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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Choisir sa crème solaire : les 4 points à surveiller
Qui dit produit solaire dit bronzer en toute sécurité. Pourtant, toutes les crèmes solaires n'offrent pas la même protection pour la peau et la santé. Filtres chimiques, nano-particules, indices de protection...suivez nos conseils pour choisir une crème solaire efficace et saine. Point à surveiller 1 : les filtres chimiques Les produits solaires peuvent contenir deux types de filtres UV : chimiques ou physiques. Plusieurs études ont révélé que certains filtres chimiques peuvent être absorbés par notre organisme et aboutir ainsi dans notre sang. D'autres irriteraient notre peau et perturberaient notre système hormonal. L'oxybenzone, l'octocrylène et l'avobenzone par exemple sont des filtres chimiques.Préférer les filtres minérauxContrairement à ceux-ci, les filtres minéraux comme l'oxyde de zinc et le dioxyde de titane restent à la surface de notre peau où ils « réfléchissent » les rayons du soleil. Résultat : nous devons nous enduire moins souvent de crème solaire. Les filtres physiques sont en outre généralement bien tolérés par la peau. Point à surveiller 2 : les nanoparticules L'inconvénient de ces filtres minéraux est qu'ils déposent un voile blanc sur la peau. Si ce n'est pas le cas, c'est que leur fabricant a recouru à la nanotechnologie : les particules d'oxyde de zinc et de dioxyde de titane ont été tellement miniaturisées qu'elles ne laissent plus de reflets blancs sur la peau. Toutefois, si on les inhale, elles peuvent endommager nos organes. Vous l'aurez deviné : mieux vaut ne pas utiliser de sprays solaires contenant des nanoparticules ! Point à surveiller 3 : le Sun Protection Factor (SPF) Le Sun Protection Factor (SPF en abrégé) est une indication du degré de protection du produit solaire contre les rayons UVB, qui sont responsables des coups de soleil et, à long terme, peuvent provoquer entre autres le cancer de la peau comme le mélanome. En théorie, un SPF 30 par exemple protège votre peau trente fois plus longtemps avant qu'elle ne puisse être brûlée par le soleil. Mais ça, c'est la théorie...L'indice de protection élevé pas toujours gage de sûreté !Une étude (1) a montré que les produits à SPF élevé sont en réalité souvent mal utilisés. C'est ainsi que les amateurs de bronzage pensent par exemple qu'ils seront d'autant mieux protégés que le produit utilisé affiche un indice élevé. Or la plus-value de la protection UVB est minime ! Conséquence : ils s'exposent plus longtemps au soleil et s'enduisent moins (souvent) de produit solaire. Selon cette même logique, ils se permettent alors d'oublier de temps à autre les autres mesures de protection contre le soleil comme se mettre régulièrement à l'ombre, porter un chapeau de soleil, etc. Point à surveiller 4 : la protection UVA L'indication « SPF » signifie qu'un produit solaire protège contre le rayonnement UVB mais ne concerne pas les rayons UVA. Alors que 95% de la lumière du soleil qui atteint la terre se compose précisément de rayons UVA ! Ce sont eux qui font vieillir notre peau et peuvent jouer un rôle dans le développement du cancer de la peau. Vérifiez dès lors que le produit solaire comporte bien le logo UVA (un cercle entourant les lettres «UVA»), qui indique que le produit a un facteur de protection UVA d'au moins un tiers du SPF, en conformité avec la recommandation de la Commission européenne. Isabelle Eustache
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Que risque-t-on avec les moisissures ?
L'allergie aux moisissures est très fréquente.Quelles sont les solutions ? Se débarrasser des allergènes en cause bien sûr !Voici quelques astuces pour éliminer le plus sûrement de votre logement toute trace de moisissures... Chaleur et humidité : deux conditions idéales pour la prolifération des moisissures Une douce chaleur associée à un taux élevé d'humidité constitue le milieu idéal pour le développement des moisissures.S'il est difficile de vivre sans une température agréable, en revanche, nous pouvons agir sur le taux d'humidité, qui est souvent très élevé dans nos logements. Dans notre pays, il se situe selon les saisons et la météo entre 30 et 70 %, mais atteint aussi facilement les 100 % dans les pièces les plus humides que sont la cuisine, la salle de bains, la buanderie...De très nombreux paramètres y contribuent à commencer par nos activités, notre respiration étant source de vapeur d'eau, la cuisson des légumes, des pâtes, le séchage du linge, les douches, les bains, les chaussures mouillées, les plantes vertes, etc., sans compter d'éventuels dégâts des eaux, des murs ou des tuyaux qui suintent. Moisissures : quels sont les risques pour la santé ? Les moisissures sont des champignons microscopiques aux couleurs multiples (vert, gris, noir) et à l'odeur caractéristique, qui se reproduisent en émettant des spores. Ces spores se dispersent dans l'air.Inhalées par les personnes sensibles, ces spores peuvent provoquer des irritations des muqueuses des voies respiratoires supérieures et entraîner des symptômes d'allergie : rhinite, bronchite, asthme...À noter que l'inhalation des spores des moisissures peut aussi, mais beaucoup plus rarement, provoquer des intoxications, des nausées, voire des mycoses. Comment prévenir le développement des moisissures ? Contre le développement des moisissures, aérez et ventilez. Aérez tous les jours chaque pièce de votre logement, voire idéalement plusieurs fois par jour et dans tous les cas après les activités ayant généré de la vapeur d'eau : après une douche, un bain, après avoir cuisiné, lavé du linge, etc. Ouvrez en grand les fenêtres une dizaine de minutes. En aérant, en plus de lutter contre l'humidité, vous éliminez de nombreux polluants. Installez des extracteurs et autres ventilations mécaniques contrôlées dans la salle de bain, la cuisine, les toilettes, la buanderie, et vérifiez que les bouches de ventilation sont bien dégagées et fonctionnelles. Mais aussi... Veillez à une température homogène pour éviter la condensation. Utilisez un déshumidificateur d'air ou un absorbeur d'humidité. Ne faites pas sécher votre linge à l'intérieur. Limitez les plantes, n'en mettez pas dans les chambres et éliminez les réserves d'eau. Évitez les moquettes et les tapis dans la salle de bains. Évitez les aquariums non recouverts. Comment se débarrasser des moisissures ? Sur les murs, les joints de carrelage, autour des robinets, du bac à douche, sur la tuyauterie, dans les matelas, les moisissures peuvent se développer partout où règne une température entre 13 et 30°C et où le taux d'humidité est important. Traitez la cause Recherchez leur présence et identifiez la cause (fuite, condensation, remontée d'humidité par le sol...) que vous devez traiter (c'est-à-dire réparer la fuite d'eau, améliorer la ventilation...). N'hésitez pas à faire appel à un professionnel (plombier, maçon, couvreur...). Éliminez les moisissures Asséchez les surfaces et remplacez les matériaux endommagés. Désinfectez les surfaces contaminées par les moisissures avec de l'eau de javel diluée (bac à douche, baignoire, rideau de douche, poubelles, murs...). Vous pouvez également employer de l'eau oxygénée. Pour prévenir les récidives, vous pouvez appliquer du bicarbonate de soude, brossez ensuite, rincez puis séchez les surfaces traitées. Ne frottez pas à sec une zone de moisissures au risque d'augmenter fortement la quantité de spores dans l'air et de les disperser. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Au secours, ma voiture est polluée !
Tout le monde sait que les voitures créent de la pollution atmosphérique.Mais savez-vous que l'intérieur de votre voiture est aussi l'un des endroits où vous êtes le plus exposé(e) à la pollution ? La voiture ne nous protège pas contre la pollution Une étude menée en France fin 2013 montre que les voitures, qu'elles soient récentes ou anciennes, sont en fait des machines à respirer la pollution.Les taux des principaux polluants (particules fines, oxydes d'azote, benzènes) dans les voitures étaient plus élevés dans la voiture qu'à l'extérieur, et dépassaient pratiquement toujours les valeurs estimées souhaitables par les autorités sanitaires.Bien sûr, cette exposition évolue selon les jours et le niveau de pollution dans la ville.Mais la conclusion générale est claire : toute personne qui est dans les embouteillages matin et soir tous les jours est exposée à une dose excessive de pollution atmosphérique.Au finale, les personnes qui doivent aller au travail en voiture subissent nettement plus de pollution que celles qui travaillent à domicile. Pas seulement la pollution atmosphérique ! Ajoutons que les particules venues de l'extérieur ne sont pas les seules à salir l'air des voitures : elles sont polluées dès leur construction. Toutes les matières plastiques qu'elles contiennent libèrent en effet dans l'air des composés organiques volatils ou COV, qui sont mauvais pour la santé...Par ailleurs, les voitures plus anciennes peuvent abriter des moisissures parfois discrètes, mais qui sont aussi mauvaises pour vous, surtout pour vos poumons.Enfin, les pollens des arbres et plantes qui entourent la voiture pénètrent aussi dans l'habitacle. Si les pollens ne sont pas à proprement parler des polluants, ils peuvent néanmoins être mauvais pour ceux et celles, de plus en plus nombreux, qui souffrent d'allergies. Quelles solutions pour avoir un air plus sain dans la voiture ? De nombreuses stratégies peuvent être mises en place pour limiter la pollution dans sa voiture : Première mesure anti-pollution : aérez au maximum votre voiture !Ouvrez les fenêtres quand vous êtes dans un endroit où la pollution est limitée, hors des villes par exemple, ou dans des quartiers peu fréquentés. Ce conseil vaut aussi pour les habitations : Aérez ! L'air de l'extérieur est toujours plus propre. Nettoyez votre voiture régulièrement.Eliminez les déchets et aspirez l'intérieur (moquettes et sièges).Evitez les produits d'entretien polluants contenant des solvants (entretien des plastiques et des tissus, nettoyages des vitres...), et préférez les produits bio ou écologiques.Dans tous les cas, et encore plus si les produits d'entretien utilisés risquent d'être toxiques, aérez votre voiture après l'avoir lavée de l'intérieur pour que les solvants puissent quitter l'habitacle. Evitez à tout prix les parfums d'intérieur et autres dispositifs « fraîcheur » !Ils ne font que libérer dans votre voiture encore plus de COV. Si vous voulez vraiment une odeur de frais dans votre voiture, misez plutôt sur les sprays assainissants à base d'huiles essentielles que vous trouverez en pharmacie. Dans votre voiture, disposez-vous de la position "recyclage d'air" ?Dans un bouchon ? Derrière un camion ou une voiture polluante ?Vous pouvez aussi tenter de limiter la quantité d'air qui entre dans l'habitacle quand la voiture est dans un environnement très pollué - derrière un camion par exemple, ou dans un tunnel très fréquenté. Fermez les fenêtres bien sûr, et passez sur la position recyclage d'air si votre voiture la propose. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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LED : attention aux risques potentiels pour la santé
La lumière bleue, émise par les LED, est omniprésente dans notre environnement.La majorité de nos éclairages utilisent cette technologie, tout comme nos écrans (télé, ordinateur, tablette, smartphone).Quels sont les risques liés aux LED ? Quelles sont les populations qui doivent s'en protéger et comment ? Qu'est-ce que la lumière bleue ? À savoir : au tout début, les LED servaient uniquement de témoins lumineux. Ensuite, elles ont été utilisées pour l'éclairage des écrans de télévision et d'ordinateur, avant d'être employées comme système d'éclairage à part entière.Les diodes électroluminescentes ou LED ont littéralement envahi notre environnement. Économiques en raison de leur faible consommation d'énergie et de leur très longue durée de vie, elles sont largement utilisées pour l'éclairage de nos logements, des lieux de travail, des lieux publics comme les gymnases et les centres commerciaux, etc. Elles sont également employées pour l'éclairage de la voie publique, les rues, les autoroutes. On les trouve aussi dans les phares de nos voitures ou encore dans les appareils de luminothérapie, sans oublier les écrans de télévision, d'ordinateur et de smartphone...Ces LED émettent ce que l'on appelle de la lumière bleue artificielle, une composante de la lumière blanche comme celle émise par le soleil ou par une ampoule électrique classique et qui est composée des couleurs de l'arc-en-ciel. Sauf que cette lumière bleue émise par les LED est beaucoup plus forte que les ultra-violets et davantage chargée en énergie que la lumière naturelle. Par exemple, la luminance des LED est jusqu'à 1.000 fois plus élevée qu'un éclairage classique (halogène, lampe de basse consommation). Il est donc légitime de se demander si cette lumière présente des risques pour la santé et si l'on peut s'en protéger. Quels sont les risques de la lumière bleue ? Une étude sur la lumière bleue en attenteL'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), a chargé un groupe d'experts d'évaluer les risques associés à la lumière bleue. En 2010, leur rapport mentionnait qu'il existe encore peu de données permettant de statuer sur les dangers potentiels.Par ailleurs, les études se multiplient, montrant que l'usage en soirée des écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs, télés) perturbe le rythme veille/sommeil et retarde l'endormissement, avec ensuite des répercussions scolaires et professionnelles : fatigue, somnolence, troubles de l'attention, de la concentration, baisse de productivité...LED, des risques clairement évoqués :Plusieurs risques seraient associés à la lumière bleue : Effet toxique sur le cristallin et la rétine. Effet aggravant sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Perturbation des rythmes circadiens (horloge biologique). Éblouissement et inconfort visuel. Effet stroboscopique lié à la fluctuation de l'intensité de la lumière mais qui est imperceptible visuellement. Comment se protéger des LED et de la lumière bleue ? En attendant les résultats de nouvelles études confirmant ou non les effets toxiques de la lumière bleue sur la santé, par mesure de précaution, il est possible de formuler quelques recommandations : Continuer à réserver les LED de niveaux 2 et 3 (fortes luminances) à la signalisation et à ne mettre à disposition du grand public que des LED de niveaux 0 et 1. Ne pas utiliser d'éclairage émettant de la lumière bleue dans les lieux fréquentés par les enfants : crèches, maternités, écoles, lieux de loisirs... Ne pas utiliser de LED dans les objets destinés aux enfants : jouets, afficheurs lumineux, consoles, manette de jeux, veilleuses... Ne pas fixer les LED. Limiter le temps passé devant un écran. Ne pas s'endormir à côté d'un écran allumé (télé, smartphone, ordinateur, tablette...). Limiter la pollution lumineuse liée aux voyants lumineux. En cas d'usage intensif, utiliser des verres optiques spécialement traités pour couper la lumière bleue émise par les écrans LCD. Enfin, certaines populations doivent se protéger plus particulièrement de la lumière bleue : Les enfants car leur cristallin encore transparent laisse passer beaucoup trop de lumière. Les personnes dites « aphakes », qui n'ont pas de cristallin. Les personnes « pseudophakes », qui ont été opérées de la cataracte avec implantation d'un cristallin artificiel. Les patients qui prennent un médicament photosensibilisant. Les personnes atteintes de maladie oculaire comme la DMLA. Les personnes exposées professionnellement : éclairagistes, métiers du spectacle... Source : e-santé Isabelle Eustache
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Cannabis : je pense que mon ado se drogue... Que faire ?
Le cannabis demeure, de très loin, le produit illicite le plus consommé en France, expérimenté par 4 personnes sur 10 (42 %) chez les 18-64 ans. L'usage du cannabis est encore plus répandu chez les jeunes, avec 34% des hommes et 23% des femmes de 18-25 ans qui en ont fait usage au cours de l'année écoulée.Comment réagir si l'on pense que son ado utilise du cannabis ? Quels sont les signes de l'usage du cannabis ? Il existe des signes immédiats : Yeux rougis. Somnolence à des moments inattendus de la journée, et qui s'installe rapidement. Comportement qui évoque l'ivresse, mais sans odeur d'alcool. Odeur caractéristique dans la chambre ou sur les vêtements. Il y a aussi la découverte de drogue dans les affaires, à l'occasion d'une lessive par exemple.Plus inquiétants sont les signes que la consommation de cannabis commence à prendre une place disproportionnée dans la vie d'un ado : désinvestissement par rapport à l'école, repli sur soi, modification des fréquentations... Ces changements-là, même s'ils ne sont pas liés à la drogue, signalent chez l'ado un problème qui doit être exploré. Comment en parler ? C'est la question la plus difficile, peut-être. Vous avez du mal à aborder le sujet ? Rappelez-vous qu'il n'est pas besoin de parler de cannabis pour parler de ce qu'une dépendance met en jeu. Terminer une tablette de chocolat sans pouvoir se retenir ou ressentir un manque très fort dès qu'on n'a plus de connexion internet... Les excès et les dépendances ne sont pas toujours là où on les imagine.Mais quoi qu'il en soit, il est important d'aborder le sujet avec un ado dont on soupçonne qu'il ou elle utilise du cannabis. Si l'usage n'est vraiment pas discret, il peut d'ailleurs s'agir d'un appel du pied ! Il est important de parler calmement. Ce qu'il faut, c'est engager le dialogue. Quelques conseils pour y parvenir : Attendez le bon moment. Si vous êtes sous le choc de la découverte ou dans l'angoisse de ce qui pourrait arriver, prenez quelques heures ou quelques jours pour y réfléchir ou en parler de votre côté, avec un(e) ami(e) par exemple, pour prendre un peu de recul. Prenez rendez-vous avec votre ado. Le sujet n'est pas à prendre à la légère, ni à traiter pendant un moment de stress. Prévoyez un moment au calme, de préférence en présence des deux parents. Préparez-vous avec soin : prévoyez ce que vous allez dire, et imaginez différentes choses que votre ado pourrait répondre, histoire de ne pas être pris(e) au dépourvu. Renseignez-vous : connaître les effets de la drogue vous apportera des arguments pour engager la discussion et vous aidera à savoir si votre ado a une relation dangereuse avec le cannabis. Ce qui sera dit dépend évidemment de votre personnalité et de votre relation avec votre ado. Deux écueils à éviter balisent le chemin : d'un côté paniquer ou vous mettre en colère... et de l'autre de vous rassurer trop vite ou prendre le problème à la légère. Que faire si mon ado utilise du cannabis ? La première chose est de définir des règles concernant l'usage du cannabis. Rappelez-lui que la loi l'interdit, même s'il existe une tolérance (qui dépend des circonstances), et qu'il ne peut donc pas en utiliser sous votre toit.Il peut aussi être utile de proposer un suivi par un médecin et/ou un thérapeute. Ce sera impératif si l'ado est dépendant, ou s'il a moins de 15 ans ; mais ne vous en privez pas si vous en ressentez le besoin quelles que soient les circonstances.Drogues info service propose une permanence téléphonique et peut vous diriger vers un professionnel compétent ; n'hésitez pas à vous renseigner sur leur site http://www.drogues-info-service.fr/. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Cet été, formez-vous aux gestes de premiers secours !
Profitez de l'été pour vous former aux gestes de premiers secours. Savoir détecter les signes d'un arrêt cardiaque, connaître les réflexes d'urgence, utiliser un défibrillateur, sont autant de gestes à la portée de tous qui permettent vraiment de sauver des vies. $$Connaître les gestes de premiers secours pour sauver des vies Ça peut tomber sur vous, dans un cas comme dans l'autre : vous pouvez être la victime (votre survie dépend des compétences des témoins) ou le témoin d'un arrêt cardiaque (vous réussissez à sauver la vie de cette personne). Et ça peut aussi être un de vos proches... !Chaque année en France, on déplore 40.000 décès par arrêt cardiaque, dans la plupart des cas faute d'une intervention rapide et efficace par les témoins de l'accident. Selon la Fédération française de cardiologie, 32 % des victimes d'une mort subite peuvent être sauvées si les gestes de premiers secours sont immédiatement réalisés. Dans le cas contraire, seules 5 % des victimes sont sauvées. Il faut bien comprendre que chaque minute compte : en cas d'arrêt cardiaque, « une minute de perdue, c'est 10 % de chance de survie en moins ». L'objectif est d'agir en urgence « pour préserver le coeur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques... » $$Formez-vous aux gestes de premiers secours Isabelle Eustache
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Tabac et rechute : sommes-nous tous égaux ?
Arrêter de fumer est une entreprise très difficile. Tous les fumeurs n'y arrivent pas et dans tous les cas, rarement à la première tentative. Ensuite, une seconde épreuve attend les ex-fumeurs : la rechute. Elle n'est pas inéluctable et pour cela, il est préférable de s'y préparer et de développer à l'avance les stratégies gagnantes. Quels sont les facteurs de risque de la rechute ? Il est évident que les facteurs de risque d'entrée et de maintien dans le tabagisme jouent aussi un rôle dans celui de la ou des rechutes. Dépression, autres maladies, émotions, anxiété, stress, deuil, séparation, perte d'emploi, consommation d'autres drogues, de cannabis, d'alcool, etc. D'autres évènements de la vie peuvent intervenir, mais dans le cas des rechutes, les facteurs environnementaux jouent un rôle prépondérant. L'environnement du fumeur : à revoir pour mieux prévenir Si un deuil, l'annonce d'une maladie ou la perte d'un emploi augmentent considérablement les risques de rechute, l'environnement immédiat de l'ex-fumeur doit aussi être modifié. Il convient d'anticiper les situations multi-quotidiennes susceptibles d'inciter à la prise d'une cigarette. Certaines sont communes à la majorité des fumeurs, d'autres beaucoup plus personnelles : soirée entre amis, sortie du ciné, seul en voiture, boire un café, après une réunion, en période de stress, de difficultés professionnelles ou familiales, en cas de conflits, de prise de poids, etc. Le déconditionnement Des stratégies d'évitement sont à mettre en place après avoir repéré les situations les plus à risques.Vous allez devoir anticiper vos réactions et réapprendre à adopter un comportement autre que celui de prendre une cigarette. C'est ce que l'on appelle « le déconditionnement ». Certaines personnes peuvent y arriver seules à certains moments de leur vie, d'autres auront besoin d'une aide thérapeutique, psychologique, voire de suivre une thérapie cognitive et comportementale, dont les résultats dans le sevrage tabagique ont déjà été démontrés et qui est recommandée par les autorités de santé. Bien entendu, les substituts nicotiniques sont là aussi indiqués car en parallèle ils calment la dépendance physique. Rechutes : tous égaux ? À noter que si nous ne sommes pas tous égaux face à l'entrée dans le tabagisme, nous ne le sommes pas non plus face à la rechute : la motivation à l'arrêt n'est pas la même pour tout le monde et elle évolue dans le temps ; nous n'avons pas tous les mêmes fragilités individuelles à un moment donné (antécédents de dépression, anxiété, stress, maladie chronique, consommation de drogues, traitement médicamenteux, etc.) ; et bien sûr, nous n'avons pas tous le même degré de dépendance tant physiologique que psychologique. Tous ces facteurs feront la différence et expliqueront pourquoi certains ex-fumeurs rechutent vite, et/ou souvent. Mais attention, cela sous-entend également que le risque de rechute est susceptible de diminuer à d'autres périodes de la vie, plus calmes, moins stressantes, moins conflictuelles. Donc pas de fatalité ! Le plus important est de toujours garder à l'esprit qu'une rechute ne signifie pas l'échec, mais un pas de plus vers la future réussite. Autrement dit il ne faut jamais abandonner !Un dernier conseil, faites-vous aider (substituts nicotiniques, thérapie cognitive et comportementale) et soyez entouré (médecin traitant, tabacologue, infirmière...). Être encadré par un professionnel de santé fait plus que doubler les chances de réussite. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Cholestérol : de nouvelles molécules pleines de promesses
Lorsque le taux de mauvais cholestérol (LDL) est trop élevé et que les médicaments de référence comme les statines ne suffisent pas ou sont mal tolérés, de nouvelles molécules -les anticorps anti-PCSK9- pourraient rendre un grand service. Les deux premiers, l'alirocumab et l'évolucumab, sont ou vont être dans les mois à venir commercialisés aux Etats-Unis et en Europe. Une nouvelle arme contre le cholestérol L'objectif principal du traitement chez les personnes dont le taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol pour « lipoprotéines de faible densité ») est élevé, est de le ramener à des niveaux tels qu'ils réduiront leur risque cardiovasculaire.Car un taux de cholestérol LDL élevé dans le sang fait le lit des maladies cardiovasculaires dites artérioscléreuses, caractérisées par la formation de plaques dans les artères pouvant réduire le flux sanguin et provoquer des accidents vasculaires cérébraux et des douleurs thoraciques (infarctus du myocarde, angor etc. par réduction soudaine de l'apport sanguin au coeur du fait du rétrécissement ou de l'obstruction des artères coronaires).Malheureusement, une personne à haut et très haut risque cardiovasculaire sur deux ne parvient pas à atteindre les objectifs, malgré des mesures d'hygiène de vie (alimentation « saine », activité physique) et un traitement par statines, le médicament standard hypolipémiant (qui baisse le taux des LDL). Une grande partie s'en approche cependant. D'où l'intérêt des nouvelles molécules qui viennent d'être autorisées aux USA et en Europe. Pour l'instant, elles sont au nombre de deux : l'alirocumab* et l'évolucumab**, des anticorps appelés anti-PCSK9***. Un troisième, le bococizumab **** est en cours de développement. Qui pourra en bénéficier de ce nouveau traitement anti-cholestérol ? Les discussions sont en cours pour savoir qui, parmi les personnes ayant un excès de mauvais cholestérol (dites hypercholestérolémiques), aura vraiment besoin de ces nouveaux médicaments anticholestérol et pourra alors bénéficier de leur remboursement. A priori, celles qui restent très éloignées de l'objectif de LDL-cholestérol que leur a fixé le médecin. Parmi elles, il y a celles chez qui les statines sont mal tolérées ou contre-indiquées. Il y a aussi celles dont le taux reste trop haut en dépit de fortes doses de statines, ce qui est d'autant plus préoccupant lorsqu'elles ont déjà eu un accident cardiovasculaire ou que leur état coronaire est très fragile.Et enfin, il y a les personnes atteintes d'une forme héréditaire d'hypercholestérolémie dite familiale hétérozygote (HeFH), dont seul 1% des 200 à 300 000 malades français est dépisté. Encore plus que les autres, elles ne parviennent pas à éliminer le cholestérol naturellement présent dans le foie, d'où des concentrations très élevées de LDL-cholestérol qui peuvent obstruer les artères. Leur risque est jusqu'à 20 fois plus grand de développer une maladie cardiovasculaire que le reste de la population.Dr Michel Farnier, lipidologue (Point Médical, Dijon) : « Parmi celles dont le LDL-cholestérol reste élevé, il faudra en plus définir des catégories de personnes prioritaires. Pourront probablement en bénéficier celles qui ont fait un ou plusieurs accidents cardiovasculaires et ont soit un risque de récidive important, soit un risque supplémentaire comme par exemple le fait d'être diabétique ».Les personnes dites « poly-vasculaires », seraient aussi concernées. Chez elles, l'athérosclérose a fait des dégâts à plusieurs endroits du corps, par exemple avec une atteinte coronarienne (au niveau des artères du coeur) ou carotidienne (artères du cou qui irriguent le cerveau) et une artériopathie (occlusion progressive des artères des membres inférieurs).Globalement, ces médicaments anticholestérol font chuter le LDL cholestérol entre 50 et 65% chez les personnes déjà sous statines, qu'elles soient coronariennes (avec une maladie des artères du coeur) souffrant d'hypercholestérolémie et à haut risque cardiovasculaire, ou atteintes d'une forme héréditaire d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote (HeFH). Les anti-PCSK9 contre le cholestérol en pratique L'alirocumab et l'évolucumab s'auto-administrent à raison d'une injection en sous-cutané toutes les deux semaines (voire chaque mois) au moyen d'un stylo pré-rempli à dosage unique. Ils seront prescrits en plus des doses maximales tolérées de statines afin d'obtenir une diminution supplémentaire du taux de cholestérol LDL. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Pourquoi et comment protéger les yeux des enfants face à un écran ?
Dès leur plus jeune âge, nos enfants passent de plus en plus de temps devant un écran (télé, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeux). Nombre de parents se demandent si cette habitude peut à la longue affecter leur vision et si la lumière bleue émise par ces écrans comporte des risques avérés. En bref, quels sont les risques des écrans et comment protéger les yeux de nos enfants, et les nôtres ?Le point avec le Dr Oliver Laplace, chirurgien ophtalmologiste au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingt à Paris. Les écrans peuvent-ils entraîner des troubles visuels chez nos enfants ? Non, les écrans ne provoquent pas de troubles visuels. En revanche, leur usage intensif a été associé au « computer vision syndrome » pour reprendre le terme employé outre-Atlantique. Il désigne un ensemble de symptômes plus ou moins gênants : fatigue des yeux, picotements, sècheresse oculaire, maux de tête, etc. À noter qu'une utilisation intensive des écrans peut aussi entraîner des troubles musculosquelettiques avec des douleurs dorsales, des épaules, de la nuque, voire un syndrome du canal carpien ou une tendinite du pouce pour les plus assidus aux textos...Ces symptômes ne sont pas spécifiques aux enfants ou aux ados, ils se rencontrent aussi chez les adultes qui travaillent ou passent leurs loisirs devant toute sorte d'écrans. « Ces manifestations sont directement liées aux conditions d'utilisation (éclairage, posture, durée d'usage, etc.) et au fait que face à un écran, le clignement des yeux est réduit parfois de moitié, favorisant l'évaporation des larmes (protectrices de la cornée) et pouvant altérer la qualité de vision. Ce phénomène est d'autant plus accentué que l'environnement est sec, surchauffé ou climatisé », précise le Dr Oliver Laplace, chirurgien ophtalmologiste au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingt à Paris.Dès la moindre plainte, des mesures préventives s'imposent : bien se positionner face à l'écran, faire très régulièrement des pauses visuelles (notamment en se forçant à regarder au loin), se placer correctement par rapport à la lumière extérieure afin de limiter l'éblouissement, éviter les écrans dans une pièce trop sombre, etc. En effet, « l'ambiance lumineuse est très importante », souligne le Dr Laplace.Enfin, il convient de s'assurer de l'absence d'un défaut de convergence jusque-là passé inaperçu. Il faut bien comprendre que « devant un écran, nous utilisons une stratégie visuelle différente de celle employée lors des autres activités de la vie quotidienne. Celle-ci peut mettre en évidence un léger trouble de convergence qui fatigue davantage les yeux ». La correction se fait alors en collaboration avec un orthoptiste lors de séances de rééducation visuelle. En quoi la lumière bleue émise par les écrans est-elle dangereuse ? D'un point de vue physiologique, la lumière bleue est partout car elle fait partie du spectre visible. Elle est essentielle pour l'équilibre des couleurs, « il n'est donc pas question d'éliminer cette longuer d'onde ». En revanche, au cours de la dernière décennie, les éclairages utilisant des ampoules LED émettant largement dans le champ de longuer l'onde bleu, se sont littéralement imposés. Elles sont devenues omniprésentes dans notre environnement : éclairages publics (dans les rues, les hôpitaux, les gymnases et tout autres lieux publics), au travail, à la maison et systématiquement derrière tous nos écrans (télés, ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles de jeux...). Au final, nous sommes beaucoup plus exposés à la lumière bleue qu'auparavant, à la fois en durée et en intensité.C'est pourquoi lors d'une opération de la cataracte, qui consiste à remplacer un cristallin vieilli par une lentille intraoculaire nommée implant, on pourra en proposer une associée d'un filtre anti-lumière bleue, notamment chez les patients à risque rétinien connu.Or les effets sur notre santé ne sont pas totalement définis. « Il est toutefois bien établi que la lumière bleue est potentiellement plus toxique chez les enfants que chez les adultes » indique le Dr Laplace. En effet, « leur cristallin laisse passer 90 à 80 % de la lumière bleue. Ce n'est qu'ensuite, avec l'âge, que le cristallin en vieillissant absorbera mieux cette lumière bleue ; l'intensité et la quantité de lumière bleue projetées sur la rétine seront alors diminuées ».Ainsi, pour la même quantité de lumière bleue, le pourcentage qui arrive sur la rétine diffère nettement chez l'enfant et chez l'adulte. Des risques potentiels méconnus Les risques sont encore mal connus, mais ils dépendent certainement de l'intensité de la lumière bleue, de la durée d'exposition à cette longueur d'onde, et donc de la dose cumulée.Chez l'animal, des lésions chimiques de l'oeil ont été démontrées à la suite d'expositions intenses. On sait également qu'en excès, la lumière bleue pourrait constituer un facteur de risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).Enfin, si cette lumière bleue est à l'origine de notre rythme circadien (jour/nuit), à mauvais escient, elle peut inversement provoquer un dérèglement de notre horloge biologique et entraîner des troubles du sommeil, de l'humeur, voire des dépressions chez des sujets à risques.On retiendra qu'on ne peut pas se passer de lumière bleue, mais qu'un meilleur contrôle de notre exposition serait bénéfique en attendant d'en savoir plus sur les risques potentiels d'une surexposition via les éclairages et les écrans. Comment protéger les yeux de nos enfants et les nôtres d'une lumière bleue excessive ? Les conseils ci-dessous relèvent du bon sens : Limiter autant que possible la durée d'exposition aux écrans dans l'enfance et dans l'adolescence. Éviter de mettre les tout-petits devant un écran. Se maintenir à une distance suffisante (tenir compte de la taille de l'écran et jouer sur la taille des caractères). Diminuer la luminosité des écrans et surtout la nuit, en tenant compte de la luminosité ambiante. Faire des pauses et à plus forte raison en cas de troubles de convergence. En cas de signes cliniques, consulter un ophtalmologiste ou un orthoptiste. Ne pas surajouter de lumière bleue, quelle qu'elle soit ; se méfier des lumières domestiques, trop souvent à LED, et privilégier chez soi les LED de faible luminosité. Utiliser des verres orange qui filtrent la lumière bleue si l'on travaille le soir sur écran ou en cas de troubles du sommeil. L'objectif est de filtrer davantage la lumière bleue en fin de journée et en soirée. Recourir à des protège-écrans ou à des lunettes dont les verres filtrent la lumière bleue pour diminuer l'éblouissement. Renseignez-vous chez un opticien, car les techniques évoluent rapidement et il existe désormais des verres non teintés filtrant la lumière bleu-violet, qui peuvent en même temps corriger la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Scoliose et cartable, mythe ou réalité ?
Les cartables trop chargés de nos écoliers ont une mauvaise réputation, totalement injustifiée, vis-à-vis de la scoliose. Néanmoins, un tel poids est aberrant sur une colonne vertébrale en pleine croissance mais aussi parce que de nombreux enfants souffrent sans le savoir de la maladie de Scheuermann, qui comporte parfois une scoliose. Légère ou sévère, dans tous les cas elle peut être aggravée par le port de lourdes charges. Cartable et scoliose, un mythe qui a la vie dure Scoliose, la faute au cartable ? Absolument pas. Cette déviation définitive et structurée de la colonne vertébrale se fait dans les trois plans de l'espace en particulier avec la rotation des vertèbres. La (ou les) gibbosité (déformation du thorax) est visible très facilement en faisant pencher l'enfant en avant. Elle ne doit pas être confondue avec l'« attitude scoliotique » des enfants qui se tiennent mal ; cette mauvaise posture n'est due en réalité à aucune déformation structurée de leur colonne vertébrale et disparaît en position couchée. Dr Catherine Marty, rhumatologue (Hôpital Raymond Poincaré, Garches) : « Les études sont formelles : le port du cartable ou d'une charge lourde en général ou même la mauvaise posture des enfants à leur pupitre ou dans la vie quotidienne n'est pas responsable de scoliose, ni n'aggrave une scoliose déjà existante ! En revanche, ils peuvent ressentir des douleurs musculaires entre les omoplates et/ou à la jonction entre le dos et les cervicales en raison des contraintes exercées par les sangles du cartable qui sont souvent non adaptées à un poids lourd. S'ils n'ont pas le choix, il vaut mieux qu'ils prennent un sac à dos de randonnée avec une sangle au niveau de la taille. Un cartable à roulettes n'est pas l'idéal car il impose au dos une traction asymétrique. »80% des scolioses - idiopathiques (dont on ne connait pas la cause) - sont d'origine génétique. Environ 3% des enfants et adolescents (dont environ 80% de filles) en souffrent. La scoliose est présente dès le tout jeune âge et peut s'aggraver à la puberté. Le port du cartable n'est pas la cause de la scoliose mais comme pour tout enfant, l'augmentation persistante de charges sur des vertèbres et disques en croissance peut entraîner des lésions. De multiples travaux de recherche sur des mécanismes neuro-hormonaux avec une susceptibilité génétique sous-jacente n'ont rien donné. Une étude récente a individualisé un gène impliqué (POC 5) (1). D'autres types de scolioses sont secondaires (malformations congénitales, tumeurs du rachis, cause infectieuse ou neurologique comme un spina bifida etc.). La scoliose idiopathique de l'enfant ou adolescent est en général non douloureuse. En cas de douleurs persistantes, il faut rechercher une scoliose secondaire. Le cartable, proscrit en cas de maladie de Scheuermann En revanche, le port de cartable et de toute charge lourde est absolument interdit dans la maladie de Scheuermann, responsable de cyphoses (la bosse du dos) avec souvent une petite scoliose "secondaire" associée. Méconnu, ce trouble de croissance des vertèbres pendant l'enfance est pourtant assez fréquent, retrouvé chez 60 % des enfants dans sa forme minime, chez 7% dans sa forme thoracique classique (chiffres inconnus pour les formes lombaires et thoraco-lombaire, les plus problématiques). C'est une maladie du complexe disque-vertèbre dont la cause n'est pas connue. La maladie de Scheuermann a une composante génétique mais aussi mécanique. C'est pourquoi la déformation vertébrale peut être favorisée et même aggravée par le port de charges lourdes dans l'enfance, à l'adolescence et jusqu'à l'âge adulte. Le surpoids/obésité et les efforts trop fréquents comme le sport de haut niveau peuvent favoriser la maladie.Dr Marty : « A l'école, tous les enfants atteints de la maladie de Scheuermann même légère doivent obtenir de leur médecin traitant ou du rhumatologue un certificat médical systématique pour avoir le double des livres à l'école et à la maison, des casiers sur place et être dispensés de sports comme l'acrosport (gymnastique acrobatique) ». La maladie de Scheuermann, comment la repérer ? 5 éléments de gravité variable font suspecter une maladie de Scheuermann : Une cyphose (dos rond) avec parfois une véritable bosse (gibbosité) qui peut être soit l'exagération de la courbure thoracique (la partie haute de la colonne vertébrale), soit l'effacement ou la diminution de la cambrure lombaire. Une scoliose plus ou moins prononcée. Parfois une raideur dorsale. Une douleur après une séance de gymnastique, une longue position assise, un sport trop intensif ou mal adapté ou après le port d'une charge lourde. Des douleurs lombaires du fait de lésions entre disques-vertèbres. Scheuermann est la principale cause de douleurs lombaires de l'enfant et l'adolescent. Devant de tels symptômes, il faut consulter le médecin qui prescrira une radiographie du rachis. Ces enfants peuvent évoluer vers des rachis dégénératifs dès l'âge adulte jeune ; ce sont les lésions d'arthrose avec le pincement des disques lié à la dégénérescence des disques. Ils peuvent avoir parfois des hernies discales, une perte progressive de la cambrure (lordose) lombaire et des troubles de la statique (posture).Dr Marty : « Le traitement de la maladie de Scheuermann chez l'enfant consiste en des corsets et de la kinésithérapie, avec à la fois un travail de correction de la posture assise et debout, un travail des muscles extenseurs du dos et l'assouplissement de la cyphose et des membres inférieurs (ischio-jambiers), la suppression des sports à risque (sports violents, avec port de charges, sauts) et du port de charge pour limiter le poids sur le rachis. Si le diagnostic et le traitement sont faits tôt sur une courbure encore souple, la cyphose peut être corrigée. La chirurgie est indiquée en cas de cyphose haute thoracique sévère (angle d'environ 80°), très peu esthétique et douloureuse, en fin d'adolescence ou chez l'adulte jeune. La chirurgie dans les formes lombaires se fait souvent à l'âge adulte devant des lésions arthrosiques, des douleurs et des troubles de la statique avec aggravation de la cyphose. » Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Le cancer : vers une médecine personnalisée et un traitement à la carte
On entend de plus en plus parler de "médecine personnalisée", mais est-elle une réalité pour tous en 2016 ? Que sont les thérapies ciblées et jusqu'où peut aller la "médecine de précision" notamment pour traiter le cancer ? Quid de l'immunothérapie ? Voici un panorama d'une recherche en pleine accélération, avec, en toile de fond, la Journée Mondiale contre le cancer, le 4 février.
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Rétinopathie diabétique : les yeux sous haute surveillance toute la vie
La rétinopathie diabétique est une complication du diabète de type 1 mais aussi du diabète de type 2, au niveau de la rétine. Protéger ses yeux est essentiel pour éviter l'évolution vers la malvoyance et la cécité. Une vigilance renforcée s'impose tout au long de la vie mais tout particulièrement lors d'une grossesse, à la puberté et lors d'une amélioration rapide de la glycémie. A paraître, un Référentiel 2016 de la Société Francophone du Diabète (SFD) fait le point. Œil et diabète, faire le lien Un quart à un tiers des personnes avec un diabète de type 2 ou de type 1 est concerné par la rétinopathie diabétique. C'est la première cause de cécité avant l'âge de 60 ans et une cause importante de malvoyance. Si elle n'est pas dépistée et si aucun traitement spécifique n'est mis en oeuvre (comme c'est encore trop souvent le cas en France), la baisse visuelle est inéluctable et irréversible, jusqu'à perdre la vue. Celle-ci est liée soit à un oedème de la macula (zone au centre de la rétine), soit à une complication de la rétinopathie dite proliférante.Pr Pascale Massin, ophtalmologiste et co-coordinatrice du Référentiel 2016 : « Après un examen ophtalmologique initial au moment de la découverte du diabète de type 1 ou 2, puis en l'absence d'atteinte de la rétine, le dépistage au moyen d'un fond d'oeil devient annuel. Il peut être biannuel chez les diabétiques de type 2 qui ne sont pas sous insuline et aux objectifs à la fois vis-à-vis de la glycémie et de la pression artérielle. Le rythme de la surveillance sera fonction de la sévérité de l'atteinte ». Glycémie et pression artérielle sous haute surveillance A côté de l'ancienneté du diabète, principal déterminant de l'apparition d'une rétinopathie diabétique, deux facteurs de risque modifiables coexistent : le contrôle glycémique mais aussi tensionnel avec un objectif proche de 130/80 mmHg. Grâce à une meilleure prise en charge sur ces deux fronts, le nombre de rétinopathies a été divisé par deux en 20 ans.Dr Sylvie Feldman-Billard, diabétologue au CHNO des Quinze-Vingts (Paris) et co-coordinatrice du Référentiel 2016 : « Chez la personne diabétique, un taux d'HbA1c (valeur qui reflète le niveau de contrôle du diabète) stabilisé proche de 7% (taux qui témoigne d'un bon contrôle de la glycémie), dès la découverte du diabète, est bénéfique à tous les stades du développement et de la progression de la rétinopathie diabétique. Bien contrôler son diabète permet même de faire régresser une rétinopathie diabétique au stade précoce : cela signifie que lorsque la rétinopathie est non-proliférante, minime à modérée, il est encore possible de revenir en arrière ! » Amélioration rapide de la glycémie... attention Contrôler sa glycémie est absolument nécessaire, à la fois pour freiner l'évolution des complications cardiovasculaires du diabète mais aussi pour protéger les reins, les nerfs et les yeux.Mais attention, car parfois, lorsque la correction de la glycémie est importante et rapide (dans les 3 mois), cela peut aggraver la rétinopathie diabétique chez 10 à 20% des personnes, d'autant plus que le diabète est ancien, déséquilibré et la rétinopathie diabétique sévère. Cette aggravation est précoce, elle survient dans les trois à six mois suivant l'amélioration de la glycémie. Des situations assez fréquentes, à l'occasion notamment de la mise sous insuline chez une personne diabétique de type 2 dont la glycémie est déséquilibrée, lors de la mise en place d'un traitement par pompe à insuline dans le diabète de type 1 et -situation de plus en plus courante- après une chirurgie de l'obésité (bariatrique). Si elle n'est pas trop préoccupante car souvent transitoire et limitée en l'absence de rétinopathie diabétique préexistante ou en cas de rétinopathie diabétique non proliférante minime, encore faut-il que la surveillance et la mise en place de thérapeutiques ophtalmologiques soient adaptées.En revanche, la situation est tout autre lorsque la rétinopathie diabétique est déjà présente au moment de la normalisation glycémique rapide. Le risque de lésions rétiniennes irréversibles (cécité) est alors majeur. Le rythme de surveillance doit être trimestriel pendant les douze mois qui suivent la normalisation de la glycémie, surtout si le diabète est déséquilibré, ancien et la rétinopathie diabétique déjà évoluée.Dr Sylvie Feldman-Billard : « Le meilleur moyen pour éviter une normalisation glycémique rapide est de maintenir un taux d'HbA1c proche de 7% dès le diagnostic du diabète. Mais lorsque ça n'est pas possible, le médecin doit orienter la personne diabétique chez l'ophtalmologiste pour que celui-ci réaliste un examen approfondi avant toute intensification rapide des traitements pour faire baisser la glycémie ou situation induisant une baisse rapide de la glycémie. Si la rétinopathie diabétique est proliférante ou non proliférante mais sévère, l'ophtalmologiste réalisera de toute urgence une photocoagulation panrétinienne. » Trois périodes de vie à risque Dr Feldman-Billard : « Je vois trop souvent en consultation des personnes diabétiques dont la vision est irrémédiablement abîmée ou qui perdent la vue et qui me disent « Si j'avais su ». Alors que cela peut être évité ! » Puberté, adolescence : elles constituent des périodes à haut risque d'évolution rapide de la rétinopathie diabétique, du fait des variations hormonales qui peuvent la favoriser, et surtout parce qu'à ces âges, les diabétiques de type 1 suivent rarement leur traitement à la lettre. Leur risque de rétinopathie dite "floride" (forme grave et évolutive, non réversible) est non négligeable. D'où une surveillance renforcée tous les semestres, a fortiori s'il existe déjà des signes de rétinopathie diabétique. Grossesse : elle expose au risque d'aggravation rapide d'une rétinopathie diabétique. Lorsqu'on envisage une grossesse et qu'on est diabétique, un contrôle de sa glycémie et un dépistage d'une éventuelle rétinopathie diabétique sont indispensables avant la conception. Puis la surveillance doit être trimestrielle durant la grossesse et en post-partum. C'est crucial, à tel point qu'une rétinopathie diabétique non proliférante sévère ou proliférante est une contre-indication temporaire à une grossesse et doit être préalablement traitée. D'une manière générale, une rétinopathie préexistante au moment de la conception, une hypertension artérielle, une néphropathie, un diabète ancien, une baisse de l'HbA1c au 1er trimestre quel que soit le taux d'HbA1c au moment de la conception, obligent à un suivi ophtalmologique mensuel. Chirurgie de la cataracte : au décours de cette chirurgie, une rétinopathie diabétique peut s'aggraver. C'est pourquoi la glycémie et le contrôle d'autres facteurs comme la pression artérielle doivent être bien contrôlés au préalable. Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Brossage des dents, caries, bains de bouche : les bons gestes du quotidien
L'hygiène de la bouche : rien de plus simple, en principe... Sauf au rayon brosses à dents lorsqu'il s'agit de choisir la meilleure, et là, on est perdu ! Parce qu'au fond, qui connaît exactement le bon rythme et la durée idéale pour un brossage de dents réussi ? Ou encore à partir de quel âge il faut utiliser du dentifrice ? Prendre soin de ses dents, de sa gencive, de son haleine, prévenir les caries... Voici les bons gestes du quotidien à adopter en famille dès le plus jeune âge.
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Sel et pression artérielle : quoi de neuf ?
Une étude remet en cause le bien-fondé d'une consommation en sel inférieure à 5 grammes quotidiens, comme le préconise pourtant l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Est-ce souhaitable ? Est-ce que le fait de bannir le sel est plus utile que les médicaments antihypertenseurs sur la pression artérielle ? Des questions à se poser en ce 14 mai, journée mondiale contre l'hypertension.
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Des virus mangeurs de bactéries au secours des antibiotiques
On le sait, partout dans le monde, la résistance aux antibiotiques augmente et de plus en plus de patients se retrouvent en impasse thérapeutique. La phagothérapie, qui utilise des virus naturels pour tuer les bactéries, pourrait être une alternative.
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Erythème fessier : conseils pratiques
Les fesses rouges et irritées, c'est très souvent le lot des bébés qui portent une couche. Ce problème sans gravité, mais très fréquent et très inconfortable, a ses solutions...Voici quelques conseils pour aider les bébés qui souffrent d'érythème fessier.
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Quel siège auto pour mon enfant ?
Selon l'Association Prévention routière, 70% des enfants sont encore mal attachés en voiture et près de 10% ne le sont pas du tout. " Or, pour un enfant non attaché, un choc à 50 km/h équivaut à une chute du 3e étage ! " Voici quelques conseils pour bien attacher votre enfant et voyager avec lui en toute sécurité.
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Quand bébé fera-t-il ses nuits ?
Le sommeil de bébé est une des grandes préoccupations des jeunes parents. Mais patience : à cinq mois, environ 50 % des bébés parviennent à aligner leur sommeil sur celui des parents... Jour ou nuit : du pareil au même pour les bébés... "Est-ce qu'il fait ses nuits ?" : voici la question à laquelle sont régulièrement confrontés les jeunes parents. Au cours des premiers mois, il faut pourtant se montrer patient. Difficile en effet de demander à un nourrisson de s'adapter du jour au lendemain à nos propres rythmes ! Rappelons que dans le ventre de sa mère, le fœtus dort environ 95 % du temps. Durant le premier mois qui suit la naissance, le nourrisson dort environ 75 % du temps, c'est-à-dire en moyenne 16 heures par jour. Le hic bien sûr est qu'il ne s'agit pas de 16 heures en continu ! Le nourrisson va ainsi se réveiller en moyenne quatre fois la nuit et quatre fois le jour, c'est-à-dire... toutes les 3 heures. Les phases d'éveil les plus longues ont généralement lieu vers 9 heures, 18 heures et 3 heures du matin. Autrement dit, dans un premier temps, le sommeil de bébé ne tient pas vraiment compte de l'alternance jour/nuit... Ces éveils sont par ailleurs liés au besoin de se nourrir. Dormir et manger sont en effet pratiquement les deux seules activités du tout-petit ! La structure du sommeil des nourrissons Le sommeil du nouveau-né (de un à deux mois) est constitué d'une alternance entre sommeil lent et sommeil paradoxal. Le sommeil lent occupe 35 à 40 % du temps. Pendant cette phase, le bébé est calme et ne bouge pratiquement pas. Le sommeil paradoxal, pendant lequel les rêves ont lieu, occupe environ 60 % du temps : dans cette phase, le bébé est plus agité. Il fait parfois des gestes brusques et son visage change souvent d'expression. Cette phase est parfois interrompue de micro-éveils. Mais attention, bébé dort toujours... ne le réveillez pas. Sommeil de bébé : le rythme jour/nuit Au cours du deuxième mois, le sommeil du nourrisson commence à se calquer sur le rythme jour/nuit. Il commence à dormir un peu moins : environ 15 heures en moyenne. Les éveils nocturnes liés au besoin de téter ont généralement lieu vers minuit et vers 4 heures du matin. A la fin du troisième mois, la plupart des nourrissons peuvent dormir de minuit à 6 heures du matin sans éveil. Et à cinq mois, 50 % des bébés ont réussi à accorder leurs nuits à celles de leurs parents (de 22 heures à 6 heures du matin). Précisons que certains bébés sont naturellement plus enclins à trouver rapidement un rythme de sommeil qui s'accorde à celui des adultes. Un environnement calme, des horaires réguliers et la mise en place d'un rituel avant le coucher représentent par ailleurs un coup de pouce pour tous les bébés... et par conséquent pour les parents ! Julie Luong, journaliste santé,Julie Luong
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Soins du cordon ombilical : quelle voie choisir ?
Le nettoyage du cordon ombilical du nouveau-né est toujours un moment intimidant pour les parents. Voici quelques conseils... Première leçon : ne pas (trop) s'inquiéter... Nettoyer le cordon ombilical, ou plutôt ce qu'il en reste quelques jours après la naissance, est souvent inquiétant. Le cordon devient noir et dur, il y a parfois un peu de pertes, une odeur désagréable...De quoi angoisser les nouveaux parents !Voici les critères qui doivent vous amener chez le pédiatre : Du pus (liquide jaune) s'échappe de la plaie. La peau autour du cordon ombilical devient rouge. La zone est sensible (votre bébé pleure quand vous la touchez). Votre bébé a de la fièvre. La zone reste gonflée et les pertes continuent une fois que le cordon est tombé. Nettoyage du cordon ombilical : au savon ou au désinfectant ? Traditionnellement, on conseillait aux parents de désinfecter le nombril à chaque change, puis de le protéger avec un pansement.Maintenant, plusieurs écoles existent. Le conseil d'origine est encore donné ; d'autres personnes conseillent de simplement laver la zone à l'eau et de laisser le cordon à l'air libre, parce que cela permet qu'il tombe plus rapidement.Et toutes les solutions entre les deux - désinfecter une fois par jour par exemple - existent. Une étude (1) a conclu que renoncer à la désinfection demande que les parents soient bien informés sur la manière de nettoyer la zone, et sur les symptômes à tenir à l'oeil.Il est donc conseillé de suivre les conseils de votre pédiatre. Un conseil vaut cependant dans tous les cas : lavez bien vos mains avant d'effectuer les soins de votre bébé. Quand le cordon ombilical va-t-il tomber ? Comme les soins sont un peu stressants, les parents attendent souvent avec impatience la "chute" du cordon ombilical.En moyenne, celui-ci se détache entre le 5ème et le 10ème jour après la naissance. Mais cela peut varier assez significativement. Donc pas d'inquiétude ! Source : e-santé Marion Garteiser,journaliste santé
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Les jeux vidéo qui font bouger nos enfants sont efficaces !
Les jeux vidéo ont mauvaise, voire très mauvaise réputation auprès des professionnels de santé. Ces programmes nous encouragent, enfants et adultes, à passer plus de temps assis passivement devant un écran. Mais cette idée n'est peut-être pas plus qu'un cliché...
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Mon enfant a du diabète : conseils pratiques pour voyager en toute sécurité
C’est les grandes vacances, vous avez décidé d’emmener votre enfant en voyage. Le fait qu’il soit diabétique n’est pas incompatible mais nécessite de bien préparer son voyage. Quelques conseils pratiques.
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Bébé diversifie son alimentation
La diversification alimentaire de l'enfant, qui correspond au passage d'une alimentation exclusivement lactée à des repas variés et solides, peut débuter entre 4 et 6 mois. Elle doit être menée selon le rythme de l'enfant et avec précaution afin de pouvoir détecter une éventuelle allergie. La diversification alimentaire se fait au rythme de l'enfant, mais pas trop tôt Selon l'enfant, ce passage se fera plus ou moins tôt. Votre médecin sera ici votre meilleur conseiller. Tous les spécialistes en nutrition infantile recommandent de commencer la diversification entre 4 et 6 mois. En effet, même si le lait (maternel ou maternisé) permet de satisfaire les besoins d'un nourrisson jusqu'à l'âge de 6 mois, il faut rester prudent car un début précoce peut entraîner des inconvénients, comme par exemple des risques d'allergies, des troubles digestifs si les farines sont introduites trop tôt, ou encore des apports trop réduits en calcium, en fer et en acides gras essentiels. Le lait : minimum 500ml par jour Le lait pour nourrisson ou lait 1er âge doit être employé jusqu'à 4 mois. Au-delà et jusqu'à 1 an, il faut passer au lait de suite ou lait 2e âge. Lors de la diversification, les apports en lait peuvent être fournis d'une part par le lait maternel ou 2e âge, d'autre part par des petits suisses ou des yaourts. Débutez la diversification alimentaire par les légumes et les fruits (ne donnez pas de fruits exotiques : banane, kiwi...). Après 6 mois, introduisez la viande et le poisson : 10 à 15g par jour jusqu'à 1 an. A partir de 8 mois, proposez des féculents, mais évitez les farines au gluten avant 19 mois. Quelques conseils pour une diversification alimentaire réussie Ne proposez pas de sucre et évitez de sucrer les préparations. Ne salez pas les aliments. Ni pendant ni après la cuisson. N'ajoutez pas de matière grasse. La seule boisson indispensable est l'eau. De temps en temps vous pouvez lui donner un jus de fruits sans sucre ajouté. Introduisez un seul aliment à la fois et en petite quantité afin de minimiser et d'identifier les risques allergiques. S'il existe un terrain allergique familial retarder la diversification et l'introduction des aliments très allergisants. Surtout, ne forcez pas votre enfant. Suivez son rythme et tenez compte de ses habitudes. A chacun son rythme ! Alimentation d'un enfant de 6 mois Petit déjeunerBiberon de 210ml de lait 2e âge + 15g de farine infantileDéjeuner10 à 15g de viande ou de poisson Purée de légumes (pommes de terre, carottes, haricots verts…) Un petit pot de fromage blancGoûterBiberon de 180ml de lait 2e âge + 10g de farine infantile Compote (ou jus) de fruitsDînerPotage ou purée de légumes 20g de fromage ou un demi-yaourt - Compote de fruits Isabelle Eustache
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Bébé aux sports d'hiver
Vous rêvez de partir aux sports d'hiver avec toute votre petite famille. Voir vos enfants faire leurs premiers pas dans la neige, une glissade en luge et sur des skis vous réjouissent déjà. Mais quelles précautions prendre et à partir de quel âge peut-on emmener bébé aux sports d'hiver ?
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Pourquoi votre enfant a-t-il peur de l'eau ?
L'été avec ses fortes chaleurs est bel et bien là. Et comme des poissons ayant besoin de retrouver leur milieu d'origine nombre d'enfants se précipitent avec plaisir dans les mers, piscines, lacs ou rivières pour patauger, barboter ou nager. Mais certains, apeurés restent au bord. Pourquoi ont-ils peur de l'eau ?
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Ados : multiplier les régimes décuple les kilos !
Le surpoids et l'obésité touchent gravement les enfants et les adolescents. Comme les adultes, ils ripostent en s'imposant des régimes. Mais au final, les effets obtenus sont le plus souvent à l'opposé de ceux attendus : plus ils suivent des régimes, plus ils prennent du poids ! Ainsi, eux aussi sont victimes de l'effet "yoyo"...
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Pleurs excessifs : bébé digère mal
Rien d'alarmant à ce qu'un nouveau-né pleure. En effet, c'est son seul mode de langage. En revanche, les pleurs excessifs traduisent généralement trois grands types de troubles : la faim, le sommeil et les difficultés digestives. Après les difficultés alimentaires (régurgitations, mauvaise prise de repas), les coliques occupent la deuxième place des pleurs de bébé.
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Dermatite ou eczéma atopique : conseils aux parents
La dermatite atopique, ou eczéma atopique, est une maladie fréquente, surtout chez l'enfant.La fréquence de cette affection a d'ailleurs considérablement augmenté dans les pays occidentaux. Comment faire avec un enfant atteint d'eczéma atopique ? Quels sont les conseils que l'on peut donner aux parents ?
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Mort subite du nourrisson : réhabilitation de la tétine !
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la tétine, tototte ou sucette, réduit de 92% le risque de mort subite du nourrisson !Bien plus encore, le bénéfice de la tétine annihile les effets délétères des facteurs de risque, tels que le couchage sur le ventre, dans le lit de la mère, ou sur une literie trop souple.
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Mon enfant ronfle : est-ce de l'apnée du sommeil ?
Les enfants qui ronflent durant leur sommeil sont nombreux.Ce phénomène peut être banal et transitoire, mais, tout comme chez l'adulte, les ronflements peuvent aussi cacher ce qu'on appelle des apnées du sommeil, lesquelles doivent être impérativement prises en charge et traitées.
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Contre la toux ? Ne donnez pas de sirop !
Et pourquoi se passerait-on des sirops contre la toux ? Parce qu'ils ne sont pas efficaces. Pire, ils peuvent avoir des effets néfastes chez les enfants ! La toux est un symptôme qui disparaît spontanément. Dans le cas contraire, il faut consulter, car elle peut révéler une pathologie grave…
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Enfants : doigts dans la porte ou coupure
La curiosité, l'exploration et l'ignorance des dangers exposent les petites mains aux accidents. Les plus fréquents sont les doigts écrasés dans les portes et les coupures. Comment réagir et quels sont les premiers gestes à réaliser ? Traumatismes de la main Chez les enfants, les accidents au niveau des mains représentent la première cause de consultation aux urgences traumatiques pédiatriques. Les deux principaux types d'accidents sont les écrasements des dernières phalanges et les plaies aux mains induites par des objets tranchants.Ces traumatismes au niveau des mains touchent plus souvent les garçons et se produisent généralement au domicile, sur les terrains de jeux et à l'école. Les plaies consécutives à une coupure Elles sont souvent induites par du verre (chute avec un verre à la main, choc contre une porte vitrée), mais aussi par un couteau ou des ciseaux. Le tout premier geste à réaliser en cas de plaie profonde est de mettre un pansement antiseptique, mais surtout jamais de garrot, et d'adresser l'enfant le plus rapidement possible dans un centre d'urgences pédiatriques ou dans un centre d'urgences de la main. La plaie sera examinée sous anesthésie au bloc opératoire et les éléments lésés seront réparés sous microscope. Les complications sont rares. Les écrasements Plus fréquents que les plaies, ces accidents domestiques touchent plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans. Les doigts s'écrasent généralement dans les portes (domicile, voitures, placards ) et les fenêtres. Les autres causes d'écrasement de la dernière phalange sont représentées par les tiroirs, les chaînes de vélo, les chaises pliantes, etc.Comme pour une plaie, l'enfant doit être adressé au plus vite dans un centre d'urgences pédiatriques ou dans un centre d'urgences de la main.Il faut savoir que sans traitement adéquat, toute lésion de l'ongle expose à des séquelles plus ou moins sévères : ongle strié, fendu, décollé ...Dans le cas d'une amputation, tous les fragments doivent être conservés au sec dans un sac en plastique posé sur de la glace.Le traitement consiste à réparer les lésions et à remettre l'ongle en place.La prévention passe par des systèmes « anti pince doigt ». Il existe notamment des butées qui s'opposent à la fermeture des portes et des systèmes de protection au niveau des charnières empêchant l'introduction des doigts.On retiendra que le premier réflexe est de contacter le centre 15 (Samu) pour être rapidement et correctement orienté. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Surdité : les signes à surveiller chez les jeunes enfants
Des outils de dépistage permettant de détecter des déficits de l'audition dès la naissance sont disponibles. Or ces troubles de l'audition restent détectés trop tardivement. Il faut savoir que les trois quarts des surdités sont d'origine génétique.En plus des tests à la naissance, quels sont les signes que les parents peuvent repérer ? Dépistage néonatal des déficits de l'audition Le dépistage de la surdité est aujourd'hui très performant. On dispose de techniques automatisées applicables aux tout premiers jours de la vie des nourrissons. On peut ainsi explorer facilement la fonction auditive en période néonatale, entre 0 et 2 mois. Un déficit sensoriel peut ainsi être dépisté très tôt et pris en charge immédiatement.En effet, il faut savoir que les traitements initiés précocement améliorent la qualité de vie de l'enfant, avec notamment un accès plus précoce à la communication.Depuis 2012, ce dépistage de la surdité est systématique chez tous les nourrissons à la naissance, dans tous les cas avant la sortie de maternité.Mais des troubles de l'audition peuvent encore être détectés un peu plus tard. L'objectif est toujours le même : détecter les anomalies le plus tôt possible pour minimiser les répercussions sur l'apprentissage du langage oral par exemple.$$Quand tester l'audition des très jeunes enfants ? Isabelle Eustache
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Comment reconnaître les enfants précoces ?
L'Association française pour les enfants précoces (AFEP) a listé dix traits de caractère que l'on retrouve typiquement chez les enfants précoces.Toutefois, seuls des tests de quotient intellectuel pourront confirmer une précocité chez un enfant.
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Mon enfant est accro à Internet, que faire?
La cyberdépendance ou "netaholisme" désigne une dépendance à l'ordinateur et à Internet. Les jeunes sont les plus susceptibles de tomber dans ce piège (mais de nombreux adultes aussi). Comment savoir si mon enfant est véritablement cyberdépendant ? Quelles sont les solutions ?
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Otite de l'enfant : à quoi sert le yo-yo ?
Un yo-yo ou aérateur transtympanique ne se pose jamais dans l'urgence mais après une période d'observation et si les traitements médicamenteux ont échoué. Il existe trois grandes indications : l'otite moyenne aiguë récidivante du nourrisson, l'otite séreuse avec baisse de l'audition et la rétraction du tympan.
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Ados : quand et comment passer des lunettes aux lentilles
Votre enfant veut troquer ses lunettes pour des lentilles ? Est-ce une bonne idée ? N'est-il pas trop jeune ? Ce que vous devez savoir pour bien l'orienter dans son choix. Entretien avec Aline Gamrasni, spécialiste de la correction optique pour enfants (Optikid, Paris 16e) et membre de l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), www.asnav.org. A partir de quel âge peut-on porter des lentilles ? C'est généralement vers 11-12 ans que certains enfants souhaitent abandonner leurs lunettes au profit d'une paire de lentilles. Ce sont plus souvent les filles, la demande survenant un peu plus tard de la part des garçons. La condition première repose sur la notion d'hygiène : l'enfant doit avoir acquis le réflexe de se laver les mains avant de toucher ses yeux.Est-il assez autonome ?Ensuite, il doit être autonome, c'est-à-dire capable de retirer et de mettre ses lentilles tout seul, sans l'aide de papa ou maman. Car en cas de problème durant sa journée à l'école, il faut qu'il puisse les retirer, les nettoyer et les remettre. Il est donc nécessaire qu'il ait déjà acquis une certaine maturité. Les lentilles jetables sont-elles adaptées ? Le choix du type de lentilles est guidé par l'ophtalmologiste. On propose aux enfants des lentilles souples perméables à l'oxygène, afin qu'ils puissent les porter toute leur vie s'ils le souhaitent. Les lentilles souples journalières leur sont parfaitement accessibles. Ce sont des lentilles jetables qui ne nécessitent aucun entretien, ni produit : on les met le matin et on les jette le soir. C'est précisément ce que veulent les jeunes, un équipement facile et pratique, sans obligation d'entretien. D'ailleurs, la demande est de plus en plus fréquente de la part des adolescents.Ne pas abandonner les lunettesAttention, il ne faut pas abandonner les lunettes : le soir, quand le jeune rentre à la maison, il peut retirer ses lentilles et mettre ses lunettes pour reposer un peu ses yeux. Pour finir, il faut savoir que les lentilles souples jetables sont financièrement plus chères, même si l'on tient compte des frais inhérents aux produits d'entretien... Myopie et vitamine D Enfin, il convient d'inciter les enfants à pratiquer des activités en extérieur pour faire le plein de vitamine D et ainsi éviter la myopie ou ralentir son évolution. En effet, après avoir constaté une épidémie de myopie dans le Sud-est asiatique, des chercheurs ont avancé le rôle de la vitamine D. Cette vitamine, fabriquée par l'organisme lors des expositions au soleil, pourrait freiner la myopie chez l'enfant, d'où la recommandation actuelle de favoriser les activités régulières au soleil et les pratiques sportives de plein air plusieurs fois par semaine. Isabelle Eustache
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Votre enfant angoisse, comment réagir ?
Depuis sa naissance, l'enfant est régulièrement confronté à des sources d'inquiétude. Peur d'être abandonné, de décevoir... En comprenant cette angoisse et en le rassurant, les parents peuvent aider l'enfant à traverser ces peurs. Autant d'angoisses que d'étapes de l'enfance Dès son huitième mois, le bébé traverse une première phase anxiogène lorsqu'il découvre qu'il existe indépendamment de sa mère. Il se met alors à redouter une séparation et angoisse à cette idée. Plus tard, cette peur de l'abandon s'accentue lorsqu'il se sépare physiquement de ses parents (pour aller à la crèche, puis à l'école, ou simplement lorsque ses parents le confient à une babysitter). Durant son parcours scolaire, il est confronté à l'angoisse de l'échec, la peur de décevoir et de se décevoir. Lorsqu'une crise survient dans l'enceinte réconfortante du foyer - par exemple dans le cas d'un divorce - l'enfant doit aussi gérer une multitude de questions angoissantes, et parfois faire face à un sentiment de culpabilité. Comment bien réagir aux angoisses de l'enfant A tous ces moments-clés, l'adulte doit rassurer patiemment son enfant. Il est en effet important de l'accompagner dans son évolution en évitant de projeter ses propres peurs. Le sentiment d'abandon peut par exemple se renforcer chez l'enfant si la mère elle-même a l'impression d'abandonner son petit lorsqu'elle le laisse à la crèche.Plus que l'adulte, l'enfant connaît aussi des difficultés pour extérioriser et comprendre ses différentes peurs. La peur l'envahit soudainement et il se retrouve face à une émotion difficile à maîtriser tout seul. Ses parents doivent donc dialoguer avec lui à propos de chaque source d'angoisse, et le pousser en douceur à les exprimer, les représenter. Le dessin peut être un bon moyen.Il est également essentiel de prendre la peur de l'enfant au sérieux et de ne jamais s'en moquer ou la nier. Quand faut-il consulter pour une angoisse chez l'enfant ? Il arrive que l'enfant souffre de violentes crises d'angoisse, phénomène qui touche généralement l'adulte. On décrit ces crises comme des apparitions soudaines d'une peur panique intense accompagnées de symptômes physiques (palpitation, sensation d'étouffement...).Dans ces cas-là, ou lorsqu'une peur "normale" prend des proportions inquiétantes (refus catégorique d'aller à l'école, cauchemars répétés...), il est conseillé d'en parler à un pédiatre pour faire le point. Ce dernier pourra vous aiguiller si nécessaire vers un psychologue spécialisé ou un pédopsychiatre. Antoine Collard, journaliste santé
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