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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Enceinte : quels sont vos droits au travail ?
Nombreuses sont les futures mamans qui doivent concilier grossesse et travail pendant plusieurs mois. Le Code du travail a été aménagé pour faciliter leur quotidien et ainsi protéger la future mère et son bébé. Petit rappel des droits de la femme enceinte et salariée.
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Au travail, faites les bonnes pauses !
Faire des pauses de temps en temps au cours d'une journée de travail, il n'y a rien de plus naturel. Mais combien de pauses faut-il faire ? Et lesquelles ? Les pauses, c'est bon pour la productivité ! De nombreuses études l'ont montré, et une nouvelle vient d'être publiée. Faire des pauses au cours de la journée augmente la productivité, c'est certain. La fatigue fait en effet diminuer nos performances, et le repos permet de récupérer au moins en partie au cours de la journée, ce qui diminue l'épuisement des travailleurs. Mais cela va plus loin : les pauses permettent aussi d'augmenter la satisfaction, et la participation à la vie de l'entreprise. Comment prendre de bonnes pauses ? Si prendre des pauses est important, il faut encore savoir lesquelles seront les meilleures. Une étude s'est donc penchée pendant une semaine sur les pauses de 95 employés en vérifiant lesquelles amélioraient le plus la situation. Quelques leçons peuvent en être tirées... Les pauses sont plus efficaces quand l'employé fait quelque chose qui lui plaît. Alors si possible, n'utilisez pas vos pauses pour faire des corvées perso... Par ailleurs, les pauses permettent de récupérer plus d'énergie quand elles sont faites tôt dans la journée. Attendez l'épuisement complet pour lever le pied est donc une erreur ; faites au moins une pause le matin pour retrouver une productivité plus élevée. Par ailleurs, les personnes qui ne font que des pauses rares et courtes avaient une productivité moindre. Mieux vaut prendre des pauses de durée respectable... ou en prendre beaucoup au cours de la journée. Quid de l'utilisation du téléphone portable pendant la journée ? Il est intéressant de mettre cette étude en relation avec une autre qui s'est penchée sur l'utilisation du smartphone en entreprise. Loin de menacer la productivité comme on pourrait le croire, cette dernière semble en effet plutôt améliorer les performances des employés. Que les téléphones soient utilisés pour communiquer avec des proches ou pour jouer, ou même pour surfer sur les réseaux sociaux, jusqu'à 22 minutes par jour ils permettent d'améliorer le bien-être des travailleurs.Conclusion : il est impossible de rester concentré et productif pendant toute une journée de travail. Les pauses sont la réponse à cet état de fait... Encore faut-il bien les utiliser, pour se détendre vraiment... et sans mauvaise conscience ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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8 conseils pour garder une bonne mémoire
Doper sa mémoire pour éviter qu'elle ne joue des tours et retarder la maladie d'Alzheimer ? C'est possible. De nombreuses études scientifiques montrent que s'il y a des facteurs sur lesquels il est impossible de jouer comme la génétique, d'autres sont modifiables comme l'hygiène de vie et le bien-être. Suivez le guide. >1. On a une activité physique régulière L'activité physique favorise l'oxygénation du cerveau, stimule la croissance des vaisseaux cérébraux et « la formation de nouveaux neurones et de nouvelles synapses au niveau des aires pré-frontales », selon Hélène Amiéva, psychogérontologue. Résultat : une meilleure mémoire et plus d'attention. Les bénéfices valent à n'importe quel âge à condition d'être régulier. Il est recommandé de faire 30 mn de marche rapide par jour mais faire du vélo, jardiner, pratiquer le tai-chi ou la natation... c'est bon aussi. >2. On mange des fruits et légumes Plusieurs études montrent qu'une alimentation de type méditerranéen permet de garder une bonne mémoire plus longtemps. Au menu donc, des fruits et des légumes chaque jour, comme le conseille le Programme National Nutrition Santé, du poisson ou des viandes blanches, des céréales complètes, de l'huile d'olive et de colza... En revanche, ne pas abuser des graisses saturées du type viandes rouges, charcuteries et au sel caché dans les plats industriels, ils sont mauvais en excès autant pour le coeur que le cerveau. 3. On prend soin de son coeur Se protéger des maladies cardiovasculaires, c’est protéger son cerveau », souligne Francis Eustache, spécialiste de la mémoire et président de l’Observatoire B2V des mémoires. Pour cause, une hypertension ou un diabète peuvent entraîner de petites lésions des artères cérébrales susceptibles d’altérer la mémoire un jour. Il est donc important de contrôler certains facteurs de risques comme sa tension artérielle, sa glycémie, son poids... de manger équilibré et de bouger ! 4. On dort convenablement Le sommeil est bon pour la mémoire. La nuit, le cerveau continue de travailler : il classe les informations et les intègre. Pour la neurologue Catherine Thomas-Antérion, « Les différentes phases du sommeil interviennent dans la consolidation de nos souvenirs ». A contrario, le manque de sommeil favorise les oublis. En cas d’insomnie, la prise de somnifères peut être utile mais sur une courte durée : ce sont des benzodiazépines soupçonnés d’augmenter le risque de maladie d’Alzheimer. 5. On fait travailler ses méninges La maladie d’Alzheimerapparaît deux fois moins vite chez les personnes ayant fait des études supérieures comparé à celles dont le niveau d’études est bas car ils arrivent à mieux compenser certains symptômes. D’où l’intérêt de faire travailler ses neurones tout au long de la vie. Lire, écouter la radio, jouer aux cartes, aller aux musées ou au cinéma, bricoler, faire des mots croisés, discuter... stimule la réserve cognitive et conserve la mémoire de travail. Mais entraîner son cerveau comme un muscle ne marche pas il faut surtout se faire plaisir. 6. On maintient les liens Avoir un réseau social important, partager des loisirs, échanger, participer à une association... entretient la mémoire. C’est encore plus significatif en cas d’activité physique combinée. Ce qui compte n’est pas la quantité des liens mais leur qualité : selon une étude rapportée par Hélène Amiéva, le risque de démence est diminué de 23% chez les personnes satisfaites de leurs relations sociales et de 55% « chez celles qui estimaient avoir reçu plus qu’elles n’avaient donné tout au long de leur vie ». 7. On surveille son audition A 60 ans, 40% des individus entendent moins bien. Or, la perte d’audition peut jouer des tours à la mémoire. Une étude (Paquid), réalisée sur 2000 personnes suivies pendant 25 ans, montre, qu’à âge égal, celles qui souffrent de troubles auditifs présentent plus de signes de déclin cognitif que celles qui ont l'ouïe fine. Bonne nouvelle : quand les personnes sont appareillées, cette différence disparaît. A bon entendeur... 8. On affronte les problèmes Une enquête auprès d’hommes de 40 ans, suivis pendant 30 ans, note que les démences de type Alzheimer sont moins fréquentes chez ceux qui, face à une difficulté professionnelle ou familiale, déclarent y penser tout le temps ou souvent par rapport à ceux qui disent oublier immédiatement ou s’arranger pour ne pas y penser. Mieux vaut donc affronter les problèmes que de les fuir pour entretenir notre réserve cognitive. Brigitte Bègue, journaliste santé
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Audition déficiente : éviter la souffrance sociale et psychologique
La Journée Nationale de l'Audition 2016 a eu lieu le 10 mars dernier. L'occasion de rappeler que la déficience auditive peut s'accompagner d'une souffrance sociale et psychologique, et déstabiliser une vie sociale et professionnelle. L'image de soi prend un sérieux coup. Pourtant, un réseau de spécialistes est là pour diagnostiquer, accompagner le deuil de l'"ouïe d'avant" et favoriser le retour une vie la plus normale possible. Audition : entendre moins bien, une "barrière relationnelle"A 65 ans, 30% des personnes sont devenues "dures d'oreille" ; on parle de presbyacousie, soit la diminution de l'ouïe avec l'âge ou la conséquence des agressions sonores trop intenses et répétées. La baisse de l'audition, lorsqu'une partie plus ou moins importante des cellules sensorielles (ciliées) de l'oreille interne sont détruites de façon totale et irréversible, touche quant à elle 4,5 millions de personnes en France, soit 7 % de la population. Pour 89% des personnes interrogées dans un sondage JNA/Ifop 2014, les difficultés auditives impactent la vie sociale*. En effet, lorsque la déficience auditive n'est pas détectée à temps, les adultes sont fragilisés dans leur vie sociale et professionnelle et le déclin cognitif s'accélère chez les seniors.Pour tous, l'altération de l'ouïe est un élément de déséquilibre affectant l'état général de l'individu et sa qualité de vie (limitation des activités sociales, rapports familiaux perturbés, risque de rupture de communication etc.). Le niveau de souffrance est variable, propre à la sensibilité de chacun et dépend de divers facteurs (si le cercle familial inclut déjà des malentendants, si la surdité est cachée, s'il existe des maladies associées)Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, interrogée par les JNA en 2015 : « Presque une personne atteinte de surdité sur deux fait état de souffrance psychologique. Face à cette détresse, l'appareillage auditif ne permet pas de corriger tous les problèmes. Elle [cette souffrance, ndlr] nécessite d'être prise en charge aussi précocement que possible. »Audition déficiente : chez les actifs, une vie professionnelle fragiliséeLes jeunes seniors et les actifs d'aujourd'hui sont les jeunes d'hier. Ceux qui ont connu les walkmans, l'absence de législation concernant les bruits en discothèques etc. Ce sont aussi, et de plus en plus, les jeunes d'aujourd'hui. La musique "amplifiée" et la pollution sonore actuelle qui va crescendo est en train de fabriquer une génération de malentendants. Mais ce sont aussi ceux qui se disent gênés par un niveau sonore trop élevé dans leur environnement professionnel (" fréquemment" et "souvent" chez 31% d'entre eux) *. Globalement, neuf personnes sur dix se disent exposées tous les jours à un bruit excessif et 81% des 18-35 ans sont gênés par le bruit sur leur lieu de travail**.Dès que le niveau d'exposition quotidienne au bruit atteint 80dB pendant 8h, des protections doivent être fournies au salarié. En théorie et à condition de ne pas s'en séparer ! Soumis à des pressions constantes, l'appareil auditif subit un état permanent de stress accélérant sa dégradation vers la déficience auditive.Dr Didier Bouccara, médecin ORL, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière (Paris) : « Chez l'enfant et l'adolescent, une baisse de l'audition entrave la vie sociale mais aussi les apprentissages. Chez l'adulte actif, elle altère non seulement la qualité de la vie sociale et familiale mais aussi professionnelle. Mal entendre entraîne alors une dégradation de l'état de santé général et son cortège d'impacts psychologiques (crainte de performances moindres, de perdre son poste ou de ne pas entendre venir le danger, détresse liée à une dégradation de l'image de soi, risque de troubles anxio-dépressifs etc.).Les conséquences sont loin d'être négligeables avec un risque accru d'accidents du travail, de retombées sur la cellule familiale (risque de rupture, perte de l'emploi et les difficultés économiques qui s'ensuivent etc.).Le trouble de l'audition est la troisième cause de maladie professionnelle en France (1). La reconnaissance du statut de travailleur handicapé permet une prise en charge médico-sociale, en particulier dans les grandes entreprises. »Chez le senior, le risque d'isolement socialUn tiers des seniors aurait "souvent" ou "parfois" des difficultés à entendre. La perte de l'audition concerne 40% des 60-70 ans et plus de 50% des plus de 80 ans*. 70% des 50-74 ans se sentent plus exposés dans leur vie quotidienne qu'auparavant. Comme chez l'adulte actif, entendre moins bien induit une modification des comportements et le risque d'isolement social est grand (renoncement aux activités associatives par exemple), source d'anxiété et de dépression accélérant les effets du vieillissement tels le déclin physique et cognitif.Chez les seniors du grand âge, mal entendre est de surcroit un facteur de risque de chute et de perte rapide d'autonomie. 44% des seniors éprouvent des difficultés de compréhension et un quart des vertiges et pertes de l'équilibre*. Pour autant, seulement 32% déclarent avoir réalisé un contrôle de leur audition il y a moins de 5 ans, et 52% ont effectué un test il y a plus de 10 ans voire jamais ! Difficile d'accepter la presbyacousie, ce signe inéluctable de vieillissement alors que l'espérance de vie en bonne santé dans nos sociétés occidentales s'est allongée.Déficience auditive, les solutions pas à pas Faire le premier pas. Prendre conscience de son trouble auditif et faire la démarche de consulter un oto-rhino-laryngologiste (ORL) pour un diagnostic par audiométrie ne coule pas de source. C'est pourtant essentiel. Dr Didier Bouccara : « Les adultes jeunes ont une grande plasticité cérébrale : lorsque leur audition a tendance à baisser, ils vont inconsciemment augmenter leur attention, suivre les mouvements des lèvres des interlocuteurs. Dans cette zone frontière, ils vont compenser la baisse auditive. Mais lorsque l'ouïe baisse un peu plus, l'impact sur la communication s'accroît et là, les personnes pensent à consulter soit spontanément, soit poussées pas l'entourage. L'évaluation par l'ORL a un double but : tout d'abord établir un diagnostic précis de la cause de l'atteinte auditive (tests auditifs complémentaires, examens radiologiques...) et ensuite proposer le traitement le plus adapté : médicaments, intervention chirurgicale, appareillage auditif (aide auditive) ... ainsi qu'éventuellement une rééducation orthophonique et un soutien psychologique ». Trouver l'aide auditive appropriée. Les audioprothésistes interviennent sur prescription de l'ORL. Ils ne font pas qu'appareiller les personnes malentendantes mais sont sensibilisés à la détresse psychologique potentielle liée à l'appareillage et savent dédramatiser la situation. Ces aides auditives améliorent les perceptions auditives, la compréhension et la communication au sens le plus large mais sans retour à une "audition totalement normale". Bien que 93% des seniors interrogés accepteraient de s'équiper en aides auditives seulement 34% des personnes ayant besoin d'appareillage le sont réellement*. Côté technologie, les appareils ont pourtant fait leur mue. Pour rénover l'image d'un appareillage auditif voyant, peu performant et réservé à une population âgée et qui a les moyens financiers de s'équiper, les industriels ont fait des progrès. Ces concentrés de technologie sont désormais ultra discrets, voire quasi invisibles, connectés aux objets numériques du quotidien et affichent en général de bons taux de satisfaction. Se faire aider. Selon le profil psychologique et le vécu de la personne, le verdict de troubles auditifs fait l'effet d'une douche froide. En milieu hospitalier, une évaluation globale de la communication et psychologique est très souvent réalisée. Les ORL travaillent en équipe avec : Le psychologue. Il accompagne l'étape d'acceptation du dispositif auditif, de deuil de l'audition normale, et prend en charge les souffrances propres à chacun et liées aux difficultés de communication. L'orthophoniste. Une rééducation orthophonique, surtout lorsque la perte de l'audition est marquée, permet alors de développer les suppléances : attention auditive, compréhension dans le calme et le bruit, utilisation de la lecture labiale... L'orthophoniste apporte aussi une aide à l'adaptation de l'appareillage. L'assistant social. Il peut aider à la constitution d'un dossier de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), mais aussi orienter vers les structures permettant une aide financière pour l'acquisition des aides auditives. Les associations de malentendants (Bucodes SurdiFrance, une union d'associations de malentendants et devenus sourds etc.) Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Stress au travail : quels sont les facteurs de risques et comment s'en préserver ?
La journée mondiale de la sécurité et santé au travail qui se tient le 28 avril est consacrée au stress. Cette souffrance au travail est un phénomène qui touche de plus en plus de salariés mais qui est encore insuffisamment pris en compte en France. Le stress nuit gravement à la santé En France, on estime que 20 à 25% des salariés sont stressés. C'est beaucoup. Car si le stress est un phénomène naturel dont l'organisme a besoin, il y a danger pour la santé lorsqu'il est trop élevé. « C'est un peu comme la pression artérielle, elle est nécessaire mais si elle est trop haute, c'est un vrai problème », explique le Dr Patrick Légeron, psychiatre spécialiste du stress au travail. Un stress chronique augmente les risques de dépression, de burn out, de suicide, de maladies cardiovasculaires...Pourtant, le mal gagne du terrain : un rapport de l'Institut national de veille sanitaire de juin 2015 évaluait à 450 000 le nombre de personnes en souffrance pathologique au travail dont 30 000 au moins en burn out. Tout aussi préoccupant, la moitié des arrêts de travail seraient liés au stress ou à ses conséquences. Stress et souffrance au travail : les facteurs de risques à connaître Première cause de ce dysfonctionnement, les conditions de travail. Six facteurs de risques psychosociaux sont clairement identifiés : 1/ l'intensité du travail : surcharge, cadences élevées, pression du temps et délais toujours plus courts, horaires imprévisibles, obligation de concentration et de performance, etc.. 2/ les exigences émotionnelles : c'est le cas, par exemple, des professionnels de santé confrontés à la maladie et à la mort ou des policiers et des chauffeurs de bus devant parfois faire face à la peur, mais aussi des hôtesses de l'air contraintes de réfréner leurs émotions et de sourire aux passagers. 3/ l'absence d'autonomie : travail à la chaîne, imposé, posté, faible participation aux décisions, manque de marge de manoeuvre, etc. 4/ les relations et rapports sociaux : harcèlement moral, irrespect, manque de reconnaissance, mise au placard, sentiment que l'on n'existe pas, agressivité et incivilité pour les salariés en contact avec le public, absence de soutien de sa hiérarchie ou de ses collègues, mauvaise ambiance, etc. 5/ les conflits de valeur : être obligé de vendre un produit que l'on n'aime pas ou d'abandonner un projet en cours parce que l'entreprise passe à autre chose, sentiment de bâcler et de mal faire son travail par manque de temps... 6/ les changements : incertitude de l'emploi, fusion, restructuration, licenciement, déménagement, changement de bureau, de logiciel, de procédure, etc. Les femmes plus touchées que les hommes Quand le salarié cumule plusieurs de ces facteurs, une souffrance au travail peut s'installer. Globalement, les femmes sont plus touchées que les hommes parce qu'elles exercent des professions plus souvent dévalorisantes que les hommes et qu'elles doivent mener de front leur vie professionnelle et familiale. Certaines activités sont également plus à risques que d'autres : c'est le cas des managers de proximité (qui sont entre la direction et les équipes de terrain) par rapport aux grands dirigeants et des salariés du secteur tertiaire (banques, assurances, services à la personne, soins...) par rapport à ceux du secteur industriel. Attention au surinvestissement au travail Pour autant, tous les salariés ne réagissent pas de la même manière.Dr Légeron : « Il n'y a pas d'égalité émotionnelle entre les individus, certains sont plus anxieux que d'autres mais ce n'est pas énorme comme variable. En revanche, de nombreuses études montrent que les salariés les plus à risques de décompenser ne sont pas des glandeurs ! Au contraire, ce sont souvent ceux qui sont très investis dans leur travail, voire même surinvestis ». Et, en la matière, la France est championne. Dans les questionnaires européens mesurant la place accordée au travail dans la vie des salariés, les Français répondent majoritairement « très importante » par rapport à leurs voisins européens. « En France, on attend beaucoup du travail alors qu'en Europe du Nord, on travaille d'abord pour gagner sa vie, note Patrick Légeron. Les entreprises françaises ont d'ailleurs tendance à encourager cette tendance : un cadre qui quitte son bureau à 20 h en emmenant des dossiers chez lui est bien vu, ce n'est pas du tout le cas en Allemagne, par exemple. Or, ne pas tout investir dans le travail est protecteur pour la santé ». La France en retard sur la prévention Paradoxe : « La France est le pays où on parle le plus du stress au travail et où on agit le moins », pointe le Dr Légeron. Pour preuve : selon le dernier rapport de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, dans lequel 50 000 entreprises ont été scrutées, la France arrive à la 29ème place sur 36 en matière d'actions mises en place pour prévenir les risques psychosociaux. Le Danemark remporte la palme devant la Grande-Bretagne, la Suède et la Norvège. « En changeant 10% des conditions de travail, on pourrait réduire le stress de moitié. Cela passe par plus d'autonomie, de reconnaissance, de communication, une meilleure formation... Les managers sont défaillants et insuffisamment formés à la santé au travail et surtout à l'humain », prévient Patrick Légeron. Quant aux médecins du travail, ils ne peuvent pas tout faire faute d'effectif suffisant et cela ne va pas s'arranger : de 5 500 actuellement, ils vont passer à 3 000 dans dix ans. Il faut apprendre à se protéger contre le stress Face à cette réalité, les salariés doivent se protéger. Pas toujours simple.Si au Québec, par exemple, on apprend aux écoliers à gérer leur stress dès 6 ans, c'est loin d'être le cas ici. Selon le Dr Légeron, « Les techniques de relaxation ou de méditation dont les effets sont validés scientifiquement peuvent être un recours pour ne pas se laisser envahir. On peut aussi s'entrainer à raisonner autrement, à relativiser ou à augmenter sa résilience quand on est découragé ou en colère. L'activité physique peut également aider tout comme rire, se faire plaisir, avoir un hobby, développer les émotions positives... ».Si le niveau de stress est trop important, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin et à en parler aux instances représentatives des salariés et au CHSCT*. Mais gare aux faux amis comme le petit verre d'alcool ou la cigarette qui peuvent détendre ponctuellement mais ne règlent rien à long terme, bien au contraire. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Stress, dépression, anxiété : mauvais pour le coeur !
Le cerveau peut être le pire ennemi du coeur et du système cardio-vasculaire, mais aussi son meilleur allié. Parce que l'état psychologique -stress, anxiété, dépression- joue beaucoup dans la maladie cardiovasculaire, la "psychocardiologie" vient de naître :...
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Syndrome de déficit de l'attention, hyperactivité : les adultes aussi !
Le syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité appelé TDAH ne touche pas que les enfants. Dans 60% des cas, celui-ci persiste à l'âge adulte. Mais deux nouvelles études suggèrent que ces troubles pourraient aussi se déclencher tardivement, chez des adultes qui n'ont jamais eu le moindre symptôme.Pour lever les doutes et repérer les signes qui doivent alerter, un autotest validé et rapide existe chez l'adulte. Déclencher un DTAH à l'âge adulte, c'est possible ?Parmi les 4 à 8% d'enfants qui ont un syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), plus de la moitié conservera des symptômes à l'âge adulte.Ce syndrome, qui apparaît en général dans l'enfance et l'adolescence, pourrait aussi se déclencher à l'âge adulte, comme le suggèrent pour la première fois deux grandes études menées au Royaume-Uni (1) et au Brésil (2).Dans l'étude anglaise, 67% des jeunes adultes souffrant de TDAH n'avaient jamais été diagnostiqués quand ils étaient enfants. Dans l'étude brésilienne, près de 13% des adultes ayant un TDAH n'avaient pas eu de signes dans l'enfance.En résumé, les chercheurs supposent que la maladie peut survenir une fois à l'âge adulte, tout en soulignant que les syndromes chez l'enfant et l'adulte pourraient être des formes bien distinctes. En effet, les syndromes rencontrés chez l'adulte ne seraient pas forcément la continuité de formes de TDAH développées dans l'enfance.Pr Christophe Lançon, psychiatre, chef du service Addictologie de l'hôpital Sainte-Marguerite (Marseille). « On a longtemps pensé que des TDAH découverts à l'âge adulte étaient des TDAH qui étaient passés inaperçus dans l'enfance ou l'adolescence. Ces nouvelles données sont une première : sans conclure avec certitude, elles suggèrent que ce syndrome pourrait apparaître chez l'adulte et ne serait pas du même ordre que chez l'enfant où il est considéré comme un trouble neurologique survenant précocement au cours du développement (« neuro-développemental »). C'est plausible, car le TDAH n'est pas une maladie, c'est un syndrome (ensemble de symptômes sans cause spécifique), avec des réalités psychologiques, médicales et neurologiques différentes ».Le TDAH à l'âge adulte, des symptômes spécifiquesComparées à celles rencontrées chez l'enfant, les formes de TDAH chez l'adulte comprennent moins souvent une agitation et une impulsivité. En revanche, il y a beaucoup plus de difficultés d'attention, de programmation, de procrastination (remettre une action au lendemain). Globalement, ce sont des formes avec des difficultés neuropsychologiques et attentionnelles plus présentes.De plus, selon ces deux nouvelles études, lorsque le TDAH apparaît à l'âge adulte, ses symptômes sont souvent plus sévères et handicapants et s'accompagnent aussi d'autres problèmes psychiatriques.Pr Lançon : « Il n'est pas étonnant de penser que chez l'adulte, le TDAH va s'accompagner de manifestations psychiatriques plus importantes car la présence d'un TDAH témoigne de difficultés de régulation neuropsychologique (problèmes de régulation des systèmes neurologiques et psychologiques de la gestion de l'attention et des émotions), qui favorisent l'expression d'autres troubles fréquemment associés chez l'adulte (troubles bipolaires, troubles de la personnalité, anxiété). D'où la nécessité de soigner aussi ces troubles associés et non pas uniquement le TDAH ».Le TDAH de l'adulte, encore non reconnuLe problème est qu'en 2016, à la difficulté du dépistage s'ajoute celle de la prise en charge. En France, le syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité n'est pas reconnu chez l'adulte ! C'est pourquoi, même si certains spécialistes ont l'habitude de s'occuper d'adultes, ils sont peu nombreux et aucune filière de soin n'est formalisée pour orienter les patients, au contraire de ce qui est organisé chez l'enfant.Il existe pourtant une palette de soins potentiellement efficaces chez l'adulte. Théoriquement, un médecin ne peut prescrire le médicament psychostimulant methylphénidate (la « Ritaline ») chez les plus de 18 ans, sous le motif que le syndrome n'«existe » pas. Mais il peut être utile (à la charge financière du patient), en complément des prises en charge cognitivo-comportementales, du neuro-feedback (méthode pour aider le cerveau à se réorganiser lui-même) et de la méditation.Des doutes ? Testez-vous !De nombreux adultes sont atteints de troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité sans le savoir, car les symptômes sont souvent confondus avec une vie stressante. Mais certains comportements peuvent alerter. Plusieurs questionnaires validés existent pour dépister spécifiquement les adultes souffrant de TDAH. L'échelle d'auto-évaluation ASRS-v1.1 a été conçue avec l'Organisation Mondiale de la Santé. Cet autotest simple comporte 18 questions et peut être utilisé comme point de départ pour vous aider à identifier les signes et les symptômes des TDAH. L'étape suivante est de consulter un médecin ou un autre professionnel.Pour chacune, 5 réponses sont possibles : "jamais", "rarement", "quelquefois", "souvent", "très souvent" :1. Faites-vous des fautes d'étourderie lorsque vous devez exécuter un projet ennuyeux ou difficile ?2. Avez-vous du mal à soutenir votre attention lorsque vous accomplissez un travail ennuyeux ou répétitif ?3. Avez-vous de la difficulté à vous concentrer sur ce que les gens vous disent, même quand ils s'adressent à vous personnellement ?4. Avez-vous de la difficulté à finaliser les derniers détails d'un projet après avoir réalisé les étapes difficiles ?5. Avez-vous de la difficulté à organiser vos travaux ou vos activités ?6. Vous arrive-t-il d'éviter ou de faire à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu ?Répondre "souvent" ou "très souvent" à quatre reprises fait pressentir fortement un TDAH. Les 12 autres questions permettent une exploration plus poussée des symptômes. 7. Vous arrive-t-il souvent de perdre les objets nécessaires à votre travail ou à vos activités ? 8. Vous laissez-vous facilement distraire par une activité ou un bruit environnant ?9. Avez-vous de la difficulté à vous rappeler de vos rendez-vous ou de vos obligations ?10. Remuez-vous souvent les mains ou les pieds ou vous tortillez-vous sur votre siège ?11. Vous levez-vous pendant des réunions ou d'autres situations où vous êtes supposé rester assis ?12. Avez-vous du mal à vous tenir tranquille ?13. Avez-vous de la difficulté à vous détendre et à relaxer pendant vos temps libres ?14. Avez-vous l'impression « d'être sur la brèche » ou d'agir comme si vous étiez « monté sur ressorts » ?15. Vous arrive-t-il de trop parler dans des situations sociales ?16. Durant une conversation, vous arrive-t-il de finir les phrases de votre interlocuteur, avant qu'il ait le temps de les compléter ?17. Avez-vous du mal à attendre votre tour ?18. Interrompez-vous les autres lorsqu'ils sont occupés ?Spécialistes, connaissances, forum de patients... les associations de patients peuvent renseigner : www.tdah-france.fr Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Télétravail : 10 conseils pour travailler de chez soi
Travailler de chez soi efficacement sans mettre sa santé en danger, ça ne s’improvise pas ! Pourtant, salariés en télétravail, autoentrepreneurs, indépendants, free-lances, artistes, étudiants, chercheurs d’emploi? sont de plus en plus nombreux à travailler à domicile. Quelles sont les erreurs à ne pas commettre, comment organiser son temps, son espace, rester sociable, ménager sa vie privée, bien manger et lutter contre la sédentarité ? Un vaste programme dont l’objectif est de maximiser les avantages de ce cadre de travail ! Travailler de chez soi : surmonter les difficultés et les contraintes Travailler de chez soi, nous sommes nombreux à en avoir rêvé, beaucoup moins à avoir passé le pas, même si compatibilité professionnelle il y a. Et c’est bien normal, car cette solution a aussi ses difficultés et ses contraintes. 10 conseils pour réussir à bien travailler chez soi 1 - Êtes-vous fait(e) pour travailler de chez vous ? Avant toute chose, il est indispensable de se poser sincèrement cette question. Si vous êtes dépressif, addict aux jeux vidéos, paresseux, extrêmement bavard, incapable de suivre un planning, peu investi dans votre job ou encore anxieux avec la peur permanente de ne pas être rentable ou que votre activité s’étiole en dents de scie, le travail à domicile n’est pas vraiment fait pour vous. Inversement, si vous êtes travailleur acharné, passionné, vous aimez planifier et relever les défis, travailler au calme et si pour vous le cadre environnant compte beaucoup, tentez l’aventure ! Entre ces deux extrêmes, le plus simple est d’établir deux listes personnalisées, l’une pour les aspects compatibles avec le travail chez soi, l’autre pour les aspects incompatibles. 2 - Délimiter son territoire Travailler au milieu du salon, sur la table basse, devant la télé, c’est de la pure fiction. Il est indispensable de s’aménager un endroit à soi, dédié au travail, à l’écart des autres occupants (conjoint, enfants, parents?) où pouvoir s’isoler et se concentrer. La taille de la pièce ou de l’appartement ne fait pas tout : il faut édicter une série de consignes, comme ne pas déranger de telle heure à telle heure, ne pas entrer sans frapper ou sans une excellente raison? 3 - Bien choisir son matériel Ensuite, il faut l’aménager pour s’y sentir bien et pas seulement esthétiquement. En fonction du nombre d’heures à y passer et du type d’activité, l’équipement est souvent primordial. Si l’on doit travailler toute la journée sur un ordinateur, il est essentiel de disposer d’un poste ergonomique : bureau, position de l’écran, fauteuil réglable avec accoudoirs, luminosité adéquate, etc., sont des prérequis indispensables pour prévenir les fameux TMS ou troubles musculosquelettiques (traduisez par mal de dos, mal dans les cervicales, syndrome du canal carpien, fatigue visuelle, etc.). 4 - Rester sociable et garder le contact Prévoir un lieu de rendez-vous (café, brasserie, local partagé?) ou aménager un endroit pour faire d’éventuelles réunions. Donner des nouvelles et maintenir le contact avec ses clients et/ou ses collègues. Créer et entretenir un réseau et pourquoi ne pas prévoir quelques séances hebdomadaires dans un espace de coworking pour rencontrer des gens et pouvoir discuter avec d’autres travailleurs. 5 - Se fixer des objectifs Quelle que soit leur portée, se fixer des objectifs quotidiens est important pour garder le cap, s’encourager et constater une progression. Bien entendu, il faut s’efforcer de les tenir et sinon les remanier pour pouvoir évoluer. Les objectifs peuvent porter directement sur les taches professionnelles à réaliser, mais il ne faut pas non plus négliger les formations que l’on peut de plus en plus suivre à distance elles aussi. 6 - Organiser son temps de travail Pas de travail à domicile sans une organisation rigoureuse : il importe de se définir des horaires de travail, mais également des pauses et un arrêt déjeuner. On est tenté d’imaginer que la personne en télétravail rêvasse à longueur de journée, mais c’est l’inverse qui se produit généralement : concentré dans son univers plaisant, le travailleur est comme happé par la tache et multiplie les heures, dépassant largement les horaires classiques de bureau. Il oublie le temps qui passe, omet de déjeuner et se remet à la tache à des heures indues, parfois bien après dîner ou après le coucher des enfants. Le pire est qu’en plus il culpabilise lorsqu’il s’absente une demi-heure pour aller chercher les enfants à la sortie de l’école. 7 - Réinjecter le temps gagné dans la vie sociale et familiale Il n’y a pas que le travail dans la vie et le télétravail doit justement permettre de mieux concilier les vies professionnelle, personnelle et familiale. Affranchi des transports, des réunions, des discussions, cafés et restos entre collègues et avec des clients, ce temps gagné (doublé grâce par une meilleure efficacité) devrait être mis à profit de la vie sociale et de ses proches : s’absenter pour emmener le petit dernier chez le dentiste, déposer la grande à son cours de danse, faire un jogging, rencontrer des amis, faire une course, etc. L’astuce est de noter ses heures effectives de travail (vous serez surpris de voir que malgré tout, vous dépassez encore les horaires classiques de travail). 8 - Préserver son biorythme? et sa santé Rythmer sa journée par un déjeuner, pris à table, idéalement en famille, est un plus indéniable pour sa santé. Ne pas manger sur le pouce devant son écran d’ordinateur ni grignoter toute la journée le sont également. La plupart d’entre nous accusent une perte de tonus en début d’après-midi. Pourquoi ne pas s’accorder une petite sieste, surtout si l’on a mal dormi. Mieux vaut travailler un peu plus tardivement en fin de journée (jusque 18h30 au lieu de 17h30) que de perdre en efficacité. Ce n’est pas parce que l’on organise son temps différemment que l’on ne travaille pas ! 9 - Lutter contre la sédentarité Les télétravailleurs sont tous concernés par une sédentarité accrue, mais ce n’est pas une fatalité. Il faut faire du sport plus régulièrement et multiplier les occasions de bouger, de marcher : aller jusqu’à la cuisine pour boire un vers d’eau, se faire un café, aller jusqu’à la boite aux lettres, chercher le pain à pied, marcher dès que l’on téléphone, etc. 10 - S’octroyer de vraies vacances Travailler chez soi ne dispense pas de prendre des « vraies » vacances : plusieurs jours d’affilés sans travailler du tout, idéalement loin de chez de soi ! À lire : Christine Vanbremeersch et Marie Bousquet, « 35 repères pour mieux travailler de chez soi », Editions Leduc Marion Garteiser, journaliste santé
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12 conseils et recettes pour vaincre l’acné
L’acné touche une très grande partie de la population, à quasiment tous les âges et quel que soit le type de peau. Particulièrement gênante, car elle affecte principalement le visage, l’acné peut être traitée de différentes façons. Voici 10 pistes pour combattre l’acné, de la plus naturelle à la plus pointue. L’acné est une maladie cutanée inflammatoire très répandue. Selon les études, on estime qu’elle touche 79 à 85 % des ados, 40 à 55 % des plus de 25 ans (majoritairement des femmes) et 15 % des quinquagénaires. L’acné est causée principalement par une surproduction de sébum, une obstruction des follicules sébacés et d’une colonisation microbienne. Des facteurs multifactoriels qui demandent une prise en charge différente selon la patiente (acné juvénile, acné de la femme adulte, notamment). L’aromathérapie Les huiles essentielles (HE) sont intéressantes pour traiter l’acné car elles possèdent des propriétés antibactériennes et assainissantes. A privilégier, l’HE de lavande vraie (action astringente et purifiante) et l’HE de tea tree (action antibactérienne et purifiante). A utiliser le soir directement déposée sur le bouton ou les points noirs (HE de tea tree). Il est possible aussi de réaliser un sauna facial (à base notamment d’essence de citron). L’argile L’argile ne doit pas être oubliée dans les traitements de l’acné car elle possède des propriétés sébo-régulatrices. Il existe de nombreux produits à base d’argile dans le commerce, privilégier les argiles bio. Et pour un cataplasme maison, mélanger 2 cuillères à soupe d’argile blanche dans 20 cl d’infusion de fleurs de souci.Attention, l’argile peut être asséchante, ne pas appliquer ce remède plus d’une à deux fois par semaine. La phytothérapie La phytothérapie n’est pas à négliger pour traiter l’acné. Parmi les plantes de référence on retrouve la bardane (action antibactérienne) et l’ortie (action anti-inflammatoire). Il est possible d’appliquer sur les boutons d’acné des compresses naturelles faite à partir de 200 g de racines sèches de bardane infusées dans un litre d’eau bouillante.La levure de bière et son action antibactérienne est aussi intéressante. A associer à la bardane et à la pensée sauvage pour un maximum d’efficacité. L’acupuncture L’acupuncture fait partie des techniques douces et naturelles à essayer. La technique consiste à piquer de petites aiguilles sur les points d’acupuncture du visage pour activer la microcirculation, oxygéner la peau, agir sur la régulation du sébum. Céline Claret-Coquet, acupunctrice, explique que "l’acné dépend d’un problème interne et d’un état général de la personne. L’acupuncture prend en compte la personne dans sa globalité et si l’acné est liée à un problème hormonal par exemple, l’acupuncture peut être une aide."Plusieurs séances seront nécessaires pour que l’acupuncture fasse ses preuves. Ne pas hésiter à en parler à son dermatologue. L’alimentation La lutte anti-acné se passe aussi dans l’assiette. En effet, certains aliments peuvent favoriser l’acné. C’est le cas notamment du lait contenant des précurseurs d’androgènes. La nutrition joue un vrai rôle santé en matière d’acné. A mettre au menu donc des aliments riches en oméga 3 dont l’action anti-inflammatoire soulage les maladies cutanées inflammatoires comme l’acné. Gels, lotions, crèmes : les cosmétiques contre les boutons d’acné Les traitements habituels de l’acné sont locaux : des cosmétiques et/ou des médicaments topiques. Les soins pour améliorer la qualité de vie sont disponibles aussi bien en GMS qu’en pharmacie.Le traitement de référence antibactérien et anti-inflammatoire de l’acné en application locale est le peroxyde de benzoyle. Il est généralement associé à la trétinoïne (un rétinoïde qui atrophie et assèche les glandes sébacées) pour corriger la formation des comédons ou à la vitamine A.A base de différents actifs sébo-régulateurs et exfoliants, ces produits sont parfois mal tolérés c’est le cas notamment des acides de fruits, de la vitamine A acide, de l’acide salicylique.Très efficaces, ces actifs peuvent aussi être décapants et sensibilisants pour certains épidermes. C’est pourquoi, il est important de consulter un dermatologue pour traiter son acné. Il sera en mesure d’étudier la sensibilité et la tolérance de la peau et de faire une prescription adaptée.Quoi qu’il en soit, en cas d’acné juvénile ou à l’âge adulte, les traitements doivent s’accompagner d’une hygiène quotidienne irréprochable avec un nettoyage de la peau matin et soir, avec un gel moussant par exemple, et l’utilisation de crèmes hydratantes non comédogènes.Attention au savon pour éliminer l‘excès de sébum, il peut aussi se révéler être asséchant. Les médicaments oraux, des soins pour ados et adultes Quand les cosmétiques et les traitements locaux ne suffisent pas, des traitements oraux peuvent être envisagés. L’isotrétinoïne est certainement le plus efficace mais il est très encadré à cause de ses effets secondaires potentiels. Chez la femme et les jeunes filles la mise en place d’une contraception peut également aider à améliorer l’acné. Dans les cas d’acné les plus sévères et inflammatoires des antibiotiques seront prescrits. La Softmesology La Softmesology est une nouvelle technique anti-âge, à mi-chemin entre les injections et la cosmétique, qui associe 4 techniques déjà bien connues : l’électrophorèse, la radiofréquence, les LEDs et la cryothérapie. Ces 4 techniques combinées ont une action sur la qualité de la peau et une action anti-âge. Elle pourrait aussi être une nouvelle arme anti-acné. D’après le Dr Tazartès, "la technique semble avoir un effet très intéressant sur l’acné. Pour le moment, nous manquons encore d’un peu de recul, mais les LEDs sont reconnues pour leur effet sur l’acné. Par ailleurs, la Softmesology utilise des traitements utilisés quotidiennement par les dermatologues." Les LEDs Les LEDs, ou luminothérapie, sont des diodes électroluminescentes de couleur rouge, vert, jaune, violet ou bleu. Dans le traitement de l’acné, ce sont les LEDs rouges et bleues qui sont utilisées pour leur action anti-inflammatoire. Elles stimulent également l’immunité, améliorent la cicatrisation. Elles sont notamment une bonne alternative pour les patientes présentant une contre-indication aux antibiotiques. Les LEDs ont aussi un effet sur les séquelles cicatricielles de l’acné.En fonction du type d’acné, de la peau, il faut compter en moyenne 5 à 10 séances pour obtenir un résultat intéressant. La photothérapie dynamique Parmi les techniques pour traiter l’acné sévère ou modérée chez le dermatologue ou le médecin esthétique on retrouve la photothérapie dynamique. Il s‘agit de l’application d’une crème contenant un photo-sensibilisant sur les boutons d’acné. Après un temps de pose d’une heure et demie environ, le patient installé sous une source lumineuse pour activer le photo-sensibilisant et détruire la bactérie à l’origine de l’acné."La photothérapie dynamique est très efficace car elle détruit la glande sébacée, explique le Dr Le Pillouer Prost, dermatologue. Mais les effets secondaires immédiats sont majeurs et nécessitent une éviction sociale d’une semaine." De l’or contre l’acné Lors du Congrès de l’IMCAS, le Dr Le Pillouer Pros parlait d’une technique très prometteuse mise à jour par le Pr Anderson de l’université d’Harvard : Sebacia. Des microparticules d’or sont appliquées à la surface de la peau. Elles sont sélectionnées pour leur bonne pénétration dans la glande sébacée. Ensuite, le dermatologue active ces microparticules avec un laser pour traiter l’acné. Il faut compter environ 3 séances. Traitement de l’acné par laser Le laser diode peut être utilisé pour traiter l’acné chez le patient ne pouvant prendre des antibiotiques. Les lasers sont efficaces sur les lésions inflammatoires. Comment ? En altérant de façon temporaire les glandes sébacées responsables de la poussée d’acné et en diminuant ainsi la prolifération des bactéries. En général, il faut une séance par semaine sur plusieurs semaines pour obtenir des résultats durables. Source : Intervention du Dr Le Pillouer Prost, dermatologue à l’IMCAS en janvier 2016. Entretien avec Céline Claret-Coquet, acupunctrice - Entretien avec le Dr Tazartes, médecin esthétique - Entretien avec le Dr Nina Roos, dermatologue - Bibliographie : J’ai mal à ma peau, Michel D’Anielo, Editions Jouvence
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Coliques du nourrisson : quels traitements ?
Pourtant, des moyens existent qui peuvent aider à soulager le bébé ou à rendre la situation plus supportable pour les parents, et qui valent le coup d’être tentés. Mais il faut s’assurer que les coliques ne sont pas le symptôme d’une autre pathologie qui aurait, elle, un traitement spécifique adapté.
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Céréales : il n’y a pas que les pâtes et le riz !
Pâtes et riz blancs sont vos céréales refuge. Elles sont faciles à préparer et tout le monde les aime, c’est vraiment pratique. Mais pourquoi ne pas explorer d’autres céréales encore plus bénéfiques pour votre équilibre alimentaire ? Céréales : pourquoi vous devez en manger souvent Nous devons manger souvent des céréales, déjà parce que leurs grains sont riches en glucides lents. Or ceux-ci doivent vous apporter la moitié de vos calories quotidiennes, votre équilibre alimentaire l’exige puisque c’est eux qui vous fournissent l’énergie dont vous avez besoin.La bonne organisation ? Un plat de céréales au déjeuner ou au dîner. Lorsqu’elles n’y figurent pas, c’est le pain, produit le plus riche en glucides qui vous apporte alors ceux dont vous avez besoin.Sinon, faute de ces glucides en quantité suffisante, vous vous exposez à de sérieux coups de pompe. Ils vous conduisent inévitablement sur la pernicieuse escalade du grignotage de trucs gras/sucrés qui est un des meilleurs moyens de grossir. Les céréales ont d’autres atouts nutritionnels : protéines végétales, fibres, sels minéraux et vitamines du groupe B. Tout cela est nécessaire à votre équilibre alimentaire.Les pommes de terre et les légumineuses (haricots, lentilles, fèves etc.) renferment aussi tous ces nutriments. Elles sont l’alternative classique aux céréales. Mais elles sont moins pratiques, plus longues à préparer. Pâtes et riz : blancs, complets ou semi complets ? Pâtes et riz blancs ont un gros défaut : ils sont fabriqués avec des farines très raffinées. L’écorce, partie des grains la plus riche en fibres, sels minéraux et vitamines, est éliminée. D’où un important et déplorable appauvrissement en ces nutriments.Leur avantage ? Ils cuisent plus vite que les pâtes et surtout que le riz complet.Mais la richesse en fibres de ceux-ci peut les rendre difficiles à digérer et créer une irritation de la muqueuse intestinale.De plus, s’ils ne sont pas bios, vous avalez en même temps les pesticides généreusement employés lors de la culture de ces céréales et qui sont restés dans l’écorce.La bonne solution ? Pâtes et riz semi complets et bios qui cuisent quasiment aussi vite que les blancs. Le choix ne manque pas. Quinoa : mieux que les autres céréales Dans la classification botanique, le quinoa est une plante herbacée. Mais comme elle produit des graines, elle est assimilée à une céréale.En fait, le quinoa n’est pas vraiment une nouveauté car sa culture est millénaire. Il provient des hauts plateaux des Andes et il était la nourriture de base des Aztèques. Or, cette culture fut abandonnée après le 16ème siècle grâce aux Conquistadores qui imposèrent celles des céréales européennes (blé, orge, avoine).Mais, heureusement, le quinoa a continué de pousser à l’état sauvage. Ce qui a permis de le redécouvrir dans les années 80 et de recommencer à le cultiver.Les végétariens l’ont depuis longtemps mis à l’honneur dans leur alimentation car il a des qualités nutritionnelles bien supérieures à celles des céréales.En effet, le quinoa est plus riche en protéines. Celles-ci sont composées de tous les acides aminés essentiels, ce qui n’est pas le cas des céréales. Le gluten en est absent. Il renferme aussi un peu de lipides en grande majorité insaturés.S’il est un peu moins bien fourni en glucides, en revanche, il l’est fort bien en fibres, en sels minéraux et en vitamines (groupe B et E). Quinoa : comment le cuisiner Trois variétés de quinoa sont sur le marché. Le blond, le plus tendre ; le rouge un peu plus ferme et le noir, d’une texture assez croquante.Il y a aussi du quinori qui, selon les marques, est un mélange de quinoa et de riz ou d’une légumineuse.Le quinoa se cuit à l’eau mais en respectant certaines règles.Comptez 50 à 80 g par personne, selon les appétits. Mesurez cette quantité dans un verre doseur de façon à avoir son volume.Puis rincez-le dans une passoire avant de le cuire afin d’éliminer la saponine, substance assez amère qui protège les graines.Déposez-le dans une casserole et ajoutez 1,7 volume d’eau froide (et non 1,5 ou 2 comme cela est souvent conseillé). Pour 50 g de quinoa (soit 125 ml dans le verre doseur), cela fait 212 ml d’eau.Salez légèrement, remuez et faites bouillir doucement pendant 15 minutes. Puis sortez la casserole du feu et laissez le quinoa finir d’absorber l’eau. Cela va assez vite.Ensuite, vous l’accommodez comme les pâtes et comme bon vous semble : avec du beurre et du fromage râpé, une sauce, des légumes etc.Mais vous pouvez aussi cuire le quinoa comme un risotto, en le faisant revenir dans un peu d’huile d’olive et en versant ensuite l’eau au fur et à mesure de son absorption. D’autres céréales à connaître : le millet et le fonio Millet et fonio sont deux graminées qui font partie de la très grande famille du mil et qui sont très cultivées en Afrique et en Asie. Le millet : la variété de millet la plus courante est le millet perlé soit des petites graines jaunes et rondes, très nourrissantes grâce à leur richesse en glucides, protéines et sels minéraux. Il n’y a pas de gluten dans le millet. Sa saveur est très douce.Préparez-le comme le quinoa. Vous pouvez ensuite le consommer chaud, comme des pâtes ou du riz ou l’accommoder en salade. Il se cuisine aussi pour un dessert, de la même façon que le riz au lait. Le fonio : les graines du fonio sont aussi petites. Sa composition nutritionnelle est proche de celle du millet et il est également sans gluten. Prenez soin de bien le rincer avant afin de le débarrasser du son qui colle aux graines. Propres, celles-ci sont alors beige.Cuisez-le dans de l’eau (1 volume de fonio et 3 d’eau), faites bouillir pendant 7 à 10 minutes puis laissez-le ensuite gonfler hors du feu. Vous pouvez aussi le préparer comme un risotto. Ou encore le cuire à la vapeur comme la semoule du couscous qu’il peut très bien remplacer.Comme les pâtes et le riz (blancs ou complets), quinoa, millet et fonio apportent assez peu de calories puisqu’ils ne contiennent naturellement pas de lipides.Contrairement à une idée reçue depuis trop longtemps, ils ne font pas grossir ! Sauf si vous les noyez dans des sauces très grasses et que vous en mangez, à toute allure, au-delà de vos besoins énergétiques.En savoir plus sur http://www.e-sante.fr/cereales-il-y-pas-que-pates-riz/actualite/866?page=0%2C2#S0FTHA6J0SLYM9KT.99
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Cancer du sein : mieux combattre la maladie grâce à l’activité physique
L’enquête nationale Podium (octobre 2016) lancée par la fédération CAMI Sport et Cancer, qui s’adressait aux patients et aux soignants, vient de livrer ses précieux enseignements sur les conditions d’accès à l’activité physique et sportive en cancérologie. Nous avons recueilli les conseils du Dr Mahasti Saghatchian, médecin cancérologue spécialiste du cancer du sein à l’Institut Gustave Roussy, mis en images par notre partenaire Macadam Tonic.
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Incontinence urinaire, les hommes aussi !
Les fuites urinaires ne sont pas réservées aux femmes. Même si le risque d’incontinence est deux à trois fois moindre chez les hommes, ils en souffrent aussi. En cause, l’âge mais surtout les chirurgies de la prostate ou encore les AVC comme conséquences des maladies cardiovasculaires. L’incontinence urinaire au masculin ne doit plus être un tabou. Incontinence urinaire : 1 homme pour 3 femmes Vis-à-vis de l’incontinence urinaire, femmes et hommes sont inégaux. Ces derniers n’ont pas le risque majeur lié à la grossesse et au traumatisme obstétrical. Concernant l’incontinence au sens strict de perte des urines, sa prévalence moyenne chez la femme est de 13,1% contre 5,4% chez l’homme, tous âges confondus*.Néanmoins, le phénomène fréquent de "gouttes retardataires" chez l’homme est souvent classé à tort dans une incontinence alors qu’il s’agit plutôt d’un problème d’évacuation dû à un faible jet d’urine, laquelle stagne alors dans le canal de l’urètre. Au final, si l’on tient compte des fuites urinaires ainsi que de l’ensemble des symptômes mictionnels (urgences/impériosités, sensations de brûlures, gouttes retardataires, polyurie/urines abondantes, pollakiurie/fréquence élevée des mictions, nycturie/uriner fréquemment la nuit…), hommes et femmes sont sur un pied d’égalité (respectivement 62,5 et 66,6 %).Dans les deux sexes, l’âge est la première cause d’incontinence urinaire, mais contrairement à la femme, elle survient surtout dans des circonstances pathologiques chez l’homme.Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes : « L’incontinence peut apparaître suite à des opérations chirurgicales sur la prostate, telle la prostatectomie radicale (ablation de la prostate pour cancer prostatique) et la résection prostatique (adénomectomie, en cas d’hyperplasie bénigne de prostate), peu importe que cette dernière ait été effectuée par résection transurétrale de prostate (élargissement du canal de l’urètre au niveau de la prostate en taillant des petits copeaux de tissu prostatique par un procédé électrique), par chirurgie ouverte ou par laser (énucléation ou vaporisation).Le second groupe des causes possibles sont les maladies neurologiques (maladie de Parkinson, démences, sclérose en plaque, accidents avec traumatismes comme une fracture du bassin, accidents vasculaires cérébraux, para/hémiplégies) ». L’incontinence par hyperactivité vésicale, la plus fréquente chez l’homme La grande majorité des fuites chez l’homme sont dites par impériosité (envie pressante d’uriner). On parle alors d’incontinence par "hyperactivité vésicale". Elle est beaucoup plus fréquente avec l’avancée en âge, de 40-45% de la population aux alentours des 75 ans comparé aux 10% avant 55 ans.Vers l’âge de 60 ans, les courbes selon le sexe s’inversent : les hommes deviennent plus nombreux à souffrir d’incontinence par hyperactivité vésicale que les femmes. C’est dû à la prévalence plus importante parmi le sexe masculin du tabagisme et des maladies cardiovasculaires, responsables d’AVC et d’hémiplégies L’incontinence à l’effort, conséquence des chirurgies de la prostate Pour sa part, l’incontinence d’effort est la perte d’urine lors d’un effort violent, une toux, le port de charges lourdes, une activité physique etc. Elle est due à une insuffisance du sphincter de la vessie. Elle se rencontre chez des hommes relativement jeunes, dans les suites de chirurgies de la prostate et notamment la prostatectomie radicale. Même les meilleures équipes chirurgicales ou la chirurgie assistée par robotique ont des taux d’incontinence urinaire à l’effort entre 5 et 8% pour les formes sévères, c’est à dire celles qui n’ont pas été réduites par la rééducation périnéale. Tous stades d’incontinence confondus, les chiffres sont aux alentours de 35-40%.Pour l’adénomectomie en revanche, pratiquée chez des hommes plus âgés, le taux d’incontinence sévère est bien moindre, seulement de l’ordre de 1%.Pr Pierre Costa : « Il ne faut pas hésiter à consulter des urologues spécialisés dans le traitement de l’incontinence. Y compris lorsque l’on est suivi par un urologue spécialisé en cancérologie ou par un oncologue, car celui-ci, très concerné par la guérison du cancer, ne prendra pas forcément toute la mesure de la gêne occasionnée par les fuites urinaires ».Des modifications comportementales, l’utilisation de protections adaptées ou d’étuis péniens voire de pince à verge, peuvent être très utiles. Le premier des traitements reste la rééducation du périnée (périnéo-sphinctérienne). Si celle-ci n’apporte pas de réelle amélioration vis-à-vis des fuites urinaires, une vaste palette de médicaments et de chirurgies peut être envisagée, adaptée au type d’incontinence. Source : *European Urology 50 (2006)1306-15D’après un entretien avec le Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes.
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Grossesse, le pourquoi du « zéro alcool »
Toute prise d’alcool au cours de la grossesse, même un verre à l’occasion, n’est pas anodin. L’exposition prénatale à l’alcool présentant en effet un risque pour le fœtus avec, à l’extrême, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). Piqûre de rappel sur un problème majeur de santé publique en ce 9 septembre, lors de la journée internationale de prévention du SAF.
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Troubles fonctionnels intestinaux, une affaire de femmes
Le ventre ballonné, les douleurs intestinales… sont des soucis surtout féminins car les femmes sont plus vulnérables au syndrome de l’intestin irritable. Pourquoi cette prédominance féminine ? Une hypersensibilité du côlon et la génétique sont quelques-unes des pistes explorées.
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Ulcères, comment en venir à bout ?
Les ulcères de l’estomac et de l’intestin sont en majorité dus à une bactérie très courante répondant au nom d’Helicobacter pylori. Une partie de la population infectée va développer un ulcère chronique et certains un cancer. De nouvelles recommandations françaises permettent désormais d’éradiquer cette bactérie à 90%. Quand suspecter une infection à Helicobacter pylori ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Ulcères, la faute à une simple bactérie La bactérie Helicobacter pylori, présente chez un quart de la population, est responsable d’ulcères de l’estomac (gastriques) et de l’intestin au niveau de sa partie dénommée duodénum, voire de cancers gastriques. Globalement, 70-80% des ulcères sont dus à cette bactérie, les autres ont pour cause les anti-inflammatoires (ceux dit non stéroïdiens : AINS)Une personne sur cinq avant 30 ans, et une sur deux après 50-60 ans héberge la bactérie Helicobacter pylori, qui se développe pendant de longues années au sein de la muqueuse gastro-intestinale. Or, ce microbe provoque systématiquement une inflammation de l’estomac (gastrite). Il n’y a pas toujours de symptômes, mais 10% des personnes infectées souffriront d’un ulcère gastrique ou de l’intestin, voire dans 1% des cas un cancer gastrique, qui fait presque autant de morts chaque année en France que les accidents de la route. En nombre de cas, c’est la première bactérie à être impliquée dans le développement d’un cancer.La bactérie s’attrape pendant l’enfance via les vomissements et les régurgitations. C’est pourquoi les mauvaises conditions d’hygiène et de promiscuité sont montrées du doigt. C’est aussi la raison pour laquelle la prévalence de l’infection à Helicobacter pylori tend à diminuer fortement en France, au contraire des pays à faible niveau économique. Troubles digestifs de l’estomac ? Pensez à Helicobacter pylori ! 90% des personnes infectées ne ressentiront aucun symptôme. Mais pour les 10% restants, la bactérie sera à l’origine de troubles digestifs de l’estomac à type de douleurs, brûlures, nausées, difficultés de digestion. Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie (CHU de Bordeaux) : « Il faut donc la rechercher systématiquement lorsque ces symptômes sont présents pendant environ six mois, mais aussi en cas d’ulcère gastro-duodénal, chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer, en cas de carence en fer ou en vitamine B12 ; la gastrite à Helicobacter pylori détruisant la muqueuse, elle entraîne de ce fait une malabsorption. La bactérie est aussi recherchée lorsqu’une chirurgie de l'obésité de type bypass est programmée ».Afin de dépister l’infection à Helicobacter pylori, une prise de sang est réalisée. Si celle-ci est positive, il faudra confirmer le diagnostic par une fibroscopie : un tube souple avec une caméra est introduit par la bouche et descend jusqu’à l’estomac. Celui-ci est examiné et des prélèvements sont effectués. La bactérie Helicobacter pylori, éradiquée à 90% Grâce aux nouvelles recommandations nationales parues en juin 2017*, ça n’est plus 70% des personnes infectées mais bien 90% qui seront débarrassées de cette bactérie. En effet, pour des raisons de résistance aux antibiotiques- à la clarithromycine notamment -, les traitements habituels n’étaient plus aussi performants. Il a donc fallu les revoir. Le nouveau traitement est simple, rapide est efficace : une dizaine de jours de traitement antibiotique suffit à traiter l’infection dans plus de 90% des cas et à définitivement éviter les récidives. Deux possibilités existent. Lorsqu’il est possible de tester la sensibilité de la bactérie présente chez une personne donnée vis-à-vis des antibiotiques, les médecins peuvent prescrire un traitement « ciblé » de dix jours, reposant sur un « anti-acide » (inhibiteur de la pompe à protons) et deux antibiotiques. Cette technique n’étant pas encore généralisée en France, la plupart du temps le traitement le plus courant est donné sans connaître la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques. Ce traitement est un peu plus long (14j) et comporte cette fois-ci trois antibiotiques. Pour s’assurer de l’efficacité du traitement, un test respiratoire à l’urée suffit, au moyen d’un prélèvement d’air expiré dans un petit tube. En effet, la bactérie trahit sa présence dans l’estomac et le duodénum en transformant l’urée en ammoniac et en gaz carbonique. Ulcère de l’estomac et stress, une idée reçue Pendant très longtemps, patients et médecins ont cru que les ulcères de l’estomac et du duodénum étaient causés par le stress. Depuis le début des années 80, on sait maintenant que les ulcères récidivants sont causés par la prise de médicaments anti-inflammatoires (et l’aspirine) et comme on l’a vu, par une infection de l’estomac due au microbe Helicobacter pylori. Mais l’idée que le stress provoque des ulcères reste très présente dans l’esprit des patients… et de certains médecins. Néanmoins, le stress, s’il ne provoque pas d’ulcères, peut accentuer ou déclencher des douleurs d’estomac. D’où la confusion. Ces douleurs peuvent être soulagées par les médicaments antiulcéreux qui diminuent l’acidité gastrique (inhibiteurs de la pompe à protons/IPP). Pr Frank Zerbib : « Les vrais "ulcères de stress" peuvent être observés chez des patients de réanimation. Il ne s’agit alors pas du stress de la vie quotidienne, mais d’un stress biologique (métabolique, ischémique, infectieux) intense dû à une pathologie très grave qui met en jeu la vie de ces patients ». * par la Haute Autorité en Santé et le Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie : https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2775406/fr/infection-par-helicobacter-pylori-chez-l-adulte-la-has-precise-les-actes-de-diagnostic-et-les-modalites-de-traitementD’après un entretien avec le Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie à l’initiative (CHU de Bordeaux).
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Les hackathons débarquent dans le monde de la santé
Hackathon, Kesako ? C’est pourtant un mot que vous entendrez de plus en plus souvent, notamment parce qu’il débarque dans le monde de la santé, pour concrétiser des innovations technologiques au service des patients et des soignants. Petit jeu des « Questions/réponses » pour se mettre à la page. Hacka…quoi ? Hackathon. Ce mot est composé de deux termes : hack et marathon, car l’objectif est, en un temps limité, de « coder » quelque chose de malin (d’où le « hack ») de manière intensive.Popularisés par Google ou Facebook dans les années 2000, ces marathons de créativité menés en groupe pour trouver des solutions numériques innovantes concernent tous les pans de la société. Mais la santé s’en saisit de plus en plus, pour le bien des malades. Tous sont fondés grosso modo sur le même modèle : le temps de quelques jours ou d’un week-end, des matières grises se réunissent pour accoucher d’un projet concret et novateur. Développeurs informatiques, industriels, partenaires institutionnels, juristes, marketeurs, mais aussi, dans le domaine de la santé, les soignants, les chercheurs et les associations de patients, se réunissent par équipe autour d’une table pour concrétiser un projet. Sur quelques jours, une idée préalablement sélectionnée est testée, un prototype d’application est conçu en quelques heures. L’esprit de compétition est présent : en effet plusieurs équipes s’« affrontent » et un jury désigne les gagnants à la fin du temp imparti. Ce qui ne signifie pas que les autres projets sont abandonnés pour autant, ou que ceux plus complexes ne soient pas terminés ultérieurement. Concevoir des solutions digitales innovantes De l’idée à la concrétisation d’une innovation numérique… tous le processus créatif de cette « programmation informatique collaborative » est réalisé en groupe, où chacun apporte sa pierre à l’édifice en fonction de ses connaissances et de son savoir-faire. Le hackathon est un phénomène émergent où se croisent et se forment des expertises en santé ou tout autre domaine, en design, créativité, informatique, data, industrie, juridique etc.Si le hackathon est potentiellement si intéressant dans le monde de la santé, c’est parce qu’à l’heure du numérique, des solutions digitales innovantes permettront d’améliorer la prise en charge et le suivi au quotidien des maladies, à la fois au service des patients et des soignants. Concrètement, on parle d’applications santé, d’objets connectés, de la gestion de bases de données ou Big Data, des serious games ou de la coordination des acteurs de soin. Quand les patients prennent les choses en main L’idée est de faire germer un processus créatif dans le domaine de l’innovation numérique, au sein de domaines divers, ici dans celui de la santé. Et les expériences se multiplient. Cet automne, du 17 au 19 novembre, la seconde édition du Respirh@cktion aura lieu. Il s’agit du premier hackathon « santé » en Europe dédié entièrement aux maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles). En résumé : 48h d’émulation collective au service de quinze projets en pneumologie (1).Tout le monde est bienvenu. N’importe qui peut déposer une idée. Malades et leur entourage, associations et fédérations de patients, professionnels de santé, étudiants, chercheurs etc. Des écoles, des entreprises, des universités, des institutions peuvent organiser des hackathons. Des sponsors (industriels du médicaments, start-up, mutuelles etc.) financent l’événement, lequel se déroule sous l’égide de partenaires institutionnels, des régions… Dans la même veine, Lyon accueillera pour la seconde année un hackathon santé/médico‐social, dont l’ambition est de promouvoir l’innovation et la transformation du système de santé (2) en prototypant « une innovation technologique au service des professionnels de santé et des patients ». Un exemple à la pointe, le Respirh@cktion Des hackathons existent déjà en santé. Mais l’originalité de l’un d’entre eux -le Respirh@cktion- est d’être commandité par les associations de patients et de médecins (3) et non pas par des entreprises privées ou des geeks. La première édition en 2016 fut un succès, du point de vue de la participation et de l’aboutissement des projets, utiles aux patients et aux soignants. On peut citer par exemple « ETP Advisor.fr », une plateforme web qui a pour objectif de développer l’accès aux programmes d’Education Thérapeutique du Patient en mettant en relation patients, médecins et coordinateurs. Ou encore « Meyko », un compagnon connecté et ludique qui prend soin des enfants asthmatiques pour améliorer l’adhésion au traitement de fond et « JOE », un petit robot intelligent et interactif qui aide les enfants de 6 à 12 ans à être autonome dans la prise de leur traitement. Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health, organisatrice du Respirh@cktion : « La première édition, en 2016, a dépassé nos espérances en termes de participation (dix personnes environ pour chacun des quinze projets en lice) et surtout, l’ensemble des projets est sur le point d’aboutir. C’est la différence avec la grande majorité des hackathons où, à la fin de week-end, c’est « rideau » et rares sont les idées qui voient le jour, concrètement. Notre philosophie est de réaliser après le hackathon un vrai suivi des projets, et pas uniquement de ceux qui auront été primés, et de veiller à leur aboutissement en fournissant une aide logistique et financière ». (1) http://www.respirhacktion.com/; (2) http://hackinghealth.ca/fr/city/lyon-france-fr/ ; (3) Alliance Apnées du Sommeil, Associations de Perfectionnement postuniversitaire des pneumologues-APP, Asthme & Allergies, Association BPCO, Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires- FFAAIR, Fédération française de pneumologie, La Fondation du Souffle, Syndicat de l’Appareil Respiratoire, Société de Pneumologie de Langue Française -SPFL.D’après un entretien avec Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health.
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Vapotage : la Loi change le 1er octobre
C’en est fini du flou artistique concernant l’usage de la cigarette électronique -le vapotage- dans les lieux recevant du public, les entreprises etc. Le décret publié en mai dernier s’applique au 1er octobre. Mais autant la théorie semble simple, autant son application au quotidien promet d’être « rock n’roll ». Explications. Cigarette électronique : les règles vont changer ! Le décret n°2017-633 sur l’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif entrera en vigueur le 1er octobre. Jusqu’alors, aucune loi ne régissait le vapotage, les règlements intérieurs faisant foi. Voici le contenu du nouveau décret. Il tient en quelques lignes : on ne « vapotera » plus dans les écoles, ni dans les transports en commun. L’interdiction concerne les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. Le vapotage est aussi prohibé dans les moyens de transport collectif fermés (trains, bus, métros). Pour sa part, la partie sur l’usage de la e-cigarette dans les lieux de travail est tout en nuance. L’interdiction vaut pour les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Il faut entendre par là que la cigarette électronique n’est pas autorisée dans les open spaces. Mais si vous vapotez et que vous possédez un bureau individuel, vous n’êtes pas concerné par l’interdiction. Quant à la publicité pour la e-cigarette, elle reste identique, interdite en France depuis l'ordonnance n° 2016-623 du 19 mai 2016. Toute « propagande ou la publicité, directe ou indirecte" est illégale. Les affiches publicitaires dans les établissements de vente de cigarettes électroniques ne doivent pas être visibles de l'extérieur. « Lieux publics », kesako ? Bémol de taille, l’interdiction du vapotage n’est pas homogène. Tous les lieux publics ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, vapoter n’est pas interdit dans les stades, les bars, les restaurants, les hôtels, les administrations publiques et même les hôpitaux !Ceci du moins tant que la direction du lieu n’aura pas formellement inscrit cette interdiction dans son règlement intérieur, ou qu’un arrêté municipal n’aura pas été pris. Les contrevenants à l’interdiction encourent une amende de 150 euros.Mais la volonté de simplification échoue, car on en revient donc à une interdiction de vapoter au cas par cas. Un décret ambigu qui crispe les associations anti-tabac De prime abord, ce texte peut paraître clair. Mais dès que l’on se penche sur ces nouvelles règles, le flou s’épaissit. Pr Daniel Thomas, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac* : « Ce décret est d’une imprécision notoire. En effet, les seuls lieux fermés et couverts où l’interdiction est imposée sont des lieux de travail, excluant les lieux recevant du public. Or, pour un serveur, un bar est un lieu de travail. Un hôpital est aussi un lieu de travail « fermé et à usage collectif ». Un guichet de banque est-il un lieu de travail ou un lieu public ? Quelle réglementation s’applique alors ? Il est probable que bon nombre de règlements intérieurs consigneront l’interdiction. Ce qui est déjà le cas puisqu’à l’heure actuelle, ce sont les règlements intérieurs qui priment. Pour cette raison, le décret n’a pas apporté la simplification tant attendue ». Cigarette et cigarette électronique, même combat ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement transposé la réglementation sur le tabagisme à la cigarette électronique, s’interrogent les associations de défense et de patients. Cette complexité inutile rend le décret difficilement applicable. Les nouvelles règles du vapotage font courir un risque de normalisation de l’acte de fumer. Si calquer l’interdiction de vapoter sur celle de fumer aurait été légitime, c’est tout d’abord parce qu’il existe le danger que ce décret réintroduise dans les lieux publics l’image de l’acte de fumer et le banalise. Même si le risque sanitaire du vapotage semble mineur par rapport à l’image d’exemplarité et du risque de normalisation du tabagisme, celui-ci n’est peut-être pas nul à moyen et long terme, faute de données scientifiques, en particulier vis-à-vis des enfants et des personnes sensibles (malades cardiaques, pulmonaires, asthmatiques etc.). Que penser en 2017 de la cigarette électronique ? Quasiment inconnue en 2010, la e-cigarette est devenue le substitut nicotinique quotidien de près de deux millions de fumeurs (chiffres 2015). Plusieurs années après son apparition, sa technologie s’est perfectionnée. La cigarette électronique d’aujourd’hui, de 3ème génération, est plus performante : elle permet grosso modo des pics de nicotinémie se rapprochant de ceux de la cigarette de tabac. Le "vapoteur" doit inhaler plus souvent sa nicotine pour obtenir une concentration et des pics se rapprochant de ceux observés avec des bouffées de tabac. Or, c’est cette délivrance rapide de la nicotine qui est recherchée par le fumeur. D’où son intérêt potentiel lorsque la e-cigarette est vue comme un moyen de sevrage.Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers : « Si vapoter pour arrêter de fumer part d’une bonne intention, vapoter indéfiniment n’est pas souhaitable non plus en l’absence de recul. Nous conseillons aux vapoteurs de s’arrêter après deux ou trois ans de vapotage. Cela ne doit pas devenir un mode de vie ». *www.alliancecontreletabac.orgD’après des entretiens avec le Pr Daniel Thomas, cardiologue, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac et le Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers.
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Le burn-out, les enfants aussi ?
Et si on en demandait trop à nos enfants ? Par analogie avec « le syndrome d’épuisement professionnel » ou « burn-out » de l’adulte, les enfants, épuisés nerveusement, peuvent aussi craquer sous la pression. Béatrice Millêtre, psychothérapeute, docteur en psychologie et spécialiste en sciences cognitives, vient d’écrire le premier ouvrage consacré au burn-out des enfant. Elle répond à nos questions. « Burn-out », ce mot anglo-saxon signifie « syndrome d’épuisement professionnel ». Pourquoi l’utiliser chez l’enfant ? Béatrice Millêtre : Parce que les symptômes mais aussi les causes sont exactement identiques à ceux vécus par les adultes dans le monde professionnel : il conjugue une énorme fatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu’un sentiment d’échec permanent. Cela va bien au-delà du simple stress, c’est un épuisement nerveux qui peut conduire jusqu’au craquage. L’enfant a le devoir de travailler à l’école. Il s’agit d’un travail à part entière, qu’il n’a pas choisi et qu’il ne peut rejeter. Les enfants en burn-out ne voient pas le sens, le bénéfice de leur travail et de leur investissement à l’école par rapport à leurs propres valeurs. Ils souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs efforts de la part de leur parents, enseignants etc.Comme chez l’adulte, le burn-out possède les caractéristiques d’absence de sens, de perte de repères et d’incompréhension. Chez l’enfant, l’absence de sens signifie qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, l’absence de logique entre ce qu’il constate et ce que l’on attend de lui. Le burn-out des enfants peut ainsi se définir comme un épuisement nerveux lié à la réussite : exigences élevées, tant sur le plan scolaire que des activités, de la part des parents, des enseignants et des copains, qui conduit l’enfant à un perfectionnisme irréalisable. Vous dites qu’un adolescent sur trois est aujourd’hui en burn-out, ou en passe de l’être. Est-ce un phénomène émergent ? Béatrice Millêtre : Des études ont été menées, comme celle de l’UNICEF où 40% des enfants de 6-18 ans ressentaient une souffrance psychologique (1). Ce mal-être est retrouvé dans une autre enquête de 2011. 66 % des étudiants ont vécu une période de plus de 15 jours pendant laquelle ils se sont sentis régulièrement stressés. Et ils sont 48% à avoir même éprouvé de la tristesse ou de la déprime (2).Toutes les classes d’âge sont concernées, à partir de neuf ans selon ma propre expérience. Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out. Ils sont aujourd’hui plus de cinq par semaine à passer ma porte. Chez eux, le burn-out est principalement dû à la pression phénoménale que nous exerçons sur eux, qu’elle soit sociale, familiale, amicale, éducative. On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge. Ils se mettent alors eux-mêmes une pression personnelle. Ils sont suroccupés, n’ont pas le droit de s’absenter de l’école, doivent être "premier" partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l’erreur… Ils deviennent un objet de réussite, ont une obligation d’excellence scolaire, et non plus celle de passer dans la classe supérieure. Lorsque 14 de moyenne générale entraîne un avertissement ou la mise en place d’un soutien scolaire, l’enfant pense alors qu’il n’est qu’un bon à rien. Cette pression scolaire est probablement due à la crainte de l’avenir par les parents, transmise aux enfants. Réussir à l’école, c’est une garantie minimale pour s’assurer un avenir plus rose. Et en effet, 52 % des 8‑10 ans ressentent cette peur de la pauvreté (63 % chez les 11‑14 ans) et qui s’accompagne de celle de connaître le chômage(58 % et 71 %) (3).Plus possible non plus de pratiquer une activité extra-scolaire, sportive ou non, sans mettre un pied dans la compétition. Les enfants qui ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu ou à satisfaire les adultes se détournent alors de l’activité, et vont alors toucher à tout, souvent sans pouvoir s’approprier un loisir.On leur demande par ailleurs d’être autonome et d’endosser précocement des responsabilités.Mais il ne faut pas jeter la pierre aux parents qui -de façon légitime- se sentent perdus, entre les injonctions sociétales de multiplier les activités pour leur enfant et de se ménager du temps pour eux-mêmes. Comment repérer les premiers signes d’épuisement chez son enfant ? Béatrice Millêtre : Déjà, certaines personnalités sont plus à risque, à savoir celles qui ont pour trait d’être attentionné, altruiste, sensible, et qui ont besoin de sens à ce qu’elles font. Parmi les signes avant-coureurs d’un burn-out, la difficulté à bien dormir, souvent mis à tort sur le compte d’un examen, d’un sport etc. Dans l’épuisement, la personne ne parvient pas à trouver un sommeil de qualité, mais sans qu’il n’y ait de raison particulière. Conséquence, les enfants sont irritables, de mauvaise humeur, contestataires, à fleur de peau (réactions exacerbées, crises disproportionnées). Ils développent une anxiété, un stress, un épuisement nerveux, avec parfois des envies de fugue et même de suicide. L’apprentissage, la concentration, l’organisation deviennent difficiles voire impossibles. A cette perte d’efficacité s’ajoute une perte d’énergie et d’envies, une distance avec les amis, une fatigue. Mais il n’est pas trop tard pour agir ! Béatrice Millêtre : En effet, c’est le début du parcours du combattant, pour l’enfant et ses parents mais il faut alors agir vite et parfois en ayant recours aux urgences pédiatriques ; 30 % des jeunes ont des idées suicidaires et 10 % ont fait des tentatives de suicide. Il faut savoir s’arrêter, imposer une coupure scolaire d’une semaine ou plus. Souffler. Se reposer. Comme chez l’adulte, il est possible d’intervenir avant le craquage nerveux, avant que ne surviennent la phase dépressive et la nécessité de tout reconstruire (personnalité, rapport au monde). L’enfant a la possibilité de faire un break même au cours de l’année scolaire. La Loi est mal comprise. Elle stipule que l’enfant n’a pas droit à plus de quatre demi-journées d’absence non justifiées. Mais la justification d’une absence tient en quelques mots : « Absence pour raison personnelle » ! Les parents doivent alors se rapprocher de l’équipe pédagogique et consulter un psychologue pour enfant ou un pédopsychiatre. Il pourra alors s’opérer un rééquilibrage chez l’enfant : « je comprends le monde », « je trouve du sens », « l’avenir est à moi », « je suis unique et quelqu’un de bien », « je sais où je vais », « on me fait confiance » et « je suis indulgent avec moi-même ». Un message aux parents ? Béatrice Millêtre : Éviter le mégamorphisme (voir les enfants plus grands, plus âgés qu’ils ne le sont et les rendre adultes trop tôt) n’est pas très compliqué : cela revient à ne demander à nos enfants que ce dont ils sont capables.L’enfant doit penser par lui-même, exprimer ses besoins (physiologiques mais aussi affectifs, sociaux et psychologiques), ses désirs, ses goûts. Parents, déculpabilisez : vous n’êtes pas responsables de son burn-out, mais vous êtes responsables qu’il aille mieux, qu’il guérisse et qu’il ne chute pas. Avec des mots-clés suivants : pour le parent : « c’est moi l’expert », pour l’enfant : « le sens de ma vie », « ensemble » et pour tous : « le besoin de souffler » et « partager ».Béatrice Millêtre consacre aussi une large partie de son ouvrage à des repères pratiques pour appréhender les grandes lignes du développement de l’enfant et l’attitude à adopter par les parents, un questionnaire sur son "type parental" (et la marche à suivre si l’on est plutôt permissif, autoritaire, démocratique ou engagé) ou encore une liste exhaustive à cocher en fonction des atouts que l’on retrouve chez son enfant ainsi qu’un questionnaire pour l’enfant lui-même sur ce qu’il ressent, sur son estime de soi etc.(1) Enquête nationale Unicef France (2014) ; (2) Enquête 2011 sur la santé des étudiants réalisée par l’institut Harris Interactive pour la SMEREP ; (3) Sondage Ipsos du 8 septembre 2015D’après un entretien avec Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, spécialiste en sciences cognitives, psychothérapeute et auteur du livre « Le Burn-out des enfants, Et si on leur en demandait trop ? » aux éditions Payot & Rivages, Paris, 2016.
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Dirigeants d’entreprise, travailleurs indépendants : attention au burn-out
Le burn-out ou « syndrome d’épuisement professionnel » ne guette pas uniquement les salariés, comme le soulignent les chercheurs de l’Observatoire AMAROK. Chefs d’entreprises et travailleurs indépendants en sont aussi victimes, avec des facteurs de risques qui leur sont propres. Sachez les reconnaître.
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Activité sportive et maladie chronique : comment entretenir la motivation
Diabète, maladies respiratoires comme la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladies cardiaques … l’activité physique joue un rôle majeur. Mais si l’on est plus sportif ou qu’on ne l’a jamais vraiment été, entretenir la motivation est un véritable challenge. Il existe des clés, énoncées par David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, que l’on peut adopter dès cet été ou à l’automne, telle une bonne résolution de rentrée. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique L’activité physique a tout bon ! Après une rééducation respiratoire pour les insuffisants respiratoires, laquelle inclut un réentrainement à l’effort, ou pour ceux qui sortent d’un séjour en rééducation cardiologique suite à un infarctus du myocarde, ou même pour ceux qui ont un cancer ou sont en rémission, les bienfaits de l’activité physique, à sa mesure bien entendu, sont multiples. En effet, celle-ci agit en prévention ; elle divise par deux le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque, elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, fait baisser la pression artérielle chez les hypertendus, améliore l’espérance de vie dans la mucoviscidose etc.). Elle améliore aussi les symptômes comme la fatigue due à la chimiothérapie anticancéreuse, la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires et les symptômes dans la BPCO avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux, dont elle est complémentaire. Elle réduit le risque de maladies associées comme dans le sida. Elle est aussi indiquée dans les maladies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer par ex.), la dépression, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde etc.Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var) : « L’activité physique cumule les avantages, sur la fonction respiratoire et la dyspnée (essoufflement), le sommeil, les paramètres musculaires, cardio-vasculaires et vis-à-vis d’un état potentiellement anxiodépressif. Mais négliger la dimension sociale de l’activité physique serait une grave erreur. Faire du sport c’est, pour chacun, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. Cela permet de limiter l’impact psychologique de la maladie. Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes malades chroniques, la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement, très péjoratif sur l’évolution de la maladie etc. ». 5 commandements pour faire de l’exercice physique Sous une surveillance médicale et de professionnels de l’activité physique adaptée formés aux maladies chroniques, s’astreindre à une activité physique régulière et soutenue peut sembler relativement facile. C’est une toute autre histoire lorsque l’on se retrouve chez soi, seul, parfois isolé pour conserver la motivation et la régularité de l’entraînement. Pour mettre toutes les chances de son côté, David Communal a mis au point des règles d’or pour convertir les malades chroniques en « PARFAITS experts en activité physique dans un objectif de santé ». En réalité, PARFAITS est un acronyme qui intègre huit notions essentielles : Progressivité, Adaptabilité-Accessibilité, Régularité, Fréquence, Alternance, Intensité, Temporel et Sécurité. Le sport, une culture nouvelle à adopter Cela part d’un constat, celui que bien souvent, les malades chroniques n’ont pas la culture de l’activité physique pour elles-mêmes. Il ne s’agit pas uniquement de sport mais cela englobe les activités de vie quotidienne, de travail, de déplacement et de loisirs. Il faut alors changer d’optique et pratiquer une activité physique dans un objectif de santé. Mais pas de vélo-elliptique du jour au lendemain ! Cela passe par la valorisation d’activités physiques déjà exercées par le passé, leur renforcement puis la proposition d’autres types d’activités, progressivement en fonction des capacités de la personne. S’entourer pour se sentir en sécurité De nombreux malades chroniques se sentent en insécurité lorsqu’ils pratiquent seuls une activité physique. La présence d’un professionnel de santé, d’un enseignant en APA ou d’un éducateur sportif voire d’un groupe de patients dans le cadre d’activités associatives permet de les rassurer. Se ménager un temps dédié à l’activité physique Il s’agit tout simplement de prendre un vrai rendez-vous avec soi-même. Avec des aménagements en fractionnant la pratique quotidienne par exemple, mais en conservant à tous prix la régularité. Tout réside dans la régularité de l’exercice, lequel doit être quotidien chez les malades chroniques, alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé. L’idéal est de varier les "plaisirs", entre endurance, renforcement musculaire, assouplissement et équilibre. Tout est dans la progressivité Des exercices simples et accessibles permettront de progresser, de façon graduelle, en jouant sur les paramètres de difficulté (résistance, intensité etc.), afin d’optimiser pas à pas les capacités de la personne malade chronique. L’intensité doit être modérée à intense (5 à 8 sur une échelle de 10) et variable. En cas de limitation respiratoire et même cardiaque, la montée en charge et l’arrêt doivent être progressifs, sur une dizaine de minutes. Miser sur l’émulation collective Conserver l’envie et la motivation passe aussi et surtout une émulation collective générée par l’activité en groupe. La convivialité et le plaisir font perdurer la motivation dans le temps. Merci à David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) et dirige l’Association Prof'APA et au Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var).
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Pipi au lit, la rentrée se prépare
Le pipi au lit, ou énurésie, touche 10% des enfants entre 5 et 7 ans. A l’approche de la rentrée scolaire, des classes découverte ou des nuits chez les copains, quelle attitude adopter en tant que parent ? Il est essentiel de consulter, mais jamais dans la précipitation. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Rassurer, dédramatiser et déculpabiliser l’enfant énurétique Ne pas être propre durant le sommeil n’est pas normal au-delà de 5 ans. L’énurésie, c’est-à-dire une incontinence intermittente survenant exclusivement pendant le sommeil chez un enfant de plus de 5 ans, n’est pas une maladie, mais un symptôme aux multiples facettes. En effet, plusieurs paramètres interviennent, souvent très intriqués. Ce peut être dû à l’excès de volume d’urine produite dans le sommeil lié à une hormone, l’ADH (vasopressine) qui, elle, n’est pas synthétisée en quantité suffisante. La réduction de la capacité vésicale peut aussi entrer en jeu, associée dans un tiers des cas à une vessie hyperactive. L’immaturité affective de l’enfant peut jouer, tout comme une insuffisance de maturation neurologique qui fait que ces enfants n’atteignent pas un seuil d’éveil leur permettant de percevoir que leur vessie est pleine. D’autres facteurs ont été identifiés plus récemment comme l’obstruction des voies aériennes supérieures, le sexe et l’hérédité. Il ne faut pas attendre pour consulter un médecin, ni nier l’importance de l’énurésie, en minimisant ses conséquences chez l’enfant (scolaires, estime de soi etc.) familiales et sociales. Il ne faut pas non plus miser sur le temps pour se débarrasser du problème. Soigner une énurésie demande du temps, en confiant le problème de son enfant à un médecin, au cours d’une consultation à part entière, qui doit durer dans l’idéal 45 minutes. Là, le médecin s’intéresse à l’enfant et non plus à sa seule énurésie, dans un climat de confiance, seul moyen d’obtenir l’adhésion de l’enfant et sa responsabilisation dans sa prise en charge. Déjà, ces conditions suffisent à résoudre de nombreux cas d’énurésie. Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo et spécialiste de l’énurésie : « L’enfant doit entendre de la bouche des parents et du médecin qu’il n’est pas un cas isolé, surtout parmi les garçons de son âge (3 garçons pour 1 fille sont énurétiques). Enfin, déculpabiliser l’enfant est primordial, car il pense souvent que la faute lui incombe. Du fait de l’attitude de son entourage, aux réflexions parfois maladroites et culpabilisantes (« Il pourrait faire un effort »), l’enfant se sent responsable de faire pipi au lit. Il est crucial que les parents soient convaincus que leur enfant n’y est pour rien puisque l’énurésie survient pendant le sommeil. Il leur faut, de plus, évider une attitude coercitive mais aussi surprotectrice ». L’énurésie est fréquente, mais trop souvent ignorée Parce que ses répercussions psychologiques et socio-familiales sont incontestables, l’énurésie justifie une prise en charge adaptée mais aussi précoce. Pourtant, au-delà de l’âge de 5 ans, l’énurésie est sous-diagnostiquée. De la part des parents, l’énurésie est rarement un motif de consultation médicale à part entière (1). 76,7% des mères d’enfants énurétiques déclarent que leur médecin traitant n’a pas abordé le sujet (2). Seuls 17% des médecins généralistes posent la question systématiquement (3).L’énurésie, ça n’est pas « dans la tête »Il est désormais clairement démontré que les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les enfants souffrant d’énurésie primaire isolée que dans la population générale d’enfants du même âge (environ 10%), à la différence des énurésies secondaires – l’enfant se remet à faire pipi au lit après une période sèche de 6 mois- qui peuvent se manifester lorsque l’enfant fait une régression à la suite d’un traumatisme psychologique (divorce des parents, décès dans la famille etc.). Le trouble psychique le plus fréquemment retrouvé, chez 20% des enfants qui font pipi au lit, est le syndrome « déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité » (TDAH). L’énurésie, un handicap social Privé de colonie de vacances, de séjour scolaire ou de soirée-pyjama… l’enfant énurétique s’exclut ou est exclu de tout un pan de la vie sociale au moment où celle-ci est essentielle à son épanouissement et à sa construction psychique. C’est un triste constat : une majorité des enfants énurétiques n’a jamais dormi chez un copain et n’est jamais parti en séjour scolaire ou en colonie de vacances (1). Toutes les données vont dans le même sens. 42% des enfants refusent de dormir chez un copain, 37% en séjour scolaire et même 12% dans la famille. Ce « secret de famille », ce tabou est encore aujourd’hui source d’exclusion et d’isolement social (2). Attention aussi à l’« énurésie prétexte », c’est-à-dire la persistance d’une énurésie qui, en évitant la séparation du milieu familial, arrange à la fois l’enfant et les parents. L’énurésie se soigne Visite après visite, le médecin va encourager l’enfant, mais aussi lui confier des missions comme mettre ses draps mouillés à laver, enfiler une couche tout seul avant de dormir etc. mais aussi respecter les mesures hygiéno-diététiques. Elles se résument à respecter une hygiène mictionnelle et un apport liquidien régulier. L’enfant doit être sensibilisé aux messages émis par sa vessie et ainsi améliorer la perception de son seuil de réplétion vésicale. Parmi les conseils à délivrer, dire à un enfant d’aller aux toilettes dès qu’il en perçoit l’envie, ou mieux, à intervalles réguliers avant que sa vessie ne le lui demande, d’être aussi détendu que possible en urinant. Quant aux apports hydriques et leur répartition, ils doivent respecter cinq règles : les apports liquidiens recommandés restent normaux (45-60 ml/kg), idéalement entre 7h et 18h. Un tiers des boissons quotidiennes devrait être absorbé au petit déjeuner. Une fois ces règles respectées, on peut envisager secondairement de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h, sans pour autant les interdire. Enfin, l’enfant doit éviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés (lait, jus de fruit et sodas augmentent la charge osmotique) et limiter l’apport calcique en modérant les laitages le soir. 20% des énurésies guérissent avec le seul respect de ces mesures. Si l’énurésie persiste, envahissante et mal vécue, alors le médecin passera à l’étape supérieure, en prescrivant un traitement par médicament (desmopressine) et/ou des alarmes sonores (stop-pipi).(1) C. Philippe et al. Médecine et Enfance, janvier 2011 ; (2) Lottman H. Med Enf. , 2009 ; 29 : 298-302 ; (3) C. Philippe. Etude ENUMERE. Med Enf. Janv-fev 2016 ; 37-42Merci au Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo, pour l’ensemble de sa communication.
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6 astuces connectées utiles pour la santé des séniors
Les séniors sont de plus en plus connectés et donc à l’écoute de l’offre grandissante en matière de nouveautés high tech, notamment quand elles sont en lien avec la santé, le sport ou le bien-être. Voici six objets connectés qui peuvent être d’une grande utilité dans le quotidien des séniors qui veulent rester autonomes le plus longtemps possible, ou qui prennent tout simplement soin de leur santé… Les trackers d’activité pour rester en forme Sous forme de montres ou de bracelets, les trackers d’activité incitent l’utilisateur à bouger. Ils sont pour la majorité équipés de quatre types de capteurs : Un podomètre, pour comptabiliser le nombre de pas quotidiens. Ainsi, l’utilisateur peut se fixer des objectifs facilement atteignables et avoir une motivation supplémentaire pour rester actif. Un accéléromètre, qui enregistre tous les mouvements du corps et permet ainsi le fonctionnement du podomètre, le calcul du nombre de kilomètres parcourus, la surveillance du sommeil et l’estimation de la dépense énergétique. Un capteur cardiaque, pour suivre le rythme du cœur au repos et à l’effort. Un baromètre, qui indique entre autres le nombre de marches montées dans la journée. Un bon moyen de bouger de manière ludique : on peut faire le bilan de sa journée le soir et même lancer des défis aux autres utilisateurs. Le tensiomètre connecté De nombreuses marques ont développé une nouvelle génération de tensiomètre poignet ou brassard qui se connectent via une application à un Smartphone, afin d’assurer un suivi renforcé pour les patients souffrant d’hypertension artérielle. Certains tensiomètres utilisent la technologie MAM (Mesure Artérielle Moyenne) qui consiste en la réalisation de 3 mesures successives à des intervalles de 15 secondes. Ainsi, on obtient une valeur plus précise et grâce à une application sur le téléphone, il est plus facile d’interpréter, de sauvegarder et au besoin de partager avec un professionnel de santé ses données de tension artérielle. Les piluliers connectés pour bien suivre son traitement Pas facile de penser à prendre tous ses médicaments au quotidien, surtout quand on est traité pour plusieurs pathologies. Pour les séniors, les piluliers connectés s’avèrent extrêmement utiles pour améliorer le suivi de la prescription médicale. Le pilulier peut être préparé à l’avance par le patient, un membre de son entourage ou son pharmacien, puis la case dans laquelle se trouvent les médicaments que le patient doit prendre s’illumine au bon moment. En cas de non prise, le patient et/ou son entourage peuvent être informés : un bon moyen de rassurer les aidants et de prévenir les conséquences parfois graves de l’oubli des médicaments. Les bijoux de téléassistance On connait depuis plusieurs dizaines d’années les bracelets d’urgence, munis d’un bouton sur lequel le porteur appuie s’il est victime d’une chute ou d’un malaise. Ce service d’alerte qui encourage le maintien à domicile en toute sécurité, est maintenant utilisé par 15 % des plus de 80 ans. Afin de rendre ce dispositif plus esthétique, il existe désormais sous forme de bijoux connectés. Colliers, bracelets ou petit cadran à glisser dans sa poche : il y en a pour tous les goûts ! Avec toujours la promesse d’être secouru(e) en cas de problème à son domicile avec un système d’assistance 24h/24 7j/7. Les bracelets détecteurs de chutes Les chutes sont la première cause d’hospitalisation chez les personnes âgées et peuvent entrainer une perte d’autonomie irréversible. Les objets qui permettent une prise en charge rapide des chutes sont donc très recherchés par les séniors. En général couplés à un système d’alerte manuel comme pour la téléassistance classique, les nouveaux bracelets analysent également les mouvements de l’activité quotidienne et détectent les anomalies comme les chutes brutales ou les malaises. Ils déclenchent alors automatiquement une alerte vers le centre d’assistance. La canne connectée C’est le dernier né des objets connectés pour séniors : une canne 3 en 1, utile pour s’aider lors des déplacements, mais en plus munie d’un bouton d’urgence et d’un détecteur automatique de chutes. En effet, la canne est équipée d'un accéléromètre et d'un gyroscope qui détectent les mouvements de son utilisateur : le système va apprendre et comprendre les habitudes de l'utilisateur pour ensuite pouvoir détecter une situation inhabituelle : réveil tardif, absence de mouvement. Le dispositif étant relié à un service de téléassistance classique, les proches en sont alors informés.
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Sommeil : comment se resynchroniser avant la rentrée ?
Après les vacances et ses soirées prolongées jusque tard dans la nuit, ses grasses matinées et ses siestes, c’est la rentrée, le retour aux horaires et aux tâches quotidiennes. Pour tenir le rythme, le sommeil doit être suffisant et de qualité. Quelques clés pour resynchroniser son horloge interne et de ce fait son sommeil avant la reprise du quotidien. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique En vacances, exit le stress En règle générale, les vacances permettent de récupérer du point de vue du stress, ce qui est important pour le sommeil. En effet, loin du stress et du quotidien, les congés permettent de récupérer de la carence de sommeil accumulée pendant l’année. Avec le bémol que les conditions de sommeil en vacances sont extrêmement variables. Pour beaucoup, ce sont des conditions de literie ou de couchage nettement moins bonnes qu’au domicile. Le bruit est aussi plus présent dans les maisons familiales, les campings. Le décalage horaire, surtout au retour, peut s’avérer désastreux pour une reprise en forme. Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris) : « Néanmoins, parce que l’on est plus proche de son rythme personnel, il faut profiter de l’été pour savoir quelle est sa durée de sommeil optimale. Du fait de l’absence de stress en vacances, la durée de sommeil est généralement plus longue, d’une heure et demi environ. Par exemple, 10h30 de sommeil en moyenne en vacances équivaut à au moins 9h de sommeil nécessaires en conditions de travail » Etes-vous "du matin" ou "du soir" ? L’été est aussi l’opportunité de découvrir sa typologie de sommeil. Si, après deux semaines de vacances, une fois reposé et relaxé, l’on continue de se lever à 8 heures, c’est que l’on est du matin. Si l’on bascule dans le mode « couche tard-lève tard », c’est la démonstration qu’on est bien « du soir ». Malgré l’heure tardive du coucher, le sommeil sera meilleur car plus profond et donc plus réparateur.Ce constat est intéressant, car cela signifie que son rythme circadien (rythme veille/sommeil) est contrarié par les horaires de travail classiques, ce qui peut être mal vécu. Pourquoi ne pas alors proposer d’aménager ses horaires en les repoussant de 30 minutes, un délai suffisant dans la plupart du temps ? Par ailleurs, même à la reprise du travail, un "couche-tard" ne devra pas chercher à se mettre au lit avant 11h30-minuit, au risque de problème d’endormissement ou de sommeil trop léger. Huit jours pour retrouver les bonnes habitudes de sommeil Pour une resynchronisation idéale de l’horloge interne, le mot d’ordre est le suivant : horaires réguliers de coucher et de lever. Dans l’idéal aussi, ces horaires devraient être anticipés une semaine avant la reprise du travail, de plus en plus tôt, progressivement. Et ne pas hésiter à se plonger dans le rythme dès le retour, avec des levers à heures fixes, y compris le week-end durant les trois premières semaines.Dr Sylvie Royant-Parola : « Le week-end, mieux vaut récupérer le temps de sommeil sur un temps de sieste qu’en se levant tard. Des siestes de vingt à trente minutes peuvent compenser l’envie de s’accorder des grasses matinées en fin de semaine ! Le top ? Un quart d’heure de sieste au cours d’une journée de travail ». Resynchroniser son horloge interne en pratique Voici trois conseils de bon sens pour favoriser un sommeil réparateur : Rechercher la lumière du matin. Notre horloge interne est un petit noyau de la taille d’une tête d’épingle qui renferme des milliers de neurones, situé dans une région de notre cerveau appelé hypothalamus. En journée, la lumière envoie un message à notre horloge interne ; notre rythme circadien est ainsi recadré. D’où la nécessité de pratiquer une activité le matin à la lumière, en extérieur, comme prendre son vélo ou marcher l’équivalent de deux stations de métro, voire s’exposer à une lampe de photothérapie (luminothérapie) lors du petit déjeuner. Se bouger, pas uniquement pendant les vacances. Toutes les activités physiques (jogging, marche rapide, vélo d’appartement), du moment où elles entraînent une dépense énergétique, favorisent le sommeil. A pratiquer si possible le matin ou à la pause méridienne, et de façon régulière (au minimum quatre séances hebdomadaires). Dormir, cela se prépare. Un sas de détente entre le retour du travail ou les tâches quotidiennes est nécessaire, au moyen d’une activité calme de type lecture, loin de tout écran ; les LED des smartphones et autres inhibant la sécrétion de l’hormone facilitatrice du sommeil (mélatonine). La rentrée est l’occasion d’adopter un rituel apaisant avec une tisane (tilleul, fleur d'aubépine verveine…). L’on peut aussi s’octroyer une douche tiède, trente minutes avant le coucher lorsque les journées sont encore chaudes. D’après un entretien avec le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et neurobiologiste (Paris).
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Peau des seniors, quels soins ?
A partir de 50 ans et de la ménopause, la peau des seniors a de nouveaux besoins. Des soins appropriés aident à retrouver une hydratation optimale et une certaine souplesse. Zoom sur les spécificités et la prise en charge cosmétique des peaux matures.
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Les allergies de l’été
Le printemps est bien connu pour être la saison des allergies au pollen. Mais en été, on peut aussi connaître les symptômes désagréables de l’allergie à cause du soleil, des graminées ou encore des piqûres d’insectes ! Alors quelles sont les allergies que vous pouvez rencontrer l’été, comment les traiter et les prévenir ?
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Anévrisme de l’aorte abdominale, une première française
L’anévrisme de l’aorte abdominale… un terme complexe pour désigner une maladie relativement fréquente : entre 5 à 10 % des hommes de plus de 60 ans sont opérés, sans quoi l’issue peut être fatale. Des médecins français ont réussit l’exploit de concevoir une prothèse « sur mesure » ...
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Quel bilan après une chute chez une personne âgée ?
Une chute chez une personne âgée de 65 ans et plus n’est jamais à banaliser, un bilan est nécessaire : outre les éventuelles conséquences traumatiques immédiates telles qu’une plaie ou une fracture à prendre en charge, il faut ...
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L'importance d'une bonne hydratation au bureau
L’eau est un élément indispensable à notre survie. Elle est également essentielle pour le bon fonctionnement de nos capacités cognitives et intellectuelles. D’où l’importance d’avoir le bon niveau d’hydratation au bureau. Jessica Xavier Près de la moitié des salariés français ne s’hydratent pas suffisamment au bureau. Selon un sondage IFOP pour l’AFIFAE en 2014, 45 % des salariés boivent moins de 5 verres d’eau par jour alors qu’il en faudrait au moins 8. Un déficit en eau qui a des conséquences sur les performances au travail. L’eau : un élément vital Notre corps et composé à 60 % d’eau. Pour le cerveau, ce taux atteint 80 %. L’eau est indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, de notre cerveau. Elle favorise la concentration, le bon fonctionnement cérébral, régule la température corporelle. L’eau permet également de détoxifier l’organisme et de drainer les toxines. Or chaque jour nous perdons environ 2,5 litres d’eau (transpiration, urine, respiration) qu’il faut compenser à travers la boisson et l’alimentation. Les conséquences de la déshydratation sur les performances au bureau Ne pas boire assez a un impact sur les fonctions cognitives et sur l’humeur. De récentes études ont confirmé qu’une déshydratation d’1 % entraîne une altération de nos fonctions et capacités. La déshydratation favorise les maux de tête, l’irritabilité, la perte de mémoire, la baisse d’énergie, la fatigue, un manque de concentration, les crampes. Autant de conséquences qui ont des répercussions sur la qualité du travail mais aussi sur les relations avec nos collègues. L’hydratation au bureau en cas de fortes chaleurs Quand il fait chaud, il faut adapter sa consommation d’eau. Au-delà de 30° la chaleur augmente la perte en eau, qu’il faut absolument compenser. Toutefois, les professionnels de la santé au travail affirment que par fortes chaleurs les recommandations de bon sens sont les mêmes au bureau et à la maison, à savoir : boire régulièrement. Quid des risques de déshydratation liés à la climatisation ? Si les règles d’hygrométrie sont respectées dans les locaux, il n’y a pas de risques de déshydratation à craindre. A noter, les employeurs n’ont pas d’obligation légale d’installer une climatisation, ils doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la santé des salariés, mais sans plus de contraintes en terme de ventilation ou de climatisation. Astuces pour être bien hydraté au bureau Bien s’hydrater au travail n’est pas si compliqué. Il suffit de prendre quelques habitudes très simples qui deviendront rapidement un réflexe. Pour ne pas risquer la déshydratation, retenez qu’il faut boire environ 8 verres d’eau par jour. Pour varier les plaisirs, buvez de l’eau plate, gazeuse, aromatisée. Le café, les thés et tisanes sont les bienvenus à condition d’avoir la main très légère sur le sucre. A noter, depuis plusieurs années, les employeurs ont l’obligation de fournir de l’eau potable et fraîche à leurs salariés. Nos conseils : Ne pas atteindre d’avoir soif pour boire, la soif étant un signe de déshydratation Toujours avoir une bouteille remplie ou un verre plein à portée de main Apporter une bouteille d’un litre et demi et se donner pour objectif de la boire dans la journée Boire régulièrement, par petites gorgées Pour ne pas oublier de boire, faites sonner votre alarme toutes les heures et rendez-vous à la fontaine à eau. Une bonne occasion pour vous dégourdir les jambes ! Pensez aux bouteilles connectées. Ces nouveaux objets malins permettent de contrôler ce que vous buvez tout au long de la journée et vous font une petite piqûre de rappelle en cas de manque. Vous êtes malade et avez décidé de vous rendre au bureau ? Pensez à bien vous hydrater en buvant ½ litre d’eau de plus pour chaque degré au-dessus de 37°. Et dans la mesure du possible, il est toujours préférable de consulter son médecin plutôt que d’aller travailler. L’hydratation demeure un geste essentiel par tous les temps et dans toutes les situations. Pour garder vos performances au top, boire de l’eau doit devenir un véritable réflexe. Source : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2009142/AFIFAE_Synthese-sondage-hydratation_20052015.pdf http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1179.pdf Role of dehydration in heat stress-induced variations in mental performance, Gopinathan PM, Pichan G, Sharma VM, Abstract Hydration and cognition: a critical review and recommendations for future research, Lieberman HR, Abstract
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Apnée du sommeil : le patch qui pourrait vous aider à mieux dormir
Des chercheurs viennent de mettre au point un patch de dépistage du syndrome d’apnées du sommeil, facilitant grandement le diagnostic de ces multiples arrêts respiratoires pendant le sommeil. Il suffit de le poser sur son front pendant toute une nuit.
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Margarines : 6 trucs à savoir
On nous vante souvent l’intérêt des margarines : qualités nutritives, bienfaits sur la santé, utiles lors d’un régime… Mais qu’est-ce que la margarine ? A-t-elle vraiment sa place dans notre frigo ? Voici six questions-réponses pour connaitre l’essentiel sur les margarines.
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La DSN, un outil de simplification administrative
La loi Warsmann du 22 mars 2012*, relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, institue la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative (DSN). Celle-ci doit remplacer à terme l’ensemble des déclarations sociales adressées par les employeurs aux organismes de protection sociale. Chantier majeur du « choc de simplification » initié par le gouvernement, la déclaration sociale nominative (DSN) se généralisera à toutes les sociétés, y compris les PME et les TPE, courant 2017. Déjà obligatoire depuis mai 2015 pour les entreprises redevables pour 2013 de cotisations et contributions sociales d’un montant égal ou supérieur à 2 millions d’euros, elle vise à alléger, à sécuriser et à fiabiliser les obligations administratives des employeurs. Jusqu’à présent, ces derniers réalisaient plusieurs déclarations sociales auprès de divers organismes de protection sociale et à des échéances différentes. Ces procédures complexes sont remplacées par une déclaration unique, mensuelle et dématérialisée. Principe Chaque mois, les données sociales individuelles des salariés issues du logiciel de paie (lieu d’activité, caractéristiques du contrat de travail, montant des rémunérations, durée de travail…) sont adressées à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) par un flux dématérialisé ou en utilisant le portail net-entreprises.fr. L’ACOSS se charge ensuite de les distribuer aux organismes sociaux concernés (organismes complémentaires de santé et de prévoyance, Caisse nationale d’assurance maladie, Pôle emploi…). L’employeur relevant du régime général (ou son expert-comptable mandaté) signalera un évènement exceptionnel impactant les droits des salariés dans un délai de cinq jours suivant sa survenue : arrêt ou reprise du travail après congé parental ou d’un arrêt maladie, rupture ou fin du contrat de travail. Un déploiement progressif en trois phases. Dans le cadre de la phase 3 de la DSN, déployée mise en place depuis l’automne 2016, la DSN se substituera aux autres DUCS (retraite complémentaire Agirc-Arrco, prévoyance), aux déclarations auprès de la MSA (sécurité sociale agricole) et de la caisse de compensation des voyageurs, représentants et placiers (VRP), à la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH)… Déclaration Sociale Nominative, où en êtes-vous ? La déclaration sociale nominative (DSN) prend de l’ampleur : En février 2017, 1,4 million d’entreprises l’utilisent pour déclarer plus de 18 millions de salariés Nous vous invitons, si ce n’est pas déjà le cas, à nous transmettre, via le site net-entreprises.fr, une DSN mensuelle comportant toutes les informations précisées sur la fiche de paramétrage qui vous a été envoyée. Si vous ne disposez pas de cette fiche, vous pouvez la demander par mail : LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Le respect de ce paramétrage est une condition à la bonne réception et au bon traitement de vos données de gestion. Nous attirons votre attention sur le fait que le paramétrage DSN est différent de celui de la DADS-U / N4DS. La phase 3 de la DSN, dernière étape déclarative qui a démarré en septembre 2016 porte l’ensemble des données de cotisations et se substituera à terme à l’appel de cotisations papier ou mail, ainsi qu’aux déclarations DUCS et DADS-U. Les modalités d’appels de cotisations (envoi de l’appel de cotisation et paiement par virement ou par chèque de la cotisation) sont maintenues sur l’année 2017 pour sécuriser la montée en charge de la DSN. Le télé règlement n’est pas disponible actuellement. Les entreprises doivent : s’inscrire en tant que déclarant à la DSN sur net-entreprises.fr ; vérifier la compatibilité de leur logiciel de paie avec la norme NEODes (norme d'échange optimisée des déclarations sociales) ; contrôler les numéros de Siret ; s’assurer de la bonne identification des salariés via le bilan d’identification des salariés (BIS). Afin de faciliter la tâche des employeurs, un ensemble d’outils et de documentations est mis à leur disposition sur le site dsn-info.fr. La Mutuelle Générale a mis en place un dispositif pour les entreprises avec lesquelles elle travaille. Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller au numéro de téléphone indiqué sur votre contrat ou par mail LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. *Loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives (1), JO du 23 mars 2012, dite « Loi Warsmann ».
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« Serious games » : apprendre en jouant
S’appuyer sur les mécanismes des jeux vidéo à des fins d’apprentissage, c’est l’enjeu des « serious games ». Appliqués à la santé, ils profitent aussi bien aux soignants qu’aux patients. Qui a dit que les jeux vidéo étaient réservés à un public de jeunes « geeks » et d’adolescents ? Moins connus que les jeux de guerre ou les simulations sportives, les « serious games » s’adressent à un public très large, du jeune enfant au senior. Leur traduction française (« jeux sérieux ») ne permet pas de comprendre ce qu’ils sont réellement. « Je préfère parler de jeux utiles, indique Erwan L’Her, professeur de réanimation médicale et directeur du Centre de simulationsanté (Cesim), à Brest. Le principe consiste à utiliser les mécanismes du jeu vidéo classique – passer des niveaux, explorer des univers, faire progresser un personnage – à des fi ns éducatives ou de changement de comportement. » Toutes les disciplines Ces « serious games » ont le vent en poupe depuis quelques années, notamment dans le domaine de la santé, où ils sont utilisés à la fois pour former les soignants et pour informer et accompagner les patients ainsi que leurs proches. Ainsi de « Venti-Sim » ou de « Domi-Secure », développés sur l’impulsion des équipes du Pr L’Her pour parfaire l’utilisation d’un respirateur artifi ciel ou pour aider les soignants à anticiper les difficultés rencontrées par une personne dépendante à domicile. Toutes les spécialités sont de potentielles candidates aux « serious games », de la chirurgie (« Touch Surgery » pour restituer les bons gestes opératoires) à la psychiatrie (« e-Schizophrenia » pour appréhender les réactions d’une personne atteinte de schizophrénie). Stimuler le patient Côté patients, l’objectif est de profiter de l’environnement virtuel offert par ces jeux utiles pour mieux les informer sur la maladie et ses implications au quotidien, mais aussi pour faciliter la mise en place des traitements. Dans « Glucozor », par exemple, les enfants apprennent le contrôle de la glycémie en faisant évoluer un dinosaure diabétique. Dans « Voracy Fish », les joueurs rééduquent leurs membres supérieurs en déplaçant un poisson carnivore à l’écran en bougeant simplement les bras devant l’écran. Dans tous les cas, l’idée sous-jacente reste la même : « Il s’agit de capter l’attention de l’apprenant ou du patient pour mieux faire ressortir ce qu’il sait déjà. En ce sens, les “serious games” sont en réalité des stimulateurs », analyse Erwan L’Her. Le saviez-vous Les « serious games » ne sont pas qu’une façon ludique et agréable de mobiliser ses connaissances. Ils font aussi l’objet d’études scientifiques qui attestent de leur valeur. « La littérature médicale recèle des preuves majeures de l’efficacité des “serious games” sur les apprenants », avance le Pr L’Her. Ainsi de ces travaux menés au sein de l’université du Texas (États-Unis) auprès de chirurgiens : ils ont montré que ceux qui jouaient régulièrement se révélaient plus réactifs et faisaient moins d’erreurs lors des interventions.
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Créer un site marchand vendeur et sécurisé
Avoir un site marchand est devenu indispensable pour bien des professions tant cela donne de visibilité, d’accessibilité et d’ouverture sur le monde. À condition que ce site soit bien conçu et sécurisé. Mode d’emploi. En 2014, 59 % des Français ont effectué au moins un achat en ligne : ils ont dépensé au total 51 milliards d’euros sur l’un des 138 000 sites marchands recensés en France. Parmi ces derniers, 57 % d’entre eux vendent à l’international et 71 % misent sur une forte progression pour les deux ans à venir (1). Une boutique ouverte 24 h sur 24, qui permet de toucher une clientèle internationale sans avoir à financer de fonds de commerce : la vente en ligne a effectivement de quoi séduire. Mais elle ne s’improvise pas : créer un site ne suffit pas ; il faut aussi le faire connaître, le faire vivre, mettre en place une logistique efficace, un système de paiement sécurisé… Faire une étude de marché Avant de se lancer, mieux vaut donc s’assurer que le chiffre d’affaires sera à la hauteur des investissements. Avec les comparateurs de prix, un site marchand ne peut trouver son marché que s’il apporte une véritable plus-value aux consommateurs en termes de prix, d’originalité de l’offre ou de qualité de service. Il est donc indispensable de mener une étude de marché et d’établir un compte prévisionnel avant d’engager des investissements. Il est aussi possible, avant d’investir, de faire un test en ouvrant une boutique sur l’une des places de marché créées par les grands noms du commerce en ligne que sont Amazon, eBay, Rueducommerce, Priceminister, Laredoute, Leboncoin, etc. C’est à la fois très simple et peu coûteux : compter 20 à 50 € de forfait mensuel ou un système de commissionnement (de l’ordre de 1 € par article vendu). Ce qui explique pourquoi 32 % des e-commerçants ont choisi cette solution (1). Créer son propre site Si cette expérience est concluante, il est temps de passer à l’étape suivante : créer un véritable site marchand, avec un nom, une adresse et un design originaux. Mieux vaut confier cette mission à un prestataire spécialisé maîtrisant les grandes étapes du projet : 1. le dimensionnement du projet et le choix de son hébergeur en fonction de l’activité et de l’organisation de l’entreprise, de la taille du marché et de la cible (professionnelle ou grand public) visée ; 2. la conception du site : structure, navigation, graphisme, intégration et mise en forme des contenus (textes et photos), paramétrages essentiels pour le référencement ; 3. la maîtrise des obligations légales : enregistrer un nom de domaine et le déposer à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), mentionner les noms du responsable éditorial et du webmaster, le nom et les coordonnées de l’hébergeur ainsi que les notes sur la propriété intellectuelle (images et textes), la gestion des données personnelles et les conditions générales de vente ; 4. le référencement et la visibilité sur le web et les réseaux sociaux ; 5. le suivi de l’activité et l’identification de tous les leviers de croissance du trafic et du chiffre d’affaires. Des paiements sécurisés Pour répondre aux attentes des clients, il est important de proposer plusieurs moyens de paiement : en ligne, par virement ou par chèque. Les transactions en ligne doivent être sécurisées : en général, les prestataires incluent un système de sécurisation (utilisant le protocole de codage SSL ou Secure Sockets Layer) dans leur offre. Les contrats monétiques « VAD » (vente à distance) proposés par les banques permettent de leur déléguer, moyennant une commission, le droit de percevoir les paiements. C’est un gage de sécurité, mais un gage difficile à obtenir : pour accorder ce type de contrat, les banques examinent en effet l’ancienneté et la solvabilité du site marchand. Le fait qu’il soit adossé à une activité déjà prospère peut néanmoins faire pencher la balance en sa faveur. (1) Tous ces chiffres sont issus du rapport 2014 de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance).
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La cataracte : distinguez le vrai du faux !
La cataracte est un trouble de la vision qui touche plus de 20 % de la population à partir de 65 ans, et plus de 60 % à partir de 85 ans. Quels sont les symptômes ? Comment la prévenir ? Comment la guérir ? Faites une mise au point en démêlant le vrai du faux. 1) La cataracte est une opacification du cristallin (lentille de l’œil) qui entraine une baisse de la vision. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le cristallin normal est transparent. Il laisse passer la lumière jusqu’à l’arrière de l’œil (sur la rétine) pour que les images soient clairement vues. Si certaines parties du cristallin deviennent troubles (opaques), la lumière ne peut pas les traverser et, de ce fait, la vision baisse. 2) Protéger mes yeux du soleil permet de réduire le risque de cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. L'agression quotidienne du soleil sur les yeux entraîne avec le temps une opacification du cristallin : la cataracte. Vous pouvez protéger vos yeux en portant des lunettes de soleil qui filtrent les rayons ultra-violets. 3) Le diabète favorise l’apparition de la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le diabète est un facteur de risque de la cataracte. Le contrôle régulier de la glycémie prémunit des troubles oculaires. 4) Une consommation régulière de vitamine C aide à se prémunir de la cataracte. Vrai ou faux ? C’est faux. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 5) Fumer a une incidence néfaste sur la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 6) Les collyres permettent de guérir la cataracte. Vrai ou faux ? C'est faux. Ni les collyres, ni le laser, ni les médicaments ne peuvent guérir une cataracte constituée. La chirurgie est le seul moyen d’améliorer votre vision. C’est l’acte chirurgical le plus pratiqué en France : près de 560 000 interventions ont été réalisées en 2006. Le cristallin opaque est substitué par un implant artificiel parfaitement transparent qui permet dans plus de 90% des cas une récupération fonctionnelle remarquable. 7) La chirurgie de la cataracte nécessite plusieurs jours d’hospitalisation. Vrai ou faux ? C’est faux. L’anesthésiste étudiera avec vous les différentes possibilités. Il est tout à fait possible de se faire opérer en ambulatoire : entrée et sortie de l’hôpital le même jour. La condition est de ne pas choisir l’anesthésie générale. 8) Les deux yeux seront opérés le même jour. Vrai ou faux ? C’est faux. Les chirurgiens préfèrent opérer un seul œil à la fois afin d’éviter tout risque d’infection bilatérale et faciliter la reprise des activités de la vie quotidienne des patients. 9) La récupération visuelle est très longue après l’intervention chirurgicale. Vrai ou faux ? C’est faux. La vision est rapidement améliorée. La récupération visuelle varie d’un patient à l’autre, généralement entre 24 heures et 15 jours. 10) Sans traitement, la cataracte s’aggrave avec le temps. Vrai ou faux ? C'est vrai. Si on ne fait rien, la cataracte continue d’évoluer. Le cristallin devient de plus en plus opaque, jusqu’à devenir complètement blanc et rendre la personne aveugle. N’hésitez-pas à en parler à votre médecin traitant ou à un ophtalmologiste !
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Retour de la grippe : faites-vous vacciner
L’épidémie de grippe saisonnière revient chaque année, faites-vous vacciner ! La nouvelle campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été lancée mi-septembre. La grippe saisonnière touche chaque année, en France, de 2 à 7 millions de personnes et entraîne des milliers de décès, notamment des personnes de plus de 65 ans. La vaccination reste le premier rempart contre la grippe, surtout pour les personnes fragiles Le vaccin antigrippal est le seul moyen efficace pour se protéger contre le virus de la grippe et les complications de la maladie. La vaccination est ainsi fortement recommandée pour les enfants à partir de 6 mois, les plus de 65 ans et pour certaines catégories de personnes considérées comme fragiles. C’est le cas des patients souffrant de certaines pathologies chroniques (qu’elles soient pulmonaires, neurologiques, cardiaques, rénales) et des personnes en situation d’obésité morbide. Les femmes enceintes sont elles aussi incitées à se faire vacciner pour protéger leur nourrisson durant les six premiers mois de leur vie. L’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps. La persistance des anticorps est de 6 à 8/9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. C’est pourquoi il est nécessaire de renouveler cette vaccination chaque année.
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Quel est le prix d’une couronne dentaire en France ?
En France, on constate souvent d’une région à l’autre des écarts de prix importants sur la pose d’une couronne dentaire. Pour plus de transparence à l’égard des consommateurs, le ministre de l’Économie souhaite contraindre les chirurgiens-dentistes à inscrire sur leur devis le prix d’achat des prothèses dentaires. Le point sur l’usage, le prix et le niveau de remboursement des couronnes dentaires. Qu’est-ce qu’une couronne dentaire ? La prothèse fixe est une pièce prothétique qui permet de reconstituer la partie de la dent appelée couronne dentaire lorsque celle-ci est très délabrée. On parle de coiffe ou de couronne prothétique. Cette pièce prothétique est scellée avec du ciment ou collée. Elle est fabriquée avec de nombreux matériaux qui sont des alliages répondant à des normes très précises ou en céramique. Dans certains cas, une autre pièce prothétique prenant ancrage dans une ou plusieurs racines, est nécessaire avant la pose de la couronne pour reconstituer un moignon de dent sur lequel s’appuiera la couronne. C’est un inlay-core ou faux-moignon. Cette prothèse fixe permet également de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Cette prothèse correspond alors à un bridge. Ce bridge est construit à partir de dents dites dents piliers. Les dents remplacées sont des intermédiaires de bridge. Une couronne peut être réalisée suite à la pose d’un implant lorsque la dent a été extraite. La racine n’existe donc plus et elle est alors remplacée par une racine artificielle appelée implant. Le prix d’une couronne dentaire peut varier du simple au double D’après une enquête réalisée par France 2 fin 2014, la pose de prothèses dentaires représenterait 15 % de l’activité des chirurgiens-dentistes mais constituerait plus de la moitié de leurs revenus (1). Le tarif d’une couronne dentaire est actuellement fixé librement par les professionnels, ce qui peut expliquer des variations de prix de 400 à 900 € selon le type de la couronne (alliage non précieux ou alliage précieux ; couronne avec un alliage et de la céramique ; couronne entièrement céramique ; couronne sur dent naturelle ou sur implant ; etc…) et les régions (2). Les villes de Paris, Versailles, Strasbourg et Bastia pratiqueraient les tarifs les plus élevés tandis que la région Midi-Pyrénées (Auch, Albi, Rodez, Montauban) offrirait les prestations au meilleur coût. Aujourd’hui, soucieux de faire des économies et, constatant un « reste à charge » important, certains consommateurs français n’hésitent plus à aller se faire soigner à l’étranger, dans les pays du Maghreb ou d’Europe de l’Est. Des destinations exotiques où les tarifs des prothèses dentaires sont plus avantageux. En revanche, le patient ne bénéficie d’aucune assurance en responsabilité professionnelle et il peut avoir des difficultés pour le suivi et la maintenance des travaux. Vers plus de transparence dans les tarifs des couronnes dentaires ? Avant la réalisation d’une proposition prothétique, il est important d’obtenir un devis afin de connaître le montant de la prise en charge mutuelle et donc le reste à charge. Cette analyse permettra de décider l’acceptation ou non de la proposition. Pour encore davantage de transparence, le ministre Emmanuel Macron a indiqué fin 2014 sa volonté de légiférer. Les chirurgiens-dentistes pourraient être prochainement contraints d’indiquer dans leur devis le prix d’achat d’une couronne dentaire. Aujourd’hui, c’est le prix de vente qui est exigé. Quel est le niveau de remboursement d’une couronne dentaire ? Pour une couronne dentaire, la prise en charge de l’Assurance maladie au régime général atteint 70 % de la base de remboursement soit 70% de 107,50 €, ainsi un remboursement dentaire de 75,25 € par couronne. À ce montant, on ajoute le calcul de remboursement de la mutuelle pour déterminer l’indemnisation globale dont peut bénéficier le patient. Si M. X a souscrit une complémentaire santé qui permet d’obtenir 200 % de la base de remboursement pour une couronne, la prise en charge mutuelle sera le double du montant de la base de remboursement soit 215 €. Si nous ajoutons les 75,25 € remboursés par la Sécurité Sociale, M. X bénéficie d’un remboursement total de 290,25 €. Ainsi, dans ce cas de figure, pour une couronne facturée 400 €, 109,75 € resteront donc à la charge du patient. (1) enquête France 2 (2) sante-medecine.commentcamarche.net
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Poux : de nouveaux traitements
Chaque année, plus de 100 millions de personnes dans le monde sont infestées par des poux. Principalement touchés, les 3-11 ans. Tour d’horizon des nouveaux traitements. S’il est petit (à peine plus gros qu’une tête d’épingle), le pou n’en reste pas moins costaud ! Il aurait même la fâcheuse manie de s’adapter, rendant son élimination parfois compliquée. La génération des 30-40 ans se souvient sans doute encore avec dégoût des lotions grasses et malodorantes dont il fallait, enfant, s’enduire les cheveux durant d’interminables minutes pour venir à bout de l’insecte à six pattes. Pendant longtemps, seuls les insecticides permettaient en effet de le combattre. Problème, ces produits, « potentiellement toxiques pour l’homme », ont engendré « une résistance de plus en plus importante chez le parasite », souligne le Dr Marie-Estelle Roux, dermatologue. Un comble ! Double effet Le pou ayant muté, il a bien fallu innover. Depuis cinq ans, de nouveaux traitements ont donc investi les officines. A commencer par les produits à base de dimethicone, un dérivé de la silicone, qui « agit selon un principe mécanique, en obstruant les voies respiratoires du pou qui meurt étouffé. » Autre possibilité, les traitements à base d’huiles végétales (coco, anis…). Même mode opératoire et mêmes bons résultats. Avec l’avantage, pour les uns comme pour les autres, « de n’engendrer ni résistance ni toxicité pour l’usager », et même de dissoudre la spumaline, la « colle » qui permet aux lentes (les œufs du pou) d’adhérer aux cheveux. Deux effets pour le prix d’une lotion… A condition, toutefois, de respecter certaines précautions d’emploi : ne pas lésiner sur le temps d’application (plusieurs heures, voire toute une nuit), traiter tous les jours jusqu’à l’éradication totale des poux, puis répéter l’opération chaque semaine jusqu’à la disparition complète des lentes. Sans oublier, après chaque application, de passer un peigne fin pour éliminer les parasites. Un seul comprimé Nettement moins fastidieux, le comprimé qu’on avale ! Ce médicament, c’est l’ivermectine. Il s’agit d’un antiparasitaire neurotoxique qui a déjà fait ses preuves contre la gale. « Il est très pratique puisqu’une prise orale unique suffit. » De là à parler de produit miracle, pas d’emballement. « Il faut éviter de généraliser son usage pour ne pas développer de résistance, prévient le Dr Roux. C’est pourquoi il n’est pas prescrit en première intention, mais doit être réservé à des cas particuliers, comme les épidémies en institution. » Décidément tenace, le petit pou ! Et si on misait sur la prévention ? Si votre enfant a les cheveux longs, pensez à les lui attacher. Les cheveux s’attirent comme des aimants à cause de l’électricité statique, ce qui facilite la prolifération des poux d’une tête à l’autre. Mieux vaut également éviter les échanges de bonnets, brosses, foulards et autres écharpes. Et pensez-y : si votre enfant est infesté, c’est toute la famille qu’il faudra sinon traiter, du moins passer au peigne fin !
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Rougeole, oreillons, rubéole : trois maladies, un seul vaccin
Un seul geste peut vous aider à protéger votre enfant contre trois fléaux : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Trois maladies qui passent à tort pour de simples « maladies infantiles », alors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves. Pourtant, un même vaccin suffit pour mettre votre enfant à l’abri. Et il est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie ! En France, seule trois vaccinations sont obligatoires : celles contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. D’autres sont simplement recommandées, comme celles contre la coqueluche ou la méningite. Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), bien qu’il ne soit pas obligatoire, est d’une importance particulière, tant pour les enfants et adolescents que pour les adultes. En effet, il protège contre trois affections réputées mineures, alors qu’elles peuvent s’avérer dangereuses pour la personne atteinte comme pour celle qui sont susceptibles d’être contaminées. La rougeole fait un retour en force Depuis 2008, on assiste à une véritable épidémie de rougeole. Plus de 22 000 cas ont été déclarés en France depuis le 1er janvier 2008, la plupart chez des jeunes adultes. En 2011, on a observé six décès. On estime à 90% la part de la population correctement vaccinée à l’âge de 2 ans. Or, il faudrait que cette proportion atteigne 95% pour que la France soit à l’abri de tout risque épidémique. Car la rougeole, qui se manifeste généralement chez l’enfant par une forte fièvre et des éruptions rouges sur tout le corps, peut aussi donner lieu, dans 10% des cas, à de graves complications : pneumonies, otites, encéphalites. En outre, la maladie est très contagieuse. Stérilité et oreillons : ce n’est pas une légende ! La maladie se caractérise par une forte fièvre, des éternuements, un écoulement nasal, des maux de tête et de ventre, des nausées et surtout une douleur qui irradie jusqu’aux oreilles, d’où son nom. Si elle fait moins parler d’elle que la rougeole, ses complications ne sont pas moins graves, avec là encore des risques d’encéphalites, de méningites, mais aussi des cas de surdité passagères, voire plus rarement définitifs. Chez les adolescents, les oreillons peuvent par ailleurs entraîner des atteintes des testicules ou des ovaires avec un risque de stérilité. La rubéole : dangereuse pour les femmes enceintes De ces trois affections, la rubéole paraît la moins grave. Elle ne dure que quelques jours, se manifeste par de simples ganglions et de petits boutons, et peut même passer inaperçue. Cependant, cette fausse « maladie bénigne », très contagieuse, est gravissime pour les femmes enceintes, notamment pendant les trois premiers mois de grossesse. Elle est susceptible de provoquer des malformations du fœtus : cécité, surdité, malformations cardiaques ou neurologiques, entraînant des déficiences mentales. Trois bonnes raisons de vacciner votre enfant • Le vaccin ROR est un vaccin fiable et efficace, bien toléré, sauf contre-indications. • En vaccinant votre enfant, vous le protégez contre les risques de complications qui peuvent toujours survenir. • Vous protégez également les autres, notamment les adolescents ou jeunes adultes non vaccinés, les femmes enceintes et les très jeunes nourrissons. En pratique Le vaccination ROR s’effectue en deux injections, l’une à partir de 12 mois, l’autre vers l’âge de trois ans. Le vaccin est totalement pris en charge par l’Assurance maladie jusqu’à l’âge de 17 ans. Votre médecin vous remettra une ordonnance séparée afin que vous puissiez vous procurer le vaccin gratuitement auprès de votre pharmacien. En revanche, l’acte d’injection n’est pas gratuit. Si il est pratiqué par le médecin ou le pédiatre, cet acte est remboursé à hauteur de 70% par la Sécurité sociale et à 60% si il est accompli par un infirmier. Votre mutuelle rembourse le complément.
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Complémentaire santé solidaire et Aide pour une complémentaire santé : nouveaux plafonds de ressources
Les plafonds de ressources donnant droit à la Couverture maladie universelle complémentaire et à l’Aide au paiement d’une complémentaire santé ont été, comme chaque année, récemment revalorisés. Les personnes dont les ressources sont situées en dessous de ces nouveaux plafonds pourront bénéficier, soit de la prise en charge gratuite de leurs frais de santé ou d’une aide financière pour souscrire une complémentaire santé.C’est une mesure traditionnellement attendue tous les ans à la même période. Comme le prévoit le Code de la Sécurité sociale, les plafonds d’attribution de plusieurs prestations sociales, dont la CMU Complémentaire et l’Aide au paiement d’une complémentaire santé, sont relevés au 1er juillet chaque année. Cette hausse des plafonds s’applique de façon rétroactive à compter du 1er juillet 2010.Des plafonds relevés de 1,2 %La révision annuelle tient compte de l’inflation prévue pour l’année en cours, un certain nombre de revenus sociaux donnant droit à la CMU (RSA, allocation de solidarité, par exemple) étant calés sur l’évolution des prix. Elle est éventuellement corrigée de la différence constatée par rapport aux prévisions de l’année précédente. Concrètement, le nouveau plafond annuel de ressources pour la CMU-C est fixé à 7 611 € pour une personne seule résidant en métropole, soit 634,25 € par mois. Celui de l’ACS, toujours pour une personne seule vivant en métropole, est quant à lui de 9 134 €, soit 761,17 € par mois.Pour consulter les nouveaux plafonds, cliquez ici.Qu’est-ce que la CMU complémentaire ?La Couverture maladie universelle complémentaire est un droit à la protection complémentaire ouvert sans cotisation en dessous d’un certain plafond de ressources, qui varie selon le nombre de personnes composant le foyer. Elle permet de bénéficier gratuitement d’une prise en charge à 100% des dépenses de santé (consultations, examens, hospitalisation , etc.) et d’un panier de prestations en dentaire et optique. Les bénéficiaires de la CMU-C sont en outre dispensés de l’avance de frais chez les professionnels de santé.Qu’est-ce que l’Aide à la Complémentaire santé ?L’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS, appelée crédit d’impôt dans la loi), est une aide financière accordée aux personnes dont les revenus sont supérieurs aux plafonds définis pour la CMU-C, à condition que leurs ressources n’excédent pas ce même plafond de plus de 20%. Elle vise à faciliter la souscription d’une complémentaire santé par le bénéficiaire et est versée sous forme de Chèque santé. Son montant varie selon l’âge de ce dernier. A savoir : le bénéficiaire de l’ACS bénéficie de la dispense d’avance des frais sur la part de ses dépenses de santé prises en charge par la Sécurité sociale, à condition qu’il respecte le parcours de soins.Pour connaître le montant de l’ACS, cliquez iciQuelles sont les ressources prises en compte ?Pour la CMU-C, comme pour l’ACS, toutes les ressources, imposables ou non imposables, perçues au cours des douze derniers mois précédant la demande sont prises en compte. Les personnes ayant à leur disposition un logement gratuit (propriétaire, personne logée gracieusement) ou bénéficiant d’une aide au logement se voient appliquer un forfait logement ajouté à leurs ressources, qui varie selon la composition familiale.Comment faire pour en bénéficier ?Pour bénéficier de la CMU-C ou de l’ACS, il existe un formulaire commun à remplir, disponible auprès des Caisses primaires d’assurance maladie ou sur le site ameli.fr. Pour télécharger le formulaire, cliquez ici
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Cancer du col de l'utérus : vers un dépistage organisé ?
Le cancer du col de l'utérus concerne chaque année 3 000 femmes. Le frottis reste la solution la plus efficace pour détecter au plus tôt cette maladie et la guérir. La Haute autorité de santé recommande donc la mise en place d’un dépistage organisé avec un frottis tous les trois ans.
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Le Dossier médical personnel bientôt accessible à tous les e-patients
Le déploiement du Dossier médical personnel a été annoncé le 5 janvier 2011. Gratuit et non obligatoire, il doit se généraliser à partir d'avril. Après 7 ans de gestation, la généralisation du Dossier médical personnel (DMP) au niveau national a été annoncée officiellement le 5 janvier dernier. Véritable carnet de santé numérique consultable en ligne, le DMP est créé à la demande du patient par un professionnel de santé ou par un établissement de soins. Il n'est donc pas obligatoire, contrairement à ce qui avait été envisagé au départ. Mais pour les pouvoirs publics, les objectifs restent les mêmes : favoriser la qualité et la coordination des soins, mieux suivre le cheminement du patient dans le système de soins, faciliter le partage des informations entre celui-ci et son médecin, générer des économies. De fait, grâce à cet outil, le médecin peut avoir rapidement accès à l'histoire médicale de son patient et peut recevoir plus vite les comptes-rendus de spécialistes. Le DMP doit aussi éviter d'onéreux doublons de prescriptions. Plusieurs Régions, dont l'Aquitaine, ont été impliquées dans les phases expérimentales. Les professionnels de ces réseaux pionniers ont ensuite été invités fin 2010 à se familiariser avec l'outil national qui sera déployé progressivement dans la France entière à partir d’avril 2011. "Le DMP va faire gagner du temps" Partout en France, les médecins peuvent désormais créer un DMP pour un patient qui le souhaiterait en passant directement par www.dmp.gouv.fr. Cependant, l'Agence des systèmes d’information partagés de santé, l’Asip santé, qui coordonne la mise en place du dispositif informatique, ne s'attend pas pour l'heure à un afflux trop important de demandes. L’organisme prévoit plutôt une montée en puissance progressive à partir d'avril, une fois que les professionnels se seront équipés des logiciels adaptés. « C'est un processus qui ne va pas se faire en deux mois, prévient Jeanne Bossi, secrétaire générale de l'Asip santé. Et les médecins ne doivent pas craindre une charge de travail supplémentaire. Au contraire, à terme, le DMP va leur faire gagner du temps. » De leur côté, les patients pourront consulter leur DMP en ligne à partir d'avril 2011. Ils seront libres d'autoriser les professionnels de leur choix à accéder à leurs données de santé ou de leur en masquer certaines. Pour en savoir plus, composez le 0810 33 00 33 (Service & appel gratuits) ou consultez la rubrique Patients du site http://www.dmp.gouv.fr en cliquant ici
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