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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Ménopause : l'association gagnante pour une belle peau ferme
Comment préserver la jeunesse de sa peau ? En la protégeant du soleil, les UV étant le principal facteur de vieillissement prématuré de la peau, en l'hydratant et en lui apportant les vitamines dont elle a besoin à travers une alimentation saine et équilibrée. Mais que peut-on faire de plus pour contrer le vieillissement de la peau une fois la ménopause venue ? Pour contrer le vieillissement de la peau Avec l'arrêt de la production hormonale au moment de la ménopause, le vieillissement de la peau tend à s'accélérer. Moins hydratée, la peau perd aussi en souplesse, se relâche et les rides se creusent. S'il est possible de freiner ce phénomène en continuant à se protéger du soleil, en hydratant sa peau, en utilisant des soins cosmétiques anti-âge et en mangeant sainement, pour notamment booster ses apports antioxydants, la médecine esthétique peut aussi donner un coup de pouce, et aider à retrouver une peau ferme, atténuant ainsi les rides.Pour le Dr Catherine de Goursac, médecin esthétique et intervenante au Congrès de la Société française de médecine esthétique (SFME) qui s'est déroulé les 16-17 septembre 2011, la tendance est à l'association de deux techniques pour obtenir des résultats très intéressants en matière de fermeté de la peau chez les femmes ménopausées : la carboxythérapie couplée à la radiofréquence. Médecine esthétique anti-âge : les nouvelles tendances Cette association de deux techniques répond aux nouvelles orientations actuelles. « Les rides ne sont plus autant stigmatisées et les techniques de comblement se sont révélées très efficaces ». En revanche, la qualité de la peau est devenue une demande majeure. Les patients veulent une peau saine, avec la disparition des rougeurs et des taches, et ferme.Du côté des techniques proposées pour obtenir un tel résultat, la tendance est à l'association de plusieurs techniques au sein de la même séance. Ce couplage technique augmente l'efficacité du traitement par rapport à leur mise en oeuvre de façon alternative.En pratique, via une hyper-oxygénation du derme, la carboxythérapie stimule la formation de nouveaux vaisseaux et la fabrication de collagène. Le traitement de l'ovale du visage donne un effet de rajeunissement.Quant à la radiofréquence (RF), par l'intermédiaire de changements de polarité extrêmement rapides, elle engendre un mouvement des molécules qui, par friction et collision, vont transformer l'énergie consommée en chaleur. Cette chaleur agit selon deux modes d'action, un premier immédiat avec une rétraction du collagène et un autre différé avec une stimulation des fibroblastes. Une peau ferme à la ménopause Reste que ces techniques ont un coût et qu'il est préférable de prendre soin de sa peau en amont. Enfin, même la ménopause passée, une bonne hygiène de vie permet de retarder toujours plus les effets du vieillissement. Isabelle Eustache
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Périménopause : comment la reconnaître ?
La périménopause correspond à la période durant laquelle apparaissent certains troubles annonçant l'approche de la ménopause. Reconnaître les signes cliniques et biologiques qui précèdent de quelques mois ou quelques années l'arrêt définitif des règles, peut permettre de mieux vivre cette période souvent difficile de la vie d'une femme. Périménopause, ménopause, des périodes charnières dans la vie d'une femme L'âge moyen d'entrée en périménopause est de 47,5 ans, tandis que la ménopause survient le plus souvent entre 48 et 52 ans. Cette période charnière de la vie d'une femme est souvent difficile. En plus de certains troubles cliniques déstabilisants, l'environnement familial et socioprofessionnel est instable ou incertain : départ des enfants, difficultés conjugales, sexualité troublée, décès ou maladie de parent proche, menace sur le travail, etc.S'y ajoute un symptôme majeur : l'anxiété, qui est largement sous-estimée. Et enfin, la menace de la prise de poids est importante. C'est ainsi que reconnaître les signes de la périménopause peut aider à vivre ce passage délicat. Quels sont les signes de la périménopause ? Les symptômes de la périménopause sont variables d'une femme à une autre et chez une même femme. Il existe trois types de signes cliniques qui se manifestent en succession ou en alternance. Des troubles du cycle dominés par des cycles courts et qui surviennent en moyenne dès 42 ans. Ils s'accompagnent souvent de troubles des règles (flux plus important). Un syndrome prémenstruel : tension des seins, ballonnements, prise de poids, nervosité et irritabilité, mais aussi, troubles du cycle, comme une alternance de cycles courts et longs ou des règles plus abondantes. Suspension des règles et bouffées de chaleur. Eh oui, entre 8 et 12% des femmes présentent des bouffées de chaleur alors qu'elles sont encore bien réglées. D'autres symptômes y sont souvent associés comme la fatigue, la tendance dépressive, les troubles du sommeil et parfois une sécheresse vaginale. Peut-on prédire ou confirmer la ménopause ? Chez les femmes encore réglées, les dosages hormonaux sont généralement inutiles. Ils peuvent cependant confirmer une ménopause chez les sujets sans règle depuis longtemps et présentant des bouffées de chaleur ou dans certaines situations cliniques. Le taux de FSH est alors élevé, tandis que celui des estrogènes est au plus bas. (Dans le cycle normal, quand les ovaires ne produisent plus assez d'estrogène, le système nerveux central répond en produisant une hormone hypophysaire, la FSH qui restimule l'ovaire. Le taux de FSH rechute ensuite. Après la ménopause, les ovaires ne produisant plus d'estrogène, la FSH reste tout le temps élevée.) Quel traitement en cas de périménopause symptomatique ? L'objectif est d'améliorer la qualité de vie et d'aider à passer ce cap difficile. Le traitement de la périménopause repose essentiellement sur des progestatifs, mais le traitement varie selon les symptômes. La durée du traitement est à discuter au cas par cas, mais elle est généralement courte, de trois à six mois. Et attention, en périménopause, on peut encore tomber enceinte ! Isabelle Eustache
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Reflux gastro-oesophagien : faut-il s’inquiéter quand bébé vomit ?
Un bébé qui régurgite après le repas, quoi de plus banal ? Oui, mais comment reconnaître un reflux normal d’un reflux pathologique ? Et quels sont les bons gestes pour améliorer le confort de bébé ? Reflux: un phénomène normal Les régurgitations des bébés inquiètent parfois les jeunes parents. Il faut pourtant savoir que la plupart du temps, le reflux est un phénomène tout à fait normal. En effet, lorsque nous buvons, le liquide passe d’abord dans l’œsophage, puis dans l’estomac. Le sphincter oesophagien, petite valve qui se trouve à l’intersection de l’œsophage et de l’estomac, s’ouvre donc pour laisser passer le liquide, avant de se refermer pour éviter que le liquide ne fasse "demi-tour". Chez les bébés, ce sphincter oesophagien est immature: il ne fonctionne pas de manière optimale et a tendance à ne pas se refermer correctement. De plus, l’estomac d’un nourrisson n’est pas plus grand qu’une balle de golf… cela ne laisse donc pas beaucoup de place! Ces deux phénomènes expliquent pourquoi plus de deux tiers des bébés régurgitent après le repas, ce qui est tout à fait normal. Le reflux disparaît généralement vers l’âge de 4 ou 5 mois, au moment où le sphincter oesophagien devient plus mature. Le RGO normal: les bons gestes Aujourd’hui, les parents sont souvent très attentifs aux problèmes de reflux des bébés. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est donc mieux détecté qu’auparavant. Mais le revers de la médaille est que de nombreux problèmes sont mis, à tort, sur le compte du reflux (les coliques par exemple). En conséquence, des bébés de plus en plus jeunes se voient prescrire des médicaments contre le reflux, alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin. Ainsi, si un bébé qui régurgite grandit normalement, qu’il ne paraît pas souffrir d’inconfort et qu’il n’a aucun problème de respiration lié au reflux, il s’agit sans doute d’un reflux normal, qui ne nécessite pas de traitement. Pour le confort de votre enfant, quelques réflexes simples peuvent cependant être adoptés: Tenir bébé en position verticale et s’assurer que rien ne fait pression sur son estomac (ceinture du porte-bébé etc.) dans les 30 minutes qui suivent la prise d’un repas. Epaissir le lait avec des épaississants (amidon de riz par ex.), pour que le lait remonte moins facilement. Reconnaître le RGO pathologique A l’inverse, un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) peut entraîner chez le bébé divers problèmes: avant tout une perte de poids ou une non prise de poids associée à un retard de croissance par diminution de l'ingestion des aliments. Ce peut être aussi un inconfort et des douleurs liés à l’acidité gastrique et à l’irritation de la paroi oesophagienne, pleurs fréquents, troubles du sommeil, troubles respiratoires (toux, étouffements…) Pour ces bébés qui régurgitent trop, si les mesures pratiques évoquées ci-dessus ne sont pas efficaces, le pédiatre pourra prescrire des médicaments. Ces médicaments ont tous leurs avantages et leurs effets secondaires éventuels. Ils doivent donc être pris en total accord avec le médecin. Par ailleurs, la maturité progressive de l’estomac et de l’œsophage, la diversification de l’alimentation ainsi que l’acquisition de la station assise puis de la marche amélioreront souvent, avec le temps, le RGO pathologique. Julie Luong, journaliste santé
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Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?
Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Chute de cheveux, quand s'inquiéter ?
Nous perdons au quotidien des dizaines de cheveux. Et à certaines périodes de l'année nous en perdons d'avantage. Quand la chute de cheveux devient plus importante et qu'elle s'installe dans le temps, il peut être bon de consulter un spécialiste. Le Dr Durosier, médécin généraliste, nous aide à faire le point entre chute de cheveux chronique et chute de cheveux passagère.Différence entre chute de cheveux passagère et chute de cheveux chroniqueEn matière de chute de cheveux on parle d'effluvium télogène aiguë (chute passagère), d'effluvium télogène chronique (lorsque la chute passagère s'installe dans le temps), et d'alopécie androgénétique (perte progressive de cheveux sous l'influence des hormones mâles).Dans le premier cas, la chute peut être saisonnière. "On constate des chutes de cheveux en mars/avril et à l'automne en septembre/octobre/novembre", explique le Dr Durosier. Un changement brutal de températures, un ensoleillement, les agressions que subissent les cheveux pendant les vacances... autant d'éléments qui peuvent accélérer la chute de cheveux à certaines périodes de l'année. Toutefois, la chute saisonnière ne dure rarement plus de trois mois.Les chutes de cheveux passagères peuvent également être de nature réactionnelle : "en post-grossesse, en cas de stress important, de fatigue, de grippe, de prise de certains médicaments, de régime et de perte de poids, de ménopause, de déséquilibre hormonal ou de dépression on peut constater une chute de cheveux passagère" continue le professionnel.Si au-delà de 6 mois vous continuez de retrouver plus de cheveux qu'habituellement au réveil sur l'oreiller ou si vous continuez à en perdre plus que de raison lors du brossage, vous souffrez peut-être d'effluvium télogène chronique. Il est conseillé de consulter au plus tôt pour déterminer si la chute n'est pas une conséquence d'un problème de thyroïde ou de carence. "L'effluvium télogène chronique s'il apparait vers 40 ans peut aussi être le premier signe d'une alopécie plus sévère, d'où l'intérêt de consulter un professionnel pour faire le point." L'effluvium télogène chronique touche d'avantage les femmes que les hommes. Lorsque la chute s'accompagne d'une baisse de la densité capillaire et que la chute est plus localisée sur le dessus du crâne et au niveau de la raie, il peut s'agir d'une alopécie androgénétique débutante.Les remèdes à la chute de cheveux passagèreLa chute réactionnelle et saisonnière est souvent réversible. Elle peut être enrayée avec un traitement acheté sur les conseils de son pharmacien en pharmacie, un traitement qui agira pour stopper la chute et relancer la pousse du cheveu. Pour le Dr Durosier, la solution est généralement d'ordre "cosmétique, idéalement associée à des compléments alimentaires enrichis en fer, vitamine B, zinc et acides aminés soufrés qui vont favoriser la repousse."Les soins cosmétiques les plus classiques sont des solutions (lotions, shampoings) à appliquer localement à la racine des cheveux.Les cosmétiques antichute de cheveux ont deux actions : "Ils ont un effet vasculaire qui va augmenter l'oxygénation du bulbe pilaire et la vascularisation avec pour conséquence la stimulation de la croissance dans le bulbe et limiter la chute. Ils envoient également un signal de relance du cheveu." En combinant soins antichute et compléments alimentaires, la chute est généralement stoppée au bout d'un à deux mois.En parallèle, il est bon d'éviter tout ce qui peut se révéler être agressif et fragiliserait la repousse du cheveu comme le tabac, les colorations capillaires, les expositions au soleil.Chute de cheveux chronique, l'avis du dermato indispensablePour le Dr Durosier si la chute de cheveux est essentiellement localisée au-dessus du crâne et qu'elle dure depuis plus de 6 mois, il faut consulter. "Le dermatologue va rechercher les causes médicales de la chute de cheveux. Il sera en mesure de diagnostiquer le type de chute afin de prescrire le bon traitement. De manière générale, il prescrit un traitement sur 2 à 3 mois et dès 2 mois de traitement, on voit déjà une vraie différence." En cas d'alopécie androgénétique un traitement médicamenteux la plupart du temps à base de minoxidil pourra être prescrit pour un traitement quotidien et à long terme. "Ce traitement est parfois nécessaire à vie en cas d'alopécie androgénétique car il permet de ralentir la chute et de redensifier la chevelure." En cas d'alopécie androgénétique certains cheveux connaissent un phénomène de miniaturisation, ils deviennent plus fins. "Le minoxidil permet de réduire ce phénomène en faisant pousser à la place un cheveu "normal" d'où une redensification de la chevelure, éclaire le professionnel." Si ces traitements permettent de gagner du temps, la chute, quant à elle, reste inéluctable. C'est pourquoi il est récommandé de prendre le traitement sur le long terme et de consulter le plus tôt possible afin de "traiter le bulbe avant que les cycles ne soient complètement épuisés," prévient le Dr Durosier. Il faut en général trois mois pour voir les premiers effets sur le ralentissement de la chute. Il est donc vivement conseillé de poursuivre son traitement le temps recommandé et de ne pas arrêter avant sous prétexte que les résultats tarderaient trop à se faire ressentir. Enfin, si la chute est vraiment importante et que la personne en est affectée, il faudra alors peut-être penser à la chirurgie et à la micro-greffe car pour l'heure les professionnels ne sont pas en mesure de faire véritablement pousser de nouveaux cheveux avec des traitements médicamenteux ou cosmétiques. Source : e-santéJessica Xavier journaliste
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Un bébé maintenant : comment faire sa courbe de température ?
Bébé se fait attendre ou vous êtes impatiente de devenir mère ? Tout ce que vous devez savoir sur la courbe de température, technique naturelle et gratuite vous permettant de connaître votre date d'ovulation. Déterminer la date d'ovulation L'ovulation, qui désigne l'expulsion d'un ovule dans la trompe où il se tient prêt à être fécondé par un spermatozoïde, s'accompagne d'une hausse de la température. Ce phénomène peut être utilisé pour dater précisément l'ovulation. Savoir quand a lieu précisément l'ovulation est très utile pour les couples qui souhaitent concevoir rapidement un enfant ou qui rencontrent des difficultés. La courbe de température en pratique Très simple sur le principe, la réalisation de la courbe de température est plus délicate en pratique. Il faut dire que cette hausse de température qui signale l'ovulation n'est que de 0,5°C théoriquement !Pour ne pas se tromper : Prenez votre température rectale tous les jours. Cette prise de température est à réaliser au réveil, avant même de vous lever du lit. Débutez le 1er jour du cycle, soit le premier jour des règles. Durant la première moitié du cycle, la température corporelle est normalement inférieure à 37°C, puis augmente de 0,5°C à partir de l'ovulation.Il faut donc être rigoureuse pour déceler cette augmentation de température. Infections et médicaments modifient la température... Attention, il faut savoir que certains médicaments et les infections sont susceptibles de modifier la température corporelle. Ainsi par exemple, il suffit d'un rhume pour troubler votre courbe de température vers le haut ou de prendre du paracétamol (contre la douleur mais aussi contre la fièvre) ou tout autre antipyrétique pour la dévier vers le bas ! Et si ma courbe de température reste plate ? S'il n'y a pas de hausse de température en milieu de cycle, cela signifie que l'ovulation n'a pas eu lieu. C'est rare, mais cela arrive, notamment en début et en fin de vie hormonale (puberté et périménopause). En revanche si cela se reproduit, il faut consulter car évidemment : sans ovulation, pas de bébé !Mise en gardeAttention, les variations de températures sont très subtiles. Il faut donc considérer la courbe de température comme une aide, un coup de pouce, mais qui ne doit pas devenir anxiogène. Dans tous les cas, si bébé ne vient pas, consultez rapidement afin de vérifier que tout va bien et optimiser vos chances de conception. Le test d'ovulation Sachez qu'il existe des tests d'ovulation qui, en détectant l'hormone lutéinisante (LH), indiquent les jours de fertilité du cycle. Plus fiables et moins contraignants que la courbe de température, ils ont l'inconvénient de leur coût (attention aux tests vendus sur internet, dont le prix défiant toute concurrence peut cacher un produit de mauvaise qualité). Isabelle Eustache
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Faites-vous de belles jambes cet été !
L'été est là et on rêve de dévoiler ses jambes pour profiter des premiers rayons du soleil.Suivez nos conseils et ceux du docteur Brigitte Merlet Romageon angiologue phlébologue pour arborer de jolies gambettes et un moral ensoleillé ! De belles jambes en été Pour la plupart des femmes, avant de passer l'épreuve du maillot de bain il y a celle de la robe et donc de la jambe dénudée !Pas évident d'exhiber nos chevilles et mollets tout défraîchis par le port de collants, bas et chaussettes. Imperfections, lourdeurs, manque de tonicité, épiderme desséché et pâlot, épilation douteuse..., autant de raisons pour prendre les chose en main dès à présent pour retrouver des jambes légères, sculptées, toniques, lisses et dorées..., avec pour résultat des jambes à exhiber en toute liberté ! On adopte des gestes simples Une activité physique régulière est un excellent moyen de lutter contre les jambes lourdes. La marche quotidienne (pendant au moins 20 minutes) est un excellent sport pour les jambes car elle permet d'activer la circulation et de tonifier les parois veineuses, à condition cependant de «bien» marcher pour amorcer la remontée du sang. Cela suppose donc de poser d'abord le talon au sol pour écraser la semelle veineuse avant de dérouler le pied. On surélève les pieds du lit d'environ huit à dix centimètres afin de permettre aux oedèmes de se résorber parfaitement pendant la nuit et de favoriser la circulation du sang en direction du coeur. Pour avoir le mollet léger, rien de tel que de le mettre au frais ! La chaleur, en dilatant les veines, provoque la stagnation du sang dans le bas du corps. «Il faut fuir la chaleur sous toutes ses formes (bains chauds, sauna, hammam) et être raisonnable avec le soleil en évitant les expositions trop prolongées et les coups de soleil... Vous pourrez terminer la douche par un jet d'eau fraîche sur les jambes pour tonifier les parois», conseille le médecin. L'idéal est aussi d'avoir un soin adapté à portée de main qui soulage et rafraîchit immédiatement les jambes fatiguées et échauffées. Usez et abusez des formules ciblées, souvent à base de ginkgo, marron d'Inde, mélilot..., qui drainent, soulagent et améliorent la microcirculation. L'ajout de menthol tonifie et procure un effet fraîcheur immédiat et une réelle sensation de bien être et de confort. Appliquez le gel en massage léger, en remontant de la cheville jusqu'à mi-cuisse. Indispensable : la prévention La sensation de jambes lourdes est l'un des premiers signes de l'insuffisance veineuse.Celle-ci traduit une faiblesse dans le mécanisme de remontée du flux sanguin vers le coeur. «Ce sont les veines superficielles qui ramènent le sang vers le haut, vers le coeur, explique le docteur Merlet Romageon. Lorsque celles-ci sont variqueuses, les vaisseaux sanguins vont se dilater et leur paroi va s'abîmer, se détendre, se relâcher... Les veines superficielles ne font plus correctement leur travail, le sang stagne alors, entraînant douleurs, lourdeurs et gonflement des jambes.»La prévention est donc essentielle. Il suffit souvent de précautions simples pour apaiser les sensations de jambes lourdes et conserver une bonne circulation. Incontournable : la contention On porte des chaussettes, des bas ou des collants de contention qui contribuent à réduire la stase veineuse, s'opposant ainsi à la dilatation des veines superficielles. Cette compression de la paroi veineuse renforce l'efficacité de la pompe musculaire du mollet et accélère alors le retour du sang veineux vers le coeur tout en diminuant, voire en soulageant, la douleur et la lourdeur des jambes. Pour les longs trajets en avion cet été, ils seront incontournables.Aujourd'hui, ils sont plus esthétiques mais pour être efficace la compression doit être adaptée à l'état pathologique (choix de la classe de compression) mais aussi à la morphologie du patient (choix de la taille et de l'article).Une prise de mesures précises est un gage d'efficacité et de sécurité du traitement. On draine chez le kinésithérapeute. Même si, en règle générale, le drainage lymphatique n'est normalement conseillé qu'aux patient(e) s véritablement insuffisants lymphatiques, il donne cependant une sensation de légèreté à celles qui souffrent de jambes lourdes. Mais dans ce cas, les séances ne sont pas prises en charge par l'assurance maladie.Le kinésithérapeute exerce des pressions qui font office de «pompe». Le but est de réactiver le processus du drainage de la lymphe en la faisant remonter vers le haut du corps, là où se trouvent les organes servant au filtrage de la lymphe dont les ganglions, notamment ceux situés sous les aisselles et au niveau de l'aine. Technologie et nutrition. On adopte la cosméto-textile avec les leggings «massant».Comment ça marche ?Au contact de la peau, les nano cristaux de biocéramique, contenus dans la microfibre, absorbent la chaleur émise par le corps humain pour la transformer en infrarouges favorisant la microcirculation. Le legging présente alors des propriétés de thermo-régulation et d'activation de la circulation sanguine qui augmentent le drainage.Enfin, rien de tel qu'une cure à base de plantes avec notamment les baies du Cassis ou la Vigne Rouge, traditionnellement reconnues pour leurs effets positifs sur la micro-circulation et le renforcement des parois veineuses. On se fait une belle jambe On gomme.La féminité et la beauté passant avant tout par une peau lisse et nette, pas question de faire l'impasse sur le gommage et l'épilation qui reste l'un des soins les plus prisés des femmes. On gomme pour débarrasser la peau des cellules mortes qui s'accumulent à sa surface, l'empêchant de respirer. Asphyxié, l'épiderme, se ternit, perd de sa souplesse et la peau n'est plus aussi douce au toucher...C'est pour cela que le gommage reste un geste essentiel si on veut exhiber des jambes au grain de peau lisse, affiné et lumineux... Oui, oui ça existe aussi l'éclat sur les jambes ! On épile. Seules les femmes qui ne souffrent pas d'insuffisance veineuse pourront avoir recours à la cire chaude pour s'épiler, car celle-ci (32-34°) ne fait pas bon ménage avec les troubles circulatoires comme les varices. Les autres, auront le choix.Le rasoir coupe le poil net en son milieu et implique un usage quasi quotidien avec, en prime, des jambes parfois «piquantes».Si le côté répétitif du rasoir vous barbe, optez pour une crème dépilatoire. Vous bénéficierez de deux ou trois jours de répit mais pas plus.La cire froide, sous forme de bandes pré imprégnées, est tout à fait adaptée aux complications veineuses. La température peu élevée de la cire orientale convient à toutes les gambettes et l'épilateur électrique vous laisse la jambe lisse pendant deux à trois semaines.Pour celles qui veulent se débarrasser à tout jamais (ou presque) des poils indésirables pour garder la jambe nette 365 jours sur 365, il reste la solution définitive avec l'épilation laser chez un dermatologue ou longue durée à la maison avec ces petits appareils d'épilation à lumière pulsée qui se développent sur le marché de la beauté. On crème. L'hydratation reste le geste beauté n°1 pour afficher une jolie peau.Privilégiez les soins enrichis en glycérine, vaseline, urée, cire d'abeille aux vertus hydratantes et nourrissantes. On dore avec les autobronzants qui vous font miraculeusement le mollet hâlé comme au retour de vacances !Pour sublimer, les laits corps à micro paillettes dorées sont imparables. Dotés d'éclats subtils et de nacres multiples, ils jouent avec la couleur et révèlent des reflets sur la peau, en fonction de la lumière. Ils habillent la jambe d'un voile irisé entre l'argent, le rose et le mauve. J'ai testé le Waterbike ! Pédaler dans l'eau pour me faire la jambe légère et tonique, j'y allais un peu à reculons. Et pourtant, une fois lancée, j'ai adoré.En pédalant dans l'eau, j'ai produit des remous qui ont massé mes mollets, mes cuisses, mes fesses. Tout cela en douceur et sans effort. Les bienfaits, je les ai ressentis dans la journée avec l'impression d'avoir des jambes plus fermes et surtout très légères. Un peu comme après une séance de drainage suivie d'un massage manuel... Je ne me suis pas ennuyée une seconde, le haut du corps n'étant jamais immergé, j'ai pu passer un coup de fil puis profiter des débats politiques sur BFM TV et enfin me laisser bercer par la chromothérapie.Je suis ressortie comme j'étais arrivée : coiffée et maquillée, prête à retourner au bureau, ni vue ni connue...En Spas, espaces Waterbike et chez les kinésithérapeutes. La séance de 30 min : 35 €. La séance de 45 min : 45 €. Numéro Lecteurs : 0800 330 380.www.waterbike.fr On vous recommande Topicrem. Très hydratant, ce lait enrichi en glycérine et cire d'abeille voile les jambes de micro paillettes dorées. Un petit bijou de peau. Lait scintillant Corps. 11,50 €. Espaces pharmacies. Weleda. Grâce à l'action de l'hamamélis et aux vertus décontractantes et harmonisantes du cuivre, ce gel rafraîchît, tonifie et soulage les sensations de lourdeur et d'inconfort dans les jambes. Gel tonique au Cuivre. 11,45 €. Espaces pharmacies. Pierre Fabre. Connue pour intervenir sur la résistance des vaisseaux sanguins, la Vigne Rouge est traditionnellement utilisée en vue de diminuer les sensations de jambes lourdes. Naturactive Elusanes.Vigne rouge. 12 €, la boîte de 60 gélules. Espaces pharmacies. Phytomer. Un soin magique, hydratant et soyeux qui atténue visiblement les imperfections et l'aspect des petits vaisseaux disgracieux sur les chevilles et les cuisses grâce aux particules de nacres et aux actifs marins anti-oxydants. Embellisseur Jambes. Crème correctrice Imperfections. 43 €. Parfumeries, pharmacies. Lierac. Un soin subtilement irisé, enrichi en peptide stimulateur de pigmentation et en érythrulose pour faire monter le bronzage progressivement. Effet 100 % peau dorée ! Sunific Après-Soleil. Lait satin irisé activateur de bronzage. Environ 15 €. Espaces pharmacie. Scala. Avec ce legging, une méthode innovante intégrant aux fibres des vêtements des cristaux de céramique réfléchissants. Quand la chaleur emmagasinée est suffisante, elle est restituée à l'organisme, stimulant ainsi le métabolisme cellulaire. J'ai testé et ça marche ! BioPromiseLegging. 69,90 €. www.scalaeurope.com Mary Cohr. Arnica et Marron d'Inde, Menthol et Camphre...Place à la fraîcheur et la légèreté des jambes. Ce gel mentholé enveloppe instantanément vos jambes d'une fraîcheur intense. Les sensations de lourdeur et de difficultés circulatoires se dissipent. Gel d'Essences défatigantes. 24 €. Instituts Mary Cohr en France. Tél. 0825 330 320. Élisabeth de la Morandière pour le magazine Côté Santé
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Surconsommation d'antibiotiques : ce qu'on ne vous dit pas !
Il existe un double effet négatif de la surconsommation d'antibiotiques : non seulement les infections par des bactéries devenues multirésistantes à cause de l'abus d'antibiotiques sont devenues difficiles voire impossibles à traiter pour certaines, mais cette multirésistance rend aussi les infections plus fréquentes !Usage immodéré des antibiotiques : la double peine !Près de 160 000 personnes développent chaque année en France des infections dues à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques et près de 13 000 en meurent*. Or il existe un autre effet, pervers et peu connu, de la multirésistance des bactéries, c'est à dire des bactéries résistantes à plusieurs familles d'antibiotiques (tuberculose multirésistante etc.) : les infections qu'elles causent sont fréquentes, elles aussi !Comme pour les staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus) (1), cela vient d'être démontré aussi pour les entérobactéries multirésistantes (2). Cette famille inclut les colibacilles, c'est à dire l'espèce Escherichia coli, principale bactérie responsable des infections urinaires (cystites) et parfois de septicémies. En Europe, le nombre de septicémies à Escherichia coli multirésistants a augmenté entre 2002 et 2008 de 30% par an alors que le nombre de septicémies à Escherichia coli multisensibles (contre lesquelles plusieurs antibiotiques sont efficaces) n'a augmenté que de 6% par an (1).Pr Vincent Jarlier, du Service de Bactériologie et d'Hygiène Hospitalière (GH Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris) : « Il s'agit de l'effet « Boyce » du nom du chercheur qui l'a mis en évidence en 1983 (1). Responsable d'infections localisées cutanées, des os et des articulations et, dans certains cas extrêmes, de septicémies, le staphylocoque doré est à l'origine d'infections plus difficiles à traiter lorsque les souches sont multirésistantes. De plus, de manière surprenante, les infections à staphylocoques dorés multirésistantes ne remplacent pas mais se surajoutent aux infections à souches sensibles ».Lutter contre les bactéries multirésistantes permet donc de réduire le nombre d'infections tout court. L'envolée des infections multirésistantes aux antibiotiquesLe fait que le nombre d'infections bactériennes graves (septicémies) augmente en Europe est inquiétant (1). Du fait de l'effet Boyce, parmi cette augmentation générale des infections, ce sont celles à bactéries multirésistantes aux antibiotiques qui augmentent le plus !On comptabilise plus de 100 000 infections à bactéries multirésistantes en France chaque année, ce qui entraîne des nombreuses difficultés thérapeutiques et allonge les durées d'hospitalisation.Comment limiter la résistance aux antibiotiques ?Tout d'abord, réduire de manière drastique sa propre consommation d'antibiotiques et l'antibiothérapie à tout va. Le renforcement de la lutte contre ce fléau lié à la surconsommation d'antibiotiques a été annoncé en septembre 2015*. A noter, la consommation d'antibiotiques chez l'animal est phénoménale, loin devant celle de l'Homme.Il faut aussi diminuer la transmission de bactéries au sein de la population, humaine, entre les animaux, et entre les animaux et l'homme (parmi les éleveurs), par une amélioration de l'hygiène. Cette « transmission croisée » se produit au sein des familles, à l'école, dans les crèches, à l'hôpital, mais aussi dans les troupeaux, à partir des innombrables bactéries du tube digestif (flore fécale), de la bouche et du nez (flore rhino-pharyngée), de la peau (flore cutanée).Pr Vincent Jarlier : « Des mesures simples du quotidien sont importantes pour limiter la transmission croisée des bactéries (et des virus !) : se laver les mains après un passage aux toilettes, après avoir éternué ou s'être mouché, avant de préparer de la nourriture. Utiliser des solutions hydroalcooliques dans les établissements de santé et aussi à la maison est un moyen commode et rapide de limiter cette transmission. »L'autre mode de transmission croisée est plus sournois et tout aussi essentiel à contrer. Il s'agit du passage des bactéries des flores fécales de chacun d'entre nous dans les eaux usées, puis dans les stations d'épuration, puis de leur « recyclage » au sortir de ces stations (épandage agricole des résidus des stations, rejet des eaux des stations...).Cette « pollution bactérienne » de l'environnement -d'origine humaine et animale- dissémine des bactéries résistantes aux antibiotiques qui reviennent alors jusqu'à l'Homme par le biais de l'alimentation et des eaux. Mieux traiter les eaux usées et les rejets humains et d'élevages est du ressort des pouvoirs publics, en France et au niveau mondial. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
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Le surmenage, responsable de maladies cardiovasculaires
Notre vie quotidienne consiste, pour beaucoup d'entre nous, en de longues journées de travail qui peuvent constituer à long terme un vrai risque pour la santé lorsqu'elles confinent au surmenage. La limite entre une charge de travail raisonnable et une charge de travail excessive est franchie lorsque le corps nous envoie des signaux de détresse comme l'accident vasculaire cérébral et autres maladies cardiovasculaires, souvent difficiles à anticiper.
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Ménopause, qu'est-ce que je mange ?
La cinquantaine pointe le nez et avec elle l'inévitable ménopause accompagnée de la menace d'une prise de poids. C'est le moment de mettre en place une bonne stratégie alimentaire. De la périménopause à la ménopause La ménopause, comme chacun sait, n'est pas une maladie féminine mais l'arrêt des règles. Ce terme vient de deux mots grecs : men qui signifie mois, menstrues et pausis : cessation, c'est-à-dire l'arrêt des fonctions ovariennes. Les ovaires prennent leur retraite et cessent leur boulot : production d'ovocytes (pour faire les bébés) et sécrétion d'hormones (progestérone et oestrogènes) qui exercent de multiples fonctions dans l'organisme. Mais cette retraite, les ovaires ne la prennent pas brutalement. Ils travaillent de moins en moins, en tout cas irrégulièrement car, ayant vieilli, ils sont fatigués. Ce ralentissement de leur activité, c'est la périménopause, autrefois appelée préménopause et qui démarre vers l'âge de 47/48 ans en moyenne. Cette périménopause se traduit par un bazar dans les règles, un mois on les a, le mois suivant, pffttt ! rien. On se dit qu'on est enceinte (surtout si on a encore 35 ans dans sa tête !) mais c'est rarement le cas bien que l'on ait encore quelques ovocytes qui traînent dans le stock ovarien. La périménopause peut durer de 2 à 4 ans ça dépend de chacune d'entre nous : la durée statistique moyenne est de 3,8 années. Quand les règles disparaissent définitivement, on est alors vraiment ménopausée : l'âge moyen est de 51,3 ans. Ménopause et kilos en plus Dès la périménopause, les kilos tentent de s'installer de préférence sur le ventre, comme les hommes. C'est la faute à la disparition des oestrogènes qui intervenaient dans la distribution de la graisse, les dirigeant surtout sur les fesses et les cuisses, ce qui ne nous plaisait pas pour autant ! Mais si les oestrogènes interviennent dans la répartition des graisses, la prise de poids relève toujours du même constat : entrées alimentaires supérieures aux dépenses physiques, d'où stockage des calories superflues sous forme de gras. Ces kilos de ménopause ne sont donc pas une fatalité. Si vous mangez de façon équilibrée et si vous vous bougez, vous les éviterez. Organisation de votre alimentation Et pour cela, il faut bien organiser votre alimentation, ce qui n'est pas vraiment difficile. Vous devez manger de tout, c'est-à-dire : Du pain complet à chaque repas (50 g au minimum, soit 150 g par jour) : pour les glucides complets et les fibres qui vous éviteront les fringales et la tentation des produits sucrés. Des fruits aussi à chaque repas (y compris au petit déjeuner) car ils vous apportent les antioxydants qui protégeront vos artères (fragilisées puisqu'il n'y a plus d'oestrogènes) et votre peau. Comme ils sont aussi riches en eau, cela contribuera à prévenir son assèchement. Des légumes (300 g au moins) au déjeuner et au dîner : pour leurs fibres, leurs antioxydants et leur eau. Des poissons le plus souvent possible, au moins trois fois par semaine et gras de préférence : pour les Oméga 3 dont vous avez grand besoin. Non seulement pour préserver le bon état de toutes vos cellules, y compris les nerveuses, mais aussi parce que, selon certaines études, ils semblent bien être efficaces contre les bouffées de chaleur et l'insomnie. De la viande ou des oeufs les autres jours afin de bien assurer votre quota de protéines. Des céréales (pâtes, riz, quinoa etc.) pour avoir votre quota de glucides lents et ignorer les fringales. Des laitages, encore plus indispensables qu'avant (un au moins à chaque repas) vu qu'après la ménopause, on est menacé par l'ostéoporose. Ca n'est pas le moment de ne pas assurer côté calcium. Mais si vous vous bourrez de boissons et de produits sucrés pour vous remonter le moral, si vous avez trop tendance à boire souvent un verre d'alcool pour la même raison, tout cela ne servira à rien ! Un ou deux verres de vin, une ou deux barres de chocolat par jour, ce sont les bonnes doses. Bougez-vous ! Ca n'est pas parce que vous êtes en instance de ménopause que vous devez vous réfugier dans votre canapé et devant la télé en grignotant des saletés. Vous ne ferez que vous engraisser et cafarder alors que vous devez augmenter votre dépense physique pour éviter ces fichus kilos. Marchez, marchez, marchez. En serrant les fesses et en contractant votre ventre : c'est un bon moyen de faire des abdos discrètement. La marche a aussi le pouvoir de vous oxygéner, de vous détendre. Faites de grandes marches pendant les week-ends. Au retour d'une balade en forêt, vous vous sentirez bien mieux et vous dormirez comme un bébé. Les autres jours, essayez d'utiliser votre voiture le moins possible, ou de la garer plus loin de façon à terminer votre trajet à pied. Si vous utilisez les transports en commun, prenez votre bus ou votre métro à une station avant celle de votre destination. Si déjà vous pratiquez un sport, augmentez les cadences. Si vous n'en faites pas, c'est vraiment le bon moment de vous mettre au golf, d'aller à la piscine pour nager ou aquagymner, de faire du vélo : les clubs sportifs ne manquent pas. Plus vous vous dépenserez physiquement, plus vous éviterez les kilos en trop, plus vous vous musclerez et garderez une jolie silhouette. Bien manger, bien bouger. En appliquant ces deux principes dès les premiers signes de l'arrivée de votre ménopause, il n'y a pas de raison pour que vous preniez du poids. Paule Neyrat, Diététicienne
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Prothèses de hanche : l'avenir en 3D !
L'apparition des imprimantes 3D marque une révolution sur le plan technologique : si l'aérospatiale ou l'industrie automobile s'en sont déjà emparé avec succès, le domaine de la médecine n'est pas en reste. L'impression d'organes reste encore pour le moment du domaine de la science-fiction, mais la construction de prothèses est bien réelle. La chirurgie orthopédique, et notamment pour l'arthroplastie ou prothèse de hanche, s'approprie peu à peu cette technologie. Prothèse de hanche : une chirurgie orthopédique très aboutie Depuis leur apparition en chirurgie orthopédique il y a plus d'un siècle, l'histoire des prothèses de hanche est étroitement liée aux matériaux utilisés : actuellement, une prothèse totale de hanche se compose d'une tige en titane ou en acier inoxydable qui se fixe dans le fémur, et d'un ensemble formé par une cupule et une tête fémorale en métal ou en céramique. L'ensemble reproduit l'articulation de la hanche défectueuse. La qualité de ces prothèses a une durée de vie à 20 ans.La manière de fixer ces prothèses sur le plan chirurgical est également très importante et a évolué : on pose actuellement en France environ 150 000 prothèses totales de hanche par an. Un orthopédiste réalise cet acte en une à deux heures environ. On a même vu arriver les premières poses de prothèses de hanche pratiquées en chirurgie ambulatoire durant l'été 2015 : le patient est rentré à son domicile le jour même du geste opératoire, signant ainsi une maîtrise de plus en plus importante de cet acte chirurgical.La prothèse totale de hanche permet à un patient très douloureux et très limité dans ses mouvements (le plus fréquemment à cause de l'arthrose) de retrouver une articulation et un mode de vie satisfaisants. Et elle a surtout révolutionné le taux de survie des patients âgés souffrant d'une fracture du col du fémur suite à une chute, leur rendant leur mobilité, leur évitant ainsi escarres et autres complications d'un alitement prolongé. Prothèse de hanche : l'apport de l'imprimante 3D Si les premières prothèses externes ont déjà vues le jour (le petit Maxence, 6 ans, a été équipé d'une prothèse de main fabriquée par une imprimante 3D en août 2015, une première en France), on commence à se tourner vers l'imprimante 3D pour les implants (prothèses internes). Les progrès de l'imagerie médicale (scanner, IRM) ont permis d'obtenir des images de l'organisme précises dans les trois dimensions de l'espace. Ces informations peuvent être stockées sous la forme de données numériques, puis utilisées pour programmer une imprimante 3D afin de fabriquer une prothèse. L'encre classique est remplacée par une poudre métallique ou autre, et tout objet peut alors être créé par la « fabrication additive », variante médicale de l'impression 3D.Le gros avantage de l'impression 3D est qu'elle permet la fabrication de prothèses personnalisées.Les implants sont actuellement standardisés, il en existe un nombre limité de tailles et de formes différentes. Les chirurgiens optent pour la prothèse de hanche (ou autre) la plus proche de l'anatomie du patient, en faisant des compromis. Etant complètement adaptée au patient, la prothèse est plus facile à poser, permettant de diminuer la durée opératoire, les saignements post-opératoires, et les complications (notamment infectieuses). Il est important de noter également que le prix final pourrait être 5 à 8 fois moins onéreux que les implants traditionnels.Les freins actuels au développement à grande échelle des prothèses 3D sont principalement le coût de l'imprimante et le temps nécessaire pour produire une prothèse. Il existe aussi un frein réglementaire en France concernant le matériel biomédical : les hôpitaux n'ont pas le droit d'implanter du matériel qu'ils auraient eux-mêmes produit.On imagine bien qu'une fois ces obstacles contournés, l'impression 3D va s'inviter dans la chirurgie du futur, permettant d'adapter parfaitement l'implant au patient et non plus le contraire ! Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste
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Quel est le rôle de la flore intestinale dans la maladie de Crohn ?
La flore intestinale, également dénommée microbiote, se compose de millions de microorganismes, dont des bactéries, qui, quand tout va bien, vivent en parfaite harmonie. Quant à la maladie de Crohn, elle implique une inflammation de la muqueuse intestinale. Peut-on faire le lien entre maladie de Crohn et microbiote, et imaginer des traitements ? Réponses à ces questions avec le Dr Harry Sokol, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Maladie de Crohn et flore intestinale : quels liens ? La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (au même titre que la rectocolite hémorragique), qui peut toucher n'importe quelles parties du tube digestif, de la bouche à l'anus. Cette inflammation chronique de la muqueuse intestinale, qui se déclare le plus souvent chez des sujets jeunes, évolue par poussées entraînant des symptômes handicapants, notamment une diarrhée, des douleurs abdominales, de la fièvre, etc.« Cette maladie est multifactorielle, faisant intervenir des facteurs génétiques et environnementaux, mais aussi le microbiote intestinal, lui-même sous influence génétique et environnementale », précise le Dr Harry Sokol. Par ailleurs, on pense que la maladie de Crohn est liée à une réponse anormale du système immunitaire intestinal. D'où les nombreuses études pour comprendre le rôle exact du microbiote et son implication dans cette maladie intestinale, avec pour espoir de trouver des traitements permettant de guérir ou de prévenir les symptômes de cette maladie afin d'améliorer la qualité de vie des patients. Qu'est-ce que le microbiote et à quoi sert-il ? Dr Harry Sokol : « Le microbiote désigne l'ensemble des microorganismes qui sont présents dans notre tube digestif et qui joue un rôle essentiel pour notre propre physiologie. Ces microorganismes sont essentiellement représentés par des bactéries, des champignons et des virus. On estime qu'il y a dix fois plus de bactéries dans l'intestin que de cellules dans notre corps. On estime également que les capacités génétiques de notre microbiote sont 150 fois plus grandes que celles du génome humain. »Ce microbiote joue un rôle dans de nombreux processus biologiques : régulation énergétique, production de vitamines, de certains acides gras particuliers, mais aussi dans le développement du système immunitaire, même en dehors de l'intestin, ou encore dans les défenses contre les infections intestinales. « Le microbiote joue même un rôle dans le fonctionnement cérébral, via différentes voies, indique le Dr Sokol. C'est par exemple le cas avec les métabolites produits par les bactéries qui passent dans le sang et atteignent ainsi le cerveau. Il existe également une connexion directe entre l'intestin et le cerveau impliquant des nerfs stimulés par des récepteurs présents dans l'intestin. » Peut-on agir sur le microbiote pour améliorer la maladie de Crohn ? Dr Harry Sokol : « Ce domaine est encore principalement au stade de la recherche. Mais au vu des éléments dont on dispose aujourd'hui, et sachant que le microbiote joue un rôle important pour notre physiologie en général, il n'est pas étonnant que son altération ait un retentissement en terme de maladies, et notamment de maladies intestinales.On a notamment observé dans les maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn, que le microbiote est anormal dans sa composition bactérienne, certaines bactéries étant en quantité plus importante au détriment d'autres. Or ces bactéries surnuméraires ont plutôt une activité pro-inflammatoire, tandis que celles en diminution sont plutôt anti-inflammatoires. »C'est ainsi que des stratégies thérapeutiques ont été imaginées pour essayer de corriger ce type de déséquilibre bactérien dans l'intestin. Par exemple, certaines suggèrent d'amener dans l'intestin le type de bactéries manquantes, d'autres de recourir à la transplantation de flore (de selles provenant d'un donneur). Des expérimentations sont actuellement en cours. Une autre stratégie à l'étude vise à identifier les molécules produites par les bactéries de l'intestin ayant des propriétés anti-inflammatoires, afin de les utiliser ensuite comme des médicaments. Quels sont les résultats et les recommandations alimentaires actuelles ? Il n'existe pas à ce jour de recommandation alimentaire spécifique dans la maladie de Crohn. Concernant les probiotiques, beaucoup d'études sont menées, car il existe potentiellement un marché important. Mais aucun des probiotiques classiques (ferments lactiques) n'a montré d'efficacité claire dans les études humaines. Seuls deux probiotiques se sont accompagnés d'un petit effet dans la forme minime de la rectocolite hémorragique. Mais à ce jour, les preuves sont insuffisantes pour qu'ils soient utilisés à la place des traitements classiques dans les maladies chroniques inflammatoires de l'intestin (MICI).Cela dit, il n'est pas exclu que dans les années à venir, on arrive à mieux comprendre l'effet de l'alimentation sur le microbiote et les conséquences en santé. On pourrait imaginer des probiotiques de nouvelles générations qui proviendraient de l'intestin (et non plus du lait comme actuellement) et sélectionnés pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Faut-il avoir peur de l'épisiotomie ?
L'épisiotomie lors de l'accouchement est souvent redoutée par les femmes. Il est vrai qu'elle n'est pas toujours une partie de plaisir...Pour autant, cette intervention est pratiquée dans le but de réduire les risques pour la mère et l'enfant.Petit point pour mieux connaître l'épisiotomie... Qu'est-ce que l'épisiotomie ? L'épisiotomie est une intervention courante durant un accouchement.Elle consiste à inciser le périnée au niveau de la vulve pour éviter sa déchirure au moment du passage du bébé.Cette incision se fait vers l'arrière, et en diagonale afin d'éviter de se rapprocher de l'anus. Elle est généralement pratiquée au moment où la tête du bébé est visible.L'épisiotomie n'est pas douloureuse à proprement parler : soit les contractions "masquent" la douleur due à l'incision, soit la future maman est déjà sous péridurale. Une anesthésie locale peut cependant être pratiquée si c'est nécessaire... Tout dépend du ressenti au moment venu.Après l'accouchement, l'incision est recousue sous anesthésie locale (lorsqu'il n'y a pas eu de péridurale). Trois à quatre points de suture suffisent. L'épisiotomie, une intervention fréquente L'épisiotomie est une intervention fréquente mais pas systématique.En France, on estime qu'elle est pratiquée chez 70% des femmes lors d'un premier accouchement. Il existe sans doute des cas où l'épisiotomie pourrait être évitée mais ils sont minoritaires.La plupart du temps, l'épisiotomie est pratiquée pour la bonne cause, c'est-à-dire pour préserver la santé de la mère et de l'enfant !Les situations suivantes justifient ainsi le recours à l'épisiotomie : Un bébé en danger : si l'on constate que le rythme cardiaque du bébé diminue, ce qui indique une souffrance, il faut accélérer l'expulsion artificiellement en administrant de l'ocytocine. Le périnée n'a donc pas le temps de se distendre naturellement. Une épisiotomie est alors indispensable pour éviter le déchirement. Le recours aux forceps : les accouchements sous péridurale sont aujourd'hui de plus en plus fréquents... Or, la péridurale diminue la sensation de poussées. Dans 7 à 8% des accouchements, les forceps sont donc utilisés pour tourner et extraire le bébé. L'épisiotomie est nécessaire pour cette manoeuvre. La mauvaise position du bébé : lors d'une présentation par le siège ou d'un mauvais infléchissement de la tête, l'épisiotomie sera souvent le seul moyen de faire place au bébé. Les jumeaux : deux pour le prix d'un ? Dans ce cas, difficile également de faire l'impasse sur l'épisiotomie... Peut-on éviter les épisiotomies ? De nombreuses femmes redoutent l'épisiotomie.Néanmoins, cette intervention représente souvent un moindre mal par rapport à ce qu'elle évite (déchirure naturelle sévère, risque pour le bébé...).Le tout est d'être bien informée: n'hésitez pas à évoquer ce sujet de l'épisiotomie avec votre gynécologue avant l'accouchement ! Vous pouvez par exemple lui exprimer votre désir d'un accouchement le plus "naturel" possible. Il est important de privilégier le rapport de confiance avec votre spécialiste.Par ailleurs, si l'épisiotomie n'est pas toujours prévisible ni toujours évitable, un bébé de poids normal diminue les risques d'y avoir recours. Il est donc conseillé de ne pas prendre trop de poids pendant la grossesse : un bébé de quatre kilos risque de se frayer difficilement un passage... Episiotomie et rapports sexuels L'avantage est que la zone du vagin cicatrise généralement très bien. Après l'épisiotomie, les rapports sexuels pourront généralement être repris dans les quatre à six semaines.Pour éviter la douleur, utilisez un lubrifiant et allez-y en douceur... Un premier rapport douloureux peut en effet refroidir les partenaires et rendre les suivants plus difficiles. Avec un peu de patience, les choses devraient très vite rentrer dans l'ordre... Julie Luong, journaliste santé
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Que faire contre les jambes lourdes ?
Les beaux jours nous permettent enfin de ressortir nos tenues légères et nous donnent le sourire... mais ils signent parfois le début des ennuis en cas de jambes lourdes !Allégez vos gambettes grâce à quelques gestes simples ! Contre les jambes lourdes : du froid C'est une règle de base : les jambes lourdes doivent fuir les sources de chaleur directe.Renoncez aux bains chauds : une douche fraîche sera toujours plus bénéfique pour les jambes fatiguées. Idéalement, terminez par un jet d'eau froide, des chevilles vers les cuisses, afin de bénéficier de l'effet vasoconstricteur du froid et de resserrer les vaisseaux. En vacances, évitez de faire la crêpe en plein soleil. Renoncez également à l'épilation à la cire chaude, ennemie des jambes lourdes. Et fuyez hammams et saunas, décidément trop caniculaires : un saut dans la piscine vous apportera beaucoup plus de bien-être du point de vue circulatoire... Contre les jambes lourdes : une alimentation équilibrée L'alimentation joue un rôle essentiel dans la lutte contre les jambes lourdes.Riche en vitamines et antioxydants, votre alimentation garantit des veines toniques et solides.Elle doit aussi vous apporter suffisamment de fibres, afin de lutter contre la rétention d'eau et la constipation qui favorisent la "stase veineuse" (stagnation du sang dans le bas du corps, qui encourage la déformation des veines). Mettez l'accent sur les fruits et les légumes et limitez les graisses. Buvez aussi de l'eau régulièrement et du thé vert, riche en antioxydants. En revanche, limitez votre consommation de café et d'alcool, qui ont tendance à endommager le système circulatoire. Ce régime équilibré vous permettra par ailleurs de garder la ligne, sachant que l'excès de poids est un frein important à une bonne circulation sanguine. Contre les jambes lourdes : une garde-robe adaptée Profitez des beaux jours pour adopter une garde-robe aérienne. À vous les coupes amples, les jupes virevoltantes et les pantalons larges !Les jambes lourdes sont en effet favorisées par tous les vêtements qui serrent et compriment, comme les jeans slim, les robes moulantes et autres vêtements achetés une taille trop petite !Le confort vestimentaire passera également par des chaussures ni trop plates ni trop hautes : des talons de trois ou quatre centimètres vous permettront de garder le sourire même lors de longues promenades.Enfin, les bas de contention, s'ils ne sont pas toujours très agréables à porter par forte chaleur, offrent un réel soulagement en cas de problèmes circulatoires.Portez-les dès qu'il fait plus respirable... Comme ils existent aujourd'hui des bas autoportants, on ne peut même plus les accuser d'être antisexy ! Contre les jambes lourdes : des positions qui soulagent C'est un petit truc simple et qui change tout : dans votre canapé ou dans votre lit, posez un ou deux coussins sous vos pieds afin de surélever légèrement vos jambes et de relancer le retour veineux. Par ailleurs, les personnes qui souffrent de jambes lourdes doivent tenter d'éviter les positions trop statiques, assises ou debout. Perdez la mauvaise habitude de croiser les jambes à tout bout de champ et glissez une balle de tennis sous votre bureau : faites-la rouler sous la plante de vos pieds nus... soulagement garanti ! De manière générale, contre les jambes lourdes, essayez de bouger au maximum, en privilégiant la marche rapide et les escaliers ! Contre les jambes lourdes : des massages qui stimulent Il existe actuellement de nombreux produits (gels, crèmes, sprays...) spécifiques pour les jambes lourdes.Leur effet "frais" offre souvent un soulagement immédiat... mais temporaire.Néanmoins, tout est dans la manière : appliqués en petits mouvements circulaires de bas en haut des jambes, ces produits vous permettent de vous offrir un petit massage qui va relancer instantanément votre circulation, surtout après une longue journée.Par ailleurs, tisanes et compléments alimentaires (à base de vigne rouge par exemple) sont légion dans le commerce. S'ils ne peuvent résoudre à eux seuls les problèmes de jambes lourdes, ils constituent parfois un coup de pouce en entretien.En cas de douleurs ou de gêne persistantes malgré de bonnes habitudes, n'hésitez pas à consulter : les problèmes de circulation peuvent avoir de multiples causes et il n'est jamais trop tôt pour en parler à votre médecin. Julie Luong, journaliste santé
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Fibromyalgie : le bénéfice de l'activité physique en groupe
Les douleurs chroniques empêchent souvent les patients atteints de fibromyalgie de faire du sport. Pourtant, le maintien d'une activité physique est recommandé pour améliorer leur qualité de vie. Un bénéfice tangible, encore amplifié lorsque ces exercices se pratiquent en groupe.La fibromyalgie : une maladie méconnueEn France, environ 3% de la population est atteinte de fibromyalgie. Une maladie qui se traduit par des douleurs musculaires, articulaires et tendineuses diffuses et qui s'accompagne souvent d'une fatigue persistante, de troubles du sommeil et d'un syndrome anxio-dépressif. La fibromyalgie touche majoritairement des femmes (80%) et apparaît en moyenne vers 40-45 ans. Son origine reste encore inexpliquée, elle est probablement multiple : altération du circuit nerveux de la douleur, facteurs hormonaux, causes génétiques, environnementales... Il arrive aussi qu'elle se déclenche après un choc émotionnel violent.Pas de médicament spécifique contre la fibromyalgieReconnue comme une maladie à part entière par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 2006, la fibromyalgie est encore souvent considérée comme une maladie « psy » par certains médecins en raison de la diversité des symptômes. Le diagnostic se fait par élimination, quand toutes les autres causes (rhumatismes, etc.) ont été supprimées et que le patient souffre de douleurs chroniques depuis au moins trois mois.Il n'existe pas de médicament spécifique mais les antalgiques et/ou les antidépresseurs, par exemple, peuvent soulager les troubles.Des thérapeutiques alternatives contre la douleurPour autant, ces médicaments ne guérissent pas les malades. Alors, en parallèle, beaucoup d'entre eux ont recours à une prise en charge non médicamenteuse (relaxation, hypnose, rééducation physique, thérapie cognitive comportementale, acupuncture...) pour essayer de mieux gérer la douleur et conserver une vie quotidienne à peu près normale.C'est loin d'être toujours le cas : 17% des patients sont contraints d'arrêter de travailler, 33% de changer de profession, 8% se retrouvent en invalidité.La moitié d'entre eux ne pratique plus d'activité physique. Pourtant, bouger est essentiel pour garder son autonomie.Combattre la fibromyalgie par le mouvement : vers une meilleure qualité de vieRéapprendre à bougerA Bordeaux, le Centre Les Grands Chênes (Korian) accueille des groupes de 4 à 5 patients souffrant de la fibromyalgie en hôpital de jour, principalement envoyés par le centre anti-douleur de la région.La méthode est la suivante : durant deux mois, et ceci trois jours par semaine, une équipe composée d'un kinésithérapeute, un ergothérapeute, un éducateur sportif, un psychomotricien, un psychologue et une diététicienne, va encadrer ces groupes de patients pour des exercices et des activités spécifiques.Dr Patrick Middleton, médecin-rééducateur : « l'idée est de les reconditionner progressivement à l'activité physique afin d'améliorer leur qualité de vie ».1er mois : au programme, étirement, gymnastique, qi-gong, balnéothérapie, relaxation...2ème mois : des exercices plus intenses sont proposés. Les patients peuvent aussi recevoir un soutien psychologique et des conseils diététiques. La confiance retrouvée Globalement, le résultat est positif : « Les patients se rendent compte que, malgré la douleur, ils peuvent faire des choses. Ça leur redonne confiance et, du coup, ils ont moins peur du mouvement. Ils retrouvent des capacités qu'ils croyaient avoir perdues et notamment de la souplesse, ils sont moins raides quand ils se lèvent le matin. On les remet en route, en quelque sorte », constate le Dr Middleton.Sur 21 patients interrogés à long terme, 16 ont repris une activité physique et 8 ne sont plus en arrêt maladie ! L'impact de l'activité physique sur la douleur, la fatigue ou l'état dépressif est fluctuant mais « plus les patients sont pris en charge tôt, plus c'est efficace », note le médecin.Sortir de l'isolement Virginie, 41 ans, a participé au protocole il y a trois ans. Depuis, elle se sent mieux, physiquement et psychiquement : « Pendant des années, je ne savais pas ce que j'avais. Ici, j'ai enfin été prise en charge, on a mis un mot sur ma maladie et on m'a appris à vivre avec. Aujourd'hui, je sais anticiper les signaux et je refais de la natation, ce que je n'osais plus faire. J'ai beaucoup moins mal partout qu'avant. En revanche, j'ai toujours des gros moments de fatigue mais je les gère ». Virginie est surtout sortie de son isolement social : « J'étais la fille qui avait toujours un pet de travers, je n‘osais plus voir mes amis. Depuis que ma maladie a été prise en charge, l'attitude de mes proches a changé. C'est important la reconnaissance ». Source : e-santéBrigitte Bègue journaliste santé
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Bébé diversifie son alimentation : comment procéder ?
Lors de sa première année de vie, le poids de bébé triple, sa taille augmente de 50% et la masse du cerveau croît de 2g par jour. Autrement dit, bien nourrir son enfant dès sa naissance est essentiel. Quid de la diversification alimentaire, c'est-à-dire du passage de l'alimentation lactée exclusive à l'introduction des premiers aliments solides.
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L'allaitement favorise la perte de poids...
Voici une raison supplémentaire de choisir l'allaitement : nourrir son enfant au sein favorise la perte de poids après l'accouchement. Les bonnes raisons d'allaiter son enfant ne manquent pas Le lait maternel est inimitable pour le bon développement du bébé. Il est riche en anticorps qui protègent du risque infectieux, en protéines pour la croissance, en glucides, en oméga-3 et en minéraux pour le développement du cerveau et du système nerveux. Il favorise le développement intellectuel et réduit le risque d'obésité de l'enfant. Il existe un autre avantage à l'allaitement dont on parle peu, c'est celui de la perte de poids de la mère après la grossesse. Nombre de femmes peinent à retrouver leur poids d'origine après l'accouchement. En effet, se débarrasser des kilos accumulés pendant toute la grossesse n'est pas toujours évident. Choisir l'allaitement peut y contribuer. Il ne faut pas oublier qu'une partie des graisses accumulées naturellement durant la grossesse ont justement pour objectif de servir à la fabrication du lait maternel. Il n'est donc pas étonnant que les femmes qui allaitent retrouvent plus facilement leur poids de forme par rapport aux femmes non allaitantes. Globalement entre 6 mois et un an après le post-partum, les femmes qui allaitent ont perdu plus de poids. Cet avantage de l'allaitement se manifeste à condition de ne pas manger pour deux, sous prétexte de nourrir soi-même son bébé. Comme durant toute la grossesse, lors de l'allaitement, le métabolisme de la mère s'adapte de telle façon que la ration alimentaire suffise à la mère et à l'enfant. Ce n'est donc pas une question de mathématiques : inutile de manger beaucoup plus, mais mieux. Cette plus grande facilité à perdre du poids après une grossesse est encore favorisée si l'on reprend progressivement une activité physique régulière : marche, natation. C'est un aspect à ne surtout pas négliger. Est-il interdit de faire un régime pendant l'allaitement ? Certes, toute restriction calorique draconienne risque d'entraîner une baisse de la lactation et de se répercuter défavorablement sur la durée de l'allaitement et sur la croissance du bébé. En revanche, l'allaitement n'est pas incompatible avec un régime alimentaire sain et équilibré. Ce qu'il faut, c'est qu'il ne soit pas trop restrictif (jamais d'apports inférieurs à 1800 calories par jour) et qu'il n'élimine pas de catégories alimentaires. Selon certaines études, la perte d'un surpoids chez une femme qui allaite n'a pas de conséquence sur le poids de l'enfant, à condition que le programme alimentaire soit équilibré et la perte de poids modérée : pas plus de 2 kilos par mois. Quelques conseils Ne pas chercher à perdre plus de 2 kilos par mois. Attendre deux à trois mois après l'accouchement que l'organisme ait récupéré de la grossesse. Eviter les régimes farfelus. Idéalement, se faire aider par une diététicienne. Pratiquer au minimum deux fois par semaine une activité physique : marche, natation, gym Pour en savoir plus www.lllfrance.org. Isabelle Eustache
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Grossesse : poids et digestion, des problèmes fréquents
Gérer son poids pendant la grossesse n'est pas toujours très facile.Lorsque des troubles digestifs s'en mêlent, les premiers mois de grossesse peuvent sembler bien longs et semés d'embûches.Quelques conseils à retenir pour bien vivre sa grossesse... Que faire contre les nausées et vomissements en début de grossesse ? En attendant, ils sont désagréables et parfois très difficiles à supporter. Ils peuvent aussi perturber plus ou moins l'alimentation pendant ce début de grossesse. Alors que faire ? Fractionnez vos repas au cours de la journée : faites trois repas plus légers, complétés par une, deux ou trois collations dans la matinée, l'après-midi et le soir. Fractionnez également vos repas tout au long de la journée afin de ne jamais rester longtemps à jeun. Mangez lentement et mâchez longuement. Evitez les aliments gras, acides et/ou pimentés. Ne vous couchez pas juste après le repas. Nausées et vomissements disparaissent normalement et spontanément au 4e mois de grossesse. Que faire contre la constipation pendant la grossesse ? Voici quelques conseils pour mieux la prévenir : Buvez beaucoup d'eau (un litre et demi par jour au minimum). Préférez une eau riche en magnésium (sup à 50 mg/l). Augmentez votre consommation d'aliments riches en fibres : fruits et légumes, pain complet ou au son, autres féculents complets (riz, pâtes ). Maintenez une activité physique quotidienne « raisonnable » en l'absence de contre-indication : au minimum 30 minutes de marche par jour. N'utilisez pas de laxatifs sans l'avis de votre médecin. La constipation pendant la grossesse peut résulter d'une alimentation insuffisante ou pauvre en fibres. Problèmes de poids pendant la grossesse Nausées, vomissements, remontées acides sont des symptômes du début de la grossesse qui peuvent vous empêcher de vous alimenter correctement. Vous devez donc surveiller votre poids en vous pesant une à deux fois par mois.Si vous n'en prenez pas ou si vous en perdez, consultez votre médecin.Inversement, si vous prenez trop de poids, discutez-en avec votre médecin afin de définir avec celui-ci les variations de poids possibles et la démarche à suivre. En moyenne, on conseille une prise de 12 kg pour favoriser une grossesse et un accouchement sans complication, et ensuite un retour aisé à votre poids antérieur Il ne s'agit cependant que d'une moyenne. Il faut également savoir que durant la première moitié de grossesse, la prise de poids moyenne est faible : 4 à 5 kg, et devient plus importante par la suite. Une alimentation variée et équilibrée est normalement suffisante pour couvrir les besoins de la mère et du foetus. Inutile de manger pour deux. Dans tous les cas, les régimes amaigrissants, quels qu'ils soient, sont contre-indiqués au cours de la grossesse. Attention au soja et aux phytostérols durant la grossesse ! Durant la grossesse, certains éléments sont à favoriser. C'est le cas de la vitamine B9 (folates), du calcium, de la vitamine D, du fer, et de l'iode.Inversement, il existe des interdits (alcool et tabac) et des aliments à éviter ou à consommer avec modération (foie et produits à base de foie, caféine).Le soja et ses produits dérivés contiennent des phyto-estrogènes, lesquels peuvent avoir des effets indésirables sur les foetus des animaux. Par prudence, ils sont donc à éviter pendant la grossesse. Evitez les compléments alimentaires contenant des extraits de soja. Limitez les aliments à base de soja (pas plus d'un par jour) : tonyu ou jus de soja, tofu, desserts à base de soja. Quant aux margarines, yaourts et autres boissons lactées enrichis en phytostérols, ils sont réservés aux personnes qui ont trop de cholestérol et déconseillés aux femmes enceintes (même si elles ont trop de cholestérol) car les risques ne sont pas connus. Qu'en est-il du soja, des produits à base de soja et des phytostérols ? Isabelle Eustache
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Quelles sont les causes de l'infertilité féminine ?
L'âge est un facteur très important d'infertilité.En effet, il faut savoir que la fertilité chute progressivement avec l'avancée en âge : la probabilité mensuelle pour une femme d'être enceinte est de 25% à 25 ans à chaque cycle, puis de 12% à 30 ans et seulement de 6% à 40 ans.Mais il existe de nombreuses autres causes d'infertilité... Quelles sont les différentes causes de l'infertilité féminine ? On parle d'infertilité en l'absence de grossesse après un an de rapports sexuels réguliers (définition proposée par l'OMS). Quelles sont les différentes causes possibles ?La première cause est l'avancée en âge, qui diminue la fertilité particulièrement après 35 ans. Viennent ensuite les troubles de l'ovulation. Une cause d'infertilité : les troubles de l'ovulation Il peut s'agir d'une absence d'ovulation en milieu de cycle, d'une ovulation peu fréquente ou irrégulière. De tels troubles de l'ovulation peuvent se traduire par des problèmes de fertilité.Rappelons que la période de fécondation optimale se situe entre 4 jours avant l'ovulation et 2 jours après. Les troubles hormonaux, à l'origine d'infertilité Ces troubles hormonaux peuvent être induits par certains traitements médicamenteux par exemple, mais aussi par la pollution. En effet, notre environnement et notre alimentation nous exposent de plus en plus à des substances toxiques accusées d'être des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire capables de dérégler notre équilibre hormonal. Une obstruction des trompes est une cause d'infertilité Les trompes peuvent être bouchées, endommagées, voire absentes. Cela peut se produire à la suite d'une infection, d'une intervention chirurgicale pour cause de grossesse extra-utérine ou pour une stérilisation. Une anomalie du col de l'utérus peut entraîner une infertilité Le col utérin peut être responsable d'une infertilité. C'est le cas par exemple après un traitement chirurgical, lequel peut modifier la production et la qualité de la glaire cervicale, indispensable pour la pénétration des spermatozoïdes. Tumeur bénigne, fibrome, endométriose et infertilité La présence d'un ou de plusieurs fibromes, de polypes ou des ovaires polykystiques entrave également la fertilité car ces tumeurs gênent l'implantation de l'embryon. Ils augmentent ainsi le risque de fausse couche. L'endométriose augmente le risque d'infertilité : cette maladie se caractérise par une migration de fragments d'endomètre en dehors de l'utérus. L'endométriose provoque des douleurs pelviennes, des troubles menstruels, mais c'est aussi la cause la plus fréquente de stérilité chez la femme (30% des cas d'endométriose). Hyperprolactinémie et troubles de la fertilité Une production excessive de prolactine, hormone qui a pour fonction de stimuler la production de lait par les glandes mammaires, peut entraîner des troubles de la fertilité.Le Distilbène® : l'exposition in utero au Distilbène®, médicament responsable d'anomalies génitales. Dans tous les cas, une grossesse qui ne vient pas après un an de tentatives régulières, doit amener à consulter, et ce, d'autant plus rapidement passé 35 ans ! Isabelle Eustache
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Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?
De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire. Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C'est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d'éventuels problèmes d'attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s'attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? » Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l'hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s'accompagner d'une lenteur d'exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n'est pas question de l'arrêter. En revanche, en l'absence d'amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal. La solution phytothérapie Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ? Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n'entraînent pas d'effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s'ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d'affection en lien avec l'acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l'incontinence ou la dépression.Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l'existence d'éventuelles interactions avec d'autres médicaments. Autrement dit, l'indication d'un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). » Qu'en est-il des benzodiazépines ? Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l'anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu'ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C'est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d'attention. Comme avec les bêtabloquants, si l'effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n'en faut pas moins réfléchir à la façon d'améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d'un traitement Les bénéfices et les risques d'un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d'exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d'angoisse ou d'attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l'attention s'il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas. Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d'Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d'Alzheimer ? Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l'Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d'Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l'origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d'Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l'animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer.Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c'est-à-dire qui n'améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.Les médicaments antidouleurs... eux aussi !Dans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu'elle est forte, elle a d'importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l'origine d'un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.« C'est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l'opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu'il n'y a qu'un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l'incontinence, etc.Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l'herboriste ou le naturopathe.Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu'il prend, sans rien oublier ». Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l'alcool et le cannabis Après ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l'alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d'attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.Ce sont donc toutes les substances toxiques qu'il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu'il faut éviter l'automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s'il est encore utile. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Sexualité et maladie cardiovasculaire : ne pas s'abstenir !
Après un accident cardio-vasculaire, la peur de la récidive et de la mort subite, le "maternage" excessif du conjoint, le sentiment de fragilité et de dévalorisation de soi... paralyse : la sexualité n'existe plus. Or, non seulement la sexualité n'est pas risquée pour le coeur, mais elle bonne pour sa santé, y compris après un événement ou une maladie cardiovasculaire.L'accident ou la maladie cardiovasculaire porte un coup fatal à la libidoL'impact psychologique d'un accident cardio-vasculaire (syndrome coronarien aigu/infarctus du myocarde, dissection aortique/irruption de sang à l'intérieur de la paroi de l'aorte, accident vasculaire cérébral, chirurgie cardiaque, pose d'un défibrillateur automatique implantable etc.) doit être pris au sérieux car il compromet souvent la vie sexuelle (1), chez l'homme comme chez la femme. La crainte d'un nouvel accident cardio-vasculaire ou de la mort subite en plein ébat sexuel obsède et freinent bien des ardeurs. L'effet de certains médicaments cardio-vasculaires aussi : la baisse de la pression artérielle qu'ils induisent peut aggraver des troubles de l'érection* et plusieurs molécules peuvent chez la femme altérer la libido ou entraîner une sécheresse vaginale**.De plus, un évènement si bouleversant peut créer une dépression réactionnelle et les médicaments antidépresseurs et anxiolytiques n'arrangent rien à l'affaire : ils peuvent induire une sécheresse vaginale ou des troubles de l'érection. Enfin, avec l'arrêt maladie qui isole la personne, son sentiment de fragilité et de dévalorisation, la fatigue (asthénie)... la sexualité et le désir passent au second plan. Sans parler du tabou qui empêche la personne de s'en ouvrir aux médecins.Pr Claire Mounier-Vehier, Chef du Service de Médecine Vasculaire et Hypertension Artérielle à l'hôpital Cardiologique (CHRU de Lille) : « De plus en plus de femmes jeunes sont touchées par les accident cardiovasculaires. +18% d'infarctus du myocarde (crise cardiaque) chez les femmes de moins de 55 ans sur 2002-2008 et cela ne cesse de progresser. Et là, les études (2) pointent l'attitude surprotectrice du conjoint qui considère leur femme comme « plus fragile et sont plus hésitants » à être sexuellement entreprenants. Et comme seules 10% des femmes vont en réadaptation cardiaque (3) après une crise cardiaque (contre 30% des hommes), il n'y a aucun moment privilégié pour les informer sur la reprise de la sexualité ! »Sexualité : moins risquée que de se mettre en colèreFort heureusement, les sociétés savantes nationales et internationales se penchent enfin sur le sujet (4). Il était temps : seule une personne sur deux après un accident cardiovasculaire reçoit des conseils éclairés en la matière (2)(5).Il faut dédramatiser : l'activité sexuelle n'est qu'une activité physique modérée (6), d'intensité comprise entre 2,5 à 3,3 METS (30 Watt), soit l'équivalent de la montée d'un à deux étages avec son partenaire habituel (quatre étages avec un nouveau partenaire). Comme toute activité physique, elle accroît le risque d'accident cardiaque au moment où on la pratique, puis ce risque diminue en deux heures. Néanmoins, un accès de colère ou un exercice physique inhabituel ou réalisé dans les 2 à 4 heures après le réveil est bien plus risqué ! Attention à l'impact émotionnel qui joue énormément ; l'activation cérébrale du système nerveux (celui appelé "sympathique") conduit à une accélération de la fréquence cardiaque, à une augmentation de la consommation du coeur en oxygène (son carburant) et parfois à des troubles du rythme cardiaque. Cela explique pourquoi l'activité sexuelle est plus risquée avec un nouveau partenaire. Ça l'est aussi en cas de pratiques sexuelles inhabituelles.Le septième ciel en deux étagesComme toute activité physique, l'activité sexuelle est bénéfique sur la santé cardio-vasculaire, mais aussi d'une manière plus générale sur la santé psychique, dixit l'Organisation Mondiale de la Santé. La pratique régulière du sport et la rééducation cardio-vasculaire après un accident cardio-vasculaire divisent par deux le risque d'accident cardiaque pendant l'activité physique et pendant l'acte sexuel (6), car le coeur et les artères se ré-entraînent à l'effort. Le risque de déclencher un syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde/crise cardiaque, dissection aortique ...) à la suite d'une activité sexuelle est alors peu élevé surtout si le patient pratique une activité physique régulière.Pr Claire Mounier-Vehier : « Les endorphines de bien-être libérées par le sport et l'activité sexuelle sont relaxantes car elles baissent la pression artérielle. Une fois la situation cardiaque stabilisée et après la rééducation cardiovasculaire, non seulement l'activité sexuelle est possible mais je l'encourage. Celle-ci ne doit pas être limitée si le patient peut réaliser 60 Watts sur bicyclette ou monter deux étages à bon rythme (en 10 secondes) avec une bonne tolérance (7) ».6 facteurs de risque d'accident cardiaque au cours de l'activité sexuelleS'il n'y a pas de positions sexuelles à éviter, il vaut mieux différer l'activité sexuelle dans certains syndromes coronaires aigus (d'une à plusieurs semaines selon la taille de l'infarctus du myocarde et des symptômes) et idéalement après la rééducation cardio-vasculaire. En cas de sternotomie (ouverture du sternum) et de pontage vasculaire, un délai incompressible de 6 à 8 semaines est imposé et là aussi la sexualité peut reprendre après la rééducation cardio-vasculaire. Quelques jours d'abstinence suffisent après une angioplastie non compliquée programmée (rétablissement de la circulation artérielle en dilatant le rétrécissement de l'artère coronaire).En résumé, lorsque le risque d'accident cardiaque est élevé c'est-à-dire en cas de situation cardiaque instable (post-infarctus immédiat, hypertension non-contrôlée, anévrisme aortique important, dissection aortique) et en cas de chirurgie (remplacement d'une valve cardiaque, pontage coronaire ...), pas de sexe ni d'activité physique tant que la situation n'est pas stabilisée ! C'est le cardiologue qui donnera son feu vert, comme pour toute activité physique d'ailleurs.Quant aux personnes ayant fait un accident cardio-vasculaire mais qui sont à risque modéré (syndrome métabolique, coeur insuffisamment irrigué/"angor" mais modéré et stable, après une angioplastie compliquée, une crise cardiaque récente (entre 2 et 6 semaines), un trouble du rythme cardiaque comme une fibrillation atriale) ce sera du cas par cas ; la sexualité ne sera pas proscrite mais pourra être seulement différée.Quoi qu'il en soit, 6 facteurs exposent à un sur-risque de nouvel accident sous la couette :Le fait d'être sédentaire.L'usage de drogues illicites (cocaïne, amphétamines ...).L'alcool.Un nouveau partenaire.Un partenaire plus jeune.La relation extraconjugale (l'interdit est excitant, or dans le risque cardiaque pendant l'acte sexuel, l'aspect émotionnel joue beaucoup).Insuffisance cardiaque : on a aussi une vie sexuellePendant l'orgasme, l'oxygène que consomme le muscle cardiaque est finalement très faible (10 à 14 ml/min/kg). C'est pourquoi l'activité sexuelle est généralement possible chez l'insuffisant cardiaque. Elle dépend du résultat à l'épreuve d'effort métabolique (le pic du volume d'oxygène consommé par le myocarde doit dépasser 10ml/min/kg) mais aussi du stade de l'insuffisance cardiaque qui doit être léger à modéré. L'activité sexuelle améliore alors non seulement la qualité de vie mais aussi l'espérance de vie chez ces personnes. Aucune position n'est interdite, sauf dans les cas très graves d'insuffisance cardiaque (en attente de greffe), où il faut surtout éviter de porter le partenaire.Patient cardiaque : 10 conseils pour une sexualité sans risqueTout syndrome d'apnées obstructives du sommeil doit être traité.Toute hypertension doit être contrôlée.Le tabagisme doit être stoppé totalement. Au sport ou au lit, la cigarette est à bannir 1 heure avant et 2 heures après car elle peut provoquer des spasmes artériels (rétrécissement du diamètre du vaisseaux et limitation du flux sanguin pouvant conduire à l'accident cardiovasculaire) ou des ruptures de plaques de cholestérol en accélérant encore une fois la fréquence cardiaque et en augmentant transitoirement la pression artérielle.L'activité physique doit être régulière (30 minutes/ trois fois par semaines ou 15 minutes tous les jours).La personne cardiaque en surpoids ou obèse doit perdre du poids.Plus encore qu'en population générale, la consommation d'alcool doit être restreinte (trois unités/jour chez l'homme, 2 chez la femme à risque cardio-vasculaire, en cas d'hypertension ou d'insuffisance cardiaque). Rappel : une unité d'alcool équivaut à 10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière à 5° ou 3cl de whisky à 40°.Les sédatifs et les anxiolytiques doivent être évités.Les antidépresseurs doivent être pris sur un courte durée.Le stress doit être géré par une thérapie comportementale telle que la cohérence cardiaque (contrôler sa respiration et ses battements cardiaques), la médication en pleine conscience.La rééducation cardiovasculaire doit être suivie : elle favorise le retour à une vie sexuelle en toute sécurité après un accident cardiaque. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
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Quoi de neuf dans le traitement des fibromes utérins ?
Le traitement non chirurgical des fibromes utérins, opérationnel à Tours depuis juillet 2007, continue à faire preuve de son efficacité. Il s’agit de la thermocoagulation par ultrasons, technique dénommée ExAblate® qui associe l’imagerie IRM et les ultrasons focalisés afin de détruire, depuis l’extérieur, les cellules du fibrome. Explications. Petit rappel sur les fibromes utérins Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses), mais fréquentes, qui touchent 20 à 40% des femmes entre 30 et 50 ans. Souvent asymptomatiques, certains fibromes utérins peuvent cependant faire souffrir : douleurs abdominales, saignements abondants en dehors des règles, troubles des règles, troubles urinaires (incontinence ou envies fréquentes d’uriner), troubles digestifs (constipation), etc.Les causes restent mal connues, mais des facteurs de risque ont été identifiés (ethnique, antécédents familiaux, puberté précoce, absence de grossesse…).Côté traitement, on recourt classiquement à des traitements médicaux (hormonaux notamment), à l’embolisation (destruction des artères qui irriguent le fibrome par injection de microbilles) et à la chirurgie (ablation du fibrome ou ablation de l’utérus en cas de fibrome de grande taille). ExAblate® 2000 : une révolution dans le traitement de certains fibromes utérins Depuis quelques années, il existe une alternative non chirurgicale reposant sur les ultrasons focalisés, guidés par IRM (l’imagerie par résonance magnétique) ou thermocoagulation par ultrasons (ExAblate® 2000).Les avantages sont conséquents : pas d’acte chirurgical, pas de cicatrice, pas d’anesthésie, utérus conservé, séjour hospitalier d’environ 24 heures seulement, récupération rapide avec reprise des activités dans les 1 ou 2 jours. ExAblate® 2000 détruit les cellules du fibrome par la chaleur Des faisceaux d’ultrasons de haute intensité sont délivrés à travers la paroi abdominale et dirigés vers un même point sur le fibrome. La concentration localisée des ultrasons provoque un échauffement du tissu, entraînant la destruction des cellules du fibrome. Le traitement est réalisé sous surveillance IRM en temps réel, ce qui permet de bien contrôler la focalisation des ultrasons, les modifications de températures et l’étendue de la zone traitée. L’intervention ne nécessite pas d’anesthésie mais elle se réalise sous analgésiques (médicaments antidouleur).En moyenne, on détruit ainsi 40% du fibrome. Le volume du fibrome va ainsi progressivement diminuer (en plusieurs mois), entraînant de moins en moins de symptômes et améliorant la qualité de vie. Une échographie à 6 mois permet d’évaluer l’efficacité clinique du traitement.Les critères d’inclusion sont rigoureux (taille du fibrome : entre 5 et 10 cm environ, localisation, multipares…). Pour savoir si vous êtes éligible pour ce traitement, qui ne se pratique actuellement qu’au CHRU de Tours, il faut contacter le service du Pr Tranquart et du Pr Marret. À ce jour, cette technique n’est pas recommandée aux femmes qui désirent une future grossesse, les données dans ce cas n’étant pas encore disponibles. Isabelle Eustache
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Crise d'asthme, allergies et maladies respiratoires... c'est aussi une affaire de pollution atmosphérique
Allergies, crise d'asthme, cancer bronchique, rhinites ou BPCO... la dégradation de la qualité de l'air se paie au prix fort. En ce début de saison pollinique, que savons-nous en 2015 de ses conséquences sur les maladies respiratoires ?
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Enurésie de l'adolescent : on ne lâche rien !
Vers l'âge de 17 ans, plus personne ne devrait souffrir d'énurésie nocturne. En théorie ! Si elle touche 10% des 5-7 ans et guérit spontanément au rythme de 1% par an, dans les faits, l'énurésie peut persister chez 1 à 2% des adultes. Pas question de céder au découragement pour autant. Enurésie de l'adolescent, quand s'inquiéter ? Dans l'énurésie nocturne primaire isolée (Enpi) -la plus fréquente- la personne qui fait « pipi au lit » n'a jamais acquis un contrôle mictionnel (pour uriner) nocturne sans traitement pendant au moins six mois. Vers l'âge de 5 ans, 85% de la population sait se retenir la nuit (« contrôle mictionnel nocturne »). Plus on avance en âge, plus le risque que l'énurésie soit sévère (>3 accidents/semaine) est grand. Et 2,5% des personnes jusqu'à 40 ans souffrent encore de cet type d'incontinence urinaire.Dr Henri Lottmann, chirurgien urologue (hôpital Necker-Enfants malades, Paris) : « Chez les adolescents et jeunes adultes il y a les énurésies rebelles jamais traitées de façon appropriée, les énurésies négligées car pas forcément gênantes et les énurésies réfractaires où il y a eu une démarche thérapeutique appropriée, mais qui a échoué. Peu importe les prises en charge antérieures, il faut alors tout reprendre à zéro ». Les 6 causes d'une énurésie de l'adolescent et du jeune adulte Plusieurs facteurs entrent en jeu dans l'énurésie et sont parfois associés : Une polyurie (urines abondantes) nocturne est la cause la plus fréquente (70% des énurésies nocturnes primaires isolées). Chez les adolescents énurétiques, elle peut être favorisée par de mauvaises habitudes comme la prise excessive de thé, ou de café qui entraîne une hyperexcitabilité du muscle vésical avec des envies d'uriner (mictions) fréquentes et de petit volume. De plus, alors qu'en général la diurèse (production d'urine) chute la nuit sous le contrôle d'un pic de sécrétion d'une hormone (l'ADH), chez les énurétique ce pic de sécrétion n'existe pas. La vessie est alors « débordée ». Une faible capacité vésicale. Malgré la chute de la production d'urine la nuit, environ 30% des énurétiques ont une capacité insuffisante de leur vessie (< 70% de la capacité vésicale normale). L'absence de perception du remplissage de la vessie. Plutôt qu'un sommeil trop profond, il y a chez les énurétiques une perturbation du seuil d'éveil, qui ne leur permet pas de percevoir le trop-plein de leur vessie. Comme le disent les parents, ils sont « durs à réveiller ». L'obstruction des voies aériennes supérieures comme le syndrome des apnées du sommeil et le ronflement sont source de polyurie et donc éventuellement d'énurésie. L'énurésie est parfois héréditaire. Faire « pipi au lit » est plutôt masculin (3 garçons pour 1 fille). Il y a aussi un facteur héréditaire : le risque est de 40% si l'un des deux parents était lui-même énurétique et 70% si les deux parents l'étaient. Les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les adolescents et jeunes adultes souffrant d'énurésie primaire. Néanmoins, 20% des enfants énurétiques ont un « déficit de l'attention avec hyperactivité » (TDHA), dont les deux composantes (hyperactivité et trouble de l'attention, plus discret) sont à rechercher. Pas de diagnostic d'énurésie sans calendrier mictionnel En consultation, l'urologue va retracer l'histoire de la maladie et s'aider de questionnaires qui explorent les troubles de la miction et de la continence et d'un calendrier mictionnel sur 48h rempli au préalable par l'adolescent (nombre de mictions et leurs horaires avec si possible la quantité d'urine émise, mesurée dans un verre en plastique gradué en millilitres). Si l'adolescent porte toujours des couches, la production d'urine nocturne est déduite par la différence de poids de la couche mouillée/sèche ajoutée au volume d'urines émises au réveil. Il effectuera aussi un examen clinique neuro-urologique complet pour explorer cette incontinence urinaire. Aucun examen complémentaire n'est utile en première approche, tout au plus une bandelette urinaire réactive pour éliminer en particulier un diabète. 25% des cas d'énurésie guéris avec les règles hygiéno-diététiques Première étape, le suivi des règles hygiéno-diététiques peut guérir près d'un quart des adolescent et jeunes adultes énurétiques. Elles visent à corriger les apports hydriques et leur répartition : Les apports liquides chez l'adolescent ou l'adulte énurétique restent normaux : 35-40 ml par kilo et par jour, ingérés entre 7h et 18h. 1/3 des boissons quotidiennes est absorbé au petit déjeuner. 70% des apports liquides doivent être ingérés avant 16h. Une fois ces règles respectées, on peut ensuite envisager de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h. Eviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés, le thé, le café. Limiter l'apport calcique en modérant les laitages le soir. Boire avant le sport. Pas après. Attention aux apports hydriques cachés ! Une soupe au dîner fournit 300ml de liquides. Aller uriner régulièrement dans la journée, sans attendre la dernière minute. Quels moyens pour venir à bout d'une énurésie ? Parfois cependant, l'énurésie perdure malgré les règles hygiéno-diététiques respectées et la prise en charge d'un « déficit de l'attention avec hyperactivité » ou d'un syndrome des apnées du sommeil.Plusieurs traitements, adaptés aux informations fournies par le calendrier mictionnel peuvent être proposés : La desmopressine est le médicament de premier recours. Efficace dans les forme d'énurésie avec polyurie (urines abondantes). Les alarmes sonores sont plutôt le choix privilégié dans les formes à petite capacité vésicale (30% des cas). Une sonde glissée dans la culotte ou une alèse déclenche une alarme dès les premières gouttes. Elles sont considérées efficaces après 14 nuits sèches consécutives. Ces systèmes d'alarme sont efficaces (aucune nuit mouillée) dans 60 à 80 % des cas sur une moyenne d'utilisation de trois mois (les alarmes sont d'autant plus efficaces que le patient est plus âgé et motivé). Il peut parfois être nécessaire de prescrire un traitement combiné alarme- desmopressine. En particulier dans les cas où la polyurie s'accompagne d'une capacité de vessie réduite. Avec le temps, l'alarme sonore permet à la personne de dormir une nuit entière sans se lever : cela signifie qu'on est parvenu à resynchroniser la vessie avec la production d'urine nocturne. Certains médicaments appelés anticholinergiques peuvent s'avérer utiles, en seconde intention lorsqu'on suspecte une énurésie nocturne par une vessie hyperactive qui peut n'exister que pendant le sommeil (1/3 des 30% d'énurésies nocturne à capacité de vessie réduite). Les antidépresseurs (ceux dits imipraminiques) sont réservés à de rares cas d'énurésies réfractaires chez l'adolescent et prescrits de manière très « encadrée » du fait de leur toxicité cardiaque potentielle. Ils agissent sur le seuil d'éveil et sur la capacité de la vessie. L'hypnose, la psychothérapie, l'acupuncture, l'homéopathie ou la chiropraxie n'ont pas à ce jour fait la preuve de leur efficacité, faute d'études fiables. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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La canneberge contre les cystites : oui, mais…
L'efficacité de la canneberge contre les infections urinaires, ou cystites, n'a pas encore été démontrée scientifiquement au-delà de tout doute, mais les médecins sont enthousiastes. A un détail près : toutes les manières de consommer de la canneberge ne sont pas égales… Comment la canneberge lutte-t-elle contre les infections urinaires ? Selon les études qui ont été faites jusqu'à présent, l'effet de la canneberge est tout simplement mécanique. Ce petit fruit – et même une espèce de ce fruit, vaccinium macrocarpon – contient des antioxydants particuliers, appelés proanthocyanidines. Ces éléments vont venir se coller aux bactéries les plus souvent en cause dans les infections bactériennes, les escherichia coli. Ces bactéries se servent en général de filaments pour s'accrocher au tissu qui recouvre notre vessie, ce qui leur permet de déclencher l'infection. Les proanthocyanidines (PAC) empêchent ces tentacules de fonctionner, et nous protègent ainsi de l'infection urinaire. Canneberge ou médicaments ? Dans la mesure où l'on manque de preuves scientifiques inébranlables sur l'efficacité des canneberges contre les infections urinaires, pourquoi les médecins sont-ils prêts à les recommander ? Essentiellement, pour une question de tolérance. En effet, les solutions prouvées que nous avons contre les infections urinaires sont des antibiotiques. Or ceux-ci entraînent, comme chacun sait, des résistances : les bactéries apprennent, au fil des générations, à s'en protéger. Et tout autour du monde, les bactéries qui sont sensibles aux antibiotiques sont en voie de disparition… Pour les médecins, l'espoir de pouvoir utiliser les canneberges, dont l'effet n'est pas susceptible d'entraîner une résistance, est donc très encourageant. Toutes les formes de canneberges ne sont pas égales contre les infections urinaires… Si les canneberges sont conseillées par de nombreux médecins, il reste que tous les compléments alimentaires ne sont pas égaux devant les escherichia coli… En effet, certains compléments alimentaires ne comportent pas assez de proanthocyanidines pour être efficaces… D'autres n'en comportent même pas du tout. Pour rappel, les autorités sanitaires françaises recommandent une dose de 36 mg de proanthocyanidines par jour. Cela correspond à un verre de 300 ml de jus de canneberge. Marion Garteiser,journaliste santé
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Audition : il n'y a pas que les oreilles qui souffrent de la pollution sonore
15% des Français seraient affectés par les troubles de l'audition mais aussi, pour 60% d'entre eux, le bruit impacte leur humeur et génère de la fatigue et de la lassitude. Avec ce sondage, la 19e édition de la Journée Nationale de l'Audition 2016, exhorte à une prise de conscience des effets des nuisances sonores sur la santé. Quels sont-ils ? L'audition, première victime du bruit ambiantA l'époque de la chasse et de la cueillette, l'homme évoluait dans un environnement calme, ne dépassant pas les 80 décibels (dB). Peu à peu, des sources sonores de plus en plus puissantes ont pollué notre environnement et l'audition humaine en souffre. On ne lui laisse plus le temps de récupérer. Soumis à des pressions constantes, l'appareil auditif subit un état permanent de stress accélérant sa dégradation.L'enquête menée à l'occasion de la Journée Nationale de l'Audition 2016 met cet état de fait en évidence : la moitié des personnes interrogées se disent agressées par le bruit au travail, dans les transports et à l'école et les deux tiers se sentent plus exposées au bruit qu'auparavant.Or, à partir de 80-85 dB, le risque de dégradation des cellules ciliées (sensorielles) de l'oreille interne existe et à 110 dB, on s'expose à un traumatisme sonore aigu potentiel. Si la circulation automobile (tondeuse, aspirateur) vrombit autour de 80 dB, les motos rugissent dans les 90 dB, les MP3 diffusent à 100 dB, les concerts et discothèques à 110 dB et les avions au décollage ou les marteaux piqueurs nous agressent à 130-120 dB. Problème : l'oreille répond de façon étonnante au bruit : à chaque fois que le niveau sonore s'élève de "seulement"10 dB, on entend deux fois plus fort ! Ainsi, un son de 100 dB est perçu quatre fois plus fort qu'un son de 80 dB.Dr Didier Bouccara, médecin ORL, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière (Paris) : « Pour endommager à vie notre ouïe, il n'y a pas que les sons intenses mais aussi l'accumulation d'expositions sonores d'intensité élevée. La susceptibilité au bruit et à ses dégâts potentiels varie considérablement d'une personne à l'autre. La pression acoustique constante génère un stress auditif entraînant a minima une fatigue et, au fur et à mesure, une usure des cellules sensorielles de l'oreille. Par exemple, pour un niveau sonore de 80 dB pendant une journée de 8h, l'audition est en danger. Des niveaux acoustiques de120-130 dB provoquent une douleur au niveau de l'oreille, par des mécanismes sensitifs liés à la pression acoustique élevée. Le risque d'atteinte auditive partielle mais parfois irréversible, peut apparaître à partir de110 dB (concerts...) mais aussi déjà avec l'utilisation au long cours d'un baladeur poussé à 100 dB ».Les jeunes font la sourde oreilleVers une génération de malentendants ? Les jeunes détruisent de façon irréversible leur capital audition, souvent en toute connaissance de cause. Environ 50% des jeunes de 12 à 35 ans des pays à hauts et moyens revenus sont exposés à des niveaux sonores trop élevés (de l'ordre de 85 décibels pendant 8 heures d'affilée et de 100 décibels pendant 15 minutes) avertissait l'Organisation Mondiale de la Santé en 2015. Confirmation : la part des jeunes de 18 à 35 ans ayant un usage fréquent et intensif d'écoute de musique "amplifiée" avec un casque ou des écouteurs a triplé depuis 2007, passant de 4 à 13%, et atteint 25% des 15-19 ans, selon le Baromètre Santé INPES/InVS (janvier 2016).Selon l'enquête JNA 2016, 38% des 15-17 ans avouent que le bruit les rend euphoriques. S'ils sont presque tous conscients des dégâts potentiels sur leur audition, il ne se sentent pas en danger et seuls 21% des 15-30 ans déclarent s'éloigner des enceintes et 3% utiliser des bouchons d'oreilles à usage unique*. Un paradoxe qui explique que la situation, pourtant critique, évolue peu. Déjà, près de 10% des moins de 25 ans présentent une perte auditive pathologique, avertit l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).Fatigue, troubles du sommeil... le bruit et sa kyrielle d'effets nocifsLes conséquences "extra-auditives" psycho-sociales du bruit ambiant sont multiples. Pour 89% des personnes*, les difficultés d'audition impactent la vie sociale. Un Français sur deux est gêné par le bruit la journée et une personne sur cinq pendant la nuit*. Neuf personnes sur dix se disent exposées tous les jours à un bruit excessif **. Entre 70 et 100dB, les répercussions sur l'être humain existent aussi, le bruit devient fatiguant (70-80dB) puis franchement pénible (90-100dB). Dans l'enquête JNA 2016, 53% des personnes estiment que le bruit crée des maux de tête, 49% qu'il génère souvent de l'anxiété.Lorsque le son devient bruit, la santé globale de l'individu est en danger (1) : Fatigue. Nervosité et irritabilité. Stress et anxiété. Troubles du sommeil (sommeil fractionné donc moins récupérateur). Troubles de la concentration et de la mémoire ; perte de vigilance et difficultés scolaires chez l'enfant. Troubles cardiovasculaires (augmentation d'une hypertension artérielle existante ; risque de maladie coronarienne). Les conséquences sur la sphère digestive, les dérèglements endocriniens (obésité) et du système immunitaire sont difficiles à mettre en évidence.10 commandements contre l'omniprésence sonoreL'omniprésence sonore est ancrée dans les habitudes de vie de l'Homme moderne, au point que les jeunes indiquent même que le bruit est un élément rassurant et que son absence les inquiète ! *Dr Bouccara : « Il existe peu de possibilités de limiter le bruit lié aux avions, aux transports etc. en dehors de la protection individuelle. Celle- ci peut être améliorée par le port de protections sonores. Préserver l'audition est un problème s'intègre tout à fait dans le cadre des préoccupations des pouvoirs publics vis à vis des effets de l'environnement sur la santé. L'exposition sonore est devenue ces dernières années une préoccupation des urbanistes (murs anti-bruit) et des architectes (agencement des bâtiments et pièces, structures et circulation de l'air, qualité phonique des parois séparatives etc. autre) ».10 conseils pour préserver son audition au quotidien * : Il existe un grand nombre de bouchons d'oreilles (en mousse, à usage unique, réutilisables, sur-mesure, en silicone munis de filtres divers). A porter en cas de volume sonore élevé et pendant le sommeil si l'environnement sonore dépasse les 30 dB. Un tiers des moins de 35 ans pense à porter des protecteurs contre le bruit (enquête JNA 2016). Veiller au volume et à la durée d'écoute des MP3. La durée d'écoute à ne pas dépasser est de 1h par jour à moitié du volume maximum. Prévoir des pauses auditives comme changer de style musical à faible volume, marcher dans un parc en se concentrant sur les chants des oiseaux, le bruit de l'eau qui coule. A noter, ces pauses auditives, hors du bruit sont citées par 62% des personnes interrogées dans l'enquête JNA 2016. Eviter de pousser le son de l'autoradio pour "décompresser", votre audition vous remerciera. La prise de conscience est bien là : 85% des sondés estiment que stopper l'agression du bruit consiste à limiter le volume d'écoute de la musique**. En concert, porter des protections auditives en mousse ou des silicones à filtre. Fuir la proximité des baffles. Attention, la consommation d'alcool et d'autres substances nocives modifient les perceptions dont celles liées à la pression acoustique. Ne pas hésiter à quitter les lieux publics qui imposent une exposition sonore trop élevée (cinémas, magasins, bars). Pour attirer le chaland, certaines poussent le volume avec une ambiance sonore élevée et composée de basses. La législation a mis le holà : pas plus de 80 dB sur 8 heures. Certains y échappent (ceux diffusant régulièrement de la musique amplifiée) et obtiennent des dérogations pour monter le son à 94 dB. Neuf personnes sur dix ont des difficultés pour suivre les conversations dans les restaurants, cafés et bars et dans les Transports Publics**. Intégrer le bilan régulier de son audition dans son suivi santé, à partir de 50 ans, ce d'autant que l'on a présenté des affections de l'oreille où qu'il existe des atteintes auditives familiales. Télécharger une application sonomètre pour se rendre compte du volume sonore du lieu. Attention, cela reste des valeurs indicatives. Protéger l'audition des bébés et des jeunes enfants en les équipant de protections ou en les faisant garder. Ils n'ont rien à faire dans un environnement bruyant ! Prendre en compte tout symptôme auditif persistant : bourdonnements d'oreille, sifflements, oreilles bouchées...car ils peuvent déjà signifier une perte de l'audition. Pour en savoir plus : www.journee-audition.org Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Allaiter, un plaisir quotidien
Notre mode de vie moderne laisse peu de place à l’allaitement maternel. Pour une femme, le choix de l’allaitement est ainsi souvent une entreprise difficile. Encore faut-il être soit motivée, sinon soutenue et informée, au risque d’abandonner rapidement. Pour ne pas en arriver là et oser vivre l’aventure de l’allaitement, soyez à l’affût des conseils pratiques. En voici déjà une douzaine… 1- L’allaitement est très pratique : pas besoin de biberon à laver et à stériliser, pas de lait en poudre à acheter, à doser et mélanger, pas besoin de chauffer ! Le lait maternel est toujours disponible et à température idéale. 2 - Le lait prend le goût de ce que vous mangez. Ce n’est pas une raison pour vous priver, au contraire, vous développez le goût de votre bébé. 3 - Vous devez continuer à respecter une bonne hygiène de vie, notamment alimentaire. Tout ce que vous absorbez est censé passer dans votre lait : donc pas de tabac, d’alcool et très peu de café ! 4 - Pas de médicaments sans l’avis du médecin car ils passent aussi en petite quantité dans le lait. Et si vous avez l’autorisation du médecin, prenez votre médicament après une tétée afin de l’avoir éliminé pour la tétée suivante. 5 - Faites le plein d’oméga-3 en mangeant du poisson 2 fois par semaine et en privilégiant les petits poissons (bonite, maquereau, sardines, anchois, truite) car ils contiennent moins de mercure que les gros prédateurs. Ces acides gras polyinsaturés entrent dans la composition de la membrane des neurones et contribuent au développement du cerveau. 6 - La première mise au sein doit être immédiate et doit donc avoir lieu dans la salle d’accouchement, dans l’heure qui suit la naissance. C’est primordial pour la réussite de l’allaitement. Informez au préalable les sages-femmes de votre décision d’allaiter. 7 - 2 à 4 jours après l’accouchement, il est normal de ressentir une douleur lors de la montée de lait, il ne s’agit pas d’un engorgement. Cette phase fait suite à la sécrétion du colostrum et annonce la mise en place du lait proprement dit. 8 - Les tétées seront rythmées par la faim du bébé et les consignes ont changé : on ne réveille plus un bébé qui dort pour le mettre au sein s’il ne réclame pas. De même, on ne lui refuse pas une tétée, même si la précédente n’est terminée que depuis une heure. Un bébé tète pour se nourrir, mais aussi pour se rassurer et se calmer. 9 - Quand mettre en route l’allaitement mixte ? 4 à 6 semaines après la naissance, mais pas avant, au risque de compromettre l’allaitement au sein. 10 - En l’absence d’un congé pour allaitement, les salariées disposent d’une heure par jour de travail pour allaiter durant un an après la naissance. En votre absence, faites donner à votre bébé votre propre lait recueilli à l’aide d’un tire-lait et conservé au réfrigérateur ou au congélateur. 11 - Crevasses, engorgements et douleurs du mamelon sont des aléas éventuels de l’allaitement. Sachez qu’il existe des solutions et autres astuces pour y remédier et pour prévenir de tels soucis. Il faudra vous renseigner et demander conseil. 12 - Justement, avant même l’accouchement et durant tout l’allaitement, n’hésitez pas à poser vos questions et à exposer vos problèmes auprès des animatrices de La Leche League (www.lllfrance.org), spécialement formées pour aider les femmes à réussir leur allaitement. Bref rappel des avantages de l’allaitement maternel : Le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins du bébé. Le colostrum des premiers jours est riche et facile à digérer, puis le lait apparaît quand l’appétit du bébé se développe. Le colostrum apporte en plus des anticorps au bébé lui permettant de se défendre contre les infections. L’allaitement diminue le risque d’allergie alimentaire. Pour la mère, allaiter diminue les risques de cancer du sein et favorise la perte de poids après l’accouchement, etc. Enfin, allaiter renforce le lien maternel... Isabelle Eustache
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Quelles sont les causes de fatigue pendant la grossesse ?
Si vous vous sentez fatiguée pendant votre grossesse, il faut en identifier l’origine. Prenez le temps d’y réfléchir car plusieurs causes de fatigue pendant la grossesse peuvent se combiner. Mais au-delà de ces causes communes, la fatigue pendant la grossesse peut aussi révéler une affection. C’est pourquoi il faut absolument en parler au médecin qui vous suit. La fatigue en début de grossesse, c’est normal, c’est hormonal ! En début de grossesse, il est normal d’être fatiguée et d’avoir envie de dormir, parfois à n’importe quelle heure de la journée. Cet état est lié à la progestérone, hormone indispensable pour soutenir la grossesse, et qui possède un effet sédatif. Bonne nouvelle, cet état de fatigue diminue beaucoup au 2e trimestre. Les troubles du sommeil, très fréquents chez les femmes enceintes Les petits maux de la grossesse, les maux du dos, les mouvements du bébé, les positions difficiles, les questionnements, les impératifs professionnels, sont autant de facteurs susceptibles de troubler votre sommeil. Adoptez des rituels favorables à l’endormissement, couchez-vous plus tôt, améliorez votre confort, et n’hésitez pas à compenser le week-end par exemple. L’activité professionnelle Certaines conditions de travail sont fatigantes physiquement et psychologiquement. Les personnels de service, les employés de commerce, les ouvrières sont particulièrement exposées, mais ce ne sont pas les seules, tous les postes stressants sont aussi fatigants ! Certains postes sont également plus à risques comme le travail sur machine, les tâches répétitives, etc. A cette source de fatigue pendant la grossesse, il faut ajouter les transports, longs et difficiles qui génèrent à la fois fatigue et stress…Il importe donc de réfléchir à l’aménagement des conditions de travail, des horaires et du moyen de transport dès le début de la grossesse. Les angoisses du 3e trimestre de grossesse Plus particulièrement au 3e trimestre de la grossesse, nombre de femmes enceintes sont prises d’angoisses et peuvent faire des cauchemars : comment se déroulera l’accouchement ? Le bébé sera-t-il beau ? Vais-je l’aimer ? Est-ce que je serai une bonne mère ?...Le mieux est de parler de ses angoisses avec les autres pour les désamorcer. Il ne faut pas hésiter à s’en ouvrir au futur papa, à ses amis, ses parents et aussi aux professionnels de santé qui vous suivent. Le dernier mois de grossesse Avec la prise de poids, il est normal de fatiguer en fin de grossesse. Vous vous essoufflez aussi plus facilement, le volume de votre ventre vous empêche de trouver la position idéale pour dormir, sans parler des mouvements du bébé qui vous réveillent ou de votre vessie comprimée qui vous oblige à vous lever régulièrement la nuit…Ménagez-vous, faites de nombreuses pauses, de la relaxation et des siestes autant que vous voulez et où vous voulez ! Faites-vous aider pendant votre grossesse (conjoint, amis, famille, aide-ménagère, achats de courses sur Internet …) car de toute façon votre état ne vous autorise pas à faire les courses, du bricolage ni le ménage en grand.La grossesse impose un travail physiologique supplémentaire. Il faut donc se ménager : se coucher tôt, faire des siestes le week-end, se relaxer, répartir les taches familiales, aménager son poste et son temps de travail, s’octroyer des moments à soi…Bien entendu, l’alimentation joue un rôle important, certaines carences pouvant se traduire par de la fatigue. Une alimentation saine et équilibrée est essentielle. Quant à l’activité physique régulière et adaptée à son état, elle éloigne très efficacement la fatigue pendant la grossesse. Enfin, au moindre doute, il faut en parler avec son médecin. Isabelle Eustache
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Comment se préparer aux examens ?
Quand les examens approchent, le stress monte. Tant que cette tension est stimulante et vous encourage à travailler, elle est très bénéfique. Mais quand le stress devient angoissant, voire paralysant, il est préférable de faire son possible pour l'atténuer. Alors, quelles sont les mesures à prendre pour augmenter ses chances de réussite ?Les mesures pratiques pour réussir ses examens.
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Bébé se présente par le siège : quelles solutions ?
En fin de grossesse, la plupart des bébés sont positionnés avec la tête vers le bas de l'utérus.Ce n'est toutefois pas toujours le cas et l'enfant se présente alors par le siège.Version par manoeuvre externe, césarienne, accouchement par voie basse, quelles sont les possibilités dans ce cas ?
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Pilule ou stérilet ?
La pilule reste le mode de contraception le plus utilisé. L'inconvénient de cette méthode vient de la contrainte d'une prise quotidienne, tout écart risquant de mener à une grossesse non désirée, voire à une interruption volontaire de grossesse. Le stérilet représente une alternative très intéressante, mais méconnue en raison de certaines idées fausses qui perdurent à tort.Le stérilet : une méthode contraceptive réversible Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est réversible et le retour à la fertilité est immédiat après le retrait. L'efficacité du DIU est encore plus grande que celle de la pilule (99% contre 92% selon l'OMS).Le stérilet est indiqué chez les jeunes femmes n'ayant pas encore eu d'enfantsLe stérilet n'est absolument pas réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants, qui décident de ne plus, ou de ne pas, en avoir. Pourtant, en France, seules 23% des femmes de 20 à 49 ans portent un stérilet contre 40% entre 40 et 44 ans. Cette constatation souligne bien l'idée erronée selon laquelle le stérilet n'est pas indiqué pour les jeunes femmes n'ayant pas encore eu d'enfant. D'où vient cette fausse croyance ? Le stérilet a été suspecté d'un risque infectieux, phénomène aujourd'hui démenti. Ce risque d'infection génitale haute est rare, il est lié à la pose et est essentiellement limité aux trois semaines suivant celle-ci. Il faut savoir qu'actuellement dans le monde, 150 millions de femmes ont recours à cette méthode contraceptive qu'est le stérilet.Stérilet au cuivre ou hormonal ?Il existe deux types de stérilet : au cuivre ou hormonal. L'action contraceptive du premier est due à une libération progressive de cuivre. Cet ion est délétère pour les spermatozoïdes. Le stérilet hormonal diffuse de façon continue des hormones (comme celles de la pilule). Alors que le premier préserve les règles, le second les diminue fortement voire les annule. Le stérilet hormonal est généralement recommandé aux femmes dont les saignements sont très abondants ou irréguliers. Il est également conseillé à celles qui présentent des saignements abondants avec le stérilet au cuivre. En effet, le stérilet au cuivre est susceptible d'augmenter un peu les saignements. Si ce n'est pas un problème pour les femmes dont les règles sont peu importantes, cela peut l'être lorsque les règles sont initialement abondantes.Le stérilet représente aussi une contraception d'urgenceLa pilule d'urgence ou contraception du lendemain doit être prise dans les 12 à 24 heures suivant le rapport sexuel non protégé (ou jusqu'à 72 heures mais plus on attend, plus l'efficacité diminue). Même si la récente pilule dite du "surlendemain" offre un délai plus long, le DIU reste une alternative intéressante pour les femmes car il peut être posé dans les 5 jours suivant la date d'ovulation. Il agit ici en empêchant la nidation (implantation dans l'utérus).Attention, le stérilet ne protège pas des infections sexuellement transmissibles. Le port du préservatif reste indispensable.En conclusion, pour toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, avec ou sans enfant, qui ont tendance à oublier de prendre leur pilule, le stérilet est une solution très efficace, qui ne présente pas de risque infectieux particulier.A noter que le stérilet au cuivre n'entraîne pas de risque cancéreux ou cardiovasculaire.Pour en savoir plus sur la contraception : www.choisirsacontraception.fr Source : e-santéIsabelle Eustache
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Contre l'ostéoporose, les produits laitiers mais pas seulement !
Vous craignez l'ostéoporose ? Il est vrai que cette maladie, qui touche une femme sur quatre après la ménopause, est redoutable. Et pour la prévenir, il n'y a rien de mieux que les produits laitiers... ou presque !Ostéoporose : une prévention qui se construit tout au long de la vieL'ostéoporose est surtout un problème avec l'âge. Essentiellement féminine, cette diminution de la densité osseuse se manifeste le plus souvent après la ménopause. Le risque, ce sont les fractures qui, si elles ne sont pas graves en elles-mêmes, peuvent être redoutables pour les personnes âgées : elles risquent d'entraîner une perte d'autonomie dans les mois qui suivent.L'ostéoporose, liée à l'âge, dépend en grande partie du style de vie. Alimentation et activité physique déterminent notre santé osseuse. Le problème, c'est que cette influence se construit au cours de la vie entière, et qu'il faut donc pratiquement se préoccuper de l'ostéoporose des décennies avant que son risque n'apparaisse...Ostéoporose : quel rôle pour les produits laitiers ?La première réponse, c'est l'activité physique. En effet, bouger sollicite les os et encourage la création de masse osseuse. En plus, le sport permet de maintenir une bonne masse musculaire, ce qui va protéger contre les chutes et donc les fractures. Pour ce qui est des produits laitiers, une étude datant de fin 2014 a un peu semé le doute, en montrant un risque plus élevé de fractures chez les femmes qui consomment le plus de lait (la mortalité était aussi plus importante parmi ceux et celles qui boivent le plus de lait).En fait les scientifiques sont d'accord pour dire qu'il faut du calcium et de la vitamine D, mais ils ne disent pas que ce calcium doit provenir des produits laitiers.Contre l'ostéoporose, produits laitiers et compagnieAu final, contre l'ostéoporose, les recommandations sont toujours les mêmes :Bougez-vous.Exposez-vous au soleil pour faire le plein de vitamine D, car cette vitamine qui est synthétisée au niveau de la peau contribue à la bonne absorption intestinale du calcium et à la minéralisation des os.Consommez les autres produits alimentaires riches en calcium. En effet, n'oubliez pas qu'il n'y a pas que les produits laitiers qui en apportent. Certaines eaux minérales sont aussi très riches en calcium, tout comme de nombreux autres aliments que l'on peut mettre régulièrement au menu : sardines, féculents (pois cassés), légumes crucifères (chou, persil, cresson, épinards, blettes, fenouil...), fruits secs, algues, soja, lait de chèvre, graines de sésame, etc.Evitez l'alcool et le tabac qui sont associés à une diminution de la densité minérale osseuse.Evitez de manger trop de protéines animales (donc trop de viandes) et trop salé car cela augmente la fuite urinaire du calcium.Et enfin maintenez un poids de forme car un indice de masse corporelle (IMC) faible augmente le risque d'ostéoporose et de fracture. A lire sur e-sante : En dehors du lait et des produits laitiers, où trouver sa dose de calcium ? Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé
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Ballonnements : trois conseils
"Je me sens ballonnée..." refrain connu! Les ballonnements sont un désagrément fréquent. Le plus souvent, ils apparaissent après le repas, et s'accompagnent de rots ou de flatulences désagréables. La cause: le gaz qui est contenu dans notre tube digestif. Voici quatre conseils pour calmer les ballonnements.
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Attention, soleil et esthétique ne font pas toujours bon ménage !
Profitez de l'été pour vous métamorphoser en toute discrétion... pourquoi pas ? À la rentrée, votre entourage associera votre teint frais à la détente que vous ont procuré ces quelques semaines d'escapade ! Ils n'y verront que de feu, soit, à condition de ne pas faire n'importe quel soin et de respecter les consignes de sécurité ! Nos experts : Laurence Benouaiche, chirurgien plastique, reconstructrice et esthétique. Catherine Navarro, médecin esthétique. Côté chirurgie Si l'on respecte bien les précautions post-opératoires, c'est le moment ou jamais pour une rentrée en beauté ! Lunettes de soleil pour les lifting et les blépharoplasties ! Les faits : le lifting et la blépharoplastie sont des interventions chirurgicales lourdes. Une fois sortie de la clinique, il est préférable de rester au repos sans compter les oedèmes, qui demandent une éviction sociale d'une dizaine de jours minimum... Et pourquoi pas au bord de la piscine ! Les précautions : il n'y a pas de grosse contre indication, mis à part la protection solaire : « Écran SPF 50+, lunettes fumées et chapeau s'imposent au moins pendant 15 jours après l'opération, note le docteur Benouaiche, pas de plongeon en piscine, ni à la mer... Les cicatrices se résorbent au bout de cinq jours pour les paupières, huit jours pour le lifting. » En général, on n'est pas présentable avant deux bonnes semaines ! Panty pour les lipoaspirations Les faits : farniente et sieste, c'est l'idéal après une opération esthétique comme la lipoaspiration, qui laisse quand même de nombreux hématomes ! Les précautions : la grosse contrainte avec une chirurgie du corps, c'est le port d'un panty, sorte de gaine moulante, qu'il faut garder au moins un mois de jour comme de nuit, au risque d'avoir mal et de récupérer un effet vague sur les cuisses ou le ventre ! « On peut le retirer pour prendre sa douche bien sûr. Mais pour une baignade en piscine ou à la mer, il va falloir patienter 8 à 10 jours », avertit le docteur Benouaiche. Côté soleil, il faut se couvrir d'écran à très haute protection, et ne pas hésiter à le doubler avec un vêtement léger du genre chemise en coton, tunique... « Vous aurez quelques bleus, qu'il faut protéger absolument pour ne pas développer de taches à la place. Le mieux, c'est encore de conserver son panty pour se baigner ! » Si vous prenez l'avion, votre médecin devra vous prescrire des anticoagulants ! Attention à la nage pour les prothèses mammaires Les faits : cette opération délicate induit l'arrivée d'un corps étranger, avec des cicatrices. On y va en douceur ! Les précautions : rien de très glam, puisque le soutien-gorge de compression est de rigueur pendant deux mois, et 24 heures sur 24... À mettre sous votre maillot de bain une pièce bien sûr ! Sans oublier les bas de compression, à porter jusqu'à la reprise d'une marche dites « normale ». « En général les patientes sont fatiguées durant les 3, 4 jours qui suivent l'opération, ajoute le docteur Benouaiche, vous pouvez vous doucher au bout de 4 jours, vous baigner rapidement au bout de 10 minutes. Pour les plaisirs de la piscine et la mer, attendez trois semaines et un bon mois pour reprendre une activité nautique douce, comme la nage : tout dépend du temps de cicatrisation. Vous pourrez prendre l'avion 72 heures après l'intervention et dans ce cas, porter des bas de compression de grade 2. » Peelings, lasers et lumières pulsées ? Attention au soleil ! Le peeling fragilise la peau ! Les faits : la peau subit une brûlure en surface, peu compatible avec les rayons UV. Les précautions : c'est un des soins à proscrire dès que les beaux jours arrivent. Quand on fait un peeling moyen, la peau est à vif. Suite à la desquamation qu'elle a subi, elle est ultra-sensible au soleil. Avec les rayons, il y a risque de tache, ce qui va à l'encontre de l'effet recherché ! « Mais on peut le remplacer par un soin au laser Erbium Yag, pour un léger coup d'éclat, sans contre indication solaire », propose Catherine Navarro. Photo rajeunissement, attention au bronzage ! Les faits : il s'agit de gommer les imperfections de la peau avec un laser, qui touche le collagène, mais aussi l'épiderme. Les précautions : « Le laser ND Yag Fotona, permet un soin sans précaution particulière », affirme le docteur Navarro. Il ne décape pas la peau, et les petites rougeurs dues au traitement se résorbent en quelques heures. En revanche, pour les autres lasers, aux traitements plus lourds, sachez qu'ils interagissent avec les rayons, et vont pigmenter les zones bronzées, du coup, vous risquez de vous retrouver avec des taches. On doit donc éviter toute exposition solaire 15 jours avant et 15 jours après le soin, même en ville ! Après la séance, en plus d'un écran total, évitez la piscine et la mer, le temps que disparaissent petites irritations et rougeurs, à réparer et hydrater avec une crème adaptée. Les traitements des taches pigmentaires s'annulent ! Les faits : le laser va cibler de façon sélective les pigments foncés qui apparaissent sur les mains, ou le visage.Les précautions : en faisant un traitement anti taches l'été, (au Q-Switch pour les taches de vieillesses ou le Fraxel pour les masques de grossesses), la peau est traumatisée, et les taches peuvent foncer encore plus ! Pour parer à cette réaction cutanée, il faut se couvrir continuellement d'un SPF 50, rester à l'ombre, bref... tout sauf profiter du beau temps. Sans compter que si les taches reviennent, vous avez fait le traitement pour rien. À reporter donc au creux de l'hiver ! L'épilation définitive demande une protection irréprochable Les faits : de la même manière que pour les taches, la lumière pulsée cible les pigments des poils. Les précautions : le laser ndYag, utilisé dans l'épilation définitive, est tout à fait adapté aux peaux bronzées, et ne craint pas le soleil, ce qui n'est pas le cas avec le laser Alexandrite. Pour ce dernier, on devra éviter toute exposition solaire, 15 jours, 3 semaines après les séances, au risque de prendre des coups de soleil, même avec une crème haute protection. Quand on démarre un traitement d'épilation définitive, on doit prévoir une dizaine de séance. Pour respecter l'écart d'un mois entre les deux, l'idéal est de faire une séance avant les vacances et reprendre à la rentrée. Injections et skinbooster, vous avez le feu vert ! Pour les injections, soit de comblement, volume, mésolift, ou toxine botulique, il n'y a pas de réelles contre-indications. La seule précaution à prendre, c'est de ne pas s'exposer au soleil s'il y a des petites marques de piqûres ou des petits bleus dus aux injections, qui risquent de se pigmenter avec le soleil. Radio fréquence ? Si vous souhaitez profiter de l'été pour raffermir votre peau et gommer vos ridules, optez pour des séances de radio fréquence bipolaire ou multipolaire, qui agit en chauffant les tissus et en stimulant le collagène. Comme il n'y a aucun effet sur la surface de la peau, il n'y a aucune contre indication. Source : e-santé Marie Munoz pour le Magazine Côté Santé
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Dépistage organisé du cancer du sein : arrêter ou continuer ?
Chaque année en France, 12 000 femmes meurent d’un cancer du sein. Un rapport de l’Institut national du cancer (Inca) vient de faire le point sur le dépistage organisé (DO). Il préconise une profonde modification de ce dépistage, voire de l’arrêter purement et simplement, et une meilleure information des femmes. La ministre de la Santé annoncera un plan d’action à la fin de l’année. En attendant, les femmes ne savent plus quoi faire... Le dépistage organisé du cancer du sein remis en cause Depuis que le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en 2004 en France, à l’attention de chaque femme de 50 à 74 ans, sans facteur de risque particulier, qui est invitée à réaliser une mammographie tous les deux ans. Le principe repose sur une idée simple : plus on dépiste un cancer tôt plus on a de chance de le guérir et moins les traitements sont lourds pour la femme. Pourtant, actuellement, ce dépistage fait débat. « Si certains scientifiques sont persuadés de l’intérêt indéniable du dépistage, d’autres pensent qu’il est plus délétère qu’efficace », peut-on lire dans le rapport de l’Inca qui pointe une « absence de consensus scientifique en ce qui concerne l’évaluation du rapport bénéfices (baisse de la mortalité et du nombre de cancers graves) / risques (sur-diagnostics et sur-traitements) associé au dépistage organisé du cancer du sein ». Dépistage organisé du cancer du sein : et si certaines femmes étaient traitées inutilement ? Le premier pavé dans la marre est une analyse publiée dans The Lancet en 2000 constatant l’inutilité du dépistage en terme de mortalité par cancer du sein. D’autres études suivront qui se contredisent. Certaines comme celles du Centre International Contre le Cancer (Circ) concluent à l’efficacité du dépistage en 2001 et 2015 ; d’autres comme celles de la collaboration Cochrane (institut de chercheurs indépendants), dont les dernières données publiées en 2013 dans le British Medical Journal portent sur sept essais et 600 000 femmes de 39 à 74 ans, notent que pour 2000 femmes invitées à participer à un dépistage au cours d’une période de 10 ans, un décès par cancer du sein sera évité tandis que 10 femmes en bonne santé seront traitées inutilement ! Les résultats stipulent, par ailleurs, que « la mortalité liée à un cancer du sein était comparable dans les deux groupes, même si les cancers détectés dans le groupe “mammographies” étaient en moyenne plus petits », rappelle le rapport de l’Inca Le dépistage doit entraîner une baisse de mortalité Selon les études, la baisse de mortalité dans le cancer du sein grâce au dépistage est évaluée entre 0,05% et 48%. « En tout cas, il semble que la mortalité observée soit moins diminuée qu’attendu dans les années 90, d’où le doute affiché de certains chercheurs et professionnels de santé », reconnaît l’Inca. Et quand la mortalité baisse, est-ce lié au dépistage, ou aux progrès des traitements et des soins ? En 2011, une publication dans le British Medical Journal démontre que la mortalité liée au cancer du sein a chuté de 20 % environ dans tous ces pays entre 1989 et 2006, un taux retrouvé à la fois chez les femmes dépistées et non dépistées. Pour l’auteur, le Dr Philippe Autier, épidémiologiste et directeur de recherche à l’International Prevention Research Institute de Lyon, il n’y a pas vraiment de doute : « Le but du dépistage est de détecter des cancers à un stade précoce afin d’entrainer une réduction de l’incidence des cancers avancés et des décès. C’est ce que l’on observe avec le cancer colorectal et le cancer du col de l’utérus dont la mortalité a diminué dans les pays où le dépistage a été mis en place. S’il n’y a pas de diminution, c’est que le dépistage n’est pas efficace ». L’exemple du neuroblastome, une tumeur rare mais mortelle qui touche les enfants, est significatif : un dépistage des métabolites dans les urines a été mis en place dans trois pays. « On y a beaucoup cru, signale le spécialiste mais, avec le recul, les études ont montré qu’il n’y avait pas de différence de mortalité entre les enfants dépistés et non dépistés. On a donc arrêté le programme de dépistage ». Dépistage organisé : des risques de sur-diagnostics et de sur-traitements Les risques de sur-diagnostics de cancer du sein sont de plus en plus souvent évoqués. On parle de sur-diagnostic quand un diagnostic de cancer du sein est posé alors que la tumeur n’aurait jamais ennuyée la femme de son vivant. En effet, on sait aujourd’hui que l’évolution du cancer du sein n’est pas aussi linéaire que l’on pensait au départ : autrement dit, il y a des petites lésions qui n’évolueront jamais ou tellement lentement que les femmes décèderont d’une autre maladie. Plusieurs études montrent, en effet, que les cancers in situ (petites lésions) ne sont pas devenus invasifs des années plus tard en l’absence de traitement. Le problème, souligne l’Inca, c’est que « nous ne disposons pas actuellement de moyens permettant de distinguer les tumeurs qui évolueront en tumeur infiltrante de celles qui resteront inoffensives ». A défaut, on traite toutes les femmes. Selon le Dr Autier, « quand le dépistage organisé n’existait pas, on avait moins de 1% de cancers in situ, aujourd’hui, on en trouve 10 à 20%, une véritable épidémie ! ». Selon les études, des taux de sur-diagnostics allant jusqu’à 54% sont avancés. Là encore, il n’y a pas de consensus chiffré : l’étude Paci estime que pour un dépistage débutant à 50 ans, deux décès seront évités pour un cas de sur-diagnostic… L’étude Marmot suggère que pour un décès évité, il y aura trois sur-diagnostics. Or, qui dit sur-diagnostic dit sur-traitement, c’est-à-dire tumectomies (ablations de la tumeur) et mastectomies (ablation du sein) non justifiées, sans compter l’angoisse dans laquelle sont plongées les femmes. Une étude sur 16 millions de femmes, publiée dans le JAMA en 2015, suggère que lorsqu’une anomalie est détectée, « une surveillance active peut-être parfois préférable à un traitement immédiat ». C’est la pratique adoptée pour le cancer de la prostate pour lequel aucun dépistage organisé n’a été proposé aux hommes en raison des séquelles engendrées par les traitements. Arrêt du dépistage organisé ou simple toilettage ? Face à l’absence de consensus scientifique sur l’intérêt du dépistage organisé pour le cancer du sein, l’Inca envisage deux scénarios : Soit l’arrêt du programme de dépistage organisé : dans ce cas, la pertinence d’une mammographie devra être discutée entre la femme et son médecin traitant ou son gynécologue qui devront tenir compte des facteurs de risques personnels de la patiente (antécédents familiaux, âge, etc.). Soit le déploiement d’un nouveau dépistage organisé : dans ce cas, l’information donnée aux femmes devra faire état des incertitudes et controverses existantes sur le dépistage « de la manière la plus claire possible » afin qu’elles puissent décider en connaissance de cause de participer au dépistage ou pas. Il y a un an, un collectif de médecins et scientifiques indépendants, estimant que le dépistage systématique doit être réévalué de toute urgence, a créé un site Cancer Rose afin d’aider les femmes à dire oui ou non à la mammographie. « Si les femmes sont convaincues que le dépistage peut leur être utile, il faut qu’elles le fassent mais en étant loyalement et complètement informées. Or, jusqu’à présent le discours est unilatéral, pour ne pas dire culpabilisant vis-à-vis des femmes », souligne le Dr Cécile Bour, radiologue à Metz.
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Crise d'épilepsie : l'activité sportive en toute quiétude
Les sports collectifs, l'athlétisme, les sports de raquette etc. sont à pratiquer sans limite même lorsque l'on souffre d'épilepsie. Une réserve importante cependant pour les sports mécaniques, nautiques ou aériens : du fait d'un risque vital ou de blessure grave en cas de crise d'épilepsie lors de l'activité sportive, l'épilepsie doit être équilibrée depuis une longue période et le neurologue doit donner son feu vert. Sport : l'épilepsie n'est pas un prétexte à contre indication ! L'épilepsie -ces décharges anormales d'influx nerveux dans le cerveau- est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine (1% de la population, soit 500 000 personnes en France). L'idée reçue que l'épilepsie serait une contre-indication à toute activité physique vient de loin. On a longtemps cru que les microtraumatismes crâniens occasionnés par le sport pouvaient aggraver l'épilepsie et générer une crise d'épilepsie. Ce "raccourci" n'a aucun fondement scientifique.L'autre argument est le risque d'accident au cours d'une crise. Ce qui est potentiellement vrai pour certains sports (sports mécaniques, aériens etc.) ne doit pas porter ombrage à de très nombreux autres sports praticables, dénués de tels risques comme la course à pied ou les sports collectifs.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) : « A l'école, la dispense de toute activité sportive devrait rester l'exception, rare et passagère. 60% des épileptiques pratiquent une activité physique, c'est moins qu'en population générale. Idées reçues et surprotection y sont pour beaucoup mais aussi la réalité des effets secondaires potentiels des traitements (fatigue, somnolence) qui peut décourager. Alors qu'au contraire, une activité physique peut probablement améliorer cette fatigue et contribuer à resocialiser les patients ». Le sport, une solution anti-crise d'épilepsie ? En préambule, il faut distinguer le type de sport. Celui pratiqué en anaérobie (efforts intensifs, conditions extrêmes) serait plutôt protecteur vis-à-vis de la survenue de crises via les modifications d'acidité et de métabolisme du cerveau qui tendent à empêcher les neurones à entrer en fonctionnement pathologique comme au cours de la crise d'épilepsie. Mais la grande majorité des activités sportives se font dans le cadre d'un métabolisme aérobie (puissance soutenue, ventilation). Le sport augmente le niveau de vigilance, ce qui peut avoir un effet antiépileptique (contrairement à ce que l'on croit, une crise d'épilepsie survient plus volontiers au repos, endormi ou peu occupé). Certaines voies de stress sont activées qui modifient l'activité cérébrale par le biais d'hormones endogènes comme les neurostéroïdes mais qui affectent aussi les neurotransmetteurs comme la sérotonine, la noradrénaline ou la dopamine. Dans les faits, il est rarissime qu'une crise d'épilepsie soit déclenchée au cours d'un sport. Globalement, le fait de reprendre l'entraînement améliore l'épilepsie et dans une étude, un tiers des personnes épileptiques a réduit la fréquence de ses crises grâce à la reprise de l'activité sportive (1). Sur l'encéphalogramme, les anomalies de l'activité cérébrale sont discrètement réduites.Dr Huberfeld : « De nombreux mécanismes interviennent dans cette amélioration de l'épilepsie, sans qu'ils soient complètement élucidés. Une épilepsie s'aggrave en cas de stress, de dépression, d'anxiété. Or la reprise d'une activité sportive et sociale, un challenge, la sensation de bien-être, un comportement apaisé (stress, anxiété), un risque de dépression diminué etc. tout cela est positif. On l'a montré chez des rats mais pas encore suffisamment clairement chez l'homme : soumis à un programme sportif, il faut les stimuler beaucoup plus fort pour que la crise d'épilepsie se déclenche. Grâce aux efforts sportifs, leur épilepsie est alors moins sévère et les crises surviennent plus tardivement ». Course à pied ou sport collectif, aucune limite en cas d'épilepsie Que l'épilepsie soit équilibrée ou non (crises plus ou moins fréquentes), elle ne représente pas une contre-indication médicale à : la course à pied, les divers sports d'athlétisme, la plupart des sports de contact (judo, lutte, etc.), les sports collectifs sur le terrain (baseball, basket-ball, football, rugby, volley-ball, etc.), les sports de raquette (squash, tennis de table, tennis, etc.), la danse, le golf, le ski de fond.Une quantité de sommeil suffisante et stable est bienfaisante pour l'épilepsie. Il convient de bien s'hydrater et de ne pas oublier de prendre ses médicaments. Ski, équitation ou natation... précautions requises Des précautions sont nécessaires pour certains sports plus à risque (surveillance, port de casque ou de gilet de sauvetage, vitesse limitée) mais praticables par une majorité de personnes épileptiques : ski alpin, natation en piscine et encore plus en mer, ski nautique, escrime, gymnastique, équitation, cyclisme, patinage, roller et skateboard, musculation.Dans tous les cas, le médecin et les personnels encadrant doivent être avertis de la maladie. Sports mécaniques ou escalade... tout dépend de la fréquence des crises d'épilepsie Avant d'envisager la pratique des sports mécaniques au sens large, de l'aviation, de l'escalade, de l'alpinisme, du parachutisme, du deltaplane, du saut à ski ou des plongeons, de la planche à voile ou du surf... il faut se poser une question : quelle est la fréquence des crises ? Si l'épilepsie est parfaitement équilibrée depuis plusieurs années, aucun sport n'est véritablement interdit, même s'ils restent considérés comme dangereux. Le sport de compétition ou de haut niveau n'est pas incompatible avec l'épilepsie. Dr Huberfeld « En règle générale, ce type d'activité sportive est contre-indiqué, sauf quand l'épilepsie est totalement équilibrée, c'est-à-dire qu'il n'y a eu aucune crise d'épilepsie depuis un an sans traitement - ce qui me semble personnellement trop court comme délai- et cinq années avec traitement et sans crise d'épilepsie depuis au moins 10 ans. Cette plus grande tolérance est issue des récentes recommandations de la Ligue Internationale contre l'épilepsie (2). En revanche, la plongée sous-marine reste un sport très fortement déconseillé ». Dr Huberfeld : « Il ne faut pas oublier que l'épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. De plus, le traitement antiépileptique se prend à heure fixe et la pratique sportive ne doit pas bouleverser ce rythme - avoir son traitement sur soi, signaler la maladie sur une fiche conservée en poche, surtout en déplacement loin de chez soi- . Il faut aussi se rappeler qu'à chaque modification de traitement la maladie peut se déstabiliser ». Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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L'hygiène intime de la grande voyageuse
Vous partez en voyage à l'autre bout du monde... ou suffisamment loin pour vous poser des questions sur ce qu'il faut emporter dans vos bagages. Votre hygiène générale et votre hygiène intime peuvent vous poser question : vais-je trouver des toilettes convenables, comment vais-je me laver, etc. Voici donc quelques informations pour rester zen et fraîche partout dans le monde.Les toilettes, ce ne sont pas les mêmes sur toute la planète !Dans certains pays, vous trouvez des toilettes à la turque voire des latrines, des toilettes sans papier mais avec un petit tuyau d'eau pour vous laver... Parfois vous aurez un saut d'eau à jeter après avoir fait vos besoins, et en d'autres lieux, vous tomberez sur des toilettes sèches où vous devrez ajouter des copeaux de bois au lieu de tirer la chasse d'eau. Et parfois même, vous serez contrainte à faire comme les hommes préhistoriques, trouver un petit coin isolé dans la nature.Le papier n'est pas toujours fourni...Soyez prévoyante, même les toilettes VIP peuvent manquer de papier. Pensez à apporter avec vous un rouleau de papier pour être tranquille, ou bien des mouchoirs en papier, plus discrets à transporter ! La cuvette est sale ?Restez zen si vous le pouvez. Dîtes-vous déjà qu'aucune maladie ne s'attrape sur le siège des WC. Seule votre peau sera à son contact donc vous ne risquez aucune infection sexuellement transmissible. C'est seulement désagréable. Installez-vous sans vous asseoir, cela fera travailler les muscles de vos cuisses ! Ou si vous tenez à vous asseoir, isolez-vous avec vos mouchoirs. Une aide plus élaborée consiste à apporter avec vous un protège-cuvette en papier léger. Il peut ensuite être éliminé avec le papier toilette en tirant la chasse d'eau.Les WC turcs, ce n'est pas votre tasse de thé ?Appréciez-les pourtant ! Elles sont très hygiéniques et de plus, la posture accroupie est la meilleure de toutes pour faire travailler votre périnée et expulser ce que votre corps doit expulser dans le respect des mécanismes de votre corps. Si vraiment vous accroupir vos insupporte, prévoyez un dispositif adapté pour uriner debout. Il s'agit d'une sorte d'entonnoir en silicone, en plastique et il est alors réutilisable. Il en existe aussi en papier imperméabilisé jetable. Vous trouverez ces ustensiles sur internet ou vous pouvez vous entraîner à en fabriquer un avec un plastique un peu rigide ou du papier sulfurisé. Attention, avec cette option, faites des essais chez vous avant de partir en voyage !Faut-il apporter un nettoyant intime spécifique ?Si vous n'avez jamais eu de mycose, d'irritation intime, d'infection urinaire ou de brûlures au niveau de la vulve, c'est que votre flore intime est excellente. Ce n'est pas la peine de prévoir un produit spécifique, le gel douche ou le savon vous convient, puisque vous l'utilisez depuis des années et que vous vous en trouvez bien. Si vous souffrez régulièrement d'irritations, de mycoses ou de soucis intimes, il est préférable de prévoir un produit adapté. Le plus pratique en voyage, c'est un pain surgras, facile à transporter et respectant votre intimité.Et les lingettes pour toilette intime ?Vous pouvez y avoir recours si vous les avez déjà utilisées et qu'elles vous conviennent. Mais si vous pensez avoir une fragilité vulvaire, elles sont déconseillées, ne nettoyant pas aussi bien que l'eau courante et laissant des substances chimiques sur votre muqueuse.Mes règles en voyage ?$$Si vous prenez une contraception orale, vous avez la possibilité d'enchaîner deux plaquettes de pilule de façon à zapper les 7 jours d'arrêt. Vous éviterez ainsi de saigner entre deux plaquettes. De plus, la sécurité contraceptive est ainsi augmentée, et vous n'augmentez pas les risques liés à la pilule. Cependant, si vous enchaînez plusieurs plaquettes, vous risquez de voir apparaître des petits saignements un peu n'importe quand, les spottings. Si vous craignez le manque de serviettes ou de tampons, pensez à la coupe menstruelle, minibol en silicone recueillant en intravaginal le sang des règles. Mais surtout, testez-la avant de partir, son usage nécessitant un geste à intégrer. Quels sous-vêtements en voyage ?$$ L'idéal, ce sont les dessous en matières naturelles, coton, soie, lin, car ils entraînent le moins d'infections et d'irritations. Evitez donc les matières synthétiques. Ne pensez pas éviter de changer de sous-vêtements en portant des protège-slips. Ils sont pratiques un ou deux jours par mois, mais à éviter absolument au quotidien pour leur effet asséchant sur la vulve, effet prédisposant à toutes les infections et irritations. Si vous êtes sujettes aux mycoses...Vous pouvez apporter avec vous une boîte d'ovules dans votre trousse à pharmacie. Car c'est désagréable de se trouver à une pharmacie alors que vous ne savez pas parler la langue du pays, et devoir expliquer que cela vous démange à l'entrejambe !La prévention sexuelle, c'est important aussi !Les voyages, c'est idéal pour les rencontres amicales... ou amoureuses. Si vous partez dans un lieu reculé, pensez à apporter avec vous des préservatifs non périmés. Dans le même état d'esprit, apportez aussi une pilule du lendemain, Norlevo® ou EllaOne® afin de pouvoir prévenir une grossesse non désirée. Et même si vous n'avez pas l'âme aventureuse en amour, cela pourrait vous servir à dépanner des amis et éviter des catastrophes évitables... Et pour la toilette intime, les conseils restant valables partout.Surtout ne vous lavez pas avec un gant de toilette, la main et l'eau courante sont bien plus propres. Les gants de toilette sont des nids à microbe ! L'eau pure de la douche suffit à laver la zone intime, car les sécrétions naturelles sont hydrosolubles. Si vous manquez de gel douche ou de gel intime, n'en faites pas un drame.Lavez-vous toujours de l'avant vers l'arrière, de manière à ne pas rapporter les bactéries présentes au niveau de l'anus vers votre zone vaginale ou urinaire.Au total, parmi tous ces conseils, à vous de choisir l'essentiel pour vous. En effet, il est bon aussi de savoir voyager léger ! Source : e-santéDr Catherine Solano, médecin sexologue
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Mon maquillage au beau fixe !
Vous rêvez d'un maquillage qui tient malgré la chaleur de l'été, l'ambiance surchauffée des boites de nuit, les plongeons dans la grande bleue ? Lisez les astuces de Max Herlant, Maquilleur conseil Yves Rocher et de Nina Haverkamp, Make-up artist consultante pour Galénic. Chaleur, sable, eau..., en été, faire tenir son maquillage relève, à priori, d'une gageure. Le mascara coule, le fond de teint ne tient pas, le rouge à lèvres file à peine posé. « C'est normal, explique Nina Haverkamp, la chaleur et la transpiration sont les grands ennemis du maquillage. Mais heureusement, pour celles qui veulent à tout prix se maquiller et défier la nature, il existe des solutions. » Un masque absorbant pour préparer le terrain Appliquez deux fois par semaine un masque purifiant ; à base de kaolin, d'argile ou de talc, il matifie et resserre les pores pour faire la peau nette et neutraliser à la fois les impuretés cutanées qui brouillent le teint et l'excès de sébum qui donne à l'épiderme cet aspect luisant. La peau ainsi préparée, le maquillage tiendra bien mieux. La base de Teint : la toile de fond Pour faire tenir un maquillage sous la chaleur de l'été il est important de ne pas mettre de crèmes trop riches ou trop nourrissantes. « Choisissez un soin de jour fluide puis appliquez une base de maquillage. Celle-ci dépose un film protecteur à la surface de la peau qui non seulement va freiner l'action du sébum mais va également avoir un effet barrière et donc prolonger la tenue du maquillage, surtout si l'on applique un fond de teint », conseille Max Herlant. Fond de teint ou BB cream ? Le fond de teint est idéal pour les dîners à la chandelle ou sous les étoiles car il illumine la peau et unifie le teint. Mais lorsque la température monte, il a tendance à se liquéfier et à être pompé par la transpiration. « Avec l'application d'une base protectrice, le fond de teint n'est pas absorbé par la peau et reste stable, explique Max Herlant qui recommande de bien faire pénétrer le produit en massant puis de poudrer ensuite car, précise-t-il, lorsqu'un fond de teint est bien travaillé, l'eau a un effet tampon et fixe le produit sur la peau. » Vous pourrez aussi opter pour un fond de teint matifiant, compact ou pas, enrichi en actifs capteurs d'humidité (poudres minérales encapsulées, coton ou maïs, microsphères de silice...). On peut cependant préférer utiliser, en journée, sous les UV, une DD cream ou une BB cream. Ces petits bijoux de peau intègrent aujourd'hui dans leur formule des indices de protection solaire allant parfois jusqu'à des SPF 25. Ils n'ont, certes, pas du tout le même usage qu'un fond de teint, mais ces embellisseurs de teint, répondent au désir de laisser sa peau respirer. « C'est une solution idéale en été, une saison où l'on a envie de légèreté sur le visage et moins de matière », constate Nina Haverkamp. Faites-vous un oeil de biche Pour les yeux, pensez, là encore, à utiliser une base paupières fixatrice. Elle agit comme un agent adhérent et permet de fixer le maquillage. Appliquez-en une très petite quantité afin de ne pas surcharger l'oeil. « Il faut que ce soit le plus léger possible, indique Max Herlant qui recommande l'emploi, si possible, de crayons et mascaras waterproof car ce sont, dit-il, les formules qui résistent le mieux à la chaleur. » Si vous n'avez pas de produits résistants à l'eau, il conseille d'utiliser votre crayon khôl classique et de repasser par-dessus une ombre à paupières poudre de la même couleur. Nina Haverkamp, quant à elle, propose de mettre une touche d'un fond de teint léger sur la paupière puis de poudrer légèrement afin d'éviter les paquets lors de la pose du fard. Aujourd'hui, vous avez le choix entre le fard sec ou le fard crème, facile à poser et qui se décline en formule résistantes à l'eau. L'art du naturel Pour un maquillage des yeux naturel et facile, Nina Haverkamp vous livre une de ses astuces : « Posez sur la paupière mobile, jusqu'au sourcil si vous le souhaitez, une noisette d'un produit très gras et transparent, un peu comme de la vaseline. Cela donnera à votre regard un éclat inégalable ! Terminez par une couche de mascara. » Optez pour un mascara waterproof ou tentez la teinture de cils. Avec un mascara waterproof, vous éviterez l'oeil charbonneux au premier plongeon. Les pigments utilisés pour ces produits forment un film sur les cils et ne se mélangent pas à l'eau ou à la transpiration. Pour garder l'oeil vif et donner l'impression qu'on est aussi fraîche à minuit qu'à l'heure du petit déjeuner, l'idéal est de recourir à la teinture de cils. Elle permet de se passer de mascara tout en ayant l'air maquillé. L'esthéticienne colore les cils un à un. Les vingt minutes de pose sont indispensables pour assurer la tenue de la teinture qui peut durer de trois à quatre semaines. « La teinture de cils c'est mon truc à moi, décrète Nina Haverkamp. Juste avant l'été, c'est très pratique et sur des cils courts, on gagne en plus en longueur. » Une bouche impeccable Choisissez de préférence un rouge à lèvres mat ou semi-mat qui reste plus tenace par rapport à un gloss ou à un brillant, certes plus agréable à porter en été. Si vous préférez un rouge à lèvres brillant, coloriez toute la surface des lèvres avec un crayon à lèvres concentré en pigments puis posez un baume ou votre brillant à lèvres. Effet glamour assuré. Pensez aux petits buvards de poche et à la poudre de soleil À la différence du voile de poudre déposé le matin en prévision d'éventuelles luisances, les mini-papiers pré-imprégnés, à tamponner sur les zones grasses luisantes, permettent de faire des retouches tout au long de la journée sans s'encombrer d'un poudrier. Quant à la poudre de riz, utilisée depuis le XIXe siècle, elle évoque la douceur de nos grands-mères aux peaux veloutées ; à base d'amidon de riz, elle n'a pas son pareil pour absorber et réguler transpiration et sébum et se décline aujourd'hui en poudre de soleil pour donner une mine hâlée et un teint très naturel. Autobronzant : attrape-soleil Il oxyde les cellules de la couche cornée de l'épiderme donnant ainsi en quelques heures un aspect hâlé. Avec lui on est maquillée pour plusieurs jours ! Mélangez l'autobronzant à une crème hydratante pour que le produit s'étale plus facilement. Unifiez la couleur entre le nez et la bouche et terminez par le menton en étirant le produit vers le cou. Maquillez, fixez ! Si votre maquillage n'existe pas en waterproof, fidélisez-le à l'aide d'un produit fixateur qui dépose sur le visage un voile insoupçonnable et résistant empêchant toute migration des poudres ou des crèmes teintées durant la journée. Source : e-santé Élisabeth de la Morandière pour le magazine Côté Santé
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Grossesse : la stimulation ovarienne
Les troubles de la fertilité peuvent avoir différentes origines, parfois combinées.Les traitements proposés sont donc aussi très différents.On recourt à la stimulation ovarienne en cas de troubles de l'ovulation et dans le cadre d'une fécondation in vitro ou d'une insémination. Dans quels cas la stimulation ovarienne est-elle proposée ? Un traitement par stimulation ovarienne est proposé aux femmes qui présentent des troubles de l'ovulation : une absence d'ovulation ou anovulation, ou une anomalie de l'ovulation, ou dysovulation. Le fait de stimuler les ovaires à l'aide d'un traitement permet d'obtenir une ovulation normale et de multiplier le nombre de follicules.Ce coup de pouce peut suffire à un couple pour concevoir un enfant, à condition bien sûr que des ovaires capricieux soient la seule cause de l'infertilité. La stimulation ovarienne peut également être utilisée dans le cadre d'une technique d'aide médicale à la procréation plus sophistiquée, c'est-à-dire avant une insémination intra-utérine ou une fécondation in vitro. En pratique, comment se déroule le traitement par stimulation ovarienne ? Il s'agit de traitements hormonaux, dont les protocoles sont variables.Dans le cas d'une simple stimulation ovarienne, on recourt en première intention à du citrate de clomifène, un médicament hormonal que l'on prend par voie orale pendant 5 à 7 jours à partir du 2ème jour du cycle. Le citrate de clomifène induit une sécrétion de FSH, hormone responsable des follicules.En cas d'échec (après 5-8 cycles environ selon les cas), on utilise un autre traitement hormonal, à base de gonadotrophines (FSH ou LH), lequel s'injecte et agit directement sur les ovaires. Ces dernières injections peuvent se faire en intramusculaire ou en sous-cutané.Dans le cadre d'une fécondation in vitro ou insémination intra-utérine, le traitement est identique, sauf qu'il est précédé d'un traitement visant à bloquer la production hormonale, ce qui permet ensuite de contrôler totalement le cycle ovarien. Ce traitement dit de blocage s'injecte au 1er jour du cycle. Ensuite, ce sont les injections de gonadotrophines qui prennent le relais. Enfin, lorsqu'un follicule atteint une taille suffisante, on injecte cette fois-ci une autre hormone (gonadotrophine chorionique) pour déclencher l'ovulation (libération de l'ovocyte), dans les 37 à 40 heures. On peut alors procéder à la ponction ovocytaire en vue d'une fécondation in vitro ou à l'insémination. Stimulation ovarienne : une double surveillance s'impose... Dans les deux cas, un suivi minutieux et rapproché est mis en place. Il repose sur des dosages hormonaux (prises de sang) et sur des échographies.On vérifie ainsi l'efficacité du traitement hormonal sur les ovaires, on surveille la maturation des follicules, on programme les rapports sexuels dans le cadre d'une stimulation ovarienne simple et on peut aussi ajuster le traitement afin de limiter les risques d'une grossesse multiple. Quels sont les risques de la stimulation ovarienne ? Excepté des troubles de la vue (vision double) réversibles, le traitement par citrate de clomifène ne comporte pas d'effet secondaire.En revanche, les injections de gonadotrophines peuvent provoquer : des sensations de jambes lourdes, avec pesanteur dans le bas-ventre, troubles de l'humeur, légère prise de poids, troubles digestifs, gêne respiratoire... Dans de rares cas, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne se manifeste par un gonflement des ovaires et un risque de phlébite.Mais la conséquence la plus frappante de la stimulation ovarienne est psychologique. Après tant d'attente, beaucoup d'espoirs sont placés dans ce traitement, lequel peut devenir obnubilant, comme une obsession.A savoir : la stimulation ovarienne est contre-indiquée en cas d'antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC), de cancer ou de graves troubles de la coagulation. Isabelle Eustache
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Cancer du sein : la chirurgie robot-assistée pour préserver la féminité
Chaque année, Octobre Rose mobilise contre le cancer du sein, en France comme à l'étranger. L'occasion de se pencher sur un espoir formidable pour les femmes qui doivent subir une ablation du sein-mastectomie : la chirurgie robot-assistée. Cette technique inédite sera testée à partir de cet automne à Gustave Roussy (Villejuif). Elle permettra, lors d'une même opération, la mastectomie et la reconstruction mammaire en ne laissant plus que deux cicatrices discrètes, sous l'aisselle, sans aucune cicatrice sur le sein comme c'est le cas aujourd'hui. L'ablation du sein robot-assistée, pour un résultat esthétique Parfois, en cas de cancer, l'ablation du sein (mastectomie) est nécessaire. Cette pratique est en nette diminution car les chirurgiens privilégient le plus possible la conservation du sein (tumorectomie). Néanmoins, lorsque la tumeur est étendue ou s'est développée en plusieurs endroits du sein (tumeur multifocale), il n'existe pas d'autres solutions. On réalise aussi des mastectomies prophylactiques, pour prévenir des cancers du sein héréditaires.A chaque fois que c'est possible sur le plan médical -fort heureusement de plus en plus souvent- les chirurgiens proposent une reconstruction mammaire immédiate. Cela dépend des habitudes des chirurgiens et du souhait des femmes. La radiothérapie après mastectomie, à cause de laquelle on différait la reconstruction du sein, ne contre-indiquent aujourd'hui presque plus la reconstruction immédiate.Pourtant, même lorsque la conservation de l'aréole est envisagée pour un meilleur résultat esthétique, les chirurgies habituelles (par prothèses gonflables ou « autologues » c'est à dire uniquement avec les tissus de la femme -lambeaux et graisse- prélevés par exemple au niveau du dos et du ventre) laissent sur le sein des cicatrices visibles et définitives. Elles sont source de souffrance psychologique pour la femme et augmentent le risque de complications (réouverture de la plaie à cause de la prothèse, obligation de retirer la prothèse, risque infectieux etc.). Dr Benjamin Sarfati, chirurgien plasticien, responsable du projet Robot en sénologie à Gustave Roussy : « Notre idée est d'utiliser le robot afin de réaliser l'ablation totale du sein, puis lors de la même chirurgie, sa reconstruction mais cette fois-ci en ne laissant que deux cicatrices, au niveau de l'aisselle. L'objectif est double : la cicatrice sous le bras est bien plus discrète, sans aucune cicatrice sur le sein lui-même comme c'est le cas aujourd'hui, mais on espère aussi que le risque de complications sera moindre car la cicatrise ne sera plus en regard de la prothèse. »Seule l'utilisation du robot permet d'espérer un tel résultat, grâce à des incisions minimes (trois "trocarts" seulement, sous le bras). Le robot permet de travailler sous certains angles impossibles à obtenir avec la main de l'homme. Une caméra endoscopique permet d'avoir une vue directe "à l'intérieur" du sein. L'ablation du sein robot-assistée, pour quelles femmes ? Le robot permet de retirer le sein par une unique cicatrice de 5 cm sous l'aisselle, puis le chirurgien place lui-même la prothèse via ce même orifice axillaire comme on le fait déjà en chirurgie esthétique.La chirurgie robot-assistée pourra être utilisée en cas de mastectomie avec reconstruction immédiate mais uniquement lorsque la conservation de l'aréole et du mamelon est possible. Préserver l'aréole et le mamelon dépend du type de cancer et de la distance entre la tumeur et l'aréole. L'ablation du sein robot-assistée, en pratique L'Institut Gustave Roussy (Villejuif)* est le premier centre au monde à avoir eu l'idée d'utiliser la chirurgie robot-assistée dans ce type de chirurgie. Ce robot (Da Vinci Xi) a déjà fait ses preuves en urologie dans le cancer de la prostate notamment, en chirurgie gynécologique, thoracique et viscérale.Les chirurgiens pensent que les progrès techniques et l’évolution des pratiques dans le cancer du sein participent à une meilleure prise en compte physique mais aussi psychique de cette maladie. L'intervention sera entièrement prise en charge par la sécurité sociale. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Pilule contraceptive de 3ème génération : quel est le risque de maladie cardiovasculaire ?
Trois ans après la crise de la pilule contraceptive oestroprogestative de 3ème ou de 4ème générations, désormais toutes dé-remboursées, il est temps de rassurer les femmes. Ces pilules, efficaces à 99,7%, ont des effets secondaires connus mais limités, en particulier sur le risque de maladie cardiovasculaire, à condition de respecter à la lettre les contre-indications. Elles valent pour l'ensemble des pilules oestroprogestatives : jamais après 35 ans, chez les fumeuses et en cas de surpoids. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : une crise pour rien ? La polémique sur la pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations a débuté en septembre 2012. Elle aura laissé des traces : l'idée fausse que ces pilules sont avant tout dangereuses a eu le temps de marteler les esprits. Elle aura cependant eu le mérite de rappeler qu'il existe des contre-indications à ces pilules, et aux contraceptifs oestroprogestatifs en général. Tout a commencé par le dépôt de plaintes suite à des accidents thromboemboliques (formation d'un caillot sanguin qui bouche un vaisseau, une artère, une veine ou une cavité cardiaque, bloquant l'oxygénation d'un organe) veineux dans ces cas, dont celle d'une jeune femme lourdement handicapée après un accident vasculaire cérébral.Cette crise a eu pour effet une baisse du recours à la pilule contraceptive en général, passant de 50 % à 41 % entre 2010 et 2013 mais surtout une chute de 45% de la prescription des pilules de 3 et 4ème génération. Certaines femmes se sont tournées vers le préservatif (+3,2%), le stérilet ou dispositif intra-utérin DIU (+1,9%), mais aussi, malheureusement, vers d'autres méthodes dites naturelles peu fiables comme les dates de rapports (rapports en dehors des périodes de fécondabilité) ou le retrait (+ 3,4 points) (1). La conséquence fut une augmentation dès l'année suivante, en 2013, du nombre d'interruptions volontaires de grossesse de +4,7 % soit 10 000 IVG de plus par rapport à 2012, soit 217 000 avortements au total.Diane 35, qui n'était pas considérée en France comme une pilule contraceptive mais comme un « traitement anti-acnéique aux propriétés contraceptives », a concentré les critiques. Retirée du marché français, elle a été réintégrée en janvier 2014 sur une directive européenne. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : la réalité du risque de maladie cardiovasculaire Afin de réduire le risque de maladie cardiovasculaire, dont celui d'accidents thromboemboliques artériels, les pilules de 3ème et 4ème générations ont été développées à l'aide de nouveaux progestatifs (desogestrel) comparées à celles de 2ème génération. Elles augmentent cependant légèrement le risque de thrombose veineuse profonde : celui-ci est annuellement de 2 pour 10 000 femmes qui ne prennent pas de contraceptifs oraux, de 4 à 7 pour 10 000 qui utilisent une pilule de 2ème génération, et de 6 à 7 chez les utilisatrices de pilule contraceptive de 3ème génération. Rappelons que la grossesse et le post-partum immédiat confèrent un risque de 10 pour 10 000 !Néanmoins, les pilules de 3ème et 4ème générations ont une place dans le paysage contraceptif : plus que les autres elles réduisent le risque vasculaire artériel (risque d'infarctus du myocarde de 1,8 sous 3ème génération contre 2,1 sous 2ème génération) (2). Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que les accidents thromboemboliques sont avant tout liés aux facteurs de risque de la femme plus qu'à la pilule oestroprogestative elle-même.Pr Pierre Marès, gynécologue obstétricien (Nîmes) : « Cette crise nous aura donné une leçon : il faut respecter les contre-indications relatives à la pilule contarceptive. Au premier chef : l'âge, le tabac et l'obésité. Les médecins doivent présenter l'éventail des méthodes contraceptives pour un choix partagé sur celle qui convient au mieux à la femme et au couple, et la réévaluer dans l'idéal chaque année. Le discrédit ne doit pas être jeté sur les pilules : la contraception hormonale oestroprogestative est très efficace pour limiter les grossesses non-désirées et si elle augmente légèrement le risque de cancer du sein et peut-être du col de l'utérus (3), elle réduit de 80% le risque de cancer de l'ovaire pendant les 20-30 années qui suivent une prise de 10 ans (3000-5000 décès évités par an en Europe) et de 12% celui des cancers colorectaux et de l'endomètre (1000 à 3000 décès évités) (4). » Qui peut prendre une pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations ? 35 ans et tabac : pas de pilule contraceptive oestroprogestative ! Un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m2 (obésité) est aussi une contre-indication. Une femme qui fume, même si elle est âgée de moins de 35 ans, ne doit pas recevoir une pilule oestroprogestative, qu'elle soit de 2ème, 3ème ou 4ème générations. Car son risque thromboembolique veineux est alors multiplié par 8.Les pilules oestroprogestatives sont formellement contre-indiquées en cas d'antécédents personnels et familiaux d'accidents thromboemboliques, de thrombophilie biologique (troubles de la coagulation sanguine ou maladies causant des thromboses), d'hypertension artérielle, de diabète, de certains cancers (sein, hypophyse), de problèmes cardiaques, de dyslipidémies (taux de cholestérol et de triglycérides anormaux), de migraines avec aura ou d'insuffisances hépatique ou rénale.Les dernières pilules de 2ème génération obtiennent les mêmes résultats sur l'acné que celles de 3ème génération. Mais certaines femmes ont des raisons particulières d'opter pour ces dernières comme des problèmes de peau liés aux progestatifs des pilules de 2ème génération ou un syndrome prémenstruel (céphalées, douleurs, anxiété, etc). Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Grossesse : les différentes méthodes pour déclencher une grossesse
Les couples qui n'arrivent pas à mettre en route une grossesse peuvent recourir à la procréation médicalement assistée (PMA) ou assistance médicale à la procréation (AMP). Les spécialistes disposent de différentes techniques pour déclencher une grossesse : insémination artificielle, fécondation in vitro classique ou assistée.
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Pas d’anti-inflammatoires en fin de grossesse !
A partir de 6 mois de grossesse, utiliser des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) est strictement interdit. L’information est connue depuis des années, mais il semble que tout le monde ne soit pas au courant. Petite mise au point? Anti-inflammatoires : des médicaments interdits en fin de grossesse Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS sont des médicaments qui diminuent l’inflammation. On les utilise pour lutter contre toutes les douleurs, des lombalgies aux maux de tête ; ils peuvent aussi lutter contre les inflammations des articulations, les rages de dents, et autres encore. Dans la vie quotidienne, vous en avez probablement déjà pris. Les plus connus sont sans doute l’acide acétylsalicylique (aspirine®) et l’ibuprofène, mais il y a aussi le kétoprofène, le diclofénac, l’acide tiaprofénique, le flurbiprofène, et d’autres encore. Toutes ces substances sont donc interdites pour les femmes à partir de la fin du cinquième mois de grossesse. En effet, elles sont toxiques pour le f?tus, et peuvent entraîner des problèmes rénaux et même la mort. Ce risque concerne même une prise unique, et à la dose correcte. Soulignons aussi que deux AINS, le célécoxib (celebrex®) et l’étoricoxib, sont interdits pendant toute la grossesse. Comment prendre ses précautions ? La première règle est bien connue : pas d’automédication pendant la grossesse ! En effet, beaucoup des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont disponibles sans ordonnance. Il est donc possible pour une future maman qui a mal à la tête de suivre ses réflexes et de s’en procurer une boîte, quel que soit le stade de sa grossesse. Par ailleurs, attention, les AINS ne se présentent pas seulement sous forme de gélules ou de comprimés. Il y en a dans des crèmes, des collyres, des gels ou autres. Et chacune de ces formes entraîne des dangers pour l’enfant. Pour savoir si un médicament contient un anti-inflammatoire non stéroïdien, il suffit de vérifier la notice du médicament. Si vous n’avez plus cette notice, rendez-vous dans une pharmacie pour demander l’information. Quand faut-il consulter son médecin ? Pendant la grossesse, de toute façon dès que vous ressentez le besoin de prendre un traitement par médicament, il faut passer par la case médecin. Si vous avez pris un médicament pendant la grossesse et qu’il s’avère être un anti-inflammatoire non-stéroïdien, arrêtez immédiatement le traitement et consultez votre médecin. Normalement le pharmacien ou la pharmacienne attirera son attention sur les dangers de ce médicament pendant la grossesse. Enfin, signalez votre grossesse à chaque fois que vous achetez un médicament, pour bénéficier du conseil du pharmacien. Marion Garteiser, journaliste santé
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