Les mastites et les engorgementsIl arrive aussi que tout le sein fasse mal. Il peut alors s'agir d'un engorgement : le sein contient trop de lait, il devient dur et douloureux. Si une partie du sein devient rouge, ou si vous tombez malade (fièvre, symptômes grippaux), alors il s'agit d'une mastite, une inflammation du sein.Quelles solutions en cas d'engorgement ? Il faut faire attention à bien drainer le sein, donc laisser le bébé au sein aussi longtemps qu'il le veut - voire tirer du lait une fois qu'il a fini. Pour favoriser la sortie du lait, on peut appliquer du chaud au moment de la tétée... Mais pour soulager l'engorgement lui-même, le froid est mieux.Quelles solutions face à la mastite ? Il faut consulter un médecin. Sachez que vous ne serez pas forcément obligée de renoncer à l'allaitement maternel, il reste possible dans de nombreux cas.#E#Pour tous ces problèmes, et bien d'autres encore, n'hésitez pas à faire appel à une consultante en lactation. Vous en rencontrerez certainement une à la maternité si votre hôpital a le label « Ami des bébés ». Mais même si ce n'est pas le cas, vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation. Pour en savoir plus : Coordination française pour l'allaitement maternel, http://coordination-allaitement.org/. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé

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Ménopause : bien dans son assiette

La ménopause s'accompagne de grands changements physiologiques et psychiques.Comme à tous les âges de la vie, l'alimentation joue un rôle très important.Quelques conseils alimentaires pour vivre votre ménopause, cette nouvelle période de la vie. La ménopause augmente les risques de certaines grandes pathologies Avec l'augmentation de l'espérance de vie, la ménopause correspond désormais à l'entrée dans une nouvelle vie.L'arrêt de la sécrétion hormonale induit de nombreux changements et augmente le risque de certaines maladies. C'est ainsi que les femmes ménopausées sont davantage confrontées à l'ostéoporose et qu'elles voient leur risque de diabète, d'hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires et de cancer augmenter.Mais aujourd'hui, grâce à la surveillance, au dépistage et à l'amélioration des traitements, on peut contrer ces maladies afin qu'elles ne deviennent pas des fatalités.Un autre versant de la prévention est représenté par l'alimentation.Certes, il n'existe pas d'aliments mauvais ou bons pour ou contre telle ou telle maladie, mais certaines erreurs peuvent être facilement évitées afin d'adopter une « alimentation bonne pour la santé ».L'objectif principal est la variété et l'équilibre. Il faut donc se méfier davantage de la fréquence, des quantités et des associations.Comme c'est le cas dans toutes les populations occidentales, nous mangeons trop gras, trop sucré, trop salé, trop raffiné, trop animal et pas assez de fruits, de légumes et de féculents. Quels conseils alimentaires suivre en pratique ?   Privilégiez les aliments peu raffinés et limitez les mets industriels. Limitez le sel en supprimant la salière de la table et en évitant les chips et autres apéritifs salés. Rincez les légumes en conserve et méfiez-vous du sel contenu dans les céréales du petit-déjeuner, dans certains fromages et charcuteries (fêta, bleu, jambon sec…). Consommez sans modération fruits et légumes. Peu caloriques, ils apportent beaucoup de vitamines et grâce aux fibres qu'ils contiennent, ils améliorent le transit et diminuent l'absorption des graisses et du cholestérol. Limitez les graisses animales, surtout si vous avez trop de cholestérol. Pour la cuisson, optez pour des graisses végétales (huile d'olive, de colza, de noix, de germe de blé). Ne supprimez pas totalement le beurre car c'est une source de vitamine A. Privilégiez les protéines végétales (légumineuses, soja) et le poisson au détriment des viandes grasses (mouton, boeuf). Préférez les cuissons peu grasses : vapeur, papillote, gril…. Et enfin, limitez votre consommation d'alcool (pas plus de 1 à 6 verres d'alcool par semaine).   Cultivez le plaisir de manger Ces conseils seront vains s'ils sont associés à des restrictions. Manger un peu de tout en variant beaucoup les aliments est la meilleure règle à suivre. Les aliments interdits génèrent des frustrations difficiles à contenir par la suite.Le moment des repas doit être associé au plaisir : mangez dans le calme, tranquillement, en écoutant sa sensation de satiété.Evitez les grignotages, lesquels entament fortement l'appétit et le plaisir de manger au repas suivant.Ne pas faire de son poids une obsession : le gérer tout simplement.La ménopause s'accompagne de modifications corporelles qui peuvent se traduire par une prise de poids. Le savoir permet de bien gérer ce phénomène. L'alimentation n'est pas la seule solution. Contre la prise de poids : il faut aussi bouger ! Gym, piscine, yoga, marche à pied, tout est bon.Les femmes qui souhaitent maigrir doivent être prudentes afin d'éviter tout risque de carence. Il faut par exemple bien veiller à avoir des apports suffisants en calcium, à ne pas faire fondre sa masse musculaire, etc. C'est précisément pourquoi il est recommandé de recourir à un diététicien, un nutritionniste ou à un médecin généraliste. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Quelle contraception pour les femmes à risque cardiovasculaire ?

Le risque accru d'accidents par thrombose veineuse sous pilules de 3ème et 4ème générations a fait grand bruit et semé la panique, d'où une évolution vers d'autres moyens contraceptifs, notamment en direction des pilules de 1ère et de 2e générations.Mais qu'en est-il pour les femmes à risque cardiovasculaire ? Quels sont les moyens contraceptifs qui leur conviennent le mieux et qui sont sans risque ? Informer les femmes sur le risque de thrombose À savoir : selon l'Agence européenne du médicament (EMA), les bénéfices des pilules de 3e/4e génération restent supérieurs aux risques. 9 à 12 femmes sur 10.000 auront un accident thromboembolique veineux sous pilule de 3e/4e génération contre 5 à 7 femmes sur 10.000 sous pilule de 1ère/2e génération et contre 2 sur 10.000 pour les femmes ne prenant pas de pilule. Autrement dit, les risques sont faibles avec toutes les pilules, et il existe peu de différences entre pilules. Les femmes doivent être informées du risque de thrombose artérielle ou veineuse, en particulier lors de la prescription d'une contraception hormonale estroprogestative (hormones estrogènes et progestatives combinées).Elles doivent aussi connaître les autres facteurs qui augmentent ce risque (âge, tabagisme, longs voyages, notamment en avion) et les signes d'alerte qui doivent amener à consulter rapidement un médecin : oedème, douleur inexpliquée au niveau du membre inférieur, de l'aine ou du bas du dos, fatigue brutale inexplicable, dyspnée, douleur thoracique, apparition ou aggravation de céphalées, déformation de la bouche, hémiparésie, etc.Du côté du médecin, celui-ci doit réévaluer les risques à chaque renouvellement de prescription de contraception.Un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit doit être mis en place, en particulier au cours des périodes où le risque de thrombose est le plus élevé : Au cours de la première année de traitement. Lors de la reprise après un arrêt de traitement. En cas de changement de contraceptif oral pour une autre génération.   Identifier les femmes à risque cardiovasculaire Bien entendu, le médecin doit identifier les femmes qui présentent un risque cardiovasculaire avant de prescrire une contraception, car c'est à partir de ce profil de risque qu'il pourra choisir la méthode la plus adaptée.Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire ? Les femmes ayant des antécédents personnels : d'accidents thromboemboliques veineux (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ou artériels, coronariens, accidents vasculaires cérébraux, facteurs génétiques de risque de thrombose ; d'hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse ; de maladie majorant le risque thrombotique (lupus, maladies inflammatoires - MICI, syndrome myéloprolifératif -, cancer, etc.). Les femmes ayant des antécédents familiaux au degré (parents, frères et soeurs ou enfants) : d'accidents thromboemboliques veineux, survenus notamment avant l'âge de 50-60 ans ; d'accidents thromboemboliques artériels, d'hypertension artérielle, de diabète, de dyslipidémie. Les femmes souffrant de céphalées ou de migraines avec ou sans aura. Les fumeuses. Enfin l'âge fait partie des facteurs de risque. Afin d'aider les médecins à orienter leurs patientes vers le moyen contraceptif le mieux adapté en fonction de leurs antécédents, de leurs pathologies, de leurs facteurs de risque cardiovasculaire et de leurs préférences, la Haute autorité de santé (HAS) a publié une « fiche mémo » fondée sur les critères établis par l'Organisation mondiale de la santé adaptés au contexte français. Cet outil permet de visualiser par pathologie et par facteur de risque, les niveaux d'éligibilité des différents moyens contraceptifs : méthode utilisable sans aucune restriction, utilisable de manière générale, mais avec un suivi plus attentif, non recommandée de manière générale à moins qu'aucune autre méthode ne soit disponible ou acceptable, suivi rigoureux à mettre en place, méthode à ne pas utiliser car elle est susceptible d'exposer à un risque majeur pour la santé.   Contraception et risque cardiovasculaire : que retenir ? Par exemple, une femme qui a déjà été victime d'une thrombose veineuse ou d'une embolie pulmonaire peut employer sans aucune restriction un stérilet au cuivre. En revanche, les méthodes progestatives (stérilet hormonal, pilule ou implant) nécessitent un suivi plus attentif, et les méthodes estroprogestatives (pilule, patch, anneau intra-vaginal) ne doivent pas être utilisées. Il en est de même en cas d'antécédent vasculaire cérébral ou d'hypertension sévère.En pratique, on retiendra que les méthodes estroprogestatives sont souvent contre-indiquées, mais pas de façon exclusive, tout dépend des facteurs de risque et des pathologies cardiovasculaires.En revanche, le dispositif intra-utérin au cuivre ou stérilet non hormonal est toujours utilisable...Bien entendu les méthodes naturelles sont également utiles à condition de savoir bien les pratiquer et d'utiliser des préservatifs dans les périodes à risque. Pour bien repérer le moment de son ovulation, il existe aujourd'hui des test fiables comme ceux de la solution ClearBlue®.Source : e-santé Isabelle Eustache

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Grossesse : le diabète gestationnel n'est plus exceptionnel

Le diabète gestationnel correspond à un trouble de la tolérance des glucides se manifestant durant la seconde moitié de la grossesse.Il témoigne d'un sur-risque ultérieur de diabète de type 2.Depuis la généralisation du dépistage, sa prévalence a augmenté : aujourd'hui, près de 6% des femmes enceintes sont concernées. Grossesse : comment est réalisé le dépistage du diabète gestationnel ? Le dépistage du diabète gestationnel a été généralisé, notamment parce que, dans 30 à 40% des cas, il survient chez des femmes n'ayant aucun facteur de risque.Le test de dépistage est réalisé chez toutes les femmes enceintes entre la 24e et 28e semaine d'aménorrhée (absence de règles).Il existe deux types de tests de dépistage du diabète gestationnel reposant sur la mesure de la glycémie dans le sang : l'hyperglycémie provoquée par voie orale (Hgpo), le test O'Sullivan. Survenant au cours de la seconde moitié de la grossesse, le diabète gestationnel se distingue nettement du diabète non diagnostiqué préexistant à la grossesse, et disparaît le plus souvent après l'accouchement. Mais le diabète gestationnel est source de complications d'une part, et le témoin d'un sur-risque de diabète de type 2 à moyen ou long terme d'autre part.   Détection des facteurs de risques tout au long de la grossesse Même si son dépistage est très efficace, les facteurs de risque du diabète doivent être recherchés tout au long de la grossesse, et encore plus particulièrement : en cas d'antécédent familial de diabète, d'indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25, au-delà de 35 ans. Nombre de facteurs peuvent être détectés : diabète gestationnel au cours d'une grossesse précédente, intolérance au glucose sous contraceptif estroprogestatif, antécédent de mort foetale in utero, toxémie gravidique (complication rénale survenant en cours de grossesse), etc.   Quel est le traitement du diabète gestationnel ? Une fois identifié, le traitement du diabète gestationnel comprend une surveillance de la glycémie et des conseils hygiéno-diététiques.L'objectif initial consiste à corriger les éventuelles erreurs alimentaires et à favoriser la pratique d'une activité physique adaptée.L'apport énergétique doit être compris entre 1.800 et 2.000 calories par jour et en aucun cas en-dessous de 1.500 calories. Les apports en glucides doivent être suffisants, et si nécessaire, fractionnés en trois repas et trois collations.La patiente doit aussi surveiller sa glycémie capillaire à l'aide d'un lecteur d'automesure glycémique, environ quatre fois par jour (le matin à jeun puis deux heures après chaque repas). L'objectif : moins d'1g, voire 0,95g/l le matin à jeun et moins de 1,20g/l après les repas. Le plus souvent, cette glycémie peut être modulée par les mesures diététiques. Dans la négative, on recourt à des injections d'insuline jusqu'à l'accouchement, les antidiabétiques oraux n'ayant pas reçu d'indication chez la femme enceinte.Attention, la collaboration entre le diabétologue et le gynécologue est essentielle, car les traitements obstétricaux peuvent influencer l'équilibre du diabète ou inversement. Un bon contrôle de la glycémie permet aussi de diminuer certains risques de complications pour le bébé (prématurité, hypoglycémie, ictère, détresse respiratoire, insuffisance cardiaque) et pour la maman (hypertension gravidique, césarienne).Source : e-santé Isabelle Eustache

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Fausse couche : et après ?

Une fausse couche n'a le plus souvent aucune conséquence pour une future grossesse et reste un accident isolé. Toutefois, elle n'est jamais banale et est toujours vécue comme un évènement négatif.A la suite d'un avortement spontané, comment se déroulent le bilan et le suivi ? Qu'en est-il en cas de fausses couches répétées ? Fréquence, causes et conséquences des fausses couches Entre 10 et 15% des grossesses donnent lieu à une fausse couche. La cause la plus fréquente est une anomalie chromosomique de l'embryon (environ 60% des cas). Le plus souvent, il n'est pas utile de rechercher ces anomalies. Toutefois, pour certaines femmes, la détermination de la cause peut les aider au travail de deuil.Cet évènement sans conséquence sur l'avenir reproductif est toujours dérangeant pour la femme. C'est pourquoi, le plus important après une fausse couche est le soutien psychologique. Il est nécessaire d'accompagner les patientes. Une nouvelle grossesse pourra débuter lorsque le couple se sentira prêt. Afin de rassurer, la première échographie est souvent réalisée plus tôt que les 12 semaines d'aménorrhées. Fausses couches à répétition On parle de fausses couches à répétition après trois évènements ou plus. En effet, deux fausses couches spontanées successives sont considérées comme liées à l'effet du hasard. Si on considère que le risque de fausse couche est de 15%, celui de faire trois fausses couches successives est théoriquement de 0,34%. Ainsi, cette situation se rencontre chez 1 à 3% des couples.Trouver la causeEn pratique, il faut en trouver la cause (troubles de la coagulation, étiologies immunologiques, avortements endocriniens, syphilis). Mais dans 50% des cas, les fausses couches à répétition restent inexpliquées. Attention, si la recherche de la cause est systématique après la troisième fausse couche, rien n'empêche d'entreprendre une exploration après la 2e. En effet, après deux avortements spontanés, le risque de nouvelle fausse couche est statistiquement augmenté à 20-30%. L'exploration de base L'exploration de base comprend : Une échographie utérine à la recherche de causes utérines. Un caryotype du couple afin de mettre en évidence des anomalies chromosomiques. Un bilan hormonal. La recherche d'un syndrome des antiphospholipides, d'un lupus, de thrombophilies, un dosage des anticoagulants circulants, fibrinogène, plaquettes... …En revanche, le spermogramme, des causes infectieuses et l'exploration du système HLA sont souvent inutiles.En fonction du bilan, des propositions thérapeutiques ciblées peuvent être envisagées : traitement chirurgical d'une anomalie utérine, stimulation ovarienne en cas de trouble hormonal, traitements par anticoagulants ou cyclines en cas d'infection à Chlamydiae.Dans tous les cas, le plus important est toujours l'accompagnement psychologique de la patiente et de savoir rester positif…... Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Serviettes hygiéniques, tampons, coupe menstruelle : que choisir ?

Serviettes hygiéniques, tampons et coupe menstruelle... En matière de protections hygiéniques, il n'existe pas de bon ou de mauvais choix. Certaines précautions peuvent cependant être conseillées... Alors, pendant les règles, tampons ou serviettes ? Il n'existe pas de recommandations médicales prônant l'une ou l'autre solution. C'est le confort qui doit motiver le choix de chaque femme.Attention néanmoinsPendant les règles, la présence de sang dans le vagin engendre un déséquilibre du pH et de la flore vaginale. Conséquence : les femmes sont plus susceptibles de contracter des infections vaginales (irritations, vaginites, etc.).Ce n'est généralement pas bien grave, mais ce sont précisément ces désagréments qui aident à déterminer la protection hygiénique qui vous convient le mieux. Si l'une des protections occasionne des problèmes, mieux vaut en changer. Notez qu'il n'existe pas de règle générale : certaines femmes réagissent mal aux tampons, d'autres supportent moins bien les serviettes hygiéniques.Que penser des serviettes et tampons parfumés ?Les parfums contenus dans les protections intimes ont tendance à augmenter le risque d'irritation, mieux vaut donc les fuir, surtout si vous êtes sujettes aux irritations. La nouvelle venue : la coupe menstruelle Petite coupelle en forme de cloche aux bords arrondis et terminée le plus souvent par une petite tige, la coupe menstruelle en silicone séduit de plus en plus de femmes. Ses utilisatrices apprécient son côté bio et économique, la coupe menstruelle étant réutilisable. Côté pratique : elle s'insère dans le vagin à la manière d'un tampon mais contrairement à ce dernier, elle n'absorbe pas le sang, elle le recueille simplement. Il faut donc la vider en fin de journée. Entre chaque utilisation, il suffit de la rincer à l'eau claire. En revanche, à la fin des règles, il faut la stériliser en la faisant bouillir pendant cinq minutes. Les gynécologues n'ont aucune objection : la coupe menstruelle évite au vagin d'être en contact avec le sang, ce qui réduit le risque d'irritations. Son inconvénient : si le flux est important, il faut la vider en cours de journée ce qui n'est pas forcément pratique dans des toilettes publiques. Quid du syndrome du choc toxique (STC) ?Le STC est une infection qui peut être causée par les tampons mais cette relation de cause à effet est très rare et n'existe que si on laisse un tampon pendant plusieurs jours de suite. Avec la coupe menstruelle et les serviettes hygiéniques, le risque de STC est réduit.   Un peu de bon sens... Pour éviter les mauvaises surprises : Pensez à vous laver les mains avant de changer de protection. En particulier, si vous avez opté pour les tampons ou la coupe menstruelle. Evitez d'utiliser les protections qui traînent dans votre sac à main depuis quelques temps et dont l'emballage s'est déchiré. Si vous constatez des pertes blanchâtres et/ou malodorantes, consultez votre gynécologue sans tarder. Source : e-santé   Elise Dubuisson, journaliste santé

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La peau sèche : quand l'hiver s'en mêle !

Doudoune, écharpe, bonnet et gants sont désormais vos meilleures armes contre les températures hivernales.Mais elles ne suffisent pas toujours pour faire face à ce grand ennemi qui accompagne souvent l'hiver : la peau sèche. La peau sèche, l'apanage de tous La peau sèche, c'est une manière plus simple de parler d'un manque de lipides sur la peau. Et plus précisément, d'un manque de céramides (une famille de lipides) sur la couche externe de notre épiderme. Métabolisés dans l'épiderme, les céramides s'associent aux autres lipides pour permettre une meilleure cohésion épidermique ; ils facilitent aussi la production par la peau de certains de ses propres lipides cutanés.Lorsqu'ils manquent, la barrière lipidique de la peau ne joue plus son rôle protecteur, elle n'est plus imperméable, et nous perdons de l'eau. Ce problème peut toucher à peu près tout le monde, à tout âge, à des degrés divers. Causes et symptômes de la sécheresse de la peau L'hiver est souvent une cause de sécheresse de la peau.Elle touche sur tout le corps, en plus des mains qui gercent.D'autres facteurs - abus de bains chauds, de savon, exposition excessive au soleil ou au vent - favorisent la sécheresse de la peau ; tous altèrent la couche protectrice naturelle de la peau, composée de substances grasses (le sébum, sécrété par les glandes sébacées) et d'eau (produite par les glandes sudoripares).Le rôle des crèmes et des lotions hydratantes est justement de recréer cette barrière protectrice, en plus de réhydrater l'épiderme.Quant aux symptômes, ils se résument en 5 points : Une sensation de peau "tendue", surtout après la douche, le bain ou une séance de natation, car une peau sèche perd de son élasticité. Une peau plus rugueuse que soyeuse. Des démangeaisons et des rougeurs. De la desquamation. De fines craquelures.   Vade-mecum des ingrédients hydratants L'application de crème hydratante ou de lotion hydratante est un moyen efficace pour réhydrater la peau.La composition des crèmes s'inspire de celle du film d'eau et de substances grasses qui recouvrent la peau naturellement. Les crèmes contiennent donc une partie aqueuse et une partie huileuse.En plus d'hydrater la peau, l'huile d'origine végétale comme l'huile de cassis, l'huile d'olive ou encore l'huile d'avocat, empêchent l'eau de s'évaporer.Petit tour d'horizon sur quelques ingrédients et leurs bienfaits : Le glycérol ou glycérine : Il s'agit de l'agent d'hydratation le plus couramment utilisé. On le synthétise artificiellement pour l'inclure dans les produits hydratants, car cette substance "retient" l'eau. En plus d'hydrater, il agit comme lubrifiant et émollient. L'urée :L'urée est issue de la dégradation des protéines. Sous forme synthétique, elle hydrate et adoucit la peau. Des crèmes contenant jusqu'à 10 % d'urée permettent de soulager la peau sèche liée aux troubles cutanés (eczéma, psoriasis, ichtyose, etc.). Le beurre de karité :Tiré d'une noix qui pousse à l'état sauvage en Afrique de l'Ouest, le beurre de karité a des propriétés émollientes et hydratantes. Source : e-santé   Valériane Munoz,journaliste santé

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Grossesse : comment éviter listériose et toxoplasmose ?

Certains virus, bactéries et parasites sont bénins pour la mère, mais, présents dans le sang, ils peuvent franchir la barrière placentaire et atteindre le futur bébé. C'est le cas de la listériose et de la toxoplasmose, respectivement une bactérie et un parasite, anodins pour la mère et dangereux pour le foetus.Quels sont les aliments à éviter pendant la grossesse pour s'en prémunir ? Prévenir la listériose Cette bactérie est assez fréquente : elle est décelée chez une femme enceinte sur deux cent. Détectée à temps, un traitement antibiotique permet de protéger le foetus. La listériose peut entraîner une méningite, mais peut aussi infecter les yeux, voire le coeur du bébé. Éviter certains aliments pendant la grossesse permet de se protéger de la listériose.Quels sont-ils ? Les aliments à éviter contre la listériose : Le lait cru et tous les fromages au lait cru. La croûte non cuite des fromages, comme celle du camembert ou du brie et la croûte lavée comme celle du munster ou du maroilles. La viande et les poissons crus ou insuffisamment cuits. Certaines charcuteries comme les rillettes, les pâtés, le foie gras et les produits en gelée. Les poissons fumés, le surimi, le tarama. Les coquillages crus. Les légumes crus qui n'ont pas été lavés. Les graines germées crues comme le soja.   Prévenir la toxoplasmose Certaines femmes ne sont pas immunisées contre la toxoplasmose (une femme enceinte sur deux). Cet état est détecté lors de la prise de sang de début de grossesse.En cas de non-immunisation, un contrôle est réalisé tous les mois. Si le parasite est détecté, un traitement antibiotique est prescrit pour empêcher l'infection du bébé. Rappelons que la toxoplasmose peut provoquer une fausse couche ou perturber le développement du foetus.Certaines précautions sont à prendre pour éviter la contamination : se laver les mains après avoir manipulé de la terre (le mieux étant d'éviter le jardinage, sinon de porter des gants) ou de la viande crue ; ne pas changer la litière du chat. Parallèlement, certains aliments sont à éviter.Les aliments à éviter contre la toxoplasmose : Les viandes crues ou peu cuites. Les gibiers fumés ou marinés. Les mollusques crus. Les légumes, fruits et les herbes aromatiques consommés crus et qui n'ont pas été soigneusement lavés. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Endométriose : une femme sur dix touchée... Quels traitements ?

L'endométriose est très fréquente. Pourtant son diagnostic et son traitement restent souvent difficiles.Voici les dernières recommandations des experts internationaux concernant le traitement de l'endométriose... Endométriose : que se passe-t-il ? On connaît la base de l'endométriose. L'endomètre, tissu qui tapisse normalement l'intérieur de l'utérus, croît en-dehors de cet organe : souvent juste hors de l'utérus, dans la cavité du petit bassin, et sur les ovaires ; plus rarement sur d'autres organes - rectum, vessie...Le problème, c'est qu'où qu'il soit l'endomètre est soumis à l'influence des hormones. Au cours du mois, il grandit, puis se détruit en entraînant des saignements. Dans l'utérus, cela se traduit par les règles. Ailleurs, ces saignements entraînent des douleurs et la formation de lésions.Pour les femmes qui vivent l'endométriose, les symptômes sont nombreux et dépendent des organes touchés. La douleur est presque toujours présente pendant les règles et souvent pendant l'activité sexuelle, mais il y a aussi souvent des problèmes digestifs. Et la fertilité est très souvent diminuée, à cause de lésions sur les trompes ou les ovaires. Les traitements médicaux de l'endométriose Le premier des traitements, c'est tout simplement l'utilisation de contraceptifs hormonaux - pilule, patch, anneau vaginal...Ce ne sont pas les traitements les plus efficaces, mais ils ont l'avantage d'être faciles à trouver, d'avoir des effets secondaires relativement bien tolérés. Par ailleurs, ils sont utiles en dehors de leur effet sur l'endométriose ! Pour de nombreuses femmes, leur prescription est donc logique dès que l'on soupçonne une endométriose.Faire cesser l'activité des ovairesSi cela ne suffit pas, les médecins peuvent se tourner vers d'autres traitements hormonaux qui vont mettre les ovaires au repos. Ces traitements sont efficaces parce qu'ils suppriment l'activité hormonale qui entraîne les symptômes de l'endométriose. Malheureusement, ils ont des effets secondaires importants - ils créent en effet une ménopause artificielle. On recommande donc, même si cela semble paradoxal, de prescrire en même temps un traitement hormonal de substitution. A faible dose, il diminue les risques de perte osseuse (ostéoporose) sans entraîner le retour de l'endométriose.A l'heure actuelle, il n'existe pas de comparaison fiable entre tous ces traitements. Il est donc important pour les patientes d'avoir une discussion approfondie avec leur médecin au sujet des effets secondaires et des impacts potentiels à long terme pour faire le meilleur choix. Endométriose : quid de la chirurgie ? Il est aussi possible de retirer chirurgicalement l'endomètre qui se trouve hors de l'utérus, ainsi que les lésions causées par la maladie. Le but est de retrouver une bonne fonction des organes (ainsi on peut retirer les lésions d'endométriose dans les trompes de Fallope chez des femmes qui cherchent à tomber enceintes), et d'éliminer la douleur. Le plus souvent, l'opération se fait par laparoscopie, en introduisant les instruments dans l'abdomen par des petits trous - pas de cicatrice et des douleurs et complications diminuées.Chirurgie contre endométriose : pas une solution parfaiteLa chirurgie est efficace, mais ne permet pas toujours de régler le problème définitivement (l'endométriose peut revenir au bout de quelques mois).Là encore, les données manquent concernant la meilleure manière de prévenir le retour de l'endométriose. Par ailleurs, la chirurgie de l'endométriose n'est pas exempte de complications. Elle doit aussi prendre en compte l'éventuel désir d'enfant de la patiente : la solution peut être, comme on l'a vu, une opération complexe pour permettre la conception d'un enfant, mais aussi parfois le retrait de tout l'utérus, ce qui n'est évidemment proposé que si la famille est déjà au complet... On le voit, là encore un échange approfondi avec un gynécologue est à conseiller.Et on peut se demander pourquoi l'endométriose n'est pas mieux étudiée, alors qu'elle touche des dizaines de milliers de femmes et qu'elle est connue depuis des décennies... Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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L'essentiel sur l'hémorragie à l'accouchement

Lors de la délivrance, une hémorragie survient dans 5 % des accouchements.À quoi sont dus ces saignements ? Quelles sont les femmes concernées et quels sont exactement les risques encourus ?Hémorragie de la délivrance : 5 % des accouchementsUne hémorragie survient dans 5 % des accouchements. Elle est mortelle dans 1% des cas dans les pays en voie de développement où c'est la première cause de décès maternel.En France, la mortalité liée à une hémorragie du post-partum est cent fois moindre, mais elle stagne à environ 10 pour 100.000 naissances (une fréquence deux fois plus élevée que dans les pays voisins), et elle fait toujours partie dans notre pays aussi de la première cause de mortalité maternelle au cours de la grossesse.Hémorragie du post-partum : de quoi parle-t-on ? L'hémorragie à l'accouchement ou hémorragie du post-partum se définit à partir d'une perte de sang de 500 ml dans les 24 heures qui suivent l'accouchement. Mais cette hémorragie survient le plus souvent dans les 2 premières heures qui suivent la délivrance.La perte sanguine peut être plus élevée et c'est à partir de 1.000 ml (1 litre de sang) que la vie maternelle est menacée (1 % des cas, soit une patiente sur 1.000), nécessitant d'entreprendre les « gestes qui sauvent ». Ainsi, chaque obstétricien n'est confronté à cette situation que quelques fois dans sa vie.Que se passe-t-il ?Lors de la délivrance, juste après la sortie du bébé, les contractions de l'utérus reprennent, un peu plus faiblement, afin d'expulser mécaniquement le placenta, les membranes amniotiques et le cordon ombilical. Cette expulsion met à nu la riche vascularisation de l'utérus, qui convergeait vers le cordon ombilical et qui servait à alimenter le foetus en oxygène et en nutriments. Mais immédiatement après la naissance, la rétraction de l'utérus provoque une occlusion des vaisseaux sanguins ce qui stoppe progressivement la perte de sang. En cas d'hémorragie post-partum, l'occlusion des vaisseaux ne se fait pas ou mal et le saignement (lochies) se prolonge au-delà de 500 ml de perte sanguine (limite physiologique).À noter qu'en cas de césarienne, le saignement est toujours plus important que par voie basse sans être grave s'il ne dépasse pas les 1.000 ml. Quels sont les causes et les facteurs de risque de l'hémorragie du post-partum ? L'utérus est atoneC'est la cause la plus fréquente d'hémorragie de la délivrance. L'utérus ne se rétracte pas bien car les muscles utérins ne se contractent pas suffisamment. L'occlusion des vaisseaux se fait mal et le saignement se prolonge. Cette situation est favorisée par un travail prolongé, une distension importante de l'utérus comme par exemple en cas de grossesse multiple ou de fibrome sous-muqueux volumineux, une césarienne, un nombre élevé de grossesses précédentes ou encore l'âge maternel (plus de 35 ans).Une délivrance incomplèteL'expulsion du placenta et des membranes ne s'est pas produite ou incomplètement. L'utérus n'étant pas totalement vidé, sa rétraction ne se produit pas.Parmi les autres facteurs de risque :les cicatrices utérines,les hématomes rétro-placentaires,un placenta prævia,un trouble de la coagulation,un traitement perturbant la coagulation,un antidépresseur,etc.Dans la majorité des cas, les hémorragies surviennent sans que l'on puisse retrouver de facteur de risque maternel. Il n'existe donc pas de prévention spécifique.  Quel est le traitement de l'hémorragie de la délivrance ? Le traitement est une urgence car au-delà de 1.000 ml, le pronostic vital est compromis. La prise en charge est bien codifiée par la Haute autorité de santé et dépend de la rapidité à laquelle elle est mise en place.Si la délivrance n'a pas eu lieu ou si elle est incomplète, une exploration est immédiatement entreprise et les fragments sont ôtés manuellement sous péridurale ou sous anesthésie générale. De l'ocytocine est injectée afin de favoriser la rétractation de l'utérus.Dans les autres cas ou si le saignement se prolonge, sont entrepris en parallèle des mesures de réanimation, un bilan biologique, un traitement d'une anomalie de la coagulation. En cas d'échec, des prostaglandines sont perfusées. En dernier recours, une intervention chirurgicale ou radio-interventionnelle est réalisée pour mettre immédiatement fin au saignement : embolisation des artères utérines ou ligatures chirurgicales, hystérectomie (ablation de l'utérus).Consultation d'anesthésie avant l'accouchement.En pratique, en plus des consultations prénatales, chaque femme enceinte est adressée en consultation d'anesthésie. Au moment de l'accouchement, la collaboration avec l'équipe d'anesthésie a pour but de mettre en place les mesures minimales nécessaires à la prise en charge en cas de survenue éventuelle d'une hémorragie. Bien entendu, en amont, les femmes enceintes présentant des facteurs de risques bien identifiés sont orientées vers une maternité disposant d'un plateau technique de niveau adapté. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Grossesse gémellaire : quel suivi ?

Incroyable mais vrai : vous attendez non pas un mais deux bébés ! Une aventure pas comme les autres qui commence dès la grossesse grâce à un suivi adapté. Différents types de grossesses gémellaires Les grossesses gémellaires ne sont pas toutes semblables, loin de là.Dès les premières échographies, votre gynécologue déterminera le profil de votre grossesse. Le suivi sera adapté en fonction de la situation. Grossesse bichoriale/biamniotique Vos bébés se trouvent dans deux poches des eaux séparées, avec deux placentas distincts. Pour ce type de grossesse dite bichoriale/biamniotique, le suivi est en général assez semblable au suivi d'une grossesse classique, du moins jusqu'au septième mois. Dans ces grossesses, les foetus évoluent en effet chacun indépendamment l'un de l'autre sans risque majeur d'interférences. Ce type de grossesse représente entre 85 et 90 % des grossesses gémellaires. Les « faux jumeaux » (issus de deux ovules fécondés chacun par un spermatozoïde) se retrouvent systématiquement dans ce schéma. Les vrais jumeaux, issus du même ovulé fécondé qui s'est précocement scindé en deux, peuvent aussi donner lieu à une grossesse bichoriale/biamniotique. Mais il existe deux autres cas de figure : Grossesse monochoriale/biamniotique En effet, les vrais jumeaux peuvent aussi être chacun dans leur propre poche tout en se partageant le placenta (grossesse monochoriale/biamniotique). Ces grossesses sont particulières car l'un des deux foetus peut parfois léser son jumeau en lui prenant les apports nécessaires à son développement.À partir du cinquième mois de grossesse, le suivi sera donc rapproché avec une visite chez le gynécologue tous les 15 jours. L'échographie permettra de suivre de près le développement de chaque bébé. Grossesse monochoriale/monoamniotique Enfin, plus rarement, les vrais jumeaux partagent la même poche et le même placenta (grossesse monochoriale/monoamniotique) : le risque d'anomalies du développement est ici un peu plus élevé. Ces grossesses nécessitent donc un suivi rapproché dès les premiers mois.   La grossesse puissance deux ! Maux de dos, inconfort, sommeil perturbé ou difficultés respiratoires : les futures mamans qui portent deux bébés sont souvent plus incommodées par la grossesse en raison du poids et du volume de leur ventre. Davantage encore que les autres, elles doivent donc se dorloter, s'aménager du temps pour elles et leurs bébés à venir... Prévenir le risque de prématurité La nature a prévu de soulager les futures mamans : dans une grossesse gémellaire, les bébés atteignent en effet à huit mois et demi le même degré de maturité qu'un bébé de neuf mois dans une grossesse classique.Vous accoucherez donc plus tôt que lors d'une grossesse classique, ce qui est tout à fait normal. Mais au-delà de ce calendrier avancé, il existe un risque de prématurité plus élevé. En raison du volume et du poids des foetus, l'utérus peut en effet avoir tendance à se contracter trop tôt, le col à s'ouvrir plus vite et la/les poche(s) des eaux à se rompre plus rapidement.Pas de panique cependant ! Des mesures préventives permettent souvent de faire patienter vos jumeaux jusqu'à l'heure dite : une mise au repos précoce, éventuellement accompagnée de certaines mesures médicales, permet ainsi de diminuer le risque de prématurité. Il ne reste donc plus qu'à attendre le début de la véritable aventure : la rencontre avec ces deux bébés qui se fréquentent... depuis toujours. Source : e-santé Julie Luong, journaliste santé

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Maquillage des yeux sensibles, allergies : bien choisir ses produits

Mettre son regard en valeur est un geste beauté auquel s'adonnent la plupart des femmes.Mais aujourd'hui nombre d'entre elles souffrent d'allergies et d'irritations. Faut-il pour autant renoncer à se faire des yeux de biche ? Comment bien choisir son maquillage pour protéger ses yeux sensibles ? Les yeux sont sujets aux allergies Les allergies et irritations des paupières font partie des pathologies les plus fréquemment rencontrées par les dermatologues. Et pour cause : la peau des paupières est la plus fine de tout le corps ! Les allergènes y pénètrent donc très facilement.Rougeurs, démangeaisons, squames en bordure des yeux : le regard de biche peut vite perdre de sa superbe... Conservateurs et fragrances en cause dans les allergies des yeux Les allergènes qui causent ces réactions au niveau des paupières sont parfois présents dans l'environnement : poils d'animaux, toxiques industriels, etc. Mais le plus souvent, ils proviennent directement de notre trousse à maquillage.En effet, de nombreux mascaras, ombres à paupières et autres crayons pour les yeux contiennent des dérivés de l'isothiazolinone, un conservateur qui est aujourd'hui considéré comme l'allergène numéro 1 du secteur cosmétique. Les fragrances aussiPar ailleurs, de nombreux produits de maquillage sont parfumés afin de les rendre plus agréables à utiliser. Mais le parfum (souvent appelé « fragrance » dans la composition du produit) contient souvent des produits très allergisants...Et ce n'est pas tout : baume du pérou, nickel, chrome... En tout, 82 substances utilisées dans les cosmétiques sont reconnues comme allergènes et doivent être signalées sur les étiquettes. Ouvrez l'oeil !Faut-il pour autant renoncer au maquillage ? Non, mais les femmes aux yeux sensibles doivent adopter des produits spécifiques. Ils sont aujourd'hui nombreux sur le marché et offrent une palette de textures et de teintes parfois aussi étendue que celle des marques classiques. Parlez-en à votre dermatologue ou à votre pharmacien. Démaquillants et soins contre les allergies Si l'étape du démaquillage est essentielle pour la beauté de la peau, n'oublions pas que les démaquillants eux-mêmes peuvent être agressifs pour le contour de l'oeil. En effet, parce qu'ils sont conçus à base d'eau, la plupart des démaquillants contiennent également des conservateurs, dont le fameux isothiazolinone... Idem pour les crèmes « contour des yeux », très utiles pour assurer l'hydratation de cette zone et lutter contre les rides, mais dont la composition n'est pas toujours respectueuse des peaux sensibles.Là encore, optez pour des produits sans conservateurs et sans parfum, généralement vendus en pharmacie. Vernis et parfums : allergie de contact près de l'oeil Enfin, notons que les allergies du contour de l'oeil ne sont pas toujours causées par les produits qu'on y applique directement. Lorsque vous vaporisez votre senteur préférée dans votre cou ou sur vos vêtements, certains composants volatiles peuvent par exemple pénétrer la fine peau des paupières et provoquer un eczéma. Les vernis et les ongles artificiels peuvent également entraîner des réactions allergiques, par simple contact lorsqu'on se frotte les yeux. Là encore, certaines marques proposent aujourd'hui des vernis moins allergisants. Dans tous les cas, évitez de porter vos mains au visage lorsque votre vernis n'est pas tout à fait sec ! Source : e-santé   Julie Luong, journaliste santé

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Ménopause : avantages et inconvénients du traitement hormonal

Le traitement hormonal de la ménopause a énormément fait parler de lui ces dernières années. De nombreuses informations souvent contradictoires ont circulé.Le contexte actuel est celui d'un traitement hormonal discrédité et qui fait peur aux femmes.Quel bilan aujourd'hui ?Listons simplement les avantages et les inconvénients du traitement hormonal de la ménopause. Les avantages du traitement hormonal de la ménopause   Le traitement hormonal de la ménopause fait disparaître les symptômes sévères de la ménopause : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, troubles de l'humeur, baisse de libido, sécheresse de la peau, etc. Pour certaines femmes, le traitement hormonal de la ménopause permet de retrouver une bonne qualité de vie. Le traitement hormonal prévient l'ostéoporose, maladie extrêmement répandue chez les femmes ménopausées et largement sous diagnostiquée. Rappelons qu'une fracture d'ostéoporose peut se révéler très handicapante, voire compromettre l'autonomie. Le traitement hormonal diminue légèrement le risque de cancer du côlon, un cancer très fréquent.   Les inconvénients du traitement hormonal de la ménopause   Le traitement hormonal augmente-t-il le risque cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral) et de maladies veineuses thromboemboliques ? Avant les résultats de l'étude WHI d'août 2002, il était de notoriété publique que le THS diminuait de 50% le risque cardiovasculaire. L'étude WHI concluait au contraire à un risque augmenté (risque = 1,3).Mais la cohorte WHI était une cohorte de femmes âgées de 64,5 ans en moyenne.Depuis 2002, de nombreuses études (y compris l'étude des femmes jeunes de la WHI elle-même) ont conclu soit à une non augmentation du risque, soit effectivement à une diminution du risque cardiovasculaire.Un point fondamental : la diminution escompté du risque cardiovasculaire suppose que le THS soit administré à des femmes « jeunes », c'est-à-dire dans les premières années d'avènement de leur ménopause. La plus récente étude (la KROANES study) confirme ce qui est indiqué ci-dessus.Cette hausse du risque cardiovasculaire est prévenue par une recherche des facteurs de risque et par une surveillance personnalisée (obésité, hypercholestérolémie, diabète, tabagisme...).Par ailleurs, cet effet cardiovasculaire du traitement hormonal de la ménopause varie en fonction du type d'hormones utilisées et du mode d'administration. Il est absent avec de la progestérone naturelle et avec une administration cutanée (patch), comme prescrit en France ! Le traitement hormonal augmente-t-il le risque de cancer du sein ? Il semble, dans les études anglo-saxonnes, que ce risque augmente en fonction de la durée du traitement, à partir de la 4e année de traitement.En France, l'étude E3N (Inserm) ne confirme pas ce risque lorsqu'on utilise la progestérone naturelle : c'est celle qui est majoritairement prescrite en France. En effet, le risque de cancer du sein très légèrement augmenté retrouvé dans beaucoup d'études internationales est le fait de cohortes de femmes traitées avec des molécules de progestatifs différentes de la molécule humaine.Dans tous les cas, un dépistage régulier et personnalisé du cancer du sein s'impose à toutes les femmes ménopausées (qu'elles reçoivent ou non un THS). L'augmentation du risque de cancer du sein n'existe pas d'après les données françaises lorsqu'on utilise la molécule de progestérone humaine, identique à celle sécrétée par les ovaires avant la ménopause. En conclusion, les inconvénients du THS (cardiovasculaire et cancer du sein) qui ont été largement repris dans les médias à partir de l'étude américaines de 2002 (la WHI), ne sont pas retrouvés en France chez des femmes lorsqu'elles débutent leur traitement de la ménopause tôt, dans les premières années de ménopause. En attendant que les autorités décident de réhabiliter ce traitement, la décision de suivre un traitement hormonal de la ménopause doit se faire au cas par cas, en fonction des facteurs de risque de chaque femme. Aux femmes de s'informer et de prendre la décision, le médecin étant là pour aider, non pour imposer. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Tabac : quels sont les risques pendant la grossesse ?

Le tabac est particulièrement néfaste pour la santé et davantage encore pendant la grossesse, le tabagisme exposant alors à la fois la future mère et le foetus. Arrêter de fumer est donc impératif avant et pendant toute la grossesse. Le message est très clair, mais face aux difficultés du sevrage, de nombreuses femmes se demandent malgré tout si elles peuvent s'autoriser une ou quelques cigarettes par jour.La réponse est catégoriquement non ! Explications. Pourquoi fumer est-il particulièrement dangereux à l'occasion d'une grossesse ? Attention, le tabagisme fait chuter la fécondité !Le tabagisme diminue la fertilité et augmente le délai nécessaire à la conception. Mais dès l'arrêt du tabac, la fertilité redevient normale. Le tabagisme pendant la grossesse expose à de multiples risques tant pour la mère que pour le bon déroulement de la grossesse elle-même et le développement du foetus.Les risques sont liés à la combustion du tabac : Toxicité du monoxyde de carbone pour les organes Le monoxyde de carbone issu de la combustion du tabac prend la place de l'oxygène dans le sang et entraîne un manque d'oxygénation des organes de la mère et du foetus. Le monoxyde de carbone exerce aussi un effet toxique direct sur les vaisseaux, dont ceux du cordon. Effet cancérigène du tabac Les goudrons cancérigènes inhalés par la femme enceinte sont particulièrement toxiques pour les cellules du foetus qui se reproduisent rapidement.   Quelles sont les conséquences du tabac sur la grossesse ? Les femmes enceintes doivent aussi fuir la fumée des autres ! En cas de tabagisme passif, les substances chimiques contenues dans la fumée du tabac des autres et respirées par la mère passent dans son sang puis dans celui du foetus. Fausse coucheLe risque de fausse couche au début de la grossesse est en moyenne trois fois plus élevé chez les femmes qui fument. Ce risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées (il serait par exemple multiplié par 5 chez les femmes enceintes qui fument plus de 30 cigarettes par jour).Grossesse extra-utérineChez les fumeuses, le risque de grossesse extra-utérine (le foetus ne s'implante pas au bon endroit) est multiplié par deux. On estime que le tabac serait responsable d'environ 35 % des grossesses extra-utérines.Accouchement prématuréLe tabac est une cause d'accouchement prématuré.Autres conséquencesUn placenta fixé trop bas dans l'utérus, à l'origine d'un hématome rétro placentaire pouvant entraîner des saignements lors du troisième trimestre de la grossesse.Un risque accru de rupture des membranes avant 34 semaines d'aménorrhée avec risque d'accouchement prématuré. Quelles sont les conséquences du tabagisme maternel pour l'enfant ? Peut-on fumer en cas d'allaitement ? Pas de tabagisme en cas d'allaitement car la nicotine passe dans le lait maternel. Retard de développement et prise de poids insuffisanteLe foetus manque d'oxygène car le sang provenant de la mère est chargé de monoxyde de carbone. De nombreuses autres substances chimiques toxiques contenues dans la fumée perturbent le développement du foetus, pouvant mener à un retard de croissance intra-utérin (petit poids de naissance, petite taille, petit périmètre crânien), qui peut être problématique en cas de naissance prématurée. En conclusion : arrêt du tabac obligatoire pendant la grossesse   L'idéal : arrêter avant même la conception Tourner la page du tabac avant la conception permet d'aborder une grossesse sereinement. De plus, l'arrêt du tabac permet d'améliorer la fertilité et donc de mettre en route un bébé plus facilement.À savoir : certaines femmes pensent que l'arrêt du tabac va les stresser pendant leur grossesse. C'est une erreur, car c'est le tabac lui-même, via la dépendance, qui génère stress et anxiété. Sinon : arrêter dès le début de la grossesse et complètement En matière de tabac, tout est mauvais, et ce dès une seule cigarette. Il faut donc viser l'arrêt complet et dans cet objectif, il est recommandé de se faire aider, notamment par un professionnel de santé (médecin, gynécologue-obstétricien, tabacologue). Même un petit nombre de cigarettes est mauvais pour la santé de la mère et du bébé. À défaut : il n'est jamais trop tard L'arrêt restera toujours bénéfique à tout moment, même si le plus tôt sera toujours le mieux. Enfin : se protéger du tabagisme passif Même le futur papa est vivement invité à stopper son tabagisme. La future maman ne doit laisser fumer personne chez elle ni au bureau (membre de la famille, amis, collègues...), ni même à la fenêtre ! Évidemment : zéro alcool non plus pendant la grossesse ! Pour en savoir plus :Le dépliant INPES : Grossesse et SantéPour arrêter :Tabac Info Service Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Quelles plantes contre la cellulite ?

Les infusions de plantes n'ont pas d'effet miracle contre la cellulite. En revanche, elles peuvent donner un coup de pouce.En effet, certaines plantes ont des propriétés intéressantes : drainantes, décongestionnantes, circulatoires.Par ailleurs, comme il est recommandé de boire beaucoup d'eau, les infusions offrent de la variété. Les plantes, un coup de pouce contre la cellulite Si une alimentation équilibrée et une activité physique régulière font partie des stratégies anti-cellulite, il est également nécessaire de boire beaucoup : l'équivalent de 2 litres répartis sur la journée. Attention de ne pas choisir une eau minérale riche en sodium, qui favorise la rétention d'eau.Cette quantité qu'il faut boire tous les jours peut aussi prendre la forme d'infusion de plantes.L'avantage est que certaines plantes améliorent la circulation et décongestionnent les tissus, deux propriétés intéressantes pour lutter contre la cellulite.Quelles sont ces plantes à privilégier ? Quelles tisanes et infusions contre la cellulite ?   L'ortieLaissez infuser 100 g de feuilles fraîches dans un litre d'eau bouillante.Consommez environ 3 tasses par jour. Le thé vertLe thé vert aide à éliminer l'eau et les graisses.Il limite également la production de radicaux libres.Laissez infuser 10 minutes dans de l'eau bouillante. Lierre grimpant, hibiscus, hamamélis et matéMélangez en quantité équivalente les 4 plantes.Versez une cuillère à café de ce mélange dans une tasse d'eau bouillante, puis faire bouillir 3 minutes. Laissez infuser 10 minutes.Consommez environ 2 tasses par jour. Artichaut, aubier de tilleul, reine des prés, vigne rougeMélangez en quantité équivalente les 4 plantes.Versez 3 cuillerées à soupe pour un litre d'eau froide, portez à ébullition pendant 2 minutes. Laissez infuser 15 minutes.Consommez 3 à 4 tasses par jour. Orthosiphon ou thé de JavaL'orthosiphon possède une action drainante.Laissez infuser pendant 5 minutes, 5 g par litre d'eau bouillante.Consommez 1 à 3 tasses par jour, en veillant à boire la dernière tasse plusieurs heures avant le coucher. Un dernier conseil, massez tous les jours les zones atteintes de cellulite. Les propriétés mécaniques du massage sont, elles aussi, circulatoires et drainantes... Source : e-santé   Isabelle Eustache

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La vitamine D protège les femmes du cancer du sein

Alors que la vitamine D est connue depuis des décennies pour son intérêt sur les os et le squelette, on lui attribue aujourd'hui d'autres propriétés, notamment anticancéreuses. Les études sur ce sujet, essentiellement épidémiologiques, ont souvent été discordantes, mais les domaines les plus documentés concernent le cancer de la prostate, le cancer colorectal et le cancer du sein. Concernant le cancer du sein, la célèbre enquête française dénommée E3N, lancée en 1990 et ayant porté sur près de 100.000 femmes âgées de 40 à 65 ans, a apporté des données déterminantes. $$Un taux élevé de vitamine D protège du cancer du sein$$Pour savoir si les taux de vitamine D et de calcium étaient ou non associés au risque de cancer du sein, une équipe de chercheurs de l'Institut Gustave Roussy s'est intéressée aux quelque 17.450 femmes de l'étude E3N pour lesquelles on disposait d'un échantillon  sanguin prélevé entre 1995 et 1998. Après s'être informés des cas de cancers du sein diagnostiqués dans cette population (comparée à des femmes témoins), Françoise Clavel-Chapelon et ses collaborateurs concluent à une association entre la vitamine D et le risque de cancer du sein.Les femmes qui avaient les taux de vitamine D les plus élevés (à savoir plus de 27 µg/l) avaient un risque de cancer du sein diminué (de 25%) par rapport aux femmes ayant les taux les plus faibles (inférieurs à 20 µg/l). En revanche, aucune relation n'a été mise en évidence entre les taux de calcium et le cancer.Au final, il semble intéressant de recommander aux femmes de veiller à des taux suffisants de vitamine D. Ce conseil est d'autant plus pertinent que cette étude E3N révèle aussi que 75% des femmes ont des taux de vitamine D insuffisants (c'est-à-dire inférieurs à 30 µg/l). Cancer et vitamine D, une relation qui se confirme Cette relation entre cancer du sein et vitamine D est renforcée par les résultats d'une analyse de la littérature qui viennent d'être présentés au Congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology (Asco 2013, Chicago), et montrant une évolution clinique défavorable des femmes atteintes d'un cancer du sein et carencées en vitamine D. Ce résultat est issu d'une compilation de 7 études ayant porté sur un total de 8700 femmes, dont 48% se sont révélées carencées en vitamine D (taux inférieur à 30 µg/l). Comment expliquer cet effet anticancer de la vitamine D ? Selon La Ligue contre le cancer, « les études sur modèles animaux ont attribué à la vitamine D des propriétés anticancéreuses fondées sur sa capacité à inhiber la prolifération des cellules, induire la différenciation cellulaire, le suicide des cellules (apoptose) et à enrayer l'angiogenèse » (vaisseaux sanguins se formant au sein des tumeurs pour assurer leur alimentation et leur survie). Qui sont les femmes à risque de carence en vitamine D ? La vitamine D est synthétisée par notre organisme au niveau de notre peau lorsque celle-ci est exposée aux rayons UV B du soleil. Ce sont donc les femmes qui s'exposent peu au soleil qui ont un risque élevé de carence en vitamine D (peu d'activités en extérieur) et qui vivent au nord, là où les journées hivernales sont très courtes.Pourtant, une quinzaine de minutes par jour d'exposition au soleil suffisent à couvrir nos besoins en vitamine D. L'autre façon de faire le plein est de prendre une complémentation en vitamine D, mais sur conseil de son médecin. Source : e-santé Isabelle Eustache

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