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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
AVC : des traitements efficaces à condition d’agir vite
Près de 130 000 Français seraient chaque année victimes d’un accident vasculaire cérébral. L’AVC frapperait ainsi une personne toutes les quatre minutes, avec des séquelles au mieux légères, au pire irréversibles. Le Pr Mathieu Zuber, neurologue, et le Dr Stéphane Bourgeois, médecin urgentiste, nous donnent toutes les clefs pour intervenir à temps.
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Des contrats santé responsables « nouvelle formule »
Depuis le 1er janvier 2006, la loi a introduit un dispositif d’avantages fiscaux et sociaux pour tout contrat de complémentaire santé respectant un certain nombre de règles. Celles-ci prévoyaient un ensemble d’interdictions et d’obligations de prise en charge favorisant le respect du parcours de soins (adhésion à un médecin traitant). A ce jour, 98 % des contrats souscrits sont réputés solidaires et responsables. Dans un objectif affiché d’amélioration de l’accès aux soins et de renforcement de la régulation, les pouvoirs publics ont fait le choix de faire évoluer les règles existantes dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, traduite dans un décret d’application, le 18 novembre 2014. Ainsi, des postes de dépenses, jusqu’ici non concernés, font l’objet d’une obligation de prise en charge minimale alors que d’autres remboursements, comme par exemple l’optique, doivent respecter des plafonds ou des planchers de prise en charge. Ces règles s’appliquent aux contrats individuels à partir du 1er janvier 2016. Quel contenu pour les nouveaux contrats responsables Globalement, il faut retenir pour le nouveau dispositif : la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour l’ensemble des actes remboursables par l’assurance maladie obligatoire (à l’exception des cures thermales, de l’homéopathie et des médicaments à 15 et 30 %) ; la prise en charge intégrale du forfait journalier en établissements hospitaliers sans limitation de durée. Si la garantie le prévoit : la prise en charge des dépassements d’honoraires, avec une règle de remboursement plafonné et moindre pour un médecin n’ayant pas adhéré au contrat d’accès aux soins ; la prise en charge des dépassements de tarifs pour les équipements optiques encadrés par 6 minima et 6 maxima selon les typologies de verres, et une limitation à un équipement composé de deux verres et d’une monture par période de deux ans (sauf en cas d’ évolution de la vue et pour les mineurs). En revanche, il est à noter que le nouveau contrat responsable ne prévoit rien en matière de prévention ou d’accompagnement des maladies chroniques, et qu’il oublie surtout le dentaire, un poste de dépenses générant pourtant de très nombreux renoncements aux soins. Pratique : le contrat d'accès aux soins Le contrat d’accès aux soins s’adresse aux médecins de secteur 2, c’est-à-dire ceux qui pratiquent des honoraires libres, et aux médecins titulaires des titres requis pour l’exercice en secteur 2 et installés en secteur 1 avant le 1er janvier 2013. Il a pour objectif de favoriser l’accès aux soins des patients en leur permettant d’être mieux remboursés. Il compte environ 11 000 médecins à ce jour, dont 70 % en secteur 2 à honoraires libres. En échange de l’engagement à ne pas augmenter leurs tarifs et à maintenir leur part d’activité sans dépassement d’honoraires, ces professionnels de santé signataires du contrat disposent d’avantages sociaux, tandis que leurs patients bénéficieront d’un meilleur remboursement des actes et consultations. L’information de l’adhésion d’un médecin au contrat d’accès aux soins est consultable sur annuairesante.ameli.fr/
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Arthrose : chez les quadras aussi !
L’arthrose n’est pas qu’une maladie liée à l’âge. Des facteurs comme le surpoids, l’hérédité ou la sédentarité peuvent déclencher une arthrose avant 40 ans. Le point avec le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. L'arthrose, maladie du vieillissement ? Pas seulement. Si cette maladie qui conduit à une destruction du cartilage des articulations se manifeste généralement après 50 ans, elle peut néanmoins se déclarer plus tôt. « Il arrive que des personnes qui ont connu des traumatismes à répétition(entorses, fractures…) développent une arthrose entre 30 et 40 ans », précise le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. D’une manière générale, une pratique sportive intensive peut faire le lit d’une arthrose précoce. Autre facteur de risque, l’hérédité. « Il existe des familles à arthrose, dont les membres présentent des cartilages plus fragiles », confirme le Pr Fardellone. De même, des gènes sont en cause dans la survenue de certaines dysplasies, ces malformations d’une hanche, d’un pied ou de toute autre partie du corps, à même d’entraîner, là encore, une arthrose précoce. L'ennemi : le surpoids La principale cause reste cependant le surpoids. « Il induit davantage de contraintes sur les articulations et, à ce titre, multiplie les risques d’entorse. Mais, surtout, le tissu graisseux produit des adipokines, des protéines qui abiment le cartilage », détaille le Pr Fardellone. Il est donc impératif de surveiller son poids, plus encore avec l’âge. « Quelques kilos perdus peuvent changer radicalement la façon dont l’arthrose est vécue. » Pratiquer une activité physique régulière est également indispensable pour mobiliser et renforcer les articulations, « à la condition de respecter ses propres limites et de se contenter parfois d’efforts modérés », conseille le Pr Fardellone. Le saviez-vous ? Les moyens de la soulager Face à un diagnostic d’arthrose précoce, il convient de tout mettre en oeuvre pour retarder son évolution et repousser le moment où l’articulation lésée devra être remplacée par une prothèse. Cela peut passer par le recours ponctuel à une canne de marche pour épargner la hanche, la mise en place de semelles visant à répartir différemment les pressions ou encore par le port d’une orthèse de repos pour soulager le pouce. Il existe également des traitements médicamenteux, comme des injections d’acide hyaluronique (bientôt déremboursées), de plasma enrichi en plaquettes (une technique en cours d’évaluation non prise en charge) ou des infiltrations de corticoïdes. Quant aux anti-arthrosiques d’action lente, l’Assurance maladie ne les rembourse plus depuis mars 2015. Enfin en cas de douleur, les antalgiques et les anti-inflammatoires peuvent aider, mais leur consommation doit rester modérée.
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Le contrat d’accès aux soins
Dans le cadre du nouveau contrat responsable qui est entré en vigueur le 1er janvier 2016, vos garanties santé de La Mutuelle Générale vont, en outre, prévoir des remboursements améliorés lorsque vous vous rendez chez un médecin signataire du contrat d’accès aux soins.
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Tabagisme passif : des effets sur le comportement des enfants
L’exposition précoce au tabac serait à l’origine de troubles du comportement chez les enfants. C’est en tout cas ce que démontre une étude menée par des chercheurs de l’Inserm auprès de 5 200 élèves du primaire.
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Compléments alimentaires : pourquoi il faut être prudent
Selon leurs partisans, ils seraient bénéfiques sur bien des plans : mémoire, fatigue, concentration… Dans la plupart des cas, les compléments alimentaires sont pourtant inutiles, voire délétères. Un adulte sur cinq et un enfant sur dix ont consommé, dans l’année, des vitamines, des minéraux ou un autre de ces nombreux produits vendus au rayon « compléments alimentaires ». Si l’on en croit la dernière étude sur les consommations alimentairesindividuelles réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les Français sont friands des suppléments nutritionnels censés redonner un coup de fouet avant l’hiver, doper la mémoire, améliorer la concentration, etc. Mais si les promesses sont belles, la réalité, elle, est nettement plus sévère. De rares indications « De façon prouvée, les substances qu’ils contiennent sont importantes pour le bon fonctionnement de l’organisme », reconnaît le Dr Mathilde Touvier, épidémiologiste de la nutrition et chercheur à l’Inserm. « Manquer de magnésium ou de vitamine C fait le lit de la fatigue chronique. Le phosphore et les Oméga 3 sont essentiels à une bonne activité cérébrale. Pour autant, pas besoin de compléments alimentaires : une alimentation équilibrée est largement suffisante pour couvrir nos besoins. » Les situations qui justifient une prescription restent peu nombreuses : acide folique (vitamine B9) pour les femmes enceintes, fer pour celles aux règles abondantes, ou encore vitamine D pour une partie de la population… En parler à son médecin Dans tous les cas, il est indispensable d’en parler avec son médecin traitant, seul apte à juger de l’intérêt d’une cure. Outre une dépense inutile, il pourra vous éviter de mettre votre santé en danger. « Il plane de grosses incertitudes sur les effets à long terme des compléments alimentaires. Ils pourraient être associés à des risques accrus de cancers ou de maladies cardiovasculaires », met en garde le Dr Touvier. Le saviez-vous ? Les compléments alimentaires n’ont guère de raison d’entrer dans le régime alimentaire des enfants. « En réalité, il n’existe qu’une seule indication pour tous les enfants et les adolescents : la vitamine D », souligne le Pr Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique à l’hôpital Trousseau (Paris). On pourrait y ajouter la vitamine K pour les nouveau-nés exclusivement allaités, ou le fluor pour ceux dont le risque carieux est élevé. « Dans tous les cas de figure, le recours aux compléments alimentaires est totalement injustifié en dehors d’une situation pathologique ».
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Quelles sont les formalités pour obtenir ma retraite ?
BIEN SE PRÉPARER Aborder la retraite commence … par quelques formalités simples. Je demande ma retraite La retraite n’est pas versée automatiquement. Environ quatre mois avant la date prévue pour votre départ en retraite, vous devez effectuer les démarches de sa mise en route pour percevoir votre pension. Ni votre employeur ni votre caisse de retraite ne le feront à votre place ! Mais, rassurez-vous, les procédures se sont largement simplifiées … Elles varient en fonction du statut professionnel. Vous êtes salarié Affiliés au régime général (9 Français sur 10), faites deux demandes parallèles : Une demande pour la retraite de base auprès de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), par Internet (site de l’assurance retraite) ou par courrier. Ensuite, remplissez et signez l'imprimé intitulé « Demande de retraite personnelle », joignez les pièces justificatives exigées, comme la photocopie de la carte d'identité, un RIB, les derniers bulletins de salaire, un justificatif de cession d'activité ou le dernier avis d'imposition, et envoyer le tout à la Cnav ou à la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). Une demande pour la retraite complémentaire par téléphone ou par internet auprès de l’Agirc-Arrco: Arcco pour les non-cadres, Agirc pour les cadres. Trois sites indispensables pour vous orienter et effectuer vos formalités : www.lassuranceretraite.fr www.arrco.fr www.agirc-arrco.fr Vous êtes artisan, commerçant ou profession libérale Une seule et simple demande doit être effectuée, via internet, pour votre retraite de base et votre retraite complémentaires à la dernière caisse à laquelle vous avez cotisé. Renseignez-vous sur www.info-retraite.fr Vous êtes fonctionnaire La démarche est très simple : adressez votre demande au service du personnel de l'administration dont vous dépendez. Renseignez-vous sur www.vosdroits.service-public.fr Si vous avez cotisé à plusieurs organismes, faites la demande auprès de la caisse dont relève votre dernière activité professionnelle.
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A la retraite, changer de mutuelle
Vous êtes à la retraite ou vous y serez prochainement ? C'est le bon moment de vous interroger sur votre mutuelle. En changer permet de l’adapter à vos nouveaux besoins et de la choisir « sur mesure », ce qui n’était pas possible lorsque vous étiez salarié. Comment ? Ces quelques informations vous y aideront..
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Tout savoir sur le tremblement
Regardez bien : tous les tremblements ne se ressemblent pas Le tremblement est par définition " une oscillation rythmée, involontaire, que décrit tout ou partie du corps autour de sa position d'équilibre ". Il en existe trois grandes familles, dont les caractéristiques sont différentes. Le tremblement essentiel : très fréquent, très embêtant, mais pas grave… Connu également sous le mauvais nom de " tremblement sénile ", le tremblement essentiel est plus ou moins précoce et gène l'attitude, c'est-à-dire le mouvement intentionnel. Pour bien comprendre, faites le test suivant : les deux bras tendus en avant, paume en bas, doigts écartés, puis recherchez un tremblement fin, rapide, irrégulier ; pour corser un peu, pointez les index l'un en face de l'autre, sans les toucher. Une fois installé, ce " cadeau " de l'âge devient parfois pénible dans la réalisation de certains gestes de la vie quotidienne (écriture, gestes fins). Il disparaît pourtant au relâchement musculaire complet. Le tremblement essentiel atteint les membres (aux extrémités ou à la racine) des deux côtés, parfois la tête (mouvement de négation ou d'affirmation), la voix (voyelle longue), mais épargne la face, le tronc et les membres inférieurs. Le médecin consulté trouvera toujours un examen neurologique normal et ne découvrira aucune cause médicamenteuse. Le tremblement de repos : souvent signe de maladie de Parkinson À l'inverse du précédent, le tremblement de repos est maximum à la relaxation et disparaît lors de la contraction musculaire. Par exemple, la main tremble lorsqu'elle est posée sur les genoux, mais peut porter une cuillère pleine à la bouche sans la moindre oscillation. Il est de ce fait peu gênant pour les gestes fins de la vie quotidienne. D'installation rapide, il touche au départ et traditionnellement l'extrémité des membres (supérieurs et/ou inférieurs), d'un seul côté. Enfin, il est plus lent et plus régulier que le tremblement essentiel et épargne la tête. Le problème est qu'il fait craindre un syndrome parkinsonien (de la maladie de Parkinson) et le médecin trouvera des signes neurologiques. Les autres tremblements : toujours penser aux médicaments ! On ne pense jamais assez aux effets indésirables des médicaments. Les seniors y sont particulièrement exposés en raison de l'augmentation du nombre des maladies avec l'âge. Les tremblements d'attitude, d'apparition ou d'aggravation récente, peuvent être dus à la prise d'antidépresseurs, d'hormones thyroïdiennes ou de certains traitements pour le cœur. L'apparition de tremblement de repos, quand il n'est pas lié à une maladie de Parkinson est exclusivement le fait d'une prise (même ancienne) de neuroleptiques. Quels examens complémentaires faut-il faire ? Lorsque les tremblements sont caractéristiques, aucun examen n'est indispensable. Dans les cas plus difficiles, il sera parfois utile de faire un enregistrement musculaire. Le scanner ou l'IRM restent exceptionnellement nécessaires. Peut-on traiter ou soulager un tremblement ? Les réponses sont différentes selon le type de tremblement, mais les résultats ne sont pas toujours spectaculaires. Néanmoins, l'important est de considérer la gêne réelle ressentie par chacun. Le tremblement essentiel : le traitement de choix est le bêtabloquant, sous réserve que le cardiologue élimine toute contre-indication (électrocardiogramme obligatoire). En cas d'impossibilité, certains médicaments contre l'épilepsie ou l'anxiété sont parfois efficaces. On propose quelquefois des injections de toxine botulique dans les muscles de la nuque pour améliorer les tremblements de la tête. Le tremblement de repos : son traitement repose sur des anti-parkinsoniens, dont l'efficacité est habituellement retardée de quelques mois… Les autres tremblements : ils cessent en général à l'arrêt des médicaments responsables. Les effets des neuroleptiques peuvent néanmoins persister plusieurs mois. On peut encore citer la chirurgie du tremblement qui, compte tenu des risques propres aux interventions sur le cerveau, reste réservée à des cas très particuliers. Elle n'est pas proposée aux sujets âgés. Connaître et s'interroger sur le type de tremblement dont on souffre est important. Souvent, il faudra faire avec, mais c'est une erreur que de tirer cette conclusion d'emblée. Le vieillissement n'explique ou n'excuse pas tout. Le médecin pourra toujours faire le point sur votre état de santé et sur la facon de maintenir votre qualité de vie. De Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache
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La vue aussi prend de l'âge
Près de 2 millions de Français présentent une déficience visuelle, affection dont la fréquence augmente avec l'âge : 61% des déficients visuels sont âgés de plus de 60 ans. Dans environ 8% des cas, ce déficit est dramatique, se manifestant par une forte perte de l'acuité visuelle ou même une cécité. Néanmoins, il est surprenant de constater que certains problèmes de vision graves ne sont pas diagnostiqués. Quelques questions simples, un examen de l'acuité visuelle et l'application de certaines recommandations, suffiraient pourtant à détecter et parfois améliorer des troubles dont les répercussions sur la vie quotidienne sont particulièrement catastrophiques.Le vieillissement joue sur la vision ...La presbytie est typiquement liée à l'âge. Elle donne aux gens la furieuse envie de voir leurs bras s'allonger pour lire le journal. La “ lentille ” intraoculaire ou cristallin s'épaissit, devient moins élastique, ce qui limite son pouvoir d'accommodation. Le vieillissement normal est également responsable de la diminution du champ visuel, d'une atténuation de la vision des couleurs (sombres et pastel) et des contrastes. Il entraîne aussi une gêne accrue dans la vision nocturne.Mais moins que certaines maladies Les principales pathologies oculaires de la personne âgée sont la Dégénérescence Maculaire de la rétine Liée à l'Age (DMLA), la rétinopathie diabétique, la cataracte et le glaucome. Dans chacune de ces maladies, la perte visuelle est réelle, avec des symptômes et des prises en charges spécifiques.La DMLA : responsable de pertes graves de la vision. C'est la vision centrale qui est perturbée, avec une sensation de brouillage et de distorsion de l'image. Quinze pour cent des personnes de plus de 80 ans sont touchées, en particulier quand elles ont des antécédents familiaux de cette maladie. Les hypermétropes et les fumeurs sont plus exposés également. Les lésions étant irréversibles, la DMLA doit être dépistée tous les ans en consultant un ophtalmologiste à partir de 55 ans ou de 50 ans en cas de facteur de risque. Le traitement, quand il est possible (uniquement la forme humide), consiste à détruire les vaisseaux anormaux apparus sous la rétine : photocoagulation au laser, photothérapie (utilisation d'une substance photosensibilisante), molécules anti-angiogéniques (régression des vaisseaux en bloquant un facteur VEGF).La rétinopathie diabétique : affection chronique de l'appareil micro circulatoire de la rétine. Particulièrement crainte, cette maladie est à l'origine de 33% des cas de cécité chez les personnes âgées diabétiques. Il s'agit surtout de prévenir son apparition en régulant au mieux, dès le début de la maladie diabétique, le taux de sucre dans le sang. L'utilisation du laser permet de limiter les lésions rétiniennes et de réduire les risques de perte visuelle.La cataracte : le cristallin s'opacifie. Les causes de ce phénomène sont multiples : l'âge, les traumatismes, le diabète ou certains médicaments (corticoïdes, traitement contre le cancer). La cataracte rend sensible aux éblouissements, elle fait parfois percevoir un halo autour des objets. Certains collyres peuvent améliorer la gêne, mais c'est l'intervention chirurgicale, possible sous anesthésie locale, qui permet l'ablation du cristallin et son remplacement par un implant. La vision est ainsi efficacement restaurée.Le glaucome : augmentation de la pression à l'intérieur de l'oeil qui entraîne une destruction progressive et irréversible du nerf optique, menant, en l'absence de diagnostic et de prise en charge, à une réduction du champ visuel et de l'acuité visuelle. Le glaucome évoluant pendant des années sans aucun symptôme, cette maladie se dépiste tous les ans à partir de 45 ans, voire 40 ans en cas de prédisposition familiale. L'ophtalmologiste procède à une simple mesure de la pression intraoculaire. Le traitement peut être médical (collyres ou médicaments par voie générale) ou chirurgical. Le glaucome aigu est quant à lui très douloureux et s'accompagne d'autres signes (oeil rouge, perte visuelle, maux de tête, nausées, etc.). Il s'agit alors d'une véritable urgence thérapeutique.Lutter contre la basse vision, c'est adapter l'environnementLe bilan ophtalmologique doit apprécier le retentissement des troubles visuels sur les activités de la vie quotidienne. Une fois les déficits établis, il faut choisir des objectifs et des aides réalistes.Les aides techniques : une loupe, associée à un bon éclairage, est déjà d'un grand recours. D'autres systèmes optiques peuvent s'adapter à la gravité du déficit : loupe mono ou binoculaire, éventuellement montée sur les lunettes ; prismes pour augmenter le champ de vision ; télé agrandisseurs (caméra sous laquelle on dépose un texte ou un livre, permettant de le grossir de 5 à 40 fois). Ces équipements imposent un apprentissage et obligent à changer certaines habitudes. C'est pourquoi il vaut mieux les utiliser le plus tôt possible. Les “ trucs ” simples qui facilitent le quotidien :- Adapter dans toutes les pièces un bon éclairage, évitant les zones d'ombres.- Utiliser des codes de couleurs (ranger la soupe de tomate dans une boîte marquée de larges bandes rouges ou la soupe de poulet dans une boîte marquée de bandes jaunes), afin d'éviter le recours permanent à une loupe pour lire le contenu des boîtes.- Utiliser des lunettes de soleil ou des casquettes à l'extérieur (contre l'éblouissement).- Ne jamais laisser les portes entrouvertes ou les chaises dans un passage.- Faire participer les aidants. Eviter de dire : “ asseyez vous ”, mais “ prenez la chaise rouge contre le mur blanc à votre droite ”.- Préférer pour le lieu de vie des couleurs vives, de hauts contrastes.- Ne pas négliger l'abord psychologique : la basse vision est un véritable handicap.On retiendra que des visites régulières chez l'ophtalmologiste sont indispensables pour dépister certains troubles visuels, stopper leur évolution et/ou les corriger. Source : e-santéDr Stéphanie Lehmann
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Mutuelle, remboursements dentaires : les questions à se poser
Mise à jour le 20 Août 2015Avant de choisir une garantie et un niveau de couverture en dentaire, il est indispensable de bien se renseigner. Voici un aide-mémoire pour ne rien oublier avant de se décider. Combien serai-je remboursé pour mes soins dentaires ? Il n’est pas toujours évident d’évaluer le montant de ses remboursements au moment de la souscription. Que signifie, par exemple, un remboursement de 200% sur les prothèses dentaires fixes ? Il faut en fait comprendre 200% du montant de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Pour une couronne, celle-ci étant de 107,50 €, vous serez remboursé 215 € par l’organisme complémentaire et 75,25 € par la Sécurité sociale. Soit 290,25 € au total. Si l’on vous remet un tableau de garanties mentionnant des pourcentages, exigez de connaître le montant réel des remboursements. Avec Itineo Santé, pas de problème pour comprendre vos garanties : la plupart sont exprimées sous forme de forfaits et sont donc parfaitement lisibles. Quand la garantie dentaire de ma complémentaire santé prend-t-il effet ? Certaines mutuelles ou compagnies d’assurance imposent des délais plus ou moins importants – un an, par exemple- avant de vous rembourser vos frais dentaires. Renseignez-vous. A La Mutuelle Générale, vous êtes couvert pour l’ensemble de vos soins dentaires, y compris les prothèses dentaires et les implants, particulièrement coûteux, dès le jour de la souscription. Quel niveau de garantie en fonction de mes priorités ? Faites un inventaire minutieux de vos besoins. Vous avez des problèmes dentaires? Vos enfants vont devoir porter un appareil dentaire ? Dans ce cas, vous aurez besoin d’une garantie renforcée. Avec Itineo Santé, vous avez le choix entre plusieurs niveau de couverture. Et vous pouvez à tout moment opter pour un niveau de garantie supérieur. Les remboursements dentaires sont-ils modulés ? Chez certains organismes complémentaires, le montant des forfaits varie selon la dent concernée. Cela permet d’avoir des niveaux de remboursement plus élevés pour les dents de devant, visibles au sourire, pour lesquelles les dentistes utilisent des matériaux esthétiques et donc plus onéreux. Avec Itineo Santé, les forfaits sont adaptés en fonction de la dent concernée. . Mon contrat prend-t-il en charge les soins et prothèses dentaires non remboursés par la Sécurité sociale ? Certaines prestations, comme les implants dentaires ou l’orthodontie pour les plus de 18 ans ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, alors que leur coût est élevé. Or, beaucoup d’organismes complémentaires ne les remboursent pas non plus. Sachez qu’avec Itineo Santé, vous bénéficiez d’une prise en charge étendue en dentaire : implants dentaires et orthodontie non remboursée par la Sécurité sociale. Y a-t-il un centre d’information et de conseil téléphonique pour l’analyse des devis dentaires ? En dentaire, l’addition peut grimper rapidement. C’est pourquoi, l’existence dans votre mutuelle d’un centre d’analyse des devis peut vous rendre de grands services. Ces centres calculent en plus les remboursements et fournissent un conseil en matière de tarifs qui permet aux clients de payer les prestations moins cher. La Mutuelle Générale met à la disposition de ses adhérents un centre de conseil. Non seulement celui-ci calcule vos remboursements, analyse vos devis et vous conseille sur les prix et les prestations, mais il vous oriente également, si vous le souhaitez, vers des établissements pratiquant des tarifs maîtrisés. Spécificité propre à ce centre : un accompagnement afin de vous aider à obtenir les prestations sociales auxquelles vous avez droit. Devis remboursements dentaires Réaliser un devis mutuelle dentaire pour connaitre sans tarder les montants de vos remboursements avec La Mutuelle Générale
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Monture de lunettes: comment bien la choisir
Si le choix d’une monture de lunettes est bien sûr une question d’esthétique, il influe également sur le type de verres correcteurs que vous pouvez porter. Avec Ligne claire, la plateforme téléphonique d’information et de conseil santé/social de La Mutuelle Générale, découvrez tout ce que vous devez savoir pour faire votre choix de monture optique en toute connaissance de cause.
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Les clés pour réussir sa « détox digitale »
Environ 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les cinq minutes. C’est un des signes de l’hyper-connexion, une addiction qui peut altérer les liens sociaux et le bien-être, sans parler de son impact sur le cerveau. La sociologue Catherine Lejealle et la psychanalyste Marie Pezé nous expliquent comment se déconnecter pour mieux se reconnecter… à soi.
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Problèmes de thyroïde : quand faut-il s’inquiéter ?
Fatigue, prise de poids, constipation… Nombre de maux d’apparence banale peuvent être les signes d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Zoom sur les symptômes qui doivent vous conduire à consulter avec le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. Votre gorge abrite un papillon étonnant, juste en dessous de la pomme d’Adam. En réalité, à cet emplacement se trouve la thyroïde, dont la forme évoque en effet un lépidoptère aux ailes déployées. Petite, cette glande endocrine, qui pèse une vingtaine de grammes, n’en régit pas moins tout l’organisme. Sa mission ? Secréter des hormones et, plus particulièrement, la triiodothyronine (dite T3) et la thyroxine (T4). Ensemble, ces hormones thyroïdiennes sont essentielles au bon équilibre de notre métabolisme. « Elles jouent un triple rôle, explique le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. D’abord, elles maintiennent la production de chaleur. De ce point de vue, la thyroïde est un peu le thermostat de l’organisme. Les hormones sont également indispensables à la croissance. Enfin, elles régulent l’activité des tissus et des organes. » Revers de la médaille, lorsque la machine se dérègle et que la thyroïde fonctionne trop peu ou, au contraire, s’emballe, les conséquences peuvent être nombreuses et prendre des formes aussi banales que variées. Du froid au chaud Lorsqu’elle tourne en sous-régime, on parle d’hypothyroïdie. La production d’hormones diminue, voire cesse totalement. Si ce phénomène ne s’accompagne pas toujours de symptômes, certaines manifestations peuvent toutefois mettre la puce à l’oreille. « Avec l’hypothyroïdie, l’organisme fonctionne au ralenti, souligne le Pr Wémeau. Les systèmes cardiaque et digestif sont surtout affectés, ce qui se traduit par de la bradycardie (rythme cardiaque trop lent, ndlr) et de la constipation. » La fatigue s’installe, la motivation vient à manquer, la mémoire nous trahit… Bref, il faut davantage de temps pour effectuer des tâches quotidiennes. Même la libido peut en prendre un coup. La peau peut également changer d’aspect : elle s’assèche, s’épaissit et devient pâle. Et ce n’est pas tout : « Les gens ont souvent froid, se plaignent de crampes, grossissent un peu et voient leur taux de cholestérol augmenter alors qu’ils ne modifient pas leur régime alimentaire », indique l’endocrinologue. À l’inverse, quand la thyroïde s’emballe, tout s’accélère dans notre corps. Là encore, les manifestations du dérèglement ne sont pas systématiques. Mais lorsqu’elles existent, elles prennent, en quelque sorte, le contre-pied de celles de l’hypothyroïdie. « La peau est chaude, d’ailleurs vous avez toujours chaud, votre coeur bat trop vite, vous maigrissez et souffrez de diarrhées », résume le Pr Wémeau. D’autres signes sont parfois révélateurs. Il peut en effet arriver que l’hyperthyroïdie modifie le comportement. Stress, irritabilité, nervosité ou hyperactivité sont même fréquents quand la sécrétion d’hormones thyroïdiennes passe dans le rouge. Vous êtes alors clairement en surrégime. Prises de sang et imagerie Au vu de la diversité de ces signaux, pas facile d’incriminer la thyroïde avec certitude. C’est pourquoi, il est recommandé de consulter son médecin traitant quand ces désordres se manifestent. Si celui-ci soupçonne un problème thyroïdien, il commencera par palper la glande suspecte pour en vérifier le volume et la régularité. Trop grosse, elle révèle un goitre. Une surface irrégulière et bosselée signifie, quant à elle, la présence de nodules, des excroissances qui sécrètent parfois des hormones. Le praticien prescrira ensuite une prise de sang afin de doser la TSH, l’hormone produite par l’hypophyse pour réguler l’activité de la thyroïde. Le taux est faible ? Hyperthyroïdie en vue. Trop élevé ? Hypothyroïdie assurée. Souvent, un second examen sanguin est souhaitable pour affiner le diagnostic, notamment en ce qui concerne le dosage des hormones secrétées par la thyroïde. Dans la plupart des cas, ces analyses sont suffisantes pour affirmer l’existence d’un désordre thyroïdien. Mais il peut être parfois nécessaire d’en passer par un dosage d’anticorps, une échographie ou, parfois, par une scintigraphie pour évaluer, par exemple, la présence de nodules. Des traitements efficaces Si le diagnostic confirme une hypothyroïdie, le traitement visera à compenser le travail que ne fournit plus la thyroïde. « On prescrit de l’hormone T4 – la même que celle produite par la thyroïde – d’action douce et lente, indique le Pr Wémeau. Avec une prise quotidienne correctement dosée, le taux de TSH se normalise. Quand on a trouvé le bon dosage, on ne le change plus. Il suffit de vérifier tous les ans que le taux de TSH reste stable. » Inversement, en cas d’hyperthyroïdie, l’objectif est de freiner la surproduction d’hormones. Le traitement, cette fois, n’est pas à vie. La prescription court sur plusieurs mois. Dans environ 60 %, les médicaments permettent de guérir. En cas d’échec, le recours passera par un traitement à base d’iode radioactif ou par une intervention chirurgicale. Selon l’option retenue, il s’agit de détruire ou de retirer tout ou partie de la glande pour contrecarrer son emballement. Néanmoins, si le patient est difficilement opérable (sujet âgé, par exemple), des antithyroïdiens de synthèse pourront être utilisés. Avis d’expert Nodules : pas d’opération systématique Pour limiter le nombre d’ablations de la thyroïde consécutives à la découverte de nodules, les spécialistes recommandent de n’intervenir que sur les nodules cancéreux qui semblent inquiétants. On peut raisonnablement les reconnaître sur les données de l’examen clinique, de l’échographie ou, si nécessaire, après une biopsie. « Dans tous les cas, il est inutile d’évaluer les nodules les plus petits, mieux vaut repérer ceux qui dépassent 1 cm », assure le Pr Jean- Louis Wémeau.
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Maladie : comment en parler ?
Parler de sa maladie fait du bien pour accepter, ne pas s’isoler et mieux guérir. Encore faut-il trouver la manière de le faire, voire en être capable. Les conseils du Dr Claude-Alain Planchon, spécialiste en médecine nucléaire, oncologue et président du groupe de parole Choix Vital, et de François Villa, professeur de psychopathologie à l’université Paris-Diderot. Tomber gravement malade représente un tel choc que les mots peuvent manquer pour l’exprimer, paraître inutiles, voire douloureux quand la situation est déjà très difficile. Pourtant, les médecins l’affirment et la majorité des malades le reconnaissent : parler de sa maladie fait du bien. Cela aide à accepter – et donc à se faire soigner –, à retisser du sens autour de cette « cassure », à évacuer les émotions négatives. « Colère, culpabilité, solitude, honte… Cela va mieux quand c’est dit. La parole coûte peu et participe à la pacification intérieure », assure le Dr Claude-Alain Planchon, oncologue à l’Hôpital américain de Paris et président du groupe de parole Choix Vital. Non exprimées, ces émotions naturelles peuvent procurer du stress et éloigner des proches au moment même où l’on a peut-être le plus besoin d’eux. « Parler permet de réduire l’exclusion causée par de longues hospitalisations », ajoute François Villa, psychanalyste et psychopathologue. La parole n’en est pas moins délicate. « Il y a un risque de fermer l’échange, de blesser l’autre », admet-il. Choisir des mots simples Comment faire pour trouver les bons mots au bon moment ? Pour annoncer sa maladie, par exemple. L’important est de se sentir prêt, de ne pas forcer les choses. Mais en gardant à l’esprit qu’attendre trop longtemps peut nourrir des non-dits lourds à assumer et des incompréhensions blessantes : être considéré comme paresseux ou en « petite forme » quand on est tout simplement épuisé. Être prêt, c’est aussi, précise le Dr Planchon, « être bien informé sur sa maladie et son dossier médical » : « Je conseille d’avoir en permanence un carnet sur soi et d’y noter toutes les questions qu’on se pose. » Ce n’est qu’une fois intériorisés que les éléments techniques pourront être traduits en mots simples et clairs, pour aller à l’essentiel de façon graduelle. Raconter toutes les étapes, de la découverte de la maladie à sa prise en charge, permet un cheminement qui aide à comprendre et accepter la situation. « Personnellement, j’ai mis l’accent sur les aspects positifs, comme les traitements et la possibilité de greffe », témoigne Tony, 49 ans, atteint de sarcoïdose, une maladie des poumons. Toutefois, il est important que les proches mesurent la gravité de la maladie au risque, sinon, de ne pas montrer l’attention ou le soutien espérés. Quant aux enfants, « il est crucial de leur dire les choses, même simplement, souligne le Dr Planchon. Si on leur ment par omission, ils s’inventent des histoires et culpabilisent. » Des dessins, des livres spécialisés peuvent aider à leur expliquer. Des répercussions positives Reste que tout ne peut pas être dit, même aux intimes. D’où l’importance de solutions alternatives pour exprimer son vécu, son ressenti, ses questionnements les plus délicats ou difficiles, sans s’autocensurer ni risquer de blesser les proches. C’est le rôle des groupes de parole qui réunissent régulièrement des personnes atteintes ou concernées par une même pathologie. Les participants échangent informations et conseils sur les traitements et leurs effets secondaires, s’apportent réconfort, optimisme et énergie, et peuvent se sentir ainsi compris, moins seuls. Preuve que la maladie peut avoir des répercussions positives comme vecteur de rencontres et, dans le cas d’une thérapie spécialisée, d’une meilleure connaissance de soi. Depuis l’ablation de son sein, Valérie, 48 ans, est suivie par une psycho-oncologue. « La maladie a soulevé en moi des choses douloureuses de mon passé, raconte-t-elle. Au début, je ne supportais pas d’aller aux séances de chimiothérapie, j’avais peur. La thérapeute m’a appris à faire le lien avec une tentative de suicide quand j’étais jeune. Pour moi, le médicament était inconsciemment associé à la mort et non à la guérison. » La parole, une aide thérapeutique D’autres personnes choisissent la voie de l’écriture, seules ou en atelier collectif. Quant aux forums Internet, Tony recommande la prudence. « Il faut s’en méfier car on y trouve beaucoup d’informations fausses, obsolètes ou inadaptées, et c’est propice à l’exagération. Mieux vaut privilégier les forums avec un médecin médiateur. » Enfin, et sans aller jusqu’à employer le mot de guérison, parler de sa maladie contribue à un mieux-être. « Soigner les maux psychiques est indissociable d’une meilleure qualité de vie globale, à laquelle participent aussi l’auto-hypnose, l’acupuncture, le sport, l’alimentation, etc., avance le Dr Planchon. Les malades avec une bonne qualité de vie connaissent moins de récidives que les autres. » C’est juste un processus psychologique : quelqu’un de plus heureux sécrète davantage d’endorphines, connues pour stimuler l’immunité. En savoir plus : Le Cancer maux à mots, Claude-Alain Planchon, éd. Josette Lyon (2011). Choix Vital. Parole & Cancer : www.choixvital.fr
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Maladies parodontales : les prévenir, c’est simple !
La parodontite touche un Français sur cinq. Or dans un grand nombre de cas, cette affection, qui aboutit à la destruction de l’os de soutien de la dent, peut être évitée. Les explications du Dr Antoine Jonard, chirurgien-dentiste.
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Quelles aides pour faciliter le maintien à domicile d’une personne âgée ?
De nombreuses personnes âgées souhaitent demeurer chez elles le plus longtemps possible. Le point sur les solutions alternatives au placement en structure spécialisée. Les aides à domicile Les soins à domicile. Seules les infirmières et les aides-soignantes sont habilitées à pratiquer les soins à domicile. Ces prestations sont réservées aux personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en situation de dépendance. La demande de prise en charge est établie par le médecin traitant. En l’absence de réponse de la caisse primaire d’Assurance maladie dans un délai de dix jours, celle-ci est considérée comme acceptée. Ces soins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Les actes de la vie quotidienne. Selon le degré de dépendance de la personne, il est possible de recourir à une aide-ménagère, une auxiliaire de vie ou une garde-malade. Leur mission est d’accompagner la personne âgée (de plus de 65 ans) au quotidien : repas, courses, sorties, ménage… Mais seule l’auxiliaire de vie est à même de pratiquer des soins d’hygiène. Quant au garde-malade, sa présence peut être occasionnelle ou permanente. Recourir à l’une ou l’autre de ces personnes donne droit à une aide de la part des organismes sociaux ou de retraite (non cumulable avec l’allocation personnalisée d’autonomie). Vous pouvez aussi bénéficier, selon les cas, d’un crédit d’impôt maintien à domicile. Le portage des repas. Toute personne de plus de 65 ans peut en bénéficier, de façon ponctuelle ou régulière. En cas de faibles revenus, l’aide sociale départementale peut prendre en charge une partie des dépenses. Pour les actes de la vie quotidienne et le portage des repas, contactez le Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune. Les aides financières L’APA. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est versée aux personnes de plus de 60 ans qui ont besoin d’une aide pour les actes essentiels de la vie ou dont l’état nécessite une surveillance régulière. Son montant dépend du degré de dépendance, mais aussi des revenus. Retirez un dossier auprès du CCAS (mairie) ou du Conseil général. L’aide « Bien vieillir chez soi ». Elle est attribuée aux plus de 65 ans, à condition de ne pas bénéficier de l’APA. Son montant dépend des ressources de la personne âgée. Elle peut également être accordée sous forme de services (ménage, surveillance, etc.). Adressez-vous à votre mairie ou à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Aménager le logement Pour bien vieillir à domicile, il faut avant tout que la personne se sente en sécurité chez elle (risque de chute minimisé). Main courante dans l’escalier, monte-escalier, barre d’appui dans la baignoire, dispositif de téléassistance… De nombreuses associations et organismes ont pour but d’aider les personnes cherchant à aménager leur domicile. L’Agence nationale pour l’habitat (Anah) et le Conseil général proposent des aides pour financer ces travaux. La Cnav accorde également des subventions en fonction des revenus. En savoir plus : www.service-public.fr Cnav : 110 av. de Flandre 75951 Paris cedex 19. Tél.: 3960 (prix d’un appel local).
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Personnes âgées : la solitude n’est pas une fatalité
En France, une personne de plus de 60 ans sur trois souffre de solitude. Même les personnes âgées qui ont une famille se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes quand viennent les vacances. Un problème qui nous concerne tous. Quelles solutions pour éviter que nos aînés se retrouvent isolés durant l’été ?
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Seniors, l'avenir se lit dans votre frigo !
Garder son frigo vide, c'est risquer l'hospitalisation !La malnutrition des personnes de plus de 65 ans vivant à domicile concerne au moins une personne sur trois, voire deux sur trois. Insidieuse et toujours sous-estimée, elle n'est décelable par la famille ou les proches que très tardivement. C'est pourquoi elle est dangereuse.Une équipe de gériatres suisses a eu l'idée de vérifier le contenu des réfrigérateurs des personnes vivant chez elles. Leur idée était de prouver que l'absence d'aliments ou la présence d'aliments avariés étaient prédictifs d'une hospitalisation. Ils ont alors défini le “ frigo vide ” comme contenant moins de trois types d'aliments, et le frigo “ adéquat ” garni d'au moins 3 types d'aliments différents, en quantité et en qualité suffisantes.Résultat : un frigo vide signifie 38% d'hospitalisation au cours du premier mois et 3 fois plus de risques d'y aller dans les trois mois. De plus, le temps d'hospitalisation est plus long. Par contre, curieusement, la présence d'aliments avariés ne majore pas les risques d'hospitalisation.Ne rien avoir dans son frigidaire est un signe de fragilité. Cela montre également que les gestes de la vie quotidienne ne sont plus réalisés.Réfrigérateur vide : un signal d'alarme à prendre en compteEn fait, pour l'entourage, ouvrir la porte d'un frigo doit devenir un acte de prévention. Bien garni, il reflète une alimentation variée et donne l'assurance de satisfaire des petits plaisirs ou de répondre aux fringales, si rares quand on est âgé et seul. Vide, il doit être considéré comme un signal d'alarme.Le médecin, averti, dosera le taux d'albumine dans le sang, qui reflète la consommation de protéines et donc l'état de santé général. En effet, l'albumine diminue dans le sang bien avant que les conséquences de la dénutrition ne soient visibles.En pratique, un frigo plein de produits frais aide à lutter contre la malnutrition. Penser aux oeufs, au lait et au fromage, qui sont de bonnes protéines, c'est se donner les moyens de retrouver le plaisir de manger, de bouger, de partager. N'oublions pas que la convivialité améliore considérablement la prise alimentaire : se laisser aider, se laisser inviter ou même recevoir, c'est garder, quel que soit l'âge, un plaisir de vivre. Source : e-santéDr Stéphanie Lehmann
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Seniors : gare aux risques insoupçonnés des médicaments !
Alors qu'ils devraient guérir ou maintenir en forme, les médicaments peuvent nuire. Quatre à cinq médicaments par jour, c'est en moyenne ce que consomme une personne de plus de 70 ans. Parce que le nombre de maladies augmente avec l'âge, les ordonnances s'allongent. En conséquence, après 80 ans, 20% des hospitalisations incombent aux effets indésirables des médicaments, ce qui représente un véritable problème de santé publique en France et dans les pays à démographie vieillissante. L'association de plusieurs traitements est bien souvent indispensable, mais suivre certaines règles élémentaires diminue le risque de faire des mélanges explosifs ! Médicaments contre les chutes, confusion mentale, malaises et syncopes, problèmes digestifs... Un médicament, même utilisé isolément, est souvent responsable d'effets indésirables. La plupart du temps désagréables, ceux-ci deviennent parfois graves.Ainsi, les molécules intervenant sur la tension (hypotenseurs), le sommeil (benzodiazépines), le système nerveux (neuroleptiques) ou les muscles (corticoïdes, hypolipémiants) sont fréquemment responsables des chutes.Les malaises ou les syncopes sont régulièrement le fait d'une baisse brutale de la tension lors des changements de position (couché-debout) ou de troubles du rythme cardiaque et beaucoup de traitements sont incriminés, comme les diurétiques, les laxatifs au long cours, les bêtabloquants et autres médications utilisées en cardiologie...Les problèmes digestifs sont très variés : altération du goût des aliments (certains antibiotiques), nausées, anorexie ou diarrhée (certains antibiotiques, anti-inflammatoires), constipation (certains traitements pour le coeur ; dérivés de la morphine : traitement contre la douleur).Parfois et c'est plus grave, le fonctionnement des reins ou du foie est perturbé. Médicaments : ' Le cachet rouge pour le coeur, le jaune pour le cholestérol, le blanc pour le sucre, le bleu pour dormir... ' Sachant qu'un seul médicament est source d'effet indésirable, on imagine un peu ce que les mélanges risquent de provoquer. Chez les seniors, certaines associations sont responsables de vrais problèmes de santé. En effet, l'organisme vieillit et les maladies aiguës ou chroniques augmentent sa fragilité. L'effet bénéfique du médicament est contrecarré par les risques qu'il fait courir. Pourtant, il est possible d'éviter la moitié des effets indésirables en respectant quelques principes : 1- Consultez votre médecin de familleIl vous connaît, souvent depuis longtemps et sait ce qui est indiqué ou non pour vous. Si d'autres praticiens (cardiologue, ophtalmologue) vous prescrivent des médicaments, indiquez leur votre traitement habituel. De plus, chaque médecin appliquera les principes suivants : dans la mesure du possible, traiter la cause de la maladie au lieu de multiplier les remèdes pour chacune de ses manifestations ; ne prescrire un médicament que si nécessaire, c'est-à-dire après l'échec des règles simples d'hygiène de vie (régime contre le cholestérol par exemple) ; adapter la dose en fonction de l'âge, du poids et surtout du fonctionnement des reins et du foie ; expliquer très précisément la prescription : son intérêt, les effets à surveiller par le patient ou son entourage, les interactions dangereuses ; surveiller et remettre systématiquement en question les traitements au long cours : faut-il poursuivre ? Dans quel but ? avoir toujours à l'esprit qu'un nouveau symptôme peut être d'origine médicamenteuse, même quand on n'y pense pas ! 2- N'ajoutez rien, n'enlevez rien à votre ordonnance...Le problème avec certains traitements au long cours, c'est qu'ils sont parfois contraignants et compliqués à suivre. Chacun peut-être tenté d'enlever l'un ou l'autre remède ou même de le remplacer... De plus, la facilité d'accès à toute une panoplie de médicaments présentés sur les comptoirs de pharmacie incite au danger, c'est-à-dire à traiter de son propre chef les petits désagréments passagers (nausées, toux, douleurs etc). Sans compter avec la grande tentation de reprendre une boîte laissée au fond de l'armoire qui n'avait pas si mal marché la dernière fois, ou d'accepter cette autre que vous tend votre voisin en vous disant qu'elle est mi-ra-cu-leuse !C'est établi : 1/3 des personnes prennent en automédication des molécules qui, utilisées dans de mauvaises conditions, ne sont pas sans risque (aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens, laxatifs au long cours). 3- Pour ne plus prendre n'importe quel médicament, n'importe comment, faites (ou faites faire) le ménage dans votre armoire à pharmacie !Vous verrez qu'il y a toujours fort à faire, quand on s'attaque au problème... Vérifier les dates de péremption. Enlever tout ce qui n'est pas le traitement en cours. Prenez l'habitude de rapporter les médicaments non terminés au pharmacien, cela vous aidera à faire place nette. Ne jamais reprendre, sans l'avis préalable de son médecin, un traitement prescrit quelque temps plus tôt (antibiotiques, anti-inflammatoires). À fortiori, ne jamais accepter un remède d'un proche et ne pas puiser dans la réserve du conjoint ! Bien connaître le rôle de chaque médicament. En cas de doute, le pharmacien et le médecin peuvent vous aider. Le traitement médicamenteux d'un senior est à gérer avec beaucoup plus de finesse que celui d'un adulte Avec l'âge, le risque d'être malade augmente et avec lui le danger de la multitude médicamenteuse. Le grand problème est que la médecine d'aujourd'hui, “ basée sur des preuves scientifiques ”, ne propose que très peu d'études cliniques et thérapeutiques intégrant des sujets âgés et très âgés. Ainsi, des domaines parfaitement maîtrisés pour les adultes sont encore inexplorés sous l'angle du sujet âgé, ce qui impose la plus grande prudence.Garder un peu de bon sens aide à ne pas avoir à souffrir des remèdes eux-mêmes. Il faut comprendre que, pour un senior, un traitement est toujours compliqué. Rajouter ou enlever inconsidérément un seul médicament, lorsqu'on en prend déjà 3 ou 4, c'est risquer la pagaille. Dr Stéphanie Lehmann
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Boule dans le sein : une consultation s'impose
Adénofibrome, kyste, lipome, cancer... Bien que celle-ci soit généralement bénigne, la découverte d'une boule dans le sein est toujours source inquiétude. Une consultation médicale permettra donc de se rassurer et, surtout, d'identifier les causes.
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Sport et cancer : les liaisons bénéfiques
Si l’impact de l’activité physique est bien connu en prévention d’un certain nombre de cancers, une pratique sportive est également bénéfique après un cancer. Elle diminue, entre autres, les risques de récidive. Explications. Toutes les études le disent : l’activité physique a un effet préventif, mais également thérapeutique. Depuis mars 2012, l’Institut Curie, à Paris, propose ainsi à ses patientes soignées pour un cancer du sein de participer à des séances d’activité physique à la fin de leur traitement. « Quand j’ai lu que l’activité physique entraînait une réduction de 30 à 40 % du risque de rechute, je me suis dit qu’il fallait offrir cette aide aux patientes », raconte le Dr Laure Copel, oncologue, à l’origine du projet « Programme Activ ». L’idéal ? Avoir une pratique dynamique durant une demi-heure, trois fois par semaine. S’astreindre à bouger a également un retentissement sur le moral et sur la qualité de vie. C’est moins de fatigue, de troubles de sommeil, voire de dépression. L’activité physique permet, en outre, de « refaire » du muscle. « Si la masse musculaire est altérée par les traitements, avec des fontes musculaires de plusieurs kilos parfois, la qualité des muscles l’est aussi », précise le Dr Thierry Bouillet, cancérologue à l’hôpital Avicenne(Bobigny) et président de la Fédération nationale sport et cancer(CAMI). Les fédérations sportives mobilisées C’est pour toutes ces raisons que le Dr Bouillet invite ses patients à avoir une activité physique accompagnée, y compris durant les traitements, car elle stimule le système immunitaire. « L’activité physique réduit le taux de diverses hormones impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses, et elle permet de mieux résister aux traitements. » Un Vidal du sport doit sortir cette année, dans lequel chaque fédération sportive prodiguera, selon les maladies, conseils de bonne pratique, contre-indications, etc. Parmi les pathologies retenues, figurent les cancers du sein, du côlon, de la prostate et du poumon. Jeunes patients : l’intérêt du sport, aussiOuverture, éveil, autonomie… « Les jeunes patients qui pratiquent une activité sportive encadrée voient leur estime de soi restaurée, observe le Pr Gérard Michel, chef du service d’hématologie-oncologie pédiatrique de l’hôpital de La Timone (Marseille). Cela les rend acteurs de leur maladie. » Pour évaluer précisément cet impact, le Pr Michel a initié une étude appelée à suivre, pendant trois ans, une cohorte d’enfants âgés de 5 à 18 ans. En savoir plus CAMI : www.sportetcancer.com Programme Activ
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Alzheimer : une maladie redoutée
Aujourd’hui, en France, on estime à plus de 850 000 le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Selon une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, les Français s’estiment mal informés sur cette maladie qu’ils redoutent, mais 91% aimeraient connaître leur diagnostic s’ils en étaient atteints. Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) était chargé de réaliser plusieurs études sur les perceptions de la maladie par le grand public, mais aussi les professionnels de santé et les aidants familiaux. Cette attention aux représentations sociales de la maladie d’Alzheimer s’explique par l’image très négative qu’elle véhicule et ses conséquences sur la prise en charge des malades. Une représentation si négative qu’elle contribue à expliquer le sous-diagnostic de cette maladie dégénérative. Médecins, patients et entourage seraient en effet tentés de repousser au plus tard l’annonce d’une pathologie qui cristallise toutes les peurs liées au vieillissement. Une maladie mal connue… Selon l’étude de l’INPES, près de quatre personnes sur dix s’estiment mal informées sur la maladie d’Alzheimer, à comparer avec d’autres thèmes de santé comme le tabac (5%), l’alcool (10%) ou le cancer (18%). Ils sont par ailleurs 79% à penser que les média devraient en parler davantage, non seulement pour informer sur la maladie, ses symptômes et les traitements, mais aussi pour rassurer les proches des malades.Même les aidants familiaux et, dans une certaine mesure les professionnels de santé, s’estiment mal ou pas assez informés. Un constat qui peut s’expliquer par le flou qui subsiste sur ses causes, son évolution et les diverses formes qu’elle peut revêtir. … mais redoutée La maladie d’Alzheimer est considérée comme la troisième maladie jugée la plus grave après le cancer et le sida. Et la troisième la plus crainte devant le cancer et les accidents de la circulation. Pour les proches et les professionnels de santé, cette peur se double d’un sentiment d’impuissance : les médecins généralistes interrogés par l’INPES redoutent d’avoir à affonter la nécessité de poser un diagnostic : peur de se tromper, peur de l’annoncer et peur d’avoir à gérer une pathologie face à laquelle ils éprouvent un fort sentiment d’impuissance.En effet, selon une étude menée par l’Inpes, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic si elles avaient des signes évocateurs de la maladie. Un sujet tabou Plus préoccupant, la maladie d’Alzheimer apparaît comme une maladie qui stigmatise les personnes atteintes et leur entourage. Les comportements inadaptés que peuvent avoir les malades sont source d’exclusion. Ainsi, 31% des plus de 18 ans déclarent qu’ils se sentent ou se sentiraient mal à l’aise face à une personne souffrant de cette affection. Une volonté de savoir et de fortes attentes vis-à-vis de la recherche Malgré les craintes qu’elle suscite auprès du grand public, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic s’ils avaient des signes évocateurs de la maladie d’Alzheimer. Un souhait qui semble aller de pair avec l’espoir de la mise au point de nouveaux traitements : 65% des personnes interrogées mentionnent cet objectif comme l’une des trois priorités à mettre en œuvre par les pouvoirs publics, juste devant le soulagement des familles et le développement de structures d’hébergement spécialisées. C’est également sur les progrès de la recherche que souhaite être informé prioritairement le grand public. Une note d’optimisme à ce sujet : 65 % des plus de 18 ans pensent qu’un traitement permettant de soigner la maladie sera trouvé de leur vivant. pour consulter l'étude de l'INPES, cliquez ici.
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Dépistage du cancer du colon : indispensable à partir de 50 ans !
Avec plus de 37 000 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents derrière le cancer de la prostate et celui du sein. Depuis décembre 2008, il fait l’objet d’un dépistage organisé.
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Dossier médical : plus de demandes
Il y a eu 6000 demandes d’accès au dossier médical en 2008 contre 1.107 avant l’entrée en vigueur de la loi Kouchner de 2002.Des demandes liées à un contentieux dans moins de 10% des cas. Sept ans après l’entrée en vigueur de la Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, nous sommes encore loin de l’explosion des demandes d’accès au dossier médical prévue par ceux qui redoutaient une dérive « à l’américaine » du système de santé français. Preuve que la loi de 2002 répondait à un réel besoin des patients, entre 2001 et 2006, le nombre de demandes a augmenté de 191 %, selon une étude réalisée auprès des hôpitaux de l’Assistance publique de Paris. Si ce chiffre a encore progressé depuis 2006, il convient cependant de le relativiser. On a compté en 2008, près de 6000 demandes d’accès au dossier médical sur plus de quatre millions de consultations ! L’autre enseignement majeur de cette étude, c’est la proportion relativement marginale de ces demandes qui concernent des contentieux : moins de 10 %. Et pour moins de 2 % d’entre elles, la consultation du dossier est motivée par la volonté de connaître les raisons du décès d’un proche. Dans la majeure partie des cas (35 %), la motivation est l’information personnelle du patient. Qu’est qu’un dossier médical ? La loi autorise l’accès aux informations formalisées, c'est-à-dire qui ont un support : les écrits (échanges entre professionnels, résultats d’examen, comptes rendus, protocoles et prescriptions thérapeutiques…), les photographies, les radiographies, les enregistrements. Exceptions : les rapports d’enquête sociale, les arrêtés d’hospitalisation d’office, et les bilans psychologiques peuvent ne pas être intégrés au dossier, car ils ne sont pas produits par un médecin. Quels délais ? Lorsque la demande est formulée, le détenteur du dossier doit répondre sous huit jours. Ce délai est de deux mois si les éléments demandés ont plus de cinq ans d’ancienneté, ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie. Ces délais correspondent au dispositif légal, mais dans la pratique, ils sont souvent plus longs : seuls 9% des patients ont obtenu leur dossier sous huit jours, contre 61 % entre huit jours et deux mois et 17 % après deux mois. Le gouvernement envisage d’ailleurs de modifier cet aspect de la loi afin qu’elle se rapproche de la réalité… Pour tout savoir sur les modalités d’accès au dossier médical, cliquez iciEt en cas d’obstacles ? Lorsque les dossiers sont anciens, il est souvent difficile d’en retrouver la trace. Sachez tout de même que la constitution du dossier médical est une obligation légale depuis 1970 à l’hôpital, et depuis 1995 pour la médecine de ville. Si vous rencontrez des difficultés pour accéder à votre dossier médical, il est possible de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA. En revanche, si ce refus provient d’une clinique privée ou d’un professionnel privé, seul le juge est autorisé à régler le différend. Référence juridique : Article L. 1111-7 du Code de santé publique.
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Avis ponctuel ou suivi régulier d’un spécialiste : un tarif peut en cacher un autre…
Votre médecin traitant vous a orienté vers un spécialiste. Selon qu’il s’agit d’un suivi régulier ou d’un avis ponctuel, vous ne paierez – ni ne percevrez comme remboursement– le même montant.
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Cancer du col de l’utérus : l’indispensable frottis
Pour limiter les risques de développer un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de réaliser un frottis de dépistage tous les trois ans. Les jeunes filles peuvent également se faire vacciner en complément.Si le traitement du cancer du col de l’utérus a connu des avancées appréciables ces dernières années, il continue cependant de faire un millier de victimes chaque année en France. Ce chiffre pourrait être beaucoup plus faible si les règles de dépistage étaient respectées.La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus tirent leur origine de la contamination par le virus du papillome humain (HPV) à l’occasion d’un rapport sexuel non protégé. Le HPV disparaît le plus souvent naturellement sous l’action du système immunitaire. Mais il peut, dans certains cas, donner naissance à des lésions précancéreuses du col. Sans prise en charge, ces dernières constituent un terrain favorable au développement d’un cancer.Le dépistage chez le gynécologue permet de limiter fortement les risques. Grâce au frottis cervico-utérin, il est en effet possible de détecter des cellules anormales à un stade précoce de leur développement. Et d’en venir à bout facilement. Indolore, l’examen consiste à réaliser un prélèvement de cellules sur le col, qui seront ensuite analysées en laboratoire. Selon la Haute Autorité de Santé, le premier frottis devrait intervenir dès l’âge de 25 ans. Après deux frottis normaux à un an d’intervalle, il est recommandé de rendre visite tous les trois ans à son gynécologue pour renouveler l’intervention, et cela jusqu’à 65 ans.Parallèlement aux frottis réguliers, la vaccination est une arme supplémentaire pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Deux produits – le Gardasil et le Cervarix – offrent une protection efficace contre certaines souches du HPV impliquées dans la plupart des cancers.Ces deux produits sont remboursés à 65% par la Sécurité sociale. Votre complémentaire santé les remboursera exactement comme elle rembourse n’importe quel produit pharmaceutique pris en charge à 65 %. La Mutuelle Générale, pour sa part,les rembourse à 100 % en complément de la Sécurité sociale.Réalisée en trois injections réparties sur six mois, la vaccination doit être effectuée avant toute contamination par le HPV. C’est pourquoi elle est proposée aux jeunes filles de 14 à 23 ans, si celles-ci n’ont jamais eu de relations sexuelles ou si le dernier rapport remonte à moins d’un an. La vaccination permet d’empêcher les virus responsables de 70 % des cancers de l’utérus de s’installer au niveau du col de l’utérus. Elle ne protège donc ni contre tous les cancers, ni contre toutes les lésions précancéreuses, dont beaucoup sont asymptomatiques et ne peuvent être dépistées que lors d’un examen gynécologique ou d’un frottis. La vaccination ne dispense donc pas d’un dépistage triennal.En savoir plus
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L’artérite : dépistage recommandé pour cette maladie sous-diagnostiquée
L’artérite touche environ deux millions de Français. Or, 800 000 seulement sont traités pour cette maladie des artères des membres inférieurs, dont les conséquences peuvent être graves. Le dépistage est donc particulièrement recommandé, surtout chez les sujets à risque.
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Un numéro unique pour joindre votre centre de Sécurité sociale
La Sécurité sociale a décidé de simplifier la vie de ses assurés. La Mutuelle Générale qui gère également la Sécurité sociale de nombreux assurés avait déjà mis en place son propre numéro unique.Depuis le 1er juillet dernier, vous n’avez qu’à composer le 36 46 pour joindre votre Caisse d’assurance maladie. Et cela, quel que soit votre département de résidence. Vous obtiendrez des informations sur vos remboursements mais aussi les coordonnées des professionnels de santé proches de chez vous. Vous saurez s'ils acceptent la carte Vitale, connaîtrez le tarif de leurs consultations et le niveau des remboursements. Pour les médecins à honoraires libres, l'Assurance Maladie donne le tarif le plus fréquemment pratiqué avec éventuellement une fourchette de tarifs. Et pour rappel, si votre Sécurité sociale est gérée par La Mutuelle Générale, vous disposez déjà d’un numéro unique pour joindre votre section. Il vous suffit de composer le 0 800 455 455 (numéro vert) pour obtenir les renseignements souhaités concernant vos prestations et vos remboursements.
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Une pilule de troisième génération enfin remboursée
Depuis mi-septembre, la Varnoline Continu® du laboratoire Schering-Plough est prise en charge à 65 %. Une première en France pour une pilule de troisième génération.Il aura fallu plus de vingt ans pour qu’un contraceptif oral de troisième génération soit pris en charge par la Sécurité sociale. C’est désormais chose faite avec l’inscription au Journal Officiel, mi-septembre, de la pilule Varnoline Continu® sur la liste des médicaments remboursables. Un arrêté qui fait suite à l’avis favorable rendu en mai dernier par la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS). Des laboratoires réticentsCommercialisée par le laboratoire Schering-Plough, la Varnoline Continu® était jusqu’à présent proposée à un prix variant de 24 à 28 € pour 3 plaquettes de 28 jours. Elle est désormais vendue 2,90 € pour une plaquette et 7,28 € pour trois plaquettes, et prise en charge à 65 %. Cette forte baisse du prix est directement liée au remboursement de la Varnoline Continu® par la Sécurité sociale. De fait, les laboratoires sont libres de fixer les prix de leurs spécialités tant que celles-ci ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. En revanche, en cas de prise en charge, le prix doit faire l’objet d’une négociation avec l’Etat. C’est ce qui explique, selon le ministère de la Santé, pourquoi aucun laboratoire commercialisant un contraceptif de troisième génération n’avait, jusqu’à récemment, fait de demande d’inscription sur la liste des médicaments remboursables.Une réelle avancée pour les femmesLe remboursement de la Varnoline Continu® est donc une « réelle avancée » qui permet « aux femmes d’avoir enfin le choix, sur avis de leur médecin, entre les différents types de pilules », se félicite le ministère de la Santé dans un communiqué. Une avancée d’autant plus importante qu’en France, les pilules de troisième génération représentent environ 50 % en volume des contraceptifs oraux utilisés.
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Aide complémentaire santé : un dispositif à revoir
Six ans après sa création, l'aide complémentaire à la complémentaire santé (ACS) ne convainc toujours pas. Au 31 août 2010, 637 308 attestations avaient été délivrées alors que 2,2 millions de personnes seraient éligibles à cette aide, soit à peine 25% des personnes qui pourraient en bénéficier. Pis, sur ces 637 308 attestations, seulement 537 744 auraient été effectivement utilisées, selon une étude de 2011 du fonds CMU ! Trois chercheurs de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES), se sont donc penchés sur les raisons qui freinent le recours à l’ACS. Pour leur étude, publiée en février 2011, ils se sont appuyés sur une expérimentation menée en janvier 2009 par l’Université Paris-Dauphine auprès de 4 209 assurés sociaux de la Caisse primaire d’assurance maladie de Lille-Douai éligibles à cette prestation. L’ACS, une prestation pas assez accessible Résultat de cette étude : seuls 17% des assurés inclus dans l’étude ont fait une demande d'ACS. En cause, notamment, des critères d'éligibilité trop restrictifs. Beaucoup de ménages pensent pouvoir bénéficier de l'ACS alors qu’ils disposent de ressources trop élevées. 35% des demandes ont ainsi été refusées. Pour pallier cette difficulté, le seuil d'éligibilité a été relevé le 1er janvier dernier : les revenus du demandeur peuvent désormais être supérieurs de 30 % au plafond autorisé pour la CMU-C contre 25 % auparavant. Le plafond de revenus maximum pour en bénéficier est donc fixée, en juin 2011, à 9590 euros par an, soit 799,16 € par mois en métropole et 10 674 euros par an, soit 889,50 € par mois dans les départements d’Outre-mer. Une information qui passe à côté de sa cible Deuxième dysfonctionnement pointé par l’IRDES : le manque d’information sur ce dispositif qui reste méconnu. L'expérimentation lilloise démontre le faible succès de la campagne d'information par courrier, ce qui appelle, sans doute, la mise en place d'une communication directe vers les assurés, en face à face, avec l'appui des partenaires de l'assurance maladie (associations, mutuelles, assistantes sociales). Augmenter le « chèque santé » ? Enfin, les chercheurs de l'IRDES s'interrogent sur le montant de l'ACS, qui varie actuellement de 100 euros pour les moins de 25 ans à 500 euros pour les 60 ans et plus. L'enquête montre ainsi que la majoration du montant du « chèque santé » améliore légèrement le taux de recours à l'ACS et permettrait de mieux cibler les personnes effectivement éligibles. Cet effet reste cependant modeste et ne permettra pas d'améliorer complètement le recours à ce dispositif. « D’autres types d’interventions et de politiques sont sans doute à envisager », concluent les chercheurs. Pour plus de détails : http://www.irdes.fr/Publications/2011/Qes162.pdf www.fonds-cmu.fr www.securite-sociale.fr/textes/maladie/cplmtaire/aide_cplmtaire.htm
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BPCO : pensez au dépistage !
Méconnue des fumeurs eux-mêmes, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est pourtant l’une des principales causes de décès dues au tabagisme. Toux grasse, gêne respiratoire, essoufflement... N’attendez pas pour en parler à votre médecin traitant. Elle provoque 16 000 décès par an. La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire grave et irréversible qui, dans 80 à 90% des cas, est imputable au tabagisme. On estime qu’environ un fumeur sur cinq en sera atteint. Les premiers symptômes de la maladie –toux grasse et chronique accompagnée d’expectorations- passent en général inaperçus. D’autant que dans cette phase précoce, la fonction respiratoire n’est pas affectée. Les stades suivants décrivent une lente dégradation de l’état du malade qui se traduit, dans un premier temps, par une gêne respiratoire à l’effort évoluant vers un essoufflement permanent dans les cas les plus graves. Un déclin de la fonction respiratoire « L’apparition progressive d’un trouble ventilatoire obstructif est liée à l’apparition de lésions diffuses au niveau des bronches […] dont le potentiel de réversibilité est inconnu » prévient la société de pneumologie de langue française (SPLF). Ses experts rappellent qu’à l’horizon 2020, la BPCO constituera l’une des premières causes de décès par maladie. Toux chronique, respiration sifflante, essoufflement… « Ces manifestations devraient alerter les fumeurs. Sauf que bien souvent, ils les considèrent comme un tribut normal à payer au tabagisme et ne s’en inquiètent pas », observe le Dr. Arnaud Cavaillès, pneumatologue au CHU de Nantes. « C’est là tout le caractère insidieux de la maladie ». Comme pour balayer le problème sous le tapis, « certains diminuent leur niveau d’activité sans même s’en apercevoir pour éviter l’essoufflement ». Et continuent de fumer. Une simple mesure du souffle Or, le seul véritable moyen pour endiguer la progression de cette affection respiratoire mortelle est d’arrêter la cigarette. Certes, les médicaments bronchodilatateurs permettent aux patients les plus atteints de diminuer les symptômes, mais pas toujours de retrouver leur souffle d’avant. En l’absence d’un dépistage systématique, les pneumologues suggèrent aux fumeurs réguliers de plus de 40 ans de s’adresser à leur médecin traitant. Si celui-ci possède un spiromètre, il vous proposera une mesure du « volume expiratoire maximum par seconde » (VEMS). Sinon, il vous orientera vers un spécialiste. La vie ne tient décidément qu’à un souffle.
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Cancer Info : un site de référence pour les malades et leurs proches
La plateforme Internet Cancer Info service a été lancée en février 2011 par l’Institut national du cancer (INCA). Elle offre une information de référence précieuse ainsi que de nombreux conseils pratiques à l’attention des personnes malades et de leurs proches.
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Accident causé par un tiers : pensez à le déclarer !
Vous avez été victime d’un accident causé par une personne ou une institution quelconque ? Vous devez impérativement en informer non seulement l’Assurance maladie, mais aussi votre complémentaire santé. Explications. On appelle « accident causé par un tiers » un accident dont vous êtes la victime, provoqué par une autre personne, de façon volontaire ou involontaire. Vous avez subi une agression ? Vous avez été mordu par un animal ? Vous êtes victime d’un accident pendant une activité sportive ou bénévole ? Vous vous blessez à cause de l’état de la voirie ? Dans toutes ces situations, il existe un tiers responsable : l’auteur de l’agression, le propriétaire de l’animal, la collectivité chargée d’entretenir la voirie… C’est par conséquent à l’assurance de ce dernier de se charger de l’indemnisation. Vous devez donc effectuer une déclaration d’accident. Pourquoi déclarer un accident causé par un tiers ? Si l’accident entraîne des soins et/ou un arrêt maladie, La Sécurité sociale et La Mutuelle Générale pourront se faire rembourser les frais engagés auprès de la compagnie d’assurance du tiers responsable. Il s’agit donc d’un geste citoyen qui permet de ne pas faire supporter à la collectivité des assurés sociaux (pour la Sécurité sociale) ou des adhérents mutualistes (pour votre mutuelle), des frais indus. Et donc de préserver le système de santé. Comment le déclarer ? Vous devez déclarer l’accident à la Sécurité sociale dans les quinze jours qui suivent, par téléphone, par courrier ou sur Internet. Indiquez vos nom et prénom, date de naissance et précisez le nom de votre mutuelle, c’est-à-dire La Mutuelle Générale. Précisez le nom et les coordonnées du tiers responsable (personne physique ou morale) et de sa compagnie d’assurance, si vous les connaissez. N’oubliez pas de détailler les circonstances de l’accident (date, heure, lieu), ses causes, les témoins éventuels et précisez si une procédure judiciaire est en cours. Enfin, expliquez les conséquences de l’accident : blessures subies, arrêt de travail, etc. Lorsque vous consultez un professionnel de santé, n’oubliez pas de mentionner l’accident : il cochera la case correspondante sur la feuille de soins ou lors de la télétransmission via votre carte Vitale. Déclarez-le aussi auprès de La Mutuelle Générale Une fois l’accident déclaré à la Sécurité sociale, contactez votre centre de gestion de La Mutuelle Générale qui vous expliquera la marche à suivre. Vos remboursements inchangés Si vous déclarez que vos lésions ou votre arrêt de travail sont consécutifs à un accident causé par un tiers, vous serez remboursé au taux et dans les délais habituels. Idem pour l’arrêt de travail. Attention ! Pensez à faire des photocopies de tous les documents relatifs à vos dépenses de soins. Elles vous permettront de réclamer à la compagnie d’assurance du tiers responsable le remboursement des frais non pris en charge par l’Assurance maladie et, éventuellement, ceux qui pourraient rester à votre charge après le remboursement de votre mutuelle. Pour plus d’information : Vous trouverez sur ameli, le portail de l’assurance maladie, un modèle de déclaration.
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Emprunter lorsqu’on est malade ? C’est possible, grâce à la convention AERAS
La convention AERAS permet aux personnes qui souffrent ou ont souffert de maladies graves de contracter un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation. Mais le dispositif est encore peu connu et nécessite quelques améliorations. Un accès difficile à l’empruntLorsque vous souhaitez souscrire un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation, vous devez généralement souscrire une assurance emprunteur couvrant au minimum le décès et l’invalidité pour garantir votre prêt : si vous décédez ou vous retrouvez en état d’invalidité, c’est l’assureur qui remboursera l’établissement de crédit. Il existe des contrats standards. Les tarifs et conditions de ces contrats sont déterminés en fonction d’un risque de santé moyen. Or, lorsqu’une personne présente un risque considéré comme supérieur, elle n’entre plus dans ce cadre standard. Cela peut se traduire par des tarifs beaucoup plus élevés, voire par des refus d’assurance, d’où de graves difficultés d’accès au crédit pour les personnes concernées.Faciliter l’accès au créditPour faire évoluer la situation, les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la Mutualité ainsi que les associations de malades et de consommateurs ont signé la convention AERAS (S’assurer et Emprunter Avec un Risque Aggravé de Santé). Celle-ci a succédé en juillet 2006 à la convention Belorgey, jugée inefficace. Objectif : faire en sorte que des personnes qui, en raison de leur santé, présentent plus de risques de décès ou d’invalidité que d’autres personnes du même âge, puissent plus facilement souscrire une assurance emprunteur et donc accéder à l’emprunt.Comment fonctionne le dispositif ?Si votre état de santé ne vous permet pas de souscrire le contrat standard de premier niveau, votre dossier sera automatiquement examiné par un service médical spécialisé de la compagnie d’assurance. Si à l’issue de ce deuxième niveau d’examen, aucune solution d’assurance ne vous est proposée, votre dossier sera à nouveau examiné, pour un dernier recours, à condition que l’encours cumulé des prêts ne dépasse pas 300 000 € et que l’âge de l’emprunteur n’excède pas 70 ans en fin de prêt. Cela n’empêche pas que le tarif proposé puisse être beaucoup plus élevé et les garanties limitées par rapport au contrat standard. Cependant, un mécanisme de mutualisation entre assureurs, permet à l’emprunteur de bénéficier d’un plafonnement des surprimes si son revenu est inférieur à un certain plafond (cliquez ici pour connaître ces conditions de ressources).Et si je ne rentre pas dans ce dispositif ?Si votre état de santé est jugé trop aléatoire pour qu’une proposition d’assurance vous soit faite, l’assureur doit tout de même vous proposer des garanties alternatives (caution, mobilisation d’un portefeuille de valeurs mobilières, hypothèque sur un bien immobilier…) offrant la même sécurité.Qui est concerné par la convention AERAS ?Si vous souffrez ou avez souffert d’une maladie considérée comme grave (cancer, hépatite B ou C, VIH, etc), vous êtes évidemment concerné. Et cela même si l’on soigne de mieux en mieux ces maladies, que l’on vit plus longtemps avec et que l’on en guérit de plus en plus fréquemment. Mais la convention ne concerne pas seulement les personnes malades. Les assureurs considèrent en effet que le risque de santé peut être aggravé par d’autres facteurs comme l’âge de l’assuré, une éventuelle obésité ou le tabagisme. Une efficacité limitée sur le terrainSignataires de la convention, l’UFC-Que Choisir et le CISS, collectif qui regroupe 33 associations de malades et d’usagers du système de santé, pointent les limites de la convention AERAS. Dans une enquête de terrain réalisée il y a deux ans, l’association de consommateurs dénonçait le fait que dans 93% des établissements de crédit, à l’issue de l’entrevue, la convention AERAS n’avait même pas été évoquée, malgré les engagements pris par les fédérations de la Banque et de l’Assurance. Par ailleurs, les personnes entrant dans le champ de la convention ignorent trop souvent, par exemple, qu’ils peuvent rechercher une assurance individuelle autre que celle proposée par la banque pour un prêt immobilier. Enfin, les surprimes restent un obstacle sérieux, puisqu’elles peuvent atteindre 200 € par mois. Et même pour ce prix largement majoré, les assureurs réduisent trop souvent la couverture du risque au seul décès.Comment mettre toutes les chances de son côté ?Anticipez la recherche de votre assurance emprunteur, car si l’assureur vous demande de passer des examens médicaux, cela allongera le délai d’instruction de votre dossier.Faites jouer la concurrence, car les différences de tarifs et de garanties varient selon les établissements. Vous êtes en effet libre du choix de votre assurance.Prenez contact avec les associations de malades signataires de la convention qui pourront vous conseiller et vous aider dans vos démarches.Répondez avec précision et sincérité au questionnaire médical. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat.N’oubliez pas le mécanisme de mutualisation en cas de surprime importante.En cas de litige concernant l’application du dispositif, il est possible de saisir la Commission de Médiation de la convention AERAS par courrier au 61 rue Taitbout - 75009 Paris ou par mail : aeras.mediation@acam-france.frVous pouvez obtenir des informations utiles auprès de la plateforme spécialisée AIDEA, service anonyme et gratuit mis en place par la Ligue contre le cancer.Pour en savoir plus sur la convention AERAS, cliquez ici.
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