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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Crise d'asthme, allergies et maladies respiratoires... c'est aussi une affaire de pollution atmosphérique
Allergies, crise d'asthme, cancer bronchique, rhinites ou BPCO... la dégradation de la qualité de l'air se paie au prix fort. En ce début de saison pollinique, que savons-nous en 2015 de ses conséquences sur les maladies respiratoires ?
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Enurésie de l'adolescent : on ne lâche rien !
Vers l'âge de 17 ans, plus personne ne devrait souffrir d'énurésie nocturne. En théorie ! Si elle touche 10% des 5-7 ans et guérit spontanément au rythme de 1% par an, dans les faits, l'énurésie peut persister chez 1 à 2% des adultes. Pas question de céder au découragement pour autant. Enurésie de l'adolescent, quand s'inquiéter ? Dans l'énurésie nocturne primaire isolée (Enpi) -la plus fréquente- la personne qui fait « pipi au lit » n'a jamais acquis un contrôle mictionnel (pour uriner) nocturne sans traitement pendant au moins six mois. Vers l'âge de 5 ans, 85% de la population sait se retenir la nuit (« contrôle mictionnel nocturne »). Plus on avance en âge, plus le risque que l'énurésie soit sévère (>3 accidents/semaine) est grand. Et 2,5% des personnes jusqu'à 40 ans souffrent encore de cet type d'incontinence urinaire.Dr Henri Lottmann, chirurgien urologue (hôpital Necker-Enfants malades, Paris) : « Chez les adolescents et jeunes adultes il y a les énurésies rebelles jamais traitées de façon appropriée, les énurésies négligées car pas forcément gênantes et les énurésies réfractaires où il y a eu une démarche thérapeutique appropriée, mais qui a échoué. Peu importe les prises en charge antérieures, il faut alors tout reprendre à zéro ». Les 6 causes d'une énurésie de l'adolescent et du jeune adulte Plusieurs facteurs entrent en jeu dans l'énurésie et sont parfois associés : Une polyurie (urines abondantes) nocturne est la cause la plus fréquente (70% des énurésies nocturnes primaires isolées). Chez les adolescents énurétiques, elle peut être favorisée par de mauvaises habitudes comme la prise excessive de thé, ou de café qui entraîne une hyperexcitabilité du muscle vésical avec des envies d'uriner (mictions) fréquentes et de petit volume. De plus, alors qu'en général la diurèse (production d'urine) chute la nuit sous le contrôle d'un pic de sécrétion d'une hormone (l'ADH), chez les énurétique ce pic de sécrétion n'existe pas. La vessie est alors « débordée ». Une faible capacité vésicale. Malgré la chute de la production d'urine la nuit, environ 30% des énurétiques ont une capacité insuffisante de leur vessie (< 70% de la capacité vésicale normale). L'absence de perception du remplissage de la vessie. Plutôt qu'un sommeil trop profond, il y a chez les énurétiques une perturbation du seuil d'éveil, qui ne leur permet pas de percevoir le trop-plein de leur vessie. Comme le disent les parents, ils sont « durs à réveiller ». L'obstruction des voies aériennes supérieures comme le syndrome des apnées du sommeil et le ronflement sont source de polyurie et donc éventuellement d'énurésie. L'énurésie est parfois héréditaire. Faire « pipi au lit » est plutôt masculin (3 garçons pour 1 fille). Il y a aussi un facteur héréditaire : le risque est de 40% si l'un des deux parents était lui-même énurétique et 70% si les deux parents l'étaient. Les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les adolescents et jeunes adultes souffrant d'énurésie primaire. Néanmoins, 20% des enfants énurétiques ont un « déficit de l'attention avec hyperactivité » (TDHA), dont les deux composantes (hyperactivité et trouble de l'attention, plus discret) sont à rechercher. Pas de diagnostic d'énurésie sans calendrier mictionnel En consultation, l'urologue va retracer l'histoire de la maladie et s'aider de questionnaires qui explorent les troubles de la miction et de la continence et d'un calendrier mictionnel sur 48h rempli au préalable par l'adolescent (nombre de mictions et leurs horaires avec si possible la quantité d'urine émise, mesurée dans un verre en plastique gradué en millilitres). Si l'adolescent porte toujours des couches, la production d'urine nocturne est déduite par la différence de poids de la couche mouillée/sèche ajoutée au volume d'urines émises au réveil. Il effectuera aussi un examen clinique neuro-urologique complet pour explorer cette incontinence urinaire. Aucun examen complémentaire n'est utile en première approche, tout au plus une bandelette urinaire réactive pour éliminer en particulier un diabète. 25% des cas d'énurésie guéris avec les règles hygiéno-diététiques Première étape, le suivi des règles hygiéno-diététiques peut guérir près d'un quart des adolescent et jeunes adultes énurétiques. Elles visent à corriger les apports hydriques et leur répartition : Les apports liquides chez l'adolescent ou l'adulte énurétique restent normaux : 35-40 ml par kilo et par jour, ingérés entre 7h et 18h. 1/3 des boissons quotidiennes est absorbé au petit déjeuner. 70% des apports liquides doivent être ingérés avant 16h. Une fois ces règles respectées, on peut ensuite envisager de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h. Eviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés, le thé, le café. Limiter l'apport calcique en modérant les laitages le soir. Boire avant le sport. Pas après. Attention aux apports hydriques cachés ! Une soupe au dîner fournit 300ml de liquides. Aller uriner régulièrement dans la journée, sans attendre la dernière minute. Quels moyens pour venir à bout d'une énurésie ? Parfois cependant, l'énurésie perdure malgré les règles hygiéno-diététiques respectées et la prise en charge d'un « déficit de l'attention avec hyperactivité » ou d'un syndrome des apnées du sommeil.Plusieurs traitements, adaptés aux informations fournies par le calendrier mictionnel peuvent être proposés : La desmopressine est le médicament de premier recours. Efficace dans les forme d'énurésie avec polyurie (urines abondantes). Les alarmes sonores sont plutôt le choix privilégié dans les formes à petite capacité vésicale (30% des cas). Une sonde glissée dans la culotte ou une alèse déclenche une alarme dès les premières gouttes. Elles sont considérées efficaces après 14 nuits sèches consécutives. Ces systèmes d'alarme sont efficaces (aucune nuit mouillée) dans 60 à 80 % des cas sur une moyenne d'utilisation de trois mois (les alarmes sont d'autant plus efficaces que le patient est plus âgé et motivé). Il peut parfois être nécessaire de prescrire un traitement combiné alarme- desmopressine. En particulier dans les cas où la polyurie s'accompagne d'une capacité de vessie réduite. Avec le temps, l'alarme sonore permet à la personne de dormir une nuit entière sans se lever : cela signifie qu'on est parvenu à resynchroniser la vessie avec la production d'urine nocturne. Certains médicaments appelés anticholinergiques peuvent s'avérer utiles, en seconde intention lorsqu'on suspecte une énurésie nocturne par une vessie hyperactive qui peut n'exister que pendant le sommeil (1/3 des 30% d'énurésies nocturne à capacité de vessie réduite). Les antidépresseurs (ceux dits imipraminiques) sont réservés à de rares cas d'énurésies réfractaires chez l'adolescent et prescrits de manière très « encadrée » du fait de leur toxicité cardiaque potentielle. Ils agissent sur le seuil d'éveil et sur la capacité de la vessie. L'hypnose, la psychothérapie, l'acupuncture, l'homéopathie ou la chiropraxie n'ont pas à ce jour fait la preuve de leur efficacité, faute d'études fiables. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Audition : il n'y a pas que les oreilles qui souffrent de la pollution sonore
15% des Français seraient affectés par les troubles de l'audition mais aussi, pour 60% d'entre eux, le bruit impacte leur humeur et génère de la fatigue et de la lassitude. Avec ce sondage, la 19e édition de la Journée Nationale de l'Audition 2016, exhorte à une prise de conscience des effets des nuisances sonores sur la santé. Quels sont-ils ? L'audition, première victime du bruit ambiantA l'époque de la chasse et de la cueillette, l'homme évoluait dans un environnement calme, ne dépassant pas les 80 décibels (dB). Peu à peu, des sources sonores de plus en plus puissantes ont pollué notre environnement et l'audition humaine en souffre. On ne lui laisse plus le temps de récupérer. Soumis à des pressions constantes, l'appareil auditif subit un état permanent de stress accélérant sa dégradation.L'enquête menée à l'occasion de la Journée Nationale de l'Audition 2016 met cet état de fait en évidence : la moitié des personnes interrogées se disent agressées par le bruit au travail, dans les transports et à l'école et les deux tiers se sentent plus exposées au bruit qu'auparavant.Or, à partir de 80-85 dB, le risque de dégradation des cellules ciliées (sensorielles) de l'oreille interne existe et à 110 dB, on s'expose à un traumatisme sonore aigu potentiel. Si la circulation automobile (tondeuse, aspirateur) vrombit autour de 80 dB, les motos rugissent dans les 90 dB, les MP3 diffusent à 100 dB, les concerts et discothèques à 110 dB et les avions au décollage ou les marteaux piqueurs nous agressent à 130-120 dB. Problème : l'oreille répond de façon étonnante au bruit : à chaque fois que le niveau sonore s'élève de "seulement"10 dB, on entend deux fois plus fort ! Ainsi, un son de 100 dB est perçu quatre fois plus fort qu'un son de 80 dB.Dr Didier Bouccara, médecin ORL, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière (Paris) : « Pour endommager à vie notre ouïe, il n'y a pas que les sons intenses mais aussi l'accumulation d'expositions sonores d'intensité élevée. La susceptibilité au bruit et à ses dégâts potentiels varie considérablement d'une personne à l'autre. La pression acoustique constante génère un stress auditif entraînant a minima une fatigue et, au fur et à mesure, une usure des cellules sensorielles de l'oreille. Par exemple, pour un niveau sonore de 80 dB pendant une journée de 8h, l'audition est en danger. Des niveaux acoustiques de120-130 dB provoquent une douleur au niveau de l'oreille, par des mécanismes sensitifs liés à la pression acoustique élevée. Le risque d'atteinte auditive partielle mais parfois irréversible, peut apparaître à partir de110 dB (concerts...) mais aussi déjà avec l'utilisation au long cours d'un baladeur poussé à 100 dB ».Les jeunes font la sourde oreilleVers une génération de malentendants ? Les jeunes détruisent de façon irréversible leur capital audition, souvent en toute connaissance de cause. Environ 50% des jeunes de 12 à 35 ans des pays à hauts et moyens revenus sont exposés à des niveaux sonores trop élevés (de l'ordre de 85 décibels pendant 8 heures d'affilée et de 100 décibels pendant 15 minutes) avertissait l'Organisation Mondiale de la Santé en 2015. Confirmation : la part des jeunes de 18 à 35 ans ayant un usage fréquent et intensif d'écoute de musique "amplifiée" avec un casque ou des écouteurs a triplé depuis 2007, passant de 4 à 13%, et atteint 25% des 15-19 ans, selon le Baromètre Santé INPES/InVS (janvier 2016).Selon l'enquête JNA 2016, 38% des 15-17 ans avouent que le bruit les rend euphoriques. S'ils sont presque tous conscients des dégâts potentiels sur leur audition, il ne se sentent pas en danger et seuls 21% des 15-30 ans déclarent s'éloigner des enceintes et 3% utiliser des bouchons d'oreilles à usage unique*. Un paradoxe qui explique que la situation, pourtant critique, évolue peu. Déjà, près de 10% des moins de 25 ans présentent une perte auditive pathologique, avertit l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).Fatigue, troubles du sommeil... le bruit et sa kyrielle d'effets nocifsLes conséquences "extra-auditives" psycho-sociales du bruit ambiant sont multiples. Pour 89% des personnes*, les difficultés d'audition impactent la vie sociale. Un Français sur deux est gêné par le bruit la journée et une personne sur cinq pendant la nuit*. Neuf personnes sur dix se disent exposées tous les jours à un bruit excessif **. Entre 70 et 100dB, les répercussions sur l'être humain existent aussi, le bruit devient fatiguant (70-80dB) puis franchement pénible (90-100dB). Dans l'enquête JNA 2016, 53% des personnes estiment que le bruit crée des maux de tête, 49% qu'il génère souvent de l'anxiété.Lorsque le son devient bruit, la santé globale de l'individu est en danger (1) : Fatigue. Nervosité et irritabilité. Stress et anxiété. Troubles du sommeil (sommeil fractionné donc moins récupérateur). Troubles de la concentration et de la mémoire ; perte de vigilance et difficultés scolaires chez l'enfant. Troubles cardiovasculaires (augmentation d'une hypertension artérielle existante ; risque de maladie coronarienne). Les conséquences sur la sphère digestive, les dérèglements endocriniens (obésité) et du système immunitaire sont difficiles à mettre en évidence.10 commandements contre l'omniprésence sonoreL'omniprésence sonore est ancrée dans les habitudes de vie de l'Homme moderne, au point que les jeunes indiquent même que le bruit est un élément rassurant et que son absence les inquiète ! *Dr Bouccara : « Il existe peu de possibilités de limiter le bruit lié aux avions, aux transports etc. en dehors de la protection individuelle. Celle- ci peut être améliorée par le port de protections sonores. Préserver l'audition est un problème s'intègre tout à fait dans le cadre des préoccupations des pouvoirs publics vis à vis des effets de l'environnement sur la santé. L'exposition sonore est devenue ces dernières années une préoccupation des urbanistes (murs anti-bruit) et des architectes (agencement des bâtiments et pièces, structures et circulation de l'air, qualité phonique des parois séparatives etc. autre) ».10 conseils pour préserver son audition au quotidien * : Il existe un grand nombre de bouchons d'oreilles (en mousse, à usage unique, réutilisables, sur-mesure, en silicone munis de filtres divers). A porter en cas de volume sonore élevé et pendant le sommeil si l'environnement sonore dépasse les 30 dB. Un tiers des moins de 35 ans pense à porter des protecteurs contre le bruit (enquête JNA 2016). Veiller au volume et à la durée d'écoute des MP3. La durée d'écoute à ne pas dépasser est de 1h par jour à moitié du volume maximum. Prévoir des pauses auditives comme changer de style musical à faible volume, marcher dans un parc en se concentrant sur les chants des oiseaux, le bruit de l'eau qui coule. A noter, ces pauses auditives, hors du bruit sont citées par 62% des personnes interrogées dans l'enquête JNA 2016. Eviter de pousser le son de l'autoradio pour "décompresser", votre audition vous remerciera. La prise de conscience est bien là : 85% des sondés estiment que stopper l'agression du bruit consiste à limiter le volume d'écoute de la musique**. En concert, porter des protections auditives en mousse ou des silicones à filtre. Fuir la proximité des baffles. Attention, la consommation d'alcool et d'autres substances nocives modifient les perceptions dont celles liées à la pression acoustique. Ne pas hésiter à quitter les lieux publics qui imposent une exposition sonore trop élevée (cinémas, magasins, bars). Pour attirer le chaland, certaines poussent le volume avec une ambiance sonore élevée et composée de basses. La législation a mis le holà : pas plus de 80 dB sur 8 heures. Certains y échappent (ceux diffusant régulièrement de la musique amplifiée) et obtiennent des dérogations pour monter le son à 94 dB. Neuf personnes sur dix ont des difficultés pour suivre les conversations dans les restaurants, cafés et bars et dans les Transports Publics**. Intégrer le bilan régulier de son audition dans son suivi santé, à partir de 50 ans, ce d'autant que l'on a présenté des affections de l'oreille où qu'il existe des atteintes auditives familiales. Télécharger une application sonomètre pour se rendre compte du volume sonore du lieu. Attention, cela reste des valeurs indicatives. Protéger l'audition des bébés et des jeunes enfants en les équipant de protections ou en les faisant garder. Ils n'ont rien à faire dans un environnement bruyant ! Prendre en compte tout symptôme auditif persistant : bourdonnements d'oreille, sifflements, oreilles bouchées...car ils peuvent déjà signifier une perte de l'audition. Pour en savoir plus : www.journee-audition.org Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Une peau jeune est une peau ferme...
Le vieillissement de la peau ne s'observe pas seulement par l'apparition de rides. La fermeté de la peau, son aspect élastique, sont aussi des marqueurs clairs d'une peau jeune, bien entretenue et en pleine santé. Comment les conserver ? Une peau ferme grâce à ses fibres La fermeté de la peau, c'est sa capacité de résister à l'étirement et à la pression. Si une peau ferme et élastique comporte peu de rides, c'est parce qu'elle résiste efficacement à la loi de l'attraction terrestre, qui tire tous nos tissus vers le bas Le secret de la fermeté de la peau ne réside pas dans ses couches superficielles, mais bien dans le derme. Celui-ci est riche en collagène, qui sert à soutenir l'épiderme et à l'ancrer sur le derme, et en fibres élastiques qui donnent à la peau sa texture. Ces deux substances sont produites par des cellules du derme appelées fibroblastes. Les soins de beauté pour la fermeté De nombreux produits cosmétiques sont disponibles sur le marché pour lutter contre le vieillissement de la peau. Préférez ceux qui ne promettent pas seulement de lutter contre les rides, mais se soucient aussi de la fermeté. Souvenez-vous aussi que d'autres produits que vous trouverez dans le même rayon peuvent vous aider, même s'ils n'affichent pas clairement leur mission anti-rides ou pro-fermeté. Ainsi, un peeling régulier et doux accélère le renouvellement des cellules et améliore l'aspect de la peau. Une hydratation régulière, qu'elle soit ou non assortie d'actifs anti-vieillissement, permet aussi de protéger la fermeté de la peau. Et pensez à vous faire un petit massage lorsque vous appliquez votre crème de jour ou de nuit, cela stimule la circulation du sang dans les couches supérieures de la peau, avec toujours pour résultat une peau mieux irriguée, plus jeune d'aspect. Votre style de vie et la fermeté de la peau Parce que la fermeté de la peau trouve son origine dans le derme, c'est-à-dire une couche relativement profonde de la peau, nous ne pouvons pas nous contenter de l'aide des produits cosmétiques. Il faut aussi protéger la jeunesse de notre peau de l'intérieur. Pour cela, certains conseils sont bien connus - il faut bien hydrater la peau très régulièrement, éviter de fumer, et boire assez d'eau au cours de la journée. Faites attention aussi à votre poids: les variations trop brusque, vers le haut ou vers le bas, font changer le volume de notre corps plus vite que la peau qui le recouvre. Résultat, les fibres de collagène risque de casser, et la peau devient moins ferme. Enfin, faites attention au soleil: les fibroblastes sont en effet endommagés par les rayons UV. Protection et exposition raisonnable doivent être la règle. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Bébé diversifie son alimentation : comment procéder ?
Lors de sa première année de vie, le poids de bébé triple, sa taille augmente de 50% et la masse du cerveau croît de 2g par jour. Autrement dit, bien nourrir son enfant dès sa naissance est essentiel. Quid de la diversification alimentaire, c'est-à-dire du passage de l'alimentation lactée exclusive à l'introduction des premiers aliments solides.
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Comment se préparer aux examens ?
Quand les examens approchent, le stress monte. Tant que cette tension est stimulante et vous encourage à travailler, elle est très bénéfique. Mais quand le stress devient angoissant, voire paralysant, il est préférable de faire son possible pour l'atténuer. Alors, quelles sont les mesures à prendre pour augmenter ses chances de réussite ?Les mesures pratiques pour réussir ses examens.
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Pourquoi le cholestérol augmente-t-il au moment de la ménopause ?
A la ménopause, le risque de maladie cardiovasculaire est bien plus grand que celui de cancer du sein. Ce n'est pas un argument pour négliger les mammographies de dépistage du cancer du sein, mais une excellente raison pour, parallèlement, surveiller votre taux de cholestérol et évaluer votre niveau de risque cardiovasculaire. Les modifications hormonales de la ménopause perturbent les lipides sanguins et le taux de cholestérol Suées, bouffées de chaleur, anxiété, cycles irréguliers... sont les signes de la ménopause. C'est aussi le moment de mesurer votre taux de cholestérol puis de le surveiller attentivement. En effet, passé un certain âge, les hormones ne vous protègent plus Mesdames, et votre risque de maladie cardiovasculaire tend à rejoindre progressivement celui des hommes, voire à le dépasser .Mais quel est ce rapport entre les hormones estrogènes et le cholestérol ? Les estrogènes ont tendance à augmenter le taux de HDL-cholestérol, soit le " bon cholestérol " (par opposition au mauvais cholestérol, dit LDL-cholestérol), ce qui exerce un effet protecteur. Mais dès que la production d'estrogènes décroît au moment de la ménopause, la régulation des lipides sanguins est perturbée, accentuant le risque cardiovasculaire.D'autres facteurs y contribuent, comme l'avancée en âge et une redistribution des graisses corporelles : jusqu'à présent, localisées dans la partie inférieure du corps, les graisses tendent à se concentrer dans la partie supérieure, notamment au niveau du ventre.Le suivi d'un traitement hormonal substitutif de la ménopause ne suffit pas à réduire significativement le taux de cholestérol. Il est donc important, à partir de la ménopause, de surveiller son taux de cholestérol. Surveillance du cholestérol à partir de la ménopause Le dosage du cholestérol repose sur une simple prise de sang, à partir de laquelle on procède à un bilan lipidique. Si le taux de cholestérol est satisfaisant, il faut procéder à un contrôle annuel. S'il est trop élevé, votre médecin vous recommandera des mesures diététiques simples, voire un régime hypocholestérolémiant si nécessaire.A noter que le taux de cholestérol augmente progressivement chez les femmes jusqu'à l'âge de 65 ans puis décroît. Il atteint un pic entre 48 et 56 ans. Il est donc judicieux de faire un premier point sur son risque de maladie cardiovasculaire à 50 ans.D'une facon générale, l'élévation du taux de cholestérol peut être contrôlée grâce à une activité physique régulière suffisante, associée à une alimentation équilibrée. Alors pourquoi attendre qu'il soit trop élevé pour adopter une bonne hygiène de vie ? L'alimentation anti-cholestérol Pour limiter l'élévation du taux de cholestérol, l'alimentation est essentielle : Privilégiez les fruits et les légumes, les céréales, les légumes secs, les huiles de colza, noix, olive, le poisson. Diminuez les matières grasses animales (beurre, crème, laitages entiers, fromages, viandes grasses, charcuteries...) et les aliments riches en cholestérol (jaunes d'oeufs, abats). Source : e-santé Isabelle Eustache
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Crise d'épilepsie : l'activité sportive en toute quiétude
Les sports collectifs, l'athlétisme, les sports de raquette etc. sont à pratiquer sans limite même lorsque l'on souffre d'épilepsie. Une réserve importante cependant pour les sports mécaniques, nautiques ou aériens : du fait d'un risque vital ou de blessure grave en cas de crise d'épilepsie lors de l'activité sportive, l'épilepsie doit être équilibrée depuis une longue période et le neurologue doit donner son feu vert. Sport : l'épilepsie n'est pas un prétexte à contre indication ! L'épilepsie -ces décharges anormales d'influx nerveux dans le cerveau- est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine (1% de la population, soit 500 000 personnes en France). L'idée reçue que l'épilepsie serait une contre-indication à toute activité physique vient de loin. On a longtemps cru que les microtraumatismes crâniens occasionnés par le sport pouvaient aggraver l'épilepsie et générer une crise d'épilepsie. Ce "raccourci" n'a aucun fondement scientifique.L'autre argument est le risque d'accident au cours d'une crise. Ce qui est potentiellement vrai pour certains sports (sports mécaniques, aériens etc.) ne doit pas porter ombrage à de très nombreux autres sports praticables, dénués de tels risques comme la course à pied ou les sports collectifs.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) : « A l'école, la dispense de toute activité sportive devrait rester l'exception, rare et passagère. 60% des épileptiques pratiquent une activité physique, c'est moins qu'en population générale. Idées reçues et surprotection y sont pour beaucoup mais aussi la réalité des effets secondaires potentiels des traitements (fatigue, somnolence) qui peut décourager. Alors qu'au contraire, une activité physique peut probablement améliorer cette fatigue et contribuer à resocialiser les patients ». Le sport, une solution anti-crise d'épilepsie ? En préambule, il faut distinguer le type de sport. Celui pratiqué en anaérobie (efforts intensifs, conditions extrêmes) serait plutôt protecteur vis-à-vis de la survenue de crises via les modifications d'acidité et de métabolisme du cerveau qui tendent à empêcher les neurones à entrer en fonctionnement pathologique comme au cours de la crise d'épilepsie. Mais la grande majorité des activités sportives se font dans le cadre d'un métabolisme aérobie (puissance soutenue, ventilation). Le sport augmente le niveau de vigilance, ce qui peut avoir un effet antiépileptique (contrairement à ce que l'on croit, une crise d'épilepsie survient plus volontiers au repos, endormi ou peu occupé). Certaines voies de stress sont activées qui modifient l'activité cérébrale par le biais d'hormones endogènes comme les neurostéroïdes mais qui affectent aussi les neurotransmetteurs comme la sérotonine, la noradrénaline ou la dopamine. Dans les faits, il est rarissime qu'une crise d'épilepsie soit déclenchée au cours d'un sport. Globalement, le fait de reprendre l'entraînement améliore l'épilepsie et dans une étude, un tiers des personnes épileptiques a réduit la fréquence de ses crises grâce à la reprise de l'activité sportive (1). Sur l'encéphalogramme, les anomalies de l'activité cérébrale sont discrètement réduites.Dr Huberfeld : « De nombreux mécanismes interviennent dans cette amélioration de l'épilepsie, sans qu'ils soient complètement élucidés. Une épilepsie s'aggrave en cas de stress, de dépression, d'anxiété. Or la reprise d'une activité sportive et sociale, un challenge, la sensation de bien-être, un comportement apaisé (stress, anxiété), un risque de dépression diminué etc. tout cela est positif. On l'a montré chez des rats mais pas encore suffisamment clairement chez l'homme : soumis à un programme sportif, il faut les stimuler beaucoup plus fort pour que la crise d'épilepsie se déclenche. Grâce aux efforts sportifs, leur épilepsie est alors moins sévère et les crises surviennent plus tardivement ». Course à pied ou sport collectif, aucune limite en cas d'épilepsie Que l'épilepsie soit équilibrée ou non (crises plus ou moins fréquentes), elle ne représente pas une contre-indication médicale à : la course à pied, les divers sports d'athlétisme, la plupart des sports de contact (judo, lutte, etc.), les sports collectifs sur le terrain (baseball, basket-ball, football, rugby, volley-ball, etc.), les sports de raquette (squash, tennis de table, tennis, etc.), la danse, le golf, le ski de fond.Une quantité de sommeil suffisante et stable est bienfaisante pour l'épilepsie. Il convient de bien s'hydrater et de ne pas oublier de prendre ses médicaments. Ski, équitation ou natation... précautions requises Des précautions sont nécessaires pour certains sports plus à risque (surveillance, port de casque ou de gilet de sauvetage, vitesse limitée) mais praticables par une majorité de personnes épileptiques : ski alpin, natation en piscine et encore plus en mer, ski nautique, escrime, gymnastique, équitation, cyclisme, patinage, roller et skateboard, musculation.Dans tous les cas, le médecin et les personnels encadrant doivent être avertis de la maladie. Sports mécaniques ou escalade... tout dépend de la fréquence des crises d'épilepsie Avant d'envisager la pratique des sports mécaniques au sens large, de l'aviation, de l'escalade, de l'alpinisme, du parachutisme, du deltaplane, du saut à ski ou des plongeons, de la planche à voile ou du surf... il faut se poser une question : quelle est la fréquence des crises ? Si l'épilepsie est parfaitement équilibrée depuis plusieurs années, aucun sport n'est véritablement interdit, même s'ils restent considérés comme dangereux. Le sport de compétition ou de haut niveau n'est pas incompatible avec l'épilepsie. Dr Huberfeld « En règle générale, ce type d'activité sportive est contre-indiqué, sauf quand l'épilepsie est totalement équilibrée, c'est-à-dire qu'il n'y a eu aucune crise d'épilepsie depuis un an sans traitement - ce qui me semble personnellement trop court comme délai- et cinq années avec traitement et sans crise d'épilepsie depuis au moins 10 ans. Cette plus grande tolérance est issue des récentes recommandations de la Ligue Internationale contre l'épilepsie (2). En revanche, la plongée sous-marine reste un sport très fortement déconseillé ». Dr Huberfeld : « Il ne faut pas oublier que l'épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. De plus, le traitement antiépileptique se prend à heure fixe et la pratique sportive ne doit pas bouleverser ce rythme - avoir son traitement sur soi, signaler la maladie sur une fiche conservée en poche, surtout en déplacement loin de chez soi- . Il faut aussi se rappeler qu'à chaque modification de traitement la maladie peut se déstabiliser ». Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Diabétoporose : quand le diabète et l'ostéoporose sont liés
Le diabète peut fragiliser les os, et conduire à une réflexion sur l'ostéoporose associée. Une réalité quasi méconnue, y compris par les soignants. Pourtant, le seul fait d'avoir un diabète expose à un risque de fracture plus élevé et encore plus lorsque le diabète est mal contrôlé. Désormais, dans le diabète de type 1 comme dans le diabète de type 2, au même titre que l'on surveille le coeur, les vaisseaux, les reins, les nerfs et les yeux, il faut penser aux os.
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Les infections urinaires : quel traitement ?
Les infections urinaires sont très fréquentes chez une femme : entre 20 et 40% des femmes feront une telle infection au cours de leur vie, tandis que 2 à 4% des femmes en souffrent tous les ans. Êtes-vous suffisamment renseigné au sujet des infections urinaires ? La cystite fait partie des infections urinaires$$On distingue classiquement 3 types d'infections urinaires selon l'organe touché : l'urètre (urétrite), la vessie (cystite), le rein (pyélonéphrite).La plupart des infections urinaires sont dues à des bactéries et non à des virus. L'infection urinaire est due à des bactéries qui colonisent les voies urinaires. Dans la majorité des cas, la bactérie en cause est Escherichia coli.Les infections urinaires ne sont pas toujours bénignes. Tout dépend de l'organe touché par l'infection. Si les bactéries se cantonnent à la vessie, c'est la cystite, l'infection est généralement bénigne. En revanche, si les bactéries remontent jusqu'au rein, c'est la pyélonéphrite, l'infection est potentiellement très grave et nécessite donc de consulter rapidement.Les rapports sexuels augmentent les risques d'infections urinaires. C'est pourquoi on recommande d'uriner après les rapports sexuels, pour éliminer les bactéries qui auraient pu pénétrer. Le préservatif est aussi un moyen de prévention indispensable dans les relations occasionnelles.Le diabète, qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (glycémie élevée), favorise les infections bactériennes et mycosiques (champignons), provoquant des infections urinaires et cutanées. Quel traitement contre les infections urinaires ? La cystite guérit spontanément. On recommande cependant un traitement antibiotique pour être certain de la disparition de l'infection et limiter les risques de récidives.Les infections urinaires étant liées à des bactéries, le traitement requis est antibiotique. En cas de cystite notamment, on recourt de plus en plus souvent à un traitement dit « minute », c'est-à-dire en dose unique. Les femmes ne sont pas les seuls concernées par les infections urinaires$$Certes les infections urinaires touche une majorité de femmes. Les hommes sont davantage protégés par leur anatomie, mais ils peuvent aussi souffrir d'infection urinaire et le risque augmente avec l'âge. Le jus de canneberge (airelle) et la vitamine C aident à prévenir les cystites. Tous deux augmentent l'acidité de l'urine, ce qui limite la prolifération des bactéries. La canneberge empêcherait également les bactéries de se fixer aux parois de la vessie. Le diagnostic d'une infection urinaire nécessite un échantillon d'urine et non une prise de sang.L'infection urinaire est détectée à l'aide d'un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Il permet d'identifier les bactéries en cause et le type d'antibiotiques requis. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Dents : stop aux mauvaises habitudes !
Les Français malmènent leurs dents. Environ 10% ne se les brossent pas tous les jours et ils sont très nombreux à s'en servir comme d'un ouvre-bouteille ou un casse noix... Rien de tel pour les abîmer. Et si vous profitiez de l'été pour reprendre de bonnes habitudes ! Oublier le brossage des dents le soirLe brossage des dents matin et soir fait partie des recommandations officielles, pourtant beaucoup de Français oublient de le faire, notamment le soir.« C'est la pire des mauvaises habitudes et elle est encore trop fréquente », constate le Dr Jacques Wemaere, chirugien dentiste à Cenon et secrétaire général adjoint de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire. Or, les caries se forment la nuit quand la production de salive diminue et qu'elle ne suffit pas à neutraliser les acides sécrétés après les repas. Après le brossage du soir, l'utilisation de fil dentaire ou de brossettes interdentaires est conseillée pour éliminer les résidus. Un bon brossage doit durer 2 minutes (il est en moyenne de 56 secondes en France) et une brosse à dents se changer tous les 3 mois.Casser des noix avec ses dentsDécapsuler une bouteille, couper du fil, casser une noix, ouvrir un sachet en plastique, arracher une étiquette... avec ses dents reste de vieilles manies. Mais répétés, ces gestes abîment les dents qui risquent de s'effriter, se fêler, voire se fracturer. Ces petites mutilations endommagent aussi l'émail et les amalgames des molaires.Poser un piercing dans la boucheAujourd'hui, les piercings sur la langue sont fréquents chez les jeunes. Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que la bouche est un endroit humide contenant des millions de bactéries.« Le premier risque est infectieux, précise le Dr Wemaere. Il faut vérifier que les règles d'hygiène et de stérilisation du matériel soient bien respectées là où on se fait faire le piercing. Ensuite, il est conseillé de se faire un bain de bouche dans les 15 jours qui suivent avec un produit contenant un antiseptique tel que la chlorhexidine ».Autre conseil : consulter son dentiste pour s'assurer que tout va bien car 17% des piercings sont source de complications, surtout s'ils sont en métal. A court terme, outre les infections, ils peuvent entrainer des saignements, plus de salive, un gonflement de la langue... A long terme, les frottements exercés par le fermoir ou la bille peuvent provoquer des fissures et éclats de l'émail, une rétraction des gencives ou une modification de la position des dents... Dr Wemaere : « Certains patients s'amusent à coincer leur piercing entre les dents, leurs incisives finissent par s'écarter ».Goûter le plat de son bébé avec sa cuillèreDans la liste des petites habitudes des parents, goûter les plats de son bébé sans changer de cuillère ou nettoyer sa tétine tombée par terre avec sa bouche au lieu de la rincer à l'eau ou de lui en donner une autre est à proscrire. Par la salive, on peut transmettre tout un tas de microbes pouvant être à l'origine de caries par la suite. Dr Wemaere : « Jusqu'à l'âge d'un an, l'enfant constitue sa flore buccale il est donc primordial de limiter les risques de contamination par des bactéries pathogènes ». Le conseil vaut pour les adultes : on ne boit pas dans le même verre qu'autrui sans le nettoyer.Grignoter ou boire trop sucré,A la moindre prise alimentaire ou grignotage, des sécrétions acides présentes dans la salive attaquent l'émail. C'est encore pire avec des aliments ou des boissons sucrées dont l'Organisation mondiale de la santé reconnaît qu'ils sont un facteur de risque de caries. Pour se protéger, il est recommandé de limiter l'apport de sucres, de consommer les aliments sucrés aux repas et non en dehors et de boire de l'eau plutôt que des sodas, des sirops, des jus de fruits ou encore des eaux minérales aromatisées très sucrées malgré leur apparence.Sucer son pouce après 6 ansQuand les enfants sucent leur pouce ou une tétine très longtemps, leur dentition est modifiée. « Quand les dents de lait sont tombées et que les vraies dents poussent, les incisives sont tractées par le pouce ou la tétine et poussent de travers », explique le Dr Wemaere. De même, la mâchoire se développe autour de « l'obstacle » et provoque l'apparition d'un espace anormal entre les dents du haut et du bas. Dr Wemaere : « Idéalement, il faudrait que les enfants puissent se passer de tétine ou de leur pouce vers 3 ou 4 ans. Après 6 ans, il faut souvent élargir la mâchoire supérieure et faire porter une gouttière dentaire la nuit pour repositionner la mâchoire inférieure ».Fumer mauvais pour les dentsLes conséquences de la cigarette sur les dents sont connues : jaunissement, gingivite (inflammation et saignements des gencives), parodontie (déchaussement) pouvant conduire à leur perte prématurée, difficultés de cicatrisation après une intervention chirurgicale bucco-dentaire... Ces désagréments sont renforcés par l'alcool qui fragilise les tissus soutenant les dents (parondote).Autres ennemis : les stupéfiants qui font grincer les dents, provoquent un assèchement de la bouche et augmentent les problèmes gingivaux. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Antibiotiques : seront-ils encore efficaces demain ?
Les antibiotiques ont permis de faire reculer la mortalité liée aux maladies infectieuses bactériennes. Mais à force de les utiliser, de plus en plus de bactéries leur résistent. Moins forts, ils risquent d'avoir plus de mal à nous soigner. Résistance aux antibiotiques : dix millions de morts en 2050Un groupe d'experts britanniques le prédit : la résistance aux antibiotiques pourrait tuer dix millions de personnes par an sur la planète en 2050. « Le monde s'achemine vers une ère post-antibiotique où des affections courantes et des blessures mineures pourraient à nouveau tuer », estiment, pour leur part, les Académies de médecine, pharmacie, vétérinaire, chirurgie dentaire et agriculture. Selon l'Institut national de veille sanitaire, en France, l'antibiorésistance serait responsable de 158 000 infections contractées à l'hôpital chaque année et de 15 000 morts. En cause, la surconsommation d'antibiotiques en médecine humaine et animale.La bonne nouvelle, c'est que la situation peut s'inverser si des mesures efficaces sont mises en place. Ainsi, en France, la résistance au staphylocoque doré à l'hôpital a été divisé par deux en quinze ans grâce au lavage des mains avec une solution hydro alcoolique et à l'isolement des patients. Antibiotiques : des résistances aux entérobactéries émergentLa mauvaise nouvelle, c'est que d'autres résistances aux bactéries émergent, y compris en ville, avec les entérobactéries qui colonisent notre tube digestif comme les escherichia coli et les klebsiella pneumoniae (responsables de cystite, d'infections nosocomiales, etc.). Selon les estimations, un à trois patients infectés par ces bactéries ne pourront plus être soignés bientôt avec les antibiotiques classiques. Le phénomène reste relativement limité en France, en revanche, il explose là où les antibiotiques sont utilisés sans compter, parfois même en l'absence d'ordonnance : Grèce, Italie, Inde, Asie, Moyen-Orient, Afrique du Nord...Le problème est d'autant plus inquiétant que les bactéries n'ont pas de frontières et que le risque de les importer représente une menace sérieuse : « Il y a des touristes qui reviennent avec ces infections de l'étranger, surtout quand ils ont été hospitalisés », souligne Alain Philippon, professeur émérite à la Faculté de médecine Paris Descartes. Antibiotiques : trop de prescriptions inutilesMalgré les campagnes grand public « Les antibiotiques, c'est pas automatique » et les différents plans pour en limiter l'usage, les Français consomment encore 30% d'antibiotiques de plus que leurs voisins européens. Or, 30 à 50% des prescriptions seraient inutiles et seuls 30% des généralistes utilisent le test d'orientation diagnostic rapide pour les angines permettant de savoir si elles sont bactériennes ou virales. Par ailleurs, les traitements sont souvent prolongés sans être réévalués.« On a des critères qu'il faut s'imposer pour prescrire ou ne pas prescrire, affirme le Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié Salpetrière. On doit aussi mieux prescrire en choisissant le meilleur antibiotique pour le cas clinique observé et ne pas aller à la facilité. Il y a un gros travail à faire au niveau des étudiants en médecine ». Mais pas seulement : « Il faut continuer à sensibiliser les patients, confirme Alain Philippon. Ils s'imaginent trop souvent que ce sont des remèdes miracles ».Des animaux engraissés aux antibiotiquesDes bactéries multirésistantes sont apparues aussi dans les élevages qui se transmettent directement de l'animal à l'homme ou via l'alimentation. Jusqu'en 2010, la France était la plus consommatrice d'Europe d'antibiotiques vétérinaires. Depuis, leur utilisation a baissé de 12,5% entre 2012 et 2014. Résultat : « La baisse de l'usage des antibiotiques en agriculture a provoqué directement une baisse des infections résistantes », précise Arlette Laval, professeur émérite à l'École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation Nantes Atlantique. Le plan Ecoantibio 2017 table sur une diminution de 25% dans les cinq prochaines années. Et il est question de ne plus donner d'antibiotiques aux animaux à titre préventif.Mais d'autres pratiques existent ailleurs. Aux États-unis, par exemple, les antibiotiques continuent d'être utilisés comme facteurs de croissance des animaux d'élevage. « Les doses administrées aux porcs pendant la durée d'engraissement sont plus élevées que les doses thérapeutiques », assure Alain Philippon. Des taux tout aussi massifs sont employés aussi en Asie du Sud-Est.Pas de nouvel antibiotique à dispositionIl n'y aurait pas de souci si de nouveaux antibiotiques étaient mis sur le marché. Or, ce n'est pas le cas. Ces dernières années, l'industrie pharmaceutique s'est plutôt tournée vers la recherche de médicaments ciblant les maladies chroniques, qui leur assurent un meilleur retour sur investissement car, contrairement aux antibiotiques prescrits pour une durée limitée, ils sont prescrits longtemps, parfois à vie.« Il faut chercher d'autres molécules, avoue le Pr Bricaire, d'autant que les antibiotiques qui sont développés actuellement visent principalement les staphylocoques qui étaient les souches les plus résistantes il y a quinze ans mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ces molécules pourraient venir du monde marin, les algues notamment peuvent être des substances de grande qualité ».En attendant, un test de détection rapide des bactéries résistantes, permettant une prise en charge précoce des patients qui en sont porteurs, est en cours d'expérimentation en Grande-Bretagne. Source : e-santé Brigitte Bègue journaliste santé
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Contrôler le diabète ou prendre du poids : faut-il choisir ?
"Glycémie bien contrôlée, prise de poids assurée". Souvent, bien gérer le diabète et notamment le diabète de type 2 se fait au prix de quelques kilos en plus. Voici quelques conseils pour faire mentir cet adage. « Diabesité » : quand le surpoids et le diabète sont intimement liésLa progression du diabète de type 2 en France suit très fidèlement celle de l'obésité. Si toutes les personnes obèses ne seront pas diabétiques, le diabète de type 2 apparaît la plupart du temps chez des personnes en surpoids, sur un terrain génétique favorisant. En effet, l'obésité abdominale (androïde) est tout particulièrement responsable de l'apparition du diabète de type 2.La graisse viscérale exerce un effet néfaste au niveau du foie induisant une insulinorésistance (résistance des tissus à l'action de l'insuline), ce qui nécessite une augmentation de la production pancréatique d'insuline pour contrôler la glycémie (taux de sucre dans le sang). Lorsque le pancréas n'est plus capable de répondre à cette demande accrue, la glycémie s'emballe et les personnes passent de l'état d'obèse à celui de diabétique.D'où l'intérêt de contrôler la prise de poids pour ne pas accentuer la gravité et le déséquilibre du diabète. Un problème épineux car bien contrôler le diabète expose à la prise de poids.Pourquoi mieux soigner son diabète fait-il prendre du poids ?Comment contrôler l'équilibre glycémique sans que les personnes diabétiques de type 2 ne prennent du poids, alors même que les trois-quarts d'entre eux sont déjà en surpoids ?Ce problème est très délicat à gérer car le fait d'équilibrer le diabète limite les pertes caloriques induites par la glycosurie (perte de glucose via les urines). Cela explique que lorsque les glycémies sont bien contrôlées, la personne diabétique de type 2 puisse prendre du poids sans même modifier son alimentation.Le paradoxe du contrôle de la glycémie dans le diabète de type 2 tient aussi au fait que le traitement -médicaments antidiabétiques oraux et insuline- induit très fréquemment une prise de poids: La metformine, traitement de première ligne du diabète de type 2, n'entraîne pas de prise de poids. Il en est de même pour une autre classe de médicaments (inhibiteurs des alpha-glucosidases). * En revanche, d'autres médicaments (sulfamides) qui forcent le pancréas à secréter de l'insuline, peuvent entraîner une prise de poids de l'ordre de 2 à 3 kg à 6 mois et parfois bien au-delà. Là, le facteur "poids" devient prépondérant. Une autre classe de médicaments par voie orale (les glinides) entraînent une prise de poids (entre 1,77 et 2,08 kg) *. L'insuline est bien connue pour faire prendre des kilos (environ 5 kg dans le diabète de type 1 et 4-7 kg dans le diabète de type 2), d'autant plus nombreux que la dose d'insuline journalière est élevée. Or, plus la personne diabétique de type 2 est obèse, plus les doses d'insuline nécessaires pour contrôler sa glycémie seront importantes. Un cercle vicieux. Deux classes médicamenteuses -les plus récentes- sont intéressantes dans la prise en charge du surpoids dans le diabète. Les premiers sont plutôt neutres sur le poids (inhibiteurs des DPP-4). Les seconds permettent chez une partie des diabétiques de type 2 une perte de poids, en moyenne de 2 à 4 kg (analogues du GLP1). Ils ralentissent la vidange de l'estomac et limitent l'appétit. Le dernier élément pouvant faire prendre du poids est lié aux hypoglycémies (taux sanguin de sucre trop bas) sous certains médicaments par voie oral et sous insuline, en raison des prises de glucides en collation pour normaliser le taux de sucre dans le sang qu'elles nécessitent ("resucrage"). Des hypoglycémies légères et qui passent inaperçues augmentent aussi l'appétit.De plus, certaines personnes réduisent ou cessent l'activité physique du fait de malaises hypoglycémiques. Au lieu d'en parler au médecin pour qu'il réduise les doses de certains médicaments et d'insuline, elles vont prendre alors des collations... et du poids.Vigilance chez les jeunes femmes diabétiques de type 1Prendre en charge des jeunes femmes diabétiques, c'est ne pas perdre de vue que leur silhouette et la prise de poids sont une préoccupation majeure pour elles. Au risque de faire passer le diabète au second plan. Pour cela, certaines d'entre elles -diabétiques de type 1- négligent leur traitement par insuline, ce qui les expose à des complications précoces au niveau des reins, des yeux et du système cardiovasculaire. Elles réduisent soit le nombre d'injections d'insuline, soit les doses, parfois à l'extrême.Ce souci de la prise de poids prend de telles proportions qu'il peut engendrer de réels troubles du comportement alimentaire. Une approche psychiatrique s'impose alors (thérapies cognitivo-comportementales, groupes de paroles etc.).En revanche, le poids semble une préoccupation moins aigüe chez les personnes diabétiques de type 2. Ce sont principalement des femmes nettement plus âgées, en surcharge pondérale ou obèses de longue date, qui ont plus ou moins appris à vivre avec, au sein d'un environnement familial où la surcharge pondérale est fréquente.Concilier équilibre du diabète et gestion du poids, un challenge possibleLa crainte de la prise de poids constitue l'une des principales réticences des personnes diabétiques lors du passage à l'insuline. Mais attention, cette crainte ne doit toutefois, pas retarder l'insulinothérapie qui est nécessaire chez un grand nombre de diabétiques de type 2 au cours de l'évolution de leur diabète. Cette crainte est d'ailleurs souvent levée après une explication patiente de la part du médecin.Pr Bernard Bauduceau, Service d'endocrinologie, HIA Bégin (Saint-Mandé) : « Le renforcement des "mesures hygiéno-diététiques" constitue la seule solution efficace et pérenne pour lutter contre la prise de poids même si l'observance en est particulièrement difficile dans le temps. En effet, le suivi d'une alimentation variée, raisonnable et équilibrée est absolument indispensable mais est souvent difficile à obtenir chez certains diabétiques. Ces mesures diététiques ne doivent en aucun cas être trop restrictives pour pouvoir tenir sur la durée. Leur abandon inéluctable conduit habituellement à un rebond dans la prise de poids. Encourager les diabétiques à majorer leur activité physique constitue le second volet des mesures hygiéno-diététique. Dépenser plus pour moins grossir ne nécessite pas de s'inscrire au marathon. Une modification du mode de déplacement en favorisant la marche peut être adaptée aux possibilités de chacun. Comme pour l'alimentation, un compromis entre l'idéal et le possible doit être trouvé. » Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Être sportif et diabétique : les consignes alimentaires à connaître
Séances de running hebdomadaires, escalade ou natation, pour une personne diabétique être sportif n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Dans le diabète de type 1, le risque n°1 au cours mais aussi au décours de l'exercice physique est l'hypoglycémie, lorsque celui-ci n'a pas été programmé et qu'il se prolonge. Comme dans le diabète de type 2 sous insuline, il s'agit alors de gérer à la fois l'alimentation et les doses d'insuline. Sport et alimentation : les 5 règles dans le diabète de type 1Le diabétique de type 1 sportif devrait connaître cinq règles sur la gestion du taux de sucre dans la sang (glycémie) lors d'un exercice physique prolongé. Celles-ci font appel à l'adaptation des doses d'insuline et de l'alimentation : 1ère règle : Anticiper la séance de sport en baissant la dose d'insuline dite "rapide". Celle-ci doit être divisée de moitié, voire des deux-tiers si l'on est à moins de 10 unités d'insuline rapide, voire de s'en passer si l'on est à moins de 5-6 unités. 2nde règle : Réaliser une glycémie avant de débuter l'exercice et, si celle-ci est inférieure à 1,20g/l, avaler une collation (équivalent à 15g de glucides voire à 20-30 g en fonction de la durée de l'exercice prévu) sous forme de boissons sucrées, de pâtes de fruit ou autres aliments glucidiques. 3ème règle : Lorsque l'on n'a pas l'habitude de pratiquer ce type d'exercice, au-delà de 30 à 60 minutes, il est important de tester de nouveau sa glycémie. Si celle-ci est inférieure à 1,20g/l ou si l'on est à distance du prochain repas, une collation s'impose à nouveau (15g de glucides). 4ème règle : Une fois l'exercice terminé, si la glycémie est inférieure à 1g/l il faut prévoir une collation (15g de glucides) si le prochain repas n'a pas lieu avant 1h. 5ème règle : Généralement, on diminue la dose d'insuline qui suit l'exercice physique. Par exemple si celui-ci a lieu dans l'après-midi, ce sera la dose du soir c'est-à-dire l'insuline rapide chargée de contrôler la glycémie de la nuit (à diminuer de 10 à 30%, en moyenne puis à adapter en fonction des réponses individuelles). Le sportif ne pas oublier de surveiller la glycémie du soir, même si l'exercice a eu lieu le matin (si sa durée était d'au moins une heure), pour penser à baisser la dose d'insuline du soir si nécessaire. En effet, la sensibilité des muscles à l'insuline augmente plusieurs heures après l'arrêt de l'exercice (d'où des besoins plus faibles en insuline puisqu'ils en « profitent » plus).Pr Martine Duclos, endocrinologue et physiologiste, chef du service de Médecine du Sport au CHU de Clermont-Ferrand : « Dans le diabète de type 1, l'idéal est de prévoir tout exercice physique prolongé (supérieur à 30 minutes-1 heure) afin de réduire la dose d'insuline qui précède.Les diabétiques de type 1 qui font du sport de façon assez suivie sont en général sous pompe à insuline (appareil qui délivre automatiquement l'insuline), ce qui leur permet des ajustements de l'insuline en fonction de la glycémie beaucoup plus aisés qu'au moyen des injections. Ils peuvent la débrancher quelques heures (2 à 3 heures en général, mais parfois plus). Comparé au diabétique de type 2, le diabétique de type 1 est plus enclin à faire du sport de façon régulière et intense et presque tous les sports lui sont accessibles, sauf le parachutisme et les autres sports où l'hypoglycémie peut conduire à des accidents mortels. Du fait de la grande variabilité de la réponse glycémique en fonction du type d'exercices (aérobie, anaérobie), il faut mieux être suivi par un diabétologue spécialisé dans la pratique sportive ».Le sport, peu risqué dans le diabète de type 2Les médicaments donnés dans le diabète de type 2 sont multiples. Ce peut être une injection unique d'insuline chaque jour (insuline basale) ou des antidiabétiques par voie orale. Généralement, la personne qui est diabétique de type 2 bien équilibrée (c'est-à-dire dont le taux de sucre dans le sang mesuré par un taux d'HBA1c se situe aux alentours de 6,5 à 7%), qui est sous insuline basale seule et qui souhaite pratiquer une activité physique prolongée n'est pas en réel danger hypoglycémique. Baisser la dose d'insuline est inutile. La pratique d'une activité physique d'intensité modérée et régulière n'impose aucun changement particulier. Lorsque l'effort musculaire reste raisonnable, seules des supplémentations glucidiques modérées au cours de la période d'effort physique (10 à 15 g de glucides) s'avèrent utiles (toutes les heures). Pour les diabétiques qui sont uniquement sous médicaments appelés sulfamides (des molécules qui induisent un risque potentiel d'hypoglycémie) et qui sont bien équilibrés sur le plan glycémique, la première fois -et seulement la première fois- qu'ils pratiquent un exercice de plus de 60 minutes, il est conseillé de diviser par deux leur dose quotidienne, mais sans pour autant devoir diminuer la dose qui suit l'exercice. Quant au risque d'hypoglycémie sous glinides (comme les sulfamides, ce sont des molécules qui forcent le pancréas à sécréter de l'insuline au moment des repas), c'est un risque de principe. Par mesure de précaution, on considère qu'il pourrait y avoir un faible risque d'hypoglycémie en cas d'exercice physique de plus d'une heure et uniquement chez un sujet dont le diabète est très bien équilibré. En pratique, lors de la première expérience d'exercice d'au moins 60 minutes il faut baisser de moitié la dose, voire ne pas prendre le comprimé avant l'exercice. Pour les diabétiques de type 2 sous les autres médicaments (metformine, gliptines ou analogues du GLP1) il n'y a pas de risque d'hypoglycémie à l'exercice. Sportifs diabétiques ou non, règles nutritionnelles identiquesLes règles nutritionnelles pour un diabétique qui décide d'entrer dans un programme sportif intensif sont de bon sens : L'hydratation, comme en population générale, est primordiale pour le diabétique pendant l'exercice et en phase de récupération, d'autant plus que l'hyperglycémie augmente légèrement la production d'urine (diurèse). Il faut privilégier l'eau sans adjonction de produits sucrés pour des exercices ne dépassant pas deux heures. Si l'exercice dure plusieurs heures (randonnée), un peu de sucre peut être ajouté dans la ration hydrique (ou ingérer 20g de glucides toutes les heures) et augmenter l'apport en glucides des repas dans les jours qui précèdent le sport intense. Les glucides doivent constituer une part normale de l'alimentation des personnes diabétiques. Le diabétique sportif doit équilibrer ses repas entre glucides-protides-lipides (respectivement 45-50%, 15% et 25-30%) de la même manière qu'un non-diabétique comme tout sportif dont la dépense énergétique est majorée. La proportion des hydrates de carbone dans la ration calorique quotidienne est d'autant plus élevée que l'activité physique est plus importante. Cet apport doit se faire essentiellement sous forme de pain, pâtes, riz, féculents et, dans une moindre mesure, de fruits et de lait. Lorsqu'on fait de la musculation, la surcompensation protéique est non seulement inutile mais peut être nocive car elle augmente le débit de filtration du rein, ce qui n'est pas conseillé chez une personne diabétique. Pr Martine Duclos : « Dans tous les cas, aucun besoin d'ajouter des antioxydants, vitamines ou compléments alimentaires. Une alimentation équilibrée apportera en quantité nécessaire et suffisante les vitamines nécessaires. En cas de crampes répétées, il faut penser à l'hydratation pendant et après l'exercice. » Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Génétique : peut-on faire parler l'ADN pour connaître nos maladies futures ?
Les tests ADN promettent, telles des boules de cristal, de tout vous révéler de votre santé future. Mais s'ils ne se sont pas encore en mesure de vous dire si vous souffrirez un jour de la démence d'Alzheimer ou de maladies cardiaques, ils sont déjà opérationnels pour détecter des anomalies génétiques chez le foetus ou explorer les tumeurs en vue d'un traitement "à la carte" des cancers du sein. Voici quelques exemples concrets de que l'on appelle la "médecine prédictive et personnalisée". La médecine de demain, c'est déjà aujourd'hui. Test ADN, de quoi parle-t-on ?Les tests ADN donnent accès à des informations sur son propre état de santé ou celui de sa famille grâce à l'étude de l'ADN présent dans les cellules ou du nombre et de la forme des chromosomes. Trois types de tests génétiques existent : Ceux qui renseignent sur le patrimoine génétique d'un individu et qui se transmet à l'enfant (génétique "constitutionnelle"). Ces tests sont utilisés pour le diagnostic de maladies où un seul gène subit des mutations (mucoviscidose, polypose colique familiale, hémochromatose héréditaire). Des tests génétiques dits prédictifs sont effectués chez des personnes qui n'ont pourtant aucun symptôme, afin de savoir si elles vont développer une maladie. La personne qui a la mutation de la maladie de Huntington la développera à plus ou moins long terme, par exemple. En cancérologie, des tests prédictifs peuvent être utilisés lorsqu'une mutation a déjà été identifiée dans la famille (cancer du sein, du rein etc.). Ils donnent un niveau de risque mais pas une certitude de développer la maladie. Cependant, de nombreuses maladies sont sous le contrôle d'un ensemble de gènes et de l'environnement (asthme, diabète etc.). Aucun test génétique prédictif n'est disponible à ce jour pour ces pathologies multifactorielles.En 2016, plus de 3500 maladies liées à des anomalies de gènes sont répertoriées. Toutefois, seulement une partie présentent des procédures de dépistage de prévention ou de traitement avérées : Ceux qui informent sur l'état du génome de cellules cancéreuses (génétique "somatique"). Ces tests détectent les mutations survenues dans la tumeur et prédisent ainsi son comportement face à un traitement ciblé. Ce sont les tests compagnons ou signatures génomiques, réalisés à partir d'une biopsie de la tumeur (ou d'une prise de sang pour les cancers du sang). D'autres tests sont capables d'obtenir des informations sur la réponse à un traitement donné ou sur le risque d'effets indésirables. C'est la pharmacogénomique. Pr Pascal Pujol, généticien, président de la Société Française de Médecine Prédictive et Personnalisée (SFMPP) : « Sous l'impulsion de l'Institut National du cancer, la France dispose de plateforme de génétique réalisant plusieurs dizaines de milliers d'analyses génétiques par an, pour détecter des pistes thérapeutiques spécifiques ou identifier des prédispositions familiales. J'entrevois dans les mois et quelques années à venir une explosion des tests d'utilité médicale et un affinement des protocoles de prise en charge (dépistage et prévention), mais aussi d'innovations thérapeutiques ». Génétique : repérer la trisomie 21 par une simple prise de sangAujourd'hui, pour savoir si l'enfant à naître risque d'avoir une trisomie 21, première cause de retard mental congénital, on réalise chez les femmes enceintes à risque une amniocentèse (une ponction du liquide amniotique au travers du ventre de la mère). Or ce test peut provoquer des fausses couches, c'est à dire la perte du foetus. Il existe depuis plusieurs années un test génomique prénatal (avant la naissance) de la trisomie 21, à partir de fragments d'ADN foetal présents dans la circulation maternelle. Une simple prise de sang chez la mère permet d'étudier le patrimoine génétique du foetus et affirmer avec 99% de certitude si le futur enfant sera ou non atteint de trisomie 21.Pr Pujol : « 18 000 femmes qui sont potentiellement à risque d'avoir un enfant trisomique 21 (en fonction de l'âge, de paramètre biologique et à l'échographie) subissent une amniocentèse chaque année. Comme celle-ci comporte un risque vital pour le foetus, près d'une centaine de foetus perdent la vie. Alors que seuls 0,3 à 0,5% d'entre eux seulement avaient la trisomie 21 ! ». Aujourd'hui, ce test génétique n'est pas disponible partout en France et reste à la charge financière des femmes (entre 350 et 600 euros). C'est pourquoi les médecins, soutenus par le Comité Consultatif National d'Ethique, se battent pour que très rapidement ce test sanguin remplace l'amniocentèse. Celle-ci ne devrait plus qu'être exceptionnellement utilisée chez les rares femmes dont le test génétique est revenu positif (5% des femmes à risque). Le feu vert des autorités sanitaires françaises pour le test génomique prénatal de la trisomie 21 est attendu dès l'automne 2016. D'autres tests sont ou vont être utilisés chez le foetus, comme ceux portant sur la trisomie 18 et 13 mais aussi d'autres anomalies plus fines du génome.Cancer du sein : prédire l'avenir grâce à la génétiqueAujourd'hui, grâce aux chimiothérapies, plus des trois quarts des cancers du sein sont guéris à 10 ans. Néanmoins, il faut parfois savoir lever le pied. Dans le cancer du sein, l'emploi de "signatures génomiques" ou tests compagnons font parler le génome de la tumeur. Dès 2016, ils vont permettre d'épargner aux femmes des chimiothérapies et des hormonothérapies inutiles. Pr Marc Spielmann, gynécologue, Hôpital américain (Neuilly-sur-Seine) et Institut français du sein (Paris) : « Lors de la découverte d'un cancer du sein sous dépendance hormonale (hormono-dépendants, 75% des cas), on hésite très souvent entre un traitement antihormonal seul ou précédé d'une chimiothérapie. Parce qu'il est capable d'estimer précisément le risque individuel, ce test permet de se passer d'une chimiothérapie dans 40 à 45% des cas !Les signatures génomiques permettent aussi d'évaluer le risque de récidive. Par exemple, si celui-ci est inférieur à 11, 99,2% des patientes seront en vie sans chimiothérapie préventive à 5 ans. Avec certitude, on peut alors éviter la chimiothérapie dans cette population. Enfin, ces tests sont en mesure de prédire les rechutes tardives, c'est à dire au-delà de 10 ans. Chez les femmes identifiées à faible risque de rechutes tardives par la signature génomique, on peut alors se contenter de cinq ans de traitement antihormonal au lieu de 10 ans chez celles à haut risque ». Dans l'immédiat, ces tests compagnons seront réservés aux hôpitaux. C'est dommage car 75% des cancers du sein en France sont traités dans le secteur privé. D'autres tests sont encore du domaine de la recherche fondamentale, notamment les signatures génomiques propres aux métastases, ces tumeurs qui disséminent hors du foyer tumoral d'origine. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Le réchauffement climatique et son impact sur notre santé : un risque croissant
Plus d'allergies, d'asthme, de maladies respiratoires et infectieuses, de gastro-entérites, de décès... L'impact du changement climatique sur la santé est complexe et encore peu étudié. Il dépend aussi de facteurs individuels et socio-économiques mais les risques commencent à être bien repérés. Et sous nos latitudes, ils ne concernent pas que les moustiques... Le réchauffement climatique a des effets réels sur la santéLe changement climatique est devenu une réalité préoccupante pour la santé. Depuis 25 ans, la température ambiante augmente de plus de 0,18°C tous les dix ans dans le monde contre 0,85°C en cent ans auparavant. Non seulement, le phénomène s'accélère mais, pour Sylvie Joussaume, directrice de recherche au CNRS et climatologue, il est sans équivoque : « Le réchauffement climatique va se poursuivre même si on le réduit fortement ».Si pour l'heure, les conséquences sur la santé « ne sont pas suffisamment mises en avant », selon le Pr Robert Barouki, toxicologue à l'Inserm, elles sont réelles. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'entre 2030 et 2050, l'impact du climat sur les diarrhées, la chaleur, le paludisme et la malnutrition des enfants provoqueront 250 000 décès supplémentaires par an.Changement climatique : canicules et surmortalité« On va avoir de plus en plus de phénomènes extrêmes et fréquents comme les canicules et les inondations », souligne Sylvie Joussaume.Or, les températures élevées contribuent à accroître directement la surmortalité par maladies cardiovasculaires et respiratoires, notamment chez les personnes âgées. En Europe, la canicule de l'été 2003 a fait 70 000 morts de plus que d'habitude, 15 000 en France. C'est encore pire en cas de pic de pollution atmosphérique. « Les particules fines pénètrent profondément dans les poumons. Le problème est que le réchauffement climatique favorise encore leur concentration », avertit Isabella Annesi-Maesano, spécialiste des maladies allergiques et respiratoires à l'Inserm.Le réchauffement climatique, c'est d'avantage de pollen et d'allergiesLe nombre d'allergies a triplé en 25 ans, il pourrait quadrupler d'ici 2050. En effet, le réchauffement climatique favorise la production de pollen par les plantes et allonge la durée de la saison pollinique. Une étude anglaise indique qu'elle dure cinq jours de plus qu'avant.Pour Isabella Annesi-Maesano, « Les pollens pourraient devenir plus allergisants aussi au contact de certains polluants qui ont la capacité de les fragmenter, ce qui leur permet de rentrer facilement dans les bronches, déclenchant des crises d'asthme. Sinon, ils restent dans la sphère ORL et on a des rhinites allergiques ».Le fait d'habiter en zone urbaine aggrave les risques : les Anglais ont calculé qu'ils auront sept fois plus de pollens d'ambroisie, une plante répandue hautement allergisante, en ville qu'à la campagne.Le spectre des maladies infectieuses renforcé par le changement climatiqueLes variations climatiques risquent d'influer sur les vecteurs de maladies infectieuses.Le virus de poliomyélite se réplique mieux à 37°C, la durée d'incubation du virus de la dengue passe de 12 à 7 jours quand la température passe de 30°C à 35°C... « Les moustiques peuvent devenir infectieux beaucoup plus rapidement avec le réchauffement climatique, affirme Cyril Caminade, chercheur à l'université de Liverpool. On commence à avoir des cas de chikungunya et de dengue dans le sud de la France. Pour autant, le risque de transmission de ces maladies vient essentiellement aujourd'hui de l'augmentation de la population mondiale, de sa mobilité et de la globalisation ».Autrement dit, si le moustique tigre se retrouve à Lyon, c'est surtout à cause de l'homme qui le transporte lors de ses déplacements. Par ailleurs, il n'est pas sûr que le paludisme s'accroisse en Afrique comme on a tendance à le penser : une étude récente montre qu'une élévation de la température de 4°C à 5°C pourrait nuire à la reproduction du cycle parasitaire.Le réchauffement climatique sur les coquillages, c'est plus de gastro-entéritesPour le Pr Jean-François Guégan, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut de recherche pour le développement, le risque le plus important en France et dans l'hémisphère nord pourrait venir non pas des moustiques mais d'infections transmises par l'alimentation : « Le changement climatique s'accompagne de fortes pluies, c'est là un de ses effets majeurs... La décharge d'eau douce dans la mer due à ces pluies violentes engendre une baisse de la salinité et facilite la multiplication de virus et de bactéries comme les vibrios vivant dans les eaux côtières ». Ils peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire via les huîtres, les palourdes, les coquillages... et provoquer des gastro-entérites. Le problème reste limité sous nos latitudes mais il y a déjà eu des cas d'intoxication en méditerranée et en Vendée. « On a besoin de mieux comprendre les liens entre le réchauffement climatique et la santé car on en est qu'au début, précise le Pr Guégan. Néanmoins, il faut arrêter de crier au loup ici car les épidémies de maladies infectieuses viennent principalement de la pauvreté, de la malnutrition et de l'absence de système de soins ».Des paramètres qui concernent avant tout les pays en développement et qui feront d'eux... les premières victimes du réchauffement climatique. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Art-thérapie : quand la musique soulage les douleurs
Il y a des rencontres formidables. Celle de Claire Oppert, violoncelliste, et du Dr Jean-Marie Gomas, pionnier en matière de soins palliatifs, en est une. Ensemble, ils ont mis au point le « pansement Schubert » pour améliorer, par l'art-thérapie, la prise en charge de la douleur des patients en fin de vie.
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Objectif belles fesses : raffermir, remonter et galber ses fessiers
Depuis que le monde entier a flashé sur les jolies fesses de Pipa Middleton au mariage de sa soeur la princesse Kate, les croupes sont devenues stars. Dorénavant, on porte les fesses hautes et rebondies. L'aspect sexy de notre arrière-train consiste à marcher en roulant des fesses. Il existe même un concours annuel au Chili des plus belles fesses du monde.Quelles sont les techniques pour remodeler nos fesses ? « En premier lieu, le sport permet de sculpter les fesses, c'est la solution la plus simple, mais pour cela il faut faire régulièrement des exercices. Ensuite, il y a des traitements médicaux. » Le Dr Catherine de Goursac* nous détaille ici les traitements de choix pour la restauration de l'harmonie de la région fessière.Comment faire disparaitre les capitons tout en gardant le volume des fesses ?Les belles fesses ne tolèrent pas la peau d'orange, constituée d'adhérences formant une sorte de matelas situé en profondeur. Dr Catherine de Goursac : « Pour traiter les capitons sans perdre de volume, la carboxythérapie associée à la radiofréquence multipolaire représente la meilleure solution. » La carboxythérapie est une forme de super oxygénation de la graisse, ce qui a pour effet de détruire ces adhérences. La radiofréquence quant à elle, permet de lisser la surface de la peau.Il faut compter 5 à 6 séances à une semaine d'intervalle pour obtenir un beau résultat.Quelles solutions contre les vergetures ?Les vergetures lézardent les fesses et cassent leur harmonie. « Le traitement idéal repose sur l'association de la carboxythérapie avec le microneedlings », assure le Dr de Goursac. Comme indiqué ci-dessus, la carboxythérapie va doper à l'oxygène toute la profondeur de la vergeture, la forçant à se régénérer sans l'effacer totalement.Le microneedling consiste à réaliser à l'aide de micro-aiguilles, des micro-perforations dans toutes les couches du derme afin de stimuler la production de fibroblastes au niveau de la peau et ainsi d'augmenter entre autres la synthèse de nouveau collagène et d'acide hyaluronique. Nous avons à notre disposition un panel de micro-aiguilles de diamètres différents qui va induire des perforations de profondeur et de tailles différentes.Peut-on remonter les fesses ?Qui n'a pas rêvé d'avoir de belles fesses bien rebondies ?Pour remonter les fesses, plusieurs solutions s'offrent à nous : Les injections d'acide hyaluronique, efficaces mais couteuses. « On recourt à un acide hyaluronique très compact car le fait de s'asseoir peut modifier le volume créé ». Ensuite, une séance d'entretien tous les 18 à 24 mois est nécessaire. Les fils tenseurs et inducteurs tissulaires vont remonter la peau et accrocher grâce à leurs minuscules crans l'excédent cutané affaissé. La séance se fait sous anesthésie locale et impose un nombre important de fils pour obtenir un résultat satisfaisant, visible 3 à 6 mois plus tard. Le geste est ensuite à réitérer tous les ans ou tous les deux ans. Perdre un peu de popotin, pourquoi pas !Parfois, on trouve qu'il faut perdre un peu de rondeurs. « La cryolipolyse ou les HIFU (ultrasons focalisés) feront alors une beauté à vos fesses ». La cryolipolyse peut traiter des rondeurs localisées comme une culotte de cheval ou le pli sous fessier, alors que les HIFU sont davantage adaptés à des surfaces importantes avec un petit relâchement cutané. Il arrive également que l'on combine les techniques pour un meilleur résultat. La cryolipolyse est une méthode de destruction des cellules graisseuses par le froid. Il faut compter 2 séances à un mois d'intervalle. Les HIFU vont agir à six profondeurs différentes et vont ainsi pouvoir rétracter la peau et détruire la graisse en même temps. Il faut compter 3 séances à un mois d'intervalle.En finir avec le relâchementLorsque les fesses tombent, elles deviennent plates et molles, ce qui alourdit le pli sous fessier (banane sous fessière). Plusieurs techniques sont possibles comme les fils tenseurs inducteurs tissulaires. Selon le degré de relâchement cutané, deux à trois séances sont nécessaires à un mois d'intervalle. Attention, des bleus peuvent apparaitre et perdurer pendant deux semaines. Le redressement des fesses est visible rapidement, mais le mouvement s'amplifie dans les six mois qui suivent.Et en cas de faible affaissement, on peut recourir aux HIFU pour retendre la peau de l'ensemble de la fesse.* Le Dr Catherine de Goursac exerce la médecine esthétique depuis plus de vingt ans. Elle est membre de la Société française de médecine esthétique, membre du conseil d'administration de l'Association française des médecins esthéticiens (AFME) (www.afme.org), membre du conseil d'administration de la Fédération Syndicale de Médecin Esthétique et secrétaire de l'Association française d'anti-aging. Elle est l'auteur du livre : 'Tu as bonne mine ce matin' aux éditions Josette Lyon. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Que manger pour dégonfler et retrouver un ventre plat ?
Gros ventre et ballonnements sont des problèmes que vous rencontrez souvent ? N'attendez pas pour réagir : révisez tout de suite vos habitudes alimentaires car pour retrouver un joli ventre plat il faut rétablir l'équilibre.Respectez les consignes suivantes. Pour un joli ventre plat : Je supprime les boissons gazeuses. J'élimine les produits gras et frits (viennoiseries, chips, biscuits, charcuteries, beignets, etc.). J'évite l'alcool. J'évite les céréales raffinées au profit des complètes (pâtes, riz, pain...). Je mange des fruits mais j'évite les excès. Je remplace le café par du thé et des tisanes. Je modère les crudités. J'évite les boissons sucrées et je bois beaucoup d'eau à la place (1,5 l par jour au minimum). Je limite le sel et les aliments fortement salés. J'évite d'avaler tout rond : je prends mon temps et je mâche longuement. Je limite les viandes grasses et privilégie les légumes cuits. Je supprime le chewing-gum. Je limite les aliments qui fermentent dans l'estomac (féculents, choux...). J'évite les oignons, l'ail, les échalotes. Les grandes règles du ventre plat Il faut respecter deux grandes règles : Pratiquer une activité physique et muscler son ventre. Lutter contre la constipation. Ensuite, il existe diverses consignes comme éviter les produits gras, réduire les portions, privilégier les légumes cuits et les céréales complètes, éviter les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées, réduire le sel et les aliments qui fermentent comme les féculents et le choux. Dans tous les cas, il est important de réagir rapidement pour redresser la barre et dégonfler illico ! Pour en savoir plus sur e-sante : Quels aliments font gonfler le ventre ? Graisse abdominale ? Retrouvez un ventre plat avant l'été ! Source : e-santé Isabelle Eustache
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Cancer du testicule : des tumeurs qui ne doivent plus faire peur
Grâce à une avancée française présentée en juin 2016 au congrès de la société américaine d'oncologie qui est aussitôt devenue le traitement de référence, il est possible de guérir 75 % des tumeurs graves du testicule. Les explications par son découvreur, le Pr Karim Fizazi, chef du Département de Médecine oncologique à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif). Aujourd'hui, grâce à la chimiothérapie, il est possible de guérir plus de 90% de l'ensemble des cancers du testicule.tastatiques sont classés en trois catégorie
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Maladies cardiovasculaires : du nouveau pour le cholestérol, les anticoagulants, la pression artérielle...
Comme chaque année, le congrès de l'European Society of Cardiology a apporté son lot d'études scientifiques pour mieux comprendre les maladies cardiovasculaires comme la fibrillation auriculaire ou l'insuffisance cardiaque et leur traitement, notamment les anticoagulants. Morceaux choisis, en direct du congrès. Les nouveaux anticoagulants, désormais en première ligneDe nouvelles recommandations européennes (1) renforcent la place des anticoagulants oraux directs (AOD : dabigatran, rivaroxaban, apixaban, bientôt l'edoxaban etc.).Ces nouveaux anticoagulants par voie orale autres que les "classiques" antagonistes de la vitamine K (AVK) sont désormais recommandés comme traitement de première intention chez les personnes souffrant de fibrillation auriculaire, le trouble du rythme le plus courant.Quant à l'arythmie cardiaque complète par fibrillation auriculaire (ou atriale), elle est responsable d'embolie artérielle, en particulier cérébrale (hémiplégie). Elle expose à cinq fois plus d'accidents vasculaires cérébraux que la population générale.Avec ce message, la Société européenne de cardiologie et l'Association européenne de chirurgie cardiothoracique prennent position en faveur de ces récentes molécules qui ont fait leurs preuves en matière de sécurité : non seulement le risque de saignement est bien moindre sous ces anticoagulants oraux directs qu'avec les AVK (ils divisent par deux le risque d'hémorragies intracérébrales) mais ils sont tout aussi efficaces. Il est aussi conseillé de privilégier les AOD en cas de difficulté à gérer l'anticoagulation sous AVK en cas de fibrillation auriculaire.De récentes études dont quelques-unes présentées à l'ESC 2016 avec l'un de ces AOD (apixaban) montrent aussi que les personnes ayant une insuffisance rénale (sauf stade terminal) en tirent encore de plus de bénéfice, avec un risque de saignements majeurs notamment digestifs nettement diminué, tout en conférant une protection satisfaisante contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC).Cholestérol : de nouvelles recommandations européennesLes nouvelles recommandations pour la prise en charge en cas d'excès de cholestérol ont été développées à ce congrès (2).Le taux de LDL cholestérol (le "mauvais" cholestérol) reste la cible thérapeutique. Pour les personnes à haut risque cardiovasculaire, l'objectif est d'être en dessous de 1g/L (ou 2,6 mmol/L) et pour celles à très haut risque en dessous de 0,7 g/L (ou 1,8 mmol/L). Sur un pied d'égalité figure la recommandation d'une baisse de 50 % du taux de cholestérol initial chez les patients à haut risque.Enfin, toujours sur le thème des lipides, des études présentées à l'ESC portent sur de récentes molécules, dont la commercialisation est très attendue en France. Il s'agit des anticorps anti-PCSK9, de puissants médicaments qui font baisser le taux de LDL cholestérol, à l'instar des fameuses statines.Les anti-PCSK9 sont très utiles chez un certain type de malades, ceux dont le taux de LDL-cholestérol est très élevé (hypercholestérolémie familiale) pour des raisons génétiques. Ces patients sont souvent jeunes avec un très haut risque d'évènements cardiovasculaires.Sous anti-PCSK9, la baisse du taux de LDL cholestérol est si importante qu'il est possible d'espacer chez plus de 20% et de stopper chez près de 50% d'entre-eux la contrainte de la "LDL-aphérèse": cette technique d'épuration sanguine consiste à nettoyer le sang de l'excès de cholestérol qui peut se déposer sur les artères, grâce à une technique simple, similaire au principe de la dialyse rénale. L'impact de cette étude est considérable sur la qualité de vie de ces personnes.L'insuffisance cardiaque, deux fois plus fréquente d'ici à 2040L'insuffisance cardiaque peut découler d'une maladie des artères du coeur (coronaires), d'une hypertension, d'une obésité ou d'un diabète... Ce sont toutes des maladies inhérentes au vieillissement de la population et au mode de vie (sédentarité et déséquilibre alimentaire) et dont la prévalence ne cesse d'augmenter. Le coeur ne joue plus son rôle de pompe et les organes ne sont plus suffisamment alimentés en oxygène et en éléments nutritifs.Un million de Français en souffrent. L'insuffisance cardiaque fait de plus en plus de victimes dans le monde, surtout les hommes, et une étude islandaise prédit qu'elle serait deux fois plus fréquente chez les personnes âgées en 2040 et trois fois plus fréquente en 2060 (3). Ces données, bien qu'islandaises, donnent le ton pour l'ensemble des pays. Le Pr Ragnar Danielsen qui a dirigé l'enquête "Age" invite à redoubler d'effort, à savoir adopter un mode de vie plus sain et une meilleure adhésion aux traitements préventifs.Traiter les apnées du sommeil, oui mais...Les apnées du sommeil -syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS)- sont des pauses respiratoires prolongées, de plus de 10 secondes, chez une personne endormie, privant temporairement le cerveau d'oxygène.Le principal traitement est la Pression Positive Continue (PPC). Le malade dort avec un masque où la pression de l'air inspiré est augmentée, levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l'air de passer. "Appareiller" ces personnes est indispensable, tant pour améliorer leur qualité de vie que pour corriger le risque cardiovasculaire associé aux apnées du sommeil. Il a été montré que la Pression Positive Continue (PPC) pendant trois mois réduit plusieurs composants du syndrome métabolique (résistance à l'insuline, taux anormaux de lipides) et améliore la pression artérielle. Néanmoins, l'étude SAVE présentée à l'ESC 2016 (4), conduite chez des personnes présentant une pathologie coronaire ou cérébrovasculaire, ne retrouve pas le bénéfice attendu en théorie sur les évènements cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, mortalité, syndrome coronaire aigu etc.), en dehors d'un effet positif sur la qualité de vie.Aussi vaste soit cette étude, près de 3 000 patients, il semble que la durée médiane d'à peine plus de 3h exigée pour l'utilisation de la machine PPC chaque nuit soit probablement insuffisante pour améliorer le pronostic cardiovasculaire. En effet, une tendance à une réduction des événements cérébrovasculaires a été observée chez ceux qui utilisaient la PPC plus de 4 heures par nuit. A suivre.Maladies des artères coronaires : traiter la pression artérielle avec modérationPrudence lorsque l'on traite la pression artérielle des personnes ayant une maladie des artères coronaires. Chez eux, il ne faudrait pas passer en dessous de 120/70 mm Hg.Selon le registre CLARIFY (5) regroupant près de 23 000 personnes coronariennes stables dans 45 pays et traités pour une hypertension, baisser la pression artérielle systolique (PAS/lors de la phase de systole, de la contraction du coeur) en deçà de 120 mm Hg peut être dangereux, avec un risque relatif de décès cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral augmenté de 56%.Il ne serait pas non plus judicieux de baisser la pression artérielle diastolique (PAD/ pression du sang en phase de diastole, de relâchement du coeur) en deçà de 70 mm Hg, avec un risque relatif de +41% d'accident cardiovasculaire si elle est comprise entre 60-69 mm Hg et doublé en deçà de 60 mm Hg.A l'inverse, il est déjà bien établi qu'une PAS égale ou supérieure à 140 mm Hg et une PAD supérieure ou égale à 80 mm Hg sont toutes deux associées à un risque accru d'accident cardiovasculaire. Cette étude montre que baisser la pression artérielle est essentiel en cas d'hypertension chez des personnes coronariennes. Mais ni trop, ni trop peu! Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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J’ai un cancer, mais je travaille
Le cancer a des conséquences considérables dans tous les domaines, y compris professionnels. Or l’activité professionnelle a justement une importance capitale lors de l’épreuve du cancer et surtout de l’après-cancer, pour se reconstruire. Karen, atteinte d’un cancer à l’âge de 27 ans, nous relate son parcours et nous explique comment elle a réussi à surmonter cette double peine. Quelles ont été les conséquences de votre cancer sur votre activité professionnelle ? J’étais en CDI et j’occupais un poste de conseillère vendeuse en téléphonie mobile dans une boutique à Limoges, quand en mai 2009 on m’a diagnostiqué un cancer du col de l’utérus. Dès que j’ai su le nom de la maladie, j’ai téléphoné à mon responsable de boutique pour lui annoncer que je ne viendrais pas ce jour-là, ni les suivants et probablement pour une longue période. J’ai alors enchainé les rendez-vous et les arrêts maladie imposés par mon oncologue le temps de réaliser les examens et de définir le protocole de soins. J’ai ensuite été arrêtée un an, pendant toute la durée du traitement. C’était mon choix, car je voulais guérir, mais aussi parce que je n’avais reçu aucune information de la part de mon employeur sur le fait que j’aurais pu continuer à travailler tout en me faisant soigner. J’étais jeune, je n’avais que 27 ans et je ne savais pas où me renseigner ni quels étaient les dispositifs existants. Au bout d’un moment, je me suis sentie inutile, mise à l’écart, je m’ennuyais. Ma vie sociale se résumait au personnel de santé. Je pense que travailler m’aurait fait psychologiquement beaucoup de bien pendant mes traitements. Peut-on concilier le travail et le cancer ? Étant aujourd’hui bien informée sur les dispositifs mis à disposition des malades, je sais que l’on peut concilier le travail et le cancer. Dans mon cas, on aurait pu tout simplement imaginer un temps partiel thérapeutique avec un emploi du temps adapté à mes traitements et à leurs conséquences. J’aurais pu m’arrêter uniquement pendant les séances de chimiothérapie pour gérer la fatigue intense provoquée par ce type de traitement et ensuite reprendre une vie professionnelle et sociale quand je me sentais bien. En quoi l’activité professionnelle est-elle si importante pendant et après le cancer ? L’une des conséquences de la maladie étant financière, particulièrement dans le commerce où les primes représentent une grande part de rémunération, j’ai décidé au bout d’un an de reprendre mon travail à temps plein. Encore une fois, je ne savais pas à cette époque que l’on pouvait accéder à un temps partiel et j’imaginais qu’en réduisant mes heures de travail mon salaire serait diminué. Je me suis rapidement sentie fatiguée, mais je voulais retrouver ma vie d’avant, gagner de l’argent et avoir une vie sociale. Ça a duré un an, jusqu’à ce que des aléas thérapeutiques se manifestent. Mon emploi nécessitait que je sois debout en permanence, or j’avais très mal à la jambe. C’est ainsi que l’on m’a découvert une ostéonécrose de la tête fémorale, qui a nécessité la pose d’une prothèse de hanche totale. Les suites opératoires et la rééducation m’ont imposé un nouvel arrêt maladie complet d’environ un an, à la suite duquel j’ai été déclarée inapte par la médecine du travail pour poursuivre mon activité professionnelle en boutique. Comme le prévoit la loi, un reclassement professionnel m’a été proposé au sein de mon entreprise, mais le seul poste adapté pour moi, en position assise donc, se trouvait au siège à Paris. Étant donné ma fragilité, je n’ai pas voulu déménager ni quitter ma ville et mon entourage dont j’avais besoin, ce qui a conduit à un licenciement pour inaptitude médicale en 2012. Je devais retrouver rapidement du travail pour gagner de l’argent et élever seule mon fils de 10 ans, mais je savais qu’avec mon niveau d’étude (le Bac), ce ne serait pas facile. Inscrite comme demandeuse d’emploi et reconnue comme travailleur handicapé, j’ai été suivie par Cap Emploi qui m’a conseillé une formation de 3 mois de remise à niveau, puis un BTS Assistante manager en alternance avec les ressources humaines de la SNCF de Limoges. J’ai été très bien accueillie et entourée de personnes bienveillantes et très sensibles à mes difficultés, ce qui m’a considérablement aidée dans cette nouvelle aventure, pas forcément évidente et qui demandait beaucoup d’efforts et d’énergie. Durant cette période, l’entreprise s’est engagée auprès de l’Association Cancer@Work, pionnière dans la mise en place d’actions de sensibilisation, de conférences, tables rondes et ateliers de reconstruction. Je me suis greffée à ce groupe de travail pour témoigner lors d’une conférence, puis pour concrétiser des plans d’actions. C’est là que j’ai rencontré Anne-Sophie Tuszynski, fondatrice de l'Association Cancer@Work, elle même ancienne malade du cancer, qui a créé son propre cabinet de conseils en stratégie business développement responsable, dont la mission est d’intégrer la maladie dans le monde du travail et dont les projets sont portés par des malades ou de proches aidants. Elle m’a confié le lancement d’une Hotline Allo Alex à destination de tous ceux qui sont confrontés au cancer au travail. Malades, aidants ou managers peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent et je m’efforce d’y répondre. Dotée de mon expérience vécue et désormais bien renseignée sur les dispositifs dont j’ignorais l’existence auparavant, j’aide les salariés et les employeurs. Les interrogations sont toujours légitimes, tant de la part des malades (dois-je informer ma société ? À qui m’adresser ? Puis-je demander un aménagement de poste ? Demander un temps partiel ? Comment trouver une rémunération si je ne peux pas reprendre le travail ?), que des DRH (comment aider sans être trop intrusif ?) ou des salariés (comment accompagner mon collègue ? Comment communiquer avec lui ?). En cas de besoin, je contacte notre équipe d’experts (avocat, DRH, médecin du travail, psychologue) pour pouvoir fournir des informations très précises. Cette Hotline est doublée d’un site internet https://www.alloalex.com qui propose un accompagnement personnalisé des malades à toutes les étapes, depuis l’annonce jusqu’à la fin des traitements et la réintégration dans l’entreprise et qui permet également aux utilisateurs confrontés à la maladie de consigner leur propre chemin, de cheminer, apporter, et noter leurs propres réponses. Si je fais le bilan de ma maladie, il n’en ressort pas que des choses négatives, au contraire, j’ai obtenu mon diplôme de BTS en 2015 et j’ai retrouvé un CDI et une stabilité grâce à la ma rencontre avec Anne-Sophie, en région parisienne (j’étais prête cette fois). La maladie m’a transformée et j’ai envie de rebondir. Après avoir souffert de la maladie et de ses conséquences, j’ai retrouvé des envies, de l’énergie et elle ne m’empêche plus de travailler, je n’ai que 35 ans j’ai encore de longues années de travail devant moi. La maladie a développé chez moi certaines qualités/compétences telles que la prise de recul, l’empathie, la gestion du stress et des priorités. Le cancer a été créateur de valeurs, bénéfiques tant sur le plan personnel que professionnel. J’ai d’autant plus la niaque que la Hotline est un projet qui m’intéressait particulièrement : il me permet d’apporter aux autres malades ce que je n’ai pas eu, de m’engager envers ceux qui se retrouvent dans ma situation. Comment se faire aider ? Je recommande d’être très transparent sur son état de santé : si l’on veut prétendre à un aménagement de poste ou à une autre organisation pour bien s’intégrer dans l’entreprise, il faut développer une relation gagnante pour les deux parties. Bien sûr, la décision d’en parler ou non reste propre à chacun et il n’y a aucune obligation légale d’en parler à son employeur. De toujours beaucoup communiquer : lorsque cela est possible et qu’on le souhaite, il faut être acteur des aménagements et s’impliquer pour s’organiser au mieux avec ses collègues, notamment lorsque l’on est en arrêt maladie (bien définir qui fait quoi, essayer de trouver des solutions ensembles). D’identifier quels sont les contacts au sein de son entreprise, les interlocuteurs privilégiés qui pourraient aider et donner les bonnes informations : le manager, les services RH, le service social, le médecin du travail, les missions handicap? et surtout avec qui on peut se sentir à l’aise. Dans mon cas, c’est ce qui m’a manqué, personne n’est venu vers moi. Mais c’est réellement possible de retravailler avec un handicap ou une maladie et c’est aussi très important pour que la maladie ne devienne pas notre nouveau monde, pour que la vie ne se résume pas à la maladie. Marion Garteiser, journaliste santé
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Diabète de type 2 : le tabagisme mis en cause
La Journée mondiale du diabète et le "Moi (s) sans Tabac" tombent tous les deux en novembre. Quel rapport ? On le sait trop peu mais le tabagisme est un facteur de risque de diabète de type 2 : le risque d’un fumeur de développer un diabète de type 2 est augmenté de 30 à 40%. Mais la bonne nouvelle, c’est que tout peut revenir à la normale en écrasant sa dernière cigarette ! Diabète et tabagisme, même combat 60% des fumeurs souhaiteraient arrêter. D’où la campagne de « Santé publique France » (la nouvelle Agence nationale de santé publique) sur sa première opération « Moi(s) sans tabac » en ce mois de novembre.Avec 78 000 décès chaque année le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France. Un lourd bilan qui exclut pourtant les très nombreuses pathologies lourdes qu’il favorise. Cancer, maladies cardiovasculaires, ostéoporose… mais il en est un qui passe inaperçu : le risque de diabète de type 2. Or le risque de développer un diabète pour un fumeur est augmenté de 37% par rapport à un non-fumeur*, en fonction du nombre de cigarettes quotidiennes. En résumé, plus on fume, plus le risque de diabète s’élève.Dr Ivan Berlin, pharmacologue (CHU Pitié-Salpêtrière, Université Paris 6 INSERM U1178) et ancien président de la Société française de tabacologie : « Le tabagisme augmente le risque de survenue de syndrome métabolique et de diabète de type 2 et va de pair avec une accumulation de graisse abdominale et une résistance à l’insuline. La survenue de cas de diabète est plus que doublée chez les fumeurs, comparé aux non-fumeurs ». Diabète et tabagisme, la double peine Laisser tomber la cigarette ? Le jeu en vaut la chandelle. La liste des risques encourus par le diabétique fumeur est particulièrement longue avec, et tout d’abord, une surmortalité considérable : + 58% de mortalité toutes causes, + 48% de risque de maladie des artères du cœurs (coronaires) et + 44% de risque d’accident vasculaire cérébral.La proportion de personnes avec un diabète mal équilibré (taux sanguin HbA1c reflétant le taux de glucose dans le sang des trois derniers mois : > 6,5%) est aussi plus importante. Idem pour la "microalbuminurie" (témoignant d’une anomalie de la fonction rénale), qui est plus élevée parmi les diabétiques fumeurs (de type 1 ou de type 2) que parmi les diabétiques non-fumeurs. De plus, le tabagisme peut augmenter le risque d’hypoglycémies sévères et d’humeur dépressive.Dr Berlin : « Il y a autant de fumeurs parmi les diabétiques que chez les non diabétiques. Les uns comme les autres redoutent de prendre du poids lors du sevrage, même si cette crainte chez les diabétiques est probablement plus forte ». Eviter le diabète de type 2, première des motivations au sevrage tabagique ? Tout peut revenir à la normale après l’arrêt de la consommation tabagique. Cela devrait motiver pour le sevrage tabagique ! En effet, les ex-fumeurs ont un risque de diabète qui ne diffère pas de celui des non-fumeurs.Le tabagisme est un risque cardiovasculaire qui se surajoute au risque cardiovasculaire déjà plus élevé des diabétiques. A l’arrêt du tabac, ce sur-risque se normalise, mais le diabétique qui s’arrête de fumer conserve toutefois son risque cardiovasculaire dû au diabète.Dr Ivan Berlin : « Les diabétiques fumeurs sont probablement conscients du risque cardiovasculaire surajouté mais considèrent que le bénéfice individuel de fumer l’emporte sur le risque ». Le sevrage tabagique, c’est tout bénéfice en dépit d’une prise de poids En pratique, comment aborder l’arrêt du tabac chez une personne diabétique ?Déjà, chez tous les fumeurs, le professionnel de santé devrait avoir le réflexe de dépister une intolérance au glucose (taux de glycémie, taux d’HbA1c), un syndrome métabolique et un diabète de type 2. Les médecins n’y pensent pas car même chez les diabétiques, le fait de fumer limite la prise pondérale.Calcul de l’indice de masse corporelle, mesure du périmètre abdominal, de la pression artérielle, du HDL-cholestérol (ce "bon cholestérol" est d’ailleurs particulièrement bas chez les fumeurs), … L’évaluation de tous ces paramètres devraient être systématique. Avant et lors du suivi du sevrage.Dr Ivan Berlin : « La prise de poids est en moyenne de 4-5 kg pendant l’année suivant le sevrage tabagique. Elle ne compromet absolument pas l’énorme bénéfice de l’arrêt du tabac. Et ce risque de prise de poids s’atténue voire disparait après plusieurs années d’abstinence. Attention, au sevrage environ 16 % des ex-fumeurs perdent du poids ; cela peut être sans signification clinique mais il faut tout de même penser à rechercher une maladie associée pouvant expliquer cette perte de poids ». Un sevrage tabagique adapté aux diabétiques ? Concernant le sevrage tabagique, la littérature scientifique est étonnement pauvre chez les diabétiques, alors qu’au contraire, il a été étudié dans les maladies mentales, certaines maladies respiratoires etc. Il n’existe donc pas de recommandation spécifique d’arrêt ni de méthode validée dans cette population de diabétiques de type 2. Une publication scientifique de 2014 regroupant des études majeures (éducation et moyens pharmacologiques) n’a pu en tirer aucune conclusion quant à la démarche optimale à suivre chez une personne à la fois fumeuse et diabétique.De ce fait, les agonistes nicotiniques (c’est-à-dire ceux qui miment le mécanisme d’action de la nicotine comme les traitements de substitution nicotiniques et la varénicline) mais aussi le bupropion ont les mêmes règles de prescription, que le fumeur soit diabétique ou non.Les traitements actuels pharmacologiques réduisent la prise de poids à l’arrêt tabagique, et, sur ce point précis, l’effet du bupropion est plus important. Les spécialistes se gardent toutefois de privilégier l’un ou l’autre chez le diabétique car aucune étude comparative au sein de cette population spécifique n’a été menée, sur les paramètres pondéraux et métaboliques. Source : D’après un entretien avec le Dr Ivan Berlin, Service de Pharmacologie, CHU Pitié-Salpêtrière, Université Paris 6 - INSERM U1178 et ancien président de la Société française de tabacologie*Surgeon General Report 2014 Nagrebetsky A et al. BMJ open 2014 ; 4 :e004107http://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Lancement-de-l-operation-Moi-s-sans-tabac-une-nouvelle-strategie-pour-Sante-publique-France
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Pilule et poids, pilule et cancer : qu'en est-il ?
Après le traitement hormonal substitutif de la ménopause, on a accusé la pilule d'être cancérigène. Cette suspicion s'ajoute à la crainte des femmes de prendre du poids.Qu'en est-il réellement ? Ces inquiétudes sont-elles justifiées ?Nous avons interrogé le Dr David Elia*. La pilule fait-elle grossir ? Depuis que les pilules sont minidosées, c'est-à-dire en-dessous de 30 mcg d'éthinyl estradiol, la prise de poids qui est crainte par toutes les femmes n'est pas vérifiée. La plupart des études consacrées à ce sujet n'a montré que des variations extrêmement minimes, en plus ou en moins, de quelques centaines de grammes. Sont-elles dues à une modification corporelle (davantage de tissus graisseux, moins de muscles) ? Les études ne le démontrent pas.Ainsi, d'une façon générale, avec les pilules minidosées, il n'y a pas de prise de poids notable. Et c'est effectivement ce que l'on constate en consultation, puisqu'on pèse les femmes avant la mise sous pilule et six mois plus tard.Toutefois, dans les rares cas où il existe une prise de poids notable de 2 ou 3 kilos, il ne faut surtout pas l'accepter. On doit alors rechercher des causes par un bilan glycémique et lipidique. On peut ainsi trouver des anomalies constitutionnelles, comme un taux élevé de cholestérol, de triglycérides ou un diabète, lesquelles expliquent la réelle prise de poids.Il y a un autre test à faire. Prenons l'exemple d'une femme ayant pris 2 ou 3 kilos, trois mois après avoir débuté la pilule. On lui propose de stopper sa pilule, sous couvert d'une autre contraception (stérilet, préservatif, spermicide ) et on surveille son poids. Si effectivement, sans faire d'effort, elle perd les 2-3 kilos récemment pris, c'est que la pilule est bien en cause.On s'oriente alors vers des pilules ne contenant pas d'oestrogène, comme les microprogestatifs qui sont à prendre en continu ou vers l'implant cutané ou un stérilet. La pilule augmente t'elle le risque de cancer du sein ? Aujourd'hui, aucune étude n'est capable de le démontrer. Pourtant, des experts du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) ont annoncé que la pilule pouvait être considérée comme cancérigène. Or, ils se sont basés sur des études critiquables dans leur méthodologie (par définition on ne peut pas faire d'étude randomisée, croisée, versus placebo). En fait, il n'y a rien de nouveau. On assiste aujourd'hui à un retour en arrière réactionnaire qui remet en cause, sous couvert d'alibi médical, certains progrès de la condition des femmes que la médecine a autorisés. Concernant le cancer de l'endomètre, sa fréquence est moindre chez les femmes qui ont pris la pilule. C'est prouvé scientifiquement. Il en est de même pour le cancer de l'ovaire.Finalement, on observe plutôt une diminution du risque des cancers de l'endomètre, de l'ovaire et de l'utérus, chez les femmes sous pilule. Source : e-santé Isabelle Eustache
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5 recettes naturelles post-soleil faciles et pratiques
Après la plage et le soleil, notre peau et nos cheveux ont besoin d'une routine estampillée réparation et hydratation. Voici 5 recettes naturelles pour une peau apaisée et un bronzage sublimé. Une huile pour calmer mes coups de soleilLa séance bronzette a duré un peu trop longtemps et votre peau a attrapé un coup de soleil ? Cette huile calmante devrait vous apaiser tout en réparant votre peau asséchée par l'été. Son plus ? Elle sent bon les vacances !La recette : Versez dans un flacon pompe en verre opaque 50 ml de monoï ou d'huile de coco. Ajoutez 10 gouttes d'huile essentielle (HE) de lavande vraie et 10 gouttes d'HE de géranium rosat. Refermez le flacon et secouez pour bien mélanger.Le bon geste : Appliquez sur l'ensemble du corps ou sur le coup de soleil, sur peau propre, après l'exposition.Se conserve 6 mois à température ambiante.A lire aussi : Bronzage, je joue les prolongations ! Un soin au concombre pour ressourcer ma peauSous le soleil, une partie de l'eau contenue dans la peau s'évapore. Résultat elle devient sèche, moins souple et moins éclatante. Le concombre riche en eau aide à hydrater les épidermes desséchés, il est rafraîchissant et redonne de l'éclat au teint.La recette : Mixez un concombre dans un mixeur ou centrifugeuse et réservez le jus. Ajoutez-y deux cuillères à soupe d'huile d'amande douce.Le bon geste : Appliquez sur peau parfaitement nettoyée le soir après l'exposition au soleil et laissez poser toute la nuit.Un masque pour réparer mes cheveuxSi le soleil éclaircit les cheveux et leur donne de jolis reflets naturels, il a aussi tendance à les dessécher, un phénomène que le sel de la mer ou le chlore de la piscine auront accentué. Résultat, au retour des vacances les cheveux sont secs et abîmés. Ce masque au yaourt va les nourrir et leur donner un nouveau souffle.La recette : Brassez 1 c. à s. de yaourt nature pour le rendre liquide. Ajoutez un jaune d'oeuf et 1 c. à s. d'huile d'olive ou d'amande douce.Le bon geste : Après le shampoing, appliquez le masque sur l'ensemble de la chevelure, couvrir d'un film plastique puis d'une serviette et laissez poser 20 mn. Rincez jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire.Usage immédiat, ne pas conserver.Une crème pour prolonger mon bronzageQuand on a la peau bien dorée, la seule chose que l'on souhaite c'est prolonger ces effets pour la rentrée. La carotte est l'ingrédient bonne mine par excellence. Son plus ? Elle ne coûte pas cher !La recette : Mixez à la centrifugeuse 3 carottes pour en extraire le jus. Au bain-marie faire fondre 5 g de vaseline dans 10 cl d'huile de germe de blé. Retirez du feu et ajoutez le jus de carottes. Remuez pour obtenir une crème homogène et mettre le tout dans un pot avec un couvercle.Le bon geste : Une fois la crème refroidie, l'appliquer sur le visage et le corps, de préférence le soir au coucher.Un spray pour soulager mes pieds fatiguésAprès une journée de marche vous avez les pieds gonflés ? Ce spray rafraîchissant à base d'hamamélis connue pour ses propriétés astringentes et rafraîchissantes devrait vous apporter un vrai coup de fouet.La recette : Versez dans un flacon spray 3,5 c. à s. d'hamamélis. Ajoutez 2 gouttes d'huiles essentielles de menthe poivrée, de citron, de cyprès et de lavande. Refermez le flacon secouez-le énergiquement. Le spray est prêt !Le bon geste : Vaporisez aussi souvent que nécessaire sur les pieds et les mollets.A conserver 3 mois maximum dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Santé : les maladies se vivent différemment au masculin ou au féminin
Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas uniquement liées aux hormones et au formatage par les stéréotypes de genre. Les spécificités biologiques comptent aussi mais elles sont sous-estimées. L'Académie de Médecine alerte sur la nécessité de prendre en compte ces particularités entre masculin et féminin, pour mieux soigner. Différences masculin féminin : arthrose chez les filles, autisme chez les garçonsSavez-vous que les femmes ont plus de maladies auto-immunes que les hommes ? A l'inverse, ces derniers sont davantage touchés par l'autisme et les maladies neuro-développementales...Hommes et femmes ne sont pas identiques, on le sait. Le sexe féminin est déterminé par les chromosomes XX et le sexe masculin par les chromosomes XY. Cette différence n'est pas sans conséquence.Selon Peggy Sastre, auteur de « Le sexe des maladies » (1), une étude sur des souris mâles et femelles (2), publiée en juillet 2006, montre que « 72% des gènes actifs dans le foie, 68 % dans les cellules graisseuses, 55,4 % dans les muscles et 13,6 % dans le cerveau » s'expriment à des degrés divers selon le sexe.Médecine différenciée : la France en retardPour autant, excepté en matière de reproduction, ces caractéristiques biologiques différenciant le féminin du masculin ne sont pas prises en compte par le corps médical. Une situation anormale, selon l'Académie de Médecine qui recommande de former les professionnels de santé à une médecine différenciée et d'adapter les traitements en fonction du genre. C'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède où, pour certaines pathologies, hommes et femmes ne sont pas pris en charge dans le même service. « En France, nous avons dix ans de retard », regrette le Pr Claudine Junien, généticienne et membre de l'Académie.Infarctus au masculin ou au féminin: des symptômes différentsCe sont surtout les femmes qui en font les frais.Exemple : longtemps considéré comme une maladie d'hommes, l'infarctus du myocarde est sous-diagnostiqué chez elles. Chez environ la moitié des patientes, les symptômes du genre féminin se traduisent par des nausées et des douleurs dans le ventre plus que par une douleur intense au thorax et au bras gauche. Résultat : l'électrocardiogramme est réalisé plus tardivement.Autre exemple : la localisation du cancer colorectal diffère également entre les deux sexes...Les femmes ne réagissent pas, non plus, de la même manière aux médicaments : des études démontrent qu'il suffirait d'une demi-dose de vaccin contre la grippe pour qu'elles soient protégées de la maladie. D'autres indiquent que l'aspirine protège mieux les messieurs de la crise cardiaque et les dames de l'AVC.Certains médicaments testés sur le sexe masculin uniquementAutre particularité du genre masculin : à posologie identique, leur organisme élimine plus lentement certaines molécules comme les psychotropes. Si on en est là, c'est que la recherche oublie les femmes : 60% des essais cliniques respectent la parité mais les 40% restants font plutôt la part belle aux hommes. Des chercheurs américains ont montré que les expériences sur les rats de laboratoire se font cinq fois plus souvent avec des mâles qu'avec des femelles. Raison de cette sous-représentation féminine ? Le cycle hormonal et la contraception orale compliquent les essais et exigent des moyens supplémentaires. Pour Claudine Junien : « Trop de traitements sont toujours prescrits à des femmes après n'avoir été testés que sur des hommes ».Tenir compte du sexe dans les recherchesAujourd'hui, l'Académie de Médecine estime urgent de « concevoir et/ou interpréter les études sur l'homme ou l'animal en tenant compte des sexes féminin et masculin ».Les Américains se sont déjà engagés dans cette voie : depuis 1993, l'agence de sécurité sanitaire américaine (la Food and Drug Administration) s'assure que les recherches qu'elle mène et finance s'intéressent à l'influence du sexe dans les maladies, particulièrement en ce qui concerne la santé des femmes.Par exemple, En 2013, après avoir noté que les femmes étaient deux fois plus réactives aux effets du d'un somnifère bien connu, la FDA a recommandé de diviser par deux la dose de ce somnifère lorsqu'il est prescrit à une patiente... Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Les femmes plus vulnérables aux effets de l’alcool que les hommes
Plus vulnérables aux effets de l’alcool que l’homme, les femmes en paient le prix fort alors même qu’elles sont plus susceptibles de développer un sentiment de honte ou de culpabilité qui les empêche de demander de l’aide. Hommes ou femmes, quelles différences vis-à-vis de l'alcool ? Les effets de l’alcool plus forts chez la femme 1,5 à 2 millions de personnes sont dépendantes à l’alcool en France et les femmes comptent pour un tiers à un quart environ. Globalement, la consommation d’alcool (éthanol) à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes. Pour autant, celles-ci réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool. Parce que le poids et la corpulence (poids/taille) jouent sur la vitesse d’alcoolisation, elles sont en moyenne 20 à 30 % plus saoules que les hommes pour une même quantité d'alcool. Néanmoins, il n’y a pas de différences concernant l’effet psychotrope/psychologique de l’alcool (euphorie et désinhibition, voire agressivité etc.). Dr Christine Joly, chef du service d’Addictologie et Alcoologie au CH de Valence : « L’accoutumance est l’augmentation de la dose d’alcool pour garder le même effet psychotrope. Le degré d’accoutumance de l’homme est supérieur à celui de la femme, du fait de sa plus grande corpulence ». Alcool : des répercussions typiquement féminines En cas de consommation excessive d’alcool, les dommages causés au foie apparaissent plus rapidement, et sont donc plus graves. Le foie de la femme étant physiologiquement plus fragile, notamment vis-à-vis de l’alcool (a fortiori s’il existe des antécédents d’hépatite C, B ou A), elle sera plus vulnérable à l’hépatite alcoolique (lésion du foie secondaire à une intoxication chronique par l’alcool), à la stéatose hépatique (stockage de graisse dans le foie), à la fibrose hépatique (transformation fibreuse de certains tissus) et à la cirrhose. Dans le foie, le système enzymatique sensé transformer l’éthanol est moins performant chez la femme. Par exemple, une cirrhose du foie chez une femme peut se développer en 4 à 5 ans, contre 10 à 15 ans chez un homme. Le dérèglement du cycle menstruel accompagné de pertes de sang d'origine utérine plus ou moins importantes survenant en dehors de la période des règles (métrorragies) est prouvé. En effet, l’alcool est toxique pour le système nerveux central, avec pour conséquence une réduction de la sécrétion hormonale gonadotrope au niveau cérébral, responsable d’une baisse de testostérone chez l’homme (troubles de l’érection, de l’éjaculation et de la libido) mais aussi d’estrogènes et de progestérone chez la femme (ménopause précoce, absence de règles et troubles de la libido). Des études relient l'alcoolisme et le cancer du sein mais leur puissance n’est pas suffisante pour l’affirmer. Par ailleurs, les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré sont plus élevés. Dr Christine Joly : « Il y a des causes à l’addiction et en particulier à l’alcool. Dans 80% des cas, chez les personnes alcoolodépendantes il y a un vécu d’abandon avec, pour 60% d’entre eux, un traumatisme psychique dont, en tête, un antécédent d’abus sexuel. Or les victimes sont plus souvent des femmes ». La femme et l’alcool, souvent une histoire de dépression Les femmes dissimulent plus volontiers -et de façon plus habile- leur consommation (excessive) d'alcool. Pour identifier les femmes alcoolodépendantes, en dehors d’un bilan biologique hépatique perturbé, il faut savoir que chez elles, la maladie se présente beaucoup plus souvent que chez les hommes sous la forme d’une dépression. Alors que la consommation d'alcool est la plus forte chez l'homme vers 18-19 ans, pour la femme c'est plutôt à l’âge adulte, autour de 27 ans, une fois qu’elle se trouve confrontée à des histoires de vie. Dr Christine Joly : « La parole des femmes se libère et elles se soignent un peu plus précocement qu’il y a dix ans. Les femmes boivent plus souvent de manière psychotrope, anxiolytique. C’est pourquoi il faut les questionner avec beaucoup de délicatesse : « Est-ce que l’alcool vous fait du bien, apaise vos angoisses ? ». Alcoolisme : hommes ou femmes, les mêmes solutions pour s’en sortir Toutes les thérapies pour se libérer de la dépendance à l’alcool sont proposées sans distinction hommes/femmes. La prise en charge se fait à trois niveaux : Socio-juridique (conséquences familiales, professionnelles etc.). Psychologique (thérapies cognitivo-comportementales, thérapies systémiques avec les entretiens familiaux notamment et les thérapies analytiques-psychanalyse). Médicale (afin de soigner les complications somatiques et d’éventuelles comorbidités psychiatriques). En effet, parmi les personnes en difficulté avec l’alcool, 70% ont des structures névrotiques (syndrome anxio-dépressif voir bipolarité) et 30% des structures psychotiques (un état limite, trouble de la personnalité etc.). Sans aucune spécificité féminine. Quant à l’effet anxiolytique et antidépresseur du baclofène (un relaxant musculaire) qui permet selon les témoignages une indifférence à l’alcool, les médecins cliniciens comme le Dr Joly sont dans l’expectative. Sans Autorisation de Mise sur le Marché dans le traitement de l’alcoolo-dépendance à ce jour, il peut être délivré en autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Deux études contradictoires sont parues en 2016. Des divergences quant aux doses potentiellement efficaces utilisées dans ces essais alimentent la polémique. Fin 2016-début 2017, l’Assurance-maladie fera le point sur les effets indésirables du baclofène à haute doses (sédation, hypotension, vertiges, maux de tête). Marion Garteiser, journaliste santé
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L’endométriose profonde
L’endométriose se caractérise par le développement anormal de muqueuse d’endomètre en dehors de l’utérus. Au gré des variations hormonales, cette muqueuse s’épaissit puis saigne, pouvant selon sa localisation provoquer des douleurs et des lésions susceptibles notamment de mettre la fertilité des femmes en péril. Lorsque cette muqueuse se situe très en profondeur, infiltrant les muqueuses digestive ou urologique, on parle d’endométriose profonde, l'une des formes les plus graves. Pour bien comprendre l’endométriose L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. À chaque début de cycle, elle s’épaissit progressivement sous l’influence des hormones ostéogènes, afin d’être prête à recevoir l’?uf en cas de fécondation. En l’absence d’ovule fécondé, la muqueuse devenue inutile se rétracte, saigne et est évacuée avec les règles. En cas d’endométriose, on trouve de l’endomètre en dehors de l’utérus, lequel suit la même évolution, pouvant endommager des organes qui sont alors gênés ou lésés par l’épaississement de la muqueuse, les saignements et sa non-élimination à chaque cycle. On comprend ici que les symptômes de l’endométriose et ses conséquences sont directement liées à la localisation de l’endomètre et à son étendue. Trois types d’endométriose Trois types d’endométriose ont été décrits : l’endométriose superficielle péritonéale, les kystes endométriosiques, l’endométriose profonde. Le cas de l’endométriose profonde Dans l’endométriose profonde, les lésions pénètrent en profondeur dans l’espace rétro-péritonéal (le péritoine étant la membrane qui tapisse la paroi abdominale) ou dans la paroi des organes pelviens (vessie, rectum, vagin, ligaments utéro-sacrés...). Elle devient alors digestive lorsqu’elle infiltre la musculeuse digestive ou urologique lors d’une infiltration de la musculeuse vésicale ou urétérale. Par définition, la profondeur a été fixée à au moins 5 mm. À partir de là, plus les lésions d’endométriose sont situées en profondeur, plus les symptômes seront intenses. Des douleurs menstruelles, une des caractéristiques de l’endométriose Les symptômes de l’endométriose profonde sont surtout douloureux et à recrudescence menstruelle, souvent associée à une infertilité. Les autres signes cliniques, qui apparaissent eux aussi en fonction du cycle (période prémenstruelle), varient fortement avec la localisation des lésions, souvent multiples : dysménorrhée, dyspareunie profonde (douleurs lors des rapports sexuels), douleur pelvienne chronique, symptômes fonctionnels digestifs (diarrhée, constipation, douleurs lors de la défécation?) et/ou urinaires (douleurs ou brulures à la miction, difficultés à vider la vessie, présence de sang dans les urines?), etc., outre des risques d’infertilité, l’endométriose s’accompagne souvent d’une fatigue chronique. En cas de douleurs et pour préserver la fertilité, un traitement est proposé, médical, mais surtout chirurgical. Il vise à retirer (exérèse) toutes les lésions d’endométriose en préservant si possible la fertilité, et idéalement par voie c?lioscopique. Le préalable requis est une localisation très précise de toutes les lésions par les techniques variées d’imagerie médicale aujourd’hui disponibles. Marion Garteiser, journaliste santé
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La radiofréquence, la nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin
La radiofréquence représente une nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin. D’une grande efficacité, cette méthode est de plus en plus pratiquée aux États-Unis. Le point avec le Dr Catherine Solano, Médecin sexologue et andrologue. Jusqu’ici nous n’avions que peu de techniques pour faciliter l’orgasme féminin, excepté la musculation du périnée qui consiste à réaliser des exercices de contractions musculaires de la zone sexuelle, comme on les pratique pour la rééducation après l’accouchement. Nous disposons désormais d’une nouvelle méthode, la radiofréquence à température contrôlée, qui a pour effet de tonifier les tissus et qui permet donc d’éprouver davantage de sensations vaginales et d’accélérer la survenue de l’orgasme féminin. La radiofréquence et l’orgasme féminin : en quoi ça consiste ? Cette méthode consiste à envoyer des ondes de radiofréquence dans les tissus de la paroi du vagin. On provoque ainsi un réchauffement local à une température aux alentours de 42-43 degrés, ce qui a pour effet d’activer les réactions tissulaires et d’induire une régénération de la muqueuse vaginale et du tissu conjonctif. Cette régénération est maximale un mois environ après la séance. Les tissus sont plus fermes, plus toniques et les sensations sont augmentées. Dr Catherine Solano : « On utilise une sonde en plastique souple, grosse comme un doigt, donc beaucoup plus petite que le spéculum d’un gynécologue. Cette sonde comprend sur un côté une zone métallique émettant des ondes de radiofréquence sources de chaleur. Le médecin l’introduit dans le vagin de la femme en position gynécologique et il réalise de petits mouvements, comme un léger massage de la paroi vaginale. Un gel est utilisé pour faciliter la transmission des ondes. Ce procédé est indolore et ne nécessite aucune anesthésie. La seule sensation ressentie est une chaleur locale, dont l’intensité est réglée en fonction de la sensibilité de chaque femme. En règle générale, on utilise une température plus basse lors de la première séance, que l’on augmente ensuite, car les tissus régénérés supportent mieux la chaleur. Il n’y a pas de risque de brulure interne, car l’appareil est bloqué à un niveau de température adapté. » Quelle est la durée de ce traitement et quels effets escompter ? On recommande classiquement de réaliser 3 séances à 1 mois d’intervalle, puis de renouveler une séance un an plus tard. « Il n’est pas nécessaire de prévoir des séances régulières sur le long terme car les effets obtenus sont persistants, précise le Dr Solano. Aux États-Unis, la radiofréquence est une technique de plus en plus demandée et les centres gynécologiques la proposant se sont rapidement multipliés. Selon certaines enquêtes, dans le domaine de la médecine esthétique, il s’agirait de la méthode qui remporte le plus de satisfaction. Une étude américaine menée auprès d’une trentaine de personnes indique que la satisfaction sexuelle ressentie avant la première séance de traitement est de 3/6 pour monter à 5,5/6 après la 3e séance (1). Le seul inconvénient est donc son prix, puisqu’il faut compter 800 euros la séance. » Peut-on attendre d’autres bénéfices de ce traitement ? « Oui, la radiofréquence vaginale s’accompagne d’autres bénéfices très intéressants pour les femmes ménopausées. Cette méthode améliore ce que l’on appelle les petits problèmes du « Syndrome génito-urinaire » de la ménopause. En effet, les séances de radiofréquence restaurent la lubrification vaginale, rendent la muqueuse moins fragile et préviennent les problèmes urinaires (brulure, petite goutte?). La vulve bénéficie aussi du traitement, ce qui a pour effet de retendre les petites lèvres. La radiofréquence a-t-elle d’autres indications thérapeutiques que l’orgasme féminin ? La radiofréquence est également employée en médecine esthétique pour redessiner l’ovale du visage, retendre les bras, les cuisses ou le ventre lorsqu’ils se sont relâchés avec l’âge, ou encore tonifier le voile du palais chez les personnes atteintes d’un syndrome d’apnées du sommeil. Enfin, cette méthode est très intéressante pour les femmes souffrant de dysfonction sexuelle après la ménopause lorsqu’elles ont eu un cancer gynécologique (sein ou utérus) et pour lesquelles le traitement hormonal contre la ménopause est contre-indiqué. Marion Garteiser, journaliste santé
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Êtes-vous prête à avoir un enfant ?
Le désir d'enfant est une chose, se sentir prête à devenir mère en est une autre.Même si une fois bébé arrivé, le bonheur est tellement immense que la question ne se pose plus, se sentir prête peut contribuer à atténuer certaines angoisses qui pourraient survenir durant la grossesse.Alors et vous, êtes-vous prête à avoir un enfant ? 1) Vous surveillez votre poids. En matière de poids, visez toujours la juste mesure. Trop ou inversement pas assez de poids nuit à la fertilité. Par ailleurs, même en cours de grossesse, il faut surveiller son poids. Les excès de poids exposent à des complications, tout comme les régimes restrictifs.Donc débuter une grossesse avec un poids normal est l'idéal, gage d'une prise de poids normale pendant la grossesse et d'une perte plus facile après la grossesse ! 2) Vous augmentez vos apports en oméga 3. C'est le moment de faire le plein d'oméga-3. Votre bébé en aura besoin pour le développement de son cerveau, et vous aussi (diminution du risque d'accouchement prématuré et prévention du baby blues).Prenez de bonnes habitudes en mangeant du poisson deux fois par semaine et en privilégiant les petits poissons, les gros poissons prédateurs accumulant les polluants (métaux lourds). À défaut, un complément alimentaire sera utile. 3) Vous avez pris rendez-vous chez votre dentiste. La bouche héberge de très nombreux microbes, lesquels, s'ils se retrouvent dans la circulation sanguine, peuvent être à l'origine d'infections graves et particulièrement regrettables au cours d'une grossesse. Par ailleurs, certains soins sont plus difficiles à réaliser chez les femmes enceintes.Mieux vaut donc vérifier sa bonne santé buccodentaire et entreprendre les soins nécessaires avant de tomber enceinte. 4) Vous prenez un complément alimentaire en acide folique. Une carence en acide folique (vitamine B9) augmente les risques de retard de croissance ou de malformations graves (spina bifida). Il est donc vivement recommandé de prendre une supplémentation en acide folique avant même d'être enceinte, idéalement de nombreux mois avant la conception. 5) Vous avez vérifié si vos vaccins sont à jour. Certaines maladies sont particulièrement dangereuses durant la grossesse. Il existe des vaccins pour s'en protéger, mais nombre d'entre eux ne peuvent pas être injectés aux femmes enceintes. La vaccination des parents et de l'entourage (fratrie, grands-parents) permet également de protéger les nouveau-nés (coqueluche, rougeole) !C'est donc avant la conception qu'il faut vérifier l'état de son calendrier vaccinal (rubéole...). Et toute la famille doit en faire autant avant l'arrivée du bébé ! 6) Vous connaissez parfaitement la durée de votre cycle et vous savez évaluer vos dates d'ovulation. Savoir évaluer chaque mois sa période d'ovulation est un atout pour mettre un bébé en route. Dès à présent, notez sur un calendrier les dates de vos règles. Si bébé ne vient pas, cet historique vous sera utile. 7) Après quelques années de vie commune, votre compagnon est toujours à vos yeux l'homme idéal. Un couple soudé et amoureux est une condition idéale pour mettre un enfant en route. Pour ceux qui ne sont pas fleur bleue ou dans des situations compliquées, on retiendra qu'une relation stable est nécessaire. 8) Votre situation professionnelle est stable. Comme en couple, une situation professionnelle stable est préférable si l'on souhaite faire un bébé, sans attendre forcément la situation idéale (au risque qu'elle n'arrive pas ou trop tard). Le stress n'améliore ni la fertilité ni le bon déroulement de la grossesse. Cela dit, si votre travail est stable mais stressant, vouloir en changer apparaît plutôt comme une bonne idée. 9) S'il est encore temps, vous allez vous faire vacciner contre la grippe. La vaccination contre la grippe est recommandée aux femmes enceintes. En effet, la grippe est une cause très importante de fausse couche. Idéalement, faites-vous vacciner avant de tomber enceinte. 10) Vous arrêtez de fumer. Le tabac nuit fortement à la fertilité. Quant aux fumeuses qui tombent enceintes, nombre d'entre elles continuent à fumer durant leur grossesse, malgré toutes leurs bonnes résolutions.Mieux vaut régler cette histoire avant la grossesse, et embarquer votre conjoint dans cette première aventure si lui aussi est fumeur... Source : e-santé Isabelle Eustache
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Bien suivre son traitement grâce aux objets connectés
Quand on doit prendre un ou plusieurs médicaments tous les jours au long court, il n’est pas toujours facile d’y penser, voire parfois de se rappeler si on les a pris ou pas. C’est pour cela que de nouveaux outils « connectés » voient le jour pour aider les patients à améliorer l’observance de leur traitement. Bien suivre son traitement, c’est essentiel ! On parle souvent de la bonne observance d’un traitement pour dire qu’un patient suit à la lettre la prescription de son médecin en prenant ses médicaments comme il le faut. Quand on souffre d’une maladie chronique, l’observance thérapeutique doit être accrue, tout comme le suivi médical ou les règles hygiéno-diététiques. Selon le LEEM (Les Entreprises du Médicament), un patient sur deux atteint d’une pathologie chronique (diabète, hypertension, épilepsie, asthme, maladies psychiatriques…) oublie de prendre ses médicaments. Les conséquences de la mauvaise observance peuvent être très graves, allant jusqu’à l’hospitalisation ou le décès. Un des facteurs primordial d’une bonne observance est la compréhension par le patient de sa pathologie et de son traitement. Les professionnels de santé sont donc en première ligne et peuvent également impliquer la famille et l’entourage du patient pour plus d’impact. Mais une fois à la maison, le patient a parfois besoin d’une aide quotidienne pour se discipliner ! Pour penser à prendre ses médicaments : les applications de rappel de prises Depuis quelques années, les laboratoires pharmaceutiques et les entreprises de conception de solutions mobiles ont développé des applications pour Smartphones spécialisées dans le rappel des médications. Voici les plus utiles : Pour les parents de familles nombreuses : Médi’Rappel Cette appli permet de créer plusieurs profils : le vôtre, celui de votre mari et de vos enfants ; puis d’ajouter des médicaments en précisant pour chacun la posologie, la durée et les horaires de prise, et de recevoir une alerte au moment de la prise, pour savoir quel médicament doit être pris par quel personne de la famille. Vous pourrez également constituer un annuaire de vos contacts médicaux (médecin traitant, pédiatre, urgences…) et anticiper vos déplacements ou ceux de vos proches : vous renseignez le nombre de jours du séjour et l’application génère automatiquement la liste de médicaments et le nombre de boites à emporter. Pour une co-surveillance de la prise du traitement avec un soignant ou un proche : Medisafe Avec Medisafe, vous enregistrez en quelques étapes simples vos médicaments et organisez des rappels de prise. Vous pouvez ajouter une personne qui vous aide à gérer vos traitements et l’application génère des rapports de prise que vous pouvez envoyer à un médecin ou une infirmière. De plus, vous aurez un suivi constant de votre état de santé, grâce à l’enregistrement de vos mesures comme la tension artérielle, le poids, la glycémie... L’appli la plus complète, accessible aussi aux personnes âgées qui ne possèdent pas de Smartphones : Medissimo Sur Medissimo, on peut enregistrer son ou ses médicament(s) en scannant les boîtes. Une fois que la prescription a été renseignée, l’application met à disposition de l’utilisateur des fonctionnalités permettant de : Recevoir des notifications de rappel lorsqu’il est l’heure de prendre votre traitement, sur votre téléphone ou par email ; Visualiser l’observance de votre plan de prise ; Notifier des éventuels effets indésirables en précisant la nature, la date, la durée et la sévérité ; Gérer vos rendez-vous avec des professionnels de santé ; Partager l’ensemble des éléments avec vos proches et surtout avec les professionnels de santé en charge de votre suivi (infirmière, pharmacien, médecin traitant). Afin d’assurer à distance le suivi médicamenteux des personnes âgées en perte d’autonomie et qui ne possède pas de Smartphone, une fonctionnalité « aidants » a été créée dans cette application : l’aidant est alerté par des rappels et des notifications de la prise de médicaments et peut intervenir en cas d’oubli. Les aidants peuvent aussi gérer, pour la personne aidée, l’ensemble des fonctionnalités et par exemple envoyer eux-mêmes des rapports de suivi aux professionnels de santé. Pour les adeptes de l’homéopathie : OmeoMémo Une fois l’application téléchargée, vous saisissez le nom et la posologie des médicaments prescrits par votre médecin, ou conseillés par votre pharmacien. Grâce à un mode de saisie semi-automatique, on enregistre facilement le nom des médicaments homéopathiques, dont l’orthographe est parfois difficile à retenir… Ensuite, un planning personnalisé est créé et un système d’alarme automatique vous permet de choisir à quelle fréquence vous souhaitez être averti(e) de la prise de vos médicaments. Pour les diabétiques : DiabetoPartner Dans l’appli DiabetoPartner, vous pourrez retrouver des informations pratiques sur votre diabète au quotidien, un carnet de suivi pour mieux le gérer, des rappels de prise de médicaments et de rendez-vous médicaux, le suivi de vos résultats d’analyse ou de glycémie et des conseils autour de l’alimentation et de l’activité physique. Vous pouvez également scanner, sauvegarder et envoyer vos ordonnances à votre pharmacien. Les boites de médicaments connectées, pour ne pas oublier son traitement iRemember iRemember est une boite de médicaments connectée qui suit votre prise de médicaments ou celle d’un proche. Il faut transvaser son traitement habituel dans ce petit flacon qui, connecté en Bluetooth ainsi qu’en wifi, vous alertera de trois manières différentes afin de vous rappeler de prendre vos médicaments : par un système de LED lumineuse, par un rappel vocal qui permet de localiser la boite facilement ou par des notifications sur le Smartphone grâce à l’application mobile. Il est également possible de prévenir un proche de la famille via des notifications, en cas de prise ou de non prise des médicaments. Autre possibilité intéressante : en cliquant sur le capuchon, il est possible de connaitre la dernière fois que la boite de médicaments a été ouverte. Pill’Up Pill'up est un objet connecté composé d'un bouton « intelligent » à fixer sur l’emballage des médicaments (boite en carton, flacon, tube, inhalateur,...). Au moment de la prise de chaque médicament, le bouton Pill'up s'allume pour vous aider à identifier le médicament que vous devez prendre. Une simple pression sur le bouton vous permet d'enregistrer l'heure et l'identité du médicament que vous venez de prendre. Les piluliers connectés : solution clé en main pour le bon suivi de son traitement Les piluliers connectés sont très plébiscités sur le marché des nouveaux objets high tech du domaine de la santé. Le principe de base est le même qu’un pilulier standard que le patient, un membre de la famille, une infirmière ou le pharmacien peut remplir à l’avance pour la semaine. Mais avec ces piluliers « intelligents », la case qui contient les médicaments s’éclaire et sonne à l’heure précise de la prise. Le pilulier enregistre alors des informations permettant de surveiller le respect des dosages prescrits et peut les transmettre à l’entourage et aux professionnels de santé concernés et les alerter en cas de besoin. Un robot pour gérer les traitements de toute la famille Un robot appelé Pillo, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année 2017, gère la santé de tous les membres d’une famille de A à Z. Il permet d’assurer la distribution des médicaments de plusieurs personnes, et peut stocker un traitement pour deux et quatre semaines (250 comprimés). Ce condensé de technologies comporte un écran tactile, plusieurs microphones, un haut-parleur, ainsi qu’une caméra. Grâce à des systèmes de reconnaissance faciale et vocale, cet assistant de santé parvient à distinguer chaque individu et est capable de distribuer le médicament approprié en fonction du profil reconnu. Afin d’éviter un oubli, le robot émet des rappels via les Smartphones des utilisateurs et il est en mesure de contacter une tierce personne lorsque l’un d’entre eux a omis de prendre son traitement. Pillo sera également en mesure de répondre aux questions des utilisateurs dans le domaine de la santé et de la nutrition et il pourra connecter l’utilisateur à son médecin.
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Prise et perte de poids : les conséquences sur ma peau
Croissance, grossesse, maladie, régimes? la prise ou la perte de poids excessive et/ou trop rapide n’ont pas uniquement un impact sur la silhouette. Elles marquent également la peau de diverses façons. Nathalie Negro diététicienne nous explique les conséquences des variations de poids sur la peau. La peau : un organe barrière surprenant La peau assure plusieurs fonctions : protectrice, thermorégulatrice, un rôle d’échanges (eau), un lieu de stockage des réserves d’eau du corps, c’est aussi un organe sensoriel qui peut trahir nos émotions. La peau est également notre plus gros organe et le plus étendu : "La peau pèse environ 3,5 kilos chez un adulte de 70 kilos et couvre 1,8m² de surface" enseigne Nathalie Negro, diététicienne en station thermale. En première ligne, l’épiderme subit les agressions internes et externes. Les variations de poids notamment, et les régimes peuvent modifier sa physiologie, son apparence. Véritable miroir de notre santé, de notre bien-être et de notre hygiène de vie, la peau demande une attention toute particulière. Régime, perte de poids et peau : les liaisons dangereuses Notre alimentation joue un rôle primordial sur la beauté et la bonne santé de notre peau c’est un fait. Certains nutriments sont indispensables pour la protéger. C’est le cas notamment des minéraux, des acides gras essentiels, des acides aminés, des vitamines A, C, E. "Si le corps connait des carences de ces éléments, il y aura une incidence sur la peau" prévient Nathalie Negro. Un manque de minéraux et d’oligo-éléments favorisera par exemple l’apparition d’eczéma, alors qu’une carence en acides gras essentiels (Oméga 6 et 3) sera facteur de rougeurs, de sécheresse cutanée. Parmi les régimes à la mode dont il faut se méfier, la diététicienne pointe "les régimes hyperprotéinés qui provoquent des carences en vitamine A et en B-carotène avec pour conséquence une peau plus sèche, squameuse et ridée." Une carence en vitamine C pourra également ralentir le processus de cicatrisation. "Les carences en oligo-éléments et minéraux peuvent favoriser l’apparition d’eczéma, de troubles de la cicatrisation. Toutefois, nuance l’experte, les besoins pour ces éléments sont faibles, les risques de carence sont donc plus rares." Les protéines ne doivent pas non plus être négligées. Elles jouent un rôle majeur de constituants du derme et du tissu conjonctif. En cas de déficit, les effets sont multiples : pâleur, sécheresse cutanée, troubles pigmentaires, retard de cicatrisation. Non contents d’avoir des répercussions sur la peau, les régimes fortement déséquilibrés ou restrictifs s’en prennent aussi à la beauté des cheveux et des ongles "c’est le cas notamment en cas de carences en fer, de vitamine C. Un déficit en vitamine B5 favorisera quant à lui, la chute de cheveux." Autre problème lié à la perte de poids importante : le relâchement cutané. "En cas de perte de poids, les qualités élastiques de la peau lui permettent un redrapage cutané et un retour à l’état antérieur, démarre le Dr Harold Eburderery, chirurgien plastique. Mais en cas de prise de poids importante les possibilités de redrapage cutané sont dépassées." Ce qui oblige bien souvent les patients après une chirurgie bariatrique à avoir recours à la chirurgie esthétique pour traiter la ptose de leur excès de peau. Ce type d’opération connait d’ailleurs un essor important ces dernières années. Obésité, prise de poids et peau : de nombreuses conséquences A l’instar de la perte de poids excessive, l’obésité et la prise de poids ont également des répercussions sur l’épiderme. "Quand on est en surpoids, certains mouvements sont gênés, la peau tire", les frottements peuvent créer des irritations. Par ailleurs, "le surpoids est un facteur d’acné, assure Nathalie Negro. En cause la résistance à l’insuline, et la fabrication d’insuline qui aurait une forte affinité avec les kératinocytes dans la peau. Avec pour conséquence un épaississement cutané et un risque accru d’acné poursuit la professionnelle. On sait aussi que le risque de psoriasis est multiplié par 2 chez les personnes obèses. C’est une fois de plus lié à la résistance à l’insuline." Acné, psoriasis, la prise de poids peut également laisser des marques indélébiles comme les vergetures. "Quand elles sont encore rouges, on a une chance de les atténuer avec un traitement par LED, microdermabrasion, laser, cosmétiques, liste la diététicienne. Mais quand elles blanches, elles s’apparentent alors à des cicatrices et il est trop tard." La cellulite est elle aussi souvent associée à la prise de poids. Chez les personnes en surpoids, elle est généralement de type fibreuse, soit dure et douloureuse au toucher et difficile à déloger. Toutefois, si la "peau se gorge en eau" ce qui favorise les capitons et la cellulite, "elle n’est pas nécessairement plus grasse ou plus sèche" précise Nathalie Negro. Une alimentation équilibrée et riche en antioxydants vous aidera non seulement à garder la forme mais également à préserver votre capitale jeunesse et beauté. En cas de régime alimentaire très restrictif, de végétalisme, il faudra penser à vous supplémenter (sur les conseils d’un professionnel de santé) pour éviter tout désagrément cutané. Jessica Xavier, journaliste beauté
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Certains cancers sont plus fréquents dans les populations défavorisées
Le milieu socio-économique auquel on appartient influe sur le risque de cancer. Par exemple, les personnes défavorisées sont plus exposées aux cancers du poumon tandis que les celles issues d’un milieu favorisé sont davantage touchées par le mélanome ou le cancer du sein pour les femmes. La lutte contre les inégalités sociales permettrait de prévenir des milliers de cas de cancer. Cancer et statut social, une réalité ! Selon l’étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 7 février 2017, « la France fait partie des pays au monde ayant les meilleurs indicateurs globaux de santé, mais elle présente aussi un gradient social de mortalité prématurée parmi les plus marqués en Europe ». Et « le cancer est l’une des pathologies qui contribue le plus à ce gradient ». L’objectif de ce travail était de qualifier et de quantifier l’influence de l’environnement socioéconomique sur l’incidence de 15 types de cancer. On constate ainsi que les cancers de l’estomac, du foie, des lèvres-bouche-pharynx et du poumon dans les deux sexes sont plus fréquents dans les populations défavorisées. Il en est de même des cancers du larynx, de l’?sophage, du pancréas et de la vessie chez l’homme et du cancer du col de l’utérus chez la femme. Inversement, les populations favorisées sont davantage touchées par le mélanome dans les deux sexes, les cancers de la prostate et du testicule chez l’homme et les cancers de l’ovaire et du sein chez la femme. Lutter contre les inégalités et réduire les cas de cancer L’étude conclut que « près de 15 000 cas de cancers pourraient être évités en France chaque année par l’amélioration des conditions de vie et la promotion de la santé des populations les plus défavorisées. » La lutte contre les inégalités sociales de santé reste une priorité des organisations internationales en santé. Isabelle Eustache, journaliste santé
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Maladie de Parkinson : 25 000 nouveaux cas par an !
D’après une enquête réalisée par Esante.fr et Medisite pour l'association France Parkinson la maladie de Parkinson reste méconnue en France : 87% des Français ne savent pas que cette maladie concerne 200 000 personnes et touche 25 000 nouvelles chaque année. Maladie de Parkinson, il n’y a pas que les tremblements Vous savez certainement, comme 98% des Français, que les tremblements font partie des symptômes caractéristiques de la maladie de Parkinson. Mais connaissez-vous les autres symptômes ? A l'occasion de la Journée mondiale de Parkinson, le 11 avril 2017, les sites Medisite et Esanté.fr ont réalisé une grande enquête* pour l'association France Parkinson qui a permis de mettre en lumière la méconnaissance quasi totale des Français sur cette maladie. A la question : "Que provoque la maladie de Parkinson ?", moins d'un répondant sur deux cite les troubles du sommeil , moins de un sur trois les troubles de la vue et moins de deux sur dix les troubles de l'odorat . Ces derniers concernent cependant 80% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le diagnostic de la Maladie de Parkinson Parmi les autres méconnaissances soulignées par l'enquête : 35% des Français estiment que la maladie touche surtout des personnes (très) âgées alors que le diagnostic est posé en moyenne à 58 ans. 51% des Français pensent que les malades sont mieux intégrés à la société qu'il y a 30 ans ce qui va à l'encontre des remontées perçues par France Parkinson. "Les signes que nous recevons montrent que le sentiment d’isolement, de stigmatisation va croissant. C’est maintenant qu’il faut inverser les choses et c’est pourquoi nous interpellons chaque personne pour l’inciter à changer de regard sur la maladie mais d’abord et avant tout sur les personnes touchées " a commenté Florence Delamoye, directrice générale de France Parkinson. Pour Didier Robiliard, Président de l'association, "il faut aujourd’hui lutter contre les préjugés et la stigmatisation dont souffrent les personnes touchées par la maladie et ce notamment dans le monde du travail." Rédaction E-sante.fr
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Maux de tête rebelles, les bonnes questions à se poser
Lorsque les maux de tête -migraines et céphalées- s’installent, entêtants, et que la prise d’antidouleurs n’y fait plus rien, il est temps d’agir. Comment retrouver une qualité de vie ? Les conseils du Pr Lanteri-Minet, chef de service du Département d’Evaluation et Traitement de la Douleur au CHU de Nice. Est-ce vraiment une simple céphalée ? Parfois, l’on croit traiter une simple céphalée dite « de tension » alors qu’en réalité il s’agit d’une authentique migraine. D’où les échecs pour les soulager. Alors que ces dernières sont contrôlées avec des moyens simples comme du paracétamol, de l’aspirine voire des anti-inflammatoires, en revanche la crise migraineuse justifie souvent des traitements spécifiques. Il en existe sept, appelés « triptans ». Si l’un n’est pas efficace, il faut tous les essayer. Les symptômes d’une crise de migraine s’opposent à ceux d’une céphalée de tension : elle est aigüe, pulsatile (pulsations en rythme), touche plus volontiers un seul côté de la tête, son intensité est modérée à sévère, est augmentée par l’effort physique, s’accompagne d’une gêne à la lumière, au bruit, aux odeurs avec des nausées voire des vomissements. Quels sont les facteurs déclenchants ? Tout est dans la régularité ! Toute perturbation dans la vie quotidienne joue sur la survenue des crises de migraine. Chacun devrait identifier ses propres facteurs déclenchants en vue de limiter les crises. Les variations émotionnelles (stress, grande joie), perturbant le rythme de vie vis-à-vis du travail ou de l’activité physique (surmenage, relâchement du week-end) ou le volume de sommeil sont à éviter au maximum. Est-ce le moment d’opter pour un traitement de fond ? Prendre des antalgiques efficaces à chaque crise de migraine est une chose. Mais non seulement le risque d’abus médicamenteux guette dès deux prises par semaine, mais cela peut entretenir la fréquence des crises. Il est temps d’envisager un traitement au long cours appelé « traitement de fond » pour espacer les épisodes migraineux. Là aussi, il faut alors essayer tous les traitements (bêtabloquants, antidépresseurs, antiépileptiques etc.) car ils agissent via des mécanismes différents. Ils sont considérés comme efficaces s’ils réduisent le nombre de crises d’au moins 50%, sans effets indésirables. Pourquoi ne pas tenter des approches alternatives ? Les techniques d’hypnose et de relaxation/sophrologie d’approche dite « ericksonienne » semblent intéressantes contre la migraine et les céphalées de tension, peu importe le degré d’anxiété du patient. Quant à l’acupuncture, elle aurait un effet antimigraineux propre, tel un traitement de fond. En revanche, les études sont négatives pour l’homéopathie et l’ostéopathie crânienne. Et si c’était le ventre. Ou le stress ? Soigner ses troubles digestifs peut améliorer les maux de tête. En effet, les maux de tête en général sont plus fréquents chez les personnes ayant des troubles gastro-intestinaux ou un syndrome de l’intestin irritable. Dans ce dernier cas par exemple, le risque de souffrir de migraines est presque doublé. Quant au stress, il n'est pas la cause directe des maux de tête. Il peut cependant favoriser la survenue de crises chez les migraineux ou ceux qui souffrent de céphalées de tension. Et si c’étaient les yeux ou de l’arthrose cervicale ? Les problèmes oculaires ne provoquent pas de migraine. Néanmoins, ils peuvent entraîner des « céphalées oculaires ». Celles-ci se caractérisent par leur survenue plus fréquente en fin de journée après des efforts de concentration visuelle. L'arthrose cervicale, contrairement aux idées reçues, ne peut être responsable de maux de tête. Ces douleurs au niveau du cou et de la nuque appelées « cervicalgies » n'ont rien à voir avec des céphalées ou les migraines. C’est pourquoi les examens radiologiques du rachis cervical sont inutiles lorsqu'on souffre de maux de tête en particulier lorsqu'il s'agit de migraines. Des solutions prometteuses à court terme La recherche avance. L’espoir pour les migraineux rebelles vient d’une biothérapie attenue pour 2019 comme une révolution : il s’agit du premier traitement de fond « spécifique » c’est à dire qui cible le mécanisme de la crise de migraine. Quatre anticorps anti-CGRP -qui bloquent l’action de la molécule CGRP dans le cerveau, responsable de la crise - sont à l’essai. Une seule injection mensuelle suffirait. Dans la céphalée de tension, la stimulation magnétique transcrânienne est à l’étude pour stimuler des régions du cerveau. Pour sa part, la toxine botulique A (Botox ®), assez efficace dans la migraine chronique, n’a toujours pas le feu vert des autorités sanitaires françaises. Attention ! De nombreuses tentatives de microchirurgie (incisions de certains muscles entre les sourcils, infiltrations de substances diverses) sont vantées un peu partout. Elles sont au mieux inutiles, au pire dangereuses. Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Reflux gastro-œsophagien : les points sur les « I »
10 % au moins de la population souffre très régulièrement de reflux gastro-?sophagien (RGO). A cause d’un dysfonctionnement de la partie inférieure de l’?sophage, le suc gastrique très acide s’échappe de l’estomac et remonte le conduit ?sophagien. Avec à la clé, brûlures d’estomac (pyrosis), douleurs thoraciques, inflammation des muqueuses (?sophagite) voire cancer de l’?sophage. Le Pr Frank Zerbib, service d’Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive (CHU de Bordeaux) rétablit quelques vérités sur le RGO. RGO, un régime alimentaire strict n’est pas nécessaire Beaucoup d’idées fausses circulent concernant les régimes alimentaires dans le RGO : rôle des agrumes, du vinaigre, du chocolat, du café etc. En réalité, aucun régime alimentaire ne s’est avéré efficace dans le RGO. Aucun aliment particulier n’a pu non plus être incriminé dans la survenue ou l’aggravation de symptômes de RGO. Les seuls conseils nutritionnels utiles relèvent du bon sens : Eviter les repas trop gras et trop abondants. Eviter de se coucher trop précocement après la fin d’un repas, en particulier le soir (laisser un délai d’au moins 2 heures, si possible). Perdre du poids (la prise de poids est un facteur aggravant du reflux). Supprimer les aliments qui ont été identifiés par chaque individu comme pouvant générer des troubles (vin blanc etc.). Cancer de l’?sophage, un risque exagéré Le RGO peut être à l’origine de cancers de l’?sophage (adénocarcinome). Néanmoins, ce risque est extrêmement faible. Il ne survient qu’après de longues années d’un reflux sévère responsable de lésions de la muqueuse de l’?sophage (« muqueuse de Barrett » ou « endobrachyoesophage »), présentes chez 10% des personnes avec RGO. Et même en cas de muqueuse de Barrett, le cancer ne se développe qu’après de nombreuses années. Ces lésions sont repérées lors d’une endoscopie (exploration de l'intérieur de l’organisme en y introduisant un tube souple) et nécessitent la réalisation de prélèvements par biopsies pour confirmation. Ce risque de cancer -même minime- justifie cependant la réalisation d’au moins une fibroscopie dans la vie d’un patient souffrant de reflux, plutôt après l’âge de 50 ans. En l’absence de muqueuse de Barrett, le risque étant nul, il n’est pas nécessaire de multiplier les endoscopies. Si cette muqueuse est présente, un risque -faible- existe. Des endoscopies répétées (tous les 3 à 5 ans selon les cas) sont alors nécessaires pour vérifier l’absence de dysplasie. Une dysplasie n’est pas encore un cancer mais une première étape vers ce qui pourrait le devenir. Utilisés à bon escient, les médicaments IPP sont sûrs Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont des médicaments qui réduisent fortement la production d’acide par l’estomac. Ils ont révolutionné le traitement des maladies liées à cette acidité comme l’ulcère gastroduodénal et le RGO. Ils sont très bien tolérés et utilisés depuis trente ans dans tous les pays du monde. Au cours des dernières années, plusieurs effets secondaires ont été rapportés comme étant possiblement en rapport avec les IPP et leur effet sur la sécrétion acide : ostéoporose, problèmes cardio-vasculaires, insuffisance rénale, carences vitaminiques, risques accrus d’infections gastro-intestinales et pulmonaires. Les données scientifiques sont contradictoires, à l’exception des infections intestinales où le risque est avéré, mais faible. Néanmoins, le bénéfice lié au traitement est très largement supérieur au risque éventuel, non démontré, qu’il pourrait faire courir. La prudence d’utilisation des IPP s’impose chez les personnes fragiles, âgées ou hospitalisées. Mais même dans cette situation, en cas de nécessité (ulcère par exemple), les IPP peuvent être utilisés sans arrière-pensée. Le problème est que beaucoup de patients prennent des IPP sans même savoir pourquoi? Hernie hiatale et RGO ne sont pas synonymes La hernie hiatale est une anomalie anatomique qui correspond au passage d’une partie de la portion haute de l’estomac dans le thorax, réalisant une sorte de « poche » dans laquelle l’acide produit par l’estomac est piégé. Il pourra ainsi remonter plus facilement vers l’?sophage, créant un reflux gastro-?sophagien. On peut avoir une hernie hiatale sans reflux et un reflux sans hernie hiatale. Elle ne représente qu’un facteur aggravant ou favorisant le RGO ; sa présence n’est ni nécessaire ni suffisante pour avoir un reflux. Lorsqu’une fibroscopie est effectuée, la présence d’une hernie hiatale peut être décelée. Mais sa présence varie parfois d’un examen à l’autre, ce qui intrigue beaucoup les patients. C’est normal : la hernie correspond à une mobilité anormale de la jonction entre l’estomac et l’?sophage et elle peut donc être intermittente. Elle est souvent totalement indépendante des symptômes de RGO. Le rôle du RGO est surestimé dans les manifestations ORL ou respiratoires Les symptômes ORL (oto-rhino-laryngologie) sont courants dans la population : raclement de gorge, enrouement, brûlures de gorge, sensation de corps étranger, écoulements postérieurs etc?Ils sont parfois le signe de maladies graves comme des cancers. En l’absence de lésion grave, d’exposition à des toxiques (tabac, alcool), d’infection (sinusite) ou d’allergie respiratoire, le reflux gastro-?sophagien est souvent incriminé. Ce peut être effectivement le cas, principalement en présence de brûlures d’estomac ou d’aigreurs témoignant d’un authentique RGO. Si ces signes sont absents, cette hypothèse est beaucoup plus discutable. Le traitement d’un éventuel RGO par IPP s’avère alors rarement efficace et les explorations plus sophistiquées telles que la pHmétrie (qui mesure les remontées acides à l’aide d’une petite sonde) sont le plus souvent négatives. Le rôle du reflux dans ces symptômes ORL est largement surestimé, avec comme conséquence des traitements prolongés par IPP non justifiés. Reste que l’origine de ces symptômes n’est pas claire. Une hypothèse, non encore démontrée, serait une muqueuse pharyngée trop sensible à certaines particules comme celles retrouvées dans l’air de nos grandes villes. Marion Garteiser, journaliste santé
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Anorexie mentale : peur de grossir ... ou plaisir de maigrir ?
Et si on s'était trompé ? Selon une récente étude de l'Inserm, les jeunes filles souffrant d'anorexie mentale n'ont pas peur de prendre du poids mais éprouvent une grande satisfaction à en perdre. Pareil, pensez-vous ? Pas vraiment. Cette découverte fait glisser l'anorexie du côté des addictions, ce qui ouvre de nouvelles voies thérapeutiques. Vers une nouvelle définition de l'anorexie mentale ? Le nouveau maire de Londres vient d'interdire les publicités incitant à la maigreur dans les transports publics. Une initiative qui tombe à pic pour ne pas inciter les adolescentes à faire des régimes. En effet, la définition internationale de l'anorexie mentale pourrait bien changer.Jusqu'à présent, le diagnostic repose sur trois critères : une restriction alimentaire menant à la perte de poids, une perception déformée du poids et une peur intense de grossir. Or, une étude de l'Inserm, rendue publique en juin dernier, vient de remettre en cause ce troisième symptôme en montrant que les patientes atteintes par ce trouble alimentaire grave étaient plus sensibles au plaisir de maigrir qu'à la peur de grossir.Anorexie mentale et tests : des patientes qui réagissent positivement à la maigreurPour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les réactions de 71 patientes à celles de 20 femmes en bonne santé face à des images de femmes en surpoids et en sous-poids. Grâce à des tests de mesure de leur taux de sudation (conductance cutanée), ils se sont aperçus qu'il n'y avait aucune différence émotionnelle entre les patientes anorexiques et le groupe contrôle lorsqu'elles visionnaient des femmes fortes. En revanche, la vision de corps extrêmement maigres a provoqué immédiatement une réaction évaluée comme « positive » chez les patientes atteintes d'anorexie mentale qui se sont mises à transpirer exagérément contrairement au groupe contrôle qui n'a rien manifesté de particulier.Un trouble alimentaire plus addictif que phobiquePour le Pr Philip Gorwood, chef de service de la clinique des maladies mentales et de l'encéphale à l'hôpital Sainte-Anne (Paris), qui a conduit l'étude, ces résultats confirment l'idée que l'anorexie n'est pas une phobie -celle de prendre des kilos- mais relève d'une addiction au plaisir de maigrir. « On pourrait penser que c'est pareil car la finalité est la même : quand on a très envie de maigrir, on a peur de grossir. De la même manière que lorsqu'on est dépendant à l'alcool, on a très envie de boire parce qu'on a peur du manque. Sauf que ce ne sont pas les mêmes circuits cérébraux qui sont activés. Dans la phobie, c'est la zone de l'amygdale qui réagit très rapidement face à un stimulus qu'elle considère potentiellement dangereux ou angoissant. Dans l'addiction, c'est une autre région du cerveau, le striatum ventral, qui répond en mobilisant le circuit de la récompense ».Perdre 300 gr de plus pour se sentir mieuxUne étude, basée sur l'IRM fonctionnelle du cerveau, avait déjà mis en évidence l'action du striatum ventral chez une vingtaine de patientes atteinte de cette maladie mentale. Non seulement le travail de l'Inserm renforce cette hypothèse d' «une addiction sans drogue qui survalorise la maigreur » mais elle indique également que, parmi les quelques 70 gènes de susceptibilité impliqués dans l'anorexie mentale, un, le BDNF (qui intervient dans la survie des neurones et la neuroplasticité), pourrait avoir une influence majeure.Pr Gorwood : « Il est délicat de parler de plaisir de maigrir dans une pathologie où les patientes sont en grande souffrance. Parlons plutôt d'un trouble de l'effet récompense. Ce qui motive leur comportement est la sensation que perdre 200 ou 300 gr de plus va leur permettre de se sentir mieux. D'où cette recherche désespérée de perdre toujours plus de poids ». Une chose est sûre, selon le spécialiste : « l'anorexie mentale commence toujours par un régime ».L'espoir de nouvelles thérapeutiques contre l'anorexieCette découverte est fondamentale pour orienter les recherches et trouver de nouveaux traitements.Aujourd'hui, aucun médicament ne permet de soigner ce trouble du comportement alimentaire qui touche 2 à 3% des adolescentes (avec un pic entre 13 et 25 ans) et qui mène à la mort dans 1% des cas.A terme, des molécules ciblant plus spécifiquement le circuit de la récompense, notamment la dopamine, pourraient voir le jour. Mais dans l'immédiat, c'est surtout vers des thérapeutiques, utilisées dans d'autres maladies, que se tournent les chercheurs. A commencer par la remédiation cognitive. Cette gymnastique du cerveau vise à développer les capacités d'adaptation à de nouvelles situations. L'objectif dans l'anorexie est de briser le cercle vicieux « mal-être = rejet de la nourriture ».La remédiation cognitive pour lutter contre les réflexes automatiques« Les patientes anorexiques sont très efficaces et performantes, ce sont en général de bonnes élèves, mais elles manquent de flexibilité à court terme, explique Philip Gorwood. La remédiation cognitive consiste à les faire jouer sur ordinateur à des jeux dont les règles changent en cours de route de manière à ce qu'elles s'habituent à trouver d'autres solutions. Ce style d'approche pourrait les aider à modifier le processus de base que l'on retrouve dans cette addiction. Au lieu de penser “je ne me sens pas bien donc je vais me priver de manger pour me sentir mieux”, elles pourront se dire “je ne me sens pas bien, peut-être que je peux en parler à quelqu'un” ou simplement se demander ce qui ne va pas ».Autre voie d'avenir, la méditation pleine conscience. Cette technique permet de travailler sur le ressenti ici et maintenant afin de court-circuiter les pensées parasites et automatiques. Philip Gorwood : « Face à un plat, la patiente pourra peut-être se dire “je mange parce que j'ai faim” plutôt que “si je mange, je vais prendre un kilo”. Cela prend du temps mais bien utilisée, la méditation pleine conscience peut-être très efficace ». Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Jumeaux : quelles sont les aides ?
Les grossesses multiples sont assez rares, mais de plus en plus fréquentes en raison du développement de l'aide médicale à la procréation.Attendre des jumeaux est une aventure hors du commun qui nécessite une bonne préparation matérielle et psychologique, et un minimum d'aide.Le point sur les aides prévues en cas de grossesse multiple. Quelle est la durée du congé de maternité quand on attend des jumeaux ? Le congé de paternité est lui aussi allongé : 3 jours + 18 jours consécutifs au lieu de 3 jours + 11 jours en cas d'enfant unique, à prendre dans les 4 mois qui suivent la naissance. Le congé de maternité est plus long pour les femmes qui attendent des jumeaux. Il est de 34 semaines au lieu de 16 pour un seul enfant et se répartit de la façon suivante : Congé prénatal : 12 semaines avant la naissance (au lieu de 6 semaines), Congé postnatal : 22 semaines (au lieu de 10 semaines). En cas de triplés ou plus, il est de 46 semaines : 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.Les aménagements possibles : Les femmes qui attendent des jumeaux peuvent demander à avancer le début de leur congé prénatal de quatre semaines maximum. Mais dans ce cas, la durée du congé postnatal est réduite d'autant. Inversement, si la grossesse se déroule bien, il est possible de reporter une partie du congé prénatal (3 semaines au maximum) sur le congé postnatal. Il faut alors adresser une demande par courrier à la caisse d'Assurance maladie accompagnée d'un certificat du médecin ou de la sage-femme attestant que l'état de santé est compatible avec la poursuite de l'activité professionnelle avant la naissance. Les allocations familiales (CAF) La PAJE (Prestation accueil du jeune enfant), soumise à condition de ressources et selon la composition de la famille, comprend : la prime à la naissance (attribuée à chaque enfant au cours du 7e mois de grossesse), l'allocation de base (versée uniquement en cas de grossesse gémellaire, à raison d'une allocation par enfant), un complément de libre choix d'activité (3 ans maximum pour les grossesses gémellaires et jusqu'à 6 ans pour des triplés ou plus), un complément de libre choix de mode de garde (à savoir : les crèches et autres structures de garde financées par la CAF pratiquent un tarif dégressif à partir du 2e enfant). Les naissances multiples ouvrent droit à des aides au logement : allocation personnalisée au logement (APL), allocation de logement social (ALS), allocation de logement familial (ALF), prime de déménagement. Les aides à domicile Lorsque l'on attend des jumeaux, on peut prétendre à un soutien à domicile : ménage, courses, s'occuper de l'aîné ou des jumeaux pour soulager la mère. La durée de la prise en charge est adaptée à la famille (composition, difficultés organisationnelles, matérielles). Elle peut, par exemple, pour des jumeaux, être de 100 heures par enfant né sur 6 mois (soit 200 heures sur 12 mois), et être prolongée à titre exceptionnel au cas par cas.La PMI : puéricultrice à domicileUne puéricultrice (Technicienne de l'Intervention Sociale et Familiale) peut se rendre à votre domicile pour aider et conseiller : soins au bébé, allaitement, sevrage, repas, bains, agencement de la maison, de la chambre, etc. Les autres aides Les mutuelles : certaines octroient des primes de naissance multiple et des aides pour l'emploi d'une personne à domicile.Les comités d'entreprise (CE) : certaines entreprises offrent des aides conséquentes en cas de naissance multiple (aides financières pour l'emploi d'une aide-ménagère ou travailleuse familiale, prime de naissance, attribution de prêt pour un logement ou une voiture, assistance sociale, etc.).Le Conseil général et la CAF peuvent aussi octroyer des aides financières sous forme de primes de naissance aux familles multiples.La mairie : aides à domicile, tarifs réduits (halte-garderie, cantine...). L'assistance sociale : aide pour différentes démarches (demande de logement social, estimation du coût horaire d'un travailleur familial selon le quotient familial, etc.).La carte famille nombreuse : après acquittement des frais de dossier (moins de 20 euros), cette carte permet d'obtenir de nombreuses réductions (SNCF, musées, magasins...).Notre conseil : se renseigner bien avant la naissance, d'autant plus que les allocations et le nombre d'heures des aides attribuées ont une durée dans le temps comptabilisée à partir de la naissance. Porter aussi grande attention aux places disponibles en crèche (se renseigner très tôt auprès du service de la « Petite enfance » de la mairie).Liens utiles :http://www.fnaafp.org/http://www.admr.org/http://www.caf.fr/http://www.jumeaux-et-plus.frhttp://jumeauxandco.com/ Source : e-santé Isabelle Eustache
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Transpiration : 5 astuces pour se maquiller l'été sans briller
Quand on a tendance à transpirer ou que l'on a la peau mixte à grasse, l'été peut être fatal à notre maquillage zéro défaut. Les astuces de notre spécialiste pour fixer le maquillage sans briller et rester fraîche même quand la température grimpe. Bien nettoyer sa peau avant de se maquillerLe premier des gestes beauté est de se maquiller sur une peau propre et débarrassée de l'excès de sébum qui la rend luisante. Malheureusement, en été la production de sébum s'intensifie et notamment la nuit : "Quand il fait chaud, le sébum que l'on produit la nuit est très irritant et il favorise la poussée des boutons. D'où l'importance de bien se nettoyer la peau matin et soir", prévient Joëlle Nonni, spécialiste du maquillage correcteur Avène.Le bon produit ? Une lotion micellaire ou une eau démaquillante sont les alliées des peaux mixtes à grasses, elles donnent un coup de fouet rafraîchissant. Les peaux très grasses se tourneront le matin vers un produit nettoyant moussant qui nettoie les pores plus en profondeur.Pour ne pas briller, purifier mais pas tropLe geste préféré des peaux mixtes à grasses ? Le masque et le gommage qui permettent de purifier le teint. Les masques à l'argile sont bien sûr très intéressants car ils ont un fort pouvoir absorbant mais il ne faut pas en abuser : pas plus d'une ou deux fois par semaine. Le risque ? "Provoquer une séborrhée réactionnelle" explique la spécialiste. "Il ne faut surtout pas décaper la peau avec trop de masques à l'argile ou trop de gommages car on risque d'avoir l'effet inverse."L'astuce de Joëlle Nonni : Ne pas laisser poser son masque à l'argile trop longtemps. Il doit absorber le sébum sans déshydrater la peau. On le pose, on laisse sécher quelques minutes mais on le retire avant qu'il ne craquelle.Maquillage d'été, je troque ma crème habituelle contre...Même si les peaux mixtes à grasses ont déjà l'habitude des crèmes light, en été pour éviter la sensation de masque collant, on a la main légère et sur le maquillage et sur la formule de son soin. L'idéal est de remplacer sa crème habituelle par un sérum que l'on utilisera seul. Son avantage d'hydrater parfaitement, les corps gras en moins. Joëlle Nonni conseille également d'essayer les émulsions matifiantes "qui ont dans leur formule des agents qui limitent la séborrhée." Pour celles qui vont au soleil, pour ne pas multiplier les couches de cosmétiques, il faut aller à l'essentiel : appliquer son sérum puis un écran solaire toucher sec. On allie hydratation, protection sans surcharger. La peau peut alors recevoir un peu de poudre de teint en toute légèreté.L'astuce de Joëlle Nonni : "Pour éviter de trop briller en été, on peut tapoter localement et sur la zone T, après avoir appliqué son sérum, un peu de lotion purifiante car elle contient des actifs absorbants. La bonne routine ? On nettoie sa peau avec la lotion nettoyante purifiante, on applique son sérum et on tapote à nouveau un peu d'eau purifiante sur le bout du nez, le centre du front pour renforcer l'effet matifiant." Ensuite, place au maquillage léger.Maquillage d'été : avoir la main légère sur le fond de teintQuand il fait chaud, on a rarement envie d'un maquillage trop lourd. On souhaite camoufler les petites imperfections, avoir bonne mine mais sans surcharger le teint. On troque donc son fond de teint habituel contre une poudre de teint, ou un perfecteur de teint à la formule plus légère. Il existe de plus en plus formules light qui déposent sur le teint un voile couvrant très léger comme les BB crèmes. Les peaux fragiles, à couperose, avec des taches, remplaceront leur fond de teint par une crème solaire teintée, un bon moyen d'associer maquillage et protection solaire.Le bon geste : Vous utilisez une poudre de teint ? Commencer par appliquer au kabuki une poudre translucide anti-brillance qui va matifier et unifier le teint, puis appliquer ensuite la poudre de soleil par exemple avec un pinceau classique.Vous préférez une formule liquide type BB crème ? L'idéal est d'utiliser une éponge qui va prélever moins de matière que l'on tapote sur l'ensemble du visage.Maquillage anti-brillance : les retouches indispensablesQuand le maquillage commence à filer, que le teint devient trop brillant, il est temps de faire une petite retouche fraîcheur. Pour éviter le mélange peu reluisant sébum/maquillage, on commence par absorber la transpiration avec des petits carrés de papier absorbant. Pour donner un coup de fouet à la peau, on pulvérise un peu d'eau thermale qui va resserrer le grain de peau. On absorbe l'excédent d'eau à l'aide d'un coton, puis on parfait le maquillage avec de la poudre matifiante et la poudre de teint.L'astuce de Joëlle Nonni : Pour éviter le transfert de sébum sur sa poudre de teint, plutôt que d'utiliser la houppette habituelle, la troquer contre des disques à démaquiller à usage unique. "Quand on utilise le pinceau, on retransfère du sébum sur la poudre qui finit par être luisante sur le dessus et devient sèche."A faire pour que le maquillage d'été ne file pas Préférer les fards à paupières mates, qui ont effet matifiant, aux fards à paupières irisés qui contiennent plus de corps gras, et appliquer avant le fard une base à paupière ou de la poudre translucide pour l'effet matifiant. Utiliser du maquillage waterproof peut être une bonne option pour être sûr que son make-up résiste à la transpiration. Toutefois, le maquillage waterproof est plutôt déconseillé aux peaux fragiles car les agents hydro-alcooliques qu'il contient ne sont pas toujours bien tolérés par les peaux les plus sensibles. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Je suis diabétique, je mange quoi ? 6 questions/réponses d'experts
Vous avez été nombreux, diabétiques, à poser des questions visant à améliorer votre vie quotidienne, notamment en matière d'alimentation.Les experts de l'équipe e-sante en ont sélectionné quelques-unes afin d'y répondre le plus concrètement possible.Pensez-vous que l'on puisse guérir d'un diabète de type 2 en faisant du sport, avec une alimentation à base de légumes et sans médicament ?Le diabète n'est pas une maladie que l'on sait guérir. En revanche, on peut contrôler son diabète (c'est-à-dire veiller à ce que la glycémie reste dans des valeurs normales) et vivre tout à fait normalement. Les traitements prescrits par les médecins et les diabétologues, l'alimentation guidée par un diététicien(ne) et la pratique d'une activité physique adaptée (à choisir idéalement avec un spécialiste selon son profil) sont des facteurs qui contribuent à bien contrôler son diabète.J'ai un diabète de type 2. Quel régime dois-je suivre ?Pour les personnes diabétiques, le régime alimentaire est essentiel. Mais il faut savoir que celui-ci ne diffère pas de l'alimentation dite équilibrée que nous devrions tous adopter pour notre santé. Celle-ci s'équilibre de la façon suivante :30 à 40 % des apports caloriques sont apportés par les lipides (ou graisses).12 à 15 % par les protéines.50 à 55 % par les glucides (ou sucres).Autrement dit, les glucides ne sont pas interdits, mais ils doivent être consommés en quantité contrôlée et dans le cadre d'une alimentation globale.Ensuite, il convient de respecter quelques bases comme :équilibrer ses menus, varier les aliments et notamment les glucides, manger à des horaires réguliers, ne pas sauter de repas, prendre systématiquement un petit déjeuner. Pour acquérir les connaissances de base, je vous conseille de consulter le site de la Fédération française des diabétiques qui détaille les 7 grands groupes d'aliments selon leurs apports nutritionnels, ce qui permet de mieux gérer son alimentation au quotidien : http://www.afd.asso.fr/diabetique/equilibre-alimentaire.Enfin, si vous êtes en surpoids, c'est le cas de la majorité des diabétiques de type 2, votre alimentation doit rester équilibrée, mais vous devez en plus veiller à diminuer le nombre de calories.Pas de panique, le simple fait de réduire modérément les portions permet déjà naturellement d'initier une perte de poids.En trois mots, vous allez devoir « réapprendre à bien manger » !Je suis diabétique de type 2 et je n'arrive pas à faire mon régime. Pour moi le sucre est comme une drogue, je n'arrive pas à m'en passer.Faites-vous aider par un(e) diététicien(ne). Il (elle) vous aidera à gérer votre consommation de sucre. Sachez par ailleurs qu'il est possible d'utiliser des édulcorants. Ce sont de faux sucres : ils ont un fort pouvoir sucrant mais n'apportent pas de calorie et n'ont donc pas d'effet sur la glycémie.Je prends des médicaments, suis-je obligé de continuer en même temps le régime ?Avec ou sans médicament, le régime alimentaire est indispensable. Il s'agit d'adopter une alimentation équilibrée.Lorsque l'on est diabétique de type 2, jusqu'à combien de fruits peut-on manger par jour et y a-t-il des fruits interdits ?Les fruits sont riches en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres alimentaires. Ils peuvent tous, sans exception, être consommés par une personne atteinte de diabète. Il suffit de tenir compte de leur apport en glucides et il faut savoir qu'ils en renferment des quantités très variables.Globalement, on recommande une portion de fruits par jour, soit une quantité de fruits correspondant à celle de votre poing et qui équivaut à 15 g de glucides : 1 pêche, 1 orange, 2 petits kiwis, 2 clémentines, ½ banane, etc.Concernant les fruits les plus sucrés comme le raisin, les pommes, les poires, les cerises, on peut recommander de les consommer en fin de repas.Attention, nous parlons ici de fruit frais et non de jus de fruits. Ces derniers sont à limiter, voire à éviter.J'ai du diabète et une hypertension. Je fais 30 minutes de sport quatre fois par semaine et je bois en moyenne deux verres de vin par jour. Suis-je en danger ?Le diabète et l'hypertension sont des maladies qu'il faut traiter car elles peuvent entraîner des complications graves. L'activité physique régulière contribue à contrôler ces deux maladies, mais ne remplace pas le traitement prescrit par le médecin.Concernant l'hypertension, les seuls sports déconseillés sont les sports d'intensité forte, en particulier la musculation et les sports violents comme le squash. En revanche, les activités physiques d'intensité modérée sont recommandées et vous pourriez même augmenter la durée pour atteindre 150 minutes par semaine, voire 300 minutes.Il est recommandé autant dans le diabète que dans l'hypertension, de limiter la consommation d'alcool notamment parce que c'est une boisson très calorique qui favorise la prise de poids. Vous devez tenir compte de cet apport glucidique dans votre régime alimentaire quotidien afin de contrôler votre glycémie. L'idéal serait de réduire l'alcool sans l'interdire pour le plaisir. Au final, si vous êtes suivi par votre médecin et que vous prenez votre traitement, vous n'êtes pas en danger. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Les astuces pour perdre du ventre
Qui n’a jamais rêvé d’un ventre parfaitement plat ? Facile pour certains et certaines, un véritable casse-tête pour les autres. Voici quelques astuces pour dégonfler avant l’été. Luttez contre la constipation par tous les moyens ! Objectif, aller à la selle tous les jours, ou presque. Si nécessaire, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien pour obtenir des conseils personnalisés. Faites du sport très régulièrement, idéalement trois fois par semaine ou adoptez un mode de vie très actif. L’activité physique qui sollicite la cavité abdominale contribue aussi à lutter contre la constipation. Faites travailler vos abdominaux, mais attention à ne pas gonfler le ventre pendant leur réalisation, ce qui aurait l’effet inverse. Privilégiez les relevés de buste et les pédalages. Entre les séances d’abdos, idéalement quotidiennes, veillez à votre maintien, ce qui signifie qu’à chaque occasion, contractez votre ventre, que ce soit en positon assise ou debout. Revisitez le contenu de votre assiette : votre alimentation doit être équilibrée et légère. Exit les produits gras et les repas trop lourds et copieux. Misez sur les légumes cuits, les fruits et les céréales complètes. Attention cependant aux crudités, aux féculents et aux excès de fruits, qui peuvent aussi faire gonfler le ventre. Mais pas question de les éliminer, il suffit de surveiller les quantités. Et justement, pour bien gérer les quantités et diminuer les portions, pensez à toujours manger lentement en mastiquant longuement chaque bouchée, ce qui stimule l’état de satiété et favorise le transit intestinal. Buvez beaucoup d’eau, régulièrement tout au long de la journée. Vous pouvez varier avec des bouillons, des tisanes, du thé, mais pas d’alcool ni de soda. Évitez surtout la bière et les boissons gazeuses. Limitez le sel qui tend à faire gonfler via la rétention d’eau (attention aussi au café !). C’est également excellent pour éviter l’hypertension artérielle. D’ailleurs tous ces conseils spécial ventre plat sont aussi valables pour une bonne santé en général. En effet, l’activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à prévenir la plupart des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancer, etc. Deux derniers conseils : Évitez de mâcher des chewing-gums. Massez votre ventre en effectuant des mouvements circulaires avec le plat de votre main.
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Apnées du sommeil : vers une approche personnalisée
6% des femmes et 13% des hommes d’âge moyen souffrent potentiellement d’un syndrome des apnées obstructives-hypopnées du sommeil (SAHOS), ces pauses respiratoires anormales pendant le sommeil. Au-delà des traitements actuels, les chercheurs cernent de mieux en mieux les différents profils d’apnéiques et entrevoient ainsi de nouvelles pistes thérapeutiques. En direct de la recherche. Les apnées du sommeil, des critères simples Le SAHOS -plus communément appelé apnées du sommeil- est caractérisé par des obstructions répétées des voies aériennes supérieures, de plus de 10 secondes, chez une personne endormie. Les recommandations sur le traitement se fondent sur quelques critères assez simples, à savoir la présence de certains symptômes (somnolence, ronflements, épisodes de suffocation nocturne, problèmes de concentration, mictions nocturnes importantes ou nycturie) mais aussi les maladies cardiovasculaires associées (comorbidités) et la sévérité des apnées. Il faut au moins cinq épisodes de pauses respiratoires par nuit pour poser le diagnostic d’apnées minimes, entre 15 et 30 pour celui d’apnées modérées, plus de 30 pour celui d’apnées sévères. Orthèses d’avancée mandibulaire et pression positive continue Ces critères pris ensemble vont guider le traitement avec, d’un côté, plutôt le port d’un appareillage appelé orthèse d’avancée mandibulaire en cas d’apnées modérées sans comorbidité cardiovasculaire sévère. Ces petits appareils amovibles dégagent le pharynx en avançant la mâchoire inférieure pour maintenir un filet d’air dans la bouche. Seuls 2% des apnéiques en sont équipés, une proportion inférieure à celle des pays voisins. Lorsque les apnées sont sévères ou associées à un risque cardiovasculaire élevé, la Pression Positive Continue (PPC) nasale permet de retrouver, pour la plupart des malades, des nuits enfin reposantes et une qualité de vie satisfaisante. La personne dort avec un masque où la pression de l’air inspiré est augmentée (d’à peine quelques millimètres de mercure) levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l’air de passer. "Appareiller" ces personnes est indispensable, tant pour améliorer leur qualité de vie que pour corriger le risque cardiovasculaire associé aux apnées du sommeil. Tous les apnéiques ne se ressemblent pas Ces critères simples d’évaluation des apnées ne permettent cependant pas de rendre compte de la grande variété des profils d’apnéiques. Pour cela, il faut en inclure d’autres comme des facteurs physiopathologiques, le caractère positionnel ou non des troubles respiratoires nocturnes (préférentiellement lorsque la personne est à plat-dos) mais aussi des symptômes associés tels que l’insomnie, la dépression?. Ceci permet une caractérisation beaucoup plus fine de la maladie en vue de définir de grands profils (phénotypes) d’apnéiques. Pr Frédéric Gagnadoux, département de pneumologie au CHU d’Angers : « A partir de l’étude de plusieurs milliers d’apnéiques en Pays de Loire, nous avons pu dégager plusieurs profils dont un phénotype féminin. Celui-ci est un syndrome des apnées particulier, plus souvent associé à l’insomnie, à la dépression, à l’hypertension artérielle et au diabète. Autre exemple, le profil « SAHOS avec somnolence » exposerait à un risque accru de perturbations métaboliques avec, de ce fait, un devenir cardiovasculaire plus péjoratif. Un autre phénotype pourrait s’appeler « SAHOS comorbide » ; ce sont des malades qui cumulent les maladies associées sans pour autant présenter de symptômes typiques des apnées. Chez eux, traiter uniquement les apnées produit un effet très modeste sur l’avenir cardiométabolique. Dans ce cas précis, la prise en charge devra être multidisciplinaire et porter à la fois sur les apnées et les facteurs de risque (traitement de l’hypertension, modification de l’activité physique, de la diététique etc.). » Apnées du sommeil, des mécanismes mieux cernés Les mécanismes qui conduisent au mauvais fonctionnement (collapsus) du pharynx sont aussi progressivement mieux caractérisés. Jusqu’alors, seule la cause anatomique était considérée. En réalité, d’autres facteurs interviennent et constituent des cibles thérapeutiques potentielles : il d’agit du tonus et de l’activité des muscles dilatateurs du pharynx, de la stabilité du contrôle ventilatoire et du seuil d’effort respiratoire responsable d’éveils. Plusieurs voies thérapeutiques ciblant ces paramètres sont en cours d’évaluation dans la perspective d’une médecine personnalisée : Certains patients ont un seuil d’éveil trop bas et pour cette raison sont plus sensibles à l’effort respiratoire et aux apnées. Ils se réveillent souvent. Chez eux, des études évaluent l’intérêt de prescrire des médicaments hypnotiques, afin d’approfondir leur sommeil sans pour autant aggraver les apnées. La stimulation du muscle de la langue (génioglosse) par l’intermédiaire du nerf hypoglosse est une autre approche à l’essai. On sait en effet depuis peu que certains apnéiques ont une réponse insuffisance de ces muscles pendant le sommeil. La moitié des apnéiques ont des symptômes d’insomnie. Or, non seulement les apnéiques insomniaques ont plus de risque de développer une hypertension artérielle mais ils ont moins tendance à accepter la contrainte de la pression positive continue. Des programmes sont en cours afin d’évaluer chez eux une prise en charge cognitivo-comportementale de l’insomnie. Des machines de pression positive continue spécifiques pour les patients insomniaques sont en cours conception. Des facteurs biologiques pourraient conditionner l’impact des traitements des apnées du sommeil sur la pression artérielle et le risque cardiovasculaire. Marion Garteiser, journaliste santé
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L'obésité aggrave l’incontinence, l’asthme, et les maladies digestives
Maladies digestives et hépatiques, pneumologiques ou urinaires?toutes paient un lourd tribut à l’obésité. Qu’elles soient conséquences directes de l’excès de poids ou juste favorisées par le surpoids, perdre quelques kilos permet souvent d’améliorer la situation. Que sait-on aujourd’hui de l’impact de l’obésité ? Maladies digestives, conséquences graves et mal connues de l’obésité Plusieurs maladies digestives sont à mettre sur le compte de l’obésité, définie par un Indice de Masse Corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 kg/m2. Au premier rang figure le reflux gastro-?sophagien (RGO) où, parmi d’autres mécanismes, l’augmentation de la pression abdominale favorise les remontées acides. L’obésité est aussi incriminée dans le cancer de l’?sophage (adénocarcinome). Il résulte de la dégénérescence de lésions de la muqueuse de l’?sophage, elles-mêmes conséquences d’un RGO, favorisé par l’obésité. Ce risque de cancer de l’?sophage augmenterait de 55% pour cinq points d’IMC supplémentaires*. Mais d’autres cancers sont impactés comme celui du pancréas et du côlon avec, respectivement, +14% et +15% de risque pour cinq points d’IMC supplémentaires. Le développement de ces cancers est favorisé par l’inflammation généralisée produite par le tissu graisseux (adipeux). Le rôle de l’obésité est renforcé dans le cancer du côlon par la consommation de viande rouge, de charcuterie et de graisse et par l’effet propre des micro-organismes vivant dans l’intestin (microbiote). En revanche, de nombreuses zones d’ombre subsistent sur l’influence de l’obésité vis-à-vis des maladies inflammatoires de l’intestin dont la maladie de Crohn (MICI) ou même de l’intestin irritable. Vis-à-vis de la santé du foie, c’est au tour de taille plutôt qu’à l’obésité d’entrer en jeu dans ce que l’on appelle la stéatose hépatique, c’est-à-dire l’infiltration de graisse dans le foie (« foie gras »). Dr Juliette Foucher, service d'Hépatologie, Hôpital Haut-Lévèque Pessac (Bordeaux) : « Une personne obèse sur deux développe une stéatose, précise le. Néanmoins, l’obésité n’implique pas obligatoirement la présence de cette graisse dans le foie. De plus, les personnes avec un tour de taille supérieur à 80 cm chez la femme et 94 cm chez l’homme ont plus de risque de développer un stade encore plus préoccupant c’est à dire une stéatose associée à de l’inflammation, appelé stéatohépatite (NASH). Ce risque de NASH croit avec le tour de taille. Or une NASH peut favoriser une cirrhose et potentiellement un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) ». Points positifs, une perte de poids -même modeste- peut diminuer les symptômes de reflux gastro-?sophagien en réduisant la pression abdominale. Elle peut même améliorer l’état et la quantité de graisse du foie et, de ce fait réduire, le risque de cirrhose et de cancer. L’incontinence urinaire, intimement liée à l’indice de masse corporelle Les troubles urinaires ne sont pas en reste. L’obésité intervient principalement dans l’incontinence urinaire. Selon la vaste étude EPINCONT conduite auprès de 28 000 norvégiennes, tous les cinq points d’Indice de masse corporelle, le risque d’apparition de fuites urinaires quotidiennes augmente de 20 à 70 %. Le surpoids compte pour beaucoup dans l’incontinence urinaire à l’effort, plus faiblement dans l’incontinence urinaire par impériosité (envie pressante d’uriner) et par hyperactivité de la vessie. Si l’obésité est un facteur d’incontinence, à l’inverse, perdre du poids -même de 5% à 10% du poids corporel- améliore la continence, les symptômes et la qualité de vie. Pr Pierre Costa, chef de service d’Urologie-Andrologie (Hôpital Universitaire Carémeau, Nîmes) : « La prostate est elle aussi concernée. Dans l’augmentation de la taille de la prostate (hypertrophie bénigne de prostate) et dans le cancer de la prostate, l’inflammation générée par le tissu graisseux favoriserait l’agressivité et la croissance tumorale ». L’obésité, facteur de maladies respiratoires Alors que l’obésité favorise, aggrave l’asthme et même perturbe le bon contrôle de la maladie, son impact est encore peu exploré dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Dans l’asthme, l’affaire est entendue : le fait d’être obèse double quasiment le risque de développer un certain type d’asthme. Bien entendu, l’obésité est un facteur d’aggravation de l’asthme en général du fait de l’existence de maladies souvent associées comme le syndrome des apnées du sommeil ou le reflux gastro-?sophagien. Pr Alain Didier, chef de service, pneumo-allergologue (CHU de Toulouse) : « Néanmoins, tous les asthmes ne sont pas liés à la corpulence. L’obésité favorise plutôt l’apparition d’un asthme particulier dit « non-éosinophilique ». Le mécanisme passerait par une réaction exacerbée des bronches (« hyperréactivité bronchique ») due à une modification de la mécanique ventilatoire. En effet, chez la personne obèse, à l’obstruction classique des bronches s’ajoute une diminution des volumes expirés avec l’écrasement des bronchioles (prolongement des bronches) en fin d’expiration ». Dans tous les cas, la réduction pondérale est souhaitable. Avec l’activité physique régulière, leur rôle est bénéfique sur le contrôle de l’asthme des obèses, tout particulièrement dans le cas de ce type d’asthme particulier. Pour l’asthme classique, la perte pondérale améliore uniquement la sensation à l’effort, sans que le profil de la maladie en soit modifié. Idem pour la BPCO où, à ce jour, la relation avec l’obésité n’est pas si simple. Une chose est sûre : la perte de poids agit sur l’essoufflement. Si la perte de masse grasse s’accompagne d’un gain de masse musculaire, ces malades peuvent espérer gagner en capacité respiratoire. Marion Garteiser, journaliste santé
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