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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…

Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé

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Les ronflements : que faut-il savoir ?

Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache

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Et si on mangeait des graines de lin ?

Les graines de lin sont intéressantes en matière de santé à bien des égards, en raison des trois composés actifs qu’elles renferment, que sont les fibres, les lignanes et les oméga-3. C’est ainsi que les graines de lin sont utilisées tour à tour contre la constipation, l’excès de cholestérol, les symptômes de la ménopause ou encore les maladies cardiovasculaires… Des graines de lin contre la constipation, le syndrome de l’intestin irritable, la gastrite… Les fibres contenues dans les graines de lin ont un effet laxatif, utile contre la constipation chronique. À consommer en quantité progressivement croissante (graines de lin entières réduites en poudre). Utilisées sous forme de poudre fine, les graines de lin non entières soulagent les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Toujours moulues, elles sont utilisées en cas d’inflammation intestinale (gastrite, entérite), notamment provoquée par l’abus de laxatifs. Des graines de lin contre les bouffées de chaleur ? Les lignanes appartiennent à la famille des phytoestrogènes. À cet égard, les graines de lin pourraient contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. C’est la raison pour laquelle les graines de lin entrent parfois dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles de la ménopause, tout comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) ou l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), également riches en lignanes. Mais les études restent contradictoires quant à l’efficacité des graines de lin contre les symptômes de la ménopause (1). De même, les phytoestrogènes des graines de lin pourraient agir sur le métabolisme des estrogènes et jouer un rôle dans la prévention des cancers du sein. Mais là encore, rien n’est encore prouvé. Des graines de lin contre l’excès de cholestérol Les fibres (notamment le mucilage) contenues dans les graines de lin peuvent contribuer à réduire l’excès de cholestérol. Cet effet pourrait également être véhiculé par les lignanes et les oméga-3 présents dans les graines de lin. L’effet reste modeste, mais intéressant chez les personnes qui présentent de l’hypercholestérolémie (2). Protection cardiovasculaire globale Dans la famille des oméga-3, on distingue l’acide alpha-linolénique (ALA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA). L’ALA a plus particulièrement été impliqué dans la prévention cardiovasculaire. Or les graines de lin constituent une source très importante d’ALA. C’est d’ailleurs pourquoi les graines de lin ont été introduites dans l’alimentation des poules pondeuses, pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les hommes aussi devraient tirer un bénéfice cardiovasculaire de la consommation de graines de lin. Mais pour l’instant, les études entreprises sur ce sujet n’ont montré qu’un effet modeste (3). Graines de lin ou huile de lin ? L’huile de lin est peu utilisée car à l’air et à la lumière, elle a l’inconvénient de s’oxyder rapidement, elle rancit. On commence cependant à en trouver dans certains magasins. Mais attention, l’huile de lin ne s’utilise pas pour la cuisson. Quant aux graines de lin, on peut les acheter en vrac. Mais une fois moulues, elles doivent être conservées au réfrigérateur et consommées rapidement car, en poudre, elles s’oxydent aussi rapidement. Moulues, elles peuvent être ajoutées à des salades ou à des yaourts. Entières ou parfois broyées, elles sont de plus en plus utilisées en boulangerie (pains, gâteaux…) ou intégrées dans les céréales. Enfin, on en trouve en compléments alimentaires (sous forme de capsules opaques pour l’huile de lin). Isabelle Eustache

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Comment éviter ou écourter un rhume ?

Le rhume est très fréquent. Cette infection virale se manifeste par un nez bouché, des éternuements, un mal de gorge et parfois une légère toux. Faut-il consulter en cas de rhume ? Comment savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une grippe ? Comment l'éviter ? Et sinon, comment ne pas le transmettre à toute la famille ? Les rhumes sont extrêmement contagieux Avec l'arrivée du froid hivernal, l'organisme est moins résistant et les défenses immunitaires moins performantes. C'est ainsi que les victimes du rhume sont les plus vulnérables à un moment donné.Les enfants sont les plus touchés. Ils contractent en moyenne six rhumes chaque année. Leur système immunitaire encore immature est en cause, mais les virus étant particulièrement contagieux, la vie en collectivité (crèche, garderie, maternelle…) joue également un rôle important.La fréquence des rhumes diminue ensuite avec l'âge. L'adulte, lui, est atteint 2 à 3 fois par an environ et la personne âgée une fois, voire pas du tout, car l'organisme est alors immunisé contre les virus responsables des rhumes. Comment éviter un rhume ? La façon la plus sûre de ne pas attraper un rhume est de veiller à ne pas affaiblir son système immunitaire. Gérez le stress car celui-ci entame à coup sûr les défenses immunitaires : yoga, relaxation…... Pratiquez régulièrement une activité physique : une demi-heure de marche par jour pour les plus sédentaires, c'est déjà ça ! Mangez équilibré, varié et suffisamment : ce n'est vraiment pas le moment de débuter un régime restrictif. Dormez suffisamment et couchez-vous à heure régulière.   Comment éviter de transmettre votre rhume autour de vous ? La transmission virale repose sur l'hygiène : Lavez-vous régulièrement les mains et apprenez aux enfants à le faire correctement : eau et savon, faire mousser pendant plus d'une minute, des ongles aux poignets. N'échangez pas les couverts, les verres, les tétines, les gants de toilette, etc. Portez le moins possible vos mains au visage. Idéalement, portez un masque lorsque vous êtes enrhumé, sinon couvrez votre visage lorsque vous éternuez ou toussez. N'embrassez pas si vous êtes enrhumé, évitez les poignées de main et repoussez certaines visites (personnes malades, âgées, jeunes enfants). Enrhumé ou pas, lorsque les virus circulent, n'embrassez pas un enfant en bas âge sur le visage.   Comment distinguer un rhume d'une grippe ? La grippe se caractérise par des symptômes intenses, qui débutent très brutalement et qui le plus souvent obligent à rester au lit (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, courbatures, forte fatigue…). Inversement, les symptômes d'un rhume s'installent progressivement et sont moins intenses : fièvre peu élevée, légers maux de tête, douleurs, fatigue et faiblesse peu importantes, nez qui coule, congestionné, éternuement et parfois une légère toux, larmoiements. Faut-il consulter en cas de rhume ? S'il s'agit d'une grippe (symptômes intenses d'apparition très brutale), il faut consulter le plus vite possible afdin de bénéficier d'un traitement antiviral.Mais inutile de consulter son médecin traitant dès qu'on attrape un rhume.En revanche, si les symptômes du rhume s'éternisent plus d'une dizaine de jours, ils signalent très certainement la présence de complications. Il devient alors nécessaire de se rendre chez le médecin. Chez l'enfant il s'agit le plus souvent d'une otite moyenne. Mais un rhume peut aussi dégénérer en sinusite, en bronchite, en pharyngite, voire en pneumonie. A noter également qu'un rhume, en affaiblissant l'organisme peut réactiver un herpès (bouton de fièvre ou herpès génital). Comment soigner un rhume ? Le traitement du rhume repose sur celui des symptômes (médicaments contre la fièvre et les douleurs, décongestionnants pour le nez, sirop contre la toux sèche lorsque celle-ci persiste). Rappelons que les antibiotiques n'ont aucune action contre les virus. Ils ne sont donc prescrits que contre les complications bactériennes. Vous avez un rhume. Améliorez votre quotidien !   Rester au chaud et se reposer. Nettoyer le nez à l'aide de pulvérisations nasales d'eau de mer. Boire beaucoup, notamment des boissons chaudes. Ne pas surchauffer la chambre. Veiller à une humidification suffisante de la chambre.   Dr Philippe Presles

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Quels compléments alimentaires pour passer l'hiver en forme ?

Il existe de très nombreux compléments alimentaires, qui, selon leur composition, revendiquent des effets variés. Pour résister aux infections et passer l'hiver en forme, quels sont les vitamines, plantes et oligoélément s à privilégier ? Misez sur les stimulants du système immunitaire et les anti-stress ! Quels compléments alimentaires pour renforcer votre système immunitaire ? Booster ses défenses immunitaires avant l'hiver pour résister à l'attaque des virus et autres microbes à l'origine d'infections de gravité variable, c'est une excellente idée. Voici une petite liste des substances qui peuvent vous être utiles pour stimuler votre système immunitaire. La vitamine C est incontournable. Elle possède de puissantes propriétés antioxydantes et participe à renforcer le système immunitaire. A savoir : les fumeurs sont carencés en cette vitamine ! Les probiotiques : utilisés pour stimuler l'immunité, les probiotiques sont des micro-organismes (bactéries et levures) qui colonisent notre intestin et participent à notre flore intestinale. L'échinacée : cette plante soutient les défenses immunitaires et préviendrait les rhumes et autres infections. Les champignons : le shiitaké, le maïtaké et le Reishi sont des champignons utilisés par la médecine traditionnelle chinoise pour renforcer l'immunité. Ils sont aussi connus pour leur activité anticancer. Le ginseng est également une plante à laquelle on attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire. Le sélénium pourrait contribuer à la lutte contre la prolifération des cellules cancéreuses, mais on lui attribue aussi des effets sur les défenses immunitaires. Le zinc : cet oligoélément est connu pour favoriser l'immunité. La lactoferrine : cette protéine du lait et de la salive inhibe la multiplication des micro-organismes en fixant le fer nécessaire à leur croissance. Elle stimule par ailleurs de nombreuses cellules du système immunitaire. Quels compléments alimentaires pour lutter contre le stress ? L'excès de stress sur le long terme est délétère pour la santé et paralyse nos défenses. Le magnésium : minéral anti-stress bien connu, il est souvent associé à des vitamines du groupe B dans les compléments alimentaires, lesquelles sont également très utiles pour optimiser le fonctionnement de l'organisme.  Le ginseng : utilisé en médecine traditionnelle, le ginseng aide l'organisme à mieux s'adapter au stress. Le décapeptide de caséine alpha 1 : cette fraction de protéine est extraite de la principale protéine du lait, a des propriétés antioxydantes et pourrait également réduire le stress. Et en plus des compléments alimentaires... L'efficacité des compléments alimentaires peut être renforcée : Pratiquez une activité physique quotidienne. L'exercice physique stimule l'immunité et diminue le risque d'infection pendant l'hiver. C'est par ailleurs un anti-stress incomparable ! Adoptez une alimentation variée et équilibrée, en privilégiant les fruits et les légumes de saison, et les produits laitiers fermentés (riches en probiotiques notamment). Pensez à vous relaxer : accordez-vous dans votre emploi du temps des moments de détente.  Isabelle Eustache

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Je suis fatiguée, je mange quoi ?

Les jours sont de plus en plus courts et tristounets. Se lever le matin, c'est plutôt genre calvaire. Dans la journée, vous vous traînez, le moral dans les stilettos. Vous baissez du nez devant la télé ou au ciné. Bref, vous êtes fatiguée, sur les rotules. Alors, que faut-il manger pour vous requinquer et oublier la fatigue ? Vous êtes fatiguée : faites le bilan Demandez-vous d'abord d'où vient cette fatigue. Est-ce que vous dormez assez ? Vous ne buvez pas trop de cafés ? Vous avez de grosses contrariétés qui vous stressent plus que d'habitude ? Vous faisiez du sport et vous avez arrêté pour cause de mauvais temps ? Vous traînez un rhume ? Si votre manque de sommeil est en cause, il est facile d'y remédier en disciplinant vos heures de coucher et en diminuant le café. Les contrariétés ? Rien d'autre à faire que le gros dos en attendant que ça passe. Le sport ? Vous allez vous y remettre vite, dès que ça ira mieux. Le rhume ? Il risque de se dissiper plus rapidement avec de la vitamine C. Alors, que manger pour bien dormir, avoir votre dose de cette vitamine (et des autres) et dissiper cette antipathique fatigue ? Contre la fatigue : mangez des agrumes et des kiwis Ce sont des fruits riches en vitamine C et c'est leur saison. Ne terminez pas un repas sans manger une orange ou un kiwi. Commencez-le avec un pamplemousse : en tartare avec du saumon ou de la dorade, par exemple. Préparez-vous une provision de smoothies en centrifugeant des pamplemousses, des oranges, des kiwis mais aussi des fraises, et des framboises (surgelées évidemment) qui sont tout autant riches en vitamine C. Congelez-les : vous en aurez toujours sous la main.  Mettez du jus de citron (jaune ou vert) partout : non seulement dans les salades mais aussi sur le poisson, la viande, les légumes. Et, éventuellement, prenez un complément de vitamine C, ça ne peut pas vous faire de mal ! Contre la fatigue, mangez des choux Côté légumes, la nature fait bien les choses. C'est la saison de tous les choux et ils sont eux aussi bien fournis en vitamine C. Ils contiennent aussi des sels minéraux et des antioxydants bénéfiques. Alors en avant pour le brocoli, il en regorge ! Cuisez-le croquant et à la vapeur pour qu'il en perde le moins possible et accommodez-le en légume d'accompagnement. Il s'accorde avec tout : poisson, viande, volaille. Et il fait un malheur dans les pâtes et le risotto. Cuisinez-le aussi en potage : avec par exemple des épinards (pleins de vitamine C aussi, et de sels minéraux). Une petite salade de chou rouge ou vert, finement râpés, en entrée ? C'est pas mal du tout et il y en a chez tous les traiteurs si vous n'avez pas le courage de la préparer ou si vous déjeunez au bureau. Quant aux plats, vous avez un grand choix de recettes sur e-sante.fr. http://recette.e-sante.fr/chou Contre la fatigue, mangez des fruits de mer Les huîtres, les bulots et surtout les bigorneaux sont d'une fantastique richesse en vitamines et en sels minéraux de toutes sortes. Ce sont des boosters, pauvres en calories et tout à fait naturels que l'on devrait consommer souvent. Il y a des bigorneaux cuits chez tous les poissonniers : alors achetez-en régulièrement, croquez-en quelques-uns en apéritif, mettez-en dans une tournée de pâtes ou dans une salade : pousses d'épinards et bigorneaux coupés en petits morceaux, c'est top ! Et si votre poissonnier est sympa, faites-lui ouvrir une douzaine d'huîtres et offrez-vous cela pour votre dîner. Rien de tel pour amortir un coup de mou surtout si vous les noyez de jus de citron. Contre la fatigue : du boudin, du foie, des légumes secs, du chocolat Quel est le dénominateur commun de ces produits ? Le fer. Il n'est pas impossible que le vôtre soit en berne, surtout si vous ne mangez pas souvent de viande rouge : dès qu'on en manque, même un peu, on fatigue. Le boudin, beurk ? Mettez-en dans un parmentier, faites une tatin de pommes fruits et de boudin. Le foie ? Accommodez-le à l'aigre-doux (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-tiede-aigre-doux/recette/1550) ou au vinaigre de framboise (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-vinaigre-framboise/recette/1550). En vous souvenant que celui de porc est le plus riche en fer. Les légumes secs ne font pas grossir, vous le savez. Alors, en avant la salade (http://recette.e-sante.fr/salade-lentilles/recette/1741) ou la purée de lentilles (http://recette.e-sante.fr/puree-lentilles/recette/1051) ou d'autres préparations (http://recette.e-sante.fr/lentilles). Il y a 10,7 mg de fer dans 100 g de chocolat. Voilà un bon prétexte pour en croquer une barre au moins tous les jours. Contre la fatigue : du magnésium Sauf le boudin, ces produits sont aussi riches en magnésium, dont le manque peut aussi être responsable de votre fatigue, de vos problèmes de sommeil. Surtout si par-dessus le marché une crampe vous cisaille souvent les jambes. Raison de plus pour les consommer souvent en buvant une eau qui en est bien pourvue (Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quézac). Mais une petite cure de magnésium en complément ne vous fera sûrement pas de mal car même avec une alimentation qui en est riche, on a du mal à atteindre son quota de 350 mg par jour. Trois repas équilibrés par jour avec du pain Si vous sautez le petit déjeuner, si vous déjeunez d'un sandwich ou d'une salade, si vous grignotez en rentrant à la maison et vous gavez au dîner parce que, à juste titre, vous êtes affamée, il ne faut pas vous étonner d'être fatiguée et de mal dormir ! Il en va de même si vous ne mangez pas de pain ou alors en quantités homéopathiques. Vous manquez de ces bons glucides lents qui apportent de l'énergie. Pour vous les fournir, il faut au moins 150 g de pain par jour. Mieux vaut remettre de l'ordre dans votre alimentation si vous voulez retrouver la pêche. Petit déjeuner copieux (pain, laitage, fruit), déjeuner et dîner avec viande, poisson ou oeuf, du pain et/ou des féculents, beaucoup de légumes, un laitage et un fruit pour terminer. Mais si avec tout cela votre fatigue ne cède pas, il faut alors consulter votre médecin afin de vous assurer qu'elle n'a pas une autre origine que votre mode de vie et votre alimentation. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Quelles sont les maladies infectieuses les plus fréquentes chez l'enfant ?

Les maladies les plus fréquentes chez les jeunes enfants (0 à 6 ans), sont infectieuses. Il s'agit des rhinopharyngites, des angines, des otites, des gastroentérites et des bronchiolites. Ces maladies infectieuses guérissent le plus souvent spontanément ou avec l'aide d'un traitement simple. Ceci dit, n'hésitez pas à appeler votre médecin. La rhinopharyngite La rhinopharyngite est une maladie virale particulièrement fréquente. Elle se traduit notamment par un nez qui coule, de la toux, de la fièvre.Le traitement est celui des symptômes, car la rhinopharyngite guérit spontanément. L'angine Dans 75% des cas l'angine est virale, sinon bactérienne. Cette inflammation des amygdales et de la gorge entraîne des maux de gorge et une fièvre plus ou moins élevée selon l'origine de l'angine.Le traitement est celui des symptômes dans le cas de l'angine virale. Mais s'il s'agit d'une angine bactérienne, un traitement antibiotique s'impose, d'où la nécessité de consulter son médecin. Pour faire la différence entre une angine virale ou bactérienne votre médecin pourra réaliser un test rapide permettant de repérer les streptoccoques. Dans ce ce cas le traitement antibiotique s'impose. L'otite Cette infection de l'oreille moyenne, d'origine bactérienne dans la majorité des cas, se traduit par une oreille très douloureuse provoquant des pleurs intenses et fréquents chez les bébés, de la fièvre et un nez qui coule. L'otite se traite à l'aide d'antibiotiques, d'anti-inflammatoire et de paracétamol contre la fièvre et la douleur.  La bronchiolite Virale, la bronchiolite est très fréquente chez les bébés jusqu'à l'âge de 3 ans environ. Inquiétante, elle se traduit par une respiration sifflante, une toux grasse, de la fatigue, un refus de s'alimenter et une légère fièvre.Pas d'affolement, les symptômes sont impressionnants mais souvent sans réelle gravité. Ne vous rendez pas aux urgences de votre propre chef. Demandez conseil à votre médecin, lequel prescrit habituellement des séances de kinésithérapie de désencombrement respiratoire.  La gastroentérite Cette infection virale se traduit typiquement par des diarrhées et des vomissements, et de la fièvre. Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. On recommande chez les jeunes enfants de recourir aux solutions de réhydratation en vente en pharmacie. Attention, les gastroentérites, les rhinopharyngites et les bronchiolites sont des maladies particulièrement contagieuses. Le lavage fréquent des mains est essentiel et indispensable avant de s'occuper d'un bébé, en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. Le mouchage est également important, à l'aide d'un mouchoir à usage unique (et on se lave ensuite les mains après s'être mouché). Pour faciliter le mouchage des jeunes enfants, on peut utiliser du sérum physiologique ou de l'eau saline.  Isabelle Eustache

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Quels sont les signes d'un zona ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle. Ainsi, seules les personnes ayant eu la varicelle, le plus souvent durant l'enfance, peuvent souffrir d'un zona. Les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus souvent concernées par le zona, probabilité qui augmente à mesure que l'immunité diminue. Quels sont les signes indiquant qu'il s'agit d'un zona ? Le zona est une maladie fréquente En France, on observe 1,3 à 5 cas de zona pour 1.000 personnes, et 5 à 10 cas de zona pour 1.000 chez les plus de 60 ans. Au cours de la vie, 20% de la population pourrait souffrir d'un zona à un moment de sa vie.Le point sur cette maladie et sur les signes d'un zona. Le zona : une réactivation du virus de la varicelle Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. En effet, après avoir contracté la varicelle, le virus herpès zoster reste latent dans l'organisme et peut en cas de baisse des défenses immunitaires se réactiver et infecter les nerfs, donnant le zona.C'est ainsi que les personnes âgées sont plus particulièrement sujettes à développer un zona, tout comme les personnes immunodéprimées, atteintes du virus du sida ou en raison des traitements du cancer (radiothérapie, chimiothérapie). Et si c'était un zona ? Quels sont les signes du zona ? Le zona est parfois précédé durant 3 à 4 jours d'une sensation de malaise avec frissons, fièvre, nausées, diarrhées ou difficultés à uriner.Apparaît ensuite une éruption de pustules en bouquets, entraînant des brûlures et des démangeaisons sur un seul côté du torse ou du dos. Les petites vésicules sont remplies de liquide contenant le virus de la varicelle, qui peut alors être transmis aux personnes non immunisées.Les pustules sont très douloureuses et durent longtemps, plusieurs semaines, avant de disparaître spontanément. Comment se soigne un zona ? Durant les éruptions cutanées, les pustules sont nettoyées afin de limiter l'infection. En cas de pustule près d'un oeil, une consultation urgente en ophtalmologie s'impose.Sinon, le traitement du zona repose sur des antiviraux (type acyclovir). Pris très tôt, ils peuvent réduire la sévérité des symptômes du zona et leur durée.Mais ce traitement antiviral contre le zona permet également de réduire le risque d'atteinte des nerfs sous-jacents aux pustules, entraînant les redoutables complications névralgiques dites douleurs post-zostériennes, qui pourraient alors nécessiter des antidépresseurs.En effet, ces douleurs cutanées chroniques du territoire de distribution d'un nerf infecté par le virus du zona peuvent persister 1 à 3 mois, voire plus d'un an après l'épisode de zona avec pustules. Attention toutefois, seuls 10% des malades du zona développent une névralgie post-zostérienne.Sinon, des anti-inflammatoires, des anesthésiques et des antihistaminiques permettent d'apaiser les douleurs et les démangeaisons.Bonne nouvelle, les personnes à risque de zona peuvent bénéficier d'un vaccin (Zostavax de Sanofi Pasteur MSD).   Isabelle Eustache

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Blanchiment des dents : quels risques ?

Qui n'a jamais rêvé de se faire blanchir les dents ? Avec les nouveaux procédés, la tentation est grande. Nous avons tous entendu parler des kits de blanchiment des dents, en vente libre, et plus récemment encore des bars à sourire... Mais que propose exactement le dentiste ? Quels sont les bénéfices ? Quels sont les risques du blanchiment des dents chez le dentiste ? Le dentiste dispose de deux méthodes pour blanchir les dents   La première méthode de blanchiment des dents à disposition du dentiste consiste à éclaircir les dents elles-mêmes. L'autre technique de blanchiment consiste à recouvrir les dents de facettes.   Le blanchiment direct des dents : quelles sont les différentes techniques ? Chez les fumeurs ou les grands buveurs de thé ou de café, le chirurgien dentiste procède à un détartrage et à un polissage. L'arrêt du tabac est fortement conseillé.Lorsque les dents sont foncées naturellement, on recourt à des techniques d'éclaircissement qui consistent à appliquer un produit éclaircissant spécifique (peroxyde de carbamide, peroxyde d'hydrogène ou perborate de sodium pour les dents dévitalisées). L'application du produit éclaircissant se fait à l'aide d'une gouttière individuelle réalisée par un laboratoire de prothèses. Elle se réalise en une fois au cabinet du dentiste ou en plusieurs séances à domicile. A noter que la durée nécessaire au blanchiment des dents peut être parfois raccourcie par une activation à l'aide d'un laser ou d'une lampe spécifique.Le principe de ce procédé est globalement identique à celui proposé par les kits de blanchiment à domicile en vente libre. Certains proposent d'appliquer le produit à l'aide d'un pinceau, de strip ou d'une gouttière comme chez le dentiste, sauf que celle-ci n'est pas personnalisée mais standard. La nature du produit est toujours la même, mais la concentration est plus faible qu'au cabinet dentaire.Quant aux bars à sourire, le procédé est également identique, sauf que la nature des produits utilisés n'est pas vraiment connue, tout comme leur concentration finale et le procédé d'activation.  Alors, quel est l'avantage de se rendre chez le dentiste pour un blanchiment des dents ? A savoir : la durée de l'éclaircissement des dents est tributaire de la qualité du brossage dans les mois qui suivent. De même, la porosité induite par les produits de blanchiment se résorbe peu à peu et les dents se lissent à nouveau lorsqu'elles sont brossées régulièrement et de façon adéquate. Il est recommandé de consulter un dentiste si l'on veut avoir des dents plus blanches : Pour limiter les effets secondaires du produit. Le produit appliqué correspond à de l'eau oxygénée fortement titrée, laquelle ne présente pas une parfaite innocuité pour l'organe dentaire. L'usure de l'émail par brossages est plus importante après certaines méthodes d'éclaircissement des dents. Les produits ne semblent pas totalement inertes vis-à-vis de la pulpe. Les matériaux composites des obturations dentaires devenant moins durs et plus rugueux, ils ne s'éclaircissent pas de la même façon que les dents. La concentration du produit proposé dans les kits de blanchiment à domicile en vente libre étant plus faible que chez le dentiste, la durée et la fréquence des applications sont plus élevées, et les dents davantage agressées. Dans les bars à sourire, la nature exacte des produits n'est pas toujours connue, rendant le procédé peu sécurisé. Quant au résultat immédiat, il est obtenu à l'aide d'un produit activant pouvant rendre le produit agressif pour les dents. En cas de racine dénudée (dents déchaussées), une sensibilité au chaud et au froid peut apparaître. Les conseils d'un dentiste sont donc là aussi importants. On l'aura compris, seul le chirurgien dentiste peut évaluer au préalable l'état des dents et conseiller la meilleure méthode à utiliser en toute sécurité. Les facettes : une autre technique pour de belles dents blanches Une façon de rendre les dents blanches consiste à coller des facettes, de fines lamelles de matériau composite, sur des dents dont la surface a été préparée. Les facettes sont directement apposées sur la dentine, et non plus sur l'émail.Ce procédé donne un résultat esthétique très réussi, mais en revanche, il nécessite de tailler davantage les dents. Ce problème est moindre avec les facettes en céramique. L'autre inconvénient tient aux possibilités de décollement.On retiendra que seul le dentiste peut garantir un procédé sécurisé et personnalisé. Isabelle Eustache

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Faut-il attendre une heure avant d'aller se baigner ?

Selon une très vieille croyance populaire, il ne faut pas aller se baigner juste après le déjeuner, mais attendre au moins une heure que digestion se fasse.Cette croyance est-elle vraiment justifiée ? Faut-il vraiment attendre une heure avant d'aller se baigner ? Quel délai entre le déjeuner et la baignade ? Selon des experts canadiens et américains de la Croix Rouge, cette légende ne repose sur aucun fait concret.Autrement dit, il n'existe aucun argument valable pour interdire la baignade après un déjeuner, qu'il s'agisse de la baignade récréative des enfants, de la baignade rafraîchissante des parents ou d'une baignade sportive. Bien entendu, il est préférable d'éviter les repas très copieux, très gras et arrosés d'alcool, car en prolongeant la digestion, de tels repas s'accompagnent d'un sentiment d'inconfort quel que soit le type d'activités, allant de la lecture à la sieste en passant par la baignade. Sur quoi repose une telle croyance ? Certains disent qu'il est nécessaire d'attendre la fin de la digestion.Or, la digestion est un processus qui dure des heures, au minimum 3 heures selon la nature du repas. Il faudrait donc attendre plus de 3 heures avant d'aller se baigner et non pas seulement une petite heure.Selon d'autres croyances, c'est une question de température.En effet, lors de la digestion, la température corporelle s'accroît, ce qui augmente le risque de malaise par choc thermique lorsque l'on entre dans l'eau. Cette différence est cependant minime et il suffit d'entrer progressivement dans l'eau et de mettre un peu d'eau sur sa nuque pour atténuer la transition.Une autre hypothèse repose sur le fait que l'estomac et les muscles des membres entreraient en compétition pour le sang oxygéné. Après un repas, le sang afflue au niveau de l'abdomen, mobilisé pour la digestion, et donc indisponible pour les muscles. Seulement voilà, le volume de sang oxygéné est largement suffisant pour subvenir en même temps à la digestion et à l'activité musculaire des membres.En conclusion, mieux vaut faire un repas pas trop riche avant une baignade pour une question de confort.Mais se baigner juste après manger n'est pas associé à un risque accru de noyade….D'ailleurs, il est bien recommandé aux nageurs olympiques de manger un peu avant une compétition…. Isabelle Eustache

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Mal aux cervicales... Est-ce de l'arthrose ?

Les douleurs au niveau du cou ou cervicalgies sont très fréquentes et les causes multiples, mais il s'agit le plus souvent d'une arthrose des cervicales, a fortiori chez une personne de plus de 50 ans. Le point sur l'arthrose cervicale : ses symptômes et ses traitements. Le cou, un passage obligé et hypersensible Le cou est un lieu de passage extrêmement riche. Tous les nerfs partant de la tête et allant se distribuer à l'ensemble du corps transitent par le cou, à l'intérieur de la colonne vertébrale.Les vaisseaux qui vont irriguer le cerveau et les organes de la tête empruntent également ce passage. Enfin, siègent dans le cou la trachée et l'oesophage. Et pour soutenir la tête : la colonne vertébrale, des muscles et des ligaments.L'arthrose des cervicales est très fréquente chez les plus de 50 ans.Dans le cas d'une arthrose des cervicales (cervicarthrose), le cartilage des articulations du cou a subi une dégradation, pouvant provoquer une raideur de la nuque, voire des douleurs ou d'intenses maux de tête.Cette dégradation du cartilage est favorisée par une usure mécanique liée à une sollicitation excessive du cou ou inversement par l'immobilité (profession imposant des mouvements répétés de la tête ou imposant au contraire une immobilité).   Quels sont les symptômes de l'arthrose des cervicales ? Une raideur de la nuque, traduisant un début d'usure du cartilage réduisant la mobilité des articulations de la nuque : gêne ou limitation des mouvements de la tête et du cou, perte de souplesse dans la nuque. Une cervicalgie : la douleur est localisée au niveau du cou et peut s'accompagner de maux de tête, de vertiges, de sensation d'engourdissements. Une névralgie cervico-brachiale : la douleur se situe dans le cou et irradie dans le bras (douleur ou sensation d'engourdissement) en raison d'une compression des racines des nerfs au niveau du rachis cervical. Attention toutefois, les symptômes de l'arthrose des cervicales varient fortement d'une personne à une autre, allant d'une légère gêne à des douleurs intenses. Et chez certaines personnes, seule la radio témoigne des lésions.  Comment traiter l'arthrose cervicale ? On ne sait pas guérir l'arthrose, en revanche, on peut réduire la douleur et l'invalidité. Contre la douleur : analgésiques, anti-inflammatoires, application de crème anti-inflammatoires.  La gêne quotidienne et l'invalidité peuvent être améliorées par la réalisation d'exercices physiques de physiothérapie initialement guidés par un kiné. L'ergonomie : dans la vie quotidienne, l'adaptation de certains gestes apporte aussi un soulagement intéressant : oreiller ergonomique, position du cou lors de certaines activités (télé, ordinateur...), etc.  Le port d'un collier cervical peut soulager douleurs et raideurs. Enfin, la chirurgie peut être envisagée en cas d'arthrose très sévère : on peut fusionner des vertèbres cervicales ou remplacer des disques vertébraux par des disques artificiels. Dr Philippe Presles

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Anévrisme de l'aorte, faut-il opérer ?

L'anévrisme de l'aorte est une dilatation d'un segment de cette artère.La rupture de la paroi trop distendue du vaisseau peut conduire à une hémorragie massive.Que faire pour lever cette épée de Damoclès ? Anévrisme de l'aorte, qu'est-ce que c'est ? L'anévrisme artériel est une dilatation de la paroi d'une artère qui peut aller jusqu'à constituer une poche de sang.Il n'entraîne aucun symptôme particulier, pourtant, lorsque celui-ci se dilate trop, la paroi du vaisseau peut venir à se rompre et provoquer un épanchement de sang.Lorsque l'anévrisme touche une artère principale telle que l'aorte, sa rupture peut provoquer une hémorragie majeure et entraîner une mort rapide. Anévrisme de l'aorte : qui est concerné ? Que risque t-on ? L'anévrisme de l'aorte abdominale, rarement diagnostiquée à temps, est la troisième cause de mortalité d'origine cardiovasculaire.Cette maladie est assez fréquente chez les personnes de plus de 60 ans (surtout les hommes) et chez les fumeurs et anciens fumeurs, et plus globalement, les personnes présentant des risques cardiovasculaires. Après 60 ans, ce sont 4 à 8% des hommes qui sont concernés par l'anévrisme de l'aorte et 1 à 3% des femmes.Si vous avez des antécédents familiaux d'anévrisme de l'aorte ou si vous fumez depuis longtemps et que vous avez plus de 50 ans, voyez avec votre médecin l'intérêt d'une prescription pour une échographie abdominale. Que faire lorsqu'on a décelé un anévrisme de l'aorte ? Du fait de l'absence de symptômes, les anévrismes de l'aorte sont découverts le plus souvent de manière fortuite lors d'un examen comme une échographie abdominale ou un scanner. La conduite à tenir va ensuite dépendre de la taille de l'anévrisme.Face à de grands anévrismes, la chirurgie s'impose sans attendre du fait du risque important de rupture et d'hémorragie interne.Face à de petits anévrismes (moins de 55 mm), il n'y a pas d'urgence opératoire.Deux stratégies peuvent alors être adoptées : Une thérapie chirurgicale immédiate. Une surveillance régulière par échographie ou scanner (tous les 6 mois). Cette surveillance peut être suivie d'un acte chirurgical en cas d'augmentation de taille de l'anévrisme ou d'apparition de symptômes.   Un léger avantage pour la chirurgie Des études ont comparé ces deux méthodes en observant des patients de 50 à 79 ans souffrant de petits anévrismes de l'aorte abdominale.Toutes deux s'accordent à reconnaître un avantage à la chirurgie.En effet, après 8 ans de suivi, le taux de décès est diminué de 7,2 % chez les personnes opérées, malgré une mortalité un peu plus élevée au cours du mois suivant l'opération.A noter que l'arrêt du tabagisme, plus fréquent chez les personnes opérées, peut sans doute expliquer ce léger avantage... En quoi consiste l'intervention chirurgicale ? L'intervention chirurgicale consiste à remplacer la zone artérielle malade par une prothèse fixée sur les parties saines en amont et en aval.Il existe une autre alternative, l'intervention endovasculaire, moins invasive que la chirurgie ouverte, qui permet de renforcer la paroi de l'aorte pour éviter la rupture, en plaçant une endoprothèse vasculaire à l'intérieur de l'aorte. Dr Agnès Lara

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L'Aloe vera : une plante miracle pour la peau ?

Plante originaire des régions chaudes, l'Aloe vera présente de nombreuses vertus, en particulier dermatologiques.L'aloe vera pousse dans les régions chaudes et sèches. Ses feuilles charnues évoquent un cactus, mais il est en réalité une plante grasse. Une plante pas comme les autres ! Aloe vera : la plante tendance ! Originaire d'Afrique du Sud, l'Aloe vera est aujourd'hui cultivé dans de nombreuses régions du monde, de l'Espagne au Mexique, en passant par le sud des États-Unis.Facile à faire pousser, cette plante grasse est devenue en quelques années l'objet d'un véritable business !Des crèmes aux compléments alimentaires, en passant par les lessives, yaourts et autres boissons "bien-être", il est partout.Sans être un produit miracle, l'Aloe vera peut néanmoins se prévaloir de certaines vertus sur la santé et le bien-être...  Quelles sont les vertus dermatologiques de l'Aloe vera ? Les bienfaits les mieux connus de l'Aloe vera sont dermatologiques.Riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et acides aminés), le gel d'Aloe vera est particulièrement apprécié pour ses propriétés adoucissantes.Il peut être appliqué en usage externe sur les brûlures, piqûres et autres irritations de la peau pour son effet calmant et cicatrisant.L'Aloe vera est également utilisé pour traiter l'herpès génital, mais aussi dans certaines formes de psoriasis légères à modérées (1).L'Aloe vera est également un produit hydratant et apaisant particulièrement adapté aux peaux sensibles. Un usage régulier permettrait de favoriser la beauté de la peau et de lutter contre les signes de l'âge. Le secret de beauté de Cléopâtre dit-on !  Comment utiliser l'Aloe vera ? Si vous possédez un Aloe vera en pot, vous pouvez vous-même en extraire le gel. Il s'agira alors de couper la feuille à la base, de l'ouvrir en deux et de presser la demi-feuille contre la peau (petites blessures ou irritations superficielles).Une fois coupée, la feuille d'Aloe vera peut être conservée une à deux semaines au réfrigérateur.Si vous préférez avoir toujours de l'Aloe vera prêt à l'usage, préférez-le sous forme de gel ou de crème et faites-lui une place dans la salle de bain. Les vertus de l'Aloe vera ne s'arrêtent pas à la peau Le gel d'aloès, on l'a vu, est utilisé pour soigner la peau. Mais il n'est pas le seul atout de l'Aloe vera...Extrait de la paroi externe des feuilles de l'Aloe vera, le latex est une substance jaune riche en aloïne, une molécule reconnue par l'OMS pour ses vertus laxatives.D'autres vertus de l'Aloe vera, dans le diabète par exemple, sont en cours d'étude. Mais à l'heure actuelle, rien n'est prouvé.Mieux vaut donc profiter des bienfaits de l'Aloe vera sur votre peau ! Julie Luong, journaliste santé

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La langue aussi a ses maladies...

Notre langue aussi peut être l'objet de certaines affections particulières.Ulcérations, coloration particulière, excroissances, plaque blanchâtre... Que révèlent ces symptômes qui s'affichent sur notre langue ? Ulcérations et petites plaies sur la langueSe présentant sous la forme de petites plaies plus ou moins profondes, blanchâtres avec un pourtour rouge, sur la langue, mais aussi à l'intérieur des joues et sur les gencives, les aphtes sont très fréquents et douloureux.De nombreuses maladies virales peuvent aussi se manifester par de petites lésions sur la langue parfois très discrètes : rougeole, rubéole, mononucléose infectieuse, oreillons, herpès, varicelle, zona, voire plus grave, syphilis ou tuberculose.Les chimiothérapies peuvent aussi entraîner des ulcérations de la langue.En cas de persistance, il faut consulter.À savoir :Des prothèses dentaires mal adaptées peuvent créer des irritations, voire des ulcères. Que révèle une langue blanchâtre ?Candidose de la langueCette infection de la langue est liée à des champignons (mycose) comme le candida albicans, dont la prolifération se traduit par un enduit blanchâtre.La candidose survient plus souvent chez des personnes fragilisées (sida, diabète, personnes âgées, jeunes enfants...) mais aussi chez les asthmatiques utilisant des sprays de corticoïdes, les personnes souffrant d'asialie (absence de sécrétion de salive), portant un appareil dentaire, etc.Une bonne hygiène buccodentaire et dans certains cas un traitement antifongique permettent de guérir la candidose de la langue.Langue chargée ou langue saburraleLa langue saburrale est recouverte d'un enduit blanchâtre (la saburre) plus ou moins épais constitué de cellules mortes, de débris alimentaires et de bactéries.Elle apparaît lors de certains dérèglements digestifs associés à une infection avec de la fièvre, à la prise d'antibiotiques ou lors d'un traitement par neuroleptiques.La langue saburrale disparaît lors de la guérison de la maladie infectieuse ou à l'arrêt du traitement.Le lichen plan, des lignes blanches sur la langueSe manifestant par l'apparition de nombreuses petites lignes blanches sur la langue, les lèvres et à l'intérieur des joues, le lichen plan peut parfois aussi entraîner des petites ulcérations situées entre les lignes.Rarement, cela peut donner lieu à des lésions précancéreuses. Mieux vaut consulter pour établir un diagnostic (éventuellement effectué par biopsie).Le lichen plan se traite le plus souvent avec des corticoïdes. La langue noireCette couleur noire est associée à une mauvaise haleine en raison d'un développement bactérien.La langue noire est souvent liée à la prise de certains médicaments (notamment des antibiotiques), à une mauvaise hygiène buccodentaire, au tabac, à un usage abusif des bains de bouche à base d'eau oxygénée, à un dentifrice oxydant ou encore à une mycose.Il faut consulter afin d'identifier la cause et définir le traitement adéquat. La langue sèchePar manque de salive, la langue n'est plus assez humide.La langue sèche s'observe dans le syndrome de Gougerot-Sjögren et la sarcoïdose, mais certains médicaments peuvent aussi en être à l'origine (antidépresseurs, neuroleptiques), tout comme la radiothérapie du visage et du cou.La langue sèche est aussi un des symptômes de la ménopause.En cas de persistance, il faut consulter. La glossite, une inflammation de la langueUne glossite désigne une inflammation de la muqueuse de la langue associée à une douleur de la langue, un changement de couleur (rouge, blanc, noir) et à un gonflement. La glossite est généralement consécutive à l'ingestion de substances irritantes : tabac, alcool, épices, aliments trop chauds...La macroglossie, une augmentation du volume de la langueEn cas d'augmentation brutale du volume de la langue avec gêne respiratoire, il faut penser à une allergie (oedème de Quincke), qui nécessite un traitement en urgence avec injection de corticoïde.Si l'augmentation est progressive, le médecin recherchera diverses causes : glossite, morsure surinfectée, aphte, tumeur de la langue, hypothyroïdie, acromégalie, etc.Une langue rouge, lisse et brillante : glossite atrophique de Hunter ou anémie pernicieuseRare, une langue rouge et lisse peut être associée à un type d'anémie spécifique (anémie pernicieuse), ou encore à des carences en vitamine B1 ou en fer.Une langue lisse et brillante peut aussi révéler une glossite atrophique de Hunter caractérisée par la disparition des papilles filiformes, petites excroissances situées à la surface de la langue.Des douleurs, des picotements et des fourmillements : glossodynieTypiques des sujets déprimés ou anxieux, les glossodynies se manifestent par des douleurs et des paresthésies de la langue : picotements, fourmillements.Les tumeurs bénignes de la langue : kyste, lipome, papillomeLes tumeurs bénignes de la langue sont rares. Il peut s'agir :De kystes situés sous la langue, sortes de boules de taille très variable que l'on peut enlever en cas de gêne.De papillomes qui sont des verrues ou excroissances cutanées, causées par un papillomavirus humain, localisées ou disséminées dans la bouche. Attention, le papillomavirus peut se transmettre durant des rapports sexuels non protégés. Ces verrues ne nécessitent pas de traitement, mais le médecin peut choisir de les enlever.De lipomes qui sont également des tumeurs bénignes, sortes de masses sphériques, molles et indolores qui siègent sur le bord de la langue. Et si c'était un cancer de la langue ?$$ Fréquent, le cancer de la langue est susceptible d'entraîner les symptômes suivants :Lésions sur la langue qui ne guérissent pas.Plaque blanchâtre sur la langue qui tend à devenir dure.Gêne à la mastication, lors des mouvements de la langue ou lors de la toux.Petits ganglions à la base du cou.Saignements.Haleine fétide.Douleurs de l'oreille. On retiendra que toute lésion de la langue qui perdure au-delà de 3 semaines doit amener à consulter.Isabelle Eustache

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Transpirer, c'est signe de bonne santé

Nombre de personnes considèrent que transpirer beaucoup à l'effort dénote un manque de condition physique. Au contraire ! Transpirer est signe de bonne santé.  Explications et conseils pour éviter aussi la déshydratation. Dès les années 60, des recherches ont été entamées pour étudier la déshydratation comme facteur limitant de la performance physique, mais aussi pour prévenir les accidents liés à une « surchauffe » de l'organisme que l'on appelle « hyperthermie ». Ainsi, l les chercheurs ont calculé que, sans moyen de refroidissement, la température d'un coureur à pied s'élèverait d'un degré toutes les deux ou trois minutes d'effort ; au bout d'une heure, le corps dépasserait les 55 degrés... ce qui est bien sûr intolérable ! Suer beaucoup, un signe de bonne santé ? Heureusement, le corps dispose de plusieurs moyens pour évacuer sa chaleur excédentaire, notamment la transpiration. Ainsi le fait de suer beaucoup témoigne d'une bonne adaptation de l'organisme au stress.Les personnes en bonne santé transpirent plus vite que les autresDe nombreuses études ont permis de constater qu'un sujet bien entraîné commence à transpirer à une température interne voisine de 37°2, tandis que chez un sujet en mauvaise condition physique, la sudation débute plus tard, vers 37°7. Mais, tout en étant le meilleur moyen de refroidissement de l'organisme, la sueur s'effectue aux dépens de nos réserves d'eau.Jusqu'à 3 litres par heureDans les conditions extrêmes - température élevée, vent fort ou humidité relative élevée - la transpiration peut atteindre jusqu'à 3 litres par heure d'exercice. Certains footballeurs perdent ainsi 4 litres après un match disputé en plein soleil. Lors des marathons particulièrement sous une chaleur torride, on enregistre aussi des pertes de poids de 4 à 5 litres. Et l'on a même décrit un déficit de 12 litres par jour chez les soldats en exercice au Sahara. Sans eau, pas de jus ! Malheureusement, plus on perd de l'eau, plus la capacité physique diminue. Ainsi, une perte de liquide de 2% par rapport au poids du corps (1,5 litre pour un sujet de 70kg) réduit la capacité physique d'environ 20%. Lorsque la déshydratation atteint 4% du poids corporel, le handicap équivaut à 40%. Cela s'explique par la réduction du volume sanguin et donc une diminution du débit cardiaque et de la tension artérielle. Moins de sang parvient aux muscles, limitant ainsi leur capacité de travail. L'athlète se sent faible et fatigué. En même temps, la fréquence cardiaque augmente anormalement.Les signes de déshydratation à surveillerSi l'effort se poursuit, toujours sans boire, la température corporelle risque de s'élever dangereusement. Méfiance donc lorsque vous constatez des symptômes comme une peau soudainement sèche, un coeur qui bat trop vite ou une perte de vigilance. Il peut s'agir d'un coup de chaleur, susceptible d'évoluer assez vite en syncope, voire même de conduire au décès ! Pour éviter d'en arriver là, il faut boire d'urgence et se reposer à l'ombre. Il sera bien temps plus tard de penser aux exploits. 2 trucs " antisèches "   En cas de fortes chaleurs, la sensation de soif ne suffit pas à indiquer le déficit hydrique réel. Soif ou pas soif, il faut s'habituer à boire quelques gorgées toutes les demi-heures. Pour ménager le système digestif, et ne pas se retrouver déshydraté, il faut boire dès le début d'un effort de longue durée.   Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Je fatigue devant mon écran...Que faire ?

Aujourd'hui, quasiment tout le monde travaille sur écran, plus ou moins longtemps. Parallèlement, les plaintes se sont multipliées ces dernières années : fatigue, yeux secs, voire maux de tête en fin de journée. Que se passe-t-il ? Que faut-il faire ? Nous avons interrogé le Dr Xavier Subirana, ophtalmologiste.$$Quels types de troubles peut générer le travail sur écran ?$$Dr Xavier Subirana : Les écrans n'induisent aucune pathologie. En revanche, ils engendrent un travail visuel important et présentant certaines particularités qui induisent pour les personnes fixant de longues heures leur écran un certain nombre de symptômes comme une sensation de fatigue visuelle en fin de journée, d'oeil sec donnant l'envie de mettre des gouttes pour les humidifier et parfois même des maux de tête. Ces symptômes sont typiquement absents le matin puis se manifestent progressivement au fil des heures passées devant l'écran pour culminer en fin de journée. Ils sont donc bien induits par l'effort visuel fourni devant l'écran, d'autant plus qu'ils disparaissent pendant les vacances.Que faire si l'on souffre de fatigue oculaire liée à l'ordinateur ?La première chose à faire est de consulter un ophtalmologiste pour vérifier s'il existe un trouble visuel. En premier, il est nécessaire de dépister un défaut de réfraction même très léger. Une toute petite hypermétropie, ou un petit astigmatisme, non gênants habituellement dans la vie quotidienne peuvent se révéler très pénible lorsque l'on fait travailler ses yeux avec beaucoup d'intensité. Il suffit alors de porter des lunettes corrigeant ce petit défaut lors du travail sur ordinateur pour soulager les symptômes.En second, il convient d'éliminer un déséquilibre de la vision binoculaire. En effet, de nombreuses personnes ont un léger défaut de parallélisme des yeux (hétérophorie), qu'elles compensent facilement grâce à leurs muscles oculomoteurs. Mais devant un écran, cet effort permanent peut être source de fatigue.La cause la plus fréquente de fatigue visuelle est l'insuffisance de convergence. Les yeux n'arrivent plus à converger suffisamment, or pour avoir une bonne vision binoculaire en vision de près il faut que les deux yeux convergent symétriquement vers le centre de l'écran.Une autre cause de fatigue, après quarante ans, peut être la conséquence de l'apparition de la presbytie. Regarder de près nécessite une accommodation du cristallin, lequel fonctionne de moins en moins bien avec l'âge et induisant la presbytie qui nécessitera un port de lunettes en vision de près et donc devant l'écran.Quelles sont les solutions pour ces personnes qui accommodent mal ?On recourt à de l'orthoptie, c'est-à-dire que l'on propose aux patients des séances de rééducation au cours desquelles ils apprennent à maîtriser des mouvements pour retrouver une convergence normale. Une douzaine de séances sont généralement suffisantes, à raison de deux séances par semaine, remboursées par la Sécurité sociale sur prescription de l'ophtalmologiste.Ainsi, en un mois et demi, les patients retrouvent une convergence complètement normale, éliminant les maux de tête et la fatigue visuelle. Cette rééducation est très efficace. Par contre, il est indispensable de poursuivre les exercices de rééducation chez soi, selon la fréquence indiquée par l'orthoptiste, car sans entraînement le problème reviendra.En quoi consistent les exercices de rééducation ?On utilise par exemple un instrument ressemblant à une aiguille à tricoter avec une boule à une extrémité. Le patient fixe cette boule que l'on rapproche progressivement du nez. On force ainsi les yeux à fusionner. On peut également utiliser un synoptophore, appareil qui présente deux images que le patient doit faire fusionner. Il existe toutes sortes d'autres outils pour la rééducation et même depuis peu des systèmes informatisés.Que peut-on faire contre les yeux secs ?Devant un écran le nombre de clignements par minute est réduit. Lors de la fixation du regard, les paupières se bloquent, et la fréquence de balayage du film lacrymal s'en trouve diminuée, ce qui augmente l'évaporation et favorise le dessèchement de la cornée. Ce problème d'oeil sec est souvent aggravé par l'environnement des lieux de travail modernes, climatisés sans possibilité d'aération naturelle. La seule solution à ce problème d'hydratation est de mettre des larmes artificielles. À noter que ce phénomène des yeux secs est plus sensible chez les personnes qui portent des lentilles de contact souples.Et si tout est normal, qu'aucun trouble visuel, même très léger, n'est retrouvé ?Si tout est normal, il faut se poser la question de l'ergonomie du poste de travail, ce qui n'est pourtant que rarement prise en compte, surtout par les jeunes générations.Un écran d'ordinateur ne doit pas être installé n'importe où. Il doit être bien positionné par rapport à la lumière : ni face à la fenêtre, car on est ébloui par la luminosité, ni le dos à la lumière qui génèrera des reflets sur l'écran. La position de l'écran par rapport aux yeux est essentielle : le haut de l'écran doit être au-dessous de la ligne des yeux regardant droit devant, le sujet étant assis en position de travail le dos droit. L'écran doit être légèrement incliné pour faciliter la vision de près.  Enfin, il est essentiel de faire très régulièrement des pauses dans la fixation car nos yeux ne sont pas habitués à un rythme soutenu d'images, comme celui qui est imposé aux enfants par les jeux vidéo. Il faut donc durant le travail sur écran penser à « décontracter » ses yeux en se forçant, régulièrement, à quitter l'écran des yeux pour regarder au loin quelques minutes, avant de reprendre le travail sur écran.Isabelle Eustache

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Mycoses de la peau : les pièges de l'été

Les mycoses cutanées, provoquées par des champignons microscopiques, sont le plus souvent bénignes bien que gênantes, tant sur le plan esthétique que par les démangeaisons qu'elles entraînent. Les mycoses peuvent toucher toutes les parties du corps, avec une prédilection pour les zones chaudes et humides, comme les pieds ou les plis. Ces mycoses superficielles se soignent généralement bien, à condition de suivre correctement le traitement, pendant une durée suffisante. Les précautions d'hygiène sont de plus essentielles pour éviter que les mycoses ne récidivent. Mycose : l'infection de l'été ? Pendant l'été, vous profitez sans doute de la mer ou de la piscine. Malheureusement, il arrive parfois que vos vacances soient en partie gâchées par l'apparition d'une mycose cutanée. Il s'agit d'une infection due à des champignons microscopiques qui se développent dans la couche superficielle de la peau. Sa survenue est le plus souvent favorisée par la chaleur, l'humidité et la transpiration, c'est pourquoi elle est plus fréquente l'été. Les champignons responsables de mycoses : dermatophytes ou levures ? Deux types de champignons peuvent être cause de mycoses :Les « dermatophytes », qui se transmettent soit par un animal ou une personne contaminés, soit par l'intermédiaire des sols humides.Les « levures » (surtout le Candida), qui sont naturellement présentes dans l'organisme et qui, dans certaines conditions (humidité, stress, prise de médicament, etc.), peuvent entraîner une infection.Typiquement, les symptômes d'une mycose consistent en une rougeur locale, accompagnée de démangeaisons et de petites peaux sèches en surface (la peau « desquame »). Les lésions dues au Candida se présentent plutôt comme des petites pustules blanches autour d'une zone suintante. Comment reconnaître une mycose ? Selon son siège La mycose des piedsUne des mycoses les plus fréquentes est celle qui touche les pieds. Elle se traduit par des démangeaisons importantes et des fissures entre les orteils, avec une desquamation blanche : il s'agit du « pied d'athlète », qui n'a de flatteur que le nom ! Elle est favorisée par la transpiration et la macération ainsi que par le port de chaussures fermées en caoutchouc. La contamination peut se faire par l'intermédiaire du sol de la plage ou de la piscine.Les autres localisations des mycosesAu niveau des plis, sous les seins ou entre les fesses, il s'agit surtout de candidoses : elles entraînent une rougeur avec sensation de brûlures, démangeaisons, des dépôts blanchâtres et un suintement du fond du pli.Lié à un contact avec un chien ou un chat, l'« herpès circiné » siège habituellement sur les bras ou le visage. Cette mycose, qui n'a aucun rapport avec le virus de l'herpès, se présente sous la forme de plaques rouges en anneau, qui s'étendent progressivement.L'« eczéma marginé de Hebra » se rencontre essentiellement chez l'homme et siège en haut des cuisses : des rougeurs situées entre les cuisses et les bourses s'étendent vers l'aine et provoquent de fortes démangeaisons.Le « pityriasis versicolor » est une mycose très fréquente, due à une levure naturellement présente chez tous les individus. Il est favorisé par certains facteurs, comme la chaleur, l'humidité et la transpiration. Il apparaît donc surtout l'été et entraîne alors un bronzage qui n'est pas uniforme : les épaules, le dos, le décolleté sont parsemés de taches blanches ou brunes, qui desquament facilement. Cette mycose ne s'accompagne d'aucun symptôme, et n'est gênante que par son aspect inesthétique ainsi que sa tendance à s'étendre et à récidiver. Que faire en cas de mycose ? De façon générale, sachez que les mycoses de la peau ne sont pas dangereuses pour la santé. Elles sont cependant contagieuses, sources d'inconfort et caractérisées par leur tendance à la récidive. Heureusement, nous disposons de traitements efficaces, appelés antimycosiques, qui s'appliquent localement (crèmes, gels moussants, lotions, poudres) ou se prennent par voie orale (en cas d'atteinte des ongles ou des cheveux).Les traitements locaux antimycosiques s'appliquent une à deux fois par jour, pendant un mois pour les pieds, environ 15 jours sur le corps.Dans le cas du pityriasis versicolor, le traitement consiste en une ou deux applications d'un gel moussant ; vous devez cependant savoir que les taches dépigmentées ne disparaîtront qu'à l'occasion d'une nouvelle exposition au soleil.Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter votre médecin dès les premiers signes (rougeurs, démangeaisons). Après avoir identifié le type de la mycose, il vous prescrira un traitement adapté que vous devrez absolument suivre pendant toute la durée de traitement prescrite, afin d'éviter les récidives. N'arrêtez donc surtout pas prématurément sous prétexte que les lésions ne se voient plus ou se sont améliorées.Par ailleurs, si la contamination s'est faite par un animal domestique, il faut également le traiter, sous peine de rechute. Mycoses : comment éviter les récidives ? Les traitements des mycoses resteraient sans efficacité s'ils n'étaient accompagnés de précautions d'hygiène, qui doivent également être appliquées dans le but de prévenir les récidives.En cas de pityriasis versicolor, éliminez les vêtements synthétiques qui empêchent l'évaporation de la sueur, évitez les saunas et n'appliquez pas d'huiles sur le corps car ce champignon a une grande affinité pour les corps gras.Pour les autres mycoses, la prévention consiste notamment à ne pas marcher pieds nus dans les lieux chauds et humides, à se sécher correctement entre les orteils après la toilette, à porter des vêtements en coton et des chaussures ouvertes dès que c'est possible, et à ne pas porter de vêtements trop serrés.Grâce à la connaissance des facteurs favorisants et à une bonne hygiène corporelle, vous devriez pouvoir éviter la réapparition de la mycose et profiter alors de vos prochaines vacances en toute tranquillité ! Dr Sylvie Coulomb

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Le soleil, véritable ennemi des maladies de peau

Certes, la vie est plus belle au soleil, mais certains patients atteints d'une affection de la peau voient leur maladie s'aggraver. Si les poussées d'herpès sont bien connues pour apparaître préférentiellement lors des expositions au soleil, nombre d'autres pathologies cutanées peuvent se manifester, comme l'acné, le masque de grossesse ou le lupus érythémateux. Herpès labial et soleil L'herpès est la plus connue des affections cutanées déclenchées par le soleil. Les poussées sont provoquées par une exposition riche en UVB, comme en bord de mer ou en altitude. Elles apparaissent chez environ un tiers des patients. Mal connu, le mécanisme pourrait passer par un photo-traumatisme et un effet immunosuppresseur des ultraviolets. Acné et soleil Cette affection s'aggrave avec un temps de retard. Lors des premiers jours d'exposition, les lésions s'atténuent en raison d'un effet anti-inflammatoire des UV. Mais le bronzage engendre un épaississement de l'épiderme obstruant les pores de la peau. Ainsi, à l'arrêt des expositions, les pores bouchés deviennent à nouveau la cible de réactions inflammatoires.C'est pourquoi les poussées d'acné surviennent généralement deux à trois semaines après la fin des vacances. Ces patients doivent donc se protéger à l'aide d'une crème solaire adéquate et reprendre leur traitement anti-acnéique dès la fin des expositions. Rosacée, couperose et soleil Le soleil, comme les autres facteurs vasodilatateurs aggravants que sont l'alcool, les épices, la chaleur, etc., accentue la couperose, qui est le premier stade de la rosacée. Ultérieurement, les UV n'ont pas d'incidence, mais peuvent provoquer des sensations douloureuses ou des brûlures. Le mélasma ou masque de grossesse Le plus souvent déclenché chez les femmes enceintes ou sous contraception orale, il s'agit d'une pigmentation brunâtre sur le visage, touchant le front, les pommettes et la lèvre supérieure, qui s'accentue au soleil.Si l'atteinte se cantonne à l'épiderme, il est possible de faire disparaître le mélasma. En revanche, s'il touche le derme, il n'existe aucun traitement. Psoriasis et dermatite atopique Ces deux affections sont généralement améliorées par le soleil. Mais 10% des psoriasiques présentent une aggravation durant les mois d'été. Il en est de même avec le prurit des atopiques. Lupus érythémateux Les UV peuvent également aggraver, voire déclencher, des maladies auto-immunes comme le lupus érythémateux.Il ne semble pas nécessaire de se cacher complètement du soleil, mais de prendre les précautions adéquates. Et comme tout le monde, de se protéger à l'aide d'une crème solaire adaptée, d'éviter les expositions prolongées et aux heures les plus chaudes de la journée. Isabelle Eustache

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Sportifs : manger plus de fruits et légumes !

L'activité physique augmente les besoins en micronutriments.Compte tenu de ce phénomène, on estime qu'environ cinq sportifs sur six consomment trop peu de fruits et légumes. Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments... Parmi tous les micronutriments présents dans les fruits et légumes, les plus connus sont les vitamines, les minéraux et une série d'autres métaux plus rares, que l'on regroupe sous l'appellation d'oligo-éléments et qui, tous ensemble, ne représentent qu'un pourcentage infime du poids du corps. A leur propos, on utilise parfois l'expression "éléments traces". D'autres familles peuvent encore être apparentées à ces micronutriments comme les fibres végétales, par exemple, qui sont reconnues pour leurs effets sur le transit intestinal ; les "flavonoïdes" que l'on trouve dans le thé, le vin, le chocolat ; et toutes les autres substances antioxydantes tirées des fruits et des légumes. Quels sont nos besoins en micronutriments ? Pendant des années, on a évalué nos besoins en micronutriments sur la base de dosages biologiques. On se reportait aux tables de composition qui répertorient les teneurs en vitamines, minéraux et oligo-éléments des différents aliments et, après comparaison des habitudes de consommation, on estimait le risque plus ou moins important de carence. Mais c'était sans compter les pertes occasionnées lors du stockage, de la cuisson ou de la conservation des aliments. Bref, connaître le niveau de ses apports en vitamines et oligo-éléments par ce biais était et sera toujours assez aléatoire. Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs De plus, il faudrait aussi tenir compte des besoins spécifiques de chaque individu et notamment de son exposition plus ou moins forte aux radicaux libres que l'on produit à chaque fois qu'une réaction physiologique implique l'utilisation d'oxygène. Il arrive effectivement que des atomes d'O2 échappent aux filières chargées de les contenir, ce qui entraîne la formation de molécules très réactives et instables. Ces radicaux libres sont à l'origine de nombreuses pathologies qui touchent les cartilages, les tendons, les muscles, etc.Les sportifs sont particulièrement concernés. Pendant l'effort, ils augmentent évidemment leur consommation d'oxygène et, inévitablement, une fraction de ce gaz extrêmement toxique sert à la production de radicaux libres. En soi, la réaction n'a rien de particulièrement inquiétant. Au contraire, les attaques radicalaires participent d'une certaine façon au renforcement de l'organisme. Mais des problèmes peuvent survenir si le système de défense se trouve débordé. Or, pour bien fonctionner, celui-ci doit faire appel à différents micronutriments dits "antioxydants" comme la vitamine C, le sélénium, le zinc, la vitamine E, la provitamine A. Une salade d'antioxydants Considérant tout cela, on aurait effectivement tendance à encourager la consommation de ces substances par les sportifs. On trouve sur le marché quantité de « compléments alimentaires » qui font la part belle à ces antioxydants. Mais de l'avis général, il vaut mieux les puiser dans leurs habits originaux de fruits ou de légumes et, plutôt que de chercher la santé en pharmacie, avoir ses habitudes chez la marchande des quatre-saisons ! Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Hépatites A,B,C,D,E : l'alphabet des malheurs du foie

Les hépatites ?On sait généralement que ce sont des maladies du foie, mais savez-vous vraiment quelles sont leurs caractéristiques propres, et comment on peut les combattre ? Un petit rappel... Hépatites A, B, C : des symptômes prochesToutes les hépatites sont des inflammations du foie. Le plus souvent, elles sont liées à une infection par un virus. Selon le virus en cause on parlera d'hépatite A, B, C, D ou E (il en existe d'autres, mais ces cinq-là sont les plus fréquents).Toutes les inflammations du foie vont créer les mêmes symptômes :Dès lors que le foie ne peut plus assurer ses fonctions, notamment de transformation et d'élimination de la bilirubine résultant du recyclage des globules rouges, les pigments biliaires ne sont plus produits : la bilirubine qui est un fort colorant jaune augmente dans le sang et disparaît dans les selles. D'où les symptômes suivants :Un ictère, ou une jaunisse, c'est-à-dire que la peau et le blanc des yeux deviennent jaunes.Des urines foncées.Des selles claires.Une grande fatigue.Des symptômes digestifs : nausées et vomissements.Des douleurs abdominales.A savoir : dans certains cas les symptômes sont inexistants et passent inaperçus.Mais dans leur mode de transmission, et dans les solutions que nous avons pour les combattre, les hépatites varient.Hépatite A : transmission alimentaireTransmission de l'hépatite ALe virus de l'hépatite A se transmet surtout par voie alimentaire : pour l'attraper, il faut consommer de l'eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d'une personne malade. C'est pourquoi la maladie se retrouve beaucoup plus fréquemment dans les pays moins développés, avec manque d'eau saine et d'hygiène.Conséquences de l'hépatite A L'hépatite A n'est que rarement mortelle et elle disparaît de l'organisme après infection. Cependant, ses symptômes peuvent être violents.Prévention de l'hépatite A Un vaccin existe contre l'hépatite A. Comme elle est peu fréquente dans nos pays, il est surtout conseillé aux voyageurs, qui risquent plus d'y être exposés.Hépatite B : 600 000 victimes par an dans le mondeTransmission de l'hépatite B Pour attraper l'hépatite B, il faut entrer en contact avec le sang ou d'autres fluides corporels d'une personne infectée. La transmission peut se faire de la mère à l'enfant mais le plus souvent, dans nos pays, ce sont les relations sexuelles ou le partage de seringues qui sont en cause. Il y a aussi un risque de contamination du personnel médical.Conséquences de l'hépatite B La plupart du temps, l'hépatite B ne cause pas de symptômes et disparaît d'elle-même. Elle peut cependant dans de rares cas entraîner les signes classiques d'une hépatite. Mais surtout, elle risque de devenir chronique, et d'évoluer plus tard en cirrhose ou en cancer du foie.Prévention de l'hépatite B  Il existe un vaccin contre l'hépatite B qui est systématiquement administré à tous les bébés. La vaccination à l'âge adulte est conseillée pour les personnes à risque (utilisateurs de drogues injectables, personnes ayant des comportements sexuels à risque, professionnels qui entrent en contact avec le sang, etc.)Hépatite C : pas de vaccinTransmission de l'hépatite C Cette forme d'hépatite se transmet par exposition au sang d'une personne contaminée : perfusion, partage de seringues déjà utilisées, rapports sexuels...Conséquences de l'hépatite CL'hépatite C n'entraîne de symptômes que dans 20% environ des cas. Mais entre 75% et 85% des personnes infectées vont développer une forme chronique de la maladie, dont 1 à 5% mourront d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.Prévention de l'hépatite C Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. La meilleure prévention consiste à utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel, et à éviter le contact avec des objets souillés par du sang. L'hépatite C peut généralement être guérie, mais par un traitement lourd et coûteux. Hépatites D et E : découvertes plus récemmentLe virus de l'hépatite D ne se présente qu'en combinaison avec l'hépatite B ; les modes de transmission et les risques sont donc les mêmes, et le vaccin protège contre les deux maladies.Quant à l'hépatite E, elle est comparable à l'hépatite A : même mode de transmission et absence de forme chronique. Elle peut cependant entraîner une hépatite fulminante qui est mortelle, et fait 57 000 victimes par an.Marion Garteiser, journaliste santé

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Pollution et santé : 5 endroits où il vaut mieux ne pas habiter...

On connaît de mieux en mieux l'impact de la pollution sur notre santé. Des troubles du sommeil au cancer du poumon, de nombreux risques sont en partie liés aux polluants que nous absorbons... et donc aux endroits où nous habitons. Petite revue des endroits à éviter si vous recherchez un logement.  Le trafic automobile est toujours à fuir Notre amour de la voiture est responsable de beaucoup de pollution dans l'air : gaz, particules fines, etc. Les conséquences sont sérieuses, et peut-être plus diverses que vous ne l'imaginez : les maladies respiratoires semblent logiques, mais on sait aujourd'hui qu'il y a aussi un lien entre la pollution automobile et les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs se penchent aussi sur une association possible avec des troubles du développement chez l'enfant.Les logements à risque ne sont pas seulement ceux qui sont situés sur les routes très fréquentées, mais aussi ceux des alentours. En outre, les autoroutes ne sont pas seules concernées. Tous les endroits où les embouteillages sont fréquents exposent leurs riverains à trop de pollution. Le nettoyage à sec n'est pas bon pour tout le monde Les pressings qui utilisent du perchloroéthylène mettent les gens qui les fréquentent en danger. C'est particulièrement vrai pour les employés qui y passent leurs journées, bien sûr. Mais les personnes qui habitent dans le même immeuble qu'une entreprise de nettoyage à sec sont aussi contaminées par le perchlo.C'est pourquoi il est fortement déconseillé d'emménager s'il y a un pressing dans l'immeuble ! A moins qu'il s'agisse d'un de ces nouveaux pressings sans perchloroéthylène. Le radon, ennemi discret Le radon est l'une des principales causes de cancer du poumon quand la cigarette ne peut pas être incriminée. Ce gaz radioactif est présent naturellement dans le sous-sol de certaines régions, - on estime qu'il est responsable chez nous de 700 cancers du poumon chaque année.Pour savoir où l'on trouve du radon en France : où trouve-t-on du radon en France ? Le bruit : on n'y pense pas assez souvent... Le bruit est une pollution comme les autres, et à ce titre il occasionne des dégâts pour la santé.Si le son qui dérange est vraiment d'un niveau élevé, l'ouïe est en danger ; mais les troubles du sommeil ou maux de tête viennent bien plus tôt. Et l'impact est plus sévère chez les enfants, dont les résultats scolaires peuvent trinquer.Pour éviter les logements exposés au bruit, il faut bien sûr ne pas habiter sous les très médiatisées routes aériennes. Mais pensez aussi aux rues très fréquentées par des camions ou, dans les grandes villes, aux quartiers «  vivants »... qui bien souvent sont fréquentés jusqu'au bout de la nuit, et pas toujours par des personnes assez sobres pour être respectueuses. Pollution de l'air : champs et usines à égalité Si vous êtes tenté(e) de vous échapper à la campagne pour fuir la pollution, choisissez bien votre endroit !En effet, les pesticides répandus sur les champs ont un impact sur la santé humaine, tout comme les particules qui s'échappent des usines...Par ailleurs, vous installer loin des villes, c'est-à-dire aussi loin de votre lieu de travail et/ou du lieu où vous scolarisez vos enfants et profitez de votre vie sociale ou culturelle, risque aussi d'augmenter les nuisances que vous subissez. En effet, le temps passé dans les bouchons vous expose à de la pollution. Et signifie, en même temps, que vous en créez pour les voisins !Au moment de choisir votre logement, pensez donc aussi pollution.Source : e-santé Isabelle Eustache

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L'écran d'ordinateur abîme-t-il les yeux ?

Nous sommes aujourd'hui des milliers à travailler sur ordinateur ou à surfer sur le net à la maison. Tout ce temps passé a des effets sur nos yeux et génère notamment un trouble : la fatigue visuelle.Picotements, yeux rouges et fatigués, yeux secs, éblouissements, troubles de la vision, sécheresse oculaire, maux de tête... la fatigue visuelle peut devenir un vrai handicap. Comment faire pour travailler ou surfer sur son ordinateur tout en préservant ses yeux ? Entre 30 et 40% des utilisateurs d'écran se plaignent de fatigue visuelle : picotements des yeux, oeil sec ou rouge, vision trouble, maux de tête…...$$Que signifie cette fatigue visuelle ?$$Il s'agit d'un phénomène d'accommodation.Pour voir net, nos yeux doivent accommoder en permanence au moyen de muscles. Or ces derniers sont particulièrement sollicités sur les écrans d'ordinateur. En effet, notre regard balaie plus ou moins vite certaines zones de l'écran, différents plans, lesquels sont également plus ou moins bien éclairés.Le travail sur écran favorise également le syndrome de l'oeil sec, qui correspond à un manque de larmes, entraînant des sensations de brûlures et des irritations.Autre caractéristique de la lecture sur écran : la fréquence du clignement de nos yeux est diminuée. Ce phénomène entraîne une sécheresse de l'oeil et un inconfort visuel. Toutefois, l'environnement ambiant contribue également à la sécheresse oculaire : sécheresse de l'air, tabac, climatisation et ventilateurs. Quand se manifeste la fatigue visuelle ? Il suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent.Au-delà, les symptômes s'accumulent. Ainsi, plus la semaine de travail avance, plus l'accommodation est difficile et plus la distance pour voir net s'agrandit. En revanche, la pause durant le week-end permet à l'oeil de récupérer.Comme le souligne l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), les heures passées devant un écran, si elles entraînent à la longue une fatigue visuelle, ne génèrent pas de troubles visuels. En revanche, elles constituent un excellent révélateur de défauts jusque-là passés inaperçus. Les conseils pratiques pour limiter votre fatigue visuelle   Placer l'écran à une distance de 50 à 70 cm des yeux, selon la taille des caractères. Pour apprécier la distance, vérifier que votre écran est placé à une longueur de bras de votre corps. Installer votre écran sur un bureau assez bas de telle sorte que le haut de l'écran soit situé légèrement en-dessous du niveau des yeux. La hauteur de vos yeux doit par exemple correspondre à la hauteur du bord supérieur de l'écran. La lumière en provenance des fenêtres ne doit pas se refléter sur l'écran. Privilégier l'éclairage latéral (de côté), en évitant toute source lumineuse dans le champ visuel face à l'écran. L'idéal est donc l'écran perpendiculaire à la fenêtre (et à une distance d'1,5 m) ou à toute autre source lumineuse. Régler l'intensité et le contraste de l'écran en fonction de la lumière ambiante. Privilégier un affichage sur fond clair et se limiter à 2 ou 3 couleurs en plus de celle du fond (les caractères bleus sont les moins bien perçus en vision fixe). Humidifier l'atmosphère pour éviter la sécheresse oculaire. Clignez souvent des yeux pour les humidifier. Regarder plusieurs fois par heure des objets éloignés. Faites des pauses régulièrement en changeant d'activité. (5 minutes toutes les heures ou 15 minutes toutes les deux heures). Les porteurs de lunettes ou de lentilles doivent vérifier régulièrement leur correction. Enfin, attention aux troubles musculosquelettiques (TMS) : devant un écran, pensez à adopter  la bonne posture ! Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Que faire quand notre peau vieillit ?

La peau vieillit comme le reste de notre organisme.Et, comme pour le reste de notre organisme, il faut apprendre à distinguer le vieillissement, dit normal, du vieillissement pathologique.Le dicton "mieux vaut prévenir que guérir" reste particulièrement adapté.A quoi est dû le vieillissement de la peau ?Le vieillissement de la peau est un processus déterminé génétiquement, mais influencé par de nombreux facteurs extérieurs. Parmi ceux-ci, les rayons ultraviolets sont de loin les plus importants.Mais les maladies, les changements hormonaux, l'alimentation, le tabagisme, etc., contribuent tous au déclin de certaines fonctions cellulaires.L'évolution n'est pas la même pour tous, ce qui fait que, pour certains, il se créé un véritable fossé entre l'âge chronologique et l'âge biologique: on paraît alors plus jeune ou plus vieux que son âge.Les transformations de la peau sont normales au cours du temps...La peau est autre chose qu'une enveloppe: c'est un organe et pas le moins noble.Sous l'influence du temps, la peau s'amincit, perd de son élasticité, devient sèche, rugueuse, se défend moins contre les infections et se marque de rides.Celles-ci, plus ou moins profondes, surviennent avec la dégradation du collagène et des fibres élastiques (composées d'élastine). Les mélanocytes, cellules fabriquant la mélanine responsable de la pigmentation, diminuent en nombre (10 % par décennie au niveau des zones protégées) et en efficacité.Comme la mélanine est un filtre solaire très efficace pour lutter contre les agressions des ultraviolets et capturer les fameux radicaux libres (molécules formées en réponse aux agressions, dont l'accumulation devient très toxique pour les cellules), on comprend que la peau se fragilise en vieillissant. Finalement, toutes sortes de taches peuvent apparaître, pigmentées ou non, bénignes ou pas.Les maladies de peau du senior: une liste phénoménale !Du fait de la fragilité acquise avec le temps, mais aussi du mode de vie (exposition solaire, tabagisme, etc.), on peut voir survenir chez les seniors une multitude de problèmes cutanés dont la liste des noms, tous plus compliqués les uns que les autres, découragerait les plus assidus.Grossièrement, on les répertorie en poétiques taches (sans relief), macules (petit relief), nodules, bulles, ulcères…... Que l'on qualifie de lésions bénignes, précancéreuses ou malignes, accompagnées ou non d'infections, de démangeaisons, de maladies plus générales.Si l'on devait ne retenir qu'une chose, c'est qu'aucun problème de peau, traînant ou d'apparition récente ne doit être négligé : il faut toujours savoir son nom, justement donné par le médecin ou le dermatologue et, surtout, connaître son potentiel évolutif.Au final la question sera toujours celle-ci : faut-il enlever ou pas ?Petit guide du bien agir pour sa peau âgée...Surprenants de simplicité parfois, il ne faut pas négliger l'application quotidienne de ces quelques conseils.La prévention en dermatologie est, de l'avis de tous, utile dès la plus petite enfance. Elle reste particulièrement pertinente pour une population vieillissante.Se protéger du soleilAvec un facteur de protection d'au moins 15 pour tous. Eviter si possible, les expositions entre 10h et 16h. Pour les actifs qui passent plusieurs heures en plein air (au jardin, au golf, dans les pays chauds), il faut apprendre avec l'aide de son médecin, à s'examiner et le faire une fois par mois. Un rendez-vous chez le dermatologue, au minimum annuel, assure un dépistage précoce des cancers. L'examen cutané sera alors complet, cuir chevelu, ongles, muqueuses, pieds et plis (fesses et oreilles) compris !Veiller à une bonne hygiène quotidienneLa douche oui, le bain, non ! Les séances prolongées en eau trop chaude ont certes beaucoup d'effet sur le stress mais, sur une peau âgée, elles sont à l'origine de démangeaisons et d'assèchement de la peau. Trop longtemps plongée dans l'eau chaude, la couche cornée (superficielle) se dissocie, laissant échapper les molécules d'eau qu'elle renferme normalement. Ceci d'autant plus que la chaleur favorise la transpiration. Les terminaisons nerveuses de surface sont alors plus sollicitées, ce qui explique les démangeaisons qui accompagnent les peaux sèches.Bien choisir les produits pour la toiletteAttention aux savons liquides qu'on ne rince pas suffisamment, aux gels douches parfumés et colorés, souvent allergisants. En cas d'irritation, préférer des savons surgras et mieux, les solutions lavantes. Après rincage soigneux, bien se sécher sans frotter, en faisant particulièrement attention aux plis cutanés qu'il faut bien essuyer.Attention aux idées recuesHydrater sa peau avec des crèmes, c'est important, mais les meilleures ne sont pas forcément les plus chères. Le mieux, c'est d'éviter celles qui sont colorées, parfumées. Encore une chose: non à l'eau de Cologne en friction ! Ces lotions alcoolisées sont trop décapantes. Il existe aujourd'hui des produits sans alcool. Il faut boire... et manger équilibréOn ne s'en souvient pas assez, mais la peau se compose en grande majorité d'eau. Une alimentation saine et variée assure des apports vitaminiques suffisants pour la peau (vitamines E, C, A, B9, PP). L'alcool et les épices sont moins utiles, puisqu'ils favorisent la couperose.Ne tolérez aucune tache, croûte, ni excroissances d'apparition récente sans l'avoir d'abord montrée au médecin ou au dermatologue qui, très souvent d'ailleurs, l'enlèvera….Et le tabac ?Il potentialise les effets des U.V. et a la fâcheuse tendance à s'accumuler dans la couche moyenne de la peau au niveau des fibres élastiques (composées d'élastine), ce qui finit par donner un teint jaunâtre. De même, il altère la vascularisation locale, ce qui augmente la fragilité cutanée.Peau claire + yeux bleus + Exposition solaire + ÂgeSe poser une seule question : "de quand date mon dernier rendez-vous chez le dermatologue ?".Ne jamais se soigner seul !Attention à ne pas mettre n'importe quoi sur n'importe quelle lésion. L'utilisation folklorique de traitements locaux contenant des composés actifs comme la cortisone, les antibiotiques, certains antiseptiques, peut être catastrophique. En effet, mal utilisés, ils peuvent, au minimum, compliquer la guérison. Il faut toujours consulter son médecin, puis appliquer rigoureusement ses consignes. Les traitements des peaux âgées sont souvent plus longs et plus complexes. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé,Dr Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache

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Rosacée, ôtez-moi ces rougeurs sur le visage !

La rosacée est une maladie qui se traduit par des rougeurs plus ou moins intenses sur le visage.Les personnes qui souffrent de cette affection inesthétique doivent savoir que des traitements existent.Quant aux autres, il faut les informer que ces rougeurs et autres petits vaisseaux dilatés ne sont pas dus à l'excès de boisson ! Rosacée : des rougeurs mal placées constituant un handicap esthétique La rosacée est une maladie de la peau qui évolue par poussées et qui se manifeste par des rougeurs sur les joues, le nez, le front, par des petits vaisseaux dilatés et des boutons inflammatoires ressemblant à l'acné. Selon la sévérité de la rosacée, le handicap esthétique peut être très intense et s'accompagner de conséquences sociales désastreuses.La rosacée est une affection dermatologique fréquente touchant les petits vaisseaux du visage. Elle se déclare généralement vers 20-30 ans et culmine à 40-50 ans. Mais pour que les altérations ne soient pas trop profondes, au point de marquer définitivement la peau et de constituer un véritable handicap physique, il convient de prendre en charge cette maladie.La rosacée n'a rien à voir avec l'alcoolisme ! Le grand public doit également savoir que de telles marques ne sont pas le signe d'une consommation excessive d'alcool. Encore aujourd'hui, les victimes sont prises pour des alcooliques, ce qui ne fait que décupler inutilement leur souffrance….Les femmes sont plus souvent touchées par la rosacée (environ deux femmes pour un homme). Et elles sont nombreuses, on estime que 10% de la population est concernée, mais huit sur dix ne savent pas qu'il s'agit de cette maladie et ne se soignent donc pas. Différents traitements contre la rosacée Parallèlement, il est recommandé de lutter contre les facteurs favorisant les poussées en évitant les boissons et les aliments très chauds, les épices, l'alcool, les expositions au soleil et l'activité physique intense. Au stade couperose (rougeurs permanentes et petits vaisseaux dilatés) : application locale d'un traitement sous forme de gel ou de crème. Ensuite, selon la sévérité de la rosacée, on peut faire appel à différents traitements : Traitement physique par laser ou électrocoagulation. Dans les formes un peu plus marquées, on recourt à une antibiothérapie. Et enfin, aux stades sévères, les dermatologues ou les chirurgiens plasticiens utilisent la chirurgie réparatrice ou le laser CO2. Il faut consulter son médecin ou un dermatologue pour diagnostiquer la rosacée et bénéficier d'un traitement adapté. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Après 40 ans, la presbytie au rendez-vous !

Plus de 22 millions de Français sont concernés par la presbytie.Par comparaison, 7 millions sont myopes et 9 millions hypermétropes.Liée au vieillissement normal de l'oeil, ou plus précisément à une baisse du pouvoir d'accommodation, la presbytie reste méconnue par la moitié des personnes concernées. Presbytie : un défaut d'accommodation qui s'installe progressivement La presbytie est un phénomène normal, lié au vieillissement de l'oeil. Elle apparaît en général après 40 ans et se manifeste au début par une gêne à la vision de près (lecture, écriture…).En effet, la presbytie correspond à une diminution du pouvoir d'accommodation de l'oeil. Or l'accommodation permet de faire la « mise au point » sur les objets regardés de près. La presbytie empêche donc de bien voir de près, mais ne retentit pas directement sur la vision de loin.Elle se corrige à l'aide d'un verre convergent. Cette correction n'est utile qu'en vision de près, c'est-à-dire à environ 33 centimètres. Les verres progressifs sont donc ici bien adaptés. La presbytie est méconnue et peu traitée Ces quelques données de bases portant sur la presbytie sont méconnues de la moitié des personnes concernées, comme le révèle une enquête menée auprès de 1.600 personnes âgées de 40 à 64 ans. Les deux tiers d'entre elles sont presbytes, parmi lesquelles 84% déclarent corriger leur vision de près. 66% d'entre elles portent des verres progressifs, tandis que les autres recourent à des verres unis ou bifocaux, voire des lunettes achetées sans ordonnance.Autre fait révélé par cette enquête, à peine 50% des sujets interrogés sont capables de donner une brève définition de la presbytie. Le presbyte consulte tardivement Mais surtout, les délais avant la prise en charge sont généralement trop longs : 35% ont attendu que le problème de vision ne soit plus supportable avant de consulter un ophtalmologiste. Un quart des personnes souffrant de presbitie ont mis plus d'un an avant d'aller consulter et 38% attendent encore plus d'un an entre le moment de la consultation et celui de l'équipement.Pourquoi un tel dédain de la part des Français ? Ce qui est sûr, c'est que pour beaucoup de personnes, la presbytie s'accompagne d'un sentiment de passage à la vieillesse qui n'est pas forcément facile à vivre.Mais la réalité est là : c'est entre 40 et 50 ans qu'apparaissent les premiers signes d'une presbytie.Chez les sujets myopes, elle se manifeste plus tardivement (44-46 ans) et plus précocement chez les hypermétropes. Il faut consulter dès les premiers signes de gêne pour la vision de près.L'adaptation aux verres correcteurs, et particulièrement aux verres progressifs, sera d'autant plus facile si l'équipement se fait dès les premiers troubles de la vision... Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Votre maison... saine ou polluée ? Faites-vous les bons choix ?

Nos intérieurs concentrent de nombreux polluants. Résultat, l'air qui règne dans nos logements est plus pollué qu'à l'extérieur.Avez-vous les bons réflexes pour diminuer la pollution chez vous ? 1) Chaque jour vous aérez votre logement pendant une vingtaine de minutes. Puisque la pollution à l'intérieur de nos logements dépasse celle qui règne à l'extérieur, il est essentiel d'aérer tous les jours pendant au moins 20 minutes, chaque pièce de notre logement. 2) Pour nettoyer les vitres, vous utilisez plutôt du vinaigre blanc. Le vinaigre blanc est un produit naturel qui remplace avantageusement les produits chimiques à vitres. Quant aux sprays et autres vaporisateurs, ils sont à éviter ! Vous pouvez également utiliser du vinaigre contre le calcaire, au lieu d'un produit spécial anticalcaire. Il est aussi naturellement antiseptique. 3) La plupart de vos meubles sont en bois massif. Le bois aggloméré dégage pendant longtemps des composés organiques volatils toxiques. Mieux vaut l'éviter et privilégier les matériaux naturels, comme le bois massif ! 4) Pour dégraisser, vous êtes plutôt du genre à employer du savon noir. 100 % naturel, le savon noir est un excellent dégraissant à privilégier au détriment des nombreux produits ménagers toxiques. Et méfiez-vous des parfums de synthèse, ils sont toxiques. 5) De retour du pressing vous enlevez illico le plastique protecteur. Le perchloréthylène est un solvant couramment utilisé pour le nettoyage à sec, classé comme " cancérigène probable ". Alors un conseil : ôtez le plastique des vêtements qui reviennent du pressing et aérez-les en laissant la fenêtre ouverte. 6) Vous êtes du genre à faire le vide régulièrement. En accumulant objets, vêtements, bibelots, on accumule aussi la poussière, les acariens, les microbes et les polluants. Il est essentiel de trier régulièrement. 7) Votre décoration privilégie plutôt le bois naturel. Ayez le réflexe de privilégier les matières naturelles : bois massif (évitez les bois exotiques qui sont en voie de disparition), terre cuite, grès, faïence, fibres naturelles (coco, sisal, chanvre), au détriment des matières plastiques notamment. Évidemment vous éviterez aussi d'appliquer peintures, vernis et autres traitements chimiques sur du bois naturel ! 8) Votre joker pour déboucher la douche, c'est la ventouse ! Les produits déboucheurs de canalisation sont particulièrement toxiques. Évitez-les !9) Vous avez de nombreuses plantes vertes chez vous.De nombreuses plantes possèdent des propriétés dépolluantes : Ficus, Kentia, lierre, Philodendron, Aglaonéma, Chamaedoréa, Chlorophytum, DracaenaSansevieria, etc.10) Contre les mauvaises odeurs ou tout simplement pour le plaisir que ça sente bon, vous utilisez des huiles essentielles. Oubliez les parfums de synthèse (toxiques) et privilégiez les huiles essentielles : pin, lavande, etc. Elles ont en outre des propriétés désinfectantes. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Quand le rhume se transforme en sinusite

C'est le principal risque du banal rhume que l'on attrape tous en hiver : l'agression virale donne lieu à une surinfection bactérienne des sinus.Le plus souvent, rhume et sinusite sont bénins. Il suffit de surveiller et de consulter si ça s'éternise.Quelques astuces pour prévenir. Du rhume à la sinusite : de l'agression virale à la surinfection bactérienne Les agressions virales perturbent l'activité des muqueuses, favorisant la prolifération bactérienne. Les sinus étant de toutes petites cavités, ils se bouchent facilement, entraînant une surinfection bactérienne. C'est ainsi qu'un rhume mal soigné peut se transformer en sinusite.Mais on ne traite pas systématiquement un rhume chez une personne saine. Cette infection bénigne disparaît classiquement toute seule en 7 à 8 jours. On peut cependant utiliser des médicaments dits de confort contre les symptômes (nez qui coule, maux de tête, fièvre, douleurs dentaires ou frontales), notamment pour décongestionner le nez. En revanche, chez les personnes fragilisées, comme celles qui ont un système immunitaire déficient, un diabète ou une maladie cardiaque, un rhume doit être systématiquement soigné en raison d'un risque plus élevé de complications bactériennes. La sinusite Concernant la sinusite, il faut différencier la sinusite aiguë de la sinusite chronique. La première est souvent causée par un rhume mal soigné, il est donc conseillé de consulter lorsqu'un rhume s'éternise. De la même façon, une sinusite mal soignée ou qui dure ne doit pas être négligée. En effet, dans quelques cas, elle peut entraîner de sévères complications : otites, bronchites, pneumonies, méningites. Contre le rhume, les antibiotiques sont inutiles. En revanche, ils peuvent être prescrits en cas de sinusite.Les sinusites dites chroniques, d'une durée supérieure à trois mois ou survenant plus de trois fois par an, sont parfois dues à une infection dentaire, à des polypes au niveau des sinus (polypose nasosinusienne) ou encore à une maladie de la muqueuse respiratoire qui peut être causée par une allergie, le tabagisme (actif et passif) ou un reflux gastro-oesophagien. Un traitement spécifique s'impose. Comment prévenir une sinusite ?   •Dans les chambres et les pièces principales, veillez à ce que la température ne soit pas excessive (19°C maxi) et que l'air ne soit pas trop sec. Employez des humidificateurs si nécessaire. •Lorsqu'il fait froid et humide, sortez la tête couverte et le nez protégé par une écharpe. •Se moucher correctement (une narine puis l'autre) et l'apprendre aux enfants. •En cas de rhume, se laver le nez à l'eau de mer pour décongestionner les narines et évacuer les sécrétions. •Si le rhume se prolonge, consultez afin de bénéficier d'un traitement adapté. •Et enfin, pas de tabac ni d'exposition passive. Les enfants exposés au tabagisme de leurs parents présentent un risque accru de sinusites. Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Quand la gastro nous tient

Appelée autrefois " grippe intestinale ", la gastro-entérite apparaît généralement en hiver sous forme d'épidémie. Elle touche souvent les collectivités, dont les écoles, et plusieurs membres d'une même famille.Maladie très contagieuse, il est nécessaire de respecter quelques règles d'hygiène très simples, dont la chasse aux mains sales.Comment se transmettent les gastro-entérites ?D'origine virale ou bactérienne, les symptômes de la gastro-entérite sont bien connus : diarrhées aiguës et crampes abdominales d'apparition brutale, parfois accompagnées de nausées, de vomissements, de fièvre et de courbatures.Le respect de quelques règles d'hygiène élémentaires permet de prévenir cette affection qui peut être d'origine virale ou bactérienne.Gastro-entérite d'origine virale : les mains salesLes microbes étant véhiculés par les matières fécales, l'infection se transmet par les mains sales. Ainsi, on peut être contaminé en touchant une poignée de porte, particulièrement dans les lieux publics, ou en touchant un objet manipulé par d'autres, comme de l'argent ou de la nourriture. Les épidémies sont donc fréquentes dans les écoles car les enfants ne se lavent pas systématiquement les mains, notamment avant de passer à table. La pause sandwich est également en cause : les sandwichs du commerce ne sont pas avariés, mais ils sont dévorés les mains sales.Gastro-entérite d'origine bactérienne : les alimentsMoins fréquente mais plus sévère, le germe le plus souvent incriminé est la salmonelle présente dans les aliments (viandes, oeufs, produits laitiers...). En sont également responsables les shigelles, ou Campylobacter, transmis par le lait cru et les animaux domestiques, ainsi que les colibacilles présents dans la viande et le lait. Souvent spectaculaires, les gastro-entérites d'origine virale guérissent aussi généralement en quelques jours.Quel traitement contre la gastro-entérite ?Sans excès, un antispasmodique et un antidiarrhéique peuvent calmer les douleurs.Un régime anti-résidus (sans fibres) est conseillé : pas de légumes ni de fruits crus, pas de laitages ni de féculents excepté le riz. Il faut boire beaucoup, la déshydratation étant le principal danger de cette affection chez les jeunes enfants et les personnes âgées.Si malgré ce traitement les symptômes persistent avec notamment de la fièvre, il est nécessaire de consulter son médecin afin qu'il en recherche la cause, notamment alimentaire. Un bilan sanguin et une coproculture (examen des selles) vous seront prescrits afin d'y déceler l'éventuelle présence de salmonelles ou autres bactéries responsables d'intoxications alimentaires. Un antibiogramme sera alors établi pour définir le traitement antibiotique adéquat.Un antispasmodique, mais également un probiotique, pourront vous être prescrits.Un probiotique (produit à base de ferments lactiques : Lactobacillus casei, Lactobacillus acidophilus) peut également être préventif en période d'épidémie car il s'oppose à la pénétration des microbes tout en reconstituant la flore intestinale. Il aide donc l'organisme à se défendre tout en régulant le transit intestinal.Conseils de baseDès l'enfance, se laver soigneusement les mains en sortant des toilettes, avant de faire la cuisine et de passer à table.Ne jamais réutiliser sans les nettoyer des ustensiles ayant été mis en contact avec de la viande, du poisson ou des oeufs crus.Avant préparation ou consommation, lavez systématiquement les fruits et les légumes.Déjà atteint d'une gastro-entérite, couvrez votre nez à l'aide d'un masque avant de prendre un bébé dans vos bras. De plus, évitez les bisous durant quelques jours. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Une mauvaise respiration peut déclencher une phobie

Nos émotions ont une action sur notre respiration. Détendus, nous respirons lentement et tranquillement. Stressés, notre respiration s'accélère et se fait plus superficielle. En sens inverse, notre manière de respirer influence nos émotions. Nous pouvons donc apprendre à respirer de manière à nous détendre ou bien, mal respirer et augmenter nos angoisses et la phobie. Alors, comment faire pour bien respirer ? Bien respirer ou mal respirer, à quoi ça correspond ? La bonne respiration est une respiration abdominale. Elle consiste à contracter le diaphragme, gros muscle situé au bas de notre cage thoracique. En se contractant, le diaphragme augmente le volume des poumons afin d'aspirer l'air. Et comme ce diaphragme descend, il masse les organes du ventre en les repoussant vers le bas. On parle donc parfois de respiration ventrale car le ventre se gonfle au moment de l'inspiration. Cette respiration nous détend, nous relaxe et nous fait du bien. Mal respirer, c'est respirer avec le haut du thorax. Cette respiration haute devrait normalement être pratiquée en complément de la respiration abdominale, quand nous avons besoin de davantage d'air. Or, chez certains, par moments, elle devient la respiration principale.   Comment la respiration peut créer des angoisses La respiration haute est moins facile, moins aisée, car l'air a plus de mal à ressortir qu'en respiration ventrale où l'expiration est aidée par les muscles abdominaux. Si vous respirez uniquement avec le haut du thorax, il en résulte une sensation d'oppression, de blocage, voire d'étouffement. Cette sensation désagréable peut entraîner une angoisse. Et cette angoisse accentue la respiration haute qui accentue l'oppression. Un cercle vicieux s'installe. Vous pouvez en arriver à la crise d'angoisse ou crise de panique. La crise de panique et la phobie Une crise d'angoisse, par définition, c'est angoissant. Une personne atteinte peut éprouver une sensation de mort imminente, un malaise très profond. Et quand la crise est finie, elle a peur qu'elle revienne. Or, la peur d'être mal, l'anticipation négative, est typique des phobies. La phobie est aussi liée à l'environnement. Nathalie, naturellement angoissée, respire mal. Et dès qu'elle voit un chat, animal qu'elle n'aime pas, sa respiration se fait encore plus haute, déclenchant davantage d'angoisse. Ainsi, face à un chat, survient une crise d'angoisse. La phobie est enclenchée : chaque fois que Nathalie verra un chat, elle respirera mal, et déclenchera une nouvelle crise. Et même lorsqu'elle a seulement peur de croiser un chat, une crise d'angoisse peut survenir.     Que faire en cas de phobie ? Apprendre à bien respirer, respirer de manière ventrale, est donc une arme contre l'anxiété et les phobies. Ce n'est bien sûr pas la seule arme que la psychothérapie peut nous proposer, mais c'en est une puissante. Des méthodes intègrent l'apprentissage de la respiration et contribuent à calmer les angoisses : la cohérence cardiaque, la relaxation, le training autogène, le yoga, la sophrologie, le mindfullness ou méditation de pleine conscience... Autant dire que cet apprentissage de la bonne respiration peut être bénéfique à chacun d'entre nous. Car même sans phobie, nous avons tous des moments de stress ou d'anxiété et une méthode simple peut être d'une aide intéressante. Source : e-santé Dr Catherine Solano

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Orthodontie : quel type d'appareil invisible pour les ados et le jeune adulte ?

L'orthodontie est une discipline qui a considérablement progressé. Avec les dernières innovations technologiques, les appareils sont de plus en confortables et toujours plus discrets. Il existe même aujourd'hui deux types d'appareils invisibles destinés à l'adulte, mais de plus en plus demandés par les ados pour lesquels l'apparence est primordiale.Orthodontie : à l'adolescence, l'apparence avant toutArborées avec fierté par les enfants, les attaches fixées sur la face externe des dents qui composent l'appareil d'orthodontie rebutent les adultes. C'est pour eux que les appareils invisibles ont été développés car associés à une moindre altération de l'image.Aujourd'hui les ados aussi sont demandeurs d'appareils invisibles. En effet, « l'adolescence est une période parfois psychologiquement difficile à passer, durant laquelle l'apparence est importante ».Que faut-il savoir sur l'orthodontie invisible ? Quels sont les avantages et les inconvénients à considérer ?Deux techniques d'orthodontie invisibleDeux techniques invisibles peuvent aujourd'hui être proposées :La technique linguale qui consiste à fixer les attaches non pas sur la face externe des dents mais derrière les dents.La gouttière transparente également appelée « aligneur ».Selon chaque cas et en accord avec le patient, c'est l'orthodontiste qui choisit le traitement le plus adapté. En moyenne, chez l'adulte, la durée du traitement varie de 12 à 36 mois selon la complexité.En effet, « il ne s'agit pas uniquement de redresser les dents mais également d'améliorer certaines fonctions et de corriger des décalages entre les mâchoires », précise la Fédération Française d'Orthodontie, d'où l'utilisation fréquente complémentaire « d'auxiliaires », comme des élastiques ou des « minivis », sortes d'implants transitoires permettant des déplacements dentaires complexes.La technique lingualeLes attaches ne se voient pas puisqu'elles sont positionnées derrière les dents.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie classique avec attaches sur le devant.L'inconfort est un peu plus important car la langue peut être plus facilement blessée.Le brossage est moins aisé alors qu'il doit être encore plus minutieux.Les contraintes alimentaires sont les mêmes, visant à ne pas décoller les attaches.À savoir enfin : les attaches linguales ne sont proposées qu'aux ados dont les dents définitives sont déjà bien en place hormis les dents de sagesse.Les gouttièresCe sont des gouttières transparentes en résine fabriquées sur mesure par un laboratoire extérieur. Posées sur les dents, elles les déplacent progressivement. Elles se changent tous les 15 jours.Elles sont quasiment invisibles.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie avec attaches traditionnelles visibles, d'autant plus que les gouttières doivent être renouvelées souvent.Cette méthode est très confortable comparée à l'orthodontie avec attaches. Elle s'adresse à des enfants de plus de 12-13 ans car il faut qu'un certain nombre de dents définitives soient présentes.Les gouttières doivent être portées jour et nuit, pendant au moins 20 heures par jour, parfois avec des élastiques en plus.Le brossage des dents est facile puisqu'il se fait après avoir ôté la gouttière.L'alimentation également puisque l'on enlève sa gouttière pour manger.Il faut impérativement remettre sa gouttière après s'être lavé les dents afin d'éliminer tous les débris alimentaires.Pas de risque de décoller les attaches.En raison de l'aspect amovible des gouttières, le patient doit être sérieux et impliqué. Pour cela il doit être bien informé des avantages et des contraintes. En effet, il doit les porter comme l'indiqué l'orthodontiste, sans les oublier au risque de faire échouer le traitement, ne pas les perdre ou les casser.Quelle prise en charge chez l'ado et l'adulte ?L'Assurance maladie ne prend en charge les soins d'orthodontie que jusqu'à l'âge de 16 ans.Chez l'adulte, ils ne sont pris en charge que s'ils comprennent une phase chirurgicale et seulement le premier semestre de soins.En moyenne, l'orthodontie est plus chère chez l'adulte que chez l'enfant. Il faut demander un devis et un plan de traitement.Certaines complémentaires santé prennent en charge la part non remboursée par l'Assurance maladie.Pour en savoir plus Fédération française d'orthodontie : www.orthodontie-et-vous.fr Source : e-santéIsabelle Eustache

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Hémorroïdes, les solutions existent

Les hémorroïdes correspondent à des sortes de varices au niveau de l'anus à l'origine de douleurs mal placées, voire de saignements.Avant d'en arriver aux solutions plus chirurgicales, certaines mesures peuvent contribuer à espacer les crises d'hémorroïdes, notamment la lutte contre la constipation. Les hémorroïdes : douleurs et saignements Les douleurs induites par les hémorroïdes sont dues à une augmentation de l'afflux sanguin dans les veines du rectum et de l'anus. Ce phénomène peut s'observer lors de la grossesse, mais également lors de la constipation en raison des efforts répétés pour expulser les selles, ou encore à la suite du port de charges lourdes, voire lors de sports demandant des efforts violents.Il existe d'autres facteurs de risque des hémorroïdes : les positions debout prolongées, le surpoids, certains aliments et certaines boissons (épices, alcool, café…...), etc. Contre les hémorroïdes, commencez par traiter la constipation ! La prévention des crises d'hémorroïdes repose sur la correction autant que possible de ces facteurs de risque. Il est donc recommandé d'éviter les aliments irritants (piment, moutarde, café, alcool…...), de porter de lourdes charges, etc. Mais surtout, la prévention et le traitement des hémorroïdes consistent essentiellement à lutter contre la constipation.Voici les quatre principaux grands conseils que l'on peut donner aux personnes qui souffrent de ces varices spéciales : augmenter les fibres alimentaires (fruits frais, légumes cuits, céréales complètes), pratiquer une activité physique régulière, boire beaucoup d'eau, prendre ponctuellement un laxatif doux si nécessaire.   Les autres solutions anti-hémorroïdes Si résoudre le problème de constipation ne permet pas d'obtenir un soulagement suffisant, d'autres solutions doivent être tentées comme les antalgiques et les veinotoniques. C'est seulement en dernier recours qu'une opération chirurgicale s'imposera.On dispose de plusieurs techniques opératoires, selon les cas et notamment en fonction de la localisation de l'hémorroïde (interne ou externe) : la ligature de l'hémorroïde (ainsi coupée de circulation sanguine, elle rétrécit puis tombe en quelques jours), l'injection sclérosante (sclérothérapie avec injection d'un produit durcissant l'hémorroïde puis provoquant sa rétraction), la coagulation par laser, rayons infrarouges ou électrocoagulation (l'hémorroïde se rétracte sous l'effet de la chaleur), l'hémorroïdectomie en dernier recours (ablation chirurgicale de l'hémorroïde). Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Le tabac multiplie par 4 le risque de faire une grippe !

Etre fumeur en période d'épidémie grippale, fait prendre de grands risques : la probabilité d'attraper la grippe quand on est fumeur est multipliée par 4.Le tabagisme double le risque de contracter une infection respiratoire et favorise les complications. Les fumeurs n'échappent pas à la grippe Inhalée, la fumée de cigarette diminue les capacités de défense des voies respiratoires contre les agressions extérieures, particulièrement lorsqu'elles sont virales ou bactériennes. La fonction d'épuration microbienne de l'appareil broncho-pulmonaire devenant moins performante, le fumeur présente un plus grand risque d'être touché par la grippe.Globalement, il a été démontré que fumer double le risque d'infections respiratoires, dont la grippe, particulièrement en période d'épidémie. Et parmi les personnes non vaccinées le tabagisme multiplie par 4 la probabilité de développer une grippe.Or on sait que le nombre de sujets vaccinés est proportionnellement plus faible parmi les fumeurs : 16% des fumeurs se sont déjà fait vacciner, contre 30% des anciens fumeurs, et 54% des non-fumeurs... Les complications de la grippe sont aussi plus fréquentes chez les fumeurs... En altérant la fonction d'épuration, le tabac accentue également la colonisation bactérienne par certains microbes (Haemophilus influenzae, pneumocoque). Les surinfections par les bactéries faisant généralement partie de la gravité d'une grippe, le tabagisme tend à faire évoluer l'infection grippale vers des complications.Par ailleurs, soigner une grippe, compliquée ou non, est incompatible avec la poursuite d'un tabagisme pendant 3 à 5 jours. Autant arrêter de fumer dès maintenant et éviter ainsi, d'une part la grippe, et d'autre part ses complications ! Source : e-santé Isabelle Eustache

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Jambes lourdes : comment soulager ?

En cas d'insuffisance veineuse, les veines tendent à se dilater et le sang à stagner dans les membres inférieurs. Ce problème de circulation retour est responsable des jambes lourdes : pesanteur dans les jambes, fourmillements, tension, gonflement des chevilles et des pieds, etc.Connaître les facteurs aggravants et inversement est un atout non négligeable. Ensuite, l'application de mesures préventives au quotidien peut apporter un certain soulagement aux personnes souffrant de jambes lourdes.   $$Jambes lourdes : les facteurs aggravants$$ Les lourdeurs dans les jambes sont exacerbées par la station debout prolongée, la chaleur, la fatigue et la sédentarité.L'hérédité et l'excès de poids sont des facteurs prédisposants.La contraception orale, mais aussi le tabac et l'abus d'alcool amplifient le phénomène.   Les conseils qui soulagent et préviennent les jambes lourdes   A éviter : Les stations debout prolongées et les piétinements sur place.Les talons hauts.Les chaussettes et les pantalons trop serrés et les bottes hautes serrant le mollet.La contraception hormonale (il faut en discuter avec son médecin ou son gynécologue).La chaleur : bannir l'épilation à la cire trop chaude, se méfier des douches et des bains trop chauds, éviter les saunas, les expositions au soleil et jamais de bouillotte sur les jambes. Pour soulager les jambes lourdes : Position allongée les jambes surélevées.Pour dormir, pieds du lit surélevés (10 cm environ).Massages doux dans le sens du retour veineux, soit en partant des pieds, car ils aident le retour veineux. En revanche, éviter tout massage agressif.Appliquer un jet d'eau fraiche sur les jambes en partant des pieds pour ensuite remonter.Exercer une activité physique régulière bénéfique au retour veineux : la marche, mais aussi la natation, le vélo, la gymnastique au sol. Exercices bénéfiques à domicile : allongé sur le dos, mouvements de pédalage ou de cercles jambes tendues. Inversement, éviter tous les sports accentuant la pesanteur au niveau des jambes, c'est-à-dire ceux où dominent les sauts répétés, les départs et les arrêts brusques : tennis, ping-pong, jogging, squash, escrime, volley-ball, etc. A chaque occasion, prendre les escaliers, en posant initialement le talon sur la marche et non la pointe des pieds.En cas de position prolongée assise ou debout, faire des pauses pour marcher et réaliser des mouvements de flexion du pied.Perte de poids en cas d'excès pondéral.Lutter contre la constipation, laquelle est préjudiciable au bon fonctionnement de la circulation veineuse. Côté alimentation et boissons : Sont déconseillés : les épices, le café, le thé, le vin blanc et le champagne.Diminuer la consommation de sel afin de limiter les phénomènes de rétention d'eau.Boire régulièrement de l'eau de manière fractionnée dans la journée.Si ces conseils n'améliorent pas la situation, il faut consulter son médecin pour bénéficier de conseils personnalisés et d'une prise en charge adaptée.   Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Comment éviter le rebond de l'acné en rentrant des vacances ?

Sous le soleil, la personne acnéique vit une accalmie. La peau asséchée, bronzée... on finirait presque par croire à la disparition prochaine de cette dermatose. Mais la lune de miel estivale se paie au prix fort. Conseils pour limiter la recrudescence des boutons d'acné à l'automne.Acné, le triple effet du soleilLe risque de poussée acnéique au retour des vacances est une préoccupation légitime pour les 15 millions de français concernés, des adolescents pour la plupart, mais aussi 20% des femmes adultes. S'il n'existe pas de chiffres sur la réalité de cette acné "post-exposition" au soleil, les dermatologues le constatent à chaque rentrée.En soi, le soleil ne provoque pas l'acné. Globalement, il l'améliore même, grâce à trois processus. D'une part, il assèche l'hyper-séborrhée, soit l'écoulement trop important de sébum. D'autre part, il freine la prolifération de la bactérie responsable de l'acné (propionibacterium acnes), présente naturellement dans les glandes de la peau. A noter, si les formes rétentionnelles d'acné (comédons et points blancs, appelés microkystes) dépendent de la nature de la peau et des hormones, le passage vers les formes inflammatoires de la maladie (boutons rouges, appelés papules) est dû à la pullulation de ce microbe. Troisième phénomène estival, les ultraviolets (UV) tout particulièrement de type A induisent un épaississement de l'épiderme. A la fin de l'été, cette couche superficielle de la peau épaissie contribue mécaniquement à la formation de nouveaux comédons : le soleil disparu, les glandes sébacées s'ouvrent à nouveau, et c'est en général vers septembre-octobre que l'on constate des poussées acnéiques. Ce rebond frappe indistinctement les personnes acnéiques ou à tendance acnéique, qu'elles souffrent d'acné rétentionnelle ou inflammatoire (la plupart a une acné mixte). C'est plutôt la vulnérabilité de chacun qui entre en ligne de compte. « C'est pourquoi en octobre je revois systématiquement les patients qui ont terminé leur traitement anti-acnéique à la fin du printemps, explique le Pr Brigitte Dréno, chef de service de dermatologie et directeur de l'Unité Thérapie Cellulaire et Génique (CHU de Nantes), membre du Groupe Expert Acné (GEA). Car s'ils doivent refaire une poussée acnéique, ce sera à ce moment là. »Ne pas confondre avec l'acné de MajorqueSi ce rebond des boutons survient sur des peaux déjà acnéiques ou qui l'étaient encore il y a peu, une autre forme, bien plus rare, peut surgir sans crier gare. C'est « l'acné de Majorque », du nom de l'île des Baléares. Une sudation accrue par les glandes sudoripares eccrines, sur des peaux hyperséborrhéiques même légèrement, crée alors une réaction inflammatoire brutale. Cette pseudo-acné n'a rien à voir avec une allergie au soleil, « ce sont des folliculites, c'est-à-dire l'inflammation de follicules pileux, détaille le Pr Dréno. Elles sont souvent localisées sur le visage, le décolleté et les épaules. Femmes, hommes, adolescents... n'importe qui peut être touché ». Contrairement à la véritable acné, les lésions cutanées de cette acné « solaire » ou « estivale » régressent spontanément en quelques semaines.Comment prévenir le rebond de l'acné ?L'idéal, lorsque l'on termine un traitement de l'acné avant l'été, est de poursuivre des soins d'entretien pendant la période juillet-août-septembre. Tout dépend de la fragilité de la peau, mais la dermatologue préconise deux approches : « l'application d'un rétinoïde topique est parfait pour éviter la formation à l'automne de ces nouveaux comédons liés à l'épaississement de la peau. En revanche, lorsque la peau est trop fragile, je conseille plutôt une crème hydratante le matin en privilégiant les cosmétiques contenant de l'acide salicylique ou des acides de fruits. Ces produits peuvent être suffisants pour lutter contre les micro-comédons et seront parfois mieux tolérés que les rétinoïdes en crème ». Mais se protéger du soleil est bien entendu la première des garanties, comme s'enduire de couches épaisses de crème au minimum SPF30+ non comédogène, se couvrir au moyen de chapeau et vêtements, fuir le soleil estival entre 12h et 16h etc. Quant à ceux qui poursuivent leur traitement pendant l'été, attention au risque de photosensibilisation, principalement sous doxycycline et isotrétinoïne orale.Sites utiles :http://dermato-info.fr/article/Acne/Les_traitements Source : e-santéHélène Joubert

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Sexualité : quand les médicaments s'en mêlent

L'apparition de troubles sexuels avec un nouveau traitement prescrit n'est pas si rare. Car, parmi les médicaments courants pouvant interférer avec la sexualité se trouvent les antidépresseurs et certains antihypertenseurs... Pas d'inquiétude pour autant, ces troubles ne sont pas systématiques et sont réversibles ! Il suffit d'en parler à son médecin.Sexualité perturbée... et si c'était mon médicament ?Libido affaiblie, érection et éjaculation perturbées, lubrification vaginale insuffisante... chez l'homme comme chez la femme, les effets indésirables de certains médicaments sur la sexualité - appelés " iatrogénie médicamenteuse", en l'occurrence sexuelle ici - sont loin d'être anecdotiques. « Le problème est considérable puisque cela concerne des molécules dont la prescription est massive, telle que les antidépresseurs ou certains antihypertenseurs, avertit le Pr François Giuliano, urologue du Département de Médecine Physique et de Réadaptation à l'hôpital Raymond Poincaré (Garches) et co-auteur du chapitre sur la « iatrogénie sexuelle » du rapport de l'Association Française d'Urologie (1). Mais pas question cependant de stopper net son traitement. C'est pourtant parfois le cas -observé notamment avec les antihypertenseurs- car entre sexualité et respect de l'ordonnance, certains ont déjà choisi, au détriment de thérapeutiques pourtant indispensables. Ils s'exposent alors à de graves conséquences en psychiatrie ou dans le contexte de maladies cardio-vasculaires ». Seul le médecin pourra distinguer si les troubles sont dus à la maladie elle-même ou à la molécule prescrite. Dans ce dernier cas, il pourra la plupart du temps substituer un médicament par un autre, tout aussi efficace mais qui n'affectera pas la sexualité. Troubles sexuels: le top 5 des médicaments impliquésLes antidépresseurs sont les premiers pourvoyeurs de troubles sexuels. Ceux appelés "inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine" (citalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline...) ou "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline" (venlafaxine...) peuvent causer une dysfonction érectile (jusqu'à 25% des hommes selon certaines études), des troubles de l'éjaculation et, dans les deux sexes des troubles de l'orgasme et du désir. Une étude espagnole chez 1022 participants traités par ces deux types d'antidépresseurs a retrouvé des troubles sexuels chez 59,1% d'entre eux (2).Les antihypertenseurs sont des fauteurs de troubles de l'érection, mais pas tous. Seuls les diurétiques thiazidiques (dihydrochlorothiazide, bendrofluméthiazide, hydrofluméthiazide, indapamide) doublent le risque de dysfonction érectile (17% au lieu de 8% sous placebo). « L'hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque en soi de dysfonction érectile, souligne le Pr Giuliano. Si on ajoute en plus un médicament qui produit cet effet secondaire, on s'expose alors à accroître le trouble sexuel. La dysfonction érectile concernerait entre 0 et 25% des hommes traités par antihypertenseurs ». Les antihypertenseurs bêtabloquants augmenteraient le risque de troubles du désir chez la femme. Difficile néanmoins d'imputer le trouble sexuel à la seule molécule ou à l'hypertension artérielle...  Les neuroleptiques, utilisés en psychiatrie (schizophrénie, troubles bipolaires, insomnie, anxiété etc), ne sont pas en reste : dysfonction érectile chez l'homme, troubles du désir ou de la lubrification chez la femme sont signalés. Les neuroleptiques qui élèvent le taux de prolactine (olanzapine, risperidone, haloperidol, clozapine, thioridazine) entraînent plus d'effets secondaires sexuels (dans 40-60% des cas). A noter, là aussi le piège est d'attribuer ces symptômes à la maladie psychotique traitée, qui peut elle aussi perturber la sexualité. Les antalgiques de niveau 3 - analgésiques opiacés ou opioïdes comme la morphine- sont également potentiellement délétères à des degrés divers sur les fonctions sexuelles, à l'origine principalement d'une libido en baisse dans les deux sexes. Antalgique de niveau 2, le tramadol, présent dans de nombreuses spécialités antalgiques, retarde l'éjaculation.Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate contrarient fortement la sexualité. Parmi les alphabloquants, la tamsulosine (le plus prescrit en France dans cette indication) et la silodosine peuvent être responsables d'une absence d'éjaculation (jusqu'à 28 % pour la silodosine) et altèrent la qualité de vie sexuelle. Les inhibiteurs de 5alpha-réductase (finastéride, dutastéride) peuvent, quant à eux, être responsables de dysfonction érectile, de troubles de l'éjaculation et du désir.La sexualité perturbée par un effet anti-hormonalDans la pharmacopée anticancéreuse, le désir sexuel est considérablement affaibli par l'hormonothérapie. Il s'agit des agonistes de la LH-RH (chez la femme non ménopausée ils stoppent la fabrication des oestrogènes par les ovaires) et les antiandrogènes chez l'homme ayant un cancer de la prostate. « La diminution du désir est importante chez ces hommes, c'est une castration pharmacologique, précise l'urologue, l'un de ces traitements est d'ailleurs indiqué dans le traitement des délinquants sexuels. De plus, leur risque de dysfonction érectile est élevé ». Effet similaire pour le tamoxifène utilisé dans le cancer du sein. Il diminue souvent le désir (dans 44% des cas) et provoque dans près de 50% des cas des douleurs lors de la pénétration (dyspareunies) associées ou non à une sécheresse vaginale (45% des cas).Cet effet anti-hormonal négatif sur la fonction érectile et le désir se retrouve aussi avec d'autres molécules comme la spironolactone prescrite dans l'hypertension artérielle, avec l'antifongique kétoconazole, avec les oestrogènes ainsi que la progestérone et les corticostéroïdes (dans les maladies pulmonaires et rhumatologiques)[.A l'inverse, certaines croyances ont la vie dure ! Les bétabloquants, utilisés dans les affections cardiaques, ont mauvaise presse. A tort car leurs effets sur la fonction sexuelle sont minimes. Source : e-santéHélène Joubert

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Diabète de type 2 : l'équilibre glycémique, c'est bon pour le coeur !

Apéritifs, tentations gourmandes.... pendant l'été, l'important est de se faire plaisir, sans pour autant laisser sa glycémie s'emballer ! Surveiller son diabète comme le lait sur le feu, c'est même crucial pour prévenir au mieux les conséquences cardiovasculaires liées à cette maladie chronique. Une étude décisive vient enfin d'en apporter la preuve.Surveiller son taux de glycémieLimiter le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, c'est possible chez la personne souffrant d'un diabète de type 2. Car lorsqu'on est diabétique, le risque de maladie cardiovasculaire est trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Et si votre médecin vous a fixé un objectif glycémique personnalisé, matérialisé par un pourcentage d'Hba1c (ou hémoglobine glyquée), c'est justement pour tenter de reculer l'apparition de ces complications diabétiques. On connaissait depuis longtemps l'intérêt de coller à cet objectif glycémique -le plus strict possible, en visant dans l'idéal la valeur de 6,5% d'Hba1c - pour limiter les dégâts qu'occasionne un taux de sucre trop élevé dans le sang vis-à-vis des complications dites microangiopathiques du diabète c'est-à-dire au niveau du rein (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie). Mais la preuve formelle vis-à-vis des complications qualifiées de macroangiopathiques (concernant le système cardiovasculaire), se faisait attendre.Equilibrer son diabète pour protéger sa santé cardiovasculaire !C'est chose faite avec la parution d'une étude très attendue et qui a fait le buzz au congrès américain de diabétologie (ADA, Boston, 5-9 juin 2015). L'étude VADT (Veterans Affairs Diabetes Trial)* démontre qu'un équilibre strict du diabète au long cours permet de réduire le risque d'infarctus du myocarde, de maladies du coeur, d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque. Cette étude a suivi, pendant près de 10 ans, des hommes qui souffraient au préalable de maladies cardiovasculaires. Ceux qui étaient parvenus à contrôler leur glycémie le plus proche de 6,5% s'en sortaient le mieux, avec un meilleur avenir cardiovasculaire. Leur risque d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, d'aggravation d'une insuffisance cardiaque etc. était de près de 20% inférieur comparé à ceux qui laissaient grimper leur taux d'HbA1c.Quel taux de sucre sanguin optimal ?Tirant les leçons de VADT, le Dr Jean-Pierre Riveline, du Centre Universitaire du Diabète et de ses Complications à Hôpital Lariboisière (Paris) estime que « l'idéal est de viser un taux de sucre dans le sang (un objectif glycémique) de 6,5% d'Hba1c. C'est grâce à un taux bas comme celui-ci que l'on est protégé sur le plan cardiovasculaire, au moins à une échéance de dix ans (la durée de l'étude VADT). Une preuve d'autant plus solide que les hommes inclus dans l'étude étaient particulièrement fragiles car ils avaient déjà eu des ennuis cardiovasculaires ». Si maintenir un taux de sucre bas les protège, alors ce ne peut être qu'encore plus bénéfique chez ceux qui sont en bonne santé cardiovasculaire ! « Bien entendu, poursuit le diabétologue, la valeur optimale de la glycémie doit être adaptée à chacun et à certains critères de fragilité (âge, ancienneté du diabète, certaines complications cardiaques etc.), mais l'étude VADT rappelle qu'il ne faut pas être laxiste pour autant ! » En pratique, lorsqu'on a fait un infarctus du myocarde récent ou que l'on est insuffisant cardiaque, opter pour un objectif glycémique de 8% d'Hba1c est plutôt raisonnable. Mais pour l'ensemble des diabétiques de type 2, il ne faut pas hésiter à viser bien plus bas, car un taux de sucre dans le sang de 6,5% d'Hba1c s'avère largement protecteur sur le long terme. Y compris pour les personnes diabétiques qui ont déjà eu des alertes cardiovasculaires (infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral ancien), voire une maladie rénale légère à modérée.En pratique, comment surveiller sa glycémie ?Pour les personnes qui ont du mal à équilibrer leur glycémie au quotidien ou ceux traités par des injections d'insuline, le médecin peut prescrire un appareil d'auto-surveillance glycémique, afin qu'elles prennent conscience de l'évolution de leur taux de sucre selon les repas, l'heure de la journée, leur activité physique... Pour les autres, le dosage sanguin trimestriel de l'HbA1c suffit, à condition de suivre au jour le jour les conseils du médecin et du nutritionniste.Alors cet été, quelques écarts sont permis mais garder le cap vis-à-vis de la glycémie est l'une des garanties pour une bonne prévention des maladies cardiovasculaires. « Néanmoins, cela ne suffit pas, ajoute le Dr Riveline, et il faut aussi contrôler la tension artérielle et les lipides comme le cholestérol ou les triglycérides et bien sûr... arrêter de fumer ». Source : e-santéHélène Joubert

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Le point sur les affections intestinales et les brûlures d'estomac

Les problèmes gastro-intestinaux comptent parmi les maladies les plus courantes. Et sans conteste, les plus fréquents sont les brûlures d'estomac et les inflammations de la muqueuse gastro-intestinale (gastrites). Viennent ensuite les ulcères, les dyspepsies et le syndrome du côlon irritable, mais les constipations et les diarrhées font aussi partie des affections de l'intestin les plus souvent rencontrées. Quels sont les symptômes, les causes, les traitements ? Est-ce grave ? Quand consulter ? Comment les éviter ? Faisons le point sur les deux premières. Les brûlures d'estomac : l'affection gastro-intestinale numéro 1 Les brûlures d'estomac (reflux gastro-oesophagien) sont dues à des remontées acides liées à un dysfonctionnement du sphincter gastro-oesophagien (régurgitations contenant des sucs gastriques). Ce reflux provoque des sensations de brûlure, parfois jusque dans l'oesophage, voire la gorge et la cavité buccale.Parmi les autres symptômes : Outre des régurgitations et des brûlures gastro-oesophagiennes, douleurs épigastriques, sensations de lourdeur après les repas, enrouement, voix rauque. Symptômes non spécifiques : toux chronique, nausées, troubles du sommeil, exacerbation des crises d'asthme, bronchites chroniques. C'est grave ? Quand consulter ?Un reflux ponctuel est sans gravité. En revanche, si les symptômes sont intenses ou si les reflux deviennent fréquents, il faut consulter son médecin afin d'en identifier l'origine et mettre en place une prise en charge adaptée (alimentation, médicaments qui neutralisent les sucs gastriques ou inhibent leur sécrétion). À défaut, le reflux peut devenir chronique et dans certains cas favoriser le développement d'un cancer. Pour prévenir et atténuer les brûlures d'estomac Alimentation riche en protéines, en fibres et pauvre en graisses ; moins de sucre, de café et pas d'alcool, facteurs favorisant la production d'acides ; éviter les plats acides et pimentés ; éviter le chocolat, la menthe, les oignons, l'ail, le thé ; réduire le sel ; fragmenter les repas ; ne pas se coucher et éviter les positions voûtées après les repas ; effectuer des promenades digestives ; boire un grand verre d'eau en cas de douleurs aiguës. Éviter les compressions de l'abdomen (vêtement serré, ceinture) ; lutter contre le surpoids. Arrêt du tabac, facteur qui fragilise les muscles et favorise le reflux. Pratiquer une activité physique. Gestion du stress. Dormir en position torse surélevé. Traiter toute infection de la muqueuse gastrique due à Helicobacter pylori.   L'inflammation de la muqueuse gastro-intestinale (gastrite) Très courante sous sa forme chronique, surtout après 50 ans, la gastrite est le plus souvent liée à une infection bactérienne de l'estomac due à Helicobacter pylori. Il peut aussi s'agir d'une inflammation auto-immune (réaction de l'organisme contre ses propres constituants) ou à une agression chimique : médicaments, alcool, tabac... Le stress semble aussi jouer un rôle.Les symptômes sont peu spécifiques : sensation d'oppression gastrique et douleurs abdominales accompagnées d'une perte d'appétit, de nausées, vomissements, ballonnements, brûlures d'estomac.C'est grave ? Quand consulter ?La gastrite induite par Helicobacter pylori peut se compliquer en ulcère gastro-duodénal, plus rarement en carcinome dans l'estomac ou, encore plus rarement, de saignements gastro-intestinaux pouvant entraîner anémie et fatigue intense. Le traitement de la gastrite chronique dépend de son origine et repose sur les antibiotiques en cas de gastrite bactérienne. En complément, des médicaments peuvent être prescrits pour neutraliser les sucs gastriques ou inhiber leur sécrétion. Parallèlement, tout médicament irritant la muqueuse gastrique est à proscrire, comme certains analgésiques.La prévention : lutter contre le stress, réduire la consommation d'éléments favorisant la sécrétion de suc gastrique (alcool, tabac, agrumes, café...).Enfin, en cas de prise d'analgésiques au long cours, en discuter avec son médecin. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Consommons-nous trop d'antibiotiques ?

« Les antibiotiques, c'est pas automatique ! » Ce slogan de santé publique a marqué les esprits. Pourtant, en 2015, les Français restent de très gros consommateurs d'antibiotiques, dont au moins la moitié est totalement inutile. L'analyse d'un pédiatre infectiologue, le Pr Robert Cohen, du Centre Hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne).La consommation d'antibiotiques en France repart à la hausse !En Europe, la France figure parmi les leaders d'un triste classement : la surconsommation d'antibiotiques chez l'Homme. Comme en Belgique, au Luxembourg, en Grèce ou en Roumanie, lorsque ce mauvais pli a été pris, difficile de s'en défaire ! Au dernier bilan disponible, fin 2014 (1), la consommation en Europe pouvait être schématiquement divisée en trois zones : les pays du Nord, faibles consommateurs d'antibiotiques, les pays de l'Est, consommateurs modérés et les pays du bassin méditerranéen, forts consommateurs.Parmi les bons élèves, l'Allemagne et les pays d'Europe du nord font preuve d'une rigueur d'utilisation qui ne se dément pas au fil des années. Mais à l'inverse, dans l'Hexagone, entre 2000 et 2013, la consommation d'antibiotiques en médecine de ville n'a pas sensiblement fléchi, passant de 35,17 à 31,15 ddd/1000/jour (dose définie journalière d'antibiotiques c'est à dire le nombre moyen de jours sous antibiotiques) (2).On y a pourtant cru : sur le plan quantitatif, la consommation a diminué de 10,7% entre 2000 et 2013, mais une tendance à la reprise se confirme chaque année depuis 2010 avec une hausse annuelle de 5,9% (1) ! Optimiste envers et contre tout, le Plan national d'alerte sur les antibiotiques a fixé un objectif chiffré en matière de réduction des consommations de -25% entre 2011 et 2016 !Les antibiotiques ne sont plus automatiques chez les enfants !Les années passent et toujours aucune baisse flagrante de la consommation d'antibiotiques chez l'adulte en vue. A noter, les prescriptions sont majoritaires chez les femmes : elles représentent 59,3% des consommateurs d'antibiotiques et les hommes 40,7%. Ce déséquilibre s'explique en grande partie par les infections urinaires, et notamment la plus courante d'entre elles, la cystite, dont la prévalence est beaucoup plus forte.Mais bonne nouvelle ! Du coté des enfants, la chute des prescriptions d'antibiotiques est impressionnante ces 15 dernières années. Deux explications à cela : « les pédiatres prescrivent relativement peu d'antibiotiques, précise Robert Cohen, moins que l'ensemble des spécialistes et les généralistes. De plus, le nombre de consultations pédiatriques a été divisé par deux voire 2,5 selon le type d'infections, malgré l'augmentation de la fréquentation des crèches, pourtant de formidables foyers de maladies infectieuses ». En chiffres, la prescription d'antibiotiques a été réduite de moitié en 2014 chez les moins de 14 ans (de 2111 px/1000/jours en 2000 à 1000 px/1000/jours) (1). Attention, la cible n'est pas « zéro prescription » car les antibiotiques sont souvent nécessaires, mais parvenir à diviser par deux la consommation de départ, un objectif désormais à porté de main chez les enfants.Antibiotiques, quand se surprotéger se retourne contre nous !Non seulement « plus de 50% des prescriptions d'antibiotiques chez l'homme sont inutiles mais elles sont dangereuses », affirme le Dr Robert Cohen : l'impact écologique de cette surconsommation d'antibiotiques est majeur : les bactéries deviennent de plus en plus résistantes, rendant ces antibiotiques de moins en moins efficaces. Il est d'ores et déjà très difficile de soigner certaines infections potentiellement graves comme les infections urinaires et les infections digestives du fait de l'émergence d'entérobactéries, très résistantes (comme Escherichia. coli) productrices de ß-lactamases à spectre étendu-) et pour quelques cas, il est devenu impossible de les traiter (infections survenant chez des malades sévères à l'hôpital, en réanimation ou en hématologie ou pour les patients atteint de mucoviscidose). Au point que l'Organisation Mondiale de la Santé, experts internationaux, responsables politiques notament en Grande Bretagne, placent ce péril pour l'humanité au même rang que le terrorisme ou le réchauffement climatique.Mais la résistance aux antibiotiques n'est pas le seul effet délétère à long terme des antibiotiques. On sait aujourd'hui que les antibiotiques peuvent modifier de façon durable les microbiomes, c'est à dire la génétique d'un microbiote qui désigne la flore bactérienne hébergée par les êtres vivants. Or ces modifications de flores peuvent favoriser la survenue de maladie comme les allergies, les maladies auto-immunes, l'obésité... Source : e-santéjournaliste scientifique,Hélène Joubert

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Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?

Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Chute de cheveux, quand s'inquiéter ?

Nous perdons au quotidien des dizaines de cheveux. Et à certaines périodes de l'année nous en perdons d'avantage. Quand la chute de cheveux devient plus importante et qu'elle s'installe dans le temps, il peut être bon de consulter un spécialiste. Le Dr Durosier, médécin généraliste, nous aide à faire le point entre chute de cheveux chronique et chute de cheveux passagère.Différence entre chute de cheveux passagère et chute de cheveux chroniqueEn matière de chute de cheveux on parle d'effluvium télogène aiguë (chute passagère), d'effluvium télogène chronique (lorsque la chute passagère s'installe dans le temps), et d'alopécie androgénétique (perte progressive de cheveux sous l'influence des hormones mâles).Dans le premier cas, la chute peut être saisonnière. "On constate des chutes de cheveux en mars/avril et à l'automne en septembre/octobre/novembre", explique le Dr Durosier. Un changement brutal de températures, un ensoleillement, les agressions que subissent les cheveux pendant les vacances... autant d'éléments qui peuvent accélérer la chute de cheveux à certaines périodes de l'année. Toutefois, la chute saisonnière ne dure rarement plus de trois mois.Les chutes de cheveux passagères peuvent également être de nature réactionnelle : "en post-grossesse, en cas de stress important, de fatigue, de grippe, de prise de certains médicaments, de régime et de perte de poids, de ménopause, de déséquilibre hormonal ou de dépression on peut constater une chute de cheveux passagère" continue le professionnel.Si au-delà de 6 mois vous continuez de retrouver plus de cheveux qu'habituellement au réveil sur l'oreiller ou si vous continuez à en perdre plus que de raison lors du brossage, vous souffrez peut-être d'effluvium télogène chronique. Il est conseillé de consulter au plus tôt pour déterminer si la chute n'est pas une conséquence d'un problème de thyroïde ou de carence. "L'effluvium télogène chronique s'il apparait vers 40 ans peut aussi être le premier signe d'une alopécie plus sévère, d'où l'intérêt de consulter un professionnel pour faire le point." L'effluvium télogène chronique touche d'avantage les femmes que les hommes. Lorsque la chute s'accompagne d'une baisse de la densité capillaire et que la chute est plus localisée sur le dessus du crâne et au niveau de la raie, il peut s'agir d'une alopécie androgénétique débutante.Les remèdes à la chute de cheveux passagèreLa chute réactionnelle et saisonnière est souvent réversible. Elle peut être enrayée avec un traitement acheté sur les conseils de son pharmacien en pharmacie, un traitement qui agira pour stopper la chute et relancer la pousse du cheveu. Pour le Dr Durosier, la solution est généralement d'ordre "cosmétique, idéalement associée à des compléments alimentaires enrichis en fer, vitamine B, zinc et acides aminés soufrés qui vont favoriser la repousse."Les soins cosmétiques les plus classiques sont des solutions (lotions, shampoings) à appliquer localement à la racine des cheveux.Les cosmétiques antichute de cheveux ont deux actions : "Ils ont un effet vasculaire qui va augmenter l'oxygénation du bulbe pilaire et la vascularisation avec pour conséquence la stimulation de la croissance dans le bulbe et limiter la chute. Ils envoient également un signal de relance du cheveu." En combinant soins antichute et compléments alimentaires, la chute est généralement stoppée au bout d'un à deux mois.En parallèle, il est bon d'éviter tout ce qui peut se révéler être agressif et fragiliserait la repousse du cheveu comme le tabac, les colorations capillaires, les expositions au soleil.Chute de cheveux chronique, l'avis du dermato indispensablePour le Dr Durosier si la chute de cheveux est essentiellement localisée au-dessus du crâne et qu'elle dure depuis plus de 6 mois, il faut consulter. "Le dermatologue va rechercher les causes médicales de la chute de cheveux. Il sera en mesure de diagnostiquer le type de chute afin de prescrire le bon traitement. De manière générale, il prescrit un traitement sur 2 à 3 mois et dès 2 mois de traitement, on voit déjà une vraie différence." En cas d'alopécie androgénétique un traitement médicamenteux la plupart du temps à base de minoxidil pourra être prescrit pour un traitement quotidien et à long terme. "Ce traitement est parfois nécessaire à vie en cas d'alopécie androgénétique car il permet de ralentir la chute et de redensifier la chevelure." En cas d'alopécie androgénétique certains cheveux connaissent un phénomène de miniaturisation, ils deviennent plus fins. "Le minoxidil permet de réduire ce phénomène en faisant pousser à la place un cheveu "normal" d'où une redensification de la chevelure, éclaire le professionnel." Si ces traitements permettent de gagner du  temps,  la chute, quant à elle, reste inéluctable. C'est pourquoi il est récommandé de prendre le traitement sur le long terme et de consulter le plus tôt possible afin de "traiter le bulbe avant que les cycles ne soient complètement épuisés," prévient le Dr Durosier. Il faut en général trois mois pour voir les premiers effets sur le ralentissement de la chute. Il est donc vivement conseillé de poursuivre son traitement le temps recommandé et de ne pas arrêter avant sous prétexte que les résultats tarderaient trop à se faire ressentir. Enfin, si la chute est vraiment importante et que la personne en est affectée, il faudra alors peut-être penser à la chirurgie et à la micro-greffe car pour l'heure les professionnels ne sont pas en mesure de faire véritablement pousser de nouveaux cheveux avec des traitements médicamenteux ou cosmétiques. Source : e-santéJessica Xavier journaliste

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Surconsommation d'antibiotiques : ce qu'on ne vous dit pas !

Il existe un double effet négatif de la surconsommation d'antibiotiques : non seulement les infections par des bactéries devenues multirésistantes à cause de l'abus d'antibiotiques sont devenues difficiles voire impossibles à traiter pour certaines, mais cette multirésistance rend aussi les infections plus fréquentes !Usage immodéré des antibiotiques : la double peine !Près de 160 000 personnes développent chaque année en France des infections dues à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques et près de 13 000 en meurent*. Or il existe un autre effet, pervers et peu connu, de la multirésistance des bactéries, c'est à dire des bactéries résistantes à plusieurs familles d'antibiotiques (tuberculose multirésistante etc.) : les infections qu'elles causent sont fréquentes, elles aussi !Comme pour les staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus) (1), cela vient d'être démontré aussi pour les entérobactéries multirésistantes (2). Cette famille inclut les colibacilles, c'est à dire l'espèce Escherichia coli, principale bactérie responsable des infections urinaires (cystites) et parfois de septicémies. En Europe, le nombre de septicémies à Escherichia coli multirésistants a augmenté entre 2002 et 2008 de 30% par an alors que le nombre de septicémies à Escherichia coli multisensibles (contre lesquelles plusieurs antibiotiques sont efficaces) n'a augmenté que de 6% par an (1).Pr Vincent Jarlier, du Service de Bactériologie et d'Hygiène Hospitalière (GH Pitié-Salpêtrière - Charles Foix, Paris) : « Il s'agit de l'effet « Boyce » du nom du chercheur qui l'a mis en évidence en 1983 (1). Responsable d'infections localisées cutanées, des os et des articulations et, dans certains cas extrêmes, de septicémies, le staphylocoque doré est à l'origine d'infections plus difficiles à traiter lorsque les souches sont multirésistantes. De plus, de manière surprenante, les infections à staphylocoques dorés multirésistantes ne remplacent pas mais se surajoutent aux infections à souches sensibles ».Lutter contre les bactéries multirésistantes permet donc de réduire le nombre d'infections tout court. L'envolée des infections multirésistantes aux antibiotiquesLe fait que le nombre d'infections bactériennes graves (septicémies) augmente en Europe est inquiétant (1). Du fait de l'effet Boyce, parmi cette augmentation générale des infections, ce sont celles à bactéries multirésistantes aux antibiotiques qui augmentent le plus !On comptabilise plus de 100 000 infections à bactéries multirésistantes en France chaque année, ce qui entraîne des nombreuses difficultés thérapeutiques et allonge les durées d'hospitalisation.Comment limiter la résistance aux antibiotiques ?Tout d'abord, réduire de manière drastique sa propre consommation d'antibiotiques et l'antibiothérapie à tout va. Le renforcement de la lutte contre ce fléau lié à la surconsommation d'antibiotiques a été annoncé en septembre 2015*. A noter, la consommation d'antibiotiques chez l'animal est phénoménale, loin devant celle de l'Homme.Il faut aussi diminuer la transmission de bactéries au sein de la population, humaine, entre les animaux, et entre les animaux et l'homme (parmi les éleveurs), par une amélioration de l'hygiène. Cette « transmission croisée » se produit au sein des familles, à l'école, dans les crèches, à l'hôpital, mais aussi dans les troupeaux, à partir des innombrables bactéries du tube digestif (flore fécale), de la bouche et du nez (flore rhino-pharyngée), de la peau (flore cutanée).Pr Vincent Jarlier : « Des mesures simples du quotidien sont importantes pour limiter la transmission croisée des bactéries (et des virus !) : se laver les mains après un passage aux toilettes, après avoir éternué ou s'être mouché, avant de préparer de la nourriture. Utiliser des solutions hydroalcooliques dans les établissements de santé et aussi à la maison est un moyen commode et rapide de limiter cette transmission. »L'autre mode de transmission croisée est plus sournois et tout aussi essentiel à contrer. Il s'agit du passage des bactéries des flores fécales de chacun d'entre nous dans les eaux usées, puis dans les stations d'épuration, puis de leur « recyclage » au sortir de ces stations (épandage agricole des résidus des stations, rejet des eaux des stations...).Cette « pollution bactérienne » de l'environnement -d'origine humaine et animale- dissémine des bactéries résistantes aux antibiotiques qui reviennent alors jusqu'à l'Homme par le biais de l'alimentation et des eaux. Mieux traiter les eaux usées et les rejets humains et d'élevages est du ressort des pouvoirs publics, en France et au niveau mondial. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique

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Prothèses de hanche : l'avenir en 3D !

L'apparition des imprimantes 3D marque une révolution sur le plan technologique : si l'aérospatiale ou l'industrie automobile s'en sont déjà emparé avec succès, le domaine de la médecine n'est pas en reste. L'impression d'organes reste encore pour le moment du domaine de la science-fiction, mais la construction de prothèses est bien réelle. La chirurgie orthopédique, et notamment pour  l'arthroplastie ou prothèse de hanche, s'approprie peu à peu cette technologie. Prothèse de hanche : une chirurgie orthopédique très aboutie Depuis leur apparition en chirurgie orthopédique il y a plus d'un siècle, l'histoire des prothèses de hanche est étroitement liée aux matériaux utilisés : actuellement, une prothèse totale de hanche se compose d'une tige en titane ou en acier inoxydable qui se fixe dans le fémur, et d'un ensemble formé par une cupule et une tête fémorale en métal ou en céramique. L'ensemble reproduit l'articulation de la hanche défectueuse. La qualité de ces prothèses a une durée de vie à 20 ans.La manière de fixer ces prothèses sur le plan chirurgical est également très importante et a évolué : on pose actuellement en France environ 150 000 prothèses totales de hanche par an. Un orthopédiste réalise cet acte en une à deux heures environ. On a même vu arriver les premières poses de prothèses de hanche pratiquées en chirurgie ambulatoire durant l'été 2015 : le patient est rentré à son domicile le jour même du geste opératoire, signant ainsi une maîtrise de plus en plus importante de cet acte chirurgical.La prothèse totale de hanche permet à un patient très douloureux et très limité dans ses mouvements (le plus fréquemment à cause de l'arthrose) de retrouver une articulation et un mode de vie satisfaisants. Et elle a surtout révolutionné le taux de survie des patients âgés souffrant d'une fracture du col du fémur suite à une chute, leur rendant leur mobilité, leur évitant ainsi escarres et autres complications d'un alitement prolongé. Prothèse de hanche : l'apport de l'imprimante 3D Si les premières prothèses externes ont déjà vues le jour (le petit Maxence, 6 ans, a été équipé d'une prothèse de main fabriquée par une imprimante 3D en août 2015, une première en France), on commence à se tourner vers l'imprimante 3D pour les implants (prothèses internes). Les progrès de l'imagerie médicale (scanner, IRM) ont permis d'obtenir des images de l'organisme précises dans les trois dimensions de l'espace. Ces informations peuvent être stockées sous la forme de données numériques, puis utilisées pour programmer une imprimante 3D afin de fabriquer une prothèse. L'encre classique est remplacée par une poudre métallique ou autre, et tout objet peut alors être créé par la « fabrication additive », variante médicale de l'impression 3D.Le gros avantage de l'impression 3D est qu'elle permet la fabrication de prothèses personnalisées.Les implants sont actuellement standardisés, il en existe un nombre limité de tailles et de formes différentes. Les chirurgiens optent pour la prothèse de hanche (ou autre) la plus proche de l'anatomie du patient, en faisant des compromis. Etant complètement adaptée au patient, la prothèse est plus facile à poser, permettant de diminuer la durée opératoire, les saignements post-opératoires, et les complications (notamment infectieuses). Il est important de noter également que le prix final pourrait être 5 à 8 fois moins onéreux que les implants traditionnels.Les freins actuels au développement à grande échelle des prothèses 3D sont principalement le coût de l'imprimante et le temps nécessaire pour produire une prothèse. Il existe aussi un frein réglementaire en France concernant le matériel biomédical : les hôpitaux n'ont pas le droit d'implanter du matériel qu'ils auraient eux-mêmes produit.On imagine bien qu'une fois ces obstacles contournés, l'impression 3D va s'inviter dans la chirurgie du futur, permettant d'adapter parfaitement l'implant au patient et non plus le contraire ! Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste

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Quel est le rôle de la flore intestinale dans la maladie de Crohn ?

La flore intestinale, également dénommée microbiote, se compose de millions de microorganismes, dont des bactéries, qui, quand tout va bien, vivent en parfaite harmonie. Quant à la maladie de Crohn, elle implique une inflammation de la muqueuse intestinale. Peut-on faire le lien entre maladie de Crohn et microbiote, et imaginer des traitements ? Réponses à ces questions avec le Dr Harry Sokol, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Maladie de Crohn et flore intestinale : quels liens ? La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (au même titre que la rectocolite hémorragique), qui peut toucher n'importe quelles parties du tube digestif, de la bouche à l'anus. Cette inflammation chronique de la muqueuse intestinale, qui se déclare le plus souvent chez des sujets jeunes, évolue par poussées entraînant des symptômes handicapants, notamment une diarrhée, des douleurs abdominales, de la fièvre, etc.« Cette maladie est multifactorielle, faisant intervenir des facteurs génétiques et environnementaux, mais aussi le microbiote intestinal, lui-même sous influence génétique et environnementale », précise le Dr Harry Sokol. Par ailleurs, on pense que la maladie de Crohn est liée à une réponse anormale du système immunitaire intestinal. D'où les nombreuses études pour comprendre le rôle exact du microbiote et son implication dans cette maladie intestinale, avec pour espoir de trouver des traitements permettant de guérir ou de prévenir les symptômes de cette maladie afin d'améliorer la qualité de vie des patients. Qu'est-ce que le microbiote et à quoi sert-il ? Dr Harry Sokol : « Le microbiote désigne l'ensemble des microorganismes qui sont présents dans notre tube digestif et qui joue un rôle essentiel pour notre propre physiologie. Ces microorganismes sont essentiellement représentés par des bactéries, des champignons et des virus. On estime qu'il y a dix fois plus de bactéries dans l'intestin que de cellules dans notre corps. On estime également que les capacités génétiques de notre microbiote sont 150 fois plus grandes que celles du génome humain. »Ce microbiote joue un rôle dans de nombreux processus biologiques : régulation énergétique, production de vitamines, de certains acides gras particuliers, mais aussi dans le développement du système immunitaire, même en dehors de l'intestin, ou encore dans les défenses contre les infections intestinales. « Le microbiote joue même un rôle dans le fonctionnement cérébral, via différentes voies, indique le Dr Sokol. C'est par exemple le cas avec les métabolites produits par les bactéries qui passent dans le sang et atteignent ainsi le cerveau. Il existe également une connexion directe entre l'intestin et le cerveau impliquant des nerfs stimulés par des récepteurs présents dans l'intestin. » Peut-on agir sur le microbiote pour améliorer la maladie de Crohn ? Dr Harry Sokol : « Ce domaine est encore principalement au stade de la recherche. Mais au vu des éléments dont on dispose aujourd'hui, et sachant que le microbiote joue un rôle important pour notre physiologie en général, il n'est pas étonnant que son altération ait un retentissement en terme de maladies, et notamment de maladies intestinales.On a notamment observé dans les maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn, que le microbiote est anormal dans sa composition bactérienne, certaines bactéries étant en quantité plus importante au détriment d'autres. Or ces bactéries surnuméraires ont plutôt une activité pro-inflammatoire, tandis que celles en diminution sont plutôt anti-inflammatoires. »C'est ainsi que des stratégies thérapeutiques ont été imaginées pour essayer de corriger ce type de déséquilibre bactérien dans l'intestin. Par exemple, certaines suggèrent d'amener dans l'intestin le type de bactéries manquantes, d'autres de recourir à la transplantation de flore (de selles provenant d'un donneur). Des expérimentations sont actuellement en cours. Une autre stratégie à l'étude vise à identifier les molécules produites par les bactéries de l'intestin ayant des propriétés anti-inflammatoires, afin de les utiliser ensuite comme des médicaments. Quels sont les résultats et les recommandations alimentaires actuelles ? Il n'existe pas à ce jour de recommandation alimentaire spécifique dans la maladie de Crohn. Concernant les probiotiques, beaucoup d'études sont menées, car il existe potentiellement un marché important. Mais aucun des probiotiques classiques (ferments lactiques) n'a montré d'efficacité claire dans les études humaines. Seuls deux probiotiques se sont accompagnés d'un petit effet dans la forme minime de la rectocolite hémorragique. Mais à ce jour, les preuves sont insuffisantes pour qu'ils soient utilisés à la place des traitements classiques dans les maladies chroniques inflammatoires de l'intestin (MICI).Cela dit, il n'est pas exclu que dans les années à venir, on arrive à mieux comprendre l'effet de l'alimentation sur le microbiote et les conséquences en santé. On pourrait imaginer des probiotiques de nouvelles générations qui proviendraient de l'intestin (et non plus du lait comme actuellement) et sélectionnés pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Source : e-santé Isabelle Eustache

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