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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
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Douleurs neuropathiques, des douleurs pas comme les autres

Toutes les douleurs ne se ressemblent pas. Certaines douleurs dites douleurs neuropathiques liées à des lésions nerveuses font souffrir au quotidien 5% de la population. Elles ne sont pas soulagées comme les autres par les antalgiques classiques, mais à coup d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Des experts internationaux viennent de se pencher sur le traitement de ces douleurs chroniques et invalidantes. Le Pr Nadine Attal, la neurologue qui a participé aux recommandations de la journée mondiale contre la douleur 2016, nous explique quelle est cette douleur, méconnue et pourtant si fréquente. Un quart des douleurs sont des douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques sont des douleurs chroniques, très handicapantes dans toutes les sphères du quotidien.Lorsque l’on parle de douleur, on pense à la douleur classique, lorsque l’on se blesse, lorsque les vertèbres lombaires nous font souffrir, en cas d’arthrose ou de cancer... ce sont des douleurs dites "nociceptives", dues à la stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur, autrement dit liées à une lésion du tissu périphérique. Un antalgique plus ou moins fort (paracétamol, anti-inflammatoire, codéine ou dérivés de la morphine etc.) suffit à les contenir.Or un quart des douleurs sont d’un tout autre type : elles sont dues à une lésion des nerfs ou à une maladie qui affecte le système nerveux. Environ 5% de la population ressent ces douleurs chroniques particulières (brûlures, froid douloureux) continues ou à type de décharge électrique (paroxystiques), souvent accompagnées d’une sensation d’engourdissement, de démangeaisons, de picotements...Pourtant, les personnes attendent trois ans en moyenne avant de consulter un centre spécialisé contre la douleur.Pr Nadine Attal, neurologue (INSERM U-987- Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Les douleurs neuropathiques sont d’une grande banalité, beaucoup plus fréquentes que ne le croit le grand public. Nombreux sont ceux qui sont touchés sans même le savoir. Ainsi, la sciatique chronique est une douleur neuropathique. Elles sont aussi par exemple le lot quotidien d’une personne opérée sur dix, d’une partie des personnes diabétiques ("neuropathie diabétique douloureuse"), de celles qui souffrent après un zona ou à la suite d’un traumatisme. Ces douleurs neuropathiques sont une cause majeure d’arrêt de travail, de consommation de soins et restent bien plus difficiles à traiter que les douleurs habituelles nociceptives. » Antidépresseurs et antiépileptiques plutôt qu’antalgiques Dans les études, un malade sur cinq souffrant de douleur neuropathique est soulagé par rapport à un placebo, et dans la "vraie vie" c’est rarement plus d’un malade sur deux. Même lorsqu’il est bien soigné, il ne répond jamais complétement au traitement.Néanmoins, la prise en charge des douleurs neuropathiques progresse, lentement mais sûrement, et s’appuie de plus en plus sur des recommandations thérapeutiques fondées sur les preuves, avec des essais cliniques de meilleure qualité. Ces dernières années, les recherches se sont tout particulièrement focalisées sur l’étude de combinaisons médicamenteuses et l’utilisation de traitements topiques (application locale au niveau de la zone douloureuse) alors qu’ils étaient très peu prescrits voire déconseillés il y a quelques années.De nouvelles recommandations de l’Association internationale pour l’étude de la douleur viennent d’être publiées (1). On distingue les traitements médicamenteux de premièreligne, de seconde ligne (en cas d’échec de la 1ère ligne) et de troisième ligne : 1ère ligne : Le thérapeute a le choix entre les antidépresseurs * et les antiépileptiques (prégabaline ou la gabapentine). Combiner un antiépileptique et un antidépresseur (prégabaline-duloxétine) peut être utile en cas d’efficacité partielle d’un des deux traitements utilisés seuls. Attention, certaines combinaisons sont irrationnelles ou dangereuses comme gabapentine –prégabaline (puisqu’ils ont le même mécanisme d’action), duloxétine-amitriptyline à fortes doses et antidépresseurs-tramadol à fortes doses.Le choix de l’un ou l’autre dépend du terrain (comorbidités psychiatriques et psychologiques, physiques) et des contre-indications (cardiovasculaires notamment pour les antidépresseurs tricycliques, maladie du foie pour la duloxétine).Si le sujet est anxieux, on privilégiera la duloxétine ou la prégabaline qui agissent aussi sur l’anxiété généralisée, et plutôt un antidépresseur en cas de composante dépressive, (bien que les doses utilisées ne soient pas nécessairement les mêmes pour traiter la dépression et la douleur).Tous ces traitements sont à risque de somnolence ou d’impression vertigineuse. La prégabaline et les tricycliques peuvent faire prendre du poids. 2nde ligne : En cas d’échec, qui concerne environ un patient sur deux, des traitements topiques, c’est-à-dire d’application locale, peuvent alors être utilisés. Ceux de capsaïcine -c’est la nouveauté- et ceux à la lidocaïne *** sont désormais recommandés dans les douleurs neuropathiques périphériques (liées à une lésion d’un nerf seulement, et non pas de la moelle ou du cerveau) comme le zona, les douleurs neuropathiques du diabète ou après une chirurgie.La capsaïcine est un dérivé du paprika qui agit sélectivement sur les récepteurs de la douleur. La douleur doit être circonscrite sur une zone précise du corps. En France, les patchs de capsaïcine sont prescrits en hôpital de jour uniquement.Il existe une autre possibilité en seconde ligne de traitement : le tramadol. Il s’agit d’un opiacé faible (opioïde, dérivé de la morphine). 3ème ligne : Les médicaments opiacés forts (dérivés de la morphine), souvent efficaces à court terme mais délicats à manier sur le long terme du fait du risque potentiel d’addiction ou d’abus médicamenteux. A partir de la posologie de 120 mg/jour d’équivalent morphine, il vaut mieux être suivi dans une structure Douleur. La neurostimulation cérébrale non invasive et le BOTOX R dans les douleurs neuropathiques La stimulation électrique transcutanée (administration d’un courant électrique au travers de la peau) est proposée de longue date par les structures de lutte contre la douleur dans les douleurs neuropathiques périphériques. D’autres techniques de neurostimulation cérébrale non invasives, encore confidentielles comme la stimulation magnétique transcrânienne répétitive, deviennent désormais elles-aussi un choix thérapeutique possible pour les personnes en échec de traitement pharmacologique dans ce type de douleur chronique. Leur intérêt est certain à court terme (environ une personne sur deux est soulagée) et prometteur à long terme.Quant à la neurostimulation invasive, elle s’adresse aux douleurs très réfractaires et dépend du type de douleur. La neurostimulation médullaire se pratique de plus en plus. C’est une stimulation électrique à visée antalgique par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière qui bloquent le signal de la douleur lors de son acheminement en direction du cerveau.Pr Nadine Attal : « Dans ces dernières recommandations internationales, nous proposons désormais une autre molécule potentiellement intéressante dans les douleurs neuropathiques : la toxine botulique de type A (BOTOX R, une neurotoxine très puissante produite par une bactérie, le Clostridium botulinum), la même utilisée contre les rides. Cette indication n’est pas acceptée en France, mais le traitement a fait la preuve d’une certaine efficacité sur les douleurs neuropathiques rebelles périphériques et très localisées (de type post-traumatiques ou chirurgicales). Elle doit être injectée en sous-cutané par un spécialiste, en milieu hospitalier.En règle générale, il ne faut pas hésiter à recourir à un spécialiste de la douleur car une douleur qui devient chronique peut générer une anxiété et une dépression. La tolérance à la douleur devient alors très problématique. Les techniques psychocorporelles comme l’hypnose et la relaxation peuvent aussi apporter un bénéfice, surtout chez les personnes intolérantes aux médicaments » Source : (1) Neuropathic Pain Special Interest Group of the IASP ; Finnerup, Attal et al Lancet Neurol 2015.*tricycliques comme l’amitriptyline ou les inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline comme la duloxétine** ; éventuellement la venlafaxine.** en France, la duloxétine a une AMM dans les douleurs neuropathiques (DN) liées au diabète exclusivement, alors que les études ont fait état de son efficacité dans d’autres DN.***réservées aux douleurs neuropathiques du zona.

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Epilepsie : à chaque crise son histoire…

Toutes les personnes souffrant d’épilepsie ne se ressemblent pas, les crises d’épilepsie non plus. A ceux pour qui l’épilepsie n’évoque rien d’autre que des convulsions spectaculaires, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris) raconte cette maladie, à l’occasion de la Journée Nationale pour l’Epilepsie qui se tient le 17 novembre. Avec, en fil rouge, l’histoire de Sophie, jeune femme épileptique. Epilepsie : la toute première crise Sophie est une jeune femme souffrant d’épilepsie, comme au moins 500 000 personnes en France. La définition de l'épilepsie, ce sont des manifestations liées à des décharges anormales d’influx nerveux dans le cerveau : c’est le trouble neurologique le plus fréquent après la migraine et touche presque 1% de la population. Vu la variété des formes d’épilepsie, il est d’ailleurs plus juste de parler des épilepsies.Une épilepsie peut débuter, et se découvrir, à tout âge avec néanmoins plus de nouveaux cas dans les premières années de vie et après 50-60 ans.Sophie a découvert à l’adolescence qu’elle était épileptique en se "réveillant" à l’arrière d’un camion de pompiers. Elle se rappelle s’être levée un matin, après avoir peu dormi, puis c’est le trou noir. Ses parents ont été alertés par des bruits. Lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre, elle était au sol, raide, parcourue de secousses. Il s’agissait de ce que l’on appelle une crise tonico-clonique généralisée ou convulsions.Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière Université Pierre et Marie Curie (Paris) : « Lorsqu’elle sera interrogée par le médecin, Sophie identifiera un autre type de crises qui étaient déjà présentes mais passées inaperçues : elle avait parfois, surtout le matin, des sursauts du haut du corps. Il s’agit de myoclonies (contractions musculaires brutales et involontaires) qui dans son cas, étaient pathologiques car survenant en plein éveil. Elles sont souvent négligées, jusqu’à la première grande crise convulsive ou crise tonico-clonique généralisée. Le diagnostic médical, conforté par un enregistrement de l’activité électrique du cerveau (Electro Encéphalo Gramme ou EEG), sera celui d’ "épilepsie myoclonique juvénile". Typiquement, cette épilepsie assez fréquente (10% des épilepsies) débute à l’adolescence (entre 6 et 36 ans) ». L’épilepsie de Sophie, une prédisposition génétique Quelles sont les causes des crises d’épilepsie ? La grande majorité des agressions cérébrales (traumatismes, tumeurs, accidents vasculaires par ex.) qui entraînent des lésions dans le cortex (substance grise du cerveau) rendent les neurones anormalement excitables, qui peuvent parfois s’embraser de manière excessive et provoquer une crise d’épilepsie. D’autres épilepsies sont liées à des anomalies de formation du cerveau, en particulier du cortex. Elles s’exprimeront volontiers précocement, aux jeunes âges, et les crises peuvent interférer avec les mécanismes de développement du cerveau. Certaines épilepsies sont de cause génétique. Mais l’influence génétique est très variable. Elle va d’un gène (muté) déterminant la maladie à lui seul, à une tendance à l’augmentation de l’excitabilité des neurones selon le patrimoine génétique hérité des parents. Une circonstance nettement plus fréquente. Enfin d’autres épilepsies sont de cause inconnue. Dans le cas l’épilepsie myoclonique juvénile de Sophie, un cortège de gènes de prédisposition est supposé augmenter le risque d’épilepsie, en interaction avec l’environnement (manque de sommeil, etc.). Différents types de crise d’épilepsie : absence, convulsion, perte de parole, sensations internes… Sophie a finalement fait très peu de crises avant qu’un traitement antiépileptique ne soit instauré. Elles pouvaient se manifester sous forme de secousses très brèves (myoclonie). Lorsque les myoclonies sont présentes, le risque de grande crise de convulsion est alors plus élevé.Un troisième type de crise peut survenir dans presque un tiers des cas : les absences. Il s’agit de brèves ruptures de contact, sortes de trou noir pendant 4 à 20 secondes où la personne cesse d’interagir avec l’environnement.Pour toutes les épilepsies, la survenue spontanée et répétée de crises est imprévisible, soudaine, plus ou moins espacée. Ces crises sont de durée variable, mais souvent brève de quelques secondes à dizaines de secondes, en tout cas moins de cinq minutes. L’épilepsie est une maladie capricieuse : vis-à-vis de la fréquence des crises, les périodes ne se ressemblent pas forcément. Néanmoins, chez une même personne, les crises sont généralement identiques. Mais elles sont parfois de type multiple et plus ou moins complètes, plus ou moins sévères aussi.Entre les individus, les types et la sévérité des crises sont extrêmement variables, allant de la simple absence à la grande crise tonico-clonique généralisée très impressionnante. On distingue schématiquement les crises généralisées, embrasant d’emblée tout le cerveau (20 % des patients) des crises focales ou partielles (70%), débutant dans une région limitée du cortex et dont les symptômes dépendent de la région activée par la décharge épileptique.Dr Gilles Huberfeld : « Les crises généralisées peuvent se traduire par une absence, des secousses brèves isolées mais aussi par les crises tonico-cloniques ou convulsions (antérieurement nommées "grand mal"). C’est la forme la plus spectaculaire de crise d'épilepsie : perte de connaissance brutale, raidissement, contraction de l'ensemble des muscles des membres sous forme de secousses d’abord rapides et peu amples puis de plus en plus éparses et amples (phase clonique) avec blocage de la respiration. Elle se termine par une phase de coma avec respiration brutale et relaxation.Pour leur part, les crises focales sont très diverses selon la région activée. Il peut s’agir d’une sensation interne étrange, d’une difficulté à parler, de troubles visuels, d’hallucinations, de mouvements ou de paralysie, d’altération du contact … ». Des déclencheurs pas toujours identifiés Contrairement à ce que l’on croit, une crise d’épilepsie survient plus volontiers au repos, en phase de relâchement ou même au cours du sommeil. Le risque de crise est augmenté en cas de fatigue, stress, manque de sommeil, dans certaines circonstances hormonales ou métaboliques. Dans d’assez rares cas des stimulations visuelles peuvent déclencher une crise : on parle de photosensibilité. L’alcool peut parfois la favoriser, de même que certains médicaments, notamment certains antidépresseurs ou anti douleurs. L’activité physique est rarement en cause. Dans le cas de Sophie, le manque de sommeil est le facteur favorisant principal. Epilepsie : traitement à vie, mais pas toujours Sophie, pour son épilepsie myoclonique juvénile, généralement aisée à traiter, reçoit un traitement antiépileptique précis, car dans son cas, certains antiépileptiques pourraient au contraire aggraver la situation. Sophie ne souhaite pas encore d’enfants, mais il est préférable de ne pas lui proposer de valproate de sodium dont le plus connu est la Dépakine R, du fait d’un risque sur le fœtus lorsqu’elle sera enceinte.Les antiépileptiques ne guérissent pas la maladie. Ils ne peuvent qu’infléchir la fréquence et la sévérité des crises. A l'arrêt du traitement leur reprise est implacable, sauf si l’épilepsie a guérit spontanément, ce qui est le cas pour certaines épilepsies.Au début du traitement, Sophie s’est sentie un peu fatiguée, ralentie, nauséeuse, ressentant des vertiges. Elle n’a pas eu beaucoup de chance car ces symptômes sont souvent absents ou très limités.Fort heureusement pour elle, Sophie fait partie des 70 % des personnes souffrant d’épilepsie chez qui le traitement médicamenteux est efficace, les libérant de toute crise. Pour la moitié d’entre-elles, il faut associer un à plusieurs antiépileptiques.Dr Gilles Huberfeld : « Les antiépileptiques sont à prendre chaque jour, à heure fixe, pour prévenir des crises qui surviendraient occasionnellement. Sophie est observante de son traitement. Elle fait bien, car non seulement l’oubli d’une prise d’antiépileptique lèverait l’effet protecteur contre les crises mais a contrario favoriserait la survenue de crises par un effet de sevrage dû à l’arrêt brutal du traitement. Ces crises de sevrage peuvent être très graves, entraînant parfois des "état de mal". Source : D’après un entretien avec le Dr Gilles Huberfeld, neurologue, Département de Neurophysiologie Clinique, CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), Université Pierre et Marie Curie.www.epilepsie-france.fr

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Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?

L'hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d'hormones thyroïdiennes. Résultat, ces hormones augmentent l'activité de la plupart des organes et tissus de l'organisme. Concrètement, quels sont les symptômes d'une hyperthyroïdie ?Avec l'hyperthyroïdie, tout s'accélère !Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, la consommation des graisses, etc., tout s'accélère lorsque les hormones thyroïdiennes sont en trop grandes quantités, l'organisme fonctionne trop et trop vite. A l'origine, il peut s'agir d'une thyroïde gonflée, d'un nodule, d'une inflammation, voire d'une maladie de Basedow. Mais quelle que soit la cause de l'hyperthyroïdie, tout s'accélère et cette activation excessive n'est pas bénéfique.Quels sont les signes de l'hyperthyroïdie ?Pouls très rapide (plus de 100 pulsations par minute).Palpitations cardiaques.Troubles du rythme, rythme cardiaque anarchique (fibrillation auriculaire).Essoufflement croissant pour des efforts de moins en moins importants. Augmentation de l'appétit.Perte de poids (malgré un appétit accru), pouvant aller jusqu'à plusieurs kilos par semaine. Accélération du transit avec apparition de diarrhées. Fatigue.Faiblesse musculaire, fonte musculaire.Tremblements, particulièrement visibles au niveau des mains. Troubles nerveux : anxiété, irritabilité, instabilité émotionnelle, dépression, crise d'angoisse...Troubles du sommeil.Transpiration abondante, mains moites.Intolérance à la chaleurTous ces signes de l'hyperthyroïdie ne sont pas systématiques et ne coexistent pas tous chez la même personne.Pourquoi l'hyperthyroïdie entraîne autant de symptômes ?Parce que les hormones de la thyroïde sont impliquées dans la plupart des fonctions vitales de l'organisme : fonctions mentales, régulation du poids, transit intestinal, contrôle de la température du corps, rythme cardiaque, qualité de la peau, des cheveux, des ongles...Diagnostic et traitement de l'hyperthyroïdieLes symptômes et la palpation de la glande thyroïde située à la base du cou orientent le diagnostic, lequel est confirmé par un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes. Le traitement le plus classique et de première intention repose sur la prescription d'antithyroïdiens de synthèse qui bloquent la synthèse des hormones par la glande thyroïde. Le traitement est généralement long, il s'accompagne parfois d'effets indésirables et nécessite une surveillance étroite. Parallèlement, des médicaments spécifiques sont prescrits pour atténuer les symptômes (ex. palpitations, sommeil, anxiété). A l'arrêt du traitement, il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de récidive. Si c'est le cas, on recourt parfois à l'iode radioactif, qui en se fixant sur la glande thyroïde, bloque son activité.Isabelle Eustache

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Perlèche : une candidose au coin des lèvres

La perlèche fait partie des candidoses, infections dues à une levure, la Candida. Sa localisation est caractéristique puisqu'elle siège typiquement à la commissure des lèvres, là où il faut chaud et humide...La candidose est une infection provoquée par une levure, la Candida. Cette levure est présente dans la bouche, le système digestif et le vagin. La Candida est inoffensive, sauf si elle prolifère anormalement. Elle infecte alors les membranes des muqueuses et la peau humide (commissure des lèvres, mais aussi aisselles, plis sous-mammaire, plis abdominal, etc.). En effet, les lieux de prédilection de cette levure sont les zones chaudes et humides. Et attention la candidose se transmet facilement...D'autres facteurs favorisent les candidosesLa prise d'antibiotiques peut favoriser les candidoses en tuant les bactéries qui normalement régulent leur prolifération. Les corticostéroïdes et les traitements immunosuppresseurs après transplantation d'organe tendent aussi à diminuer les défenses de l'organisme contre cette infection. Les corticoïdes à inhaler souvent prescrits contre l'asthme, induisent parfois une candidose buccale. Les femmes enceintes, les femmes sous contraception orale, les obèses et les diabétiques sont aussi plus exposés aux candidoses. La perlècheLa perlèche désigne une candidose localisée à la commissure des lèvres, souvent de façon bilatérale. La prolifération des Candida provoque des érosions parfois douloureuses, des fissures, des rougeurs, des croûtes, voire des saignements. Ce qui favorise la perlèche :Toutes les situations qui maintiennent continuellement les coins de la bouche humides permettent la croissance des levures Candida, comme notamment : - L'habitude d'humidifier ses lèvres. - Sucer son pouce. - L'utilisation d'appareils dentaires.- Etc. Quel est le traitement de la perlèche et des autres candidoses ?Le fait de maintenir les commissures des lèvres bien sèches peut contribuer à la guérison et empêcher les récidives. Sinon, le traitement repose sur des antifongiques, sous forme de crèmes, voire de poudre. Contre certaines candidoses, on recourt à des médicaments antifongiques par voie orale. À noter que des antibiotiques sont parfois prescrits, mais pour traiter une infection bactérienne venue compliquer la candidose. Enfin, des corticoïdes peuvent être nécessaires contre les démangeaisons.Isabelle Eustache

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Ma santé

Peut-on manger des produits périmés ?

Une date sur un produit, ca veut dire quoi ? Entre DLC (Date limite de consommation) et DLUO (Date limite d'utilisation optimale), quelle est la différence ? Risque-t-on de se rendre malade si l'on mange un produit dont une de ces dates limites est dépassée ? Décryptage. Date limite de consommation (DLC) et Date limite d'utilisation optimale (DLUO) La première, la DLC s'applique à tous les aliments périssables, riches en eau, où peut se dérouler une activité microbiologique qui non seulement nuit à sa qualité mais risque d'être dangereuse. Ces produits ne peuvent être vendus après l'expiration de leur DLC. La seconde, la DLUO concerne les produits secs (céréales - pâtes, riz etc. -, légumes secs, biscuits, céréales de petit déjeuner, thé, café), les produits stérilisés, lyophilisés, déshydratés, salés, fumés, congelés, surgelés, le lait UHT, les fromages affinés et la plupart des boissons, sauf le vin qui n'a aucune date limite de consommation. Ces produits peuvent être vendus après leur DLUO. DLC et DLUO sont fixées par le fabriquant qui réalise des tests de vieillissement plus ou moins sophistiqués, selon des normes bien établies, sur ses produits quand il les met au point. Repères de la Date limite de consommation (DLC) La DLC est indiquée par une date en chiffres, par exemple 21/05/10, accompagnée d'une série de chiffres (qui est la référence du produit). Il s'agit d'une sorte de tampon qui se balade un peu n'importe où sur l'emballage. Lorsque celui-ci enferme plusieurs produits, comme les packs de yaourts, cette DLC est de nouveau tamponnée sur le couvercle de chaque produit. La mention " à consommer jusqu'au... " et l'indication de la température de conservation : " conserver à + 6°C maximum " sont imprimées sur l'emballage. On ne les retrouve pas toujours sur un produit débarrassé de son sur-emballage. Repères de la Date limite d'utilisation optimale (DLUO) Il y a plusieurs formulations qui varient avec la durée de la DLUO. Pour les produits dont la DLUO est à 3 mois, la mention " A consommer de préférence avant le ..... " suivie du jour et du mois ou bien " A consommer de préférence avant fin.... " est imprimée sur l'emballage ou la boîte. Pour les produits dont la DLUO est comprise entre 3 et 18 mois, la même mention indique le mois et l'année. Pour les produits dont la DLUO est de plus de 18 mois, cette mention indique seulement l'année. Très souvent, le " A consommer de préférence " renvoie à " au-dessous de la boîte " ou " au dos du paquet " et là, on trouve la date. Produits à DLC = aliments périssables à conserver au réfrigérateur La DLC concerne tous les aliments périssables, soit les produits laitiers (lait pasteurisé, yaourts, fromages frais, crèmes desserts etc.), les viandes, les volailles, et les poissons frais emballés, les charcuteries, les plats cuisinés frais et certains légumes frais prêts à cuire. Tous ces produits, vous les trouvez dans les rayons réfrigérés des magasins, petits ou grands. S'ils n'y sont pas, n'achetez pas ! Et quand vous achetez, allez regarder au fond du rayon où sont souvent stockés les produits dont la DLC est plus éloignée. Il est évident que vous ne devez pas les laisser traîner après leur achat mais les stocker le plus vite possible au frigo afin de ne pas rompre la sacro-sainte chaîne du froid. Peut-on consommer des aliments périmés ? Aucun risque sanitaire avec tous les produits à DLUO. C'est d'ailleurs pour cela qu'il existe tout un réseau de " soldeurs " spécialisés dans la vente des produits en limite de DLUO, voire même en date dépassée. Et que bien des associations humanitaires sont heureuses de les récupérer. Le seul risque, c'est que ces produits soient moins bons, que leurs qualités organoleptiques (goût, saveurs, texture, parfum) en aient pris un coup. Des biscuits peuvent devenir mous, le chocolat peut se durcir, le thé ou le café s'éventer. Pour les surgelés, les DLUO, qui sont de 1 à 2 ans, sont inférieures aux durées de conservation possible car on tient compte, pour les fixer, des inévitables micro-variations de température au cours de la vie commerciale du produit. Mais si vous laissez se décongeler un produit après son achat, que vous le déposez tout mollasson dans votre congélateur, il est évident que vous prenez alors le risque qu'il se soit abîmé ! La terreur règne en ce qui concerne les produits à DLC car on ne cesse d'affirmer qu'il ne faut absolument pas les consommer après cette fichue DLC sous peine de graves risques alimentaires : gastro, intoxication etc. Du coup, nombreux sont ceux et celles qui jettent à la poubelle n'importe quel produit dès qu'il a atteint sa DLC et en rageant d'un tel gâchis. Mais il y a produit et produit. S'il est évident qu'un filet de poisson ou un bifteck dans une barquette qui baigne dans son jus a vraiment une durée de vie limitée, il n'en est pas de même pour les produits laitiers à DLC qui sont fabriqués avec du lait pasteurisé (donc débarrassés de ses microbes dangereux), les crèmes desserts. Les jus de fruits pasteurisés. A condition, bien sûr, qu'ils n'aient pas quitté le frigo et qu'avant d'y être installés, ils n'aient pas transité longtemps au chaud. Vous pouvez donc, sans état d'âme et sans risque, consommer des yaourts, des laits fermentés, des fromages frais, des crèmes dessert bien au-delà de leur DLC sauf si l'opercule est gonflé, ce qui signifie que le produit a fermenté. Paule Neyrat, Diététicienne

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Les accros à l’activité sportive auraient plus de problèmes avec l’alcool

Si l’activité physique régulière et modérée entretient l’organisme, entraîne le cœur, chasse le stress et protège de certains comportements à risque, la pratique d’une activité sportive en excès semble, à l’inverse, augmenter le risque d’une consommation d’alcool problématique. Activité sportive et alcool, des liaisons dangereuses ? Telles sont les conclusions d’une étude menée à partir de l’Observatoire 2016 « Les Français et l’alcool » conduite auprès d’adultes de 18 ans et plus, par la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce travail a établi que les accros au sport, autrement dit victimes de bigorexie (c’est le vrai nom de la dépendance au sport), soit 5% environ de la population adulte, sont trois fois plus nombreux que les pratiquants réguliers et modérés d’une activité sportive à présenter une consommation d’alcool problématique : 11% d’entre eux seraient en effet concerné, contre 4% des pratiquants non accros au sport ! Il est démontré que si la pratique d’une activité physique régulière augmente la fréquence de consommation d’alcool (une consommation au minimum hebdomadaire chez 57% des sportifs réguliers contre 43% des non-pratiquants), elle génère en revanche moins de problèmes d’alcool… Conclusion ? C’est à très haute dose que le sport deviendrait finalement délétère sur le comportement et pourrait s’associer à d’autres dépendances… Car il serait en effet « faux de croire que l’alcool et le sport sont deux comportements contradictoires » commente le Dr. Laure Com-Ruelle* : « Au contraire, ils s’associent souvent et interagissent fortement, d’autant que tous deux font partie des rituels de socialisation, et déclenchent des mécanismes cérébraux assez semblables, avec une activation du circuit dit de la récompense ». Il est d’ailleurs établi que les différentes dépendances, qu’elles soient aux substances (tabac, alcool, cocaïne) ou comportementales (jeu, sport, sexe) sont fréquemment associées. Dépendance au sport et alcool : des liens plus complexes qu’il n’y parait Des résultats qui viennent confirmer plusieurs travaux plus anciens, s’intéressant déjà aux relations entre sport et alcool. Ainsi, l’étude ESPAD (1999) montrait qu’à l’âge de 16 ans, la consommation d’alcool et les ivresses augmentaient dès 8 heures d’activité sportive hebdomadaires. L’étude IREB (2007), montrait, elle, deux tendances clairement opposées chez les majeurs (18-24 ans) : une augmentation du risque de consommation problématique chez certains jeunes pratiquant intensément des sports collectifs avec compétition (x 2,5 par rapport à ceux optant pour un sport de loisir individuel sans compétition) et à l’inverse une diminution du risque chez d’autres, avec un taux multiplié par 2,8 de non-consommation d’alcool. Deux attitudes opposées, qui montrent que certains échappent clairement au risque de dépendance à l’alcool, sans doute en fonction des différents tempéraments. Reste que si certains sports semblent assez déconnectés des conduites d’alcoolisation (gym, athlétisme, endurance), d’autres à l’inverse sont plus particulièrement concernés : essentiellement les sports collectifs de ballons (football, rugby, basket, volley…), avec l’incontournable « troisième mi-temps ». Un rituel convivial, mais qui expose aux débordements alcooliques (Binge Drinking notamment) et à la possible installation d’une dépendance. Dépendance, dépendances… Question de dose de sport, donc ? Dans la réalité, pas exactement : plutôt de dépendance. En effet on peut ne pas être « accro » au sport malgré une pratique intensive, et à l’inverse, l’être en pratiquant moins : plus que le nombre d’heures, c’est la place que prend le sport dans la vie qui signe l’addiction. La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011, et peut être évaluée grâce à un test EAI, permettant notamment d’évaluer la sensation de manque liée à l’arrêt de la pratique. Alors que l’activité physique régulière modérée protège du risque d’alcool, une pratique intensive, et a fortiori addictive, expose donc, à l’inverse, à une dépendance alcoolique. Dr. Com-Ruelle : « Il est important d’encadrer la pratique sportive, de former et d’informer préventivement non seulement les sportifs (jeunes et adultes), mais également les entraîneurs de clubs, notamment ». D’une part parce que l’alcool nuit gravement à la performance (baisse d’hydratation, altération du processus de réparation musculaire…), mais aussi à la santé, à court terme (accidents) et à long terme (maladies, décès). Il est ainsi avéré que les sportifs de haut niveau courent plus de risques de problème d’alcool quand sonne l’âge de leur retraite sportive. Autant de bonnes raisons pour ne plus faire de cocktail « sport + alcool ».

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Gastroentérite : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier ?

L’épidémie de gastroentérite a démarré. Au-delà des bons réflexes pour échapper à la gastroentérite, que peut-on faire si malgré tout nous sommes atteints par cette affection du système digestif ? Et surtout que boire en cas de gastroentérite, quels sont les aliments à éviter ou à privilégier ? Quand la gastroentérite vous tient, buvez de l’eau pour compenser les pertes Si vous avez l’estomac au bord des lèvres, inutile de vous forcer à manger quoi que ce soit. L’important est de boire de l’eau (ou idéalement une solution de réhydratation) par petites gorgées aussi souvent que possible. En effet, les diarrhées et les vomissements entraînent des pertes hydriques qu’il faut compenser. Attention, pas de coca ou autre soda. Ces boissons gazeuses très acides sont beaucoup trop agressives pour vos intestins fragilisés par la gastroentérite. Évidemment, pas d’alcool non plus, trop irritant pour le système digestif et inversement déshydratant. Si l’eau ne passe pas bien, buvez un peu de bouillon, d’eau sucrée ou de tisane.Vous pouvez aussi suçoter une cuillière de miel. Évitez le café, même si en toutes petites quantités il peut être bénéfique à certains, il est irritant chez d’autres personnes et aggrave la diarrhée. Automédication en cas de symptômes importants : En cas de symptômes importants, vous pouvez recourir à l’automédication, par exemple : Lopéramide pour arrêter la diarrhée. Nifuroxazide comme anti-infectieux intestinal. Demandez conseil à votre pharmacien ! Lorsque la phase aiguë de la gastroentérite est passée et que vous vous sentez capable de manger quelque chose, faites les bons choix et débutez très progressivement par petites quantités. Les aliments à éviter en cas de gastroentérite Il faut éviter les aliments gras et ceux qui sont riches en fibres comme les légumes verts et les fruits frais, à l’exception de la banane (à privilégier bien mûre). Les aliments à privilégier Vous pouvez manger de petites quantités de laitages, comme un peu de yaourt ou un petit morceau de fromage à pâte cuite. Les féculents sont à privilégier, notamment le riz blanc, mais aussi les pâtes. Tentez le pain blanc ou les céréales sans sucre. Vous pouvez essayer les carottes cuites. Carottes et féculents peuvent être accompagnés de petits morceaux de viande maigre ou de poisson bien cuits. Les compotes (les fruits étant cuits et mixés) sont souvent appréciées. A débuter, là encore, par petites quantités. Mais si les nausées reviennent, arrêtez de manger et attendez une demi-heure avant votre prochaine tentative. Gastroentérites : les bons réflexes En cas de gastroentérite chez un nourrisson ou une personne âgée, soyez très prudent car ces sujets fragiles se déshydratent rapidement. Mieux vaut qu’ils soient suivis par un médecin. Dans tous les cas, une gastroentérite qui persiste impose la consultation d’un médecin. Enfin, pour éviter la gastroentérite et limiter sa transmission, lavez-vous les mains aussi souvent que possible, impérativement en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. C’est aussi le moment d’écouler votre stock de solutions hydroalcooliques ! Isabelle Eustache

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Le dossier médical personnel : c’est parti

Si vous ne pourrez accéder directement sur Internet à votre dossier médical personnel (DMP) qu’à partir d’avril 2011, vous êtes dès maintenant invité à demander sa création auprès de votre médecin ou d’un établissement de santé. Le point sur le dossier médical personnel (DMP). Le DMP, c’est quoi exactement ? C’est avec 3 ans de retard que le dossier médical personnel (DMP) a été officiellement lancé le 5 janvier 2011. C’est un outil de coordination des soins et de maîtrise des dépenses de santé. Il permet d’améliorer la qualité des soins et d’éviter les examens inutiles. Ceci dit, il est entièrement facultatif, chaque personne pouvant choisir d’ouvrir ou non son DMP. Il suffit d’en faire la demande auprès d’un professionnel de santé disposant des équipements informatiques adaptés. En effet, il s’agit d’un dossier informatisé. Une fois ouvert, il n’est pas conservé chez votre médecin mais chez un hébergeur de données agréé. Quelles sont les données qui seront conservées dans le DMP ? Rapports des médecins Prescriptions Listes de médicaments délivrés Compte-rendu d’examens radiologiques, échographiques… Compte-rendu d’analyses médicales Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux Vaccinations Allergies Lettre de sortie d’hôpital Etc. La confidentialité du DMP est maîtrisée par le patient Comme son nom l’indique, le dossier est personnel. Il est verrouillé par un « identifiant national de santé » (différent du numéro d’INSEE), offrant au patient de décider qui peut avoir accès ou non à son dossier.Enfin, le patient a la possibilité de masquer les données qu’il ne souhaite pas voir figurer sur son dossier médical personnel (DMP). C’est une sorte de « droit à l’oubli », précisent les associations de patients, qui se sont battues pour ce droit ! Pour en savoir plus Il existe un site Internet dédié au dossier médical personnel (DMP) : www.dmp.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone : DMP Info Service au 0810 33 00 33. Isabelle Eustache

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J’ai tout le temps froid

Vous avez tout le temps froid ? Est-ce bien normal ? Explorez les causes en fonction de vos symptômes associés et vous trouverez certainement la solution, car avoir froid, ce n’est jamais agréable ! En plus d’avoir froid, votre visage est très pâle En plus d’avoir tout le temps froid, votre peau est très pâle et cela se voit particulièrement sur votre visage. Souvent également, vous vous sentez fatigué(e). Et si c’était un manque de fer ? L’anémie est très fréquente chez les femmes, notamment à cause des pertes de sang qui reviennent chaque mois avec les menstruations. Les personnes âgées aussi sont plus à risque de carence en fer.Pour le vérifier, votre médecin vous fera faire un dosage sanguin. Il jugera alors de la nécessité de vous prescrire un complément en fer. Sinon, augmentez la teneur en fer de votre alimentation : viande rouge, boudin noir, foie, poisson, jaune d’œuf, fèves, haricots secs, lentilles… Vous avez froid et vous êtes tout le temps fatigué La frilosité et la fatigue sont deux symptômes typiques de l’hypothyroïdie. Si en plus vous avez pris du poids et que votre rythme cardiaque est lent, il est fort probable que votre thyroïde soit coupable.En effet, un mauvais fonctionnement de la thyroïde retentit sur de nombreuses fonctions de l’organisme. En cas d’insuffisance thyroïdienne, tout se met comme au ralenti, y compris nos capacités à réguler notre température interne. Là encore, un simple dosage sanguin confirmera cette hypothèse. En cas de carence en hormones thyroïdiennes, un traitement pourra être entrepris pour compenser. J’ai particulièrement froid aux pieds et aux mains C’est certainement un syndrome de Raynaud. Cette affection touche souvent des femmes et plutôt des femmes minces. De cause inconnue, la circulation sanguine se fait mal dans les extrémités. Or mal irrigués, les doigts et les orteils deviennent blancs, froids, engourdis et douloureux.Certains médicaments, comme les bêtabloquants, peuvent être impliqués. Parlez-en à votre médecin pour trouver une solution. Sinon, en cas de syndrome de Raynaud léger, couvrez bien vos extrémités, notamment avec des sous gants ou des sous-chaussettes en soie ! J’ai tout le temps froid et je suis au régime Votre régime est peut-être trop restrictif. C’est une question de constitution : plus vous êtes grand et mince, plus vous perdez de la chaleur. Et comme l’organisme dépense de l’énergie pour maintenir la température du corps, il faut bien lui en apporter suffisamment. Alors soyez raisonnable, ne vous affamez pas inutilement et n’hésitez pas à empiler les couches de vêtements. Protégez tout particulièrement vos extrémités. Vos mains et vos pieds, mais aussi et surtout votre tête : 50% de la chaleur est perdue par la tête ! Pour tous ceux qui ont toujours froid, le bonnet, le chapeau ou le foulard sur la tête s’imposent ! Isabelle Eustache

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Vieillissement de la vue : la presbytie en 10 questions

Vous tenez votre journal à bout de bras ? C’est normal, vos yeux ont des difficultés d’accommodation car votre cristallin vieillit. C’est notre lot à tous, même si la presbytie se manifeste plus ou moins tardivement selon les personnes. 10 questions autour de la presbytie. Quand devenons-nous presbytes ? Nous devenons tous presbytes aux alentours de 44-45 ans, lorsque les performances de notre cristallin commencent à décliner. Son pouvoir d’accommodation diminue car avec l’âge il est de moins en moins élastique. Résultat, l’image d’un objet proche se projette en arrière de la rétine et apparaît floue, c’est ainsi que le presbyte est obligé de tenir son journal de plus en plus loin pour voir les caractères nets. En bref, la distance habituelle en vision de près (qui est de 40 cm, soit les coudes à 90°) s’allonge. Attention toutefois, en cas d’hypermétropie, la presbytie peut se manifester plus tôt, de quelques mois à quelques années selon l’importance de l’hypermétropie. Inversement, elle se manifeste plus tard chez les myopes. C’est logique, en cas de myopie, l’image se forme en avant de la rétine, ce qui compense la presbytie, alors que l’hypermétropie accentue la presbytie, ces deux troubles de la vue impliquant une image qui se forme en arrière de la rétine. Peut-on éviter la presbytie ? Non, ce trouble de la vue est lié au vieillissement naturel du cristallin. Nous ne savons pas le freiner ni l’empêcher, mais seulement corriger la presbytie. Si le vieillissement est inéluctable et progressif, il faut néanmoins savoir que la perte d’accommodation se stabilise après 60 ans. C’est ainsi que passé 70 ans, on n’a plus besoin de changer de correction de près. Comment corrige-t-on la presbytie ? Avec des lunettes : simples, à double foyer ou des verres progressifs. À l’aide de lentilles de contact. Grâce à la chirurgie réfractive. En quoi consiste la chirurgie réfractive ? Elle permet de remodeler la cornée à l’aide du laser. On peut également poser une lentille (ou implant qui remplace le cristallin) dans l’œil dans le but de corriger à la fois la vision de loin et de près. Peut-on attendre pour faire corriger sa presbytie ? En plus de la gêne pour voir de près que constitue la presbytie, refuser de porter des lunettes ou retarder de les porter, finit par user prématurément le pouvoir d’accommodation du cristallin vieillissant. Pourquoi les presbytes ont-ils besoin de plus de lumière pour lire ? Une lumière insuffisante diminue le contraste du texte sur la page blanche, le rendant encore plus difficile à lire pour un presbyte. De plus, lors de l’accommodation, la pupille se rétrécit naturellement, diminuant encore la quantité de lumière arrivant sur la rétine. Enfin, un faible éclairage sollicite davantage l’accommodation et donc l’usure du cristallin du presbyte. Au final, de bonnes conditions d’éclairage sont nécessaires pour une bonne vision de près. Pourquoi mon grand-père n’a-t-il pas besoin de lunettes pour lire de près ? C’est tout simplement parce qu’il est myope. Sa myopie peut être connue depuis toujours ou être récente en raison d’un changement d’état du cristallin (cataracte). Mais en conséquence, il voit mal de loin et doit donc porter une correction pour bien voir de loin. La chirurgie de la presbytie peut-elle en même temps corriger la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ? La chirurgie réfractive peut corriger en même temps que la presbytie les autres troubles visuels : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Le but de la chirurgie réfractive est de ne plus avoir du tout à porter de lunettes ou lentilles mais la garantie d'atteindre ce but n'est pas totale. A quel âge se faire opérer de la presbytie ? La décision dépend de l’âge et du degré de la presbytie. Il ne faut pas perdre de vue que la presbytie évolue jusqu’à l’âge de 60 ans. Autrement dit, si une opération est proposée avant cet âge, il est probable qu’une correction légère soit nécessaire dans certaines conditions, notamment en faible éclairage ou pour lire de petits caractères. La chirurgie de la presbytie est-elle remboursée ? Considérée comme non indispensable, la chirurgie de la presbytie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. En revanche, de nombreuses mutuelles prennent une partie des frais en charge. Isabelle Eustache

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L’acné des adultes : quand l’acné joue les prolongations

Si 80% des ados ont de l’acné, de façon plus ou moins importante et plus ou moins étendue, les adultes peuvent présenter des boutons d’acné. Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser l’acné chez l’adulte ? Jusqu’à quel âge l’acné peut-elle jouer les prolongations ? Les hormones de la puberté génèrent de l’acné chez une majorité d’adolescents. Les boutons d’acné se manifestent généralement vers l’âge de 12 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons, ce qui correspond bien à la puberté. Elle peut cependant parfois survenir plus tôt, surtout chez les filles, dès 8-9 ans. Elle cesse ensuite progressivement, vers 20 ans, voire vers 25 ans. Mais il arrive que l’acné joue les prolongations. On parle alors d’acné de l’adulte. Le plus souvent, ce sont des femmes qui conservent de l’acné au-delà de 30 ans, avec des poussées en période prémenstruelle (quelques jours avant l’arrivée des règles). A savoir également que certaines femmes ont de l’acné entre 25 et 40 ans, sans forcément en avoir eu auparavant durant leur adolescence. Enfin, contrairement aux ados, les adultes n’ont pas forcément une peau grasse, mais une peau plutôt sensible, se traduisant par peu de comédons (boutons noirs de l’acné), mais par de petits boutons profonds et inflammatoires, souvent localisés sur le bas du visage (menton, contour de la bouche…). Au-delà de l’explication hormonale, il existe bien d’autres facteurs qui peuvent favoriser l’acné à l’âge adulte. Il est donc important de les explorer afin de les éliminer, même si l’hérédité semble jouer un rôle important.   Les facteurs favorisant l’acné de l’adulte   Les hormones : Les crises d’acné se répètent chaque mois à l’approche des règles. Les boutons d’acné seraient favorisés par l’œdème bloquant l’écoulement du sébum.   Le soleil : Les UV entraînent un épaississement de la peau. Résultat, le sébum est difficilement évacué, il s’accumule sous la peau formant des boutons persistants.   Le tabac : Le tabac, en plus de ternir la peau, contribue également à son épaississement. Comme avec le soleil, cela favorise la formation de boutons sous la peau, lesquels percent plus ou moins facilement.   Le stress : De toute évidence, les glandes sébacées sont sensibles aux molécules sécrétées en cas de stress : la moitié des poussées d’acné surviennent en période de stress. Il est probable que le stress accentue la sécrétion de sébum, lequel s’accumule, favorisant la prolifération bactérienne et l’inflammation.   La pollution : La pollution perturbe le fonctionnement de nombreux systèmes de notre organisme, dont celui chargé de la régulation cutanée. La pollution encrasse aussi notre peau depuis l’extérieur et favorise les réactions inflammatoires sous la peau.   L’alimentation : Il n’existe pas de preuves formelles indiquant que certains aliments favorisent l’acné, comme on le pense souvent pour le chocolat. En revanche, notre mode d’alimentation occidental, riche en « mauvaises » graisses et en sucre raffiné, modifie également les secrétions hormonales et augmente l’inflammation. En plus de modifier son hygiène de vie (arrêter le tabac, limiter le stress, les expositions au soleil, se soustraire à une partie de la pollution, ne serait-ce qu’en aérant régulièrement son logement et son bureau, et adopter de bonnes habitudes alimentaires), il est recommandé de bien prendre soin de sa peau en la nettoyant soigneusement, le matin et soir, et après le sport notamment, afin de bien maintenir dégagés les pores chargés d’évacuer le sébum. Isabelle Eustache

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Anxiété alimentaire : manger et ne pas grossir

Panique à bord ! Docus télé, livres et articles de magazines détaillant généreusement les multiples dangers de notre alimentation se sont accumulés. Ajoutez à cela un tsunami monstrueux, une centrale atomique qui fait boum, il y a de quoi être noyé d'anxiété. Et être sérieusement tenté de se réfugier dans les produits gras/sucrés réconfortants mais qui font grossir ! On se calme et on décrypte. Pesticides et polluants dans le sang "Les Français ont quatre fois plus de pesticides et de PCB dans le sang que les Allemands et les Américains", selon le rapport de l'INVS (Institut national de veille sanitaire) publié le 14 mars dernier. Pour en arriver là, on a analysé l'alimentation et l'environnement de plus de 3000 personnes et pratiqué des dosages dans des échantillons de leur sang, leurs urines et leurs cheveux.  Voilà qui plombe l'ambiance. Mais à la lecture attentive du rapport on s'aperçoit que : le sang des Français est moins chargé de résidus de pesticides organochlorés que celui des autres populations pays européens (sauf l'Allemagne). Et que, d'une façon générale, les taux sont assez faibles. Mais : il l'est beaucoup plus en paradichlorobenzène, substance utilisée dans les antimites, les désodorisants ou les désinfectants. On ne sait pas pourquoi, mais on va chercher. les résidus de pesticides pyréthrinoïdes viennent non pas de notre alimentation mais des insecticides employés contre les blattes, les cafards, les acariens etc.   Conclusion : utilisez du bois de cèdre comme antimite, oubliez les désodorisants au profit des douches plus fréquentes, et luttez par des moyens naturels contre les blattes et autres insectes. Les sites écolos regorgent de recettes et trucs sur ce sujet peu ragoutant. Quant aux PCB ou pyralènes, bien qu'ils soient interdits depuis 20 ans, ils ont imprégné toute la chaîne alimentaire et on n'arrive pas à s'en débarrasser. Mais on ne sait pas exactement à quelles doses ils sont dangereux. On en retrouve surtout dans les poissons d'eau douce. Or, ceux que l'on consomme le plus sont les truites d'élevage qui sont indemnes de PCB. Pesticides dans l'alimentation Le film et le livre "Du poison dans nos assiettes, le "Livre noir de l'agriculture" font froid dans le dos. Cancers et autres maladies dégénératives chez les agriculteurs pour cause d'emploi larga manu de pesticides pendant des années y sont largement narrés. Oui, mais tout le monde n'est pas agriculteur ! Et si vous cultivez votre jardin en employant des pesticides de toutes sortes, il est grand temps de vous mettre au jardinage bio : toutes les jardineries regorgent de produits dits écolos et acheter des coccinelles anti-pucerons est facile : il suffit d'un clic ! Oui, il y a des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes. Mais pas dans tous : les plus contaminés seraient les pêches, les pommes, les poivrons, les céleris, les nectarines, les fraises, les choux frisés, les laitues, les raisins importés, les carottes et les poires. Ca fait beaucoup mais tous les autres le sont moins ou pas du tout. Fruits et légumes, indispensables ! Que les fruits et les légumes soient en partie contaminés par des pesticides, ça n'est pas une raison pour les bannir de votre alimentation, ni même pour les limiter. Car ils contiennent des fibres et des antioxydants indispensables à votre santé. En plus, ils apportent peu de calories et leur consommation à chaque repas est tout aussi indispensable pour ne pas grossir ! Mais abstenez-vous des fraises espagnoles, cultivées intensément, bourrées de pesticides de toutes sortes et attendez sagement la saison des Fraises de France qui ont un Label Rouge et sont de meilleure qualité. Attendez aussi la saison du raisin français : celui-ci est moins contaminé par les pesticides que les raisins italiens. La plus grande partie des pesticides se trouve dans la peau des fruits et des légumes : donc en les lavant et en les épluchant, pour ceux qui peuvent l'être, vous en éliminez une bonne partie. Épluchez les poivrons au couteau économe plutôt que de les mettre dans le four pour brûler leur peau comme on le recommande habituellement : vous éliminerez ainsi nettement celle-ci sans faire cuire les pesticides (et vous gagnerez du temps !). Prenez le temps d'éplucher la pomme que vous allez croquer lors d'une petite faim. Épluchez aussi les poires et les pêches quand elles seront là ainsi que les nectarines. Mais vous pouvez aussi bien les laver et les brosser avec une petite brosse fine.  Quant aux salades, éliminez les feuilles extérieures, lavez-les dans plusieurs eaux et laissez-les tremper un peu. Achetez les produits de saison Maitrisez votre envie de vous précipiter sur les primeurs. Ils sont obligatoirement cultivés en serre et pour qu'ils poussent vite, les pesticides sont obligatoires. Attendez leur bonne saison : vous aurez alors des légumes de pleine terre. Leur culture et leur transport, parce qu'ils sont moins fragiles que les primeurs, nécessitent moins de pesticides.   Achetez des produits bios Il est évident que les fruits et les légumes bios sont la meilleure solution pour vous protéger des pesticides, même si tous n'en sont pas vraiment exempts, surtout ceux importés.  Vérifiez les étiquettes : le label AB est quand même une bonne garantie. Regardez d'où ils viennent : l'inscription de l'origine du produit est obligatoire. Elle se trouve sur l'emballage ou, pour les produits en vrac, sur la pancarte. Choisissez plutôt les produits qui viennent de France. Achetez des produits de proximité Les fruits et légumes de proximité viennent de petits producteurs. Ils sont de plus en plus sensibles à la mise en place d'une agriculture durable, ils emploient de moins en moins de pesticides. Certains se sont regroupés, vous les retrouverez sur leur site : www.lepetitproducteur.com Alors, allez au marché, repérez-les (ils ont de petits étals de produits de saison) et achetez chez eux plutôt que chez ceux qui ont une plus grande surface de vente et qui se fournissent dans les MIN (Marché d'Intérêt National). Vous avez aussi la possibilité d'adhérer à une AMAP. comment-manger-bons-fruits-legumes-toute-annee Mais, devant leur succès, il faudra peut-être attendre un peu. Enfin, vous pouvez aussi vous fournir auprès de producteurs qui expédient. Ainsi, chez www.paysans.fr, vous recevez en 24 heures les produits frais que vous commandez sur le site : 150 producteurs de fruits, légumes, viandes, produits laitiers y sont regroupés. Et tous les produits sont bios ! Inutile de flipper et de risquer de grossir Les solutions ne manquent pas pour que votre alimentation soit la plus saine possible, avec moins de pesticides. Alors, il est complètement inutile de vous angoisser, de consommer des desserts sucrés plutôt que des fruits, de vous consoler en grignotant biscuits et confiseries qui, inévitablement, vous feront grossir. Quant à l'éventuelle radioactivité venue du Japon, ni vous, ni personne n'y peut rien ! Oubliez, c'est ce que vous avez de mieux à faire. Mais que cela ne vous empêche pas de participer à une des actions d'aide aux Japonais mises en place. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...

Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée par la presse récemment… Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement. Les médicaments dopaminergiques Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne. A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie. Les inconvénients des médicaments dopaminergiques L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement. Quels sont les effets indésirables des médicaments dopaminergiques ? Des nausées. Des baisses de tension. De la somnolence. Des hallucinations, visuelle ou auditive. Des troubles du comportement : addiction au jeu (courses, casino, cartes à gratter, jeux sur Internet…), achats compulsifs, inutiles, coûteux et répétitifs, alimentation compulsive (notamment pour des sucreries), hypersexualité (augmentation inhabituelle des désirs sexuels pouvant mener à des conduites inappropriées). Ces troubles du comportement ne touchent qu’une minorité de patients, mais les conséquences personnelles, familiales et sociales peuvent être importantes. Il importe donc de les repérer. L’aide de l’entourage peut le permettre. Médecins et associations de patients recommandent d’ouvrir le dialogue à ce sujet afin de noter les changements de comportement dans différents domaines : hyperactivité, comportements sexuels inhabituels, dépenses d’argent, surf sur Internet, achats, jeux, collections… Comment réagir ? N’arrêtez pas et ne modifiez pas les doses de votre traitement. Parlez-en à votre médecin, sans honte, il connaît les effets que peuvent entraîner ces médicaments, y compris l’hypersexualité et l’addiction au jeu ! Le médecin pourra trouver une solution en adaptant le traitement. Comment s’appellent les médicaments dopaminergiques ? ADARTREL® (ropinirole), APOKINON® (apomorphine), AROLAC® (lisuride), BROMOKIN® (bromocriptine), DOPERGINE® (lisuride), DOSTINEX® (cabergoline), DUODOPA® (lévodopa + carbidopa), MODOPAR® (lévodopa + bensérazide), NEUPRO® (rotigotine), NORPROLAC® (quinagolide), PARLODEL® (bromocriptine), REQUIP® (ropinirole), SIFROL® (pramipexole), SINEMET® (lévodopa + carbidopa), STALEVO® (lévodopa + carbidopa +entacapone), TRIVASTAL® (piribédil). Certains de ces médicaments existent sous forme générique. Ils sont alors identifiables par le nom de la molécule indiquée entre parenthèses. Isabelle Eustache

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Aliments anti-cholestérol : lisez bien les étiquettes…

Avez-vous l'habitude de consommer des produits enrichis en stanols végétaux, ces substances qui aident à faire diminuer le taux de cholestérol ? Si c'est le cas, vous devriez vous intéresser de près à l'étiquette de ces produits… Les stérols et stanols sont des lipides naturellement contenus dans les végétaux, et qui permettent de diminuer le cholestérol que nous avons dans le sang. On les appelle aussi phytostérols, phytostanols ou stérols et stanols végétaux. Comme ces substances ne sont pas des médicaments, des fabricants en ont ajouté dans des produits alimentaires – margarines, fromages, yaourts… – ce qui leur donne une certaine efficacité dans la lutte contre l'excès de cholestérol. Mais ce n'est pas parce qu'on en trouve en vente libre que ces produits sont anodins. Il est donc important de lire les étiquettes quand on consomme des aliments enrichis en stanols et stérols végétaux… Quelle quantité de stérols et stanols pour une efficacité optimale ? Si les stérols et les stanols, d'une manière générale, permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang, il faut veiller à en prendre la bonne dose : assez pour être efficace, mais pas trop pour éviter les éventuels effets indésirables. En effet, en trop grande quantité ces substances vont empêcher la bonne absorption de certains nutriments qui sont bons pour nous, comme le bêta carotène. Le SPF Santé publique conseille donc de consommer entre 1,5 et 2,4g de stérols et stanols par jour, pas moins mais pas plus ! Surtout que les produits enrichis sont en général gras, ce qui signifie que consommés en excès ils risque de… faire augmenter le taux de cholestérol. Qui peut consommer des stérols et stanols? Comme toute substance qui a un effet sur notre corps, les stérols et stanols sont à consommer avec modération, et seulement en cas de besoin. Ce qui veut dire que seules les personnes qui ont besoin de diminuer leur cholestérol doivent en manger – pas question de remplacer la margarine familiale par une qui contient des phytostérols et stanols sous prétexte qu'une personne dans le foyer a un peu trop de cholestérol !Plus spécifiquement, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 5 ans, doivent s'abstenir de consommer ce type de produit.Dernière recommandationIl est important de consommer suffisamment de fruits et de légumes quand on consomme des aliments enrichis en phytostérols et phytostanols, pour s'assurer que l'on reçoit suffisamment de nutriments importants. En aucun cas ces aliments ne peuvent prendre la place d'un régime équilibré. Trop de cholestérol ? Consultez votre médecin ! Il faut par ailleurs souligner que ce n'est pas parce que quelqu'un a trop de cholestérol que la consommation des produits enrichis en stanols et stérols est conseillée. Ils ne sont, par exemple, pas forcément compatibles avec la prise de médicaments contre le cholestérol. Seul votre médecin traitant pourra vous conseiller sur la bonne stratégie à mettre en place. Marion Garteiser,journaliste santé

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Les ronflements : que faut-il savoir ?

Passé la cinquantaine, 40% des gens ronflent. Mais les ronflements n'épargnent pas pour autant les plus jeunes, et particulièrement les hommes. Que faut-il savoir, que faut-il retenir ? Le tour de la question en 10 points. La position durant le sommeil n'a aucune influence sur la fréquence des ronflements.Faux. Dormir sur le dos favorise les ronflements car dans cette position le voile du palais se positionne vers l'arrière et obstrue davantage la respiration. Mieux vaut donc dormir sur le côté, voire sur le ventre. La principale cause du ronflement est un voile du palais qui vibre au fond de la gorge.Vrai. Le voile du palais vibre au fond de la gorge.Les ronfleurs manquent de libido.Vrai.Si le sommeil n'est pas réparateur, la fatigue s'installe et la libido diminue.L'alcool favorise les ronflements.Vrai.La consommation d'alcool diminue le tonus musculaire du palais, ce qui amplifie le volume du ronflement.Les arrêts respiratoires brefs et répétitifs durant le sommeil révèlent une grave maladie.Vrai.Les brefs arrêts respiratoires sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil. Celui-ci se révèle dangereux à plusieurs titres. Il augmente le risque cardiovasculaire et induit une somnolence durant la journée, ce qui accroît le risque d'accident domestique, du travail et de la route. Les personnes en surpoids ronflent plus que les autres. Vrai.Le surpoids et l'obésité favorisent les ronflements. En effet, toute surcharge pondérale tend à rétrécir les voies aériennes supérieures, ce qui provoque une respiration bruyante. Neuf ronfleurs sur dix sont en surpoids.Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.Faux.Les hommes sont 4 fois plus concernés que les femmes. Les ronfleurs sont à 80% des hommes et à 20% des femmes. Il s'agirait en partie d'une répartition différente du poids. En revanche, passé la cinquantaine, la différence entre les sexes disparaît.La radiofréquence est la technique la plus récente pour faire disparaître les ronflements.Vrai.C'est aussi la technique la plus simple. L'opération consiste à introduire, sous anesthésie locale, une électrode dans le voile du palais et à faire passer un bref courant électrique, lequel rétracte les tissus et diminue les vibrations du voile du palais.Prendre des somnifères permet de diminuer les ronflements.Faux.Comme l'alcool, les somnifères et autres tranquillisants agissent sur le tonus musculaire du palais et amplifient ainsi les ronflements.L'intensité du ronflement peut atteindre l'équivalent du passage d'un camion.Vrai.Il peut atteindre une intensité de 90 à 100 décibels, ce qui équivaut effectivement au passage d'un camion à proximité. Isabelle Eustache

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Et si on mangeait des graines de lin ?

Les graines de lin sont intéressantes en matière de santé à bien des égards, en raison des trois composés actifs qu’elles renferment, que sont les fibres, les lignanes et les oméga-3. C’est ainsi que les graines de lin sont utilisées tour à tour contre la constipation, l’excès de cholestérol, les symptômes de la ménopause ou encore les maladies cardiovasculaires… Des graines de lin contre la constipation, le syndrome de l’intestin irritable, la gastrite… Les fibres contenues dans les graines de lin ont un effet laxatif, utile contre la constipation chronique. À consommer en quantité progressivement croissante (graines de lin entières réduites en poudre). Utilisées sous forme de poudre fine, les graines de lin non entières soulagent les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Toujours moulues, elles sont utilisées en cas d’inflammation intestinale (gastrite, entérite), notamment provoquée par l’abus de laxatifs. Des graines de lin contre les bouffées de chaleur ? Les lignanes appartiennent à la famille des phytoestrogènes. À cet égard, les graines de lin pourraient contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. C’est la raison pour laquelle les graines de lin entrent parfois dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles de la ménopause, tout comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) ou l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), également riches en lignanes. Mais les études restent contradictoires quant à l’efficacité des graines de lin contre les symptômes de la ménopause (1). De même, les phytoestrogènes des graines de lin pourraient agir sur le métabolisme des estrogènes et jouer un rôle dans la prévention des cancers du sein. Mais là encore, rien n’est encore prouvé. Des graines de lin contre l’excès de cholestérol Les fibres (notamment le mucilage) contenues dans les graines de lin peuvent contribuer à réduire l’excès de cholestérol. Cet effet pourrait également être véhiculé par les lignanes et les oméga-3 présents dans les graines de lin. L’effet reste modeste, mais intéressant chez les personnes qui présentent de l’hypercholestérolémie (2). Protection cardiovasculaire globale Dans la famille des oméga-3, on distingue l’acide alpha-linolénique (ALA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA). L’ALA a plus particulièrement été impliqué dans la prévention cardiovasculaire. Or les graines de lin constituent une source très importante d’ALA. C’est d’ailleurs pourquoi les graines de lin ont été introduites dans l’alimentation des poules pondeuses, pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les hommes aussi devraient tirer un bénéfice cardiovasculaire de la consommation de graines de lin. Mais pour l’instant, les études entreprises sur ce sujet n’ont montré qu’un effet modeste (3). Graines de lin ou huile de lin ? L’huile de lin est peu utilisée car à l’air et à la lumière, elle a l’inconvénient de s’oxyder rapidement, elle rancit. On commence cependant à en trouver dans certains magasins. Mais attention, l’huile de lin ne s’utilise pas pour la cuisson. Quant aux graines de lin, on peut les acheter en vrac. Mais une fois moulues, elles doivent être conservées au réfrigérateur et consommées rapidement car, en poudre, elles s’oxydent aussi rapidement. Moulues, elles peuvent être ajoutées à des salades ou à des yaourts. Entières ou parfois broyées, elles sont de plus en plus utilisées en boulangerie (pains, gâteaux…) ou intégrées dans les céréales. Enfin, on en trouve en compléments alimentaires (sous forme de capsules opaques pour l’huile de lin). Isabelle Eustache

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Comment éviter ou écourter un rhume ?

Le rhume est très fréquent. Cette infection virale se manifeste par un nez bouché, des éternuements, un mal de gorge et parfois une légère toux. Faut-il consulter en cas de rhume ? Comment savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une grippe ? Comment l'éviter ? Et sinon, comment ne pas le transmettre à toute la famille ? Les rhumes sont extrêmement contagieux Avec l'arrivée du froid hivernal, l'organisme est moins résistant et les défenses immunitaires moins performantes. C'est ainsi que les victimes du rhume sont les plus vulnérables à un moment donné.Les enfants sont les plus touchés. Ils contractent en moyenne six rhumes chaque année. Leur système immunitaire encore immature est en cause, mais les virus étant particulièrement contagieux, la vie en collectivité (crèche, garderie, maternelle…) joue également un rôle important.La fréquence des rhumes diminue ensuite avec l'âge. L'adulte, lui, est atteint 2 à 3 fois par an environ et la personne âgée une fois, voire pas du tout, car l'organisme est alors immunisé contre les virus responsables des rhumes. Comment éviter un rhume ? La façon la plus sûre de ne pas attraper un rhume est de veiller à ne pas affaiblir son système immunitaire. Gérez le stress car celui-ci entame à coup sûr les défenses immunitaires : yoga, relaxation…... Pratiquez régulièrement une activité physique : une demi-heure de marche par jour pour les plus sédentaires, c'est déjà ça ! Mangez équilibré, varié et suffisamment : ce n'est vraiment pas le moment de débuter un régime restrictif. Dormez suffisamment et couchez-vous à heure régulière.   Comment éviter de transmettre votre rhume autour de vous ? La transmission virale repose sur l'hygiène : Lavez-vous régulièrement les mains et apprenez aux enfants à le faire correctement : eau et savon, faire mousser pendant plus d'une minute, des ongles aux poignets. N'échangez pas les couverts, les verres, les tétines, les gants de toilette, etc. Portez le moins possible vos mains au visage. Idéalement, portez un masque lorsque vous êtes enrhumé, sinon couvrez votre visage lorsque vous éternuez ou toussez. N'embrassez pas si vous êtes enrhumé, évitez les poignées de main et repoussez certaines visites (personnes malades, âgées, jeunes enfants). Enrhumé ou pas, lorsque les virus circulent, n'embrassez pas un enfant en bas âge sur le visage.   Comment distinguer un rhume d'une grippe ? La grippe se caractérise par des symptômes intenses, qui débutent très brutalement et qui le plus souvent obligent à rester au lit (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, courbatures, forte fatigue…). Inversement, les symptômes d'un rhume s'installent progressivement et sont moins intenses : fièvre peu élevée, légers maux de tête, douleurs, fatigue et faiblesse peu importantes, nez qui coule, congestionné, éternuement et parfois une légère toux, larmoiements. Faut-il consulter en cas de rhume ? S'il s'agit d'une grippe (symptômes intenses d'apparition très brutale), il faut consulter le plus vite possible afdin de bénéficier d'un traitement antiviral.Mais inutile de consulter son médecin traitant dès qu'on attrape un rhume.En revanche, si les symptômes du rhume s'éternisent plus d'une dizaine de jours, ils signalent très certainement la présence de complications. Il devient alors nécessaire de se rendre chez le médecin. Chez l'enfant il s'agit le plus souvent d'une otite moyenne. Mais un rhume peut aussi dégénérer en sinusite, en bronchite, en pharyngite, voire en pneumonie. A noter également qu'un rhume, en affaiblissant l'organisme peut réactiver un herpès (bouton de fièvre ou herpès génital). Comment soigner un rhume ? Le traitement du rhume repose sur celui des symptômes (médicaments contre la fièvre et les douleurs, décongestionnants pour le nez, sirop contre la toux sèche lorsque celle-ci persiste). Rappelons que les antibiotiques n'ont aucune action contre les virus. Ils ne sont donc prescrits que contre les complications bactériennes. Vous avez un rhume. Améliorez votre quotidien !   Rester au chaud et se reposer. Nettoyer le nez à l'aide de pulvérisations nasales d'eau de mer. Boire beaucoup, notamment des boissons chaudes. Ne pas surchauffer la chambre. Veiller à une humidification suffisante de la chambre.   Dr Philippe Presles

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Quels compléments alimentaires pour passer l'hiver en forme ?

Il existe de très nombreux compléments alimentaires, qui, selon leur composition, revendiquent des effets variés. Pour résister aux infections et passer l'hiver en forme, quels sont les vitamines, plantes et oligoélément s à privilégier ? Misez sur les stimulants du système immunitaire et les anti-stress ! Quels compléments alimentaires pour renforcer votre système immunitaire ? Booster ses défenses immunitaires avant l'hiver pour résister à l'attaque des virus et autres microbes à l'origine d'infections de gravité variable, c'est une excellente idée. Voici une petite liste des substances qui peuvent vous être utiles pour stimuler votre système immunitaire. La vitamine C est incontournable. Elle possède de puissantes propriétés antioxydantes et participe à renforcer le système immunitaire. A savoir : les fumeurs sont carencés en cette vitamine ! Les probiotiques : utilisés pour stimuler l'immunité, les probiotiques sont des micro-organismes (bactéries et levures) qui colonisent notre intestin et participent à notre flore intestinale. L'échinacée : cette plante soutient les défenses immunitaires et préviendrait les rhumes et autres infections. Les champignons : le shiitaké, le maïtaké et le Reishi sont des champignons utilisés par la médecine traditionnelle chinoise pour renforcer l'immunité. Ils sont aussi connus pour leur activité anticancer. Le ginseng est également une plante à laquelle on attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire. Le sélénium pourrait contribuer à la lutte contre la prolifération des cellules cancéreuses, mais on lui attribue aussi des effets sur les défenses immunitaires. Le zinc : cet oligoélément est connu pour favoriser l'immunité. La lactoferrine : cette protéine du lait et de la salive inhibe la multiplication des micro-organismes en fixant le fer nécessaire à leur croissance. Elle stimule par ailleurs de nombreuses cellules du système immunitaire. Quels compléments alimentaires pour lutter contre le stress ? L'excès de stress sur le long terme est délétère pour la santé et paralyse nos défenses. Le magnésium : minéral anti-stress bien connu, il est souvent associé à des vitamines du groupe B dans les compléments alimentaires, lesquelles sont également très utiles pour optimiser le fonctionnement de l'organisme.  Le ginseng : utilisé en médecine traditionnelle, le ginseng aide l'organisme à mieux s'adapter au stress. Le décapeptide de caséine alpha 1 : cette fraction de protéine est extraite de la principale protéine du lait, a des propriétés antioxydantes et pourrait également réduire le stress. Et en plus des compléments alimentaires... L'efficacité des compléments alimentaires peut être renforcée : Pratiquez une activité physique quotidienne. L'exercice physique stimule l'immunité et diminue le risque d'infection pendant l'hiver. C'est par ailleurs un anti-stress incomparable ! Adoptez une alimentation variée et équilibrée, en privilégiant les fruits et les légumes de saison, et les produits laitiers fermentés (riches en probiotiques notamment). Pensez à vous relaxer : accordez-vous dans votre emploi du temps des moments de détente.  Isabelle Eustache

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Je suis fatiguée, je mange quoi ?

Les jours sont de plus en plus courts et tristounets. Se lever le matin, c'est plutôt genre calvaire. Dans la journée, vous vous traînez, le moral dans les stilettos. Vous baissez du nez devant la télé ou au ciné. Bref, vous êtes fatiguée, sur les rotules. Alors, que faut-il manger pour vous requinquer et oublier la fatigue ? Vous êtes fatiguée : faites le bilan Demandez-vous d'abord d'où vient cette fatigue. Est-ce que vous dormez assez ? Vous ne buvez pas trop de cafés ? Vous avez de grosses contrariétés qui vous stressent plus que d'habitude ? Vous faisiez du sport et vous avez arrêté pour cause de mauvais temps ? Vous traînez un rhume ? Si votre manque de sommeil est en cause, il est facile d'y remédier en disciplinant vos heures de coucher et en diminuant le café. Les contrariétés ? Rien d'autre à faire que le gros dos en attendant que ça passe. Le sport ? Vous allez vous y remettre vite, dès que ça ira mieux. Le rhume ? Il risque de se dissiper plus rapidement avec de la vitamine C. Alors, que manger pour bien dormir, avoir votre dose de cette vitamine (et des autres) et dissiper cette antipathique fatigue ? Contre la fatigue : mangez des agrumes et des kiwis Ce sont des fruits riches en vitamine C et c'est leur saison. Ne terminez pas un repas sans manger une orange ou un kiwi. Commencez-le avec un pamplemousse : en tartare avec du saumon ou de la dorade, par exemple. Préparez-vous une provision de smoothies en centrifugeant des pamplemousses, des oranges, des kiwis mais aussi des fraises, et des framboises (surgelées évidemment) qui sont tout autant riches en vitamine C. Congelez-les : vous en aurez toujours sous la main.  Mettez du jus de citron (jaune ou vert) partout : non seulement dans les salades mais aussi sur le poisson, la viande, les légumes. Et, éventuellement, prenez un complément de vitamine C, ça ne peut pas vous faire de mal ! Contre la fatigue, mangez des choux Côté légumes, la nature fait bien les choses. C'est la saison de tous les choux et ils sont eux aussi bien fournis en vitamine C. Ils contiennent aussi des sels minéraux et des antioxydants bénéfiques. Alors en avant pour le brocoli, il en regorge ! Cuisez-le croquant et à la vapeur pour qu'il en perde le moins possible et accommodez-le en légume d'accompagnement. Il s'accorde avec tout : poisson, viande, volaille. Et il fait un malheur dans les pâtes et le risotto. Cuisinez-le aussi en potage : avec par exemple des épinards (pleins de vitamine C aussi, et de sels minéraux). Une petite salade de chou rouge ou vert, finement râpés, en entrée ? C'est pas mal du tout et il y en a chez tous les traiteurs si vous n'avez pas le courage de la préparer ou si vous déjeunez au bureau. Quant aux plats, vous avez un grand choix de recettes sur e-sante.fr. http://recette.e-sante.fr/chou Contre la fatigue, mangez des fruits de mer Les huîtres, les bulots et surtout les bigorneaux sont d'une fantastique richesse en vitamines et en sels minéraux de toutes sortes. Ce sont des boosters, pauvres en calories et tout à fait naturels que l'on devrait consommer souvent. Il y a des bigorneaux cuits chez tous les poissonniers : alors achetez-en régulièrement, croquez-en quelques-uns en apéritif, mettez-en dans une tournée de pâtes ou dans une salade : pousses d'épinards et bigorneaux coupés en petits morceaux, c'est top ! Et si votre poissonnier est sympa, faites-lui ouvrir une douzaine d'huîtres et offrez-vous cela pour votre dîner. Rien de tel pour amortir un coup de mou surtout si vous les noyez de jus de citron. Contre la fatigue : du boudin, du foie, des légumes secs, du chocolat Quel est le dénominateur commun de ces produits ? Le fer. Il n'est pas impossible que le vôtre soit en berne, surtout si vous ne mangez pas souvent de viande rouge : dès qu'on en manque, même un peu, on fatigue. Le boudin, beurk ? Mettez-en dans un parmentier, faites une tatin de pommes fruits et de boudin. Le foie ? Accommodez-le à l'aigre-doux (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-tiede-aigre-doux/recette/1550) ou au vinaigre de framboise (http://recette.e-sante.fr/foie-veau-vinaigre-framboise/recette/1550). En vous souvenant que celui de porc est le plus riche en fer. Les légumes secs ne font pas grossir, vous le savez. Alors, en avant la salade (http://recette.e-sante.fr/salade-lentilles/recette/1741) ou la purée de lentilles (http://recette.e-sante.fr/puree-lentilles/recette/1051) ou d'autres préparations (http://recette.e-sante.fr/lentilles). Il y a 10,7 mg de fer dans 100 g de chocolat. Voilà un bon prétexte pour en croquer une barre au moins tous les jours. Contre la fatigue : du magnésium Sauf le boudin, ces produits sont aussi riches en magnésium, dont le manque peut aussi être responsable de votre fatigue, de vos problèmes de sommeil. Surtout si par-dessus le marché une crampe vous cisaille souvent les jambes. Raison de plus pour les consommer souvent en buvant une eau qui en est bien pourvue (Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quézac). Mais une petite cure de magnésium en complément ne vous fera sûrement pas de mal car même avec une alimentation qui en est riche, on a du mal à atteindre son quota de 350 mg par jour. Trois repas équilibrés par jour avec du pain Si vous sautez le petit déjeuner, si vous déjeunez d'un sandwich ou d'une salade, si vous grignotez en rentrant à la maison et vous gavez au dîner parce que, à juste titre, vous êtes affamée, il ne faut pas vous étonner d'être fatiguée et de mal dormir ! Il en va de même si vous ne mangez pas de pain ou alors en quantités homéopathiques. Vous manquez de ces bons glucides lents qui apportent de l'énergie. Pour vous les fournir, il faut au moins 150 g de pain par jour. Mieux vaut remettre de l'ordre dans votre alimentation si vous voulez retrouver la pêche. Petit déjeuner copieux (pain, laitage, fruit), déjeuner et dîner avec viande, poisson ou oeuf, du pain et/ou des féculents, beaucoup de légumes, un laitage et un fruit pour terminer. Mais si avec tout cela votre fatigue ne cède pas, il faut alors consulter votre médecin afin de vous assurer qu'elle n'a pas une autre origine que votre mode de vie et votre alimentation. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Quelles sont les maladies infectieuses les plus fréquentes chez l'enfant ?

Les maladies les plus fréquentes chez les jeunes enfants (0 à 6 ans), sont infectieuses. Il s'agit des rhinopharyngites, des angines, des otites, des gastroentérites et des bronchiolites. Ces maladies infectieuses guérissent le plus souvent spontanément ou avec l'aide d'un traitement simple. Ceci dit, n'hésitez pas à appeler votre médecin. La rhinopharyngite La rhinopharyngite est une maladie virale particulièrement fréquente. Elle se traduit notamment par un nez qui coule, de la toux, de la fièvre.Le traitement est celui des symptômes, car la rhinopharyngite guérit spontanément. L'angine Dans 75% des cas l'angine est virale, sinon bactérienne. Cette inflammation des amygdales et de la gorge entraîne des maux de gorge et une fièvre plus ou moins élevée selon l'origine de l'angine.Le traitement est celui des symptômes dans le cas de l'angine virale. Mais s'il s'agit d'une angine bactérienne, un traitement antibiotique s'impose, d'où la nécessité de consulter son médecin. Pour faire la différence entre une angine virale ou bactérienne votre médecin pourra réaliser un test rapide permettant de repérer les streptoccoques. Dans ce ce cas le traitement antibiotique s'impose. L'otite Cette infection de l'oreille moyenne, d'origine bactérienne dans la majorité des cas, se traduit par une oreille très douloureuse provoquant des pleurs intenses et fréquents chez les bébés, de la fièvre et un nez qui coule. L'otite se traite à l'aide d'antibiotiques, d'anti-inflammatoire et de paracétamol contre la fièvre et la douleur.  La bronchiolite Virale, la bronchiolite est très fréquente chez les bébés jusqu'à l'âge de 3 ans environ. Inquiétante, elle se traduit par une respiration sifflante, une toux grasse, de la fatigue, un refus de s'alimenter et une légère fièvre.Pas d'affolement, les symptômes sont impressionnants mais souvent sans réelle gravité. Ne vous rendez pas aux urgences de votre propre chef. Demandez conseil à votre médecin, lequel prescrit habituellement des séances de kinésithérapie de désencombrement respiratoire.  La gastroentérite Cette infection virale se traduit typiquement par des diarrhées et des vomissements, et de la fièvre. Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. On recommande chez les jeunes enfants de recourir aux solutions de réhydratation en vente en pharmacie. Attention, les gastroentérites, les rhinopharyngites et les bronchiolites sont des maladies particulièrement contagieuses. Le lavage fréquent des mains est essentiel et indispensable avant de s'occuper d'un bébé, en sortant des toilettes et avant de préparer les repas. Le mouchage est également important, à l'aide d'un mouchoir à usage unique (et on se lave ensuite les mains après s'être mouché). Pour faciliter le mouchage des jeunes enfants, on peut utiliser du sérum physiologique ou de l'eau saline.  Isabelle Eustache

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Quels sont les signes d'un zona ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle. Ainsi, seules les personnes ayant eu la varicelle, le plus souvent durant l'enfance, peuvent souffrir d'un zona. Les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus souvent concernées par le zona, probabilité qui augmente à mesure que l'immunité diminue. Quels sont les signes indiquant qu'il s'agit d'un zona ? Le zona est une maladie fréquente En France, on observe 1,3 à 5 cas de zona pour 1.000 personnes, et 5 à 10 cas de zona pour 1.000 chez les plus de 60 ans. Au cours de la vie, 20% de la population pourrait souffrir d'un zona à un moment de sa vie.Le point sur cette maladie et sur les signes d'un zona. Le zona : une réactivation du virus de la varicelle Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. En effet, après avoir contracté la varicelle, le virus herpès zoster reste latent dans l'organisme et peut en cas de baisse des défenses immunitaires se réactiver et infecter les nerfs, donnant le zona.C'est ainsi que les personnes âgées sont plus particulièrement sujettes à développer un zona, tout comme les personnes immunodéprimées, atteintes du virus du sida ou en raison des traitements du cancer (radiothérapie, chimiothérapie). Et si c'était un zona ? Quels sont les signes du zona ? Le zona est parfois précédé durant 3 à 4 jours d'une sensation de malaise avec frissons, fièvre, nausées, diarrhées ou difficultés à uriner.Apparaît ensuite une éruption de pustules en bouquets, entraînant des brûlures et des démangeaisons sur un seul côté du torse ou du dos. Les petites vésicules sont remplies de liquide contenant le virus de la varicelle, qui peut alors être transmis aux personnes non immunisées.Les pustules sont très douloureuses et durent longtemps, plusieurs semaines, avant de disparaître spontanément. Comment se soigne un zona ? Durant les éruptions cutanées, les pustules sont nettoyées afin de limiter l'infection. En cas de pustule près d'un oeil, une consultation urgente en ophtalmologie s'impose.Sinon, le traitement du zona repose sur des antiviraux (type acyclovir). Pris très tôt, ils peuvent réduire la sévérité des symptômes du zona et leur durée.Mais ce traitement antiviral contre le zona permet également de réduire le risque d'atteinte des nerfs sous-jacents aux pustules, entraînant les redoutables complications névralgiques dites douleurs post-zostériennes, qui pourraient alors nécessiter des antidépresseurs.En effet, ces douleurs cutanées chroniques du territoire de distribution d'un nerf infecté par le virus du zona peuvent persister 1 à 3 mois, voire plus d'un an après l'épisode de zona avec pustules. Attention toutefois, seuls 10% des malades du zona développent une névralgie post-zostérienne.Sinon, des anti-inflammatoires, des anesthésiques et des antihistaminiques permettent d'apaiser les douleurs et les démangeaisons.Bonne nouvelle, les personnes à risque de zona peuvent bénéficier d'un vaccin (Zostavax de Sanofi Pasteur MSD).   Isabelle Eustache

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Blanchiment des dents : quels risques ?

Qui n'a jamais rêvé de se faire blanchir les dents ? Avec les nouveaux procédés, la tentation est grande. Nous avons tous entendu parler des kits de blanchiment des dents, en vente libre, et plus récemment encore des bars à sourire... Mais que propose exactement le dentiste ? Quels sont les bénéfices ? Quels sont les risques du blanchiment des dents chez le dentiste ? Le dentiste dispose de deux méthodes pour blanchir les dents   La première méthode de blanchiment des dents à disposition du dentiste consiste à éclaircir les dents elles-mêmes. L'autre technique de blanchiment consiste à recouvrir les dents de facettes.   Le blanchiment direct des dents : quelles sont les différentes techniques ? Chez les fumeurs ou les grands buveurs de thé ou de café, le chirurgien dentiste procède à un détartrage et à un polissage. L'arrêt du tabac est fortement conseillé.Lorsque les dents sont foncées naturellement, on recourt à des techniques d'éclaircissement qui consistent à appliquer un produit éclaircissant spécifique (peroxyde de carbamide, peroxyde d'hydrogène ou perborate de sodium pour les dents dévitalisées). L'application du produit éclaircissant se fait à l'aide d'une gouttière individuelle réalisée par un laboratoire de prothèses. Elle se réalise en une fois au cabinet du dentiste ou en plusieurs séances à domicile. A noter que la durée nécessaire au blanchiment des dents peut être parfois raccourcie par une activation à l'aide d'un laser ou d'une lampe spécifique.Le principe de ce procédé est globalement identique à celui proposé par les kits de blanchiment à domicile en vente libre. Certains proposent d'appliquer le produit à l'aide d'un pinceau, de strip ou d'une gouttière comme chez le dentiste, sauf que celle-ci n'est pas personnalisée mais standard. La nature du produit est toujours la même, mais la concentration est plus faible qu'au cabinet dentaire.Quant aux bars à sourire, le procédé est également identique, sauf que la nature des produits utilisés n'est pas vraiment connue, tout comme leur concentration finale et le procédé d'activation.  Alors, quel est l'avantage de se rendre chez le dentiste pour un blanchiment des dents ? A savoir : la durée de l'éclaircissement des dents est tributaire de la qualité du brossage dans les mois qui suivent. De même, la porosité induite par les produits de blanchiment se résorbe peu à peu et les dents se lissent à nouveau lorsqu'elles sont brossées régulièrement et de façon adéquate. Il est recommandé de consulter un dentiste si l'on veut avoir des dents plus blanches : Pour limiter les effets secondaires du produit. Le produit appliqué correspond à de l'eau oxygénée fortement titrée, laquelle ne présente pas une parfaite innocuité pour l'organe dentaire. L'usure de l'émail par brossages est plus importante après certaines méthodes d'éclaircissement des dents. Les produits ne semblent pas totalement inertes vis-à-vis de la pulpe. Les matériaux composites des obturations dentaires devenant moins durs et plus rugueux, ils ne s'éclaircissent pas de la même façon que les dents. La concentration du produit proposé dans les kits de blanchiment à domicile en vente libre étant plus faible que chez le dentiste, la durée et la fréquence des applications sont plus élevées, et les dents davantage agressées. Dans les bars à sourire, la nature exacte des produits n'est pas toujours connue, rendant le procédé peu sécurisé. Quant au résultat immédiat, il est obtenu à l'aide d'un produit activant pouvant rendre le produit agressif pour les dents. En cas de racine dénudée (dents déchaussées), une sensibilité au chaud et au froid peut apparaître. Les conseils d'un dentiste sont donc là aussi importants. On l'aura compris, seul le chirurgien dentiste peut évaluer au préalable l'état des dents et conseiller la meilleure méthode à utiliser en toute sécurité. Les facettes : une autre technique pour de belles dents blanches Une façon de rendre les dents blanches consiste à coller des facettes, de fines lamelles de matériau composite, sur des dents dont la surface a été préparée. Les facettes sont directement apposées sur la dentine, et non plus sur l'émail.Ce procédé donne un résultat esthétique très réussi, mais en revanche, il nécessite de tailler davantage les dents. Ce problème est moindre avec les facettes en céramique. L'autre inconvénient tient aux possibilités de décollement.On retiendra que seul le dentiste peut garantir un procédé sécurisé et personnalisé. Isabelle Eustache

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Faut-il attendre une heure avant d'aller se baigner ?

Selon une très vieille croyance populaire, il ne faut pas aller se baigner juste après le déjeuner, mais attendre au moins une heure que digestion se fasse.Cette croyance est-elle vraiment justifiée ? Faut-il vraiment attendre une heure avant d'aller se baigner ? Quel délai entre le déjeuner et la baignade ? Selon des experts canadiens et américains de la Croix Rouge, cette légende ne repose sur aucun fait concret.Autrement dit, il n'existe aucun argument valable pour interdire la baignade après un déjeuner, qu'il s'agisse de la baignade récréative des enfants, de la baignade rafraîchissante des parents ou d'une baignade sportive. Bien entendu, il est préférable d'éviter les repas très copieux, très gras et arrosés d'alcool, car en prolongeant la digestion, de tels repas s'accompagnent d'un sentiment d'inconfort quel que soit le type d'activités, allant de la lecture à la sieste en passant par la baignade. Sur quoi repose une telle croyance ? Certains disent qu'il est nécessaire d'attendre la fin de la digestion.Or, la digestion est un processus qui dure des heures, au minimum 3 heures selon la nature du repas. Il faudrait donc attendre plus de 3 heures avant d'aller se baigner et non pas seulement une petite heure.Selon d'autres croyances, c'est une question de température.En effet, lors de la digestion, la température corporelle s'accroît, ce qui augmente le risque de malaise par choc thermique lorsque l'on entre dans l'eau. Cette différence est cependant minime et il suffit d'entrer progressivement dans l'eau et de mettre un peu d'eau sur sa nuque pour atténuer la transition.Une autre hypothèse repose sur le fait que l'estomac et les muscles des membres entreraient en compétition pour le sang oxygéné. Après un repas, le sang afflue au niveau de l'abdomen, mobilisé pour la digestion, et donc indisponible pour les muscles. Seulement voilà, le volume de sang oxygéné est largement suffisant pour subvenir en même temps à la digestion et à l'activité musculaire des membres.En conclusion, mieux vaut faire un repas pas trop riche avant une baignade pour une question de confort.Mais se baigner juste après manger n'est pas associé à un risque accru de noyade….D'ailleurs, il est bien recommandé aux nageurs olympiques de manger un peu avant une compétition…. Isabelle Eustache

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Mal aux cervicales... Est-ce de l'arthrose ?

Les douleurs au niveau du cou ou cervicalgies sont très fréquentes et les causes multiples, mais il s'agit le plus souvent d'une arthrose des cervicales, a fortiori chez une personne de plus de 50 ans. Le point sur l'arthrose cervicale : ses symptômes et ses traitements. Le cou, un passage obligé et hypersensible Le cou est un lieu de passage extrêmement riche. Tous les nerfs partant de la tête et allant se distribuer à l'ensemble du corps transitent par le cou, à l'intérieur de la colonne vertébrale.Les vaisseaux qui vont irriguer le cerveau et les organes de la tête empruntent également ce passage. Enfin, siègent dans le cou la trachée et l'oesophage. Et pour soutenir la tête : la colonne vertébrale, des muscles et des ligaments.L'arthrose des cervicales est très fréquente chez les plus de 50 ans.Dans le cas d'une arthrose des cervicales (cervicarthrose), le cartilage des articulations du cou a subi une dégradation, pouvant provoquer une raideur de la nuque, voire des douleurs ou d'intenses maux de tête.Cette dégradation du cartilage est favorisée par une usure mécanique liée à une sollicitation excessive du cou ou inversement par l'immobilité (profession imposant des mouvements répétés de la tête ou imposant au contraire une immobilité).   Quels sont les symptômes de l'arthrose des cervicales ? Une raideur de la nuque, traduisant un début d'usure du cartilage réduisant la mobilité des articulations de la nuque : gêne ou limitation des mouvements de la tête et du cou, perte de souplesse dans la nuque. Une cervicalgie : la douleur est localisée au niveau du cou et peut s'accompagner de maux de tête, de vertiges, de sensation d'engourdissements. Une névralgie cervico-brachiale : la douleur se situe dans le cou et irradie dans le bras (douleur ou sensation d'engourdissement) en raison d'une compression des racines des nerfs au niveau du rachis cervical. Attention toutefois, les symptômes de l'arthrose des cervicales varient fortement d'une personne à une autre, allant d'une légère gêne à des douleurs intenses. Et chez certaines personnes, seule la radio témoigne des lésions.  Comment traiter l'arthrose cervicale ? On ne sait pas guérir l'arthrose, en revanche, on peut réduire la douleur et l'invalidité. Contre la douleur : analgésiques, anti-inflammatoires, application de crème anti-inflammatoires.  La gêne quotidienne et l'invalidité peuvent être améliorées par la réalisation d'exercices physiques de physiothérapie initialement guidés par un kiné. L'ergonomie : dans la vie quotidienne, l'adaptation de certains gestes apporte aussi un soulagement intéressant : oreiller ergonomique, position du cou lors de certaines activités (télé, ordinateur...), etc.  Le port d'un collier cervical peut soulager douleurs et raideurs. Enfin, la chirurgie peut être envisagée en cas d'arthrose très sévère : on peut fusionner des vertèbres cervicales ou remplacer des disques vertébraux par des disques artificiels. Dr Philippe Presles

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Anévrisme de l'aorte, faut-il opérer ?

L'anévrisme de l'aorte est une dilatation d'un segment de cette artère.La rupture de la paroi trop distendue du vaisseau peut conduire à une hémorragie massive.Que faire pour lever cette épée de Damoclès ? Anévrisme de l'aorte, qu'est-ce que c'est ? L'anévrisme artériel est une dilatation de la paroi d'une artère qui peut aller jusqu'à constituer une poche de sang.Il n'entraîne aucun symptôme particulier, pourtant, lorsque celui-ci se dilate trop, la paroi du vaisseau peut venir à se rompre et provoquer un épanchement de sang.Lorsque l'anévrisme touche une artère principale telle que l'aorte, sa rupture peut provoquer une hémorragie majeure et entraîner une mort rapide. Anévrisme de l'aorte : qui est concerné ? Que risque t-on ? L'anévrisme de l'aorte abdominale, rarement diagnostiquée à temps, est la troisième cause de mortalité d'origine cardiovasculaire.Cette maladie est assez fréquente chez les personnes de plus de 60 ans (surtout les hommes) et chez les fumeurs et anciens fumeurs, et plus globalement, les personnes présentant des risques cardiovasculaires. Après 60 ans, ce sont 4 à 8% des hommes qui sont concernés par l'anévrisme de l'aorte et 1 à 3% des femmes.Si vous avez des antécédents familiaux d'anévrisme de l'aorte ou si vous fumez depuis longtemps et que vous avez plus de 50 ans, voyez avec votre médecin l'intérêt d'une prescription pour une échographie abdominale. Que faire lorsqu'on a décelé un anévrisme de l'aorte ? Du fait de l'absence de symptômes, les anévrismes de l'aorte sont découverts le plus souvent de manière fortuite lors d'un examen comme une échographie abdominale ou un scanner. La conduite à tenir va ensuite dépendre de la taille de l'anévrisme.Face à de grands anévrismes, la chirurgie s'impose sans attendre du fait du risque important de rupture et d'hémorragie interne.Face à de petits anévrismes (moins de 55 mm), il n'y a pas d'urgence opératoire.Deux stratégies peuvent alors être adoptées : Une thérapie chirurgicale immédiate. Une surveillance régulière par échographie ou scanner (tous les 6 mois). Cette surveillance peut être suivie d'un acte chirurgical en cas d'augmentation de taille de l'anévrisme ou d'apparition de symptômes.   Un léger avantage pour la chirurgie Des études ont comparé ces deux méthodes en observant des patients de 50 à 79 ans souffrant de petits anévrismes de l'aorte abdominale.Toutes deux s'accordent à reconnaître un avantage à la chirurgie.En effet, après 8 ans de suivi, le taux de décès est diminué de 7,2 % chez les personnes opérées, malgré une mortalité un peu plus élevée au cours du mois suivant l'opération.A noter que l'arrêt du tabagisme, plus fréquent chez les personnes opérées, peut sans doute expliquer ce léger avantage... En quoi consiste l'intervention chirurgicale ? L'intervention chirurgicale consiste à remplacer la zone artérielle malade par une prothèse fixée sur les parties saines en amont et en aval.Il existe une autre alternative, l'intervention endovasculaire, moins invasive que la chirurgie ouverte, qui permet de renforcer la paroi de l'aorte pour éviter la rupture, en plaçant une endoprothèse vasculaire à l'intérieur de l'aorte. Dr Agnès Lara

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L'Aloe vera : une plante miracle pour la peau ?

Plante originaire des régions chaudes, l'Aloe vera présente de nombreuses vertus, en particulier dermatologiques.L'aloe vera pousse dans les régions chaudes et sèches. Ses feuilles charnues évoquent un cactus, mais il est en réalité une plante grasse. Une plante pas comme les autres ! Aloe vera : la plante tendance ! Originaire d'Afrique du Sud, l'Aloe vera est aujourd'hui cultivé dans de nombreuses régions du monde, de l'Espagne au Mexique, en passant par le sud des États-Unis.Facile à faire pousser, cette plante grasse est devenue en quelques années l'objet d'un véritable business !Des crèmes aux compléments alimentaires, en passant par les lessives, yaourts et autres boissons "bien-être", il est partout.Sans être un produit miracle, l'Aloe vera peut néanmoins se prévaloir de certaines vertus sur la santé et le bien-être...  Quelles sont les vertus dermatologiques de l'Aloe vera ? Les bienfaits les mieux connus de l'Aloe vera sont dermatologiques.Riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et acides aminés), le gel d'Aloe vera est particulièrement apprécié pour ses propriétés adoucissantes.Il peut être appliqué en usage externe sur les brûlures, piqûres et autres irritations de la peau pour son effet calmant et cicatrisant.L'Aloe vera est également utilisé pour traiter l'herpès génital, mais aussi dans certaines formes de psoriasis légères à modérées (1).L'Aloe vera est également un produit hydratant et apaisant particulièrement adapté aux peaux sensibles. Un usage régulier permettrait de favoriser la beauté de la peau et de lutter contre les signes de l'âge. Le secret de beauté de Cléopâtre dit-on !  Comment utiliser l'Aloe vera ? Si vous possédez un Aloe vera en pot, vous pouvez vous-même en extraire le gel. Il s'agira alors de couper la feuille à la base, de l'ouvrir en deux et de presser la demi-feuille contre la peau (petites blessures ou irritations superficielles).Une fois coupée, la feuille d'Aloe vera peut être conservée une à deux semaines au réfrigérateur.Si vous préférez avoir toujours de l'Aloe vera prêt à l'usage, préférez-le sous forme de gel ou de crème et faites-lui une place dans la salle de bain. Les vertus de l'Aloe vera ne s'arrêtent pas à la peau Le gel d'aloès, on l'a vu, est utilisé pour soigner la peau. Mais il n'est pas le seul atout de l'Aloe vera...Extrait de la paroi externe des feuilles de l'Aloe vera, le latex est une substance jaune riche en aloïne, une molécule reconnue par l'OMS pour ses vertus laxatives.D'autres vertus de l'Aloe vera, dans le diabète par exemple, sont en cours d'étude. Mais à l'heure actuelle, rien n'est prouvé.Mieux vaut donc profiter des bienfaits de l'Aloe vera sur votre peau ! Julie Luong, journaliste santé

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La langue aussi a ses maladies...

Notre langue aussi peut être l'objet de certaines affections particulières.Ulcérations, coloration particulière, excroissances, plaque blanchâtre... Que révèlent ces symptômes qui s'affichent sur notre langue ? Ulcérations et petites plaies sur la langueSe présentant sous la forme de petites plaies plus ou moins profondes, blanchâtres avec un pourtour rouge, sur la langue, mais aussi à l'intérieur des joues et sur les gencives, les aphtes sont très fréquents et douloureux.De nombreuses maladies virales peuvent aussi se manifester par de petites lésions sur la langue parfois très discrètes : rougeole, rubéole, mononucléose infectieuse, oreillons, herpès, varicelle, zona, voire plus grave, syphilis ou tuberculose.Les chimiothérapies peuvent aussi entraîner des ulcérations de la langue.En cas de persistance, il faut consulter.À savoir :Des prothèses dentaires mal adaptées peuvent créer des irritations, voire des ulcères. Que révèle une langue blanchâtre ?Candidose de la langueCette infection de la langue est liée à des champignons (mycose) comme le candida albicans, dont la prolifération se traduit par un enduit blanchâtre.La candidose survient plus souvent chez des personnes fragilisées (sida, diabète, personnes âgées, jeunes enfants...) mais aussi chez les asthmatiques utilisant des sprays de corticoïdes, les personnes souffrant d'asialie (absence de sécrétion de salive), portant un appareil dentaire, etc.Une bonne hygiène buccodentaire et dans certains cas un traitement antifongique permettent de guérir la candidose de la langue.Langue chargée ou langue saburraleLa langue saburrale est recouverte d'un enduit blanchâtre (la saburre) plus ou moins épais constitué de cellules mortes, de débris alimentaires et de bactéries.Elle apparaît lors de certains dérèglements digestifs associés à une infection avec de la fièvre, à la prise d'antibiotiques ou lors d'un traitement par neuroleptiques.La langue saburrale disparaît lors de la guérison de la maladie infectieuse ou à l'arrêt du traitement.Le lichen plan, des lignes blanches sur la langueSe manifestant par l'apparition de nombreuses petites lignes blanches sur la langue, les lèvres et à l'intérieur des joues, le lichen plan peut parfois aussi entraîner des petites ulcérations situées entre les lignes.Rarement, cela peut donner lieu à des lésions précancéreuses. Mieux vaut consulter pour établir un diagnostic (éventuellement effectué par biopsie).Le lichen plan se traite le plus souvent avec des corticoïdes. La langue noireCette couleur noire est associée à une mauvaise haleine en raison d'un développement bactérien.La langue noire est souvent liée à la prise de certains médicaments (notamment des antibiotiques), à une mauvaise hygiène buccodentaire, au tabac, à un usage abusif des bains de bouche à base d'eau oxygénée, à un dentifrice oxydant ou encore à une mycose.Il faut consulter afin d'identifier la cause et définir le traitement adéquat. La langue sèchePar manque de salive, la langue n'est plus assez humide.La langue sèche s'observe dans le syndrome de Gougerot-Sjögren et la sarcoïdose, mais certains médicaments peuvent aussi en être à l'origine (antidépresseurs, neuroleptiques), tout comme la radiothérapie du visage et du cou.La langue sèche est aussi un des symptômes de la ménopause.En cas de persistance, il faut consulter. La glossite, une inflammation de la langueUne glossite désigne une inflammation de la muqueuse de la langue associée à une douleur de la langue, un changement de couleur (rouge, blanc, noir) et à un gonflement. La glossite est généralement consécutive à l'ingestion de substances irritantes : tabac, alcool, épices, aliments trop chauds...La macroglossie, une augmentation du volume de la langueEn cas d'augmentation brutale du volume de la langue avec gêne respiratoire, il faut penser à une allergie (oedème de Quincke), qui nécessite un traitement en urgence avec injection de corticoïde.Si l'augmentation est progressive, le médecin recherchera diverses causes : glossite, morsure surinfectée, aphte, tumeur de la langue, hypothyroïdie, acromégalie, etc.Une langue rouge, lisse et brillante : glossite atrophique de Hunter ou anémie pernicieuseRare, une langue rouge et lisse peut être associée à un type d'anémie spécifique (anémie pernicieuse), ou encore à des carences en vitamine B1 ou en fer.Une langue lisse et brillante peut aussi révéler une glossite atrophique de Hunter caractérisée par la disparition des papilles filiformes, petites excroissances situées à la surface de la langue.Des douleurs, des picotements et des fourmillements : glossodynieTypiques des sujets déprimés ou anxieux, les glossodynies se manifestent par des douleurs et des paresthésies de la langue : picotements, fourmillements.Les tumeurs bénignes de la langue : kyste, lipome, papillomeLes tumeurs bénignes de la langue sont rares. Il peut s'agir :De kystes situés sous la langue, sortes de boules de taille très variable que l'on peut enlever en cas de gêne.De papillomes qui sont des verrues ou excroissances cutanées, causées par un papillomavirus humain, localisées ou disséminées dans la bouche. Attention, le papillomavirus peut se transmettre durant des rapports sexuels non protégés. Ces verrues ne nécessitent pas de traitement, mais le médecin peut choisir de les enlever.De lipomes qui sont également des tumeurs bénignes, sortes de masses sphériques, molles et indolores qui siègent sur le bord de la langue. Et si c'était un cancer de la langue ?$$ Fréquent, le cancer de la langue est susceptible d'entraîner les symptômes suivants :Lésions sur la langue qui ne guérissent pas.Plaque blanchâtre sur la langue qui tend à devenir dure.Gêne à la mastication, lors des mouvements de la langue ou lors de la toux.Petits ganglions à la base du cou.Saignements.Haleine fétide.Douleurs de l'oreille. On retiendra que toute lésion de la langue qui perdure au-delà de 3 semaines doit amener à consulter.Isabelle Eustache

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Transpirer, c'est signe de bonne santé

Nombre de personnes considèrent que transpirer beaucoup à l'effort dénote un manque de condition physique. Au contraire ! Transpirer est signe de bonne santé.  Explications et conseils pour éviter aussi la déshydratation. Dès les années 60, des recherches ont été entamées pour étudier la déshydratation comme facteur limitant de la performance physique, mais aussi pour prévenir les accidents liés à une « surchauffe » de l'organisme que l'on appelle « hyperthermie ». Ainsi, l les chercheurs ont calculé que, sans moyen de refroidissement, la température d'un coureur à pied s'élèverait d'un degré toutes les deux ou trois minutes d'effort ; au bout d'une heure, le corps dépasserait les 55 degrés... ce qui est bien sûr intolérable ! Suer beaucoup, un signe de bonne santé ? Heureusement, le corps dispose de plusieurs moyens pour évacuer sa chaleur excédentaire, notamment la transpiration. Ainsi le fait de suer beaucoup témoigne d'une bonne adaptation de l'organisme au stress.Les personnes en bonne santé transpirent plus vite que les autresDe nombreuses études ont permis de constater qu'un sujet bien entraîné commence à transpirer à une température interne voisine de 37°2, tandis que chez un sujet en mauvaise condition physique, la sudation débute plus tard, vers 37°7. Mais, tout en étant le meilleur moyen de refroidissement de l'organisme, la sueur s'effectue aux dépens de nos réserves d'eau.Jusqu'à 3 litres par heureDans les conditions extrêmes - température élevée, vent fort ou humidité relative élevée - la transpiration peut atteindre jusqu'à 3 litres par heure d'exercice. Certains footballeurs perdent ainsi 4 litres après un match disputé en plein soleil. Lors des marathons particulièrement sous une chaleur torride, on enregistre aussi des pertes de poids de 4 à 5 litres. Et l'on a même décrit un déficit de 12 litres par jour chez les soldats en exercice au Sahara. Sans eau, pas de jus ! Malheureusement, plus on perd de l'eau, plus la capacité physique diminue. Ainsi, une perte de liquide de 2% par rapport au poids du corps (1,5 litre pour un sujet de 70kg) réduit la capacité physique d'environ 20%. Lorsque la déshydratation atteint 4% du poids corporel, le handicap équivaut à 40%. Cela s'explique par la réduction du volume sanguin et donc une diminution du débit cardiaque et de la tension artérielle. Moins de sang parvient aux muscles, limitant ainsi leur capacité de travail. L'athlète se sent faible et fatigué. En même temps, la fréquence cardiaque augmente anormalement.Les signes de déshydratation à surveillerSi l'effort se poursuit, toujours sans boire, la température corporelle risque de s'élever dangereusement. Méfiance donc lorsque vous constatez des symptômes comme une peau soudainement sèche, un coeur qui bat trop vite ou une perte de vigilance. Il peut s'agir d'un coup de chaleur, susceptible d'évoluer assez vite en syncope, voire même de conduire au décès ! Pour éviter d'en arriver là, il faut boire d'urgence et se reposer à l'ombre. Il sera bien temps plus tard de penser aux exploits. 2 trucs " antisèches "   En cas de fortes chaleurs, la sensation de soif ne suffit pas à indiquer le déficit hydrique réel. Soif ou pas soif, il faut s'habituer à boire quelques gorgées toutes les demi-heures. Pour ménager le système digestif, et ne pas se retrouver déshydraté, il faut boire dès le début d'un effort de longue durée.   Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Je fatigue devant mon écran...Que faire ?

Aujourd'hui, quasiment tout le monde travaille sur écran, plus ou moins longtemps. Parallèlement, les plaintes se sont multipliées ces dernières années : fatigue, yeux secs, voire maux de tête en fin de journée. Que se passe-t-il ? Que faut-il faire ? Nous avons interrogé le Dr Xavier Subirana, ophtalmologiste.$$Quels types de troubles peut générer le travail sur écran ?$$Dr Xavier Subirana : Les écrans n'induisent aucune pathologie. En revanche, ils engendrent un travail visuel important et présentant certaines particularités qui induisent pour les personnes fixant de longues heures leur écran un certain nombre de symptômes comme une sensation de fatigue visuelle en fin de journée, d'oeil sec donnant l'envie de mettre des gouttes pour les humidifier et parfois même des maux de tête. Ces symptômes sont typiquement absents le matin puis se manifestent progressivement au fil des heures passées devant l'écran pour culminer en fin de journée. Ils sont donc bien induits par l'effort visuel fourni devant l'écran, d'autant plus qu'ils disparaissent pendant les vacances.Que faire si l'on souffre de fatigue oculaire liée à l'ordinateur ?La première chose à faire est de consulter un ophtalmologiste pour vérifier s'il existe un trouble visuel. En premier, il est nécessaire de dépister un défaut de réfraction même très léger. Une toute petite hypermétropie, ou un petit astigmatisme, non gênants habituellement dans la vie quotidienne peuvent se révéler très pénible lorsque l'on fait travailler ses yeux avec beaucoup d'intensité. Il suffit alors de porter des lunettes corrigeant ce petit défaut lors du travail sur ordinateur pour soulager les symptômes.En second, il convient d'éliminer un déséquilibre de la vision binoculaire. En effet, de nombreuses personnes ont un léger défaut de parallélisme des yeux (hétérophorie), qu'elles compensent facilement grâce à leurs muscles oculomoteurs. Mais devant un écran, cet effort permanent peut être source de fatigue.La cause la plus fréquente de fatigue visuelle est l'insuffisance de convergence. Les yeux n'arrivent plus à converger suffisamment, or pour avoir une bonne vision binoculaire en vision de près il faut que les deux yeux convergent symétriquement vers le centre de l'écran.Une autre cause de fatigue, après quarante ans, peut être la conséquence de l'apparition de la presbytie. Regarder de près nécessite une accommodation du cristallin, lequel fonctionne de moins en moins bien avec l'âge et induisant la presbytie qui nécessitera un port de lunettes en vision de près et donc devant l'écran.Quelles sont les solutions pour ces personnes qui accommodent mal ?On recourt à de l'orthoptie, c'est-à-dire que l'on propose aux patients des séances de rééducation au cours desquelles ils apprennent à maîtriser des mouvements pour retrouver une convergence normale. Une douzaine de séances sont généralement suffisantes, à raison de deux séances par semaine, remboursées par la Sécurité sociale sur prescription de l'ophtalmologiste.Ainsi, en un mois et demi, les patients retrouvent une convergence complètement normale, éliminant les maux de tête et la fatigue visuelle. Cette rééducation est très efficace. Par contre, il est indispensable de poursuivre les exercices de rééducation chez soi, selon la fréquence indiquée par l'orthoptiste, car sans entraînement le problème reviendra.En quoi consistent les exercices de rééducation ?On utilise par exemple un instrument ressemblant à une aiguille à tricoter avec une boule à une extrémité. Le patient fixe cette boule que l'on rapproche progressivement du nez. On force ainsi les yeux à fusionner. On peut également utiliser un synoptophore, appareil qui présente deux images que le patient doit faire fusionner. Il existe toutes sortes d'autres outils pour la rééducation et même depuis peu des systèmes informatisés.Que peut-on faire contre les yeux secs ?Devant un écran le nombre de clignements par minute est réduit. Lors de la fixation du regard, les paupières se bloquent, et la fréquence de balayage du film lacrymal s'en trouve diminuée, ce qui augmente l'évaporation et favorise le dessèchement de la cornée. Ce problème d'oeil sec est souvent aggravé par l'environnement des lieux de travail modernes, climatisés sans possibilité d'aération naturelle. La seule solution à ce problème d'hydratation est de mettre des larmes artificielles. À noter que ce phénomène des yeux secs est plus sensible chez les personnes qui portent des lentilles de contact souples.Et si tout est normal, qu'aucun trouble visuel, même très léger, n'est retrouvé ?Si tout est normal, il faut se poser la question de l'ergonomie du poste de travail, ce qui n'est pourtant que rarement prise en compte, surtout par les jeunes générations.Un écran d'ordinateur ne doit pas être installé n'importe où. Il doit être bien positionné par rapport à la lumière : ni face à la fenêtre, car on est ébloui par la luminosité, ni le dos à la lumière qui génèrera des reflets sur l'écran. La position de l'écran par rapport aux yeux est essentielle : le haut de l'écran doit être au-dessous de la ligne des yeux regardant droit devant, le sujet étant assis en position de travail le dos droit. L'écran doit être légèrement incliné pour faciliter la vision de près.  Enfin, il est essentiel de faire très régulièrement des pauses dans la fixation car nos yeux ne sont pas habitués à un rythme soutenu d'images, comme celui qui est imposé aux enfants par les jeux vidéo. Il faut donc durant le travail sur écran penser à « décontracter » ses yeux en se forçant, régulièrement, à quitter l'écran des yeux pour regarder au loin quelques minutes, avant de reprendre le travail sur écran.Isabelle Eustache

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Mycoses de la peau : les pièges de l'été

Les mycoses cutanées, provoquées par des champignons microscopiques, sont le plus souvent bénignes bien que gênantes, tant sur le plan esthétique que par les démangeaisons qu'elles entraînent. Les mycoses peuvent toucher toutes les parties du corps, avec une prédilection pour les zones chaudes et humides, comme les pieds ou les plis. Ces mycoses superficielles se soignent généralement bien, à condition de suivre correctement le traitement, pendant une durée suffisante. Les précautions d'hygiène sont de plus essentielles pour éviter que les mycoses ne récidivent. Mycose : l'infection de l'été ? Pendant l'été, vous profitez sans doute de la mer ou de la piscine. Malheureusement, il arrive parfois que vos vacances soient en partie gâchées par l'apparition d'une mycose cutanée. Il s'agit d'une infection due à des champignons microscopiques qui se développent dans la couche superficielle de la peau. Sa survenue est le plus souvent favorisée par la chaleur, l'humidité et la transpiration, c'est pourquoi elle est plus fréquente l'été. Les champignons responsables de mycoses : dermatophytes ou levures ? Deux types de champignons peuvent être cause de mycoses :Les « dermatophytes », qui se transmettent soit par un animal ou une personne contaminés, soit par l'intermédiaire des sols humides.Les « levures » (surtout le Candida), qui sont naturellement présentes dans l'organisme et qui, dans certaines conditions (humidité, stress, prise de médicament, etc.), peuvent entraîner une infection.Typiquement, les symptômes d'une mycose consistent en une rougeur locale, accompagnée de démangeaisons et de petites peaux sèches en surface (la peau « desquame »). Les lésions dues au Candida se présentent plutôt comme des petites pustules blanches autour d'une zone suintante. Comment reconnaître une mycose ? Selon son siège La mycose des piedsUne des mycoses les plus fréquentes est celle qui touche les pieds. Elle se traduit par des démangeaisons importantes et des fissures entre les orteils, avec une desquamation blanche : il s'agit du « pied d'athlète », qui n'a de flatteur que le nom ! Elle est favorisée par la transpiration et la macération ainsi que par le port de chaussures fermées en caoutchouc. La contamination peut se faire par l'intermédiaire du sol de la plage ou de la piscine.Les autres localisations des mycosesAu niveau des plis, sous les seins ou entre les fesses, il s'agit surtout de candidoses : elles entraînent une rougeur avec sensation de brûlures, démangeaisons, des dépôts blanchâtres et un suintement du fond du pli.Lié à un contact avec un chien ou un chat, l'« herpès circiné » siège habituellement sur les bras ou le visage. Cette mycose, qui n'a aucun rapport avec le virus de l'herpès, se présente sous la forme de plaques rouges en anneau, qui s'étendent progressivement.L'« eczéma marginé de Hebra » se rencontre essentiellement chez l'homme et siège en haut des cuisses : des rougeurs situées entre les cuisses et les bourses s'étendent vers l'aine et provoquent de fortes démangeaisons.Le « pityriasis versicolor » est une mycose très fréquente, due à une levure naturellement présente chez tous les individus. Il est favorisé par certains facteurs, comme la chaleur, l'humidité et la transpiration. Il apparaît donc surtout l'été et entraîne alors un bronzage qui n'est pas uniforme : les épaules, le dos, le décolleté sont parsemés de taches blanches ou brunes, qui desquament facilement. Cette mycose ne s'accompagne d'aucun symptôme, et n'est gênante que par son aspect inesthétique ainsi que sa tendance à s'étendre et à récidiver. Que faire en cas de mycose ? De façon générale, sachez que les mycoses de la peau ne sont pas dangereuses pour la santé. Elles sont cependant contagieuses, sources d'inconfort et caractérisées par leur tendance à la récidive. Heureusement, nous disposons de traitements efficaces, appelés antimycosiques, qui s'appliquent localement (crèmes, gels moussants, lotions, poudres) ou se prennent par voie orale (en cas d'atteinte des ongles ou des cheveux).Les traitements locaux antimycosiques s'appliquent une à deux fois par jour, pendant un mois pour les pieds, environ 15 jours sur le corps.Dans le cas du pityriasis versicolor, le traitement consiste en une ou deux applications d'un gel moussant ; vous devez cependant savoir que les taches dépigmentées ne disparaîtront qu'à l'occasion d'une nouvelle exposition au soleil.Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter votre médecin dès les premiers signes (rougeurs, démangeaisons). Après avoir identifié le type de la mycose, il vous prescrira un traitement adapté que vous devrez absolument suivre pendant toute la durée de traitement prescrite, afin d'éviter les récidives. N'arrêtez donc surtout pas prématurément sous prétexte que les lésions ne se voient plus ou se sont améliorées.Par ailleurs, si la contamination s'est faite par un animal domestique, il faut également le traiter, sous peine de rechute. Mycoses : comment éviter les récidives ? Les traitements des mycoses resteraient sans efficacité s'ils n'étaient accompagnés de précautions d'hygiène, qui doivent également être appliquées dans le but de prévenir les récidives.En cas de pityriasis versicolor, éliminez les vêtements synthétiques qui empêchent l'évaporation de la sueur, évitez les saunas et n'appliquez pas d'huiles sur le corps car ce champignon a une grande affinité pour les corps gras.Pour les autres mycoses, la prévention consiste notamment à ne pas marcher pieds nus dans les lieux chauds et humides, à se sécher correctement entre les orteils après la toilette, à porter des vêtements en coton et des chaussures ouvertes dès que c'est possible, et à ne pas porter de vêtements trop serrés.Grâce à la connaissance des facteurs favorisants et à une bonne hygiène corporelle, vous devriez pouvoir éviter la réapparition de la mycose et profiter alors de vos prochaines vacances en toute tranquillité ! Dr Sylvie Coulomb

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Le soleil, véritable ennemi des maladies de peau

Certes, la vie est plus belle au soleil, mais certains patients atteints d'une affection de la peau voient leur maladie s'aggraver. Si les poussées d'herpès sont bien connues pour apparaître préférentiellement lors des expositions au soleil, nombre d'autres pathologies cutanées peuvent se manifester, comme l'acné, le masque de grossesse ou le lupus érythémateux. Herpès labial et soleil L'herpès est la plus connue des affections cutanées déclenchées par le soleil. Les poussées sont provoquées par une exposition riche en UVB, comme en bord de mer ou en altitude. Elles apparaissent chez environ un tiers des patients. Mal connu, le mécanisme pourrait passer par un photo-traumatisme et un effet immunosuppresseur des ultraviolets. Acné et soleil Cette affection s'aggrave avec un temps de retard. Lors des premiers jours d'exposition, les lésions s'atténuent en raison d'un effet anti-inflammatoire des UV. Mais le bronzage engendre un épaississement de l'épiderme obstruant les pores de la peau. Ainsi, à l'arrêt des expositions, les pores bouchés deviennent à nouveau la cible de réactions inflammatoires.C'est pourquoi les poussées d'acné surviennent généralement deux à trois semaines après la fin des vacances. Ces patients doivent donc se protéger à l'aide d'une crème solaire adéquate et reprendre leur traitement anti-acnéique dès la fin des expositions. Rosacée, couperose et soleil Le soleil, comme les autres facteurs vasodilatateurs aggravants que sont l'alcool, les épices, la chaleur, etc., accentue la couperose, qui est le premier stade de la rosacée. Ultérieurement, les UV n'ont pas d'incidence, mais peuvent provoquer des sensations douloureuses ou des brûlures. Le mélasma ou masque de grossesse Le plus souvent déclenché chez les femmes enceintes ou sous contraception orale, il s'agit d'une pigmentation brunâtre sur le visage, touchant le front, les pommettes et la lèvre supérieure, qui s'accentue au soleil.Si l'atteinte se cantonne à l'épiderme, il est possible de faire disparaître le mélasma. En revanche, s'il touche le derme, il n'existe aucun traitement. Psoriasis et dermatite atopique Ces deux affections sont généralement améliorées par le soleil. Mais 10% des psoriasiques présentent une aggravation durant les mois d'été. Il en est de même avec le prurit des atopiques. Lupus érythémateux Les UV peuvent également aggraver, voire déclencher, des maladies auto-immunes comme le lupus érythémateux.Il ne semble pas nécessaire de se cacher complètement du soleil, mais de prendre les précautions adéquates. Et comme tout le monde, de se protéger à l'aide d'une crème solaire adaptée, d'éviter les expositions prolongées et aux heures les plus chaudes de la journée. Isabelle Eustache

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Sportifs : manger plus de fruits et légumes !

L'activité physique augmente les besoins en micronutriments.Compte tenu de ce phénomène, on estime qu'environ cinq sportifs sur six consomment trop peu de fruits et légumes. Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments... Parmi tous les micronutriments présents dans les fruits et légumes, les plus connus sont les vitamines, les minéraux et une série d'autres métaux plus rares, que l'on regroupe sous l'appellation d'oligo-éléments et qui, tous ensemble, ne représentent qu'un pourcentage infime du poids du corps. A leur propos, on utilise parfois l'expression "éléments traces". D'autres familles peuvent encore être apparentées à ces micronutriments comme les fibres végétales, par exemple, qui sont reconnues pour leurs effets sur le transit intestinal ; les "flavonoïdes" que l'on trouve dans le thé, le vin, le chocolat ; et toutes les autres substances antioxydantes tirées des fruits et des légumes. Quels sont nos besoins en micronutriments ? Pendant des années, on a évalué nos besoins en micronutriments sur la base de dosages biologiques. On se reportait aux tables de composition qui répertorient les teneurs en vitamines, minéraux et oligo-éléments des différents aliments et, après comparaison des habitudes de consommation, on estimait le risque plus ou moins important de carence. Mais c'était sans compter les pertes occasionnées lors du stockage, de la cuisson ou de la conservation des aliments. Bref, connaître le niveau de ses apports en vitamines et oligo-éléments par ce biais était et sera toujours assez aléatoire. Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs De plus, il faudrait aussi tenir compte des besoins spécifiques de chaque individu et notamment de son exposition plus ou moins forte aux radicaux libres que l'on produit à chaque fois qu'une réaction physiologique implique l'utilisation d'oxygène. Il arrive effectivement que des atomes d'O2 échappent aux filières chargées de les contenir, ce qui entraîne la formation de molécules très réactives et instables. Ces radicaux libres sont à l'origine de nombreuses pathologies qui touchent les cartilages, les tendons, les muscles, etc.Les sportifs sont particulièrement concernés. Pendant l'effort, ils augmentent évidemment leur consommation d'oxygène et, inévitablement, une fraction de ce gaz extrêmement toxique sert à la production de radicaux libres. En soi, la réaction n'a rien de particulièrement inquiétant. Au contraire, les attaques radicalaires participent d'une certaine façon au renforcement de l'organisme. Mais des problèmes peuvent survenir si le système de défense se trouve débordé. Or, pour bien fonctionner, celui-ci doit faire appel à différents micronutriments dits "antioxydants" comme la vitamine C, le sélénium, le zinc, la vitamine E, la provitamine A. Une salade d'antioxydants Considérant tout cela, on aurait effectivement tendance à encourager la consommation de ces substances par les sportifs. On trouve sur le marché quantité de « compléments alimentaires » qui font la part belle à ces antioxydants. Mais de l'avis général, il vaut mieux les puiser dans leurs habits originaux de fruits ou de légumes et, plutôt que de chercher la santé en pharmacie, avoir ses habitudes chez la marchande des quatre-saisons ! Gilles Goetghebuer, journaliste santé

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Hépatites A,B,C,D,E : l'alphabet des malheurs du foie

Les hépatites ?On sait généralement que ce sont des maladies du foie, mais savez-vous vraiment quelles sont leurs caractéristiques propres, et comment on peut les combattre ? Un petit rappel... Hépatites A, B, C : des symptômes prochesToutes les hépatites sont des inflammations du foie. Le plus souvent, elles sont liées à une infection par un virus. Selon le virus en cause on parlera d'hépatite A, B, C, D ou E (il en existe d'autres, mais ces cinq-là sont les plus fréquents).Toutes les inflammations du foie vont créer les mêmes symptômes :Dès lors que le foie ne peut plus assurer ses fonctions, notamment de transformation et d'élimination de la bilirubine résultant du recyclage des globules rouges, les pigments biliaires ne sont plus produits : la bilirubine qui est un fort colorant jaune augmente dans le sang et disparaît dans les selles. D'où les symptômes suivants :Un ictère, ou une jaunisse, c'est-à-dire que la peau et le blanc des yeux deviennent jaunes.Des urines foncées.Des selles claires.Une grande fatigue.Des symptômes digestifs : nausées et vomissements.Des douleurs abdominales.A savoir : dans certains cas les symptômes sont inexistants et passent inaperçus.Mais dans leur mode de transmission, et dans les solutions que nous avons pour les combattre, les hépatites varient.Hépatite A : transmission alimentaireTransmission de l'hépatite ALe virus de l'hépatite A se transmet surtout par voie alimentaire : pour l'attraper, il faut consommer de l'eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d'une personne malade. C'est pourquoi la maladie se retrouve beaucoup plus fréquemment dans les pays moins développés, avec manque d'eau saine et d'hygiène.Conséquences de l'hépatite A L'hépatite A n'est que rarement mortelle et elle disparaît de l'organisme après infection. Cependant, ses symptômes peuvent être violents.Prévention de l'hépatite A Un vaccin existe contre l'hépatite A. Comme elle est peu fréquente dans nos pays, il est surtout conseillé aux voyageurs, qui risquent plus d'y être exposés.Hépatite B : 600 000 victimes par an dans le mondeTransmission de l'hépatite B Pour attraper l'hépatite B, il faut entrer en contact avec le sang ou d'autres fluides corporels d'une personne infectée. La transmission peut se faire de la mère à l'enfant mais le plus souvent, dans nos pays, ce sont les relations sexuelles ou le partage de seringues qui sont en cause. Il y a aussi un risque de contamination du personnel médical.Conséquences de l'hépatite B La plupart du temps, l'hépatite B ne cause pas de symptômes et disparaît d'elle-même. Elle peut cependant dans de rares cas entraîner les signes classiques d'une hépatite. Mais surtout, elle risque de devenir chronique, et d'évoluer plus tard en cirrhose ou en cancer du foie.Prévention de l'hépatite B  Il existe un vaccin contre l'hépatite B qui est systématiquement administré à tous les bébés. La vaccination à l'âge adulte est conseillée pour les personnes à risque (utilisateurs de drogues injectables, personnes ayant des comportements sexuels à risque, professionnels qui entrent en contact avec le sang, etc.)Hépatite C : pas de vaccinTransmission de l'hépatite C Cette forme d'hépatite se transmet par exposition au sang d'une personne contaminée : perfusion, partage de seringues déjà utilisées, rapports sexuels...Conséquences de l'hépatite CL'hépatite C n'entraîne de symptômes que dans 20% environ des cas. Mais entre 75% et 85% des personnes infectées vont développer une forme chronique de la maladie, dont 1 à 5% mourront d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.Prévention de l'hépatite C Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. La meilleure prévention consiste à utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel, et à éviter le contact avec des objets souillés par du sang. L'hépatite C peut généralement être guérie, mais par un traitement lourd et coûteux. Hépatites D et E : découvertes plus récemmentLe virus de l'hépatite D ne se présente qu'en combinaison avec l'hépatite B ; les modes de transmission et les risques sont donc les mêmes, et le vaccin protège contre les deux maladies.Quant à l'hépatite E, elle est comparable à l'hépatite A : même mode de transmission et absence de forme chronique. Elle peut cependant entraîner une hépatite fulminante qui est mortelle, et fait 57 000 victimes par an.Marion Garteiser, journaliste santé

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Pollution et santé : 5 endroits où il vaut mieux ne pas habiter...

On connaît de mieux en mieux l'impact de la pollution sur notre santé. Des troubles du sommeil au cancer du poumon, de nombreux risques sont en partie liés aux polluants que nous absorbons... et donc aux endroits où nous habitons. Petite revue des endroits à éviter si vous recherchez un logement.  Le trafic automobile est toujours à fuir Notre amour de la voiture est responsable de beaucoup de pollution dans l'air : gaz, particules fines, etc. Les conséquences sont sérieuses, et peut-être plus diverses que vous ne l'imaginez : les maladies respiratoires semblent logiques, mais on sait aujourd'hui qu'il y a aussi un lien entre la pollution automobile et les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs se penchent aussi sur une association possible avec des troubles du développement chez l'enfant.Les logements à risque ne sont pas seulement ceux qui sont situés sur les routes très fréquentées, mais aussi ceux des alentours. En outre, les autoroutes ne sont pas seules concernées. Tous les endroits où les embouteillages sont fréquents exposent leurs riverains à trop de pollution. Le nettoyage à sec n'est pas bon pour tout le monde Les pressings qui utilisent du perchloroéthylène mettent les gens qui les fréquentent en danger. C'est particulièrement vrai pour les employés qui y passent leurs journées, bien sûr. Mais les personnes qui habitent dans le même immeuble qu'une entreprise de nettoyage à sec sont aussi contaminées par le perchlo.C'est pourquoi il est fortement déconseillé d'emménager s'il y a un pressing dans l'immeuble ! A moins qu'il s'agisse d'un de ces nouveaux pressings sans perchloroéthylène. Le radon, ennemi discret Le radon est l'une des principales causes de cancer du poumon quand la cigarette ne peut pas être incriminée. Ce gaz radioactif est présent naturellement dans le sous-sol de certaines régions, - on estime qu'il est responsable chez nous de 700 cancers du poumon chaque année.Pour savoir où l'on trouve du radon en France : où trouve-t-on du radon en France ? Le bruit : on n'y pense pas assez souvent... Le bruit est une pollution comme les autres, et à ce titre il occasionne des dégâts pour la santé.Si le son qui dérange est vraiment d'un niveau élevé, l'ouïe est en danger ; mais les troubles du sommeil ou maux de tête viennent bien plus tôt. Et l'impact est plus sévère chez les enfants, dont les résultats scolaires peuvent trinquer.Pour éviter les logements exposés au bruit, il faut bien sûr ne pas habiter sous les très médiatisées routes aériennes. Mais pensez aussi aux rues très fréquentées par des camions ou, dans les grandes villes, aux quartiers «  vivants »... qui bien souvent sont fréquentés jusqu'au bout de la nuit, et pas toujours par des personnes assez sobres pour être respectueuses. Pollution de l'air : champs et usines à égalité Si vous êtes tenté(e) de vous échapper à la campagne pour fuir la pollution, choisissez bien votre endroit !En effet, les pesticides répandus sur les champs ont un impact sur la santé humaine, tout comme les particules qui s'échappent des usines...Par ailleurs, vous installer loin des villes, c'est-à-dire aussi loin de votre lieu de travail et/ou du lieu où vous scolarisez vos enfants et profitez de votre vie sociale ou culturelle, risque aussi d'augmenter les nuisances que vous subissez. En effet, le temps passé dans les bouchons vous expose à de la pollution. Et signifie, en même temps, que vous en créez pour les voisins !Au moment de choisir votre logement, pensez donc aussi pollution.Source : e-santé Isabelle Eustache

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L'écran d'ordinateur abîme-t-il les yeux ?

Nous sommes aujourd'hui des milliers à travailler sur ordinateur ou à surfer sur le net à la maison. Tout ce temps passé a des effets sur nos yeux et génère notamment un trouble : la fatigue visuelle.Picotements, yeux rouges et fatigués, yeux secs, éblouissements, troubles de la vision, sécheresse oculaire, maux de tête... la fatigue visuelle peut devenir un vrai handicap. Comment faire pour travailler ou surfer sur son ordinateur tout en préservant ses yeux ? Entre 30 et 40% des utilisateurs d'écran se plaignent de fatigue visuelle : picotements des yeux, oeil sec ou rouge, vision trouble, maux de tête…...$$Que signifie cette fatigue visuelle ?$$Il s'agit d'un phénomène d'accommodation.Pour voir net, nos yeux doivent accommoder en permanence au moyen de muscles. Or ces derniers sont particulièrement sollicités sur les écrans d'ordinateur. En effet, notre regard balaie plus ou moins vite certaines zones de l'écran, différents plans, lesquels sont également plus ou moins bien éclairés.Le travail sur écran favorise également le syndrome de l'oeil sec, qui correspond à un manque de larmes, entraînant des sensations de brûlures et des irritations.Autre caractéristique de la lecture sur écran : la fréquence du clignement de nos yeux est diminuée. Ce phénomène entraîne une sécheresse de l'oeil et un inconfort visuel. Toutefois, l'environnement ambiant contribue également à la sécheresse oculaire : sécheresse de l'air, tabac, climatisation et ventilateurs. Quand se manifeste la fatigue visuelle ? Il suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent.Au-delà, les symptômes s'accumulent. Ainsi, plus la semaine de travail avance, plus l'accommodation est difficile et plus la distance pour voir net s'agrandit. En revanche, la pause durant le week-end permet à l'oeil de récupérer.Comme le souligne l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), les heures passées devant un écran, si elles entraînent à la longue une fatigue visuelle, ne génèrent pas de troubles visuels. En revanche, elles constituent un excellent révélateur de défauts jusque-là passés inaperçus. Les conseils pratiques pour limiter votre fatigue visuelle   Placer l'écran à une distance de 50 à 70 cm des yeux, selon la taille des caractères. Pour apprécier la distance, vérifier que votre écran est placé à une longueur de bras de votre corps. Installer votre écran sur un bureau assez bas de telle sorte que le haut de l'écran soit situé légèrement en-dessous du niveau des yeux. La hauteur de vos yeux doit par exemple correspondre à la hauteur du bord supérieur de l'écran. La lumière en provenance des fenêtres ne doit pas se refléter sur l'écran. Privilégier l'éclairage latéral (de côté), en évitant toute source lumineuse dans le champ visuel face à l'écran. L'idéal est donc l'écran perpendiculaire à la fenêtre (et à une distance d'1,5 m) ou à toute autre source lumineuse. Régler l'intensité et le contraste de l'écran en fonction de la lumière ambiante. Privilégier un affichage sur fond clair et se limiter à 2 ou 3 couleurs en plus de celle du fond (les caractères bleus sont les moins bien perçus en vision fixe). Humidifier l'atmosphère pour éviter la sécheresse oculaire. Clignez souvent des yeux pour les humidifier. Regarder plusieurs fois par heure des objets éloignés. Faites des pauses régulièrement en changeant d'activité. (5 minutes toutes les heures ou 15 minutes toutes les deux heures). Les porteurs de lunettes ou de lentilles doivent vérifier régulièrement leur correction. Enfin, attention aux troubles musculosquelettiques (TMS) : devant un écran, pensez à adopter  la bonne posture ! Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Que faire quand notre peau vieillit ?

La peau vieillit comme le reste de notre organisme.Et, comme pour le reste de notre organisme, il faut apprendre à distinguer le vieillissement, dit normal, du vieillissement pathologique.Le dicton "mieux vaut prévenir que guérir" reste particulièrement adapté.A quoi est dû le vieillissement de la peau ?Le vieillissement de la peau est un processus déterminé génétiquement, mais influencé par de nombreux facteurs extérieurs. Parmi ceux-ci, les rayons ultraviolets sont de loin les plus importants.Mais les maladies, les changements hormonaux, l'alimentation, le tabagisme, etc., contribuent tous au déclin de certaines fonctions cellulaires.L'évolution n'est pas la même pour tous, ce qui fait que, pour certains, il se créé un véritable fossé entre l'âge chronologique et l'âge biologique: on paraît alors plus jeune ou plus vieux que son âge.Les transformations de la peau sont normales au cours du temps...La peau est autre chose qu'une enveloppe: c'est un organe et pas le moins noble.Sous l'influence du temps, la peau s'amincit, perd de son élasticité, devient sèche, rugueuse, se défend moins contre les infections et se marque de rides.Celles-ci, plus ou moins profondes, surviennent avec la dégradation du collagène et des fibres élastiques (composées d'élastine). Les mélanocytes, cellules fabriquant la mélanine responsable de la pigmentation, diminuent en nombre (10 % par décennie au niveau des zones protégées) et en efficacité.Comme la mélanine est un filtre solaire très efficace pour lutter contre les agressions des ultraviolets et capturer les fameux radicaux libres (molécules formées en réponse aux agressions, dont l'accumulation devient très toxique pour les cellules), on comprend que la peau se fragilise en vieillissant. Finalement, toutes sortes de taches peuvent apparaître, pigmentées ou non, bénignes ou pas.Les maladies de peau du senior: une liste phénoménale !Du fait de la fragilité acquise avec le temps, mais aussi du mode de vie (exposition solaire, tabagisme, etc.), on peut voir survenir chez les seniors une multitude de problèmes cutanés dont la liste des noms, tous plus compliqués les uns que les autres, découragerait les plus assidus.Grossièrement, on les répertorie en poétiques taches (sans relief), macules (petit relief), nodules, bulles, ulcères…... Que l'on qualifie de lésions bénignes, précancéreuses ou malignes, accompagnées ou non d'infections, de démangeaisons, de maladies plus générales.Si l'on devait ne retenir qu'une chose, c'est qu'aucun problème de peau, traînant ou d'apparition récente ne doit être négligé : il faut toujours savoir son nom, justement donné par le médecin ou le dermatologue et, surtout, connaître son potentiel évolutif.Au final la question sera toujours celle-ci : faut-il enlever ou pas ?Petit guide du bien agir pour sa peau âgée...Surprenants de simplicité parfois, il ne faut pas négliger l'application quotidienne de ces quelques conseils.La prévention en dermatologie est, de l'avis de tous, utile dès la plus petite enfance. Elle reste particulièrement pertinente pour une population vieillissante.Se protéger du soleilAvec un facteur de protection d'au moins 15 pour tous. Eviter si possible, les expositions entre 10h et 16h. Pour les actifs qui passent plusieurs heures en plein air (au jardin, au golf, dans les pays chauds), il faut apprendre avec l'aide de son médecin, à s'examiner et le faire une fois par mois. Un rendez-vous chez le dermatologue, au minimum annuel, assure un dépistage précoce des cancers. L'examen cutané sera alors complet, cuir chevelu, ongles, muqueuses, pieds et plis (fesses et oreilles) compris !Veiller à une bonne hygiène quotidienneLa douche oui, le bain, non ! Les séances prolongées en eau trop chaude ont certes beaucoup d'effet sur le stress mais, sur une peau âgée, elles sont à l'origine de démangeaisons et d'assèchement de la peau. Trop longtemps plongée dans l'eau chaude, la couche cornée (superficielle) se dissocie, laissant échapper les molécules d'eau qu'elle renferme normalement. Ceci d'autant plus que la chaleur favorise la transpiration. Les terminaisons nerveuses de surface sont alors plus sollicitées, ce qui explique les démangeaisons qui accompagnent les peaux sèches.Bien choisir les produits pour la toiletteAttention aux savons liquides qu'on ne rince pas suffisamment, aux gels douches parfumés et colorés, souvent allergisants. En cas d'irritation, préférer des savons surgras et mieux, les solutions lavantes. Après rincage soigneux, bien se sécher sans frotter, en faisant particulièrement attention aux plis cutanés qu'il faut bien essuyer.Attention aux idées recuesHydrater sa peau avec des crèmes, c'est important, mais les meilleures ne sont pas forcément les plus chères. Le mieux, c'est d'éviter celles qui sont colorées, parfumées. Encore une chose: non à l'eau de Cologne en friction ! Ces lotions alcoolisées sont trop décapantes. Il existe aujourd'hui des produits sans alcool. Il faut boire... et manger équilibréOn ne s'en souvient pas assez, mais la peau se compose en grande majorité d'eau. Une alimentation saine et variée assure des apports vitaminiques suffisants pour la peau (vitamines E, C, A, B9, PP). L'alcool et les épices sont moins utiles, puisqu'ils favorisent la couperose.Ne tolérez aucune tache, croûte, ni excroissances d'apparition récente sans l'avoir d'abord montrée au médecin ou au dermatologue qui, très souvent d'ailleurs, l'enlèvera….Et le tabac ?Il potentialise les effets des U.V. et a la fâcheuse tendance à s'accumuler dans la couche moyenne de la peau au niveau des fibres élastiques (composées d'élastine), ce qui finit par donner un teint jaunâtre. De même, il altère la vascularisation locale, ce qui augmente la fragilité cutanée.Peau claire + yeux bleus + Exposition solaire + ÂgeSe poser une seule question : "de quand date mon dernier rendez-vous chez le dermatologue ?".Ne jamais se soigner seul !Attention à ne pas mettre n'importe quoi sur n'importe quelle lésion. L'utilisation folklorique de traitements locaux contenant des composés actifs comme la cortisone, les antibiotiques, certains antiseptiques, peut être catastrophique. En effet, mal utilisés, ils peuvent, au minimum, compliquer la guérison. Il faut toujours consulter son médecin, puis appliquer rigoureusement ses consignes. Les traitements des peaux âgées sont souvent plus longs et plus complexes. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé,Dr Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache

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Rosacée, ôtez-moi ces rougeurs sur le visage !

La rosacée est une maladie qui se traduit par des rougeurs plus ou moins intenses sur le visage.Les personnes qui souffrent de cette affection inesthétique doivent savoir que des traitements existent.Quant aux autres, il faut les informer que ces rougeurs et autres petits vaisseaux dilatés ne sont pas dus à l'excès de boisson ! Rosacée : des rougeurs mal placées constituant un handicap esthétique La rosacée est une maladie de la peau qui évolue par poussées et qui se manifeste par des rougeurs sur les joues, le nez, le front, par des petits vaisseaux dilatés et des boutons inflammatoires ressemblant à l'acné. Selon la sévérité de la rosacée, le handicap esthétique peut être très intense et s'accompagner de conséquences sociales désastreuses.La rosacée est une affection dermatologique fréquente touchant les petits vaisseaux du visage. Elle se déclare généralement vers 20-30 ans et culmine à 40-50 ans. Mais pour que les altérations ne soient pas trop profondes, au point de marquer définitivement la peau et de constituer un véritable handicap physique, il convient de prendre en charge cette maladie.La rosacée n'a rien à voir avec l'alcoolisme ! Le grand public doit également savoir que de telles marques ne sont pas le signe d'une consommation excessive d'alcool. Encore aujourd'hui, les victimes sont prises pour des alcooliques, ce qui ne fait que décupler inutilement leur souffrance….Les femmes sont plus souvent touchées par la rosacée (environ deux femmes pour un homme). Et elles sont nombreuses, on estime que 10% de la population est concernée, mais huit sur dix ne savent pas qu'il s'agit de cette maladie et ne se soignent donc pas. Différents traitements contre la rosacée Parallèlement, il est recommandé de lutter contre les facteurs favorisant les poussées en évitant les boissons et les aliments très chauds, les épices, l'alcool, les expositions au soleil et l'activité physique intense. Au stade couperose (rougeurs permanentes et petits vaisseaux dilatés) : application locale d'un traitement sous forme de gel ou de crème. Ensuite, selon la sévérité de la rosacée, on peut faire appel à différents traitements : Traitement physique par laser ou électrocoagulation. Dans les formes un peu plus marquées, on recourt à une antibiothérapie. Et enfin, aux stades sévères, les dermatologues ou les chirurgiens plasticiens utilisent la chirurgie réparatrice ou le laser CO2. Il faut consulter son médecin ou un dermatologue pour diagnostiquer la rosacée et bénéficier d'un traitement adapté. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Après 40 ans, la presbytie au rendez-vous !

Plus de 22 millions de Français sont concernés par la presbytie.Par comparaison, 7 millions sont myopes et 9 millions hypermétropes.Liée au vieillissement normal de l'oeil, ou plus précisément à une baisse du pouvoir d'accommodation, la presbytie reste méconnue par la moitié des personnes concernées. Presbytie : un défaut d'accommodation qui s'installe progressivement La presbytie est un phénomène normal, lié au vieillissement de l'oeil. Elle apparaît en général après 40 ans et se manifeste au début par une gêne à la vision de près (lecture, écriture…).En effet, la presbytie correspond à une diminution du pouvoir d'accommodation de l'oeil. Or l'accommodation permet de faire la « mise au point » sur les objets regardés de près. La presbytie empêche donc de bien voir de près, mais ne retentit pas directement sur la vision de loin.Elle se corrige à l'aide d'un verre convergent. Cette correction n'est utile qu'en vision de près, c'est-à-dire à environ 33 centimètres. Les verres progressifs sont donc ici bien adaptés. La presbytie est méconnue et peu traitée Ces quelques données de bases portant sur la presbytie sont méconnues de la moitié des personnes concernées, comme le révèle une enquête menée auprès de 1.600 personnes âgées de 40 à 64 ans. Les deux tiers d'entre elles sont presbytes, parmi lesquelles 84% déclarent corriger leur vision de près. 66% d'entre elles portent des verres progressifs, tandis que les autres recourent à des verres unis ou bifocaux, voire des lunettes achetées sans ordonnance.Autre fait révélé par cette enquête, à peine 50% des sujets interrogés sont capables de donner une brève définition de la presbytie. Le presbyte consulte tardivement Mais surtout, les délais avant la prise en charge sont généralement trop longs : 35% ont attendu que le problème de vision ne soit plus supportable avant de consulter un ophtalmologiste. Un quart des personnes souffrant de presbitie ont mis plus d'un an avant d'aller consulter et 38% attendent encore plus d'un an entre le moment de la consultation et celui de l'équipement.Pourquoi un tel dédain de la part des Français ? Ce qui est sûr, c'est que pour beaucoup de personnes, la presbytie s'accompagne d'un sentiment de passage à la vieillesse qui n'est pas forcément facile à vivre.Mais la réalité est là : c'est entre 40 et 50 ans qu'apparaissent les premiers signes d'une presbytie.Chez les sujets myopes, elle se manifeste plus tardivement (44-46 ans) et plus précocement chez les hypermétropes. Il faut consulter dès les premiers signes de gêne pour la vision de près.L'adaptation aux verres correcteurs, et particulièrement aux verres progressifs, sera d'autant plus facile si l'équipement se fait dès les premiers troubles de la vision... Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Votre maison... saine ou polluée ? Faites-vous les bons choix ?

Nos intérieurs concentrent de nombreux polluants. Résultat, l'air qui règne dans nos logements est plus pollué qu'à l'extérieur.Avez-vous les bons réflexes pour diminuer la pollution chez vous ? 1) Chaque jour vous aérez votre logement pendant une vingtaine de minutes. Puisque la pollution à l'intérieur de nos logements dépasse celle qui règne à l'extérieur, il est essentiel d'aérer tous les jours pendant au moins 20 minutes, chaque pièce de notre logement. 2) Pour nettoyer les vitres, vous utilisez plutôt du vinaigre blanc. Le vinaigre blanc est un produit naturel qui remplace avantageusement les produits chimiques à vitres. Quant aux sprays et autres vaporisateurs, ils sont à éviter ! Vous pouvez également utiliser du vinaigre contre le calcaire, au lieu d'un produit spécial anticalcaire. Il est aussi naturellement antiseptique. 3) La plupart de vos meubles sont en bois massif. Le bois aggloméré dégage pendant longtemps des composés organiques volatils toxiques. Mieux vaut l'éviter et privilégier les matériaux naturels, comme le bois massif ! 4) Pour dégraisser, vous êtes plutôt du genre à employer du savon noir. 100 % naturel, le savon noir est un excellent dégraissant à privilégier au détriment des nombreux produits ménagers toxiques. Et méfiez-vous des parfums de synthèse, ils sont toxiques. 5) De retour du pressing vous enlevez illico le plastique protecteur. Le perchloréthylène est un solvant couramment utilisé pour le nettoyage à sec, classé comme " cancérigène probable ". Alors un conseil : ôtez le plastique des vêtements qui reviennent du pressing et aérez-les en laissant la fenêtre ouverte. 6) Vous êtes du genre à faire le vide régulièrement. En accumulant objets, vêtements, bibelots, on accumule aussi la poussière, les acariens, les microbes et les polluants. Il est essentiel de trier régulièrement. 7) Votre décoration privilégie plutôt le bois naturel. Ayez le réflexe de privilégier les matières naturelles : bois massif (évitez les bois exotiques qui sont en voie de disparition), terre cuite, grès, faïence, fibres naturelles (coco, sisal, chanvre), au détriment des matières plastiques notamment. Évidemment vous éviterez aussi d'appliquer peintures, vernis et autres traitements chimiques sur du bois naturel ! 8) Votre joker pour déboucher la douche, c'est la ventouse ! Les produits déboucheurs de canalisation sont particulièrement toxiques. Évitez-les !9) Vous avez de nombreuses plantes vertes chez vous.De nombreuses plantes possèdent des propriétés dépolluantes : Ficus, Kentia, lierre, Philodendron, Aglaonéma, Chamaedoréa, Chlorophytum, DracaenaSansevieria, etc.10) Contre les mauvaises odeurs ou tout simplement pour le plaisir que ça sente bon, vous utilisez des huiles essentielles. Oubliez les parfums de synthèse (toxiques) et privilégiez les huiles essentielles : pin, lavande, etc. Elles ont en outre des propriétés désinfectantes. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Quand le rhume se transforme en sinusite

C'est le principal risque du banal rhume que l'on attrape tous en hiver : l'agression virale donne lieu à une surinfection bactérienne des sinus.Le plus souvent, rhume et sinusite sont bénins. Il suffit de surveiller et de consulter si ça s'éternise.Quelques astuces pour prévenir. Du rhume à la sinusite : de l'agression virale à la surinfection bactérienne Les agressions virales perturbent l'activité des muqueuses, favorisant la prolifération bactérienne. Les sinus étant de toutes petites cavités, ils se bouchent facilement, entraînant une surinfection bactérienne. C'est ainsi qu'un rhume mal soigné peut se transformer en sinusite.Mais on ne traite pas systématiquement un rhume chez une personne saine. Cette infection bénigne disparaît classiquement toute seule en 7 à 8 jours. On peut cependant utiliser des médicaments dits de confort contre les symptômes (nez qui coule, maux de tête, fièvre, douleurs dentaires ou frontales), notamment pour décongestionner le nez. En revanche, chez les personnes fragilisées, comme celles qui ont un système immunitaire déficient, un diabète ou une maladie cardiaque, un rhume doit être systématiquement soigné en raison d'un risque plus élevé de complications bactériennes. La sinusite Concernant la sinusite, il faut différencier la sinusite aiguë de la sinusite chronique. La première est souvent causée par un rhume mal soigné, il est donc conseillé de consulter lorsqu'un rhume s'éternise. De la même façon, une sinusite mal soignée ou qui dure ne doit pas être négligée. En effet, dans quelques cas, elle peut entraîner de sévères complications : otites, bronchites, pneumonies, méningites. Contre le rhume, les antibiotiques sont inutiles. En revanche, ils peuvent être prescrits en cas de sinusite.Les sinusites dites chroniques, d'une durée supérieure à trois mois ou survenant plus de trois fois par an, sont parfois dues à une infection dentaire, à des polypes au niveau des sinus (polypose nasosinusienne) ou encore à une maladie de la muqueuse respiratoire qui peut être causée par une allergie, le tabagisme (actif et passif) ou un reflux gastro-oesophagien. Un traitement spécifique s'impose. Comment prévenir une sinusite ?   •Dans les chambres et les pièces principales, veillez à ce que la température ne soit pas excessive (19°C maxi) et que l'air ne soit pas trop sec. Employez des humidificateurs si nécessaire. •Lorsqu'il fait froid et humide, sortez la tête couverte et le nez protégé par une écharpe. •Se moucher correctement (une narine puis l'autre) et l'apprendre aux enfants. •En cas de rhume, se laver le nez à l'eau de mer pour décongestionner les narines et évacuer les sécrétions. •Si le rhume se prolonge, consultez afin de bénéficier d'un traitement adapté. •Et enfin, pas de tabac ni d'exposition passive. Les enfants exposés au tabagisme de leurs parents présentent un risque accru de sinusites. Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Quand la gastro nous tient

Appelée autrefois " grippe intestinale ", la gastro-entérite apparaît généralement en hiver sous forme d'épidémie. Elle touche souvent les collectivités, dont les écoles, et plusieurs membres d'une même famille.Maladie très contagieuse, il est nécessaire de respecter quelques règles d'hygiène très simples, dont la chasse aux mains sales.Comment se transmettent les gastro-entérites ?D'origine virale ou bactérienne, les symptômes de la gastro-entérite sont bien connus : diarrhées aiguës et crampes abdominales d'apparition brutale, parfois accompagnées de nausées, de vomissements, de fièvre et de courbatures.Le respect de quelques règles d'hygiène élémentaires permet de prévenir cette affection qui peut être d'origine virale ou bactérienne.Gastro-entérite d'origine virale : les mains salesLes microbes étant véhiculés par les matières fécales, l'infection se transmet par les mains sales. Ainsi, on peut être contaminé en touchant une poignée de porte, particulièrement dans les lieux publics, ou en touchant un objet manipulé par d'autres, comme de l'argent ou de la nourriture. Les épidémies sont donc fréquentes dans les écoles car les enfants ne se lavent pas systématiquement les mains, notamment avant de passer à table. La pause sandwich est également en cause : les sandwichs du commerce ne sont pas avariés, mais ils sont dévorés les mains sales.Gastro-entérite d'origine bactérienne : les alimentsMoins fréquente mais plus sévère, le germe le plus souvent incriminé est la salmonelle présente dans les aliments (viandes, oeufs, produits laitiers...). En sont également responsables les shigelles, ou Campylobacter, transmis par le lait cru et les animaux domestiques, ainsi que les colibacilles présents dans la viande et le lait. Souvent spectaculaires, les gastro-entérites d'origine virale guérissent aussi généralement en quelques jours.Quel traitement contre la gastro-entérite ?Sans excès, un antispasmodique et un antidiarrhéique peuvent calmer les douleurs.Un régime anti-résidus (sans fibres) est conseillé : pas de légumes ni de fruits crus, pas de laitages ni de féculents excepté le riz. Il faut boire beaucoup, la déshydratation étant le principal danger de cette affection chez les jeunes enfants et les personnes âgées.Si malgré ce traitement les symptômes persistent avec notamment de la fièvre, il est nécessaire de consulter son médecin afin qu'il en recherche la cause, notamment alimentaire. Un bilan sanguin et une coproculture (examen des selles) vous seront prescrits afin d'y déceler l'éventuelle présence de salmonelles ou autres bactéries responsables d'intoxications alimentaires. Un antibiogramme sera alors établi pour définir le traitement antibiotique adéquat.Un antispasmodique, mais également un probiotique, pourront vous être prescrits.Un probiotique (produit à base de ferments lactiques : Lactobacillus casei, Lactobacillus acidophilus) peut également être préventif en période d'épidémie car il s'oppose à la pénétration des microbes tout en reconstituant la flore intestinale. Il aide donc l'organisme à se défendre tout en régulant le transit intestinal.Conseils de baseDès l'enfance, se laver soigneusement les mains en sortant des toilettes, avant de faire la cuisine et de passer à table.Ne jamais réutiliser sans les nettoyer des ustensiles ayant été mis en contact avec de la viande, du poisson ou des oeufs crus.Avant préparation ou consommation, lavez systématiquement les fruits et les légumes.Déjà atteint d'une gastro-entérite, couvrez votre nez à l'aide d'un masque avant de prendre un bébé dans vos bras. De plus, évitez les bisous durant quelques jours. Source : e-santéIsabelle Eustache

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Une mauvaise respiration peut déclencher une phobie

Nos émotions ont une action sur notre respiration. Détendus, nous respirons lentement et tranquillement. Stressés, notre respiration s'accélère et se fait plus superficielle. En sens inverse, notre manière de respirer influence nos émotions. Nous pouvons donc apprendre à respirer de manière à nous détendre ou bien, mal respirer et augmenter nos angoisses et la phobie. Alors, comment faire pour bien respirer ? Bien respirer ou mal respirer, à quoi ça correspond ? La bonne respiration est une respiration abdominale. Elle consiste à contracter le diaphragme, gros muscle situé au bas de notre cage thoracique. En se contractant, le diaphragme augmente le volume des poumons afin d'aspirer l'air. Et comme ce diaphragme descend, il masse les organes du ventre en les repoussant vers le bas. On parle donc parfois de respiration ventrale car le ventre se gonfle au moment de l'inspiration. Cette respiration nous détend, nous relaxe et nous fait du bien. Mal respirer, c'est respirer avec le haut du thorax. Cette respiration haute devrait normalement être pratiquée en complément de la respiration abdominale, quand nous avons besoin de davantage d'air. Or, chez certains, par moments, elle devient la respiration principale.   Comment la respiration peut créer des angoisses La respiration haute est moins facile, moins aisée, car l'air a plus de mal à ressortir qu'en respiration ventrale où l'expiration est aidée par les muscles abdominaux. Si vous respirez uniquement avec le haut du thorax, il en résulte une sensation d'oppression, de blocage, voire d'étouffement. Cette sensation désagréable peut entraîner une angoisse. Et cette angoisse accentue la respiration haute qui accentue l'oppression. Un cercle vicieux s'installe. Vous pouvez en arriver à la crise d'angoisse ou crise de panique. La crise de panique et la phobie Une crise d'angoisse, par définition, c'est angoissant. Une personne atteinte peut éprouver une sensation de mort imminente, un malaise très profond. Et quand la crise est finie, elle a peur qu'elle revienne. Or, la peur d'être mal, l'anticipation négative, est typique des phobies. La phobie est aussi liée à l'environnement. Nathalie, naturellement angoissée, respire mal. Et dès qu'elle voit un chat, animal qu'elle n'aime pas, sa respiration se fait encore plus haute, déclenchant davantage d'angoisse. Ainsi, face à un chat, survient une crise d'angoisse. La phobie est enclenchée : chaque fois que Nathalie verra un chat, elle respirera mal, et déclenchera une nouvelle crise. Et même lorsqu'elle a seulement peur de croiser un chat, une crise d'angoisse peut survenir.     Que faire en cas de phobie ? Apprendre à bien respirer, respirer de manière ventrale, est donc une arme contre l'anxiété et les phobies. Ce n'est bien sûr pas la seule arme que la psychothérapie peut nous proposer, mais c'en est une puissante. Des méthodes intègrent l'apprentissage de la respiration et contribuent à calmer les angoisses : la cohérence cardiaque, la relaxation, le training autogène, le yoga, la sophrologie, le mindfullness ou méditation de pleine conscience... Autant dire que cet apprentissage de la bonne respiration peut être bénéfique à chacun d'entre nous. Car même sans phobie, nous avons tous des moments de stress ou d'anxiété et une méthode simple peut être d'une aide intéressante. Source : e-santé Dr Catherine Solano

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Orthodontie : quel type d'appareil invisible pour les ados et le jeune adulte ?

L'orthodontie est une discipline qui a considérablement progressé. Avec les dernières innovations technologiques, les appareils sont de plus en confortables et toujours plus discrets. Il existe même aujourd'hui deux types d'appareils invisibles destinés à l'adulte, mais de plus en plus demandés par les ados pour lesquels l'apparence est primordiale.Orthodontie : à l'adolescence, l'apparence avant toutArborées avec fierté par les enfants, les attaches fixées sur la face externe des dents qui composent l'appareil d'orthodontie rebutent les adultes. C'est pour eux que les appareils invisibles ont été développés car associés à une moindre altération de l'image.Aujourd'hui les ados aussi sont demandeurs d'appareils invisibles. En effet, « l'adolescence est une période parfois psychologiquement difficile à passer, durant laquelle l'apparence est importante ».Que faut-il savoir sur l'orthodontie invisible ? Quels sont les avantages et les inconvénients à considérer ?Deux techniques d'orthodontie invisibleDeux techniques invisibles peuvent aujourd'hui être proposées :La technique linguale qui consiste à fixer les attaches non pas sur la face externe des dents mais derrière les dents.La gouttière transparente également appelée « aligneur ».Selon chaque cas et en accord avec le patient, c'est l'orthodontiste qui choisit le traitement le plus adapté. En moyenne, chez l'adulte, la durée du traitement varie de 12 à 36 mois selon la complexité.En effet, « il ne s'agit pas uniquement de redresser les dents mais également d'améliorer certaines fonctions et de corriger des décalages entre les mâchoires », précise la Fédération Française d'Orthodontie, d'où l'utilisation fréquente complémentaire « d'auxiliaires », comme des élastiques ou des « minivis », sortes d'implants transitoires permettant des déplacements dentaires complexes.La technique lingualeLes attaches ne se voient pas puisqu'elles sont positionnées derrière les dents.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie classique avec attaches sur le devant.L'inconfort est un peu plus important car la langue peut être plus facilement blessée.Le brossage est moins aisé alors qu'il doit être encore plus minutieux.Les contraintes alimentaires sont les mêmes, visant à ne pas décoller les attaches.À savoir enfin : les attaches linguales ne sont proposées qu'aux ados dont les dents définitives sont déjà bien en place hormis les dents de sagesse.Les gouttièresCe sont des gouttières transparentes en résine fabriquées sur mesure par un laboratoire extérieur. Posées sur les dents, elles les déplacent progressivement. Elles se changent tous les 15 jours.Elles sont quasiment invisibles.Cette technique est plus coûteuse que l'orthodontie avec attaches traditionnelles visibles, d'autant plus que les gouttières doivent être renouvelées souvent.Cette méthode est très confortable comparée à l'orthodontie avec attaches. Elle s'adresse à des enfants de plus de 12-13 ans car il faut qu'un certain nombre de dents définitives soient présentes.Les gouttières doivent être portées jour et nuit, pendant au moins 20 heures par jour, parfois avec des élastiques en plus.Le brossage des dents est facile puisqu'il se fait après avoir ôté la gouttière.L'alimentation également puisque l'on enlève sa gouttière pour manger.Il faut impérativement remettre sa gouttière après s'être lavé les dents afin d'éliminer tous les débris alimentaires.Pas de risque de décoller les attaches.En raison de l'aspect amovible des gouttières, le patient doit être sérieux et impliqué. Pour cela il doit être bien informé des avantages et des contraintes. En effet, il doit les porter comme l'indiqué l'orthodontiste, sans les oublier au risque de faire échouer le traitement, ne pas les perdre ou les casser.Quelle prise en charge chez l'ado et l'adulte ?L'Assurance maladie ne prend en charge les soins d'orthodontie que jusqu'à l'âge de 16 ans.Chez l'adulte, ils ne sont pris en charge que s'ils comprennent une phase chirurgicale et seulement le premier semestre de soins.En moyenne, l'orthodontie est plus chère chez l'adulte que chez l'enfant. Il faut demander un devis et un plan de traitement.Certaines complémentaires santé prennent en charge la part non remboursée par l'Assurance maladie.Pour en savoir plus Fédération française d'orthodontie : www.orthodontie-et-vous.fr Source : e-santéIsabelle Eustache

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Hémorroïdes, les solutions existent

Les hémorroïdes correspondent à des sortes de varices au niveau de l'anus à l'origine de douleurs mal placées, voire de saignements.Avant d'en arriver aux solutions plus chirurgicales, certaines mesures peuvent contribuer à espacer les crises d'hémorroïdes, notamment la lutte contre la constipation. Les hémorroïdes : douleurs et saignements Les douleurs induites par les hémorroïdes sont dues à une augmentation de l'afflux sanguin dans les veines du rectum et de l'anus. Ce phénomène peut s'observer lors de la grossesse, mais également lors de la constipation en raison des efforts répétés pour expulser les selles, ou encore à la suite du port de charges lourdes, voire lors de sports demandant des efforts violents.Il existe d'autres facteurs de risque des hémorroïdes : les positions debout prolongées, le surpoids, certains aliments et certaines boissons (épices, alcool, café…...), etc. Contre les hémorroïdes, commencez par traiter la constipation ! La prévention des crises d'hémorroïdes repose sur la correction autant que possible de ces facteurs de risque. Il est donc recommandé d'éviter les aliments irritants (piment, moutarde, café, alcool…...), de porter de lourdes charges, etc. Mais surtout, la prévention et le traitement des hémorroïdes consistent essentiellement à lutter contre la constipation.Voici les quatre principaux grands conseils que l'on peut donner aux personnes qui souffrent de ces varices spéciales : augmenter les fibres alimentaires (fruits frais, légumes cuits, céréales complètes), pratiquer une activité physique régulière, boire beaucoup d'eau, prendre ponctuellement un laxatif doux si nécessaire.   Les autres solutions anti-hémorroïdes Si résoudre le problème de constipation ne permet pas d'obtenir un soulagement suffisant, d'autres solutions doivent être tentées comme les antalgiques et les veinotoniques. C'est seulement en dernier recours qu'une opération chirurgicale s'imposera.On dispose de plusieurs techniques opératoires, selon les cas et notamment en fonction de la localisation de l'hémorroïde (interne ou externe) : la ligature de l'hémorroïde (ainsi coupée de circulation sanguine, elle rétrécit puis tombe en quelques jours), l'injection sclérosante (sclérothérapie avec injection d'un produit durcissant l'hémorroïde puis provoquant sa rétraction), la coagulation par laser, rayons infrarouges ou électrocoagulation (l'hémorroïde se rétracte sous l'effet de la chaleur), l'hémorroïdectomie en dernier recours (ablation chirurgicale de l'hémorroïde). Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Le tabac multiplie par 4 le risque de faire une grippe !

Etre fumeur en période d'épidémie grippale, fait prendre de grands risques : la probabilité d'attraper la grippe quand on est fumeur est multipliée par 4.Le tabagisme double le risque de contracter une infection respiratoire et favorise les complications. Les fumeurs n'échappent pas à la grippe Inhalée, la fumée de cigarette diminue les capacités de défense des voies respiratoires contre les agressions extérieures, particulièrement lorsqu'elles sont virales ou bactériennes. La fonction d'épuration microbienne de l'appareil broncho-pulmonaire devenant moins performante, le fumeur présente un plus grand risque d'être touché par la grippe.Globalement, il a été démontré que fumer double le risque d'infections respiratoires, dont la grippe, particulièrement en période d'épidémie. Et parmi les personnes non vaccinées le tabagisme multiplie par 4 la probabilité de développer une grippe.Or on sait que le nombre de sujets vaccinés est proportionnellement plus faible parmi les fumeurs : 16% des fumeurs se sont déjà fait vacciner, contre 30% des anciens fumeurs, et 54% des non-fumeurs... Les complications de la grippe sont aussi plus fréquentes chez les fumeurs... En altérant la fonction d'épuration, le tabac accentue également la colonisation bactérienne par certains microbes (Haemophilus influenzae, pneumocoque). Les surinfections par les bactéries faisant généralement partie de la gravité d'une grippe, le tabagisme tend à faire évoluer l'infection grippale vers des complications.Par ailleurs, soigner une grippe, compliquée ou non, est incompatible avec la poursuite d'un tabagisme pendant 3 à 5 jours. Autant arrêter de fumer dès maintenant et éviter ainsi, d'une part la grippe, et d'autre part ses complications ! Source : e-santé Isabelle Eustache

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Jambes lourdes : comment soulager ?

En cas d'insuffisance veineuse, les veines tendent à se dilater et le sang à stagner dans les membres inférieurs. Ce problème de circulation retour est responsable des jambes lourdes : pesanteur dans les jambes, fourmillements, tension, gonflement des chevilles et des pieds, etc.Connaître les facteurs aggravants et inversement est un atout non négligeable. Ensuite, l'application de mesures préventives au quotidien peut apporter un certain soulagement aux personnes souffrant de jambes lourdes.   $$Jambes lourdes : les facteurs aggravants$$ Les lourdeurs dans les jambes sont exacerbées par la station debout prolongée, la chaleur, la fatigue et la sédentarité.L'hérédité et l'excès de poids sont des facteurs prédisposants.La contraception orale, mais aussi le tabac et l'abus d'alcool amplifient le phénomène.   Les conseils qui soulagent et préviennent les jambes lourdes   A éviter : Les stations debout prolongées et les piétinements sur place.Les talons hauts.Les chaussettes et les pantalons trop serrés et les bottes hautes serrant le mollet.La contraception hormonale (il faut en discuter avec son médecin ou son gynécologue).La chaleur : bannir l'épilation à la cire trop chaude, se méfier des douches et des bains trop chauds, éviter les saunas, les expositions au soleil et jamais de bouillotte sur les jambes. Pour soulager les jambes lourdes : Position allongée les jambes surélevées.Pour dormir, pieds du lit surélevés (10 cm environ).Massages doux dans le sens du retour veineux, soit en partant des pieds, car ils aident le retour veineux. En revanche, éviter tout massage agressif.Appliquer un jet d'eau fraiche sur les jambes en partant des pieds pour ensuite remonter.Exercer une activité physique régulière bénéfique au retour veineux : la marche, mais aussi la natation, le vélo, la gymnastique au sol. Exercices bénéfiques à domicile : allongé sur le dos, mouvements de pédalage ou de cercles jambes tendues. Inversement, éviter tous les sports accentuant la pesanteur au niveau des jambes, c'est-à-dire ceux où dominent les sauts répétés, les départs et les arrêts brusques : tennis, ping-pong, jogging, squash, escrime, volley-ball, etc. A chaque occasion, prendre les escaliers, en posant initialement le talon sur la marche et non la pointe des pieds.En cas de position prolongée assise ou debout, faire des pauses pour marcher et réaliser des mouvements de flexion du pied.Perte de poids en cas d'excès pondéral.Lutter contre la constipation, laquelle est préjudiciable au bon fonctionnement de la circulation veineuse. Côté alimentation et boissons : Sont déconseillés : les épices, le café, le thé, le vin blanc et le champagne.Diminuer la consommation de sel afin de limiter les phénomènes de rétention d'eau.Boire régulièrement de l'eau de manière fractionnée dans la journée.Si ces conseils n'améliorent pas la situation, il faut consulter son médecin pour bénéficier de conseils personnalisés et d'une prise en charge adaptée.   Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Comment éviter le rebond de l'acné en rentrant des vacances ?

Sous le soleil, la personne acnéique vit une accalmie. La peau asséchée, bronzée... on finirait presque par croire à la disparition prochaine de cette dermatose. Mais la lune de miel estivale se paie au prix fort. Conseils pour limiter la recrudescence des boutons d'acné à l'automne.Acné, le triple effet du soleilLe risque de poussée acnéique au retour des vacances est une préoccupation légitime pour les 15 millions de français concernés, des adolescents pour la plupart, mais aussi 20% des femmes adultes. S'il n'existe pas de chiffres sur la réalité de cette acné "post-exposition" au soleil, les dermatologues le constatent à chaque rentrée.En soi, le soleil ne provoque pas l'acné. Globalement, il l'améliore même, grâce à trois processus. D'une part, il assèche l'hyper-séborrhée, soit l'écoulement trop important de sébum. D'autre part, il freine la prolifération de la bactérie responsable de l'acné (propionibacterium acnes), présente naturellement dans les glandes de la peau. A noter, si les formes rétentionnelles d'acné (comédons et points blancs, appelés microkystes) dépendent de la nature de la peau et des hormones, le passage vers les formes inflammatoires de la maladie (boutons rouges, appelés papules) est dû à la pullulation de ce microbe. Troisième phénomène estival, les ultraviolets (UV) tout particulièrement de type A induisent un épaississement de l'épiderme. A la fin de l'été, cette couche superficielle de la peau épaissie contribue mécaniquement à la formation de nouveaux comédons : le soleil disparu, les glandes sébacées s'ouvrent à nouveau, et c'est en général vers septembre-octobre que l'on constate des poussées acnéiques. Ce rebond frappe indistinctement les personnes acnéiques ou à tendance acnéique, qu'elles souffrent d'acné rétentionnelle ou inflammatoire (la plupart a une acné mixte). C'est plutôt la vulnérabilité de chacun qui entre en ligne de compte. « C'est pourquoi en octobre je revois systématiquement les patients qui ont terminé leur traitement anti-acnéique à la fin du printemps, explique le Pr Brigitte Dréno, chef de service de dermatologie et directeur de l'Unité Thérapie Cellulaire et Génique (CHU de Nantes), membre du Groupe Expert Acné (GEA). Car s'ils doivent refaire une poussée acnéique, ce sera à ce moment là. »Ne pas confondre avec l'acné de MajorqueSi ce rebond des boutons survient sur des peaux déjà acnéiques ou qui l'étaient encore il y a peu, une autre forme, bien plus rare, peut surgir sans crier gare. C'est « l'acné de Majorque », du nom de l'île des Baléares. Une sudation accrue par les glandes sudoripares eccrines, sur des peaux hyperséborrhéiques même légèrement, crée alors une réaction inflammatoire brutale. Cette pseudo-acné n'a rien à voir avec une allergie au soleil, « ce sont des folliculites, c'est-à-dire l'inflammation de follicules pileux, détaille le Pr Dréno. Elles sont souvent localisées sur le visage, le décolleté et les épaules. Femmes, hommes, adolescents... n'importe qui peut être touché ». Contrairement à la véritable acné, les lésions cutanées de cette acné « solaire » ou « estivale » régressent spontanément en quelques semaines.Comment prévenir le rebond de l'acné ?L'idéal, lorsque l'on termine un traitement de l'acné avant l'été, est de poursuivre des soins d'entretien pendant la période juillet-août-septembre. Tout dépend de la fragilité de la peau, mais la dermatologue préconise deux approches : « l'application d'un rétinoïde topique est parfait pour éviter la formation à l'automne de ces nouveaux comédons liés à l'épaississement de la peau. En revanche, lorsque la peau est trop fragile, je conseille plutôt une crème hydratante le matin en privilégiant les cosmétiques contenant de l'acide salicylique ou des acides de fruits. Ces produits peuvent être suffisants pour lutter contre les micro-comédons et seront parfois mieux tolérés que les rétinoïdes en crème ». Mais se protéger du soleil est bien entendu la première des garanties, comme s'enduire de couches épaisses de crème au minimum SPF30+ non comédogène, se couvrir au moyen de chapeau et vêtements, fuir le soleil estival entre 12h et 16h etc. Quant à ceux qui poursuivent leur traitement pendant l'été, attention au risque de photosensibilisation, principalement sous doxycycline et isotrétinoïne orale.Sites utiles :http://dermato-info.fr/article/Acne/Les_traitements Source : e-santéHélène Joubert

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Sexualité : quand les médicaments s'en mêlent

L'apparition de troubles sexuels avec un nouveau traitement prescrit n'est pas si rare. Car, parmi les médicaments courants pouvant interférer avec la sexualité se trouvent les antidépresseurs et certains antihypertenseurs... Pas d'inquiétude pour autant, ces troubles ne sont pas systématiques et sont réversibles ! Il suffit d'en parler à son médecin.Sexualité perturbée... et si c'était mon médicament ?Libido affaiblie, érection et éjaculation perturbées, lubrification vaginale insuffisante... chez l'homme comme chez la femme, les effets indésirables de certains médicaments sur la sexualité - appelés " iatrogénie médicamenteuse", en l'occurrence sexuelle ici - sont loin d'être anecdotiques. « Le problème est considérable puisque cela concerne des molécules dont la prescription est massive, telle que les antidépresseurs ou certains antihypertenseurs, avertit le Pr François Giuliano, urologue du Département de Médecine Physique et de Réadaptation à l'hôpital Raymond Poincaré (Garches) et co-auteur du chapitre sur la « iatrogénie sexuelle » du rapport de l'Association Française d'Urologie (1). Mais pas question cependant de stopper net son traitement. C'est pourtant parfois le cas -observé notamment avec les antihypertenseurs- car entre sexualité et respect de l'ordonnance, certains ont déjà choisi, au détriment de thérapeutiques pourtant indispensables. Ils s'exposent alors à de graves conséquences en psychiatrie ou dans le contexte de maladies cardio-vasculaires ». Seul le médecin pourra distinguer si les troubles sont dus à la maladie elle-même ou à la molécule prescrite. Dans ce dernier cas, il pourra la plupart du temps substituer un médicament par un autre, tout aussi efficace mais qui n'affectera pas la sexualité. Troubles sexuels: le top 5 des médicaments impliquésLes antidépresseurs sont les premiers pourvoyeurs de troubles sexuels. Ceux appelés "inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine" (citalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline...) ou "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline" (venlafaxine...) peuvent causer une dysfonction érectile (jusqu'à 25% des hommes selon certaines études), des troubles de l'éjaculation et, dans les deux sexes des troubles de l'orgasme et du désir. Une étude espagnole chez 1022 participants traités par ces deux types d'antidépresseurs a retrouvé des troubles sexuels chez 59,1% d'entre eux (2).Les antihypertenseurs sont des fauteurs de troubles de l'érection, mais pas tous. Seuls les diurétiques thiazidiques (dihydrochlorothiazide, bendrofluméthiazide, hydrofluméthiazide, indapamide) doublent le risque de dysfonction érectile (17% au lieu de 8% sous placebo). « L'hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque en soi de dysfonction érectile, souligne le Pr Giuliano. Si on ajoute en plus un médicament qui produit cet effet secondaire, on s'expose alors à accroître le trouble sexuel. La dysfonction érectile concernerait entre 0 et 25% des hommes traités par antihypertenseurs ». Les antihypertenseurs bêtabloquants augmenteraient le risque de troubles du désir chez la femme. Difficile néanmoins d'imputer le trouble sexuel à la seule molécule ou à l'hypertension artérielle...  Les neuroleptiques, utilisés en psychiatrie (schizophrénie, troubles bipolaires, insomnie, anxiété etc), ne sont pas en reste : dysfonction érectile chez l'homme, troubles du désir ou de la lubrification chez la femme sont signalés. Les neuroleptiques qui élèvent le taux de prolactine (olanzapine, risperidone, haloperidol, clozapine, thioridazine) entraînent plus d'effets secondaires sexuels (dans 40-60% des cas). A noter, là aussi le piège est d'attribuer ces symptômes à la maladie psychotique traitée, qui peut elle aussi perturber la sexualité. Les antalgiques de niveau 3 - analgésiques opiacés ou opioïdes comme la morphine- sont également potentiellement délétères à des degrés divers sur les fonctions sexuelles, à l'origine principalement d'une libido en baisse dans les deux sexes. Antalgique de niveau 2, le tramadol, présent dans de nombreuses spécialités antalgiques, retarde l'éjaculation.Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate contrarient fortement la sexualité. Parmi les alphabloquants, la tamsulosine (le plus prescrit en France dans cette indication) et la silodosine peuvent être responsables d'une absence d'éjaculation (jusqu'à 28 % pour la silodosine) et altèrent la qualité de vie sexuelle. Les inhibiteurs de 5alpha-réductase (finastéride, dutastéride) peuvent, quant à eux, être responsables de dysfonction érectile, de troubles de l'éjaculation et du désir.La sexualité perturbée par un effet anti-hormonalDans la pharmacopée anticancéreuse, le désir sexuel est considérablement affaibli par l'hormonothérapie. Il s'agit des agonistes de la LH-RH (chez la femme non ménopausée ils stoppent la fabrication des oestrogènes par les ovaires) et les antiandrogènes chez l'homme ayant un cancer de la prostate. « La diminution du désir est importante chez ces hommes, c'est une castration pharmacologique, précise l'urologue, l'un de ces traitements est d'ailleurs indiqué dans le traitement des délinquants sexuels. De plus, leur risque de dysfonction érectile est élevé ». Effet similaire pour le tamoxifène utilisé dans le cancer du sein. Il diminue souvent le désir (dans 44% des cas) et provoque dans près de 50% des cas des douleurs lors de la pénétration (dyspareunies) associées ou non à une sécheresse vaginale (45% des cas).Cet effet anti-hormonal négatif sur la fonction érectile et le désir se retrouve aussi avec d'autres molécules comme la spironolactone prescrite dans l'hypertension artérielle, avec l'antifongique kétoconazole, avec les oestrogènes ainsi que la progestérone et les corticostéroïdes (dans les maladies pulmonaires et rhumatologiques)[.A l'inverse, certaines croyances ont la vie dure ! Les bétabloquants, utilisés dans les affections cardiaques, ont mauvaise presse. A tort car leurs effets sur la fonction sexuelle sont minimes. Source : e-santéHélène Joubert

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