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Tous nos articles Bien-être

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Médecines douces, sport, sommeil : retrouvez tous nos conseils pour cultiver votre bien-être et prendre soin de vous au quotidien !

Pellicules : pourquoi moi ?

Les pellicules, bénignes mais très fréquentes, embêtent près d'un Français sur deux, de façon durable ou passagère. S'il est légitime de se demander comment s'en débarrasser, il est logique d'en chercher l'origine. Les facteurs favorisant les pellicules étant nombreux, les éliminer contribuera à faire disparaître vos pellicules. A quoi sont dues les pellicules ? Des pellicules apparaissent lorsque les cellules du cuir chevelu se renouvellent trop vite : les squames s'accumulent, formant des pellicules. Elles sont dites sèches ou grasses selon leur taille et leur consistance. Les causes sont multiples et très variées.1) Un cuir chevelu trop sec. L'usage de shampoings agressifs et donc décapants pour le cuir chevelu contribue à l'assécher, favorisant la formation de pellicules. D'autres produits capillaires peuvent être agressifs comme certaines teintures, produits pour permanente ou défrisage. L'usage d'un séchoir trop chaud assèche assurément le cuir chevelu. L'hiver est aussi une saison propice aux pellicules en raison du froid et du chauffage. Enfin, la pollution atmosphérique joue aussi un rôle favorisant...2) Les traumatismes liés à des brushings très fréquents, des coiffures agressives (queues de cheval ou chignons serrés) ou des brossages trop énergiques. Mais aussi au port d'un casque, d'une casquette ou d'un bonnet.3) L'alimentation joue un rôle important. En surchargeant le foie, l'alcool et une alimentation trop grasse favorisent les pellicules.4) Le stress, la fatigue et le surmenage sont bien connus pour augmenter la formation des pellicules.5) Des champignons. Il s'agit de la dermite séborrhéique du cuir chevelu, affection qui résulte de la prolifération d'un champignon de la peau (Malassezia furfur ou Pityrosporum Ovale).6) Le psoriasis est une maladie de la peau qui peut aussi toucher le cuir chevelu et être directement à l'origine de la formation de pellicules, épaisses et de grande taille.Le traitement des pellicules repose sur l'élimination des causes et des facteurs favorisants. Le recours à des shampoings antipelliculaires peut contribuer à améliorer la situation, mais attention à ne pas les utiliser trop souvent, car ils peuvent aussi inversement accentuer l'irritation subie par le cuir chevelu. Pour cette raison, des lotions en massage sont parfois plus avantageuses. D'où l'intérêt de consulter pour bénéficier du traitement le plus adapté à son cas. Isabelle Eustache

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Comment tenir vos bonnes résolutions ?

Les résolutions sont toujours bonnes. Mais pas toujours durables ! Si vous voulez prendre un nouveau départ le premier janvier, voici quelques conseils pour réussir à vous tenir à vos jolies promesses. Choisir les bonnes résolutions Prenez le temps de réfléchir à la résolution que vous prenez avant de vous engager. Pourquoi voulez-vous, par exemple, perdre du poids ? Parce que vous avez envie de vous sentir mieux dans votre peau ? Ou parce que vous pensez que cela fera plaisir à votre petit ami ?La réponse est importante : elle vous permettra de comprendre votre motivation. Or, si la motivation n'est pas à la hauteur de la résolution, vos chances de vous y tenir sont limitées.Pour reprendre notre exemple de perte de poids, si votre but est de faire plaisir à quelqu'un d'autre, ce sera peut-être difficile de résister aux tentations. Qu'allez-vous faire si vous avez une terrible envie de chocolat un jour où vous vous êtes disputés ? Plus la motivation vous est personnelle, plus elle sera solide. Et si votre but est de rendre votre petit ami heureux, pourquoi ne pas prendre la résolution de lui faire plaisir chaque jour ? C'est plus logique... Habitudes : qu'est-ce qu'on perd à les abandonner ? Votre résolution n'est pas de prendre une bonne habitude, mais d'en perdre une mauvaise ? La réflexion de départ doit alors tourner autour de cette habitude. Fumer est sans doute l'exemple le plus évident.Le risque pour la santé, la mauvaise odeur, le regard des autres sont de gros inconvénients. Mais alors, pourquoi fumez-vous tous les jours ? C'est cela qu'il vous faut découvrir. Vous pourrez ainsi trouver des alternatives qui vous aideront à vous passer de la cigarette. Vous aimez la sensation que cela procure en bouche ? Mâchez un chewing-gum ou un bonbon que vous aimez. La cigarette vous donne une contenance ? Travaillez plutôt votre rapport aux autres. Elle vous permet de vous changer les idées au travail ? Allez plutôt faire un tour dehors..., etc. Des récompenses, mais pas automatiques Certaines études montrent que nous sommes plus motivés par les récompenses quand elles ne sont pas automatiques, mais aléatoires. La dépendance au jeu, par exemple, s'installe parce que nous ne savons pas si nous allons être récompensés. Nous avons donc envie de jouer encore et encore.Il est possible d'utiliser cet aspect de notre esprit pour prendre de bonnes habitudes et respecter nos résolutions. Cela demande un peu de travail, mais c'est très ludique. Supposons une habitude que vous aimeriez prendre quotidiennement - utiliser du fil dentaire.Chaque soir, si vous avez utilisé du fil dentaire, vous lancez un dé pour vous donner un score. Vous aurez droit à une récompense (un livre, un verre avec des amis, une grasse matinée...) quand votre score aura atteint un certain chiffre, par exemple douze.Pour les plus geek d'entre vous, sachez qu'il existe un App disponible sur iPhone et sur Android pour suivre cette méthode (www.habitjudo.com). Marion Garteiser, journaliste santé

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Quels compléments alimentaires pour des cheveux en pleine forme ?

Pour de beaux cheveux en forme, ce sont surtout les vitamines du groupe B qui sont recommandées en compléments alimentaires.On peut cependant conseiller d'autres apports en vitamines, en minéraux, oligo-éléments, acides aminés ou en extraits de plantes, selon le type de cheveux.Le point sur la composition des compléments alimentaires pour de beaux cheveux en pleine forme. Des compléments alimentaires spécial cheveux Les pharmacies et parapharmacies proposent toutes sortes de compléments alimentaires pour la santé des cheveux.Ils proposent souvent des associations de vitamines, plantes, oligo-éléments, acides gras, etc., à choisir selon votre type de cheveux et leur état du moment (secs, ternes, cassants...).Petit tour d'horizon des éléments les plus importants... Les vitamines du groupe B pour les cheveux Les vitamines du groupe B sont bénéfiques à tous types de cheveux.Leur présence dans un complément alimentaire est généralement clairement indiquée, mais sachez que certains ingrédients sont particulièrement riches en vitamines B : pollen, levure de bière, germe de blé, algues marines, etc.Et c'est pourquoi on retrouve souvent ces éléments dans la liste des compléments alimentaires spécial cheveux. La vitamine A pour les cheveux La vitamine A est davantage recommandée en cas de cheveux secs et abîmés.Là encore, le pollen et le germe de blé sont des éléments naturellement riches en vitamine A, mais sachez que l'on en trouve également dans les huiles, dont l'huile de foie de poissons, l'huile d'onagre, etc. Quels compléments alimentaires en cas de cheveux secs ? Vitamines du groupe B, fer, magnésium, vitamine A : acides gras, huiles de foie de poisson, huile d'onagre, huile de bourrache...A noter que toutes les sources de vitamine A redonnent vitalité, souplesse et brillance aux cheveux. Quels compléments alimentaires en cas de cheveux gras et à pellicules ? Vitamine B, levure de bière, germe de blé, pollen d'abeille, magnésium, ortie (en gouttes ou comprimés), algues marines... Quels compléments alimentaires en cas de chute de cheveux ? Une chute de cheveux conséquente et qui se prolonge nécessite de consulter un dermatologue.En revanche, perdre un peu plus de cheveux que d'habitude, de façon ponctuelle, est un phénomène assez fréquent, souvent lié à la saison, au stress ou à certains facteurs d'hygiène de vie.Pour passer le cap, certains compléments alimentaires peuvent se révéler utiles, comme les vitamines du groupe B toujours, et surtout la vitamine B8 et la vitamine B5, mais aussi : acides aminés, fer, zinc, magnésium, vitamine C. Quid de la camomille pour les cheveux La camomille, dans un shampoing ou un soin, ravive les reflets dorés ou maintient la couleur des cheveux blonds. Vous pouvez aussi par exemple ajouter quelques gouttes d'huile essentielles dans votre shampoing. On retiendra qu'il existe des compléments alimentaires spécialement conçus pour la santé des cheveux. Mais en cas de problème capillaire, mieux vaut prendre conseil auprès de son médecin ou d'un dermatologue. Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Gelée royale : pour qui, pour quoi ?

La gelée royale, avec son nom prestigieux et son origine un peu mystérieuse, est un produit de santé séduisant. Tour d'horizon de ses vrais atouts et des précautions à prendre. La gelée royale, le lait des abeilles La gelée royale est appelée lait des abeilles parce qu'elle remplit à peu près la même fonction que ce dernier. Elle est utilisée pour nourrir les larves des abeilles pendant les premiers stades de leur développement. Quant à son qualificatif de "royale", elle le doit au fait qu'elle est la nourriture exclusive de la reine des abeilles. Les reines vivent quatre à cinq ans alors que les abeilles ordinaires meurent au bout de quelques mois (pour les plus chanceuses). La gelée royale a donc dans notre imaginaire la place d'un produit un peu mythique, qui permettrait d'allonger la vie et d'augmenter la fertilité. Les reines sont en effet aussi les seules abeilles capables de pondre des oeufs. La réalité n'est pas aussi rose, mais la gelée royale a tout de même des atouts. Quels sont les vrais bénéfices de la gelée royale ? Si l'ingrédient principal de la gelée royale est l'eau, elle contient aussi des sucres, des protéines et des graisses. D'autres éléments sont plus précieux, notamment les vitamines, du groupe B principalement, mais aussi des minéraux et des oligo-éléments. Les études scientifiques qui se sont penchées sur la gelée royale ne sont pas très nombreuses.Les bienfaits théoriques de la gelée royale ne sont pour l'instant pas étayés par des données très fiables. Une certaine efficacité antibiotique a cependant été observée, ainsi qu'un effet similaire à celui des oestrogènes - on conseille donc parfois d'en prendre au moment de la ménopause. Plus traditionnellement, la gelée royale est plutôt utilisée comme un "renforçant" ou un "énergisant". On la conseille notamment en cas de convalescence, de période de stress ou de grosse fatigue. Comment utiliser la gelée royale ? La gelée royale fraiche est réputée plus efficace, mais elle est plus chère et doit être conservée au congélateur. La gelée lyophilisée, qui se présente sous forme de capsules ou pilules, se contente d'un placard ! Attention, la posologie doit être adaptée puisqu'une fois lyophilisée, la gelée royale est trois fois plus concentrée. On conseille, pour une cure "de base", en cas par exemple de grosse fatigue, entre 100 mg et 250 mg de gelée royale lyophilisée.La gelée royale ne présente pas de risques particuliers pour la santé. Il ne faut cependant pas la prendre les yeux fermés. Elle peut déclencher des réactions parfois violentes chez les personnes allergiques au pollen ou aux piqûres d'abeille. Marion Garteiser, journaliste santé

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Petit-déjeuner : on mange quoi pour être efficace ?

L'homme de Cro-Magnon ne prenait pas de petit-déjeuner. Il se nourrissait lorsqu'il avait faim. Le rythme des repas s'est peu à peu installé mais jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les Français faisaient deux repas (très copieux) par jour : un déjeuner dans la matinée et un dîner vers 17 heures.Le petit-déjeuner est apparu au XIXe siècle, sous l'influence de l'évolution des moeurs, du travail, différent en ville et à la campagne. Si partout on mangeait beaucoup de pain, il était accompagné de soupe et même de vin dans les campagnes tandis que les urbains consommaient en même temps du café ou du chocolat au lait.Au début du XXe siècle - l'industrialisation étant galopante et l'école obligatoire depuis 1882 - on découvrit que beaucoup trop d'ouvriers et d'enfants ne prenaient pas de petit-déjeuner. Les médecins firent alors le lien entre un jeûne de plus de 10 heures (on se couchait très tôt à l'époque) et la fatigue matinale des enfants, les accidents du travail des ouvriers. Des campagnes s'instaurèrent pour la consommation d'un petit-déjeuner.C'est alors qu'apparurent les céréales du Docteur Kellog, le muesli du Docteur Bicherbenner, les laits en poudre et concentré et le Banania (farine de banane, cacao, crème d'orge, sucre). Mendès-France, Président du conseil en 1954 instaura une distribution de lait dans les écoles. Le petit-déjeuner français ou continental Appelé "continental" dans les hôtels, le petit-déjeuner classique des Français est le plus souvent composé d'une boisson chaude, thé ou café avec ou sans lait, de tartines de pain beurrées et confiturées. Quand on n'a pas de pain, ce sont des biscottes ou du pain grillé industriel.On ajoute parfois un jus de fruit, plus rarement un fruit entier qui se mâche.Quand on y ajoute en plus un produit laitier, yaourt ou fromage blanc, ou si l'on boit un bol de lait, on satisfait alors au dogme du petit-déjeuner équilibré mis en place par les nutritionnistes dans les années 70. Riche en glucides, il doit éviter les grignotages gras et sucrés qui font grossir. Le petit-déjeuner anglo-saxon Il est composé aussi d'une boisson chaude sucrée (du thé le plus souvent), de pain généralement toasté et d'un fruit ou d'un jus de fruit. Le reste est salé : oeufs, bacon, saucisse, fromage, légumes frais (tomates poêlées, champignons, pommes de terre) ou secs (haricots blancs avec une sauce tomate plus ou moins sucrée).Il est toujours plus copieux que le petit-déjeuner continental : les anglo-saxons n'ont pas pour habitude de déjeuner copieusement comme les Français.On lui reproche souvent d'être trop gras lorsque s'accumulent bacon, saucisses, fromages et oeufs brouillés ou frits. Et aussi d'être trop salé. Le petit-déjeuner américain Café, jus de fruit, céréales dans un bol de lait, pancakes, beurre de cacahuètes, sirop d'érable, donuts sont les bases du petit-déjeuner américain.Il est très souvent trop sucré et trop gras. Que penser des céréales au petit-déjeuner ? Depuis leur invention, au début du XXe siècle, les céréales de petit-déjeuner n'ont cessé de se développer. Pour les vendre, les industriels ont multiplié les campagnes pour le petit-déjeuner. Avec succès puisque maintenant les enfants et les adolescents qui quittent la maison le ventre vide sont devenus une minorité.Ce sont eux les principaux consommateurs. Les adultes français sont encore bien accrochés à leurs tartines pain/beurre/confiture bien que les industriels leurs proposent de très larges gammes de céréales spécialement conçues pour eux et surtout pour elles, particulièrement pour celles qui veulent maigrir ou qui sont constipées ! Cette consommation accrue de céréales de petit-déjeuner inquiète bien des nutritionnistes car la majorité d'entre elles sont beaucoup trop sucrées. Une étude récente d'un organisme américain “the Environmental Working Group” (EWG) a récemment mis le feu aux poudres nutritionnelles en listant les céréales qui contiennent plus de 24 à 26 % de sucre. Beaucoup aussi seraient trop grasses et trop salées.Conclusion : les auteurs de cette étude n'hésitent pas à qualifier les céréales de petit-déjeuner de "junk food" !En Belgique, la même étude a été faite par Test-achat : elle arrive aux mêmes tristes conclusions.Les céréales de petit-déjeuner ont un autre inconvénient tout aussi majeur que celle de leur richesse en sucre : plus ou moins transformées en bouillie en se mélangeant avec le lait, avalées trop vite, elles se digèrent tout aussi vite. Elles ont un index glycémique élevé, ne rassasient pas longtemps et n'évitent pas les fringales de la matinée. Sauf si elles sont particulièrement riches en fibres. Mais ce ne sont pas celles-là que les enfants et les ados consomment ! Que penser des viennoiseries au petit-déjeuner ? Toutes sont riches en lipides (gras) mais délicieuses quand elles sont de bonne qualité. Elles doivent être réservées aux petits-déjeuners cools du week-end car si l'on en consomme tous les jours, on accumule alors trop de lipides. Quel est le petit-déjeuner idéal ? Il n'y a pas un petit-déjeuner idéal mais plusieurs car, pour chacun, ce repas doit varier en fonction des activités et des autres repas.Un petit-déjeuner copieux, sur le modèle français prôné par les nutritionnistes est indispensable lorsque le déjeuner sera rapide, à base de sandwich ou au restaurant d'entreprise lorsque l'on sait que, pour cause de mauvaise qualité ou autre, on n'y mangera pas beaucoup. Et rien n'empêche, bien au contraire, d'y ajouter des oeufs, de la viande, du fromage, sur le modèle anglo-saxon (mais en moins gras !) : cet apport de protéines ne peut alors qu'être bénéfique.Mais il n'est vraiment pas nécessaire de se bourrer le matin si l'on a un vrai bon déjeuner en perspective, à la maison ou au restaurant, ce qui est fréquent surtout pendant les week-ends et les vacances. Une boisson et une tartine peuvent être suffisants.Les céréales de petit-déjeuner sont évidemment à éviter. Reste à en convaincre les enfants et les ados. Mais comme ils risquent de garder cette mauvaise habitude toute leur vie, il est indispensable d'oeuvrer dans ce sens. On leur évitera peut-être des soucis de santé quand ils seront adultes... Pas faim le matin ? C'est tout à fait normal de ne pas avoir envie de prendre un petit-déjeuner dès le réveil lorsque l'on a dîné tard et copieusement. On n'a pas encore métabolisé l'apport nutritionnel de ce repas, on n'est pas vraiment à jeun.Dans ce cas-là, une boisson est nécessaire. Le reste ? C'est selon : il faut savoir écouter son corps et ne pas se forcer à manger sous prétexte que le petit-déjeuner est indispensable. Paule Neyrat,Diététicienne

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Course à pied : comment progresser simplement ?

Vous courez de temps en temps, vous commencez à apprécier et souhaitez améliorer vos performances ? Distance, vitesse, vous avez envie d'aller plus loin ?Alors ne forcez pas, mais misez plutôt sur la progression pour ne pas vous décourager.  Car la course à pied se mesure sur la longueur !Voici quelques astuces et conseils pour progresser à votre rythme en course à pied. La course à pied : patience et persévérance Courir, ça s'apprend, et la distance parcourue ne peut augmenter que progressivement.Alors soyez patient(e) et persévérant(e). Voici quelques conseils de base pour bien débuter et pour bien progresser en course à pied   Essayez de courir trois fois par semaine au minimum. Planifiez à l'avance sur votre agenda vos séances. Psychologiquement, vous respecterez davantage votre engagement, et à défaut un petit sentiment de culpabilité vous poussera à aller courir à l'heure dite ! Commencez par des sessions de 10 à 15 minutes. Ensuite, essayez d'augmenter de 2 à 3 minutes seulement à la fois. Vous verrez, vous allez vous retrouver rapidement avec des séances de 30 minutes ! Au début, raisonnez en temps et non en distance. La vitesse viendra avec le temps. Si vous ressentez l'envie de marcher, faites-le mais en vous fixant une durée : 30 secondes, voire une minute, mais pas plus, ensuite vous recourrez. Prenez toujours le temps de vous échauffer et de vous étirer avant et après chaque séance. Buvez toujours à l'arrivée. Votre coeur s'emballe, vous êtes rapidement essoufflé(e) ? Deux solutions : soit un bilan de reprise d'activité physique s'impose chez le médecin (n'hésitez pas à consulter au moindre doute), soit votre rythme de course est trop élevé (un cardiofréquencemètre ne s'impose pas forcément : le bon rythme est celui qui vous permet à tout moment de parler tout en courant à l'aise). Tenez un carnet d'entraînement : rien de plus encourageant que de noter ses progrès.   Course à pied : mon carnet d'entraînement Lorsque l'on consulte une diététicienne, celle-ci demande généralement que l'on note dans un carnet tout ce que l'on mange. Elle peut ainsi analyser nos apports alimentaires et proposer des changements. Le suivi de ce carnet permet ensuite de constater en toute objectivité les progrès réalisés. Rien de plus encourageant !Faites de même pour la course à pied, voire plus, en considérant ce carnet d'entraînement un peu comme un journal intime.Astuce : au début, notez la distance parcourue en nombre de tours de parc. Mais vous pouvez aussi vous faire facilement une idée de la distance parcourue en consultant Google Earth. En effet, vous allez y noter vos jours d'entraînement, les horaires de chaque séance, la durée et la distance parcourue ou le nombre de tours de parc, la fréquence et la durée de marche, etc. Mais vous ajouterez des colonnes supplémentaires pour indiquer votre forme du moment, votre humeur et tous les facteurs influents (le jour des règles, les maux du quotidien, les causes d'annulation de séance, etc.). Indiquez également vos autres activités : déplacements professionnels, soucis, autres activités physiques de loisirs, repas familiaux, etc. Autrement dit, si noter vos efforts et vos performances est primordial, accordez aussi une place dans ce carnet à la forme physique et mentale que vous ressentez et à vos divers sentiments. Avec un entrainement suivi et de la volonté, vous progresserez rapidement en course à pied ! Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Une belle peau pour l'été : ça commence maintenant !

Peau au relief irrégulier, trop pâle... Les premiers jours de l'été supposent aussi de montrer un épiderme qui n'a pas vu le soleil depuis des mois. Pour éviter ce cap difficile, préparez dès maintenant votre peau pour cet été ! Pour une belle peau, misez sur la régularité Vous avez sans doute encore quelques semaines avant de devoir montrer vos gambettes... Alors il est temps de vous y mettre !Pour avoir une belle peau, les conseils les plus importants sont aussi les plus simples à mettre en oeuvre : Faites-vous un gommage du corps régulier, une à deux fois par semaine à moins que votre peau soit très sèche ou très sensible. Dans ce cas, diminuez la fréquence et utilisez des produits aussi doux que possible. Faites aussi suivre chaque douche ou bain par l'application d'une crème hydratante. Avec ces deux étapes, vous aurez une peau bien nourrie, dont les cellules mortes seront rapidement éliminées.Et ça se verra : votre peau sera plus douce et elle aura un grain plus fin. Même si elle n'a pas aperçu le soleil depuis l'an dernier, vous pourrez l'afficher sans crainte !   Comment préparer votre peau pour cet été ? Une alimentation riche en antioxydants aidera votre peau à se défendre contre les effets délétères du soleil.Misez en particulier sur : Les potirons, carottes et autres légumes ou fruits de couleur orange ou rouge. Les légumes verts, surtout à feuilles comme les épinards. De bonnes matières grasses, comme l'huile de germe de blé, l'huile d'olive et les oléagineux comme les amandes ou les noisettes. Les céréales complètes, coquillages, oeuf ou thon en conserve. Vous pouvez aussi choisir de prendre un complément alimentaire spécialement formulé pour préparer votre peau au soleil.Souvenez-vous cependant que ces compléments, à l'inverse d'une alimentation équilibrée, peuvent présenter des risques en cas de surdosage. Ils coûtent aussi beaucoup plus cher !   Autobronzant : tricher, c'est bon pour la santé ! Les autobronzants ne sont certes pas à proprement parler bénéfiques pour la santé, mais ils sont tout de même nettement meilleurs qu'une exposition au soleil, ou qu'un passage dans une cabine UV. Si vous détestez vous exposer sans être bronzé(e), c'est donc un très bon choix.Attention, l'autobronzant ne vous dispense en aucun cas d'utiliser des filtres solaires...Pour avoir un résultat impeccable, pensez aux crèmes hydratantes autobronzantes. Elles sont plus discrètes, ce qui rend les éventuelles marques moins regrettables, et vous offrent un résultat progressif. Parfait, puisque vous allez vous y prendre à l'avance ! Allergies au soleil : s'y préparer, c'est maintenant ! Vous ressentez de vives démangeaisons et voyez apparaître des petits boutons rouges dès les premiers rayons ? Vous faites peut-être une allergie au soleil, appelée aussi lucite estivale bénigne.Dans certains cas, il est possible de prévenir la lucite estivale en s'exposant très progressivement au soleil.Trois conseils : Commencez dès maintenant, pour profiter de la période où le soleil ne tape pas trop fort. Exposez-vous juste quelques minutes par jour, et pas dans les périodes les plus chaudes (entre midi et 16h). Protégez-vous toujours avec un écran solaire fiable, d'un indice de 20 minimum pour les adultes, et de 30 minimum pour les enfants.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Mes quatre résolutions santé pour 2013

L'année passée a été riche en actualités santé.Quels enseignements pouvons-nous en tirer ?Et quelles sont les meilleures résolutions santé que nous pouvons prendre pour 2013 ? En 2013, je ferai du sport Certes, ce n'est pas en 2012 qu'on nous a pour la première fois conseillé de bouger. Mais l'année a apporté beaucoup d'informations importantes sur le sport et son impact sur la santé.D'abord, les effets bénéfiques de l'activité physique sur la lutte contre le cancer ont été une nouvelle fois confirmés (1). Et ce, à partir de 30 minutes d'une activité douce - ménage, marche énergique, etc. - chaque jour, ce qui n'est pas énorme !Par ailleurs, les solutions pour se mettre au sport sont de plus en plus nombreuses. Un exemple : si vous possédez un smartphone, vous pouvez en un tournemain transformer votre téléphone en podomètre ou en coach sportif et archiver vos performances. En 2013, je mangerai moins de viande Devenir végétarien n'est pas indispensable. Mais manger moins de viande rouge, oui. Une étude l'a encore prouvé en 2012 (2). Alors pourquoi ne pas suivre un mouvement qui s'est développé ces dernières années, et qui consiste simplement à être végétarien un jour par semaine ?Ce n'est pas compliqué, c'est un bon moyen de diminuer notre budget alimentation de la semaine, et c'est aussi l'occasion de découvrir de nouveaux légumes ou légumineuses... Tout pour plaire ! En 2013, je ferai le bilan de mes vaccins Parce que les vaccins, ce n'est pas uniquement pour les enfants : Le rappel pour le tétanos doit être fait tous les 10 ans tout au long de la vie. La France a connu une 3e vague d'épidémie de rougeole en 2011, due à un taux de vaccination insuffisant. Le vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) est recommandé par les autorités aux personnes nées depuis 1980. Autrement dit, toutes les personnes âgées de 15 à 30 ans doivent avoir reçu deux doses du vaccin. Parlez-en à votre médecin (3)   En 2013, je me méfierai des tendances On a encore beaucoup parlé des oméga-3 en 2012...Mais c'était souvent pour remettre en question certains de leurs bénéfices supposés. Ainsi une dernière grande méta-étude effectuée par la Cochrane Collaboration (4) a montré que les oméga-3 sont inefficaces pour prévenir la démence.Cela ne veut pas dire qu'il faut arrêter de manger des poissons gras, bien sûr. Mais faisons une bonne fois pour toute notre deuil des aliments ou nutriments miracles.Qu'on se le dise et redise : un seul produit, aussi sain soit-il, ne représentera jamais "le" secret de la santé. Mais une alimentation variée, oui ! Marion Garteiser, journaliste santé

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6 conseils pour un été en pleine forme !

L'été, cette saison tant attendue se présente enfin : soleil, chaleur, vacances, rêverie...Pour profiter pleinement de votre été, voici quelques conseils pour vivre un été en pleine forme, physiquement et mentalement ! 1) Pour un été en forme : rééquilibrage alimentaire ou régime léger Pour se sentir bien dans son corps (et dans son maillot de bain), un petit rééquilibrage alimentaire s'impose : retrouvez le plaisir de cuisiner avec des produits de base au détriment des préparations industriels, redécouvrez le goût des laitages et des fruits au détriment des biscuits, gâteaux et autres crèmes desserts industriels. Si vous avez quelques kilos en trop, c'est le moment de les perdre à l'aide d'un léger régime : diminuez les portions, diversifiez votre alimentation, mangez beaucoup plus de fruits et de légumes.     2) Durant tout l'été : mangez des carottes, des tomates et autres fruits et légumes jaune-orangé Riches en bêtacarotène, les fruits et les légumes qui affichent une couleur jaune-orangé vont aider votre peau à bronzer et donc à se protéger du soleil : potiron, poivron, abricot, tomates, carottes, etc. À mettre au menu plusieurs fois par jour ! Double avantage, pendant que vous mangez ces fruits et ces légumes, vous ne mangez pas autre chose, tels que des produits gras et sucrés... Du coup, vous ne prenez pas de poids, voire en perdez facilement ! 3) Adonnez-vous au sport tout l'été pour être en pleine forme Grâce au sport, on se sent bien dans son corps et bien dans la tête. Si vous n'êtes pas véritablement sportif(ve), sautez sur toutes les occasions pour vous dépensez : marchez sur la plage, promenez-vous en montagne, faites bougez vos jambes dans la piscine, jouez au ballon, et même à la pétanque on fait fonctionner ses muscles ! 4) L'été est là, déstressez et apprenez à rester zen L'été est arrivé, alors déstressez maintenant ! Oubliez vos soucis familiaux, financiers et professionnels, qui pourraient gâcher cette période de l'année tant attendue.L'été est une saison propice à la détente, alors laissez-vous aller à la rêverie, ralentissez votre rythme, et si nécessaire, pratiquez la relaxation, le yoga, la respiration profonde, la méditation, etc.  5) Buvez beaucoup, de l'eau et encore de l'eau Boire beaucoup d'eau est réputé pour détoxifier l'organisme. Et c'est aussi efficace contre la cellulite. En revanche, mollo sur l'alcool, car en plus de faire grossir (l'alcool est calorique, y compris le pastis et le rosé), l'alcool fatigue l'organisme.  Quant au tabac, il ternit la peau, jaunit les dents, détériore l'haleine et accélère le vieillissement de la peau. 6) C'est l'été, hydratez votre peau ! Boire beaucoup d'eau contribuera à hydrater votre organisme, y compris votre peau. Mais l'été, entre bain de mer et bain de soleil, la peau en voit de toutes les couleurs et cela ne suffit plus.Vous devez durant tout l'été hydrater votre peau quotidiennement, idéalement matin et soir, en appliquant un lait hydratant, du haut jusqu'aux orteils.Quant à votre visage et à votre décolleté, appliquez une crème de jour anti-UV et un soin réparateur le soir. Alors, prêt(e) pour l'été ? Isabelle Eustache

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Course à pied : comment calcule-t-on sa vitesse maximale aérobie (VMA) ?

La vitesse maximale aérobie (VMA) est une notion importante pour les sportifs, surtout ceux qui font de la course à pied.Elle est utilisée comme repère de l'effort fourni. Mais il faut d'abord connaître la sienne...Comment calcule-t-on sa vitesse maximale aérobie ? Vitesse maximale aérobie (VMA): une question d'oxygène consommé La vitesse maximale aérobie, c'est la vitesse à laquelle nous consommons le maximum d'oxygène. Si l'on court plus lentement, on consomme moins d'oxygène. Si l'on court plus vite ou plus longtemps, l'oxygénation ne sera plus suffisante pour produire l'énergie selon le cycle métabolique classique. L'organisme cherchera alors son énergie en utilisant le glycogène des muscles selon une réaction métabolique se faisant sans oxygène. On parle alors d'effort anaérobie, qui ne peut être soutenu que pendant un temps très court.La vitesse maximale aérobie est donc une indication très importante : plus elle est élevée, plus nos performances seront bonnes puisque nous pourrons courir plus vite, plus longtemps.Certains aspects de la vitesse maximale aérobie sont hors de notre contrôle (celle des hommes, par exemple, est en moyenne plus élevée que celle des femmes). Mais il est possible de l'augmenter en s'entraînant. Comment calculer sa vitesse maximale aérobie (VMA) ? Pour connaître réellement et avec précision sa vitesse maximale aérobie, il faut aller dans un laboratoire du sport. Il existe en effet des appareils qui mesurent l'oxygène consommé.Cependant, cette solution n'est pas à la portée de tout le monde. Vous voulez simplement progresser dans votre pratique sportive, sans forcément aller voir un médecin du sport ? Vous pouvez calculer votre vitesse maximale aérobie "théorique".Courez pendant 6 minutes, à une allure régulière, sur terrain plat, en essayant de parcourir la plus grande distance possible.La distance parcourue, divisée par 100, donne la vitesse maximale aérobie en kilomètres par heure.Ce test s'appelle test du demi-Cooper. Ce n'est pas le seul qui permette de calculer sa vitesse maximale aérobie, mais c'est le plus simple à mettre en oeuvre ! Mesurer la distance parcourue pendant une course Pour savoir quelle distance vous avez parcouru en six minutes, vous pouvez utiliser un podomètre - mais ils sont parfois imprécis. Pour avoir une meilleure idée, vous pouvez aller sur Google Maps et y retranscrire votre itinéraire. Il existe une fonction règle qui calculera la distance parcourue.Ou alors, faites votre test du demi-Cooper sur une piste d'athlétisme, ainsi vous aurez des repères de distance qui vous donneront la réponse. Marion Garteiser, journaliste santé

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Cuisson vapeur, poêle, four... Laquelle choisir pour sa santé ?

L'alimentation santé commence par une sélection judicieuse des aliments, que l'on associe ensuite harmonieusement entre eux pour composer des repas sains et équilibrés.Mais il faut également choisir un mode de cuisson avantageux afin de ne pas perdre les qualités nutritionnelles des aliments choisis. Le point sur les différents modes de cuisson, leurs avantages et leurs inconvénients respectifs. Quel est le mode de cuisson idéal ? La cuisson modifie les aliments, notamment les sucres, les graisses et fait varier les teneurs en vitamines et minéraux, voire génère des substances toxiques.La cuisson idéale est donc douce et longue.La cuisson à la vapeur ou au four à basse température (120°C) permet de cuire les aliments sans trop les appauvrir de leurs nutriments et sans les rendre toxiques. Quels sont les modes de cuisson à éviter ? Les cuissons à haute température sont à éviter ou à limiter : Les fritures (l'huile à haute température devient toxique). Les cuissons qui saisissent dans de l'huile qui crépite ou du beurre bruni (toutes les matières grasses deviennent toxiques à haute température). Le barbecue auquel il faut préférer la plancha.   Zoom sur les avantages et inconvénients de chaque mode de cuisson   Cuisson à la vapeur :AvantagesBonne préservation des saveurs et des vitamines et des minéraux.InconvénientsAucun. Cuisson en papillote :AvantagesBonne préservation des saveurs, des vitamines et des minéraux. Les matières grasses et le sel sont facilement et avantageusement remplacés par des épices et des herbes aromatiques.Inconvénients Aucun. Cuisson à l'eau :AvantagesBonne préservation des saveurs, de l'hydratation et d'une partie des vitamines et des minéraux.InconvénientsDéperdition des vitamines et minéraux proportionnelle au temps de cuisson. Il faut donc privilégier le « al dente ». Cuisson au four :AvantagesExacerbation du goût. Si la température n'excède pas 120°C, préservation d'une partie des nutriments.InconvénientsSi la température est de 220°C, ce qui est très fréquent, perte de nutriments et augmentation de la teneur en sucre des aliments. Cuisson à la poêle, cuisson à la plancha :AvantagesCuisson rapide et préservation des saveurs et d'une partie des nutriments.InconvénientsLes matières ajoutées peuvent devenir toxiques. Cuisson mijotée :AvantagesTrès savoureuse pour les plats de viande.InconvénientsDéperdition des vitamines proportionnelle au temps de cuisson. Les minéraux sont conservés. Augmentation de la teneur en sucre. Cuisson au grill :AvantagesSaveur unique. Ne nécessite pas d'ajout de matières grasses.InconvénientsCuisson très agressive avec formation d'hydrocarbures toxiques. Cuisson au micro-ondes :Avantages Facile et rapide pour réchauffer.InconvénientsDestruction des vitamines et des minéraux. Les récipients en plastique sont à éviter. Cuisson en friture :Avantages Unique mode de cuisson pour certaines préparations (beignets, nems...). Inconvénients Les graisses deviennent toxiques à haute température.     Bien choisir ses ustensiles et récipients...   Les récipients et autres ustensiles ont aussi une importance.Privilégiez la terre, le verre et la céramique. Évitez l'aluminium. Utilisez du papier sulfurisé pour vos papillotes ou en support de cuisson au four. Évitez de cuire ou de réchauffer dans du plastique.N'utilisez pas de récipients en plastique dans votre micro-ondes, transvaser les plats surgelés présentés en barquette. Quelle poêle choisir ?Une poêle en Téflon sans PFOA (acide perfluorooctanoïque, un composé perfluoré à risque d'effet cancérogène), une poêle à revêtement antiadhésif en céramique (à base de silice), à revêtement garanti sans métaux lourds ou en fonte mais non émaillée.Et pourquoi faut-il jeter ses vieilles poêles endommagées ?Parce que si le revêtement sous la couche antiadhésive est en aluminium, les aliments se retrouvent directement au contact de ce matériau toxique. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Gélules solaires : en prendre ou pas pour bien bronzer ?

Censés préparer la peau au bronzage, quel est le réel effet des complémentaires alimentaires en bêta-carotène ?Font-ils bronzer, peut-on s'exposer davantage au soleil et protègent-ils des cancers ? Le point sur les gélules solaires. Bronzage et compléments alimentaires en bêta-carotène Le bêta-carotène est un pigment qui appartient à la famille des carotènes. On le trouve naturellement dans nombre de végétaux très colorés, surtout jaune-orangé, comme les carottes, le melon, les poivrons, les abricots, mais aussi les légumes verts à feuilles par exemple.Bêta-carotène : une coloration orange de la peauDe fortes doses de compléments alimentaires en bêta-carotène (à partir de 30 mg / jour) ou une consommation très importante d'aliments riches en bêta-carotène entraînent une coloration jaune/orangé de la peau que les médecins appellent « caroténodermie ». Une telle coloration n'est pas dangereuse pour la santé et se résorbe dès que la quantité de caroténoïdes absorbée diminue.Un antioxydant contre le vieillissement de la peauLe bêta-carotène, également appelé provitamine A, est un précurseur de la vitamine A qui joue un rôle d'antioxydant, c'est-à-dire qu'il aide à lutter contre la production excessive de radicaux libres responsables du vieillissement. Or les expositions au soleil sont bien connues pour accélérer le vieillissement de la peau.Ainsi, prendre un complément alimentaire en bêta-carotène (ou adopter une alimentation riche en bêta-carotène, et donc riche en fruits et légumes colorés) pourrait accélérer la coloration de la peau et donc le bronzage, tout en protégeant la peau du vieillissement !C'est ainsi que de nombreuses gélules solaires sont aujourd'hui proposées pour sublimer le bronzage, mais leur efficacité dans ce domaine n'a pas été formellement démontrée de façon scientifique et sans parti pris, tout comme la durée du traitement et le dosage à utiliser. Prendre des gélules solaires avant de partir en vacances ? En l'état actuel des connaissances, on ne peut pas conseiller ou déconseiller les gélules solaires.Ce qui est sûr c'est qu'une cure de bêta-carotène, même 15 jours avant l'exposition, pendant et après, ne dispense pas d'appliquer toutes les deux heures une crème solaire d'indice protecteur élevé, ni n'autorise de s'exposer plus longtemps ou aux heures les plus chaudes de la journée.Autrement dit, avec ou sans bêta-carotène, les grandes règles de prévention des cancers cutanés et du vieillissement accéléré de la peau s'imposent.Enfin, si vous souhaitez acheter des gélules solaires, il ne faut pas dépasser la dose journalière recommandée par le fabricant. À noter également que ces compléments alimentaires sont contre-indiqués chez les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent. Bêta-carotène et cancer : effet protecteur ou effet négatif ? À savoir : un excès de vitamine A peut s'avérer toxique pour l'organisme, mais ce n'est pas le cas avec le bêta-carotène, dont la transformation en vitamine A est comme bloquée si le statut en vitamine A est déjà élevé. Le risque de surdosage semble donc limité avec le bêta-carotène. Depuis une vingtaine d'années, des études soulignent régulièrement l'existence d'un lien entre prévention du cancer et bêta-carotène : une consommation régulière, parfois à dose élevée, de beta-carotène protègerait de certains cancers.Mais, selon une étude de l'Inserm publiée en 2005, cette relation serait inverse en cas de tabagisme. Le beta-carotène serait alors nocif.Ainsi, les femmes fumeuses supplémentées verraient leur risque de cancers liés au tabagisme augmenter proportionnellement à la quantité de bêta-carotène consommée (20, 30, voire 50 mg / jour) : cancer du poumon, cancers digestifs, ORL, de la thyroïde, des ovaires, du col de l'utérus, etc. C'est comme si une absorption importante de bêta-carotène favorisait la formation de « produits inhabituels de clivage des caroténoïdes, impliqués dans le développement du cancer ». À noter que cette hausse a été observée tant chez les fumeuses que chez les ex fumeuses.Cependant, toutes les études n'attestent pas de cet effet cancérigène du bêta-carotène à forte dose en cas de tabagisme. C'est ainsi qu'en 2012, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu de façon rassurante à l'absence d'augmentation du cancer du poumon chez les gros fumeurs à des niveaux de supplémentation en bêta-carotène « raisonnables » (de 6 à 15 mg / jour).Alors, puis-je prendre ou pas des gélules solaires si je fume ?À ce jour, il n'y a pas lieu d'interdire les compléments en bêta-carotène aux fumeurs, s'ils sont consommés en quantité raisonnable, à savoir moins de 15 mg / jour.La meilleure façon de se protéger des cancers est de ne jamais fumer ou d'arrêter !En résumé :Si vous avez envie de préparer votre peau au soleil et de sublimer votre bronzage, vous pouvez bien sûr prendre des gélules solaires, mais sans garantie aucune d'efficacité sauf celle d'avoir une peau plus colorée ! Par contre, respectez la dose indiquée sur la notice du complément alimentaire et dans tous les cas, appliquez de la crème solaire pour vous protéger des UV. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Quels sports anti-stress ?

Le sport est une activité anti-stress par excellence recommandée à tous pour diminuer les tensions. Certaines activités physiques, comme le yoga ou le Tai-chi par exemple n'ont pas leur pareil pour atteindre la sérénité et chasser le stress. Mais c'est à chacun de déterminer le sport qui lui apportera le maximum de bénéfices. Sport : un lot considérable de bienfaits Outre une amélioration de la forme physique, l'activité physique pratiquée régulièrement, dans de bonnes conditions et selon un programme adapté à son état de santé, s'accompagne de bénéficies indéniables : faire du sport améliore le sommeil, prévient le mal de dos, les maladies cardiovasculaires, le diabète, régule l'appétit, etc.Les sportifs se sentent aussi mieux dans leur tête, avec un meilleur moral et une bonne estime de soi : « Je me sens tellement bien dans mon corps et dans ma tête après un jogging » ; « Cette sensation immédiate de bien-être après chaque court, c'est une vraie récompense pour les efforts fournis ». Le sport, c'est aussi dans la tête Comment expliquer l'effet anti-stress du sport ? Le sport agit sur certains médiateurs présents dans notre cerveau.L'activité physique stimule la fabrication d'endorphines, des molécules impliquées dans le bien-être, qui contrecarrent les effets de l'adrénaline, l'hormone du stress. L'endorphine possède une structure proche de celle de la morphine, contribuant à atténuer la douleur.Le sport augmente également la production de dopamine, un neurotransmetteur qui intervient dans les mécanismes de la récompense. C'est ainsi qu'à l'issue d'une séance d'activité physique, les sportifs décrivent un état de plénitude, voire d'euphorie. Proche de l'opium, la dopamine contribue aussi à atténuer la fatigue.Attention toutefois à l'excès : ces hormones, comme certaines drogues, expliquent la dépendance psychologique aux activités physiques. Quel sport pratiquer pour diminuer le stress ? A chacun de trouver celui qui lui convient le mieux.Pour se défouler et canaliser son énergie : choisir un sport qui demande de la concentration, comme les sports techniques et collectifs.Pour se déconnecter et se vider la tête : privilégier un sport d'endurance type natation (aquagym, aquarunning), vélo ou jogging. En revanche, ces sports d'endurance sont plutôt déconseillés aux personnes qui ont tendance à ressasser leurs soucis, qui ont des difficultés à se maitriser ou qui sont du genre à exploser à la moindre contrariété. Choisir dans ces cas un sport technique et collectif.Pour s'apaiser et se ressourcer : choisir le yoga ou toute autre activité corporelle et spirituelle basée sur la posture, la respiration et la recherche du bon geste, comme le Tai-chi ou le Qi-gong. Le golf fait aussi partie de ce type d'activité apaisante. Pratiquer dans les bonnes conditions Le type de sport ne fait pas tout, encore faut-il le pratiquer dans de bonnes conditions, car c'est sur la durée que les bénéfices sont attendus. Donc pas question de se lancer dans une activité qui déplait, dans un lieu éloigné à un horaire impossible. Pratiquer un sport doit apporter du plaisir à chaque séance, d'où l'importance de bien le choisir, quitte à en essayer plusieurs avant d'arrêter son choix. Ne pas surestimer ses capacités physiques est un autre critère qui conditionne une pratique dans la durée et la régularité.Enfin, l'activité choisie ne doit pas se faire au détriment de la vie sociale et familiale : il importe de se garder du temps pour d'autres loisirs plaisants, lesquels contribuent aussi à éloigner le stress de la vie quotidienne... Source : e-santé Isabelle Eustache

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Fatigue hivernale : 7 gestes essentiels pour y échapper !

A l'entrée dans la saison froide, vous ressentez une fatigue qui s'accentue semaine après semaine. Vous avez du mal à vous lever ou à vous concentrer au travail, vous avez l'impression d'être tout le temps malade et votre humeur est morose ? Vous êtes alors peut-être victime de la fatigue hivernale, comme environ 15 % des Français. Voici quelques bonnes habitudes à prendre afin de prévenir ce syndrome, loin d'être une légende, qui entraîne fatigues physique et nerveuse à l'approche de l'hiver. Malgré l'hiver, conservez une alimentation équilibrée ! Les fruits et légumes de l'été ont disparus des étalages, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut manger moins équilibré qu'aux beaux jours ! Profitez des fruits de saison, ceux de l'hiver, en faisant le plein de vitamines grâce aux oranges, aux clémentines, au raisin, aux poires, aux pommes et aux kiwis. Cuisinez des soupes de toutes les couleurs, qui réconfortent tout en apportant à l'organisme des fibres et de l'eau pour le maintien d'une bonne hydratation. Attention : l'alcool et les repas riches en calories peuvent donner la sensation de réchauffement, mais n'aident en rien à lutter contre le froid !A l'inverse, ce n'est pas non plus une bonne idée de commencer un régime amaigrissant drastique qui créera des carences en nutriments et affaiblira votre système immunitaire. Tout est question d'équilibre ! Oubliez la grasse matinée ! En hiver, pour affronter le froid, la grisaille et les journées qui raccourcissent, nous avons tous besoin de plus de repos. Mais pour avoir un sommeil récupérateur, il est important d'avoir des horaires réguliers de coucher et de lever. Même le week-end, limitez la grasse matinée ! Les heures de lever et de coucher ne doivent pas varier de plus d'une heure par rapport à celles de la semaine, au risque de dérégler l'horloge biologique et d'en subir les conséquences les jours suivants.De plus, évitez les repas trop copieux et les sources de lumière (télévision, ordinateurs, tablettes...) avant le coucher. En effet, le manque de luminosité des journées hivernales ne permet pas à l'organisme de faire une différence franche entre le jour et la nuit, d'où des difficultés d'endormissement. Il faut bouger ! Ne restez pas à cocooner toute la journée chez vous, en voulant économiser de l'énergie. Il est bénéfique de pratiquer une activité physique régulière en hiver pour différentes raisons. Tout d'abord, par la sécrétion d'endorphines, le sport est un anti-stress indéniable et grâce à la sécrétion de dopamine, on retrouve énergie et enthousiasme à la fin d'une séance d'activité physique. De plus, le sport stimule les défenses immunitaires et la résistance de l'organisme aux variations de température extérieure. Sans oublier l'action bénéfique sur le sommeil.Les sports les plus adaptés à la pratique hivernale sont la natation en eau chaude, le sport en salle ou à domicile, ou la marche au grand air quand le temps le permet. Sortez au moindre rayon de soleil ! Dans notre plan anti fatigue, l' exposition à la lumière du jour est autant bénéfique pour le moral que pour l'organisme, en particulier lorsqu'il en manque au coeur de l' hiver. En effet, elle permet de synchroniser le rythme biologique et donc celui des cycles jour/nuit. Ainsi, une exposition au soleil le matin favorise la sécrétion en fin de journée de l'hormone de l'endormissement, la mélatonine. La sérotonine, hormone de la régulation de l'humeur, est stimulée par l'exposition au soleil.Enfin, rappelons que 10 minutes d'exposition quotidienne des bras ou des jambes au soleil suffisent à synthétiser la bonne quantité de vitamine D, qui joue un rôle majeur dans la croissance et la minéralisation des os. Assainissez votre intérieur ! En hiver, on passe plus de temps chez soi qu'en été... Alors, pour éviter que les microbes et autres toxiques envahissent l'intérieur, il est important d'aérer tous les jours au moins 10 minutes pour renouveler l'air. Il ne faut pas surchauffer les pièces, notamment les chambres. Au-dessus de 19 degrés, le temps d'endormissement peut être allongé et l'air sera plus sec, ce qui peut entrainer un dessèchement des muqueuses du nez, de la gorge, des yeux mais aussi de la peau. Lorsqu'un des membres de la famille est malade, on peut diffuser des huiles essentielles, par exemple celle de ravintsara, pour ses propriétés antibactériennes et immunostimulantes. La diffusion se fera 15 minutes maximum deux à trois fois par jour, en l'absence d'enfants de moins de 7 ans, de personnes épileptiques ou asthmatiques. Luttez contre les maladies de l'hiver qui mettent K.O ! Rien de plus fatigant qu'une grippe au milieu de l'hiver, qui met à plat pour quelques semaines. Alors, sans plus tarder, il faut habituer toute la famille à se laver les mains avec du savon régulièrement et avec soin. Pour un lavage efficace, il faut bien frotter toute la surface des mains, sans oublier les ongles et le bout des doigts, pendant au moins 30 secondes. En effet, tous les virus respiratoires ainsi que ceux de la gastroentérite se transmettent par les mains.D'autre part, si vous êtes en contact régulier avec des personnes fragiles (nourrissons, personnes âgées,...), il est raisonnable de se faire vacciner chaque hiver contre la grippe, dont les complications peuvent être mortelles chez certaines personnes au système immunitaire affaibli.En prévention des maladies, différentes solutions naturelles existent : homéopathie, phytothérapie grâce à des plantes toniques comme le ginseng ou immunostimulantes comme l'échinacée, probiotiques ou encore gelée royale... N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien. Arrêtez de fumer ! L'hiver est la saison idéale pour arrêter de fumer, ou du moins pour limiter sa consommation de tabac. Il est moins agréable de devoir sortir fumer une cigarette quand il fait froid et qu'il pleut ! De plus, le tabac, très irritant pour les voies respiratoires, aggrave certaines maladies respiratoires et en retarde la guérison, notamment les bronchites. Il diminue également les taux d'immunoglobulines qui assurent la défense de l'organisme envers les infections, et perturbe le sommeil.Enfin, si la fatigue persiste malgré une période de repos et le respect de tous ces bons conseils, consultez un médecin pour rechercher d'autres causes.  Source : e-santé Magalie Le Bihan pharmacien

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Déprime : quand commence-t-on à parler de dépression ?

« Je me sens déprimé », c'est une phrase souvent entendue. Mais une déprime passagère, un moment de flottement moral n'est heureusement pas forcément signe de dépression. Alors, comment faire la différence entre une déprime et une vraie dépression qui, elle, est une maladie ?   Dépression, la définition La dépression est une maladie, pas seulement un état de tristesse ou de cafard. En cela, il existe une définition donnée par le manuel des troubles mentaux, le DSM5. La dépression correspond à des critères extrêmement précis : Il existe forcément une humeur dépressive ou/et une perte d'intérêt ou de plaisir pour les activités en donnant habituellement. Sans un de ces deux éléments, il n'existe pas de dépression. Les symptômes présentés existent depuis au moins deux semaines et représentent un changement par rapport à l'humeur habituelle du sujet. Les symptômes ne sont pas dus à une maladie générale ou à l'usage d'une substance (drogue, médicament, alcool). Parmi les symptômes présentés, il doit en exister au moins cinq parmi les suivants pour que l'on parle de dépression : Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (sentiment de tristesse ou vide) ou observée par les autres (pleurs). Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours. Perte ou gain de poids significatif (5%) en l'absence de régime, ou diminution ou augmentation de l'appétit tous les jours. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours. Fatigue ou perte d'énergie tous les jours. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peu être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade). Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.   Pour que l'on parle de dépression, il faut encore que tout cela induise une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Il faut également que les symptômes ne soient pas dus à des troubles schizophréniques, psychotiques ou délirants donc à une autre maladie mentale. Il ne faut pas que la personne ait eu des épisodes d'excitation excessive qualifiés par les médecins d'épisodes maniaques ou hypomaniaques car dans ce cas, si la personne est déprimée, il s'agira plutôt de ce que l'on appelle un trouble bipolaire. Ce qui n'est pas une dépression, mais une déprime passagère Certaines personnes peuvent sembler dépressives alors qu'elles ne sont pas en dépression au sens médical du terme. Elles subissent une déprime passagère. Cela ne signifie pas pour autant qu'elles n'ont pas besoin d'aide. Quelqu'un qui ne présenterait pas au moins une humeur dépressive ou un manque d'intérêt ou de plaisir pour des activités qu'il aimait auparavant n'est pas dépressif, même si tous les autres signes sont présents. Ainsi, par exemple Cécile, qui sent une perte d'énergie, a perdu du poids et manque de confiance en elle : elle n'est pas en dépression, même s'il est clair qu'elle se sent mal. En effet, elle continue à s'intéresser à toutes sortes de choses et elle ne présente pas une humeur dépressive. Une personne présentant absolument tous ces signes de dépression... mais depuis seulement 4 ou 5 jours n'est pas en dépression. Il arrive à n'importe qui de ressentir une baisse de moral sans que ce soit une maladie. Des pensées de mort récurrentes, même si elles sont inquiétantes ne sont pas forcément liées à une dépression. Une personne consommant du cannabis et de l'alcool régulièrement peut avoir des symptômes de dépression, mais cela n'est pas considéré comme une dépression. Il s'agit d'un état lié à la consommation de ces drogues. Une personne qui est en deuil après la perte d'un être cher peut être ou non en dépression. La tristesse, la rumination, l'insomnie, la perte d'appétit ou de poids, si elles peuvent ressembler à une dépression, n'en sont pas forcément si elles ne sont pas associées à d'autres signes tels que la dévalorisation, les pensées suicidaires, ou l'altération du fonctionnement psychomoteur et général.   Attention, c'est peut-être une dépression La plupart du temps, une dépression ne se déclenche pas du jour au lendemain. Personne ne se réveille un matin, ayant été en pleine forme la veille et en dépression brutale le lendemain. Il existe toujours des signes annonciateurs.Et c'est important de le savoir. Car il se produit presque toujours un glissement progressif vers la dépression, et il ne faudrait pas négliger de le détecter que ce soit pour soi-même ou pour quelqu'un de l'entourage. Beaucoup de personnes prennent courageusement sur elles quand elles sont en déprime, ne réalisant pas qu'elles sont en train de sombrer. Aussi est-il important de connaître les signes de dépression, de manière à réagir quand ils s'ajoutent les uns aux autres. L'idéal serait de se soigner psychiquement avant même que la dépression ne soit installée. Cela permettrait au cerveau de ne pas s'habituer à un fonctionnement en état dépressif, car dans ce cas, il faut ensuite des mois pour le « rééduquer » par les médicaments et la psychothérapie. Détecter la dépression : quels signes annonciateurs doivent alerter ?Ce sont tout simplement des signes de dépression, même lorsqu'ils ne sont pas au complet. Une fatigue qui devient chronique. Une anxiété chronique : l'anxiété, quand elle dure, épuise notre organisme, et cet épuisement peut conduire à un état dépressif. Une perte de la sensation d'énergie et d'élan vital. La disparition des envies, du plaisir et des projets. Les ruminations négatives, Les idées noires (idées liées à la mort, suicide, envie d'en finir, se dire que tout irait mieux si l'on n'était pas sur terre, que ça arrangerait tout le monde que l'on disparaisse, que ce serait merveilleux d'arrêter de souffrir...) Les problèmes de sommeil, qu'il s'agisse d'une difficulté à dormir, de problèmes de réveils nocturnes, de sommeil non réparateur, ou bien d'une envie de dormir envahissante. Une difficulté à supporter le bruit environnant Une irritabilité inhabituelle, Et bien sûr une tristesse comme un voile dont il serait impossible de se débarrasser. Comment réagir devant des signes de dépression ? Si vous percevez ces signes chez vous-même ou chez une personne proche, surtout ne les négligez pas. Commencez par vous demander ce qui ne va pas. Peut-être pouvez-vous changer certains facteurs qui vous dépriment ou aider quelqu'un à faire évoluer sa situation pour aller mieux. Car la dépression ne vient pas seulement de notre cerveau, mais aussi beaucoup des pressions extérieures qui peuvent s'exercer sur la personne.Si prendre quelques résolutions ou engager des changements dans la vie ne suffit pas, cherchez de l'aide. Quelqu'un à qui parler, un ami, un écoutant téléphonique (SOS amitié peut être très utile).Mais le plus efficace, ce sera sans doute d'oser consulter un psy. Une personne extérieure qui sache vous écouter sans jugement, avec une ouverture d'esprit et avec des techniques permettant de vous aider à remonter la pente avant de tomber trop bas. Nous avons tous nos fragilités et consulter un psy (psychiatre ou psychologue) est une preuve de courage et non de faiblesse ! Et très souvent, une thérapie de soutien dans un moment difficile permet d'aller mieux sans passer par la case dépression... à condition de réagir à temps.Le numéro de téléphone de SOS amitié proche de chez vous : https://www.sos-amitie.com/web/lille/carte Source : e-santé Dr Catherine Solano

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Activité physique : huit idées reçues sur ses effets

Trop de sport fait-il plus de mal que de bien ? Le sport peut-il contrecarrer la prédisposition au surpoids et limiter le risque de décéder d'une crise cardiaque ? Un tri s'impose, parmi le flot d'informations contradictoires sur l'activité physique et ses bienfaits "santé".   Un peu de sport le dimanche suffit à contrer les effets du tabac FAUX. Cette idée tenace est fausse, malheureusement. Le Pr François Carré, cardiologue, médecin du sport à l'hôpital Pontchaillou de Rennes et cofondateur de l'Observatoire de la sédentarité est formel* : « le sport du dimanche n'élimine absolument pas les effets nocifs du tabac. La prévention des accidents cardiovasculaires repose sur le respect des règles de bonnes pratiques et un bilan médical pré-compétition efficace et respecté par le pratiquant ». De plus, il est absolument déconseillé de fumer dans les deux heures qui précédent ou qui suivent la pratique d'une activité physique. Le sport trop intense est dangereux Faux. Le potentiel effet délétère cardiaque d'une pratique sportive intense sur plusieurs années fait débat. A ce jour, « aucune donnée ne permet de généraliser cette idée et il faut savoir que la durée de vie des champions est plus longue que la moyenne, précise le Pr François Carré. Mais la compétition n'est pas plus bénéfique pour la santé qu'une activité modérée. Au total, le sport est globalement bon pour la santé, mais son mode de pratique doit parfois être individuellement adapté, en particulier après la cinquantaine ». Le sport, un antidote à la crise cardiaque ? VRAI. Cela paraît logique mais c'est une grande étude (février 2016) qui le dit. Les personnes ayant une excellente condition physique sont moins susceptibles de décéder d'un infarctus du myocarde (1). Plus le score en équivalents métaboliques (MET ; mesure de l'intensité d'une activité physique et de la dépense énergétique) est élevé (plus la condition physique est bonne), plus le risque de décès est faible. Ceci a été étudié chez plus de 2 000 participants qui ont subi une crise cardiaque et avaient réalisé une épreuve d'effort auparavant. Au-delà d'un score MET supérieur à 10, le risque de décès suite à une crise cardiaque était réduit de 40 %. En résumé : un point du score MET en plus, c'est 8% en moins de risque de décès ! "Point de côté", le remède est d'appuyer sur la zone douloureuse FAUX. Cela ne sert à rien car la douleur est due à une mauvaise vascularisation du diaphragme, qui se contracte alors. C'est la conséquence d'une respiration inadaptée. Les personnes sédentaires sont plus exposées. Le point de côté survient pendant l'effort et surtout la course à pied, quelle que soit la vitesse. Le seul moyen pour le faire partir est d'inspirer et d'expirer à fond. Pour l'éviter, mieux vaut prendre le bon rythme ventilatoire (respiration abdominale de préférence) dès le départ : une inspiration sur deux foulées puis une expiration sur deux foulées, un exemple parmi d'autres. Suffit-il de transpirer pour perdre du poids quand on est prédisposé à grossir ? VRAI, en partie. Condamné à être obèse ? Pas si vite. Un gène qui prédispose à l'adiposité (FTO) peut être modifié par l'activité physique. Celle-ci freine son action entre 36 % et 75% au niveau des muscles et des tissus adipeux. Un message encourageant : non seulement l'activité physique permet de perdre du poids et de renforcer sa musculature, mais elle agirait aussi sur ce gène FTO, conclut l'étude d'une cohorte multi-ethnique (EpiDREAM) (2). Les enfants se dépensent suffisamment pour manger ce qu'ils veulent FAUX. En 40 ans, les "9-17 ans" ont perdu environ 25 % de leur capacité physique (endurance). « C'est insuffisant et une bombe à retardement », prédit le Pr François Carré (Renne) (3). En France, moins de 50 % des enfants respectent les 60 minutes d'activité physique quotidienne préconisées par les autorités sanitaires. Les Français sont lucides. Lors d'un sondage Odoxa pour Le Figaro-France Inter-MNH, 61% des Français ont l'impression que les enfants de leur entourage pratiquent de moins en moins d'activité physique par rapport aux générations d'il y a 20 ou 30 ans. « L'homme atteint le maximum de sa capacité physique entre 18 et 22 ans. Ensuite, il décline inexorablement. Plus il part de haut, plus il a de chances de vivre longtemps en bonne santé », explique François Carré. Sédentarité et manque d'exercice physique sont synonymes FAUX. L'inactivité physique, c'est moins de 30 minutes d'activité physique quotidienne alors que la sédentarité est une fréquence faible, voire nulle, de déplacements. « Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l'espérance de vie », estime le Pr François Carré. Pratiquer régulièrement 30 minutes d'activité physique par jour ou une activité intense deux fois par semaine réduit de 25 à 30% le risque d'accident vasculaire cérébral et coronaire ou sa récidive. Le fait d'être sédentaire est un facteur en soi de mortalité cardio et cérébro-vasculaire supplémentaire. Une étude Brésilienne a même chiffré que la station assise pendant plus de trois heures par jour causerait près de 4% de la mortalité mondiale, soit plus de 433 000 décès évitables dans le monde, dont 21 000 en France. En cas de cancer, mieux vaut préserver ses forces FAUX. De nombreuses études scientifiques sont au contraire en faveur de l'exercice physique chez des personnes atteintes de cancer. Il réduit la fatigue liée à la maladie et améliore aussi la force et la qualité de vie. Les recommandations penchent pour 150 minutes d'activité physique par semaine. Celui-ci doit plutôt être d'intensité modérée, confirme une publication scientifique qui a compilé 42 études, avec une action bénéfique sur la fatigue et l'endurance, sauf pour les tumeurs hématologiques (cancers du sang) (6).Pour en savoir plus sur le sport et le coeur : www.clubcardiosport.com et http://www.fedecardio.org/pdc/ Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Rire : 8 bonnes raisons santé de rigoler !

Rire, c'est excellent pour la santé, cela peut même s'avérer une excellente thérapie ! Nous adhérons tous intuitivement à cette idée. Déjà en 1928, le Dr James Walsh (1) affirmait : « la meilleure formule de santé d'une personne est mathématique : sa santé est proportionnelle sa quantité de rires ». Les bienfaits du rire sur la santé sont aussi étudiés scientifiquement...   Rire entraîne une relaxation musculaire durable Des études montrent que rire diminue le tonus musculaire, entraînant une relaxation de nos muscles. Pendant la phase de rire, des groupes musculaires sont activés, puis, après le rire, se produit une relaxation musculaire générale pouvant durer environ trois quarts d'heure. Rire, c'est respirer mieux Des épisodes de rire entraînent des mouvements de respiration profonde. Et l'on sait que respirer profondément est une fonction permettant non seulement de détendre notre physique et notre mental, mais également d'oxygéner tous nos organes. Rire, c'est (presque) faire de l'exercice physique ? L'exercice physique est excellent, lui aussi, pour la santé. Et rire, c'est accélérer son rythme cardiaque, augmenter son rythme respiratoire, et faire travailler des groupes musculaires. C'est donc très bon pour la santé... Mais ne croyez pas pouvoir échapper à l'exercice en riant beaucoup : rire produit les mêmes effets que l'exercice, mais de manière ponctuelle, puisque ces effet surviennent pendant le rire intense et donc de manière relativement limitée dans le temps (même quand on rit souvent). Cela dit, même un peu d'exercice est bénéfique, alors, rire apporte un peu du bénéfice de l'exercice. Rire abaisse les hormones du stress. On l'a tous perçu, un bon fou rire, ça détend. Et c'est prouvé scientifiquement, puisqu'après une vidéo comique au cours de laquelle les spectateurs rient, le cortisol, l'hormone du stress diminue. Rire, c'est bon pour l'immunité. Et cela serait dû justement à la diminution des hormones du stress comme le cortisol. Car un cortisol trop élevé, donc un stress trop élevé diminue l'immunité... alors que rire la stimule. D'où l'effet probable sur la santé sur toutes sortes de maladies où l'immunité compte, bien sûr les maladies infectieuses, mais également les cancers. Rire contre le cancer ? L'effet du rire sur l'immunité est démontré, car après une vidéo humoristique de 60 minutes, il augmente de manière significative l'effet de certaines de nos cellules ayant un effet anti cancer, les cellules NK ou tueuses naturelles (Natural Killers) pendant et après la vidéo par comparaison avec des personnes regardant un film non humoristique. D'autre part les immunoglobulines G, agents de l'immunité sont également augmentées et cela pendant au moins 12 heures. D'autres études montrent que les personnes qui rient aux éclats ont des réactions bien plus positives que celles qui sourient seulement. Rire, c'est antidouleur Rire en regardant un film drôle entraîne une diminution de la douleur, ce que l'on appelle une tolérance à la douleur. Et cette atténuation de la douleur dure au moins 20 minutes après la fin du film. Et plus les personnes montraient des signes d'hilarité, plus l'effet sur la douleur était net. Les personnes restant impassibles ont une atténuation moindre et quand on souffre, il vaut donc mieux avoir une capacité à rire si l'on veut souffrir le moins possible. Rire pour se tenir à distance de sa maladie Et pour finir, même si rire est bon et que c'est prouvé de manière scientifique, il faut également ajouter que quand quelqu'un peut rire d'un problème comme une maladie, le problème cesse d'exister sous sa forme originale et devient plus malléable et moins menaçant. C'est un élément d'une importance capitale devant la maladie.Attention, tous les rires ne sont pas bénéfiques ! Le bon rire, celui qui est bon pour la santé, c'est le rire contenant de l'humanité, le rire bienveillant, celui où l'on rit ensemble, où l'on se moque de soi-même. Jamais un rire ironique, moqueur, grinçant, sarcastique, ni des plaisanteries cherchant à rabaisser l'autre au sujet de sa religion, sa nationalité, son sexe, son orientation sexuelle...Les médecins ne rient pas suffisamment avec leurs patients... Les soignants n'osent souvent pas rire avec les malades. Ils ne veulent pas sembler manquer de sérieux, et ont le sentiment de ne pas avoir de temps pour l'humour. Pourtant, vu les effets positifs du rire sur la santé, ce serait plutôt du temps gagné, et davantage de santé pour ceux qui ont besoin d'aller mieux, tout comme pour le personnel médical lui-même. Source : e-santé   Dr Catherine Solano

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Asthme : avantage au sport !

Plus question de bannir l’activité physique de son quotidien sous prétexte que l’on est asthmatique. Non seulement l’asthme -lorsqu’il est sous contrôle- n’empêche pas de faire du sport mais ce dernier est indispensable aux asthmatiques. Asthme intermittent ou persistant, tout est permis Il aura suffi d’une décennie, depuis le début des années 2000, pour assister à un retournement de la situation : les personnes asthmatiques s’adonnent de plus en plus souvent à une activité physique. Et c’est tant mieux. Les dernières contre-indications absolues à la pratique de certains sports ne tiennent plus devant les arguments scientifiques dont on dispose désormais. Aujourd’hui, l’asthme traité et contrôlé, intermittent ou persistant, permet de pratiquer tout type de sport, que celui-ci soit occasionnel ou pratiqué à haute intensité. Pr Anne Prud’homme, responsable du service de pneumologie du Centre Hospitalier de Bigorre (Tarbes) : « Pratiquer une activité physique est fortement recommandé chez les personnes asthmatiques. Parce qu’il améliore les performances respiratoires, le sport diminue l’essoufflement (dyspnée). Il est aussi essentiel afin de maintenir l’équilibre personnel pour une bonne santé physique et morale ». L’exercice physique réduit les symptômes de l’asthme Une étude dévoilée au congrès européen sur les maladies respiratoires 2017 (1) appuie les bienfaits du sport : les asthmatiques soumis à un programme d’entraînement intensif associé à un régime alimentaire ont bien toléré les phases d'exercice intensif. Un régime (forte teneur en protéines, faible index glycémique et au moins six portions de fruits et légumes par jour) couplé à des séances d'exercice pendant huit semaines permet d'améliorer les symptômes de l'asthme, la qualité de vie, ainsi que la forme physique. Le score des symptômes a progressé de 50 % dans le groupe soumis aux séances d'exercice et au régime. Dr Louise Lindhardt Toennesen, pneumologue au Bispebjerg Hospital de Copenhague : « Aujourd’hui, tous les asthmatiques peuvent suivre sans danger un exercice intense et bien encadré, et y associer un régime alimentaire équilibré. Ceci en vue d’améliorer le contrôle des symptômes de la maladie asthmatique et la qualité de vie ». On protège ses bronches et on bouge ! Pas question de se priver d’une activité physique pratiquée avec plaisir. La liberté est donc totale, sous réserve d’une consultation médicale pour évaluer le niveau d’asthme du patient, se voir prescrire un traitement contre l’asthme en continu ou pas et d’y ajouter un médicament avant tout effort. En cas d’asthme symptomatique c’est-à-dire lorsqu’il y a des crises, la pratique du sport ne sera en revanche pas possible ; il faut que la maladie soit contrôlée pour donner le feu vert à la pratique du sport.Le sport en lui-même peut déclencher des crises d’asthme, par une cascade de réactions physiologiques. Afin de les prévenir, des précautions simples sont à respecter : En cas d’asthme intermittent, c’est à dire que les crises sont entrecoupées de périodes d’accalmie, il faut inhaler un broncho-dilatateur de courte durée d’action (Ventoline par exemple) 10 à 15 minutes avant tout effort afin de maintenir les bronches ouvertes pendant plusieurs heures. En cas d’asthme continu, il faut utiliser un broncho-dilatateur avant un sport d’endurance ou un sport connu pour déclencher des crises (asthmogène). L’échauffement doit alors être progressif.   Quel sport idéal pour un asthmatique ? Une fois l’asthme sous contrôle, voici quelques repères : Etre vigilent quant aux conditions climatiques. S’il fait froid et l’intensité du sport forte, la différence de température entre l’air extérieur et les bronches pourrait aggraver les réactions bronchiques et déclencher la crise. Pour éviter cela, il faut chauffer petit à petit l’air qui arrive aux poumons en abordant l’effort de façon progressive et en posant au début de l’effort une écharpe sur le nez et la bouche et en respirant par le nez. Plus besoin de surveiller son débit respiratoire de pointe (volume d'air circulant dans les poumons durant un temps donné) de façon systématique. Néanmoins, en cas de gêne, d’essoufflement, ce geste peut être utile afin de vérifier que l'asthme est bien équilibré. Avoir toujours dans sa poche un bronchodilatateur en cas de gêne respiratoire et l'utiliser sans attendre ou mieux, en préventif avant le sport. Préférez pour les sports dits « portés » comme natation, le vélo mais aussi la marche rapide ; les efforts respiratoires étant progressifs. Renoncer au sport le temps d’une crise d'asthme ou en cas d’infection avec ou sans fièvre. Adapter l'intensité de l’effort à ses possibilités. La plongée sous-marine n’est pas contre-indiquée. Mais la maladie doit être absolument contrôlée, c'est-à-dire sans symptôme depuis au moins un mois. Difficile en effet d’inhaler le bronchodilatateur sous l’eau. Il revient au pneumologue de donner ou non son accord.   L’asthme, risque professionnel chez les athlètes ? Une étude publiée à l’occasion des Jeux Olympiques de Rio 2016 (2) a soulevé deux points qui restent encore à approfondir : selon les données de l’Agence mondiale antidopage, les athlètes olympiques asthmatiques ont systématiquement obtenu plus de médailles que les non-asthmatiques. Les données manquent encore pour l’expliquer.Par ailleurs, l’asthme a été qualifié de « risque professionnel » chez les athlètes d’endurance de haut niveau ; des années d’entraînement en endurance pouvant endommager les voies aériennes, les rendre hyper-réactives et faire apparaître un asthme chez les athlètes. Dr Ken Fitch, Faculté des sciences du sport à l’Université d’Australie-Occidentale et auteur de l’étude : « Il semblerait qu’il existe une relation paradoxale entre l’activité physique et l’asthme selon laquelle la première pourrait prédisposer au second ».(1) Toennesen LL et coll. : Exercise and diet improve asthma control in non-obese asthma patients: a randomized controlled trial. Intervention au European Respiratory Society International congress (Milan) : 9 - 13 septembre 2017 ; (2) Fitch K. The World Anti-Doping Code: can you have asthma and still be an elite athlete? Breathe (Sheff). 2016 Jun; 12(2): 148–158. D’après un entretien avec Pr Anne Prud’homme, responsable du service de pneumologie du Centre Hospitalier de Bigorre (Tarbes) et les publications du Dr Louise Lindhardt Toennesen et du Dr Ken Fitch.

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Neurofeedback (neuroptimal) : aider son cerveau à mieux fonctionner

Le Neurofeedback est une méthode douce qui permet au cerveau de s’autoréguler et de se réorganiser pour optimiser son fonctionnement. Cette approche est de plus en plus souvent proposée en complément de la médecine traditionnelle dans quasiment tous les domaines, allant des problèmes de santé à l’amélioration des performances. Explications de Marie-France Sebe*, praticienne de Neurofeedback dynamique (neuroptimal).   En quoi consiste la technique du Neurofeedback dynamique (neuoptimal) ? Le Neurofeedback est une méthode douce. Marie-France Sebe*, praticienne de Neurofeedback dynamique (neuroptimal), explique que lors d’une séance, « la personne est passive, elle est assise et regarde un film ou écoute de la musique, au choix, l’important étant le son. Pendant ce temps, des capteurs positionnés sur le crâne à des endroits précis enregistrent l’activité électrique du cerveau, comme un électroencéphalogramme. 256 fois par seconde le logiciel analyse cette activité. Dès qu’il détecte une variation brutale, il y a une interruption du son. Cette coupure informe le cerveau en temps réel de ce qu’il est en train de faire, c’est le « feedback ». Il est libre de modifier son fonctionnement, il s’autorégule ». Il s’agit d’un mode de fonctionnement naturel et habituel, à la base de tous nos apprentissages. « Le Neurofeedback que je pratique est dit « dynamique », précise Marie-France Sebe. Le cerveau se réorganise tout seul sans ciblage de notre part, il n’y a donc aucun effet secondaire ni diagnostic établi ». Avec le Neurofeedback dynamique, il n’y a aucun risque de dérive, car le cerveau s’autorégule de lui-même. Ce sont les turbulences liées à de mauvaises régulations qui déclenchent l’arrêt du son, le cerveau va aller vers ce qui est le plus confortable pour lui. L’interruption étant simultanée à une perturbation, elle informe au moment présent. Autrement dit, à chaque nouvel arrêt, le cerveau a déjà réagi au précédent, il s’est déjà réorganisé lorsque la turbulence suivante arrive. La progression est permanente. C’est aussi pour cette raison que l’on ne compare pas ici l’activité du cerveau à une activité de référence. Qui peut tirer avantage du Neurofeedback ? Attention, le Neurofeedback dynamique (neuroptimal) ne se substitute par à une démarche thérapeutique et ne constitue pas un traitement médical. Il n’établit aucun diagnostic et aucun traitement médical ne doit être interrompu. Le Neurofeedback agit comme un entrainement, non intensif, non contrôlé, permettant à tous de fonctionner au mieux de son potentiel. Cet entrainement étant passif et sans effet secondaire, il est accessible à tout âge. Cette autorégulation du cerveau entraine des changements dans tous les domaines et s’adresse ainsi tant aux enfants (troubles du langage, compréhension, attention, coordination?) qu’aux seniors (motricité, mémoire?), adultes (anxiété, maux de tête, insomnie, fatigue chronique?), étudiants (performances cognitives, concentration, stress?) et sportifs (performances comportementales, endurance?). Les séances de Neurofeedback permettent aussi de développer ou d’augmenter l’estime de soi, la communication, le leadership, la créativité? Peut-on prédire les résultats du Neurofeedback ? Les turbulences n’ont pas une origine unique. Le cerveau régit plusieurs sous-systèmes : cardiaque, hormonal, immunitaire. De ce fait, le Neurofeedback va agir dans le domaine cognitif, émotionnel, physique. Par exemple, une personne stressée peut présenter le cas échéant des problèmes de digestion, de sommeil, des maux de tête, de l’anxiété, tous ces signes pouvant être plus ou moins marqués chez une même personne à un moment donné. Le Neurofeedback va permettre une auto régulation dans tous les domaines, mais vu qu’on ne cible rien de particulier, on ne peut prédire quel changement va s’opérer en priorité. Chez une personne qui entreprend des séances par exemple pour des difficultés de sommeil, les premières séances peuvent améliorer la forme, diminuer l’anxiété, la tristesse, etc., avant d’agir sur le sommeil. Marie-France Sebe : « je rencontre souvent des personnes qui après quelques séances pour des difficultés de sommeil par exemple, sont beaucoup plus détendues, ont moins de douleur. La résolution des problèmes de sommeil venant parfois s’installer après dans le processus d’autorégulation. »  En Neurofeedback, on considère le fonctionnement global du cerveau et au fil de la pratique, des multiples changements subtils apparaissent dans divers domaines. Chaque séance est pérenne et apporte quelque chose, mais pas forcément dans un ordre prévisible. Combien de séances ? Marie-France Sebe : « Chaque séance est pérenne, mais les changements peuvent être subtils, surtout au début. C’est pourquoi je recommande toujours de débuter par des séances assez rapprochées afin de mieux apprécier les modifications (2 par semaine pendant 2 semaines). Ensuite libre à chacun de choisir le rythme qui lui convient. » En moyenne, il faut compter environ 10 séances. Dans certains cas, il est nécessaire d’en faire plus, même si parfois chez certaines personnes quatre ou cinq suffiront. Concernant le prix, il faut compter entre 50 et 80 euros la séance. Pour en savoir plus Le Neurofeedback dynamique Alpes-Maritimes : www.neurofeedback-alpesmaritimes.com. Association pour la Diffusion du Neurofeedback en France, www.adnf.org. Association Française de Psychothérapie et de Neurofeedback, www.afpn.eu.   Marion Garteiser, journaliste santé

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