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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Dépression de l'enfant et de l'adolescent : comment la reconnaître

Perte ou prise de poids, troubles du sommeil, fatigue, problèmes de concentration... Et si votre enfant était déprimé ? L'idée d'un enfant dépressif n'est pas évidente à accepter. En effet, on pense souvent à tort que, pour être dépressif, il faut « avoir des soucis », et que les enfants n'en ont pas ! Pourtant la dépression de l'enfant ou de l'ado est bien réelle et fait des victimes - le taux de suicide chez les adolescents est de 10 pour 100 000 habitants. Il faut savoir la repérer. La dépression chez les enfants existe ! Il existe peu de chiffres concernant la dépression chez les enfants, et ceux que l'on peut trouver se contredisent souvent. Selon l'INSERM en France (1), sa prévalence va de 0,5 % pour les enfants à 3 % pour les adolescents. D'autres études indiquent des chiffres plus élevés, entre 2 % et 9 % d'enfants touchés (2). Ce qui est sûr, c'est que le nombre d'enfants traités pour dépression augmente. Et que le problème est aujourd'hui reconnu par tous les organismes de santé publique. Une dépression chez l'enfant peut en effet avoir un impact à long terme, avec un risque plus élevé de dépression à l'âge adulte, mais aussi des troubles du comportement. Jusqu'à 10 ans, les garçons sont beaucoup plus touchés que les filles par la dépression. Après cet âge, les courbes s'inversent. Les enfants dépriment comme les adultes Pour l'essentiel, les symptômes de la dépression sont les mêmes chez les enfants et les adultes : humeur sombre, diminution du plaisir ressenti pendant les activités qui étaient favorisées, modification du poids, troubles du sommeil, agitation ou au contraire ralentissement, fatigue, sentiment de dévalorisation, difficultés pour se concentrer, etc. Enfants dépressifs : 5 signes qui doivent vous alerter Il n'est cependant pas possible d'évaluer la dépression de l'enfant comme celle de l'adulte. Les petits n'ont pas accès à la parole de la même manière que les grands, et ils ne peuvent pas non plus maîtriser leurs émotions - c'est évident pour les tout-petits, mais reste vrai jusqu'à l'adolescence !5 symptômes bien spécifiques Problèmes à l'école, avec de mauvais résultats qui apparaissent brusquement. Menaces ou tentatives de fugue. Comportement nouveau avec les autres enfants : retrait, crainte, etc. Une agressivité ou une irritabilité inédites dans le cadre des relations de famille. Des conduites à risque, surtout chez les adolescents, avec consommation d'alcool ou de drogues.   Que faire face à des signes de dépression chez l'enfant ou l'adolescent ? Il est important de faire appel rapidement à un professionnel, pédopsychiatre de préférence. Il sera le mieux placé pour évaluer la sévérité des symptômes et mettre en place un traitement efficace. Si vous ne savez pas où vous adresser, demandez conseil à votre médecin traitant. Marion Garteiser, journaliste santé

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Méfiez-vous du soleil et protégez vos enfants !

Parce que les idées fausses ont la peau dure, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lance une campagne d'information pour que les Français se méfient davantage du soleil et protègent tout particulièrement leurs enfants. Pour profiter de l'été et des suivants : méfiez-vous du soleil ! Les excès de soleil sont mauvais pour la santé : coup de soleil, réaction allergique au soleil, problèmes de vue, vieillissement accéléré de la peau, risque de cancer de la peau, etc.La peau et les yeux des enfants sont particulièrement sensibles aux rayons du soleil. De plus, les coups de soleil reçus durant l'enfance peuvent provoquer des dégâts cellulaires augmentant le risque ultérieur de cancer de la peau, dont des mélanomes. En 2010, 80.000 cancers cutanés ont été diagnostiqués et 1.600 personnes sont décédées d'un mélanome, cancer de la peau le plus dangereux et majoritairement lié à « une surexposition au soleil ».Si, selon l'Inpes, 82% des Français sont conscients des méfaits des UV, 79% reconnaissent ne pas mettre de crème et s'exposer aux heures les plus chaudes. Plus grave, 40% pensent qu'un coup de soleil chez l'enfant n'a pas de répercussion à l'âge adulte et 20% que les coups de soleil renforcent la peau au soleil. Les bons gestes au soleil Pour les nourrissons : Jamais de bébé au soleil !Pour les enfants :Pas d'exposition aux heures les plus chaudes, soit entre 12h et 16h.Limiter les durées d'exposition.Quels que soient l'heure et le lieu : chapeau, lunettes de soleil enveloppantes dotées d'un filtre anti-UV et des vêtements couvrants.Pour les adultes : Les expositions sont également à limiter et à éviter entre 12h et 16h.Comme pour les enfants, se protéger du soleil en portant chapeau, lunettes de soleil et vêtements couvrants.Et pour tous : Application d'une crème solaire d'indice élevé, en quantité importante et à renouveler tous les deux heures et après chaque baignade, laquelle n'autorise pas à prolonger l'exposition.Enfin prudence, certains médicaments, parfums ou déodorants peuvent provoquer des allergies en réaction au soleil. Attention au parasol qui n'élimine pas tous les rayons UV. Quant aux autobronzants et aux compléments alimentaires, ils colorent la peau mais ne la protègent pas. Isabelle Eustache

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Comment bien laver le nez de bébé ?

Le nez, de par sa fonction de ventilation constitue une barrière de l'organisme contre les infections. Il est donc le premier exposé aux agents irritants et infectieux du milieu extérieur. Une bonne hygiène peut le protéger.Mais comment bien laver le nez de bébé ? Laver avec soin le nez de bébé évite les inflammations Pour éviter les inflammations, particulièrement durant l'hiver chez un bébé qui ne sait pas encore se moucher, l'hygiène nasale est une aide précieuse. Nombre de germes (bactéries et/ou virus) et de polluants présents dans l'atmosphère sont susceptibles d'entrer par le nez. Heureusement, la muqueuse nasale constitue une première barrière protectrice des voies aériennes sous-jacentes : rhino-pharynx, larynx, oreille moyenne, trachée, bronches.Mais en cas de dysfonctionnement, elle peut s'enflammer jusqu'aux bronchioles. Cela se produit par exemple lorsque trop de substances et de micro-organismes encombrent le nez. Le fonctionnement de la muqueuse est alors inhibé, un oedème s'installe et le nez se bouche, ouvrant la voie à d'éventuelles complications comme l'otite, la laryngite, la bronchite ou la rhinosinusite.Afin de prévenir ces risques d'infection, il convient de veiller à une bonne hygiène nasale. Si l'enfant et l'adulte savent se moucher, il n'en est pas de même des tout-petits. Aussi faut-il les aider à se débarrasser régulièrement des impuretés qui encombrent leur nez. Comment procéder pour le lavage du nez ? Ce lavage doit être efficace, sans inonder les voies aériennes sous-jacentes, ni angoisser l'enfant.Utilisez une solution nasale pour nourrisson en spray ou en uni-dose (sérum physiologique, eau saline). Placez le nourrisson en position assise tête légèrement inclinée sur le côté ou en position allongée sur le dos, la tête bien tournée sur le côté. Ce positionnement est très important, car la solution ne doit pas passer dans la gorge. Pulvérisez la solution dans la narine du haut. Inversez ensuite la position pour l'autre narine. Massez ensuite délicatement le nez de bébé de haut en bas pour évacuer les sécrétions.   Isabelle Eustache

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Enfants : quelles activités selon leur personnalité ?

Jouets, jeux, sports, lectures, comment choisir les activités selon la personnalité de vos enfants ?Dans son guide, Rachel Frély liste les activités conseillées selon le caractère des enfants : timides, minutieux, débordants d'énergie, aventuriers, artistes, capricieux, etc. Enfant minutieux, concentré, calme et posé L'enfant minutieux, calme et posé a besoin d'activités propices à la concentration et de remporter des défis. Jeux et jouets : Jeux de construction ou d'assemblage (train électrique, lego, cubes, planchettes de bois (kapla), chalet en bois, maquettes, puzzles...) à enrichir au fil des ans. Sports : Escrime, saut en hauteur et saut en longueur, golf, grimper de corde, escalade, tennis. Autres activités : Coloriage, couture, bricolage, création de bijoux, etc.   Enfant à l'imagination débordante Il parle beaucoup, invente des histoires et joue à imiter les grands. Jeux et jouets : Gommettes, lego, meccano, playmobil, jeux d'imitation, déguisements. Sports : Escrime, tir à l'arc. Autres activités : Lectures, dessins animés, film...     Enfant à l'énergie débordante Il bouge continuellement, il a besoin de se dépenser. Il faut l'aider à canaliser son énergie afin qu'il puisse se concentrer, écouter ses parents et se relaxer. Vérifiez qu'il ne manque pas de sommeil. Savoir lui proposer les tâches de la vie quotidienne sous forme de jeux et de défis est un atout. Les activités à lui proposer doivent le captiver... Lui offrir un animal domestique est une bonne idée. Évitez les jeux vidéo et les consoles de jeux. Jeux et jouets : Pâte à modeler, châteaux de sable, jeux de quilles. Sports : Judo, équitation, natation, surf, danse. Autres activités : Dessin, théâtre.   Enfant artiste Cultivez ses dons naturels, mais ne l'obligez pas. Jeux et jouets : Dessin, coloriage, pochoirs, découpages, tampon-mousse, peinture à doigt, gommettes, tableau double-face, mosaïque... Sports : Patinage artistique, danse sur glace, danse aquatique, natation synchronisée, gymnastique artistique, gymnastique rythmique, poutre d'équilibre. Autres activités : Musique, théâtre, comédie musicale.     Enfant inventeur et explorateur Il pose quantité de questions (pourquoi ? Comment ça marche ?) et veut tout comprendre tout de suite. Jeux et jouets : Coffret scientifique, coffret d'entomologie. Sports : Golf. Autres activités : Microscope, kit de jardinage.   Enfant manuel Bricolage, cuisine, couture... donnez-lui matière à créer de ses mains et à inventer. Jeux et jouets : Kit de bricolage, maquettes. Sports : Ping-pong, badminton... Autres activités : Poterie, tissage de perles, menuiserie, fabrication de bougies, fabrication de chocolats et de bonbons, kit de cuisine, fabrication de savons, etc.   Enfant timide et solitaire Solitaire, timide, il parle peu et reste dans son coin. Aidez-le à développer son estime de lui-même et à développer sa confiance en lui. Ne lui imposez pas des activités dont il n'a pas envie et dans lesquelles il n'est pas à l'aise. Offrez-lui un animal de compagnie qui le réconfortera et lui donnera le sens des responsabilités. Jeux et jouets : Doudou, jouets musicaux. Sports : Natation, arts martiaux, escrime, équitation, basketball, volleyball. Autres activités : Coloriage, activités manuelles, théâtre, film, livres, musique.   Enfant capricieux Si votre enfant a du mal à gérer sa frustration, vous pouvez adapter ses activités à cette personnalité. Jeux et jouets : Jeux de société, toupies Beyblade, carte Pokémon. Sports : Sports collectifs, basketball, volleyball. Autres activités : Musique, théâtre.   Enfant unique Ne le couvez pas trop, donnez-lui des responsabilités et inculquez-lui la notion de partage.Attention à ne pas le faire vivre dans un monde d'adultes, ce qui le ferait murir trop vite. N'hésitez pas à inviter des copains à la maison. Ne surchargez pas trop son emploi du temps, il faut qu'il lui reste du temps à lui. Jeux et jouets : Jeux de société, lego, kapla, playmobil, doudou. Sports : Sports d'équipe, foot, escrime, basketball. Autres activités : Ateliers de cirque, activités manuelles (tricotin, peinture, couture, pompons, menuiserie, gravures...). Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Autisme : quels sont les signes qui peuvent alerter les parents ?

L'autisme, même s'il reste une maladie rare, est de mieux en mieux connu, et de plus en plus présent à nos esprits. Quels sont les signes qui peuvent alerter, faire penser à l'autisme ?Et comment les interpréter ? On connaît les premiers signes de l'autisme Les caractéristiques de l'autisme sont aujourd'hui bien connues, même si le handicap lui-même reste mystérieux à beaucoup d'égards. Les spécialistes ont donc pointé certains signes qui peuvent faire penser à l'autisme.En matière de communication, l'enfant peut notamment : Paraître sourd à certains moments, Présenter un retard de langage, Ne pas répondre à son nom ou à des consignes, Ne pas savoir demander ce qu'il veut, Ne pas pointer les objets du doigt, ne pas faire au revoir, Arrêter de parler alors qu'il savait dire quelques mots dans le passé. En matière de socialisation, les principaux signes d'alerte sont : Ne pas sourire, Etre très indépendant et préférer jouer seul, Etre « dans son monde » ou dans la lune, ignorer ceux qui l'entourent, Ne pas montrer d'intérêt pour les autres enfants, Ne pas regarder dans les yeux. Le comportement de l'enfant peut aussi être un indice, entre autres si : Il a des accès de colère, Il est hyperactif et peu coopératif voire opposant, Il ne sait pas jouer avec des jouets, Il recommence sans fin les mêmes choses. Il est anormalement attaché à certains objets (tient toujours le même), Il a des mouvements inhabituels, marche sur la pointe des pieds, Il est hypersensible à certaines textures ou bruits et intolérant au changement.   Des signes à interpréter avec précautions Attention, ces signes sont destinés à éveiller l'intérêt des parents, pas à faire un diagnostic d'autisme. En d'autres termes, tous les enfants qui présentent un ou plusieurs traits présentés ici ne sont pas autistes, loin de là !Si vous trouvez que le comportement de votre enfant est inquiétant, n'hésitez pas à consulter. Pas parce que le problème est forcément grave, mais parce que vous avez besoin d'aide par rapport à cette angoisse.Certains signes sont cependant de vrais signaux d'alerte :- Pas de babillage à un an, - Pas de pointage ou d'autre geste à un an, - Pas de mot simple à 16 mois, - Pas d'association de deux mots à 24 mois, - Toute régression au niveau du langage ou des compétences sociales. Si vous constatez un de ces comportements, il est important de consulter rapidement. Plus la prise en charge est effectuée tôt, plus les progrès faits par l'enfant peuvent être importants. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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La dyslexie enfin élucidée ?

Si la dyslexie se manifeste essentiellement à la lecture et à l'écrit, elle trouve apparemment son origine à l'oral... La vitesse de traitement des sons serait, en effet, plus lente chez les dyslexiques. La dyslexie à l'écrit et à l'oral Dyslexie : un problème dans la compréhension des sonsHabituellement, quand on parle de dyslexie, on pense à des personnes qui confondent certaines lettres quand elles lisent ou quand elles écrivent. Mais ce n'est en réalité que la partie émergée de l'iceberg ! La dyslexie influencerait également la compréhension des sons qui sont énoncés. Ce que les spécialistes appellent la représentation phonologique.Une nouvelle étude pour comprendre la dyslexieGrâce à une étude récemment menée par Bart Boets, on en sait maintenant plus sur l'importance de la représentation phonologique. Ce psychologue clinicien a fait écouter des séries de sons différents mais relativement proches comme "da-da-da-da-da" et "ba-ba-ba-ba-ba" à des personnes dyslexiques ainsi qu'à des personnes témoins. Les deux groupes devaient différencier les deux séries.Résultat : tant le groupe témoin que le groupe dyslexique a réussi l'exercice. Il n'y a donc pas de problème de traitement des sons à proprement parler chez les dyslexiques. Un problème de vitesse de traitement des sons Les scientifiques ont tout de même mis en lumière une différence entre les deux groupes : le temps qu'il leur faut pour assimiler la différence entre les sons. En effet, les personnes dyslexiques étaient en moyenne plus lentes à répondre que les témoins.A l'aide d'IRM, ils ont observé les processus neuronaux intervenant au cours de cet exercice. Conclusion : cette différence de vitesse serait liée à une moins bonne coordination entre plusieurs zones du cerveau impliquées dans le traitement du langage. Mieux comprendre la dyslexie pour mieux la soigner L'intérêt de cette étude ? Elle offre une meilleure compréhension de la dyslexie. En revanche, il est encore trop tôt pour qu'elle influence la prise en charge des personnes dyslexiques. Il faut dans un premier temps confirmer ces résultats sur un groupe plus large d'adultes et ensuite chez les enfants. S'ils sont confirmés, des exercices liés à la vitesse de traitement des sons pourraient être intégrés dans la prise en charge.Vers un traitement curatif de la dyslexie ?Pour Bart Boets, si ces résultats se confirment, on pourrait également imaginer un traitement qui reposerait sur la stimulation électrique du cerveau. Celle-ci pourrait permettre de rétablir une bonne connectivité entre les régions du cerveau impliquées dans la dyslexie. Source : e-santé Elise Dubuisson, journaliste santé

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Dermatite atopique : des causes mieux identifiées

La dermatite atopique est essentiellement liée à des facteurs d'origine génétique. Aujourd'hui, le processus à l'origine des symptômes cutanés est aussi mieux connu: ils sont essentiellement liés à un manque de « ciment » cellulaire, la filaggrine. Dermatite atopique : de quoi parle-t-on ? Une affection touchant principalement les enfantsSouvent appelée eczéma, la dermatite atopique apparaît généralement avant l'âge de trois mois et disparaît dans 9 cas sur 10 à la puberté. A noter que la dermatite peut persister chez les adolescents et adultes, le plus souvent de façon localisée.Les causes de la dermatite atopiqueLa dermatite atopique est souvent liée à des allergènes alimentaires ou respiratoires, parfois multiples et difficiles à identifier.Les symptômesLa dermatite atopique se manifeste d'abord par une rougeur mal délimitée et de très petites vésicules. Les vésicules ont ensuite tendance à se regrouper et à former des « bulles » avec suintement, puis apparition de croûtes. Ces symptômes s'accompagnent en général de démangeaisons. La dermatite atopique peut par ailleurs être aggravée par des facteurs extérieurs, comme le froid, le port de matière rugueuse comme la laine, etc. Le facteur génétique entre en jeu dans la dermatite atopique Plusieurs gènes sont en fait impliqués dans la dermatite atopique : il s'agit d'une maladie dite polygénique.La dermatite atopique est une maladie essentiellement d'origine génétique. Ainsi, chez des jumeaux monozygotes, la probabilité que les deux soient atteints de dermatite atopique est de 95 %. On sait par ailleurs qu'un enfant dont le père et/ou la mère présente une forme d'allergie (dermatite, asthme, rhinite, allergie alimentaire...) a des risques importants de développer une dermatite atopique. La thèse hygiéniste pour expliquer la dermatite atopique Mais le facteur génétique n'explique pourtant pas tout. Ainsi, on constate depuis plusieurs années une fréquence accrue de la dermatite atopique dans la population. Elle touche aujourd'hui jusqu'à 15 à 20 % des enfants.Pour expliquer cette augmentation, les scientifiques invoquent de plus en plus souvent la thèse hygiéniste. Cette théorie suppose que nos modes de vie très « safe » favoriseraient en fait les allergies ! Moins une personne serait exposée tôt dans sa vie à des poussières, à des animaux et même à une diversification alimentaire, plus elle aurait de risques de développer une allergie.Ainsi, les études montrent que la dermatite atopique est moins fréquente chez les gens qui ont grandi à la campagne. Aujourd'hui, en revanche, l'allaitement maternel n'est plus considéré comme un facteur fondamentalement protecteur dans la dermatite atopique. Les mères atopiques doivent donc se sentir libres d'allaiter ou non. Le rôle de la filaggrine Il y a quelques années, les scientifiques ont aussi découvert le processus lié aux gènes de la dermatite atopique. Les personnes atteintes de dermatite atopique ont en effet en commun de ne pas pouvoir fabriquer suffisamment de filaggrine, une protéine qui sert de ciment intercellulaire entre les cellules de la peau. Ce manque provoque une perte d'eau et une sécheresse de la peau.D'autre part, cette absence de filaggrine entraîne également une susceptibilité accrue aux infections puisque les bactéries et les virus pénètrent beaucoup plus facilement dans la peau par ces brèches.La découverte du rôle de la filaggrine permet désormais de mieux comprendre et de mieux orienter le traitement : les crèmes émollientes vont en effet permettre non seulement de combattre la sécheresse mais aussi de reconstituer ce fameux ciment ! Source : e-santé Julie Luong, journaliste santé

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Comment repérer tôt si ma fille devient anorexique ?

L'anorexie est une maladie qui s'installe insidieusement.Elle frappe surtout les adolescentes et les jeunes filles entre 12 et 20 ans, obsédées par la minceur.À l'heure où les régimes pour maigrir fleurissent de partout, comment la détecter et mettre en oeuvre tout ce qui est possible pour l'éviter ? L'anorexie, c'est quoi ? Quelques chiffres :70.000 jeunes de moins de 25 ans seraient anorexiques, surtout des filles.170.000 personnes adultes (20-45 ans) des deux sexes, parmi lesquelles 100.000 adolescents anorexiques devenus adultes et 70.000 adultes dont l'anorexie mentale a débuté à l'âge adulte.Ce terme vient du grec ancien anorexia qui signifie « absence de désir ». L'anorexie, c'est l'absence d'envie de manger, d'appétit : elle existe comme conséquence de certaines maladies, digestives ou cancéreuses.Mais dans le cas des filles, il s'agit d'anorexie mentale et c'est un trouble psychique du comportement alimentaire. Elles ont normalement faim mais elles se privent de manger parce qu'elles sont obsédées par le désir de maigrir. Et cette obsession prend le pas sur tout le reste de leur vie. C'est une addiction comparable à celle de la drogue.On ne sait pas vraiment pourquoi l'anorexie frappe plus souvent les filles que les garçons, mais on a constaté que l'âge s'abaisse de plus en plus et que des enfants de 8 / 9 ans deviennent anorexiques. C'est dire les ravages que fait le culte actuel de la minceur. Quels sont les signes de l'anorexie ? En général, l'anorexie démarre avec un régime amaigrissant, souvent sauvage et toujours déséquilibré. Cette dévotion à la minceur est tellement importante maintenant que la fille est encouragée par sa famille et ses ami(e)s et félicitée pour ces kilos perdus. Elle est heureuse, elle se sent bien et un sentiment de puissance sur elle-même, de maîtrise de son corps l'envahit peu à peu, qui la conduit de vouloir absolument et de continuer à perdre du poids. Elle évite tout ce qui risque, selon elle, de la faire grossir : ce qui est sucré, évidemment, mais aussi tous les aliments contenant du gras, y compris et surtout, les viandes. Elle boit énormément d'eau et se pèse plusieurs fois par jour. Il lui arrive souvent de se faire vomir. Elle saute de plus en plus de repas, trouve tous les prétextes possibles pour ne pas se mettre à table. Mais n'hésite pas pour autant à aider sa mère à faire les courses et préparer les repas : elle est même souvent bonne cuisinière. Elle travaille très bien à l'école : c'est plutôt un genre de petite fille modèle sur laquelle les parents ne se posent pas vraiment de questions. D'où le danger de cécité de ceux-ci. Elle fait aussi beaucoup de sport, de façon de plus en plus intense, sans manifester la moindre fatigue. Et elle peut aussi prendre (en douce) des laxatifs et des diurétiques. Elle maigrit de plus en plus et n'a plus de règles.   Quelles sont les conséquences de l'anorexie ? Au fil de la privation de nourriture et de l'amaigrissement intensif, la dénutrition s'installe. Elle engendre inévitablement des carences en tout : protéines, lipides et acides gras essentiels, vitamines et antioxydants, sels minéraux.Tout se fragilise : peau, cheveux, os, dents tandis que l'anémie est de rigueur.Souvent, la dépression s'installe aussi, avec un repli sur soi, la fuite de tout contact avec les autres.Des troubles du sommeil et cardiaques s'installent également. Si elle n'est pas prise en charge à temps, l'anorexie peut conduire à la mort.  Comment repérer tôt le début de l'anorexie ? Dès que votre fille : chipote à table, se dit rassasiée quand elle a avalé trois feuilles de salade, invoque n'importe quel prétexte pour ne pas venir à table, boit des litres et des litres d'eau, l'alerte rouge doit s'inscrire dans votre cerveau.Inutile d'attendre que son amaigrissement nécessite une hospitalisation d'urgence.Il est bon, même si c'est choquant, de consulter l'historique de l'ordinateur afin de vérifier si elle consulte des sites - et ils sont nombreux - prônant l'anorexie et donnant des conseils pour la réussir. On aura alors la preuve, surtout si on se voile les yeux - ce qui est fréquent - du danger mortel qui rôde autour de la petite.Il faut alors qu'elle soit médicalement prise en charge.On peut d'abord faire part de son inquiétude au médecin de famille et établir avec lui la stratégie pour amener la jeune fille à consulter, et au besoin faire preuve d'autorité pour cela si elle s'y refuse.L'ayant pesée et mesurée, il constatera son amaigrissement et il sera alors à même de l'aiguiller chez un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire et chez un médecin nutritionniste.Tous les deux, de concert, mettront en place une thérapie destinée à réconcilier la jeune fille avec la nourriture et l'image de son corps. Une thérapie familiale est souvent nécessaire en même temps et elle doit être acceptée sans rechigner par Maman et Papa. Plus une anorexie mentale est détectée et soignée précocement, plus la guérison est certaine. Source : e-santé   Paule Neyrat, Diététicienne

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Quand et comment changer bébé ?

La première année de la vie de bébé est beaucoup consacrée aux changes et aux soins de bébé !En effet, il n'est pas bon de laisser bébé dans ses couches humides. Pensez si ça vous arrivait ! De plus, outre l'hygiène, le change est aussi un moment de communication et de vrais échanges avec bébé. Vous êtes face à face, vous lui parlez, il vous écoute, un moment agréable pour la mère et l'enfant... à condition de bien respecter certaines règles !Quelles sont les étapes indispensables au change ? Que faut-il faire et ne pas faire ?Pas évident quand on vient juste d'être parent ! Comment bien changer bébé en 9 étapes   Allongez bébé sur la table à langer ou tout autre espace plat (lit, canapé...) en prenant soin de positionner son bébé sur une serviette bien propre. Déshabillez l'enfant, mais pas complètement : seul le bas du corps doit être libéré de tout vêtement. La brassière doit être bien remontée. Ouvrez la couche et profitez-en pour essuyer bébé avec le pan avant. Repliez-la sous bébé. Nettoyez bébé en prenant soin d'aller du sexe vers les fesses. Pensez aussi à bien nettoyer tous les plis.Pour cela, vous pouvez utiliser un coton ou un gant de toilette imbibé d'eau tiède. En cas de selles, vous pouvez utiliser du savon, mais mieux vaut ne pas utiliser de savon à chaque change, car à la longue, il priverait la peau de bébé de ses huiles protectrices naturelles. Il est aussi possible d'utiliser un lait de toilette ou du liniment calcaire. Les lingettes sont pratiques mais n'en abusez pas, trop fréquemment utilisées, elles peuvent irriter bébé. Retirez la couche sale et placer le change propre sous bébé. Etape importante : séchez délicatement le sexe et les fesses de bébé, en n'oubliant pas les plis. Pour cela, vous pouvez utiliser un lange en coton. Terminez le change par une crème hydratante protectrice (pommade à l'oxyde de zinc, vaseline, pommade dédiée au change). Si votre bébé est un garçon, placez son pénis vers le bas pour que son urine ne mouille pas son ventre. Refermez la couche en faisant bien attention de ne pas faire de plis ou de bourrelets. Ne serrez pas trop les attaches, qui doivent être placées à la hauteur du nombril.   A faire et à ne surtout pas faire ! A faire : La pièce doit être bien chauffée et sans courant d'air. Si votre bébé a faim, commencez par lui donner son biberon avant de changer sa couche. En effet, le simple fait de s'alimenter peut provoquer une selle. Si bébé est un garçon, vous pouvez couvrir sa verge d'un lange... ce qui vous évitera d'être arrosée en cas de pipi intempestif ! Si bébé a grandi et bouge beaucoup : proposez-lui un petit jouet pour l'occuper. A ne pas faire : Vous éloigner de la table à langer. Ayez toutes les affaires à portée de main.Ne laissez jamais votre enfant sans surveillance sur la table à langer. Prenez-le avec vous si vous devez vous éloigner même un court instant (répondre au téléphone, à la porte d'entrée...). Mettre du talc sur les fesses de bébé pour éviter une macération. Vous n'êtes pas la seule à pouvoir changer bébé ! Son papa vous dit qu'il n'est pas à l'aise, que les selles de bébé le déroutent... Soit ! Et bien, il doit apprendre ! Avec vous au début bien sûr, si vous voulez le mettre en confiance. Le change est un moment d'échanges qui est aussi bénéfique aux papas. De même, vous pouvez faire participer un grand frère ou une grande soeur qui se sentira valorisé(e) de tenir le rôle d'assistant(e). Bien sûr, toujours à vos côtés pour que bébé soit en sécurité maximale !   A quelle fréquence changer bébé ? Evidemment à chaque fois qu'une odeur se dégage de la couche, et ce même si vous avez changé bébé 5 minutes avant ! Ne laissez pas bébé dans ses excréments.Et dans tous les cas, toutes les 2, 3 heures maximum, il vous faut vérifier l'état de la couche. Mais pour autant, ne vous obligez pas à vous lever la nuit et à le réveiller pour lui changer sa couche ! Source : e-santé Laurence Koch Rigaud

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Couches lavables : le pour, le contre... La rédaction a testé !

Les couches lavables ? Des langes en tissu que l'on peut nettoyer après usage et réutiliser.Grande tendance en soin des bébés aujourd'hui, il reste (pas très français, mais c'est l'idée) que les couches lavables divisent.Rédactrice E-santé, je les ai testé pendant plusieurs mois... Voici mon avis ! Comment décide-t-on de tenter les couches lavables ? Les couches lavables réunissent plusieurs éléments qui me séduisent : j'ai une certaine conscience écologiste et le gâchis entrainé par les couches jetables me choque. J'aime aussi l'idée de contrôler ce qui entre en contact avec mon enfant, plutôt que de laisser décider les fabricants de couches. Par ailleurs, les couches lavables sont moins chères au final même si elles demandent un investissement de départ conséquent... Et puis j'étais curieuse !N'empêche qu'une fois que mon bébé est arrivé, je me suis demandé si j'allais vraiment passer à l'action. Le simple fait de m'en occuper me semblait déjà un boulot énorme !Comme les couches lavables ne sont pas vraiment conseillées pendant les toutes premières semaines (il est préférable d'attendre jusqu'à ce que l'enfant pèse quatre ou cinq kilos), j'ai hésité un certain temps. Et pour finir je me suis lancée...Aujourd'hui, j'ai dû abandonner les couches lavables, pas volontairement mais parce que la crèche ne les accepte plus. Au bout d'un an environ, l'expérience a tourné court. Du coup j'ai vécu les lavables et les non-lavables ! Couches lavables : comment s'est passée l'expérience ? En ce qui concerne mon fils, il avait l'air tout aussi à l'aise en lavable qu'en jetable. Si les langes jetables laissaient dans le passé les enfants au contact de l'humidité, il existe aujourd'hui des textiles « fesses au sec » qui sont très efficaces.En termes de travail supplémentaire, j'ai trouvé cela très supportable. L'utilisation n'est aujourd'hui pas plus compliquée que celle des jetables - les couches sont fixées par des boutons pression ou par du velcro... Finis les noeuds ou les épingles à nourrice. Par ailleurs,  elles sont étudiées pour sécher rapidement, donc à condition d'en avoir suffisamment (une douzaine), il est facile d'en avoir toujours une prête pour le change.Bien sûr, il faut faire des lessives en plus, mais ce n'est pas un gros travail - j'estime qu'il me fallait entre une et deux machines par semaine pour les couches seules.Pour ce qui est du contact des matières désagréables, tout dépend de la sensibilité personnelle. Il est clair qu'avec les couches lavables on a plus souvent « les mains dans le caca ». Mais on pose au fond de la couche une feuille qui sert à recueillir les selles et que l'on peut jeter dans les toilettes. Les couches elles-mêmes sont donc essentiellement protégées. C'est vrai que de temps en temps il y avait des catastrophes, mais elles arrivent aussi avec des jetables. A certains points de vue, je trouve même les lavables plus propres que les couches jetables... En effet, on n'a pas besoin de stocker les selles dans la poubelle en attendant de la descendre !Concernant les odeurs, tout est une question d'organisation. Inévitablement, des couches souillées ne sentent pas très bon ! Mais les stocker entre deux lessives n'est pas gênant, il existe des contenants qui isolent parfaitement les odeurs.Et après la lessive, les couches propres n'ont aucune odeur tant qu'on les « décrasse » régulièrement : toutes les trois semaines environ, en complément des lavages ordinaires, une lessive à haute température (60°C) avec un peu d'eau de javel et beaucoup d'huiles essentielles désinfectantes (tea tree, citron, lavande...). Les couches sont comme neuves. Couches lavables : y a-t-il des  inconvénients  ? Oui, naturellement. Pour en revenir aux odeurs, si je trouve qu'elles ont toujours leurs solutions, j'avoue qu'elles me rebutaient quand la couche restait en place pendant plus de quatre ou cinq heures. J'avais l'impression que mon bébé tout neuf sentait le « vieux pipi »...  Du coup pour la nuit, je suis rapidement passée aux couches jetables.Par ailleurs quand on n'est pas chez soi, il n'est pas toujours évident de transporter les couches souillées. Là aussi, le côté pratique des jetables est imbattable. Et enfin, les couches lavables sont plus volumineuses. Il faut donc gérer la taille des vêtements en conséquence !Par ailleurs, adopter les couches lavables est plus compliqué que d'acheter un paquet dans un supermarché. Il existe de nombreux modèles - en bambou ou en coton, « tout-en-un » ou séparables en différents éléments... Il faut un peu se creuser la tête, voire faire quelques erreurs, avant de trouver la solution qui convient pour chaque famille.Au final, les couches lavables sont très intimidantes, mais peu contraignantes concrètement. Mon expérience a été très positive et j'aurais continué à les utiliser si la crèche n'avait pas refusé ce type de couches.Quel conseil pour les mamans ? Il est simple, si les arguments écolos, financiers des couches lavables vous tentent, alors n'hésitez pas à tenter aventure ! Vous saurez très vite si le modèle vous convient ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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Mon enfant refuse de manger, je fais quoi ?

Quand un enfant refuse de manger, quel que soit son âge, c'est toujours une source d'inquiétude pour les parents. Inquiétude qui dégénère souvent en conflits. Comment gérer la situation ? Regardez sa courbe de poids C'est elle qui doit vous servir avant tout de référence.Cette courbe de taille - poids (qui est dans son carnet de santé) s'infléchit vers le bas ? Le petit n'a pas pris assez de poids ou il a maigri ?Direction le pédiatre immédiatement pour élucider ce qu'il se passe et détecter une éventuelle maladie.Sa courbe de poids est normale ? Pas d'inquiétude à avoir. Mettez vos angoisses de côté.Et obligez-vous à éviter les conflits qui ne feront qu'aggraver la situation. Ne forcez jamais un enfant à manger Qu'il ait 2 ans ou 10 ans, un enfant a le droit de ne pas avoir toujours faim !Il a, depuis sa naissance, un système de régulation dans son cerveau qui fait qu'il se nourrit spontanément selon ses besoins énergétiques. Il sait inconsciemment ce dont il a besoin.En le forçant quand il refuse de manger, vous allez dérégler ce système de régulation qui lui envoie les bons signaux de faim et de satiété.  La stratégie « une cuillère pour papa, une cuillère pour maman » quand il est tout  petit, l'obligation de terminer son assiette sous peine d'être privé de dessert, de console ou de télé quand il est plus grand, sont catastrophiques pour son équilibre alimentaire et sa santé future.En effet, si votre enfant mange pour vous faire plaisir ou éviter une punition alors qu'il n'a plus faim, il ne reconnaîtra plus les signaux envoyés par son cerveau.Forcer un enfant à manger est la bonne façon de le conduire sur le chemin de l'obésité ou de l'anorexie ! Donnez-lui de petites portions Ainsi il y aura moins de gâchis si votre enfant refuse de manger ce qu'il y a dans son assiette. Et c'est aussi le meilleur moyen pour qu'il la termine.  S'il n'en a pas assez, s'il en redemande, vous le resservirez.   Préservez les horaires des repas Un enfant, quel que soit son âge, a besoin de régularité dans sa vie, tant pour ses heures de coucher et de lever que pour ses repas.S'il dîne très tard, il refusera de manger au petit déjeuner car il n'aura pas terminé de métaboliser ce qu'il a consommé la veille et il n'aura pas faim.Toute sa journée s'en trouvera alors déséquilibrée : il réclamera à manger dans la matinée, ce qui risque de lui couper l'appétit pour le déjeuner. Du coup, il prendra un trop gros goûter et il refusera de manger au dîner. Interdisez les produits et les boissons sucrées Ce sont de véritables coupe-faims !Si votre enfant a grignoté des bonbons ou bu un soda ou un jus de fruit avant un repas, ne vous étonnez pas qu'il refuse alors de manger. Le sucre contenu dans ces produits a fait augmenter sa glycémie. Ce qui l'empêche d'avoir normalement faim.Les bonbons, sucettes et autres sucreries, c'est toujours après le repas, jamais avant.Quant aux sodas et aux jus de fruits sucrés, moins il en boira, mieux il se portera. Un verre de temps en temps, c'est tout ! Sinon, c'est d'eau (ou de lait) dont il a besoin. Ne perdez pas le pouvoir Vous l'avez bien éduqué lors de sa diversification alimentaire. À 3 ans, il mangeait de tout, il ne renâclait pas sur les épinards ou les navets et la super maman que vous êtes en était très fière.Et puis un beau jour, il s'est mis à refuser de manger tel ou tel légume.C'est une de ses façons de s'affirmer, tout à fait normale dans son évolution.Mais si vous entrez dans un « conflit épinards » avec lui ou si vous le félicitez et le récompenser d'avoir bien voulu en manger, alors il va découvrir le pouvoir qu'il possède sur vous (vous énerver, vous mettre en colère, vous rendre heureuse) et il ne cessera d'en jouer.Ne remplacez pas les épinards par une purée faite spécialement pour lui. N'insistez pas, ne faites aucun commentaire. La prochaine fois, faites une omelette aux épinards et servez-la sans en parler.Il refuse de manger la blanquette que vous avez amoureusement cuisinée ? Ne dites rien mais ne lui offrez rien d'autre. Restez cool Pendant ces périodes de conflits alimentaires, ne perdez surtout pas votre calme ni votre autorité. C'est vous qui dirigez l'alimentation de la famille, pas votre enfant.Pas de commentaires sur son appétit, pas de récompense s'il mange, encore moins de punition s'il ne mange pas.Ne vous angoissez pas : il ne va pas tomber malade s'il ne mange pas de viande et/ou de légumes pendant quelques jours. Et quand il vous exaspère, allez passer votre rogne ailleurs que devant lui.Mais... il faut que vous ayez la conscience tranquille. Si votre enfant vit avec une sucette dans la bouche, si pour avoir la paix vous cédez à coups de sucreries,  autrement dit, s'il est imbibé de sucre, c'est à vous qu'il faut vous en prendre quand il refuse de manger ! Source : e-santé   Paule Neyrat, Diététicienne

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Obésité chez les jeunes : il faut motiver les parents aussi !

L'obésité est aujourd'hui un fléau mondial auquel les médecins n'ont pas de réponse simple. Multifactorielle, liée à des aspects très intimes mais aussi à l'organisation même de notre société, elle est très difficile à traiter. Mais il existe des signes d'espoir... L'obésité : chez les jeunes, du progrès aux Etats-Unis ! Aux Etats-Unis, pays le plus touché par l'obésité, chez les plus jeunes elle semble commencer à diminuer. L'obésité parmi les enfants âgés de deux à cinq ans a diminué de 5,5% entre 2003 et 2012. Et la diminution semble s'accélérer. La cause de cette diminution n'est pas connue précisément, mais aux Etats-Unis, la lutte contre le surpoids chez les plus jeunes a fait ces dernières années l'objet de campagnes médiatiques importantes. Cette diminution est très encourageante, parce que l'obésité infantile est très fortement liée au surpoids et à l'obésité à tous les âges. Motiver les parents pour lutter contre l'obésité à l'adolescence La solution est-elle à chercher du côté des parents ? Des chercheurs ont étudié l'efficacité d'entretiens de motivation pour lutter contre l'obésité chez les adolescents. Les ados en surpoids ont été divisés en trois groupes. Certains étaient simplement surveillés ; d'autres recevaient des entretiens motivationnels ; et dans le troisième groupe, à la fois ados et parents recevaient des entretiens motivationnels. Bilan : quand les parents sont motivés au même titre que les ados, les résultats sont bien meilleurs ! L'efficacité des entretiens motivationnels pour ados seuls est confirmée, mais impliquer les parents permet d'obtenir une perte de poids plus importante. C'est à retenir parce que certains efforts pour prévenir l'obésité chez les enfants sont faits à l'école, c'est-à-dire hors de l'influence des parents. Comment prévenir l'obésité infantile ? Sur ce sujet compliqué, une étude européenne récente a identifié plusieurs facteurs. Certains sont difficiles à maîtriser pour les individus, comme le fait que l'environnement offre beaucoup de possibilités d'être actif(s) (présence d'espaces verts, de terrains de jeux ou même de trottoirs, etc.). Mais d'autres peuvent être maîtrisés par les parents... Tout commence bien sûr par une alimentation équilibrée, où l'on offre aux enfants suffisamment de fruits et légumes crus et cuits. Mais cela va plus loin. Il est important d'éduquer les enfants à des goûts variés : ceux qui préfèrent les aliments les plus sucrés ont tendance à peser plus que les autres. Par ailleurs, le lien entre manque de sommeil et prise de poids est prouvé, même à un jeune âge : un enfant de maternelle qui dort moins de 9h par jour (nuit et sieste) voit son risque de surpoids multiplié par quatre. On le voit, si l'obésité est un problème complexe, il n'est pas impossible de lutter contre. Et plus tôt elle est prise en charge, plus la santé sera protégée. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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Plaines de jeux : dangers limités et exploration illimitée

Le risque zéro n'existe pas. Mais les normes de sécurité imposées aux plaines de jeux agréées offrent à nos enfants un environnement où la prise de risque est minime. Pour un amusement sans crainte et de nombreux atouts pour le développement des petits bouts. Les plaines de jeux sont-elles dangereuses ? Les dangers des plaines de jeux peuvent être liés aux engins, à leur utilisation mais également à l'environnement de l'aire de jeux (parasites dans le sable ou le bois). Si la sécurité et l'hygiène des engins relèvent de la responsabilité de l'exploitant, l'utilisation qui en est faite est la responsabilité des accompagnants. Les normes imposées aujourd'hui aux exploitants garantissent des jeux sûrs, des sols « amortisseurs » de chutes, des escaliers et des barreaux aux dimensions sécurisées et des règles d'utilisation clairement expliquées : limite d'âge, distances à respecter, etc. Mais encore faut-il que ces règles soient appliquées ! Et c'est ici que les parents interviennent. Comment éviter les accidents de plaines de jeux ? Les accidents de plaines de jeux sont rares. Les plus fréquents sont les chutes : 71 % des accidents. Leur gravité reste limitée grâce aux sols qui amortissent les chocs. Il est toutefois toujours utile de rappeler aux enfants de faire attention et de respecter les règles du jeu. Et pour éviter que ces chutes ne se transforment en incidents plus graves, il est conseillé d'éviter les vêtements à cordons ou trop amples, pouvant s'accrocher lors de la chute. Sur la deuxième marche du podium des incidents les plus fréquents : les collisions et télescopages (21 %) ; respecter les distances de sécurité et regarder devant soi en courant sont les conseils qui s'imposent. Les doigts coincés, les coupures et les petites écorchures ne représentent que 8 % des accidents de plaines de jeux. Inciter son enfant à se dépenser sans crainte L'exercice physique a des effets bénéfiques sur le développement de l'enfant. Il régule son poids, favorise de bonnes habitudes alimentaires et permet ainsi de prévenir l'obésité. Autant de bonnes raisons d'encourager les enfants à découvrir de nouvelles activités,  à explorer, grimper, glisser et autres, sans crainte : il ne faut pas induire une peur que l'enfant n'a pas au départ. Il a en effet une propension naturelle à bouger, à jouer et à prendre des risques. Ce sont souvent les parents qui transmettent leurs craintes à l'enfant. Si l'adulte est rassuré, l'enfant sera en confiance et dans des conditions optimales pour développer un bon contrôle de lui-même. Un enfant doit apprendre à tomber, sans se faire trop mal, et à grimper sans avoir peur du vide. La plaine de jeux est l'environnement idéal, puisque la prise de risques est minimale. La plaine de jeux : lieu de rencontre L'aspect social des plaines de jeux est aussi très important : c'est parfois l'endroit où l'enfant est confronté pour la première fois aux limites et aux autres enfants. Les adultes peuvent se montrer tolérants et diplomates face à un enfant capricieux. En revanche, lorsque l'on embête un camarade de son âge, la réaction est différente : morsure, coup de pieds, cheveux tirés, etc. La plaine de jeux est un environnement où l'enfant apprend à vivre avec d'autres enfants, à partager, à respecter l'autre. Pour adoucir cette confrontation aux autres, les parents peuvent commencer par faire eux-mêmes le premier pas vers d'autres enfants, faire les présentations en quelque sorte, et arrondir les angles, si nécessaire. Source : e-santé Coline Wellemans

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Actes de violence : savoir en parler aux enfants selon leur âge

Nous vivons dans un monde où la violence est mise en avant dans les médias, télévision, radio, internet, et où les adultes en parlent facilement. Les enfants de tout âge sont donc exposés à la vision ou à la constatation d'actes de violence, et cette exposition est susceptible de les perturber. Alors comment faire pour éviter le traumatisme ou simplement pour le minimiser ? Le tout-petit : préserver, parler, rassurer...   Eviter de les traumatiser Les enfants de moins de 6 ans doivent être préservés le plus possible des images ou des  mots violents. Alors il faut éviter de les exposer aux informations télévisées et aux radios exposant un fait violent. Ce n'est pas toujours entièrement possible car on peut être pris par surprise, mais cela peut toujours être limité. Parler, c'est essentiel Lorsque les enfants perçoivent qu'il se passe quelque chose de grave, et c'est le cas dans un acte ou d'une menace terroriste, un attentat, et il faut leur en parler. Faire semblant que tout est normal ne fera que les angoisser. Ils perçoivent l'inquiétude des adultes et penseront « il se passe quelque chose de si grave que mes parents ne peuvent même pas m'en parler ». Il faut donc parler. Et surtout, ne pas chercher à en dire le plus possible. Dire l'essentiel, le minimum, et surtout ne pas aller dans des descriptions ou des précisions terrifiantes. Leur jeune esprit aurait du mal à supporter cela et ces explications pourraient laisser des traces mnésiques, des souvenirs émotionnels terrorisants, donc constituer un traumatisme psychologique. Ne pas hésiter non plus à dire sa peur, sa tristesse, sa colère. Cela rassure l'enfant de savoir que c'est normal de se sentir choqué, apeuré, triste... Rassurer, toujours Un enfant se sent fragile et il l'est. Il a donc davantage besoin de sécurité encore qu'un adulte. Ses parents sont donc là pour le rassurer. Il faut lui expliquer que les adultes sont là pour le protéger, ses parents, ses enseignants, la police, le président et les ministres : tous les adultes sont là pour protéger les enfants contre la violence. Lui dire : « nous ferons toujours TOUT, vraiment tout pour te protéger ». Insister aussi si c'est le cas, sur le fait que ça s'est passé loin de lui, dans une autre ville, un autre quartier. Le décentrer par rapport à la violence des adultes Un enfant a tendance à imaginer un monde centré sur lui. Il faut donc lui expliquer que tout cela n'a rien à voir avec lui, que ces événements violents concernent le monde des adultes et que lui peut continuer à jouer, à vivre sa vie. Lui permettre d'en parler. Les parents peuvent lui expliquer que si cette violence le tracasse, il peut venir en parler. Cela lui permet d'exprimer ces peurs et de l'aider à les dénouer, à le rassurer.   Après 6 ans : protéger, expliquer, interroger, apporter des solutions, rassurer... Quand l'enfant est âgé de plus de 6 ou 7 ans, il posera davantage de questions. Eviter d'alimenter l'horreur Même si l'enfant est plus grand, il faut éviter de l'exposer à des images sanglantes, des propos descriptifs insupportables. Cela est d'ailleurs valable pour les plus grands... et même pour les adultes. Se complaire dans ces descriptions d'actes de  violence n'apporte que de l'angoisse et n'aide pas à réagir sainement. Apporter des explications adaptées Les explications doivent être adaptées à l'âge de l'enfant. Plus il est grand, plus il souhaitera des précisions et ne pas les lui donner pourrait l'angoisser. Mais il ne faut pas chercher à en dire davantage que ce qu'il demande ou que ce qui est nécessaire. Rassurer l'enfant Rassurer un enfant, c'est d'abord lui dire que ses parents feront tout pour le protéger, mais aussi lui parler de la cité ! Notre pays est organisé pour se protéger, pour protéger ses citoyens, dont ses parents et sa famille font partie. L'interroger sur ce qu'il pense et ce qu'il ressent Après 7 ans, on a passé l'âge de raison, et l'on pense beaucoup, de manière souvent très intelligente. Il est bon d'expliquer à un enfant que garder sa peur dans sa tête ou dans son coeur est un poison. Il lui faut parler de sa peur, car ensemble, on est plus fort pour lutter contre la peur. Parler aussi de sa façon de voir les choses, ses pensées sur le monde. Lui permettre de devenir acteur du monde, même s'il est encore enfant. Car les idées se construisent très tôt. Lui parler des solutions Parler à un enfant des solutions l'aide à surmonter la peur. Il ne s'agit pas seulement de lui expliquer la répression contre les personnes violentes pour le rassurer.  Il s'agit déjà de l'éduquer à agir pour un monde moins violent. C'est donc le moment de parler de la violence entre personnes, y compris à l'école.Lutter contre la violence, c'est apprendre à respecter les autres, à ne pas accepter que d'autres que l'on connaît ne respectent pas d'autres élèves ou d'autres enfants.Lutter contre la violence, c'est aussi accepter que d'autres ne pensent pas comme nous et soient pourtant des gens bien.Lutter contre la violence, c'est agir pour la justice. Il est capable de le comprendre. Lui montrer des idéaux est un puissant antidote de la violence.   L'adolescent : informer, échanger, parler éthique, lui demander son avis, rassurer... Un adolescent est aujourd'hui un jeune adulte par certains côtés en particulier sur le plan de l'information, de l'échange et reste encore un enfant sur le plan des émotions. Le laisser s'informer Il n'est pas possible, pour un adolescent, de censurer les informations, y compris les situations de violence. Et quand bien même nous tenterions de le faire, ça ne lui donnerait que davantage envie de voir ce qu'on lui interdit, et il en a facilement les moyens. Il vaut mieux le prévenir que des images choquantes peuvent laisser des traces émotionnelles profondes qui restent ensuite parfois actives pendant des années. Il peut être utile de lui expliquer que moi-même, alors que je suis adulte, je peux être choqué et que je n'ai pas envie de me faire du mal et d'agresser mon cerveau par des images atroces.  Ensuite, c'est à lui de choisir, il est suffisamment grand pour cela. Lui parler, échanger Avec un adolescent, plutôt que de lui exposer votre avis, il vaut mieux commencer par lui demander le sien. Et des avis, il en a, un ou plusieurs, parfois contradictoires, émanant de tout ce qu'il a entendu, vu, échangé et digéré à sa manière. L'écouter, c'est l'entendre et le considérer comme un adulte en devenir. Pas comme un enfant que l'on interroge pour lui donner ensuite la bonne réponse. Si vous n'êtes pas tout à fait d'accord (ou pas du tout), il faut donner votre avis. Mais pas en lui expliquant qu'il a tort. En lui disant : toi, tu penses ceci, et moi, je pense différemment. Dans un temps de violence, il est capital de lui montrer en pratique que l'on peut ne pas être d'accord, et pourtant, se respecter profondément. Lui exprimer que son avis est important Ce n'est pas seulement par affection que vous l'écoutez. Un adolescent, c'est un futur adulte, et un futur adulte pour un futur très proche. Son avis est essentiel, parce que c'est lui qui construira le monde de demain, qui l'améliorera. Et ce sont ses pensées qui créeront ce monde de demain. Voilà pourquoi son avis est capital. Partagez vos lectures Il n'est pas toujours facile d'exprimer ce que l'on ressent. Mais d'autres le font pour nous. Les écrivains, les journalistes engagés, et même des anonymes formidables ayant écrit un texte, notamment évoquant la violence actuelle, qui vous marque, sur le net, sur Facebook ou dans un magazine. Partagez cela avec lui pour augmenter son niveau de réflexion et d'éthique. Exprimez votre éthique Vous ne pourrez jamais forcer un adolescent à penser comme vous. Mais vous pouvez le toucher en parlant avec votre coeur. Expliquez-lui quel monde vous souhaitez, laissez parler votre coeur votre éthique du respect, de la fraternité, de la justice... Rassurez-le ! Adolescent, ses émotions sont plus enfantines que celles d'un adulte, le cerveau émotionnel n'étant entièrement mature qu'à 25 ans ! Alors, parlez-lui de ceux qui font ce qu'il faut pour le protéger, notamment contre la menace terroriste. Pas seulement la police, l'armée ou les politiciens, mais surtout, plus encore peut-être, tous ces gens bien, ceux qui oeuvrent pour la paix à leur manière. Auprès des plus pauvres, ceux qui sont susceptibles de se sentir laissés pour compte, de se laisser manipuler, de ne pas comprendre l'idéal républicain. Ceux qui aident les sans logements, les sans emploi, les sans affection... Et pointez que les gens bien sont nettement plus nombreux que les personnes violentes !Finalement, les parents ne peuvent pas tout. Quel que soit l'âge de l'enfant, s'il reste choqué,  plus d'une semaine, il est conseillé de voir un psychiatre ou psychologue, idéalement une personne spécialisée en psychotraumatologie. Bien sûr, pour ceux qui ont assisté à des scènes de violence personnellement, consulter rapidement un spécialiste est fortement recommandé. Source : e-santé   Dr Catherine Solano

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Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?

Coup de théâtre : la recommandation en France de vacciner contre le rotavirus - l'un des principaux virus responsables de diarrhée - est suspendue, un an après sa publication. Alors, faut-il choisir la vaccination pour son nourrisson afin de le protéger des gastro-entérites aigües sévères ? Gastro-entérites du nourrisson, rebondissement dans la vaccination contre le rotavirus Le 14 février 2014, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) tranchait après des années de débat et publiait son avis en faveur de la vaccination contre le rotavirus chez l'ensemble des nourrissons de moins de six mois. Il fait machine arrière un peu plus d'un an après. Alors que les vaccins antirotavirus étaient en passe d'être remboursés par l'Assurance Maladie et inscrits au prochain calendrier vaccinal, le HCSP est revenu sur sa recommandation de vaccination (1). La raison ? Des effets indésirables exceptionnels, pourtant connus et prévisibles, ont entraîné le décès de deux nourrissons (depuis 2006), probablement liés à une prise en charge tardive (plus de 36 heures après le début des signes cliniques).Dans les deux cas, la cause est une invagination intestinale aiguë. Il s'agit d'une obstruction intestinale secondaire à la pénétration d'une partie d'intestin dans le segment situé en aval. La période à risque est le mois suivant l'administration de la dose vaccinale, surtout dans les sept jours après la première dose (sur un total de deux ou trois selon le vaccin). A noter, la majorité des cas d'invagination intestinale aiguë survient sans raison précise (20 à 40 cas pour 100 000 nourrissons), sans rapport avec la vaccination. Vaccination contre le rotavirus, que dit la pharmacovigilance ? Depuis 2012, les vaccins Rotarix® et RotaTeq® (donnés par voie orale) pour la prévention des infections à rotavirus font l'objet dans l'Hexagone d'un suivi renforcé des effets indésirables par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il y aura eu 47 cas d'invagination intestinale aiguë depuis mai 2006 (date de disponibilité du premier vaccin) ; 14 ont nécessité une intervention chirurgicale (dont 3 résections digestives) et 2 enfants sont décédés, dont l'un d'une invagination intestinale conséquente au vaccin prouvée.La prise en charge défaillante pointée dans le décès des deux nourrissons ne remet pas en cause ni la sécurité ni l'intérêt de la vaccination contre le rotavirus selon le HCSP, qui préfère suspendre son avis favorable pour éviter que d'autres évènements identiques ne se produisent.Pr Patrick Tounian, chef du service de Nutrition et Gastroentérologie Pédiatriques, Hôpital Armand-Trousseau (Paris) : « Les invaginations intestinales aigües sont pourtant un effet secondaire parfaitement connu et très rare de la vaccination antirotavirus. Le risque est de 3,5 à 6 cas pour 100 000 nourrissons vaccinés. C'est une urgence médicale dont les soignants sont prévenus et qui se traite sans difficulté et ne laisse aucune séquelle ». Vaccination : quel intérêt dans la gastro-entérite ? En plus d'être fréquentes, les gastro-entérites aiguës sont potentiellement graves chez tous les nourrissons. D'où l'intérêt du vaccin pour prévenir les cas de gastro-entérites aiguës potentiellement sévères. Chaque année, en France, les gastro-entérites aiguës chez les enfants de moins de 3 ans entraînent entre 8 et 17 décès, 30 000 consultations aux urgences et 14 000 hospitalisations ! Les gastroentérites restent la première cause de mortalité infantile (en dehors de la période périnatale) dans le monde. Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège... 15 pays européens et une centaine dans le monde recommandent la vaccination contre les rotavirus. Il existe de nombreuses souches de rotavirus (responsables de moitié des gastro-entérites) et bien d'autres virus (norovirus, adénovirus, etc) eux-aussi à l'origine de gastro-entérites.Les vaccins disponibles ont une efficacité entre 85 et 98% vis-à-vis des gastro-entérites sévères à rotavirus, et de 85 à 95,8 % vis-à-vis des hospitalisations dues aux infections à rotavirus des nourrissons. La vaccination dans les pays industrialisés réduit le taux d'hospitalisation de plus de 80 % et confère une immunité de groupe : les personnes vaccinées protègent celles qui ne le sont pas !Malgré ce revirement des autorités sanitaires françaises et en dépit de son absence de remboursement, les pédiatres et infectiologues français continuent de conseiller le vaccin chez les nourrissons, sous surveillance attentive. Les sociétés européennes d'infectiologie et de gastro-entérologie pédiatrique (ESPID et ESPGHAN) viennent de renouveler leurs recommandations de vacciner contre les rotavirus l'ensemble des nourrissons européens (2). Les experts infectiologues et pédiatres réunis dans InfoVac (3) regrettent que la France fasse figure d'exception et « renonce à protéger ses nourrissons contre les rotavirus au lieu d'améliorer la prise en charge des exceptionnelles invaginations intestinales ».Pr Tounian : « En un an, la recommandation de vacciner les nourrissons avait eu le temps de porter ses fruits, avec une réduction considérable des hospitalisations chez les moins de trois ans pour gastro-entérite sévère, dans un état de déshydratation avancé etc. L'intérêt de la vaccination antirotavirus reste important, y compris dans notre pays. Le grand enfant et les adultes conserveront probablement le bénéfice de la vaccination antirotavirus. Mais ce qui est très intéressant avec ces vaccins c'est qu'ils ont montré leur capacité à diminuer -pour des raisons encore imprécises- le nombre de gastro-entérites dues à d'autres virus que ceux de la famille des rotavirus ». Quelle surveillance après une vaccination antirotavirus ? Concrètement, chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois, la vaccination contre le rotavirus se fait selon un schéma vaccinal à 2 doses (2 et 3 mois de vie) ou à 3 doses (2, 3 et 4 mois de vie) selon le vaccin. Même si le risque d'invagination intestinale aiguë est rarissime, tout symptôme inhabituel chez le nourrisson dans les quinze jours qui suivent une dose de vaccin antirotavirus doit faire consulter le médecin. Les parents doivent impérativement l'informer de la récente vaccination antirotavirus de leur enfant.Les symptômes du nourrisson qui doivent faire consulter immédiatement sont : L'enfant se met à hurler de façon inhabituelle, avec des périodes calmes (il exprime ainsi une douleur atroce avec des spasmes). Un malaise. Des vomissements répétés. Des saignements dans les selles (rectorragies). Un comportement inhabituel. Source : e-santé   Hélène Joubert journaliste scientifique

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Burn out : les enfants aussi sont à bout

Le burn out ne concerne pas seulement les adultes. Il touche de plus en plus de jeunes et même des enfants qui craquent parce qu'on exige trop d'eux, pas au bon âge. Le burn out des enfants : une réalité« Avant, je recevais un enfant par semaine au bord du craquage. Aujourd'hui, j'en vois au moins cinq et quand ils poussent la porte de mon cabinet, ils sont déjà en grande détresse » explique la psychothérapeute Béatrice Millêtre, auteur de « Le burn out des enfants, comment éviter qu'ils ne craquent ».Selon elle, le phénomène est en train d'exploser. En 2014, une enquête de l'Unicef auprès de 10 000 jeunes français révélait déjà que 40% des 6 à 18 ans éprouvent une souffrance psychologique et qu'à partir de 12 ans, 30% d'entre eux ont des idées suicidaires... Phobie scolaire, perte de repères, angoisse, manque de confiance...  La jeune génération perdrait-elle pied ? « Avant on parlait du stress des adolescents mais, aujourd'hui, on est passé un cran au-dessus avec un burn-out chez les enfants similaire à celui qui affecte les adultes », affirme Béatrice Millêtre.71% des 11-14 ans ont peur du chômageLes raisons ? Des parents qui en demandent trop, qui sont perdus ou angoissés par l'avenir, des élèves qui se mettent eux-mêmes dans la compétition, des enseignants qui n'autorisent pas le droit à l'erreur, des enfants sur-occupés ou livrés à eux-mêmes... Béatrice Millêtre parle de mégamorphisme : « Les adultes voient les enfants plus grands qu'ils ne sont. A 8 ans, ils font parfois leur déjeuner tout seul ou alors ont les écrans comme nourrice. A l'école, ils croulent sous les devoirs, les contrôles, la course aux bonnes notes, les cours de soutien... ».Certains de ses jeunes patients cumulent 3 à 5 activités extra-scolaires par semaine. Ils partent de chez eux à 7 h du matin et rentrent à 19 h 30.La situation est aggravée par la crise : 71% des préadolescents de 11 à 14  ans ont peur du chômage et 63% de la pauvreté.Béatrice Millêtre : « Une petite fille de 10,5 ans m'a dit qu'elle devait avoir 20 sur 20 pour faire de bonnes études et avoir un travail. Elle l'a forcément entendu car ce n'est pas l'âge de dire ça. Beaucoup d'enfants ne sont plus que de bons petits soldats programmés pour réussir. Ils ne soufflent jamais et oublient d'être des enfants ».Burn out des enfants : détecter les signes avant qu'ils craquentLe burn out des jeunes se manifeste par des signes avant-coureurs : épuisement nerveux et physique, grande fatigue, difficultés d'endormissement, larmes au bord des yeux, irritabilité, stress permanent, perte de confiance en soi et en ses capacités, repli... Parfois, ces symptômes se doublent de douleurs somatiques, mal au ventre ou à la tête.Béatrice Millêtre : « Les symptômes sont perceptibles : un enfant qui ne récupère pas, qui se réveille épuisé ou qui est exténué en rentrant de vacances, qui pleure pour un incident bénin ou dont les résultats scolaires baissent doit alerter les parents. C'est la même spirale que les adultes : il a le sentiment de travailler, de faire tout ce qu'il faut, mais on lui met la pression en lui faisant sentir que ce n'est pas suffisant. J'ai un élève de 3ème qui, avec 14 de moyenne générale, a reçu un avertissement pour l'inciter à faire mieux. On donne des objectifs de performance aux enfants auxquels ils ne peuvent pas toujours répondre, ils finissent par être rongés d'angoisse et à s'effondrer quand ils n'ont pas la note attendue ».Des enfants consciencieux et perfectionnistesLes enfants qui tombent en dépression ne sont pas des glandeurs. Au contraire, ils ont envie de bien faire. Ils sont  impliqués, consciencieux, volontaires, perfectionnistes, exigeants envers eux-mêmes, plutôt gentils et sensibles. En clair, ils ont le profil du bon élève. Mais sous prétexte qu'ils ont des capacités, ils sont mis à l'épreuve ! Les parents et les enseignants exigent d'eux des 18 ou 19 sur 20. Pour un enfant qui fait son maximum, cette dictature de la note peut-être très déstabilisant.« J'ai des collégiens qui se sentent nuls car ils ont travaillé quatre heures sur un devoir et n'ont eu que 13,5 sur 20. C'est légitime d'avoir envie de pousser ses enfants ou ses élèves mais il ne faut pas que ce soit au détriment de leur personnalité ou de l'estime de soi. Il faut aussi les féliciter, 13,5 sur 20, c'est loin d'être nul », souligne Béatrice Millêtre. Surtout, précise-t-elle, la bonne question à se poser « c'est pourquoi veut-on qu'ils soient parfaits et qu'ils aient absolument 20 sur 20 quasiment dès la maternelle ? Et ce quel que soit le milieu social ». Burn out : comment aider les enfants à s'en sortir ?Une prise en charge par le médecin traitant ou le pédiatre peut suffire à couper l'enfant de l'école pendant une semaine ou deux et le remettre d'aplomb. Mais un suivi par un psychothérapeute ou un pédopsychiatre est souvent nécessaire.« Quand le jeune fait un burn out, il lui faut du temps pour se reconstruire, ce n'est pas simple. Mais c'est un mal pour un bien, s'il a craqué c'est qu'il était à l'envers de lui-même et que cela ne pouvait plus durer », déclare Béatrice Millêtre.L'idée est qu'ils retrouvent de la légèreté et de l'insouciance, une âme d'enfant en quelque sorte. Les envoyer chez leur mamie préférée qui va les chouchouter, faire du vélo, du foot ou des gâteaux avec eux, les emmener aux champignons, jouer et s'amuser avec eux, rire, faire des choses simples... Tout est bon pour les requinquer à condition de partager des moments avec eux. Seule contrainte : qu'ils n'aient aucune leçon ni aucun devoir à faire, juste du temps pour le plaisir de se reposer.Autre conseil de Béatrice Millêtre : « Il faut que les parents soient des décodeurs pour leurs enfants donc c'est important qu'ils les aident à relativiser, à décrypter le monde et à se trouver en leur faisant confiance et en les acceptant comme ils sont mais aussi en leur apprenant à exprimer ce qu'ils ressentent ». Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé

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L'autisme : mon enfant, ma vie, notre histoire

Sophie est la maman d'un petit Luigi atteint d'autisme. Comme pour de très nombreuses autres familles, le combat quotidien est très difficile, interminable et épuisant. Il débute avant même le diagnostic, quand on repère que « quelque chose ne va pas ». Ensuite, le chemin à parcourir est un perpétuel don de soi, porté par l'amour pour son enfant autiste et encouragé par chaque signe de progrès.Sophie témoigne ici pour E-sante de son propre vécu. « Écoutez, Madame, votre fils n'a aucun problème d'audition ! Il est caractériel. Il faudra vous y faire. Et s'il y a un problème, c'est seulement dans votre tête ! » Nous sommes en juillet 2007 au sortir d'un cabinet ORL à Paris où j'ai fait pratiquer une audiométrie à mon petit garçon de 18 mois.Une inquiétude que je n'explique pas encore me gagne au fil des mois. Je le sens vivre dans un monde de silence où l'appel de son prénom ne fait pas écho, où même la douleur n'a pas de mots ! Je fais cependant comme ce médecin me dit. Je fais comme s'il entendait. Je constate néanmoins que je m'adapte à lui : je me positionne toujours face à lui pour lui parler, je m'accroupis ou me mets à genoux pour capter son attention.Jusqu'au jour où le diagnostic tombe : « enfant autiste »Le pédiatre et un autre ORL me tiennent le même discours : c'est le petit dernier, c'est normal ! Je retourne malgré tout faire une nouvelle audiométrie, ailleurs. Les résultats sont clairs : il a perdu 60 % d'audition et il faut opérer. Le praticien me dit en plus soupçonner un handicap, mais sans autre explication. L'opération à lieu : mon fils vient d'avoir deux ans, il passe d'un monde de silence à un monde sonore. Mais au fil des jours qui suivent, cela ne fait qu'amplifier les autres « inadéquations » de son comportement. Il se tape la tête de plus en plus souvent, de plus en plus fort, partout, contre le sol, contre mes jambes, contre mon visage et mon front quand il est dans mes bras, contre le bord du lit la nuit. Le déshabiller, prendre son bain le terrorise, manger devient une phobie et les nuits inexistantes ou presque à veiller pour que le reste de la famille puisse trouver un peu de repos, ou sortir se promener, crée une angoisse ingérable.Cela fait près d'un an que j'essaie d'alerter que quelque chose ne va pas. Personne ne m'a ni entendue ni prise au sérieux. Alors je prends rendez-vous avec une pédopsychiatre dont j'ai suivi le travail et que je pense être à même de nous éclairer. Son verdict est sans appel : il est autiste. Mais elle va plus loin. Elle me signifie que si rien n'est entrepris immédiatement, cela va continuer de s'aggraver et de l'enfermer. Il faut donc réagir tout de suite. Elle ajoute que comme ce n'est pas un problème psy, elle ne peut rien faire et me demande de prendre contact avec une consoeur qui travaille avec des enfants comme lui et avec lesquels elle obtient des résultats.Parallèlement, nous avons pris un second avis pris avec un médecin d'un grand hôpital parisien, qui nous laisse sans voix : « de toute façon, il n'y a rien à faire sinon pleurer un bon coup, le mettre dans un institut et passer à autre chose ! » Je refuse !La solution pour Luigi vient avec le jeu et des dizaines de sourires bienveillants de personnes volontaires et bénévoles (*). Chaque intervenant partage une heure et demie par semaine avec lui. Dans une salle de jeu aménagée spécialement, il va jouer avec eux, à son rythme à lui, 40 heures par semaine, des milliers d'heures. Au bout de 8 ans, certains font toujours partie de sa vie.Toute cette mobilisation permet à ce petit garçon qui nous échappait de se reconnecter à lui-même, à l'autre, à son environnement, à sa famille, aux mots..., jusqu'à intégrer l'école du village où il est accueilli simplement, humainement, comme il est, avec sa différence. Quelques heures au début, avec de l'aide. Aujourd'hui, il a 10 ans, il est en CM1, à mi-temps, tout seul, avec pour appui et complément, l'école à la maison. Luigi a su nous montrer sa confiance, son courage et sa volonté de progresser. Par exemple, pendant des mois, il s'est servi d'internet et Youtube pour apprendre à lire avant de se lancer dans le langage et à comprendre le fonctionnement des choses qui le questionnaient. Comme les nouveaux stylos à friction de couleur et leur gomme magique l'ont aidé, au fil des mois, à prendre confiance en lui pour oser apprendre à écrire.Une heure à la fois, un jour à la fois...Pour en arriver là, il n'y a eu aucun répit : l'autisme c'est 24h sur 24. Les journées sont à gérer en permanence avec lui qui ne supporte rien et les nuits qui n'en sont pas, pendant des années.L'enfant différent dérange, éloigne, effraie, attire les regards, les critiques, ravive les peurs et provoque le rejet qui sommeille encore trop dans un inconscient collectif qui cherche bien souvent une coupable. L'administration et la paperasse rajoutent leur lourde part dans la machine à broyer le peu d'énergie qui reste. Je tiens, une heure à la fois, un jour à la fois. Je touche le fond souvent, j'apprends à repérer puis à repousser mes limites. J'essaye d'avancer. Je ne sais pas vers où... un pas à la fois. Sur ce chemin, je croise le premier regard de ce petit bout d'homme, une fraction de seconde la première fois, et à cet instant, je suis le « roi du monde ». Cette fois-là et dans chaque progrès aussi petit soit-il, je puise l'énergie pour continuer. Ce chemin c'est le mien, le nôtre, comme celui de milliers de parents d'enfant avec autisme. Il est à la fois jonché de cailloux, de grosses pierres, de trous et de pièges, mais aussi parsemé de petites lanternes qui m'ont permis de ne pas me perdre quand il faisait trop noir. Sur ce chemin, j'ai rencontré la détresse et l'espoir, l'urgence et la patience, la peur et le courage, la solitude et la solidarité, la bêtise et la générosité, l'abandon et le partage, les voleurs de poules et les charognards, le doute mais jamais la fatalité.C'est un chemin de vie dans ce qu'elle a de plus dur et de plus bouleversant. Je le fais pour lui et avec lui. Nous avons démarré à deux, puis trois, puis neuf... des dizaines nous y ont rejoint pour un temps. Nous y cheminons toujours, mais maintenant Luigi commence à regarder le paysage avec nous... Il existe autant d'autismes que d'enfants autistes. Imposer une méthode plutôt qu'une autre n'aurait pas permis de tels résultats pour nous. Il est indispensable de conserver la richesse qu'offrent la diversité et l'expérience, et de l'adapter à chacun en fonction de ses difficultés.(*) Pour en savoir plus, consulter le site de l'association www.autisme-espoir.org Source : e-santé Isabelle Eustache

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Diabète de type 1 : contrôler le taux de sucre dans le sang chez l'enfant

Le diabète de type 1, appelé aussi diabète insulino-dépendant, touche environ 15 000 enfants et adolescents en  France. Des contrôles glycémiques sont nécessaires plusieurs fois par jour en se piquant le bout du doigt afin d'adapter le traitement pour éviter les complications majeures du diabète. Comment gérer au mieux le taux de sucre dans le sang de son enfant dans son quotidien et durant les vacances ? Diabète de type 1 : définitionLe diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules du pancréas dont la fonction est de produire l'insuline, hormone régulant le taux de sucre dans le sang appelé aussi glycémie. Sans l'insuline, le sucre s'accumule dans le sang : c'est cette hyperglycémie qui est responsable des symptômes révélateurs du diabète, à savoir soif intense, urines abondantes et amaigrissement rapide. Le traitement de cette maladie chronique consiste donc à apporter à l'organisme l'insuline manquante, soit sous forme d'injections, soit sous forme de pompe à insuline.Gérer le taux de sucre dans le sang à la maisonIl n'est pas toujours facile d'appliquer à la maison les conseils de l'équipe médicale qui suit votre enfant diabétique, les obstacles sont nombreux : quand il est petit, ce sont les parents qui réalisent les contrôles de la glycémie ainsi que les injections d'insuline, et l'enfant peut se montrer opposant, d'autant plus qu'il n'en comprend pas le bien-fondé ; l'adolescent, quant à lui, sera autonome par rapport à son traitement, mais pourra vouloir l'arrêter pour vivre normalement ; l'alimentation peut également devenir un sujet litigieux quel que soit l'âge de l'enfant qui sera lassé d'être privé de certaines choses. Sans compter que le stress, une infection intercurrente, le sport, déséquilibrent aussi la glycémie. La régulation de la glycémie n'est donc pas facile à obtenir, et est pourtant primordiale. En effet, une hyperglycémie importante ou une hypoglycémie profonde peuvent se solder par un malaise voire un coma. Par ailleurs, des glycémies mal équilibrées en permanence donnent des complications à long terme en abîmant les nerfs et les vaisseaux de l'organisme.Il ne faut donc pas hésiter à faire appel au pédiatre qui suit votre enfant régulièrement à l'hôpital ou à son équipe soignante (psychologue, diététicienne, infirmière) : ils peuvent vous aider à désamorcer une situation qui devient trop lourde à gérer en proposant de revoir l'alimentation pour que les repas redeviennent un moment de plaisir, ou proposer un groupe de paroles pour adolescents.Il est important aussi de remontrer régulièrement aux parents et aux enfants les gestes techniques à effectuer pour les contrôles des glycémies et pour les injections d'insuline ou le maniement de la pompe à insuline.L'éducation thérapeutique varie forcément avec l'âge de l'enfant : en grandissant, il apprendra à gérer de mieux en mieux ses glycémies et son traitement, mais ses parents doivent toujours garder une attention bienveillante pour qu'il ne sente pas abandonné.Diabète insulino-dépendant : gérer sa glycémie à l'écoleIl est important de se mettre en lien avec l'équipe qui s'occupe de votre enfant souffrant de diabète insulino-dépendant à l'école : professeurs ou instituteurs, personnel de cantine, etc. Communiquer avec eux sur le traitement de votre enfant, sur les signes d'hyperglycémie ou d'hypoglycémie et la conduite à tenir en cas de problème permet d'éviter la panique.Il faut aussi interpeller le médecin de PMI ou le médecin scolaire pour établir un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) qui aura été préalablement rempli par le pédiatre qui suit votre enfant : il permet de préciser les coordonnées téléphoniques des personnes à prévenir en cas d'urgence (médecin hospitalier, SAMU, parents), la conduite à tenir en cas de problème en précisant les signes qui doivent alerter, il indiquera la possibilité pour l'enfant d'aller aux toilettes sans restriction, de boire autant que nécessaire, de prendre une collation même en classe en cas d'hypoglycémie.Selon l'âge de l'enfant, des solutions seront à trouver pour qu'il puisse être scolarisé dans les meilleures conditions possibles : avant 6 ans, la motricité fine est rarement suffisamment développée pour permettre de s'injecter tout seul de l'insuline, mais le personnel scolaire n'est pas formé à ça. Des aménagements seront à prévoir entre les parents, le médecin scolaire et l'équipe hospitalière pour que le rythme des contrôles glycémiques et des injections d'insuline soit compatible avec l'école. Dans tous les cas, sachez qu'un diabète ne peut pas être un motif de refus de scolarisation avant l'âge de 6 ans. A noter aussi : des aménagements des conditions d'examens peuvent être envisagées pour les collégiens ou lycéens diabétiques. Gérer son taux de sucre dans le sang tout seulLe diabète de type 1 est une maladie chronique qui nécessite pour l'enfant d'être soigné et d'apprendre à se soigner afin de vivre le mieux possible avec. L'éducation thérapeutique dépend de l'âge, c'est-à-dire du développement psychomoteur de l'enfant, mais aussi de son état psychologique, de son traitement (la pompe à insuline permet beaucoup plus de souplesse au niveau du mode de vie pour peu qu'on accepte de l'avoir toujours sur soi et de savoir l'utiliser correctement). La technologie se développe de plus en plus avec notamment des applications smartphone dédiée à la gestion des glycémies. Source : e-santé   Dr Christelle PIERROT médecin généraliste

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Trouble de l'attention et hyperactivité : cinq idées reçues sur le TDA/H

Difficile de dépister les enfants ayant un trouble « déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité » (TDA/H), entre le risque de la stigmatisation et celui de laisser ces enfants en souffrance. Dépistage, prise en charge de ces enfants... comprendre le TDA/H permet d'éviter les nombreux écueils. Tous les TDA/H ne se ressemblent pasLe TDA/H est un syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité dû à un trouble du développement neurologique. Les enfants les plus difficiles à dépister sont ceux dont le syndrome est très discret car ils n'ont pas la composante "hyperactivité". Parmi les 3,5% des enfants de 6 à 12 ans qui auraient un TDA/H, 45 % d'entre eux présentent une dominante "trouble de l'attention", 36 % une dominante "hyperactivité-impulsivité" et 18 % une combinaison des deux (1).Dr Dominique Girardon-Grichy, médecin généraliste à Montlignon (95) présidente du groupe de travail de la Haute Autorité de santé des recommandations TDA/H (2) : « Il faut avant tout repérer les trois critères spécifiques au TDA/H : impulsivité-hyperactivité-déficit de l'attention. Deux types de symptômes caractérisent le TDA/H : cognitifs (mémoire de travail, attention, concentration...) et comportementaux (hyperactivité et impulsivité). Ces signes doivent impérativement s'inscrire dans le temps (au moins 6 mois) et dans tous les moments de vie (école, sport, famille, etc.) ».A Lire aussi : Syndrome de déficit de l'attention, hyperactivité : les adultes aussi !Dépistage du TDA/H : 5 erreurs à ne pas commettre Le diagnostic de TDA/H ne peut -en théorie- être posé avant l'âge de 6 ans, même s'il existe de très fortes présomptions. Avant cet âge, il est difficile de faire la part des choses entre un TDA/H et un cerveau encore immature (une maturation neurologique inachevée). Un TDA/H est censé se manifester avant l'âge de 12 ans. Ne pas cataloguer des enfants hyperactifs comme mal-élevés dont les parents seraient démissionnaires et trop permissifs. C'est effectivement le cas de l'enfant hyperactif, mais uniquement dans le milieu familial. Un enfant peut aussi être hyperactif exclusivement à l'école du fait d'un trouble des apprentissages. Ne pas se laisser abuser par un enfant qui peut rester calme, même pendant de longs moments. Cela ne va pas à l'encontre d'un diagnostic de TDA/H. Dr Girardon-Grichy : « Attention, ça n'est pas parce que l'enfant sera calme et attentif pendant la durée de la consultation médicale qu'il ne souffre pas de TDA/H. Un enfant TDA/H est capable de se tenir tranquille lorsqu'il y a un échange à deux, en l'occurrence avec le médecin. L'attention de l'enfant est alors captée pour une durée limitée, même de 30 minutes. C'est aussi le cas avec les jeux-vidéos car ils sont conçus de telle manière qu'ils éliminent toute source de distraction. L'enfant reste concentré, en dépit de l'existence d'un trouble de l'attention ». Ne pas prendre une dépression pour un TDA/H et vice versa. D'autres troubles peuvent mimer un TDA/H, comme la dépression ou un trouble anxieux. L'hyperactivité peut en effet se rencontrer chez les enfants dépressifs, mais dans ce cas-là les symptômes seront apparus soudainement, au contraire d'une hyperactivité due à un TDA/H, sous-jacente depuis plusieurs mois ou années. L'hyperactivité se rencontre aussi dans les troubles envahissants du développement (TED). Ces désordres neurologiques sont caractérisés par une distorsion du développement global (interactions sociales, communication verbale ou non, comportements répétitifs, stéréotypés et restreints). Mais ce qui distingue les enfants TED des TDA/H est leur manque d'empathie et de relation aux autres. Passer à côté des troubles associés (comorbidités). Les "troubles Dys", c'est-à-dire les troubles des apprentissages que sont la dyslexie et la dysorthographie pour les troubles spécifiques de l'acquisition du langage écrit, la dysphasie pour le langage oral, la dyspraxie pour développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales ou la dyscalculie pour les activités numériques sont très souvent liés à un TDA/H. Aucune causalité n'a été élucidée à ce jour. A lire aussi : Hyperactivité : les nouvelles recommandations de dépistage Parents et enseignants : la bonne attitude face à un enfant TDA/HUn certain nombre d'enfants présentant un trouble de l'attention ont peu de retentissement sur leur vie scolaire, sociale et familiale. Ceux-là n'auront pas de prise en charge particulière hormis quelques conseils délivrés aux parents. Lorsque l'impact est plus préoccupant, la mise en oeuvre de mesures psychologiques, éducatives et sociales suffit le plus souvent et permet, dans au moins 80% des cas, de se passer des médicaments.Dr Dominique Girardon-Grichy : « Des aménagements scolaires aident efficacement l'enfant, comme par exemple le placer devant le bureau du maître pour capter son attention, ne pas le mettre à côté d'une fenêtre, ne pas le priver de récréation parce qu'il n'a pas fini son travail car ces enfants ont besoin de se dépenser, utiliser ce besoin de bouger à des fins utiles (distribuer les cahiers etc.), enlever tous les distracteurs de la table, privilégier des activités plus brèves, l'autoriser à effacer ses nombreuses fautes d'inattention, délivrer les consignes une par une et de façon claire, reformuler, alterner les efforts et les détentes etc. Consignes identiques à la maison où les devoirs requièrent un environnement calme, ordonné, sans distracteur ».Les enfants et les familles peuvent recourir à des psychothérapies classiques, à des psychothérapies dynamiques familiales et à la psychomotricité*.Au sein des thérapies cognitivo-comportementales, il existe un « Programme d'entraînement aux habiletés parentales de Barkley » :Aux signes classiques de TDA/H s'ajoutent souvent une fluctuation imprévisible des émotions, une intolérance à la frustration et une difficulté à respecter les règles et les consignes familiales, sociales ou scolaires. D'où des relations conflictuelles entre les parents et l'enfant. « En réaction à des enfants plus revendicatifs, défiants et exigeants, les parents deviennent directifs, critiques et coercitifs, explique Stéphan Renou, du Service de psychopathologie de l'enfant, hôpital Robert-Debré (Paris). Au final, il y a un risque de baisse d'estime de l'enfant TDA/H déjà fragile, ainsi qu'une détresse et une incompétence ressentie par les parents. Le Programme Barkley en 10 étapes s'adresse spécifiquement aux parents, en groupe fermé de quinze à vingt personnes, à raison de dix séances de 90 minutes, généralement bimensuelles ».TDA/H : Faut-il craindre la Ritaline® ?Le méthylphénidate, principe actif de plusieurs médicaments donné en cas de TDA/H dont le plus connu est la Ritaline®, ne mérite pas sa mauvaise réputation. Il stimule certaines régions du cerveau et lutte contre l'endormissement (c'est un psychostimulant, une amphétamine sans en être une). Alors que chez le sujet normal il va induire une excitation, une agitation, une irritabilité et empêcher le sommeil (comme les amphétamines), chez la personne TDA/H, il procurera une amélioration de l'agitation physique (hyperactivité), de la concentration, de l'écoute, de l'impatience et de l'impulsivité. Au rang des effets indésirables les plus courants (10% des cas), la nervosité, les insomnies d'endormissement et les maux de tête. Dr Dominique Girardon-Grichy : « En France, parmi les 3 à 5 % des enfants TDA/H, seuls 10 % reçoivent un traitement médicamenteux par méthylphénidate prescrit après échec d'une prise en charge non médicamenteuse. Aux Etats-Unis c'est de l'ordre de 20%. En France, il est délivré au compte-goutte entre 6 et 18 ans (parfois à l'âge adulte) et seuls les médecins psychiatres ou pédiatres ayant une vacation hospitalière peuvent initier le traitement. Ils doivent être revus une fois par an en consultation hospitalière et chaque mois par leur médecin traitant (surveillance du poids, de la taille, de la pression artérielle, interrogatoire sur les effets secondaires). Les médecins généralistes suivent 80% des enfants TDA/H ».Le méthylphénidate rend-il les enfants TDA/H "addicts" ?Parmi les idées fausses figure celle que le méthylphénidate rendrait les enfants addicts. Le traitement chez l'enfant TDA/H est le plus souvent interrompu le week-end et pendant les vacances scolaires et il n'apparaît de phénomène de dépendance ni d'accoutumance ; seuls les symptômes réapparaissent.Une étude a même souligné que les enfants sous méthylphénidate par le passé auraient moins tendance à être addict aux drogues (3), en dehors du haschisch que les enfants et adolescents TDA/H sont plus susceptibles de fumer pour ses vertus apaisantes. L'adulte TDA/H pourra chercher dans le méthylphénidate une excitation artificielle, c'est pourquoi il est classé dans les "stupéfiants" en France, d'où les règles administratives qui encadrent sa prescription.Une autre idée souvent rapportée est que le méthylphénidate rendrait les enfants plus intelligents et performants. En réalité, ça va juste permettre à ceux qui ont un trouble de l'attention de pouvoir exprimer leurs capacités.Pour en savoir plus http://www.tdah-france.fr/ Source : e-santé   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Goûter : un plaisir nécessaire pour les enfants et les adultes

Le goûter est un repas rituel chez les enfants. Il leur est nécessaire afin de combler leurs exigeants besoins énergétiques. Mais ce repas de l'après-midi ne leur est pas réservé. Les adultes peuvent aussi avoir besoin de ce plaisir. Goûter : indispensable chez les enfants et les adosLe goûter est indispensable aux enfants jusqu'à la fin de leur croissance.  L'âge à laquelle celle-ci se termine est variable. Il évolue entre 15 et 16 ans chez les filles. Les garçons mettent une année de plus pour y arriver : ils deviennent adultes entre 16 et 17 ans.Pendant toute cette longue période, les enfants et les ados ne cessent de fabriquer des os et des muscles. D'où leur grand besoin d'énergie, de protéines et de calcium.C'est pourquoi trois repas, petit-déjeuner, déjeuner et dîner ne leur sont pas suffisants. Il leur en faut absolument un quatrième et c'est le goûter.Goûter des enfants et des ados : pas de produits industrielsL'industrie alimentaire a envahi le marché du goûter des enfants et ne cesse de proposer de nouveaux produits : biscuits de toutes sortes, gourdes de compotes etc.Tous ceux-ci, ou n'importe quelle viennoiserie achetée chez le boulanger, sont des produits pour un goûter nomade, qu'enfants et ados mangent alors dans la rue à la sortie de l'école ou du lycée.  Ce qui n'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux pour eux.Ce genre de goûter ressemble plus à un grignotage qui peut être une source de prise de poids. D'autant plus que tous ces produits sont très sucrés.Cela leur donne la mauvaise habitude de manger en marchant, sans faire attention à ce qu'ils avalent, sans mâcher, surtout lorsqu'il s'agit d'une compote.Goûter des enfants et des ados : à la maison et à tableParce que ce goûter doit être un vrai repas, l'enfant ou l'ado doit le prendre tranquillement assis à table.Parce qu'il a besoin d'énergie, de protéines et de calcium, ce goûter doit être composé de bonnes tartines beurrées et confiturées ou miellées ou chocolatées (chocolat râpé dessus), d'un laitage (yaourt, fromage blanc ou bol de lait) et éventuellement d'un fruit.Vous pouvez de temps en temps, si vous êtes pâtissière dans l'âme, lui donner une ou deux tranches de vos merveilleux cakes. Mais pas de gâteau trop sucré !C'est la bonne habitude à imposer dès le plus jeune âge. Quand elle est prise, cela facilite la vie des parents ! Et vous aurez plus de chance que votre ado, en ayant besoin depuis son plus jeune âge, ne renâcle pas.Cela dit, si votre ado se rebelle à l'idée de goûter en rentrant à la maison, vous dit qu'il n'a pas faim, il y a de grandes chances pour qu'il ait bu avant une cannette de soda bien sucrée ou grignoté une confiserie ou un autre produit tout aussi sucré qui lui ont coupé l'appétit ! Vous avez intérêt à enquêter et à le briefer sur les méfaits de trop de sucre !Goûter : quand ils ne peuvent pas rentrer à la maisonVous connaissez l'emploi du temps, vous n'êtes donc pas prise au dépourvu !Alors prévoyez un goûter maison emporté par la personne qui va chercher le petit à l'école et le conduire à l'activité prévue ou que vous déposerez dans le sac de l'ado.Un morceau de baguette avec une bonne barre de chocolat enfoncée dedans, c'est le plus pratique et tous aiment ça. Ajustez la taille en fonction de l'âge du consommateur.Ajoutez un yaourt à boire et éventuellement un fruit.Si celui-ci n'est pas possible, ça n'est pas dramatique. Faites une salade de fruits pour le dîner : c‘est facile à avaler et ainsi votre « bébé » en consommera plus.Adultes : un vrai goûter, pas un grignotageVous avez avalé un sandwich ou une salade à la hâte, fait un bref passage à la cantine où les plats proposés ne vous disaient rien.Bref, vous avez plus ou moins escamoté votre déjeuner et dans l'après-midi, un creux vous vrille l'estomac.Ne commettez pas l'erreur de le combler avec un truc gras et sucré : ce grignotage va apaiser votre faim sur le moment mais, à cause du sucre, vous aurez inévitablement une autre fringale plus tard. Tandis que le gras ira se stocker sur vos fesses car vous n'allez pas dépenser les calories qu'il vous aura apportées.Il vous faut un vrai goûter qui doit combler le déficit nutritionnel de votre déjeuner. Adultes : quel goûter ? Si vous êtes à la maison, vous pouvez fort bien prendre le même goûter que les enfants.Mais au bureau, c'est une autre affaire : vous mettre à beurrer des tartines risque de poser un problème. Vous êtes obligée de vous rabattre sur le distributeur automatique de votre entreprise ou de faire un saut dans un magasin proche.Vous devez trouver facilement un fruit (ou une compote ou un jus de fruit) et un produit laitier : yaourt ou petit pot de fromage frais ou fromage découpé en tranches. C'est la base d'un goûter reconstituant.Mais il est bon de la compléter avec un produit apportant des fibres pour ralentir leur digestion. La tranche de pain complet est l'idéal mais pas évidente à trouver. En revanche, il est plus facile de vous procurer des fruits secs (amandes ou autres) et de bien en mâcher une petite poignée. Adultes : prendre la bonne habitude de goûter ?Pourquoi vous priver du plaisir de goûter régulièrement ?Ce sera excellent pour votre bien-être et votre santé, et ce pour plusieurs raisons.Vous équilibrerez ainsi vos apports alimentaires au cours de la journée.Vous déjeunerez forcément léger, ce qui vous évitera fatigue et somnolence d'après repas et vous serez ainsi plus performante.Vous ferez une pause salutaire dans l'après-midi qui vous redonnera de l'énergie.Vous ne serez plus affamée avant le dîner : vous échapperez à la fatigue et à la mauvaise humeur inhérentes à une hypoglycémie, ce qui vous permettra de mieux supporter le bazar des enfants et de garder votre calme pour les faire obéir.Vous éviterez aussi l'abominable tentation de grignoter en préparant le repas.Si vous prenez cette bonne habitude de goûter, vous prévoirez celui-ci évidemment à l'avance. Qu'est-ce qui vous empêche alors, comme les petits, de vous régaler d'un pain au chocolat maison (baguette plus barre de chocolat) ? Un petit tour en enfance, ça ne peut pas vous faire du mal ! Source : e-santé Paule Neyrat diététicienne nutritionniste

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Apnées du sommeil : les enfants aussi !

Un enfant qui ronfle toutes les nuits, ce n’est pas normal. Il peut souffrir d’un syndrome d’apnées du sommeil aux conséquences préjudiciables pour son développement. On estime que cette affection touche au moins 1 à 4% des enfants, avec un pic entre 2 et 8 ans. Quels sont les signes à repérer pour savoir si votre enfant est concerné ? Les explications du Dr Madiha Ellaffi, pneumologue et allergologue à Albi, spécialisée en maladies du sommeil de l’adulte et de l’enfant.   « Nous sommes en train de vivre la même situation qu’il y a dix ou vingt ans lorsque l’on a commencé à parler des apnées du sommeil chez l’adulte. Nous constatons aujourd’hui qu’elles se manifestent aussi chez l’enfant, bien que décrites depuis 30 ans, et à une fréquence presque aussi importante qu’à l’âge adulte. Ce trouble va par ailleurs  croissant en raison d’un mode de vie favorisant », nous explique en préambule le Dr Madiha Ellaffi. Les apnées de l’adulte sont souvent héritées de l’enfance Un nombre important des cas d’apnées diagnostiqués à l’âge adulte résultent très probablement de troubles respiratoires du sommeil existant depuis l’enfance. C’est pourquoi chez un jeune patient qui consulte, il est essentiel de mener un interrogatoire précis sur les problèmes de sommeil, d’identifier certains symptômes caractéristiques et de rechercher une anomalie morphologique commune avec celles classiquement rencontrées chez l’enfant, comme un palais étroit. De telles anomalies se développent dans la petite enfance, et peuvent n’être dépistées qu’à l’âge adulte. Autrement dit, les apnées chez l’adulte sont rarement un phénomène nouveau, par opposition par exemple aux apnées du sommeil dépistées chez un sujet dont l’embonpoint va croissant, le surpoids étant un des facteurs de risque. Il existe de nombreux facteurs de risque, les apnées résultant ainsi non pas d’un seul mécanisme, mais d’une conjonction de plusieurs facteurs. De très nombreux facteurs augmentent le risque d’apnées chez l’enfant Il existe des facteurs génétiques transmis et retrouvés chez plusieurs membres d’une même famille (grands-parents, parents, fils/fille) comme un palais long, un score de mallampati 4, un cou court, un pharynx étroit, un menton reculé, etc. Les apnées sont aussi plus fréquentes en relation avec la progression des allergies. En effet, une des premières causes d’apnée chez l’enfant est un nez bouché résultant d’une rhinite allergique, et souvent d’une allergie aux acariens : il respire par la bouche, sa langue se positionne mal, ce qui entrave le développement de son palais, menant à un palais étroit. La succion du pouce ou de la tétine, poussant les dents en arrière, fait aussi partie des facteurs de risque. Les biberons qui remplacent de plus en plus tôt l’allaitement, peuvent augmenter les risquent de reflux gastro-?sophagiens fréquents qui irritent les voies aériennes et augmentent la taille des amygdales et des végétations, souvent déjà accentuée par l’allergie et les autres expositions comme au tabagisme. Ce dernier est par ailleurs un  facteur de risque indépendant d’allergie et d’apnées. Parmi les autres éléments favorisant : les aliments mixés associés à une mâchoire plus petite, le surpoids qui réduit la taille du pharynx? Tous ces facteurs contribuent à rendre difficile la respiration de l’enfant pendant la nuit. Quels symptômes et quelles différences avec les apnées de l’adulte ? Chez l’adulte, le syndrome d’apnées du sommeil se manifeste par de multiples arrêts respiratoires (au moins 10 secondes) suivis par une reprise bruyante de la respiration, et sont très fréquents des patients ronfleurs. Les enfants, eux, ne manifestent pas de beaucoup de vrais arrêts respiratoires, ils ont avant tout une respiration très laborieuse, ils ronflent ou respirent fort, souvent bouche ouverte. « Un enfant qui ronfle tout le temps, ça doit alerter, d’autant plus s’il a les yeux cernés et parait fatigué, car ce n’est pas normal », met en garde le Dr Madiha Ellaffi. L’enfant respire souvent bouche ouverte, et son sommeil est très agité : il donne des coups de pied, parle, grince des dents, parfois fait des cauchemars, et peut  se réveiller la nuit.  « Pourtant, parfois, les parents pensent que leur enfant dort très bien, tout simplement parce que dans la vie de tous les jours, ils ne l’observent pas pendant qu’il dort et qu’il dort longtemps ou ne se réveille pas. Ce n’est souvent qu’à  l’occasion des vacances, d’un week-end en famille ou d’une maladie que l’on se rend compte de sa grande agitation nocturne. Et pour preuve que leur enfant dort bien, les parents précisent qu’il fait même la sieste pour les plus jeunes ». Or ce sont justement les apnées qui en altérant la qualité du sommeil rendent la sieste obligatoire pour pouvoir récupérer, très longue pour les plus jeunes, et encore à un âge où ils n’en auraient plus besoin. C’est ainsi que certains enfants apnéiques sont très calmes, car littéralement épuisés. « Mais ce n’est pas la majorité, les autres enfants étant à l’opposé très agités, souvent grognons, énervés, difficiles à canaliser. Les parents s’entendent dire que leur enfant est hyperactif. » Il n’y a pas de tableau unique : certains ronflent très fort, d’autres non, certains bavent car ils respirent la bouche ouverte, ont la bouche sèche le matin, mal à la gorge, certains transpirent de façon importante d’autres non,  certains sont difficiles à réveiller le matin, d’autres se réveillent avant leurs parents, etc. Des enfants épuisés Mais tous sont fatigués en permanence, car ils présentent une dette de sommeil réparateur chronique : ils peuvent avoir mal dans les jambes, parfois pas envie de courir, ou se fatiguent vite? « Les changements de rythme à l’école ne suffisent pas expliquer leur épuisement, explique le Dr Madiha Ellaffi. Cette fatigue permanente retentit sur la croissance. On observe rarement une cassure, ou un ralentissement, ce qui est très net après la mise en place d’un traitement, c’est le  rattrapage qui peut être constaté. » Le dépistage n’est pas toujours aisé, c’est  un faisceau de symptômes d’alerte diurnes et nocturnes qui fera évoquer un trouble respiratoire du sommeil. On retiendra que face à un enfant qui est anormalement fatigué, qui ronfle fort, présente un problème de croissance, d’attention et de concentration à école, il est important de l’observer pendant son sommeil et en parler à son médecin. Apnée du sommeil : un diagnostic encore rarement et tardivement posé Médecins généralistes, pédiatres, pneumologues, ORL, orthophonistes, orthodontistes et dentistes, peuvent contribuer à évoquer le diagnostic et aider à le confirmer. Le diagnostic d’apnée du sommeil repose sur l’interrogatoire, l’examen clinique et peut être confirmé par un examen : polysomnographie complète en laboratoire du sommeil, lorsque cela est possible, avec des délais encore longs par endroits, ou une polygraphie ventilatoire à domicile. Le sommeil de l’enfant est analysé, et surtout son flux respiratoire afin de relever les difficultés respiratoires et leurs conséquences, sommeil agité, saturation en oxygène qui baisse peu, et surtout tachycardie et mouvements. En cas d’anomalie anatomique, l’intervention chirurgicale n’est pas systématique. Des mesures sont mises en place en première intention et l’on observe leurs effets : éviction des allergènes en cas d’allergie, traitement symptomatique de l’allergie, surélever la tête du lit, changement de position pour dormir, orthodontie pour agrandir le palais et corriger le décalage dentaire, séances d’orthophonie et de kinésithérapie pour rééduquer la langue, améliorer le tonus pharyngé, etc.   En cas de surpoids, la perte de poids s’impose, mais elle est difficilement réalisable, car si l'enfant est fatigué il ne court pas assez et mange mal. Il est donc préférable dans ces circonstances d’inversement traiter la conséquence en priorité, soit le trouble respiratoire nocturne, ce qui a généralement pour effet de s’accompagner d’une diminution spontanée du poids : l’enfant respire mieux, son comportement s’améliore, il est moins énervé, moins anxieux, bouge plus et fait davantage attention à son alimentation. C’est ainsi que pour certains petits patients, la pression positive continue (PPC, qui consiste à porter un masque durant la nuit, relié à un compresseur qui insuffle de l’air afin de maintenir les voies respiratoires aériennes supérieures ouvertes) est le traitement mis en place d’emblée, comme chez l’adulte. La chirurgie est proposée en fonction du volume des végétations et des amygdales, et de la place qu’elles occupent dans les voies aériennes de l’enfant, elle peut être proposée en première intention ou en parallèle des autres actions. Il faut savoir qu’elle ne règle pas toujours la totalité du problème et qu’elle nécessite ensuite un suivi régulier, avec un contrôle de l’examen de diagnostic, la polysomnographie ou la polygraphie, à 6 mois de l’intervention, et continuer à suivre l’évolution en fonction de la nécessité ou non d’un traitement orthodontique, de l’allergie, d’autant qu’il persiste une respiration buccale, etc. La prise en charge est souvent longue et pluridisciplinaire, avec une réelle et nette amélioration clinique de l’enfant : lui-même et ses parents réalisent alors combien le sommeil était altéré et la fatigue chronique, et découvre ses conséquences, surtout lorsqu’à l’école la maîtresse signale une amélioration du comportement et des résultats scolaires, et de l’humeur, et de la croissance. Afin de prévenir les apnées du sommeil, il est recommandé, dès le plus jeune âge, un sevrage de la tétine ou du pouce, de boire au verre, d’éviter les biberons la nuit pour empêcher le reflux, de maintenir une maison saine (sans polluant), de favoriser la mastication, etc. Ensuite, si l’enfant ronfle, respire fort, parait fatigué, se poser la question des apnées, tenter de repérer les symptômes et en parler à son  médecin traitant ou pédiatre, qui pourra orienter vers un confrère formé et sensibilisé à ce sujet. Avec l’enfant, il est possible de lire « Un sommeil de Marmotte », un livre qui sensibilise et informe petits et grands sur cette affection : http://www.allianceapnees.org/actualites/un-sommeil-de-marmotte-au-respirhcktion.  Pour en savoir plus Alliance Apnées du sommeil, http://www.allianceapnees.org/les-enfants.   Marion Garteiser, journaliste santé

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12 conseils et recettes pour vaincre l’acné

L’acné touche une très grande partie de la population, à quasiment tous les âges et quel que soit le type de peau. Particulièrement gênante, car elle affecte principalement le visage, l’acné peut être traitée de différentes façons. Voici 10 pistes pour combattre l’acné, de la plus naturelle à la plus pointue. L’acné est une maladie cutanée inflammatoire très répandue. Selon les études, on estime qu’elle touche 79 à 85 % des ados, 40 à 55 % des plus de 25 ans (majoritairement des femmes) et 15 % des quinquagénaires. L’acné est causée principalement par une surproduction de sébum, une obstruction des follicules sébacés et d’une colonisation microbienne. Des facteurs multifactoriels qui demandent une prise en charge différente selon la patiente (acné juvénile, acné de la femme adulte, notamment). L’aromathérapie Les huiles essentielles (HE) sont intéressantes pour traiter l’acné car elles possèdent des propriétés antibactériennes et assainissantes. A privilégier, l’HE de lavande vraie (action astringente et purifiante) et l’HE de tea tree (action antibactérienne et purifiante). A utiliser le soir directement déposée sur le bouton ou les points noirs (HE de tea tree). Il est possible aussi de réaliser un sauna facial (à base notamment d’essence de citron). L’argile L’argile ne doit pas être oubliée dans les traitements de l’acné car elle possède des propriétés sébo-régulatrices. Il existe de nombreux produits à base d’argile dans le commerce, privilégier les argiles bio. Et pour un cataplasme maison, mélanger 2 cuillères à soupe d’argile blanche dans 20 cl d’infusion de fleurs de souci.Attention, l’argile peut être asséchante, ne pas appliquer ce remède plus d’une à deux fois par semaine. La phytothérapie La phytothérapie n’est pas à négliger pour traiter l’acné. Parmi les plantes de référence on retrouve la bardane (action antibactérienne) et l’ortie (action anti-inflammatoire). Il est possible d’appliquer sur les boutons d’acné des compresses naturelles faite à partir de 200 g de racines sèches de bardane infusées dans un litre d’eau bouillante.La levure de bière et son action antibactérienne est aussi intéressante. A associer à la bardane et à la pensée sauvage pour un maximum d’efficacité. L’acupuncture L’acupuncture fait partie des techniques douces et naturelles à essayer. La technique consiste à piquer de petites aiguilles sur les points d’acupuncture du visage pour activer la microcirculation, oxygéner la peau, agir sur la régulation du sébum. Céline Claret-Coquet, acupunctrice, explique que "l’acné dépend d’un problème interne et d’un état général de la personne. L’acupuncture prend en compte la personne dans sa globalité et si l’acné est liée à un problème hormonal par exemple, l’acupuncture peut être une aide."Plusieurs séances seront nécessaires pour que l’acupuncture fasse ses preuves. Ne pas hésiter à en parler à son dermatologue. L’alimentation La lutte anti-acné se passe aussi dans l’assiette. En effet, certains aliments peuvent favoriser l’acné. C’est le cas notamment du lait contenant des précurseurs d’androgènes. La nutrition joue un vrai rôle santé en matière d’acné. A mettre au menu donc des aliments riches en oméga 3 dont l’action anti-inflammatoire soulage les maladies cutanées inflammatoires comme l’acné. Gels, lotions, crèmes : les cosmétiques contre les boutons d’acné Les traitements habituels de l’acné sont locaux : des cosmétiques et/ou des médicaments topiques. Les soins pour améliorer la qualité de vie sont disponibles aussi bien en GMS qu’en pharmacie.Le traitement de référence antibactérien et anti-inflammatoire de l’acné en application locale est le peroxyde de benzoyle. Il est généralement associé à la trétinoïne (un rétinoïde qui atrophie et assèche les glandes sébacées) pour corriger la formation des comédons ou à la vitamine A.A base de différents actifs sébo-régulateurs et exfoliants, ces produits sont parfois mal tolérés c’est le cas notamment des acides de fruits, de la vitamine A acide, de l’acide salicylique.Très efficaces, ces actifs peuvent aussi être décapants et sensibilisants pour certains épidermes. C’est pourquoi, il est important de consulter un dermatologue pour traiter son acné. Il sera en mesure d’étudier la sensibilité et la tolérance de la peau et de faire une prescription adaptée.Quoi qu’il en soit, en cas d’acné juvénile ou à l’âge adulte, les traitements doivent s’accompagner d’une hygiène quotidienne irréprochable avec un nettoyage de la peau matin et soir, avec un gel moussant par exemple, et l’utilisation de crèmes hydratantes non comédogènes.Attention au savon pour éliminer l‘excès de sébum, il peut aussi se révéler être asséchant. Les médicaments oraux, des soins pour ados et adultes Quand les cosmétiques et les traitements locaux ne suffisent pas, des traitements oraux peuvent être envisagés. L’isotrétinoïne est certainement le plus efficace mais il est très encadré à cause de ses effets secondaires potentiels. Chez la femme et les jeunes filles la mise en place d’une contraception peut également aider à améliorer l’acné. Dans les cas d’acné les plus sévères et inflammatoires des antibiotiques seront prescrits. La Softmesology La Softmesology est une nouvelle technique anti-âge, à mi-chemin entre les injections et la cosmétique, qui associe 4 techniques déjà bien connues : l’électrophorèse, la radiofréquence, les LEDs et la cryothérapie. Ces 4 techniques combinées ont une action sur la qualité de la peau et une action anti-âge. Elle pourrait aussi être une nouvelle arme anti-acné. D’après le Dr Tazartès, "la technique semble avoir un effet très intéressant sur l’acné. Pour le moment, nous manquons encore d’un peu de recul, mais les LEDs sont reconnues pour leur effet sur l’acné. Par ailleurs, la Softmesology utilise des traitements utilisés quotidiennement par les dermatologues." Les LEDs Les LEDs, ou luminothérapie, sont des diodes électroluminescentes de couleur rouge, vert, jaune, violet ou bleu. Dans le traitement de l’acné, ce sont les LEDs rouges et bleues qui sont utilisées pour leur action anti-inflammatoire. Elles stimulent également l’immunité, améliorent la cicatrisation. Elles sont notamment une bonne alternative pour les patientes présentant une contre-indication aux antibiotiques. Les LEDs ont aussi un effet sur les séquelles cicatricielles de l’acné.En fonction du type d’acné, de la peau, il faut compter en moyenne 5 à 10 séances pour obtenir un résultat intéressant. La photothérapie dynamique Parmi les techniques pour traiter l’acné sévère ou modérée chez le dermatologue ou le médecin esthétique on retrouve la photothérapie dynamique. Il s‘agit de l’application d’une crème contenant un photo-sensibilisant sur les boutons d’acné. Après un temps de pose d’une heure et demie environ, le patient installé sous une source lumineuse pour activer le photo-sensibilisant et détruire la bactérie à l’origine de l’acné."La photothérapie dynamique est très efficace car elle détruit la glande sébacée, explique le Dr Le Pillouer Prost, dermatologue. Mais les effets secondaires immédiats sont majeurs et nécessitent une éviction sociale d’une semaine." De l’or contre l’acné Lors du Congrès de l’IMCAS, le Dr Le Pillouer Pros parlait d’une technique très prometteuse mise à jour par le Pr Anderson de l’université d’Harvard : Sebacia. Des microparticules d’or sont appliquées à la surface de la peau. Elles sont sélectionnées pour leur bonne pénétration dans la glande sébacée. Ensuite, le dermatologue active ces microparticules avec un laser pour traiter l’acné. Il faut compter environ 3 séances. Traitement de l’acné par laser Le laser diode peut être utilisé pour traiter l’acné chez le patient ne pouvant prendre des antibiotiques. Les lasers sont efficaces sur les lésions inflammatoires. Comment ? En altérant de façon temporaire les glandes sébacées responsables de la poussée d’acné et en diminuant ainsi la prolifération des bactéries. En général, il faut une séance par semaine sur plusieurs semaines pour obtenir des résultats durables. Source : Intervention du Dr Le Pillouer Prost, dermatologue à l’IMCAS en janvier 2016. Entretien avec Céline Claret-Coquet, acupunctrice - Entretien avec le Dr Tazartes, médecin esthétique - Entretien avec le Dr Nina Roos, dermatologue - Bibliographie : J’ai mal à ma peau, Michel D’Anielo, Editions Jouvence

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Ma santé

Céréales : il n’y a pas que les pâtes et le riz !

Pâtes et riz blancs sont vos céréales refuge. Elles sont faciles à préparer et tout le monde les aime, c’est vraiment pratique. Mais pourquoi ne pas explorer d’autres céréales encore plus bénéfiques pour votre équilibre alimentaire ? Céréales : pourquoi vous devez en manger souvent Nous devons manger souvent des céréales, déjà parce que leurs grains sont riches en glucides lents. Or ceux-ci doivent vous apporter la moitié de vos calories quotidiennes, votre équilibre alimentaire l’exige puisque c’est eux qui vous fournissent l’énergie dont vous avez besoin.La bonne organisation ? Un plat de céréales au déjeuner ou au dîner. Lorsqu’elles n’y figurent pas, c’est le pain, produit le plus riche en glucides qui vous apporte alors ceux dont vous avez besoin.Sinon, faute de ces glucides en quantité suffisante, vous vous exposez à de sérieux coups de pompe. Ils vous conduisent inévitablement sur la pernicieuse escalade du grignotage de trucs gras/sucrés qui est un des meilleurs moyens de grossir. Les céréales ont d’autres atouts nutritionnels : protéines végétales, fibres, sels minéraux et vitamines du groupe B. Tout cela est nécessaire à votre équilibre alimentaire.Les pommes de terre et les légumineuses (haricots, lentilles, fèves etc.) renferment aussi tous ces nutriments. Elles sont l’alternative classique aux céréales. Mais elles sont moins pratiques, plus longues à préparer. Pâtes et riz : blancs, complets ou semi complets ? Pâtes et riz blancs ont un gros défaut : ils sont fabriqués avec des farines très raffinées. L’écorce, partie des grains la plus riche en fibres, sels minéraux et vitamines, est éliminée. D’où un important et déplorable appauvrissement en ces nutriments.Leur avantage ? Ils cuisent plus vite que les pâtes et surtout que le riz complet.Mais la richesse en fibres de ceux-ci peut les rendre difficiles à digérer et créer une irritation de la muqueuse intestinale.De plus, s’ils ne sont pas bios, vous avalez en même temps les pesticides généreusement employés lors de la culture de ces céréales et qui sont restés dans l’écorce.La bonne solution ? Pâtes et riz semi complets et bios qui cuisent quasiment aussi vite que les blancs. Le choix ne manque pas. Quinoa : mieux que les autres céréales Dans la classification botanique, le quinoa est une plante herbacée. Mais comme elle produit des graines, elle est assimilée à une céréale.En fait, le quinoa n’est pas vraiment une nouveauté car sa culture est millénaire. Il provient des hauts plateaux des Andes et il était la nourriture de base des Aztèques. Or, cette culture fut abandonnée après le 16ème siècle grâce aux Conquistadores qui imposèrent celles des céréales européennes (blé, orge, avoine).Mais, heureusement, le quinoa a continué de pousser à l’état sauvage. Ce qui a permis de le redécouvrir dans les années 80 et de recommencer à le cultiver.Les végétariens l’ont depuis longtemps mis à l’honneur dans leur alimentation car il a des qualités nutritionnelles bien supérieures à celles des céréales.En effet, le quinoa est plus riche en protéines. Celles-ci sont composées de tous les acides aminés essentiels, ce qui n’est pas le cas des céréales. Le gluten en est absent. Il renferme aussi un peu de lipides en grande majorité insaturés.S’il est un peu moins bien fourni en glucides, en revanche, il l’est fort bien en fibres, en sels minéraux et en vitamines (groupe B et E). Quinoa : comment le cuisiner Trois variétés de quinoa sont sur le marché. Le blond, le plus tendre ; le rouge un peu plus ferme et le noir, d’une texture assez croquante.Il y a aussi du quinori qui, selon les marques, est un mélange de quinoa et de riz ou d’une légumineuse.Le quinoa se cuit à l’eau mais en respectant certaines règles.Comptez 50 à 80 g par personne, selon les appétits. Mesurez cette quantité dans un verre doseur de façon à avoir son volume.Puis rincez-le dans une passoire avant de le cuire afin d’éliminer la saponine, substance assez amère qui protège les graines.Déposez-le dans une casserole et ajoutez 1,7 volume d’eau froide (et non 1,5 ou 2 comme cela est souvent conseillé). Pour 50 g de quinoa (soit 125 ml dans le verre doseur), cela fait 212 ml d’eau.Salez légèrement, remuez et faites bouillir doucement pendant 15 minutes. Puis sortez la casserole du feu et laissez le quinoa finir d’absorber l’eau. Cela va assez vite.Ensuite, vous l’accommodez comme les pâtes et comme bon vous semble : avec du beurre et du fromage râpé, une sauce, des légumes etc.Mais vous pouvez aussi cuire le quinoa comme un risotto, en le faisant revenir dans un peu d’huile d’olive et en versant ensuite l’eau au fur et à mesure de son absorption. D’autres céréales à connaître : le millet et le fonio Millet et fonio sont deux graminées qui font partie de la très grande famille du mil et qui sont très cultivées en Afrique et en Asie. Le millet : la variété de millet la plus courante est le millet perlé soit des petites graines jaunes et rondes, très nourrissantes grâce à leur richesse en glucides, protéines et sels minéraux. Il n’y a pas de gluten dans le millet. Sa saveur est très douce.Préparez-le comme le quinoa. Vous pouvez ensuite le consommer chaud, comme des pâtes ou du riz ou l’accommoder en salade. Il se cuisine aussi pour un dessert, de la même façon que le riz au lait. Le fonio : les graines du fonio sont aussi petites. Sa composition nutritionnelle est proche de celle du millet et il est également sans gluten. Prenez soin de bien le rincer avant afin de le débarrasser du son qui colle aux graines. Propres, celles-ci sont alors beige.Cuisez-le dans de l’eau (1 volume de fonio et 3 d’eau), faites bouillir pendant 7 à 10 minutes puis laissez-le ensuite gonfler hors du feu. Vous pouvez aussi le préparer comme un risotto. Ou encore le cuire à la vapeur comme la semoule du couscous qu’il peut très bien remplacer.Comme les pâtes et le riz (blancs ou complets), quinoa, millet et fonio apportent assez peu de calories puisqu’ils ne contiennent naturellement pas de lipides.Contrairement à une idée reçue depuis trop longtemps, ils ne font pas grossir ! Sauf si vous les noyez dans des sauces très grasses et que vous en mangez, à toute allure, au-delà de vos besoins énergétiques.En savoir plus sur http://www.e-sante.fr/cereales-il-y-pas-que-pates-riz/actualite/866?page=0%2C2#S0FTHA6J0SLYM9KT.99

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Incontinence urinaire, les hommes aussi !

Les fuites urinaires ne sont pas réservées aux femmes. Même si le risque d’incontinence est deux à trois fois moindre chez les hommes, ils en souffrent aussi. En cause, l’âge mais surtout les chirurgies de la prostate ou encore les AVC comme conséquences des maladies cardiovasculaires. L’incontinence urinaire au masculin ne doit plus être un tabou. Incontinence urinaire : 1 homme pour 3 femmes Vis-à-vis de l’incontinence urinaire, femmes et hommes sont inégaux. Ces derniers n’ont pas le risque majeur lié à la grossesse et au traumatisme obstétrical. Concernant l’incontinence au sens strict de perte des urines, sa prévalence moyenne chez la femme est de 13,1% contre 5,4% chez l’homme, tous âges confondus*.Néanmoins, le phénomène fréquent de "gouttes retardataires" chez l’homme est souvent classé à tort dans une incontinence alors qu’il s’agit plutôt d’un problème d’évacuation dû à un faible jet d’urine, laquelle stagne alors dans le canal de l’urètre. Au final, si l’on tient compte des fuites urinaires ainsi que de l’ensemble des symptômes mictionnels (urgences/impériosités, sensations de brûlures, gouttes retardataires, polyurie/urines abondantes, pollakiurie/fréquence élevée des mictions, nycturie/uriner fréquemment la nuit…), hommes et femmes sont sur un pied d’égalité (respectivement 62,5 et 66,6 %).Dans les deux sexes, l’âge est la première cause d’incontinence urinaire, mais contrairement à la femme, elle survient surtout dans des circonstances pathologiques chez l’homme.Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes : « L’incontinence peut apparaître suite à des opérations chirurgicales sur la prostate, telle la prostatectomie radicale (ablation de la prostate pour cancer prostatique) et la résection prostatique (adénomectomie, en cas d’hyperplasie bénigne de prostate), peu importe que cette dernière ait été effectuée par résection transurétrale de prostate (élargissement du canal de l’urètre au niveau de la prostate en taillant des petits copeaux de tissu prostatique par un procédé électrique), par chirurgie ouverte ou par laser (énucléation ou vaporisation).Le second groupe des causes possibles sont les maladies neurologiques (maladie de Parkinson, démences, sclérose en plaque, accidents avec traumatismes comme une fracture du bassin, accidents vasculaires cérébraux, para/hémiplégies) ». L’incontinence par hyperactivité vésicale, la plus fréquente chez l’homme La grande majorité des fuites chez l’homme sont dites par impériosité (envie pressante d’uriner). On parle alors d’incontinence par "hyperactivité vésicale". Elle est beaucoup plus fréquente avec l’avancée en âge, de 40-45% de la population aux alentours des 75 ans comparé aux 10% avant 55 ans.Vers l’âge de 60 ans, les courbes selon le sexe s’inversent : les hommes deviennent plus nombreux à souffrir d’incontinence par hyperactivité vésicale que les femmes. C’est dû à la prévalence plus importante parmi le sexe masculin du tabagisme et des maladies cardiovasculaires, responsables d’AVC et d’hémiplégies L’incontinence à l’effort, conséquence des chirurgies de la prostate Pour sa part, l’incontinence d’effort est la perte d’urine lors d’un effort violent, une toux, le port de charges lourdes, une activité physique etc. Elle est due à une insuffisance du sphincter de la vessie. Elle se rencontre chez des hommes relativement jeunes, dans les suites de chirurgies de la prostate et notamment la prostatectomie radicale. Même les meilleures équipes chirurgicales ou la chirurgie assistée par robotique ont des taux d’incontinence urinaire à l’effort entre 5 et 8% pour les formes sévères, c’est à dire celles qui n’ont pas été réduites par la rééducation périnéale. Tous stades d’incontinence confondus, les chiffres sont aux alentours de 35-40%.Pour l’adénomectomie en revanche, pratiquée chez des hommes plus âgés, le taux d’incontinence sévère est bien moindre, seulement de l’ordre de 1%.Pr Pierre Costa : « Il ne faut pas hésiter à consulter des urologues spécialisés dans le traitement de l’incontinence. Y compris lorsque l’on est suivi par un urologue spécialisé en cancérologie ou par un oncologue, car celui-ci, très concerné par la guérison du cancer, ne prendra pas forcément toute la mesure de la gêne occasionnée par les fuites urinaires ».Des modifications comportementales, l’utilisation de protections adaptées ou d’étuis péniens voire de pince à verge, peuvent être très utiles. Le premier des traitements reste la rééducation du périnée (périnéo-sphinctérienne). Si celle-ci n’apporte pas de réelle amélioration vis-à-vis des fuites urinaires, une vaste palette de médicaments et de chirurgies peut être envisagée, adaptée au type d’incontinence. Source : *European Urology 50 (2006)1306-15D’après un entretien avec le Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes.

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Ulcères, comment en venir à bout ?

Les ulcères de l’estomac et de l’intestin sont en majorité dus à une bactérie très courante répondant au nom d’Helicobacter pylori. Une partie de la population infectée va développer un ulcère chronique et certains un cancer. De nouvelles recommandations françaises permettent désormais d’éradiquer cette bactérie à 90%. Quand suspecter une infection à Helicobacter pylori ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Ulcères, la faute à une simple bactérie La bactérie Helicobacter pylori, présente chez un quart de la population, est responsable d’ulcères de l’estomac (gastriques) et de l’intestin au niveau de sa partie dénommée duodénum, voire de cancers gastriques. Globalement, 70-80% des ulcères sont dus à cette bactérie, les autres ont pour cause les anti-inflammatoires (ceux dit non stéroïdiens : AINS)Une personne sur cinq avant 30 ans, et une sur deux après 50-60 ans héberge la bactérie Helicobacter pylori, qui se développe pendant de longues années au sein de la muqueuse gastro-intestinale. Or, ce microbe provoque systématiquement une inflammation de l’estomac (gastrite). Il n’y a pas toujours de symptômes, mais 10% des personnes infectées souffriront d’un ulcère gastrique ou de l’intestin, voire dans 1% des cas un cancer gastrique, qui fait presque autant de morts chaque année en France que les accidents de la route. En nombre de cas, c’est la première bactérie à être impliquée dans le développement d’un cancer.La bactérie s’attrape pendant l’enfance via les vomissements et les régurgitations. C’est pourquoi les mauvaises conditions d’hygiène et de promiscuité sont montrées du doigt. C’est aussi la raison pour laquelle la prévalence de l’infection à Helicobacter pylori tend à diminuer fortement en France, au contraire des pays à faible niveau économique. Troubles digestifs de l’estomac ? Pensez à Helicobacter pylori ! 90% des personnes infectées ne ressentiront aucun symptôme. Mais pour les 10% restants, la bactérie sera à l’origine de troubles digestifs de l’estomac à type de douleurs, brûlures, nausées, difficultés de digestion. Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie (CHU de Bordeaux) : « Il faut donc la rechercher systématiquement lorsque ces symptômes sont présents pendant environ six mois, mais aussi en cas d’ulcère gastro-duodénal, chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer, en cas de carence en fer ou en vitamine B12 ; la gastrite à Helicobacter pylori détruisant la muqueuse, elle entraîne de ce fait une malabsorption. La bactérie est aussi recherchée lorsqu’une chirurgie de l'obésité de type bypass est programmée ».Afin de dépister l’infection à Helicobacter pylori, une prise de sang est réalisée. Si celle-ci est positive, il faudra confirmer le diagnostic par une fibroscopie : un tube souple avec une caméra est introduit par la bouche et descend jusqu’à l’estomac. Celui-ci est examiné et des prélèvements sont effectués. La bactérie Helicobacter pylori, éradiquée à 90% Grâce aux nouvelles recommandations nationales parues en juin 2017*, ça n’est plus 70% des personnes infectées mais bien 90% qui seront débarrassées de cette bactérie. En effet, pour des raisons de résistance aux antibiotiques- à la clarithromycine notamment -, les traitements habituels n’étaient plus aussi performants. Il a donc fallu les revoir. Le nouveau traitement est simple, rapide est efficace : une dizaine de jours de traitement antibiotique suffit à traiter l’infection dans plus de 90% des cas et à définitivement éviter les récidives. Deux possibilités existent. Lorsqu’il est possible de tester la sensibilité de la bactérie présente chez une personne donnée vis-à-vis des antibiotiques, les médecins peuvent prescrire un traitement « ciblé » de dix jours, reposant sur un « anti-acide » (inhibiteur de la pompe à protons) et deux antibiotiques. Cette technique n’étant pas encore généralisée en France, la plupart du temps le traitement le plus courant est donné sans connaître la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques. Ce traitement est un peu plus long (14j) et comporte cette fois-ci trois antibiotiques. Pour s’assurer de l’efficacité du traitement, un test respiratoire à l’urée suffit, au moyen d’un prélèvement d’air expiré dans un petit tube. En effet, la bactérie trahit sa présence dans l’estomac et le duodénum en transformant l’urée en ammoniac et en gaz carbonique. Ulcère de l’estomac et stress, une idée reçue Pendant très longtemps, patients et médecins ont cru que les ulcères de l’estomac et du duodénum étaient causés par le stress. Depuis le début des années 80, on sait maintenant que les ulcères récidivants sont causés par la prise de médicaments anti-inflammatoires (et l’aspirine) et comme on l’a vu, par une infection de l’estomac due au microbe Helicobacter pylori. Mais l’idée que le stress provoque des ulcères reste très présente dans l’esprit des patients… et de certains médecins. Néanmoins, le stress, s’il ne provoque pas d’ulcères, peut accentuer ou déclencher des douleurs d’estomac. D’où la confusion. Ces douleurs peuvent être soulagées par les médicaments antiulcéreux qui diminuent l’acidité gastrique (inhibiteurs de la pompe à protons/IPP). Pr Frank Zerbib : « Les vrais "ulcères de stress" peuvent être observés chez des patients de réanimation. Il ne s’agit alors pas du stress de la vie quotidienne, mais d’un stress biologique (métabolique, ischémique, infectieux) intense dû à une pathologie très grave qui met en jeu la vie de ces patients ». * par la Haute Autorité en Santé et le Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie : https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2775406/fr/infection-par-helicobacter-pylori-chez-l-adulte-la-has-precise-les-actes-de-diagnostic-et-les-modalites-de-traitementD’après un entretien avec le Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie à l’initiative (CHU de Bordeaux).

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Les hackathons débarquent dans le monde de la santé

Hackathon, Kesako ? C’est pourtant un mot que vous entendrez de plus en plus souvent, notamment parce qu’il débarque dans le monde de la santé, pour concrétiser des innovations technologiques au service des patients et des soignants. Petit jeu des « Questions/réponses » pour se mettre à la page. Hacka…quoi ? Hackathon. Ce mot est composé de deux termes : hack et marathon, car l’objectif est, en un temps limité, de « coder » quelque chose de malin (d’où le « hack ») de manière intensive.Popularisés par Google ou Facebook dans les années 2000, ces marathons de créativité menés en groupe pour trouver des solutions numériques innovantes concernent tous les pans de la société. Mais la santé s’en saisit de plus en plus, pour le bien des malades. Tous sont fondés grosso modo sur le même modèle : le temps de quelques jours ou d’un week-end, des matières grises se réunissent pour accoucher d’un projet concret et novateur. Développeurs informatiques, industriels, partenaires institutionnels, juristes, marketeurs, mais aussi, dans le domaine de la santé, les soignants, les chercheurs et les associations de patients, se réunissent par équipe autour d’une table pour concrétiser un projet. Sur quelques jours, une idée préalablement sélectionnée est testée, un prototype d’application est conçu en quelques heures. L’esprit de compétition est présent : en effet plusieurs équipes s’« affrontent » et un jury désigne les gagnants à la fin du temp imparti. Ce qui ne signifie pas que les autres projets sont abandonnés pour autant, ou que ceux plus complexes ne soient pas terminés ultérieurement. Concevoir des solutions digitales innovantes De l’idée à la concrétisation d’une innovation numérique… tous le processus créatif de cette « programmation informatique collaborative » est réalisé en groupe, où chacun apporte sa pierre à l’édifice en fonction de ses connaissances et de son savoir-faire. Le hackathon est un phénomène émergent où se croisent et se forment des expertises en santé ou tout autre domaine, en design, créativité, informatique, data, industrie, juridique etc.Si le hackathon est potentiellement si intéressant dans le monde de la santé, c’est parce qu’à l’heure du numérique, des solutions digitales innovantes permettront d’améliorer la prise en charge et le suivi au quotidien des maladies, à la fois au service des patients et des soignants. Concrètement, on parle d’applications santé, d’objets connectés, de la gestion de bases de données ou Big Data, des serious games ou de la coordination des acteurs de soin. Quand les patients prennent les choses en main L’idée est de faire germer un processus créatif dans le domaine de l’innovation numérique, au sein de domaines divers, ici dans celui de la santé. Et les expériences se multiplient. Cet automne, du 17 au 19 novembre, la seconde édition du Respirh@cktion aura lieu. Il s’agit du premier hackathon « santé » en Europe dédié entièrement aux maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles). En résumé : 48h d’émulation collective au service de quinze projets en pneumologie (1).Tout le monde est bienvenu. N’importe qui peut déposer une idée. Malades et leur entourage, associations et fédérations de patients, professionnels de santé, étudiants, chercheurs etc. Des écoles, des entreprises, des universités, des institutions peuvent organiser des hackathons. Des sponsors (industriels du médicaments, start-up, mutuelles etc.) financent l’événement, lequel se déroule sous l’égide de partenaires institutionnels, des régions… Dans la même veine, Lyon accueillera pour la seconde année un hackathon santé/médico‐social, dont l’ambition est de promouvoir l’innovation et la transformation du système de santé (2) en prototypant « une innovation technologique au service des professionnels de santé et des patients ». Un exemple à la pointe, le Respirh@cktion Des hackathons existent déjà en santé. Mais l’originalité de l’un d’entre eux -le Respirh@cktion- est d’être commandité par les associations de patients et de médecins (3) et non pas par des entreprises privées ou des geeks. La première édition en 2016 fut un succès, du point de vue de la participation et de l’aboutissement des projets, utiles aux patients et aux soignants. On peut citer par exemple « ETP Advisor.fr », une plateforme web qui a pour objectif de développer l’accès aux programmes d’Education Thérapeutique du Patient en mettant en relation patients, médecins et coordinateurs. Ou encore « Meyko », un compagnon connecté et ludique qui prend soin des enfants asthmatiques pour améliorer l’adhésion au traitement de fond et « JOE », un petit robot intelligent et interactif qui aide les enfants de 6 à 12 ans à être autonome dans la prise de leur traitement. Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health, organisatrice du Respirh@cktion : « La première édition, en 2016, a dépassé nos espérances en termes de participation (dix personnes environ pour chacun des quinze projets en lice) et surtout, l’ensemble des projets est sur le point d’aboutir. C’est la différence avec la grande majorité des hackathons où, à la fin de week-end, c’est « rideau » et rares sont les idées qui voient le jour, concrètement. Notre philosophie est de réaliser après le hackathon un vrai suivi des projets, et pas uniquement de ceux qui auront été primés, et de veiller à leur aboutissement en fournissant une aide logistique et financière ». (1) http://www.respirhacktion.com/; (2) http://hackinghealth.ca/fr/city/lyon-france-fr/ ; (3) Alliance Apnées du Sommeil, Associations de Perfectionnement postuniversitaire des pneumologues-APP, Asthme & Allergies, Association BPCO, Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires- FFAAIR, Fédération française de pneumologie, La Fondation du Souffle, Syndicat de l’Appareil Respiratoire, Société de Pneumologie de Langue Française -SPFL.D’après un entretien avec Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health.

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Vapotage : la Loi change le 1er octobre

C’en est fini du flou artistique concernant l’usage de la cigarette électronique -le vapotage- dans les lieux recevant du public, les entreprises etc. Le décret publié en mai dernier s’applique au 1er octobre. Mais autant la théorie semble simple, autant son application au quotidien promet d’être « rock n’roll ». Explications. Cigarette électronique : les règles vont changer ! Le décret n°2017-633 sur l’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif entrera en vigueur le 1er octobre. Jusqu’alors, aucune loi ne régissait le vapotage, les règlements intérieurs faisant foi. Voici le contenu du nouveau décret. Il tient en quelques lignes : on ne « vapotera » plus dans les écoles, ni dans les transports en commun. L’interdiction concerne les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. Le vapotage est aussi prohibé dans les moyens de transport collectif fermés (trains, bus, métros). Pour sa part, la partie sur l’usage de la e-cigarette dans les lieux de travail est tout en nuance. L’interdiction vaut pour les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Il faut entendre par là que la cigarette électronique n’est pas autorisée dans les open spaces. Mais si vous vapotez et que vous possédez un bureau individuel, vous n’êtes pas concerné par l’interdiction. Quant à la publicité pour la e-cigarette, elle reste identique, interdite en France depuis l'ordonnance n° 2016-623 du 19 mai 2016. Toute « propagande ou la publicité, directe ou indirecte" est illégale. Les affiches publicitaires dans les établissements de vente de cigarettes électroniques ne doivent pas être visibles de l'extérieur. « Lieux publics », kesako ? Bémol de taille, l’interdiction du vapotage n’est pas homogène. Tous les lieux publics ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, vapoter n’est pas interdit dans les stades, les bars, les restaurants, les hôtels, les administrations publiques et même les hôpitaux !Ceci du moins tant que la direction du lieu n’aura pas formellement inscrit cette interdiction dans son règlement intérieur, ou qu’un arrêté municipal n’aura pas été pris. Les contrevenants à l’interdiction encourent une amende de 150 euros.Mais la volonté de simplification échoue, car on en revient donc à une interdiction de vapoter au cas par cas. Un décret ambigu qui crispe les associations anti-tabac De prime abord, ce texte peut paraître clair. Mais dès que l’on se penche sur ces nouvelles règles, le flou s’épaissit. Pr Daniel Thomas, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac* : « Ce décret est d’une imprécision notoire. En effet, les seuls lieux fermés et couverts où l’interdiction est imposée sont des lieux de travail, excluant les lieux recevant du public. Or, pour un serveur, un bar est un lieu de travail. Un hôpital est aussi un lieu de travail « fermé et à usage collectif ». Un guichet de banque est-il un lieu de travail ou un lieu public ? Quelle réglementation s’applique alors ? Il est probable que bon nombre de règlements intérieurs consigneront l’interdiction. Ce qui est déjà le cas puisqu’à l’heure actuelle, ce sont les règlements intérieurs qui priment. Pour cette raison, le décret n’a pas apporté la simplification tant attendue ». Cigarette et cigarette électronique, même combat ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement transposé la réglementation sur le tabagisme à la cigarette électronique, s’interrogent les associations de défense et de patients. Cette complexité inutile rend le décret difficilement applicable. Les nouvelles règles du vapotage font courir un risque de normalisation de l’acte de fumer. Si calquer l’interdiction de vapoter sur celle de fumer aurait été légitime, c’est tout d’abord parce qu’il existe le danger que ce décret réintroduise dans les lieux publics l’image de l’acte de fumer et le banalise.  Même si le risque sanitaire du vapotage semble mineur par rapport à l’image d’exemplarité et du risque de normalisation du tabagisme, celui-ci n’est peut-être pas nul à moyen et long terme, faute de données scientifiques, en particulier vis-à-vis des enfants et des personnes sensibles (malades cardiaques, pulmonaires, asthmatiques etc.). Que penser en 2017 de la cigarette électronique ? Quasiment inconnue en 2010, la e-cigarette est devenue le substitut nicotinique quotidien de près de deux millions de fumeurs (chiffres 2015). Plusieurs années après son apparition, sa technologie s’est perfectionnée. La cigarette électronique d’aujourd’hui, de 3ème génération, est plus performante : elle permet grosso modo des pics de nicotinémie se rapprochant de ceux de la cigarette de tabac. Le "vapoteur" doit inhaler plus souvent sa nicotine pour obtenir une concentration et des pics se rapprochant de ceux observés avec des bouffées de tabac. Or, c’est cette délivrance rapide de la nicotine qui est recherchée par le fumeur. D’où son intérêt potentiel lorsque la e-cigarette est vue comme un moyen de sevrage.Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers : « Si vapoter pour arrêter de fumer part d’une bonne intention, vapoter indéfiniment n’est pas souhaitable non plus en l’absence de recul. Nous conseillons aux vapoteurs de s’arrêter après deux ou trois ans de vapotage. Cela ne doit pas devenir un mode de vie ». *www.alliancecontreletabac.orgD’après des entretiens avec le Pr Daniel Thomas, cardiologue, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac et le Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers.

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Le burn-out, les enfants aussi ?

Et si on en demandait trop à nos enfants ? Par analogie avec « le syndrome d’épuisement professionnel » ou « burn-out » de l’adulte, les enfants, épuisés nerveusement, peuvent aussi craquer sous la pression. Béatrice Millêtre, psychothérapeute, docteur en psychologie et spécialiste en sciences cognitives, vient d’écrire le premier ouvrage consacré au burn-out des enfant. Elle répond à nos questions. « Burn-out », ce mot anglo-saxon signifie « syndrome d’épuisement professionnel ». Pourquoi l’utiliser chez l’enfant ? Béatrice Millêtre : Parce que les symptômes mais aussi les causes sont exactement identiques à ceux vécus par les adultes dans le monde professionnel : il conjugue une énorme fatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu’un sentiment d’échec permanent. Cela va bien au-delà du simple stress, c’est un épuisement nerveux qui peut conduire jusqu’au craquage. L’enfant a le devoir de travailler à l’école. Il s’agit d’un travail à part entière, qu’il n’a pas choisi et qu’il ne peut rejeter. Les enfants en burn-out ne voient pas le sens, le bénéfice de leur travail et de leur investissement à l’école par rapport à leurs propres valeurs. Ils souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs efforts de la part de leur parents, enseignants etc.Comme chez l’adulte, le burn-out possède les caractéristiques d’absence de sens, de perte de repères et d’incompréhension. Chez l’enfant, l’absence de sens signifie qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, l’absence de logique entre ce qu’il constate et ce que l’on attend de lui. Le burn-out des enfants peut ainsi se définir comme un épuisement nerveux lié à la réussite : exigences élevées, tant sur le plan scolaire que des activités, de la part des parents, des enseignants et des copains, qui conduit l’enfant à un perfectionnisme irréalisable. Vous dites qu’un adolescent sur trois est aujourd’hui en burn-out, ou en passe de l’être. Est-ce un phénomène émergent ? Béatrice Millêtre : Des études ont été menées, comme celle de l’UNICEF où 40% des enfants de 6-18 ans ressentaient une souffrance psychologique (1). Ce mal-être est retrouvé dans une autre enquête de 2011. 66 % des étudiants ont vécu une période de plus de 15 jours pendant laquelle ils se sont sentis régulièrement stressés. Et ils sont 48% à avoir même éprouvé de la tristesse ou de la déprime (2).Toutes les classes d’âge sont concernées, à partir de neuf ans selon ma propre expérience. Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out. Ils sont aujourd’hui plus de cinq par semaine à passer ma porte. Chez eux, le burn-out est principalement dû à la pression phénoménale que nous exerçons sur eux, qu’elle soit sociale, familiale, amicale, éducative. On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge. Ils se mettent alors eux-mêmes une pression personnelle. Ils sont suroccupés, n’ont pas le droit de s’absenter de l’école, doivent être "premier" partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l’erreur… Ils deviennent un objet de réussite, ont une obligation d’excellence scolaire, et non plus celle de passer dans la classe supérieure. Lorsque 14 de moyenne générale entraîne un avertissement ou la mise en place d’un soutien scolaire, l’enfant pense alors qu’il n’est qu’un bon à rien. Cette pression scolaire est probablement due à la crainte de l’avenir par les parents, transmise aux enfants. Réussir à l’école, c’est une garantie minimale pour s’assurer un avenir plus rose. Et en effet, 52 % des 8‑10 ans ressentent cette peur de la pauvreté (63 % chez les 11‑14 ans) et qui s’accompagne de celle de connaître le chômage(58 % et 71 %) (3).Plus possible non plus de pratiquer une activité extra-scolaire, sportive ou non, sans mettre un pied dans la compétition. Les enfants qui ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu ou à satisfaire les adultes se détournent alors de l’activité, et vont alors toucher à tout, souvent sans pouvoir s’approprier un loisir.On leur demande par ailleurs d’être autonome et d’endosser précocement des responsabilités.Mais il ne faut pas jeter la pierre aux parents qui -de façon légitime- se sentent perdus, entre les injonctions sociétales de multiplier les activités pour leur enfant et de se ménager du temps pour eux-mêmes. Comment repérer les premiers signes d’épuisement chez son enfant ? Béatrice Millêtre : Déjà, certaines personnalités sont plus à risque, à savoir celles qui ont pour trait d’être attentionné, altruiste, sensible, et qui ont besoin de sens à ce qu’elles font.  Parmi les signes avant-coureurs d’un burn-out, la difficulté à bien dormir, souvent mis à tort sur le compte d’un examen, d’un sport etc. Dans l’épuisement, la personne ne parvient pas à trouver un sommeil de qualité, mais sans qu’il n’y ait de raison particulière. Conséquence, les enfants sont irritables, de mauvaise humeur, contestataires, à fleur de peau (réactions exacerbées, crises disproportionnées). Ils développent une anxiété, un stress, un épuisement nerveux, avec parfois des envies de fugue et même de suicide. L’apprentissage, la concentration, l’organisation deviennent difficiles voire impossibles. A cette perte d’efficacité s’ajoute une perte d’énergie et d’envies, une distance avec les amis, une fatigue. Mais il n’est pas trop tard pour agir ! Béatrice Millêtre : En effet, c’est le début du parcours du combattant, pour l’enfant et ses parents mais il faut alors agir vite et parfois en ayant recours aux urgences pédiatriques ; 30 % des jeunes ont des idées suicidaires et 10 % ont fait des tentatives de suicide. Il faut savoir s’arrêter, imposer une coupure scolaire d’une semaine ou plus. Souffler. Se reposer. Comme chez l’adulte, il est possible d’intervenir avant le craquage nerveux, avant que ne surviennent la phase dépressive et la nécessité de tout reconstruire (personnalité, rapport au monde). L’enfant a la possibilité de faire un break même au cours de l’année scolaire. La Loi est mal comprise. Elle stipule que l’enfant n’a pas droit à plus de quatre demi-journées d’absence non justifiées. Mais la justification d’une absence tient en quelques mots : « Absence pour raison personnelle » ! Les parents doivent alors se rapprocher de l’équipe pédagogique et consulter un psychologue pour enfant ou un pédopsychiatre. Il pourra alors s’opérer un rééquilibrage chez l’enfant : « je comprends le monde », « je trouve du sens », « l’avenir est à moi », « je suis unique et quelqu’un de bien », « je sais où je vais », « on me fait confiance » et « je suis indulgent avec moi-même ». Un message aux parents ? Béatrice Millêtre : Éviter le mégamorphisme (voir les enfants plus grands, plus âgés qu’ils ne le sont et les rendre adultes trop tôt) n’est pas très compliqué : cela revient à ne demander à nos enfants que ce dont ils sont capables.L’enfant doit penser par lui-même, exprimer ses besoins (physiologiques mais aussi affectifs, sociaux et psychologiques), ses désirs, ses goûts. Parents, déculpabilisez : vous n’êtes pas responsables de son burn-out, mais vous êtes responsables qu’il aille mieux, qu’il guérisse et qu’il ne chute pas. Avec des mots-clés suivants : pour le parent : « c’est moi l’expert », pour l’enfant : « le sens de ma vie », « ensemble » et pour tous : « le besoin de souffler » et « partager ».Béatrice Millêtre consacre aussi une large partie de son ouvrage à des repères pratiques pour appréhender les grandes lignes du développement de l’enfant et l’attitude à adopter par les parents, un questionnaire sur son "type parental" (et la marche à suivre si l’on est plutôt permissif, autoritaire, démocratique ou engagé) ou encore une liste exhaustive à cocher en fonction des atouts que l’on retrouve chez son enfant ainsi qu’un questionnaire pour l’enfant lui-même sur ce qu’il ressent, sur son estime de soi etc.(1) Enquête nationale Unicef France (2014) ; (2) Enquête 2011 sur la santé des étudiants réalisée par l’institut Harris Interactive pour la SMEREP ; (3) Sondage Ipsos du 8 septembre 2015D’après un entretien avec Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, spécialiste en sciences cognitives, psychothérapeute et auteur du livre « Le Burn-out des enfants, Et si on leur en demandait trop ? » aux éditions Payot & Rivages, Paris, 2016.

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Activité sportive et maladie chronique : comment entretenir la motivation

Diabète, maladies respiratoires comme la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladies cardiaques … l’activité physique joue un rôle majeur. Mais si l’on est plus sportif ou qu’on ne l’a jamais vraiment été, entretenir la motivation est un véritable challenge. Il existe des clés, énoncées par David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, que l’on peut adopter dès cet été ou à l’automne, telle une bonne résolution de rentrée. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique L’activité physique a tout bon ! Après une rééducation respiratoire pour les insuffisants respiratoires, laquelle inclut un réentrainement à l’effort, ou pour ceux qui sortent d’un séjour en rééducation cardiologique suite à un infarctus du myocarde, ou même pour ceux qui ont un cancer ou sont en rémission, les bienfaits de l’activité physique, à sa mesure bien entendu, sont multiples. En effet, celle-ci agit en prévention ; elle divise par deux le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque, elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, fait baisser la pression artérielle chez les hypertendus, améliore l’espérance de vie dans la mucoviscidose etc.). Elle améliore aussi les symptômes comme la fatigue due à la chimiothérapie anticancéreuse, la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires et les symptômes dans la BPCO avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux, dont elle est complémentaire. Elle réduit le risque de maladies associées comme dans le sida. Elle est aussi indiquée dans les maladies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer par ex.), la dépression, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde etc.Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var) : « L’activité physique cumule les avantages, sur la fonction respiratoire et la dyspnée (essoufflement), le sommeil, les paramètres musculaires, cardio-vasculaires et vis-à-vis d’un état potentiellement anxiodépressif. Mais négliger la dimension sociale de l’activité physique serait une grave erreur. Faire du sport c’est, pour chacun, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. Cela permet de limiter l’impact psychologique de la maladie. Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes malades chroniques, la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement, très péjoratif sur l’évolution de la maladie etc. ». 5 commandements pour faire de l’exercice physique Sous une surveillance médicale et de professionnels de l’activité physique adaptée formés aux maladies chroniques, s’astreindre à une activité physique régulière et soutenue peut sembler relativement facile. C’est une toute autre histoire lorsque l’on se retrouve chez soi, seul, parfois isolé pour conserver la motivation et la régularité de l’entraînement. Pour mettre toutes les chances de son côté, David Communal a mis au point des règles d’or pour convertir les malades chroniques en « PARFAITS experts en activité physique dans un objectif de santé ». En réalité, PARFAITS est un acronyme qui intègre huit notions essentielles : Progressivité, Adaptabilité-Accessibilité, Régularité, Fréquence, Alternance, Intensité, Temporel et Sécurité. Le sport, une culture nouvelle à adopter Cela part d’un constat, celui que bien souvent, les malades chroniques n’ont pas la culture de l’activité physique pour elles-mêmes. Il ne s’agit pas uniquement de sport mais cela englobe les activités de vie quotidienne, de travail, de déplacement et de loisirs. Il faut alors changer d’optique et pratiquer une activité physique dans un objectif de santé. Mais pas de vélo-elliptique du jour au lendemain ! Cela passe par la valorisation d’activités physiques déjà exercées par le passé, leur renforcement puis la proposition d’autres types d’activités, progressivement en fonction des capacités de la personne. S’entourer pour se sentir en sécurité De nombreux malades chroniques se sentent en insécurité lorsqu’ils pratiquent seuls une activité physique. La présence d’un professionnel de santé, d’un enseignant en APA ou d’un éducateur sportif voire d’un groupe de patients dans le cadre d’activités associatives permet de les rassurer.  Se ménager un temps dédié à l’activité physique Il s’agit tout simplement de prendre un vrai rendez-vous avec soi-même. Avec des aménagements en fractionnant la pratique quotidienne par exemple, mais en conservant à tous prix la régularité. Tout réside dans la régularité de l’exercice, lequel doit être quotidien chez les malades chroniques, alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé. L’idéal est de varier les "plaisirs", entre endurance, renforcement musculaire, assouplissement et équilibre. Tout est dans la progressivité Des exercices simples et accessibles permettront de progresser, de façon graduelle, en jouant sur les paramètres de difficulté (résistance, intensité etc.), afin d’optimiser pas à pas les capacités de la personne malade chronique. L’intensité doit être modérée à intense (5 à 8 sur une échelle de 10) et variable. En cas de limitation respiratoire et même cardiaque, la montée en charge et l’arrêt doivent être progressifs, sur une dizaine de minutes. Miser sur l’émulation collective Conserver l’envie et la motivation passe aussi et surtout une émulation collective générée par l’activité en groupe. La convivialité et le plaisir font perdurer la motivation dans le temps. Merci à David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) et dirige l’Association Prof'APA et au Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var).

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