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Tous nos articles Santé - Page 18

Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !

Surpoids de l'enfant : 4 règles pour maigrir et se sentir mieux

Le Dr Vincent Boggio du CHU de Dijon a élaboré une méthode à l'intention des parents et de leur enfant en surpoids. Très originale, elle a la particularité d'être très stricte sous certains aspects (aucune exception n'est tolérée) et très souple sous d'autres (aucun aliment n'est interdit). Un enfant en surpoids est rarement bien dans sa peau. Cette méthode du Dr Vincent Boggio, dénommée " papillote ", devrait lui permettre d'acquérir sur le long terme des principes de comportements simples et efficaces pour perdre du poids progressivement, ne pas en reprendre et se sentir bien dans sa peau. À noter que cette méthode a été testée par 27 ans de pratique a-t-il confié. Quelles sont les 4 règles de la méthode " Papillote " ? 1) Ne pas se resservir. 2) Manger uniquement pendant les repas. 3) Marcher 30 minutes par jour. 4) Ne jamais être seul(e) à la maison. Ces 4 règles sont simples et doivent être respectées à la lettre. Aucun écart n'est autorisé. Il ne faut pas " essayer de ", " limiter " ou " éviter ", mais suivre rigoureusement l'ensemble de ces 4 consignes, et systématiquement tous les jours ! L'enfant doit certes être aidé par ses parents, mais doit aussi bien comprendre les règles et l'impossibilité d'y déroger. En contrepartie, aucun aliment n'est interdit, ni inversement imposé. Petites explications complémentaires Marcher est l'activité la plus naturelle de l'enfant. Il doit donc cumuler un minimum de 30 minutes de marche par jour. En parallèle, il peut regarder la télé ou faire des jeux sur l'ordinateur, à discrétion de ses parents, évidemment. Le repas est un moment pendant lequel l'enfant est assis, à une table, avec des couverts et avec quelqu'un d'autre à côté de lui. Tout aliment, quel qu'il soit (même une barre chocolatée), qui a été désiré en grignotage (et qui n'a donc pas été consommé puisque le grignotage n'est pas autorisé), doit être proposé au dessert du repas suivant. Le goûter ne comporte qu'un seul aliment, qui peut être une viennoiserie, un sachet individuel de chips, un yaourt, une boisson sucrée... Toute boisson sucrée doit être considérée comme un aliment solide. Les parents ne doivent plus prendre d'apéritif entre amis ou en famille. Ce moment de l'apéritif est un véritable piège pour l'enfant. Et même s'il n'y a que des radis, ce grignotage juste avant le repas modifie son appétit. Les parents doivent rendre ce service à leur enfant. L'autre contrainte pour les parents est souvent de faire en sorte qu'il ne soit plus seul à la maison. En conclusion, parents et enfants sont impliqués et c'est ensemble qu'ils gagneront une perte de poids et qu'ils savoureront un nouveau bien-être. À " La méthode papillote. Pour les enfants qui ont des kilos en trop ", Vincent Boggio, éditions Odile Jacob. Isabelle Eustache

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Où aller et comment voyager avec bébé ?

Parents ou grands-parents peuvent avoir l'idée d'emmener bébé en voyage avec eux. Voici les conseils de la Société francaise de pédiatrie. Où est-il préférable d'aller ? Quelles précautions ? Et autres astuces pour le confort et la sécurité de l'enfant. Où partir en voyage avec bébé ? - Privilégiez les destinations à climat tempéré, surtout jusqu'à l'âge de 18 mois, afin de diminuer les risques de déshydratation. - Les destinations lointaines ne sont à envisager qu'à partir de 2 ou 3 ans, et sous réserve de trois conditions : 1. Éviter les endroits où les vaccins sont obligatoires 2. Éviter ceux où sévit le paludisme 3. Éviter les destinations à risque de gastro-entérites. - Malgré tout, en cas de destinations lointaines, il faut vérifier la mise à jour du calendrier vaccinal bien avant le départ. - Une consultation est obligatoire avant de partir pour un pays en voie de développement. L'exigence ou la faisabilité de certaines vaccinations seront évaluées en fonction de l'âge de l'enfant (vaccin contre la fièvre jaune, typhoïde, hépatite A). - Enfin, il est préférable d'éviter les destinations avec un décalage horaire qui risque de perturber le rythme du bébé, et sinon, d'éviter les décalages de plus de 3 heures. Comment partir avec un bébé ? - Le train est l'idéal, c'est confortable et reposant pour les parents. La climatisation accélérant la déshydratation, il faut prévoir d'hydrater l'enfant régulièrement. - La voiture est un moyen de transport courant, qui nécessite un siège auto adapté à l'âge de l'enfant et un pare-soleil. La plupart des objets doivent être rangés dans le coffre en cas de freinage brusque. - Un bébé peut prendre l'avion à partir de 3 semaines, excepté en cas d'otite. Il est important de donner à boire à l'enfant au moment du décollage et de l'atterrissage afin de favoriser l'entrée et la sortie d'air de ses oreilles. Il est généralement nécessaire de couvrir l'enfant en raison de la climatisation. Tout comme en train ou en voiture, l'enfant doit être régulièrement hydraté en avion. Bébé voyage, les indispensables à emporter Le carnet de santé. Les ordonnances en cas de traitement médical. Une trousse de secours (thermomètre, pansements, désinfectant, pince à échardes, désinfectant oculaire, comprimés pour stériliser les biberons, paracétamol -type doliprane- contre la fièvre). Des sachets de réhydratation pour pouvoir réagir très rapidement en cas de déshydratation. Un emballage thermos et une bouteille d'eau minérale ou de source pour parer à un coup de chaleur. Une protection solaire d'indice élevé pour les enfants de plus de 6 mois. Un chapeau ou casquette. De la Biafine en cas de rougeur. Un produit anti-moustiques et, selon la destination, une moustiquaire. Isabelle Eustache

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Les jouets, des nids à microbes ?

A l'école, à la crèche, chez des amis ou chez le médecin les jouets passent de mains en mains et de microbes en microbes par la même occasion... Quelle attitude adopter? Interdire ou quelques précautions suffisent ? microbes grouillent dans leurs salles d'attente: chaque patient apporte avec lui son lot de bactéries et de virus. Selon une récente étude, les salles d'attente des pédiatres et en particulier les jouets qui s'y trouvent seraient de véritables bouillons de culture. Parmi les plus connus, on retrouve par exemple les virus responsables du rhume, de la grippe, de la bronchiolite ou encore de la grippe intestinale. Une raison valable pour interdire à vos bambins de s'amuser avec ces jouets? Non, ceux-ci sont très importants, ils permettent à votre enfant de ne pas voir le temps passer et de ne pas penser au rendez-vous qui l'attend. Pour éviter que vous ne vous crispiez dès que votre enfant touche l'un de ces jouets, voici quelques précautions qui permettent de limiter les risques de contagion. Ne venez pas les mains vides: une bonne alternative aux jouets du pédiatre est d'amener... les vôtres! Présentez de préférence à votre enfant les jouets aux surfaces lisses. Ceux-ci se désinfectent plus facilement. A l'inverse, évitez les jouets composés de petites pièces, les jouets en tissu et les peluches. Assurez-vous qu'il ne mette pas les jouets en bouche. Lavez les mains de votre enfant juste après son rendez-vous. Pensez aussi aux autres enfants et lavez lui les mains avant d'aller chez le médecin. Evitez de venir avec plusieurs enfants à la consultation. Des contacts qui renforcent le système immunitaire  

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Choisir un soutien-gorge

Les boutiques spécialisées, tout comme les rayons lingeries des moyennes et grandes surfaces ne se cachent plus. Au même titre que n'importe quel produit, les vitrines s'affichent, voire racolent. Il ne faut pas pour autant sacrifier le maintien et le confort pour la mode. Les seins sont fragiles, ils ne faut pas les malmener au quotidien ni lors des activités sportives. Voici votre guide d'achat soutien-gorge. L'indispensable soutien-gorge! La fragilité des seins est réelle et tout dommage irréversible. En effet, ils ne contiennent pas de muscle. Aussi, s'ils sont mal soutenus ou s'ils subissent des mouvements brutaux, les fibres qui les constituent se distendent et la poitrine s'affaisse de facon définitive. Il est donc impératif de porter quotidiennement un soutien-gorge bien adapté. Et lors d'une pratique sportive, de recourir à un soutien-gorge spécial. Conseils de base pour bien choisir un soutien-gorge   Il est toujours recommandé d'essayer un soutien-gorge avant de l'acheter. Oubliez donc les achats par correspondance. Un bon soutien-gorge maintient bien la poitrine, mais ne la comprime pas. Il ne laisse donc aucune marque sur la peau, tant au niveau des épaules que du dos. Misez toujours sur le confort. Avant de vous laissez emporter par la coquetterie, souvenez-vous que vous allez le porter toute la journée ! La taille du soutien-gorge se définit par le tour de dos (85, 90, 95...) et la profondeur du bonnet (A, B, C...). Sachez que plus ces deux valeurs seront adaptées à votre morphologie, plus votre poitrine sera mise en valeur. Les bretelles élastiques offrent le plus de confort et de souplesse, à condition de bien les régler et de les réajuster très régulièrement. Evitez les brassières (à moins d'avoir des petits seins) car elles ne soutiennent pas suffisamment. De la même facon, renoncez aux matières très extensibles (lycra, élasthane...). En ce qui concerne les armatures, d'un côté elles apportent davantage de soutien, d'un autre, un peu moins de confort. La seule règle à respecter est de veiller à ce qu'elles ne gênent pas la poitrine, ni ne la blessent. Parallèlement, changer souvent de forme varie les éventuels points d'appui. Si votre poitrine est lourde, misez impérativement sur le maintien. Ainsi, les formes classiques sont mieux adaptées que les balconnets. Les bonnets doivent être bien englobant et les bretelles larges.   Poitrine, sport et soutien-gorge Il existe des gammes de soutiens-gorge adaptés pour le sport. Leur objectif est de limiter l'amplitude des mouvements des seins, sans les comprimer pour autant. En règle générale, ils ne contiennent pas d'armatures afin de ne pas blesser, les bretelles sont larges et non réglables pour optimiser le soutien, leur matière permet d'évacuer rapidement la transpiration (souvent majoritairement en coton). Les dos en X ou en Y sont intéressants car ils offrent une meilleure liberté de mouvements. Là encore, l'essayage est très important. Profitez-en pour réaliser quelques mouvements. Au final, vous devez oublier que vous en portez un ! Isabelle Eustache

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Don d'organes, mode d'emploi

Don d'organes, mode d'emploi Source: Agence de la Biomédecine - www.dondorganes.fr Qui peut bénéficier d'un don d'organes ? Pour bénéficier d'une greffe d'organes ou de tissus, les malades sont inscrits par leur médecin et leur établissement de santé sur la liste nationale d’attente gérée par l’Agence de la biomédecine. L'attribution des organes dépend des priorités médicales et d'un certain nombre d'autres critères (distance entre le centre de prélèvement et le centre de greffe,...). Certains patients de la liste d’attente sont prioritaires : les enfants, les receveurs dont la vie est menacée à très court terme, les receveurs pour lesquels la probabilité d’obtenir un greffon est très faible du fait de caractéristiques morphologiques ou immunogénétiques particulières. Dans quels cas ne prélève-t-on pas les organes ? Certains défunts, pour lesquels un prélèvement est envisagé se révèlent être non prélevables pour des raisons médicales ou logistiques. Pour d’autres, le prélèvement est refusé du fait du refus du défunt qui s’était inscrit de son vivant sur le registre national des refus ou dont l'opposition a été exprimée par ses proches. Actuellement, près d’un prélèvement sur deux ne peut avoir lieu soit par refus soit pour cause médicale. Qui sont les proches qui seront consultés par les médecins ? Par « proches », on entend la famille, le conjoint, le partenaire de PACS ou toute autre personne vivant en grande proximité avec le défunt. La consultation des proches sur le don d’organes est réalisée par l’équipe de coordination hospitalière du prélèvement, peu après l’annonce du décès par le médecin réanimateur de l’hôpital. Quelles sont les étapes du don à la greffe ? Lorsqu'un prélèvement est possible, chaque minute compte. Chacun sait ce qu’il doit faire. Cette coordination entre les acteurs est indispensable pour que les organes qui ont pu être prélevés soient greffés dans les meilleures conditions. C’est une chaîne de vie : la chaîne du don à la greffe. Pour en savoir plus: www.dondorganes.fr

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L’activité physique contre la maladie

Bientôt, les médecins traitants pourront prescrire de l’activité physique aux patients atteints d’affections de longue durée (ALD). Bouger constitue en effet un élément efficace de la prise en charge de nombreuses maladies. C’est aussi l’un des meilleurs moyens de les prévenir. Le point avec deux experts, les professeurs Martine Duclos et François Carré. « Prendre un chien. » C’est ce qu’a déjà écrit, sur l’ordonnance destinée à l’un de ses patients, le Pr François Carré, cardiologue et physiologiste de l’exercice musculaire à l’hôpital Pontchaillou de Rennes. Caniche ou lévrier, peu importe. L’essentiel réside dans l’obligation de sortir quotidiennement l’animal, de marcher régulièrement pour le contenter. Bref, de bouger. Le médecin aurait pu se contenter de conseiller à son patient de se mettre au sport mais, assure le Pr Carré, « le fait de le prescrire rend les choses plus officielles et leur confère plus de poids ».   Combattre les idées reçues Le sport sur ordonnance ? L’idée est déjà expérimentée depuis quelques années à Strasbourg, Rennes, Clermont-Ferrand ou encore Biarritz. Bientôt, tous les médecins traitants pourront à leur tour prescrire de l’activité physique. C’est le sens de l’amendement déposé par quatre députés et adopté, dans le cadre du projet de loi relatif à la modernisation du système de santé, le 27 novembre dernier par l’Assemblée nationale. Concrètement, les patients recevront une ordonnance leur permettant de se tourner vers une structure habilitée à prendre en charge des malades dans une optique de sport-santé. « Il s’agit d’une excellente mesure », se félicite le Pr Martine Duclos. Pour la chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand, « prescrire de l’activité physique est un acte fort. Cela permet de lever les freins que pourrait avoir le patient qui associe souvent le fait de bouger à un risque d’infarctus, de fatigue… Beaucoup pensent que l’activité physique n’est pas recommandée chez une personne qui serait déjà éprouvée par la maladie, ou que seuls les médicaments sont nécessaires pour traiter des pathologies graves. Autant de fausses idées que la reconnaissance de cette prise en charge par le législateur va contribuer à combattre. » Accoler sur une même ordonnance sport et médicaments revient, de surcroît, à conférer à ces deux approches thérapeutiques une même importance. « Il s’agit de deux approches plus que complémentaires, confirme le Pr Duclos. Dans le cadre d’une pathologie, il faut souvent penser à l’activité physique ou sportive et, d’une façon générale, aux modifications du mode de vie – avant de se tourner vers les médicaments. »   10 millions de candidats potentiels La loi encadre les cas dans lesquels l’activité physique pourra être prescrite. Seuls les malades souffrant d’affections de longue durée (ALD) bénéficieront de cette mesure, ce qui représente près de 10 millions de personnes atteintes de cancers, maladies coronaires, sclérose en plaques (SEP) ou diabète. Pour toutes ces maladies, preuve est faite de l’intérêt de bouger. C’est le cas des cancers du sein et du côlon, pour lesquels les risques de récidive reculent de 40 à 50 % lorsqu’on pratique régulièrement une activité physique. Il est même recommandé de commencer dès le diagnostic posé pour diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie et la fatigue qui persiste parfois des années après l’arrêt du traitement. « Les avantages de l’activité physique ou sportive sont également observés après un infarctus du myocarde : les risques de récidive peuvent être divisés par deux », avance le Pr Duclos. Chez les patients souff rant de diabète de type 2 ou d’hypertension artérielle, le traitement médicamenteux peut parfois être allégé grâce à une pratique sportive régulière. Et dans la prise en charge de l’obésité, le sport permet de maintenir la perte de poids sur le long terme. « Plus largement, l’activité physique fait partie de la prise en charge de presque toutes les maladies, en particulier celles liées à notre mode de vie », assure la chef de service.   Jamais trop tard pour commencer Faudrait-il alors étendre la possibilité de prescrire du sport sur ordonnance à toutes les pathologies, voire en prévention ? Ce serait aller trop loin, estime Martine Duclos. « On ne peut pas se substituer à la volonté des patients, mais il reste important d’informer dès l’école primaire de l’importance de bouger. » Une sensibilisation précoce serait d’autant plus urgente que seuls 10 % des enfants atteignent les recommandations (une heure d’exercice physique par jour), contre 30 à 40 % des adultes (trente minutes quotidiennes). Or un enfant actif a plus de chances de le rester à l’âge adulte. En d’autres termes, « le mode de vie est impulsé dès l’enfance ». Il ne faut donc pas attendre d’être malade pour bouger. Car si l’activité physique aide à soigner de nombreuses maladies, elle est encore plus efficace en prévention primaire, c’est-à-dire pour éviter que les maladies n’apparaissent. « Quel que soit l’âge, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, souligne le Pr Carré. Cela peut prendre diverses formes : marche, natation, mais aussi vélo, jardinage, tâches domestiques ou promenade du chien. L’essentiel, c’est de lutter contre la sédentarité qui cause davantage de morts dans le monde que le tabac. » La pratique quotidienne de vingt à trente minutes d’exercice à un niveau d’essoufflement modéré suffit ainsi à faire baisser le risque de développer de multiples affections (cancers, dépression…).   Avis d'expert « On parle de sport sur ordonnance, mais il est préférable de conseiller l’activité physique au sens large. Le sport n’est qu’un type d’activité physique très structurée, avec ses règles, parfois contraignantes, et une notion de performance. L’essentiel est de se remuer, peu importe que l’effort soit encadré. » Pr Martine Duclos, chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand.  

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Trier ses médicaments : un geste éco-santé

Il nous est conseillé de faire régulièrement le ménage dans nos médicaments pour écarter les produits périmés et éviter les accidents. Rapportées chez le pharmacien, les boîtes seront reprises par l’association Cyclamed, puis détruites. En 2014, plus de 12 000 tonnes de médicaments ont été collectées. Pensez à sortir régulièrement de votre armoire à pharmacie les médicaments qui ont dépassé la date de péremption ainsi que tous ceux qui, une fois entamés, se conservent peu de temps : collyres, certains sprays et collutoires, sirops qui cristallisent... Vous éviterez les risques de confusion médicamenteuse. Pourquoi rapporter ses médicaments à la pharmacie ? Tous les médicaments, périmés ou non, ainsi que les contenants vides qui peuvent conserver des traces du produit (inhalateurs), ne doivent pas être jetés dans une poubelle et encore moins dans les toilettes ou les éviers. Ils polluent l’eau, les sols, et sont susceptibles de perturber le fonctionnement des stations d’épuration. La solution : les rapporter dans une pharmacie, à l’exception des seringues, qui pourraient représenter un risque pour le personnel officinal. Ils sont ensuite traités par le réseau Cyclamed, un éco-organisme qui brûle la totalité des produits récupérés et les transforme en électricité et en chaleur. En revanche, quels sont ceux que l’on peut conserver ? Après avoir bien vérifié les dates de péremption, il est recommandé de conserver les médicaments qui sont utilisés régulièrement ou de façon plus espacée, comme le paracétamol, les corticoïdes pour les allergies, la crème pour les brûlures ou les courbatures, les antihistaminiques, les désinfectants, etc. Un échange avec le médecin ou le pharmacien peut aider à déterminer ce qu’il est important de garder chez soi. Importance de la collecte En 2014, 12 056 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) ont été collectées par les pharmacies françaises, soit une hausse de 1,7 % par rapport à 2013. Cette augmentation s’explique par une implication plus forte des citoyens et des pharmaciens. Huit Français sur dix déclarent déposer leurs MNU chez le pharmacien. Ce sont les seniors et les femmes qui sont parmi ceux qui rapportent le plus de médicaments.   En savoir plus www.cyclamed.org  

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Plus de 500 centres de santé ouverts à tous

Médecine générale, gynécologie, dermatologie… La Mutualité Française met à votre disposition plus de 500 centres médicaux et polyvalents. Dans leur cahier des charges, des soins de qualité en tiers payant, mais aussi de la prévention. Si l’histoire des centres de santé remonte au XVIIe siècle et aux premiers dispensaires, leur essor date véritablement des années 1960. C’est à cette période qu’est planifi é le développement des centres de santé en permettant notamment à des sociétés mutualistes de les gérer. À l’époque, l’offre de soins est assez faible et inégalement répartie. Les mutuelles créent donc de nouveaux centres médicaux avec, pour principe, d’accueillir tous les publics, sans discrimination. Cette préoccupation se traduit par un accès à des soins de qualité le plus large possible en termes géographiques et par l’application de conditions financières avantageuses. Ces centres pratiquent des tarifs conventionnés (sans dépassement d’honoraires – secteur 1), le tiers payant et proposent des tarifs maîtrisés pour les actes mal remboursés par la Sécurité sociale, comme les soins dentaires. Pluridisciplinarité Aujourd’hui, le réseau national des centres de santé mutualistes (RNCSM) compte 53 centres médicaux et polyvalents, 472 centres dentaires qui couvrent quasiment tout l’Hexagone, 373 centres d’audition et 23 centres de soins infirmiers (par tradition majoritairement implantés dans les zones rurales). Au total, ces espaces regroupent quelques 1 000 médecins, 1 700 chirurgiens dentistes, 400 audioprothésistes et 130 infirmiers. Autre atout : les centres médicaux offrent une large palette de spécialités. Gynécologie, dermatologie, allergologie, radiologie, rhumatologie, cardiologie, pédiatrie, ostéopathie… autant de disciplines accessibles à des tarifs et dans des délais bien meilleurs que ceux généralement pratiqués par la médecine de ville classique. Deux arguments de poids si l’on en croit une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes), publiée en juin 2014. Selon cette étude, 17,1 % des Français déclarent avoir renoncé à des soins à cause des délais d’attente pour obtenir un rendez-vous dans certaines spécialités (ophtalmologie…), tandis qu’ils sont 25,7 % à mettre en avant la problématique du coût. Les renoncements, dans ce dernier cas, concernent surtout l’optique et le dentaire, précise l’enquête. C’est là que l’offre mutualiste, notamment en matière de soins dentaires, prend tout son sens. Si les centres dentaires proposent principalement soins courants et prothèses, un tiers d’entre eux pratique également l’orthodontie et un quart, l’implantologie. Prise en charge globale Dans un contexte où l’exercice regroupé est recherché, les centres de santé ont un avantage sur les nouvelles structures pluridisciplinaires qui voient le jour depuis un peu plus d’une décennie, à l’instar des maisons de santé : leur antériorité. De fait, la coopération pluri-professionnelle y est bien rodée. Ce qui permet une prise en charge globale du patient avec, par exemple, la mise en place d’un suivi et de projets thérapeutiques décidés en équipe pour ceux qui souffrent de maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou rénale, hypertension…). Leur parcours est consigné dans un dossier médical unique, disponible à tout moment. Ce principe de partage entre professionnels répond également à l’une des missions premières des centres de santé : la prévention. Pionniers en la matière, les centres de santé s’impliquent depuis toujours dans la promotion de la santé, tant à titre individuel que collectif : éducation à la santé (vaccination, hygiène buccodentaire…), actions de dépistage (cancer du sein, risques cardiovasculaires, caries…) et suivi des patients chroniques font partie de l’arsenal préventif. Leur mission est facilitée par leur grande proximité avec les populations environnantes. La garantie pour celles-ci d’obtenir des réponses adaptées à leurs besoins. Et surtout de conserver une permanence des soins dits de « premier recours », qui n’exclut aucun public.   En savoir plus Pour trouver le centre de santé mutualiste le plus proche de chez vous, rendez-vous sur : www.centres-sante-mutualistes.fr

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Vrai-faux : les pieds, ces malmenés

Les pieds ont aussi leur Journée nationale. Cette année, ce sera le 9 juin. C’est vrai qu’ils ne déméritent pas : ils endurent au minimum 5 000 à 6 000 pas chaque jour. Et selon l’Union française pour la santé du pied (UFSP), 65 % des Français se plaignent de douleurs aux pieds. Ce qu’il faut savoir. Les chaussures à talon sont les pires ennemies des pieds Faux : Jusqu’à 5 cm, les talons se portent facilement au quotidien, surtout s’ils sont larges. En revanche, évitez les talons de 8 ou 9 cm de haut car ils peuvent générer des troubles de l’équilibre et des articulations. Les mauvaises odeurs sont dues à la transpiration Vrai : Enfermés toute la journée, les pieds transpirent. L’humidité stagne et peut provoquer mycoses, verrues et mauvaises odeurs. Une fois lavés et séchés, les pieds n’ont pas d’odeur. Les odeurs nauséabondes proviennent donc souvent des chaussures elles-mêmes. Pensez à en nettoyer l’intérieur régulièrement en le tamponnant avec un coton très légèrement imbibé d’alcool à 70 °C. Et rangez-les dans un endroit aéré. Les ampoules sont bénignes Faux : L’ampoule n’est pas anodine car c’est une brûlure. Si elle s’infecte, elle peut dégénérer très vite, surtout chez les diabétiques. Certains signes peuvent alerter : une zone enflée, rouge et douloureuse qui s’étend autour de la cloque, des écoulements, voire, dans les cas extrêmes, de la fièvre. Le pied gonflé en fin de journée est banal Vrai et faux : Il est normal que vos pieds gonflent en été, car la chaleur augmente la rétention d’eau. En revanche, l’hiver, si vos pieds gonflent, cherchez les responsables : des problèmes de retour veineux, des chaussures étroites, une mauvaise posture, une source de chaleur diffusée près du sol ou une alimentation trop riche en sel favorisant la rétention d’eau. L’hallux valgus concerne en majorité les femmes Vrai : L’hallux valgus est une déformation de l’os situé derrière le gros orteil, qui bifurque vers l’extérieur. Il concerne essentiellement les femmes. Le facteur héréditaire joue un grand rôle dans l’orientation de cet os : si les femmes de votre famille s’en plaignaient, surveillez-le. Évitez de toute façon les chaussures étroites, qui compriment vos orteils, et les collants trop serrés, pour la même raison. L’hallux valgus se soigne très bien en chirurgie ambulatoire.

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Le cancer colorectal : prévenir pour le guérir

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents et des plus meurtriers après 50 ans. Heureusement, lorsqu’il est détecté assez tôt, les chances de guérison augmentent considérablement. Grâce notamment au dépistage organisé, la mortalité a diminué de 21 % en vingt ans. À vous d’agir !   Une maladie qui nous concerne tous Le cancer colorectal touche tout le monde, hommes et femmes. S’il ne survient dans 95 % des cas qu’après 50 ans, il est malgré tout très fréquent. Avec 42 000 nouveaux cas chaque année, il est celui qui atteint le plus de personnes après les cancers du sein et de la prostate. Le cancer colorectal est aussi le plus meurtrier après le cancer du poumon.   Le meilleur moyen de se protéger ? Le dépistage ! Le stade auquel la maladie est détectée, puis prise en charge, est crucial pour vaincre le cancer. Diagnostiqué au stade IV, le dernier, le taux de survie au cancer colorectal n’est que de 5 %. Mais repéré au stade I, ce taux monte… à 94 % ! D’où l’importance d’effectuer des dépistages réguliers entre 50 et 74 ans, la tranche d’âge jugée à risques pour ce cancer. Chez les personnes dépistées, ce cancer se guérit, dans 9 cas sur 10. En France, ce dépistage est organisé à l’échelle nationale, avec une efficacité prometteuse grâce à l’utilisation du nouveau test immunologique.   Une démarche simple et gratuite Grâce au dépistage du cancer colorectal, vous recevez, à partir de 50 ans, une invitation pour réaliser un test de dépistage, à renouveler tous les 2 ans. Pris en charge par l’Assurance Maladie, ce test à réaliser chez soi, avec l’accord préalable de votre médecin traitant, est gratuit. Il consiste à détecter la présence éventuelle de sang dans les selles. Parlez-en avec votre médecin traitant !   Les symptômes qui doivent alerter Signalez toujours à votre médecin traitant les symptômes suivants : présence de sang rouge ou noir dans les selles ; troubles du transit (diarrhée, constipation inhabituelles) ; douleurs abdominales(surtout après 50 ans) ; amaigrissement inexpliqué.   La prévention passe aussi par une bonne hygiène de vie Si un facteur héréditaire est en cause dans 5 % des cas, les risques de cancer colorectal peuvent surtout être réduits grâce à une bonne hygiène de vie : avoir une alimentation équilibrée (éviter les graisses et favoriser les aliments riches en fibres, notamment les fruits et les légumes), faire de l’exercice physique régulièrement, ne pas fumer et limiter sa consommation d’alcool.   Dr Gaël Deplanque, chef du service oncologie à l’hôpital Paris Saint-Joseph.

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Arthrose : chez les quadras aussi !

L’arthrose n’est pas qu’une maladie liée à l’âge. Des facteurs comme le surpoids, l’hérédité ou la sédentarité peuvent déclencher une arthrose avant 40 ans. Le point avec le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. L'arthrose, maladie du vieillissement ? Pas seulement. Si cette maladie qui conduit à une destruction du cartilage des articulations se manifeste généralement après 50 ans, elle peut néanmoins se déclarer plus tôt. « Il arrive que des personnes qui ont connu des traumatismes à répétition(entorses, fractures…) développent une arthrose entre 30 et 40 ans », précise le Pr Patrice Fardellone, chef du service de rhumatologie du CHU d’Amiens. D’une manière générale, une pratique sportive intensive peut faire le lit d’une arthrose précoce. Autre facteur de risque, l’hérédité. « Il existe des familles à arthrose, dont les membres présentent des cartilages plus fragiles », confirme le Pr Fardellone. De même, des gènes sont en cause dans la survenue de certaines dysplasies, ces malformations d’une hanche, d’un pied ou de toute autre partie du corps, à même d’entraîner, là encore, une arthrose précoce. L'ennemi : le surpoids La principale cause reste cependant le surpoids. « Il induit davantage de contraintes sur les articulations et, à ce titre, multiplie les risques d’entorse. Mais, surtout, le tissu graisseux produit des adipokines, des protéines qui abiment le cartilage », détaille le Pr Fardellone. Il est donc impératif de surveiller son poids, plus encore avec l’âge. « Quelques kilos perdus peuvent changer radicalement la façon dont l’arthrose est vécue. » Pratiquer une activité physique régulière est également indispensable pour mobiliser et renforcer les articulations, « à la condition de respecter ses propres limites et de se contenter parfois d’efforts modérés », conseille le Pr Fardellone. Le saviez-vous ? Les moyens de la soulager Face à un diagnostic d’arthrose précoce, il convient de tout mettre en oeuvre pour retarder son évolution et repousser le moment où l’articulation lésée devra être remplacée par une prothèse. Cela peut passer par le recours ponctuel à une canne de marche pour épargner la hanche, la mise en place de semelles visant à répartir différemment les pressions ou encore par le port d’une orthèse de repos pour soulager le pouce. Il existe également des traitements médicamenteux, comme des injections d’acide hyaluronique (bientôt déremboursées), de plasma enrichi en plaquettes (une technique en cours d’évaluation non prise en charge) ou des infiltrations de corticoïdes. Quant aux anti-arthrosiques d’action lente, l’Assurance maladie ne les rembourse plus depuis mars 2015. Enfin en cas de douleur, les antalgiques et les anti-inflammatoires peuvent aider, mais leur consommation doit rester modérée.

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Compléments alimentaires : pourquoi il faut être prudent

Selon leurs partisans, ils seraient bénéfiques sur bien des plans : mémoire, fatigue, concentration… Dans la plupart des cas, les compléments alimentaires sont pourtant inutiles, voire délétères. Un adulte sur cinq et un enfant sur dix ont consommé, dans l’année, des vitamines, des minéraux ou un autre de ces nombreux produits vendus au rayon « compléments alimentaires ». Si l’on en croit la dernière étude sur les consommations alimentairesindividuelles réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les Français sont friands des suppléments nutritionnels censés redonner un coup de fouet avant l’hiver, doper la mémoire, améliorer la concentration, etc. Mais si les promesses sont belles, la réalité, elle, est nettement plus sévère. De rares indications « De façon prouvée, les substances qu’ils contiennent sont importantes pour le bon fonctionnement de l’organisme », reconnaît le Dr Mathilde Touvier, épidémiologiste de la nutrition et chercheur à l’Inserm. « Manquer de magnésium ou de vitamine C fait le lit de la fatigue chronique. Le phosphore et les Oméga 3 sont essentiels à une bonne activité cérébrale. Pour autant, pas besoin de compléments alimentaires : une alimentation équilibrée est largement suffisante pour couvrir nos besoins. » Les situations qui justifient une prescription restent peu nombreuses : acide folique (vitamine B9) pour les femmes enceintes, fer pour celles aux règles abondantes, ou encore vitamine D pour une partie de la population… En parler à son médecin Dans tous les cas, il est indispensable d’en parler avec son médecin traitant, seul apte à juger de l’intérêt d’une cure. Outre une dépense inutile, il pourra vous éviter de mettre votre santé en danger. « Il plane de grosses incertitudes sur les effets à long terme des compléments alimentaires. Ils pourraient être associés à des risques accrus de cancers ou de maladies cardiovasculaires », met en garde le Dr Touvier. Le saviez-vous ? Les compléments alimentaires n’ont guère de raison d’entrer dans le régime alimentaire des enfants. « En réalité, il n’existe qu’une seule indication pour tous les enfants et les adolescents : la vitamine D », souligne le Pr Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique à l’hôpital Trousseau (Paris). On pourrait y ajouter la vitamine K pour les nouveau-nés exclusivement allaités, ou le fluor pour ceux dont le risque carieux est élevé. « Dans tous les cas de figure, le recours aux compléments alimentaires est totalement injustifié en dehors d’une situation pathologique ».

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Problèmes de thyroïde : quand faut-il s’inquiéter ?

Fatigue, prise de poids, constipation… Nombre de maux d’apparence banale peuvent être les signes d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Zoom sur les symptômes qui doivent vous conduire à consulter avec le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. Votre gorge abrite un papillon étonnant, juste en dessous de la pomme d’Adam. En réalité, à cet emplacement se trouve la thyroïde, dont la forme évoque en effet un lépidoptère aux ailes déployées. Petite, cette glande endocrine, qui pèse une vingtaine de grammes, n’en régit pas moins tout l’organisme. Sa mission ? Secréter des hormones et, plus particulièrement, la triiodothyronine (dite T3) et la thyroxine (T4). Ensemble, ces hormones thyroïdiennes sont essentielles au bon équilibre de notre métabolisme. « Elles jouent un triple rôle, explique le Pr Jean-Louis Wémeau, chef du service d’endocrinologie du CHRU de Lille. D’abord, elles maintiennent la production de chaleur. De ce point de vue, la thyroïde est un peu le thermostat de l’organisme. Les hormones sont également indispensables à la croissance. Enfin, elles régulent l’activité des tissus et des organes. » Revers de la médaille, lorsque la machine se dérègle et que la thyroïde fonctionne trop peu ou, au contraire, s’emballe, les conséquences peuvent être nombreuses et prendre des formes aussi banales que variées. Du froid au chaud Lorsqu’elle tourne en sous-régime, on parle d’hypothyroïdie. La production d’hormones diminue, voire cesse totalement. Si ce phénomène ne s’accompagne pas toujours de symptômes, certaines manifestations peuvent toutefois mettre la puce à l’oreille. « Avec l’hypothyroïdie, l’organisme fonctionne au ralenti, souligne le Pr Wémeau. Les systèmes cardiaque et digestif sont surtout affectés, ce qui se traduit par de la bradycardie (rythme cardiaque trop lent, ndlr) et de la constipation. » La fatigue s’installe, la motivation vient à manquer, la mémoire nous trahit… Bref, il faut davantage de temps pour effectuer des tâches quotidiennes. Même la libido peut en prendre un coup. La peau peut également changer d’aspect : elle s’assèche, s’épaissit et devient pâle. Et ce n’est pas tout : « Les gens ont souvent froid, se plaignent de crampes, grossissent un peu et voient leur taux de cholestérol augmenter alors qu’ils ne modifient pas leur régime alimentaire », indique l’endocrinologue. À l’inverse, quand la thyroïde s’emballe, tout s’accélère dans notre corps. Là encore, les manifestations du dérèglement ne sont pas systématiques. Mais lorsqu’elles existent, elles prennent, en quelque sorte, le contre-pied de celles de l’hypothyroïdie. « La peau est chaude, d’ailleurs vous avez toujours chaud, votre coeur bat trop vite, vous maigrissez et souffrez de diarrhées », résume le Pr Wémeau. D’autres signes sont parfois révélateurs. Il peut en effet arriver que l’hyperthyroïdie modifie le comportement. Stress, irritabilité, nervosité ou hyperactivité sont même fréquents quand la sécrétion d’hormones thyroïdiennes passe dans le rouge. Vous êtes alors clairement en surrégime. Prises de sang et imagerie Au vu de la diversité de ces signaux, pas facile d’incriminer la thyroïde avec certitude. C’est pourquoi, il est recommandé de consulter son médecin traitant quand ces désordres se manifestent. Si celui-ci soupçonne un problème thyroïdien, il commencera par palper la glande suspecte pour en vérifier le volume et la régularité. Trop grosse, elle révèle un goitre. Une surface irrégulière et bosselée signifie, quant à elle, la présence de nodules, des excroissances qui sécrètent parfois des hormones. Le praticien prescrira ensuite une prise de sang afin de doser la TSH, l’hormone produite par l’hypophyse pour réguler l’activité de la thyroïde. Le taux est faible ? Hyperthyroïdie en vue. Trop élevé ? Hypothyroïdie assurée. Souvent, un second examen sanguin est souhaitable pour affiner le diagnostic, notamment en ce qui concerne le dosage des hormones secrétées par la thyroïde. Dans la plupart des cas, ces analyses sont suffisantes pour affirmer l’existence d’un désordre thyroïdien. Mais il peut être parfois nécessaire d’en passer par un dosage d’anticorps, une échographie ou, parfois, par une scintigraphie pour évaluer, par exemple, la présence de nodules. Des traitements efficaces Si le diagnostic confirme une hypothyroïdie, le traitement visera à compenser le travail que ne fournit plus la thyroïde. « On prescrit de l’hormone T4 – la même que celle produite par la thyroïde – d’action douce et lente, indique le Pr Wémeau. Avec une prise quotidienne correctement dosée, le taux de TSH se normalise. Quand on a trouvé le bon dosage, on ne le change plus. Il suffit de vérifier tous les ans que le taux de TSH reste stable. » Inversement, en cas d’hyperthyroïdie, l’objectif est de freiner la surproduction d’hormones. Le traitement, cette fois, n’est pas à vie. La prescription court sur plusieurs mois. Dans environ 60 %, les médicaments permettent de guérir. En cas d’échec, le recours passera par un traitement à base d’iode radioactif ou par une intervention chirurgicale. Selon l’option retenue, il s’agit de détruire ou de retirer tout ou partie de la glande pour contrecarrer son emballement. Néanmoins, si le patient est difficilement opérable (sujet âgé, par exemple), des antithyroïdiens de synthèse pourront être utilisés. Avis d’expert Nodules : pas d’opération systématique Pour limiter le nombre d’ablations de la thyroïde consécutives à la découverte de nodules, les spécialistes recommandent de n’intervenir que sur les nodules cancéreux qui semblent inquiétants. On peut raisonnablement les reconnaître sur les données de l’examen clinique, de l’échographie ou, si nécessaire, après une biopsie. « Dans tous les cas, il est inutile d’évaluer les nodules les plus petits, mieux vaut repérer ceux qui dépassent 1 cm », assure le Pr Jean- Louis Wémeau.

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Maladie : comment en parler ?

Parler de sa maladie fait du bien pour accepter, ne pas s’isoler et mieux guérir. Encore faut-il trouver la manière de le faire, voire en être capable. Les conseils du Dr Claude-Alain Planchon, spécialiste en médecine nucléaire, oncologue et président du groupe de parole Choix Vital, et de François Villa, professeur de psychopathologie à l’université Paris-Diderot. Tomber gravement malade représente un tel choc que les mots peuvent manquer pour l’exprimer, paraître inutiles, voire douloureux quand la situation est déjà très difficile. Pourtant, les médecins l’affirment et la majorité des malades le reconnaissent : parler de sa maladie fait du bien. Cela aide à accepter – et donc à se faire soigner –, à retisser du sens autour de cette « cassure », à évacuer les émotions négatives. « Colère, culpabilité, solitude, honte… Cela va mieux quand c’est dit. La parole coûte peu et participe à la pacification intérieure », assure le Dr Claude-Alain Planchon, oncologue à l’Hôpital américain de Paris et président du groupe de parole Choix Vital. Non exprimées, ces émotions naturelles peuvent procurer du stress et éloigner des proches au moment même où l’on a peut-être le plus besoin d’eux. « Parler permet de réduire l’exclusion causée par de longues hospitalisations », ajoute François Villa, psychanalyste et psychopathologue. La parole n’en est pas moins délicate. « Il y a un risque de fermer l’échange, de blesser l’autre », admet-il. Choisir des mots simples Comment faire pour trouver les bons mots au bon moment ? Pour annoncer sa maladie, par exemple. L’important est de se sentir prêt, de ne pas forcer les choses. Mais en gardant à l’esprit qu’attendre trop longtemps peut nourrir des non-dits lourds à assumer et des incompréhensions blessantes : être considéré comme paresseux ou en « petite forme » quand on est tout simplement épuisé. Être prêt, c’est aussi, précise le Dr Planchon, « être bien informé sur sa maladie et son dossier médical » : « Je conseille d’avoir en permanence un carnet sur soi et d’y noter toutes les questions qu’on se pose. » Ce n’est qu’une fois intériorisés que les éléments techniques pourront être traduits en mots simples et clairs, pour aller à l’essentiel de façon graduelle. Raconter toutes les étapes, de la découverte de la maladie à sa prise en charge, permet un cheminement qui aide à comprendre et accepter la situation. « Personnellement, j’ai mis l’accent sur les aspects positifs, comme les traitements et la possibilité de greffe », témoigne Tony, 49 ans, atteint de sarcoïdose, une maladie des poumons. Toutefois, il est important que les proches mesurent la gravité de la maladie au risque, sinon, de ne pas montrer l’attention ou le soutien espérés. Quant aux enfants, « il est crucial de leur dire les choses, même simplement, souligne le Dr Planchon. Si on leur ment par omission, ils s’inventent des histoires et culpabilisent. » Des dessins, des livres spécialisés peuvent aider à leur expliquer. Des répercussions positives Reste que tout ne peut pas être dit, même aux intimes. D’où l’importance de solutions alternatives pour exprimer son vécu, son ressenti, ses questionnements les plus délicats ou difficiles, sans s’autocensurer ni risquer de blesser les proches. C’est le rôle des groupes de parole qui réunissent régulièrement des personnes atteintes ou concernées par une même pathologie. Les participants échangent informations et conseils sur les traitements et leurs effets secondaires, s’apportent réconfort, optimisme et énergie, et peuvent se sentir ainsi compris, moins seuls. Preuve que la maladie peut avoir des répercussions positives comme vecteur de rencontres et, dans le cas d’une thérapie spécialisée, d’une meilleure connaissance de soi. Depuis l’ablation de son sein, Valérie, 48 ans, est suivie par une psycho-oncologue. « La maladie a soulevé en moi des choses douloureuses de mon passé, raconte-t-elle. Au début, je ne supportais pas d’aller aux séances de chimiothérapie, j’avais peur. La thérapeute m’a appris à faire le lien avec une tentative de suicide quand j’étais jeune. Pour moi, le médicament était inconsciemment associé à la mort et non à la guérison. » La parole, une aide thérapeutique D’autres personnes choisissent la voie de l’écriture, seules ou en atelier collectif. Quant aux forums Internet, Tony recommande la prudence. « Il faut s’en méfier car on y trouve beaucoup d’informations fausses, obsolètes ou inadaptées, et c’est propice à l’exagération. Mieux vaut privilégier les forums avec un médecin médiateur. » Enfin, et sans aller jusqu’à employer le mot de guérison, parler de sa maladie contribue à un mieux-être. « Soigner les maux psychiques est indissociable d’une meilleure qualité de vie globale, à laquelle participent aussi l’auto-hypnose, l’acupuncture, le sport, l’alimentation, etc., avance le Dr Planchon. Les malades avec une bonne qualité de vie connaissent moins de récidives que les autres. » C’est juste un processus psychologique : quelqu’un de plus heureux sécrète davantage d’endorphines, connues pour stimuler l’immunité. En savoir plus : Le Cancer maux à mots, Claude-Alain Planchon, éd. Josette Lyon (2011). Choix Vital. Parole & Cancer : www.choixvital.fr

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Sport et cancer : les liaisons bénéfiques

Si l’impact de l’activité physique est bien connu en prévention d’un certain nombre de cancers, une pratique sportive est également bénéfique après un cancer. Elle diminue, entre autres, les risques de récidive. Explications. Toutes les études le disent : l’activité physique a un effet préventif, mais également thérapeutique. Depuis mars 2012, l’Institut Curie, à Paris, propose ainsi à ses patientes soignées pour un cancer du sein de participer à des séances d’activité physique à la fin de leur traitement. « Quand j’ai lu que l’activité physique entraînait une réduction de 30 à 40 % du risque de rechute, je me suis dit qu’il fallait offrir cette aide aux patientes », raconte le Dr Laure Copel, oncologue, à l’origine du projet « Programme Activ ». L’idéal ? Avoir une pratique dynamique durant une demi-heure, trois fois par semaine. S’astreindre à bouger a également un retentissement sur le moral et sur la qualité de vie. C’est moins de fatigue, de troubles de sommeil, voire de dépression. L’activité physique permet, en outre, de « refaire » du muscle. « Si la masse musculaire est altérée par les traitements, avec des fontes musculaires de plusieurs kilos parfois, la qualité des muscles l’est aussi », précise le Dr Thierry Bouillet, cancérologue à l’hôpital Avicenne(Bobigny) et président de la Fédération nationale sport et cancer(CAMI). Les fédérations sportives mobilisées C’est pour toutes ces raisons que le Dr Bouillet invite ses patients à avoir une activité physique accompagnée, y compris durant les traitements, car elle stimule le système immunitaire. « L’activité physique réduit le taux de diverses hormones impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses, et elle permet de mieux résister aux traitements. » Un Vidal du sport doit sortir cette année, dans lequel chaque fédération sportive prodiguera, selon les maladies, conseils de bonne pratique, contre-indications, etc. Parmi les pathologies retenues, figurent les cancers du sein, du côlon, de la prostate et du poumon. Jeunes patients : l’intérêt du sport, aussiOuverture, éveil, autonomie… « Les jeunes patients qui pratiquent une activité sportive encadrée voient leur estime de soi restaurée, observe le Pr Gérard Michel, chef du service d’hématologie-oncologie pédiatrique de l’hôpital de La Timone (Marseille). Cela les rend acteurs de leur maladie. » Pour évaluer précisément cet impact, le Pr Michel a initié une étude appelée à suivre, pendant trois ans, une cohorte d’enfants âgés de 5 à 18 ans. En savoir plus CAMI : www.sportetcancer.com Programme Activ

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Alzheimer : une maladie redoutée

Aujourd’hui, en France, on estime à plus de 850 000 le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Selon une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, les Français s’estiment mal informés sur cette maladie qu’ils redoutent, mais 91% aimeraient connaître leur diagnostic s’ils en étaient atteints. Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) était chargé de réaliser plusieurs études sur les perceptions de la maladie par le grand public, mais aussi les professionnels de santé et les aidants familiaux. Cette attention aux représentations sociales de la maladie d’Alzheimer s’explique par l’image très négative qu’elle véhicule et ses conséquences sur la prise en charge des malades. Une représentation si négative qu’elle contribue à expliquer le sous-diagnostic de cette maladie dégénérative. Médecins, patients et entourage seraient en effet tentés de repousser au plus tard l’annonce d’une pathologie qui cristallise toutes les peurs liées au vieillissement. Une maladie mal connue… Selon l’étude de l’INPES, près de quatre personnes sur dix s’estiment mal informées sur la maladie d’Alzheimer, à comparer avec d’autres thèmes de santé comme le tabac (5%), l’alcool (10%) ou le cancer (18%). Ils sont par ailleurs 79% à penser que les média devraient en parler davantage, non seulement pour informer sur la maladie, ses symptômes et les traitements, mais aussi pour rassurer les proches des malades.Même les aidants familiaux et, dans une certaine mesure les professionnels de santé, s’estiment mal ou pas assez informés. Un constat qui peut s’expliquer par le flou qui subsiste sur ses causes, son évolution et les diverses formes qu’elle peut revêtir. … mais redoutée La maladie d’Alzheimer est considérée comme la troisième maladie jugée la plus grave après le cancer et le sida. Et la troisième la plus crainte devant le cancer et les accidents de la circulation. Pour les proches et les professionnels de santé, cette peur se double d’un sentiment d’impuissance : les médecins généralistes interrogés par l’INPES redoutent d’avoir à affonter la nécessité de poser un diagnostic : peur de se tromper, peur de l’annoncer et peur d’avoir à gérer une pathologie face à laquelle ils éprouvent un fort sentiment d’impuissance.En effet, selon une étude menée par l’Inpes, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic si elles avaient des signes évocateurs de la maladie. Un sujet tabou Plus préoccupant, la maladie d’Alzheimer apparaît comme une maladie qui stigmatise les personnes atteintes et leur entourage. Les comportements inadaptés que peuvent avoir les malades sont source d’exclusion. Ainsi, 31% des plus de 18 ans déclarent qu’ils se sentent ou se sentiraient mal à l’aise face à une personne souffrant de cette affection. Une volonté de savoir et de fortes attentes vis-à-vis de la recherche Malgré les craintes qu’elle suscite auprès du grand public, 91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic s’ils avaient des signes évocateurs de la maladie d’Alzheimer. Un souhait qui semble aller de pair avec l’espoir de la mise au point de nouveaux traitements : 65% des personnes interrogées mentionnent cet objectif comme l’une des trois priorités à mettre en œuvre par les pouvoirs publics, juste devant le soulagement des familles et le développement de structures d’hébergement spécialisées. C’est également sur les progrès de la recherche que souhaite être informé prioritairement le grand public. Une note d’optimisme à ce sujet : 65 % des plus de 18 ans pensent qu’un traitement permettant de soigner la maladie sera trouvé de leur vivant. pour consulter l'étude de l'INPES, cliquez ici.

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Dossier médical : plus de demandes

Il y a eu 6000 demandes d’accès au dossier médical en 2008 contre 1.107 avant l’entrée en vigueur de la loi Kouchner de 2002.Des demandes liées à un contentieux dans moins de 10% des cas. Sept ans après l’entrée en vigueur de la Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, nous sommes encore loin de l’explosion des demandes d’accès au dossier médical prévue par ceux qui redoutaient une dérive « à l’américaine » du système de santé français. Preuve que la loi de 2002 répondait à un réel besoin des patients, entre 2001 et 2006, le nombre de demandes a augmenté de 191 %, selon une étude réalisée auprès des hôpitaux de l’Assistance publique de Paris. Si ce chiffre a encore progressé depuis 2006, il convient cependant de le relativiser. On a compté en 2008, près de 6000 demandes d’accès au dossier médical sur plus de quatre millions de consultations ! L’autre enseignement majeur de cette étude, c’est la proportion relativement marginale de ces demandes qui concernent des contentieux : moins de 10 %. Et pour moins de 2 % d’entre elles, la consultation du dossier est motivée par la volonté de connaître les raisons du décès d’un proche. Dans la majeure partie des cas (35 %), la motivation est l’information personnelle du patient. Qu’est qu’un dossier médical ? La loi autorise l’accès aux informations formalisées, c'est-à-dire qui ont un support : les écrits (échanges entre professionnels, résultats d’examen, comptes rendus, protocoles et prescriptions thérapeutiques…), les photographies, les radiographies, les enregistrements. Exceptions : les rapports d’enquête sociale, les arrêtés d’hospitalisation d’office, et les bilans psychologiques peuvent ne pas être intégrés au dossier, car ils ne sont pas produits par un médecin. Quels délais ? Lorsque la demande est formulée, le détenteur du dossier doit répondre sous huit jours. Ce délai est de deux mois si les éléments demandés ont plus de cinq ans d’ancienneté, ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie. Ces délais correspondent au dispositif légal, mais dans la pratique, ils sont souvent plus longs : seuls 9% des patients ont obtenu leur dossier sous huit jours, contre 61 % entre huit jours et deux mois et 17 % après deux mois. Le gouvernement envisage d’ailleurs de modifier cet aspect de la loi afin qu’elle se rapproche de la réalité… Pour tout savoir sur les modalités d’accès au dossier médical, cliquez iciEt en cas d’obstacles ? Lorsque les dossiers sont anciens, il est souvent difficile d’en retrouver la trace. Sachez tout de même que la constitution du dossier médical est une obligation légale depuis 1970 à l’hôpital, et depuis 1995 pour la médecine de ville. Si vous rencontrez des difficultés pour accéder à votre dossier médical, il est possible de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA. En revanche, si ce refus provient d’une clinique privée ou d’un professionnel privé, seul le juge est autorisé à régler le différend. Référence juridique : Article L. 1111-7 du Code de santé publique.  

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Cancer du col de l’utérus : l’indispensable frottis

Pour limiter les risques de développer un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de réaliser un frottis de dépistage tous les trois ans. Les jeunes filles peuvent également se faire vacciner en complément.Si le traitement du cancer du col de l’utérus a connu des avancées appréciables ces dernières années, il continue cependant de faire un millier de victimes chaque année en France. Ce chiffre pourrait être beaucoup plus faible si les règles de dépistage étaient respectées.La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus tirent leur origine de la contamination par le virus du papillome humain (HPV) à l’occasion d’un rapport sexuel non protégé. Le HPV disparaît le plus souvent naturellement sous l’action du système immunitaire. Mais il peut, dans certains cas, donner naissance à des lésions précancéreuses du col. Sans prise en charge, ces dernières constituent un terrain favorable au développement d’un cancer.Le dépistage chez le gynécologue permet de limiter fortement les risques. Grâce au frottis cervico-utérin, il est en effet possible de détecter des cellules anormales à un stade précoce de leur développement. Et d’en venir à bout facilement. Indolore, l’examen consiste à réaliser un prélèvement de cellules sur le col, qui seront ensuite analysées en laboratoire. Selon la Haute Autorité de Santé, le premier frottis devrait intervenir dès l’âge de 25 ans. Après deux frottis normaux à un an d’intervalle, il est recommandé de rendre visite tous les trois ans à son gynécologue pour renouveler l’intervention, et cela jusqu’à 65 ans.Parallèlement aux frottis réguliers, la vaccination est une arme supplémentaire pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Deux produits – le Gardasil et le Cervarix – offrent une protection efficace contre certaines souches du HPV impliquées dans la plupart des cancers.Ces deux produits sont remboursés à 65% par la Sécurité sociale. Votre complémentaire santé les remboursera exactement comme elle rembourse n’importe quel produit pharmaceutique pris en charge à 65 %. La Mutuelle Générale, pour sa part,les rembourse à 100 % en complément de la Sécurité sociale.Réalisée en trois injections réparties sur six mois, la vaccination doit être effectuée avant toute contamination par le HPV. C’est pourquoi elle est proposée aux jeunes filles de 14 à 23 ans, si celles-ci n’ont jamais eu de relations sexuelles ou si le dernier rapport remonte à moins d’un an. La vaccination permet d’empêcher les virus responsables de 70 % des cancers de l’utérus de s’installer au niveau du col de l’utérus. Elle ne protège donc ni contre tous les cancers, ni contre toutes les lésions précancéreuses, dont beaucoup sont asymptomatiques et ne peuvent être dépistées que lors d’un examen gynécologique ou d’un frottis. La vaccination ne dispense donc pas d’un dépistage triennal.En savoir plus

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Une pilule de troisième génération enfin remboursée

Depuis mi-septembre, la Varnoline Continu® du laboratoire Schering-Plough est prise en charge à 65 %. Une première en France pour une pilule de troisième génération.Il aura fallu plus de vingt ans pour qu’un contraceptif oral de troisième génération soit pris en charge par la Sécurité sociale. C’est désormais chose faite avec l’inscription au Journal Officiel, mi-septembre, de la pilule Varnoline Continu® sur la liste des médicaments remboursables. Un arrêté qui fait suite à l’avis favorable rendu en mai dernier par la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS). Des laboratoires réticentsCommercialisée par le laboratoire Schering-Plough, la Varnoline Continu® était jusqu’à présent proposée à un prix variant de 24 à 28 € pour 3 plaquettes de 28 jours. Elle est désormais vendue 2,90 € pour une plaquette et 7,28 € pour trois plaquettes, et prise en charge à 65 %. Cette forte baisse du prix est directement liée au remboursement de la Varnoline Continu® par la Sécurité sociale. De fait, les laboratoires sont libres de fixer les prix de leurs spécialités tant que celles-ci ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. En revanche, en cas de prise en charge, le prix doit faire l’objet d’une négociation avec l’Etat. C’est ce qui explique, selon le ministère de la Santé, pourquoi aucun laboratoire commercialisant un contraceptif de troisième génération n’avait, jusqu’à récemment, fait de demande d’inscription sur la liste des médicaments remboursables.Une réelle avancée pour les femmesLe remboursement de la Varnoline Continu® est donc une « réelle avancée » qui permet « aux femmes d’avoir enfin le choix, sur avis de leur médecin, entre les différents types de pilules », se félicite le ministère de la Santé dans un communiqué. Une avancée d’autant plus importante qu’en France, les pilules de troisième génération représentent environ 50 % en volume des contraceptifs oraux utilisés.

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Emprunter lorsqu’on est malade ? C’est possible, grâce à la convention AERAS

La convention AERAS permet aux personnes qui souffrent ou ont souffert de maladies graves de contracter un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation. Mais le dispositif est encore peu connu et nécessite quelques améliorations. Un accès difficile à l’empruntLorsque vous souhaitez souscrire un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation, vous devez généralement souscrire une assurance emprunteur couvrant au minimum le décès et l’invalidité pour garantir votre prêt : si vous décédez ou vous retrouvez en état d’invalidité, c’est l’assureur qui remboursera l’établissement de crédit. Il existe des contrats standards. Les tarifs et conditions de ces contrats sont déterminés en fonction d’un risque de santé moyen. Or, lorsqu’une personne présente un risque considéré comme supérieur, elle n’entre plus dans ce cadre standard. Cela peut se traduire par des tarifs beaucoup plus élevés, voire par des refus d’assurance, d’où de graves difficultés d’accès au crédit pour les personnes concernées.Faciliter l’accès au créditPour faire évoluer la situation, les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la Mutualité ainsi que les associations de malades et de consommateurs ont signé la convention AERAS (S’assurer et Emprunter Avec un Risque Aggravé de Santé). Celle-ci a succédé en juillet 2006 à la convention Belorgey, jugée inefficace. Objectif : faire en sorte que des personnes qui, en raison de leur santé, présentent plus de risques de décès ou d’invalidité que d’autres personnes du même âge, puissent plus facilement souscrire une assurance emprunteur et donc accéder à l’emprunt.Comment fonctionne le dispositif ?Si votre état de santé ne vous permet pas de souscrire le contrat standard de premier niveau, votre dossier sera automatiquement examiné par un service médical spécialisé de la compagnie d’assurance. Si à l’issue de ce deuxième niveau d’examen, aucune solution d’assurance ne vous est proposée, votre dossier sera à nouveau examiné, pour un dernier recours, à condition que l’encours cumulé des prêts ne dépasse pas 300 000 € et que l’âge de l’emprunteur n’excède pas 70 ans en fin de prêt. Cela n’empêche pas que le tarif proposé puisse être beaucoup plus élevé et les garanties limitées par rapport au contrat standard. Cependant, un mécanisme de mutualisation entre assureurs, permet à l’emprunteur de bénéficier d’un plafonnement des surprimes si son revenu est inférieur à un certain plafond (cliquez ici pour connaître ces conditions de ressources).Et si je ne rentre pas dans ce dispositif ?Si votre état de santé est jugé trop aléatoire pour qu’une proposition d’assurance vous soit faite, l’assureur doit tout de même vous proposer des garanties alternatives (caution, mobilisation d’un portefeuille de valeurs mobilières, hypothèque sur un bien immobilier…) offrant la même sécurité.Qui est concerné par la convention AERAS ?Si vous souffrez ou avez souffert d’une maladie considérée comme grave (cancer, hépatite B ou C, VIH, etc), vous êtes évidemment concerné. Et cela même si l’on soigne de mieux en mieux ces maladies, que l’on vit plus longtemps avec et que l’on en guérit de plus en plus fréquemment. Mais la convention ne concerne pas seulement les personnes malades. Les assureurs considèrent en effet que le risque de santé peut être aggravé par d’autres facteurs comme l’âge de l’assuré, une éventuelle obésité ou le tabagisme. Une efficacité limitée sur le terrainSignataires de la convention, l’UFC-Que Choisir et le CISS, collectif qui regroupe 33 associations de malades et d’usagers du système de santé, pointent les limites de la convention AERAS. Dans une enquête de terrain réalisée il y a deux ans, l’association de consommateurs dénonçait le fait que dans 93% des établissements de crédit, à l’issue de l’entrevue, la convention AERAS n’avait même pas été évoquée, malgré les engagements pris par les fédérations de la Banque et de l’Assurance. Par ailleurs, les personnes entrant dans le champ de la convention ignorent trop souvent, par exemple, qu’ils peuvent rechercher une assurance individuelle autre que celle proposée par la banque pour un prêt immobilier. Enfin, les surprimes restent un obstacle sérieux, puisqu’elles peuvent atteindre 200 € par mois. Et même pour ce prix largement majoré, les assureurs réduisent trop souvent la couverture du risque au seul décès.Comment mettre toutes les chances de son côté ?Anticipez la recherche de votre assurance emprunteur, car si l’assureur vous demande de passer des examens médicaux, cela allongera le délai d’instruction de votre dossier.Faites jouer la concurrence, car les différences de tarifs et de garanties varient selon les établissements. Vous êtes en effet libre du choix de votre assurance.Prenez contact avec les associations de malades signataires de la convention qui pourront vous conseiller et vous aider dans vos démarches.Répondez avec précision et sincérité au questionnaire médical. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat.N’oubliez pas le mécanisme de mutualisation en cas de surprime importante.En cas de litige concernant l’application du dispositif, il est possible de saisir la Commission de Médiation de la convention AERAS par courrier au 61 rue Taitbout - 75009 Paris ou par mail : aeras.mediation@acam-france.frVous pouvez obtenir des informations utiles auprès de la plateforme spécialisée AIDEA, service anonyme et gratuit mis en place par la Ligue contre le cancer.Pour en savoir plus sur la convention AERAS, cliquez ici.

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Le Planning familial autorisé à délivrer la pilule abortive

Les femmes qui souhaitent avorter pourront désormais se rendre dans un centre de planning familial ou un centre de santé pour y réaliser une interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse.  Le décret publié le 6 mai dernier fait suite à l’engagement de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, d’améliorer l’accès des femmes à la pilule abortive RU 486.  Une première étape avait déjà été franchie en 2004. Pour réduire les temps d’attente souvent très longs à l’hôpital, le gouvernement de l’époque avait autorisé les médecins de ville à délivrer eux-mêmes la fameuse pilule, à condition d’avoir au préalable signé une convention avec un hôpital public ou privé. Mais la mesure n’a pas eu l’effet escompté. Peu de médecins ont signé ladite convention. Et la loi impose toujours des délais très courts pour procéder à une IVG médicamenteuse : cinq semaines de grossesse au maximum (soit 7 semaines après les dernières règles), contre douze semaines pour une IVG par aspiration, bien plus contraignante. Résultat, beaucoup de femmes désireuses de recourir à une IVG médicamenteuse se retrouvent hors délai.  Autre problème : les médecins qui acceptent d’aller jusqu’au terme du délai légal de douze semaines ne sont pas légion. Pour les femmes qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse, l’ultime recours est alors de se rendre à l’étranger. Une solution adoptée, estime-t-on, par quelque 5 000 Françaises chaque année. Le décret autorisant les centres de planification familiale à délivrer la pilule abortive devrait donc considérablement améliorer la situation. Dans un communiqué, le Mouvement français pour le planning familial salue une «  avancée longtemps attendue » qui « favorisera l’accès (à l’IVG médicamenteuse) par la proximité ». L’association souligne cependant qu’elle restera attentive à la mise en œuvre du décret. Pour pouvoir délivrer le RU 486, une convention doit être signée avec le président du Conseil général du département dont dépend le centre de planification familiale, ainsi qu’avec un établissement de santé. Or le décret n’oblige en rien les présidents de Conseils généraux à signer une telle convention… Pour en savoir plus : Décret n° 2009-516 du 6 mai 2009 relatif aux interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse     Cliquez ici

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Troubles musculo-squelettiques : quand le travail fait mal

Déjà première cause de maladie professionnelle, les troubles musculo-squelettiques sont en constante augmentation. Selon une étude récente, ils toucheraient un Français sur cinq.Douleurs musculaires, picotements, engourdissement... autant de signes avant-coureurs possibles de ce qu'il est convenu d'appeler troubles musculo-squelettiques (TMS), ou pathologies d'hypersollicitation. Liées à un travail répétitif, à des efforts excessifs ou au contraire à une position statique maintenue dans le temps, ces affections touchent les muscles, les tendons et les nerfs.Les TMS représentent  80 % des maladies professionnelles, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Et un Français sur cinq serait concerné, si l’on en croit une étude européenne de la Work Foundation. Une estimation qui pourrait être encore en dessous de la réalité. «  Ces chiffres ne prennent en compte que les pathologies qui rentrent dans la définition administrative prévue par les organismes de santé, mais le nombre de personnes souffrant de troubles apparentés est bien supérieur », affirme le Pr Marcel-Francis Kahn, rhumatologue à l'hôpital Bichat-Claude Bernard, à Paris.Le stress, un facteur aggravantLongtemps associés au travail à la chaîne et aux emplois généralement considérés comme « pénibles », les TMS touchent aujourd'hui de plus en plus de personnes travaillant dans des bureaux, quel que soit leur niveau de responsabilité. Le travail sur un ordinateur prédispose particulièrement au syndrome du canal carpien, une compression du nerf du poignet qui entraîne une perte de sensibilité et peut nécessiter une intervention chirurgicale. Or, 22 % des salariés passent au moins vingt heures par semaine devant un écran.« Le développement de ces troubles est la conjonction de trois facteurs : le terrain du patient, le type de tâches et les conditions de travail », précise le Pr Kahn. Le stress au travail, qui favorise les raideurs musculaires, est ainsi un facteur aggravant. Des solutions existent, notamment du côté de l'ergonomie des postes de travail. Il n'est pas rare que les troubles cessent une fois le poste adapté. Une plus grande valorisation du travail du salarié, davantage d'autonomie, un travail plus varié sont également d'un grand bénéfice. Un enjeu de santé publique mais aussi financier : en 2008, près de 40 000 personnes souffrant de TMS ont été indemnisées par le régime général de la Sécurité sociale, pour un coût de 800 millions d'euros.

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Dégénérescence maculaire : savoir repérer les premiers symptômes

Plus d’un million de personnes en France sont touchées par la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Un livret d’information aide à repérer les premiers signes de la maladie. Depuis deux ans, l’association Retina France qui soutient, aide et renseigne les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), propose un livret bleu de sensibilisation à destination du grand public. Offert sur simple demande téléphonique ou par Internet, ce livret permet d’identifier les premiers signes de la maladie en proposant une grille de dépistage. « Une ligne un peu floue, une tache sur l’œil lorsque l’on occulte l’autre, une perception altérée des couleurs, sont des signes qui peuvent alerter. Mais ils sont souvent insidieux et la plupart des personnes concernées ne sont pas assez informées pour s’en rendre compte, explique Jean-Jacques Frayssinet, président de l’association Retina France. « Le but de ce livret est donc de permettre d’intervenir le plus tôt possible, en incitant les personnes à se rendre chez leur médecin ophtalmologiste dès qu’elles ont le moindre doute ».Une vision de plus en plus floueLa dégénérescence maculaire liée à l’âge touche 1,3 million de personnes en France et survient généralement après 50 ans. C’est d’ailleurs la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans. Affection oculaire provenant de la détérioration de la macula (petite zone de la rétine située au fond de l’œil), elle entraîne une perte progressive et parfois importante de la vision centrale, qui devient de plus en plus floue. Petit à petit, les personnes ne peuvent plus conduire, lire, regarder la télévision ou même distinguer le visage de leurs proches.Plusieurs facteurs de risqueIl existe plusieurs facteurs de risque de la DMLA : en priorité l’âge, mais aussi le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’obésité et l’exposition prolongée aux rayons ultraviolets du soleil sans protection des yeux. Cette pathologie existe sous deux formes : sèche et humide. Moins grave et plus fréquente, la forme sèche nécessite un certain temps pour que la vue soit altérée. La DMLA humide, elle, entraîne une perte de vision plus rapide, allant de quelques jours à quelques semaines, et pouvant mener à la perte complète de la vision centrale. Le dépistage est donc essentiel car détectée précocement, la maladie peut être freinée ou stabilisée. « Des médicaments et des traitements permettent aujourd’hui de freiner la DLMA dans sa forme humide », confirme Jean-Jacques Frayssinet. A la condition de consulter vite et d'être... vigilant. Association Retina France : N° AZUR : 0 810 30 20 50 ou 05 34 55 27 30

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Consulter un spécialiste sans passer par son médecin traitant ?

Le médecin traitant est celui qui coordonne les soins, assure une prévention personnalisée et le suivi de votre santé sur la longue durée. Il détermine si vous devez consulter un spécialiste qui lui transmettra un compte-rendu des examens réalisés. C’est là l’esprit de la Loi de 2004, qui a instauré ce parcours de soins coordonnés.Cependant, pour certaines spécialités, la Loi a prévu des exceptions. Les spécialistes appelés « spécialistes en accès direct » peuvent ainsi être consultés, pour la totalité ou pour certains de leurs actes médicaux, sans qu’il soit nécessaire de passer auparavant par son médecin traitant.Il en va ainsi des gynécologues, des stomatologues, des ophtalmologues et, pour les patients âgés de 16 à 25 ans, des psychiatres et neuropsychiatres. Vous pouvez donc consulter directement un gynécologue pour tout ce qui a trait à votre contraception, au dépistage des MST, au suivi de votre grossesse et à l’interruption de grossesse médicamenteuse. Même chose pour les ophtalmologues, en ce qui concerne la prescription des verres correcteurs ou des lentilles de contact et leur renouvellement, ainsi que le dépistage et le suivi du glaucome. C’est également vrai pour les stomatologues, excepté pour les actes chirurgicaux lourds.Le professionnel de santé consulté cochera simplement la case « accès direct » sur la feuille de soins. Vous serez ainsi remboursé normalement par l’Assurance maladie (70% du tarif de base moins la participation forfaitaire de 1 euro) et par votre mutuelle, en fonction des garanties de votre contrat.Attention ! Cela ne vous dispense pas de déclarer un médecin traitant. Si vous n’en avez pas désigné un, vous ne serez pas considéré comme étant dans le parcours de soins coordonnés et votre remboursement sera amputé de 40% par rapport au tarif normal. Mieux vaut le savoir !

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Les indemnités journalières imposables en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Depuis le 1er janvier 2010, les indemnités journalières versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle sont imposables, à l’instar de celles versées en cas de maladie. La part de l’indemnité imposée ne peut cependant pas excéder 50% du revenu. Les arrêts longue durée également concernésAttention ! les salariés invalides ou en incapacité permanente de travail, et qui perçoivent à ce titre une rente, ne sont pas concernés par cette mesure. Seules les  indemnités journalières sont imposées. Mais, contrairement à ce qui avait été prévu au départ, la mesure englobe tous les arrêts momentanés de travail, y compris, donc, ceux qui durent plus de 28 jours et même plusieurs années. Une disposition applicable dès 2011 sur les indemnités versées en 2010Ces nouvelles dispositions s’appliqueront sur les indemnités versées en 2010. L’attestation fiscale qui vous est envoyée par votre Caisse d’assurance maladie pour établir votre déclaration d’impôt englobera donc, dès 2011, les indemnités relatives aux accidents du travail et maladies professionnelles en plus de celles versées pour maladie.

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Le contrôle médical de l’employeur peut entraîner la suspension des indemnités journalières de la Sécurité sociale

Un employeur pouvait déjà faire contrôler ses salariés en arrêt de travail pour maladie. Désormais, les résultats de ce contrôle seront pris en compte par l’Assurance Maladie, qui pourra suspendre le versement des indemnités journalières si l’arrêt est injustifié.Un arrêt, deux possibilités de contrôle Afin de limiter les fraudes, et leur coût pour la collectivité, l’Assurance Maladie multiplie les contrôles des salariés en arrêt de travail pour maladie. Ceux qui perçoivent de leur entreprise un complément aux indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale, peuvent également être obligés de se soumettre à un « contrôle médical patronal ». Leur employeur a en effet le droit de demander au médecin contrôleur de son choix de vérifier que le salarié est bien dans l’incapacité de reprendre son poste. Cette visite a lieu au domicile du salarié. Les indemnités de l’employeur peuvent être suspendues…Lorsque le médecin contrôleur conclut que l'arrêt de travail n'est pas justifié ou si le salarié est absent lors du contrôle, l'employeur peut interrompre le versement de ses indemnités complémentaires. Jusqu’à présent, cette suspension n’entraînait pas, de façon automatique, l’arrêt du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. En effet, le service du contrôle médical de l’Assurance Maladie n’était pas obligé de tenir compte des conclusions du contrôle médical patronal. ...celles de la sécurité sociale aussi !La Loi de financement de la Sécurité sociale 2010 a changé la donne. Elle renforce le poids des contre-visites demandées par les employeurs. Si le médecin chargé du contrôle médical patronal conclut à l'absence de justification de l’arrêt de travail, ou fait état de l'impossibilité de procéder à l’examen du salarié (absence du domicile), il doit désormais transmettre, sous 48 h maximum, ses conclusions au service du contrôle médical de l’Assurance Maladie. Ce dernier est obligé de les prendre en compte. Il peut alors décider, soit de contrôler à son tour le salarié, soit de suspendre lui aussi le versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Des recours possiblesLe salarié peut contester l’avis du médecin contrôleur mandaté par l’employeur qui juge l’arrêt de travail injustifié et demander une contre-expertise médicale, dans le cadre d’une procédure amiable (choix d’un autre médecin en accord avec l’employeur) ou par voie judiciaire (procédure de référé). Le salarié peut également contester la suspension du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale et demander à être examiné par un médecin du service du contrôle médical.

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Comment vivre avec des hémorroïdes, ces petites boules qui nous irritent !

Très désagréables, les hémorroïdes sont malheureusement aussi extrêmement fréquentes... Et leurs causes sont nombreuses.Maintenant, quand elles sont installées, il faut savoir aussi "vivre avec"... Il faut donc comprendre comment fonctionnent vos hémorroïdes et apprendre à ne pas les irriter.Comprendre les hémorroïdes pour éviter de les irriter !Nos hémorroïdes ne sont pas des maladies !Ce sont simplement des veines qui se trouvent sous la peau au niveau de l'anus ou dans le canal anal.Ce que nous avons l'habitude d'appeler hémorroïdes, ce sont les symptômes désagréables qui les touchent :Saignements.Inconfort ou chatouillement à la défécation.Apparition d'une boule à la sortie de l'anus.Ou carrément crise hémorroïdaire qui unit et intensifie pendant quelques jours tous ces symptômes.Les médecins appellent cet ensemble de problèmes la maladie hémorroïdaire. Les ennemis de la circulation sanguine qui nuisent aux hémorroïdesL'une des principales causes de le la maladie hémorroïdaire, c'est une mauvaise circulation veineuse.En effet, si le sang stagne dans les hémorroïdes au lieu de remonter vers le coeur et les poumons, elles ont tendance à gonfler et à se déformer.Tout ce qui nuit à la circulation sanguine, surtout dans la zone anale, va donc augmenter le risque de développer une crise hémorroïdaire. On peut citer notamment :La chaleur (bains chauds, hammams, etc).La sédentarité.La consommation d'alcool, qui en dilate les vaisseaux.Et la grossesse.L'augmentation de pression dans l'abdomen favorise les hémorroïdesAutre composante de la maladie hémorroïdaire : le fait que les tissus de soutien des hémorroïdes, qui normalement les maintiennent en place, ne jouent plus correctement leur rôle.Les hémorroïdes font alors saillie dans le canal anal, et peuvent même s'extérioriser par l'anus quand la pression augmente dans l'abdomen.C'est pourquoi tout ce qui augmente cette pression est un facteur de risque pour la crise hémorroïdaire, et notamment :Une constipation durable, qui entraîne des efforts de poussée excessifs pour aller à la selle.Le fait de rester trop longtemps sur les toilettes, même sans effort de poussée (la position en elle-même entraîne une pression).L'accouchement, au cours duquel une poussée très forte doit être effectuée par la mère.Irriter le canal anal augmente le risque de crise hémorroïdaireOn l'imagine sans difficulté, des hémorroïdes qui font saillie dans le canal anal sont en contact avec les selles au moment où nous les évacuons aux toilettes.Toutes les irritations de cette zone sensible vont donc être transmises aux hémorroïdes, et notamment :Les épices très irritantes ou brûlantes, qui peuvent encore "faire effet" quand elles se dirigent vers la sortie.La diarrhée. Cela peut paraître paradoxal, puisque la constipation est une cause importante de maladie hémorroïdaire, mais une crise de diarrhée peut aussi en accentuer les symptômes. Attention aussi : l'augmentation de la fréquence du passage des selles risque en effet de blesser les hémorroïdes, avec à la clé douleurs et saignements. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé

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Brossage des dents : conseils pour petits et grands

Le mouvement de la brosse à dents A ne pas faire : des mouvements horizontaux sur les dents. A faire : Le brossage doit être efficace et non agressif. Il faut avant tout favoriser la méthode. Les mâchoires sont traitées l'une après l'autre, le brossage commence par la dernière dent d'un côté et se termine du côté opposé. Le brossage des dents du haut et des dents du bas doit se faire séparément. Nettoyez successivement les faces des dents côté joue, côté langue et les faces horizontales . La durée du brossage doit donc être conséquente et se situer autour des 2 minutes chrono.   Les caractéristiques de la brosse à dents A ne pas faire : choisir une grosse tête de brosse et des poils durs. A faire : préférez une brosse à petite tête, plus maniable, elle permet aussi d'atteindre plus facilement les molaires du fond. Les poils durs sont à éviter au profit des poils souples. Moins agressifs, ils permettent en plus du brossage de la surface des dents de masser la gencive. Les petits plus : une brosse à manche courbé et flexible. Le dentifrice A ne pas faire : un seul dentifrice pour toute la famille. A faire : à chaque âge son dentifrice afin d'avoir un dosage en fluor adéquat.   La fréquence du brossage Pour les adultes, c'est après chaque repas, soit au minimum 3 fois par jour. Si vous ne prenez pas votre déjeuner chez vous, emportez sur votre lieu une brosse et un dentifrice pour vous laver les dents sur place. Si vos enfants prennent leur déjeuner à la cantine, ils doivent se laver les dents le matin après le petit-déjeuner et le soir avant de se coucher.   Les accessoires Le brossage peut être avantageusement complété par l'utilisation du fil dentaire et par des jets interdentaires. Quant à la brosse à dents électrique, elle est plus efficace que la brosse manuelle. Isabelle Eustache

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