Le nouveau visage de la polyarthrite rhumatoïde
Actuellement, on peut garantir aux personnes débutant une polyarthrite rhumatoïde qu’elles ne souffriront jamais de ces déformations articulaires impressionnantes vues il y a à peine 20 ans.
Lorsque le système immunitaire s’emballe
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire qui concerne environ 0,5 % de la population. Les articulations souffrent, du fait d’un gonflement engendrant des douleurs (arthrites). Il s’ensuit à la longue une dégradation des cartilages et des érosions des extrémités osseuses, d’où les déformations articulaires redoutées. La peau et les poumons peuvent également être touchés.
La nouveauté est que la panoplie des moyens thérapeutiques déjà consistants et efficaces est en train de s’étoffer, avec la promesse d’une maladie sous contrôle. « Cette maladie autrefois grave et sévère, est largement soignée en ambulatoire et non plus à l’hôpital, se réjouit le Pr Thierry Schaeverbeke, chef du service de rhumatologie (CHU de Bordeaux). Depuis 15-20 ans, un continuum de progrès dans la recherche de médicaments et des stratégies d’utilisation de ces traitements permet de contrôler l’inflammation et de placer le malade en « rémission ». Les biothérapies, des médicaments injectables ciblant les molécules qui activent inflammation, bloquent la destruction articulaire. Plusieurs autres biothérapies ont des mécanismes distincts, afin de limiter les phénomènes d’auto-immunité. Mais une nouvelle famille de médicaments anti-inflammatoires puissants et plus pratiques car sous forme de comprimés (« inhibiteurs de JAK ») est arrivée fin 2017 et devrait s’agrandir dans les premiers mois de 2019. La manière d’utiliser ce large arsenal thérapeutique change aussi, avec des stratégies affinées pour un contrôle plus rapide de la maladie.
Bientôt une quinzaine de molécules pour limiter le risque d’impasse thérapeutique
C’est pourquoi, en 2018, les objectifs thérapeutiques sont devenus très ambitieux : obtenir la rémission clinique (absence de toute inflammation articulaire) et prévenir les destructions articulaires, avec le souci de contrôler les maladies collatérales, conséquences de l’inflammation chronique (si minime soit-elle) ou des traitements. Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Pas si sûr… Le contrôle parfait de cette inflammation devrait logiquement corriger l’ensemble des symptômes dont se plaint le patient. Pourtant, dans de nombreuses enquêtes, environ 40% des malades continuent à souffrir malgré tout de douleurs articulaires et se plaignent de fatigue chronique.
Douleur chronique et la fatigue, comment en venir à bout ?
Les hypothèses pour expliquer ce phénomène de douleur et de fatigue persistantes ne sont pas encore démontrées. Troubles neurologiques ou neuroendocriniens concomitants à l’inflammation et aux perturbations immunitaires, impact du stress chronique… quoi qu’il en soit, à ce jour les techniques pour soulager ces personnes reposent uniquement sur l’exercice physique adapté ou sur des techniques psycho-comportementales (méditation en pleine conscience, sophrologie, hypnose, réalité virtuelle…).
Hélène Joubert, journaliste, d’après un entretien avec le Pr Thierry Schaeverbeke (CHU de Bordeaux)
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