Aller au contenu principal

En ce moment sur le Blog

- Page 17

Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Pension d'invalidité : qui peut la demander ?

Vous pouvez bénéficier d'une pension d'invalidité pour compenser votre salaire si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail suite à un accident ou à une maladie d'origine non professionnelle. Pension d'invalidité : quelles sont les conditions ?   votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins deux tiers. vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite, soit entre 60 et 62 ans selon votre date de naissance. vous êtes immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au 1er jour du mois au cours duquel est survenue: soit l'interruption de travail suite à votre invalidité, soit le constat d'invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. vous justifiez, au cours des 12 mois civils précédant l'interruption de travail ou le constat d'invalidité, soit d'un salaire au moins égal à 2030 fois le Smic horaire, soit avoir travaillé au moins 600 heures (ou 800 heures si l'interruption de travail ou le constat d'invalidité est antérieure au 1er février 2015.   Pension d'invalidité : qui peut faire la demande ?   vous ou votre médecin qui, avec votre accord, peut adresser un certificat médical au médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie. Dans les deux cas, vous devez remplir le formulaire S4150 « Demande d'invalidité » (disponible à votre caisse ou sur ameli.fr) et l'adresser, avec les pièces justificatives exigées, à votre caisse d'Assurance Maladie.Si votre demande est acceptée, votre caisse vous enverra une notification précisant la catégorie et le montant de la pension. Si elle est refusée, votre caisse doit vous informer des recours possibles. Si vous ne recevez pas de réponse dans un délai de 2 mois, cela équivaut à un rejet. Là encore, des recours sont  possibles.   Comment est calculée la pension d'invalidité ? L'Assurance Maladie tient compte de votre salaire annuel moyen à partir de vos dix meilleures années d'activité. Le montant de votre pension d'invalidité dépend aussi de la catégorie d'invalidité attribuée par le médecin conseil de votre caisse : vous serez en catégorie 1 si vous pouvez travailler. vous serez en catégorie 2 si vous ne pouvez plus travailler. vous serez en catégorie 3 si vous ne pouvez plus travailler et que vous avez besoin d'une aide pour vous assistez dans la vie quotidienne.   Combien de temps la pension d'invalidité est-elle attribuée ? La pension peut être révisée ou suspendue dans les cas suivants : aggravation ou amélioration de votre état de santé. reprise d'une activité professionnelle salariée. reprise d'une activité professionnelle non salariée. l'âge légal de la retraite est atteint : la pension d'invalidité se transforme en pension retraite pour inaptitude. l'âge légal de la retraite est atteint et vous exercez une activité professionnelle : la pension continue à être versée jusqu'à 65 ans maximum.   Quelles sont les aides ?   Vos soins médicaux, examens et médicaments sont pris en charge à 100% pour la maladie et la maternité, dans la limite du plafond de la sécurité sociale. Vos ayants droit (enfants, conjoints, etc.) bénéficient également de la prise en charge de leurs soins dans les mêmes conditions que vous. Si vos revenus sont insuffisants, vous pouvez percevoir l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) en complément. Son montant varie en fonction de vos ressources. Au 1er avril 2014, pour l'obtenir, le plafond mensuel était fixé à : 702 € si vous vivez seul. 1229,61 € si vous êtes en couple. Le montant de l'ASI varie de 403,76 € à 666,27 € selon la situation de famille. La carte d'invalidité donne droit à l'exonération éventuelle de la redevance télé, certains avantages fiscaux, réductions et places réservées dans les transports en commun... La demande se fait à la Maison départementale des personnes handicapées. Source : e-santé   Brigitte Bègue journaliste santé

4 min

Lire l’article
Mon entreprise

J’ai tout le temps froid

Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Vieillissement de la vue : la presbytie en 10 questions

Vous tenez votre journal à bout de bras ? C’est normal, vos yeux ont des difficultés d’accommodation car votre cristallin vieillit. C’est notre lot à tous, même si la presbytie se manifeste plus ou moins tardivement selon les personnes. 10 questions autour de la presbytie. Quand devenons-nous presbytes ? Nous devenons tous presbytes aux alentours de 44-45 ans, lorsque les performances de notre cristallin commencent à décliner. Son pouvoir d’accommodation diminue car avec l’âge il est de moins en moins élastique. Résultat, l’image d’un objet proche se projette en arrière de la rétine et apparaît floue, c’est ainsi que le presbyte est obligé de tenir son journal de plus en plus loin pour voir les caractères nets. En bref, la distance habituelle en vision de près (qui est de 40 cm, soit les coudes à 90°) s’allonge. Attention toutefois, en cas d’hypermétropie, la presbytie peut se manifester plus tôt, de quelques mois à quelques années selon l’importance de l’hypermétropie. Inversement, elle se manifeste plus tard chez les myopes. C’est logique, en cas de myopie, l’image se forme en avant de la rétine, ce qui compense la presbytie, alors que l’hypermétropie accentue la presbytie, ces deux troubles de la vue impliquant une image qui se forme en arrière de la rétine. Peut-on éviter la presbytie ? Non, ce trouble de la vue est lié au vieillissement naturel du cristallin. Nous ne savons pas le freiner ni l’empêcher, mais seulement corriger la presbytie. Si le vieillissement est inéluctable et progressif, il faut néanmoins savoir que la perte d’accommodation se stabilise après 60 ans. C’est ainsi que passé 70 ans, on n’a plus besoin de changer de correction de près. Comment corrige-t-on la presbytie ? Avec des lunettes : simples, à double foyer ou des verres progressifs. À l’aide de lentilles de contact. Grâce à la chirurgie réfractive. En quoi consiste la chirurgie réfractive ? Elle permet de remodeler la cornée à l’aide du laser. On peut également poser une lentille (ou implant qui remplace le cristallin) dans l’œil dans le but de corriger à la fois la vision de loin et de près. Peut-on attendre pour faire corriger sa presbytie ? En plus de la gêne pour voir de près que constitue la presbytie, refuser de porter des lunettes ou retarder de les porter, finit par user prématurément le pouvoir d’accommodation du cristallin vieillissant. Pourquoi les presbytes ont-ils besoin de plus de lumière pour lire ? Une lumière insuffisante diminue le contraste du texte sur la page blanche, le rendant encore plus difficile à lire pour un presbyte. De plus, lors de l’accommodation, la pupille se rétrécit naturellement, diminuant encore la quantité de lumière arrivant sur la rétine. Enfin, un faible éclairage sollicite davantage l’accommodation et donc l’usure du cristallin du presbyte. Au final, de bonnes conditions d’éclairage sont nécessaires pour une bonne vision de près. Pourquoi mon grand-père n’a-t-il pas besoin de lunettes pour lire de près ? C’est tout simplement parce qu’il est myope. Sa myopie peut être connue depuis toujours ou être récente en raison d’un changement d’état du cristallin (cataracte). Mais en conséquence, il voit mal de loin et doit donc porter une correction pour bien voir de loin. La chirurgie de la presbytie peut-elle en même temps corriger la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ? La chirurgie réfractive peut corriger en même temps que la presbytie les autres troubles visuels : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Le but de la chirurgie réfractive est de ne plus avoir du tout à porter de lunettes ou lentilles mais la garantie d'atteindre ce but n'est pas totale. A quel âge se faire opérer de la presbytie ? La décision dépend de l’âge et du degré de la presbytie. Il ne faut pas perdre de vue que la presbytie évolue jusqu’à l’âge de 60 ans. Autrement dit, si une opération est proposée avant cet âge, il est probable qu’une correction légère soit nécessaire dans certaines conditions, notamment en faible éclairage ou pour lire de petits caractères. La chirurgie de la presbytie est-elle remboursée ? Considérée comme non indispensable, la chirurgie de la presbytie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent une partie des frais en charge. Isabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

L’acné des adultes : quand l’acné joue les prolongations

Si 80% des ados ont de l’acné, de façon plus ou moins importante et plus ou moins étendue, les adultes peuvent présenter des boutons d’acné. Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser l’acné chez l’adulte ? Jusqu’à quel âge l’acné peut-elle jouer les prolongations ? Les hormones de la puberté génèrent de l’acné chez une majorité d’adolescents. Les boutons d’acné se manifestent généralement vers l’âge de 12 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons, ce qui correspond bien à la puberté. Elle peut cependant parfois survenir plus tôt, surtout chez les filles, dès 8-9 ans. Elle cesse ensuite progressivement, vers 20 ans, voire vers 25 ans. Mais il arrive que l’acné joue les prolongations. On parle alors d’acné de l’adulte. Le plus souvent, ce sont des femmes qui conservent de l’acné au-delà de 30 ans, avec des poussées en période prémenstruelle (quelques jours avant l’arrivée des règles). A savoir également que certaines femmes ont de l’acné entre 25 et 40 ans, sans forcément en avoir eu auparavant durant leur adolescence. Enfin, contrairement aux ados, les adultes n’ont pas forcément une peau grasse, mais une peau plutôt sensible, se traduisant par peu de comédons (boutons noirs de l’acné), mais par de petits boutons profonds et inflammatoires, souvent localisés sur le bas du visage (menton, contour de la bouche…). Au-delà de l’explication hormonale, il existe bien d’autres facteurs qui peuvent favoriser l’acné à l’âge adulte. Il est donc important de les explorer afin de les éliminer, même si l’hérédité semble jouer un rôle important.   Les facteurs favorisant l’acné de l’adulte   Les hormones : Les crises d’acné se répètent chaque mois à l’approche des règles. Les boutons d’acné seraient favorisés par l’œdème bloquant l’écoulement du sébum.   Le soleil : Les UV entraînent un épaississement de la peau. Résultat, le sébum est difficilement évacué, il s’accumule sous la peau formant des boutons persistants.   Le tabac : Le tabac, en plus de ternir la peau, contribue également à son épaississement. Comme avec le soleil, cela favorise la formation de boutons sous la peau, lesquels percent plus ou moins facilement.   Le stress : De toute évidence, les glandes sébacées sont sensibles aux molécules sécrétées en cas de stress : la moitié des poussées d’acné surviennent en période de stress. Il est probable que le stress accentue la sécrétion de sébum, lequel s’accumule, favorisant la prolifération bactérienne et l’inflammation.   La pollution : La pollution perturbe le fonctionnement de nombreux systèmes de notre organisme, dont celui chargé de la régulation cutanée. La pollution encrasse aussi notre peau depuis l’extérieur et favorise les réactions inflammatoires sous la peau.   L’alimentation : Il n’existe pas de preuves formelles indiquant que certains aliments favorisent l’acné, comme on le pense souvent pour le chocolat. En revanche, notre mode d’alimentation occidental, riche en « mauvaises » graisses et en sucre raffiné, modifie également les secrétions hormonales et augmente l’inflammation. En plus de modifier son hygiène de vie (arrêter le tabac, limiter le stress, les expositions au soleil, se soustraire à une partie de la pollution, ne serait-ce qu’en aérant régulièrement son logement et son bureau, et adopter de bonnes habitudes alimentaires), il est recommandé de bien prendre soin de sa peau en la nettoyant soigneusement, le matin et soir, et après le sport notamment, afin de bien maintenir dégagés les pores chargés d’évacuer le sébum. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Anxiété alimentaire : manger et ne pas grossir

Panique à bord ! Docus télé, livres et articles de magazines détaillant généreusement les multiples dangers de notre alimentation se sont accumulés. Ajoutez à cela un tsunami monstrueux, une centrale atomique qui fait boum, il y a de quoi être noyé d'anxiété. Et être sérieusement tenté de se réfugier dans les produits gras/sucrés réconfortants mais qui font grossir ! On se calme et on décrypte. Pesticides et polluants dans le sang "Les Français ont quatre fois plus de pesticides et de PCB dans le sang que les Allemands et les Américains", selon le rapport de l'INVS (Institut national de veille sanitaire) publié le 14 mars dernier. Pour en arriver là, on a analysé l'alimentation et l'environnement de plus de 3000 personnes et pratiqué des dosages dans des échantillons de leur sang, leurs urines et leurs cheveux.  Voilà qui plombe l'ambiance. Mais à la lecture attentive du rapport on s'aperçoit que : le sang des Français est moins chargé de résidus de pesticides organochlorés que celui des autres populations pays européens (sauf l'Allemagne). Et que, d'une façon générale, les taux sont assez faibles. Mais : il l'est beaucoup plus en paradichlorobenzène, substance utilisée dans les antimites, les désodorisants ou les désinfectants. On ne sait pas pourquoi, mais on va chercher. les résidus de pesticides pyréthrinoïdes viennent non pas de notre alimentation mais des insecticides employés contre les blattes, les cafards, les acariens etc.   Conclusion : utilisez du bois de cèdre comme antimite, oubliez les désodorisants au profit des douches plus fréquentes, et luttez par des moyens naturels contre les blattes et autres insectes. Les sites écolos regorgent de recettes et trucs sur ce sujet peu ragoutant. Quant aux PCB ou pyralènes, bien qu'ils soient interdits depuis 20 ans, ils ont imprégné toute la chaîne alimentaire et on n'arrive pas à s'en débarrasser. Mais on ne sait pas exactement à quelles doses ils sont dangereux. On en retrouve surtout dans les poissons d'eau douce. Or, ceux que l'on consomme le plus sont les truites d'élevage qui sont indemnes de PCB. Pesticides dans l'alimentation Le film et le livre "Du poison dans nos assiettes, le "Livre noir de l'agriculture" font froid dans le dos. Cancers et autres maladies dégénératives chez les agriculteurs pour cause d'emploi larga manu de pesticides pendant des années y sont largement narrés. Oui, mais tout le monde n'est pas agriculteur ! Et si vous cultivez votre jardin en employant des pesticides de toutes sortes, il est grand temps de vous mettre au jardinage bio : toutes les jardineries regorgent de produits dits écolos et acheter des coccinelles anti-pucerons est facile : il suffit d'un clic ! Oui, il y a des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes. Mais pas dans tous : les plus contaminés seraient les pêches, les pommes, les poivrons, les céleris, les nectarines, les fraises, les choux frisés, les laitues, les raisins importés, les carottes et les poires. Ca fait beaucoup mais tous les autres le sont moins ou pas du tout. Fruits et légumes, indispensables ! Que les fruits et les légumes soient en partie contaminés par des pesticides, ça n'est pas une raison pour les bannir de votre alimentation, ni même pour les limiter. Car ils contiennent des fibres et des antioxydants indispensables à votre santé. En plus, ils apportent peu de calories et leur consommation à chaque repas est tout aussi indispensable pour ne pas grossir ! Mais abstenez-vous des fraises espagnoles, cultivées intensément, bourrées de pesticides de toutes sortes et attendez sagement la saison des Fraises de France qui ont un Label Rouge et sont de meilleure qualité. Attendez aussi la saison du raisin français : celui-ci est moins contaminé par les pesticides que les raisins italiens. La plus grande partie des pesticides se trouve dans la peau des fruits et des légumes : donc en les lavant et en les épluchant, pour ceux qui peuvent l'être, vous en éliminez une bonne partie. Épluchez les poivrons au couteau économe plutôt que de les mettre dans le four pour brûler leur peau comme on le recommande habituellement : vous éliminerez ainsi nettement celle-ci sans faire cuire les pesticides (et vous gagnerez du temps !). Prenez le temps d'éplucher la pomme que vous allez croquer lors d'une petite faim. Épluchez aussi les poires et les pêches quand elles seront là ainsi que les nectarines. Mais vous pouvez aussi bien les laver et les brosser avec une petite brosse fine.  Quant aux salades, éliminez les feuilles extérieures, lavez-les dans plusieurs eaux et laissez-les tremper un peu. Achetez les produits de saison Maitrisez votre envie de vous précipiter sur les primeurs. Ils sont obligatoirement cultivés en serre et pour qu'ils poussent vite, les pesticides sont obligatoires. Attendez leur bonne saison : vous aurez alors des légumes de pleine terre. Leur culture et leur transport, parce qu'ils sont moins fragiles que les primeurs, nécessitent moins de pesticides.   Achetez des produits bios Il est évident que les fruits et les légumes bios sont la meilleure solution pour vous protéger des pesticides, même si tous n'en sont pas vraiment exempts, surtout ceux importés.  Vérifiez les étiquettes : le label AB est quand même une bonne garantie. Regardez d'où ils viennent : l'inscription de l'origine du produit est obligatoire. Elle se trouve sur l'emballage ou, pour les produits en vrac, sur la pancarte. Choisissez plutôt les produits qui viennent de France. Achetez des produits de proximité Les fruits et légumes de proximité viennent de petits producteurs. Ils sont de plus en plus sensibles à la mise en place d'une agriculture durable, ils emploient de moins en moins de pesticides. Certains se sont regroupés, vous les retrouverez sur leur site : www.lepetitproducteur.com Alors, allez au marché, repérez-les (ils ont de petits étals de produits de saison) et achetez chez eux plutôt que chez ceux qui ont une plus grande surface de vente et qui se fournissent dans les MIN (Marché d'Intérêt National). Vous avez aussi la possibilité d'adhérer à une AMAP. comment-manger-bons-fruits-legumes-toute-annee Mais, devant leur succès, il faudra peut-être attendre un peu. Enfin, vous pouvez aussi vous fournir auprès de producteurs qui expédient. Ainsi, chez www.paysans.fr, vous recevez en 24 heures les produits frais que vous commandez sur le site : 150 producteurs de fruits, légumes, viandes, produits laitiers y sont regroupés. Et tous les produits sont bios ! Inutile de flipper et de risquer de grossir Les solutions ne manquent pas pour que votre alimentation soit la plus saine possible, avec moins de pesticides. Alors, il est complètement inutile de vous angoisser, de consommer des desserts sucrés plutôt que des fruits, de vous consoler en grignotant biscuits et confiseries qui, inévitablement, vous feront grossir. Quant à l'éventuelle radioactivité venue du Japon, ni vous, ni personne n'y peut rien ! Oubliez, c'est ce que vous avez de mieux à faire. Mais que cela ne vous empêche pas de participer à une des actions d'aide aux Japonais mises en place. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

4 min

Lire l’article
Ma santé

Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...

Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée par la presse récemment… Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement. Les médicaments dopaminergiques Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne. A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie. Les inconvénients des médicaments dopaminergiques L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement. Quels sont les effets indésirables des médicaments dopaminergiques ? Des nausées. Des baisses de tension. De la somnolence. Des hallucinations, visuelle ou auditive. Des troubles du comportement : addiction au jeu (courses, casino, cartes à gratter, jeux sur Internet…), achats compulsifs, inutiles, coûteux et répétitifs, alimentation compulsive (notamment pour des sucreries), hypersexualité (augmentation inhabituelle des désirs sexuels pouvant mener à des conduites inappropriées). Ces troubles du comportement ne touchent qu’une minorité de patients, mais les conséquences personnelles, familiales et sociales peuvent être importantes. Il importe donc de les repérer. L’aide de l’entourage peut le permettre. Médecins et associations de patients recommandent d’ouvrir le dialogue à ce sujet afin de noter les changements de comportement dans différents domaines : hyperactivité, comportements sexuels inhabituels, dépenses d’argent, surf sur Internet, achats, jeux, collections… Comment réagir ? N’arrêtez pas et ne modifiez pas les doses de votre traitement. Parlez-en à votre médecin, sans honte, il connaît les effets que peuvent entraîner ces médicaments, y compris l’hypersexualité et l’addiction au jeu ! Le médecin pourra trouver une solution en adaptant le traitement. Comment s’appellent les médicaments dopaminergiques ? ADARTREL® (ropinirole), APOKINON® (apomorphine), AROLAC® (lisuride), BROMOKIN® (bromocriptine), DOPERGINE® (lisuride), DOSTINEX® (cabergoline), DUODOPA® (lévodopa + carbidopa), MODOPAR® (lévodopa + bensérazide), NEUPRO® (rotigotine), NORPROLAC® (quinagolide), PARLODEL® (bromocriptine), REQUIP® (ropinirole), SIFROL® (pramipexole), SINEMET® (lévodopa + carbidopa), STALEVO® (lévodopa + carbidopa +entacapone), TRIVASTAL® (piribédil). Certains de ces médicaments existent sous forme générique. Ils sont alors identifiables par le nom de la molécule indiquée entre parenthèses. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…

Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé

2 min

Lire l’article
Ma santé

Les ronflements : que faut-il savoir ?

Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Et si on mangeait des graines de lin ?

Les graines de lin sont intéressantes en matière de santé à bien des égards, en raison des trois composés actifs qu’elles renferment, que sont les fibres, les lignanes et les oméga-3. C’est ainsi que les graines de lin sont utilisées tour à tour contre la constipation, l’excès de cholestérol, les symptômes de la ménopause ou encore les maladies cardiovasculaires… Des graines de lin contre la constipation, le syndrome de l’intestin irritable, la gastrite… Les fibres contenues dans les graines de lin ont un effet laxatif, utile contre la constipation chronique. À consommer en quantité progressivement croissante (graines de lin entières réduites en poudre). Utilisées sous forme de poudre fine, les graines de lin non entières soulagent les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Toujours moulues, elles sont utilisées en cas d’inflammation intestinale (gastrite, entérite), notamment provoquée par l’abus de laxatifs. Des graines de lin contre les bouffées de chaleur ? Les lignanes appartiennent à la famille des phytoestrogènes. À cet égard, les graines de lin pourraient contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. C’est la raison pour laquelle les graines de lin entrent parfois dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles de la ménopause, tout comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) ou l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), également riches en lignanes. Mais les études restent contradictoires quant à l’efficacité des graines de lin contre les symptômes de la ménopause (1). De même, les phytoestrogènes des graines de lin pourraient agir sur le métabolisme des estrogènes et jouer un rôle dans la prévention des cancers du sein. Mais là encore, rien n’est encore prouvé. Des graines de lin contre l’excès de cholestérol Les fibres (notamment le mucilage) contenues dans les graines de lin peuvent contribuer à réduire l’excès de cholestérol. Cet effet pourrait également être véhiculé par les lignanes et les oméga-3 présents dans les graines de lin. L’effet reste modeste, mais intéressant chez les personnes qui présentent de l’hypercholestérolémie (2). Protection cardiovasculaire globale Dans la famille des oméga-3, on distingue l’acide alpha-linolénique (ALA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA). L’ALA a plus particulièrement été impliqué dans la prévention cardiovasculaire. Or les graines de lin constituent une source très importante d’ALA. C’est d’ailleurs pourquoi les graines de lin ont été introduites dans l’alimentation des poules pondeuses, pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les hommes aussi devraient tirer un bénéfice cardiovasculaire de la consommation de graines de lin. Mais pour l’instant, les études entreprises sur ce sujet n’ont montré qu’un effet modeste (3). Graines de lin ou huile de lin ? L’huile de lin est peu utilisée car à l’air et à la lumière, elle a l’inconvénient de s’oxyder rapidement, elle rancit. On commence cependant à en trouver dans certains magasins. Mais attention, l’huile de lin ne s’utilise pas pour la cuisson. Quant aux graines de lin, on peut les acheter en vrac. Mais une fois moulues, elles doivent être conservées au réfrigérateur et consommées rapidement car, en poudre, elles s’oxydent aussi rapidement. Moulues, elles peuvent être ajoutées à des salades ou à des yaourts. Entières ou parfois broyées, elles sont de plus en plus utilisées en boulangerie (pains, gâteaux…) ou intégrées dans les céréales. Enfin, on en trouve en compléments alimentaires (sous forme de capsules opaques pour l’huile de lin). Isabelle Eustache

4 min

Lire l’article
Ma santé

Le travail à domicile, c’est bon pour la santé ?

Le travail à domicile commence seulement à se démocratiser en France. On estime qu’entre 2% et 16% des salariés ont un contrat de télétravail, dans la majorité des cas à temps partiel. Quels sont les avantages du « Home office » et comment remédier aux inconvénients pour concilier télétravail, bien-être et santé ? Les avantages du travail à domicile Le principal avantage est le gain de temps professionnel et personnel, car en travaillant chez soi, on s’affranchit des trajets quotidiens qui sont en moyenne de 40 à 75 minutes, l’extrême étant généralement atteint en région parisienne. Le temps ainsi gagné sur les transports peut être réattribué aux activités professionnelles et personnelles, en respectant un bon équilibre pour être gagnant sur les deux tableaux. En évitant les transports, individuels ou en commun, on réduit aussi considérablement le stress (sécurité, retards, connexions…) et la fatigue : beaucoup de personnes arrivent le matin au travail déjà fatiguées et stressées, ce qui diminue ensuite leur efficacité. Le deuxième grand avantage du travail à domicile est un gain en flexibilité, le travailleur devenant responsable de son organisation des taches et des horaires à effectuer. Il doit également gérer lui-même son environnement de travail et non plus le subir, par exemple en termes d’éclairage, de bruit, de température, de couleur, etc. Enfin, travailler de chez soi s’accompagne d’un gain conséquent de productivité. La baisse du stress et de la fatigue n’est pas le seul facteur qui augmente la productivité. Là encore l’environnement joue un rôle colossal : sur un plateau par exemple, on supporte le bruit, même si beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises, on subit les interactions entre collègues et les multiples interruptions. Le travail à domicile offre cette possibilité d’être dans un environnement familier, apaisant et que l’on a choisi, avec pour résultat une efficacité et une motivation accrues chez le télétravailleur. Travailler de chez soi : quels sont les risques pour sa santé ? « Seul sans collègue, les opportunités d’aller vers les autres sont réduites. En travaillant à domicile, on perd aussi de nombreuses occasions de déplacements physiques : l’imprimante est installée à portée de main et il n’y a pas loin pour aller se préparer un café, détaille Christophe Clerc-Renaud, Directeur des ventes chez Ergotron®. Les distances à parcourir au bureau sont très limitées par la configuration du télétravail. Mais il est facile de contourner cet écueil, notamment en mettant à profit le temps gagné sur les trajets que l’on peut alors allouer à l’activité physique (jogging, séances de gym, vélo d’appartement…). » Finalement, le plus gros désavantage en termes de santé réside dans le risque de travailler chez soi avec des outils mal adaptés menant à de mauvaises postures. Il est totalement illusoire d’imaginer bien travailler sur le coin de la table du salon, sur un tabouret dans la cuisine ou dans le canapé. C’est pourquoi le télétravail impose de recréer chez soi un « vrai » poste de travail professionnel, faute de quoi les troubles musculosquelettiques (TMS) vont s’installer (lombalgies, douleurs aux cervicales, syndrome du canal carpien…). « L’employeur doit lui aussi se soucier de l’aménagement du poste de télétravail, car le risque de TMS est ici renforcé par la sédentarité. Nombreux sont les télétravailleurs qui, seuls dans un environnement choisi, au calme, sans distraction et avec tout à portée de main, restent assis extrêmement concentrés pendant plus de 6 heures d’affilée sans aucune interruption. » Il est essentiel de lutter contre cette sédentarité accrue, pas seulement en augmentant les séances d’activité physique, mais surtout en modifiant certains comportements (se lever très régulièrement en multipliant les motifs). Le télétravailleur est livré à lui-même et à sa propre discipline… Comment s’organiser pour concilier travail à domicile, bien-être et santé ? Pour Christophe Clerc-Renaud, « la première chose est de prendre conscience que l’augmentation de la sédentarité est un risque réel, élevé et préjudiciable à sa santé. Le télétravail à domicile est une opportunité pour le salarié de mieux prendre soin de lui, et pas au détriment de son travail. Le temps économisé et le stress éliminé se transforment en bénéfices pour soi et son entreprise. » Concrètement, il est nécessaire de privilégier une posture dynamique en alternant régulièrement la position assise et la position debout, laquelle est meilleure pour la dépense calorique, tonifie les muscles et stimule la circulation sanguine. Puisque l’on est seul et que l’on peut aménager son bureau comme on veut, on peut sans complexe se lever et marcher lorsqu’on téléphone ou lorsqu’on lit un document. On peut mettre une alarme toutes les 30 minutes pour s’obliger à bouger très régulièrement ou à faire quelque chose (aller se servir un café, relever la boite aux lettres, mettre son téléphone en charge dans la cuisine, ouvrir la fenêtre de la chambre pour aérer, arroser la plante…). On peut aussi travailler debout de temps en temps. Outre les équipements qui permettent d’aménager un poste de travail ergonomique, indispensable pour adopter les bonnes postures et éviter les TMS (clavier déporté, écran réglable en hauteur, tablette amovible, chaise à dossier et accoudoirs réglables, repose-poignet, etc.), il existe du mobilier et des accessoires permettant de convertir facilement un bureau standard en poste de travail assis-debout, fixe ou mobile (ex. une table supplémentaire se posant sur le bureau pour une élévation du clavier et de l’écran ; une tablette haute sur roulettes…). Il est important de se créer des routines, pour que la position debout devienne un réflexe et une posture confortable en télétravail. « Personne ne dit de travailler debout toute la journée, mais seulement de temps en temps et selon les taches à exécuter. Très rapidement, on en ressent les bienfaits, la sangle abdominale travaille et se raffermit, on se sent plus tonique et on brûle plus de calories. » Enfin, le travailleur à domicile doit être capable de s’imposer des limites pour bien séparer ses activités professionnelles de sa vie familiale. Classiquement, le télétravailleur passe plus d’heures en activité au bureau car il se trouve dans un environnement peu stressant et qui lui plait. Pour ne pas se laisser trop absorber par son travail et risquer des tensions dans la famille, il est nécessaire d’être exigeant et ferme avec soi-même et de savoir « fermer la porte de son bureau ». La seule façon d’y parvenir est de délimiter strictement son espace professionnel en recréant un vrai poste de travail isolé, de manière à pouvoir être 100% professionnel quand on travaille et 100% en famille en dehors. Cette délimitation est bénéfique professionnellement, personnellement et pour la famille qui ne doit pas subir le travail à domicile.

6 min

Lire l’article
Mon entreprise

De beaux cheveux tout l'hiver en 4 étapes

Stress, fatigue, froid, même pour nos cheveux, la période hivernale est difficile. Voici 4 grands conseils pour passer l'hiver avec une chevelure en beauté. En pratique, pour de beaux cheveux, vous allez devoir penser à votre thyroïde, éliminer le stress, manger mieux et entreprendre quelques soins. Santé des cheveux : comment se porte votre thyroïde ? Des cheveux cassants ou des cheveux qui tombent peuvent être le reflet d'un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Les troubles de la thyroïde étant relativement fréquents, particulièrement chez les femmes, un bilan de la thyroïde peut permettre de vérifier que tout fonctionne bien de ce côté. Dans le cas d'une hyperthyroïdie (l'activité de cette glande est excessive, entraînant un fonctionnement accéléré de tout l'organisme), les cheveux ont tendance à devenir cassants. Les autres symptômes d'alerte sont : accélération des battements du coeur, contractions musculaires plus rapides, excitation et agressivité, perte de poids, diarrhées, intolérance à la chaleur, baisse de libido. Quant à l'hypothyroïdie (l'organisme fonctionne inversement comme au ralenti), elle se traduit plutôt par une chute des cheveux. Les autres symptômes de l'hypothyroïdie sont : ralentissement des battements du coeur, crampes, frilosité, arrêt des règles, trous de mémoire, dépression, peau sèche et pâle, constipation, prise de poids... Pour de beaux cheveux, chassez le stress Le stress se répercute sur la santé des cheveux. Il est surtout connu pour entraîner ou accélérer la chute des cheveux. Cet effet est dû à des modifications hormonales, mais le stress agit également en ralentissant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu.Donc pour garder vos cheveux, mieux vaut éliminer ce facteur stress. Plus facile à dire qu'à faire, mais jamais impossible. Regardez du côté de votre emploi du temps. Peut-il être aménagé différemment ? Certaines tâches sont-elles vraiment indispensables ? Pouvez-vous déléguer davantage ? Dans tous les cas dégagez un peu de temps rien que pour vous, pour vous reposer et vous faire plaisir.Et au minimum, faites de l'activité physique, idéalement deux à trois séances de sport par semaine. Sinon, marchez beaucoup et bougez à la moindre occasion. Enfin, le yoga ou la pratique de la relaxation, c'est excellent pour tenir le stress en respect ! Pour de beaux cheveux, attention aux carences en vitamines Les follicules pileux situés sous le cuir chevelu sont alimentés par les vaisseaux sanguins qui leur apportent les vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres acides aminés indispensables à leur développement. Toute carence peut entraîner une perte de souplesse des cheveux, de brillance, voire une chute des cheveux.Avant d'envisager de recourir à des compléments alimentaires, regardez du côté de votre assiette. Votre alimentation est-elle suffisamment variée ? Mangez-vous suffisamment de fruits et de légumes ?Dans la négative, faites un effort, car manger de manière saine, variée et équilibrée ne profitera pas seulement à la beauté de vos cheveux, mais à tout votre organisme ! Mes cheveux j'y tiens : plus de soins, moins d'agressions Un soin après chaque shampoing et un masque une fois par semaine sont des pratiques idéales pour nourrir et entretenir la brillance et la souplesse des cheveux. Selon votre type de cheveux du moment, vous pouvez recourir à des soins spécifiques (cheveux cassants, secs, gras, pellicules...).En revanche, les shampoings agressifs sont à proscrire, tout comme le brossage trop énergique, les coiffures trop serrées (queue-de-cheval, tresses...) qui cassent les cheveux et tirent sur les racines. Le sèche-cheveux trop chaud est aussi un ennemi des cheveux. Idéalement, laissez-les sécher régulièrement.Enfin n'hésitez pas à demander conseil à votre coiffeur et/ou à votre pharmacien ! Mais en cas de problème plus sérieux, c'est une visite chez un dermatologue qui s'impose !  Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Mon bien-être

Comment éviter ou écourter un rhume ?

Le rhume est très fréquent. Cette infection virale se manifeste par un nez bouché, des éternuements, un mal de gorge et parfois une légère toux. Faut-il consulter en cas de rhume ? Comment savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une grippe ? Comment l'éviter ? Et sinon, comment ne pas le transmettre à toute la famille ? Les rhumes sont extrêmement contagieux Avec l'arrivée du froid hivernal, l'organisme est moins résistant et les défenses immunitaires moins performantes. C'est ainsi que les victimes du rhume sont les plus vulnérables à un moment donné.Les enfants sont les plus touchés. Ils contractent en moyenne six rhumes chaque année. Leur système immunitaire encore immature est en cause, mais les virus étant particulièrement contagieux, la vie en collectivité (crèche, garderie, maternelle…) joue également un rôle important.La fréquence des rhumes diminue ensuite avec l'âge. L'adulte, lui, est atteint 2 à 3 fois par an environ et la personne âgée une fois, voire pas du tout, car l'organisme est alors immunisé contre les virus responsables des rhumes. Comment éviter un rhume ? La façon la plus sûre de ne pas attraper un rhume est de veiller à ne pas affaiblir son système immunitaire. Gérez le stress car celui-ci entame à coup sûr les défenses immunitaires : yoga, relaxation…... Pratiquez régulièrement une activité physique : une demi-heure de marche par jour pour les plus sédentaires, c'est déjà ça ! Mangez équilibré, varié et suffisamment : ce n'est vraiment pas le moment de débuter un régime restrictif. Dormez suffisamment et couchez-vous à heure régulière.   Comment éviter de transmettre votre rhume autour de vous ? La transmission virale repose sur l'hygiène : Lavez-vous régulièrement les mains et apprenez aux enfants à le faire correctement : eau et savon, faire mousser pendant plus d'une minute, des ongles aux poignets. N'échangez pas les couverts, les verres, les tétines, les gants de toilette, etc. Portez le moins possible vos mains au visage. Idéalement, portez un masque lorsque vous êtes enrhumé, sinon couvrez votre visage lorsque vous éternuez ou toussez. N'embrassez pas si vous êtes enrhumé, évitez les poignées de main et repoussez certaines visites (personnes malades, âgées, jeunes enfants). Enrhumé ou pas, lorsque les virus circulent, n'embrassez pas un enfant en bas âge sur le visage.   Comment distinguer un rhume d'une grippe ? La grippe se caractérise par des symptômes intenses, qui débutent très brutalement et qui le plus souvent obligent à rester au lit (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, courbatures, forte fatigue…). Inversement, les symptômes d'un rhume s'installent progressivement et sont moins intenses : fièvre peu élevée, légers maux de tête, douleurs, fatigue et faiblesse peu importantes, nez qui coule, congestionné, éternuement et parfois une légère toux, larmoiements. Faut-il consulter en cas de rhume ? S'il s'agit d'une grippe (symptômes intenses d'apparition très brutale), il faut consulter le plus vite possible afdin de bénéficier d'un traitement antiviral.Mais inutile de consulter son médecin traitant dès qu'on attrape un rhume.En revanche, si les symptômes du rhume s'éternisent plus d'une dizaine de jours, ils signalent très certainement la présence de complications. Il devient alors nécessaire de se rendre chez le médecin. Chez l'enfant il s'agit le plus souvent d'une otite moyenne. Mais un rhume peut aussi dégénérer en sinusite, en bronchite, en pharyngite, voire en pneumonie. A noter également qu'un rhume, en affaiblissant l'organisme peut réactiver un herpès (bouton de fièvre ou herpès génital). Comment soigner un rhume ? Le traitement du rhume repose sur celui des symptômes (médicaments contre la fièvre et les douleurs, décongestionnants pour le nez, sirop contre la toux sèche lorsque celle-ci persiste). Rappelons que les antibiotiques n'ont aucune action contre les virus. Ils ne sont donc prescrits que contre les complications bactériennes. Vous avez un rhume. Améliorez votre quotidien !   Rester au chaud et se reposer. Nettoyer le nez à l'aide de pulvérisations nasales d'eau de mer. Boire beaucoup, notamment des boissons chaudes. Ne pas surchauffer la chambre. Veiller à une humidification suffisante de la chambre.   Dr Philippe Presles

3 min

Lire l’article
Ma santé

Quels compléments alimentaires pour passer l'hiver en forme ?

Il existe de très nombreux compléments alimentaires, qui, selon leur composition, revendiquent des effets variés. Pour résister aux infections et passer l'hiver en forme, quels sont les vitamines, plantes et oligoélément s à privilégier ? Misez sur les stimulants du système immunitaire et les anti-stress ! Quels compléments alimentaires pour renforcer votre système immunitaire ? Booster ses défenses immunitaires avant l'hiver pour résister à l'attaque des virus et autres microbes à l'origine d'infections de gravité variable, c'est une excellente idée. Voici une petite liste des substances qui peuvent vous être utiles pour stimuler votre système immunitaire. La vitamine C est incontournable. Elle possède de puissantes propriétés antioxydantes et participe à renforcer le système immunitaire. A savoir : les fumeurs sont carencés en cette vitamine ! Les probiotiques : utilisés pour stimuler l'immunité, les probiotiques sont des micro-organismes (bactéries et levures) qui colonisent notre intestin et participent à notre flore intestinale. L'échinacée : cette plante soutient les défenses immunitaires et préviendrait les rhumes et autres infections. Les champignons : le shiitaké, le maïtaké et le Reishi sont des champignons utilisés par la médecine traditionnelle chinoise pour renforcer l'immunité. Ils sont aussi connus pour leur activité anticancer. Le ginseng est également une plante à laquelle on attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire. Le sélénium pourrait contribuer à la lutte contre la prolifération des cellules cancéreuses, mais on lui attribue aussi des effets sur les défenses immunitaires. Le zinc : cet oligoélément est connu pour favoriser l'immunité. La lactoferrine : cette protéine du lait et de la salive inhibe la multiplication des micro-organismes en fixant le fer nécessaire à leur croissance. Elle stimule par ailleurs de nombreuses cellules du système immunitaire. Quels compléments alimentaires pour lutter contre le stress ? L'excès de stress sur le long terme est délétère pour la santé et paralyse nos défenses. Le magnésium : minéral anti-stress bien connu, il est souvent associé à des vitamines du groupe B dans les compléments alimentaires, lesquelles sont également très utiles pour optimiser le fonctionnement de l'organisme.  Le ginseng : utilisé en médecine traditionnelle, le ginseng aide l'organisme à mieux s'adapter au stress. Le décapeptide de caséine alpha 1 : cette fraction de protéine est extraite de la principale protéine du lait, a des propriétés antioxydantes et pourrait également réduire le stress. Et en plus des compléments alimentaires... L'efficacité des compléments alimentaires peut être renforcée : Pratiquez une activité physique quotidienne. L'exercice physique stimule l'immunité et diminue le risque d'infection pendant l'hiver. C'est par ailleurs un anti-stress incomparable ! Adoptez une alimentation variée et équilibrée, en privilégiant les fruits et les légumes de saison, et les produits laitiers fermentés (riches en probiotiques notamment). Pensez à vous relaxer : accordez-vous dans votre emploi du temps des moments de détente.  Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Je suis fatiguée, je mange quoi ?

Les jours sont de plus en plus courts et tristounets. Se lever le matin, c'est plutôt genre calvaire. Dans la journée, vous vous traînez, le moral dans les stilettos. Vous baissez du nez devant la télé ou au ciné. Bref, vous êtes fatiguée, sur les rotules. Alors, que faut-il manger pour vous requinquer et oublier la fatigue ? Vous êtes fatiguée : faites le bilan Demandez-vous d'abord d'où vient cette fatigue. Est-ce que vous dormez assez ? Vous ne buvez pas trop de cafés ? Vous avez de grosses contrariétés qui vous stressent plus que d'habitude ? Vous faisiez du sport et vous avez arrêté pour cause de mauvais temps ? Vous traînez un rhume ? Si votre manque de sommeil est en cause, il est facile d'y remédier en disciplinant vos heures de coucher et en diminuant le café. Les contrariétés ? Rien d'autre à faire que le gros dos en attendant que ça passe. Le sport ? Vous allez vous y remettre vite, dès que ça ira mieux. Le rhume ? Il risque de se dissiper plus rapidement avec de la vitamine C. Alors, que manger pour bien dormir, avoir votre dose de cette vitamine (et des autres) et dissiper cette antipathique fatigue ? Contre la fatigue : mangez des agrumes et des kiwis Ce sont des fruits riches en vitamine C et c'est leur saison. Ne terminez pas un repas sans manger une orange ou un kiwi. Commencez-le avec un pamplemousse : en tartare avec du saumon ou de la dorade, par exemple. Préparez-vous une provision de smoothies en centrifugeant des pamplemousses, des oranges, des kiwis mais aussi des fraises, et des framboises (surgelées évidemment) qui sont tout autant riches en vitamine C. Congelez-les : vous en aurez toujours sous la main.  Mettez du jus de citron (jaune ou vert) partout : non seulement dans les salades mais aussi sur le poisson, la viande, les légumes. Et, éventuellement, prenez un complément de vitamine C, ça ne peut pas vous faire de mal ! Contre la fatigue, mangez des choux Côté légumes, la nature fait bien les choses. C'est la saison de tous les choux et ils sont eux aussi bien fournis en vitamine C. Ils contiennent aussi des sels minéraux et des antioxydants bénéfiques. Alors en avant pour le brocoli, il en regorge ! Cuisez-le croquant et à la vapeur pour qu'il en perde le moins possible et accommodez-le en légume d'accompagnement. Il s'accorde avec tout : poisson, viande, volaille. Et il fait un malheur dans les pâtes et le risotto. Cuisinez-le aussi en potage : avec par exemple des épinards (pleins de vitamine C aussi, et de sels minéraux). Une petite salade de chou rouge ou vert, finement râpés, en entrée ? C'est pas mal du tout et il y en a chez tous les traiteurs si vous n'avez pas le courage de la préparer ou si vous déjeunez au bureau. Quant aux plats, vous avez un grand choix de recettes sur e-sante.fr. http://recette.e-sante.fr/chou Contre la fatigue, mangez des fruits de mer Les huîtres, les bulots et surtout les bigorneaux sont d'une fantastique richesse en vitamines et en sels minéraux de toutes sortes. Ce sont des boosters, pauvres en calories et tout à fait naturels que l'on devrait consommer souvent. Il y a des bigorneaux cuits chez tous les poissonniers : alors achetez-en régulièrement, croquez-en quelques-uns en apéritif, mettez-en dans une tournée de pâtes ou dans une salade : pousses d'épinards et bigorneaux coupés en petits morceaux, c'est top ! Et si votre poissonnier est sympa, faites-lui ouvrir une douzaine d'huîtres et offrez-vous cela pour votre dîner. Rien de tel pour amortir un coup de mou surtout si vous les noyez de jus de citron. Contre la fatigue : du boudin, du foie, des légumes secs, du chocolat Quel est le dénominateur commun de ces produits ? Le fer. Il n'est pas impossible que le vôtre soit en berne, surtout si vous ne mangez pas souvent de viande rouge : dès qu'on en manque, même un peu, on fatigue. Le boudin, beurk ? Mettez-en dans un parmentier, faites une tatin de pommes fruits et de boudin. Le foie ? Accommodez-le à l'aigre-doux (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-tiede-aigre-doux/recette/1550) ou au vinaigre de framboise (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-vinaigre-framboise/recette/1550). En vous souvenant que celui de porc est le plus riche en fer. Les légumes secs ne font pas grossir, vous le savez. Alors, en avant la salade (http://recette.e-sante.fr/salade-lentilles/recette/1741) ou la purée de lentilles (http://recette.e-sante.fr/puree-lentilles/recette/1051) ou d'autres préparations (http://recette.e-sante.fr/lentilles). Il y a 10,7 mg de fer dans 100 g de chocolat. Voilà un bon prétexte pour en croquer une barre au moins tous les jours. Contre la fatigue : du magnésium Sauf le boudin, ces produits sont aussi riches en magnésium, dont le manque peut aussi être responsable de votre fatigue, de vos problèmes de sommeil. Surtout si par-dessus le marché une crampe vous cisaille souvent les jambes. Raison de plus pour les consommer souvent en buvant une eau qui en est bien pourvue (Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quézac). Mais une petite cure de magnésium en complément ne vous fera sûrement pas de mal car même avec une alimentation qui en est riche, on a du mal à atteindre son quota de 350 mg par jour. Trois repas équilibrés par jour avec du pain Si vous sautez le petit déjeuner, si vous déjeunez d'un sandwich ou d'une salade, si vous grignotez en rentrant à la maison et vous gavez au dîner parce que, à juste titre, vous êtes affamée, il ne faut pas vous étonner d'être fatiguée et de mal dormir ! Il en va de même si vous ne mangez pas de pain ou alors en quantités homéopathiques. Vous manquez de ces bons glucides lents qui apportent de l'énergie. Pour vous les fournir, il faut au moins 150 g de pain par jour. Mieux vaut remettre de l'ordre dans votre alimentation si vous voulez retrouver la pêche. Petit déjeuner copieux (pain, laitage, fruit), déjeuner et dîner avec viande, poisson ou oeuf, du pain et/ou des féculents, beaucoup de légumes, un laitage et un fruit pour terminer. Mais si avec tout cela votre fatigue ne cède pas, il faut alors consulter votre médecin afin de vous assurer qu'elle n'a pas une autre origine que votre mode de vie et votre alimentation. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

3 min

Lire l’article
Ma santé

Quelles sont les maladies infectieuses les plus fréquentes chez l'enfant ?

Les maladies les plus fréquentes chez les jeunes enfants (0 à 6 ans), sont infectieuses. Il s'agit des rhinopharyngites, des angines, des otites, des gastroentérites et des bronchiolites. Ces maladies infectieuses guérissent le plus souvent spontanément ou avec l'aide d'un traitement simple. Ceci dit, n'hésitez pas à appeler votre médecin. La rhinopharyngite La rhinopharyngite est une maladie virale particulièrement fréquente. Elle se traduit notamment par un nez qui coule, de la toux, de la fièvre.Le traitement est celui des symptômes, car la rhinopharyngite guérit spontanément. L'angine Dans 75% des cas l'angine est virale, sinon bactérienne. Cette inflammation des amygdales et de la gorge entraîne des maux de gorge et une fièvre plus ou moins élevée selon l'origine de l'angine.Le traitement est celui des symptômes dans le cas de l'angine virale. Mais s'il s'agit d'une angine bactérienne, un traitement antibiotique s'impose, d'où la nécessité de consulter son médecin. Pour faire la différence entre une angine virale ou bactérienne votre médecin pourra réaliser un test rapide permettant de repérer les streptoccoques. Dans ce ce cas le traitement antibiotique s'impose. L'otite Cette infection de l'oreille moyenne, d'origine bactérienne dans la majorité des cas, se traduit par une oreille très douloureuse provoquant des pleurs intenses et fréquents chez les bébés, de la fièvre et un nez qui coule. L'otite se traite à l'aide d'antibiotiques, d'anti-inflammatoire et de paracétamol contre la fièvre et la douleur.  La bronchiolite Virale, la bronchiolite est très fréquente chez les bébés jusqu'à l'âge de 3 ans environ. Inquiétante, elle se traduit par une respiration sifflante, une toux grasse, de la fatigue, un refus de s'alimenter et une légère fièvre.Pas d'affolement, les symptômes sont impressionnants mais souvent sans réelle gravité. Ne vous rendez pas aux urgences de votre propre chef. Demandez conseil à votre médecin, lequel prescrit habituellement des séances de kinésithérapie de désencombrement respiratoire.  La gastroentérite Cette infection virale se traduit typiquement par des diarrhées et des vomissements, et de la fièvre. Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. On recommande chez les jeunes enfants de recourir aux solutions de réhydratation en vente en pharmacie. Attention, les gastroentérites, les rhinopharyngites et les bronchiolites sont des maladies particulièrement contagieuses. Le lavage fréquent des mains est essentiel et indispensable avant de s'occuper d'un bébé, en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. Le mouchage est également important, à l'aide d'un mouchoir à usage unique (et on se lave ensuite les mains après s'être mouché). Pour faciliter le mouchage des jeunes enfants, on peut utiliser du sérum physiologique ou de l'eau saline.  Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Quels sont les signes d'un zona ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle. Ainsi, seules les personnes ayant eu la varicelle, le plus souvent durant l'enfance, peuvent souffrir d'un zona. Les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus souvent concernées par le zona, probabilité qui augmente à mesure que l'immunité diminue. Quels sont les signes indiquant qu'il s'agit d'un zona ? Le zona est une maladie fréquente En France, on observe 1,3 à 5 cas de zona pour 1.000 personnes, et 5 à 10 cas de zona pour 1.000 chez les plus de 60 ans. Au cours de la vie, 20% de la population pourrait souffrir d'un zona à un moment de sa vie.Le point sur cette maladie et sur les signes d'un zona. Le zona : une réactivation du virus de la varicelle Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. En effet, après avoir contracté la varicelle, le virus herpès zoster reste latent dans l'organisme et peut en cas de baisse des défenses immunitaires se réactiver et infecter les nerfs, donnant le zona.C'est ainsi que les personnes âgées sont plus particulièrement sujettes à développer un zona, tout comme les personnes immunodéprimées, atteintes du virus du sida ou en raison des traitements du cancer (radiothérapie, chimiothérapie). Et si c'était un zona ? Quels sont les signes du zona ? Le zona est parfois précédé durant 3 à 4 jours d'une sensation de malaise avec frissons, fièvre, nausées, diarrhées ou difficultés à uriner.Apparaît ensuite une éruption de pustules en bouquets, entraînant des brûlures et des démangeaisons sur un seul côté du torse ou du dos. Les petites vésicules sont remplies de liquide contenant le virus de la varicelle, qui peut alors être transmis aux personnes non immunisées.Les pustules sont très douloureuses et durent longtemps, plusieurs semaines, avant de disparaître spontanément. Comment se soigne un zona ? Durant les éruptions cutanées, les pustules sont nettoyées afin de limiter l'infection. En cas de pustule près d'un oeil, une consultation urgente en ophtalmologie s'impose.Sinon, le traitement du zona repose sur des antiviraux (type acyclovir). Pris très tôt, ils peuvent réduire la sévérité des symptômes du zona et leur durée.Mais ce traitement antiviral contre le zona permet également de réduire le risque d'atteinte des nerfs sous-jacents aux pustules, entraînant les redoutables complications névralgiques dites douleurs post-zostériennes, qui pourraient alors nécessiter des antidépresseurs.En effet, ces douleurs cutanées chroniques du territoire de distribution d'un nerf infecté par le virus du zona peuvent persister 1 à 3 mois, voire plus d'un an après l'épisode de zona avec pustules. Attention toutefois, seuls 10% des malades du zona développent une névralgie post-zostérienne.Sinon, des anti-inflammatoires, des anesthésiques et des antihistaminiques permettent d'apaiser les douleurs et les démangeaisons.Bonne nouvelle, les personnes à risque de zona peuvent bénéficier d'un vaccin (Zostavax de Sanofi Pasteur MSD).   Isabelle Eustache

4 min

Lire l’article
Ma santé

Blanchiment des dents : quels risques ?

Qui n'a jamais rêvé de se faire blanchir les dents ? Avec les nouveaux procédés, la tentation est grande. Nous avons tous entendu parler des kits de blanchiment des dents, en vente libre, et plus récemment encore des bars à sourire... Mais que propose exactement le dentiste ? Quels sont les bénéfices ? Quels sont les risques du blanchiment des dents chez le dentiste ? Le dentiste dispose de deux méthodes pour blanchir les dents   La première méthode de blanchiment des dents à disposition du dentiste consiste à éclaircir les dents elles-mêmes. L'autre technique de blanchiment consiste à recouvrir les dents de facettes.   Le blanchiment direct des dents : quelles sont les différentes techniques ? Chez les fumeurs ou les grands buveurs de thé ou de café, le chirurgien dentiste procède à un détartrage et à un polissage. L'arrêt du tabac est fortement conseillé.Lorsque les dents sont foncées naturellement, on recourt à des techniques d'éclaircissement qui consistent à appliquer un produit éclaircissant spécifique (peroxyde de carbamide, peroxyde d'hydrogène ou perborate de sodium pour les dents dévitalisées). L'application du produit éclaircissant se fait à l'aide d'une gouttière individuelle réalisée par un laboratoire de prothèses. Elle se réalise en une fois au cabinet du dentiste ou en plusieurs séances à domicile. A noter que la durée nécessaire au blanchiment des dents peut être parfois raccourcie par une activation à l'aide d'un laser ou d'une lampe spécifique.Le principe de ce procédé est globalement identique à celui proposé par les kits de blanchiment à domicile en vente libre. Certains proposent d'appliquer le produit à l'aide d'un pinceau, de strip ou d'une gouttière comme chez le dentiste, sauf que celle-ci n'est pas personnalisée mais standard. La nature du produit est toujours la même, mais la concentration est plus faible qu'au cabinet dentaire.Quant aux bars à sourire, le procédé est également identique, sauf que la nature des produits utilisés n'est pas vraiment connue, tout comme leur concentration finale et le procédé d'activation.  Alors, quel est l'avantage de se rendre chez le dentiste pour un blanchiment des dents ? A savoir : la durée de l'éclaircissement des dents est tributaire de la qualité du brossage dans les mois qui suivent. De même, la porosité induite par les produits de blanchiment se résorbe peu à peu et les dents se lissent à nouveau lorsqu'elles sont brossées régulièrement et de façon adéquate. Il est recommandé de consulter un dentiste si l'on veut avoir des dents plus blanches : Pour limiter les effets secondaires du produit. Le produit appliqué correspond à de l'eau oxygénée fortement titrée, laquelle ne présente pas une parfaite innocuité pour l'organe dentaire. L'usure de l'émail par brossages est plus importante après certaines méthodes d'éclaircissement des dents. Les produits ne semblent pas totalement inertes vis-à-vis de la pulpe. Les matériaux composites des obturations dentaires devenant moins durs et plus rugueux, ils ne s'éclaircissent pas de la même façon que les dents. La concentration du produit proposé dans les kits de blanchiment à domicile en vente libre étant plus faible que chez le dentiste, la durée et la fréquence des applications sont plus élevées, et les dents davantage agressées. Dans les bars à sourire, la nature exacte des produits n'est pas toujours connue, rendant le procédé peu sécurisé. Quant au résultat immédiat, il est obtenu à l'aide d'un produit activant pouvant rendre le produit agressif pour les dents. En cas de racine dénudée (dents déchaussées), une sensibilité au chaud et au froid peut apparaître. Les conseils d'un dentiste sont donc là aussi importants. On l'aura compris, seul le chirurgien dentiste peut évaluer au préalable l'état des dents et conseiller la meilleure méthode à utiliser en toute sécurité. Les facettes : une autre technique pour de belles dents blanches Une façon de rendre les dents blanches consiste à coller des facettes, de fines lamelles de matériau composite, sur des dents dont la surface a été préparée. Les facettes sont directement apposées sur la dentine, et non plus sur l'émail.Ce procédé donne un résultat esthétique très réussi, mais en revanche, il nécessite de tailler davantage les dents. Ce problème est moindre avec les facettes en céramique. L'autre inconvénient tient aux possibilités de décollement.On retiendra que seul le dentiste peut garantir un procédé sécurisé et personnalisé. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Faut-il attendre une heure avant d'aller se baigner ?

Selon une très vieille croyance populaire, il ne faut pas aller se baigner juste après le déjeuner, mais attendre au moins une heure que digestion se fasse.Cette croyance est-elle vraiment justifiée ? Faut-il vraiment attendre une heure avant d'aller se baigner ? Quel délai entre le déjeuner et la baignade ? Selon des experts canadiens et américains de la Croix Rouge, cette légende ne repose sur aucun fait concret.Autrement dit, il n'existe aucun argument valable pour interdire la baignade après un déjeuner, qu'il s'agisse de la baignade récréative des enfants, de la baignade rafraîchissante des parents ou d'une baignade sportive. Bien entendu, il est préférable d'éviter les repas très copieux, très gras et arrosés d'alcool, car en prolongeant la digestion, de tels repas s'accompagnent d'un sentiment d'inconfort quel que soit le type d'activités, allant de la lecture à la sieste en passant par la baignade. Sur quoi repose une telle croyance ? Certains disent qu'il est nécessaire d'attendre la fin de la digestion.Or, la digestion est un processus qui dure des heures, au minimum 3 heures selon la nature du repas. Il faudrait donc attendre plus de 3 heures avant d'aller se baigner et non pas seulement une petite heure.Selon d'autres croyances, c'est une question de température.En effet, lors de la digestion, la température corporelle s'accroît, ce qui augmente le risque de malaise par choc thermique lorsque l'on entre dans l'eau. Cette différence est cependant minime et il suffit d'entrer progressivement dans l'eau et de mettre un peu d'eau sur sa nuque pour atténuer la transition.Une autre hypothèse repose sur le fait que l'estomac et les muscles des membres entreraient en compétition pour le sang oxygéné. Après un repas, le sang afflue au niveau de l'abdomen, mobilisé pour la digestion, et donc indisponible pour les muscles. Seulement voilà, le volume de sang oxygéné est largement suffisant pour subvenir en même temps à la digestion et à l'activité musculaire des membres.En conclusion, mieux vaut faire un repas pas trop riche avant une baignade pour une question de confort.Mais se baigner juste après manger n'est pas associé à un risque accru de noyade….D'ailleurs, il est bien recommandé aux nageurs olympiques de manger un peu avant une compétition…. Isabelle Eustache

2 min

Lire l’article
Ma santé

Anévrisme de l'aorte, faut-il opérer ?

L'anévrisme de l'aorte est une dilatation d'un segment de cette artère.La rupture de la paroi trop distendue du vaisseau peut conduire à une hémorragie massive.Que faire pour lever cette épée de Damoclès ? Anévrisme de l'aorte, qu'est-ce que c'est ? L'anévrisme artériel est une dilatation de la paroi d'une artère qui peut aller jusqu'à constituer une poche de sang.Il n'entraîne aucun symptôme particulier, pourtant, lorsque celui-ci se dilate trop, la paroi du vaisseau peut venir à se rompre et provoquer un épanchement de sang.Lorsque l'anévrisme touche une artère principale telle que l'aorte, sa rupture peut provoquer une hémorragie majeure et entraîner une mort rapide. Anévrisme de l'aorte : qui est concerné ? Que risque t-on ? L'anévrisme de l'aorte abdominale, rarement diagnostiquée à temps, est la troisième cause de mortalité d'origine cardiovasculaire.Cette maladie est assez fréquente chez les personnes de plus de 60 ans (surtout les hommes) et chez les fumeurs et anciens fumeurs, et plus globalement, les personnes présentant des risques cardiovasculaires. Après 60 ans, ce sont 4 à 8% des hommes qui sont concernés par l'anévrisme de l'aorte et 1 à 3% des femmes.Si vous avez des antécédents familiaux d'anévrisme de l'aorte ou si vous fumez depuis longtemps et que vous avez plus de 50 ans, voyez avec votre médecin l'intérêt d'une prescription pour une échographie abdominale. Que faire lorsqu'on a décelé un anévrisme de l'aorte ? Du fait de l'absence de symptômes, les anévrismes de l'aorte sont découverts le plus souvent de manière fortuite lors d'un examen comme une échographie abdominale ou un scanner. La conduite à tenir va ensuite dépendre de la taille de l'anévrisme.Face à de grands anévrismes, la chirurgie s'impose sans attendre du fait du risque important de rupture et d'hémorragie interne.Face à de petits anévrismes (moins de 55 mm), il n'y a pas d'urgence opératoire.Deux stratégies peuvent alors être adoptées : Une thérapie chirurgicale immédiate. Une surveillance régulière par échographie ou scanner (tous les 6 mois). Cette surveillance peut être suivie d'un acte chirurgical en cas d'augmentation de taille de l'anévrisme ou d'apparition de symptômes.   Un léger avantage pour la chirurgie Des études ont comparé ces deux méthodes en observant des patients de 50 à 79 ans souffrant de petits anévrismes de l'aorte abdominale.Toutes deux s'accordent à reconnaître un avantage à la chirurgie.En effet, après 8 ans de suivi, le taux de décès est diminué de 7,2 % chez les personnes opérées, malgré une mortalité un peu plus élevée au cours du mois suivant l'opération.A noter que l'arrêt du tabagisme, plus fréquent chez les personnes opérées, peut sans doute expliquer ce léger avantage... En quoi consiste l'intervention chirurgicale ? L'intervention chirurgicale consiste à remplacer la zone artérielle malade par une prothèse fixée sur les parties saines en amont et en aval.Il existe une autre alternative, l'intervention endovasculaire, moins invasive que la chirurgie ouverte, qui permet de renforcer la paroi de l'aorte pour éviter la rupture, en plaçant une endoprothèse vasculaire à l'intérieur de l'aorte. Dr Agnès Lara

3 min

Lire l’article
Ma santé

L'Aloe vera : une plante miracle pour la peau ?

Plante originaire des régions chaudes, l'Aloe vera présente de nombreuses vertus, en particulier dermatologiques.L'aloe vera pousse dans les régions chaudes et sèches. Ses feuilles charnues évoquent un cactus, mais il est en réalité une plante grasse. Une plante pas comme les autres ! Aloe vera : la plante tendance ! Originaire d'Afrique du Sud, l'Aloe vera est aujourd'hui cultivé dans de nombreuses régions du monde, de l'Espagne au Mexique, en passant par le sud des États-Unis.Facile à faire pousser, cette plante grasse est devenue en quelques années l'objet d'un véritable business !Des crèmes aux compléments alimentaires, en passant par les lessives, yaourts et autres boissons "bien-être", il est partout.Sans être un produit miracle, l'Aloe vera peut néanmoins se prévaloir de certaines vertus sur la santé et le bien-être...  Quelles sont les vertus dermatologiques de l'Aloe vera ? Les bienfaits les mieux connus de l'Aloe vera sont dermatologiques.Riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et acides aminés), le gel d'Aloe vera est particulièrement apprécié pour ses propriétés adoucissantes.Il peut être appliqué en usage externe sur les brûlures, piqûres et autres irritations de la peau pour son effet calmant et cicatrisant.L'Aloe vera est également utilisé pour traiter l'herpès génital, mais aussi dans certaines formes de psoriasis légères à modérées (1).L'Aloe vera est également un produit hydratant et apaisant particulièrement adapté aux peaux sensibles. Un usage régulier permettrait de favoriser la beauté de la peau et de lutter contre les signes de l'âge. Le secret de beauté de Cléopâtre dit-on !  Comment utiliser l'Aloe vera ? Si vous possédez un Aloe vera en pot, vous pouvez vous-même en extraire le gel. Il s'agira alors de couper la feuille à la base, de l'ouvrir en deux et de presser la demi-feuille contre la peau (petites blessures ou irritations superficielles).Une fois coupée, la feuille d'Aloe vera peut être conservée une à deux semaines au réfrigérateur.Si vous préférez avoir toujours de l'Aloe vera prêt à l'usage, préférez-le sous forme de gel ou de crème et faites-lui une place dans la salle de bain. Les vertus de l'Aloe vera ne s'arrêtent pas à la peau Le gel d'aloès, on l'a vu, est utilisé pour soigner la peau. Mais il n'est pas le seul atout de l'Aloe vera...Extrait de la paroi externe des feuilles de l'Aloe vera, le latex est une substance jaune riche en aloïne, une molécule reconnue par l'OMS pour ses vertus laxatives.D'autres vertus de l'Aloe vera, dans le diabète par exemple, sont en cours d'étude. Mais à l'heure actuelle, rien n'est prouvé.Mieux vaut donc profiter des bienfaits de l'Aloe vera sur votre peau ! Julie Luong, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

La langue aussi a ses maladies...

Notre langue aussi peut être l'objet de certaines affections particulières.Ulcérations, coloration particulière, excroissances, plaque blanchâtre... Que révèlent ces symptômes qui s'affichent sur notre langue ? Ulcérations et petites plaies sur la langueSe présentant sous la forme de petites plaies plus ou moins profondes, blanchâtres avec un pourtour rouge, sur la langue, mais aussi à l'intérieur des joues et sur les gencives, les aphtes sont très fréquents et douloureux.De nombreuses maladies virales peuvent aussi se manifester par de petites lésions sur la langue parfois très discrètes : rougeole, rubéole, mononucléose infectieuse, oreillons, herpès, varicelle, zona, voire plus grave, syphilis ou tuberculose.Les chimiothérapies peuvent aussi entraîner des ulcérations de la langue.En cas de persistance, il faut consulter.À savoir :Des prothèses dentaires mal adaptées peuvent créer des irritations, voire des ulcères. Que révèle une langue blanchâtre ?Candidose de la langueCette infection de la langue est liée à des champignons (mycose) comme le candida albicans, dont la prolifération se traduit par un enduit blanchâtre.La candidose survient plus souvent chez des personnes fragilisées (sida, diabète, personnes âgées, jeunes enfants...) mais aussi chez les asthmatiques utilisant des sprays de corticoïdes, les personnes souffrant d'asialie (absence de sécrétion de salive), portant un appareil dentaire, etc.Une bonne hygiène buccodentaire et dans certains cas un traitement antifongique permettent de guérir la candidose de la langue.Langue chargée ou langue saburraleLa langue saburrale est recouverte d'un enduit blanchâtre (la saburre) plus ou moins épais constitué de cellules mortes, de débris alimentaires et de bactéries.Elle apparaît lors de certains dérèglements digestifs associés à une infection avec de la fièvre, à la prise d'antibiotiques ou lors d'un traitement par neuroleptiques.La langue saburrale disparaît lors de la guérison de la maladie infectieuse ou à l'arrêt du traitement.Le lichen plan, des lignes blanches sur la langueSe manifestant par l'apparition de nombreuses petites lignes blanches sur la langue, les lèvres et à l'intérieur des joues, le lichen plan peut parfois aussi entraîner des petites ulcérations situées entre les lignes.Rarement, cela peut donner lieu à des lésions précancéreuses. Mieux vaut consulter pour établir un diagnostic (éventuellement effectué par biopsie).Le lichen plan se traite le plus souvent avec des corticoïdes. La langue noireCette couleur noire est associée à une mauvaise haleine en raison d'un développement bactérien.La langue noire est souvent liée à la prise de certains médicaments (notamment des antibiotiques), à une mauvaise hygiène buccodentaire, au tabac, à un usage abusif des bains de bouche à base d'eau oxygénée, à un dentifrice oxydant ou encore à une mycose.Il faut consulter afin d'identifier la cause et définir le traitement adéquat. La langue sèchePar manque de salive, la langue n'est plus assez humide.La langue sèche s'observe dans le syndrome de Gougerot-Sjögren et la sarcoïdose, mais certains médicaments peuvent aussi en être à l'origine (antidépresseurs, neuroleptiques), tout comme la radiothérapie du visage et du cou.La langue sèche est aussi un des symptômes de la ménopause.En cas de persistance, il faut consulter. La glossite, une inflammation de la langueUne glossite désigne une inflammation de la muqueuse de la langue associée à une douleur de la langue, un changement de couleur (rouge, blanc, noir) et à un gonflement. La glossite est généralement consécutive à l'ingestion de substances irritantes : tabac, alcool, épices, aliments trop chauds...La macroglossie, une augmentation du volume de la langueEn cas d'augmentation brutale du volume de la langue avec gêne respiratoire, il faut penser à une allergie (oedème de Quincke), qui nécessite un traitement en urgence avec injection de corticoïde.Si l'augmentation est progressive, le médecin recherchera diverses causes : glossite, morsure surinfectée, aphte, tumeur de la langue, hypothyroïdie, acromégalie, etc.Une langue rouge, lisse et brillante : glossite atrophique de Hunter ou anémie pernicieuseRare, une langue rouge et lisse peut être associée à un type d'anémie spécifique (anémie pernicieuse), ou encore à des carences en vitamine B1 ou en fer.Une langue lisse et brillante peut aussi révéler une glossite atrophique de Hunter caractérisée par la disparition des papilles filiformes, petites excroissances situées à la surface de la langue.Des douleurs, des picotements et des fourmillements : glossodynieTypiques des sujets déprimés ou anxieux, les glossodynies se manifestent par des douleurs et des paresthésies de la langue : picotements, fourmillements.Les tumeurs bénignes de la langue : kyste, lipome, papillomeLes tumeurs bénignes de la langue sont rares. Il peut s'agir :De kystes situés sous la langue, sortes de boules de taille très variable que l'on peut enlever en cas de gêne.De papillomes qui sont des verrues ou excroissances cutanées, causées par un papillomavirus humain, localisées ou disséminées dans la bouche. Attention, le papillomavirus peut se transmettre durant des rapports sexuels non protégés. Ces verrues ne nécessitent pas de traitement, mais le médecin peut choisir de les enlever.De lipomes qui sont également des tumeurs bénignes, sortes de masses sphériques, molles et indolores qui siègent sur le bord de la langue. Et si c'était un cancer de la langue ?$$ Fréquent, le cancer de la langue est susceptible d'entraîner les symptômes suivants :Lésions sur la langue qui ne guérissent pas.Plaque blanchâtre sur la langue qui tend à devenir dure.Gêne à la mastication, lors des mouvements de la langue ou lors de la toux.Petits ganglions à la base du cou.Saignements.Haleine fétide.Douleurs de l'oreille. On retiendra que toute lésion de la langue qui perdure au-delà de 3 semaines doit amener à consulter.Isabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Transpirer, c'est signe de bonne santé

Nombre de personnes considèrent que transpirer beaucoup à l'effort dénote un manque de condition physique. Au contraire ! Transpirer est signe de bonne santé.  Explications et conseils pour éviter aussi la déshydratation. Dès les années 60, des recherches ont été entamées pour étudier la déshydratation comme facteur limitant de la performance physique, mais aussi pour prévenir les accidents liés à une « surchauffe » de l'organisme que l'on appelle « hyperthermie ». Ainsi, l les chercheurs ont calculé que, sans moyen de refroidissement, la température d'un coureur à pied s'élèverait d'un degré toutes les deux ou trois minutes d'effort ; au bout d'une heure, le corps dépasserait les 55 degrés... ce qui est bien sûr intolérable ! Suer beaucoup, un signe de bonne santé ? Heureusement, le corps dispose de plusieurs moyens pour évacuer sa chaleur excédentaire, notamment la transpiration. Ainsi le fait de suer beaucoup témoigne d'une bonne adaptation de l'organisme au stress.Les personnes en bonne santé transpirent plus vite que les autresDe nombreuses études ont permis de constater qu'un sujet bien entraîné commence à transpirer à une température interne voisine de 37°2, tandis que chez un sujet en mauvaise condition physique, la sudation débute plus tard, vers 37°7. Mais, tout en étant le meilleur moyen de refroidissement de l'organisme, la sueur s'effectue aux dépens de nos réserves d'eau.Jusqu'à 3 litres par heureDans les conditions extrêmes - température élevée, vent fort ou humidité relative élevée - la transpiration peut atteindre jusqu'à 3 litres par heure d'exercice. Certains footballeurs perdent ainsi 4 litres après un match disputé en plein soleil. Lors des marathons particulièrement sous une chaleur torride, on enregistre aussi des pertes de poids de 4 à 5 litres. Et l'on a même décrit un déficit de 12 litres par jour chez les soldats en exercice au Sahara. Sans eau, pas de jus ! Malheureusement, plus on perd de l'eau, plus la capacité physique diminue. Ainsi, une perte de liquide de 2% par rapport au poids du corps (1,5 litre pour un sujet de 70kg) réduit la capacité physique d'environ 20%. Lorsque la déshydratation atteint 4% du poids corporel, le handicap équivaut à 40%. Cela s'explique par la réduction du volume sanguin et donc une diminution du débit cardiaque et de la tension artérielle. Moins de sang parvient aux muscles, limitant ainsi leur capacité de travail. L'athlète se sent faible et fatigué. En même temps, la fréquence cardiaque augmente anormalement.Les signes de déshydratation à surveillerSi l'effort se poursuit, toujours sans boire, la température corporelle risque de s'élever dangereusement. Méfiance donc lorsque vous constatez des symptômes comme une peau soudainement sèche, un coeur qui bat trop vite ou une perte de vigilance. Il peut s'agir d'un coup de chaleur, susceptible d'évoluer assez vite en syncope, voire même de conduire au décès ! Pour éviter d'en arriver là, il faut boire d'urgence et se reposer à l'ombre. Il sera bien temps plus tard de penser aux exploits. 2 trucs " antisèches "   En cas de fortes chaleurs, la sensation de soif ne suffit pas à indiquer le déficit hydrique réel. Soif ou pas soif, il faut s'habituer à boire quelques gorgées toutes les demi-heures. Pour ménager le système digestif, et ne pas se retrouver déshydraté, il faut boire dès le début d'un effort de longue durée.   Gilles Goetghebuer, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Je fatigue devant mon écran...Que faire ?

Aujourd'hui, quasiment tout le monde travaille sur écran, plus ou moins longtemps. Parallèlement, les plaintes se sont multipliées ces dernières années : fatigue, yeux secs, voire maux de tête en fin de journée. Que se passe-t-il ? Que faut-il faire ? Nous avons interrogé le Dr Xavier Subirana, ophtalmologiste.$$Quels types de troubles peut générer le travail sur écran ?$$Dr Xavier Subirana : Les écrans n'induisent aucune pathologie. En revanche, ils engendrent un travail visuel important et présentant certaines particularités qui induisent pour les personnes fixant de longues heures leur écran un certain nombre de symptômes comme une sensation de fatigue visuelle en fin de journée, d'oeil sec donnant l'envie de mettre des gouttes pour les humidifier et parfois même des maux de tête. Ces symptômes sont typiquement absents le matin puis se manifestent progressivement au fil des heures passées devant l'écran pour culminer en fin de journée. Ils sont donc bien induits par l'effort visuel fourni devant l'écran, d'autant plus qu'ils disparaissent pendant les vacances.Que faire si l'on souffre de fatigue oculaire liée à l'ordinateur ?La première chose à faire est de consulter un ophtalmologiste pour vérifier s'il existe un trouble visuel. En premier, il est nécessaire de dépister un défaut de réfraction même très léger. Une toute petite hypermétropie, ou un petit astigmatisme, non gênants habituellement dans la vie quotidienne peuvent se révéler très pénible lorsque l'on fait travailler ses yeux avec beaucoup d'intensité. Il suffit alors de porter des lunettes corrigeant ce petit défaut lors du travail sur ordinateur pour soulager les symptômes.En second, il convient d'éliminer un déséquilibre de la vision binoculaire. En effet, de nombreuses personnes ont un léger défaut de parallélisme des yeux (hétérophorie), qu'elles compensent facilement grâce à leurs muscles oculomoteurs. Mais devant un écran, cet effort permanent peut être source de fatigue.La cause la plus fréquente de fatigue visuelle est l'insuffisance de convergence. Les yeux n'arrivent plus à converger suffisamment, or pour avoir une bonne vision binoculaire en vision de près il faut que les deux yeux convergent symétriquement vers le centre de l'écran.Une autre cause de fatigue, après quarante ans, peut être la conséquence de l'apparition de la presbytie. Regarder de près nécessite une accommodation du cristallin, lequel fonctionne de moins en moins bien avec l'âge et induisant la presbytie qui nécessitera un port de lunettes en vision de près et donc devant l'écran.Quelles sont les solutions pour ces personnes qui accommodent mal ?On recourt à de l'orthoptie, c'est-à-dire que l'on propose aux patients des séances de rééducation au cours desquelles ils apprennent à maîtriser des mouvements pour retrouver une convergence normale. Une douzaine de séances sont généralement suffisantes, à raison de deux séances par semaine, remboursées par la Sécurité sociale sur prescription de l'ophtalmologiste.Ainsi, en un mois et demi, les patients retrouvent une convergence complètement normale, éliminant les maux de tête et la fatigue visuelle. Cette rééducation est très efficace. Par contre, il est indispensable de poursuivre les exercices de rééducation chez soi, selon la fréquence indiquée par l'orthoptiste, car sans entraînement le problème reviendra.En quoi consistent les exercices de rééducation ?On utilise par exemple un instrument ressemblant à une aiguille à tricoter avec une boule à une extrémité. Le patient fixe cette boule que l'on rapproche progressivement du nez. On force ainsi les yeux à fusionner. On peut également utiliser un synoptophore, appareil qui présente deux images que le patient doit faire fusionner. Il existe toutes sortes d'autres outils pour la rééducation et même depuis peu des systèmes informatisés.Que peut-on faire contre les yeux secs ?Devant un écran le nombre de clignements par minute est réduit. Lors de la fixation du regard, les paupières se bloquent, et la fréquence de balayage du film lacrymal s'en trouve diminuée, ce qui augmente l'évaporation et favorise le dessèchement de la cornée. Ce problème d'oeil sec est souvent aggravé par l'environnement des lieux de travail modernes, climatisés sans possibilité d'aération naturelle. La seule solution à ce problème d'hydratation est de mettre des larmes artificielles. À noter que ce phénomène des yeux secs est plus sensible chez les personnes qui portent des lentilles de contact souples.Et si tout est normal, qu'aucun trouble visuel, même très léger, n'est retrouvé ?Si tout est normal, il faut se poser la question de l'ergonomie du poste de travail, ce qui n'est pourtant que rarement prise en compte, surtout par les jeunes générations.Un écran d'ordinateur ne doit pas être installé n'importe où. Il doit être bien positionné par rapport à la lumière : ni face à la fenêtre, car on est ébloui par la luminosité, ni le dos à la lumière qui génèrera des reflets sur l'écran. La position de l'écran par rapport aux yeux est essentielle : le haut de l'écran doit être au-dessous de la ligne des yeux regardant droit devant, le sujet étant assis en position de travail le dos droit. L'écran doit être légèrement incliné pour faciliter la vision de près.  Enfin, il est essentiel de faire très régulièrement des pauses dans la fixation car nos yeux ne sont pas habitués à un rythme soutenu d'images, comme celui qui est imposé aux enfants par les jeux vidéo. Il faut donc durant le travail sur écran penser à « décontracter » ses yeux en se forçant, régulièrement, à quitter l'écran des yeux pour regarder au loin quelques minutes, avant de reprendre le travail sur écran.Isabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Mycoses de la peau : les pièges de l'été

Les mycoses cutanées, provoquées par des champignons microscopiques, sont le plus souvent bénignes bien que gênantes, tant sur le plan esthétique que par les démangeaisons qu'elles entraînent. Les mycoses peuvent toucher toutes les parties du corps, avec une prédilection pour les zones chaudes et humides, comme les pieds ou les plis. Ces mycoses superficielles se soignent généralement bien, à condition de suivre correctement le traitement, pendant une durée suffisante. Les précautions d'hygiène sont de plus essentielles pour éviter que les mycoses ne récidivent. Mycose : l'infection de l'été ? Pendant l'été, vous profitez sans doute de la mer ou de la piscine. Malheureusement, il arrive parfois que vos vacances soient en partie gâchées par l'apparition d'une mycose cutanée. Il s'agit d'une infection due à des champignons microscopiques qui se développent dans la couche superficielle de la peau. Sa survenue est le plus souvent favorisée par la chaleur, l'humidité et la transpiration, c'est pourquoi elle est plus fréquente l'été. Les champignons responsables de mycoses : dermatophytes ou levures ? Deux types de champignons peuvent être cause de mycoses :Les « dermatophytes », qui se transmettent soit par un animal ou une personne contaminés, soit par l'intermédiaire des sols humides.Les « levures » (surtout le Candida), qui sont naturellement présentes dans l'organisme et qui, dans certaines conditions (humidité, stress, prise de médicament, etc.), peuvent entraîner une infection.Typiquement, les symptômes d'une mycose consistent en une rougeur locale, accompagnée de démangeaisons et de petites peaux sèches en surface (la peau « desquame »). Les lésions dues au Candida se présentent plutôt comme des petites pustules blanches autour d'une zone suintante. Comment reconnaître une mycose ? Selon son siège La mycose des piedsUne des mycoses les plus fréquentes est celle qui touche les pieds. Elle se traduit par des démangeaisons importantes et des fissures entre les orteils, avec une desquamation blanche : il s'agit du « pied d'athlète », qui n'a de flatteur que le nom ! Elle est favorisée par la transpiration et la macération ainsi que par le port de chaussures fermées en caoutchouc. La contamination peut se faire par l'intermédiaire du sol de la plage ou de la piscine.Les autres localisations des mycosesAu niveau des plis, sous les seins ou entre les fesses, il s'agit surtout de candidoses : elles entraînent une rougeur avec sensation de brûlures, démangeaisons, des dépôts blanchâtres et un suintement du fond du pli.Lié à un contact avec un chien ou un chat, l'« herpès circiné » siège habituellement sur les bras ou le visage. Cette mycose, qui n'a aucun rapport avec le virus de l'herpès, se présente sous la forme de plaques rouges en anneau, qui s'étendent progressivement.L'« eczéma marginé de Hebra » se rencontre essentiellement chez l'homme et siège en haut des cuisses : des rougeurs situées entre les cuisses et les bourses s'étendent vers l'aine et provoquent de fortes démangeaisons.Le « pityriasis versicolor » est une mycose très fréquente, due à une levure naturellement présente chez tous les individus. Il est favorisé par certains facteurs, comme la chaleur, l'humidité et la transpiration. Il apparaît donc surtout l'été et entraîne alors un bronzage qui n'est pas uniforme : les épaules, le dos, le décolleté sont parsemés de taches blanches ou brunes, qui desquament facilement. Cette mycose ne s'accompagne d'aucun symptôme, et n'est gênante que par son aspect inesthétique ainsi que sa tendance à s'étendre et à récidiver. Que faire en cas de mycose ? De façon générale, sachez que les mycoses de la peau ne sont pas dangereuses pour la santé. Elles sont cependant contagieuses, sources d'inconfort et caractérisées par leur tendance à la récidive. Heureusement, nous disposons de traitements efficaces, appelés antimycosiques, qui s'appliquent localement (crèmes, gels moussants, lotions, poudres) ou se prennent par voie orale (en cas d'atteinte des ongles ou des cheveux).Les traitements locaux antimycosiques s'appliquent une à deux fois par jour, pendant un mois pour les pieds, environ 15 jours sur le corps.Dans le cas du pityriasis versicolor, le traitement consiste en une ou deux applications d'un gel moussant ; vous devez cependant savoir que les taches dépigmentées ne disparaîtront qu'à l'occasion d'une nouvelle exposition au soleil.Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter votre médecin dès les premiers signes (rougeurs, démangeaisons). Après avoir identifié le type de la mycose, il vous prescrira un traitement adapté que vous devrez absolument suivre pendant toute la durée de traitement prescrite, afin d'éviter les récidives. N'arrêtez donc surtout pas prématurément sous prétexte que les lésions ne se voient plus ou se sont améliorées.Par ailleurs, si la contamination s'est faite par un animal domestique, il faut également le traiter, sous peine de rechute. Mycoses : comment éviter les récidives ? Les traitements des mycoses resteraient sans efficacité s'ils n'étaient accompagnés de précautions d'hygiène, qui doivent également être appliquées dans le but de prévenir les récidives.En cas de pityriasis versicolor, éliminez les vêtements synthétiques qui empêchent l'évaporation de la sueur, évitez les saunas et n'appliquez pas d'huiles sur le corps car ce champignon a une grande affinité pour les corps gras.Pour les autres mycoses, la prévention consiste notamment à ne pas marcher pieds nus dans les lieux chauds et humides, à se sécher correctement entre les orteils après la toilette, à porter des vêtements en coton et des chaussures ouvertes dès que c'est possible, et à ne pas porter de vêtements trop serrés.Grâce à la connaissance des facteurs favorisants et à une bonne hygiène corporelle, vous devriez pouvoir éviter la réapparition de la mycose et profiter alors de vos prochaines vacances en toute tranquillité ! Dr Sylvie Coulomb

4 min

Lire l’article
Ma santé

Le soleil, véritable ennemi des maladies de peau

Certes, la vie est plus belle au soleil, mais certains patients atteints d'une affection de la peau voient leur maladie s'aggraver. Si les poussées d'herpès sont bien connues pour apparaître préférentiellement lors des expositions au soleil, nombre d'autres pathologies cutanées peuvent se manifester, comme l'acné, le masque de grossesse ou le lupus érythémateux. Herpès labial et soleil L'herpès est la plus connue des affections cutanées déclenchées par le soleil. Les poussées sont provoquées par une exposition riche en UVB, comme en bord de mer ou en altitude. Elles apparaissent chez environ un tiers des patients. Mal connu, le mécanisme pourrait passer par un photo-traumatisme et un effet immunosuppresseur des ultraviolets. Acné et soleil Cette affection s'aggrave avec un temps de retard. Lors des premiers jours d'exposition, les lésions s'atténuent en raison d'un effet anti-inflammatoire des UV. Mais le bronzage engendre un épaississement de l'épiderme obstruant les pores de la peau. Ainsi, à l'arrêt des expositions, les pores bouchés deviennent à nouveau la cible de réactions inflammatoires.C'est pourquoi les poussées d'acné surviennent généralement deux à trois semaines après la fin des vacances. Ces patients doivent donc se protéger à l'aide d'une crème solaire adéquate et reprendre leur traitement anti-acnéique dès la fin des expositions. Rosacée, couperose et soleil Le soleil, comme les autres facteurs vasodilatateurs aggravants que sont l'alcool, les épices, la chaleur, etc., accentue la couperose, qui est le premier stade de la rosacée. Ultérieurement, les UV n'ont pas d'incidence, mais peuvent provoquer des sensations douloureuses ou des brûlures. Le mélasma ou masque de grossesse Le plus souvent déclenché chez les femmes enceintes ou sous contraception orale, il s'agit d'une pigmentation brunâtre sur le visage, touchant le front, les pommettes et la lèvre supérieure, qui s'accentue au soleil.Si l'atteinte se cantonne à l'épiderme, il est possible de faire disparaître le mélasma. En revanche, s'il touche le derme, il n'existe aucun traitement. Psoriasis et dermatite atopique Ces deux affections sont généralement améliorées par le soleil. Mais 10% des psoriasiques présentent une aggravation durant les mois d'été. Il en est de même avec le prurit des atopiques. Lupus érythémateux Les UV peuvent également aggraver, voire déclencher, des maladies auto-immunes comme le lupus érythémateux.Il ne semble pas nécessaire de se cacher complètement du soleil, mais de prendre les précautions adéquates. Et comme tout le monde, de se protéger à l'aide d'une crème solaire adaptée, d'éviter les expositions prolongées et aux heures les plus chaudes de la journée. Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Sportifs : manger plus de fruits et légumes !

L'activité physique augmente les besoins en micronutriments.Compte tenu de ce phénomène, on estime qu'environ cinq sportifs sur six consomment trop peu de fruits et légumes. Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments... Parmi tous les micronutriments présents dans les fruits et légumes, les plus connus sont les vitamines, les minéraux et une série d'autres métaux plus rares, que l'on regroupe sous l'appellation d'oligo-éléments et qui, tous ensemble, ne représentent qu'un pourcentage infime du poids du corps. A leur propos, on utilise parfois l'expression "éléments traces". D'autres familles peuvent encore être apparentées à ces micronutriments comme les fibres végétales, par exemple, qui sont reconnues pour leurs effets sur le transit intestinal ; les "flavonoïdes" que l'on trouve dans le thé, le vin, le chocolat ; et toutes les autres substances antioxydantes tirées des fruits et des légumes. Quels sont nos besoins en micronutriments ? Pendant des années, on a évalué nos besoins en micronutriments sur la base de dosages biologiques. On se reportait aux tables de composition qui répertorient les teneurs en vitamines, minéraux et oligo-éléments des différents aliments et, après comparaison des habitudes de consommation, on estimait le risque plus ou moins important de carence. Mais c'était sans compter les pertes occasionnées lors du stockage, de la cuisson ou de la conservation des aliments. Bref, connaître le niveau de ses apports en vitamines et oligo-éléments par ce biais était et sera toujours assez aléatoire. Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs De plus, il faudrait aussi tenir compte des besoins spécifiques de chaque individu et notamment de son exposition plus ou moins forte aux radicaux libres que l'on produit à chaque fois qu'une réaction physiologique implique l'utilisation d'oxygène. Il arrive effectivement que des atomes d'O2 échappent aux filières chargées de les contenir, ce qui entraîne la formation de molécules très réactives et instables. Ces radicaux libres sont à l'origine de nombreuses pathologies qui touchent les cartilages, les tendons, les muscles, etc.Les sportifs sont particulièrement concernés. Pendant l'effort, ils augmentent évidemment leur consommation d'oxygène et, inévitablement, une fraction de ce gaz extrêmement toxique sert à la production de radicaux libres. En soi, la réaction n'a rien de particulièrement inquiétant. Au contraire, les attaques radicalaires participent d'une certaine façon au renforcement de l'organisme. Mais des problèmes peuvent survenir si le système de défense se trouve débordé. Or, pour bien fonctionner, celui-ci doit faire appel à différents micronutriments dits "antioxydants" comme la vitamine C, le sélénium, le zinc, la vitamine E, la provitamine A. Une salade d'antioxydants Considérant tout cela, on aurait effectivement tendance à encourager la consommation de ces substances par les sportifs. On trouve sur le marché quantité de « compléments alimentaires » qui font la part belle à ces antioxydants. Mais de l'avis général, il vaut mieux les puiser dans leurs habits originaux de fruits ou de légumes et, plutôt que de chercher la santé en pharmacie, avoir ses habitudes chez la marchande des quatre-saisons ! Gilles Goetghebuer, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Hépatites A,B,C,D,E : l'alphabet des malheurs du foie

Les hépatites ?On sait généralement que ce sont des maladies du foie, mais savez-vous vraiment quelles sont leurs caractéristiques propres, et comment on peut les combattre ? Un petit rappel... Hépatites A, B, C : des symptômes prochesToutes les hépatites sont des inflammations du foie. Le plus souvent, elles sont liées à une infection par un virus. Selon le virus en cause on parlera d'hépatite A, B, C, D ou E (il en existe d'autres, mais ces cinq-là sont les plus fréquents).Toutes les inflammations du foie vont créer les mêmes symptômes :Dès lors que le foie ne peut plus assurer ses fonctions, notamment de transformation et d'élimination de la bilirubine résultant du recyclage des globules rouges, les pigments biliaires ne sont plus produits : la bilirubine qui est un fort colorant jaune augmente dans le sang et disparaît dans les selles. D'où les symptômes suivants :Un ictère, ou une jaunisse, c'est-à-dire que la peau et le blanc des yeux deviennent jaunes.Des urines foncées.Des selles claires.Une grande fatigue.Des symptômes digestifs : nausées et vomissements.Des douleurs abdominales.A savoir : dans certains cas les symptômes sont inexistants et passent inaperçus.Mais dans leur mode de transmission, et dans les solutions que nous avons pour les combattre, les hépatites varient.Hépatite A : transmission alimentaireTransmission de l'hépatite ALe virus de l'hépatite A se transmet surtout par voie alimentaire : pour l'attraper, il faut consommer de l'eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d'une personne malade. C'est pourquoi la maladie se retrouve beaucoup plus fréquemment dans les pays moins développés, avec manque d'eau saine et d'hygiène.Conséquences de l'hépatite A L'hépatite A n'est que rarement mortelle et elle disparaît de l'organisme après infection. Cependant, ses symptômes peuvent être violents.Prévention de l'hépatite A Un vaccin existe contre l'hépatite A. Comme elle est peu fréquente dans nos pays, il est surtout conseillé aux voyageurs, qui risquent plus d'y être exposés.Hépatite B : 600 000 victimes par an dans le mondeTransmission de l'hépatite B Pour attraper l'hépatite B, il faut entrer en contact avec le sang ou d'autres fluides corporels d'une personne infectée. La transmission peut se faire de la mère à l'enfant mais le plus souvent, dans nos pays, ce sont les relations sexuelles ou le partage de seringues qui sont en cause. Il y a aussi un risque de contamination du personnel médical.Conséquences de l'hépatite B La plupart du temps, l'hépatite B ne cause pas de symptômes et disparaît d'elle-même. Elle peut cependant dans de rares cas entraîner les signes classiques d'une hépatite. Mais surtout, elle risque de devenir chronique, et d'évoluer plus tard en cirrhose ou en cancer du foie.Prévention de l'hépatite B  Il existe un vaccin contre l'hépatite B qui est systématiquement administré à tous les bébés. La vaccination à l'âge adulte est conseillée pour les personnes à risque (utilisateurs de drogues injectables, personnes ayant des comportements sexuels à risque, professionnels qui entrent en contact avec le sang, etc.)Hépatite C : pas de vaccinTransmission de l'hépatite C Cette forme d'hépatite se transmet par exposition au sang d'une personne contaminée : perfusion, partage de seringues déjà utilisées, rapports sexuels...Conséquences de l'hépatite CL'hépatite C n'entraîne de symptômes que dans 20% environ des cas. Mais entre 75% et 85% des personnes infectées vont développer une forme chronique de la maladie, dont 1 à 5% mourront d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.Prévention de l'hépatite C Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. La meilleure prévention consiste à utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel, et à éviter le contact avec des objets souillés par du sang. L'hépatite C peut généralement être guérie, mais par un traitement lourd et coûteux. Hépatites D et E : découvertes plus récemmentLe virus de l'hépatite D ne se présente qu'en combinaison avec l'hépatite B ; les modes de transmission et les risques sont donc les mêmes, et le vaccin protège contre les deux maladies.Quant à l'hépatite E, elle est comparable à l'hépatite A : même mode de transmission et absence de forme chronique. Elle peut cependant entraîner une hépatite fulminante qui est mortelle, et fait 57 000 victimes par an.Marion Garteiser, journaliste santé

min

Lire l’article
Ma santé

Pollution et santé : 5 endroits où il vaut mieux ne pas habiter...

On connaît de mieux en mieux l'impact de la pollution sur notre santé. Des troubles du sommeil au cancer du poumon, de nombreux risques sont en partie liés aux polluants que nous absorbons... et donc aux endroits où nous habitons. Petite revue des endroits à éviter si vous recherchez un logement.  Le trafic automobile est toujours à fuir Notre amour de la voiture est responsable de beaucoup de pollution dans l'air : gaz, particules fines, etc. Les conséquences sont sérieuses, et peut-être plus diverses que vous ne l'imaginez : les maladies respiratoires semblent logiques, mais on sait aujourd'hui qu'il y a aussi un lien entre la pollution automobile et les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs se penchent aussi sur une association possible avec des troubles du développement chez l'enfant.Les logements à risque ne sont pas seulement ceux qui sont situés sur les routes très fréquentées, mais aussi ceux des alentours. En outre, les autoroutes ne sont pas seules concernées. Tous les endroits où les embouteillages sont fréquents exposent leurs riverains à trop de pollution. Le nettoyage à sec n'est pas bon pour tout le monde Les pressings qui utilisent du perchloroéthylène mettent les gens qui les fréquentent en danger. C'est particulièrement vrai pour les employés qui y passent leurs journées, bien sûr. Mais les personnes qui habitent dans le même immeuble qu'une entreprise de nettoyage à sec sont aussi contaminées par le perchlo.C'est pourquoi il est fortement déconseillé d'emménager s'il y a un pressing dans l'immeuble ! A moins qu'il s'agisse d'un de ces nouveaux pressings sans perchloroéthylène. Le radon, ennemi discret Le radon est l'une des principales causes de cancer du poumon quand la cigarette ne peut pas être incriminée. Ce gaz radioactif est présent naturellement dans le sous-sol de certaines régions, - on estime qu'il est responsable chez nous de 700 cancers du poumon chaque année.Pour savoir où l'on trouve du radon en France : où trouve-t-on du radon en France ? Le bruit : on n'y pense pas assez souvent... Le bruit est une pollution comme les autres, et à ce titre il occasionne des dégâts pour la santé.Si le son qui dérange est vraiment d'un niveau élevé, l'ouïe est en danger ; mais les troubles du sommeil ou maux de tête viennent bien plus tôt. Et l'impact est plus sévère chez les enfants, dont les résultats scolaires peuvent trinquer.Pour éviter les logements exposés au bruit, il faut bien sûr ne pas habiter sous les très médiatisées routes aériennes. Mais pensez aussi aux rues très fréquentées par des camions ou, dans les grandes villes, aux quartiers «  vivants »... qui bien souvent sont fréquentés jusqu'au bout de la nuit, et pas toujours par des personnes assez sobres pour être respectueuses. Pollution de l'air : champs et usines à égalité Si vous êtes tenté(e) de vous échapper à la campagne pour fuir la pollution, choisissez bien votre endroit !En effet, les pesticides répandus sur les champs ont un impact sur la santé humaine, tout comme les particules qui s'échappent des usines...Par ailleurs, vous installer loin des villes, c'est-à-dire aussi loin de votre lieu de travail et/ou du lieu où vous scolarisez vos enfants et profitez de votre vie sociale ou culturelle, risque aussi d'augmenter les nuisances que vous subissez. En effet, le temps passé dans les bouchons vous expose à de la pollution. Et signifie, en même temps, que vous en créez pour les voisins !Au moment de choisir votre logement, pensez donc aussi pollution.Source : e-santé Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

L'écran d'ordinateur abîme-t-il les yeux ?

Nous sommes aujourd'hui des milliers à travailler sur ordinateur ou à surfer sur le net à la maison. Tout ce temps passé a des effets sur nos yeux et génère notamment un trouble : la fatigue visuelle.Picotements, yeux rouges et fatigués, yeux secs, éblouissements, troubles de la vision, sécheresse oculaire, maux de tête... la fatigue visuelle peut devenir un vrai handicap. Comment faire pour travailler ou surfer sur son ordinateur tout en préservant ses yeux ? Entre 30 et 40% des utilisateurs d'écran se plaignent de fatigue visuelle : picotements des yeux, oeil sec ou rouge, vision trouble, maux de tête…...$$Que signifie cette fatigue visuelle ?$$Il s'agit d'un phénomène d'accommodation.Pour voir net, nos yeux doivent accommoder en permanence au moyen de muscles. Or ces derniers sont particulièrement sollicités sur les écrans d'ordinateur. En effet, notre regard balaie plus ou moins vite certaines zones de l'écran, différents plans, lesquels sont également plus ou moins bien éclairés.Le travail sur écran favorise également le syndrome de l'oeil sec, qui correspond à un manque de larmes, entraînant des sensations de brûlures et des irritations.Autre caractéristique de la lecture sur écran : la fréquence du clignement de nos yeux est diminuée. Ce phénomène entraîne une sécheresse de l'oeil et un inconfort visuel. Toutefois, l'environnement ambiant contribue également à la sécheresse oculaire : sécheresse de l'air, tabac, climatisation et ventilateurs. Quand se manifeste la fatigue visuelle ? Il suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent.Au-delà, les symptômes s'accumulent. Ainsi, plus la semaine de travail avance, plus l'accommodation est difficile et plus la distance pour voir net s'agrandit. En revanche, la pause durant le week-end permet à l'oeil de récupérer.Comme le souligne l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), les heures passées devant un écran, si elles entraînent à la longue une fatigue visuelle, ne génèrent pas de troubles visuels. En revanche, elles constituent un excellent révélateur de défauts jusque-là passés inaperçus. Les conseils pratiques pour limiter votre fatigue visuelle   Placer l'écran à une distance de 50 à 70 cm des yeux, selon la taille des caractères. Pour apprécier la distance, vérifier que votre écran est placé à une longueur de bras de votre corps. Installer votre écran sur un bureau assez bas de telle sorte que le haut de l'écran soit situé légèrement en-dessous du niveau des yeux. La hauteur de vos yeux doit par exemple correspondre à la hauteur du bord supérieur de l'écran. La lumière en provenance des fenêtres ne doit pas se refléter sur l'écran. Privilégier l'éclairage latéral (de côté), en évitant toute source lumineuse dans le champ visuel face à l'écran. L'idéal est donc l'écran perpendiculaire à la fenêtre (et à une distance d'1,5 m) ou à toute autre source lumineuse. Régler l'intensité et le contraste de l'écran en fonction de la lumière ambiante. Privilégier un affichage sur fond clair et se limiter à 2 ou 3 couleurs en plus de celle du fond (les caractères bleus sont les moins bien perçus en vision fixe). Humidifier l'atmosphère pour éviter la sécheresse oculaire. Clignez souvent des yeux pour les humidifier. Regarder plusieurs fois par heure des objets éloignés. Faites des pauses régulièrement en changeant d'activité. (5 minutes toutes les heures ou 15 minutes toutes les deux heures). Les porteurs de lunettes ou de lentilles doivent vérifier régulièrement leur correction. Enfin, attention aux troubles musculosquelettiques (TMS) : devant un écran, pensez à adopter  la bonne posture ! Source : e-santé   Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Que faire quand notre peau vieillit ?

La peau vieillit comme le reste de notre organisme.Et, comme pour le reste de notre organisme, il faut apprendre à distinguer le vieillissement, dit normal, du vieillissement pathologique.Le dicton "mieux vaut prévenir que guérir" reste particulièrement adapté.A quoi est dû le vieillissement de la peau ?Le vieillissement de la peau est un processus déterminé génétiquement, mais influencé par de nombreux facteurs extérieurs. Parmi ceux-ci, les rayons ultraviolets sont de loin les plus importants.Mais les maladies, les changements hormonaux, l'alimentation, le tabagisme, etc., contribuent tous au déclin de certaines fonctions cellulaires.L'évolution n'est pas la même pour tous, ce qui fait que, pour certains, il se créé un véritable fossé entre l'âge chronologique et l'âge biologique: on paraît alors plus jeune ou plus vieux que son âge.Les transformations de la peau sont normales au cours du temps...La peau est autre chose qu'une enveloppe: c'est un organe et pas le moins noble.Sous l'influence du temps, la peau s'amincit, perd de son élasticité, devient sèche, rugueuse, se défend moins contre les infections et se marque de rides.Celles-ci, plus ou moins profondes, surviennent avec la dégradation du collagène et des fibres élastiques (composées d'élastine). Les mélanocytes, cellules fabriquant la mélanine responsable de la pigmentation, diminuent en nombre (10 % par décennie au niveau des zones protégées) et en efficacité.Comme la mélanine est un filtre solaire très efficace pour lutter contre les agressions des ultraviolets et capturer les fameux radicaux libres (molécules formées en réponse aux agressions, dont l'accumulation devient très toxique pour les cellules), on comprend que la peau se fragilise en vieillissant. Finalement, toutes sortes de taches peuvent apparaître, pigmentées ou non, bénignes ou pas.Les maladies de peau du senior: une liste phénoménale !Du fait de la fragilité acquise avec le temps, mais aussi du mode de vie (exposition solaire, tabagisme, etc.), on peut voir survenir chez les seniors une multitude de problèmes cutanés dont la liste des noms, tous plus compliqués les uns que les autres, découragerait les plus assidus.Grossièrement, on les répertorie en poétiques taches (sans relief), macules (petit relief), nodules, bulles, ulcères…... Que l'on qualifie de lésions bénignes, précancéreuses ou malignes, accompagnées ou non d'infections, de démangeaisons, de maladies plus générales.Si l'on devait ne retenir qu'une chose, c'est qu'aucun problème de peau, traînant ou d'apparition récente ne doit être négligé : il faut toujours savoir son nom, justement donné par le médecin ou le dermatologue et, surtout, connaître son potentiel évolutif.Au final la question sera toujours celle-ci : faut-il enlever ou pas ?Petit guide du bien agir pour sa peau âgée...Surprenants de simplicité parfois, il ne faut pas négliger l'application quotidienne de ces quelques conseils.La prévention en dermatologie est, de l'avis de tous, utile dès la plus petite enfance. Elle reste particulièrement pertinente pour une population vieillissante.Se protéger du soleilAvec un facteur de protection d'au moins 15 pour tous. Eviter si possible, les expositions entre 10h et 16h. Pour les actifs qui passent plusieurs heures en plein air (au jardin, au golf, dans les pays chauds), il faut apprendre avec l'aide de son médecin, à s'examiner et le faire une fois par mois. Un rendez-vous chez le dermatologue, au minimum annuel, assure un dépistage précoce des cancers. L'examen cutané sera alors complet, cuir chevelu, ongles, muqueuses, pieds et plis (fesses et oreilles) compris !Veiller à une bonne hygiène quotidienneLa douche oui, le bain, non ! Les séances prolongées en eau trop chaude ont certes beaucoup d'effet sur le stress mais, sur une peau âgée, elles sont à l'origine de démangeaisons et d'assèchement de la peau. Trop longtemps plongée dans l'eau chaude, la couche cornée (superficielle) se dissocie, laissant échapper les molécules d'eau qu'elle renferme normalement. Ceci d'autant plus que la chaleur favorise la transpiration. Les terminaisons nerveuses de surface sont alors plus sollicitées, ce qui explique les démangeaisons qui accompagnent les peaux sèches.Bien choisir les produits pour la toiletteAttention aux savons liquides qu'on ne rince pas suffisamment, aux gels douches parfumés et colorés, souvent allergisants. En cas d'irritation, préférer des savons surgras et mieux, les solutions lavantes. Après rincage soigneux, bien se sécher sans frotter, en faisant particulièrement attention aux plis cutanés qu'il faut bien essuyer.Attention aux idées recuesHydrater sa peau avec des crèmes, c'est important, mais les meilleures ne sont pas forcément les plus chères. Le mieux, c'est d'éviter celles qui sont colorées, parfumées. Encore une chose: non à l'eau de Cologne en friction ! Ces lotions alcoolisées sont trop décapantes. Il existe aujourd'hui des produits sans alcool. Il faut boire... et manger équilibréOn ne s'en souvient pas assez, mais la peau se compose en grande majorité d'eau. Une alimentation saine et variée assure des apports vitaminiques suffisants pour la peau (vitamines E, C, A, B9, PP). L'alcool et les épices sont moins utiles, puisqu'ils favorisent la couperose.Ne tolérez aucune tache, croûte, ni excroissances d'apparition récente sans l'avoir d'abord montrée au médecin ou au dermatologue qui, très souvent d'ailleurs, l'enlèvera….Et le tabac ?Il potentialise les effets des U.V. et a la fâcheuse tendance à s'accumuler dans la couche moyenne de la peau au niveau des fibres élastiques (composées d'élastine), ce qui finit par donner un teint jaunâtre. De même, il altère la vascularisation locale, ce qui augmente la fragilité cutanée.Peau claire + yeux bleus + Exposition solaire + ÂgeSe poser une seule question : "de quand date mon dernier rendez-vous chez le dermatologue ?".Ne jamais se soigner seul !Attention à ne pas mettre n'importe quoi sur n'importe quelle lésion. L'utilisation folklorique de traitements locaux contenant des composés actifs comme la cortisone, les antibiotiques, certains antiseptiques, peut être catastrophique. En effet, mal utilisés, ils peuvent, au minimum, compliquer la guérison. Il faut toujours consulter son médecin, puis appliquer rigoureusement ses consignes. Les traitements des peaux âgées sont souvent plus longs et plus complexes. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé,Dr Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé

Rosacée, ôtez-moi ces rougeurs sur le visage !

La rosacée est une maladie qui se traduit par des rougeurs plus ou moins intenses sur le visage.Les personnes qui souffrent de cette affection inesthétique doivent savoir que des traitements existent.Quant aux autres, il faut les informer que ces rougeurs et autres petits vaisseaux dilatés ne sont pas dus à l'excès de boisson ! Rosacée : des rougeurs mal placées constituant un handicap esthétique La rosacée est une maladie de la peau qui évolue par poussées et qui se manifeste par des rougeurs sur les joues, le nez, le front, par des petits vaisseaux dilatés et des boutons inflammatoires ressemblant à l'acné. Selon la sévérité de la rosacée, le handicap esthétique peut être très intense et s'accompagner de conséquences sociales désastreuses.La rosacée est une affection dermatologique fréquente touchant les petits vaisseaux du visage. Elle se déclare généralement vers 20-30 ans et culmine à 40-50 ans. Mais pour que les altérations ne soient pas trop profondes, au point de marquer définitivement la peau et de constituer un véritable handicap physique, il convient de prendre en charge cette maladie.La rosacée n'a rien à voir avec l'alcoolisme ! Le grand public doit également savoir que de telles marques ne sont pas le signe d'une consommation excessive d'alcool. Encore aujourd'hui, les victimes sont prises pour des alcooliques, ce qui ne fait que décupler inutilement leur souffrance….Les femmes sont plus souvent touchées par la rosacée (environ deux femmes pour un homme). Et elles sont nombreuses, on estime que 10% de la population est concernée, mais huit sur dix ne savent pas qu'il s'agit de cette maladie et ne se soignent donc pas. Différents traitements contre la rosacée Parallèlement, il est recommandé de lutter contre les facteurs favorisant les poussées en évitant les boissons et les aliments très chauds, les épices, l'alcool, les expositions au soleil et l'activité physique intense. Au stade couperose (rougeurs permanentes et petits vaisseaux dilatés) : application locale d'un traitement sous forme de gel ou de crème. Ensuite, selon la sévérité de la rosacée, on peut faire appel à différents traitements : Traitement physique par laser ou électrocoagulation. Dans les formes un peu plus marquées, on recourt à une antibiothérapie. Et enfin, aux stades sévères, les dermatologues ou les chirurgiens plasticiens utilisent la chirurgie réparatrice ou le laser CO2. Il faut consulter son médecin ou un dermatologue pour diagnostiquer la rosacée et bénéficier d'un traitement adapté. Source : e-santé   Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Après 40 ans, la presbytie au rendez-vous !

Plus de 22 millions de Français sont concernés par la presbytie.Par comparaison, 7 millions sont myopes et 9 millions hypermétropes.Liée au vieillissement normal de l'oeil, ou plus précisément à une baisse du pouvoir d'accommodation, la presbytie reste méconnue par la moitié des personnes concernées. Presbytie : un défaut d'accommodation qui s'installe progressivement La presbytie est un phénomène normal, lié au vieillissement de l'oeil. Elle apparaît en général après 40 ans et se manifeste au début par une gêne à la vision de près (lecture, écriture…).En effet, la presbytie correspond à une diminution du pouvoir d'accommodation de l'oeil. Or l'accommodation permet de faire la « mise au point » sur les objets regardés de près. La presbytie empêche donc de bien voir de près, mais ne retentit pas directement sur la vision de loin.Elle se corrige à l'aide d'un verre convergent. Cette correction n'est utile qu'en vision de près, c'est-à-dire à environ 33 centimètres. Les verres progressifs sont donc ici bien adaptés. La presbytie est méconnue et peu traitée Ces quelques données de bases portant sur la presbytie sont méconnues de la moitié des personnes concernées, comme le révèle une enquête menée auprès de 1.600 personnes âgées de 40 à 64 ans. Les deux tiers d'entre elles sont presbytes, parmi lesquelles 84% déclarent corriger leur vision de près. 66% d'entre elles portent des verres progressifs, tandis que les autres recourent à des verres unis ou bifocaux, voire des lunettes achetées sans ordonnance.Autre fait révélé par cette enquête, à peine 50% des sujets interrogés sont capables de donner une brève définition de la presbytie. Le presbyte consulte tardivement Mais surtout, les délais avant la prise en charge sont généralement trop longs : 35% ont attendu que le problème de vision ne soit plus supportable avant de consulter un ophtalmologiste. Un quart des personnes souffrant de presbitie ont mis plus d'un an avant d'aller consulter et 38% attendent encore plus d'un an entre le moment de la consultation et celui de l'équipement.Pourquoi un tel dédain de la part des Français ? Ce qui est sûr, c'est que pour beaucoup de personnes, la presbytie s'accompagne d'un sentiment de passage à la vieillesse qui n'est pas forcément facile à vivre.Mais la réalité est là : c'est entre 40 et 50 ans qu'apparaissent les premiers signes d'une presbytie.Chez les sujets myopes, elle se manifeste plus tardivement (44-46 ans) et plus précocement chez les hypermétropes. Il faut consulter dès les premiers signes de gêne pour la vision de près.L'adaptation aux verres correcteurs, et particulièrement aux verres progressifs, sera d'autant plus facile si l'équipement se fait dès les premiers troubles de la vision... Source : e-santé Dr Philippe Presles

2 min

Lire l’article
Ma santé

Prématurité : quel avenir pour les enfants nés trop tôt ?

En matière de prématurité, la médecine a fait d'énormes progrès et permet à des bébés parfois nés très tôt et très petits de survivre.Mais une fois sortis de l'hôpital, ces enfants ne sont pas toujours sortis d'affaire. Quelles sont les conséquences de la prématurité ? Bébés prématurés : tous les destins sont possibles Quand un bébé naît prématuré, toutes les possibilités existent. Certains ne survivront pas ; d'autres ne subiront aucune conséquence de cette entrée dans le monde un peu précipitée. Entre ces deux extrêmes, de nombreux enfants garderont des séquelles allant de handicaps très lourds à des difficultés gérables au quotidien.Pour rappel : la prématurité concerne 3,7% de la population. Tout bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. S'il est né après 32 semaines, la prématurité est moyenne et le pronostic est généralement très bon. S'il est né après 28 semaines, c'est la grande prématurité ; les conséquences sont souvent beaucoup plus sérieuses. Avant la 28ème semaine, on parle de très grande prématurité. Le risque que le bébé ne survive pas est très élevé (la moitié des bébés nés à 25 semaines de grossesse décèdent), et seuls 36% des enfants n'ont aucune séquelle (1). Prédire le futur d'un enfant qui naît prématuré n'est pas facile.Il est bien sûr clair que plus un enfant naît tôt dans la grossesse, plus il est en danger. C'est logique : les conséquences de la prématurité sont liées au manque de maturité des organes au moment de la naissance. Plus long sera le temps de grossesse “manqué” par le bébé, plus les séquelles seront importantes. Chaque jour passé dans l'utérus est donc une victoire.Le poids du bébé a aussi un impact important sur la survie du bébé, ainsi que sur son développement : le fait qu'un bébé ait un poids plus faible que la normale (quel que soit le moment de la grossesse où il est né) augmente par exemple son risque de souffrir de graves troubles neuromoteurs.   Les conséquences possibles de la prématurité Elles sont très variées et peuvent toucher de nombreux organes (poumons et intestins notamment) mais les atteintes neurologiques sont les plus importantes. C'est au cours du dernier trimestre de la grossesse que le cerveau se développe le plus. Quand un bébé naît avant le sixième mois de grossesse, il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des séquelles à ce niveau.Les troubles cognitifs (dyslexie par exemple) concernent 31% des enfants ; les troubles moteurs, 14%. 11% des enfants nés avant 33 semaines ont au moins un trouble sévère, 29% ont au moins un trouble modéré (1).Certaines de ces séquelles vont disparaître avec le temps, mais les grands prématurés restent plus susceptibles que les enfants nés à terme d'avoir des problèmes cognitifs et comportementaux à l'école (2). Des facteurs aggravants de la prématurité Quel que soit le moment de la naissance, les conséquences de la prématurité peuvent fortement varier d'un enfant à l'autre.Certains facteurs indiquent qu'un bébé sera plus à risque : Les lésions cérébrales En raison de son immaturité, le cerveau est souvent abîmé au moment d'une naissance très prématurée. Il va de soi que souffrir de lésions cérébrales augmente fortement le risque d'avoir des séquelles... Même s'il arrive que des bébés lésés n'aient aucun trouble, et inversement (3). Les infections Le système immunitaire du bébé est immature à la naissance, et quand celle-ci est prématurée sa vulnérabilité est encore plus importante. Il est donc fréquent que les bébés prématurés subissent des infections. Elles peuvent avoir un impact important sur la santé future : par exemple, un bébé prématuré qui attrape le VRS (virus respiratoire syncytial, qui ne provoque chez les adultes qu'un simple rhume) a de fortes chances de devenir asthmatique. Et une infection contractée juste après la naissance augmente le risque d'être handicapé moteur (4). Les soins nécessaires pendant l'hospitalisation Les bébés qui auront nécessité des soins très lourds après leur naissance ont un risque plus élevé de séquelles. C'est évidemment lié au fait que leurs pathologies sont lourdes, mais aussi aux effets secondaires des soins eux-mêmes. Ainsi, un bébé qui a été mis sous respiration artificielle pendant longtemps peut voir se développer des cellules anormales dans ses poumons. Sa capacité respiratoire va donc diminuer. Par ailleurs, le simple fait d'être à l'hôpital plutôt que dans le ventre de sa mère est néfaste pour le développement du cerveau, même si les soins ont fait d'énormes progrès. Les bébés souffrent du bruit et de la lumière, en plus bien sûr des soins et examens douloureux.   Qu'est-ce qui peut améliorer les perspectives des bébés prématurés ? La prise en charge des enfants très prématurés a fait des bonds de géants ces dernières années. Non seulement on sauve de plus en plus de bébés, mais ils se portent de mieux en mieux ! Et les parents peuvent agir pour diminuer le risque de séquelles grâce à ces actions : Une présence aussi fréquente que possible, surtout dans les premiers jours et les premières semaines. Le contact proche avec les parents (portage “peau à peau” notamment) est très important pour le bien-être des bébés et pour leur développement. L'allaitement maternel (5). La vaccination contre le VRS qui entraîne chez les prématurés des bronchiolites très dangereuses. Elle est remboursée uniquement pour ces enfants. Un suivi de près à long terme (au moins jusqu'à 6 ans), de préférence fait par un neuropédiatre, pour pouvoir apporter à l'enfant le soutien dont il a besoin dès que les séquelles éventuelles s'annoncent. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?

Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis  - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement.  Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ?  Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz

3 min

Lire l’article
Ma santé

Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...

Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ?  Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans.  Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?

Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons.  Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Surveillez régulièrement le dos de votre enfant

Tout au long de la croissance, il faut surveiller de près le dos d'un enfant. A la moindre anomalie, il convient de consulter un chirurgien orthopédiste qui, s'il diagnostique bien un trouble de la croissance, la prendra en charge. Les pathologies du rachis chez l’enfant surviennent généralement durant la période de croissance rapide de la colonne vertébrale, soit vers 12-13 ans chez les filles (avant les premières règles) et 13-14 ans chez les garçons (avant les signes de la puberté). D’où l'importance d'une surveillance rapprochée et rigoureuse afin de dépister les déformations vertébrales (scolioses, cyphoses) et de corriger suffisamment tôt un simple défaut postural. Dans ce domaine, la médecine scolaire remplit bien son rôle de dépistage, mais hélas, beaucoup d'enfants passent au travers. On recommande donc aux pédiatres, aux médecins généralistes et aux parents d’être particulièrement vigilants lors des examens. De nos jours encore, nombre d’enfants sont vus à un stade évolué nécessitant alors une chirurgie. La scoliose chez l’enfant Elle se reconnaît par l’apparition d'une « bosse du dos » lorsque l'enfant s’incline vers l’avant.Dès qu'une petite anomalie est constatée, il est nécessaire de réaliser des radios et en cas de dépistage de se diriger vers un chirurgien orthopédiste. Cette affection, vraisemblablement liée à une anomalie au niveau des vertèbres ou du disque intervertébral et qui concerne environ sept filles pour un garçon, reste stable dans la majorité des cas durant la croissance, mais nécessite une surveillance régulière tous les 4 à 6 mois. Si cependant une aggravation est constatée, le port d'un corset sera nécessaire jusqu'à la fin de la croissance. Si celle-ci est très importante, on recourt à la chirurgie qui consiste à greffer les vertèbres les unes aux autres après avoir redressé la colonne déviée. La cyphose chez l'enfant Elle correspond à une déformation de profil de la colonne vertébrale car les vertèbres ont une croissance asymétrique et grandissent plus en arrière qu'en avant. Ainsi, observé de profil, le dos de l'enfant est rond. Cette affection est généralement plus aisément décelée par les parents que la scoliose. La plus souvent sans évolution durant la croissance, elle peut cependant s'aggraver. Un traitement chirurgical est alors indispensable. Il consiste à bloquer la dernière vertèbre lombaire en la reliant au sacrum. Sports recommandés pour la colonne vertébrale Natation, basket, volley, hand-ball et équitation en manège. En réalité, tous les sports sont efficaces à condition qu'ils soient bien pratiqués. Et même si un enfant atteint d'une scoliose évolutive porte un corset, il est conseillé de le laisser poursuivre une activité sportive. Source : e-santé Dr Philippe Presles

min

Lire l’article
Ma santé

Vaccin BCG contre la tuberculose : en avez-vous besoin ?

La tuberculose est une maladie rare en France. Mais elle existe toujours, et peut être dangereuse.Le vaccin contre la tuberculose a fait beaucoup pour diminuer l'importance de la maladie, et il n'est aujourd'hui plus recommandé que dans certains cas bien particuliers. Vaccin BCG contre la tuberculose : aujourd'hui très rarement utilisé Le vaccin BCG a été administré à tous les enfants pendant des dizaines d'années - le temps d'éliminer, ou presque, la tuberculose de nos contrées.Aujourd'hui, il n'est pratiquement plus utilisé... Mais la tuberculose, elle, est toujours là. Même si le nombre de nouvelles infections a baissé progressivement depuis 1970 et a même été divisé par deux depuis 1993, il y a toujours dans notre pays près de 5.000 cas par an et 900 décès (2011).Pourquoi ne vaccine-t-on plus contre la tuberculose ?Le vaccin BCG contre la tuberculose n'est en réalité pas très efficace, surtout après la petite enfance : il ne protège qu'à 50 %. C'est pour cela que l'on ne vaccine plus que les enfants à risque élevé de tuberculose : enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l'un de ces pays enfant devant séjourner au moins un mois d'affilée dans l'un de ces pays enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) enfant résidant en Île-de-France, en Guyane ou à Mayotte enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables, socioéconomiques défavorables, précaires ou en contact régulier avec des adultes originaires d'un pays de forte endémicité. Les pays où la tuberculose est endémique :Ils sont nombreux - toute l'Afrique, toute l'Asie y compris les pays du Proche et Moyen-Orien, l'Amérique Centrale et du Sud, les pays d'Europe centrale et de l'est y compris les pays de l'ex-URSS et dans l'union européenne : la Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie. La tuberculose n'est pas vraiment une maladie de certaines zones, mais plutôt de certaines conditions de vie. Partout où l'on allie promiscuité, manque d'hygiène et services médicaux absents ou insuffisants, elle guette...   Le vaccin BCG en pratique Pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée dès la naissance. Les nourrissons âgés de moins de 3 mois sont vaccinés par le BCG sans test tuberculinique préalable. Chez les enfants à risque non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.L'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l'âge de 3 mois pour éviter de vacciner un enfant qui aurait été contaminé.Seule la forme intradermique du BCG est disponible en France.Pour un vaccin efficace La protection débute 5 à 10 semaines après le vaccin. Il faut donc vous y prendre bien à l'avance si vous partez à l'étranger. Par ailleurs, l'effet du vaccin ne dure que 10 à 15 ans, il faut donc prévoir des rappels réguliers.Ne pas négliger le dépistageLa tuberculose peut être guérie, bien sûr. Si vous avez fait un ou plusieurs séjours dans des pays où elle est endémique, un dépistage tous les 1 ou 2 ans après votre retour permettra de vous assurer que la maladie ne va pas vous affecter. Source : e-santé Isabelle Eustache

3 min

Lire l’article
Ma santé

Enfant : quand faut-il consulter un orthophoniste ?

L'apprentissage du langage est un processus complexe, dans lequel tous les enfants n'avancent pas au même rythme.Mais comment savoir quand il faut demander de l'aide d'un orthophoniste, le spécialiste des troubles du langage ? Acquisition du langage : quelques repères importants Il existe des repères clairs quant à l'acquisition du langage : A un an, l'enfant prononce ses tout premiers mots (il dit "papa, maman").  Son vocabulaire s'élargit ensuite petit à petit. Il comprend des ordres simples. Vers 18 mois, les premiers « mots-phrases » apparaissent (« Maman partie » ou « Bébé mange » par exemple). Il comprend des phrases courtes et simples. A deux ans se dessinent des phrases courtes et plus complètes de 2 à 3 mots. Il comprend des ordres complexes. Ceci dit, l'acquisition du langage ne se fait pas de manière linéaire. L'enfant apprend tout à la fois la signification des mots, à articuler et à prononcer les mots, le rôle même de la parole, la place des mots dans les phrases... Il est possible qu'il avance sur un aspect, puis l'autre, donc le développement global de la parole n'est pas toujours facile à évaluer pour les parents.Certains éléments doivent inciter à consulter rapidement un orthophoniste : L'enfant ne réagit pas à son prénom, aux bruits, ne pointe pas, ne regarde pas son interlocuteur. Il n'a aucun mot à l'âge de deux ans. Le langage utilisé par l'enfant n'évolue pas : il se contente des quelques mots qu'il a appris et ne va pas plus loin. Le langage est incompréhensible. Il ne comprend pas.   L'orthophonie : aussi pour les enfants qui parlent... Certains enfants parlent, mais ne parlent pas « bien ». On observe un bégaiement, ou des défauts de prononciation (zézaiement et autres troubles articulatoires).Dans ces cas, l'orthophonie est utile dès que l'on constate que le défaut ne disparaît pas de lui-même, et bien sûr si l'enfant semble souffrir de ses difficultés.La première étape d'une prise en charge en orthophonie est une évaluation complète des capacités de l'enfant, non seulement à parler, mais aussi à communiquer. L'orthophoniste a alors une idée précise de la gravité de la situation.Même si le trouble du langage est sérieux, il est possible que l'enfant rattrape complètement son retard dans les années à venir. L'orthophonie à tout âge Si les retards dans l'acquisition du langage sont la raison la plus connue de consulter un orthophoniste, ils ne sont de loin pas les seuls. A l'heure actuelle, les orthophonistes interviennent parfois chez de tout petits bébés, pour des problèmes d'allaitement, d'alimentation par exemple. Des troubles du langage peuvent apparaître après un événement de la vie, comme un traitement d'orthodontie par exemple. Par ailleurs, les orthophonistes interviennent aussi en ce qui concerne le langage écrit - c'est eux qui assurent le suivi des dyslexies et dyscalculies. Les orthophonistes s'occupent aussi d'adultes, de personnes âgées ou très âgées, qui ont perdu l'usage de la parole à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou qui ont des difficultés à s'alimenter suite au vieillissement ou à des maladies neurodégénératives. Bon à savoir :Quel que soit l'âge du patient et la nature du trouble, les orthophonistes travaillent après un avis médical. En d'autres termes, la première chose à faire si vous pensez avoir besoin d'un orthophoniste pour votre enfant est d'aller voir un médecin spécialiste, pédiatre ou ORL. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Ma santé

Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger  quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ? Enfants : ne les forcez jamais à mangerQuoi que ce soit.Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure  notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système  en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant Enfants et goût pour les légumesLes saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes.  Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu Enfants et envie de légumesBien souvent, les choses se gâtent ensuite.Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger.  À la soupe !On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.Gratins savoureux, crudités pas obligatoiresLes gratins ont aussi bien des qualités.La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière.  Pensez aussi aux clafoutis !Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.Pâtes et pizzas salvatricesLes pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

4 min

Lire l’article
Ma santé

Les solutions naturelles pour favoriser l’endormissement de son enfant

Dormir est indispensable pour pouvoir recharger ses batteries, d’autant plus chez l’enfant qui est en plein développement physique et psychomoteur. Pourtant, ce qui devrait être un moment agréable peut se transformer en calvaire pour lui-même comme pour ses parents quand le coucher devient une bataille. Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant, mais ceux qui l’expérimentent se sentent démunis le soir venu. Il existe pourtant des astuces et des solutions à mettre en œuvre pour préparer le terrain en douceur puis pour aider son enfant à s’endormir tranquillement. Les solutions avant l’endormissement Un enfant s’endormira mieux s’il est fatigué : aller jouer dans le jardin, courir dans un parc avec son chien, faire un tour de vélo sont autant d’activités ludiques qui lui permettront de se dépenser physiquement. Par contre, le soir venu, il est important de passer à des activités calmes telles que faire un puzzle, lire un livre ou une bande-dessinée pour commencer à l’apaiser. Les écrans, que ce soit la télévision, les tablettes ou les smartphones, sont à limiter chez l’enfant d’une manière générale, et surtout en soirée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, regarder un dessin animé n’est pas une activité qui va apaiser un enfant, mais au contraire l’exciter du fait de la luminosité et de la succession rapide des images. La chambre est un élément clé : elle doit être bien investie par l’enfant qui doit s’y sentir en confiance. L’emplacement du lit, le choix d’une veilleuse peuvent le sécuriser. La température de la chambre doit se situer aux alentours de 20 degrés pour favoriser l’endormissement. Le dîner doit avoir lieu au minimum une heure avant l’heure du coucher si possible, et il ne doit pas être trop copieux, se coucher avec l’estomac plein ne favorisant pas l’endormissement. Le rythme de sommeil de son enfant est un facteur très utile à connaître : de manière générale, un petit fait la sieste jusqu’à 4 ans, il dort 10 heures par nuit jusqu’à 6 ans, 9 heures par nuit jusqu’à 13 ans puis 8 heures par nuit au-delà. Mais, comme chez l’adulte, il existe des petits dormeurs et des gros dormeurs. De ce fait, un enfant dont on supprime la sieste ou qu’on couche trop tard sera trop épuisé et énervé pour parvenir à trouver sereinement le sommeil le soir, mais à l’inverse, un enfant couché trop tôt sans signe de fatigue risque de s’agacer dans son lit, ce qui ne favorisera pas non plus l’endormissement. Les signes d’endormissement sont donc importants à guetter. Les solutions au moment du coucher L’enfant a les paupières lourdes, il bâille, se frotte les yeux : les signes d’endormissement sont là, il est temps de lui signaler qu’il est l’heure d’aller au lit. Ce moment doit être ritualisé pour mettre l’enfant en confiance : quelque soit le rituel choisi (petite histoire, chanson, câlin), il doit être prévisible et ne doit pas s’éterniser ni être sujet à négociations : il faut rester ferme sur les limites imposées. Au final, ce cadre rassurera l’enfant. Il est important d’éviter tout contact physique comme tenir la main de son enfant pendant qu’il s’endort pour ne pas créer une dépendance nuisible puisqu’en cas de réveil nocturne, il sera inquiet de se retrouver tout seul et ne sera pas en capacité de se rendormir par lui-même. Si l’enfant appelle, il est nécessaire d’aller le voir dans son lit pour le rassurer. S’il sort de son lit, il faut l’y raccompagner autant de fois que nécessaire : s’il sent son parent déterminé, il se lassera plus facilement et finira par s’endormir. Les pistes en cas d’échec de ces différentes solutions Quand les troubles de l’endormissement se pérennisent, il est nécessaire de consulter un médecin avant que le retentissement sur les apprentissages de l’enfant et sur le climat familial ne soit trop important. Il pourra faire le point sur les difficultés et orienter vers un spécialiste au besoin. Les médicaments hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant du fait de l’accoutumance qu’ils entraînent, mais un traitement homéopathique peut s’avérer efficace, certaines plantes comme l’aubépine et la mélisse étant reconnues pour leurs vertus sur l’endormissement. Des médicaments plus récents à base de mélatonine, l’hormone du sommeil, sont une autre solution éventuelle à évoquer avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Le recours à un psychologue peut être une autre façon d’aider son enfant quand une angoisse à l’endormissement s’installe : la cause peut être évidente (un deuil par exemple), mais ce n’est pas toujours le cas. Le sommeil est une séparation entre l’enfant et ses parents qui peut être mal vécue pour différentes raisons, il est important de pouvoir mettre des mots dessus.

2 min

Lire l’article
Ma santé

Fièvre chez l’enfant : ce que font les parents, ce que conseillent les pédiatres

Thermophobie. Derrière ce mot se cache la peur panique de la fièvre, vécue par de nombreux parents et à mettre sur le compte d’un manque de connaissances sur la bonne attitude à adopter. Une étude confirme pourtant que leur comportement vis-à-vis de leur enfant fiévreux s’améliore. « Observez, agissez surveillez », les trois commandements aux parents en cas de fièvre.   Fièvre : l’écart entre croyances et les bonnes pratiques s’amenuise Entre la naissance et l’âge de un an, les enfants subissent en moyenne une dizaine d’épisodes fiévreux. De nombreux parents sont démunis devant leur enfant fébrile. D’ailleurs, 30% des consultations aux urgences ont la fièvre comme symptôme, que celle-ci soit l’unique manifestation de la maladie infectieuse ou non. Point positif, les connaissances concernant les traitements s’améliorent, même si la marge de progression reste importante. Par exemple, le principe de traitement par monothérapie de paracétamol était connu par 30% des parents en 2012 contre 20% en 2006 (1). Autre chiffre, 98,5% des parents citaient le paracétamol comme l’antipyrétique (molécule qui fait baisser la fièvre) de référence en 2012. L’intérêt de découvrir l’enfant en cas de fièvre gagnerait cependant à être plus répandu, pratiqué par 72% des parents. Une récente étude française présentée aux Journées parisiennes de pédiatrie conduite auprès de 351 parents a exploré leurs habitudes en cas de fièvre de leur enfant (2), dont voici les principaux résultats. Dr François Angoulvant, pédiatre, Service d’Accueil des Urgences Pédiatriques (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris), l’un des co-auteurs de l’étude : « Notre étude montre que les méthodes physiques en cas de fièvre sont plutôt connues : en ville, 88% des parents font boire l’enfant, 82% le découvrent. Cependant, seuls 7% aèrent la pièce. L’immense majorité des parents utilise le paracétamol mais 18% emploient aussi l’anti-inflammatoire ibuprofène, ce qui n’est pas conseillé. En pratique, 41% des parents s’inquiéteraient à propos d’un enfant avec 40°C de fièvre qui joue et court, alors que son comportement est complètement rassurant. Cela illustre que le simple constat d’une fièvre chez un enfant motive le recours aux Urgences pour plus de la moitié des parents, sans réelle raison médicale. La thermophobie persiste. » Fièvre : les signes rassurants La fièvre est définie par une température corporelle supérieure à 38°C. Ca n’est pas une maladie mais un mécanisme naturel de défense de l’organisme (une réaction immunitaire). Et si l’on prend un médicament en cas de fièvre, c’est exclusivement pour le confort de l’enfant et non pas dans l’objectif de faire baisser la fièvre : le confort de l’enfant importe plus que le degré de la fièvre elle-même ! Ce qui doit rassurer : si un enfant est confortable, s’il se comporte et joue comme d’habitude, s’il s’alimente normalement, se précipiter chez le médecin n’a pas de sens, même si la fièvre est élevée, aux alentours de 40°C. La bonne attitude est de veiller à ce qu’il soit confortable. A noter, l’anti-inflammatoire ibuprofène n’est pas conseillé en première intention sauf cas particulier tel qu’une contre-indication au paracétamol. Il en est de même pour le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Les anti-inflammatoires (AINS) sont à éviter en cas de varicelle et avec prudence en cas d’infection bactérienne. L’aspirine (acide acétylsalicylique) n’est pas recommandée chez l’enfant en cas de fièvre. Fièvre : les signes de gravité Trois cas de figure doivent inquiéter en cas de fièvre et faire consulter son médecin traitant ou son pédiatre : Un enfant dont le comportement est anormal, qui refuse de jouer ou de s’alimenter, reste prostré, ne réagit à aucune stimulation, se plaint de maux de tête, manifeste une détresse respiratoire (respiration rapide et saccadée), est pâle ou cyanosé (pourtour de la bouche et extrémités bleutées), a un état de conscience altéré, émet de faibles cris ou des grognements ? doit faire consulter en urgence son médecin traitant, y compris si la fièvre n’est que de 38,5°C. De plus, une raideur de la nuque ou une éruption cutanée de type purpura doivent faire consulter les urgences hospitalières. Cette dernière correspond à des taches rouges ou violacées sous la peau dues à des hémorragies. Le test à la vitropression est utile. Il consiste à appuyer sur une lésion de la peau avec une lame de verre transparente afin de chasser le sang des vaisseaux de la zone comprimée. Si les lésions ne disparaissent pas, c’est bien un purpura (sortie des globules rouges hors des vaisseaux).Dans ce cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne appelée Purpura fulminans pour la forme la plus sévère et peut être associée à une méningite. Enfin, certains enfants de par leur âge, c’est-à-dire moins de trois mois, sont davantage exposés à des infections potentiellement graves. Ils doivent être vus rapidement par un médecin quel que soit le niveau de fièvre ou leur comportement. Cette conduite à tenir est identique avec les enfants souffrant de maladies chroniques les exposant aux infections sévères. Dr François Angoulvant : « Parmi les idées reçues qui ont la vie dure, celle que la fièvre entraîne des lésions céréales. C’est absolument faux ! Couvrir l’enfant est contre-productif et lui donner un bain est inutile. De plus, il ne faut pas hésiter à donner du paracétamol à son enfant si celui-ci n’est pas confortable. L’en priver avant le rendez-vous médical est inutile : que l’enfant soit sous paracétamol n’empêchera pas le soignant de poser un diagnostic. Enfin, certains parents pensent que sans paracétamol, la fièvre va grimper sans limite. Ce n’est absolument pas fondé ». Parents : Observez, agissez, surveillez ! Les trois bonnes attitudes en cas de fièvre de l’enfant ont été identifiées par l’association Courlygones , réunissant des professionnels de santé, des spécialistes de la petite enfance et des parents : Observez : Un enfant « inconfortable » est rouge, n’est pas en forme, semble chaud. Prenez sa température par voie rectale, c’est le premier des réflexes. Agissez : Déshabillez-le, proposez-lui souvent à boire et alimentez-le normalement. Donnez-lui uniquement du paracétamol en sirop, poudre ou suppositoire :15mg/kg de poids corporel toutes les six heures, avec un délai minimal de quatre heures entre deux prises. Surveillez : S’il se comporte comme d’habitude, poursuivez le paracétamol et surveillez-le pendant 48h. Il faut appeler le médecin si la fièvre persiste au-delà de ce délai et si son comportement devient inhabituel ou si l’aspect de sa peau change.   Hélène Joubert, journaliste scientifique

4 min

Lire l’article
Ma santé

Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?

Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ? Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. Quand procéder à des explorations complémentaires ? Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusionFace à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale. Source : e-santéIsabelle Eustache

min

Lire l’article
Ma santé