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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Troubles fonctionnels intestinaux, une affaire de femmes
Le ventre ballonné, les douleurs intestinales… sont des soucis surtout féminins car les femmes sont plus vulnérables au syndrome de l’intestin irritable. Pourquoi cette prédominance féminine ? Une hypersensibilité du côlon et la génétique sont quelques-unes des pistes explorées.
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Ulcères, comment en venir à bout ?
Les ulcères de l’estomac et de l’intestin sont en majorité dus à une bactérie très courante répondant au nom d’Helicobacter pylori. Une partie de la population infectée va développer un ulcère chronique et certains un cancer. De nouvelles recommandations françaises permettent désormais d’éradiquer cette bactérie à 90%. Quand suspecter une infection à Helicobacter pylori ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Ulcères, la faute à une simple bactérie La bactérie Helicobacter pylori, présente chez un quart de la population, est responsable d’ulcères de l’estomac (gastriques) et de l’intestin au niveau de sa partie dénommée duodénum, voire de cancers gastriques. Globalement, 70-80% des ulcères sont dus à cette bactérie, les autres ont pour cause les anti-inflammatoires (ceux dit non stéroïdiens : AINS)Une personne sur cinq avant 30 ans, et une sur deux après 50-60 ans héberge la bactérie Helicobacter pylori, qui se développe pendant de longues années au sein de la muqueuse gastro-intestinale. Or, ce microbe provoque systématiquement une inflammation de l’estomac (gastrite). Il n’y a pas toujours de symptômes, mais 10% des personnes infectées souffriront d’un ulcère gastrique ou de l’intestin, voire dans 1% des cas un cancer gastrique, qui fait presque autant de morts chaque année en France que les accidents de la route. En nombre de cas, c’est la première bactérie à être impliquée dans le développement d’un cancer.La bactérie s’attrape pendant l’enfance via les vomissements et les régurgitations. C’est pourquoi les mauvaises conditions d’hygiène et de promiscuité sont montrées du doigt. C’est aussi la raison pour laquelle la prévalence de l’infection à Helicobacter pylori tend à diminuer fortement en France, au contraire des pays à faible niveau économique. Troubles digestifs de l’estomac ? Pensez à Helicobacter pylori ! 90% des personnes infectées ne ressentiront aucun symptôme. Mais pour les 10% restants, la bactérie sera à l’origine de troubles digestifs de l’estomac à type de douleurs, brûlures, nausées, difficultés de digestion. Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie (CHU de Bordeaux) : « Il faut donc la rechercher systématiquement lorsque ces symptômes sont présents pendant environ six mois, mais aussi en cas d’ulcère gastro-duodénal, chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer, en cas de carence en fer ou en vitamine B12 ; la gastrite à Helicobacter pylori détruisant la muqueuse, elle entraîne de ce fait une malabsorption. La bactérie est aussi recherchée lorsqu’une chirurgie de l'obésité de type bypass est programmée ».Afin de dépister l’infection à Helicobacter pylori, une prise de sang est réalisée. Si celle-ci est positive, il faudra confirmer le diagnostic par une fibroscopie : un tube souple avec une caméra est introduit par la bouche et descend jusqu’à l’estomac. Celui-ci est examiné et des prélèvements sont effectués. La bactérie Helicobacter pylori, éradiquée à 90% Grâce aux nouvelles recommandations nationales parues en juin 2017*, ça n’est plus 70% des personnes infectées mais bien 90% qui seront débarrassées de cette bactérie. En effet, pour des raisons de résistance aux antibiotiques- à la clarithromycine notamment -, les traitements habituels n’étaient plus aussi performants. Il a donc fallu les revoir. Le nouveau traitement est simple, rapide est efficace : une dizaine de jours de traitement antibiotique suffit à traiter l’infection dans plus de 90% des cas et à définitivement éviter les récidives. Deux possibilités existent. Lorsqu’il est possible de tester la sensibilité de la bactérie présente chez une personne donnée vis-à-vis des antibiotiques, les médecins peuvent prescrire un traitement « ciblé » de dix jours, reposant sur un « anti-acide » (inhibiteur de la pompe à protons) et deux antibiotiques. Cette technique n’étant pas encore généralisée en France, la plupart du temps le traitement le plus courant est donné sans connaître la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques. Ce traitement est un peu plus long (14j) et comporte cette fois-ci trois antibiotiques. Pour s’assurer de l’efficacité du traitement, un test respiratoire à l’urée suffit, au moyen d’un prélèvement d’air expiré dans un petit tube. En effet, la bactérie trahit sa présence dans l’estomac et le duodénum en transformant l’urée en ammoniac et en gaz carbonique. Ulcère de l’estomac et stress, une idée reçue Pendant très longtemps, patients et médecins ont cru que les ulcères de l’estomac et du duodénum étaient causés par le stress. Depuis le début des années 80, on sait maintenant que les ulcères récidivants sont causés par la prise de médicaments anti-inflammatoires (et l’aspirine) et comme on l’a vu, par une infection de l’estomac due au microbe Helicobacter pylori. Mais l’idée que le stress provoque des ulcères reste très présente dans l’esprit des patients… et de certains médecins. Néanmoins, le stress, s’il ne provoque pas d’ulcères, peut accentuer ou déclencher des douleurs d’estomac. D’où la confusion. Ces douleurs peuvent être soulagées par les médicaments antiulcéreux qui diminuent l’acidité gastrique (inhibiteurs de la pompe à protons/IPP). Pr Frank Zerbib : « Les vrais "ulcères de stress" peuvent être observés chez des patients de réanimation. Il ne s’agit alors pas du stress de la vie quotidienne, mais d’un stress biologique (métabolique, ischémique, infectieux) intense dû à une pathologie très grave qui met en jeu la vie de ces patients ». * par la Haute Autorité en Santé et le Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie : https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2775406/fr/infection-par-helicobacter-pylori-chez-l-adulte-la-has-precise-les-actes-de-diagnostic-et-les-modalites-de-traitementD’après un entretien avec le Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie à l’initiative (CHU de Bordeaux).
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Les hackathons débarquent dans le monde de la santé
Hackathon, Kesako ? C’est pourtant un mot que vous entendrez de plus en plus souvent, notamment parce qu’il débarque dans le monde de la santé, pour concrétiser des innovations technologiques au service des patients et des soignants. Petit jeu des « Questions/réponses » pour se mettre à la page. Hacka…quoi ? Hackathon. Ce mot est composé de deux termes : hack et marathon, car l’objectif est, en un temps limité, de « coder » quelque chose de malin (d’où le « hack ») de manière intensive.Popularisés par Google ou Facebook dans les années 2000, ces marathons de créativité menés en groupe pour trouver des solutions numériques innovantes concernent tous les pans de la société. Mais la santé s’en saisit de plus en plus, pour le bien des malades. Tous sont fondés grosso modo sur le même modèle : le temps de quelques jours ou d’un week-end, des matières grises se réunissent pour accoucher d’un projet concret et novateur. Développeurs informatiques, industriels, partenaires institutionnels, juristes, marketeurs, mais aussi, dans le domaine de la santé, les soignants, les chercheurs et les associations de patients, se réunissent par équipe autour d’une table pour concrétiser un projet. Sur quelques jours, une idée préalablement sélectionnée est testée, un prototype d’application est conçu en quelques heures. L’esprit de compétition est présent : en effet plusieurs équipes s’« affrontent » et un jury désigne les gagnants à la fin du temp imparti. Ce qui ne signifie pas que les autres projets sont abandonnés pour autant, ou que ceux plus complexes ne soient pas terminés ultérieurement. Concevoir des solutions digitales innovantes De l’idée à la concrétisation d’une innovation numérique… tous le processus créatif de cette « programmation informatique collaborative » est réalisé en groupe, où chacun apporte sa pierre à l’édifice en fonction de ses connaissances et de son savoir-faire. Le hackathon est un phénomène émergent où se croisent et se forment des expertises en santé ou tout autre domaine, en design, créativité, informatique, data, industrie, juridique etc.Si le hackathon est potentiellement si intéressant dans le monde de la santé, c’est parce qu’à l’heure du numérique, des solutions digitales innovantes permettront d’améliorer la prise en charge et le suivi au quotidien des maladies, à la fois au service des patients et des soignants. Concrètement, on parle d’applications santé, d’objets connectés, de la gestion de bases de données ou Big Data, des serious games ou de la coordination des acteurs de soin. Quand les patients prennent les choses en main L’idée est de faire germer un processus créatif dans le domaine de l’innovation numérique, au sein de domaines divers, ici dans celui de la santé. Et les expériences se multiplient. Cet automne, du 17 au 19 novembre, la seconde édition du Respirh@cktion aura lieu. Il s’agit du premier hackathon « santé » en Europe dédié entièrement aux maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles). En résumé : 48h d’émulation collective au service de quinze projets en pneumologie (1).Tout le monde est bienvenu. N’importe qui peut déposer une idée. Malades et leur entourage, associations et fédérations de patients, professionnels de santé, étudiants, chercheurs etc. Des écoles, des entreprises, des universités, des institutions peuvent organiser des hackathons. Des sponsors (industriels du médicaments, start-up, mutuelles etc.) financent l’événement, lequel se déroule sous l’égide de partenaires institutionnels, des régions… Dans la même veine, Lyon accueillera pour la seconde année un hackathon santé/médico‐social, dont l’ambition est de promouvoir l’innovation et la transformation du système de santé (2) en prototypant « une innovation technologique au service des professionnels de santé et des patients ». Un exemple à la pointe, le Respirh@cktion Des hackathons existent déjà en santé. Mais l’originalité de l’un d’entre eux -le Respirh@cktion- est d’être commandité par les associations de patients et de médecins (3) et non pas par des entreprises privées ou des geeks. La première édition en 2016 fut un succès, du point de vue de la participation et de l’aboutissement des projets, utiles aux patients et aux soignants. On peut citer par exemple « ETP Advisor.fr », une plateforme web qui a pour objectif de développer l’accès aux programmes d’Education Thérapeutique du Patient en mettant en relation patients, médecins et coordinateurs. Ou encore « Meyko », un compagnon connecté et ludique qui prend soin des enfants asthmatiques pour améliorer l’adhésion au traitement de fond et « JOE », un petit robot intelligent et interactif qui aide les enfants de 6 à 12 ans à être autonome dans la prise de leur traitement. Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health, organisatrice du Respirh@cktion : « La première édition, en 2016, a dépassé nos espérances en termes de participation (dix personnes environ pour chacun des quinze projets en lice) et surtout, l’ensemble des projets est sur le point d’aboutir. C’est la différence avec la grande majorité des hackathons où, à la fin de week-end, c’est « rideau » et rares sont les idées qui voient le jour, concrètement. Notre philosophie est de réaliser après le hackathon un vrai suivi des projets, et pas uniquement de ceux qui auront été primés, et de veiller à leur aboutissement en fournissant une aide logistique et financière ». (1) http://www.respirhacktion.com/; (2) http://hackinghealth.ca/fr/city/lyon-france-fr/ ; (3) Alliance Apnées du Sommeil, Associations de Perfectionnement postuniversitaire des pneumologues-APP, Asthme & Allergies, Association BPCO, Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires- FFAAIR, Fédération française de pneumologie, La Fondation du Souffle, Syndicat de l’Appareil Respiratoire, Société de Pneumologie de Langue Française -SPFL.D’après un entretien avec Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health.
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Vapotage : la Loi change le 1er octobre
C’en est fini du flou artistique concernant l’usage de la cigarette électronique -le vapotage- dans les lieux recevant du public, les entreprises etc. Le décret publié en mai dernier s’applique au 1er octobre. Mais autant la théorie semble simple, autant son application au quotidien promet d’être « rock n’roll ». Explications. Cigarette électronique : les règles vont changer ! Le décret n°2017-633 sur l’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif entrera en vigueur le 1er octobre. Jusqu’alors, aucune loi ne régissait le vapotage, les règlements intérieurs faisant foi. Voici le contenu du nouveau décret. Il tient en quelques lignes : on ne « vapotera » plus dans les écoles, ni dans les transports en commun. L’interdiction concerne les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. Le vapotage est aussi prohibé dans les moyens de transport collectif fermés (trains, bus, métros). Pour sa part, la partie sur l’usage de la e-cigarette dans les lieux de travail est tout en nuance. L’interdiction vaut pour les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Il faut entendre par là que la cigarette électronique n’est pas autorisée dans les open spaces. Mais si vous vapotez et que vous possédez un bureau individuel, vous n’êtes pas concerné par l’interdiction. Quant à la publicité pour la e-cigarette, elle reste identique, interdite en France depuis l'ordonnance n° 2016-623 du 19 mai 2016. Toute « propagande ou la publicité, directe ou indirecte" est illégale. Les affiches publicitaires dans les établissements de vente de cigarettes électroniques ne doivent pas être visibles de l'extérieur. « Lieux publics », kesako ? Bémol de taille, l’interdiction du vapotage n’est pas homogène. Tous les lieux publics ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, vapoter n’est pas interdit dans les stades, les bars, les restaurants, les hôtels, les administrations publiques et même les hôpitaux !Ceci du moins tant que la direction du lieu n’aura pas formellement inscrit cette interdiction dans son règlement intérieur, ou qu’un arrêté municipal n’aura pas été pris. Les contrevenants à l’interdiction encourent une amende de 150 euros.Mais la volonté de simplification échoue, car on en revient donc à une interdiction de vapoter au cas par cas. Un décret ambigu qui crispe les associations anti-tabac De prime abord, ce texte peut paraître clair. Mais dès que l’on se penche sur ces nouvelles règles, le flou s’épaissit. Pr Daniel Thomas, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac* : « Ce décret est d’une imprécision notoire. En effet, les seuls lieux fermés et couverts où l’interdiction est imposée sont des lieux de travail, excluant les lieux recevant du public. Or, pour un serveur, un bar est un lieu de travail. Un hôpital est aussi un lieu de travail « fermé et à usage collectif ». Un guichet de banque est-il un lieu de travail ou un lieu public ? Quelle réglementation s’applique alors ? Il est probable que bon nombre de règlements intérieurs consigneront l’interdiction. Ce qui est déjà le cas puisqu’à l’heure actuelle, ce sont les règlements intérieurs qui priment. Pour cette raison, le décret n’a pas apporté la simplification tant attendue ». Cigarette et cigarette électronique, même combat ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement transposé la réglementation sur le tabagisme à la cigarette électronique, s’interrogent les associations de défense et de patients. Cette complexité inutile rend le décret difficilement applicable. Les nouvelles règles du vapotage font courir un risque de normalisation de l’acte de fumer. Si calquer l’interdiction de vapoter sur celle de fumer aurait été légitime, c’est tout d’abord parce qu’il existe le danger que ce décret réintroduise dans les lieux publics l’image de l’acte de fumer et le banalise. Même si le risque sanitaire du vapotage semble mineur par rapport à l’image d’exemplarité et du risque de normalisation du tabagisme, celui-ci n’est peut-être pas nul à moyen et long terme, faute de données scientifiques, en particulier vis-à-vis des enfants et des personnes sensibles (malades cardiaques, pulmonaires, asthmatiques etc.). Que penser en 2017 de la cigarette électronique ? Quasiment inconnue en 2010, la e-cigarette est devenue le substitut nicotinique quotidien de près de deux millions de fumeurs (chiffres 2015). Plusieurs années après son apparition, sa technologie s’est perfectionnée. La cigarette électronique d’aujourd’hui, de 3ème génération, est plus performante : elle permet grosso modo des pics de nicotinémie se rapprochant de ceux de la cigarette de tabac. Le "vapoteur" doit inhaler plus souvent sa nicotine pour obtenir une concentration et des pics se rapprochant de ceux observés avec des bouffées de tabac. Or, c’est cette délivrance rapide de la nicotine qui est recherchée par le fumeur. D’où son intérêt potentiel lorsque la e-cigarette est vue comme un moyen de sevrage.Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers : « Si vapoter pour arrêter de fumer part d’une bonne intention, vapoter indéfiniment n’est pas souhaitable non plus en l’absence de recul. Nous conseillons aux vapoteurs de s’arrêter après deux ou trois ans de vapotage. Cela ne doit pas devenir un mode de vie ». *www.alliancecontreletabac.orgD’après des entretiens avec le Pr Daniel Thomas, cardiologue, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac et le Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers.
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Le burn-out, les enfants aussi ?
Et si on en demandait trop à nos enfants ? Par analogie avec « le syndrome d’épuisement professionnel » ou « burn-out » de l’adulte, les enfants, épuisés nerveusement, peuvent aussi craquer sous la pression. Béatrice Millêtre, psychothérapeute, docteur en psychologie et spécialiste en sciences cognitives, vient d’écrire le premier ouvrage consacré au burn-out des enfant. Elle répond à nos questions. « Burn-out », ce mot anglo-saxon signifie « syndrome d’épuisement professionnel ». Pourquoi l’utiliser chez l’enfant ? Béatrice Millêtre : Parce que les symptômes mais aussi les causes sont exactement identiques à ceux vécus par les adultes dans le monde professionnel : il conjugue une énorme fatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu’un sentiment d’échec permanent. Cela va bien au-delà du simple stress, c’est un épuisement nerveux qui peut conduire jusqu’au craquage. L’enfant a le devoir de travailler à l’école. Il s’agit d’un travail à part entière, qu’il n’a pas choisi et qu’il ne peut rejeter. Les enfants en burn-out ne voient pas le sens, le bénéfice de leur travail et de leur investissement à l’école par rapport à leurs propres valeurs. Ils souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs efforts de la part de leur parents, enseignants etc.Comme chez l’adulte, le burn-out possède les caractéristiques d’absence de sens, de perte de repères et d’incompréhension. Chez l’enfant, l’absence de sens signifie qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, l’absence de logique entre ce qu’il constate et ce que l’on attend de lui. Le burn-out des enfants peut ainsi se définir comme un épuisement nerveux lié à la réussite : exigences élevées, tant sur le plan scolaire que des activités, de la part des parents, des enseignants et des copains, qui conduit l’enfant à un perfectionnisme irréalisable. Vous dites qu’un adolescent sur trois est aujourd’hui en burn-out, ou en passe de l’être. Est-ce un phénomène émergent ? Béatrice Millêtre : Des études ont été menées, comme celle de l’UNICEF où 40% des enfants de 6-18 ans ressentaient une souffrance psychologique (1). Ce mal-être est retrouvé dans une autre enquête de 2011. 66 % des étudiants ont vécu une période de plus de 15 jours pendant laquelle ils se sont sentis régulièrement stressés. Et ils sont 48% à avoir même éprouvé de la tristesse ou de la déprime (2).Toutes les classes d’âge sont concernées, à partir de neuf ans selon ma propre expérience. Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out. Ils sont aujourd’hui plus de cinq par semaine à passer ma porte. Chez eux, le burn-out est principalement dû à la pression phénoménale que nous exerçons sur eux, qu’elle soit sociale, familiale, amicale, éducative. On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge. Ils se mettent alors eux-mêmes une pression personnelle. Ils sont suroccupés, n’ont pas le droit de s’absenter de l’école, doivent être "premier" partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l’erreur… Ils deviennent un objet de réussite, ont une obligation d’excellence scolaire, et non plus celle de passer dans la classe supérieure. Lorsque 14 de moyenne générale entraîne un avertissement ou la mise en place d’un soutien scolaire, l’enfant pense alors qu’il n’est qu’un bon à rien. Cette pression scolaire est probablement due à la crainte de l’avenir par les parents, transmise aux enfants. Réussir à l’école, c’est une garantie minimale pour s’assurer un avenir plus rose. Et en effet, 52 % des 8‑10 ans ressentent cette peur de la pauvreté (63 % chez les 11‑14 ans) et qui s’accompagne de celle de connaître le chômage(58 % et 71 %) (3).Plus possible non plus de pratiquer une activité extra-scolaire, sportive ou non, sans mettre un pied dans la compétition. Les enfants qui ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu ou à satisfaire les adultes se détournent alors de l’activité, et vont alors toucher à tout, souvent sans pouvoir s’approprier un loisir.On leur demande par ailleurs d’être autonome et d’endosser précocement des responsabilités.Mais il ne faut pas jeter la pierre aux parents qui -de façon légitime- se sentent perdus, entre les injonctions sociétales de multiplier les activités pour leur enfant et de se ménager du temps pour eux-mêmes. Comment repérer les premiers signes d’épuisement chez son enfant ? Béatrice Millêtre : Déjà, certaines personnalités sont plus à risque, à savoir celles qui ont pour trait d’être attentionné, altruiste, sensible, et qui ont besoin de sens à ce qu’elles font. Parmi les signes avant-coureurs d’un burn-out, la difficulté à bien dormir, souvent mis à tort sur le compte d’un examen, d’un sport etc. Dans l’épuisement, la personne ne parvient pas à trouver un sommeil de qualité, mais sans qu’il n’y ait de raison particulière. Conséquence, les enfants sont irritables, de mauvaise humeur, contestataires, à fleur de peau (réactions exacerbées, crises disproportionnées). Ils développent une anxiété, un stress, un épuisement nerveux, avec parfois des envies de fugue et même de suicide. L’apprentissage, la concentration, l’organisation deviennent difficiles voire impossibles. A cette perte d’efficacité s’ajoute une perte d’énergie et d’envies, une distance avec les amis, une fatigue. Mais il n’est pas trop tard pour agir ! Béatrice Millêtre : En effet, c’est le début du parcours du combattant, pour l’enfant et ses parents mais il faut alors agir vite et parfois en ayant recours aux urgences pédiatriques ; 30 % des jeunes ont des idées suicidaires et 10 % ont fait des tentatives de suicide. Il faut savoir s’arrêter, imposer une coupure scolaire d’une semaine ou plus. Souffler. Se reposer. Comme chez l’adulte, il est possible d’intervenir avant le craquage nerveux, avant que ne surviennent la phase dépressive et la nécessité de tout reconstruire (personnalité, rapport au monde). L’enfant a la possibilité de faire un break même au cours de l’année scolaire. La Loi est mal comprise. Elle stipule que l’enfant n’a pas droit à plus de quatre demi-journées d’absence non justifiées. Mais la justification d’une absence tient en quelques mots : « Absence pour raison personnelle » ! Les parents doivent alors se rapprocher de l’équipe pédagogique et consulter un psychologue pour enfant ou un pédopsychiatre. Il pourra alors s’opérer un rééquilibrage chez l’enfant : « je comprends le monde », « je trouve du sens », « l’avenir est à moi », « je suis unique et quelqu’un de bien », « je sais où je vais », « on me fait confiance » et « je suis indulgent avec moi-même ». Un message aux parents ? Béatrice Millêtre : Éviter le mégamorphisme (voir les enfants plus grands, plus âgés qu’ils ne le sont et les rendre adultes trop tôt) n’est pas très compliqué : cela revient à ne demander à nos enfants que ce dont ils sont capables.L’enfant doit penser par lui-même, exprimer ses besoins (physiologiques mais aussi affectifs, sociaux et psychologiques), ses désirs, ses goûts. Parents, déculpabilisez : vous n’êtes pas responsables de son burn-out, mais vous êtes responsables qu’il aille mieux, qu’il guérisse et qu’il ne chute pas. Avec des mots-clés suivants : pour le parent : « c’est moi l’expert », pour l’enfant : « le sens de ma vie », « ensemble » et pour tous : « le besoin de souffler » et « partager ».Béatrice Millêtre consacre aussi une large partie de son ouvrage à des repères pratiques pour appréhender les grandes lignes du développement de l’enfant et l’attitude à adopter par les parents, un questionnaire sur son "type parental" (et la marche à suivre si l’on est plutôt permissif, autoritaire, démocratique ou engagé) ou encore une liste exhaustive à cocher en fonction des atouts que l’on retrouve chez son enfant ainsi qu’un questionnaire pour l’enfant lui-même sur ce qu’il ressent, sur son estime de soi etc.(1) Enquête nationale Unicef France (2014) ; (2) Enquête 2011 sur la santé des étudiants réalisée par l’institut Harris Interactive pour la SMEREP ; (3) Sondage Ipsos du 8 septembre 2015D’après un entretien avec Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, spécialiste en sciences cognitives, psychothérapeute et auteur du livre « Le Burn-out des enfants, Et si on leur en demandait trop ? » aux éditions Payot & Rivages, Paris, 2016.
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Dirigeants d’entreprise, travailleurs indépendants : attention au burn-out
Le burn-out ou « syndrome d’épuisement professionnel » ne guette pas uniquement les salariés, comme le soulignent les chercheurs de l’Observatoire AMAROK. Chefs d’entreprises et travailleurs indépendants en sont aussi victimes, avec des facteurs de risques qui leur sont propres. Sachez les reconnaître.
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Activité sportive et maladie chronique : comment entretenir la motivation
Diabète, maladies respiratoires comme la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladies cardiaques … l’activité physique joue un rôle majeur. Mais si l’on est plus sportif ou qu’on ne l’a jamais vraiment été, entretenir la motivation est un véritable challenge. Il existe des clés, énoncées par David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, que l’on peut adopter dès cet été ou à l’automne, telle une bonne résolution de rentrée. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique L’activité physique a tout bon ! Après une rééducation respiratoire pour les insuffisants respiratoires, laquelle inclut un réentrainement à l’effort, ou pour ceux qui sortent d’un séjour en rééducation cardiologique suite à un infarctus du myocarde, ou même pour ceux qui ont un cancer ou sont en rémission, les bienfaits de l’activité physique, à sa mesure bien entendu, sont multiples. En effet, celle-ci agit en prévention ; elle divise par deux le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque, elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, fait baisser la pression artérielle chez les hypertendus, améliore l’espérance de vie dans la mucoviscidose etc.). Elle améliore aussi les symptômes comme la fatigue due à la chimiothérapie anticancéreuse, la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires et les symptômes dans la BPCO avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux, dont elle est complémentaire. Elle réduit le risque de maladies associées comme dans le sida. Elle est aussi indiquée dans les maladies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer par ex.), la dépression, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde etc.Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var) : « L’activité physique cumule les avantages, sur la fonction respiratoire et la dyspnée (essoufflement), le sommeil, les paramètres musculaires, cardio-vasculaires et vis-à-vis d’un état potentiellement anxiodépressif. Mais négliger la dimension sociale de l’activité physique serait une grave erreur. Faire du sport c’est, pour chacun, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. Cela permet de limiter l’impact psychologique de la maladie. Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes malades chroniques, la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement, très péjoratif sur l’évolution de la maladie etc. ». 5 commandements pour faire de l’exercice physique Sous une surveillance médicale et de professionnels de l’activité physique adaptée formés aux maladies chroniques, s’astreindre à une activité physique régulière et soutenue peut sembler relativement facile. C’est une toute autre histoire lorsque l’on se retrouve chez soi, seul, parfois isolé pour conserver la motivation et la régularité de l’entraînement. Pour mettre toutes les chances de son côté, David Communal a mis au point des règles d’or pour convertir les malades chroniques en « PARFAITS experts en activité physique dans un objectif de santé ». En réalité, PARFAITS est un acronyme qui intègre huit notions essentielles : Progressivité, Adaptabilité-Accessibilité, Régularité, Fréquence, Alternance, Intensité, Temporel et Sécurité. Le sport, une culture nouvelle à adopter Cela part d’un constat, celui que bien souvent, les malades chroniques n’ont pas la culture de l’activité physique pour elles-mêmes. Il ne s’agit pas uniquement de sport mais cela englobe les activités de vie quotidienne, de travail, de déplacement et de loisirs. Il faut alors changer d’optique et pratiquer une activité physique dans un objectif de santé. Mais pas de vélo-elliptique du jour au lendemain ! Cela passe par la valorisation d’activités physiques déjà exercées par le passé, leur renforcement puis la proposition d’autres types d’activités, progressivement en fonction des capacités de la personne. S’entourer pour se sentir en sécurité De nombreux malades chroniques se sentent en insécurité lorsqu’ils pratiquent seuls une activité physique. La présence d’un professionnel de santé, d’un enseignant en APA ou d’un éducateur sportif voire d’un groupe de patients dans le cadre d’activités associatives permet de les rassurer. Se ménager un temps dédié à l’activité physique Il s’agit tout simplement de prendre un vrai rendez-vous avec soi-même. Avec des aménagements en fractionnant la pratique quotidienne par exemple, mais en conservant à tous prix la régularité. Tout réside dans la régularité de l’exercice, lequel doit être quotidien chez les malades chroniques, alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé. L’idéal est de varier les "plaisirs", entre endurance, renforcement musculaire, assouplissement et équilibre. Tout est dans la progressivité Des exercices simples et accessibles permettront de progresser, de façon graduelle, en jouant sur les paramètres de difficulté (résistance, intensité etc.), afin d’optimiser pas à pas les capacités de la personne malade chronique. L’intensité doit être modérée à intense (5 à 8 sur une échelle de 10) et variable. En cas de limitation respiratoire et même cardiaque, la montée en charge et l’arrêt doivent être progressifs, sur une dizaine de minutes. Miser sur l’émulation collective Conserver l’envie et la motivation passe aussi et surtout une émulation collective générée par l’activité en groupe. La convivialité et le plaisir font perdurer la motivation dans le temps. Merci à David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) et dirige l’Association Prof'APA et au Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var).
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Pipi au lit, la rentrée se prépare
Le pipi au lit, ou énurésie, touche 10% des enfants entre 5 et 7 ans. A l’approche de la rentrée scolaire, des classes découverte ou des nuits chez les copains, quelle attitude adopter en tant que parent ? Il est essentiel de consulter, mais jamais dans la précipitation. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Rassurer, dédramatiser et déculpabiliser l’enfant énurétique Ne pas être propre durant le sommeil n’est pas normal au-delà de 5 ans. L’énurésie, c’est-à-dire une incontinence intermittente survenant exclusivement pendant le sommeil chez un enfant de plus de 5 ans, n’est pas une maladie, mais un symptôme aux multiples facettes. En effet, plusieurs paramètres interviennent, souvent très intriqués. Ce peut être dû à l’excès de volume d’urine produite dans le sommeil lié à une hormone, l’ADH (vasopressine) qui, elle, n’est pas synthétisée en quantité suffisante. La réduction de la capacité vésicale peut aussi entrer en jeu, associée dans un tiers des cas à une vessie hyperactive. L’immaturité affective de l’enfant peut jouer, tout comme une insuffisance de maturation neurologique qui fait que ces enfants n’atteignent pas un seuil d’éveil leur permettant de percevoir que leur vessie est pleine. D’autres facteurs ont été identifiés plus récemment comme l’obstruction des voies aériennes supérieures, le sexe et l’hérédité. Il ne faut pas attendre pour consulter un médecin, ni nier l’importance de l’énurésie, en minimisant ses conséquences chez l’enfant (scolaires, estime de soi etc.) familiales et sociales. Il ne faut pas non plus miser sur le temps pour se débarrasser du problème. Soigner une énurésie demande du temps, en confiant le problème de son enfant à un médecin, au cours d’une consultation à part entière, qui doit durer dans l’idéal 45 minutes. Là, le médecin s’intéresse à l’enfant et non plus à sa seule énurésie, dans un climat de confiance, seul moyen d’obtenir l’adhésion de l’enfant et sa responsabilisation dans sa prise en charge. Déjà, ces conditions suffisent à résoudre de nombreux cas d’énurésie. Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo et spécialiste de l’énurésie : « L’enfant doit entendre de la bouche des parents et du médecin qu’il n’est pas un cas isolé, surtout parmi les garçons de son âge (3 garçons pour 1 fille sont énurétiques). Enfin, déculpabiliser l’enfant est primordial, car il pense souvent que la faute lui incombe. Du fait de l’attitude de son entourage, aux réflexions parfois maladroites et culpabilisantes (« Il pourrait faire un effort »), l’enfant se sent responsable de faire pipi au lit. Il est crucial que les parents soient convaincus que leur enfant n’y est pour rien puisque l’énurésie survient pendant le sommeil. Il leur faut, de plus, évider une attitude coercitive mais aussi surprotectrice ». L’énurésie est fréquente, mais trop souvent ignorée Parce que ses répercussions psychologiques et socio-familiales sont incontestables, l’énurésie justifie une prise en charge adaptée mais aussi précoce. Pourtant, au-delà de l’âge de 5 ans, l’énurésie est sous-diagnostiquée. De la part des parents, l’énurésie est rarement un motif de consultation médicale à part entière (1). 76,7% des mères d’enfants énurétiques déclarent que leur médecin traitant n’a pas abordé le sujet (2). Seuls 17% des médecins généralistes posent la question systématiquement (3).L’énurésie, ça n’est pas « dans la tête »Il est désormais clairement démontré que les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les enfants souffrant d’énurésie primaire isolée que dans la population générale d’enfants du même âge (environ 10%), à la différence des énurésies secondaires – l’enfant se remet à faire pipi au lit après une période sèche de 6 mois- qui peuvent se manifester lorsque l’enfant fait une régression à la suite d’un traumatisme psychologique (divorce des parents, décès dans la famille etc.). Le trouble psychique le plus fréquemment retrouvé, chez 20% des enfants qui font pipi au lit, est le syndrome « déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité » (TDAH). L’énurésie, un handicap social Privé de colonie de vacances, de séjour scolaire ou de soirée-pyjama… l’enfant énurétique s’exclut ou est exclu de tout un pan de la vie sociale au moment où celle-ci est essentielle à son épanouissement et à sa construction psychique. C’est un triste constat : une majorité des enfants énurétiques n’a jamais dormi chez un copain et n’est jamais parti en séjour scolaire ou en colonie de vacances (1). Toutes les données vont dans le même sens. 42% des enfants refusent de dormir chez un copain, 37% en séjour scolaire et même 12% dans la famille. Ce « secret de famille », ce tabou est encore aujourd’hui source d’exclusion et d’isolement social (2). Attention aussi à l’« énurésie prétexte », c’est-à-dire la persistance d’une énurésie qui, en évitant la séparation du milieu familial, arrange à la fois l’enfant et les parents. L’énurésie se soigne Visite après visite, le médecin va encourager l’enfant, mais aussi lui confier des missions comme mettre ses draps mouillés à laver, enfiler une couche tout seul avant de dormir etc. mais aussi respecter les mesures hygiéno-diététiques. Elles se résument à respecter une hygiène mictionnelle et un apport liquidien régulier. L’enfant doit être sensibilisé aux messages émis par sa vessie et ainsi améliorer la perception de son seuil de réplétion vésicale. Parmi les conseils à délivrer, dire à un enfant d’aller aux toilettes dès qu’il en perçoit l’envie, ou mieux, à intervalles réguliers avant que sa vessie ne le lui demande, d’être aussi détendu que possible en urinant. Quant aux apports hydriques et leur répartition, ils doivent respecter cinq règles : les apports liquidiens recommandés restent normaux (45-60 ml/kg), idéalement entre 7h et 18h. Un tiers des boissons quotidiennes devrait être absorbé au petit déjeuner. Une fois ces règles respectées, on peut envisager secondairement de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h, sans pour autant les interdire. Enfin, l’enfant doit éviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés (lait, jus de fruit et sodas augmentent la charge osmotique) et limiter l’apport calcique en modérant les laitages le soir. 20% des énurésies guérissent avec le seul respect de ces mesures. Si l’énurésie persiste, envahissante et mal vécue, alors le médecin passera à l’étape supérieure, en prescrivant un traitement par médicament (desmopressine) et/ou des alarmes sonores (stop-pipi).(1) C. Philippe et al. Médecine et Enfance, janvier 2011 ; (2) Lottman H. Med Enf. , 2009 ; 29 : 298-302 ; (3) C. Philippe. Etude ENUMERE. Med Enf. Janv-fev 2016 ; 37-42Merci au Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo, pour l’ensemble de sa communication.
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6 astuces connectées utiles pour la santé des séniors
Les séniors sont de plus en plus connectés et donc à l’écoute de l’offre grandissante en matière de nouveautés high tech, notamment quand elles sont en lien avec la santé, le sport ou le bien-être. Voici six objets connectés qui peuvent être d’une grande utilité dans le quotidien des séniors qui veulent rester autonomes le plus longtemps possible, ou qui prennent tout simplement soin de leur santé… Les trackers d’activité pour rester en forme Sous forme de montres ou de bracelets, les trackers d’activité incitent l’utilisateur à bouger. Ils sont pour la majorité équipés de quatre types de capteurs : Un podomètre, pour comptabiliser le nombre de pas quotidiens. Ainsi, l’utilisateur peut se fixer des objectifs facilement atteignables et avoir une motivation supplémentaire pour rester actif. Un accéléromètre, qui enregistre tous les mouvements du corps et permet ainsi le fonctionnement du podomètre, le calcul du nombre de kilomètres parcourus, la surveillance du sommeil et l’estimation de la dépense énergétique. Un capteur cardiaque, pour suivre le rythme du cœur au repos et à l’effort. Un baromètre, qui indique entre autres le nombre de marches montées dans la journée. Un bon moyen de bouger de manière ludique : on peut faire le bilan de sa journée le soir et même lancer des défis aux autres utilisateurs. Le tensiomètre connecté De nombreuses marques ont développé une nouvelle génération de tensiomètre poignet ou brassard qui se connectent via une application à un Smartphone, afin d’assurer un suivi renforcé pour les patients souffrant d’hypertension artérielle. Certains tensiomètres utilisent la technologie MAM (Mesure Artérielle Moyenne) qui consiste en la réalisation de 3 mesures successives à des intervalles de 15 secondes. Ainsi, on obtient une valeur plus précise et grâce à une application sur le téléphone, il est plus facile d’interpréter, de sauvegarder et au besoin de partager avec un professionnel de santé ses données de tension artérielle. Les piluliers connectés pour bien suivre son traitement Pas facile de penser à prendre tous ses médicaments au quotidien, surtout quand on est traité pour plusieurs pathologies. Pour les séniors, les piluliers connectés s’avèrent extrêmement utiles pour améliorer le suivi de la prescription médicale. Le pilulier peut être préparé à l’avance par le patient, un membre de son entourage ou son pharmacien, puis la case dans laquelle se trouvent les médicaments que le patient doit prendre s’illumine au bon moment. En cas de non prise, le patient et/ou son entourage peuvent être informés : un bon moyen de rassurer les aidants et de prévenir les conséquences parfois graves de l’oubli des médicaments. Les bijoux de téléassistance On connait depuis plusieurs dizaines d’années les bracelets d’urgence, munis d’un bouton sur lequel le porteur appuie s’il est victime d’une chute ou d’un malaise. Ce service d’alerte qui encourage le maintien à domicile en toute sécurité, est maintenant utilisé par 15 % des plus de 80 ans. Afin de rendre ce dispositif plus esthétique, il existe désormais sous forme de bijoux connectés. Colliers, bracelets ou petit cadran à glisser dans sa poche : il y en a pour tous les goûts ! Avec toujours la promesse d’être secouru(e) en cas de problème à son domicile avec un système d’assistance 24h/24 7j/7. Les bracelets détecteurs de chutes Les chutes sont la première cause d’hospitalisation chez les personnes âgées et peuvent entrainer une perte d’autonomie irréversible. Les objets qui permettent une prise en charge rapide des chutes sont donc très recherchés par les séniors. En général couplés à un système d’alerte manuel comme pour la téléassistance classique, les nouveaux bracelets analysent également les mouvements de l’activité quotidienne et détectent les anomalies comme les chutes brutales ou les malaises. Ils déclenchent alors automatiquement une alerte vers le centre d’assistance. La canne connectée C’est le dernier né des objets connectés pour séniors : une canne 3 en 1, utile pour s’aider lors des déplacements, mais en plus munie d’un bouton d’urgence et d’un détecteur automatique de chutes. En effet, la canne est équipée d'un accéléromètre et d'un gyroscope qui détectent les mouvements de son utilisateur : le système va apprendre et comprendre les habitudes de l'utilisateur pour ensuite pouvoir détecter une situation inhabituelle : réveil tardif, absence de mouvement. Le dispositif étant relié à un service de téléassistance classique, les proches en sont alors informés.
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Sommeil : comment se resynchroniser avant la rentrée ?
Après les vacances et ses soirées prolongées jusque tard dans la nuit, ses grasses matinées et ses siestes, c’est la rentrée, le retour aux horaires et aux tâches quotidiennes. Pour tenir le rythme, le sommeil doit être suffisant et de qualité. Quelques clés pour resynchroniser son horloge interne et de ce fait son sommeil avant la reprise du quotidien. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique En vacances, exit le stress En règle générale, les vacances permettent de récupérer du point de vue du stress, ce qui est important pour le sommeil. En effet, loin du stress et du quotidien, les congés permettent de récupérer de la carence de sommeil accumulée pendant l’année. Avec le bémol que les conditions de sommeil en vacances sont extrêmement variables. Pour beaucoup, ce sont des conditions de literie ou de couchage nettement moins bonnes qu’au domicile. Le bruit est aussi plus présent dans les maisons familiales, les campings. Le décalage horaire, surtout au retour, peut s’avérer désastreux pour une reprise en forme. Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris) : « Néanmoins, parce que l’on est plus proche de son rythme personnel, il faut profiter de l’été pour savoir quelle est sa durée de sommeil optimale. Du fait de l’absence de stress en vacances, la durée de sommeil est généralement plus longue, d’une heure et demi environ. Par exemple, 10h30 de sommeil en moyenne en vacances équivaut à au moins 9h de sommeil nécessaires en conditions de travail » Etes-vous "du matin" ou "du soir" ? L’été est aussi l’opportunité de découvrir sa typologie de sommeil. Si, après deux semaines de vacances, une fois reposé et relaxé, l’on continue de se lever à 8 heures, c’est que l’on est du matin. Si l’on bascule dans le mode « couche tard-lève tard », c’est la démonstration qu’on est bien « du soir ». Malgré l’heure tardive du coucher, le sommeil sera meilleur car plus profond et donc plus réparateur.Ce constat est intéressant, car cela signifie que son rythme circadien (rythme veille/sommeil) est contrarié par les horaires de travail classiques, ce qui peut être mal vécu. Pourquoi ne pas alors proposer d’aménager ses horaires en les repoussant de 30 minutes, un délai suffisant dans la plupart du temps ? Par ailleurs, même à la reprise du travail, un "couche-tard" ne devra pas chercher à se mettre au lit avant 11h30-minuit, au risque de problème d’endormissement ou de sommeil trop léger. Huit jours pour retrouver les bonnes habitudes de sommeil Pour une resynchronisation idéale de l’horloge interne, le mot d’ordre est le suivant : horaires réguliers de coucher et de lever. Dans l’idéal aussi, ces horaires devraient être anticipés une semaine avant la reprise du travail, de plus en plus tôt, progressivement. Et ne pas hésiter à se plonger dans le rythme dès le retour, avec des levers à heures fixes, y compris le week-end durant les trois premières semaines.Dr Sylvie Royant-Parola : « Le week-end, mieux vaut récupérer le temps de sommeil sur un temps de sieste qu’en se levant tard. Des siestes de vingt à trente minutes peuvent compenser l’envie de s’accorder des grasses matinées en fin de semaine ! Le top ? Un quart d’heure de sieste au cours d’une journée de travail ». Resynchroniser son horloge interne en pratique Voici trois conseils de bon sens pour favoriser un sommeil réparateur : Rechercher la lumière du matin. Notre horloge interne est un petit noyau de la taille d’une tête d’épingle qui renferme des milliers de neurones, situé dans une région de notre cerveau appelé hypothalamus. En journée, la lumière envoie un message à notre horloge interne ; notre rythme circadien est ainsi recadré. D’où la nécessité de pratiquer une activité le matin à la lumière, en extérieur, comme prendre son vélo ou marcher l’équivalent de deux stations de métro, voire s’exposer à une lampe de photothérapie (luminothérapie) lors du petit déjeuner. Se bouger, pas uniquement pendant les vacances. Toutes les activités physiques (jogging, marche rapide, vélo d’appartement), du moment où elles entraînent une dépense énergétique, favorisent le sommeil. A pratiquer si possible le matin ou à la pause méridienne, et de façon régulière (au minimum quatre séances hebdomadaires). Dormir, cela se prépare. Un sas de détente entre le retour du travail ou les tâches quotidiennes est nécessaire, au moyen d’une activité calme de type lecture, loin de tout écran ; les LED des smartphones et autres inhibant la sécrétion de l’hormone facilitatrice du sommeil (mélatonine). La rentrée est l’occasion d’adopter un rituel apaisant avec une tisane (tilleul, fleur d'aubépine verveine…). L’on peut aussi s’octroyer une douche tiède, trente minutes avant le coucher lorsque les journées sont encore chaudes. D’après un entretien avec le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris).
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Peau des seniors, quels soins ?
A partir de 50 ans et de la ménopause, la peau des seniors a de nouveaux besoins. Des soins appropriés aident à retrouver une hydratation optimale et une certaine souplesse. Zoom sur les spécificités et la prise en charge cosmétique des peaux matures.
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Les allergies de l’été
Le printemps est bien connu pour être la saison des allergies au pollen. Mais en été, on peut aussi connaître les symptômes désagréables de l’allergie à cause du soleil, des graminées ou encore des piqûres d’insectes ! Alors quelles sont les allergies que vous pouvez rencontrer l’été, comment les traiter et les prévenir ?
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Anévrisme de l’aorte abdominale, une première française
L’anévrisme de l’aorte abdominale… un terme complexe pour désigner une maladie relativement fréquente : entre 5 à 10 % des hommes de plus de 60 ans sont opérés, sans quoi l’issue peut être fatale. Des médecins français ont réussit l’exploit de concevoir une prothèse « sur mesure » ...
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Quel bilan après une chute chez une personne âgée ?
Une chute chez une personne âgée de 65 ans et plus n’est jamais à banaliser, un bilan est nécessaire : outre les éventuelles conséquences traumatiques immédiates telles qu’une plaie ou une fracture à prendre en charge, il faut ...
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L'importance d'une bonne hydratation au bureau
L’eau est un élément indispensable à notre survie. Elle est également essentielle pour le bon fonctionnement de nos capacités cognitives et intellectuelles. D’où l’importance d’avoir le bon niveau d’hydratation au bureau. Jessica Xavier Près de la moitié des salariés français ne s’hydratent pas suffisamment au bureau. Selon un sondage IFOP pour l’AFIFAE en 2014, 45 % des salariés boivent moins de 5 verres d’eau par jour alors qu’il en faudrait au moins 8. Un déficit en eau qui a des conséquences sur les performances au travail. L’eau : un élément vital Notre corps et composé à 60 % d’eau. Pour le cerveau, ce taux atteint 80 %. L’eau est indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, de notre cerveau. Elle favorise la concentration, le bon fonctionnement cérébral, régule la température corporelle. L’eau permet également de détoxifier l’organisme et de drainer les toxines. Or chaque jour nous perdons environ 2,5 litres d’eau (transpiration, urine, respiration) qu’il faut compenser à travers la boisson et l’alimentation. Les conséquences de la déshydratation sur les performances au bureau Ne pas boire assez a un impact sur les fonctions cognitives et sur l’humeur. De récentes études ont confirmé qu’une déshydratation d’1 % entraîne une altération de nos fonctions et capacités. La déshydratation favorise les maux de tête, l’irritabilité, la perte de mémoire, la baisse d’énergie, la fatigue, un manque de concentration, les crampes. Autant de conséquences qui ont des répercussions sur la qualité du travail mais aussi sur les relations avec nos collègues. L’hydratation au bureau en cas de fortes chaleurs Quand il fait chaud, il faut adapter sa consommation d’eau. Au-delà de 30° la chaleur augmente la perte en eau, qu’il faut absolument compenser. Toutefois, les professionnels de la santé au travail affirment que par fortes chaleurs les recommandations de bon sens sont les mêmes au bureau et à la maison, à savoir : boire régulièrement. Quid des risques de déshydratation liés à la climatisation ? Si les règles d’hygrométrie sont respectées dans les locaux, il n’y a pas de risques de déshydratation à craindre. A noter, les employeurs n’ont pas d’obligation légale d’installer une climatisation, ils doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la santé des salariés, mais sans plus de contraintes en terme de ventilation ou de climatisation. Astuces pour être bien hydraté au bureau Bien s’hydrater au travail n’est pas si compliqué. Il suffit de prendre quelques habitudes très simples qui deviendront rapidement un réflexe. Pour ne pas risquer la déshydratation, retenez qu’il faut boire environ 8 verres d’eau par jour. Pour varier les plaisirs, buvez de l’eau plate, gazeuse, aromatisée. Le café, les thés et tisanes sont les bienvenus à condition d’avoir la main très légère sur le sucre. A noter, depuis plusieurs années, les employeurs ont l’obligation de fournir de l’eau potable et fraîche à leurs salariés. Nos conseils : Ne pas atteindre d’avoir soif pour boire, la soif étant un signe de déshydratation Toujours avoir une bouteille remplie ou un verre plein à portée de main Apporter une bouteille d’un litre et demi et se donner pour objectif de la boire dans la journée Boire régulièrement, par petites gorgées Pour ne pas oublier de boire, faites sonner votre alarme toutes les heures et rendez-vous à la fontaine à eau. Une bonne occasion pour vous dégourdir les jambes ! Pensez aux bouteilles connectées. Ces nouveaux objets malins permettent de contrôler ce que vous buvez tout au long de la journée et vous font une petite piqûre de rappelle en cas de manque. Vous êtes malade et avez décidé de vous rendre au bureau ? Pensez à bien vous hydrater en buvant ½ litre d’eau de plus pour chaque degré au-dessus de 37°. Et dans la mesure du possible, il est toujours préférable de consulter son médecin plutôt que d’aller travailler. L’hydratation demeure un geste essentiel par tous les temps et dans toutes les situations. Pour garder vos performances au top, boire de l’eau doit devenir un véritable réflexe. Source : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2009142/AFIFAE_Synthese-sondage-hydratation_20052015.pdf http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1179.pdf Role of dehydration in heat stress-induced variations in mental performance, Gopinathan PM, Pichan G, Sharma VM, Abstract Hydration and cognition: a critical review and recommendations for future research, Lieberman HR, Abstract
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Apnée du sommeil : le patch qui pourrait vous aider à mieux dormir
Des chercheurs viennent de mettre au point un patch de dépistage du syndrome d’apnées du sommeil, facilitant grandement le diagnostic de ces multiples arrêts respiratoires pendant le sommeil. Il suffit de le poser sur son front pendant toute une nuit.
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Margarines : 6 trucs à savoir
On nous vante souvent l’intérêt des margarines : qualités nutritives, bienfaits sur la santé, utiles lors d’un régime… Mais qu’est-ce que la margarine ? A-t-elle vraiment sa place dans notre frigo ? Voici six questions-réponses pour connaitre l’essentiel sur les margarines.
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La DSN, un outil de simplification administrative
La loi Warsmann du 22 mars 2012*, relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, institue la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative (DSN). Celle-ci doit remplacer à terme l’ensemble des déclarations sociales adressées par les employeurs aux organismes de protection sociale. Chantier majeur du « choc de simplification » initié par le gouvernement, la déclaration sociale nominative (DSN) se généralisera à toutes les sociétés, y compris les PME et les TPE, courant 2017. Déjà obligatoire depuis mai 2015 pour les entreprises redevables pour 2013 de cotisations et contributions sociales d’un montant égal ou supérieur à 2 millions d’euros, elle vise à alléger, à sécuriser et à fiabiliser les obligations administratives des employeurs. Jusqu’à présent, ces derniers réalisaient plusieurs déclarations sociales auprès de divers organismes de protection sociale et à des échéances différentes. Ces procédures complexes sont remplacées par une déclaration unique, mensuelle et dématérialisée. Principe Chaque mois, les données sociales individuelles des salariés issues du logiciel de paie (lieu d’activité, caractéristiques du contrat de travail, montant des rémunérations, durée de travail…) sont adressées à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) par un flux dématérialisé ou en utilisant le portail net-entreprises.fr. L’ACOSS se charge ensuite de les distribuer aux organismes sociaux concernés (organismes complémentaires de santé et de prévoyance, Caisse nationale d’assurance maladie, Pôle emploi…). L’employeur relevant du régime général (ou son expert-comptable mandaté) signalera un évènement exceptionnel impactant les droits des salariés dans un délai de cinq jours suivant sa survenue : arrêt ou reprise du travail après congé parental ou d’un arrêt maladie, rupture ou fin du contrat de travail. Un déploiement progressif en trois phases. Dans le cadre de la phase 3 de la DSN, déployée mise en place depuis l’automne 2016, la DSN se substituera aux autres DUCS (retraite complémentaire Agirc-Arrco, prévoyance), aux déclarations auprès de la MSA (sécurité sociale agricole) et de la caisse de compensation des voyageurs, représentants et placiers (VRP), à la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH)… Déclaration Sociale Nominative, où en êtes-vous ? La déclaration sociale nominative (DSN) prend de l’ampleur : En février 2017, 1,4 million d’entreprises l’utilisent pour déclarer plus de 18 millions de salariés Nous vous invitons, si ce n’est pas déjà le cas, à nous transmettre, via le site net-entreprises.fr, une DSN mensuelle comportant toutes les informations précisées sur la fiche de paramétrage qui vous a été envoyée. Si vous ne disposez pas de cette fiche, vous pouvez la demander par mail : LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Le respect de ce paramétrage est une condition à la bonne réception et au bon traitement de vos données de gestion. Nous attirons votre attention sur le fait que le paramétrage DSN est différent de celui de la DADS-U / N4DS. La phase 3 de la DSN, dernière étape déclarative qui a démarré en septembre 2016 porte l’ensemble des données de cotisations et se substituera à terme à l’appel de cotisations papier ou mail, ainsi qu’aux déclarations DUCS et DADS-U. Les modalités d’appels de cotisations (envoi de l’appel de cotisation et paiement par virement ou par chèque de la cotisation) sont maintenues sur l’année 2017 pour sécuriser la montée en charge de la DSN. Le télé règlement n’est pas disponible actuellement. Les entreprises doivent : s’inscrire en tant que déclarant à la DSN sur net-entreprises.fr ; vérifier la compatibilité de leur logiciel de paie avec la norme NEODes (norme d'échange optimisée des déclarations sociales) ; contrôler les numéros de Siret ; s’assurer de la bonne identification des salariés via le bilan d’identification des salariés (BIS). Afin de faciliter la tâche des employeurs, un ensemble d’outils et de documentations est mis à leur disposition sur le site dsn-info.fr. La Mutuelle Générale a mis en place un dispositif pour les entreprises avec lesquelles elle travaille. Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller au numéro de téléphone indiqué sur votre contrat ou par mail LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. *Loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives (1), JO du 23 mars 2012, dite « Loi Warsmann ».
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« Serious games » : apprendre en jouant
S’appuyer sur les mécanismes des jeux vidéo à des fins d’apprentissage, c’est l’enjeu des « serious games ». Appliqués à la santé, ils profitent aussi bien aux soignants qu’aux patients. Qui a dit que les jeux vidéo étaient réservés à un public de jeunes « geeks » et d’adolescents ? Moins connus que les jeux de guerre ou les simulations sportives, les « serious games » s’adressent à un public très large, du jeune enfant au senior. Leur traduction française (« jeux sérieux ») ne permet pas de comprendre ce qu’ils sont réellement. « Je préfère parler de jeux utiles, indique Erwan L’Her, professeur de réanimation médicale et directeur du Centre de simulationsanté (Cesim), à Brest. Le principe consiste à utiliser les mécanismes du jeu vidéo classique – passer des niveaux, explorer des univers, faire progresser un personnage – à des fi ns éducatives ou de changement de comportement. » Toutes les disciplines Ces « serious games » ont le vent en poupe depuis quelques années, notamment dans le domaine de la santé, où ils sont utilisés à la fois pour former les soignants et pour informer et accompagner les patients ainsi que leurs proches. Ainsi de « Venti-Sim » ou de « Domi-Secure », développés sur l’impulsion des équipes du Pr L’Her pour parfaire l’utilisation d’un respirateur artifi ciel ou pour aider les soignants à anticiper les difficultés rencontrées par une personne dépendante à domicile. Toutes les spécialités sont de potentielles candidates aux « serious games », de la chirurgie (« Touch Surgery » pour restituer les bons gestes opératoires) à la psychiatrie (« e-Schizophrenia » pour appréhender les réactions d’une personne atteinte de schizophrénie). Stimuler le patient Côté patients, l’objectif est de profiter de l’environnement virtuel offert par ces jeux utiles pour mieux les informer sur la maladie et ses implications au quotidien, mais aussi pour faciliter la mise en place des traitements. Dans « Glucozor », par exemple, les enfants apprennent le contrôle de la glycémie en faisant évoluer un dinosaure diabétique. Dans « Voracy Fish », les joueurs rééduquent leurs membres supérieurs en déplaçant un poisson carnivore à l’écran en bougeant simplement les bras devant l’écran. Dans tous les cas, l’idée sous-jacente reste la même : « Il s’agit de capter l’attention de l’apprenant ou du patient pour mieux faire ressortir ce qu’il sait déjà. En ce sens, les “serious games” sont en réalité des stimulateurs », analyse Erwan L’Her. Le saviez-vous Les « serious games » ne sont pas qu’une façon ludique et agréable de mobiliser ses connaissances. Ils font aussi l’objet d’études scientifiques qui attestent de leur valeur. « La littérature médicale recèle des preuves majeures de l’efficacité des “serious games” sur les apprenants », avance le Pr L’Her. Ainsi de ces travaux menés au sein de l’université du Texas (États-Unis) auprès de chirurgiens : ils ont montré que ceux qui jouaient régulièrement se révélaient plus réactifs et faisaient moins d’erreurs lors des interventions.
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Créer un site marchand vendeur et sécurisé
Avoir un site marchand est devenu indispensable pour bien des professions tant cela donne de visibilité, d’accessibilité et d’ouverture sur le monde. À condition que ce site soit bien conçu et sécurisé. Mode d’emploi. En 2014, 59 % des Français ont effectué au moins un achat en ligne : ils ont dépensé au total 51 milliards d’euros sur l’un des 138 000 sites marchands recensés en France. Parmi ces derniers, 57 % d’entre eux vendent à l’international et 71 % misent sur une forte progression pour les deux ans à venir (1). Une boutique ouverte 24 h sur 24, qui permet de toucher une clientèle internationale sans avoir à financer de fonds de commerce : la vente en ligne a effectivement de quoi séduire. Mais elle ne s’improvise pas : créer un site ne suffit pas ; il faut aussi le faire connaître, le faire vivre, mettre en place une logistique efficace, un système de paiement sécurisé… Faire une étude de marché Avant de se lancer, mieux vaut donc s’assurer que le chiffre d’affaires sera à la hauteur des investissements. Avec les comparateurs de prix, un site marchand ne peut trouver son marché que s’il apporte une véritable plus-value aux consommateurs en termes de prix, d’originalité de l’offre ou de qualité de service. Il est donc indispensable de mener une étude de marché et d’établir un compte prévisionnel avant d’engager des investissements. Il est aussi possible, avant d’investir, de faire un test en ouvrant une boutique sur l’une des places de marché créées par les grands noms du commerce en ligne que sont Amazon, eBay, Rueducommerce, Priceminister, Laredoute, Leboncoin, etc. C’est à la fois très simple et peu coûteux : compter 20 à 50 € de forfait mensuel ou un système de commissionnement (de l’ordre de 1 € par article vendu). Ce qui explique pourquoi 32 % des e-commerçants ont choisi cette solution (1). Créer son propre site Si cette expérience est concluante, il est temps de passer à l’étape suivante : créer un véritable site marchand, avec un nom, une adresse et un design originaux. Mieux vaut confier cette mission à un prestataire spécialisé maîtrisant les grandes étapes du projet : 1. le dimensionnement du projet et le choix de son hébergeur en fonction de l’activité et de l’organisation de l’entreprise, de la taille du marché et de la cible (professionnelle ou grand public) visée ; 2. la conception du site : structure, navigation, graphisme, intégration et mise en forme des contenus (textes et photos), paramétrages essentiels pour le référencement ; 3. la maîtrise des obligations légales : enregistrer un nom de domaine et le déposer à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), mentionner les noms du responsable éditorial et du webmaster, le nom et les coordonnées de l’hébergeur ainsi que les notes sur la propriété intellectuelle (images et textes), la gestion des données personnelles et les conditions générales de vente ; 4. le référencement et la visibilité sur le web et les réseaux sociaux ; 5. le suivi de l’activité et l’identification de tous les leviers de croissance du trafic et du chiffre d’affaires. Des paiements sécurisés Pour répondre aux attentes des clients, il est important de proposer plusieurs moyens de paiement : en ligne, par virement ou par chèque. Les transactions en ligne doivent être sécurisées : en général, les prestataires incluent un système de sécurisation (utilisant le protocole de codage SSL ou Secure Sockets Layer) dans leur offre. Les contrats monétiques « VAD » (vente à distance) proposés par les banques permettent de leur déléguer, moyennant une commission, le droit de percevoir les paiements. C’est un gage de sécurité, mais un gage difficile à obtenir : pour accorder ce type de contrat, les banques examinent en effet l’ancienneté et la solvabilité du site marchand. Le fait qu’il soit adossé à une activité déjà prospère peut néanmoins faire pencher la balance en sa faveur. (1) Tous ces chiffres sont issus du rapport 2014 de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance).
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La cataracte : distinguez le vrai du faux !
La cataracte est un trouble de la vision qui touche plus de 20 % de la population à partir de 65 ans, et plus de 60 % à partir de 85 ans. Quels sont les symptômes ? Comment la prévenir ? Comment la guérir ? Faites une mise au point en démêlant le vrai du faux. 1) La cataracte est une opacification du cristallin (lentille de l’œil) qui entraine une baisse de la vision. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le cristallin normal est transparent. Il laisse passer la lumière jusqu’à l’arrière de l’œil (sur la rétine) pour que les images soient clairement vues. Si certaines parties du cristallin deviennent troubles (opaques), la lumière ne peut pas les traverser et, de ce fait, la vision baisse. 2) Protéger mes yeux du soleil permet de réduire le risque de cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. L'agression quotidienne du soleil sur les yeux entraîne avec le temps une opacification du cristallin : la cataracte. Vous pouvez protéger vos yeux en portant des lunettes de soleil qui filtrent les rayons ultra-violets. 3) Le diabète favorise l’apparition de la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le diabète est un facteur de risque de la cataracte. Le contrôle régulier de la glycémie prémunit des troubles oculaires. 4) Une consommation régulière de vitamine C aide à se prémunir de la cataracte. Vrai ou faux ? C’est faux. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 5) Fumer a une incidence néfaste sur la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 6) Les collyres permettent de guérir la cataracte. Vrai ou faux ? C'est faux. Ni les collyres, ni le laser, ni les médicaments ne peuvent guérir une cataracte constituée. La chirurgie est le seul moyen d’améliorer votre vision. C’est l’acte chirurgical le plus pratiqué en France : près de 560 000 interventions ont été réalisées en 2006. Le cristallin opaque est substitué par un implant artificiel parfaitement transparent qui permet dans plus de 90% des cas une récupération fonctionnelle remarquable. 7) La chirurgie de la cataracte nécessite plusieurs jours d’hospitalisation. Vrai ou faux ? C’est faux. L’anesthésiste étudiera avec vous les différentes possibilités. Il est tout à fait possible de se faire opérer en ambulatoire : entrée et sortie de l’hôpital le même jour. La condition est de ne pas choisir l’anesthésie générale. 8) Les deux yeux seront opérés le même jour. Vrai ou faux ? C’est faux. Les chirurgiens préfèrent opérer un seul œil à la fois afin d’éviter tout risque d’infection bilatérale et faciliter la reprise des activités de la vie quotidienne des patients. 9) La récupération visuelle est très longue après l’intervention chirurgicale. Vrai ou faux ? C’est faux. La vision est rapidement améliorée. La récupération visuelle varie d’un patient à l’autre, généralement entre 24 heures et 15 jours. 10) Sans traitement, la cataracte s’aggrave avec le temps. Vrai ou faux ? C'est vrai. Si on ne fait rien, la cataracte continue d’évoluer. Le cristallin devient de plus en plus opaque, jusqu’à devenir complètement blanc et rendre la personne aveugle. N’hésitez-pas à en parler à votre médecin traitant ou à un ophtalmologiste !
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Retour de la grippe : faites-vous vacciner
L’épidémie de grippe saisonnière revient chaque année, faites-vous vacciner ! La nouvelle campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été lancée mi-septembre. La grippe saisonnière touche chaque année, en France, de 2 à 7 millions de personnes et entraîne des milliers de décès, notamment des personnes de plus de 65 ans. La vaccination reste le premier rempart contre la grippe, surtout pour les personnes fragiles Le vaccin antigrippal est le seul moyen efficace pour se protéger contre le virus de la grippe et les complications de la maladie. La vaccination est ainsi fortement recommandée pour les enfants à partir de 6 mois, les plus de 65 ans et pour certaines catégories de personnes considérées comme fragiles. C’est le cas des patients souffrant de certaines pathologies chroniques (qu’elles soient pulmonaires, neurologiques, cardiaques, rénales) et des personnes en situation d’obésité morbide. Les femmes enceintes sont elles aussi incitées à se faire vacciner pour protéger leur nourrisson durant les six premiers mois de leur vie. L’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps. La persistance des anticorps est de 6 à 8/9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. C’est pourquoi il est nécessaire de renouveler cette vaccination chaque année.
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Quel est le prix d’une couronne dentaire en France ?
En France, on constate souvent d’une région à l’autre des écarts de prix importants sur la pose d’une couronne dentaire. Pour plus de transparence à l’égard des consommateurs, le ministre de l’Économie souhaite contraindre les chirurgiens-dentistes à inscrire sur leur devis le prix d’achat des prothèses dentaires. Le point sur l’usage, le prix et le niveau de remboursement des couronnes dentaires. Qu’est-ce qu’une couronne dentaire ? La prothèse fixe est une pièce prothétique qui permet de reconstituer la partie de la dent appelée couronne dentaire lorsque celle-ci est très délabrée. On parle de coiffe ou de couronne prothétique. Cette pièce prothétique est scellée avec du ciment ou collée. Elle est fabriquée avec de nombreux matériaux qui sont des alliages répondant à des normes très précises ou en céramique. Dans certains cas, une autre pièce prothétique prenant ancrage dans une ou plusieurs racines, est nécessaire avant la pose de la couronne pour reconstituer un moignon de dent sur lequel s’appuiera la couronne. C’est un inlay-core ou faux-moignon. Cette prothèse fixe permet également de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Cette prothèse correspond alors à un bridge. Ce bridge est construit à partir de dents dites dents piliers. Les dents remplacées sont des intermédiaires de bridge. Une couronne peut être réalisée suite à la pose d’un implant lorsque la dent a été extraite. La racine n’existe donc plus et elle est alors remplacée par une racine artificielle appelée implant. Le prix d’une couronne dentaire peut varier du simple au double D’après une enquête réalisée par France 2 fin 2014, la pose de prothèses dentaires représenterait 15 % de l’activité des chirurgiens-dentistes mais constituerait plus de la moitié de leurs revenus (1). Le tarif d’une couronne dentaire est actuellement fixé librement par les professionnels, ce qui peut expliquer des variations de prix de 400 à 900 € selon le type de la couronne (alliage non précieux ou alliage précieux ; couronne avec un alliage et de la céramique ; couronne entièrement céramique ; couronne sur dent naturelle ou sur implant ; etc…) et les régions (2). Les villes de Paris, Versailles, Strasbourg et Bastia pratiqueraient les tarifs les plus élevés tandis que la région Midi-Pyrénées (Auch, Albi, Rodez, Montauban) offrirait les prestations au meilleur coût. Aujourd’hui, soucieux de faire des économies et, constatant un « reste à charge » important, certains consommateurs français n’hésitent plus à aller se faire soigner à l’étranger, dans les pays du Maghreb ou d’Europe de l’Est. Des destinations exotiques où les tarifs des prothèses dentaires sont plus avantageux. En revanche, le patient ne bénéficie d’aucune assurance en responsabilité professionnelle et il peut avoir des difficultés pour le suivi et la maintenance des travaux. Vers plus de transparence dans les tarifs des couronnes dentaires ? Avant la réalisation d’une proposition prothétique, il est important d’obtenir un devis afin de connaître le montant de la prise en charge mutuelle et donc le reste à charge. Cette analyse permettra de décider l’acceptation ou non de la proposition. Pour encore davantage de transparence, le ministre Emmanuel Macron a indiqué fin 2014 sa volonté de légiférer. Les chirurgiens-dentistes pourraient être prochainement contraints d’indiquer dans leur devis le prix d’achat d’une couronne dentaire. Aujourd’hui, c’est le prix de vente qui est exigé. Quel est le niveau de remboursement d’une couronne dentaire ? Pour une couronne dentaire, la prise en charge de l’Assurance maladie au régime général atteint 70 % de la base de remboursement soit 70% de 107,50 €, ainsi un remboursement dentaire de 75,25 € par couronne. À ce montant, on ajoute le calcul de remboursement de la mutuelle pour déterminer l’indemnisation globale dont peut bénéficier le patient. Si M. X a souscrit une complémentaire santé qui permet d’obtenir 200 % de la base de remboursement pour une couronne, la prise en charge mutuelle sera le double du montant de la base de remboursement soit 215 €. Si nous ajoutons les 75,25 € remboursés par la Sécurité Sociale, M. X bénéficie d’un remboursement total de 290,25 €. Ainsi, dans ce cas de figure, pour une couronne facturée 400 €, 109,75 € resteront donc à la charge du patient. (1) enquête France 2 (2) sante-medecine.commentcamarche.net
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Poux : de nouveaux traitements
Chaque année, plus de 100 millions de personnes dans le monde sont infestées par des poux. Principalement touchés, les 3-11 ans. Tour d’horizon des nouveaux traitements. S’il est petit (à peine plus gros qu’une tête d’épingle), le pou n’en reste pas moins costaud ! Il aurait même la fâcheuse manie de s’adapter, rendant son élimination parfois compliquée. La génération des 30-40 ans se souvient sans doute encore avec dégoût des lotions grasses et malodorantes dont il fallait, enfant, s’enduire les cheveux durant d’interminables minutes pour venir à bout de l’insecte à six pattes. Pendant longtemps, seuls les insecticides permettaient en effet de le combattre. Problème, ces produits, « potentiellement toxiques pour l’homme », ont engendré « une résistance de plus en plus importante chez le parasite », souligne le Dr Marie-Estelle Roux, dermatologue. Un comble ! Double effet Le pou ayant muté, il a bien fallu innover. Depuis cinq ans, de nouveaux traitements ont donc investi les officines. A commencer par les produits à base de dimethicone, un dérivé de la silicone, qui « agit selon un principe mécanique, en obstruant les voies respiratoires du pou qui meurt étouffé. » Autre possibilité, les traitements à base d’huiles végétales (coco, anis…). Même mode opératoire et mêmes bons résultats. Avec l’avantage, pour les uns comme pour les autres, « de n’engendrer ni résistance ni toxicité pour l’usager », et même de dissoudre la spumaline, la « colle » qui permet aux lentes (les œufs du pou) d’adhérer aux cheveux. Deux effets pour le prix d’une lotion… A condition, toutefois, de respecter certaines précautions d’emploi : ne pas lésiner sur le temps d’application (plusieurs heures, voire toute une nuit), traiter tous les jours jusqu’à l’éradication totale des poux, puis répéter l’opération chaque semaine jusqu’à la disparition complète des lentes. Sans oublier, après chaque application, de passer un peigne fin pour éliminer les parasites. Un seul comprimé Nettement moins fastidieux, le comprimé qu’on avale ! Ce médicament, c’est l’ivermectine. Il s’agit d’un antiparasitaire neurotoxique qui a déjà fait ses preuves contre la gale. « Il est très pratique puisqu’une prise orale unique suffit. » De là à parler de produit miracle, pas d’emballement. « Il faut éviter de généraliser son usage pour ne pas développer de résistance, prévient le Dr Roux. C’est pourquoi il n’est pas prescrit en première intention, mais doit être réservé à des cas particuliers, comme les épidémies en institution. » Décidément tenace, le petit pou ! Et si on misait sur la prévention ? Si votre enfant a les cheveux longs, pensez à les lui attacher. Les cheveux s’attirent comme des aimants à cause de l’électricité statique, ce qui facilite la prolifération des poux d’une tête à l’autre. Mieux vaut également éviter les échanges de bonnets, brosses, foulards et autres écharpes. Et pensez-y : si votre enfant est infesté, c’est toute la famille qu’il faudra sinon traiter, du moins passer au peigne fin !
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Rougeole, oreillons, rubéole : trois maladies, un seul vaccin
Un seul geste peut vous aider à protéger votre enfant contre trois fléaux : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Trois maladies qui passent à tort pour de simples « maladies infantiles », alors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves. Pourtant, un même vaccin suffit pour mettre votre enfant à l’abri. Et il est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie ! En France, seule trois vaccinations sont obligatoires : celles contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. D’autres sont simplement recommandées, comme celles contre la coqueluche ou la méningite. Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), bien qu’il ne soit pas obligatoire, est d’une importance particulière, tant pour les enfants et adolescents que pour les adultes. En effet, il protège contre trois affections réputées mineures, alors qu’elles peuvent s’avérer dangereuses pour la personne atteinte comme pour celle qui sont susceptibles d’être contaminées. La rougeole fait un retour en force Depuis 2008, on assiste à une véritable épidémie de rougeole. Plus de 22 000 cas ont été déclarés en France depuis le 1er janvier 2008, la plupart chez des jeunes adultes. En 2011, on a observé six décès. On estime à 90% la part de la population correctement vaccinée à l’âge de 2 ans. Or, il faudrait que cette proportion atteigne 95% pour que la France soit à l’abri de tout risque épidémique. Car la rougeole, qui se manifeste généralement chez l’enfant par une forte fièvre et des éruptions rouges sur tout le corps, peut aussi donner lieu, dans 10% des cas, à de graves complications : pneumonies, otites, encéphalites. En outre, la maladie est très contagieuse. Stérilité et oreillons : ce n’est pas une légende ! La maladie se caractérise par une forte fièvre, des éternuements, un écoulement nasal, des maux de tête et de ventre, des nausées et surtout une douleur qui irradie jusqu’aux oreilles, d’où son nom. Si elle fait moins parler d’elle que la rougeole, ses complications ne sont pas moins graves, avec là encore des risques d’encéphalites, de méningites, mais aussi des cas de surdité passagères, voire plus rarement définitifs. Chez les adolescents, les oreillons peuvent par ailleurs entraîner des atteintes des testicules ou des ovaires avec un risque de stérilité. La rubéole : dangereuse pour les femmes enceintes De ces trois affections, la rubéole paraît la moins grave. Elle ne dure que quelques jours, se manifeste par de simples ganglions et de petits boutons, et peut même passer inaperçue. Cependant, cette fausse « maladie bénigne », très contagieuse, est gravissime pour les femmes enceintes, notamment pendant les trois premiers mois de grossesse. Elle est susceptible de provoquer des malformations du fœtus : cécité, surdité, malformations cardiaques ou neurologiques, entraînant des déficiences mentales. Trois bonnes raisons de vacciner votre enfant • Le vaccin ROR est un vaccin fiable et efficace, bien toléré, sauf contre-indications. • En vaccinant votre enfant, vous le protégez contre les risques de complications qui peuvent toujours survenir. • Vous protégez également les autres, notamment les adolescents ou jeunes adultes non vaccinés, les femmes enceintes et les très jeunes nourrissons. En pratique Le vaccination ROR s’effectue en deux injections, l’une à partir de 12 mois, l’autre vers l’âge de trois ans. Le vaccin est totalement pris en charge par l’Assurance maladie jusqu’à l’âge de 17 ans. Votre médecin vous remettra une ordonnance séparée afin que vous puissiez vous procurer le vaccin gratuitement auprès de votre pharmacien. En revanche, l’acte d’injection n’est pas gratuit. Si il est pratiqué par le médecin ou le pédiatre, cet acte est remboursé à hauteur de 70% par la Sécurité sociale et à 60% si il est accompli par un infirmier. Votre mutuelle rembourse le complément.
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Complémentaire santé solidaire et Aide pour une complémentaire santé : nouveaux plafonds de ressources
Les plafonds de ressources donnant droit à la Couverture maladie universelle complémentaire et à l’Aide au paiement d’une complémentaire santé ont été, comme chaque année, récemment revalorisés. Les personnes dont les ressources sont situées en dessous de ces nouveaux plafonds pourront bénéficier, soit de la prise en charge gratuite de leurs frais de santé ou d’une aide financière pour souscrire une complémentaire santé.C’est une mesure traditionnellement attendue tous les ans à la même période. Comme le prévoit le Code de la Sécurité sociale, les plafonds d’attribution de plusieurs prestations sociales, dont la CMU Complémentaire et l’Aide au paiement d’une complémentaire santé, sont relevés au 1er juillet chaque année. Cette hausse des plafonds s’applique de façon rétroactive à compter du 1er juillet 2010.Des plafonds relevés de 1,2 %La révision annuelle tient compte de l’inflation prévue pour l’année en cours, un certain nombre de revenus sociaux donnant droit à la CMU (RSA, allocation de solidarité, par exemple) étant calés sur l’évolution des prix. Elle est éventuellement corrigée de la différence constatée par rapport aux prévisions de l’année précédente. Concrètement, le nouveau plafond annuel de ressources pour la CMU-C est fixé à 7 611 € pour une personne seule résidant en métropole, soit 634,25 € par mois. Celui de l’ACS, toujours pour une personne seule vivant en métropole, est quant à lui de 9 134 €, soit 761,17 € par mois.Pour consulter les nouveaux plafonds, cliquez ici.Qu’est-ce que la CMU complémentaire ?La Couverture maladie universelle complémentaire est un droit à la protection complémentaire ouvert sans cotisation en dessous d’un certain plafond de ressources, qui varie selon le nombre de personnes composant le foyer. Elle permet de bénéficier gratuitement d’une prise en charge à 100% des dépenses de santé (consultations, examens, hospitalisation , etc.) et d’un panier de prestations en dentaire et optique. Les bénéficiaires de la CMU-C sont en outre dispensés de l’avance de frais chez les professionnels de santé.Qu’est-ce que l’Aide à la Complémentaire santé ?L’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS, appelée crédit d’impôt dans la loi), est une aide financière accordée aux personnes dont les revenus sont supérieurs aux plafonds définis pour la CMU-C, à condition que leurs ressources n’excédent pas ce même plafond de plus de 20%. Elle vise à faciliter la souscription d’une complémentaire santé par le bénéficiaire et est versée sous forme de Chèque santé. Son montant varie selon l’âge de ce dernier. A savoir : le bénéficiaire de l’ACS bénéficie de la dispense d’avance des frais sur la part de ses dépenses de santé prises en charge par la Sécurité sociale, à condition qu’il respecte le parcours de soins.Pour connaître le montant de l’ACS, cliquez iciQuelles sont les ressources prises en compte ?Pour la CMU-C, comme pour l’ACS, toutes les ressources, imposables ou non imposables, perçues au cours des douze derniers mois précédant la demande sont prises en compte. Les personnes ayant à leur disposition un logement gratuit (propriétaire, personne logée gracieusement) ou bénéficiant d’une aide au logement se voient appliquer un forfait logement ajouté à leurs ressources, qui varie selon la composition familiale.Comment faire pour en bénéficier ?Pour bénéficier de la CMU-C ou de l’ACS, il existe un formulaire commun à remplir, disponible auprès des Caisses primaires d’assurance maladie ou sur le site ameli.fr. Pour télécharger le formulaire, cliquez ici
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Cancer du col de l'utérus : vers un dépistage organisé ?
Le cancer du col de l'utérus concerne chaque année 3 000 femmes. Le frottis reste la solution la plus efficace pour détecter au plus tôt cette maladie et la guérir. La Haute autorité de santé recommande donc la mise en place d’un dépistage organisé avec un frottis tous les trois ans.
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Le Dossier médical personnel bientôt accessible à tous les e-patients
Le déploiement du Dossier médical personnel a été annoncé le 5 janvier 2011. Gratuit et non obligatoire, il doit se généraliser à partir d'avril. Après 7 ans de gestation, la généralisation du Dossier médical personnel (DMP) au niveau national a été annoncée officiellement le 5 janvier dernier. Véritable carnet de santé numérique consultable en ligne, le DMP est créé à la demande du patient par un professionnel de santé ou par un établissement de soins. Il n'est donc pas obligatoire, contrairement à ce qui avait été envisagé au départ. Mais pour les pouvoirs publics, les objectifs restent les mêmes : favoriser la qualité et la coordination des soins, mieux suivre le cheminement du patient dans le système de soins, faciliter le partage des informations entre celui-ci et son médecin, générer des économies. De fait, grâce à cet outil, le médecin peut avoir rapidement accès à l'histoire médicale de son patient et peut recevoir plus vite les comptes-rendus de spécialistes. Le DMP doit aussi éviter d'onéreux doublons de prescriptions. Plusieurs Régions, dont l'Aquitaine, ont été impliquées dans les phases expérimentales. Les professionnels de ces réseaux pionniers ont ensuite été invités fin 2010 à se familiariser avec l'outil national qui sera déployé progressivement dans la France entière à partir d’avril 2011. "Le DMP va faire gagner du temps" Partout en France, les médecins peuvent désormais créer un DMP pour un patient qui le souhaiterait en passant directement par www.dmp.gouv.fr. Cependant, l'Agence des systèmes d’information partagés de santé, l’Asip santé, qui coordonne la mise en place du dispositif informatique, ne s'attend pas pour l'heure à un afflux trop important de demandes. L’organisme prévoit plutôt une montée en puissance progressive à partir d'avril, une fois que les professionnels se seront équipés des logiciels adaptés. « C'est un processus qui ne va pas se faire en deux mois, prévient Jeanne Bossi, secrétaire générale de l'Asip santé. Et les médecins ne doivent pas craindre une charge de travail supplémentaire. Au contraire, à terme, le DMP va leur faire gagner du temps. » De leur côté, les patients pourront consulter leur DMP en ligne à partir d'avril 2011. Ils seront libres d'autoriser les professionnels de leur choix à accéder à leurs données de santé ou de leur en masquer certaines. Pour en savoir plus, composez le 0810 33 00 33 (Service & appel gratuits) ou consultez la rubrique Patients du site http://www.dmp.gouv.fr en cliquant ici
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« Celui qui fraude sera sanctionné »
Afin de sensibiliser les Français aux conséquences de la fraude fiscale et sociale, les pouvoirs publics ont lancé une vaste campagne de communication. Entre pédagogie et dissuasion. « Frauder c’est voler, et celui qui fraude sera sanctionné. » Tel était le slogan de la campagne de communication menée en août et en septembre par le ministère du Budget, l’ (Acoss) et les caisses de sécurité sociale, dans les médias (radio et affichage). L’objectif ? Faire prendre conscience aux Français des enjeux des fraudes fiscales et sociales et des risques qu’ils encourent en cas d’infraction. Rapport parlementaire En effet, la fraude sociale représenterait un manque à gagner important pour les caisses des organismes sociaux et de l’URSSAF. Un rapport de la Cour des Comptes rendu public en 2010 estime son montant entre 10 et 15 milliards d’euros par an, soit plus de la moitié du déficit de la Sécurité sociale. Il est vrai que cette estimation porte à la fois sur les fraudes des particuliers concernant les prestations sociales et celles des employeurs concernant les cotisations sociales. Pour ce qui est des montants réellement détectés, la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) relève qu’en 2010, ceux-ci ont représenté 458 millions d’euros… La lutte contre la fraude a donc été désignée comme une priorité, et de nombreux efforts y sont consacrés, tant par les caisses de Sécurité sociale que par les URSSAF. À ce titre, les sanctions en cas de fraude sont renforcées de façon régulière depuis plusieurs années. Remboursement et sanctions Concrètement, lorsqu’une fraude est détectée, le fraudeur doit dans tous les cas payer les droits non acquittés, augmentés d’intérêts de retard pour les cotisations sociales, ou rembourser les trop-perçus. Mais ce n’est pas tout : il peut également se voir infliger des sanctions administratives, pénales ou disciplinaires (dans le cas des professions réglementées). Celles-ci sont loin d’être négligeables, puisqu’une fraude aux prestations familiales ou à l’Assurance vieillesse peut entraîner une sanction administrative pouvant aller jusqu’à quatre fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (11 784 € en 2011). Les sanctions pénales, quant à elles, comprennent à la fois des amendes et des peines de prison. Entre 2008 et 2010, plus de 700 condamnations à des peines de prison ont ainsi été prononcées pour fraude à l’Assurance maladie (en moyenne 7 mois de prison ferme ou avec sursis). Alors autant rester prudent… et vertueux !
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Quelques exercices pour lutter contre les petites douleurs liées au travail
Artisans, commerçants, vous le savez mieux que quiconque, votre corps est votre premier outil de travail. Chaque jour, quelques exercices suffiront pour prendre soin de vous et gagner en qualité de vie et efficacité au travail. Pour bien démarrer la journée...
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Prévenir le stress pour une meilleure vie professionnelle
Le stress est le mal du siècle à l’instar de ce qu’a pu être la dépression le siècle dernier. Loin de toucher uniquement les personnes « fragiles », le stress au travail atteint toutes celles qui travaillent trop, qui chaque jour dépassent leurs limites, dorment mal en rêvant de leur activité professionnelle. Comment déceler le stress et le prévenir sur le long terme ? Les symptômes du stress chronique. Selon la définition donnée par l’INRS, institut national traitant de la santé et de la sécurité au travail, le stress au travail est lorsqu’une « une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre ». Cependant, ce stress prend plusieurs visages : il peut être ponctuel ou chronique, surgir de manière physique ou émotionnelle. Comment interpréter les indices semés au fil du temps ? Le stress peut se révéler par des réactions physiques comme « des douleurs, des palpitations, des crises cardiaques », explique Pierre-Cédric Mermberg, psychosociologue de l’APST, l’Association Paritaire de Santé au Travail. Mais le syndrome du stress est souvent plus insidieux quand ses manifestations touchent aux émotions. Les relations entre collègues ou avec ses salariés deviennent alors conflictuelles. Le manque de sommeil est de plus en plus présent, il entraîne alors une « multiplication des accidents du travail et, sur le plan personnel, des divorces », constate Pierre-Cédric Mermberg. Les personnes en situation de stress chronique montrent leur désarroi par « l’absentéisme ou au contraire un sur-présentéisme comme chez ceux qui n’arrivent pas à décrocher et, qui, même à la plage, consultent leurs emails ». D’ailleurs, parmi les personnes souffrant de stress certains voient de moins en moins leur conjoint ou leurs amis, ne font plus de sport ou éprouvent « le besoin de se taire». Quelles solutions pour prévenir le stress ? Au sein de l’entreprise, quelle que soit sa taille et son activité, la prévention du stress est avant tout l’affaire de communication, « d’information », précise Pierre-Cédric Mermberg. Les employés ont besoin de communiquer entre eux mais aussi avec leurs responsables afin d’exposer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Du côté des dirigeants d’entreprise, informer les employés sur les orientations à prendre, les objectifs de l’entreprise et leur expliquer leurs légitimités est fondamental. Pour cela, « il faut favoriser le retour d’expériences des équipes, les lieux de rencontre et les moments où les gens ont la possibilité d’échanger entre eux », pour que chacun n’ait plus la sensation d’être isolé face à une tâche à accomplir sans avoir toutes les clefs en main. Valoriser le travail effectué est également un levier dans la prévention du stress. Lorsqu’un projet de grande ampleur prend fin, rapporter que le client a été satisfait est une des manières les plus simples et efficaces afin de motiver et rassurer ses collaborateurs sur leurs compétences et leur travail. Pour les Travailleurs Non-Salariés qui travaillent seuls, sortir et s’entourer devient une nécessité. C’est pourquoi, les réseaux professionnels organisent régulièrement des petits déjeuners ou des soirées pour croiser les expériences de chacun, trouver un bureau à partager ou encore échanger pour mieux collaborer. La prévention du stress et le facteur temps Le modèle industriel (tâche, cadence, contrôle) ne peut pas être appliqué à toutes les sociétés de services. « C’est contre-productif », explique le psychosociologue. « La prévention permet de prendre du recul par rapport aux rythmes et à l’organisation qui ont été mis en place. Quand on est en pleine vitesse, on ne voit plus rien et, à un moment, ça craque ». En prenant de la distance, chacun pourra avoir un autre point de vue sur les problèmes organisationnels qui génèrent du stress et mettre en place les dispositions adaptées à son activité.
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Repérer et agir contre les addictions sur le lieu de travail
Selon l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), la consommation d’alcool, de cannabis, ou de médicaments, de manière occasionnelle ou répétée, peut mettre en danger la santé et la sécurité des employés d’une entreprise. C’est pourquoi savoir repérer et agir contre les addictions est nécessaire dans le milieu professionnel.
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Comment bien manger au travail ?
Ces vingt dernières années, le temps consacré à la pause déjeuner a diminué. Selon l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) « 60 % des cadres, des indépendants et des professions intermédiaires déclarent sacrifier (…) de temps en temps la pause déjeuner ». La coupure du midi est pourtant importante tant pour l’équilibre physique que pour les aptitudes intellectuelles. En fonction des horaires de travail et des métiers, il existe toujours une solution pour manger équilibré. Le déjeuner : un moment de convivialité Le déjeuner est avant tout l’occasion de faire une pause. Même si l’on ne dispose que de peu de temps, c’est un moment de coupure, de convivialité et de détente permettant de s’aérer l’esprit pour mieux redémarrer. C’est aussi un moment privilégié pour discuter, échanger et renforcer les liens avec ses collègues ou employés. Prenez votre temps pour ce repas, manger lentement permet de favoriser la satiété. Si on ne dispose que d’un quart d’heure pour manger ? Vous déjeunez rapidement sur un coin de table ? Sachez qu’un sandwich peut être équilibré même s’il est déconseillé d’en faire son menu hebdomadaire. Si vous l’achetez dans une boulangerie, préférez toujours les sandwichs contenant quelques crudités. Si vous le préparez à la maison, remplacez le beurre par un fromage à tartiner, ajoutez-y du poulet, du jambon (allégé en sel), du thon et pourquoi pas des miettes de crabe. Parsemez de tomates, de cornichons, de salade ou encore de concombre. Si vous disposez d’un micro-ondes sur votre lieu de travail, apportez votre déjeuner : viande ou poisson, pâtes, riz ou céréales, accompagné de légumes ou d’une salade. N’oubliez pas les laitages. Un yaourt à boire est très pratique quand on ne dispose que peu de temps et sera un bon apport en calcium que ce soit en dessert ou pour une collation dans l’après-midi. Si on a un travail physique ? Si votre travail est particulièrement physique, votre alimentation doit correspondre à vos dépenses énergétiques. Au déjeuner, prenez soin de vos muscles et favorisez les protéines en choisissant de la viande ou du poisson. La viande rouge est celle qui apporte le plus de fer. Cet oligo-élément minéral aide à la composition de l’hémoglobine des globules rouges et est indispensable pour conserver la forme. Lutter contre la fatigue et les blessures passe également par les sucres lents et l’hydratation. Ainsi, les pâtes, le riz, les pommes de terre ou le pain doivent figurer au menu. Tout comme l’eau, les produits laitiers et la vitamine D (œufs, beurre…) qui protègent vos os ou encore les fruits et légumes qui apportent des fibres, des vitamines. Si on a un travail sédentaire ? Lorsque l’on travaille en position assise ou immobile la majeure partie de la journée, nos dépenses énergétiques sont limitées. De récentes études ont démontré que le travail sédentaire était à l’origine de surpoids notamment au niveau de la ceinture abdominale. Ainsi, il est nécessaire de bien s’alimenter et de respecter un équilibre comprenant des protéines animales (viandes, poissons, œufs) ou végétales (tofu/soja, avoine, blé, boulgour…), de glucides (céréales, pommes de terres, légumineuses, certains fruits), de lipides (beurre, huiles d’olive, d’avocat, de noisettes, amandes… fromages), de vitamines et d’oligo-éléments que l’on trouve dans l’eau, les fruits et les légumes. Au restaurant, prenez une entrée légère, poursuivez avec un plat comprenant des protéines et demandez en accompagnement un mélange de légumes et de féculents. N’oubliez pas de boire de l’eau… et de faire du sport dans la semaine. Si on a des horaires décalés ? Travailler la nuit bouscule l’horloge biologique, entraîne souvent un déséquilibre alimentaire et parfois une prise de poids. En effet, pour résister à la somnolence et rester vigilant, les personnes travaillant en horaires décalées ont tendance à multiplier les repas ou à grignoter. L’idéal est d’avoir des horaires de repas fixes pour conserver une régularité. Car c’est le dérèglement nocturne des heures de repas qui provoque des problèmes de santé. La nutritionniste Sophie Daguenet préconise de « prendre cinq repas par jour : un petit-déjeuner léger avant d’aller dormir, un déjeuner normal, un dîner avant d’aller travailler -entre 19h30 et 20h30- et 2 collations au cours de la nuit, une vers minuit et une autre vers 4h du matin». Pour être en forme et manger équilibré, prévoyez « une nourriture légère pour la nuit (fruits, légumes, salades, céréales complètes, lait et produits laitiers, tisanes, infusions), éviter les aliments gras, salés et sucrés ainsi que la caféine et l’alcool. Réservez-vous 30 minutes minimum pour les repas, même sur votre lieu de travail afin, d’éviter les troubles digestifs.» Que l’on travaille la nuit ou que l’on commence au petit-matin, le « maître mot est de prévoir ce que l’on va manger le midi et le soir en préparant les repas à l’avance, explique le médecin nutritionniste Odile Labrousse. Ainsi, on diminue les risques d'hypoglycémie, de perte de concentration, de mémorisation et de surpoids. »
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Tout savoir sur la complémentaire santé
Lorsque que vous consultez un médecin, achetez un médicament ou de nouvelles lunettes, la Sécurité sociale ne rembourse pas la totalité de ces dépenses. La complémentaire santé vient alors compléter la prise en charge de vos remboursements. Comment bien la choisir ?
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Titres restaurant: les règles du jeu
Les titres restaurant, connus sous les marques « Tickets restaurant » ou « Chèques déjeuner », sont un avantage social cofinancé par l’employeur et ses salariés. Leur attribution, leur montant et leur exonération de cotisations sociales sont strictement encadrés. Mode d’emploi. À qui sont-ils destinés ? Des titres restaurant peuvent être accordés aux salariés ainsi qu’aux stagiaires à raison d’un par jour travaillé et par repas pris sur l’horaire de travail. Y compris pour les salariés en télétravail, qui doivent bénéficier des mêmes droits que les salariés présents dans l’entreprise. Cet avantage a longtemps été réservé aux seuls salarié : le gérant ne pouvait donc en bénéficier que s’il avait le statut de gérant-salarié. Depuis septembre 2014, les gérants minoritaires ou égalitaires peuvent également obtenir des titres restaurant sans risquer de voir la contribution patronale considérée comme un avantage en nature. Avantage social, les titres restaurant doivent être attribués de façon égalitaire, sans différence de quantité ou de montant. Si vous souhaitez les réserver à une partie de vos salariés, les autres doivent être indemnisés d’une somme équivalente au montant de votre contribution. Une contribution plafonnée La part des titres restaurant financée par l’employeur est exonérée de cotisations sociales et des contributions attachées (chômage et retraite complémentaire) si elle respecte deux conditions : - elle doit être au moins égale à 50 % de la valeur nominale du titre, mais ne pas dépasser 60 % ; - elle ne peut excéder le montant de 5,36 € par titre (1), ce qui porte la valeur maximale du titre restaurant à 8,40 € si vous le financez à hauteur de 60 % et à 10,08 € si vous contribuez à hauteur de 50 %. Gare au cumul Comme tous les avantages sociaux, l’attribution de titres restaurant est strictement contrôlée par l’Urssaf, qui se montre notamment très attentive aux règles de cumul. Ainsi, un salarié amené à engager des frais professionnels peut cumuler un titre restaurant avec le remboursement d’un repas. Mais la somme qui lui est remboursée ne doit pas dépasser les 5,36 € de contribution patronale exonérée de cotisations sociales ; l’excédent doit être réintégré dans l’assiette de cotisations. Mieux vaut donc, ces jours-là, ne pas attribuer de titre restaurant et préférer la note de frais. (1) Montant au 1/01/2015, réévalué chaque année et disponible sur le site de la Commission nationale des titres restaurant : www.cntr.fr.
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Mutuelle : portabilité des garanties de santé et prévoyance
En perdant son emploi, un salarié doit généralement renoncer à tous les avantages auxquels son entreprise lui donnait droit. Sous réserves de certaines conditions, il peut malgré tout continuer à bénéficier de la mutuelle associée à son ancien contrat de travail. On parle alors de portabilité de la mutuelle. Qu’est-ce que la portabilité des frais de santé ? Mise en place depuis l’année 2008 dans le cadre de l’article 14 de l’ANI (Accord National Interprofessionnel), la portabilité mutuelle permet aux salariés et à leurs ayants droit de conserver leur complémentaire santé après la rupture de leur contrat. Ces mesures ont été mises en place afin de mieux protéger les personnes devant faire face à une période de chômage. Le financement de ce dispositif est donc assuré par l’ancien employeur mais également par l’ancien salarié et ce, dans les mêmes proportions que celles appliquées aux salariés de l’entreprise. Depuis le 1er juin 2014, la durée de la portabilité mutuelle a été allongée de 9 à 12 mois pour renforcer la loi relative à la sécurisation de l'emploi. Les garanties de la couverture santé et les garanties liées à la maternité ont été les premières à bénéficier de l’allongement de la portabilité. Il faudra toutefois attendre le 1er juin 2015 pour que cette mesure s’étende également à la portabilité des garanties prévoyance (décès, invalidité…). Les bénéficiaires de la portabilité Différents types de rupture de contrat peuvent permettre de faire une demande de portabilité. Un ancien salarié pourra notamment en bénéficier en cas de : rupture conventionnelle d’un CDI rupture d’un contrat d’apprentissage arrivée à terme d’un CDD licenciement individuel ou économique démission légitime (rapprochement de conjoint, nouveau poste en CDI, etc.) Un salarié licencié pour une faute lourde ne peut bénéficier de la portabilité de ses droits et ce, même s’il bénéficie d’une allocation chômage. Les conditions nécessaires à la portabilité de la mutuelle En 2008, la portabilité mutuelle et prévoyance ne s’adressait qu'aux employeurs des branches représentées par le Medef, l'UPA et la CGPME. Aujourd’hui, elle concerne tous les employeurs soumis à l’article L911-8 du Code de la Sécurité sociale et donc, tous les salariés. Pour bénéficier de la portabilité mutuelle gratuite, un salarié doit néanmoins remplir quelques conditions : avoir adhéré à la complémentaire santé de l’entreprise avoir travaillé au moins 2 mois dans l’entreprise (voir portabilitemutuelle.com ou infoprudhommes.fr) avoir droit à une prise en charge de l’assurance chômage suite à la rupture de son contrat de travail Dans ce cadre, les demandeurs d’emploi non indemnisés et les salariés ayant donné leur démission ne pourront pas bénéficier de la portabilité des droits stipulés dans leur contrat de travail. La durée de la portabilité La portabilité du droit à une mutuelle concerne une durée correspondant à la moitié du temps effectivement travaillé au sein de la société (exemple : 6 mois si le salarié a travaillé 1 an dans l’entreprise). La portabilité des frais de santé est limitée dans le temps. En effet, elle entre en vigueur à compter de la date de cessation du contrat de travail et se poursuit durant toute la durée de l’indemnisation chômage (dans la limite de 12 mois). Ces droits prendront fin en cas de reprise d’emploi. À savoir : s’il cesse de payer la part de cotisation qui lui revient, le salarié perd également ses droits. À l’issue de la portabilité, l’assureur concerné contactera les salariés afin de leur proposer le maintien de leur complémentaire santé, cette fois à titre individuel. Étant payant, ce nouveau contrat de mutuelle ne sera alors évidemment pas limité dans le temps.
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Sécuriser ses salariés grâce à la prévoyance collective
La prévoyance collective assure les salariés contre des risques lourds tels que le décès, l’invalidité permanente ou la dépendance. Proposer une couverture performante permet à un employeur de sécuriser ses salariés pour un coût très modeste.
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Léguer son entreprise dans les meilleures conditions
Il est souvent plus intéressant fiscalement de donner son entreprise à son conjoint ou à ses enfants que de leur vendre. Á condition d’avoir sécurisé sa retraite, de préserver l’égalité entre les enfants et de choisir la meilleure solution pour l’avenir de l’entreprise.
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