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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
La fièvre de l'enfant : mise au point
Face aux infections courantes (rhinopharyngite, otite, bronchite, angine ), les jeunes enfants montent vite en température. Généralement inquiets, les parents débutants ou confirmés n'ont pas toujours les bons réflexes. En effet, la prise en charge de la fièvre a aujourd'hui beaucoup évolué et de nombreuses idées sont devenues obsolètes. La fièvre est une maladie que l'on doit traiter. Faux. La fièvre est un symptôme signifiant que l'organisme se défend contre des infections. Les antibiotiques font baisser la fièvre. Faux. Les antibiotiques ne s'attaquent pas à la fièvre mais aux bactéries responsables de l'infection. Encore faut-il que l'infection soit bactérienne et non virale. Dans ce dernier cas, les antibiotiques n'auront aucun effet. L'aspirine est le seul médicament à utiliser contre la fièvre. Faux. Le paracétamol est le plus utilisé et le plus sûr.On peut aussi recourir à l'ibuprofène. L'aspirine n'est plus utilisé dans cette indication car il est soupçonné de provoquer des complications neurologiques rares mais graves en cas d'infection virale (syndrome de Reye). Il est recommandé de donner un bain tiède pour faire baisser la fièvre. Faux. Donner un bain à une température inférieure de 2°C à celle de l'enfant n'est plus recommandé. Cette pratique est peu efficace et risque inversement d'augmenter le mal-être de l'enfant. En cas de fièvre chez l'enfant de moins de 3 mois, on consulte tout de suite. Vrai. Chez les nourrissons, une consultation s'impose en cas de fièvre afin d'en rechercher la cause.Chez les enfants plus âgés, la consultation ne s'impose pas et la fièvre disparaît le plus souvent toute seule. Une exception : si la fièvre dure plusieurs jours et si l'enfant la supporte mal (abattu, peu réactif ). La fièvre signifie que l'organisme lutte contre une infection. Vrai. C'est une réaction naturelle de l'organisme pour aider à lutter contre les infections. La fièvre peut aussi apparaître dans d'autres circonstances : par exemple, en cas de d'insolation (coup de chaleur) et elle témoigne alors d'une déshydratation à corriger au plus vite. En cas de rhinopharyngite ou de grippe, on prescrit des antibiotiques. Faux. Les rhinopharyngites et la grippe sont des maladies dues à des virus. Or les antibiotiques n'agissent que contre les infections dues à des bactéries. Il arrive toutefois que des antibiotiques soient prescrits en cas d'infection virale. C'est alors pour prévenir d'éventuelles complications. La fièvre disparaît toute seule. Vrai. Dans la majorité des cas, elle disparaît sans qu'il soit nécessaire de la traiter. Donner un médicament contre la fièvre ne guérit pas mais soulage uniquement. C'est pourquoi lorsque la fièvre est bien supportée chez un enfant, il n'y a pas lieu de l'abaisser à tout prix. On envisage un traitement contre la fièvre à partir de 38,5°C. Vrai. Mais il n'est pas obligatoire de la traiter si l'enfant la supporte bien. En cas de fièvre, il faut découvrir l'enfant. Vrai. L'idée reçue selon laquelle il faut bien couvrir un enfant malade est fausse. Il faut inversement le découvrir (de façon raisonnable : lui enlever son pull, son gilet, sa couverture ), afin de laisser la chaleur s'évacuer du corps de l'enfant. Pour que la fièvre baisse plus vite on peut alterner deux médicaments. Faux. L'intérêt d'alterner deux antipyrétiques, comme par exemple l'alternance d'aspirine et de paracétamol, est aujourd'hui remis en question. Sans avis contraire du médecin, il est donc préférable de ne donner qu'un seul médicament, en respectant bien sûr les délais entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures). Jamais d'aspirine en cas de varicelle. Vrai. On ne donne jamais d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens à un enfant atteint de varicelle ou chez qui on suspecte une varicelle. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Sexualité expliquée aux enfants : les 3 règles pour les protéger
Les enfants font tous preuve de curiosité à propos de la sexualité. Et ils ont de la chance de vivre au XXIème siècle, car leurs parents répondent à leurs questions ! Pourtant, répondre aux questions ne suffit pas, et une bonne éducation vise également à leur donner la capacité de se protéger contre une éventuelle agression sexuelle. Parler de sexualité aux enfants, c'est important Leur parler, leur donner des explications, cela permet aux enfants de comprendre que la sexualité est quelque chose de normal, naturel, qui fait partie de la vie. Que si la sexualité, ça reste caché, c'est qu'il s'agit de quelque chose d'intime et non d'une partie de la vie laide ou dangereuse. Leur parler les rassure et leur permet d'apprivoiser plus facilement leur corps et la relation à l'autre. Le rôle des parents, c'est aussi de les protéger. Malheureusement, la sexualité est une zone à risque. Il existe des adultes ou des enfants sexuellement agressifs, capable d'avoir des gestes irrespectueux, de procéder à des attouchements, voire une agression sexuelle. Or, aucun parent n'a envie d'en parler bien sûr, mais tous les parents ont envie de protéger leurs enfants. Les protéger, c'est leur donner des armes pour réagir en cas de danger. Et la meilleure des armes, c'est la loi. Les 3 lois qui protègent vos enfants Ce qui protège les un enfant, c'est la connaissance de la loi et des règles qui la régissent.Si enfant dit à un adulte agresseur : « c'est interdit ce que vous faites (ou ce que vous demandez) et si vous continuez, vous irez en prison », que se passe-t-il ? L'adulte a peur et cesse immédiatement. Si au contraire, l'enfant a peur et n'a pas de mots pour se défendre, l'agresseur continue. Avant d'énoncer les règles, il faut expliquer à l'enfant que ces règles sont valables pour tous, tous les adultes et tous les enfants. La personne qui leur explique ses règles ne les invente pas et tout le monde les connaît normalement. Première règle : La sexualité est interdite entre adultes et enfants Et l'on peut ajouter que si un adulte ne suit pas cette règle, il ira en prison. Parce que la loi lui interdit la sexualité avec un enfant. Et c'est toujours l'adulte qui va en prison, jamais l'enfant. On peut également expliquer à l'enfant ce qu'il peut dire : lui formuler une phrase prête à employer en cas de problème. « Ce que vous voulez faire est interdit par la loi et si vous le faites, vous irez en prison ». Et puis, une bonne idée peut être de prévenir l'enfant que l'adulte sait très bien qu'il n'a pas le droit de faire ça. Alors, certains adultes qui méritent d'aller en prison mentent. Ils disent par exemple que tout le monde le fait en cachette, ou que ce sera un secret, qu'il ne faut pas en parler. Deuxième règle : La sexualité est interdite entre deux personnes de même familleLa sexualité est interdite entre frère et soeur, entre père et enfant ou entre mère et enfants. Idem entre grands-parents et enfants. C'est une loi universelle, c'est-à-dire qu'elle existe dans tous les pays du monde. Troisième règle : La sexualité n'est autorisée qu'entre personnes consentantes Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir des gestes sexuels. Et même quand on est un enfant, on doit respecter cette règle. On n'a par exemple pas le droit d'embrasser quelqu'un par surprise, de soulever la jupe d'une fille dans la cour de récréation ou de baisser le pantalon d'un garçon. Et puis, à côté de ces trois règles de base, il en existe un autre principe essentiel : La sexualité, ça se pratique en privé. On n'a pas le droit de montrer son sexe en public, et on n'a pas le droit d'entrer dans la vie privée de quelqu'un qui n'est pas d'accord, par exemple de se cacher pour regarder en douce quelqu'un qui est nu. D'ailleurs, aucun adulte ne se promène nu et si jamais il le faisait, la police l'emmènerait en prison. C'est l'exhibitionnisme, interdit par la loi. Sexualité : un enfant prévenu et informé saura s'exprimer et se défendreComme des adultes lui ont parlé des règles de la sexualité, il se sent autorisé à en parler lui aussi. Alors, s'il croise un exhibitionniste ou bien si quelqu'un cherche à l'attoucher, il en parlera à ses parents immédiatement et sera ainsi mieux protégé. Et si jamais il a été choqué, ses parents pourront l'aider, ce qui n'est pas le cas s'il garde tout pour lui.De même si un copain à lui ou une copine lui raconte une agression ou des attouchements, il sera capable de dire que c'est interdit et qu'il faut en parler.Et puis, il saura mieux se défendre par la parole. La loi est un bouclier protecteur pour les enfants, car les agresseurs sexuels craignent la prison. On sait que plus de 90 % des agresseurs ne récidivent pas s'ils sont passés par la case prison. Leur parler de la loi est donc une manière de les empêcher d'agir. Un enfant qui sait répondre à une personne qui cherche à l'agresser est plus fort et a beaucoup de chances de repousser l'agression.En effet, voici une parole d'agresseur pédophile passé par la prison : « vous savez, on repère les enfants fragiles, solitaires et timides ». Alors, rendre ses enfants forts, bien entourés et osant répondre à un adulte, c'est les protéger. Source : e-santé Dr Catherine Solano, médecin et sexologue
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Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?
La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ? Enfants : ne les forcez jamais à mangerQuoi que ce soit.Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant Enfants et goût pour les légumesLes saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes. Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu Enfants et envie de légumesBien souvent, les choses se gâtent ensuite.Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger. À la soupe !On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.Gratins savoureux, crudités pas obligatoiresLes gratins ont aussi bien des qualités.La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière. Pensez aussi aux clafoutis !Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.Pâtes et pizzas salvatricesLes pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste
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Fièvre chez l’enfant : ce que font les parents, ce que conseillent les pédiatres
Thermophobie. Derrière ce mot se cache la peur panique de la fièvre, vécue par de nombreux parents et à mettre sur le compte d’un manque de connaissances sur la bonne attitude à adopter. Une étude confirme pourtant que leur comportement vis-à-vis de leur enfant fiévreux s’améliore. « Observez, agissez surveillez », les trois commandements aux parents en cas de fièvre. Fièvre : l’écart entre croyances et les bonnes pratiques s’amenuise Entre la naissance et l’âge de un an, les enfants subissent en moyenne une dizaine d’épisodes fiévreux. De nombreux parents sont démunis devant leur enfant fébrile. D’ailleurs, 30% des consultations aux urgences ont la fièvre comme symptôme, que celle-ci soit l’unique manifestation de la maladie infectieuse ou non. Point positif, les connaissances concernant les traitements s’améliorent, même si la marge de progression reste importante. Par exemple, le principe de traitement par monothérapie de paracétamol était connu par 30% des parents en 2012 contre 20% en 2006 (1). Autre chiffre, 98,5% des parents citaient le paracétamol comme l’antipyrétique (molécule qui fait baisser la fièvre) de référence en 2012. L’intérêt de découvrir l’enfant en cas de fièvre gagnerait cependant à être plus répandu, pratiqué par 72% des parents. Une récente étude française présentée aux Journées parisiennes de pédiatrie conduite auprès de 351 parents a exploré leurs habitudes en cas de fièvre de leur enfant (2), dont voici les principaux résultats. Dr François Angoulvant, pédiatre, Service d’Accueil des Urgences Pédiatriques (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris), l’un des co-auteurs de l’étude : « Notre étude montre que les méthodes physiques en cas de fièvre sont plutôt connues : en ville, 88% des parents font boire l’enfant, 82% le découvrent. Cependant, seuls 7% aèrent la pièce. L’immense majorité des parents utilise le paracétamol mais 18% emploient aussi l’anti-inflammatoire ibuprofène, ce qui n’est pas conseillé. En pratique, 41% des parents s’inquiéteraient à propos d’un enfant avec 40°C de fièvre qui joue et court, alors que son comportement est complètement rassurant. Cela illustre que le simple constat d’une fièvre chez un enfant motive le recours aux Urgences pour plus de la moitié des parents, sans réelle raison médicale. La thermophobie persiste. » Fièvre : les signes rassurants La fièvre est définie par une température corporelle supérieure à 38°C. Ca n’est pas une maladie mais un mécanisme naturel de défense de l’organisme (une réaction immunitaire). Et si l’on prend un médicament en cas de fièvre, c’est exclusivement pour le confort de l’enfant et non pas dans l’objectif de faire baisser la fièvre : le confort de l’enfant importe plus que le degré de la fièvre elle-même ! Ce qui doit rassurer : si un enfant est confortable, s’il se comporte et joue comme d’habitude, s’il s’alimente normalement, se précipiter chez le médecin n’a pas de sens, même si la fièvre est élevée, aux alentours de 40°C. La bonne attitude est de veiller à ce qu’il soit confortable. A noter, l’anti-inflammatoire ibuprofène n’est pas conseillé en première intention sauf cas particulier tel qu’une contre-indication au paracétamol. Il en est de même pour le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Les anti-inflammatoires (AINS) sont à éviter en cas de varicelle et avec prudence en cas d’infection bactérienne. L’aspirine (acide acétylsalicylique) n’est pas recommandée chez l’enfant en cas de fièvre. Fièvre : les signes de gravité Trois cas de figure doivent inquiéter en cas de fièvre et faire consulter son médecin traitant ou son pédiatre : Un enfant dont le comportement est anormal, qui refuse de jouer ou de s’alimenter, reste prostré, ne réagit à aucune stimulation, se plaint de maux de tête, manifeste une détresse respiratoire (respiration rapide et saccadée), est pâle ou cyanosé (pourtour de la bouche et extrémités bleutées), a un état de conscience altéré, émet de faibles cris ou des grognements ? doit faire consulter en urgence son médecin traitant, y compris si la fièvre n’est que de 38,5°C. De plus, une raideur de la nuque ou une éruption cutanée de type purpura doivent faire consulter les urgences hospitalières. Cette dernière correspond à des taches rouges ou violacées sous la peau dues à des hémorragies. Le test à la vitropression est utile. Il consiste à appuyer sur une lésion de la peau avec une lame de verre transparente afin de chasser le sang des vaisseaux de la zone comprimée. Si les lésions ne disparaissent pas, c’est bien un purpura (sortie des globules rouges hors des vaisseaux).Dans ce cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne appelée Purpura fulminans pour la forme la plus sévère et peut être associée à une méningite. Enfin, certains enfants de par leur âge, c’est-à-dire moins de trois mois, sont davantage exposés à des infections potentiellement graves. Ils doivent être vus rapidement par un médecin quel que soit le niveau de fièvre ou leur comportement. Cette conduite à tenir est identique avec les enfants souffrant de maladies chroniques les exposant aux infections sévères. Dr François Angoulvant : « Parmi les idées reçues qui ont la vie dure, celle que la fièvre entraîne des lésions céréales. C’est absolument faux ! Couvrir l’enfant est contre-productif et lui donner un bain est inutile. De plus, il ne faut pas hésiter à donner du paracétamol à son enfant si celui-ci n’est pas confortable. L’en priver avant le rendez-vous médical est inutile : que l’enfant soit sous paracétamol n’empêchera pas le soignant de poser un diagnostic. Enfin, certains parents pensent que sans paracétamol, la fièvre va grimper sans limite. Ce n’est absolument pas fondé ». Parents : Observez, agissez, surveillez ! Les trois bonnes attitudes en cas de fièvre de l’enfant ont été identifiées par l’association Courlygones , réunissant des professionnels de santé, des spécialistes de la petite enfance et des parents : Observez : Un enfant « inconfortable » est rouge, n’est pas en forme, semble chaud. Prenez sa température par voie rectale, c’est le premier des réflexes. Agissez : Déshabillez-le, proposez-lui souvent à boire et alimentez-le normalement. Donnez-lui uniquement du paracétamol en sirop, poudre ou suppositoire :15mg/kg de poids corporel toutes les six heures, avec un délai minimal de quatre heures entre deux prises. Surveillez : S’il se comporte comme d’habitude, poursuivez le paracétamol et surveillez-le pendant 48h. Il faut appeler le médecin si la fièvre persiste au-delà de ce délai et si son comportement devient inhabituel ou si l’aspect de sa peau change. Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Les solutions naturelles pour favoriser l’endormissement de son enfant
Dormir est indispensable pour pouvoir recharger ses batteries, d’autant plus chez l’enfant qui est en plein développement physique et psychomoteur. Pourtant, ce qui devrait être un moment agréable peut se transformer en calvaire pour lui-même comme pour ses parents quand le coucher devient une bataille. Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant, mais ceux qui l’expérimentent se sentent démunis le soir venu. Il existe pourtant des astuces et des solutions à mettre en œuvre pour préparer le terrain en douceur puis pour aider son enfant à s’endormir tranquillement. Les solutions avant l’endormissement Un enfant s’endormira mieux s’il est fatigué : aller jouer dans le jardin, courir dans un parc avec son chien, faire un tour de vélo sont autant d’activités ludiques qui lui permettront de se dépenser physiquement. Par contre, le soir venu, il est important de passer à des activités calmes telles que faire un puzzle, lire un livre ou une bande-dessinée pour commencer à l’apaiser. Les écrans, que ce soit la télévision, les tablettes ou les smartphones, sont à limiter chez l’enfant d’une manière générale, et surtout en soirée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, regarder un dessin animé n’est pas une activité qui va apaiser un enfant, mais au contraire l’exciter du fait de la luminosité et de la succession rapide des images. La chambre est un élément clé : elle doit être bien investie par l’enfant qui doit s’y sentir en confiance. L’emplacement du lit, le choix d’une veilleuse peuvent le sécuriser. La température de la chambre doit se situer aux alentours de 20 degrés pour favoriser l’endormissement. Le dîner doit avoir lieu au minimum une heure avant l’heure du coucher si possible, et il ne doit pas être trop copieux, se coucher avec l’estomac plein ne favorisant pas l’endormissement. Le rythme de sommeil de son enfant est un facteur très utile à connaître : de manière générale, un petit fait la sieste jusqu’à 4 ans, il dort 10 heures par nuit jusqu’à 6 ans, 9 heures par nuit jusqu’à 13 ans puis 8 heures par nuit au-delà. Mais, comme chez l’adulte, il existe des petits dormeurs et des gros dormeurs. De ce fait, un enfant dont on supprime la sieste ou qu’on couche trop tard sera trop épuisé et énervé pour parvenir à trouver sereinement le sommeil le soir, mais à l’inverse, un enfant couché trop tôt sans signe de fatigue risque de s’agacer dans son lit, ce qui ne favorisera pas non plus l’endormissement. Les signes d’endormissement sont donc importants à guetter. Les solutions au moment du coucher L’enfant a les paupières lourdes, il bâille, se frotte les yeux : les signes d’endormissement sont là, il est temps de lui signaler qu’il est l’heure d’aller au lit. Ce moment doit être ritualisé pour mettre l’enfant en confiance : quelque soit le rituel choisi (petite histoire, chanson, câlin), il doit être prévisible et ne doit pas s’éterniser ni être sujet à négociations : il faut rester ferme sur les limites imposées. Au final, ce cadre rassurera l’enfant. Il est important d’éviter tout contact physique comme tenir la main de son enfant pendant qu’il s’endort pour ne pas créer une dépendance nuisible puisqu’en cas de réveil nocturne, il sera inquiet de se retrouver tout seul et ne sera pas en capacité de se rendormir par lui-même. Si l’enfant appelle, il est nécessaire d’aller le voir dans son lit pour le rassurer. S’il sort de son lit, il faut l’y raccompagner autant de fois que nécessaire : s’il sent son parent déterminé, il se lassera plus facilement et finira par s’endormir. Les pistes en cas d’échec de ces différentes solutions Quand les troubles de l’endormissement se pérennisent, il est nécessaire de consulter un médecin avant que le retentissement sur les apprentissages de l’enfant et sur le climat familial ne soit trop important. Il pourra faire le point sur les difficultés et orienter vers un spécialiste au besoin. Les médicaments hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant du fait de l’accoutumance qu’ils entraînent, mais un traitement homéopathique peut s’avérer efficace, certaines plantes comme l’aubépine et la mélisse étant reconnues pour leurs vertus sur l’endormissement. Des médicaments plus récents à base de mélatonine, l’hormone du sommeil, sont une autre solution éventuelle à évoquer avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Le recours à un psychologue peut être une autre façon d’aider son enfant quand une angoisse à l’endormissement s’installe : la cause peut être évidente (un deuil par exemple), mais ce n’est pas toujours le cas. Le sommeil est une séparation entre l’enfant et ses parents qui peut être mal vécue pour différentes raisons, il est important de pouvoir mettre des mots dessus.
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Le travail à domicile, c’est bon pour la santé ?
Le travail à domicile commence seulement à se démocratiser en France. On estime qu’entre 2% et 16% des salariés ont un contrat de télétravail, dans la majorité des cas à temps partiel. Quels sont les avantages du « Home office » et comment remédier aux inconvénients pour concilier télétravail, bien-être et santé ? Les avantages du travail à domicile Le principal avantage est le gain de temps professionnel et personnel, car en travaillant chez soi, on s’affranchit des trajets quotidiens qui sont en moyenne de 40 à 75 minutes, l’extrême étant généralement atteint en région parisienne. Le temps ainsi gagné sur les transports peut être réattribué aux activités professionnelles et personnelles, en respectant un bon équilibre pour être gagnant sur les deux tableaux. En évitant les transports, individuels ou en commun, on réduit aussi considérablement le stress (sécurité, retards, connexions…) et la fatigue : beaucoup de personnes arrivent le matin au travail déjà fatiguées et stressées, ce qui diminue ensuite leur efficacité. Le deuxième grand avantage du travail à domicile est un gain en flexibilité, le travailleur devenant responsable de son organisation des taches et des horaires à effectuer. Il doit également gérer lui-même son environnement de travail et non plus le subir, par exemple en termes d’éclairage, de bruit, de température, de couleur, etc. Enfin, travailler de chez soi s’accompagne d’un gain conséquent de productivité. La baisse du stress et de la fatigue n’est pas le seul facteur qui augmente la productivité. Là encore l’environnement joue un rôle colossal : sur un plateau par exemple, on supporte le bruit, même si beaucoup d’efforts ont été faits par les entreprises, on subit les interactions entre collègues et les multiples interruptions. Le travail à domicile offre cette possibilité d’être dans un environnement familier, apaisant et que l’on a choisi, avec pour résultat une efficacité et une motivation accrues chez le télétravailleur. Travailler de chez soi : quels sont les risques pour sa santé ? « Seul sans collègue, les opportunités d’aller vers les autres sont réduites. En travaillant à domicile, on perd aussi de nombreuses occasions de déplacements physiques : l’imprimante est installée à portée de main et il n’y a pas loin pour aller se préparer un café, détaille Christophe Clerc-Renaud, Directeur des ventes chez Ergotron®. Les distances à parcourir au bureau sont très limitées par la configuration du télétravail. Mais il est facile de contourner cet écueil, notamment en mettant à profit le temps gagné sur les trajets que l’on peut alors allouer à l’activité physique (jogging, séances de gym, vélo d’appartement…). » Finalement, le plus gros désavantage en termes de santé réside dans le risque de travailler chez soi avec des outils mal adaptés menant à de mauvaises postures. Il est totalement illusoire d’imaginer bien travailler sur le coin de la table du salon, sur un tabouret dans la cuisine ou dans le canapé. C’est pourquoi le télétravail impose de recréer chez soi un « vrai » poste de travail professionnel, faute de quoi les troubles musculosquelettiques (TMS) vont s’installer (lombalgies, douleurs aux cervicales, syndrome du canal carpien…). « L’employeur doit lui aussi se soucier de l’aménagement du poste de télétravail, car le risque de TMS est ici renforcé par la sédentarité. Nombreux sont les télétravailleurs qui, seuls dans un environnement choisi, au calme, sans distraction et avec tout à portée de main, restent assis extrêmement concentrés pendant plus de 6 heures d’affilée sans aucune interruption. » Il est essentiel de lutter contre cette sédentarité accrue, pas seulement en augmentant les séances d’activité physique, mais surtout en modifiant certains comportements (se lever très régulièrement en multipliant les motifs). Le télétravailleur est livré à lui-même et à sa propre discipline… Comment s’organiser pour concilier travail à domicile, bien-être et santé ? Pour Christophe Clerc-Renaud, « la première chose est de prendre conscience que l’augmentation de la sédentarité est un risque réel, élevé et préjudiciable à sa santé. Le télétravail à domicile est une opportunité pour le salarié de mieux prendre soin de lui, et pas au détriment de son travail. Le temps économisé et le stress éliminé se transforment en bénéfices pour soi et son entreprise. » Concrètement, il est nécessaire de privilégier une posture dynamique en alternant régulièrement la position assise et la position debout, laquelle est meilleure pour la dépense calorique, tonifie les muscles et stimule la circulation sanguine. Puisque l’on est seul et que l’on peut aménager son bureau comme on veut, on peut sans complexe se lever et marcher lorsqu’on téléphone ou lorsqu’on lit un document. On peut mettre une alarme toutes les 30 minutes pour s’obliger à bouger très régulièrement ou à faire quelque chose (aller se servir un café, relever la boite aux lettres, mettre son téléphone en charge dans la cuisine, ouvrir la fenêtre de la chambre pour aérer, arroser la plante…). On peut aussi travailler debout de temps en temps. Outre les équipements qui permettent d’aménager un poste de travail ergonomique, indispensable pour adopter les bonnes postures et éviter les TMS (clavier déporté, écran réglable en hauteur, tablette amovible, chaise à dossier et accoudoirs réglables, repose-poignet, etc.), il existe du mobilier et des accessoires permettant de convertir facilement un bureau standard en poste de travail assis-debout, fixe ou mobile (ex. une table supplémentaire se posant sur le bureau pour une élévation du clavier et de l’écran ; une tablette haute sur roulettes…). Il est important de se créer des routines, pour que la position debout devienne un réflexe et une posture confortable en télétravail. « Personne ne dit de travailler debout toute la journée, mais seulement de temps en temps et selon les taches à exécuter. Très rapidement, on en ressent les bienfaits, la sangle abdominale travaille et se raffermit, on se sent plus tonique et on brûle plus de calories. » Enfin, le travailleur à domicile doit être capable de s’imposer des limites pour bien séparer ses activités professionnelles de sa vie familiale. Classiquement, le télétravailleur passe plus d’heures en activité au bureau car il se trouve dans un environnement peu stressant et qui lui plait. Pour ne pas se laisser trop absorber par son travail et risquer des tensions dans la famille, il est nécessaire d’être exigeant et ferme avec soi-même et de savoir « fermer la porte de son bureau ». La seule façon d’y parvenir est de délimiter strictement son espace professionnel en recréant un vrai poste de travail isolé, de manière à pouvoir être 100% professionnel quand on travaille et 100% en famille en dehors. Cette délimitation est bénéfique professionnellement, personnellement et pour la famille qui ne doit pas subir le travail à domicile.
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Pension d'invalidité : qui peut la demander ?
Vous pouvez bénéficier d'une pension d'invalidité pour compenser votre salaire si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail suite à un accident ou à une maladie d'origine non professionnelle. Pension d'invalidité : quelles sont les conditions ? votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins deux tiers. vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite, soit entre 60 et 62 ans selon votre date de naissance. vous êtes immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au 1er jour du mois au cours duquel est survenue: soit l'interruption de travail suite à votre invalidité, soit le constat d'invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. vous justifiez, au cours des 12 mois civils précédant l'interruption de travail ou le constat d'invalidité, soit d'un salaire au moins égal à 2030 fois le Smic horaire, soit avoir travaillé au moins 600 heures (ou 800 heures si l'interruption de travail ou le constat d'invalidité est antérieure au 1er février 2015. Pension d'invalidité : qui peut faire la demande ? vous ou votre médecin qui, avec votre accord, peut adresser un certificat médical au médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie. le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie. Dans les deux cas, vous devez remplir le formulaire S4150 « Demande d'invalidité » (disponible à votre caisse ou sur ameli.fr) et l'adresser, avec les pièces justificatives exigées, à votre caisse d'Assurance Maladie.Si votre demande est acceptée, votre caisse vous enverra une notification précisant la catégorie et le montant de la pension. Si elle est refusée, votre caisse doit vous informer des recours possibles. Si vous ne recevez pas de réponse dans un délai de 2 mois, cela équivaut à un rejet. Là encore, des recours sont possibles. Comment est calculée la pension d'invalidité ? L'Assurance Maladie tient compte de votre salaire annuel moyen à partir de vos dix meilleures années d'activité. Le montant de votre pension d'invalidité dépend aussi de la catégorie d'invalidité attribuée par le médecin conseil de votre caisse : vous serez en catégorie 1 si vous pouvez travailler. vous serez en catégorie 2 si vous ne pouvez plus travailler. vous serez en catégorie 3 si vous ne pouvez plus travailler et que vous avez besoin d'une aide pour vous assistez dans la vie quotidienne. Combien de temps la pension d'invalidité est-elle attribuée ? La pension peut être révisée ou suspendue dans les cas suivants : aggravation ou amélioration de votre état de santé. reprise d'une activité professionnelle salariée. reprise d'une activité professionnelle non salariée. l'âge légal de la retraite est atteint : la pension d'invalidité se transforme en pension retraite pour inaptitude. l'âge légal de la retraite est atteint et vous exercez une activité professionnelle : la pension continue à être versée jusqu'à 65 ans maximum. Quelles sont les aides ? Vos soins médicaux, examens et médicaments sont pris en charge à 100% pour la maladie et la maternité, dans la limite du plafond de la sécurité sociale. Vos ayants droit (enfants, conjoints, etc.) bénéficient également de la prise en charge de leurs soins dans les mêmes conditions que vous. Si vos revenus sont insuffisants, vous pouvez percevoir l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) en complément. Son montant varie en fonction de vos ressources. Au 1er avril 2014, pour l'obtenir, le plafond mensuel était fixé à : 702 € si vous vivez seul. 1229,61 € si vous êtes en couple. Le montant de l'ASI varie de 403,76 € à 666,27 € selon la situation de famille. La carte d'invalidité donne droit à l'exonération éventuelle de la redevance télé, certains avantages fiscaux, réductions et places réservées dans les transports en commun... La demande se fait à la Maison départementale des personnes handicapées. Source : e-santé Brigitte Bègue journaliste santé
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7 conseils pour éviter la déprime du dimanche soir
Chaque dimanche, c’est pareil, la déprime vous envahit : vous avez le bourdon à l’idée que le week-end se termine et qu’il faut retourner à l’école ou au travail le lendemain. Mollesse, mélancolie, anxiété, irritabilité... On estime que 50% de la population serait concernée par le blues du dimanche soir. Un phénomène qui peut gâcher la fin du week-end mais qui n’est pas inéluctable. La déprime du dimanche soir : qu’est-ce que c’est ? « La déprime du dimanche soir n’est pas une maladie, on y survit toujours !, précise d’emblée le psychiatre Florian Ferreri, auteur de « Vaincre le blues du dimanche soir » (Hachette). C’est plutôt un mal-être difficile à identifier car il est ponctuel et peu rationnel. En général, on n’en parle pas car on sait qu’il aura disparu le lundi ». « Quand j’étais au lycée, j’avais le blues tous les dimanches soirs, se souvient Joël. Du jour où j’ai eu mon bac, il a disparu comme par enchantement ». Les symptômes vont de la morosité au manque d’énergie en passant par l’irritabilité, l’agacement, les ruminations négatives, le vague à l’âme... A priori, personne ne consulte pour ce passage à vide éphémère mais si les troubles dépassent le cadre du dimanche et qu’ils semblent s’installer au quotidien, ils peuvent être le signe d’une anxiété chronique ou d’une dépression larvée. Dans ce cas, il est nécessaire d’en parler au médecin. Petits et grands : tout le monde est concerné par la déprime du dimanche Cette déprime passagère touche aussi bien les enfants d’âge scolaire qui ont des rythmes imposés, « ce n’est pas forcément qu’ils n’aiment pas l’école mais ils adorent le week-end et ils ne peuvent pas en faire le deuil », que les adolescents « qui ont envie de consacrer leur week-end aux loisirs et qui se retrouvent acculés à faire leurs devoirs le dimanche soir ». Les adultes n’y échappent pas. Le blues concerne souvent les personnalités anxieuses, perfectionnistes, très investies dans leur métier et qui commencent à penser au travail qui les attend dès le dimanche. Certaines personnes sont aussi plus vulnérables au changement de rythme dans le week-end qui bouleverse leur horloge interne. Du coup, elles ont du mal à initier des choses. D’autres facteurs peuvent jouer sur leur moral comme la mauvaise météo ou le fait que tout est fermé. « Le calme du dimanche peut donner une sensation d’un vertige abyssal, d’un vide, pouvant être source de cafard », souligne le psychiatre. Il y a les personnes qui sont tristes le dimanche soir car les amis ou la famille qui étaient venus leur rendre visite sont partis. Et puis celles qui procrastinent tout le week-end et qui se retrouvent le moral en berne le dimanche après midi parce qu’elles ont toutes les « corvées » à faire. Blues du dimanche soir : les solutions pour l’éviter 1. Garder le rythme Grasse matinée ou pas, le dimanche se vit souvent en horaires décalés par rapport à la semaine. Certaines personnes supportent mal cette cassure avec leur rythme biologique habituel. « Elles sont comme en jet-lag, note Florian Ferreri. Elles ont l’impression que la journée commence mal, traînent en pyjama, manquent d’énergie... ». Si vous êtes dans ce cas : Mettre un réveil de sécurité : sans se lever aux aurores, mieux vaut ne pas se réveiller 2 h ou 2 h 30 plus tard que pendant la semaine. Aérer son logement. S’habiller normalement, l’idée étant de ne pas rester en pyjama. Faire une sieste courte (10 à 20 mn suffisent à récupérer) plutôt qu’une longue sieste qui « met dans un état d’engourdisssement psychique au réveil donnant l’impression que le dimanche est gâché ».Trop dormir l’après-midi risque aussi d’entrainer une insomnie le nuit suvante. 2. Sortir pour s’aérer l’esprit Si vous êtes du genre à ruminer ou avoir du vague à l’âme le dimanche, un seul conseil : ne restez pas chez vous ! Marcher permet de libérer son esprit des pensées négatives. « L’exercice physique allège l’esprit, explique le médecin. Mais lors d’une ballade, vos yeux sont attirés par des détails qui provoquent des mouvements oculaires répétés, lesquels permettent de moduler l’activité des régions cérébrales impliqués dans la régulation des émotions, notamment le stress ». Programmer une sortie à l’avance : un spectacle, une activité sportive, un déjeuner avec des amis... « Quand le billet est déjà pris, c’est plus facile, prévient Florian Ferreri. Le jour même souvent, on n’a pas le courage », Regarder le coucher du soleil apaise : on pense à le faire lorsque l’on est en vacances, pourtant c’est possible même en ville si la météo est favorable. 3. Organisez-vous ! Vous adorez les week-ends et vous en profitez pleinement dès le vendredi soir en réservant les contraintes au dimanche après-midi. Erreur : le moment venu, non seulement vous devenez irritable avec vos proches mais vous culpabilisez de n’avoir rien fait plus tôt. « Pour ces personnes, le dimanche devient pas très sympa car elles ont prévu de faire des choses pas très sympa », note le psychiatre. Pour alléger le dimanche après-midi : Planifiez un peu votre organisation de manière à ne pas avoir tout à faire en fin de week-end : factures à payer, lessive, devoirs avec les enfants, coup de fil aux parents... Regardez le cahier de devoirs des enfants dès le vendredi soir pour avoir une idée de ce qu’ils ont à faire et commencez à anticiper : ce soir lire la poésie, demain, faire l’exercice de maths... Profitez de la météo maussade pour faire les « corvées : passez l’aspirateur, faire ses vitres, ranger ses papiers administratifs... 5. Déconnecter « L’inconfort de la déprime du dimanche soir est en partie liée au retour, avant l’heure, des préoccupations de la semaine et notamment des soucis professionnels, explique Florian Ferreri. Cela les empêche d’être totalement disponible pour leur entourage ». Éteignez votre téléphone portable professionnel si vous en avez-un. Mettez votre smartphone personnel en mode silencieux pour éviter de le regarder au moindre signal de sms ou e-mails reçus. Prévoyez de faire une vraie pause avec les réseaux sociaux le dimanche en fin d’après-midi même si vous adorez communiquer, d’autant que voir sur facebook les photos de ses amis en train de passer un week-end formidable alors que vous vous ennuyez sur votre canapé peut accentuer le blues. 6. Rester positif L’optimisme n’est pas forcément inné mais il peut se travailler. Apprendre à reformuler ses pensées : par exemple, si le temps est doux pour un dimanche d’hiver, au lieu de se désoler et dire « il n’y a plus de saison, on va avoir un printemps pourri », voyez le côté positif et pensez « profitons-en pour sortir et aller boire un verre en terrasse ». Préparer une play-list anti-déprime en faisant une compilation des titres qui vous donnent la pêche et mettez-les dès que vous sentez le coup de blues arriver. Opter pour un film du dimanche soir distrayant si vous vous sentez un peu mélancolique. 7. Se relaxer Si le stress du dimanche soir est trop fort, la relaxation peut permettre de relâcher les pressions. Quelques minutes de respiration lente et profonde procure déjà de la détente : Fermez les yeux. Relâchez les épaules et détendez le visage. Inspirez profondément par le nez sans forcer en gonflant votre ventre et votre poitrine, bloquez votre souffle pendant 5 secondes puis expirez lentement par la bouche en rentrant votre ventre et votre thorax. Faire cet exercice 5 minutes debout, assis ou en position allongée. Prendre un bain à 37°, c’est la température du corps, permet de se détendre. Pour un effet optimal, ajouter des huiles essentielles de lavande, camomille, de citron... Éviter l’excès d’alcool le dimanche soir pour surmonter l’angoisse car si une consommation modérée peut apaiser, répétée, elle peut avoir l’effet inverse et conduire à la dépendance. Marion Garteiser, journaliste santé
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Dépassements d'honoraires : ce que vous devez savoir
L'Assurance Maladie définit des tarifs pour chaque acte médical comme une consultation de généraliste ou de spécialiste, de dentiste, pour chaque acte ou opération chirurgicale, pour chaque examen biologique ou radiologique.Néanmoins, le prix à régler dépasse souvent ce tarif...Pourquoi ? Et comment cela fonctionne-t-il ? Comment vous y retrouver dans tous ces tarifs différents ?Les dépassements d'honoraires concernent trois types de médecinsLes médecins en secteur 1Les médecins dits conventionnés en secteur 1 appliquent le tarif défini par l'Assurance Maladie. Néanmoins, ils peuvent appliquer un dépassement d'honoraires « pour exigence particulière de leur malade », par exemple pour une visite à domicile en dehors des heures habituelles de consultation du médecin, ou pour un appel en urgence qui s'avère un appel de confort, ou encore si vous consultez en dehors du parcours de soins coordonnés. Ce dépassement d'honoraires ne sera pas remboursé par l'Assurance Maladie.Pour le remboursement du tarif de la consultation, l'Assurance Maladie prend en charge 70 % et la complémentaire santé, si vous en avez une, prend le reste en charge, sauf 1 € qui restera à votre charge.Les médecins en secteur 2Ces médecins dits conventionnés en secteur 2 sont autorisés à appliquer des tarifs libres, donc un dépassement systématique. Vous êtes ensuite remboursé(e) sur la base du tarif de l'Assurance Maladie. Une partie du prix de la consultation reste donc à votre charge, et peut être remboursée par votre complémentaire maladie ou non, selon votre contrat. Les médecins appliquant les dépassements d'honoraires sont beaucoup plus nombreux et les dépassements plus élevés dans les grandes villes où les loyers sont très chers. En effet, le prix de la consultation étant le même dans toute la France, certaines zones sont en pratique inabordables pour les médecins en secteur 1 vu les tarifs des consultations.Les médecins en secteur 3 Ils sont non conventionnés. Votre consultation ne sera donc pas prise en charge par l'Assurance Maladie, mais elle peut vous rembourser le tarif d'autorité, soit environ 1€.Votre assurance complémentaire santé peut vous rembourser tout, une partie, ou rien selon votre contrat d'Assurance Santé.Les dépassements d'honoraires et nos dents$$Les consultations et soins dentaires (détartrage, soin d'une carie, dévitalisation...) Elles sont remboursés sur la base de 70 % du tarif défini par l'Assurance Maladie. L'Assurance complémentaire santé peut rembourser le reste à charge selon le contrat. Il existe des dépassements d'honoraires dans le cas d'exigence particulière du patient (par exemple consultation à des horaires inhabituels) ou bien si le dentiste dispose d'un droit permanent au dépassement.Les prothèses dentairesLeur tarif est libre, le dentiste peut donc les facturer le prix qu'il estime juste. Ces prothèses sont prises en charge par l'Assurance Maladie sur la base de 70 % de tarifs très inférieurs à leur coût réel (le tarif d'autorité). Le dentiste doit fixer ses prix avec tact et mesure et fournir un devis.Les traitements d'orthodontieIls peuvent être pris en charge avant l'âge de 16 ans, à condition de demander une entente préalable à la caisse d'Assurance Maladie. Ils ne sont pourtant pris en charge que très partiellement, car leur prix est librement fixé par les orthodontistes et ces soins ne sont remboursés que sur la base de 70 % d'un tarif d'autorité généralement très inférieur au coût réel. Le tarif doit là aussi être fixé avec tact et mesure, et un devis détaillé doit être fourni.Les dépassements d'honoraires en chirurgieCliniques et secteurs privés des hôpitauxDans les services publics des hôpitaux, il n'y a pas de dépassements d'honoraires.En revanche, un grand nombre de médecins exerçant en clinique privée ou dans le secteur privé à l'hôpital appliquent des dépassements d'honoraires. Le prix du dépassement peut se trouver élevé pour les opérations très techniques où les cliniques doivent investir dans du matériel très onéreux alors que le tarif de l'Assurance Maladie est bas. Néanmoins, à côté de médecins pratiquant des dépassements d'honoraires respectant le tact et la mesure, certains exagèrent l'importance des dépassements.En terme de chiffres...L'importance du dépassement varie, et en voici une idée pour des interventions chirurgicales souvent sujettes à dépassements élevés.Pour la chirurgie des yeux, les dépassements pour l'opération de la cataracte vont de 50 € à 1000 € selon la région et selon la clinique. Pour une opération du canal carpien, les dépassements oscillent de 45 € à 500 €.Pour une prothèse de genou, de 150 à 3000 €.Pour une prothèse de hanche, de 150 à 3000 €.Pour une opération de la vésicule biliaire, les dépassements oscillent entre 80 et 2000 €.Pour une opération du ménisque entre 80 et 1500 €.Pour une ablation de la glande thyroïde entre 100 et 2000 €.Dépassement d'honoraires, côté pratiqueDevis obligatoire dès 70 €Lorsqu'un acte médical ou chirurgical dépasse les 70 € dépassement compris, le médecin doit remettre à son patient un devis écrit. Ce devis doit être signé. Cela permet au malade de ne pas se voir demander des règlements qu'il n'attendait pas et de ne pas outrepasser ses moyens financiers.Secteurs où l'on observe des dépassements d'honorairesEn mai 2013, l'Assurance Maladie a demandé à plus de 500 médecins et à des chirurgiens de modérer leurs dépassements d'honoraires qu'elle estimait abusifs. Plus de la moitié de ces praticiens travaillaient en Ile-de-France dont 143 à Paris. Ces dépassements concernaient 105 médecins à exercice particulier (homéopathes, acupuncteurs...), une centaine de chirurgiens, 77 généralistes, 69 gynécologues et 49 ophtalmologistes.Dépassements d'honoraires, faut-il s'en offusquer ?Il est bien entendu évident que les abus doivent être sanctionnés et les malades se tenir suffisamment au courant pour éviter les lieux de soin où l'on abuse de dépassements.Cependant, une clinique très pointue dans un domaine peut demander un dépassement relativement élevé parce qu'elle investit, justement, dans le meilleur matériel, souvent plus onéreux.Il reste donc essentiel de s'informer, en particulier auprès de son médecin traitant... Ou encore de demander l'avis d'un deuxième chirurgien, médecin ou dentiste pour comparer les prix demandés et les méthodes employées.Il peut être intéressant aussi de demander à un chirurgien s'il est possible de rencontrer des patients qui ont subi l'opération pour laquelle on vient le consulter. Certains anciens patients acceptent ce type de rencontres et c'est souvent d'une grande aide pour de futurs opérés...Et pour finir, il semble important de rappeler que tous les contrats d'Assurance Santé Complémentaires n'offrent pas tous les mêmes remboursements. Aussi avant de vous décider, vérifiez auprès de votre Assurance complémentaire la hauteur de la prise en charge pour connaître la somme qui restera à votre charge. Source : e-santéDr Catherine Solano
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Contre la fatigue, que faire ?
Vitamines + fer + magnesium + fibres = excellents remèdes anti fatigue. Des vitamines : fruits et légumes à gogo vous apporteront de bonnes doses de vitamines, lesquelles participent à la plupart des réactions métaboliques de notre organisme. Et si vraiment vous n'arrivez pas à consommer au minimum 5 fruits et légumes par jour, où si vous avez des carences particulières comme par exemple les fumeurs qui sont fréquemment carencés en vitamine C, vous pouvez faire une cure de vitamines à l'aide de compléments alimentaires. Mais n'oubliez pas qu'une alimentation variée et équilibrée permet à elle seule de couvrir les besoins de l'organisme. Du fer : la carence en fer (élément qui intervient dans la formation des globules rouges) peut être source de fatigue. Pour limiter tout risque, consommez régulièrement certains aliments parmi les plus riches en fer : boudin noir, foie, rognons, bœuf, crevettes, huîtres, cacao, etc. Du magnésium : mangez des fruits secs. Ils vous apporteront magnésium et énergie. Attention toutefois de ne pas en abuser car ils sont très caloriques. Des fibres : la paresse intestinale, ca fatigue. Alors la meilleure facon d'éviter de fatiguer votre organisme inutilement est de lutter contre la constipation. Au menu, en plus des fruits et des légumes, mettez des céréales complètes (céréales complètes petit-déjeuner, pain complet, etc.) et des yaourts, voire des laitages enrichis en probiotiques. Et pourquoi pas faire une petite cure de gelée royale, connue pour ses propriétés stimulantes.Vous vous sentez fatigué(e), qu'en est-il de votre sommeil ?La fatigue est souvent liée à des troubles du sommeil. Pour cela, vous devez adopter les règles de base : heure régulière de coucher, ambiance calme, température modérée dans la chambre, activités relaxantes, tisanes, glucides lents au dîner, repas léger, etc. Si vous le pouvez, faites une petite sieste en début d'après-midi. Elle ne vous empêchera pas ensuite de dormir la nuit mais vous aidera à récupérer.Fatigue : attention à l'alcool, au café et aux sodasSi l'alcool enivre, il épuise également l'organisme. Et si l'alcool aide à s'endormir, il a ensuite l'inconvénient de déstructurer le sommeil en favorisant les réveils nocturnes. Alors un conseil, n'en abusez surtout pas. Le café peut donner un coup de fouet dans la journée, mais il est redoutable pour trouver le sommeil. Donc passé 16-17 heures, mettez-vous au décaféiné et à la tisane. Et enfin, évitez les sodas. Très riches en sucre, ils sont inutilement caloriques. Si vous avez besoin d'énergie, mieux vaut vous tourner vers les jus de fruits sans sucre ajouté ou vers le miel, qui tous deux apportent en plus du sucre d'autres éléments intéressants pour le bon fonctionnement de l'organisme.Savez-vous que l'activité physique est un vrai remède anti fatigue ?Si vous êtes fatigué(e), rien de telle que la pratique d'une activité physique ! En effet, le sport tonifie le corps, stimule le moral et aide à bien dormir. Forcez-vous et vous en ressentirez très rapidement les nombreux bienfaits. Ce qui compte, ce n'est pas l'intensité, mais la régularité. Pour les moins sportifs, marchez à vive allure aussi souvent que possible.Et si la fatigue persiste...Si la fatigue est importante et si elle persiste, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Un bilan peut être nécessaire, à la recherche d'une affection : trouble thyroïdien, anémie, infection, dépression, apnée du sommeil, etc.Isabelle Eustache
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Sport : le meilleur remède contre la vieillesse
Comment accepter et bien gérer son âge et les baisses de régime qui vont avec ? La question se pose à tout le monde, mais pour ceux qui font du sport, il est parfois plus facile d'y répondre. Bien vieillir : l'art de la lucidité La plupart des gens prennent conscience du vieillissement assez tardivement dans la vie. Pour une personne sédentaire les premières baisses de régime passent assez inaperçues. On souffle un peu plus bruyamment lorsqu'on emprunte les escaliers. Mais on ne s'en inquiète guère jusqu'au jour où l'on découvre que le poids des ans a déjà profondément marqué l'organisme de son empreinte. Quand on pratique un sport, c'est différent: même une petite baisse de forme se sent tout de suite, voire se mesure en secondes ou en minutes sur un chrono. Chacun peut d'ailleurs chiffrer cette progression en comparant ses performances d'une année sur l'autre. Certains, pour éviter cette comptabilité qu'ils trouvent déprimante, changent de discipline, de distances, ou alors ils laissent carrément tomber le sport. D'autres persévèrent... et ils ont raison, puisqu'on le sait bien, le sport est notre meilleur allié contre le vieillissement, même s'il ne permet pas de l'empêcher complètement. Bienfaits du sport sur l'âge : la preuve par les sexagénaires Le Docteur Alain Ducardonnet, membre du club des cardiologues du sport (Belgique), a fait passer un test d'effort à dix ans d'intervalle à trois groupes de sexagénaires. Un premier très bien entraîné, un second moyennement sportif et un dernier sédentaire. Les résultats sont édifiants. Les membres du groupe le plus sportif dépassent en moyenne les performances d'individus sédentaires de 15 ans leurs cadets. Cet avantage substantiel concerne aussi les sujets moyennement entraînés puisqu'ils égalent les performances des non sportifs dix ans plus jeunes qu'eux-mêmes. Chaque séance revient en somme à ralentir le défilement du temps. Sport et vieillissement : que des bonnes nouvelles L'âge n'est pas fatal à tous les paramètres physiologiques. La force et la vitesse commencent effectivement à décliner après 30 ans. Mais les qualités d'endurance peuvent se maintenir à un niveau presque maximal jusqu'à 45 ans. D'autres facteurs peuvent même s'améliorer avec l'expérience, comme la capacité de bien gérer les stocks de glycogène, le meilleur carburant de l'effort. On peut donc reculer ainsi le stade d'épuisement des réserves dans des sports de longue durée, du style cyclotourisme ou marathon. Comment bien pratiquer le sport quand on prend de l'âge ? Lorsqu'on a toujours été actif et que l'on approche de l'âge mûr, les médecins du sport conseillent de réduire progressivement les efforts intenses de longue durée pour ne pas surcharger la barque et de les remplacer par des séances de musculation et/ou des footings que l'on agrémentera d'exercices par intervalles. Ceci permet de préserver la masse musculaire et donc de conserver une certaine vitesse en course à pied par exemple. Gilles Goetghebuer (avec l'aide d'Olivier Beaufays)
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Vos dents, votre âge et vous
Avec l'âge, les dents sont parfois problématiques, même lorsqu'elles sont remplacées par un dentier. Mais elles restent importantes tout au long de notre vie. Comment évoluent-elles ? Comment bien s'en occuper ? Santé dentaire : qu'est-ce que l'âge change ? A l'arrivée de la cinquantaine, la santé de notre bouche devient plus difficile à entretenir. Pour les femmes, la ménopause entraîne parfois un affaiblissement des tissus de la gencive encore plus fort que celui qui découle simplement du passage du temps. Par ailleurs, pour les deux sexes, avec l'âge la sécrétion de salive diminue. Or la salive joue un rôle très important dans la santé de la bouche: elle aide à éliminer les déchets alimentaires et lutte contre les caries. La bouche et les dents, à la cinquantaine, ont donc besoin de soins peut-être plus qu'au cours des années qui ont précédé. Et si j'ai déjà un appareil dentaire ? Si vous portez déjà une prothèse dentaire, cela ne vous dispense pas de prendre soin de votre bouche ! Un nettoyage quotidien doit être effectué, que vous gardiez l'appareil en bouche pour la nuit (dans ce cas, vous le brosserez comme vous brosseriez vos dents) ou que vous le retiriez. Si vous dormez sans votre prothèse, conservez-la dans un milieu humide, comme un verre d'eau; consultez votre dentiste quant aux produits éventuels à utiliser, ils ne sont pas toujours nécessaires. N'oubliez pas non plus de soigner votre bouche elle-même: passez une brosse à dents très douce ou un linge humide sur vos gencives et utilisez éventuellement un bain de bouche. Marion Garteiser, journaliste santé
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L'arthrose des doigts
Contrairement à une opinion répandue, les douleurs de l'arthrose des doigts finissent par disparaître avec le temps. Le point sur cette maladie douleureuse, l'arthrose des doigts, qui déforme l'articulation des doigts... Les femmes de 50 ans particulièrement touchées Source fréquente de douleurs et de déformations des doigts, l'arthrose se diagnostique généralement sans radio ni prise de sang. Son traitement repose en grande partie sur les anti-douleurs comme le paracétamol.L'arthrose des doigts est particulièrement fréquente. Elle peut toucher les articulations des phalanges des doigts (articulations interphalangiennes), ou les articulations entre les doigts et la main (articulations métacarpo-phalangiennes). Les femmes de plus de 50 ans sont les plus souvent atteintes. Dans cette population, plus d'une femme sur cinq présente des signes d'arthrose des doigts à la radiographiegraphie Des douleurs paradoxales Mais ce chiffre est trompeur, car parmi les femmes qui ont des signes d'arthrose à la radiographiegraphiedes mains, seulement une sur trois à une sur cinq en souffrira un jour. Les douleurs sont progressives, et touchent le plus souvent les articulations entre les deuxièmes et troisièmes phalanges des doigts.L'arthrose provoque aussi des déformations des doigts. Assez souvent, on voit pousser deux saillies rondes, dures, parfois douloureuses à la pression, séparées par un petit vallon, au dos des articulations des doigts.Plus tard, les doigts sont souvent déformés en flexion (les doigts ne peuvent plus s'ouvrir complètement) et ont tendance à partir du côté du petit doigt : les anciens parlaient de la déformation "en coup de vent" des doigts. Curieusement, les articulations les plus déformées sont souvent tout à fait indolores. En effet, les douleurs initiales disparaissent avec le temps (en général au bout de quelques années). Le diagnostic d'arthrose des doigts est en général facile Sauf exception plutôt rare, le diagnostic d'arthrose des doigts est purement clinique : le médecin a seulement besoin de vous poser quelques questions, puis de regarder et de palper vos articulations. Les prises de sang et radios sont habituellement totalement inutiles, aussi bien pour le diagnostic initial que pour le suivi. Une exception (peu fréquente) : dans les cas où on envisage une opération chirurgicale pour traiter la déformation d'un pouce, des radiographies sont utiles pour déterminer quand intervenir.Le suivi consiste surtout à évaluer la douleur et des difficultés d'utilisation de la main (par exemple à l'aide du questionnaire "arthrose et main" de Dreiser). Ce suivi est en fait souvent rassurant, car l'arthrose des doigts est en général bien loin d'entraîner les mêmes difficultés que les rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde. Comment traiter les douleurs de l'arthrose ? Il n'existe aucun traitement préventif efficace de l'arthrose, ni aucun traitement qui en modifie l'évolution. Et il n'existe donc aucun médicament utile en cas d'arthrose des doigts avec déformation mais sans douleur. Le Chondroïtine sulfate est néanmoins souvent prescrit, car il peut s'avérer utile pour certains patients.En cas de douleur due à l'arthrose, les premiers médicaments à essayer sont les anti-douleurs ayant le moins d'effets indésirables. Le paracétamol est donc le médicament de première ligne (à la dose de 3 grammes par jour), avec les anti-inflammatoires locaux (à condition de choisir ceux dont l'efficacité est démontrée et qui ont le moins d'effets indésirables potentiels). Ces traitements sont le plus souvent suffisants.Dans les rares cas où la douleur persiste, il est logique d'utiliser les anti-douleur de niveau 2, c'est-à-dire des dérivés lointains de la morphine. Par exemple une association de paracétamol et de codéine.Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ou AINS) ne sont indiqués que dans les rares cas de poussées douloureuses importantes, résistant aux autres traitements. Pour deux raisons : d'une part, l'arthrose n'est pas une maladie inflammatoire, et les autres traitements sont très généralement suffisamment efficaces. Et d'autre part, l'intérêt de ces médicaments est limité par leurs effets indésirables fréquents et d'autant plus dangereux que le consommateur est une femme, qu'il avance en âge, et qu'il prend de nombreux médicaments. Limiter la déformation du pouce Dans l'arthrose de la base du pouce, il est important de ménager l'articulation afin de diminuer les douleurs. Dans certains cas, les douleurs et surtout la déformation progressive de l'articulation peuvent être limités par la port d'une "orthèse". Il s'agit d'un moulage en résine du poignet et du pouce, et qu'on peut mettre et enlever soi-même. Cette orthèse n'est souvent portée que la nuit. C'est dans les cas d'arthrose déformante grave de la base du pouce qu'on propose parfois une intervention chirurgicale, qui peut avoir pour but, soit de limiter la déformation et de maintenir la mobilité, soit au contraire de souder les os entre eux (en réduisant donc la mobilité) pour lutter contre la douleur et conserver la force de prise en main (par exemple, pour des travailleurs manuels très gênés dans leur activité). Une évolution plus ou moins favorable avec le temps De manière générale, les douleurs dues à l'arthrose s'améliorent spontanément au bout de quelques années et finissent par disparaître. Reste le handicap dû à la déformation, et parfois à la diminution de force des muscles, après l'inactivité forcée due à la douleur. Et la difficulté psychologique d'accepter la déformation des doigts, souvent jugée inesthétique (alors que dans les siècles passés, cette déformation des doigts était parfois considérée de manière positive, comme un signe de longue vie et de sagesse). Isabelle Eustache
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Jusqu'à quel âge peut-on conduire ?
Passé 65 ans, la conduite automobile reste un motif important d'accidents. Selon la Prévention routière, les accidents de la route totalisent 52% des tués et 49 % des blessés chez les seniors. D'où l'éternelle question que se posent les seniors et leur entourage : jusqu'à quand peut-on conduire ? Avec l'âge, l'aptitude à la conduite diminue progressivement Si aujourd'hui à 70 ans, on ne se considère pas encore comme « vieux », la conduite automobile nécessite de très bonnes capacités physiologiques et cognitives, lesquelles tendent à diminuer dès 45 ans. Or en France, il n'existe pas de contrôle médical, comme c'est le cas dans certains pays, permettant de décider si l'on peut encore conduire ou non. Autrement dit, c'est à chaque conducteur d'être responsable, d'évaluer ses propres capacités, de demander conseil à son médecinet d'arrêter la conduite au bon moment.Avec l'âge, tout contribue à diminuer l'aptitude à conduire, à commencer par les rhumatismes qui diminuent l'amplitude des mouvements, la vue et l'audition qui baissent, les médicaments qui diminuent la vigilance ou encore la coordination qui n'est plus excellente.Comme tous ces« petits tracas » s'installent très progressivement, il est parfois difficile de se rendre compte objectivement de leurs répercussions fonctionnelles.On en revient toujours à la même question, jusqu'à quand peut-on conduire ? Après prise en charge de tous ces tracas (vision,audition, douleurs...), voici quelques conseils. 1)Seniors, pour mieux conduire, remettez-vous à niveau. Reprenez quelques leçons de conduite avec un moniteur d'auto-école. Vous pourrez ainsi réapprendre les bons réflexes et reprendre confiance en vous. Vous pouvez également suivre un stage de remise à niveau des connaissances. Rien de tel pour se sentir plus à l'aise au volant. 2) Faites votre bilan personnel. Soyez objectif et évaluez vos propres capacités : mobilité, vision, attention et vigilance,médicaments... Et au moindre doute, prenez rendez-vous chez votre médecin. 3) Tenez compte de l'attitude de votre entourage. Leurs inquiétudes, leurs réflexions, leurs comportements sont à prendre en compte et à considérer comme des signaux d'alerte. Là encore, tenez-en compte et n'hésitez pas à demander l'avis de votre médecin. 4) Adressez-vous à la Commission médicale des permis de conduire. La Commission médicale des permis de conduire, composée de 2 médecins généralistes, a pour mission de vérifier l'aptitude médicale à l'obtention, à la restitution ou au maintien du permis de conduire. C'est d'ailleurs à cette Commission qu'il faut s'adresser en cas de survenue d'un handicap ou d'une maladie.Cette commission peut être amenée à proposer un aménagement du permis, comme par exemple une limitation de la conduite de nuit en cas de mauvaise vision nocturne, ou à recommander l'usage d'un véhicule spécialement aménagé. 5) Arrêtez progressivement de conduire. L'arrêt progressif est à privilégier. Commencez par diminuer les longs trajets, ou inversement les trajets qui peuvent facilement être réalisés à pied, et privilégiez les transports en commun. Limitez-vous aux déplacements dont l'itinéraire vous est familier. Pour en savoir plus :www.preventionroutiere.asso.frFaites le test : « Senior : êtes-vous physiquement apte à la conduite ? » Faites le test :« Senior au volant, conduisez-vous sans risque ? » Isabelle Eustache
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Quels sont les premiers vrais signes de la maladie d'Alzheimer ?
Un trou de mémoire, ça arrive à tout le monde, et cette défaillance ne signifie pas pour autant que vous êtes atteint(e) de la maladie d'Alzheimer.Mais alors quels sont les signes et symptômes susceptibles de suggérer une maladie d'Alzheimer ?
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Cancer de la prostate : une cause d'incontinence urinaire
Il existe des formes agressives du cancer de la prostate, mais la plupart d'entre eux évoluent lentement et silencieusement durant des années.Et lorsqu'ils se manifestent, c'est souvent sous la forme de signes urinaires, avec notamment une tendance à l'incontinence urinaire. À noter que l'incontinence urinaire fait aussi souvent partie des effets secondaires du traitement du cancer de la prostate...Le point sur la relation entre cancer de la prostate et incontinence urinaire. Le cancer de la prostate : le cancer le plus fréquent chez l'homme C'est ainsi que toute affection de la prostate peut donc avoir des répercussions sur les fonctions sexuelles et urinaires.Rappelons que la prostate est une glande de l'appareil reproducteur masculin située sous la vessie et entourant l'urètre, le canal par lequel s'écoulent l'urine et le sperme.La prostate sécrète le liquide séminal qui entre dans la composition du sperme. Cette glande joue aussi un rôle clé lors de l'éjaculation.En France, 70.000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année. Il s'agit du cancer le plus fréquent chez l'homme et de la 2e cause de décès par cancer, avec l'équivalent de 10.000 décès par an. L'incontinence est un des symptômes du cancer de la prostate Il existe des formes agressives de cancer de la prostate. Mais sinon, le cancer de la prostate évolue très lentement et reste longtemps localisé dans la prostate... A tel point que pendant des années, les effets sur la santé sont indécelables ou limités.En conséquence, l'intérêt du diagnostic (dosage des PSA et toucher rectal) est discuté et le traitement souvent différé dans la mesure où une majorité des personnes chez qui l'on diagnostique un cancer de la prostate, mourront en fait d'une autre cause, notamment cardiovasculaire, tandis que les traitements du cancer de la prostate ont des effets indésirables urinaires et érectiles.Dans les cas où le cancer de la prostate se manifeste par des symptômes, les plus courants sont les suivants, lesquels sont communs à d'autres maladies de la prostate, notamment l'hypertrophie bénigne de la prostate : Troubles urinaires : Incontinence urinaire ou difficulté à retenir l'urine. Besoin fréquent d'uriner surtout la nuit. Difficulté à initier la miction. Faible débit urinaire. Brûlure ou douleur lors de la miction. Présence de sang dans les urines ou dans le sperme. Douleurs dans le bas du dos, les hanches, le haut des cuisses. Plus rarement des troubles de l'érection. On retiendra que les troubles urinaires, dont l'incontinence urinaire, représentent les principaux symptômes d'un problème de prostate. L'incontinence est un effet secondaire du traitement du cancer de la prostate À noter que l'incontinence urinaire peut aussi être liée au traitement du cancer de la prostate.C'est d'ailleurs le premier effet secondaire potentiel de la prise en charge du cancer de la prostate, avec le risque de troubles de l'érection. Le traitement du cancer de la prostate dépend de la taille de la tumeur, de son stade, de sa vitesse d'évolution, de son agressivité.Souvent, une simple surveillance active est mise en place.Lorsqu'une intervention s'impose, il s'agit de la chirurgie, qui consiste en l'ablation de la prostate et parfois des tissus environnants. Ce traitement peut entraîner des troubles érectiles et urinaires, qui disparaissent habituellement dans les 2 ans suivant l'opération. D'autres options thérapeutiques sont possibles : la cryothérapie (destruction de la tumeur par le froid), la radiothérapie (destruction par des radiations électromagnétiques), la curiethérapie (substances radioactives), l'hormonothérapie, la chimiothérapie (en cas de métastases), les ultrasons de haute densité. Les traitements du cancer de la prostate évoluent rapidement et la recherche est particulièrement active pour minimiser les effets secondaires des traitements. On retiendra que les traitements du cancer de la prostate ne sont pas anodins et qu'il convient de discuter de leurs effets indésirables potentiels afin d'opter pour les solutions les plus efficaces et les moins traumatisantes, selon l'âge du patient et le type de tumeur. Dr Philippe Presles
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Seniors : buvez, c'est l'été !
La déshydratation du sujet âgé est fréquente et responsable d'un taux non négligeable de mortalité chez les plus fragiles.Ce constat est démesuré quand on sait que quelques précautions suffisent le plus souvent à éviter cet accident.La règle d'or contre la déshydratation est d'apprendre à boire sans soif de l'eau bien sûr ! Une personne âgée, même en parfaite santé, risque la déshydratation L'eau, principal constituant de l'organisme, représente 50 à 70% du poids corporel. Ce pourcentage varie en fonction du sexe, de l'âge et de la masse grasse. Par exemple, il passe de 76% chez le nourrisson à 53% chez le sujet de 70 ans.Le bon équilibre hydrique (équilibre en eau) est indispensable au bon fonctionnement cellulaire, et par conséquent, il a une action directe sur la performance physique, la thermorégulation et l'amélioration de la fonction cardiovasculaire.L'âge venant, y compris quand on est en parfaite santé, les mécanismes de régulation sont moins performants, rendant les risques de déshydratation réels.Finalement, les réserves d'eau diminuent, la sensation de soif s'amoindrit, et la régulation eau/sel se perturbe. Le rein perd sa capacité à retenir l'eau et à concentrer les urines, la sudation diminue, faisant courir un risque d'hyperthermie. Bien connaître les facteurs de risques de la déshydratation Les facteurs de risque de la déshydratation sont les suivants : L'âge supérieur à 80 ans, le sexe féminin, le faible poids corporel, la température ambiante trop élevée, une activité physique inhabituelle, la crainte de l'incontinence urinaire, la baisse de prise de liquide (moins de 1,5 litre/jour), De même, certaines maladies favorisent la deshydratation : diarrhées, fièvre, vomissements, anorexie (diminution de l'apport liquidien), syndrome dépressif, état confusionnel, maladie d'Alzheimer. Enfin, quelques médicaments peuvent être déclencheurs d'une deshydratation : laxatifs, diurétiques, sédatifs. Quels sont les signes de la déshydratation ? Il existe plusieurs types de déshydratation (extra-cellulaire, intra-cellulaire, globale), dont les signes spécifiques sont parfois difficiles à évaluer, surtout quand la personne est amaigrie ou fragilisée.Néanmoins, il faut toujours y penser lorsqu'apparaissent : une diminution de la sudation, des cernes, une hypotension (parfois malaise au lever), une sécheresse buccale, une accélération du pouls, une augmentation de la soif (mais cette sensation est souvent altérée chez le sujet âgé), parfois même, une fièvre. La torpeur, l'obnubilation, les étourdissements et parfois les phlébites se rencontrent aussi, de même que la constipation, les infections urinaires et les lithiases. Prévenir la déshydratation, c'est guérir Eviter l'installation de la déshydratation doit être une véritable obsession. L'important est de boire souvent, en petites quantités.L'apport quotidien est à adapter pour chaque personne, mais il faut toujours l'augmenter si la température extérieure est élevée ou en cas de fièvre, de 0,5 litres de liquide par jour par degré au dessus de 38°.Pour avoir une idée, le besoin en liquide d'un sujet âgé est plutôt au-dessus de celui d'un adulte. A priori, il s'agit d'une quantité avoisinant 1,5 à 2 litres de liquide comprenant l'eau et les autres boissons, auxquelles s'ajoute l'eau apportée par les aliments (qui avoisine le litre). Quand il fait chaud, se rappeler quelques règles anti-déshydratation Les réserves d'eau sont moins grandes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes et les besoins en eau ne diminuent absolument pas avec l'âge. Buvez souvent, régulièrement, en petites quantités et même sans avoir soif. Choisissez les boissons qui vous conviennent le mieux (eau du robinet, de source, eau minérale plate ou gazeuse, aromatisées ou non, thé, café, tisane, jus de fruits, lait, etc.). Si vos urines sont concentrées (sombres), c'est que vous ne buvez pas suffisamment ! Si vous rendez visite à une personne dépendante en institution, proposez-lui à boire. Dr Stéphanie Lehmann
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Seniors : savoir reconnaître une alerte cardiaque
La mortalité par maladie coronarienne est plus élevée chez les personnes âgées.Hélas, les signes d'alerte avant un infarctus ne sont pas systématiques. Ainsi lorsqu'ils surviennent, il faut savoir les reconnaître rapidement car l'avenir de la fonction cardiaque en dépend. Alerte cardiaque : pour comprendre Les artères coronaires sont celles qui nourrissent le muscle cardiaque. Quand elles s'obstruent partiellement et que le muscle souffre du manque d'oxygène lors d'efforts (parfois minimes), c'est l'angine de poitrine. Quand elles se bouchent, c'est l'infarctus, le coeur ne résistant pas au manque d'oxygène. C'est en urgence qu'il faut alors déboucher l'artère fermée, car la zone en souffrance peut définitivement mourir. La fonction contractile du muscle cardiaque diminue, avec toutes les complications que cela implique.C'est pourquoi devant une douleur thoracique, il est fondamental de savoir si elle est d'origine coronarienne ou non. Portrait robot de l'alerte cardiaque Le terrain de prédilectionLa maladie coronarienne touche plutôt l'homme au-delà de 50 ans ou la femme ménopausée, présentant plusieurs facteurs de risques d'athérosclérose, comme le tabac, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'hypertension artérielle, le stress, l'hérédité. Le facteur déclenchantElle peut survenir sans raison, même au cours de la nuit, ou après un effort. Elle est aussi nettement influencée par le froid ou la digestion. Pour ceux qui souffrent d'une angine de poitrine connue, l'alerte doit être donnée quand les crises augmentent progressivement en intensité et en durée, et/ou surviennent pour des efforts moins importants. Le siège de la douleurEn arrière du sternum, au milieu du thorax, sa surface dépassant largement la paume de la main. Elle peut irradier dans la mâchoire inférieure, les dents, le dos, les bras jusqu'aux poignets. Ses caractéristiques Le plus souvent, elle provoque une sensation de serrement ou de barre dans la poitrine. Mais parfois, elle ressemble à une brûlure, un écrasement, un blocage thoracique. La réponse à la trinitrine chez quelqu'un dont l'angine de poitrine est connueQuand elle a déjà été diagnostiquée l'angine de poitrine (ou angor) disparaît dans les minutes qui suivent la prise de trinitrine (en spray sublingual ou comprimés à sucer). C'est d'ailleurs aussi une façon de la reconnaître.En cas de résistance à ce médicament, toute douleur thoracique persistante malgré la trinitrine doit conduire à une hospitalisation en urgence : un infarctus est alors possible.Rappelons à ceux d'entre vous qui ont ce médicament chez eux, qu'il faut toujours s'asseoir, voire s'allonger avant de le prendre. Il fait parfois baisser la tension et peut provoquer un malaise entraînant une chute.Les signes éventuellement accompagnateursÀ la douleur thoracique, peuvent s'ajouter des difficultés respiratoires, un épisode de palpitation, toux, hoquet, troubles digestifs ou un malaise. Reconnaître tôt les signes de souffrance cardiaque, c'est minimiser les risques Si la crise dure ou si elle résiste à la trinitrine (pour ceux qui en utilisent déjà), c'est dans le quart d'heure qu'il faut composer immédiatement le 15 (Samu).A savoir : ne sont pas les signes d'un infarctus : Une sensation de piqûre, une douleur localisée comme une pointe d'aiguille, pouvant être montrée avec la pulpe d'un doigt. Une douleur que l'on peut reproduire en palpant la zone douloureuse. Un point de côté, sensible aux changements de position. Une douleur qui suit le trajet d'une côte, en "demi ceinture". Source : e-santé Dr Stéphanie Lehmann
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10 idées reçues sur la sexualité de l'homme après 50 ans
Au fil des années, sexuellement, votre corps ne fonctionne plus de la même manière. Savez-vous ce qui change chez vous ou votre partenaire ?10 questions-réponses autour de la sexualité des hommes après 50 ans. 1. Le désir sexuel masculin diminue-t-il fortement pour ne quasiment plus exister dans la vieillesse ? Non. S'il n'augmente pas, le désir sexuel de l'homme reste toute sa vie une forte pulsion, même s'il est moins violent et plus intériorisé. 2. Au fil des années, les préliminaires sont-ils de moins en moins appréciés par les hommes ? Non. On pourrait penser qu'au fil des ans, les hommes préfèrent s'affirmer et aller droit au but ou encore qu'ils apprécient les préliminaires en tant qu'amuse-gueules mais que le plat principal, c'est la suite ! Et bien c'est faux ! En vieillissant, les hommes apprécient de plus en plus les préliminaires et découvrent un plaisir plus profond. 3. L'érection devient-elle moins complète avec l'âge ? Oui. Au fil des années, on pourrait penser que l'érection s'améliore parce que l'homme prend confiance en lui ou qu'elle reste la même s'il est en forme et en bonne santé, mais force est de constater que l'érection devient moins complète sauf avant l'éjaculation. 4. L'érection devient-elle plus lente à mettre en place ? Oui. L'homme en vieillissant a besoin de plus de stimulations et l'érection ne se déclenche plus comme elle le faisait dès sa période de puberté. 5. Au fil des années, l'éjaculation reste-t-elle toujours la même, comme un réflexe ? Non. L'éjaculation en vieillissant perd de sa force : le sperme est éjecté moins loin. 6. Le contrôle de l'éjaculation se dérègle-t-il en vieillissant ? Non. On pourrait penser qu'avec les années, le corps répond moins bien mais en fait, contrôler son éjaculation devient de plus en plus facile et évident : avec l'entraînement, un homme tient plus longtemps. 7. Après l'éjaculation, une deuxième érection devient-elle impossible en vieillissant? Non. Si l'érection ne revient pas dès le retour du désir, elle n'est pas impossible. Simplement le temps nécessaire pour obtenir une deuxième érection augmente. 8. Au fil des années, les sensations de plaisir diminuent-elles forcément ? Non. On pourrait penser qu'après 50 ans ce n'est plus comme à 20 ans mais en fait, les sensations de plaisir restent toujours aussi agréables et augmentent avec les années, car un homme connaît mieux son corps et peut en tirer un meilleur parti. 9. Juste après un orgasme, est-il toujours possible de revivre un deuxième orgasme ? Oui et Non. C'est possible mais de moins en moins facile, même si l'érection est là. 10. L'andropause est-elle l'équivalent de la ménopause ? Non. Contrairement aux femmes, l'andropause n'est pas systématique chez les hommes. Cela correspond effectivement à une baisse hormonale mais tous les hommes ne connaissent pas l'andropause. Source : e-santé Dr Catherine Solano - médecin sexologue
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Les chutes : un signe précoce de la maladie d'Alzheimer ?
Les chutes représentent des accidents très fréquents aux conséquences souvent graves. De nombreux facteurs peuvent augmenter les risques de tomber (âge, dénutrition, maladies, médicaments...). Mais certaines chutes répétées et inexpliquées pourraient aussi constituer un signe précoce de la maladie d'Alzheimer.En cas de chutes répétées, penser à la maladie d'AlzheimerSelon une étude américaine menée chez des personnes âgées, les sujets qui, à l'imagerie médicale, présentent les marqueurs cérébraux précoces de la maladie d'Alzheimer, à savoir des plaques amyloïdes, sont aussi celles qui chutent le plus souvent. Ainsi les chutes répétées pourraient constituer un signe précoce de cette maladie plus facilement repérable. On devrait donc explorer l'hypothèse d'une maladie d'Alzheimer débutante chez toute personne victime de chutes répétées et inexpliquées par une autre maladie ou un traitement en cours. Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d'AlzheimerUne fois la maladie d'Alzheimer diagnostiquée, le risque de chute continue de progresser. On considère que ce risque est multiplié par trois chez les personnes atteintes d'une démence comme la maladie d'Alzheimer, indépendamment des médicaments prescrits.Les raisons sont multiples et sont liées à la maladie elle-même :Trouble du jugement : le patient évalue mal les risques et ses capacités motrices.Troubles de la coordination.Diminution de l'habileté.Troubles visuels : netteté, contrastes, champ visuel...Troubles de l'attention.Dénutrition entraînant une perte de poids et une fonte musculaire.Fatigue liée à la déambulation.Comment prévenir les chutes ?Dépister les troubles de l'équilibreC'est le rôle du médecin chez toute personne atteinte de lamaladie d'Alzheimerpuisqu'il sait bien que le risque de chute est accru. Interrogatoire, observation d'une instabilité à la marche, test de l'équilibre.Une consultation hospitalière spécifique peut être indiquée notamment chez les personnes à haut risque, c'est-à-dire en cas de chute survenue dans les 6 derniers mois, chez les sujets ayant peur de tomber ou qui se sentent instables à la marche. Au cours de ces consultations, outre la recherche des facteurs pouvant être corrigés, des consignes de prévention personnalisées sont divulguées.L'entourage ou le patient lui-même peut aussi repérer des signes de perte de l'équilibre : marcher demande une telle concentration que l'on ne peut effectuer une autre tâche en même temps (manipuler, parler...) voire éprouver des difficultés à se lever d'une chaise, marcher en regardant ses pieds, etc.Deux tests simples peuvent être réalisés mais ils ne doivent jamais être entrepris seul : se tenir en équilibre sur un pied plus de 5 secondes ou en plaçant un pied derrière l'autre.Réorganiser l'habitatLa prévention est primordiale. Elle consiste à sécuriser l'habitat :Ôter tous les meubles et les objets inutiles et encombrants afin de dégager de l'espace.Multiplier les sources d'éclairage et éliminer les zones d'ombre.Éliminer les tapis ou les coller afin que l'on ne puisse pas se prendre les pieds dedans. Faire de même pour les fils électriques.Placer des tapis antidérapants là où c'est nécessaire et des barres d'appui dans la salle de bain.Installer des veilleuses sur le parcours allant de la chambre aux toilettes.Placer les objets d'utilisation courante à portée de main.Ne pas monter sur une chaise ou sur un escabeau, mais demander l'aide d'un proche.Bien entendu, la prévention passe aussi par le traitement de toute autre maladie contribuant à augmenter le risque de chute et par une réévaluation régulière par le médecin des différents médicaments prescrits.Pour en savoir plus sur la prévention des chutes avec e-sante : Conseils spécial seniors pour éviter les chutes Source : e-santéIsabelle Eustache
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L'ergothérapie : une discipline au service de l'autonomie !
Profession paramédicale peu connue, l'ergothérapie joue pourtant un rôle essentiel dans l'autonomie et l'indépendance des personnes handicapées au quotidien.Explications.L'ergothérapie c'est quoi ?L'ergothérapie est une discipline paramédicale qui s'inscrit dans le champ de la médecine physique. L'ergothérapie met en place des techniques de rééducation et de réadaptation pour pallier les difficultés liées à une maladie, une déficience ou une blessure.Son objectif ? Aider les personnes qui présentent une incapacité physique, psychique ou sociale à obtenir ou à maintenir une autonomie maximale dans les gestes et activités de la vie quotidienne : s'habiller, cuisiner, manger, faire les courses, se déplacer...Des patients multiples pour les ergothérapeutesLes malades qui nécessitent la prise en charge d'un ergothérapeute sont nombreux et leurs affections sont très variées. Les atteintes peuvent être tant physiques que cognitives. On peut notamment mentionner :Des patients souffrant de pathologies chroniques comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la fibromyalgie ou la polyarthrite rhumatoïde.Des patients qui, suite à un traumatisme (accident de la route, chute...) ou un accident vasculaire cérébral, se retrouvent en situation de handicap.Des personnes âgées qui présentent des troubles moteurs dus à la vieillesse, ou des malades atteints du cancer.Concrètement, en quoi consiste une séance d'ergothérapie ?La prise en charge par un ergothérapeute ne se limite pas à une ou deux séances. L'ergothérapie implique un suivi à long terme, afin d'atteindre avec le patient un niveau d'autonomie satisfaisant. Les exercices réalisés durant les séances d'ergothérapie sont adaptés à la nature du handicap, aux capacités du patient et à l'objectif à atteindre.Dans tous les cas, la thérapie fait appel à des gestes concrets et significatifs, basés sur les habitudes de vie du patient : prendre un objet en main, faire sa toilette, classer ses papiers administratifs, dresser une liste de courses... L'ergothérapeute proposera aussi des aides techniques spécifiques au patient, comme un déambulateur, des ustensiles de cuisine adaptés ou un enfile-bas. Il pourra aussi envisager un réaménagement de l'espace de vie ou de travail du patient pour faciliter son fonctionnement au quotidien.L'ergothérapie, une approche globaleL'ergothérapie ne se limite pas uniquement à la rééducation au sens propre. Elle propose une approche globale et fonctionnelle de la situation de handicap.L'ergothérapeute évalue certes les capacités fonctionnelles du patient, mais pas seulement ! Il est à l'écoute de celui-ci et examine attentivement les possibilités et contraintes de son environnement social, familial et professionnel. Cette approche permet à l'ergothérapeute de fixer des objectifs, tout en prenant en considération les besoins, les envies et les projets du patient. Source : e-santéKathleen Mentrop, journaliste santé
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Tumeurs, fibromes, hémorragie... Et si c'est mon radiologue qui « m'opère » ?
Un radiologue réalise des examens utiles au diagnostic, c'est connu. Mais ce qui l'est moins, c'est que le radiologue peut aussi soigner toutes sortes de problèmes variés - y compris nous débarrasser de tumeurs, d'un fibrome ou stopper une hémorragie - en se servant justement de l'échographie ou du scanner ou d'un autre examen d'imagerie pour atteindre très précisément sa cible. Plus de 500 000 actes de radiologie interventionnelle (encore appelée radiologie thérapeutique) sont ainsi réalisés chaque année en France.La radiofréquence fait partie de l'arsenal thérapeutique du radiologueEn radiologie interventionnelle, le radiologue passe une petite sonde dans les vaisseaux, dans les voies naturelles ou à travers la peau sous contrôle d'un examen d'imagerie, jusqu'à sa cible. Selon le problème à régler, plusieurs solutions s'offrent alors à lui : boucher un vaisseau qui saigne ou des vaisseaux qui nourrissent des tumeurs, brûler des tumeurs par le froid (cryothérapie) ou par la chaleur (radiofréquence), apporter localement un traitement (chimiothérapie, billes radioactives) ou installer un petit dispositif sur place comme un stent (qui ressemble à un petit ressort) pour empêcher qu'une artère ne s'obstrue, etc. De nombreuses spécialités médicales sont ainsi concernées : gynécologie, gastro-entérologie, pneumologie, néphrologie, rhumatologie, cancérologie, neurologie...Le radiologue peut intervenir dans des domaines variésDr Nathalie Manoukian
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Presbytie : que faire lorsque la vision de près diminue ?
On le sait, mais on n’y est pas bien préparé : la vision de près commence à baisser au beau milieu de notre existence. Notre pays compte 26 millions de personnes presbytes, soit plus d’1 Français sur 3. On atteindra les 40% de presbytes en 2020. Aux extrêmes, certains commenceront à allonger les bras pour lire dès 38 ou 40 ans, tandis que d’autres auront le privilège de bénéficier d’un délai supplémentaire jusqu’à parfois 50 ans. Cette dégradation progressive de la fonction visuelle s’accompagne d’une adaptation plus ou moins bien acceptée mais pour laquelle plusieurs solutions existent : une chose est sûre, ce n’est pas une maladie, et la vie continue comme avant ! 1ère étape, le constat : ça y est, je suis presbyte ! Les signes alertant sur la survenue de la presbytie sont multiples au sein d’une réalité implacable : le monde qui nous entoure de près devient flou ! La vue de près devient de plus en plus difficile. Les petits caractères sont de plus en plus flous. Tout semble écrit de plus en plus petit, on éprouve des difficultés à lire le programme télé, les SMS, les modes d’emploi, les ingrédients d’un produit, les textes sur l’ordinateur ou la tablette, etc. Pour compenser, le presbyte va augmenter la distance de lecture, il s’éloigne progressivement de son livre ou son journal et finit typiquement par le tenir à bout de bras (alors que la distance normale pour bien voir de près est de 30-35 cm, soit la longueur de l’avant-bras). Lecture, couture, bricolage fin… La manipulation des petits objets devient une tâche très ardue, voire impossible. Ces difficultés s’accentuent lorsque la luminosité est faible. Rapidement, le besoin de plus de lumière pour déchiffrer les caractères est flagrant. Alterner vision de près et vision de loin devient plus délicat et nécessite un temps d’adaptation supplémentaire. De par les efforts qu’elle entraine, la presbytie peut entraîner une fatigue oculaire et des céphalées. En revanche, la vision de loin n’est pas affectée. Sauf dans le cas où la personne dissimulait une hypermétropie, qui se dévoile avec l’arrivée de la presbytie : dans le même temps où la vision de près s’affaiblit, la vision de loin baisse également. Bien que la liste des désagréments soit assez longue, pas de panique : chacun d’entre eux trouvera sa solution avec le mode de correction choisi, à la fois par le patient et sur les conseils de son ophtalmologiste et de son opticien. L’arrivée de la presbytie n’est qu’un cap à passer, sans préjudice aucun sur sa vie quotidienne telle que le patient la vivait jusqu’alors. 2ème étape, comprendre sa presbytie : la visite chez l’ophtalmologiste L’inconfort visuel doit être l’élément déclenchant d’une visite chez l’ophtalmologiste, n’attendez pas d’avoir usé toutes les puissances des lunettes-loupes du commerce pour vous décider… sans vous inquiéter pour autant. Car avec la presbytie seule, il n’y a pas d’urgence ! C’est la gêne rencontrée dans la vie quotidienne qui dictera le moment de la mise en place d’une correction. Inversement, il n’y a aucune raison d’attendre trop longtemps au risque de se retrouver à diminuer sans fondement ses activités, faute d’une vision suffisante des détails. La presbytie : qu’est-ce que c’est ? Une fois l’interrogatoire de rigueur accompli portant sur votre gêne visuelle, le médecin vous expliquera ce qu’est la presbytie. La presbytie est due à une diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil qui permet de voir net à toutes les distances. Cette fonction est assurée par le cristallin, un ensemble de lentilles qui glissent les unes sur les autres, et dont la courbure varie sous l’action du muscle ciliaire intraoculaire. Avec le vieillissement, le cristallin perd de sa souplesse, il tend à s’épaissir et à durcir, ce qui entrave l’accommodation, laquelle est indispensable pour voir net de près. Ainsi, en moyenne, la presbytie débute vers 40-45 ans selon les personnes ; elle progresse ensuite assez rapidement jusqu'à 55 ans, puis ralentit jusqu'à 60 ans avant de se stabiliser. Dioptries : Comment mesure-t-on la presbytie ? Pour bien comprendre la prescription du médecin, vous pourrez lui demander de vous expliquer – insistez, ce n’est pas systématique ! – ce que signifient les « dioptries ». La dioptrie représente la puissance du verre nécessaire pour faire converger l'image sur la rétine et donc voir nettement un objet. La dioptrie est égale à l'inverse de la distance focale mesurée en mètres, la distance focale étant la distance requise pour voir un objet avec netteté. Pour mesurer la myopie, qui traduit un défaut de la vision éloignée, on rajoute le signe – devant les dioptries. Par exemple, une personne myope de « –2 dioptries » ne peut avoir une vision nette des objets que s’ils sont situés à 50 cm de son œil au maximum. Au-delà, elle voit flou. Donc cette personne va avoir besoin d'un verre correcteur de -2 dioptries (distance focale = 0,5 m.; dioptrie = inverse de la distance focale = 1 divisé par 0,5 m = 2). Pour mesurer la presbytie, on a établi les standards suivants : +0,50 dioptrie à 45 ans, +1,50 dioptries à 50 ans, +2 dioptries à 55 ans, +2,50 dioptries à 60 ans, et +3 dioptries après 60 ans. Bien entendu, tout autre symptôme visuel autre que ceux décrits pour la presbytie doit amener à consulter un spécialiste, pour détecter l’éventualité d’une affection associée. En pratique, prendre soin de sa vue implique de consulter un spécialiste tous les 2 à 3 ans à partir de 40 ans, justement pour dépister d’éventuelles affections visuelles dangereuses, comme une DMLA (la dégénérescence maculaire liée à l’âge étant une maladie qui atteint la partie centrale de la rétine ; asymptomatique à ses débuts, elle nécessite un dépistage précoce afin de mettre en place un traitement pour ralentir son évolution) ou un glaucome (lié à une augmentation de la pression intraoculaire, le glaucome est lui aussi initialement asymptomatique et impose de programmer un dépistage régulier). 3ème étape, compenser sa presbytie : l’achat de verres correcteurs chez l’opticien L’objectif de la correction visuelle liée à la presbytie est de rétablir chez le patient une vision nette à partir d’une distance œil-objet d’environ 35 cm. Cela s’effectue en additionnant des verres convexes à la correction optique nécessaire à la vision de loin pour une personne qui en présente le défaut. Les lunettes Pour un certain nombre d’entre nous, tout commence avec le port de lunettes grossissantes (loupes ou lunettes de lecture), comme celles proposées en pharmacie, voire en grandes surfaces, sur les marchés ou chez l’opticien. Mais cette solution est rapidement inconfortable, insuffisante, et impose d’avoir la même vision à chaque œil et d’être exempté d’autres troubles visuels (myopie, hypermétropie, astigmatisme). Et quand ce n’est pas le cas, il est nécessaire d’alterner les paires de lunettes pour successivement, au fil des activités, voir de loin et de près. Dans ces conditions, les verres à double foyer ou les verres progressifs s’imposent : Les verres à double foyer comportent deux zones, l’une en haut corrige la vision de loin, l’autre en bas la vision de près. Mais la démarcation étant nette, l’adaptation n’est pas toujours évidente. C’est pourquoi ils sont de moins en moins utilisés au profit des verres progressifs (sans démarcation nette) qui eux aussi assurent une bonne vision à toutes les distances avec la même paire de lunettes, en corrigeant à la fois si nécessaire la presbytie et un autre trouble visuel comme l’astigmatisme, l’hypermétropie ou la myopie. Ils ont aussi l’avantage de permettre une bonne vision intermédiaire. Chaque verre doit être adapté de façon que la largeur et la hauteur des différents champs correspondent aux besoins spécifiques de chacun. Le port de lunettes équipées de verres progressifs nécessite une période d’adaptation, mais la plupart des gens s’y habituent plus ou moins rapidement. Et il faut savoir que lorsque l’opticien délivre une paire de lunettes progressive, il existe généralement une garantie d’un à trois mois de telle sorte que si le patient ne s’y habitue pas, les verres peuvent être changés pour un autre type de verres sans frais supplémentaire (renseignez-vous auprès des opticiens). Il existe enfin des verres mi-distance ou intermédiaires, permettant de lire et de voir net à une distance intermédiaire de 40 à 1,50 cm, par exemple sur un écran d’ordinateur fixe. Les lentilles de contact On peut également recourir aux lentilles de contact. Et il faut savoir qu’il existe également des lentilles progressives pour corriger en même temps presbytie et un autre trouble visuel, sur le même principe ou presque que les verres progressifs. Là encore, un temps d’adaptation est nécessaire et un compromis visuel est parfois nécessaire : accepter de voir un peu moins bien de loin au profit de la vision de près ou inversement. On peut également combiner une lentille monofocale et une multifocale. Attention toutefois, passé un certain âge, la manipulation des lentilles n’est pas toujours aisée et le manque de larmes est fréquent, ce qui représente deux facteurs d’échec possibles. Cela étant dit, il n’est pas souhaitable de n’utiliser que des lentilles 7 jours/7 pour corriger sa presbytie. Le port prolongé des lentilles nuit à l’oxygénation de la cornée, en particulier pendant la nuit. Il en résulte une sécheresse de la cornée, puis à une altération des cellules qui constituent sa face interne. Celles-ci ne pouvant plus se renouveler, des complications peuvent affecter, à terme, la santé oculaire. Il est donc nécessaire d’utiliser en complément une paire de lunettes (à verres progressifs lorsque la vision de loin est également défaillante) à minima une journée par semaine. Et la chirurgie ? La presbytie peut se corriger par le laser, une opération réalisée par un chirurgien ophtalmologiste entrainé à cette technique, qui consiste à modifier la courbure de la cornée afin d’augmenter la profondeur de champ et ainsi compenser la presbytie. Les deux yeux sont traités différemment afin d’assurer à la fois la vision de près, intermédiaire et de loin (comme une lentille progressive). Cette technique est bien adaptée aux patients à la fois presbytes et hypermétropes. Chez le presbyte-myope, le principe de la « monovision » est privilégié, qui consiste très schématiquement à ne traiter qu’un œil, ou à n’effectuer sur celui-ci qu’une légère correction consistant à le rendre légèrement myope. Ainsi, l’un des yeux prend le dessus pour voir de loin (l’œil dominant), l’autre pour voir de près. On peut enfin remplacer le cristallin vieillissant par un implant progressif multifocal (possible avec ou sans cataracte). L’Inlay est la technique la plus récente, consistant à poser une petite lentille au sein de la cornée. Le recours à la chirurgie dépendra de l’âge du patient, de la stabilité de la presbytie, des autres troubles visuels et de la vision de loin.
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Savez-vous à quoi sert la prostate et ce qu'est l'adénome de la prostate ?
Glande sexuelle masculine située sous la vessie, la prostate intervient dans la reproduction. Avec l'âge, elle peut s'hypertrophier et entraîner des troubles urinaires, qui sont les premiers signes d'un adénome de la prostate. Après soixante ans, près de deux hommes sur trois sont touchés. Etes-vous concerné ?
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Le vin quotidien pèse sur le coeur des seniors
Peut-on continuer à boire un peu de vin à table en pensant faire du bien à notre coeur ? La réponse est non. Une étude porte un coup fatal aux bienfaits quotidiens du vin, même consommé avec modération.Faut-il déconseiller le vin aux seniors pour leur coeur ?On nous l'a toujours dit, voire prouvé à coups d'études scientifiques et médicales, le vin a des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire. Sauf qu'a priori, même en très faible quantité, le petit verre de vin des seniors au dîner exerce aussi des effets délétères sur le coeur, faisant pencher la balance des bénéfices/risques dans le mauvais sens.Pour en arriver à cette conclusion, plus de 4.400 seniors de 75 ans ont régulièrement accepté de passer des électrocardiogrammes après avoir indiqué leur consommation quotidienne d'alcool. Les chercheurs constatent ainsi que l'alcool modifie non seulement le fonctionnement du coeur, mais aussi sa structure. Ces effets délétères sur le coeur sont d'autant plus marqués que la quantité journalière de vin consommée est élevé, mais aussi et surtout, ils s'observent dès deux verres de vin par jour chez l'homme et dès le premier verre chez la femme.Les inconvénients dépassent les avantagesMieux vaut donc s'abstenir dans la mesure où maintenant on sait que les inconvénients de l'alcool dépassent les avantages cardiovasculaires qui étaient jusque-là mis en avant.Rappelons qu'en matière de cancer, l'abstinence est déjà prônée, puisque là encore l'augmentation du risque se fait dès le premier verre... Source : e-santéIsabelle Eustache
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Canicule : quels sont les signes d'alerte à ne pas négliger ?
La chaleur excessive fatigue car l'organisme met en oeuvre des réactions pour maintenir une température corporelle normale. À défaut, des accidents graves peuvent survenir, comme le coup de chaleur et la déshydratation. Que faire et ne pas faire pour bien supporter la chaleur et survivre à une canicule ? Et surtout, quels sont les signes d'alerte à repérer ?Canicule : comment (bien) réagir en cas de forte chaleur ?Limiter les expositions à la chaleurMettre en place des mesures simples visant à lutter contre la chaleur excessive, a fortiori chez les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées, handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes...) : faciliter les courants d'air, fermer les fenêtres et les volets dans la journée, ouvrir le soir, mouiller sa peau, boire de l'eau très régulièrement, continuer à manger suffisamment, éviter les sorties aux périodes les plus chaudes, pas d'efforts physiques, passer quelques heures par jour dans un endroit frais, etc. Prendre et donner des nouvellesLes personnes fragiles et isolées sont vivement invitées à donner régulièrement de leurs nouvelles à leurs proches. Inversement, les proches sont priés de prendre souvent de leurs nouvelles. Dans cette optique, établissez deux listes de coordonnées : sur qui puis-je compter en période de canicule ? Qui pourrais-je aider ? (proches, amis, voisins, médecins, pharmaciens, mairie, etc.).Le Ministère de la Santé recommande également de faire la liste des endroits frais ou climatisés ouverts en été où l'on peut se rendre pour se rafraîchir (grande surface, cinéma, musée, église...).Enfin, toute personne fragile doit s'inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir l'aide de bénévoles. En cas de besoin, les autorités ont mis en place un numéro : Canicule Info Service : 0 800 06 66 66. Attention avec les médicaments !Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur et entraîner des complications. Pas question d'arrêter son traitement ni de modifier la posologie, mais il convient de signaler tout symptôme inhabituel à son médecin. Et ne surtout pas prendre de médicaments sans avis médical, même s'ils sont en vente libre. Par exemple, l'aspirine peut gêner l'adaptation de l'organisme à la chaleur. Le paracétamol peut quant à lui porter atteinte au foie en cas de forte chaleur et attention aux diurétiques qui peuvent accentuer la déshydratation.Reconnaître les signes d'alerteIdentifier les symptômes témoignant d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur permet de réagir rapidement et de mettre en oeuvre les bons gestes.Chaleur excessive : quels sont les signes d'alerte et comment réagir ?Les trois signaux suivants indiquent que l'organisme commence à souffrir de la chaleur, voire un début de déshydratation.Mouiller son corps et notamment ses avant-bras sous un filet d'eau apporte immédiatement un bien-être important : il faut augmenter le mouillage (brumisateur, douche...) et la ventilation de la peau (courant d'air, ventilateur...).Bouffée de transpiration en buvant un verre d'eau : boire davantage d'eau, même sans sensation de soif et continuer à manger suffisamment.Absence d'urine pendant environ 5 heures ou urines de couleur foncée : augmenter les boissons et manger suffisamment.Les cinq signaux suivants témoignent d'une insolation, d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur nécessitant de réagir en urgence.Crampes dans les jambes, les bras, les fesses, le ventre : cesser toute activité physique, boire et se reposer. Appeler le médecin si les symptômes persistent pendant plus d'une heure ou s'aggravent.Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle : se mettre dans un endroit frais et boire. Contacter son médecin si les symptômes persistent ou s'aggravent.Maux de tête et/ou nausées après une exposition au soleil (insolation) : rejoindre un endroit frais, ventiler sa peau, s'asperger d'eau ou prendre un bain frais (mais non froid), placer des sacs de glaçons sur ses cuisses et ses bras. Appeler le 15 si les symptômes s'aggravent ou persistent.Soif intense associée à une sècheresse de la peau, ou à une fatigue intense, des vertiges, une somnolence, ou une perte de connaissance (déshydratation grave) : appeler immédiatement le 15. En attendant les secours, se mettre au frais et si possible boire.Température élevée (supérieure à 39°C), maux de tête violents, nausées, vomissements, propos incohérents, convulsions, perte de connaissance (coup de chaleur) : appeler le 15. En attendant les secours, se mettre au frais, enlever ses vêtements, s'asperger d'eau, ventiler la peau au plus près, placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Pouvoir mieux repérer la maladie d'Alzheimer
Inattentions fréquentes, pertes d'objets répétées... la maladie d'Alzheimer semble une évidence. Pourtant, très souvent, ces signes sont simplement le reflet du vieillissement normal de la mémoire. Savoir repérer la maladie, c'est permettre un diagnostic précoce. Ou, à l'inverse, et le plus souvent, arrêter de s'inquiéter sans raison. Comment trier le vrai du faux, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Simple ʺtrouʺ de mémoire ou maladie d'Alzheimer ?L'inquiétude concernant le risque d'avoir une démence, en particulier la maladie d'Alzheimer, grandit parmi la population.Pr Bruno Dubois, neurologue, Directeur du Centre des Maladies Cognitives et Comportementale à l'Hôpital de la Salpêtrière (Paris) : « Passé un certain âge, les plaintes de mémoire apparaissent. Mais attention à ne pas confondre mémoire et attention ! Beaucoup de personnes mettent sur le compte d'un défaut de mémoire ce qui n'est qu'un simple défaut d'attention ». D'où l'intérêt de réaliser un bilan en consultation de mémoire en cas de doute persistant.$$Vous vous plaignez de votre mémoire ? La maladie d'Alzheimer est peu probable !$$En règle générale, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ne se plaint pas ou peu de troubles de mémoire. Pr Bruno Dubois : « Plus on se plaint de sa mémoire, moins on a de risque d'avoir une maladie d'Alzheimer. Quand on fait passer des tests de mémoire (comme le Test des 5 mots, réalisé en cabinet par un médecin dûment formé pour que le test soit interprétable), on se rend compte que ceux qui déplorent une mémoire défaillante ont souvent des performances bien meilleures que ceux qui ne s'en plaignent pas ! » En effet, les tests Alzheimer ou tests de mémoires font la part entre les troubles de l'attention (liés à l'âge, à une dépression...) et le trouble vrai de mémoire, c'est à dire l'incapacité à transformer une information en un souvenir. Cela peut sembler paradoxal, mais le malade Alzheimer, même au tout début, ne se rend pas compte de son état (on parle d'anosognosie). Il estime au contraire que sa mémoire se porte bien, du moins "comme quelqu'un de son âge" ! $$Les troubles de l'attention, ce n'est pas forcément la maladie d'Alzheimer !$$Passé la soixantaine, il est trop facile de mettre un problème d'attention sur le compte de la maladie d'Alzheimer. D'autres explications existent :Déjà, nous sommes très sollicités dans la vie quotidienne. Nous réalisons alors un tri personnel entre des informations primordiales et d'autres qui nous apparaissent secondaires, banales. Oublier où l'on a posé ses lunettes n'est pas forcément un symptôme d'Alzheimer, quand, par exemple, notre attention a été captée au même moment par une sonnerie de téléphone. Or avec l'âge, cet état de recherche permanente d'objets ou d'informations nous inquiète parfois, trop souvent à tort. De plus, les troubles du sommeil, plus fréquents en vieillissant, contribuent beaucoup aux troubles attentionnels. La dépression aussi, avec son ressenti émotionnel douloureux, ses ruminations. La personne dépressive, centrée sur sa souffrance, a des troubles majeurs de l'attention, de la concentration. Il en est de même avec l'anxiété, où l'information est captée de façon superficielle et la personne ne la retient pas.Attention, certains médicaments -très utiles- bloquent aussi les ressources attentionnelles, comme les benzodiazépines, les médicaments anticholinergiques (antispasmodiques gastro-intestinaux ou urinaires comme le ditropan ou la solifénacine...)$$Oublier le nom d'une personne, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$ On sait que le malade d'Alzheimer se remémore des souvenirs anciens, mais pas de ce qu'il a fait il y a quelques jours ou heures auparavant. Néanmoins, oublier le nom d'un ami de longue date ne signifie pas pour autant que c'est une démence d'Alzheimer. C'est le syndrome « du bout de la langue » : « je sais que je le sais, mais j'ai du mal à le retrouver ». Il fait appel à une autre démarche que l'enregistrement par le cerveau d'une information en un souvenir : c'est plutôt la capacité à activer les stratégies de récupération des informations déjà stockées. Elle dépend de l'intégrité d'autres régions du cerveau et, en particulier, des régions frontales dont l'activité peut diminuer légèrement avec l'âge. $$Changement d'humeur, signes de dépression, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$Plus que des modifications du caractère, ce sont plutôt les changements de comportement qui sont symptomatiques d'une maladie d'Alzheimer débutante. Pr Bruno Dubois: « Des colères, des emportements ne s'observent généralement pas au début d'une maladie d'Alzheimer ; ce sera plutôt la tendance à faire moins de choses, à être apathique, à être replié sur soi, à s'isoler, à avoir moins d'initiatives. Cela s'explique par l'atteinte d'une région du cerveau impliquée dans la motivation comportementale ». Mais prudence, car ces signes sont aussi souvent interprétés comme un état dépressif. Or la personne Alzheimer peut présenter une apathie sans être dépressive. Dans la dépression, il y a une apathie accompagnée d'une souffrance morale, une souffrance qui peut manquer dans ce cas chez les patients atteints d'Alzheimer. $$Du mal à s'exprimer, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$A priori non, cela n'a habituellement rien à voir. Néanmoins, dans les formes d'Alzheimer dites atypiques (seulement 15% des cas), il existe certains signes particuliers et inhabituels qui résultent d'une localisation particulière des lésions dans le cerveau. Cela génère des troubles visuels ou des troubles du langage. Il s'agit d'une « aphasie » progressive, c'est une sorte de mutisme qui s'installe peu à peu, avec une difficulté à trouver les mots ou à articuler. Source : e-santé journaliste scientifique,Hélène Joubert
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Fracture d'ostéoporose : cinq différences hommes/femmes
L'ostéoporose et le risque de faire une fracture ostéoporotique ne sont pas l'apanage de la femme et ne sont pas forcément liés à la ménopause. L'homme en souffre aussi, moins souvent mais avec des conséquences plus sévères. Homme ou femme, la même maladie ?Ostéoporose, les hommes plus souvent épargnésAvec des os plus volumineux et donc plus résistants à la fracture, les hommes ont une masse osseuse qui dépasse celle des femmes. L'ostéoporose - cet os devenu mince, poreux et très fragile - ne les épargne pas pour autant. Les hommes voient leur capital osseux diminuer dès 50 ans, sous le coup de la baisse de la production des hormones sexuelles (estrogènes, testostérone) et d'autres facteurs. Longtemps considérée comme une maladie féminine, l'ostéoporose et son risque de fracture touchent néanmoins 15% des hommes après l'âge de 50 ans.Alors que l'immense majorité des fractures dues à l'ostéoporose chez la femme surviennent après la ménopause (du fait de la carence en oestrogènes), chez l'homme, elles sont surtout fréquentes entre 15 et 30 ans (fractures traumatiques liées aux accidents de la voie publique, du travail et du sport, accidents plus fréquents que chez la femme jeune) puis après 60 ans, où leur nombre (vertèbres, extrémité supérieure du fémur et de l'humérus, tibia, bassin) s'envole. Dans ce dernier cas, peu importe le sexe, la fracture ostéoporotique de la personne âgée est spontanée ou due à un traumatisme minime. Pr Bernard Cortet, responsable de l'unité osseuse du service de rhumatologie au CHU de Lille et président du GRIO (groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) : « L'ostéoporose est surtout associée au sexe féminin et en effet, environ 40% des femmes seront un jour ou l'autre concernées par la survenue d'une fracture ostéoporotique. Chez l'homme, c'est entre deux et trois fois moins fréquent, mais ça n'est pas pour autant négligeable. Environ 15% des hommes de plus de 50 ans vont faire une fracture au cours de leur vie, mais les fractures vertébrales (le tassement de vertèbres) sont très fréquentes chez les hommes âgés ».Ostéoporose, les hommes plus durement touchésChez l'homme, lorsque l'ostéoporose frappe, c'est souvent plus fort. Les conséquences sont généralement plus graves en cas de fracture sévère car celle-ci survient surtout sur un terrain "fragile" c'est à dire plus souvent en présence de facteurs de risques (tabagisme, intoxication éthylique etc.) et de nombreuses maladies associées. Par exemple, l'alcool (consommé de manière prolongée à raison d'au moins 3 verres/jour) détruit le tissu osseux.Pr Cortet : « On a tendance à l'oublier : l'ostéoporose peut être une maladie fatale. La mortalité à 5 ans après une fracture liée à l'ostéoporose atteint 51% chez les hommes contre 39% chez les femmes de plus de 60 ans (1). Certaines fractures ostéoporotiques dites sévères (vertèbre, hanche, bassin, humérus) augmentent le risque de décès. Mais cette surmortalité est plus importante au sein de la population masculine. Au-delà de 80 ans, les fractures chez l'homme sont trois fois moins fréquentes que chez la femme mais elles s'accompagnent d'une surmortalité deux à trois fois plus importante. »L'ostéoporose "secondaire", typiquement masculineDans plus d'un cas sur deux, l'ostéoporose chez l'homme est consécutive à une maladie ou à la prise d'un traitement. Chez la femme, la ménopause responsable d'une carence profonde et brutale en estrogènes est loin devant les autres causes qui sont beaucoup plus rares. C'est pourquoi, encore plus que chez la femme, chez un homme et particulièrement chez un homme jeune, il faut rechercher des causes secondaires c'est-à-dire des maladies (maladies de la glande thyroïde et plus généralement des glandes endocrines, maladies respiratoires, du foie et du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, bronchites chroniques etc.) ou des traitements (cortisone en traitement de plus de 3 mois à une dose >7,5mg/jour d'équivalent-prednisone) ayant pu détruire de façon insidieuse le tissu osseux.Un dosage de la testostérone chez l'homme de moins de 50 ans et la recherche d'une surcharge en fer (signe de la maladie hémochromatose qui provoque une ostéoporose) peuvent être nécessaires. Mais 50% des ostéoporoses chez l'homme entre 30 et 60 ans restent inexpliquées. La génétique joue probablement un rôle dans ces ostéoporoses "primitives".Pr Pierre Mongiat-Artus, chirurgien urologue (Hôpital Saint Louis, Paris) : « Au moment du diagnostic de cancer de la prostate, un tiers des hommes a déjà une perte de capital osseux. Or les traitements anticancéreux ne vont qu'aggraver la situation : la première ligne d'hormonothérapie provoque très rapidement une importante perte osseuse, plus sévère encore que la perte due à la ménopause (5-10 fois plus importante). De plus, tous les traitements anticancéreux ultérieurs (docetaxel, acétate d'abiratérone, enzalutamide ou cabazitaxel) sont des facteurs supplémentaires car majoritairement associés à la corticothérapie, elle-même responsable d'une perte osseuse et donc qui accroit le risque de fracture ».L'homme, à traiter avec plus d'urgence en cas de fracture ostéoporotiqueEn cas d'antécédents de fracture ostéoporotique, pas d'hésitation : il faut traiter l'ostéoporose car le risque de nouvelle fracture est important. Derrière toute fracture peut se cacher une fragilité osseuse. Or, s'il est montré que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être soignés dans un établissement de soins longue durée après une fracture, on pense moins souvent à les évaluer pour l'ostéoporose et même à mettre en place un traitement médicamenteux !Sans antécédents de fracture, l'évaluation du risque fracturaire repose à la fois sur les facteurs de risque cliniques de fractures (antécédents familiaux, tabagisme, alcoolisme, indice de masse corporelle, âge, perte de taille...) * et la mesure de la densité de l'os par l'examen ostéodensitométrie. Toute diminution de la densité osseuse augmente fortement le risque de fracture et un chiffre (Tscore) inférieur à -2,5 identifie une ostéoporose chez la femme. Comme chez la femme, calculer un score de risque FRAX®** permet au médecin d'affiner le risque de fracture, mais en revanche, chez l'homme il n'existe pas de seuil validé.Pr Cortet : « Contrairement à la femme, le seuil densitométrique à partir duquel il faut traiter un homme n'est pas non plus consensuel. Le volume osseux chez l'homme étant augmenté, il est possible qu'il faille plutôt intervenir chez lui pour une densité osseuse mesurée par un Tscore plus bas à l'ostéodensitométrie que chez la femme (en l'absence de fracture). Ainsi chez l'homme un T-score
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DMLA et maladies de la macula : pensez à montrer vos yeux
Du 27 juin au 1er juillet ont eu lieu les premières journées nationales de la macula. Si vous avez plus de 50 ans, avant de boucler vos valises et de partir en vacances, pensez à aller voir un ophtalmologue surtout si vous n'y êtes pas allé depuis longtemps. Objectif : dépister d'éventuelles atteintes de la macula souvent silencieuses au début, dont la dégénérescence maculaire (ou DMLA). Petit tour d'horizon.
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Les médicaments à proscrire avant de prendre le volant, un avertissement à prendre très au sérieux
Avec la Sécurité routière et la Direction générale de la santé, l'ordre national des pharmaciens débute une grande campagne d'information pour alerter sur la dangerosité au volant de certains médicaments ...
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Des serious games pour les seniors
De plus en plus de jeunes retraités se mettent aux jeux vidéo… De quoi se refaire une jeunesse ? Le but de ces serious games ou « jeux sérieux » destinés aux plus de 60 ans est de faire travailler son cerveau et de limiter les effets du temps tout en s’amusant !
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Additifs alimentaires : sommes-nous empoisonnés ?
Un additif, c'est quoi ? Une substance naturelle ou créée par les humains et ajoutée lors de la fabrication d'un produit alimentaire pour mieux le conserver et lui donner de meilleurs aspect, odeur, saveur, texture.Sel, miel, épices, vinaigre sont des additifs naturels employés par les humains depuis des millénaires dans ces mêmes buts.Les additifs synthétiques ont été inventés et massivement employés au fur et à mesure du développement de l'industrie alimentaire. Ils sont réglementés dans tous les pays et ne peuvent, en principe, être autorisés puis utilisés sans avoir fait la preuve de leur innocuité. Additifs : la mystérieuse saga des EIl existe des centaines d'additifs. En France et en Europe, ils sont répertoriés par un E (qui signifie Europe) suivi de trois ou quatre chiffres : c'est un numéro international défini par le Codex Alimentarius émanant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).Le premier chiffre (1, 2, 3, etc.) définit en principe leur rôle :E 100 = Colorants . E 200 = Conservateurs . E 300 = Anti-oxydants. E 400 = Agents de texture. E 500 = Antiagglomérants.. E 600 = Exhausteurs de goût. E 700 = Agents de sapidité. E 800 = Arômes. E 900 = Édulcorants.Ensuite, on a les Divers qui sont légion, dont les amidons modifiés (1400), des cires (E 901, 907).Tous ces E sont obligatoirement indiqués sur les étiquettes, parfois suivis de leur nom chimique, mais pas toujours. Additifs synthétiques : comment sont-ils autorisés et employés ?Un dossier est préparé par le fabriquant et soumis à la Commission européenne. Il doit présenter le détail de la substance, comment elle est fabriquée, quelles sont ses utilisations et détailler les études scientifiques prouvant sa sécurité.Celle-ci est basée sur le principe de la DJA : Dose Journalière Admissible. Elle est mesurée en mg par kilo de poids corporel et par jour.Pour la fixer, on fait d'abord des expériences sur des animaux et on définit alors la dose du produit qui ne donne pas d'effet négatif. Ensuite on extrapole aux humains en fixant une DJA 100 fois inférieure.En principe, on a ouvert ainsi un grand parapluie sécuritaire.Mais un grand nombre de scientifiques remettent en cause cette sécurité de la DJA . Tout d'abord parce que l'on ne tient pas vraiment compte des quantités qu'un individu peut consommer. Ensuite, et surtout, parce qu'il y a tant d'additifs mélangés dans tous les produits que l'on ignore tout de leurs possibles interactions et des effets à long terme. Additifs synthétiques : quels sont les dangers ?En dehors de ce fait, on ne cesse d'identifier des additifs dangereux.Certains colorants sont sur la sellette depuis longtemps. Il a été démontré qu'ils pouvaient être à l'origine de l'hyperactivité chez les enfants . Ce qui a imposé aux industriels de le mentionner sur les étiquettes, mais comme cela n'est pas vraiment un bon argument de vente, ils le retirent peu à peu de leurs produits.Le colorant caramel (E 150) ou caramel ammoniacal, qui tinte les Cola et des confiseries, est fortement soupçonné d'être cancérigène : il a été classé comme tel par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer).Il en est de même pour l'antioxydant BHA (E320) qui est vraisemblablement aussi en plus, un perturbateur endocrinien. Il est très utilisé dans les chewing-gums, les soupes, les purées.Sont aussi soupçonnés d'être cancérigènes les colorants : jaune de quinoléine (E104), amarante (E123), rouge ponceau (E124), érythrosine (E127) , rouge allura (E129), noir brillant (E151-, jaune orangé sunset (E110) , azorabine (E122) ; les nitrites (E249 à E 251) et les parabènes (E 214 À E 219) très employés en charcuterie. Et enfin les édulcorants acesulfam K (E 950) et aspartame (E 951)Tous les sulfites (E220 à 228) sont allergènes. Les émulsifiants (E 466, E 433) pourraient être à l'origine de maladies chroniques de l'intestin, en modifiant sa flore. Sirop de glucose : la catastropheLe sirop de glucose-fructose, tiré du maïs ou d'autres céréales, ou de la pomme de terre se retrouve dans des milliers de produits, soit en plus du sucre, soit pour le remplacer : il a un pouvoir sucrant plus élevé, des propriétés d'exhausteur de goût et il revient moins cher. Toutes les boissons sucrées en contiennent, et la quasi totalité des produits sucrés, des glaces aux compotes en passant par toutes les confiseries, biscuits, gâteaux etc. Il y en a même dans des plats cuisinés, dans des salades et dans des condiments.Il n'est pas nocif en petite quantité. Il le devient lorsqu'on en absorbe beaucoup : son fructose contribue à augmenter les triglycérides, le cholestérol, le stress oxydatif et faire prendre du poids.Et comme il a vraiment envahi l'alimentation industrielle, on en absorbe abondamment sans même le savoir, surtout - et c'est le cas pour beaucoup - lorsque l'on consomme régulièrement boissons et produits sucrés.Nombreux sont les nutritionnistes et les scientifiques à accuser ce sirop de glucose-fructose d'être une des composantes de l'épidémie actuelle d'obésité à cause de cette surconsommation. Nanoparticules : le flou presque totalCe sont d'infimes substances bioactives. Leur taille est de 1 à 100 nanomètres (1 nanomètre est 1000 millions de fois plus petit qu'un mètre).Elles sont douées de nombreux pouvoirs : renforcement des arômes, modification des couleurs, réduction des graisses, augmentation des fibres, des protéines etc.Elles peuvent franchir la barrière intestinale et s'infiltrer dans les organes : foie, poumons, reins, rate et même le cerveau.Pour le moment, on ne sait pas trop ce que ça donne ! Sauf pour le dioxyde de titane. L'ANSES a recommandé, en octobre 2015, de les étudier sérieusement et de les indiquer sur les étiquettes... Additifs : comment vous protéger ?En consommant évidemment le moins possible de produits alimentaires industriels !En vous tournant vers les produits bios qui n'en contiennent pas ou en tout cas beaucoup moins.Mais comme il est difficile d'échapper complètement aux produits industriels, regardez les étiquettes et choisissez ceux qui ne contiennent pas plus de trois additifs : ça existe heureusement !Pour faciliter vos courses, vous pouvez télécharger l'appli Additifs alimentaire ici pour les Iphones, et ici pour les autres. Source : e-santé Paule Neyrat diététicienne nutritionniste
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Epidémie de troubles musculo-squelettiques, vigilance chez les femmes
Le travail, qu’il soit répétitif ou forcé, génère des troubles à la fois du squelette et des muscles regroupés sous le terme de troubles musculo-squelettiques ou TMS. Des millions de travailleurs sont affectés et ce chiffre ne cesse de croître. Une vigilance tout particulière s’impose chez les femmes, où les études laissent à penser que les TMS sont sous-diagnostiqués.
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Mal de gorge : les bons réflexes
L’hiver peut être rude pour vos cordes vocales… Pas question de rester sans voix face aux virus qui passent. Les méthodes douces vont leur mener la vie dure pour éviter que les infections ne se passent le mot que la voie est libre. L’origine du mal de gorge Zone sensible en hiver… Un coup de froid et votre gorge trinque ! Les microbes et les bactéries s’engouffrent dans la brèche pour des inflammations carabinées qui se répètent tout au long de la saison. Angine, laryngite, pharyngite… en nombre record alors qu’il est possible de réduire leur performance par une prévention programmée. Fini les gorges qui crient au feu avec des soins qui vont apaiser la douleur, tout en jouant la carte de la prévention. Dans 85 % des cas, la cause du mal de gorge est due à un virus, le refroidissement contribuant à fragiliser les défenses immunitaires. Les bactéries se partagent la responsabilité des autres infections. Le mal de gorge prolifère plus largement sur un terrain favorable, fragilisé par des facteurs extérieurs comme la cigarette ou l’alcool, une allergie (le pollen, heureusement, vous laisse souffler pendant l’hiver) ou la pollution. Vous l’aurez compris, vous pouvez aisément limiter l’apparition du mal de gorge en réduisant l’impact de ces facteurs aggravants (l’arrêt du tabac en bonne résolution ?). Et n’oubliez pas qu’en hiver, on ne sort pas à découvert ! La meilleure amie de votre gorge reste l’écharpe qui la protège des risques de refroidissement.
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Cancer : le travail de nuit augmente le risque chez les femmes
Le travail de nuit est associé à un risque accru de plusieurs cancers chez les femmes, d'après une méta-analyse. Quand les nuits ne sont plus consacrées au sommeil, mais à gagner sa vie. En France, un salarié sur six travaille après le coucher du soleil. Ce rythme infernal a un impact néfaste sur la santé. Il favorise notamment l'apparition de cancers. Une méta-analyse, publiée dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, précise l'ampleur du risque pour les femmes. C'est un travail d'ampleur qu'ont réalisé les chercheurs de l'université du Sichuan (Chine). 61 études scientifiques évaluant le lien entre cancer et travail de nuit chez les femmes ont été passées en revue. Elles concernent, au total, 4 millions de volontaires dont 100 000 dont développé une tumeur. Quand il dure dans le temps, le travail nocturne augmente de 19 % le risque de cancer par rapport aux femmes qui exercent leur métier en journée. Certaines localisations sont plus touchées. C'est le cas du sein, de la peau et du système gastro-intestinal. Le risque est respectivement accru de 32 %, 41 et 18 %. Le risque augmente avec la durée Une profession est affectée de manière démesurée par les répercussions du travail nocturne : celle des infirmières. Xuelei Ma, co-auteur de ces travaux, y voit deux explications possibles. "Les infirmières qui travaillent de nuit ont une formation médicale, et ont donc plus de chances d'avoir réalisé des examens de dépistage, détaille-t-elle. Les exigences du poste, avec des gardes plus intenses, peut aussi expliquer cela." Quelle que soit la raison, la chercheuse chinoise plaide en faveur d'une prise en charge adaptée aux travailleuses nocturnes. Car pour chaque tranche de 5 ans à ce rythme, le risque de cancer du sein augmente de 3 %. "Ces femmes devraient bénéficier d'examens physiques réguliers et du dépistage de plusieurs formes de cancer", estime donc Xuelei Ma. Pour rappel, le travail de nuit se définit, en France, par un prise de poste entre 21 heures et 6 heures, pendant plusieurs heures d'affilées. Ce rythme a déjà été associé à plusieurs maladies, dont certaines sont reconnues par l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Ce travail doit rester exceptionnel Troubles du sommeil, obésité, diabète et troubles cognitifs sont ainsi plus fréquents chez les travailleurs nocturnes. "Les effets de ces horaires sur les salariés peuvent varier selon les personnes car ils sont dépendants de différents facteurs", précise l'Institut. Le secteur d'activité ou le chronotype, par exemple, influencent beaucoup l'impact du travail de nuit. Certaines règles ont tout de même été mises en place afin de protéger les employés. Il est, par exemple, obligatoire d'accomplir un repos de 11 heures après la période travaillée. Le recours à ces horaires inhabituels doit, en outre, être justifié par la nécessité et respecter les règles de protection de la santé des salariés. Source : Night Shift Work Increases the Risks of Multiple Primary Cancers in Women: A Systematic Review and Meta-analysis of 61 Articles, Xia Yuan, Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention Travail de nuit du salarié, Service-Public.fr LE TRAVAIL DE NUIT EN 2012, Essentiellement dans le tertiaire, DARES
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Pourquoi il ne faut pas donner plus de deux en-cas par jour aux enfants
Au Royaume-Uni, une campagne fixe la limite en sucre à ne pas excéder par jour. Au-delà de deux collations de plus de 100 calories, le seuil est dépassé. Barres chocolatées, pâtisseries, sodas… S'offrir une collation gourmande est facile de nos jours. Un peu trop, aux yeux de l'agence britannique Public Health England. L'organisation estime que ces en-cas sucrés favorisent l'obésité infantile. Ce 2 janvier, elle lance une campagne destinée aux parents. L'objectif : les aider à mieux contrôler les apports en sucre de leur progéniture. En moyenne, un jeune Britannique mange 3 collations ou boissons sucrées par jour. C'est trois fois trop de glucose par rapport aux recommandations internationales. Pour rappel, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) conseille de ne pas dépasser 5 % des apports énergétiques totaux – soit environ 3 cuillères à café par jour. Une canette de soda suffit à excéder ce seuil recommandé. Pour aider les parents à se repérer, Public Health England propose un critère plus facile d'accès. Un enfant ne doit pas manger plus de 100 calories par en-cas, et pas plus de deux fois par jour. Cela correspond aux apports de fruits, de légumes ou encore de produits laitiers basiques. 4 % des enfants français sont obèses Au Royaume-Uni, plusieurs supermarchés sont partenaires de cette initiative publique. L'étiquetage permet de guider les familles vers les solutions à privilégier. Des bons de réductions sont également proposés aux foyers qui achètent les collations estampillées "Change4Life". Les Français auraient tout intérêt à s'inspirer de cette campagne, car nos têtes blondes ne sont pas mieux loties. Santé publique France estime que 17 % des enfants sont en surpoids, dont 4 % sont en situation d'obésité. Les apports alimentaires des jeunes Français contribuent fortement à ces mauvais résultats. Les enfants consomment 11 à 15 grammes de sucre par jour – 30 à 40 si on inclut les sucres ajoutés ou cachés ! Un apport clairement excessif qui favorise obésité, diabète… mais aussi caries. Source : PHE launches Change4Life campaign around children’s snacking, Public Health England Etude ESTEBAN 2014-2016 – Chapitre corpulence : stabilisation du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adulte, Santé publique France
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Sport, les bonnes résolutions
Nouvel an oblige, pratiquer une activité physique fera partie des bonnes résolutions formulées par chacun. Pour qu’aucun prétexte ne vienne contrecarrer cette volonté qui ne tient parfois qu’à un fil, voici quelques conseils pour se remettre au sport. Hélène Joubert, journaliste Le sport… pour les paresseux ou les peu motivés Une goutte de pluie, la nuit qui tombe plus tôt l’hiver, un semblant de début de rhume, une réunion de travail un peu tardive… la liste des prétextes pour couper aux séances sportives hebdomadaires est sans fin. Si l’on préfère pratiquer un sport en solitaire, la musique, avec une playlist entraînante ou des podcasts peuvent faire l’affaire. Mais pour d’autres, le choix d’un sport collectif apportera une émulation collective, un cadre nécessaire et soudera des liens amicaux. Pourquoi ne pas aussi envisager la séance de « sport » en groupe (amis, collègues du bureau) ? Ou plutôt franchir la porte d’une salle de sport ? Au chaud, en musique, entouré de pratiquants et de coachs, c’est mettre toutes les chances de son côté pour persévérer. Choisir un sport qui nous convienne est la clé de la motivation, en fonction de ses objectifs personnels. Ce peut être stimuler son esprit d’équipe (football, volley-ball, handball, basketball, hockey, water-polo, rugby), développer ses aptitudes artistiques (danse, natation synchronisée), profiter de la nature (randonnée, marche nordique, trekking, VTT, escalade), se confronter à un adversaire (escrime, boxe, karaté, judo) ou développer sa précision (golf, tir à l’arc etc.). Sur le plan de la forme physique, alors que certains préfèreront accroître leur masse musculaire (musculation, gymnastique, planche à voile), d’autres choisiront d’améliorer leurs réflexes (tennis, squash, tennis de table, badminton) ou de travailler leur endurance (cyclisme, aviron, course à pied, natation) voire de se dépasser (CrossFit). Une liste interactive des sports, en fonction du contexte, de ses envies et de son profil, est disponible à ce lien : http://www.mangerbouger.fr/Bouger-Plus/Vos-outils/Catalogue-d-activites-physiques Le sport… pour les malades chroniques Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes ayant une maladie chronique (Bronchopneumopathie chronique obstructive, diabète, insuffisance cardiaque etc.), la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Faire du sport c’est, pour les personnes malades chroniques, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. De plus, pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement. En groupe, on craint aussi moins le regard des autres. David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée à l’Université de Toulouse : « L’idée est de valoriser les activités exercées par le passé pour les renforcer, puis de faire découvrir des moyens supplémentaires de se mouvoir. De plus, tout réside dans la régularité de l’exercice. Alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé, les malades chroniques devraient s’astreindre à un entretien physique quotidien. La fréquence se réfère aux sessions successives d’activité physique tout au long de la journée ainsi qu’au type d’exercice : alterner des activités d’endurance avec des exercices de renforcement musculaire (porter une bouteille d’eau, jardiner activement etc.), d’assouplissement et d’équilibre ». Le sport… pour les personnes en surpoids ou avec des douleurs articulaires Dans ce cas, les sports dits « portés » telle la natation ou l’aquajogging sont les plus appropriés car ils sont non-violents pour les muscles et les articulations, fragilisés dans le cadre d’un surpoids ou d’une obésité. Une fois immergé, on ne ressent plus qu’un tiers de son poids. C’est pourquoi la natation est recommandée en cas de douleur du dos et des articulations. C’est idéal dans le cadre d’une rééducation, car les articulations sont privées de tout impact au sol. De plus, cette sensation de légèreté incroyable permet de mieux assumer son corps et retrouver une confiance en soi. Le sport… pour ceux qui travaillent toute la journée Les recommandations officielles peuvent sembler irréalistes. Comment s’astreindre à trente minutes minimum d’activité physique d’intensité modérée et élevée, au moins cinq jours par semaine, alors que l’on travaille à plein temps, avec une famille à charge ? Il faut savoir que ces trente minutes peuvent s’intégrer dans la vie quotidienne (marche, vélo, montée d’escalier…), et non pas être exclusivement pratiquées dans le cadre d’activités sportives de loisirs. Deux choix se présentent pour persévérer dans une activité physique régulière : lui réserver la pause méridienne ou s’astreindre à trois séances hebdomadaires en sortant du travail. Certains sports tonifient les muscles tout en relaxant (aquagym, yoga, taï-chi-chuan). Même si ça n’est pas l’idéal en termes de régularité, il est aussi possible d’y consacrer une partie du week-end, en variant le type d’effort physique. Le sport… pour ceux qui dorment mal Le sport procure une fatigue saine : l’endormissement survient plus vite, avec moins de micro-réveils nocturnes. Mais cet effet n’existe que si le sportif utilise plus de 60 % de la VO2 max, c’est-à-dire lorsqu’il devient difficile de parler sans être essoufflé tout en pratiquant son activité physique. Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et fondateur de l’European Sleep Center : « Pour les personnes souffrant d’insomnies dites d’endormissement, l’intérêt du sport réside dans la notion de rituel. L’activité sportive permet un « lâcher prise », une zone de décompression entre l’activité de la journée et la nuit. Dans les insomnies dites "de maintien d’éveil" (réveils nocturnes et difficulté à se rendormir), le fait que l’activité physique augmente le sommeil lent profond limite le risque de micro-éveils ». Pour les personnes ayant des troubles du sommeil, le choix du type de sport est primordial. Il semblerait que des jeux de balle, le renforcement musculaire dynamique, les exercices qui requièrent attention, esprit de compétition et tactique retardent plus ou moins fortement l’endormissement. Les stimulations neurosensorielles qu’ils génèrent augmentent le niveau de vigilance. Au contraire, des activités physiques aérobies (course à pied, vélo, vélo elliptique, tapis roulant etc.) même de longue durée (>45 minutes) à une intensité qui peut être élevée ou la natation en mode d’« autohypnose » (coordination et rythme, en mode non compétitif et agréable), réalisées dans un environnement peu lumineux (en extérieur) favorisent l’endormissement. Le sport… pour ceux qui s’y (re) mettent après une longue période sédentaire Avant l’âge de 50 ans, sans problème de santé particulier ni diabète ni tabagisme, toute exploration cardiovasculaire est inutile en vue de reprendre une activité physique, sauf en cas d’accident cardiovasculaire précoce (avant 50 ans) chez les ascendants du premier degré. Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris) : « Après l’âge de 50 ans chez l’homme et 60 chez la femme, cette décision de reprendre le sport doit être précédée d’un bilan biologique complet, de la prise de la pression artérielle et d’une épreuve d’effort, généralement sur vélo. Cet électrocardiogramme d’effort évalue les capacités d’adaptation du cœur à l’effort. A reproduire tous les 5 ans ». D’après des entretiens avec David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, le Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et le Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris).
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Les addictions n’épargnent pas le milieu professionnel
L’Académie Nationale de Médecine brise le tabou des conduites addictives en milieu professionnel en publiant un rapport édifiant : 20 millions d’actifs consomment régulièrement ou ponctuellement une substance considérée comme addictive, qu’elle soit licite ou illicite. Ces chiffres lèvent le voile sur un phénomène trop peu pris au sérieux. Tabac, alcool, cannabis et médicaments psychotropes… En France, les consommations addictives concerneraient plus de 20 millions d’actifs qu’ils soient salariés du privé ou agents de la fonction publique, en contrat à durée indéterminée ou déterminée, selon le « baromètre santé » 2014 de l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) (1). Le terme de substance psychoactive regroupe les drogues licites (alcool, tabac) et illicites (cannabis, cocaïne, héroïne et ecstasy).S’il est peu abordé dans le grand public, c’est un problème bien connu des dirigeants et des représentants des personnels en entreprise qui estiment que 91 % des salariés consommeraient « au moins un produit psychoactif ». Autre constat, les niveaux de consommation de substances psychoactives sont plus élevés chez les demandeurs d'emploi que chez les actifs occupés. Cette différence est particulièrement nette dans le cas du cannabis. Néanmoins, entre 2005 et 2010, les niveaux de consommation des personnes en activité se sont rapprochés des niveaux relevés chez les personnes sans emploi, ce qui pourrait témoigner, selon l’OFDT, d’un accroissement des tensions dans le monde du travail.Pour leur part, les consommations de médicaments psychotropes semblent croître avec 16,7% de consommateurs en 2010. L’enquête 2014 (1) indiquait un usage dans l’année beaucoup plus élevé chez les femmes (de 13,1% à 30,0%) que chez les hommes (de 2,8% à 14,5%). Conduites addictives, tous concernés En 2014, trois milieux professionnels étaient touchés par des niveaux élevés de consommations de substances psychoactives : le bâtiment et les travaux publics, le secteur englobant les arts, les spectacles et les services récréatifs, ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration. Précisément, le transport routier, les postes de sûreté ou de sécurité affichent des niveaux plus élevés de consommation de substances psychoactives que la moyenne. En revanche, le commerce, le transport-entreposage, l’administration publique et la défense, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale semblent plus épargnés. Par ailleurs, l’enquête 2014 met en lumière que les ouvriers et les employés sont les plus gros consommateurs de substances psychoactives. Ainsi, les employés étaient en tête pour l'usage de cannabis (16,6%), de cocaïne (3,6%) et d’amphétamines dans l’année (2,4%), de même que pour la consommation de médicaments psychotropes dans l’année (14,5%, « baromètre 2010 »). Pr Jean-Pierre Goullé, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen : « Alors qu'auparavant les consommations addictives sur le lieu de travail concernaient principalement l'alcool seul, on assiste désormais à l'apparition d'une poly-consommation (alcool plus cannabis, alcool plus cocaïne...). De plus, les données étant pour la plupart issues d’enquêtes déclaratives, il s’agit vraisemblablement de chiffres sous-estimés ». Conduites addictives, quelles conséquences ? Travail et substances psychoactives ne font pas bon ménage. Si les conduites addictives sont si préoccupantes, c’est qu’elles sont susceptibles de retentir sur la sécurité du travail et d’engager la responsabilité du chef d’entreprise, de ses délégataires (personne physique) et de l'entreprise (personne morale) en cas d'accident. D’ailleurs, la présence de toute drogue illicite sur le lieu de travail suffit à engager la responsabilité de l'entreprise.Les conduites addictives peuvent aussi menacer la sécurité des usagers, notamment lorsque les agents occupent des postes de sûreté et de sécurité. A cela s’ajoutent un absentéisme, des retards fréquents, une perte de performance du salarié, plus de conflits entre salariés et une perte d'image pour l’entreprise. A noter, selon les chiffres de 2010, en dehors des occasions traditionnelles que constituent les « pots » et les repas, 18,9% des hommes et 10,3% des femmes, soit 16,4% des actifs occupés avaient consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année (2). De plus, selon les estimations officielles, dans 20 à 30% des cas, la victime d’un accident du travail était sous l'emprise d'une substance psychoactive. L'alcool serait à lui seul responsable de 10 à 20% des accidents du travail, en cause dans 40 à 45% des accidents mortels du travail enregistrés au cours de l'année. Addictions au travail, les pistes pour s’en sortir Réduire la consommation de substances psychoactives au travail est possible. Voici quelques clés : Impliquer le médecin du travail. Les dirigeants d’entreprise devraient encore plus impliquer le médecin du travail. Le salarié devrait aussi y recourir plus facilement et plus fréquemment. En effet, le médecin du travail est à même de mener des actions individuelles auprès des personnels occupant des postes mettant en jeu la sécurité individuelle ou collective. Favoriser le bien-être au travail. Le milieu professionnel serait, du moins en partie, responsable de l’usage des substances psychoactives ou d'une majoration de leurs consommations. Réaliser des actions collectives d'information et de sensibilisation sur les dangers des drogues licites et illicites en milieu professionnel. Pr Jean-Pierre Goullé : « Différentes enquêtes ont révélé que face aux difficultés rencontrées quotidiennement dans leur exercice professionnel, les actifs ont tendance à augmenter leur consommation de substances psychoactives. Cela concernerait 36% des fumeurs, 9% des consommateurs d’alcool et 13% des usagers de cannabis. La dégradation ressentie des conditions de travail serait également à l’origine de la prise de médicaments psychotropes chez près du quart des professionnels ! ».Source : Rapport de l’Académie nationale de médecine, le 10 octobre 2017 (1) Palle C. Synthèse de la revue de littérature sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Observatoire français des drogues et toxicomanies, note 2015-05, 12pp ; (2) Beck F., Guignard R., Léon C., Ménard C., Richard J.B. Usage de substances psychoactives et milieu de travail, La Santéen action, N° 425, 2013, 42-44D’après un entretien avec le Pr Jean-Pierre Goullé, rapporteur du rapport « Addictions en milieu professionnel » pour l’Académie nationale de médecine, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen
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Cystites récidivantes : tentez la grande airelle rouge
Les effets préventifs du Cranberry (également appelé grande airelle rouge ou canneberge) sur les cystites récidivantes sont aujourd'hui bien documentés. Côté mécanisme, il s'agirait d'antioxydants particuliers capables d'empêcher l'adhésion des bactéries aux parois de la vessie.
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Les risques de grossesse méconnus
La contraception, tout le monde connaît. Mais certaines zones d'ombre persistent. La preuve, c'est que l'efficacité théorique des contraceptions est en général surestimée par rapport à leur efficacité réelle en situation. Et ce, à cause de certains détails parfois ignorés... La pilule La pilule présente très peu de risques, si elle est bien prise. L'échec est le plus souvent dû à l'oubli. C'est pour cela qu'il faut absolument, lors d'une prescription de pilule, demander à son médecin la conduite à tenir en cas d'oubli. Quelle durée de décalage est-elle supportable ?Pour certaines pilules, une heure de décalage, et le risque est là. Pour d'autres pilules, jusqu'à 12 heures d'oubli, vous êtes encore protégée…Moins connu, le risque d'élimination de la pilule à cause d'une gastro-entérite. Si vous vomissez, ou que vous souffrez d'une diarrhée carabinée, votre pilule peut se trouver expulsée de votre corps avant même d'avoir agit. En cas de doute, téléphonez à votre médecin pour prendre conseil.Et, pour chaque consultation médicale, pensez toujours à signaler que vous prenez la pilule. En effet, certains médicaments peuvent bloquer ou diminuer son effet. La pilule du lendemain C'est la pilule qu'on prend après un rapport sexuel à risque, c'est-à-dire sans précautions aucune ou après rupture de préservatif. Le laboratoire qui la fabrique annonce 80% de bons résultats. Cela signifie que 80% des grossesses sont évitées. Pas 100%. C'est pourquoi il s'agit seulement d'une contraception de secours et, en aucun cas, on ne doit la considérer comme une sécurité totale.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'efficacité de la pilule du lendemain diminue plus on attend.Ainsi, les pilules de type Norlévo permettent de prévenir une grossesse non désirée jusqu'à 72 heures après un rapport à risque. Mais plus on la prend tôt, mieux c'est. Il existe cependant une autre pilule du lendemain, EllaOne®, qui peut encore être prise jusqu'à 5 jours après l'accident (soit 120 heures).Dans tous les cas, retenez qu'il faut agir vite et qu'un test de grossesse est conseillé par la suite. Le préservatif Ne croyez surtout pas être mieux protégés si vous mettez deux préservatifs l'un sur l'autre. Au contraire, cela augmente terriblement le risque de déchirures. Et n'utilisez jamais de lubrifiant huileux ni de vaseline, qui rendent le latex poreux, mais choisissez-en un spécialement compatible avec les préservatifs. La sodomie Tout le monde le sait, ce n'est pas par là que le papa doit mettre la petite graine ! Pourtant, une grossesse est possible ! En effet, sans préservatif, le sperme coule à l'extérieur et va suivre une sorte de sillon qui l'amène directement à l'entrée du vagin. Là, il suffit de quelques spermatozoïdes bien vigoureux... et une grossesse se met en route. Alors, préservatif indispensable contre les MST, mais aussi si vous ne désirez pas d'enfant pour l'instant. L'amour sans filet Même de nos jours, beaucoup de couples choisissent encore la méthode du retrait, celle où l'homme se retire avant d'avoir éjaculé. On constate au moins 30% d'échecs ! Simplement parce que, avant d'éjaculer, le liquide pré-éjaculatoire qui sort du pénis peut contenir des spermatozoïdes. D'où de très nombreuses grossesses surprises ! Finalement, l'important, c'est de ne pas hésiter à à demander une précision à votre médecin. Il vaut mieux insister deux minutes, que de pouponner 9 mois plus tard sans l'avoir choisi ! Dr Catherine Solano - médecin sexologue
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Prééclampsie : une complication de la grossesse à dépister précocement
La prééclampsie est une complication de la grossesse qui nécessite un dépistage précoce, suivi d'une prise en charge et d'une surveillance rapprochée. Elle se définit par l'apparition d'une hypertension artérielle après la 20e semaine d'aménorrhée, avec une protéinurie (protéines dans les urines).Ce qu'il faut savoir pour mieux prévenir la prééclampsie. La prééclampsie, une complication à dépister en début de grossesse La prééclampsie concerne 1 à 7% des femmes enceintes.Elle complique 3 à 7% des premières grossesses (primipares : premier enfant) et 0,5 à 1% des grossesses ultérieures (multipares). C'est la première cause de complications materno-foetales.Le dépistage précoce de la prééclampsie est un facteur essentiel de l'amélioration des conséquences, parfois graves, tant pour le foetus que pour la future mère, en permettant une prise en charge rapide, adaptée et efficace. Quels sont les facteurs de risque de prééclampsie ? En dehors des prises de tension artérielle et de la recherche mensuelle de protéines dans les urines, il existe un certain nombre de facteurs de risque de la prééclampsie : antécédents de prééclampsie chez la mère ou une soeur ; l'âge maternel élevé ; la primiparité (première grossesse) ; une union récente (brève période d'exposition préalable au sperme du père) ; insémination avec donneur ; anomalies des marqueurs sériques avec caryotype normal ; obésité ; antécédents de troubles du fonctionnement des plaquettes sanguines ; affections auto-immunes ; néphropathies chroniques ; vie en altitude ; stress physique et psychologique. Certains signes doivent être recherchés : céphalées ; troubles visuels, auditifs ; douleurs épigastriques (région supérieure et médiane de l'abdomen) ; paresthésie des membres (sensation anormale sur la peau) ; oedèmes des membres inférieurs ; prise de poids récente ; albuminurie (présence d'albumine dans les urines). En cas d'antécédent de prééclampsie... Seule l'efficacité de l'aspirine est indiscutable pour prévenir la survenue de la prééclampsie chez une femme enceinte à risque.Prescrite précocement, elle réduit l'incidence de cette complication de 15%, la prématurité de 8% et la mortalité périnatale de 14%.Le traitement doit débuter dès le premier trimestre (vers la 10e semaine d'aménorrhée) avant que les anomalies n'apparaissent, et jusqu'au début du 9e mois. Ce qu'il faut retenir sur la prééclampsie S'il est difficile de prévenir une prééclampsie chez une primipare, il est cependant possible d'en faire le diagnostic précoce et de mettre en place une prise en charge efficace.C'est ainsi la meilleure façon d'en prévenir les complications. Isabelle Eustache
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Préservatif féminin, mode d'emploi
Le préservatif féminin, très mal connu, est un moyen de contraception qui protège également du sida et autres IST (infections sexuellement transmissibles). Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de la prévention. Il donne de surcroît aux femmes une indépendance que le préservatif masculin ne leur offre pas.Mode d'emploi, avantages et inconvénients du préservatif féminin. Mode d'emploi du préservatif féminin Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de l'essayer seule, une ou deux fois au préalable.Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrile synthétique qui va tapisser en douceur la paroi vaginale. Il se présente sous la forme d'un cylindre souple et ample ayant à chacune de ses extrémités un anneau flexible. L'un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l'insertion, puis de point d'encrage à l'intérieur du vagin. L'autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l'extérieur du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Sa mise en place n'est pas plus difficile que celle d'un tampon. Comment le positionner avant un rapport vaginal ? Se mettre dans une position confortable : couchée, assise ou debout avec un pied posé sur une chaise. Sortir le préservatif féminin de son emballage avec précaution et s'assurer que l'anneau interne se trouve bien au fond du préservatif. Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant. Attraper l'anneau du fond et le tordre afin qu'il forme un « 8 ». En le maintenant bien ainsi, l'introduire dans le vagin avec l'index, comme pour un tampon sans applicateur. Une fois l'index enlevé, l'anneau reprend sa forme. Placer ensuite l'index à l'intérieur du préservatif et pousser l'anneau jusqu'au fond du vagin. Une fois ainsi en place, l'anneau externe se trouve toujours à l'extérieur du vagin. Lors du rapport, guider le pénis à l'intérieur du préservatif. L'anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le préservatif se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport. Après le rapport, pincer l'anneau extérieur et tourner de façon à fermer complètement l'ouverture. Ensuite, tirer doucement. Le placer dans son emballage et le jeter dans la poubelle. Ne pas le jeter dans les toilettes. Quels sont les avantages du préservatif féminin ? L'anneau extérieur est en contact avec le clitoris et le stimule. Il est plus chaleureux qu'un préservatif masculin et même s'il est plus épais, il transmet les sensations : le polyuréthane permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations. Il ne serre pas le pénis. L'homme n'a pas cette sensation d'être à l'étroit. Absence d'échauffement désagréable pour la femme. Même s'il est prélubrifié, il est possible de rajouter du lubrifiant, contrairement au préservatif masculin en latex. Il peut être installé à tout moment, jusqu'à 8 heures avant un rapport. Cela permet de ne pas oublier de se protéger ou de couper court avec un partenaire qui ne voudrait pas mettre de préservatif ou n'en aurait pas. De la même façon, on peut l'enlever bien après l'éjaculation. Aucun risque d'allergie puisqu'il n'est pas en latex. Le risque de rupture est encore inférieur à celui du préservatif masculin. C'est un bon moyen de se protéger pendant les règles. Il ne pose aucun problème après une grossesse. Le préservatif fémininin présente-t-il des inconvénients ? Le préservatif féminin est relativement coûteux. Il recouvre entièrement les organes génitaux de la femme. Lors d'un rapport, il fait parfois du bruit et peut être poussé à l'intérieur du vagin. Où se le procurer ? En pharmacie ou sur Internet, au prix indicatif d'environ 9 euros la boîte de 3. Gratuitement dans les CPEF (Centres de Planification et d'Education Familiale), dans les centres de dépistage et dans les associations de lutte contre le VIH. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Pilule et risque cardiovasculaire : le point
La pilule augmente le risque de phlébite. Certes, très légèrement, mais suffisamment pour que la contraception orale estroprogestative soit contre-indiquée chez les femmes qui présentent déjà un risque cardiovasculaire.Petit rappel des contre-indications de la contraception orale par estroprogestatifs. Toutes les pilules estroprogestatives augmentent légèrement le risque de phlébite Toutes les pilules contraceptives combinées, c'est-à-dire associant les deux hormones estrogènes et progestérone, sont associées à un risque de thrombose veineuse.Également appelée phlébite, la thrombose veineuse correspond à la formation d'un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot peut entraver la circulation sanguine et favoriser l'apparition de varices. Bien plus grave, le caillot peut migrer dans la circulation puis boucher une artère pulmonaire et provoquer une embolie pulmonaire.Toutefois, les risques de phlébite associés à la pilule sont très faibles et les complications graves sont très rares. Le risque de thrombose veineuse profonde est plus élevé avec les pilules de dernière génération Il faut également savoir que les risques de thrombose veineuse varient selon le type de pilules. Il est ainsi deux fois plus faible avec les pilules de 2e génération qu'avec les pilules de 3e et 4e génération, mais reste inférieur au risque chez la femme enceinte. En effet, la grossesse représente aussi une situation bien connue à risque accru de phlébite.À titre d'exemple, le risque d'accident thromboembolique veineux est de : 60 cas pour 100.000 femmes enceintes. 40 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 3e ou 4e génération. 20 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 1ère ou 2e génération. 5 à 10 cas pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule. Autrement dit, les risques restent faibles, même avec les pilules de dernière génération et ils sont surtout présents lors de la première année d'utilisation du contraceptif. Quelles femmes doivent éviter la contraception estroprogestative ? Les bénéfices apportés par les pilules restent supérieurs aux risques cardiovasculaires, surtout chez les femmes jeunes et chez celles qui ne présentent pas de risque cardiovasculaire particulier, soit la grande majorité des femmes qui utilisent une contraception.En revanche, certaines femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire doivent les éviter. Elles sont invitées à en parler à leur médecin afin de trouver la méthode contraceptive la mieux adaptée à leur cas.Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire pour lesquelles la contraception estroprogestative est contre-indiquée ? Certains facteurs de risque constituent des contre-indications aux pilules estroprogestatives : Les antécédents personnels de thrombose veineuse superficielle, profonde ou d'embolie pulmonaire. Les antécédents personnels d'accident artériel, coronarien ou d'accident vasculaire cérébral. Les facteurs génétiques de risque de thrombose. Les cardiopathies ischémiques et les valvulopathies cardiaques. Les maladies majorant le risque thrombotique : lupus, maladies inflammatoires (MICI, syndrome myéloprolifératif...), cancer, etc. Les antécédents familiaux au premier degré (parents, frères, soeurs, enfants), d'accidents thromboemboliques veineux survenus avant l'âge de 50-60 ans, d'accidents thromboemboliques artériels, d'hypertension artérielle, de diabète et de dyslipidémie. Les femmes souffrant de céphalées et de migraines avec ou sans aura. Le tabagisme. Les facteurs de risque suivants : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse. L'âge enfin constitue lui aussi un facteur de risque : à partir de 35 ans le risque cardiovasculaire commence à croître. Dans toutes ces situations, un autre moyen contraceptif doit être envisagé, ou en cas de facteur de risque isolé un suivi médical spécifique doit être mis en place par le médecin. Source : e-santé Dr Philippe Presles
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Pourquoi faut-il un détartrage des dents en plus du brossage régulier ?
Si l'on veut garder de bonnes dents et un joli sourire toute sa vie, mieux vaut prendre soin de son parodonte, qui correspond aux tissus de soutien des dents.Comment s'y prendre ? En plus d'une bonne hygiène buccodentaire, la plupart d'entre nous ont besoin d'un détartrage régulier pour éliminer la plaque dentaire. La plaque dentaire attaque le parodonte On appelle le parodonte l'ensemble des tissus qui entourent la dent et qui la maintiennent en place. Inévitablement, ce parodonte est l'objet d'attaques bactériennes, voire de virus ou de levures. En excès ou lorsque les germes sont particulièrement virulents, ils peuvent être à l'origine de maladies dites parodontales.Dans la bouche, les bactéries ont la particularité de s'organiser en " biofilm " : elles s'enveloppent dans une sorte de matrice faite de protéines, ce qui leur confère une résistance très importante et notamment aux antiseptiques et aux antibiotiques qui n'arrivent plus à les atteindre pour les détruire. Cette organisation en biofilm permet donc aux bactéries de survivre dans des milieux très hostiles, comme dans celui qui règne dans notre bouche.C'est la plaque dentaire. Les dangers de l'inflammation Une fois installés, les bactéries et autres germes peuvent induire des inflammations se traduisant par : une rougeur des gencives, des saignements (spontanés ou provoqués par le brossage), un gonflement des gencives, des picotements, des douleurs. A la longue, l'inflammation peut détruire plus ou moins partiellement le parodonte et mettre en péril l'attache des dents en cas d'atteinte de l'os. Enfin, des poches peuvent apparaître sur le parodonte, résultat d'un décollement de la gencive qui n'adhère plus sur la dent et qui constitue un réceptacle idéal pour les microbes.Pour le dentiste, c'est l'apparition de poches parodontales qui constitue le symptôme le plus significatif des parodontites. En revanche, pour nous, c'est le saignement de la gencive lors du brossage qui doit alerter et amener à consulter rapidement un dentiste. Contre les maladies parodontales, deux stratégies s'imposent Le brossage régulier et soigné des dentsPlusieurs fois par jour, après les repas, idéalement durant 2 minutes, précédé d'un nettoyage interdentaire. Le détartrage et le surfaçage par le dentisteLe détartrage permet une élimination quasi-totale des bactéries et des autres germes. La fréquence des détartrages dépend de la qualité de l'hygiène buccodentaire quotidienne pratiquée par le sujet et de ses facteurs de risque. Quels sont les facteurs de risque des parodontites ? Le tabac La consommation d'alcool Le stress Le diabète Les maladies cardiovasculaires L'obésité L'arthrite rhumatoïde L'hérédité L'atteinte des défenses immunitaires Etc. Attention, si les parodontites peuvent mettre les dents en danger, elles peuvent aussi retentir sur l'état de santé général et être à l'origine de certaines pathologies car l'inflammation locale peut s'étendre, voire devenir générale : maladie cardiovasculaire, diabète, conséquence sur la grossesse (prématurité), etc. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Piscine : pourquoi doit-on prendre une douche avant ?
Avant d'aller se baigner dans une piscine, il faut prendre une douche. C'est devenu une habitude et nous insistons pour que nos enfants n'oublient pas de la prendre avant de courir sauter dans l'eau.Mais pourquoi faut-il prendre une douche ? Piscine : attention, produits irritants ! Pour garder une eau propre, il faut utiliser des produits désinfectants (chlore, brome, ozone, etc.). Mais il ne faut pas en utiliser trop car ils sont susceptibles de devenir irritants et de provoquer des troubles oculaires, cutanés (eczéma) ou respiratoires (bronchite, asthme).Tel est le dilemme auquel sont confrontés les gérants de piscine. En fait, les produits de désinfection de l'eau se recombinent avec la matière organique (ammoniac) des baigneurs (sueur, salive, urine, sécrétions nasales, liquides de la peau, du cuir chevelu...) et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme.C'est pour limiter leurs émanations que l'on recommande la douche systématique avant d'entrer dans un bassin. Selon l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), un renforcement des règles d'hygiène corporelle devrait permettre de diminuer la concentration des polluants (bien sûr en parallèle avec l'amélioration des techniques de traitement de l'eau).C'est ainsi que les baigneurs devraient systématiquement porter un bonnet de bain, comme c'est déjà obligatoire dans la plupart des piscines publiques, et qu'ils devraient se savonner sous la douche avant leur baignade. Recommandations aux baigneurs en piscine Voici quelques recommandations qui permettent de renforcer la protection des baigneurs, mais aussi des nageurs sportifs, des maîtres-nageurs, des agents d'entretien et autres personnels des piscines qui sont plus particulièrement exposés, comme le prouve la fréquence accrue de l'asthme professionnel dans ces populations.Enfin, les règles d'hygiène protègent également les jeunes enfants (moins de deux ans), dont les systèmes respiratoire et immunitaire sont encore en développement. Douche savonnée avant toute baignade en piscine (y compris dans une piscine d'hôtel, de camping, de résidence de vacances...). Port du bonnet de bain. Passage dans le pédiluve (bain de pied à la sortie des douches). Pas de baignade en cas de maladies transmissibles comme la gastro-entérite. Passage aux toilettes avant la douche savonnée. Respecter les zones de déchaussage. Ôter tout maquillage et autres produits cosmétiques. Utiliser des accessoires (bouées, tapis, ceintures, frites...) réservés exclusivement à l'usage de la piscine et bien entretenus. A savoir aussi : Le port de lentilles est déconseillé en raison d'un risque d'aggravation de pathologie oculaire (conjonctivite, kératite). Et enfin, ne pas négliger la douche savonnée après la baignade.Tout bébé doit porter une couche jetable adaptée au bain.Par mesure d'hygiène et pour éviter tous désagréments, portez des sandales quand vous marchez autour de la piscine. Isabelle Eustache
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