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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Sport : le meilleur remède contre la vieillesse
Comment accepter et bien gérer son âge et les baisses de régime qui vont avec ? La question se pose à tout le monde, mais pour ceux qui font du sport, il est parfois plus facile d'y répondre. Bien vieillir : l'art de la lucidité La plupart des gens prennent conscience du vieillissement assez tardivement dans la vie. Pour une personne sédentaire les premières baisses de régime passent assez inaperçues. On souffle un peu plus bruyamment lorsqu'on emprunte les escaliers. Mais on ne s'en inquiète guère jusqu'au jour où l'on découvre que le poids des ans a déjà profondément marqué l'organisme de son empreinte. Quand on pratique un sport, c'est différent: même une petite baisse de forme se sent tout de suite, voire se mesure en secondes ou en minutes sur un chrono. Chacun peut d'ailleurs chiffrer cette progression en comparant ses performances d'une année sur l'autre. Certains, pour éviter cette comptabilité qu'ils trouvent déprimante, changent de discipline, de distances, ou alors ils laissent carrément tomber le sport. D'autres persévèrent... et ils ont raison, puisqu'on le sait bien, le sport est notre meilleur allié contre le vieillissement, même s'il ne permet pas de l'empêcher complètement. Bienfaits du sport sur l'âge : la preuve par les sexagénaires Le Docteur Alain Ducardonnet, membre du club des cardiologues du sport (Belgique), a fait passer un test d'effort à dix ans d'intervalle à trois groupes de sexagénaires. Un premier très bien entraîné, un second moyennement sportif et un dernier sédentaire. Les résultats sont édifiants. Les membres du groupe le plus sportif dépassent en moyenne les performances d'individus sédentaires de 15 ans leurs cadets. Cet avantage substantiel concerne aussi les sujets moyennement entraînés puisqu'ils égalent les performances des non sportifs dix ans plus jeunes qu'eux-mêmes. Chaque séance revient en somme à ralentir le défilement du temps. Sport et vieillissement : que des bonnes nouvelles L'âge n'est pas fatal à tous les paramètres physiologiques. La force et la vitesse commencent effectivement à décliner après 30 ans. Mais les qualités d'endurance peuvent se maintenir à un niveau presque maximal jusqu'à 45 ans. D'autres facteurs peuvent même s'améliorer avec l'expérience, comme la capacité de bien gérer les stocks de glycogène, le meilleur carburant de l'effort. On peut donc reculer ainsi le stade d'épuisement des réserves dans des sports de longue durée, du style cyclotourisme ou marathon. Comment bien pratiquer le sport quand on prend de l'âge ? Lorsqu'on a toujours été actif et que l'on approche de l'âge mûr, les médecins du sport conseillent de réduire progressivement les efforts intenses de longue durée pour ne pas surcharger la barque et de les remplacer par des séances de musculation et/ou des footings que l'on agrémentera d'exercices par intervalles. Ceci permet de préserver la masse musculaire et donc de conserver une certaine vitesse en course à pied par exemple. Gilles Goetghebuer (avec l'aide d'Olivier Beaufays)
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Vos dents, votre âge et vous
Avec l'âge, les dents sont parfois problématiques, même lorsqu'elles sont remplacées par un dentier. Mais elles restent importantes tout au long de notre vie. Comment évoluent-elles ? Comment bien s'en occuper ? Santé dentaire : qu'est-ce que l'âge change ? A l'arrivée de la cinquantaine, la santé de notre bouche devient plus difficile à entretenir. Pour les femmes, la ménopause entraîne parfois un affaiblissement des tissus de la gencive encore plus fort que celui qui découle simplement du passage du temps. Par ailleurs, pour les deux sexes, avec l'âge la sécrétion de salive diminue. Or la salive joue un rôle très important dans la santé de la bouche: elle aide à éliminer les déchets alimentaires et lutte contre les caries. La bouche et les dents, à la cinquantaine, ont donc besoin de soins peut-être plus qu'au cours des années qui ont précédé. Et si j'ai déjà un appareil dentaire ? Si vous portez déjà une prothèse dentaire, cela ne vous dispense pas de prendre soin de votre bouche ! Un nettoyage quotidien doit être effectué, que vous gardiez l'appareil en bouche pour la nuit (dans ce cas, vous le brosserez comme vous brosseriez vos dents) ou que vous le retiriez. Si vous dormez sans votre prothèse, conservez-la dans un milieu humide, comme un verre d'eau; consultez votre dentiste quant aux produits éventuels à utiliser, ils ne sont pas toujours nécessaires. N'oubliez pas non plus de soigner votre bouche elle-même: passez une brosse à dents très douce ou un linge humide sur vos gencives et utilisez éventuellement un bain de bouche. Marion Garteiser, journaliste santé
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L'arthrose des doigts
Contrairement à une opinion répandue, les douleurs de l'arthrose des doigts finissent par disparaître avec le temps. Le point sur cette maladie douleureuse, l'arthrose des doigts, qui déforme l'articulation des doigts... Les femmes de 50 ans particulièrement touchées Source fréquente de douleurs et de déformations des doigts, l'arthrose se diagnostique généralement sans radio ni prise de sang. Son traitement repose en grande partie sur les anti-douleurs comme le paracétamol.L'arthrose des doigts est particulièrement fréquente. Elle peut toucher les articulations des phalanges des doigts (articulations interphalangiennes), ou les articulations entre les doigts et la main (articulations métacarpo-phalangiennes). Les femmes de plus de 50 ans sont les plus souvent atteintes. Dans cette population, plus d'une femme sur cinq présente des signes d'arthrose des doigts à la radiographiegraphie Des douleurs paradoxales Mais ce chiffre est trompeur, car parmi les femmes qui ont des signes d'arthrose à la radiographiegraphiedes mains, seulement une sur trois à une sur cinq en souffrira un jour. Les douleurs sont progressives, et touchent le plus souvent les articulations entre les deuxièmes et troisièmes phalanges des doigts.L'arthrose provoque aussi des déformations des doigts. Assez souvent, on voit pousser deux saillies rondes, dures, parfois douloureuses à la pression, séparées par un petit vallon, au dos des articulations des doigts.Plus tard, les doigts sont souvent déformés en flexion (les doigts ne peuvent plus s'ouvrir complètement) et ont tendance à partir du côté du petit doigt : les anciens parlaient de la déformation "en coup de vent" des doigts. Curieusement, les articulations les plus déformées sont souvent tout à fait indolores. En effet, les douleurs initiales disparaissent avec le temps (en général au bout de quelques années). Le diagnostic d'arthrose des doigts est en général facile Sauf exception plutôt rare, le diagnostic d'arthrose des doigts est purement clinique : le médecin a seulement besoin de vous poser quelques questions, puis de regarder et de palper vos articulations. Les prises de sang et radios sont habituellement totalement inutiles, aussi bien pour le diagnostic initial que pour le suivi. Une exception (peu fréquente) : dans les cas où on envisage une opération chirurgicale pour traiter la déformation d'un pouce, des radiographies sont utiles pour déterminer quand intervenir.Le suivi consiste surtout à évaluer la douleur et des difficultés d'utilisation de la main (par exemple à l'aide du questionnaire "arthrose et main" de Dreiser). Ce suivi est en fait souvent rassurant, car l'arthrose des doigts est en général bien loin d'entraîner les mêmes difficultés que les rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde. Comment traiter les douleurs de l'arthrose ? Il n'existe aucun traitement préventif efficace de l'arthrose, ni aucun traitement qui en modifie l'évolution. Et il n'existe donc aucun médicament utile en cas d'arthrose des doigts avec déformation mais sans douleur. Le Chondroïtine sulfate est néanmoins souvent prescrit, car il peut s'avérer utile pour certains patients.En cas de douleur due à l'arthrose, les premiers médicaments à essayer sont les anti-douleurs ayant le moins d'effets indésirables. Le paracétamol est donc le médicament de première ligne (à la dose de 3 grammes par jour), avec les anti-inflammatoires locaux (à condition de choisir ceux dont l'efficacité est démontrée et qui ont le moins d'effets indésirables potentiels). Ces traitements sont le plus souvent suffisants.Dans les rares cas où la douleur persiste, il est logique d'utiliser les anti-douleur de niveau 2, c'est-à-dire des dérivés lointains de la morphine. Par exemple une association de paracétamol et de codéine.Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ou AINS) ne sont indiqués que dans les rares cas de poussées douloureuses importantes, résistant aux autres traitements. Pour deux raisons : d'une part, l'arthrose n'est pas une maladie inflammatoire, et les autres traitements sont très généralement suffisamment efficaces. Et d'autre part, l'intérêt de ces médicaments est limité par leurs effets indésirables fréquents et d'autant plus dangereux que le consommateur est une femme, qu'il avance en âge, et qu'il prend de nombreux médicaments. Limiter la déformation du pouce Dans l'arthrose de la base du pouce, il est important de ménager l'articulation afin de diminuer les douleurs. Dans certains cas, les douleurs et surtout la déformation progressive de l'articulation peuvent être limités par la port d'une "orthèse". Il s'agit d'un moulage en résine du poignet et du pouce, et qu'on peut mettre et enlever soi-même. Cette orthèse n'est souvent portée que la nuit. C'est dans les cas d'arthrose déformante grave de la base du pouce qu'on propose parfois une intervention chirurgicale, qui peut avoir pour but, soit de limiter la déformation et de maintenir la mobilité, soit au contraire de souder les os entre eux (en réduisant donc la mobilité) pour lutter contre la douleur et conserver la force de prise en main (par exemple, pour des travailleurs manuels très gênés dans leur activité). Une évolution plus ou moins favorable avec le temps De manière générale, les douleurs dues à l'arthrose s'améliorent spontanément au bout de quelques années et finissent par disparaître. Reste le handicap dû à la déformation, et parfois à la diminution de force des muscles, après l'inactivité forcée due à la douleur. Et la difficulté psychologique d'accepter la déformation des doigts, souvent jugée inesthétique (alors que dans les siècles passés, cette déformation des doigts était parfois considérée de manière positive, comme un signe de longue vie et de sagesse). Isabelle Eustache
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Jusqu'à quel âge peut-on conduire ?
Passé 65 ans, la conduite automobile reste un motif important d'accidents. Selon la Prévention routière, les accidents de la route totalisent 52% des tués et 49 % des blessés chez les seniors. D'où l'éternelle question que se posent les seniors et leur entourage : jusqu'à quand peut-on conduire ? Avec l'âge, l'aptitude à la conduite diminue progressivement Si aujourd'hui à 70 ans, on ne se considère pas encore comme « vieux », la conduite automobile nécessite de très bonnes capacités physiologiques et cognitives, lesquelles tendent à diminuer dès 45 ans. Or en France, il n'existe pas de contrôle médical, comme c'est le cas dans certains pays, permettant de décider si l'on peut encore conduire ou non. Autrement dit, c'est à chaque conducteur d'être responsable, d'évaluer ses propres capacités, de demander conseil à son médecinet d'arrêter la conduite au bon moment.Avec l'âge, tout contribue à diminuer l'aptitude à conduire, à commencer par les rhumatismes qui diminuent l'amplitude des mouvements, la vue et l'audition qui baissent, les médicaments qui diminuent la vigilance ou encore la coordination qui n'est plus excellente.Comme tous ces« petits tracas » s'installent très progressivement, il est parfois difficile de se rendre compte objectivement de leurs répercussions fonctionnelles.On en revient toujours à la même question, jusqu'à quand peut-on conduire ? Après prise en charge de tous ces tracas (vision,audition, douleurs...), voici quelques conseils. 1)Seniors, pour mieux conduire, remettez-vous à niveau. Reprenez quelques leçons de conduite avec un moniteur d'auto-école. Vous pourrez ainsi réapprendre les bons réflexes et reprendre confiance en vous. Vous pouvez également suivre un stage de remise à niveau des connaissances. Rien de tel pour se sentir plus à l'aise au volant. 2) Faites votre bilan personnel. Soyez objectif et évaluez vos propres capacités : mobilité, vision, attention et vigilance,médicaments... Et au moindre doute, prenez rendez-vous chez votre médecin. 3) Tenez compte de l'attitude de votre entourage. Leurs inquiétudes, leurs réflexions, leurs comportements sont à prendre en compte et à considérer comme des signaux d'alerte. Là encore, tenez-en compte et n'hésitez pas à demander l'avis de votre médecin. 4) Adressez-vous à la Commission médicale des permis de conduire. La Commission médicale des permis de conduire, composée de 2 médecins généralistes, a pour mission de vérifier l'aptitude médicale à l'obtention, à la restitution ou au maintien du permis de conduire. C'est d'ailleurs à cette Commission qu'il faut s'adresser en cas de survenue d'un handicap ou d'une maladie.Cette commission peut être amenée à proposer un aménagement du permis, comme par exemple une limitation de la conduite de nuit en cas de mauvaise vision nocturne, ou à recommander l'usage d'un véhicule spécialement aménagé. 5) Arrêtez progressivement de conduire. L'arrêt progressif est à privilégier. Commencez par diminuer les longs trajets, ou inversement les trajets qui peuvent facilement être réalisés à pied, et privilégiez les transports en commun. Limitez-vous aux déplacements dont l'itinéraire vous est familier. Pour en savoir plus :www.preventionroutiere.asso.frFaites le test : « Senior : êtes-vous physiquement apte à la conduite ? » Faites le test :« Senior au volant, conduisez-vous sans risque ? » Isabelle Eustache
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Quels sont les premiers vrais signes de la maladie d'Alzheimer ?
Un trou de mémoire, ça arrive à tout le monde, et cette défaillance ne signifie pas pour autant que vous êtes atteint(e) de la maladie d'Alzheimer.Mais alors quels sont les signes et symptômes susceptibles de suggérer une maladie d'Alzheimer ?
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Cancer de la prostate : une cause d'incontinence urinaire
Il existe des formes agressives du cancer de la prostate, mais la plupart d'entre eux évoluent lentement et silencieusement durant des années.Et lorsqu'ils se manifestent, c'est souvent sous la forme de signes urinaires, avec notamment une tendance à l'incontinence urinaire. À noter que l'incontinence urinaire fait aussi souvent partie des effets secondaires du traitement du cancer de la prostate...Le point sur la relation entre cancer de la prostate et incontinence urinaire. Le cancer de la prostate : le cancer le plus fréquent chez l'homme C'est ainsi que toute affection de la prostate peut donc avoir des répercussions sur les fonctions sexuelles et urinaires.Rappelons que la prostate est une glande de l'appareil reproducteur masculin située sous la vessie et entourant l'urètre, le canal par lequel s'écoulent l'urine et le sperme.La prostate sécrète le liquide séminal qui entre dans la composition du sperme. Cette glande joue aussi un rôle clé lors de l'éjaculation.En France, 70.000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année. Il s'agit du cancer le plus fréquent chez l'homme et de la 2e cause de décès par cancer, avec l'équivalent de 10.000 décès par an. L'incontinence est un des symptômes du cancer de la prostate Il existe des formes agressives de cancer de la prostate. Mais sinon, le cancer de la prostate évolue très lentement et reste longtemps localisé dans la prostate... A tel point que pendant des années, les effets sur la santé sont indécelables ou limités.En conséquence, l'intérêt du diagnostic (dosage des PSA et toucher rectal) est discuté et le traitement souvent différé dans la mesure où une majorité des personnes chez qui l'on diagnostique un cancer de la prostate, mourront en fait d'une autre cause, notamment cardiovasculaire, tandis que les traitements du cancer de la prostate ont des effets indésirables urinaires et érectiles.Dans les cas où le cancer de la prostate se manifeste par des symptômes, les plus courants sont les suivants, lesquels sont communs à d'autres maladies de la prostate, notamment l'hypertrophie bénigne de la prostate : Troubles urinaires : Incontinence urinaire ou difficulté à retenir l'urine. Besoin fréquent d'uriner surtout la nuit. Difficulté à initier la miction. Faible débit urinaire. Brûlure ou douleur lors de la miction. Présence de sang dans les urines ou dans le sperme. Douleurs dans le bas du dos, les hanches, le haut des cuisses. Plus rarement des troubles de l'érection. On retiendra que les troubles urinaires, dont l'incontinence urinaire, représentent les principaux symptômes d'un problème de prostate. L'incontinence est un effet secondaire du traitement du cancer de la prostate À noter que l'incontinence urinaire peut aussi être liée au traitement du cancer de la prostate.C'est d'ailleurs le premier effet secondaire potentiel de la prise en charge du cancer de la prostate, avec le risque de troubles de l'érection. Le traitement du cancer de la prostate dépend de la taille de la tumeur, de son stade, de sa vitesse d'évolution, de son agressivité.Souvent, une simple surveillance active est mise en place.Lorsqu'une intervention s'impose, il s'agit de la chirurgie, qui consiste en l'ablation de la prostate et parfois des tissus environnants. Ce traitement peut entraîner des troubles érectiles et urinaires, qui disparaissent habituellement dans les 2 ans suivant l'opération. D'autres options thérapeutiques sont possibles : la cryothérapie (destruction de la tumeur par le froid), la radiothérapie (destruction par des radiations électromagnétiques), la curiethérapie (substances radioactives), l'hormonothérapie, la chimiothérapie (en cas de métastases), les ultrasons de haute densité. Les traitements du cancer de la prostate évoluent rapidement et la recherche est particulièrement active pour minimiser les effets secondaires des traitements. On retiendra que les traitements du cancer de la prostate ne sont pas anodins et qu'il convient de discuter de leurs effets indésirables potentiels afin d'opter pour les solutions les plus efficaces et les moins traumatisantes, selon l'âge du patient et le type de tumeur. Dr Philippe Presles
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Seniors : buvez, c'est l'été !
La déshydratation du sujet âgé est fréquente et responsable d'un taux non négligeable de mortalité chez les plus fragiles.Ce constat est démesuré quand on sait que quelques précautions suffisent le plus souvent à éviter cet accident.La règle d'or contre la déshydratation est d'apprendre à boire sans soif de l'eau bien sûr ! Une personne âgée, même en parfaite santé, risque la déshydratation L'eau, principal constituant de l'organisme, représente 50 à 70% du poids corporel. Ce pourcentage varie en fonction du sexe, de l'âge et de la masse grasse. Par exemple, il passe de 76% chez le nourrisson à 53% chez le sujet de 70 ans.Le bon équilibre hydrique (équilibre en eau) est indispensable au bon fonctionnement cellulaire, et par conséquent, il a une action directe sur la performance physique, la thermorégulation et l'amélioration de la fonction cardiovasculaire.L'âge venant, y compris quand on est en parfaite santé, les mécanismes de régulation sont moins performants, rendant les risques de déshydratation réels.Finalement, les réserves d'eau diminuent, la sensation de soif s'amoindrit, et la régulation eau/sel se perturbe. Le rein perd sa capacité à retenir l'eau et à concentrer les urines, la sudation diminue, faisant courir un risque d'hyperthermie. Bien connaître les facteurs de risques de la déshydratation Les facteurs de risque de la déshydratation sont les suivants : L'âge supérieur à 80 ans, le sexe féminin, le faible poids corporel, la température ambiante trop élevée, une activité physique inhabituelle, la crainte de l'incontinence urinaire, la baisse de prise de liquide (moins de 1,5 litre/jour), De même, certaines maladies favorisent la deshydratation : diarrhées, fièvre, vomissements, anorexie (diminution de l'apport liquidien), syndrome dépressif, état confusionnel, maladie d'Alzheimer. Enfin, quelques médicaments peuvent être déclencheurs d'une deshydratation : laxatifs, diurétiques, sédatifs. Quels sont les signes de la déshydratation ? Il existe plusieurs types de déshydratation (extra-cellulaire, intra-cellulaire, globale), dont les signes spécifiques sont parfois difficiles à évaluer, surtout quand la personne est amaigrie ou fragilisée.Néanmoins, il faut toujours y penser lorsqu'apparaissent : une diminution de la sudation, des cernes, une hypotension (parfois malaise au lever), une sécheresse buccale, une accélération du pouls, une augmentation de la soif (mais cette sensation est souvent altérée chez le sujet âgé), parfois même, une fièvre. La torpeur, l'obnubilation, les étourdissements et parfois les phlébites se rencontrent aussi, de même que la constipation, les infections urinaires et les lithiases. Prévenir la déshydratation, c'est guérir Eviter l'installation de la déshydratation doit être une véritable obsession. L'important est de boire souvent, en petites quantités.L'apport quotidien est à adapter pour chaque personne, mais il faut toujours l'augmenter si la température extérieure est élevée ou en cas de fièvre, de 0,5 litres de liquide par jour par degré au dessus de 38°.Pour avoir une idée, le besoin en liquide d'un sujet âgé est plutôt au-dessus de celui d'un adulte. A priori, il s'agit d'une quantité avoisinant 1,5 à 2 litres de liquide comprenant l'eau et les autres boissons, auxquelles s'ajoute l'eau apportée par les aliments (qui avoisine le litre). Quand il fait chaud, se rappeler quelques règles anti-déshydratation Les réserves d'eau sont moins grandes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes et les besoins en eau ne diminuent absolument pas avec l'âge. Buvez souvent, régulièrement, en petites quantités et même sans avoir soif. Choisissez les boissons qui vous conviennent le mieux (eau du robinet, de source, eau minérale plate ou gazeuse, aromatisées ou non, thé, café, tisane, jus de fruits, lait, etc.). Si vos urines sont concentrées (sombres), c'est que vous ne buvez pas suffisamment ! Si vous rendez visite à une personne dépendante en institution, proposez-lui à boire. Dr Stéphanie Lehmann
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Seniors : savoir reconnaître une alerte cardiaque
La mortalité par maladie coronarienne est plus élevée chez les personnes âgées.Hélas, les signes d'alerte avant un infarctus ne sont pas systématiques. Ainsi lorsqu'ils surviennent, il faut savoir les reconnaître rapidement car l'avenir de la fonction cardiaque en dépend. Alerte cardiaque : pour comprendre Les artères coronaires sont celles qui nourrissent le muscle cardiaque. Quand elles s'obstruent partiellement et que le muscle souffre du manque d'oxygène lors d'efforts (parfois minimes), c'est l'angine de poitrine. Quand elles se bouchent, c'est l'infarctus, le coeur ne résistant pas au manque d'oxygène. C'est en urgence qu'il faut alors déboucher l'artère fermée, car la zone en souffrance peut définitivement mourir. La fonction contractile du muscle cardiaque diminue, avec toutes les complications que cela implique.C'est pourquoi devant une douleur thoracique, il est fondamental de savoir si elle est d'origine coronarienne ou non. Portrait robot de l'alerte cardiaque Le terrain de prédilectionLa maladie coronarienne touche plutôt l'homme au-delà de 50 ans ou la femme ménopausée, présentant plusieurs facteurs de risques d'athérosclérose, comme le tabac, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'hypertension artérielle, le stress, l'hérédité. Le facteur déclenchantElle peut survenir sans raison, même au cours de la nuit, ou après un effort. Elle est aussi nettement influencée par le froid ou la digestion. Pour ceux qui souffrent d'une angine de poitrine connue, l'alerte doit être donnée quand les crises augmentent progressivement en intensité et en durée, et/ou surviennent pour des efforts moins importants. Le siège de la douleurEn arrière du sternum, au milieu du thorax, sa surface dépassant largement la paume de la main. Elle peut irradier dans la mâchoire inférieure, les dents, le dos, les bras jusqu'aux poignets. Ses caractéristiques Le plus souvent, elle provoque une sensation de serrement ou de barre dans la poitrine. Mais parfois, elle ressemble à une brûlure, un écrasement, un blocage thoracique. La réponse à la trinitrine chez quelqu'un dont l'angine de poitrine est connueQuand elle a déjà été diagnostiquée l'angine de poitrine (ou angor) disparaît dans les minutes qui suivent la prise de trinitrine (en spray sublingual ou comprimés à sucer). C'est d'ailleurs aussi une façon de la reconnaître.En cas de résistance à ce médicament, toute douleur thoracique persistante malgré la trinitrine doit conduire à une hospitalisation en urgence : un infarctus est alors possible.Rappelons à ceux d'entre vous qui ont ce médicament chez eux, qu'il faut toujours s'asseoir, voire s'allonger avant de le prendre. Il fait parfois baisser la tension et peut provoquer un malaise entraînant une chute.Les signes éventuellement accompagnateursÀ la douleur thoracique, peuvent s'ajouter des difficultés respiratoires, un épisode de palpitation, toux, hoquet, troubles digestifs ou un malaise. Reconnaître tôt les signes de souffrance cardiaque, c'est minimiser les risques Si la crise dure ou si elle résiste à la trinitrine (pour ceux qui en utilisent déjà), c'est dans le quart d'heure qu'il faut composer immédiatement le 15 (Samu).A savoir : ne sont pas les signes d'un infarctus : Une sensation de piqûre, une douleur localisée comme une pointe d'aiguille, pouvant être montrée avec la pulpe d'un doigt. Une douleur que l'on peut reproduire en palpant la zone douloureuse. Un point de côté, sensible aux changements de position. Une douleur qui suit le trajet d'une côte, en "demi ceinture". Source : e-santé Dr Stéphanie Lehmann
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10 idées reçues sur la sexualité de l'homme après 50 ans
Au fil des années, sexuellement, votre corps ne fonctionne plus de la même manière. Savez-vous ce qui change chez vous ou votre partenaire ?10 questions-réponses autour de la sexualité des hommes après 50 ans. 1. Le désir sexuel masculin diminue-t-il fortement pour ne quasiment plus exister dans la vieillesse ? Non. S'il n'augmente pas, le désir sexuel de l'homme reste toute sa vie une forte pulsion, même s'il est moins violent et plus intériorisé. 2. Au fil des années, les préliminaires sont-ils de moins en moins appréciés par les hommes ? Non. On pourrait penser qu'au fil des ans, les hommes préfèrent s'affirmer et aller droit au but ou encore qu'ils apprécient les préliminaires en tant qu'amuse-gueules mais que le plat principal, c'est la suite ! Et bien c'est faux ! En vieillissant, les hommes apprécient de plus en plus les préliminaires et découvrent un plaisir plus profond. 3. L'érection devient-elle moins complète avec l'âge ? Oui. Au fil des années, on pourrait penser que l'érection s'améliore parce que l'homme prend confiance en lui ou qu'elle reste la même s'il est en forme et en bonne santé, mais force est de constater que l'érection devient moins complète sauf avant l'éjaculation. 4. L'érection devient-elle plus lente à mettre en place ? Oui. L'homme en vieillissant a besoin de plus de stimulations et l'érection ne se déclenche plus comme elle le faisait dès sa période de puberté. 5. Au fil des années, l'éjaculation reste-t-elle toujours la même, comme un réflexe ? Non. L'éjaculation en vieillissant perd de sa force : le sperme est éjecté moins loin. 6. Le contrôle de l'éjaculation se dérègle-t-il en vieillissant ? Non. On pourrait penser qu'avec les années, le corps répond moins bien mais en fait, contrôler son éjaculation devient de plus en plus facile et évident : avec l'entraînement, un homme tient plus longtemps. 7. Après l'éjaculation, une deuxième érection devient-elle impossible en vieillissant? Non. Si l'érection ne revient pas dès le retour du désir, elle n'est pas impossible. Simplement le temps nécessaire pour obtenir une deuxième érection augmente. 8. Au fil des années, les sensations de plaisir diminuent-elles forcément ? Non. On pourrait penser qu'après 50 ans ce n'est plus comme à 20 ans mais en fait, les sensations de plaisir restent toujours aussi agréables et augmentent avec les années, car un homme connaît mieux son corps et peut en tirer un meilleur parti. 9. Juste après un orgasme, est-il toujours possible de revivre un deuxième orgasme ? Oui et Non. C'est possible mais de moins en moins facile, même si l'érection est là. 10. L'andropause est-elle l'équivalent de la ménopause ? Non. Contrairement aux femmes, l'andropause n'est pas systématique chez les hommes. Cela correspond effectivement à une baisse hormonale mais tous les hommes ne connaissent pas l'andropause. Source : e-santé Dr Catherine Solano - médecin sexologue
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Les chutes : un signe précoce de la maladie d'Alzheimer ?
Les chutes représentent des accidents très fréquents aux conséquences souvent graves. De nombreux facteurs peuvent augmenter les risques de tomber (âge, dénutrition, maladies, médicaments...). Mais certaines chutes répétées et inexpliquées pourraient aussi constituer un signe précoce de la maladie d'Alzheimer.En cas de chutes répétées, penser à la maladie d'AlzheimerSelon une étude américaine menée chez des personnes âgées, les sujets qui, à l'imagerie médicale, présentent les marqueurs cérébraux précoces de la maladie d'Alzheimer, à savoir des plaques amyloïdes, sont aussi celles qui chutent le plus souvent. Ainsi les chutes répétées pourraient constituer un signe précoce de cette maladie plus facilement repérable. On devrait donc explorer l'hypothèse d'une maladie d'Alzheimer débutante chez toute personne victime de chutes répétées et inexpliquées par une autre maladie ou un traitement en cours. Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d'AlzheimerUne fois la maladie d'Alzheimer diagnostiquée, le risque de chute continue de progresser. On considère que ce risque est multiplié par trois chez les personnes atteintes d'une démence comme la maladie d'Alzheimer, indépendamment des médicaments prescrits.Les raisons sont multiples et sont liées à la maladie elle-même :Trouble du jugement : le patient évalue mal les risques et ses capacités motrices.Troubles de la coordination.Diminution de l'habileté.Troubles visuels : netteté, contrastes, champ visuel...Troubles de l'attention.Dénutrition entraînant une perte de poids et une fonte musculaire.Fatigue liée à la déambulation.Comment prévenir les chutes ?Dépister les troubles de l'équilibreC'est le rôle du médecin chez toute personne atteinte de lamaladie d'Alzheimerpuisqu'il sait bien que le risque de chute est accru. Interrogatoire, observation d'une instabilité à la marche, test de l'équilibre.Une consultation hospitalière spécifique peut être indiquée notamment chez les personnes à haut risque, c'est-à-dire en cas de chute survenue dans les 6 derniers mois, chez les sujets ayant peur de tomber ou qui se sentent instables à la marche. Au cours de ces consultations, outre la recherche des facteurs pouvant être corrigés, des consignes de prévention personnalisées sont divulguées.L'entourage ou le patient lui-même peut aussi repérer des signes de perte de l'équilibre : marcher demande une telle concentration que l'on ne peut effectuer une autre tâche en même temps (manipuler, parler...) voire éprouver des difficultés à se lever d'une chaise, marcher en regardant ses pieds, etc.Deux tests simples peuvent être réalisés mais ils ne doivent jamais être entrepris seul : se tenir en équilibre sur un pied plus de 5 secondes ou en plaçant un pied derrière l'autre.Réorganiser l'habitatLa prévention est primordiale. Elle consiste à sécuriser l'habitat :Ôter tous les meubles et les objets inutiles et encombrants afin de dégager de l'espace.Multiplier les sources d'éclairage et éliminer les zones d'ombre.Éliminer les tapis ou les coller afin que l'on ne puisse pas se prendre les pieds dedans. Faire de même pour les fils électriques.Placer des tapis antidérapants là où c'est nécessaire et des barres d'appui dans la salle de bain.Installer des veilleuses sur le parcours allant de la chambre aux toilettes.Placer les objets d'utilisation courante à portée de main.Ne pas monter sur une chaise ou sur un escabeau, mais demander l'aide d'un proche.Bien entendu, la prévention passe aussi par le traitement de toute autre maladie contribuant à augmenter le risque de chute et par une réévaluation régulière par le médecin des différents médicaments prescrits.Pour en savoir plus sur la prévention des chutes avec e-sante : Conseils spécial seniors pour éviter les chutes Source : e-santéIsabelle Eustache
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L'ergothérapie : une discipline au service de l'autonomie !
Profession paramédicale peu connue, l'ergothérapie joue pourtant un rôle essentiel dans l'autonomie et l'indépendance des personnes handicapées au quotidien.Explications.L'ergothérapie c'est quoi ?L'ergothérapie est une discipline paramédicale qui s'inscrit dans le champ de la médecine physique. L'ergothérapie met en place des techniques de rééducation et de réadaptation pour pallier les difficultés liées à une maladie, une déficience ou une blessure.Son objectif ? Aider les personnes qui présentent une incapacité physique, psychique ou sociale à obtenir ou à maintenir une autonomie maximale dans les gestes et activités de la vie quotidienne : s'habiller, cuisiner, manger, faire les courses, se déplacer...Des patients multiples pour les ergothérapeutesLes malades qui nécessitent la prise en charge d'un ergothérapeute sont nombreux et leurs affections sont très variées. Les atteintes peuvent être tant physiques que cognitives. On peut notamment mentionner :Des patients souffrant de pathologies chroniques comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la fibromyalgie ou la polyarthrite rhumatoïde.Des patients qui, suite à un traumatisme (accident de la route, chute...) ou un accident vasculaire cérébral, se retrouvent en situation de handicap.Des personnes âgées qui présentent des troubles moteurs dus à la vieillesse, ou des malades atteints du cancer.Concrètement, en quoi consiste une séance d'ergothérapie ?La prise en charge par un ergothérapeute ne se limite pas à une ou deux séances. L'ergothérapie implique un suivi à long terme, afin d'atteindre avec le patient un niveau d'autonomie satisfaisant. Les exercices réalisés durant les séances d'ergothérapie sont adaptés à la nature du handicap, aux capacités du patient et à l'objectif à atteindre.Dans tous les cas, la thérapie fait appel à des gestes concrets et significatifs, basés sur les habitudes de vie du patient : prendre un objet en main, faire sa toilette, classer ses papiers administratifs, dresser une liste de courses... L'ergothérapeute proposera aussi des aides techniques spécifiques au patient, comme un déambulateur, des ustensiles de cuisine adaptés ou un enfile-bas. Il pourra aussi envisager un réaménagement de l'espace de vie ou de travail du patient pour faciliter son fonctionnement au quotidien.L'ergothérapie, une approche globaleL'ergothérapie ne se limite pas uniquement à la rééducation au sens propre. Elle propose une approche globale et fonctionnelle de la situation de handicap.L'ergothérapeute évalue certes les capacités fonctionnelles du patient, mais pas seulement ! Il est à l'écoute de celui-ci et examine attentivement les possibilités et contraintes de son environnement social, familial et professionnel. Cette approche permet à l'ergothérapeute de fixer des objectifs, tout en prenant en considération les besoins, les envies et les projets du patient. Source : e-santéKathleen Mentrop, journaliste santé
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Tumeurs, fibromes, hémorragie... Et si c'est mon radiologue qui « m'opère » ?
Un radiologue réalise des examens utiles au diagnostic, c'est connu. Mais ce qui l'est moins, c'est que le radiologue peut aussi soigner toutes sortes de problèmes variés - y compris nous débarrasser de tumeurs, d'un fibrome ou stopper une hémorragie - en se servant justement de l'échographie ou du scanner ou d'un autre examen d'imagerie pour atteindre très précisément sa cible. Plus de 500 000 actes de radiologie interventionnelle (encore appelée radiologie thérapeutique) sont ainsi réalisés chaque année en France.La radiofréquence fait partie de l'arsenal thérapeutique du radiologueEn radiologie interventionnelle, le radiologue passe une petite sonde dans les vaisseaux, dans les voies naturelles ou à travers la peau sous contrôle d'un examen d'imagerie, jusqu'à sa cible. Selon le problème à régler, plusieurs solutions s'offrent alors à lui : boucher un vaisseau qui saigne ou des vaisseaux qui nourrissent des tumeurs, brûler des tumeurs par le froid (cryothérapie) ou par la chaleur (radiofréquence), apporter localement un traitement (chimiothérapie, billes radioactives) ou installer un petit dispositif sur place comme un stent (qui ressemble à un petit ressort) pour empêcher qu'une artère ne s'obstrue, etc. De nombreuses spécialités médicales sont ainsi concernées : gynécologie, gastro-entérologie, pneumologie, néphrologie, rhumatologie, cancérologie, neurologie...Le radiologue peut intervenir dans des domaines variésDr Nathalie Manoukian
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Presbytie : que faire lorsque la vision de près diminue ?
On le sait, mais on n’y est pas bien préparé : la vision de près commence à baisser au beau milieu de notre existence. Notre pays compte 26 millions de personnes presbytes, soit plus d’1 Français sur 3. On atteindra les 40% de presbytes en 2020. Aux extrêmes, certains commenceront à allonger les bras pour lire dès 38 ou 40 ans, tandis que d’autres auront le privilège de bénéficier d’un délai supplémentaire jusqu’à parfois 50 ans. Cette dégradation progressive de la fonction visuelle s’accompagne d’une adaptation plus ou moins bien acceptée mais pour laquelle plusieurs solutions existent : une chose est sûre, ce n’est pas une maladie, et la vie continue comme avant ! 1ère étape, le constat : ça y est, je suis presbyte ! Les signes alertant sur la survenue de la presbytie sont multiples au sein d’une réalité implacable : le monde qui nous entoure de près devient flou ! La vue de près devient de plus en plus difficile. Les petits caractères sont de plus en plus flous. Tout semble écrit de plus en plus petit, on éprouve des difficultés à lire le programme télé, les SMS, les modes d’emploi, les ingrédients d’un produit, les textes sur l’ordinateur ou la tablette, etc. Pour compenser, le presbyte va augmenter la distance de lecture, il s’éloigne progressivement de son livre ou son journal et finit typiquement par le tenir à bout de bras (alors que la distance normale pour bien voir de près est de 30-35 cm, soit la longueur de l’avant-bras). Lecture, couture, bricolage fin… La manipulation des petits objets devient une tâche très ardue, voire impossible. Ces difficultés s’accentuent lorsque la luminosité est faible. Rapidement, le besoin de plus de lumière pour déchiffrer les caractères est flagrant. Alterner vision de près et vision de loin devient plus délicat et nécessite un temps d’adaptation supplémentaire. De par les efforts qu’elle entraine, la presbytie peut entraîner une fatigue oculaire et des céphalées. En revanche, la vision de loin n’est pas affectée. Sauf dans le cas où la personne dissimulait une hypermétropie, qui se dévoile avec l’arrivée de la presbytie : dans le même temps où la vision de près s’affaiblit, la vision de loin baisse également. Bien que la liste des désagréments soit assez longue, pas de panique : chacun d’entre eux trouvera sa solution avec le mode de correction choisi, à la fois par le patient et sur les conseils de son ophtalmologiste et de son opticien. L’arrivée de la presbytie n’est qu’un cap à passer, sans préjudice aucun sur sa vie quotidienne telle que le patient la vivait jusqu’alors. 2ème étape, comprendre sa presbytie : la visite chez l’ophtalmologiste L’inconfort visuel doit être l’élément déclenchant d’une visite chez l’ophtalmologiste, n’attendez pas d’avoir usé toutes les puissances des lunettes-loupes du commerce pour vous décider… sans vous inquiéter pour autant. Car avec la presbytie seule, il n’y a pas d’urgence ! C’est la gêne rencontrée dans la vie quotidienne qui dictera le moment de la mise en place d’une correction. Inversement, il n’y a aucune raison d’attendre trop longtemps au risque de se retrouver à diminuer sans fondement ses activités, faute d’une vision suffisante des détails. La presbytie : qu’est-ce que c’est ? Une fois l’interrogatoire de rigueur accompli portant sur votre gêne visuelle, le médecin vous expliquera ce qu’est la presbytie. La presbytie est due à une diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil qui permet de voir net à toutes les distances. Cette fonction est assurée par le cristallin, un ensemble de lentilles qui glissent les unes sur les autres, et dont la courbure varie sous l’action du muscle ciliaire intraoculaire. Avec le vieillissement, le cristallin perd de sa souplesse, il tend à s’épaissir et à durcir, ce qui entrave l’accommodation, laquelle est indispensable pour voir net de près. Ainsi, en moyenne, la presbytie débute vers 40-45 ans selon les personnes ; elle progresse ensuite assez rapidement jusqu'à 55 ans, puis ralentit jusqu'à 60 ans avant de se stabiliser. Dioptries : Comment mesure-t-on la presbytie ? Pour bien comprendre la prescription du médecin, vous pourrez lui demander de vous expliquer – insistez, ce n’est pas systématique ! – ce que signifient les « dioptries ». La dioptrie représente la puissance du verre nécessaire pour faire converger l'image sur la rétine et donc voir nettement un objet. La dioptrie est égale à l'inverse de la distance focale mesurée en mètres, la distance focale étant la distance requise pour voir un objet avec netteté. Pour mesurer la myopie, qui traduit un défaut de la vision éloignée, on rajoute le signe – devant les dioptries. Par exemple, une personne myope de « –2 dioptries » ne peut avoir une vision nette des objets que s’ils sont situés à 50 cm de son œil au maximum. Au-delà, elle voit flou. Donc cette personne va avoir besoin d'un verre correcteur de -2 dioptries (distance focale = 0,5 m.; dioptrie = inverse de la distance focale = 1 divisé par 0,5 m = 2). Pour mesurer la presbytie, on a établi les standards suivants : +0,50 dioptrie à 45 ans, +1,50 dioptries à 50 ans, +2 dioptries à 55 ans, +2,50 dioptries à 60 ans, et +3 dioptries après 60 ans. Bien entendu, tout autre symptôme visuel autre que ceux décrits pour la presbytie doit amener à consulter un spécialiste, pour détecter l’éventualité d’une affection associée. En pratique, prendre soin de sa vue implique de consulter un spécialiste tous les 2 à 3 ans à partir de 40 ans, justement pour dépister d’éventuelles affections visuelles dangereuses, comme une DMLA (la dégénérescence maculaire liée à l’âge étant une maladie qui atteint la partie centrale de la rétine ; asymptomatique à ses débuts, elle nécessite un dépistage précoce afin de mettre en place un traitement pour ralentir son évolution) ou un glaucome (lié à une augmentation de la pression intraoculaire, le glaucome est lui aussi initialement asymptomatique et impose de programmer un dépistage régulier). 3ème étape, compenser sa presbytie : l’achat de verres correcteurs chez l’opticien L’objectif de la correction visuelle liée à la presbytie est de rétablir chez le patient une vision nette à partir d’une distance œil-objet d’environ 35 cm. Cela s’effectue en additionnant des verres convexes à la correction optique nécessaire à la vision de loin pour une personne qui en présente le défaut. Les lunettes Pour un certain nombre d’entre nous, tout commence avec le port de lunettes grossissantes (loupes ou lunettes de lecture), comme celles proposées en pharmacie, voire en grandes surfaces, sur les marchés ou chez l’opticien. Mais cette solution est rapidement inconfortable, insuffisante, et impose d’avoir la même vision à chaque œil et d’être exempté d’autres troubles visuels (myopie, hypermétropie, astigmatisme). Et quand ce n’est pas le cas, il est nécessaire d’alterner les paires de lunettes pour successivement, au fil des activités, voir de loin et de près. Dans ces conditions, les verres à double foyer ou les verres progressifs s’imposent : Les verres à double foyer comportent deux zones, l’une en haut corrige la vision de loin, l’autre en bas la vision de près. Mais la démarcation étant nette, l’adaptation n’est pas toujours évidente. C’est pourquoi ils sont de moins en moins utilisés au profit des verres progressifs (sans démarcation nette) qui eux aussi assurent une bonne vision à toutes les distances avec la même paire de lunettes, en corrigeant à la fois si nécessaire la presbytie et un autre trouble visuel comme l’astigmatisme, l’hypermétropie ou la myopie. Ils ont aussi l’avantage de permettre une bonne vision intermédiaire. Chaque verre doit être adapté de façon que la largeur et la hauteur des différents champs correspondent aux besoins spécifiques de chacun. Le port de lunettes équipées de verres progressifs nécessite une période d’adaptation, mais la plupart des gens s’y habituent plus ou moins rapidement. Et il faut savoir que lorsque l’opticien délivre une paire de lunettes progressive, il existe généralement une garantie d’un à trois mois de telle sorte que si le patient ne s’y habitue pas, les verres peuvent être changés pour un autre type de verres sans frais supplémentaire (renseignez-vous auprès des opticiens). Il existe enfin des verres mi-distance ou intermédiaires, permettant de lire et de voir net à une distance intermédiaire de 40 à 1,50 cm, par exemple sur un écran d’ordinateur fixe. Les lentilles de contact On peut également recourir aux lentilles de contact. Et il faut savoir qu’il existe également des lentilles progressives pour corriger en même temps presbytie et un autre trouble visuel, sur le même principe ou presque que les verres progressifs. Là encore, un temps d’adaptation est nécessaire et un compromis visuel est parfois nécessaire : accepter de voir un peu moins bien de loin au profit de la vision de près ou inversement. On peut également combiner une lentille monofocale et une multifocale. Attention toutefois, passé un certain âge, la manipulation des lentilles n’est pas toujours aisée et le manque de larmes est fréquent, ce qui représente deux facteurs d’échec possibles. Cela étant dit, il n’est pas souhaitable de n’utiliser que des lentilles 7 jours/7 pour corriger sa presbytie. Le port prolongé des lentilles nuit à l’oxygénation de la cornée, en particulier pendant la nuit. Il en résulte une sécheresse de la cornée, puis à une altération des cellules qui constituent sa face interne. Celles-ci ne pouvant plus se renouveler, des complications peuvent affecter, à terme, la santé oculaire. Il est donc nécessaire d’utiliser en complément une paire de lunettes (à verres progressifs lorsque la vision de loin est également défaillante) à minima une journée par semaine. Et la chirurgie ? La presbytie peut se corriger par le laser, une opération réalisée par un chirurgien ophtalmologiste entrainé à cette technique, qui consiste à modifier la courbure de la cornée afin d’augmenter la profondeur de champ et ainsi compenser la presbytie. Les deux yeux sont traités différemment afin d’assurer à la fois la vision de près, intermédiaire et de loin (comme une lentille progressive). Cette technique est bien adaptée aux patients à la fois presbytes et hypermétropes. Chez le presbyte-myope, le principe de la « monovision » est privilégié, qui consiste très schématiquement à ne traiter qu’un œil, ou à n’effectuer sur celui-ci qu’une légère correction consistant à le rendre légèrement myope. Ainsi, l’un des yeux prend le dessus pour voir de loin (l’œil dominant), l’autre pour voir de près. On peut enfin remplacer le cristallin vieillissant par un implant progressif multifocal (possible avec ou sans cataracte). L’Inlay est la technique la plus récente, consistant à poser une petite lentille au sein de la cornée. Le recours à la chirurgie dépendra de l’âge du patient, de la stabilité de la presbytie, des autres troubles visuels et de la vision de loin.
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Savez-vous à quoi sert la prostate et ce qu'est l'adénome de la prostate ?
Glande sexuelle masculine située sous la vessie, la prostate intervient dans la reproduction. Avec l'âge, elle peut s'hypertrophier et entraîner des troubles urinaires, qui sont les premiers signes d'un adénome de la prostate. Après soixante ans, près de deux hommes sur trois sont touchés. Etes-vous concerné ?
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Le vin quotidien pèse sur le coeur des seniors
Peut-on continuer à boire un peu de vin à table en pensant faire du bien à notre coeur ? La réponse est non. Une étude porte un coup fatal aux bienfaits quotidiens du vin, même consommé avec modération.Faut-il déconseiller le vin aux seniors pour leur coeur ?On nous l'a toujours dit, voire prouvé à coups d'études scientifiques et médicales, le vin a des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire. Sauf qu'a priori, même en très faible quantité, le petit verre de vin des seniors au dîner exerce aussi des effets délétères sur le coeur, faisant pencher la balance des bénéfices/risques dans le mauvais sens.Pour en arriver à cette conclusion, plus de 4.400 seniors de 75 ans ont régulièrement accepté de passer des électrocardiogrammes après avoir indiqué leur consommation quotidienne d'alcool. Les chercheurs constatent ainsi que l'alcool modifie non seulement le fonctionnement du coeur, mais aussi sa structure. Ces effets délétères sur le coeur sont d'autant plus marqués que la quantité journalière de vin consommée est élevé, mais aussi et surtout, ils s'observent dès deux verres de vin par jour chez l'homme et dès le premier verre chez la femme.Les inconvénients dépassent les avantagesMieux vaut donc s'abstenir dans la mesure où maintenant on sait que les inconvénients de l'alcool dépassent les avantages cardiovasculaires qui étaient jusque-là mis en avant.Rappelons qu'en matière de cancer, l'abstinence est déjà prônée, puisque là encore l'augmentation du risque se fait dès le premier verre... Source : e-santéIsabelle Eustache
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Canicule : quels sont les signes d'alerte à ne pas négliger ?
La chaleur excessive fatigue car l'organisme met en oeuvre des réactions pour maintenir une température corporelle normale. À défaut, des accidents graves peuvent survenir, comme le coup de chaleur et la déshydratation. Que faire et ne pas faire pour bien supporter la chaleur et survivre à une canicule ? Et surtout, quels sont les signes d'alerte à repérer ?Canicule : comment (bien) réagir en cas de forte chaleur ?Limiter les expositions à la chaleurMettre en place des mesures simples visant à lutter contre la chaleur excessive, a fortiori chez les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées, handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes...) : faciliter les courants d'air, fermer les fenêtres et les volets dans la journée, ouvrir le soir, mouiller sa peau, boire de l'eau très régulièrement, continuer à manger suffisamment, éviter les sorties aux périodes les plus chaudes, pas d'efforts physiques, passer quelques heures par jour dans un endroit frais, etc. Prendre et donner des nouvellesLes personnes fragiles et isolées sont vivement invitées à donner régulièrement de leurs nouvelles à leurs proches. Inversement, les proches sont priés de prendre souvent de leurs nouvelles. Dans cette optique, établissez deux listes de coordonnées : sur qui puis-je compter en période de canicule ? Qui pourrais-je aider ? (proches, amis, voisins, médecins, pharmaciens, mairie, etc.).Le Ministère de la Santé recommande également de faire la liste des endroits frais ou climatisés ouverts en été où l'on peut se rendre pour se rafraîchir (grande surface, cinéma, musée, église...).Enfin, toute personne fragile doit s'inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir l'aide de bénévoles. En cas de besoin, les autorités ont mis en place un numéro : Canicule Info Service : 0 800 06 66 66. Attention avec les médicaments !Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur et entraîner des complications. Pas question d'arrêter son traitement ni de modifier la posologie, mais il convient de signaler tout symptôme inhabituel à son médecin. Et ne surtout pas prendre de médicaments sans avis médical, même s'ils sont en vente libre. Par exemple, l'aspirine peut gêner l'adaptation de l'organisme à la chaleur. Le paracétamol peut quant à lui porter atteinte au foie en cas de forte chaleur et attention aux diurétiques qui peuvent accentuer la déshydratation.Reconnaître les signes d'alerteIdentifier les symptômes témoignant d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur permet de réagir rapidement et de mettre en oeuvre les bons gestes.Chaleur excessive : quels sont les signes d'alerte et comment réagir ?Les trois signaux suivants indiquent que l'organisme commence à souffrir de la chaleur, voire un début de déshydratation.Mouiller son corps et notamment ses avant-bras sous un filet d'eau apporte immédiatement un bien-être important : il faut augmenter le mouillage (brumisateur, douche...) et la ventilation de la peau (courant d'air, ventilateur...).Bouffée de transpiration en buvant un verre d'eau : boire davantage d'eau, même sans sensation de soif et continuer à manger suffisamment.Absence d'urine pendant environ 5 heures ou urines de couleur foncée : augmenter les boissons et manger suffisamment.Les cinq signaux suivants témoignent d'une insolation, d'une déshydratation ou d'un coup de chaleur nécessitant de réagir en urgence.Crampes dans les jambes, les bras, les fesses, le ventre : cesser toute activité physique, boire et se reposer. Appeler le médecin si les symptômes persistent pendant plus d'une heure ou s'aggravent.Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle : se mettre dans un endroit frais et boire. Contacter son médecin si les symptômes persistent ou s'aggravent.Maux de tête et/ou nausées après une exposition au soleil (insolation) : rejoindre un endroit frais, ventiler sa peau, s'asperger d'eau ou prendre un bain frais (mais non froid), placer des sacs de glaçons sur ses cuisses et ses bras. Appeler le 15 si les symptômes s'aggravent ou persistent.Soif intense associée à une sècheresse de la peau, ou à une fatigue intense, des vertiges, une somnolence, ou une perte de connaissance (déshydratation grave) : appeler immédiatement le 15. En attendant les secours, se mettre au frais et si possible boire.Température élevée (supérieure à 39°C), maux de tête violents, nausées, vomissements, propos incohérents, convulsions, perte de connaissance (coup de chaleur) : appeler le 15. En attendant les secours, se mettre au frais, enlever ses vêtements, s'asperger d'eau, ventiler la peau au plus près, placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Pouvoir mieux repérer la maladie d'Alzheimer
Inattentions fréquentes, pertes d'objets répétées... la maladie d'Alzheimer semble une évidence. Pourtant, très souvent, ces signes sont simplement le reflet du vieillissement normal de la mémoire. Savoir repérer la maladie, c'est permettre un diagnostic précoce. Ou, à l'inverse, et le plus souvent, arrêter de s'inquiéter sans raison. Comment trier le vrai du faux, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Simple ʺtrouʺ de mémoire ou maladie d'Alzheimer ?L'inquiétude concernant le risque d'avoir une démence, en particulier la maladie d'Alzheimer, grandit parmi la population.Pr Bruno Dubois, neurologue, Directeur du Centre des Maladies Cognitives et Comportementale à l'Hôpital de la Salpêtrière (Paris) : « Passé un certain âge, les plaintes de mémoire apparaissent. Mais attention à ne pas confondre mémoire et attention ! Beaucoup de personnes mettent sur le compte d'un défaut de mémoire ce qui n'est qu'un simple défaut d'attention ». D'où l'intérêt de réaliser un bilan en consultation de mémoire en cas de doute persistant.$$Vous vous plaignez de votre mémoire ? La maladie d'Alzheimer est peu probable !$$En règle générale, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ne se plaint pas ou peu de troubles de mémoire. Pr Bruno Dubois : « Plus on se plaint de sa mémoire, moins on a de risque d'avoir une maladie d'Alzheimer. Quand on fait passer des tests de mémoire (comme le Test des 5 mots, réalisé en cabinet par un médecin dûment formé pour que le test soit interprétable), on se rend compte que ceux qui déplorent une mémoire défaillante ont souvent des performances bien meilleures que ceux qui ne s'en plaignent pas ! » En effet, les tests Alzheimer ou tests de mémoires font la part entre les troubles de l'attention (liés à l'âge, à une dépression...) et le trouble vrai de mémoire, c'est à dire l'incapacité à transformer une information en un souvenir. Cela peut sembler paradoxal, mais le malade Alzheimer, même au tout début, ne se rend pas compte de son état (on parle d'anosognosie). Il estime au contraire que sa mémoire se porte bien, du moins "comme quelqu'un de son âge" ! $$Les troubles de l'attention, ce n'est pas forcément la maladie d'Alzheimer !$$Passé la soixantaine, il est trop facile de mettre un problème d'attention sur le compte de la maladie d'Alzheimer. D'autres explications existent :Déjà, nous sommes très sollicités dans la vie quotidienne. Nous réalisons alors un tri personnel entre des informations primordiales et d'autres qui nous apparaissent secondaires, banales. Oublier où l'on a posé ses lunettes n'est pas forcément un symptôme d'Alzheimer, quand, par exemple, notre attention a été captée au même moment par une sonnerie de téléphone. Or avec l'âge, cet état de recherche permanente d'objets ou d'informations nous inquiète parfois, trop souvent à tort. De plus, les troubles du sommeil, plus fréquents en vieillissant, contribuent beaucoup aux troubles attentionnels. La dépression aussi, avec son ressenti émotionnel douloureux, ses ruminations. La personne dépressive, centrée sur sa souffrance, a des troubles majeurs de l'attention, de la concentration. Il en est de même avec l'anxiété, où l'information est captée de façon superficielle et la personne ne la retient pas.Attention, certains médicaments -très utiles- bloquent aussi les ressources attentionnelles, comme les benzodiazépines, les médicaments anticholinergiques (antispasmodiques gastro-intestinaux ou urinaires comme le ditropan ou la solifénacine...)$$Oublier le nom d'une personne, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$ On sait que le malade d'Alzheimer se remémore des souvenirs anciens, mais pas de ce qu'il a fait il y a quelques jours ou heures auparavant. Néanmoins, oublier le nom d'un ami de longue date ne signifie pas pour autant que c'est une démence d'Alzheimer. C'est le syndrome « du bout de la langue » : « je sais que je le sais, mais j'ai du mal à le retrouver ». Il fait appel à une autre démarche que l'enregistrement par le cerveau d'une information en un souvenir : c'est plutôt la capacité à activer les stratégies de récupération des informations déjà stockées. Elle dépend de l'intégrité d'autres régions du cerveau et, en particulier, des régions frontales dont l'activité peut diminuer légèrement avec l'âge. $$Changement d'humeur, signes de dépression, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$Plus que des modifications du caractère, ce sont plutôt les changements de comportement qui sont symptomatiques d'une maladie d'Alzheimer débutante. Pr Bruno Dubois: « Des colères, des emportements ne s'observent généralement pas au début d'une maladie d'Alzheimer ; ce sera plutôt la tendance à faire moins de choses, à être apathique, à être replié sur soi, à s'isoler, à avoir moins d'initiatives. Cela s'explique par l'atteinte d'une région du cerveau impliquée dans la motivation comportementale ». Mais prudence, car ces signes sont aussi souvent interprétés comme un état dépressif. Or la personne Alzheimer peut présenter une apathie sans être dépressive. Dans la dépression, il y a une apathie accompagnée d'une souffrance morale, une souffrance qui peut manquer dans ce cas chez les patients atteints d'Alzheimer. $$Du mal à s'exprimer, c'est forcément la maladie d'Alzheimer ?$$A priori non, cela n'a habituellement rien à voir. Néanmoins, dans les formes d'Alzheimer dites atypiques (seulement 15% des cas), il existe certains signes particuliers et inhabituels qui résultent d'une localisation particulière des lésions dans le cerveau. Cela génère des troubles visuels ou des troubles du langage. Il s'agit d'une « aphasie » progressive, c'est une sorte de mutisme qui s'installe peu à peu, avec une difficulté à trouver les mots ou à articuler. Source : e-santé journaliste scientifique,Hélène Joubert
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Fracture d'ostéoporose : cinq différences hommes/femmes
L'ostéoporose et le risque de faire une fracture ostéoporotique ne sont pas l'apanage de la femme et ne sont pas forcément liés à la ménopause. L'homme en souffre aussi, moins souvent mais avec des conséquences plus sévères. Homme ou femme, la même maladie ?Ostéoporose, les hommes plus souvent épargnésAvec des os plus volumineux et donc plus résistants à la fracture, les hommes ont une masse osseuse qui dépasse celle des femmes. L'ostéoporose - cet os devenu mince, poreux et très fragile - ne les épargne pas pour autant. Les hommes voient leur capital osseux diminuer dès 50 ans, sous le coup de la baisse de la production des hormones sexuelles (estrogènes, testostérone) et d'autres facteurs. Longtemps considérée comme une maladie féminine, l'ostéoporose et son risque de fracture touchent néanmoins 15% des hommes après l'âge de 50 ans.Alors que l'immense majorité des fractures dues à l'ostéoporose chez la femme surviennent après la ménopause (du fait de la carence en oestrogènes), chez l'homme, elles sont surtout fréquentes entre 15 et 30 ans (fractures traumatiques liées aux accidents de la voie publique, du travail et du sport, accidents plus fréquents que chez la femme jeune) puis après 60 ans, où leur nombre (vertèbres, extrémité supérieure du fémur et de l'humérus, tibia, bassin) s'envole. Dans ce dernier cas, peu importe le sexe, la fracture ostéoporotique de la personne âgée est spontanée ou due à un traumatisme minime. Pr Bernard Cortet, responsable de l'unité osseuse du service de rhumatologie au CHU de Lille et président du GRIO (groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses) : « L'ostéoporose est surtout associée au sexe féminin et en effet, environ 40% des femmes seront un jour ou l'autre concernées par la survenue d'une fracture ostéoporotique. Chez l'homme, c'est entre deux et trois fois moins fréquent, mais ça n'est pas pour autant négligeable. Environ 15% des hommes de plus de 50 ans vont faire une fracture au cours de leur vie, mais les fractures vertébrales (le tassement de vertèbres) sont très fréquentes chez les hommes âgés ».Ostéoporose, les hommes plus durement touchésChez l'homme, lorsque l'ostéoporose frappe, c'est souvent plus fort. Les conséquences sont généralement plus graves en cas de fracture sévère car celle-ci survient surtout sur un terrain "fragile" c'est à dire plus souvent en présence de facteurs de risques (tabagisme, intoxication éthylique etc.) et de nombreuses maladies associées. Par exemple, l'alcool (consommé de manière prolongée à raison d'au moins 3 verres/jour) détruit le tissu osseux.Pr Cortet : « On a tendance à l'oublier : l'ostéoporose peut être une maladie fatale. La mortalité à 5 ans après une fracture liée à l'ostéoporose atteint 51% chez les hommes contre 39% chez les femmes de plus de 60 ans (1). Certaines fractures ostéoporotiques dites sévères (vertèbre, hanche, bassin, humérus) augmentent le risque de décès. Mais cette surmortalité est plus importante au sein de la population masculine. Au-delà de 80 ans, les fractures chez l'homme sont trois fois moins fréquentes que chez la femme mais elles s'accompagnent d'une surmortalité deux à trois fois plus importante. »L'ostéoporose "secondaire", typiquement masculineDans plus d'un cas sur deux, l'ostéoporose chez l'homme est consécutive à une maladie ou à la prise d'un traitement. Chez la femme, la ménopause responsable d'une carence profonde et brutale en estrogènes est loin devant les autres causes qui sont beaucoup plus rares. C'est pourquoi, encore plus que chez la femme, chez un homme et particulièrement chez un homme jeune, il faut rechercher des causes secondaires c'est-à-dire des maladies (maladies de la glande thyroïde et plus généralement des glandes endocrines, maladies respiratoires, du foie et du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, bronchites chroniques etc.) ou des traitements (cortisone en traitement de plus de 3 mois à une dose >7,5mg/jour d'équivalent-prednisone) ayant pu détruire de façon insidieuse le tissu osseux.Un dosage de la testostérone chez l'homme de moins de 50 ans et la recherche d'une surcharge en fer (signe de la maladie hémochromatose qui provoque une ostéoporose) peuvent être nécessaires. Mais 50% des ostéoporoses chez l'homme entre 30 et 60 ans restent inexpliquées. La génétique joue probablement un rôle dans ces ostéoporoses "primitives".Pr Pierre Mongiat-Artus, chirurgien urologue (Hôpital Saint Louis, Paris) : « Au moment du diagnostic de cancer de la prostate, un tiers des hommes a déjà une perte de capital osseux. Or les traitements anticancéreux ne vont qu'aggraver la situation : la première ligne d'hormonothérapie provoque très rapidement une importante perte osseuse, plus sévère encore que la perte due à la ménopause (5-10 fois plus importante). De plus, tous les traitements anticancéreux ultérieurs (docetaxel, acétate d'abiratérone, enzalutamide ou cabazitaxel) sont des facteurs supplémentaires car majoritairement associés à la corticothérapie, elle-même responsable d'une perte osseuse et donc qui accroit le risque de fracture ».L'homme, à traiter avec plus d'urgence en cas de fracture ostéoporotiqueEn cas d'antécédents de fracture ostéoporotique, pas d'hésitation : il faut traiter l'ostéoporose car le risque de nouvelle fracture est important. Derrière toute fracture peut se cacher une fragilité osseuse. Or, s'il est montré que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être soignés dans un établissement de soins longue durée après une fracture, on pense moins souvent à les évaluer pour l'ostéoporose et même à mettre en place un traitement médicamenteux !Sans antécédents de fracture, l'évaluation du risque fracturaire repose à la fois sur les facteurs de risque cliniques de fractures (antécédents familiaux, tabagisme, alcoolisme, indice de masse corporelle, âge, perte de taille...) * et la mesure de la densité de l'os par l'examen ostéodensitométrie. Toute diminution de la densité osseuse augmente fortement le risque de fracture et un chiffre (Tscore) inférieur à -2,5 identifie une ostéoporose chez la femme. Comme chez la femme, calculer un score de risque FRAX®** permet au médecin d'affiner le risque de fracture, mais en revanche, chez l'homme il n'existe pas de seuil validé.Pr Cortet : « Contrairement à la femme, le seuil densitométrique à partir duquel il faut traiter un homme n'est pas non plus consensuel. Le volume osseux chez l'homme étant augmenté, il est possible qu'il faille plutôt intervenir chez lui pour une densité osseuse mesurée par un Tscore plus bas à l'ostéodensitométrie que chez la femme (en l'absence de fracture). Ainsi chez l'homme un T-score
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DMLA et maladies de la macula : pensez à montrer vos yeux
Du 27 juin au 1er juillet ont eu lieu les premières journées nationales de la macula. Si vous avez plus de 50 ans, avant de boucler vos valises et de partir en vacances, pensez à aller voir un ophtalmologue surtout si vous n'y êtes pas allé depuis longtemps. Objectif : dépister d'éventuelles atteintes de la macula souvent silencieuses au début, dont la dégénérescence maculaire (ou DMLA). Petit tour d'horizon.
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Les médicaments à proscrire avant de prendre le volant, un avertissement à prendre très au sérieux
Avec la Sécurité routière et la Direction générale de la santé, l'ordre national des pharmaciens débute une grande campagne d'information pour alerter sur la dangerosité au volant de certains médicaments ...
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Des serious games pour les seniors
De plus en plus de jeunes retraités se mettent aux jeux vidéo… De quoi se refaire une jeunesse ? Le but de ces serious games ou « jeux sérieux » destinés aux plus de 60 ans est de faire travailler son cerveau et de limiter les effets du temps tout en s’amusant !
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Additifs alimentaires : sommes-nous empoisonnés ?
Un additif, c'est quoi ? Une substance naturelle ou créée par les humains et ajoutée lors de la fabrication d'un produit alimentaire pour mieux le conserver et lui donner de meilleurs aspect, odeur, saveur, texture.Sel, miel, épices, vinaigre sont des additifs naturels employés par les humains depuis des millénaires dans ces mêmes buts.Les additifs synthétiques ont été inventés et massivement employés au fur et à mesure du développement de l'industrie alimentaire. Ils sont réglementés dans tous les pays et ne peuvent, en principe, être autorisés puis utilisés sans avoir fait la preuve de leur innocuité. Additifs : la mystérieuse saga des EIl existe des centaines d'additifs. En France et en Europe, ils sont répertoriés par un E (qui signifie Europe) suivi de trois ou quatre chiffres : c'est un numéro international défini par le Codex Alimentarius émanant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).Le premier chiffre (1, 2, 3, etc.) définit en principe leur rôle :E 100 = Colorants . E 200 = Conservateurs . E 300 = Anti-oxydants. E 400 = Agents de texture. E 500 = Antiagglomérants.. E 600 = Exhausteurs de goût. E 700 = Agents de sapidité. E 800 = Arômes. E 900 = Édulcorants.Ensuite, on a les Divers qui sont légion, dont les amidons modifiés (1400), des cires (E 901, 907).Tous ces E sont obligatoirement indiqués sur les étiquettes, parfois suivis de leur nom chimique, mais pas toujours. Additifs synthétiques : comment sont-ils autorisés et employés ?Un dossier est préparé par le fabriquant et soumis à la Commission européenne. Il doit présenter le détail de la substance, comment elle est fabriquée, quelles sont ses utilisations et détailler les études scientifiques prouvant sa sécurité.Celle-ci est basée sur le principe de la DJA : Dose Journalière Admissible. Elle est mesurée en mg par kilo de poids corporel et par jour.Pour la fixer, on fait d'abord des expériences sur des animaux et on définit alors la dose du produit qui ne donne pas d'effet négatif. Ensuite on extrapole aux humains en fixant une DJA 100 fois inférieure.En principe, on a ouvert ainsi un grand parapluie sécuritaire.Mais un grand nombre de scientifiques remettent en cause cette sécurité de la DJA . Tout d'abord parce que l'on ne tient pas vraiment compte des quantités qu'un individu peut consommer. Ensuite, et surtout, parce qu'il y a tant d'additifs mélangés dans tous les produits que l'on ignore tout de leurs possibles interactions et des effets à long terme. Additifs synthétiques : quels sont les dangers ?En dehors de ce fait, on ne cesse d'identifier des additifs dangereux.Certains colorants sont sur la sellette depuis longtemps. Il a été démontré qu'ils pouvaient être à l'origine de l'hyperactivité chez les enfants . Ce qui a imposé aux industriels de le mentionner sur les étiquettes, mais comme cela n'est pas vraiment un bon argument de vente, ils le retirent peu à peu de leurs produits.Le colorant caramel (E 150) ou caramel ammoniacal, qui tinte les Cola et des confiseries, est fortement soupçonné d'être cancérigène : il a été classé comme tel par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer).Il en est de même pour l'antioxydant BHA (E320) qui est vraisemblablement aussi en plus, un perturbateur endocrinien. Il est très utilisé dans les chewing-gums, les soupes, les purées.Sont aussi soupçonnés d'être cancérigènes les colorants : jaune de quinoléine (E104), amarante (E123), rouge ponceau (E124), érythrosine (E127) , rouge allura (E129), noir brillant (E151-, jaune orangé sunset (E110) , azorabine (E122) ; les nitrites (E249 à E 251) et les parabènes (E 214 À E 219) très employés en charcuterie. Et enfin les édulcorants acesulfam K (E 950) et aspartame (E 951)Tous les sulfites (E220 à 228) sont allergènes. Les émulsifiants (E 466, E 433) pourraient être à l'origine de maladies chroniques de l'intestin, en modifiant sa flore. Sirop de glucose : la catastropheLe sirop de glucose-fructose, tiré du maïs ou d'autres céréales, ou de la pomme de terre se retrouve dans des milliers de produits, soit en plus du sucre, soit pour le remplacer : il a un pouvoir sucrant plus élevé, des propriétés d'exhausteur de goût et il revient moins cher. Toutes les boissons sucrées en contiennent, et la quasi totalité des produits sucrés, des glaces aux compotes en passant par toutes les confiseries, biscuits, gâteaux etc. Il y en a même dans des plats cuisinés, dans des salades et dans des condiments.Il n'est pas nocif en petite quantité. Il le devient lorsqu'on en absorbe beaucoup : son fructose contribue à augmenter les triglycérides, le cholestérol, le stress oxydatif et faire prendre du poids.Et comme il a vraiment envahi l'alimentation industrielle, on en absorbe abondamment sans même le savoir, surtout - et c'est le cas pour beaucoup - lorsque l'on consomme régulièrement boissons et produits sucrés.Nombreux sont les nutritionnistes et les scientifiques à accuser ce sirop de glucose-fructose d'être une des composantes de l'épidémie actuelle d'obésité à cause de cette surconsommation. Nanoparticules : le flou presque totalCe sont d'infimes substances bioactives. Leur taille est de 1 à 100 nanomètres (1 nanomètre est 1000 millions de fois plus petit qu'un mètre).Elles sont douées de nombreux pouvoirs : renforcement des arômes, modification des couleurs, réduction des graisses, augmentation des fibres, des protéines etc.Elles peuvent franchir la barrière intestinale et s'infiltrer dans les organes : foie, poumons, reins, rate et même le cerveau.Pour le moment, on ne sait pas trop ce que ça donne ! Sauf pour le dioxyde de titane. L'ANSES a recommandé, en octobre 2015, de les étudier sérieusement et de les indiquer sur les étiquettes... Additifs : comment vous protéger ?En consommant évidemment le moins possible de produits alimentaires industriels !En vous tournant vers les produits bios qui n'en contiennent pas ou en tout cas beaucoup moins.Mais comme il est difficile d'échapper complètement aux produits industriels, regardez les étiquettes et choisissez ceux qui ne contiennent pas plus de trois additifs : ça existe heureusement !Pour faciliter vos courses, vous pouvez télécharger l'appli Additifs alimentaire ici pour les Iphones, et ici pour les autres. Source : e-santé Paule Neyrat diététicienne nutritionniste
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Epidémie de troubles musculo-squelettiques, vigilance chez les femmes
Le travail, qu’il soit répétitif ou forcé, génère des troubles à la fois du squelette et des muscles regroupés sous le terme de troubles musculo-squelettiques ou TMS. Des millions de travailleurs sont affectés et ce chiffre ne cesse de croître. Une vigilance tout particulière s’impose chez les femmes, où les études laissent à penser que les TMS sont sous-diagnostiqués.
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Mal de gorge : les bons réflexes
L’hiver peut être rude pour vos cordes vocales… Pas question de rester sans voix face aux virus qui passent. Les méthodes douces vont leur mener la vie dure pour éviter que les infections ne se passent le mot que la voie est libre. L’origine du mal de gorge Zone sensible en hiver… Un coup de froid et votre gorge trinque ! Les microbes et les bactéries s’engouffrent dans la brèche pour des inflammations carabinées qui se répètent tout au long de la saison. Angine, laryngite, pharyngite… en nombre record alors qu’il est possible de réduire leur performance par une prévention programmée. Fini les gorges qui crient au feu avec des soins qui vont apaiser la douleur, tout en jouant la carte de la prévention. Dans 85 % des cas, la cause du mal de gorge est due à un virus, le refroidissement contribuant à fragiliser les défenses immunitaires. Les bactéries se partagent la responsabilité des autres infections. Le mal de gorge prolifère plus largement sur un terrain favorable, fragilisé par des facteurs extérieurs comme la cigarette ou l’alcool, une allergie (le pollen, heureusement, vous laisse souffler pendant l’hiver) ou la pollution. Vous l’aurez compris, vous pouvez aisément limiter l’apparition du mal de gorge en réduisant l’impact de ces facteurs aggravants (l’arrêt du tabac en bonne résolution ?). Et n’oubliez pas qu’en hiver, on ne sort pas à découvert ! La meilleure amie de votre gorge reste l’écharpe qui la protège des risques de refroidissement.
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Cancer : le travail de nuit augmente le risque chez les femmes
Le travail de nuit est associé à un risque accru de plusieurs cancers chez les femmes, d'après une méta-analyse. Quand les nuits ne sont plus consacrées au sommeil, mais à gagner sa vie. En France, un salarié sur six travaille après le coucher du soleil. Ce rythme infernal a un impact néfaste sur la santé. Il favorise notamment l'apparition de cancers. Une méta-analyse, publiée dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, précise l'ampleur du risque pour les femmes. C'est un travail d'ampleur qu'ont réalisé les chercheurs de l'université du Sichuan (Chine). 61 études scientifiques évaluant le lien entre cancer et travail de nuit chez les femmes ont été passées en revue. Elles concernent, au total, 4 millions de volontaires dont 100 000 dont développé une tumeur. Quand il dure dans le temps, le travail nocturne augmente de 19 % le risque de cancer par rapport aux femmes qui exercent leur métier en journée. Certaines localisations sont plus touchées. C'est le cas du sein, de la peau et du système gastro-intestinal. Le risque est respectivement accru de 32 %, 41 et 18 %. Le risque augmente avec la durée Une profession est affectée de manière démesurée par les répercussions du travail nocturne : celle des infirmières. Xuelei Ma, co-auteur de ces travaux, y voit deux explications possibles. "Les infirmières qui travaillent de nuit ont une formation médicale, et ont donc plus de chances d'avoir réalisé des examens de dépistage, détaille-t-elle. Les exigences du poste, avec des gardes plus intenses, peut aussi expliquer cela." Quelle que soit la raison, la chercheuse chinoise plaide en faveur d'une prise en charge adaptée aux travailleuses nocturnes. Car pour chaque tranche de 5 ans à ce rythme, le risque de cancer du sein augmente de 3 %. "Ces femmes devraient bénéficier d'examens physiques réguliers et du dépistage de plusieurs formes de cancer", estime donc Xuelei Ma. Pour rappel, le travail de nuit se définit, en France, par un prise de poste entre 21 heures et 6 heures, pendant plusieurs heures d'affilées. Ce rythme a déjà été associé à plusieurs maladies, dont certaines sont reconnues par l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Ce travail doit rester exceptionnel Troubles du sommeil, obésité, diabète et troubles cognitifs sont ainsi plus fréquents chez les travailleurs nocturnes. "Les effets de ces horaires sur les salariés peuvent varier selon les personnes car ils sont dépendants de différents facteurs", précise l'Institut. Le secteur d'activité ou le chronotype, par exemple, influencent beaucoup l'impact du travail de nuit. Certaines règles ont tout de même été mises en place afin de protéger les employés. Il est, par exemple, obligatoire d'accomplir un repos de 11 heures après la période travaillée. Le recours à ces horaires inhabituels doit, en outre, être justifié par la nécessité et respecter les règles de protection de la santé des salariés. Source : Night Shift Work Increases the Risks of Multiple Primary Cancers in Women: A Systematic Review and Meta-analysis of 61 Articles, Xia Yuan, Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention Travail de nuit du salarié, Service-Public.fr LE TRAVAIL DE NUIT EN 2012, Essentiellement dans le tertiaire, DARES
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Pourquoi il ne faut pas donner plus de deux en-cas par jour aux enfants
Au Royaume-Uni, une campagne fixe la limite en sucre à ne pas excéder par jour. Au-delà de deux collations de plus de 100 calories, le seuil est dépassé. Barres chocolatées, pâtisseries, sodas… S'offrir une collation gourmande est facile de nos jours. Un peu trop, aux yeux de l'agence britannique Public Health England. L'organisation estime que ces en-cas sucrés favorisent l'obésité infantile. Ce 2 janvier, elle lance une campagne destinée aux parents. L'objectif : les aider à mieux contrôler les apports en sucre de leur progéniture. En moyenne, un jeune Britannique mange 3 collations ou boissons sucrées par jour. C'est trois fois trop de glucose par rapport aux recommandations internationales. Pour rappel, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) conseille de ne pas dépasser 5 % des apports énergétiques totaux – soit environ 3 cuillères à café par jour. Une canette de soda suffit à excéder ce seuil recommandé. Pour aider les parents à se repérer, Public Health England propose un critère plus facile d'accès. Un enfant ne doit pas manger plus de 100 calories par en-cas, et pas plus de deux fois par jour. Cela correspond aux apports de fruits, de légumes ou encore de produits laitiers basiques. 4 % des enfants français sont obèses Au Royaume-Uni, plusieurs supermarchés sont partenaires de cette initiative publique. L'étiquetage permet de guider les familles vers les solutions à privilégier. Des bons de réductions sont également proposés aux foyers qui achètent les collations estampillées "Change4Life". Les Français auraient tout intérêt à s'inspirer de cette campagne, car nos têtes blondes ne sont pas mieux loties. Santé publique France estime que 17 % des enfants sont en surpoids, dont 4 % sont en situation d'obésité. Les apports alimentaires des jeunes Français contribuent fortement à ces mauvais résultats. Les enfants consomment 11 à 15 grammes de sucre par jour – 30 à 40 si on inclut les sucres ajoutés ou cachés ! Un apport clairement excessif qui favorise obésité, diabète… mais aussi caries. Source : PHE launches Change4Life campaign around children’s snacking, Public Health England Etude ESTEBAN 2014-2016 – Chapitre corpulence : stabilisation du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adulte, Santé publique France
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Sport, les bonnes résolutions
Nouvel an oblige, pratiquer une activité physique fera partie des bonnes résolutions formulées par chacun. Pour qu’aucun prétexte ne vienne contrecarrer cette volonté qui ne tient parfois qu’à un fil, voici quelques conseils pour se remettre au sport. Hélène Joubert, journaliste Le sport… pour les paresseux ou les peu motivés Une goutte de pluie, la nuit qui tombe plus tôt l’hiver, un semblant de début de rhume, une réunion de travail un peu tardive… la liste des prétextes pour couper aux séances sportives hebdomadaires est sans fin. Si l’on préfère pratiquer un sport en solitaire, la musique, avec une playlist entraînante ou des podcasts peuvent faire l’affaire. Mais pour d’autres, le choix d’un sport collectif apportera une émulation collective, un cadre nécessaire et soudera des liens amicaux. Pourquoi ne pas aussi envisager la séance de « sport » en groupe (amis, collègues du bureau) ? Ou plutôt franchir la porte d’une salle de sport ? Au chaud, en musique, entouré de pratiquants et de coachs, c’est mettre toutes les chances de son côté pour persévérer. Choisir un sport qui nous convienne est la clé de la motivation, en fonction de ses objectifs personnels. Ce peut être stimuler son esprit d’équipe (football, volley-ball, handball, basketball, hockey, water-polo, rugby), développer ses aptitudes artistiques (danse, natation synchronisée), profiter de la nature (randonnée, marche nordique, trekking, VTT, escalade), se confronter à un adversaire (escrime, boxe, karaté, judo) ou développer sa précision (golf, tir à l’arc etc.). Sur le plan de la forme physique, alors que certains préfèreront accroître leur masse musculaire (musculation, gymnastique, planche à voile), d’autres choisiront d’améliorer leurs réflexes (tennis, squash, tennis de table, badminton) ou de travailler leur endurance (cyclisme, aviron, course à pied, natation) voire de se dépasser (CrossFit). Une liste interactive des sports, en fonction du contexte, de ses envies et de son profil, est disponible à ce lien : http://www.mangerbouger.fr/Bouger-Plus/Vos-outils/Catalogue-d-activites-physiques Le sport… pour les malades chroniques Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes ayant une maladie chronique (Bronchopneumopathie chronique obstructive, diabète, insuffisance cardiaque etc.), la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Faire du sport c’est, pour les personnes malades chroniques, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. De plus, pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement. En groupe, on craint aussi moins le regard des autres. David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée à l’Université de Toulouse : « L’idée est de valoriser les activités exercées par le passé pour les renforcer, puis de faire découvrir des moyens supplémentaires de se mouvoir. De plus, tout réside dans la régularité de l’exercice. Alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé, les malades chroniques devraient s’astreindre à un entretien physique quotidien. La fréquence se réfère aux sessions successives d’activité physique tout au long de la journée ainsi qu’au type d’exercice : alterner des activités d’endurance avec des exercices de renforcement musculaire (porter une bouteille d’eau, jardiner activement etc.), d’assouplissement et d’équilibre ». Le sport… pour les personnes en surpoids ou avec des douleurs articulaires Dans ce cas, les sports dits « portés » telle la natation ou l’aquajogging sont les plus appropriés car ils sont non-violents pour les muscles et les articulations, fragilisés dans le cadre d’un surpoids ou d’une obésité. Une fois immergé, on ne ressent plus qu’un tiers de son poids. C’est pourquoi la natation est recommandée en cas de douleur du dos et des articulations. C’est idéal dans le cadre d’une rééducation, car les articulations sont privées de tout impact au sol. De plus, cette sensation de légèreté incroyable permet de mieux assumer son corps et retrouver une confiance en soi. Le sport… pour ceux qui travaillent toute la journée Les recommandations officielles peuvent sembler irréalistes. Comment s’astreindre à trente minutes minimum d’activité physique d’intensité modérée et élevée, au moins cinq jours par semaine, alors que l’on travaille à plein temps, avec une famille à charge ? Il faut savoir que ces trente minutes peuvent s’intégrer dans la vie quotidienne (marche, vélo, montée d’escalier…), et non pas être exclusivement pratiquées dans le cadre d’activités sportives de loisirs. Deux choix se présentent pour persévérer dans une activité physique régulière : lui réserver la pause méridienne ou s’astreindre à trois séances hebdomadaires en sortant du travail. Certains sports tonifient les muscles tout en relaxant (aquagym, yoga, taï-chi-chuan). Même si ça n’est pas l’idéal en termes de régularité, il est aussi possible d’y consacrer une partie du week-end, en variant le type d’effort physique. Le sport… pour ceux qui dorment mal Le sport procure une fatigue saine : l’endormissement survient plus vite, avec moins de micro-réveils nocturnes. Mais cet effet n’existe que si le sportif utilise plus de 60 % de la VO2 max, c’est-à-dire lorsqu’il devient difficile de parler sans être essoufflé tout en pratiquant son activité physique. Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et fondateur de l’European Sleep Center : « Pour les personnes souffrant d’insomnies dites d’endormissement, l’intérêt du sport réside dans la notion de rituel. L’activité sportive permet un « lâcher prise », une zone de décompression entre l’activité de la journée et la nuit. Dans les insomnies dites "de maintien d’éveil" (réveils nocturnes et difficulté à se rendormir), le fait que l’activité physique augmente le sommeil lent profond limite le risque de micro-éveils ». Pour les personnes ayant des troubles du sommeil, le choix du type de sport est primordial. Il semblerait que des jeux de balle, le renforcement musculaire dynamique, les exercices qui requièrent attention, esprit de compétition et tactique retardent plus ou moins fortement l’endormissement. Les stimulations neurosensorielles qu’ils génèrent augmentent le niveau de vigilance. Au contraire, des activités physiques aérobies (course à pied, vélo, vélo elliptique, tapis roulant etc.) même de longue durée (>45 minutes) à une intensité qui peut être élevée ou la natation en mode d’« autohypnose » (coordination et rythme, en mode non compétitif et agréable), réalisées dans un environnement peu lumineux (en extérieur) favorisent l’endormissement. Le sport… pour ceux qui s’y (re) mettent après une longue période sédentaire Avant l’âge de 50 ans, sans problème de santé particulier ni diabète ni tabagisme, toute exploration cardiovasculaire est inutile en vue de reprendre une activité physique, sauf en cas d’accident cardiovasculaire précoce (avant 50 ans) chez les ascendants du premier degré. Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris) : « Après l’âge de 50 ans chez l’homme et 60 chez la femme, cette décision de reprendre le sport doit être précédée d’un bilan biologique complet, de la prise de la pression artérielle et d’une épreuve d’effort, généralement sur vélo. Cet électrocardiogramme d’effort évalue les capacités d’adaptation du cœur à l’effort. A reproduire tous les 5 ans ». D’après des entretiens avec David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, le Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et le Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris).
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Les addictions n’épargnent pas le milieu professionnel
L’Académie Nationale de Médecine brise le tabou des conduites addictives en milieu professionnel en publiant un rapport édifiant : 20 millions d’actifs consomment régulièrement ou ponctuellement une substance considérée comme addictive, qu’elle soit licite ou illicite. Ces chiffres lèvent le voile sur un phénomène trop peu pris au sérieux. Tabac, alcool, cannabis et médicaments psychotropes… En France, les consommations addictives concerneraient plus de 20 millions d’actifs qu’ils soient salariés du privé ou agents de la fonction publique, en contrat à durée indéterminée ou déterminée, selon le « baromètre santé » 2014 de l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) (1). Le terme de substance psychoactive regroupe les drogues licites (alcool, tabac) et illicites (cannabis, cocaïne, héroïne et ecstasy).S’il est peu abordé dans le grand public, c’est un problème bien connu des dirigeants et des représentants des personnels en entreprise qui estiment que 91 % des salariés consommeraient « au moins un produit psychoactif ». Autre constat, les niveaux de consommation de substances psychoactives sont plus élevés chez les demandeurs d'emploi que chez les actifs occupés. Cette différence est particulièrement nette dans le cas du cannabis. Néanmoins, entre 2005 et 2010, les niveaux de consommation des personnes en activité se sont rapprochés des niveaux relevés chez les personnes sans emploi, ce qui pourrait témoigner, selon l’OFDT, d’un accroissement des tensions dans le monde du travail.Pour leur part, les consommations de médicaments psychotropes semblent croître avec 16,7% de consommateurs en 2010. L’enquête 2014 (1) indiquait un usage dans l’année beaucoup plus élevé chez les femmes (de 13,1% à 30,0%) que chez les hommes (de 2,8% à 14,5%). Conduites addictives, tous concernés En 2014, trois milieux professionnels étaient touchés par des niveaux élevés de consommations de substances psychoactives : le bâtiment et les travaux publics, le secteur englobant les arts, les spectacles et les services récréatifs, ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration. Précisément, le transport routier, les postes de sûreté ou de sécurité affichent des niveaux plus élevés de consommation de substances psychoactives que la moyenne. En revanche, le commerce, le transport-entreposage, l’administration publique et la défense, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale semblent plus épargnés. Par ailleurs, l’enquête 2014 met en lumière que les ouvriers et les employés sont les plus gros consommateurs de substances psychoactives. Ainsi, les employés étaient en tête pour l'usage de cannabis (16,6%), de cocaïne (3,6%) et d’amphétamines dans l’année (2,4%), de même que pour la consommation de médicaments psychotropes dans l’année (14,5%, « baromètre 2010 »). Pr Jean-Pierre Goullé, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen : « Alors qu'auparavant les consommations addictives sur le lieu de travail concernaient principalement l'alcool seul, on assiste désormais à l'apparition d'une poly-consommation (alcool plus cannabis, alcool plus cocaïne...). De plus, les données étant pour la plupart issues d’enquêtes déclaratives, il s’agit vraisemblablement de chiffres sous-estimés ». Conduites addictives, quelles conséquences ? Travail et substances psychoactives ne font pas bon ménage. Si les conduites addictives sont si préoccupantes, c’est qu’elles sont susceptibles de retentir sur la sécurité du travail et d’engager la responsabilité du chef d’entreprise, de ses délégataires (personne physique) et de l'entreprise (personne morale) en cas d'accident. D’ailleurs, la présence de toute drogue illicite sur le lieu de travail suffit à engager la responsabilité de l'entreprise.Les conduites addictives peuvent aussi menacer la sécurité des usagers, notamment lorsque les agents occupent des postes de sûreté et de sécurité. A cela s’ajoutent un absentéisme, des retards fréquents, une perte de performance du salarié, plus de conflits entre salariés et une perte d'image pour l’entreprise. A noter, selon les chiffres de 2010, en dehors des occasions traditionnelles que constituent les « pots » et les repas, 18,9% des hommes et 10,3% des femmes, soit 16,4% des actifs occupés avaient consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année (2). De plus, selon les estimations officielles, dans 20 à 30% des cas, la victime d’un accident du travail était sous l'emprise d'une substance psychoactive. L'alcool serait à lui seul responsable de 10 à 20% des accidents du travail, en cause dans 40 à 45% des accidents mortels du travail enregistrés au cours de l'année. Addictions au travail, les pistes pour s’en sortir Réduire la consommation de substances psychoactives au travail est possible. Voici quelques clés : Impliquer le médecin du travail. Les dirigeants d’entreprise devraient encore plus impliquer le médecin du travail. Le salarié devrait aussi y recourir plus facilement et plus fréquemment. En effet, le médecin du travail est à même de mener des actions individuelles auprès des personnels occupant des postes mettant en jeu la sécurité individuelle ou collective. Favoriser le bien-être au travail. Le milieu professionnel serait, du moins en partie, responsable de l’usage des substances psychoactives ou d'une majoration de leurs consommations. Réaliser des actions collectives d'information et de sensibilisation sur les dangers des drogues licites et illicites en milieu professionnel. Pr Jean-Pierre Goullé : « Différentes enquêtes ont révélé que face aux difficultés rencontrées quotidiennement dans leur exercice professionnel, les actifs ont tendance à augmenter leur consommation de substances psychoactives. Cela concernerait 36% des fumeurs, 9% des consommateurs d’alcool et 13% des usagers de cannabis. La dégradation ressentie des conditions de travail serait également à l’origine de la prise de médicaments psychotropes chez près du quart des professionnels ! ».Source : Rapport de l’Académie nationale de médecine, le 10 octobre 2017 (1) Palle C. Synthèse de la revue de littérature sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Observatoire français des drogues et toxicomanies, note 2015-05, 12pp ; (2) Beck F., Guignard R., Léon C., Ménard C., Richard J.B. Usage de substances psychoactives et milieu de travail, La Santéen action, N° 425, 2013, 42-44D’après un entretien avec le Pr Jean-Pierre Goullé, rapporteur du rapport « Addictions en milieu professionnel » pour l’Académie nationale de médecine, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen
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Cystites récidivantes : tentez la grande airelle rouge
Les effets préventifs du Cranberry (également appelé grande airelle rouge ou canneberge) sur les cystites récidivantes sont aujourd'hui bien documentés. Côté mécanisme, il s'agirait d'antioxydants particuliers capables d'empêcher l'adhésion des bactéries aux parois de la vessie.
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Les risques de grossesse méconnus
La contraception, tout le monde connaît. Mais certaines zones d'ombre persistent. La preuve, c'est que l'efficacité théorique des contraceptions est en général surestimée par rapport à leur efficacité réelle en situation. Et ce, à cause de certains détails parfois ignorés... La pilule La pilule présente très peu de risques, si elle est bien prise. L'échec est le plus souvent dû à l'oubli. C'est pour cela qu'il faut absolument, lors d'une prescription de pilule, demander à son médecin la conduite à tenir en cas d'oubli. Quelle durée de décalage est-elle supportable ?Pour certaines pilules, une heure de décalage, et le risque est là. Pour d'autres pilules, jusqu'à 12 heures d'oubli, vous êtes encore protégée…Moins connu, le risque d'élimination de la pilule à cause d'une gastro-entérite. Si vous vomissez, ou que vous souffrez d'une diarrhée carabinée, votre pilule peut se trouver expulsée de votre corps avant même d'avoir agit. En cas de doute, téléphonez à votre médecin pour prendre conseil.Et, pour chaque consultation médicale, pensez toujours à signaler que vous prenez la pilule. En effet, certains médicaments peuvent bloquer ou diminuer son effet. La pilule du lendemain C'est la pilule qu'on prend après un rapport sexuel à risque, c'est-à-dire sans précautions aucune ou après rupture de préservatif. Le laboratoire qui la fabrique annonce 80% de bons résultats. Cela signifie que 80% des grossesses sont évitées. Pas 100%. C'est pourquoi il s'agit seulement d'une contraception de secours et, en aucun cas, on ne doit la considérer comme une sécurité totale.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'efficacité de la pilule du lendemain diminue plus on attend.Ainsi, les pilules de type Norlévo permettent de prévenir une grossesse non désirée jusqu'à 72 heures après un rapport à risque. Mais plus on la prend tôt, mieux c'est. Il existe cependant une autre pilule du lendemain, EllaOne®, qui peut encore être prise jusqu'à 5 jours après l'accident (soit 120 heures).Dans tous les cas, retenez qu'il faut agir vite et qu'un test de grossesse est conseillé par la suite. Le préservatif Ne croyez surtout pas être mieux protégés si vous mettez deux préservatifs l'un sur l'autre. Au contraire, cela augmente terriblement le risque de déchirures. Et n'utilisez jamais de lubrifiant huileux ni de vaseline, qui rendent le latex poreux, mais choisissez-en un spécialement compatible avec les préservatifs. La sodomie Tout le monde le sait, ce n'est pas par là que le papa doit mettre la petite graine ! Pourtant, une grossesse est possible ! En effet, sans préservatif, le sperme coule à l'extérieur et va suivre une sorte de sillon qui l'amène directement à l'entrée du vagin. Là, il suffit de quelques spermatozoïdes bien vigoureux... et une grossesse se met en route. Alors, préservatif indispensable contre les MST, mais aussi si vous ne désirez pas d'enfant pour l'instant. L'amour sans filet Même de nos jours, beaucoup de couples choisissent encore la méthode du retrait, celle où l'homme se retire avant d'avoir éjaculé. On constate au moins 30% d'échecs ! Simplement parce que, avant d'éjaculer, le liquide pré-éjaculatoire qui sort du pénis peut contenir des spermatozoïdes. D'où de très nombreuses grossesses surprises ! Finalement, l'important, c'est de ne pas hésiter à à demander une précision à votre médecin. Il vaut mieux insister deux minutes, que de pouponner 9 mois plus tard sans l'avoir choisi ! Dr Catherine Solano - médecin sexologue
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Prééclampsie : une complication de la grossesse à dépister précocement
La prééclampsie est une complication de la grossesse qui nécessite un dépistage précoce, suivi d'une prise en charge et d'une surveillance rapprochée. Elle se définit par l'apparition d'une hypertension artérielle après la 20e semaine d'aménorrhée, avec une protéinurie (protéines dans les urines).Ce qu'il faut savoir pour mieux prévenir la prééclampsie. La prééclampsie, une complication à dépister en début de grossesse La prééclampsie concerne 1 à 7% des femmes enceintes.Elle complique 3 à 7% des premières grossesses (primipares : premier enfant) et 0,5 à 1% des grossesses ultérieures (multipares). C'est la première cause de complications materno-foetales.Le dépistage précoce de la prééclampsie est un facteur essentiel de l'amélioration des conséquences, parfois graves, tant pour le foetus que pour la future mère, en permettant une prise en charge rapide, adaptée et efficace. Quels sont les facteurs de risque de prééclampsie ? En dehors des prises de tension artérielle et de la recherche mensuelle de protéines dans les urines, il existe un certain nombre de facteurs de risque de la prééclampsie : antécédents de prééclampsie chez la mère ou une soeur ; l'âge maternel élevé ; la primiparité (première grossesse) ; une union récente (brève période d'exposition préalable au sperme du père) ; insémination avec donneur ; anomalies des marqueurs sériques avec caryotype normal ; obésité ; antécédents de troubles du fonctionnement des plaquettes sanguines ; affections auto-immunes ; néphropathies chroniques ; vie en altitude ; stress physique et psychologique. Certains signes doivent être recherchés : céphalées ; troubles visuels, auditifs ; douleurs épigastriques (région supérieure et médiane de l'abdomen) ; paresthésie des membres (sensation anormale sur la peau) ; oedèmes des membres inférieurs ; prise de poids récente ; albuminurie (présence d'albumine dans les urines). En cas d'antécédent de prééclampsie... Seule l'efficacité de l'aspirine est indiscutable pour prévenir la survenue de la prééclampsie chez une femme enceinte à risque.Prescrite précocement, elle réduit l'incidence de cette complication de 15%, la prématurité de 8% et la mortalité périnatale de 14%.Le traitement doit débuter dès le premier trimestre (vers la 10e semaine d'aménorrhée) avant que les anomalies n'apparaissent, et jusqu'au début du 9e mois. Ce qu'il faut retenir sur la prééclampsie S'il est difficile de prévenir une prééclampsie chez une primipare, il est cependant possible d'en faire le diagnostic précoce et de mettre en place une prise en charge efficace.C'est ainsi la meilleure façon d'en prévenir les complications. Isabelle Eustache
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Préservatif féminin, mode d'emploi
Le préservatif féminin, très mal connu, est un moyen de contraception qui protège également du sida et autres IST (infections sexuellement transmissibles). Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de la prévention. Il donne de surcroît aux femmes une indépendance que le préservatif masculin ne leur offre pas.Mode d'emploi, avantages et inconvénients du préservatif féminin. Mode d'emploi du préservatif féminin Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de l'essayer seule, une ou deux fois au préalable.Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrile synthétique qui va tapisser en douceur la paroi vaginale. Il se présente sous la forme d'un cylindre souple et ample ayant à chacune de ses extrémités un anneau flexible. L'un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l'insertion, puis de point d'encrage à l'intérieur du vagin. L'autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l'extérieur du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Sa mise en place n'est pas plus difficile que celle d'un tampon. Comment le positionner avant un rapport vaginal ? Se mettre dans une position confortable : couchée, assise ou debout avec un pied posé sur une chaise. Sortir le préservatif féminin de son emballage avec précaution et s'assurer que l'anneau interne se trouve bien au fond du préservatif. Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant. Attraper l'anneau du fond et le tordre afin qu'il forme un « 8 ». En le maintenant bien ainsi, l'introduire dans le vagin avec l'index, comme pour un tampon sans applicateur. Une fois l'index enlevé, l'anneau reprend sa forme. Placer ensuite l'index à l'intérieur du préservatif et pousser l'anneau jusqu'au fond du vagin. Une fois ainsi en place, l'anneau externe se trouve toujours à l'extérieur du vagin. Lors du rapport, guider le pénis à l'intérieur du préservatif. L'anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le préservatif se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport. Après le rapport, pincer l'anneau extérieur et tourner de façon à fermer complètement l'ouverture. Ensuite, tirer doucement. Le placer dans son emballage et le jeter dans la poubelle. Ne pas le jeter dans les toilettes. Quels sont les avantages du préservatif féminin ? L'anneau extérieur est en contact avec le clitoris et le stimule. Il est plus chaleureux qu'un préservatif masculin et même s'il est plus épais, il transmet les sensations : le polyuréthane permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations. Il ne serre pas le pénis. L'homme n'a pas cette sensation d'être à l'étroit. Absence d'échauffement désagréable pour la femme. Même s'il est prélubrifié, il est possible de rajouter du lubrifiant, contrairement au préservatif masculin en latex. Il peut être installé à tout moment, jusqu'à 8 heures avant un rapport. Cela permet de ne pas oublier de se protéger ou de couper court avec un partenaire qui ne voudrait pas mettre de préservatif ou n'en aurait pas. De la même façon, on peut l'enlever bien après l'éjaculation. Aucun risque d'allergie puisqu'il n'est pas en latex. Le risque de rupture est encore inférieur à celui du préservatif masculin. C'est un bon moyen de se protéger pendant les règles. Il ne pose aucun problème après une grossesse. Le préservatif fémininin présente-t-il des inconvénients ? Le préservatif féminin est relativement coûteux. Il recouvre entièrement les organes génitaux de la femme. Lors d'un rapport, il fait parfois du bruit et peut être poussé à l'intérieur du vagin. Où se le procurer ? En pharmacie ou sur Internet, au prix indicatif d'environ 9 euros la boîte de 3. Gratuitement dans les CPEF (Centres de Planification et d'Education Familiale), dans les centres de dépistage et dans les associations de lutte contre le VIH. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Pilule et risque cardiovasculaire : le point
La pilule augmente le risque de phlébite. Certes, très légèrement, mais suffisamment pour que la contraception orale estroprogestative soit contre-indiquée chez les femmes qui présentent déjà un risque cardiovasculaire.Petit rappel des contre-indications de la contraception orale par estroprogestatifs. Toutes les pilules estroprogestatives augmentent légèrement le risque de phlébite Toutes les pilules contraceptives combinées, c'est-à-dire associant les deux hormones estrogènes et progestérone, sont associées à un risque de thrombose veineuse.Également appelée phlébite, la thrombose veineuse correspond à la formation d'un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot peut entraver la circulation sanguine et favoriser l'apparition de varices. Bien plus grave, le caillot peut migrer dans la circulation puis boucher une artère pulmonaire et provoquer une embolie pulmonaire.Toutefois, les risques de phlébite associés à la pilule sont très faibles et les complications graves sont très rares. Le risque de thrombose veineuse profonde est plus élevé avec les pilules de dernière génération Il faut également savoir que les risques de thrombose veineuse varient selon le type de pilules. Il est ainsi deux fois plus faible avec les pilules de 2e génération qu'avec les pilules de 3e et 4e génération, mais reste inférieur au risque chez la femme enceinte. En effet, la grossesse représente aussi une situation bien connue à risque accru de phlébite.À titre d'exemple, le risque d'accident thromboembolique veineux est de : 60 cas pour 100.000 femmes enceintes. 40 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 3e ou 4e génération. 20 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 1ère ou 2e génération. 5 à 10 cas pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule. Autrement dit, les risques restent faibles, même avec les pilules de dernière génération et ils sont surtout présents lors de la première année d'utilisation du contraceptif. Quelles femmes doivent éviter la contraception estroprogestative ? Les bénéfices apportés par les pilules restent supérieurs aux risques cardiovasculaires, surtout chez les femmes jeunes et chez celles qui ne présentent pas de risque cardiovasculaire particulier, soit la grande majorité des femmes qui utilisent une contraception.En revanche, certaines femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire doivent les éviter. Elles sont invitées à en parler à leur médecin afin de trouver la méthode contraceptive la mieux adaptée à leur cas.Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire pour lesquelles la contraception estroprogestative est contre-indiquée ? Certains facteurs de risque constituent des contre-indications aux pilules estroprogestatives : Les antécédents personnels de thrombose veineuse superficielle, profonde ou d'embolie pulmonaire. Les antécédents personnels d'accident artériel, coronarien ou d'accident vasculaire cérébral. Les facteurs génétiques de risque de thrombose. Les cardiopathies ischémiques et les valvulopathies cardiaques. Les maladies majorant le risque thrombotique : lupus, maladies inflammatoires (MICI, syndrome myéloprolifératif...), cancer, etc. Les antécédents familiaux au premier degré (parents, frères, soeurs, enfants), d'accidents thromboemboliques veineux survenus avant l'âge de 50-60 ans, d'accidents thromboemboliques artériels, d'hypertension artérielle, de diabète et de dyslipidémie. Les femmes souffrant de céphalées et de migraines avec ou sans aura. Le tabagisme. Les facteurs de risque suivants : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse. L'âge enfin constitue lui aussi un facteur de risque : à partir de 35 ans le risque cardiovasculaire commence à croître. Dans toutes ces situations, un autre moyen contraceptif doit être envisagé, ou en cas de facteur de risque isolé un suivi médical spécifique doit être mis en place par le médecin. Source : e-santé Dr Philippe Presles
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Pourquoi faut-il un détartrage des dents en plus du brossage régulier ?
Si l'on veut garder de bonnes dents et un joli sourire toute sa vie, mieux vaut prendre soin de son parodonte, qui correspond aux tissus de soutien des dents.Comment s'y prendre ? En plus d'une bonne hygiène buccodentaire, la plupart d'entre nous ont besoin d'un détartrage régulier pour éliminer la plaque dentaire. La plaque dentaire attaque le parodonte On appelle le parodonte l'ensemble des tissus qui entourent la dent et qui la maintiennent en place. Inévitablement, ce parodonte est l'objet d'attaques bactériennes, voire de virus ou de levures. En excès ou lorsque les germes sont particulièrement virulents, ils peuvent être à l'origine de maladies dites parodontales.Dans la bouche, les bactéries ont la particularité de s'organiser en " biofilm " : elles s'enveloppent dans une sorte de matrice faite de protéines, ce qui leur confère une résistance très importante et notamment aux antiseptiques et aux antibiotiques qui n'arrivent plus à les atteindre pour les détruire. Cette organisation en biofilm permet donc aux bactéries de survivre dans des milieux très hostiles, comme dans celui qui règne dans notre bouche.C'est la plaque dentaire. Les dangers de l'inflammation Une fois installés, les bactéries et autres germes peuvent induire des inflammations se traduisant par : une rougeur des gencives, des saignements (spontanés ou provoqués par le brossage), un gonflement des gencives, des picotements, des douleurs. A la longue, l'inflammation peut détruire plus ou moins partiellement le parodonte et mettre en péril l'attache des dents en cas d'atteinte de l'os. Enfin, des poches peuvent apparaître sur le parodonte, résultat d'un décollement de la gencive qui n'adhère plus sur la dent et qui constitue un réceptacle idéal pour les microbes.Pour le dentiste, c'est l'apparition de poches parodontales qui constitue le symptôme le plus significatif des parodontites. En revanche, pour nous, c'est le saignement de la gencive lors du brossage qui doit alerter et amener à consulter rapidement un dentiste. Contre les maladies parodontales, deux stratégies s'imposent Le brossage régulier et soigné des dentsPlusieurs fois par jour, après les repas, idéalement durant 2 minutes, précédé d'un nettoyage interdentaire. Le détartrage et le surfaçage par le dentisteLe détartrage permet une élimination quasi-totale des bactéries et des autres germes. La fréquence des détartrages dépend de la qualité de l'hygiène buccodentaire quotidienne pratiquée par le sujet et de ses facteurs de risque. Quels sont les facteurs de risque des parodontites ? Le tabac La consommation d'alcool Le stress Le diabète Les maladies cardiovasculaires L'obésité L'arthrite rhumatoïde L'hérédité L'atteinte des défenses immunitaires Etc. Attention, si les parodontites peuvent mettre les dents en danger, elles peuvent aussi retentir sur l'état de santé général et être à l'origine de certaines pathologies car l'inflammation locale peut s'étendre, voire devenir générale : maladie cardiovasculaire, diabète, conséquence sur la grossesse (prématurité), etc. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Piscine : pourquoi doit-on prendre une douche avant ?
Avant d'aller se baigner dans une piscine, il faut prendre une douche. C'est devenu une habitude et nous insistons pour que nos enfants n'oublient pas de la prendre avant de courir sauter dans l'eau.Mais pourquoi faut-il prendre une douche ? Piscine : attention, produits irritants ! Pour garder une eau propre, il faut utiliser des produits désinfectants (chlore, brome, ozone, etc.). Mais il ne faut pas en utiliser trop car ils sont susceptibles de devenir irritants et de provoquer des troubles oculaires, cutanés (eczéma) ou respiratoires (bronchite, asthme).Tel est le dilemme auquel sont confrontés les gérants de piscine. En fait, les produits de désinfection de l'eau se recombinent avec la matière organique (ammoniac) des baigneurs (sueur, salive, urine, sécrétions nasales, liquides de la peau, du cuir chevelu...) et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme.C'est pour limiter leurs émanations que l'on recommande la douche systématique avant d'entrer dans un bassin. Selon l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), un renforcement des règles d'hygiène corporelle devrait permettre de diminuer la concentration des polluants (bien sûr en parallèle avec l'amélioration des techniques de traitement de l'eau).C'est ainsi que les baigneurs devraient systématiquement porter un bonnet de bain, comme c'est déjà obligatoire dans la plupart des piscines publiques, et qu'ils devraient se savonner sous la douche avant leur baignade. Recommandations aux baigneurs en piscine Voici quelques recommandations qui permettent de renforcer la protection des baigneurs, mais aussi des nageurs sportifs, des maîtres-nageurs, des agents d'entretien et autres personnels des piscines qui sont plus particulièrement exposés, comme le prouve la fréquence accrue de l'asthme professionnel dans ces populations.Enfin, les règles d'hygiène protègent également les jeunes enfants (moins de deux ans), dont les systèmes respiratoire et immunitaire sont encore en développement. Douche savonnée avant toute baignade en piscine (y compris dans une piscine d'hôtel, de camping, de résidence de vacances...). Port du bonnet de bain. Passage dans le pédiluve (bain de pied à la sortie des douches). Pas de baignade en cas de maladies transmissibles comme la gastro-entérite. Passage aux toilettes avant la douche savonnée. Respecter les zones de déchaussage. Ôter tout maquillage et autres produits cosmétiques. Utiliser des accessoires (bouées, tapis, ceintures, frites...) réservés exclusivement à l'usage de la piscine et bien entretenus. A savoir aussi : Le port de lentilles est déconseillé en raison d'un risque d'aggravation de pathologie oculaire (conjonctivite, kératite). Et enfin, ne pas négliger la douche savonnée après la baignade.Tout bébé doit porter une couche jetable adaptée au bain.Par mesure d'hygiène et pour éviter tous désagréments, portez des sandales quand vous marchez autour de la piscine. Isabelle Eustache
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Sommeil et alimentation : les 4 grandes règles des dîners anti-insomnie
Fatigue, somnolence, baisse de la concentration, troubles de la mémoire, si l'on dort mal, les conséquences ne manquent pas. L'instauration d'un rituel du coucher s'impose, mais il convient aussi de changer ses habitudes alimentaires, au moins en ce qui concerne le dîner. Voici les 4 grandes règles d'alimentation à respecter pour favoriser votre sommeil et endiguer les insomnies. Bon dîner, bon sommeil Quelques changements dans la façon de vous alimenter le soir peuvent contribuer à améliorer votre sommeil. Que les insomniaques testent avant de recourir à des somnifères ... Règle n°1 anti-insomnie : un dîner riche en glucides et pauvre en protéines Ces nutriments jouent un rôle dans la synthèse de certains neurotransmetteurs dans le cerveau et peuvent ainsi contribuer au sommeil ou inversement l'entraver.Privilégiez une alimentation riche en glucides à index glycémique bas, c'est-à-dire ceux qui sont absorbés et métabolisés lentement : pain aux céréales, pain complet, céréales entières (boulgour, riz brun, quinoa, sarrasin), les pâtes al dente, les légumineuses (haricots, pois, lentilles), les légumes, les fruits frais, etc.Inversement, limitez les glucides à index glycémique élevé : pain blanc, riz blanc, céréales raffinées ou sucrées, couscous, tapioca, pommes de terre, gnocchis, pâtisseries industrielles (croissants, gâteaux, beignets, biscuits ), chocolat au lait, sucre, miel, crèmes glacées ...Diminuez les protéines : il est préférable de consommer les aliments riches en protéines, comme les viandes, volailles, poissons, fruits de mer et oeufs, le midi plutôt que le soir. Règle n°2 anti-insomnie : un dîner léger, non épicé et pas trop tardif Si l'on mange trop et trop gras, épicé et tardivement, la digestion sera plus lente et s'accompagnera d'une augmentation de la température corporelle, deux facteurs qui retardent l'endormissement et sont souvent responsables d'insomnies.Ainsi, ne dînez pas trop tard, évitez les mets épicés, ne mangez pas trop copieux et limitez les graisses, particulièrement les acides gras saturés (charcuteries, viandes grasses, crème fraîche, beurre, fromages, fritures et panures, sauces, etc.) et les acides gras trans (margarine, beignets, pâtes à tarte, feuilletés, viennoiseries, biscuits, gâteaux industriels, etc.). Règle n°3 anti-insomnie : privilégier les oméga-3 Les oméga-3 contribuent au bon fonctionnement du cerveau et sont avantageux pour trouver le sommeil.Privilégiez les sources d'oméga-3 : poissons gras (saumon, truite, maquereau, flétan, sardines ), huile de colza, huile de lin.Limitez en revanche les sources d'oméga-6, molécules qui entrent en compétition avec les oméga-3 : huile de tournesol, de maïs, mayonnaise, etc. Règle n°4 anti-insomnie : pas de boisson alcoolisée, ni caféinée Contrairement à ce que l'on veut bien croire, l'alcool n'est pas bénéfique au sommeil. Certes, consommer de l'alcool favorise l'endormissement, mais déstructure ensuite le sommeil en provoquant des micro-réveils et favorise l'insomnie.Au final, le sommeil est de mauvaise qualité et non récupérateur. La caféine exerce des effets sur le cerveau jusqu'à 6 heures après sa consommation.Alors dès le milieu de l'après-midi, évitez de boire du café et toute autre boisson contenant de la caféine : thé, chocolat, sodas Pour renforcer l'efficacité de ces 4 règles d'alimentation anti-insomnie : luttez contre le stress, ne pratiquez que des activités calmes avant de vous mettre au lit, couchez-vous toujours à la même heure, exercez une activité sportive régulière mais pas en soirée. Isabelle Eustache
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Café, caféine et santé : distinguez le Vrai du Faux !
La café, boisson riche en caféine multiplie les propriétés. Long ou serré, sucré ou crème, au petit-déjeuner, après le repas ou décaféiné, le café peut se boire à tout moment de la journée.Mais connaissez-vous tous les bienfaits du café sur la santé ?Café, caféine : distinguez le vrai du faux ! 1) Un petit café avant une séance de sport booste les performances musculaires. Vrai ou faux ? C'est faux. Boire une tasse de café avant une séance de sport dans l'espoir que la caféine stimule les muscles, comme elle le fait pour les fonctions cérébrales n'est pas une bonne idée. C'est en effet l'inverse qui se produit : la caféine diminue l'afflux sanguin au niveau du coeur, ce qui fait que l'organisme est moins bien oxygéné, oxygène dont les muscles ont justement un besoin accru lors d'un effort.(Source : Kaufmann P.A., J. Am. Coll. Cardiol., 47 : 405-410, 2006) 2) En cas de migraine, boire du café peut être bénéfique. Vrai ou faux ? C'est vrai. La caféine exerce une action vasoconstrictrice (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins périphériques) sur le cerveau, ce qui peut aider à faire céder certaines crises de migraine. C'est d'ailleurs pourquoi des médicaments contre la douleur et la migraine contiennent de la caféine. 3) La durée de l'infusion du café détermine la teneur en caféine. Vrai ou faux ? C'est vrai. Les expressos contiennent donc théoriquement moins de caféine que les cafés filtres. Attention toutefois à la quantité : plus l'infusion est dense (beaucoup de café et peu d'eau), plus la teneur en caféine est élevée. Ainsi, plus un café est "serré", plus il est riche en caféine. 4) Le café protège du diabète de type 2. Vrai ou faux ? C'est vrai. A long terme, la consommation quotidienne de 5 à 6 tasses de café se traduit par une diminution du risque de diabète de type 2 (diabète gras ou non-insulinodépendant).(Source : Journal Internal Medicine, 255 : 89-95, 2004.) 5) Boire du café prévient la maladie de Parkinson. Vrai ou faux ? C'est vrai. La consommation de café réduit de manière proportionnelle le risque de développer une maladie de Parkinson. La caféine aurait donc des vertus protectrices contre cette maladie dégénérative. (Source : Ross, JAMA. 2000;283:2674-2679) 6) Le café diminue la pression artérielle. Vrai ou faux ? C'est faux. Même à faible dose, le café (ou toute autre boisson contenant de la caféine comme le thé ou certaines boissons gazeuses) suffit à augmenter la pression sanguine dans les artères et à altérer leur souplesse, favorisant ainsi à long terme l'apparition d'une hypertension artérielle. 7) Chez une femme enceinte, le café augmente le risque de fausse couche. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le risque de fausse couche augmente de 40% chez les femmes qui boivent une tasse de café par jour (100 mg de caféine) et double au-delà de 2 tasses de café. Cette relation est valable pour toute boisson contenant de la caféine dont le thé et certains sodas (on retrouve notamment 200 mg de caféine dans 5 canettes de sodas !).(Source : De-Kun Li et coll., Am. J. Obstet. Gynecol., 21 janvier 2008) 8) Un café robusta contient plus de caféine qu'un café arabica. Vrai ou faux ? C'est vrai. Une tasse de café arabica (6 à 10 g de café) contient 60 à 100 mg de caféine, contre 150 à 250 mg pour une tasse de café robusta. 9) Le café stimule le cerveau. Vrai ou faux ? C'est vrai. La caféine exerce des effets sur le système nerveux central : elle stimule, améliore les performances intellectuelles et la capacité de concentration. Attention toutefois de ne pas en abuser car à doses élevées, les effets du café tendent à s'inverser : nervosité, anxiété, agressivité et insomnie. 10) La caféine modifie le sommeil. Vrai ou faux ? C'est vrai. La caféine augmente le temps d'endormissement et diminue la qualité du sommeil pendant 3 à 4 heures. C'est que la caféine active les régions cérébrales impliquées dans le cycle veille/sommeil. 11) Le café est un bon diurétique. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le café est diurétique et stimule la digestion. En revanche, avec du lait, le café peut être indigeste car les protéines du lait coagulent dans l'estomac sous l'action de son acidité et des tanins contenus dans le café. Isabelle Eustache
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Maladie rénale : faites-vous dépister !
Parce qu'elles sont silencieuses, et que les reins sont des organes vitaux, les maladies des reins doivent être dépistées précocement. Encore trop souvent, elles sont diagnostiquées à un stade proche de l'insuffisance rénale qui nécessite alors un traitement lourd par dialyse. Pourquoi est-il si important de dépister une maladie des reins ? Les maladies des reins sont silencieuses, c'est-à-dire que pendant longtemps, elles ne se manifestent par aucun symptôme. De ce fait, elles sont souvent dépistées à un stade tardif, au stade de l'insuffisance rénale qui requiert alors un traitement en urgence par dialyse, voire une greffe de rein. Dépistées tôt, les maladies rénales ne nécessitent pas un tel traitement lourd et contraignant, ou le retardent.Les maladies des reins sont fréquentes : 3 millions de Français sont concernés, soit environ une personne sur vingt. Elles peuvent toucher tout le monde et à tout âge, même s'il existe des personnes plus à risque que d'autres (voir ci-dessous).Les maladies rénales sont parfois causées par des infections à streptocoques. Mais les maladies qui touchent les vaisseaux sanguins sont aussi susceptibles d'endommager les reins. C'est le cas de l'hypertension artérielle et du diabète. Comment dépister une maladie rénale ? Un simple test par bandelette urinaire. Une prise de sang. Une mesure régulière de la tension artérielle. À plus forte raison, ces 3 méthodes sont à appliquer aux personnes qui présentent un risque plus élevé que les autres d'être atteintes d'une maladie des reins : les personnes diabétiques, atteintes d'hypertension artérielle, les plus de 60 ans, en cas d'antécédents familiaux d'une maladie rénale génétique, les personnes ayant suivi sur le long terme ou de manière répétée un traitement médicamenteux connu pour être potentiellement toxique pour les reins, comme les anti-inflammatoires dont l'aspirine. Peut-on prévenir la maladie rénale ? Certaines règles permettent de maintenir les reins en bonne santé : Boire un minimum de 1,5 litre par jour réparti tout au long de la journée. Manger de façon équilibrée pour éviter le surpoids et l'excès de cholestérol. Limiter le sel, un élément qui favorise l'hypertension. Arrêter de fumer. Le tabagisme accélère l'évolution des maladies des reins. Pratiquer régulièrement une activité physique. Eviter l'automédication, certains médicaments étant toxiques pour les reins. Ne pas abuser des laxatifs ou des diurétiques. Eviter les produits de composition incertaine (ex. herbes chinoises). Se méfier des régimes hyperprotéinés qui peuvent fatiguer les reins. Attention, les produits de contraste iodés injectés lors de certains examens radiologiques peuvent endommager les reins des personnes fragiles. En parler à son médecin et radiologue. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Migraine : quels sont les aliments à privilégier ? A éviter ?
Certains aliments sont réputés pour déclencher des crises de migraine et d'autres réputés pour les atténuer. Attention toutefois, les migraineux n'ont pas intérêt à écarter d'emblée certains aliments et à en privilégier d'autres.C'est à chacun d'observer attentivement le lien entre la prise de certains aliments et le déclenchement de ses migraines. Quels sont les aliments qui limitent la migraine ? Peu d'aliments influent favorablement sur la migraine. Citons cependant le café, lequel exerce un effet analgésique et peut ainsi traiter une migraine, comme le ferait un antalgique tel que le paracétamol ou un médicament anti-inflammatoire. Ainsi, chez certaines personnes, le fait de boire une tasse de café en tout début de crise peut la faire passer.L'organisation structurée et régulière des repas a également un effet bénéfique vis-à-vis de la migraine. Il ne faut pas sauter ou retarder un repas, au risque de déclencher une crise de migraine. Malgré tout, lorsque le cas se présente, manger un morceau de sucre par exemple peut contribuer à effacer une crise. Quels sont les aliments susceptibles de déclencher une crise de migraine ? Plusieurs types d'aliments sont à éviter lorsque l'on est sujet aux migraines. Il ne faut pas pour autant les éliminer tous systématiquement car ils n'ont pas toujours le même effet chez tout le monde. Il faut donc passer par une phase d'identification : manger cet aliment et voir si oui ou non, il est associé au déclenchement d'une migraine. Dans l'affirmative, il faut l'écarter. Alcool : vin blanc, champagneParmi les aliments déclenchants figure l'alcool, et tout particulièrement le vin blanc et le champagne. Le vin rouge, surtout lorsqu'il est de bonne qualité, est rarement associé à la migraine.ChocolatLe chocolat est un autre aliment majeur. Pourtant, il est moins bien percu comme tel. Par rapport à l'alcool notamment, il est moins souvent identifié comme facteur déclenchant de crise migraineuse. Le chocolat contient une substance appelée la sérotonine, qui améliore le moral mais déclenche en même temps des migraines chez certaines personnes. Il faut donc éviter toute consommation excessive de chocolat.Aliments gras et caloriquesTous les aliments gras et très caloriques (charcuteries, fromages, fritures...) sont également à écarter chez de nombreuses personnes. Le mécanisme impliqué est le même que pour le chocolat, il repose sur la sérotonine. Ce neurotransmetteur est un vasoconstricteur qui agit sur les artères cérébrales. Or en cas de susceptibilité à la migraine, les artères cérébrales sont très sensibles et impliquées dans le déclenchement des crises. A noter aussi que la déshydratation est un facteur connu pour déclencher souvent des migraines. On le remarque très bien chez les sujets qui jeûnent sans aucun apport hydrique. En fin de journée, ils souffrent souvent de migraines. En conclusion, il est important de faire des repas à horaires réguliers et d'identifier les aliments susceptibles de déclencher des migraines. Nous avons tous nos propres sensibilités, il est important de les explorer pour pouvoir éliminer les aliments les moins favorables.Le Dr Michel Dib est neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, membre de la Société française de neurologie et l'auteur de nombreux livres et publications dans la presse scientifique et grand public. Il vient de publier deux ouvrages "Apprivoiser la migraine" et "Apprivoiser le stress" aux Éditions du Huitième Jour. Isabelle Eustache
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Produits chimiques : protection des femmes enceintes et des enfants
Il existe suffisamment d'arguments pour appeler à la vigilance. Les fortes concentrations de produits chimiques (solvants et cosmétiques notamment) dans notre environnement ont des conséquences directes sur la fertilité et sur les malformations génitales. Pendant l'enfance et la grossesse particulièrement, il est recommandé de diminuer les expositions. Fertilité masculine en berne pour cause de pollution C'est indéniable, la fertilité masculine a fortement baissé. Il suffit de regarder à quelle vitesse le recours à l'assistance médicale à la procréation a augmenté pour infertilité masculine. La pollution par les substances chimiques contribue largement à ce phénomène.Selon l'Agence de sécurité sanitaire des aliments, de l'environnement et du travail (Anses), des anomalies du système reproducteur sont observées chez de nombreuses espèces et plus particulièrement dans les zones sévèrement polluées. Chez l'homme maintenant, "on a observé une diminution de la production de spermatozoïdes de 50% au cours des 50 dernières années, et dans la même période un doublement de l'incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales". Ces phénomènes sont en partie liés à certaines substances chimiques (perturbateurs endocriniens ou oestrogène-like, mimant les effets des hormones sexuelles féminines). Limiter les expositions pendant la grossesse et la petite enfance Lors du colloque Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a formulé des mises en garde, en recommandant de limiter les expositions aux produits chimiques pendant les périodes clés de la vie, à savoir la petite enfance et la grossesse. En effet, c'est durant le développement, et dès le stade foetus, que les expositions chimiques font le plus de dégâts sur la fertilité future.Certaines substances chimiques, particulièrement les pesticides, les phtalates (utilisés dans les plastiques mous) et les parabens (dans les cosmétiques) étant soupçonnés d'être reprotoxiques, il est conseillé de : Réduire au maximum l'usage des cosmétiques contenant des parabens (shampoings, teintures). Utiliser une crème anti-vergetures sans parabens. Recourir aux cosmétiques bio. Utiliser des produits ménagers verts ou écolabel. Peler les fruits et les légumes. Ne pas utiliser de parfums d'intérieur. Eviter les bombes insecticides. Eviter les travaux et la peinture. #E#Encore une fois, protéger les plus fragiles est un devoir. Isabelle Eustache
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Ceinture de sécurité : on attache tout le monde en voiture... même le chien !
A l'avant comme à l'arrière, les adultes, les enfants et les animaux, en particulier les chiens, doivent être correctement attachés en voiture.Pour se protéger soi-même, bien sûr, en cas d'accident, mais également pour protéger les autres ! Les animaux aussi bouclent leur ceinture de sécurité en voiture !
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L'artérite : à dépister à partir de la soixantaine
Vous avez plus de 60 ans et vous présentez un facteur de risque cardiovasculaire (diabète, hypertension, cholestérol, antécédent familial...) ?Vous devriez faire mesurer votre ISP. Il s'agit d'un examen diagnostique très simple qui permet de dépister une artérite, affection qui peut révéler des complications au niveau des artères du coeur et du cerveau.
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Cancer colorectal : 11 facteurs de risque
Second cancer chez la femme (après le cancer du sein) et troisième chez l'homme (après le cancer du poumon et de la prostate), le cancer colorectal est très fréquent. Ce cancer fait l'objet d'un dépistage généralisé. L'objectif : le dépister le plus tôt possible pour augmenter l'efficacité des traitements. Parallèlement, connaissez-vous les 11 facteurs de risque du cancer colorectal ? 1. L'âge. Le cancer colorectal touche surtout les personnes de plus de 50 ans. C'est pourquoi le dépistage organisé recommande un test tous les deux ans, de 50 à 74 ans (s'agissant d'un cancer qui se développe lentement, il ne semble pas essentiel de poursuivre le dépistage au-delà d'un âge avancé). 2. Les antécédents familiaux de cancer du côlon. Tout antécédent familial de cancer colorectal augmente le risque d'en souffrir aussi. 3. Les antécédents personnels ou familiaux de maladie du côlon (colite ulcéreuse). Une maladie du côlon personnelle ou un antécédent familial augmente le risque de cancer du côlon. 4. Les maladies inflammatoires de l'intestin. Alors que les polypes nouvellement formés au niveau du rectum ou du côlon ne sont pas cancéreux, en revanche, certaines maladies de l'intestin, comme notamment une polypose rectologique qui se manifeste par de très nombreux polypes, exposent à un risque très élevé de cancer colorectal. 5. La consommation d'alcool. Dès le premier verre d'alcool, le risque de cancer augmente. À noter que le tabac est également un facteur de risque de cancer colorectal. (Rapport 2007 du Fonds Mondial de recherche contre le cancer) 6. Le surpoids. Il existe une relation positive entre l'apport calorique et le risque de développer un cancer colorectal. Ainsi, les personnes en surpoids ont plus de risque de souffrir de ce type de cancer que celles de poids normal. 7. La sédentarité. La sédentarité représente un facteur indépendant favorisant le cancer colorectal. 8. Une consommation élevée en produits gras (charcuterie, beurre, sauce, fritures, viennoiseries...). En plus d'accroître les apports caloriques, les acides gras saturés que l'on trouve dans les graisses animales favorisent le cholestérol et augmentent le risque de cancer. Ainsi, les charcuteries, le beurre, la crème, les viandes grasses (mouton, abats) et les oeufs favorisent le cancer colorectal, à l'inverse des graisses provenant par exemple de l'huile d'olive, des volailles et des poissons. 9. Une faible consommation de fruits et légumes. Les fruits et légumes sont des aliments protecteurs vis-à-vis du cancer colorectal. 10. La viande rouge. La consommation de viande rouge est associée à une augmentation du risque de cancer colorectal. Lors de la digestion de la viande rouge se formeraient des radicaux dont certains sont cancérigènes. Attention également à la cuisson des viandes. Les très hautes températures sont également à l'origine de la formation de composés cancérigènes (friture, barbecue). 11. Une consommation insuffisante de calcium et de produits laitiers. Il semblerait que le calcium réduise l'incidence du cancer colorectal, car il s'oppose à la prolifération anormale de cellules sur la paroi interne du côlon. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Pas de lait de vache avant l'âge de un an !
L'abandon du lait deuxième âge ne doit pas être trop précoce.Les experts de l'alimentation infantile sont formels, il ne faut pas donner de lait de vache aux nourrissons avant l'âge de un an, au risque d'entraîner notamment des carences en fer !
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Sécheresse vaginale : hydratation et lubrification pour une sexualité épanouie
Le vagin et la vulve vieillissent eux-aussi et sont tout aussi dignes d'entretien que nos dents tout au long de la vie. Comment ? Par l'hydratation, gage d'une bonne lubrification lors d'un rapport sexuel. Car une femme n'a pas à supporter une sécheresse vaginale et celle-ci ne doit surtout pas la détourner de la sexualité. La sécheresse vaginale, un défaut d'hydratation vulvo-vaginale La lubrification vulvo-vaginale et l'hydratation sont deux phénomènes indépendants mais intimement liés chez la femme. La lubrification. Sa finalité est de réduire le frottement entre deux éléments en contact et en mouvement l'un par rapport à l'autre. Il s'agit de la production d'un mucus à base d'eau par les muqueuses de la vulve et du vagin, sous l'influence de l'excitation sexuelle. La vulve est lubrifiée par les sécrétions des glandes vestibulaire (ces glandes dites de Bartholin sont situées au niveau du vestibule, à l'entrée du vagin) et urétérales (glandes dites de Skene, au niveau de l'urètre) mais surtout par le mucus produit par les glandes sébacées (présentes dans le derme) et sudoripares (qui sécrètent la sueur) des grandes et petites lèvres. Au niveau du vagin, la lubrification proviendra de l'afflux de sang (congestion vasculaire) qui augmente la pression sanguine veineuse et provoque une filtration du plasma à travers la paroi vaginale ; l'on parle du phénomène de transsudation. L'hydratation vulvo-vaginale Phénomène totalement différent, l'hydratation vulvo-vaginale est la sécrétion en continu d'un mucus au niveau de la vulve et du vagin. Comme la muqueuse vaginale n'héberge pas de glandes, ce sont les glandes et les muqueuses de la vulve qui sécrètent ce mucus, associé à la flore vaginale. Son pH est légèrement acide (autours de 4,5). Lorsque cette hydratation est insuffisante on parle de sécheresse vaginale. Pas de lubrification en cas de sécheresse vaginale La lubrification vulvo-vaginale est un phénomène réflexe neurologique sous influence de l'excitation sexuelle alors que l'hydratation vulvo-vaginale est sous le contrôle principal des hormones (estrogènes).Sans excitation sexuelle il n'y aura pas de lubrification en dépit d'un vagin bien hydraté. A l'inverse, une sécheresse vaginale (un défaut d'hydratation) n'empêche pas de lubrifier, mais ce sera alors a minima.Dr Marie Veluire, gynécologue sexologue : « En pratique il est impossible de bien lubrifier lors d'un rapport sexuel -y compris si la femme est très excitée- si le vagin n'est pas suffisamment hydraté. La lubrification passe par les cellules vaginales, or pour que celles-ci lubrifient correctement, il faut qu'elles soient hydratées correctement pour permettre la transsudation et la sécrétion de mucus lors de l'excitation sexuelle ». La sécheresse vaginale n'est pas une fatalité Quatre phénomènes peuvent perturber l'hydratation du vagin (mais aussi du vestibule et de la vulve !) et induire une sécheresse vaginale : Une carence en œstrogènes. Après 50 ans ,lors de la ménopause - et a fortiori après la ménopause- elle entraîne progressivement une atrophie de la vulve et du vagin. Ce peut être aussi la conséquence d'une radiothérapie anticancéreuse, d'une chimiothérapie, d'une hormonothérapie (par exemple les anti-aromatases) ou d'une chirurgie (ablation des ovaires) ... De plus, l'atrophie vaginale est corrélée à l'inactivité sexuelle. Sous l'influence de l'excitation, la lubrification régulière (par le phénomène de transsudation) oxygène les cellules du vagin, du vestibule et de la vulve qui vieillissement alors un peu moins vite.Mais nous ne sommes pas toutes égales vis-à-vis de la progression de l'atrophie vaginale (terrain génétique, "surpoids" plutôt favorable etc.). Anatomiquement, l'atrophie vaginale se traduit par une muqueuse plus lisse, une teinte rouge diffuse ou tachetée plus fragile, une diminution de la longueur, de la largeur et de l'élasticité du vagin, ainsi qu'une diminution des muqueuses de l'urètre et de la vessie. Parmi des femmes entre 45 et 75 ans, près de 40% rapportent des signes d'atrophie vaginale avec une sécheresse pour 55% d'entre elles, une dyspareunie (douleur lors des rapports) dans 44% et une irritation (37%), avec un impact sur leur sexualité pour 60%. Un déséquilibre de la flore vaginale. Les causes ne sont pas formellement établies à ce jour. Le vagin est habité par des lactobacilles (10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale). Des brûlures au moment de la pénétration vaginale, des phénomènes d'irritation et d'inflammation, un écoulement (leucorrhées) inhabituel doivent y faire penser. Un vagin dont le pH devient alcalin ou très acide (dû à des infections, à un déséquilibre de la flore vaginale etc.) En revanche, les contraceptifs oestroprogestatifs (œstrogènes et progestérone) n'ont -selon la littérature scientifique- aucun impact sur l'hydratation et n'induisent pas une sécheresse vaginale. Au contraire, en théorie, l'ajout d’œstrogènes est bénéfique à l'hydratation vaginale. Attention à ne pas accabler la pilule alors que c'est en fait un manque d'excitation sexuelle! Le vagin souffre de mauvaises habitudes De 15 à 45 ans, bien des comportements peuvent aussi compromettre une hydratation vaginale de qualité. Un excès d'hygiène intime parfaitement contre-indiqué (pas de douches vaginales !), le port de vêtements trop serrés, des interventions chirurgicales (épisiotomie), le post-partum (il faut 2-3 mois pour retrouver une hydratation normale) et toutes les infections bactériennes, parasitaires et mycosiques peuvent contribuer à la sécheresse vaginale.Dr Veluire : « Avant la ménopause, les conséquences d'un défaut d'hydratation sont un prurit (démangeaisons), des irritations vulvaires, une sensation d'inconfort, le tout induisant une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels), elle-même cause de baisse du désir sexuel par anticipation négative. Lorsque la situation perdure, une hypertonie du périnée peut apparaître (et donc des difficultés à le contracter). Le vagin doit être hydraté, et surtout en post-ménopause, sans oublier le vestibule et la vulve, souvent plus "déshydratés" que le vagin lui-même en cas d'inactivité génitale. Un entretien quasiment à vie ». Que faire contre la sécheresse vaginale ? Sècheresse, prurit, saignement post-coïtaux, dyspareunies... ces signes doivent faire penser à un vieillissement vulvo-génital et consulter un gynécologue. Une décision pas si évidente pour les femmes : à la question « Avez-vous consulté pour des rapports douloureux arrivant souvent ou parfois au cours de l'année ? », 87% des femmes répondent par la négative. 30% des 25-39 ans souffrent de rapports douloureux (48% des 18-24 ans, 22% des 40-49 ans et 25% au-delà de 50 ans).Notre vagin, comment être à ses petits-soins : Rééquilibrer la flore vaginale avec un traitement par probiotiques (par voie orale ou vaginale) même si l'impact de celui-ci reste empirique. Il se pourrait aussi qu'il faille en parallèle rééquilibrer sa flore intestinale ; un nombre croissant d'études scientifiques encore balbutiantes lient les deux. En revanche, les gélules en intravaginal (sur prescription médicale) contenant de l'estriol et de bacille de Döderlein ou lactobacille ont montré leur utilité dans ce cas. Utiliser des lubrifiants ponctuels (au cours ou juste avant le rapport sexuel). Employer des lubrifiants longue durée. Il s'agit d'acide hyaluronique qui se délite progressivement sur deux à trois jours. Ils sont à utiliser de façon systématique deux fois par semaine chez les femmes qui sont en carences d'oestrogènes et qui ne peuvent (ou ne veulent pas) recevoir d'apport hormonal. Déposer, en intravaginal et vulvaire, tous les deux jours des oestrogènes locaux (estriol, promestriène sur prescription médicale) pour lutter contre l'atrophie vaginale et relancer l'hydratation. Dr Veluire : « Nous, gynécologues, devons prêter l'oreille lorsqu'une femme parle de rapports douloureux. Chez une femme jeune, c'est le plus souvent un problème de lubrification et non d'hydratation (sécheresse vaginale), en rapport avec une insuffisance d'excitation (préliminaires trop courts, apprentissages limités). En revanche, chez la femme en post- ménopause, il s'agit bien d'hydratation déficiente et la difficulté est qu'elle n'en parle pas. Pourtant, même sans vie sexuelle, hydrater le vagin et le vestibule est nécessaire vis-à-vis de l'atrophie vaginale, ne serait-ce que pour une meilleure fonction urinaire (pollakiurie, dysurie, irritations, sensation de pesanteur, gêne diffuse etc..). Les estrogènes vont permettre d'hydrater toute la paroi antérieure du vagin, l'urètre et les glandes alentours ». Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Rhinite allergique : signaux d'alerte
Si les symptômes de la rhinite allergique sont extrêmement classiques et bien connus de tous, surtout des personnes concernées, il existe en revanche des signes atypiques qui justifient une exploration ORL plus poussée.Ils peuvent être la manifestation d'autres affections qu'il faut rechercher. Le diagnostic de rhinite allergique Avant de prescrire tout traitement, il importe de faire un diagnostic précis avec son médecin. Rappelons par exemple que l'allergie aux graminées est parfois difficile à différencier d'une allergie aux acariens. En effet, dans le sud, les pics allergéniques surviennent à la même époque, au printemps.Bilan allergénique, tests multi-allergéniques puis tests cutanés permettent d'identifier l'allergène responsable puis de mettre en oeuvre des mesures d'éviction. La présence d'un asthme est également recherchée (sifflements, essoufflement, crises). Il est indispensable de mesurer le souffle, au minimum avec un débit expiratoire de pointe, car l'asthme associé à la rhinite peut être insidieux. Symptômes classiques ou atypiques Les symptômes de la rhinite allergique sont bien connus : larmoiement, conjonctivite, nez qui coule, nez bouché, éternuements, démangeaisons, etc. En revanche, se manifestent parfois aussi des symptômes dits atypiques : ceux-ci doivent attirer l'attention et donner lieu à des investigations ORL supplémentaires qui relèvent du spécialiste. Pourquoi ? Parce que ces signes peuvent cacher une polypose nasale par exemple ou encore révéler un cancer nasopharyngien.Pour ne pas passer à côté de ces affections graves, sept symptômes atypiques doivent donner l'alerte. 7 signaux d'alerte Douleurs. Saignements. Unilatéralité des symptômes. Ecoulement purulent. Perte d'odorat. Echec de traitements bien conduits. Récidive des symptômes. Isabelle Eustache
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