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Tous nos articles Bien-être - Page 4

Médecines douces, sport, sommeil : retrouvez tous nos conseils pour cultiver votre bien-être et prendre soin de vous au quotidien !

Gélules solaires : en prendre ou pas pour bien bronzer ?

Censés préparer la peau au bronzage, quel est le réel effet des complémentaires alimentaires en bêta-carotène ?Font-ils bronzer, peut-on s'exposer davantage au soleil et protègent-ils des cancers ? Le point sur les gélules solaires. Bronzage et compléments alimentaires en bêta-carotène Le bêta-carotène est un pigment qui appartient à la famille des carotènes. On le trouve naturellement dans nombre de végétaux très colorés, surtout jaune-orangé, comme les carottes, le melon, les poivrons, les abricots, mais aussi les légumes verts à feuilles par exemple.Bêta-carotène : une coloration orange de la peauDe fortes doses de compléments alimentaires en bêta-carotène (à partir de 30 mg / jour) ou une consommation très importante d'aliments riches en bêta-carotène entraînent une coloration jaune/orangé de la peau que les médecins appellent « caroténodermie ». Une telle coloration n'est pas dangereuse pour la santé et se résorbe dès que la quantité de caroténoïdes absorbée diminue.Un antioxydant contre le vieillissement de la peauLe bêta-carotène, également appelé provitamine A, est un précurseur de la vitamine A qui joue un rôle d'antioxydant, c'est-à-dire qu'il aide à lutter contre la production excessive de radicaux libres responsables du vieillissement. Or les expositions au soleil sont bien connues pour accélérer le vieillissement de la peau.Ainsi, prendre un complément alimentaire en bêta-carotène (ou adopter une alimentation riche en bêta-carotène, et donc riche en fruits et légumes colorés) pourrait accélérer la coloration de la peau et donc le bronzage, tout en protégeant la peau du vieillissement !C'est ainsi que de nombreuses gélules solaires sont aujourd'hui proposées pour sublimer le bronzage, mais leur efficacité dans ce domaine n'a pas été formellement démontrée de façon scientifique et sans parti pris, tout comme la durée du traitement et le dosage à utiliser. Prendre des gélules solaires avant de partir en vacances ? En l'état actuel des connaissances, on ne peut pas conseiller ou déconseiller les gélules solaires.Ce qui est sûr c'est qu'une cure de bêta-carotène, même 15 jours avant l'exposition, pendant et après, ne dispense pas d'appliquer toutes les deux heures une crème solaire d'indice protecteur élevé, ni n'autorise de s'exposer plus longtemps ou aux heures les plus chaudes de la journée.Autrement dit, avec ou sans bêta-carotène, les grandes règles de prévention des cancers cutanés et du vieillissement accéléré de la peau s'imposent.Enfin, si vous souhaitez acheter des gélules solaires, il ne faut pas dépasser la dose journalière recommandée par le fabricant. À noter également que ces compléments alimentaires sont contre-indiqués chez les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent. Bêta-carotène et cancer : effet protecteur ou effet négatif ? À savoir : un excès de vitamine A peut s'avérer toxique pour l'organisme, mais ce n'est pas le cas avec le bêta-carotène, dont la transformation en vitamine A est comme bloquée si le statut en vitamine A est déjà élevé. Le risque de surdosage semble donc limité avec le bêta-carotène. Depuis une vingtaine d'années, des études soulignent régulièrement l'existence d'un lien entre prévention du cancer et bêta-carotène : une consommation régulière, parfois à dose élevée, de beta-carotène protègerait de certains cancers.Mais, selon une étude de l'Inserm publiée en 2005, cette relation serait inverse en cas de tabagisme. Le beta-carotène serait alors nocif.Ainsi, les femmes fumeuses supplémentées verraient leur risque de cancers liés au tabagisme augmenter proportionnellement à la quantité de bêta-carotène consommée (20, 30, voire 50 mg / jour) : cancer du poumon, cancers digestifs, ORL, de la thyroïde, des ovaires, du col de l'utérus, etc. C'est comme si une absorption importante de bêta-carotène favorisait la formation de « produits inhabituels de clivage des caroténoïdes, impliqués dans le développement du cancer ». À noter que cette hausse a été observée tant chez les fumeuses que chez les ex fumeuses.Cependant, toutes les études n'attestent pas de cet effet cancérigène du bêta-carotène à forte dose en cas de tabagisme. C'est ainsi qu'en 2012, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu de façon rassurante à l'absence d'augmentation du cancer du poumon chez les gros fumeurs à des niveaux de supplémentation en bêta-carotène « raisonnables » (de 6 à 15 mg / jour).Alors, puis-je prendre ou pas des gélules solaires si je fume ?À ce jour, il n'y a pas lieu d'interdire les compléments en bêta-carotène aux fumeurs, s'ils sont consommés en quantité raisonnable, à savoir moins de 15 mg / jour.La meilleure façon de se protéger des cancers est de ne jamais fumer ou d'arrêter !En résumé :Si vous avez envie de préparer votre peau au soleil et de sublimer votre bronzage, vous pouvez bien sûr prendre des gélules solaires, mais sans garantie aucune d'efficacité sauf celle d'avoir une peau plus colorée ! Par contre, respectez la dose indiquée sur la notice du complément alimentaire et dans tous les cas, appliquez de la crème solaire pour vous protéger des UV. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Quels sports anti-stress ?

Le sport est une activité anti-stress par excellence recommandée à tous pour diminuer les tensions. Certaines activités physiques, comme le yoga ou le Tai-chi par exemple n'ont pas leur pareil pour atteindre la sérénité et chasser le stress. Mais c'est à chacun de déterminer le sport qui lui apportera le maximum de bénéfices. Sport : un lot considérable de bienfaits Outre une amélioration de la forme physique, l'activité physique pratiquée régulièrement, dans de bonnes conditions et selon un programme adapté à son état de santé, s'accompagne de bénéficies indéniables : faire du sport améliore le sommeil, prévient le mal de dos, les maladies cardiovasculaires, le diabète, régule l'appétit, etc.Les sportifs se sentent aussi mieux dans leur tête, avec un meilleur moral et une bonne estime de soi : « Je me sens tellement bien dans mon corps et dans ma tête après un jogging » ; « Cette sensation immédiate de bien-être après chaque court, c'est une vraie récompense pour les efforts fournis ». Le sport, c'est aussi dans la tête Comment expliquer l'effet anti-stress du sport ? Le sport agit sur certains médiateurs présents dans notre cerveau.L'activité physique stimule la fabrication d'endorphines, des molécules impliquées dans le bien-être, qui contrecarrent les effets de l'adrénaline, l'hormone du stress. L'endorphine possède une structure proche de celle de la morphine, contribuant à atténuer la douleur.Le sport augmente également la production de dopamine, un neurotransmetteur qui intervient dans les mécanismes de la récompense. C'est ainsi qu'à l'issue d'une séance d'activité physique, les sportifs décrivent un état de plénitude, voire d'euphorie. Proche de l'opium, la dopamine contribue aussi à atténuer la fatigue.Attention toutefois à l'excès : ces hormones, comme certaines drogues, expliquent la dépendance psychologique aux activités physiques. Quel sport pratiquer pour diminuer le stress ? A chacun de trouver celui qui lui convient le mieux.Pour se défouler et canaliser son énergie : choisir un sport qui demande de la concentration, comme les sports techniques et collectifs.Pour se déconnecter et se vider la tête : privilégier un sport d'endurance type natation (aquagym, aquarunning), vélo ou jogging. En revanche, ces sports d'endurance sont plutôt déconseillés aux personnes qui ont tendance à ressasser leurs soucis, qui ont des difficultés à se maitriser ou qui sont du genre à exploser à la moindre contrariété. Choisir dans ces cas un sport technique et collectif.Pour s'apaiser et se ressourcer : choisir le yoga ou toute autre activité corporelle et spirituelle basée sur la posture, la respiration et la recherche du bon geste, comme le Tai-chi ou le Qi-gong. Le golf fait aussi partie de ce type d'activité apaisante. Pratiquer dans les bonnes conditions Le type de sport ne fait pas tout, encore faut-il le pratiquer dans de bonnes conditions, car c'est sur la durée que les bénéfices sont attendus. Donc pas question de se lancer dans une activité qui déplait, dans un lieu éloigné à un horaire impossible. Pratiquer un sport doit apporter du plaisir à chaque séance, d'où l'importance de bien le choisir, quitte à en essayer plusieurs avant d'arrêter son choix. Ne pas surestimer ses capacités physiques est un autre critère qui conditionne une pratique dans la durée et la régularité.Enfin, l'activité choisie ne doit pas se faire au détriment de la vie sociale et familiale : il importe de se garder du temps pour d'autres loisirs plaisants, lesquels contribuent aussi à éloigner le stress de la vie quotidienne... Source : e-santé Isabelle Eustache

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Fatigue hivernale : 7 gestes essentiels pour y échapper !

A l'entrée dans la saison froide, vous ressentez une fatigue qui s'accentue semaine après semaine. Vous avez du mal à vous lever ou à vous concentrer au travail, vous avez l'impression d'être tout le temps malade et votre humeur est morose ? Vous êtes alors peut-être victime de la fatigue hivernale, comme environ 15 % des Français. Voici quelques bonnes habitudes à prendre afin de prévenir ce syndrome, loin d'être une légende, qui entraîne fatigues physique et nerveuse à l'approche de l'hiver. Malgré l'hiver, conservez une alimentation équilibrée ! Les fruits et légumes de l'été ont disparus des étalages, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut manger moins équilibré qu'aux beaux jours ! Profitez des fruits de saison, ceux de l'hiver, en faisant le plein de vitamines grâce aux oranges, aux clémentines, au raisin, aux poires, aux pommes et aux kiwis. Cuisinez des soupes de toutes les couleurs, qui réconfortent tout en apportant à l'organisme des fibres et de l'eau pour le maintien d'une bonne hydratation. Attention : l'alcool et les repas riches en calories peuvent donner la sensation de réchauffement, mais n'aident en rien à lutter contre le froid !A l'inverse, ce n'est pas non plus une bonne idée de commencer un régime amaigrissant drastique qui créera des carences en nutriments et affaiblira votre système immunitaire. Tout est question d'équilibre ! Oubliez la grasse matinée ! En hiver, pour affronter le froid, la grisaille et les journées qui raccourcissent, nous avons tous besoin de plus de repos. Mais pour avoir un sommeil récupérateur, il est important d'avoir des horaires réguliers de coucher et de lever. Même le week-end, limitez la grasse matinée ! Les heures de lever et de coucher ne doivent pas varier de plus d'une heure par rapport à celles de la semaine, au risque de dérégler l'horloge biologique et d'en subir les conséquences les jours suivants.De plus, évitez les repas trop copieux et les sources de lumière (télévision, ordinateurs, tablettes...) avant le coucher. En effet, le manque de luminosité des journées hivernales ne permet pas à l'organisme de faire une différence franche entre le jour et la nuit, d'où des difficultés d'endormissement. Il faut bouger ! Ne restez pas à cocooner toute la journée chez vous, en voulant économiser de l'énergie. Il est bénéfique de pratiquer une activité physique régulière en hiver pour différentes raisons. Tout d'abord, par la sécrétion d'endorphines, le sport est un anti-stress indéniable et grâce à la sécrétion de dopamine, on retrouve énergie et enthousiasme à la fin d'une séance d'activité physique. De plus, le sport stimule les défenses immunitaires et la résistance de l'organisme aux variations de température extérieure. Sans oublier l'action bénéfique sur le sommeil.Les sports les plus adaptés à la pratique hivernale sont la natation en eau chaude, le sport en salle ou à domicile, ou la marche au grand air quand le temps le permet. Sortez au moindre rayon de soleil ! Dans notre plan anti fatigue, l' exposition à la lumière du jour est autant bénéfique pour le moral que pour l'organisme, en particulier lorsqu'il en manque au coeur de l' hiver. En effet, elle permet de synchroniser le rythme biologique et donc celui des cycles jour/nuit. Ainsi, une exposition au soleil le matin favorise la sécrétion en fin de journée de l'hormone de l'endormissement, la mélatonine. La sérotonine, hormone de la régulation de l'humeur, est stimulée par l'exposition au soleil.Enfin, rappelons que 10 minutes d'exposition quotidienne des bras ou des jambes au soleil suffisent à synthétiser la bonne quantité de vitamine D, qui joue un rôle majeur dans la croissance et la minéralisation des os. Assainissez votre intérieur ! En hiver, on passe plus de temps chez soi qu'en été... Alors, pour éviter que les microbes et autres toxiques envahissent l'intérieur, il est important d'aérer tous les jours au moins 10 minutes pour renouveler l'air. Il ne faut pas surchauffer les pièces, notamment les chambres. Au-dessus de 19 degrés, le temps d'endormissement peut être allongé et l'air sera plus sec, ce qui peut entrainer un dessèchement des muqueuses du nez, de la gorge, des yeux mais aussi de la peau. Lorsqu'un des membres de la famille est malade, on peut diffuser des huiles essentielles, par exemple celle de ravintsara, pour ses propriétés antibactériennes et immunostimulantes. La diffusion se fera 15 minutes maximum deux à trois fois par jour, en l'absence d'enfants de moins de 7 ans, de personnes épileptiques ou asthmatiques. Luttez contre les maladies de l'hiver qui mettent K.O ! Rien de plus fatigant qu'une grippe au milieu de l'hiver, qui met à plat pour quelques semaines. Alors, sans plus tarder, il faut habituer toute la famille à se laver les mains avec du savon régulièrement et avec soin. Pour un lavage efficace, il faut bien frotter toute la surface des mains, sans oublier les ongles et le bout des doigts, pendant au moins 30 secondes. En effet, tous les virus respiratoires ainsi que ceux de la gastroentérite se transmettent par les mains.D'autre part, si vous êtes en contact régulier avec des personnes fragiles (nourrissons, personnes âgées,...), il est raisonnable de se faire vacciner chaque hiver contre la grippe, dont les complications peuvent être mortelles chez certaines personnes au système immunitaire affaibli.En prévention des maladies, différentes solutions naturelles existent : homéopathie, phytothérapie grâce à des plantes toniques comme le ginseng ou immunostimulantes comme l'échinacée, probiotiques ou encore gelée royale... N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien. Arrêtez de fumer ! L'hiver est la saison idéale pour arrêter de fumer, ou du moins pour limiter sa consommation de tabac. Il est moins agréable de devoir sortir fumer une cigarette quand il fait froid et qu'il pleut ! De plus, le tabac, très irritant pour les voies respiratoires, aggrave certaines maladies respiratoires et en retarde la guérison, notamment les bronchites. Il diminue également les taux d'immunoglobulines qui assurent la défense de l'organisme envers les infections, et perturbe le sommeil.Enfin, si la fatigue persiste malgré une période de repos et le respect de tous ces bons conseils, consultez un médecin pour rechercher d'autres causes.  Source : e-santé Magalie Le Bihan pharmacien

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Déprime : quand commence-t-on à parler de dépression ?

« Je me sens déprimé », c'est une phrase souvent entendue. Mais une déprime passagère, un moment de flottement moral n'est heureusement pas forcément signe de dépression. Alors, comment faire la différence entre une déprime et une vraie dépression qui, elle, est une maladie ?   Dépression, la définition La dépression est une maladie, pas seulement un état de tristesse ou de cafard. En cela, il existe une définition donnée par le manuel des troubles mentaux, le DSM5. La dépression correspond à des critères extrêmement précis : Il existe forcément une humeur dépressive ou/et une perte d'intérêt ou de plaisir pour les activités en donnant habituellement. Sans un de ces deux éléments, il n'existe pas de dépression. Les symptômes présentés existent depuis au moins deux semaines et représentent un changement par rapport à l'humeur habituelle du sujet. Les symptômes ne sont pas dus à une maladie générale ou à l'usage d'une substance (drogue, médicament, alcool). Parmi les symptômes présentés, il doit en exister au moins cinq parmi les suivants pour que l'on parle de dépression : Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (sentiment de tristesse ou vide) ou observée par les autres (pleurs). Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours. Perte ou gain de poids significatif (5%) en l'absence de régime, ou diminution ou augmentation de l'appétit tous les jours. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours. Fatigue ou perte d'énergie tous les jours. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peu être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade). Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.   Pour que l'on parle de dépression, il faut encore que tout cela induise une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Il faut également que les symptômes ne soient pas dus à des troubles schizophréniques, psychotiques ou délirants donc à une autre maladie mentale. Il ne faut pas que la personne ait eu des épisodes d'excitation excessive qualifiés par les médecins d'épisodes maniaques ou hypomaniaques car dans ce cas, si la personne est déprimée, il s'agira plutôt de ce que l'on appelle un trouble bipolaire. Ce qui n'est pas une dépression, mais une déprime passagère Certaines personnes peuvent sembler dépressives alors qu'elles ne sont pas en dépression au sens médical du terme. Elles subissent une déprime passagère. Cela ne signifie pas pour autant qu'elles n'ont pas besoin d'aide. Quelqu'un qui ne présenterait pas au moins une humeur dépressive ou un manque d'intérêt ou de plaisir pour des activités qu'il aimait auparavant n'est pas dépressif, même si tous les autres signes sont présents. Ainsi, par exemple Cécile, qui sent une perte d'énergie, a perdu du poids et manque de confiance en elle : elle n'est pas en dépression, même s'il est clair qu'elle se sent mal. En effet, elle continue à s'intéresser à toutes sortes de choses et elle ne présente pas une humeur dépressive. Une personne présentant absolument tous ces signes de dépression... mais depuis seulement 4 ou 5 jours n'est pas en dépression. Il arrive à n'importe qui de ressentir une baisse de moral sans que ce soit une maladie. Des pensées de mort récurrentes, même si elles sont inquiétantes ne sont pas forcément liées à une dépression. Une personne consommant du cannabis et de l'alcool régulièrement peut avoir des symptômes de dépression, mais cela n'est pas considéré comme une dépression. Il s'agit d'un état lié à la consommation de ces drogues. Une personne qui est en deuil après la perte d'un être cher peut être ou non en dépression. La tristesse, la rumination, l'insomnie, la perte d'appétit ou de poids, si elles peuvent ressembler à une dépression, n'en sont pas forcément si elles ne sont pas associées à d'autres signes tels que la dévalorisation, les pensées suicidaires, ou l'altération du fonctionnement psychomoteur et général.   Attention, c'est peut-être une dépression La plupart du temps, une dépression ne se déclenche pas du jour au lendemain. Personne ne se réveille un matin, ayant été en pleine forme la veille et en dépression brutale le lendemain. Il existe toujours des signes annonciateurs.Et c'est important de le savoir. Car il se produit presque toujours un glissement progressif vers la dépression, et il ne faudrait pas négliger de le détecter que ce soit pour soi-même ou pour quelqu'un de l'entourage. Beaucoup de personnes prennent courageusement sur elles quand elles sont en déprime, ne réalisant pas qu'elles sont en train de sombrer. Aussi est-il important de connaître les signes de dépression, de manière à réagir quand ils s'ajoutent les uns aux autres. L'idéal serait de se soigner psychiquement avant même que la dépression ne soit installée. Cela permettrait au cerveau de ne pas s'habituer à un fonctionnement en état dépressif, car dans ce cas, il faut ensuite des mois pour le « rééduquer » par les médicaments et la psychothérapie. Détecter la dépression : quels signes annonciateurs doivent alerter ?Ce sont tout simplement des signes de dépression, même lorsqu'ils ne sont pas au complet. Une fatigue qui devient chronique. Une anxiété chronique : l'anxiété, quand elle dure, épuise notre organisme, et cet épuisement peut conduire à un état dépressif. Une perte de la sensation d'énergie et d'élan vital. La disparition des envies, du plaisir et des projets. Les ruminations négatives, Les idées noires (idées liées à la mort, suicide, envie d'en finir, se dire que tout irait mieux si l'on n'était pas sur terre, que ça arrangerait tout le monde que l'on disparaisse, que ce serait merveilleux d'arrêter de souffrir...) Les problèmes de sommeil, qu'il s'agisse d'une difficulté à dormir, de problèmes de réveils nocturnes, de sommeil non réparateur, ou bien d'une envie de dormir envahissante. Une difficulté à supporter le bruit environnant Une irritabilité inhabituelle, Et bien sûr une tristesse comme un voile dont il serait impossible de se débarrasser. Comment réagir devant des signes de dépression ? Si vous percevez ces signes chez vous-même ou chez une personne proche, surtout ne les négligez pas. Commencez par vous demander ce qui ne va pas. Peut-être pouvez-vous changer certains facteurs qui vous dépriment ou aider quelqu'un à faire évoluer sa situation pour aller mieux. Car la dépression ne vient pas seulement de notre cerveau, mais aussi beaucoup des pressions extérieures qui peuvent s'exercer sur la personne.Si prendre quelques résolutions ou engager des changements dans la vie ne suffit pas, cherchez de l'aide. Quelqu'un à qui parler, un ami, un écoutant téléphonique (SOS amitié peut être très utile).Mais le plus efficace, ce sera sans doute d'oser consulter un psy. Une personne extérieure qui sache vous écouter sans jugement, avec une ouverture d'esprit et avec des techniques permettant de vous aider à remonter la pente avant de tomber trop bas. Nous avons tous nos fragilités et consulter un psy (psychiatre ou psychologue) est une preuve de courage et non de faiblesse ! Et très souvent, une thérapie de soutien dans un moment difficile permet d'aller mieux sans passer par la case dépression... à condition de réagir à temps.Le numéro de téléphone de SOS amitié proche de chez vous : https://www.sos-amitie.com/web/lille/carte Source : e-santé Dr Catherine Solano

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Activité physique : huit idées reçues sur ses effets

Trop de sport fait-il plus de mal que de bien ? Le sport peut-il contrecarrer la prédisposition au surpoids et limiter le risque de décéder d'une crise cardiaque ? Un tri s'impose, parmi le flot d'informations contradictoires sur l'activité physique et ses bienfaits "santé".   Un peu de sport le dimanche suffit à contrer les effets du tabac FAUX. Cette idée tenace est fausse, malheureusement. Le Pr François Carré, cardiologue, médecin du sport à l'hôpital Pontchaillou de Rennes et cofondateur de l'Observatoire de la sédentarité est formel* : « le sport du dimanche n'élimine absolument pas les effets nocifs du tabac. La prévention des accidents cardiovasculaires repose sur le respect des règles de bonnes pratiques et un bilan médical pré-compétition efficace et respecté par le pratiquant ». De plus, il est absolument déconseillé de fumer dans les deux heures qui précédent ou qui suivent la pratique d'une activité physique. Le sport trop intense est dangereux Faux. Le potentiel effet délétère cardiaque d'une pratique sportive intense sur plusieurs années fait débat. A ce jour, « aucune donnée ne permet de généraliser cette idée et il faut savoir que la durée de vie des champions est plus longue que la moyenne, précise le Pr François Carré. Mais la compétition n'est pas plus bénéfique pour la santé qu'une activité modérée. Au total, le sport est globalement bon pour la santé, mais son mode de pratique doit parfois être individuellement adapté, en particulier après la cinquantaine ». Le sport, un antidote à la crise cardiaque ? VRAI. Cela paraît logique mais c'est une grande étude (février 2016) qui le dit. Les personnes ayant une excellente condition physique sont moins susceptibles de décéder d'un infarctus du myocarde (1). Plus le score en équivalents métaboliques (MET ; mesure de l'intensité d'une activité physique et de la dépense énergétique) est élevé (plus la condition physique est bonne), plus le risque de décès est faible. Ceci a été étudié chez plus de 2 000 participants qui ont subi une crise cardiaque et avaient réalisé une épreuve d'effort auparavant. Au-delà d'un score MET supérieur à 10, le risque de décès suite à une crise cardiaque était réduit de 40 %. En résumé : un point du score MET en plus, c'est 8% en moins de risque de décès ! "Point de côté", le remède est d'appuyer sur la zone douloureuse FAUX. Cela ne sert à rien car la douleur est due à une mauvaise vascularisation du diaphragme, qui se contracte alors. C'est la conséquence d'une respiration inadaptée. Les personnes sédentaires sont plus exposées. Le point de côté survient pendant l'effort et surtout la course à pied, quelle que soit la vitesse. Le seul moyen pour le faire partir est d'inspirer et d'expirer à fond. Pour l'éviter, mieux vaut prendre le bon rythme ventilatoire (respiration abdominale de préférence) dès le départ : une inspiration sur deux foulées puis une expiration sur deux foulées, un exemple parmi d'autres. Suffit-il de transpirer pour perdre du poids quand on est prédisposé à grossir ? VRAI, en partie. Condamné à être obèse ? Pas si vite. Un gène qui prédispose à l'adiposité (FTO) peut être modifié par l'activité physique. Celle-ci freine son action entre 36 % et 75% au niveau des muscles et des tissus adipeux. Un message encourageant : non seulement l'activité physique permet de perdre du poids et de renforcer sa musculature, mais elle agirait aussi sur ce gène FTO, conclut l'étude d'une cohorte multi-ethnique (EpiDREAM) (2). Les enfants se dépensent suffisamment pour manger ce qu'ils veulent FAUX. En 40 ans, les "9-17 ans" ont perdu environ 25 % de leur capacité physique (endurance). « C'est insuffisant et une bombe à retardement », prédit le Pr François Carré (Renne) (3). En France, moins de 50 % des enfants respectent les 60 minutes d'activité physique quotidienne préconisées par les autorités sanitaires. Les Français sont lucides. Lors d'un sondage Odoxa pour Le Figaro-France Inter-MNH, 61% des Français ont l'impression que les enfants de leur entourage pratiquent de moins en moins d'activité physique par rapport aux générations d'il y a 20 ou 30 ans. « L'homme atteint le maximum de sa capacité physique entre 18 et 22 ans. Ensuite, il décline inexorablement. Plus il part de haut, plus il a de chances de vivre longtemps en bonne santé », explique François Carré. Sédentarité et manque d'exercice physique sont synonymes FAUX. L'inactivité physique, c'est moins de 30 minutes d'activité physique quotidienne alors que la sédentarité est une fréquence faible, voire nulle, de déplacements. « Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l'espérance de vie », estime le Pr François Carré. Pratiquer régulièrement 30 minutes d'activité physique par jour ou une activité intense deux fois par semaine réduit de 25 à 30% le risque d'accident vasculaire cérébral et coronaire ou sa récidive. Le fait d'être sédentaire est un facteur en soi de mortalité cardio et cérébro-vasculaire supplémentaire. Une étude Brésilienne a même chiffré que la station assise pendant plus de trois heures par jour causerait près de 4% de la mortalité mondiale, soit plus de 433 000 décès évitables dans le monde, dont 21 000 en France. En cas de cancer, mieux vaut préserver ses forces FAUX. De nombreuses études scientifiques sont au contraire en faveur de l'exercice physique chez des personnes atteintes de cancer. Il réduit la fatigue liée à la maladie et améliore aussi la force et la qualité de vie. Les recommandations penchent pour 150 minutes d'activité physique par semaine. Celui-ci doit plutôt être d'intensité modérée, confirme une publication scientifique qui a compilé 42 études, avec une action bénéfique sur la fatigue et l'endurance, sauf pour les tumeurs hématologiques (cancers du sang) (6).Pour en savoir plus sur le sport et le coeur : www.clubcardiosport.com et http://www.fedecardio.org/pdc/ Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Rire : 8 bonnes raisons santé de rigoler !

Rire, c'est excellent pour la santé, cela peut même s'avérer une excellente thérapie ! Nous adhérons tous intuitivement à cette idée. Déjà en 1928, le Dr James Walsh (1) affirmait : « la meilleure formule de santé d'une personne est mathématique : sa santé est proportionnelle sa quantité de rires ». Les bienfaits du rire sur la santé sont aussi étudiés scientifiquement...   Rire entraîne une relaxation musculaire durable Des études montrent que rire diminue le tonus musculaire, entraînant une relaxation de nos muscles. Pendant la phase de rire, des groupes musculaires sont activés, puis, après le rire, se produit une relaxation musculaire générale pouvant durer environ trois quarts d'heure. Rire, c'est respirer mieux Des épisodes de rire entraînent des mouvements de respiration profonde. Et l'on sait que respirer profondément est une fonction permettant non seulement de détendre notre physique et notre mental, mais également d'oxygéner tous nos organes. Rire, c'est (presque) faire de l'exercice physique ? L'exercice physique est excellent, lui aussi, pour la santé. Et rire, c'est accélérer son rythme cardiaque, augmenter son rythme respiratoire, et faire travailler des groupes musculaires. C'est donc très bon pour la santé... Mais ne croyez pas pouvoir échapper à l'exercice en riant beaucoup : rire produit les mêmes effets que l'exercice, mais de manière ponctuelle, puisque ces effet surviennent pendant le rire intense et donc de manière relativement limitée dans le temps (même quand on rit souvent). Cela dit, même un peu d'exercice est bénéfique, alors, rire apporte un peu du bénéfice de l'exercice. Rire abaisse les hormones du stress. On l'a tous perçu, un bon fou rire, ça détend. Et c'est prouvé scientifiquement, puisqu'après une vidéo comique au cours de laquelle les spectateurs rient, le cortisol, l'hormone du stress diminue. Rire, c'est bon pour l'immunité. Et cela serait dû justement à la diminution des hormones du stress comme le cortisol. Car un cortisol trop élevé, donc un stress trop élevé diminue l'immunité... alors que rire la stimule. D'où l'effet probable sur la santé sur toutes sortes de maladies où l'immunité compte, bien sûr les maladies infectieuses, mais également les cancers. Rire contre le cancer ? L'effet du rire sur l'immunité est démontré, car après une vidéo humoristique de 60 minutes, il augmente de manière significative l'effet de certaines de nos cellules ayant un effet anti cancer, les cellules NK ou tueuses naturelles (Natural Killers) pendant et après la vidéo par comparaison avec des personnes regardant un film non humoristique. D'autre part les immunoglobulines G, agents de l'immunité sont également augmentées et cela pendant au moins 12 heures. D'autres études montrent que les personnes qui rient aux éclats ont des réactions bien plus positives que celles qui sourient seulement. Rire, c'est antidouleur Rire en regardant un film drôle entraîne une diminution de la douleur, ce que l'on appelle une tolérance à la douleur. Et cette atténuation de la douleur dure au moins 20 minutes après la fin du film. Et plus les personnes montraient des signes d'hilarité, plus l'effet sur la douleur était net. Les personnes restant impassibles ont une atténuation moindre et quand on souffre, il vaut donc mieux avoir une capacité à rire si l'on veut souffrir le moins possible. Rire pour se tenir à distance de sa maladie Et pour finir, même si rire est bon et que c'est prouvé de manière scientifique, il faut également ajouter que quand quelqu'un peut rire d'un problème comme une maladie, le problème cesse d'exister sous sa forme originale et devient plus malléable et moins menaçant. C'est un élément d'une importance capitale devant la maladie.Attention, tous les rires ne sont pas bénéfiques ! Le bon rire, celui qui est bon pour la santé, c'est le rire contenant de l'humanité, le rire bienveillant, celui où l'on rit ensemble, où l'on se moque de soi-même. Jamais un rire ironique, moqueur, grinçant, sarcastique, ni des plaisanteries cherchant à rabaisser l'autre au sujet de sa religion, sa nationalité, son sexe, son orientation sexuelle...Les médecins ne rient pas suffisamment avec leurs patients... Les soignants n'osent souvent pas rire avec les malades. Ils ne veulent pas sembler manquer de sérieux, et ont le sentiment de ne pas avoir de temps pour l'humour. Pourtant, vu les effets positifs du rire sur la santé, ce serait plutôt du temps gagné, et davantage de santé pour ceux qui ont besoin d'aller mieux, tout comme pour le personnel médical lui-même. Source : e-santé   Dr Catherine Solano

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Asthme : avantage au sport !

Plus question de bannir l’activité physique de son quotidien sous prétexte que l’on est asthmatique. Non seulement l’asthme -lorsqu’il est sous contrôle- n’empêche pas de faire du sport mais ce dernier est indispensable aux asthmatiques. Asthme intermittent ou persistant, tout est permis Il aura suffi d’une décennie, depuis le début des années 2000, pour assister à un retournement de la situation : les personnes asthmatiques s’adonnent de plus en plus souvent à une activité physique. Et c’est tant mieux. Les dernières contre-indications absolues à la pratique de certains sports ne tiennent plus devant les arguments scientifiques dont on dispose désormais. Aujourd’hui, l’asthme traité et contrôlé, intermittent ou persistant, permet de pratiquer tout type de sport, que celui-ci soit occasionnel ou pratiqué à haute intensité. Pr Anne Prud’homme, responsable du service de pneumologie du Centre Hospitalier de Bigorre (Tarbes) : « Pratiquer une activité physique est fortement recommandé chez les personnes asthmatiques. Parce qu’il améliore les performances respiratoires, le sport diminue l’essoufflement (dyspnée). Il est aussi essentiel afin de maintenir l’équilibre personnel pour une bonne santé physique et morale ». L’exercice physique réduit les symptômes de l’asthme Une étude dévoilée au congrès européen sur les maladies respiratoires 2017 (1) appuie les bienfaits du sport : les asthmatiques soumis à un programme d’entraînement intensif associé à un régime alimentaire ont bien toléré les phases d'exercice intensif. Un régime (forte teneur en protéines, faible index glycémique et au moins six portions de fruits et légumes par jour) couplé à des séances d'exercice pendant huit semaines permet d'améliorer les symptômes de l'asthme, la qualité de vie, ainsi que la forme physique. Le score des symptômes a progressé de 50 % dans le groupe soumis aux séances d'exercice et au régime. Dr Louise Lindhardt Toennesen, pneumologue au Bispebjerg Hospital de Copenhague : « Aujourd’hui, tous les asthmatiques peuvent suivre sans danger un exercice intense et bien encadré, et y associer un régime alimentaire équilibré. Ceci en vue d’améliorer le contrôle des symptômes de la maladie asthmatique et la qualité de vie ». On protège ses bronches et on bouge ! Pas question de se priver d’une activité physique pratiquée avec plaisir. La liberté est donc totale, sous réserve d’une consultation médicale pour évaluer le niveau d’asthme du patient, se voir prescrire un traitement contre l’asthme en continu ou pas et d’y ajouter un médicament avant tout effort. En cas d’asthme symptomatique c’est-à-dire lorsqu’il y a des crises, la pratique du sport ne sera en revanche pas possible ; il faut que la maladie soit contrôlée pour donner le feu vert à la pratique du sport.Le sport en lui-même peut déclencher des crises d’asthme, par une cascade de réactions physiologiques. Afin de les prévenir, des précautions simples sont à respecter : En cas d’asthme intermittent, c’est à dire que les crises sont entrecoupées de périodes d’accalmie, il faut inhaler un broncho-dilatateur de courte durée d’action (Ventoline par exemple) 10 à 15 minutes avant tout effort afin de maintenir les bronches ouvertes pendant plusieurs heures. En cas d’asthme continu, il faut utiliser un broncho-dilatateur avant un sport d’endurance ou un sport connu pour déclencher des crises (asthmogène). L’échauffement doit alors être progressif.   Quel sport idéal pour un asthmatique ? Une fois l’asthme sous contrôle, voici quelques repères : Etre vigilent quant aux conditions climatiques. S’il fait froid et l’intensité du sport forte, la différence de température entre l’air extérieur et les bronches pourrait aggraver les réactions bronchiques et déclencher la crise. Pour éviter cela, il faut chauffer petit à petit l’air qui arrive aux poumons en abordant l’effort de façon progressive et en posant au début de l’effort une écharpe sur le nez et la bouche et en respirant par le nez. Plus besoin de surveiller son débit respiratoire de pointe (volume d'air circulant dans les poumons durant un temps donné) de façon systématique. Néanmoins, en cas de gêne, d’essoufflement, ce geste peut être utile afin de vérifier que l'asthme est bien équilibré. Avoir toujours dans sa poche un bronchodilatateur en cas de gêne respiratoire et l'utiliser sans attendre ou mieux, en préventif avant le sport. Préférez pour les sports dits « portés » comme natation, le vélo mais aussi la marche rapide ; les efforts respiratoires étant progressifs. Renoncer au sport le temps d’une crise d'asthme ou en cas d’infection avec ou sans fièvre. Adapter l'intensité de l’effort à ses possibilités. La plongée sous-marine n’est pas contre-indiquée. Mais la maladie doit être absolument contrôlée, c'est-à-dire sans symptôme depuis au moins un mois. Difficile en effet d’inhaler le bronchodilatateur sous l’eau. Il revient au pneumologue de donner ou non son accord.   L’asthme, risque professionnel chez les athlètes ? Une étude publiée à l’occasion des Jeux Olympiques de Rio 2016 (2) a soulevé deux points qui restent encore à approfondir : selon les données de l’Agence mondiale antidopage, les athlètes olympiques asthmatiques ont systématiquement obtenu plus de médailles que les non-asthmatiques. Les données manquent encore pour l’expliquer.Par ailleurs, l’asthme a été qualifié de « risque professionnel » chez les athlètes d’endurance de haut niveau ; des années d’entraînement en endurance pouvant endommager les voies aériennes, les rendre hyper-réactives et faire apparaître un asthme chez les athlètes. Dr Ken Fitch, Faculté des sciences du sport à l’Université d’Australie-Occidentale et auteur de l’étude : « Il semblerait qu’il existe une relation paradoxale entre l’activité physique et l’asthme selon laquelle la première pourrait prédisposer au second ».(1) Toennesen LL et coll. : Exercise and diet improve asthma control in non-obese asthma patients: a randomized controlled trial. Intervention au European Respiratory Society International congress (Milan) : 9 - 13 septembre 2017 ; (2) Fitch K. The World Anti-Doping Code: can you have asthma and still be an elite athlete? Breathe (Sheff). 2016 Jun; 12(2): 148–158. D’après un entretien avec Pr Anne Prud’homme, responsable du service de pneumologie du Centre Hospitalier de Bigorre (Tarbes) et les publications du Dr Louise Lindhardt Toennesen et du Dr Ken Fitch.

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Neurofeedback (neuroptimal) : aider son cerveau à mieux fonctionner

Le Neurofeedback est une méthode douce qui permet au cerveau de s’autoréguler et de se réorganiser pour optimiser son fonctionnement. Cette approche est de plus en plus souvent proposée en complément de la médecine traditionnelle dans quasiment tous les domaines, allant des problèmes de santé à l’amélioration des performances. Explications de Marie-France Sebe*, praticienne de Neurofeedback dynamique (neuroptimal).   En quoi consiste la technique du Neurofeedback dynamique (neuoptimal) ? Le Neurofeedback est une méthode douce. Marie-France Sebe*, praticienne de Neurofeedback dynamique (neuroptimal), explique que lors d’une séance, « la personne est passive, elle est assise et regarde un film ou écoute de la musique, au choix, l’important étant le son. Pendant ce temps, des capteurs positionnés sur le crâne à des endroits précis enregistrent l’activité électrique du cerveau, comme un électroencéphalogramme. 256 fois par seconde le logiciel analyse cette activité. Dès qu’il détecte une variation brutale, il y a une interruption du son. Cette coupure informe le cerveau en temps réel de ce qu’il est en train de faire, c’est le « feedback ». Il est libre de modifier son fonctionnement, il s’autorégule ». Il s’agit d’un mode de fonctionnement naturel et habituel, à la base de tous nos apprentissages. « Le Neurofeedback que je pratique est dit « dynamique », précise Marie-France Sebe. Le cerveau se réorganise tout seul sans ciblage de notre part, il n’y a donc aucun effet secondaire ni diagnostic établi ». Avec le Neurofeedback dynamique, il n’y a aucun risque de dérive, car le cerveau s’autorégule de lui-même. Ce sont les turbulences liées à de mauvaises régulations qui déclenchent l’arrêt du son, le cerveau va aller vers ce qui est le plus confortable pour lui. L’interruption étant simultanée à une perturbation, elle informe au moment présent. Autrement dit, à chaque nouvel arrêt, le cerveau a déjà réagi au précédent, il s’est déjà réorganisé lorsque la turbulence suivante arrive. La progression est permanente. C’est aussi pour cette raison que l’on ne compare pas ici l’activité du cerveau à une activité de référence. Qui peut tirer avantage du Neurofeedback ? Attention, le Neurofeedback dynamique (neuroptimal) ne se substitute par à une démarche thérapeutique et ne constitue pas un traitement médical. Il n’établit aucun diagnostic et aucun traitement médical ne doit être interrompu. Le Neurofeedback agit comme un entrainement, non intensif, non contrôlé, permettant à tous de fonctionner au mieux de son potentiel. Cet entrainement étant passif et sans effet secondaire, il est accessible à tout âge. Cette autorégulation du cerveau entraine des changements dans tous les domaines et s’adresse ainsi tant aux enfants (troubles du langage, compréhension, attention, coordination?) qu’aux seniors (motricité, mémoire?), adultes (anxiété, maux de tête, insomnie, fatigue chronique?), étudiants (performances cognitives, concentration, stress?) et sportifs (performances comportementales, endurance?). Les séances de Neurofeedback permettent aussi de développer ou d’augmenter l’estime de soi, la communication, le leadership, la créativité? Peut-on prédire les résultats du Neurofeedback ? Les turbulences n’ont pas une origine unique. Le cerveau régit plusieurs sous-systèmes : cardiaque, hormonal, immunitaire. De ce fait, le Neurofeedback va agir dans le domaine cognitif, émotionnel, physique. Par exemple, une personne stressée peut présenter le cas échéant des problèmes de digestion, de sommeil, des maux de tête, de l’anxiété, tous ces signes pouvant être plus ou moins marqués chez une même personne à un moment donné. Le Neurofeedback va permettre une auto régulation dans tous les domaines, mais vu qu’on ne cible rien de particulier, on ne peut prédire quel changement va s’opérer en priorité. Chez une personne qui entreprend des séances par exemple pour des difficultés de sommeil, les premières séances peuvent améliorer la forme, diminuer l’anxiété, la tristesse, etc., avant d’agir sur le sommeil. Marie-France Sebe : « je rencontre souvent des personnes qui après quelques séances pour des difficultés de sommeil par exemple, sont beaucoup plus détendues, ont moins de douleur. La résolution des problèmes de sommeil venant parfois s’installer après dans le processus d’autorégulation. »  En Neurofeedback, on considère le fonctionnement global du cerveau et au fil de la pratique, des multiples changements subtils apparaissent dans divers domaines. Chaque séance est pérenne et apporte quelque chose, mais pas forcément dans un ordre prévisible. Combien de séances ? Marie-France Sebe : « Chaque séance est pérenne, mais les changements peuvent être subtils, surtout au début. C’est pourquoi je recommande toujours de débuter par des séances assez rapprochées afin de mieux apprécier les modifications (2 par semaine pendant 2 semaines). Ensuite libre à chacun de choisir le rythme qui lui convient. » En moyenne, il faut compter environ 10 séances. Dans certains cas, il est nécessaire d’en faire plus, même si parfois chez certaines personnes quatre ou cinq suffiront. Concernant le prix, il faut compter entre 50 et 80 euros la séance. Pour en savoir plus Le Neurofeedback dynamique Alpes-Maritimes : www.neurofeedback-alpesmaritimes.com. Association pour la Diffusion du Neurofeedback en France, www.adnf.org. Association Française de Psychothérapie et de Neurofeedback, www.afpn.eu.   Marion Garteiser, journaliste santé

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6 astuces express pour gommer la fatigue

Vous avez un coup de mou, une perte de vitalité, vous traversez une période de surmenage et vous n’arrivez pas à retrouver votre énergie ? Pour éviter de piquer du nez au bureau, de dévaliser la machine à friandises ou de boire un énième café, il existe des solutions naturelles et efficaces ! Lever le pas sur le sucre ! Pour gommer la fatigue, il est indispensable de conserver une alimentation équilibrée. Même s’il est normal d’avoir une envie de sucre, se ruer sur des produits sucrés (bonbons ou barre chocolatée par exemple) n’est pas une bonne idée. Le sucre raffiné provoque un pic de glycémie suivi par un rapide coup de barre. Pour apporter de l’énergie, mieux vaut choisir des aliments non transformés avec un index glycémique bas comme des fruits, des céréales complètes, des protéines (œuf, yaourt, viande, poisson) et des légumes. Le chocolat noir à plus de 70% de cacao ou les oléagineux comme les amandes ou les noisettes sont aussi une bonne façon de retrouver de l’énergie durablement. Boire au moins 8 verres d'eau par jour Bien s’hydrater en buvant au moins huit verres d’eau par jour, à répartir tout au long de la journée permet de gommer la fatigue. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir soif car une légère déshydratation peut provoquer la fatigue. En revanche, il est préférable de limiter sa consommation de boissons caféinées (café, thé, boissons énergisantes) qui provoquent une montée brusque d’énergie qui sera malheureusement suivie d’une fatigue brutale. 30 minutes de vélo 3 fois par semaine L’OMS (Organisation Mondiale de la Sante) recommande de pratiquer 30 minutes d’exercice physique (vélo, natation, yoga, course à pied, danse…) 3 fois par semaine. L’exercice est énergisant et permet de lutter contre la fatigue tout en favorisant le sommeil. En cas de coup de pompe, bouger, marcher et prendre l’air permet de retrouver son énergie. Respirer fort et vite Certaines techniques respiratoires sont très efficaces pour lutter contre la fatigue (sauf contre-indications respiratoires). La plus simple consiste à respirer assez fort et assez vite de manière à apporter de l’énergie et du tonus. Les exercices de cohérence cardiaque, pratiqués régulièrement et plusieurs fois par jour, permettent aussi de se dynamiser tout en réduisant le stress. Faire une petite sieste Pour gommer la fatigue, une sieste de 15 minutes à 45 minutes maximum en journée permet de reprendre des forces et d’augmenter sa vigilance. C’est après le repas du midi que la sieste est la plus efficace. Surélever ses jambes pendant ces quelques minutes permet de faire circuler le sang et de mieux récupérer. Méditer au calme La méditation a de nombreux bienfaits sur le système nerveux et peut aussi gommer la fatigue. Quelques minutes suffisent, dans un environnement calme, dans le silence ou avec un guide, pour diminuer les tensions nerveuses et reprendre des forces pour continuer la journée. Il n’y a pas de moment idéal, l’important est de prendre ce temps pour soi, pour se redynamiser.

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Sommeil : comment se resynchroniser avant la rentrée ?

Après les vacances et ses soirées prolongées jusque tard dans la nuit, ses grasses matinées et ses siestes, c’est la rentrée, le retour aux horaires et aux tâches quotidiennes. Pour tenir le rythme, le sommeil doit être suffisant et de qualité. Quelques clés pour resynchroniser son horloge interne et de ce fait son sommeil avant la reprise du quotidien. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique En vacances, exit le stress En règle générale, les vacances permettent de récupérer du point de vue du stress, ce qui est important pour le sommeil. En effet, loin du stress et du quotidien, les congés permettent de récupérer de la carence de sommeil accumulée pendant l’année. Avec le bémol que les conditions de sommeil en vacances sont extrêmement variables. Pour beaucoup, ce sont des conditions de literie ou de couchage nettement moins bonnes qu’au domicile. Le bruit est aussi plus présent dans les maisons familiales, les campings. Le décalage horaire, surtout au retour, peut s’avérer désastreux pour une reprise en forme. Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris) : « Néanmoins, parce que l’on est plus proche de son rythme personnel, il faut profiter de l’été pour savoir quelle est sa durée de sommeil optimale. Du fait de l’absence de stress en vacances, la durée de sommeil est généralement plus longue, d’une heure et demi environ. Par exemple, 10h30 de sommeil en moyenne en vacances équivaut à au moins 9h de sommeil nécessaires en conditions de travail » Etes-vous "du matin" ou "du soir" ? L’été est aussi l’opportunité de découvrir sa typologie de sommeil. Si, après deux semaines de vacances, une fois reposé et relaxé, l’on continue de se lever à 8 heures, c’est que l’on est du matin. Si l’on bascule dans le mode « couche tard-lève tard », c’est la démonstration qu’on est bien « du soir ». Malgré l’heure tardive du coucher, le sommeil sera meilleur car plus profond et donc plus réparateur.Ce constat est intéressant, car cela signifie que son rythme circadien (rythme veille/sommeil) est contrarié par les horaires de travail classiques, ce qui peut être mal vécu. Pourquoi ne pas alors proposer d’aménager ses horaires en les repoussant de 30 minutes, un délai suffisant dans la plupart du temps ? Par ailleurs, même à la reprise du travail, un "couche-tard" ne devra pas chercher à se mettre au lit avant 11h30-minuit, au risque de problème d’endormissement ou de sommeil trop léger. Huit jours pour retrouver les bonnes habitudes de sommeil Pour une resynchronisation idéale de l’horloge interne, le mot d’ordre est le suivant : horaires réguliers de coucher et de lever. Dans l’idéal aussi, ces horaires devraient être anticipés une semaine avant la reprise du travail, de plus en plus tôt, progressivement. Et ne pas hésiter à se plonger dans le rythme dès le retour, avec des levers à heures fixes, y compris le week-end durant les trois premières semaines.Dr Sylvie Royant-Parola : « Le week-end, mieux vaut récupérer le temps de sommeil sur un temps de sieste qu’en se levant tard. Des siestes de vingt à trente minutes peuvent compenser l’envie de s’accorder des grasses matinées en fin de semaine ! Le top ? Un quart d’heure de sieste au cours d’une journée de travail ». Resynchroniser son horloge interne en pratique Voici trois conseils de bon sens pour favoriser un sommeil réparateur : Rechercher la lumière du matin. Notre horloge interne est un petit noyau de la taille d’une tête d’épingle qui renferme des milliers de neurones, situé dans une région de notre cerveau appelé hypothalamus. En journée, la lumière envoie un message à notre horloge interne ; notre rythme circadien est ainsi recadré. D’où la nécessité de pratiquer une activité le matin à la lumière, en extérieur, comme prendre son vélo ou marcher l’équivalent de deux stations de métro, voire s’exposer à une lampe de photothérapie (luminothérapie) lors du petit déjeuner. Se bouger, pas uniquement pendant les vacances. Toutes les activités physiques (jogging, marche rapide, vélo d’appartement), du moment où elles entraînent une dépense énergétique, favorisent le sommeil. A pratiquer si possible le matin ou à la pause méridienne, et de façon régulière (au minimum quatre séances hebdomadaires). Dormir, cela se prépare. Un sas de détente entre le retour du travail ou les tâches quotidiennes est nécessaire, au moyen d’une activité calme de type lecture, loin de tout écran ; les LED des smartphones et autres inhibant la sécrétion de l’hormone facilitatrice du sommeil (mélatonine). La rentrée est l’occasion d’adopter un rituel apaisant avec une tisane (tilleul, fleur d'aubépine verveine…). L’on peut aussi s’octroyer une douche tiède, trente minutes avant le coucher lorsque les journées sont encore chaudes. D’après un entretien avec le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris).    

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« Serious games » : apprendre en jouant

S’appuyer sur les mécanismes des jeux vidéo à des fins d’apprentissage, c’est l’enjeu des « serious games ». Appliqués à la santé, ils profitent aussi bien aux soignants qu’aux patients. Qui a dit que les jeux vidéo étaient réservés à un public de jeunes « geeks » et d’adolescents ? Moins connus que les jeux de guerre ou les simulations sportives, les « serious games » s’adressent à un public très large, du jeune enfant au senior. Leur traduction française (« jeux sérieux ») ne permet pas de comprendre ce qu’ils sont réellement. « Je préfère parler de jeux utiles, indique Erwan L’Her, professeur de réanimation médicale et directeur du Centre de simulationsanté (Cesim), à Brest. Le principe consiste à utiliser les mécanismes du jeu vidéo classique – passer des niveaux, explorer des univers, faire progresser un personnage – à des fi ns éducatives ou de changement de comportement. »   Toutes les disciplines Ces « serious games » ont le vent en poupe depuis quelques années, notamment dans le domaine de la santé, où ils sont utilisés à la fois pour former les soignants et pour informer et accompagner les patients ainsi que leurs proches. Ainsi de « Venti-Sim » ou de « Domi-Secure », développés sur l’impulsion des équipes du Pr L’Her pour parfaire l’utilisation d’un respirateur artifi ciel ou pour aider les soignants à anticiper les difficultés rencontrées par une personne dépendante à domicile. Toutes les spécialités sont de potentielles candidates aux « serious games », de la chirurgie (« Touch Surgery » pour restituer les bons gestes opératoires) à la psychiatrie (« e-Schizophrenia » pour appréhender les réactions d’une personne atteinte de schizophrénie).   Stimuler le patient Côté patients, l’objectif est de profiter de l’environnement virtuel offert par ces jeux utiles pour mieux les informer sur la maladie et ses implications au quotidien, mais aussi pour faciliter la mise en place des traitements. Dans « Glucozor », par exemple, les enfants apprennent le contrôle de la glycémie en faisant évoluer un dinosaure diabétique. Dans « Voracy Fish », les joueurs rééduquent leurs membres supérieurs en déplaçant un poisson carnivore à l’écran en bougeant simplement les bras devant l’écran. Dans tous les cas, l’idée sous-jacente reste la même : « Il s’agit de capter l’attention de l’apprenant ou du patient pour mieux faire ressortir ce qu’il sait déjà. En ce sens, les “serious games” sont en réalité des stimulateurs », analyse Erwan L’Her.   Le saviez-vous Les « serious games » ne sont pas qu’une façon ludique et agréable de mobiliser ses connaissances. Ils font aussi l’objet d’études scientifiques qui attestent de leur valeur. « La littérature médicale recèle des preuves majeures de l’efficacité des “serious games” sur les apprenants », avance le Pr L’Her. Ainsi de ces travaux menés au sein de l’université du Texas (États-Unis) auprès de chirurgiens : ils ont montré que ceux qui jouaient régulièrement se révélaient plus réactifs et faisaient moins d’erreurs lors des interventions.  

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Le repas, un moment à partager

Manger ne se résume pas à se nourrir. Les repas sont également l’occasion de resserrer les liens. D’où l’importance de les prendre le plus possible en famille. Les explications du Dr Patrick Serog, nutritionniste. Avec l’été, on est généralement davantage disponible. C’est peut-être le moment de partager un peu plus de temps avec les siens, notamment à l’heure des repas. Car il peut se passer beaucoup de choses autour de la table. « Dans l’acte de manger se joue une relation autour du don et du contre-don », indique Patrick Serog, nutritionniste. En d’autres termes, « les parents vont chercher à faire plaisir à leurs enfants et en retour, ceux-ci vont essayer de donner quelque chose, comme mettre la table ou participer à la cuisine. Quand les parents reconnaissent ce contre-don, le dialogue peut alors s’ouvrir. »   Des règles à définir Le repas devient, du même coup, un espace d’échanges privilégié. Et parfois même le seul, car les emplois du temps des parents ne permettent pas toujours d’avoir des relations suivies. Si autrefois, rappelle le Dr Serog, les enfants n’étaient pas autorisés à parler à table, aujourd’hui, c’est devenu le lieu des mises au point, des discussions à bâtons rompus. « Quand l’atmosphère est apaisée, le dialogue peut s’ouvrir entre les enfants et les parents, mais aussi entre les enfants. Le lien familial se nourrit de ce partage. » Mais cet espace relationnel n’est possible qu’à la condition d’édicter certaines règles, comme de bannir la télévision ou le portable pendant les repas. « Il faut cependant que les parents soient intangibles sur les règles qu’ils entendent transmettre. Ils doivent se les appliquer à eux-mêmes. Ne pas répondre au téléphone, par exemple, vaut pour tout le monde », insiste le Dr Serog. L’employeur relevant du régime général (ou son expert-comptable mandaté) signalera un évènement exceptionnel impactant les droits des salariés dans un délai de cinq jours suivant sa survenue : arrêt ou reprise du travail après congé parental ou d’un arrêt maladie, rupture ou fin du contrat de travail.   Un rituel bon pour la santé Outre de permettre au dialogue de s’installer, le fait de fixer un cadre a également une incidence sur le comportement alimentaire des enfants. « Dans les populations où le rythme des repas est régulier et où l’on ne mange pas en regardant le petit écran, le risque de surpoids voire d’obésité est moins important que dans celles où les enfants peuvent faire n’importe quoi », confirme Patrick Serog. Bref, le plateau-télé doit rester exceptionnel !   Avis d'expert « Avec l’adolescence, l’enfant traverse une période d’appropriation de sa personnalité d’adulte. Il est donc tout à fait normal qu’il rejette ce que ses parents lui donnent à table. Il n’empêche, ces derniers doivent continuer à présenter les aliments et les plats qu’ils souhaitent partager, même si leur ado n’y touche pas. C’est un rappel des bons repères dont il se souviendra plus grand et qu’il reproduira. Car dans le fond, il sait que c’est bien. » Dr Patrick Serog, nutritionniste.  

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Printemps : ma cure de remise en forme en 6 étapes

Beauté, sport et alimentation, c'est le moment de revoir vos habitudes en profondeur et de procéder à quelques changements pour vous remettre en forme et débuter le printemps avec éclat.Suivez notre guide de remise en forme en 6 étapes.Ai-je besoin de prendre des vitamines au printemps ?Avec une alimentation équilibrée et diversifiée, pas besoin de suppléments en vitamines au printemps. Et avec l'arrivée des beaux jours, les marchés vont commencer à être plus variés, profitez-en !À défaut, faites une cure de multivitamines (sans dépasser les doses recommandées sur la notice). Mais évitez d'associer plusieurs compléments vitaminés, vous risqueriez le surdosage.Concernant les autres compléments alimentaires, certains peuvent vous être utiles :Oméga-3 : si vous ne mangez pas ou peu de poisson.Fer : demandez conseil à votre médecin qui pourra vérifier en vous prescrivant un dosage sanguin.Probiotiques : si vous ne mangez pas suffisamment de produits laitiers fermentés, et si vous avez tendance aux troubles digestifs, une cure de probiotiques peut vous faire du bien.C'est le printemps ! Je reprends en main mon alimentationBien manger est essentiel pour sa santé et pour sa forme.C'est le moment de prendre (ou reprendre) des bonnes habitudes.5 portions de fruits et légumes par jour.Limitez le nombre de repas comportant de la viande.Privilégiez les céréales complètes. Limitez les produits transformés (charcuteries, plats cuisinés, autres produits industriels...), et cuisinez vous-même à partir de produits de base.Mangez du poisson 2 ou 3 fois par semaine. Mangez aussi des fruits de mer !Pour manger moins, utilisez de plus petites assiettes et mastiquez longuement chaque bouchée.  Comment dormez-vous ?Antifatigue et antistress, un bon sommeil est indispensable pour retrouver la forme.L'important est la régularité du coucher et du lever.Réaménagez aussi votre chambre pour y créer une ambiance propice au sommeil (lumière, bruit, taux d'humidité, température...).Et pourquoi pas une petite séance de relaxation en soirée ?Reprenez le sport !Notre corps est fait pour bouger et toute activité physique est bonne pour notre moral.Avec un peu de motivation, vous trouverez le sport qui vous convient : marche nordique, vélo, natation, gym, fitness, Pilate, roller, tai chi, badminton... Et pourquoi ne pas tester un de ces nouveaux sports comme l'aquabiking ?Au moindre doute et si vous avez plus de 45 ans, passez impérativement par la case médecin pour toute reprise de sport !Je prends soin de ma peauC'est le moment d'opter pour une crème visage de formulation plus légère. Attention, celle-ci doit désormais impérativement contenir un filtre anti-UV.Pour raviver l'éclat de votre peau, faites une fois par semaine un masque selon votre type de peau et vos besoins (selon votre âge). Et pas question de faire l'impasse sur le gommage deux fois par semaine, du visage, du cou et du décolleté, mais aussi du corps.En débarrassant votre peau des impuretés, vous stimulez ainsi la régénération cellulaire et votre peau gagnera en finesse et en éclat.Et pourquoi ne pas débuter le printemps par une séance de soins chez l'esthéticienne ? A vous de choisir : spécial visage ou soin complet du corps.Pour les plus fortunées, une cure de thalasso, comprenant des soins cutanés, un programme minceur et des activités physiques peut faire des miracles !Enfin, pour l'effet bonne mine, appliquez une fois par semaine un peu d'autobronzant (en revanche, évitez les cabines à UV) !Des cheveux en beautéApportez-leur les soins dont ils ont besoin. Après l'hiver, les cheveux sont souvent secs.C'est peut-être le moment de changer de shampoing et d'après-shampoing. Un masque nourrissant une fois par semaine peut donner le coup d'éclat qui leur manque.Là encore, c'est peut-être le moment de passer chez le coiffeur. De changer de coupe ou de couleur.Faites-vous plaisir : être satisfait de son image, c'est important pour soi et pour les autres.Profitez-en également pour revoir votre garde-robe : faites le ménage dans vos vêtements d'hiver et optez pour plus de couleurs et de fantaisie...Adonnez-vous aux loisirs, à vos passions et multipliez les activités socialesVarier les activités, c'est excellent pour un cerveau en forme, mais c'est aussi excellent pour le moral !La satisfaction d'avoir fait, appris ou partagé quelque chose donne des ailes, améliore la confiance en soi et le bien-être.Profitez des jours qui rallongent pour sortir, faire des activités enrichissantes et multiplier les rencontres. Isabelle Eustache

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10 conseils pour partir du bon pied en randonnée !

À moins d'être un pro de la randonnée et d'en faire très régulièrement toute l'année, il est important de prendre soin de ses pieds avant de réaliser cette agréable épreuve physique. Idéalement, préparez-vous 4 semaines avant ! Voici 10 conseils pour partir du bon pied, pour apprécier votre effort le jour J de la randonnée et pour vous en remettre facilement. Préparation pendant les 4 semaines qui précèdent votre randonnée Achetez vos chaussures à l'avance et rodez-les. La chaussure idéale : bon maintien mais souple et confortable. La bonne pointure est celle qui convient à vos deux pieds en fin de journée, lorsqu'ils sont gonflés et sensibles. Privilégiez une pointure au dessus. Le talon ne doit pas se soulever. Les orteils bougent. Elles doivent absorber la transpiration. Les chaussettes : en lin et synthétique (le coton à l'inconvénient de retenir la transpiration), sans coutures. En cas de rougeur, appliquez immédiatement un pansement "seconde peau" Massez vos pieds tous les jours avec une crème au beurre de karité. Coupez vos ongles ni trop long ni trop court, légèrement en arrondi, mais pas les coins. En cas de susceptibilité aux ampoules : appliquez du jus de citron puis hydratez. En cas de crevasse : appliquez une crème à base d'huile d'amande douce. En cas de mycose : appliquez une crème antifongique.   Le jour venu de la randonnée Protégez les zones fragiles à l'aide d'un sparadrap seconde peau. Massez vos pieds avec la pommade utilisée les jours précédents avant de mettre vos chaussettes. Emportez cette crème avec vous et appliquez-en dès que vous sentez un échauffement. En cas de rougeur, appliquez immédiatement un sparadrap.   Après la randonnée Surtout pas de bain de pieds, ou sinon pas plus de 5 minutes, au risque de fragiliser votre peau. À savoir également : les plonger longuement dans l'eau favorise la formation des ampoules... Après avoir lavé vos pieds, séchez-les bien, y compris entre les orteils. S'ils sont sensibles, vous pouvez appliquer une crème hydratante. Évidemment, pendant la randonnée, casquette, lunettes de soleil et crème solaire s'imposent. Et auparavant, vous devez acquérir une certaine condition physique, correspondant à l'effort que vous aurez à fournir. Au minimum, faites de la marche 4 semaines avant votre randonnée. Isabelle Eustache

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Sport : l'art de bien se chausser

Le nombre de Français qui pratiquent la course à pied de façon régulière ou occasionnelle s'élève à 2 ou 3 millions. Chaque année, un tiers d'entre eux souffrent de lésion au niveau du pied et la moitié consulte pour cette raison. Les chaussures sont souvent en cause. Quelques informations et conseils pour ne pas faire d'erreur. Biomécanique de la course à pied À chaque foulée, le pied amortit puis propulse selon un enchaînement biomécanique complexe, harmonieux et quasi instantané. Celui-ci peut facilement être perturbé par des anomalies, parfois très discrètes, d'architecture, de souplesse, par des lésions du pied ou encore par des défauts de la chaussure tels qu'une usure localisée ou une inadéquation avec le pied. La conséquence est un pied qui souffre et risque un traumatisme. Il est donc préférable de bien choisir ses chaussures avant de se lancer dans la course à pied. La structure des chaussures est aussi extrêmement complexe... La chaussure de base se décompose en deux constituants principaux, la semelle (base d'appui) et la tige (enveloppe du pied), lesquelles sont solidarisées en une seule unité qui introduit alors une variable supplémentaire dans les modèles disponibles sur le marché. La tige inclut plusieurs parties (loge orteils ou empeigne, panneaux latéraux ou quartiers, languette et contrefort), tandis que la semelle est classiquement composée de cinq couches successives ayant chacune leurs propres propriétés et fonctionnalités. Les boutiques spécialisées proposent globalement quatre catégories de chaussures (modèles de stabilité, à retenue de mouvement, à amorti maximalisé et ultralégers) en fonction du poids, des caractéristiques du pied comme la cambrure et du type d'activités pratiquées par les sportifs. L'examen minutieux des pieds et des chaussures Le choix n'est donc pas toujours facile et les erreurs sont fréquentes. L'examen clinique du pied est souvent particulièrement utile et le médecin peut apporter de bons conseils à partir de certains renseignements (habitudes d'entraînement, kilométrage, seuils progressifs, géographie des parcours - terre battue, macadam) et de l'examen des chaussures.Le degré d'usure et la localisation des plages d'usures de la chaussure sont très riches d'informations, tout comme leur ancienneté d'achat, la fréquence de leur renouvellement et le kilométrage parcouru. L'architecture du pied, l'existence ou non de durillons ou encore l'état des ongles sont des éléments complémentaires orientant le choix des chaussures de sport. Course à pied : les grandes recommandations pour le choix, l'entretien et le renouvellement des chaussures Pour la course à pied, le coureur doit se plier à quelques règles élémentaires. Le choix des chaussures : s'adresser à un revendeur fiable, identifier son modèle de référence, les essayer en fin de journée, les sentir confortables en réalisant un essai de course sur le lieu d'achat et le cas échéant les essayer avec ses semelles orthopédiques. L'entretien des chaussures : dédier exclusivement ses chaussures de course à cet effet, ne pas les laver en machine, ni les faire sécher sur un radiateur et idéalement les alterner avec une deuxième paire. Le remplacement des chaussures : classiquement à l'issue d'environ 600 km parcourus ou de 6 mois d'usage. L'usure de la semelle n'est pas le seul témoin de l'usure de la chaussure. En effet, si un kilométrage élevé altère les capacités d'absorption des chocs, l'ancienneté aussi, et ce, même si les chaussures restent dans un placard… ! Isabelle Eustache

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