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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Cancer du sein : la chirurgie robot-assistée pour préserver la féminité

Chaque année, Octobre Rose mobilise contre le cancer du sein, en France comme à l'étranger. L'occasion de se pencher sur un espoir formidable pour les femmes qui doivent subir une ablation du sein-mastectomie : la chirurgie robot-assistée. Cette technique inédite sera testée à partir de cet automne à Gustave Roussy (Villejuif). Elle permettra, lors d'une même opération, la mastectomie et la reconstruction mammaire en ne laissant plus que deux cicatrices discrètes, sous l'aisselle, sans aucune cicatrice sur le sein comme c'est le cas aujourd'hui. L'ablation du sein robot-assistée, pour un résultat esthétique Parfois, en cas de cancer, l'ablation du sein (mastectomie) est nécessaire. Cette pratique est en nette diminution car les chirurgiens privilégient le plus possible la conservation du sein (tumorectomie). Néanmoins, lorsque la tumeur est étendue ou s'est développée en plusieurs endroits du sein (tumeur multifocale), il n'existe pas d'autres solutions. On réalise aussi des mastectomies prophylactiques, pour prévenir des cancers du sein héréditaires.A chaque fois que c'est possible sur le plan médical -fort heureusement de plus en plus souvent- les chirurgiens proposent une reconstruction mammaire immédiate. Cela dépend des habitudes des chirurgiens et du souhait des femmes. La radiothérapie après mastectomie, à cause de laquelle on différait la reconstruction du sein, ne contre-indiquent aujourd'hui presque plus la reconstruction immédiate.Pourtant, même lorsque la conservation de l'aréole est envisagée pour un meilleur résultat esthétique, les chirurgies habituelles (par prothèses gonflables ou « autologues »  c'est à dire uniquement avec les tissus de la femme -lambeaux et graisse- prélevés par exemple au niveau du dos et du ventre) laissent sur le sein des cicatrices visibles et définitives. Elles sont source de souffrance psychologique pour la femme et augmentent le risque de complications (réouverture de la plaie à cause de la prothèse, obligation de retirer la prothèse, risque infectieux etc.). Dr Benjamin Sarfati, chirurgien plasticien, responsable du projet Robot en sénologie à Gustave Roussy : « Notre idée est d'utiliser le robot afin de réaliser l'ablation totale du sein, puis lors de la même chirurgie, sa reconstruction mais cette fois-ci en ne laissant que deux cicatrices, au niveau de l'aisselle. L'objectif est double : la cicatrice sous le bras est bien plus discrète, sans aucune cicatrice sur le sein lui-même comme c'est le cas aujourd'hui, mais on espère aussi que le risque de complications sera moindre car la cicatrise ne sera plus en regard de la prothèse. »Seule l'utilisation du robot permet d'espérer un tel résultat, grâce à des incisions minimes (trois "trocarts" seulement, sous le bras). Le robot permet de travailler sous certains angles impossibles à obtenir avec la main de l'homme. Une caméra endoscopique permet d'avoir une vue directe "à l'intérieur" du sein. L'ablation du sein robot-assistée, pour quelles femmes ? Le robot permet de retirer le sein par une unique cicatrice de 5 cm sous l'aisselle, puis le chirurgien place lui-même la prothèse via ce même orifice axillaire comme on le fait déjà en chirurgie esthétique.La chirurgie robot-assistée pourra être utilisée en cas de mastectomie avec reconstruction immédiate mais uniquement lorsque la conservation de l'aréole et du mamelon est possible. Préserver l'aréole et le mamelon dépend du type de cancer et de la distance entre la tumeur et l'aréole. L'ablation du sein robot-assistée, en pratique L'Institut Gustave Roussy (Villejuif)* est le premier centre au monde à avoir eu l'idée d'utiliser la chirurgie robot-assistée dans ce type de chirurgie. Ce robot (Da Vinci Xi) a déjà fait ses preuves en urologie dans le cancer de la prostate notamment, en chirurgie gynécologique, thoracique et viscérale.Les chirurgiens pensent que les progrès techniques et l’évolution des pratiques dans le cancer du sein participent à une meilleure prise en compte physique mais aussi psychique de cette maladie. L'intervention sera entièrement prise en charge par la sécurité sociale. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Ma santé

Pilule contraceptive de 3ème génération : quel est le risque de maladie cardiovasculaire ?

Trois ans après la crise de la pilule contraceptive oestroprogestative de 3ème ou de 4ème générations, désormais toutes dé-remboursées, il est temps de rassurer les femmes. Ces pilules, efficaces à 99,7%, ont des effets secondaires connus mais limités, en particulier sur le risque de maladie cardiovasculaire, à condition de respecter à la lettre les contre-indications. Elles valent pour l'ensemble des pilules oestroprogestatives : jamais après 35 ans, chez les fumeuses et en cas de surpoids. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : une crise pour rien ? La polémique sur la pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations a débuté en septembre 2012. Elle aura laissé des traces : l'idée fausse que ces pilules sont avant tout dangereuses a eu le temps de marteler les esprits. Elle aura cependant eu le mérite de rappeler qu'il existe des contre-indications à ces pilules, et aux contraceptifs oestroprogestatifs en général. Tout a commencé par le dépôt de plaintes suite à des accidents thromboemboliques (formation d'un caillot sanguin qui bouche un vaisseau, une artère, une veine ou une cavité cardiaque, bloquant l'oxygénation d'un organe) veineux dans ces cas, dont celle d'une jeune femme lourdement handicapée après un accident vasculaire cérébral.Cette crise a eu pour effet une baisse du recours à la pilule contraceptive en général, passant de 50 % à 41 % entre 2010 et 2013 mais surtout une chute de 45% de la prescription des pilules de 3 et 4ème génération. Certaines femmes se sont tournées vers le préservatif (+3,2%), le stérilet ou dispositif intra-utérin DIU (+1,9%), mais aussi, malheureusement, vers d'autres méthodes dites naturelles peu fiables comme les dates de rapports (rapports en dehors des périodes de fécondabilité) ou le retrait (+ 3,4 points) (1). La conséquence fut une augmentation dès l'année suivante, en 2013, du nombre d'interruptions volontaires de grossesse de +4,7 % soit 10 000 IVG de plus par rapport à 2012, soit 217 000 avortements au total.Diane 35, qui n'était pas considérée en France comme une pilule contraceptive mais comme un « traitement anti-acnéique aux propriétés contraceptives », a concentré les critiques. Retirée du marché français, elle a été réintégrée en janvier 2014 sur une directive européenne. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : la réalité du risque de maladie cardiovasculaire Afin de réduire le risque de maladie cardiovasculaire, dont celui d'accidents thromboemboliques artériels, les pilules de 3ème et 4ème générations ont été développées à l'aide de nouveaux progestatifs (desogestrel) comparées à celles de 2ème génération. Elles augmentent cependant légèrement le risque de thrombose veineuse profonde : celui-ci est annuellement de 2 pour 10 000 femmes qui ne prennent pas de contraceptifs oraux, de 4 à 7 pour 10 000 qui utilisent une pilule de 2ème génération, et de 6 à 7 chez les utilisatrices de pilule contraceptive de 3ème génération. Rappelons que la grossesse et le post-partum immédiat confèrent un risque de 10 pour 10 000 !Néanmoins, les pilules de 3ème et 4ème générations ont une place dans le paysage contraceptif : plus que les autres elles réduisent le risque vasculaire artériel (risque d'infarctus du myocarde de 1,8 sous 3ème génération contre 2,1 sous 2ème génération) (2). Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que les accidents thromboemboliques sont avant tout liés aux facteurs de risque de la femme plus qu'à la pilule oestroprogestative elle-même.Pr Pierre Marès, gynécologue obstétricien (Nîmes) : « Cette crise nous aura donné une leçon : il faut respecter les contre-indications relatives à la pilule contarceptive. Au premier chef : l'âge, le tabac et l'obésité. Les médecins doivent présenter l'éventail des méthodes contraceptives pour un choix partagé sur celle qui convient au mieux à la femme et au couple, et la réévaluer dans l'idéal chaque année. Le discrédit ne doit pas être jeté sur les pilules : la contraception hormonale oestroprogestative est très efficace pour limiter les grossesses non-désirées et si elle augmente légèrement le risque de cancer du sein et peut-être du col de l'utérus (3), elle réduit de 80% le risque de cancer de l'ovaire pendant les 20-30 années qui suivent une prise de 10 ans (3000-5000 décès évités par an en Europe) et de 12% celui des cancers colorectaux et de l'endomètre (1000 à 3000 décès évités) (4). » Qui peut prendre une pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations ? 35 ans et tabac : pas de pilule contraceptive oestroprogestative ! Un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m2 (obésité) est aussi une contre-indication. Une femme qui fume, même si elle est âgée de moins de 35 ans, ne doit pas recevoir une pilule oestroprogestative, qu'elle soit de 2ème, 3ème ou 4ème générations.  Car son risque thromboembolique veineux est alors multiplié par 8.Les pilules oestroprogestatives sont formellement contre-indiquées en cas d'antécédents personnels et familiaux d'accidents thromboemboliques, de thrombophilie biologique (troubles de la coagulation sanguine ou maladies causant des thromboses), d'hypertension artérielle, de diabète, de certains cancers (sein, hypophyse), de problèmes cardiaques, de dyslipidémies (taux de cholestérol et de triglycérides anormaux), de migraines avec aura ou d'insuffisances hépatique ou rénale.Les dernières pilules de 2ème génération obtiennent les mêmes résultats sur l'acné que celles de 3ème génération. Mais certaines femmes ont des raisons particulières d'opter pour ces dernières comme des problèmes de peau liés aux progestatifs des pilules de 2ème génération ou un syndrome prémenstruel (céphalées, douleurs, anxiété, etc).  Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Infarctus du myocarde : les règles d'or pour le prévenir chez la femme

L'infarctus du myocarde ne frappe pas au hasard. Comme l'ensemble des maladies cardiovasculaires, il est de moins en moins l'apanage des femmes ménopausées, passé la soixantaine ; il progresse chez les jeunes femmes qui paient au prix fort leur nouveau mode de vie à risque. L'infarctus du myocarde est devenu une affaire de femmeL'urgence est bien là : de plus en plus de femmes jeunes - de moins de 60 ans- sont touchées par l'infarctus du myocarde (registres français FAST MI.) Le nombre d'hospitalisations a tout particulièrement progressé chez les 45-54 ans. En unité de soins intensifs, la part des femmes hospitalisées pour infarctus est passée de moins de 10% en 1995 à plus de 20% en 2010. La crise cardiaque chez la femme de moins de 50 ans a triplé ces 15 dernières années : c'est devenu la première des causes de décès cardiovasculaires chez la femme.Les oestrogènes ne sont pas tout-puissantsL'idée tenace que leurs hormones féminines les protègent, envers et contre tout, leur porte préjudice : cet effet protecteur des estrogènes est battu en brèche par l'hygiène de vie à risque et certaines maladies comme le diabète. Or les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter des comportements risqués : 28% des femmes fument et au moins 60% des infarctus du myocarde  chez la femme de moins de 60 ans sont attribuables au tabac. Quant à l'obésité, c'est dans la tranche d'âge 18-25 ans qu'elle a le plus augmenté et les femmes ont dépassé les hommes : 15,7% contre 14,3% ! (Enquête Obepi 2012).Pr Mounier-Vehier, chef de service de cardiologie au CHRU de Lille : « Si, avant 50 ans, les femmes n'ont pas de facteurs du risque, alors elles sont effectivement protégées par leurs oestrogènes dont l'action est à la fois antiagrégante plaquettaire (empêche les caillots sanguins responsables des thromboses), vasorelaxante et antiproliférative (l'artère ne va pas s'hypertrophier). Les oestrogènes naturels favorisent le bon métabolisme du cholestérol et protègent du diabète. Mais tout change à la ménopause, et leur risque rejoint en quelques années à peine celui de l'homme, voire le dépasse. Car la femme cumule les handicaps : ses artères sont plus petites que celles des hommes et plus sensibles aux effets toxiques du tabac et du cholestérol, du diabète mais aussi du stress. De plus, chez la femme, les plaques d'athérome se développent plutôt vers l'intérieur de l'artère ; celle-ci se bouche d'autant plus rapidement ».Privées de leurs oestrogènes, elles vont développer le fameux « syndrome métabolique de la ménopause » avec une obésité abdominale favorisant la synthèse de mauvais cholestérol (le LDL cholestérol), de l'inflammation et provoquant aussi une résistance à l'insuline, le premier pas dans la maladie diabétique. Le syndrome métabolique est un véritable accélérateur de la maladie vasculaire athéromateuse (constitution de plaques d'athérome). Portrait-robot de la femme à risque d'infarctus du myocardeTout symptôme de la "sphère cardiovasculaire" chez une femme ayant au moins un facteur de risque doit motiver des examens cardiologiques. Ces marqueurs de risque peuvent être :Une hypertensionL'une, voire plusieurs, des composantes du « syndrome métabolique », c'est à dire un surpoids au niveau du ventre (androïde), une obésité (indice de masse corporelle>30 kg/m2), une glycémie à jeun à la limite du diabète (100 mg/dL) et un bilan lipidique perturbé (triglycérides et/ou taux de HDL cholestérol élevés).Dr Christelle Diakov, cardiologue, unité Cardiologie médicale et interventionnelle (Institut Mutualiste Montsouris) : « Trois types de femmes sont particulièrement à risque : la femme jeune (35-50 ans) qui aurait des antécédents familiaux de maladie coronarienne (angor, insuffisance cardiaque), qui fumerait et prendrait une contraception oestroprogestative (ce type contraceptif est pro-thrombogène). La contraception favorise en effet les perturbations métaboliques qui peuvent conduire au dépôt des plaques sur les artères (athérome) mais aussi la thrombose au niveau de ces plaques (l'infarctus) avec un taux élevé de mauvais cholestérol (LDL cholestérol) non diagnostiqué.Mais le risque d'infarctus du myocarde est encore plus important chez les femmes en post-ménopause, généralement entre 5 à 10 ans après, vers 60-70 ans, avec une hypertension artérielle (traitée ou non), un éventuel surpoids ou un diabète de type 2.Il ne faut pas oublier les femmes enceintes, surtout après 35 ans du fait d'un sur-risque d'hypertension, en surpoids et qui fument, elles courent un fort risque d'infarctus. »7 consignes pour protéger son coeur et ses artèresLa prévention de l'infarctus du myocarde et des maladies cardiovasculaires en général fait appel au bon sens :Surveiller son poids mais surtout son tour de taille, lequel est déterminant dans les problèmes métaboliques (diabète etc.) et ne pas dépasser le 80 cm pour les femmes (IDF 2005).Privilégier une bonne hygiène de vie alimentaire. Diversité et parcimonie sont les mots d'ordre. Adopter une alimentation comprenant 5 fruits et légumes, de type méditerranéen c'est-à-dire utiliser l'huile d'olive comme corps gras et préférer les poissons, légumes, légumineuses, noix, graines et produits céréaliers complets aux oeufs, fromage, viande rouge etc. Limiter l'apport en sel (à table et dans les aliments préparés) avec pour objectif 6,5 g/jour chez les femmes.Boire moins de deux unités d'alcool quotidiennes (1 verre de vin rouge).S'adonner à une activité physique en misant plutôt sur la durée plutôt que la puissance (au moins 20 minutes deux fois par semaines d'une activité continue comme marcher à pas vifs, nager etc.).Soigner son sommeil et réduire son stress.Bannir la cigarette et encore plus après 35 ans si l'on est sous contraceptif ostrogénique. Faire un bilan cardiovasculaire (dosage du cholestérol, bilan lipidique complet, glycémie à jeun, pression artérielle en cabinet médical) chez toute femme avec des symptômes cardiovasculaires et de toute façon après 45 ans pour celles qui souhaitent reprendre une activité sportive. A partir de la ménopause chez la femme, répéter les bilans tous les trois ans en cas de facteur de risque comme un diabète ou des anomalies du bilan lipidique. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique

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Infarctus du myocarde : jusqu'où iront les femmes ?

De + 3% par an entre 2002 et 2008 à + 4,8 % entre 2009 et 2013, l'infarctus du myocarde fait un bond remarqué chez la femme jeune entre 45et 54 ans. On y est, les conséquences du tabagisme féminin amorcé dans les années 80 se voient désormais dans le coeur des femmes. Sans oublier les facteurs tels que la sédentarité, l'obésité, le diabète. Infarctus du myocarde, +5% par an chez les femmes jeunesLes toutes dernières données françaises de l'Institut de veille sanitaire (1) étaient attendues. Allaient-elles contredire l'inquiétante tendance constatée dans les années 2000 ? Rien ne pouvait malheureusement le faire croire et, en effet, l'infarctus du myocarde sévit de plus belle chez les femmes jeunes. Partout ailleurs en revanche, chez les hommes jeunes ainsi qu'après 65 ans dans les deux sexes, son incidence recule, quoique faiblement chez les hommes (-1,7%) et de façon plus soutenue chez les femmes (-11,1%). Pr Claire Mounier-Vehier, chef de service de cardiologie au CHRU de Lille, présidente de la Fédération française de cardiologie et co-auteur de la publication (1) : « Dans le détail, entre 2009 et 2013, les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont augmenté de 4,8% dans la tranche d'âge des 45-54 ans des femmes. Une précision qui peut expliquer une partie de l'augmentation de ces chiffres est le dosage de la troponine ultrasensible, adoptée en 2007. Ce test a permis depuis cette date de repérer des infarctus (dits non STEMI) qui auparavant seraient passés inaperçus ou de requalifier des angors instables (rétrécissements d'une artère du coeur) en authentiques infarctus. A noter cependant qu'il y a trois fois moins de femmes hospitalisées que d'hommes, qui constituent encore le gros du bataillon des crises cardiaques. Si les femmes font de plus en plus de crises cardiaques, il n'en reste pas moins qu'en proportion, les hommes sont toujours les plus nombreux à faire des infarctus du myocarde (cinq fois plus d'infarctus chez les hommes avant 65 ans, deux fois plus après 65 ans) ».La crise cardiaque au féminin, moins mortelleLa mortalité par infarctus du myocarde a fortement reculé dans toutes les classes d'âge entre 2002 et 2012 (de plus de 30% !) à mettre sur le compte d'une meilleure prévention cardio-vasculaire, une plus grande réactivité à appeler les secours en cas de signes d'appel d'une crise cardiaque, et des techniques de revascularisation myocardique (du coeur) plus performantes. Mais les femmes s'en sortent mieux : avant 65 ans, elles ont deux fois plus de chance de survivre à un infarctus du myocarde que les hommes.Dans 70% des infarctus, la cigarette est coupableTabagisme, obésité-diabète, sédentarité, est la triade qui bat en brèche le rôle naturellement protecteur des oestrogènes avant la ménopause. L'effet "génération" observé pour le tabagisme féminin confirme un décalage dans le temps, en lien avec une période d'émancipation féminine des années 80 dont l'entrée dans le tabagisme. Ces femmes fumeuses abordent maintenant la cinquantaine, d'où ce surcroît de crises cardiaques chez elles, après plus de 20 ans de tabagisme féminin.Claire Mounier-Vehier : « Chez une femme hospitalisée pour un infarctus du myocarde, dans 7 cas sur 10, l'accident est dû au tabac ! Parmi celles ayant fait un infarctus du myocarde (dit avec élévation du segment ST : STEMI) avant 60 ans, nous avons observé des prévalences du tabac et de l'obésité de 73,1% et 27,1% (registre FAST-MI) (2). Ces chiffres sont à corréler avec ceux d'une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies publiée conjointement avec notre étude (2) qui confirme que cette tranche d'âge des moins de 54 ans concentre la plus forte proportion des femmes fumeuses. Il nous manque cependant le statut hormonal des femmes car la contraception par éthinylestradiol forme, avec le tabac, un cocktail explosif sur le risque d'infarctus du myocarde (quelle que soit sa voie d'administration : comprimé ou "pilule", patch transdermique ou anneau vaginal). Logiquement, une grande majorité de ces femmes jeunes qui font une crise cardiaque sont sous ce type de contraception oestroprogestative, et cela peut expliquer en partie cette hausse de +5% de crises cardiaques. D'où mon conseil : passé l'âge de 40 ans, il faut absolument opter pour une contraception progestative : comprimé micro-progestatif ou macro progestatif, implant sous cutané ou encore le dispositif intra utérin (stérilet) à la progestérone ».Le stress, plus nocif chez la femmeSi le tabagisme est l'ennemi n°1 dans la crise cardiaque chez la femme jeune, c'est souvent une association de malfaiteurs : elles fument, sont stressées - plus que les générations précédentes- et vivent plus souvent dans la précarité sociale (hors du système de soin, stress socio-professionnel et isolement social considérables souvent associés à la dépression etc.).Le stress est le troisième facteur de risque d'infarctus du myocarde chez la femme, avec un impact encore plus puissant que chez l'homme (4). Cet effet plus dévastateur parmi le sexe féminin se retrouve aussi avec le diabète, l'hypertension artérielle et la sédentarité, qui seraient davantage associés au risque d'infarctus du myocarde chez les femmes, notamment chez les moins de 60 ans.Claire Mounier-Vehier : « Le stress aigu (licenciement, séparation, boucler les fins de mois...) peut déclencher un infarctus du myocarde par le mécanisme suivant : le système nerveux parasympathique (qui contrôle en partie les activités involontaires des organes) est brutalement activé. La pression artérielle et le rythme cardiaque s'élèvent très vite, favorisant la fissuration d'une plaque d'athérome dans une artère du coeur (coronaire) ou une dissection coronaire (lésion-clivage de la paroi de l'artère du coeur, voire sa rupture). Un thrombus (caillot) se crée alors, obstruant l'artère et ne laissant pas ou peu passer le sang et oxygéner le coeur qui se trouve alors en souffrance. Cela peut aussi provoquer à l'extrême un syndrome de Takotsubo ou syndrome du coeur brisé (qui mime un infarctus mais qui n'en n'est pas un) avec une paralysie presque complète et transitoire du coeur suite à une émotion violente avec des conséquences parfois fatales (troubles du rythme, embolies de caillots de sang dans le cerveau, troubles du rythme...).Quant au stress chronique, il favorise les comportements délétères pour notre santé avec le tabagisme, les conduites alimentaires défavorables avec un repli sur soi, la sédentarité, le manque d'activité physique, et la sécrétion de cortisol (hormone à l'effet métabolique délétère et pourvoyeuse d'hypertension artérielle) ... d'où, chez ces femmes, l'apparition d'un syndrome métabolique plus fréquent associant des profils lipidiques et glucidiques défavorables et une obésité abdominale, facteurs de risque d'infarctus du myocarde et de maladies cardiovasculaires en général ».Lutter contre l'inactivité physique mais aussi la sédentaritéAlors que l'inactivité physique signifie moins de 30 minutes d'activité physique quotidienne, la sédentarité (travail posté etc.) est une fréquence faible, voire nulle, de déplacements (rester assis plus de 7 heures par jour). Or cette dernière est plus néfaste chez la femme que chez l'homme du fait de l'apparition d'un syndrome métabolique, plus toxique chez la femme !Pratiquer régulièrement 30 minutes d'activité physique par jour ou une activité intense deux fois par semaine réduit de 25 à 30% le risque d'accident vasculaire cérébral et coronaire ou sa récidive. Le fait d'être sédentaire est un facteur en soi de mortalité cardio et cérébro-vasculaire supplémentaire. C'est pourquoi, en plus d'une activité physique régulière, il faut utiliser tous les petits moyens pour lutter contre la sédentarité (se lever aussi souvent que possible, ne pas rester immobile/assis plus de deux heures consécutives, prendre l'escalier au lieu de l'ascenseur, descendre un arrêt de bus ou une station de métro avant la destination prévue, se lever pour téléphoner, se déplacer jusqu'au bureau voisin au lieu d'envoyer un mail, mettre sa poubelle loin de son bureau, aller aux toilettes à l'étage du dessus ou du dessous... ). Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Ma santé

Le vrai et faux sur l'endométriose en 10 points

Grâce à l'acharnement d'une gynécologue française, le Dr Chrysoula Zacharopoulou, l'endométriose sort de l'ombre. La campagne 2016 a pour slogan « Les règles, c'est naturel, pas la douleur ». Le point d'orgue médiatique aura lieu le 19 mars 2016 avec la 3e Endomarche, marche mondiale pour l'endométriose qui réunira à Paris des milliers de femmes, des personnalités politiques et médiatiques. Le terme d'endométriose est de plus en plus familier, mais connaissez-vous vraiment cette maladie ? Etat des lieux sur la maladie en 10 points, sous l'oeil expert du Dr Zacharopoulou.1) Il faut parfois 10 ans pour poser le diagnostic d'endométrioseVRAI. 6 à 10 ans, c'est le temps entre l'apparition des premiers symptômes et le diagnostic d'endométriose. Environ 10 % des femmes sont touchées et la maladie est retrouvée chez près de 40 % des femmes qui souffrent de douleur chronique pelvienne, en particulier au moment des règles. Si 90% des femmes ne sont atteintes que de formes minimes à modérées, les 10% restantes connaissent de multiples problèmes. En premier lieu une vie intime, sociale et professionnelle en dent de scie, vécue dans une douleur souvent intense. Gastro-entérite, syndrome du côlon irritable, mal de dos, "anxiété féminine", caractère "douillet"... les médecins passent encore souvent à côté du diagnostic. Quand ils ne font pas (mais aussi la société) culpabiliser les femmes, en leur disant qu'il est "normal" d'avoir des règles douloureuses !Le Dr Chrysoula Zacharopoulou, chirurgien gynécologue à l'hôpital Trousseau (Paris) a travaillé au centre expert de l'endométriose à l'hôpital Tenon, dirigé par le Pr Emile Daraï. La création des passerelles entre les deux pôles de gynéco-obstétrique de deux hôpitaux (Tenon et Armand-Trousseau*) appartenant au même Groupe hospitalier des Hôpitaux universitaires Est Parisien, a permis de mutualiser les compétences pour le diagnostic et la prise en charge médicale et chirurgicale des patientes (y compris l'assistance médicale à la procréation en cas d'infertilité). Des réunions multidisciplinaires "Tenon-Trousseau" ont donc lieu à l'hôpital Tenon entre chirurgiens gynécologiques et digestifs, radiologues, urologues et spécialistes de la prise en charge de l'infertilité où chaque dossier est discuté pour définir la meilleure prise en charge pour une patiente donnée.Dr Zacharopoulou : « J'en fais une question de "droits des femmes", à être prises au sérieux, et me bats pour obtenir la même implication de la part des médecins et des pouvoirs publics envers l'endométriose qu'envers le diabète, deux maladies chroniques qui touchent une grande partie de la population. La douleur des règles -idée reçue quasi culturelle- fait que les femmes tardent à consulter. Parler des règles en 2016 est encore tabou. Peu de monde en parle, pas même les principales intéressées ! ».2) Des foyers d'endomètre peuvent s'infiltrer au niveau des poumons et du cerveauVRAI. L'endométriose est une maladie chronique des femmes en âge d'avoir des enfants, caractérisée par la présence de foyers d'endomètre (muqueuse interne de l'utérus) en dehors de la cavité utérine, c'est-à-dire au niveau du péritoine (membrane qui tapisse la cavité abdominale) ou des ovaires.Dr Zacharopoulou : « Dans les formes dites profondes, le tissu endométrial peut même envahir l'intestin (formes d'endométriose colorectales), la vessie, d'où une douleur lors de la miction, de la défection, des coliques etc.  Il peut aussi envahir les poumons, le cerveau et les cicatrices cutanées. Sans nidation d'un embryon, l'endomètre qui s'est épaissi pendant le cycle se désagrège et s'écoule par le vagin, ce sont les règles. Mais les foyers d'endomètre dispersés subissent eux-aussi les fluctuations hormonales. Comme ils ne peuvent être évacués par les voies naturelles, cela provoque des lésions comme par exemple des nodules, des kystes, des réaction inflammatoires avec la formation d'adhérences avec les organes avoisinants ».3) Les causes de l'endométriose sont connuesFAUX. En 2016, cette maladie reste énigmatique. Cinq hypothèses coexistent :Théorie de la "menstruation rétrograde". Quelques cellules de l'endomètre, au lieu de s'évacuer par le vagin lors des règles, remonteraient dans les trompes jusqu'à la cavité abdominale pour s'implanter sur différents organes. Néanmoins, ce "flux rétrograde" existe aussi chez des femmes sans endométriose. Théorie auto-immune. Des altérations de la réponse immunitaire affecteraient la capacité naturelle de l'organisme à reconnaître et détruire des excroissances mal placées de tissu endométrial. Une faiblesse du système immunitaire permettrait à du tissu endométrial de prendre racine et de croître en dehors de l'utérus de certaines femmes. Théorie de la mutation congénitale. Au cours de notre développement dans le ventre de notre mère, certaines cellules endométriales pourraient être mal placées et, après la puberté, ces cellules commenceraient à se développer en réponse aux signaux hormonaux. Théorie "métaplasique". Le péritoine (qui recouvre les organes présents dans la cavité abdominale) dériverait d'un tissu embryologique appelé "coelomique" et aurait la capacité de se transformer en d'autres tissus, comme du tissu endométrial. Théorie de la métastase. Des cellules de l'endomètre pourraient migrer via la circulation sanguine vu que le tissu endométrial est parfois retrouvé dans des endroits qui ne sont pas en continuité avec l'utérus. 4) Des règles précoces protègent de la maladieFAUX. Des règles précoces, vers 10 ans, exposent à un risque plus important de développer une endométriose mais aussi des cycles courts et réguliers, des règles abondantes ou une proche parente (mère ou soeur) atteinte d'endométriose. Des facteurs environnementaux (tels l'exposition à des substances comme la dioxine) sont suspectés de favoriser le développement de la maladie en affectant le système immunitaire.5) Si j'ai très mal, c'est que la maladie est très étendueFAUX. 80% des femmes atteintes ont une douleur pendant les règles (dysménorrhées) mais l'intensité des symptômes n'est en rien corrélée avec la sévérité de la maladie. Le développement de la maladie entraîne des douleurs chroniques très invalidantes au quotidien et pendant les rapports sexuels (dyspareunies) chez 25-40% des femmes atteintes.6) L'endométriose rend infertileVRAI et FAUX.C'est la première cause d'infertilité chez la femme et 20 à 30% des femmes stériles souffrent d'endométriose. La raison n'est pas entièrement élucidée. Des modifications immunologiques du fluide péritonéal (sorte de lubrifiant entre les organes, contenu dans la cavité du péritoine) pourraient affecter l'interaction entre le sperme et l'ovocyte ainsi que des modifications immunologiques liées à l'endométriose qui peuvent être un obstacle à l'implantation d'un embryon. Concernant le parenchyme ovarien (partie de l'ovaire qui contient les follicules, sacs contenant les ovules immatures), une mauvaise chirurgie pourrait éventuellement diminuer la réserve ovarienne.7) Le diagnostic se fait grâce à un bilan radiologiqueVRAI. L'interrogatoire et l'examen clinique conduits par un gynécologue expert sont majeurs. Selon les symptômes, avec la réalisation d'un toucher vaginal et rectal, il peut palper des lésions d'endométriose au niveau du vagin, de l'intestin et des ligaments de soutien de l'utérus ainsi que de la vessie. Ensuite, les examens complémentaires permettent d'affiner le diagnostic, avec l'échographie par voie vaginale (par un radiologue spécialiste) et l'imagerie par résonnance magnétique (IMR) et l'écho-endoscopie rectale dans le cas de formes digestive. Mais le diagnostic définitif s'appuie sur l'analyse du tissu endométrial prélevé au cours d'une chirurgie mini-invasive (laparoscopie).8) Prendre la pilule règle la situationVRAI et FAUX. Le traitement hormonal constitue la première ligne de traitement. Il provoque une aménorrhée, c'est-à-dire une disparition des règles : contraceptifs oestroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, ou parfois des analogues de la Gn-RH, qui mettent la femme dans un état de ménopause artificielle (avec toutes les conséquences négatives que cela implique dont l'ostéoporose, les bouffées de chaleur etc.), mais aussi réduisent la douleur liée au fait que les lésions d'endométriose réagissent à la réponse hormonale. Ça n'est malheureusement qu'un palliatif car les lésions vont continuer de progresser. De plus, à la longue, leur effet "antalgique" diminue et la chirurgie semble alors la solution pour soulager les femmes.9) Les traitements actuels permettent de guérir la maladieFAUX. Il n'existe pas de traitement spécifique pour guérir la maladie.Dr Zacharopoulou : « Une coelioscopie (instruments et caméra accèdent à la cavité abdominale sans ouvrir la paroi abdominale, par des orifices minimes) avec ablation de toutes les lésions endométriosiques (du tissu de l'endomètre) est la technique de choix, sous réserve d'une balance bénéfice/risque favorable pour la patiente. En effet, plus la maladie est sévère, plus le risque de complications intra et post-opératoires augment. Ensuite, pour prévenir le risque de récidive après la chirurgie, un traitement hormonal peut être envisagé pur éviter la douleur des règles. Les femmes doivent être suivies sur le long terme par un spécialiste. »10) Le risque d'anxiété et de dépression est accruVRAI. La qualité de vie est 20% inférieure comparé aux femmes sans endométriose. Une étude sur 10 000 femmes vient de montrer qu'il y a presque deux fois plus de troubles anxio-dépressifs chez celles qui souffrent de cetet maladie*. L'hypothèse des chercheurs est que des réactions inflammatoires et un dérèglement immunologique provoquerait des troubles de l'humeur ou du comportement. Source : e-santéHélène Joubert, journaliste scientifique

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Maternité et environnement toxique : 10 gestes pour protéger le bébé

La maternité subit le risque toxique porté par son environnement. Pendant la grossesse, le foetus est très sensible à son environnement. . Or, certains polluants comme les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de provoquer des troubles du développement chez le bébé, y compris après la naissance. Les conseils du Dr Laurent Chevallier, spécialiste de la prévention des maladies environnementales en maternité.   1. Risque toxique et maternité : je supprime le tabac et l'alcool Arrêter de fumer est une priorité lors de la maternité car le tabac renferme un cocktail de substances toxiques susceptibles d'entrainer des complications lors de l'accouchement (hémorragies, etc.). C'est également une des premières causes de retard intra-utérin de l'embryon et de prématurité et un facteur de risque de la mort subite du nourrisson. Ce n'est pas mieux avec l'alcool qui, en traversant le placenta, expose le bébé au syndrome d'alcoolisation foetale (déformation du visage, retard de croissance et troubles du développement intellectuel). Un seul verre de vin par jour suffit à faire des dégâts ! 2. Je fais attention à mon alimentation Les femmes enceintes doivent avoir un apport suffisant en folates (vitamine B9), utiles au système nerveux de leur bébé. On en trouve dans le foie, les légumineuses, les épinards, le cresson... Attention aux chips, frites trop cuites, céréales du matin : la cuisson prolongée de ces aliments riches en glucides peut favoriser le diabète gestationnel.Il est conseillé de manger bio le plus souvent possible pour éviter les résidus de pesticides et de limiter le poisson à 150 gr par semaine. On choisit la daurade, le hareng, la sardine, le maquereau... qui contiennent peu de mercure ou de PCB et on bannit l'espadon, le flétan, la raie, le thon rouge... 3. Je trie mes ustensiles de cuisine On choisit des poêles et des casseroles en inox et on jette celles ayant un revêtement anti-adhésif qui s'avère vite toxique : ces poêles sont fabriquées avec des dérivés fluorés dont certains comme le PFOA sont  toxiques à plus de 230°C. Pour les autres ustensiles, on privilégie le verre, voire la fonte ou la terre non vernis.Attention aussi au Bisphénol A présent dans les cannettes de soda et les conserves. Les films transparents étirables et les boites en plastique sont à proscrire des micro-ondes car ils renferment des phtalates qui migrent dans les aliments sous l'effet de la chaleur. L'idéal est d'utiliser un récipient en verre ou deux assiettes l'une sur l'autre pour réchauffer un plat. 4. J'évite les cosmétiques Il n'y a pas de risques pour votre bébé si vous vous maquillez occasionnellement pendant votre grossesse. Mais ayez l'oeil sur les étiquettes : 74% des vernis à ongles, 71% des fonds de teint et des crèmes pour le visage, 50% des rouges à lèvres contiennent des perturbateurs endocriniens (parabènes, etc.). Même à faible dose, une exposition répétée peut être nocive pour le foetus, déjà exposé à plein d'autres polluants.Pour vous faire belle, miser plutôt sur des produits certifiés bio par un label, il existe beaucoup de marques de bonne qualité. Quand bébé sera là, épargnez-lui les lingettes, les parfums, les laits, les lotions... ils sont bourrés de substances indésirables. 5. Je bichonne mon matelas Traitement anti-acarien, antimites, anti-souillure, anti-feu... Les matelas renferment un arsenal toxique de composés chimiques qu'on inhale souvent à notre insu. Pas génial pour le futur bébé ! Si vous profitez de votre grossesse pour en changer, choisissez un matelas « 100% latex naturel issu de l'agriculture biologique », les autres latex peuvent être synthétiques ou en partie traités. A éviter prioritairement, les mousses de polyuréthane d'où s'échappent des hydrocarbures, des retardateurs de flamme bromé, des biocides... On a la même exigence pour les oreillers et pour le matelas du futur bébé ! 6. Je prépare la chambre de bébé à l'avance Vous avez envie de profiter de votre congé maternité pour préparer la chambre de bébé ? Erreur : vous allez respirer des solvants et vous prenez le risque de tomber de l'escabeau. Laissez le bricolage au papa et ne vous y prenez pas au dernier moment. Il faut aérer la chambre longtemps avant la naissance pour que les particules et les odeurs émanant des meubles neufs, peintures, colles... s'évaporent. On évite l'aggloméré (il contient des substances irritantes, allergisantes et susceptibles de perturber le métabolisme) et on préfère les peintures avec le logo A+ qui émettent le moins de composés organiques volatiles. 7. Je sélectionne les jouets Soyez vigilante avec les jouets que vous allez acheter à votre bambin car il va les mâchouiller et les sucer. Mieux vaut donc qu'ils soient sans danger pour sa santé. Il est conseillé de privilégier les jouets en bois massif non traités. Pour les jouets en plastique, épinglés dans nombre d'études, des efforts ont été faits mais la prudence s'impose : à minima, choisir ceux « sans PVC » et « sans phtalates ». Privilégiez les peluches en coton bio, sans parfum, sinon lavez les deux fois avant usage et n'en mettez pas trop autour de son lit. Le site d'un réseau de femmes spécialisées en santé environnementale peut vous guider : www.wecf.eu 8. Je préfère les vêtements en coton La peau des bébés est particulièrement perméable aux produits chimiques donc la règle est d'acheter des bodys en coton. Les pyjamas ou autres vêtements comportant des imprimés ou motifs plastifiés sont à éviter, ils peuvent contenir des phtalates, des retardateurs de flamme, des colorants douteux... Impératif : pensez à laver les vêtements avant de les faire porter à votre bébé ! Et sachez que les couleurs foncées nécessitent plus de produits chimiques. 9. J'aère bien ma maison L'air intérieur de nos maisons est plus pollué que l'air extérieur alors on ouvre les fenêtres en grand 3 à 5 fois par jour, même en hiver. C'est le meilleur moyen de se débarrasser des particules toxiques  en tous genres et de réduire le taux de composés organiques volatiles dégagés par les meubles, les colles, les peintures, les sprays, etc. On nettoie sa chambre sans produits chimiques et on oublie les encens, les bougies parfumées, les désodorisants, les parfums d'ambiance... grands pourvoyeurs de pollution. Une ou deux gouttes d'huile essentielle sur un galet fait l'affaire. 10. J'éloigne mon téléphone portable Les effets sur la santé des radiations émises par la téléphonie mobile et le wifi font débat. Par  précaution, il est recommandé aux femmes enceintes de privilégier les sms et de limiter leurs appels en utilisant un kit mains libres. Surtout, éloignez votre téléphone portable de votre ventre, même en veille, afin de protéger le cerveau de votre bébé, et n'abusez pas d'internet sur votre mobile. Ne posez pas votre ordinateur sur votre ventre. Si vous achetez un baby phone, préférez un analogique qui émet des ondes non pulsées et se déclenche à la voix. Disposez-le loin de la tête, à plus de 1,50 m du lit. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé

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Et si l'asthme fluctuait au gré des hormones féminines ?

Dans la vie d'une femme, l'asthme est une maladie susceptible d'évoluer. Les grandes variations hormonales du cycle menstruel ou lors de la ménopause peuvent parfois entrainer une aggravation de l'asthme, voire une amélioration pendant la grossesse dans un tiers des cas. Mais actuellement, on ne sait ni expliquer ni prévoir de telles fluctuations. Explications du Dr Anne Prud'homme, pneumologue, Chef de Service des maladies respiratoires au CHU de Tarbes. L'asthme ne débute pas forcément pendant l'enfance et ne s'arrête pas à la puberté« Il existe encore de nombreuses idées reçues autour de l'asthme », dénonce le Dr Anne Prud'homme. Notamment, « il est de croyance populaire que l'asthme débute pendant l'enfance, ce qui est complètement faux. D'ailleurs, 10% des asthmes commencent après 60 ans. » Autre idée reçue : l'asthme s'arrête à la puberté, ce qui n'est pas vrai. Le profil  de l'asthme peut se modifier à l'adolescence, mais la maladie ne guérit pas. Enfin, l'asthme est nettement plus fréquent chez les femmes : à partir de 12 ans, cette maladie affecte environ 6 femmes pour 4 hommes. En revanche, dans l'enfance, c'est l'inverse, on trouve plus d'asthme chez les garçons que chez les filles. En fait, l'asthme peut fluctuer tout au long de la vie au gré des bouleversements hormonaux féminins (menstruations, grossesse, ménopause).Comment évolue l'asthme pendant la grossesse ?Dr Anne Prud'homme : C'est pendant la grossesse que l'évolution de l'asthme a été la plus étudiée. On sait que cette maladie est améliorée dans un tiers des cas, aggravée dans un autre tiers des cas et inchangée dans le tiers restant. Mais on ne sait absolument pas prédire dans quel sens l'asthme va évoluer durant cette période très particulière de la vie d'une femme. C'est pourquoi les femmes enceintes asthmatiques sont extrêmement surveillées sur le plan respiratoire par leur pneumologue.Et là encore, il existe une idée reçue à combattre selon laquelle le traitement de l'asthme serait néfaste au bébé. Au contraire, c'est un asthme non contrôlé qui est dangereux, car la survenue de problèmes respiratoires chez la mère pendant la grossesse peut avoir de sévères retentissements sur l'enfant (complications, petit poids de naissance, prématurité, etc.).Les femmes enceintes ne doivent donc surtout pas arrêter ou diminuer leurs médicaments de leur propre chef, mais en parler à leur médecin afin d'utiliser des molécules non foetotoxiques et non tératogènes (dénuées de risque de malformations congénitales). Il existe à ce sujet un site en accès libre permettant de connaitre les médicaments autorisés ou non pendant la grossesse et l'allaitement : http://lecrat.fr (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, Hôpital Armand-Trousseau, Paris). Encore une fois, il n'y a aucun risque pour l'enfant à naitre si l'asthme de la maman est bien traité.Les hormones sont-elles responsables de ces variations ?On sait que les estrogènes et la progestérone ont des effets sur le tonus musculaire bronchique et l'inflammation des voies aériennes, et que ces hormones font varier l'asthme. Mais on ne sait pas expliquer pourquoi. Par exemple, pendant la grossesse, pourquoi l'asthme s'améliore-t-il chez certaines femmes et pas chez d'autres ? Au final, le seul fait certain est que les niveaux hormonaux bougent beaucoup à ces moments-là. Si les hormones féminines influent sur l'asthme, cette maladie varie-t-elle au moment des règles ?C'est ce que l'on appelle l'asthme prémenstruel. Entre 20 et 30 % des femmes asthmatiques ont une aggravation de leur asthme juste avant les règles et pendant les règles. Il s'agit d'une forme très particulière de la maladie, avec souvent des symptômes très graves. Les études sur ce sujet indiquent un pic de décompensation de l'asthme à cette période et là encore, les variations hormonales prémenstruelles sont pointées du doigt.En pratique, il faut surveiller de tels changements cycliques. Les médecins devraient systématiquement poser la question à leurs patientes asthmatiques d'une éventuelle aggravation juste avant et pendant les règles, car des traitements sont possibles. Par exemple, dans quelques cas, la contraception pourrait améliorer ces symptômes.  Qu'en est-il de l'asthme à la ménopause ?L'asthme au moment de la ménopause est un sujet encore plus compliqué. Non seulement les bouleversements hormonaux affectent l'évolution d'un asthme existant, mais certains asthmes peuvent  aussi apparaitre à cette période précise, et cette forme d'asthme a la particularité d'être souvent difficile à traiter. Par manque d'études importantes et de certitude sur le sujet, les pneumologues considèrent que le traitement substitutif de la ménopause chez l'asthmatique est possible et n'aggrave pas l'asthme. Ils n'imposent pas de contre-indication, mais mettent en place une surveillance de l'évolution de l'asthme.Quelles sont vos recommandations ? Dr Anne Prud'homme : « Les femmes doivent surveiller leur asthme de façon très attentive à l'occasion d'une grossesse, à l'approche des règles et au moment de la ménopause. Ces périodes particulières de la vie d'une femme peuvent être l'occasion d'une variation de leur asthme qu'il convient de signaler à son médecin. Le pneumologue peut alors proposer au cas par cas des traitements visant à optimiser la situation. À ce jour, les solutions envisagées sont toujours personnalisées. » Source : e-santé Isabelle Eustache

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Objectif belles fesses : raffermir, remonter et galber ses fessiers

Depuis que le monde entier a flashé sur les jolies fesses de Pipa Middleton au mariage de sa soeur la princesse Kate, les croupes sont devenues stars. Dorénavant, on porte les fesses hautes et rebondies. L'aspect sexy de notre arrière-train consiste à marcher en roulant des fesses. Il existe même un concours annuel au Chili des plus belles fesses du monde.Quelles sont les techniques pour remodeler nos fesses ? « En premier lieu, le sport permet de sculpter les fesses, c'est la solution la plus simple, mais pour cela il faut faire régulièrement des exercices. Ensuite, il y a des traitements médicaux. » Le Dr Catherine de Goursac* nous détaille ici les traitements de choix pour la restauration de l'harmonie de la région fessière.Comment faire disparaitre les capitons tout en gardant le volume des fesses ?Les belles fesses ne tolèrent pas la peau d'orange, constituée d'adhérences formant une sorte de matelas situé en profondeur. Dr Catherine de Goursac : « Pour traiter les capitons sans perdre de volume, la carboxythérapie associée à la radiofréquence multipolaire représente la meilleure solution. » La carboxythérapie est une forme de super oxygénation de la graisse, ce qui a pour effet de détruire ces adhérences. La radiofréquence quant à elle, permet de lisser la surface de la peau.Il faut compter 5 à 6 séances à une semaine d'intervalle pour obtenir un beau résultat.Quelles solutions contre les vergetures ?Les vergetures lézardent les fesses et cassent leur harmonie. « Le traitement idéal repose sur l'association de la carboxythérapie avec le microneedlings », assure le Dr de Goursac. Comme indiqué ci-dessus, la carboxythérapie va doper à l'oxygène toute la  profondeur de la vergeture, la forçant à se régénérer sans l'effacer totalement.Le microneedling consiste à réaliser à l'aide de micro-aiguilles, des micro-perforations dans toutes les couches du derme afin de stimuler la production de fibroblastes au niveau de la peau et ainsi d'augmenter entre autres la synthèse de nouveau collagène et d'acide hyaluronique. Nous avons à notre disposition un panel de micro-aiguilles de diamètres différents qui va induire des perforations de profondeur et de tailles différentes.Peut-on remonter les fesses ?Qui n'a pas rêvé d'avoir de belles fesses bien rebondies ?Pour remonter les fesses, plusieurs solutions s'offrent à nous : Les injections d'acide hyaluronique, efficaces mais couteuses. « On recourt à un acide hyaluronique très compact car le fait de s'asseoir peut modifier le volume créé ». Ensuite, une séance d'entretien tous les 18 à 24 mois est nécessaire. Les fils tenseurs et inducteurs tissulaires vont remonter la peau et accrocher grâce à leurs minuscules crans l'excédent cutané affaissé. La séance se fait sous anesthésie locale et impose un nombre important de fils pour obtenir un résultat satisfaisant, visible 3 à 6 mois plus tard. Le geste est ensuite à réitérer tous les ans ou tous les deux ans. Perdre un peu de popotin, pourquoi pas !Parfois, on trouve qu'il faut perdre un peu de rondeurs. « La cryolipolyse ou les HIFU (ultrasons focalisés) feront alors une beauté à vos fesses ». La cryolipolyse peut traiter des rondeurs localisées comme une culotte de cheval ou le pli sous fessier, alors que les HIFU sont davantage adaptés à des surfaces importantes avec un petit relâchement cutané. Il arrive également que l'on combine les techniques pour un meilleur résultat. La cryolipolyse est une méthode de destruction des cellules graisseuses par le froid. Il faut compter 2 séances à un mois d'intervalle. Les HIFU vont agir à six profondeurs différentes et vont ainsi pouvoir rétracter la peau et détruire la graisse en même temps. Il faut compter 3 séances à un mois d'intervalle.En finir avec le relâchementLorsque les fesses tombent, elles deviennent plates et molles, ce qui alourdit le pli sous fessier (banane sous fessière). Plusieurs techniques sont possibles comme les fils tenseurs inducteurs tissulaires. Selon le degré de relâchement cutané, deux à trois séances sont nécessaires à un mois d'intervalle. Attention, des bleus peuvent apparaitre et perdurer pendant deux semaines. Le redressement des fesses est visible rapidement, mais le mouvement s'amplifie dans les six mois qui suivent.Et en cas de faible affaissement, on peut recourir aux HIFU pour retendre la peau de l'ensemble de la fesse.* Le Dr Catherine de Goursac exerce la médecine esthétique depuis plus de vingt ans. Elle est membre de la Société française de médecine esthétique, membre du conseil d'administration de l'Association française des médecins esthéticiens (AFME) (www.afme.org), membre du conseil d'administration de la Fédération Syndicale de Médecin Esthétique et secrétaire de l'Association française d'anti-aging. Elle est l'auteur du livre : 'Tu as bonne mine ce matin' aux éditions Josette Lyon. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Transpiration : 5 astuces pour se maquiller l'été sans briller

Quand on a tendance à transpirer ou que l'on a la peau mixte à grasse, l'été peut être fatal à notre maquillage zéro défaut. Les astuces de notre spécialiste pour fixer le maquillage sans briller et rester fraîche même quand la température grimpe. Bien nettoyer sa peau avant de se maquillerLe premier des gestes beauté est de se maquiller sur une peau propre et débarrassée de l'excès de sébum qui la rend luisante. Malheureusement, en été la production de sébum s'intensifie et notamment la nuit : "Quand il fait chaud, le sébum que l'on produit la nuit est très irritant et il favorise la poussée des boutons. D'où l'importance de bien se nettoyer la peau matin et soir", prévient Joëlle Nonni, spécialiste du maquillage correcteur Avène.Le bon produit ? Une lotion micellaire ou une eau démaquillante sont les alliées des peaux mixtes à grasses, elles donnent un coup de fouet rafraîchissant. Les peaux très grasses se tourneront le matin vers un produit nettoyant moussant qui nettoie les pores plus en profondeur.Pour ne pas briller, purifier mais pas tropLe geste préféré des peaux mixtes à grasses ? Le masque et le gommage qui permettent de purifier le teint. Les masques à l'argile sont bien sûr très intéressants car ils ont un fort pouvoir absorbant mais il ne faut pas en abuser : pas plus d'une ou deux fois par semaine. Le risque ? "Provoquer une séborrhée réactionnelle" explique la spécialiste. "Il ne faut surtout pas décaper la peau avec trop de masques à l'argile ou trop de gommages car on risque d'avoir l'effet inverse."L'astuce de Joëlle Nonni : Ne pas laisser poser son masque à l'argile trop longtemps. Il doit absorber le sébum sans déshydrater la peau. On le pose, on laisse sécher quelques minutes mais on le retire avant qu'il ne craquelle.Maquillage d'été, je troque ma crème habituelle contre...Même si les peaux mixtes à grasses ont déjà l'habitude des crèmes light, en été pour éviter la sensation de masque collant, on a la main légère et sur le maquillage et sur la formule de son soin. L'idéal est de remplacer sa crème habituelle par un sérum que l'on utilisera seul. Son avantage d'hydrater parfaitement, les corps gras en moins. Joëlle Nonni conseille également d'essayer les émulsions matifiantes "qui ont dans leur formule des agents qui limitent la séborrhée." Pour celles qui vont au soleil, pour ne pas multiplier les couches de cosmétiques, il faut aller à l'essentiel : appliquer son sérum puis un écran solaire toucher sec. On allie hydratation, protection sans surcharger. La peau peut alors recevoir un peu de poudre de teint en toute légèreté.L'astuce de Joëlle Nonni : "Pour éviter de trop briller en été, on peut tapoter localement et sur la zone T, après avoir appliqué son sérum, un peu de lotion purifiante car elle contient des actifs absorbants. La bonne routine ? On nettoie sa peau avec la lotion nettoyante purifiante, on applique son sérum et on tapote à nouveau un peu d'eau purifiante sur le bout du nez, le centre du front pour renforcer l'effet matifiant." Ensuite, place au maquillage léger.Maquillage d'été : avoir la main légère sur le fond de teintQuand il fait chaud, on a rarement envie d'un maquillage trop lourd. On souhaite camoufler les petites imperfections, avoir bonne mine mais sans surcharger le teint. On troque donc son fond de teint habituel contre une poudre de teint, ou un perfecteur de teint à la formule plus légère. Il existe de plus en plus formules light qui déposent sur le teint un voile couvrant très léger comme les BB crèmes. Les peaux fragiles, à couperose, avec des taches, remplaceront leur fond de teint par une crème solaire teintée, un bon moyen d'associer maquillage et protection solaire.Le bon geste : Vous utilisez une poudre de teint ? Commencer par appliquer au kabuki une poudre translucide anti-brillance qui va matifier et unifier le teint, puis appliquer ensuite la poudre de soleil par exemple avec un pinceau classique.Vous préférez une formule liquide type BB crème ? L'idéal est d'utiliser une éponge qui va prélever moins de matière que l'on tapote sur l'ensemble du visage.Maquillage anti-brillance : les retouches indispensablesQuand le maquillage commence à filer, que le teint devient trop brillant, il est temps de faire une petite retouche fraîcheur. Pour éviter le mélange peu reluisant sébum/maquillage, on commence par absorber la transpiration avec des petits carrés de papier absorbant. Pour donner un coup de fouet à la peau, on pulvérise un peu d'eau thermale qui va resserrer le grain de peau. On absorbe l'excédent d'eau à l'aide d'un coton, puis on parfait le maquillage avec de la poudre matifiante et la poudre de teint.L'astuce de Joëlle Nonni : Pour éviter le transfert de sébum sur sa poudre de teint, plutôt que d'utiliser la houppette habituelle, la troquer contre des disques à démaquiller à usage unique. "Quand on utilise le pinceau, on retransfère du sébum sur la poudre qui finit par être luisante sur le dessus et devient sèche."A faire pour que le maquillage d'été ne file pas Préférer les fards à paupières mates, qui ont effet matifiant, aux fards à paupières irisés qui contiennent plus de corps gras, et appliquer avant le fard une base à paupière ou de la poudre translucide pour l'effet matifiant. Utiliser du maquillage waterproof peut être une bonne option pour être sûr que son make-up résiste à la transpiration. Toutefois, le maquillage waterproof est plutôt déconseillé aux peaux fragiles car les agents hydro-alcooliques qu'il contient ne sont pas toujours bien tolérés par les peaux les plus sensibles. Source : e-santé   Jessica Xavier, journaliste beauté

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Anorexie mentale : peur de grossir ... ou plaisir de maigrir ?

Et si on s'était trompé ? Selon une récente étude de l'Inserm, les jeunes filles souffrant d'anorexie mentale n'ont pas peur de prendre du poids mais éprouvent une grande satisfaction à en perdre. Pareil, pensez-vous ? Pas vraiment. Cette découverte fait glisser l'anorexie du côté des addictions, ce qui ouvre de nouvelles voies thérapeutiques. Vers une nouvelle définition de l'anorexie mentale ? Le nouveau maire de Londres vient d'interdire les publicités incitant à la maigreur dans les transports publics. Une initiative qui tombe à pic pour ne pas inciter les adolescentes à faire des régimes. En effet, la définition internationale de l'anorexie mentale pourrait bien changer.Jusqu'à présent, le diagnostic repose sur trois critères : une restriction alimentaire menant à la perte de poids, une perception déformée du poids et une peur intense de grossir. Or, une étude de l'Inserm, rendue publique en juin dernier, vient de remettre en cause ce troisième symptôme en montrant que les patientes atteintes par ce trouble alimentaire grave  étaient plus sensibles au plaisir de maigrir qu'à la peur de grossir.Anorexie mentale et tests : des patientes qui réagissent positivement à la maigreurPour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les réactions de 71 patientes  à celles de 20 femmes en bonne santé face à des images de femmes en surpoids et en sous-poids. Grâce à des tests de mesure de leur taux de sudation (conductance cutanée), ils se sont aperçus qu'il n'y avait aucune différence émotionnelle entre les patientes anorexiques et le groupe contrôle lorsqu'elles visionnaient des femmes fortes. En revanche, la vision de corps extrêmement maigres a provoqué immédiatement une réaction évaluée comme « positive » chez les patientes atteintes d'anorexie mentale qui se sont mises à transpirer exagérément contrairement au groupe contrôle qui n'a rien manifesté de particulier.Un trouble alimentaire plus addictif que phobiquePour le Pr Philip Gorwood, chef de service de la clinique des maladies mentales et de l'encéphale à l'hôpital Sainte-Anne (Paris), qui a conduit l'étude, ces résultats confirment  l'idée que l'anorexie n'est pas une phobie -celle de prendre des kilos- mais relève d'une addiction au plaisir de maigrir. « On pourrait penser que c'est pareil car la finalité est la même : quand on a très envie de maigrir, on a peur de grossir. De la même manière que lorsqu'on est dépendant à l'alcool, on a très envie de boire parce qu'on a peur du manque. Sauf que ce ne sont pas les mêmes circuits cérébraux qui sont activés. Dans la phobie, c'est la zone de l'amygdale qui réagit très rapidement face à un stimulus qu'elle considère potentiellement dangereux ou angoissant. Dans l'addiction, c'est une autre région du cerveau, le striatum ventral, qui répond en mobilisant le circuit de la récompense ».Perdre 300 gr de plus pour se sentir mieuxUne étude, basée sur l'IRM fonctionnelle du cerveau, avait déjà mis en évidence l'action du striatum ventral chez une vingtaine de patientes atteinte de cette maladie mentale. Non seulement le travail  de l'Inserm renforce cette hypothèse d' «une addiction sans drogue qui survalorise la maigreur » mais elle indique également que, parmi les quelques 70 gènes de susceptibilité impliqués dans l'anorexie mentale, un, le BDNF (qui intervient dans la survie des neurones et la neuroplasticité), pourrait avoir une influence majeure.Pr Gorwood : « Il est délicat de parler de plaisir de maigrir dans une pathologie où les patientes sont en grande souffrance. Parlons plutôt d'un trouble de l'effet récompense. Ce qui motive leur comportement est la sensation que perdre 200 ou 300 gr de plus va leur permettre de se sentir mieux. D'où cette recherche désespérée de perdre toujours plus de poids ». Une chose est sûre, selon le spécialiste : « l'anorexie mentale commence toujours par un régime ».L'espoir de nouvelles thérapeutiques contre l'anorexieCette découverte est fondamentale pour orienter les recherches et trouver de nouveaux traitements.Aujourd'hui, aucun médicament ne permet de soigner ce trouble du comportement alimentaire qui touche 2 à 3% des adolescentes (avec un pic entre 13 et 25 ans) et qui mène à la mort dans 1% des cas.A terme, des molécules ciblant plus spécifiquement le circuit de la récompense, notamment la dopamine, pourraient voir le jour. Mais dans l'immédiat, c'est surtout vers des thérapeutiques, utilisées dans d'autres maladies, que se tournent les chercheurs. A commencer par la remédiation cognitive. Cette gymnastique du cerveau vise à développer les capacités d'adaptation à de nouvelles situations. L'objectif dans l'anorexie est de briser le cercle vicieux « mal-être = rejet de la nourriture ».La remédiation cognitive pour lutter contre les réflexes automatiques« Les patientes anorexiques sont très efficaces et performantes, ce sont en général de bonnes élèves, mais elles manquent de flexibilité à court terme, explique Philip Gorwood. La remédiation cognitive consiste à les faire jouer sur ordinateur à des jeux dont les règles changent en cours de route de manière à ce qu'elles s'habituent à trouver d'autres solutions. Ce style d'approche pourrait les aider à modifier le processus de base que l'on retrouve dans cette addiction. Au lieu de penser “je ne me sens pas bien donc je vais me priver de manger pour me sentir mieux”, elles pourront se dire “je ne me sens pas bien, peut-être que je peux en parler à quelqu'un” ou simplement se demander ce qui ne va pas ».Autre voie d'avenir, la méditation pleine conscience. Cette technique permet de travailler sur le ressenti ici et maintenant afin de court-circuiter les pensées parasites et automatiques. Philip Gorwood : « Face à un plat, la patiente pourra peut-être se dire “je mange parce que j'ai faim” plutôt que “si je mange, je vais prendre un kilo”. Cela prend du temps mais bien utilisée, la méditation pleine conscience peut-être très efficace ». Source : e-santé   Brigitte Bègue, journaliste santé

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5 recettes naturelles post-soleil faciles et pratiques

Après la plage et le soleil, notre peau et nos cheveux ont besoin d'une routine estampillée réparation et hydratation. Voici 5 recettes naturelles pour une peau apaisée et un bronzage sublimé. Une huile pour calmer mes coups de soleilLa séance bronzette a duré un peu trop longtemps et votre peau a attrapé un coup de soleil ? Cette huile calmante devrait vous apaiser tout en réparant votre peau asséchée par l'été. Son plus ? Elle sent bon les vacances !La recette : Versez dans un flacon pompe en verre opaque 50 ml de monoï ou d'huile de coco. Ajoutez 10 gouttes d'huile essentielle (HE) de lavande vraie et 10 gouttes d'HE de géranium rosat. Refermez le flacon et secouez pour bien mélanger.Le bon geste : Appliquez sur l'ensemble du corps ou sur le coup de soleil, sur peau propre, après l'exposition.Se conserve 6 mois à température ambiante.A lire aussi : Bronzage, je joue les prolongations ! Un soin au concombre pour ressourcer ma peauSous le soleil, une partie de l'eau contenue dans la peau s'évapore. Résultat elle devient sèche, moins souple et moins éclatante. Le concombre riche en eau aide à hydrater les épidermes desséchés, il est rafraîchissant et redonne de l'éclat au teint.La recette : Mixez un concombre dans un mixeur ou centrifugeuse et réservez le jus. Ajoutez-y deux cuillères à soupe d'huile d'amande douce.Le bon geste : Appliquez sur peau parfaitement nettoyée le soir après l'exposition au soleil et laissez poser toute la nuit.Un masque pour réparer mes cheveuxSi le soleil éclaircit les cheveux et leur donne de jolis reflets naturels, il a aussi tendance à les dessécher, un phénomène que le sel de la mer ou le chlore de la piscine auront accentué. Résultat, au retour des vacances les cheveux sont secs et abîmés. Ce masque au yaourt va les nourrir et leur donner un nouveau souffle.La recette : Brassez 1 c. à s. de yaourt nature pour le rendre liquide. Ajoutez un jaune d'oeuf et 1 c. à s. d'huile d'olive ou d'amande douce.Le bon geste : Après le shampoing, appliquez le masque sur l'ensemble de la chevelure, couvrir d'un film plastique puis d'une serviette et laissez poser 20 mn. Rincez jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire.Usage immédiat, ne pas conserver.Une crème pour prolonger mon bronzageQuand on a la peau bien dorée, la seule chose que l'on souhaite c'est prolonger ces effets pour la rentrée. La carotte est l'ingrédient bonne mine par excellence. Son plus ? Elle ne coûte pas cher !La recette : Mixez à la centrifugeuse 3 carottes pour en extraire le jus. Au bain-marie faire fondre 5 g de vaseline dans 10 cl d'huile de germe de blé. Retirez du feu et ajoutez le jus de carottes. Remuez pour obtenir une crème homogène et mettre le tout dans un pot avec un couvercle.Le bon geste : Une fois la crème refroidie, l'appliquer sur le visage et le corps, de préférence le soir au coucher.Un spray pour soulager mes pieds fatiguésAprès une journée de marche vous avez les pieds gonflés ? Ce spray rafraîchissant à base d'hamamélis connue pour ses propriétés astringentes et rafraîchissantes devrait vous apporter un vrai coup de fouet.La recette : Versez dans un flacon spray 3,5 c. à s. d'hamamélis. Ajoutez 2 gouttes d'huiles essentielles de menthe poivrée, de citron, de cyprès et de lavande. Refermez le flacon secouez-le énergiquement. Le spray est prêt !Le bon geste : Vaporisez aussi souvent que nécessaire sur les pieds et les mollets.A conserver 3 mois maximum dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté

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Santé : les maladies se vivent différemment au masculin ou au féminin

Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas uniquement liées aux hormones et au formatage par les stéréotypes de genre. Les  spécificités biologiques comptent aussi mais elles sont sous-estimées. L'Académie de Médecine alerte sur la nécessité de prendre en compte ces particularités entre masculin et féminin, pour mieux soigner. Différences masculin féminin : arthrose chez les filles, autisme chez les garçonsSavez-vous que les femmes ont plus de maladies auto-immunes que les hommes ? A l'inverse, ces derniers sont davantage touchés par l'autisme et les maladies neuro-développementales...Hommes et femmes ne sont pas identiques, on le sait. Le sexe féminin est déterminé par les chromosomes XX et le sexe masculin par les chromosomes XY. Cette différence n'est pas sans conséquence.Selon Peggy Sastre, auteur de « Le sexe des maladies » (1), une étude sur des souris mâles et femelles (2), publiée en juillet 2006, montre que « 72% des gènes actifs dans le foie, 68 % dans les cellules graisseuses, 55,4 % dans les muscles et 13,6 % dans le cerveau »  s'expriment à des degrés divers selon le sexe.Médecine différenciée : la France en retardPour autant, excepté en matière de reproduction, ces caractéristiques biologiques différenciant le féminin du masculin ne sont pas prises en compte par le corps médical. Une situation anormale, selon l'Académie de Médecine qui recommande de former les professionnels de santé à une médecine différenciée et d'adapter les traitements en fonction du genre. C'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède où, pour certaines pathologies, hommes et femmes ne sont pas pris en charge dans le même service. « En France, nous avons dix ans de retard », regrette le Pr Claudine Junien, généticienne et membre de l'Académie.Infarctus au masculin ou au féminin: des symptômes différentsCe sont surtout les femmes qui en font les frais.Exemple : longtemps considéré comme une maladie d'hommes, l'infarctus du myocarde est sous-diagnostiqué chez elles. Chez environ la moitié des patientes, les symptômes du genre féminin se traduisent par des nausées et des douleurs dans le ventre plus que par une douleur intense au thorax et au bras gauche. Résultat : l'électrocardiogramme est réalisé plus tardivement.Autre exemple : la localisation du cancer colorectal diffère également entre les deux sexes...Les femmes ne réagissent pas, non plus, de la même manière aux médicaments : des études démontrent qu'il suffirait d'une demi-dose de vaccin contre la grippe pour qu'elles soient  protégées de la maladie. D'autres indiquent que l'aspirine protège mieux les messieurs de la crise cardiaque et les dames de l'AVC.Certains médicaments testés sur le sexe masculin uniquementAutre particularité du genre masculin : à posologie identique, leur organisme élimine plus lentement certaines molécules comme les psychotropes. Si on en est là, c'est que la recherche oublie les femmes : 60% des essais cliniques respectent la parité mais les 40% restants font plutôt la part belle aux hommes. Des chercheurs américains ont montré que les expériences sur les rats de laboratoire se font cinq fois plus souvent avec des mâles qu'avec des femelles. Raison de cette sous-représentation féminine ? Le cycle hormonal et la contraception orale compliquent les essais et exigent des moyens supplémentaires. Pour Claudine Junien : «  Trop de traitements sont toujours prescrits à des femmes après n'avoir été testés que sur des hommes ».Tenir compte du sexe dans les recherchesAujourd'hui, l'Académie de Médecine estime urgent de « concevoir et/ou interpréter les études sur  l'homme ou l'animal en tenant compte des sexes féminin et masculin ».Les Américains se sont déjà engagés dans cette voie : depuis 1993, l'agence de sécurité sanitaire américaine (la Food and Drug Administration) s'assure que les recherches qu'elle mène et finance s'intéressent à l'influence du sexe dans les maladies, particulièrement en ce qui concerne la santé des femmes.Par exemple, En 2013, après avoir noté que les femmes étaient deux fois plus réactives aux effets du d'un somnifère bien connu, la FDA a recommandé de diviser par deux la dose de ce somnifère lorsqu'il est prescrit à une patiente... Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé

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Les femmes plus vulnérables aux effets de l’alcool que les hommes

Plus vulnérables aux effets de l’alcool que l’homme, les femmes en paient le prix fort alors même qu’elles sont plus susceptibles de développer un sentiment de honte ou de culpabilité qui les empêche de demander de l’aide. Hommes ou femmes, quelles différences vis-à-vis de l'alcool ? Les effets de l’alcool plus forts chez la femme 1,5 à 2 millions de personnes sont dépendantes à l’alcool en France et les femmes comptent pour un tiers à un quart environ. Globalement, la consommation d’alcool (éthanol) à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes. Pour autant, celles-ci réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool. Parce que le poids et la corpulence (poids/taille) jouent sur la vitesse d’alcoolisation, elles sont en moyenne 20 à 30 % plus saoules que les hommes pour une même quantité d'alcool. Néanmoins, il n’y a pas de différences concernant l’effet psychotrope/psychologique de l’alcool (euphorie et désinhibition, voire agressivité etc.). Dr Christine Joly, chef du service d’Addictologie et Alcoologie au CH de Valence : « L’accoutumance est l’augmentation de la dose d’alcool pour garder le même effet psychotrope. Le degré d’accoutumance de l’homme est supérieur à celui de la femme, du fait de sa plus grande corpulence ». Alcool : des répercussions typiquement féminines En cas de consommation excessive d’alcool, les dommages causés au foie apparaissent plus rapidement, et sont donc plus graves. Le foie de la femme étant physiologiquement plus fragile, notamment vis-à-vis de l’alcool (a fortiori s’il existe des antécédents d’hépatite C, B ou A), elle sera plus vulnérable à l’hépatite alcoolique (lésion du foie secondaire à une intoxication chronique par l’alcool), à la stéatose hépatique (stockage de graisse dans le foie), à la fibrose hépatique (transformation fibreuse de certains tissus) et à la cirrhose. Dans le foie, le système enzymatique sensé transformer l’éthanol est moins performant chez la femme. Par exemple, une cirrhose du foie chez une femme peut se développer en 4 à 5 ans, contre 10 à 15 ans chez un homme. Le dérèglement du cycle menstruel accompagné de pertes de sang d'origine utérine plus ou moins importantes survenant en dehors de la période des règles (métrorragies) est prouvé. En effet, l’alcool est toxique pour le système nerveux central, avec pour conséquence une réduction de la sécrétion hormonale gonadotrope au niveau cérébral, responsable d’une baisse de testostérone chez l’homme (troubles de l’érection, de l’éjaculation et de la libido) mais aussi d’estrogènes et de progestérone chez la femme (ménopause précoce, absence de règles et troubles de la libido). Des études relient l'alcoolisme et le cancer du sein mais leur puissance n’est pas suffisante pour l’affirmer. Par ailleurs, les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré sont plus élevés. Dr Christine Joly : « Il y a des causes à l’addiction et en particulier à l’alcool. Dans 80% des cas, chez les personnes alcoolodépendantes il y a un vécu d’abandon avec, pour 60% d’entre eux, un traumatisme psychique dont, en tête, un antécédent d’abus sexuel. Or les victimes sont plus souvent des femmes ». La femme et l’alcool, souvent une histoire de dépression Les femmes dissimulent plus volontiers -et de façon plus habile- leur consommation (excessive) d'alcool. Pour identifier les femmes alcoolodépendantes, en dehors d’un bilan biologique hépatique perturbé, il faut savoir que chez elles, la maladie se présente beaucoup plus souvent que chez les hommes sous la forme d’une dépression. Alors que la consommation d'alcool est la plus forte chez l'homme vers 18-19 ans, pour la femme c'est plutôt à l’âge adulte, autour de 27 ans, une fois qu’elle se trouve confrontée à des histoires de vie. Dr Christine Joly : « La parole des femmes se libère et elles se soignent un peu plus précocement qu’il y a dix ans. Les femmes boivent plus souvent de manière psychotrope, anxiolytique. C’est pourquoi il faut les questionner avec beaucoup de délicatesse : « Est-ce que l’alcool vous fait du bien, apaise vos angoisses ? ». Alcoolisme : hommes ou femmes, les mêmes solutions pour s’en sortir Toutes les thérapies pour se libérer de la dépendance à l’alcool sont proposées sans distinction hommes/femmes. La prise en charge se fait à trois niveaux : Socio-juridique (conséquences familiales, professionnelles etc.). Psychologique (thérapies cognitivo-comportementales, thérapies systémiques avec les entretiens familiaux notamment et les thérapies analytiques-psychanalyse). Médicale (afin de soigner les complications somatiques et d’éventuelles comorbidités psychiatriques). En effet, parmi les personnes en difficulté avec l’alcool, 70% ont des structures névrotiques (syndrome anxio-dépressif voir bipolarité) et 30% des structures psychotiques (un état limite, trouble de la personnalité etc.). Sans aucune spécificité féminine. Quant à l’effet anxiolytique et antidépresseur du baclofène (un relaxant musculaire) qui permet selon les témoignages une indifférence à l’alcool, les médecins cliniciens comme le Dr Joly sont dans l’expectative. Sans Autorisation de Mise sur le Marché dans le traitement de l’alcoolo-dépendance à ce jour, il peut être délivré en autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Deux études contradictoires sont parues en 2016. Des divergences quant aux doses potentiellement efficaces utilisées dans ces essais alimentent la polémique. Fin 2016-début 2017, l’Assurance-maladie fera le point sur les effets indésirables du baclofène à haute doses (sédation, hypotension, vertiges, maux de tête). Marion Garteiser, journaliste santé

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L’endométriose profonde

L’endométriose se caractérise par le développement anormal de muqueuse d’endomètre en dehors de l’utérus. Au gré des variations hormonales, cette muqueuse s’épaissit puis saigne, pouvant selon sa localisation provoquer des douleurs et des lésions susceptibles notamment de mettre la fertilité des femmes en péril. Lorsque cette muqueuse se situe très en profondeur, infiltrant les muqueuses digestive ou urologique, on parle d’endométriose profonde, l'une des formes les plus graves. Pour bien comprendre l’endométriose L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. À chaque début de cycle, elle s’épaissit progressivement sous l’influence des hormones ostéogènes, afin d’être prête à recevoir l’?uf en cas de fécondation. En l’absence d’ovule fécondé, la muqueuse devenue inutile se rétracte, saigne et est évacuée avec les règles. En cas d’endométriose, on trouve de l’endomètre en dehors de l’utérus, lequel suit la même évolution, pouvant endommager des organes qui sont alors gênés ou lésés par l’épaississement de la muqueuse, les saignements et sa non-élimination à chaque cycle. On comprend ici que les symptômes de l’endométriose et ses conséquences sont directement liées à la localisation de l’endomètre et à son étendue. Trois types d’endométriose Trois types d’endométriose ont été décrits : l’endométriose superficielle péritonéale, les kystes endométriosiques, l’endométriose profonde. Le cas de l’endométriose profonde Dans l’endométriose profonde, les lésions pénètrent en profondeur dans l’espace rétro-péritonéal (le péritoine étant la membrane qui tapisse la paroi abdominale) ou dans la paroi des organes pelviens (vessie, rectum, vagin, ligaments utéro-sacrés...). Elle devient alors digestive lorsqu’elle infiltre la musculeuse digestive ou urologique lors d’une infiltration de la musculeuse vésicale ou urétérale. Par définition, la profondeur a été fixée à au moins 5 mm. À partir de là, plus les lésions d’endométriose sont situées en profondeur, plus les symptômes seront intenses. Des douleurs menstruelles, une des caractéristiques de l’endométriose Les symptômes de l’endométriose profonde sont surtout douloureux et à recrudescence menstruelle, souvent associée à une infertilité. Les autres signes cliniques, qui apparaissent eux aussi en fonction du cycle (période prémenstruelle), varient fortement avec la localisation des lésions, souvent multiples : dysménorrhée, dyspareunie profonde (douleurs lors des rapports sexuels), douleur pelvienne chronique, symptômes fonctionnels digestifs (diarrhée, constipation, douleurs lors de la défécation?) et/ou urinaires (douleurs ou brulures à la miction, difficultés à vider la vessie, présence de sang dans les urines?), etc., outre des risques d’infertilité, l’endométriose s’accompagne souvent d’une fatigue chronique. En cas de douleurs et pour préserver la fertilité, un traitement est proposé, médical, mais surtout chirurgical. Il vise à retirer (exérèse) toutes les lésions d’endométriose en préservant si possible la fertilité, et idéalement par voie c?lioscopique. Le préalable requis est une localisation très précise de toutes les lésions par les techniques variées d’imagerie médicale aujourd’hui disponibles.  Marion Garteiser, journaliste santé

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La radiofréquence, la nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin

La radiofréquence représente une nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin. D’une grande efficacité, cette méthode est de plus en plus pratiquée aux États-Unis. Le point avec le Dr Catherine Solano, Médecin sexologue et andrologue. Jusqu’ici nous n’avions que peu de techniques pour faciliter l’orgasme féminin, excepté la musculation du périnée qui consiste à réaliser des exercices de contractions musculaires de la zone sexuelle, comme on les pratique pour la rééducation après l’accouchement. Nous disposons désormais d’une nouvelle méthode, la radiofréquence à température contrôlée, qui a pour effet de tonifier les tissus et qui permet donc d’éprouver davantage de sensations vaginales et d’accélérer la survenue de l’orgasme féminin. La radiofréquence et l’orgasme féminin : en quoi ça consiste ? Cette méthode consiste à envoyer des ondes de radiofréquence dans les tissus de la paroi du vagin. On provoque ainsi un réchauffement local à une température aux alentours de 42-43 degrés, ce qui a pour effet d’activer les réactions tissulaires et d’induire une régénération de la muqueuse vaginale et du tissu conjonctif. Cette régénération est maximale un mois environ après la séance. Les tissus sont plus fermes, plus toniques et les sensations sont augmentées. Dr Catherine Solano : « On utilise une sonde en plastique souple, grosse comme un doigt, donc beaucoup plus petite que le spéculum d’un gynécologue. Cette sonde comprend sur un côté une zone métallique émettant des ondes de radiofréquence sources de chaleur. Le médecin l’introduit dans le vagin de la femme en position gynécologique et il réalise de petits mouvements, comme un léger massage de la paroi vaginale. Un gel est utilisé pour faciliter la transmission des ondes. Ce procédé est indolore et ne nécessite aucune anesthésie. La seule sensation ressentie est une chaleur locale, dont l’intensité est réglée en fonction de la sensibilité de chaque femme. En règle générale, on utilise une température plus basse lors de la première séance, que l’on augmente ensuite, car les tissus régénérés supportent mieux la chaleur. Il n’y a pas de risque de brulure interne, car l’appareil est bloqué à un niveau de température adapté. »  Quelle est la durée de ce traitement et quels effets escompter ? On recommande classiquement de réaliser 3 séances à 1 mois d’intervalle, puis de renouveler une séance un an plus tard. « Il n’est pas nécessaire de prévoir des séances régulières sur le long terme car les effets obtenus sont persistants, précise le Dr Solano. Aux États-Unis, la radiofréquence est une technique de plus en plus demandée et les centres gynécologiques la proposant se sont rapidement multipliés. Selon certaines enquêtes, dans le domaine de la médecine esthétique, il s’agirait de la méthode qui remporte le plus de satisfaction. Une étude américaine menée auprès d’une trentaine de personnes indique que la satisfaction sexuelle ressentie avant la première séance de traitement est de 3/6 pour monter à 5,5/6 après la 3e séance (1). Le seul inconvénient est donc son prix, puisqu’il faut compter 800 euros la séance. » Peut-on attendre d’autres bénéfices de ce traitement ? « Oui, la radiofréquence vaginale s’accompagne d’autres bénéfices très intéressants pour les femmes ménopausées. Cette méthode améliore ce que l’on appelle les petits problèmes du « Syndrome génito-urinaire » de la ménopause. En effet, les séances de radiofréquence restaurent la lubrification vaginale, rendent la muqueuse moins fragile et préviennent les problèmes urinaires (brulure, petite goutte?). La vulve bénéficie aussi du traitement, ce qui a pour effet de retendre les petites lèvres. La radiofréquence a-t-elle d’autres indications thérapeutiques que l’orgasme féminin ? La radiofréquence est également employée en médecine esthétique pour redessiner l’ovale du visage, retendre les bras, les cuisses ou le ventre lorsqu’ils se sont relâchés avec l’âge, ou encore tonifier le voile du palais chez les personnes atteintes d’un syndrome d’apnées du sommeil. Enfin, cette méthode est très intéressante pour les femmes souffrant de dysfonction sexuelle après la ménopause lorsqu’elles ont eu un cancer gynécologique (sein ou utérus) et pour lesquelles le traitement hormonal contre la ménopause est contre-indiqué. Marion Garteiser, journaliste santé

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Prise et perte de poids : les conséquences sur ma peau

Croissance, grossesse, maladie, régimes? la prise ou la perte de poids excessive et/ou trop rapide n’ont pas uniquement un impact sur la silhouette. Elles marquent également la peau de diverses façons. Nathalie Negro diététicienne nous explique les conséquences des variations de poids sur la peau.   La peau : un organe barrière surprenant La peau assure plusieurs fonctions : protectrice, thermorégulatrice, un rôle d’échanges (eau), un lieu de stockage des réserves d’eau du corps, c’est aussi un organe sensoriel qui peut trahir nos émotions. La peau est également notre plus gros organe et le plus étendu : "La peau pèse environ 3,5 kilos chez un adulte de 70 kilos et couvre 1,8m² de surface" enseigne Nathalie Negro, diététicienne en station thermale. En première ligne, l’épiderme subit les agressions internes et externes. Les variations de poids notamment, et les régimes peuvent modifier sa physiologie, son apparence. Véritable miroir de notre santé, de notre bien-être et de notre hygiène de vie, la peau demande une attention toute particulière. Régime, perte de poids et peau : les liaisons dangereuses Notre alimentation joue un rôle primordial sur la beauté et la bonne santé de notre peau c’est un fait. Certains nutriments sont indispensables pour la protéger. C’est le cas notamment des minéraux, des acides gras essentiels, des acides aminés, des vitamines A, C, E. "Si le corps connait des carences de ces éléments, il y aura une incidence sur la peau" prévient Nathalie Negro. Un manque de minéraux et d’oligo-éléments favorisera par exemple l’apparition d’eczéma, alors qu’une carence en acides gras essentiels (Oméga 6 et 3) sera facteur de rougeurs, de sécheresse cutanée. Parmi les régimes à la mode dont il faut se méfier, la diététicienne pointe "les régimes hyperprotéinés qui provoquent des carences en vitamine A et en B-carotène avec pour conséquence une peau plus sèche, squameuse et ridée." Une carence en vitamine C pourra également ralentir le processus de cicatrisation. "Les carences en oligo-éléments et minéraux peuvent favoriser l’apparition d’eczéma, de troubles de la cicatrisation. Toutefois, nuance l’experte, les besoins pour ces éléments sont faibles, les risques de carence sont donc plus rares." Les protéines ne doivent pas non plus être négligées. Elles jouent un rôle majeur de constituants du derme et du tissu conjonctif. En cas de déficit, les effets sont multiples : pâleur, sécheresse cutanée, troubles pigmentaires, retard de cicatrisation. Non contents d’avoir des répercussions sur la peau, les régimes fortement déséquilibrés ou restrictifs s’en prennent aussi à la beauté des cheveux et des ongles "c’est le cas notamment en cas de carences en fer, de vitamine C. Un déficit en vitamine B5 favorisera quant à lui, la chute de cheveux." Autre problème lié à la perte de poids importante : le relâchement cutané. "En cas de perte de poids, les qualités élastiques de la peau lui permettent un redrapage cutané et un retour à l’état antérieur, démarre le Dr Harold Eburderery, chirurgien plastique. Mais en cas de prise de poids importante les possibilités de redrapage cutané sont dépassées." Ce qui oblige bien souvent les patients après une chirurgie bariatrique à avoir recours à la chirurgie esthétique pour traiter la ptose de leur excès de peau. Ce type d’opération connait d’ailleurs un essor important ces dernières années. Obésité, prise de poids et peau : de nombreuses conséquences A l’instar de la perte de poids excessive, l’obésité et la prise de poids ont également des répercussions sur l’épiderme. "Quand on est en surpoids, certains mouvements sont gênés, la peau tire", les frottements peuvent créer des irritations. Par ailleurs, "le surpoids est un facteur d’acné, assure Nathalie Negro. En cause la résistance à l’insuline, et la fabrication d’insuline qui aurait une forte affinité avec les kératinocytes dans la peau. Avec pour conséquence un épaississement cutané et un risque accru d’acné poursuit la professionnelle. On sait aussi que le risque de psoriasis est multiplié par 2 chez les personnes obèses. C’est une fois de plus lié à la résistance à l’insuline." Acné, psoriasis, la prise de poids peut également laisser des marques indélébiles comme les vergetures. "Quand elles sont encore rouges, on a une chance de les atténuer avec un traitement par LED, microdermabrasion, laser, cosmétiques, liste la diététicienne. Mais quand elles blanches, elles s’apparentent alors à des cicatrices et il est trop tard." La cellulite est elle aussi souvent associée à la prise de poids. Chez les personnes en surpoids, elle est généralement de type fibreuse, soit dure et douloureuse au toucher et difficile à déloger. Toutefois, si la "peau se gorge en eau" ce qui favorise les capitons et la cellulite, "elle n’est pas nécessairement plus grasse ou plus sèche" précise Nathalie Negro. Une alimentation équilibrée et riche en antioxydants vous aidera non seulement à garder la forme mais également à préserver votre capitale jeunesse et beauté. En cas de régime alimentaire très restrictif, de végétalisme, il faudra penser à vous supplémenter (sur les conseils d’un professionnel de santé) pour éviter tout désagrément cutané.   Jessica Xavier, journaliste beauté

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Pas d’anti-inflammatoires en fin de grossesse !

A partir de 6 mois de grossesse, utiliser des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) est strictement interdit. L’information est connue depuis des années, mais il semble que tout le monde ne soit pas au courant. Petite mise au point? Anti-inflammatoires : des médicaments interdits en fin de grossesse Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS sont des médicaments qui diminuent l’inflammation. On les utilise pour lutter contre toutes les douleurs, des lombalgies aux maux de tête ; ils peuvent aussi lutter contre les inflammations des articulations, les rages de dents, et autres encore. Dans la vie quotidienne, vous en avez probablement déjà pris. Les plus connus sont sans doute l’acide acétylsalicylique (aspirine®) et l’ibuprofène, mais il y a aussi le kétoprofène, le diclofénac, l’acide tiaprofénique, le flurbiprofène, et d’autres encore. Toutes ces substances sont donc interdites pour les femmes à partir de la fin du cinquième mois de grossesse. En effet, elles sont toxiques pour le f?tus, et peuvent entraîner des problèmes rénaux et même la mort. Ce risque concerne même une prise unique, et à la dose correcte. Soulignons aussi que deux AINS, le célécoxib (celebrex®) et l’étoricoxib, sont interdits pendant toute la grossesse. Comment prendre ses précautions ? La première règle est bien connue : pas d’automédication pendant la grossesse ! En effet, beaucoup des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont disponibles sans ordonnance. Il est donc possible pour une future maman qui a mal à la tête de suivre ses réflexes et de s’en procurer une boîte, quel que soit le stade de sa grossesse.  Par ailleurs, attention, les AINS ne se présentent pas seulement sous forme de gélules ou de comprimés. Il y en a dans des crèmes, des collyres, des gels ou autres. Et chacune de ces formes entraîne des dangers pour l’enfant. Pour savoir si un médicament contient un anti-inflammatoire non stéroïdien, il suffit de vérifier la notice du médicament. Si vous n’avez plus cette notice, rendez-vous dans une pharmacie pour demander l’information. Quand faut-il consulter son médecin ? Pendant la grossesse, de toute façon dès que vous ressentez le besoin de prendre un traitement par médicament, il faut passer par la case médecin. Si vous avez pris un médicament pendant la grossesse et qu’il s’avère être un anti-inflammatoire non-stéroïdien, arrêtez immédiatement le traitement et consultez votre médecin. Normalement le pharmacien ou la pharmacienne attirera son attention sur les dangers de ce médicament pendant la grossesse. Enfin, signalez votre grossesse à chaque fois que vous achetez un médicament, pour bénéficier du conseil du pharmacien. Marion Garteiser, journaliste santé

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Les astuces pour perdre du ventre

Qui n’a jamais rêvé d’un ventre parfaitement plat ? Facile pour certains et certaines, un véritable casse-tête pour les autres. Voici quelques astuces pour dégonfler avant l’été. Luttez contre la constipation par tous les moyens ! Objectif, aller à la selle tous les jours, ou presque. Si nécessaire, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien pour obtenir des conseils personnalisés. Faites du sport très régulièrement, idéalement trois fois par semaine ou adoptez un mode de vie très actif. L’activité physique qui sollicite la cavité abdominale contribue aussi à lutter contre la constipation. Faites travailler vos abdominaux, mais attention à ne pas gonfler le ventre pendant leur réalisation, ce qui aurait l’effet inverse. Privilégiez les relevés de buste et les pédalages. Entre les séances d’abdos, idéalement quotidiennes, veillez à votre maintien, ce qui signifie qu’à chaque occasion, contractez votre ventre, que ce soit en positon assise ou debout. Revisitez le contenu de votre assiette : votre alimentation doit être équilibrée et légère. Exit les produits gras et les repas trop lourds et copieux. Misez sur les légumes cuits, les fruits et les céréales complètes. Attention cependant aux crudités, aux féculents et aux excès de fruits, qui peuvent aussi faire gonfler le ventre. Mais pas question de les éliminer, il suffit de surveiller les quantités. Et justement, pour bien gérer les quantités et diminuer les portions, pensez à toujours manger lentement en mastiquant longuement chaque bouchée, ce qui stimule l’état de satiété et favorise le transit intestinal. Buvez beaucoup d’eau, régulièrement tout au long de la journée. Vous pouvez varier avec des bouillons, des tisanes, du thé, mais pas d’alcool ni de soda. Évitez surtout la bière et les boissons gazeuses. Limitez le sel qui tend à faire gonfler via la rétention d’eau (attention aussi au café !). C’est également excellent pour éviter l’hypertension artérielle. D’ailleurs tous ces conseils spécial ventre plat sont aussi valables pour une bonne santé en général. En effet, l’activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à prévenir la plupart des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancer, etc. Deux derniers conseils : Évitez de mâcher des chewing-gums. Massez votre ventre en effectuant des mouvements circulaires avec le plat de votre main.

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Reflux gastro-oesophagien : faut-il s’inquiéter quand bébé vomit ?

Un bébé qui régurgite après le repas, quoi de plus banal ? Oui, mais comment reconnaître un reflux normal d’un reflux pathologique ? Et quels sont les bons gestes pour améliorer le confort de bébé ? Reflux: un phénomène normal Les régurgitations des bébés inquiètent parfois les jeunes parents. Il faut pourtant savoir que la plupart du temps, le reflux est un phénomène tout à fait normal. En effet, lorsque nous buvons, le liquide passe d’abord dans l’œsophage, puis dans l’estomac. Le sphincter oesophagien, petite valve qui se trouve à l’intersection de l’œsophage et de l’estomac, s’ouvre donc pour laisser passer le liquide, avant de se refermer pour éviter que le liquide ne fasse "demi-tour". Chez les bébés, ce sphincter oesophagien est immature: il ne fonctionne pas de manière optimale et a tendance à ne pas se refermer correctement. De plus, l’estomac d’un nourrisson n’est pas plus grand qu’une balle de golf… cela ne laisse donc pas beaucoup de place! Ces deux phénomènes expliquent pourquoi plus de deux tiers des bébés régurgitent après le repas, ce qui est tout à fait normal. Le reflux disparaît généralement vers l’âge de 4 ou 5 mois, au moment où le sphincter oesophagien devient plus mature.  Le RGO normal: les bons gestes Aujourd’hui, les parents sont souvent très attentifs aux problèmes de reflux des bébés. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est donc mieux détecté qu’auparavant. Mais le revers de la médaille est que de nombreux problèmes sont mis, à tort, sur le compte du reflux (les coliques par exemple). En conséquence, des bébés de plus en plus jeunes se voient prescrire des médicaments contre le reflux, alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin. Ainsi, si un bébé qui régurgite grandit normalement, qu’il ne paraît pas souffrir d’inconfort et qu’il n’a aucun problème de respiration lié au reflux, il s’agit sans doute d’un reflux normal, qui ne nécessite pas de traitement. Pour le confort de votre enfant, quelques réflexes simples peuvent cependant être adoptés: Tenir bébé en position verticale et s’assurer que rien ne fait pression sur son estomac (ceinture du porte-bébé etc.) dans les 30 minutes qui suivent la prise d’un repas. Epaissir le lait avec des épaississants (amidon de riz par ex.), pour que le lait remonte moins facilement.   Reconnaître le RGO pathologique A l’inverse, un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) peut entraîner chez le bébé divers problèmes: avant tout une perte de poids ou une non prise de poids associée à un retard de croissance par diminution de l'ingestion des aliments. Ce peut être aussi un inconfort et des douleurs liés à l’acidité gastrique et à l’irritation de la paroi oesophagienne, pleurs fréquents, troubles du sommeil, troubles respiratoires (toux, étouffements…) Pour ces bébés qui régurgitent trop, si les mesures pratiques évoquées ci-dessus ne sont pas efficaces, le pédiatre pourra prescrire des médicaments. Ces médicaments ont tous leurs avantages et leurs effets secondaires éventuels. Ils doivent donc être pris en total accord avec le médecin. Par ailleurs, la maturité progressive de l’estomac et de l’œsophage, la diversification de l’alimentation ainsi que l’acquisition de la station assise puis de la marche amélioreront souvent, avec le temps, le RGO pathologique. Julie Luong, journaliste santé

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Pour ou contre la télé dans la chambre des enfants ?

La télé, dans les années 50, on allait la regarder chez les voisins, comme au cinéma. Puis elle est entrée dans chaque foyer. Les prix ayant baissé, chaque membre de la famille peut dorénavant posséder son propre poste, souvent situé dans sa chambre. Mais pour les enfants, une télé au pied du lit ou au-dessus du bureau, est-ce une bonne idée ? Ou est-ce un poison qui entre dans son intimité ?   Chacun ses goûts, chacun sa télé ? Les disputes pour choisir entre le dessin animé, le foot ou la Nouvelle Star, grâce au « chacun sa télé », c'est fini. Chacun peut affirmer ses goûts et respecter ceux des autres. Les parents sont tranquilles... et les enfants aussi. Mais cet avantage ne doit pas faire oublier les inconvénients de ce choix. Avec chacun sa télé, fini la vie de famille ? Sachant qu'un Français regarde en moyenne la télévision 3 heures et 32 minutes par jour (en 2010 d'après Médiamétrie), regarder la télé en solo enlève du temps passé en famille. Car si l'on est relativement passif devant le poste, on discute, on râle, on critique, on rit, en un mot, on échange. Regarder la télé peut donc être un acte social en famille. Refouler les enfants dans leur chambre alors qu'on vient de passer la journée chacun de son côté, les uns au travail, les autres à l'école, semble augmenter la distance parents-enfants. Et si les échanges se réduisent à près de zéro, comment rester proches émotionnellement ? Les relations se construisent grâce aux moments partagés, c'est une évidence. La télé dans la chambre d'un enfant, c'est la porte ouverte aux excès Regarder trop tard la télévision empêche les enfants de dormir suffisamment, donc de récupérer. Or, si les parents sont devant leur film, ils attendront la fin pour aller voir si leurs rejetons dorment enfin. Et si ce n'est pas le cas, il sera déjà très tard pour leur demander d'éteindre. Ils auront perdu du temps de sommeil. Et c'est d'autant plus gênant que regarder la télévision le soir empêche de bien dormir... Et l'on dort moins bien et moins longtemps. Que vont regarder les enfants à la télé dans leur chambre ? L'excès n'est pas seulement dans la quantité, mais aussi dans la qualité. Laissés à eux-mêmes pour choisir leurs programmes, ils ne vont pas choisir Oui-Oui, mais plutôt ce qu'on leur interdit et qui a parfum de liberté. Ce qui est interdit ? Les images violentes, les films réservés aux adultes. Et ils ne pourront en parler avec leurs parents pour débriefing, puisqu'ils sont censés regarder autre chose ! Alors, le nombre d'enfants traumatisés par des images violentes est en importante augmentation d'après les psys : phobies, insomnies, cauchemars, angoisses, dépressions... Oui, c'est certain, cela peut aussi venir de la télévision ! La télé dans la chambre empêche la réussite scolaire ! Une étude canadienne a bien montré que les enfants de 8 ou 9 ans qui ont une télévision dans leur chambre ont des résultats nettement inférieurs aux autres enfants en mathématiques, lecture et langues. (1) Et le problème continue longtemps. Avec un petit écran dans la chambre, on passe plus de temps devant. Et plus on passe de temps devant la télé, plus on a de risque de sortir du circuit scolaire sans qualification, de ne pas terminer ses études supérieures... (2) La télé, c'est non ! Alors, si vous avez envie que vos enfants soient de bons élèves à l'école, qu'ils bénéficient d'études supérieures intéressantes, faites des économies, évitez de leur offrir une télévision personnelle... Notons cependant qu'un écran bien utilisé a un effet positif. Les enfants qui réussissent le mieux à l'école sont ceux qui disposent d'un ordinateur familial. Pas d'un ordinateur dans leur chambre ! Sinon, les mêmes problèmes se posent... Dr Catherine Solano

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Les bébés qui dorment mal mangent mal…

Pour les mamans, un bébé qui dort bien et mange bien est en général un but à atteindre… mais les choses sont rarement aussi simples. En plus une étude vient de montrer que les enfants qui ne dorment pas bien sont aussi, souvent ceux qui sont difficiles à nourrir. Dormir mal, manger mal, des soucis fréquents chez les bébés Si les deux problèmes sont très fréquents chez les bébés, avec 10 à 30% des bébés affectés par l'insomnie (difficulté pour s'endormir, pour rester endormi, réveil prématuré, etc.), et 25% qui souffrent de problèmes d'alimentation (refus de certains aliments, colères au moment des repas, inquiétude des parents par rapport à la croissance ou à l'alimentation, etc.), les liens entre les deux n'ont jamais été explorés. Les scientifiques ont donc recruté des enfants âgés de six mois à trois ans suivis dans un centre spécialisé pour leur insomnie ou pour leurs troubles alimentaires, et ont interrogé leurs parents. Ensuite, les réponses ont été comparées à celles de parents d'enfants bien portants, ou en tout cas qui n'étaient pas suivis pour des troubles du sommeil ou de l'alimentation. Insomnies et troubles alimentaires sont liés chez les bébés Les résultats sont éloquents. Chez les enfants insomniaques, 26% souffraient également de difficultés par rapport à l'alimentation, contre 9% parmi le groupe contrôle (enfants bien portants). Quant aux enfants suivis pour des difficultés alimentaires, ils étaient 37% à avoir des difficultés par rapport au sommeil, contre 16% chez des enfants qui s'alimentaient normalement. Pourquoi l'insomnie et les difficultés d'alimentation sont-elles liées chez les bébés ? Les chercheurs qui ont effectué cette étude soulèvent plusieurs explications possibles. Une cause médicale ou organique commune aux deux problèmes est envisageable, mais pas très crédible. Il est plus probable que les deux troubles interagissent : les parents fatigués par une nuit sans sommeil ont peut-être plus de mal à interagir avec leur enfant au moment des repas. A l'inverse, des bébés qui n'ont pas mangé ou presque pas pendant la journée, sont peut-être réveillés par la faim ou la soif. Cependant, dans l'opinion des chercheurs, la cause la plus probable est comportementale. C'est dans la relation entre les parents et les bébés que se trouve la raison du sommeil insuffisant et de l'alimentation difficile à gérer des bébés. Cette hypothèse est renforcée par le fait que des études passées ont montré qu'une intervention comportementale permet souvent de régler les problèmes… Marion Garteiser, journaliste santé

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Coliques du nourrisson : le cauchemar des parents

Les coliques du nourrisson, ce sont les crises de hurlements, apparemment motivés par… rien du tout, qui touchent parfois les nourrissons (avant trois mois). Quelles sont les solutions ? Les coliques du nourrisson, c'est quoi ? Si le terme colique évoque des troubles intestinaux (diarrhées), chez le nourrisson le mot désigne plutôt un trouble psychosomatique. Les coliques sont définies comme faisant pleurer le bébé plus de trois heures par jour et plus de trois jours par semaine. Sale temps pour les mamans et les papas ! La situation est assez reconnaissable : le bébé crie fort et grimace, se tortille, plie les jambes. Son visage est rouge, son ventre est gonflé, et cela peut parfois durer très, très longtemps. Le premier réflexe, bien entendu, consiste à emmener bébé chez le médecin pour éliminer une éventuelle cause intestinale, ou un problème dans l'alimentation. Mais bien souvent, le médecin ne pourra que répondre qu'il n'y a rien à redire à la digestion du loulou… Des solutions alternatives contre les coliques du nourrisson Du coup, bien souvent, les patients se tournent vers des compléments alimentaires. Et là, on a l'embarras du choix : probiotiques, solutions sucrées, tisanes de fenouil... Autres solutions : les massages et l'ostéopathie. Les remèdes alternatifs sont légion quand la médecine n'a pas trouvé la réponse au problème. Une équipe de chercheurs américains s'est penchée sur les études existantes pour vérifier l'efficacité de ces différentes stratégies contre les coliques du nourrisson... Mais malheureusement, aucune n'a fait ses preuves. Seuls deux produits – les tisanes de fenouil et la solution sucrée – semblent agir, mais les études qui l'ont montré ne sont pas sans défauts, donc on ne peut pas les considérer comme des preuves convaincantes. Mais alors, que faire contre les coliques du nourrisson ? Même si la médecine et les remèdes alternatifs sont décevants, vous n'êtes pas dépourvus de solutions contre les coliques du nourrisson. Selon Marcel Rufo, psychanalyste, les coliques sont psychosomatiques et la clé du problème est souvent dans la relation entre parents et enfants. Cela ne signifie pas qu'il faut courir sur un divan avec son bébé ! Simplement, vous pouvez trouver dans le lien des moyens de calmer bébé : Un massage léger des mains, des pieds etc. Tenir le bébé sur le ventre dans ses bras (l'avant-bras étant glissé sous le ventre de bébé) Tenir le bébé sur ses genoux, dos à soi Croiser les bras du bébé sur sa poitrine Et surtout, ne pas perdre confiance : les coliques finissent toujours par s'arrêter, et elles disparaissent à l'âge de trois mois. Marion Garteiser,journaliste santé

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Un bébé, mais pas de couches ? C'est possible…

Ces dernières années ont vu arriver, avec par exemple l'allaitement à la demande ou le peau-à-peau, un mouvement important de retour à une maternité très naturelle, très proche de l'enfant et très à l'écoute de ses besoins. Ce même mouvement "maternant" va jusqu'à proposer de laisser tomber les couches. Un bébé sans couches, c'est possible ? Bien sûr... D'ailleurs des millions de nouveaux-nés qui voient le jour dans des pays du tiers-monde ne voient jamais la couleur d'une couche ! Comment font les mamans ? Elles écoutent tout simplement les signaux de leur enfant. En effet, celui-ci annonce en règle générale son besoin de faire pipi ou caca, dès le début, par des signaux subtils comme des mouvements des jambes, des grimaces, des grognements ou autres. Pour se passer de couches, il suffit donc aux parents de repérer le moment où l'enfant a envie de vider sa vessie ou son rectum et de le mettre à ce moment-là au-dessus du pot ou des toilettes. Parallèlement, les parents proposeront à l'enfant d'aller sur le pot à certains "moments-clé": ceux où il serait utile que l'enfant fasse pipi (avant un trajet en voiture par exemple) ou celui où il est hautement probable qu'il ait envie de faire (après un repas ou une sieste). Au fur et à mesure que l'enfant grandit, la compréhension mutuelle s'améliore en même temps que l'autonomie ; et le moment où l'enfant peut prendre en charge ses besoins vient tout naturellement.  Est-il facile de se passer de couches ? Avant tout, renoncer aux couches exige un vrai changement de mentalité. D'abord, il faut une attention de tous les instants pour repérer le moment où bébé aura envie de faire pipi (l'intervalle entre deux pipis, chez un nouveau-né, n'est parfois que de quelques minutes…) ; ensuite, il faut renverser nos idées préconçues. Alors que l'apprentissage de la propreté avec couches repose sur la capacité de l'enfant à se retenir de faire pipi, l'apprentissage sans couches consiste plutôt à lui apprendre à faire pipi sur commande. Enfin, et c'est peut-être le plus original, il faut dédramatiser le rapport aux accidents de pipi et de caca… en effet, sans couches il est certain qu'il y en aura de temps en temps, il faut donc accepter l'idée dès le début.Il faut aussi faire des modifications concrètes au lieu de vie : Renoncer aux tapis et moquettes précieux pour privilégier des surfaces hygiéniques et faciles à nettoyer Avoir un pot ou autre récipient dans chaque pièce Adapter les vêtements des bébés pour qu'ils soient faciles à ouvrir en cas de besoin   Quel est l'intérêt de renoncer aux couches ? Les avantages à renoncer aux couches sont bien là : coût évidemment diminué, meilleure hygiène pour le bébé, plus aucun risque d'érythème fessier, etc. En outre, l'impact environnemental des couches n'est plus à présenter. En revanche, la perte de liberté pour les parents est considérable, puisqu'il est nécessaire de rester en contact permanent avec le bébé pendant de longs mois. La technique n'est donc incontestablement pas pour tout le monde…      Marion Garteiser, journaliste santé

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Mon enfant s'est fait piquer par un insecte !

Particulièrement au printemps, les piqûres d'insectes sont fréquentes : abeilles, guêpes, frelons, taons, moustiques...… Sachez réagir et adopter les bons gestes en cas de piqûres d'insectes ! Que faire en cas de piqûre d'insectes (guêpe, abeille, moustiques...) ? Pas de panique, si les piqûres d'insectes ne sont pas très nombreuses et que l'état de votre enfant ne pose pas de problème, ce n'est pas grave, prenez le temps d'adopter les bons réflexes. Dans le cas contraire, reportez-vous au paragraphe suivant : « gestes d'urgence ». 1. Restez calme et rassurez votre enfant. 2. Il est normal qu'une petite boursouflure apparaisse à l'endroit de la piqûre et que la peau soit rougeâtre. 3. Vérifiez qu'il ne présente pas de nombreuses piqûres. 4. Assurez-vous que le dard de l'insecte n'est pas resté fiché dans la peau (particulièrement en cas de piqûres d'abeille). Si c'est le cas ôtez-le délicatement à l'aide d'une pince à épiler. 5. Désinfectez la piqûre. 6. S'il s'agit d'une piqûre de méduse, rincez avec de l'eau de mer et surtout ne frottez pas la peau. 7. Appliquez sur la zone piquée une compresse froide ou de la glace dans un linge ou un gant de toilette. 8. Imbibez la compresse de vinaigre s'il s'agit de piqûres de moustiques, pour aider à faire dégonfler la zone piquée. 9. Si votre enfant se plaint de douleurs, donnez-lui du paracétamol. Gestes d'urgence en cas de piqûres d'insectes En revanche, si l'état de votre enfant vous semble grave (multiples piqûres, malaise, perte de connaissance…), contactez immédiatement le Samu en composant le 15 ou les Pompiers au 18. En attendant les secours, mettez votre enfant en position latérale de sécurité, tête légèrement en arrière, les voies respiratoires bien dégagées. Il faut savoir que les piqûres de certains insectes peuvent provoquer un choc anaphylactique, réaction allergique potentiellement mortelle se caractérisant par : une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements et une éruption cutanée. La prévention des piqûres d'insectes On oublie souvent qu'il est possible de prévenir les piqûres : En portant des vêtements couvrants : manches longues, pantalon…... En privilégiant les vêtements de couleur claire. En ne laissant pas traîner d'aliments sucrés (bonbons, gâteaux, fruits…). Et contre les moustiques : en évitant d'être en extérieur en fin de journée et en éliminant les eaux stagnantes (seaux, poubelles, arrosoirs…). On peut enfin utiliser des répulsifs lorsque le risque est important ou l'enfant fragile. Isabelle Eustache

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Les premières vacances de bébé

C’est décidé, vous avez besoin de vacances et vous emmenez bébé avec vous. Pour que votre voyage se déroule au mieux, quelques précautions s’imposent. Suivez le guide… Bébé voyage : nos conseils selon le mode de transport En voiture, pas question qu’il reste des heures en position assise ! Bébé doit être installé dans un siège auto inclinable. Veillez à ce qu’il n’ait pas trop chaud, quitte à le dévêtir et le rhabiller régulièrement (prévoyez différentes couches de vêtements faciles à enfiler) et à lui éviter les courants d’air. Donnez-lui souvent à boire (lait ou eau). Faites régulièrement des pauses et sortez bébé de la voiture pour qu’il prenne l’air. En train, si vous prenez bébé sur vos genoux, vous n’aurez pas à payer une place supplémentaire pour installer la nacelle. De plus, il appréciera la proximité. Prévoyez tout le nécessaire : nourriture, eau, change, jouets, doudou… En avion, le piège est l’atmosphère pressurée. Vous devrez donner souvent à boire à votre bébé. Si vous allaitez, vous aussi, buvez beaucoup. Par ailleurs, pour lui éviter les douleurs dans les oreilles, faites-le boire au décollage et à l’atterrissage, et donnez-lui quelque chose à sucer, pour l’inciter à déglutir. Attention, on peut avoir froid en avion, prévoyez un lainage pour tout le monde ! À savoir : il n’y a pas d’âge pour faire voyager un bébé en avion. Bébé voyage : nos conseils selon votre destination À la mer : Ne laissez jamais votre bébé au soleil ! Évitez de rester longtemps sur la plage car même sous un parasol ou sous la capote de landau, bébé reçoit les rayons indirects du soleil, ceux qui sont réfléchis par le sable et l’eau. De toute façon, protégez-le en l’équipant d’un chapeau ou casquette, d’une paire de lunettes pour bébé (attention, pas de lunettes gadgets dont les verres ne filtrent pas les UV !) et de vêtements idéalement longs. Enfin, appliquez une crème solaire d’indice protecteur très élevé sur tout ce qui dépasse. À la montagne : Privilégiez une altitude ne dépassant pas 1500 m, au-delà bébé risque de mal dormir. Les variations de températures peuvent être importantes, d’un jour à un autre, ou entre la journée et le soir : veillez toujours à ce qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid, car les bébés ne savent pas encore réguler leur température corporelle. Et privilégiez le porte-bébé pour les promenades. À la campagne : Attention au soleil et aux différences de températures. Et surtout, méfiez-vous des moustiques. Équipez le landau et le couffin d’une moustiquaire. Si bébé est installé dans l’herbe sur une couverture, chassez les insectes et attention aux vipères ! À l’étranger : Attention, si autrefois vous pouviez inscrire votre enfant sur votre passeport, ce n’est plus possible aujourd’hui. Il doit avoir son propre passeport. Il faut donc vous y prendre à l’avance ! Si par exemple la mère voyage seule avec son enfant, sachez que certains pays imposent de présenter une autorisation écrite du père, une attestation certifiant votre autorité parentale ou tutelle sur l’enfant. Et si l’enfant n’est accompagné d’aucun de ses parents, il lui faudra une autorisation de sortie du territoire. Toutes ces démarches prennent du temps. Renseignez-vous bien en amont (compagnie aérienne, agence de voyage, ambassade…) ! Avant un départ pour l’étranger, consultez votre pédiatre ou médecin lequel vous conseillera en matière de vaccination selon l’âge de bébé, et vous renseignera sur les risques relatifs à l’hygiène et à l’alimentation. Encore une fois, attention à la chaleur, au soleil et aux piqûres de moustiques ! Soyez prévoyant en emmenant tout ce dont vous risquez d’avoir besoin, car il se peut que sur place certains produits soient introuvables. Les précautions particulières Attention au coup de chaleur : pas question de laisser longtemps un bébé dans un endroit très chaud, confiné, ni au soleil. Un bébé qui a trop chaud se déshydrate très rapidement. Donnez-lui très souvent à boire. Sa trousse de secours Antiseptique, pansement, paracétamol, thermomètre, insecticide, moustiquaire, pince à épiler pour ôter une écharde, etc. À adapter selon le lieu du séjour. Un dernier conseil pratique : autant que possible, veillez à conserver le rythme de bébé : heure des repas, possibilité de dormir, fréquence des changes, etc. Isabelle Eustache

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Bébés et enfants : comment choisir la bonne paire de lunettes ?

Les lunettes pour bébés ou enfants doivent être bien adaptées à leur morphologie. Par ailleurs, plus elles lui plairont, plus il les portera volontiers. Mais vous devez en même temps respecter certains critères de choix : solidité, sécurité, légèreté et esthétisme. Les lunettes des bébés et des jeunes enfants sont très différentes de celles des adultes car la morphologie du visage n'est pas identique. En effet, les petits ont une racine du nez plate, un plus petit écart entre les pupilles, des oreilles légèrement placées au-dessus des yeux, un crâne parfois très large et une croissance crânienne constante. Une bonne paire de lunettes doit répondre à ces quatre critères : Solidité : les lunettes doivent résister aux chahuts de nos petits et à leur manipulation encore maladroite. Dans ce dernier cas, privilégiez les charnières flexibles. Sécurité : absorbés par leurs jeux, ils oublient souvent qu'ils portent des lunettes. Celles-ci doivent donc résister aux turbulences et autres lancés maladroits de ballons, sans jamais blesser l'enfant. Légèreté/confort : elles doivent être bien adaptées à la morphologie de l'enfant. Choisissez des embouts et des plaquettes antidérapantes et hypoallergéniques afin qu'elles tiennent bien sur son nez et ne l'irritent pas. Esthétisme : porter des lunettes pour enfant n'est jamais facile car elles le distinguent de ses camarades. C'est pourquoi, il est essentiel de les choisir avec lui. Plus la monture et la couleur lui plairont, plus il les portera volontiers. Pour éviter les rejets, le rôle des parents est ici très important. Valorisez l'image des porteurs de lunettes (chanteurs, sportifs, héros de BD, de dessin animé, etc.). Pourquoi ne pas lui offrir un livre dont le personnage principal porte des lunettes, afin de lui démontrer qu'elles n'enlèvent rien au charme (en ce moment, c'est Harry Potter). N'hésitez pas à lui dire qu'elles lui vont bien. Prouvez-le en exposant une photo de lui portant ses lunettes. Dans tous les cas positivez ! Le choix des verres doit respecter des exigences de légèreté et de sécurité. Préférez un verre mince, léger, résistant aux rayures et antichoc. Privilégiez également la protection anti-UV car avant l'âge de 5 ans, les yeux des enfants sont bien plus perméables à la lumière que ceux des adultes. Il existe aujourd'hui des verres blancs organiques qui protègent efficacement contre les UV. Quelle prise en charge ? La sécurité sociale prend en charge 65% du tarif conventionné, le reste étant souvent remboursé par votre Mutuelle. Avant 6 ans, un enfant peut bénéficier sur prescription médicale de plusieurs paires de lunettes. Mais entre 6 et 18 ans, les enfants ont droit à une paire par an. Et bien sûr, si votre enfant n'est pas à l'aise avec ses nouvelles lunettes au bout d'une semaine, retournez voir l'opticien, parfois un simple réglage peut arranger bien des choses. Isabelle Eustache

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Toujours plus d'allergies alimentaires...

La fréquence des allergies alimentaires a doublé en cinq ans. Comment explique-t-on cette progression des allergies alimentaires, lesquelles touchent le plus souvent les jeunes enfants ? L'allergie alimentaire a fortement progressé On compte en France 3-4% d'allergiques alimentaires, soit plus de 2 millions de personnes. Les enfants sont 3 fois plus touchés que les adultes (6 à 8%), l'allergie alimentaire survenant souvent dès les premiers mois de la vie, avec une fréquence maximale entre 1 et 3 ans.Attention, une allergie alimentaire peut en cacher une autre et provoquer une autre allergie. Comment expliquer la progression des allergies alimentaires ? Chez les personnes hypersensibles, la rencontre avec certains allergènes déclenche une réaction exagérée des défenses immunitaires, à l'origine de symptômes allergiques plus ou moins intenses (digestifs, cutanés) et reconnaissables. En effet, si les signes se manifestent en général rapidement après le contact avec l'allergène, de quelques minutes à 4 heures, il est aussi souvent délicat de les reconnaître. En revanche, parfois la simple odeur de l'aliment ou le contact sur la peau avec l'aliment ou des cosmétiques contenant des protéines alimentaires peuvent déclencher la réaction allergique.Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la très forte progression des allergies alimentaires à commencer par la diversification de notre alimentation.  Une diversification alimentaire trop précoce chez les jeunes enfants : les aliments ne doivent pas être introduits avant l'âge de 6 mois, ni de façon trop brusque, mais les uns après les autres de façon très progressive. Une diversité croissante des aliments : avec les nouveaux aliments (épices, condiments, fruits exotiques), les allergènes sont de plus en plus nombreux, multipliant les risques de rencontre et de réactions allergiques. L'évolution des techniques de l'industrie agroalimentaire (nouveaux procédés de fabrication, nouveaux ingrédients...), contribue également à multiplier les nouveaux allergènes. Quid de l'allergie croisée Chez les personnes déjà sensibilisées à un allergène, il peut arriver que le premier contact avec un nouvel allergène déclenche une réaction allergique. Cette situation est liée au fait que certains allergènes se ressemblent beaucoup.On peut ainsi être à la fois allergique à la tomate et aux pollens de graminées ou bien aux kiwis ou à la banane et au latex.On retiendra que les symptômes des allergies alimentaires peuvent être particulièrement discrets, rendant l'allergie difficile à identifier. Enfin, la diversification alimentaire explique en partie la progression des allergies alimentaires, raison de plus ne pas la débuter trop tôt chez les nourrissons.  Isabelle Eustache

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Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?

Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis  - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement.  Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ?  Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz

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Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...

Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ?  Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans.  Isabelle Eustache

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Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?

Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons.  Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé

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Surveillez régulièrement le dos de votre enfant

Tout au long de la croissance, il faut surveiller de près le dos d'un enfant. A la moindre anomalie, il convient de consulter un chirurgien orthopédiste qui, s'il diagnostique bien un trouble de la croissance, la prendra en charge. Les pathologies du rachis chez l’enfant surviennent généralement durant la période de croissance rapide de la colonne vertébrale, soit vers 12-13 ans chez les filles (avant les premières règles) et 13-14 ans chez les garçons (avant les signes de la puberté). D’où l'importance d'une surveillance rapprochée et rigoureuse afin de dépister les déformations vertébrales (scolioses, cyphoses) et de corriger suffisamment tôt un simple défaut postural. Dans ce domaine, la médecine scolaire remplit bien son rôle de dépistage, mais hélas, beaucoup d'enfants passent au travers. On recommande donc aux pédiatres, aux médecins généralistes et aux parents d’être particulièrement vigilants lors des examens. De nos jours encore, nombre d’enfants sont vus à un stade évolué nécessitant alors une chirurgie. La scoliose chez l’enfant Elle se reconnaît par l’apparition d'une « bosse du dos » lorsque l'enfant s’incline vers l’avant.Dès qu'une petite anomalie est constatée, il est nécessaire de réaliser des radios et en cas de dépistage de se diriger vers un chirurgien orthopédiste. Cette affection, vraisemblablement liée à une anomalie au niveau des vertèbres ou du disque intervertébral et qui concerne environ sept filles pour un garçon, reste stable dans la majorité des cas durant la croissance, mais nécessite une surveillance régulière tous les 4 à 6 mois. Si cependant une aggravation est constatée, le port d'un corset sera nécessaire jusqu'à la fin de la croissance. Si celle-ci est très importante, on recourt à la chirurgie qui consiste à greffer les vertèbres les unes aux autres après avoir redressé la colonne déviée. La cyphose chez l'enfant Elle correspond à une déformation de profil de la colonne vertébrale car les vertèbres ont une croissance asymétrique et grandissent plus en arrière qu'en avant. Ainsi, observé de profil, le dos de l'enfant est rond. Cette affection est généralement plus aisément décelée par les parents que la scoliose. La plus souvent sans évolution durant la croissance, elle peut cependant s'aggraver. Un traitement chirurgical est alors indispensable. Il consiste à bloquer la dernière vertèbre lombaire en la reliant au sacrum. Sports recommandés pour la colonne vertébrale Natation, basket, volley, hand-ball et équitation en manège. En réalité, tous les sports sont efficaces à condition qu'ils soient bien pratiqués. Et même si un enfant atteint d'une scoliose évolutive porte un corset, il est conseillé de le laisser poursuivre une activité sportive. Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Vaccin BCG contre la tuberculose : en avez-vous besoin ?

La tuberculose est une maladie rare en France. Mais elle existe toujours, et peut être dangereuse.Le vaccin contre la tuberculose a fait beaucoup pour diminuer l'importance de la maladie, et il n'est aujourd'hui plus recommandé que dans certains cas bien particuliers. Vaccin BCG contre la tuberculose : aujourd'hui très rarement utilisé Le vaccin BCG a été administré à tous les enfants pendant des dizaines d'années - le temps d'éliminer, ou presque, la tuberculose de nos contrées.Aujourd'hui, il n'est pratiquement plus utilisé... Mais la tuberculose, elle, est toujours là. Même si le nombre de nouvelles infections a baissé progressivement depuis 1970 et a même été divisé par deux depuis 1993, il y a toujours dans notre pays près de 5.000 cas par an et 900 décès (2011).Pourquoi ne vaccine-t-on plus contre la tuberculose ?Le vaccin BCG contre la tuberculose n'est en réalité pas très efficace, surtout après la petite enfance : il ne protège qu'à 50 %. C'est pour cela que l'on ne vaccine plus que les enfants à risque élevé de tuberculose : enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l'un de ces pays enfant devant séjourner au moins un mois d'affilée dans l'un de ces pays enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) enfant résidant en Île-de-France, en Guyane ou à Mayotte enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables, socioéconomiques défavorables, précaires ou en contact régulier avec des adultes originaires d'un pays de forte endémicité. Les pays où la tuberculose est endémique :Ils sont nombreux - toute l'Afrique, toute l'Asie y compris les pays du Proche et Moyen-Orien, l'Amérique Centrale et du Sud, les pays d'Europe centrale et de l'est y compris les pays de l'ex-URSS et dans l'union européenne : la Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie. La tuberculose n'est pas vraiment une maladie de certaines zones, mais plutôt de certaines conditions de vie. Partout où l'on allie promiscuité, manque d'hygiène et services médicaux absents ou insuffisants, elle guette...   Le vaccin BCG en pratique Pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée dès la naissance. Les nourrissons âgés de moins de 3 mois sont vaccinés par le BCG sans test tuberculinique préalable. Chez les enfants à risque non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.L'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l'âge de 3 mois pour éviter de vacciner un enfant qui aurait été contaminé.Seule la forme intradermique du BCG est disponible en France.Pour un vaccin efficace La protection débute 5 à 10 semaines après le vaccin. Il faut donc vous y prendre bien à l'avance si vous partez à l'étranger. Par ailleurs, l'effet du vaccin ne dure que 10 à 15 ans, il faut donc prévoir des rappels réguliers.Ne pas négliger le dépistageLa tuberculose peut être guérie, bien sûr. Si vous avez fait un ou plusieurs séjours dans des pays où elle est endémique, un dépistage tous les 1 ou 2 ans après votre retour permettra de vous assurer que la maladie ne va pas vous affecter. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Enfant : quand faut-il consulter un orthophoniste ?

L'apprentissage du langage est un processus complexe, dans lequel tous les enfants n'avancent pas au même rythme.Mais comment savoir quand il faut demander de l'aide d'un orthophoniste, le spécialiste des troubles du langage ? Acquisition du langage : quelques repères importants Il existe des repères clairs quant à l'acquisition du langage : A un an, l'enfant prononce ses tout premiers mots (il dit "papa, maman").  Son vocabulaire s'élargit ensuite petit à petit. Il comprend des ordres simples. Vers 18 mois, les premiers « mots-phrases » apparaissent (« Maman partie » ou « Bébé mange » par exemple). Il comprend des phrases courtes et simples. A deux ans se dessinent des phrases courtes et plus complètes de 2 à 3 mots. Il comprend des ordres complexes. Ceci dit, l'acquisition du langage ne se fait pas de manière linéaire. L'enfant apprend tout à la fois la signification des mots, à articuler et à prononcer les mots, le rôle même de la parole, la place des mots dans les phrases... Il est possible qu'il avance sur un aspect, puis l'autre, donc le développement global de la parole n'est pas toujours facile à évaluer pour les parents.Certains éléments doivent inciter à consulter rapidement un orthophoniste : L'enfant ne réagit pas à son prénom, aux bruits, ne pointe pas, ne regarde pas son interlocuteur. Il n'a aucun mot à l'âge de deux ans. Le langage utilisé par l'enfant n'évolue pas : il se contente des quelques mots qu'il a appris et ne va pas plus loin. Le langage est incompréhensible. Il ne comprend pas.   L'orthophonie : aussi pour les enfants qui parlent... Certains enfants parlent, mais ne parlent pas « bien ». On observe un bégaiement, ou des défauts de prononciation (zézaiement et autres troubles articulatoires).Dans ces cas, l'orthophonie est utile dès que l'on constate que le défaut ne disparaît pas de lui-même, et bien sûr si l'enfant semble souffrir de ses difficultés.La première étape d'une prise en charge en orthophonie est une évaluation complète des capacités de l'enfant, non seulement à parler, mais aussi à communiquer. L'orthophoniste a alors une idée précise de la gravité de la situation.Même si le trouble du langage est sérieux, il est possible que l'enfant rattrape complètement son retard dans les années à venir. L'orthophonie à tout âge Si les retards dans l'acquisition du langage sont la raison la plus connue de consulter un orthophoniste, ils ne sont de loin pas les seuls. A l'heure actuelle, les orthophonistes interviennent parfois chez de tout petits bébés, pour des problèmes d'allaitement, d'alimentation par exemple. Des troubles du langage peuvent apparaître après un événement de la vie, comme un traitement d'orthodontie par exemple. Par ailleurs, les orthophonistes interviennent aussi en ce qui concerne le langage écrit - c'est eux qui assurent le suivi des dyslexies et dyscalculies. Les orthophonistes s'occupent aussi d'adultes, de personnes âgées ou très âgées, qui ont perdu l'usage de la parole à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou qui ont des difficultés à s'alimenter suite au vieillissement ou à des maladies neurodégénératives. Bon à savoir :Quel que soit l'âge du patient et la nature du trouble, les orthophonistes travaillent après un avis médical. En d'autres termes, la première chose à faire si vous pensez avoir besoin d'un orthophoniste pour votre enfant est d'aller voir un médecin spécialiste, pédiatre ou ORL. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Prématurité : quel avenir pour les enfants nés trop tôt ?

En matière de prématurité, la médecine a fait d'énormes progrès et permet à des bébés parfois nés très tôt et très petits de survivre.Mais une fois sortis de l'hôpital, ces enfants ne sont pas toujours sortis d'affaire. Quelles sont les conséquences de la prématurité ? Bébés prématurés : tous les destins sont possibles Quand un bébé naît prématuré, toutes les possibilités existent. Certains ne survivront pas ; d'autres ne subiront aucune conséquence de cette entrée dans le monde un peu précipitée. Entre ces deux extrêmes, de nombreux enfants garderont des séquelles allant de handicaps très lourds à des difficultés gérables au quotidien.Pour rappel : la prématurité concerne 3,7% de la population. Tout bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. S'il est né après 32 semaines, la prématurité est moyenne et le pronostic est généralement très bon. S'il est né après 28 semaines, c'est la grande prématurité ; les conséquences sont souvent beaucoup plus sérieuses. Avant la 28ème semaine, on parle de très grande prématurité. Le risque que le bébé ne survive pas est très élevé (la moitié des bébés nés à 25 semaines de grossesse décèdent), et seuls 36% des enfants n'ont aucune séquelle (1). Prédire le futur d'un enfant qui naît prématuré n'est pas facile.Il est bien sûr clair que plus un enfant naît tôt dans la grossesse, plus il est en danger. C'est logique : les conséquences de la prématurité sont liées au manque de maturité des organes au moment de la naissance. Plus long sera le temps de grossesse “manqué” par le bébé, plus les séquelles seront importantes. Chaque jour passé dans l'utérus est donc une victoire.Le poids du bébé a aussi un impact important sur la survie du bébé, ainsi que sur son développement : le fait qu'un bébé ait un poids plus faible que la normale (quel que soit le moment de la grossesse où il est né) augmente par exemple son risque de souffrir de graves troubles neuromoteurs.   Les conséquences possibles de la prématurité Elles sont très variées et peuvent toucher de nombreux organes (poumons et intestins notamment) mais les atteintes neurologiques sont les plus importantes. C'est au cours du dernier trimestre de la grossesse que le cerveau se développe le plus. Quand un bébé naît avant le sixième mois de grossesse, il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des séquelles à ce niveau.Les troubles cognitifs (dyslexie par exemple) concernent 31% des enfants ; les troubles moteurs, 14%. 11% des enfants nés avant 33 semaines ont au moins un trouble sévère, 29% ont au moins un trouble modéré (1).Certaines de ces séquelles vont disparaître avec le temps, mais les grands prématurés restent plus susceptibles que les enfants nés à terme d'avoir des problèmes cognitifs et comportementaux à l'école (2). Des facteurs aggravants de la prématurité Quel que soit le moment de la naissance, les conséquences de la prématurité peuvent fortement varier d'un enfant à l'autre.Certains facteurs indiquent qu'un bébé sera plus à risque : Les lésions cérébrales En raison de son immaturité, le cerveau est souvent abîmé au moment d'une naissance très prématurée. Il va de soi que souffrir de lésions cérébrales augmente fortement le risque d'avoir des séquelles... Même s'il arrive que des bébés lésés n'aient aucun trouble, et inversement (3). Les infections Le système immunitaire du bébé est immature à la naissance, et quand celle-ci est prématurée sa vulnérabilité est encore plus importante. Il est donc fréquent que les bébés prématurés subissent des infections. Elles peuvent avoir un impact important sur la santé future : par exemple, un bébé prématuré qui attrape le VRS (virus respiratoire syncytial, qui ne provoque chez les adultes qu'un simple rhume) a de fortes chances de devenir asthmatique. Et une infection contractée juste après la naissance augmente le risque d'être handicapé moteur (4). Les soins nécessaires pendant l'hospitalisation Les bébés qui auront nécessité des soins très lourds après leur naissance ont un risque plus élevé de séquelles. C'est évidemment lié au fait que leurs pathologies sont lourdes, mais aussi aux effets secondaires des soins eux-mêmes. Ainsi, un bébé qui a été mis sous respiration artificielle pendant longtemps peut voir se développer des cellules anormales dans ses poumons. Sa capacité respiratoire va donc diminuer. Par ailleurs, le simple fait d'être à l'hôpital plutôt que dans le ventre de sa mère est néfaste pour le développement du cerveau, même si les soins ont fait d'énormes progrès. Les bébés souffrent du bruit et de la lumière, en plus bien sûr des soins et examens douloureux.   Qu'est-ce qui peut améliorer les perspectives des bébés prématurés ? La prise en charge des enfants très prématurés a fait des bonds de géants ces dernières années. Non seulement on sauve de plus en plus de bébés, mais ils se portent de mieux en mieux ! Et les parents peuvent agir pour diminuer le risque de séquelles grâce à ces actions : Une présence aussi fréquente que possible, surtout dans les premiers jours et les premières semaines. Le contact proche avec les parents (portage “peau à peau” notamment) est très important pour le bien-être des bébés et pour leur développement. L'allaitement maternel (5). La vaccination contre le VRS qui entraîne chez les prématurés des bronchiolites très dangereuses. Elle est remboursée uniquement pour ces enfants. Un suivi de près à long terme (au moins jusqu'à 6 ans), de préférence fait par un neuropédiatre, pour pouvoir apporter à l'enfant le soutien dont il a besoin dès que les séquelles éventuelles s'annoncent. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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La fièvre de l'enfant : mise au point

Face aux infections courantes (rhinopharyngite, otite, bronchite, angine…), les jeunes enfants montent vite en température. Généralement inquiets, les parents débutants ou confirmés n'ont pas toujours les bons réflexes. En effet, la prise en charge de la fièvre a aujourd'hui beaucoup évolué et de nombreuses idées sont devenues obsolètes.   La fièvre est une maladie que l'on doit traiter. Faux. La fièvre est un symptôme signifiant que l'organisme se défend contre des infections. Les antibiotiques font baisser la fièvre. Faux. Les antibiotiques ne s'attaquent pas à la fièvre mais aux bactéries responsables de l'infection. Encore faut-il que l'infection soit bactérienne et non virale. Dans ce dernier cas, les antibiotiques n'auront aucun effet. L'aspirine est le seul médicament à utiliser contre la fièvre. Faux. Le paracétamol est le plus utilisé et le plus sûr.On peut aussi recourir à l'ibuprofène. L'aspirine n'est plus utilisé dans cette indication car il est soupçonné de provoquer des complications neurologiques rares mais graves en cas d'infection virale (syndrome de Reye). Il est recommandé de donner un bain tiède pour faire baisser la fièvre. Faux. Donner un bain à une température inférieure de 2°C à celle de l'enfant n'est plus recommandé. Cette pratique est peu efficace et risque inversement d'augmenter le mal-être de l'enfant. En cas de fièvre chez l'enfant de moins de 3 mois, on consulte tout de suite. Vrai. Chez les nourrissons, une consultation s'impose en cas de fièvre afin d'en rechercher la cause.Chez les enfants plus âgés, la consultation ne s'impose pas et la fièvre disparaît le plus souvent toute seule. Une exception : si la fièvre dure plusieurs jours et si l'enfant la supporte mal (abattu, peu réactif…). La fièvre signifie que l'organisme lutte contre une infection. Vrai. C'est une réaction naturelle de l'organisme pour aider à lutter contre les infections. La fièvre peut aussi apparaître dans d'autres circonstances : par exemple, en cas de d'insolation (coup de chaleur) et elle témoigne alors d'une déshydratation à corriger au plus vite. En cas de rhinopharyngite ou de grippe, on prescrit des antibiotiques. Faux. Les rhinopharyngites et la grippe sont des maladies dues à des virus. Or les antibiotiques n'agissent que contre les infections dues à des bactéries. Il arrive toutefois que des antibiotiques soient prescrits en cas d'infection virale. C'est alors pour prévenir d'éventuelles complications. La fièvre disparaît toute seule. Vrai. Dans la majorité des cas, elle disparaît sans qu'il soit nécessaire de la traiter. Donner un médicament contre la fièvre ne guérit pas mais soulage uniquement. C'est pourquoi lorsque la fièvre est bien supportée chez un enfant, il n'y a pas lieu de l'abaisser à tout prix. On envisage un traitement contre la fièvre à partir de 38,5°C. Vrai. Mais il n'est pas obligatoire de la traiter si l'enfant la supporte bien. En cas de fièvre, il faut découvrir l'enfant. Vrai. L'idée reçue selon laquelle il faut bien couvrir un enfant malade est fausse. Il faut inversement le découvrir (de façon raisonnable : lui enlever son pull, son gilet, sa couverture…), afin de laisser la chaleur s'évacuer du corps de l'enfant. Pour que la fièvre baisse plus vite on peut alterner deux médicaments. Faux. L'intérêt d'alterner deux antipyrétiques, comme par exemple l'alternance d'aspirine et de paracétamol, est aujourd'hui remis en question. Sans avis contraire du médecin, il est donc préférable de ne donner qu'un seul médicament, en respectant bien sûr les délais entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures). Jamais d'aspirine en cas de varicelle. Vrai. On ne donne jamais d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens à un enfant atteint de varicelle ou chez qui on suspecte une varicelle. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Sexualité expliquée aux enfants : les 3 règles pour les protéger

Les enfants font tous preuve de curiosité à propos de la sexualité. Et ils ont de la chance de vivre au XXIème siècle, car leurs parents répondent à leurs questions ! Pourtant, répondre aux questions ne suffit pas, et une bonne éducation vise également à leur donner la capacité de se protéger contre une éventuelle agression sexuelle. Parler de sexualité aux enfants, c'est important Leur parler, leur donner des explications, cela permet aux enfants de comprendre que la sexualité est quelque chose de normal, naturel, qui fait partie de la vie. Que si la sexualité, ça reste caché, c'est qu'il s'agit de quelque chose d'intime et non d'une partie de la vie laide ou dangereuse. Leur parler les rassure et leur permet d'apprivoiser plus facilement leur corps et la relation à l'autre. Le rôle des parents, c'est aussi de les protéger. Malheureusement, la sexualité est une zone à risque. Il existe des adultes ou des enfants sexuellement agressifs, capable d'avoir des gestes irrespectueux, de procéder à des attouchements, voire une agression sexuelle. Or, aucun parent n'a envie d'en parler bien sûr, mais tous les parents ont envie de protéger leurs enfants. Les protéger, c'est leur donner des armes pour réagir en cas de danger. Et la meilleure des armes, c'est la loi. Les 3 lois qui protègent vos enfants Ce qui protège les un enfant, c'est la connaissance de la loi et des règles qui la régissent.Si enfant dit à un adulte agresseur : « c'est interdit ce que vous faites (ou ce que vous demandez) et si vous continuez, vous irez en prison », que se passe-t-il ? L'adulte a peur et cesse immédiatement. Si au contraire, l'enfant a peur et n'a pas de mots pour se défendre, l'agresseur continue. Avant d'énoncer les règles, il faut expliquer à l'enfant que ces règles sont valables pour tous, tous les adultes et tous les enfants. La personne qui leur explique ses règles ne les invente pas et tout le monde les connaît normalement. Première règle : La sexualité est interdite entre adultes et enfants Et l'on peut ajouter que si un adulte ne suit pas cette règle, il ira en prison. Parce que la loi lui interdit la sexualité avec un enfant. Et c'est toujours l'adulte qui va en prison, jamais l'enfant. On peut également expliquer à l'enfant ce qu'il peut dire : lui formuler une phrase prête à employer en cas de problème. « Ce que vous voulez faire est interdit par la loi et si vous le faites, vous irez en prison ». Et puis, une bonne idée peut être de prévenir l'enfant que l'adulte sait très bien qu'il n'a pas le droit de faire ça. Alors, certains adultes qui méritent d'aller en prison mentent. Ils disent par exemple que tout le monde le fait en cachette, ou que ce sera un secret, qu'il ne faut pas en parler. Deuxième règle : La sexualité est interdite entre deux personnes de même familleLa sexualité est interdite entre frère et soeur, entre père et enfant ou entre mère et enfants. Idem entre grands-parents et enfants. C'est une loi universelle, c'est-à-dire qu'elle existe dans tous les pays du monde. Troisième règle : La sexualité n'est autorisée qu'entre personnes consentantes Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir des gestes sexuels. Et même quand on est un enfant, on doit respecter cette règle. On n'a par exemple pas le droit d'embrasser quelqu'un par surprise, de soulever la jupe d'une fille dans la cour de récréation ou de baisser le pantalon d'un garçon. Et puis, à côté de ces trois règles de base, il en existe un autre principe essentiel : La sexualité, ça se pratique en privé. On n'a pas le droit de montrer son sexe en public, et on n'a pas le droit d'entrer dans la vie privée de quelqu'un qui n'est pas d'accord, par exemple de se cacher pour regarder en douce quelqu'un qui est nu. D'ailleurs, aucun adulte ne se promène nu et si jamais il le faisait, la police l'emmènerait en prison. C'est l'exhibitionnisme, interdit par la loi. Sexualité : un enfant prévenu et informé saura s'exprimer et se défendreComme des adultes lui ont parlé des règles de la sexualité, il se sent autorisé à en parler lui aussi. Alors, s'il croise un exhibitionniste ou bien si quelqu'un cherche à l'attoucher, il en parlera à ses parents immédiatement et sera ainsi mieux protégé. Et si jamais il a été choqué, ses parents pourront l'aider, ce qui n'est pas le cas s'il garde tout pour lui.De même si un copain à lui ou une copine lui raconte une agression ou des attouchements, il sera capable de dire que c'est interdit et qu'il faut en parler.Et puis, il saura mieux se défendre par la parole. La loi est un bouclier protecteur pour les enfants, car les agresseurs sexuels craignent la prison. On sait que plus de 90 % des agresseurs ne récidivent pas s'ils sont passés par la case prison. Leur parler de la loi est donc une manière de les empêcher d'agir. Un enfant qui sait répondre à une personne qui cherche à l'agresser est plus fort et a beaucoup de chances de repousser l'agression.En effet, voici une parole d'agresseur pédophile passé par la prison : « vous savez, on repère les enfants fragiles, solitaires et timides ». Alors, rendre ses enfants forts, bien entourés et osant répondre à un adulte, c'est les protéger. Source : e-santé Dr Catherine Solano, médecin et sexologue

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Ma santé

Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger  quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ? Enfants : ne les forcez jamais à mangerQuoi que ce soit.Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure  notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système  en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant Enfants et goût pour les légumesLes saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes.  Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu Enfants et envie de légumesBien souvent, les choses se gâtent ensuite.Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger.  À la soupe !On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.Gratins savoureux, crudités pas obligatoiresLes gratins ont aussi bien des qualités.La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière.  Pensez aussi aux clafoutis !Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.Pâtes et pizzas salvatricesLes pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

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Fièvre chez l’enfant : ce que font les parents, ce que conseillent les pédiatres

Thermophobie. Derrière ce mot se cache la peur panique de la fièvre, vécue par de nombreux parents et à mettre sur le compte d’un manque de connaissances sur la bonne attitude à adopter. Une étude confirme pourtant que leur comportement vis-à-vis de leur enfant fiévreux s’améliore. « Observez, agissez surveillez », les trois commandements aux parents en cas de fièvre.   Fièvre : l’écart entre croyances et les bonnes pratiques s’amenuise Entre la naissance et l’âge de un an, les enfants subissent en moyenne une dizaine d’épisodes fiévreux. De nombreux parents sont démunis devant leur enfant fébrile. D’ailleurs, 30% des consultations aux urgences ont la fièvre comme symptôme, que celle-ci soit l’unique manifestation de la maladie infectieuse ou non. Point positif, les connaissances concernant les traitements s’améliorent, même si la marge de progression reste importante. Par exemple, le principe de traitement par monothérapie de paracétamol était connu par 30% des parents en 2012 contre 20% en 2006 (1). Autre chiffre, 98,5% des parents citaient le paracétamol comme l’antipyrétique (molécule qui fait baisser la fièvre) de référence en 2012. L’intérêt de découvrir l’enfant en cas de fièvre gagnerait cependant à être plus répandu, pratiqué par 72% des parents. Une récente étude française présentée aux Journées parisiennes de pédiatrie conduite auprès de 351 parents a exploré leurs habitudes en cas de fièvre de leur enfant (2), dont voici les principaux résultats. Dr François Angoulvant, pédiatre, Service d’Accueil des Urgences Pédiatriques (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris), l’un des co-auteurs de l’étude : « Notre étude montre que les méthodes physiques en cas de fièvre sont plutôt connues : en ville, 88% des parents font boire l’enfant, 82% le découvrent. Cependant, seuls 7% aèrent la pièce. L’immense majorité des parents utilise le paracétamol mais 18% emploient aussi l’anti-inflammatoire ibuprofène, ce qui n’est pas conseillé. En pratique, 41% des parents s’inquiéteraient à propos d’un enfant avec 40°C de fièvre qui joue et court, alors que son comportement est complètement rassurant. Cela illustre que le simple constat d’une fièvre chez un enfant motive le recours aux Urgences pour plus de la moitié des parents, sans réelle raison médicale. La thermophobie persiste. » Fièvre : les signes rassurants La fièvre est définie par une température corporelle supérieure à 38°C. Ca n’est pas une maladie mais un mécanisme naturel de défense de l’organisme (une réaction immunitaire). Et si l’on prend un médicament en cas de fièvre, c’est exclusivement pour le confort de l’enfant et non pas dans l’objectif de faire baisser la fièvre : le confort de l’enfant importe plus que le degré de la fièvre elle-même ! Ce qui doit rassurer : si un enfant est confortable, s’il se comporte et joue comme d’habitude, s’il s’alimente normalement, se précipiter chez le médecin n’a pas de sens, même si la fièvre est élevée, aux alentours de 40°C. La bonne attitude est de veiller à ce qu’il soit confortable. A noter, l’anti-inflammatoire ibuprofène n’est pas conseillé en première intention sauf cas particulier tel qu’une contre-indication au paracétamol. Il en est de même pour le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Les anti-inflammatoires (AINS) sont à éviter en cas de varicelle et avec prudence en cas d’infection bactérienne. L’aspirine (acide acétylsalicylique) n’est pas recommandée chez l’enfant en cas de fièvre. Fièvre : les signes de gravité Trois cas de figure doivent inquiéter en cas de fièvre et faire consulter son médecin traitant ou son pédiatre : Un enfant dont le comportement est anormal, qui refuse de jouer ou de s’alimenter, reste prostré, ne réagit à aucune stimulation, se plaint de maux de tête, manifeste une détresse respiratoire (respiration rapide et saccadée), est pâle ou cyanosé (pourtour de la bouche et extrémités bleutées), a un état de conscience altéré, émet de faibles cris ou des grognements ? doit faire consulter en urgence son médecin traitant, y compris si la fièvre n’est que de 38,5°C. De plus, une raideur de la nuque ou une éruption cutanée de type purpura doivent faire consulter les urgences hospitalières. Cette dernière correspond à des taches rouges ou violacées sous la peau dues à des hémorragies. Le test à la vitropression est utile. Il consiste à appuyer sur une lésion de la peau avec une lame de verre transparente afin de chasser le sang des vaisseaux de la zone comprimée. Si les lésions ne disparaissent pas, c’est bien un purpura (sortie des globules rouges hors des vaisseaux).Dans ce cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne appelée Purpura fulminans pour la forme la plus sévère et peut être associée à une méningite. Enfin, certains enfants de par leur âge, c’est-à-dire moins de trois mois, sont davantage exposés à des infections potentiellement graves. Ils doivent être vus rapidement par un médecin quel que soit le niveau de fièvre ou leur comportement. Cette conduite à tenir est identique avec les enfants souffrant de maladies chroniques les exposant aux infections sévères. Dr François Angoulvant : « Parmi les idées reçues qui ont la vie dure, celle que la fièvre entraîne des lésions céréales. C’est absolument faux ! Couvrir l’enfant est contre-productif et lui donner un bain est inutile. De plus, il ne faut pas hésiter à donner du paracétamol à son enfant si celui-ci n’est pas confortable. L’en priver avant le rendez-vous médical est inutile : que l’enfant soit sous paracétamol n’empêchera pas le soignant de poser un diagnostic. Enfin, certains parents pensent que sans paracétamol, la fièvre va grimper sans limite. Ce n’est absolument pas fondé ». Parents : Observez, agissez, surveillez ! Les trois bonnes attitudes en cas de fièvre de l’enfant ont été identifiées par l’association Courlygones , réunissant des professionnels de santé, des spécialistes de la petite enfance et des parents : Observez : Un enfant « inconfortable » est rouge, n’est pas en forme, semble chaud. Prenez sa température par voie rectale, c’est le premier des réflexes. Agissez : Déshabillez-le, proposez-lui souvent à boire et alimentez-le normalement. Donnez-lui uniquement du paracétamol en sirop, poudre ou suppositoire :15mg/kg de poids corporel toutes les six heures, avec un délai minimal de quatre heures entre deux prises. Surveillez : S’il se comporte comme d’habitude, poursuivez le paracétamol et surveillez-le pendant 48h. Il faut appeler le médecin si la fièvre persiste au-delà de ce délai et si son comportement devient inhabituel ou si l’aspect de sa peau change.   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Ma santé

Les solutions naturelles pour favoriser l’endormissement de son enfant

Dormir est indispensable pour pouvoir recharger ses batteries, d’autant plus chez l’enfant qui est en plein développement physique et psychomoteur. Pourtant, ce qui devrait être un moment agréable peut se transformer en calvaire pour lui-même comme pour ses parents quand le coucher devient une bataille. Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant, mais ceux qui l’expérimentent se sentent démunis le soir venu. Il existe pourtant des astuces et des solutions à mettre en œuvre pour préparer le terrain en douceur puis pour aider son enfant à s’endormir tranquillement. Les solutions avant l’endormissement Un enfant s’endormira mieux s’il est fatigué : aller jouer dans le jardin, courir dans un parc avec son chien, faire un tour de vélo sont autant d’activités ludiques qui lui permettront de se dépenser physiquement. Par contre, le soir venu, il est important de passer à des activités calmes telles que faire un puzzle, lire un livre ou une bande-dessinée pour commencer à l’apaiser. Les écrans, que ce soit la télévision, les tablettes ou les smartphones, sont à limiter chez l’enfant d’une manière générale, et surtout en soirée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, regarder un dessin animé n’est pas une activité qui va apaiser un enfant, mais au contraire l’exciter du fait de la luminosité et de la succession rapide des images. La chambre est un élément clé : elle doit être bien investie par l’enfant qui doit s’y sentir en confiance. L’emplacement du lit, le choix d’une veilleuse peuvent le sécuriser. La température de la chambre doit se situer aux alentours de 20 degrés pour favoriser l’endormissement. Le dîner doit avoir lieu au minimum une heure avant l’heure du coucher si possible, et il ne doit pas être trop copieux, se coucher avec l’estomac plein ne favorisant pas l’endormissement. Le rythme de sommeil de son enfant est un facteur très utile à connaître : de manière générale, un petit fait la sieste jusqu’à 4 ans, il dort 10 heures par nuit jusqu’à 6 ans, 9 heures par nuit jusqu’à 13 ans puis 8 heures par nuit au-delà. Mais, comme chez l’adulte, il existe des petits dormeurs et des gros dormeurs. De ce fait, un enfant dont on supprime la sieste ou qu’on couche trop tard sera trop épuisé et énervé pour parvenir à trouver sereinement le sommeil le soir, mais à l’inverse, un enfant couché trop tôt sans signe de fatigue risque de s’agacer dans son lit, ce qui ne favorisera pas non plus l’endormissement. Les signes d’endormissement sont donc importants à guetter. Les solutions au moment du coucher L’enfant a les paupières lourdes, il bâille, se frotte les yeux : les signes d’endormissement sont là, il est temps de lui signaler qu’il est l’heure d’aller au lit. Ce moment doit être ritualisé pour mettre l’enfant en confiance : quelque soit le rituel choisi (petite histoire, chanson, câlin), il doit être prévisible et ne doit pas s’éterniser ni être sujet à négociations : il faut rester ferme sur les limites imposées. Au final, ce cadre rassurera l’enfant. Il est important d’éviter tout contact physique comme tenir la main de son enfant pendant qu’il s’endort pour ne pas créer une dépendance nuisible puisqu’en cas de réveil nocturne, il sera inquiet de se retrouver tout seul et ne sera pas en capacité de se rendormir par lui-même. Si l’enfant appelle, il est nécessaire d’aller le voir dans son lit pour le rassurer. S’il sort de son lit, il faut l’y raccompagner autant de fois que nécessaire : s’il sent son parent déterminé, il se lassera plus facilement et finira par s’endormir. Les pistes en cas d’échec de ces différentes solutions Quand les troubles de l’endormissement se pérennisent, il est nécessaire de consulter un médecin avant que le retentissement sur les apprentissages de l’enfant et sur le climat familial ne soit trop important. Il pourra faire le point sur les difficultés et orienter vers un spécialiste au besoin. Les médicaments hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant du fait de l’accoutumance qu’ils entraînent, mais un traitement homéopathique peut s’avérer efficace, certaines plantes comme l’aubépine et la mélisse étant reconnues pour leurs vertus sur l’endormissement. Des médicaments plus récents à base de mélatonine, l’hormone du sommeil, sont une autre solution éventuelle à évoquer avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Le recours à un psychologue peut être une autre façon d’aider son enfant quand une angoisse à l’endormissement s’installe : la cause peut être évidente (un deuil par exemple), mais ce n’est pas toujours le cas. Le sommeil est une séparation entre l’enfant et ses parents qui peut être mal vécue pour différentes raisons, il est important de pouvoir mettre des mots dessus.

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Ma santé

Le travail à domicile, c’est bon pour la santé ?

Le travail à domicile commence seulement à se démocratiser en France. On estime qu’entre 2% et 16% des salariés ont un contrat de télétravail, dans la majorité des cas à temps partiel. Quels sont les avantages du « Home office » et comment remédier aux inconvénients pour concilier télétravail, bien-être et santé ? Les avantages du travail à domicile Le principal avantage est le gain de temps professionnel et personnel, car en travaillant chez soi, on s’affranchit des trajets quotidiens qui sont en moyenne de 40 à 75 minutes, l’extrême étant généralement atteint en région parisienne. Le temps ainsi gagné sur les transports peut être réattribué aux activités professionnelles et personnelles, en respectant un bon équilibre pour être gagnant sur les deux tableaux. En évitant les transports, individuels ou en commun, on réduit aussi considérablement le stress (sécurité, retards, connexions…) et la fatigue : beaucoup de personnes arrivent le matin au travail déjà fatiguées et stressées, ce qui diminue ensuite leur efficacité. Le deuxième grand avantage du travail à domicile est un gain en flexibilité, le travailleur devenant responsable de son organisation des taches et des horaires à effectuer. Il doit également gérer lui-même son environnement de travail et non plus le subir, par exemple en termes d’éclairage, de bruit, de température, de couleur, etc. Enfin, travailler de chez soi s’accompagne d’un gain conséquent de productivité. La baisse du stress et de la fatigue n’est pas le seul facteur qui augmente la productivité. Là encore l’environnement joue un rôle colossal : sur un plateau par exemple, on supporte le bruit, même si beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises, on subit les interactions entre collègues et les multiples interruptions. Le travail à domicile offre cette possibilité d’être dans un environnement familier, apaisant et que l’on a choisi, avec pour résultat une efficacité et une motivation accrues chez le télétravailleur. Travailler de chez soi : quels sont les risques pour sa santé ? « Seul sans collègue, les opportunités d’aller vers les autres sont réduites. En travaillant à domicile, on perd aussi de nombreuses occasions de déplacements physiques : l’imprimante est installée à portée de main et il n’y a pas loin pour aller se préparer un café, détaille Christophe Clerc-Renaud, Directeur des ventes chez Ergotron®. Les distances à parcourir au bureau sont très limitées par la configuration du télétravail. Mais il est facile de contourner cet écueil, notamment en mettant à profit le temps gagné sur les trajets que l’on peut alors allouer à l’activité physique (jogging, séances de gym, vélo d’appartement…). » Finalement, le plus gros désavantage en termes de santé réside dans le risque de travailler chez soi avec des outils mal adaptés menant à de mauvaises postures. Il est totalement illusoire d’imaginer bien travailler sur le coin de la table du salon, sur un tabouret dans la cuisine ou dans le canapé. C’est pourquoi le télétravail impose de recréer chez soi un « vrai » poste de travail professionnel, faute de quoi les troubles musculosquelettiques (TMS) vont s’installer (lombalgies, douleurs aux cervicales, syndrome du canal carpien…). « L’employeur doit lui aussi se soucier de l’aménagement du poste de télétravail, car le risque de TMS est ici renforcé par la sédentarité. Nombreux sont les télétravailleurs qui, seuls dans un environnement choisi, au calme, sans distraction et avec tout à portée de main, restent assis extrêmement concentrés pendant plus de 6 heures d’affilée sans aucune interruption. » Il est essentiel de lutter contre cette sédentarité accrue, pas seulement en augmentant les séances d’activité physique, mais surtout en modifiant certains comportements (se lever très régulièrement en multipliant les motifs). Le télétravailleur est livré à lui-même et à sa propre discipline… Comment s’organiser pour concilier travail à domicile, bien-être et santé ? Pour Christophe Clerc-Renaud, « la première chose est de prendre conscience que l’augmentation de la sédentarité est un risque réel, élevé et préjudiciable à sa santé. Le télétravail à domicile est une opportunité pour le salarié de mieux prendre soin de lui, et pas au détriment de son travail. Le temps économisé et le stress éliminé se transforment en bénéfices pour soi et son entreprise. » Concrètement, il est nécessaire de privilégier une posture dynamique en alternant régulièrement la position assise et la position debout, laquelle est meilleure pour la dépense calorique, tonifie les muscles et stimule la circulation sanguine. Puisque l’on est seul et que l’on peut aménager son bureau comme on veut, on peut sans complexe se lever et marcher lorsqu’on téléphone ou lorsqu’on lit un document. On peut mettre une alarme toutes les 30 minutes pour s’obliger à bouger très régulièrement ou à faire quelque chose (aller se servir un café, relever la boite aux lettres, mettre son téléphone en charge dans la cuisine, ouvrir la fenêtre de la chambre pour aérer, arroser la plante…). On peut aussi travailler debout de temps en temps. Outre les équipements qui permettent d’aménager un poste de travail ergonomique, indispensable pour adopter les bonnes postures et éviter les TMS (clavier déporté, écran réglable en hauteur, tablette amovible, chaise à dossier et accoudoirs réglables, repose-poignet, etc.), il existe du mobilier et des accessoires permettant de convertir facilement un bureau standard en poste de travail assis-debout, fixe ou mobile (ex. une table supplémentaire se posant sur le bureau pour une élévation du clavier et de l’écran ; une tablette haute sur roulettes…). Il est important de se créer des routines, pour que la position debout devienne un réflexe et une posture confortable en télétravail. « Personne ne dit de travailler debout toute la journée, mais seulement de temps en temps et selon les taches à exécuter. Très rapidement, on en ressent les bienfaits, la sangle abdominale travaille et se raffermit, on se sent plus tonique et on brûle plus de calories. » Enfin, le travailleur à domicile doit être capable de s’imposer des limites pour bien séparer ses activités professionnelles de sa vie familiale. Classiquement, le télétravailleur passe plus d’heures en activité au bureau car il se trouve dans un environnement peu stressant et qui lui plait. Pour ne pas se laisser trop absorber par son travail et risquer des tensions dans la famille, il est nécessaire d’être exigeant et ferme avec soi-même et de savoir « fermer la porte de son bureau ». La seule façon d’y parvenir est de délimiter strictement son espace professionnel en recréant un vrai poste de travail isolé, de manière à pouvoir être 100% professionnel quand on travaille et 100% en famille en dehors. Cette délimitation est bénéfique professionnellement, personnellement et pour la famille qui ne doit pas subir le travail à domicile.

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Pension d'invalidité : qui peut la demander ?

Vous pouvez bénéficier d'une pension d'invalidité pour compenser votre salaire si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail suite à un accident ou à une maladie d'origine non professionnelle. Pension d'invalidité : quelles sont les conditions ?   votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins deux tiers. vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite, soit entre 60 et 62 ans selon votre date de naissance. vous êtes immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au 1er jour du mois au cours duquel est survenue: soit l'interruption de travail suite à votre invalidité, soit le constat d'invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. vous justifiez, au cours des 12 mois civils précédant l'interruption de travail ou le constat d'invalidité, soit d'un salaire au moins égal à 2030 fois le Smic horaire, soit avoir travaillé au moins 600 heures (ou 800 heures si l'interruption de travail ou le constat d'invalidité est antérieure au 1er février 2015.   Pension d'invalidité : qui peut faire la demande ?   vous ou votre médecin qui, avec votre accord, peut adresser un certificat médical au médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie. Dans les deux cas, vous devez remplir le formulaire S4150 « Demande d'invalidité » (disponible à votre caisse ou sur ameli.fr) et l'adresser, avec les pièces justificatives exigées, à votre caisse d'Assurance Maladie.Si votre demande est acceptée, votre caisse vous enverra une notification précisant la catégorie et le montant de la pension. Si elle est refusée, votre caisse doit vous informer des recours possibles. Si vous ne recevez pas de réponse dans un délai de 2 mois, cela équivaut à un rejet. Là encore, des recours sont  possibles.   Comment est calculée la pension d'invalidité ? L'Assurance Maladie tient compte de votre salaire annuel moyen à partir de vos dix meilleures années d'activité. Le montant de votre pension d'invalidité dépend aussi de la catégorie d'invalidité attribuée par le médecin conseil de votre caisse : vous serez en catégorie 1 si vous pouvez travailler. vous serez en catégorie 2 si vous ne pouvez plus travailler. vous serez en catégorie 3 si vous ne pouvez plus travailler et que vous avez besoin d'une aide pour vous assistez dans la vie quotidienne.   Combien de temps la pension d'invalidité est-elle attribuée ? La pension peut être révisée ou suspendue dans les cas suivants : aggravation ou amélioration de votre état de santé. reprise d'une activité professionnelle salariée. reprise d'une activité professionnelle non salariée. l'âge légal de la retraite est atteint : la pension d'invalidité se transforme en pension retraite pour inaptitude. l'âge légal de la retraite est atteint et vous exercez une activité professionnelle : la pension continue à être versée jusqu'à 65 ans maximum.   Quelles sont les aides ?   Vos soins médicaux, examens et médicaments sont pris en charge à 100% pour la maladie et la maternité, dans la limite du plafond de la sécurité sociale. Vos ayants droit (enfants, conjoints, etc.) bénéficient également de la prise en charge de leurs soins dans les mêmes conditions que vous. Si vos revenus sont insuffisants, vous pouvez percevoir l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) en complément. Son montant varie en fonction de vos ressources. Au 1er avril 2014, pour l'obtenir, le plafond mensuel était fixé à : 702 € si vous vivez seul. 1229,61 € si vous êtes en couple. Le montant de l'ASI varie de 403,76 € à 666,27 € selon la situation de famille. La carte d'invalidité donne droit à l'exonération éventuelle de la redevance télé, certains avantages fiscaux, réductions et places réservées dans les transports en commun... La demande se fait à la Maison départementale des personnes handicapées. Source : e-santé   Brigitte Bègue journaliste santé

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7 conseils pour éviter la déprime du dimanche soir

Chaque dimanche, c’est pareil, la déprime vous envahit : vous avez le bourdon à l’idée que le week-end se termine et qu’il faut retourner à l’école ou au travail le lendemain. Mollesse, mélancolie, anxiété, irritabilité... On estime que 50% de la population serait concernée par le blues du dimanche soir. Un phénomène qui peut gâcher la fin du week-end mais qui n’est pas inéluctable.   La déprime du dimanche soir : qu’est-ce que c’est ? « La déprime du dimanche soir n’est pas une maladie, on y survit toujours !, précise d’emblée le psychiatre Florian Ferreri, auteur de « Vaincre le blues du dimanche soir » (Hachette). C’est plutôt un mal-être difficile à identifier car il est ponctuel et peu rationnel. En général, on n’en parle pas car on sait qu’il aura disparu le lundi ». « Quand j’étais au lycée, j’avais le blues tous les dimanches soirs, se souvient Joël. Du jour où j’ai eu mon bac, il a disparu comme par enchantement ». Les symptômes vont de la morosité au manque d’énergie en passant par l’irritabilité, l’agacement, les ruminations négatives, le vague à l’âme... A priori, personne ne consulte pour ce passage à vide éphémère mais si les troubles dépassent le cadre du dimanche et qu’ils semblent s’installer au quotidien, ils peuvent être le signe d’une anxiété chronique ou d’une dépression larvée. Dans ce cas, il est nécessaire d’en parler au médecin. Petits et grands : tout le monde est concerné par la déprime du dimanche Cette déprime passagère touche aussi bien les enfants d’âge scolaire qui ont des rythmes imposés, « ce n’est pas forcément qu’ils n’aiment pas l’école mais ils adorent le week-end et ils ne peuvent pas en faire le deuil », que les adolescents « qui ont envie de consacrer leur week-end aux loisirs et qui se retrouvent acculés à faire leurs devoirs le dimanche soir  ».  Les adultes n’y échappent pas. Le blues concerne souvent les personnalités anxieuses, perfectionnistes, très investies dans leur métier et qui commencent à penser au travail qui les attend dès le dimanche. Certaines personnes sont aussi plus vulnérables au changement de rythme dans le week-end qui bouleverse leur horloge interne. Du coup, elles ont du mal à initier des choses. D’autres facteurs peuvent jouer sur leur moral comme la mauvaise météo ou le fait que tout est fermé. « Le calme du dimanche peut donner une sensation d’un vertige abyssal, d’un vide, pouvant être source de cafard », souligne le psychiatre. Il y a les personnes qui sont tristes le dimanche soir car les amis ou la famille qui étaient venus leur rendre visite sont partis. Et puis celles qui procrastinent tout le week-end et qui se retrouvent le moral en berne le dimanche après midi parce qu’elles ont toutes les « corvées » à faire. Blues du dimanche soir : les solutions pour l’éviter 1. Garder le rythme Grasse matinée ou pas, le dimanche se vit souvent en horaires décalés par rapport à la semaine. Certaines personnes supportent mal cette cassure avec leur rythme biologique habituel. « Elles sont comme en jet-lag, note Florian Ferreri. Elles ont l’impression que la journée commence mal, traînent en pyjama, manquent d’énergie... ». Si vous êtes dans ce cas : Mettre un réveil de sécurité : sans se lever aux aurores, mieux vaut ne pas se réveiller 2 h ou 2 h 30 plus tard que pendant la semaine. Aérer son logement. S’habiller normalement, l’idée étant de ne pas rester en pyjama. Faire une sieste courte (10 à 20 mn suffisent à récupérer) plutôt qu’une longue sieste qui  « met dans un état d’engourdisssement psychique au réveil donnant l’impression que le dimanche est gâché ».Trop dormir l’après-midi risque aussi d’entrainer une insomnie le nuit suvante. 2. Sortir pour s’aérer l’esprit Si vous êtes du genre à ruminer ou avoir du vague à l’âme le dimanche, un seul conseil : ne restez pas chez vous ! Marcher permet de libérer son esprit des pensées négatives. « L’exercice physique allège l’esprit, explique le médecin. Mais lors d’une ballade, vos yeux sont attirés par des détails qui provoquent des mouvements oculaires répétés, lesquels permettent de moduler l’activité des régions cérébrales impliqués dans la régulation des émotions, notamment le stress ». Programmer une sortie à l’avance : un spectacle, une activité sportive, un déjeuner avec des amis... « Quand le billet est déjà pris, c’est plus facile, prévient Florian Ferreri. Le jour même souvent, on n’a pas le courage », Regarder le coucher du soleil apaise : on pense à le faire lorsque l’on est en vacances, pourtant c’est possible même en ville si la météo est favorable. 3. Organisez-vous ! Vous adorez les week-ends et vous en profitez pleinement dès le vendredi soir en réservant les contraintes au dimanche après-midi. Erreur : le moment venu, non seulement vous devenez irritable avec vos proches mais vous culpabilisez de n’avoir rien fait plus tôt. « Pour ces personnes, le dimanche devient pas très sympa car elles ont prévu de faire des choses pas très sympa », note le psychiatre. Pour alléger le dimanche après-midi : Planifiez un peu votre organisation de manière à ne pas avoir tout à faire en fin de week-end : factures à payer, lessive, devoirs avec les enfants, coup de fil aux parents... Regardez le cahier de devoirs des enfants dès le vendredi soir pour avoir une idée de ce qu’ils ont à faire et commencez à anticiper : ce soir lire la poésie, demain, faire l’exercice de maths... Profitez de la météo maussade pour faire les « corvées : passez l’aspirateur, faire ses vitres, ranger ses papiers administratifs... 5. Déconnecter « L’inconfort de la déprime du dimanche soir est  en partie liée au retour, avant l’heure, des préoccupations de la semaine et notamment des soucis professionnels, explique Florian Ferreri. Cela les empêche d’être totalement disponible pour leur entourage ». Éteignez votre téléphone portable professionnel si vous en avez-un. Mettez votre smartphone personnel en mode silencieux pour éviter de le regarder au moindre signal de sms ou e-mails reçus. Prévoyez de faire une vraie pause avec les réseaux sociaux le dimanche en fin d’après-midi même si vous adorez communiquer, d’autant que voir sur facebook les photos de ses amis en train de passer un week-end formidable alors que vous vous ennuyez sur votre canapé peut accentuer le blues. 6. Rester positif L’optimisme n’est pas forcément inné mais il peut se travailler. Apprendre à reformuler ses pensées : par exemple, si le temps est doux pour un dimanche d’hiver, au lieu de se désoler et dire  « il n’y a plus de saison, on va avoir un printemps pourri », voyez le côté positif et pensez « profitons-en pour sortir et aller boire un verre en terrasse ». Préparer une play-list anti-déprime en faisant une compilation des titres qui vous donnent la pêche et mettez-les dès que vous sentez le coup de blues arriver. Opter pour un film du dimanche soir distrayant si vous vous sentez un peu mélancolique. 7. Se relaxer Si le stress du dimanche soir est trop fort, la relaxation peut permettre de relâcher les pressions. Quelques minutes de respiration lente et profonde procure déjà de la détente : Fermez les yeux. Relâchez les épaules et détendez le visage. Inspirez profondément par le nez sans forcer en gonflant votre ventre et votre poitrine, bloquez votre souffle pendant 5 secondes puis expirez lentement par la bouche en rentrant votre ventre et votre thorax. Faire cet exercice 5 minutes debout, assis ou en position allongée. Prendre un bain à 37°, c’est la température du corps, permet de se détendre. Pour un effet optimal,  ajouter des huiles essentielles de lavande, camomille, de citron... Éviter l’excès d’alcool le dimanche soir pour surmonter l’angoisse car si une consommation modérée peut apaiser, répétée, elle peut avoir l’effet  inverse et conduire à la dépendance.     Marion Garteiser, journaliste santé

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Dépassements d'honoraires : ce que vous devez savoir

L'Assurance Maladie définit des tarifs pour chaque acte médical comme une consultation de généraliste ou de spécialiste, de dentiste, pour chaque acte ou opération chirurgicale, pour chaque examen biologique ou radiologique.Néanmoins, le prix à régler dépasse souvent ce tarif...Pourquoi ? Et comment cela fonctionne-t-il ? Comment vous y retrouver dans tous ces tarifs différents ?Les dépassements d'honoraires concernent trois types de médecinsLes médecins en secteur 1Les médecins dits conventionnés en secteur 1 appliquent le tarif défini par l'Assurance Maladie. Néanmoins, ils peuvent appliquer un dépassement d'honoraires « pour exigence particulière de leur malade », par exemple pour une visite à domicile en dehors des heures habituelles de consultation du médecin, ou pour un appel en urgence qui s'avère un appel de confort, ou encore si vous consultez en dehors du parcours de soins coordonnés. Ce dépassement d'honoraires ne sera pas remboursé par l'Assurance Maladie.Pour le remboursement du tarif de la consultation, l'Assurance Maladie prend en charge 70 % et la complémentaire santé, si vous en avez une, prend le reste en charge, sauf 1 € qui restera à votre charge.Les médecins en secteur 2Ces médecins dits conventionnés en secteur 2 sont autorisés à appliquer des tarifs libres, donc un dépassement systématique. Vous êtes ensuite remboursé(e) sur la base du tarif de l'Assurance Maladie. Une partie du prix de la consultation reste donc à votre charge, et peut être remboursée par votre complémentaire maladie ou non, selon votre contrat. Les médecins appliquant les dépassements d'honoraires sont beaucoup plus nombreux et les dépassements plus élevés dans les grandes villes où les loyers sont très chers. En effet, le prix de la consultation étant le même dans toute la France, certaines zones sont en pratique inabordables pour les médecins en secteur 1 vu les tarifs des consultations.Les médecins en secteur 3 Ils sont non conventionnés. Votre consultation ne sera donc pas prise en charge par l'Assurance Maladie, mais elle peut vous rembourser le tarif d'autorité, soit environ 1€.Votre assurance complémentaire santé peut vous rembourser tout, une partie, ou rien selon votre contrat d'Assurance Santé.Les dépassements d'honoraires et nos dents$$Les consultations et soins dentaires (détartrage, soin d'une carie, dévitalisation...) Elles sont remboursés sur la base de 70 % du tarif défini par l'Assurance Maladie. L'Assurance complémentaire santé peut rembourser le reste à charge selon le contrat. Il existe des dépassements d'honoraires dans le cas d'exigence particulière du patient (par exemple consultation à des horaires inhabituels) ou bien si le dentiste dispose d'un droit permanent au dépassement.Les prothèses dentairesLeur tarif est libre, le dentiste peut donc les facturer le prix qu'il estime juste. Ces prothèses sont prises en charge par l'Assurance Maladie sur la base de 70 % de tarifs très inférieurs à leur coût réel (le tarif d'autorité). Le dentiste doit fixer ses prix avec tact et mesure et fournir un devis.Les traitements d'orthodontieIls peuvent être pris en charge avant l'âge de 16 ans, à condition de demander une entente préalable à la caisse d'Assurance Maladie. Ils ne sont pourtant pris en charge que très partiellement, car leur prix est librement fixé par les orthodontistes et ces soins ne sont remboursés que sur la base de 70 % d'un tarif d'autorité généralement très inférieur au coût réel. Le tarif doit là aussi être fixé avec tact et mesure, et un devis détaillé doit être fourni.Les dépassements d'honoraires en chirurgieCliniques et secteurs privés des hôpitauxDans les services publics des hôpitaux, il n'y a pas de dépassements d'honoraires.En revanche, un grand nombre de médecins exerçant en clinique privée ou dans le secteur privé à l'hôpital appliquent des dépassements d'honoraires. Le prix du dépassement peut se trouver élevé pour les opérations très techniques où les cliniques doivent investir dans du matériel très onéreux alors que le tarif de l'Assurance Maladie est bas. Néanmoins, à côté de médecins pratiquant des dépassements d'honoraires respectant le tact et la mesure, certains exagèrent l'importance des dépassements.En terme de chiffres...L'importance du dépassement varie, et en voici une idée pour des interventions chirurgicales souvent sujettes à dépassements élevés.Pour la chirurgie des yeux, les dépassements pour l'opération de la cataracte vont de 50 € à 1000 € selon la région et selon la clinique. Pour une opération du canal carpien, les dépassements oscillent de 45 € à 500 €.Pour une prothèse de genou, de 150 à 3000 €.Pour une prothèse de hanche, de 150 à 3000 €.Pour une opération de la vésicule biliaire, les dépassements oscillent entre 80 et 2000 €.Pour une opération du ménisque entre 80 et 1500 €.Pour une ablation de la glande thyroïde entre 100 et 2000 €.Dépassement d'honoraires, côté pratiqueDevis obligatoire dès 70 €Lorsqu'un acte médical ou chirurgical dépasse les 70 € dépassement compris, le médecin doit remettre à son patient un devis écrit. Ce devis doit être signé. Cela permet au malade de ne pas se voir demander des règlements qu'il n'attendait pas et de ne pas outrepasser ses moyens financiers.Secteurs où l'on observe des dépassements d'honorairesEn mai 2013, l'Assurance Maladie a demandé à plus de 500 médecins et à des chirurgiens de modérer leurs dépassements d'honoraires qu'elle estimait abusifs. Plus de la moitié de ces praticiens travaillaient en Ile-de-France dont 143 à Paris. Ces dépassements concernaient 105 médecins à exercice particulier (homéopathes, acupuncteurs...), une centaine de chirurgiens, 77 généralistes, 69 gynécologues et 49 ophtalmologistes.Dépassements d'honoraires, faut-il s'en offusquer ?Il est bien entendu évident que les abus doivent être sanctionnés et les malades se tenir suffisamment au courant pour éviter les lieux de soin où l'on abuse de dépassements.Cependant, une clinique très pointue dans un domaine peut demander un dépassement relativement élevé parce qu'elle investit, justement, dans le meilleur matériel, souvent plus onéreux.Il reste donc essentiel de s'informer, en particulier auprès de son médecin traitant... Ou encore de demander l'avis d'un deuxième chirurgien, médecin ou dentiste pour comparer les prix demandés et les méthodes employées.Il peut être intéressant aussi de demander à un chirurgien s'il est possible de rencontrer des patients qui ont subi l'opération pour laquelle on vient le consulter. Certains anciens patients acceptent ce type de rencontres et c'est souvent d'une grande aide pour de futurs opérés...Et pour finir, il semble important de rappeler que tous les contrats d'Assurance Santé Complémentaires n'offrent pas tous les mêmes remboursements. Aussi avant de vous décider, vérifiez auprès de votre Assurance complémentaire la hauteur de la prise en charge pour connaître la somme qui restera à votre charge. Source : e-santéDr Catherine Solano

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Contre la fatigue, que faire ?

Vitamines + fer + magnesium + fibres = excellents remèdes anti fatigue. Des vitamines : fruits et légumes à gogo vous apporteront de bonnes doses de vitamines, lesquelles participent à la plupart des réactions métaboliques de notre organisme. Et si vraiment vous n'arrivez pas à consommer au minimum 5 fruits et légumes par jour, où si vous avez des carences particulières comme par exemple les fumeurs qui sont fréquemment carencés en vitamine C, vous pouvez faire une cure de vitamines à l'aide de compléments alimentaires. Mais n'oubliez pas qu'une alimentation variée et équilibrée permet à elle seule de couvrir les besoins de l'organisme. Du fer : la carence en fer (élément qui intervient dans la formation des globules rouges) peut être source de fatigue. Pour limiter tout risque, consommez régulièrement certains aliments parmi les plus riches en fer : boudin noir, foie, rognons, bœuf, crevettes, huîtres, cacao, etc. Du magnésium : mangez des fruits secs. Ils vous apporteront magnésium et énergie. Attention toutefois de ne pas en abuser car ils sont très caloriques. Des fibres : la paresse intestinale, ca fatigue. Alors la meilleure facon d'éviter de fatiguer votre organisme inutilement est de lutter contre la constipation. Au menu, en plus des fruits et des légumes, mettez des céréales complètes (céréales complètes petit-déjeuner, pain complet, etc.) et des yaourts, voire des laitages enrichis en probiotiques. Et pourquoi pas faire une petite cure de gelée royale, connue pour ses propriétés stimulantes.Vous vous sentez fatigué(e), qu'en est-il de votre sommeil ?La fatigue est souvent liée à des troubles du sommeil. Pour cela, vous devez adopter les règles de base : heure régulière de coucher, ambiance calme, température modérée dans la chambre, activités relaxantes, tisanes, glucides lents au dîner, repas léger, etc. Si vous le pouvez, faites une petite sieste en début d'après-midi. Elle ne vous empêchera pas ensuite de dormir la nuit mais vous aidera à récupérer.Fatigue : attention à l'alcool, au café et aux sodasSi l'alcool enivre, il épuise également l'organisme. Et si l'alcool aide à s'endormir, il a ensuite l'inconvénient de déstructurer le sommeil en favorisant les réveils nocturnes. Alors un conseil, n'en abusez surtout pas. Le café peut donner un coup de fouet dans la journée, mais il est redoutable pour trouver le sommeil. Donc passé 16-17 heures, mettez-vous au décaféiné et à la tisane. Et enfin, évitez les sodas. Très riches en sucre, ils sont inutilement caloriques. Si vous avez besoin d'énergie, mieux vaut vous tourner vers les jus de fruits sans sucre ajouté ou vers le miel, qui tous deux apportent en plus du sucre d'autres éléments intéressants pour le bon fonctionnement de l'organisme.Savez-vous que l'activité physique est un vrai remède anti fatigue ?Si vous êtes fatigué(e), rien de telle que la pratique d'une activité physique ! En effet, le sport tonifie le corps, stimule le moral et aide à bien dormir. Forcez-vous et vous en ressentirez très rapidement les nombreux bienfaits. Ce qui compte, ce n'est pas l'intensité, mais la régularité. Pour les moins sportifs, marchez à vive allure aussi souvent que possible.Et si la fatigue persiste...Si la fatigue est importante et si elle persiste, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Un bilan peut être nécessaire, à la recherche d'une affection : trouble thyroïdien, anémie, infection, dépression, apnée du sommeil, etc.Isabelle Eustache

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