En ce moment sur le Blog
- Page 36
Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Fiscalité : choisir le bon statut
Lors de la création de son entreprise, le dirigeant doit choisir le statut correspondant le mieux à son projet, son activité, sa capacité financière… Mais il ne doit pas négliger l’aspect fiscal : à chaque statut juridique est associé un régime fiscal spécifique, avec ses avantages et ses inconvénients…
2 min
Fiscalité indirecte, mode d’emploi
En plus de l’Impôt sur les sociétés (IS), les entreprises sont soumises à diverses taxes indirectes – à commencer par la TVA –, dont les modalités de déclaration et de collecte dépendent de l’activité, de la taille et du régime fiscal. Explications.
3 min
Pourquoi est-il nécessaire de souscrire un contrat prévoyance lorsque l'on est travailleur non salarié ?
En France, ce sont plus de 2 millions de personnes* qui sont concernées par le statut de « travailleur non salarié ». Les artisans, commerçants, professions libérales ou encore auto-entrepreneurs ne profitent pas ...
3 min
Le repas, un moment à partager
Manger ne se résume pas à se nourrir. Les repas sont également l’occasion de resserrer les liens. D’où l’importance de les prendre le plus possible en famille. Les explications du Dr Patrick Serog, nutritionniste. Avec l’été, on est généralement davantage disponible. C’est peut-être le moment de partager un peu plus de temps avec les siens, notamment à l’heure des repas. Car il peut se passer beaucoup de choses autour de la table. « Dans l’acte de manger se joue une relation autour du don et du contre-don », indique Patrick Serog, nutritionniste. En d’autres termes, « les parents vont chercher à faire plaisir à leurs enfants et en retour, ceux-ci vont essayer de donner quelque chose, comme mettre la table ou participer à la cuisine. Quand les parents reconnaissent ce contre-don, le dialogue peut alors s’ouvrir. » Des règles à définir Le repas devient, du même coup, un espace d’échanges privilégié. Et parfois même le seul, car les emplois du temps des parents ne permettent pas toujours d’avoir des relations suivies. Si autrefois, rappelle le Dr Serog, les enfants n’étaient pas autorisés à parler à table, aujourd’hui, c’est devenu le lieu des mises au point, des discussions à bâtons rompus. « Quand l’atmosphère est apaisée, le dialogue peut s’ouvrir entre les enfants et les parents, mais aussi entre les enfants. Le lien familial se nourrit de ce partage. » Mais cet espace relationnel n’est possible qu’à la condition d’édicter certaines règles, comme de bannir la télévision ou le portable pendant les repas. « Il faut cependant que les parents soient intangibles sur les règles qu’ils entendent transmettre. Ils doivent se les appliquer à eux-mêmes. Ne pas répondre au téléphone, par exemple, vaut pour tout le monde », insiste le Dr Serog. L’employeur relevant du régime général (ou son expert-comptable mandaté) signalera un évènement exceptionnel impactant les droits des salariés dans un délai de cinq jours suivant sa survenue : arrêt ou reprise du travail après congé parental ou d’un arrêt maladie, rupture ou fin du contrat de travail. Un rituel bon pour la santé Outre de permettre au dialogue de s’installer, le fait de fixer un cadre a également une incidence sur le comportement alimentaire des enfants. « Dans les populations où le rythme des repas est régulier et où l’on ne mange pas en regardant le petit écran, le risque de surpoids voire d’obésité est moins important que dans celles où les enfants peuvent faire n’importe quoi », confirme Patrick Serog. Bref, le plateau-télé doit rester exceptionnel ! Avis d'expert « Avec l’adolescence, l’enfant traverse une période d’appropriation de sa personnalité d’adulte. Il est donc tout à fait normal qu’il rejette ce que ses parents lui donnent à table. Il n’empêche, ces derniers doivent continuer à présenter les aliments et les plats qu’ils souhaitent partager, même si leur ado n’y touche pas. C’est un rappel des bons repères dont il se souviendra plus grand et qu’il reproduira. Car dans le fond, il sait que c’est bien. » Dr Patrick Serog, nutritionniste.
2 min
Conférence "Comment développer votre chiffre d’affaires grâce à votre réseau relationnel ?"
Le 7 juin dernier s’est déroulée la première conférence du club Priorité Pro : « Comment développer votre chiffre d’affaires grâce à votre réseau relationnel » à l’Hôtel Belford de Paris. Alain Bosetti, co-fondateur du site Place des Réseaux et coach à la BFM Académie, a animé cette conférence et a permis aux participants de comprendre comment tirer parti de son réseau pour développer au mieux l’activité de leur entreprise. Deux heures de conférence qui se sont terminées par un petit-déjeuner permettant aux chefs d’entreprises présents d’échanger entre eux et de mettre en application les conseils d’Alain Bosetti. D’autres évènements Priorité Pro seront bientôt organisés sur des nouvelles thématiques.
1 min
Comment booster le référencement d’un site Internet
Créer un site Internet est un premier pas. Le suivant est indispensable : être visible sur le web. Grâce aux techniques de référencement naturel, les entreprises ont la possibilité de remonter en tête des résultats affichés par les moteurs de recherche et donc d’attirer de nouveaux visiteurs.
3 min
Le Chèque Emploi Service Universel (CESU) préfinancé pour les travailleurs indépendants
ZÉRO FISCALITÉ, ZÉRO CHARGES SOCIALES, 25 % DE CRÉDIT D’IMPÔT… Le saviez-vous ? Depuis 2007, avec le CESU préfinancé, vos revenus professionnels peuvent financer vos dépenses privées d’aide à la vie quotidienne et familiale. Avec le CESU préfinancé, la somme dépensée en services à la personne n’est pas considérée comme une rémunération, n’est pas soumise à cotisations et contributions sociales jusqu’à 1.830 € par an, n’est pas imposable, est déductible du bénéfice imposable de l’entreprise et ouvre droit à un crédit d’impôt de 25% ! Toujours plus de services, pour mieux concilier vie privée-vie professionnelle : Pour la famille : Garde d’enfants, accompagnement des enfants, soutien scolaire, cours à domicile, assistance informatique et administrative. Pour la vie quotidienne : Ménage/repassage, jardinage / bricolage, commission, préparation et livraison de repas, collecte et livraison de linge repassé, livraison de courses, maintenance de résidence, télé et visio assistance. Pour les personnes âgées, dépendantes ou handicapées : Garde-malade, aide à la mobilité et transports, conduite du véhicule personnel, transport / accompagnement, assistance, interprète en langue des signes, soins et promenades d’animaux de compagnie, soins esthétiques. Pour les familles fragilisées : Aide et accompagnement. Fiscalité attractive et pouvoir d’achat supplémentaire : Exemple : Michel - Architecte. Services à la personne : Ménage et repassage à domicile - 4 heures par semaine - Budget annuel : 1 900 € Sans CESU préfinancé Avec CESU préfinancé Achat de CESU préfinancé 0 € 1830 € Bénéfice net imposable 49000 € 47120 € Impôt total 9391 € 8842 € Crédit d’impôt 0 € 458 € Impôt à payer 9391 € 8384 € 549 € de réduction d’impôt – 458 € de crédit d’impôt GAIN TOTAL : 1007 € Pour plus d’informations, appelez le 0 809 369 369, en précisant le code « LMG »
min
Comment choisir un expert-comptable ?
Audit et certification des comptes, conseil en gestion de paye, droit social ou international… Le champ de compétence de la profession d’expert-comptable est particulièrement large, et, pour 90 % des dirigeants de sociétés, ce professionnel est un tiers de confiance. En somme, l’expert-comptable est un peu le « couteau suisse » indispensable à tout chef d’entreprise. Néanmoins dans un secteur qui compte plus de 21 000 associations ou cabinets, plusieurs critères sont à prendre un compte pour bien choisir ce prestataire. Les 10 règles à respecter pour bien choisir son expert-comptable Première règle incontournable : choisir un expert-comptable diplômé pour garantir la légalité de ses actes. Il s'agit d'une profession réglementée, soumise à un serment et à un code de déontologie. Le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables met à disposition un annuaire des diplômés, avec un moteur de recherche nominatif ou par localisation : http://www.experts-comptables.fr/annuaire En plus du diplôme, la profession reste très encadrée : 40 heures de formation obligatoires par an, contrôle qualité régulier, obligation de souscrire une responsabilité civile pour couvrir les conséquences d'erreurs... Les conseils régionaux de l'Ordre des experts-comptables sont chargés notamment de s’assurer que ces obligations sont respectées. En s’adressant à ces derniers, dont les coordonnées et les horaires de permanence sont indiqués sur leurs sites Internet respectifs, le client a l’assurance que ces obligations légales seront respectées. La proximité géographique est un critère déterminant pour choisir un expert-comptable, au même titre que la disponibilité. Il faut pouvoir se voir rapidement et régulièrement, en cas de clôture problématique d’un bilan financier ou de contrôle fiscal par exemple. Il faut sélectionner un professionnel qui propose rapidement un premier rendez-vous, dans un délai d’une semaine par exemple. Car si le cabinet ne peut recevoir un nouveau client avant un mois, il y a de fortes chances qu’il ne soit pas très réactif en cas d’urgence… Un bon expert-comptable est comme un bon médecin : on s’échange les bonnes adresses ! Les deux tiers des entreprises ont le même cabinet depuis 10 ans (1). Il ne faut pas hésiter à utiliser le bouche à oreille, et, à solliciter d’autres chefs d’entreprise pour trouver la perle rare. L'expert-comptable accompagne le chef d'entreprise dans tous ses choix stratégiques et leur mise en œuvre. Il est indispensable d’identifier ses besoins avant de choisir son partenaire. Certains cabinets ont fait le choix d’une spécialisation sectorielle (dans la communication, l'investissement immobilier, le droit des franchises…). D’autres se consacrent à une activité, comme la transmission d’entreprises. Choisir un professionnel qui connaît bien le secteur d'activité ou la problématique pour laquelle il est sollicité peut être très précieux. D'une manière générale, les petits cabinets sont spécialisés dans l'accompagnement des petites et moyennes entreprises. Pour ces dernières, il peut être préférable de s'adresser à une petite structure de proximité car leur configuration similaire permet de mieux appréhender les attentes et contraintes en fonction du contexte. Un expert-comptable doit également être sélectionné pour ses qualités relationnelles. Il s’agit en effet d’établir une relation de confiance sur le long terme, et, cela ne repose pas que sur des critères objectifs. Le premier rendez-vous n’est généralement pas facturé, c’est l’occasion de vérifier s’il existe des « affinités ». Avant de s’engager, ce premier rendez-vous doit permettre de vérifier que le professionnel comprend bien les problématiques de l'entreprise, mais aussi que ses réponses sont claires et précises. Les lois fiscales sont opaques et évoluent en permanence. Par ailleurs, les conseils dans les champs financier, fiscal ou social que donnera l’expert-comptable sont déterminants pour l’entreprise. Il est primordial d'aborder la question des honoraires dès le premier entretien. Définir une moyenne est hasardeux, car la palette d'interventions de l’expert-comptable est très large, et les tarifs ne sont pas réglementés. À titre d’exemple, 46 % des entreprises ont un budget inférieur à 3 000 euros par an (1), toutes prestations confondues. Avant de clore la rencontre, il faut savoir si le professionnel facture ses prestations au taux horaire et s’il est possible d'établir un forfait annuel. Enfin, le tarif ne peut être le seul critère de choix, mais il est important avant de contractualiser d'obtenir une lettre de mission. Elle doit préciser le montant des honoraires, les prestations incluses, mais aussi le taux horaire pour celles qui ne le sont pas. Une fois tous ces renseignements réunis, une longue et fructueuse collaboration peut débuter en toute quiétude/sérénité. Le saviez-vous ? Faire appel à un expert-comptable est une obligation légale pour une infime minorité d'entreprises, comme par exemple les sociétés anonymes qui ont l’obligation de faire certifier leur comptabilité annuelle par un commissaire aux comptes. Pourtant quatre entreprises sur cinq font appel à ces professionnels et ces derniers s’imposent comme des conseillers tout aussi polyvalents que performants. Selon l'étude publiée en septembre 2014 par l'Observatoire de la profession comptable (1), le recours à un cabinet avoisine 100 % pour les petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 20 salariés, contre 35 % pour les notaires et 41 % pour les avocats. (1) « Marché de la profession comptable », collection des études institutionnelles de l’Observatoire de la profession comptable, septembre 2014.
5 min
Les solutions pour aider ses parents âgés à bien manger
Avec l’âge, il arrive que l’appétit diminue. Le risque est alors celui de la dénutrition. Les conseils du Pr Bruno Lesourd, gériatre et ancien chef de service du CHU de Clermont-Ferrand, pour maintenir de bonnes habitudes alimentaires.
3 min
Trier ses médicaments : un geste éco-santé
Il nous est conseillé de faire régulièrement le ménage dans nos médicaments pour écarter les produits périmés et éviter les accidents. Rapportées chez le pharmacien, les boîtes seront reprises par l’association Cyclamed, puis détruites. En 2014, plus de 12 000 tonnes de médicaments ont été collectées. Pensez à sortir régulièrement de votre armoire à pharmacie les médicaments qui ont dépassé la date de péremption ainsi que tous ceux qui, une fois entamés, se conservent peu de temps : collyres, certains sprays et collutoires, sirops qui cristallisent... Vous éviterez les risques de confusion médicamenteuse. Pourquoi rapporter ses médicaments à la pharmacie ? Tous les médicaments, périmés ou non, ainsi que les contenants vides qui peuvent conserver des traces du produit (inhalateurs), ne doivent pas être jetés dans une poubelle et encore moins dans les toilettes ou les éviers. Ils polluent l’eau, les sols, et sont susceptibles de perturber le fonctionnement des stations d’épuration. La solution : les rapporter dans une pharmacie, à l’exception des seringues, qui pourraient représenter un risque pour le personnel officinal. Ils sont ensuite traités par le réseau Cyclamed, un éco-organisme qui brûle la totalité des produits récupérés et les transforme en électricité et en chaleur. En revanche, quels sont ceux que l’on peut conserver ? Après avoir bien vérifié les dates de péremption, il est recommandé de conserver les médicaments qui sont utilisés régulièrement ou de façon plus espacée, comme le paracétamol, les corticoïdes pour les allergies, la crème pour les brûlures ou les courbatures, les antihistaminiques, les désinfectants, etc. Un échange avec le médecin ou le pharmacien peut aider à déterminer ce qu’il est important de garder chez soi. Importance de la collecte En 2014, 12 056 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) ont été collectées par les pharmacies françaises, soit une hausse de 1,7 % par rapport à 2013. Cette augmentation s’explique par une implication plus forte des citoyens et des pharmaciens. Huit Français sur dix déclarent déposer leurs MNU chez le pharmacien. Ce sont les seniors et les femmes qui sont parmi ceux qui rapportent le plus de médicaments. En savoir plus www.cyclamed.org
2 min
Plus de 500 centres de santé ouverts à tous
Médecine générale, gynécologie, dermatologie… La Mutualité Française met à votre disposition plus de 500 centres médicaux et polyvalents. Dans leur cahier des charges, des soins de qualité en tiers payant, mais aussi de la prévention. Si l’histoire des centres de santé remonte au XVIIe siècle et aux premiers dispensaires, leur essor date véritablement des années 1960. C’est à cette période qu’est planifi é le développement des centres de santé en permettant notamment à des sociétés mutualistes de les gérer. À l’époque, l’offre de soins est assez faible et inégalement répartie. Les mutuelles créent donc de nouveaux centres médicaux avec, pour principe, d’accueillir tous les publics, sans discrimination. Cette préoccupation se traduit par un accès à des soins de qualité le plus large possible en termes géographiques et par l’application de conditions financières avantageuses. Ces centres pratiquent des tarifs conventionnés (sans dépassement d’honoraires – secteur 1), le tiers payant et proposent des tarifs maîtrisés pour les actes mal remboursés par la Sécurité sociale, comme les soins dentaires. Pluridisciplinarité Aujourd’hui, le réseau national des centres de santé mutualistes (RNCSM) compte 53 centres médicaux et polyvalents, 472 centres dentaires qui couvrent quasiment tout l’Hexagone, 373 centres d’audition et 23 centres de soins infirmiers (par tradition majoritairement implantés dans les zones rurales). Au total, ces espaces regroupent quelques 1 000 médecins, 1 700 chirurgiens dentistes, 400 audioprothésistes et 130 infirmiers. Autre atout : les centres médicaux offrent une large palette de spécialités. Gynécologie, dermatologie, allergologie, radiologie, rhumatologie, cardiologie, pédiatrie, ostéopathie… autant de disciplines accessibles à des tarifs et dans des délais bien meilleurs que ceux généralement pratiqués par la médecine de ville classique. Deux arguments de poids si l’on en croit une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes), publiée en juin 2014. Selon cette étude, 17,1 % des Français déclarent avoir renoncé à des soins à cause des délais d’attente pour obtenir un rendez-vous dans certaines spécialités (ophtalmologie…), tandis qu’ils sont 25,7 % à mettre en avant la problématique du coût. Les renoncements, dans ce dernier cas, concernent surtout l’optique et le dentaire, précise l’enquête. C’est là que l’offre mutualiste, notamment en matière de soins dentaires, prend tout son sens. Si les centres dentaires proposent principalement soins courants et prothèses, un tiers d’entre eux pratique également l’orthodontie et un quart, l’implantologie. Prise en charge globale Dans un contexte où l’exercice regroupé est recherché, les centres de santé ont un avantage sur les nouvelles structures pluridisciplinaires qui voient le jour depuis un peu plus d’une décennie, à l’instar des maisons de santé : leur antériorité. De fait, la coopération pluri-professionnelle y est bien rodée. Ce qui permet une prise en charge globale du patient avec, par exemple, la mise en place d’un suivi et de projets thérapeutiques décidés en équipe pour ceux qui souffrent de maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou rénale, hypertension…). Leur parcours est consigné dans un dossier médical unique, disponible à tout moment. Ce principe de partage entre professionnels répond également à l’une des missions premières des centres de santé : la prévention. Pionniers en la matière, les centres de santé s’impliquent depuis toujours dans la promotion de la santé, tant à titre individuel que collectif : éducation à la santé (vaccination, hygiène buccodentaire…), actions de dépistage (cancer du sein, risques cardiovasculaires, caries…) et suivi des patients chroniques font partie de l’arsenal préventif. Leur mission est facilitée par leur grande proximité avec les populations environnantes. La garantie pour celles-ci d’obtenir des réponses adaptées à leurs besoins. Et surtout de conserver une permanence des soins dits de « premier recours », qui n’exclut aucun public. En savoir plus Pour trouver le centre de santé mutualiste le plus proche de chez vous, rendez-vous sur : www.centres-sante-mutualistes.fr
4 min
Audition : agir avant qu’il ne soit trop tard
Les dégâts occasionnés par les traumatismes sonores sont souvent irréversibles et les conséquences aussi pénibles que définitives. Pour éviter perte d’audition, hyperacousie ou acouphènes, un seul mot d’ordre : la prévention.
4 min
Vrai-faux : les pieds, ces malmenés
Les pieds ont aussi leur Journée nationale. Cette année, ce sera le 9 juin. C’est vrai qu’ils ne déméritent pas : ils endurent au minimum 5 000 à 6 000 pas chaque jour. Et selon l’Union française pour la santé du pied (UFSP), 65 % des Français se plaignent de douleurs aux pieds. Ce qu’il faut savoir. Les chaussures à talon sont les pires ennemies des pieds Faux : Jusqu’à 5 cm, les talons se portent facilement au quotidien, surtout s’ils sont larges. En revanche, évitez les talons de 8 ou 9 cm de haut car ils peuvent générer des troubles de l’équilibre et des articulations. Les mauvaises odeurs sont dues à la transpiration Vrai : Enfermés toute la journée, les pieds transpirent. L’humidité stagne et peut provoquer mycoses, verrues et mauvaises odeurs. Une fois lavés et séchés, les pieds n’ont pas d’odeur. Les odeurs nauséabondes proviennent donc souvent des chaussures elles-mêmes. Pensez à en nettoyer l’intérieur régulièrement en le tamponnant avec un coton très légèrement imbibé d’alcool à 70 °C. Et rangez-les dans un endroit aéré. Les ampoules sont bénignes Faux : L’ampoule n’est pas anodine car c’est une brûlure. Si elle s’infecte, elle peut dégénérer très vite, surtout chez les diabétiques. Certains signes peuvent alerter : une zone enflée, rouge et douloureuse qui s’étend autour de la cloque, des écoulements, voire, dans les cas extrêmes, de la fièvre. Le pied gonflé en fin de journée est banal Vrai et faux : Il est normal que vos pieds gonflent en été, car la chaleur augmente la rétention d’eau. En revanche, l’hiver, si vos pieds gonflent, cherchez les responsables : des problèmes de retour veineux, des chaussures étroites, une mauvaise posture, une source de chaleur diffusée près du sol ou une alimentation trop riche en sel favorisant la rétention d’eau. L’hallux valgus concerne en majorité les femmes Vrai : L’hallux valgus est une déformation de l’os situé derrière le gros orteil, qui bifurque vers l’extérieur. Il concerne essentiellement les femmes. Le facteur héréditaire joue un grand rôle dans l’orientation de cet os : si les femmes de votre famille s’en plaignaient, surveillez-le. Évitez de toute façon les chaussures étroites, qui compriment vos orteils, et les collants trop serrés, pour la même raison. L’hallux valgus se soigne très bien en chirurgie ambulatoire.
2 min
Le cancer colorectal : prévenir pour le guérir
Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents et des plus meurtriers après 50 ans. Heureusement, lorsqu’il est détecté assez tôt, les chances de guérison augmentent considérablement. Grâce notamment au dépistage organisé, la mortalité a diminué de 21 % en vingt ans. À vous d’agir ! Une maladie qui nous concerne tous Le cancer colorectal touche tout le monde, hommes et femmes. S’il ne survient dans 95 % des cas qu’après 50 ans, il est malgré tout très fréquent. Avec 42 000 nouveaux cas chaque année, il est celui qui atteint le plus de personnes après les cancers du sein et de la prostate. Le cancer colorectal est aussi le plus meurtrier après le cancer du poumon. Le meilleur moyen de se protéger ? Le dépistage ! Le stade auquel la maladie est détectée, puis prise en charge, est crucial pour vaincre le cancer. Diagnostiqué au stade IV, le dernier, le taux de survie au cancer colorectal n’est que de 5 %. Mais repéré au stade I, ce taux monte… à 94 % ! D’où l’importance d’effectuer des dépistages réguliers entre 50 et 74 ans, la tranche d’âge jugée à risques pour ce cancer. Chez les personnes dépistées, ce cancer se guérit, dans 9 cas sur 10. En France, ce dépistage est organisé à l’échelle nationale, avec une efficacité prometteuse grâce à l’utilisation du nouveau test immunologique. Une démarche simple et gratuite Grâce au dépistage du cancer colorectal, vous recevez, à partir de 50 ans, une invitation pour réaliser un test de dépistage, à renouveler tous les 2 ans. Pris en charge par l’Assurance Maladie, ce test à réaliser chez soi, avec l’accord préalable de votre médecin traitant, est gratuit. Il consiste à détecter la présence éventuelle de sang dans les selles. Parlez-en avec votre médecin traitant ! Les symptômes qui doivent alerter Signalez toujours à votre médecin traitant les symptômes suivants : présence de sang rouge ou noir dans les selles ; troubles du transit (diarrhée, constipation inhabituelles) ; douleurs abdominales(surtout après 50 ans) ; amaigrissement inexpliqué. La prévention passe aussi par une bonne hygiène de vie Si un facteur héréditaire est en cause dans 5 % des cas, les risques de cancer colorectal peuvent surtout être réduits grâce à une bonne hygiène de vie : avoir une alimentation équilibrée (éviter les graisses et favoriser les aliments riches en fibres, notamment les fruits et les légumes), faire de l’exercice physique régulièrement, ne pas fumer et limiter sa consommation d’alcool. Dr Gaël Deplanque, chef du service oncologie à l’hôpital Paris Saint-Joseph.
min
AVC : des traitements efficaces à condition d’agir vite
Près de 130 000 Français seraient chaque année victimes d’un accident vasculaire cérébral. L’AVC frapperait ainsi une personne toutes les quatre minutes, avec des séquelles au mieux légères, au pire irréversibles. Le Pr Mathieu Zuber, neurologue, et le Dr Stéphane Bourgeois, médecin urgentiste, nous donnent toutes les clefs pour intervenir à temps.
3 min
Des contrats santé responsables « nouvelle formule »
Depuis le 1er janvier 2006, la loi a introduit un dispositif d’avantages fiscaux et sociaux pour tout contrat de complémentaire santé respectant un certain nombre de règles. Celles-ci prévoyaient un ensemble d’interdictions et d’obligations de prise en charge favorisant le respect du parcours de soins (adhésion à un médecin traitant). A ce jour, 98 % des contrats souscrits sont réputés solidaires et responsables. Dans un objectif affiché d’amélioration de l’accès aux soins et de renforcement de la régulation, les pouvoirs publics ont fait le choix de faire évoluer les règles existantes dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, traduite dans un décret d’application, le 18 novembre 2014. Ainsi, des postes de dépenses, jusqu’ici non concernés, font l’objet d’une obligation de prise en charge minimale alors que d’autres remboursements, comme par exemple l’optique, doivent respecter des plafonds ou des planchers de prise en charge. Ces règles s’appliquent aux contrats individuels à partir du 1er janvier 2016. Quel contenu pour les nouveaux contrats responsables Globalement, il faut retenir pour le nouveau dispositif : la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour l’ensemble des actes remboursables par l’assurance maladie obligatoire (à l’exception des cures thermales, de l’homéopathie et des médicaments à 15 et 30 %) ; la prise en charge intégrale du forfait journalier en établissements hospitaliers sans limitation de durée. Si la garantie le prévoit : la prise en charge des dépassements d’honoraires, avec une règle de remboursement plafonné et moindre pour un médecin n’ayant pas adhéré au contrat d’accès aux soins ; la prise en charge des dépassements de tarifs pour les équipements optiques encadrés par 6 minima et 6 maxima selon les typologies de verres, et une limitation à un équipement composé de deux verres et d’une monture par période de deux ans (sauf en cas d’ évolution de la vue et pour les mineurs). En revanche, il est à noter que le nouveau contrat responsable ne prévoit rien en matière de prévention ou d’accompagnement des maladies chroniques, et qu’il oublie surtout le dentaire, un poste de dépenses générant pourtant de très nombreux renoncements aux soins. Pratique : le contrat d'accès aux soins Le contrat d’accès aux soins s’adresse aux médecins de secteur 2, c’est-à-dire ceux qui pratiquent des honoraires libres, et aux médecins titulaires des titres requis pour l’exercice en secteur 2 et installés en secteur 1 avant le 1er janvier 2013. Il a pour objectif de favoriser l’accès aux soins des patients en leur permettant d’être mieux remboursés. Il compte environ 11 000 médecins à ce jour, dont 70 % en secteur 2 à honoraires libres. En échange de l’engagement à ne pas augmenter leurs tarifs et à maintenir leur part d’activité sans dépassement d’honoraires, ces professionnels de santé signataires du contrat disposent d’avantages sociaux, tandis que leurs patients bénéficieront d’un meilleur remboursement des actes et consultations. L’information de l’adhésion d’un médecin au contrat d’accès aux soins est consultable sur annuairesante.ameli.fr/
2 min
Arthrose : chez les quadras aussi !
L’arthrose n’est pas qu’une maladie liée à l’âge. Des facteurs comme le surpoids, l’hérédité ou la sédentarité peuvent déclencher une arthrose avant 40 ans. Le point avec le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. L'arthrose, maladie du vieillissement ? Pas seulement. Si cette maladie qui conduit à une destruction du cartilage des articulations se manifeste généralement après 50 ans, elle peut néanmoins se déclarer plus tôt. « Il arrive que des personnes qui ont connu des traumatismes à répétition(entorses, fractures…) développent une arthrose entre 30 et 40 ans », précise le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. D’une manière générale, une pratique sportive intensive peut faire le lit d’une arthrose précoce. Autre facteur de risque, l’hérédité. « Il existe des familles à arthrose, dont les membres présentent des cartilages plus fragiles », confirme le Pr Fardellone. De même, des gènes sont en cause dans la survenue de certaines dysplasies, ces malformations d’une hanche, d’un pied ou de toute autre partie du corps, à même d’entraîner, là encore, une arthrose précoce. L'ennemi : le surpoids La principale cause reste cependant le surpoids. « Il induit davantage de contraintes sur les articulations et, à ce titre, multiplie les risques d’entorse. Mais, surtout, le tissu graisseux produit des adipokines, des protéines qui abiment le cartilage », détaille le Pr Fardellone. Il est donc impératif de surveiller son poids, plus encore avec l’âge. « Quelques kilos perdus peuvent changer radicalement la façon dont l’arthrose est vécue. » Pratiquer une activité physique régulière est également indispensable pour mobiliser et renforcer les articulations, « à la condition de respecter ses propres limites et de se contenter parfois d’efforts modérés », conseille le Pr Fardellone. Le saviez-vous ? Les moyens de la soulager Face à un diagnostic d’arthrose précoce, il convient de tout mettre en oeuvre pour retarder son évolution et repousser le moment où l’articulation lésée devra être remplacée par une prothèse. Cela peut passer par le recours ponctuel à une canne de marche pour épargner la hanche, la mise en place de semelles visant à répartir différemment les pressions ou encore par le port d’une orthèse de repos pour soulager le pouce. Il existe également des traitements médicamenteux, comme des injections d’acide hyaluronique (bientôt déremboursées), de plasma enrichi en plaquettes (une technique en cours d’évaluation non prise en charge) ou des infiltrations de corticoïdes. Quant aux anti-arthrosiques d’action lente, l’Assurance maladie ne les rembourse plus depuis mars 2015. Enfin en cas de douleur, les antalgiques et les anti-inflammatoires peuvent aider, mais leur consommation doit rester modérée.
2 min
Le contrat d’accès aux soins
Dans le cadre du nouveau contrat responsable qui est entré en vigueur le 1er janvier 2016, vos garanties santé de La Mutuelle Générale vont, en outre, prévoir des remboursements améliorés lorsque vous vous rendez chez un médecin signataire du contrat d’accès aux soins.
4 min
Tabagisme passif : des effets sur le comportement des enfants
L’exposition précoce au tabac serait à l’origine de troubles du comportement chez les enfants. C’est en tout cas ce que démontre une étude menée par des chercheurs de l’Inserm auprès de 5 200 élèves du primaire.
1 min
Compléments alimentaires : pourquoi il faut être prudent
Selon leurs partisans, ils seraient bénéfiques sur bien des plans : mémoire, fatigue, concentration… Dans la plupart des cas, les compléments alimentaires sont pourtant inutiles, voire délétères. Un adulte sur cinq et un enfant sur dix ont consommé, dans l’année, des vitamines, des minéraux ou un autre de ces nombreux produits vendus au rayon « compléments alimentaires ». Si l’on en croit la dernière étude sur les consommations alimentairesindividuelles réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les Français sont friands des suppléments nutritionnels censés redonner un coup de fouet avant l’hiver, doper la mémoire, améliorer la concentration, etc. Mais si les promesses sont belles, la réalité, elle, est nettement plus sévère. De rares indications « De façon prouvée, les substances qu’ils contiennent sont importantes pour le bon fonctionnement de l’organisme », reconnaît le Dr Mathilde Touvier, épidémiologiste de la nutrition et chercheur à l’Inserm. « Manquer de magnésium ou de vitamine C fait le lit de la fatigue chronique. Le phosphore et les Oméga 3 sont essentiels à une bonne activité cérébrale. Pour autant, pas besoin de compléments alimentaires : une alimentation équilibrée est largement suffisante pour couvrir nos besoins. » Les situations qui justifient une prescription restent peu nombreuses : acide folique (vitamine B9) pour les femmes enceintes, fer pour celles aux règles abondantes, ou encore vitamine D pour une partie de la population… En parler à son médecin Dans tous les cas, il est indispensable d’en parler avec son médecin traitant, seul apte à juger de l’intérêt d’une cure. Outre une dépense inutile, il pourra vous éviter de mettre votre santé en danger. « Il plane de grosses incertitudes sur les effets à long terme des compléments alimentaires. Ils pourraient être associés à des risques accrus de cancers ou de maladies cardiovasculaires », met en garde le Dr Touvier. Le saviez-vous ? Les compléments alimentaires n’ont guère de raison d’entrer dans le régime alimentaire des enfants. « En réalité, il n’existe qu’une seule indication pour tous les enfants et les adolescents : la vitamine D », souligne le Pr Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique à l’hôpital Trousseau (Paris). On pourrait y ajouter la vitamine K pour les nouveau-nés exclusivement allaités, ou le fluor pour ceux dont le risque carieux est élevé. « Dans tous les cas de figure, le recours aux compléments alimentaires est totalement injustifié en dehors d’une situation pathologique ».
2 min
Quelles sont les formalités pour obtenir ma retraite ?
BIEN SE PRÉPARER Aborder la retraite commence … par quelques formalités simples. Je demande ma retraite La retraite n’est pas versée automatiquement. Environ quatre mois avant la date prévue pour votre départ en retraite, vous devez effectuer les démarches de sa mise en route pour percevoir votre pension. Ni votre employeur ni votre caisse de retraite ne le feront à votre place ! Mais, rassurez-vous, les procédures se sont largement simplifiées … Elles varient en fonction du statut professionnel. Vous êtes salarié Affiliés au régime général (9 Français sur 10), faites deux demandes parallèles : Une demande pour la retraite de base auprès de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), par Internet (site de l’assurance retraite) ou par courrier. Ensuite, remplissez et signez l'imprimé intitulé « Demande de retraite personnelle », joignez les pièces justificatives exigées, comme la photocopie de la carte d'identité, un RIB, les derniers bulletins de salaire, un justificatif de cession d'activité ou le dernier avis d'imposition, et envoyer le tout à la Cnav ou à la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). Une demande pour la retraite complémentaire par téléphone ou par internet auprès de l’Agirc-Arrco: Arcco pour les non-cadres, Agirc pour les cadres. Trois sites indispensables pour vous orienter et effectuer vos formalités : www.lassuranceretraite.fr www.arrco.fr www.agirc-arrco.fr Vous êtes artisan, commerçant ou profession libérale Une seule et simple demande doit être effectuée, via internet, pour votre retraite de base et votre retraite complémentaires à la dernière caisse à laquelle vous avez cotisé. Renseignez-vous sur www.info-retraite.fr Vous êtes fonctionnaire La démarche est très simple : adressez votre demande au service du personnel de l'administration dont vous dépendez. Renseignez-vous sur www.vosdroits.service-public.fr Si vous avez cotisé à plusieurs organismes, faites la demande auprès de la caisse dont relève votre dernière activité professionnelle.
min
A la retraite, changer de mutuelle
Vous êtes à la retraite ou vous y serez prochainement ? C'est le bon moment de vous interroger sur votre mutuelle. En changer permet de l’adapter à vos nouveaux besoins et de la choisir « sur mesure », ce qui n’était pas possible lorsque vous étiez salarié. Comment ? Ces quelques informations vous y aideront..
2 min
Tout savoir sur le tremblement
Regardez bien : tous les tremblements ne se ressemblent pas Le tremblement est par définition " une oscillation rythmée, involontaire, que décrit tout ou partie du corps autour de sa position d'équilibre ". Il en existe trois grandes familles, dont les caractéristiques sont différentes. Le tremblement essentiel : très fréquent, très embêtant, mais pas grave… Connu également sous le mauvais nom de " tremblement sénile ", le tremblement essentiel est plus ou moins précoce et gène l'attitude, c'est-à-dire le mouvement intentionnel. Pour bien comprendre, faites le test suivant : les deux bras tendus en avant, paume en bas, doigts écartés, puis recherchez un tremblement fin, rapide, irrégulier ; pour corser un peu, pointez les index l'un en face de l'autre, sans les toucher. Une fois installé, ce " cadeau " de l'âge devient parfois pénible dans la réalisation de certains gestes de la vie quotidienne (écriture, gestes fins). Il disparaît pourtant au relâchement musculaire complet. Le tremblement essentiel atteint les membres (aux extrémités ou à la racine) des deux côtés, parfois la tête (mouvement de négation ou d'affirmation), la voix (voyelle longue), mais épargne la face, le tronc et les membres inférieurs. Le médecin consulté trouvera toujours un examen neurologique normal et ne découvrira aucune cause médicamenteuse. Le tremblement de repos : souvent signe de maladie de Parkinson À l'inverse du précédent, le tremblement de repos est maximum à la relaxation et disparaît lors de la contraction musculaire. Par exemple, la main tremble lorsqu'elle est posée sur les genoux, mais peut porter une cuillère pleine à la bouche sans la moindre oscillation. Il est de ce fait peu gênant pour les gestes fins de la vie quotidienne. D'installation rapide, il touche au départ et traditionnellement l'extrémité des membres (supérieurs et/ou inférieurs), d'un seul côté. Enfin, il est plus lent et plus régulier que le tremblement essentiel et épargne la tête. Le problème est qu'il fait craindre un syndrome parkinsonien (de la maladie de Parkinson) et le médecin trouvera des signes neurologiques. Les autres tremblements : toujours penser aux médicaments ! On ne pense jamais assez aux effets indésirables des médicaments. Les seniors y sont particulièrement exposés en raison de l'augmentation du nombre des maladies avec l'âge. Les tremblements d'attitude, d'apparition ou d'aggravation récente, peuvent être dus à la prise d'antidépresseurs, d'hormones thyroïdiennes ou de certains traitements pour le cœur. L'apparition de tremblement de repos, quand il n'est pas lié à une maladie de Parkinson est exclusivement le fait d'une prise (même ancienne) de neuroleptiques. Quels examens complémentaires faut-il faire ? Lorsque les tremblements sont caractéristiques, aucun examen n'est indispensable. Dans les cas plus difficiles, il sera parfois utile de faire un enregistrement musculaire. Le scanner ou l'IRM restent exceptionnellement nécessaires. Peut-on traiter ou soulager un tremblement ? Les réponses sont différentes selon le type de tremblement, mais les résultats ne sont pas toujours spectaculaires. Néanmoins, l'important est de considérer la gêne réelle ressentie par chacun. Le tremblement essentiel : le traitement de choix est le bêtabloquant, sous réserve que le cardiologue élimine toute contre-indication (électrocardiogramme obligatoire). En cas d'impossibilité, certains médicaments contre l'épilepsie ou l'anxiété sont parfois efficaces. On propose quelquefois des injections de toxine botulique dans les muscles de la nuque pour améliorer les tremblements de la tête. Le tremblement de repos : son traitement repose sur des anti-parkinsoniens, dont l'efficacité est habituellement retardée de quelques mois… Les autres tremblements : ils cessent en général à l'arrêt des médicaments responsables. Les effets des neuroleptiques peuvent néanmoins persister plusieurs mois. On peut encore citer la chirurgie du tremblement qui, compte tenu des risques propres aux interventions sur le cerveau, reste réservée à des cas très particuliers. Elle n'est pas proposée aux sujets âgés. Connaître et s'interroger sur le type de tremblement dont on souffre est important. Souvent, il faudra faire avec, mais c'est une erreur que de tirer cette conclusion d'emblée. Le vieillissement n'explique ou n'excuse pas tout. Le médecin pourra toujours faire le point sur votre état de santé et sur la facon de maintenir votre qualité de vie. De Stéphanie Lehmann, actualisé par Isabelle Eustache
4 min
La vue aussi prend de l'âge
Près de 2 millions de Français présentent une déficience visuelle, affection dont la fréquence augmente avec l'âge : 61% des déficients visuels sont âgés de plus de 60 ans. Dans environ 8% des cas, ce déficit est dramatique, se manifestant par une forte perte de l'acuité visuelle ou même une cécité. Néanmoins, il est surprenant de constater que certains problèmes de vision graves ne sont pas diagnostiqués. Quelques questions simples, un examen de l'acuité visuelle et l'application de certaines recommandations, suffiraient pourtant à détecter et parfois améliorer des troubles dont les répercussions sur la vie quotidienne sont particulièrement catastrophiques.Le vieillissement joue sur la vision ...La presbytie est typiquement liée à l'âge. Elle donne aux gens la furieuse envie de voir leurs bras s'allonger pour lire le journal. La “ lentille ” intraoculaire ou cristallin s'épaissit, devient moins élastique, ce qui limite son pouvoir d'accommodation. Le vieillissement normal est également responsable de la diminution du champ visuel, d'une atténuation de la vision des couleurs (sombres et pastel) et des contrastes. Il entraîne aussi une gêne accrue dans la vision nocturne.Mais moins que certaines maladies Les principales pathologies oculaires de la personne âgée sont la Dégénérescence Maculaire de la rétine Liée à l'Age (DMLA), la rétinopathie diabétique, la cataracte et le glaucome. Dans chacune de ces maladies, la perte visuelle est réelle, avec des symptômes et des prises en charges spécifiques.La DMLA : responsable de pertes graves de la vision. C'est la vision centrale qui est perturbée, avec une sensation de brouillage et de distorsion de l'image. Quinze pour cent des personnes de plus de 80 ans sont touchées, en particulier quand elles ont des antécédents familiaux de cette maladie. Les hypermétropes et les fumeurs sont plus exposés également. Les lésions étant irréversibles, la DMLA doit être dépistée tous les ans en consultant un ophtalmologiste à partir de 55 ans ou de 50 ans en cas de facteur de risque. Le traitement, quand il est possible (uniquement la forme humide), consiste à détruire les vaisseaux anormaux apparus sous la rétine : photocoagulation au laser, photothérapie (utilisation d'une substance photosensibilisante), molécules anti-angiogéniques (régression des vaisseaux en bloquant un facteur VEGF).La rétinopathie diabétique : affection chronique de l'appareil micro circulatoire de la rétine. Particulièrement crainte, cette maladie est à l'origine de 33% des cas de cécité chez les personnes âgées diabétiques. Il s'agit surtout de prévenir son apparition en régulant au mieux, dès le début de la maladie diabétique, le taux de sucre dans le sang. L'utilisation du laser permet de limiter les lésions rétiniennes et de réduire les risques de perte visuelle.La cataracte : le cristallin s'opacifie. Les causes de ce phénomène sont multiples : l'âge, les traumatismes, le diabète ou certains médicaments (corticoïdes, traitement contre le cancer). La cataracte rend sensible aux éblouissements, elle fait parfois percevoir un halo autour des objets. Certains collyres peuvent améliorer la gêne, mais c'est l'intervention chirurgicale, possible sous anesthésie locale, qui permet l'ablation du cristallin et son remplacement par un implant. La vision est ainsi efficacement restaurée.Le glaucome : augmentation de la pression à l'intérieur de l'oeil qui entraîne une destruction progressive et irréversible du nerf optique, menant, en l'absence de diagnostic et de prise en charge, à une réduction du champ visuel et de l'acuité visuelle. Le glaucome évoluant pendant des années sans aucun symptôme, cette maladie se dépiste tous les ans à partir de 45 ans, voire 40 ans en cas de prédisposition familiale. L'ophtalmologiste procède à une simple mesure de la pression intraoculaire. Le traitement peut être médical (collyres ou médicaments par voie générale) ou chirurgical. Le glaucome aigu est quant à lui très douloureux et s'accompagne d'autres signes (oeil rouge, perte visuelle, maux de tête, nausées, etc.). Il s'agit alors d'une véritable urgence thérapeutique.Lutter contre la basse vision, c'est adapter l'environnementLe bilan ophtalmologique doit apprécier le retentissement des troubles visuels sur les activités de la vie quotidienne. Une fois les déficits établis, il faut choisir des objectifs et des aides réalistes.Les aides techniques : une loupe, associée à un bon éclairage, est déjà d'un grand recours. D'autres systèmes optiques peuvent s'adapter à la gravité du déficit : loupe mono ou binoculaire, éventuellement montée sur les lunettes ; prismes pour augmenter le champ de vision ; télé agrandisseurs (caméra sous laquelle on dépose un texte ou un livre, permettant de le grossir de 5 à 40 fois). Ces équipements imposent un apprentissage et obligent à changer certaines habitudes. C'est pourquoi il vaut mieux les utiliser le plus tôt possible. Les “ trucs ” simples qui facilitent le quotidien :- Adapter dans toutes les pièces un bon éclairage, évitant les zones d'ombres.- Utiliser des codes de couleurs (ranger la soupe de tomate dans une boîte marquée de larges bandes rouges ou la soupe de poulet dans une boîte marquée de bandes jaunes), afin d'éviter le recours permanent à une loupe pour lire le contenu des boîtes.- Utiliser des lunettes de soleil ou des casquettes à l'extérieur (contre l'éblouissement).- Ne jamais laisser les portes entrouvertes ou les chaises dans un passage.- Faire participer les aidants. Eviter de dire : “ asseyez vous ”, mais “ prenez la chaise rouge contre le mur blanc à votre droite ”.- Préférer pour le lieu de vie des couleurs vives, de hauts contrastes.- Ne pas négliger l'abord psychologique : la basse vision est un véritable handicap.On retiendra que des visites régulières chez l'ophtalmologiste sont indispensables pour dépister certains troubles visuels, stopper leur évolution et/ou les corriger. Source : e-santéDr Stéphanie Lehmann
min
Mutuelle, remboursements dentaires : les questions à se poser
Mise à jour le 20 Août 2015Avant de choisir une garantie et un niveau de couverture en dentaire, il est indispensable de bien se renseigner. Voici un aide-mémoire pour ne rien oublier avant de se décider. Combien serai-je remboursé pour mes soins dentaires ? Il n’est pas toujours évident d’évaluer le montant de ses remboursements au moment de la souscription. Que signifie, par exemple, un remboursement de 200% sur les prothèses dentaires fixes ? Il faut en fait comprendre 200% du montant de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Pour une couronne, celle-ci étant de 107,50 €, vous serez remboursé 215 € par l’organisme complémentaire et 75,25 € par la Sécurité sociale. Soit 290,25 € au total. Si l’on vous remet un tableau de garanties mentionnant des pourcentages, exigez de connaître le montant réel des remboursements. Avec Itineo Santé, pas de problème pour comprendre vos garanties : la plupart sont exprimées sous forme de forfaits et sont donc parfaitement lisibles. Quand la garantie dentaire de ma complémentaire santé prend-t-il effet ? Certaines mutuelles ou compagnies d’assurance imposent des délais plus ou moins importants – un an, par exemple- avant de vous rembourser vos frais dentaires. Renseignez-vous. A La Mutuelle Générale, vous êtes couvert pour l’ensemble de vos soins dentaires, y compris les prothèses dentaires et les implants, particulièrement coûteux, dès le jour de la souscription. Quel niveau de garantie en fonction de mes priorités ? Faites un inventaire minutieux de vos besoins. Vous avez des problèmes dentaires? Vos enfants vont devoir porter un appareil dentaire ? Dans ce cas, vous aurez besoin d’une garantie renforcée. Avec Itineo Santé, vous avez le choix entre plusieurs niveau de couverture. Et vous pouvez à tout moment opter pour un niveau de garantie supérieur. Les remboursements dentaires sont-ils modulés ? Chez certains organismes complémentaires, le montant des forfaits varie selon la dent concernée. Cela permet d’avoir des niveaux de remboursement plus élevés pour les dents de devant, visibles au sourire, pour lesquelles les dentistes utilisent des matériaux esthétiques et donc plus onéreux. Avec Itineo Santé, les forfaits sont adaptés en fonction de la dent concernée. . Mon contrat prend-t-il en charge les soins et prothèses dentaires non remboursés par la Sécurité sociale ? Certaines prestations, comme les implants dentaires ou l’orthodontie pour les plus de 18 ans ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, alors que leur coût est élevé. Or, beaucoup d’organismes complémentaires ne les remboursent pas non plus. Sachez qu’avec Itineo Santé, vous bénéficiez d’une prise en charge étendue en dentaire : implants dentaires et orthodontie non remboursée par la Sécurité sociale. Y a-t-il un centre d’information et de conseil téléphonique pour l’analyse des devis dentaires ? En dentaire, l’addition peut grimper rapidement. C’est pourquoi, l’existence dans votre mutuelle d’un centre d’analyse des devis peut vous rendre de grands services. Ces centres calculent en plus les remboursements et fournissent un conseil en matière de tarifs qui permet aux clients de payer les prestations moins cher. La Mutuelle Générale met à la disposition de ses adhérents un centre de conseil. Non seulement celui-ci calcule vos remboursements, analyse vos devis et vous conseille sur les prix et les prestations, mais il vous oriente également, si vous le souhaitez, vers des établissements pratiquant des tarifs maîtrisés. Spécificité propre à ce centre : un accompagnement afin de vous aider à obtenir les prestations sociales auxquelles vous avez droit. Devis remboursements dentaires Réaliser un devis mutuelle dentaire pour connaitre sans tarder les montants de vos remboursements avec La Mutuelle Générale
min
Monture de lunettes: comment bien la choisir
Si le choix d’une monture de lunettes est bien sûr une question d’esthétique, il influe également sur le type de verres correcteurs que vous pouvez porter. Avec Ligne claire, la plateforme téléphonique d’information et de conseil santé/social de La Mutuelle Générale, découvrez tout ce que vous devez savoir pour faire votre choix de monture optique en toute connaissance de cause.
2 min
Les clés pour réussir sa « détox digitale »
Environ 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les cinq minutes. C’est un des signes de l’hyper-connexion, une addiction qui peut altérer les liens sociaux et le bien-être, sans parler de son impact sur le cerveau. La sociologue Catherine Lejealle et la psychanalyste Marie Pezé nous expliquent comment se déconnecter pour mieux se reconnecter… à soi.
3 min
Problèmes de thyroïde : quand faut-il s’inquiéter ?
Fatigue, prise de poids, constipation… Nombre de maux d’apparence banale peuvent être les signes d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Zoom sur les symptômes qui doivent vous conduire à consulter avec le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. Votre gorge abrite un papillon étonnant, juste en dessous de la pomme d’Adam. En réalité, à cet emplacement se trouve la thyroïde, dont la forme évoque en effet un lépidoptère aux ailes déployées. Petite, cette glande endocrine, qui pèse une vingtaine de grammes, n’en régit pas moins tout l’organisme. Sa mission ? Secréter des hormones et, plus particulièrement, la triiodothyronine (dite T3) et la thyroxine (T4). Ensemble, ces hormones thyroïdiennes sont essentielles au bon équilibre de notre métabolisme. « Elles jouent un triple rôle, explique le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. D’abord, elles maintiennent la production de chaleur. De ce point de vue, la thyroïde est un peu le thermostat de l’organisme. Les hormones sont également indispensables à la croissance. Enfin, elles régulent l’activité des tissus et des organes. » Revers de la médaille, lorsque la machine se dérègle et que la thyroïde fonctionne trop peu ou, au contraire, s’emballe, les conséquences peuvent être nombreuses et prendre des formes aussi banales que variées. Du froid au chaud Lorsqu’elle tourne en sous-régime, on parle d’hypothyroïdie. La production d’hormones diminue, voire cesse totalement. Si ce phénomène ne s’accompagne pas toujours de symptômes, certaines manifestations peuvent toutefois mettre la puce à l’oreille. « Avec l’hypothyroïdie, l’organisme fonctionne au ralenti, souligne le Pr Wémeau. Les systèmes cardiaque et digestif sont surtout affectés, ce qui se traduit par de la bradycardie (rythme cardiaque trop lent, ndlr) et de la constipation. » La fatigue s’installe, la motivation vient à manquer, la mémoire nous trahit… Bref, il faut davantage de temps pour effectuer des tâches quotidiennes. Même la libido peut en prendre un coup. La peau peut également changer d’aspect : elle s’assèche, s’épaissit et devient pâle. Et ce n’est pas tout : « Les gens ont souvent froid, se plaignent de crampes, grossissent un peu et voient leur taux de cholestérol augmenter alors qu’ils ne modifient pas leur régime alimentaire », indique l’endocrinologue. À l’inverse, quand la thyroïde s’emballe, tout s’accélère dans notre corps. Là encore, les manifestations du dérèglement ne sont pas systématiques. Mais lorsqu’elles existent, elles prennent, en quelque sorte, le contre-pied de celles de l’hypothyroïdie. « La peau est chaude, d’ailleurs vous avez toujours chaud, votre coeur bat trop vite, vous maigrissez et souffrez de diarrhées », résume le Pr Wémeau. D’autres signes sont parfois révélateurs. Il peut en effet arriver que l’hyperthyroïdie modifie le comportement. Stress, irritabilité, nervosité ou hyperactivité sont même fréquents quand la sécrétion d’hormones thyroïdiennes passe dans le rouge. Vous êtes alors clairement en surrégime. Prises de sang et imagerie Au vu de la diversité de ces signaux, pas facile d’incriminer la thyroïde avec certitude. C’est pourquoi, il est recommandé de consulter son médecin traitant quand ces désordres se manifestent. Si celui-ci soupçonne un problème thyroïdien, il commencera par palper la glande suspecte pour en vérifier le volume et la régularité. Trop grosse, elle révèle un goitre. Une surface irrégulière et bosselée signifie, quant à elle, la présence de nodules, des excroissances qui sécrètent parfois des hormones. Le praticien prescrira ensuite une prise de sang afin de doser la TSH, l’hormone produite par l’hypophyse pour réguler l’activité de la thyroïde. Le taux est faible ? Hyperthyroïdie en vue. Trop élevé ? Hypothyroïdie assurée. Souvent, un second examen sanguin est souhaitable pour affiner le diagnostic, notamment en ce qui concerne le dosage des hormones secrétées par la thyroïde. Dans la plupart des cas, ces analyses sont suffisantes pour affirmer l’existence d’un désordre thyroïdien. Mais il peut être parfois nécessaire d’en passer par un dosage d’anticorps, une échographie ou, parfois, par une scintigraphie pour évaluer, par exemple, la présence de nodules. Des traitements efficaces Si le diagnostic confirme une hypothyroïdie, le traitement visera à compenser le travail que ne fournit plus la thyroïde. « On prescrit de l’hormone T4 – la même que celle produite par la thyroïde – d’action douce et lente, indique le Pr Wémeau. Avec une prise quotidienne correctement dosée, le taux de TSH se normalise. Quand on a trouvé le bon dosage, on ne le change plus. Il suffit de vérifier tous les ans que le taux de TSH reste stable. » Inversement, en cas d’hyperthyroïdie, l’objectif est de freiner la surproduction d’hormones. Le traitement, cette fois, n’est pas à vie. La prescription court sur plusieurs mois. Dans environ 60 %, les médicaments permettent de guérir. En cas d’échec, le recours passera par un traitement à base d’iode radioactif ou par une intervention chirurgicale. Selon l’option retenue, il s’agit de détruire ou de retirer tout ou partie de la glande pour contrecarrer son emballement. Néanmoins, si le patient est difficilement opérable (sujet âgé, par exemple), des antithyroïdiens de synthèse pourront être utilisés. Avis d’expert Nodules : pas d’opération systématique Pour limiter le nombre d’ablations de la thyroïde consécutives à la découverte de nodules, les spécialistes recommandent de n’intervenir que sur les nodules cancéreux qui semblent inquiétants. On peut raisonnablement les reconnaître sur les données de l’examen clinique, de l’échographie ou, si nécessaire, après une biopsie. « Dans tous les cas, il est inutile d’évaluer les nodules les plus petits, mieux vaut repérer ceux qui dépassent 1 cm », assure le Pr Jean- Louis Wémeau.
6 min
Maladie : comment en parler ?
Parler de sa maladie fait du bien pour accepter, ne pas s’isoler et mieux guérir. Encore faut-il trouver la manière de le faire, voire en être capable. Les conseils du Dr Claude-Alain Planchon, spécialiste en médecine nucléaire, oncologue et président du groupe de parole Choix Vital, et de François Villa, professeur de psychopathologie à l’université Paris-Diderot. Tomber gravement malade représente un tel choc que les mots peuvent manquer pour l’exprimer, paraître inutiles, voire douloureux quand la situation est déjà très difficile. Pourtant, les médecins l’affirment et la majorité des malades le reconnaissent : parler de sa maladie fait du bien. Cela aide à accepter – et donc à se faire soigner –, à retisser du sens autour de cette « cassure », à évacuer les émotions négatives. « Colère, culpabilité, solitude, honte… Cela va mieux quand c’est dit. La parole coûte peu et participe à la pacification intérieure », assure le Dr Claude-Alain Planchon, oncologue à l’Hôpital américain de Paris et président du groupe de parole Choix Vital. Non exprimées, ces émotions naturelles peuvent procurer du stress et éloigner des proches au moment même où l’on a peut-être le plus besoin d’eux. « Parler permet de réduire l’exclusion causée par de longues hospitalisations », ajoute François Villa, psychanalyste et psychopathologue. La parole n’en est pas moins délicate. « Il y a un risque de fermer l’échange, de blesser l’autre », admet-il. Choisir des mots simples Comment faire pour trouver les bons mots au bon moment ? Pour annoncer sa maladie, par exemple. L’important est de se sentir prêt, de ne pas forcer les choses. Mais en gardant à l’esprit qu’attendre trop longtemps peut nourrir des non-dits lourds à assumer et des incompréhensions blessantes : être considéré comme paresseux ou en « petite forme » quand on est tout simplement épuisé. Être prêt, c’est aussi, précise le Dr Planchon, « être bien informé sur sa maladie et son dossier médical » : « Je conseille d’avoir en permanence un carnet sur soi et d’y noter toutes les questions qu’on se pose. » Ce n’est qu’une fois intériorisés que les éléments techniques pourront être traduits en mots simples et clairs, pour aller à l’essentiel de façon graduelle. Raconter toutes les étapes, de la découverte de la maladie à sa prise en charge, permet un cheminement qui aide à comprendre et accepter la situation. « Personnellement, j’ai mis l’accent sur les aspects positifs, comme les traitements et la possibilité de greffe », témoigne Tony, 49 ans, atteint de sarcoïdose, une maladie des poumons. Toutefois, il est important que les proches mesurent la gravité de la maladie au risque, sinon, de ne pas montrer l’attention ou le soutien espérés. Quant aux enfants, « il est crucial de leur dire les choses, même simplement, souligne le Dr Planchon. Si on leur ment par omission, ils s’inventent des histoires et culpabilisent. » Des dessins, des livres spécialisés peuvent aider à leur expliquer. Des répercussions positives Reste que tout ne peut pas être dit, même aux intimes. D’où l’importance de solutions alternatives pour exprimer son vécu, son ressenti, ses questionnements les plus délicats ou difficiles, sans s’autocensurer ni risquer de blesser les proches. C’est le rôle des groupes de parole qui réunissent régulièrement des personnes atteintes ou concernées par une même pathologie. Les participants échangent informations et conseils sur les traitements et leurs effets secondaires, s’apportent réconfort, optimisme et énergie, et peuvent se sentir ainsi compris, moins seuls. Preuve que la maladie peut avoir des répercussions positives comme vecteur de rencontres et, dans le cas d’une thérapie spécialisée, d’une meilleure connaissance de soi. Depuis l’ablation de son sein, Valérie, 48 ans, est suivie par une psycho-oncologue. « La maladie a soulevé en moi des choses douloureuses de mon passé, raconte-t-elle. Au début, je ne supportais pas d’aller aux séances de chimiothérapie, j’avais peur. La thérapeute m’a appris à faire le lien avec une tentative de suicide quand j’étais jeune. Pour moi, le médicament était inconsciemment associé à la mort et non à la guérison. » La parole, une aide thérapeutique D’autres personnes choisissent la voie de l’écriture, seules ou en atelier collectif. Quant aux forums Internet, Tony recommande la prudence. « Il faut s’en méfier car on y trouve beaucoup d’informations fausses, obsolètes ou inadaptées, et c’est propice à l’exagération. Mieux vaut privilégier les forums avec un médecin médiateur. » Enfin, et sans aller jusqu’à employer le mot de guérison, parler de sa maladie contribue à un mieux-être. « Soigner les maux psychiques est indissociable d’une meilleure qualité de vie globale, à laquelle participent aussi l’auto-hypnose, l’acupuncture, le sport, l’alimentation, etc., avance le Dr Planchon. Les malades avec une bonne qualité de vie connaissent moins de récidives que les autres. » C’est juste un processus psychologique : quelqu’un de plus heureux sécrète davantage d’endorphines, connues pour stimuler l’immunité. En savoir plus : Le Cancer maux à mots, Claude-Alain Planchon, éd. Josette Lyon (2011). Choix Vital. Parole & Cancer : www.choixvital.fr
4 min
Maladies parodontales : les prévenir, c’est simple !
La parodontite touche un Français sur cinq. Or dans un grand nombre de cas, cette affection, qui aboutit à la destruction de l’os de soutien de la dent, peut être évitée. Les explications du Dr Antoine Jonard, chirurgien-dentiste.
1 min
Quelles aides pour faciliter le maintien à domicile d’une personne âgée ?
De nombreuses personnes âgées souhaitent demeurer chez elles le plus longtemps possible. Le point sur les solutions alternatives au placement en structure spécialisée. Les aides à domicile Les soins à domicile. Seules les infirmières et les aides-soignantes sont habilitées à pratiquer les soins à domicile. Ces prestations sont réservées aux personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en situation de dépendance. La demande de prise en charge est établie par le médecin traitant. En l’absence de réponse de la caisse primaire d’Assurance maladie dans un délai de dix jours, celle-ci est considérée comme acceptée. Ces soins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Les actes de la vie quotidienne. Selon le degré de dépendance de la personne, il est possible de recourir à une aide-ménagère, une auxiliaire de vie ou une garde-malade. Leur mission est d’accompagner la personne âgée (de plus de 65 ans) au quotidien : repas, courses, sorties, ménage… Mais seule l’auxiliaire de vie est à même de pratiquer des soins d’hygiène. Quant au garde-malade, sa présence peut être occasionnelle ou permanente. Recourir à l’une ou l’autre de ces personnes donne droit à une aide de la part des organismes sociaux ou de retraite (non cumulable avec l’allocation personnalisée d’autonomie). Vous pouvez aussi bénéficier, selon les cas, d’un crédit d’impôt maintien à domicile. Le portage des repas. Toute personne de plus de 65 ans peut en bénéficier, de façon ponctuelle ou régulière. En cas de faibles revenus, l’aide sociale départementale peut prendre en charge une partie des dépenses. Pour les actes de la vie quotidienne et le portage des repas, contactez le Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune. Les aides financières L’APA. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est versée aux personnes de plus de 60 ans qui ont besoin d’une aide pour les actes essentiels de la vie ou dont l’état nécessite une surveillance régulière. Son montant dépend du degré de dépendance, mais aussi des revenus. Retirez un dossier auprès du CCAS (mairie) ou du Conseil général. L’aide « Bien vieillir chez soi ». Elle est attribuée aux plus de 65 ans, à condition de ne pas bénéficier de l’APA. Son montant dépend des ressources de la personne âgée. Elle peut également être accordée sous forme de services (ménage, surveillance, etc.). Adressez-vous à votre mairie ou à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Aménager le logement Pour bien vieillir à domicile, il faut avant tout que la personne se sente en sécurité chez elle (risque de chute minimisé). Main courante dans l’escalier, monte-escalier, barre d’appui dans la baignoire, dispositif de téléassistance… De nombreuses associations et organismes ont pour but d’aider les personnes cherchant à aménager leur domicile. L’Agence nationale pour l’habitat (Anah) et le Conseil général proposent des aides pour financer ces travaux. La Cnav accorde également des subventions en fonction des revenus. En savoir plus : www.service-public.fr Cnav : 110 av. de Flandre 75951 Paris cedex 19. Tél.: 3960 (prix d’un appel local).
min
Personnes âgées : la solitude n’est pas une fatalité
En France, une personne de plus de 60 ans sur trois souffre de solitude. Même les personnes âgées qui ont une famille se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes quand viennent les vacances. Un problème qui nous concerne tous. Quelles solutions pour éviter que nos aînés se retrouvent isolés durant l’été ?
3 min
Seniors : gare aux risques insoupçonnés des médicaments !
Alors qu'ils devraient guérir ou maintenir en forme, les médicaments peuvent nuire. Quatre à cinq médicaments par jour, c'est en moyenne ce que consomme une personne de plus de 70 ans. Parce que le nombre de maladies augmente avec l'âge, les ordonnances s'allongent. En conséquence, après 80 ans, 20% des hospitalisations incombent aux effets indésirables des médicaments, ce qui représente un véritable problème de santé publique en France et dans les pays à démographie vieillissante. L'association de plusieurs traitements est bien souvent indispensable, mais suivre certaines règles élémentaires diminue le risque de faire des mélanges explosifs ! Médicaments contre les chutes, confusion mentale, malaises et syncopes, problèmes digestifs... Un médicament, même utilisé isolément, est souvent responsable d'effets indésirables. La plupart du temps désagréables, ceux-ci deviennent parfois graves.Ainsi, les molécules intervenant sur la tension (hypotenseurs), le sommeil (benzodiazépines), le système nerveux (neuroleptiques) ou les muscles (corticoïdes, hypolipémiants) sont fréquemment responsables des chutes.Les malaises ou les syncopes sont régulièrement le fait d'une baisse brutale de la tension lors des changements de position (couché-debout) ou de troubles du rythme cardiaque et beaucoup de traitements sont incriminés, comme les diurétiques, les laxatifs au long cours, les bêtabloquants et autres médications utilisées en cardiologie...Les problèmes digestifs sont très variés : altération du goût des aliments (certains antibiotiques), nausées, anorexie ou diarrhée (certains antibiotiques, anti-inflammatoires), constipation (certains traitements pour le coeur ; dérivés de la morphine : traitement contre la douleur).Parfois et c'est plus grave, le fonctionnement des reins ou du foie est perturbé. Médicaments : ' Le cachet rouge pour le coeur, le jaune pour le cholestérol, le blanc pour le sucre, le bleu pour dormir... ' Sachant qu'un seul médicament est source d'effet indésirable, on imagine un peu ce que les mélanges risquent de provoquer. Chez les seniors, certaines associations sont responsables de vrais problèmes de santé. En effet, l'organisme vieillit et les maladies aiguës ou chroniques augmentent sa fragilité. L'effet bénéfique du médicament est contrecarré par les risques qu'il fait courir. Pourtant, il est possible d'éviter la moitié des effets indésirables en respectant quelques principes : 1- Consultez votre médecin de familleIl vous connaît, souvent depuis longtemps et sait ce qui est indiqué ou non pour vous. Si d'autres praticiens (cardiologue, ophtalmologue) vous prescrivent des médicaments, indiquez leur votre traitement habituel. De plus, chaque médecin appliquera les principes suivants : dans la mesure du possible, traiter la cause de la maladie au lieu de multiplier les remèdes pour chacune de ses manifestations ; ne prescrire un médicament que si nécessaire, c'est-à-dire après l'échec des règles simples d'hygiène de vie (régime contre le cholestérol par exemple) ; adapter la dose en fonction de l'âge, du poids et surtout du fonctionnement des reins et du foie ; expliquer très précisément la prescription : son intérêt, les effets à surveiller par le patient ou son entourage, les interactions dangereuses ; surveiller et remettre systématiquement en question les traitements au long cours : faut-il poursuivre ? Dans quel but ? avoir toujours à l'esprit qu'un nouveau symptôme peut être d'origine médicamenteuse, même quand on n'y pense pas ! 2- N'ajoutez rien, n'enlevez rien à votre ordonnance...Le problème avec certains traitements au long cours, c'est qu'ils sont parfois contraignants et compliqués à suivre. Chacun peut-être tenté d'enlever l'un ou l'autre remède ou même de le remplacer... De plus, la facilité d'accès à toute une panoplie de médicaments présentés sur les comptoirs de pharmacie incite au danger, c'est-à-dire à traiter de son propre chef les petits désagréments passagers (nausées, toux, douleurs etc). Sans compter avec la grande tentation de reprendre une boîte laissée au fond de l'armoire qui n'avait pas si mal marché la dernière fois, ou d'accepter cette autre que vous tend votre voisin en vous disant qu'elle est mi-ra-cu-leuse !C'est établi : 1/3 des personnes prennent en automédication des molécules qui, utilisées dans de mauvaises conditions, ne sont pas sans risque (aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens, laxatifs au long cours). 3- Pour ne plus prendre n'importe quel médicament, n'importe comment, faites (ou faites faire) le ménage dans votre armoire à pharmacie !Vous verrez qu'il y a toujours fort à faire, quand on s'attaque au problème... Vérifier les dates de péremption. Enlever tout ce qui n'est pas le traitement en cours. Prenez l'habitude de rapporter les médicaments non terminés au pharmacien, cela vous aidera à faire place nette. Ne jamais reprendre, sans l'avis préalable de son médecin, un traitement prescrit quelque temps plus tôt (antibiotiques, anti-inflammatoires). À fortiori, ne jamais accepter un remède d'un proche et ne pas puiser dans la réserve du conjoint ! Bien connaître le rôle de chaque médicament. En cas de doute, le pharmacien et le médecin peuvent vous aider. Le traitement médicamenteux d'un senior est à gérer avec beaucoup plus de finesse que celui d'un adulte Avec l'âge, le risque d'être malade augmente et avec lui le danger de la multitude médicamenteuse. Le grand problème est que la médecine d'aujourd'hui, “ basée sur des preuves scientifiques ”, ne propose que très peu d'études cliniques et thérapeutiques intégrant des sujets âgés et très âgés. Ainsi, des domaines parfaitement maîtrisés pour les adultes sont encore inexplorés sous l'angle du sujet âgé, ce qui impose la plus grande prudence.Garder un peu de bon sens aide à ne pas avoir à souffrir des remèdes eux-mêmes. Il faut comprendre que, pour un senior, un traitement est toujours compliqué. Rajouter ou enlever inconsidérément un seul médicament, lorsqu'on en prend déjà 3 ou 4, c'est risquer la pagaille. Dr Stéphanie Lehmann
6 min
Boule dans le sein : une consultation s'impose
Adénofibrome, kyste, lipome, cancer... Bien que celle-ci soit généralement bénigne, la découverte d'une boule dans le sein est toujours source inquiétude. Une consultation médicale permettra donc de se rassurer et, surtout, d'identifier les causes.
1 min
Sport et cancer : les liaisons bénéfiques
Si l’impact de l’activité physique est bien connu en prévention d’un certain nombre de cancers, une pratique sportive est également bénéfique après un cancer. Elle diminue, entre autres, les risques de récidive. Explications. Toutes les études le disent : l’activité physique a un effet préventif, mais également thérapeutique. Depuis mars 2012, l’Institut Curie, à Paris, propose ainsi à ses patientes soignées pour un cancer du sein de participer à des séances d’activité physique à la fin de leur traitement. « Quand j’ai lu que l’activité physique entraînait une réduction de 30 à 40 % du risque de rechute, je me suis dit qu’il fallait offrir cette aide aux patientes », raconte le Dr Laure Copel, oncologue, à l’origine du projet « Programme Activ ». L’idéal ? Avoir une pratique dynamique durant une demi-heure, trois fois par semaine. S’astreindre à bouger a également un retentissement sur le moral et sur la qualité de vie. C’est moins de fatigue, de troubles de sommeil, voire de dépression. L’activité physique permet, en outre, de « refaire » du muscle. « Si la masse musculaire est altérée par les traitements, avec des fontes musculaires de plusieurs kilos parfois, la qualité des muscles l’est aussi », précise le Dr Thierry Bouillet, cancérologue à l’hôpital Avicenne(Bobigny) et président de la Fédération nationale sport et cancer(CAMI). Les fédérations sportives mobilisées C’est pour toutes ces raisons que le Dr Bouillet invite ses patients à avoir une activité physique accompagnée, y compris durant les traitements, car elle stimule le système immunitaire. « L’activité physique réduit le taux de diverses hormones impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses, et elle permet de mieux résister aux traitements. » Un Vidal du sport doit sortir cette année, dans lequel chaque fédération sportive prodiguera, selon les maladies, conseils de bonne pratique, contre-indications, etc. Parmi les pathologies retenues, figurent les cancers du sein, du côlon, de la prostate et du poumon. Jeunes patients : l’intérêt du sport, aussiOuverture, éveil, autonomie… « Les jeunes patients qui pratiquent une activité sportive encadrée voient leur estime de soi restaurée, observe le Pr Gérard Michel, chef du service d’hématologie-oncologie pédiatrique de l’hôpital de La Timone (Marseille). Cela les rend acteurs de leur maladie. » Pour évaluer précisément cet impact, le Pr Michel a initié une étude appelée à suivre, pendant trois ans, une cohorte d’enfants âgés de 5 à 18 ans. En savoir plus CAMI : www.sportetcancer.com Programme Activ
2 min
Alzheimer : une maladie redoutée
Aujourd’hui, en France, on estime à plus de 850 000 le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Selon une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, les Français s’estiment mal informés sur cette maladie qu’ils redoutent, mais 91% aimeraient connaître leur diagnostic s’ils en étaient atteints. Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) était chargé de réaliser plusieurs études sur les perceptions de la maladie par le grand public, mais aussi les professionnels de santé et les aidants familiaux. Cette attention aux représentations sociales de la maladie d’Alzheimer s’explique par l’image très négative qu’elle véhicule et ses conséquences sur la prise en charge des malades. Une représentation si négative qu’elle contribue à expliquer le sous-diagnostic de cette maladie dégénérative. Médecins, patients et entourage seraient en effet tentés de repousser au plus tard l’annonce d’une pathologie qui cristallise toutes les peurs liées au vieillissement. Une maladie mal connue… Selon l’étude de l’INPES, près de quatre personnes sur dix s’estiment mal informées sur la maladie d’Alzheimer, à comparer avec d’autres thèmes de santé comme le tabac (5%), l’alcool (10%) ou le cancer (18%). Ils sont par ailleurs 79% à penser que les média devraient en parler davantage, non seulement pour informer sur la maladie, ses symptômes et les traitements, mais aussi pour rassurer les proches des malades.Même les aidants familiaux et, dans une certaine mesure les professionnels de santé, s’estiment mal ou pas assez informés. Un constat qui peut s’expliquer par le flou qui subsiste sur ses causes, son évolution et les diverses formes qu’elle peut revêtir. … mais redoutée La maladie d’Alzheimer est considérée comme la troisième maladie jugée la plus grave après le cancer et le sida. Et la troisième la plus crainte devant le cancer et les accidents de la circulation. Pour les proches et les professionnels de santé, cette peur se double d’un sentiment d’impuissance : les médecins généralistes interrogés par l’INPES redoutent d’avoir à affonter la nécessité de poser un diagnostic : peur de se tromper, peur de l’annoncer et peur d’avoir à gérer une pathologie face à laquelle ils éprouvent un fort sentiment d’impuissance.En effet, selon une étude menée par l’Inpes, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic si elles avaient des signes évocateurs de la maladie. Un sujet tabou Plus préoccupant, la maladie d’Alzheimer apparaît comme une maladie qui stigmatise les personnes atteintes et leur entourage. Les comportements inadaptés que peuvent avoir les malades sont source d’exclusion. Ainsi, 31% des plus de 18 ans déclarent qu’ils se sentent ou se sentiraient mal à l’aise face à une personne souffrant de cette affection. Une volonté de savoir et de fortes attentes vis-à-vis de la recherche Malgré les craintes qu’elle suscite auprès du grand public, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic s’ils avaient des signes évocateurs de la maladie d’Alzheimer. Un souhait qui semble aller de pair avec l’espoir de la mise au point de nouveaux traitements : 65% des personnes interrogées mentionnent cet objectif comme l’une des trois priorités à mettre en œuvre par les pouvoirs publics, juste devant le soulagement des familles et le développement de structures d’hébergement spécialisées. C’est également sur les progrès de la recherche que souhaite être informé prioritairement le grand public. Une note d’optimisme à ce sujet : 65 % des plus de 18 ans pensent qu’un traitement permettant de soigner la maladie sera trouvé de leur vivant. pour consulter l'étude de l'INPES, cliquez ici.
min