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Tous nos articles Santé - Page 19

Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Grossesse et examens médicaux

La grossesse n'est pas une maladie. Pourtant, de nombreux examens médicaux sont effectués tout au long de son déroulement, même si tout se passe bien. C'est pour certaines femmes, une source d'angoisse. Effectivement, ça n'est pas une sécurité absolue, ni l'assurance d'une grossesse parfaite, mais c'est ainsi que la grossesse se déroulera au mieux. Comme dit l'adage : « les examens médicaux ne rendent pas malade » hormis le cas particulier de l'amniocentèse qui comporte un risque faible. Les prises de sang au cours de la grossesse C'est le premier examen de la grossesse. Pour confirmer l'état de votre grossesse, on dose l'hormone Bêta HCG dans le sang. Connaître le groupe sanguin est également essentiel puisque en cas de Rhésus négatif, il y a un risque que vous développiez des anticorps contre votre bébé s'il est Rhésus positif. Le plus souvent, l'immunisation se fait au moment de l'accouchement. C'est donc lors d'une grossesse suivante (grossesse complète ou fausse couche ou IVG) que l'on administrera un traitement. Sur le plan des infections, les prises de sang (sérologies) ont un rôle central. Il s'agit de savoir si vous êtes déjà immunisée contre certaines maladies qui peuvent être préjudiciables au bébé : Toxoplasmose, rubéole, CMV (si vous êtes négative pour ces trois pathologies, des contrôles sont faits chaque mois), hépatite B, herpès génital, syphilis, et virus HIV pour vous et votre conjoint (la sérologie HIV nécessite légalement votre autorisation). Le diabète se dépiste également grâce à une prise de sang. Enfin, on vous proposera à la 13e ou entre la 14e et la 18e semaine un test pour évaluer le risque que votre enfant soit porteur de la trisomie 21. En cas de risque supérieur ou égal à 1/250, une amniocentèse sera proposée. Les analyses d'urine au cours de la grossesse Cet examen est simple à réaliser et peut apporter des renseignements précieux. On vérifie ainsi la présence de sucre, qui peut orienter vers un diabète et doit être confirmée par une prise de sang. On vérifie également la présence d'albumine, qui peut être un signe de toxémie. Enfin, on vérifie la présence éventuelle de germes, signes d'infection urinaire, qui doit être traitée. Les échographies au cours de la grossesse Examen essentiel pour la confirmation de la grossesse et la position du foetus dans l'utérus. Les échographies, habituellement faites à 12, 22 et 32 semaines de grossesse, servent aussi au dépistage des malformations, à mesurer les mensurations du bébé et la position du placenta. Une échographie peut aussi être faite à n'importe quel moment de la grossesse, en fonction de la situation. L'amniocentèse Il s'agit de prélever sous échographie un peu de liquide amniotique par ponction à travers l'abdomen de la future maman, pour en analyser la composition et dépister certaines pathologies (carte d'identité chromosomique). L'amniocentèse se fait en général entre la 16e et la 18e semaine de grossesse, mais jamais plus tôt. Cet examen n'est pas totalement dénué de risque car il peut provoquer une fissure de la poche des eaux, avec risque de fausse couche dans environ 1% des cas, ce qui reste rare. Dr Renaud Guichard

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Le rire, c'est bon pour la santé !

Dommage que les Francais rient de moins en moins - dix-neuf minutes par jour en 1939, six minutes en 1983, et une seulement en 2000 - car le rire a bien des vertus prouvées... et c'est du sérieux ! Il a toutes les vertus ! Sur le plan physique Le rire améliore la respiration, libère des endorphines cérébrales naturellement antalgiques, stimule l'immunité et coupe court au stress. Or le stress chronique fait le lit des maladies cardiovasculaires, des cancers et des décès prématurés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'une étude américaine (Université du Maryland à Baltimore) ait montré que le rire n'avait pas son pareil pour prévenir la survenue des maladies cardiovasculaires. Cela s'explique par le fait que le rire est un bon antidote au stress, mais aussi parce qu'il réduit la tension artérielle. Et ses bénéfices ne s'arrêtent pas là : le rire serait également capable de renforcer notre système immunitaire et d'augmenter notre tolérance à la douleur, d'où l'intérêt d'associations comme "Le Rire Médecin" à l'hôpital, en particulier dans les services où les traitements sont les plus lourds. Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'un des secrets des centenaires soit le fait d'avoir hérité d'une nature foncièrement optimiste : pour vivre vieux, rions gaiement ! Sur le plan psychologique Avoir le rire facile et le sens de l'humour nous rendrait plus attirant. Car aux dires des psychologues, le rire donne du recul, mais limite notre agressivité, ce qui facilite notre intégration en société. Le rire se révèle donc un bon moyen de nouer des relations et d'échanger, si possible des pensées positives : à plusieurs, on s'entraide et on se soutient en cas de coup dur...   Des endroits juste pour rire Bien sûr, on peut rire à tout moment de la journée et dans des endroits très disparates. Mais pour nous aider à renouer avec cette bonne vieille pratique, des ateliers du rire sont apparus dans de nombreuses villes et de plus en plus de centres de thalassothérapie ou de thermes en proposent. Les gens stressés s'y rendent pour évacuer leurs tensions. C'est efficace et moins contraignant que les tranquillisants ! Parmi les exercices proposés, tous suivent un seul objectif : nous aider à stimuler notre propre capacité à rire et à nous relaxer. Exemple : former un cercle et taper des mains en vocalisant au même rythme des " oh oh oh " et des " ah ah ah ". Ou encore, lancer un ballon imaginaire déclencheur de rire chez celui qui l'attrape, etc. Il existe de nombreuses variantes, mais à partir du moment où les exercices provoquent esclaffements et détente générale, c'est gagné !   Le sens de l'humour, aussi ! Certains chercheurs ne manquent pas d'idées, comme Sven Svebak, un Norvégien qui étudie l'impact du sens de l'humour sur notre santé depuis plus de trente ans. Après avoir mesuré le sens de l'humour de quelque 53.500 Norvégiens qu'il a suivi pendant 7 ans (étude publiée dans L'international Journal of Psychiatry in Medicine), il en est arrivé à la conclusion qu'avoir un sens de l'humour amical (non agressif) diminuerait la mortalité d'au moins 20 %. A rappeler de toute urgence à nos politiques chargés de réduire le trou de la Sécurité sociale ! Dr Philippe Presles

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Les femmes enceintes peuvent boire un peu de café

Beaucoup de précautions alimentaires s'imposent aux femmes enceintes. Mais elles ne sont pas toutes scientifiquement fondées. Les nouveaux conseils officiels des gynécologues américains (1) affirment qu'un peu de café ne fait pas de mal aux bébés. Femmes enceintes et café: trop, c'est combien? Les femmes enceintes ne doivent pas boire trop de café, c'est certain; en effet, la caféine augmente le risque de fausses couches et de naissance avant terme. Mais quelle est la dose de caféine que l'on peut absorber sans risque pour le bébé? La réponse officielle du Collègue américain des obstétriciens et gynécologues est 200 milligrammes. Ce qui correspond, grosso modo, à deux tasses de café de 150 ml. Comme cette quantité correspond à la quantité moyenne de caféine absorbée dans nos pays, il y a de quoi rassurer de nombreuses femmes enceintes...   Femmes enceintes, attention à la caféine cachée Le café au lait du matin ou l'expresso de midi peuvent donc être consommés sans culpabilité, même par des femmes enceintes. Cependant les méfaits de la caféine sur le foetus demeurent bien réels. La consommation de café non décaféiné doit donc être diminuée pour les femmes qui en boivent plus de deux tasses par jour. Et pour toutes, il importe de se souvenir que cette substance est présente dans d'autres boissons que le café! - Thé: 30 mg de caféine environ par tasse - Boissons gazeuses caféinées: 60 mg de caféine par verre de 200 ml - Chocolat ou cacao chaud: 4 mg par tasse - Boissons énergisantes: 80 mg par canette au moins (2)   La caféine, amie ou ennemie? Il convient donc de ne pas abuser de la caféine, surtout pendant la grossesse; mais il ne faut pas la diaboliser non plus! En effet, différentes études montrent qu'elle peut avoir des bienfaits sur la santé, au niveau du foie et du cerveau notamment. L'objection la plus sérieuse à sa consommation, pour les femmes enceintes et pour les autres, réside dans le fait qu'elle a un effet excitant et qu'elle peut donc rendre l'endormissement difficile. Sa consommation est donc déconseillée pour tous à partir de 16 heures. En dehors de cela... la modération doit être reine. Marion Garteiser, journaliste santé

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Bébé et l'acquisition de la propreté

Dans la majorité des cas, les enfants deviennent propres spontanément entre dix-huit mois et trois ans. La méthode à suivre pour qu'un enfant devienne propre est très simple : laisser l'enfant évoluer à son rythme. Proposez-lui un pot, montrez-lui comment s'en servir et attendez qu'il ait envie de l'utiliser. Comment s'y prendre pour aider son enfant à devenir propre ? Inutile de s'inquiéter, de forcer ou d'humilier un enfant qui ne va pas sur le pot. En général, c'est qu'il n'a pas encore acquis la maîtrise de ses sphincters. Cette évolution naturelle de la maturité se produit entre un an et demi et trois ans, sauf problème physique (très rare) ou psychologique particulier. Il est donc conseillé d'expliquer clairement ce que l'on attend de lui, puis d'attendre patiemment, sans être obnubilé par cet apprentissage. L'éducation ne permettra que de gagner quelques mois. De plus, le fait d'insister peut mener directement à des conflits sans fin et à des conséquences sur la personnalité de l'enfant. Il convient également d'être très clair sur les mots que l'on emploie et de ne pas tout mélanger. Lorsque l'enfant touche de la terre ou qu'il ramasse quelque chose dans la rue, il ne faut lui dire " c'est caca, c'est sale ". En effet, si on lui demande ensuite d'offrir ses selles comme un cadeau, il risquerait de ne pas comprendre. Acquisition de la propreté : comment savoir si c'est le bon moment ? L'enfant doit atteindre un niveau de maturité neuro-musculaire, intellectuel et affectif suffisant. Selon Anne Bacus*, voici quelques indices : il court et monte les escaliers debout ; il aime les jeux d'imitation et faire " comme les grands " ; il est sorti de la phase " dure " de sa période d'opposition systématique, il comprend ce qu'on lui demande et y accède plutôt volontiers ; il a acquis les notions d'ordre et de désordre, il aime faire des petits cadeaux et est dans une période affective stable ; il connaît les mots " pipi ", " pot ", " caca ", etc., et sait à quoi sert le pot puisque vous lui avez bien expliqué ; il est conscient de ce qui se passe dans son corps au moment même, et pas seulement après coup ; il manifeste l'envie d'enlever ses couches et d'aller sur le pot. Propreté : l'art de ne pas insister Ne pas insister si votre enfant ne veut pas s'asseoir sur son pot ou y rester, s'il se lève régulièrement sans avoir rien émis ou si cela vous énerve. Si ces situations se répètent souvent, remettez à plus tard l'apprentissage. Méthode douce pour acquérir la propreté Si le pot pose des soucis, le Dr Edwige Antier** propose de simplifier le problème en proposant à la place la couche elle-même, dont l'enfant connaît bien l'usage. Il suffit de laisser votre enfant en petite culotte et de lui remettre une couche pendant environ 10 minutes, toutes les une heure et demi ou deux heures. Généralement, il profite de ce moment pour se soulager. Le reste du temps, posez une couche propre sur une chaise. Au bout de quelques jours, il est fort probable qu'il vous apporte lui-même la couche lorsqu'il a envie d'uriner. Progressivement, lorsqu'il aura atteint une bonne maîtrise de ses sphincters, il utilisera le pot sans problème. La propreté de nuit Elle survient généralement peu de temps après la propreté de jour. Faites-lui confiance. Dès que sa couche est sèche au réveil de la sieste, supprimez-la avec son accord. Souvent, l'enfant se retient dès lors qu'il se sent libéré de sa couche. Vous l'enlèverez ensuite pour la nuit, mais ne tardez pas trop si vous sentez que votre enfant est prêt, sinon il pourrait régresser. Mais inversement, si ces tentatives sont infructueuses, remettez à plus tard. Se réveiller dans un lit mouillé et froid est dur pour le moral et décourageant. Sachez que se réveiller la nuit et se lever pour aller au pot demande un bon niveau de maturité. De même, passer toute une nuit sans uriner nécessite une vessie déjà bien développée. A savoir La maîtrise des selles et des urines se fait à peu près simultanément. On a généralement l'impression que c'est plus facile avec les selles, mais c'est simplement en raison de leurs horaires prévisibles. L'enfant comprend mieux l'utilité du pot s'il ne porte pas de couche en permanence. Comme les accidents sont inévitables, l'été est la période idéale pour cette initiation. S'il fait pipi par terre, portez-le rapidement sur le pot, félicitez-le sans plus et ne le grondez surtout pas. Ces accidents sont sans importance. Souvent, bébé fait pipi dès qu'on lui enlève sa couche. Le Dr Edwige Antier explique que cette miction est provoquée par la sensation de fraîcheur et de nudité. Ainsi, un bébé qui a souvent les fesses nues quand il urine, développe une sensibilité plus fine que celui qui est élevé en couches, bien emballé dans ses urines et ses selles jusqu'au prochain change. En conclusion, ne perdez jamais une occasion de mettre bébé les fesses à l'air (sauf s'il n'apprécie pas). S'il ne fait rien dans son pot, mais fait dès qu'on lui remet sa couche. Ne vous fâchez pas ! Le pot est une contrainte supplémentaire dans cet apprentissage complexe. De même, on demande à un enfant, particulièrement actif à cet âge, non seulement de rester immobile, mais en plus de se concentrer sur les sensations provenant de sa vessie. Soyez compréhensif ! Prévoyez une boîte de jouets pour le moment du pot. Jouez avec lui au début en vous asseyant à côté de lui. * Anne Bacus, " Votre enfant de un à trois ans ", Edition Marabout. ** Dr Edwige Antier, " Elever mon enfant aujourd'hui ", Edition Robert Laffont. Isabelle Eustache

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Arrêt du tabac : comment prévenir la prise de poids ?

Fumer fait perdre du poids et la prise pondérale qui suit l'arrêt du tabac n'est en général qu'un rattrapage, qui n'est d'ailleurs pas inéluctable... Comment prévenir la prise de poids à l'arrêt du tabac ? Le fumeur est en sous-poids, qu'il rattrape à l'arrêt du tabac Le fumeur est en sous-poids et veut généralement le conserver lorsqu'il décide d'arrêter de fumer. La prise de poids à l'arrêt du tabagisme est en moyenne de 2,8 chez les hommes et de 3,8 kg chez les femmes. Toutefois, nombre d'ex-fumeurs prennent davantage, et inversement, nombre d'ex-fumeurs n'en prennent pas, voire en perdent. Tabac et poids: Choix alimentaires particuliers des fumeurs L'alimentation du fumeur est différente d'un non-fumeur. Et les choix alimentaires du fumeur augmentent l'effet délétère des composants de la fumée sur les risques de maladies cardiovasculaires et de cancers... Les fumeurs consomment davantage de calories que les autres (+4,9%), de lipides saturés (+8,9%), de cholestérol (+10,8%) et d'alcool (+77,5%). En revanche, ils consomment moins de lipides polyinsaturés, type oméga-3, lesquels sont bénéfiques pour la santé (-6,5%), de fibres (-12,4%), de vitamine C (-16,5%), de vitamine E (-10,8%) et de bêta-carotène (-11,8%). La nicotine a des répercussions hormonales favorisant la protéogenèse. Autrement dit, la masse musculaire des fumeurs est plus importante et ils manifestent un besoin accru en protéines. Le fumeur a donc un appétit spécifique pour les protéines. Si la viande est la source principale de protéines de bonne qualité, elle apporte également quantité de lipides saturés. De plus, souffrant d'une perte du goût et de l'odorat, le fumeur les mange bien en sauce et y ajoute du sel pour favoriser la sortie des arômes. Un fumeur consomme deux fois plus de sel qu'un non-fumeur ! Egalement à mettre sur le compte de la diminution de sa sensibilité olfacto-gustative, le fumeur mange peu de légumes et de fruits, qu'il trouve sans goût, sans saveur. Son régime spontané est donc riche en graisses saturées et en sel, et pauvre en fibres et en micronutriments. Celui-ci explique en grande partie la prévalence des maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Le fumeur est également un sur-consommateur d'alcool, en partie à l'origine d'une augmentation des prises énergétiques. Et enfin, le fumeur consomme plus de café et de thé, qu'il sucre davantage que les autres. En fait, il élimine deux fois plus vite la caféine. La stratégie anti-kilos de l'ex-fumeur A l'arrêt du tabac, la diminution des dépenses énergétiques est estimée à 200 calories par jour chez un sujet modérément actif. Quant à l'augmentation de la prise alimentaire, elle se situe autour des 300 calories. C'est donc contre un excédant quotidien de 500 calories que le candidat à l'arrêt du tabac va devoir lutter. Mais ce calcul théorique doit impérativement être adapté à chaque cas. La prise énergétique spontanée au cours des deux premières semaines d'abstinence donne une bonne indication sur le gain de poids total prévisible. Il n'est donc pas utile d'imposer systématiquement un régime alimentaire restrictif et une activité sportive à tous les abstinents, qui souffrent déjà du sevrage. Laissons tranquilles ceux qui ne sont pas à risque. A côté des régimes et de l'activité sportive, les substituts nicotiniques apportent une aide précieuse, particulièrement les gommes à mâcher. Leur usage est reconnu pour diminuer la prise pondérale. Mais les habitudes alimentaires sont tenaces : il faut environ 5 ans pour qu'après l'arrêt du tabagisme, les choix et consommations se normalisent. Toutes ces données montrent bien l'intérêt de se faire aider par un tabacologue ou un médecin généraliste formé au sevrage tabagique. Le sevrage est une aventure particulièrement difficile et chaque cas est différent. Isabelle Eustache

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Constipation: quelles solutions ?

La constipation est un problème bénin et très fréquent, mais elle a des conséquences et un vrai impact sur la qualité de vie. Voici quelques solutions qui sont à votre portée... Alimentation: contre la constipation, misez sur les fibres Les fibres luttent contre la constipation et régulent le transit intestinal de deux manières. Les fibres insolubles (trouvées surtout dans les crudités) augmentent le volume des selles, ce qui accélère leur trajet à travers les intestins. Quant aux fibres solubles, elles se transforment en une sorte de gel quand elles sont en contact avec l'eau contenue dans les aliments. Cela rend les selles plus molles et plus faciles à évacuer. Donc mettez des fibres à tous vos menus!   Le style de vie anti-consti Nous avons trop souvent l'impression que seule notre alimentation va avoir un impact sur notre digestion. Pourtant, il existe d'autres bonnes habitudes à prendre pour éviter la constipation! La régularité Prendre tous ses repas à heure fixe aide à lutter contre la constipation. Les moments où vous avez besoin d'aller aux toilettes peuvent alors devenir réguliers à leur tour. Prendre son temps Souvent, les personnes qui souffrent de constipation ne prennent pas le temps d'aller aux toilettes tranquillement. Ou alors ils n'y vont pas, même quand ils en ressentent le besoin. Apprenez à connaître votre rythme et à respecter les besoins de votre corps! Bouger! Le lien entre une activité physique régulière et un transit efficace n'est pas prouvée, mais de nombreux médecins estiment que la digestion ralentit quand nous sommes trop sédentaires. Alors essayez de marcher 20 minutes par jour!   Constipation: votre médecin peut vous aider Si votre constipation est arrivée brutalement, alors que vous n'en avez pas l'habitude, n'hésitez pas à consulter votre médecin qui pourra vérifier qu'elle ne cache rien de plus grave. Mais il y a d'autres raison de consulter votre médecin en cas de constipation: - Certains médicaments peuvent constiper. Avec votre médecin, vous pourrez faire le tour de vos prescriptions et éventuellement faire des changements si la cause en est là. - Souvent, les laxatifs semblent être la solution évidente à la constipation. Il est vrai qu'ils sont efficaces... mais ils sont aussi à utiliser avec précautions, et pour un laps de temps court sous peine de rendre la constipation encore plus grave. On peut donc conseiller de consulter son médecin avant de passer à cette éventualité. Marion Garteiser, journaliste santé

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Grossesse et pré-éclampsie : une hypertension potentiellement fatale !

Quelle est la 2e cause de mortalité maternelle ? La pré-éclampsie, juste derrière les hémorragies de la délivrance. Quelle est exactement cette complication de la grossesse ? Pré-éclampsie, hypertension et hypertension gravidique, quelles différences ? L'hypertension gravidique désigne une hypertension (tension artérielle supérieure à 14/9) qui survient après la 20e semaine de grossesse chez une femme n'ayant pas d'antécédent d'hypertension. La pré-éclampsie, elle, désigne une hypertension gravidique associée à une protéinurie (présence de protéines dans les urines : 500 mg /jour). La pré-éclampsie est due à une anomalie du placenta et n'a donc rien à voir avec une hypertension artérielle classique (dire chronique), qui par définition s'était manifestée avant la grossesse ou avant la 20e semaine d'aménorrhée. La pré-éclampsie est fréquente L'hypertension artérielle concerne 10% des femmes enceintes. Dans 70% des cas, il s'agit d'une simple hypertension gravidique, dans 20% des cas d'une pré-éclampsie et dans 10% d'une hypertension classique. Dans 90% des cas, la pré-éclampsie concerne des femmes enceintes de leur premier enfant. Souvent ces femmes étaient déjà hypertendues avant leur grossesse. En effet, l'existence d'une hypertension classique antérieure à la grossesse multiple par 3 le risque de pré-éclampsie. Le diabète, l'obésité et les grossesses multiples augmentent aussi le risque de pré-éclampsie. Enfin, après une pré-éclampsie, le risque de récidive est multiplié par 7. Ce risque est toutefois imprévisible et n'interdit pas d'envisager une nouvelle grossesse.   Quels sont les risques de complications en cas de pré-éclampsie ? L'éclampsie : complication grave de la pré-éclampsie se manifestant par une crise de convulsions, pouvant être fatale pour la mère et pour le bébé. L'éclampsie peut survenir avant, pendant ou après l'accouchement. Un hématome rétro-placentaire : développement d'un hématome entre le placenta et l'utérus, entraînant une souffrance fatale du bébé. Cette complication grave peut également être fatale pour la mère. Une hémorragie cérébrale, un accident vasculaire cérébral Une insuffisance rénale aiguë Un syndrome Hellp (destruction hépatique et faible numération des plaquettes) Un retard de croissance intra-utérin Une prématurité La mort in utero.   Quelles sont les solutions ? Le seul véritable traitement de la pré-éclampsie est l'accouchement. Il est donc impératif de mettre en place une surveillance très étroite de la mère en milieu hospitalier et de décider d'une date d'accouchement compatible avec la vie de l'enfant. Certains traitements antihypertenseurs, parfois des injections de sulfate de magnésium également, sont possibles en prévention des complications en attendant l'accouchement. Selon l'OMS, la mortalité par éclampsie est la 2e cause de mortalité maternelle (20% des décès), derrière les hémorragies de la délivrance (35% des décès). Il est donc important d'informer les femmes sur la pré-éclampsie et d'oeuvrer pour une amélioration de la prise en charge. L'Association de prévention et d'actions contre la pré-éclampsie (Apape) oeuvre dans ce sens. Isabelle Eustache

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L'insuffisance cardiaque : quand le coeur faiblit

Si le muscle cardiaque ou les valves sont endommagés, le coeur devient de moins en moins efficace. En cas d'insuffisance cardiaque, tous les organes en souffrent et fonctionnent moins bien, eux aussi, entraînant à la longue de graves complications. Pour ne pas en arriver là, la Journée européenne de l'insuffisance cardiaque souligne l'importance du dépistage et informe les Francais sur les symptômes à repérer. Insuffisance cardiaque : état des lieux En France, 600.000 personnes sont touchées par l'insuffisance cardiaque, avec chaque année 100.000 nouveaux cas diagnostiqués. Cette maladie se traduit par une forte mortalité. La Société française de cardiologie indique que la moitié des patients décèdent dans les 5 ans suivant le diagnostic. Pourtant, les traitements ont fortement progressé. Il faut donc maintenant améliorer le dépistage précoce et identifier les personnes à risque. L'insuffisance cardiaque, c'est quoi exactement ? L'insuffisance cardiaque indique que le coeur n'arrive plus à pomper efficacement le sang et à le faire circuler normalement dans l'organisme, le muscle ou les valves cardiaques étant endommagés. Les organes ne reçoivent alors plus suffisamment d'oxygène ni d'éléments nutritifs. Ils fonctionnent moins bien et comme au ralenti. Au début, le corps s'adapte, compense. Mais à la longue, cette adaptation contribue à affaiblir davantage le coeur. De plus, les reins n'arrivent plus à éliminer les déchets, expliquant certains des symptômes et complications. Qui est à risque d'insuffisance cardiaque ? Les personnes atteintes d'une maladie cardiaque. Les sujets ayant présenté un infarctus du myocarde ou souffrant d'angine de poitrine, Les hypertendus. Les personnes ayant des antécédents familiaux d'insuffisance cardiaque. Les personnes qui fument, qui ont une consommation excessive d'alcool ou de drogues. Enfin, les personnes obèses ou diabétiques présentent également des facteurs de risque d'insuffisance cardiaque.   Quels sont les symptômes de l'insuffisance cardiaque ? L'insuffisance cardiaque se traduit par une mauvaise circulation sanguine dans tout l'organisme, par une rétention de liquide et une congestion pulmonaire, expliquant la manifestation des symptômes suivants :   Essoufflement. Toux. Respiration sifflante. Gonflement des chevilles. Rythme cardiaque rapide. Vertige. Fatigue, lassitude. Prise de poids inexpliquée sur une courte période. Perte d'appétit. La dépression et l'anxiété sont des symptômes d'ordre émotionnel souvent associés à l'insuffisance cardiaque. La survenue de tels symptômes doit vous amener à en parler à votre médecin car il s'agit peut-être de votre coeur qui peine à remplir la tâche qui lui incombe. Plus le diagnostic sera porté tôt, plus la prise en charge sera efficace, permettant une bonne qualité de vie malgré cette grave maladie et de prévenir les complications. À l'occasion de cette journée européenne de l'insuffisance cardiaque, la Société française de cardiologie souligne également le rôle du patient dans le traitement de la maladie. En effet, la surveillance est essentielle pour dépister précocement une aggravation et l'enrayer. Isabelle Eustache

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Dépression : les 7 signes annonciateurs, les repérer et réagir !

La dépression est une véritable maladie qui altère fortement la qualité de vie. La question est de savoir s'il existe des signes avant-coureurs de la dépression que l'on peut repérer afin de mettre en place des mesures préventives, avant que la dépression ne s'installe vraiment. Objectif : enrayer l'installation d'une dépression La dépression s'installe progressivement et il est possible de repérer ses premiers symptômes. Les signes précurseurs de la dépression débutent généralement 3 à 6 semaines avant de se transformer en véritable dépression. Les 7 symptômes annonciateurs de la dépression - Insomnie : avec typiquement un réveil précoce vers les 4 heures du matin. Sinon, le sommeil est fragmenté et non récupérateur. - Baisse de libido : espacement des rapports sexuels, lesquels deviennent anxiogènes. Difficultés d'en parler et attribution à la fatigue. - Manque de tonus : manque de vigueur compensé par une hyperactivité fébrile, c'est-à-dire que le sujet se force à tout entreprendre, sans rien mener à terme. - Troubles du caractère : impulsivité et irritabilité qui, d'ailleurs, culpabilisent le sujet. Intolérance et colère disproportionnées pour les petits tracas du quotidien. - Anomalies sensorielles : intolérance au bruit pour des niveaux auparavant bien supportés. Baisse du goût également, attribuée à tort à un manque d'appétit. - Changement de comportement : le changement est perçu par l'entourage, ce qui majore l'anxiété du sujet, lequel n'a plus l'impression d'être le même. L'angoisse perçue peut augmenter sa consommation d'alcool, l'enfermant dans un cercle vicieux. - Somatisations : la souffrance, peu exprimée verbalement, passe par le corps : maux de tête, troubles digestifs, fatigue, etc. Comment enrayer la dépression ? - Consulter un psychiatre. Il pourra rassurer sur les symptômes, évaluer. Après évaluation des symptômes et de la gravité de l'état dépressif, il pourra rassurer le patient, le cas échéant proposer un antidépresseur à faible dose, ou tout autre traitement pouvant améliorer les symptômes et notamment la qualité du sommeil. - Changer ses habitudes. Tout entreprendre pour chasser ses idées noires et ses soucis, qu'ils soient professionnels ou familiaux. L'entourage est généralement une aide précieuse qu'il ne faut pas négliger : sorties (cinéma, restaurant...), activités de loisirs (photos, peinture, musée...), relaxantes (yoga, musique...), activités physiques (marche, vélo, natation...). - Positiver par tous les moyens : apprendre à positiver, à voir le bon côté des choses, départ en vacances, réorganisation familiale, du travail, voire arrêt maladie, limitation de l'alcool, évitement des films tristes ou violents, reprise du dessin, etc. Toutes les stratégies empêchant de se laisser envahir par les idées négatives et destructrices doivent être mises en oeuvre. On peut ainsi éviter l'apparition d'une grave dépression et le recours aux médicaments. Isabelle Eustache

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J'élimine les insectes sans insecticides

Parfois même sans en avoir vraiment conscience, nous utilisons des produits biocides à l'intérieur de nos logements : shampoing anti-poux, collier antipuces, bombe insecticide anti-moustiques, boîtes anti-fourmis, raticides, produits de traitement des charpentes, colle à papier peint, etc. Or, contre les insectes nuisibles, il existe des alternatives écologiques efficaces à ces produits toxiques. Il importe de les privilégier. La prévention avant tout, ou comment ne pas attirer les hôtes indésirables La propreté est la meilleure façon d'éloigner les insectes. Si en plus on lutte contre l'humidité, on coupe totalement les vivres aux petites bêtes indésirables. Le rangement contribue aussi à éloigner les insectes, et particulièrement le rangement des produits alimentaires (placard fermé, en hauteur, boîtes hermétiques...). Enfin, ne laissez pas de miettes sur la table par exemple.   Stratégies naturelles contre les fourmis Bouchez les fentes, trous et autres interstices afin d'empêcher les fourmis d'entrer. Nettoyez régulièrement l'endroit où vous déposez la gamelle du chien ou du chat. Utilisez des répulsifs naturels dans les endroits de passage : vinaigre, lavande, marjolaine, feuilles fraîches de basilic, de noyer, marc de café, tranche de citron moisi... Sur vos plantations à l'extérieur, appliquez des barrières collantes (vaseline ou graisse vendues en jardinerie) sur les tiges et les troncs. En dernier recours, privilégiez les appâts en boîte fermée, à placer dans les endroits inaccessibles aux enfants et aux animaux domestiques.   Stratégies naturelles contre les mouches Installez des moustiquaires ou des rideaux anti-mouches aux portes et fenêtres. Utilisez des répulsifs naturels : lavande, marjolaine, feuilles de noyer... Accrochez des attrape-mouches avec adhésif mais sans pesticides. Demandez conseil en jardinerie, il existe des pièges à base de levure digestive, des plaquettes anti-mouches avec attraction optique, etc. Si vous devez vraiment utiliser un produit chimique, fermez bien la porte de la pièce durant le traitement et aérez ensuite très abondamment dès que le produit a fait effet.   Stratégies naturelles contre les moustiques Éliminez tous les réceptacles susceptibles de contenir de l'eau (seaux, arrosoirs...). Si vous avez une mare dans votre jardin, mettez-y des poissons prédateurs. La présence de batraciens et de libellules aide aussi à réguler le nombre de moustiques. Fermez portes et fenêtres ou utilisez des moustiquaires aux endroits de passage. Placez aussi des moustiquaires au-dessus des lits. Le soir, n'allumez qu'après avoir fermé portes et fenêtres ou placé vos moustiquaires. Si malgré tout vous devez utiliser un produit chimique à diffusion permanente pour la nuit (vaporisateurs, plaquettes...), veillez à aérer durant leur utilisation. Si vous utilisez un produit à appliquer sur la peau (crème, spray, gel...), veillez à ce qu'il contienne certaines substances ayant un effet répulsif : IR3535, icaridine, Citrodiol, DEET.   Stratégies naturelles contre les guêpes Inspectez régulièrement maison et jardin à la recherche d'ébauches de nid. N'écrasez pas les guêpes car il se produit une réaction chimique susceptible d'attirer et d'exciter leurs congénères. Supprimez tout accès aux boissons sucrées et aux aliments. Veillez aussi à bien fermer les poubelles et à débarrasser les restes de nourriture sur le barbecue. Si cela ne suffit pas, faites appel à un professionnel (firme spécialisée). Isabelle Eustache

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2e mois de grossesse

C'est au cours du 2e mois de grossesse qu'a lieu la première échographie. Cette première image de l'enfant est toujours chargée d'une émotion intense et fait passer du rêve à la réalité. Quelles sont les grandes étapes de ce 2e mois de grossesse ? Transformation du corps, premiers maux de la grossesse, date d'accouchement, choix de son gynécologue accoucheur, etc. Première échographie de la grossesse Malgré les explications de l'échographiste, la première image du fœtus est souvent difficile à décoder. Peu importe, l'émotion est là et signe le passage du rêve à la réalité. C'est la mobilité du fœtus et les battements du cœur qui impressionnent le plus souvent les parents. Pourtant, cette échographie du 2e mois de grossesse n'est pas systématiquement vécue comme un moment heureux par toutes les femmes ni pour toutes les grossesses. Cette échographie, qui a lieu à 12 semaines d'aménorrhées, est destinée à dépister certaines anomalies fœtales et donc dans la négative à rassurer sur la normalité de l'enfant. Elle permet également de déterminer le nombre exact de fœtus, de localiser le placenta et de contrôler le développement du fœtus (mesure du haut du crâne au coccyx rapportée à une courbe type). Et enfin, elle est également utile pour déterminer la date exacte de la grossesse et donc celle de l'accouchement. Dans certains cas, un examen Doppler peut être prescrit (souffrance fœtale, hypertension maternelle…). Il permet de mesurer le flux dans les vaisseaux sanguins (analyse de la vitesse du sang dans les artères de l'utérus et les vaisseaux du cordon ombilical), la taille du cordon ombilical, de l'artère utérine ou de l'artère cérébrale du fœtus. Choix du gynéco accoucheur Votre gynécologue ou médecin généraliste peuvent parfaitement vous suivre tout au long de votre grossesse. Il est cependant conseillé de se faire suivre par le professionnel qui va vous accoucher, gynécologue accoucheur ou sage-femme, lequel sera alors mieux informé de l'évolution de votre grossesse au moment de l'accouchement. Mais en dehors de ce conseil, tout est possible, visite trimestrielle ou à partir du dernier trimestre par exemple. Adaptation du corps lors du 2e mois de grossesse Le corps se transforme progressivement et s'adapte. Ainsi, le volume total de sang s'accroît et sa composition change. Le débit cardiaque s'accélère, la tension artérielle diminue et le rythme respiratoire est gêné, provoquant facilement des essoufflements. Devant filtrer davantage de sang durant la grossesse, les reins travaillent plus, ce qui se traduit par des mictions plus fréquentes. Ce dernier signe est également la conséquence d'une modification importante de l'utérus, donnant une impression de ballonnement. Les seins se transforment également rapidement (gonflés, tendus, voire douloureux). C'est ainsi que dès que nécessaire, il faut changer de taille de soutien-gorge et le porter la nuit le cas échéant. Nausées et autres maux de la grossesse Plus ou moins gênants et rarement graves, les troubles qui accompagnent le début de la grossesse sont le plus souvent révélateurs de cet état : nausées, vomissements, constipation, mais aussi bouffées de chaleurs, envie fréquente d'uriner, seins douloureux, brûlures d'estomac, maux de tête, salivation excessive, évanouissement, saignement de nez, démangeaisons ou encore intolérance aux lentilles de contact. Toutes ces manifestations du début de la grossesse s'expliquent et doivent être prises en charge au cas par cas de manière simple : modification de certaines habitudes alimentaires contre la constipation, les nausées et les brûlures d'estomac, paracétamol contre les maux de tête (attention, jamais d'aspirine pendant la grossesse), etc. Mais parfois il faut prendre son mal en patience. Bien manger et bien bouger durant toute la grossesse Bien s'alimenter est essentiel. L'objectif n'est pas de manger pour deux, mais de manger mieux, c'est-à-dire de facon équilibrée et selon ses besoins. Au cours de la grossesse, la prise de poids est très progressive et les kilos s'installent davantage au cours des 6 derniers mois, plutôt qu'en début de grossesse. Il faut savoir qu'une prise de poids trop importante n'est pas sans risque (hypertension, diabète, accouchement difficile…). Le bon équilibre est celui de 15% d'apport en protéines, 30% en lipides et 55% en glucides. Des apports suffisants en calcium sont également importants tout au long de la grossesse, ainsi qu'en vitamines de toutes sortes, en acide folique et en oligo-éléments. Attention à ne pas être carencée en vitamine B9 (folates). Cette vitamine est très importante, elle contribue au bon déroulement de la grossesse. Parlez-en à votre médecin, une supplémentation peut être nécessaire ! La pratique d'une activité physique est également importante pendant les premiers mois de grossesse. La natation et la marche sont particulièrement recommandées, mais bien d'autres sont possibles. Il faut retenir que le risque que fait courir la pratique d'un sport est celui des chutes et des traumatismes. Il faut donc éviter les sports violents (ski alpin, basket-ball, athlétisme, équitation...). Prendre soin de soi En raison du volume sanguin important, il existe des risques de mauvaise circulation au niveau des jambes. Certaines mesures préventives simples sont efficaces : pas de talons hauts, chaussures maintenant bien les chevilles, dormir les jambes surélevées, éviter les expositions à la chaleur, marche à pied ou vélo, douche fraîche, épilation à froid…Il n'est pas rare de voir s'installer durant la grossesse une gingivite persistante ou un autre problème bucco-dentaire. Pour éviter ces désagréments, il faut prévoir une visite chez le dentiste au 2e et au 7e mois de grossesse et bien entendu respecter une hygiène bucco-dentaire impeccable. Fausse couche La fausse couche est un incident fréquent en début de grossesse. Mais cette expérience est toujours très traumatisante psychologiquement et physiquement. Dans la plupart des cas, elle est due à une anomalie de l'œuf, sinon à un œuf de mauvaise qualité, à une malformation utérine, un déséquilibre hormonal, une infection, etc. La fausse couche se manifeste souvent par des douleurs au niveau du bas-ventre et des pertes de sang abondantes. Des examens sont systématiquement réalisés afin d'en rechercher la cause. Grossesse extra-utérine  Une grossesse extra-utérine se produit lorsque l'œuf se développe dans la trompe et non dans l'utérus. Des saignements et surtout de fortes douleurs sur un côté du ventre sont des signaux d'alerte qui doivent amener à consulter en urgence. Le diagnostic est classiquement suivi d'une intervention chirurgicale. Isabelle Eustache

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Mes 10 réflexes anti-cholestérol

Pour vous assurer une vie sans trop de cholestérol, adoptez dès maintenant quelques réflexes anti-cholestérol. Les bonnes habitudes qui perdurent sont celles que l'on prend tôt. Et bien entendu, si vous présentez un excès de cholestérol, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire... 1. Je connais les aliments riches en cholestérol et j'évite de les associer dans un même repasCe sont notamment la cervelle, les abats, les rognons, le beurre, le jaune d'oeuf, les charcuteries, les fromages, les viandes, la crème. N'en abusez pas. Au contraire, limitez-les si vous présentez un excès de cholestérol, et ne les associez pas au cours du même repas. 2. J'équilibre mes apports en cholestérolL'objectif n'est pas d'éliminer totalement le cholestérol de son alimentation mais d'apprendre à équilibrer ses apports. Il s'agit plutôt d'ajustements à réaliser à court terme, sur la journée, mais aussi à long terme, sur la semaine... 3. Je lis les étiquettesC'est un réflexe à acquérir afin de contrôler le taux de matières grasses cachées dans les aliments industriels. Au-delà de la teneur globale en lipides, écartez les produits riches en acides gras saturés, et ceux contenant des acides gras trans hydrogénés qui sont néfastes pour la santé. 4. Je me bouge tous les joursL'activité physique est indispensable pour une bonne santé. Elle a aussi un effet positif sur le taux de cholestérol. Inutile de rechercher les exploits sportifs. Ce qui compte c'est la régularité, quitte à faire seulement 30 minutes de marche rapide chaque jour !5. Je reste zenEh oui, le stress augmente le rythme cardiaque, affaiblit le système immunitaire et favorise l'inflammation, mais il tend aussi à augmenter le taux de mauvais cholestérol ! 6. Je mange des fruits et des légumesLe cholestérol est une molécule exclusivement animale. Aucun produit végétal n'apporte donc de cholestérol, même s'il est gras, comme l'avocat par exemple. 7. Je diversifie les viandesIl ne faut pas centrer sa consommation de viande sur le boeuf et le porc. Variez les viandes (volailles, lapin...) et privilégiez les morceaux maigres. À noter qu'il n'est pas utile de manger de la viande à chaque repas. Certains jours peuvent même être sans viande, il suffit de la remplacer par des céréales et des féculents. 8. Je mange du poissonUne excellente facon de ne pas abuser de la viande est d'alterner régulièrement avec du poisson. Riches en oméga-3, ils sont excellents pour la santé. À consommer minimum 2 ou 3 fois par semaine. 9. Je cuisine et assaisonne différemmentPour cuisiner et assaisonner, mieux vaut privilégier les acides gras polyinsaturés. Remplacez vos huiles d'arachide et de tournesol par un mélange d'huile d'olive et de colza. Limitez le beurre et idéalement cuisinez sans matières grasses : vapeur, papillote, wok...10. Je dose régulièrement mon taux de cholestérolLe rythme idéal dépend surtout de vos autres facteurs de risques cardiovasculaires (âge, poids, tension artérielle, diabète, antécédents, prédispositions, etc.). Il est à déterminer avec votre médecin. Isabelle Eustache

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Flexion, extension... planté du bâton

Une semaine de vacances au ski, ca se prépare au moins un mois avant : réservation, bagages, équipement, mais aussi et surtout, préparation physique. Enfin, sur place, trois règles à respecter impérativement. Sports d'hiver et accidents : les chiffres Chaque année, l'association Médecins de Montagne publie les chiffres de la saison écoulée. Le bilan 2008-2009 s'établit à 140.000 accidents sur les pistes. Le ski alpin reste le plus gros pourvoyeur d'accidents, avec 76% des blessés, devant le snowboard (20%), le miniski et la luge (4%). Le type d'accident en ski alpin le plus fréquent est toujours l'entorse du genou, avec quelque 15000 skieurs victimes de la forme la plus grave : la rupture du ligament croisé antérieur. Cette blessure peut entraîner une instabilité persistante du genou, ainsi qu'une gêne fonctionnelle permanente. Si un bon réglage des fixations de ski permet de prévenir une grande partie des entorses du genou, l'autre grande règle de la prévention est une bonne préparation physique. Préparation physique, un mois minimum avant le départ pour les sports d'hiver Une bonne condition physique permet d'éviter les accidents en général et les entorses du genou en particulier. Il faut donc s'y prendre à l'avance, au minimum un mois avant le départ.Ensuite, tout dépend du niveau de sédentarité de chacun. Les moins sportifs devront au minimum renforcer leur musculature au niveau des membres inférieurs. Voici quelques exercices pratiques très simples : - Monter et descendre les escaliers aussi souvent que possible, en accélérant progressivement le rythme.- Exercice de la chaise. Dos au mur, pieds au sol et les jambes pliées à 90°, comme si vous étiez assis, mais sans la chaise. De tels exercices sont à compléter par la pratique d'un sport : natation, gym, vélo, trampoline, jogging, danse, etc. Tout est bon pour se muscler, s'assouplir et remettre son système cardiovasculaire en forme. Sur place 1) Faire régler ses fixations De nombreuses ruptures du ligament croisé antérieur pourraient être évitées grâce à un bon réglage des fixations de ski. Vous devez donc, avant de chausser vos skis, les faire régler par un spécialiste, lequel tiendra compte de votre âge, sexe, poids, niveau de ski et condition physique de base. 2) Démarrez progressivementÉchauffez-vous (flexions, extensions, sauts sur place...) avant de vous élancer sur les pistes. Choisissez une piste facile pour débuter et allez-y à votre rythme.3) Casque enfantSi le nombre global des accidents de ski a tendance à rester stable, en revanche, les accidents entraînant un traumatisme crânien ont l'an passé augmenté de 77%. De telles lésions au niveau de la tête surviennent le plus souvent lors de collisions. Autrement dit, le port d'un casque est très vivement recommandé à tous, tandis qu'il s'impose systématiquement pour les enfants ! Isabelle Eustache

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Fumeurs : quel est votre risque de BPCO ?

Le risque de BPCO est très sérieux chez les fumeurs. Mais à partir de quelle intensité de tabagisme ? L'âge de début du tabagisme est-il si important ? Quelle est la différence entre une bronchite chronique et une BPCO ? Réponses concrètes à toutes ces questions.Bronchite chronique ou BPCO ?La bronchite chronique n'est pas une maladie mais un symptôme qui se caractérise par une toux grasse matinale. Elle indique une exposition à des facteurs de risque, le tabagisme avant tout. La toux tend à disparaître à l'arrêt du tabagisme (en quelques mois, voire plus). En revanche, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou obstruction bronchique chronique est une maladie liée au tabac qui persiste à son arrêt, et qui s'accompagne d'un essoufflement d'autant plus redoutable qu'il devient progressivement très handicapant et retentit fortement sur la qualité de vie (lorsque l'essoufflement apparaît, la capacité respiratoire a déjà diminué de moitié). A terme, la BPCO expose à l'insuffisance respiratoire, nécessitant une assistance sous oxygène. Bronchite chronique et BPCO sont donc bien distinctes mais peuvent également coexister, tandis qu'une bronchite chronique constitue par ailleurs un facteur de risque de BPCO et représente ainsi un signal d'alerte. Quel est le risque pour un fumeur d'être atteint de BPCO ?Si l'on prend 100 fumeurs (à un moment donné et de tous âges), 50% sont atteints d'une bronchite chronique et 20% d'une BPCO (certains l'ignorent). Si l'on prend 100 fumeurs âgés de 65 ans, 50% ont une BPCO. Si l'on considère tous les sujets de plus de 40 ans qui ont fumé 1 paquet/jour pendant au moins 10 ans (ou 2 paquets/jour pendant 5 ans), le risque de BPCO est de l'ordre de 30%. Les fumeurs qui poursuivent leur tabagisme jusqu'à l'âge de 65 ans ont un risque de 50% de développer une BPCO. Autrement dit, plus on fume, plus le tabagisme est important et durable, plus le risque s'accroît. Et plus on débute tôt le tabagisme, plus les risques sont importants, particulièrement avant l'âge de 20 ans, car la croissance pulmonaire n'est pas encore terminée. Pire, quelqu'un qui a commencé à fumer avant 15 ans peut développer une BPCO vers la trentaine... Inégalité des sexes face à la BPCO ?L'inégalité des sexes n'est plus dans la mesure où le nombre croissant des fumeuses s'est traduit par un nombre grandissant de femmes atteintes de BPCO. Il y a une vingtaine d'années, la proportion était de l'ordre de 80% d'hommes et 20% de femmes. Aujourd'hui l'écart se resserre et le rapport a même atteint 50% /50% aux Etats-Unis. Les chiffres de la BPCOEn France, 3 à 3,5 millions de personnes souffrent de BPCO. Environ 1 million d'entre eux ont atteint le stade symptomatique, dont 100.000 le stade de l'insuffisance respiratoire nécessitant l'administration continue d'oxygène. Chaque année, la BPCO est responsable de 16.000 décès en France. Le dépistage de la BPCOEn pratique, tous les fumeurs de longue date doivent faire mesurer leur souffle, indicateur de l'état de l'obstruction de leurs bronches. Nombre de médecins généralistes sont équipés d'un petit appareil de mesure du souffle, sinon, rendez-vous chez un pneumologue. Isabelle Eustache

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Brûlures d'estomac et reflux : le point en 10 questions / réponses

Les brûlures d'estomac et les reflux empoissonnent la vie de nombreuses personnes. Que faut-il savoir sur les remontées acides ? D'où proviennent-elles et quels sont les risques ? Comment s'en débarrasser ou les prévenir ? Faites le point !A quoi sont dues les brûlures d'estomac ?A une remontée des sécrétions acides de l'estomac. Les brûlures d'estomac et les remontées acides caractérisent le reflux gastro-oesophagien (RGO). Celui-ci est dû à un mauvais fonctionnement du sphincter oesophagien, lequel empêche normalement les acides de l'estomac (provenant des sucs gastriques) de remonter dans l'oesophage. A quel moment de la journée, les brûlures se manifestent-elles le plus souvent ?Pendant la nuit.Les reflux gastriques se manifestent le plus souvent pendant la nuit, mais aussi après les repas. A partir de quelle fréquence de régurgitations acides peut-on porter un diagnostic de reflux gastro-oesophagien ?Plus de deux fois par semaine.En deçà, il est possible de recourir à l'automédication. Mais attention, avec des symptômes anormaux et si les acidités sont fréquentes ou très douloureuses, une consultation chez son médecin s'impose pour explorer les causes et bénéficier d'un traitement spécifique.Pour atténuer des remontées acides, quelle est l'erreur à ne pas faire ?S'allonger après les repas.Contre les reflux, on recommande de ne pas s'allonger après un repas. Après le dîner, il est préférable d'attendre et de différer le coucher. Il est également conseillé de ne pas faire d'effort important et d'éviter de se pencher en avant. Pour dormir, que doivent surélever les personnes qui souffrent de brûlures d'estomac ?La tête de leur lit.Attention, il ne s'agit pas de placer un oreiller supplémentaire sous sa tête (la tête sera effectivement relevée mais le corps va compenser en se pliant en deux), mais bien de surélever la tête du lit en plaçant des cales d'environ 15 cm. Comment sont appelés les médicaments contre les reflux gastriques ?Des antiacides.Les antiacides sont des médicaments en vente libre sans ordonnance qui neutralisent l'acidité du contenu de l'estomac. Ils ne permettent pas de guérir mais de soulager les symptômes. A noter qu'il existe d'autres classes médicamenteuses "anti-acides" : les alginates qui forment un gel visqueux et protègent ainsi la paroi de l'oesophage contre les acides et les antihistaminiques H2 qui réduisent les sécrétions acides de l'estomac. Pendant combien de temps peut-on pratiquer l'automédication (médicaments en vente libre en pharmacie) en cas de reflux ?L'automédication ne doit pas être pratiquée plus de 15 jours d'affilés sans l'avis du médecin.Les médicaments vendus en pharmacie sans ordonnance ne doivent pas être pris sur le long terme. Si les symptômes persistent, il faut consulter. Quelles sont les complications potentielles des reflux gastriques ?Une oesophagite, inflammation de la muqueuse de l'oesophage.A la longue, les remontées acides peuvent induire une inflammation douloureuse de la muqueuse de l'oesophage. C'est pourquoi un reflux important, douloureux et qui dure dans le temps, nécessite de consulter son médecin. Pour atténuer des remontées acides, quelle eau vaut-il mieux boire ?Boire un grand verre d'eau plate.Boire un grand verre d'eau pour faire reculer les remontées acides. En revanche, les boissons gazeuses sont fortement déconseillées. Contre les reflux sévères, il existe des médicaments spécifiques uniquement disponibles sur prescription médicale. Quels sont-ils ?Des inhibiteurs de la pompe à proton.Le médecin pourra prescrire sur ordonnance un inhibiteur de la pompe à proton. Cette classe de médicaments est très efficace et peut être associée à un antiacide. Il existe d'autres médicaments pouvant renforcer le tonus du sphincter déficient ou accélérer la vidange gastrique. Ca vaut donc le coup de consulter ! Source : e-santéIsabelle Eustache

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Acné : le soleil, ami ou ennemi ?

Le soleil améliore très souvent l'aspect de la peau des personnes qui présentent de l'acné. Mais attention, il ne s'agit que d'un leurre qui sera de courte durée. Sans protection contre le soleil, le risque est grand de souffrir d'un rebond d'acné au retour de vacances...Les effets bénéfiques du soleil sur l'acné : juste une illusionLes personnes qui souffrent d'acné ont souvent l'impression que le soleil améliore l'aspect de leur peau et leur acné. Ce n'est toutefois qu'une illusion et les effets du soleil, s'ils semblent bénéfiques, ne dureront que quelques semaines au plus. En fait, l'exposition au soleil assèche la peau, ce qui, ajouté au hâle du bronzage, égalise le teint et laisse croire que les boutons disparaissent. C'est ainsi que l'été l'acné semble s'améliorer. La diminution du stress lorsque l'on est en vacances contribue également à diminuer l'acné, ainsi que l'eau saline de la mer ou le chlore des piscines.Pores de la peau bouchésLe problème est que l'exposition aux UV contribue à épaissir la couche superficielle de la peau, ce qui tend à boucher les pores de la peau. Or à la longue, le sébum qui ne peut pas s'évacuer favorise la formation de boutons noirs et de microkystes, lesquels se manifesteront au retour de vacances, expliquant les fréquentes rechutes d'acné juste après la rentrée. L'amélioration estivale de l'acné est donc un leurre. Il est inversement recommandé de se protéger du soleil, de ne pas s'exposer et d'utiliser des crèmes solaires adaptées.Parfois aussi, le soleil aggrave franchement l'acnéAttention, si le soleil donne l'impression d'une amélioration de l'acné chez certaines personnes, chez d'autres, le soleil induit une poussée d'acné appelée " acné solaire ". Par ailleurs, chez tous les acnétiques, l'excès de soleil se traduit par une accentuation immédiate de l'acné.Certains traitements médicamenteux contre l'acné fragilisent la peau au soleilIl existe des médicaments contre l'acné qui peuvent sensibiliser la peau au soleil et augmenter le risque de coup de soleil grave. C'est le cas de ceux contenant des cyclines, du peroxyde de benzoyle et de l'isotrétinoïde. Ces traitements imposent donc l'application systématique d'un écran solaire en période estivale. Par ailleurs, en été, il est recommandé de prendre ses médicaments le soir et de bien nettoyer sa peau le matin.Quelle protection solaire choisir en cas d'acné ?La crème solaire doit être non comédogène (ne pas favoriser les comédons : boutons noirs) et non grasse, donc de préférence à base d'eau et sans huile. Les crèmes sous forme de vaporisateur sont recommandées en cas d'acné car elles sont moins grasses. Puisque le soleil tend à dessécher la peau, il faut veiller en période estivale à très bien l'hydrater plusieurs fois par jour afin de la rendre plus souple et ainsi d'aider à l'évacuation du sébum.Cabines de bronzage aussiBien entendu, les cabines de bronzage sont à proscrire car les UV artificiels augmentent eux aussi l'épaississement de la peau et favorisent le vieillissement cutané. En revanche, les crèmes autobronzantes peuvent être utilisés, à condition d'employer des produits non comédogènes et adaptés au type de peau. Idéalement, demandez conseil à votre médecin pour un traitement adapté.Isabelle Eustache

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La maladie du pied d'athlète

On l'appelle maladie du pied d'athlète. Normal... Cette maladie est souvent constatée chez les sportifs car elle s'attrape facilement en marchant pieds nus dans les vestiaires sportifs, les "tatamis", les douches collectives ou les bords de piscines. Elle peut aussi se développer simplement du fait de l'humidité présente dans nos propres chaussures de sport.Mais évidemment, ce serait réducteur d'attacher la maladie du pied d'athlète aux seuls sportifs... Des champignons entre les orteils, et ça gratte Nous sommes tous et toutes concernés... La maladie est fortement contagieuse et outre la contagion, elle se développe quand nos pieds sont soumis à dure épreuve, enfermés dans des chaussures humides... Il faut savoir que les pieds produisent énormément de sueur. Jusqu'à 15 grammes par heure !La maladie du pied d'athlète commence généralement par des démangeaisons entre les orteils... Et souvent d'abord entre les petits orteils.Il s'agit en fait d'une dermatomycose, c'est-à-dire une colonisation de la peau par des champignons microscopiques.Outre les démangeaisons entre les orteils, les symptômes du pied d'athlète sont les suivants : Odeur désagréable entre les doigts de pieds ; Apparition de rougeurs, de petites cloques, de squames (petites peaux blanchâtres) et de parties dénudées ; En l'absence de traitement, la peau peut se fendiller et une fissure douloureuse risque de se former. Si cette fissure s'infecte, elle peut causer des maladies plus graves ; Lorsque les ongles sont atteints, ces derniers poussent plus lentement, s'épaississent, changent de couleur (deviennent blancs, noirs ou jaunes) et se cassent ou s'effritent beaucoup plus facilement ; Pendant une crise aiguë, des cloques localisées sur l'arche et autour du pied peuvent apparaître. A savoir : la mycose localisée d'abord entre certains orteils se propage rapidement aux orteils voisins, mais aussi au-dessus et au-dessous du pied (plaques rouges qui démangent) et aux ongles qui s'apaississent et deviennent cassants.  Les coins à champignons... Les milieux chauds et humides favorisent le développement des champignons et donc des mycoses. Ainsi, une transpiration excessive dans des chaussures fermées et mal aérées peut être la cause d'un pied d'athlète.Par ailleurs, la maladie est fortement contagieuse et peut donc facilement vous être transmise si vous marchez pieds nus dans des lieux humides ou si vous empruntez (ou prêtez) vos chaussures, chaussettes ou serviettes de bain.Voici quelques conseils pour éviter les infections : D'abord, il faut apprendre à reconnaître les coins à champignons !Les sols des vestiaires et des douches, constituent un excellent terrain de contamination. De même les piscines, les saunas et hammans.Bref tous les endroits où l'on marche pieds nus.Dans ces lieux à risques, prévoyez de vous déplacer avec des sandalettes. A la piscine aussi, il faut impérativement passer par le pédiluve avant et après s'être baladé sur les bords du bassin. Evitez les échanges de chaussures et, a fortiori, de chaussettes avec d'autres personnes. Ne portez pas de chaussures fermées sans chaussettes et si cela est possible, préférez les chaussures ouvertes.Pas de semelles en caoutchouc.Dans tous les cas, dès que cela est possible, aérez vos pieds en enlevant vos chaussures.Si vous avez tendance à transpirer des pieds, évitez de porter les mêmes chaussures deux jours de suite afin de les laisser sécher. Privilégiez les chaussettes en coton ou en fil d'écosse.Remplacez-les tous les jours, et plus si nécessaire (activités physiques). Prenez soin de vos pieds. Après le bain ou la douche, séchez-les consciencieusement. Sans oublier l'interstice entre les orteils. Le mieux est de réserver une petite serviette spéciale pour vos pieds.Dans tous les cas, changez très régulièrement votre serviette de toilette. Lavez carrelages, douche et baignoire avec une solution javellisée. Retirez les tapis des salles de bain ou sinon, changez très fréquemment le tapis. Après une première infection, continuez à saupoudrer des poudres antifongiques dans les chaussures de sport. Que faire si votre soupçonnez un pied d'athlète ? La première chose à faire est de montrer vos pieds à votre médecin traitant. Le traitement du pied d'athlète est assez simple mais doit être réalisé rapidement, avant que la maladie ait pris trop d'ampleur.Il existe des pommades antifongiques (médicament prescrit pour traiter les infections provoquées par les champignons) vendues en pharmacie avec ou sans ordonnance. Ces pommades sont efficaces, s'il n'y a pas de complications (surinfection bactérienne). Dans le cas contraire, le médecin peut être amené à prescrire un antifongique en comprimés et même un antibiotique.En observant scrupuleusement les indications des traitements, on constate très vite une nette amélioration. Malheureusement, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il arrive très souvent que l'on assiste à des récidives. Tout le travail doit donc être recommencé...Si vous avez donc déjà souffert d'un pied d'athlète, soyez très attentif(ve) à l'hygiène future de vos pieds et ne recommencez pas les mêmes erreurs !A savoir : si vous êtes atteint(e) d'un pied d'athlète et plus généralement d'une mycose, ne grattez pas les zones sensibles car vos ongles de main risquent de propager alors l'infection aux autres parties du corps.Source : e-santé Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Pourquoi aime-t-il/elle tant son doudou ?

A un âge qui peut varier de quatre mois à un an, le bébé s'attache souvent à un objet familier avec lequel il noue des liens privilégiés : une couverture, un bout de tissu, une peluche...Appelé « objet transitionnel » par les psychologues, ce « doudou » possède une valeur symbolique d'union avec la mère et permet à l'enfant de supporter d'être séparé d'elle. Explications.Doudou : à quoi sert-il ?Le doudou : une défense contre l'angoisse.C'est lorsqu'il a 8 ou 9 mois que l'enfant commence à se rendre compte que ses parents peuvent s'éloigner de lui. Selon D.Winnicott, célèbre psychanalyste, l'enfant utilise alors un « doudou » comme défense contre l'angoisse. Désigné sous le terme d'« objet transitionnel » par les psychologues parce qu'il vient, ainsi, réaliser la transition entre la mère et l'enfant, celui-ci permet au bébé de se consoler lorsqu'il se sent délaissé à des instants particuliers :au moment de l'endormissement,lorsqu'il doit affronter l'inconnu (promenade, visite chez le docteur, entrée en crèche ou en école maternelle...),dans les phases de tristesse,conflits,durant les périodes de maladies.Pour D. Winnicott, l'objet transitionnel apporte à l'enfant, très tôt, un champ d'expérience qui ne peut être contesté car il appartient au domaine de l'illusion : « ce champ intermédiaire d'expérience dont il n'a à justifier l'appartenance, ni à la réalisation intérieure, ni à la réalité extérieure, constitue la part la plus importante de l'expérience de l'enfant. Il va se prolonger, tout au long de sa vie, dans l'expérience intense qui appartient au domaine des arts, de la religion, de la vie imaginative, de la création scientifique », explique-t-il dans La Psychanalyse.Faut-il supprimer le "doudou" à partir d'un certain âge ? Selon la majorité des psychologues, il ne sert à rien de vouloir supprimer un « doudou » tant que l'enfant en a encore besoin.L'abandon de l'objet transitionnel devrait idéalement se faire de façon volontaire. Mais à partir de 12 ou 15 mois, l'enfant cesse souvent d'investir l'objet du pouvoir réconfortant qu'il lui a attribué et le « doudou » « perd alors sa signification », explique Winnicott.Si l'enfant veut absolument le conserver, on peut alors le réserver aux moments de tristesse ou d'endormissement. L'idéal est de se mettre d'accord avec son enfant. Il pourra le garder jusqu'à l'adolescence s'il le souhaite, mais il devra accepter de l'abandonner à table, lorsqu'il joue ou lorsqu'il parle avec d'autres enfants.Doudou et précautions d'usageL'enfant qui perd son nounours peut avoir du mal à retrouver la sécurité qu'il avait auparavant, car l'objet transitionnel représente toujours sa relation première à sa mère, quand il se sentait encore une partie d'elle dans le monde des sensations (toucher, olfactions..). D'où l'intérêt pour les parents de penser à avoir en réserve un second exemplaire du « doudou », identique en tout point au premier, au cas où...De même, passer le « doudou » en machine, de temps à autres pour assurer une certaine hygiène, est souvent un véritable casse-tête pour les mamans. Pensez donc à trouver le bon moment pour le faire : mieux vaut le laver durant son sommeil, pour éviter de l'en séparer trop longtemps... Source : e-santéPsychonet Production

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