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Objets connectés, applis et IA : la santé numérique après 65 ans
Ces outils technologiques sont entrés dans notre quotidien sans mode d’emploi. Gadget ou véritable outil, nous faisons le point pour vous accompagner à travers vos choix pour une santé numérique. Voici ce qu’ils savent faire, ce qu’ils ne savent pas faire, et ce que l’Assurance maladie prend en charge.
Objets connectés : ce qu'ils mesurent vraiment
Une montre connectée peut-elle détecter un problème cardiaque ?
Elle peut alerter, pas diagnostiquer. Un objet grand public n’a de valeur médicale que s’il est certifié comme dispositif médical au sens du règlement européen 2017/745, avec le marquage correspondant. En dehors de ce cadre, les mesures sont indicatives : une alerte doit conduire à consulter, et l’absence d’alerte ne vaut jamais comme un feu vert. Un tracé anormal se confirme par un examen et rarement sur un écran.
Faut-il en parler à son médecin ?
Oui, et c’est le principal intérêt de ces objets. Une série de mesures régulières apportée en consultation vaut mieux qu’un seul chiffre isolé. Notez la date, l’heure et le contexte : c’est ce qui rend la donnée exploitable par le professionnel de santé.
Une complémentaire santé qui prend soin de vous
Santé senior, c’est LA complémentaire santé qui s’adapte à vos besoins en santé et à votre budget.
Ce qui est pris en charge par l'Assurance Maladie
La téléconsultation est-elle remboursée ?
Oui, dans les mêmes conditions qu’une consultation en cabinet dès lors que le parcours de soins coordonné est respecté. Elle reste toutefois peu utilisée après 60 ans : selon la Drees et l’Insee, 6 % des personnes de 60 ans ou plus y ont eu recours en 2024, et 4 % au-delà de 75 ans, contre 23 % des 18-29 ans. La première raison invoquée pour ne pas y recourir n’est pas technique : 67 % des personnes interrogées préfèrent simplement se rendre sur place.
Pour en savoir plus sur les avantages de la téléconsultation, et comment s’en servir pour mieux se soigner, consultez notre article dédié.
A retenir
La téléconsultation ne convient pas à une urgence, ni à une situation qui demande un examen clinique. En cas de doute, appelez le 15.
Et le suivi à distance d’une maladie chronique ?
C’est la télésurveillance médicale, prise en charge dans le droit commun depuis le 1er juillet 2023. Elle concerne notamment le diabète, l’insuffisance cardiaque, rénale ou respiratoire, et les porteurs de prothèses cardiaques implantables. Elle suppose une prescription, un dispositif médical numérique inscrit au remboursement, et un opérateur ayant déclaré son activité à l’agence régionale de santé.
Mes données sont-elles lues en permanence ?
Non, et c’est écrit dans les textes. L’arrêté du 24 novembre 2023 impose d’informer le patient que la télésurveillance n’est pas une prise en charge d’urgence : les données et les alertes sont examinées pendant les jours et heures définis par l’opérateur, pas instantanément. En cas d’urgence, il faut appeler un numéro d’urgence (15 : SAMU / 17 : Police nationale / 18 : Pompier)
Applications et intelligence artificielle
Puis-je demander à une IA ce que j’ai ?
Un agent conversationnel ne vous examine pas, ne connaît pas votre dossier ni vos traitements, et peut se tromper. Il peut aider à formuler des questions avant un rendez-vous ou à comprendre un terme d’un compte rendu. Il ne doit jamais servir à décider d’arrêter, de reprendre ou de modifier un médicament.
Une application peut-elle remplacer mon carnet de suivi ?
Elle peut le compléter. Mon espace santé, le carnet de santé numérique mis en place par l’Assurance Maladie, permet de conserver ordonnances, comptes rendus et résultats au même endroit et de les partager avec les professionnels qui vous suivent. Pour les autres applications, vérifiez trois points avant de saisir la moindre donnée :
- qui édite l’application,
- à quoi servent les données,
- et combien de temps elles sont conservées.
Mes données de santé sont-elles protégées ?
Elles relèvent du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) et, lorsqu’elles sont hébergées par un prestataire, d’une certification « hébergeur de données de santé ». La méfiance reste toutefois répandue : d’après la Drees, 60 % des personnes interrogées craignent pour la confidentialité de leurs données de santé, et le baromètre du numérique 2025 place la protection des données au premier rang des freins à l’usage d’internet.
Si le numérique n'est pas votre terrain
Puis-je refuser ces outils ?
Oui. Aucun de ces dispositifs n’est obligatoire, et le refus du numérique ne peut pas vous priver de soins.
Où se faire aider ?
Le baromètre du numérique 2025 (Crédoc pour l’Arcep, l’Arcom, le CGE et l’ANCT) confirme que les seniors rencontrent davantage de difficultés que la moyenne, et que les associations sont le premier lieu d’accompagnement, cité par 30 % des personnes aidées. Les espaces France Services et les conseillers numériques présents dans les mairies et les centres sociaux assurent le même rôle, gratuitement.
Une question sur vos garanties santé ou sur les services inclus dans votre contrat ?
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