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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Un bébé, mais pas de couches ? C'est possible…

Ces dernières années ont vu arriver, avec par exemple l'allaitement à la demande ou le peau-à-peau, un mouvement important de retour à une maternité très naturelle, très proche de l'enfant et très à l'écoute de ses besoins. Ce même mouvement "maternant" va jusqu'à proposer de laisser tomber les couches. Un bébé sans couches, c'est possible ? Bien sûr... D'ailleurs des millions de nouveaux-nés qui voient le jour dans des pays du tiers-monde ne voient jamais la couleur d'une couche ! Comment font les mamans ? Elles écoutent tout simplement les signaux de leur enfant. En effet, celui-ci annonce en règle générale son besoin de faire pipi ou caca, dès le début, par des signaux subtils comme des mouvements des jambes, des grimaces, des grognements ou autres. Pour se passer de couches, il suffit donc aux parents de repérer le moment où l'enfant a envie de vider sa vessie ou son rectum et de le mettre à ce moment-là au-dessus du pot ou des toilettes. Parallèlement, les parents proposeront à l'enfant d'aller sur le pot à certains "moments-clé": ceux où il serait utile que l'enfant fasse pipi (avant un trajet en voiture par exemple) ou celui où il est hautement probable qu'il ait envie de faire (après un repas ou une sieste). Au fur et à mesure que l'enfant grandit, la compréhension mutuelle s'améliore en même temps que l'autonomie ; et le moment où l'enfant peut prendre en charge ses besoins vient tout naturellement.  Est-il facile de se passer de couches ? Avant tout, renoncer aux couches exige un vrai changement de mentalité. D'abord, il faut une attention de tous les instants pour repérer le moment où bébé aura envie de faire pipi (l'intervalle entre deux pipis, chez un nouveau-né, n'est parfois que de quelques minutes…) ; ensuite, il faut renverser nos idées préconçues. Alors que l'apprentissage de la propreté avec couches repose sur la capacité de l'enfant à se retenir de faire pipi, l'apprentissage sans couches consiste plutôt à lui apprendre à faire pipi sur commande. Enfin, et c'est peut-être le plus original, il faut dédramatiser le rapport aux accidents de pipi et de caca… en effet, sans couches il est certain qu'il y en aura de temps en temps, il faut donc accepter l'idée dès le début.Il faut aussi faire des modifications concrètes au lieu de vie : Renoncer aux tapis et moquettes précieux pour privilégier des surfaces hygiéniques et faciles à nettoyer Avoir un pot ou autre récipient dans chaque pièce Adapter les vêtements des bébés pour qu'ils soient faciles à ouvrir en cas de besoin   Quel est l'intérêt de renoncer aux couches ? Les avantages à renoncer aux couches sont bien là : coût évidemment diminué, meilleure hygiène pour le bébé, plus aucun risque d'érythème fessier, etc. En outre, l'impact environnemental des couches n'est plus à présenter. En revanche, la perte de liberté pour les parents est considérable, puisqu'il est nécessaire de rester en contact permanent avec le bébé pendant de longs mois. La technique n'est donc incontestablement pas pour tout le monde…      Marion Garteiser, journaliste santé

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Mon enfant s'est fait piquer par un insecte !

Particulièrement au printemps, les piqûres d'insectes sont fréquentes : abeilles, guêpes, frelons, taons, moustiques...… Sachez réagir et adopter les bons gestes en cas de piqûres d'insectes ! Que faire en cas de piqûre d'insectes (guêpe, abeille, moustiques...) ? Pas de panique, si les piqûres d'insectes ne sont pas très nombreuses et que l'état de votre enfant ne pose pas de problème, ce n'est pas grave, prenez le temps d'adopter les bons réflexes. Dans le cas contraire, reportez-vous au paragraphe suivant : « gestes d'urgence ». 1. Restez calme et rassurez votre enfant. 2. Il est normal qu'une petite boursouflure apparaisse à l'endroit de la piqûre et que la peau soit rougeâtre. 3. Vérifiez qu'il ne présente pas de nombreuses piqûres. 4. Assurez-vous que le dard de l'insecte n'est pas resté fiché dans la peau (particulièrement en cas de piqûres d'abeille). Si c'est le cas ôtez-le délicatement à l'aide d'une pince à épiler. 5. Désinfectez la piqûre. 6. S'il s'agit d'une piqûre de méduse, rincez avec de l'eau de mer et surtout ne frottez pas la peau. 7. Appliquez sur la zone piquée une compresse froide ou de la glace dans un linge ou un gant de toilette. 8. Imbibez la compresse de vinaigre s'il s'agit de piqûres de moustiques, pour aider à faire dégonfler la zone piquée. 9. Si votre enfant se plaint de douleurs, donnez-lui du paracétamol. Gestes d'urgence en cas de piqûres d'insectes En revanche, si l'état de votre enfant vous semble grave (multiples piqûres, malaise, perte de connaissance…), contactez immédiatement le Samu en composant le 15 ou les Pompiers au 18. En attendant les secours, mettez votre enfant en position latérale de sécurité, tête légèrement en arrière, les voies respiratoires bien dégagées. Il faut savoir que les piqûres de certains insectes peuvent provoquer un choc anaphylactique, réaction allergique potentiellement mortelle se caractérisant par : une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements et une éruption cutanée. La prévention des piqûres d'insectes On oublie souvent qu'il est possible de prévenir les piqûres : En portant des vêtements couvrants : manches longues, pantalon…... En privilégiant les vêtements de couleur claire. En ne laissant pas traîner d'aliments sucrés (bonbons, gâteaux, fruits…). Et contre les moustiques : en évitant d'être en extérieur en fin de journée et en éliminant les eaux stagnantes (seaux, poubelles, arrosoirs…). On peut enfin utiliser des répulsifs lorsque le risque est important ou l'enfant fragile. Isabelle Eustache

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Les premières vacances de bébé

C’est décidé, vous avez besoin de vacances et vous emmenez bébé avec vous. Pour que votre voyage se déroule au mieux, quelques précautions s’imposent. Suivez le guide… Bébé voyage : nos conseils selon le mode de transport En voiture, pas question qu’il reste des heures en position assise ! Bébé doit être installé dans un siège auto inclinable. Veillez à ce qu’il n’ait pas trop chaud, quitte à le dévêtir et le rhabiller régulièrement (prévoyez différentes couches de vêtements faciles à enfiler) et à lui éviter les courants d’air. Donnez-lui souvent à boire (lait ou eau). Faites régulièrement des pauses et sortez bébé de la voiture pour qu’il prenne l’air. En train, si vous prenez bébé sur vos genoux, vous n’aurez pas à payer une place supplémentaire pour installer la nacelle. De plus, il appréciera la proximité. Prévoyez tout le nécessaire : nourriture, eau, change, jouets, doudou… En avion, le piège est l’atmosphère pressurée. Vous devrez donner souvent à boire à votre bébé. Si vous allaitez, vous aussi, buvez beaucoup. Par ailleurs, pour lui éviter les douleurs dans les oreilles, faites-le boire au décollage et à l’atterrissage, et donnez-lui quelque chose à sucer, pour l’inciter à déglutir. Attention, on peut avoir froid en avion, prévoyez un lainage pour tout le monde ! À savoir : il n’y a pas d’âge pour faire voyager un bébé en avion. Bébé voyage : nos conseils selon votre destination À la mer : Ne laissez jamais votre bébé au soleil ! Évitez de rester longtemps sur la plage car même sous un parasol ou sous la capote de landau, bébé reçoit les rayons indirects du soleil, ceux qui sont réfléchis par le sable et l’eau. De toute façon, protégez-le en l’équipant d’un chapeau ou casquette, d’une paire de lunettes pour bébé (attention, pas de lunettes gadgets dont les verres ne filtrent pas les UV !) et de vêtements idéalement longs. Enfin, appliquez une crème solaire d’indice protecteur très élevé sur tout ce qui dépasse. À la montagne : Privilégiez une altitude ne dépassant pas 1500 m, au-delà bébé risque de mal dormir. Les variations de températures peuvent être importantes, d’un jour à un autre, ou entre la journée et le soir : veillez toujours à ce qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid, car les bébés ne savent pas encore réguler leur température corporelle. Et privilégiez le porte-bébé pour les promenades. À la campagne : Attention au soleil et aux différences de températures. Et surtout, méfiez-vous des moustiques. Équipez le landau et le couffin d’une moustiquaire. Si bébé est installé dans l’herbe sur une couverture, chassez les insectes et attention aux vipères ! À l’étranger : Attention, si autrefois vous pouviez inscrire votre enfant sur votre passeport, ce n’est plus possible aujourd’hui. Il doit avoir son propre passeport. Il faut donc vous y prendre à l’avance ! Si par exemple la mère voyage seule avec son enfant, sachez que certains pays imposent de présenter une autorisation écrite du père, une attestation certifiant votre autorité parentale ou tutelle sur l’enfant. Et si l’enfant n’est accompagné d’aucun de ses parents, il lui faudra une autorisation de sortie du territoire. Toutes ces démarches prennent du temps. Renseignez-vous bien en amont (compagnie aérienne, agence de voyage, ambassade…) ! Avant un départ pour l’étranger, consultez votre pédiatre ou médecin lequel vous conseillera en matière de vaccination selon l’âge de bébé, et vous renseignera sur les risques relatifs à l’hygiène et à l’alimentation. Encore une fois, attention à la chaleur, au soleil et aux piqûres de moustiques ! Soyez prévoyant en emmenant tout ce dont vous risquez d’avoir besoin, car il se peut que sur place certains produits soient introuvables. Les précautions particulières Attention au coup de chaleur : pas question de laisser longtemps un bébé dans un endroit très chaud, confiné, ni au soleil. Un bébé qui a trop chaud se déshydrate très rapidement. Donnez-lui très souvent à boire. Sa trousse de secours Antiseptique, pansement, paracétamol, thermomètre, insecticide, moustiquaire, pince à épiler pour ôter une écharde, etc. À adapter selon le lieu du séjour. Un dernier conseil pratique : autant que possible, veillez à conserver le rythme de bébé : heure des repas, possibilité de dormir, fréquence des changes, etc. Isabelle Eustache

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Bébés et enfants : comment choisir la bonne paire de lunettes ?

Les lunettes pour bébés ou enfants doivent être bien adaptées à leur morphologie. Par ailleurs, plus elles lui plairont, plus il les portera volontiers. Mais vous devez en même temps respecter certains critères de choix : solidité, sécurité, légèreté et esthétisme. Les lunettes des bébés et des jeunes enfants sont très différentes de celles des adultes car la morphologie du visage n'est pas identique. En effet, les petits ont une racine du nez plate, un plus petit écart entre les pupilles, des oreilles légèrement placées au-dessus des yeux, un crâne parfois très large et une croissance crânienne constante. Une bonne paire de lunettes doit répondre à ces quatre critères : Solidité : les lunettes doivent résister aux chahuts de nos petits et à leur manipulation encore maladroite. Dans ce dernier cas, privilégiez les charnières flexibles. Sécurité : absorbés par leurs jeux, ils oublient souvent qu'ils portent des lunettes. Celles-ci doivent donc résister aux turbulences et autres lancés maladroits de ballons, sans jamais blesser l'enfant. Légèreté/confort : elles doivent être bien adaptées à la morphologie de l'enfant. Choisissez des embouts et des plaquettes antidérapantes et hypoallergéniques afin qu'elles tiennent bien sur son nez et ne l'irritent pas. Esthétisme : porter des lunettes pour enfant n'est jamais facile car elles le distinguent de ses camarades. C'est pourquoi, il est essentiel de les choisir avec lui. Plus la monture et la couleur lui plairont, plus il les portera volontiers. Pour éviter les rejets, le rôle des parents est ici très important. Valorisez l'image des porteurs de lunettes (chanteurs, sportifs, héros de BD, de dessin animé, etc.). Pourquoi ne pas lui offrir un livre dont le personnage principal porte des lunettes, afin de lui démontrer qu'elles n'enlèvent rien au charme (en ce moment, c'est Harry Potter). N'hésitez pas à lui dire qu'elles lui vont bien. Prouvez-le en exposant une photo de lui portant ses lunettes. Dans tous les cas positivez ! Le choix des verres doit respecter des exigences de légèreté et de sécurité. Préférez un verre mince, léger, résistant aux rayures et antichoc. Privilégiez également la protection anti-UV car avant l'âge de 5 ans, les yeux des enfants sont bien plus perméables à la lumière que ceux des adultes. Il existe aujourd'hui des verres blancs organiques qui protègent efficacement contre les UV. Quelle prise en charge ? La sécurité sociale prend en charge 65% du tarif conventionné, le reste étant souvent remboursé par votre Mutuelle. Avant 6 ans, un enfant peut bénéficier sur prescription médicale de plusieurs paires de lunettes. Mais entre 6 et 18 ans, les enfants ont droit à une paire par an. Et bien sûr, si votre enfant n'est pas à l'aise avec ses nouvelles lunettes au bout d'une semaine, retournez voir l'opticien, parfois un simple réglage peut arranger bien des choses. Isabelle Eustache

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Toujours plus d'allergies alimentaires...

La fréquence des allergies alimentaires a doublé en cinq ans. Comment explique-t-on cette progression des allergies alimentaires, lesquelles touchent le plus souvent les jeunes enfants ? L'allergie alimentaire a fortement progressé On compte en France 3-4% d'allergiques alimentaires, soit plus de 2 millions de personnes. Les enfants sont 3 fois plus touchés que les adultes (6 à 8%), l'allergie alimentaire survenant souvent dès les premiers mois de la vie, avec une fréquence maximale entre 1 et 3 ans.Attention, une allergie alimentaire peut en cacher une autre et provoquer une autre allergie. Comment expliquer la progression des allergies alimentaires ? Chez les personnes hypersensibles, la rencontre avec certains allergènes déclenche une réaction exagérée des défenses immunitaires, à l'origine de symptômes allergiques plus ou moins intenses (digestifs, cutanés) et reconnaissables. En effet, si les signes se manifestent en général rapidement après le contact avec l'allergène, de quelques minutes à 4 heures, il est aussi souvent délicat de les reconnaître. En revanche, parfois la simple odeur de l'aliment ou le contact sur la peau avec l'aliment ou des cosmétiques contenant des protéines alimentaires peuvent déclencher la réaction allergique.Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la très forte progression des allergies alimentaires à commencer par la diversification de notre alimentation.  Une diversification alimentaire trop précoce chez les jeunes enfants : les aliments ne doivent pas être introduits avant l'âge de 6 mois, ni de façon trop brusque, mais les uns après les autres de façon très progressive. Une diversité croissante des aliments : avec les nouveaux aliments (épices, condiments, fruits exotiques), les allergènes sont de plus en plus nombreux, multipliant les risques de rencontre et de réactions allergiques. L'évolution des techniques de l'industrie agroalimentaire (nouveaux procédés de fabrication, nouveaux ingrédients...), contribue également à multiplier les nouveaux allergènes. Quid de l'allergie croisée Chez les personnes déjà sensibilisées à un allergène, il peut arriver que le premier contact avec un nouvel allergène déclenche une réaction allergique. Cette situation est liée au fait que certains allergènes se ressemblent beaucoup.On peut ainsi être à la fois allergique à la tomate et aux pollens de graminées ou bien aux kiwis ou à la banane et au latex.On retiendra que les symptômes des allergies alimentaires peuvent être particulièrement discrets, rendant l'allergie difficile à identifier. Enfin, la diversification alimentaire explique en partie la progression des allergies alimentaires, raison de plus ne pas la débuter trop tôt chez les nourrissons.  Isabelle Eustache

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Les colères de l'enfant, un simple mode d'expression ?

Crises de larmes, caprices, désobéissances...Quel parent ne s'est pas déjà senti désemparé face aux sautes d'humeur de son enfant ?Voici quelques pistes pour comprendre les colères et apprendre à les gérer. Les parents à la recherche d'un nouveau modèle éducatif Les jeunes parents sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues pour faire part de leur désarroi.Les enfants d'aujourd'hui sont-ils tellement plus difficiles que ceux d'hier ?«Pas du tout», explique Julie Artus, psychologue et coach parental. «Simplement, les parents s'expriment plus facilement et osent dire leurs difficultés.»Car, de nos jours, il n'y a plus un seul modèle éducatif préétabli, mais plusieurs. Et ce n'est plus un tabou de chercher et de réfléchir à la manière dont on veut éduquer ses enfants. Être parent tout seul : difficile d'asseoir son autorité Lorsqu'un papa ou une maman en difficulté se présente à sa consultation, Julie Artus entreprend de définir le contexte familial dans lequel l'enfant évolue. «Il ne faut pas le nier, le nombre croissant de familles monoparentales joue un rôle dans les difficultés que rencontrent les parents pour asseoir leur autorité.»Ce constat s'explique aisément : dans les familles monoparentales, le père ou la mère doit assumer seul(e) les rôles qui sont, en temps normal, répartis  - alternativement - entre les deux partenaires.Tantôt l'écoute, tantôt l'autorité... Il n'est pas simple de devoir en même temps prêter une oreille attentive et sévir en cas de débordement.  Jeunes parents, une vie à 100 à l'heure Au-delà de la configuration familiale, notre mode de vie contemporain favorise les tensions entre parents et enfants.«La plupart des jeunes parents mènent une vie trépidante. Entre le travail, l'école, les activités extrascolaires et les tâches quotidiennes, il ne reste que peu de temps à consacrer aux échanges spontanés.» Or, ces moments sont indispensables pour apprendre aux parents et aux enfants à se connaître. Quand la colère n'est que de l'émotion Comme nous tous, un petit enfant a besoin d'exprimer ses peurs, ses envies, ses tristesses et ses joies. Or, l'école ne s'y prête pas toujours.«À part dans certains établissements qui appliquent des pédagogies particulières, l'école laisse peu de place à l'expression des émotions», poursuit Julie Artus. «Il ne faut pas crier, pas pleurer, pas être agressif - des préceptes bien sûr indispensables à la vie en communauté mais qui peuvent contribuer à créer des frustrations.»Une fois de retour à la maison, avec une foule d'émotions à partager, l'enfant - fatigue aidant - a tendance à exprimer ce trop-plein de sentiments sous forme de colères et de caprices. Et à chercher, à tout prix, l'affrontement. Colères, caprices : quelle stratégie adopter ?  Si le parent peut facilement faire le lien entre la désobéissance de l'enfant et un excès de fatigue, une journée trop chargée ou une émotion à partager, il est inutile de punir. La confrontation directe ne ferait qu'envenimer la situation et créer une escalade de violence. «Dans cette situation, la colère n'est que de la décharge émotionnelle. L'idéal est d'encourager l'enfant à s'exprimer et à revenir ensemble sur les moments forts de sa journée. De cette manière, le conflit peut se résoudre rapidement.»Bien sûr, les colères de l'enfant sont parfois une expression - bien naturelle - de son opposition.Dans ce cas, la sanction doit être immédiate. Et, bien entendu, toujours mesurée. Stéphanie Koplowicz

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Orthodontie : mon enfant a un palais trop étroit...

Votre enfant suce son pouce et votre dentiste vous a dit qu'il avait un palais étroit ?C'est fort possible, la succion du pouce ou de la tétine étant une cause majeure de palais étroit.Quelles sont les autres causes et les conséquences d'un palais étroit ?Quelles sont les solutions et à partir de quand faut-il intervenir ?  Pourquoi a-t-on un palais étroit ? Un palais « étroit » signifie anatomiquement que le maxillaire est trop petit dans la largeur. L'arcade est assez étroite et très profonde. Cette situation résulte souvent de la succion du pouce ou de la tétine, habitude qui entraîne une déformation du palais avec une tendance à creuser celui-ci.Une mauvaise respiration peut aussi être à l'origine d'un palais étroit : lorsqu'un enfant respire uniquement par la bouche notamment, sa mâchoire supérieure tend à se rétrécir, à devenir plus étroite et donc plus profonde. Sachant que la succion du pouce ou de la tétine favorise la respiration par la bouche, le risque de palais étroit est encore accentué. Et lorsqu'un enfant arrête le pouce ou la tétine, il risque de conserver par habitude une respiration par la bouche. Quelles sont les conséquences d'un palais étroit ? Un manque de place pour les dents. Des problèmes ORL.Chez les enfants qui respirent par la bouche, les infections ORL sont plus fréquentes car l'air ne passant plus par le nez, il n'y a plus de barrière naturelle. Un cercle vicieux s'établit rapidement puisque les troubles ORL favorisent la respiration par la bouche. Des apnées du sommeil.Les personnes qui présentent un palais étroit sont plus souvent atteintes d'apnées du sommeil, caractérisées par de multiples arrêts respiratoires qui notamment diminuent fortement la qualité du sommeil. Quelles sont les solutions en cas de palais étroit ? Il existe des solutions pour élargir le palais, mais celles-ci ne peuvent être mises en place que lorsque l'enfant aura arrêté la succion de son pouce ou de la tétine. Le plus tôt sera le mieux, mais l'objectif de l'entrée en CP reste compatible, car c'est vers l'âge de 6-7 ans que s'installent les incisives définitives et au-delà les déformations seront plus difficiles à corriger.L'orthodontiste dispose de plusieurs méthodes non invasives pour élargir le palais, la plus classique étant le port d'un faux palais en résine, composé de deux plaques que l'on écarte manuellement et très progressivement. Indolore, ce faux palais se porte la nuit ou jour et nuit selon les recommandations personnalisées de l'orthodontiste.Le traitement dure entre 6 mois et un an.Attention, lorsque le palais est suffisamment élargi, des séances de rééducation chez un orthophoniste ou un kinésithérapeute sont généralement nécessaires pour que l'enfant apprenne à bien placer sa langue et à respirer correctement par le nez.Les avantages : Une amélioration du sommeil et donc meilleurs apprentissages scolaires et préscolaires. Une diminution des infections ORL. Une belle dentition. Une meilleure mastication. Palais étroit : que retenir en pratique ? En pratique, on retiendra qu'un palais étroit est le plus souvent lié à la succion du pouce ou de la tétine et que cette habitude doit être stoppée avant de mettre en place un traitement.L'orthodontiste, qui posera le diagnostic de palais étroit et qui proposera des solutions, peut apporter son aide à l'arrêt de la succion, étape que doit franchir l'enfant sans stress ni contrainte et qui se déroule habituellement sans encombre aux alentours du CP, vers 6-7 ans.  Isabelle Eustache

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Mon enfant a-t-il un bouchon de cérumen ?

Le cérumen, sécrétion naturelle de l'oreille, n'a rien de mauvais pour la santé, même s'il n'est pas toujours esthétique.Il arrive cependant que le cérumen s'accumule et forme un bouchon, qui peut entraîner des symptômes.10% des enfants sont touchés par les bouchons de cérumen. Comment les reconnaître, et que peut-on faire ? Comment reconnaître un bouchon de cérumen chez un enfant ? Les bouchons de cérumen causent plusieurs symptômes : Diminution de l'ouïe, voire surdité. Sensation d'oreille bouchée, éventuellement douleur. Acouphènes, bruits dans l'oreille qui ne sont pas causés par l'environnement. Si votre enfant se plaint de ces symptômes, vous avez peut-être affaire à un bouchon de cérumen. Surtout si vous avez la mauvaise habitude... de lui nettoyer souvent les oreilles avec un coton-tige !En effet, l'utilisation du coton-tige va repousser le cérumen du conduit auditif vers le tympan, et même souvent faire pression, ce qui favorise la formation de bouchons.  Que faire en cas de bouchon de cérumen ? Un bouchon de cérumen est sans gravité.Si vous soupçonnez que votre enfant est affecté, il est néanmoins conseillé d'aller voir un médecin, pour plusieurs raisons : Retirer un bouchon de cérumen n'est pas un geste anodin. Il peut entraîner, en cas de maladresse, une rupture du tympan ou une blessure du conduit auditif. Les symptômes du bouchon sont proches de ceux d'une otite, elle aussi très fréquente chez les enfants. Et si il y a effectivement une otite en cours, tenter de retirer le bouchon de cérumen est très déconseillé. Ceci dit, il est possible qu'après avoir observé l'oreille de votre enfant, le médecin vous donne simplement des conseils pour éliminer vous-même le bouchon. Quels sont les traitements possibles des bouchons de cérumen ? Plusieurs solutions permettent de se débarrasser des bouchons de cérumen : Irriguer avec une solution saline, pour que le mouvement du liquide fasse sortir le cérumen. Retirer le bouchon à la main, à l'aide d'instruments très fins. Appliquer sur le bouchon des produits spécifiques appelés céruménolytiques qui vont le rendre plus liquide ou aider à le faire glisser. La plupart du temps, on combinera l'utilisation d'un céruménolytique avec l'irrigation ou l'enlèvement matériel du bouchon. Attention, toutes les autres stratégies contre les bouchons de cérumen - utilisation de bougies d'oreilles, d'eau du robinet ou autres - sont déconseillées... Marion Garteiser, journaliste santé

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Surveillez régulièrement le dos de votre enfant

Tout au long de la croissance, il faut surveiller de près le dos d'un enfant. A la moindre anomalie, il convient de consulter un chirurgien orthopédiste qui, s'il diagnostique bien un trouble de la croissance, la prendra en charge. Les pathologies du rachis chez l’enfant surviennent généralement durant la période de croissance rapide de la colonne vertébrale, soit vers 12-13 ans chez les filles (avant les premières règles) et 13-14 ans chez les garçons (avant les signes de la puberté). D’où l'importance d'une surveillance rapprochée et rigoureuse afin de dépister les déformations vertébrales (scolioses, cyphoses) et de corriger suffisamment tôt un simple défaut postural. Dans ce domaine, la médecine scolaire remplit bien son rôle de dépistage, mais hélas, beaucoup d'enfants passent au travers. On recommande donc aux pédiatres, aux médecins généralistes et aux parents d’être particulièrement vigilants lors des examens. De nos jours encore, nombre d’enfants sont vus à un stade évolué nécessitant alors une chirurgie. La scoliose chez l’enfant Elle se reconnaît par l’apparition d'une « bosse du dos » lorsque l'enfant s’incline vers l’avant.Dès qu'une petite anomalie est constatée, il est nécessaire de réaliser des radios et en cas de dépistage de se diriger vers un chirurgien orthopédiste. Cette affection, vraisemblablement liée à une anomalie au niveau des vertèbres ou du disque intervertébral et qui concerne environ sept filles pour un garçon, reste stable dans la majorité des cas durant la croissance, mais nécessite une surveillance régulière tous les 4 à 6 mois. Si cependant une aggravation est constatée, le port d'un corset sera nécessaire jusqu'à la fin de la croissance. Si celle-ci est très importante, on recourt à la chirurgie qui consiste à greffer les vertèbres les unes aux autres après avoir redressé la colonne déviée. La cyphose chez l'enfant Elle correspond à une déformation de profil de la colonne vertébrale car les vertèbres ont une croissance asymétrique et grandissent plus en arrière qu'en avant. Ainsi, observé de profil, le dos de l'enfant est rond. Cette affection est généralement plus aisément décelée par les parents que la scoliose. La plus souvent sans évolution durant la croissance, elle peut cependant s'aggraver. Un traitement chirurgical est alors indispensable. Il consiste à bloquer la dernière vertèbre lombaire en la reliant au sacrum. Sports recommandés pour la colonne vertébrale Natation, basket, volley, hand-ball et équitation en manège. En réalité, tous les sports sont efficaces à condition qu'ils soient bien pratiqués. Et même si un enfant atteint d'une scoliose évolutive porte un corset, il est conseillé de le laisser poursuivre une activité sportive. Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Vaccin BCG contre la tuberculose : en avez-vous besoin ?

La tuberculose est une maladie rare en France. Mais elle existe toujours, et peut être dangereuse.Le vaccin contre la tuberculose a fait beaucoup pour diminuer l'importance de la maladie, et il n'est aujourd'hui plus recommandé que dans certains cas bien particuliers. Vaccin BCG contre la tuberculose : aujourd'hui très rarement utilisé Le vaccin BCG a été administré à tous les enfants pendant des dizaines d'années - le temps d'éliminer, ou presque, la tuberculose de nos contrées.Aujourd'hui, il n'est pratiquement plus utilisé... Mais la tuberculose, elle, est toujours là. Même si le nombre de nouvelles infections a baissé progressivement depuis 1970 et a même été divisé par deux depuis 1993, il y a toujours dans notre pays près de 5.000 cas par an et 900 décès (2011).Pourquoi ne vaccine-t-on plus contre la tuberculose ?Le vaccin BCG contre la tuberculose n'est en réalité pas très efficace, surtout après la petite enfance : il ne protège qu'à 50 %. C'est pour cela que l'on ne vaccine plus que les enfants à risque élevé de tuberculose : enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse enfant dont au moins l'un des parents est originaire de l'un de ces pays enfant devant séjourner au moins un mois d'affilée dans l'un de ces pays enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) enfant résidant en Île-de-France, en Guyane ou à Mayotte enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables, socioéconomiques défavorables, précaires ou en contact régulier avec des adultes originaires d'un pays de forte endémicité. Les pays où la tuberculose est endémique :Ils sont nombreux - toute l'Afrique, toute l'Asie y compris les pays du Proche et Moyen-Orien, l'Amérique Centrale et du Sud, les pays d'Europe centrale et de l'est y compris les pays de l'ex-URSS et dans l'union européenne : la Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie. La tuberculose n'est pas vraiment une maladie de certaines zones, mais plutôt de certaines conditions de vie. Partout où l'on allie promiscuité, manque d'hygiène et services médicaux absents ou insuffisants, elle guette...   Le vaccin BCG en pratique Pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée dès la naissance. Les nourrissons âgés de moins de 3 mois sont vaccinés par le BCG sans test tuberculinique préalable. Chez les enfants à risque non vaccinés, la vaccination peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.L'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l'âge de 3 mois pour éviter de vacciner un enfant qui aurait été contaminé.Seule la forme intradermique du BCG est disponible en France.Pour un vaccin efficace La protection débute 5 à 10 semaines après le vaccin. Il faut donc vous y prendre bien à l'avance si vous partez à l'étranger. Par ailleurs, l'effet du vaccin ne dure que 10 à 15 ans, il faut donc prévoir des rappels réguliers.Ne pas négliger le dépistageLa tuberculose peut être guérie, bien sûr. Si vous avez fait un ou plusieurs séjours dans des pays où elle est endémique, un dépistage tous les 1 ou 2 ans après votre retour permettra de vous assurer que la maladie ne va pas vous affecter. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Enfant : quand faut-il consulter un orthophoniste ?

L'apprentissage du langage est un processus complexe, dans lequel tous les enfants n'avancent pas au même rythme.Mais comment savoir quand il faut demander de l'aide d'un orthophoniste, le spécialiste des troubles du langage ? Acquisition du langage : quelques repères importants Il existe des repères clairs quant à l'acquisition du langage : A un an, l'enfant prononce ses tout premiers mots (il dit "papa, maman").  Son vocabulaire s'élargit ensuite petit à petit. Il comprend des ordres simples. Vers 18 mois, les premiers « mots-phrases » apparaissent (« Maman partie » ou « Bébé mange » par exemple). Il comprend des phrases courtes et simples. A deux ans se dessinent des phrases courtes et plus complètes de 2 à 3 mots. Il comprend des ordres complexes. Ceci dit, l'acquisition du langage ne se fait pas de manière linéaire. L'enfant apprend tout à la fois la signification des mots, à articuler et à prononcer les mots, le rôle même de la parole, la place des mots dans les phrases... Il est possible qu'il avance sur un aspect, puis l'autre, donc le développement global de la parole n'est pas toujours facile à évaluer pour les parents.Certains éléments doivent inciter à consulter rapidement un orthophoniste : L'enfant ne réagit pas à son prénom, aux bruits, ne pointe pas, ne regarde pas son interlocuteur. Il n'a aucun mot à l'âge de deux ans. Le langage utilisé par l'enfant n'évolue pas : il se contente des quelques mots qu'il a appris et ne va pas plus loin. Le langage est incompréhensible. Il ne comprend pas.   L'orthophonie : aussi pour les enfants qui parlent... Certains enfants parlent, mais ne parlent pas « bien ». On observe un bégaiement, ou des défauts de prononciation (zézaiement et autres troubles articulatoires).Dans ces cas, l'orthophonie est utile dès que l'on constate que le défaut ne disparaît pas de lui-même, et bien sûr si l'enfant semble souffrir de ses difficultés.La première étape d'une prise en charge en orthophonie est une évaluation complète des capacités de l'enfant, non seulement à parler, mais aussi à communiquer. L'orthophoniste a alors une idée précise de la gravité de la situation.Même si le trouble du langage est sérieux, il est possible que l'enfant rattrape complètement son retard dans les années à venir. L'orthophonie à tout âge Si les retards dans l'acquisition du langage sont la raison la plus connue de consulter un orthophoniste, ils ne sont de loin pas les seuls. A l'heure actuelle, les orthophonistes interviennent parfois chez de tout petits bébés, pour des problèmes d'allaitement, d'alimentation par exemple. Des troubles du langage peuvent apparaître après un événement de la vie, comme un traitement d'orthodontie par exemple. Par ailleurs, les orthophonistes interviennent aussi en ce qui concerne le langage écrit - c'est eux qui assurent le suivi des dyslexies et dyscalculies. Les orthophonistes s'occupent aussi d'adultes, de personnes âgées ou très âgées, qui ont perdu l'usage de la parole à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou qui ont des difficultés à s'alimenter suite au vieillissement ou à des maladies neurodégénératives. Bon à savoir :Quel que soit l'âge du patient et la nature du trouble, les orthophonistes travaillent après un avis médical. En d'autres termes, la première chose à faire si vous pensez avoir besoin d'un orthophoniste pour votre enfant est d'aller voir un médecin spécialiste, pédiatre ou ORL. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Prématurité : quel avenir pour les enfants nés trop tôt ?

En matière de prématurité, la médecine a fait d'énormes progrès et permet à des bébés parfois nés très tôt et très petits de survivre.Mais une fois sortis de l'hôpital, ces enfants ne sont pas toujours sortis d'affaire. Quelles sont les conséquences de la prématurité ? Bébés prématurés : tous les destins sont possibles Quand un bébé naît prématuré, toutes les possibilités existent. Certains ne survivront pas ; d'autres ne subiront aucune conséquence de cette entrée dans le monde un peu précipitée. Entre ces deux extrêmes, de nombreux enfants garderont des séquelles allant de handicaps très lourds à des difficultés gérables au quotidien.Pour rappel : la prématurité concerne 3,7% de la population. Tout bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. S'il est né après 32 semaines, la prématurité est moyenne et le pronostic est généralement très bon. S'il est né après 28 semaines, c'est la grande prématurité ; les conséquences sont souvent beaucoup plus sérieuses. Avant la 28ème semaine, on parle de très grande prématurité. Le risque que le bébé ne survive pas est très élevé (la moitié des bébés nés à 25 semaines de grossesse décèdent), et seuls 36% des enfants n'ont aucune séquelle (1). Prédire le futur d'un enfant qui naît prématuré n'est pas facile.Il est bien sûr clair que plus un enfant naît tôt dans la grossesse, plus il est en danger. C'est logique : les conséquences de la prématurité sont liées au manque de maturité des organes au moment de la naissance. Plus long sera le temps de grossesse “manqué” par le bébé, plus les séquelles seront importantes. Chaque jour passé dans l'utérus est donc une victoire.Le poids du bébé a aussi un impact important sur la survie du bébé, ainsi que sur son développement : le fait qu'un bébé ait un poids plus faible que la normale (quel que soit le moment de la grossesse où il est né) augmente par exemple son risque de souffrir de graves troubles neuromoteurs.   Les conséquences possibles de la prématurité Elles sont très variées et peuvent toucher de nombreux organes (poumons et intestins notamment) mais les atteintes neurologiques sont les plus importantes. C'est au cours du dernier trimestre de la grossesse que le cerveau se développe le plus. Quand un bébé naît avant le sixième mois de grossesse, il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des séquelles à ce niveau.Les troubles cognitifs (dyslexie par exemple) concernent 31% des enfants ; les troubles moteurs, 14%. 11% des enfants nés avant 33 semaines ont au moins un trouble sévère, 29% ont au moins un trouble modéré (1).Certaines de ces séquelles vont disparaître avec le temps, mais les grands prématurés restent plus susceptibles que les enfants nés à terme d'avoir des problèmes cognitifs et comportementaux à l'école (2). Des facteurs aggravants de la prématurité Quel que soit le moment de la naissance, les conséquences de la prématurité peuvent fortement varier d'un enfant à l'autre.Certains facteurs indiquent qu'un bébé sera plus à risque : Les lésions cérébrales En raison de son immaturité, le cerveau est souvent abîmé au moment d'une naissance très prématurée. Il va de soi que souffrir de lésions cérébrales augmente fortement le risque d'avoir des séquelles... Même s'il arrive que des bébés lésés n'aient aucun trouble, et inversement (3). Les infections Le système immunitaire du bébé est immature à la naissance, et quand celle-ci est prématurée sa vulnérabilité est encore plus importante. Il est donc fréquent que les bébés prématurés subissent des infections. Elles peuvent avoir un impact important sur la santé future : par exemple, un bébé prématuré qui attrape le VRS (virus respiratoire syncytial, qui ne provoque chez les adultes qu'un simple rhume) a de fortes chances de devenir asthmatique. Et une infection contractée juste après la naissance augmente le risque d'être handicapé moteur (4). Les soins nécessaires pendant l'hospitalisation Les bébés qui auront nécessité des soins très lourds après leur naissance ont un risque plus élevé de séquelles. C'est évidemment lié au fait que leurs pathologies sont lourdes, mais aussi aux effets secondaires des soins eux-mêmes. Ainsi, un bébé qui a été mis sous respiration artificielle pendant longtemps peut voir se développer des cellules anormales dans ses poumons. Sa capacité respiratoire va donc diminuer. Par ailleurs, le simple fait d'être à l'hôpital plutôt que dans le ventre de sa mère est néfaste pour le développement du cerveau, même si les soins ont fait d'énormes progrès. Les bébés souffrent du bruit et de la lumière, en plus bien sûr des soins et examens douloureux.   Qu'est-ce qui peut améliorer les perspectives des bébés prématurés ? La prise en charge des enfants très prématurés a fait des bonds de géants ces dernières années. Non seulement on sauve de plus en plus de bébés, mais ils se portent de mieux en mieux ! Et les parents peuvent agir pour diminuer le risque de séquelles grâce à ces actions : Une présence aussi fréquente que possible, surtout dans les premiers jours et les premières semaines. Le contact proche avec les parents (portage “peau à peau” notamment) est très important pour le bien-être des bébés et pour leur développement. L'allaitement maternel (5). La vaccination contre le VRS qui entraîne chez les prématurés des bronchiolites très dangereuses. Elle est remboursée uniquement pour ces enfants. Un suivi de près à long terme (au moins jusqu'à 6 ans), de préférence fait par un neuropédiatre, pour pouvoir apporter à l'enfant le soutien dont il a besoin dès que les séquelles éventuelles s'annoncent. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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La fièvre de l'enfant : mise au point

Face aux infections courantes (rhinopharyngite, otite, bronchite, angine…), les jeunes enfants montent vite en température. Généralement inquiets, les parents débutants ou confirmés n'ont pas toujours les bons réflexes. En effet, la prise en charge de la fièvre a aujourd'hui beaucoup évolué et de nombreuses idées sont devenues obsolètes.   La fièvre est une maladie que l'on doit traiter. Faux. La fièvre est un symptôme signifiant que l'organisme se défend contre des infections. Les antibiotiques font baisser la fièvre. Faux. Les antibiotiques ne s'attaquent pas à la fièvre mais aux bactéries responsables de l'infection. Encore faut-il que l'infection soit bactérienne et non virale. Dans ce dernier cas, les antibiotiques n'auront aucun effet. L'aspirine est le seul médicament à utiliser contre la fièvre. Faux. Le paracétamol est le plus utilisé et le plus sûr.On peut aussi recourir à l'ibuprofène. L'aspirine n'est plus utilisé dans cette indication car il est soupçonné de provoquer des complications neurologiques rares mais graves en cas d'infection virale (syndrome de Reye). Il est recommandé de donner un bain tiède pour faire baisser la fièvre. Faux. Donner un bain à une température inférieure de 2°C à celle de l'enfant n'est plus recommandé. Cette pratique est peu efficace et risque inversement d'augmenter le mal-être de l'enfant. En cas de fièvre chez l'enfant de moins de 3 mois, on consulte tout de suite. Vrai. Chez les nourrissons, une consultation s'impose en cas de fièvre afin d'en rechercher la cause.Chez les enfants plus âgés, la consultation ne s'impose pas et la fièvre disparaît le plus souvent toute seule. Une exception : si la fièvre dure plusieurs jours et si l'enfant la supporte mal (abattu, peu réactif…). La fièvre signifie que l'organisme lutte contre une infection. Vrai. C'est une réaction naturelle de l'organisme pour aider à lutter contre les infections. La fièvre peut aussi apparaître dans d'autres circonstances : par exemple, en cas de d'insolation (coup de chaleur) et elle témoigne alors d'une déshydratation à corriger au plus vite. En cas de rhinopharyngite ou de grippe, on prescrit des antibiotiques. Faux. Les rhinopharyngites et la grippe sont des maladies dues à des virus. Or les antibiotiques n'agissent que contre les infections dues à des bactéries. Il arrive toutefois que des antibiotiques soient prescrits en cas d'infection virale. C'est alors pour prévenir d'éventuelles complications. La fièvre disparaît toute seule. Vrai. Dans la majorité des cas, elle disparaît sans qu'il soit nécessaire de la traiter. Donner un médicament contre la fièvre ne guérit pas mais soulage uniquement. C'est pourquoi lorsque la fièvre est bien supportée chez un enfant, il n'y a pas lieu de l'abaisser à tout prix. On envisage un traitement contre la fièvre à partir de 38,5°C. Vrai. Mais il n'est pas obligatoire de la traiter si l'enfant la supporte bien. En cas de fièvre, il faut découvrir l'enfant. Vrai. L'idée reçue selon laquelle il faut bien couvrir un enfant malade est fausse. Il faut inversement le découvrir (de façon raisonnable : lui enlever son pull, son gilet, sa couverture…), afin de laisser la chaleur s'évacuer du corps de l'enfant. Pour que la fièvre baisse plus vite on peut alterner deux médicaments. Faux. L'intérêt d'alterner deux antipyrétiques, comme par exemple l'alternance d'aspirine et de paracétamol, est aujourd'hui remis en question. Sans avis contraire du médecin, il est donc préférable de ne donner qu'un seul médicament, en respectant bien sûr les délais entre chaque prise (généralement toutes les 6 heures). Jamais d'aspirine en cas de varicelle. Vrai. On ne donne jamais d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens à un enfant atteint de varicelle ou chez qui on suspecte une varicelle. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Sexualité expliquée aux enfants : les 3 règles pour les protéger

Les enfants font tous preuve de curiosité à propos de la sexualité. Et ils ont de la chance de vivre au XXIème siècle, car leurs parents répondent à leurs questions ! Pourtant, répondre aux questions ne suffit pas, et une bonne éducation vise également à leur donner la capacité de se protéger contre une éventuelle agression sexuelle. Parler de sexualité aux enfants, c'est important Leur parler, leur donner des explications, cela permet aux enfants de comprendre que la sexualité est quelque chose de normal, naturel, qui fait partie de la vie. Que si la sexualité, ça reste caché, c'est qu'il s'agit de quelque chose d'intime et non d'une partie de la vie laide ou dangereuse. Leur parler les rassure et leur permet d'apprivoiser plus facilement leur corps et la relation à l'autre. Le rôle des parents, c'est aussi de les protéger. Malheureusement, la sexualité est une zone à risque. Il existe des adultes ou des enfants sexuellement agressifs, capable d'avoir des gestes irrespectueux, de procéder à des attouchements, voire une agression sexuelle. Or, aucun parent n'a envie d'en parler bien sûr, mais tous les parents ont envie de protéger leurs enfants. Les protéger, c'est leur donner des armes pour réagir en cas de danger. Et la meilleure des armes, c'est la loi. Les 3 lois qui protègent vos enfants Ce qui protège les un enfant, c'est la connaissance de la loi et des règles qui la régissent.Si enfant dit à un adulte agresseur : « c'est interdit ce que vous faites (ou ce que vous demandez) et si vous continuez, vous irez en prison », que se passe-t-il ? L'adulte a peur et cesse immédiatement. Si au contraire, l'enfant a peur et n'a pas de mots pour se défendre, l'agresseur continue. Avant d'énoncer les règles, il faut expliquer à l'enfant que ces règles sont valables pour tous, tous les adultes et tous les enfants. La personne qui leur explique ses règles ne les invente pas et tout le monde les connaît normalement. Première règle : La sexualité est interdite entre adultes et enfants Et l'on peut ajouter que si un adulte ne suit pas cette règle, il ira en prison. Parce que la loi lui interdit la sexualité avec un enfant. Et c'est toujours l'adulte qui va en prison, jamais l'enfant. On peut également expliquer à l'enfant ce qu'il peut dire : lui formuler une phrase prête à employer en cas de problème. « Ce que vous voulez faire est interdit par la loi et si vous le faites, vous irez en prison ». Et puis, une bonne idée peut être de prévenir l'enfant que l'adulte sait très bien qu'il n'a pas le droit de faire ça. Alors, certains adultes qui méritent d'aller en prison mentent. Ils disent par exemple que tout le monde le fait en cachette, ou que ce sera un secret, qu'il ne faut pas en parler. Deuxième règle : La sexualité est interdite entre deux personnes de même familleLa sexualité est interdite entre frère et soeur, entre père et enfant ou entre mère et enfants. Idem entre grands-parents et enfants. C'est une loi universelle, c'est-à-dire qu'elle existe dans tous les pays du monde. Troisième règle : La sexualité n'est autorisée qu'entre personnes consentantes Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir des gestes sexuels. Et même quand on est un enfant, on doit respecter cette règle. On n'a par exemple pas le droit d'embrasser quelqu'un par surprise, de soulever la jupe d'une fille dans la cour de récréation ou de baisser le pantalon d'un garçon. Et puis, à côté de ces trois règles de base, il en existe un autre principe essentiel : La sexualité, ça se pratique en privé. On n'a pas le droit de montrer son sexe en public, et on n'a pas le droit d'entrer dans la vie privée de quelqu'un qui n'est pas d'accord, par exemple de se cacher pour regarder en douce quelqu'un qui est nu. D'ailleurs, aucun adulte ne se promène nu et si jamais il le faisait, la police l'emmènerait en prison. C'est l'exhibitionnisme, interdit par la loi. Sexualité : un enfant prévenu et informé saura s'exprimer et se défendreComme des adultes lui ont parlé des règles de la sexualité, il se sent autorisé à en parler lui aussi. Alors, s'il croise un exhibitionniste ou bien si quelqu'un cherche à l'attoucher, il en parlera à ses parents immédiatement et sera ainsi mieux protégé. Et si jamais il a été choqué, ses parents pourront l'aider, ce qui n'est pas le cas s'il garde tout pour lui.De même si un copain à lui ou une copine lui raconte une agression ou des attouchements, il sera capable de dire que c'est interdit et qu'il faut en parler.Et puis, il saura mieux se défendre par la parole. La loi est un bouclier protecteur pour les enfants, car les agresseurs sexuels craignent la prison. On sait que plus de 90 % des agresseurs ne récidivent pas s'ils sont passés par la case prison. Leur parler de la loi est donc une manière de les empêcher d'agir. Un enfant qui sait répondre à une personne qui cherche à l'agresser est plus fort et a beaucoup de chances de repousser l'agression.En effet, voici une parole d'agresseur pédophile passé par la prison : « vous savez, on repère les enfants fragiles, solitaires et timides ». Alors, rendre ses enfants forts, bien entourés et osant répondre à un adulte, c'est les protéger. Source : e-santé Dr Catherine Solano, médecin et sexologue

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Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger  quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ? Enfants : ne les forcez jamais à mangerQuoi que ce soit.Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure  notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système  en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant Enfants et goût pour les légumesLes saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes.  Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu Enfants et envie de légumesBien souvent, les choses se gâtent ensuite.Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger.  À la soupe !On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.Gratins savoureux, crudités pas obligatoiresLes gratins ont aussi bien des qualités.La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière.  Pensez aussi aux clafoutis !Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.Pâtes et pizzas salvatricesLes pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

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Fièvre chez l’enfant : ce que font les parents, ce que conseillent les pédiatres

Thermophobie. Derrière ce mot se cache la peur panique de la fièvre, vécue par de nombreux parents et à mettre sur le compte d’un manque de connaissances sur la bonne attitude à adopter. Une étude confirme pourtant que leur comportement vis-à-vis de leur enfant fiévreux s’améliore. « Observez, agissez surveillez », les trois commandements aux parents en cas de fièvre.   Fièvre : l’écart entre croyances et les bonnes pratiques s’amenuise Entre la naissance et l’âge de un an, les enfants subissent en moyenne une dizaine d’épisodes fiévreux. De nombreux parents sont démunis devant leur enfant fébrile. D’ailleurs, 30% des consultations aux urgences ont la fièvre comme symptôme, que celle-ci soit l’unique manifestation de la maladie infectieuse ou non. Point positif, les connaissances concernant les traitements s’améliorent, même si la marge de progression reste importante. Par exemple, le principe de traitement par monothérapie de paracétamol était connu par 30% des parents en 2012 contre 20% en 2006 (1). Autre chiffre, 98,5% des parents citaient le paracétamol comme l’antipyrétique (molécule qui fait baisser la fièvre) de référence en 2012. L’intérêt de découvrir l’enfant en cas de fièvre gagnerait cependant à être plus répandu, pratiqué par 72% des parents. Une récente étude française présentée aux Journées parisiennes de pédiatrie conduite auprès de 351 parents a exploré leurs habitudes en cas de fièvre de leur enfant (2), dont voici les principaux résultats. Dr François Angoulvant, pédiatre, Service d’Accueil des Urgences Pédiatriques (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris), l’un des co-auteurs de l’étude : « Notre étude montre que les méthodes physiques en cas de fièvre sont plutôt connues : en ville, 88% des parents font boire l’enfant, 82% le découvrent. Cependant, seuls 7% aèrent la pièce. L’immense majorité des parents utilise le paracétamol mais 18% emploient aussi l’anti-inflammatoire ibuprofène, ce qui n’est pas conseillé. En pratique, 41% des parents s’inquiéteraient à propos d’un enfant avec 40°C de fièvre qui joue et court, alors que son comportement est complètement rassurant. Cela illustre que le simple constat d’une fièvre chez un enfant motive le recours aux Urgences pour plus de la moitié des parents, sans réelle raison médicale. La thermophobie persiste. » Fièvre : les signes rassurants La fièvre est définie par une température corporelle supérieure à 38°C. Ca n’est pas une maladie mais un mécanisme naturel de défense de l’organisme (une réaction immunitaire). Et si l’on prend un médicament en cas de fièvre, c’est exclusivement pour le confort de l’enfant et non pas dans l’objectif de faire baisser la fièvre : le confort de l’enfant importe plus que le degré de la fièvre elle-même ! Ce qui doit rassurer : si un enfant est confortable, s’il se comporte et joue comme d’habitude, s’il s’alimente normalement, se précipiter chez le médecin n’a pas de sens, même si la fièvre est élevée, aux alentours de 40°C. La bonne attitude est de veiller à ce qu’il soit confortable. A noter, l’anti-inflammatoire ibuprofène n’est pas conseillé en première intention sauf cas particulier tel qu’une contre-indication au paracétamol. Il en est de même pour le kétoprofène chez l’enfant de plus de 6 mois. Les anti-inflammatoires (AINS) sont à éviter en cas de varicelle et avec prudence en cas d’infection bactérienne. L’aspirine (acide acétylsalicylique) n’est pas recommandée chez l’enfant en cas de fièvre. Fièvre : les signes de gravité Trois cas de figure doivent inquiéter en cas de fièvre et faire consulter son médecin traitant ou son pédiatre : Un enfant dont le comportement est anormal, qui refuse de jouer ou de s’alimenter, reste prostré, ne réagit à aucune stimulation, se plaint de maux de tête, manifeste une détresse respiratoire (respiration rapide et saccadée), est pâle ou cyanosé (pourtour de la bouche et extrémités bleutées), a un état de conscience altéré, émet de faibles cris ou des grognements ? doit faire consulter en urgence son médecin traitant, y compris si la fièvre n’est que de 38,5°C. De plus, une raideur de la nuque ou une éruption cutanée de type purpura doivent faire consulter les urgences hospitalières. Cette dernière correspond à des taches rouges ou violacées sous la peau dues à des hémorragies. Le test à la vitropression est utile. Il consiste à appuyer sur une lésion de la peau avec une lame de verre transparente afin de chasser le sang des vaisseaux de la zone comprimée. Si les lésions ne disparaissent pas, c’est bien un purpura (sortie des globules rouges hors des vaisseaux).Dans ce cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne appelée Purpura fulminans pour la forme la plus sévère et peut être associée à une méningite. Enfin, certains enfants de par leur âge, c’est-à-dire moins de trois mois, sont davantage exposés à des infections potentiellement graves. Ils doivent être vus rapidement par un médecin quel que soit le niveau de fièvre ou leur comportement. Cette conduite à tenir est identique avec les enfants souffrant de maladies chroniques les exposant aux infections sévères. Dr François Angoulvant : « Parmi les idées reçues qui ont la vie dure, celle que la fièvre entraîne des lésions céréales. C’est absolument faux ! Couvrir l’enfant est contre-productif et lui donner un bain est inutile. De plus, il ne faut pas hésiter à donner du paracétamol à son enfant si celui-ci n’est pas confortable. L’en priver avant le rendez-vous médical est inutile : que l’enfant soit sous paracétamol n’empêchera pas le soignant de poser un diagnostic. Enfin, certains parents pensent que sans paracétamol, la fièvre va grimper sans limite. Ce n’est absolument pas fondé ». Parents : Observez, agissez, surveillez ! Les trois bonnes attitudes en cas de fièvre de l’enfant ont été identifiées par l’association Courlygones , réunissant des professionnels de santé, des spécialistes de la petite enfance et des parents : Observez : Un enfant « inconfortable » est rouge, n’est pas en forme, semble chaud. Prenez sa température par voie rectale, c’est le premier des réflexes. Agissez : Déshabillez-le, proposez-lui souvent à boire et alimentez-le normalement. Donnez-lui uniquement du paracétamol en sirop, poudre ou suppositoire :15mg/kg de poids corporel toutes les six heures, avec un délai minimal de quatre heures entre deux prises. Surveillez : S’il se comporte comme d’habitude, poursuivez le paracétamol et surveillez-le pendant 48h. Il faut appeler le médecin si la fièvre persiste au-delà de ce délai et si son comportement devient inhabituel ou si l’aspect de sa peau change.   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Les solutions naturelles pour favoriser l’endormissement de son enfant

Dormir est indispensable pour pouvoir recharger ses batteries, d’autant plus chez l’enfant qui est en plein développement physique et psychomoteur. Pourtant, ce qui devrait être un moment agréable peut se transformer en calvaire pour lui-même comme pour ses parents quand le coucher devient une bataille. Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant, mais ceux qui l’expérimentent se sentent démunis le soir venu. Il existe pourtant des astuces et des solutions à mettre en œuvre pour préparer le terrain en douceur puis pour aider son enfant à s’endormir tranquillement. Les solutions avant l’endormissement Un enfant s’endormira mieux s’il est fatigué : aller jouer dans le jardin, courir dans un parc avec son chien, faire un tour de vélo sont autant d’activités ludiques qui lui permettront de se dépenser physiquement. Par contre, le soir venu, il est important de passer à des activités calmes telles que faire un puzzle, lire un livre ou une bande-dessinée pour commencer à l’apaiser. Les écrans, que ce soit la télévision, les tablettes ou les smartphones, sont à limiter chez l’enfant d’une manière générale, et surtout en soirée : contrairement à ce qu’on pourrait penser, regarder un dessin animé n’est pas une activité qui va apaiser un enfant, mais au contraire l’exciter du fait de la luminosité et de la succession rapide des images. La chambre est un élément clé : elle doit être bien investie par l’enfant qui doit s’y sentir en confiance. L’emplacement du lit, le choix d’une veilleuse peuvent le sécuriser. La température de la chambre doit se situer aux alentours de 20 degrés pour favoriser l’endormissement. Le dîner doit avoir lieu au minimum une heure avant l’heure du coucher si possible, et il ne doit pas être trop copieux, se coucher avec l’estomac plein ne favorisant pas l’endormissement. Le rythme de sommeil de son enfant est un facteur très utile à connaître : de manière générale, un petit fait la sieste jusqu’à 4 ans, il dort 10 heures par nuit jusqu’à 6 ans, 9 heures par nuit jusqu’à 13 ans puis 8 heures par nuit au-delà. Mais, comme chez l’adulte, il existe des petits dormeurs et des gros dormeurs. De ce fait, un enfant dont on supprime la sieste ou qu’on couche trop tard sera trop épuisé et énervé pour parvenir à trouver sereinement le sommeil le soir, mais à l’inverse, un enfant couché trop tôt sans signe de fatigue risque de s’agacer dans son lit, ce qui ne favorisera pas non plus l’endormissement. Les signes d’endormissement sont donc importants à guetter. Les solutions au moment du coucher L’enfant a les paupières lourdes, il bâille, se frotte les yeux : les signes d’endormissement sont là, il est temps de lui signaler qu’il est l’heure d’aller au lit. Ce moment doit être ritualisé pour mettre l’enfant en confiance : quelque soit le rituel choisi (petite histoire, chanson, câlin), il doit être prévisible et ne doit pas s’éterniser ni être sujet à négociations : il faut rester ferme sur les limites imposées. Au final, ce cadre rassurera l’enfant. Il est important d’éviter tout contact physique comme tenir la main de son enfant pendant qu’il s’endort pour ne pas créer une dépendance nuisible puisqu’en cas de réveil nocturne, il sera inquiet de se retrouver tout seul et ne sera pas en capacité de se rendormir par lui-même. Si l’enfant appelle, il est nécessaire d’aller le voir dans son lit pour le rassurer. S’il sort de son lit, il faut l’y raccompagner autant de fois que nécessaire : s’il sent son parent déterminé, il se lassera plus facilement et finira par s’endormir. Les pistes en cas d’échec de ces différentes solutions Quand les troubles de l’endormissement se pérennisent, il est nécessaire de consulter un médecin avant que le retentissement sur les apprentissages de l’enfant et sur le climat familial ne soit trop important. Il pourra faire le point sur les difficultés et orienter vers un spécialiste au besoin. Les médicaments hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant du fait de l’accoutumance qu’ils entraînent, mais un traitement homéopathique peut s’avérer efficace, certaines plantes comme l’aubépine et la mélisse étant reconnues pour leurs vertus sur l’endormissement. Des médicaments plus récents à base de mélatonine, l’hormone du sommeil, sont une autre solution éventuelle à évoquer avec le médecin généraliste ou le pédiatre. Le recours à un psychologue peut être une autre façon d’aider son enfant quand une angoisse à l’endormissement s’installe : la cause peut être évidente (un deuil par exemple), mais ce n’est pas toujours le cas. Le sommeil est une séparation entre l’enfant et ses parents qui peut être mal vécue pour différentes raisons, il est important de pouvoir mettre des mots dessus.

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Mal de gorge : les bons réflexes

L’hiver peut être rude pour vos cordes vocales… Pas question de rester sans voix face aux virus qui passent. Les méthodes douces vont leur mener la vie dure pour éviter que les infections ne se passent le mot que la voie est libre. L’origine du mal de gorge Zone sensible en hiver… Un coup de froid et votre gorge trinque ! Les microbes et les bactéries s’engouffrent dans la brèche pour des inflammations carabinées qui se répètent tout au long de la saison. Angine, laryngite, pharyngite… en nombre record alors qu’il est possible de réduire leur performance par une prévention programmée. Fini les gorges qui crient au feu avec des soins qui vont apaiser la douleur, tout en jouant la carte de la prévention. Dans 85 % des cas, la cause du mal de gorge est due à un virus, le refroidissement contribuant à fragiliser les défenses immunitaires. Les bactéries se partagent la responsabilité des autres infections. Le mal de gorge prolifère plus largement sur un terrain favorable, fragilisé par des facteurs extérieurs comme la cigarette ou l’alcool, une allergie (le pollen, heureusement, vous laisse souffler pendant l’hiver) ou la pollution. Vous l’aurez compris, vous pouvez aisément limiter l’apparition du mal de gorge en réduisant l’impact de ces facteurs aggravants (l’arrêt du tabac en bonne résolution ?). Et n’oubliez pas qu’en hiver, on ne sort pas à découvert ! La meilleure amie de votre gorge reste l’écharpe qui la protège des risques de refroidissement.

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Pourquoi il ne faut pas donner plus de deux en-cas par jour aux enfants

Au Royaume-Uni, une campagne fixe la limite en sucre à ne pas excéder par jour. Au-delà de deux collations de plus de 100 calories, le seuil est dépassé.   Barres chocolatées, pâtisseries, sodas… S'offrir une collation gourmande est facile de nos jours. Un peu trop, aux yeux de l'agence britannique Public Health England. L'organisation estime que ces en-cas sucrés favorisent l'obésité infantile. Ce 2 janvier, elle lance une campagne destinée aux parents. L'objectif : les aider à mieux contrôler les apports en sucre de leur progéniture. En moyenne, un jeune Britannique mange 3 collations ou boissons sucrées par jour. C'est trois fois trop de glucose par rapport aux recommandations internationales. Pour rappel, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) conseille de ne pas dépasser 5 % des apports énergétiques totaux – soit environ 3 cuillères à café par jour. Une canette de soda suffit à excéder ce seuil recommandé. Pour aider les parents à se repérer, Public Health England propose un critère plus facile d'accès. Un enfant ne doit pas manger plus de 100 calories par en-cas, et pas plus de deux fois par jour. Cela correspond aux apports de fruits, de légumes ou encore de produits laitiers basiques. 4 % des enfants français sont obèses Au Royaume-Uni, plusieurs supermarchés sont partenaires de cette initiative publique. L'étiquetage permet de guider les familles vers les solutions à privilégier. Des bons de réductions sont également proposés aux foyers qui achètent les collations estampillées "Change4Life". Les Français auraient tout intérêt à s'inspirer de cette campagne, car nos têtes blondes ne sont pas mieux loties. Santé publique France estime que 17 % des enfants sont en surpoids, dont 4 % sont en situation d'obésité. Les apports alimentaires des jeunes Français contribuent fortement à ces mauvais résultats. Les enfants consomment 11 à 15 grammes de sucre par jour – 30 à 40 si on inclut les sucres ajoutés ou cachés ! Un apport clairement excessif qui favorise obésité, diabète… mais aussi caries. Source : PHE launches Change4Life campaign around children’s snacking, Public Health England Etude ESTEBAN 2014-2016 – Chapitre corpulence : stabilisation du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adulte, Santé publique France

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Les risques de grossesse méconnus

La contraception, tout le monde connaît. Mais certaines zones d'ombre persistent. La preuve, c'est que l'efficacité théorique des contraceptions est en général surestimée par rapport à leur efficacité réelle en situation. Et ce, à cause de certains détails parfois ignorés... La pilule La pilule présente très peu de risques, si elle est bien prise. L'échec est le plus souvent dû à l'oubli. C'est pour cela qu'il faut absolument, lors d'une prescription de pilule, demander à son médecin la conduite à tenir en cas d'oubli. Quelle durée de décalage est-elle supportable ?Pour certaines pilules, une heure de décalage, et le risque est là. Pour d'autres pilules, jusqu'à 12 heures d'oubli, vous êtes encore protégée…Moins connu, le risque d'élimination de la pilule à cause d'une gastro-entérite. Si vous vomissez, ou que vous souffrez d'une diarrhée carabinée, votre pilule peut se trouver expulsée de votre corps avant même d'avoir agit. En cas de doute, téléphonez à votre médecin pour prendre conseil.Et, pour chaque consultation médicale, pensez toujours à signaler que vous prenez la pilule. En effet, certains médicaments peuvent bloquer ou diminuer son effet. La pilule du lendemain C'est la pilule qu'on prend après un rapport sexuel à risque, c'est-à-dire sans précautions aucune ou après rupture de préservatif. Le laboratoire qui la fabrique annonce 80% de bons résultats. Cela signifie que 80% des grossesses sont évitées. Pas 100%. C'est pourquoi il s'agit seulement d'une contraception de secours et, en aucun cas, on ne doit la considérer comme une sécurité totale.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'efficacité de la pilule du lendemain diminue plus on attend.Ainsi, les pilules de type Norlévo permettent de prévenir une grossesse non désirée jusqu'à 72 heures après un rapport à risque. Mais plus on la prend tôt, mieux c'est. Il existe cependant une autre pilule du lendemain, EllaOne®, qui peut encore être prise jusqu'à 5 jours après l'accident (soit 120 heures).Dans tous les cas, retenez qu'il faut agir vite et qu'un test de grossesse est conseillé par la suite. Le préservatif Ne croyez surtout pas être mieux protégés si vous mettez deux préservatifs l'un sur l'autre. Au contraire, cela augmente terriblement le risque de déchirures. Et n'utilisez jamais de lubrifiant huileux ni de vaseline, qui rendent le latex poreux, mais choisissez-en un spécialement compatible avec les préservatifs. La sodomie Tout le monde le sait, ce n'est pas par là que le papa doit mettre la petite graine ! Pourtant, une grossesse est possible ! En effet, sans préservatif, le sperme coule à l'extérieur et va suivre une sorte de sillon qui l'amène directement à l'entrée du vagin. Là, il suffit de quelques spermatozoïdes bien vigoureux... et une grossesse se met en route. Alors, préservatif indispensable contre les MST, mais aussi si vous ne désirez pas d'enfant pour l'instant. L'amour sans filet Même de nos jours, beaucoup de couples choisissent encore la méthode du retrait, celle où l'homme se retire avant d'avoir éjaculé. On constate au moins 30% d'échecs ! Simplement parce que, avant d'éjaculer, le liquide pré-éjaculatoire qui sort du pénis peut contenir des spermatozoïdes. D'où de très nombreuses grossesses surprises ! Finalement, l'important, c'est de ne pas hésiter à à demander une précision à votre médecin. Il vaut mieux insister deux minutes, que de pouponner 9 mois plus tard sans l'avoir choisi ! Dr Catherine Solano - médecin sexologue

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Prééclampsie : une complication de la grossesse à dépister précocement

La prééclampsie est une complication de la grossesse qui nécessite un dépistage précoce, suivi d'une prise en charge et d'une surveillance rapprochée. Elle se définit par l'apparition d'une hypertension artérielle après la 20e semaine d'aménorrhée, avec une protéinurie (protéines dans les urines).Ce qu'il faut savoir pour mieux prévenir la prééclampsie. La prééclampsie, une complication à dépister en début de grossesse La prééclampsie concerne 1 à 7% des femmes enceintes.Elle complique 3 à 7% des premières grossesses (primipares : premier enfant) et 0,5 à 1% des grossesses ultérieures (multipares). C'est la première cause de complications materno-foetales.Le dépistage précoce de la prééclampsie est un facteur essentiel de l'amélioration des conséquences, parfois graves, tant pour le foetus que pour la future mère, en permettant une prise en charge rapide, adaptée et efficace. Quels sont les facteurs de risque de prééclampsie ? En dehors des prises de tension artérielle et de la recherche mensuelle de protéines dans les urines, il existe un certain nombre de facteurs de risque de la prééclampsie : antécédents de prééclampsie chez la mère ou une soeur ; l'âge maternel élevé ; la primiparité (première grossesse) ; une union récente (brève période d'exposition préalable au sperme du père) ; insémination avec donneur ; anomalies des marqueurs sériques avec caryotype normal ; obésité ; antécédents de troubles du fonctionnement des plaquettes sanguines ; affections auto-immunes ; néphropathies chroniques ; vie en altitude ; stress physique et psychologique. Certains signes doivent être recherchés : céphalées ; troubles visuels, auditifs ; douleurs épigastriques (région supérieure et médiane de l'abdomen) ; paresthésie des membres (sensation anormale sur la peau) ; oedèmes des membres inférieurs ; prise de poids récente ; albuminurie (présence d'albumine dans les urines).   En cas d'antécédent de prééclampsie... Seule l'efficacité de l'aspirine est indiscutable pour prévenir la survenue de la prééclampsie chez une femme enceinte à risque.Prescrite précocement, elle réduit l'incidence de cette complication de 15%, la prématurité de 8% et la mortalité périnatale de 14%.Le traitement doit débuter dès le premier trimestre (vers la 10e semaine d'aménorrhée) avant que les anomalies n'apparaissent, et jusqu'au début du 9e mois. Ce qu'il faut retenir sur la prééclampsie S'il est difficile de prévenir une prééclampsie chez une primipare, il est cependant possible d'en faire le diagnostic précoce et de mettre en place une prise en charge efficace.C'est ainsi la meilleure façon d'en prévenir les complications. Isabelle Eustache

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Préservatif féminin, mode d'emploi

Le préservatif féminin, très mal connu, est un moyen de contraception qui protège également du sida et autres IST (infections sexuellement transmissibles). Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de la prévention. Il donne de surcroît aux femmes une indépendance que le préservatif masculin ne leur offre pas.Mode d'emploi, avantages et inconvénients du préservatif féminin. Mode d'emploi du préservatif féminin Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de l'essayer seule, une ou deux fois au préalable.Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrile synthétique qui va tapisser en douceur la paroi vaginale. Il se présente sous la forme d'un cylindre souple et ample ayant à chacune de ses extrémités un anneau flexible. L'un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l'insertion, puis de point d'encrage à l'intérieur du vagin. L'autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l'extérieur du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Sa mise en place n'est pas plus difficile que celle d'un tampon. Comment le positionner avant un rapport vaginal ? Se mettre dans une position confortable : couchée, assise ou debout avec un pied posé sur une chaise. Sortir le préservatif féminin de son emballage avec précaution et s'assurer que l'anneau interne se trouve bien au fond du préservatif. Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant. Attraper l'anneau du fond et le tordre afin qu'il forme un « 8 ». En le maintenant bien ainsi, l'introduire dans le vagin avec l'index, comme pour un tampon sans applicateur. Une fois l'index enlevé, l'anneau reprend sa forme. Placer ensuite l'index à l'intérieur du préservatif et pousser l'anneau jusqu'au fond du vagin. Une fois ainsi en place, l'anneau externe se trouve toujours à l'extérieur du vagin. Lors du rapport, guider le pénis à l'intérieur du préservatif. L'anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le préservatif se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport. Après le rapport, pincer l'anneau extérieur et tourner de façon à fermer complètement l'ouverture. Ensuite, tirer doucement. Le placer dans son emballage et le jeter dans la poubelle. Ne pas le jeter dans les toilettes.   Quels sont les avantages du préservatif féminin ?   L'anneau extérieur est en contact avec le clitoris et le stimule. Il est plus chaleureux qu'un préservatif masculin et même s'il est plus épais, il transmet les sensations : le polyuréthane permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations. Il ne serre pas le pénis. L'homme n'a pas cette sensation d'être à l'étroit. Absence d'échauffement désagréable pour la femme. Même s'il est prélubrifié, il est possible de rajouter du lubrifiant, contrairement au préservatif masculin en latex. Il peut être installé à tout moment, jusqu'à 8 heures avant un rapport. Cela permet de ne pas oublier de se protéger ou de couper court avec un partenaire qui ne voudrait pas mettre de préservatif ou n'en aurait pas. De la même façon, on peut l'enlever bien après l'éjaculation. Aucun risque d'allergie puisqu'il n'est pas en latex. Le risque de rupture est encore inférieur à celui du préservatif masculin. C'est un bon moyen de se protéger pendant les règles. Il ne pose aucun problème après une grossesse.   Le préservatif fémininin présente-t-il des inconvénients ?   Le préservatif féminin est relativement coûteux. Il recouvre entièrement les organes génitaux de la femme. Lors d'un rapport, il fait parfois du bruit et peut être poussé à l'intérieur du vagin.   Où se le procurer ?   En pharmacie ou sur Internet, au prix indicatif d'environ 9 euros la boîte de 3. Gratuitement dans les CPEF (Centres de Planification et d'Education Familiale), dans les centres de dépistage et dans les associations de lutte contre le VIH. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Pilule et risque cardiovasculaire : le point

La pilule augmente le risque de phlébite. Certes, très légèrement, mais suffisamment pour que la contraception orale estroprogestative soit contre-indiquée chez les femmes qui présentent déjà un risque cardiovasculaire.Petit rappel des contre-indications de la contraception orale par estroprogestatifs. Toutes les pilules estroprogestatives augmentent légèrement le risque de phlébite Toutes les pilules contraceptives combinées, c'est-à-dire associant les deux hormones estrogènes et progestérone, sont associées à un risque de thrombose veineuse.Également appelée phlébite, la thrombose veineuse correspond à la formation d'un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot peut entraver la circulation sanguine et favoriser l'apparition de varices. Bien plus grave, le caillot peut migrer dans la circulation puis boucher une artère pulmonaire et provoquer une embolie pulmonaire.Toutefois, les risques de phlébite associés à la pilule sont très faibles et les complications graves sont très rares. Le risque de thrombose veineuse profonde est plus élevé avec les pilules de dernière génération Il faut également savoir que les risques de thrombose veineuse varient selon le type de pilules. Il est ainsi deux fois plus faible avec les pilules de 2e génération qu'avec les pilules de 3e et 4e génération, mais reste inférieur au risque chez la femme enceinte. En effet, la grossesse représente aussi une situation bien connue à risque accru de phlébite.À titre d'exemple, le risque d'accident thromboembolique veineux est de : 60 cas pour 100.000 femmes enceintes. 40 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 3e ou 4e génération. 20 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 1ère ou 2e génération. 5 à 10 cas pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule. Autrement dit, les risques restent faibles, même avec les pilules de dernière génération et ils sont surtout présents lors de la première année d'utilisation du contraceptif.   Quelles femmes doivent éviter la contraception estroprogestative ? Les bénéfices apportés par les pilules restent supérieurs aux risques cardiovasculaires, surtout chez les femmes jeunes et chez celles qui ne présentent pas de risque cardiovasculaire particulier, soit la grande majorité des femmes qui utilisent une contraception.En revanche, certaines femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire doivent les éviter. Elles sont invitées à en parler à leur médecin afin de trouver la méthode contraceptive la mieux adaptée à leur cas.Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire pour lesquelles la contraception estroprogestative est contre-indiquée ? Certains facteurs de risque constituent des contre-indications aux pilules estroprogestatives : Les antécédents personnels de thrombose veineuse superficielle, profonde ou d'embolie pulmonaire. Les antécédents personnels d'accident artériel, coronarien ou d'accident vasculaire cérébral. Les facteurs génétiques de risque de thrombose. Les cardiopathies ischémiques et les valvulopathies cardiaques. Les maladies majorant le risque thrombotique : lupus, maladies inflammatoires (MICI, syndrome myéloprolifératif...), cancer, etc. Les antécédents familiaux au premier degré (parents, frères, soeurs, enfants), d'accidents thromboemboliques veineux survenus avant l'âge de 50-60 ans, d'accidents thromboemboliques artériels, d'hypertension artérielle, de diabète et de dyslipidémie. Les femmes souffrant de céphalées et de migraines avec ou sans aura. Le tabagisme. Les facteurs de risque suivants : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse. L'âge enfin constitue lui aussi un facteur de risque : à partir de 35 ans le risque cardiovasculaire commence à croître. Dans toutes ces situations, un autre moyen contraceptif doit être envisagé, ou en cas de facteur de risque isolé un suivi médical spécifique doit être mis en place par le médecin. Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Pourquoi faut-il un détartrage des dents en plus du brossage régulier ?

Si l'on veut garder de bonnes dents et un joli sourire toute sa vie, mieux vaut prendre soin de son parodonte, qui correspond aux tissus de soutien des dents.Comment s'y prendre ? En plus d'une bonne hygiène buccodentaire, la plupart d'entre nous ont besoin d'un détartrage régulier pour éliminer la plaque dentaire. La plaque dentaire attaque le parodonte On appelle le parodonte l'ensemble des tissus qui entourent la dent et qui la maintiennent en place. Inévitablement, ce parodonte est l'objet d'attaques bactériennes, voire de virus ou de levures. En excès ou lorsque les germes sont particulièrement virulents, ils peuvent être à l'origine de maladies dites parodontales.Dans la bouche, les bactéries ont la particularité de s'organiser en " biofilm " : elles s'enveloppent dans une sorte de matrice faite de protéines, ce qui leur confère une résistance très importante et notamment aux antiseptiques et aux antibiotiques qui n'arrivent plus à les atteindre pour les détruire. Cette organisation en biofilm permet donc aux bactéries de survivre dans des milieux très hostiles, comme dans celui qui règne dans notre bouche.C'est la plaque dentaire. Les dangers de l'inflammation Une fois installés, les bactéries et autres germes peuvent induire des inflammations se traduisant par : une rougeur des gencives, des saignements (spontanés ou provoqués par le brossage), un gonflement des gencives, des picotements, des douleurs. A la longue, l'inflammation peut détruire plus ou moins partiellement le parodonte et mettre en péril l'attache des dents en cas d'atteinte de l'os. Enfin, des poches peuvent apparaître sur le parodonte, résultat d'un décollement de la gencive qui n'adhère plus sur la dent et qui constitue un réceptacle idéal pour les microbes.Pour le dentiste, c'est l'apparition de poches parodontales qui constitue le symptôme le plus significatif des parodontites. En revanche, pour nous, c'est le saignement de la gencive lors du brossage qui doit alerter et amener à consulter rapidement un dentiste.   Contre les maladies parodontales, deux stratégies s'imposent   Le brossage régulier et soigné des dentsPlusieurs fois par jour, après les repas, idéalement durant 2 minutes, précédé d'un nettoyage interdentaire. Le détartrage et le surfaçage par le dentisteLe détartrage permet une élimination quasi-totale des bactéries et des autres germes. La fréquence des détartrages dépend de la qualité de l'hygiène buccodentaire quotidienne pratiquée par le sujet et de ses facteurs de risque.   Quels sont les facteurs de risque des parodontites ?   Le tabac La consommation d'alcool Le stress Le diabète Les maladies cardiovasculaires L'obésité L'arthrite rhumatoïde L'hérédité L'atteinte des défenses immunitaires Etc. Attention, si les parodontites peuvent mettre les dents en danger, elles peuvent aussi retentir sur l'état de santé général et être à l'origine de certaines pathologies car l'inflammation locale peut s'étendre, voire devenir générale : maladie cardiovasculaire, diabète, conséquence sur la grossesse (prématurité), etc. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Piscine : pourquoi doit-on prendre une douche avant ?

Avant d'aller se baigner dans une piscine, il faut prendre une douche. C'est devenu une habitude et nous insistons pour que nos enfants n'oublient pas de la prendre avant de courir sauter dans l'eau.Mais pourquoi faut-il prendre une douche ? Piscine : attention, produits irritants ! Pour garder une eau propre, il faut utiliser des produits désinfectants (chlore, brome, ozone, etc.). Mais il ne faut pas en utiliser trop car ils sont susceptibles de devenir irritants et de provoquer des troubles oculaires, cutanés (eczéma) ou respiratoires (bronchite, asthme).Tel est le dilemme auquel sont confrontés les gérants de piscine. En fait, les produits de désinfection de l'eau se recombinent avec la matière organique (ammoniac) des baigneurs (sueur, salive, urine, sécrétions nasales, liquides de la peau, du cuir chevelu...) et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme.C'est pour limiter leurs émanations que l'on recommande la douche systématique avant d'entrer dans un bassin. Selon l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), un renforcement des règles d'hygiène corporelle devrait permettre de diminuer la concentration des polluants (bien sûr en parallèle avec l'amélioration des techniques de traitement de l'eau).C'est ainsi que les baigneurs devraient systématiquement porter un bonnet de bain, comme c'est déjà obligatoire dans la plupart des piscines publiques, et qu'ils devraient se savonner sous la douche avant leur baignade. Recommandations aux baigneurs en piscine Voici quelques recommandations qui permettent de renforcer la protection des baigneurs, mais aussi des nageurs sportifs, des maîtres-nageurs, des agents d'entretien et autres personnels des piscines qui sont plus particulièrement exposés, comme le prouve la fréquence accrue de l'asthme professionnel dans ces populations.Enfin, les règles d'hygiène protègent également les jeunes enfants (moins de deux ans), dont les systèmes respiratoire et immunitaire sont encore en développement. Douche savonnée avant toute baignade en piscine (y compris dans une piscine d'hôtel, de camping, de résidence de vacances...). Port du bonnet de bain. Passage dans le pédiluve (bain de pied à la sortie des douches). Pas de baignade en cas de maladies transmissibles comme la gastro-entérite. Passage aux toilettes avant la douche savonnée. Respecter les zones de déchaussage. Ôter tout maquillage et autres produits cosmétiques. Utiliser des accessoires (bouées, tapis, ceintures, frites...) réservés exclusivement à l'usage de la piscine et bien entretenus. A savoir aussi : Le port de lentilles est déconseillé en raison d'un risque d'aggravation de pathologie oculaire (conjonctivite, kératite). Et enfin, ne pas négliger la douche savonnée après la baignade.Tout bébé doit porter une couche jetable adaptée au bain.Par mesure d'hygiène et pour éviter tous désagréments, portez des sandales quand vous marchez autour de la piscine.   Isabelle Eustache

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Sommeil et alimentation : les 4 grandes règles des dîners anti-insomnie

Fatigue, somnolence, baisse de la concentration, troubles de la mémoire, si l'on dort mal, les conséquences ne manquent pas. L'instauration d'un rituel du coucher s'impose, mais il convient aussi de changer ses habitudes alimentaires, au moins en ce qui concerne le dîner. Voici les 4 grandes règles d'alimentation à respecter pour favoriser votre sommeil et endiguer les insomnies. Bon dîner, bon sommeil Quelques changements dans la façon de vous alimenter le soir peuvent contribuer à améliorer votre sommeil. Que les insomniaques testent avant de recourir à des somnifères…... Règle n°1 anti-insomnie : un dîner riche en glucides et pauvre en protéines Ces nutriments jouent un rôle dans la synthèse de certains neurotransmetteurs dans le cerveau et peuvent ainsi contribuer au sommeil ou inversement l'entraver.Privilégiez une alimentation riche en glucides à index glycémique bas, c'est-à-dire ceux qui sont absorbés et métabolisés lentement : pain aux céréales, pain complet, céréales entières (boulgour, riz brun, quinoa, sarrasin), les pâtes al dente, les légumineuses (haricots, pois, lentilles), les légumes, les fruits frais, etc.Inversement, limitez les glucides à index glycémique élevé : pain blanc, riz blanc, céréales raffinées ou sucrées, couscous, tapioca, pommes de terre, gnocchis, pâtisseries industrielles (croissants, gâteaux, beignets, biscuits…), chocolat au lait, sucre, miel, crèmes glacées…...Diminuez les protéines : il est préférable de consommer les aliments riches en protéines, comme les viandes, volailles, poissons, fruits de mer et oeufs, le midi plutôt que le soir. Règle n°2 anti-insomnie : un dîner léger, non épicé et pas trop tardif Si l'on mange trop et trop gras, épicé et tardivement, la digestion sera plus lente et s'accompagnera d'une augmentation de la température corporelle, deux facteurs qui retardent l'endormissement et sont souvent responsables d'insomnies.Ainsi, ne dînez pas trop tard, évitez les mets épicés, ne mangez pas trop copieux et limitez les graisses, particulièrement les acides gras saturés (charcuteries, viandes grasses, crème fraîche, beurre, fromages, fritures et panures, sauces, etc.) et les acides gras trans (margarine, beignets, pâtes à tarte, feuilletés, viennoiseries, biscuits, gâteaux industriels, etc.). Règle n°3 anti-insomnie : privilégier les oméga-3 Les oméga-3 contribuent au bon fonctionnement du cerveau et sont avantageux pour trouver le sommeil.Privilégiez les sources d'oméga-3 : poissons gras (saumon, truite, maquereau, flétan, sardines…), huile de colza, huile de lin.Limitez en revanche les sources d'oméga-6, molécules qui entrent en compétition avec les oméga-3 : huile de tournesol, de maïs, mayonnaise, etc. Règle n°4 anti-insomnie : pas de boisson alcoolisée, ni caféinée Contrairement à ce que l'on veut bien croire, l'alcool n'est pas bénéfique au sommeil. Certes, consommer de l'alcool favorise l'endormissement, mais déstructure ensuite le sommeil en provoquant des micro-réveils et favorise l'insomnie.Au final, le sommeil est de mauvaise qualité et non récupérateur. La caféine exerce des effets sur le cerveau jusqu'à 6 heures après sa consommation.Alors dès le milieu de l'après-midi, évitez de boire du café et toute autre boisson contenant de la caféine : thé, chocolat, sodas… Pour renforcer l'efficacité de ces 4 règles d'alimentation anti-insomnie : luttez contre le stress, ne pratiquez que des activités calmes avant de vous mettre au lit, couchez-vous toujours à la même heure, exercez une activité sportive régulière mais pas en soirée.     Isabelle Eustache

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Café, caféine et santé : distinguez le Vrai du Faux !

La café, boisson riche en caféine multiplie les propriétés. Long ou serré, sucré ou crème, au petit-déjeuner, après le repas ou décaféiné, le café peut se boire à tout moment de la journée.Mais connaissez-vous tous les bienfaits du café sur la santé ?Café, caféine : distinguez le vrai du faux ! 1) Un petit café avant une séance de sport booste les performances musculaires. Vrai ou faux ?   C'est faux. Boire une tasse de café avant une séance de sport dans l'espoir que la caféine stimule les muscles, comme elle le fait pour les fonctions cérébrales n'est pas une bonne idée. C'est en effet l'inverse qui se produit : la caféine diminue l'afflux sanguin au niveau du coeur, ce qui fait que l'organisme est moins bien oxygéné, oxygène dont les muscles ont justement un besoin accru lors d'un effort.(Source : Kaufmann P.A., J. Am. Coll. Cardiol., 47 : 405-410, 2006)   2) En cas de migraine, boire du café peut être bénéfique. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine exerce une action vasoconstrictrice (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins périphériques) sur le cerveau, ce qui peut aider à faire céder certaines crises de migraine. C'est d'ailleurs pourquoi des médicaments contre la douleur et la migraine contiennent de la caféine.   3) La durée de l'infusion du café détermine la teneur en caféine. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Les expressos contiennent donc théoriquement moins de caféine que les cafés filtres. Attention toutefois à la quantité : plus l'infusion est dense (beaucoup de café et peu d'eau), plus la teneur en caféine est élevée. Ainsi, plus un café est "serré", plus il est riche en caféine.   4) Le café protège du diabète de type 2. Vrai ou faux ?   C'est vrai. A long terme, la consommation quotidienne de 5 à 6 tasses de café se traduit par une diminution du risque de diabète de type 2 (diabète gras ou non-insulinodépendant).(Source : Journal Internal Medicine, 255 : 89-95, 2004.)   5) Boire du café prévient la maladie de Parkinson. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La consommation de café réduit de manière proportionnelle le risque de développer une maladie de Parkinson. La caféine aurait donc des vertus protectrices contre cette maladie dégénérative. (Source : Ross, JAMA. 2000;283:2674-2679)   6) Le café diminue la pression artérielle. Vrai ou faux ?   C'est faux. Même à faible dose, le café (ou toute autre boisson contenant de la caféine comme le thé ou certaines boissons gazeuses) suffit à augmenter la pression sanguine dans les artères et à altérer leur souplesse, favorisant ainsi à long terme l'apparition d'une hypertension artérielle.   7) Chez une femme enceinte, le café augmente le risque de fausse couche. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Le risque de fausse couche augmente de 40% chez les femmes qui boivent une tasse de café par jour (100 mg de caféine) et double au-delà de 2 tasses de café. Cette relation est valable pour toute boisson contenant de la caféine dont le thé et certains sodas (on retrouve notamment 200 mg de caféine dans 5 canettes de sodas !).(Source : De-Kun Li et coll., Am. J. Obstet. Gynecol., 21 janvier 2008)   8) Un café robusta contient plus de caféine qu'un café arabica. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Une tasse de café arabica (6 à 10 g de café) contient 60 à 100 mg de caféine, contre 150 à 250 mg pour une tasse de café robusta.   9) Le café stimule le cerveau. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine exerce des effets sur le système nerveux central : elle stimule, améliore les performances intellectuelles et la capacité de concentration. Attention toutefois de ne pas en abuser car à doses élevées, les effets du café tendent à s'inverser : nervosité, anxiété, agressivité et insomnie.   10) La caféine modifie le sommeil. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine augmente le temps d'endormissement et diminue la qualité du sommeil pendant 3 à 4 heures. C'est que la caféine active les régions cérébrales impliquées dans le cycle veille/sommeil.   11) Le café est un bon diurétique. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Le café est diurétique et stimule la digestion. En revanche, avec du lait, le café peut être indigeste car les protéines du lait coagulent dans l'estomac sous l'action de son acidité et des tanins contenus dans le café.   Isabelle Eustache

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Maladie rénale : faites-vous dépister !

Parce qu'elles sont silencieuses, et que les reins sont des organes vitaux, les maladies des reins doivent être dépistées précocement. Encore trop souvent, elles sont diagnostiquées à un stade proche de l'insuffisance rénale qui nécessite alors un traitement lourd par dialyse. Pourquoi est-il si important de dépister une maladie des reins ? Les maladies des reins sont silencieuses, c'est-à-dire que pendant longtemps, elles ne se manifestent par aucun symptôme. De ce fait, elles sont souvent dépistées à un stade tardif, au stade de l'insuffisance rénale qui requiert alors un traitement en urgence par dialyse, voire une greffe de rein. Dépistées tôt, les maladies rénales ne nécessitent pas un tel traitement lourd et contraignant, ou le retardent.Les maladies des reins sont fréquentes : 3 millions de Français sont concernés, soit environ une personne sur vingt. Elles peuvent toucher tout le monde et à tout âge, même s'il existe des personnes plus à risque que d'autres (voir ci-dessous).Les maladies rénales sont parfois causées par des infections à streptocoques. Mais les maladies qui touchent les vaisseaux sanguins sont aussi susceptibles d'endommager les reins. C'est le cas de l'hypertension artérielle et du diabète. Comment dépister une maladie rénale ?   Un simple test par bandelette urinaire. Une prise de sang. Une mesure régulière de la tension artérielle. À plus forte raison, ces 3 méthodes sont à appliquer aux personnes qui présentent un risque plus élevé que les autres d'être atteintes d'une maladie des reins : les personnes diabétiques, atteintes d'hypertension artérielle, les plus de 60 ans, en cas d'antécédents familiaux d'une maladie rénale génétique, les personnes ayant suivi sur le long terme ou de manière répétée un traitement médicamenteux connu pour être potentiellement toxique pour les reins, comme les anti-inflammatoires dont l'aspirine.   Peut-on prévenir la maladie rénale ? Certaines règles permettent de maintenir les reins en bonne santé : Boire un minimum de 1,5 litre par jour réparti tout au long de la journée. Manger de façon équilibrée pour éviter le surpoids et l'excès de cholestérol. Limiter le sel, un élément qui favorise l'hypertension. Arrêter de fumer. Le tabagisme accélère l'évolution des maladies des reins. Pratiquer régulièrement une activité physique. Eviter l'automédication, certains médicaments étant toxiques pour les reins. Ne pas abuser des laxatifs ou des diurétiques. Eviter les produits de composition incertaine (ex. herbes chinoises). Se méfier des régimes hyperprotéinés qui peuvent fatiguer les reins. Attention, les produits de contraste iodés injectés lors de certains examens radiologiques peuvent endommager les reins des personnes fragiles. En parler à son médecin et radiologue. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Migraine : quels sont les aliments à privilégier ? A éviter ?

Certains aliments sont réputés pour déclencher des crises de migraine et d'autres réputés pour les atténuer. Attention toutefois, les migraineux n'ont pas intérêt à écarter d'emblée certains aliments et à en privilégier d'autres.C'est à chacun d'observer attentivement le lien entre la prise de certains aliments et le déclenchement de ses migraines. Quels sont les aliments qui limitent la migraine ? Peu d'aliments influent favorablement sur la migraine. Citons cependant le café, lequel exerce un effet analgésique et peut ainsi traiter une migraine, comme le ferait un antalgique tel que le paracétamol ou un médicament anti-inflammatoire. Ainsi, chez certaines personnes, le fait de boire une tasse de café en tout début de crise peut la faire passer.L'organisation structurée et régulière des repas a également un effet bénéfique vis-à-vis de la migraine. Il ne faut pas sauter ou retarder un repas, au risque de déclencher une crise de migraine. Malgré tout, lorsque le cas se présente, manger un morceau de sucre par exemple peut contribuer à effacer une crise. Quels sont les aliments susceptibles de déclencher une crise de migraine ? Plusieurs types d'aliments sont à éviter lorsque l'on est sujet aux migraines. Il ne faut pas pour autant les éliminer tous systématiquement car ils n'ont pas toujours le même effet chez tout le monde. Il faut donc passer par une phase d'identification : manger cet aliment et voir si oui ou non, il est associé au déclenchement d'une migraine. Dans l'affirmative, il faut l'écarter. Alcool : vin blanc, champagneParmi les aliments déclenchants figure l'alcool, et tout particulièrement le vin blanc et le champagne. Le vin rouge, surtout lorsqu'il est de bonne qualité, est rarement associé à la migraine.ChocolatLe chocolat est un autre aliment majeur. Pourtant, il est moins bien percu comme tel. Par rapport à l'alcool notamment, il est moins souvent identifié comme facteur déclenchant de crise migraineuse. Le chocolat contient une substance appelée la sérotonine, qui améliore le moral mais déclenche en même temps des migraines chez certaines personnes. Il faut donc éviter toute consommation excessive de chocolat.Aliments gras et caloriquesTous les aliments gras et très caloriques (charcuteries, fromages, fritures...) sont également à écarter chez de nombreuses personnes. Le mécanisme impliqué est le même que pour le chocolat, il repose sur la sérotonine. Ce neurotransmetteur est un vasoconstricteur qui agit sur les artères cérébrales. Or en cas de susceptibilité à la migraine, les artères cérébrales sont très sensibles et impliquées dans le déclenchement des crises. A noter aussi que la déshydratation est un facteur connu pour déclencher souvent des migraines. On le remarque très bien chez les sujets qui jeûnent sans aucun apport hydrique. En fin de journée, ils souffrent souvent de migraines. En conclusion, il est important de faire des repas à horaires réguliers et d'identifier les aliments susceptibles de déclencher des migraines. Nous avons tous nos propres sensibilités, il est important de les explorer pour pouvoir éliminer les aliments les moins favorables.Le Dr Michel Dib est neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, membre de la Société française de neurologie et l'auteur de nombreux livres et publications dans la presse scientifique et grand public. Il vient de publier deux ouvrages "Apprivoiser la migraine" et "Apprivoiser le stress" aux Éditions du Huitième Jour. Isabelle Eustache

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Produits chimiques : protection des femmes enceintes et des enfants

Il existe suffisamment d'arguments pour appeler à la vigilance. Les fortes concentrations de produits chimiques (solvants et cosmétiques notamment) dans notre environnement ont des conséquences directes sur la fertilité et sur les malformations génitales. Pendant l'enfance et la grossesse particulièrement, il est recommandé de diminuer les expositions.   Fertilité masculine en berne pour cause de pollution C'est indéniable, la fertilité masculine a fortement baissé. Il suffit de regarder à quelle vitesse le recours à l'assistance médicale à la procréation a augmenté pour infertilité masculine. La pollution par les substances chimiques contribue largement à ce phénomène.Selon l'Agence de sécurité sanitaire des aliments, de l'environnement et du travail (Anses), des anomalies du système reproducteur sont observées chez de nombreuses espèces et plus particulièrement dans les zones sévèrement polluées. Chez l'homme maintenant, "on a observé une diminution de la production de spermatozoïdes de 50% au cours des 50 dernières années, et dans la même période un doublement de l'incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales". Ces phénomènes sont en partie liés à certaines substances chimiques (perturbateurs endocriniens ou oestrogène-like, mimant les effets des hormones sexuelles féminines). Limiter les expositions pendant la grossesse et la petite enfance Lors du colloque Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a formulé des mises en garde, en recommandant de limiter les expositions aux produits chimiques pendant les périodes clés de la vie, à savoir la petite enfance et la grossesse. En effet, c'est durant le développement, et dès le stade foetus, que les expositions chimiques font le plus de dégâts sur la fertilité future.Certaines substances chimiques, particulièrement les pesticides, les phtalates (utilisés dans les plastiques mous) et les parabens (dans les cosmétiques) étant soupçonnés d'être reprotoxiques, il est conseillé de : Réduire au maximum l'usage des cosmétiques contenant des parabens (shampoings, teintures). Utiliser une crème anti-vergetures sans parabens. Recourir aux cosmétiques bio. Utiliser des produits ménagers verts ou écolabel. Peler les fruits et les légumes. Ne pas utiliser de parfums d'intérieur. Eviter les bombes insecticides. Eviter les travaux et la peinture. #E#Encore une fois, protéger les plus fragiles est un devoir.   Isabelle Eustache

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Cancer colorectal : 11 facteurs de risque

Second cancer chez la femme (après le cancer du sein) et troisième chez l'homme (après le cancer du poumon et de la prostate), le cancer colorectal est très fréquent. Ce cancer fait l'objet d'un dépistage généralisé. L'objectif : le dépister le plus tôt possible pour augmenter l'efficacité des traitements. Parallèlement, connaissez-vous les 11 facteurs de risque du cancer colorectal ?   1. L'âge. Le cancer colorectal touche surtout les personnes de plus de 50 ans. C'est pourquoi le dépistage organisé recommande un test tous les deux ans, de 50 à 74 ans (s'agissant d'un cancer qui se développe lentement, il ne semble pas essentiel de poursuivre le dépistage au-delà d'un âge avancé). 2. Les antécédents familiaux de cancer du côlon. Tout antécédent familial de cancer colorectal augmente le risque d'en souffrir aussi. 3. Les antécédents personnels ou familiaux de maladie du côlon (colite ulcéreuse). Une maladie du côlon personnelle ou un antécédent familial augmente le risque de cancer du côlon. 4. Les maladies inflammatoires de l'intestin. Alors que les polypes nouvellement formés au niveau du rectum ou du côlon ne sont pas cancéreux, en revanche, certaines maladies de l'intestin, comme notamment une polypose rectologique qui se manifeste par de très nombreux polypes, exposent à un risque très élevé de cancer colorectal. 5. La consommation d'alcool. Dès le premier verre d'alcool, le risque de cancer augmente. À noter que le tabac est également un facteur de risque de cancer colorectal. (Rapport 2007 du Fonds Mondial de recherche contre le cancer) 6. Le surpoids. Il existe une relation positive entre l'apport calorique et le risque de développer un cancer colorectal. Ainsi, les personnes en surpoids ont plus de risque de souffrir de ce type de cancer que celles de poids normal. 7. La sédentarité. La sédentarité représente un facteur indépendant favorisant le cancer colorectal. 8. Une consommation élevée en produits gras (charcuterie, beurre, sauce, fritures, viennoiseries...). En plus d'accroître les apports caloriques, les acides gras saturés que l'on trouve dans les graisses animales favorisent le cholestérol et augmentent le risque de cancer. Ainsi, les charcuteries, le beurre, la crème, les viandes grasses (mouton, abats) et les oeufs favorisent le cancer colorectal, à l'inverse des graisses provenant par exemple de l'huile d'olive, des volailles et des poissons. 9. Une faible consommation de fruits et légumes. Les fruits et légumes sont des aliments protecteurs vis-à-vis du cancer colorectal. 10. La viande rouge. La consommation de viande rouge est associée à une augmentation du risque de cancer colorectal. Lors de la digestion de la viande rouge se formeraient des radicaux dont certains sont cancérigènes. Attention également à la cuisson des viandes. Les très hautes températures sont également à l'origine de la formation de composés cancérigènes (friture, barbecue). 11. Une consommation insuffisante de calcium et de produits laitiers. Il semblerait que le calcium réduise l'incidence du cancer colorectal, car il s'oppose à la prolifération anormale de cellules sur la paroi interne du côlon. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Sécheresse vaginale : hydratation et lubrification pour une sexualité épanouie

Le vagin et la vulve vieillissent eux-aussi et sont tout aussi dignes d'entretien que nos dents tout au long de la vie. Comment ? Par l'hydratation, gage d'une bonne lubrification lors d'un rapport sexuel. Car une femme n'a pas à supporter une sécheresse vaginale et celle-ci ne doit surtout pas la détourner de la sexualité.   La sécheresse vaginale, un défaut d'hydratation vulvo-vaginale La lubrification vulvo-vaginale et l'hydratation sont deux phénomènes indépendants mais intimement liés chez la femme. La lubrification. Sa finalité est de réduire le frottement entre deux éléments en contact et en mouvement l'un par rapport à l'autre. Il s'agit de la production d'un mucus à base d'eau par les muqueuses de la vulve et du vagin, sous l'influence de l'excitation sexuelle. La vulve est lubrifiée par les sécrétions des glandes vestibulaire (ces glandes dites de Bartholin sont situées au niveau du vestibule, à l'entrée du vagin) et urétérales (glandes dites de Skene, au niveau de l'urètre) mais surtout par le mucus produit par les glandes sébacées (présentes dans le derme) et sudoripares (qui sécrètent la sueur) des grandes et petites lèvres. Au niveau du vagin, la lubrification proviendra de l'afflux de sang (congestion vasculaire) qui augmente la pression sanguine veineuse et provoque une filtration du plasma à travers la paroi vaginale ; l'on parle du phénomène de transsudation. L'hydratation vulvo-vaginale Phénomène totalement différent, l'hydratation vulvo-vaginale est la sécrétion en continu d'un mucus au niveau de la vulve et du vagin. Comme la muqueuse vaginale n'héberge pas de glandes, ce sont les glandes et les muqueuses de la vulve qui sécrètent ce mucus, associé à la flore vaginale. Son pH est légèrement acide (autours de 4,5). Lorsque cette hydratation est insuffisante on parle de sécheresse vaginale. Pas de lubrification en cas de sécheresse vaginale La lubrification vulvo-vaginale est un phénomène réflexe neurologique sous influence de l'excitation sexuelle alors que l'hydratation vulvo-vaginale est sous le contrôle principal des hormones (estrogènes).Sans excitation sexuelle il n'y aura pas de lubrification en dépit d'un vagin bien hydraté. A l'inverse, une sécheresse vaginale (un défaut d'hydratation) n'empêche pas de lubrifier, mais ce sera alors a minima.Dr Marie Veluire, gynécologue sexologue : « En pratique il est impossible de bien lubrifier lors d'un rapport sexuel -y compris si la femme est très excitée- si le vagin n'est pas suffisamment hydraté. La lubrification passe par les cellules vaginales, or pour que celles-ci lubrifient correctement, il faut qu'elles soient hydratées correctement pour permettre la transsudation et la sécrétion de mucus lors de l'excitation sexuelle ». La sécheresse vaginale n'est pas une fatalité Quatre phénomènes peuvent perturber l'hydratation du vagin (mais aussi du vestibule et de la vulve !) et induire une sécheresse vaginale : Une carence en œstrogènes. Après 50 ans ,lors de la ménopause - et a fortiori après la ménopause- elle entraîne progressivement une atrophie de la vulve et du vagin. Ce peut être aussi la conséquence d'une radiothérapie anticancéreuse, d'une chimiothérapie, d'une hormonothérapie (par exemple les anti-aromatases) ou d'une chirurgie (ablation des ovaires) ... De plus, l'atrophie vaginale est corrélée à l'inactivité sexuelle. Sous l'influence de l'excitation, la lubrification régulière (par le phénomène de transsudation) oxygène les cellules du vagin, du vestibule et de la vulve qui vieillissement alors un peu moins vite.Mais nous ne sommes pas toutes égales vis-à-vis de la progression de l'atrophie vaginale (terrain génétique, "surpoids" plutôt favorable etc.). Anatomiquement, l'atrophie vaginale se traduit par une muqueuse plus lisse, une teinte rouge diffuse ou tachetée plus fragile, une diminution de la longueur, de la largeur et de l'élasticité du vagin, ainsi qu'une diminution des muqueuses de l'urètre et de la vessie. Parmi des femmes entre 45 et 75 ans, près de 40% rapportent des signes d'atrophie vaginale avec une sécheresse pour 55% d'entre elles, une dyspareunie (douleur lors des rapports) dans 44% et une irritation (37%), avec un impact sur leur sexualité pour 60%. Un déséquilibre de la flore vaginale. Les causes ne sont pas formellement établies à ce jour. Le vagin est habité par des lactobacilles (10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale). Des brûlures au moment de la pénétration vaginale, des phénomènes d'irritation et d'inflammation, un écoulement (leucorrhées) inhabituel doivent y faire penser. Un vagin dont le pH devient alcalin ou très acide (dû à des infections, à un déséquilibre de la flore vaginale etc.) En revanche, les contraceptifs oestroprogestatifs (œstrogènes et progestérone) n'ont -selon la littérature scientifique- aucun impact sur l'hydratation et n'induisent pas une sécheresse vaginale. Au contraire, en théorie, l'ajout d’œstrogènes est bénéfique à l'hydratation vaginale. Attention à ne pas accabler la pilule alors que c'est en fait un manque d'excitation sexuelle! Le vagin souffre de mauvaises habitudes De 15 à 45 ans, bien des comportements peuvent aussi compromettre une hydratation vaginale de qualité. Un excès d'hygiène intime parfaitement contre-indiqué (pas de douches vaginales !), le port de vêtements trop serrés, des interventions chirurgicales (épisiotomie), le post-partum (il faut 2-3 mois pour retrouver une hydratation normale) et toutes les infections bactériennes, parasitaires et mycosiques peuvent contribuer à la sécheresse vaginale.Dr Veluire : « Avant la ménopause, les conséquences d'un défaut d'hydratation sont un prurit (démangeaisons), des irritations vulvaires, une sensation d'inconfort, le tout induisant une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels), elle-même cause de baisse du désir sexuel par anticipation négative. Lorsque la situation perdure, une hypertonie du périnée peut apparaître (et donc des difficultés à le contracter). Le vagin doit être hydraté, et surtout en post-ménopause, sans oublier le vestibule et la vulve, souvent plus "déshydratés" que le vagin lui-même en cas d'inactivité génitale. Un entretien quasiment à vie ». Que faire contre la sécheresse vaginale ? Sècheresse, prurit, saignement post-coïtaux, dyspareunies... ces signes doivent faire penser à un vieillissement vulvo-génital et consulter un gynécologue. Une décision pas si évidente pour les femmes : à la question « Avez-vous consulté pour des rapports douloureux arrivant souvent ou parfois au cours de l'année ? », 87% des femmes répondent par la négative. 30% des 25-39 ans souffrent de rapports douloureux (48% des 18-24 ans, 22% des 40-49 ans et 25% au-delà de 50 ans).Notre vagin, comment être à ses petits-soins : Rééquilibrer la flore vaginale avec un traitement par probiotiques (par voie orale ou vaginale) même si l'impact de celui-ci reste empirique. Il se pourrait aussi qu'il faille en parallèle rééquilibrer sa flore intestinale ; un nombre croissant d'études scientifiques encore balbutiantes lient les deux. En revanche, les gélules en intravaginal (sur prescription médicale) contenant de l'estriol et de bacille de Döderlein ou lactobacille ont montré leur utilité dans ce cas. Utiliser des lubrifiants ponctuels (au cours ou juste avant le rapport sexuel). Employer des lubrifiants longue durée. Il s'agit d'acide hyaluronique qui se délite progressivement sur deux à trois jours. Ils sont à utiliser de façon systématique deux fois par semaine chez les femmes qui sont en carences d'oestrogènes et qui ne peuvent (ou ne veulent pas) recevoir d'apport hormonal. Déposer, en intravaginal et vulvaire, tous les deux jours des oestrogènes locaux (estriol, promestriène sur prescription médicale) pour lutter contre l'atrophie vaginale et relancer l'hydratation. Dr Veluire : « Nous, gynécologues, devons prêter l'oreille lorsqu'une femme parle de rapports douloureux. Chez une femme jeune, c'est le plus souvent un problème de lubrification et non d'hydratation (sécheresse vaginale), en rapport avec une insuffisance d'excitation (préliminaires trop courts, apprentissages limités). En revanche, chez la femme en post- ménopause, il s'agit bien d'hydratation déficiente et la difficulté est qu'elle n'en parle pas. Pourtant, même sans vie sexuelle, hydrater le vagin et le vestibule est nécessaire vis-à-vis de l'atrophie vaginale, ne serait-ce que pour une meilleure fonction urinaire (pollakiurie, dysurie, irritations, sensation de pesanteur, gêne diffuse etc..). Les estrogènes vont permettre d'hydrater toute la paroi antérieure du vagin, l'urètre et les glandes alentours ».   Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Rhinite allergique : signaux d'alerte

Si les symptômes de la rhinite allergique sont extrêmement classiques et bien connus de tous, surtout des personnes concernées, il existe en revanche des signes atypiques qui justifient une exploration ORL plus poussée.Ils peuvent être la manifestation d'autres affections qu'il faut rechercher. Le diagnostic de rhinite allergique Avant de prescrire tout traitement, il importe de faire un diagnostic précis avec son médecin. Rappelons par exemple que l'allergie aux graminées est parfois difficile à différencier d'une allergie aux acariens. En effet, dans le sud, les pics allergéniques surviennent à la même époque, au printemps.Bilan allergénique, tests multi-allergéniques puis tests cutanés permettent d'identifier l'allergène responsable puis de mettre en oeuvre des mesures d'éviction. La présence d'un asthme est également recherchée (sifflements, essoufflement, crises). Il est indispensable de mesurer le souffle, au minimum avec un débit expiratoire de pointe, car l'asthme associé à la rhinite peut être insidieux. Symptômes classiques ou atypiques Les symptômes de la rhinite allergique sont bien connus : larmoiement, conjonctivite, nez qui coule, nez bouché, éternuements, démangeaisons, etc. En revanche, se manifestent parfois aussi des symptômes dits atypiques : ceux-ci doivent attirer l'attention et donner lieu à des investigations ORL supplémentaires qui relèvent du spécialiste. Pourquoi ? Parce que ces signes peuvent cacher une polypose nasale par exemple ou encore révéler un cancer nasopharyngien.Pour ne pas passer à côté de ces affections graves, sept symptômes atypiques doivent donner l'alerte.   7 signaux d'alerte   Douleurs. Saignements. Unilatéralité des symptômes. Ecoulement purulent. Perte d'odorat. Echec de traitements bien conduits. Récidive des symptômes.   Isabelle Eustache

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10 conseils pour vivre avec un herpès

Pas moins de 3 millions de Français seraient touchés par un herpès. Cette maladie virale hautement contagieuse peut toucher le visage, avec notamment le bouton de fièvre, ou d'autres parties du corps, comme avec l'herpès génital. La vie quotidienne nécessite quelques ajustements. Dix conseils pratiques. Petit rappel sur les crises d'herpès et le traitement Une crise d'herpès est douloureuse et peu esthétique, mais elle s'accompagne également d'un risque très important d'une contamination de l'entourage. Dès les signes annonciateurs d'une crise d'herpès (picotements, démangeaisons, sensations de brûlures, engourdissements, douleurs…), le risque de transmission du virus est élevé, avant même la formation des bouquets de vésicules, lesquelles sont remplies d'un liquide qui contient le virus.Evitez tout contact dès les premiers signesLors des signes précurseurs et pendant la crise, il convient donc d'éviter tous contacts directs comme les baisers en cas d'herpès labial et les relations sexuelles en cas d'herpès génital. Côté traitement, on ne sait pas guérir d'un herpès. En revanche, il existe un antiviral (aciclovir et valaciclovir) capable de diminuer la fréquence des crises d'herpès et leur intensité. 10 conseils pour mieux vivre les crises d'herpès 1. ConsultezAu moindre doute, il faut consulter (médecin traitant, dermatologue, gynécologue ou urologue) et de préférence pendant une crise d'herpès afin de faciliter le diagnostic, de guérir plus rapidement la crise en cours et de limiter la contagion.2. Identifiez vos propres facteurs déclenchants Cela afin de limiter la fréquence de vos crises, de prendre votre traitement préventif le plus tôt possible et là encore de limiter la contagion : stress, exposition au soleil, consommation d'alcool, fatigue, fièvre, règles menstruelles, traumatismes locaux, etc.3. Repérez les signes annonciateurs d'une crise d'herpès4. En cas de contact avec une lésion, lavez-vousAprès un contact avec les lésions, lavez-vous systématiquement les mains pour éviter une contamination d'une autre partie du corps ou de votre entourage. Evidemment, évitez de toucher ou de gratter les lésions et ne touchez pas vos yeux (risque d'herpès oculaire).5. Nettoyez les parties touchéesMaintenez les parties atteintes propres en les lavant à l'eau et au savon puis en les séchant (au sèche-cheveux à faible chaleur si nécessaire).6. Evitez les pansementsEvitez de panser les lésions car elles cicatrisent mieux à l'air libre. En revanche, lors de courts moments de contacts indispensables (comme s'occuper d'un petit enfant), il est possible d'utiliser un pansement étanche pour renforcer les mesures de précaution.7. Evitez de camoufler les lésions avec du maquillage8. Ne partagez pas votre serviette de toilette ni votre brosse à dents9. Herpès labial Evitez d'embrasser, de parler trop près et de postillonner particulièrement en présence d'un nouveau-né, d'une femme enceinte, de personnes atteintes d'un eczéma atopique ou de tout autre sujet ayant des défenses immunitaires affaiblies. De la même façon, n'échangez pas vos couverts et chacun boit dans son verre. Evitez les rapports sexuels oro-génitaux car un herpès labial peut donner un herpès génital et vice versa. 10. Herpès génital Utilisez un préservatif lors des rapports sexuels. L'abstinence est parfois recommandée lors des poussées (pour éviter contamination, propagation et aussi parce que les rapports peuvent devenir douloureux). Le mieux est d'en discuter avec son médecin. Les femmes enceintes doivent signaler à leur médecin toute poussée d'herpès génital. Evitez de porter des vêtements serrés (jeans, collants…) et des sous-vêtements synthétiques pour limiter l'humidité.   Isabelle Eustache

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Nez bouché et sinusites à répétition : qu'est-ce que la polypose naso-sinusienne ?

Sous ce nom compliqué se cache une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale qui se caractérise par le développement de polypes. Résultat : nez bouché, nez qui coule, sinusites, odorat perturbé et migraines. La polypose naso-sinusienne peut aller jusqu'à entraîner une gêne très importante. Faites-vous partie des 2% de Français atteints de polypose naso-sinusienne ? Quels sont les symptômes de la polypose naso-sinusienne ? La polypose naso-sinusienne est une affection très peu diagnostiquée car elle se manifeste par des symptômes très courants comme une obstruction nasale, un nez qui coule ou des maux de tête. Mais à long terme, les polypes, qui siègent dans la muqueuse nasale et qui finissent par encombrer les sinus, provoquent des sinusites à répétition et des modifications de l'odorat. Ces symptômes sont plus ou moins permanents et évoluent souvent par des poussées répétitives. La gêne fonctionnelle peut être très importante.A noter également que la polypose naso-sinusienne est souvent associée à l'asthme et à une intolérance à l'aspirine. Etes-vous atteint d'une polypose naso-sinusienne ? Si vous faites souvent des sinusites et que votre nez vous gêne très souvent, il semble opportun de prendre rendez-vous chez un ORL. Celui-ci pourra porter le diagnostic en réalisant un examen clinique incluant s'il le faut une endoscopie des sinus, puis en prescrivant un scanner des sinus afin d'examiner précisément les différentes cavités nasales et sinusiennes et d'apprécier la sévérité de la maladie. Traitement de la polypose naso-sinusienne par corticoïdes Le traitement de la polypose naso-sinusienne repose sur des pulvérisations nasales quotidiennes de corticoïdes à poursuivre à vie. Cette prise en charge est complétée en cas de poussées par une cure courte de corticoïdes par voie orale (en comprimés). S'il est bien suivi, ce traitement est très efficace et permet de se débarrasser des symptômes. Il arrive cependant que la polypose naso-sinusienne résiste aux corticoïdes. Par ailleurs, le nombre de cures courtes de corticoïdes orales doit être limité à 3 par an, afin d'éviter tout risque de complications à la corticothérapie. On recourt alors à la chirurgie afin d'ôter les polypes.Attention, cette intervention très délicate ne permet pas de guérir, mais de diminuer les symptômes. Et ensuite, le traitement par corticoïdes restera nécessaire. En revanche, le nombre de cures orales sera diminué et la qualité de vie améliorée. Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Sport : comment prendre soin de ses pieds ?

Transpiration, frottements, lésions, infections,… les pieds du sportif sont potentiellement l'objet de divers traumatismes. Comment prendre soin de ses pieds pour éviter ces inconvénients et pratiquer un sport sereinement. Transpiration des pieds Si les pieds transpirent dans les chaussures, ils risquent de macérer. Pour limiter la transpiration des pieds, on recommande de choisir des chaussures suffisamment aérées et de porter des chaussettes. Si la macération n'est pas bénéfique, c'est aussi parce qu'elle favorise les infections. Mais attention, ces mêmes infections sont renforcées par le fait de marcher pieds nus dans les vestiaires, les douches, les piscines.Il est ainsi conseillé de veiller à bien sécher ses pieds, même entre les orteils, et de les observer régulièrement à la recherche de toute mycose, onychomycose ou verrue plantaire naissantes. Frottements à limiter pendant le sport Les inévitables frottements entre le pied et la chaussure sont parfois responsables de lésions : ampoules, plaies, hyperkératoses (épaississement local de la peau), cors, fissures au niveau du talon, etc. Pour les minimiser, on recommande de privilégier les terrains qui ne renvoient pas les chocs, mais qui les absorbent, comme les pistes ou l'herbe. Autrement, mieux vaut éviter autant que possible le bitume ou le béton. Les frottements peuvent également être prévenus par de bonnes chaussures et chaussettes. Les chaussures du sportif   Essayage en fin de journée, après 17 heures, avec un laçage correct. Ne pas hésiter à faire quelques foulées dans le magasin. Entretien régulier : nettoyage en ôtant boue et cailloux incrustés dans les semelles. Séchage des chaussures après chaque séance, à distance de toute source de chaleur.   Les chaussettes   En coton, suffisamment larges et changées régulièrement. Mousse, talc, crème anti-frottement peuvent être utilisés, tout comme les pansements ou les semelles sur mesure. Idéalement, un bilan podologique peut se révéler précieux pour apprendre à soigner ses pieds de façon personnalisée. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Jambes lourdes : pourquoi l'été est-elle la pire des saisons ?

Pour celles qui souffrent de jambes lourdes, l'été n'est pas seulement la belle saison.C'est aussi le moment de l'année où les problèmes de circulation sont les plus manifestes.Mais pourquoi ce phénomène, et comment passer un été confortable ? Pourquoi la chaleur est mauvaise pour les jambes lourdes La première raison, c'est la température.Pour maintenir notre température interne à un niveau toujours stable, notre corps a différentes méthodes pour se rafraîchir. L'une d'entre elles consiste à augmenter la circulation sanguine près de la peau, ce qui favorise la déperdition de chaleur. Et la manière de parvenir à ce but est de diminuer la contraction des veines. Or les jambes lourdes sont précisément causées par un défaut de contraction de veines, qui diminue le retour veineux. On comprend donc aisément que les symptômes empirent pendant l'été ! C'est d'ailleurs souvent à la saison chaude que l'on découvre que l'on a des problèmes de jambes lourdes. Comment réagir en cas de jambes lourdes ? L'été, c'est souvent la saison où l'on s'expose le plus à la chaleur. Siestes au soleil, voyages sous les tropiques, nous cherchons le beau temps et c'est normal.Vous souffrez toute l'année de jambes lourdes ? Souvenez-vous que la modération est de mise !Si vous avez vraiment envie de passer vos vacances allongée sur la plage, essayez au moins de marcher de temps en temps pour activer le retour veineux. Eté et jambes lourdes : les chaussures jouent aussi En été, nous changeons aussi nos habitudes vestimentaires - en général, c'est plutôt mieux pour les jambes lourdes : il s'agit de vêtements plus légers et plus amples.Mais quand il s'agit de nos pieds, c'est un peu la catastrophe !Entre les sandales qui ne sont pas toujours tout à fait à la bonne taille et qui nous serrent les pieds, et les tongs qui sont souvent trop plates, difficile de trouver les bonnes chaussures.Comment réagir ? Pour commencer, bien sûr, essayez de choisir des chaussures confortables, plates, et qui ne vous serrent pas. Mais profitez aussi de l'été pour marcher aussi souvent que possible pieds nus. C'est bon pour le retour veineux, donc pour lutter contre les jambes lourdes et très agréable !   Cet été, quelles solutions pour des jambes plus légères ? La bonne nouvelle, c'est qu'en été l'un des conseils anti-jambes lourdes devient très agréable à mettre en oeuvre : il s'agit de prendre des bains de pieds froids, ou de doucher ses pieds à l'eau froide. Les gels rafraîchissants pour jambes lourdes sont aussi plaisants. Mais n'oubliez pas d'autres mesures de la vie quotidienne, comme dormir avec les pieds légèrement surélevés, se masser de temps en temps les pieds et les jambes, et éviter les épilations à la cire chaude.Et bien sûr, pensez encore plus en été à prendre votre traitement anti-jambes lourdes ! Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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