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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Maux de tête rebelles, les bonnes questions à se poser
Lorsque les maux de tête -migraines et céphalées- s’installent, entêtants, et que la prise d’antidouleurs n’y fait plus rien, il est temps d’agir. Comment retrouver une qualité de vie ? Les conseils du Pr Lanteri-Minet, chef de service du Département d’Evaluation et Traitement de la Douleur au CHU de Nice. Est-ce vraiment une simple céphalée ? Parfois, l’on croit traiter une simple céphalée dite « de tension » alors qu’en réalité il s’agit d’une authentique migraine. D’où les échecs pour les soulager. Alors que ces dernières sont contrôlées avec des moyens simples comme du paracétamol, de l’aspirine voire des anti-inflammatoires, en revanche la crise migraineuse justifie souvent des traitements spécifiques. Il en existe sept, appelés « triptans ». Si l’un n’est pas efficace, il faut tous les essayer. Les symptômes d’une crise de migraine s’opposent à ceux d’une céphalée de tension : elle est aigüe, pulsatile (pulsations en rythme), touche plus volontiers un seul côté de la tête, son intensité est modérée à sévère, est augmentée par l’effort physique, s’accompagne d’une gêne à la lumière, au bruit, aux odeurs avec des nausées voire des vomissements. Quels sont les facteurs déclenchants ? Tout est dans la régularité ! Toute perturbation dans la vie quotidienne joue sur la survenue des crises de migraine. Chacun devrait identifier ses propres facteurs déclenchants en vue de limiter les crises. Les variations émotionnelles (stress, grande joie), perturbant le rythme de vie vis-à-vis du travail ou de l’activité physique (surmenage, relâchement du week-end) ou le volume de sommeil sont à éviter au maximum. Est-ce le moment d’opter pour un traitement de fond ? Prendre des antalgiques efficaces à chaque crise de migraine est une chose. Mais non seulement le risque d’abus médicamenteux guette dès deux prises par semaine, mais cela peut entretenir la fréquence des crises. Il est temps d’envisager un traitement au long cours appelé « traitement de fond » pour espacer les épisodes migraineux. Là aussi, il faut alors essayer tous les traitements (bêtabloquants, antidépresseurs, antiépileptiques etc.) car ils agissent via des mécanismes différents. Ils sont considérés comme efficaces s’ils réduisent le nombre de crises d’au moins 50%, sans effets indésirables. Pourquoi ne pas tenter des approches alternatives ? Les techniques d’hypnose et de relaxation/sophrologie d’approche dite « ericksonienne » semblent intéressantes contre la migraine et les céphalées de tension, peu importe le degré d’anxiété du patient. Quant à l’acupuncture, elle aurait un effet antimigraineux propre, tel un traitement de fond. En revanche, les études sont négatives pour l’homéopathie et l’ostéopathie crânienne. Et si c’était le ventre. Ou le stress ? Soigner ses troubles digestifs peut améliorer les maux de tête. En effet, les maux de tête en général sont plus fréquents chez les personnes ayant des troubles gastro-intestinaux ou un syndrome de l’intestin irritable. Dans ce dernier cas par exemple, le risque de souffrir de migraines est presque doublé. Quant au stress, il n'est pas la cause directe des maux de tête. Il peut cependant favoriser la survenue de crises chez les migraineux ou ceux qui souffrent de céphalées de tension. Et si c’étaient les yeux ou de l’arthrose cervicale ? Les problèmes oculaires ne provoquent pas de migraine. Néanmoins, ils peuvent entraîner des « céphalées oculaires ». Celles-ci se caractérisent par leur survenue plus fréquente en fin de journée après des efforts de concentration visuelle. L'arthrose cervicale, contrairement aux idées reçues, ne peut être responsable de maux de tête. Ces douleurs au niveau du cou et de la nuque appelées « cervicalgies » n'ont rien à voir avec des céphalées ou les migraines. C’est pourquoi les examens radiologiques du rachis cervical sont inutiles lorsqu'on souffre de maux de tête en particulier lorsqu'il s'agit de migraines. Des solutions prometteuses à court terme La recherche avance. L’espoir pour les migraineux rebelles vient d’une biothérapie attenue pour 2019 comme une révolution : il s’agit du premier traitement de fond « spécifique » c’est à dire qui cible le mécanisme de la crise de migraine. Quatre anticorps anti-CGRP -qui bloquent l’action de la molécule CGRP dans le cerveau, responsable de la crise - sont à l’essai. Une seule injection mensuelle suffirait. Dans la céphalée de tension, la stimulation magnétique transcrânienne est à l’étude pour stimuler des régions du cerveau. Pour sa part, la toxine botulique A (Botox ®), assez efficace dans la migraine chronique, n’a toujours pas le feu vert des autorités sanitaires françaises. Attention ! De nombreuses tentatives de microchirurgie (incisions de certains muscles entre les sourcils, infiltrations de substances diverses) sont vantées un peu partout. Elles sont au mieux inutiles, au pire dangereuses. Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Allergie grave : l’anaphylaxie, une urgence vitale trop méconnue
Les allergies alimentaires ou aux pollens, de plus en plus fréquentes, sont fortement médiatisées. Au point -revers de la médaille- d’être banalisées. Or les réactions allergiques graves ou « anaphylaxies » sont, elles aussi, plus courantes et trop méconnues alors qu’elles engagent le pronostic vital, selon un sondage Ifop. De nombreuses personnes à risque n’y sont pas préparées. L’anaphylaxie en 10 questions. 1 - Qu’est-ce que l’anaphylaxie, cette réaction allergique grave ? Le choc anaphylactique, ou anaphylaxie, est beaucoup plus courant qu’on ne le croit. Cette réaction allergique imprévisible, brutale et sévère est potentiellement mortelle. Elle se caractérise par l’apparition soudaine de symptômes à la fois cutanés et muqueux ou des deux (urticaire généralisée, démangeaisons, gonflement des lèvres, de la langue ou de la luette…) associés à une atteinte respiratoire et/ou une perte de connaissance voire le décès. La mortalité est due soit au collapsus cardio-vasculaire (chute de la pression sanguine avec arythmie ventriculaire et/ou infarctus du myocarde), soit plus fréquemment à une suffocation (par œdème laryngé et/ou surtout œdème des bronches avec bronchospasme/ diminution du calibre des bronches). 2 - Qui connaît l’anaphylaxie ? Dans une enquête nationale Ifop 2016* auprès des personnes allergiques à risque et leurs proches, seules 24% des personnes interrogées -pourtant concernées au premier chef- savent précisément de quoi il s’agit. Toujours selon ce sondage, 8% ont déjà expérimenté une réaction allergique forte, dont un choc anaphylactique dans 87% des cas. Les personnes sont conscientes du danger dans l’immense majorité. En conséquence, dans le cas d’une allergie alimentaire, 34% passent ensuite beaucoup plus de temps à lire les étiquettes et modifient leur comportement alimentaire. 3 - L’anaphylaxie, pourquoi est-elle en constante augmentation ? L’anaphylaxie répond à la définition d’une maladie rare puisque sa prévalence est de moins de 1/2 000 personnes. Son incidence (nombre de cas par an) est mesurée à moins de 1/10 000 habitants. Au cours des dix dernières années, en Europe, le nombre d’hospitalisations d’enfants pour des réactions allergiques sévères a été multiplié par sept. Pr Pascal Demoly, Département de Pneumologie et Addictologie, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHU de Montpellier : « Il n’y a pas de donnée mondiale d’évolution dans le temps du nombre des anaphylaxies, mais des données régionales suggèrent une augmentation de leur incidence (+ 700% en Angleterre), notamment avec l’apparition de nouveaux allergènes, surtout les nouveaux médicaments et certains aliments. Elle est source d’hospitalisations (1/3 000 aux Etats-Unis) et de décès (1,12 par million d’habitants et par an au Brésil) ». 4 - Quel est le mécanisme de la réaction allergique grave ? Une réaction anaphylactique peut survenir dès la toute première réaction allergique. Chez les personnes allergiques, le système immunitaire qui protège l’organisme contre les bactéries, les virus et les toxines reconnaît, de façon incorrecte, des substances inoffensives comme étant nocives et réagit de façon excessive, en libérant des médiateurs chimiques pour se défendre. Ce mécanisme fait intervenir le plus souvent une classe d’anticorps (immunoglobulines) retrouvée classiquement dans les allergies (alimentaires, médicaments, venins). Mais d’autres mécanismes plus complexes existent dans l’anaphylaxie. 5 - Quels allergènes sont susceptibles de provoquer une anaphylaxie ? Même si elles varient selon les pays et les groupes d’âges, on retrouve toujours les trois principales causes d’allergies : les médicaments, les aliments et les venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons etc.). Plus de 30% de toutes les réactions anaphylactiques sévères sont dues à des allergies alimentaires. Chez les jeunes enfants, les aliments sont responsables de 66% des réactions allergiques sévères rapportées et 20% d’entre elles ont eu lieu à l’école. Si plus de deux écoles sur trois accueillent un enfant avec un risque anaphylactique, elles ne sont pas suffisamment formées ou préparées à la gestion de l’urgence. Les principaux allergènes qui peuvent conduire à un choc anaphylactique sont les suivants : - Certains aliments : œufs, lait de vache, soja, noisette et arachide chez l’enfant ; blé, arachides, fruits à coque (dont noix), soja, poissons et fruits de mer chez l’adulte. - Les piqûres d’insectes : abeilles, guêpes, frelons (50% des chocs anaphylactiques et 20% des anaphylaxies fatales). - Certains médicaments : antibiotiques, anesthésiques, produits de contraste pour l’imagerie médicale, chimiothérapies et les anti-inflammatoires (dits non-stéroïdiens). - Le latex. 6 - Quels sont les allergiques à risque d’anaphylaxie ? Le principal facteur de risque d’anaphylaxie est d’en avoir déjà fait une ! Pr Pascal Demoly : « Concernant la fréquence croissante de l’anaphylaxie alimentaire, les facteurs de risque d’anaphylaxie sévère et/ou mortelle identifiés sont l’arachide et les fruits à coque, le fait d’être un adolescent et la présence de certains cofacteurs (notamment l’asthme, l’exercice, l’alcool, les traitements par ß-bloquants utilisés dans l’hypertension artérielle ou de nombreuses pathologies cardiovasculaires), la mastocytose (accumulation de nombreux mastocytes, ces cellules appartenant au tissu conjonctif et qui sécrètent de l’histamine, une molécule de signalisation du système immunitaire), le retard ou la non-administration d’adrénaline ». 7 - Comment reconnaître les signaux d’alarme d’une anaphylaxie ? Il y a suspicion d’anaphylaxie si, dans les instants suivant le contact avec un allergène potentiel, un ou plusieurs des symptômes suivants apparaissent : - Peau : urticaires, prurits (démangeaisons), rougeurs, œdème du visage (lèvres et langue). - Système respiratoire : dyspnée (difficulté à respirer), sifflements, respiration rauque. - Système digestif : douleurs et crampes abdominales, vomissements. - Système cardiovasculaire : palpitations, douleurs thoraciques, évanouissement, collapsus. Ce sont ces critères pris tous ensemble qui doivent alerter. 8 - Comment limiter le risque d’anaphylaxie ? Les personnes affectées doivent consulter un spécialiste en allergologie afin d’identifier le ou les allergènes en cause, en vue de les éviter mais aussi de trouver les causes non allergiques. Or, d’après l’enquête nationale Ifop, 29% des personnes n’ont pas réussi à identifier clairement ce qui était à l’origine de leur choc anaphylactique ou de celui de leur proche. Et seule une minorité a consulté un médecin spécialiste en allergologie et s’est rendue aux urgences à la suite d’une crise. Pr Pascal Demoly : « L’éviction définitive et absolue de l’agent déclenchant est indispensable. Elle s’appuie sur la réalisation de l’enquête allergologique. Une trousse d’urgence (avec stylo d’adrénaline, éventuellement des médicaments glucocorticoïdes, antihistaminiques, ß2-mimétiques) est prescrite. Son maniement doit être expliqué avec précision ». L’immunothérapie allergénique ou "désensibilisation" d’une allergie aux venins d’hyménoptères (guêpes etc.) doit pouvoir permettre une guérison. 9 - Quel est le traitement d’urgence lors d’un choc anaphylactique ? Toujours selon l’enquête Ifop 2016, seules 19% des personnes ayant déjà été victimes (ou un proche) d’une réaction anaphylactique en connaissent l’unique traitement : l’adrénaline. En dehors de l’hôpital, l’administration immédiate d’adrénaline intramusculaire est le traitement recommandé. En effet, le laps de temps entre les premiers symptômes et l’arrêt respiratoire ou cardiaque est très court : environ 30 minutes lors d’une anaphylaxie induite par l’alimentation, 15 minutes dans le cas d’une induction par un venin d’insectes et 5 minutes dans le cas d’une allergie médicamenteuse. Pr Pascal Demoly : « L’adrénaline est le médicament de choix du fait de ses fonctions dites : alpha adrénergiques (qui induisent une constriction des vaisseaux périphériques et diminuant ainsi les fuites périphériques/extravasation), mais aussi ß1 adrénergiques (qui accélèrent et stimule/soutien le cœur) et ß2 adrénergiques (effet bronchodilatateur) ». 10 - Anaphylaxie : les allergiques à risque sont-ils parés ? Sûrement pas autant qu’il le faudrait. Selon l’enquête Ifop, plus de huit patients sur dix ne se sont jamais vus prescrire de stylo d’adrénaline après un choc et seuls 15% l’ont sur eux en permanence. Un constat corroboré par une étude européenne en pédiatrie où 74% des enfants ayant présenté un choc anaphylactique n’ont pas eu d’adrénaline faute d’avoir une prescription et 54% (malgré une prescription) ne l’avaient pas sur eux ou n’ont pas su l’utiliser lors de l’épisode anaphylactique. En pratique, quiconque a déjà eu un épisode anaphylactique ou est à haut risque de réaction allergique sévère doit avoir deux stylos d’adrénaline à portée de main. En effet, plus d’un patient sur cinq nécessite une seconde dose, cinq à quinze minutes après la première injection…* Enquête Nationale Ifop « Les Français et le choc anaphylactique » menée en France en Juillet et Août 2016. Enquête menée auprès d’un échantillon de 319 personnes à risque anaphylactique et de 392 proches de personnes à risque anaphylactique D’après un entretien avec Pr Pascal Demoly, Département de Pneumologie et Addictologie (CHU de Montpellier) et la conférence de presse de l’Association Française pour la Prévention des Allergies, association loi 1901 créée en 1991.
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Maladie de Parkinson : 25 000 nouveaux cas par an !
D’après une enquête réalisée par Esante.fr et Medisite pour l'association France Parkinson la maladie de Parkinson reste méconnue en France : 87% des Français ne savent pas que cette maladie concerne 200 000 personnes et touche 25 000 nouvelles chaque année. Maladie de Parkinson, il n’y a pas que les tremblements Vous savez certainement, comme 98% des Français, que les tremblements font partie des symptômes caractéristiques de la maladie de Parkinson. Mais connaissez-vous les autres symptômes ? A l'occasion de la Journée mondiale de Parkinson, le 11 avril 2017, les sites Medisite et Esanté.fr ont réalisé une grande enquête* pour l'association France Parkinson qui a permis de mettre en lumière la méconnaissance quasi totale des Français sur cette maladie. A la question : "Que provoque la maladie de Parkinson ?", moins d'un répondant sur deux cite les troubles du sommeil , moins de un sur trois les troubles de la vue et moins de deux sur dix les troubles de l'odorat . Ces derniers concernent cependant 80% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le diagnostic de la Maladie de Parkinson Parmi les autres méconnaissances soulignées par l'enquête : 35% des Français estiment que la maladie touche surtout des personnes (très) âgées alors que le diagnostic est posé en moyenne à 58 ans. 51% des Français pensent que les malades sont mieux intégrés à la société qu'il y a 30 ans ce qui va à l'encontre des remontées perçues par France Parkinson. "Les signes que nous recevons montrent que le sentiment d’isolement, de stigmatisation va croissant. C’est maintenant qu’il faut inverser les choses et c’est pourquoi nous interpellons chaque personne pour l’inciter à changer de regard sur la maladie mais d’abord et avant tout sur les personnes touchées " a commenté Florence Delamoye, directrice générale de France Parkinson. Pour Didier Robiliard, Président de l'association, "il faut aujourd’hui lutter contre les préjugés et la stigmatisation dont souffrent les personnes touchées par la maladie et ce notamment dans le monde du travail." Rédaction E-sante.fr
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Maquillage réussi : les erreurs à éviter
Destiné à nous rendre plus belle, le maquillage peut parfois avoir l'effet inverse, surtout s'il est mal choisi ou mal appliqué. Maquillage: souvent les mêmes erreurs reviennent... La première erreur, très fréquente, consiste à maquiller les yeux et la bouche avec la même intensité, alors que la condition sine qua non de tout maquillage réussi est de miser soit sur le regard soit sur le sourire, mais jamais sur les deux en même temps.Si vous désirez mettre en valeur vos yeux, allégez le rouge à lèvres ou le gloss. Par contre, si votre sourire est au premier plan, limitez le maquillage des yeux.Une seconde erreur assez répandue est d'utiliser un fond de teint plus foncé dans le but de paraître hâlée alors que l'objectif du fond de teint est d'uniformiser la peau, non de réchauffer la carnation.En appliquant un fond de teint d'un ton plus soutenu que celui de votre peau au naturel, vous risquez de créer un effet camouflage et de plomber la mine au lieu de l'illuminer. A cette fin spécifique, misez plutôt sur le fard à joues ou la poudre de soleil qui constituent les produits de choix pour rehausser les peaux un peu pâlottes. Ne commettez pas l'erreur de les appliquer en cercle sur l'ensemble de la joue ou sur les pommettes, sous peine d'avoir l'air d'une "poupée russe"; souriez plutôt à pleines dents devant le miroir et balayez le fard à l'aide d'un gros pinceau sur le haut des pommettes ainsi délimitées. Quelques autres règles à suivre pour un maquillage réussi Au niveau du regard, n'appliquez pas trop de mascara, au risque de créer un effet de paquets et de cils collants, lourds et peu sexy. Prenez le temps de poser le mascara dans les règles de l'art en commençant par le bas des cils et en étirant la brosse vers le haut avec de légers mouvements de zigzag. Débarrassez-vous sans remord des tubes anciens, coulants, périmés ou trop secs, qui s'effritent rapidement sur les cils.Pour éviter les erreurs de maquillage au niveau des lèvres, prenez garde à la couleur. Certes, la mode a son mot à dire mais il faut tout de même adapter vos tons à votre carnation de base : les tonalités chaudes (orange par exemple) sont du plus vilain effet sur les peaux claires, tout comme les teintes froides (rose clair par exemple) sont une hérésie pour les peaux foncées. Maquillage: attention aux retouches Enfin, ne commettez pas l'erreur de retoucher votre maquillage en réappliquant une couche par-dessus. Préférez vous démaquiller tout à fait ou, si vous n'en avez pas l'opportunité, absorbez les restes de maquillage à l'aide d'un mouchoir en papier avant d'effectuer les retouches. Muriel Luypaert,journaliste santé
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Reflux gastro-œsophagien : les points sur les « I »
10 % au moins de la population souffre très régulièrement de reflux gastro-?sophagien (RGO). A cause d’un dysfonctionnement de la partie inférieure de l’?sophage, le suc gastrique très acide s’échappe de l’estomac et remonte le conduit ?sophagien. Avec à la clé, brûlures d’estomac (pyrosis), douleurs thoraciques, inflammation des muqueuses (?sophagite) voire cancer de l’?sophage. Le Pr Frank Zerbib, service d’Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive (CHU de Bordeaux) rétablit quelques vérités sur le RGO. RGO, un régime alimentaire strict n’est pas nécessaire Beaucoup d’idées fausses circulent concernant les régimes alimentaires dans le RGO : rôle des agrumes, du vinaigre, du chocolat, du café etc. En réalité, aucun régime alimentaire ne s’est avéré efficace dans le RGO. Aucun aliment particulier n’a pu non plus être incriminé dans la survenue ou l’aggravation de symptômes de RGO. Les seuls conseils nutritionnels utiles relèvent du bon sens : Eviter les repas trop gras et trop abondants. Eviter de se coucher trop précocement après la fin d’un repas, en particulier le soir (laisser un délai d’au moins 2 heures, si possible). Perdre du poids (la prise de poids est un facteur aggravant du reflux). Supprimer les aliments qui ont été identifiés par chaque individu comme pouvant générer des troubles (vin blanc etc.). Cancer de l’?sophage, un risque exagéré Le RGO peut être à l’origine de cancers de l’?sophage (adénocarcinome). Néanmoins, ce risque est extrêmement faible. Il ne survient qu’après de longues années d’un reflux sévère responsable de lésions de la muqueuse de l’?sophage (« muqueuse de Barrett » ou « endobrachyoesophage »), présentes chez 10% des personnes avec RGO. Et même en cas de muqueuse de Barrett, le cancer ne se développe qu’après de nombreuses années. Ces lésions sont repérées lors d’une endoscopie (exploration de l'intérieur de l’organisme en y introduisant un tube souple) et nécessitent la réalisation de prélèvements par biopsies pour confirmation. Ce risque de cancer -même minime- justifie cependant la réalisation d’au moins une fibroscopie dans la vie d’un patient souffrant de reflux, plutôt après l’âge de 50 ans. En l’absence de muqueuse de Barrett, le risque étant nul, il n’est pas nécessaire de multiplier les endoscopies. Si cette muqueuse est présente, un risque -faible- existe. Des endoscopies répétées (tous les 3 à 5 ans selon les cas) sont alors nécessaires pour vérifier l’absence de dysplasie. Une dysplasie n’est pas encore un cancer mais une première étape vers ce qui pourrait le devenir. Utilisés à bon escient, les médicaments IPP sont sûrs Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont des médicaments qui réduisent fortement la production d’acide par l’estomac. Ils ont révolutionné le traitement des maladies liées à cette acidité comme l’ulcère gastroduodénal et le RGO. Ils sont très bien tolérés et utilisés depuis trente ans dans tous les pays du monde. Au cours des dernières années, plusieurs effets secondaires ont été rapportés comme étant possiblement en rapport avec les IPP et leur effet sur la sécrétion acide : ostéoporose, problèmes cardio-vasculaires, insuffisance rénale, carences vitaminiques, risques accrus d’infections gastro-intestinales et pulmonaires. Les données scientifiques sont contradictoires, à l’exception des infections intestinales où le risque est avéré, mais faible. Néanmoins, le bénéfice lié au traitement est très largement supérieur au risque éventuel, non démontré, qu’il pourrait faire courir. La prudence d’utilisation des IPP s’impose chez les personnes fragiles, âgées ou hospitalisées. Mais même dans cette situation, en cas de nécessité (ulcère par exemple), les IPP peuvent être utilisés sans arrière-pensée. Le problème est que beaucoup de patients prennent des IPP sans même savoir pourquoi? Hernie hiatale et RGO ne sont pas synonymes La hernie hiatale est une anomalie anatomique qui correspond au passage d’une partie de la portion haute de l’estomac dans le thorax, réalisant une sorte de « poche » dans laquelle l’acide produit par l’estomac est piégé. Il pourra ainsi remonter plus facilement vers l’?sophage, créant un reflux gastro-?sophagien. On peut avoir une hernie hiatale sans reflux et un reflux sans hernie hiatale. Elle ne représente qu’un facteur aggravant ou favorisant le RGO ; sa présence n’est ni nécessaire ni suffisante pour avoir un reflux. Lorsqu’une fibroscopie est effectuée, la présence d’une hernie hiatale peut être décelée. Mais sa présence varie parfois d’un examen à l’autre, ce qui intrigue beaucoup les patients. C’est normal : la hernie correspond à une mobilité anormale de la jonction entre l’estomac et l’?sophage et elle peut donc être intermittente. Elle est souvent totalement indépendante des symptômes de RGO. Le rôle du RGO est surestimé dans les manifestations ORL ou respiratoires Les symptômes ORL (oto-rhino-laryngologie) sont courants dans la population : raclement de gorge, enrouement, brûlures de gorge, sensation de corps étranger, écoulements postérieurs etc?Ils sont parfois le signe de maladies graves comme des cancers. En l’absence de lésion grave, d’exposition à des toxiques (tabac, alcool), d’infection (sinusite) ou d’allergie respiratoire, le reflux gastro-?sophagien est souvent incriminé. Ce peut être effectivement le cas, principalement en présence de brûlures d’estomac ou d’aigreurs témoignant d’un authentique RGO. Si ces signes sont absents, cette hypothèse est beaucoup plus discutable. Le traitement d’un éventuel RGO par IPP s’avère alors rarement efficace et les explorations plus sophistiquées telles que la pHmétrie (qui mesure les remontées acides à l’aide d’une petite sonde) sont le plus souvent négatives. Le rôle du reflux dans ces symptômes ORL est largement surestimé, avec comme conséquence des traitements prolongés par IPP non justifiés. Reste que l’origine de ces symptômes n’est pas claire. Une hypothèse, non encore démontrée, serait une muqueuse pharyngée trop sensible à certaines particules comme celles retrouvées dans l’air de nos grandes villes. Marion Garteiser, journaliste santé
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Certains cancers sont plus fréquents dans les populations défavorisées
Le milieu socio-économique auquel on appartient influe sur le risque de cancer. Par exemple, les personnes défavorisées sont plus exposées aux cancers du poumon tandis que les celles issues d’un milieu favorisé sont davantage touchées par le mélanome ou le cancer du sein pour les femmes. La lutte contre les inégalités sociales permettrait de prévenir des milliers de cas de cancer. Cancer et statut social, une réalité ! Selon l’étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 7 février 2017, « la France fait partie des pays au monde ayant les meilleurs indicateurs globaux de santé, mais elle présente aussi un gradient social de mortalité prématurée parmi les plus marqués en Europe ». Et « le cancer est l’une des pathologies qui contribue le plus à ce gradient ». L’objectif de ce travail était de qualifier et de quantifier l’influence de l’environnement socioéconomique sur l’incidence de 15 types de cancer. On constate ainsi que les cancers de l’estomac, du foie, des lèvres-bouche-pharynx et du poumon dans les deux sexes sont plus fréquents dans les populations défavorisées. Il en est de même des cancers du larynx, de l’?sophage, du pancréas et de la vessie chez l’homme et du cancer du col de l’utérus chez la femme. Inversement, les populations favorisées sont davantage touchées par le mélanome dans les deux sexes, les cancers de la prostate et du testicule chez l’homme et les cancers de l’ovaire et du sein chez la femme. Lutter contre les inégalités et réduire les cas de cancer L’étude conclut que « près de 15 000 cas de cancers pourraient être évités en France chaque année par l’amélioration des conditions de vie et la promotion de la santé des populations les plus défavorisées. » La lutte contre les inégalités sociales de santé reste une priorité des organisations internationales en santé. Isabelle Eustache, journaliste santé
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J’ai un cancer, mais je travaille
Le cancer a des conséquences considérables dans tous les domaines, y compris professionnels. Or l’activité professionnelle a justement une importance capitale lors de l’épreuve du cancer et surtout de l’après-cancer, pour se reconstruire. Karen, atteinte d’un cancer à l’âge de 27 ans, nous relate son parcours et nous explique comment elle a réussi à surmonter cette double peine. Quelles ont été les conséquences de votre cancer sur votre activité professionnelle ? J’étais en CDI et j’occupais un poste de conseillère vendeuse en téléphonie mobile dans une boutique à Limoges, quand en mai 2009 on m’a diagnostiqué un cancer du col de l’utérus. Dès que j’ai su le nom de la maladie, j’ai téléphoné à mon responsable de boutique pour lui annoncer que je ne viendrais pas ce jour-là, ni les suivants et probablement pour une longue période. J’ai alors enchainé les rendez-vous et les arrêts maladie imposés par mon oncologue le temps de réaliser les examens et de définir le protocole de soins. J’ai ensuite été arrêtée un an, pendant toute la durée du traitement. C’était mon choix, car je voulais guérir, mais aussi parce que je n’avais reçu aucune information de la part de mon employeur sur le fait que j’aurais pu continuer à travailler tout en me faisant soigner. J’étais jeune, je n’avais que 27 ans et je ne savais pas où me renseigner ni quels étaient les dispositifs existants. Au bout d’un moment, je me suis sentie inutile, mise à l’écart, je m’ennuyais. Ma vie sociale se résumait au personnel de santé. Je pense que travailler m’aurait fait psychologiquement beaucoup de bien pendant mes traitements. Peut-on concilier le travail et le cancer ? Étant aujourd’hui bien informée sur les dispositifs mis à disposition des malades, je sais que l’on peut concilier le travail et le cancer. Dans mon cas, on aurait pu tout simplement imaginer un temps partiel thérapeutique avec un emploi du temps adapté à mes traitements et à leurs conséquences. J’aurais pu m’arrêter uniquement pendant les séances de chimiothérapie pour gérer la fatigue intense provoquée par ce type de traitement et ensuite reprendre une vie professionnelle et sociale quand je me sentais bien. En quoi l’activité professionnelle est-elle si importante pendant et après le cancer ? L’une des conséquences de la maladie étant financière, particulièrement dans le commerce où les primes représentent une grande part de rémunération, j’ai décidé au bout d’un an de reprendre mon travail à temps plein. Encore une fois, je ne savais pas à cette époque que l’on pouvait accéder à un temps partiel et j’imaginais qu’en réduisant mes heures de travail mon salaire serait diminué. Je me suis rapidement sentie fatiguée, mais je voulais retrouver ma vie d’avant, gagner de l’argent et avoir une vie sociale. Ça a duré un an, jusqu’à ce que des aléas thérapeutiques se manifestent. Mon emploi nécessitait que je sois debout en permanence, or j’avais très mal à la jambe. C’est ainsi que l’on m’a découvert une ostéonécrose de la tête fémorale, qui a nécessité la pose d’une prothèse de hanche totale. Les suites opératoires et la rééducation m’ont imposé un nouvel arrêt maladie complet d’environ un an, à la suite duquel j’ai été déclarée inapte par la médecine du travail pour poursuivre mon activité professionnelle en boutique. Comme le prévoit la loi, un reclassement professionnel m’a été proposé au sein de mon entreprise, mais le seul poste adapté pour moi, en position assise donc, se trouvait au siège à Paris. Étant donné ma fragilité, je n’ai pas voulu déménager ni quitter ma ville et mon entourage dont j’avais besoin, ce qui a conduit à un licenciement pour inaptitude médicale en 2012. Je devais retrouver rapidement du travail pour gagner de l’argent et élever seule mon fils de 10 ans, mais je savais qu’avec mon niveau d’étude (le Bac), ce ne serait pas facile. Inscrite comme demandeuse d’emploi et reconnue comme travailleur handicapé, j’ai été suivie par Cap Emploi qui m’a conseillé une formation de 3 mois de remise à niveau, puis un BTS Assistante manager en alternance avec les ressources humaines de la SNCF de Limoges. J’ai été très bien accueillie et entourée de personnes bienveillantes et très sensibles à mes difficultés, ce qui m’a considérablement aidée dans cette nouvelle aventure, pas forcément évidente et qui demandait beaucoup d’efforts et d’énergie. Durant cette période, l’entreprise s’est engagée auprès de l’Association Cancer@Work, pionnière dans la mise en place d’actions de sensibilisation, de conférences, tables rondes et ateliers de reconstruction. Je me suis greffée à ce groupe de travail pour témoigner lors d’une conférence, puis pour concrétiser des plans d’actions. C’est là que j’ai rencontré Anne-Sophie Tuszynski, fondatrice de l'Association Cancer@Work, elle même ancienne malade du cancer, qui a créé son propre cabinet de conseils en stratégie business développement responsable, dont la mission est d’intégrer la maladie dans le monde du travail et dont les projets sont portés par des malades ou de proches aidants. Elle m’a confié le lancement d’une Hotline Allo Alex à destination de tous ceux qui sont confrontés au cancer au travail. Malades, aidants ou managers peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent et je m’efforce d’y répondre. Dotée de mon expérience vécue et désormais bien renseignée sur les dispositifs dont j’ignorais l’existence auparavant, j’aide les salariés et les employeurs. Les interrogations sont toujours légitimes, tant de la part des malades (dois-je informer ma société ? À qui m’adresser ? Puis-je demander un aménagement de poste ? Demander un temps partiel ? Comment trouver une rémunération si je ne peux pas reprendre le travail ?), que des DRH (comment aider sans être trop intrusif ?) ou des salariés (comment accompagner mon collègue ? Comment communiquer avec lui ?). En cas de besoin, je contacte notre équipe d’experts (avocat, DRH, médecin du travail, psychologue) pour pouvoir fournir des informations très précises. Cette Hotline est doublée d’un site internet https://www.alloalex.com qui propose un accompagnement personnalisé des malades à toutes les étapes, depuis l’annonce jusqu’à la fin des traitements et la réintégration dans l’entreprise et qui permet également aux utilisateurs confrontés à la maladie de consigner leur propre chemin, de cheminer, apporter, et noter leurs propres réponses. Si je fais le bilan de ma maladie, il n’en ressort pas que des choses négatives, au contraire, j’ai obtenu mon diplôme de BTS en 2015 et j’ai retrouvé un CDI et une stabilité grâce à la ma rencontre avec Anne-Sophie, en région parisienne (j’étais prête cette fois). La maladie m’a transformée et j’ai envie de rebondir. Après avoir souffert de la maladie et de ses conséquences, j’ai retrouvé des envies, de l’énergie et elle ne m’empêche plus de travailler, je n’ai que 35 ans j’ai encore de longues années de travail devant moi. La maladie a développé chez moi certaines qualités/compétences telles que la prise de recul, l’empathie, la gestion du stress et des priorités. Le cancer a été créateur de valeurs, bénéfiques tant sur le plan personnel que professionnel. J’ai d’autant plus la niaque que la Hotline est un projet qui m’intéressait particulièrement : il me permet d’apporter aux autres malades ce que je n’ai pas eu, de m’engager envers ceux qui se retrouvent dans ma situation. Comment se faire aider ? Je recommande d’être très transparent sur son état de santé : si l’on veut prétendre à un aménagement de poste ou à une autre organisation pour bien s’intégrer dans l’entreprise, il faut développer une relation gagnante pour les deux parties. Bien sûr, la décision d’en parler ou non reste propre à chacun et il n’y a aucune obligation légale d’en parler à son employeur. De toujours beaucoup communiquer : lorsque cela est possible et qu’on le souhaite, il faut être acteur des aménagements et s’impliquer pour s’organiser au mieux avec ses collègues, notamment lorsque l’on est en arrêt maladie (bien définir qui fait quoi, essayer de trouver des solutions ensembles). D’identifier quels sont les contacts au sein de son entreprise, les interlocuteurs privilégiés qui pourraient aider et donner les bonnes informations : le manager, les services RH, le service social, le médecin du travail, les missions handicap? et surtout avec qui on peut se sentir à l’aise. Dans mon cas, c’est ce qui m’a manqué, personne n’est venu vers moi. Mais c’est réellement possible de retravailler avec un handicap ou une maladie et c’est aussi très important pour que la maladie ne devienne pas notre nouveau monde, pour que la vie ne se résume pas à la maladie. Marion Garteiser, journaliste santé
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La radiofréquence, la nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin
La radiofréquence représente une nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin. D’une grande efficacité, cette méthode est de plus en plus pratiquée aux États-Unis. Le point avec le Dr Catherine Solano, Médecin sexologue et andrologue. Jusqu’ici nous n’avions que peu de techniques pour faciliter l’orgasme féminin, excepté la musculation du périnée qui consiste à réaliser des exercices de contractions musculaires de la zone sexuelle, comme on les pratique pour la rééducation après l’accouchement. Nous disposons désormais d’une nouvelle méthode, la radiofréquence à température contrôlée, qui a pour effet de tonifier les tissus et qui permet donc d’éprouver davantage de sensations vaginales et d’accélérer la survenue de l’orgasme féminin. La radiofréquence et l’orgasme féminin : en quoi ça consiste ? Cette méthode consiste à envoyer des ondes de radiofréquence dans les tissus de la paroi du vagin. On provoque ainsi un réchauffement local à une température aux alentours de 42-43 degrés, ce qui a pour effet d’activer les réactions tissulaires et d’induire une régénération de la muqueuse vaginale et du tissu conjonctif. Cette régénération est maximale un mois environ après la séance. Les tissus sont plus fermes, plus toniques et les sensations sont augmentées. Dr Catherine Solano : « On utilise une sonde en plastique souple, grosse comme un doigt, donc beaucoup plus petite que le spéculum d’un gynécologue. Cette sonde comprend sur un côté une zone métallique émettant des ondes de radiofréquence sources de chaleur. Le médecin l’introduit dans le vagin de la femme en position gynécologique et il réalise de petits mouvements, comme un léger massage de la paroi vaginale. Un gel est utilisé pour faciliter la transmission des ondes. Ce procédé est indolore et ne nécessite aucune anesthésie. La seule sensation ressentie est une chaleur locale, dont l’intensité est réglée en fonction de la sensibilité de chaque femme. En règle générale, on utilise une température plus basse lors de la première séance, que l’on augmente ensuite, car les tissus régénérés supportent mieux la chaleur. Il n’y a pas de risque de brulure interne, car l’appareil est bloqué à un niveau de température adapté. » Quelle est la durée de ce traitement et quels effets escompter ? On recommande classiquement de réaliser 3 séances à 1 mois d’intervalle, puis de renouveler une séance un an plus tard. « Il n’est pas nécessaire de prévoir des séances régulières sur le long terme car les effets obtenus sont persistants, précise le Dr Solano. Aux États-Unis, la radiofréquence est une technique de plus en plus demandée et les centres gynécologiques la proposant se sont rapidement multipliés. Selon certaines enquêtes, dans le domaine de la médecine esthétique, il s’agirait de la méthode qui remporte le plus de satisfaction. Une étude américaine menée auprès d’une trentaine de personnes indique que la satisfaction sexuelle ressentie avant la première séance de traitement est de 3/6 pour monter à 5,5/6 après la 3e séance (1). Le seul inconvénient est donc son prix, puisqu’il faut compter 800 euros la séance. » Peut-on attendre d’autres bénéfices de ce traitement ? « Oui, la radiofréquence vaginale s’accompagne d’autres bénéfices très intéressants pour les femmes ménopausées. Cette méthode améliore ce que l’on appelle les petits problèmes du « Syndrome génito-urinaire » de la ménopause. En effet, les séances de radiofréquence restaurent la lubrification vaginale, rendent la muqueuse moins fragile et préviennent les problèmes urinaires (brulure, petite goutte?). La vulve bénéficie aussi du traitement, ce qui a pour effet de retendre les petites lèvres. La radiofréquence a-t-elle d’autres indications thérapeutiques que l’orgasme féminin ? La radiofréquence est également employée en médecine esthétique pour redessiner l’ovale du visage, retendre les bras, les cuisses ou le ventre lorsqu’ils se sont relâchés avec l’âge, ou encore tonifier le voile du palais chez les personnes atteintes d’un syndrome d’apnées du sommeil. Enfin, cette méthode est très intéressante pour les femmes souffrant de dysfonction sexuelle après la ménopause lorsqu’elles ont eu un cancer gynécologique (sein ou utérus) et pour lesquelles le traitement hormonal contre la ménopause est contre-indiqué. Marion Garteiser, journaliste santé
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Diabète et grossesse, l’insuline reste la règle
Aujourd’hui, lorsqu’une femme souffre de diabète lors de sa grossesse, le seul médicament autorisé pour équilibrer son taux de sucre dans le sang est l’insuline. Par simplicité d’emploi, il peut être tentant d’utiliser les nombreuses molécules par voie orale dont on dispose pour traiter le diabète. Les experts réunis lors du congrès de la Société francophone du diabète (Lille, 28-31 mars 2017) réagissent et en appellent au principe de précaution.
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BPCO : pourquoi bien inhaler son traitement bronchodilatateur est vital
Le constat est sans appel : 60 à 80% des personnes souffrant d’une maladie pulmonaire appelée broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ne se servent pas correctement de l’appareil qui sert à inhaler leur traitement bronchodilatateur. Attention, c’est très risqué pour leur santé. La BPCO, un tueur silencieux En silence, à cause du tabagisme dans 90% des cas (à partir d’un paquet/jour pendant 15 ans), l’obstruction chronique irréversible des voies aériennes épuise le souffle, handicape et tue*. La méconnaissance de cette maladie insidieuse est stupéfiante alors que près de 8 % des adultes en France sont touchés. Selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) deviendra la 4ème cause de décès dans le monde en 2030. Les objectifs du traitement de la BPCO sont de prévenir et contrôler les symptômes (essoufflement, toux, expectorations, difficulté à respirer pendant les efforts physiques, appelée dyspnée), réduire la fréquence et la sévérité des « exacerbations » (aggravations brutales de l’état de santé du malade) et d’améliorer la tolérance à l’exercice physique, seul moyen de regagner en capacité respiratoire (volume d’air expiré par seconde). Parmi les traitements au long cours ou d’appoint figurent les bronchodilatateurs (précisément des bêta2-agonistes et anticholinergiques) lesquels, comme leur nom l’indique, permettent une dilatation des bronches. Ils s’administrent au moyen d’un inhalateur. Mauvaise manipulation, risque d’exacerbations accru Les règles de bonne utilisation des systèmes d’inhalation sont primordiales pour une délivrance efficace du traitement bronchodilatateur, au plus profond des bronches. Faire parvenir un produit dans les bronches n’a rien de naturel. Malgré tout, c’est le moyen de délivrance ayant le meilleur rapport bénéfice/risque. Il permet d’obtenir des concentrations élevées de principe actif au niveau de la bronche. Par comparaison, la voie orale (comprimé) requerrait une forte concentration de principe actif dans le sang pour espérer une concentration satisfaisante dans la bronche. Au risque d’effets secondaires généraux bien supérieurs. Une étude française, première du genre**, vient de révéler que la mauvaise manipulation -assez fréquente- des inhalateurs contenant des bronchodilatateurs est associée a? la survenue d’exacerbations sévères de BPCO. Pr Mathieu Molimard, spécialiste en pneumologie-pharmacologie, directeur du département hospitalo-universitaire de pharmacologie de Bordeaux et coordinateur de l’étude : « Nous avons constaté une grande fréquence des erreurs d’utilisation. Les erreurs graves c’est-à-dire susceptibles de limiter la dose inhalée arrivant au contact des bronches sont associées à un risque doublé d’exacerbations graves de BPCO conduisant à une hospitalisation. Une dose incomplète équivaut à un traitement partiel ou pas de traitement du tout. Une preuve en miroir que ces traitements sont utiles ! » Technique d’inhalation : le piège de l’habitude Selon les résultats, entre 60 et 80% des personnes commettent au moins une erreur, indépendante du dispositif. Ces erreurs peuvent ne pas trop porter à conséquence, comme par exemple manquer d’expiration avant l’inhalation ou se passer de quelques secondes d’apnée après l’inhalation. Autrement plus grave, d’autres erreurs peuvent affecter le dépôt pulmonaire. Il s’agit, par exemple, d’un défaut d’inspiration par la bouche à travers l’embout buccal, de souffler dans l’inhalateur de poudre sèche avant l’inhalation ou tout simplement d’inspirer par le nez. Âge, sexe? aucun profil particulier des personnes susceptibles de faire des erreurs d’inhalation ne ressort. Certaines sont plus à risque de se tromper ; par exemple celles qui n’ont pas assisté à une démonstration d’utilisation, n’ont jamais lu la notice, ne prennent pas leur traitement de manière régulière et surtout n’utilisent pas leur système depuis longtemps. Pr Mathieu Molimard : « Ça n’est pas parce qu’on a expliqué une fois à la personne comment se servir de son inhalateur qu’elle est à l’abri d’erreurs de manipulation. Vérifier régulièrement leur bon maniement est essentiel. Les personnes BPCO mais aussi asthmatiques devraient contrôler l’utilisation, inhalateur en main, avec leur médecin traitant, pneumologue, pharmacien ou kinésithérapeute au moins une fois par an ». Dernier constat de l’étude, tout type de dispositif peut entraîner des erreurs. Il n’y a pas de dispositif idéal ; quel que soit l’inhalateur, il est possible de commettre des erreurs graves qui mènent à l’hôpital. Chaque dispositif possède ses avantages et ses inconvénients. Marion Garteiser, journaliste santé
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Les plantes anti-pollution : à cultiver chez soi et au travail !
Le principe est simple : épurer l'air par les plantes. Notre environnement intérieur (domicile, lieu de travail…) concentre encore plus de polluants que l'extérieur. Recourir à des plantes judicieusement choisies pour respirer un air plus sain chez soi est une idée fort intéressante.Les plantes absorbent certains polluantsNotre habitat est un véritable concentré de polluants. En effet, la plupart des matériaux dégagent des composés organiques volatils (COV) extrêmement toxiques, dont le plus courant se dénomme formaldéhyde. Les COV proviennent par exemple des peintures, colles, vernis, solvants, laques…, mais aussi des vêtements qui reviennent du pressing, de tous les meubles de cuisine et autres étagères en contreplaqué, des moquettes, produits de vitrification, désodorisants, parfums, isolants (laine de roche, de verre, linoléum…), de tous les produits de combustion (gaz, bois, tabac…) et même de l'eau de la douche (chloroforme) !Bref, tout espace confiné concentre des COV. L'aération est une des meilleures facons de diminuer les concentrations en COV, mais cultiver certaines plantes chez soi semble une solution supplémentaire très intéressante. Comme l'indique clairement l'Association Plant'Airpur, les feuilles absorbent les polluants de l'air, lesquels sont ensuite convertis dans les racines en produits organiques, nutriments de base pour la plante. Et chaque plante a ses propres particularités, ses préférences. Des études scientifiques très sérieuses sont actuellement en cours dans de nombreux pays, avec par exemple en France le programme Phytair, dont l'objectif est de mettre en évidence les propriétés épuratrices des plantes en pot vis-à-vis de très nombreuses substances polluantes.Quelles sont les plantes les plus performantes en matière d'épuration ?Plants for People (une initiative internationale visant à diffuser des informations sur les bénéfices apportés par les plantes dans l'environnement du travail) propose sur son site une liste des plantes les plus efficaces en fonction du type de polluants qu'elles sont capables d'extraire (voir ci-dessous). Une autre liste, certes plus concise, mais plus pratique, a été proposée (1) : Tabac : sansevieria, chlorophytum, pothos dracanea. Electromagnétique (ordinateur, matériel TV, hi-fi, vidéo…) : cactus.Peintures, détergents, colles provenant des moquettes, meubles en contreplaqué, mousses d'isolation, teintures : lierre, aloé vera, ficus.Solvants : chrysanthème.Dans leur livre "100 réflexes pour rajeunir en beauté", Isabelle Delaleu, Anne Dufour et Muriel Gaudin, ajoutent que les plantes aident également à lutter contre les microbes, les moisissures et autres polluants hors COV. "Les conifères, le dieffenbachia, les bégonias, les chrysanthèmes et les géraniums libèrent dans l'air des substances antibactériennes et même des antibiotiques".Et enfin, des plantes dont les feuilles jaunissent, pâlissent ou se colorent de noir, ne souffrent pas forcément du mode d'arrosage, mais signalent peut-être plutôt un excès de COV. A vous de mener l'enquête ! Reste que de nombreuses plantes peuvent se révéler toxiques pour les enfants et les animaux qui auraient l'idée de les goûter. Alors placez-les toujours hors de leur portée.(1) Isabelle Delaleu, Anne Dufour et Muriel Gaudin, "100 réflexes pour rajeunir en beauté", éditions Leduc.S.Quelles sont les plantes particulièrement appropriées à assainir l'air dans des endroits clos ? (Liste proposée par Plants for People sur son site internet : www.plants-for-people.orgLes plantes qui décomposent bien le formaldéhyde (contreplaqué, moquette, colles, tissu, enduits, peintures…)Aloe barbadensis, Chlorophytum elatum, Philodendron selloum, Dradaena fragrans 'Massangeana', Epipremnum aureus, Syngonium podophyllum, Chrysanthemum morifolium, Gerbera jamesonii, Dracaena deremensis 'Warneckii'Les plantes qui décomposent bien le benzol (peintures, solvants…)Hedera helix, Spathiphyllum, Dradaena marginata, Epipremnum aureus, Dracaena deremensis 'Warneckii', Sansevieria trifasciata, Aglaonema modestumLes plantes qui décomposent bien le trichloréthylène (diluants, retour de pressing…)Spathiphyllum, Dracaena deremensis 'Warneckii', Dracaena deremensis 'Janet Graig', Dradaena marginata, Sansevieria trifasciata, Hedera helixLes plantes qui décomposent bien le dioxyde de carbone (produits de combustion)Chlorophytum elatum, Epipremnum aureusPour en savoir plusAssociation Plant'Airpur : www.plantairpur.fr Plants for People : www.plants-for-people.orgIsabelle Eustache
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Cancer : 15 astuces beauté pour rester féminine
Peau, cheveux, ongles,? les thérapies et traitements anti-cancer changent tout. On le sait désormais, prendre soin de soi à travers les cosmétiques joue un rôle important pour se sentir mieux. Nos conseils et astuces pour conserver sa féminité.
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Bien suivre son traitement grâce aux objets connectés
Quand on doit prendre un ou plusieurs médicaments tous les jours au long court, il n’est pas toujours facile d’y penser, voire parfois de se rappeler si on les a pris ou pas. C’est pour cela que de nouveaux outils « connectés » voient le jour pour aider les patients à améliorer l’observance de leur traitement. Bien suivre son traitement, c’est essentiel ! On parle souvent de la bonne observance d’un traitement pour dire qu’un patient suit à la lettre la prescription de son médecin en prenant ses médicaments comme il le faut. Quand on souffre d’une maladie chronique, l’observance thérapeutique doit être accrue, tout comme le suivi médical ou les règles hygiéno-diététiques. Selon le LEEM (Les Entreprises du Médicament), un patient sur deux atteint d’une pathologie chronique (diabète, hypertension, épilepsie, asthme, maladies psychiatriques…) oublie de prendre ses médicaments. Les conséquences de la mauvaise observance peuvent être très graves, allant jusqu’à l’hospitalisation ou le décès. Un des facteurs primordial d’une bonne observance est la compréhension par le patient de sa pathologie et de son traitement. Les professionnels de santé sont donc en première ligne et peuvent également impliquer la famille et l’entourage du patient pour plus d’impact. Mais une fois à la maison, le patient a parfois besoin d’une aide quotidienne pour se discipliner ! Pour penser à prendre ses médicaments : les applications de rappel de prises Depuis quelques années, les laboratoires pharmaceutiques et les entreprises de conception de solutions mobiles ont développé des applications pour Smartphones spécialisées dans le rappel des médications. Voici les plus utiles : Pour les parents de familles nombreuses : Médi’Rappel Cette appli permet de créer plusieurs profils : le vôtre, celui de votre mari et de vos enfants ; puis d’ajouter des médicaments en précisant pour chacun la posologie, la durée et les horaires de prise, et de recevoir une alerte au moment de la prise, pour savoir quel médicament doit être pris par quel personne de la famille. Vous pourrez également constituer un annuaire de vos contacts médicaux (médecin traitant, pédiatre, urgences…) et anticiper vos déplacements ou ceux de vos proches : vous renseignez le nombre de jours du séjour et l’application génère automatiquement la liste de médicaments et le nombre de boites à emporter. Pour une co-surveillance de la prise du traitement avec un soignant ou un proche : Medisafe Avec Medisafe, vous enregistrez en quelques étapes simples vos médicaments et organisez des rappels de prise. Vous pouvez ajouter une personne qui vous aide à gérer vos traitements et l’application génère des rapports de prise que vous pouvez envoyer à un médecin ou une infirmière. De plus, vous aurez un suivi constant de votre état de santé, grâce à l’enregistrement de vos mesures comme la tension artérielle, le poids, la glycémie... L’appli la plus complète, accessible aussi aux personnes âgées qui ne possèdent pas de Smartphones : Medissimo Sur Medissimo, on peut enregistrer son ou ses médicament(s) en scannant les boîtes. Une fois que la prescription a été renseignée, l’application met à disposition de l’utilisateur des fonctionnalités permettant de : Recevoir des notifications de rappel lorsqu’il est l’heure de prendre votre traitement, sur votre téléphone ou par email ; Visualiser l’observance de votre plan de prise ; Notifier des éventuels effets indésirables en précisant la nature, la date, la durée et la sévérité ; Gérer vos rendez-vous avec des professionnels de santé ; Partager l’ensemble des éléments avec vos proches et surtout avec les professionnels de santé en charge de votre suivi (infirmière, pharmacien, médecin traitant). Afin d’assurer à distance le suivi médicamenteux des personnes âgées en perte d’autonomie et qui ne possède pas de Smartphone, une fonctionnalité « aidants » a été créée dans cette application : l’aidant est alerté par des rappels et des notifications de la prise de médicaments et peut intervenir en cas d’oubli. Les aidants peuvent aussi gérer, pour la personne aidée, l’ensemble des fonctionnalités et par exemple envoyer eux-mêmes des rapports de suivi aux professionnels de santé. Pour les adeptes de l’homéopathie : OmeoMémo Une fois l’application téléchargée, vous saisissez le nom et la posologie des médicaments prescrits par votre médecin, ou conseillés par votre pharmacien. Grâce à un mode de saisie semi-automatique, on enregistre facilement le nom des médicaments homéopathiques, dont l’orthographe est parfois difficile à retenir… Ensuite, un planning personnalisé est créé et un système d’alarme automatique vous permet de choisir à quelle fréquence vous souhaitez être averti(e) de la prise de vos médicaments. Pour les diabétiques : DiabetoPartner Dans l’appli DiabetoPartner, vous pourrez retrouver des informations pratiques sur votre diabète au quotidien, un carnet de suivi pour mieux le gérer, des rappels de prise de médicaments et de rendez-vous médicaux, le suivi de vos résultats d’analyse ou de glycémie et des conseils autour de l’alimentation et de l’activité physique. Vous pouvez également scanner, sauvegarder et envoyer vos ordonnances à votre pharmacien. Les boites de médicaments connectées, pour ne pas oublier son traitement iRemember iRemember est une boite de médicaments connectée qui suit votre prise de médicaments ou celle d’un proche. Il faut transvaser son traitement habituel dans ce petit flacon qui, connecté en Bluetooth ainsi qu’en wifi, vous alertera de trois manières différentes afin de vous rappeler de prendre vos médicaments : par un système de LED lumineuse, par un rappel vocal qui permet de localiser la boite facilement ou par des notifications sur le Smartphone grâce à l’application mobile. Il est également possible de prévenir un proche de la famille via des notifications, en cas de prise ou de non prise des médicaments. Autre possibilité intéressante : en cliquant sur le capuchon, il est possible de connaitre la dernière fois que la boite de médicaments a été ouverte. Pill’Up Pill'up est un objet connecté composé d'un bouton « intelligent » à fixer sur l’emballage des médicaments (boite en carton, flacon, tube, inhalateur,...). Au moment de la prise de chaque médicament, le bouton Pill'up s'allume pour vous aider à identifier le médicament que vous devez prendre. Une simple pression sur le bouton vous permet d'enregistrer l'heure et l'identité du médicament que vous venez de prendre. Les piluliers connectés : solution clé en main pour le bon suivi de son traitement Les piluliers connectés sont très plébiscités sur le marché des nouveaux objets high tech du domaine de la santé. Le principe de base est le même qu’un pilulier standard que le patient, un membre de la famille, une infirmière ou le pharmacien peut remplir à l’avance pour la semaine. Mais avec ces piluliers « intelligents », la case qui contient les médicaments s’éclaire et sonne à l’heure précise de la prise. Le pilulier enregistre alors des informations permettant de surveiller le respect des dosages prescrits et peut les transmettre à l’entourage et aux professionnels de santé concernés et les alerter en cas de besoin. Un robot pour gérer les traitements de toute la famille Un robot appelé Pillo, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année 2017, gère la santé de tous les membres d’une famille de A à Z. Il permet d’assurer la distribution des médicaments de plusieurs personnes, et peut stocker un traitement pour deux et quatre semaines (250 comprimés). Ce condensé de technologies comporte un écran tactile, plusieurs microphones, un haut-parleur, ainsi qu’une caméra. Grâce à des systèmes de reconnaissance faciale et vocale, cet assistant de santé parvient à distinguer chaque individu et est capable de distribuer le médicament approprié en fonction du profil reconnu. Afin d’éviter un oubli, le robot émet des rappels via les Smartphones des utilisateurs et il est en mesure de contacter une tierce personne lorsque l’un d’entre eux a omis de prendre son traitement. Pillo sera également en mesure de répondre aux questions des utilisateurs dans le domaine de la santé et de la nutrition et il pourra connecter l’utilisateur à son médecin.
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L’endométriose profonde
L’endométriose se caractérise par le développement anormal de muqueuse d’endomètre en dehors de l’utérus. Au gré des variations hormonales, cette muqueuse s’épaissit puis saigne, pouvant selon sa localisation provoquer des douleurs et des lésions susceptibles notamment de mettre la fertilité des femmes en péril. Lorsque cette muqueuse se situe très en profondeur, infiltrant les muqueuses digestive ou urologique, on parle d’endométriose profonde, l'une des formes les plus graves. Pour bien comprendre l’endométriose L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. À chaque début de cycle, elle s’épaissit progressivement sous l’influence des hormones ostéogènes, afin d’être prête à recevoir l’?uf en cas de fécondation. En l’absence d’ovule fécondé, la muqueuse devenue inutile se rétracte, saigne et est évacuée avec les règles. En cas d’endométriose, on trouve de l’endomètre en dehors de l’utérus, lequel suit la même évolution, pouvant endommager des organes qui sont alors gênés ou lésés par l’épaississement de la muqueuse, les saignements et sa non-élimination à chaque cycle. On comprend ici que les symptômes de l’endométriose et ses conséquences sont directement liées à la localisation de l’endomètre et à son étendue. Trois types d’endométriose Trois types d’endométriose ont été décrits : l’endométriose superficielle péritonéale, les kystes endométriosiques, l’endométriose profonde. Le cas de l’endométriose profonde Dans l’endométriose profonde, les lésions pénètrent en profondeur dans l’espace rétro-péritonéal (le péritoine étant la membrane qui tapisse la paroi abdominale) ou dans la paroi des organes pelviens (vessie, rectum, vagin, ligaments utéro-sacrés...). Elle devient alors digestive lorsqu’elle infiltre la musculeuse digestive ou urologique lors d’une infiltration de la musculeuse vésicale ou urétérale. Par définition, la profondeur a été fixée à au moins 5 mm. À partir de là, plus les lésions d’endométriose sont situées en profondeur, plus les symptômes seront intenses. Des douleurs menstruelles, une des caractéristiques de l’endométriose Les symptômes de l’endométriose profonde sont surtout douloureux et à recrudescence menstruelle, souvent associée à une infertilité. Les autres signes cliniques, qui apparaissent eux aussi en fonction du cycle (période prémenstruelle), varient fortement avec la localisation des lésions, souvent multiples : dysménorrhée, dyspareunie profonde (douleurs lors des rapports sexuels), douleur pelvienne chronique, symptômes fonctionnels digestifs (diarrhée, constipation, douleurs lors de la défécation?) et/ou urinaires (douleurs ou brulures à la miction, difficultés à vider la vessie, présence de sang dans les urines?), etc., outre des risques d’infertilité, l’endométriose s’accompagne souvent d’une fatigue chronique. En cas de douleurs et pour préserver la fertilité, un traitement est proposé, médical, mais surtout chirurgical. Il vise à retirer (exérèse) toutes les lésions d’endométriose en préservant si possible la fertilité, et idéalement par voie c?lioscopique. Le préalable requis est une localisation très précise de toutes les lésions par les techniques variées d’imagerie médicale aujourd’hui disponibles. Marion Garteiser, journaliste santé
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Les femmes plus vulnérables aux effets de l’alcool que les hommes
Plus vulnérables aux effets de l’alcool que l’homme, les femmes en paient le prix fort alors même qu’elles sont plus susceptibles de développer un sentiment de honte ou de culpabilité qui les empêche de demander de l’aide. Hommes ou femmes, quelles différences vis-à-vis de l'alcool ? Les effets de l’alcool plus forts chez la femme 1,5 à 2 millions de personnes sont dépendantes à l’alcool en France et les femmes comptent pour un tiers à un quart environ. Globalement, la consommation d’alcool (éthanol) à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes. Pour autant, celles-ci réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool. Parce que le poids et la corpulence (poids/taille) jouent sur la vitesse d’alcoolisation, elles sont en moyenne 20 à 30 % plus saoules que les hommes pour une même quantité d'alcool. Néanmoins, il n’y a pas de différences concernant l’effet psychotrope/psychologique de l’alcool (euphorie et désinhibition, voire agressivité etc.). Dr Christine Joly, chef du service d’Addictologie et Alcoologie au CH de Valence : « L’accoutumance est l’augmentation de la dose d’alcool pour garder le même effet psychotrope. Le degré d’accoutumance de l’homme est supérieur à celui de la femme, du fait de sa plus grande corpulence ». Alcool : des répercussions typiquement féminines En cas de consommation excessive d’alcool, les dommages causés au foie apparaissent plus rapidement, et sont donc plus graves. Le foie de la femme étant physiologiquement plus fragile, notamment vis-à-vis de l’alcool (a fortiori s’il existe des antécédents d’hépatite C, B ou A), elle sera plus vulnérable à l’hépatite alcoolique (lésion du foie secondaire à une intoxication chronique par l’alcool), à la stéatose hépatique (stockage de graisse dans le foie), à la fibrose hépatique (transformation fibreuse de certains tissus) et à la cirrhose. Dans le foie, le système enzymatique sensé transformer l’éthanol est moins performant chez la femme. Par exemple, une cirrhose du foie chez une femme peut se développer en 4 à 5 ans, contre 10 à 15 ans chez un homme. Le dérèglement du cycle menstruel accompagné de pertes de sang d'origine utérine plus ou moins importantes survenant en dehors de la période des règles (métrorragies) est prouvé. En effet, l’alcool est toxique pour le système nerveux central, avec pour conséquence une réduction de la sécrétion hormonale gonadotrope au niveau cérébral, responsable d’une baisse de testostérone chez l’homme (troubles de l’érection, de l’éjaculation et de la libido) mais aussi d’estrogènes et de progestérone chez la femme (ménopause précoce, absence de règles et troubles de la libido). Des études relient l'alcoolisme et le cancer du sein mais leur puissance n’est pas suffisante pour l’affirmer. Par ailleurs, les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré sont plus élevés. Dr Christine Joly : « Il y a des causes à l’addiction et en particulier à l’alcool. Dans 80% des cas, chez les personnes alcoolodépendantes il y a un vécu d’abandon avec, pour 60% d’entre eux, un traumatisme psychique dont, en tête, un antécédent d’abus sexuel. Or les victimes sont plus souvent des femmes ». La femme et l’alcool, souvent une histoire de dépression Les femmes dissimulent plus volontiers -et de façon plus habile- leur consommation (excessive) d'alcool. Pour identifier les femmes alcoolodépendantes, en dehors d’un bilan biologique hépatique perturbé, il faut savoir que chez elles, la maladie se présente beaucoup plus souvent que chez les hommes sous la forme d’une dépression. Alors que la consommation d'alcool est la plus forte chez l'homme vers 18-19 ans, pour la femme c'est plutôt à l’âge adulte, autour de 27 ans, une fois qu’elle se trouve confrontée à des histoires de vie. Dr Christine Joly : « La parole des femmes se libère et elles se soignent un peu plus précocement qu’il y a dix ans. Les femmes boivent plus souvent de manière psychotrope, anxiolytique. C’est pourquoi il faut les questionner avec beaucoup de délicatesse : « Est-ce que l’alcool vous fait du bien, apaise vos angoisses ? ». Alcoolisme : hommes ou femmes, les mêmes solutions pour s’en sortir Toutes les thérapies pour se libérer de la dépendance à l’alcool sont proposées sans distinction hommes/femmes. La prise en charge se fait à trois niveaux : Socio-juridique (conséquences familiales, professionnelles etc.). Psychologique (thérapies cognitivo-comportementales, thérapies systémiques avec les entretiens familiaux notamment et les thérapies analytiques-psychanalyse). Médicale (afin de soigner les complications somatiques et d’éventuelles comorbidités psychiatriques). En effet, parmi les personnes en difficulté avec l’alcool, 70% ont des structures névrotiques (syndrome anxio-dépressif voir bipolarité) et 30% des structures psychotiques (un état limite, trouble de la personnalité etc.). Sans aucune spécificité féminine. Quant à l’effet anxiolytique et antidépresseur du baclofène (un relaxant musculaire) qui permet selon les témoignages une indifférence à l’alcool, les médecins cliniciens comme le Dr Joly sont dans l’expectative. Sans Autorisation de Mise sur le Marché dans le traitement de l’alcoolo-dépendance à ce jour, il peut être délivré en autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Deux études contradictoires sont parues en 2016. Des divergences quant aux doses potentiellement efficaces utilisées dans ces essais alimentent la polémique. Fin 2016-début 2017, l’Assurance-maladie fera le point sur les effets indésirables du baclofène à haute doses (sédation, hypotension, vertiges, maux de tête). Marion Garteiser, journaliste santé
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L'obésité aggrave l’incontinence, l’asthme, et les maladies digestives
Maladies digestives et hépatiques, pneumologiques ou urinaires?toutes paient un lourd tribut à l’obésité. Qu’elles soient conséquences directes de l’excès de poids ou juste favorisées par le surpoids, perdre quelques kilos permet souvent d’améliorer la situation. Que sait-on aujourd’hui de l’impact de l’obésité ? Maladies digestives, conséquences graves et mal connues de l’obésité Plusieurs maladies digestives sont à mettre sur le compte de l’obésité, définie par un Indice de Masse Corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 kg/m2. Au premier rang figure le reflux gastro-?sophagien (RGO) où, parmi d’autres mécanismes, l’augmentation de la pression abdominale favorise les remontées acides. L’obésité est aussi incriminée dans le cancer de l’?sophage (adénocarcinome). Il résulte de la dégénérescence de lésions de la muqueuse de l’?sophage, elles-mêmes conséquences d’un RGO, favorisé par l’obésité. Ce risque de cancer de l’?sophage augmenterait de 55% pour cinq points d’IMC supplémentaires*. Mais d’autres cancers sont impactés comme celui du pancréas et du côlon avec, respectivement, +14% et +15% de risque pour cinq points d’IMC supplémentaires. Le développement de ces cancers est favorisé par l’inflammation généralisée produite par le tissu graisseux (adipeux). Le rôle de l’obésité est renforcé dans le cancer du côlon par la consommation de viande rouge, de charcuterie et de graisse et par l’effet propre des micro-organismes vivant dans l’intestin (microbiote). En revanche, de nombreuses zones d’ombre subsistent sur l’influence de l’obésité vis-à-vis des maladies inflammatoires de l’intestin dont la maladie de Crohn (MICI) ou même de l’intestin irritable. Vis-à-vis de la santé du foie, c’est au tour de taille plutôt qu’à l’obésité d’entrer en jeu dans ce que l’on appelle la stéatose hépatique, c’est-à-dire l’infiltration de graisse dans le foie (« foie gras »). Dr Juliette Foucher, service d'Hépatologie, Hôpital Haut-Lévèque Pessac (Bordeaux) : « Une personne obèse sur deux développe une stéatose, précise le. Néanmoins, l’obésité n’implique pas obligatoirement la présence de cette graisse dans le foie. De plus, les personnes avec un tour de taille supérieur à 80 cm chez la femme et 94 cm chez l’homme ont plus de risque de développer un stade encore plus préoccupant c’est à dire une stéatose associée à de l’inflammation, appelé stéatohépatite (NASH). Ce risque de NASH croit avec le tour de taille. Or une NASH peut favoriser une cirrhose et potentiellement un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) ». Points positifs, une perte de poids -même modeste- peut diminuer les symptômes de reflux gastro-?sophagien en réduisant la pression abdominale. Elle peut même améliorer l’état et la quantité de graisse du foie et, de ce fait réduire, le risque de cirrhose et de cancer. L’incontinence urinaire, intimement liée à l’indice de masse corporelle Les troubles urinaires ne sont pas en reste. L’obésité intervient principalement dans l’incontinence urinaire. Selon la vaste étude EPINCONT conduite auprès de 28 000 norvégiennes, tous les cinq points d’Indice de masse corporelle, le risque d’apparition de fuites urinaires quotidiennes augmente de 20 à 70 %. Le surpoids compte pour beaucoup dans l’incontinence urinaire à l’effort, plus faiblement dans l’incontinence urinaire par impériosité (envie pressante d’uriner) et par hyperactivité de la vessie. Si l’obésité est un facteur d’incontinence, à l’inverse, perdre du poids -même de 5% à 10% du poids corporel- améliore la continence, les symptômes et la qualité de vie. Pr Pierre Costa, chef de service d’Urologie-Andrologie (Hôpital Universitaire Carémeau, Nîmes) : « La prostate est elle aussi concernée. Dans l’augmentation de la taille de la prostate (hypertrophie bénigne de prostate) et dans le cancer de la prostate, l’inflammation générée par le tissu graisseux favoriserait l’agressivité et la croissance tumorale ». L’obésité, facteur de maladies respiratoires Alors que l’obésité favorise, aggrave l’asthme et même perturbe le bon contrôle de la maladie, son impact est encore peu exploré dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Dans l’asthme, l’affaire est entendue : le fait d’être obèse double quasiment le risque de développer un certain type d’asthme. Bien entendu, l’obésité est un facteur d’aggravation de l’asthme en général du fait de l’existence de maladies souvent associées comme le syndrome des apnées du sommeil ou le reflux gastro-?sophagien. Pr Alain Didier, chef de service, pneumo-allergologue (CHU de Toulouse) : « Néanmoins, tous les asthmes ne sont pas liés à la corpulence. L’obésité favorise plutôt l’apparition d’un asthme particulier dit « non-éosinophilique ». Le mécanisme passerait par une réaction exacerbée des bronches (« hyperréactivité bronchique ») due à une modification de la mécanique ventilatoire. En effet, chez la personne obèse, à l’obstruction classique des bronches s’ajoute une diminution des volumes expirés avec l’écrasement des bronchioles (prolongement des bronches) en fin d’expiration ». Dans tous les cas, la réduction pondérale est souhaitable. Avec l’activité physique régulière, leur rôle est bénéfique sur le contrôle de l’asthme des obèses, tout particulièrement dans le cas de ce type d’asthme particulier. Pour l’asthme classique, la perte pondérale améliore uniquement la sensation à l’effort, sans que le profil de la maladie en soit modifié. Idem pour la BPCO où, à ce jour, la relation avec l’obésité n’est pas si simple. Une chose est sûre : la perte de poids agit sur l’essoufflement. Si la perte de masse grasse s’accompagne d’un gain de masse musculaire, ces malades peuvent espérer gagner en capacité respiratoire. Marion Garteiser, journaliste santé
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Apnées du sommeil : vers une approche personnalisée
6% des femmes et 13% des hommes d’âge moyen souffrent potentiellement d’un syndrome des apnées obstructives-hypopnées du sommeil (SAHOS), ces pauses respiratoires anormales pendant le sommeil. Au-delà des traitements actuels, les chercheurs cernent de mieux en mieux les différents profils d’apnéiques et entrevoient ainsi de nouvelles pistes thérapeutiques. En direct de la recherche. Les apnées du sommeil, des critères simples Le SAHOS -plus communément appelé apnées du sommeil- est caractérisé par des obstructions répétées des voies aériennes supérieures, de plus de 10 secondes, chez une personne endormie. Les recommandations sur le traitement se fondent sur quelques critères assez simples, à savoir la présence de certains symptômes (somnolence, ronflements, épisodes de suffocation nocturne, problèmes de concentration, mictions nocturnes importantes ou nycturie) mais aussi les maladies cardiovasculaires associées (comorbidités) et la sévérité des apnées. Il faut au moins cinq épisodes de pauses respiratoires par nuit pour poser le diagnostic d’apnées minimes, entre 15 et 30 pour celui d’apnées modérées, plus de 30 pour celui d’apnées sévères. Orthèses d’avancée mandibulaire et pression positive continue Ces critères pris ensemble vont guider le traitement avec, d’un côté, plutôt le port d’un appareillage appelé orthèse d’avancée mandibulaire en cas d’apnées modérées sans comorbidité cardiovasculaire sévère. Ces petits appareils amovibles dégagent le pharynx en avançant la mâchoire inférieure pour maintenir un filet d’air dans la bouche. Seuls 2% des apnéiques en sont équipés, une proportion inférieure à celle des pays voisins. Lorsque les apnées sont sévères ou associées à un risque cardiovasculaire élevé, la Pression Positive Continue (PPC) nasale permet de retrouver, pour la plupart des malades, des nuits enfin reposantes et une qualité de vie satisfaisante. La personne dort avec un masque où la pression de l’air inspiré est augmentée (d’à peine quelques millimètres de mercure) levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l’air de passer. "Appareiller" ces personnes est indispensable, tant pour améliorer leur qualité de vie que pour corriger le risque cardiovasculaire associé aux apnées du sommeil. Tous les apnéiques ne se ressemblent pas Ces critères simples d’évaluation des apnées ne permettent cependant pas de rendre compte de la grande variété des profils d’apnéiques. Pour cela, il faut en inclure d’autres comme des facteurs physiopathologiques, le caractère positionnel ou non des troubles respiratoires nocturnes (préférentiellement lorsque la personne est à plat-dos) mais aussi des symptômes associés tels que l’insomnie, la dépression?. Ceci permet une caractérisation beaucoup plus fine de la maladie en vue de définir de grands profils (phénotypes) d’apnéiques. Pr Frédéric Gagnadoux, département de pneumologie au CHU d’Angers : « A partir de l’étude de plusieurs milliers d’apnéiques en Pays de Loire, nous avons pu dégager plusieurs profils dont un phénotype féminin. Celui-ci est un syndrome des apnées particulier, plus souvent associé à l’insomnie, à la dépression, à l’hypertension artérielle et au diabète. Autre exemple, le profil « SAHOS avec somnolence » exposerait à un risque accru de perturbations métaboliques avec, de ce fait, un devenir cardiovasculaire plus péjoratif. Un autre phénotype pourrait s’appeler « SAHOS comorbide » ; ce sont des malades qui cumulent les maladies associées sans pour autant présenter de symptômes typiques des apnées. Chez eux, traiter uniquement les apnées produit un effet très modeste sur l’avenir cardiométabolique. Dans ce cas précis, la prise en charge devra être multidisciplinaire et porter à la fois sur les apnées et les facteurs de risque (traitement de l’hypertension, modification de l’activité physique, de la diététique etc.). » Apnées du sommeil, des mécanismes mieux cernés Les mécanismes qui conduisent au mauvais fonctionnement (collapsus) du pharynx sont aussi progressivement mieux caractérisés. Jusqu’alors, seule la cause anatomique était considérée. En réalité, d’autres facteurs interviennent et constituent des cibles thérapeutiques potentielles : il d’agit du tonus et de l’activité des muscles dilatateurs du pharynx, de la stabilité du contrôle ventilatoire et du seuil d’effort respiratoire responsable d’éveils. Plusieurs voies thérapeutiques ciblant ces paramètres sont en cours d’évaluation dans la perspective d’une médecine personnalisée : Certains patients ont un seuil d’éveil trop bas et pour cette raison sont plus sensibles à l’effort respiratoire et aux apnées. Ils se réveillent souvent. Chez eux, des études évaluent l’intérêt de prescrire des médicaments hypnotiques, afin d’approfondir leur sommeil sans pour autant aggraver les apnées. La stimulation du muscle de la langue (génioglosse) par l’intermédiaire du nerf hypoglosse est une autre approche à l’essai. On sait en effet depuis peu que certains apnéiques ont une réponse insuffisance de ces muscles pendant le sommeil. La moitié des apnéiques ont des symptômes d’insomnie. Or, non seulement les apnéiques insomniaques ont plus de risque de développer une hypertension artérielle mais ils ont moins tendance à accepter la contrainte de la pression positive continue. Des programmes sont en cours afin d’évaluer chez eux une prise en charge cognitivo-comportementale de l’insomnie. Des machines de pression positive continue spécifiques pour les patients insomniaques sont en cours conception. Des facteurs biologiques pourraient conditionner l’impact des traitements des apnées du sommeil sur la pression artérielle et le risque cardiovasculaire. Marion Garteiser, journaliste santé
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Pas d’anti-inflammatoires en fin de grossesse !
A partir de 6 mois de grossesse, utiliser des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) est strictement interdit. L’information est connue depuis des années, mais il semble que tout le monde ne soit pas au courant. Petite mise au point? Anti-inflammatoires : des médicaments interdits en fin de grossesse Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS sont des médicaments qui diminuent l’inflammation. On les utilise pour lutter contre toutes les douleurs, des lombalgies aux maux de tête ; ils peuvent aussi lutter contre les inflammations des articulations, les rages de dents, et autres encore. Dans la vie quotidienne, vous en avez probablement déjà pris. Les plus connus sont sans doute l’acide acétylsalicylique (aspirine®) et l’ibuprofène, mais il y a aussi le kétoprofène, le diclofénac, l’acide tiaprofénique, le flurbiprofène, et d’autres encore. Toutes ces substances sont donc interdites pour les femmes à partir de la fin du cinquième mois de grossesse. En effet, elles sont toxiques pour le f?tus, et peuvent entraîner des problèmes rénaux et même la mort. Ce risque concerne même une prise unique, et à la dose correcte. Soulignons aussi que deux AINS, le célécoxib (celebrex®) et l’étoricoxib, sont interdits pendant toute la grossesse. Comment prendre ses précautions ? La première règle est bien connue : pas d’automédication pendant la grossesse ! En effet, beaucoup des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont disponibles sans ordonnance. Il est donc possible pour une future maman qui a mal à la tête de suivre ses réflexes et de s’en procurer une boîte, quel que soit le stade de sa grossesse. Par ailleurs, attention, les AINS ne se présentent pas seulement sous forme de gélules ou de comprimés. Il y en a dans des crèmes, des collyres, des gels ou autres. Et chacune de ces formes entraîne des dangers pour l’enfant. Pour savoir si un médicament contient un anti-inflammatoire non stéroïdien, il suffit de vérifier la notice du médicament. Si vous n’avez plus cette notice, rendez-vous dans une pharmacie pour demander l’information. Quand faut-il consulter son médecin ? Pendant la grossesse, de toute façon dès que vous ressentez le besoin de prendre un traitement par médicament, il faut passer par la case médecin. Si vous avez pris un médicament pendant la grossesse et qu’il s’avère être un anti-inflammatoire non-stéroïdien, arrêtez immédiatement le traitement et consultez votre médecin. Normalement le pharmacien ou la pharmacienne attirera son attention sur les dangers de ce médicament pendant la grossesse. Enfin, signalez votre grossesse à chaque fois que vous achetez un médicament, pour bénéficier du conseil du pharmacien. Marion Garteiser, journaliste santé
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Dépression : il n’y a pas que les antidépresseurs !
La dépression touche environ 3 millions de personnes chaque année en France. La prise en charge médicale repose généralement sur la prescription d’antidépresseurs. Nécessaire quand les troubles sont sévères, la phytothérapie peut être une alternative efficace dans les dépressions plus légères. L’alimentation aussi compte. Les caractéristiques de la dépression L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime que la dépression est l’un des troubles les plus fréquents. Toutes les tranches d’âge sont concernées selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), avec un pic chez les 20-34 ans. Une dépression se caractérise par plusieurs symptômes : tristesse, perte d’intérêt et de plaisir pour les activités quotidiennes, troubles du sommeil et de l’appétit, fatigue dès le réveil, ralentissement psychomoteur, culpabilité et dévalorisation, difficultés de concentration, idées noires. Un patient est considéré dépressif s’il cumule cinq de ces symptômes tous les jours depuis au moins deux semaines. L’hérédité, le stress, l’anxiété... sont des facteurs de risques. Les antidépresseurs pas toujours efficaces Les antidépresseurs sont depuis longtemps les médicaments de référence pour traiter la dépression. Il le reste dans les cas les plus graves mais pas forcément dans les autres. Ni pour prévenir les rechutes contre lesquelles la méditation pleine conscience a fait ses preuves. « Les antidépresseurs sont testés sur des dépressions sévères où leur action est incontestable, elle est plus discutable pour traiter les dépressions modérées et légères. Comme le cancer, la dépression n’est pas une entité unique mais une maladie multiple », explique le psychiatre Patrick Lemoine. Par ailleurs, les effets de ces médicaments sont plus probants lorsqu’ils sont associés à une psychothérapie. Et « la facilité qui consiste à prescrire une molécule souvent choisie au petit bonheur la chance a fait négliger d’autres approches comme la phytothérapie », précise le médecin. Des plantes pour réguler et apaiser l’humeur Le millepertuis est la plante la plus connue pour soulager les troubles de l’humeur et l’anxiété. Différentes études ont montré qu’il contient une dizaine de principes actifs aussi efficaces qu’un antidépresseur classique. L’Oms a reconnu son intérêt dans le traitement des dépressions légères. « Nous pouvons orienter vers différentes plantes parmi lesquelles le mucuna pour un déficit en dopamine, le griffonia pour un déficit en sérotonine, le safran et le curcuma pour leur action anti-inflammatoires cérébrales », indique le Dr Marc Beck, généraliste et phytothérapeute. L’action du griffonia, par exemple, passe par sa richesse en HydroxyTryptoPhane (5-HTP), un acide aminé que l’organisme transforme en sérotonine, un neurotransmetteur (substance qui permet l’influx nerveux entre les neurones) souvent déficitaire dans la dépression. Plantes contre la dépression : mieux vaut prendre l’avis d’un spécialiste Autre plante intéressante : la rhodiole dont les propriétés stimulantes sont reconnues en médecine traditionnelle chinoise et qui pourrait favoriser la résistance au stress. Des études suggèrent que le safran aurait des vertus antioxydantes, sérotoninergiques et neuroprotectrices. La valériane aux propriétés apaisantes, ou encore le magnésium qui aide au bon fonctionnement du système nerveux, peuvent être également recommandés. Mais attention : les plantes ne sont pas anodines ! Elles peuvent parfois diminuer l’effet de certains médicaments (anticoagulants, etc.). Il ne faut donc pas les prendre à la légère et consulter un phytothérapeute pour la prescription d’un traitement adapté et un suivi, fondamental pour évaluer l’amélioration ou pas de l’état de la maladie. Oméga 3, magnésium... Il faut soigner son assiette ! Certains aliments aident à contrer la dépression. A commencer par les omégas 3, des acides gras polyinsaturés essentiels au cerveau dont l’utilité dans la prévention des troubles dépressifs et de la mémoire est documentée. Les poissons gras (sardine, maquereau, hareng, truite fumée...) et les huiles de colza ou de noix en contiennent beaucoup. En cas de stress chronique, il est important de faire le plein de magnésium dont les légumes à feuilles vertes (épinards, etc.), quelques légumineuses (pois, haricots), certaines eaux minérales, le chocolat noir et les oléagineux (amandes, noix, noisettes...) recèlent. Le cerveau a besoin d’acides aminés, notamment la tyrosine et le tryptophane : le premier (à privilégier surtout le matin) est dans les ?ufs, certains fromages (emmental, gruyère, parmesan), les céréales complètes, les bananes, etc. ; le second (à privilégier plutôt le soir) est dans le poulet, les noix de cajou, le riz complet, l’avocat, etc. Les vitamines du groupe B agissent également sur le système nerveux : il y en a dans les légumes verts et secs (lentilles, etc.), le foie, les fruits de mer, les germes de blé... Sans oublier l’intestin, notre deuxième cerveau. La dépression entraine une modification du microbiote qui permet à certaines bactéries de passer à travers la muqueuse intestinale et de causer une inflammation cérébrale, ce qui a conduit à préconiser la consommation de prébiotiques (fruits, légumes...) et de probiotiques (laits fermentés, yaourts...) pour renforcer son étanchéité. Marion Garteiser, journaliste santé
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7 conseils pour booster votre fertilité !
C'est décidé, vous voulez mettre un bébé en route ? Vous êtes prête à vous lancer dans l'aventure et à devenir mère ? Alors mettez toutes les chances de votre côté en boostant votre fertilité. A minima, respectez ces 7 conseils.
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Santé : les maladies se vivent différemment au masculin ou au féminin
Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas uniquement liées aux hormones et au formatage par les stéréotypes de genre. Les spécificités biologiques comptent aussi mais elles sont sous-estimées. L'Académie de Médecine alerte sur la nécessité de prendre en compte ces particularités entre masculin et féminin, pour mieux soigner. Différences masculin féminin : arthrose chez les filles, autisme chez les garçonsSavez-vous que les femmes ont plus de maladies auto-immunes que les hommes ? A l'inverse, ces derniers sont davantage touchés par l'autisme et les maladies neuro-développementales...Hommes et femmes ne sont pas identiques, on le sait. Le sexe féminin est déterminé par les chromosomes XX et le sexe masculin par les chromosomes XY. Cette différence n'est pas sans conséquence.Selon Peggy Sastre, auteur de « Le sexe des maladies » (1), une étude sur des souris mâles et femelles (2), publiée en juillet 2006, montre que « 72% des gènes actifs dans le foie, 68 % dans les cellules graisseuses, 55,4 % dans les muscles et 13,6 % dans le cerveau » s'expriment à des degrés divers selon le sexe.Médecine différenciée : la France en retardPour autant, excepté en matière de reproduction, ces caractéristiques biologiques différenciant le féminin du masculin ne sont pas prises en compte par le corps médical. Une situation anormale, selon l'Académie de Médecine qui recommande de former les professionnels de santé à une médecine différenciée et d'adapter les traitements en fonction du genre. C'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède où, pour certaines pathologies, hommes et femmes ne sont pas pris en charge dans le même service. « En France, nous avons dix ans de retard », regrette le Pr Claudine Junien, généticienne et membre de l'Académie.Infarctus au masculin ou au féminin: des symptômes différentsCe sont surtout les femmes qui en font les frais.Exemple : longtemps considéré comme une maladie d'hommes, l'infarctus du myocarde est sous-diagnostiqué chez elles. Chez environ la moitié des patientes, les symptômes du genre féminin se traduisent par des nausées et des douleurs dans le ventre plus que par une douleur intense au thorax et au bras gauche. Résultat : l'électrocardiogramme est réalisé plus tardivement.Autre exemple : la localisation du cancer colorectal diffère également entre les deux sexes...Les femmes ne réagissent pas, non plus, de la même manière aux médicaments : des études démontrent qu'il suffirait d'une demi-dose de vaccin contre la grippe pour qu'elles soient protégées de la maladie. D'autres indiquent que l'aspirine protège mieux les messieurs de la crise cardiaque et les dames de l'AVC.Certains médicaments testés sur le sexe masculin uniquementAutre particularité du genre masculin : à posologie identique, leur organisme élimine plus lentement certaines molécules comme les psychotropes. Si on en est là, c'est que la recherche oublie les femmes : 60% des essais cliniques respectent la parité mais les 40% restants font plutôt la part belle aux hommes. Des chercheurs américains ont montré que les expériences sur les rats de laboratoire se font cinq fois plus souvent avec des mâles qu'avec des femelles. Raison de cette sous-représentation féminine ? Le cycle hormonal et la contraception orale compliquent les essais et exigent des moyens supplémentaires. Pour Claudine Junien : « Trop de traitements sont toujours prescrits à des femmes après n'avoir été testés que sur des hommes ».Tenir compte du sexe dans les recherchesAujourd'hui, l'Académie de Médecine estime urgent de « concevoir et/ou interpréter les études sur l'homme ou l'animal en tenant compte des sexes féminin et masculin ».Les Américains se sont déjà engagés dans cette voie : depuis 1993, l'agence de sécurité sanitaire américaine (la Food and Drug Administration) s'assure que les recherches qu'elle mène et finance s'intéressent à l'influence du sexe dans les maladies, particulièrement en ce qui concerne la santé des femmes.Par exemple, En 2013, après avoir noté que les femmes étaient deux fois plus réactives aux effets du d'un somnifère bien connu, la FDA a recommandé de diviser par deux la dose de ce somnifère lorsqu'il est prescrit à une patiente... Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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5 recettes naturelles post-soleil faciles et pratiques
Après la plage et le soleil, notre peau et nos cheveux ont besoin d'une routine estampillée réparation et hydratation. Voici 5 recettes naturelles pour une peau apaisée et un bronzage sublimé. Une huile pour calmer mes coups de soleilLa séance bronzette a duré un peu trop longtemps et votre peau a attrapé un coup de soleil ? Cette huile calmante devrait vous apaiser tout en réparant votre peau asséchée par l'été. Son plus ? Elle sent bon les vacances !La recette : Versez dans un flacon pompe en verre opaque 50 ml de monoï ou d'huile de coco. Ajoutez 10 gouttes d'huile essentielle (HE) de lavande vraie et 10 gouttes d'HE de géranium rosat. Refermez le flacon et secouez pour bien mélanger.Le bon geste : Appliquez sur l'ensemble du corps ou sur le coup de soleil, sur peau propre, après l'exposition.Se conserve 6 mois à température ambiante.A lire aussi : Bronzage, je joue les prolongations ! Un soin au concombre pour ressourcer ma peauSous le soleil, une partie de l'eau contenue dans la peau s'évapore. Résultat elle devient sèche, moins souple et moins éclatante. Le concombre riche en eau aide à hydrater les épidermes desséchés, il est rafraîchissant et redonne de l'éclat au teint.La recette : Mixez un concombre dans un mixeur ou centrifugeuse et réservez le jus. Ajoutez-y deux cuillères à soupe d'huile d'amande douce.Le bon geste : Appliquez sur peau parfaitement nettoyée le soir après l'exposition au soleil et laissez poser toute la nuit.Un masque pour réparer mes cheveuxSi le soleil éclaircit les cheveux et leur donne de jolis reflets naturels, il a aussi tendance à les dessécher, un phénomène que le sel de la mer ou le chlore de la piscine auront accentué. Résultat, au retour des vacances les cheveux sont secs et abîmés. Ce masque au yaourt va les nourrir et leur donner un nouveau souffle.La recette : Brassez 1 c. à s. de yaourt nature pour le rendre liquide. Ajoutez un jaune d'oeuf et 1 c. à s. d'huile d'olive ou d'amande douce.Le bon geste : Après le shampoing, appliquez le masque sur l'ensemble de la chevelure, couvrir d'un film plastique puis d'une serviette et laissez poser 20 mn. Rincez jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire.Usage immédiat, ne pas conserver.Une crème pour prolonger mon bronzageQuand on a la peau bien dorée, la seule chose que l'on souhaite c'est prolonger ces effets pour la rentrée. La carotte est l'ingrédient bonne mine par excellence. Son plus ? Elle ne coûte pas cher !La recette : Mixez à la centrifugeuse 3 carottes pour en extraire le jus. Au bain-marie faire fondre 5 g de vaseline dans 10 cl d'huile de germe de blé. Retirez du feu et ajoutez le jus de carottes. Remuez pour obtenir une crème homogène et mettre le tout dans un pot avec un couvercle.Le bon geste : Une fois la crème refroidie, l'appliquer sur le visage et le corps, de préférence le soir au coucher.Un spray pour soulager mes pieds fatiguésAprès une journée de marche vous avez les pieds gonflés ? Ce spray rafraîchissant à base d'hamamélis connue pour ses propriétés astringentes et rafraîchissantes devrait vous apporter un vrai coup de fouet.La recette : Versez dans un flacon spray 3,5 c. à s. d'hamamélis. Ajoutez 2 gouttes d'huiles essentielles de menthe poivrée, de citron, de cyprès et de lavande. Refermez le flacon secouez-le énergiquement. Le spray est prêt !Le bon geste : Vaporisez aussi souvent que nécessaire sur les pieds et les mollets.A conserver 3 mois maximum dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Diabète de type 2 : le tabagisme mis en cause
La Journée mondiale du diabète et le "Moi (s) sans Tabac" tombent tous les deux en novembre. Quel rapport ? On le sait trop peu mais le tabagisme est un facteur de risque de diabète de type 2 : le risque d’un fumeur de développer un diabète de type 2 est augmenté de 30 à 40%. Mais la bonne nouvelle, c’est que tout peut revenir à la normale en écrasant sa dernière cigarette ! Diabète et tabagisme, même combat 60% des fumeurs souhaiteraient arrêter. D’où la campagne de « Santé publique France » (la nouvelle Agence nationale de santé publique) sur sa première opération « Moi(s) sans tabac » en ce mois de novembre.Avec 78 000 décès chaque année le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France. Un lourd bilan qui exclut pourtant les très nombreuses pathologies lourdes qu’il favorise. Cancer, maladies cardiovasculaires, ostéoporose… mais il en est un qui passe inaperçu : le risque de diabète de type 2. Or le risque de développer un diabète pour un fumeur est augmenté de 37% par rapport à un non-fumeur*, en fonction du nombre de cigarettes quotidiennes. En résumé, plus on fume, plus le risque de diabète s’élève.Dr Ivan Berlin, pharmacologue (CHU Pitié-Salpêtrière, Université Paris 6 INSERM U1178) et ancien président de la Société française de tabacologie : « Le tabagisme augmente le risque de survenue de syndrome métabolique et de diabète de type 2 et va de pair avec une accumulation de graisse abdominale et une résistance à l’insuline. La survenue de cas de diabète est plus que doublée chez les fumeurs, comparé aux non-fumeurs ». Diabète et tabagisme, la double peine Laisser tomber la cigarette ? Le jeu en vaut la chandelle. La liste des risques encourus par le diabétique fumeur est particulièrement longue avec, et tout d’abord, une surmortalité considérable : + 58% de mortalité toutes causes, + 48% de risque de maladie des artères du cœurs (coronaires) et + 44% de risque d’accident vasculaire cérébral.La proportion de personnes avec un diabète mal équilibré (taux sanguin HbA1c reflétant le taux de glucose dans le sang des trois derniers mois : > 6,5%) est aussi plus importante. Idem pour la "microalbuminurie" (témoignant d’une anomalie de la fonction rénale), qui est plus élevée parmi les diabétiques fumeurs (de type 1 ou de type 2) que parmi les diabétiques non-fumeurs. De plus, le tabagisme peut augmenter le risque d’hypoglycémies sévères et d’humeur dépressive.Dr Berlin : « Il y a autant de fumeurs parmi les diabétiques que chez les non diabétiques. Les uns comme les autres redoutent de prendre du poids lors du sevrage, même si cette crainte chez les diabétiques est probablement plus forte ». Eviter le diabète de type 2, première des motivations au sevrage tabagique ? Tout peut revenir à la normale après l’arrêt de la consommation tabagique. Cela devrait motiver pour le sevrage tabagique ! En effet, les ex-fumeurs ont un risque de diabète qui ne diffère pas de celui des non-fumeurs.Le tabagisme est un risque cardiovasculaire qui se surajoute au risque cardiovasculaire déjà plus élevé des diabétiques. A l’arrêt du tabac, ce sur-risque se normalise, mais le diabétique qui s’arrête de fumer conserve toutefois son risque cardiovasculaire dû au diabète.Dr Ivan Berlin : « Les diabétiques fumeurs sont probablement conscients du risque cardiovasculaire surajouté mais considèrent que le bénéfice individuel de fumer l’emporte sur le risque ». Le sevrage tabagique, c’est tout bénéfice en dépit d’une prise de poids En pratique, comment aborder l’arrêt du tabac chez une personne diabétique ?Déjà, chez tous les fumeurs, le professionnel de santé devrait avoir le réflexe de dépister une intolérance au glucose (taux de glycémie, taux d’HbA1c), un syndrome métabolique et un diabète de type 2. Les médecins n’y pensent pas car même chez les diabétiques, le fait de fumer limite la prise pondérale.Calcul de l’indice de masse corporelle, mesure du périmètre abdominal, de la pression artérielle, du HDL-cholestérol (ce "bon cholestérol" est d’ailleurs particulièrement bas chez les fumeurs), … L’évaluation de tous ces paramètres devraient être systématique. Avant et lors du suivi du sevrage.Dr Ivan Berlin : « La prise de poids est en moyenne de 4-5 kg pendant l’année suivant le sevrage tabagique. Elle ne compromet absolument pas l’énorme bénéfice de l’arrêt du tabac. Et ce risque de prise de poids s’atténue voire disparait après plusieurs années d’abstinence. Attention, au sevrage environ 16 % des ex-fumeurs perdent du poids ; cela peut être sans signification clinique mais il faut tout de même penser à rechercher une maladie associée pouvant expliquer cette perte de poids ». Un sevrage tabagique adapté aux diabétiques ? Concernant le sevrage tabagique, la littérature scientifique est étonnement pauvre chez les diabétiques, alors qu’au contraire, il a été étudié dans les maladies mentales, certaines maladies respiratoires etc. Il n’existe donc pas de recommandation spécifique d’arrêt ni de méthode validée dans cette population de diabétiques de type 2. Une publication scientifique de 2014 regroupant des études majeures (éducation et moyens pharmacologiques) n’a pu en tirer aucune conclusion quant à la démarche optimale à suivre chez une personne à la fois fumeuse et diabétique.De ce fait, les agonistes nicotiniques (c’est-à-dire ceux qui miment le mécanisme d’action de la nicotine comme les traitements de substitution nicotiniques et la varénicline) mais aussi le bupropion ont les mêmes règles de prescription, que le fumeur soit diabétique ou non.Les traitements actuels pharmacologiques réduisent la prise de poids à l’arrêt tabagique, et, sur ce point précis, l’effet du bupropion est plus important. Les spécialistes se gardent toutefois de privilégier l’un ou l’autre chez le diabétique car aucune étude comparative au sein de cette population spécifique n’a été menée, sur les paramètres pondéraux et métaboliques. Source : D’après un entretien avec le Dr Ivan Berlin, Service de Pharmacologie, CHU Pitié-Salpêtrière, Université Paris 6 - INSERM U1178 et ancien président de la Société française de tabacologie*Surgeon General Report 2014 Nagrebetsky A et al. BMJ open 2014 ; 4 :e004107http://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Lancement-de-l-operation-Moi-s-sans-tabac-une-nouvelle-strategie-pour-Sante-publique-France
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La sexualité, ça sert à quoi ?
Faire l’amour, c’est peut-être l’activité de loisir la plus répandue dans le monde chez les adultes. D’autant qu’elle est gratuite et facilement disponible (à condition d’avoir un partenaire !). Mais au-delà de tous les conseils que l’on peut lire ou entendre, à quoi sert-elle finalement cette sexualité ? La sexualité a pour but de nous reproduire Le premier rôle de la sexualité est biologique. Elle sert à nous reproduire. Notre corps étant mortel, la force de la vie le pousse à se reproduire pour que notre espèce persiste sur terre. C’est pour cela que la sexualité est une force très puissante ! C’est une force de vie qui lutte contre la mort. Cela permet de comprendre pourquoi, même quand on ne souhaite pas consciemment d’enfant, cette force cherche en quelque sorte à nous piéger. Nous faire oublier la contraception ou le bon sens… A nous de savoir en tenir compte. La sexualité sert à nous attacher à notre partenaire pour former un couple solide Quand vous faites l’amour avec quelqu’un régulièrement, vous vous attachez sentimentalement à cette personne. Vous lui faites de plus en plus confiance, vous ressentez des sentiments de plus en plus forts. C’est dû au fait que l’ocytocine, hormone produite pendant l’amour, est une hormone d’attachement. Son but, ce n’est pas tellement de vous rendre amoureux, même si c’est agréable ; son but c’est d’attacher deux membres d’un couple pour les faire former une entité plus solide capable d’élever des enfants jusqu’à ce qu’ils deviennent autonomes. Dans les temps anciens, une mère ou un père seul était beaucoup plus fragile, et l’enfant courait plus de risque de ne pas pouvoir atteindre l’âge adulte. Cette fragilité persiste hélas aujourd’hui et l’on sait par exemple que les familles monoparentales sont plus souvent soumises à une grande pauvreté. Le but de la force sexuelle est encore ici de nous permettre d’amener nos descendants à l’âge adulte avec la plus grande chance de réussite possible, et celle de produire à leur tour une descendance. La sexualité a un rôle de détente Faire l’amour, cela donne envie de dormir. Et l’on dort très bien après l’acte amoureux. Dans le même ordre d’idée, la sexualité fait diminuer l’anxiété et le risque de dépression. Donc elle nous permet de nous sentir mieux dans notre peau. Ces actions positives sont dues aux hormones en jeu pendant l’acte sexuel… Et également aux bienfaits de se donner mutuellement du plaisir, de se sentir désiré, aimé, caressé, embrassé, de se sentir compter pour quelqu’un. Au total, la sexualité sert à nous rendre plus heureux… Même si son rôle biologique est avant tout de nous permettre de nous reproduire pour faire persister notre espèce au fil des siècles ...
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Maladies cardiovasculaires : du nouveau pour le cholestérol, les anticoagulants, la pression artérielle...
Comme chaque année, le congrès de l'European Society of Cardiology a apporté son lot d'études scientifiques pour mieux comprendre les maladies cardiovasculaires comme la fibrillation auriculaire ou l'insuffisance cardiaque et leur traitement, notamment les anticoagulants. Morceaux choisis, en direct du congrès. Les nouveaux anticoagulants, désormais en première ligneDe nouvelles recommandations européennes (1) renforcent la place des anticoagulants oraux directs (AOD : dabigatran, rivaroxaban, apixaban, bientôt l'edoxaban etc.).Ces nouveaux anticoagulants par voie orale autres que les "classiques" antagonistes de la vitamine K (AVK) sont désormais recommandés comme traitement de première intention chez les personnes souffrant de fibrillation auriculaire, le trouble du rythme le plus courant.Quant à l'arythmie cardiaque complète par fibrillation auriculaire (ou atriale), elle est responsable d'embolie artérielle, en particulier cérébrale (hémiplégie). Elle expose à cinq fois plus d'accidents vasculaires cérébraux que la population générale.Avec ce message, la Société européenne de cardiologie et l'Association européenne de chirurgie cardiothoracique prennent position en faveur de ces récentes molécules qui ont fait leurs preuves en matière de sécurité : non seulement le risque de saignement est bien moindre sous ces anticoagulants oraux directs qu'avec les AVK (ils divisent par deux le risque d'hémorragies intracérébrales) mais ils sont tout aussi efficaces. Il est aussi conseillé de privilégier les AOD en cas de difficulté à gérer l'anticoagulation sous AVK en cas de fibrillation auriculaire.De récentes études dont quelques-unes présentées à l'ESC 2016 avec l'un de ces AOD (apixaban) montrent aussi que les personnes ayant une insuffisance rénale (sauf stade terminal) en tirent encore de plus de bénéfice, avec un risque de saignements majeurs notamment digestifs nettement diminué, tout en conférant une protection satisfaisante contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC).Cholestérol : de nouvelles recommandations européennesLes nouvelles recommandations pour la prise en charge en cas d'excès de cholestérol ont été développées à ce congrès (2).Le taux de LDL cholestérol (le "mauvais" cholestérol) reste la cible thérapeutique. Pour les personnes à haut risque cardiovasculaire, l'objectif est d'être en dessous de 1g/L (ou 2,6 mmol/L) et pour celles à très haut risque en dessous de 0,7 g/L (ou 1,8 mmol/L). Sur un pied d'égalité figure la recommandation d'une baisse de 50 % du taux de cholestérol initial chez les patients à haut risque.Enfin, toujours sur le thème des lipides, des études présentées à l'ESC portent sur de récentes molécules, dont la commercialisation est très attendue en France. Il s'agit des anticorps anti-PCSK9, de puissants médicaments qui font baisser le taux de LDL cholestérol, à l'instar des fameuses statines.Les anti-PCSK9 sont très utiles chez un certain type de malades, ceux dont le taux de LDL-cholestérol est très élevé (hypercholestérolémie familiale) pour des raisons génétiques. Ces patients sont souvent jeunes avec un très haut risque d'évènements cardiovasculaires.Sous anti-PCSK9, la baisse du taux de LDL cholestérol est si importante qu'il est possible d'espacer chez plus de 20% et de stopper chez près de 50% d'entre-eux la contrainte de la "LDL-aphérèse": cette technique d'épuration sanguine consiste à nettoyer le sang de l'excès de cholestérol qui peut se déposer sur les artères, grâce à une technique simple, similaire au principe de la dialyse rénale. L'impact de cette étude est considérable sur la qualité de vie de ces personnes.L'insuffisance cardiaque, deux fois plus fréquente d'ici à 2040L'insuffisance cardiaque peut découler d'une maladie des artères du coeur (coronaires), d'une hypertension, d'une obésité ou d'un diabète... Ce sont toutes des maladies inhérentes au vieillissement de la population et au mode de vie (sédentarité et déséquilibre alimentaire) et dont la prévalence ne cesse d'augmenter. Le coeur ne joue plus son rôle de pompe et les organes ne sont plus suffisamment alimentés en oxygène et en éléments nutritifs.Un million de Français en souffrent. L'insuffisance cardiaque fait de plus en plus de victimes dans le monde, surtout les hommes, et une étude islandaise prédit qu'elle serait deux fois plus fréquente chez les personnes âgées en 2040 et trois fois plus fréquente en 2060 (3). Ces données, bien qu'islandaises, donnent le ton pour l'ensemble des pays. Le Pr Ragnar Danielsen qui a dirigé l'enquête "Age" invite à redoubler d'effort, à savoir adopter un mode de vie plus sain et une meilleure adhésion aux traitements préventifs.Traiter les apnées du sommeil, oui mais...Les apnées du sommeil -syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS)- sont des pauses respiratoires prolongées, de plus de 10 secondes, chez une personne endormie, privant temporairement le cerveau d'oxygène.Le principal traitement est la Pression Positive Continue (PPC). Le malade dort avec un masque où la pression de l'air inspiré est augmentée, levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l'air de passer. "Appareiller" ces personnes est indispensable, tant pour améliorer leur qualité de vie que pour corriger le risque cardiovasculaire associé aux apnées du sommeil. Il a été montré que la Pression Positive Continue (PPC) pendant trois mois réduit plusieurs composants du syndrome métabolique (résistance à l'insuline, taux anormaux de lipides) et améliore la pression artérielle. Néanmoins, l'étude SAVE présentée à l'ESC 2016 (4), conduite chez des personnes présentant une pathologie coronaire ou cérébrovasculaire, ne retrouve pas le bénéfice attendu en théorie sur les évènements cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, mortalité, syndrome coronaire aigu etc.), en dehors d'un effet positif sur la qualité de vie.Aussi vaste soit cette étude, près de 3 000 patients, il semble que la durée médiane d'à peine plus de 3h exigée pour l'utilisation de la machine PPC chaque nuit soit probablement insuffisante pour améliorer le pronostic cardiovasculaire. En effet, une tendance à une réduction des événements cérébrovasculaires a été observée chez ceux qui utilisaient la PPC plus de 4 heures par nuit. A suivre.Maladies des artères coronaires : traiter la pression artérielle avec modérationPrudence lorsque l'on traite la pression artérielle des personnes ayant une maladie des artères coronaires. Chez eux, il ne faudrait pas passer en dessous de 120/70 mm Hg.Selon le registre CLARIFY (5) regroupant près de 23 000 personnes coronariennes stables dans 45 pays et traités pour une hypertension, baisser la pression artérielle systolique (PAS/lors de la phase de systole, de la contraction du coeur) en deçà de 120 mm Hg peut être dangereux, avec un risque relatif de décès cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral augmenté de 56%.Il ne serait pas non plus judicieux de baisser la pression artérielle diastolique (PAD/ pression du sang en phase de diastole, de relâchement du coeur) en deçà de 70 mm Hg, avec un risque relatif de +41% d'accident cardiovasculaire si elle est comprise entre 60-69 mm Hg et doublé en deçà de 60 mm Hg.A l'inverse, il est déjà bien établi qu'une PAS égale ou supérieure à 140 mm Hg et une PAD supérieure ou égale à 80 mm Hg sont toutes deux associées à un risque accru d'accident cardiovasculaire. Cette étude montre que baisser la pression artérielle est essentiel en cas d'hypertension chez des personnes coronariennes. Mais ni trop, ni trop peu! Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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10 conseils pour une belle peau en hiver
Notre peau réagit aux conditions climatiques et notre visage est le premier exposé, tout comme nos mains. Attention à la déshydratation : le froid contracte les vaisseaux et perturbe la circulation sanguine. Résultat, la production de sébum diminue et la peau se déshydrate plus rapidement. Voici 10 conseils pour une belle peau en hiver. 1) Lutter contre la déshydratation Le vent, le froid, la pluie, la neige contribuent à la déshydratation de la peau, que renforce encore l'air sec provoqué par le chauffage des appartements, des bureaux, des voitures, des transports en commun et des magasins. Il faut donc hydrater son visage matin et soir (doublez la dose de crème le soir) ! Ne pas hésiter à recourir à une crème plus riche et plus hydratante que d'habitude. 2) Au sortir de la douche, appliquez un lait hydratant corporelLes frottements avec les vêtements contribuent aussi à assécher la peau du corps. Prenez le temps d'appliquer une crème ou un lait hydrant corporel lorsque vous sortez de la douche. Un bain aux huiles essentielles est également recommandé pour nourrir et assouplir votre peau. 3) Massez à l'huile végétale les zones sensibles ou abîmées Les zones fragilisées, rugueuses ou sèches méritent l'application en massage léger de quelques gouttes d'une huile végétale, comme l'huile d'amande douce par exemple. Ainsi nourrie, la peau s'assouplit. Profitez-en pour en appliquer sur le contour des yeux et sur vos lèvres. 4) Une crème spécial mains sèches s'imposeLes mains sont particulièrement sensibles aux gerçures et le lavage fréquent des mains n'arrange rien. Première consigne, changez de savon : au lieu d'un savon antibactérien, utilisez un savon hydratant (glycérine, beurre de karité...). Ensuite, appliquez régulièrement et généreusement une crème pour les mains sèches. Enfin, portez des gants en cuir, qui retiennent un peu l'humidité contrairement aux gants en laine. 5) Une crème anti-UV, même l'hiver Dès qu'il y a du soleil, n'hésitez pas à appliquer une crème anti-UV, même en hiver. Idéalement, choisissez une crème de jour hydratante offrant en plus cette protection. 6) Exfoliez mais avec modérationUne peau déjà fragilisée ne doit pas être agressée par des exfoliations trop régulières. Elles sont toutefois nécessaires afin de débarrasser la peau des cellules mortes et ainsi faciliter l'absorption des crèmes hydratantes. 7) N'oubliez pas votre décolleté Cette zone fragile est souvent exposée, même en hiver. Systématiquement, lorsque vous appliquez une crème sur votre visage, étendez l'application à votre cou et votre décolleté. 8) Enfin, protégez vos lèvresAyez toujours en poche un baume à lèvres nourrissant et appliquez-en aussi souvent que nécessaire pour éviter les lèvres qui picotent, sèchent et se gercent. 9) Douche ou bain, pas trop chaud !Attention, sous la douche ou dans votre bain, n'utilisez pas une eau trop chaude, celle-ci étant moins hydratante pour la peau. Et au sortir, séchez-vous soigneusement partout (sans frotter, mais en vous taponnant avec la serviette). Le fait de garder une peau mouillée contribue à son dessèchement. Pour le bain, attention aussi aux produits à utiliser, qui peuvent contribuer à assécher la peau. Privilégiez les produits à base d'huile. D'ailleurs, en hiver, mieux vaut privilégier les douches au détriment des bains. 10) Humidifiez votre intérieurUn taux de 30° d'humidité est conseillé. Utilisez un humidificateur ou posez directement sur les radiateurs un récipient d'eau. Enfin, votre alimentation contribue aussi à la santé de votre peau. Mangez beaucoup de fruits et de légumes pour profiter de leurs vitamines antioxydantes qui aident à prévenir le vieillissement cutané. Isabelle Eustache
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Prise et perte de poids : les conséquences sur ma peau
Croissance, grossesse, maladie, régimes? la prise ou la perte de poids excessive et/ou trop rapide n’ont pas uniquement un impact sur la silhouette. Elles marquent également la peau de diverses façons. Nathalie Negro diététicienne nous explique les conséquences des variations de poids sur la peau. La peau : un organe barrière surprenant La peau assure plusieurs fonctions : protectrice, thermorégulatrice, un rôle d’échanges (eau), un lieu de stockage des réserves d’eau du corps, c’est aussi un organe sensoriel qui peut trahir nos émotions. La peau est également notre plus gros organe et le plus étendu : "La peau pèse environ 3,5 kilos chez un adulte de 70 kilos et couvre 1,8m² de surface" enseigne Nathalie Negro, diététicienne en station thermale. En première ligne, l’épiderme subit les agressions internes et externes. Les variations de poids notamment, et les régimes peuvent modifier sa physiologie, son apparence. Véritable miroir de notre santé, de notre bien-être et de notre hygiène de vie, la peau demande une attention toute particulière. Régime, perte de poids et peau : les liaisons dangereuses Notre alimentation joue un rôle primordial sur la beauté et la bonne santé de notre peau c’est un fait. Certains nutriments sont indispensables pour la protéger. C’est le cas notamment des minéraux, des acides gras essentiels, des acides aminés, des vitamines A, C, E. "Si le corps connait des carences de ces éléments, il y aura une incidence sur la peau" prévient Nathalie Negro. Un manque de minéraux et d’oligo-éléments favorisera par exemple l’apparition d’eczéma, alors qu’une carence en acides gras essentiels (Oméga 6 et 3) sera facteur de rougeurs, de sécheresse cutanée. Parmi les régimes à la mode dont il faut se méfier, la diététicienne pointe "les régimes hyperprotéinés qui provoquent des carences en vitamine A et en B-carotène avec pour conséquence une peau plus sèche, squameuse et ridée." Une carence en vitamine C pourra également ralentir le processus de cicatrisation. "Les carences en oligo-éléments et minéraux peuvent favoriser l’apparition d’eczéma, de troubles de la cicatrisation. Toutefois, nuance l’experte, les besoins pour ces éléments sont faibles, les risques de carence sont donc plus rares." Les protéines ne doivent pas non plus être négligées. Elles jouent un rôle majeur de constituants du derme et du tissu conjonctif. En cas de déficit, les effets sont multiples : pâleur, sécheresse cutanée, troubles pigmentaires, retard de cicatrisation. Non contents d’avoir des répercussions sur la peau, les régimes fortement déséquilibrés ou restrictifs s’en prennent aussi à la beauté des cheveux et des ongles "c’est le cas notamment en cas de carences en fer, de vitamine C. Un déficit en vitamine B5 favorisera quant à lui, la chute de cheveux." Autre problème lié à la perte de poids importante : le relâchement cutané. "En cas de perte de poids, les qualités élastiques de la peau lui permettent un redrapage cutané et un retour à l’état antérieur, démarre le Dr Harold Eburderery, chirurgien plastique. Mais en cas de prise de poids importante les possibilités de redrapage cutané sont dépassées." Ce qui oblige bien souvent les patients après une chirurgie bariatrique à avoir recours à la chirurgie esthétique pour traiter la ptose de leur excès de peau. Ce type d’opération connait d’ailleurs un essor important ces dernières années. Obésité, prise de poids et peau : de nombreuses conséquences A l’instar de la perte de poids excessive, l’obésité et la prise de poids ont également des répercussions sur l’épiderme. "Quand on est en surpoids, certains mouvements sont gênés, la peau tire", les frottements peuvent créer des irritations. Par ailleurs, "le surpoids est un facteur d’acné, assure Nathalie Negro. En cause la résistance à l’insuline, et la fabrication d’insuline qui aurait une forte affinité avec les kératinocytes dans la peau. Avec pour conséquence un épaississement cutané et un risque accru d’acné poursuit la professionnelle. On sait aussi que le risque de psoriasis est multiplié par 2 chez les personnes obèses. C’est une fois de plus lié à la résistance à l’insuline." Acné, psoriasis, la prise de poids peut également laisser des marques indélébiles comme les vergetures. "Quand elles sont encore rouges, on a une chance de les atténuer avec un traitement par LED, microdermabrasion, laser, cosmétiques, liste la diététicienne. Mais quand elles blanches, elles s’apparentent alors à des cicatrices et il est trop tard." La cellulite est elle aussi souvent associée à la prise de poids. Chez les personnes en surpoids, elle est généralement de type fibreuse, soit dure et douloureuse au toucher et difficile à déloger. Toutefois, si la "peau se gorge en eau" ce qui favorise les capitons et la cellulite, "elle n’est pas nécessairement plus grasse ou plus sèche" précise Nathalie Negro. Une alimentation équilibrée et riche en antioxydants vous aidera non seulement à garder la forme mais également à préserver votre capitale jeunesse et beauté. En cas de régime alimentaire très restrictif, de végétalisme, il faudra penser à vous supplémenter (sur les conseils d’un professionnel de santé) pour éviter tout désagrément cutané. Jessica Xavier, journaliste beauté
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Comment fonctionne un test de grossesse
L'annonce d'une grossesse est un moment très fort dans la vie d'une femme. Souvent le doute est là, chargé d'espoir, mais seul le test de grossesse pourra apporter la confirmation. Comment fonctionne-t-il ? Et surtout, combien de temps faut-il attendre avant de recourir à un test de grossesse ?
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Constipation pendant la grossesse : quelles solutions ?
La constipation fait souvent partie des désagréables à-côtés de la grossesse. Quelles sont les solutions les plus sûres et les moins agressives contre la constipation pour les femmes enceintes ? Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus souvent constipées ? Il y a plusieurs raisons. D'abord, le bébé doit prendre sa place dans le ventre, et cela comprime parfois un peu les autres organes, y compris les intestins. Leur mouvement naturel est donc un peu contrarié.Par ailleurs, les femmes enceintes sont en général moins actives que celles qui ne portent pas de bébé. Comme la constipation est liée à la sédentarité, elle augmente naturellement aussi au fil des mois.Enfin, de nombreuses femmes enceintes doivent prendre des compléments alimentaires en fer, qui luttent contre l'anémie, mais qui ont aussi l'inconvénient de constiper. On le voit, de nombreux facteurs sont réunis pour nuire au bon transit pendant la grossesse... Quels conseils pratiques contre la constipation pendant la grossesse ? Mangez beaucoup d'aliments riches en fibres : céréales complètes, fruits et légumes crus et cuits. Il est vrai que pour éviter certaines infections dangereuses pendant la grossesse, les femmes enceintes doivent être attentives aux crudités. Mais tant que celles-ci sont nettoyées avec soin, il n'y a pas de raison de s'en priver ! Buvez suffisamment d'eau. Associés aux fibres, les liquides encouragent le transit intestinal. Restez active. Une marche ou un peu de natation peuvent suffire à lutter contre une petite constipation. Constipation : quels laxatifs choisir quand on est enceinte ? Tous les laxatifs ne peuvent pas être pris durant la grossesse. Les études scientifiques sont rares, mais on conseille généralement d'éviter les laxatifs "de contact" ou irritants. Ils augmenteraient en effet le risque de déclencher des contractions utérines. Attention, la plupart des plantes laxatives font partie de cette classe de médicament ! Les laxatifs dits lubrifiants, à base de paraffine, sont déconseillés parce qu'ils diminuent l'absorption de certaines vitamines. Or une alimentation riche en vitamines est particulièrement importante pendant la grossesse... constipation ou pas ! Les laxatifs osmotiques, qui augmentent le volume des liquides contenus dans les selles pour encourager le transit sont normalement sans danger pour les femmes enceintes. On peut ainsi conseiller le lactulose ou le sorbitol. Un seul, le macrogol, est déconseillé parce qu'il contient beaucoup de sel. Enfin, les laxatifs dits de lest, qui sont simplement des fibres destinées à augmenter le volume des selles, sont tout à fait utilisables par les femmes enceintes et constipées. Demandez conseil à votre médecin si vous souffrez de constipation pendant votre grossesse ! Marion Garteiser, journaliste santé
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Dents : stop aux mauvaises habitudes !
Les Français malmènent leurs dents. Environ 10% ne se les brossent pas tous les jours et ils sont très nombreux à s'en servir comme d'un ouvre-bouteille ou un casse noix... Rien de tel pour les abîmer. Et si vous profitiez de l'été pour reprendre de bonnes habitudes ! Oublier le brossage des dents le soirLe brossage des dents matin et soir fait partie des recommandations officielles, pourtant beaucoup de Français oublient de le faire, notamment le soir.« C'est la pire des mauvaises habitudes et elle est encore trop fréquente », constate le Dr Jacques Wemaere, chirugien dentiste à Cenon et secrétaire général adjoint de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire. Or, les caries se forment la nuit quand la production de salive diminue et qu'elle ne suffit pas à neutraliser les acides sécrétés après les repas. Après le brossage du soir, l'utilisation de fil dentaire ou de brossettes interdentaires est conseillée pour éliminer les résidus. Un bon brossage doit durer 2 minutes (il est en moyenne de 56 secondes en France) et une brosse à dents se changer tous les 3 mois.Casser des noix avec ses dentsDécapsuler une bouteille, couper du fil, casser une noix, ouvrir un sachet en plastique, arracher une étiquette... avec ses dents reste de vieilles manies. Mais répétés, ces gestes abîment les dents qui risquent de s'effriter, se fêler, voire se fracturer. Ces petites mutilations endommagent aussi l'émail et les amalgames des molaires.Poser un piercing dans la boucheAujourd'hui, les piercings sur la langue sont fréquents chez les jeunes. Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que la bouche est un endroit humide contenant des millions de bactéries.« Le premier risque est infectieux, précise le Dr Wemaere. Il faut vérifier que les règles d'hygiène et de stérilisation du matériel soient bien respectées là où on se fait faire le piercing. Ensuite, il est conseillé de se faire un bain de bouche dans les 15 jours qui suivent avec un produit contenant un antiseptique tel que la chlorhexidine ».Autre conseil : consulter son dentiste pour s'assurer que tout va bien car 17% des piercings sont source de complications, surtout s'ils sont en métal. A court terme, outre les infections, ils peuvent entrainer des saignements, plus de salive, un gonflement de la langue... A long terme, les frottements exercés par le fermoir ou la bille peuvent provoquer des fissures et éclats de l'émail, une rétraction des gencives ou une modification de la position des dents... Dr Wemaere : « Certains patients s'amusent à coincer leur piercing entre les dents, leurs incisives finissent par s'écarter ».Goûter le plat de son bébé avec sa cuillèreDans la liste des petites habitudes des parents, goûter les plats de son bébé sans changer de cuillère ou nettoyer sa tétine tombée par terre avec sa bouche au lieu de la rincer à l'eau ou de lui en donner une autre est à proscrire. Par la salive, on peut transmettre tout un tas de microbes pouvant être à l'origine de caries par la suite. Dr Wemaere : « Jusqu'à l'âge d'un an, l'enfant constitue sa flore buccale il est donc primordial de limiter les risques de contamination par des bactéries pathogènes ». Le conseil vaut pour les adultes : on ne boit pas dans le même verre qu'autrui sans le nettoyer.Grignoter ou boire trop sucré,A la moindre prise alimentaire ou grignotage, des sécrétions acides présentes dans la salive attaquent l'émail. C'est encore pire avec des aliments ou des boissons sucrées dont l'Organisation mondiale de la santé reconnaît qu'ils sont un facteur de risque de caries. Pour se protéger, il est recommandé de limiter l'apport de sucres, de consommer les aliments sucrés aux repas et non en dehors et de boire de l'eau plutôt que des sodas, des sirops, des jus de fruits ou encore des eaux minérales aromatisées très sucrées malgré leur apparence.Sucer son pouce après 6 ansQuand les enfants sucent leur pouce ou une tétine très longtemps, leur dentition est modifiée. « Quand les dents de lait sont tombées et que les vraies dents poussent, les incisives sont tractées par le pouce ou la tétine et poussent de travers », explique le Dr Wemaere. De même, la mâchoire se développe autour de « l'obstacle » et provoque l'apparition d'un espace anormal entre les dents du haut et du bas. Dr Wemaere : « Idéalement, il faudrait que les enfants puissent se passer de tétine ou de leur pouce vers 3 ou 4 ans. Après 6 ans, il faut souvent élargir la mâchoire supérieure et faire porter une gouttière dentaire la nuit pour repositionner la mâchoire inférieure ».Fumer mauvais pour les dentsLes conséquences de la cigarette sur les dents sont connues : jaunissement, gingivite (inflammation et saignements des gencives), parodontie (déchaussement) pouvant conduire à leur perte prématurée, difficultés de cicatrisation après une intervention chirurgicale bucco-dentaire... Ces désagréments sont renforcés par l'alcool qui fragilise les tissus soutenant les dents (parondote).Autres ennemis : les stupéfiants qui font grincer les dents, provoquent un assèchement de la bouche et augmentent les problèmes gingivaux. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Antibiotiques : seront-ils encore efficaces demain ?
Les antibiotiques ont permis de faire reculer la mortalité liée aux maladies infectieuses bactériennes. Mais à force de les utiliser, de plus en plus de bactéries leur résistent. Moins forts, ils risquent d'avoir plus de mal à nous soigner. Résistance aux antibiotiques : dix millions de morts en 2050Un groupe d'experts britanniques le prédit : la résistance aux antibiotiques pourrait tuer dix millions de personnes par an sur la planète en 2050. « Le monde s'achemine vers une ère post-antibiotique où des affections courantes et des blessures mineures pourraient à nouveau tuer », estiment, pour leur part, les Académies de médecine, pharmacie, vétérinaire, chirurgie dentaire et agriculture. Selon l'Institut national de veille sanitaire, en France, l'antibiorésistance serait responsable de 158 000 infections contractées à l'hôpital chaque année et de 15 000 morts. En cause, la surconsommation d'antibiotiques en médecine humaine et animale.La bonne nouvelle, c'est que la situation peut s'inverser si des mesures efficaces sont mises en place. Ainsi, en France, la résistance au staphylocoque doré à l'hôpital a été divisé par deux en quinze ans grâce au lavage des mains avec une solution hydro alcoolique et à l'isolement des patients. Antibiotiques : des résistances aux entérobactéries émergentLa mauvaise nouvelle, c'est que d'autres résistances aux bactéries émergent, y compris en ville, avec les entérobactéries qui colonisent notre tube digestif comme les escherichia coli et les klebsiella pneumoniae (responsables de cystite, d'infections nosocomiales, etc.). Selon les estimations, un à trois patients infectés par ces bactéries ne pourront plus être soignés bientôt avec les antibiotiques classiques. Le phénomène reste relativement limité en France, en revanche, il explose là où les antibiotiques sont utilisés sans compter, parfois même en l'absence d'ordonnance : Grèce, Italie, Inde, Asie, Moyen-Orient, Afrique du Nord...Le problème est d'autant plus inquiétant que les bactéries n'ont pas de frontières et que le risque de les importer représente une menace sérieuse : « Il y a des touristes qui reviennent avec ces infections de l'étranger, surtout quand ils ont été hospitalisés », souligne Alain Philippon, professeur émérite à la Faculté de médecine Paris Descartes. Antibiotiques : trop de prescriptions inutilesMalgré les campagnes grand public « Les antibiotiques, c'est pas automatique » et les différents plans pour en limiter l'usage, les Français consomment encore 30% d'antibiotiques de plus que leurs voisins européens. Or, 30 à 50% des prescriptions seraient inutiles et seuls 30% des généralistes utilisent le test d'orientation diagnostic rapide pour les angines permettant de savoir si elles sont bactériennes ou virales. Par ailleurs, les traitements sont souvent prolongés sans être réévalués.« On a des critères qu'il faut s'imposer pour prescrire ou ne pas prescrire, affirme le Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié Salpetrière. On doit aussi mieux prescrire en choisissant le meilleur antibiotique pour le cas clinique observé et ne pas aller à la facilité. Il y a un gros travail à faire au niveau des étudiants en médecine ». Mais pas seulement : « Il faut continuer à sensibiliser les patients, confirme Alain Philippon. Ils s'imaginent trop souvent que ce sont des remèdes miracles ».Des animaux engraissés aux antibiotiquesDes bactéries multirésistantes sont apparues aussi dans les élevages qui se transmettent directement de l'animal à l'homme ou via l'alimentation. Jusqu'en 2010, la France était la plus consommatrice d'Europe d'antibiotiques vétérinaires. Depuis, leur utilisation a baissé de 12,5% entre 2012 et 2014. Résultat : « La baisse de l'usage des antibiotiques en agriculture a provoqué directement une baisse des infections résistantes », précise Arlette Laval, professeur émérite à l'École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation Nantes Atlantique. Le plan Ecoantibio 2017 table sur une diminution de 25% dans les cinq prochaines années. Et il est question de ne plus donner d'antibiotiques aux animaux à titre préventif.Mais d'autres pratiques existent ailleurs. Aux États-unis, par exemple, les antibiotiques continuent d'être utilisés comme facteurs de croissance des animaux d'élevage. « Les doses administrées aux porcs pendant la durée d'engraissement sont plus élevées que les doses thérapeutiques », assure Alain Philippon. Des taux tout aussi massifs sont employés aussi en Asie du Sud-Est.Pas de nouvel antibiotique à dispositionIl n'y aurait pas de souci si de nouveaux antibiotiques étaient mis sur le marché. Or, ce n'est pas le cas. Ces dernières années, l'industrie pharmaceutique s'est plutôt tournée vers la recherche de médicaments ciblant les maladies chroniques, qui leur assurent un meilleur retour sur investissement car, contrairement aux antibiotiques prescrits pour une durée limitée, ils sont prescrits longtemps, parfois à vie.« Il faut chercher d'autres molécules, avoue le Pr Bricaire, d'autant que les antibiotiques qui sont développés actuellement visent principalement les staphylocoques qui étaient les souches les plus résistantes il y a quinze ans mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ces molécules pourraient venir du monde marin, les algues notamment peuvent être des substances de grande qualité ».En attendant, un test de détection rapide des bactéries résistantes, permettant une prise en charge précoce des patients qui en sont porteurs, est en cours d'expérimentation en Grande-Bretagne. Source : e-santé Brigitte Bègue journaliste santé
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Mesdames, une nouvelle méthode pour évaluer votre risque cardiovasculaire
Vous aimeriez savoir rapidement où vous vous situez sur l'échelle des risques cardiovasculaires ? C'est possible en seulement quelques questions, grâce à une nouvelle méthode simple à utiliser. Une évaluation de la santé du coeur par les médecins Depuis 1948, les médecins du monde entier utilisent la même échelle, appelée Framingham, pour mesurer les risques cardiovasculaires. Cette échelle est fondée sur une étude qui détermine, selon sept facteurs d'importance variable, la probabilité de souffrir dans les dix années qui viennent d'une maladie cardiaque, comme un infarctus du myocarde. C'est sur la base de cette étude que votre médecin évalue votre risque. Depuis quelques mois, il existe cependant une échelle plus simple à utiliser pour se faire une idée. La nouvelle méthode pour mesurer le risque cardiovasculaire chez les femmes C'est la ligue cardiologique américaine (AHA) qui a mis au point, en 2007, cette nouvelle façon d'évaluer le risque cardiaque des femmes et de leurs artères. Elle permet de se placer dans une catégorie: à haut risque, à risque et à faible risque ou risque optimal. Les critères sont à peu près les mêmes dans les deux études, certains inévitables (hérédité, diabète, maladie rénale...), d'autres liés au mode de vie (tabagisme, obésité, sédentarité...). Cette nouvelle méthode d'évaluation des risques ne remplace pas l'ancienne. Elle est moins pointue, mais sa simplicité en fait un outil précieux pour les femmes qui désirent vérifier elles-mêmes si elles présentent des risques cardiaques évidents. Faites vous-même l'auto-évaluation de vos risques cardio-vasculaires Si vous présentez l'un de ces facteurs:- diabète - maladie cardiovasculaire - maladie rénale, chronique ou en phase terminaleVous êtes à haut risque.Si vous présentez plus d'un de ces facteurs de risque:- tabagisme - mauvaise alimentation,- manque d'exercice physique (sédentarité)- obésité, en particulier avec un tour de taille trop élevé- antécédents familiaux de maladies cardiaques précoces - hypertension artérielle - mauvaises performances sportives- excès de cholestérol dans le sangVous êtes à risque.Si vous ne présentez aucun de ces facteurs, vous n'êtes pas à risque. Ne relâchez pas vos efforts! La marche à suivre Si vos réponses vous classent dans les personnes à risque de problèmes cardiaques, consultez votre médecin: il vous fera les examens nécessaires et définira votre traitement. Souvenez-vous aussi que certains de ces facteurs sont modifiables, comme cesser de fumer, améliorer votre alimentation, boire modérément et faire de l'exercice. Francine Dekkers, journaliste santé, adapté par Marion Garteiser
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Contrôler le diabète ou prendre du poids : faut-il choisir ?
"Glycémie bien contrôlée, prise de poids assurée". Souvent, bien gérer le diabète et notamment le diabète de type 2 se fait au prix de quelques kilos en plus. Voici quelques conseils pour faire mentir cet adage. « Diabesité » : quand le surpoids et le diabète sont intimement liésLa progression du diabète de type 2 en France suit très fidèlement celle de l'obésité. Si toutes les personnes obèses ne seront pas diabétiques, le diabète de type 2 apparaît la plupart du temps chez des personnes en surpoids, sur un terrain génétique favorisant. En effet, l'obésité abdominale (androïde) est tout particulièrement responsable de l'apparition du diabète de type 2.La graisse viscérale exerce un effet néfaste au niveau du foie induisant une insulinorésistance (résistance des tissus à l'action de l'insuline), ce qui nécessite une augmentation de la production pancréatique d'insuline pour contrôler la glycémie (taux de sucre dans le sang). Lorsque le pancréas n'est plus capable de répondre à cette demande accrue, la glycémie s'emballe et les personnes passent de l'état d'obèse à celui de diabétique.D'où l'intérêt de contrôler la prise de poids pour ne pas accentuer la gravité et le déséquilibre du diabète. Un problème épineux car bien contrôler le diabète expose à la prise de poids.Pourquoi mieux soigner son diabète fait-il prendre du poids ?Comment contrôler l'équilibre glycémique sans que les personnes diabétiques de type 2 ne prennent du poids, alors même que les trois-quarts d'entre eux sont déjà en surpoids ?Ce problème est très délicat à gérer car le fait d'équilibrer le diabète limite les pertes caloriques induites par la glycosurie (perte de glucose via les urines). Cela explique que lorsque les glycémies sont bien contrôlées, la personne diabétique de type 2 puisse prendre du poids sans même modifier son alimentation.Le paradoxe du contrôle de la glycémie dans le diabète de type 2 tient aussi au fait que le traitement -médicaments antidiabétiques oraux et insuline- induit très fréquemment une prise de poids: La metformine, traitement de première ligne du diabète de type 2, n'entraîne pas de prise de poids. Il en est de même pour une autre classe de médicaments (inhibiteurs des alpha-glucosidases). * En revanche, d'autres médicaments (sulfamides) qui forcent le pancréas à secréter de l'insuline, peuvent entraîner une prise de poids de l'ordre de 2 à 3 kg à 6 mois et parfois bien au-delà. Là, le facteur "poids" devient prépondérant. Une autre classe de médicaments par voie orale (les glinides) entraînent une prise de poids (entre 1,77 et 2,08 kg) *. L'insuline est bien connue pour faire prendre des kilos (environ 5 kg dans le diabète de type 1 et 4-7 kg dans le diabète de type 2), d'autant plus nombreux que la dose d'insuline journalière est élevée. Or, plus la personne diabétique de type 2 est obèse, plus les doses d'insuline nécessaires pour contrôler sa glycémie seront importantes. Un cercle vicieux. Deux classes médicamenteuses -les plus récentes- sont intéressantes dans la prise en charge du surpoids dans le diabète. Les premiers sont plutôt neutres sur le poids (inhibiteurs des DPP-4). Les seconds permettent chez une partie des diabétiques de type 2 une perte de poids, en moyenne de 2 à 4 kg (analogues du GLP1). Ils ralentissent la vidange de l'estomac et limitent l'appétit. Le dernier élément pouvant faire prendre du poids est lié aux hypoglycémies (taux sanguin de sucre trop bas) sous certains médicaments par voie oral et sous insuline, en raison des prises de glucides en collation pour normaliser le taux de sucre dans le sang qu'elles nécessitent ("resucrage"). Des hypoglycémies légères et qui passent inaperçues augmentent aussi l'appétit.De plus, certaines personnes réduisent ou cessent l'activité physique du fait de malaises hypoglycémiques. Au lieu d'en parler au médecin pour qu'il réduise les doses de certains médicaments et d'insuline, elles vont prendre alors des collations... et du poids.Vigilance chez les jeunes femmes diabétiques de type 1Prendre en charge des jeunes femmes diabétiques, c'est ne pas perdre de vue que leur silhouette et la prise de poids sont une préoccupation majeure pour elles. Au risque de faire passer le diabète au second plan. Pour cela, certaines d'entre elles -diabétiques de type 1- négligent leur traitement par insuline, ce qui les expose à des complications précoces au niveau des reins, des yeux et du système cardiovasculaire. Elles réduisent soit le nombre d'injections d'insuline, soit les doses, parfois à l'extrême.Ce souci de la prise de poids prend de telles proportions qu'il peut engendrer de réels troubles du comportement alimentaire. Une approche psychiatrique s'impose alors (thérapies cognitivo-comportementales, groupes de paroles etc.).En revanche, le poids semble une préoccupation moins aigüe chez les personnes diabétiques de type 2. Ce sont principalement des femmes nettement plus âgées, en surcharge pondérale ou obèses de longue date, qui ont plus ou moins appris à vivre avec, au sein d'un environnement familial où la surcharge pondérale est fréquente.Concilier équilibre du diabète et gestion du poids, un challenge possibleLa crainte de la prise de poids constitue l'une des principales réticences des personnes diabétiques lors du passage à l'insuline. Mais attention, cette crainte ne doit toutefois, pas retarder l'insulinothérapie qui est nécessaire chez un grand nombre de diabétiques de type 2 au cours de l'évolution de leur diabète. Cette crainte est d'ailleurs souvent levée après une explication patiente de la part du médecin.Pr Bernard Bauduceau, Service d'endocrinologie, HIA Bégin (Saint-Mandé) : « Le renforcement des "mesures hygiéno-diététiques" constitue la seule solution efficace et pérenne pour lutter contre la prise de poids même si l'observance en est particulièrement difficile dans le temps. En effet, le suivi d'une alimentation variée, raisonnable et équilibrée est absolument indispensable mais est souvent difficile à obtenir chez certains diabétiques. Ces mesures diététiques ne doivent en aucun cas être trop restrictives pour pouvoir tenir sur la durée. Leur abandon inéluctable conduit habituellement à un rebond dans la prise de poids. Encourager les diabétiques à majorer leur activité physique constitue le second volet des mesures hygiéno-diététique. Dépenser plus pour moins grossir ne nécessite pas de s'inscrire au marathon. Une modification du mode de déplacement en favorisant la marche peut être adaptée aux possibilités de chacun. Comme pour l'alimentation, un compromis entre l'idéal et le possible doit être trouvé. » Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Ne maigrissez pas n'importe comment
Les beaux jours arrivent (enfin !), vous faites des plans pour vos vacances, les magazines féminins titrent tous sur " Maigrir ", votre balance vous dit des choses très antipathiques, la glace vous renvoie une image pas vraiment cool, peau blanche et bourrelets... Bref, l'envie vous taraude de maigrir vite, tout de suite et d'avaler pour cela n'importe quel produit amaigrissant que vous allez facilement trouver sur Internet. Attention, danger et parfois mortel ! Troubles cardiaques, insuffisance rénale ? En vente libre sur Internet ! Tous les produits à visée amaigrissante sont interdits en France et dans de nombreux pays à cause de leur dangerosité. Mais ils sont en vente libre sur Internet, annonçant clairement leur pouvoir amaigrissant.A vous de choisir le risque que vous courez en avalant un de ces produits ! Les coupe-faim à base d'amphétamines sont à l'origine d'hypertension artérielle pulmonaire, de troubles cardiovasculaires. L'éphédrine, substance dopante et coupe-faim, entraîne de graves troubles cardiaques dont certains peuvent être mortels. Mais elle est le principe actif de l'herbe chinoise Ma Huang souvent utilisée pour maigrir. On la trouve aussi dans Therma Power et Grenade Fat Burner. D'autres plantes chinoises soi-disant amaigrissantes, de la famille des aristoloches, suscitent une insuffisance rénale. Enfin, il existe aussi une foule de pilules pour maigrir fabriquées illégalement aux États-Unis, dangereuses pour la santé et vendues sur Internet. La FDA (Food and Drug Administration) les a recensées et vous en trouverez là la liste :www.fda.gov Médicaments détournés pour maigrir Les diurétiques utilisés dans l'hypertension, l'insuffisance cardiaque, certains oedèmes font perdre de l'eau, pas de la graisse : ils ne font pas maigrir mais déséquilibrent l'organisme, perturbant le rythme cardiaque et déréglant le fonctionnement des reins. Les hormones thyroïdiennes sont un des activateurs du métabolisme. Elles sont prescrites en quantités très précises et sous une étroite surveillance lors d'une insuffisance du fonctionnement de la glande thyroïde qui fait souvent grossir. Inconsidérément absorbées pour maigrir, elles suscitent de gros troubles cardiaques. Quant aux extraits thyroïdiens (interdits en France mais en vente sur Internet), ils ont les mêmes effets amaigrissants qui peuvent tout simplement mener à un arrêt cardiaque ! Médicaments amaigrissants retirés du marché Chaque fois qu'un médicament destiné à faire maigrir les obèses est mis sur le marché, il en est retiré au bout de quelques années pour cause d'effets secondaires catastrophiques. Mais, hélas, on les retrouve sur Internet. Ce fut le cas de l'Isoméride (dexfenfluramine) pour cause d'hypertension pulmonaire, du Ponderal (fenfluramine) et du Sibutral (sibutramine) à l'origine de troubles cardiovasculaires, et tout récemment de l'Acomplia (rimonabant) qui engendre des dépressions. A ceux-ci, on peut ajouter l'orlistat, molécule de base d'Alli et de Xenical qui sont toujours sur le marché de l'amincissement et empêchent l'absorption intestinale des graisses mais dont les effets secondaires (diarrhées, fuites fécales, diminution de l'absorption des vitamines A, D, E et K) ne sont pas anodins. Comment maigrir intelligemment et sans danger Vous devez avant tout manger lentement en prêtant attention à ce qui est dans votre assiette de facon à arriver à la satiété (ce qui ne se produit pas quand on avale à toute allure !). Adoptez une alimentation légèrement restrictive, pauvre en corps gras, sans sucre pur mais suffisamment riche en glucides lents. Buvez de l'eau et rien que de l'eau ! Une pomme dans la matinée ou juste avant de se mettre à table, c'est un excellent coupe-faim et de plus bénéfique pour votre santé. Ainsi vous ne mangerez plus au-dessus de vos besoins, vous n'aurez pas besoin de grignoter et vous allez maigrir sans douleur et surtout sans risques. Avec un petit coup d'autobronzant pour retrouver une jolie couleur bonne pour le moral, c'est gagné ! Paule Neyrat, Diététicienne
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Être sportif et diabétique : les consignes alimentaires à connaître
Séances de running hebdomadaires, escalade ou natation, pour une personne diabétique être sportif n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Dans le diabète de type 1, le risque n°1 au cours mais aussi au décours de l'exercice physique est l'hypoglycémie, lorsque celui-ci n'a pas été programmé et qu'il se prolonge. Comme dans le diabète de type 2 sous insuline, il s'agit alors de gérer à la fois l'alimentation et les doses d'insuline. Sport et alimentation : les 5 règles dans le diabète de type 1Le diabétique de type 1 sportif devrait connaître cinq règles sur la gestion du taux de sucre dans la sang (glycémie) lors d'un exercice physique prolongé. Celles-ci font appel à l'adaptation des doses d'insuline et de l'alimentation : 1ère règle : Anticiper la séance de sport en baissant la dose d'insuline dite "rapide". Celle-ci doit être divisée de moitié, voire des deux-tiers si l'on est à moins de 10 unités d'insuline rapide, voire de s'en passer si l'on est à moins de 5-6 unités. 2nde règle : Réaliser une glycémie avant de débuter l'exercice et, si celle-ci est inférieure à 1,20g/l, avaler une collation (équivalent à 15g de glucides voire à 20-30 g en fonction de la durée de l'exercice prévu) sous forme de boissons sucrées, de pâtes de fruit ou autres aliments glucidiques. 3ème règle : Lorsque l'on n'a pas l'habitude de pratiquer ce type d'exercice, au-delà de 30 à 60 minutes, il est important de tester de nouveau sa glycémie. Si celle-ci est inférieure à 1,20g/l ou si l'on est à distance du prochain repas, une collation s'impose à nouveau (15g de glucides). 4ème règle : Une fois l'exercice terminé, si la glycémie est inférieure à 1g/l il faut prévoir une collation (15g de glucides) si le prochain repas n'a pas lieu avant 1h. 5ème règle : Généralement, on diminue la dose d'insuline qui suit l'exercice physique. Par exemple si celui-ci a lieu dans l'après-midi, ce sera la dose du soir c'est-à-dire l'insuline rapide chargée de contrôler la glycémie de la nuit (à diminuer de 10 à 30%, en moyenne puis à adapter en fonction des réponses individuelles). Le sportif ne pas oublier de surveiller la glycémie du soir, même si l'exercice a eu lieu le matin (si sa durée était d'au moins une heure), pour penser à baisser la dose d'insuline du soir si nécessaire. En effet, la sensibilité des muscles à l'insuline augmente plusieurs heures après l'arrêt de l'exercice (d'où des besoins plus faibles en insuline puisqu'ils en « profitent » plus).Pr Martine Duclos, endocrinologue et physiologiste, chef du service de Médecine du Sport au CHU de Clermont-Ferrand : « Dans le diabète de type 1, l'idéal est de prévoir tout exercice physique prolongé (supérieur à 30 minutes-1 heure) afin de réduire la dose d'insuline qui précède.Les diabétiques de type 1 qui font du sport de façon assez suivie sont en général sous pompe à insuline (appareil qui délivre automatiquement l'insuline), ce qui leur permet des ajustements de l'insuline en fonction de la glycémie beaucoup plus aisés qu'au moyen des injections. Ils peuvent la débrancher quelques heures (2 à 3 heures en général, mais parfois plus). Comparé au diabétique de type 2, le diabétique de type 1 est plus enclin à faire du sport de façon régulière et intense et presque tous les sports lui sont accessibles, sauf le parachutisme et les autres sports où l'hypoglycémie peut conduire à des accidents mortels. Du fait de la grande variabilité de la réponse glycémique en fonction du type d'exercices (aérobie, anaérobie), il faut mieux être suivi par un diabétologue spécialisé dans la pratique sportive ».Le sport, peu risqué dans le diabète de type 2Les médicaments donnés dans le diabète de type 2 sont multiples. Ce peut être une injection unique d'insuline chaque jour (insuline basale) ou des antidiabétiques par voie orale. Généralement, la personne qui est diabétique de type 2 bien équilibrée (c'est-à-dire dont le taux de sucre dans le sang mesuré par un taux d'HBA1c se situe aux alentours de 6,5 à 7%), qui est sous insuline basale seule et qui souhaite pratiquer une activité physique prolongée n'est pas en réel danger hypoglycémique. Baisser la dose d'insuline est inutile. La pratique d'une activité physique d'intensité modérée et régulière n'impose aucun changement particulier. Lorsque l'effort musculaire reste raisonnable, seules des supplémentations glucidiques modérées au cours de la période d'effort physique (10 à 15 g de glucides) s'avèrent utiles (toutes les heures). Pour les diabétiques qui sont uniquement sous médicaments appelés sulfamides (des molécules qui induisent un risque potentiel d'hypoglycémie) et qui sont bien équilibrés sur le plan glycémique, la première fois -et seulement la première fois- qu'ils pratiquent un exercice de plus de 60 minutes, il est conseillé de diviser par deux leur dose quotidienne, mais sans pour autant devoir diminuer la dose qui suit l'exercice. Quant au risque d'hypoglycémie sous glinides (comme les sulfamides, ce sont des molécules qui forcent le pancréas à sécréter de l'insuline au moment des repas), c'est un risque de principe. Par mesure de précaution, on considère qu'il pourrait y avoir un faible risque d'hypoglycémie en cas d'exercice physique de plus d'une heure et uniquement chez un sujet dont le diabète est très bien équilibré. En pratique, lors de la première expérience d'exercice d'au moins 60 minutes il faut baisser de moitié la dose, voire ne pas prendre le comprimé avant l'exercice. Pour les diabétiques de type 2 sous les autres médicaments (metformine, gliptines ou analogues du GLP1) il n'y a pas de risque d'hypoglycémie à l'exercice. Sportifs diabétiques ou non, règles nutritionnelles identiquesLes règles nutritionnelles pour un diabétique qui décide d'entrer dans un programme sportif intensif sont de bon sens : L'hydratation, comme en population générale, est primordiale pour le diabétique pendant l'exercice et en phase de récupération, d'autant plus que l'hyperglycémie augmente légèrement la production d'urine (diurèse). Il faut privilégier l'eau sans adjonction de produits sucrés pour des exercices ne dépassant pas deux heures. Si l'exercice dure plusieurs heures (randonnée), un peu de sucre peut être ajouté dans la ration hydrique (ou ingérer 20g de glucides toutes les heures) et augmenter l'apport en glucides des repas dans les jours qui précèdent le sport intense. Les glucides doivent constituer une part normale de l'alimentation des personnes diabétiques. Le diabétique sportif doit équilibrer ses repas entre glucides-protides-lipides (respectivement 45-50%, 15% et 25-30%) de la même manière qu'un non-diabétique comme tout sportif dont la dépense énergétique est majorée. La proportion des hydrates de carbone dans la ration calorique quotidienne est d'autant plus élevée que l'activité physique est plus importante. Cet apport doit se faire essentiellement sous forme de pain, pâtes, riz, féculents et, dans une moindre mesure, de fruits et de lait. Lorsqu'on fait de la musculation, la surcompensation protéique est non seulement inutile mais peut être nocive car elle augmente le débit de filtration du rein, ce qui n'est pas conseillé chez une personne diabétique. Pr Martine Duclos : « Dans tous les cas, aucun besoin d'ajouter des antioxydants, vitamines ou compléments alimentaires. Une alimentation équilibrée apportera en quantité nécessaire et suffisante les vitamines nécessaires. En cas de crampes répétées, il faut penser à l'hydratation pendant et après l'exercice. » Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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De belles jambes : les 4 règles à respecter
Avant d'en venir aux bas de contention, aux veinotoniques, à la sclérose ou à la chirurgie, entretenez vos jambes pour les garder belles longtemps. Voici quatre règles essentielles à respecter pour garder de belles jambes ! Pour avoir de belles jambes : favorisez le retour veineux ! 4 règles à respecter pour cela.
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Infarctus du myocarde : les règles d'or pour le prévenir chez la femme
L'infarctus du myocarde ne frappe pas au hasard. Comme l'ensemble des maladies cardiovasculaires, il est de moins en moins l'apanage des femmes ménopausées, passé la soixantaine ; il progresse chez les jeunes femmes qui paient au prix fort leur nouveau mode de vie à risque. L'infarctus du myocarde est devenu une affaire de femmeL'urgence est bien là : de plus en plus de femmes jeunes - de moins de 60 ans- sont touchées par l'infarctus du myocarde (registres français FAST MI.) Le nombre d'hospitalisations a tout particulièrement progressé chez les 45-54 ans. En unité de soins intensifs, la part des femmes hospitalisées pour infarctus est passée de moins de 10% en 1995 à plus de 20% en 2010. La crise cardiaque chez la femme de moins de 50 ans a triplé ces 15 dernières années : c'est devenu la première des causes de décès cardiovasculaires chez la femme.Les oestrogènes ne sont pas tout-puissantsL'idée tenace que leurs hormones féminines les protègent, envers et contre tout, leur porte préjudice : cet effet protecteur des estrogènes est battu en brèche par l'hygiène de vie à risque et certaines maladies comme le diabète. Or les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter des comportements risqués : 28% des femmes fument et au moins 60% des infarctus du myocarde chez la femme de moins de 60 ans sont attribuables au tabac. Quant à l'obésité, c'est dans la tranche d'âge 18-25 ans qu'elle a le plus augmenté et les femmes ont dépassé les hommes : 15,7% contre 14,3% ! (Enquête Obepi 2012).Pr Mounier-Vehier, chef de service de cardiologie au CHRU de Lille : « Si, avant 50 ans, les femmes n'ont pas de facteurs du risque, alors elles sont effectivement protégées par leurs oestrogènes dont l'action est à la fois antiagrégante plaquettaire (empêche les caillots sanguins responsables des thromboses), vasorelaxante et antiproliférative (l'artère ne va pas s'hypertrophier). Les oestrogènes naturels favorisent le bon métabolisme du cholestérol et protègent du diabète. Mais tout change à la ménopause, et leur risque rejoint en quelques années à peine celui de l'homme, voire le dépasse. Car la femme cumule les handicaps : ses artères sont plus petites que celles des hommes et plus sensibles aux effets toxiques du tabac et du cholestérol, du diabète mais aussi du stress. De plus, chez la femme, les plaques d'athérome se développent plutôt vers l'intérieur de l'artère ; celle-ci se bouche d'autant plus rapidement ».Privées de leurs oestrogènes, elles vont développer le fameux « syndrome métabolique de la ménopause » avec une obésité abdominale favorisant la synthèse de mauvais cholestérol (le LDL cholestérol), de l'inflammation et provoquant aussi une résistance à l'insuline, le premier pas dans la maladie diabétique. Le syndrome métabolique est un véritable accélérateur de la maladie vasculaire athéromateuse (constitution de plaques d'athérome). Portrait-robot de la femme à risque d'infarctus du myocardeTout symptôme de la "sphère cardiovasculaire" chez une femme ayant au moins un facteur de risque doit motiver des examens cardiologiques. Ces marqueurs de risque peuvent être :Une hypertensionL'une, voire plusieurs, des composantes du « syndrome métabolique », c'est à dire un surpoids au niveau du ventre (androïde), une obésité (indice de masse corporelle>30 kg/m2), une glycémie à jeun à la limite du diabète (100 mg/dL) et un bilan lipidique perturbé (triglycérides et/ou taux de HDL cholestérol élevés).Dr Christelle Diakov, cardiologue, unité Cardiologie médicale et interventionnelle (Institut Mutualiste Montsouris) : « Trois types de femmes sont particulièrement à risque : la femme jeune (35-50 ans) qui aurait des antécédents familiaux de maladie coronarienne (angor, insuffisance cardiaque), qui fumerait et prendrait une contraception oestroprogestative (ce type contraceptif est pro-thrombogène). La contraception favorise en effet les perturbations métaboliques qui peuvent conduire au dépôt des plaques sur les artères (athérome) mais aussi la thrombose au niveau de ces plaques (l'infarctus) avec un taux élevé de mauvais cholestérol (LDL cholestérol) non diagnostiqué.Mais le risque d'infarctus du myocarde est encore plus important chez les femmes en post-ménopause, généralement entre 5 à 10 ans après, vers 60-70 ans, avec une hypertension artérielle (traitée ou non), un éventuel surpoids ou un diabète de type 2.Il ne faut pas oublier les femmes enceintes, surtout après 35 ans du fait d'un sur-risque d'hypertension, en surpoids et qui fument, elles courent un fort risque d'infarctus. »7 consignes pour protéger son coeur et ses artèresLa prévention de l'infarctus du myocarde et des maladies cardiovasculaires en général fait appel au bon sens :Surveiller son poids mais surtout son tour de taille, lequel est déterminant dans les problèmes métaboliques (diabète etc.) et ne pas dépasser le 80 cm pour les femmes (IDF 2005).Privilégier une bonne hygiène de vie alimentaire. Diversité et parcimonie sont les mots d'ordre. Adopter une alimentation comprenant 5 fruits et légumes, de type méditerranéen c'est-à-dire utiliser l'huile d'olive comme corps gras et préférer les poissons, légumes, légumineuses, noix, graines et produits céréaliers complets aux oeufs, fromage, viande rouge etc. Limiter l'apport en sel (à table et dans les aliments préparés) avec pour objectif 6,5 g/jour chez les femmes.Boire moins de deux unités d'alcool quotidiennes (1 verre de vin rouge).S'adonner à une activité physique en misant plutôt sur la durée plutôt que la puissance (au moins 20 minutes deux fois par semaines d'une activité continue comme marcher à pas vifs, nager etc.).Soigner son sommeil et réduire son stress.Bannir la cigarette et encore plus après 35 ans si l'on est sous contraceptif ostrogénique. Faire un bilan cardiovasculaire (dosage du cholestérol, bilan lipidique complet, glycémie à jeun, pression artérielle en cabinet médical) chez toute femme avec des symptômes cardiovasculaires et de toute façon après 45 ans pour celles qui souhaitent reprendre une activité sportive. A partir de la ménopause chez la femme, répéter les bilans tous les trois ans en cas de facteur de risque comme un diabète ou des anomalies du bilan lipidique. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
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Génétique : peut-on faire parler l'ADN pour connaître nos maladies futures ?
Les tests ADN promettent, telles des boules de cristal, de tout vous révéler de votre santé future. Mais s'ils ne se sont pas encore en mesure de vous dire si vous souffrirez un jour de la démence d'Alzheimer ou de maladies cardiaques, ils sont déjà opérationnels pour détecter des anomalies génétiques chez le foetus ou explorer les tumeurs en vue d'un traitement "à la carte" des cancers du sein. Voici quelques exemples concrets de que l'on appelle la "médecine prédictive et personnalisée". La médecine de demain, c'est déjà aujourd'hui. Test ADN, de quoi parle-t-on ?Les tests ADN donnent accès à des informations sur son propre état de santé ou celui de sa famille grâce à l'étude de l'ADN présent dans les cellules ou du nombre et de la forme des chromosomes. Trois types de tests génétiques existent : Ceux qui renseignent sur le patrimoine génétique d'un individu et qui se transmet à l'enfant (génétique "constitutionnelle"). Ces tests sont utilisés pour le diagnostic de maladies où un seul gène subit des mutations (mucoviscidose, polypose colique familiale, hémochromatose héréditaire). Des tests génétiques dits prédictifs sont effectués chez des personnes qui n'ont pourtant aucun symptôme, afin de savoir si elles vont développer une maladie. La personne qui a la mutation de la maladie de Huntington la développera à plus ou moins long terme, par exemple. En cancérologie, des tests prédictifs peuvent être utilisés lorsqu'une mutation a déjà été identifiée dans la famille (cancer du sein, du rein etc.). Ils donnent un niveau de risque mais pas une certitude de développer la maladie. Cependant, de nombreuses maladies sont sous le contrôle d'un ensemble de gènes et de l'environnement (asthme, diabète etc.). Aucun test génétique prédictif n'est disponible à ce jour pour ces pathologies multifactorielles.En 2016, plus de 3500 maladies liées à des anomalies de gènes sont répertoriées. Toutefois, seulement une partie présentent des procédures de dépistage de prévention ou de traitement avérées : Ceux qui informent sur l'état du génome de cellules cancéreuses (génétique "somatique"). Ces tests détectent les mutations survenues dans la tumeur et prédisent ainsi son comportement face à un traitement ciblé. Ce sont les tests compagnons ou signatures génomiques, réalisés à partir d'une biopsie de la tumeur (ou d'une prise de sang pour les cancers du sang). D'autres tests sont capables d'obtenir des informations sur la réponse à un traitement donné ou sur le risque d'effets indésirables. C'est la pharmacogénomique. Pr Pascal Pujol, généticien, président de la Société Française de Médecine Prédictive et Personnalisée (SFMPP) : « Sous l'impulsion de l'Institut National du cancer, la France dispose de plateforme de génétique réalisant plusieurs dizaines de milliers d'analyses génétiques par an, pour détecter des pistes thérapeutiques spécifiques ou identifier des prédispositions familiales. J'entrevois dans les mois et quelques années à venir une explosion des tests d'utilité médicale et un affinement des protocoles de prise en charge (dépistage et prévention), mais aussi d'innovations thérapeutiques ». Génétique : repérer la trisomie 21 par une simple prise de sangAujourd'hui, pour savoir si l'enfant à naître risque d'avoir une trisomie 21, première cause de retard mental congénital, on réalise chez les femmes enceintes à risque une amniocentèse (une ponction du liquide amniotique au travers du ventre de la mère). Or ce test peut provoquer des fausses couches, c'est à dire la perte du foetus. Il existe depuis plusieurs années un test génomique prénatal (avant la naissance) de la trisomie 21, à partir de fragments d'ADN foetal présents dans la circulation maternelle. Une simple prise de sang chez la mère permet d'étudier le patrimoine génétique du foetus et affirmer avec 99% de certitude si le futur enfant sera ou non atteint de trisomie 21.Pr Pujol : « 18 000 femmes qui sont potentiellement à risque d'avoir un enfant trisomique 21 (en fonction de l'âge, de paramètre biologique et à l'échographie) subissent une amniocentèse chaque année. Comme celle-ci comporte un risque vital pour le foetus, près d'une centaine de foetus perdent la vie. Alors que seuls 0,3 à 0,5% d'entre eux seulement avaient la trisomie 21 ! ». Aujourd'hui, ce test génétique n'est pas disponible partout en France et reste à la charge financière des femmes (entre 350 et 600 euros). C'est pourquoi les médecins, soutenus par le Comité Consultatif National d'Ethique, se battent pour que très rapidement ce test sanguin remplace l'amniocentèse. Celle-ci ne devrait plus qu'être exceptionnellement utilisée chez les rares femmes dont le test génétique est revenu positif (5% des femmes à risque). Le feu vert des autorités sanitaires françaises pour le test génomique prénatal de la trisomie 21 est attendu dès l'automne 2016. D'autres tests sont ou vont être utilisés chez le foetus, comme ceux portant sur la trisomie 18 et 13 mais aussi d'autres anomalies plus fines du génome.Cancer du sein : prédire l'avenir grâce à la génétiqueAujourd'hui, grâce aux chimiothérapies, plus des trois quarts des cancers du sein sont guéris à 10 ans. Néanmoins, il faut parfois savoir lever le pied. Dans le cancer du sein, l'emploi de "signatures génomiques" ou tests compagnons font parler le génome de la tumeur. Dès 2016, ils vont permettre d'épargner aux femmes des chimiothérapies et des hormonothérapies inutiles. Pr Marc Spielmann, gynécologue, Hôpital américain (Neuilly-sur-Seine) et Institut français du sein (Paris) : « Lors de la découverte d'un cancer du sein sous dépendance hormonale (hormono-dépendants, 75% des cas), on hésite très souvent entre un traitement antihormonal seul ou précédé d'une chimiothérapie. Parce qu'il est capable d'estimer précisément le risque individuel, ce test permet de se passer d'une chimiothérapie dans 40 à 45% des cas !Les signatures génomiques permettent aussi d'évaluer le risque de récidive. Par exemple, si celui-ci est inférieur à 11, 99,2% des patientes seront en vie sans chimiothérapie préventive à 5 ans. Avec certitude, on peut alors éviter la chimiothérapie dans cette population. Enfin, ces tests sont en mesure de prédire les rechutes tardives, c'est à dire au-delà de 10 ans. Chez les femmes identifiées à faible risque de rechutes tardives par la signature génomique, on peut alors se contenter de cinq ans de traitement antihormonal au lieu de 10 ans chez celles à haut risque ». Dans l'immédiat, ces tests compagnons seront réservés aux hôpitaux. C'est dommage car 75% des cancers du sein en France sont traités dans le secteur privé. D'autres tests sont encore du domaine de la recherche fondamentale, notamment les signatures génomiques propres aux métastases, ces tumeurs qui disséminent hors du foyer tumoral d'origine. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Art-thérapie : quand la musique soulage les douleurs
Il y a des rencontres formidables. Celle de Claire Oppert, violoncelliste, et du Dr Jean-Marie Gomas, pionnier en matière de soins palliatifs, en est une. Ensemble, ils ont mis au point le « pansement Schubert » pour améliorer, par l'art-thérapie, la prise en charge de la douleur des patients en fin de vie.
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Cancer du testicule : des tumeurs qui ne doivent plus faire peur
Grâce à une avancée française présentée en juin 2016 au congrès de la société américaine d'oncologie qui est aussitôt devenue le traitement de référence, il est possible de guérir 75 % des tumeurs graves du testicule. Les explications par son découvreur, le Pr Karim Fizazi, chef du Département de Médecine oncologique à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif). Aujourd'hui, grâce à la chimiothérapie, il est possible de guérir plus de 90% de l'ensemble des cancers du testicule.tastatiques sont classés en trois catégorie
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Les astuces pour perdre du ventre
Qui n’a jamais rêvé d’un ventre parfaitement plat ? Facile pour certains et certaines, un véritable casse-tête pour les autres. Voici quelques astuces pour dégonfler avant l’été. Luttez contre la constipation par tous les moyens ! Objectif, aller à la selle tous les jours, ou presque. Si nécessaire, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien pour obtenir des conseils personnalisés. Faites du sport très régulièrement, idéalement trois fois par semaine ou adoptez un mode de vie très actif. L’activité physique qui sollicite la cavité abdominale contribue aussi à lutter contre la constipation. Faites travailler vos abdominaux, mais attention à ne pas gonfler le ventre pendant leur réalisation, ce qui aurait l’effet inverse. Privilégiez les relevés de buste et les pédalages. Entre les séances d’abdos, idéalement quotidiennes, veillez à votre maintien, ce qui signifie qu’à chaque occasion, contractez votre ventre, que ce soit en positon assise ou debout. Revisitez le contenu de votre assiette : votre alimentation doit être équilibrée et légère. Exit les produits gras et les repas trop lourds et copieux. Misez sur les légumes cuits, les fruits et les céréales complètes. Attention cependant aux crudités, aux féculents et aux excès de fruits, qui peuvent aussi faire gonfler le ventre. Mais pas question de les éliminer, il suffit de surveiller les quantités. Et justement, pour bien gérer les quantités et diminuer les portions, pensez à toujours manger lentement en mastiquant longuement chaque bouchée, ce qui stimule l’état de satiété et favorise le transit intestinal. Buvez beaucoup d’eau, régulièrement tout au long de la journée. Vous pouvez varier avec des bouillons, des tisanes, du thé, mais pas d’alcool ni de soda. Évitez surtout la bière et les boissons gazeuses. Limitez le sel qui tend à faire gonfler via la rétention d’eau (attention aussi au café !). C’est également excellent pour éviter l’hypertension artérielle. D’ailleurs tous ces conseils spécial ventre plat sont aussi valables pour une bonne santé en général. En effet, l’activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à prévenir la plupart des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancer, etc. Deux derniers conseils : Évitez de mâcher des chewing-gums. Massez votre ventre en effectuant des mouvements circulaires avec le plat de votre main.
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Transpiration : 5 astuces pour se maquiller l'été sans briller
Quand on a tendance à transpirer ou que l'on a la peau mixte à grasse, l'été peut être fatal à notre maquillage zéro défaut. Les astuces de notre spécialiste pour fixer le maquillage sans briller et rester fraîche même quand la température grimpe. Bien nettoyer sa peau avant de se maquillerLe premier des gestes beauté est de se maquiller sur une peau propre et débarrassée de l'excès de sébum qui la rend luisante. Malheureusement, en été la production de sébum s'intensifie et notamment la nuit : "Quand il fait chaud, le sébum que l'on produit la nuit est très irritant et il favorise la poussée des boutons. D'où l'importance de bien se nettoyer la peau matin et soir", prévient Joëlle Nonni, spécialiste du maquillage correcteur Avène.Le bon produit ? Une lotion micellaire ou une eau démaquillante sont les alliées des peaux mixtes à grasses, elles donnent un coup de fouet rafraîchissant. Les peaux très grasses se tourneront le matin vers un produit nettoyant moussant qui nettoie les pores plus en profondeur.Pour ne pas briller, purifier mais pas tropLe geste préféré des peaux mixtes à grasses ? Le masque et le gommage qui permettent de purifier le teint. Les masques à l'argile sont bien sûr très intéressants car ils ont un fort pouvoir absorbant mais il ne faut pas en abuser : pas plus d'une ou deux fois par semaine. Le risque ? "Provoquer une séborrhée réactionnelle" explique la spécialiste. "Il ne faut surtout pas décaper la peau avec trop de masques à l'argile ou trop de gommages car on risque d'avoir l'effet inverse."L'astuce de Joëlle Nonni : Ne pas laisser poser son masque à l'argile trop longtemps. Il doit absorber le sébum sans déshydrater la peau. On le pose, on laisse sécher quelques minutes mais on le retire avant qu'il ne craquelle.Maquillage d'été, je troque ma crème habituelle contre...Même si les peaux mixtes à grasses ont déjà l'habitude des crèmes light, en été pour éviter la sensation de masque collant, on a la main légère et sur le maquillage et sur la formule de son soin. L'idéal est de remplacer sa crème habituelle par un sérum que l'on utilisera seul. Son avantage d'hydrater parfaitement, les corps gras en moins. Joëlle Nonni conseille également d'essayer les émulsions matifiantes "qui ont dans leur formule des agents qui limitent la séborrhée." Pour celles qui vont au soleil, pour ne pas multiplier les couches de cosmétiques, il faut aller à l'essentiel : appliquer son sérum puis un écran solaire toucher sec. On allie hydratation, protection sans surcharger. La peau peut alors recevoir un peu de poudre de teint en toute légèreté.L'astuce de Joëlle Nonni : "Pour éviter de trop briller en été, on peut tapoter localement et sur la zone T, après avoir appliqué son sérum, un peu de lotion purifiante car elle contient des actifs absorbants. La bonne routine ? On nettoie sa peau avec la lotion nettoyante purifiante, on applique son sérum et on tapote à nouveau un peu d'eau purifiante sur le bout du nez, le centre du front pour renforcer l'effet matifiant." Ensuite, place au maquillage léger.Maquillage d'été : avoir la main légère sur le fond de teintQuand il fait chaud, on a rarement envie d'un maquillage trop lourd. On souhaite camoufler les petites imperfections, avoir bonne mine mais sans surcharger le teint. On troque donc son fond de teint habituel contre une poudre de teint, ou un perfecteur de teint à la formule plus légère. Il existe de plus en plus formules light qui déposent sur le teint un voile couvrant très léger comme les BB crèmes. Les peaux fragiles, à couperose, avec des taches, remplaceront leur fond de teint par une crème solaire teintée, un bon moyen d'associer maquillage et protection solaire.Le bon geste : Vous utilisez une poudre de teint ? Commencer par appliquer au kabuki une poudre translucide anti-brillance qui va matifier et unifier le teint, puis appliquer ensuite la poudre de soleil par exemple avec un pinceau classique.Vous préférez une formule liquide type BB crème ? L'idéal est d'utiliser une éponge qui va prélever moins de matière que l'on tapote sur l'ensemble du visage.Maquillage anti-brillance : les retouches indispensablesQuand le maquillage commence à filer, que le teint devient trop brillant, il est temps de faire une petite retouche fraîcheur. Pour éviter le mélange peu reluisant sébum/maquillage, on commence par absorber la transpiration avec des petits carrés de papier absorbant. Pour donner un coup de fouet à la peau, on pulvérise un peu d'eau thermale qui va resserrer le grain de peau. On absorbe l'excédent d'eau à l'aide d'un coton, puis on parfait le maquillage avec de la poudre matifiante et la poudre de teint.L'astuce de Joëlle Nonni : Pour éviter le transfert de sébum sur sa poudre de teint, plutôt que d'utiliser la houppette habituelle, la troquer contre des disques à démaquiller à usage unique. "Quand on utilise le pinceau, on retransfère du sébum sur la poudre qui finit par être luisante sur le dessus et devient sèche."A faire pour que le maquillage d'été ne file pas Préférer les fards à paupières mates, qui ont effet matifiant, aux fards à paupières irisés qui contiennent plus de corps gras, et appliquer avant le fard une base à paupière ou de la poudre translucide pour l'effet matifiant. Utiliser du maquillage waterproof peut être une bonne option pour être sûr que son make-up résiste à la transpiration. Toutefois, le maquillage waterproof est plutôt déconseillé aux peaux fragiles car les agents hydro-alcooliques qu'il contient ne sont pas toujours bien tolérés par les peaux les plus sensibles. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Objectif belles fesses : raffermir, remonter et galber ses fessiers
Depuis que le monde entier a flashé sur les jolies fesses de Pipa Middleton au mariage de sa soeur la princesse Kate, les croupes sont devenues stars. Dorénavant, on porte les fesses hautes et rebondies. L'aspect sexy de notre arrière-train consiste à marcher en roulant des fesses. Il existe même un concours annuel au Chili des plus belles fesses du monde.Quelles sont les techniques pour remodeler nos fesses ? « En premier lieu, le sport permet de sculpter les fesses, c'est la solution la plus simple, mais pour cela il faut faire régulièrement des exercices. Ensuite, il y a des traitements médicaux. » Le Dr Catherine de Goursac* nous détaille ici les traitements de choix pour la restauration de l'harmonie de la région fessière.Comment faire disparaitre les capitons tout en gardant le volume des fesses ?Les belles fesses ne tolèrent pas la peau d'orange, constituée d'adhérences formant une sorte de matelas situé en profondeur. Dr Catherine de Goursac : « Pour traiter les capitons sans perdre de volume, la carboxythérapie associée à la radiofréquence multipolaire représente la meilleure solution. » La carboxythérapie est une forme de super oxygénation de la graisse, ce qui a pour effet de détruire ces adhérences. La radiofréquence quant à elle, permet de lisser la surface de la peau.Il faut compter 5 à 6 séances à une semaine d'intervalle pour obtenir un beau résultat.Quelles solutions contre les vergetures ?Les vergetures lézardent les fesses et cassent leur harmonie. « Le traitement idéal repose sur l'association de la carboxythérapie avec le microneedlings », assure le Dr de Goursac. Comme indiqué ci-dessus, la carboxythérapie va doper à l'oxygène toute la profondeur de la vergeture, la forçant à se régénérer sans l'effacer totalement.Le microneedling consiste à réaliser à l'aide de micro-aiguilles, des micro-perforations dans toutes les couches du derme afin de stimuler la production de fibroblastes au niveau de la peau et ainsi d'augmenter entre autres la synthèse de nouveau collagène et d'acide hyaluronique. Nous avons à notre disposition un panel de micro-aiguilles de diamètres différents qui va induire des perforations de profondeur et de tailles différentes.Peut-on remonter les fesses ?Qui n'a pas rêvé d'avoir de belles fesses bien rebondies ?Pour remonter les fesses, plusieurs solutions s'offrent à nous : Les injections d'acide hyaluronique, efficaces mais couteuses. « On recourt à un acide hyaluronique très compact car le fait de s'asseoir peut modifier le volume créé ». Ensuite, une séance d'entretien tous les 18 à 24 mois est nécessaire. Les fils tenseurs et inducteurs tissulaires vont remonter la peau et accrocher grâce à leurs minuscules crans l'excédent cutané affaissé. La séance se fait sous anesthésie locale et impose un nombre important de fils pour obtenir un résultat satisfaisant, visible 3 à 6 mois plus tard. Le geste est ensuite à réitérer tous les ans ou tous les deux ans. Perdre un peu de popotin, pourquoi pas !Parfois, on trouve qu'il faut perdre un peu de rondeurs. « La cryolipolyse ou les HIFU (ultrasons focalisés) feront alors une beauté à vos fesses ». La cryolipolyse peut traiter des rondeurs localisées comme une culotte de cheval ou le pli sous fessier, alors que les HIFU sont davantage adaptés à des surfaces importantes avec un petit relâchement cutané. Il arrive également que l'on combine les techniques pour un meilleur résultat. La cryolipolyse est une méthode de destruction des cellules graisseuses par le froid. Il faut compter 2 séances à un mois d'intervalle. Les HIFU vont agir à six profondeurs différentes et vont ainsi pouvoir rétracter la peau et détruire la graisse en même temps. Il faut compter 3 séances à un mois d'intervalle.En finir avec le relâchementLorsque les fesses tombent, elles deviennent plates et molles, ce qui alourdit le pli sous fessier (banane sous fessière). Plusieurs techniques sont possibles comme les fils tenseurs inducteurs tissulaires. Selon le degré de relâchement cutané, deux à trois séances sont nécessaires à un mois d'intervalle. Attention, des bleus peuvent apparaitre et perdurer pendant deux semaines. Le redressement des fesses est visible rapidement, mais le mouvement s'amplifie dans les six mois qui suivent.Et en cas de faible affaissement, on peut recourir aux HIFU pour retendre la peau de l'ensemble de la fesse.* Le Dr Catherine de Goursac exerce la médecine esthétique depuis plus de vingt ans. Elle est membre de la Société française de médecine esthétique, membre du conseil d'administration de l'Association française des médecins esthéticiens (AFME) (www.afme.org), membre du conseil d'administration de la Fédération Syndicale de Médecin Esthétique et secrétaire de l'Association française d'anti-aging. Elle est l'auteur du livre : 'Tu as bonne mine ce matin' aux éditions Josette Lyon. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Et si l'asthme fluctuait au gré des hormones féminines ?
Dans la vie d'une femme, l'asthme est une maladie susceptible d'évoluer. Les grandes variations hormonales du cycle menstruel ou lors de la ménopause peuvent parfois entrainer une aggravation de l'asthme, voire une amélioration pendant la grossesse dans un tiers des cas. Mais actuellement, on ne sait ni expliquer ni prévoir de telles fluctuations. Explications du Dr Anne Prud'homme, pneumologue, Chef de Service des maladies respiratoires au CHU de Tarbes. L'asthme ne débute pas forcément pendant l'enfance et ne s'arrête pas à la puberté« Il existe encore de nombreuses idées reçues autour de l'asthme », dénonce le Dr Anne Prud'homme. Notamment, « il est de croyance populaire que l'asthme débute pendant l'enfance, ce qui est complètement faux. D'ailleurs, 10% des asthmes commencent après 60 ans. » Autre idée reçue : l'asthme s'arrête à la puberté, ce qui n'est pas vrai. Le profil de l'asthme peut se modifier à l'adolescence, mais la maladie ne guérit pas. Enfin, l'asthme est nettement plus fréquent chez les femmes : à partir de 12 ans, cette maladie affecte environ 6 femmes pour 4 hommes. En revanche, dans l'enfance, c'est l'inverse, on trouve plus d'asthme chez les garçons que chez les filles. En fait, l'asthme peut fluctuer tout au long de la vie au gré des bouleversements hormonaux féminins (menstruations, grossesse, ménopause).Comment évolue l'asthme pendant la grossesse ?Dr Anne Prud'homme : C'est pendant la grossesse que l'évolution de l'asthme a été la plus étudiée. On sait que cette maladie est améliorée dans un tiers des cas, aggravée dans un autre tiers des cas et inchangée dans le tiers restant. Mais on ne sait absolument pas prédire dans quel sens l'asthme va évoluer durant cette période très particulière de la vie d'une femme. C'est pourquoi les femmes enceintes asthmatiques sont extrêmement surveillées sur le plan respiratoire par leur pneumologue.Et là encore, il existe une idée reçue à combattre selon laquelle le traitement de l'asthme serait néfaste au bébé. Au contraire, c'est un asthme non contrôlé qui est dangereux, car la survenue de problèmes respiratoires chez la mère pendant la grossesse peut avoir de sévères retentissements sur l'enfant (complications, petit poids de naissance, prématurité, etc.).Les femmes enceintes ne doivent donc surtout pas arrêter ou diminuer leurs médicaments de leur propre chef, mais en parler à leur médecin afin d'utiliser des molécules non foetotoxiques et non tératogènes (dénuées de risque de malformations congénitales). Il existe à ce sujet un site en accès libre permettant de connaitre les médicaments autorisés ou non pendant la grossesse et l'allaitement : http://lecrat.fr (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, Hôpital Armand-Trousseau, Paris). Encore une fois, il n'y a aucun risque pour l'enfant à naitre si l'asthme de la maman est bien traité.Les hormones sont-elles responsables de ces variations ?On sait que les estrogènes et la progestérone ont des effets sur le tonus musculaire bronchique et l'inflammation des voies aériennes, et que ces hormones font varier l'asthme. Mais on ne sait pas expliquer pourquoi. Par exemple, pendant la grossesse, pourquoi l'asthme s'améliore-t-il chez certaines femmes et pas chez d'autres ? Au final, le seul fait certain est que les niveaux hormonaux bougent beaucoup à ces moments-là. Si les hormones féminines influent sur l'asthme, cette maladie varie-t-elle au moment des règles ?C'est ce que l'on appelle l'asthme prémenstruel. Entre 20 et 30 % des femmes asthmatiques ont une aggravation de leur asthme juste avant les règles et pendant les règles. Il s'agit d'une forme très particulière de la maladie, avec souvent des symptômes très graves. Les études sur ce sujet indiquent un pic de décompensation de l'asthme à cette période et là encore, les variations hormonales prémenstruelles sont pointées du doigt.En pratique, il faut surveiller de tels changements cycliques. Les médecins devraient systématiquement poser la question à leurs patientes asthmatiques d'une éventuelle aggravation juste avant et pendant les règles, car des traitements sont possibles. Par exemple, dans quelques cas, la contraception pourrait améliorer ces symptômes. Qu'en est-il de l'asthme à la ménopause ?L'asthme au moment de la ménopause est un sujet encore plus compliqué. Non seulement les bouleversements hormonaux affectent l'évolution d'un asthme existant, mais certains asthmes peuvent aussi apparaitre à cette période précise, et cette forme d'asthme a la particularité d'être souvent difficile à traiter. Par manque d'études importantes et de certitude sur le sujet, les pneumologues considèrent que le traitement substitutif de la ménopause chez l'asthmatique est possible et n'aggrave pas l'asthme. Ils n'imposent pas de contre-indication, mais mettent en place une surveillance de l'évolution de l'asthme.Quelles sont vos recommandations ? Dr Anne Prud'homme : « Les femmes doivent surveiller leur asthme de façon très attentive à l'occasion d'une grossesse, à l'approche des règles et au moment de la ménopause. Ces périodes particulières de la vie d'une femme peuvent être l'occasion d'une variation de leur asthme qu'il convient de signaler à son médecin. Le pneumologue peut alors proposer au cas par cas des traitements visant à optimiser la situation. À ce jour, les solutions envisagées sont toujours personnalisées. » Source : e-santé Isabelle Eustache
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Le réchauffement climatique et son impact sur notre santé : un risque croissant
Plus d'allergies, d'asthme, de maladies respiratoires et infectieuses, de gastro-entérites, de décès... L'impact du changement climatique sur la santé est complexe et encore peu étudié. Il dépend aussi de facteurs individuels et socio-économiques mais les risques commencent à être bien repérés. Et sous nos latitudes, ils ne concernent pas que les moustiques... Le réchauffement climatique a des effets réels sur la santéLe changement climatique est devenu une réalité préoccupante pour la santé. Depuis 25 ans, la température ambiante augmente de plus de 0,18°C tous les dix ans dans le monde contre 0,85°C en cent ans auparavant. Non seulement, le phénomène s'accélère mais, pour Sylvie Joussaume, directrice de recherche au CNRS et climatologue, il est sans équivoque : « Le réchauffement climatique va se poursuivre même si on le réduit fortement ».Si pour l'heure, les conséquences sur la santé « ne sont pas suffisamment mises en avant », selon le Pr Robert Barouki, toxicologue à l'Inserm, elles sont réelles. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'entre 2030 et 2050, l'impact du climat sur les diarrhées, la chaleur, le paludisme et la malnutrition des enfants provoqueront 250 000 décès supplémentaires par an.Changement climatique : canicules et surmortalité« On va avoir de plus en plus de phénomènes extrêmes et fréquents comme les canicules et les inondations », souligne Sylvie Joussaume.Or, les températures élevées contribuent à accroître directement la surmortalité par maladies cardiovasculaires et respiratoires, notamment chez les personnes âgées. En Europe, la canicule de l'été 2003 a fait 70 000 morts de plus que d'habitude, 15 000 en France. C'est encore pire en cas de pic de pollution atmosphérique. « Les particules fines pénètrent profondément dans les poumons. Le problème est que le réchauffement climatique favorise encore leur concentration », avertit Isabella Annesi-Maesano, spécialiste des maladies allergiques et respiratoires à l'Inserm.Le réchauffement climatique, c'est d'avantage de pollen et d'allergiesLe nombre d'allergies a triplé en 25 ans, il pourrait quadrupler d'ici 2050. En effet, le réchauffement climatique favorise la production de pollen par les plantes et allonge la durée de la saison pollinique. Une étude anglaise indique qu'elle dure cinq jours de plus qu'avant.Pour Isabella Annesi-Maesano, « Les pollens pourraient devenir plus allergisants aussi au contact de certains polluants qui ont la capacité de les fragmenter, ce qui leur permet de rentrer facilement dans les bronches, déclenchant des crises d'asthme. Sinon, ils restent dans la sphère ORL et on a des rhinites allergiques ».Le fait d'habiter en zone urbaine aggrave les risques : les Anglais ont calculé qu'ils auront sept fois plus de pollens d'ambroisie, une plante répandue hautement allergisante, en ville qu'à la campagne.Le spectre des maladies infectieuses renforcé par le changement climatiqueLes variations climatiques risquent d'influer sur les vecteurs de maladies infectieuses.Le virus de poliomyélite se réplique mieux à 37°C, la durée d'incubation du virus de la dengue passe de 12 à 7 jours quand la température passe de 30°C à 35°C... « Les moustiques peuvent devenir infectieux beaucoup plus rapidement avec le réchauffement climatique, affirme Cyril Caminade, chercheur à l'université de Liverpool. On commence à avoir des cas de chikungunya et de dengue dans le sud de la France. Pour autant, le risque de transmission de ces maladies vient essentiellement aujourd'hui de l'augmentation de la population mondiale, de sa mobilité et de la globalisation ».Autrement dit, si le moustique tigre se retrouve à Lyon, c'est surtout à cause de l'homme qui le transporte lors de ses déplacements. Par ailleurs, il n'est pas sûr que le paludisme s'accroisse en Afrique comme on a tendance à le penser : une étude récente montre qu'une élévation de la température de 4°C à 5°C pourrait nuire à la reproduction du cycle parasitaire.Le réchauffement climatique sur les coquillages, c'est plus de gastro-entéritesPour le Pr Jean-François Guégan, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut de recherche pour le développement, le risque le plus important en France et dans l'hémisphère nord pourrait venir non pas des moustiques mais d'infections transmises par l'alimentation : « Le changement climatique s'accompagne de fortes pluies, c'est là un de ses effets majeurs... La décharge d'eau douce dans la mer due à ces pluies violentes engendre une baisse de la salinité et facilite la multiplication de virus et de bactéries comme les vibrios vivant dans les eaux côtières ». Ils peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire via les huîtres, les palourdes, les coquillages... et provoquer des gastro-entérites. Le problème reste limité sous nos latitudes mais il y a déjà eu des cas d'intoxication en méditerranée et en Vendée. « On a besoin de mieux comprendre les liens entre le réchauffement climatique et la santé car on en est qu'au début, précise le Pr Guégan. Néanmoins, il faut arrêter de crier au loup ici car les épidémies de maladies infectieuses viennent principalement de la pauvreté, de la malnutrition et de l'absence de système de soins ».Des paramètres qui concernent avant tout les pays en développement et qui feront d'eux... les premières victimes du réchauffement climatique. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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