Mauvais sommeil pendant la grossesse : évitez les sédatifs
Pendant la grossesse, mieux vaut éviter les médicaments, même en cas de trouble du sommeil. C'est ce que conseille la revue Prescrire dans son dernier numéro.
Être enceinte, c'est faire face à une fatigue intense. Mais aussi, souvent, affronter les démons de l'insomnie. Cette impossibilité à s'assoupir n'est pas toujours facile à soigner. Car lors d'une grossesse, de nombreux médicaments sont contre-indiqués, rappelle la revue Prescrire.
Que ce soit à cause du stress, d'inquiétudes ou des mouvements du bébé, les troubles du sommeil ne sont pas rares – surtout en fin de grossesse. Et les solutions disponibles sont rares.
Les sédatifs sont tout simplement à bannir, soulignent les experts de Prescrire, particulièrement les antihistaminiques H1 : doxylamine (Donormyl®), alimézamine (Théralène®), prométhazine (Phénergan®). Egalement dans le viseur de la revue médicale, les benzodiazépines comme le flunitrazépam (Mogadon®). Si ces molécules ne provoquent pas de malformations, elles peuvent diminuer les mouvements du fœtus à partir du 2e trimestre. Peu avant le terme, ces médicaments risquent aussi de mener à des troubles de l'alimentation, une dépression respiratoire voire un syndrome de sevrage.
Les plantes sont aussi à risque
Les substances vues comme naturelles doivent aussi faire l'objet de précautions. La valériane, la ballote ou même l'anémone pulsatile sont à éviter à tout moment de la gestation. Dans tous les cas, une prise répétée n'est pas recommandée.
Avant de prendre une substance active pour mieux dormir, les femmes enceintes devraient toujours demander l'avis d'un professionnel de santé – pharmacien.ne ou médecin. Il est également conseillé de privilégier les mesures non médicamenteuses.
Le sommeil peut être amélioré par une diminution des excitants (thé, café, boissons énergisantes) et des repas trop riches. Se lever et se coucher à des horaires fixes permet aussi de mieux dormir, à condition de respecter son rythme et d'aller se coucher quand le sommeil se fait ressentir.
En cas de doute, le site Internet du CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes) fournit de précieuses informations. Il recense de nombreux médicaments et détaille s'il existe un risque au cours de la grossesse.
Source : Femmes enceintes et mauvais sommeil : un médicament est rarement la bonne solution, Rev Prescrire 2018; 38 (415) : 354-360
Anne Valois, journaliste santé - souce : e-santé
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