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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

L'écran d'ordinateur abîme-t-il les yeux ?

Nous sommes aujourd'hui des milliers à travailler sur ordinateur ou à surfer sur le net à la maison. Tout ce temps passé a des effets sur nos yeux et génère notamment un trouble : la fatigue visuelle.Picotements, yeux rouges et fatigués, yeux secs, éblouissements, troubles de la vision, sécheresse oculaire, maux de tête... la fatigue visuelle peut devenir un vrai handicap. Comment faire pour travailler ou surfer sur son ordinateur tout en préservant ses yeux ? Entre 30 et 40% des utilisateurs d'écran se plaignent de fatigue visuelle : picotements des yeux, oeil sec ou rouge, vision trouble, maux de tête…...$$Que signifie cette fatigue visuelle ?$$Il s'agit d'un phénomène d'accommodation.Pour voir net, nos yeux doivent accommoder en permanence au moyen de muscles. Or ces derniers sont particulièrement sollicités sur les écrans d'ordinateur. En effet, notre regard balaie plus ou moins vite certaines zones de l'écran, différents plans, lesquels sont également plus ou moins bien éclairés.Le travail sur écran favorise également le syndrome de l'oeil sec, qui correspond à un manque de larmes, entraînant des sensations de brûlures et des irritations.Autre caractéristique de la lecture sur écran : la fréquence du clignement de nos yeux est diminuée. Ce phénomène entraîne une sécheresse de l'oeil et un inconfort visuel. Toutefois, l'environnement ambiant contribue également à la sécheresse oculaire : sécheresse de l'air, tabac, climatisation et ventilateurs. Quand se manifeste la fatigue visuelle ? Il suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent.Au-delà, les symptômes s'accumulent. Ainsi, plus la semaine de travail avance, plus l'accommodation est difficile et plus la distance pour voir net s'agrandit. En revanche, la pause durant le week-end permet à l'oeil de récupérer.Comme le souligne l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), les heures passées devant un écran, si elles entraînent à la longue une fatigue visuelle, ne génèrent pas de troubles visuels. En revanche, elles constituent un excellent révélateur de défauts jusque-là passés inaperçus. Les conseils pratiques pour limiter votre fatigue visuelle   Placer l'écran à une distance de 50 à 70 cm des yeux, selon la taille des caractères. Pour apprécier la distance, vérifier que votre écran est placé à une longueur de bras de votre corps. Installer votre écran sur un bureau assez bas de telle sorte que le haut de l'écran soit situé légèrement en-dessous du niveau des yeux. La hauteur de vos yeux doit par exemple correspondre à la hauteur du bord supérieur de l'écran. La lumière en provenance des fenêtres ne doit pas se refléter sur l'écran. Privilégier l'éclairage latéral (de côté), en évitant toute source lumineuse dans le champ visuel face à l'écran. L'idéal est donc l'écran perpendiculaire à la fenêtre (et à une distance d'1,5 m) ou à toute autre source lumineuse. Régler l'intensité et le contraste de l'écran en fonction de la lumière ambiante. Privilégier un affichage sur fond clair et se limiter à 2 ou 3 couleurs en plus de celle du fond (les caractères bleus sont les moins bien perçus en vision fixe). Humidifier l'atmosphère pour éviter la sécheresse oculaire. Clignez souvent des yeux pour les humidifier. Regarder plusieurs fois par heure des objets éloignés. Faites des pauses régulièrement en changeant d'activité. (5 minutes toutes les heures ou 15 minutes toutes les deux heures). Les porteurs de lunettes ou de lentilles doivent vérifier régulièrement leur correction. Enfin, attention aux troubles musculosquelettiques (TMS) : devant un écran, pensez à adopter  la bonne posture ! Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Pollution et santé : 5 endroits où il vaut mieux ne pas habiter...

On connaît de mieux en mieux l'impact de la pollution sur notre santé. Des troubles du sommeil au cancer du poumon, de nombreux risques sont en partie liés aux polluants que nous absorbons... et donc aux endroits où nous habitons. Petite revue des endroits à éviter si vous recherchez un logement.  Le trafic automobile est toujours à fuir Notre amour de la voiture est responsable de beaucoup de pollution dans l'air : gaz, particules fines, etc. Les conséquences sont sérieuses, et peut-être plus diverses que vous ne l'imaginez : les maladies respiratoires semblent logiques, mais on sait aujourd'hui qu'il y a aussi un lien entre la pollution automobile et les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs se penchent aussi sur une association possible avec des troubles du développement chez l'enfant.Les logements à risque ne sont pas seulement ceux qui sont situés sur les routes très fréquentées, mais aussi ceux des alentours. En outre, les autoroutes ne sont pas seules concernées. Tous les endroits où les embouteillages sont fréquents exposent leurs riverains à trop de pollution. Le nettoyage à sec n'est pas bon pour tout le monde Les pressings qui utilisent du perchloroéthylène mettent les gens qui les fréquentent en danger. C'est particulièrement vrai pour les employés qui y passent leurs journées, bien sûr. Mais les personnes qui habitent dans le même immeuble qu'une entreprise de nettoyage à sec sont aussi contaminées par le perchlo.C'est pourquoi il est fortement déconseillé d'emménager s'il y a un pressing dans l'immeuble ! A moins qu'il s'agisse d'un de ces nouveaux pressings sans perchloroéthylène. Le radon, ennemi discret Le radon est l'une des principales causes de cancer du poumon quand la cigarette ne peut pas être incriminée. Ce gaz radioactif est présent naturellement dans le sous-sol de certaines régions, - on estime qu'il est responsable chez nous de 700 cancers du poumon chaque année.Pour savoir où l'on trouve du radon en France : où trouve-t-on du radon en France ? Le bruit : on n'y pense pas assez souvent... Le bruit est une pollution comme les autres, et à ce titre il occasionne des dégâts pour la santé.Si le son qui dérange est vraiment d'un niveau élevé, l'ouïe est en danger ; mais les troubles du sommeil ou maux de tête viennent bien plus tôt. Et l'impact est plus sévère chez les enfants, dont les résultats scolaires peuvent trinquer.Pour éviter les logements exposés au bruit, il faut bien sûr ne pas habiter sous les très médiatisées routes aériennes. Mais pensez aussi aux rues très fréquentées par des camions ou, dans les grandes villes, aux quartiers «  vivants »... qui bien souvent sont fréquentés jusqu'au bout de la nuit, et pas toujours par des personnes assez sobres pour être respectueuses. Pollution de l'air : champs et usines à égalité Si vous êtes tenté(e) de vous échapper à la campagne pour fuir la pollution, choisissez bien votre endroit !En effet, les pesticides répandus sur les champs ont un impact sur la santé humaine, tout comme les particules qui s'échappent des usines...Par ailleurs, vous installer loin des villes, c'est-à-dire aussi loin de votre lieu de travail et/ou du lieu où vous scolarisez vos enfants et profitez de votre vie sociale ou culturelle, risque aussi d'augmenter les nuisances que vous subissez. En effet, le temps passé dans les bouchons vous expose à de la pollution. Et signifie, en même temps, que vous en créez pour les voisins !Au moment de choisir votre logement, pensez donc aussi pollution.Source : e-santé Isabelle Eustache

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Hépatites A,B,C,D,E : l'alphabet des malheurs du foie

Les hépatites ?On sait généralement que ce sont des maladies du foie, mais savez-vous vraiment quelles sont leurs caractéristiques propres, et comment on peut les combattre ? Un petit rappel... Hépatites A, B, C : des symptômes prochesToutes les hépatites sont des inflammations du foie. Le plus souvent, elles sont liées à une infection par un virus. Selon le virus en cause on parlera d'hépatite A, B, C, D ou E (il en existe d'autres, mais ces cinq-là sont les plus fréquents).Toutes les inflammations du foie vont créer les mêmes symptômes :Dès lors que le foie ne peut plus assurer ses fonctions, notamment de transformation et d'élimination de la bilirubine résultant du recyclage des globules rouges, les pigments biliaires ne sont plus produits : la bilirubine qui est un fort colorant jaune augmente dans le sang et disparaît dans les selles. D'où les symptômes suivants :Un ictère, ou une jaunisse, c'est-à-dire que la peau et le blanc des yeux deviennent jaunes.Des urines foncées.Des selles claires.Une grande fatigue.Des symptômes digestifs : nausées et vomissements.Des douleurs abdominales.A savoir : dans certains cas les symptômes sont inexistants et passent inaperçus.Mais dans leur mode de transmission, et dans les solutions que nous avons pour les combattre, les hépatites varient.Hépatite A : transmission alimentaireTransmission de l'hépatite ALe virus de l'hépatite A se transmet surtout par voie alimentaire : pour l'attraper, il faut consommer de l'eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d'une personne malade. C'est pourquoi la maladie se retrouve beaucoup plus fréquemment dans les pays moins développés, avec manque d'eau saine et d'hygiène.Conséquences de l'hépatite A L'hépatite A n'est que rarement mortelle et elle disparaît de l'organisme après infection. Cependant, ses symptômes peuvent être violents.Prévention de l'hépatite A Un vaccin existe contre l'hépatite A. Comme elle est peu fréquente dans nos pays, il est surtout conseillé aux voyageurs, qui risquent plus d'y être exposés.Hépatite B : 600 000 victimes par an dans le mondeTransmission de l'hépatite B Pour attraper l'hépatite B, il faut entrer en contact avec le sang ou d'autres fluides corporels d'une personne infectée. La transmission peut se faire de la mère à l'enfant mais le plus souvent, dans nos pays, ce sont les relations sexuelles ou le partage de seringues qui sont en cause. Il y a aussi un risque de contamination du personnel médical.Conséquences de l'hépatite B La plupart du temps, l'hépatite B ne cause pas de symptômes et disparaît d'elle-même. Elle peut cependant dans de rares cas entraîner les signes classiques d'une hépatite. Mais surtout, elle risque de devenir chronique, et d'évoluer plus tard en cirrhose ou en cancer du foie.Prévention de l'hépatite B  Il existe un vaccin contre l'hépatite B qui est systématiquement administré à tous les bébés. La vaccination à l'âge adulte est conseillée pour les personnes à risque (utilisateurs de drogues injectables, personnes ayant des comportements sexuels à risque, professionnels qui entrent en contact avec le sang, etc.)Hépatite C : pas de vaccinTransmission de l'hépatite C Cette forme d'hépatite se transmet par exposition au sang d'une personne contaminée : perfusion, partage de seringues déjà utilisées, rapports sexuels...Conséquences de l'hépatite CL'hépatite C n'entraîne de symptômes que dans 20% environ des cas. Mais entre 75% et 85% des personnes infectées vont développer une forme chronique de la maladie, dont 1 à 5% mourront d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.Prévention de l'hépatite C Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. La meilleure prévention consiste à utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel, et à éviter le contact avec des objets souillés par du sang. L'hépatite C peut généralement être guérie, mais par un traitement lourd et coûteux. Hépatites D et E : découvertes plus récemmentLe virus de l'hépatite D ne se présente qu'en combinaison avec l'hépatite B ; les modes de transmission et les risques sont donc les mêmes, et le vaccin protège contre les deux maladies.Quant à l'hépatite E, elle est comparable à l'hépatite A : même mode de transmission et absence de forme chronique. Elle peut cependant entraîner une hépatite fulminante qui est mortelle, et fait 57 000 victimes par an.Marion Garteiser, journaliste santé

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Sportifs : manger plus de fruits et légumes !

L'activité physique augmente les besoins en micronutriments.Compte tenu de ce phénomène, on estime qu'environ cinq sportifs sur six consomment trop peu de fruits et légumes. Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments... Parmi tous les micronutriments présents dans les fruits et légumes, les plus connus sont les vitamines, les minéraux et une série d'autres métaux plus rares, que l'on regroupe sous l'appellation d'oligo-éléments et qui, tous ensemble, ne représentent qu'un pourcentage infime du poids du corps. A leur propos, on utilise parfois l'expression "éléments traces". D'autres familles peuvent encore être apparentées à ces micronutriments comme les fibres végétales, par exemple, qui sont reconnues pour leurs effets sur le transit intestinal ; les "flavonoïdes" que l'on trouve dans le thé, le vin, le chocolat ; et toutes les autres substances antioxydantes tirées des fruits et des légumes. Quels sont nos besoins en micronutriments ? Pendant des années, on a évalué nos besoins en micronutriments sur la base de dosages biologiques. On se reportait aux tables de composition qui répertorient les teneurs en vitamines, minéraux et oligo-éléments des différents aliments et, après comparaison des habitudes de consommation, on estimait le risque plus ou moins important de carence. Mais c'était sans compter les pertes occasionnées lors du stockage, de la cuisson ou de la conservation des aliments. Bref, connaître le niveau de ses apports en vitamines et oligo-éléments par ce biais était et sera toujours assez aléatoire. Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs De plus, il faudrait aussi tenir compte des besoins spécifiques de chaque individu et notamment de son exposition plus ou moins forte aux radicaux libres que l'on produit à chaque fois qu'une réaction physiologique implique l'utilisation d'oxygène. Il arrive effectivement que des atomes d'O2 échappent aux filières chargées de les contenir, ce qui entraîne la formation de molécules très réactives et instables. Ces radicaux libres sont à l'origine de nombreuses pathologies qui touchent les cartilages, les tendons, les muscles, etc.Les sportifs sont particulièrement concernés. Pendant l'effort, ils augmentent évidemment leur consommation d'oxygène et, inévitablement, une fraction de ce gaz extrêmement toxique sert à la production de radicaux libres. En soi, la réaction n'a rien de particulièrement inquiétant. Au contraire, les attaques radicalaires participent d'une certaine façon au renforcement de l'organisme. Mais des problèmes peuvent survenir si le système de défense se trouve débordé. Or, pour bien fonctionner, celui-ci doit faire appel à différents micronutriments dits "antioxydants" comme la vitamine C, le sélénium, le zinc, la vitamine E, la provitamine A. Une salade d'antioxydants Considérant tout cela, on aurait effectivement tendance à encourager la consommation de ces substances par les sportifs. On trouve sur le marché quantité de « compléments alimentaires » qui font la part belle à ces antioxydants. Mais de l'avis général, il vaut mieux les puiser dans leurs habits originaux de fruits ou de légumes et, plutôt que de chercher la santé en pharmacie, avoir ses habitudes chez la marchande des quatre-saisons ! Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Le soleil, véritable ennemi des maladies de peau

Certes, la vie est plus belle au soleil, mais certains patients atteints d'une affection de la peau voient leur maladie s'aggraver. Si les poussées d'herpès sont bien connues pour apparaître préférentiellement lors des expositions au soleil, nombre d'autres pathologies cutanées peuvent se manifester, comme l'acné, le masque de grossesse ou le lupus érythémateux. Herpès labial et soleil L'herpès est la plus connue des affections cutanées déclenchées par le soleil. Les poussées sont provoquées par une exposition riche en UVB, comme en bord de mer ou en altitude. Elles apparaissent chez environ un tiers des patients. Mal connu, le mécanisme pourrait passer par un photo-traumatisme et un effet immunosuppresseur des ultraviolets. Acné et soleil Cette affection s'aggrave avec un temps de retard. Lors des premiers jours d'exposition, les lésions s'atténuent en raison d'un effet anti-inflammatoire des UV. Mais le bronzage engendre un épaississement de l'épiderme obstruant les pores de la peau. Ainsi, à l'arrêt des expositions, les pores bouchés deviennent à nouveau la cible de réactions inflammatoires.C'est pourquoi les poussées d'acné surviennent généralement deux à trois semaines après la fin des vacances. Ces patients doivent donc se protéger à l'aide d'une crème solaire adéquate et reprendre leur traitement anti-acnéique dès la fin des expositions. Rosacée, couperose et soleil Le soleil, comme les autres facteurs vasodilatateurs aggravants que sont l'alcool, les épices, la chaleur, etc., accentue la couperose, qui est le premier stade de la rosacée. Ultérieurement, les UV n'ont pas d'incidence, mais peuvent provoquer des sensations douloureuses ou des brûlures. Le mélasma ou masque de grossesse Le plus souvent déclenché chez les femmes enceintes ou sous contraception orale, il s'agit d'une pigmentation brunâtre sur le visage, touchant le front, les pommettes et la lèvre supérieure, qui s'accentue au soleil.Si l'atteinte se cantonne à l'épiderme, il est possible de faire disparaître le mélasma. En revanche, s'il touche le derme, il n'existe aucun traitement. Psoriasis et dermatite atopique Ces deux affections sont généralement améliorées par le soleil. Mais 10% des psoriasiques présentent une aggravation durant les mois d'été. Il en est de même avec le prurit des atopiques. Lupus érythémateux Les UV peuvent également aggraver, voire déclencher, des maladies auto-immunes comme le lupus érythémateux.Il ne semble pas nécessaire de se cacher complètement du soleil, mais de prendre les précautions adéquates. Et comme tout le monde, de se protéger à l'aide d'une crème solaire adaptée, d'éviter les expositions prolongées et aux heures les plus chaudes de la journée. Isabelle Eustache

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Mycoses de la peau : les pièges de l'été

Les mycoses cutanées, provoquées par des champignons microscopiques, sont le plus souvent bénignes bien que gênantes, tant sur le plan esthétique que par les démangeaisons qu'elles entraînent. Les mycoses peuvent toucher toutes les parties du corps, avec une prédilection pour les zones chaudes et humides, comme les pieds ou les plis. Ces mycoses superficielles se soignent généralement bien, à condition de suivre correctement le traitement, pendant une durée suffisante. Les précautions d'hygiène sont de plus essentielles pour éviter que les mycoses ne récidivent. Mycose : l'infection de l'été ? Pendant l'été, vous profitez sans doute de la mer ou de la piscine. Malheureusement, il arrive parfois que vos vacances soient en partie gâchées par l'apparition d'une mycose cutanée. Il s'agit d'une infection due à des champignons microscopiques qui se développent dans la couche superficielle de la peau. Sa survenue est le plus souvent favorisée par la chaleur, l'humidité et la transpiration, c'est pourquoi elle est plus fréquente l'été. Les champignons responsables de mycoses : dermatophytes ou levures ? Deux types de champignons peuvent être cause de mycoses :Les « dermatophytes », qui se transmettent soit par un animal ou une personne contaminés, soit par l'intermédiaire des sols humides.Les « levures » (surtout le Candida), qui sont naturellement présentes dans l'organisme et qui, dans certaines conditions (humidité, stress, prise de médicament, etc.), peuvent entraîner une infection.Typiquement, les symptômes d'une mycose consistent en une rougeur locale, accompagnée de démangeaisons et de petites peaux sèches en surface (la peau « desquame »). Les lésions dues au Candida se présentent plutôt comme des petites pustules blanches autour d'une zone suintante. Comment reconnaître une mycose ? Selon son siège La mycose des piedsUne des mycoses les plus fréquentes est celle qui touche les pieds. Elle se traduit par des démangeaisons importantes et des fissures entre les orteils, avec une desquamation blanche : il s'agit du « pied d'athlète », qui n'a de flatteur que le nom ! Elle est favorisée par la transpiration et la macération ainsi que par le port de chaussures fermées en caoutchouc. La contamination peut se faire par l'intermédiaire du sol de la plage ou de la piscine.Les autres localisations des mycosesAu niveau des plis, sous les seins ou entre les fesses, il s'agit surtout de candidoses : elles entraînent une rougeur avec sensation de brûlures, démangeaisons, des dépôts blanchâtres et un suintement du fond du pli.Lié à un contact avec un chien ou un chat, l'« herpès circiné » siège habituellement sur les bras ou le visage. Cette mycose, qui n'a aucun rapport avec le virus de l'herpès, se présente sous la forme de plaques rouges en anneau, qui s'étendent progressivement.L'« eczéma marginé de Hebra » se rencontre essentiellement chez l'homme et siège en haut des cuisses : des rougeurs situées entre les cuisses et les bourses s'étendent vers l'aine et provoquent de fortes démangeaisons.Le « pityriasis versicolor » est une mycose très fréquente, due à une levure naturellement présente chez tous les individus. Il est favorisé par certains facteurs, comme la chaleur, l'humidité et la transpiration. Il apparaît donc surtout l'été et entraîne alors un bronzage qui n'est pas uniforme : les épaules, le dos, le décolleté sont parsemés de taches blanches ou brunes, qui desquament facilement. Cette mycose ne s'accompagne d'aucun symptôme, et n'est gênante que par son aspect inesthétique ainsi que sa tendance à s'étendre et à récidiver. Que faire en cas de mycose ? De façon générale, sachez que les mycoses de la peau ne sont pas dangereuses pour la santé. Elles sont cependant contagieuses, sources d'inconfort et caractérisées par leur tendance à la récidive. Heureusement, nous disposons de traitements efficaces, appelés antimycosiques, qui s'appliquent localement (crèmes, gels moussants, lotions, poudres) ou se prennent par voie orale (en cas d'atteinte des ongles ou des cheveux).Les traitements locaux antimycosiques s'appliquent une à deux fois par jour, pendant un mois pour les pieds, environ 15 jours sur le corps.Dans le cas du pityriasis versicolor, le traitement consiste en une ou deux applications d'un gel moussant ; vous devez cependant savoir que les taches dépigmentées ne disparaîtront qu'à l'occasion d'une nouvelle exposition au soleil.Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter votre médecin dès les premiers signes (rougeurs, démangeaisons). Après avoir identifié le type de la mycose, il vous prescrira un traitement adapté que vous devrez absolument suivre pendant toute la durée de traitement prescrite, afin d'éviter les récidives. N'arrêtez donc surtout pas prématurément sous prétexte que les lésions ne se voient plus ou se sont améliorées.Par ailleurs, si la contamination s'est faite par un animal domestique, il faut également le traiter, sous peine de rechute. Mycoses : comment éviter les récidives ? Les traitements des mycoses resteraient sans efficacité s'ils n'étaient accompagnés de précautions d'hygiène, qui doivent également être appliquées dans le but de prévenir les récidives.En cas de pityriasis versicolor, éliminez les vêtements synthétiques qui empêchent l'évaporation de la sueur, évitez les saunas et n'appliquez pas d'huiles sur le corps car ce champignon a une grande affinité pour les corps gras.Pour les autres mycoses, la prévention consiste notamment à ne pas marcher pieds nus dans les lieux chauds et humides, à se sécher correctement entre les orteils après la toilette, à porter des vêtements en coton et des chaussures ouvertes dès que c'est possible, et à ne pas porter de vêtements trop serrés.Grâce à la connaissance des facteurs favorisants et à une bonne hygiène corporelle, vous devriez pouvoir éviter la réapparition de la mycose et profiter alors de vos prochaines vacances en toute tranquillité ! Dr Sylvie Coulomb

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Je fatigue devant mon écran...Que faire ?

Aujourd'hui, quasiment tout le monde travaille sur écran, plus ou moins longtemps. Parallèlement, les plaintes se sont multipliées ces dernières années : fatigue, yeux secs, voire maux de tête en fin de journée. Que se passe-t-il ? Que faut-il faire ? Nous avons interrogé le Dr Xavier Subirana, ophtalmologiste.$$Quels types de troubles peut générer le travail sur écran ?$$Dr Xavier Subirana : Les écrans n'induisent aucune pathologie. En revanche, ils engendrent un travail visuel important et présentant certaines particularités qui induisent pour les personnes fixant de longues heures leur écran un certain nombre de symptômes comme une sensation de fatigue visuelle en fin de journée, d'oeil sec donnant l'envie de mettre des gouttes pour les humidifier et parfois même des maux de tête. Ces symptômes sont typiquement absents le matin puis se manifestent progressivement au fil des heures passées devant l'écran pour culminer en fin de journée. Ils sont donc bien induits par l'effort visuel fourni devant l'écran, d'autant plus qu'ils disparaissent pendant les vacances.Que faire si l'on souffre de fatigue oculaire liée à l'ordinateur ?La première chose à faire est de consulter un ophtalmologiste pour vérifier s'il existe un trouble visuel. En premier, il est nécessaire de dépister un défaut de réfraction même très léger. Une toute petite hypermétropie, ou un petit astigmatisme, non gênants habituellement dans la vie quotidienne peuvent se révéler très pénible lorsque l'on fait travailler ses yeux avec beaucoup d'intensité. Il suffit alors de porter des lunettes corrigeant ce petit défaut lors du travail sur ordinateur pour soulager les symptômes.En second, il convient d'éliminer un déséquilibre de la vision binoculaire. En effet, de nombreuses personnes ont un léger défaut de parallélisme des yeux (hétérophorie), qu'elles compensent facilement grâce à leurs muscles oculomoteurs. Mais devant un écran, cet effort permanent peut être source de fatigue.La cause la plus fréquente de fatigue visuelle est l'insuffisance de convergence. Les yeux n'arrivent plus à converger suffisamment, or pour avoir une bonne vision binoculaire en vision de près il faut que les deux yeux convergent symétriquement vers le centre de l'écran.Une autre cause de fatigue, après quarante ans, peut être la conséquence de l'apparition de la presbytie. Regarder de près nécessite une accommodation du cristallin, lequel fonctionne de moins en moins bien avec l'âge et induisant la presbytie qui nécessitera un port de lunettes en vision de près et donc devant l'écran.Quelles sont les solutions pour ces personnes qui accommodent mal ?On recourt à de l'orthoptie, c'est-à-dire que l'on propose aux patients des séances de rééducation au cours desquelles ils apprennent à maîtriser des mouvements pour retrouver une convergence normale. Une douzaine de séances sont généralement suffisantes, à raison de deux séances par semaine, remboursées par la Sécurité sociale sur prescription de l'ophtalmologiste.Ainsi, en un mois et demi, les patients retrouvent une convergence complètement normale, éliminant les maux de tête et la fatigue visuelle. Cette rééducation est très efficace. Par contre, il est indispensable de poursuivre les exercices de rééducation chez soi, selon la fréquence indiquée par l'orthoptiste, car sans entraînement le problème reviendra.En quoi consistent les exercices de rééducation ?On utilise par exemple un instrument ressemblant à une aiguille à tricoter avec une boule à une extrémité. Le patient fixe cette boule que l'on rapproche progressivement du nez. On force ainsi les yeux à fusionner. On peut également utiliser un synoptophore, appareil qui présente deux images que le patient doit faire fusionner. Il existe toutes sortes d'autres outils pour la rééducation et même depuis peu des systèmes informatisés.Que peut-on faire contre les yeux secs ?Devant un écran le nombre de clignements par minute est réduit. Lors de la fixation du regard, les paupières se bloquent, et la fréquence de balayage du film lacrymal s'en trouve diminuée, ce qui augmente l'évaporation et favorise le dessèchement de la cornée. Ce problème d'oeil sec est souvent aggravé par l'environnement des lieux de travail modernes, climatisés sans possibilité d'aération naturelle. La seule solution à ce problème d'hydratation est de mettre des larmes artificielles. À noter que ce phénomène des yeux secs est plus sensible chez les personnes qui portent des lentilles de contact souples.Et si tout est normal, qu'aucun trouble visuel, même très léger, n'est retrouvé ?Si tout est normal, il faut se poser la question de l'ergonomie du poste de travail, ce qui n'est pourtant que rarement prise en compte, surtout par les jeunes générations.Un écran d'ordinateur ne doit pas être installé n'importe où. Il doit être bien positionné par rapport à la lumière : ni face à la fenêtre, car on est ébloui par la luminosité, ni le dos à la lumière qui génèrera des reflets sur l'écran. La position de l'écran par rapport aux yeux est essentielle : le haut de l'écran doit être au-dessous de la ligne des yeux regardant droit devant, le sujet étant assis en position de travail le dos droit. L'écran doit être légèrement incliné pour faciliter la vision de près.  Enfin, il est essentiel de faire très régulièrement des pauses dans la fixation car nos yeux ne sont pas habitués à un rythme soutenu d'images, comme celui qui est imposé aux enfants par les jeux vidéo. Il faut donc durant le travail sur écran penser à « décontracter » ses yeux en se forçant, régulièrement, à quitter l'écran des yeux pour regarder au loin quelques minutes, avant de reprendre le travail sur écran.Isabelle Eustache

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Ma santé

Transpirer, c'est signe de bonne santé

Nombre de personnes considèrent que transpirer beaucoup à l'effort dénote un manque de condition physique. Au contraire ! Transpirer est signe de bonne santé.  Explications et conseils pour éviter aussi la déshydratation. Dès les années 60, des recherches ont été entamées pour étudier la déshydratation comme facteur limitant de la performance physique, mais aussi pour prévenir les accidents liés à une « surchauffe » de l'organisme que l'on appelle « hyperthermie ». Ainsi, l les chercheurs ont calculé que, sans moyen de refroidissement, la température d'un coureur à pied s'élèverait d'un degré toutes les deux ou trois minutes d'effort ; au bout d'une heure, le corps dépasserait les 55 degrés... ce qui est bien sûr intolérable ! Suer beaucoup, un signe de bonne santé ? Heureusement, le corps dispose de plusieurs moyens pour évacuer sa chaleur excédentaire, notamment la transpiration. Ainsi le fait de suer beaucoup témoigne d'une bonne adaptation de l'organisme au stress.Les personnes en bonne santé transpirent plus vite que les autresDe nombreuses études ont permis de constater qu'un sujet bien entraîné commence à transpirer à une température interne voisine de 37°2, tandis que chez un sujet en mauvaise condition physique, la sudation débute plus tard, vers 37°7. Mais, tout en étant le meilleur moyen de refroidissement de l'organisme, la sueur s'effectue aux dépens de nos réserves d'eau.Jusqu'à 3 litres par heureDans les conditions extrêmes - température élevée, vent fort ou humidité relative élevée - la transpiration peut atteindre jusqu'à 3 litres par heure d'exercice. Certains footballeurs perdent ainsi 4 litres après un match disputé en plein soleil. Lors des marathons particulièrement sous une chaleur torride, on enregistre aussi des pertes de poids de 4 à 5 litres. Et l'on a même décrit un déficit de 12 litres par jour chez les soldats en exercice au Sahara. Sans eau, pas de jus ! Malheureusement, plus on perd de l'eau, plus la capacité physique diminue. Ainsi, une perte de liquide de 2% par rapport au poids du corps (1,5 litre pour un sujet de 70kg) réduit la capacité physique d'environ 20%. Lorsque la déshydratation atteint 4% du poids corporel, le handicap équivaut à 40%. Cela s'explique par la réduction du volume sanguin et donc une diminution du débit cardiaque et de la tension artérielle. Moins de sang parvient aux muscles, limitant ainsi leur capacité de travail. L'athlète se sent faible et fatigué. En même temps, la fréquence cardiaque augmente anormalement.Les signes de déshydratation à surveillerSi l'effort se poursuit, toujours sans boire, la température corporelle risque de s'élever dangereusement. Méfiance donc lorsque vous constatez des symptômes comme une peau soudainement sèche, un coeur qui bat trop vite ou une perte de vigilance. Il peut s'agir d'un coup de chaleur, susceptible d'évoluer assez vite en syncope, voire même de conduire au décès ! Pour éviter d'en arriver là, il faut boire d'urgence et se reposer à l'ombre. Il sera bien temps plus tard de penser aux exploits. 2 trucs " antisèches "   En cas de fortes chaleurs, la sensation de soif ne suffit pas à indiquer le déficit hydrique réel. Soif ou pas soif, il faut s'habituer à boire quelques gorgées toutes les demi-heures. Pour ménager le système digestif, et ne pas se retrouver déshydraté, il faut boire dès le début d'un effort de longue durée.   Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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La langue aussi a ses maladies...

Notre langue aussi peut être l'objet de certaines affections particulières.Ulcérations, coloration particulière, excroissances, plaque blanchâtre... Que révèlent ces symptômes qui s'affichent sur notre langue ? Ulcérations et petites plaies sur la langueSe présentant sous la forme de petites plaies plus ou moins profondes, blanchâtres avec un pourtour rouge, sur la langue, mais aussi à l'intérieur des joues et sur les gencives, les aphtes sont très fréquents et douloureux.De nombreuses maladies virales peuvent aussi se manifester par de petites lésions sur la langue parfois très discrètes : rougeole, rubéole, mononucléose infectieuse, oreillons, herpès, varicelle, zona, voire plus grave, syphilis ou tuberculose.Les chimiothérapies peuvent aussi entraîner des ulcérations de la langue.En cas de persistance, il faut consulter.À savoir :Des prothèses dentaires mal adaptées peuvent créer des irritations, voire des ulcères. Que révèle une langue blanchâtre ?Candidose de la langueCette infection de la langue est liée à des champignons (mycose) comme le candida albicans, dont la prolifération se traduit par un enduit blanchâtre.La candidose survient plus souvent chez des personnes fragilisées (sida, diabète, personnes âgées, jeunes enfants...) mais aussi chez les asthmatiques utilisant des sprays de corticoïdes, les personnes souffrant d'asialie (absence de sécrétion de salive), portant un appareil dentaire, etc.Une bonne hygiène buccodentaire et dans certains cas un traitement antifongique permettent de guérir la candidose de la langue.Langue chargée ou langue saburraleLa langue saburrale est recouverte d'un enduit blanchâtre (la saburre) plus ou moins épais constitué de cellules mortes, de débris alimentaires et de bactéries.Elle apparaît lors de certains dérèglements digestifs associés à une infection avec de la fièvre, à la prise d'antibiotiques ou lors d'un traitement par neuroleptiques.La langue saburrale disparaît lors de la guérison de la maladie infectieuse ou à l'arrêt du traitement.Le lichen plan, des lignes blanches sur la langueSe manifestant par l'apparition de nombreuses petites lignes blanches sur la langue, les lèvres et à l'intérieur des joues, le lichen plan peut parfois aussi entraîner des petites ulcérations situées entre les lignes.Rarement, cela peut donner lieu à des lésions précancéreuses. Mieux vaut consulter pour établir un diagnostic (éventuellement effectué par biopsie).Le lichen plan se traite le plus souvent avec des corticoïdes. La langue noireCette couleur noire est associée à une mauvaise haleine en raison d'un développement bactérien.La langue noire est souvent liée à la prise de certains médicaments (notamment des antibiotiques), à une mauvaise hygiène buccodentaire, au tabac, à un usage abusif des bains de bouche à base d'eau oxygénée, à un dentifrice oxydant ou encore à une mycose.Il faut consulter afin d'identifier la cause et définir le traitement adéquat. La langue sèchePar manque de salive, la langue n'est plus assez humide.La langue sèche s'observe dans le syndrome de Gougerot-Sjögren et la sarcoïdose, mais certains médicaments peuvent aussi en être à l'origine (antidépresseurs, neuroleptiques), tout comme la radiothérapie du visage et du cou.La langue sèche est aussi un des symptômes de la ménopause.En cas de persistance, il faut consulter. La glossite, une inflammation de la langueUne glossite désigne une inflammation de la muqueuse de la langue associée à une douleur de la langue, un changement de couleur (rouge, blanc, noir) et à un gonflement. La glossite est généralement consécutive à l'ingestion de substances irritantes : tabac, alcool, épices, aliments trop chauds...La macroglossie, une augmentation du volume de la langueEn cas d'augmentation brutale du volume de la langue avec gêne respiratoire, il faut penser à une allergie (oedème de Quincke), qui nécessite un traitement en urgence avec injection de corticoïde.Si l'augmentation est progressive, le médecin recherchera diverses causes : glossite, morsure surinfectée, aphte, tumeur de la langue, hypothyroïdie, acromégalie, etc.Une langue rouge, lisse et brillante : glossite atrophique de Hunter ou anémie pernicieuseRare, une langue rouge et lisse peut être associée à un type d'anémie spécifique (anémie pernicieuse), ou encore à des carences en vitamine B1 ou en fer.Une langue lisse et brillante peut aussi révéler une glossite atrophique de Hunter caractérisée par la disparition des papilles filiformes, petites excroissances situées à la surface de la langue.Des douleurs, des picotements et des fourmillements : glossodynieTypiques des sujets déprimés ou anxieux, les glossodynies se manifestent par des douleurs et des paresthésies de la langue : picotements, fourmillements.Les tumeurs bénignes de la langue : kyste, lipome, papillomeLes tumeurs bénignes de la langue sont rares. Il peut s'agir :De kystes situés sous la langue, sortes de boules de taille très variable que l'on peut enlever en cas de gêne.De papillomes qui sont des verrues ou excroissances cutanées, causées par un papillomavirus humain, localisées ou disséminées dans la bouche. Attention, le papillomavirus peut se transmettre durant des rapports sexuels non protégés. Ces verrues ne nécessitent pas de traitement, mais le médecin peut choisir de les enlever.De lipomes qui sont également des tumeurs bénignes, sortes de masses sphériques, molles et indolores qui siègent sur le bord de la langue. Et si c'était un cancer de la langue ?$$ Fréquent, le cancer de la langue est susceptible d'entraîner les symptômes suivants :Lésions sur la langue qui ne guérissent pas.Plaque blanchâtre sur la langue qui tend à devenir dure.Gêne à la mastication, lors des mouvements de la langue ou lors de la toux.Petits ganglions à la base du cou.Saignements.Haleine fétide.Douleurs de l'oreille. On retiendra que toute lésion de la langue qui perdure au-delà de 3 semaines doit amener à consulter.Isabelle Eustache

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L'Aloe vera : une plante miracle pour la peau ?

Plante originaire des régions chaudes, l'Aloe vera présente de nombreuses vertus, en particulier dermatologiques.L'aloe vera pousse dans les régions chaudes et sèches. Ses feuilles charnues évoquent un cactus, mais il est en réalité une plante grasse. Une plante pas comme les autres ! Aloe vera : la plante tendance ! Originaire d'Afrique du Sud, l'Aloe vera est aujourd'hui cultivé dans de nombreuses régions du monde, de l'Espagne au Mexique, en passant par le sud des États-Unis.Facile à faire pousser, cette plante grasse est devenue en quelques années l'objet d'un véritable business !Des crèmes aux compléments alimentaires, en passant par les lessives, yaourts et autres boissons "bien-être", il est partout.Sans être un produit miracle, l'Aloe vera peut néanmoins se prévaloir de certaines vertus sur la santé et le bien-être...  Quelles sont les vertus dermatologiques de l'Aloe vera ? Les bienfaits les mieux connus de l'Aloe vera sont dermatologiques.Riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et acides aminés), le gel d'Aloe vera est particulièrement apprécié pour ses propriétés adoucissantes.Il peut être appliqué en usage externe sur les brûlures, piqûres et autres irritations de la peau pour son effet calmant et cicatrisant.L'Aloe vera est également utilisé pour traiter l'herpès génital, mais aussi dans certaines formes de psoriasis légères à modérées (1).L'Aloe vera est également un produit hydratant et apaisant particulièrement adapté aux peaux sensibles. Un usage régulier permettrait de favoriser la beauté de la peau et de lutter contre les signes de l'âge. Le secret de beauté de Cléopâtre dit-on !  Comment utiliser l'Aloe vera ? Si vous possédez un Aloe vera en pot, vous pouvez vous-même en extraire le gel. Il s'agira alors de couper la feuille à la base, de l'ouvrir en deux et de presser la demi-feuille contre la peau (petites blessures ou irritations superficielles).Une fois coupée, la feuille d'Aloe vera peut être conservée une à deux semaines au réfrigérateur.Si vous préférez avoir toujours de l'Aloe vera prêt à l'usage, préférez-le sous forme de gel ou de crème et faites-lui une place dans la salle de bain. Les vertus de l'Aloe vera ne s'arrêtent pas à la peau Le gel d'aloès, on l'a vu, est utilisé pour soigner la peau. Mais il n'est pas le seul atout de l'Aloe vera...Extrait de la paroi externe des feuilles de l'Aloe vera, le latex est une substance jaune riche en aloïne, une molécule reconnue par l'OMS pour ses vertus laxatives.D'autres vertus de l'Aloe vera, dans le diabète par exemple, sont en cours d'étude. Mais à l'heure actuelle, rien n'est prouvé.Mieux vaut donc profiter des bienfaits de l'Aloe vera sur votre peau ! Julie Luong, journaliste santé

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Anévrisme de l'aorte, faut-il opérer ?

L'anévrisme de l'aorte est une dilatation d'un segment de cette artère.La rupture de la paroi trop distendue du vaisseau peut conduire à une hémorragie massive.Que faire pour lever cette épée de Damoclès ? Anévrisme de l'aorte, qu'est-ce que c'est ? L'anévrisme artériel est une dilatation de la paroi d'une artère qui peut aller jusqu'à constituer une poche de sang.Il n'entraîne aucun symptôme particulier, pourtant, lorsque celui-ci se dilate trop, la paroi du vaisseau peut venir à se rompre et provoquer un épanchement de sang.Lorsque l'anévrisme touche une artère principale telle que l'aorte, sa rupture peut provoquer une hémorragie majeure et entraîner une mort rapide. Anévrisme de l'aorte : qui est concerné ? Que risque t-on ? L'anévrisme de l'aorte abdominale, rarement diagnostiquée à temps, est la troisième cause de mortalité d'origine cardiovasculaire.Cette maladie est assez fréquente chez les personnes de plus de 60 ans (surtout les hommes) et chez les fumeurs et anciens fumeurs, et plus globalement, les personnes présentant des risques cardiovasculaires. Après 60 ans, ce sont 4 à 8% des hommes qui sont concernés par l'anévrisme de l'aorte et 1 à 3% des femmes.Si vous avez des antécédents familiaux d'anévrisme de l'aorte ou si vous fumez depuis longtemps et que vous avez plus de 50 ans, voyez avec votre médecin l'intérêt d'une prescription pour une échographie abdominale. Que faire lorsqu'on a décelé un anévrisme de l'aorte ? Du fait de l'absence de symptômes, les anévrismes de l'aorte sont découverts le plus souvent de manière fortuite lors d'un examen comme une échographie abdominale ou un scanner. La conduite à tenir va ensuite dépendre de la taille de l'anévrisme.Face à de grands anévrismes, la chirurgie s'impose sans attendre du fait du risque important de rupture et d'hémorragie interne.Face à de petits anévrismes (moins de 55 mm), il n'y a pas d'urgence opératoire.Deux stratégies peuvent alors être adoptées : Une thérapie chirurgicale immédiate. Une surveillance régulière par échographie ou scanner (tous les 6 mois). Cette surveillance peut être suivie d'un acte chirurgical en cas d'augmentation de taille de l'anévrisme ou d'apparition de symptômes.   Un léger avantage pour la chirurgie Des études ont comparé ces deux méthodes en observant des patients de 50 à 79 ans souffrant de petits anévrismes de l'aorte abdominale.Toutes deux s'accordent à reconnaître un avantage à la chirurgie.En effet, après 8 ans de suivi, le taux de décès est diminué de 7,2 % chez les personnes opérées, malgré une mortalité un peu plus élevée au cours du mois suivant l'opération.A noter que l'arrêt du tabagisme, plus fréquent chez les personnes opérées, peut sans doute expliquer ce léger avantage... En quoi consiste l'intervention chirurgicale ? L'intervention chirurgicale consiste à remplacer la zone artérielle malade par une prothèse fixée sur les parties saines en amont et en aval.Il existe une autre alternative, l'intervention endovasculaire, moins invasive que la chirurgie ouverte, qui permet de renforcer la paroi de l'aorte pour éviter la rupture, en plaçant une endoprothèse vasculaire à l'intérieur de l'aorte. Dr Agnès Lara

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Faut-il attendre une heure avant d'aller se baigner ?

Selon une très vieille croyance populaire, il ne faut pas aller se baigner juste après le déjeuner, mais attendre au moins une heure que digestion se fasse.Cette croyance est-elle vraiment justifiée ? Faut-il vraiment attendre une heure avant d'aller se baigner ? Quel délai entre le déjeuner et la baignade ? Selon des experts canadiens et américains de la Croix Rouge, cette légende ne repose sur aucun fait concret.Autrement dit, il n'existe aucun argument valable pour interdire la baignade après un déjeuner, qu'il s'agisse de la baignade récréative des enfants, de la baignade rafraîchissante des parents ou d'une baignade sportive. Bien entendu, il est préférable d'éviter les repas très copieux, très gras et arrosés d'alcool, car en prolongeant la digestion, de tels repas s'accompagnent d'un sentiment d'inconfort quel que soit le type d'activités, allant de la lecture à la sieste en passant par la baignade. Sur quoi repose une telle croyance ? Certains disent qu'il est nécessaire d'attendre la fin de la digestion.Or, la digestion est un processus qui dure des heures, au minimum 3 heures selon la nature du repas. Il faudrait donc attendre plus de 3 heures avant d'aller se baigner et non pas seulement une petite heure.Selon d'autres croyances, c'est une question de température.En effet, lors de la digestion, la température corporelle s'accroît, ce qui augmente le risque de malaise par choc thermique lorsque l'on entre dans l'eau. Cette différence est cependant minime et il suffit d'entrer progressivement dans l'eau et de mettre un peu d'eau sur sa nuque pour atténuer la transition.Une autre hypothèse repose sur le fait que l'estomac et les muscles des membres entreraient en compétition pour le sang oxygéné. Après un repas, le sang afflue au niveau de l'abdomen, mobilisé pour la digestion, et donc indisponible pour les muscles. Seulement voilà, le volume de sang oxygéné est largement suffisant pour subvenir en même temps à la digestion et à l'activité musculaire des membres.En conclusion, mieux vaut faire un repas pas trop riche avant une baignade pour une question de confort.Mais se baigner juste après manger n'est pas associé à un risque accru de noyade….D'ailleurs, il est bien recommandé aux nageurs olympiques de manger un peu avant une compétition…. Isabelle Eustache

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Blanchiment des dents : quels risques ?

Qui n'a jamais rêvé de se faire blanchir les dents ? Avec les nouveaux procédés, la tentation est grande. Nous avons tous entendu parler des kits de blanchiment des dents, en vente libre, et plus récemment encore des bars à sourire... Mais que propose exactement le dentiste ? Quels sont les bénéfices ? Quels sont les risques du blanchiment des dents chez le dentiste ? Le dentiste dispose de deux méthodes pour blanchir les dents   La première méthode de blanchiment des dents à disposition du dentiste consiste à éclaircir les dents elles-mêmes. L'autre technique de blanchiment consiste à recouvrir les dents de facettes.   Le blanchiment direct des dents : quelles sont les différentes techniques ? Chez les fumeurs ou les grands buveurs de thé ou de café, le chirurgien dentiste procède à un détartrage et à un polissage. L'arrêt du tabac est fortement conseillé.Lorsque les dents sont foncées naturellement, on recourt à des techniques d'éclaircissement qui consistent à appliquer un produit éclaircissant spécifique (peroxyde de carbamide, peroxyde d'hydrogène ou perborate de sodium pour les dents dévitalisées). L'application du produit éclaircissant se fait à l'aide d'une gouttière individuelle réalisée par un laboratoire de prothèses. Elle se réalise en une fois au cabinet du dentiste ou en plusieurs séances à domicile. A noter que la durée nécessaire au blanchiment des dents peut être parfois raccourcie par une activation à l'aide d'un laser ou d'une lampe spécifique.Le principe de ce procédé est globalement identique à celui proposé par les kits de blanchiment à domicile en vente libre. Certains proposent d'appliquer le produit à l'aide d'un pinceau, de strip ou d'une gouttière comme chez le dentiste, sauf que celle-ci n'est pas personnalisée mais standard. La nature du produit est toujours la même, mais la concentration est plus faible qu'au cabinet dentaire.Quant aux bars à sourire, le procédé est également identique, sauf que la nature des produits utilisés n'est pas vraiment connue, tout comme leur concentration finale et le procédé d'activation.  Alors, quel est l'avantage de se rendre chez le dentiste pour un blanchiment des dents ? A savoir : la durée de l'éclaircissement des dents est tributaire de la qualité du brossage dans les mois qui suivent. De même, la porosité induite par les produits de blanchiment se résorbe peu à peu et les dents se lissent à nouveau lorsqu'elles sont brossées régulièrement et de façon adéquate. Il est recommandé de consulter un dentiste si l'on veut avoir des dents plus blanches : Pour limiter les effets secondaires du produit. Le produit appliqué correspond à de l'eau oxygénée fortement titrée, laquelle ne présente pas une parfaite innocuité pour l'organe dentaire. L'usure de l'émail par brossages est plus importante après certaines méthodes d'éclaircissement des dents. Les produits ne semblent pas totalement inertes vis-à-vis de la pulpe. Les matériaux composites des obturations dentaires devenant moins durs et plus rugueux, ils ne s'éclaircissent pas de la même façon que les dents. La concentration du produit proposé dans les kits de blanchiment à domicile en vente libre étant plus faible que chez le dentiste, la durée et la fréquence des applications sont plus élevées, et les dents davantage agressées. Dans les bars à sourire, la nature exacte des produits n'est pas toujours connue, rendant le procédé peu sécurisé. Quant au résultat immédiat, il est obtenu à l'aide d'un produit activant pouvant rendre le produit agressif pour les dents. En cas de racine dénudée (dents déchaussées), une sensibilité au chaud et au froid peut apparaître. Les conseils d'un dentiste sont donc là aussi importants. On l'aura compris, seul le chirurgien dentiste peut évaluer au préalable l'état des dents et conseiller la meilleure méthode à utiliser en toute sécurité. Les facettes : une autre technique pour de belles dents blanches Une façon de rendre les dents blanches consiste à coller des facettes, de fines lamelles de matériau composite, sur des dents dont la surface a été préparée. Les facettes sont directement apposées sur la dentine, et non plus sur l'émail.Ce procédé donne un résultat esthétique très réussi, mais en revanche, il nécessite de tailler davantage les dents. Ce problème est moindre avec les facettes en céramique. L'autre inconvénient tient aux possibilités de décollement.On retiendra que seul le dentiste peut garantir un procédé sécurisé et personnalisé. Isabelle Eustache

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Quels sont les signes d'un zona ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle. Ainsi, seules les personnes ayant eu la varicelle, le plus souvent durant l'enfance, peuvent souffrir d'un zona. Les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus souvent concernées par le zona, probabilité qui augmente à mesure que l'immunité diminue. Quels sont les signes indiquant qu'il s'agit d'un zona ? Le zona est une maladie fréquente En France, on observe 1,3 à 5 cas de zona pour 1.000 personnes, et 5 à 10 cas de zona pour 1.000 chez les plus de 60 ans. Au cours de la vie, 20% de la population pourrait souffrir d'un zona à un moment de sa vie.Le point sur cette maladie et sur les signes d'un zona. Le zona : une réactivation du virus de la varicelle Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. En effet, après avoir contracté la varicelle, le virus herpès zoster reste latent dans l'organisme et peut en cas de baisse des défenses immunitaires se réactiver et infecter les nerfs, donnant le zona.C'est ainsi que les personnes âgées sont plus particulièrement sujettes à développer un zona, tout comme les personnes immunodéprimées, atteintes du virus du sida ou en raison des traitements du cancer (radiothérapie, chimiothérapie). Et si c'était un zona ? Quels sont les signes du zona ? Le zona est parfois précédé durant 3 à 4 jours d'une sensation de malaise avec frissons, fièvre, nausées, diarrhées ou difficultés à uriner.Apparaît ensuite une éruption de pustules en bouquets, entraînant des brûlures et des démangeaisons sur un seul côté du torse ou du dos. Les petites vésicules sont remplies de liquide contenant le virus de la varicelle, qui peut alors être transmis aux personnes non immunisées.Les pustules sont très douloureuses et durent longtemps, plusieurs semaines, avant de disparaître spontanément. Comment se soigne un zona ? Durant les éruptions cutanées, les pustules sont nettoyées afin de limiter l'infection. En cas de pustule près d'un oeil, une consultation urgente en ophtalmologie s'impose.Sinon, le traitement du zona repose sur des antiviraux (type acyclovir). Pris très tôt, ils peuvent réduire la sévérité des symptômes du zona et leur durée.Mais ce traitement antiviral contre le zona permet également de réduire le risque d'atteinte des nerfs sous-jacents aux pustules, entraînant les redoutables complications névralgiques dites douleurs post-zostériennes, qui pourraient alors nécessiter des antidépresseurs.En effet, ces douleurs cutanées chroniques du territoire de distribution d'un nerf infecté par le virus du zona peuvent persister 1 à 3 mois, voire plus d'un an après l'épisode de zona avec pustules. Attention toutefois, seuls 10% des malades du zona développent une névralgie post-zostérienne.Sinon, des anti-inflammatoires, des anesthésiques et des antihistaminiques permettent d'apaiser les douleurs et les démangeaisons.Bonne nouvelle, les personnes à risque de zona peuvent bénéficier d'un vaccin (Zostavax de Sanofi Pasteur MSD).   Isabelle Eustache

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Quelles sont les maladies infectieuses les plus fréquentes chez l'enfant ?

Les maladies les plus fréquentes chez les jeunes enfants (0 à 6 ans), sont infectieuses. Il s'agit des rhinopharyngites, des angines, des otites, des gastroentérites et des bronchiolites. Ces maladies infectieuses guérissent le plus souvent spontanément ou avec l'aide d'un traitement simple. Ceci dit, n'hésitez pas à appeler votre médecin. La rhinopharyngite La rhinopharyngite est une maladie virale particulièrement fréquente. Elle se traduit notamment par un nez qui coule, de la toux, de la fièvre.Le traitement est celui des symptômes, car la rhinopharyngite guérit spontanément. L'angine Dans 75% des cas l'angine est virale, sinon bactérienne. Cette inflammation des amygdales et de la gorge entraîne des maux de gorge et une fièvre plus ou moins élevée selon l'origine de l'angine.Le traitement est celui des symptômes dans le cas de l'angine virale. Mais s'il s'agit d'une angine bactérienne, un traitement antibiotique s'impose, d'où la nécessité de consulter son médecin. Pour faire la différence entre une angine virale ou bactérienne votre médecin pourra réaliser un test rapide permettant de repérer les streptoccoques. Dans ce ce cas le traitement antibiotique s'impose. L'otite Cette infection de l'oreille moyenne, d'origine bactérienne dans la majorité des cas, se traduit par une oreille très douloureuse provoquant des pleurs intenses et fréquents chez les bébés, de la fièvre et un nez qui coule. L'otite se traite à l'aide d'antibiotiques, d'anti-inflammatoire et de paracétamol contre la fièvre et la douleur.  La bronchiolite Virale, la bronchiolite est très fréquente chez les bébés jusqu'à l'âge de 3 ans environ. Inquiétante, elle se traduit par une respiration sifflante, une toux grasse, de la fatigue, un refus de s'alimenter et une légère fièvre.Pas d'affolement, les symptômes sont impressionnants mais souvent sans réelle gravité. Ne vous rendez pas aux urgences de votre propre chef. Demandez conseil à votre médecin, lequel prescrit habituellement des séances de kinésithérapie de désencombrement respiratoire.  La gastroentérite Cette infection virale se traduit typiquement par des diarrhées et des vomissements, et de la fièvre. Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. On recommande chez les jeunes enfants de recourir aux solutions de réhydratation en vente en pharmacie. Attention, les gastroentérites, les rhinopharyngites et les bronchiolites sont des maladies particulièrement contagieuses. Le lavage fréquent des mains est essentiel et indispensable avant de s'occuper d'un bébé, en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. Le mouchage est également important, à l'aide d'un mouchoir à usage unique (et on se lave ensuite les mains après s'être mouché). Pour faciliter le mouchage des jeunes enfants, on peut utiliser du sérum physiologique ou de l'eau saline.  Isabelle Eustache

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Je suis fatiguée, je mange quoi ?

Les jours sont de plus en plus courts et tristounets. Se lever le matin, c'est plutôt genre calvaire. Dans la journée, vous vous traînez, le moral dans les stilettos. Vous baissez du nez devant la télé ou au ciné. Bref, vous êtes fatiguée, sur les rotules. Alors, que faut-il manger pour vous requinquer et oublier la fatigue ? Vous êtes fatiguée : faites le bilan Demandez-vous d'abord d'où vient cette fatigue. Est-ce que vous dormez assez ? Vous ne buvez pas trop de cafés ? Vous avez de grosses contrariétés qui vous stressent plus que d'habitude ? Vous faisiez du sport et vous avez arrêté pour cause de mauvais temps ? Vous traînez un rhume ? Si votre manque de sommeil est en cause, il est facile d'y remédier en disciplinant vos heures de coucher et en diminuant le café. Les contrariétés ? Rien d'autre à faire que le gros dos en attendant que ça passe. Le sport ? Vous allez vous y remettre vite, dès que ça ira mieux. Le rhume ? Il risque de se dissiper plus rapidement avec de la vitamine C. Alors, que manger pour bien dormir, avoir votre dose de cette vitamine (et des autres) et dissiper cette antipathique fatigue ? Contre la fatigue : mangez des agrumes et des kiwis Ce sont des fruits riches en vitamine C et c'est leur saison. Ne terminez pas un repas sans manger une orange ou un kiwi. Commencez-le avec un pamplemousse : en tartare avec du saumon ou de la dorade, par exemple. Préparez-vous une provision de smoothies en centrifugeant des pamplemousses, des oranges, des kiwis mais aussi des fraises, et des framboises (surgelées évidemment) qui sont tout autant riches en vitamine C. Congelez-les : vous en aurez toujours sous la main.  Mettez du jus de citron (jaune ou vert) partout : non seulement dans les salades mais aussi sur le poisson, la viande, les légumes. Et, éventuellement, prenez un complément de vitamine C, ça ne peut pas vous faire de mal ! Contre la fatigue, mangez des choux Côté légumes, la nature fait bien les choses. C'est la saison de tous les choux et ils sont eux aussi bien fournis en vitamine C. Ils contiennent aussi des sels minéraux et des antioxydants bénéfiques. Alors en avant pour le brocoli, il en regorge ! Cuisez-le croquant et à la vapeur pour qu'il en perde le moins possible et accommodez-le en légume d'accompagnement. Il s'accorde avec tout : poisson, viande, volaille. Et il fait un malheur dans les pâtes et le risotto. Cuisinez-le aussi en potage : avec par exemple des épinards (pleins de vitamine C aussi, et de sels minéraux). Une petite salade de chou rouge ou vert, finement râpés, en entrée ? C'est pas mal du tout et il y en a chez tous les traiteurs si vous n'avez pas le courage de la préparer ou si vous déjeunez au bureau. Quant aux plats, vous avez un grand choix de recettes sur e-sante.fr. http://recette.e-sante.fr/chou Contre la fatigue, mangez des fruits de mer Les huîtres, les bulots et surtout les bigorneaux sont d'une fantastique richesse en vitamines et en sels minéraux de toutes sortes. Ce sont des boosters, pauvres en calories et tout à fait naturels que l'on devrait consommer souvent. Il y a des bigorneaux cuits chez tous les poissonniers : alors achetez-en régulièrement, croquez-en quelques-uns en apéritif, mettez-en dans une tournée de pâtes ou dans une salade : pousses d'épinards et bigorneaux coupés en petits morceaux, c'est top ! Et si votre poissonnier est sympa, faites-lui ouvrir une douzaine d'huîtres et offrez-vous cela pour votre dîner. Rien de tel pour amortir un coup de mou surtout si vous les noyez de jus de citron. Contre la fatigue : du boudin, du foie, des légumes secs, du chocolat Quel est le dénominateur commun de ces produits ? Le fer. Il n'est pas impossible que le vôtre soit en berne, surtout si vous ne mangez pas souvent de viande rouge : dès qu'on en manque, même un peu, on fatigue. Le boudin, beurk ? Mettez-en dans un parmentier, faites une tatin de pommes fruits et de boudin. Le foie ? Accommodez-le à l'aigre-doux (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-tiede-aigre-doux/recette/1550) ou au vinaigre de framboise (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-vinaigre-framboise/recette/1550). En vous souvenant que celui de porc est le plus riche en fer. Les légumes secs ne font pas grossir, vous le savez. Alors, en avant la salade (http://recette.e-sante.fr/salade-lentilles/recette/1741) ou la purée de lentilles (http://recette.e-sante.fr/puree-lentilles/recette/1051) ou d'autres préparations (http://recette.e-sante.fr/lentilles). Il y a 10,7 mg de fer dans 100 g de chocolat. Voilà un bon prétexte pour en croquer une barre au moins tous les jours. Contre la fatigue : du magnésium Sauf le boudin, ces produits sont aussi riches en magnésium, dont le manque peut aussi être responsable de votre fatigue, de vos problèmes de sommeil. Surtout si par-dessus le marché une crampe vous cisaille souvent les jambes. Raison de plus pour les consommer souvent en buvant une eau qui en est bien pourvue (Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quézac). Mais une petite cure de magnésium en complément ne vous fera sûrement pas de mal car même avec une alimentation qui en est riche, on a du mal à atteindre son quota de 350 mg par jour. Trois repas équilibrés par jour avec du pain Si vous sautez le petit déjeuner, si vous déjeunez d'un sandwich ou d'une salade, si vous grignotez en rentrant à la maison et vous gavez au dîner parce que, à juste titre, vous êtes affamée, il ne faut pas vous étonner d'être fatiguée et de mal dormir ! Il en va de même si vous ne mangez pas de pain ou alors en quantités homéopathiques. Vous manquez de ces bons glucides lents qui apportent de l'énergie. Pour vous les fournir, il faut au moins 150 g de pain par jour. Mieux vaut remettre de l'ordre dans votre alimentation si vous voulez retrouver la pêche. Petit déjeuner copieux (pain, laitage, fruit), déjeuner et dîner avec viande, poisson ou oeuf, du pain et/ou des féculents, beaucoup de légumes, un laitage et un fruit pour terminer. Mais si avec tout cela votre fatigue ne cède pas, il faut alors consulter votre médecin afin de vous assurer qu'elle n'a pas une autre origine que votre mode de vie et votre alimentation. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Ma santé

Quels compléments alimentaires pour passer l'hiver en forme ?

Il existe de très nombreux compléments alimentaires, qui, selon leur composition, revendiquent des effets variés. Pour résister aux infections et passer l'hiver en forme, quels sont les vitamines, plantes et oligoélément s à privilégier ? Misez sur les stimulants du système immunitaire et les anti-stress ! Quels compléments alimentaires pour renforcer votre système immunitaire ? Booster ses défenses immunitaires avant l'hiver pour résister à l'attaque des virus et autres microbes à l'origine d'infections de gravité variable, c'est une excellente idée. Voici une petite liste des substances qui peuvent vous être utiles pour stimuler votre système immunitaire. La vitamine C est incontournable. Elle possède de puissantes propriétés antioxydantes et participe à renforcer le système immunitaire. A savoir : les fumeurs sont carencés en cette vitamine ! Les probiotiques : utilisés pour stimuler l'immunité, les probiotiques sont des micro-organismes (bactéries et levures) qui colonisent notre intestin et participent à notre flore intestinale. L'échinacée : cette plante soutient les défenses immunitaires et préviendrait les rhumes et autres infections. Les champignons : le shiitaké, le maïtaké et le Reishi sont des champignons utilisés par la médecine traditionnelle chinoise pour renforcer l'immunité. Ils sont aussi connus pour leur activité anticancer. Le ginseng est également une plante à laquelle on attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire. Le sélénium pourrait contribuer à la lutte contre la prolifération des cellules cancéreuses, mais on lui attribue aussi des effets sur les défenses immunitaires. Le zinc : cet oligoélément est connu pour favoriser l'immunité. La lactoferrine : cette protéine du lait et de la salive inhibe la multiplication des micro-organismes en fixant le fer nécessaire à leur croissance. Elle stimule par ailleurs de nombreuses cellules du système immunitaire. Quels compléments alimentaires pour lutter contre le stress ? L'excès de stress sur le long terme est délétère pour la santé et paralyse nos défenses. Le magnésium : minéral anti-stress bien connu, il est souvent associé à des vitamines du groupe B dans les compléments alimentaires, lesquelles sont également très utiles pour optimiser le fonctionnement de l'organisme.  Le ginseng : utilisé en médecine traditionnelle, le ginseng aide l'organisme à mieux s'adapter au stress. Le décapeptide de caséine alpha 1 : cette fraction de protéine est extraite de la principale protéine du lait, a des propriétés antioxydantes et pourrait également réduire le stress. Et en plus des compléments alimentaires... L'efficacité des compléments alimentaires peut être renforcée : Pratiquez une activité physique quotidienne. L'exercice physique stimule l'immunité et diminue le risque d'infection pendant l'hiver. C'est par ailleurs un anti-stress incomparable ! Adoptez une alimentation variée et équilibrée, en privilégiant les fruits et les légumes de saison, et les produits laitiers fermentés (riches en probiotiques notamment). Pensez à vous relaxer : accordez-vous dans votre emploi du temps des moments de détente.  Isabelle Eustache

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Ma santé

Comment éviter ou écourter un rhume ?

Le rhume est très fréquent. Cette infection virale se manifeste par un nez bouché, des éternuements, un mal de gorge et parfois une légère toux. Faut-il consulter en cas de rhume ? Comment savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une grippe ? Comment l'éviter ? Et sinon, comment ne pas le transmettre à toute la famille ? Les rhumes sont extrêmement contagieux Avec l'arrivée du froid hivernal, l'organisme est moins résistant et les défenses immunitaires moins performantes. C'est ainsi que les victimes du rhume sont les plus vulnérables à un moment donné.Les enfants sont les plus touchés. Ils contractent en moyenne six rhumes chaque année. Leur système immunitaire encore immature est en cause, mais les virus étant particulièrement contagieux, la vie en collectivité (crèche, garderie, maternelle…) joue également un rôle important.La fréquence des rhumes diminue ensuite avec l'âge. L'adulte, lui, est atteint 2 à 3 fois par an environ et la personne âgée une fois, voire pas du tout, car l'organisme est alors immunisé contre les virus responsables des rhumes. Comment éviter un rhume ? La façon la plus sûre de ne pas attraper un rhume est de veiller à ne pas affaiblir son système immunitaire. Gérez le stress car celui-ci entame à coup sûr les défenses immunitaires : yoga, relaxation…... Pratiquez régulièrement une activité physique : une demi-heure de marche par jour pour les plus sédentaires, c'est déjà ça ! Mangez équilibré, varié et suffisamment : ce n'est vraiment pas le moment de débuter un régime restrictif. Dormez suffisamment et couchez-vous à heure régulière.   Comment éviter de transmettre votre rhume autour de vous ? La transmission virale repose sur l'hygiène : Lavez-vous régulièrement les mains et apprenez aux enfants à le faire correctement : eau et savon, faire mousser pendant plus d'une minute, des ongles aux poignets. N'échangez pas les couverts, les verres, les tétines, les gants de toilette, etc. Portez le moins possible vos mains au visage. Idéalement, portez un masque lorsque vous êtes enrhumé, sinon couvrez votre visage lorsque vous éternuez ou toussez. N'embrassez pas si vous êtes enrhumé, évitez les poignées de main et repoussez certaines visites (personnes malades, âgées, jeunes enfants). Enrhumé ou pas, lorsque les virus circulent, n'embrassez pas un enfant en bas âge sur le visage.   Comment distinguer un rhume d'une grippe ? La grippe se caractérise par des symptômes intenses, qui débutent très brutalement et qui le plus souvent obligent à rester au lit (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, courbatures, forte fatigue…). Inversement, les symptômes d'un rhume s'installent progressivement et sont moins intenses : fièvre peu élevée, légers maux de tête, douleurs, fatigue et faiblesse peu importantes, nez qui coule, congestionné, éternuement et parfois une légère toux, larmoiements. Faut-il consulter en cas de rhume ? S'il s'agit d'une grippe (symptômes intenses d'apparition très brutale), il faut consulter le plus vite possible afdin de bénéficier d'un traitement antiviral.Mais inutile de consulter son médecin traitant dès qu'on attrape un rhume.En revanche, si les symptômes du rhume s'éternisent plus d'une dizaine de jours, ils signalent très certainement la présence de complications. Il devient alors nécessaire de se rendre chez le médecin. Chez l'enfant il s'agit le plus souvent d'une otite moyenne. Mais un rhume peut aussi dégénérer en sinusite, en bronchite, en pharyngite, voire en pneumonie. A noter également qu'un rhume, en affaiblissant l'organisme peut réactiver un herpès (bouton de fièvre ou herpès génital). Comment soigner un rhume ? Le traitement du rhume repose sur celui des symptômes (médicaments contre la fièvre et les douleurs, décongestionnants pour le nez, sirop contre la toux sèche lorsque celle-ci persiste). Rappelons que les antibiotiques n'ont aucune action contre les virus. Ils ne sont donc prescrits que contre les complications bactériennes. Vous avez un rhume. Améliorez votre quotidien !   Rester au chaud et se reposer. Nettoyer le nez à l'aide de pulvérisations nasales d'eau de mer. Boire beaucoup, notamment des boissons chaudes. Ne pas surchauffer la chambre. Veiller à une humidification suffisante de la chambre.   Dr Philippe Presles

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Ma santé

De beaux cheveux tout l'hiver en 4 étapes

Stress, fatigue, froid, même pour nos cheveux, la période hivernale est difficile. Voici 4 grands conseils pour passer l'hiver avec une chevelure en beauté. En pratique, pour de beaux cheveux, vous allez devoir penser à votre thyroïde, éliminer le stress, manger mieux et entreprendre quelques soins. Santé des cheveux : comment se porte votre thyroïde ? Des cheveux cassants ou des cheveux qui tombent peuvent être le reflet d'un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Les troubles de la thyroïde étant relativement fréquents, particulièrement chez les femmes, un bilan de la thyroïde peut permettre de vérifier que tout fonctionne bien de ce côté. Dans le cas d'une hyperthyroïdie (l'activité de cette glande est excessive, entraînant un fonctionnement accéléré de tout l'organisme), les cheveux ont tendance à devenir cassants. Les autres symptômes d'alerte sont : accélération des battements du coeur, contractions musculaires plus rapides, excitation et agressivité, perte de poids, diarrhées, intolérance à la chaleur, baisse de libido. Quant à l'hypothyroïdie (l'organisme fonctionne inversement comme au ralenti), elle se traduit plutôt par une chute des cheveux. Les autres symptômes de l'hypothyroïdie sont : ralentissement des battements du coeur, crampes, frilosité, arrêt des règles, trous de mémoire, dépression, peau sèche et pâle, constipation, prise de poids... Pour de beaux cheveux, chassez le stress Le stress se répercute sur la santé des cheveux. Il est surtout connu pour entraîner ou accélérer la chute des cheveux. Cet effet est dû à des modifications hormonales, mais le stress agit également en ralentissant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu.Donc pour garder vos cheveux, mieux vaut éliminer ce facteur stress. Plus facile à dire qu'à faire, mais jamais impossible. Regardez du côté de votre emploi du temps. Peut-il être aménagé différemment ? Certaines tâches sont-elles vraiment indispensables ? Pouvez-vous déléguer davantage ? Dans tous les cas dégagez un peu de temps rien que pour vous, pour vous reposer et vous faire plaisir.Et au minimum, faites de l'activité physique, idéalement deux à trois séances de sport par semaine. Sinon, marchez beaucoup et bougez à la moindre occasion. Enfin, le yoga ou la pratique de la relaxation, c'est excellent pour tenir le stress en respect ! Pour de beaux cheveux, attention aux carences en vitamines Les follicules pileux situés sous le cuir chevelu sont alimentés par les vaisseaux sanguins qui leur apportent les vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres acides aminés indispensables à leur développement. Toute carence peut entraîner une perte de souplesse des cheveux, de brillance, voire une chute des cheveux.Avant d'envisager de recourir à des compléments alimentaires, regardez du côté de votre assiette. Votre alimentation est-elle suffisamment variée ? Mangez-vous suffisamment de fruits et de légumes ?Dans la négative, faites un effort, car manger de manière saine, variée et équilibrée ne profitera pas seulement à la beauté de vos cheveux, mais à tout votre organisme ! Mes cheveux j'y tiens : plus de soins, moins d'agressions Un soin après chaque shampoing et un masque une fois par semaine sont des pratiques idéales pour nourrir et entretenir la brillance et la souplesse des cheveux. Selon votre type de cheveux du moment, vous pouvez recourir à des soins spécifiques (cheveux cassants, secs, gras, pellicules...).En revanche, les shampoings agressifs sont à proscrire, tout comme le brossage trop énergique, les coiffures trop serrées (queue-de-cheval, tresses...) qui cassent les cheveux et tirent sur les racines. Le sèche-cheveux trop chaud est aussi un ennemi des cheveux. Idéalement, laissez-les sécher régulièrement.Enfin n'hésitez pas à demander conseil à votre coiffeur et/ou à votre pharmacien ! Mais en cas de problème plus sérieux, c'est une visite chez un dermatologue qui s'impose !  Isabelle Eustache

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Mon bien-être

Le travail à domicile, c’est bon pour la santé ?

Le travail à domicile commence seulement à se démocratiser en France. On estime qu’entre 2% et 16% des salariés ont un contrat de télétravail, dans la majorité des cas à temps partiel. Quels sont les avantages du « Home office » et comment remédier aux inconvénients pour concilier télétravail, bien-être et santé ? Les avantages du travail à domicile Le principal avantage est le gain de temps professionnel et personnel, car en travaillant chez soi, on s’affranchit des trajets quotidiens qui sont en moyenne de 40 à 75 minutes, l’extrême étant généralement atteint en région parisienne. Le temps ainsi gagné sur les transports peut être réattribué aux activités professionnelles et personnelles, en respectant un bon équilibre pour être gagnant sur les deux tableaux. En évitant les transports, individuels ou en commun, on réduit aussi considérablement le stress (sécurité, retards, connexions…) et la fatigue : beaucoup de personnes arrivent le matin au travail déjà fatiguées et stressées, ce qui diminue ensuite leur efficacité. Le deuxième grand avantage du travail à domicile est un gain en flexibilité, le travailleur devenant responsable de son organisation des taches et des horaires à effectuer. Il doit également gérer lui-même son environnement de travail et non plus le subir, par exemple en termes d’éclairage, de bruit, de température, de couleur, etc. Enfin, travailler de chez soi s’accompagne d’un gain conséquent de productivité. La baisse du stress et de la fatigue n’est pas le seul facteur qui augmente la productivité. Là encore l’environnement joue un rôle colossal : sur un plateau par exemple, on supporte le bruit, même si beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises, on subit les interactions entre collègues et les multiples interruptions. Le travail à domicile offre cette possibilité d’être dans un environnement familier, apaisant et que l’on a choisi, avec pour résultat une efficacité et une motivation accrues chez le télétravailleur. Travailler de chez soi : quels sont les risques pour sa santé ? « Seul sans collègue, les opportunités d’aller vers les autres sont réduites. En travaillant à domicile, on perd aussi de nombreuses occasions de déplacements physiques : l’imprimante est installée à portée de main et il n’y a pas loin pour aller se préparer un café, détaille Christophe Clerc-Renaud, Directeur des ventes chez Ergotron®. Les distances à parcourir au bureau sont très limitées par la configuration du télétravail. Mais il est facile de contourner cet écueil, notamment en mettant à profit le temps gagné sur les trajets que l’on peut alors allouer à l’activité physique (jogging, séances de gym, vélo d’appartement…). » Finalement, le plus gros désavantage en termes de santé réside dans le risque de travailler chez soi avec des outils mal adaptés menant à de mauvaises postures. Il est totalement illusoire d’imaginer bien travailler sur le coin de la table du salon, sur un tabouret dans la cuisine ou dans le canapé. C’est pourquoi le télétravail impose de recréer chez soi un « vrai » poste de travail professionnel, faute de quoi les troubles musculosquelettiques (TMS) vont s’installer (lombalgies, douleurs aux cervicales, syndrome du canal carpien…). « L’employeur doit lui aussi se soucier de l’aménagement du poste de télétravail, car le risque de TMS est ici renforcé par la sédentarité. Nombreux sont les télétravailleurs qui, seuls dans un environnement choisi, au calme, sans distraction et avec tout à portée de main, restent assis extrêmement concentrés pendant plus de 6 heures d’affilée sans aucune interruption. » Il est essentiel de lutter contre cette sédentarité accrue, pas seulement en augmentant les séances d’activité physique, mais surtout en modifiant certains comportements (se lever très régulièrement en multipliant les motifs). Le télétravailleur est livré à lui-même et à sa propre discipline… Comment s’organiser pour concilier travail à domicile, bien-être et santé ? Pour Christophe Clerc-Renaud, « la première chose est de prendre conscience que l’augmentation de la sédentarité est un risque réel, élevé et préjudiciable à sa santé. Le télétravail à domicile est une opportunité pour le salarié de mieux prendre soin de lui, et pas au détriment de son travail. Le temps économisé et le stress éliminé se transforment en bénéfices pour soi et son entreprise. » Concrètement, il est nécessaire de privilégier une posture dynamique en alternant régulièrement la position assise et la position debout, laquelle est meilleure pour la dépense calorique, tonifie les muscles et stimule la circulation sanguine. Puisque l’on est seul et que l’on peut aménager son bureau comme on veut, on peut sans complexe se lever et marcher lorsqu’on téléphone ou lorsqu’on lit un document. On peut mettre une alarme toutes les 30 minutes pour s’obliger à bouger très régulièrement ou à faire quelque chose (aller se servir un café, relever la boite aux lettres, mettre son téléphone en charge dans la cuisine, ouvrir la fenêtre de la chambre pour aérer, arroser la plante…). On peut aussi travailler debout de temps en temps. Outre les équipements qui permettent d’aménager un poste de travail ergonomique, indispensable pour adopter les bonnes postures et éviter les TMS (clavier déporté, écran réglable en hauteur, tablette amovible, chaise à dossier et accoudoirs réglables, repose-poignet, etc.), il existe du mobilier et des accessoires permettant de convertir facilement un bureau standard en poste de travail assis-debout, fixe ou mobile (ex. une table supplémentaire se posant sur le bureau pour une élévation du clavier et de l’écran ; une tablette haute sur roulettes…). Il est important de se créer des routines, pour que la position debout devienne un réflexe et une posture confortable en télétravail. « Personne ne dit de travailler debout toute la journée, mais seulement de temps en temps et selon les taches à exécuter. Très rapidement, on en ressent les bienfaits, la sangle abdominale travaille et se raffermit, on se sent plus tonique et on brûle plus de calories. » Enfin, le travailleur à domicile doit être capable de s’imposer des limites pour bien séparer ses activités professionnelles de sa vie familiale. Classiquement, le télétravailleur passe plus d’heures en activité au bureau car il se trouve dans un environnement peu stressant et qui lui plait. Pour ne pas se laisser trop absorber par son travail et risquer des tensions dans la famille, il est nécessaire d’être exigeant et ferme avec soi-même et de savoir « fermer la porte de son bureau ». La seule façon d’y parvenir est de délimiter strictement son espace professionnel en recréant un vrai poste de travail isolé, de manière à pouvoir être 100% professionnel quand on travaille et 100% en famille en dehors. Cette délimitation est bénéfique professionnellement, personnellement et pour la famille qui ne doit pas subir le travail à domicile.

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Mon entreprise

Et si on mangeait des graines de lin ?

Les graines de lin sont intéressantes en matière de santé à bien des égards, en raison des trois composés actifs qu’elles renferment, que sont les fibres, les lignanes et les oméga-3. C’est ainsi que les graines de lin sont utilisées tour à tour contre la constipation, l’excès de cholestérol, les symptômes de la ménopause ou encore les maladies cardiovasculaires… Des graines de lin contre la constipation, le syndrome de l’intestin irritable, la gastrite… Les fibres contenues dans les graines de lin ont un effet laxatif, utile contre la constipation chronique. À consommer en quantité progressivement croissante (graines de lin entières réduites en poudre). Utilisées sous forme de poudre fine, les graines de lin non entières soulagent les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Toujours moulues, elles sont utilisées en cas d’inflammation intestinale (gastrite, entérite), notamment provoquée par l’abus de laxatifs. Des graines de lin contre les bouffées de chaleur ? Les lignanes appartiennent à la famille des phytoestrogènes. À cet égard, les graines de lin pourraient contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. C’est la raison pour laquelle les graines de lin entrent parfois dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles de la ménopause, tout comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) ou l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), également riches en lignanes. Mais les études restent contradictoires quant à l’efficacité des graines de lin contre les symptômes de la ménopause (1). De même, les phytoestrogènes des graines de lin pourraient agir sur le métabolisme des estrogènes et jouer un rôle dans la prévention des cancers du sein. Mais là encore, rien n’est encore prouvé. Des graines de lin contre l’excès de cholestérol Les fibres (notamment le mucilage) contenues dans les graines de lin peuvent contribuer à réduire l’excès de cholestérol. Cet effet pourrait également être véhiculé par les lignanes et les oméga-3 présents dans les graines de lin. L’effet reste modeste, mais intéressant chez les personnes qui présentent de l’hypercholestérolémie (2). Protection cardiovasculaire globale Dans la famille des oméga-3, on distingue l’acide alpha-linolénique (ALA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA). L’ALA a plus particulièrement été impliqué dans la prévention cardiovasculaire. Or les graines de lin constituent une source très importante d’ALA. C’est d’ailleurs pourquoi les graines de lin ont été introduites dans l’alimentation des poules pondeuses, pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les hommes aussi devraient tirer un bénéfice cardiovasculaire de la consommation de graines de lin. Mais pour l’instant, les études entreprises sur ce sujet n’ont montré qu’un effet modeste (3). Graines de lin ou huile de lin ? L’huile de lin est peu utilisée car à l’air et à la lumière, elle a l’inconvénient de s’oxyder rapidement, elle rancit. On commence cependant à en trouver dans certains magasins. Mais attention, l’huile de lin ne s’utilise pas pour la cuisson. Quant aux graines de lin, on peut les acheter en vrac. Mais une fois moulues, elles doivent être conservées au réfrigérateur et consommées rapidement car, en poudre, elles s’oxydent aussi rapidement. Moulues, elles peuvent être ajoutées à des salades ou à des yaourts. Entières ou parfois broyées, elles sont de plus en plus utilisées en boulangerie (pains, gâteaux…) ou intégrées dans les céréales. Enfin, on en trouve en compléments alimentaires (sous forme de capsules opaques pour l’huile de lin). Isabelle Eustache

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Ma santé

Les ronflements : que faut-il savoir ?

Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache

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Ma santé

Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…

Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé

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Ma santé

Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...

Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée par la presse récemment… Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement. Les médicaments dopaminergiques Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne. A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie. Les inconvénients des médicaments dopaminergiques L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement. Quels sont les effets indésirables des médicaments dopaminergiques ? Des nausées. Des baisses de tension. De la somnolence. Des hallucinations, visuelle ou auditive. Des troubles du comportement : addiction au jeu (courses, casino, cartes à gratter, jeux sur Internet…), achats compulsifs, inutiles, coûteux et répétitifs, alimentation compulsive (notamment pour des sucreries), hypersexualité (augmentation inhabituelle des désirs sexuels pouvant mener à des conduites inappropriées). Ces troubles du comportement ne touchent qu’une minorité de patients, mais les conséquences personnelles, familiales et sociales peuvent être importantes. Il importe donc de les repérer. L’aide de l’entourage peut le permettre. Médecins et associations de patients recommandent d’ouvrir le dialogue à ce sujet afin de noter les changements de comportement dans différents domaines : hyperactivité, comportements sexuels inhabituels, dépenses d’argent, surf sur Internet, achats, jeux, collections… Comment réagir ? N’arrêtez pas et ne modifiez pas les doses de votre traitement. Parlez-en à votre médecin, sans honte, il connaît les effets que peuvent entraîner ces médicaments, y compris l’hypersexualité et l’addiction au jeu ! Le médecin pourra trouver une solution en adaptant le traitement. Comment s’appellent les médicaments dopaminergiques ? ADARTREL® (ropinirole), APOKINON® (apomorphine), AROLAC® (lisuride), BROMOKIN® (bromocriptine), DOPERGINE® (lisuride), DOSTINEX® (cabergoline), DUODOPA® (lévodopa + carbidopa), MODOPAR® (lévodopa + bensérazide), NEUPRO® (rotigotine), NORPROLAC® (quinagolide), PARLODEL® (bromocriptine), REQUIP® (ropinirole), SIFROL® (pramipexole), SINEMET® (lévodopa + carbidopa), STALEVO® (lévodopa + carbidopa +entacapone), TRIVASTAL® (piribédil). Certains de ces médicaments existent sous forme générique. Ils sont alors identifiables par le nom de la molécule indiquée entre parenthèses. Isabelle Eustache

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Ma santé

Anxiété alimentaire : manger et ne pas grossir

Panique à bord ! Docus télé, livres et articles de magazines détaillant généreusement les multiples dangers de notre alimentation se sont accumulés. Ajoutez à cela un tsunami monstrueux, une centrale atomique qui fait boum, il y a de quoi être noyé d'anxiété. Et être sérieusement tenté de se réfugier dans les produits gras/sucrés réconfortants mais qui font grossir ! On se calme et on décrypte. Pesticides et polluants dans le sang "Les Français ont quatre fois plus de pesticides et de PCB dans le sang que les Allemands et les Américains", selon le rapport de l'INVS (Institut national de veille sanitaire) publié le 14 mars dernier. Pour en arriver là, on a analysé l'alimentation et l'environnement de plus de 3000 personnes et pratiqué des dosages dans des échantillons de leur sang, leurs urines et leurs cheveux.  Voilà qui plombe l'ambiance. Mais à la lecture attentive du rapport on s'aperçoit que : le sang des Français est moins chargé de résidus de pesticides organochlorés que celui des autres populations pays européens (sauf l'Allemagne). Et que, d'une façon générale, les taux sont assez faibles. Mais : il l'est beaucoup plus en paradichlorobenzène, substance utilisée dans les antimites, les désodorisants ou les désinfectants. On ne sait pas pourquoi, mais on va chercher. les résidus de pesticides pyréthrinoïdes viennent non pas de notre alimentation mais des insecticides employés contre les blattes, les cafards, les acariens etc.   Conclusion : utilisez du bois de cèdre comme antimite, oubliez les désodorisants au profit des douches plus fréquentes, et luttez par des moyens naturels contre les blattes et autres insectes. Les sites écolos regorgent de recettes et trucs sur ce sujet peu ragoutant. Quant aux PCB ou pyralènes, bien qu'ils soient interdits depuis 20 ans, ils ont imprégné toute la chaîne alimentaire et on n'arrive pas à s'en débarrasser. Mais on ne sait pas exactement à quelles doses ils sont dangereux. On en retrouve surtout dans les poissons d'eau douce. Or, ceux que l'on consomme le plus sont les truites d'élevage qui sont indemnes de PCB. Pesticides dans l'alimentation Le film et le livre "Du poison dans nos assiettes, le "Livre noir de l'agriculture" font froid dans le dos. Cancers et autres maladies dégénératives chez les agriculteurs pour cause d'emploi larga manu de pesticides pendant des années y sont largement narrés. Oui, mais tout le monde n'est pas agriculteur ! Et si vous cultivez votre jardin en employant des pesticides de toutes sortes, il est grand temps de vous mettre au jardinage bio : toutes les jardineries regorgent de produits dits écolos et acheter des coccinelles anti-pucerons est facile : il suffit d'un clic ! Oui, il y a des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes. Mais pas dans tous : les plus contaminés seraient les pêches, les pommes, les poivrons, les céleris, les nectarines, les fraises, les choux frisés, les laitues, les raisins importés, les carottes et les poires. Ca fait beaucoup mais tous les autres le sont moins ou pas du tout. Fruits et légumes, indispensables ! Que les fruits et les légumes soient en partie contaminés par des pesticides, ça n'est pas une raison pour les bannir de votre alimentation, ni même pour les limiter. Car ils contiennent des fibres et des antioxydants indispensables à votre santé. En plus, ils apportent peu de calories et leur consommation à chaque repas est tout aussi indispensable pour ne pas grossir ! Mais abstenez-vous des fraises espagnoles, cultivées intensément, bourrées de pesticides de toutes sortes et attendez sagement la saison des Fraises de France qui ont un Label Rouge et sont de meilleure qualité. Attendez aussi la saison du raisin français : celui-ci est moins contaminé par les pesticides que les raisins italiens. La plus grande partie des pesticides se trouve dans la peau des fruits et des légumes : donc en les lavant et en les épluchant, pour ceux qui peuvent l'être, vous en éliminez une bonne partie. Épluchez les poivrons au couteau économe plutôt que de les mettre dans le four pour brûler leur peau comme on le recommande habituellement : vous éliminerez ainsi nettement celle-ci sans faire cuire les pesticides (et vous gagnerez du temps !). Prenez le temps d'éplucher la pomme que vous allez croquer lors d'une petite faim. Épluchez aussi les poires et les pêches quand elles seront là ainsi que les nectarines. Mais vous pouvez aussi bien les laver et les brosser avec une petite brosse fine.  Quant aux salades, éliminez les feuilles extérieures, lavez-les dans plusieurs eaux et laissez-les tremper un peu. Achetez les produits de saison Maitrisez votre envie de vous précipiter sur les primeurs. Ils sont obligatoirement cultivés en serre et pour qu'ils poussent vite, les pesticides sont obligatoires. Attendez leur bonne saison : vous aurez alors des légumes de pleine terre. Leur culture et leur transport, parce qu'ils sont moins fragiles que les primeurs, nécessitent moins de pesticides.   Achetez des produits bios Il est évident que les fruits et les légumes bios sont la meilleure solution pour vous protéger des pesticides, même si tous n'en sont pas vraiment exempts, surtout ceux importés.  Vérifiez les étiquettes : le label AB est quand même une bonne garantie. Regardez d'où ils viennent : l'inscription de l'origine du produit est obligatoire. Elle se trouve sur l'emballage ou, pour les produits en vrac, sur la pancarte. Choisissez plutôt les produits qui viennent de France. Achetez des produits de proximité Les fruits et légumes de proximité viennent de petits producteurs. Ils sont de plus en plus sensibles à la mise en place d'une agriculture durable, ils emploient de moins en moins de pesticides. Certains se sont regroupés, vous les retrouverez sur leur site : www.lepetitproducteur.com Alors, allez au marché, repérez-les (ils ont de petits étals de produits de saison) et achetez chez eux plutôt que chez ceux qui ont une plus grande surface de vente et qui se fournissent dans les MIN (Marché d'Intérêt National). Vous avez aussi la possibilité d'adhérer à une AMAP. comment-manger-bons-fruits-legumes-toute-annee Mais, devant leur succès, il faudra peut-être attendre un peu. Enfin, vous pouvez aussi vous fournir auprès de producteurs qui expédient. Ainsi, chez www.paysans.fr, vous recevez en 24 heures les produits frais que vous commandez sur le site : 150 producteurs de fruits, légumes, viandes, produits laitiers y sont regroupés. Et tous les produits sont bios ! Inutile de flipper et de risquer de grossir Les solutions ne manquent pas pour que votre alimentation soit la plus saine possible, avec moins de pesticides. Alors, il est complètement inutile de vous angoisser, de consommer des desserts sucrés plutôt que des fruits, de vous consoler en grignotant biscuits et confiseries qui, inévitablement, vous feront grossir. Quant à l'éventuelle radioactivité venue du Japon, ni vous, ni personne n'y peut rien ! Oubliez, c'est ce que vous avez de mieux à faire. Mais que cela ne vous empêche pas de participer à une des actions d'aide aux Japonais mises en place. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Ma santé

L’acné des adultes : quand l’acné joue les prolongations

Si 80% des ados ont de l’acné, de façon plus ou moins importante et plus ou moins étendue, les adultes peuvent présenter des boutons d’acné. Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser l’acné chez l’adulte ? Jusqu’à quel âge l’acné peut-elle jouer les prolongations ? Les hormones de la puberté génèrent de l’acné chez une majorité d’adolescents. Les boutons d’acné se manifestent généralement vers l’âge de 12 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons, ce qui correspond bien à la puberté. Elle peut cependant parfois survenir plus tôt, surtout chez les filles, dès 8-9 ans. Elle cesse ensuite progressivement, vers 20 ans, voire vers 25 ans. Mais il arrive que l’acné joue les prolongations. On parle alors d’acné de l’adulte. Le plus souvent, ce sont des femmes qui conservent de l’acné au-delà de 30 ans, avec des poussées en période prémenstruelle (quelques jours avant l’arrivée des règles). A savoir également que certaines femmes ont de l’acné entre 25 et 40 ans, sans forcément en avoir eu auparavant durant leur adolescence. Enfin, contrairement aux ados, les adultes n’ont pas forcément une peau grasse, mais une peau plutôt sensible, se traduisant par peu de comédons (boutons noirs de l’acné), mais par de petits boutons profonds et inflammatoires, souvent localisés sur le bas du visage (menton, contour de la bouche…). Au-delà de l’explication hormonale, il existe bien d’autres facteurs qui peuvent favoriser l’acné à l’âge adulte. Il est donc important de les explorer afin de les éliminer, même si l’hérédité semble jouer un rôle important.   Les facteurs favorisant l’acné de l’adulte   Les hormones : Les crises d’acné se répètent chaque mois à l’approche des règles. Les boutons d’acné seraient favorisés par l’œdème bloquant l’écoulement du sébum.   Le soleil : Les UV entraînent un épaississement de la peau. Résultat, le sébum est difficilement évacué, il s’accumule sous la peau formant des boutons persistants.   Le tabac : Le tabac, en plus de ternir la peau, contribue également à son épaississement. Comme avec le soleil, cela favorise la formation de boutons sous la peau, lesquels percent plus ou moins facilement.   Le stress : De toute évidence, les glandes sébacées sont sensibles aux molécules sécrétées en cas de stress : la moitié des poussées d’acné surviennent en période de stress. Il est probable que le stress accentue la sécrétion de sébum, lequel s’accumule, favorisant la prolifération bactérienne et l’inflammation.   La pollution : La pollution perturbe le fonctionnement de nombreux systèmes de notre organisme, dont celui chargé de la régulation cutanée. La pollution encrasse aussi notre peau depuis l’extérieur et favorise les réactions inflammatoires sous la peau.   L’alimentation : Il n’existe pas de preuves formelles indiquant que certains aliments favorisent l’acné, comme on le pense souvent pour le chocolat. En revanche, notre mode d’alimentation occidental, riche en « mauvaises » graisses et en sucre raffiné, modifie également les secrétions hormonales et augmente l’inflammation. En plus de modifier son hygiène de vie (arrêter le tabac, limiter le stress, les expositions au soleil, se soustraire à une partie de la pollution, ne serait-ce qu’en aérant régulièrement son logement et son bureau, et adopter de bonnes habitudes alimentaires), il est recommandé de bien prendre soin de sa peau en la nettoyant soigneusement, le matin et soir, et après le sport notamment, afin de bien maintenir dégagés les pores chargés d’évacuer le sébum. Isabelle Eustache

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Ma santé

Vieillissement de la vue : la presbytie en 10 questions

Vous tenez votre journal à bout de bras ? C’est normal, vos yeux ont des difficultés d’accommodation car votre cristallin vieillit. C’est notre lot à tous, même si la presbytie se manifeste plus ou moins tardivement selon les personnes. 10 questions autour de la presbytie. Quand devenons-nous presbytes ? Nous devenons tous presbytes aux alentours de 44-45 ans, lorsque les performances de notre cristallin commencent à décliner. Son pouvoir d’accommodation diminue car avec l’âge il est de moins en moins élastique. Résultat, l’image d’un objet proche se projette en arrière de la rétine et apparaît floue, c’est ainsi que le presbyte est obligé de tenir son journal de plus en plus loin pour voir les caractères nets. En bref, la distance habituelle en vision de près (qui est de 40 cm, soit les coudes à 90°) s’allonge. Attention toutefois, en cas d’hypermétropie, la presbytie peut se manifester plus tôt, de quelques mois à quelques années selon l’importance de l’hypermétropie. Inversement, elle se manifeste plus tard chez les myopes. C’est logique, en cas de myopie, l’image se forme en avant de la rétine, ce qui compense la presbytie, alors que l’hypermétropie accentue la presbytie, ces deux troubles de la vue impliquant une image qui se forme en arrière de la rétine. Peut-on éviter la presbytie ? Non, ce trouble de la vue est lié au vieillissement naturel du cristallin. Nous ne savons pas le freiner ni l’empêcher, mais seulement corriger la presbytie. Si le vieillissement est inéluctable et progressif, il faut néanmoins savoir que la perte d’accommodation se stabilise après 60 ans. C’est ainsi que passé 70 ans, on n’a plus besoin de changer de correction de près. Comment corrige-t-on la presbytie ? Avec des lunettes : simples, à double foyer ou des verres progressifs. À l’aide de lentilles de contact. Grâce à la chirurgie réfractive. En quoi consiste la chirurgie réfractive ? Elle permet de remodeler la cornée à l’aide du laser. On peut également poser une lentille (ou implant qui remplace le cristallin) dans l’œil dans le but de corriger à la fois la vision de loin et de près. Peut-on attendre pour faire corriger sa presbytie ? En plus de la gêne pour voir de près que constitue la presbytie, refuser de porter des lunettes ou retarder de les porter, finit par user prématurément le pouvoir d’accommodation du cristallin vieillissant. Pourquoi les presbytes ont-ils besoin de plus de lumière pour lire ? Une lumière insuffisante diminue le contraste du texte sur la page blanche, le rendant encore plus difficile à lire pour un presbyte. De plus, lors de l’accommodation, la pupille se rétrécit naturellement, diminuant encore la quantité de lumière arrivant sur la rétine. Enfin, un faible éclairage sollicite davantage l’accommodation et donc l’usure du cristallin du presbyte. Au final, de bonnes conditions d’éclairage sont nécessaires pour une bonne vision de près. Pourquoi mon grand-père n’a-t-il pas besoin de lunettes pour lire de près ? C’est tout simplement parce qu’il est myope. Sa myopie peut être connue depuis toujours ou être récente en raison d’un changement d’état du cristallin (cataracte). Mais en conséquence, il voit mal de loin et doit donc porter une correction pour bien voir de loin. La chirurgie de la presbytie peut-elle en même temps corriger la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ? La chirurgie réfractive peut corriger en même temps que la presbytie les autres troubles visuels : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Le but de la chirurgie réfractive est de ne plus avoir du tout à porter de lunettes ou lentilles mais la garantie d'atteindre ce but n'est pas totale. A quel âge se faire opérer de la presbytie ? La décision dépend de l’âge et du degré de la presbytie. Il ne faut pas perdre de vue que la presbytie évolue jusqu’à l’âge de 60 ans. Autrement dit, si une opération est proposée avant cet âge, il est probable qu’une correction légère soit nécessaire dans certaines conditions, notamment en faible éclairage ou pour lire de petits caractères. La chirurgie de la presbytie est-elle remboursée ? Considérée comme non indispensable, la chirurgie de la presbytie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent une partie des frais en charge. Isabelle Eustache

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Ma santé

J’ai tout le temps froid

Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache

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Ma santé

Pension d'invalidité : qui peut la demander ?

Vous pouvez bénéficier d'une pension d'invalidité pour compenser votre salaire si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail suite à un accident ou à une maladie d'origine non professionnelle. Pension d'invalidité : quelles sont les conditions ?   votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins deux tiers. vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite, soit entre 60 et 62 ans selon votre date de naissance. vous êtes immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au 1er jour du mois au cours duquel est survenue: soit l'interruption de travail suite à votre invalidité, soit le constat d'invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. vous justifiez, au cours des 12 mois civils précédant l'interruption de travail ou le constat d'invalidité, soit d'un salaire au moins égal à 2030 fois le Smic horaire, soit avoir travaillé au moins 600 heures (ou 800 heures si l'interruption de travail ou le constat d'invalidité est antérieure au 1er février 2015.   Pension d'invalidité : qui peut faire la demande ?   vous ou votre médecin qui, avec votre accord, peut adresser un certificat médical au médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie. Dans les deux cas, vous devez remplir le formulaire S4150 « Demande d'invalidité » (disponible à votre caisse ou sur ameli.fr) et l'adresser, avec les pièces justificatives exigées, à votre caisse d'Assurance Maladie.Si votre demande est acceptée, votre caisse vous enverra une notification précisant la catégorie et le montant de la pension. Si elle est refusée, votre caisse doit vous informer des recours possibles. Si vous ne recevez pas de réponse dans un délai de 2 mois, cela équivaut à un rejet. Là encore, des recours sont  possibles.   Comment est calculée la pension d'invalidité ? L'Assurance Maladie tient compte de votre salaire annuel moyen à partir de vos dix meilleures années d'activité. Le montant de votre pension d'invalidité dépend aussi de la catégorie d'invalidité attribuée par le médecin conseil de votre caisse : vous serez en catégorie 1 si vous pouvez travailler. vous serez en catégorie 2 si vous ne pouvez plus travailler. vous serez en catégorie 3 si vous ne pouvez plus travailler et que vous avez besoin d'une aide pour vous assistez dans la vie quotidienne.   Combien de temps la pension d'invalidité est-elle attribuée ? La pension peut être révisée ou suspendue dans les cas suivants : aggravation ou amélioration de votre état de santé. reprise d'une activité professionnelle salariée. reprise d'une activité professionnelle non salariée. l'âge légal de la retraite est atteint : la pension d'invalidité se transforme en pension retraite pour inaptitude. l'âge légal de la retraite est atteint et vous exercez une activité professionnelle : la pension continue à être versée jusqu'à 65 ans maximum.   Quelles sont les aides ?   Vos soins médicaux, examens et médicaments sont pris en charge à 100% pour la maladie et la maternité, dans la limite du plafond de la sécurité sociale. Vos ayants droit (enfants, conjoints, etc.) bénéficient également de la prise en charge de leurs soins dans les mêmes conditions que vous. Si vos revenus sont insuffisants, vous pouvez percevoir l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) en complément. Son montant varie en fonction de vos ressources. Au 1er avril 2014, pour l'obtenir, le plafond mensuel était fixé à : 702 € si vous vivez seul. 1229,61 € si vous êtes en couple. Le montant de l'ASI varie de 403,76 € à 666,27 € selon la situation de famille. La carte d'invalidité donne droit à l'exonération éventuelle de la redevance télé, certains avantages fiscaux, réductions et places réservées dans les transports en commun... La demande se fait à la Maison départementale des personnes handicapées. Source : e-santé   Brigitte Bègue journaliste santé

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Mon entreprise

En selle pour la santé ! Mettez-vous au vélo...

Le vélo permet non seulement de se déplacer rapidement mais il représente aussi un véritable atout santé ! Un moyen de "tran-sport" qui s'impose de plus en plus dans nos villes saturées de pots d'échappement...  Le vélo, un "tran-sport" pas si commun Repensez un instant à la semaine qui vient de s'écouler.Au total, combien de temps avez-vous passé dans votre voiture, dans le métro ou dans le bus ?Et combien de temps avez-vous passé à la salle de sport ?Parions que la durée numéro 1 excède largement la durée numéro 2 ! Alors pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et adopter le vélo, ce "tran-sport" qui permet non seulement de se faufiler dans les rues, de faire des économies d'essence, de préserver l'environnement... et de prendre soin de sa santé ? Au lieu de pester dans les bouchons parce que vous allez encore manquer votre cours de gym... enfourchez plutôt votre deux roues ! Quels sont les bienfaits du vélo sur la santé ? Accessible à la grande majorité d'entre nous, la pratique du vélo présente très peu de contre-indications, sauf d'éventuels problèmes d'articulations ou de dos. Son principal avantage, comme tous les sports d'endurance, est de renforcer le muscle cardiaque et donc d'améliorer la résistance à l'effort.Au cours des dernières années, plusieurs études ont montré que la pratique régulière du vélo diminuait significativement le risque de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Elle présente aussi un impact positif sur les risques de diabète, d'obésité, d'hypertension et sur la qualité de la masse osseuse. Vélo : plus d'avantages que de risques Hillman, un chercheur britannique, a montré qu'en dépit des dangers du vélo (chutes, circulation automobile), les bénéfices d'une pratique régulière étaient 20 fois supérieurs aux risques. Et que rouler régulièrement à vélo permettait d'augmenter en moyenne son espérance de vie de deux ans et demi... Vélo : des bienfaits aussi sur la silhouette ! Le vélo renforce quasiment tous les muscles du corps, en particulier au niveau de la nuque, des bras, des cuisses et des jambes. En augmentant la masse musculaire, il permet également d'augmenter le métabolisme de base et donc de brûler davantage de calories... même au repos.Le vélo permet justement de galber et d'affiner la silhouette mais aussi d'améliorer la circulation sanguine. Une très bonne manière de lutter contre les problèmes de jambes lourdes et contre la cellulite !Contrairement à une idée reçue, pédaler ne donne pas de gros mollets, ce qui se vérifie en revanche dans certains modes de course à pied ! Pour vous remettre au vélo, choisissez votre monture Pour être à l'aise à vélo, choisissez correctement votre monture ! Posez-vous préalablement les questions importantes : Quel usage allez-vous faire de votre vélo ? Allez-vous rouler sur des chemins asphaltés et/ou sur des chemins de terre ? Allez-vous parcourir de courtes ou de longues distances ? Etes-vous un cycliste novice ou déjà expérimenté ? Sachez que de manière générale, plus le diamètre des roues est grand et plus la largeur des pneus est importante, plus le confort sera au rendez-vous. Soyez aussi attentif à prendre un cadre de vélo à votre taille (S, M, L selon votre stature).Pensez aussi à l'alternative du vélo pliable, que vous pourrez emmener partout avec vous, que ce soit dans le train ou dans l'avion...N'hésitez pas à demander le conseil d'un spécialiste car il y a autant de modèles que d'usages du vélo. Enfin, une fois trouvée la perle rare, ne négligez pas les réglages : guidon, selle, pneus...Vérifiez également l'éclairage (un feu blanc ou jaune à l'avant et un feu rouge à l'arrière), essentiel à votre sécurité. Roulez jeunesse ! Rouler à vélo ne nécessite aucune formation spécifique.Un bon équilibre et la connaissance du code de la route suffisent. Néanmoins, en raison de la densité du trafic automobile et de la rareté des pistes cyclables dans certaines villes, il est parfois intimidant de se lancer...Sachez que des stages pour enfants et adolescents mais aussi pour adultes sont régulièrement organisés.Pour trouver des astuces et rouler à vélo en sécurité : http://infotrafic.grandlyon.com/A-velo.48.0.htmlhttp://www.agirpourlasecuriteroutiere.asso.fr/Vive-le-velo-en-ville.htmlhttp://www.terraeco.net/Comment-eviter-le-danger-a-velo,15489.htmlhttp://www.ze-velo.com/dossiers-velo-de-ville-6.html Julie Luong, journaliste santé

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Mon bien-être

Le dossier médical personnel : c’est parti

Si vous ne pourrez accéder directement sur Internet à votre dossier médical personnel (DMP) qu’à partir d’avril 2011, vous êtes dès maintenant invité à demander sa création auprès de votre médecin ou d’un établissement de santé. Le point sur le dossier médical personnel (DMP). Le DMP, c’est quoi exactement ? C’est avec 3 ans de retard que le dossier médical personnel (DMP) a été officiellement lancé le 5 janvier 2011. C’est un outil de coordination des soins et de maîtrise des dépenses de santé. Il permet d’améliorer la qualité des soins et d’éviter les examens inutiles. Ceci dit, il est entièrement facultatif, chaque personne pouvant choisir d’ouvrir ou non son DMP. Il suffit d’en faire la demande auprès d’un professionnel de santé disposant des équipements informatiques adaptés. En effet, il s’agit d’un dossier informatisé. Une fois ouvert, il n’est pas conservé chez votre médecin mais chez un hébergeur de données agréé. Quelles sont les données qui seront conservées dans le DMP ? Rapports des médecins Prescriptions Listes de médicaments délivrés Compte-rendu d’examens radiologiques, échographiques… Compte-rendu d’analyses médicales Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux Vaccinations Allergies Lettre de sortie d’hôpital Etc. La confidentialité du DMP est maîtrisée par le patient Comme son nom l’indique, le dossier est personnel. Il est verrouillé par un « identifiant national de santé » (différent du numéro d’INSEE), offrant au patient de décider qui peut avoir accès ou non à son dossier.Enfin, le patient a la possibilité de masquer les données qu’il ne souhaite pas voir figurer sur son dossier médical personnel (DMP). C’est une sorte de « droit à l’oubli », précisent les associations de patients, qui se sont battues pour ce droit ! Pour en savoir plus Il existe un site Internet dédié au dossier médical personnel (DMP) : www.dmp.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone : DMP Info Service au 0810 33 00 33. Isabelle Eustache

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Ma santé

Se remettre au sport en été, c'est vraiment une bonne idée ?

L'été, on a plus de temps pour le sport.Mais si on se prend pour un champion sans jamais s'entraîner le reste de l'année, nos muscles et nos tendons ne vont pas apprécier !Quelques conseils pour se remettre au sport en été, en toute sécurité. Reprendre un sport en été : oui, mais avec prudence ! Du temps, de l'espace et une motivation à toute épreuve pour retrouver la forme : c'est bien, mais ça ne fait pas tout.En sport, ce n'est pas parce qu'on veut, qu'on peut ! Se remettre au sport en été : bien connaître les risques encourus Muscles, tendons et ligaments risquent de souffrir d'autant plus qu'en été, les températures sont élevées.Or la moindre déshydratation peut être lourde de conséquences : 1 % de perte hydrique (soit 700 grammes pour un adulte de 70 kilos), c'est 10 % de capacités musculaires en moins.Il va donc falloir reprendre en douceur et toujours après avis médical une fois passé le cap des 40 ans.En effet, le risque d'accident est d'autant plus grand que l'on manque totalement d'entraînement. Que l'on surestime ses capacités sous prétexte que 20 ans plus tôt, on était bon sportif ou encore, que l'on participe à un match ou que l'on suive un groupe d'amis plus forts que nous, ça nous oblige à forcer.Chaque année, des dizaines de milliers de vacanciers, trop pressés de se lancer dans une activité sportive, font les frais de ces imprudences, avec à la clé, des crampes, des élongations, des claquages, des entorses, mais aussi parfois un infarctus du myocarde. Tout faire pour les éviter les accidents liés au sport durant l'été Beaucoup d'accidents surviennent en fin de séance (en raison de la fatigue) ou aux heures les plus chaudes de la journée (en raison d'une déshydratation). La meilleure prévention, c'est donc de faire du sport au moment où les températures sont encore clémentes (tôt le matin). On doit également penser à boire, au choix, 3 ou 4 gorgées, toutes les 10 minutes, d'une orange pressée coupée avec de l'eau en y ajoutant du sel, à raison de 1 à 2 grammes par litre, car leur fructose est l'allié des efforts musculaires de longue durée, ou encore, une eau bicarbonatée comme St Yorre, Vichy Célestins ou Badoit. Toujours sur le plan nutritionnel, les petits plats riches en charcuteries et en viande sont à consommer avec modération car les protéines produisent des déchets qui surchargent les reins et favorisent les tendinites. Il est préférable de préférer les sucres lents (pâtes, pain, riz...). Enfin, il vaut mieux faire différents sports, à petites doses, pour éviter de concentrer tous ses efforts sur le même groupe musculaire.Et surtout, ne jamais forcer, quitte à s'octroyer une pause quand on en ressent le besoin : si on n'arrive plus à parler sans hacher les mots, c'est qu'on est déjà au-dessus de nos capacités.  Bien réagir en cas d'incident lors d'une séance de sport Si on a un muscle contracté, en boule et qui fait mal : Voilà qui signale une contracture et annonce que le muscle a été trop sollicité, trop longtemps. Il est plus que temps de stopper, faute de quoi, on risque des complications.En attendant, pour soulager, on peut masser la jambe, depuis la cheville vers le coeur et l'étirer pour détendre le muscle contracté.  Si on ressent une douleur brutale : Des fibres musculaires se sont déchirées (claquage). Cela se produit quand notre activité est trop longue par rapport à nos capacités physiques. Comme le membre blessé doit être mis en décharge, il n'y a rien d'autre à faire que de vite consulter. Le médecin prescrit le plus souvent des béquilles et une dizaine de séances de kinésithérapie pour refaire travailler le muscle en douceur.Évidemment, il n'est plus question de se bouger durant les vacances puisqu'on en a au moins pour 3 semaines de traitement !  Si on se tord la cheville : Une entorse externe de la cheville, due à la distension du ligament externe - cas le plus fréquent - se produit par exemple lorsqu'on met le pied dans un trou. Si la douleur disparaît dès qu'on remet le pied à plat sur le sol et qu'il n'y a ni oedème, ni bleu, inutile de consulter. Il suffit de se reposer pour la journée.Mais si la marche est douloureuse ou encore la cheville gonflée, on n'a plus le choix : s'il le juge nécessaire, le médecin peut décider, souvent après radiographie, de mettre une contention ou un plâtre pendant 3 ou 4 semaines (lorsqu'un petit os du pied a été arraché).  Si on ressent une douleur des heures après la séance de sport : Il s'agit probablement d'une inflammation d'un tendon trop sollicité (tendinite). C'est même certain si on joue au tennis avec une raquette de tennis trop lourde, un cordage trop tendu ou si on a une très mauvaise technique (tendinite du coude). Ou encore, si on court sur un sol trop dur, avec de mauvaises chaussures : cette fois, c'est le tendon d'Achille qui est touché.La solution : mettre du froid pour soulager et laisser le tendon malade au repos, pendant au moins deux semaines.  Si la douleur persiste encore des mois : C'est que le problème initial n'a pas été correctement pris en charge. Il faut parfois opérer, notamment en cas d'instabilité ligamentaire après une entorse mal soignée.Une bonne raison pour ne rien négliger lorsque l'incident se produit ! Dr Philippe Presles

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Mon bien-être

7 conseils pour éviter la déprime du dimanche soir

Chaque dimanche, c’est pareil, la déprime vous envahit : vous avez le bourdon à l’idée que le week-end se termine et qu’il faut retourner à l’école ou au travail le lendemain. Mollesse, mélancolie, anxiété, irritabilité... On estime que 50% de la population serait concernée par le blues du dimanche soir. Un phénomène qui peut gâcher la fin du week-end mais qui n’est pas inéluctable.   La déprime du dimanche soir : qu’est-ce que c’est ? « La déprime du dimanche soir n’est pas une maladie, on y survit toujours !, précise d’emblée le psychiatre Florian Ferreri, auteur de « Vaincre le blues du dimanche soir » (Hachette). C’est plutôt un mal-être difficile à identifier car il est ponctuel et peu rationnel. En général, on n’en parle pas car on sait qu’il aura disparu le lundi ». « Quand j’étais au lycée, j’avais le blues tous les dimanches soirs, se souvient Joël. Du jour où j’ai eu mon bac, il a disparu comme par enchantement ». Les symptômes vont de la morosité au manque d’énergie en passant par l’irritabilité, l’agacement, les ruminations négatives, le vague à l’âme... A priori, personne ne consulte pour ce passage à vide éphémère mais si les troubles dépassent le cadre du dimanche et qu’ils semblent s’installer au quotidien, ils peuvent être le signe d’une anxiété chronique ou d’une dépression larvée. Dans ce cas, il est nécessaire d’en parler au médecin. Petits et grands : tout le monde est concerné par la déprime du dimanche Cette déprime passagère touche aussi bien les enfants d’âge scolaire qui ont des rythmes imposés, « ce n’est pas forcément qu’ils n’aiment pas l’école mais ils adorent le week-end et ils ne peuvent pas en faire le deuil », que les adolescents « qui ont envie de consacrer leur week-end aux loisirs et qui se retrouvent acculés à faire leurs devoirs le dimanche soir  ».  Les adultes n’y échappent pas. Le blues concerne souvent les personnalités anxieuses, perfectionnistes, très investies dans leur métier et qui commencent à penser au travail qui les attend dès le dimanche. Certaines personnes sont aussi plus vulnérables au changement de rythme dans le week-end qui bouleverse leur horloge interne. Du coup, elles ont du mal à initier des choses. D’autres facteurs peuvent jouer sur leur moral comme la mauvaise météo ou le fait que tout est fermé. « Le calme du dimanche peut donner une sensation d’un vertige abyssal, d’un vide, pouvant être source de cafard », souligne le psychiatre. Il y a les personnes qui sont tristes le dimanche soir car les amis ou la famille qui étaient venus leur rendre visite sont partis. Et puis celles qui procrastinent tout le week-end et qui se retrouvent le moral en berne le dimanche après midi parce qu’elles ont toutes les « corvées » à faire. Blues du dimanche soir : les solutions pour l’éviter 1. Garder le rythme Grasse matinée ou pas, le dimanche se vit souvent en horaires décalés par rapport à la semaine. Certaines personnes supportent mal cette cassure avec leur rythme biologique habituel. « Elles sont comme en jet-lag, note Florian Ferreri. Elles ont l’impression que la journée commence mal, traînent en pyjama, manquent d’énergie... ». Si vous êtes dans ce cas : Mettre un réveil de sécurité : sans se lever aux aurores, mieux vaut ne pas se réveiller 2 h ou 2 h 30 plus tard que pendant la semaine. Aérer son logement. S’habiller normalement, l’idée étant de ne pas rester en pyjama. Faire une sieste courte (10 à 20 mn suffisent à récupérer) plutôt qu’une longue sieste qui  « met dans un état d’engourdisssement psychique au réveil donnant l’impression que le dimanche est gâché ».Trop dormir l’après-midi risque aussi d’entrainer une insomnie le nuit suvante. 2. Sortir pour s’aérer l’esprit Si vous êtes du genre à ruminer ou avoir du vague à l’âme le dimanche, un seul conseil : ne restez pas chez vous ! Marcher permet de libérer son esprit des pensées négatives. « L’exercice physique allège l’esprit, explique le médecin. Mais lors d’une ballade, vos yeux sont attirés par des détails qui provoquent des mouvements oculaires répétés, lesquels permettent de moduler l’activité des régions cérébrales impliqués dans la régulation des émotions, notamment le stress ». Programmer une sortie à l’avance : un spectacle, une activité sportive, un déjeuner avec des amis... « Quand le billet est déjà pris, c’est plus facile, prévient Florian Ferreri. Le jour même souvent, on n’a pas le courage », Regarder le coucher du soleil apaise : on pense à le faire lorsque l’on est en vacances, pourtant c’est possible même en ville si la météo est favorable. 3. Organisez-vous ! Vous adorez les week-ends et vous en profitez pleinement dès le vendredi soir en réservant les contraintes au dimanche après-midi. Erreur : le moment venu, non seulement vous devenez irritable avec vos proches mais vous culpabilisez de n’avoir rien fait plus tôt. « Pour ces personnes, le dimanche devient pas très sympa car elles ont prévu de faire des choses pas très sympa », note le psychiatre. Pour alléger le dimanche après-midi : Planifiez un peu votre organisation de manière à ne pas avoir tout à faire en fin de week-end : factures à payer, lessive, devoirs avec les enfants, coup de fil aux parents... Regardez le cahier de devoirs des enfants dès le vendredi soir pour avoir une idée de ce qu’ils ont à faire et commencez à anticiper : ce soir lire la poésie, demain, faire l’exercice de maths... Profitez de la météo maussade pour faire les « corvées : passez l’aspirateur, faire ses vitres, ranger ses papiers administratifs... 5. Déconnecter « L’inconfort de la déprime du dimanche soir est  en partie liée au retour, avant l’heure, des préoccupations de la semaine et notamment des soucis professionnels, explique Florian Ferreri. Cela les empêche d’être totalement disponible pour leur entourage ». Éteignez votre téléphone portable professionnel si vous en avez-un. Mettez votre smartphone personnel en mode silencieux pour éviter de le regarder au moindre signal de sms ou e-mails reçus. Prévoyez de faire une vraie pause avec les réseaux sociaux le dimanche en fin d’après-midi même si vous adorez communiquer, d’autant que voir sur facebook les photos de ses amis en train de passer un week-end formidable alors que vous vous ennuyez sur votre canapé peut accentuer le blues. 6. Rester positif L’optimisme n’est pas forcément inné mais il peut se travailler. Apprendre à reformuler ses pensées : par exemple, si le temps est doux pour un dimanche d’hiver, au lieu de se désoler et dire  « il n’y a plus de saison, on va avoir un printemps pourri », voyez le côté positif et pensez « profitons-en pour sortir et aller boire un verre en terrasse ». Préparer une play-list anti-déprime en faisant une compilation des titres qui vous donnent la pêche et mettez-les dès que vous sentez le coup de blues arriver. Opter pour un film du dimanche soir distrayant si vous vous sentez un peu mélancolique. 7. Se relaxer Si le stress du dimanche soir est trop fort, la relaxation peut permettre de relâcher les pressions. Quelques minutes de respiration lente et profonde procure déjà de la détente : Fermez les yeux. Relâchez les épaules et détendez le visage. Inspirez profondément par le nez sans forcer en gonflant votre ventre et votre poitrine, bloquez votre souffle pendant 5 secondes puis expirez lentement par la bouche en rentrant votre ventre et votre thorax. Faire cet exercice 5 minutes debout, assis ou en position allongée. Prendre un bain à 37°, c’est la température du corps, permet de se détendre. Pour un effet optimal,  ajouter des huiles essentielles de lavande, camomille, de citron... Éviter l’excès d’alcool le dimanche soir pour surmonter l’angoisse car si une consommation modérée peut apaiser, répétée, elle peut avoir l’effet  inverse et conduire à la dépendance.     Marion Garteiser, journaliste santé

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Mon entreprise

Gastroentérite : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier ?

L’épidémie de gastroentérite a démarré. Au-delà des bons réflexes pour échapper à la gastroentérite, que peut-on faire si malgré tout nous sommes atteints par cette affection du système digestif ? Et surtout que boire en cas de gastroentérite, quels sont les aliments à éviter ou à privilégier ? Quand la gastroentérite vous tient, buvez de l’eau pour compenser les pertes Si vous avez l’estomac au bord des lèvres, inutile de vous forcer à manger quoi que ce soit. L’important est de boire de l’eau (ou idéalement une solution de réhydratation) par petites gorgées aussi souvent que possible. En effet, les diarrhées et les vomissements entraînent des pertes hydriques qu’il faut compenser. Attention, pas de coca ou autre soda. Ces boissons gazeuses très acides sont beaucoup trop agressives pour vos intestins fragilisés par la gastroentérite. Évidemment, pas d’alcool non plus, trop irritant pour le système digestif et inversement déshydratant. Si l’eau ne passe pas bien, buvez un peu de bouillon, d’eau sucrée ou de tisane.Vous pouvez aussi suçoter une cuillière de miel. Évitez le café, même si en toutes petites quantités il peut être bénéfique à certains, il est irritant chez d’autres personnes et aggrave la diarrhée. Automédication en cas de symptômes importants : En cas de symptômes importants, vous pouvez recourir à l’automédication, par exemple : Lopéramide pour arrêter la diarrhée. Nifuroxazide comme anti-infectieux intestinal. Demandez conseil à votre pharmacien ! Lorsque la phase aiguë de la gastroentérite est passée et que vous vous sentez capable de manger quelque chose, faites les bons choix et débutez très progressivement par petites quantités. Les aliments à éviter en cas de gastroentérite Il faut éviter les aliments gras et ceux qui sont riches en fibres comme les légumes verts et les fruits frais, à l’exception de la banane (à privilégier bien mûre). Les aliments à privilégier Vous pouvez manger de petites quantités de laitages, comme un peu de yaourt ou un petit morceau de fromage à pâte cuite. Les féculents sont à privilégier, notamment le riz blanc, mais aussi les pâtes. Tentez le pain blanc ou les céréales sans sucre. Vous pouvez essayer les carottes cuites. Carottes et féculents peuvent être accompagnés de petits morceaux de viande maigre ou de poisson bien cuits. Les compotes (les fruits étant cuits et mixés) sont souvent appréciées. A débuter, là encore, par petites quantités. Mais si les nausées reviennent, arrêtez de manger et attendez une demi-heure avant votre prochaine tentative. Gastroentérites : les bons réflexes En cas de gastroentérite chez un nourrisson ou une personne âgée, soyez très prudent car ces sujets fragiles se déshydratent rapidement. Mieux vaut qu’ils soient suivis par un médecin. Dans tous les cas, une gastroentérite qui persiste impose la consultation d’un médecin. Enfin, pour éviter la gastroentérite et limiter sa transmission, lavez-vous les mains aussi souvent que possible, impérativement en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. C’est aussi le moment d’écouler votre stock de solutions hydroalcooliques ! Isabelle Eustache

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Ma santé

Les accros à l’activité sportive auraient plus de problèmes avec l’alcool

Si l’activité physique régulière et modérée entretient l’organisme, entraîne le cœur, chasse le stress et protège de certains comportements à risque, la pratique d’une activité sportive en excès semble, à l’inverse, augmenter le risque d’une consommation d’alcool problématique. Activité sportive et alcool, des liaisons dangereuses ? Telles sont les conclusions d’une étude menée à partir de l’Observatoire 2016 « Les Français et l’alcool » conduite auprès d’adultes de 18 ans et plus, par la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce travail a établi que les accros au sport, autrement dit victimes de bigorexie (c’est le vrai nom de la dépendance au sport), soit 5% environ de la population adulte, sont trois fois plus nombreux que les pratiquants réguliers et modérés d’une activité sportive à présenter une consommation d’alcool problématique : 11% d’entre eux seraient en effet concerné, contre 4% des pratiquants non accros au sport ! Il est démontré que si la pratique d’une activité physique régulière augmente la fréquence de consommation d’alcool (une consommation au minimum hebdomadaire chez 57% des sportifs réguliers contre 43% des non-pratiquants), elle génère en revanche moins de problèmes d’alcool… Conclusion ? C’est à très haute dose que le sport deviendrait finalement délétère sur le comportement et pourrait s’associer à d’autres dépendances… Car il serait en effet « faux de croire que l’alcool et le sport sont deux comportements contradictoires » commente le Dr. Laure Com-Ruelle* : « Au contraire, ils s’associent souvent et interagissent fortement, d’autant que tous deux font partie des rituels de socialisation, et déclenchent des mécanismes cérébraux assez semblables, avec une activation du circuit dit de la récompense ». Il est d’ailleurs établi que les différentes dépendances, qu’elles soient aux substances (tabac, alcool, cocaïne) ou comportementales (jeu, sport, sexe) sont fréquemment associées. Dépendance au sport et alcool : des liens plus complexes qu’il n’y parait Des résultats qui viennent confirmer plusieurs travaux plus anciens, s’intéressant déjà aux relations entre sport et alcool. Ainsi, l’étude ESPAD (1999) montrait qu’à l’âge de 16 ans, la consommation d’alcool et les ivresses augmentaient dès 8 heures d’activité sportive hebdomadaires. L’étude IREB (2007), montrait, elle, deux tendances clairement opposées chez les majeurs (18-24 ans) : une augmentation du risque de consommation problématique chez certains jeunes pratiquant intensément des sports collectifs avec compétition (x 2,5 par rapport à ceux optant pour un sport de loisir individuel sans compétition) et à l’inverse une diminution du risque chez d’autres, avec un taux multiplié par 2,8 de non-consommation d’alcool. Deux attitudes opposées, qui montrent que certains échappent clairement au risque de dépendance à l’alcool, sans doute en fonction des différents tempéraments. Reste que si certains sports semblent assez déconnectés des conduites d’alcoolisation (gym, athlétisme, endurance), d’autres à l’inverse sont plus particulièrement concernés : essentiellement les sports collectifs de ballons (football, rugby, basket, volley…), avec l’incontournable « troisième mi-temps ». Un rituel convivial, mais qui expose aux débordements alcooliques (Binge Drinking notamment) et à la possible installation d’une dépendance. Dépendance, dépendances… Question de dose de sport, donc ? Dans la réalité, pas exactement : plutôt de dépendance. En effet on peut ne pas être « accro » au sport malgré une pratique intensive, et à l’inverse, l’être en pratiquant moins : plus que le nombre d’heures, c’est la place que prend le sport dans la vie qui signe l’addiction. La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011, et peut être évaluée grâce à un test EAI, permettant notamment d’évaluer la sensation de manque liée à l’arrêt de la pratique. Alors que l’activité physique régulière modérée protège du risque d’alcool, une pratique intensive, et a fortiori addictive, expose donc, à l’inverse, à une dépendance alcoolique. Dr. Com-Ruelle : « Il est important d’encadrer la pratique sportive, de former et d’informer préventivement non seulement les sportifs (jeunes et adultes), mais également les entraîneurs de clubs, notamment ». D’une part parce que l’alcool nuit gravement à la performance (baisse d’hydratation, altération du processus de réparation musculaire…), mais aussi à la santé, à court terme (accidents) et à long terme (maladies, décès). Il est ainsi avéré que les sportifs de haut niveau courent plus de risques de problème d’alcool quand sonne l’âge de leur retraite sportive. Autant de bonnes raisons pour ne plus faire de cocktail « sport + alcool ».

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Ma santé

Le vin quotidien pèse sur le coeur des seniors

Peut-on continuer à boire un peu de vin à table en pensant faire du bien à notre coeur ? La réponse est non. Une étude porte un coup fatal aux bienfaits quotidiens du vin, même consommé avec modération.Faut-il déconseiller le vin aux seniors pour leur coeur ?On nous l'a toujours dit, voire prouvé à coups d'études scientifiques et médicales, le vin a des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire. Sauf qu'a priori, même en très faible quantité, le petit verre de vin des seniors au dîner exerce aussi des effets délétères sur le coeur, faisant pencher la balance des bénéfices/risques dans le mauvais sens.Pour en arriver à cette conclusion, plus de 4.400 seniors de 75 ans ont régulièrement accepté de passer des électrocardiogrammes après avoir indiqué leur consommation quotidienne d'alcool. Les chercheurs constatent ainsi que l'alcool modifie non seulement le fonctionnement du coeur, mais aussi sa structure. Ces effets délétères sur le coeur sont d'autant plus marqués que la quantité journalière de vin consommée est élevé, mais aussi et surtout, ils s'observent dès deux verres de vin par jour chez l'homme et dès le premier verre chez la femme.Les inconvénients dépassent les avantagesMieux vaut donc s'abstenir dans la mesure où maintenant on sait que les inconvénients de l'alcool dépassent les avantages cardiovasculaires qui étaient jusque-là mis en avant.Rappelons qu'en matière de cancer, l'abstinence est déjà prônée, puisque là encore l'augmentation du risque se fait dès le premier verre... Source : e-santéIsabelle Eustache

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Ma retraite

A quel âge commencer la crème anti-rides ?

La lutte contre le vieillissement n'est pas réservée aux personnes âgées. Sous l'influence de la mode et des publicités prônant la jeunesse éternelle, on s'engage dans cette lutte antivieillissement de plus en plus tôt.Au final, nombreuses sont les moins de 20 ans qui appliquent déjà une crème anti-rides.Est-ce une bonne idée de débuter si tôt l'usage de tels produits antivieillissement ?Plus on applique tôt un antirides, plus la peau préservera sa souplesse et sa beauté : Faux !Il semblerait qu'un tiers des femmes de moins de 25 ans utilisent des produits destinés aux plus de 40 ans.Or utilisés trop tôt, de tels produits peuvent avoir l'effet inverse : ils risquent d'accélérer le vieillissement de la peau et de provoquer des dégâts, potentiellement irréversibles, au lieu de la protéger des effets du temps. Explications.  Les crèmes anti-âge sont trop riches pour les peaux jeunesTrès riches en ingrédients, très lourdes et couvrantes, les crèmes anti-âge sur une peau qui n'en a pas besoin risquent de boucher les pores, d'asphyxier l'épiderme et de provoquer des boutons et des irrégularités.Quant à la transpiration qui sert à réguler la température de l'épiderme et à éliminer les toxines, elle risque aussi d'être perturbée. Résultat, la peau respire mal et les toxines restent emprisonnées dans l'épiderme, renforçant le risque de boutons.Les ingrédients ne sont pas adaptés aux peaux jeunesLes ingrédients présents dans les crèmes anti-âge agissent en forçant la peau à se renouveler plus rapidement. De cette façon, les cellules mortes sont vite éliminées puis remplacées.Or il n'est pas recommandé d'accélérer ce processus sur une peau encore jeune, au risque de la voir perdre son élasticité, sa résistance et son hydratation.  Risques d'irritations et d'allergies avec des cosmétiques antivieillissementLes peaux jeunes sont plus sensibles et plus réactives. Elles nécessitent donc des ingrédients peu agressifs, au risque de provoquer des rougeurs, des irritations, voire d'initier de réelles allergies.À savoir que les allergies sont très contraignantes et que les réactions cutanées peuvent mettre très longtemps à disparaître...Sensibilité accrue au soleilLes cosmétiques inadaptés rendent la peau plus sensible au soleil. C'est ainsi que la peau devient très réactive à la moindre exposition solaire : rougeur, éruption cutanée, démangeaisons...En conclusion, à chaque âge ses besoins.Il est important de choisir des soins adaptés à son type de peau.Au moindre doute ou en cas de réaction, consulter un dermatologue est la démarche qui convient...À noter que la meilleure façon de préserver sa jeunesse de peau est de ne pas fumer !  Source : e-santéIsabelle Eustache

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Mon bien-être

Presbytie : que faire lorsque la vision de près diminue ?

On le sait, mais on n’y est pas bien préparé : la vision de près commence à baisser au beau milieu de notre existence. Notre pays compte 26 millions de personnes presbytes, soit plus d’1 Français sur 3. On atteindra les 40% de presbytes en 2020. Aux extrêmes, certains commenceront à allonger les bras pour lire dès 38 ou 40 ans, tandis que d’autres auront le privilège de bénéficier d’un délai supplémentaire jusqu’à parfois 50 ans. Cette dégradation progressive de la fonction visuelle s’accompagne d’une adaptation plus ou moins bien acceptée mais pour laquelle plusieurs solutions existent : une chose est sûre, ce n’est pas une maladie, et la vie continue comme avant ! 1ère étape, le constat : ça y est, je suis presbyte ! Les signes alertant sur la survenue de la presbytie sont multiples au sein d’une réalité implacable : le monde qui nous entoure de près devient flou ! La vue de près devient de plus en plus difficile. Les petits caractères sont de plus en plus flous. Tout semble écrit de plus en plus petit, on éprouve des difficultés à lire le programme télé, les SMS, les modes d’emploi, les ingrédients d’un produit, les textes sur l’ordinateur ou la tablette, etc. Pour compenser, le presbyte va augmenter la distance de lecture, il s’éloigne progressivement de son livre ou son journal et finit typiquement par le tenir à bout de bras (alors que la distance normale pour bien voir de près est de 30-35 cm, soit la longueur de l’avant-bras). Lecture, couture, bricolage fin… La manipulation des petits objets devient une tâche très ardue, voire impossible. Ces difficultés s’accentuent lorsque la luminosité est faible. Rapidement, le besoin de plus de lumière pour déchiffrer les caractères est flagrant. Alterner vision de près et vision de loin devient plus délicat et nécessite un temps d’adaptation supplémentaire. De par les efforts qu’elle entraine, la presbytie peut entraîner une fatigue oculaire et des céphalées. En revanche, la vision de loin n’est pas affectée. Sauf dans le cas où la personne dissimulait une hypermétropie, qui se dévoile avec l’arrivée de la presbytie : dans le même temps où la vision de près s’affaiblit, la vision de loin baisse également. Bien que la liste des désagréments soit assez longue, pas de panique : chacun d’entre eux trouvera sa solution avec le mode de correction choisi, à la fois par le patient et sur les conseils de son ophtalmologiste et de son opticien. L’arrivée de la presbytie n’est qu’un cap à passer, sans préjudice aucun sur sa vie quotidienne telle que le patient la vivait jusqu’alors. 2ème étape, comprendre sa presbytie : la visite chez l’ophtalmologiste L’inconfort visuel doit être l’élément déclenchant d’une visite chez l’ophtalmologiste, n’attendez pas d’avoir usé toutes les puissances des lunettes-loupes du commerce pour vous décider… sans vous inquiéter pour autant. Car avec la presbytie seule, il n’y a pas d’urgence ! C’est la gêne rencontrée dans la vie quotidienne qui dictera le moment de la mise en place d’une correction. Inversement, il n’y a aucune raison d’attendre trop longtemps au risque de se retrouver à diminuer sans fondement ses activités, faute d’une vision suffisante des détails. La presbytie : qu’est-ce que c’est ? Une fois l’interrogatoire de rigueur accompli portant sur votre gêne visuelle, le médecin vous expliquera ce qu’est la presbytie. La presbytie est due à une diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil qui permet de voir net à toutes les distances. Cette fonction est assurée par le cristallin, un ensemble de lentilles qui glissent les unes sur les autres, et dont la courbure varie sous l’action du muscle ciliaire intraoculaire. Avec le vieillissement, le cristallin perd de sa souplesse, il tend à s’épaissir et à durcir, ce qui entrave l’accommodation, laquelle est indispensable pour voir net de près. Ainsi, en moyenne, la presbytie débute vers 40-45 ans selon les personnes ; elle progresse ensuite assez rapidement jusqu'à 55 ans, puis ralentit jusqu'à 60 ans avant de se stabiliser. Dioptries : Comment mesure-t-on la presbytie ? Pour bien comprendre la prescription du médecin, vous pourrez lui demander de vous expliquer – insistez, ce n’est pas systématique ! – ce que signifient les « dioptries ». La dioptrie représente la puissance du verre nécessaire pour faire converger l'image sur la rétine et donc voir nettement un objet. La dioptrie est égale à l'inverse de la distance focale mesurée en mètres, la distance focale étant la distance requise pour voir un objet avec netteté. Pour mesurer la myopie, qui traduit un défaut de la vision éloignée, on rajoute le signe – devant les dioptries. Par exemple, une personne myope de « –2 dioptries » ne peut avoir une vision nette des objets que s’ils sont situés à 50 cm de son œil au maximum. Au-delà, elle voit flou. Donc cette personne va avoir besoin d'un verre correcteur de -2 dioptries (distance focale = 0,5 m.; dioptrie = inverse de la distance focale = 1 divisé par 0,5 m = 2). Pour mesurer la presbytie, on a établi les standards suivants : +0,50 dioptrie à 45 ans, +1,50 dioptries à 50 ans, +2 dioptries à 55 ans, +2,50 dioptries à 60 ans, et +3 dioptries après 60 ans. Bien entendu, tout autre symptôme visuel autre que ceux décrits pour la presbytie doit amener à consulter un spécialiste, pour détecter l’éventualité d’une affection associée. En pratique, prendre soin de sa vue implique de consulter un spécialiste tous les 2 à 3 ans à partir de 40 ans, justement pour dépister d’éventuelles affections visuelles dangereuses, comme une DMLA (la dégénérescence maculaire liée à l’âge étant une maladie qui atteint la partie centrale de la rétine ; asymptomatique à ses débuts, elle nécessite un dépistage précoce afin de mettre en place un traitement pour ralentir son évolution) ou un glaucome (lié à une augmentation de la pression intraoculaire, le glaucome est lui aussi initialement asymptomatique et impose de programmer un dépistage régulier). 3ème étape, compenser sa presbytie : l’achat de verres correcteurs chez l’opticien L’objectif de la correction visuelle liée à la presbytie est de rétablir chez le patient une vision nette à partir d’une distance œil-objet d’environ 35 cm. Cela s’effectue en additionnant des verres convexes à la correction optique nécessaire à la vision de loin pour une personne qui en présente le défaut. Les lunettes Pour un certain nombre d’entre nous, tout commence avec le port de lunettes grossissantes (loupes ou lunettes de lecture), comme celles proposées en pharmacie, voire en grandes surfaces, sur les marchés ou chez l’opticien. Mais cette solution est rapidement inconfortable, insuffisante, et impose d’avoir la même vision à chaque œil et d’être exempté d’autres troubles visuels (myopie, hypermétropie, astigmatisme). Et quand ce n’est pas le cas, il est nécessaire d’alterner les paires de lunettes pour successivement, au fil des activités, voir de loin et de près. Dans ces conditions, les verres à double foyer ou les verres progressifs s’imposent : Les verres à double foyer comportent deux zones, l’une en haut corrige la vision de loin, l’autre en bas la vision de près. Mais la démarcation étant nette, l’adaptation n’est pas toujours évidente. C’est pourquoi ils sont de moins en moins utilisés au profit des verres progressifs (sans démarcation nette) qui eux aussi assurent une bonne vision à toutes les distances avec la même paire de lunettes, en corrigeant à la fois si nécessaire la presbytie et un autre trouble visuel comme l’astigmatisme, l’hypermétropie ou la myopie. Ils ont aussi l’avantage de permettre une bonne vision intermédiaire. Chaque verre doit être adapté de façon que la largeur et la hauteur des différents champs correspondent aux besoins spécifiques de chacun. Le port de lunettes équipées de verres progressifs nécessite une période d’adaptation, mais la plupart des gens s’y habituent plus ou moins rapidement. Et il faut savoir que lorsque l’opticien délivre une paire de lunettes progressive, il existe généralement une garantie d’un à trois mois de telle sorte que si le patient ne s’y habitue pas, les verres peuvent être changés pour un autre type de verres sans frais supplémentaire (renseignez-vous auprès des opticiens). Il existe enfin des verres mi-distance ou intermédiaires, permettant de lire et de voir net à une distance intermédiaire de 40 à 1,50 cm, par exemple sur un écran d’ordinateur fixe. Les lentilles de contact On peut également recourir aux lentilles de contact. Et il faut savoir qu’il existe également des lentilles progressives pour corriger en même temps presbytie et un autre trouble visuel, sur le même principe ou presque que les verres progressifs. Là encore, un temps d’adaptation est nécessaire et un compromis visuel est parfois nécessaire : accepter de voir un peu moins bien de loin au profit de la vision de près ou inversement. On peut également combiner une lentille monofocale et une multifocale. Attention toutefois, passé un certain âge, la manipulation des lentilles n’est pas toujours aisée et le manque de larmes est fréquent, ce qui représente deux facteurs d’échec possibles. Cela étant dit, il n’est pas souhaitable de n’utiliser que des lentilles 7 jours/7 pour corriger sa presbytie. Le port prolongé des lentilles nuit à l’oxygénation de la cornée, en particulier pendant la nuit. Il en résulte une sécheresse de la cornée, puis à une altération des cellules qui constituent sa face interne. Celles-ci ne pouvant plus se renouveler, des complications peuvent affecter, à terme, la santé oculaire. Il est donc nécessaire d’utiliser en complément une paire de lunettes (à verres progressifs lorsque la vision de loin est également défaillante) à minima une journée par semaine. Et la chirurgie ? La presbytie peut se corriger par le laser, une opération réalisée par un chirurgien ophtalmologiste entrainé à cette technique, qui consiste à modifier la courbure de la cornée afin d’augmenter la profondeur de champ et ainsi compenser la presbytie. Les deux yeux sont traités différemment afin d’assurer à la fois la vision de près, intermédiaire et de loin (comme une lentille progressive). Cette technique est bien adaptée aux patients à la fois presbytes et hypermétropes. Chez le presbyte-myope, le principe de la « monovision » est privilégié, qui consiste très schématiquement à ne traiter qu’un œil, ou à n’effectuer sur celui-ci qu’une légère correction consistant à le rendre légèrement myope. Ainsi, l’un des yeux prend le dessus pour voir de loin (l’œil dominant), l’autre pour voir de près. On peut enfin remplacer le cristallin vieillissant par un implant progressif multifocal (possible avec ou sans cataracte). L’Inlay est la technique la plus récente, consistant à poser une petite lentille au sein de la cornée. Le recours à la chirurgie dépendra de l’âge du patient, de la stabilité de la presbytie, des autres troubles visuels et de la vision de loin.

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