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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Les femmes, victimes de choix de certaines maladies

Parfois, la maladie est sexiste. Les femmes ont tendance à souffrir de certains maux plus souvent que les hommes. Une femme avertie en vaut deux. Tour d’horizon. Les femmes, trois fois plus touchées par le Syndrome de l’Intestin Irritable En France, le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) touche trois femmes pour un homme (1). D’ailleurs, quel que soit le type de trouble fonctionnel intestinal (constipation, globus/boule dans la gorge, dysphagies/problème de déglutition, ballonnements, douleurs abdominales fonctionnelles), les femmes souffrent systématiquement plus souvent que les hommes en Europe et en Amérique du Nord. Ce n’est pas le cas en Afrique, Asie du Sud et Amérique du Sud. Aucune explication sur cette particularité occidentale n’est réellement satisfaisante. Dr Pauline Jouët, gastro-entérologue, service d’hépato-gastro-entérologie Hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt) : « Temps de transit colique plus lent chez la femme, hypersensibilité viscérale plus importante, femmes plus sujettes à conserver des symptômes séquellaires de gastro-entérite ou « syndrome de l’intestin irritable post-infectieux »… sont parmi les explications avancées pour expliquer la prédominance féminine. Il faut aussi savoir que les femmes ont par ailleurs une tendance à plus facilement consulter pour leurs symptômes que les hommes. La femme pourrait être aussi plus vulnérable aux troubles fonctionnels intestinaux du fait de son statut hormonal, mais rien n’est bien démontré. La piste génétique est en cours d’exploration ». La constipation, une affaire de femmes La constipation chronique concerne plus d’un tiers de la population française mais surtout trois femmes pour un homme. Un quart des hommes et un tiers des femmes après 65 ans sont constipés. Dr Jean-Paul Vove, gastro-entérologue, proctologue et sexologue (Bordeaux) : « Les femmes se retiennent peut-être plus d’aller à la selle, leur ceinture abdominale est moins puissante, le pelvis a été affaibli par les grossesses… les hypothèses sont variées. Néanmoins, à ce jour, les essais ont échoué à démontrer de façon formelle le rôle des variations hormonales dans la constipation chez la femme (2) ». Un fibromyalgique sur dix est une femme La fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique assez fréquent (1,6% de la population) et féminin. Il associe, entre autres, fatigue chronique, troubles du sommeil, céphalées de tension, troubles fonctionnels digestifs etc. La fibromyalgie est jusqu’à dix fois plus fréquente chez la femme. Dr Julien Guérin, co-coordinateur de l’enquête « La fibromyalgie dans la vraie vie » (3), Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (Hôpitaux Saint Antoine et Cochin, Paris) : « Nous avons tenté de dresser le portrait robot de la personne fibromylagique (3). Sans surprise, les femmes sont majoritairement atteintes (92%), âgées en moyenne de 48 ans, avec une légère tendance au surpoids. Les fibromyalgiques ont en général des maladies associées (comorbidités). L’enquête le confirme avec en tête l’arthrose, loin devant l’endométriose ou l’hypothyroïdie. Sur le plan psychologique, des troubles cognitifs, une anxiété ou une dépression sont retrouvés dans un cas sur deux ». Les femmes ont plus souvent la migraine La migraine est trois fois plus fréquente chez la femme : 15 à 18% des femmes contre 6% des hommes. Les hormones sont impliquées ; les changements hormonaux (grossesse, ménopause) jouant sur le développement de la crise de migraine. Les menstruations (règles) sont parmi les facteurs déclencheurs les plus fréquents, du fait de la chute du niveau d'estrogènes prémenstruel. Plus cet effondrement oestrogénique est rapide, plus le risque de souffrir de migraine serait important (4). Les femmes, plus durement touchées par les complications du diabète Les femmes, si elles sont moins souvent diabétiques de type 2, sont néanmoins plus touchées par ses complications. Le sur-risque masculin de diabète de type 2 est non négligeable puisqu’il est, en métropole du moins, de 44,5% après 40 ans (5). En revanche, les complications vasculaires et rénales du diabète de type 2 (DT2) sont plus fréquentes chez les femmes. Pr Patrick Ritz, service d’Endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition de l’Hôpital Larrey (Toulouse) : « Le risque relatif de maladie cardiovasculaire chez les femmes diabétiques de type 2 est de 3,5 comparé aux femmes non diabétiques alors qu’il est de 2,1 chez l’homme. De plus, la prévalence de l’hypertension artérielle est plus forte chez les femmes diabétiques (6-7) ». Comment l’expliquer ? Tout d’abord, leurs facteurs de risque sont moins bien contrôlés : leur indice de masse corporelle est plus élevé, leur control tensionnel moins efficace, et elles pratiquent moins souvent une activité physique. Le traitement est aussi moins optimal, tout comme la surveillance sur le plan rénal et cardiovasculaire. Les femmes, plus touchées par la BPCO Les femmes et les jeunes sont de plus en plus affectés par la bronchopneumopathie chronique obstructive. BPCO, ces quatre lettres désignent une maladie grave des bronches due à 80% au tabagisme et qui peut conduire à l’insuffisance respiratoire. On sait maintenant depuis 2013, année de la publication d’une vaste étude américaine regroupant près de 500 000 personnes (Nurse Health Study), non seulement que la BPCO continue de progresser, mais que les femmes sont de plus en plus concernées et les malades de plus en plus jeunes. La dépression, deux fois plus fréquente chez la femme La dépression est deux fois plus fréquente chez la femme avec un homme sur dix concernés contre une femme sur cinq. Les hormones expliqueraient cette plus forte prévalence lors de certains évènements de vie de la femme (ménopause, accouchement etc.). Les hormones les plus psychoactives sont les estrogènes et la progestérone mais un neurotransmetteur – la sérotonine – pourrait aussi expliquer le phénomène. Un déficit sérotoninergique est retrouvé dans les états dépressifs. Or, la synthèse de sérotonine est plus élevée dans le cerveau masculin. Les dépressions féminines sont aussi peut être mieux dépistées, car elles consultent un médecin en général plus facilement, ce constat étant retrouvé dans de nombreuses pathologies. Les femmes, plus de deux fois plus de calculs biliaires La lithiase biliaire, ou calcul de la vésicule, affecte de deux à trois fois plus de femmes que d’hommes. La formation de calculs à l’intérieur de la vésicule biliaire touche 10 % à 15 % des hommes et 25 % à 30 % des femmes. Cette différence, cependant, s’atténue après 70 ans. Les calculs dits « cholestéroliques » sont favorisés par les facteurs qui vont entraîner une augmentation de la concentration biliaire en cholestérol. Il ressort que le sexe féminin est plus susceptible de fabriquer ce type de calcul. MICI et maladies auto-immunes, désavantage aux femmes Selon les chiffres récents en France, 56 % de femmes et 44% d'hommes souffrent de maladies chroniques inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Globalement, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'être atteintes de maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques, l’arthrite rhumatoïde, la thyroïdite, le lupus, ou la myasthénie (maladie neuromusculaire). Ces maladies résultent du dysfonctionnement du système immunitaire qui s'attaque à l'organisme lui-même. Une équipe française a probablement touché du doigt l’une des causes. Le thymus est l’organe où les lymphocytes T, les cellules du système immunitaire qui détruisent les intrus, apprennent à reconnaître le soi pour ne pas l'attaquer. A cause de taux élevés des estrogènes chez la femme à partir de la puberté, une protéine (AIRE) présente dans les cellules de ce thymus serait synthétisée en quantité moindre, augmentant la susceptibilité aux maladies auto-immune. (1) Aliment Pharmacol Ther. 2010 Sep;32(6):738-55 ; (2) Drugs. 2013 Nov;73(17):1935-50 ; (3) Enquête auto-déclarative développée par l’Association française de lutte antirhumatismale et Fibromyalgie SOS ; (4) Dr Jelena Pavlovic et al. Neurology 87 July 5, 2016 ; (5) chiffres 2007 de l’InVS (BEH 42-43) ; (6) Endocrine, Metabolic & Immune Disorders-Drug Targets Vol12, N 2, June 2012, pp. 179-196 (18) ; (7) Gend Med 2006 Jun;3(2):131-58; (8) Sonia Berrih-Aknin et al. J Clin Invest. 2016;126(4):1525-1537

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Alimentation et prévention cancer : vérités et idées fausses

En janvier 2001, a été créé le Programme National Nutrition-Santé (PNNS), avec pour ambition d'améliorer l'état de santé de la population en agissant sur le déterminant nutrition.Parallèlement, avec l'évolution des connaissances, les scientifiques estiment aujourd'hui que le facteur alimentaire pourrait contribuer pour une large part au développement des cancers. C'est ainsi que la thématique « Alimentation, nutrition et cancer » a vu le jour.En matière de prévention du cancer, l'alimentation peut en effet jouer un rôle très important.« Vérités, hypothèses et idées fausses », ce qu'il faut savoir au sujet des liens entre cancer et alimentation. Prévention des cancers : vérités et recommandations Fruits et légumesL'apport de fruits et de légumes devrait représenter au minimum 7% de l'apport énergétique total journalier, soit entre 400 et 800 grammes de fruits et légumes par jour, en jouant sur la variété.Pour atteindre le minimum, le PNNS recommande au moins 5 fruits et légumes chaque jour, quelle qu'en soit la forme : crus, cuits, frais, en conserve ou surgelés. Surpoids et obésitéLe risque de cancer est minimal lorsque l'indice de masse corporelle est maintenu entre 18,5 et 25 kg/m².Les recommandations internationales (code européen contre le cancer) conseillent de ne pas dépasser un gain de poids supérieur à 5 kilos durant la vie d'adulte.Il est donc conseillé de surveiller régulièrement son poids et en cas de gain rapide ou important de celui-ci, de mettre en place un contrôle de l'alimentation doublé d'une augmentation de l'activité physique. Activité physique Il est recommandé de maintenir un mode de vie actif.A titre d'exemple, si l'activité physique professionnelle est faible ou modérée, pratiquez au moins une demi-heure (et si possible une heure) de marche rapide, ou d'une activité similaire, par jour, et une activité physique vigoureuse d'au moins une heure par semaine. AlcoolLa consommation d'alcool est déconseillée sur le plan du risque de cancer, car elle augmente la morbidité et la mortalité.Les recommandations du PNNS proposent, chez ceux qui consomment des boissons alcoolisées, de ne pas dépasser l'équivalent de 20 g d'alcool pur par jour (soit deux verres de vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d'alcool fort).Mais selon les toutes dernières données scientifiques, il serait préférable de ne pas dépasser 6 verres par semaine. Tabac Le tabagisme constitue un facteur de risque majeur de cancer (et notamment du poumon et de la vessie), et sa réduction est un objectif prioritaire en termes de santé publique pour diminuer le risque de multiples localisations de cancer. Hypothèses fortes menant à des recommandations Viandes et charcuteries La consommation de viande doit se faire dans le cadre d'une alimentation équilibrée et variée, riche en fruits et légumes. Privilégiez les viandes les plus maigres. Un seul plat de viande par jour est suffisant. Limitez les charcuteries, pour réduire notamment les apports en graisses saturées et en sel. Par ailleurs, limitez les procédés de cuisson utilisant des températures très élevées (grillade, barbecue, friture) ; le cas échéant, il est recommandé de ne pas consommer les parties carbonisées des viandes grillées. Sel Ne pas dépasser 8 grammes de sel par jour, via les aliments eux-mêmes, l'ajout à table et lors de la préparation. Les principaux aliments salés à contrôler sont les charcuteries et les fromages à forte teneur en sel, les produits salés pour l'apéritif, et certaines eaux minérales riches en sodium. Apports en graisses La réduction des apports en graisses pourrait avoir un impact bénéfique sur le risque d'obésité et sur les maladies cardiovasculaires. En matière de cancer, ce sont surtout les acides gras trans (graisses hydrogénées issues d'un procédé industriel) qui sont à éviter. Evitez les aliments contenant des graisses « cachées » (viennoiseries, crèmes desserts, produits apéritifs, produits laitiers gras, viandes et charcuteries grasses, sauces...…). De plus, remplacez le plus souvent possible les graisses animales par des graisses d'origine végétale, notamment celles riches en acides gras mono-insaturés et polyinsaturés (huiles d'olive, de colza). Fibres alimentaires L'alimentation quotidienne devrait intégrer des céréales complètes (blé, orge, avoine, maïs, son), du pain complet, des légumes ou légumineuses (lentilles, haricots, fèves...) ou du riz complet, et des fruits (plutôt que leur jus). Il est préférable de consommer des produits à grains entiers, ou enrichis en fibres. Café A consommer avec modération, soit moins de 5 tasses par jour. Les données existantes ne permettent pas d'incriminer la consommation de café dans le déterminisme des cancers, excepté pour celui de la vessie.   Stéréotypes et idées fausses autour de l'alimentation et du cancer Le four à micro-ondes donne le cancerFaux : aucun élément actuellement disponible n'indique un risque lié à l'utilisation du four à micro-ondes.Les fruits et légumes donnent le cancer à cause des pesticidesFaux : il existe suffisamment de preuves concluant que les fruits et légumes protègent du cancer dans des proportions importantes. Et les effets bénéfiques des fruits et légumes sont tellement importants, qu'ils annulent les effets délétères de quantités faibles de pesticides.Le vin rouge protège du cancer…Faux : aucune boisson alcoolisée (même le vin) n'a d'effet protecteur vis-à-vis du cancer. Toutes sont des facteurs de risque importants. Dans le domaine du cancer, la consommation d'alcool n'est jamais recommandée. Alimentation et cancer : résumé des recommandations   Alimentation variée et quantitativement adaptée aux besoins nutritionnels, préférentiellement basée sur des aliments d'origine végétale. Poids stable sans surcharge pondérale, tout en limitant le gain maximal de poids à moins de 5 kg durant la vie adulte. Mode de vie actif avec une demi-heure de marche rapide (ou une activité similaire) par jour et une activité physique vigoureuse d'au moins une heure par semaine. Cinq fruits et légumes par jour. Aliments riches en fibres (fruits, légumes, pain, riz et pâtes complets) à privilégier par rapport aux aliments raffinés (pain et riz blancs). Alcool déconseillé. Pour les consommateurs, limiter à 6 verres par semaine. Charcuteries à limiter au profit du poisson ou des volailles. Limiter le sel et les aliments salés.   Isabelle Eustache

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Les plantes anti-pollution : à cultiver chez soi et au travail !

Le principe est simple : épurer l'air par les plantes. Notre environnement intérieur (domicile, lieu de travail…) concentre encore plus de polluants que l'extérieur. Recourir à des plantes judicieusement choisies pour respirer un air plus sain chez soi est une idée fort intéressante.Les plantes absorbent certains polluantsNotre habitat est un véritable concentré de polluants. En effet, la plupart des matériaux dégagent des composés organiques volatils (COV) extrêmement toxiques, dont le plus courant se dénomme formaldéhyde. Les COV proviennent par exemple des peintures, colles, vernis, solvants, laques…, mais aussi des vêtements qui reviennent du pressing, de tous les meubles de cuisine et autres étagères en contreplaqué, des moquettes, produits de vitrification, désodorisants, parfums, isolants (laine de roche, de verre, linoléum…), de tous les produits de combustion (gaz, bois, tabac…) et même de l'eau de la douche (chloroforme) !Bref, tout espace confiné concentre des COV. L'aération est une des meilleures facons de diminuer les concentrations en COV, mais cultiver certaines plantes chez soi semble une solution supplémentaire très intéressante. Comme l'indique clairement l'Association Plant'Airpur, les feuilles absorbent les polluants de l'air, lesquels sont ensuite convertis dans les racines en produits organiques, nutriments de base pour la plante. Et chaque plante a ses propres particularités, ses préférences. Des études scientifiques très sérieuses sont actuellement en cours dans de nombreux pays, avec par exemple en France le programme Phytair, dont l'objectif est de mettre en évidence les propriétés épuratrices des plantes en pot vis-à-vis de très nombreuses substances polluantes.Quelles sont les plantes les plus performantes en matière d'épuration ?Plants for People (une initiative internationale visant à diffuser des informations sur les bénéfices apportés par les plantes dans l'environnement du travail) propose sur son site une liste des plantes les plus efficaces en fonction du type de polluants qu'elles sont capables d'extraire (voir ci-dessous). Une autre liste, certes plus concise, mais plus pratique, a été proposée (1) : Tabac : sansevieria, chlorophytum, pothos dracanea. Electromagnétique (ordinateur, matériel TV, hi-fi, vidéo…) : cactus.Peintures, détergents, colles provenant des moquettes, meubles en contreplaqué, mousses d'isolation, teintures : lierre, aloé vera, ficus.Solvants : chrysanthème.Dans leur livre "100 réflexes pour rajeunir en beauté", Isabelle Delaleu, Anne Dufour et Muriel Gaudin, ajoutent que les plantes aident également à lutter contre les microbes, les moisissures et autres polluants hors COV. "Les conifères, le dieffenbachia, les bégonias, les chrysanthèmes et les géraniums libèrent dans l'air des substances antibactériennes et même des antibiotiques".Et enfin, des plantes dont les feuilles jaunissent, pâlissent ou se colorent de noir, ne souffrent pas forcément du mode d'arrosage, mais signalent peut-être plutôt un excès de COV. A vous de mener l'enquête ! Reste que de nombreuses plantes peuvent se révéler toxiques pour les enfants et les animaux qui auraient l'idée de les goûter. Alors placez-les toujours hors de leur portée.(1) Isabelle Delaleu, Anne Dufour et Muriel Gaudin, "100 réflexes pour rajeunir en beauté", éditions Leduc.S.Quelles sont les plantes particulièrement appropriées à assainir l'air dans des endroits clos ? (Liste proposée par Plants for People sur son site internet : www.plants-for-people.orgLes plantes qui décomposent bien le formaldéhyde (contreplaqué, moquette, colles, tissu, enduits, peintures…)Aloe barbadensis, Chlorophytum elatum, Philodendron selloum, Dradaena fragrans 'Massangeana', Epipremnum aureus, Syngonium podophyllum, Chrysanthemum morifolium, Gerbera jamesonii, Dracaena deremensis 'Warneckii'Les plantes qui décomposent bien le benzol (peintures, solvants…)Hedera helix, Spathiphyllum, Dradaena marginata, Epipremnum aureus, Dracaena deremensis 'Warneckii', Sansevieria trifasciata, Aglaonema modestumLes plantes qui décomposent bien le trichloréthylène (diluants, retour de pressing…)Spathiphyllum, Dracaena deremensis 'Warneckii', Dracaena deremensis 'Janet Graig', Dradaena marginata, Sansevieria trifasciata, Hedera helixLes plantes qui décomposent bien le dioxyde de carbone (produits de combustion)Chlorophytum elatum, Epipremnum aureusPour en savoir plusAssociation Plant'Airpur : www.plantairpur.fr Plants for People : www.plants-for-people.orgIsabelle Eustache

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Allergie grave : l’anaphylaxie, une urgence vitale trop méconnue

Les allergies alimentaires ou aux pollens, de plus en plus fréquentes, sont fortement médiatisées. Au point -revers de la médaille- d’être banalisées. Or les réactions allergiques graves ou « anaphylaxies » sont, elles aussi, plus courantes et trop méconnues alors qu’elles engagent le pronostic vital, selon un sondage Ifop. De nombreuses personnes à risque n’y sont pas préparées. L’anaphylaxie en 10 questions. 1 - Qu’est-ce que l’anaphylaxie, cette réaction allergique grave ? Le choc anaphylactique, ou anaphylaxie, est beaucoup plus courant qu’on ne le croit. Cette réaction allergique imprévisible, brutale et sévère est potentiellement mortelle. Elle se caractérise par l’apparition soudaine de symptômes à la fois cutanés et muqueux ou des deux (urticaire généralisée, démangeaisons, gonflement des lèvres, de la langue ou de la luette…) associés à une atteinte respiratoire et/ou une perte de connaissance voire le décès. La mortalité est due soit au collapsus cardio-vasculaire (chute de la pression sanguine avec arythmie ventriculaire et/ou infarctus du myocarde), soit plus fréquemment à une suffocation (par œdème laryngé et/ou surtout œdème des bronches avec bronchospasme/ diminution du calibre des bronches). 2 - Qui connaît l’anaphylaxie ? Dans une enquête nationale Ifop 2016* auprès des personnes allergiques à risque et leurs proches, seules 24% des personnes interrogées -pourtant concernées au premier chef- savent précisément de quoi il s’agit. Toujours selon ce sondage, 8% ont déjà expérimenté une réaction allergique forte, dont un choc anaphylactique dans 87% des cas. Les personnes sont conscientes du danger dans l’immense majorité. En conséquence, dans le cas d’une allergie alimentaire, 34% passent ensuite beaucoup plus de temps à lire les étiquettes et modifient leur comportement alimentaire. 3 - L’anaphylaxie, pourquoi est-elle en constante augmentation ? L’anaphylaxie répond à la définition d’une maladie rare puisque sa prévalence est de moins de 1/2 000 personnes. Son incidence (nombre de cas par an) est mesurée à moins de 1/10 000 habitants. Au cours des dix dernières années, en Europe, le nombre d’hospitalisations d’enfants pour des réactions allergiques sévères a été multiplié par sept. Pr Pascal Demoly, Département de Pneumologie et Addictologie, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHU de Montpellier : « Il n’y a pas de donnée mondiale d’évolution dans le temps du nombre des anaphylaxies, mais des données régionales suggèrent une augmentation de leur incidence (+ 700% en Angleterre), notamment avec l’apparition de nouveaux allergènes, surtout les nouveaux médicaments et certains aliments. Elle est source d’hospitalisations (1/3 000 aux Etats-Unis) et de décès (1,12 par million d’habitants et par an au Brésil) ». 4 - Quel est le mécanisme de la réaction allergique grave ? Une réaction anaphylactique peut survenir dès la toute première réaction allergique. Chez les personnes allergiques, le système immunitaire qui protège l’organisme contre les bactéries, les virus et les toxines reconnaît, de façon incorrecte, des substances inoffensives comme étant nocives et réagit de façon excessive, en libérant des médiateurs chimiques pour se défendre. Ce mécanisme fait intervenir le plus souvent une classe d’anticorps (immunoglobulines) retrouvée classiquement dans les allergies (alimentaires, médicaments, venins). Mais d’autres mécanismes plus complexes existent dans l’anaphylaxie. 5 - Quels allergènes sont susceptibles de provoquer une anaphylaxie ? Même si elles varient selon les pays et les groupes d’âges, on retrouve toujours les trois principales causes d’allergies : les médicaments, les aliments et les venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons etc.). Plus de 30% de toutes les réactions anaphylactiques sévères sont dues à des allergies alimentaires. Chez les jeunes enfants, les aliments sont responsables de 66% des réactions allergiques sévères rapportées et 20% d’entre elles ont eu lieu à l’école. Si plus de deux écoles sur trois accueillent un enfant avec un risque anaphylactique, elles ne sont pas suffisamment formées ou préparées à la gestion de l’urgence. Les principaux allergènes qui peuvent conduire à un choc anaphylactique sont les suivants : - Certains aliments : œufs, lait de vache, soja, noisette et arachide chez l’enfant ; blé, arachides, fruits à coque (dont noix), soja, poissons et fruits de mer chez l’adulte. - Les piqûres d’insectes : abeilles, guêpes, frelons (50% des chocs anaphylactiques et 20% des anaphylaxies fatales). - Certains médicaments : antibiotiques, anesthésiques, produits de contraste pour l’imagerie médicale, chimiothérapies et les anti-inflammatoires (dits non-stéroïdiens). - Le latex. 6 - Quels sont les allergiques à risque d’anaphylaxie ? Le principal facteur de risque d’anaphylaxie est d’en avoir déjà fait une ! Pr Pascal Demoly : « Concernant la fréquence croissante de l’anaphylaxie alimentaire, les facteurs de risque d’anaphylaxie sévère et/ou mortelle identifiés sont l’arachide et les fruits à coque, le fait d’être un adolescent et la présence de certains cofacteurs (notamment l’asthme, l’exercice, l’alcool, les traitements par ß-bloquants utilisés dans l’hypertension artérielle ou de nombreuses pathologies cardiovasculaires), la mastocytose (accumulation de nombreux mastocytes, ces cellules appartenant au tissu conjonctif et qui sécrètent de l’histamine, une molécule de signalisation du système immunitaire), le retard ou la non-administration d’adrénaline ». 7 - Comment reconnaître les signaux d’alarme d’une anaphylaxie ? Il y a suspicion d’anaphylaxie si, dans les instants suivant le contact avec un allergène potentiel, un ou plusieurs des symptômes suivants apparaissent : - Peau : urticaires, prurits (démangeaisons), rougeurs, œdème du visage (lèvres et langue). - Système respiratoire : dyspnée (difficulté à respirer), sifflements, respiration rauque. - Système digestif : douleurs et crampes abdominales, vomissements. - Système cardiovasculaire : palpitations, douleurs thoraciques, évanouissement, collapsus. Ce sont ces critères pris tous ensemble qui doivent alerter. 8 - Comment limiter le risque d’anaphylaxie ? Les personnes affectées doivent consulter un spécialiste en allergologie afin d’identifier le ou les allergènes en cause, en vue de les éviter mais aussi de trouver les causes non allergiques. Or, d’après l’enquête nationale Ifop, 29% des personnes n’ont pas réussi à identifier clairement ce qui était à l’origine de leur choc anaphylactique ou de celui de leur proche. Et seule une minorité a consulté un médecin spécialiste en allergologie et s’est rendue aux urgences à la suite d’une crise. Pr Pascal Demoly : « L’éviction définitive et absolue de l’agent déclenchant est indispensable. Elle s’appuie sur la réalisation de l’enquête allergologique. Une trousse d’urgence (avec stylo d’adrénaline, éventuellement des médicaments glucocorticoïdes, antihistaminiques, ß2-mimétiques) est prescrite. Son maniement doit être expliqué avec précision ». L’immunothérapie allergénique ou "désensibilisation" d’une allergie aux venins d’hyménoptères (guêpes etc.) doit pouvoir permettre une guérison. 9 - Quel est le traitement d’urgence lors d’un choc anaphylactique ? Toujours selon l’enquête Ifop 2016, seules 19% des personnes ayant déjà été victimes (ou un proche) d’une réaction anaphylactique en connaissent l’unique traitement : l’adrénaline. En dehors de l’hôpital, l’administration immédiate d’adrénaline intramusculaire est le traitement recommandé. En effet, le laps de temps entre les premiers symptômes et l’arrêt respiratoire ou cardiaque est très court : environ 30 minutes lors d’une anaphylaxie induite par l’alimentation, 15 minutes dans le cas d’une induction par un venin d’insectes et 5 minutes dans le cas d’une allergie médicamenteuse. Pr Pascal Demoly : « L’adrénaline est le médicament de choix du fait de ses fonctions dites : alpha adrénergiques (qui induisent une constriction des vaisseaux périphériques et diminuant ainsi les fuites périphériques/extravasation), mais aussi ß1 adrénergiques (qui accélèrent et stimule/soutien le cœur) et ß2 adrénergiques (effet bronchodilatateur) ». 10 - Anaphylaxie : les allergiques à risque sont-ils parés ? Sûrement pas autant qu’il le faudrait. Selon l’enquête Ifop, plus de huit patients sur dix ne se sont jamais vus prescrire de stylo d’adrénaline après un choc et seuls 15% l’ont sur eux en permanence. Un constat corroboré par une étude européenne en pédiatrie où 74% des enfants ayant présenté un choc anaphylactique n’ont pas eu d’adrénaline faute d’avoir une prescription et 54% (malgré une prescription) ne l’avaient pas sur eux ou n’ont pas su l’utiliser lors de l’épisode anaphylactique. En pratique, quiconque a déjà eu un épisode anaphylactique ou est à haut risque de réaction allergique sévère doit avoir deux stylos d’adrénaline à portée de main. En effet, plus d’un patient sur cinq nécessite une seconde dose, cinq à quinze minutes après la première injection…* Enquête Nationale Ifop « Les Français et le choc anaphylactique » menée en France en Juillet et Août 2016. Enquête menée auprès d’un échantillon de 319 personnes à risque anaphylactique et de 392 proches de personnes à risque anaphylactique D’après un entretien avec Pr Pascal Demoly, Département de Pneumologie et Addictologie (CHU de Montpellier) et la conférence de presse de l’Association Française pour la Prévention des Allergies, association loi 1901 créée en 1991.

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Tenir l’alcool : un facteur de risque pour l’alcoolisme

Euphorie, joues rouges et envie de dormir dès le premier verre ? Réjouissez-vous : les personnes très sensibles à l’alcool seraient mieux protégées contre l’alcoolisme. Un phénomène lié à la présence d’une variante du gène CYP2E1.  La dépendance à l’alcool Dans nos pays, environ 10 % des hommes et 5 % des femmes sont considérés comme ayant un problème de dépendance à l’alcool. Cette dépendance implique la présence d’au moins trois des critères suivants: - Tolérance augmentée à l’alcool - Symptômes de sevrage (tremblements, anxiété, sudations, etc.) à l’arrêt - Difficultés à contrôler la quantité d’alcool consommé - Préoccupations liées à l’approvisionnement en alcool - Désir persistant et infructueux de diminuer ou d’interrompre la consommation - Répercussions négatives de l’alcool sur les loisirs et la vie sociale - Consommation persistante d'alcool malgré des problèmes de santé physique ou psychique    Alcoolisme et hérédité Le risque de devenir  dépendant à l’alcool varie d’une personne à l’autre, en fonction de son histoire, de sa personnalité, de son environnement (degré de stress, accessibilité de l’alcool…) mais aussi de facteurs génétiques. On sait ainsi qu’avoir un père ou une mère alcoolique multiplie par trois le risque de devenir dépendant à l’alcool, même s’il n’y a bien sûr aucune fatalité. Bien tenir l’alcool : un facteur de risque "Bien tenir l’alcool" est souvent considéré comme un atout social. Ceux qui peuvent boire de grandes quantités d’alcool sans être ivre et en gardant un comportement normal sont généralement loués pour leur résistance et leur self-contrôle. Hélas, plusieurs études ont déjà montré que les personnes peu sensibles aux effets de l’alcool ont aussi plus de risque de devenir dépendants à l’alcool. A l’inverse, les personnes très sensibles à l’alcool semblent relativement protégées contre ce risque. Mais récemment, une équipe de chercheurs américains de l’Université de Chapel Hill (Caroline du Nord) menée par le Dr Wilhesem a fait un pas de plus: elle a démontré que cette association s’expliquait par les caractéristiques du gène CYP2E1. Gène CYP2E1 et dépendance Les chercheurs de cette équipe ont observé plus de 200 patients, frères et sœurs, ayant au moins un parent dépendant à l’alcool. Ils leur ont fait boire trois verres d’alcool et les ont interrogés sur la manière dont l’alcool agissait sur eux. Il est apparu que ceux qui présentaient une variante particulière du gène CYP2E1 étaient ivres plus rapidement mais aussi moins à risque de devenir alcooliques. Environ 10 à 20 % de la population possèderait cette variante protectrice. Le gène CYP2E1 est un gène connu depuis longtemps par les chercheurs comme étant impliqué dans la métabolisation de l’alcool. On sait désormais qu’il est directement lié aux risques de dépendance. Cette avancée pourrait mettre les chercheurs sur une piste pour lutter contre l’alcoolisme et aider au sevrage, même si l’alcoolisme reste, rappelons-le, un problème multifactoriel et complexe. Julie Luong,journaliste santé

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Vos yeux, un bien précieux à protéger au quotidien

Le soleil, les accidents et certaines activités, notamment le travail sur ordinateur, sont autant de facteurs qui peuvent abîmer nos yeux, voire compromettre notre bonne vue. Voici comment prendre soin de vos yeux pour voir loin. Protégez vos yeux du soleil Certes, il est indispensable de porter des lunettes de soleil en été et au ski en hiver. Mais cette consigne s’applique également tout au long de l’année, dès que le soleil est là ! Ayez donc toujours à portée de main une paire de lunettes de soleil, d’indice 3 idéalement (4 aux sports d’hiver), dans votre sac à main et en voiture (jamais d’indice 4 pour conduire). Privilégiez les modèles enveloppant et n’hésitez pas à porter une casquette ou un chapeau, dont la visière protège les yeux et améliore le confort visuel. Pourquoi protéger ses yeux du soleil ? Pour éviter une kératite, inflammation de la cornée déclenchée par une absorption trop élevée d’UV. Les UV sont également soupçonnés d’accélérer le vieillissement du cristallin, à l’origine de cataracte. La rétine étant très sensible au soleil, l’exposition aux UV augmente le risque de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Protégez vos yeux des traumatismes Nos yeux sont en permanence exposés, de telle sorte que certaines activités imposent une protection. C’est le cas de certaines activités professionnelles, mais également chez soi du bricolage et du jardinage. C’est que de toute taille, un projectile dans l’œil peut provoquer de graves traumatismes. Attention, les projections de produits liquides ou gazeux sont également dangereuses pour les yeux et nécessitent tout autant le port de lunettes protectrices adaptées. Lors des activités sportives, portez les équipements nécessaires : lunettes de protection, casque, visière, etc Attention aux longues heures passées devant un ordinateur ! Que risquent vos yeux si vous passez de longues heures devant un ordinateur ? Une fatigue visuelle, bénigne, mais gênante : yeux rouges, picotements, irritations des yeux, voire larmoiements, douleurs des globes oculaires. À la longue, la fatigue visuelle peut également s’accompagner de maux de tête, de douleurs cervicales ou de mal de dos. La solution est de faire régulièrement des pauses : se lever, marcher, changer d’activité. Il est également recommandé de quitter l’écran des yeux fréquemment pour regarder au loin, petit exercice d’accommodation qui aide à récupérer. Ne touchez pas vos yeux : risque d’infection ! Même si cette consigne est surtout valable pour les enfants, ne vous frottez pas les yeux sans vous être lavé les mains au préalable. Nos doigts véhiculent toute sorte de germes, inutile d’aller contaminer vos yeux. Les yeux sont comme le nez et la bouche, des voies d’entrée pour les microbes, lesquels peuvent provoquer des infections, plus ou moins graves. Quand consulter un ophtalmologiste ? Au moindre doute, au moindre signe, faites contrôler votre vue (baisse d’acuité de loin ou de près, vision trouble, gêne en voiture, etc.). Et dans tous les cas, à partir de 55 ans, ou 50 ans en cas d'antécédent familial, pour réaliser un fond d’œil annuel afin de dépister une DMLA. Isabelle Eustache

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Que manger pour protéger sa peau du soleil ?

Rien ne remplacera la modération en matière de soleil (pas d’exposition prolongée, on évite les heures les plus chaudes et on se tartine de crème solaire). On peut cependant donner un coup de pouce à sa peau en la préparant et en la protégeant, et ce, en modifiant son alimentation. Voici les aliments à mettre dans votre assiette dès maintenant et durant tout l’été. Pour protéger sa peau, réparer les dégâts des UV et prévenir le vieillissement de la peau, il faut miser avant tout sur les antioxydants. Ces molécules dont la fonction est d’éliminer les radicaux libres en excès se répartissent en grandes familles que l’on trouve dans différentes catégories alimentaires. Mes aliments photoprotecteurs Les antioxydants : les principaux antioxydants apportés par notre alimentation sont la vitamine C, E, et A, les caroténoïdes, le zinc et le sélénium. Où les trouver ? La vitamine C : agrumes, kiwi, fraise, cresson, tomate, poivron… Les caroténoïdes (fruits et légumes colorés) : tomate, carotte, citrouille, patate douce, mangue, abricot, melon, pêche jaune, pastèque, épinard, cresson, chou frisé, etc. La vitamine A : foie, jaune d’œuf, poisson gras, beurre, fromage… La vitamine E : huile végétale (tournesol, maïs), amande, noisette, légumes frais. Le zinc : germes de blé, huîtres, foie de veau, pain complet… Le sélénium : fruits de mer, poisson, champignons, ail, oignon, céréales complètes. Les autres aliments à mettre au menu Les poissons gras l’huile de colza les fruits à coque Riches en oméga-3, ils contribuent à l’intégrité de la membrane des cellules, agressées par les radicaux libres, et dont la production est augmentée par les UV. Autres aliments riches en oméga-3 : avocat germes de blé légumes à feuilles (épinard, cresson, chou…) Le soja et ses dérivés Riches en isoflavones, le soja et ses dérivés renforcent la production de collagène et améliorent l’élasticité de la peau. Les aliments à éviter (photosensibilisants) Certains aliments sont photosensibilisants et sont donc à éviter si l’on s’expose au soleil : Les aliments contenant du psoralène : céleri surtout, mais aussi fenouil, persil, cerfeuil, clémentines, mandarines, bergamote. Les boissons contenant de la quinine : boissons « Tonic », à saveur amère. Les conserves et les boissons contenant du métasulfite de sodium (additif alimentaire) et du cyclamate (édulcorant alimentaire). Isabelle Eustache

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Contre le cholestérol : tomate ou médicament ?

Et si le lycopène, comme celui contenu dans les tomates, faisait aussi bien que les médicaments pour abaisser le taux de mauvais cholestérol ? C’est ce que démontre une étude australienne. Bonne nouvelle pour les amateurs de tomates fraîches, mais le même résultat peut être obtenu avec de la purée de tomates, de la sauce tomate ou d’autres fruits et légumes riches en lycopène… Le lycopène des tomates aussi efficace que les médicaments contre le cholestérol Selon cette démonstration australienne ayant porté sur un total de 700 personnes, le lycopène contenu dans les tomates serait aussi efficace que les médicaments anti-cholestérol, tels que ceux de la grande famille des statines. Lycopène ou statines font tous deux baisser le taux de mauvais cholestérol d’environ 10%. Pour qui rêve d’une solution naturelle permettant de s’affranchir des médicaments anti-cholestérol, c’est une excellente nouvelle ! Quelle quantité de tomates faudrait-il consommer pour un effet anti-cholestérol ? Pour une diminution d’environ 10% du taux de mauvais de cholestérol, il faut consommer jusqu’à 25 mg de lycopène chaque jour. Cette quantité est atteinte avec 50 g de pâte de tomates ou 100 ml de purée de tomates (utilisés par exemple dans une soupe, ou en sauce sur des pates ou une pizza) ou en buvant 300 ml de jus de tomates. C’est donc faisable, mais rapidement lassant au quotidien. On peut recourir aux autres aliments qui contiennent du lycopène. En effet, rappelons que le lycopène fait partie de la famille des caroténoïdes, des pigments antioxydants qui donnent une couleur jaune-orangé à de nombreux fruits et légumes. Les plus riches sont la pastèque, le pamplemousse, la papaye, la goyave. Enfin, il est envisageable de recourir à des compléments alimentaires à base de lycopène naturel pour atteindre son quota journalier. En pratique Il est recommandé de consommer aussi souvent que possible de la tomate sous toutes ses formes, de varier les fruits et les légumes, lesquels sont à consommer en bonne quantité, et d’intégrer dans son régime alimentaire les autres aliments connus pour avoir des effets anti-cholestérol, que sont l’huile d’olive (au détriment des matières grasses animales), les légumineuses, l’ail, les noix, etc.   Et pour finir, voici 3 raisons supplémentaires de mettre du lycopène dans votre assiette. Ce puissant antioxydant protège également la peau du soleil, aide à réduire la pression artérielle chez les hypertendus et prévient le cancer, notamment le cancer de la prostate ! Isabelle Eustache

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Allergie aux acariens : le grand ménage d'automne

Le grand ménage d'automne, c'est maintenant, afin d'éliminer les acariens et de prévenir les allergies liées à ces minuscules animaux. L'entreprise n'est pas vaine puisque les acariens sont responsables de plus de 75% des allergies respiratoires en France et qu'un Français sur 4 est allergique respiratoire, soit quelque 20 millions de personnes... Allergie aux acariens : l'automne, une période à risque Avec l'automne, la température baisse et l'humidité s'installe. En conséquence, nous fermons les fenêtres et remettons le chauffage en marche. Les conditions sont idéales, à savoir chaleur et humidité, pour que se développent ces minuscules envahisseurs qui se nourrissent de squames humains et animaux (débris de peau, de cheveux, de poils, d'ongles).Or les acariens (ou plus exactement les déjections, sécrétions et débris d'acariens qui, volatiles, se retrouvent mélangés à la poussière) provoquent des allergies, dont la manifestation la plus courante est la rhinite allergique. Cette rhinite allergique s'accompagne de symptômes invalidants dans la vie quotidienne puisque démangeaisons, nez bouché, écoulement nasal, salve d'éternuements, etc., entraînent des troubles du sommeil, fatigue et somnolence, irritabilité, maux de tête, perturbant la vie familiale, scolaire et professionnelle.Si l'allergie aux acariens est « per annuelle », c'est-à-dire qu'elle se manifeste toute l'année, il existe cependant un pic en automne.Il faut savoir également que la rhinite allergique évolue souvent vers un asthme. C'est ainsi que 20% des personnes atteintes de rhinite allergique souffrent également d'asthme et que 75% des asthmatiques ont une rhinite allergique associée.Cette précision est très importante car elle souligne l'importance de diagnostiquer et de traiter toute allergie respiratoire, afin qu'elle n'évolue pas vers une deuxième maladie. Comment lutter contre les acariens ? Il est difficile d'éliminer totalement les acariens de son logement. En revanche, notre environnement intérieur peut être contrôlé avec pour objectif de limiter l'humidité et la poussière.En pratique : Aérez votre logement tous les jours pendant 30 minutes, et ce, toute l'année, même en hiver. Ne pas chauffer au-dessus de 20°C. Veillez à ce que le taux d'humidité ne dépasse pas 50%. Entretenez votre literie (matelas, sommier) et ses accessoires (draps, oreillers, couvertures...) : posez une housse anti-acariens, lavez les draps une fois par semaine à 60°C en l'absence de housses anti-acariens, lavez les couvertures et les couettes une fois par mois, lavez la housse anti-acariens à 60°C deux fois par an, préférez un sommier à lattes, évitez les couettes en duvet naturel riches en acariens et difficiles à nettoyer. Nettoyez les sols et objets à risque : aspirez une à deux fois par semaine, particulièrement sous les meubles, lavez les rideaux et coussins à 60°C, privilégiez les peluches lavables en machine à 60°C. Décalez d'une dizaine de centimètres du mur les meubles. Préférez les stores aux rideaux. Privilégiez les sols lisses et lavables (carrelage, parquet vitrifié) aux moquettes et autres tapis à poils longs. Préférez les meubles fermés (armoires, commodes) aux étagères et limitez le nombre de bibelots. Choisissez une literie synthétique (pas de plumes ni de laine). Ne laissez pas les animaux domestiques entrer dans les chambres et ne mettez pas de plantes dans les chambres à coucher. Quid du Conseiller médical en environnement intérieur (CME) Pour améliorer la maîtrise de son intérieur, il est possible de faire appel à un Conseiller médical en environnement intérieur (CME). Celui-ci se rend à votre domicile sur prescription de votre allergologue afin de réaliser une sorte d'audit de votre intérieur et de vous donner des conseils pratiques et personnalisés pour limiter la présence des allergènes.Pour en savoir plus : www.cmei-france.fr. Dépistage, traitement et désensibilisation Quant au traitement de la rhinite allergique, il repose sur la prise en charge des symptômes (gouttes, collyres, sprays, comprimés, gélules...). En cas d'allergie sévère, seule la désensibilisation (immunothérapie allergénique) permet d'enrayer l'évolution de la maladie. Elle est réalisée par voie sublinguale (on dépose une goutte sous la langue) et vise à habituer progressivement l'organisme aux allergènes. Isabelle Eustache

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Pour boire moins d'alcool, changez de verre !

Plusieurs études ont récemment démontré qu'en diminuant la taille de l'assiette, on réduit très efficacement la quantité totale de nourriture ingérée. Aujourd'hui, une relation similaire est suggérée pour les boissons alcoolisées : la forme du verre influence la rapidité avec laquelle nous buvons. Autrement dit, en changeant de verre, on peut boire moins d'alcool. On boit plus lentement dans un verre incurvé Dans cette expérience, 160 personnes âgées de 18 à 40 ans ont été invitées à boire de la bière, soit dans un verre ayant une forme incurvée, soit dans un verre à bord droit.Résultat, lorsque la bière est présentée dans un verre incurvé, les participants boivent plus lentement. Ils mettent deux fois plus de temps à finir leur verre. La forme du verre influe sur l'évaluation de la quantité Ce comportement pourrait être lié à une plus grande difficulté à évaluer la quantité de boisson contenue dans un verre courbe, par rapport à un verre droit.Et effectivement, lorsque l'on présente des photos de verres plus ou moins remplis, les candidats évaluent plus mal les quantités contenues dans les verres ayant une forme incurvée.En pratique, on retiendra que ça vaut le coup de bien choisir la forme de son verre pour diminuer facilement la quantité d'alcool consommée. En revanche, ça ne fonctionne pas pour les boissons non alcoolisées. Effectivement, cette étude a été également menée avec une boisson non alcoolisée et dans ce cas, la forme du verre n'a pas influencé la rapidité de consommation. Ce qui peut s'expliquer par le fait que le consommateur est plus vigilant et préoccupé par ses quantités d'alcool consommées. Isabelle Eustache

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Les 4 comportements santé efficaces pour vivre très longtemps

L'adoption de 4 comportements permet de réduire considérablement le risque de mortalité.Par comparaison, les personnes qui n'ont adopté aucun de ces 4 comportements pendant environ une dizaine d'années, présentent le même risque de décès qu'une personne plus âgée de quatorze ans….Quels sont précisément ces comportements santé qui allongent la durée de vie en forme ? Une étude sur les comportements santé et la longévité Une étude a consisté à suivre pendant onze ans quelque 20.000 personnes âgées de 45 à 79 ans initialement indemnes de maladies cardiovasculaires et de cancer.Après avoir défini précisément 4 comportements, on constate que les personnes qui n'en ont adopté aucun ont un risque de mortalité multiplié par 4 par rapport à celles qui les ont adoptés.On peut également dire les choses de la façon suivante, le risque de décès chez ceux qui n'ont adopté aucun de ces comportements est identique à celui de personnes plus âgées de quatorze ans. Quels sont les 4 " comportements santé " ? Excellente nouvelle, ces comportements suivent les règles d'hygiène de vie classiques recommandées à tous et à portée de tous. Consommer 5 portions de fruits et légumes par jour (consommation vérifiée dans l'étude par un taux suffisant de vitamine C). Etre physiquement actif. Ce critère ne se base pas uniquement sur les activités sportives, mais également sur le mode de vie actif. Ainsi, le fait de ne pas exercer une profession sédentaire, de ne pas passer son temps de travail assis à un bureau par exemple, est important et contribue à être physiquement actif. Bien entendu, toute pratique physique sera bénéfique. Ainsi, les personnes qui n'adoptent pas ce comportement sont celles qui exercent une activité professionnelle sédentaire et qui pratiquent moins d'une demi-heure d'activité physique par jour. Avoir une consommation d'alcool modérée. Dans cette étude, boire une unité par semaine ou plus, mais moins de 14 unités est considéré comme une consommation modérée. Une unité correspond à un ballon de vin, 25cl de bière, une dose d'alcool fort, etc., soit les quantités classiquement servies dans un bar en fonction du type d'alcool. Ne pas fumer. En conclusion, ceux qui suivent ces 4 règles sur le long terme peuvent espérer gagner 14 années de vie. C'est de loin la meilleure méthode connue à ce jour !   Dr Philippe Presles

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Vitamine D, la vitamine superstar contre les maladies

La vitamine D est connue depuis très longtemps pour son implication dans la minéralisation osseuse et la prévention du rachitisme.Mais depuis une dizaine d'années, les études ont décuplé, suggérant un rôle de cette vitamine dans une multitude de maladies. Il faut dire que cette vitamine exerce une activité hormonale dans la plupart des tissus et des cellules de l'organisme.En quoi cette vitamine est-elle si importante et quelles sont ses réelles implications ? La vitamine D : une superstar Tout le monde en parle et dans le cadre de très nombreux sujets. Au rythme des publications scientifiques montrant son intérêt fondamental pour la santé, cette vitamine est devenue une superstar.La vitamine du soleilCette vitamine est la seule que l'organisme fabrique lui-même, les autres étant toutes exclusivement apportées par l'alimentation. Elle est synthétisée au niveau de notre peau (à partir d'un dérivé du cholestérol) sous l'effet des UVB. Autrement dit, sans soleil, pas de vitamine D, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes sont carencées en cette vitamine D, particulièrement en hiver, ainsi que les personnes qui habitent dans le nord de la France et les personnes âgées qui sortent peu. Une activité hormonaleTransportée via la circulation sanguine, stockée (dans les muscles et les graisses) et transformée (par le foie et dans les reins) la vitamine D est aussi connue sous sa forme la plus active, le calcitriol, qui agit comme une hormone au niveau des organes et des cellules, participant notamment à la synthèse de nombreuses protéines via la stimulation des gènes. Les grands rôles de la vitamine D   Indispensable pour les os Rappelons que la vitamine D a été découverte à cause du rachitisme, une maladie caractérisée par la déformation des os qui est due à une carence en vitamine D. Cette vitamine D favorise l'absorption au niveau des intestins des minéraux indispensables à l'os : le calcium, le phosphore et le magnésium. En stimulant la fabrication de protéines, la vitamine D régule aussi leur fixation dans les os. En plus du calcium, la vitamine D est donc indispensable à la construction de notre squelette et à la prévention de l'ostéoporose.Elle est doublement essentielle dans la prévention des chutes car au niveau des muscles, elle augmente la force musculaire. Potentiel anti-cancer Les liens entre cancer et vitamine D ont été médiatisés par le Dr David Servan-Schreiber. Il faut dire que les études associant carence en vitamine D et survenue ou gravité du cancer, ou inversement des taux de cancer bas dans les régions les plus ensoleillées sont très nombreuses. Cette relation entre statut vitaminique bas et risque accru de cancer a été la plus étudiée concernant le cancer du sein, de la prostate et du côlon.Ce lien de cause à effet fait cependant débat et il reste à prouver qu'une complémentation en vitamine D diminue effectivement le risque de cancer, de récidives ou la mortalité. Pouvoir anti-infectieux La vitamine D est indispensable pour activer le système immunitaire, lequel fabrique les cellules de l'immunité chargées de tuer les bactéries et les virus. C'est ainsi que grippes, rhumes et toute autre infection (cutanée, bucco-dentaire...) sont plus fréquents chez les personnes ayant un statut en vitamine D bas. Prévention des maladies auto-immunes Via l'activation du système immunitaire, la vitamine D régule l'inflammation en produisant des substances immunitaires anti-inflammatoires. Cette vitamine intervient ainsi dans la prévention des grandes maladies dites auto-immunes : diabète de type 1, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, eczéma atopique, psoriasis, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, sida...Selon les études, les risques de ces maladies auto-immunes sont accrus chez les personnes carencées en vitamine D, vivant dans des pays peu ensoleillés ou inversement moindres chez les personnes supplémentées en cette vitamine. Antidépresseur La vitamine D intervient dans la dépression saisonnière qui se manifeste lorsque la luminosité baisse en hiver. Mais la vitamine D agit aussi probablement via des récepteurs présents dans le cerveau, des interactions avec les neurotransmetteurs et leur production. Il a été montré qu'une supplémentation en vitamine D améliore l'humeur. Prévention des maladies cardiovasculaires Les cellules du coeur et des vaisseaux possèdent des récepteurs à la vitamine D. Cette vitamine est impliquée dans la production de rénine, une hormone qui agit sur la tension artérielle. Elle favorise la contraction des cellules du coeur et diminue l'athérosclérose. Rôle protecteur sur les reins et le foie Elle exerce aussi un effet protecteur sur les reins, lesquels remplissent mieux leur rôle : épurer les produits toxiques. Il en est de même au niveau du foie. Fertilité La vitamine D intervient dans la reproduction : des récepteurs sont présents au niveau des spermatozoïdes et du placenta chez la femme enceinte. Un taux satisfaisant en vitamine D a été globalement associé à moins de troubles menstruels, un meilleur succès des fécondations in vitro et à des grossesses moins à risque (pré éclampsie, toxémie gravidique, contractions extra-utérines). Mais aussi... La vitamine D intervient dans la différenciation cellulaire du cerveau du foetus (observations chez l'animal). Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, de la maladie de Parkinson, de diabète de type 2 ou d'obésité ont souvent des taux bas de vitamine D. Cette vitamine aurait aussi une implication dans l'autisme et préviendrait la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge).     Veillez à des taux suffisants en vitamine D En conclusion, il y a des récepteurs à la vitamine D partout dans l'organisme, indiquant que cette vitamine peut agir potentiellement sur tout organe et sur toute fonction.On peut donc logiquement en déduire qu'il est important de veiller à avoir des taux suffisants en vitamine D tout au long de sa vie pour se protéger des maladies et se maintenir en vie.La meilleure façon d'y parvenir est de s'exposer au soleil tous les jours une quinzaine de minutes, sans faire rougir sa peau.  En revanche, la question de la complémentation systématiquement en prévention reste en suspens. Au cas par cas, en fonction des antécédents, des risques et de l'état de santé de chacun, une complémentation peut être discutée avec son médecin.Enfin, reste la question du dosage de la vitamine D... Faut-il faire doser sa vitamine D ? Dosage sanguin de la vitamine DSavoir si l'on est ou non carencé en vitamine D repose sur un simple dosage sanguin. Étant donné le formidable potentiel de cette vitamine, les prescriptions ont augmenté de 250 % entre 2007 et 2009. Inquiètes, les autorités de santé ont procédé à une réévaluation de l'utilité de ce dosage et sont parvenues à la conclusion suivante : très peu de situations justifient un tel dosage pour prévenir, suivre ou traiter des maladies éventuelles associées.Autrement dit, doser la vitamine D ne présente aucune utilité dans les cas suivants : chute(s), troubles des performances cognitives ou fonctionnelles, cancer colorectal, cancer du sein, cancer de la prostate, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, allergie, maladies auto-immunes, diabète de type 2, maladie rénale chronique, grossesse, maladies infectieuses, etc. Et même chez les personnes à risque de fracture, les études sont jugées encore trop peu étayées pour recommander le dosage systématique chez les personnes âgées.Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Tabac : connaissez-vous vraiment tous les risques ?

Avec 200 décès par jour en France, le tabac représente la première cause de mortalité évitable.Il est aussi à l'origine d'une longue liste de cancers, le cancer du poumon arrivant en tête, de maladies cardiovasculaires et de maladies respiratoires.Et pourtant, la France compte 16 millions de fumeurs, soit 32% de la population (36% d'hommes et 28% de femmes)... Des chiffres qui font froid dans le dos   Chaque cigarette fumée écourte notre durée de vie de quelques minutes. Inversement, chaque cigarette non fumée représente 11 minutes de vie. Avec un taux de mortalité trois fois plus élevé, l'espérance de vie du fumeur est réduite de 10 à 15 ans par rapport aux abstinents. Le tabac est responsable de 73.000 décès par an en France (dont 37.000 sont liés au cancer). Dans le monde ce chiffre s'élève à 6 millions de morts. À lui seul, le tabac tue plus que l'alcool, les accidents de la route et le Sida réunis. Le coût social du tabac en France (dépenses de santé, campagnes de prévention, pertes de revenus, etc.) est de 47,7 milliards d'euros par an, soit 3% du PIB.   Le tabac est la plus importante de toutes les causes connues de cancer Ainsi le tabac est responsable de : 90 % des cancers du poumon. 54 à 87 % des cancers des voies aérodigestives supérieures selon la localisation (bouche, pharynx, larynx et oesophage). 40 % des cancers de la vessie. 30 % des cancers du pancréas. Il intervient aussi dans les cancers des voies urinaires et des reins, du col de l'utérus, de l'estomac, du pancréas.En supprimant le tabac, un tiers des décès par cancer pourrait être évité !La cigarette est la forme la plus nocive de tabagisme, mais les fumeurs de pipe et de cigare sont eux aussi exposés. Ces deux dernières formes de tabagisme provoquent plutôt des cancers au niveau de la bouche car la fumée n'est pas inhalée.   Le tabac est responsable de bien d'autres maladies mortelles Tabac et maladies cardiovasculairesLe tabac est l'ennemi numéro un du coeur et des vaisseaux. Il favorise la survenue des accidents cardiaques et en particulier des infarctus du myocarde. Il accélère le vieillissement vasculaire et augmente la fréquence des accidents vasculaires cérébraux.Tabac et affections pulmonairesLa bronchite chronique (BPCO), très fréquente chez les fumeurs, aboutit à une détérioration progressive de la fonction respiratoire. La toux, en particulier le matin au lever, et l'essoufflement à l'effort sont les principaux signaux d'alarme. Pour les personnes asthmatiques, le tabac est un facteur aggravant. Femme et tabac : des effets nocifs Le tabac influe sur la féconditéIl agit sur l'équilibre hormonal féminin et trouble le cycle de la femme qui fume. La pilule contraceptive ne devrait pas être prescrite chez une femme de plus de 35 ans qui fume en raison des risques d'accidents cardiovasculaires.Grossesse et tabac : des risques pour la mère et l'enfantPendant la grossesse, le tabac a des effets sur la santé de la femme (augmentation des risques de grossesse extra-utérine, des risques circulatoires et des hémorragies de la grossesse), mais aussi sur le bébé qu'elle porte car son poids de naissance est en moyenne inférieur de 200 grammes à celui d'un nouveau-né de mère non fumeuse.Tabac, vieillissement, ménopause et ostéoporoseLe tabac accélère le vieillissement.Il avance l'âge de la ménopause et augmente le risque d'ostéoporose. De plus, l'effet thérapeutique des traitements substitutifs de la ménopause est amoindri. Et que penser du tabagisme passif Les effets du tabagisme passif sur la santé des non-fumeurs sont de mieux en mieux connus et prouvés. Ils sont redoutables chez les nourrissons et les jeunes enfants qui sont notamment davantage prédisposés aux infections respiratoires et de la sphère ORL (rhino-pharyngites, otites...), à l'asthme et aux affections respiratoires chroniques. Chez l'adulte, le tabagisme passif semble être un des facteurs de risque parmi les plus importants pour les maladies cardiovasculaires et les cancers du poumon. En conclusion Cette liste des méfaits du tabac est loin d'être exhaustive. En effet, le tabac aggrave pratiquement toutes les maladies, comme par exemple la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, d'Alzheimer et la dépression rien que pour le cerveau. Mais le tabac diminue aussi, par exemple, les chances de réussite de toute greffe et la récupération après toute intervention chirurgicale...Arrêt du tabac : quelles aides ?Parmi les aides disponibles pour arrêter le tabac, les substituts nicotiniques sont les plus utilisées et depuis peu la e-cigarette. Dans tous les cas, se faire aider par un professionnel de santé (médecin, tabacologue) augmente les chances de réussite du sevrage. Parmi les autres méthodes les plus efficaces, citons les médicaments et les thérapies cognitives et comportementales.Source : e-santé Claude Friedrich - Directeur de la Publication

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Eblouissements : j'ai du mal à conduire la nuit...

Conduire la nuit n'est pas forcément agréable.Entre les phares des autres conducteurs, les reflets de l'éclairage public et les insuffisances de nos propres phares, la visibilité est rarement idéale.Mais quand ces désagréments deviennent sérieusement gênants, il est temps de consulter son ophtalmologue.  Éblouissements lors de la conduite de nuit : baisse d'acuité visuelle nocturne ? Bien sûr, il est normal d'être parfois ébloui quand on conduit la nuit - si un conducteur arrive en face et a oublié de passer des pleins phares aux phares de conduite, par exemple.La baisse d'acuité visuelle nocturne, aussi appelée héméralopie (ou dans les cas les plus graves cécité nocturne), c'est encore autre chose. Les personnes atteintes voient bien en journée, mais très mal la nuit. Elles supportent en particulier très mal les changements de luminosité, ce qui est particulièrement gênant pendant la conduite.Eblouissements fréquents, halo autour des sources lumineuses, sensation de brouillard visuel, sont les symptômes les plus souvent cités.Que se passe-t-il ? La rétine, membrane sensible à la lumière qui tapisse l'intérieur du globe oculaire, a des cellules qui servent spécifiquement à voir la nuit : les bâtonnets. C'est quand la rétine est abîmée, ou les bâtonnets moins efficaces, que l'on peut observer une baisse de l'acuité visuelle nocturne. Quelles sont les causes de la baisse d'acuité visuelle nocturne ? Plusieurs maladies ou événements peuvent entraîner ce problème : Un début de cataracte. Cette maladie liée au vieillissement entraîne une opacification du cristallin, qui empêche la rétine de faire son travail. La baisse de l'acuité visuelle nocturne est l'un des premiers signes de cataracte. Par ailleurs, toutes les maladies de la rétine peuvent diminuer la vision de nuit. On pense à la rétinite diabétique, liée comme son  nom l'indique au diabète et aux dommages qu'il fait subir aux vaisseaux qui l'irriguent. Un effet secondaire d'une opération contre la myopie. Une exposition excessive à la lumière du soleil (après des vacances aux sports d'hiver, par exemple) - dans ce cas, la baisse d'acuité visuelle nocturne est temporaire. Il arrive aussi que cette baisse d'acuité visuelle soit liée à un manque de vitamine A. Celui-ci est rare dans nos pays où nous avons la chance d'avoir une alimentation variée, mais certaines maladies du tube digestif diminuent son absorption et peuvent donc entrainer des carences. Que peut-on faire face à la baisse d'acuité visuelle ? Heureusement, la baisse d'acuité visuelle nocturne a aussi des solutions.La cataracte peut être très efficacement soignée par une opération chirurgicale. Quant à la rétinite liée au diabète, son risque diminue (comme celui de toutes les complications du diabète) quand le taux de sucre dans le sang est contrôlé efficacement.La baisse d'acuité visuelle suite à une opération contre la myopie est souvent temporaire aussi, même si certains patients restent affectés pour de très longues périodes.On conseille aussi parfois d'utiliser des lunettes aux verres teintés de jaune pour diminuer l'inconfort lié aux lumières des phares et des lampadaires. L'efficacité ne sera pas la même pour tout le monde...Quoi qu'il en soit : si vous observez une baisse gênante de votre vision la nuit et que les éblouissements vous empêchent de conduire en toute sécurité, n'hésitez pas à consulter un ophtalmologue : il y a souvent des choses à faire ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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Objets santé connectés : utiles aujourd'hui, indispensables demain !

Les objets santé connectés sont aujourd'hui une réalité et vont encore beaucoup se développer, au point de révolutionner notre quotidien et notre manière d'aborder notre propre santé.Mieux s'écouter, mieux suivre ses propres indicateurs de santé permet un diagnostic précoce des maladies et donc un meilleur traitement. Plus en amont encore, les objets connectés sont de formidables outils de prévention santé.Sans oublier les malades et leurs médecins, pour qui les objets connectés constituent aussi une aide précieuse. Bracelets, balances, montres, fourchettes, brosses à dents, piluliers, vêtements, etc. De nombreux outils existent déjà aujourd'hui... Objets connectés, "quantified self" : ils révolutionnent notre santéLes objets connectés santé : 60% du marché des objets connectés portables en 2013.Le principe de l'objet connecté Tout objet composé de capteurs qui envoient des informations vers une application mobile ou un service web.Mieux se connaître, suivre et améliorer sa santé. Certains objets connectés ont un usage purement personnel (évaluer sa forme, progresser dans un sport, maigrir...), d'autres s'intègrent dans une stratégie de prise en charge globale du patient (bien prendre son traitement, contrôler sa tension, sa fréquence cardiaque, mesurer sa glycémie...). Dans tous les cas, les objets connectés permettent de mieux se connaître, de surveiller et d'améliorer sa santé. Grâce à eux, nous pouvons enregistrer automatiquement nos propres données de santé (compter le nombre de pas effectués dans une journée, mesurer sa tension...) et les suivre facilement sans que l'on ait besoin ni de les saisir ni de les analyser. En effet, les ratios, calculs et courbes d'évolution sont directement réalisés via l'outil, plus besoin de calculettes !Dépistage, alerteGrâce au suivi réalisé avec l'objet connecté (tensiomètre, pulsomètre, cardiofréquencemètre...), la personne est alertée dès que ses données sont au rouge (tension trop élevée, pouls trop rapide, arythmie...). Cette alerte permet de réagir en contactant rapidement son médecin. Lors du rendez-vous médical, les données enregistrées peuvent être communiquées au médecin. Ce dernier a ainsi de précieux renseignements qui l'aident au diagnostic. En effet, aux données qu'il mesure dans son cabinet lors de la consultation, il peut ajouter les données des jours précédents fournies par l'objet connecté. CoachingAssociés à des services de coaching, les objets connectés permettent de mieux prendre en main sa santé en se fixant des objectifs, et en suivant petit à petit par différentes mesures, leur atteinte.Quels sont les différents objets santé connectés pour mieux suivre sa santé ?Les bracelets : les stars des objets connectésLa grande tendance en matière de santé connectée est la multiplication des bracelets. Aujourd'hui dotés d'une grande autonomie, ils se portent en permanence.Certains renseignent sur le niveau d'activité physique (nombre de pas et de kilomètres parcourus, vitesse et types de déplacements, calories brûlées, etc.) et indiquent si l'on atteint ou non ses objectifs et comment y parvenir.D'autres bracelets mesurent votre niveau d'exposition au soleil, préviennent du risque de coup de soleil (après réglage selon votre type de peau), conseillent sur l'indice de crème solaire à appliquer, indiquent le moment opportun pour porter un chapeau, le tout pour mieux se protéger des effets néfastes des UV sur la peau.D'autres bracelets, plus classiques mais tout aussi intelligents, enregistrent les battements de votre coeur, ou la qualité de votre sommeil, et bien d'autres paramètres vitaux encore. La balance connectée : un objet plébiscité6% des français possèdent aujourd'hui une balance intelligente qui permet de suivre son poids et son IMC (indice de masse corporelle). Les informations sont automatiquement envoyées à un smartphone ou un ordinateur. Grâce à ce type de balance, vous pouvez suivre votre courbe de poids, vous fixer des objectifs à atteindre compte-tenu de votre poids idéal et mesurer les progrès accomplis. Certaines marques proposent en plus un coaching en ligne pour vous aider davantage.La brosse à dents connectéeCette invention française transmet de nombreux paramètres sur la façon dont vous vous brossez les dents. Les capteurs qui équipent cette brosse à dents renseignent notamment sur la durée de chaque brossage et sur les zones les moins bien nettoyées.En retour des conseils d'amélioration, forcément personnalisés, sont divulgués : mouvements, où insister, etc. Les vêtements connectésIntégrant des capteurs résistant à la machine à laver, certains vêtements mesurent en permanence le rythme cardiaque.Incorporés dans les body des nourrissons, d'autres capteurs indiquent la température du bébé, le rythme de sa respiration, s'il s'est retourné dans son lit ou s'il pleure. Toutes ces informations sont transmises aux smartphones des parents.Les capteurs de sommeilIls se glissent sous le matelas et enregistrent une foule de choses : vos mouvements, vos habitudes, vos cycles de sommeil, votre rythme cardiaque, etc.D'autres capteurs, insérés dans un objet stylisé à poser sur la table de nuit enregistrent la température, la luminosité, le bruit. Vous obtiendrez en retour des consignes pour améliorer votre sommeil et pour programmer votre réveil dans les meilleures conditions avec la diffusion d'une lumière ambiante d'intensité progressivement croissante au moment le plus propice de votre cycle de sommeil...  La fourchette minceurCette fourchette a été développée pour aider à diminuer la vitesse à laquelle on mange et ainsi limiter les apports caloriques (réglée sur une bouchée toutes les 10 secondes). Cette fourchette a été créée à l'origine dans le cadre d'un programme médical à destination des personnes souffrant d'obésité.Des objets connectés toujours plus médicauxLes objets connectés vont aussi révolutionner l'univers des malades en les aidant dans leur vie quotidienne et dans l'observance de leur traitement.Quelques exemples : Le pilulier intelligentIl s'agit tout simplement d'une boîte à médicaments qui s'allume et envoie un signal d'alerte (sonore, SMS...) si vous oubliez de prendre votre traitement.Sur le même thème, une entreprise américaine travaille sur une gélule qui avalée se positionne dans l'estomac, sans être digérée et détecte si le traitement a bien été pris. Ainsi, tous les patients qui oublient leur traitement en sont avertis ! Un tensiomètre connecté pour les hypertendusUn quart de la population mondiale souffre d'hypertension. Alors quand un petit objet permet de suivre en permanence sa tension, d'imprimer des rapports à transmettre à son médecin traitant, ... quelle facilité !Les lentilles de contact pour diabétiquesGoogle travaille actuellement sur un projet de lentilles de contact permettant de mesurer le taux de glucose dans les larmes, ce qui aiderait les diabétiques à mieux surveiller leur glycémie. Ils feraient donc moins de malaises.Une montre connectée pour identifier la crise cardiaque avant qu'elle ne se manifeste !La société Apple serait en train d'étudier une montre qui "écoute" le son émis par le sang pour repérer les premiers signes d'un infarctus du myocarde. Le patient serait ainsi pris en charge rapidement ce qui augmenterait largement ses chances de survie.Un patch connecté pour les patients AlzheimerSACHA est un projet français : la création d'un patch dont les capteurs permettent de géolocaliser les patients souffrant de dépendance (Alzheimer, autres). Le patch émet un signal d'alerte en cas de chute ou de fugue accidentelle et permet donc de secourir la personne le plus rapidement possible.Une pilule pour surveiller les personnes venant d'être opéréesE-Celcius est un projet français de gélule qui avalée, permet de mesurer et de transmettre toutes les 30 secondes la température du corps via une technologie de radiofréquence. Utilité : prévenir les infections post-opératoires. Grâce aux objets connectés, l'hospitalisation à domicile sera aussi facilitée. Ainsi nombreux sont les outils en développement pour suivre les patients à distance au moyen notamment de capteurs transférant les données de santé du patient en temps réel aux médecins. Objets connectés : les français sont-ils prêts ?11 % des Français sont déjà équipés d'un objet connecté, selon un sondage Ifop réalisé en novembre 2013. Il s'agit le plus souvent de la balance (6 % des Français) et d'une montre ou d'un bracelet (2 %).À noter également que 12 % des Français envisagent d'acquérir un tel objet dans les 3 ans à venir. Un marché en plein essor donc...De la télémédecine à la santé connectée Avec les objets santé connectés les données collectées sont traitées pour les patients et non pas destinées aux professionnels de santé comme en télémédecine. Sauf que les patients peuvent ensuite facilement les transmettre à leur médecin dans le but d'améliorer ensemble leur prise en charge. C'est ainsi que dans nombre de cas, la santé mobile rejoint la télémédecine...Quels sont les freins à la santé connectée ?La santé connectée va devoir encore surmonter quelques freins.Parmi les obstacles évoqués à l'achat :Le doute sur la fiabilité des mesures (50% des personnes réfractaires interrogées).L'impression d'une l'intrusion dans le quotidien (29%).La méfiance quant à l'utilisation des données. (24%).La peur de ne pas savoir se servir de l'objet (22%).La peur d'une dépendance, comme celle concernant les smartphones (10%).  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Herpès génital : des symptômes à reconnaître

Dû à un virus sexuellement transmissible extrêmement contagieux, l'herpès génital touche près de 20% des adultes.Reconnaître les symptômes permet de bénéficier rapidement d'un traitement efficace et de limiter la transmission du virus de l'herpès génital.Herpès Simplex, le virus de l'herpès génitalCertes, tous les cas d'herpès génital ne se manifestent pas par des symptômes. Passant inaperçus, leur diagnostic est difficile et c'est dommageable car le traitement est plus efficace s'il est précoce.En revanche, deux tiers des herpès génitaux provoquent des poussées douloureuses qui apparaissent environ une semaine après la contamination.Rappelons que l'herpès génital est dû à un virus Herpes Simplex (HSV2), extrêmement contagieux, appartenant à la même famille que le virus du bouton de fièvre ou herpès labial (HSV1). Le HSV2 est sexuellement transmissible.Le port du préservatif est indispensable pour se prémunir d'une contamination (les rapports oro-génitaux sont aussi contagieux). Les symptômes d'un herpès génitalLes signes d'un herpès génital sont des douleurs induites par une vulvite et une vaginite.Ces inflammations de la vulve et des parois vaginales provoquent des démangeaisons, des rougeurs et des oedèmes. Peuvent ensuite apparaître des vésicules, voire des ulcérations. Les douleurs à la miction sont constantes. Des pertes vaginales sont souvent associées aux symptômes de l'herpès génital. Dans 40 % des cas, la poussée d'herpès génital est récurrente et se traduit de façon très variable : mêmes symptômes ou inversement aucun signe, symptômes de faible intensité, absence d'éruption cutanée, etc.Le diagnostic de l'herpès génitalLes lésions vulvaires et autres symptômes sont très évocateurs mais le diagnostic est confirmé par une analyse biologique. La culture cellulaire est la méthode de référence remboursée par l'Assurance maladie. Elle permet d'identifier le virus et de déterminer sa sensibilité aux traitements antiviraux. Les résultats sont connus avec un délai de 1 à 4 jours.Quel est le traitement d'un herpès génital ?Pour une efficacité maximale du traitement, il doit être débuté le plus tôt possible, dès les tout premiers signes de la poussée. Il repose sur la prise orale de médicaments antiviraux, lesquels diminuent l'intensité et la durée des symptômes.En cas de poussées récurrentes peu intenses, ces mêmes médicaments sont prescrits mais à posologie et sur une durée différentes.Attention, les traitements locaux à base d'aciclovir (molécule antérieure au valaciclovir) ne sont pas recommandés car leur efficacité est limitée.Enfin, le traitement peut aussi être préventif. En effet, les récurrences sont fréquentes et on estime qu'environ une personne sur six fait plus de 6 poussées par an. Le traitement est alors le suivant : antiviral à demi-dose durant 6 mois, parfois plus.A noter que ce traitement sur le long terme diminue aussi le risque de transmission de l'herpès génital.Attention à ne pas arrêter le traitement trop tôt, au risque de voir réapparaître des poussées d'herpès génital. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Le petit fumeur ferait mieux d'arrêter aussi !

Vous fumez ? Non, juste deux ou trois cigarettes par jour. Aujourd'hui encore, les personnes qui fument très peu sont à peine considérées comme des fumeurs.Pourtant, les risques pour la santé existent dès une à quatre cigarettes. Les risques augmentent avec le nombre de cigarettes fumées Les risques du tabagisme pour la santé sont bien connus et ils augmentent proportionnellement avec le nombre de cigarettes fumées chaque jour. Mais très peu d'études ont porté sur les « petits fumeurs », ceux qui fument quotidiennement une à quatre cigarettes.Sont-ils à l'abri des risques qui guettent les « vrais fumeurs » ? A partir de combien de cigarettes le risque apparaît ?Une étude norvégienne a apporté les réponses à ces questions. Celle-ci a porté sur une population de plus de 43.000 hommes et femmes, âgés de 35 à 49 ans, ayant participé à un programme de dépistage des risques cardiovasculaires dans les années 70. Après un suivi jusqu'en 2002, les décès de tous types ont été enregistrés (cardiovasculaires, cancers, dont les cancers du poumon, etc.). Notons que les ex-fumeurs ont été exclus de l'essai. Les fumeurs ont été répartis dans six catégories : de 1 à 4 cigarettes par jour, de 5 à 9, 10 à 14, 15 à 19, 20 à 24 et plus de 25.Les auteurs constatent que la durée du tabagisme a augmenté avec le nombre de cigarettes. Les taux de cholestérol total et de triglycérides augmentent également pour les deux sexes avec le nombre de cigarettes fumées. Inversement, l'activité physique diminue avec l'ampleur du tabagisme. Il n'y a pas de seuil en-dessous duquel le tabac est dans risque Les sujets qui fument une à quatre cigarettes par jour présentent un risque de décès par maladie cardiaque ischémique qui triple par rapport aux personnes n'ayant jamais fumé.Les décès par cancer du poumon sont également accrus dans cette population : le risque triple chez les petits fumeurs et quintuple chez les petits fumeurs.Quant au risque de décès toutes causes confondues, il est multiplié respectivement par 1,57 et 1,47 pour les hommes et les femmes. On retiendra que les petits fumeurs ont 50% de risque en plus de mourir précocement par rapport aux non-fumeurs.Globalement, pour toutes les maladies et tous les niveaux de tabagisme, le risque de décès est plus faible chez les femmes que chez les hommes, excepté pour les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon.En pratique, il n'existe pas de seuil en-dessous duquel il est possible de fumer sans risque. Les petits fumeurs ne sont donc pas à l'abri et sont sollicités pour entreprendre un arrêt définitif.Quels que soient l'âge, la durée du tabagisme et son intensité, l'arrêt du tabac est toujours bénéfique. Source : e-santé Dr Philippe Presles

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La sieste, signe de longévité

Une étude a démontré les bienfaits de la sieste, et pas des moindres.En effet, la sieste protège le coeur et les vaisseaux, et diminue ainsi la mortalité cardiovasculaire de 37% !Une telle démonstration devrait nous inciter à réorganiser notre emploi du temps et notre mode de vie. Sieste et mode de vie Décidément, notre mode de vie moderne n'a rien de bon pour la santé. La façon de nous alimenter et la sédentarité mènent à l'obésité, tandis que notre course à la productivité génère stress et isolement, deux facteurs favorables au développement de nombreuses pathologies, allant de la dépression aux maladies cardiovasculaires.Toutes les pistes sont donc bonnes à explorer : bio, relaxation… et pourquoi pas la réintroduction de la sieste ? Le risque cardiovasculaire diminue fortement chez les adeptes de la sieste Selon cette étude, on ne soupçonne pas la puissance de cette petite pause quotidienne sur la baisse de la mortalité cardiovasculaire. Elle a été menée en Grèce en 2007 et a porté sur 24.000 personnes adeptes de la sieste, suivies sur une période de six ans et toutes initialement exemptes de maladie cardiovasculaire, cancer ou autres pathologies.Par comparaison avec les sujets qui ne font jamais de petit somme l'après-midi, ceux qui s'adonnent quotidiennement à une petite sieste de 30 minutes voient leur risque de décéder d'une maladie cardiovasculaire réduit de 37%.Les adeptes occasionnels de la sieste y trouvent également un bénéfice, certes moindre mais non négligeable avec tout de même 12% de risque en moins. Les vertus de la sieste étant plus importantes chez les hommes, les auteurs suggèrent que la diminution du temps de travail serait davantage responsable de cet effet, plutôt que véritablement le sommeil. Toute une hygiène de vie à revoir La plus faible mortalité cardiovasculaire observée dans les pays du sud ne serait donc pas uniquement imputable à leur façon de s'alimenter, notamment avec le célèbre régime méditerranéen, mais aussi largement à leur mode de vie qui laisse place à une petite pause quotidienne en début d'après-midi…... Nous aurions tous avantage à réfléchir à la façon dont nous pourrions nous organiser pour introduire une pause sieste dans notre mode de vie : 30 minutes suffisent ! Source : e-santé Isabelle Eustache

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Le travail : un facteur de risque de cancer ?

En France, près de 2,4 millions de personnes sont quotidiennement exposées à des substances cancérigènes sur leur lieu de travail. Même si certaines professions sont plus à risque que d'autres, tout le monde est concerné par l'exposition à des substances cancérigènes. Poumon, plèvre, vessie, larynx, peau... Chaque année en France, 13 000 à 30 000 nouveaux cas de cancer auraient une origine professionnelle.Pourquoi tant d'imprécision dans cette estimation ? Parce qu'un cancer professionnel reste souvent difficile à distinguer d'un cancer qui n'est pas lié au travail. Qu'est-ce qu'un cancer professionnel ? Les cancers sont des maladies complexes qui peuvent être induites par différents facteurs : l'hérédité, des facteurs comportementaux (alimentation, alcool, tabac...), des facteurs environnementaux, et/ou des facteurs professionnels. Un cancer est dit professionnel lorsqu'il est la conséquence d'une exposition à un facteur cancérigène sur le lieu de travail. Mais d'un point de vue médical, rien ne permet de le différencier d'un cancer qui aurait une autre origine : il se manifeste et évolue de façon identique.De plus, les cancers liés au travail apparaissent souvent 10, 20, 30, voire 50 ans après l'exposition à un facteur de risque professionnel. Les patients sont souvent déjà à la retraite. Ils ne vont pas nécessairement faire le lien entre leur maladie et une activité passée. D'autant plus qu'ils n'ont pas toujours eu conscience que cette activité les avait exposés à un risque.Aujourd'hui, ce problème est en partie résolu grâce à un dispositif légal : " l'attestation d'exposition " remise à toute personne quittant une entreprise.Rempli par l'employeur et le médecin du travail, ce document mentionne les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques auxquels un salarié a été exposé.   Quelles sont les substances à risque sur le lieu de travail ? Les agents cancérogènes dont il est question sont extrêmement nombreux. Ils peuvent être de nature : chimique (métaux lourds, benzène, amiante, goudrons, huiles minérales, poussières de bois...), physique (rayonnement radioactif, UV), ou biologique (virus, toxines). Il peut s'agir de produits manipulés, de substances produites par un procédé de fabrication (fumées, gaz, poussières...). Ils peuvent pénétrer dans l'organisme par inhalation, par ingestion ou parfois par simple contact cutané.   Qui est concerné par les cancers professionnels ? Près de 2,4 millions de travailleurs français sont quotidiennement exposés à au moins un de ces agents cancérigènes. Tout le monde peut être concerné, même si les hommes le sont davantage que les femmes et les professions manuelles plus que les professions intellectuelles.Alors, le travail est-il un facteur de risque de cancer ?Selon l'Institut national de recherche et sécurité (INRS), les secteurs où le risque est le plus élevé sont : l'industrie du bois, la métallurgie, la chimie et la plasturgie, le BTP et les carrières. Présentent aussi des risques : les activités de maintenance, les activités de nettoyage, de dépannage, le travail de désinfection en milieu hospitalier, le travail dans l'agroalimentaire, le travail dans un laboratoire d'anatomopathologie, le travail dans un laboratoire de recherche. Et cette liste est loin d'être exhaustive !#E#Pour savoir si une activité professionnelle présente un risque, il faut analyser dans le détail ce à quoi elle expose. Source : e-santé   Fondation ARC

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Surveillez votre taux de cholestérol dès 35 ans !

Pensez à l'avenir, n'attendez pas pour vous soucier de votre cholestérol. En effet, toutes les années avant 55 ans avec un taux supérieur à la normale se cumulent pour augmenter franchement votre risque de maladie cardiovasculaire à 70 ans.Alors pensez à faire doser votre cholestérol et à adopter les bons comportements avant qu'il ne soit trop tard... Cholestérol et maladie cardiovasculaire : agir en amont À peine doublée par le cancer, les maladies cardiovasculaires représentent aujourd'hui dans notre pays la deuxième cause de mortalité. En plus de traitements performants, nous disposons de précieuses données nous permettant d'élaborer des consignes de prévention. Celles-ci sont basées sur les facteurs de risque. Autrement dit, d'une part on connaît les personnes les plus à risque de développer une maladie cardiovasculaire et d'autre part certains facteurs sont modifiables. C'est ainsi que les personnes diabétiques, obèses, hypertendues ou hypercholestérolémiques (avec un taux excessif de cholestérol) risquent plus que les autres d'être atteintes d'une maladie cardiovasculaire. Mais on peut diminuer leur risque en contrôlant un diabète, en réduisant un surpoids, une tension artérielle ou un taux de cholestérol... L'âge constitue aussi un facteur de risque Les personnes faisant un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple ont généralement plus de 65 ans (attention toutefois, ce n'est pas toujours le cas et les jeunes qui font un infarctus sont mêmes de plus en plus nombreux). Outre le vieillissement de l'organisme, c'est aussi le résultat de plusieurs années de surpoids, de diabète, d'hypertension et d'excès de cholestérol  qui entraînent progressivement l'apparition de complications au niveau de notre système vasculaire. Cela vient d'être démontré très précisément pour le cholestérol...   Se méfier du petit excès de cholestérol entre 35 et 55 ans Cette étude a exploré les conséquences d'une légère élévation du taux de cholestérol chez des sujets relativement jeunes.Quelque 1.500 volontaires de 55 ans ont été recrutés et répartis en trois groupes, selon leur niveau de cholestérol : taux normal, taux légèrement supérieur à 1,6 g/l depuis dix ans et taux nettement élevé depuis plus d'une dizaine d'années.On constate ainsi que les sujets ayant un taux de cholestérol légèrement plus élevé que la normale présentent un risque cardiovasculaire deux fois plus élevé que les sujets au cholestérol normal. Quant à ceux dont le cholestérol est franchement trop élevé depuis plus de dix ans, leur risque est multiplié par 4.Autrement dit, l'excès de cholestérol dans la jeunesse fait le lit des maladies cardiovasculaires à 70 ans. Plus le taux de cholestérol est élevé et pendant longtemps, plus le risque ultérieur sera augmenté. Et même un taux seulement légèrement supérieur à la normale finit par être néfaste à notre coeur et à nos artères. Après un petit calcul, les chercheurs en concluent que chaque décennie en excès de cholestérol avant 55 ans augmente le risque de souffrir à 70 ans d'une maladie cardiaque de 39 % !Il ne faut donc pas attendre d'être « vieux » pour s'intéresser à son taux de cholestérol. Si le premier dosage doit avoir lieu entre l'adolescence et le début de la vie adulte (entre 18 et 30 ans afin de dépister une hypercholestérolémie familiale), il convient ensuite de le surveiller très régulièrement, dès l'âge de 35 ans, même si l'on n'est ni fumeur, ni diabétique, ni hypertendu. La prévention des maladies cardiovasculaires doit débuter bien avant d'être senior... J'ai trop de cholestérol et alors ? L'excès de cholestérol est un trouble dit « silencieux » c'est-à-dire qu'il n'entraîne aucun symptôme. Pourtant, au fil des ans puis des décennies, le risque de maladie cardiovasculaire global augmente car les artères se durcissent, s'épaississent en raison des dépôts de cholestérol (plaques d'athérome) et se rétrécissent. Le coeur peine à activer la circulation sanguine et si un caillot sanguin se détache et obstrue une artère, c'est l'infarctus ou l'accident vasculaire cérébral (AVC).En cas d'excès de cholestérol, il faut donc réagir sans délai, quel que soit l'âge. La prise en charge de première intention repose sur une réorganisation du mode de vie : alimentation anti-cholestérol et pratique régulière d'une activité physique. Bien instaurées, ces mesures sont généralement très efficaces et peuvent permettre de se passer de traitement médicamenteux. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Un signe de mélanome sur votre peau ? N'attendez pas !

Nous ne prêtons pas assez attention à notre peau ! Trop de Français repoussent leur visite chez le dermatologue pour des raisons parfois futiles. Alors qu'il est très important de signaler rapidement toute tache sur la peau ou grain de beauté à l'aspect anormal pour repérer à temps un mélanome...Mélanome : la peau nous montre ce qui ne va pas...Les signes qui indiquent la présence d'un mélanome, ou d'une autre forme de cancer de la peau, sont clairs. Rappelons en passant que si l'on parle plus souvent du mélanome, c'est parce qu'il est le plus redoutable des cancers de la peau, et l'un des plus mortels en général. La grande majorité des cancers de la peau sont faciles à traiter et ne présentent pas de gros risques de former des métastases dangereuses.Quels sont ces signes ?Une tache qui change de forme, de taille ou de couleur.Une tache qui ne ressemble pas du tout à celles qui sont déjà présentes sur votre peau.Une asymétrie.Un tache rugueuse au toucher, dont des particules ou des croûtes se détachent, ou que l'on sent avant de la voir.Une tache qui présente plusieurs couleurs.Des démangeaisons.Un saignement ou un suintement.Un aspect perlé.Une plaie qui ne guérit pas.Plus simplement, on peut retenir la méthode dite ABCDE :A pour AsymétrieB pour Bords irréguliersC pour Couleur non homogène D pour Diamètre en augmentation (en général supérieur à 6 mm)E pour Evolution (qui change d'aspect rapidement en forme, taille, épaisseur, couleur).Après des années de campagnes d'informations nous sommes nombreux à connaître au moins certains de ces signes. Mais les organismes dédiés à la prévention, comme Euromelanoma, font un constat alarmant : même quand les patients remarquent sur leur peau des signes qui peuvent évoquer un mélanome, la visite chez le dermatologue se fait souvent attendre... et pour des causes pas toujours justifiées : les patients n'ont pas le temps, ou ils ont peur de faire perdre son temps au dermatologue... Plus compréhensibles : la peur du diagnostic et l'envie d'attendre encore un peu avant de vérifier s'il y a danger ou non sont souvent évoquées. Mais il faut rappeler que les mélanomes sont à peu près dix fois moins nombreux que les autres cancers de la peau qui ne présentent que peu de dangers. Que les personnes angoissées se rassurent : même s'ils voient un symptôme inquiétant, il y a toutes les chances pour que le cancer de la peau puisse être soigné avec succès. Mais encore faut-il le faire traiter, et donc aller voir un dermatologue, de préférence rapidement...Comment repérer les signes de mélanome sur sa peau ?Selon Euromelanoma, c'est aussi à nous de repérer les signes inquiétants entre deux visites chez le dermatologue. L'association propose donc un guide pour dépister chez soi - il suffit de deux miroirs et d'un peu de temps...Dans le visage, vérifiez toute la peau, y compris les lèvres, l'intérieur de la bouche et l'arrière des oreilles.Sur la tête, le cuir chevelu peut aussi présenter des taches anormales qui signalent un mélanome. Utilisez un peigne pour écarter les cheveux en faisant des raies. La vérification est très importante (et plus simple) pour les hommes qui souffrent de calvitie.Les mains viennent ensuite, paume et dos, ainsi que les doigts et les espaces entre eux.Ensuite, le torse et le ventre, seins compris pour les femmes.Veillez à bien lever les bras pour inspecter toutes les faces, ainsi que les aisselles.Utilisez les deux miroirs pour inspecter la nuque, le dos et les fesses.En faisant les jambes, pensez à regarder aussi l'arrière des genoux, et les organes génitaux.Enfin, finissez par les pieds, sans oublier la plante des pieds et l'espace entre les orteils.Cette vérification peut être faite tous les mois, surtout si vous présentez un ou plusieurs facteurs de risque pour le mélanome : peau claire, coups de soleil pendant l'enfance ou l'adolescence, tendance à s'exposer souvent au soleil, séances d'UV en cabine, nombreux grains de beauté, antécédents familiaux de cancer de la peau, âge supérieur à 50 ans, ou transplantation d'organes.Mais le plus important bien sûr, c'est d'agir si vous repérez une tache anormale sur votre peau ! Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé

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L'alcool, un peu, beaucoup ou pas du tout ?

Faut-il s'abstenir de boire ne serait-ce que la moindre goutte d'alcool ? Une nouvelle étude le laisse entendre, allant à contre-courant des données scientifiques en faveur d'un bénéfice cardiovasculaire observé chez les personnes buvant un à deux verres quotidiens.Oublié le verre de vin quotidien ? Pas si vite !Le coeur n'apprécie vraiment pas l'alcool en excès. Boire beaucoup et de façon régulière est responsable jusqu'à un tiers des insuffisances cardiaques (1), mais aussi une cause fréquente de problèmes de rythme cardiaque (2). « Les mécanismes ne sont pas complètement éclaircis, explique Patrick Henry, cardiologue (Pôle Urgences, Hôpital Lariboisière, Paris) entre une toxicité propre à l'alcool et/ou une carence induite en vitamine B1 ». Pour tenter de comprendre cet effet toxique cardiaque de l'alcool, des chercheurs ont observé à l'échographie l'évolution de paramètres de taille et de fonction du coeur (le diamètre du ventricule gauche) et les ont reliés à la consommation d'alcool. Or cette étude parue début juin 2015 a fait beaucoup de bruit car à partir des résultats obtenus chez près de 4 500 seniors de l'observatoire Atherosclerosis Risk in Communities Study (ARIC) (3), les chercheurs sous-entendent que l'alcool serait mauvais pour le coeur, y compris avec modération ! Selon eux, cette augmentation de la taille du coeur constatée dès les premiers verres serait défavorable et pourrait prédire la survenue d'une insuffisance cardiaque. Il faut néanmoins être prudent vis-à-vis de ces conclusions, prévient Patrick Henry : « le fait que l'augmentation de la taille du ventricule gauche soit surtout constatée chez la femme, sans explications, est troublant. De plus, ces différences de taille restent minimes ». Sont-elles d'ailleurs pertinentes ? « Rien ne permet d'affirmer que ces modifications très subtiles conduiront forcément à une insuffisance cardiaque, poursuit-il. Par ailleurs, il faut rappeler que l'objectif initial de l'étude n'était pas les maladies du coeur (cardiomyopathies) mais l'athérosclérose. Enfin, elle comporte de nombreux facteurs qui perturbent toute comparaison, notamment des différences entre les "petits" et les "gros" buveurs vis-à-vis du poids, de l'âge, de l'ethnie, de la présence de diabète, des paramètres du cholestérol, du tabagisme... » En attendant d'approfondir les recherches, aucune raison de renoncer à son verre quotidien ! Alcool avec modération, coeur protégéTout est question de modération. De nombreuses publications internationales en attestent, comme certaines devenues emblématiques. Dès 1994, Serge Renaud, chercheur français à l'INSERM, publiait « l'étude lyonnaise ». Elle concluait à l'association entre une consommation modérée de vin et une mortalité cardiaque moindre, le "paradoxe français". Une autre étude, Monica (Monitoring Cardiovascular Disease), menée entre 1994 et 1999 par l'OMS, penchait en faveur d'une diminution de la mortalité cardiaque chez les buveurs modérés de vin, entre 1 et 3 verres par jour. Puis ce fut au tour d'études internationales sur des milliers de personnes. On fait moins d'insuffisance cardiaque lorsque l'on boit de l'alcool modérément, nous dit l'étude de Framingham Heart (4), entre 1 à 2 verres par jour chez les hommes et un demi à 1 chez les femmes. Message identique avec l'étude de la santé cardiovasculaire « the Cardiovascular Health Study » (5) qui a suivi près de 6 000 personnes jusqu'à 10 ans. Parmi d'autres, le suédois Larsson (6) a examiné huit études incluant plus de 200 000 participants et 6 000 cas d'insuffisance cardiaque. Au final, consommer 7 verres hebdomadaires réduisait de 17% le risque de développer une insuffisance cardiaque. Dernièrement, une étude entérinait l'intérêt protecteur d'une consommation d'alcool légère à modérée (jusqu'à 1 verre par jour pour les femmes et 1 ou 2 verres pour les hommes) aussi vis-à-vis du diabète et de l'accident vasculaire cérébral (2).1 à 2 verres d'alcool limitent les maladies cardiovasculairesPour résumer, des chercheurs canadiens ont compilé 84 études d'observation de différentes populations (7). Chez les personnes qui consommaient l'alcool de façon faible à modérée (1 à 2 verres quotidiens), le risque de maladies cardiovasculaires était plus faible : -25% de décès par maladie cardiovasculaire, -29% de risque d'accident coronaire (crise cardiaque) et -13% de mortalité, toutes causes confondues. Néanmoins, si toutes les études convergent en faveur du caractère cardioprotecteur de l'alcool à faible dose, il reste à en établir formellement le lien de cause à effet et à élucider les mécanismes impliqués. Moralité : si boire un peu est probablement bénéfique, attention aux excès ! Source : e-santéHélène Joubert

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Herpès labial et génital : vrai/faux sur 10 idées reçues

En France, plus de 3 millions de personnes sont porteuses du virus de l'herpès à des degrés divers et dans des localisations variées.L'herpès labial ou " bouton de fièvre " est le plus courant.Quant à l'herpès génital, qui touche les parties sexuelles et avoisinantes, il concernerait plus de 2 millions de personnes dont la plupart ignore leur affection.Il est important de faire le point sur vos connaissances et vos idées reçues en matière d'herpès !Idée reçue N°1Il vaut mieux consulter en dehors des poussées d'herpès.C'est faux ! En dehors des poussées, il est plus difficile de faire le diagnostic et l'herpès génital peut être confondu avec d'autres maladies touchant les organes sexuels (mycoses, infections urinaires, autres infections sexuellement transmissibles...) car les symptômes sont proches. Idée reçue N°2Le stress est un facteur déclenchant des poussées d'herpès.C'est vrai ! Le stress ou une vive émotion favorise la réapparition du virus. La fièvre, la fatigue, le décalage horaire, la prise d'alcool et les règles font également partie des facteurs favorisant les poussées. Idée reçue N°3En cas de bouton de fièvre, l'exposition au soleil favorise sa cicatrisation.C'est faux ! En cas d'herpès au visage, il faut éviter les fortes expositions au soleil ou les températures extrêmes et utiliser un écran total. Idée reçue N°4L'herpès oculaire peut rendre aveugle.C'est vrai ! L'herpès oculaire représente la première cause de cécité d'origine infectieuse dans les pays industrialisés. En France, on dénombre chaque année plus de 60.000 cas. Idée reçue N°5Le plus souvent, l'herpès oculaire est dû à une auto-contamination.C'est vrai ! La plupart du temps, les yeux sont infectés par auto-contamination par l'intermédiaire des doigts, par exemple en se frottant l'oeil, juste après avoir touché son bouton de fièvre. Idée reçue N°6Le bouton de fièvre ne peut pas se transmettre aux parties génitales.C'est faux ! En cas de bouton de fièvre, un rapport sexuel mettant en contact la bouche avec le sexe peut être à l'origine d'une transmission du virus présent sur les lèvres aux parties sexuelles du partenaire. C'est le cas de 10 à 30 % des herpès génitaux. Idées reçue N°7En dehors des poussées, on peut se passer du préservatif.C'est faux ! Il faut toujours utiliser un préservatif, même en dehors des poussées, car il peut y avoir des risques de contamination, même sans symptôme. Il faut aussi savoir que certaines personnes peuvent avoir été en contact avec le virus et ne jamais développer de signe visible d'herpès. Malgré cette absence de symptôme, la contagiosité demeure possible. Ces personnes sont donc porteuses du virus sans le savoir. Raison de plus pour toujours utiliser un préservatif, lequel protège de toutes les autres infections sexuellement transmissibles. Idée reçue N°8Une poussée d'herpès est précédée de signes annonciateurs.C'est vrai ! Dans les heures à quelques jours qui précèdent la poussée, on ressent des picotements, des démangeaisons, des brûlures... au niveau des zones infectées. C'est ensuite que la poussée se manifeste, provoquant une rougeur, suivie de petites cloques, puis de croûtes. La cicatrisation intervient au bout d'une dizaine de jours. Apprendre à reconnaître les signes annonciateurs permet de débuter rapidement un traitement, condition efficace pour réduire la durée et l'intensité de la poussée. Il faut également savoir que la contagiosité débute dès les premiers signes annonciateurs et culmine durant la poussée. Toutefois attention, si le risque de contagion est le plus important pendant les poussées, il existe aussi dans de moindre proportion en dehors des poussées, alors qu'aucun symptôme n'est apparent ! Idée reçue N°9Douleur, rougeur des yeux, sensation d'irritation et larmoiement sont les symptômes d'un herpès oculaire.C'est vrai ! Idée reçue N°10Chez la femme, l'herpès génital apparaît au niveau de la vulve sous la forme de petites cloques groupées en " bouquet ".C'est vrai ! Plus rarement, chez certaines femmes, il peut aussi se manifester dans le vagin ou sur le col de l'utérus, rendant le diagnostic difficile. Chez l'homme, les zones touchées sont généralement le pénis et le prépuce, plus rarement la petite région cutanée située entre les deux, et parfois aussi les testicules.  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Cannabis, ecstasy ou nouvelles drogues de synthèse... un retour en force ?

Le cannabis et les substances stimulantes, comme l'ecstasy et la cocaïne, séduisent de plus en plus. La consommation encore confidentielle des nouvelles drogues de synthèse -près de 400 déjà identifiées dans l'Union européenne- semble se développer. Un éclairage sur ces nouvelles tendances, et autant de réels dangers pour la santé, à l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation à l'overdose, le 31 août 2015.Le cannabis, la drogue en tête des substances illicites en FranceLe cannabis est, de loin, la drogue illicite la plus disponible et consommée, expérimentée par 42 % des 18-64 ans (1). Son usage est en nette augmentation entre 2010 et 2014 chez les adolescents mais aussi les adultes ! 11% des 18-64 ans en ont consommé au moins une fois dans l'année contre 4 % en 1992. François Beck, directeur de l'Observatoire Français des drogues et des toxicomanies (OFDT): « C'est en partie lié à une évolution du marché, avec un net accroissement de l'offre, et notamment de la pratique d'auto-culture d'herbe. D'une manière générale, les jeunes considèrent que le cannabis est très accessible ».Dans toute l'Europe c'est un véritable plébiscite pour le cannabis : les Européens en consomment jusqu'à cinq fois plus que les autres drogues et ce sont les Français les plus curieux, révélait le dernier rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies sorti en juin 2015 (2): ils sont 23,1 % en Allemagne a avoir testé la marijuana, 19,9 % en Grande-Bretagne et 8,9 % en Grèce. Ecstasy, la consommation de cette drogue repart à la hausseLa drogue MDMA/ecstasy (le principe actif de l'ecstasy est la MDMA, pour méthylènedioxyméthamphétamine) n'est pas en reste. Entre 2010 et 2014 (1), la proportion de consommateurs récents (au cours de l'année) d'ecstasy et de MDMA est passée de 0,3% à 0,9% des 18-64 ans.En 2014, 3,8% des jeunes de 17 ans disaient avoir déjà expérimenté la MDMA ou l'ecstasy. C'est deux fois plus qu'en 2011, en à peine trois ans.François Beck: « Ce chiffre est équivalent à celui de 2002 quand les comprimés d'ecstasy étaient très recherchés, en particulier dans les espaces festifs. La reprise de la consommation à laquelle on assiste aujourd'hui fait suite à une pénurie observée au plan européen à la fin des années 2000, due à des saisies massives de précurseurs. Les arnaques s'étaient multipliées, entraînant une méfiance et un désintérêt de la part des usagers ».Puis, au début des années 2010, les fabricants ont exploré d'autres voies de synthèse, relançant ainsi la production de MDMA. « Les comprimés en circulation sont aujourd'hui plus gros et de ce fait plus dosés car le pourcentage de pureté varie assez peu, ajoute-t-il. Leur design est aussi beaucoup plus travaillé, avec des visuels attractifs, souvent en 3D ». C'est pourquoi les usagers les plus jeunes considèrent souvent cette substance comme une nouvelle drogue.176 nouvelles drogues de synthèse en France depuis 2008 !L'autre tendance récente importante est l'apparition des nouveaux produits de synthèse (NPS). Ces drogues de synthèse désignent des substances psychoactives qui imitent les structures chimiques et/ou les effets de produits stupéfiants illicites (ecstasy, amphétamine, cocaïne ou cannabis)*. La plupart est vendue sur Internet. Elles ne sont généralement pas interdites à la consommation au moment où elles apparaissent, puisqu'il faut d'abord qu'elles soient identifiées afin d'être classées comme stupéfiants.Entre 2008 et 2015, 176 nouvelles drogues ayant circulé au moins une fois en France ont été recensées**, et 382 l'ont été dans l'Union européenne**. Les substances les plus souvent identifiées pour la première fois en France en 2014 et début 2015 sont des cannabinoïdes de synthèse et des cathinones (principe psychoactif du khat, une plante cultivée au Yémen et en Afrique de l'Est).François Beck: « La consommation de ces nouvelles drogues reste rare mais semble se développer ces dernières années;  en 2014, 1,7 % des Français déclaraient avoir déjà pris un cannabinoïde de synthèse au cours de leur vie, soit un niveau équivalent à celui des expérimentateurs de LSD ou d'héroïne ».Nouvelles drogues, nouvelles "modes" de consommationQuels sont les consommateurs de ces nouveaux produits de synthèse (NPS) ? Certains sont des "psychonautes", des usagers souvent expérimentés, en quête de sensations, rédigeant volontiers des "trip reports" dans lesquels ils décrivent quantités consommées et effets.François Beck: « Il existe en parallèle dans le milieu festif et alternatif des "free parties", un groupe plus large d'amateurs de produits de synthèse qui recherchent les mêmes effets que ceux des drogues classiques sans maîtriser toutes les subtilités dans le dosage des molécules. Par ailleurs, une frange de la communauté gay, en quête de sensations fortes et d'augmentation de l'endurance sexuelle, se livre à la pratique du "slam" qui consiste à s'injecter des cathinones ».Enfin, outre les anciens consommateurs d'opiacés des années 1980 qui cherchent avec les NPS à varier les effets de façon récréative, il existe un autre groupe d'usagers ayant pris des stimulants dans leur jeunesse.François Beck: « Les NPS, perçues comme des substances plus "pures" et contenant moins de produits de coupe leur offrent alors une "occasion" de retenter la consommation de produits sans avoir à sortir de chez eux et affronter les risques inhérents au contact avec le marché illicite traditionnel. Néanmoins, les effets de ces drogues peuvent être inattendus et parfois plus puissants que ce qu'imaginait le consommateur au départ ».Drogues : les décès par overdose d'héroïne en baisseLes données issues des certificats de décès renseignent mal les substances en cause dans les surdoses (overdoses) ***.Anne-Claire Brisacier, chargée d'études à l'OFDT et co-auteur du « Tendances n°94 » paru en octobre 2014 (3) sur les traitements de substitution aux opiacés (TSO): "Néanmoins, en 2011 et 2012, la proportion de décès par surdose imputée à l'héroïne est respectivement de 18 % et 15 %, en nette baisse par rapport aux 32 % et 40 % de la période 2006-2010 ».Une explication est fournie par le dispositif TREND**** : l'héroïne, très disponible en France, a vu son taux de pureté diminuer en 2011, après une période où la circulation d'échantillons très dosés avait été incriminée dans l'augmentation du nombre de surdoses mortelles.Anne-Claire Brisacier: « La baisse des surdoses observée en 2011 serait en lien avec une baisse des décès impliquant l'héroïne ».Par ailleurs, pour le cannabis, la cocaïne et l'ecstasy, les produits qui circulent en Europe ont (entre 2006 et 2013) des teneures de plus en plus élevées et sont de plus en plus pures, lit-on dans le rapport de l'Observatoire européen (2). Les usagers non avertis, s'exposent alors à un risque accru d'overdose. Quoi qu'il en soit, il ne faut jamais perdre de vue que l'usage de drogues, quelles qu'elles soient, fait courir de graves dangers de santé, pouvant aller du simple trouble (angoisses, délires, troubles du ryhtme cardiaque etc.) au décès.* Des termes anglo-saxons tels que "designer drugs", "research chemicals" et "legal highs" font allusion au caractère d'imitation de ces produits, à leur nature synthétique ou à leur statut légal; ** via le Système d'identification des toxiques et des substances de l'OFDT en France et signalées pour l'Union-Européenne à l'Early Warning System de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA); *** issues de l'enquête DRAMES (Décès en Relation avec l'Abus de Médicaments Et de Substances) de l'ANSM et basée sur des résultats d'analyses toxicologiques; **** Le dispositif TREND identifie dans les délais les plus brefs les phénomènes émergents liés aux drogues illicites en France. Source : e-santéHélène Joubert

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50% des prescriptions d'antibiotiques sont inutiles !

Année après année, nous continuons à surconsommer des antibiotiques, alors même que la moitié de ces prescriptions n'est pas justifiée sur le plan médical. Cinq conseils pour changer notre comportement.La moitié des prescriptions d'antibiotiques superflueLa France se maintient dans le peloton de tête des pays les plus gros consommateurs d'antibiotiques. La diminution de la consommation à partir des années 2000 (-10,7% entre 2000 et 2013), n'aura pas duré. Celle-ci est repartie à la hausse depuis 2010 et la tendance s'est confirmée en 2013 (+ 5,9%) (1).Or, dans nombreuses infections courantes, les antibiotiques ne servent à rien ! C'est le cas des bronchites, des angines pour lesquelles on n'a pas fait de Test de Diagnostic Rapide (TDR), des rhinopharyngites, des laryngites, des bronchiolites, de la grippe et de l'asthme.Pr Robert Cohen, pédiatre infectiologue au Centre Hospitalier intercommunal de Créteil : « La moitié des antibiotiques prescrits concerne pourtant ces maladies, où il n'a pourtant jamais été montré qu'ils avaient un effet bénéfique, chez l'adulte comme chez l'enfant ». Les dernières données en date en novembre 2014 le confirment : les affections des voies respiratoires comptent pour 70% des prescriptions d'antibiotiques, suivies par les infections urinaires et les otites (1).Moins consulter pour lever le pied sur les antibiotiquesUn constat pourrait faire bouger les choses : moins les médecins prescrivent d'antibiotiques, moins les patients consultent. Et moins ils consultent, moins ils consomment d'antibiotiques.  De nombreuses études ont mis en évidence ce cercle vertueux (2) (3).Pr Robert Cohen : « Lorsqu'une personne malade consulte un médecin et que celui-ci lui prescrit un antibiotique, elle s'imagine qu'elle a bien fait de venir. Si, au contraire, après un examen médical approfondi, le médecin estime inutile de prescrire un antibiotique, alors la personne consulte moins souvent et les prescriptions d'antibiotiques diminuent. La prescription modérée et raisonnée des antibiotiques est un critère de qualité pour le médecin traitant que vous choisirez."Antibiotiques, cinq conseils pour avoir la bonne attitude !Un examen clinique par le médecin, bien conduit, ne s'accompagne pas forcément d'une antibiothérapie ! Préserver l'efficacité des antibiotiques passera tout d'abord par la prise de conscience de chacun de l'utilisation à bon escient et surtout pas systématique des antibiotiques au décours d'une consultation médicale.Utiliser les Tests de Diagnostic Rapide ! Les TDR sont pratiques pour ne pas jouer à pile ou face et éviter une cure d'antibiotiques inutile !Depuis 13 ans déjà, les Tests de Diagnostic Rapide Angine (TDR Angine) sont recommandés et proposés gratuitement au médecin. Pas de raison de s'en priver, car c'est le seul moyen de repérer de façon certaine les 10 à 30 % d'angines bactériennes parmi les angines dont la grande majorité sont d'origine virale.Même principe pour la grippe avec le TDR Grippe : ce test repère en 30 minutes les virus influenza A et B et permet donc de constater l'infection virale, auquel cas on peut se passer d'antibiotique.Autre test faisable au cabinet médical, la CRP micro (dosage de la protéine C réactive). Elle permet à partir d'une goutte de sang et en quelques minutes, de différencier une infection virale d'une infection bactérienne, par exemple en cas de toux pour distinguer une bronchite virale d'une pneumopathie (maladie du poumon) bactérienne. La CRP micro est malheureusement peu utilisée en France contrairement à la Grande-Bretagne, par exemple. Ne pas consulter trop tôt pour de nombreuses maladies.La fièvre, la toux sont les témoins de la mise en place par notre organisme de mécanismes de défense qui suffisent le plus souvent à guérir des infections virales et de très nombreuses bactériennes bénignes.Pr Robert Cohen : « Les fièvres d'une durée inférieure à trois jours, si elles ne sont pas trop élevées ou si elles ne s'accompagnent pas d'autres symptômes inquiétants, ne doivent pas automatiquement conduire à des consultations ». Il en va de même pour les toux où le délai habituel est de dix jours.Ne pas demander à son médecin des antibiotiques s'il ne vous en prescrit pas.Ne jamais commencer un traitement antibiotique sans prescription. Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert

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Vieillir en bonne santé : ce qu'on nous prépare !

Dans son rapport  « Prévention de la dépendance liée au vieillissement » adopté le 24 novembre dernier, l'Académie Nationale de Médecine livre ses recommandations aux pouvoirs publics sur les actions souhaitées de prévention et d'éducation à la santé destinées à réduire les risques de dépendance liés aux maladies chroniques les plus fréquentes des personnes âgées, et ceci à toutes les étapes de la vie.Population Française : un vieillissement qui s'accélèreAu 1er janvier 2015, la population française comptait 12 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, soit une proportion de 18% sur les 66 millions de Français.D'ici 2050, la population française augmentera de 14,2% et le nombre des personnes âgées de plus de 65 ans dépendantes grimpera à 66% !L'Académie Nationale de Médecine nous rappelle que seule la préservation du capital Santé acquis pendant l'enfance, l'adolescence et au début de l'âge adulte peut permettre de « bien vieillir » : l'autre défi majeur de notre siècle...4 mesures pour prévenir la dépendanceLe problème de la dépendance est lié à celui de l'émergence des maladies chroniques sur les populations âgées. Pour y faire face, l'Académie Nationale de Médecine cite 4 mesures essentielles émanant de suivis sur plusieurs années de groupes de personnes à risques :Contrôler l'hypertension artérielle à tous âges, y compris chez les personnes très âgées,  pour prévenir l'apparition d'insuffisance cardiaque et la survenue d'accidents vasculaires, qui peuvent causer bien des dégâts sur les plans cardiaque et neurologique. Accompagner au quotidien les malades adultes pré-diabétiques (hyperglycémie pathologique et/ou hémoglobine glyquée anormalement haute) par des soins et de l'éducation en santé avec pour objectif une réduction pondérale de 5% en cas de surpoids : l'étude a montré que la survenue du diabète sucré était notablement retardée de plus de 2 ans, à condition de maintenir sur le long terme ces nouvelles habitudes hygiéniques et comportementales.Contrôler les 7 facteurs de risque de la dépendance liée au vieillissement désormais bien identifiés : l'avancée en âge, un niveau d'éducation limité, la sédentarité tout au long de la vie, le tabagisme, et à mi-vie : l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle. Le contrôle de ces facteurs au plus tard à mi-vie permettrait de retarder de 5 ans la survenue de l'état démentiel, et de diminuer de moitié le nombre de malades atteints de démence. A compléter avec par une alimentation riche en poissons et des exercices physiques réguliers.Prévenir l'apparition dès la mi-vie des troubles sensoriels (vision, audition, olfaction) responsables de troubles de l'équilibre, de chutes, de fractures, mais aussi de baisse de l'activité sociale et de mal être : éviter une exposition trop intense au soleil et aux bruits excessifs (surtout parmi les plus jeunes générations), une alimentation trop riche, la sédentarité, l'usage abusif d'alcool, le tabagisme et l'air conditionné.Le rôle des pouvoirs publics en 10 recommandationsAfin d'actionner la mise en oeuvre de ces quatre grandes mesures de lutte contre la dépendance, l'Académie de Médecine conclut son rapport par 10 recommandations à l'adresse des pouvoirs publics :Une éducation en santé dès l'enfance : activité sportive dès l'école primaire et refonte du système de santé scolaire ; Des consultations de prévention tous les 5 ans et, plus particulièrement dans la tranche d'âge la plus sensible, entre 45-55 ans ;Le dépistage si possible avant 45 ans de toutes les maladies chroniques (diabète,  hypertension, insuffisance rénale, pathologies musculo-squelettiques, troubles sensoriels, troubles psychiatriques et cognitifs) organisé et pris en charge par la Sécurité sociale dans le cadre du "bien vieillir";Une lutte plus active contre les addictions (tabac, alcool, autres drogues...) notamment chez les plus jeunes ;Des mises en garde contre la « malbouffe », à l'origine de l'épidémie de surpoids et d'obésité facteurs essentiels de risque, notamment l'abus de boissons sucrées et l'excès de sel qui altèrent très souvent les fonctions hépatiques et rénales des personnes âgées ;L'administration régulière de vitamine D (200.000 UI quatre fois par an) pour lutter contre l'ostéoporose qui est fréquente chez les personnes âgées des deux sexes, surtout les femmes, en provoquant des fractures handicapantes, voire mortelles. La vitamine D favoriserait également la fonction musculaire et l'immunité acquise par les vaccins ;La promotion intensive de la vaccination à la fois pour protéger la personne âgée elle-même mais aussi en population générale ;L'instauration d'une « activité physique sur ordonnance », animée par des éducateurs médico-sociaux spécialisés dépendant du Ministère de la Santé, pour favoriser la pratique régulière et raisonnable de l'exercice physique indispensable à tous les âges de la vie ;La prise en charge par les organismes sociaux publics et privés de l'éducation thérapeutique du patient (ETP) par les professionnels de santé : une démarche qui se situe au coeur de la prévention des maladies chroniques et du vieillissement.Le développement des nouvelles technologies en Santé qui doit être favorisé pour faciliter l'éducation thérapeutique. Source : e-santéIsabelle Gayrard Auzet

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Les apnées du sommeil, c'est grave docteur ?

Les apnées du sommeil n'ont rien d'anodin en terme de risque de maladies cardiovasculaires et sont surtout une cause importante d'hypertension artérielle. Elles doivent être soignées mais avant tout dépistées, ce qui est encore loin d'être systématique.Faut-il avoir peur des apnées du sommeil ?Les apnées du sommeil -syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS)- sont des pauses respiratoires prolongées, de plus de 10 secondes, chez une personne endormie. Il faut au moins cinq épisodes par nuit pour poser le diagnostic d'apnées minimes, entre 15 et 30 pour celui d'apnées modérées, plus de 30 pour celui d'apnées sévères. Le SAOS concerne un homme sur deux au-dessus de 50 ans et de façon générale, 5% de la population. Or il accroît les risques de diabète de type 2, d'accidents et de mortalité cardiovasculaires et favorise l'accumulation de graisse dans le foie (stéatose hépatique non alcoolique).Concrètement, la baisse du tonus de la langue, du pharynx et de l'ensemble des muscles postérieurs de la gorge induit une obstruction complète des voies aériennes supérieures. Le cerveau est privé temporairement d'oxygène. Cette situation de stress va alors provoquer soit un micro-réveil (brutal ou non), soit une diminution de l'intensité du sommeil qui va permettre une reprise inspiratoire (bruyante) : le pharynx retrouve automatiquement sa tonicité et laisse à nouveau passer l'air.  Le syndrome des apnées du sommeil retentit fortement sur la vie quotidienne avec une qualité de vie dégradée années après années ; le sommeil insuffisant et très perturbé engendre fatigue et somnolence diurne.Apnées du sommeil, à rechercher chez tout hypertenduSur le plan cardiovasculaire, le syndrome des apnées du sommeil peut engendrer et aggraver une hypertension artérielle et une fibrillation auriculaire (rythme cardiaque irrégulier), deux facteurs de risque majeurs de maladies cardiovasculaires. A un stade sévère, le risque d'accident cardiovasculaire est au moins triplé !Pr Patrick Henry, cardiologue, Hôpital Lariboisière (Paris) : « Au fil des mois, l'hypertension artérielle due aux apnées du sommeil devient permanente et doit être traitée par des médicaments antihypertenseurs. Il est aussi judicieux de rechercher des apnées du sommeil chez toute personne hypertendue, mais aussi chez toute personne hypertendue chez qui les antihypertenseurs ne sont pas efficaces. Par ailleurs, traiter spécifiquement le syndrome des apnées du sommeil améliore l'hypertension, tout comme le fait de perdre du poids et d'arrêter la consommation d'alcool ».                                                                                                  Apnées du sommeil, qui peut en souffrir ?Le profil type de l'"apnéique" est la personne obèse, mais méfiance car parfois, certaines ne sont pas en surpoids. Ce syndrome des apnées du sommeil survient vers l'âge de cinquante-soixante ans. Souvent, ces apnées sont rencontrées chez les personnes souffrant de diabète de type 2 (80% des diabétiques, le diabète « sucré »), chez qui il diminue l'efficacité de l'insuline (insulinosensibilité) et perturbe l'équilibre de la glycémie (taux de sucre dans le sang), surtout avant la mise sous traitement.Chez les personnes qui ont un syndrome métabolique (tour de taille, glycémie, triglycérides, cholestérol LDL et tension artérielle élevés, faible taux de bon cholestérol HDL), on a retrouvé jusqu'à 60% d'apnées du sommeil modérées à sévères. *Pr André Scheen (Liège), président de la Société Francophone du Diabète : « Plus le syndrome des apnées du sommeil est sévère, plus le dosage qui permet de suivre le degré de contrôle du diabète (l'hémoglobine glyquée) est élevé et donc le diabète moins bien contrôlé. Mais ce que nous commençons à entrevoir c'est que les diabétiques de type 1 en souffrent aussi, pour 20% d'entre eux, pourtant rarement en surpoids ! »En effet, les diabétiques de type 1 ne sont pas à l'abri et on a récemment découvert qu'il y a davantage de coronaropathies, d'hypertension artérielle, de rétinopathie, de néphropathie et de neuropathie chez les diabétiques de type 1 apnéiques **.Apnées du sommeil, quand y penser ?Chez les personnes à risque d'apnées du sommeil, le principal facteur, devant la prise de poids, est l'alcoolisation aiguë, plutôt qu'une consommation modérée et chronique. L'état de léthargie qui s'ensuit contribue à relâcher ces muscles. Pour beaucoup, le fait d'arrêter de boire de l'alcool, surtout le soir avant le coucher, résout une partie du problème.Mais il n'est pas si facile de se rendre compte de ses apnées. Des phases de somnolence durant la journée (souvent accompagnées d'une baisse des capacités de travail) pourront donner l'alerte, comme le fait de se réveiller avec difficulté, fatigué après une nuit qui n'a pas été réparatrice. Ce sont souvent les remarques du conjoint sur le problème de ronflement que rencontre la personne apnéique qui attirent l'attention. Mais si la plupart des malades se recrute parmi les ronfleurs, tous les ronfleurs ne sont pas des apnéiques !Apnées du sommeil, que faire ?Jusqu'à il y a peu, les solutions médicales n'étaient pas satisfaisantes, soit inefficaces, soit difficilement supportables : la chirurgie (amygdalectomie associée à une résection la luette et la partie du tissu mou au fond de la gorge, voire exceptionnellement une trachéotomie dans les cas les plus sévères) et le port d'orthèses d'avancée mandibulaire. Dans les apnées légères, ces petits appareils amovibles dégagent le pharynx en avançant la mâchoire inférieure pour maintenir un filet d'air dans la bouche. Seuls 2% des apnéiques en sont équipés, une proportion inférieure à celle des pays voisins. Puis est arrivée la Pression Positive Continue (PPC). Le malade dort avec un masque où la pression de l'air inspiré est augmentée (d'à peine quelques millimètres de mercure) levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l'air de passer. Devant ces contraintes, 15% des patients refuseraient d'être appareillés, et 35% cesseraient de suivre le traitement.Pr Henry : « La miniaturisation des machines, leur perfectionnement (la bouche n'est plus desséchée notamment) sont tels qu'aujourd'hui, la Pression Positive Continue est bien mieux acceptée qu'auparavant (mais pas toujours !), surtout par ceux dont les apnées sont très sévères et qui retrouvent enfin des nuits reposantes et une qualité de vie satisfaisante ». "Appareiller" ces personnes soufrant d'apnées est indispensable, tant pour améliorer leur qualité de vie que pour corriger le risque cardiovasculaire associé aux apnées du sommeil. La Pression Positive Continue (PPC) pendant trois mois réduit de manière significative plusieurs composants du syndrome métabolique* et améliore la pression artérielle. Chez les diabétiques, on sait depuis peu qu'elle pourrait aussi corriger la variabilité de la glycémie la nuit, ainsi que la sensibilité à l'insuline. Une étude de 2015 suggère qu'il faudrait rester prudent avec cette technique chez les personnes présentant un certain type d'insuffisance cardiaque chronique (dite "avec fraction d'éjection altérée") ***.Apnées du sommeil : mieux dépistées et mieux traitéesEn 2014, plus de 800 000 personnes ont été mises sous ventilation (PPC) soit une progression de 15% par rapport à 2013, et les prévisions annoncent un million en 2016, pour un coût probable d'un milliard d'euros. Bonne nouvelle, cette explosion ne s'explique pas seulement par le vieillissement et le surpoids de la population, qui sont des facteurs de risque : les apnées sont surtout mieux diagnostiquées qu'autrefois. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique

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Le cholestérol au coeur des maladies cardiovasculaires

Le cholestérol, tout le monde en parle. Si la majorité d'entre nous sait qu'un taux élevé de LDL-cholestérol, qualifié de "mauvais cholestérol", met en péril notre santé cardiovasculaire, peu connaissent leurs propres taux de cholestérol. Une enquête européenne lève le voile sur ce paradoxe. Le cholestérol, cet inconnuOn a beau savoir que le cholestérol LDL en excès c'est-à-dire l'hypercholestérolémie, engage notre santé cardiovasculaire sur la mauvaise pente, agir en conséquence ne va pas de soi. Ce grand écart entre les connaissances théoriques sur l'hypercholestérolémie et la mise en oeuvre des moyens pour lutter contre ce phénomène est, en substance, le message de l'enquête Think Again About Cholesterol, menée auprès de plus de 12 000 adultes de 11 pays européens et du Japon par la Société européenne d'athérosclérose (1), dont la France. Dans l'Hexagone, si 88 % des adultes admettent l'importance de savoir s'ils présentent une hypercholestérolémie à lipoprotéines de faible densité (cholestérol LDL), 95 % d'entre eux n'ont aucune idée de leur propre taux de LDL-C ou ne l'ont jamais fait doser.  Or connaître son taux de cholestérol permet de mieux le surveiller, mieux gérer les facteurs de risque (tabagisme, hypertension artérielle, diabète), seul moyen d'inverser les taux extrêmement élevés de mortalité liée aux maladies cardiovasculaires en France et en Europe.Le cholestérol, ami ou ennemi ?Mais le cholestérol n'est pas "que" mauvais. Le cholestérol est nécessaire à la vie car il entre dans la fabrication de la membrane de nos cellules, des sels biliaires et des hormones. Néanmoins, un taux élevé de LDL cholestérol peut favoriser l'athérosclérose (accumulation de LDL-cholestérol sous forme de dépôts inflammatoires sur la paroi des artères). En réduisant le flux sanguin voire en obstruant les artères du coeur (coronaires) elle provoque accidents vasculaires cérébraux et douleurs thoraciques (infarctus du myocarde/crise cardiaque, angor/irrigation insuffisante du coeur etc.).- Plus le taux de cholestérol transporté par les particules LDL est important (≥1,6 g/L), plus le risque cardiovasculaire l'est aussi.- A l'inverse, plus le taux de HDL-cholestérol (le "bon cholestérol", "lipoprotéines de haute densité") est élevé, plus le risque d'athérosclérose est faible : un HDL ≥ 0,6 g/L est protecteur sur le plan vasculaire.77 % des plus de 40 ans ne connaissent pas les taux cibles appropriés selon l'enquête Think Again About Cholesterol (1). Chez les adultes à risque cardiovasculaire faible, les taux de cholestérol doivent être dosés tous les cinq ans. Chez ceux qui prennent des médicaments pour contrôler leur hypercholestérolémie (dont les statines), le dosage est annuel dès lors que l'objectif thérapeutique est atteint (2).Les maladies cardiovasculaires tuent une personne sur deuxMais le cancer inquiète plus ! Près de la moitié des sondés s'inquiète de son risque de cancer (40 %), alors qu'un quart seulement se préoccupe de son risque de maladie cardiovasculaire (27 %). Or, c'est en Europe qu'il y a le plus d'hypercholestérolémie par habitant et où la moitié de la mortalité est causée par les maladies cardiovasculaires selon l'Organisation mondiale de la Santé (3).Cholestérol : une alimentation saine ne résout pas tout91% des personnes interrogées avouent qu'elles devraient redoubler d'efforts dans leur régime alimentaire pour contrôler leur cholestérol (1). Pourtant, seule une partie du cholestérol provient de l'alimentation (25%). Le reste étant fabriqué dans le foie, le cholestérol alimentaire influe donc peu sur le cholestérol sanguin et il n'est pas du tout évident que le cholestérol que nous mangeons soit associé à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. L'élévation du mauvais cholestérol dans le sang est principalement liée à un défaut d'épuration de ce LDL par le foie, lié à la génétique et à l'environnement.Pr Éric Bruckert, chef de service d'Endocrinologie-Métabolisme (Hôpital La pitié Salpêtrière, Paris) : « Etre vigilant quant à son alimentation ne suffit généralement pas en cas de taux importants de LDL, après un accident cardiovasculaire ou en cas d'hypercholestérolémie familiale (maladie héréditaire). Plus encore que le cholestérol alimentaire, ce sont les graisses saturées qui sont impliquées dans la forte concentration du cholestérol LDL dans le sang chez la plupart des personnes ; elles empêchent que les particules de LDL soient captées par le foie. A l'inverse, les fibres des fruits et légumes améliorent l'élimination du cholestérol. Des aliments anti cholestérol en quelques sortes. Quant aux oeufs, longtemps décriés pour leur concentration -certes élevée- en cholestérol, nous pouvons en consommer en quantité raisonnable (2-3 fois/semaine) sans augmenter notre risque cardiovasculaire, que notre taux de cholestérol soit élevé ou non, que l'on soit sous médicament anti-cholestérol ou pas ».Les médicaments anti-cholestérol, les statines, souvent utiles76% des sondés estiment ne pas disposer d'informations claires sur les moyens à mettre en oeuvre pour contrôler le LDL cholestérol. Les campagnes médiatiques récentes ainsi que plusieurs ouvrages qui ont jeté le discrédit sur les médicaments qui réduisent la concentration de cholestérol dans le sang (statines) ne les y ont pas aidé. Une étude de décembre 2015 (4) a même montré qu'il y avait plus d'abandons de traitement par les malades après la parution de ce type d'articles et a même constaté l'ampleur des dégâts : l'arrêt prématuré des statines a conduit à un surcroit de risque d'infarctus du myocarde (crise cardiaque) et de décès par maladies cardiovasculaires !Alors que l'activité physique ne fait baisser que de 5% le taux de LDL cholestérol et que l'alimentation ne fait pas tout, les médicaments anti-cholestérol viennent en renfort dans plusieurs cas de figure :- Ils peuvent s'avérer utiles chez les diabétiques surtout à haut risque ou chez ceux qui cumulent les facteurs de risque (tabac, hypertension etc.) ou qui ont un taux très élevé de LDL-c (> 1,90 g/l).- Ils sont vraiment indispensables après un accident coronaire, un accident vasculaire cérébral, en cas d'artérite (maladies des artères) et d'hypercholestérolémie familiale. Les statines réduisent de 30% le risque de survenue d'un nouvel accident cardiaque.Comme tout médicament, ils ont des effets secondaires comme des crampes et parfois plus graves (foie, problèmes musculaires).  Source : e-santéHélène Joubert, journaliste scientifique

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L'insuffisance cardiaque : repérer l'essoufflement

L'insuffisance cardiaque touche plus d'un million de Français. Pourtant, cette maladie est méconnue du grand public, avec notamment une confusion autour des symptômes et du pronostic. Retour à la réalité avec le Pr Richard Isnard, cardiologue à Paris à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.   Quel est l'impact de l'insuffisance cardiaque sur la qualité de vie ? Quel est le pronostic ? « L'insuffisance cardiaque peut se définir comme un coeur qui ne fonctionne plus assez bien pour adapter son débit à l'augmentation des besoins comme marcher ou monter un escalier », indique le Pr Richard Isnard. L'essoufflement qui en résulte dépend de la sévérité de la maladie. Il peut ainsi survenir lors d'activités relativement importantes ou inversement au moindre effort comme celui fourni pour s'habiller ou faire sa toilette. Plus cette maladie est sévère, plus le retentissement sur qualité de vie est élevé, avec une nette limitation dans les activités. « Une personne atteinte d'une insuffisance cardiaque grave tolère mal les efforts et voit son périmètre de vie limité ». S'y associent souvent des symptômes dépressifs et du stress. D'autre part, lors des épisodes de décompensation où l'essoufflement se produit même au repos et où il y a des oedèmes, il est souvent nécessaire d'être hospitalisé pour recevoir des traitements par voie intraveineuse. Au final, tout contribue à altérer la qualité de vie et le pronostic. Il s'agit d'une maladie grave dont le risque de mortalité est très important : « un patient sur deux décède après 5 ans d'évolution ». Comment repérer une insuffisance cardiaque ? Existe-t-il des symptômes d'alerte ? 120.000 cas d'insuffisance cardiaque sont dépistés chaque année en France et 23.000 Français en décèdent. Cette maladie grave et de sombre pronostic représente la première cause d'hospitalisation des plus de 60-65 ans.Pr Richard Isnard : « L'essoufflement et la fatigue à l'effort sont les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque. Mais ils ont l'inconvénient de ne pas être spécifiques, tout comme les oedèmes dans les membres inférieurs, témoignant d'une rétention d'eau et de sel.Si tous les essoufflements et les oedèmes ne sont pas liés à l'insuffisance cardiaque, ils doivent néanmoins y faire penser, surtout si ces signes se manifestent chez un patient déjà connu à risque d'insuffisance cardiaque (antécédent d'infarctus, arythmie cardiaque, hypertension artérielle...). » Dans ces conditions, la probabilité que les symptômes soient en rapport avec insuffisance cardiaque est élevée. Cela dit, une insuffisance cardiaque peut aussi survenir chez une personne indemne de tout problème cardiaque jusque là. « Dans le pire scénario, c'est une urgence vitale. L'oedème aigu pulmonaire qui révèle la maladie relevant d'une prise en charge immédiate ». Qui sont les personnes concernées ? La fréquence de l'insuffisance cardiaque augmente avec l'âge : elle est diagnostiquée en moyenne à 75 ans. Mais si cette maladie touche davantage les sujets âgés, on peut aussi avoir une insuffisance cardiaque beaucoup plus jeune.Parmi les facteurs de risque, citons surtout l'hypertension artérielle, l'infarctus du myocarde, les arythmies cardiaques et certaines maladies du muscle cardiaque. Autant de femmes que d'hommes Avant 75 ans, les hommes sont plus touchés que les femmes. Mais ensuite le risque s'équilibre, voire s'inverse car les femmes vivent plus longtemps.Sur quoi repose le traitement ?En règle générale, cette affection nécessite la prise quotidienne  de plusieurs médicaments, avec des ordonnances comportant entre 4 et 5 médicaments différents. Ce traitement médicamenteux est donc contraignant. Parallèlement, un certain nombre de règles d'hygiène de vie s'impose à commencer par une alimentation peu salée.Certains patients doivent être implantés d'un pacemaker ou d'un défibrillateur (qui délivre un choc en cas de trouble du rythme sévère).Enfin, une toute petite minorité de patients relèvent de  techniques plus lourdes : le coeur artificiel ou la greffe cardiaque.Peut-on prévenir l'insuffisance cardiaque ? « Il s'agit de la prévention cardiovasculaire au sens large que les gens connaissent bien : activité physique régulière, lutte contre le surpoids, arrêt du tabac, dépister et traiter toute hypertension artérielle », conclut le Pr Richard Isnard. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Obésité : ces maladies associées auxquelles on ne pense pas

L'obésité n'est pas qu'un tour de taille ou une considération esthétique. Etre obèse est une maladie en soi, source de bien des maux. Si l'on connait le diabète, l'hypertension artérielle ou l'arthrose, on ignore souvent la réalité du risque de cancer lié à l'obésité mais aussi de syndrome des apnées du sommeil ou de lithiase biliaire.Revue de détail avec le Pr Jean-Michel Oppert, chef de service de Nutrition à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). De l'obésité aux maladies des tissus adipeux L'obésité est un excès de masse grasse corporelle qui entraîne des conséquences néfastes sur la santé, selon l'Organisation Mondiale de la Santé. L'indicateur pour approcher cet excès de masse grasse est l'indice de masse corporelle (IMC), supérieur à 30 kg/m². Il n'est cependant pas parfait car les maladies associées et engendrées par cet excès pondéral ne dépendent pas uniquement de la quantité de la masse grasse mais aussi de sa répartition, de la composition corporelle (rapport masse grasse/masse maigre), de l'âge et de l'ethnie. C'est pourquoi, il serait plus juste de parler de "maladies des tissus adipeux" plutôt que d'obésité.L'obésité abdominale est la plus problématique vis-à-vis du risque pour la santé car elle prédispose notamment au diabète et aux complications cardiovasculaires. En revanche, lorsque le tissu adipeux est réparti de façon globale ou concentré sur la partie inférieure du corps, il expose plutôt à des complications mécaniques (arthrose des genoux, insuffisance veineuse etc.). Obésité : la liste des maux Le diabète de type 2 80% des diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèse. Et parmi les personnes obèses, environ 30 à 40 % sont diabétiques de type 2. Tous les personnes obèses ne deviennent pas diabétiques. Des antécédents familiaux de diabète et une durée d'obésité longue accroissent le risque de diabète chez des personnes obèses.Les premiers des traitements sont l'activité physique et les adaptations alimentaires. Néanmoins, cela devient très vite insuffisant. La palette des médicaments ne cesse de s'élargir et certaines molécules récentes ont l'avantage de faire perdre quelques kilos, (analogues du GLP1, par exemple) en même temps qu'elles améliorent l'équilibre glycémique. Ce médicament n'est cependant pas autorisé en Europe pour traiter uniquement l'obésité. L'hypertension artérielle 40% des personnes obèses ont une hypertension artérielle. L'obésité abdominale favorise ce risque. Normaliser la tension est le seul moyen de protéger nos artères du vieillissement et de ses complications cardiovasculaires. La perte pondérale permet une amélioration de l'hypertension artérielle, mais elle peut être insuffisante. Globalement, la perte de poids, la limitation de la quantité des aliments riches en sel caché et l'augmentation de l'activité physique régulière ont une certaine efficacité. Néanmoins, celle-ci est plus faible que les médicaments antihypertenseurs. L'excès de cholestérol et de triglycérides Le syndrome métabolique est un ensemble de signes avant-coureurs de risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. L'obésité abdominale est l'une de ses composantes, avec l'élévation de la pression artérielle et de la glycémie. Une autre est la perturbation des lipides, caractérisée par une augmentation des triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le « bon cholestérol »). L'obésité abdominale contribue à une résistance des tissus à l'action de l'insuline, d'où une glycémie (taux de sucre dans le sang) qui s'élève et qui conduit au diabète, une hypertension artérielle mais aussi des anomalies lipidiques. Les maladies cardiovasculaires L'obésité prédispose à des anomalies du muscle cardiaque comme la très fréquente hypertrophie du ventricule gauche. En réponse à l'augmentation du débit sanguin cardiaque, le coeur va s'hypertrophier. Si des anomalies respiratoires s'ajoutent, la personne obèse peut développer une insuffisance cardiaque globale.Par ailleurs, le risque de syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde et menaces d'infarctus appelées "angor instable") est augmenté dans la population obèse, dû en grande partie à l'augmentation du nombre des facteurs de risque (plus souvent le diabète, l'hypertension et les dyslipidémies).L'obésité fait aussi partie des facteurs de risque de mort subite. Le taux annuel de mort subite est 40 fois plus élevé chez les personnes obèses (célèbre étude de Framingham), comparé aux non-obèses.Le risque d'accident vasculaire cérébral est lui aussi augmenté, bien que les données ne soient pas toutes concordantes.Enfin, l'obésité augmente le risque de problèmes veineux au niveau des membres inférieures avec un risque accru de phlébites, d'embolies pulmonaires et plus globalement de lymphoedème (accumulation de la lymphe dans les tissus conjonctifs, qui donnent aux jambes un aspect gonflé). Le syndrome des apnées obstructives du sommeil Jusqu'à 40 % des personnes obèses présentent un syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS), se manifestant par une fatigue, une somnolence ou des troubles de la concentration. Et parmi ceux qui en souffrent, 30% sont obèses. Les apnées du sommeil sont surtout une cause importante d'hypertension artérielle. A un stade sévère, le risque d'accident cardiovasculaire est au moins triplé.Par ailleurs, une autre complication respiratoire de l'obésité est l'essoufflement (dyspnée). Les troubles de la ventilation sont très fréquents en cas de surpoids ou d'obésité.Quant à l'asthme, il est souvent associé à l'obésité, sans qu'il soit possible d'affirmer qu'il est une complication de celle-ci. Les deux ont une forte composante inflammatoire à bas bruit, chronique. Les atteintes articulaires L'arthrose du genou, appelée aussi gonarthrose (usure du cartilage des articulations) est mécaniquement liée au stress mécanique dû à l'excès de poids. La perte de poids permet de réduire les contraintes articulaires mais n'est pas toujours suffisante pour soulager les symptômes.Les autres atteintes articulaires (arthrose des hanches, des mains, des doigts, inflammation des disques vertébraux etc.) sont pour leur part aggravées par l'excès pondéral qui agit via l'accumulation dans le tissu gras de substances (cytokines) qui se nichent dans des articulations, agissant à la fois au niveau systémique (général) et local.Perdre du poids est aussi bénéfique sur la douleur et permet même de retarder la chirurgie (perdre 5 kg réduit le recours à une intervention de 25 %). Les cancers Certains cancers hormono-dépendants ou liés au système digestif sont plus fréquents chez les personnes obèses comme ceux de la prostate, des voies biliaires, des reins, de l'endomètre, du sein après la ménopause, de l'oesophage et le cancer colorectal. Selon l'OMS, l'obésité compterait pour un tiers dans l'apparition de ces cancers. Le fait que le taux sanguin d'insuline (un facteur de croissance) soit accru chez les obèses (hyper-insulinémie) pourrait favoriser la croissance cancéreuse. L'apport calorique pourrait intervenir (cancer du côlon), ainsi que l'excès d'estrogènes chez les femmes obèses dans le cancer du sein. La stéatose hépatique La surcharge du foie en gras (stéatose) est fréquente dans l'obésité. Ce peut être une stéatose pure (« foie gras ») sans inflammation ni trop de risque d'évolution, ou bien d'emblée un stade plus avancé appelé stéatohépatite non alcoolique (NASH). Cette dernière peut aller jusqu'à la cirrhose voire le cancer (carcinome hépatocellulaire). C'est aussi, à elle toute seule, un facteur de risque cardiovasculaire, d'hypertension et de diabète. Il suffit de perdre un peu de poids pour obtenir une forte diminution de la graisse hépatique mais aussi de la résistance à l'insuline, premier pas dans la maladie diabétique. La lithiase biliaire La formation de calculs biliaires est fréquente chez les personnes obèses, avec une augmentation transitoire lors de l'amaigrissement surtout lorsque la perte de poids est très rapide (suites de chirurgie de l'obésité ou bariatrique par exemple).« Chez les personnes dont le poids dépasse de 20 % le poids idéal théorique, la prévalence de la lithiase est multipliée par deux, explique le Dr Didier Mennecier, Hépato-gastroentérologue et addictologue (Paris). Cela est dû à une augmentation de la synthèse et de la sécrétion biliaire du cholestérol. De plus, un régime hypercalorique favorise la formation des calculs. Il en est de même des régimes riches en acides gras polyinsaturés ». L'hyper-uricémie La forte concentration d'acide urique dans le sang est plus fréquente en cas d'obésité mais la raison en est encore mal connue. Elle peut entraîner des crises de goutte (accumulation de cristaux d'acide urique au niveau des articulations) ou des calculs rénaux. La perte de poids a un effet bénéfique. Le reflux gastro-oesophagien L'obésité abdominale et l'embonpoint (à l'origine d'une augmentation de la pression abdominale), ainsi qu'une forte consommation de lipides jouent un rôle prépondérant le reflux gastro-oesophagien (douleurs derrière le sternum et surtout un reflux d'acide de l'estomac vers la bouche). Les cycles menstruels perturbés L'absence de règles ou des irrégularités du cycle menstruel sont fréquentes chez la femme obèse. Des troubles hormonaux (excès d'androgènes) sont souvent associés, à l'origine d'une raréfaction des ovulations et une baisse de fertilité. Celle-ci peut aussi être due à un syndrome des ovaires polykistiques, plus souvent retrouvé chez les femmes obèses. Ce trouble hormonal provoque une augmentation inhabituelle de la production d'androgènes dans les ovaires, perturbant la production d'ovules. Au lieu d'être libérés au moment de l'ovulation, les ovules se transforment en kystes. L'incontinence urinaire L'obésité est bel et bien un facteur de risque de prolapsus génitaux ("descente d'organes") mais aussi souvent d'incontinence urinaire (risque multiplié par 1,5 à 2,5). Il semble que tous les types d'incontinence (à l'effort et par impériosité) soient touchés. De plus, l'obésité accroit la sévérité d'une incontinence urinaire. La pression abdominale due au surpoids serait principalement en cause et la perte de poids améliore très nettement les symptômes. L'hypertension intracrânienne Plus fréquente chez les femmes obèses (jusqu'à 20 fois plus qu'en population générale) souvent jeunes vers la trentaine, elle se manifeste par des maux de tête tenaces, des vomissements et des troubles visuels. C'est une urgence médicale car il y a un risque d'atteinte de la vision. Les troubles psychiques, de l'image de soi et sociaux Dépression, syndrome anxio-dépressif, baisse de l'estime de soi... ces troubles sont plus fréquents chez les personnes obèses, mais difficile de déterminer quelle est la cause et la conséquence. L'aspect socio-économique dans l'obésité est majeur. L'obésité est cinq fois plus fréquente parmi les revenus les plus faibles comparé aux plus élevés. En plus d'être inégalitaire, l'obésité est source d'inégalités annexes: difficultés sociales et relationnelles du fait de la stigmatisation des personnes obèses dans notre société et de la culture de la minceur, difficulté d'accès à l'emploi à diplôme égal, niveaux de salaires plus bas, taux de chômage plus important... Il y a environ 15% de personnes obèses en France** (1,2% d'obésité massive/sévère). Un chiffre qui a doublé en 15 ans (quadruplé pour l'obésité massive), avec une tendance à la stabilisation dans les classes socio-économiques les plus élevées mais à l'augmentation dans les catégories de revenus les plus faibles. Source : e-santé   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Ultraviolets : les conséquences du soleil sur notre peau

Le soleil est un ami à apprivoiser. A juste dose il dore notre peau, booste notre moral. Mais des surexpositions aux rayons ultraviolets peuvent avoir des conséquences sérieuses. Zoom sur les effets du soleil sur notre peau des plus agréables aux plus dangereux. Ultraviolets, soleil et la vitamine DA petite dose, le soleil est bénéfique pour notre santé. En effet, les rayons UVB permettent la synthèse de vitamine D impliquée dans de nombreux mécanismes vitaux. La vitamine D joue un rôle important dans l'absorption et la fixation du calcium sur les os. Elle est donc vitale pour le bon développement du squelette.Le bon tempo pour se constituer un "stock" suffisant de vitamine D ? Cinq à quinze minutes d'exposition solaire deux ou trois fois par semaine au cours des mois d'été suffisent pour conserver des concentrations de vitamine D élevées. Et si vous partez en vacances sous le soleil des Tropiques, les durées d'expositions peuvent même être raccourcies !A noter, les expositions doivent toujours se faire avec une protection solaire.UV, soleil et bronzageCe dont rêve bon nombre d'estivants ? Revenir de vacances avec un joli bronzage. Considéré comme esthétique dans nos sociétés, le bronzage est avant tout un mécanisme de défense : pour se protéger du soleil, la peau stimulée par les UVB produit un pigment, la mélanine, qui brunit l'épiderme. Le bronzage induit par l'exposition au soleil peut durer plusieurs semaines, mais disparaîtra progressivement dès qu'il n'y aura plus de nouvelle exposition.A noter, la montée en mélanine qui pigmente la peau est une barrière naturelle contre les rayons UV. Toutefois, si une fois bronzée on peut opter pour un indice de protection plus faible, le bronzage ne permet pas de se passer complètement de crème solaire.UV et épaississement de l'épidermeL'épaississement de l'épiderme est un phénomène naturel de défense de la peau quand elle a reçu une dose trop importante de rayons UV. "Dès la 24ème heure d'exposition, le nombre de divisions cellulaires augmente", explique le Dr Nina Roos dans son ouvrage Une peau en pleine forme*. Sous l'effet des UVB, les couches supérieures de la peau s'épaississent pour protéger les cellules basales de l'épiderme (qui assurent la régénération de la peau). La peau devient plus sèche et a besoin d'une bonne dose d'hydratation pour conserver sa souplesse et son éclat.UV et taches pigmentairesLes UVA jouent un rôle important dans l'apparition de taches pigmentaires (aussi appelées taches brunes). Ils provoquent une surproduction de mélanine localisée présente dans les cellules superficielles de la peau ce qui se traduit en surface par l'apparition de taches foncées sur les zones exposées.UV et vieillissement cutanéLes UVA sont également impliqués dans le vieillissement cutané. Comment ? Ils provoquent l'activation des radicaux libres dans les cellules profondes de la peau qui vont attaquer l'ADN, modifier le fonctionnement de la cellule ou la tuer. Sous l'action des radicaux libres, la peau perd en élasticité et en surface des rides apparaissent. Les rayons du soleil dessèchent par ailleurs la peau ce qui la rend rugueuse et moins éclatante.Comment lutter contre le photovieillissement ? En optant lors de ses séances de bronzage pour une crème solaire avec un indice UVA égal à au moins 1/3 de l'indice SPF (si l'indice SPF est de 50, l'indice anti-UVA doit être au moins de 16).Rayons UV et coup de soleilLe coup de soleil est l'une des conséquences immédiates d'une exposition prolongée. Dans les 15 à 20 heures qui suivent l'exposition, la peau prend une couleur rouge vif. Il s'agit d'une brûlure au premier degré provoquée par les UVB. Parfois le coup de soleil peut correspondre à une brûlure au second degré avec apparition de bulles et d'une douleur vive. Il est généralement suivi d'une desquamation (la peau pèle).Les coups de soleil sont à éviter au maximum car au-delà de la douleur, ils augmentent le risque de développer un jour un cancer cutané. Pour s'en prémunir, la protection solaire est indispensable. Pour les peaux claires, l'indice SPF 30 est un minimum, un SPF 50 étant l'idéal, selon les zones d'ensoleillement.A noter, les peaux noires peuvent également prendre des coups de soleil. Si c'est le cas, une protection de SPF 20 doit être appliquée aux heures les plus ensoleillées.Lucite et allergie au soleilIl existe plusieurs allergies au soleil dont la plus fréquente est la lucite estivale bénigne. Elle touche majoritairement les femmes. La lucite estivale bénigne se déclenche dès le premier bain de soleil, sous l'effet des UVA. Elle se traduit par l'éruption sur le décolleté, les bras, la nuque, le dos de petits boutons rouges qui démangent. Cette photosensibilité peut être associée à certains médicaments (certains anti-inflammatoires, antibiotiques, tranquillisants, antidépresseurs). Ces éruptions cutanées récidives à chaque nouvelle exposition au soleil, mais disparaissent peu à peu quand le bronzage apparait. La lucite estivale récidive tous les ans.Pour éviter ces éruptions cutanées la protection solaire et le zéro bain de soleil sont indispensables. Et pour calmer les poussées le médecin peut prescrire des antihistaminiques oraux et une crème à base de corticoïdes. Sans traitement et sans nouvelle exposition, la lucite disparait d'elle-même sous une semaine.Soleil et cancer cutanéLes UVB ont deux actions possibles sur les cellules qu'ils pénètrent. Soit ils entraînent la mort de la cellule, soit ils modifient une partie de son ADN ce qui conduit à des mutations plus ou moins importantes qui peuvent mener sur le long terme à la formation cellules cancéreuses (carcinome ou mélanome).Si vacances et soleil riment avec bronzage et bonne humeur, les expositions solaires pour rester bénéfiques doivent être consommées avec modération. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté

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La pollution s'attaque aussi à notre cerveau

Il est temps de partir respirer l'air pur et de se mettre au vert car la pollution est néfaste pour notre cerveau. De plus en plus d'études attestent des effets de différents polluants sur le déclin cognitif, le QI et les troubles du comportement des enfants. Notre cerveau davantage exposé à la pollution« On connait le lien entre la pollution et les maladies respiratoires et cardiovasculaires mais ce que l'on sait moins, c'est qu'elle altère aussi le cerveau. Le nombre de publications scientifiques sur ce sujet augmente chaque jour davantage », affirme le Dr Véronique Narboni, vice-présidente de Sustainable Brain Health Institute. Cette association, créée l'année dernière et située à Bruxelles, s'est donnée comme objectif de sensibiliser le grand public européen sur la nécessité de protéger nos neurones. « Le cerveau est un organe clé, il faut prendre soin de lui tout au long de notre vie et pas seulement quand on commence à perdre la mémoire, souligne-t-elle. D'autant que l'espérance de vie s'accroit et qu'il est donc exposé plus longtemps à de nombreux polluants ». La pollution atmosphérique en causeAux États-Unis, une étude, réalisée dans la région de Boston sur des seniors, montre une baisse des performances cognitives chez les plus exposés aux particules fines émises par les gaz d'échappement des voitures. Une étude suédoise note également que les riverains de zones d'intense trafic routier ont 40% de risques supplémentaires de déclarer une démence de type Alzheimer. Selon toute hypothèse, la pollution pourrait provoquer une réaction inflammatoire. Des chercheurs ont, en effet trouvé, des traces d'inflammation sur l'hippocampe de souris soumises à un air pollué qui présentaient, par ailleurs, des troubles de la mémoire et des signes anxiodépressifs. Les particules fines pourraient aussi accélérer le vieillissement du cerveau en réduisant sa substance blanche. Autre nouvelle inquiétante : une vaste étude* vient de révéler que la pollution de l'air est responsable de 10,2% des AVC dans les pays développés et 33% dans les pays pauvres. Attention au cerveau des enfantsD'autres polluants s'attaquent à notre matière grise. C'est le cas des substances chimiques dont certaines peuvent être très toxiques pour le cerveau. En 2009, l'Inserm a reconnu que « l'exposition aux pesticides double le risque de maladie de Parkinson chez les agriculteurs ». La maladie figure désormais sur la liste des maladies professionnelles. Mais si, aujourd'hui, tout le monde est en contact avec des polluants, à commencer par l'air intérieur des maisons, les plus vulnérables sont les enfants à cause de leur cerveau en développement. « Notre cerveau n'a qu'une seule chance de se développer. Les dégâts subis par le cerveau d'un foetus ou d'un enfant seront probablement irréversibles », écrit Philippe Grandjean (2). Dans son dernier livre, ce professeur de médecine environnementale à Copenhague et Harvard, reconnu comme l'un des plus éminents spécialistes internationaux du sujet, n'hésite pas à parler de « fuite chimique des cerveaux ». Trop de pollution : baisse du QI, trouble de la mémoire, autisme...Des chercheurs, ayant mesuré les taux de deux phtalates (plastifiants utilisés partout) dans les urines de 328 New-Yorkaises pendant leur troisième trimestre de grossesse, ont suivi ensuite leurs enfants. Résultat : à l'âge de 7 ans, chez les bébés dont les mamans avaient les concentrations les plus hautes, le QI était inférieur de 7 points à celui des enfants exposés in utero à des doses moindres. En France, un travail de l'Inserm a noté que les enfants qui présentaient les plus forts taux de pyréthrinoïdes (produit antipoux et antimoustiques) avaient plus de difficultés dans  compréhension verbale et la mémoire de travail que ceux qui en avaient moins. D'autres travaux montrent que des substances, désormais interdites mais très persistances dans l'environnement comme les PCB (utilisés dans les équipements électriques) et que l'on retrouve dans la chaîne alimentaire -à travers les poissons notamment- peuvent entraîner une baisse de la mémoire dès l'âge de 4 ans et des difficultés de concentration à l'âge de 11 ans lorsqu'ils sont décelés en quantité importante dans le cordon ombilical et, en proportion moindre, dans le lait maternel (3). En outre, ces expositions prénatales à de nombreux perturbateurs endocriniens pourraient être en cause dans les maladies neurocomportementales : troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) et du spectre autistique. Philippe Grandjean : « La prévalence de certains de ces troubles paraît en hausse, ce qui tend à exclure une origine génétique. Les facteurs environnementaux font partie des suspects ». Source : e-santé Brigitte Bègue journaliste santé

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Emmener son animal de compagnie en vacances : ce qu'il faut savoir

Les grandes vacances d'été sont synonymes pour vous de départ au soleil, de baignades et de balades sur la plage, loin de votre quotidien. Mais qu'en est-il de votre compagnon à quatre pattes ? Voyagez-vous avec lui ? Tous nos conseils pratiques pour passer des vacances sereines avec votre animal de compagnie. Animaux de compagnie, chien et chat : les emmener en vacances ou les faire garder ?Tous les étés, plus de 60 000 animaux de compagnie sont abandonnés lors des départs en vacances. Il existe pourtant de nombreuses solutions de garde : le passage d'un voisin, d'un ami ou d'un membre de la famille au domicile, les pensions, les gardes à domicile, les familles d'accueil ou encore les échanges de garde. Peut-être vous posez-vous chaque année la question d'emporter votre animal avec vous sur votre lieu de vacances d'été ? Sachez que cette décision doit dépendre principalement des besoins de l'animal : le chien aime être avec son maître. Il vivra mal le fait d'être loin de lui, voire pire de rester seul la majeure partie de la journée. Le chat est plus attaché à son environnement et plus indépendant. Il sera plus difficile de le faire voyager avec vous, sauf si vous l'y avez habitué depuis tout petit.Voyager avec son animal de compagnie : quelles formalités administratives ?La seule obligation légale sur le territoire français est l'identification de l'animal, par une puce électronique ou par un tatouage. Attention, si l'on passe une frontière, le tatouage doit avoir été effectué avant le 3 juillet 2011 sinon il ne sera pas reconnu. Cette identification est utile si l'animal de compagnie se perd : 100 000 chiens et chats sont retrouvés chaque année grâce à leur puce.Dès lors que l'on passe une frontière, même au sein de l'Union Européenne, le vaccin contre la rage est obligatoire. Il ne se pratique qu'à partir des trois mois de l'animal, et pour toute première vaccination, il n'est valable qu'au bout de 21 jours. Il faut donc s'y prendre 1 mois avant le départ.Il est également obligatoire de détenir le passeport européen de l'animal, délivré par votre vétérinaire, qui va y attester que les vaccins sont à jour pour voyager. Une exigence supplémentaire s'applique pour un voyage au Royaume-Uni, où un traitement contre l'échinococcose (maladie liée à un ver) doit être effectué par un vétérinaire 1 à 5 jours avant le passage de la frontière. Au-delà de l'Union Européenne, il faudra consulter les sites internet des ambassades ou des consulats du pays pour connaître les formalités spécifiques.La trousse de secours à emporter pour son animal Un désinfectant non alcoolisé (type Bétadine) et des compresses, pour désinfecter les petits bobos. Une bande et du sparadrap, pour faire une compression sur une blessure hémorragique en attendant d'aller chez le vétérinaire. Un crochet anti-tiques : surtout pour les chiens pour lesquels la piroplasmose transmise par les morsures de tiques peut être mortelle. Il faudra surveiller tous les jours le pelage de l'animal pour s'assurer qu'il n'y a pas de tiques. Du sérum physiologique pour nettoyer les yeux si besoin. Une solution pour nettoyer les oreilles : comme pour les humains, ne jamais utiliser de cotons tiges ! Un traitement efficace contre les puces : sous forme de spray, de collier ou de pipettes. Demandez conseil à votre vétérinaire ou votre pharmacien. Transporter son animal de compagnie dans de bonnes conditionsLe trajet, qu'il s'effectue en voiture, en train ou en avion, constitue la première étape des vacances. Il faut donc respecter quelques consignes de sécurité et les conseils pratiques ci-dessous pour que tout se passe bien. Ne jamais transporter un animal ventre vide. Les nausées et les vomissements sont plus fréquents quand l'animal n'a rien mangé. Donnez-lui donc ¼ de sa ration alimentaire quotidienne une heure avant le départ et le reste à l'arrivée. Si toutefois votre animal est toujours malade dans les transports, demandez conseil à votre vétérinaire qui pourra lui prescrire un traitement adapté en fonction de son poids et de sa taille. Pour un trajet en voiture, l'animal voyagera dans un panier ou une cage adaptés soit sur la banquette arrière fixé à la ceinture de sécurité soit dans le coffre si il existe une communication entre l'habitacle de la voiture et celui-ci (pas de plage arrière, voiture break). Sinon, il existe des harnais bien pratiques qui se fixent à une ceinture de sécurité. En cas d'accident, l'animal sera maintenu et il ne pourra pas gêner le conducteur pendant le trajet. Il faut s'arrêter toutes les deux heures pour sortir l'animal. Toujours le tenir en laisse : les aires d'autoroute ne sont pas des endroits familiers pour les animaux qui peuvent être effrayés et s'échapper. On devra permettre à l'animal de marcher, faire ses besoins et boire à chaque fois. Ne jamais laisser un animal seul dans une voiture, même fenêtres ouvertes : en plein soleil, la température augmente d'un degré toutes les minutes... Il risque donc en un rien de temps le coup de chaleur, le coma puis la mort. On ne laisse jamais l'animal passer sa tête par la fenêtre quand on roule car il pourrait attraper une otite ou une conjonctivite à cause du vent. Pour un voyage en train, se renseigner auprès de la compagnie. La SNCF autorise les animaux de moins de 6 kilos dans un sac adapté. Le prix du billet pour l'animal est dans ce cas de 7 euros. Pour les animaux plus lourds, on paie la moitié d'un billet de classe éco. Les chiens doivent être tenus en laisse et muselés. Pour un voyage en avion, en règle générale les animaux de compagnie moins de 4 kilos peuvent être gardés en cabine dans un sac adapté. Il faut prévenir la compagnie au moment de la réservation. Les animaux de plus de 4 kilos voyageront en soute. Renseignez-vous bien auprès de votre compagnie sur les modalités de transport des animaux. Conseils pratiques pour la santé de l'animal en vacances En été, ne changez pas les habitudes alimentaires de votre animal, que ce soit le type de nourriture ou sa quantité. Cela pourrait lui procurer des désordres digestifs car sa flore n'aurait pas le temps de s'habituer. Pour tout changement dans l'alimentation, il faut toujours respecter une période de transition douce sur au moins une semaine, en mélangeant l'ancienne alimentation à la nouvelle. Pensez à bien hydrater votre animal en lui proposer de l'eau propre et fraîche à volonté, quelque soit les conditions. Emportez donc toujours avec vous une gamelle ou un récipient pour lui proposer à boire. Si vous souhaitez aller à la plage avec votre chien, vérifiez que celle-ci est autorisée aux animaux et s'il existe des horaires d'interdiction. Ces informations peuvent se trouver sur les sites internet des municipalités ou des offices de tourisme. A la plage, on peut laisser son chien se baigner, mais il faudra le rincer soigneusement à l'eau claire le soir pour éliminer le sel qui pourrait créer des irritations. Il faudra aussi contrôler les coussinets pour voir si des grains de sable ne s'y sont pas coincés. Si on reste longtemps au soleil, on réserve à notre animal un coin d'ombre sous un parasol et on lui propose de l'eau pour éviter la déshydratation. De même, pour éviter l'insolation, principal risque pour les animaux l'été, il ne faudra pas prévoir de trop longues balades en plein soleil. Pour les chiens aux oreilles tombantes comme les cockers, on peut épiler l'intérieur des oreilles afin d'éviter que des épis de graminées ne s'y accrochent et migrent dans le conduit auditif. Dans tous les cas, une visite chez votre vétérinaire quelques mois avant un voyage est vivement recommandée pour s'assurer que votre animal peut voyager avec vous en toute sérénité. Il pourra vous donner des conseils personnalisés en fonction de votre animal et de votre destination.Vous trouverez également pleins de conseils sur la préparation des vacances, mais aussi sur le mode de garde de votre animal sur le site internet : http://ilspartentavecnous.org. Source : e-santé   Dr Magalie Le Bihan, Pharmacien

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Activité physique en entreprise : terminée, la sédentarité du travailleur !

Nous vivons la moitié de notre temps éveillé au travail. Si certains métiers procurent aux travailleurs la juste dose d'activité physique quotidienne nécessaire à leur santé  - extraction et transformation des matières premières, manutention, usinages, métiers physiques, efforts corporels divers... - il faut bien reconnaître que les métiers du secteur tertiaire, ceux des entreprises de services, qui se satisfont d'un bureau, d'une chaise, d'un ordinateur et d'un téléphone pour l'accomplissement des tâches requises, n'offrent à leurs actifs que la perspective de la sédentarité pourvue des  facteurs de risques pour la santé qu'elle engendre. Les politiques RSE (responsabilité sociale de l'entreprise) établissent désormais un lien entre le sport, la santé et le mieux-être des collaborateurs, et pointent  ses vertus sur les plans managérial ou économique. Alors, comment bouger au bureau, en attendant les plans d'envergure que nous promettent les patrons ?  Nicolas Bertrand, kinésithérapeute et ostéopathe, co-fondateur de la méthode Macadam Tonic, nous a préparé sur mesure quelques exercices simples et efficaces.   Expérience du sport au bureau : une seconde vie commence ! « L'activité physique devient un thème perçu de plus en plus comme important par les entreprises françaises. La voie du sport santé (par opposition au sport compétition, NDLR) est un outil complémentaire mis à disposition des entreprises dans le cadre de la RSE ", explique Didier Besseyre, président de la Fédération française du sport d'entreprise (FSSE).Une activité physique sportive qui permet de contrecarrer la menace de la sédentarité par le développement de (nouvelles ?) compétences physiques, qui vont avoir un impact concret sur le coeur et la santé; et qui doit pouvoir se pratiquer pendant la journée de travail, lorsque le temps disponible hors bureau se trouve accaparé par la vie de famille, les tâches domestiques, les obligations de toutes sortes.Bénéfices de l'activité physique pour les salariés Amélioration de la santé et de la condition physique Diminution des risques liés à l'inactivité physique Contrôle et stabilité du poids Prévention des maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, ostéoporose, dépression, et certains cancers ... Prévention des TMS (Troubles Musculo- Squelettiques) Prévention des douleurs diverses liées aux postures répétitives inconfortables Prévention des risques psychosociaux Selon le CNOSF, (comité national olympique sportif français) « les programmes d'activité physique font chuter l'absentéisme de 32 % et diminuent de 7 à 21 % le risque de maladie. »Bénéfices de l'activité physique pour l'entreprise Hausse de la productivité Diminution des dépenses liées aux soins de santé Diminution des absences causées par les maladies Réduction des taux d'absentéisme, de rotation du personnel Baisse du nombre et de la fréquence des accidents et des blessures (notamment lors de la réalisation de tâches physiques) Revalorisation de l'image et de l'attractivité de l'entreprise (auprès des salariés, des partenaires extérieurs, etc.). Bénéfices de l'activité physique pour le management Amélioration du climat social et de la qualité de vie au travail Satisfaction professionnelle et bien-être au travail accrus Développement d'une culture d'entreprise positive Amélioration de la concentration Productivité et efficacité au travail accrues Meilleur moral et effets bénéfiques sur l'humeur Plus grande capacité à gérer le stress : les employés sont plus calmes et détendus Stabilisation de l'effectif Diffusion des valeurs de dynamisme, de performance Développement de l'esprit d'équipe Meilleures relations entre les employés (lien social créé). Activité physique en entreprise : tentons l'expérience quelques minutes par jour De quoi avons-nous besoin ?Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande de faire de l'activité physique chaque jour de la semaine.Pour les adultes de 18 à 65 ans , il est recommandé une activité physique de type aérobie (endurance) d'intensité modérée pendant une durée minimale de 30 minutes 5 jours par semaine ou une activité de type aérobie d'intensité élevée pendant une durée minimale de 20 minutes 3 jours par semaine (recommandations de l'OMS).  Il faut satisfaire à 3 types d'efforts : Des exercices d'endurance : marcher, participer à des compétitions ou des tournois organisés par l'entreprise, se rendre au travail à vélo, etc. Des exercices d'assouplissement : faire des étirements au poste de travail, pratiquer des activités telles que la gymnastique dites douce etc... Des exercices de développement de la force : Monter les escaliers, développer ses muscles, soulever des poids, etc. Un investissement sport et santé aisément réalisable par l'entrepriseCes activités physiques au travail dépendent du secteur d'activité et de la taille de l'entreprise.  Elles conviennent à tous les niveaux de forme physique, que l'on soit sportif ou non, et doivent idéalement être partagées par tous, dans une logique de cohésion et de proximité, du premier échelon hiérarchique jusqu'au président !L'organisation de l'entreprise et son investissement pour le sport en interne peut prendre la tournure suivante : Aménagement d'une salle de sport dédiée  avec des cours assurés par un professionnel. Inciter le personnel à monter les escaliers quotidiennement. Plan de Déplacements Entreprise (PDE): un tel plan vise à encourager les salariés à se rendre au travail à pied ou à vélo. Mise à disposition de vélos : les salariés peuvent utiliser des vélos de l'entreprise pour leurs trajets quotidiens professionnels, un stationnement dédié et sécurisé est prévu, ainsi que des douches et des vestiaires. Aménagement des horaires de travail, pour permettre aux salariés de pratiquer une activité physique ou sportive sur son lieu de travail ou à l'extérieur. Organisation d'activités de loisirs comme des promenades pendant l'heure du déjeuner, des journées d'activités, des sorties pour pratiquer des sports collectifs. (Golf éducatif, marche nordique...) Participation et préparation physique à des événements sportifs (marathons, courses, tournois interentreprises...). Echauffement sur les chantiers des métiers du bâtiment, afin d'éviter les accidents dès les premières heures de travail. Ces mesures entraînent une réduction significative du nombre d'accidents du travail. Information et communication : opérations de sensibilisation et d'accompagnement via l'Intranet ou les revues internes, diffusion de documents sur les modes de vie sains. Activité physique au bureau : 3 exercices sur mesure Selon Nicolas Bertrand, de Macadam Tonic, tout commence par une histoire de posture au poste de travail et d'ergonomie : « Apprenez à bien régler votre poste de travail. Le bas du dos bien collé à votre fauteuil, la tête à peu près à une longueur de bras de votre écran, le regard à la hauteur de la première ligne d'écriture, les coudes à angle droit, le clavier à 10 à 15 cm du bord du bureau, les épaules détendues, l'arrière des genoux qui ne touchent pas le siège ... Et vous êtes paré pour la journée. »1er exercice : bascule du bassin, droite/gauche En position assise, prenez conscience de vos appuis et faites travaillez vos abdominaux dans cet exercice facile à réaliser sur n'importe quel siège. Transférez le poids  de votre corps d'une fesse à l'autre. Maintenez la position six secondes sur chaque fesse puis alterner. Faire 2 séries de 10 mouvements. 2ème exercice : transverse de l'abdomen assis Muscle abdominal particulièrement actif dans la respiration, le transverse de l'abdomen permet de maintenir le ventre rentré pendant la phase d'expiration (souffle).  Soufflez au maximum en essayant de plaquer le bas votre dos sur le mur. Maintenez la position 6 secondes en restant en apnée. Faire 2 séries de 10 mouvements. 3ème exercice : swing chaise bureau Dans cet exercice vous devez dissociez le haut du corps du bas du corps. Dans un mouvement de rotation opposée (plus simple avec une chaise de bureau  pivotante). Réaliser 20 mouvements (10 à droites, 10 à gauche) Les exercices physiques à faire au bureau en vidéo Source : e-santé   Isabelle Gayrard-Auzet Redactrice en Chef

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Cancer colorectal : dois-je me faire dépister ?

A l’occasion du ColonDays, 1000 gastro-entérologues se mobilisent la semaine du 7 au 14 mars pour répondre à vos questions sur le cancer colorectal, au sein des cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux français. Guéri dans 90% des cas lorsqu’il est découvert tôt, se faire dépister est le seul moyen -radical- de l’éliminer. Encore faut-il connaître son niveau de risque de cancer.   Cancer du colorectal : seul 1 Français sur 3 se fait dépister Comme chaque année, Mars Bleu est le mois du cancer colorectal. 42 000 nouveaux cas et 17 500 décès sont dénombrés annuellement en France. Alors que le cancer du côlon est, avec celui du poumon, l’un des plus mortels, moins d’un Français sur trois (30%) se fait dépister. Ce chiffre ne semble pas progresser avec les années, probablement parce qu’une grande partie de la population (54%) persiste à ne pas se considérer comme « à risque »*. Résultat, 50% des cancers diagnostiqués sont métastatiques, c’est à dire qu’ils ont déjà essaimé dans le reste du corps. Or, à ce stade du diagnostic, le risque d’en mourir est de 80 %. A l’inverse, lorsque le cancer colorectal est pris tôt (avant l’apparition des symptômes, grâce au dépistage**) la guérison avoisine les 90% voire 100%. Le cancer colorectal se développe sur plusieurs années à partir de polypes "poussant" sur la paroi tapissant l’intérieur du côlon et du rectum. C’est simple : enlever un polype bénin permet d'éviter un cancer du côlon potentiel. Rare avant 50 ans, sa fréquence augmente par la suite. L’enquête nationale « Vivre avec un cancer colorectal » pour l’Association France Côlon rendue publique en février 2017 confirme ce retard au diagnostic : une personne sur deux a découvert sa maladie alertée par des symptômes spécifiques (principalement sang dans les selles et fatigue) ; cependant, plus d'un tiers des patients (34 %) a attendu plus de six mois avant de consulter. Quelles sont les personnes à risque « moyen » de cancer colorectal ? Avant l’âge de 50 ans, le risque étant faible, il n’est pas question de dépistage. Passé cet âge, le risque est soit "moyen" soit "élevé". Sans symptôme ni antécédent personnel ou familial de cancer ou d’adénome colique (polype > 1 cm), le risque est qualifié de « moyen », c’est-à-dire un risque de 3% de développer ce type de cancer. Globalement, 70-75% des cancers du côlon surviennent chez ces personnes à risque « moyen ». Le dépistage, réalisé à l’aide d’un test « immunologique » est préconisé tous les deux ans. Il vise à déceler la présence de saignement occulte dans les selles. Chaque intéressé reçoit par courrier une invitation au dépistage, pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Quelles sont les personnes à risque « élevé » de cancer colorectal ? Environ 20% des cancers colorectaux surviennent chez des personnes à risque « élevé » et 5 à 10% chez celles à risque « très élevé ». Le risque est qualifié d’« élevé » en cas d’antécédents familiaux et/ou personnels de polype ou de cancer colorectal. Un cancer colorectal sur trois est familial. En cas d’antécédents de cancer colorectal, plus les personnes sont apparentées à un degré proche et plus le nombre de parents touchés est important, plus grand est le risque de cancer. Compter un apparenté du premier degré avec un cancer colorectal ou un polype avant l’âge de 65 ans (ou si la personne a deux apparentés du 1er degré touchés, quel que soit leur âge) indique la réalisation d’une coloscopie de dépistage. En effet dans ce cas, le "test immunologique" est inutile et la coloscopie s’impose d’emblée. On entre alors dans le domaine de la prévention et non plus du simple dépistage : la coloscopie permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu'ils ne se transforment en cancer. Pr Frank Zerbib, du service d’Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive (CHU Bordeaux) : « Les personnes à « haut risque » ont 8-15% de risque de cancer colorectal. Certaines personnes sont même classées à « très haut risque » ; elles ont jusqu’à 100% de risque de cancer colorectal dans la polypose adénomateuse familiale (affection héréditaire causée par une mutation génétique sur les gènes APC et MYH) et 80% dans le syndrome de Lynch (hereditary nonpolyposis colorectal cancer ou HNPCC) ». Nouveau test « immunologique » : plus simple, plus fiable En 2016, un nouveau test rapide dit « immunologique » a fait son entrée dans le dépistage en France. Il a avantageusement remplacé l’ancien test Hemoccult®. D’une part parce qu’il est plus performant : il permet de détecter deux fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus de polypes que l’ancien test. Un test positif (environ 4 % des cas) ne dénote pas forcément la présence d’un cancer mais la coloscopie s’impose pour le confirmer ou l’infirmer. L’autre avantage du test est qu’il est plus simple et plus rapide à réaliser. Il consiste à prélever chez soi un seul échantillon de selles (et non plus trois, sur trois jours) au moyen d’un kit de prélèvement bien plus aisé à manipuler et à l'envoyer dans les cinq jours au laboratoire de biologie médicale indiqué. Les résultats sont obtenus dans les quinze jours. Sa simplicité d’utilisation améliore-t-elle sa diffusion ? Une étude menée en Ille-et-Vilaine a montré que la convocation au dépistage par le test immunologique envoyée au domicile par l’Assurance Maladie, doublée d’un envoi au domicile du kit lui-même si la personne ne s’est pas faite dépistée permet de passer d’un taux de dépistage de 30% à près de 50%. Reste qu’en 2016, cette relance postale a été abandonnée. Le Conseil National Professionnel d’Hépato-Gastroentérologues (CNPHGE) ne lâche pas l’affaire. Côlondays 2017 en pratique : https://www.colon-days.fr   Marion Garteiser, journaliste santé

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Cancer colorectal : quel est ce test de dépistage facile, rapide et efficace ?

Le cancer colorectal est un cancer fréquent et c’est le 2e cancer le plus meurtrier (après le cancer du poumon), avec 18.000 décès chaque année. Mais c’est aussi un cancer contre lequel on dispose d’un test de dépistage facile et rapide. On repère ainsi efficacement des lésions précancéreuses aisément traitées et donc guérissables. Autrement dit, faire le test peut vous sauver la vie !   Les 3 particularités du cancer colorectal Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, autant les hommes que les femmes (55% d’hommes et 45% de femmes). Selon l’Institut national du cancer (INCa), « 1 personne sur 30 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie ». Il a la particularité de se développer à partir d’un polype, sorte de tumeur sur la paroi interne du colon ou du rectum. Ce polype peut se transformer en cancer, mais cette évolution est très lente, et peut prendre des dizaines d’années. Dès le stade de polype, il peut saigner, saignement qui peut se poursuivre et s’intensifier au stade de cancer. C’est cette particularité que l’on dépiste facilement et très précocement. Comment dépister le cancer colorectal ? Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection de traces de sang dans les selles, témoignant de la présence d’un polype qui peut potentiellement évoluer en tumeur cancéreuse avec le temps. Le premier test mis au point était le test Hemoccult, récemment remplacé par un autre test, dit immunologique, encore plus performant et plus facile d’utilisation. Il permet de détecter des saignements minimes difficiles à voir à l’?il nu. Dans 95,5% des cas, le test est négatif. Dans les 4,5% des cas restants, une coloscopie est prescrite pour identifier l'origine du saignement. Cet examen est réalisé sous anesthésie, au cours duquel le gastroentérologue peut être amené à retirer le ou les polypes évitant ainsi qu’ils ne se transforment en cancer. Mais dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie (un polype est détecté dans 30 à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas). Le test de dépistage : mode d’emploi   Le kit de dépistage est remis par le médecin traitement (fiche de renseignements, tube avec goupillon, enveloppe T). Il se réalise à domicile : le patient prélève lui-même l’échantillon et l’envoie lui-même dans l’enveloppe T à l’adresse du laboratoire d’analyses indiqué, impérativement sous 24 heures (donc ne pas faire le test les veilles de jours fériés). Coller la feuille de recueillement des selles sur la lunette des toilettes (faire pipi avant) puis prélever un échantillon de selles à l’aide du goupillon fourni que l’on replace ensuite dans le tube. Le test est à réaliser tous les deux ans, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans. Dans le cadre du dépistage organisé, le test et son interprétation sont pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, sans avance de frais. Cas particuliers Dans tous les cas, avec ou sans test de dépistage, certains signes peuvent témoigner d’un cancer colorectal et doivent amener à consulter son médecin traitant : douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels et persistants, présence de sang dans les selles. Certaines personnes présentent un risque élevé de cancer colorectal et doivent donc se faire suivre plus jeune par leur médecin en collaboration duquel un programme personnalisé de dépistage sera établi : il s’agit des personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie du côlon. D’autres personnes encore demandent une surveillance particulière à organiser avec le médecin : celles qui sont atteintes d’une rectocolite ulcéreuse hémorragique ou maladie de Crohn ou d’une d’une polypose adénomateuse familiale.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Montrer ses pieds, c’est prendre soin de sa santé

Les Français osent de plus en plus montrer leurs pieds à leur pédicure-podologue. Ils y sont vivement invités, le 8 juin, à l’occasion de Journée nationale de dépistage et de prévention gratuite, sous l’égide de l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP). Parce que nos pieds parcourent 2,5 fois le tour de la Terre sur la durée d’une vie, il faut en prendre soin. Montrer ses pieds… La démarche de confier ses pieds au spécialiste entrerait-elle dans les habitudes des Français ? Il semblerait puisque près d’une personne sur deux consulte un podologue aujourd’hui contre 30% en 2012. Le 8 juin, comme chaque année depuis 15 ans, le grand public pourra consulter gratuitement des pédicures-podologues dans les lieux de consultation mis à disposition par les villes. Liste des lieux disponible ici ! Le podologue examinera chaque pied sous toutes ses coutures. Il dépistera toute éventuelle pathologie et délivrera ses conseils de posture et de soins, à effectuer chez soi ou chez un spécialiste. Cette année, lors de la consultation gratuite du 8 juin, le podologue examinera aussi le chaussage. Les variations dans le type chaussage sont importantes puisque 43% des personnes portent des chaussures de ville, 31% des sandales, 6% des chaussures de toiles et qu’une personne sur deux porte des baskets ! Le chaussage est principalement à l’origine de problèmes cutanés. Des chaussures trop petites provoquent des cors, des chaussures trop hautes des durillons ou des douleurs sur l’avant du pied, des chaussures trop plates telles des ballerines des douleurs aux talons (talalgies), des chaussures trop hautes et trop pointues font apparaître un Hallux Valgus voire des cors entre les orteils… Mme Muriel Montenvert, pédicure-podologue, secrétaire générale de l'UFSP : « Quant au port de baskets de ville, pourquoi pas - mais pas au quotidien- et à la condition qu’elles possèdent un contrefort à l’arrière et qu’elles ne soient pas trop souples ; en effet, elles ne doivent pas se plier lorsqu’on les fait « vriller » (torsion de la chaussure). L’inconvénient majeur est qu’une semelle souple ou trop amortissante n’apporte pas d’information précise et juste au cerveau pour qu’il maintienne une posture adaptée. Celle-ci est alors moins tonique en réponse avec le sol, d’où un maintien plus avachi, propice aux douleurs dorsales. De plus, dans une basket, le pied prend ses aises et finit par s’élargir ». Choisir ses chaussures avec ses pieds, pas avec ses yeux ! On choisit trop souvent nos chaussures avec nos yeux et pas avec nos pieds, malheureusement. Quelques conseils pour ne pas se tromper de chaussures : Il faut les choisir en fin de journée, lorsque le pied est le plus gonflé. Les deux pieds étant asymétriques, il faut se fonder sur celui dont la pointure est la plus grande. Il est conseillé de les essayer avec les chaussettes adéquates. Il faut penser aussi à la largeur du pied et pas seulement à sa longueur. D’emblée, elles doivent parfaitement convenir au pied. En effet, elles ne vont pas « se faire ». C’est plutôt le pied qui va s’y faire et souffrir ! Seul un cuir plein (sans couture) va se détendre légèrement. Quant à la hauteur de talon pour les femmes, il devrait être compris entre 2 et 6 cm. Pour les hommes, éviter les chaussures trop plates et privilégier une semelle extérieure suffisamment épaisse sous l’ensemble du pied. Bien entendu, se faire plaisir est essentiel et l’esthétique compte aussi. Le port de ces chaussures doit être occasionnel et non quotidien. L’état de santé des pieds peut influer sur la santé globale Consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an serait l’idéal, dans l’objectif de prévenir et d’éviter les douleurs, les chutes, les maladies articulaires et tendineuses, les déformations du pied, les troubles de la statique avec les complications du membre inférieur mais aussi du rachis voire des cervicales. Plusieurs problèmes podologiques peuvent exister : Externes, au niveau des ongles et de la peau : ongles incarnés, cors, durillons, œil de perdrix, un botriomycome (panaris du pied), des échardes…à l’origine de douleurs et d’une gêne fonctionnelle à la marche. Ils peuvent être éliminés grâce à un soin podologique. Internes, dits ostéo-articulaires car liés à la structure même du pied : épine calcanéenne (tendinite d’insertion), aponévrosite plantaire (douleur sous la plante des pieds), métatarsalgies (douleur au niveau des os longs de l’avant-pied qui s’articulent avec les phalanges des orteils), Hallux Valgus (déformation d’articulation du gros orteil) ou griffes d’orteils (déformations des orteils). Ces maladies communes sont souvent très douloureuses et ont une influence négative sur l’appareil locomoteur. Les pieds étant la base de l’équilibre, de nombreux troubles de la statique peuvent aussi avoir pour origine une instabilité du pied ou la provoquer. Elles peuvent être soulagées grâce à des semelles orthopédiques et un travail sur la posture. Par exemple, plus de deux tiers des patients soignés par des orthèses plantaires ont ressenti des améliorations aux genoux (21%), au dos (67%) et aux hanches (86%). En général, les déformations ne sont pas réversibles, sauf grâce à une chirurgie dans l’Hallux Valgus, ce qui n’est pas vraiment le cas dans les autres déformations. Muriel Montenvert : « Un travail global par un bilan de podologie complet sur la posture est souvent nécessaire en cas de maladies ostéo-articulaires du pied. Les douleurs ostéo-articulaires, musculaires du pied, du genou ou de la hanche ne sont que le reflet d’une mauvaise posture. D’où la nécessité de traiter la cause et non pas uniquement sa conséquence, à savoir la douleur ».

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Le pain complet pas forcément meilleur que le pain blanc pour la santé

Selon une étude israélienne, le pain blanc ne serait pas forcément meilleur pour la santé que le pain complet. Il existerait une réponse individuelle liée à la composition du microbiote intestinal de chacun. Pain blanc ou pain complet ? Le pain blanc fait plus rapidement augmenter la glycémie que le pain complet, plus riche en glucides complexes. De surcroit plus intéressant pour sa teneur en fibres, le pain complet est recommandé par les nutritionnistes au détriment de sa version raffinée. Des chercheurs montrent aujourd’hui que la situation est plus compliquée et que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments. Au cours de leur expérimentation, une vingtaine de volontaires a été assignée à manger soit du pain blanc industriel, soit du pain au blé complet artisanal pendant une semaine, puis d’inverser ce régime. De nombreux tests biologiques ont été effectués : réponse glycémique, tolérance au glucose, tension artérielle, taux de lipides, de cholestérol, autres paramètres sanguins (calcium, fer, magnésium), fonction hépatique, rénale, marqueurs de l'inflammation et composition du microbiote intestinal. Tout dépend du microbiote intestinal de chacun ! En moyenne, tous ces paramètres ne sont pas différents quel que soit le type de pain consommé. En revanche, il existe de grandes variations de réponse glycémique selon les sujets : le pain blanc provoque une forte élévation de la glycémie chez la moitié des sujets, l’autre moitié répondant par une forte hausse de glycémie au pain complet, ce qui explique l’absence de différence sur la moyenne de la population étudiée. En conclusion, le type de pain entraine des réponses différentes selon la composition du microbiote de chaque individu. Ces résultats nécessitent d’être confirmés, et si c’est le cas, les chercheurs suggèrent dans le futur d’entreprendre une analyse du microbiote intestinal afin de déterminer quel type de pain se révèle le plus approprié pour la santé de chacun d’entre nous.

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Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres

Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.

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Epilepsie : à chaque crise son histoire…

Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr

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Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?

L'hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d'hormones thyroïdiennes. Résultat, ces hormones augmentent l'activité de la plupart des organes et tissus de l'organisme. Concrètement, quels sont les symptômes d'une hyperthyroïdie ?Avec l'hyperthyroïdie, tout s'accélère !Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, la consommation des graisses, etc., tout s'accélère lorsque les hormones thyroïdiennes sont en trop grandes quantités, l'organisme fonctionne trop et trop vite. A l'origine, il peut s'agir d'une thyroïde gonflée, d'un nodule, d'une inflammation, voire d'une maladie de Basedow. Mais quelle que soit la cause de l'hyperthyroïdie, tout s'accélère et cette activation excessive n'est pas bénéfique.Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?Pouls très rapide (plus de 100 pulsations par minute).Palpitations cardiaques.Troubles du rythme, rythme cardiaque anarchique (fibrillation auriculaire).Essoufflement croissant pour des efforts de moins en moins importants. Augmentation de l'appétit.Perte de poids (malgré un appétit accru), pouvant aller jusqu'à plusieurs kilos par semaine. Accélération du transit avec apparition de diarrhées. Fatigue.Faiblesse musculaire, fonte musculaire.Tremblements, particulièrement visibles au niveau des mains. Troubles nerveux : anxiété, irritabilité, instabilité émotionnelle, dépression, crise d'angoisse...Troubles du sommeil.Transpiration abondante, mains moites.Intolérance à la chaleurTous ces signes de l'hyperthyroïdie ne sont pas systématiques et ne coexistent pas tous chez la même personne.Pourquoi l'hyperthyroïdie entraîne autant de symptômes ?Parce que les hormones de la thyroïde sont impliquées dans la plupart des fonctions vitales de l'organisme : fonctions mentales, régulation du poids, transit intestinal, contrôle de la température du corps, rythme cardiaque, qualité de la peau, des cheveux, des ongles...Diagnostic et traitement de l'hyperthyroïdieLes symptômes et la palpation de la glande thyroïde située à la base du cou orientent le diagnostic, lequel est confirmé par un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes. Le traitement le plus classique et de première intention repose sur la prescription d'antithyroïdiens de synthèse qui bloquent la synthèse des hormones par la glande thyroïde. Le traitement est généralement long, il s'accompagne parfois d'effets indésirables et nécessite une surveillance étroite. Parallèlement, des médicaments spécifiques sont prescrits pour atténuer les symptômes (ex. palpitations, sommeil, anxiété). A l'arrêt du traitement, il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de récidive. Si c'est le cas, on recourt parfois à l'iode radioactif, qui en se fixant sur la glande thyroïde, bloque son activité.Isabelle Eustache

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Perlèche : une candidose au coin des lèvres

La perlèche fait partie des candidoses, infections dues à une levure, la Candida. Sa localisation est caractéristique puisqu'elle siège typiquement à la commissure des lèvres, là où il faut chaud et humide...La candidose est une infection provoquée par une levure, la Candida. Cette levure est présente dans la bouche, le système digestif et le vagin. La Candida est inoffensive, sauf si elle prolifère anormalement. Elle infecte alors les membranes des muqueuses et la peau humide (commissure des lèvres, mais aussi aisselles, plis sous-mammaire, plis abdominal, etc.). En effet, les lieux de prédilection de cette levure sont les zones chaudes et humides. Et attention la candidose se transmet facilement...D'autres facteurs favorisent les candidosesLa prise d'antibiotiques peut favoriser les candidoses en tuant les bactéries qui normalement régulent leur prolifération. Les corticostéroïdes et les traitements immunosuppresseurs après transplantation d'organe tendent aussi à diminuer les défenses de l'organisme contre cette infection. Les corticoïdes à inhaler souvent prescrits contre l'asthme, induisent parfois une candidose buccale. Les femmes enceintes, les femmes sous contraception orale, les obèses et les diabétiques sont aussi plus exposés aux candidoses. La perlècheLa perlèche désigne une candidose localisée à la commissure des lèvres, souvent de façon bilatérale. La prolifération des Candida provoque des érosions parfois douloureuses, des fissures, des rougeurs, des croûtes, voire des saignements. Ce qui favorise la perlèche :Toutes les situations qui maintiennent continuellement les coins de la bouche humides permettent la croissance des levures Candida, comme notamment : - L'habitude d'humidifier ses lèvres. - Sucer son pouce. - L'utilisation d'appareils dentaires.- Etc. Quel est le traitement de la perlèche et des autres candidoses ?Le fait de maintenir les commissures des lèvres bien sèches peut contribuer à la guérison et empêcher les récidives. Sinon, le traitement repose sur des antifongiques, sous forme de crèmes, voire de poudre. Contre certaines candidoses, on recourt à des médicaments antifongiques par voie orale. À noter que des antibiotiques sont parfois prescrits, mais pour traiter une infection bactérienne venue compliquer la candidose. Enfin, des corticoïdes peuvent être nécessaires contre les démangeaisons.Isabelle Eustache

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Peut-on manger des produits périmés ?

Une date sur un produit, ca veut dire quoi ? Entre DLC (Date limite de consommation) et DLUO (Date limite d'utilisation optimale), quelle est la différence ? Risque-t-on de se rendre malade si l'on mange un produit dont une de ces dates limites est dépassée ? Décryptage. Date limite de consommation (DLC) et Date limite d'utilisation optimale (DLUO) La première, la DLC s'applique à tous les aliments périssables, riches en eau, où peut se dérouler une activité microbiologique qui non seulement nuit à sa qualité mais risque d'être dangereuse. Ces produits ne peuvent être vendus après l'expiration de leur DLC. La seconde, la DLUO concerne les produits secs (céréales - pâtes, riz etc. -, légumes secs, biscuits, céréales de petit déjeuner, thé, café), les produits stérilisés, lyophilisés, déshydratés, salés, fumés, congelés, surgelés, le lait UHT, les fromages affinés et la plupart des boissons, sauf le vin qui n'a aucune date limite de consommation. Ces produits peuvent être vendus après leur DLUO. DLC et DLUO sont fixées par le fabriquant qui réalise des tests de vieillissement plus ou moins sophistiqués, selon des normes bien établies, sur ses produits quand il les met au point. Repères de la Date limite de consommation (DLC) La DLC est indiquée par une date en chiffres, par exemple 21/05/10, accompagnée d'une série de chiffres (qui est la référence du produit). Il s'agit d'une sorte de tampon qui se balade un peu n'importe où sur l'emballage. Lorsque celui-ci enferme plusieurs produits, comme les packs de yaourts, cette DLC est de nouveau tamponnée sur le couvercle de chaque produit. La mention " à consommer jusqu'au... " et l'indication de la température de conservation : " conserver à + 6°C maximum " sont imprimées sur l'emballage. On ne les retrouve pas toujours sur un produit débarrassé de son sur-emballage. Repères de la Date limite d'utilisation optimale (DLUO) Il y a plusieurs formulations qui varient avec la durée de la DLUO. Pour les produits dont la DLUO est à 3 mois, la mention " A consommer de préférence avant le ..... " suivie du jour et du mois ou bien " A consommer de préférence avant fin.... " est imprimée sur l'emballage ou la boîte. Pour les produits dont la DLUO est comprise entre 3 et 18 mois, la même mention indique le mois et l'année. Pour les produits dont la DLUO est de plus de 18 mois, cette mention indique seulement l'année. Très souvent, le " A consommer de préférence " renvoie à " au-dessous de la boîte " ou " au dos du paquet " et là, on trouve la date. Produits à DLC = aliments périssables à conserver au réfrigérateur La DLC concerne tous les aliments périssables, soit les produits laitiers (lait pasteurisé, yaourts, fromages frais, crèmes desserts etc.), les viandes, les volailles, et les poissons frais emballés, les charcuteries, les plats cuisinés frais et certains légumes frais prêts à cuire. Tous ces produits, vous les trouvez dans les rayons réfrigérés des magasins, petits ou grands. S'ils n'y sont pas, n'achetez pas ! Et quand vous achetez, allez regarder au fond du rayon où sont souvent stockés les produits dont la DLC est plus éloignée. Il est évident que vous ne devez pas les laisser traîner après leur achat mais les stocker le plus vite possible au frigo afin de ne pas rompre la sacro-sainte chaîne du froid. Peut-on consommer des aliments périmés ? Aucun risque sanitaire avec tous les produits à DLUO. C'est d'ailleurs pour cela qu'il existe tout un réseau de " soldeurs " spécialisés dans la vente des produits en limite de DLUO, voire même en date dépassée. Et que bien des associations humanitaires sont heureuses de les récupérer. Le seul risque, c'est que ces produits soient moins bons, que leurs qualités organoleptiques (goût, saveurs, texture, parfum) en aient pris un coup. Des biscuits peuvent devenir mous, le chocolat peut se durcir, le thé ou le café s'éventer. Pour les surgelés, les DLUO, qui sont de 1 à 2 ans, sont inférieures aux durées de conservation possible car on tient compte, pour les fixer, des inévitables micro-variations de température au cours de la vie commerciale du produit. Mais si vous laissez se décongeler un produit après son achat, que vous le déposez tout mollasson dans votre congélateur, il est évident que vous prenez alors le risque qu'il se soit abîmé ! La terreur règne en ce qui concerne les produits à DLC car on ne cesse d'affirmer qu'il ne faut absolument pas les consommer après cette fichue DLC sous peine de graves risques alimentaires : gastro, intoxication etc. Du coup, nombreux sont ceux et celles qui jettent à la poubelle n'importe quel produit dès qu'il a atteint sa DLC et en rageant d'un tel gâchis. Mais il y a produit et produit. S'il est évident qu'un filet de poisson ou un bifteck dans une barquette qui baigne dans son jus a vraiment une durée de vie limitée, il n'en est pas de même pour les produits laitiers à DLC qui sont fabriqués avec du lait pasteurisé (donc débarrassés de ses microbes dangereux), les crèmes desserts. Les jus de fruits pasteurisés. A condition, bien sûr, qu'ils n'aient pas quitté le frigo et qu'avant d'y être installés, ils n'aient pas transité longtemps au chaud. Vous pouvez donc, sans état d'âme et sans risque, consommer des yaourts, des laits fermentés, des fromages frais, des crèmes dessert bien au-delà de leur DLC sauf si l'opercule est gonflé, ce qui signifie que le produit a fermenté. Paule Neyrat, Diététicienne

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Les accros à l’activité sportive auraient plus de problèmes avec l’alcool

Si l’activité physique régulière et modérée entretient l’organisme, entraîne le cœur, chasse le stress et protège de certains comportements à risque, la pratique d’une activité sportive en excès semble, à l’inverse, augmenter le risque d’une consommation d’alcool problématique. Activité sportive et alcool, des liaisons dangereuses ? Telles sont les conclusions d’une étude menée à partir de l’Observatoire 2016 « Les Français et l’alcool » conduite auprès d’adultes de 18 ans et plus, par la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce travail a établi que les accros au sport, autrement dit victimes de bigorexie (c’est le vrai nom de la dépendance au sport), soit 5% environ de la population adulte, sont trois fois plus nombreux que les pratiquants réguliers et modérés d’une activité sportive à présenter une consommation d’alcool problématique : 11% d’entre eux seraient en effet concerné, contre 4% des pratiquants non accros au sport ! Il est démontré que si la pratique d’une activité physique régulière augmente la fréquence de consommation d’alcool (une consommation au minimum hebdomadaire chez 57% des sportifs réguliers contre 43% des non-pratiquants), elle génère en revanche moins de problèmes d’alcool… Conclusion ? C’est à très haute dose que le sport deviendrait finalement délétère sur le comportement et pourrait s’associer à d’autres dépendances… Car il serait en effet « faux de croire que l’alcool et le sport sont deux comportements contradictoires » commente le Dr. Laure Com-Ruelle* : « Au contraire, ils s’associent souvent et interagissent fortement, d’autant que tous deux font partie des rituels de socialisation, et déclenchent des mécanismes cérébraux assez semblables, avec une activation du circuit dit de la récompense ». Il est d’ailleurs établi que les différentes dépendances, qu’elles soient aux substances (tabac, alcool, cocaïne) ou comportementales (jeu, sport, sexe) sont fréquemment associées. Dépendance au sport et alcool : des liens plus complexes qu’il n’y parait Des résultats qui viennent confirmer plusieurs travaux plus anciens, s’intéressant déjà aux relations entre sport et alcool. Ainsi, l’étude ESPAD (1999) montrait qu’à l’âge de 16 ans, la consommation d’alcool et les ivresses augmentaient dès 8 heures d’activité sportive hebdomadaires. L’étude IREB (2007), montrait, elle, deux tendances clairement opposées chez les majeurs (18-24 ans) : une augmentation du risque de consommation problématique chez certains jeunes pratiquant intensément des sports collectifs avec compétition (x 2,5 par rapport à ceux optant pour un sport de loisir individuel sans compétition) et à l’inverse une diminution du risque chez d’autres, avec un taux multiplié par 2,8 de non-consommation d’alcool. Deux attitudes opposées, qui montrent que certains échappent clairement au risque de dépendance à l’alcool, sans doute en fonction des différents tempéraments. Reste que si certains sports semblent assez déconnectés des conduites d’alcoolisation (gym, athlétisme, endurance), d’autres à l’inverse sont plus particulièrement concernés : essentiellement les sports collectifs de ballons (football, rugby, basket, volley…), avec l’incontournable « troisième mi-temps ». Un rituel convivial, mais qui expose aux débordements alcooliques (Binge Drinking notamment) et à la possible installation d’une dépendance. Dépendance, dépendances… Question de dose de sport, donc ? Dans la réalité, pas exactement : plutôt de dépendance. En effet on peut ne pas être « accro » au sport malgré une pratique intensive, et à l’inverse, l’être en pratiquant moins : plus que le nombre d’heures, c’est la place que prend le sport dans la vie qui signe l’addiction. La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011, et peut être évaluée grâce à un test EAI, permettant notamment d’évaluer la sensation de manque liée à l’arrêt de la pratique. Alors que l’activité physique régulière modérée protège du risque d’alcool, une pratique intensive, et a fortiori addictive, expose donc, à l’inverse, à une dépendance alcoolique. Dr. Com-Ruelle : « Il est important d’encadrer la pratique sportive, de former et d’informer préventivement non seulement les sportifs (jeunes et adultes), mais également les entraîneurs de clubs, notamment ». D’une part parce que l’alcool nuit gravement à la performance (baisse d’hydratation, altération du processus de réparation musculaire…), mais aussi à la santé, à court terme (accidents) et à long terme (maladies, décès). Il est ainsi avéré que les sportifs de haut niveau courent plus de risques de problème d’alcool quand sonne l’âge de leur retraite sportive. Autant de bonnes raisons pour ne plus faire de cocktail « sport + alcool ».

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Gastroentérite : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier ?

L’épidémie de gastroentérite a démarré. Au-delà des bons réflexes pour échapper à la gastroentérite, que peut-on faire si malgré tout nous sommes atteints par cette affection du système digestif ? Et surtout que boire en cas de gastroentérite, quels sont les aliments à éviter ou à privilégier ? Quand la gastroentérite vous tient, buvez de l’eau pour compenser les pertes Si vous avez l’estomac au bord des lèvres, inutile de vous forcer à manger quoi que ce soit. L’important est de boire de l’eau (ou idéalement une solution de réhydratation) par petites gorgées aussi souvent que possible. En effet, les diarrhées et les vomissements entraînent des pertes hydriques qu’il faut compenser. Attention, pas de coca ou autre soda. Ces boissons gazeuses très acides sont beaucoup trop agressives pour vos intestins fragilisés par la gastroentérite. Évidemment, pas d’alcool non plus, trop irritant pour le système digestif et inversement déshydratant. Si l’eau ne passe pas bien, buvez un peu de bouillon, d’eau sucrée ou de tisane.Vous pouvez aussi suçoter une cuillière de miel. Évitez le café, même si en toutes petites quantités il peut être bénéfique à certains, il est irritant chez d’autres personnes et aggrave la diarrhée. Automédication en cas de symptômes importants : En cas de symptômes importants, vous pouvez recourir à l’automédication, par exemple : Lopéramide pour arrêter la diarrhée. Nifuroxazide comme anti-infectieux intestinal. Demandez conseil à votre pharmacien ! Lorsque la phase aiguë de la gastroentérite est passée et que vous vous sentez capable de manger quelque chose, faites les bons choix et débutez très progressivement par petites quantités. Les aliments à éviter en cas de gastroentérite Il faut éviter les aliments gras et ceux qui sont riches en fibres comme les légumes verts et les fruits frais, à l’exception de la banane (à privilégier bien mûre). Les aliments à privilégier Vous pouvez manger de petites quantités de laitages, comme un peu de yaourt ou un petit morceau de fromage à pâte cuite. Les féculents sont à privilégier, notamment le riz blanc, mais aussi les pâtes. Tentez le pain blanc ou les céréales sans sucre. Vous pouvez essayer les carottes cuites. Carottes et féculents peuvent être accompagnés de petits morceaux de viande maigre ou de poisson bien cuits. Les compotes (les fruits étant cuits et mixés) sont souvent appréciées. A débuter, là encore, par petites quantités. Mais si les nausées reviennent, arrêtez de manger et attendez une demi-heure avant votre prochaine tentative. Gastroentérites : les bons réflexes En cas de gastroentérite chez un nourrisson ou une personne âgée, soyez très prudent car ces sujets fragiles se déshydratent rapidement. Mieux vaut qu’ils soient suivis par un médecin. Dans tous les cas, une gastroentérite qui persiste impose la consultation d’un médecin. Enfin, pour éviter la gastroentérite et limiter sa transmission, lavez-vous les mains aussi souvent que possible, impérativement en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. C’est aussi le moment d’écouler votre stock de solutions hydroalcooliques ! Isabelle Eustache

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Le dossier médical personnel : c’est parti

Si vous ne pourrez accéder directement sur Internet à votre dossier médical personnel (DMP) qu’à partir d’avril 2011, vous êtes dès maintenant invité à demander sa création auprès de votre médecin ou d’un établissement de santé. Le point sur le dossier médical personnel (DMP). Le DMP, c’est quoi exactement ? C’est avec 3 ans de retard que le dossier médical personnel (DMP) a été officiellement lancé le 5 janvier 2011. C’est un outil de coordination des soins et de maîtrise des dépenses de santé. Il permet d’améliorer la qualité des soins et d’éviter les examens inutiles. Ceci dit, il est entièrement facultatif, chaque personne pouvant choisir d’ouvrir ou non son DMP. Il suffit d’en faire la demande auprès d’un professionnel de santé disposant des équipements informatiques adaptés. En effet, il s’agit d’un dossier informatisé. Une fois ouvert, il n’est pas conservé chez votre médecin mais chez un hébergeur de données agréé. Quelles sont les données qui seront conservées dans le DMP ? Rapports des médecins Prescriptions Listes de médicaments délivrés Compte-rendu d’examens radiologiques, échographiques… Compte-rendu d’analyses médicales Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux Vaccinations Allergies Lettre de sortie d’hôpital Etc. La confidentialité du DMP est maîtrisée par le patient Comme son nom l’indique, le dossier est personnel. Il est verrouillé par un « identifiant national de santé » (différent du numéro d’INSEE), offrant au patient de décider qui peut avoir accès ou non à son dossier.Enfin, le patient a la possibilité de masquer les données qu’il ne souhaite pas voir figurer sur son dossier médical personnel (DMP). C’est une sorte de « droit à l’oubli », précisent les associations de patients, qui se sont battues pour ce droit ! Pour en savoir plus Il existe un site Internet dédié au dossier médical personnel (DMP) : www.dmp.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone : DMP Info Service au 0810 33 00 33. Isabelle Eustache

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J’ai tout le temps froid

Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache

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