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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Chute de cheveux, quand s'inquiéter ?
Nous perdons au quotidien des dizaines de cheveux. Et à certaines périodes de l'année nous en perdons d'avantage. Quand la chute de cheveux devient plus importante et qu'elle s'installe dans le temps, il peut être bon de consulter un spécialiste. Le Dr Durosier, médécin généraliste, nous aide à faire le point entre chute de cheveux chronique et chute de cheveux passagère.Différence entre chute de cheveux passagère et chute de cheveux chroniqueEn matière de chute de cheveux on parle d'effluvium télogène aiguë (chute passagère), d'effluvium télogène chronique (lorsque la chute passagère s'installe dans le temps), et d'alopécie androgénétique (perte progressive de cheveux sous l'influence des hormones mâles).Dans le premier cas, la chute peut être saisonnière. "On constate des chutes de cheveux en mars/avril et à l'automne en septembre/octobre/novembre", explique le Dr Durosier. Un changement brutal de températures, un ensoleillement, les agressions que subissent les cheveux pendant les vacances... autant d'éléments qui peuvent accélérer la chute de cheveux à certaines périodes de l'année. Toutefois, la chute saisonnière ne dure rarement plus de trois mois.Les chutes de cheveux passagères peuvent également être de nature réactionnelle : "en post-grossesse, en cas de stress important, de fatigue, de grippe, de prise de certains médicaments, de régime et de perte de poids, de ménopause, de déséquilibre hormonal ou de dépression on peut constater une chute de cheveux passagère" continue le professionnel.Si au-delà de 6 mois vous continuez de retrouver plus de cheveux qu'habituellement au réveil sur l'oreiller ou si vous continuez à en perdre plus que de raison lors du brossage, vous souffrez peut-être d'effluvium télogène chronique. Il est conseillé de consulter au plus tôt pour déterminer si la chute n'est pas une conséquence d'un problème de thyroïde ou de carence. "L'effluvium télogène chronique s'il apparait vers 40 ans peut aussi être le premier signe d'une alopécie plus sévère, d'où l'intérêt de consulter un professionnel pour faire le point." L'effluvium télogène chronique touche d'avantage les femmes que les hommes. Lorsque la chute s'accompagne d'une baisse de la densité capillaire et que la chute est plus localisée sur le dessus du crâne et au niveau de la raie, il peut s'agir d'une alopécie androgénétique débutante.Les remèdes à la chute de cheveux passagèreLa chute réactionnelle et saisonnière est souvent réversible. Elle peut être enrayée avec un traitement acheté sur les conseils de son pharmacien en pharmacie, un traitement qui agira pour stopper la chute et relancer la pousse du cheveu. Pour le Dr Durosier, la solution est généralement d'ordre "cosmétique, idéalement associée à des compléments alimentaires enrichis en fer, vitamine B, zinc et acides aminés soufrés qui vont favoriser la repousse."Les soins cosmétiques les plus classiques sont des solutions (lotions, shampoings) à appliquer localement à la racine des cheveux.Les cosmétiques antichute de cheveux ont deux actions : "Ils ont un effet vasculaire qui va augmenter l'oxygénation du bulbe pilaire et la vascularisation avec pour conséquence la stimulation de la croissance dans le bulbe et limiter la chute. Ils envoient également un signal de relance du cheveu." En combinant soins antichute et compléments alimentaires, la chute est généralement stoppée au bout d'un à deux mois.En parallèle, il est bon d'éviter tout ce qui peut se révéler être agressif et fragiliserait la repousse du cheveu comme le tabac, les colorations capillaires, les expositions au soleil.Chute de cheveux chronique, l'avis du dermato indispensablePour le Dr Durosier si la chute de cheveux est essentiellement localisée au-dessus du crâne et qu'elle dure depuis plus de 6 mois, il faut consulter. "Le dermatologue va rechercher les causes médicales de la chute de cheveux. Il sera en mesure de diagnostiquer le type de chute afin de prescrire le bon traitement. De manière générale, il prescrit un traitement sur 2 à 3 mois et dès 2 mois de traitement, on voit déjà une vraie différence." En cas d'alopécie androgénétique un traitement médicamenteux la plupart du temps à base de minoxidil pourra être prescrit pour un traitement quotidien et à long terme. "Ce traitement est parfois nécessaire à vie en cas d'alopécie androgénétique car il permet de ralentir la chute et de redensifier la chevelure." En cas d'alopécie androgénétique certains cheveux connaissent un phénomène de miniaturisation, ils deviennent plus fins. "Le minoxidil permet de réduire ce phénomène en faisant pousser à la place un cheveu "normal" d'où une redensification de la chevelure, éclaire le professionnel." Si ces traitements permettent de gagner du temps, la chute, quant à elle, reste inéluctable. C'est pourquoi il est récommandé de prendre le traitement sur le long terme et de consulter le plus tôt possible afin de "traiter le bulbe avant que les cycles ne soient complètement épuisés," prévient le Dr Durosier. Il faut en général trois mois pour voir les premiers effets sur le ralentissement de la chute. Il est donc vivement conseillé de poursuivre son traitement le temps recommandé et de ne pas arrêter avant sous prétexte que les résultats tarderaient trop à se faire ressentir. Enfin, si la chute est vraiment importante et que la personne en est affectée, il faudra alors peut-être penser à la chirurgie et à la micro-greffe car pour l'heure les professionnels ne sont pas en mesure de faire véritablement pousser de nouveaux cheveux avec des traitements médicamenteux ou cosmétiques. Source : e-santéJessica Xavier journaliste
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Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?
Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Reflux gastro-oesophagien : faut-il s’inquiéter quand bébé vomit ?
Un bébé qui régurgite après le repas, quoi de plus banal ? Oui, mais comment reconnaître un reflux normal d’un reflux pathologique ? Et quels sont les bons gestes pour améliorer le confort de bébé ? Reflux: un phénomène normal Les régurgitations des bébés inquiètent parfois les jeunes parents. Il faut pourtant savoir que la plupart du temps, le reflux est un phénomène tout à fait normal. En effet, lorsque nous buvons, le liquide passe d’abord dans l’œsophage, puis dans l’estomac. Le sphincter oesophagien, petite valve qui se trouve à l’intersection de l’œsophage et de l’estomac, s’ouvre donc pour laisser passer le liquide, avant de se refermer pour éviter que le liquide ne fasse "demi-tour". Chez les bébés, ce sphincter oesophagien est immature: il ne fonctionne pas de manière optimale et a tendance à ne pas se refermer correctement. De plus, l’estomac d’un nourrisson n’est pas plus grand qu’une balle de golf… cela ne laisse donc pas beaucoup de place! Ces deux phénomènes expliquent pourquoi plus de deux tiers des bébés régurgitent après le repas, ce qui est tout à fait normal. Le reflux disparaît généralement vers l’âge de 4 ou 5 mois, au moment où le sphincter oesophagien devient plus mature. Le RGO normal: les bons gestes Aujourd’hui, les parents sont souvent très attentifs aux problèmes de reflux des bébés. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est donc mieux détecté qu’auparavant. Mais le revers de la médaille est que de nombreux problèmes sont mis, à tort, sur le compte du reflux (les coliques par exemple). En conséquence, des bébés de plus en plus jeunes se voient prescrire des médicaments contre le reflux, alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin. Ainsi, si un bébé qui régurgite grandit normalement, qu’il ne paraît pas souffrir d’inconfort et qu’il n’a aucun problème de respiration lié au reflux, il s’agit sans doute d’un reflux normal, qui ne nécessite pas de traitement. Pour le confort de votre enfant, quelques réflexes simples peuvent cependant être adoptés: Tenir bébé en position verticale et s’assurer que rien ne fait pression sur son estomac (ceinture du porte-bébé etc.) dans les 30 minutes qui suivent la prise d’un repas. Epaissir le lait avec des épaississants (amidon de riz par ex.), pour que le lait remonte moins facilement. Reconnaître le RGO pathologique A l’inverse, un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) peut entraîner chez le bébé divers problèmes: avant tout une perte de poids ou une non prise de poids associée à un retard de croissance par diminution de l'ingestion des aliments. Ce peut être aussi un inconfort et des douleurs liés à l’acidité gastrique et à l’irritation de la paroi oesophagienne, pleurs fréquents, troubles du sommeil, troubles respiratoires (toux, étouffements…) Pour ces bébés qui régurgitent trop, si les mesures pratiques évoquées ci-dessus ne sont pas efficaces, le pédiatre pourra prescrire des médicaments. Ces médicaments ont tous leurs avantages et leurs effets secondaires éventuels. Ils doivent donc être pris en total accord avec le médecin. Par ailleurs, la maturité progressive de l’estomac et de l’œsophage, la diversification de l’alimentation ainsi que l’acquisition de la station assise puis de la marche amélioreront souvent, avec le temps, le RGO pathologique. Julie Luong, journaliste santé
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Avez-vous les bons réflexes contre la cellulite ?
La cellulite complexe de nombreuses femmes. Il est vrai que cette peau d'orange n'est pas esthétique. Avez-vous les bons réflexes pour limiter les risques d'apparition de cellulite ou pour l'atténuer ? Faites le test. Vous surveillez très attentivement votre poids.
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Consommons-nous trop d'antibiotiques ?
« Les antibiotiques, c'est pas automatique ! » Ce slogan de santé publique a marqué les esprits. Pourtant, en 2015, les Français restent de très gros consommateurs d'antibiotiques, dont au moins la moitié est totalement inutile. L'analyse d'un pédiatre infectiologue, le Pr Robert Cohen, du Centre Hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne).La consommation d'antibiotiques en France repart à la hausse !En Europe, la France figure parmi les leaders d'un triste classement : la surconsommation d'antibiotiques chez l'Homme. Comme en Belgique, au Luxembourg, en Grèce ou en Roumanie, lorsque ce mauvais pli a été pris, difficile de s'en défaire ! Au dernier bilan disponible, fin 2014 (1), la consommation en Europe pouvait être schématiquement divisée en trois zones : les pays du Nord, faibles consommateurs d'antibiotiques, les pays de l'Est, consommateurs modérés et les pays du bassin méditerranéen, forts consommateurs.Parmi les bons élèves, l'Allemagne et les pays d'Europe du nord font preuve d'une rigueur d'utilisation qui ne se dément pas au fil des années. Mais à l'inverse, dans l'Hexagone, entre 2000 et 2013, la consommation d'antibiotiques en médecine de ville n'a pas sensiblement fléchi, passant de 35,17 à 31,15 ddd/1000/jour (dose définie journalière d'antibiotiques c'est à dire le nombre moyen de jours sous antibiotiques) (2).On y a pourtant cru : sur le plan quantitatif, la consommation a diminué de 10,7% entre 2000 et 2013, mais une tendance à la reprise se confirme chaque année depuis 2010 avec une hausse annuelle de 5,9% (1) ! Optimiste envers et contre tout, le Plan national d'alerte sur les antibiotiques a fixé un objectif chiffré en matière de réduction des consommations de -25% entre 2011 et 2016 !Les antibiotiques ne sont plus automatiques chez les enfants !Les années passent et toujours aucune baisse flagrante de la consommation d'antibiotiques chez l'adulte en vue. A noter, les prescriptions sont majoritaires chez les femmes : elles représentent 59,3% des consommateurs d'antibiotiques et les hommes 40,7%. Ce déséquilibre s'explique en grande partie par les infections urinaires, et notamment la plus courante d'entre elles, la cystite, dont la prévalence est beaucoup plus forte.Mais bonne nouvelle ! Du coté des enfants, la chute des prescriptions d'antibiotiques est impressionnante ces 15 dernières années. Deux explications à cela : « les pédiatres prescrivent relativement peu d'antibiotiques, précise Robert Cohen, moins que l'ensemble des spécialistes et les généralistes. De plus, le nombre de consultations pédiatriques a été divisé par deux voire 2,5 selon le type d'infections, malgré l'augmentation de la fréquentation des crèches, pourtant de formidables foyers de maladies infectieuses ». En chiffres, la prescription d'antibiotiques a été réduite de moitié en 2014 chez les moins de 14 ans (de 2111 px/1000/jours en 2000 à 1000 px/1000/jours) (1). Attention, la cible n'est pas « zéro prescription » car les antibiotiques sont souvent nécessaires, mais parvenir à diviser par deux la consommation de départ, un objectif désormais à porté de main chez les enfants.Antibiotiques, quand se surprotéger se retourne contre nous !Non seulement « plus de 50% des prescriptions d'antibiotiques chez l'homme sont inutiles mais elles sont dangereuses », affirme le Dr Robert Cohen : l'impact écologique de cette surconsommation d'antibiotiques est majeur : les bactéries deviennent de plus en plus résistantes, rendant ces antibiotiques de moins en moins efficaces. Il est d'ores et déjà très difficile de soigner certaines infections potentiellement graves comme les infections urinaires et les infections digestives du fait de l'émergence d'entérobactéries, très résistantes (comme Escherichia. coli) productrices de ß-lactamases à spectre étendu-) et pour quelques cas, il est devenu impossible de les traiter (infections survenant chez des malades sévères à l'hôpital, en réanimation ou en hématologie ou pour les patients atteint de mucoviscidose). Au point que l'Organisation Mondiale de la Santé, experts internationaux, responsables politiques notament en Grande Bretagne, placent ce péril pour l'humanité au même rang que le terrorisme ou le réchauffement climatique.Mais la résistance aux antibiotiques n'est pas le seul effet délétère à long terme des antibiotiques. On sait aujourd'hui que les antibiotiques peuvent modifier de façon durable les microbiomes, c'est à dire la génétique d'un microbiote qui désigne la flore bactérienne hébergée par les êtres vivants. Or ces modifications de flores peuvent favoriser la survenue de maladie comme les allergies, les maladies auto-immunes, l'obésité... Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert
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Gastroentérite : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier ?
L’épidémie de gastroentérite a démarré. Au-delà des bons réflexes pour échapper à la gastroentérite, que peut-on faire si malgré tout nous sommes atteints par cette affection du système digestif ? Et surtout que boire en cas de gastroentérite, quels sont les aliments à éviter ou à privilégier ? Quand la gastroentérite vous tient, buvez de l’eau pour compenser les pertes Si vous avez l’estomac au bord des lèvres, inutile de vous forcer à manger quoi que ce soit. L’important est de boire de l’eau (ou idéalement une solution de réhydratation) par petites gorgées aussi souvent que possible. En effet, les diarrhées et les vomissements entraînent des pertes hydriques qu’il faut compenser. Attention, pas de coca ou autre soda. Ces boissons gazeuses très acides sont beaucoup trop agressives pour vos intestins fragilisés par la gastroentérite. Évidemment, pas d’alcool non plus, trop irritant pour le système digestif et inversement déshydratant. Si l’eau ne passe pas bien, buvez un peu de bouillon, d’eau sucrée ou de tisane.Vous pouvez aussi suçoter une cuillière de miel. Évitez le café, même si en toutes petites quantités il peut être bénéfique à certains, il est irritant chez d’autres personnes et aggrave la diarrhée. Automédication en cas de symptômes importants : En cas de symptômes importants, vous pouvez recourir à l’automédication, par exemple : Lopéramide pour arrêter la diarrhée. Nifuroxazide comme anti-infectieux intestinal. Demandez conseil à votre pharmacien ! Lorsque la phase aiguë de la gastroentérite est passée et que vous vous sentez capable de manger quelque chose, faites les bons choix et débutez très progressivement par petites quantités. Les aliments à éviter en cas de gastroentérite Il faut éviter les aliments gras et ceux qui sont riches en fibres comme les légumes verts et les fruits frais, à l’exception de la banane (à privilégier bien mûre). Les aliments à privilégier Vous pouvez manger de petites quantités de laitages, comme un peu de yaourt ou un petit morceau de fromage à pâte cuite. Les féculents sont à privilégier, notamment le riz blanc, mais aussi les pâtes. Tentez le pain blanc ou les céréales sans sucre. Vous pouvez essayer les carottes cuites. Carottes et féculents peuvent être accompagnés de petits morceaux de viande maigre ou de poisson bien cuits. Les compotes (les fruits étant cuits et mixés) sont souvent appréciées. A débuter, là encore, par petites quantités. Mais si les nausées reviennent, arrêtez de manger et attendez une demi-heure avant votre prochaine tentative. Gastroentérites : les bons réflexes En cas de gastroentérite chez un nourrisson ou une personne âgée, soyez très prudent car ces sujets fragiles se déshydratent rapidement. Mieux vaut qu’ils soient suivis par un médecin. Dans tous les cas, une gastroentérite qui persiste impose la consultation d’un médecin. Enfin, pour éviter la gastroentérite et limiter sa transmission, lavez-vous les mains aussi souvent que possible, impérativement en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. C’est aussi le moment d’écouler votre stock de solutions hydroalcooliques ! Isabelle Eustache
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Cancer colorectal : quel est ce test de dépistage facile, rapide et efficace ?
Le cancer colorectal est un cancer fréquent et c’est le 2e cancer le plus meurtrier (après le cancer du poumon), avec 18.000 décès chaque année. Mais c’est aussi un cancer contre lequel on dispose d’un test de dépistage facile et rapide. On repère ainsi efficacement des lésions précancéreuses aisément traitées et donc guérissables. Autrement dit, faire le test peut vous sauver la vie ! Les 3 particularités du cancer colorectal Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, autant les hommes que les femmes (55% d’hommes et 45% de femmes). Selon l’Institut national du cancer (INCa), « 1 personne sur 30 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie ». Il a la particularité de se développer à partir d’un polype, sorte de tumeur sur la paroi interne du colon ou du rectum. Ce polype peut se transformer en cancer, mais cette évolution est très lente, et peut prendre des dizaines d’années. Dès le stade de polype, il peut saigner, saignement qui peut se poursuivre et s’intensifier au stade de cancer. C’est cette particularité que l’on dépiste facilement et très précocement. Comment dépister le cancer colorectal ? Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection de traces de sang dans les selles, témoignant de la présence d’un polype qui peut potentiellement évoluer en tumeur cancéreuse avec le temps. Le premier test mis au point était le test Hemoccult, récemment remplacé par un autre test, dit immunologique, encore plus performant et plus facile d’utilisation. Il permet de détecter des saignements minimes difficiles à voir à l’?il nu. Dans 95,5% des cas, le test est négatif. Dans les 4,5% des cas restants, une coloscopie est prescrite pour identifier l'origine du saignement. Cet examen est réalisé sous anesthésie, au cours duquel le gastroentérologue peut être amené à retirer le ou les polypes évitant ainsi qu’ils ne se transforment en cancer. Mais dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie (un polype est détecté dans 30 à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas). Le test de dépistage : mode d’emploi Le kit de dépistage est remis par le médecin traitement (fiche de renseignements, tube avec goupillon, enveloppe T). Il se réalise à domicile : le patient prélève lui-même l’échantillon et l’envoie lui-même dans l’enveloppe T à l’adresse du laboratoire d’analyses indiqué, impérativement sous 24 heures (donc ne pas faire le test les veilles de jours fériés). Coller la feuille de recueillement des selles sur la lunette des toilettes (faire pipi avant) puis prélever un échantillon de selles à l’aide du goupillon fourni que l’on replace ensuite dans le tube. Le test est à réaliser tous les deux ans, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans. Dans le cadre du dépistage organisé, le test et son interprétation sont pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, sans avance de frais. Cas particuliers Dans tous les cas, avec ou sans test de dépistage, certains signes peuvent témoigner d’un cancer colorectal et doivent amener à consulter son médecin traitant : douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels et persistants, présence de sang dans les selles. Certaines personnes présentent un risque élevé de cancer colorectal et doivent donc se faire suivre plus jeune par leur médecin en collaboration duquel un programme personnalisé de dépistage sera établi : il s’agit des personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie du côlon. D’autres personnes encore demandent une surveillance particulière à organiser avec le médecin : celles qui sont atteintes d’une rectocolite ulcéreuse hémorragique ou maladie de Crohn ou d’une d’une polypose adénomateuse familiale. Marion Garteiser, journaliste santé
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Montrer ses pieds, c’est prendre soin de sa santé
Les Français osent de plus en plus montrer leurs pieds à leur pédicure-podologue. Ils y sont vivement invités, le 8 juin, à l’occasion de Journée nationale de dépistage et de prévention gratuite, sous l’égide de l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP). Parce que nos pieds parcourent 2,5 fois le tour de la Terre sur la durée d’une vie, il faut en prendre soin. Montrer ses pieds… La démarche de confier ses pieds au spécialiste entrerait-elle dans les habitudes des Français ? Il semblerait puisque près d’une personne sur deux consulte un podologue aujourd’hui contre 30% en 2012. Le 8 juin, comme chaque année depuis 15 ans, le grand public pourra consulter gratuitement des pédicures-podologues dans les lieux de consultation mis à disposition par les villes. Liste des lieux disponible ici ! Le podologue examinera chaque pied sous toutes ses coutures. Il dépistera toute éventuelle pathologie et délivrera ses conseils de posture et de soins, à effectuer chez soi ou chez un spécialiste. Cette année, lors de la consultation gratuite du 8 juin, le podologue examinera aussi le chaussage. Les variations dans le type chaussage sont importantes puisque 43% des personnes portent des chaussures de ville, 31% des sandales, 6% des chaussures de toiles et qu’une personne sur deux porte des baskets ! Le chaussage est principalement à l’origine de problèmes cutanés. Des chaussures trop petites provoquent des cors, des chaussures trop hautes des durillons ou des douleurs sur l’avant du pied, des chaussures trop plates telles des ballerines des douleurs aux talons (talalgies), des chaussures trop hautes et trop pointues font apparaître un Hallux Valgus voire des cors entre les orteils… Mme Muriel Montenvert, pédicure-podologue, secrétaire générale de l'UFSP : « Quant au port de baskets de ville, pourquoi pas - mais pas au quotidien- et à la condition qu’elles possèdent un contrefort à l’arrière et qu’elles ne soient pas trop souples ; en effet, elles ne doivent pas se plier lorsqu’on les fait « vriller » (torsion de la chaussure). L’inconvénient majeur est qu’une semelle souple ou trop amortissante n’apporte pas d’information précise et juste au cerveau pour qu’il maintienne une posture adaptée. Celle-ci est alors moins tonique en réponse avec le sol, d’où un maintien plus avachi, propice aux douleurs dorsales. De plus, dans une basket, le pied prend ses aises et finit par s’élargir ». Choisir ses chaussures avec ses pieds, pas avec ses yeux ! On choisit trop souvent nos chaussures avec nos yeux et pas avec nos pieds, malheureusement. Quelques conseils pour ne pas se tromper de chaussures : Il faut les choisir en fin de journée, lorsque le pied est le plus gonflé. Les deux pieds étant asymétriques, il faut se fonder sur celui dont la pointure est la plus grande. Il est conseillé de les essayer avec les chaussettes adéquates. Il faut penser aussi à la largeur du pied et pas seulement à sa longueur. D’emblée, elles doivent parfaitement convenir au pied. En effet, elles ne vont pas « se faire ». C’est plutôt le pied qui va s’y faire et souffrir ! Seul un cuir plein (sans couture) va se détendre légèrement. Quant à la hauteur de talon pour les femmes, il devrait être compris entre 2 et 6 cm. Pour les hommes, éviter les chaussures trop plates et privilégier une semelle extérieure suffisamment épaisse sous l’ensemble du pied. Bien entendu, se faire plaisir est essentiel et l’esthétique compte aussi. Le port de ces chaussures doit être occasionnel et non quotidien. L’état de santé des pieds peut influer sur la santé globale Consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an serait l’idéal, dans l’objectif de prévenir et d’éviter les douleurs, les chutes, les maladies articulaires et tendineuses, les déformations du pied, les troubles de la statique avec les complications du membre inférieur mais aussi du rachis voire des cervicales. Plusieurs problèmes podologiques peuvent exister : Externes, au niveau des ongles et de la peau : ongles incarnés, cors, durillons, œil de perdrix, un botriomycome (panaris du pied), des échardes…à l’origine de douleurs et d’une gêne fonctionnelle à la marche. Ils peuvent être éliminés grâce à un soin podologique. Internes, dits ostéo-articulaires car liés à la structure même du pied : épine calcanéenne (tendinite d’insertion), aponévrosite plantaire (douleur sous la plante des pieds), métatarsalgies (douleur au niveau des os longs de l’avant-pied qui s’articulent avec les phalanges des orteils), Hallux Valgus (déformation d’articulation du gros orteil) ou griffes d’orteils (déformations des orteils). Ces maladies communes sont souvent très douloureuses et ont une influence négative sur l’appareil locomoteur. Les pieds étant la base de l’équilibre, de nombreux troubles de la statique peuvent aussi avoir pour origine une instabilité du pied ou la provoquer. Elles peuvent être soulagées grâce à des semelles orthopédiques et un travail sur la posture. Par exemple, plus de deux tiers des patients soignés par des orthèses plantaires ont ressenti des améliorations aux genoux (21%), au dos (67%) et aux hanches (86%). En général, les déformations ne sont pas réversibles, sauf grâce à une chirurgie dans l’Hallux Valgus, ce qui n’est pas vraiment le cas dans les autres déformations. Muriel Montenvert : « Un travail global par un bilan de podologie complet sur la posture est souvent nécessaire en cas de maladies ostéo-articulaires du pied. Les douleurs ostéo-articulaires, musculaires du pied, du genou ou de la hanche ne sont que le reflet d’une mauvaise posture. D’où la nécessité de traiter la cause et non pas uniquement sa conséquence, à savoir la douleur ».
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Le pain complet pas forcément meilleur que le pain blanc pour la santé
Selon une étude israélienne, le pain blanc ne serait pas forcément meilleur pour la santé que le pain complet. Il existerait une réponse individuelle liée à la composition du microbiote intestinal de chacun. Pain blanc ou pain complet ? Le pain blanc fait plus rapidement augmenter la glycémie que le pain complet, plus riche en glucides complexes. De surcroit plus intéressant pour sa teneur en fibres, le pain complet est recommandé par les nutritionnistes au détriment de sa version raffinée. Des chercheurs montrent aujourd’hui que la situation est plus compliquée et que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments. Au cours de leur expérimentation, une vingtaine de volontaires a été assignée à manger soit du pain blanc industriel, soit du pain au blé complet artisanal pendant une semaine, puis d’inverser ce régime. De nombreux tests biologiques ont été effectués : réponse glycémique, tolérance au glucose, tension artérielle, taux de lipides, de cholestérol, autres paramètres sanguins (calcium, fer, magnésium), fonction hépatique, rénale, marqueurs de l'inflammation et composition du microbiote intestinal. Tout dépend du microbiote intestinal de chacun ! En moyenne, tous ces paramètres ne sont pas différents quel que soit le type de pain consommé. En revanche, il existe de grandes variations de réponse glycémique selon les sujets : le pain blanc provoque une forte élévation de la glycémie chez la moitié des sujets, l’autre moitié répondant par une forte hausse de glycémie au pain complet, ce qui explique l’absence de différence sur la moyenne de la population étudiée. En conclusion, le type de pain entraine des réponses différentes selon la composition du microbiote de chaque individu. Ces résultats nécessitent d’être confirmés, et si c’est le cas, les chercheurs suggèrent dans le futur d’entreprendre une analyse du microbiote intestinal afin de déterminer quel type de pain se révèle le plus approprié pour la santé de chacun d’entre nous.
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Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres
Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.
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Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?
Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons. Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé
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Epilepsie : à chaque crise son histoire…
Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr
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Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...
Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ? Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans. Isabelle Eustache
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Respirez par le ventre : c'est bon pour destresser, digérer... et se muscler
On respire grâce à nos poumons ! Certes, mais on oublie souvent que la respiration requiert la participation de nombreux muscles, dont le diaphragme, lequel peut aussi être sollicité par le ventre. C'est ainsi qu'apprendre à respirer par le ventre est particulièrement bénéfique, même pour le fonctionnement intestinal.
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Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?
L'hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d'hormones thyroïdiennes. Résultat, ces hormones augmentent l'activité de la plupart des organes et tissus de l'organisme. Concrètement, quels sont les symptômes d'une hyperthyroïdie ?Avec l'hyperthyroïdie, tout s'accélère !Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, la consommation des graisses, etc., tout s'accélère lorsque les hormones thyroïdiennes sont en trop grandes quantités, l'organisme fonctionne trop et trop vite. A l'origine, il peut s'agir d'une thyroïde gonflée, d'un nodule, d'une inflammation, voire d'une maladie de Basedow. Mais quelle que soit la cause de l'hyperthyroïdie, tout s'accélère et cette activation excessive n'est pas bénéfique.Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?Pouls très rapide (plus de 100 pulsations par minute).Palpitations cardiaques.Troubles du rythme, rythme cardiaque anarchique (fibrillation auriculaire).Essoufflement croissant pour des efforts de moins en moins importants. Augmentation de l'appétit.Perte de poids (malgré un appétit accru), pouvant aller jusqu'à plusieurs kilos par semaine. Accélération du transit avec apparition de diarrhées. Fatigue.Faiblesse musculaire, fonte musculaire.Tremblements, particulièrement visibles au niveau des mains. Troubles nerveux : anxiété, irritabilité, instabilité émotionnelle, dépression, crise d'angoisse...Troubles du sommeil.Transpiration abondante, mains moites.Intolérance à la chaleurTous ces signes de l'hyperthyroïdie ne sont pas systématiques et ne coexistent pas tous chez la même personne.Pourquoi l'hyperthyroïdie entraîne autant de symptômes ?Parce que les hormones de la thyroïde sont impliquées dans la plupart des fonctions vitales de l'organisme : fonctions mentales, régulation du poids, transit intestinal, contrôle de la température du corps, rythme cardiaque, qualité de la peau, des cheveux, des ongles...Diagnostic et traitement de l'hyperthyroïdieLes symptômes et la palpation de la glande thyroïde située à la base du cou orientent le diagnostic, lequel est confirmé par un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes. Le traitement le plus classique et de première intention repose sur la prescription d'antithyroïdiens de synthèse qui bloquent la synthèse des hormones par la glande thyroïde. Le traitement est généralement long, il s'accompagne parfois d'effets indésirables et nécessite une surveillance étroite. Parallèlement, des médicaments spécifiques sont prescrits pour atténuer les symptômes (ex. palpitations, sommeil, anxiété). A l'arrêt du traitement, il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de récidive. Si c'est le cas, on recourt parfois à l'iode radioactif, qui en se fixant sur la glande thyroïde, bloque son activité.Isabelle Eustache
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Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?
Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement. Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ? Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz
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Une peau jeune est une peau ferme...
Le vieillissement de la peau ne s'observe pas seulement par l'apparition de rides. La fermeté de la peau, son aspect élastique, sont aussi des marqueurs clairs d'une peau jeune, bien entretenue et en pleine santé. Comment les conserver ? Une peau ferme grâce à ses fibres La fermeté de la peau, c'est sa capacité de résister à l'étirement et à la pression. Si une peau ferme et élastique comporte peu de rides, c'est parce qu'elle résiste efficacement à la loi de l'attraction terrestre, qui tire tous nos tissus vers le bas Le secret de la fermeté de la peau ne réside pas dans ses couches superficielles, mais bien dans le derme. Celui-ci est riche en collagène, qui sert à soutenir l'épiderme et à l'ancrer sur le derme, et en fibres élastiques qui donnent à la peau sa texture. Ces deux substances sont produites par des cellules du derme appelées fibroblastes. Les soins de beauté pour la fermeté De nombreux produits cosmétiques sont disponibles sur le marché pour lutter contre le vieillissement de la peau. Préférez ceux qui ne promettent pas seulement de lutter contre les rides, mais se soucient aussi de la fermeté. Souvenez-vous aussi que d'autres produits que vous trouverez dans le même rayon peuvent vous aider, même s'ils n'affichent pas clairement leur mission anti-rides ou pro-fermeté. Ainsi, un peeling régulier et doux accélère le renouvellement des cellules et améliore l'aspect de la peau. Une hydratation régulière, qu'elle soit ou non assortie d'actifs anti-vieillissement, permet aussi de protéger la fermeté de la peau. Et pensez à vous faire un petit massage lorsque vous appliquez votre crème de jour ou de nuit, cela stimule la circulation du sang dans les couches supérieures de la peau, avec toujours pour résultat une peau mieux irriguée, plus jeune d'aspect. Votre style de vie et la fermeté de la peau Parce que la fermeté de la peau trouve son origine dans le derme, c'est-à-dire une couche relativement profonde de la peau, nous ne pouvons pas nous contenter de l'aide des produits cosmétiques. Il faut aussi protéger la jeunesse de notre peau de l'intérieur. Pour cela, certains conseils sont bien connus - il faut bien hydrater la peau très régulièrement, éviter de fumer, et boire assez d'eau au cours de la journée. Faites attention aussi à votre poids: les variations trop brusque, vers le haut ou vers le bas, font changer le volume de notre corps plus vite que la peau qui le recouvre. Résultat, les fibres de collagène risque de casser, et la peau devient moins ferme. Enfin, faites attention au soleil: les fibroblastes sont en effet endommagés par les rayons UV. Protection et exposition raisonnable doivent être la règle. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Perlèche : une candidose au coin des lèvres
La perlèche fait partie des candidoses, infections dues à une levure, la Candida. Sa localisation est caractéristique puisqu'elle siège typiquement à la commissure des lèvres, là où il faut chaud et humide...La candidose est une infection provoquée par une levure, la Candida. Cette levure est présente dans la bouche, le système digestif et le vagin. La Candida est inoffensive, sauf si elle prolifère anormalement. Elle infecte alors les membranes des muqueuses et la peau humide (commissure des lèvres, mais aussi aisselles, plis sous-mammaire, plis abdominal, etc.). En effet, les lieux de prédilection de cette levure sont les zones chaudes et humides. Et attention la candidose se transmet facilement...D'autres facteurs favorisent les candidosesLa prise d'antibiotiques peut favoriser les candidoses en tuant les bactéries qui normalement régulent leur prolifération. Les corticostéroïdes et les traitements immunosuppresseurs après transplantation d'organe tendent aussi à diminuer les défenses de l'organisme contre cette infection. Les corticoïdes à inhaler souvent prescrits contre l'asthme, induisent parfois une candidose buccale. Les femmes enceintes, les femmes sous contraception orale, les obèses et les diabétiques sont aussi plus exposés aux candidoses. La perlècheLa perlèche désigne une candidose localisée à la commissure des lèvres, souvent de façon bilatérale. La prolifération des Candida provoque des érosions parfois douloureuses, des fissures, des rougeurs, des croûtes, voire des saignements. Ce qui favorise la perlèche :Toutes les situations qui maintiennent continuellement les coins de la bouche humides permettent la croissance des levures Candida, comme notamment : - L'habitude d'humidifier ses lèvres. - Sucer son pouce. - L'utilisation d'appareils dentaires.- Etc. Quel est le traitement de la perlèche et des autres candidoses ?Le fait de maintenir les commissures des lèvres bien sèches peut contribuer à la guérison et empêcher les récidives. Sinon, le traitement repose sur des antifongiques, sous forme de crèmes, voire de poudre. Contre certaines candidoses, on recourt à des médicaments antifongiques par voie orale. À noter que des antibiotiques sont parfois prescrits, mais pour traiter une infection bactérienne venue compliquer la candidose. Enfin, des corticoïdes peuvent être nécessaires contre les démangeaisons.Isabelle Eustache
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Peut-on manger des produits périmés ?
Une date sur un produit, ca veut dire quoi ? Entre DLC (Date limite de consommation) et DLUO (Date limite d'utilisation optimale), quelle est la différence ? Risque-t-on de se rendre malade si l'on mange un produit dont une de ces dates limites est dépassée ? Décryptage. Date limite de consommation (DLC) et Date limite d'utilisation optimale (DLUO) La première, la DLC s'applique à tous les aliments périssables, riches en eau, où peut se dérouler une activité microbiologique qui non seulement nuit à sa qualité mais risque d'être dangereuse. Ces produits ne peuvent être vendus après l'expiration de leur DLC. La seconde, la DLUO concerne les produits secs (céréales - pâtes, riz etc. -, légumes secs, biscuits, céréales de petit déjeuner, thé, café), les produits stérilisés, lyophilisés, déshydratés, salés, fumés, congelés, surgelés, le lait UHT, les fromages affinés et la plupart des boissons, sauf le vin qui n'a aucune date limite de consommation. Ces produits peuvent être vendus après leur DLUO. DLC et DLUO sont fixées par le fabriquant qui réalise des tests de vieillissement plus ou moins sophistiqués, selon des normes bien établies, sur ses produits quand il les met au point. Repères de la Date limite de consommation (DLC) La DLC est indiquée par une date en chiffres, par exemple 21/05/10, accompagnée d'une série de chiffres (qui est la référence du produit). Il s'agit d'une sorte de tampon qui se balade un peu n'importe où sur l'emballage. Lorsque celui-ci enferme plusieurs produits, comme les packs de yaourts, cette DLC est de nouveau tamponnée sur le couvercle de chaque produit. La mention " à consommer jusqu'au... " et l'indication de la température de conservation : " conserver à + 6°C maximum " sont imprimées sur l'emballage. On ne les retrouve pas toujours sur un produit débarrassé de son sur-emballage. Repères de la Date limite d'utilisation optimale (DLUO) Il y a plusieurs formulations qui varient avec la durée de la DLUO. Pour les produits dont la DLUO est à 3 mois, la mention " A consommer de préférence avant le ..... " suivie du jour et du mois ou bien " A consommer de préférence avant fin.... " est imprimée sur l'emballage ou la boîte. Pour les produits dont la DLUO est comprise entre 3 et 18 mois, la même mention indique le mois et l'année. Pour les produits dont la DLUO est de plus de 18 mois, cette mention indique seulement l'année. Très souvent, le " A consommer de préférence " renvoie à " au-dessous de la boîte " ou " au dos du paquet " et là, on trouve la date. Produits à DLC = aliments périssables à conserver au réfrigérateur La DLC concerne tous les aliments périssables, soit les produits laitiers (lait pasteurisé, yaourts, fromages frais, crèmes desserts etc.), les viandes, les volailles, et les poissons frais emballés, les charcuteries, les plats cuisinés frais et certains légumes frais prêts à cuire. Tous ces produits, vous les trouvez dans les rayons réfrigérés des magasins, petits ou grands. S'ils n'y sont pas, n'achetez pas ! Et quand vous achetez, allez regarder au fond du rayon où sont souvent stockés les produits dont la DLC est plus éloignée. Il est évident que vous ne devez pas les laisser traîner après leur achat mais les stocker le plus vite possible au frigo afin de ne pas rompre la sacro-sainte chaîne du froid. Peut-on consommer des aliments périmés ? Aucun risque sanitaire avec tous les produits à DLUO. C'est d'ailleurs pour cela qu'il existe tout un réseau de " soldeurs " spécialisés dans la vente des produits en limite de DLUO, voire même en date dépassée. Et que bien des associations humanitaires sont heureuses de les récupérer. Le seul risque, c'est que ces produits soient moins bons, que leurs qualités organoleptiques (goût, saveurs, texture, parfum) en aient pris un coup. Des biscuits peuvent devenir mous, le chocolat peut se durcir, le thé ou le café s'éventer. Pour les surgelés, les DLUO, qui sont de 1 à 2 ans, sont inférieures aux durées de conservation possible car on tient compte, pour les fixer, des inévitables micro-variations de température au cours de la vie commerciale du produit. Mais si vous laissez se décongeler un produit après son achat, que vous le déposez tout mollasson dans votre congélateur, il est évident que vous prenez alors le risque qu'il se soit abîmé ! La terreur règne en ce qui concerne les produits à DLC car on ne cesse d'affirmer qu'il ne faut absolument pas les consommer après cette fichue DLC sous peine de graves risques alimentaires : gastro, intoxication etc. Du coup, nombreux sont ceux et celles qui jettent à la poubelle n'importe quel produit dès qu'il a atteint sa DLC et en rageant d'un tel gâchis. Mais il y a produit et produit. S'il est évident qu'un filet de poisson ou un bifteck dans une barquette qui baigne dans son jus a vraiment une durée de vie limitée, il n'en est pas de même pour les produits laitiers à DLC qui sont fabriqués avec du lait pasteurisé (donc débarrassés de ses microbes dangereux), les crèmes desserts. Les jus de fruits pasteurisés. A condition, bien sûr, qu'ils n'aient pas quitté le frigo et qu'avant d'y être installés, ils n'aient pas transité longtemps au chaud. Vous pouvez donc, sans état d'âme et sans risque, consommer des yaourts, des laits fermentés, des fromages frais, des crèmes dessert bien au-delà de leur DLC sauf si l'opercule est gonflé, ce qui signifie que le produit a fermenté. Paule Neyrat, Diététicienne
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Toujours plus d'allergies alimentaires...
La fréquence des allergies alimentaires a doublé en cinq ans. Comment explique-t-on cette progression des allergies alimentaires, lesquelles touchent le plus souvent les jeunes enfants ? L'allergie alimentaire a fortement progressé On compte en France 3-4% d'allergiques alimentaires, soit plus de 2 millions de personnes. Les enfants sont 3 fois plus touchés que les adultes (6 à 8%), l'allergie alimentaire survenant souvent dès les premiers mois de la vie, avec une fréquence maximale entre 1 et 3 ans.Attention, une allergie alimentaire peut en cacher une autre et provoquer une autre allergie. Comment expliquer la progression des allergies alimentaires ? Chez les personnes hypersensibles, la rencontre avec certains allergènes déclenche une réaction exagérée des défenses immunitaires, à l'origine de symptômes allergiques plus ou moins intenses (digestifs, cutanés) et reconnaissables. En effet, si les signes se manifestent en général rapidement après le contact avec l'allergène, de quelques minutes à 4 heures, il est aussi souvent délicat de les reconnaître. En revanche, parfois la simple odeur de l'aliment ou le contact sur la peau avec l'aliment ou des cosmétiques contenant des protéines alimentaires peuvent déclencher la réaction allergique.Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la très forte progression des allergies alimentaires à commencer par la diversification de notre alimentation. Une diversification alimentaire trop précoce chez les jeunes enfants : les aliments ne doivent pas être introduits avant l'âge de 6 mois, ni de façon trop brusque, mais les uns après les autres de façon très progressive. Une diversité croissante des aliments : avec les nouveaux aliments (épices, condiments, fruits exotiques), les allergènes sont de plus en plus nombreux, multipliant les risques de rencontre et de réactions allergiques. L'évolution des techniques de l'industrie agroalimentaire (nouveaux procédés de fabrication, nouveaux ingrédients...), contribue également à multiplier les nouveaux allergènes. Quid de l'allergie croisée Chez les personnes déjà sensibilisées à un allergène, il peut arriver que le premier contact avec un nouvel allergène déclenche une réaction allergique. Cette situation est liée au fait que certains allergènes se ressemblent beaucoup.On peut ainsi être à la fois allergique à la tomate et aux pollens de graminées ou bien aux kiwis ou à la banane et au latex.On retiendra que les symptômes des allergies alimentaires peuvent être particulièrement discrets, rendant l'allergie difficile à identifier. Enfin, la diversification alimentaire explique en partie la progression des allergies alimentaires, raison de plus ne pas la débuter trop tôt chez les nourrissons. Isabelle Eustache
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Bébés et enfants : comment choisir la bonne paire de lunettes ?
Les lunettes pour bébés ou enfants doivent être bien adaptées à leur morphologie. Par ailleurs, plus elles lui plairont, plus il les portera volontiers. Mais vous devez en même temps respecter certains critères de choix : solidité, sécurité, légèreté et esthétisme. Les lunettes des bébés et des jeunes enfants sont très différentes de celles des adultes car la morphologie du visage n'est pas identique. En effet, les petits ont une racine du nez plate, un plus petit écart entre les pupilles, des oreilles légèrement placées au-dessus des yeux, un crâne parfois très large et une croissance crânienne constante. Une bonne paire de lunettes doit répondre à ces quatre critères : Solidité : les lunettes doivent résister aux chahuts de nos petits et à leur manipulation encore maladroite. Dans ce dernier cas, privilégiez les charnières flexibles. Sécurité : absorbés par leurs jeux, ils oublient souvent qu'ils portent des lunettes. Celles-ci doivent donc résister aux turbulences et autres lancés maladroits de ballons, sans jamais blesser l'enfant. Légèreté/confort : elles doivent être bien adaptées à la morphologie de l'enfant. Choisissez des embouts et des plaquettes antidérapantes et hypoallergéniques afin qu'elles tiennent bien sur son nez et ne l'irritent pas. Esthétisme : porter des lunettes pour enfant n'est jamais facile car elles le distinguent de ses camarades. C'est pourquoi, il est essentiel de les choisir avec lui. Plus la monture et la couleur lui plairont, plus il les portera volontiers. Pour éviter les rejets, le rôle des parents est ici très important. Valorisez l'image des porteurs de lunettes (chanteurs, sportifs, héros de BD, de dessin animé, etc.). Pourquoi ne pas lui offrir un livre dont le personnage principal porte des lunettes, afin de lui démontrer qu'elles n'enlèvent rien au charme (en ce moment, c'est Harry Potter). N'hésitez pas à lui dire qu'elles lui vont bien. Prouvez-le en exposant une photo de lui portant ses lunettes. Dans tous les cas positivez ! Le choix des verres doit respecter des exigences de légèreté et de sécurité. Préférez un verre mince, léger, résistant aux rayures et antichoc. Privilégiez également la protection anti-UV car avant l'âge de 5 ans, les yeux des enfants sont bien plus perméables à la lumière que ceux des adultes. Il existe aujourd'hui des verres blancs organiques qui protègent efficacement contre les UV. Quelle prise en charge ? La sécurité sociale prend en charge 65% du tarif conventionné, le reste étant souvent remboursé par votre Mutuelle. Avant 6 ans, un enfant peut bénéficier sur prescription médicale de plusieurs paires de lunettes. Mais entre 6 et 18 ans, les enfants ont droit à une paire par an. Et bien sûr, si votre enfant n'est pas à l'aise avec ses nouvelles lunettes au bout d'une semaine, retournez voir l'opticien, parfois un simple réglage peut arranger bien des choses. Isabelle Eustache
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Les premières vacances de bébé
C’est décidé, vous avez besoin de vacances et vous emmenez bébé avec vous. Pour que votre voyage se déroule au mieux, quelques précautions s’imposent. Suivez le guide… Bébé voyage : nos conseils selon le mode de transport En voiture, pas question qu’il reste des heures en position assise ! Bébé doit être installé dans un siège auto inclinable. Veillez à ce qu’il n’ait pas trop chaud, quitte à le dévêtir et le rhabiller régulièrement (prévoyez différentes couches de vêtements faciles à enfiler) et à lui éviter les courants d’air. Donnez-lui souvent à boire (lait ou eau). Faites régulièrement des pauses et sortez bébé de la voiture pour qu’il prenne l’air. En train, si vous prenez bébé sur vos genoux, vous n’aurez pas à payer une place supplémentaire pour installer la nacelle. De plus, il appréciera la proximité. Prévoyez tout le nécessaire : nourriture, eau, change, jouets, doudou… En avion, le piège est l’atmosphère pressurée. Vous devrez donner souvent à boire à votre bébé. Si vous allaitez, vous aussi, buvez beaucoup. Par ailleurs, pour lui éviter les douleurs dans les oreilles, faites-le boire au décollage et à l’atterrissage, et donnez-lui quelque chose à sucer, pour l’inciter à déglutir. Attention, on peut avoir froid en avion, prévoyez un lainage pour tout le monde ! À savoir : il n’y a pas d’âge pour faire voyager un bébé en avion. Bébé voyage : nos conseils selon votre destination À la mer : Ne laissez jamais votre bébé au soleil ! Évitez de rester longtemps sur la plage car même sous un parasol ou sous la capote de landau, bébé reçoit les rayons indirects du soleil, ceux qui sont réfléchis par le sable et l’eau. De toute façon, protégez-le en l’équipant d’un chapeau ou casquette, d’une paire de lunettes pour bébé (attention, pas de lunettes gadgets dont les verres ne filtrent pas les UV !) et de vêtements idéalement longs. Enfin, appliquez une crème solaire d’indice protecteur très élevé sur tout ce qui dépasse. À la montagne : Privilégiez une altitude ne dépassant pas 1500 m, au-delà bébé risque de mal dormir. Les variations de températures peuvent être importantes, d’un jour à un autre, ou entre la journée et le soir : veillez toujours à ce qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid, car les bébés ne savent pas encore réguler leur température corporelle. Et privilégiez le porte-bébé pour les promenades. À la campagne : Attention au soleil et aux différences de températures. Et surtout, méfiez-vous des moustiques. Équipez le landau et le couffin d’une moustiquaire. Si bébé est installé dans l’herbe sur une couverture, chassez les insectes et attention aux vipères ! À l’étranger : Attention, si autrefois vous pouviez inscrire votre enfant sur votre passeport, ce n’est plus possible aujourd’hui. Il doit avoir son propre passeport. Il faut donc vous y prendre à l’avance ! Si par exemple la mère voyage seule avec son enfant, sachez que certains pays imposent de présenter une autorisation écrite du père, une attestation certifiant votre autorité parentale ou tutelle sur l’enfant. Et si l’enfant n’est accompagné d’aucun de ses parents, il lui faudra une autorisation de sortie du territoire. Toutes ces démarches prennent du temps. Renseignez-vous bien en amont (compagnie aérienne, agence de voyage, ambassade…) ! Avant un départ pour l’étranger, consultez votre pédiatre ou médecin lequel vous conseillera en matière de vaccination selon l’âge de bébé, et vous renseignera sur les risques relatifs à l’hygiène et à l’alimentation. Encore une fois, attention à la chaleur, au soleil et aux piqûres de moustiques ! Soyez prévoyant en emmenant tout ce dont vous risquez d’avoir besoin, car il se peut que sur place certains produits soient introuvables. Les précautions particulières Attention au coup de chaleur : pas question de laisser longtemps un bébé dans un endroit très chaud, confiné, ni au soleil. Un bébé qui a trop chaud se déshydrate très rapidement. Donnez-lui très souvent à boire. Sa trousse de secours Antiseptique, pansement, paracétamol, thermomètre, insecticide, moustiquaire, pince à épiler pour ôter une écharde, etc. À adapter selon le lieu du séjour. Un dernier conseil pratique : autant que possible, veillez à conserver le rythme de bébé : heure des repas, possibilité de dormir, fréquence des changes, etc. Isabelle Eustache
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Les accros à l’activité sportive auraient plus de problèmes avec l’alcool
Si l’activité physique régulière et modérée entretient l’organisme, entraîne le cœur, chasse le stress et protège de certains comportements à risque, la pratique d’une activité sportive en excès semble, à l’inverse, augmenter le risque d’une consommation d’alcool problématique. Activité sportive et alcool, des liaisons dangereuses ? Telles sont les conclusions d’une étude menée à partir de l’Observatoire 2016 « Les Français et l’alcool » conduite auprès d’adultes de 18 ans et plus, par la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce travail a établi que les accros au sport, autrement dit victimes de bigorexie (c’est le vrai nom de la dépendance au sport), soit 5% environ de la population adulte, sont trois fois plus nombreux que les pratiquants réguliers et modérés d’une activité sportive à présenter une consommation d’alcool problématique : 11% d’entre eux seraient en effet concerné, contre 4% des pratiquants non accros au sport ! Il est démontré que si la pratique d’une activité physique régulière augmente la fréquence de consommation d’alcool (une consommation au minimum hebdomadaire chez 57% des sportifs réguliers contre 43% des non-pratiquants), elle génère en revanche moins de problèmes d’alcool… Conclusion ? C’est à très haute dose que le sport deviendrait finalement délétère sur le comportement et pourrait s’associer à d’autres dépendances… Car il serait en effet « faux de croire que l’alcool et le sport sont deux comportements contradictoires » commente le Dr. Laure Com-Ruelle* : « Au contraire, ils s’associent souvent et interagissent fortement, d’autant que tous deux font partie des rituels de socialisation, et déclenchent des mécanismes cérébraux assez semblables, avec une activation du circuit dit de la récompense ». Il est d’ailleurs établi que les différentes dépendances, qu’elles soient aux substances (tabac, alcool, cocaïne) ou comportementales (jeu, sport, sexe) sont fréquemment associées. Dépendance au sport et alcool : des liens plus complexes qu’il n’y parait Des résultats qui viennent confirmer plusieurs travaux plus anciens, s’intéressant déjà aux relations entre sport et alcool. Ainsi, l’étude ESPAD (1999) montrait qu’à l’âge de 16 ans, la consommation d’alcool et les ivresses augmentaient dès 8 heures d’activité sportive hebdomadaires. L’étude IREB (2007), montrait, elle, deux tendances clairement opposées chez les majeurs (18-24 ans) : une augmentation du risque de consommation problématique chez certains jeunes pratiquant intensément des sports collectifs avec compétition (x 2,5 par rapport à ceux optant pour un sport de loisir individuel sans compétition) et à l’inverse une diminution du risque chez d’autres, avec un taux multiplié par 2,8 de non-consommation d’alcool. Deux attitudes opposées, qui montrent que certains échappent clairement au risque de dépendance à l’alcool, sans doute en fonction des différents tempéraments. Reste que si certains sports semblent assez déconnectés des conduites d’alcoolisation (gym, athlétisme, endurance), d’autres à l’inverse sont plus particulièrement concernés : essentiellement les sports collectifs de ballons (football, rugby, basket, volley…), avec l’incontournable « troisième mi-temps ». Un rituel convivial, mais qui expose aux débordements alcooliques (Binge Drinking notamment) et à la possible installation d’une dépendance. Dépendance, dépendances… Question de dose de sport, donc ? Dans la réalité, pas exactement : plutôt de dépendance. En effet on peut ne pas être « accro » au sport malgré une pratique intensive, et à l’inverse, l’être en pratiquant moins : plus que le nombre d’heures, c’est la place que prend le sport dans la vie qui signe l’addiction. La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011, et peut être évaluée grâce à un test EAI, permettant notamment d’évaluer la sensation de manque liée à l’arrêt de la pratique. Alors que l’activité physique régulière modérée protège du risque d’alcool, une pratique intensive, et a fortiori addictive, expose donc, à l’inverse, à une dépendance alcoolique. Dr. Com-Ruelle : « Il est important d’encadrer la pratique sportive, de former et d’informer préventivement non seulement les sportifs (jeunes et adultes), mais également les entraîneurs de clubs, notamment ». D’une part parce que l’alcool nuit gravement à la performance (baisse d’hydratation, altération du processus de réparation musculaire…), mais aussi à la santé, à court terme (accidents) et à long terme (maladies, décès). Il est ainsi avéré que les sportifs de haut niveau courent plus de risques de problème d’alcool quand sonne l’âge de leur retraite sportive. Autant de bonnes raisons pour ne plus faire de cocktail « sport + alcool ».
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Pourquoi le cholestérol augmente-t-il au moment de la ménopause ?
A la ménopause, le risque de maladie cardiovasculaire est bien plus grand que celui de cancer du sein. Ce n'est pas un argument pour négliger les mammographies de dépistage du cancer du sein, mais une excellente raison pour, parallèlement, surveiller votre taux de cholestérol et évaluer votre niveau de risque cardiovasculaire. Les modifications hormonales de la ménopause perturbent les lipides sanguins et le taux de cholestérol Suées, bouffées de chaleur, anxiété, cycles irréguliers... sont les signes de la ménopause. C'est aussi le moment de mesurer votre taux de cholestérol puis de le surveiller attentivement. En effet, passé un certain âge, les hormones ne vous protègent plus Mesdames, et votre risque de maladie cardiovasculaire tend à rejoindre progressivement celui des hommes, voire à le dépasser .Mais quel est ce rapport entre les hormones estrogènes et le cholestérol ? Les estrogènes ont tendance à augmenter le taux de HDL-cholestérol, soit le " bon cholestérol " (par opposition au mauvais cholestérol, dit LDL-cholestérol), ce qui exerce un effet protecteur. Mais dès que la production d'estrogènes décroît au moment de la ménopause, la régulation des lipides sanguins est perturbée, accentuant le risque cardiovasculaire.D'autres facteurs y contribuent, comme l'avancée en âge et une redistribution des graisses corporelles : jusqu'à présent, localisées dans la partie inférieure du corps, les graisses tendent à se concentrer dans la partie supérieure, notamment au niveau du ventre.Le suivi d'un traitement hormonal substitutif de la ménopause ne suffit pas à réduire significativement le taux de cholestérol. Il est donc important, à partir de la ménopause, de surveiller son taux de cholestérol. Surveillance du cholestérol à partir de la ménopause Le dosage du cholestérol repose sur une simple prise de sang, à partir de laquelle on procède à un bilan lipidique. Si le taux de cholestérol est satisfaisant, il faut procéder à un contrôle annuel. S'il est trop élevé, votre médecin vous recommandera des mesures diététiques simples, voire un régime hypocholestérolémiant si nécessaire.A noter que le taux de cholestérol augmente progressivement chez les femmes jusqu'à l'âge de 65 ans puis décroît. Il atteint un pic entre 48 et 56 ans. Il est donc judicieux de faire un premier point sur son risque de maladie cardiovasculaire à 50 ans.D'une facon générale, l'élévation du taux de cholestérol peut être contrôlée grâce à une activité physique régulière suffisante, associée à une alimentation équilibrée. Alors pourquoi attendre qu'il soit trop élevé pour adopter une bonne hygiène de vie ? L'alimentation anti-cholestérol Pour limiter l'élévation du taux de cholestérol, l'alimentation est essentielle : Privilégiez les fruits et les légumes, les céréales, les légumes secs, les huiles de colza, noix, olive, le poisson. Diminuez les matières grasses animales (beurre, crème, laitages entiers, fromages, viandes grasses, charcuteries...) et les aliments riches en cholestérol (jaunes d'oeufs, abats). Source : e-santé Isabelle Eustache
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Ados, mobiles, internet et le sommeil
L'utilisation tardive de SMS et d'e-mails se cache apparemment derrière le manque de sommeil de certains adolescents. Pourquoi, et comment lutter ? La communication est mauvaise pour le sommeil des adolescents Utiliser les emails ou les SMS pour communiquer avec ses amis le soir, et plus encore après l'heure du coucher, est néfaste pour le sommeil des adolescents. En effet, un message appelle toujours une réponse... Après un "dernier" petit mot, la conversation est parfois encore très longue! En outre, le fait d'attendre une réponse met l'esprit en alerte, plus qu'une lecture ou le fait de regarder la télévision. Si l'on ajoute cette influence au fait que les messages SMS ou même email peuvent être envoyés depuis des appareils de plus en plus petits, et donc faciles à emporter dans sa chambre, voire dans son lit, on voit bien que le sommeil des ados, voire des grands enfants, est en danger.$$Les ados ont encore besoin de beaucoup sommeil ! Marion Garteiser, journaliste santé
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Que manger pour dégonfler et retrouver un ventre plat ?
Gros ventre et ballonnements sont des problèmes que vous rencontrez souvent ? N'attendez pas pour réagir : révisez tout de suite vos habitudes alimentaires car pour retrouver un joli ventre plat il faut rétablir l'équilibre.Respectez les consignes suivantes. Pour un joli ventre plat : Je supprime les boissons gazeuses. J'élimine les produits gras et frits (viennoiseries, chips, biscuits, charcuteries, beignets, etc.). J'évite l'alcool. J'évite les céréales raffinées au profit des complètes (pâtes, riz, pain...). Je mange des fruits mais j'évite les excès. Je remplace le café par du thé et des tisanes. Je modère les crudités. J'évite les boissons sucrées et je bois beaucoup d'eau à la place (1,5 l par jour au minimum). Je limite le sel et les aliments fortement salés. J'évite d'avaler tout rond : je prends mon temps et je mâche longuement. Je limite les viandes grasses et privilégie les légumes cuits. Je supprime le chewing-gum. Je limite les aliments qui fermentent dans l'estomac (féculents, choux...). J'évite les oignons, l'ail, les échalotes. Les grandes règles du ventre plat Il faut respecter deux grandes règles : Pratiquer une activité physique et muscler son ventre. Lutter contre la constipation. Ensuite, il existe diverses consignes comme éviter les produits gras, réduire les portions, privilégier les légumes cuits et les céréales complètes, éviter les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées, réduire le sel et les aliments qui fermentent comme les féculents et le choux. Dans tous les cas, il est important de réagir rapidement pour redresser la barre et dégonfler illico ! Pour en savoir plus sur e-sante : Quels aliments font gonfler le ventre ? Graisse abdominale ? Retrouvez un ventre plat avant l'été ! Source : e-santé Isabelle Eustache
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Pour une belle peau, nourrissez-la de l'intérieur !
Pour faire face aux radicaux libres qui l'agressent, la peau requiert non seulement des soins extérieurs mais aussi un parfait équilibre intérieur.D'où l'importance des compléments alimentaires anti-âge, qui doivent être combinés avec des crèmes anti-vieillissement adaptées à son type de peau. Pour votre peau : combattez les radicaux libres La peau est une membrane d'une importance vitale car elle joue un rôle essentiel en tant que barrière naturelle contre les agressions telles que les ultraviolets, la pollution atmosphérique, le stress ou le tabac.Ces agressions entraînent la formation de radicaux libres, à savoir des substances nocives qui lèsent les cellules de manière irréversible. C'est à ce niveau que les compléments alimentaires anti-âge interviennent : ils préviennent le vieillissement cutané en agissant directement au coeur des cellules. D'une part, ils assurent le maintien du taux de collagène et d'élastine, et, donc, luttent contre le relâchement cutané et, d'autre part, ils apportent à la peau des vitamines et autres substances antiradicalaires. Les compléments alimentaires anti-âge, des cocktails de jeunesse pour votre peau Les compléments anti-âge contiennent, en premier lieu, les vitamines antioxydantes A, C et E, qui protègent les membranes cellulaires et ralentissent le vieillissement cutané. On y ajoute également des acides gras essentiels (bourrache et onagre), fortement impliqués dans l'hydratation de la peau et plus particulièrement lorsque celle-ci est sèche.Ces cocktails renferment aussi du sélénium, du zinc (qui joue un rôle important dans la synthèse du collagène et de l'élastine), des extraits de soja, du rétinol végétal, du thé vert, du marc de raisin, de la silice ou encore du bêtacarotène (qui, outre son effet photoprotecteur (contre les ultraviolets, intervient dans la croissance et l'intégrité des cellules cutanées).En règle générale, on recommande ces compléments aux femmes dès l'âge de 30 ou 35 ans voire plus tôt lorsqu'elles sont adeptes des bancs solaires. En effet, même si la peau est protégée par des crèmes anti-UVA et anti-UVB, il est indispensable de renforcer, par voie interne, la lutte contre l'accumulation de radicaux libres. Source : e-santé Genovefa Etienne, journaliste santé
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Mon enfant s'est fait piquer par un insecte !
Particulièrement au printemps, les piqûres d'insectes sont fréquentes : abeilles, guêpes, frelons, taons, moustiques... Sachez réagir et adopter les bons gestes en cas de piqûres d'insectes ! Que faire en cas de piqûre d'insectes (guêpe, abeille, moustiques...) ? Pas de panique, si les piqûres d'insectes ne sont pas très nombreuses et que l'état de votre enfant ne pose pas de problème, ce n'est pas grave, prenez le temps d'adopter les bons réflexes. Dans le cas contraire, reportez-vous au paragraphe suivant : « gestes d'urgence ». 1. Restez calme et rassurez votre enfant. 2. Il est normal qu'une petite boursouflure apparaisse à l'endroit de la piqûre et que la peau soit rougeâtre. 3. Vérifiez qu'il ne présente pas de nombreuses piqûres. 4. Assurez-vous que le dard de l'insecte n'est pas resté fiché dans la peau (particulièrement en cas de piqûres d'abeille). Si c'est le cas ôtez-le délicatement à l'aide d'une pince à épiler. 5. Désinfectez la piqûre. 6. S'il s'agit d'une piqûre de méduse, rincez avec de l'eau de mer et surtout ne frottez pas la peau. 7. Appliquez sur la zone piquée une compresse froide ou de la glace dans un linge ou un gant de toilette. 8. Imbibez la compresse de vinaigre s'il s'agit de piqûres de moustiques, pour aider à faire dégonfler la zone piquée. 9. Si votre enfant se plaint de douleurs, donnez-lui du paracétamol. Gestes d'urgence en cas de piqûres d'insectes En revanche, si l'état de votre enfant vous semble grave (multiples piqûres, malaise, perte de connaissance ), contactez immédiatement le Samu en composant le 15 ou les Pompiers au 18. En attendant les secours, mettez votre enfant en position latérale de sécurité, tête légèrement en arrière, les voies respiratoires bien dégagées. Il faut savoir que les piqûres de certains insectes peuvent provoquer un choc anaphylactique, réaction allergique potentiellement mortelle se caractérisant par : une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements et une éruption cutanée. La prévention des piqûres d'insectes On oublie souvent qu'il est possible de prévenir les piqûres : En portant des vêtements couvrants : manches longues, pantalon ... En privilégiant les vêtements de couleur claire. En ne laissant pas traîner d'aliments sucrés (bonbons, gâteaux, fruits ). Et contre les moustiques : en évitant d'être en extérieur en fin de journée et en éliminant les eaux stagnantes (seaux, poubelles, arrosoirs ). On peut enfin utiliser des répulsifs lorsque le risque est important ou l'enfant fragile. Isabelle Eustache
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Pilule et poids, pilule et cancer : qu'en est-il ?
Après le traitement hormonal substitutif de la ménopause, on a accusé la pilule d'être cancérigène. Cette suspicion s'ajoute à la crainte des femmes de prendre du poids.Qu'en est-il réellement ? Ces inquiétudes sont-elles justifiées ?Nous avons interrogé le Dr David Elia*. La pilule fait-elle grossir ? Depuis que les pilules sont minidosées, c'est-à-dire en-dessous de 30 mcg d'éthinyl estradiol, la prise de poids qui est crainte par toutes les femmes n'est pas vérifiée. La plupart des études consacrées à ce sujet n'a montré que des variations extrêmement minimes, en plus ou en moins, de quelques centaines de grammes. Sont-elles dues à une modification corporelle (davantage de tissus graisseux, moins de muscles) ? Les études ne le démontrent pas.Ainsi, d'une façon générale, avec les pilules minidosées, il n'y a pas de prise de poids notable. Et c'est effectivement ce que l'on constate en consultation, puisqu'on pèse les femmes avant la mise sous pilule et six mois plus tard.Toutefois, dans les rares cas où il existe une prise de poids notable de 2 ou 3 kilos, il ne faut surtout pas l'accepter. On doit alors rechercher des causes par un bilan glycémique et lipidique. On peut ainsi trouver des anomalies constitutionnelles, comme un taux élevé de cholestérol, de triglycérides ou un diabète, lesquelles expliquent la réelle prise de poids.Il y a un autre test à faire. Prenons l'exemple d'une femme ayant pris 2 ou 3 kilos, trois mois après avoir débuté la pilule. On lui propose de stopper sa pilule, sous couvert d'une autre contraception (stérilet, préservatif, spermicide ) et on surveille son poids. Si effectivement, sans faire d'effort, elle perd les 2-3 kilos récemment pris, c'est que la pilule est bien en cause.On s'oriente alors vers des pilules ne contenant pas d'oestrogène, comme les microprogestatifs qui sont à prendre en continu ou vers l'implant cutané ou un stérilet. La pilule augmente t'elle le risque de cancer du sein ? Aujourd'hui, aucune étude n'est capable de le démontrer. Pourtant, des experts du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) ont annoncé que la pilule pouvait être considérée comme cancérigène. Or, ils se sont basés sur des études critiquables dans leur méthodologie (par définition on ne peut pas faire d'étude randomisée, croisée, versus placebo). En fait, il n'y a rien de nouveau. On assiste aujourd'hui à un retour en arrière réactionnaire qui remet en cause, sous couvert d'alibi médical, certains progrès de la condition des femmes que la médecine a autorisés. Concernant le cancer de l'endomètre, sa fréquence est moindre chez les femmes qui ont pris la pilule. C'est prouvé scientifiquement. Il en est de même pour le cancer de l'ovaire.Finalement, on observe plutôt une diminution du risque des cancers de l'endomètre, de l'ovaire et de l'utérus, chez les femmes sous pilule. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Êtes-vous prête à avoir un enfant ?
Le désir d'enfant est une chose, se sentir prête à devenir mère en est une autre.Même si une fois bébé arrivé, le bonheur est tellement immense que la question ne se pose plus, se sentir prête peut contribuer à atténuer certaines angoisses qui pourraient survenir durant la grossesse.Alors et vous, êtes-vous prête à avoir un enfant ? 1) Vous surveillez votre poids. En matière de poids, visez toujours la juste mesure. Trop ou inversement pas assez de poids nuit à la fertilité. Par ailleurs, même en cours de grossesse, il faut surveiller son poids. Les excès de poids exposent à des complications, tout comme les régimes restrictifs.Donc débuter une grossesse avec un poids normal est l'idéal, gage d'une prise de poids normale pendant la grossesse et d'une perte plus facile après la grossesse ! 2) Vous augmentez vos apports en oméga 3. C'est le moment de faire le plein d'oméga-3. Votre bébé en aura besoin pour le développement de son cerveau, et vous aussi (diminution du risque d'accouchement prématuré et prévention du baby blues).Prenez de bonnes habitudes en mangeant du poisson deux fois par semaine et en privilégiant les petits poissons, les gros poissons prédateurs accumulant les polluants (métaux lourds). À défaut, un complément alimentaire sera utile. 3) Vous avez pris rendez-vous chez votre dentiste. La bouche héberge de très nombreux microbes, lesquels, s'ils se retrouvent dans la circulation sanguine, peuvent être à l'origine d'infections graves et particulièrement regrettables au cours d'une grossesse. Par ailleurs, certains soins sont plus difficiles à réaliser chez les femmes enceintes.Mieux vaut donc vérifier sa bonne santé buccodentaire et entreprendre les soins nécessaires avant de tomber enceinte. 4) Vous prenez un complément alimentaire en acide folique. Une carence en acide folique (vitamine B9) augmente les risques de retard de croissance ou de malformations graves (spina bifida). Il est donc vivement recommandé de prendre une supplémentation en acide folique avant même d'être enceinte, idéalement de nombreux mois avant la conception. 5) Vous avez vérifié si vos vaccins sont à jour. Certaines maladies sont particulièrement dangereuses durant la grossesse. Il existe des vaccins pour s'en protéger, mais nombre d'entre eux ne peuvent pas être injectés aux femmes enceintes. La vaccination des parents et de l'entourage (fratrie, grands-parents) permet également de protéger les nouveau-nés (coqueluche, rougeole) !C'est donc avant la conception qu'il faut vérifier l'état de son calendrier vaccinal (rubéole...). Et toute la famille doit en faire autant avant l'arrivée du bébé ! 6) Vous connaissez parfaitement la durée de votre cycle et vous savez évaluer vos dates d'ovulation. Savoir évaluer chaque mois sa période d'ovulation est un atout pour mettre un bébé en route. Dès à présent, notez sur un calendrier les dates de vos règles. Si bébé ne vient pas, cet historique vous sera utile. 7) Après quelques années de vie commune, votre compagnon est toujours à vos yeux l'homme idéal. Un couple soudé et amoureux est une condition idéale pour mettre un enfant en route. Pour ceux qui ne sont pas fleur bleue ou dans des situations compliquées, on retiendra qu'une relation stable est nécessaire. 8) Votre situation professionnelle est stable. Comme en couple, une situation professionnelle stable est préférable si l'on souhaite faire un bébé, sans attendre forcément la situation idéale (au risque qu'elle n'arrive pas ou trop tard). Le stress n'améliore ni la fertilité ni le bon déroulement de la grossesse. Cela dit, si votre travail est stable mais stressant, vouloir en changer apparaît plutôt comme une bonne idée. 9) S'il est encore temps, vous allez vous faire vacciner contre la grippe. La vaccination contre la grippe est recommandée aux femmes enceintes. En effet, la grippe est une cause très importante de fausse couche. Idéalement, faites-vous vacciner avant de tomber enceinte. 10) Vous arrêtez de fumer. Le tabac nuit fortement à la fertilité. Quant aux fumeuses qui tombent enceintes, nombre d'entre elles continuent à fumer durant leur grossesse, malgré toutes leurs bonnes résolutions.Mieux vaut régler cette histoire avant la grossesse, et embarquer votre conjoint dans cette première aventure si lui aussi est fumeur... Source : e-santé Isabelle Eustache
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Ovulation : 10 questions-réponses pour tester vos connaissances !
L'ovulation est indispensable pour concevoir un bébé. Elle a lieu à un moment très précis du cycle. Oui, mais encore ? Faites ce test pour vérifier si vous savez vraiment tout sur l'ovulation et en détail !
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Je suis diabétique, je mange quoi ? 6 questions/réponses d'experts
Vous avez été nombreux, diabétiques, à poser des questions visant à améliorer votre vie quotidienne, notamment en matière d'alimentation.Les experts de l'équipe e-sante en ont sélectionné quelques-unes afin d'y répondre le plus concrètement possible.Pensez-vous que l'on puisse guérir d'un diabète de type 2 en faisant du sport, avec une alimentation à base de légumes et sans médicament ?Le diabète n'est pas une maladie que l'on sait guérir. En revanche, on peut contrôler son diabète (c'est-à-dire veiller à ce que la glycémie reste dans des valeurs normales) et vivre tout à fait normalement. Les traitements prescrits par les médecins et les diabétologues, l'alimentation guidée par un diététicien(ne) et la pratique d'une activité physique adaptée (à choisir idéalement avec un spécialiste selon son profil) sont des facteurs qui contribuent à bien contrôler son diabète.J'ai un diabète de type 2. Quel régime dois-je suivre ?Pour les personnes diabétiques, le régime alimentaire est essentiel. Mais il faut savoir que celui-ci ne diffère pas de l'alimentation dite équilibrée que nous devrions tous adopter pour notre santé. Celle-ci s'équilibre de la façon suivante :30 à 40 % des apports caloriques sont apportés par les lipides (ou graisses).12 à 15 % par les protéines.50 à 55 % par les glucides (ou sucres).Autrement dit, les glucides ne sont pas interdits, mais ils doivent être consommés en quantité contrôlée et dans le cadre d'une alimentation globale.Ensuite, il convient de respecter quelques bases comme :équilibrer ses menus, varier les aliments et notamment les glucides, manger à des horaires réguliers, ne pas sauter de repas, prendre systématiquement un petit déjeuner. Pour acquérir les connaissances de base, je vous conseille de consulter le site de la Fédération française des diabétiques qui détaille les 7 grands groupes d'aliments selon leurs apports nutritionnels, ce qui permet de mieux gérer son alimentation au quotidien : http://www.afd.asso.fr/diabetique/equilibre-alimentaire.Enfin, si vous êtes en surpoids, c'est le cas de la majorité des diabétiques de type 2, votre alimentation doit rester équilibrée, mais vous devez en plus veiller à diminuer le nombre de calories.Pas de panique, le simple fait de réduire modérément les portions permet déjà naturellement d'initier une perte de poids.En trois mots, vous allez devoir « réapprendre à bien manger » !Je suis diabétique de type 2 et je n'arrive pas à faire mon régime. Pour moi le sucre est comme une drogue, je n'arrive pas à m'en passer.Faites-vous aider par un(e) diététicien(ne). Il (elle) vous aidera à gérer votre consommation de sucre. Sachez par ailleurs qu'il est possible d'utiliser des édulcorants. Ce sont de faux sucres : ils ont un fort pouvoir sucrant mais n'apportent pas de calorie et n'ont donc pas d'effet sur la glycémie.Je prends des médicaments, suis-je obligé de continuer en même temps le régime ?Avec ou sans médicament, le régime alimentaire est indispensable. Il s'agit d'adopter une alimentation équilibrée.Lorsque l'on est diabétique de type 2, jusqu'à combien de fruits peut-on manger par jour et y a-t-il des fruits interdits ?Les fruits sont riches en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres alimentaires. Ils peuvent tous, sans exception, être consommés par une personne atteinte de diabète. Il suffit de tenir compte de leur apport en glucides et il faut savoir qu'ils en renferment des quantités très variables.Globalement, on recommande une portion de fruits par jour, soit une quantité de fruits correspondant à celle de votre poing et qui équivaut à 15 g de glucides : 1 pêche, 1 orange, 2 petits kiwis, 2 clémentines, ½ banane, etc.Concernant les fruits les plus sucrés comme le raisin, les pommes, les poires, les cerises, on peut recommander de les consommer en fin de repas.Attention, nous parlons ici de fruit frais et non de jus de fruits. Ces derniers sont à limiter, voire à éviter.J'ai du diabète et une hypertension. Je fais 30 minutes de sport quatre fois par semaine et je bois en moyenne deux verres de vin par jour. Suis-je en danger ?Le diabète et l'hypertension sont des maladies qu'il faut traiter car elles peuvent entraîner des complications graves. L'activité physique régulière contribue à contrôler ces deux maladies, mais ne remplace pas le traitement prescrit par le médecin.Concernant l'hypertension, les seuls sports déconseillés sont les sports d'intensité forte, en particulier la musculation et les sports violents comme le squash. En revanche, les activités physiques d'intensité modérée sont recommandées et vous pourriez même augmenter la durée pour atteindre 150 minutes par semaine, voire 300 minutes.Il est recommandé autant dans le diabète que dans l'hypertension, de limiter la consommation d'alcool notamment parce que c'est une boisson très calorique qui favorise la prise de poids. Vous devez tenir compte de cet apport glucidique dans votre régime alimentaire quotidien afin de contrôler votre glycémie. L'idéal serait de réduire l'alcool sans l'interdire pour le plaisir. Au final, si vous êtes suivi par votre médecin et que vous prenez votre traitement, vous n'êtes pas en danger. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Et si on mangeait des graines de lin ?
Les graines de lin sont intéressantes en matière de santé à bien des égards, en raison des trois composés actifs qu’elles renferment, que sont les fibres, les lignanes et les oméga-3. C’est ainsi que les graines de lin sont utilisées tour à tour contre la constipation, l’excès de cholestérol, les symptômes de la ménopause ou encore les maladies cardiovasculaires… Des graines de lin contre la constipation, le syndrome de l’intestin irritable, la gastrite… Les fibres contenues dans les graines de lin ont un effet laxatif, utile contre la constipation chronique. À consommer en quantité progressivement croissante (graines de lin entières réduites en poudre). Utilisées sous forme de poudre fine, les graines de lin non entières soulagent les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Toujours moulues, elles sont utilisées en cas d’inflammation intestinale (gastrite, entérite), notamment provoquée par l’abus de laxatifs. Des graines de lin contre les bouffées de chaleur ? Les lignanes appartiennent à la famille des phytoestrogènes. À cet égard, les graines de lin pourraient contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. C’est la raison pour laquelle les graines de lin entrent parfois dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles de la ménopause, tout comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) ou l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), également riches en lignanes. Mais les études restent contradictoires quant à l’efficacité des graines de lin contre les symptômes de la ménopause (1). De même, les phytoestrogènes des graines de lin pourraient agir sur le métabolisme des estrogènes et jouer un rôle dans la prévention des cancers du sein. Mais là encore, rien n’est encore prouvé. Des graines de lin contre l’excès de cholestérol Les fibres (notamment le mucilage) contenues dans les graines de lin peuvent contribuer à réduire l’excès de cholestérol. Cet effet pourrait également être véhiculé par les lignanes et les oméga-3 présents dans les graines de lin. L’effet reste modeste, mais intéressant chez les personnes qui présentent de l’hypercholestérolémie (2). Protection cardiovasculaire globale Dans la famille des oméga-3, on distingue l’acide alpha-linolénique (ALA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA). L’ALA a plus particulièrement été impliqué dans la prévention cardiovasculaire. Or les graines de lin constituent une source très importante d’ALA. C’est d’ailleurs pourquoi les graines de lin ont été introduites dans l’alimentation des poules pondeuses, pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les hommes aussi devraient tirer un bénéfice cardiovasculaire de la consommation de graines de lin. Mais pour l’instant, les études entreprises sur ce sujet n’ont montré qu’un effet modeste (3). Graines de lin ou huile de lin ? L’huile de lin est peu utilisée car à l’air et à la lumière, elle a l’inconvénient de s’oxyder rapidement, elle rancit. On commence cependant à en trouver dans certains magasins. Mais attention, l’huile de lin ne s’utilise pas pour la cuisson. Quant aux graines de lin, on peut les acheter en vrac. Mais une fois moulues, elles doivent être conservées au réfrigérateur et consommées rapidement car, en poudre, elles s’oxydent aussi rapidement. Moulues, elles peuvent être ajoutées à des salades ou à des yaourts. Entières ou parfois broyées, elles sont de plus en plus utilisées en boulangerie (pains, gâteaux…) ou intégrées dans les céréales. Enfin, on en trouve en compléments alimentaires (sous forme de capsules opaques pour l’huile de lin). Isabelle Eustache
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Jumeaux : quelles sont les aides ?
Les grossesses multiples sont assez rares, mais de plus en plus fréquentes en raison du développement de l'aide médicale à la procréation.Attendre des jumeaux est une aventure hors du commun qui nécessite une bonne préparation matérielle et psychologique, et un minimum d'aide.Le point sur les aides prévues en cas de grossesse multiple. Quelle est la durée du congé de maternité quand on attend des jumeaux ? Le congé de paternité est lui aussi allongé : 3 jours + 18 jours consécutifs au lieu de 3 jours + 11 jours en cas d'enfant unique, à prendre dans les 4 mois qui suivent la naissance. Le congé de maternité est plus long pour les femmes qui attendent des jumeaux. Il est de 34 semaines au lieu de 16 pour un seul enfant et se répartit de la façon suivante : Congé prénatal : 12 semaines avant la naissance (au lieu de 6 semaines), Congé postnatal : 22 semaines (au lieu de 10 semaines). En cas de triplés ou plus, il est de 46 semaines : 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.Les aménagements possibles : Les femmes qui attendent des jumeaux peuvent demander à avancer le début de leur congé prénatal de quatre semaines maximum. Mais dans ce cas, la durée du congé postnatal est réduite d'autant. Inversement, si la grossesse se déroule bien, il est possible de reporter une partie du congé prénatal (3 semaines au maximum) sur le congé postnatal. Il faut alors adresser une demande par courrier à la caisse d'Assurance maladie accompagnée d'un certificat du médecin ou de la sage-femme attestant que l'état de santé est compatible avec la poursuite de l'activité professionnelle avant la naissance. Les allocations familiales (CAF) La PAJE (Prestation accueil du jeune enfant), soumise à condition de ressources et selon la composition de la famille, comprend : la prime à la naissance (attribuée à chaque enfant au cours du 7e mois de grossesse), l'allocation de base (versée uniquement en cas de grossesse gémellaire, à raison d'une allocation par enfant), un complément de libre choix d'activité (3 ans maximum pour les grossesses gémellaires et jusqu'à 6 ans pour des triplés ou plus), un complément de libre choix de mode de garde (à savoir : les crèches et autres structures de garde financées par la CAF pratiquent un tarif dégressif à partir du 2e enfant). Les naissances multiples ouvrent droit à des aides au logement : allocation personnalisée au logement (APL), allocation de logement social (ALS), allocation de logement familial (ALF), prime de déménagement. Les aides à domicile Lorsque l'on attend des jumeaux, on peut prétendre à un soutien à domicile : ménage, courses, s'occuper de l'aîné ou des jumeaux pour soulager la mère. La durée de la prise en charge est adaptée à la famille (composition, difficultés organisationnelles, matérielles). Elle peut, par exemple, pour des jumeaux, être de 100 heures par enfant né sur 6 mois (soit 200 heures sur 12 mois), et être prolongée à titre exceptionnel au cas par cas.La PMI : puéricultrice à domicileUne puéricultrice (Technicienne de l'Intervention Sociale et Familiale) peut se rendre à votre domicile pour aider et conseiller : soins au bébé, allaitement, sevrage, repas, bains, agencement de la maison, de la chambre, etc. Les autres aides Les mutuelles : certaines octroient des primes de naissance multiple et des aides pour l'emploi d'une personne à domicile.Les comités d'entreprise (CE) : certaines entreprises offrent des aides conséquentes en cas de naissance multiple (aides financières pour l'emploi d'une aide-ménagère ou travailleuse familiale, prime de naissance, attribution de prêt pour un logement ou une voiture, assistance sociale, etc.).Le Conseil général et la CAF peuvent aussi octroyer des aides financières sous forme de primes de naissance aux familles multiples.La mairie : aides à domicile, tarifs réduits (halte-garderie, cantine...). L'assistance sociale : aide pour différentes démarches (demande de logement social, estimation du coût horaire d'un travailleur familial selon le quotient familial, etc.).La carte famille nombreuse : après acquittement des frais de dossier (moins de 20 euros), cette carte permet d'obtenir de nombreuses réductions (SNCF, musées, magasins...).Notre conseil : se renseigner bien avant la naissance, d'autant plus que les allocations et le nombre d'heures des aides attribuées ont une durée dans le temps comptabilisée à partir de la naissance. Porter aussi grande attention aux places disponibles en crèche (se renseigner très tôt auprès du service de la « Petite enfance » de la mairie).Liens utiles :http://www.fnaafp.org/http://www.admr.org/http://www.caf.fr/http://www.jumeaux-et-plus.frhttp://jumeauxandco.com/ Source : e-santé Isabelle Eustache
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Les ronflements : que faut-il savoir ?
Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache
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Les infections urinaires : quel traitement ?
Les infections urinaires sont très fréquentes chez une femme : entre 20 et 40% des femmes feront une telle infection au cours de leur vie, tandis que 2 à 4% des femmes en souffrent tous les ans. Êtes-vous suffisamment renseigné au sujet des infections urinaires ? La cystite fait partie des infections urinaires$$On distingue classiquement 3 types d'infections urinaires selon l'organe touché : l'urètre (urétrite), la vessie (cystite), le rein (pyélonéphrite).La plupart des infections urinaires sont dues à des bactéries et non à des virus. L'infection urinaire est due à des bactéries qui colonisent les voies urinaires. Dans la majorité des cas, la bactérie en cause est Escherichia coli.Les infections urinaires ne sont pas toujours bénignes. Tout dépend de l'organe touché par l'infection. Si les bactéries se cantonnent à la vessie, c'est la cystite, l'infection est généralement bénigne. En revanche, si les bactéries remontent jusqu'au rein, c'est la pyélonéphrite, l'infection est potentiellement très grave et nécessite donc de consulter rapidement.Les rapports sexuels augmentent les risques d'infections urinaires. C'est pourquoi on recommande d'uriner après les rapports sexuels, pour éliminer les bactéries qui auraient pu pénétrer. Le préservatif est aussi un moyen de prévention indispensable dans les relations occasionnelles.Le diabète, qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (glycémie élevée), favorise les infections bactériennes et mycosiques (champignons), provoquant des infections urinaires et cutanées. Quel traitement contre les infections urinaires ? La cystite guérit spontanément. On recommande cependant un traitement antibiotique pour être certain de la disparition de l'infection et limiter les risques de récidives.Les infections urinaires étant liées à des bactéries, le traitement requis est antibiotique. En cas de cystite notamment, on recourt de plus en plus souvent à un traitement dit « minute », c'est-à-dire en dose unique. Les femmes ne sont pas les seuls concernées par les infections urinaires$$Certes les infections urinaires touche une majorité de femmes. Les hommes sont davantage protégés par leur anatomie, mais ils peuvent aussi souffrir d'infection urinaire et le risque augmente avec l'âge. Le jus de canneberge (airelle) et la vitamine C aident à prévenir les cystites. Tous deux augmentent l'acidité de l'urine, ce qui limite la prolifération des bactéries. La canneberge empêcherait également les bactéries de se fixer aux parois de la vessie. Le diagnostic d'une infection urinaire nécessite un échantillon d'urine et non une prise de sang.L'infection urinaire est détectée à l'aide d'un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Il permet d'identifier les bactéries en cause et le type d'antibiotiques requis. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Le dossier médical personnel : c’est parti
Si vous ne pourrez accéder directement sur Internet à votre dossier médical personnel (DMP) qu’à partir d’avril 2011, vous êtes dès maintenant invité à demander sa création auprès de votre médecin ou d’un établissement de santé. Le point sur le dossier médical personnel (DMP). Le DMP, c’est quoi exactement ? C’est avec 3 ans de retard que le dossier médical personnel (DMP) a été officiellement lancé le 5 janvier 2011. C’est un outil de coordination des soins et de maîtrise des dépenses de santé. Il permet d’améliorer la qualité des soins et d’éviter les examens inutiles. Ceci dit, il est entièrement facultatif, chaque personne pouvant choisir d’ouvrir ou non son DMP. Il suffit d’en faire la demande auprès d’un professionnel de santé disposant des équipements informatiques adaptés. En effet, il s’agit d’un dossier informatisé. Une fois ouvert, il n’est pas conservé chez votre médecin mais chez un hébergeur de données agréé. Quelles sont les données qui seront conservées dans le DMP ? Rapports des médecins Prescriptions Listes de médicaments délivrés Compte-rendu d’examens radiologiques, échographiques… Compte-rendu d’analyses médicales Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux Vaccinations Allergies Lettre de sortie d’hôpital Etc. La confidentialité du DMP est maîtrisée par le patient Comme son nom l’indique, le dossier est personnel. Il est verrouillé par un « identifiant national de santé » (différent du numéro d’INSEE), offrant au patient de décider qui peut avoir accès ou non à son dossier.Enfin, le patient a la possibilité de masquer les données qu’il ne souhaite pas voir figurer sur son dossier médical personnel (DMP). C’est une sorte de « droit à l’oubli », précisent les associations de patients, qui se sont battues pour ce droit ! Pour en savoir plus Il existe un site Internet dédié au dossier médical personnel (DMP) : www.dmp.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone : DMP Info Service au 0810 33 00 33. Isabelle Eustache
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J’ai tout le temps froid
Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache
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Vieillissement de la vue : la presbytie en 10 questions
Vous tenez votre journal à bout de bras ? C’est normal, vos yeux ont des difficultés d’accommodation car votre cristallin vieillit. C’est notre lot à tous, même si la presbytie se manifeste plus ou moins tardivement selon les personnes. 10 questions autour de la presbytie. Quand devenons-nous presbytes ? Nous devenons tous presbytes aux alentours de 44-45 ans, lorsque les performances de notre cristallin commencent à décliner. Son pouvoir d’accommodation diminue car avec l’âge il est de moins en moins élastique. Résultat, l’image d’un objet proche se projette en arrière de la rétine et apparaît floue, c’est ainsi que le presbyte est obligé de tenir son journal de plus en plus loin pour voir les caractères nets. En bref, la distance habituelle en vision de près (qui est de 40 cm, soit les coudes à 90°) s’allonge. Attention toutefois, en cas d’hypermétropie, la presbytie peut se manifester plus tôt, de quelques mois à quelques années selon l’importance de l’hypermétropie. Inversement, elle se manifeste plus tard chez les myopes. C’est logique, en cas de myopie, l’image se forme en avant de la rétine, ce qui compense la presbytie, alors que l’hypermétropie accentue la presbytie, ces deux troubles de la vue impliquant une image qui se forme en arrière de la rétine. Peut-on éviter la presbytie ? Non, ce trouble de la vue est lié au vieillissement naturel du cristallin. Nous ne savons pas le freiner ni l’empêcher, mais seulement corriger la presbytie. Si le vieillissement est inéluctable et progressif, il faut néanmoins savoir que la perte d’accommodation se stabilise après 60 ans. C’est ainsi que passé 70 ans, on n’a plus besoin de changer de correction de près. Comment corrige-t-on la presbytie ? Avec des lunettes : simples, à double foyer ou des verres progressifs. À l’aide de lentilles de contact. Grâce à la chirurgie réfractive. En quoi consiste la chirurgie réfractive ? Elle permet de remodeler la cornée à l’aide du laser. On peut également poser une lentille (ou implant qui remplace le cristallin) dans l’œil dans le but de corriger à la fois la vision de loin et de près. Peut-on attendre pour faire corriger sa presbytie ? En plus de la gêne pour voir de près que constitue la presbytie, refuser de porter des lunettes ou retarder de les porter, finit par user prématurément le pouvoir d’accommodation du cristallin vieillissant. Pourquoi les presbytes ont-ils besoin de plus de lumière pour lire ? Une lumière insuffisante diminue le contraste du texte sur la page blanche, le rendant encore plus difficile à lire pour un presbyte. De plus, lors de l’accommodation, la pupille se rétrécit naturellement, diminuant encore la quantité de lumière arrivant sur la rétine. Enfin, un faible éclairage sollicite davantage l’accommodation et donc l’usure du cristallin du presbyte. Au final, de bonnes conditions d’éclairage sont nécessaires pour une bonne vision de près. Pourquoi mon grand-père n’a-t-il pas besoin de lunettes pour lire de près ? C’est tout simplement parce qu’il est myope. Sa myopie peut être connue depuis toujours ou être récente en raison d’un changement d’état du cristallin (cataracte). Mais en conséquence, il voit mal de loin et doit donc porter une correction pour bien voir de loin. La chirurgie de la presbytie peut-elle en même temps corriger la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ? La chirurgie réfractive peut corriger en même temps que la presbytie les autres troubles visuels : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Le but de la chirurgie réfractive est de ne plus avoir du tout à porter de lunettes ou lentilles mais la garantie d'atteindre ce but n'est pas totale. A quel âge se faire opérer de la presbytie ? La décision dépend de l’âge et du degré de la presbytie. Il ne faut pas perdre de vue que la presbytie évolue jusqu’à l’âge de 60 ans. Autrement dit, si une opération est proposée avant cet âge, il est probable qu’une correction légère soit nécessaire dans certaines conditions, notamment en faible éclairage ou pour lire de petits caractères. La chirurgie de la presbytie est-elle remboursée ? Considérée comme non indispensable, la chirurgie de la presbytie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent une partie des frais en charge. Isabelle Eustache
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Anxiété alimentaire : manger et ne pas grossir
Panique à bord ! Docus télé, livres et articles de magazines détaillant généreusement les multiples dangers de notre alimentation se sont accumulés. Ajoutez à cela un tsunami monstrueux, une centrale atomique qui fait boum, il y a de quoi être noyé d'anxiété. Et être sérieusement tenté de se réfugier dans les produits gras/sucrés réconfortants mais qui font grossir ! On se calme et on décrypte. Pesticides et polluants dans le sang "Les Français ont quatre fois plus de pesticides et de PCB dans le sang que les Allemands et les Américains", selon le rapport de l'INVS (Institut national de veille sanitaire) publié le 14 mars dernier. Pour en arriver là, on a analysé l'alimentation et l'environnement de plus de 3000 personnes et pratiqué des dosages dans des échantillons de leur sang, leurs urines et leurs cheveux. Voilà qui plombe l'ambiance. Mais à la lecture attentive du rapport on s'aperçoit que : le sang des Français est moins chargé de résidus de pesticides organochlorés que celui des autres populations pays européens (sauf l'Allemagne). Et que, d'une façon générale, les taux sont assez faibles. Mais : il l'est beaucoup plus en paradichlorobenzène, substance utilisée dans les antimites, les désodorisants ou les désinfectants. On ne sait pas pourquoi, mais on va chercher. les résidus de pesticides pyréthrinoïdes viennent non pas de notre alimentation mais des insecticides employés contre les blattes, les cafards, les acariens etc. Conclusion : utilisez du bois de cèdre comme antimite, oubliez les désodorisants au profit des douches plus fréquentes, et luttez par des moyens naturels contre les blattes et autres insectes. Les sites écolos regorgent de recettes et trucs sur ce sujet peu ragoutant. Quant aux PCB ou pyralènes, bien qu'ils soient interdits depuis 20 ans, ils ont imprégné toute la chaîne alimentaire et on n'arrive pas à s'en débarrasser. Mais on ne sait pas exactement à quelles doses ils sont dangereux. On en retrouve surtout dans les poissons d'eau douce. Or, ceux que l'on consomme le plus sont les truites d'élevage qui sont indemnes de PCB. Pesticides dans l'alimentation Le film et le livre "Du poison dans nos assiettes, le "Livre noir de l'agriculture" font froid dans le dos. Cancers et autres maladies dégénératives chez les agriculteurs pour cause d'emploi larga manu de pesticides pendant des années y sont largement narrés. Oui, mais tout le monde n'est pas agriculteur ! Et si vous cultivez votre jardin en employant des pesticides de toutes sortes, il est grand temps de vous mettre au jardinage bio : toutes les jardineries regorgent de produits dits écolos et acheter des coccinelles anti-pucerons est facile : il suffit d'un clic ! Oui, il y a des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes. Mais pas dans tous : les plus contaminés seraient les pêches, les pommes, les poivrons, les céleris, les nectarines, les fraises, les choux frisés, les laitues, les raisins importés, les carottes et les poires. Ca fait beaucoup mais tous les autres le sont moins ou pas du tout. Fruits et légumes, indispensables ! Que les fruits et les légumes soient en partie contaminés par des pesticides, ça n'est pas une raison pour les bannir de votre alimentation, ni même pour les limiter. Car ils contiennent des fibres et des antioxydants indispensables à votre santé. En plus, ils apportent peu de calories et leur consommation à chaque repas est tout aussi indispensable pour ne pas grossir ! Mais abstenez-vous des fraises espagnoles, cultivées intensément, bourrées de pesticides de toutes sortes et attendez sagement la saison des Fraises de France qui ont un Label Rouge et sont de meilleure qualité. Attendez aussi la saison du raisin français : celui-ci est moins contaminé par les pesticides que les raisins italiens. La plus grande partie des pesticides se trouve dans la peau des fruits et des légumes : donc en les lavant et en les épluchant, pour ceux qui peuvent l'être, vous en éliminez une bonne partie. Épluchez les poivrons au couteau économe plutôt que de les mettre dans le four pour brûler leur peau comme on le recommande habituellement : vous éliminerez ainsi nettement celle-ci sans faire cuire les pesticides (et vous gagnerez du temps !). Prenez le temps d'éplucher la pomme que vous allez croquer lors d'une petite faim. Épluchez aussi les poires et les pêches quand elles seront là ainsi que les nectarines. Mais vous pouvez aussi bien les laver et les brosser avec une petite brosse fine. Quant aux salades, éliminez les feuilles extérieures, lavez-les dans plusieurs eaux et laissez-les tremper un peu. Achetez les produits de saison Maitrisez votre envie de vous précipiter sur les primeurs. Ils sont obligatoirement cultivés en serre et pour qu'ils poussent vite, les pesticides sont obligatoires. Attendez leur bonne saison : vous aurez alors des légumes de pleine terre. Leur culture et leur transport, parce qu'ils sont moins fragiles que les primeurs, nécessitent moins de pesticides. Achetez des produits bios Il est évident que les fruits et les légumes bios sont la meilleure solution pour vous protéger des pesticides, même si tous n'en sont pas vraiment exempts, surtout ceux importés. Vérifiez les étiquettes : le label AB est quand même une bonne garantie. Regardez d'où ils viennent : l'inscription de l'origine du produit est obligatoire. Elle se trouve sur l'emballage ou, pour les produits en vrac, sur la pancarte. Choisissez plutôt les produits qui viennent de France. Achetez des produits de proximité Les fruits et légumes de proximité viennent de petits producteurs. Ils sont de plus en plus sensibles à la mise en place d'une agriculture durable, ils emploient de moins en moins de pesticides. Certains se sont regroupés, vous les retrouverez sur leur site : www.lepetitproducteur.com Alors, allez au marché, repérez-les (ils ont de petits étals de produits de saison) et achetez chez eux plutôt que chez ceux qui ont une plus grande surface de vente et qui se fournissent dans les MIN (Marché d'Intérêt National). Vous avez aussi la possibilité d'adhérer à une AMAP. comment-manger-bons-fruits-legumes-toute-annee Mais, devant leur succès, il faudra peut-être attendre un peu. Enfin, vous pouvez aussi vous fournir auprès de producteurs qui expédient. Ainsi, chez www.paysans.fr, vous recevez en 24 heures les produits frais que vous commandez sur le site : 150 producteurs de fruits, légumes, viandes, produits laitiers y sont regroupés. Et tous les produits sont bios ! Inutile de flipper et de risquer de grossir Les solutions ne manquent pas pour que votre alimentation soit la plus saine possible, avec moins de pesticides. Alors, il est complètement inutile de vous angoisser, de consommer des desserts sucrés plutôt que des fruits, de vous consoler en grignotant biscuits et confiseries qui, inévitablement, vous feront grossir. Quant à l'éventuelle radioactivité venue du Japon, ni vous, ni personne n'y peut rien ! Oubliez, c'est ce que vous avez de mieux à faire. Mais que cela ne vous empêche pas de participer à une des actions d'aide aux Japonais mises en place. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat
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Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…
Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé
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Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...
Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée par la presse récemment… Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement. Les médicaments dopaminergiques Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne. A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie. Les inconvénients des médicaments dopaminergiques L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement. Quels sont les effets indésirables des médicaments dopaminergiques ? Des nausées. Des baisses de tension. De la somnolence. Des hallucinations, visuelle ou auditive. Des troubles du comportement : addiction au jeu (courses, casino, cartes à gratter, jeux sur Internet…), achats compulsifs, inutiles, coûteux et répétitifs, alimentation compulsive (notamment pour des sucreries), hypersexualité (augmentation inhabituelle des désirs sexuels pouvant mener à des conduites inappropriées). Ces troubles du comportement ne touchent qu’une minorité de patients, mais les conséquences personnelles, familiales et sociales peuvent être importantes. Il importe donc de les repérer. L’aide de l’entourage peut le permettre. Médecins et associations de patients recommandent d’ouvrir le dialogue à ce sujet afin de noter les changements de comportement dans différents domaines : hyperactivité, comportements sexuels inhabituels, dépenses d’argent, surf sur Internet, achats, jeux, collections… Comment réagir ? N’arrêtez pas et ne modifiez pas les doses de votre traitement. Parlez-en à votre médecin, sans honte, il connaît les effets que peuvent entraîner ces médicaments, y compris l’hypersexualité et l’addiction au jeu ! Le médecin pourra trouver une solution en adaptant le traitement. Comment s’appellent les médicaments dopaminergiques ? ADARTREL® (ropinirole), APOKINON® (apomorphine), AROLAC® (lisuride), BROMOKIN® (bromocriptine), DOPERGINE® (lisuride), DOSTINEX® (cabergoline), DUODOPA® (lévodopa + carbidopa), MODOPAR® (lévodopa + bensérazide), NEUPRO® (rotigotine), NORPROLAC® (quinagolide), PARLODEL® (bromocriptine), REQUIP® (ropinirole), SIFROL® (pramipexole), SINEMET® (lévodopa + carbidopa), STALEVO® (lévodopa + carbidopa +entacapone), TRIVASTAL® (piribédil). Certains de ces médicaments existent sous forme générique. Ils sont alors identifiables par le nom de la molécule indiquée entre parenthèses. Isabelle Eustache
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