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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Dermatite atopique : des causes mieux identifiées
La dermatite atopique est essentiellement liée à des facteurs d'origine génétique. Aujourd'hui, le processus à l'origine des symptômes cutanés est aussi mieux connu: ils sont essentiellement liés à un manque de « ciment » cellulaire, la filaggrine. Dermatite atopique : de quoi parle-t-on ? Une affection touchant principalement les enfantsSouvent appelée eczéma, la dermatite atopique apparaît généralement avant l'âge de trois mois et disparaît dans 9 cas sur 10 à la puberté. A noter que la dermatite peut persister chez les adolescents et adultes, le plus souvent de façon localisée.Les causes de la dermatite atopiqueLa dermatite atopique est souvent liée à des allergènes alimentaires ou respiratoires, parfois multiples et difficiles à identifier.Les symptômesLa dermatite atopique se manifeste d'abord par une rougeur mal délimitée et de très petites vésicules. Les vésicules ont ensuite tendance à se regrouper et à former des « bulles » avec suintement, puis apparition de croûtes. Ces symptômes s'accompagnent en général de démangeaisons. La dermatite atopique peut par ailleurs être aggravée par des facteurs extérieurs, comme le froid, le port de matière rugueuse comme la laine, etc. Le facteur génétique entre en jeu dans la dermatite atopique Plusieurs gènes sont en fait impliqués dans la dermatite atopique : il s'agit d'une maladie dite polygénique.La dermatite atopique est une maladie essentiellement d'origine génétique. Ainsi, chez des jumeaux monozygotes, la probabilité que les deux soient atteints de dermatite atopique est de 95 %. On sait par ailleurs qu'un enfant dont le père et/ou la mère présente une forme d'allergie (dermatite, asthme, rhinite, allergie alimentaire...) a des risques importants de développer une dermatite atopique. La thèse hygiéniste pour expliquer la dermatite atopique Mais le facteur génétique n'explique pourtant pas tout. Ainsi, on constate depuis plusieurs années une fréquence accrue de la dermatite atopique dans la population. Elle touche aujourd'hui jusqu'à 15 à 20 % des enfants.Pour expliquer cette augmentation, les scientifiques invoquent de plus en plus souvent la thèse hygiéniste. Cette théorie suppose que nos modes de vie très « safe » favoriseraient en fait les allergies ! Moins une personne serait exposée tôt dans sa vie à des poussières, à des animaux et même à une diversification alimentaire, plus elle aurait de risques de développer une allergie.Ainsi, les études montrent que la dermatite atopique est moins fréquente chez les gens qui ont grandi à la campagne. Aujourd'hui, en revanche, l'allaitement maternel n'est plus considéré comme un facteur fondamentalement protecteur dans la dermatite atopique. Les mères atopiques doivent donc se sentir libres d'allaiter ou non. Le rôle de la filaggrine Il y a quelques années, les scientifiques ont aussi découvert le processus lié aux gènes de la dermatite atopique. Les personnes atteintes de dermatite atopique ont en effet en commun de ne pas pouvoir fabriquer suffisamment de filaggrine, une protéine qui sert de ciment intercellulaire entre les cellules de la peau. Ce manque provoque une perte d'eau et une sécheresse de la peau.D'autre part, cette absence de filaggrine entraîne également une susceptibilité accrue aux infections puisque les bactéries et les virus pénètrent beaucoup plus facilement dans la peau par ces brèches.La découverte du rôle de la filaggrine permet désormais de mieux comprendre et de mieux orienter le traitement : les crèmes émollientes vont en effet permettre non seulement de combattre la sécheresse mais aussi de reconstituer ce fameux ciment ! Source : e-santé Julie Luong, journaliste santé
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Comment repérer tôt si ma fille devient anorexique ?
L'anorexie est une maladie qui s'installe insidieusement.Elle frappe surtout les adolescentes et les jeunes filles entre 12 et 20 ans, obsédées par la minceur.À l'heure où les régimes pour maigrir fleurissent de partout, comment la détecter et mettre en oeuvre tout ce qui est possible pour l'éviter ? L'anorexie, c'est quoi ? Quelques chiffres :70.000 jeunes de moins de 25 ans seraient anorexiques, surtout des filles.170.000 personnes adultes (20-45 ans) des deux sexes, parmi lesquelles 100.000 adolescents anorexiques devenus adultes et 70.000 adultes dont l'anorexie mentale a débuté à l'âge adulte.Ce terme vient du grec ancien anorexia qui signifie « absence de désir ». L'anorexie, c'est l'absence d'envie de manger, d'appétit : elle existe comme conséquence de certaines maladies, digestives ou cancéreuses.Mais dans le cas des filles, il s'agit d'anorexie mentale et c'est un trouble psychique du comportement alimentaire. Elles ont normalement faim mais elles se privent de manger parce qu'elles sont obsédées par le désir de maigrir. Et cette obsession prend le pas sur tout le reste de leur vie. C'est une addiction comparable à celle de la drogue.On ne sait pas vraiment pourquoi l'anorexie frappe plus souvent les filles que les garçons, mais on a constaté que l'âge s'abaisse de plus en plus et que des enfants de 8 / 9 ans deviennent anorexiques. C'est dire les ravages que fait le culte actuel de la minceur. Quels sont les signes de l'anorexie ? En général, l'anorexie démarre avec un régime amaigrissant, souvent sauvage et toujours déséquilibré. Cette dévotion à la minceur est tellement importante maintenant que la fille est encouragée par sa famille et ses ami(e)s et félicitée pour ces kilos perdus. Elle est heureuse, elle se sent bien et un sentiment de puissance sur elle-même, de maîtrise de son corps l'envahit peu à peu, qui la conduit de vouloir absolument et de continuer à perdre du poids. Elle évite tout ce qui risque, selon elle, de la faire grossir : ce qui est sucré, évidemment, mais aussi tous les aliments contenant du gras, y compris et surtout, les viandes. Elle boit énormément d'eau et se pèse plusieurs fois par jour. Il lui arrive souvent de se faire vomir. Elle saute de plus en plus de repas, trouve tous les prétextes possibles pour ne pas se mettre à table. Mais n'hésite pas pour autant à aider sa mère à faire les courses et préparer les repas : elle est même souvent bonne cuisinière. Elle travaille très bien à l'école : c'est plutôt un genre de petite fille modèle sur laquelle les parents ne se posent pas vraiment de questions. D'où le danger de cécité de ceux-ci. Elle fait aussi beaucoup de sport, de façon de plus en plus intense, sans manifester la moindre fatigue. Et elle peut aussi prendre (en douce) des laxatifs et des diurétiques. Elle maigrit de plus en plus et n'a plus de règles. Quelles sont les conséquences de l'anorexie ? Au fil de la privation de nourriture et de l'amaigrissement intensif, la dénutrition s'installe. Elle engendre inévitablement des carences en tout : protéines, lipides et acides gras essentiels, vitamines et antioxydants, sels minéraux.Tout se fragilise : peau, cheveux, os, dents tandis que l'anémie est de rigueur.Souvent, la dépression s'installe aussi, avec un repli sur soi, la fuite de tout contact avec les autres.Des troubles du sommeil et cardiaques s'installent également. Si elle n'est pas prise en charge à temps, l'anorexie peut conduire à la mort. Comment repérer tôt le début de l'anorexie ? Dès que votre fille : chipote à table, se dit rassasiée quand elle a avalé trois feuilles de salade, invoque n'importe quel prétexte pour ne pas venir à table, boit des litres et des litres d'eau, l'alerte rouge doit s'inscrire dans votre cerveau.Inutile d'attendre que son amaigrissement nécessite une hospitalisation d'urgence.Il est bon, même si c'est choquant, de consulter l'historique de l'ordinateur afin de vérifier si elle consulte des sites - et ils sont nombreux - prônant l'anorexie et donnant des conseils pour la réussir. On aura alors la preuve, surtout si on se voile les yeux - ce qui est fréquent - du danger mortel qui rôde autour de la petite.Il faut alors qu'elle soit médicalement prise en charge.On peut d'abord faire part de son inquiétude au médecin de famille et établir avec lui la stratégie pour amener la jeune fille à consulter, et au besoin faire preuve d'autorité pour cela si elle s'y refuse.L'ayant pesée et mesurée, il constatera son amaigrissement et il sera alors à même de l'aiguiller chez un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire et chez un médecin nutritionniste.Tous les deux, de concert, mettront en place une thérapie destinée à réconcilier la jeune fille avec la nourriture et l'image de son corps. Une thérapie familiale est souvent nécessaire en même temps et elle doit être acceptée sans rechigner par Maman et Papa. Plus une anorexie mentale est détectée et soignée précocement, plus la guérison est certaine. Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne
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Quand et comment changer bébé ?
La première année de la vie de bébé est beaucoup consacrée aux changes et aux soins de bébé !En effet, il n'est pas bon de laisser bébé dans ses couches humides. Pensez si ça vous arrivait ! De plus, outre l'hygiène, le change est aussi un moment de communication et de vrais échanges avec bébé. Vous êtes face à face, vous lui parlez, il vous écoute, un moment agréable pour la mère et l'enfant... à condition de bien respecter certaines règles !Quelles sont les étapes indispensables au change ? Que faut-il faire et ne pas faire ?Pas évident quand on vient juste d'être parent ! Comment bien changer bébé en 9 étapes Allongez bébé sur la table à langer ou tout autre espace plat (lit, canapé...) en prenant soin de positionner son bébé sur une serviette bien propre. Déshabillez l'enfant, mais pas complètement : seul le bas du corps doit être libéré de tout vêtement. La brassière doit être bien remontée. Ouvrez la couche et profitez-en pour essuyer bébé avec le pan avant. Repliez-la sous bébé. Nettoyez bébé en prenant soin d'aller du sexe vers les fesses. Pensez aussi à bien nettoyer tous les plis.Pour cela, vous pouvez utiliser un coton ou un gant de toilette imbibé d'eau tiède. En cas de selles, vous pouvez utiliser du savon, mais mieux vaut ne pas utiliser de savon à chaque change, car à la longue, il priverait la peau de bébé de ses huiles protectrices naturelles. Il est aussi possible d'utiliser un lait de toilette ou du liniment calcaire. Les lingettes sont pratiques mais n'en abusez pas, trop fréquemment utilisées, elles peuvent irriter bébé. Retirez la couche sale et placer le change propre sous bébé. Etape importante : séchez délicatement le sexe et les fesses de bébé, en n'oubliant pas les plis. Pour cela, vous pouvez utiliser un lange en coton. Terminez le change par une crème hydratante protectrice (pommade à l'oxyde de zinc, vaseline, pommade dédiée au change). Si votre bébé est un garçon, placez son pénis vers le bas pour que son urine ne mouille pas son ventre. Refermez la couche en faisant bien attention de ne pas faire de plis ou de bourrelets. Ne serrez pas trop les attaches, qui doivent être placées à la hauteur du nombril. A faire et à ne surtout pas faire ! A faire : La pièce doit être bien chauffée et sans courant d'air. Si votre bébé a faim, commencez par lui donner son biberon avant de changer sa couche. En effet, le simple fait de s'alimenter peut provoquer une selle. Si bébé est un garçon, vous pouvez couvrir sa verge d'un lange... ce qui vous évitera d'être arrosée en cas de pipi intempestif ! Si bébé a grandi et bouge beaucoup : proposez-lui un petit jouet pour l'occuper. A ne pas faire : Vous éloigner de la table à langer. Ayez toutes les affaires à portée de main.Ne laissez jamais votre enfant sans surveillance sur la table à langer. Prenez-le avec vous si vous devez vous éloigner même un court instant (répondre au téléphone, à la porte d'entrée...). Mettre du talc sur les fesses de bébé pour éviter une macération. Vous n'êtes pas la seule à pouvoir changer bébé ! Son papa vous dit qu'il n'est pas à l'aise, que les selles de bébé le déroutent... Soit ! Et bien, il doit apprendre ! Avec vous au début bien sûr, si vous voulez le mettre en confiance. Le change est un moment d'échanges qui est aussi bénéfique aux papas. De même, vous pouvez faire participer un grand frère ou une grande soeur qui se sentira valorisé(e) de tenir le rôle d'assistant(e). Bien sûr, toujours à vos côtés pour que bébé soit en sécurité maximale ! A quelle fréquence changer bébé ? Evidemment à chaque fois qu'une odeur se dégage de la couche, et ce même si vous avez changé bébé 5 minutes avant ! Ne laissez pas bébé dans ses excréments.Et dans tous les cas, toutes les 2, 3 heures maximum, il vous faut vérifier l'état de la couche. Mais pour autant, ne vous obligez pas à vous lever la nuit et à le réveiller pour lui changer sa couche ! Source : e-santé Laurence Koch Rigaud
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Couches lavables : le pour, le contre... La rédaction a testé !
Les couches lavables ? Des langes en tissu que l'on peut nettoyer après usage et réutiliser.Grande tendance en soin des bébés aujourd'hui, il reste (pas très français, mais c'est l'idée) que les couches lavables divisent.Rédactrice E-santé, je les ai testé pendant plusieurs mois... Voici mon avis ! Comment décide-t-on de tenter les couches lavables ? Les couches lavables réunissent plusieurs éléments qui me séduisent : j'ai une certaine conscience écologiste et le gâchis entrainé par les couches jetables me choque. J'aime aussi l'idée de contrôler ce qui entre en contact avec mon enfant, plutôt que de laisser décider les fabricants de couches. Par ailleurs, les couches lavables sont moins chères au final même si elles demandent un investissement de départ conséquent... Et puis j'étais curieuse !N'empêche qu'une fois que mon bébé est arrivé, je me suis demandé si j'allais vraiment passer à l'action. Le simple fait de m'en occuper me semblait déjà un boulot énorme !Comme les couches lavables ne sont pas vraiment conseillées pendant les toutes premières semaines (il est préférable d'attendre jusqu'à ce que l'enfant pèse quatre ou cinq kilos), j'ai hésité un certain temps. Et pour finir je me suis lancée...Aujourd'hui, j'ai dû abandonner les couches lavables, pas volontairement mais parce que la crèche ne les accepte plus. Au bout d'un an environ, l'expérience a tourné court. Du coup j'ai vécu les lavables et les non-lavables ! Couches lavables : comment s'est passée l'expérience ? En ce qui concerne mon fils, il avait l'air tout aussi à l'aise en lavable qu'en jetable. Si les langes jetables laissaient dans le passé les enfants au contact de l'humidité, il existe aujourd'hui des textiles « fesses au sec » qui sont très efficaces.En termes de travail supplémentaire, j'ai trouvé cela très supportable. L'utilisation n'est aujourd'hui pas plus compliquée que celle des jetables - les couches sont fixées par des boutons pression ou par du velcro... Finis les noeuds ou les épingles à nourrice. Par ailleurs, elles sont étudiées pour sécher rapidement, donc à condition d'en avoir suffisamment (une douzaine), il est facile d'en avoir toujours une prête pour le change.Bien sûr, il faut faire des lessives en plus, mais ce n'est pas un gros travail - j'estime qu'il me fallait entre une et deux machines par semaine pour les couches seules.Pour ce qui est du contact des matières désagréables, tout dépend de la sensibilité personnelle. Il est clair qu'avec les couches lavables on a plus souvent « les mains dans le caca ». Mais on pose au fond de la couche une feuille qui sert à recueillir les selles et que l'on peut jeter dans les toilettes. Les couches elles-mêmes sont donc essentiellement protégées. C'est vrai que de temps en temps il y avait des catastrophes, mais elles arrivent aussi avec des jetables. A certains points de vue, je trouve même les lavables plus propres que les couches jetables... En effet, on n'a pas besoin de stocker les selles dans la poubelle en attendant de la descendre !Concernant les odeurs, tout est une question d'organisation. Inévitablement, des couches souillées ne sentent pas très bon ! Mais les stocker entre deux lessives n'est pas gênant, il existe des contenants qui isolent parfaitement les odeurs.Et après la lessive, les couches propres n'ont aucune odeur tant qu'on les « décrasse » régulièrement : toutes les trois semaines environ, en complément des lavages ordinaires, une lessive à haute température (60°C) avec un peu d'eau de javel et beaucoup d'huiles essentielles désinfectantes (tea tree, citron, lavande...). Les couches sont comme neuves. Couches lavables : y a-t-il des inconvénients ? Oui, naturellement. Pour en revenir aux odeurs, si je trouve qu'elles ont toujours leurs solutions, j'avoue qu'elles me rebutaient quand la couche restait en place pendant plus de quatre ou cinq heures. J'avais l'impression que mon bébé tout neuf sentait le « vieux pipi »... Du coup pour la nuit, je suis rapidement passée aux couches jetables.Par ailleurs quand on n'est pas chez soi, il n'est pas toujours évident de transporter les couches souillées. Là aussi, le côté pratique des jetables est imbattable. Et enfin, les couches lavables sont plus volumineuses. Il faut donc gérer la taille des vêtements en conséquence !Par ailleurs, adopter les couches lavables est plus compliqué que d'acheter un paquet dans un supermarché. Il existe de nombreux modèles - en bambou ou en coton, « tout-en-un » ou séparables en différents éléments... Il faut un peu se creuser la tête, voire faire quelques erreurs, avant de trouver la solution qui convient pour chaque famille.Au final, les couches lavables sont très intimidantes, mais peu contraignantes concrètement. Mon expérience a été très positive et j'aurais continué à les utiliser si la crèche n'avait pas refusé ce type de couches.Quel conseil pour les mamans ? Il est simple, si les arguments écolos, financiers des couches lavables vous tentent, alors n'hésitez pas à tenter aventure ! Vous saurez très vite si le modèle vous convient ! Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Mon enfant refuse de manger, je fais quoi ?
Quand un enfant refuse de manger, quel que soit son âge, c'est toujours une source d'inquiétude pour les parents. Inquiétude qui dégénère souvent en conflits. Comment gérer la situation ? Regardez sa courbe de poids C'est elle qui doit vous servir avant tout de référence.Cette courbe de taille - poids (qui est dans son carnet de santé) s'infléchit vers le bas ? Le petit n'a pas pris assez de poids ou il a maigri ?Direction le pédiatre immédiatement pour élucider ce qu'il se passe et détecter une éventuelle maladie.Sa courbe de poids est normale ? Pas d'inquiétude à avoir. Mettez vos angoisses de côté.Et obligez-vous à éviter les conflits qui ne feront qu'aggraver la situation. Ne forcez jamais un enfant à manger Qu'il ait 2 ans ou 10 ans, un enfant a le droit de ne pas avoir toujours faim !Il a, depuis sa naissance, un système de régulation dans son cerveau qui fait qu'il se nourrit spontanément selon ses besoins énergétiques. Il sait inconsciemment ce dont il a besoin.En le forçant quand il refuse de manger, vous allez dérégler ce système de régulation qui lui envoie les bons signaux de faim et de satiété. La stratégie « une cuillère pour papa, une cuillère pour maman » quand il est tout petit, l'obligation de terminer son assiette sous peine d'être privé de dessert, de console ou de télé quand il est plus grand, sont catastrophiques pour son équilibre alimentaire et sa santé future.En effet, si votre enfant mange pour vous faire plaisir ou éviter une punition alors qu'il n'a plus faim, il ne reconnaîtra plus les signaux envoyés par son cerveau.Forcer un enfant à manger est la bonne façon de le conduire sur le chemin de l'obésité ou de l'anorexie ! Donnez-lui de petites portions Ainsi il y aura moins de gâchis si votre enfant refuse de manger ce qu'il y a dans son assiette. Et c'est aussi le meilleur moyen pour qu'il la termine. S'il n'en a pas assez, s'il en redemande, vous le resservirez. Préservez les horaires des repas Un enfant, quel que soit son âge, a besoin de régularité dans sa vie, tant pour ses heures de coucher et de lever que pour ses repas.S'il dîne très tard, il refusera de manger au petit déjeuner car il n'aura pas terminé de métaboliser ce qu'il a consommé la veille et il n'aura pas faim.Toute sa journée s'en trouvera alors déséquilibrée : il réclamera à manger dans la matinée, ce qui risque de lui couper l'appétit pour le déjeuner. Du coup, il prendra un trop gros goûter et il refusera de manger au dîner. Interdisez les produits et les boissons sucrées Ce sont de véritables coupe-faims !Si votre enfant a grignoté des bonbons ou bu un soda ou un jus de fruit avant un repas, ne vous étonnez pas qu'il refuse alors de manger. Le sucre contenu dans ces produits a fait augmenter sa glycémie. Ce qui l'empêche d'avoir normalement faim.Les bonbons, sucettes et autres sucreries, c'est toujours après le repas, jamais avant.Quant aux sodas et aux jus de fruits sucrés, moins il en boira, mieux il se portera. Un verre de temps en temps, c'est tout ! Sinon, c'est d'eau (ou de lait) dont il a besoin. Ne perdez pas le pouvoir Vous l'avez bien éduqué lors de sa diversification alimentaire. À 3 ans, il mangeait de tout, il ne renâclait pas sur les épinards ou les navets et la super maman que vous êtes en était très fière.Et puis un beau jour, il s'est mis à refuser de manger tel ou tel légume.C'est une de ses façons de s'affirmer, tout à fait normale dans son évolution.Mais si vous entrez dans un « conflit épinards » avec lui ou si vous le félicitez et le récompenser d'avoir bien voulu en manger, alors il va découvrir le pouvoir qu'il possède sur vous (vous énerver, vous mettre en colère, vous rendre heureuse) et il ne cessera d'en jouer.Ne remplacez pas les épinards par une purée faite spécialement pour lui. N'insistez pas, ne faites aucun commentaire. La prochaine fois, faites une omelette aux épinards et servez-la sans en parler.Il refuse de manger la blanquette que vous avez amoureusement cuisinée ? Ne dites rien mais ne lui offrez rien d'autre. Restez cool Pendant ces périodes de conflits alimentaires, ne perdez surtout pas votre calme ni votre autorité. C'est vous qui dirigez l'alimentation de la famille, pas votre enfant.Pas de commentaires sur son appétit, pas de récompense s'il mange, encore moins de punition s'il ne mange pas.Ne vous angoissez pas : il ne va pas tomber malade s'il ne mange pas de viande et/ou de légumes pendant quelques jours. Et quand il vous exaspère, allez passer votre rogne ailleurs que devant lui.Mais... il faut que vous ayez la conscience tranquille. Si votre enfant vit avec une sucette dans la bouche, si pour avoir la paix vous cédez à coups de sucreries, autrement dit, s'il est imbibé de sucre, c'est à vous qu'il faut vous en prendre quand il refuse de manger ! Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne
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Obésité chez les jeunes : il faut motiver les parents aussi !
L'obésité est aujourd'hui un fléau mondial auquel les médecins n'ont pas de réponse simple. Multifactorielle, liée à des aspects très intimes mais aussi à l'organisation même de notre société, elle est très difficile à traiter. Mais il existe des signes d'espoir... L'obésité : chez les jeunes, du progrès aux Etats-Unis ! Aux Etats-Unis, pays le plus touché par l'obésité, chez les plus jeunes elle semble commencer à diminuer. L'obésité parmi les enfants âgés de deux à cinq ans a diminué de 5,5% entre 2003 et 2012. Et la diminution semble s'accélérer. La cause de cette diminution n'est pas connue précisément, mais aux Etats-Unis, la lutte contre le surpoids chez les plus jeunes a fait ces dernières années l'objet de campagnes médiatiques importantes. Cette diminution est très encourageante, parce que l'obésité infantile est très fortement liée au surpoids et à l'obésité à tous les âges. Motiver les parents pour lutter contre l'obésité à l'adolescence La solution est-elle à chercher du côté des parents ? Des chercheurs ont étudié l'efficacité d'entretiens de motivation pour lutter contre l'obésité chez les adolescents. Les ados en surpoids ont été divisés en trois groupes. Certains étaient simplement surveillés ; d'autres recevaient des entretiens motivationnels ; et dans le troisième groupe, à la fois ados et parents recevaient des entretiens motivationnels. Bilan : quand les parents sont motivés au même titre que les ados, les résultats sont bien meilleurs ! L'efficacité des entretiens motivationnels pour ados seuls est confirmée, mais impliquer les parents permet d'obtenir une perte de poids plus importante. C'est à retenir parce que certains efforts pour prévenir l'obésité chez les enfants sont faits à l'école, c'est-à-dire hors de l'influence des parents. Comment prévenir l'obésité infantile ? Sur ce sujet compliqué, une étude européenne récente a identifié plusieurs facteurs. Certains sont difficiles à maîtriser pour les individus, comme le fait que l'environnement offre beaucoup de possibilités d'être actif(s) (présence d'espaces verts, de terrains de jeux ou même de trottoirs, etc.). Mais d'autres peuvent être maîtrisés par les parents... Tout commence bien sûr par une alimentation équilibrée, où l'on offre aux enfants suffisamment de fruits et légumes crus et cuits. Mais cela va plus loin. Il est important d'éduquer les enfants à des goûts variés : ceux qui préfèrent les aliments les plus sucrés ont tendance à peser plus que les autres. Par ailleurs, le lien entre manque de sommeil et prise de poids est prouvé, même à un jeune âge : un enfant de maternelle qui dort moins de 9h par jour (nuit et sieste) voit son risque de surpoids multiplié par quatre. On le voit, si l'obésité est un problème complexe, il n'est pas impossible de lutter contre. Et plus tôt elle est prise en charge, plus la santé sera protégée. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Comment aider ses enfants à mémoriser leurs leçons ?
Être capable de mémoriser une leçon est une capacité que l'on demande aux enfants dès le CP. Le problème, c'est que personne ne leur apprend comment activer leur mémoire. Alors, si certains découvrent rapidement comment y parvenir, d'autres présentent des difficultés susceptibles de les décourager. Comment les aider à intégrer et à déployer cette capacité de mémorisation ?
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Plaines de jeux : dangers limités et exploration illimitée
Le risque zéro n'existe pas. Mais les normes de sécurité imposées aux plaines de jeux agréées offrent à nos enfants un environnement où la prise de risque est minime. Pour un amusement sans crainte et de nombreux atouts pour le développement des petits bouts. Les plaines de jeux sont-elles dangereuses ? Les dangers des plaines de jeux peuvent être liés aux engins, à leur utilisation mais également à l'environnement de l'aire de jeux (parasites dans le sable ou le bois). Si la sécurité et l'hygiène des engins relèvent de la responsabilité de l'exploitant, l'utilisation qui en est faite est la responsabilité des accompagnants. Les normes imposées aujourd'hui aux exploitants garantissent des jeux sûrs, des sols « amortisseurs » de chutes, des escaliers et des barreaux aux dimensions sécurisées et des règles d'utilisation clairement expliquées : limite d'âge, distances à respecter, etc. Mais encore faut-il que ces règles soient appliquées ! Et c'est ici que les parents interviennent. Comment éviter les accidents de plaines de jeux ? Les accidents de plaines de jeux sont rares. Les plus fréquents sont les chutes : 71 % des accidents. Leur gravité reste limitée grâce aux sols qui amortissent les chocs. Il est toutefois toujours utile de rappeler aux enfants de faire attention et de respecter les règles du jeu. Et pour éviter que ces chutes ne se transforment en incidents plus graves, il est conseillé d'éviter les vêtements à cordons ou trop amples, pouvant s'accrocher lors de la chute. Sur la deuxième marche du podium des incidents les plus fréquents : les collisions et télescopages (21 %) ; respecter les distances de sécurité et regarder devant soi en courant sont les conseils qui s'imposent. Les doigts coincés, les coupures et les petites écorchures ne représentent que 8 % des accidents de plaines de jeux. Inciter son enfant à se dépenser sans crainte L'exercice physique a des effets bénéfiques sur le développement de l'enfant. Il régule son poids, favorise de bonnes habitudes alimentaires et permet ainsi de prévenir l'obésité. Autant de bonnes raisons d'encourager les enfants à découvrir de nouvelles activités, à explorer, grimper, glisser et autres, sans crainte : il ne faut pas induire une peur que l'enfant n'a pas au départ. Il a en effet une propension naturelle à bouger, à jouer et à prendre des risques. Ce sont souvent les parents qui transmettent leurs craintes à l'enfant. Si l'adulte est rassuré, l'enfant sera en confiance et dans des conditions optimales pour développer un bon contrôle de lui-même. Un enfant doit apprendre à tomber, sans se faire trop mal, et à grimper sans avoir peur du vide. La plaine de jeux est l'environnement idéal, puisque la prise de risques est minimale. La plaine de jeux : lieu de rencontre L'aspect social des plaines de jeux est aussi très important : c'est parfois l'endroit où l'enfant est confronté pour la première fois aux limites et aux autres enfants. Les adultes peuvent se montrer tolérants et diplomates face à un enfant capricieux. En revanche, lorsque l'on embête un camarade de son âge, la réaction est différente : morsure, coup de pieds, cheveux tirés, etc. La plaine de jeux est un environnement où l'enfant apprend à vivre avec d'autres enfants, à partager, à respecter l'autre. Pour adoucir cette confrontation aux autres, les parents peuvent commencer par faire eux-mêmes le premier pas vers d'autres enfants, faire les présentations en quelque sorte, et arrondir les angles, si nécessaire. Source : e-santé Coline Wellemans
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Epilepsie de l'enfant : des signes souvent trompeurs
Chez les enfants, les crises d'épilepsie généralisées associant convulsion-perte de connaissance-secousses des membres sont exceptionnelles. Des signes plutôt discrets -souvent trompeurs- passent la plupart du temps inaperçus. Il faut néanmoins ouvrir l'oeil : l'entourage de l'enfant a la capacité de remarquer toute une série d'indices confirmant une épilepsie.
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Actes de violence : savoir en parler aux enfants selon leur âge
Nous vivons dans un monde où la violence est mise en avant dans les médias, télévision, radio, internet, et où les adultes en parlent facilement. Les enfants de tout âge sont donc exposés à la vision ou à la constatation d'actes de violence, et cette exposition est susceptible de les perturber. Alors comment faire pour éviter le traumatisme ou simplement pour le minimiser ? Le tout-petit : préserver, parler, rassurer... Eviter de les traumatiser Les enfants de moins de 6 ans doivent être préservés le plus possible des images ou des mots violents. Alors il faut éviter de les exposer aux informations télévisées et aux radios exposant un fait violent. Ce n'est pas toujours entièrement possible car on peut être pris par surprise, mais cela peut toujours être limité. Parler, c'est essentiel Lorsque les enfants perçoivent qu'il se passe quelque chose de grave, et c'est le cas dans un acte ou d'une menace terroriste, un attentat, et il faut leur en parler. Faire semblant que tout est normal ne fera que les angoisser. Ils perçoivent l'inquiétude des adultes et penseront « il se passe quelque chose de si grave que mes parents ne peuvent même pas m'en parler ». Il faut donc parler. Et surtout, ne pas chercher à en dire le plus possible. Dire l'essentiel, le minimum, et surtout ne pas aller dans des descriptions ou des précisions terrifiantes. Leur jeune esprit aurait du mal à supporter cela et ces explications pourraient laisser des traces mnésiques, des souvenirs émotionnels terrorisants, donc constituer un traumatisme psychologique. Ne pas hésiter non plus à dire sa peur, sa tristesse, sa colère. Cela rassure l'enfant de savoir que c'est normal de se sentir choqué, apeuré, triste... Rassurer, toujours Un enfant se sent fragile et il l'est. Il a donc davantage besoin de sécurité encore qu'un adulte. Ses parents sont donc là pour le rassurer. Il faut lui expliquer que les adultes sont là pour le protéger, ses parents, ses enseignants, la police, le président et les ministres : tous les adultes sont là pour protéger les enfants contre la violence. Lui dire : « nous ferons toujours TOUT, vraiment tout pour te protéger ». Insister aussi si c'est le cas, sur le fait que ça s'est passé loin de lui, dans une autre ville, un autre quartier. Le décentrer par rapport à la violence des adultes Un enfant a tendance à imaginer un monde centré sur lui. Il faut donc lui expliquer que tout cela n'a rien à voir avec lui, que ces événements violents concernent le monde des adultes et que lui peut continuer à jouer, à vivre sa vie. Lui permettre d'en parler. Les parents peuvent lui expliquer que si cette violence le tracasse, il peut venir en parler. Cela lui permet d'exprimer ces peurs et de l'aider à les dénouer, à le rassurer. Après 6 ans : protéger, expliquer, interroger, apporter des solutions, rassurer... Quand l'enfant est âgé de plus de 6 ou 7 ans, il posera davantage de questions. Eviter d'alimenter l'horreur Même si l'enfant est plus grand, il faut éviter de l'exposer à des images sanglantes, des propos descriptifs insupportables. Cela est d'ailleurs valable pour les plus grands... et même pour les adultes. Se complaire dans ces descriptions d'actes de violence n'apporte que de l'angoisse et n'aide pas à réagir sainement. Apporter des explications adaptées Les explications doivent être adaptées à l'âge de l'enfant. Plus il est grand, plus il souhaitera des précisions et ne pas les lui donner pourrait l'angoisser. Mais il ne faut pas chercher à en dire davantage que ce qu'il demande ou que ce qui est nécessaire. Rassurer l'enfant Rassurer un enfant, c'est d'abord lui dire que ses parents feront tout pour le protéger, mais aussi lui parler de la cité ! Notre pays est organisé pour se protéger, pour protéger ses citoyens, dont ses parents et sa famille font partie. L'interroger sur ce qu'il pense et ce qu'il ressent Après 7 ans, on a passé l'âge de raison, et l'on pense beaucoup, de manière souvent très intelligente. Il est bon d'expliquer à un enfant que garder sa peur dans sa tête ou dans son coeur est un poison. Il lui faut parler de sa peur, car ensemble, on est plus fort pour lutter contre la peur. Parler aussi de sa façon de voir les choses, ses pensées sur le monde. Lui permettre de devenir acteur du monde, même s'il est encore enfant. Car les idées se construisent très tôt. Lui parler des solutions Parler à un enfant des solutions l'aide à surmonter la peur. Il ne s'agit pas seulement de lui expliquer la répression contre les personnes violentes pour le rassurer. Il s'agit déjà de l'éduquer à agir pour un monde moins violent. C'est donc le moment de parler de la violence entre personnes, y compris à l'école.Lutter contre la violence, c'est apprendre à respecter les autres, à ne pas accepter que d'autres que l'on connaît ne respectent pas d'autres élèves ou d'autres enfants.Lutter contre la violence, c'est aussi accepter que d'autres ne pensent pas comme nous et soient pourtant des gens bien.Lutter contre la violence, c'est agir pour la justice. Il est capable de le comprendre. Lui montrer des idéaux est un puissant antidote de la violence. L'adolescent : informer, échanger, parler éthique, lui demander son avis, rassurer... Un adolescent est aujourd'hui un jeune adulte par certains côtés en particulier sur le plan de l'information, de l'échange et reste encore un enfant sur le plan des émotions. Le laisser s'informer Il n'est pas possible, pour un adolescent, de censurer les informations, y compris les situations de violence. Et quand bien même nous tenterions de le faire, ça ne lui donnerait que davantage envie de voir ce qu'on lui interdit, et il en a facilement les moyens. Il vaut mieux le prévenir que des images choquantes peuvent laisser des traces émotionnelles profondes qui restent ensuite parfois actives pendant des années. Il peut être utile de lui expliquer que moi-même, alors que je suis adulte, je peux être choqué et que je n'ai pas envie de me faire du mal et d'agresser mon cerveau par des images atroces. Ensuite, c'est à lui de choisir, il est suffisamment grand pour cela. Lui parler, échanger Avec un adolescent, plutôt que de lui exposer votre avis, il vaut mieux commencer par lui demander le sien. Et des avis, il en a, un ou plusieurs, parfois contradictoires, émanant de tout ce qu'il a entendu, vu, échangé et digéré à sa manière. L'écouter, c'est l'entendre et le considérer comme un adulte en devenir. Pas comme un enfant que l'on interroge pour lui donner ensuite la bonne réponse. Si vous n'êtes pas tout à fait d'accord (ou pas du tout), il faut donner votre avis. Mais pas en lui expliquant qu'il a tort. En lui disant : toi, tu penses ceci, et moi, je pense différemment. Dans un temps de violence, il est capital de lui montrer en pratique que l'on peut ne pas être d'accord, et pourtant, se respecter profondément. Lui exprimer que son avis est important Ce n'est pas seulement par affection que vous l'écoutez. Un adolescent, c'est un futur adulte, et un futur adulte pour un futur très proche. Son avis est essentiel, parce que c'est lui qui construira le monde de demain, qui l'améliorera. Et ce sont ses pensées qui créeront ce monde de demain. Voilà pourquoi son avis est capital. Partagez vos lectures Il n'est pas toujours facile d'exprimer ce que l'on ressent. Mais d'autres le font pour nous. Les écrivains, les journalistes engagés, et même des anonymes formidables ayant écrit un texte, notamment évoquant la violence actuelle, qui vous marque, sur le net, sur Facebook ou dans un magazine. Partagez cela avec lui pour augmenter son niveau de réflexion et d'éthique. Exprimez votre éthique Vous ne pourrez jamais forcer un adolescent à penser comme vous. Mais vous pouvez le toucher en parlant avec votre coeur. Expliquez-lui quel monde vous souhaitez, laissez parler votre coeur votre éthique du respect, de la fraternité, de la justice... Rassurez-le ! Adolescent, ses émotions sont plus enfantines que celles d'un adulte, le cerveau émotionnel n'étant entièrement mature qu'à 25 ans ! Alors, parlez-lui de ceux qui font ce qu'il faut pour le protéger, notamment contre la menace terroriste. Pas seulement la police, l'armée ou les politiciens, mais surtout, plus encore peut-être, tous ces gens bien, ceux qui oeuvrent pour la paix à leur manière. Auprès des plus pauvres, ceux qui sont susceptibles de se sentir laissés pour compte, de se laisser manipuler, de ne pas comprendre l'idéal républicain. Ceux qui aident les sans logements, les sans emploi, les sans affection... Et pointez que les gens bien sont nettement plus nombreux que les personnes violentes !Finalement, les parents ne peuvent pas tout. Quel que soit l'âge de l'enfant, s'il reste choqué, plus d'une semaine, il est conseillé de voir un psychiatre ou psychologue, idéalement une personne spécialisée en psychotraumatologie. Bien sûr, pour ceux qui ont assisté à des scènes de violence personnellement, consulter rapidement un spécialiste est fortement recommandé. Source : e-santé Dr Catherine Solano
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Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?
Coup de théâtre : la recommandation en France de vacciner contre le rotavirus - l'un des principaux virus responsables de diarrhée - est suspendue, un an après sa publication. Alors, faut-il choisir la vaccination pour son nourrisson afin de le protéger des gastro-entérites aigües sévères ? Gastro-entérites du nourrisson, rebondissement dans la vaccination contre le rotavirus Le 14 février 2014, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) tranchait après des années de débat et publiait son avis en faveur de la vaccination contre le rotavirus chez l'ensemble des nourrissons de moins de six mois. Il fait machine arrière un peu plus d'un an après. Alors que les vaccins antirotavirus étaient en passe d'être remboursés par l'Assurance Maladie et inscrits au prochain calendrier vaccinal, le HCSP est revenu sur sa recommandation de vaccination (1). La raison ? Des effets indésirables exceptionnels, pourtant connus et prévisibles, ont entraîné le décès de deux nourrissons (depuis 2006), probablement liés à une prise en charge tardive (plus de 36 heures après le début des signes cliniques).Dans les deux cas, la cause est une invagination intestinale aiguë. Il s'agit d'une obstruction intestinale secondaire à la pénétration d'une partie d'intestin dans le segment situé en aval. La période à risque est le mois suivant l'administration de la dose vaccinale, surtout dans les sept jours après la première dose (sur un total de deux ou trois selon le vaccin). A noter, la majorité des cas d'invagination intestinale aiguë survient sans raison précise (20 à 40 cas pour 100 000 nourrissons), sans rapport avec la vaccination. Vaccination contre le rotavirus, que dit la pharmacovigilance ? Depuis 2012, les vaccins Rotarix® et RotaTeq® (donnés par voie orale) pour la prévention des infections à rotavirus font l'objet dans l'Hexagone d'un suivi renforcé des effets indésirables par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il y aura eu 47 cas d'invagination intestinale aiguë depuis mai 2006 (date de disponibilité du premier vaccin) ; 14 ont nécessité une intervention chirurgicale (dont 3 résections digestives) et 2 enfants sont décédés, dont l'un d'une invagination intestinale conséquente au vaccin prouvée.La prise en charge défaillante pointée dans le décès des deux nourrissons ne remet pas en cause ni la sécurité ni l'intérêt de la vaccination contre le rotavirus selon le HCSP, qui préfère suspendre son avis favorable pour éviter que d'autres évènements identiques ne se produisent.Pr Patrick Tounian, chef du service de Nutrition et Gastroentérologie Pédiatriques, Hôpital Armand-Trousseau (Paris) : « Les invaginations intestinales aigües sont pourtant un effet secondaire parfaitement connu et très rare de la vaccination antirotavirus. Le risque est de 3,5 à 6 cas pour 100 000 nourrissons vaccinés. C'est une urgence médicale dont les soignants sont prévenus et qui se traite sans difficulté et ne laisse aucune séquelle ». Vaccination : quel intérêt dans la gastro-entérite ? En plus d'être fréquentes, les gastro-entérites aiguës sont potentiellement graves chez tous les nourrissons. D'où l'intérêt du vaccin pour prévenir les cas de gastro-entérites aiguës potentiellement sévères. Chaque année, en France, les gastro-entérites aiguës chez les enfants de moins de 3 ans entraînent entre 8 et 17 décès, 30 000 consultations aux urgences et 14 000 hospitalisations ! Les gastroentérites restent la première cause de mortalité infantile (en dehors de la période périnatale) dans le monde. Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège... 15 pays européens et une centaine dans le monde recommandent la vaccination contre les rotavirus. Il existe de nombreuses souches de rotavirus (responsables de moitié des gastro-entérites) et bien d'autres virus (norovirus, adénovirus, etc) eux-aussi à l'origine de gastro-entérites.Les vaccins disponibles ont une efficacité entre 85 et 98% vis-à-vis des gastro-entérites sévères à rotavirus, et de 85 à 95,8 % vis-à-vis des hospitalisations dues aux infections à rotavirus des nourrissons. La vaccination dans les pays industrialisés réduit le taux d'hospitalisation de plus de 80 % et confère une immunité de groupe : les personnes vaccinées protègent celles qui ne le sont pas !Malgré ce revirement des autorités sanitaires françaises et en dépit de son absence de remboursement, les pédiatres et infectiologues français continuent de conseiller le vaccin chez les nourrissons, sous surveillance attentive. Les sociétés européennes d'infectiologie et de gastro-entérologie pédiatrique (ESPID et ESPGHAN) viennent de renouveler leurs recommandations de vacciner contre les rotavirus l'ensemble des nourrissons européens (2). Les experts infectiologues et pédiatres réunis dans InfoVac (3) regrettent que la France fasse figure d'exception et « renonce à protéger ses nourrissons contre les rotavirus au lieu d'améliorer la prise en charge des exceptionnelles invaginations intestinales ».Pr Tounian : « En un an, la recommandation de vacciner les nourrissons avait eu le temps de porter ses fruits, avec une réduction considérable des hospitalisations chez les moins de trois ans pour gastro-entérite sévère, dans un état de déshydratation avancé etc. L'intérêt de la vaccination antirotavirus reste important, y compris dans notre pays. Le grand enfant et les adultes conserveront probablement le bénéfice de la vaccination antirotavirus. Mais ce qui est très intéressant avec ces vaccins c'est qu'ils ont montré leur capacité à diminuer -pour des raisons encore imprécises- le nombre de gastro-entérites dues à d'autres virus que ceux de la famille des rotavirus ». Quelle surveillance après une vaccination antirotavirus ? Concrètement, chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois, la vaccination contre le rotavirus se fait selon un schéma vaccinal à 2 doses (2 et 3 mois de vie) ou à 3 doses (2, 3 et 4 mois de vie) selon le vaccin. Même si le risque d'invagination intestinale aiguë est rarissime, tout symptôme inhabituel chez le nourrisson dans les quinze jours qui suivent une dose de vaccin antirotavirus doit faire consulter le médecin. Les parents doivent impérativement l'informer de la récente vaccination antirotavirus de leur enfant.Les symptômes du nourrisson qui doivent faire consulter immédiatement sont : L'enfant se met à hurler de façon inhabituelle, avec des périodes calmes (il exprime ainsi une douleur atroce avec des spasmes). Un malaise. Des vomissements répétés. Des saignements dans les selles (rectorragies). Un comportement inhabituel. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Acné et adolescence : comment bien vivre son traitement ?
A l'adolescence, de nombreux changements déstabilisants se produisent et le regard des autres a une importance capitale... Pas facile dans ce contexte d'être serein avec de l'acné sur le visage. Alors quels sont les bons gestes qu'un ado doit adopter pour éviter les boutons et les cicatrices d'acné à long terme, quand consulter un dermatologue pour discuter d'un traitement et comment ne pas en faire un complexe qui gâche le quotidien ?
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Burn out : les enfants aussi sont à bout
Le burn out ne concerne pas seulement les adultes. Il touche de plus en plus de jeunes et même des enfants qui craquent parce qu'on exige trop d'eux, pas au bon âge. Le burn out des enfants : une réalité« Avant, je recevais un enfant par semaine au bord du craquage. Aujourd'hui, j'en vois au moins cinq et quand ils poussent la porte de mon cabinet, ils sont déjà en grande détresse » explique la psychothérapeute Béatrice Millêtre, auteur de « Le burn out des enfants, comment éviter qu'ils ne craquent ».Selon elle, le phénomène est en train d'exploser. En 2014, une enquête de l'Unicef auprès de 10 000 jeunes français révélait déjà que 40% des 6 à 18 ans éprouvent une souffrance psychologique et qu'à partir de 12 ans, 30% d'entre eux ont des idées suicidaires... Phobie scolaire, perte de repères, angoisse, manque de confiance... La jeune génération perdrait-elle pied ? « Avant on parlait du stress des adolescents mais, aujourd'hui, on est passé un cran au-dessus avec un burn-out chez les enfants similaire à celui qui affecte les adultes », affirme Béatrice Millêtre.71% des 11-14 ans ont peur du chômageLes raisons ? Des parents qui en demandent trop, qui sont perdus ou angoissés par l'avenir, des élèves qui se mettent eux-mêmes dans la compétition, des enseignants qui n'autorisent pas le droit à l'erreur, des enfants sur-occupés ou livrés à eux-mêmes... Béatrice Millêtre parle de mégamorphisme : « Les adultes voient les enfants plus grands qu'ils ne sont. A 8 ans, ils font parfois leur déjeuner tout seul ou alors ont les écrans comme nourrice. A l'école, ils croulent sous les devoirs, les contrôles, la course aux bonnes notes, les cours de soutien... ».Certains de ses jeunes patients cumulent 3 à 5 activités extra-scolaires par semaine. Ils partent de chez eux à 7 h du matin et rentrent à 19 h 30.La situation est aggravée par la crise : 71% des préadolescents de 11 à 14 ans ont peur du chômage et 63% de la pauvreté.Béatrice Millêtre : « Une petite fille de 10,5 ans m'a dit qu'elle devait avoir 20 sur 20 pour faire de bonnes études et avoir un travail. Elle l'a forcément entendu car ce n'est pas l'âge de dire ça. Beaucoup d'enfants ne sont plus que de bons petits soldats programmés pour réussir. Ils ne soufflent jamais et oublient d'être des enfants ».Burn out des enfants : détecter les signes avant qu'ils craquentLe burn out des jeunes se manifeste par des signes avant-coureurs : épuisement nerveux et physique, grande fatigue, difficultés d'endormissement, larmes au bord des yeux, irritabilité, stress permanent, perte de confiance en soi et en ses capacités, repli... Parfois, ces symptômes se doublent de douleurs somatiques, mal au ventre ou à la tête.Béatrice Millêtre : « Les symptômes sont perceptibles : un enfant qui ne récupère pas, qui se réveille épuisé ou qui est exténué en rentrant de vacances, qui pleure pour un incident bénin ou dont les résultats scolaires baissent doit alerter les parents. C'est la même spirale que les adultes : il a le sentiment de travailler, de faire tout ce qu'il faut, mais on lui met la pression en lui faisant sentir que ce n'est pas suffisant. J'ai un élève de 3ème qui, avec 14 de moyenne générale, a reçu un avertissement pour l'inciter à faire mieux. On donne des objectifs de performance aux enfants auxquels ils ne peuvent pas toujours répondre, ils finissent par être rongés d'angoisse et à s'effondrer quand ils n'ont pas la note attendue ».Des enfants consciencieux et perfectionnistesLes enfants qui tombent en dépression ne sont pas des glandeurs. Au contraire, ils ont envie de bien faire. Ils sont impliqués, consciencieux, volontaires, perfectionnistes, exigeants envers eux-mêmes, plutôt gentils et sensibles. En clair, ils ont le profil du bon élève. Mais sous prétexte qu'ils ont des capacités, ils sont mis à l'épreuve ! Les parents et les enseignants exigent d'eux des 18 ou 19 sur 20. Pour un enfant qui fait son maximum, cette dictature de la note peut-être très déstabilisant.« J'ai des collégiens qui se sentent nuls car ils ont travaillé quatre heures sur un devoir et n'ont eu que 13,5 sur 20. C'est légitime d'avoir envie de pousser ses enfants ou ses élèves mais il ne faut pas que ce soit au détriment de leur personnalité ou de l'estime de soi. Il faut aussi les féliciter, 13,5 sur 20, c'est loin d'être nul », souligne Béatrice Millêtre. Surtout, précise-t-elle, la bonne question à se poser « c'est pourquoi veut-on qu'ils soient parfaits et qu'ils aient absolument 20 sur 20 quasiment dès la maternelle ? Et ce quel que soit le milieu social ». Burn out : comment aider les enfants à s'en sortir ?Une prise en charge par le médecin traitant ou le pédiatre peut suffire à couper l'enfant de l'école pendant une semaine ou deux et le remettre d'aplomb. Mais un suivi par un psychothérapeute ou un pédopsychiatre est souvent nécessaire.« Quand le jeune fait un burn out, il lui faut du temps pour se reconstruire, ce n'est pas simple. Mais c'est un mal pour un bien, s'il a craqué c'est qu'il était à l'envers de lui-même et que cela ne pouvait plus durer », déclare Béatrice Millêtre.L'idée est qu'ils retrouvent de la légèreté et de l'insouciance, une âme d'enfant en quelque sorte. Les envoyer chez leur mamie préférée qui va les chouchouter, faire du vélo, du foot ou des gâteaux avec eux, les emmener aux champignons, jouer et s'amuser avec eux, rire, faire des choses simples... Tout est bon pour les requinquer à condition de partager des moments avec eux. Seule contrainte : qu'ils n'aient aucune leçon ni aucun devoir à faire, juste du temps pour le plaisir de se reposer.Autre conseil de Béatrice Millêtre : « Il faut que les parents soient des décodeurs pour leurs enfants donc c'est important qu'ils les aident à relativiser, à décrypter le monde et à se trouver en leur faisant confiance et en les acceptant comme ils sont mais aussi en leur apprenant à exprimer ce qu'ils ressentent ». Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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L'autisme : mon enfant, ma vie, notre histoire
Sophie est la maman d'un petit Luigi atteint d'autisme. Comme pour de très nombreuses autres familles, le combat quotidien est très difficile, interminable et épuisant. Il débute avant même le diagnostic, quand on repère que « quelque chose ne va pas ». Ensuite, le chemin à parcourir est un perpétuel don de soi, porté par l'amour pour son enfant autiste et encouragé par chaque signe de progrès.Sophie témoigne ici pour E-sante de son propre vécu. « Écoutez, Madame, votre fils n'a aucun problème d'audition ! Il est caractériel. Il faudra vous y faire. Et s'il y a un problème, c'est seulement dans votre tête ! » Nous sommes en juillet 2007 au sortir d'un cabinet ORL à Paris où j'ai fait pratiquer une audiométrie à mon petit garçon de 18 mois.Une inquiétude que je n'explique pas encore me gagne au fil des mois. Je le sens vivre dans un monde de silence où l'appel de son prénom ne fait pas écho, où même la douleur n'a pas de mots ! Je fais cependant comme ce médecin me dit. Je fais comme s'il entendait. Je constate néanmoins que je m'adapte à lui : je me positionne toujours face à lui pour lui parler, je m'accroupis ou me mets à genoux pour capter son attention.Jusqu'au jour où le diagnostic tombe : « enfant autiste »Le pédiatre et un autre ORL me tiennent le même discours : c'est le petit dernier, c'est normal ! Je retourne malgré tout faire une nouvelle audiométrie, ailleurs. Les résultats sont clairs : il a perdu 60 % d'audition et il faut opérer. Le praticien me dit en plus soupçonner un handicap, mais sans autre explication. L'opération à lieu : mon fils vient d'avoir deux ans, il passe d'un monde de silence à un monde sonore. Mais au fil des jours qui suivent, cela ne fait qu'amplifier les autres « inadéquations » de son comportement. Il se tape la tête de plus en plus souvent, de plus en plus fort, partout, contre le sol, contre mes jambes, contre mon visage et mon front quand il est dans mes bras, contre le bord du lit la nuit. Le déshabiller, prendre son bain le terrorise, manger devient une phobie et les nuits inexistantes ou presque à veiller pour que le reste de la famille puisse trouver un peu de repos, ou sortir se promener, crée une angoisse ingérable.Cela fait près d'un an que j'essaie d'alerter que quelque chose ne va pas. Personne ne m'a ni entendue ni prise au sérieux. Alors je prends rendez-vous avec une pédopsychiatre dont j'ai suivi le travail et que je pense être à même de nous éclairer. Son verdict est sans appel : il est autiste. Mais elle va plus loin. Elle me signifie que si rien n'est entrepris immédiatement, cela va continuer de s'aggraver et de l'enfermer. Il faut donc réagir tout de suite. Elle ajoute que comme ce n'est pas un problème psy, elle ne peut rien faire et me demande de prendre contact avec une consoeur qui travaille avec des enfants comme lui et avec lesquels elle obtient des résultats.Parallèlement, nous avons pris un second avis pris avec un médecin d'un grand hôpital parisien, qui nous laisse sans voix : « de toute façon, il n'y a rien à faire sinon pleurer un bon coup, le mettre dans un institut et passer à autre chose ! » Je refuse !La solution pour Luigi vient avec le jeu et des dizaines de sourires bienveillants de personnes volontaires et bénévoles (*). Chaque intervenant partage une heure et demie par semaine avec lui. Dans une salle de jeu aménagée spécialement, il va jouer avec eux, à son rythme à lui, 40 heures par semaine, des milliers d'heures. Au bout de 8 ans, certains font toujours partie de sa vie.Toute cette mobilisation permet à ce petit garçon qui nous échappait de se reconnecter à lui-même, à l'autre, à son environnement, à sa famille, aux mots..., jusqu'à intégrer l'école du village où il est accueilli simplement, humainement, comme il est, avec sa différence. Quelques heures au début, avec de l'aide. Aujourd'hui, il a 10 ans, il est en CM1, à mi-temps, tout seul, avec pour appui et complément, l'école à la maison. Luigi a su nous montrer sa confiance, son courage et sa volonté de progresser. Par exemple, pendant des mois, il s'est servi d'internet et Youtube pour apprendre à lire avant de se lancer dans le langage et à comprendre le fonctionnement des choses qui le questionnaient. Comme les nouveaux stylos à friction de couleur et leur gomme magique l'ont aidé, au fil des mois, à prendre confiance en lui pour oser apprendre à écrire.Une heure à la fois, un jour à la fois...Pour en arriver là, il n'y a eu aucun répit : l'autisme c'est 24h sur 24. Les journées sont à gérer en permanence avec lui qui ne supporte rien et les nuits qui n'en sont pas, pendant des années.L'enfant différent dérange, éloigne, effraie, attire les regards, les critiques, ravive les peurs et provoque le rejet qui sommeille encore trop dans un inconscient collectif qui cherche bien souvent une coupable. L'administration et la paperasse rajoutent leur lourde part dans la machine à broyer le peu d'énergie qui reste. Je tiens, une heure à la fois, un jour à la fois. Je touche le fond souvent, j'apprends à repérer puis à repousser mes limites. J'essaye d'avancer. Je ne sais pas vers où... un pas à la fois. Sur ce chemin, je croise le premier regard de ce petit bout d'homme, une fraction de seconde la première fois, et à cet instant, je suis le « roi du monde ». Cette fois-là et dans chaque progrès aussi petit soit-il, je puise l'énergie pour continuer. Ce chemin c'est le mien, le nôtre, comme celui de milliers de parents d'enfant avec autisme. Il est à la fois jonché de cailloux, de grosses pierres, de trous et de pièges, mais aussi parsemé de petites lanternes qui m'ont permis de ne pas me perdre quand il faisait trop noir. Sur ce chemin, j'ai rencontré la détresse et l'espoir, l'urgence et la patience, la peur et le courage, la solitude et la solidarité, la bêtise et la générosité, l'abandon et le partage, les voleurs de poules et les charognards, le doute mais jamais la fatalité.C'est un chemin de vie dans ce qu'elle a de plus dur et de plus bouleversant. Je le fais pour lui et avec lui. Nous avons démarré à deux, puis trois, puis neuf... des dizaines nous y ont rejoint pour un temps. Nous y cheminons toujours, mais maintenant Luigi commence à regarder le paysage avec nous... Il existe autant d'autismes que d'enfants autistes. Imposer une méthode plutôt qu'une autre n'aurait pas permis de tels résultats pour nous. Il est indispensable de conserver la richesse qu'offrent la diversité et l'expérience, et de l'adapter à chacun en fonction de ses difficultés.(*) Pour en savoir plus, consulter le site de l'association www.autisme-espoir.org Source : e-santé Isabelle Eustache
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Diabète de type 1 : contrôler le taux de sucre dans le sang chez l'enfant
Le diabète de type 1, appelé aussi diabète insulino-dépendant, touche environ 15 000 enfants et adolescents en France. Des contrôles glycémiques sont nécessaires plusieurs fois par jour en se piquant le bout du doigt afin d'adapter le traitement pour éviter les complications majeures du diabète. Comment gérer au mieux le taux de sucre dans le sang de son enfant dans son quotidien et durant les vacances ? Diabète de type 1 : définitionLe diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules du pancréas dont la fonction est de produire l'insuline, hormone régulant le taux de sucre dans le sang appelé aussi glycémie. Sans l'insuline, le sucre s'accumule dans le sang : c'est cette hyperglycémie qui est responsable des symptômes révélateurs du diabète, à savoir soif intense, urines abondantes et amaigrissement rapide. Le traitement de cette maladie chronique consiste donc à apporter à l'organisme l'insuline manquante, soit sous forme d'injections, soit sous forme de pompe à insuline.Gérer le taux de sucre dans le sang à la maisonIl n'est pas toujours facile d'appliquer à la maison les conseils de l'équipe médicale qui suit votre enfant diabétique, les obstacles sont nombreux : quand il est petit, ce sont les parents qui réalisent les contrôles de la glycémie ainsi que les injections d'insuline, et l'enfant peut se montrer opposant, d'autant plus qu'il n'en comprend pas le bien-fondé ; l'adolescent, quant à lui, sera autonome par rapport à son traitement, mais pourra vouloir l'arrêter pour vivre normalement ; l'alimentation peut également devenir un sujet litigieux quel que soit l'âge de l'enfant qui sera lassé d'être privé de certaines choses. Sans compter que le stress, une infection intercurrente, le sport, déséquilibrent aussi la glycémie. La régulation de la glycémie n'est donc pas facile à obtenir, et est pourtant primordiale. En effet, une hyperglycémie importante ou une hypoglycémie profonde peuvent se solder par un malaise voire un coma. Par ailleurs, des glycémies mal équilibrées en permanence donnent des complications à long terme en abîmant les nerfs et les vaisseaux de l'organisme.Il ne faut donc pas hésiter à faire appel au pédiatre qui suit votre enfant régulièrement à l'hôpital ou à son équipe soignante (psychologue, diététicienne, infirmière) : ils peuvent vous aider à désamorcer une situation qui devient trop lourde à gérer en proposant de revoir l'alimentation pour que les repas redeviennent un moment de plaisir, ou proposer un groupe de paroles pour adolescents.Il est important aussi de remontrer régulièrement aux parents et aux enfants les gestes techniques à effectuer pour les contrôles des glycémies et pour les injections d'insuline ou le maniement de la pompe à insuline.L'éducation thérapeutique varie forcément avec l'âge de l'enfant : en grandissant, il apprendra à gérer de mieux en mieux ses glycémies et son traitement, mais ses parents doivent toujours garder une attention bienveillante pour qu'il ne sente pas abandonné.Diabète insulino-dépendant : gérer sa glycémie à l'écoleIl est important de se mettre en lien avec l'équipe qui s'occupe de votre enfant souffrant de diabète insulino-dépendant à l'école : professeurs ou instituteurs, personnel de cantine, etc. Communiquer avec eux sur le traitement de votre enfant, sur les signes d'hyperglycémie ou d'hypoglycémie et la conduite à tenir en cas de problème permet d'éviter la panique.Il faut aussi interpeller le médecin de PMI ou le médecin scolaire pour établir un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) qui aura été préalablement rempli par le pédiatre qui suit votre enfant : il permet de préciser les coordonnées téléphoniques des personnes à prévenir en cas d'urgence (médecin hospitalier, SAMU, parents), la conduite à tenir en cas de problème en précisant les signes qui doivent alerter, il indiquera la possibilité pour l'enfant d'aller aux toilettes sans restriction, de boire autant que nécessaire, de prendre une collation même en classe en cas d'hypoglycémie.Selon l'âge de l'enfant, des solutions seront à trouver pour qu'il puisse être scolarisé dans les meilleures conditions possibles : avant 6 ans, la motricité fine est rarement suffisamment développée pour permettre de s'injecter tout seul de l'insuline, mais le personnel scolaire n'est pas formé à ça. Des aménagements seront à prévoir entre les parents, le médecin scolaire et l'équipe hospitalière pour que le rythme des contrôles glycémiques et des injections d'insuline soit compatible avec l'école. Dans tous les cas, sachez qu'un diabète ne peut pas être un motif de refus de scolarisation avant l'âge de 6 ans. A noter aussi : des aménagements des conditions d'examens peuvent être envisagées pour les collégiens ou lycéens diabétiques. Gérer son taux de sucre dans le sang tout seulLe diabète de type 1 est une maladie chronique qui nécessite pour l'enfant d'être soigné et d'apprendre à se soigner afin de vivre le mieux possible avec. L'éducation thérapeutique dépend de l'âge, c'est-à-dire du développement psychomoteur de l'enfant, mais aussi de son état psychologique, de son traitement (la pompe à insuline permet beaucoup plus de souplesse au niveau du mode de vie pour peu qu'on accepte de l'avoir toujours sur soi et de savoir l'utiliser correctement). La technologie se développe de plus en plus avec notamment des applications smartphone dédiée à la gestion des glycémies. Source : e-santé Dr Christelle PIERROT médecin généraliste
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Maladies du foie : en augmentation chez l'enfant
Ce serait une erreur de penser que l'accumulation de graisse dans le foie s'observe uniquement chez l'adulte, en particulier en surpoids et/ou diabétique. Les enfants souffrent aussi de cette maladie du foie que l'on appelle stéatose hépatique. De plus en plus souvent et de plus en plus tôt, avec à la clé un risque ultérieur de cirrhose et de cancer hépatique.
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Goûter : un plaisir nécessaire pour les enfants et les adultes
Le goûter est un repas rituel chez les enfants. Il leur est nécessaire afin de combler leurs exigeants besoins énergétiques. Mais ce repas de l'après-midi ne leur est pas réservé. Les adultes peuvent aussi avoir besoin de ce plaisir. Goûter : indispensable chez les enfants et les adosLe goûter est indispensable aux enfants jusqu'à la fin de leur croissance. L'âge à laquelle celle-ci se termine est variable. Il évolue entre 15 et 16 ans chez les filles. Les garçons mettent une année de plus pour y arriver : ils deviennent adultes entre 16 et 17 ans.Pendant toute cette longue période, les enfants et les ados ne cessent de fabriquer des os et des muscles. D'où leur grand besoin d'énergie, de protéines et de calcium.C'est pourquoi trois repas, petit-déjeuner, déjeuner et dîner ne leur sont pas suffisants. Il leur en faut absolument un quatrième et c'est le goûter.Goûter des enfants et des ados : pas de produits industrielsL'industrie alimentaire a envahi le marché du goûter des enfants et ne cesse de proposer de nouveaux produits : biscuits de toutes sortes, gourdes de compotes etc.Tous ceux-ci, ou n'importe quelle viennoiserie achetée chez le boulanger, sont des produits pour un goûter nomade, qu'enfants et ados mangent alors dans la rue à la sortie de l'école ou du lycée. Ce qui n'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux pour eux.Ce genre de goûter ressemble plus à un grignotage qui peut être une source de prise de poids. D'autant plus que tous ces produits sont très sucrés.Cela leur donne la mauvaise habitude de manger en marchant, sans faire attention à ce qu'ils avalent, sans mâcher, surtout lorsqu'il s'agit d'une compote.Goûter des enfants et des ados : à la maison et à tableParce que ce goûter doit être un vrai repas, l'enfant ou l'ado doit le prendre tranquillement assis à table.Parce qu'il a besoin d'énergie, de protéines et de calcium, ce goûter doit être composé de bonnes tartines beurrées et confiturées ou miellées ou chocolatées (chocolat râpé dessus), d'un laitage (yaourt, fromage blanc ou bol de lait) et éventuellement d'un fruit.Vous pouvez de temps en temps, si vous êtes pâtissière dans l'âme, lui donner une ou deux tranches de vos merveilleux cakes. Mais pas de gâteau trop sucré !C'est la bonne habitude à imposer dès le plus jeune âge. Quand elle est prise, cela facilite la vie des parents ! Et vous aurez plus de chance que votre ado, en ayant besoin depuis son plus jeune âge, ne renâcle pas.Cela dit, si votre ado se rebelle à l'idée de goûter en rentrant à la maison, vous dit qu'il n'a pas faim, il y a de grandes chances pour qu'il ait bu avant une cannette de soda bien sucrée ou grignoté une confiserie ou un autre produit tout aussi sucré qui lui ont coupé l'appétit ! Vous avez intérêt à enquêter et à le briefer sur les méfaits de trop de sucre !Goûter : quand ils ne peuvent pas rentrer à la maisonVous connaissez l'emploi du temps, vous n'êtes donc pas prise au dépourvu !Alors prévoyez un goûter maison emporté par la personne qui va chercher le petit à l'école et le conduire à l'activité prévue ou que vous déposerez dans le sac de l'ado.Un morceau de baguette avec une bonne barre de chocolat enfoncée dedans, c'est le plus pratique et tous aiment ça. Ajustez la taille en fonction de l'âge du consommateur.Ajoutez un yaourt à boire et éventuellement un fruit.Si celui-ci n'est pas possible, ça n'est pas dramatique. Faites une salade de fruits pour le dîner : c‘est facile à avaler et ainsi votre « bébé » en consommera plus.Adultes : un vrai goûter, pas un grignotageVous avez avalé un sandwich ou une salade à la hâte, fait un bref passage à la cantine où les plats proposés ne vous disaient rien.Bref, vous avez plus ou moins escamoté votre déjeuner et dans l'après-midi, un creux vous vrille l'estomac.Ne commettez pas l'erreur de le combler avec un truc gras et sucré : ce grignotage va apaiser votre faim sur le moment mais, à cause du sucre, vous aurez inévitablement une autre fringale plus tard. Tandis que le gras ira se stocker sur vos fesses car vous n'allez pas dépenser les calories qu'il vous aura apportées.Il vous faut un vrai goûter qui doit combler le déficit nutritionnel de votre déjeuner. Adultes : quel goûter ? Si vous êtes à la maison, vous pouvez fort bien prendre le même goûter que les enfants.Mais au bureau, c'est une autre affaire : vous mettre à beurrer des tartines risque de poser un problème. Vous êtes obligée de vous rabattre sur le distributeur automatique de votre entreprise ou de faire un saut dans un magasin proche.Vous devez trouver facilement un fruit (ou une compote ou un jus de fruit) et un produit laitier : yaourt ou petit pot de fromage frais ou fromage découpé en tranches. C'est la base d'un goûter reconstituant.Mais il est bon de la compléter avec un produit apportant des fibres pour ralentir leur digestion. La tranche de pain complet est l'idéal mais pas évidente à trouver. En revanche, il est plus facile de vous procurer des fruits secs (amandes ou autres) et de bien en mâcher une petite poignée. Adultes : prendre la bonne habitude de goûter ?Pourquoi vous priver du plaisir de goûter régulièrement ?Ce sera excellent pour votre bien-être et votre santé, et ce pour plusieurs raisons.Vous équilibrerez ainsi vos apports alimentaires au cours de la journée.Vous déjeunerez forcément léger, ce qui vous évitera fatigue et somnolence d'après repas et vous serez ainsi plus performante.Vous ferez une pause salutaire dans l'après-midi qui vous redonnera de l'énergie.Vous ne serez plus affamée avant le dîner : vous échapperez à la fatigue et à la mauvaise humeur inhérentes à une hypoglycémie, ce qui vous permettra de mieux supporter le bazar des enfants et de garder votre calme pour les faire obéir.Vous éviterez aussi l'abominable tentation de grignoter en préparant le repas.Si vous prenez cette bonne habitude de goûter, vous prévoirez celui-ci évidemment à l'avance. Qu'est-ce qui vous empêche alors, comme les petits, de vous régaler d'un pain au chocolat maison (baguette plus barre de chocolat) ? Un petit tour en enfance, ça ne peut pas vous faire du mal ! Source : e-santé Paule Neyrat diététicienne nutritionniste
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Apnées du sommeil : les enfants aussi !
Un enfant qui ronfle toutes les nuits, ce n’est pas normal. Il peut souffrir d’un syndrome d’apnées du sommeil aux conséquences préjudiciables pour son développement. On estime que cette affection touche au moins 1 à 4% des enfants, avec un pic entre 2 et 8 ans. Quels sont les signes à repérer pour savoir si votre enfant est concerné ? Les explications du Dr Madiha Ellaffi, pneumologue et allergologue à Albi, spécialisée en maladies du sommeil de l’adulte et de l’enfant. « Nous sommes en train de vivre la même situation qu’il y a dix ou vingt ans lorsque l’on a commencé à parler des apnées du sommeil chez l’adulte. Nous constatons aujourd’hui qu’elles se manifestent aussi chez l’enfant, bien que décrites depuis 30 ans, et à une fréquence presque aussi importante qu’à l’âge adulte. Ce trouble va par ailleurs croissant en raison d’un mode de vie favorisant », nous explique en préambule le Dr Madiha Ellaffi. Les apnées de l’adulte sont souvent héritées de l’enfance Un nombre important des cas d’apnées diagnostiqués à l’âge adulte résultent très probablement de troubles respiratoires du sommeil existant depuis l’enfance. C’est pourquoi chez un jeune patient qui consulte, il est essentiel de mener un interrogatoire précis sur les problèmes de sommeil, d’identifier certains symptômes caractéristiques et de rechercher une anomalie morphologique commune avec celles classiquement rencontrées chez l’enfant, comme un palais étroit. De telles anomalies se développent dans la petite enfance, et peuvent n’être dépistées qu’à l’âge adulte. Autrement dit, les apnées chez l’adulte sont rarement un phénomène nouveau, par opposition par exemple aux apnées du sommeil dépistées chez un sujet dont l’embonpoint va croissant, le surpoids étant un des facteurs de risque. Il existe de nombreux facteurs de risque, les apnées résultant ainsi non pas d’un seul mécanisme, mais d’une conjonction de plusieurs facteurs. De très nombreux facteurs augmentent le risque d’apnées chez l’enfant Il existe des facteurs génétiques transmis et retrouvés chez plusieurs membres d’une même famille (grands-parents, parents, fils/fille) comme un palais long, un score de mallampati 4, un cou court, un pharynx étroit, un menton reculé, etc. Les apnées sont aussi plus fréquentes en relation avec la progression des allergies. En effet, une des premières causes d’apnée chez l’enfant est un nez bouché résultant d’une rhinite allergique, et souvent d’une allergie aux acariens : il respire par la bouche, sa langue se positionne mal, ce qui entrave le développement de son palais, menant à un palais étroit. La succion du pouce ou de la tétine, poussant les dents en arrière, fait aussi partie des facteurs de risque. Les biberons qui remplacent de plus en plus tôt l’allaitement, peuvent augmenter les risquent de reflux gastro-?sophagiens fréquents qui irritent les voies aériennes et augmentent la taille des amygdales et des végétations, souvent déjà accentuée par l’allergie et les autres expositions comme au tabagisme. Ce dernier est par ailleurs un facteur de risque indépendant d’allergie et d’apnées. Parmi les autres éléments favorisant : les aliments mixés associés à une mâchoire plus petite, le surpoids qui réduit la taille du pharynx? Tous ces facteurs contribuent à rendre difficile la respiration de l’enfant pendant la nuit. Quels symptômes et quelles différences avec les apnées de l’adulte ? Chez l’adulte, le syndrome d’apnées du sommeil se manifeste par de multiples arrêts respiratoires (au moins 10 secondes) suivis par une reprise bruyante de la respiration, et sont très fréquents des patients ronfleurs. Les enfants, eux, ne manifestent pas de beaucoup de vrais arrêts respiratoires, ils ont avant tout une respiration très laborieuse, ils ronflent ou respirent fort, souvent bouche ouverte. « Un enfant qui ronfle tout le temps, ça doit alerter, d’autant plus s’il a les yeux cernés et parait fatigué, car ce n’est pas normal », met en garde le Dr Madiha Ellaffi. L’enfant respire souvent bouche ouverte, et son sommeil est très agité : il donne des coups de pied, parle, grince des dents, parfois fait des cauchemars, et peut se réveiller la nuit. « Pourtant, parfois, les parents pensent que leur enfant dort très bien, tout simplement parce que dans la vie de tous les jours, ils ne l’observent pas pendant qu’il dort et qu’il dort longtemps ou ne se réveille pas. Ce n’est souvent qu’à l’occasion des vacances, d’un week-end en famille ou d’une maladie que l’on se rend compte de sa grande agitation nocturne. Et pour preuve que leur enfant dort bien, les parents précisent qu’il fait même la sieste pour les plus jeunes ». Or ce sont justement les apnées qui en altérant la qualité du sommeil rendent la sieste obligatoire pour pouvoir récupérer, très longue pour les plus jeunes, et encore à un âge où ils n’en auraient plus besoin. C’est ainsi que certains enfants apnéiques sont très calmes, car littéralement épuisés. « Mais ce n’est pas la majorité, les autres enfants étant à l’opposé très agités, souvent grognons, énervés, difficiles à canaliser. Les parents s’entendent dire que leur enfant est hyperactif. » Il n’y a pas de tableau unique : certains ronflent très fort, d’autres non, certains bavent car ils respirent la bouche ouverte, ont la bouche sèche le matin, mal à la gorge, certains transpirent de façon importante d’autres non, certains sont difficiles à réveiller le matin, d’autres se réveillent avant leurs parents, etc. Des enfants épuisés Mais tous sont fatigués en permanence, car ils présentent une dette de sommeil réparateur chronique : ils peuvent avoir mal dans les jambes, parfois pas envie de courir, ou se fatiguent vite? « Les changements de rythme à l’école ne suffisent pas expliquer leur épuisement, explique le Dr Madiha Ellaffi. Cette fatigue permanente retentit sur la croissance. On observe rarement une cassure, ou un ralentissement, ce qui est très net après la mise en place d’un traitement, c’est le rattrapage qui peut être constaté. » Le dépistage n’est pas toujours aisé, c’est un faisceau de symptômes d’alerte diurnes et nocturnes qui fera évoquer un trouble respiratoire du sommeil. On retiendra que face à un enfant qui est anormalement fatigué, qui ronfle fort, présente un problème de croissance, d’attention et de concentration à école, il est important de l’observer pendant son sommeil et en parler à son médecin. Apnée du sommeil : un diagnostic encore rarement et tardivement posé Médecins généralistes, pédiatres, pneumologues, ORL, orthophonistes, orthodontistes et dentistes, peuvent contribuer à évoquer le diagnostic et aider à le confirmer. Le diagnostic d’apnée du sommeil repose sur l’interrogatoire, l’examen clinique et peut être confirmé par un examen : polysomnographie complète en laboratoire du sommeil, lorsque cela est possible, avec des délais encore longs par endroits, ou une polygraphie ventilatoire à domicile. Le sommeil de l’enfant est analysé, et surtout son flux respiratoire afin de relever les difficultés respiratoires et leurs conséquences, sommeil agité, saturation en oxygène qui baisse peu, et surtout tachycardie et mouvements. En cas d’anomalie anatomique, l’intervention chirurgicale n’est pas systématique. Des mesures sont mises en place en première intention et l’on observe leurs effets : éviction des allergènes en cas d’allergie, traitement symptomatique de l’allergie, surélever la tête du lit, changement de position pour dormir, orthodontie pour agrandir le palais et corriger le décalage dentaire, séances d’orthophonie et de kinésithérapie pour rééduquer la langue, améliorer le tonus pharyngé, etc. En cas de surpoids, la perte de poids s’impose, mais elle est difficilement réalisable, car si l'enfant est fatigué il ne court pas assez et mange mal. Il est donc préférable dans ces circonstances d’inversement traiter la conséquence en priorité, soit le trouble respiratoire nocturne, ce qui a généralement pour effet de s’accompagner d’une diminution spontanée du poids : l’enfant respire mieux, son comportement s’améliore, il est moins énervé, moins anxieux, bouge plus et fait davantage attention à son alimentation. C’est ainsi que pour certains petits patients, la pression positive continue (PPC, qui consiste à porter un masque durant la nuit, relié à un compresseur qui insuffle de l’air afin de maintenir les voies respiratoires aériennes supérieures ouvertes) est le traitement mis en place d’emblée, comme chez l’adulte. La chirurgie est proposée en fonction du volume des végétations et des amygdales, et de la place qu’elles occupent dans les voies aériennes de l’enfant, elle peut être proposée en première intention ou en parallèle des autres actions. Il faut savoir qu’elle ne règle pas toujours la totalité du problème et qu’elle nécessite ensuite un suivi régulier, avec un contrôle de l’examen de diagnostic, la polysomnographie ou la polygraphie, à 6 mois de l’intervention, et continuer à suivre l’évolution en fonction de la nécessité ou non d’un traitement orthodontique, de l’allergie, d’autant qu’il persiste une respiration buccale, etc. La prise en charge est souvent longue et pluridisciplinaire, avec une réelle et nette amélioration clinique de l’enfant : lui-même et ses parents réalisent alors combien le sommeil était altéré et la fatigue chronique, et découvre ses conséquences, surtout lorsqu’à l’école la maîtresse signale une amélioration du comportement et des résultats scolaires, et de l’humeur, et de la croissance. Afin de prévenir les apnées du sommeil, il est recommandé, dès le plus jeune âge, un sevrage de la tétine ou du pouce, de boire au verre, d’éviter les biberons la nuit pour empêcher le reflux, de maintenir une maison saine (sans polluant), de favoriser la mastication, etc. Ensuite, si l’enfant ronfle, respire fort, parait fatigué, se poser la question des apnées, tenter de repérer les symptômes et en parler à son médecin traitant ou pédiatre, qui pourra orienter vers un confrère formé et sensibilisé à ce sujet. Avec l’enfant, il est possible de lire « Un sommeil de Marmotte », un livre qui sensibilise et informe petits et grands sur cette affection : http://www.allianceapnees.org/actualites/un-sommeil-de-marmotte-au-respirhcktion. Pour en savoir plus Alliance Apnées du sommeil, http://www.allianceapnees.org/les-enfants. Marion Garteiser, journaliste santé
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Adolescents et prise de poids : faut-il leur imposer un régime amaigrissant ?
La réponse est non ! Tous les régimes amaigrissants, quel qu’ils soient, se soldent par une nouvelle prise de poids et souvent des troubles alimentaires. Comment alors gérer la situation pour maîtriser la prise de kilos d’un adolescent ?
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Les enfants, toujours plus victimes des nouveaux toxiques
Les produits ménagers ne sont pas les seuls dangers d’intoxication chez l’enfant. D’autres types de toxiques à portée des plus jeunes font leur apparition. Liquide de cigarette électronique, boissons énergisantes ou même cannabis? les enfants sont de plus en plus souvent exposés et parfois très tôt dans la vie à des substances assez surprenantes. Les médecins sonnent l’alerte.
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Stress, dépression, anxiété : mauvais pour le coeur !
Le cerveau peut être le pire ennemi du coeur et du système cardio-vasculaire, mais aussi son meilleur allié. Parce que l'état psychologique -stress, anxiété, dépression- joue beaucoup dans la maladie cardiovasculaire, la "psychocardiologie" vient de naître :...
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12 conseils et recettes pour vaincre l’acné
L’acné touche une très grande partie de la population, à quasiment tous les âges et quel que soit le type de peau. Particulièrement gênante, car elle affecte principalement le visage, l’acné peut être traitée de différentes façons. Voici 10 pistes pour combattre l’acné, de la plus naturelle à la plus pointue. L’acné est une maladie cutanée inflammatoire très répandue. Selon les études, on estime qu’elle touche 79 à 85 % des ados, 40 à 55 % des plus de 25 ans (majoritairement des femmes) et 15 % des quinquagénaires. L’acné est causée principalement par une surproduction de sébum, une obstruction des follicules sébacés et d’une colonisation microbienne. Des facteurs multifactoriels qui demandent une prise en charge différente selon la patiente (acné juvénile, acné de la femme adulte, notamment). L’aromathérapie Les huiles essentielles (HE) sont intéressantes pour traiter l’acné car elles possèdent des propriétés antibactériennes et assainissantes. A privilégier, l’HE de lavande vraie (action astringente et purifiante) et l’HE de tea tree (action antibactérienne et purifiante). A utiliser le soir directement déposée sur le bouton ou les points noirs (HE de tea tree). Il est possible aussi de réaliser un sauna facial (à base notamment d’essence de citron). L’argile L’argile ne doit pas être oubliée dans les traitements de l’acné car elle possède des propriétés sébo-régulatrices. Il existe de nombreux produits à base d’argile dans le commerce, privilégier les argiles bio. Et pour un cataplasme maison, mélanger 2 cuillères à soupe d’argile blanche dans 20 cl d’infusion de fleurs de souci.Attention, l’argile peut être asséchante, ne pas appliquer ce remède plus d’une à deux fois par semaine. La phytothérapie La phytothérapie n’est pas à négliger pour traiter l’acné. Parmi les plantes de référence on retrouve la bardane (action antibactérienne) et l’ortie (action anti-inflammatoire). Il est possible d’appliquer sur les boutons d’acné des compresses naturelles faite à partir de 200 g de racines sèches de bardane infusées dans un litre d’eau bouillante.La levure de bière et son action antibactérienne est aussi intéressante. A associer à la bardane et à la pensée sauvage pour un maximum d’efficacité. L’acupuncture L’acupuncture fait partie des techniques douces et naturelles à essayer. La technique consiste à piquer de petites aiguilles sur les points d’acupuncture du visage pour activer la microcirculation, oxygéner la peau, agir sur la régulation du sébum. Céline Claret-Coquet, acupunctrice, explique que "l’acné dépend d’un problème interne et d’un état général de la personne. L’acupuncture prend en compte la personne dans sa globalité et si l’acné est liée à un problème hormonal par exemple, l’acupuncture peut être une aide."Plusieurs séances seront nécessaires pour que l’acupuncture fasse ses preuves. Ne pas hésiter à en parler à son dermatologue. L’alimentation La lutte anti-acné se passe aussi dans l’assiette. En effet, certains aliments peuvent favoriser l’acné. C’est le cas notamment du lait contenant des précurseurs d’androgènes. La nutrition joue un vrai rôle santé en matière d’acné. A mettre au menu donc des aliments riches en oméga 3 dont l’action anti-inflammatoire soulage les maladies cutanées inflammatoires comme l’acné. Gels, lotions, crèmes : les cosmétiques contre les boutons d’acné Les traitements habituels de l’acné sont locaux : des cosmétiques et/ou des médicaments topiques. Les soins pour améliorer la qualité de vie sont disponibles aussi bien en GMS qu’en pharmacie.Le traitement de référence antibactérien et anti-inflammatoire de l’acné en application locale est le peroxyde de benzoyle. Il est généralement associé à la trétinoïne (un rétinoïde qui atrophie et assèche les glandes sébacées) pour corriger la formation des comédons ou à la vitamine A.A base de différents actifs sébo-régulateurs et exfoliants, ces produits sont parfois mal tolérés c’est le cas notamment des acides de fruits, de la vitamine A acide, de l’acide salicylique.Très efficaces, ces actifs peuvent aussi être décapants et sensibilisants pour certains épidermes. C’est pourquoi, il est important de consulter un dermatologue pour traiter son acné. Il sera en mesure d’étudier la sensibilité et la tolérance de la peau et de faire une prescription adaptée.Quoi qu’il en soit, en cas d’acné juvénile ou à l’âge adulte, les traitements doivent s’accompagner d’une hygiène quotidienne irréprochable avec un nettoyage de la peau matin et soir, avec un gel moussant par exemple, et l’utilisation de crèmes hydratantes non comédogènes.Attention au savon pour éliminer l‘excès de sébum, il peut aussi se révéler être asséchant. Les médicaments oraux, des soins pour ados et adultes Quand les cosmétiques et les traitements locaux ne suffisent pas, des traitements oraux peuvent être envisagés. L’isotrétinoïne est certainement le plus efficace mais il est très encadré à cause de ses effets secondaires potentiels. Chez la femme et les jeunes filles la mise en place d’une contraception peut également aider à améliorer l’acné. Dans les cas d’acné les plus sévères et inflammatoires des antibiotiques seront prescrits. La Softmesology La Softmesology est une nouvelle technique anti-âge, à mi-chemin entre les injections et la cosmétique, qui associe 4 techniques déjà bien connues : l’électrophorèse, la radiofréquence, les LEDs et la cryothérapie. Ces 4 techniques combinées ont une action sur la qualité de la peau et une action anti-âge. Elle pourrait aussi être une nouvelle arme anti-acné. D’après le Dr Tazartès, "la technique semble avoir un effet très intéressant sur l’acné. Pour le moment, nous manquons encore d’un peu de recul, mais les LEDs sont reconnues pour leur effet sur l’acné. Par ailleurs, la Softmesology utilise des traitements utilisés quotidiennement par les dermatologues." Les LEDs Les LEDs, ou luminothérapie, sont des diodes électroluminescentes de couleur rouge, vert, jaune, violet ou bleu. Dans le traitement de l’acné, ce sont les LEDs rouges et bleues qui sont utilisées pour leur action anti-inflammatoire. Elles stimulent également l’immunité, améliorent la cicatrisation. Elles sont notamment une bonne alternative pour les patientes présentant une contre-indication aux antibiotiques. Les LEDs ont aussi un effet sur les séquelles cicatricielles de l’acné.En fonction du type d’acné, de la peau, il faut compter en moyenne 5 à 10 séances pour obtenir un résultat intéressant. La photothérapie dynamique Parmi les techniques pour traiter l’acné sévère ou modérée chez le dermatologue ou le médecin esthétique on retrouve la photothérapie dynamique. Il s‘agit de l’application d’une crème contenant un photo-sensibilisant sur les boutons d’acné. Après un temps de pose d’une heure et demie environ, le patient installé sous une source lumineuse pour activer le photo-sensibilisant et détruire la bactérie à l’origine de l’acné."La photothérapie dynamique est très efficace car elle détruit la glande sébacée, explique le Dr Le Pillouer Prost, dermatologue. Mais les effets secondaires immédiats sont majeurs et nécessitent une éviction sociale d’une semaine." De l’or contre l’acné Lors du Congrès de l’IMCAS, le Dr Le Pillouer Pros parlait d’une technique très prometteuse mise à jour par le Pr Anderson de l’université d’Harvard : Sebacia. Des microparticules d’or sont appliquées à la surface de la peau. Elles sont sélectionnées pour leur bonne pénétration dans la glande sébacée. Ensuite, le dermatologue active ces microparticules avec un laser pour traiter l’acné. Il faut compter environ 3 séances. Traitement de l’acné par laser Le laser diode peut être utilisé pour traiter l’acné chez le patient ne pouvant prendre des antibiotiques. Les lasers sont efficaces sur les lésions inflammatoires. Comment ? En altérant de façon temporaire les glandes sébacées responsables de la poussée d’acné et en diminuant ainsi la prolifération des bactéries. En général, il faut une séance par semaine sur plusieurs semaines pour obtenir des résultats durables. Source : Intervention du Dr Le Pillouer Prost, dermatologue à l’IMCAS en janvier 2016. Entretien avec Céline Claret-Coquet, acupunctrice - Entretien avec le Dr Tazartes, médecin esthétique - Entretien avec le Dr Nina Roos, dermatologue - Bibliographie : J’ai mal à ma peau, Michel D’Anielo, Editions Jouvence
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Coliques du nourrisson : quels traitements ?
Pourtant, des moyens existent qui peuvent aider à soulager le bébé ou à rendre la situation plus supportable pour les parents, et qui valent le coup d’être tentés. Mais il faut s’assurer que les coliques ne sont pas le symptôme d’une autre pathologie qui aurait, elle, un traitement spécifique adapté.
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Céréales : il n’y a pas que les pâtes et le riz !
Pâtes et riz blancs sont vos céréales refuge. Elles sont faciles à préparer et tout le monde les aime, c’est vraiment pratique. Mais pourquoi ne pas explorer d’autres céréales encore plus bénéfiques pour votre équilibre alimentaire ? Céréales : pourquoi vous devez en manger souvent Nous devons manger souvent des céréales, déjà parce que leurs grains sont riches en glucides lents. Or ceux-ci doivent vous apporter la moitié de vos calories quotidiennes, votre équilibre alimentaire l’exige puisque c’est eux qui vous fournissent l’énergie dont vous avez besoin.La bonne organisation ? Un plat de céréales au déjeuner ou au dîner. Lorsqu’elles n’y figurent pas, c’est le pain, produit le plus riche en glucides qui vous apporte alors ceux dont vous avez besoin.Sinon, faute de ces glucides en quantité suffisante, vous vous exposez à de sérieux coups de pompe. Ils vous conduisent inévitablement sur la pernicieuse escalade du grignotage de trucs gras/sucrés qui est un des meilleurs moyens de grossir. Les céréales ont d’autres atouts nutritionnels : protéines végétales, fibres, sels minéraux et vitamines du groupe B. Tout cela est nécessaire à votre équilibre alimentaire.Les pommes de terre et les légumineuses (haricots, lentilles, fèves etc.) renferment aussi tous ces nutriments. Elles sont l’alternative classique aux céréales. Mais elles sont moins pratiques, plus longues à préparer. Pâtes et riz : blancs, complets ou semi complets ? Pâtes et riz blancs ont un gros défaut : ils sont fabriqués avec des farines très raffinées. L’écorce, partie des grains la plus riche en fibres, sels minéraux et vitamines, est éliminée. D’où un important et déplorable appauvrissement en ces nutriments.Leur avantage ? Ils cuisent plus vite que les pâtes et surtout que le riz complet.Mais la richesse en fibres de ceux-ci peut les rendre difficiles à digérer et créer une irritation de la muqueuse intestinale.De plus, s’ils ne sont pas bios, vous avalez en même temps les pesticides généreusement employés lors de la culture de ces céréales et qui sont restés dans l’écorce.La bonne solution ? Pâtes et riz semi complets et bios qui cuisent quasiment aussi vite que les blancs. Le choix ne manque pas. Quinoa : mieux que les autres céréales Dans la classification botanique, le quinoa est une plante herbacée. Mais comme elle produit des graines, elle est assimilée à une céréale.En fait, le quinoa n’est pas vraiment une nouveauté car sa culture est millénaire. Il provient des hauts plateaux des Andes et il était la nourriture de base des Aztèques. Or, cette culture fut abandonnée après le 16ème siècle grâce aux Conquistadores qui imposèrent celles des céréales européennes (blé, orge, avoine).Mais, heureusement, le quinoa a continué de pousser à l’état sauvage. Ce qui a permis de le redécouvrir dans les années 80 et de recommencer à le cultiver.Les végétariens l’ont depuis longtemps mis à l’honneur dans leur alimentation car il a des qualités nutritionnelles bien supérieures à celles des céréales.En effet, le quinoa est plus riche en protéines. Celles-ci sont composées de tous les acides aminés essentiels, ce qui n’est pas le cas des céréales. Le gluten en est absent. Il renferme aussi un peu de lipides en grande majorité insaturés.S’il est un peu moins bien fourni en glucides, en revanche, il l’est fort bien en fibres, en sels minéraux et en vitamines (groupe B et E). Quinoa : comment le cuisiner Trois variétés de quinoa sont sur le marché. Le blond, le plus tendre ; le rouge un peu plus ferme et le noir, d’une texture assez croquante.Il y a aussi du quinori qui, selon les marques, est un mélange de quinoa et de riz ou d’une légumineuse.Le quinoa se cuit à l’eau mais en respectant certaines règles.Comptez 50 à 80 g par personne, selon les appétits. Mesurez cette quantité dans un verre doseur de façon à avoir son volume.Puis rincez-le dans une passoire avant de le cuire afin d’éliminer la saponine, substance assez amère qui protège les graines.Déposez-le dans une casserole et ajoutez 1,7 volume d’eau froide (et non 1,5 ou 2 comme cela est souvent conseillé). Pour 50 g de quinoa (soit 125 ml dans le verre doseur), cela fait 212 ml d’eau.Salez légèrement, remuez et faites bouillir doucement pendant 15 minutes. Puis sortez la casserole du feu et laissez le quinoa finir d’absorber l’eau. Cela va assez vite.Ensuite, vous l’accommodez comme les pâtes et comme bon vous semble : avec du beurre et du fromage râpé, une sauce, des légumes etc.Mais vous pouvez aussi cuire le quinoa comme un risotto, en le faisant revenir dans un peu d’huile d’olive et en versant ensuite l’eau au fur et à mesure de son absorption. D’autres céréales à connaître : le millet et le fonio Millet et fonio sont deux graminées qui font partie de la très grande famille du mil et qui sont très cultivées en Afrique et en Asie. Le millet : la variété de millet la plus courante est le millet perlé soit des petites graines jaunes et rondes, très nourrissantes grâce à leur richesse en glucides, protéines et sels minéraux. Il n’y a pas de gluten dans le millet. Sa saveur est très douce.Préparez-le comme le quinoa. Vous pouvez ensuite le consommer chaud, comme des pâtes ou du riz ou l’accommoder en salade. Il se cuisine aussi pour un dessert, de la même façon que le riz au lait. Le fonio : les graines du fonio sont aussi petites. Sa composition nutritionnelle est proche de celle du millet et il est également sans gluten. Prenez soin de bien le rincer avant afin de le débarrasser du son qui colle aux graines. Propres, celles-ci sont alors beige.Cuisez-le dans de l’eau (1 volume de fonio et 3 d’eau), faites bouillir pendant 7 à 10 minutes puis laissez-le ensuite gonfler hors du feu. Vous pouvez aussi le préparer comme un risotto. Ou encore le cuire à la vapeur comme la semoule du couscous qu’il peut très bien remplacer.Comme les pâtes et le riz (blancs ou complets), quinoa, millet et fonio apportent assez peu de calories puisqu’ils ne contiennent naturellement pas de lipides.Contrairement à une idée reçue depuis trop longtemps, ils ne font pas grossir ! Sauf si vous les noyez dans des sauces très grasses et que vous en mangez, à toute allure, au-delà de vos besoins énergétiques.En savoir plus sur http://www.e-sante.fr/cereales-il-y-pas-que-pates-riz/actualite/866?page=0%2C2#S0FTHA6J0SLYM9KT.99
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Cancer du sein : mieux combattre la maladie grâce à l’activité physique
L’enquête nationale Podium (octobre 2016) lancée par la fédération CAMI Sport et Cancer, qui s’adressait aux patients et aux soignants, vient de livrer ses précieux enseignements sur les conditions d’accès à l’activité physique et sportive en cancérologie. Nous avons recueilli les conseils du Dr Mahasti Saghatchian, médecin cancérologue spécialiste du cancer du sein à l’Institut Gustave Roussy, mis en images par notre partenaire Macadam Tonic.
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Incontinence urinaire, les hommes aussi !
Les fuites urinaires ne sont pas réservées aux femmes. Même si le risque d’incontinence est deux à trois fois moindre chez les hommes, ils en souffrent aussi. En cause, l’âge mais surtout les chirurgies de la prostate ou encore les AVC comme conséquences des maladies cardiovasculaires. L’incontinence urinaire au masculin ne doit plus être un tabou. Incontinence urinaire : 1 homme pour 3 femmes Vis-à-vis de l’incontinence urinaire, femmes et hommes sont inégaux. Ces derniers n’ont pas le risque majeur lié à la grossesse et au traumatisme obstétrical. Concernant l’incontinence au sens strict de perte des urines, sa prévalence moyenne chez la femme est de 13,1% contre 5,4% chez l’homme, tous âges confondus*.Néanmoins, le phénomène fréquent de "gouttes retardataires" chez l’homme est souvent classé à tort dans une incontinence alors qu’il s’agit plutôt d’un problème d’évacuation dû à un faible jet d’urine, laquelle stagne alors dans le canal de l’urètre. Au final, si l’on tient compte des fuites urinaires ainsi que de l’ensemble des symptômes mictionnels (urgences/impériosités, sensations de brûlures, gouttes retardataires, polyurie/urines abondantes, pollakiurie/fréquence élevée des mictions, nycturie/uriner fréquemment la nuit…), hommes et femmes sont sur un pied d’égalité (respectivement 62,5 et 66,6 %).Dans les deux sexes, l’âge est la première cause d’incontinence urinaire, mais contrairement à la femme, elle survient surtout dans des circonstances pathologiques chez l’homme.Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes : « L’incontinence peut apparaître suite à des opérations chirurgicales sur la prostate, telle la prostatectomie radicale (ablation de la prostate pour cancer prostatique) et la résection prostatique (adénomectomie, en cas d’hyperplasie bénigne de prostate), peu importe que cette dernière ait été effectuée par résection transurétrale de prostate (élargissement du canal de l’urètre au niveau de la prostate en taillant des petits copeaux de tissu prostatique par un procédé électrique), par chirurgie ouverte ou par laser (énucléation ou vaporisation).Le second groupe des causes possibles sont les maladies neurologiques (maladie de Parkinson, démences, sclérose en plaque, accidents avec traumatismes comme une fracture du bassin, accidents vasculaires cérébraux, para/hémiplégies) ». L’incontinence par hyperactivité vésicale, la plus fréquente chez l’homme La grande majorité des fuites chez l’homme sont dites par impériosité (envie pressante d’uriner). On parle alors d’incontinence par "hyperactivité vésicale". Elle est beaucoup plus fréquente avec l’avancée en âge, de 40-45% de la population aux alentours des 75 ans comparé aux 10% avant 55 ans.Vers l’âge de 60 ans, les courbes selon le sexe s’inversent : les hommes deviennent plus nombreux à souffrir d’incontinence par hyperactivité vésicale que les femmes. C’est dû à la prévalence plus importante parmi le sexe masculin du tabagisme et des maladies cardiovasculaires, responsables d’AVC et d’hémiplégies L’incontinence à l’effort, conséquence des chirurgies de la prostate Pour sa part, l’incontinence d’effort est la perte d’urine lors d’un effort violent, une toux, le port de charges lourdes, une activité physique etc. Elle est due à une insuffisance du sphincter de la vessie. Elle se rencontre chez des hommes relativement jeunes, dans les suites de chirurgies de la prostate et notamment la prostatectomie radicale. Même les meilleures équipes chirurgicales ou la chirurgie assistée par robotique ont des taux d’incontinence urinaire à l’effort entre 5 et 8% pour les formes sévères, c’est à dire celles qui n’ont pas été réduites par la rééducation périnéale. Tous stades d’incontinence confondus, les chiffres sont aux alentours de 35-40%.Pour l’adénomectomie en revanche, pratiquée chez des hommes plus âgés, le taux d’incontinence sévère est bien moindre, seulement de l’ordre de 1%.Pr Pierre Costa : « Il ne faut pas hésiter à consulter des urologues spécialisés dans le traitement de l’incontinence. Y compris lorsque l’on est suivi par un urologue spécialisé en cancérologie ou par un oncologue, car celui-ci, très concerné par la guérison du cancer, ne prendra pas forcément toute la mesure de la gêne occasionnée par les fuites urinaires ».Des modifications comportementales, l’utilisation de protections adaptées ou d’étuis péniens voire de pince à verge, peuvent être très utiles. Le premier des traitements reste la rééducation du périnée (périnéo-sphinctérienne). Si celle-ci n’apporte pas de réelle amélioration vis-à-vis des fuites urinaires, une vaste palette de médicaments et de chirurgies peut être envisagée, adaptée au type d’incontinence. Source : *European Urology 50 (2006)1306-15D’après un entretien avec le Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-Andrologie au CHU de Nîmes.
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Grossesse, le pourquoi du « zéro alcool »
Toute prise d’alcool au cours de la grossesse, même un verre à l’occasion, n’est pas anodin. L’exposition prénatale à l’alcool présentant en effet un risque pour le fœtus avec, à l’extrême, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). Piqûre de rappel sur un problème majeur de santé publique en ce 9 septembre, lors de la journée internationale de prévention du SAF.
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Troubles fonctionnels intestinaux, une affaire de femmes
Le ventre ballonné, les douleurs intestinales… sont des soucis surtout féminins car les femmes sont plus vulnérables au syndrome de l’intestin irritable. Pourquoi cette prédominance féminine ? Une hypersensibilité du côlon et la génétique sont quelques-unes des pistes explorées.
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Ulcères, comment en venir à bout ?
Les ulcères de l’estomac et de l’intestin sont en majorité dus à une bactérie très courante répondant au nom d’Helicobacter pylori. Une partie de la population infectée va développer un ulcère chronique et certains un cancer. De nouvelles recommandations françaises permettent désormais d’éradiquer cette bactérie à 90%. Quand suspecter une infection à Helicobacter pylori ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Ulcères, la faute à une simple bactérie La bactérie Helicobacter pylori, présente chez un quart de la population, est responsable d’ulcères de l’estomac (gastriques) et de l’intestin au niveau de sa partie dénommée duodénum, voire de cancers gastriques. Globalement, 70-80% des ulcères sont dus à cette bactérie, les autres ont pour cause les anti-inflammatoires (ceux dit non stéroïdiens : AINS)Une personne sur cinq avant 30 ans, et une sur deux après 50-60 ans héberge la bactérie Helicobacter pylori, qui se développe pendant de longues années au sein de la muqueuse gastro-intestinale. Or, ce microbe provoque systématiquement une inflammation de l’estomac (gastrite). Il n’y a pas toujours de symptômes, mais 10% des personnes infectées souffriront d’un ulcère gastrique ou de l’intestin, voire dans 1% des cas un cancer gastrique, qui fait presque autant de morts chaque année en France que les accidents de la route. En nombre de cas, c’est la première bactérie à être impliquée dans le développement d’un cancer.La bactérie s’attrape pendant l’enfance via les vomissements et les régurgitations. C’est pourquoi les mauvaises conditions d’hygiène et de promiscuité sont montrées du doigt. C’est aussi la raison pour laquelle la prévalence de l’infection à Helicobacter pylori tend à diminuer fortement en France, au contraire des pays à faible niveau économique. Troubles digestifs de l’estomac ? Pensez à Helicobacter pylori ! 90% des personnes infectées ne ressentiront aucun symptôme. Mais pour les 10% restants, la bactérie sera à l’origine de troubles digestifs de l’estomac à type de douleurs, brûlures, nausées, difficultés de digestion. Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie (CHU de Bordeaux) : « Il faut donc la rechercher systématiquement lorsque ces symptômes sont présents pendant environ six mois, mais aussi en cas d’ulcère gastro-duodénal, chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer, en cas de carence en fer ou en vitamine B12 ; la gastrite à Helicobacter pylori détruisant la muqueuse, elle entraîne de ce fait une malabsorption. La bactérie est aussi recherchée lorsqu’une chirurgie de l'obésité de type bypass est programmée ».Afin de dépister l’infection à Helicobacter pylori, une prise de sang est réalisée. Si celle-ci est positive, il faudra confirmer le diagnostic par une fibroscopie : un tube souple avec une caméra est introduit par la bouche et descend jusqu’à l’estomac. Celui-ci est examiné et des prélèvements sont effectués. La bactérie Helicobacter pylori, éradiquée à 90% Grâce aux nouvelles recommandations nationales parues en juin 2017*, ça n’est plus 70% des personnes infectées mais bien 90% qui seront débarrassées de cette bactérie. En effet, pour des raisons de résistance aux antibiotiques- à la clarithromycine notamment -, les traitements habituels n’étaient plus aussi performants. Il a donc fallu les revoir. Le nouveau traitement est simple, rapide est efficace : une dizaine de jours de traitement antibiotique suffit à traiter l’infection dans plus de 90% des cas et à définitivement éviter les récidives. Deux possibilités existent. Lorsqu’il est possible de tester la sensibilité de la bactérie présente chez une personne donnée vis-à-vis des antibiotiques, les médecins peuvent prescrire un traitement « ciblé » de dix jours, reposant sur un « anti-acide » (inhibiteur de la pompe à protons) et deux antibiotiques. Cette technique n’étant pas encore généralisée en France, la plupart du temps le traitement le plus courant est donné sans connaître la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques. Ce traitement est un peu plus long (14j) et comporte cette fois-ci trois antibiotiques. Pour s’assurer de l’efficacité du traitement, un test respiratoire à l’urée suffit, au moyen d’un prélèvement d’air expiré dans un petit tube. En effet, la bactérie trahit sa présence dans l’estomac et le duodénum en transformant l’urée en ammoniac et en gaz carbonique. Ulcère de l’estomac et stress, une idée reçue Pendant très longtemps, patients et médecins ont cru que les ulcères de l’estomac et du duodénum étaient causés par le stress. Depuis le début des années 80, on sait maintenant que les ulcères récidivants sont causés par la prise de médicaments anti-inflammatoires (et l’aspirine) et comme on l’a vu, par une infection de l’estomac due au microbe Helicobacter pylori. Mais l’idée que le stress provoque des ulcères reste très présente dans l’esprit des patients… et de certains médecins. Néanmoins, le stress, s’il ne provoque pas d’ulcères, peut accentuer ou déclencher des douleurs d’estomac. D’où la confusion. Ces douleurs peuvent être soulagées par les médicaments antiulcéreux qui diminuent l’acidité gastrique (inhibiteurs de la pompe à protons/IPP). Pr Frank Zerbib : « Les vrais "ulcères de stress" peuvent être observés chez des patients de réanimation. Il ne s’agit alors pas du stress de la vie quotidienne, mais d’un stress biologique (métabolique, ischémique, infectieux) intense dû à une pathologie très grave qui met en jeu la vie de ces patients ». * par la Haute Autorité en Santé et le Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie : https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2775406/fr/infection-par-helicobacter-pylori-chez-l-adulte-la-has-precise-les-actes-de-diagnostic-et-les-modalites-de-traitementD’après un entretien avec le Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue et président du Conseil National Professionnel de Gastro-Entérologie à l’initiative (CHU de Bordeaux).
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Les hackathons débarquent dans le monde de la santé
Hackathon, Kesako ? C’est pourtant un mot que vous entendrez de plus en plus souvent, notamment parce qu’il débarque dans le monde de la santé, pour concrétiser des innovations technologiques au service des patients et des soignants. Petit jeu des « Questions/réponses » pour se mettre à la page. Hacka…quoi ? Hackathon. Ce mot est composé de deux termes : hack et marathon, car l’objectif est, en un temps limité, de « coder » quelque chose de malin (d’où le « hack ») de manière intensive.Popularisés par Google ou Facebook dans les années 2000, ces marathons de créativité menés en groupe pour trouver des solutions numériques innovantes concernent tous les pans de la société. Mais la santé s’en saisit de plus en plus, pour le bien des malades. Tous sont fondés grosso modo sur le même modèle : le temps de quelques jours ou d’un week-end, des matières grises se réunissent pour accoucher d’un projet concret et novateur. Développeurs informatiques, industriels, partenaires institutionnels, juristes, marketeurs, mais aussi, dans le domaine de la santé, les soignants, les chercheurs et les associations de patients, se réunissent par équipe autour d’une table pour concrétiser un projet. Sur quelques jours, une idée préalablement sélectionnée est testée, un prototype d’application est conçu en quelques heures. L’esprit de compétition est présent : en effet plusieurs équipes s’« affrontent » et un jury désigne les gagnants à la fin du temp imparti. Ce qui ne signifie pas que les autres projets sont abandonnés pour autant, ou que ceux plus complexes ne soient pas terminés ultérieurement. Concevoir des solutions digitales innovantes De l’idée à la concrétisation d’une innovation numérique… tous le processus créatif de cette « programmation informatique collaborative » est réalisé en groupe, où chacun apporte sa pierre à l’édifice en fonction de ses connaissances et de son savoir-faire. Le hackathon est un phénomène émergent où se croisent et se forment des expertises en santé ou tout autre domaine, en design, créativité, informatique, data, industrie, juridique etc.Si le hackathon est potentiellement si intéressant dans le monde de la santé, c’est parce qu’à l’heure du numérique, des solutions digitales innovantes permettront d’améliorer la prise en charge et le suivi au quotidien des maladies, à la fois au service des patients et des soignants. Concrètement, on parle d’applications santé, d’objets connectés, de la gestion de bases de données ou Big Data, des serious games ou de la coordination des acteurs de soin. Quand les patients prennent les choses en main L’idée est de faire germer un processus créatif dans le domaine de l’innovation numérique, au sein de domaines divers, ici dans celui de la santé. Et les expériences se multiplient. Cet automne, du 17 au 19 novembre, la seconde édition du Respirh@cktion aura lieu. Il s’agit du premier hackathon « santé » en Europe dédié entièrement aux maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles). En résumé : 48h d’émulation collective au service de quinze projets en pneumologie (1).Tout le monde est bienvenu. N’importe qui peut déposer une idée. Malades et leur entourage, associations et fédérations de patients, professionnels de santé, étudiants, chercheurs etc. Des écoles, des entreprises, des universités, des institutions peuvent organiser des hackathons. Des sponsors (industriels du médicaments, start-up, mutuelles etc.) financent l’événement, lequel se déroule sous l’égide de partenaires institutionnels, des régions… Dans la même veine, Lyon accueillera pour la seconde année un hackathon santé/médico‐social, dont l’ambition est de promouvoir l’innovation et la transformation du système de santé (2) en prototypant « une innovation technologique au service des professionnels de santé et des patients ». Un exemple à la pointe, le Respirh@cktion Des hackathons existent déjà en santé. Mais l’originalité de l’un d’entre eux -le Respirh@cktion- est d’être commandité par les associations de patients et de médecins (3) et non pas par des entreprises privées ou des geeks. La première édition en 2016 fut un succès, du point de vue de la participation et de l’aboutissement des projets, utiles aux patients et aux soignants. On peut citer par exemple « ETP Advisor.fr », une plateforme web qui a pour objectif de développer l’accès aux programmes d’Education Thérapeutique du Patient en mettant en relation patients, médecins et coordinateurs. Ou encore « Meyko », un compagnon connecté et ludique qui prend soin des enfants asthmatiques pour améliorer l’adhésion au traitement de fond et « JOE », un petit robot intelligent et interactif qui aide les enfants de 6 à 12 ans à être autonome dans la prise de leur traitement. Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health, organisatrice du Respirh@cktion : « La première édition, en 2016, a dépassé nos espérances en termes de participation (dix personnes environ pour chacun des quinze projets en lice) et surtout, l’ensemble des projets est sur le point d’aboutir. C’est la différence avec la grande majorité des hackathons où, à la fin de week-end, c’est « rideau » et rares sont les idées qui voient le jour, concrètement. Notre philosophie est de réaliser après le hackathon un vrai suivi des projets, et pas uniquement de ceux qui auront été primés, et de veiller à leur aboutissement en fournissant une aide logistique et financière ». (1) http://www.respirhacktion.com/; (2) http://hackinghealth.ca/fr/city/lyon-france-fr/ ; (3) Alliance Apnées du Sommeil, Associations de Perfectionnement postuniversitaire des pneumologues-APP, Asthme & Allergies, Association BPCO, Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires- FFAAIR, Fédération française de pneumologie, La Fondation du Souffle, Syndicat de l’Appareil Respiratoire, Société de Pneumologie de Langue Française -SPFL.D’après un entretien avec Caroline Mascret, présidente de l’association Loi 1901 Shape My Health.
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Vapotage : la Loi change le 1er octobre
C’en est fini du flou artistique concernant l’usage de la cigarette électronique -le vapotage- dans les lieux recevant du public, les entreprises etc. Le décret publié en mai dernier s’applique au 1er octobre. Mais autant la théorie semble simple, autant son application au quotidien promet d’être « rock n’roll ». Explications. Cigarette électronique : les règles vont changer ! Le décret n°2017-633 sur l’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif entrera en vigueur le 1er octobre. Jusqu’alors, aucune loi ne régissait le vapotage, les règlements intérieurs faisant foi. Voici le contenu du nouveau décret. Il tient en quelques lignes : on ne « vapotera » plus dans les écoles, ni dans les transports en commun. L’interdiction concerne les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. Le vapotage est aussi prohibé dans les moyens de transport collectif fermés (trains, bus, métros). Pour sa part, la partie sur l’usage de la e-cigarette dans les lieux de travail est tout en nuance. L’interdiction vaut pour les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Il faut entendre par là que la cigarette électronique n’est pas autorisée dans les open spaces. Mais si vous vapotez et que vous possédez un bureau individuel, vous n’êtes pas concerné par l’interdiction. Quant à la publicité pour la e-cigarette, elle reste identique, interdite en France depuis l'ordonnance n° 2016-623 du 19 mai 2016. Toute « propagande ou la publicité, directe ou indirecte" est illégale. Les affiches publicitaires dans les établissements de vente de cigarettes électroniques ne doivent pas être visibles de l'extérieur. « Lieux publics », kesako ? Bémol de taille, l’interdiction du vapotage n’est pas homogène. Tous les lieux publics ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, vapoter n’est pas interdit dans les stades, les bars, les restaurants, les hôtels, les administrations publiques et même les hôpitaux !Ceci du moins tant que la direction du lieu n’aura pas formellement inscrit cette interdiction dans son règlement intérieur, ou qu’un arrêté municipal n’aura pas été pris. Les contrevenants à l’interdiction encourent une amende de 150 euros.Mais la volonté de simplification échoue, car on en revient donc à une interdiction de vapoter au cas par cas. Un décret ambigu qui crispe les associations anti-tabac De prime abord, ce texte peut paraître clair. Mais dès que l’on se penche sur ces nouvelles règles, le flou s’épaissit. Pr Daniel Thomas, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac* : « Ce décret est d’une imprécision notoire. En effet, les seuls lieux fermés et couverts où l’interdiction est imposée sont des lieux de travail, excluant les lieux recevant du public. Or, pour un serveur, un bar est un lieu de travail. Un hôpital est aussi un lieu de travail « fermé et à usage collectif ». Un guichet de banque est-il un lieu de travail ou un lieu public ? Quelle réglementation s’applique alors ? Il est probable que bon nombre de règlements intérieurs consigneront l’interdiction. Ce qui est déjà le cas puisqu’à l’heure actuelle, ce sont les règlements intérieurs qui priment. Pour cette raison, le décret n’a pas apporté la simplification tant attendue ». Cigarette et cigarette électronique, même combat ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement transposé la réglementation sur le tabagisme à la cigarette électronique, s’interrogent les associations de défense et de patients. Cette complexité inutile rend le décret difficilement applicable. Les nouvelles règles du vapotage font courir un risque de normalisation de l’acte de fumer. Si calquer l’interdiction de vapoter sur celle de fumer aurait été légitime, c’est tout d’abord parce qu’il existe le danger que ce décret réintroduise dans les lieux publics l’image de l’acte de fumer et le banalise. Même si le risque sanitaire du vapotage semble mineur par rapport à l’image d’exemplarité et du risque de normalisation du tabagisme, celui-ci n’est peut-être pas nul à moyen et long terme, faute de données scientifiques, en particulier vis-à-vis des enfants et des personnes sensibles (malades cardiaques, pulmonaires, asthmatiques etc.). Que penser en 2017 de la cigarette électronique ? Quasiment inconnue en 2010, la e-cigarette est devenue le substitut nicotinique quotidien de près de deux millions de fumeurs (chiffres 2015). Plusieurs années après son apparition, sa technologie s’est perfectionnée. La cigarette électronique d’aujourd’hui, de 3ème génération, est plus performante : elle permet grosso modo des pics de nicotinémie se rapprochant de ceux de la cigarette de tabac. Le "vapoteur" doit inhaler plus souvent sa nicotine pour obtenir une concentration et des pics se rapprochant de ceux observés avec des bouffées de tabac. Or, c’est cette délivrance rapide de la nicotine qui est recherchée par le fumeur. D’où son intérêt potentiel lorsque la e-cigarette est vue comme un moyen de sevrage.Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers : « Si vapoter pour arrêter de fumer part d’une bonne intention, vapoter indéfiniment n’est pas souhaitable non plus en l’absence de recul. Nous conseillons aux vapoteurs de s’arrêter après deux ou trois ans de vapotage. Cela ne doit pas devenir un mode de vie ». *www.alliancecontreletabac.orgD’après des entretiens avec le Pr Daniel Thomas, cardiologue, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie et vice-président de l’association Alliance contre le tabac et le Pr Thierry Urban, pneumologue au CHU d’Angers.
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Le burn-out, les enfants aussi ?
Et si on en demandait trop à nos enfants ? Par analogie avec « le syndrome d’épuisement professionnel » ou « burn-out » de l’adulte, les enfants, épuisés nerveusement, peuvent aussi craquer sous la pression. Béatrice Millêtre, psychothérapeute, docteur en psychologie et spécialiste en sciences cognitives, vient d’écrire le premier ouvrage consacré au burn-out des enfant. Elle répond à nos questions. « Burn-out », ce mot anglo-saxon signifie « syndrome d’épuisement professionnel ». Pourquoi l’utiliser chez l’enfant ? Béatrice Millêtre : Parce que les symptômes mais aussi les causes sont exactement identiques à ceux vécus par les adultes dans le monde professionnel : il conjugue une énorme fatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu’un sentiment d’échec permanent. Cela va bien au-delà du simple stress, c’est un épuisement nerveux qui peut conduire jusqu’au craquage. L’enfant a le devoir de travailler à l’école. Il s’agit d’un travail à part entière, qu’il n’a pas choisi et qu’il ne peut rejeter. Les enfants en burn-out ne voient pas le sens, le bénéfice de leur travail et de leur investissement à l’école par rapport à leurs propres valeurs. Ils souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs efforts de la part de leur parents, enseignants etc.Comme chez l’adulte, le burn-out possède les caractéristiques d’absence de sens, de perte de repères et d’incompréhension. Chez l’enfant, l’absence de sens signifie qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, l’absence de logique entre ce qu’il constate et ce que l’on attend de lui. Le burn-out des enfants peut ainsi se définir comme un épuisement nerveux lié à la réussite : exigences élevées, tant sur le plan scolaire que des activités, de la part des parents, des enseignants et des copains, qui conduit l’enfant à un perfectionnisme irréalisable. Vous dites qu’un adolescent sur trois est aujourd’hui en burn-out, ou en passe de l’être. Est-ce un phénomène émergent ? Béatrice Millêtre : Des études ont été menées, comme celle de l’UNICEF où 40% des enfants de 6-18 ans ressentaient une souffrance psychologique (1). Ce mal-être est retrouvé dans une autre enquête de 2011. 66 % des étudiants ont vécu une période de plus de 15 jours pendant laquelle ils se sont sentis régulièrement stressés. Et ils sont 48% à avoir même éprouvé de la tristesse ou de la déprime (2).Toutes les classes d’âge sont concernées, à partir de neuf ans selon ma propre expérience. Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out. Ils sont aujourd’hui plus de cinq par semaine à passer ma porte. Chez eux, le burn-out est principalement dû à la pression phénoménale que nous exerçons sur eux, qu’elle soit sociale, familiale, amicale, éducative. On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge. Ils se mettent alors eux-mêmes une pression personnelle. Ils sont suroccupés, n’ont pas le droit de s’absenter de l’école, doivent être "premier" partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l’erreur… Ils deviennent un objet de réussite, ont une obligation d’excellence scolaire, et non plus celle de passer dans la classe supérieure. Lorsque 14 de moyenne générale entraîne un avertissement ou la mise en place d’un soutien scolaire, l’enfant pense alors qu’il n’est qu’un bon à rien. Cette pression scolaire est probablement due à la crainte de l’avenir par les parents, transmise aux enfants. Réussir à l’école, c’est une garantie minimale pour s’assurer un avenir plus rose. Et en effet, 52 % des 8‑10 ans ressentent cette peur de la pauvreté (63 % chez les 11‑14 ans) et qui s’accompagne de celle de connaître le chômage(58 % et 71 %) (3).Plus possible non plus de pratiquer une activité extra-scolaire, sportive ou non, sans mettre un pied dans la compétition. Les enfants qui ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu ou à satisfaire les adultes se détournent alors de l’activité, et vont alors toucher à tout, souvent sans pouvoir s’approprier un loisir.On leur demande par ailleurs d’être autonome et d’endosser précocement des responsabilités.Mais il ne faut pas jeter la pierre aux parents qui -de façon légitime- se sentent perdus, entre les injonctions sociétales de multiplier les activités pour leur enfant et de se ménager du temps pour eux-mêmes. Comment repérer les premiers signes d’épuisement chez son enfant ? Béatrice Millêtre : Déjà, certaines personnalités sont plus à risque, à savoir celles qui ont pour trait d’être attentionné, altruiste, sensible, et qui ont besoin de sens à ce qu’elles font. Parmi les signes avant-coureurs d’un burn-out, la difficulté à bien dormir, souvent mis à tort sur le compte d’un examen, d’un sport etc. Dans l’épuisement, la personne ne parvient pas à trouver un sommeil de qualité, mais sans qu’il n’y ait de raison particulière. Conséquence, les enfants sont irritables, de mauvaise humeur, contestataires, à fleur de peau (réactions exacerbées, crises disproportionnées). Ils développent une anxiété, un stress, un épuisement nerveux, avec parfois des envies de fugue et même de suicide. L’apprentissage, la concentration, l’organisation deviennent difficiles voire impossibles. A cette perte d’efficacité s’ajoute une perte d’énergie et d’envies, une distance avec les amis, une fatigue. Mais il n’est pas trop tard pour agir ! Béatrice Millêtre : En effet, c’est le début du parcours du combattant, pour l’enfant et ses parents mais il faut alors agir vite et parfois en ayant recours aux urgences pédiatriques ; 30 % des jeunes ont des idées suicidaires et 10 % ont fait des tentatives de suicide. Il faut savoir s’arrêter, imposer une coupure scolaire d’une semaine ou plus. Souffler. Se reposer. Comme chez l’adulte, il est possible d’intervenir avant le craquage nerveux, avant que ne surviennent la phase dépressive et la nécessité de tout reconstruire (personnalité, rapport au monde). L’enfant a la possibilité de faire un break même au cours de l’année scolaire. La Loi est mal comprise. Elle stipule que l’enfant n’a pas droit à plus de quatre demi-journées d’absence non justifiées. Mais la justification d’une absence tient en quelques mots : « Absence pour raison personnelle » ! Les parents doivent alors se rapprocher de l’équipe pédagogique et consulter un psychologue pour enfant ou un pédopsychiatre. Il pourra alors s’opérer un rééquilibrage chez l’enfant : « je comprends le monde », « je trouve du sens », « l’avenir est à moi », « je suis unique et quelqu’un de bien », « je sais où je vais », « on me fait confiance » et « je suis indulgent avec moi-même ». Un message aux parents ? Béatrice Millêtre : Éviter le mégamorphisme (voir les enfants plus grands, plus âgés qu’ils ne le sont et les rendre adultes trop tôt) n’est pas très compliqué : cela revient à ne demander à nos enfants que ce dont ils sont capables.L’enfant doit penser par lui-même, exprimer ses besoins (physiologiques mais aussi affectifs, sociaux et psychologiques), ses désirs, ses goûts. Parents, déculpabilisez : vous n’êtes pas responsables de son burn-out, mais vous êtes responsables qu’il aille mieux, qu’il guérisse et qu’il ne chute pas. Avec des mots-clés suivants : pour le parent : « c’est moi l’expert », pour l’enfant : « le sens de ma vie », « ensemble » et pour tous : « le besoin de souffler » et « partager ».Béatrice Millêtre consacre aussi une large partie de son ouvrage à des repères pratiques pour appréhender les grandes lignes du développement de l’enfant et l’attitude à adopter par les parents, un questionnaire sur son "type parental" (et la marche à suivre si l’on est plutôt permissif, autoritaire, démocratique ou engagé) ou encore une liste exhaustive à cocher en fonction des atouts que l’on retrouve chez son enfant ainsi qu’un questionnaire pour l’enfant lui-même sur ce qu’il ressent, sur son estime de soi etc.(1) Enquête nationale Unicef France (2014) ; (2) Enquête 2011 sur la santé des étudiants réalisée par l’institut Harris Interactive pour la SMEREP ; (3) Sondage Ipsos du 8 septembre 2015D’après un entretien avec Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, spécialiste en sciences cognitives, psychothérapeute et auteur du livre « Le Burn-out des enfants, Et si on leur en demandait trop ? » aux éditions Payot & Rivages, Paris, 2016.
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Activité sportive et maladie chronique : comment entretenir la motivation
Diabète, maladies respiratoires comme la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladies cardiaques … l’activité physique joue un rôle majeur. Mais si l’on est plus sportif ou qu’on ne l’a jamais vraiment été, entretenir la motivation est un véritable challenge. Il existe des clés, énoncées par David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, que l’on peut adopter dès cet été ou à l’automne, telle une bonne résolution de rentrée. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique L’activité physique a tout bon ! Après une rééducation respiratoire pour les insuffisants respiratoires, laquelle inclut un réentrainement à l’effort, ou pour ceux qui sortent d’un séjour en rééducation cardiologique suite à un infarctus du myocarde, ou même pour ceux qui ont un cancer ou sont en rémission, les bienfaits de l’activité physique, à sa mesure bien entendu, sont multiples. En effet, celle-ci agit en prévention ; elle divise par deux le risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes à risque, elle diminue de 45% le risque de récidive dans le cancer du sein, fait baisser la pression artérielle chez les hypertendus, améliore l’espérance de vie dans la mucoviscidose etc.). Elle améliore aussi les symptômes comme la fatigue due à la chimiothérapie anticancéreuse, la douleur dans l’arthrose, les rhumatismes inflammatoires et les symptômes dans la BPCO avec une efficacité comparable voire supérieure aux traitements médicaux, dont elle est complémentaire. Elle réduit le risque de maladies associées comme dans le sida. Elle est aussi indiquée dans les maladies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer par ex.), la dépression, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde etc.Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var) : « L’activité physique cumule les avantages, sur la fonction respiratoire et la dyspnée (essoufflement), le sommeil, les paramètres musculaires, cardio-vasculaires et vis-à-vis d’un état potentiellement anxiodépressif. Mais négliger la dimension sociale de l’activité physique serait une grave erreur. Faire du sport c’est, pour chacun, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. Cela permet de limiter l’impact psychologique de la maladie. Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes malades chroniques, la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement, très péjoratif sur l’évolution de la maladie etc. ». 5 commandements pour faire de l’exercice physique Sous une surveillance médicale et de professionnels de l’activité physique adaptée formés aux maladies chroniques, s’astreindre à une activité physique régulière et soutenue peut sembler relativement facile. C’est une toute autre histoire lorsque l’on se retrouve chez soi, seul, parfois isolé pour conserver la motivation et la régularité de l’entraînement. Pour mettre toutes les chances de son côté, David Communal a mis au point des règles d’or pour convertir les malades chroniques en « PARFAITS experts en activité physique dans un objectif de santé ». En réalité, PARFAITS est un acronyme qui intègre huit notions essentielles : Progressivité, Adaptabilité-Accessibilité, Régularité, Fréquence, Alternance, Intensité, Temporel et Sécurité. Le sport, une culture nouvelle à adopter Cela part d’un constat, celui que bien souvent, les malades chroniques n’ont pas la culture de l’activité physique pour elles-mêmes. Il ne s’agit pas uniquement de sport mais cela englobe les activités de vie quotidienne, de travail, de déplacement et de loisirs. Il faut alors changer d’optique et pratiquer une activité physique dans un objectif de santé. Mais pas de vélo-elliptique du jour au lendemain ! Cela passe par la valorisation d’activités physiques déjà exercées par le passé, leur renforcement puis la proposition d’autres types d’activités, progressivement en fonction des capacités de la personne. S’entourer pour se sentir en sécurité De nombreux malades chroniques se sentent en insécurité lorsqu’ils pratiquent seuls une activité physique. La présence d’un professionnel de santé, d’un enseignant en APA ou d’un éducateur sportif voire d’un groupe de patients dans le cadre d’activités associatives permet de les rassurer. Se ménager un temps dédié à l’activité physique Il s’agit tout simplement de prendre un vrai rendez-vous avec soi-même. Avec des aménagements en fractionnant la pratique quotidienne par exemple, mais en conservant à tous prix la régularité. Tout réside dans la régularité de l’exercice, lequel doit être quotidien chez les malades chroniques, alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé. L’idéal est de varier les "plaisirs", entre endurance, renforcement musculaire, assouplissement et équilibre. Tout est dans la progressivité Des exercices simples et accessibles permettront de progresser, de façon graduelle, en jouant sur les paramètres de difficulté (résistance, intensité etc.), afin d’optimiser pas à pas les capacités de la personne malade chronique. L’intensité doit être modérée à intense (5 à 8 sur une échelle de 10) et variable. En cas de limitation respiratoire et même cardiaque, la montée en charge et l’arrêt doivent être progressifs, sur une dizaine de minutes. Miser sur l’émulation collective Conserver l’envie et la motivation passe aussi et surtout une émulation collective générée par l’activité en groupe. La convivialité et le plaisir font perdurer la motivation dans le temps. Merci à David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) et dirige l’Association Prof'APA et au Dr Matthieu Larousse, pneumologue à Toulon (Var).
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Pipi au lit, la rentrée se prépare
Le pipi au lit, ou énurésie, touche 10% des enfants entre 5 et 7 ans. A l’approche de la rentrée scolaire, des classes découverte ou des nuits chez les copains, quelle attitude adopter en tant que parent ? Il est essentiel de consulter, mais jamais dans la précipitation. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique Rassurer, dédramatiser et déculpabiliser l’enfant énurétique Ne pas être propre durant le sommeil n’est pas normal au-delà de 5 ans. L’énurésie, c’est-à-dire une incontinence intermittente survenant exclusivement pendant le sommeil chez un enfant de plus de 5 ans, n’est pas une maladie, mais un symptôme aux multiples facettes. En effet, plusieurs paramètres interviennent, souvent très intriqués. Ce peut être dû à l’excès de volume d’urine produite dans le sommeil lié à une hormone, l’ADH (vasopressine) qui, elle, n’est pas synthétisée en quantité suffisante. La réduction de la capacité vésicale peut aussi entrer en jeu, associée dans un tiers des cas à une vessie hyperactive. L’immaturité affective de l’enfant peut jouer, tout comme une insuffisance de maturation neurologique qui fait que ces enfants n’atteignent pas un seuil d’éveil leur permettant de percevoir que leur vessie est pleine. D’autres facteurs ont été identifiés plus récemment comme l’obstruction des voies aériennes supérieures, le sexe et l’hérédité. Il ne faut pas attendre pour consulter un médecin, ni nier l’importance de l’énurésie, en minimisant ses conséquences chez l’enfant (scolaires, estime de soi etc.) familiales et sociales. Il ne faut pas non plus miser sur le temps pour se débarrasser du problème. Soigner une énurésie demande du temps, en confiant le problème de son enfant à un médecin, au cours d’une consultation à part entière, qui doit durer dans l’idéal 45 minutes. Là, le médecin s’intéresse à l’enfant et non plus à sa seule énurésie, dans un climat de confiance, seul moyen d’obtenir l’adhésion de l’enfant et sa responsabilisation dans sa prise en charge. Déjà, ces conditions suffisent à résoudre de nombreux cas d’énurésie. Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo et spécialiste de l’énurésie : « L’enfant doit entendre de la bouche des parents et du médecin qu’il n’est pas un cas isolé, surtout parmi les garçons de son âge (3 garçons pour 1 fille sont énurétiques). Enfin, déculpabiliser l’enfant est primordial, car il pense souvent que la faute lui incombe. Du fait de l’attitude de son entourage, aux réflexions parfois maladroites et culpabilisantes (« Il pourrait faire un effort »), l’enfant se sent responsable de faire pipi au lit. Il est crucial que les parents soient convaincus que leur enfant n’y est pour rien puisque l’énurésie survient pendant le sommeil. Il leur faut, de plus, évider une attitude coercitive mais aussi surprotectrice ». L’énurésie est fréquente, mais trop souvent ignorée Parce que ses répercussions psychologiques et socio-familiales sont incontestables, l’énurésie justifie une prise en charge adaptée mais aussi précoce. Pourtant, au-delà de l’âge de 5 ans, l’énurésie est sous-diagnostiquée. De la part des parents, l’énurésie est rarement un motif de consultation médicale à part entière (1). 76,7% des mères d’enfants énurétiques déclarent que leur médecin traitant n’a pas abordé le sujet (2). Seuls 17% des médecins généralistes posent la question systématiquement (3).L’énurésie, ça n’est pas « dans la tête »Il est désormais clairement démontré que les troubles psychiques ne sont pas plus fréquents chez les enfants souffrant d’énurésie primaire isolée que dans la population générale d’enfants du même âge (environ 10%), à la différence des énurésies secondaires – l’enfant se remet à faire pipi au lit après une période sèche de 6 mois- qui peuvent se manifester lorsque l’enfant fait une régression à la suite d’un traumatisme psychologique (divorce des parents, décès dans la famille etc.). Le trouble psychique le plus fréquemment retrouvé, chez 20% des enfants qui font pipi au lit, est le syndrome « déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité » (TDAH). L’énurésie, un handicap social Privé de colonie de vacances, de séjour scolaire ou de soirée-pyjama… l’enfant énurétique s’exclut ou est exclu de tout un pan de la vie sociale au moment où celle-ci est essentielle à son épanouissement et à sa construction psychique. C’est un triste constat : une majorité des enfants énurétiques n’a jamais dormi chez un copain et n’est jamais parti en séjour scolaire ou en colonie de vacances (1). Toutes les données vont dans le même sens. 42% des enfants refusent de dormir chez un copain, 37% en séjour scolaire et même 12% dans la famille. Ce « secret de famille », ce tabou est encore aujourd’hui source d’exclusion et d’isolement social (2). Attention aussi à l’« énurésie prétexte », c’est-à-dire la persistance d’une énurésie qui, en évitant la séparation du milieu familial, arrange à la fois l’enfant et les parents. L’énurésie se soigne Visite après visite, le médecin va encourager l’enfant, mais aussi lui confier des missions comme mettre ses draps mouillés à laver, enfiler une couche tout seul avant de dormir etc. mais aussi respecter les mesures hygiéno-diététiques. Elles se résument à respecter une hygiène mictionnelle et un apport liquidien régulier. L’enfant doit être sensibilisé aux messages émis par sa vessie et ainsi améliorer la perception de son seuil de réplétion vésicale. Parmi les conseils à délivrer, dire à un enfant d’aller aux toilettes dès qu’il en perçoit l’envie, ou mieux, à intervalles réguliers avant que sa vessie ne le lui demande, d’être aussi détendu que possible en urinant. Quant aux apports hydriques et leur répartition, ils doivent respecter cinq règles : les apports liquidiens recommandés restent normaux (45-60 ml/kg), idéalement entre 7h et 18h. Un tiers des boissons quotidiennes devrait être absorbé au petit déjeuner. Une fois ces règles respectées, on peut envisager secondairement de diminuer le plus possible les apports hydriques après 18h, sans pour autant les interdire. Enfin, l’enfant doit éviter les boissons gazeuses sucrées en seconde partie de journée ainsi que les aliments très salés (lait, jus de fruit et sodas augmentent la charge osmotique) et limiter l’apport calcique en modérant les laitages le soir. 20% des énurésies guérissent avec le seul respect de ces mesures. Si l’énurésie persiste, envahissante et mal vécue, alors le médecin passera à l’étape supérieure, en prescrivant un traitement par médicament (desmopressine) et/ou des alarmes sonores (stop-pipi).(1) C. Philippe et al. Médecine et Enfance, janvier 2011 ; (2) Lottman H. Med Enf. , 2009 ; 29 : 298-302 ; (3) C. Philippe. Etude ENUMERE. Med Enf. Janv-fev 2016 ; 37-42Merci au Dr Christophe Philippe, pédiatre à Saint Malo, pour l’ensemble de sa communication.
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Les allergies de l’été
Le printemps est bien connu pour être la saison des allergies au pollen. Mais en été, on peut aussi connaître les symptômes désagréables de l’allergie à cause du soleil, des graminées ou encore des piqûres d’insectes ! Alors quelles sont les allergies que vous pouvez rencontrer l’été, comment les traiter et les prévenir ?
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La cataracte : distinguez le vrai du faux !
La cataracte est un trouble de la vision qui touche plus de 20 % de la population à partir de 65 ans, et plus de 60 % à partir de 85 ans. Quels sont les symptômes ? Comment la prévenir ? Comment la guérir ? Faites une mise au point en démêlant le vrai du faux. 1) La cataracte est une opacification du cristallin (lentille de l’œil) qui entraine une baisse de la vision. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le cristallin normal est transparent. Il laisse passer la lumière jusqu’à l’arrière de l’œil (sur la rétine) pour que les images soient clairement vues. Si certaines parties du cristallin deviennent troubles (opaques), la lumière ne peut pas les traverser et, de ce fait, la vision baisse. 2) Protéger mes yeux du soleil permet de réduire le risque de cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. L'agression quotidienne du soleil sur les yeux entraîne avec le temps une opacification du cristallin : la cataracte. Vous pouvez protéger vos yeux en portant des lunettes de soleil qui filtrent les rayons ultra-violets. 3) Le diabète favorise l’apparition de la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Le diabète est un facteur de risque de la cataracte. Le contrôle régulier de la glycémie prémunit des troubles oculaires. 4) Une consommation régulière de vitamine C aide à se prémunir de la cataracte. Vrai ou faux ? C’est faux. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 5) Fumer a une incidence néfaste sur la cataracte. Vrai ou faux ? C'est vrai. Fumer est un facteur de risque de la cataracte au même titre que l’alcool. 6) Les collyres permettent de guérir la cataracte. Vrai ou faux ? C'est faux. Ni les collyres, ni le laser, ni les médicaments ne peuvent guérir une cataracte constituée. La chirurgie est le seul moyen d’améliorer votre vision. C’est l’acte chirurgical le plus pratiqué en France : près de 560 000 interventions ont été réalisées en 2006. Le cristallin opaque est substitué par un implant artificiel parfaitement transparent qui permet dans plus de 90% des cas une récupération fonctionnelle remarquable. 7) La chirurgie de la cataracte nécessite plusieurs jours d’hospitalisation. Vrai ou faux ? C’est faux. L’anesthésiste étudiera avec vous les différentes possibilités. Il est tout à fait possible de se faire opérer en ambulatoire : entrée et sortie de l’hôpital le même jour. La condition est de ne pas choisir l’anesthésie générale. 8) Les deux yeux seront opérés le même jour. Vrai ou faux ? C’est faux. Les chirurgiens préfèrent opérer un seul œil à la fois afin d’éviter tout risque d’infection bilatérale et faciliter la reprise des activités de la vie quotidienne des patients. 9) La récupération visuelle est très longue après l’intervention chirurgicale. Vrai ou faux ? C’est faux. La vision est rapidement améliorée. La récupération visuelle varie d’un patient à l’autre, généralement entre 24 heures et 15 jours. 10) Sans traitement, la cataracte s’aggrave avec le temps. Vrai ou faux ? C'est vrai. Si on ne fait rien, la cataracte continue d’évoluer. Le cristallin devient de plus en plus opaque, jusqu’à devenir complètement blanc et rendre la personne aveugle. N’hésitez-pas à en parler à votre médecin traitant ou à un ophtalmologiste !
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Retour de la grippe : faites-vous vacciner
L’épidémie de grippe saisonnière revient chaque année, faites-vous vacciner ! La nouvelle campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été lancée mi-septembre. La grippe saisonnière touche chaque année, en France, de 2 à 7 millions de personnes et entraîne des milliers de décès, notamment des personnes de plus de 65 ans. La vaccination reste le premier rempart contre la grippe, surtout pour les personnes fragiles Le vaccin antigrippal est le seul moyen efficace pour se protéger contre le virus de la grippe et les complications de la maladie. La vaccination est ainsi fortement recommandée pour les enfants à partir de 6 mois, les plus de 65 ans et pour certaines catégories de personnes considérées comme fragiles. C’est le cas des patients souffrant de certaines pathologies chroniques (qu’elles soient pulmonaires, neurologiques, cardiaques, rénales) et des personnes en situation d’obésité morbide. Les femmes enceintes sont elles aussi incitées à se faire vacciner pour protéger leur nourrisson durant les six premiers mois de leur vie. L’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps. La persistance des anticorps est de 6 à 8/9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. C’est pourquoi il est nécessaire de renouveler cette vaccination chaque année.
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Quel est le prix d’une couronne dentaire en France ?
En France, on constate souvent d’une région à l’autre des écarts de prix importants sur la pose d’une couronne dentaire. Pour plus de transparence à l’égard des consommateurs, le ministre de l’Économie souhaite contraindre les chirurgiens-dentistes à inscrire sur leur devis le prix d’achat des prothèses dentaires. Le point sur l’usage, le prix et le niveau de remboursement des couronnes dentaires. Qu’est-ce qu’une couronne dentaire ? La prothèse fixe est une pièce prothétique qui permet de reconstituer la partie de la dent appelée couronne dentaire lorsque celle-ci est très délabrée. On parle de coiffe ou de couronne prothétique. Cette pièce prothétique est scellée avec du ciment ou collée. Elle est fabriquée avec de nombreux matériaux qui sont des alliages répondant à des normes très précises ou en céramique. Dans certains cas, une autre pièce prothétique prenant ancrage dans une ou plusieurs racines, est nécessaire avant la pose de la couronne pour reconstituer un moignon de dent sur lequel s’appuiera la couronne. C’est un inlay-core ou faux-moignon. Cette prothèse fixe permet également de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Cette prothèse correspond alors à un bridge. Ce bridge est construit à partir de dents dites dents piliers. Les dents remplacées sont des intermédiaires de bridge. Une couronne peut être réalisée suite à la pose d’un implant lorsque la dent a été extraite. La racine n’existe donc plus et elle est alors remplacée par une racine artificielle appelée implant. Le prix d’une couronne dentaire peut varier du simple au double D’après une enquête réalisée par France 2 fin 2014, la pose de prothèses dentaires représenterait 15 % de l’activité des chirurgiens-dentistes mais constituerait plus de la moitié de leurs revenus (1). Le tarif d’une couronne dentaire est actuellement fixé librement par les professionnels, ce qui peut expliquer des variations de prix de 400 à 900 € selon le type de la couronne (alliage non précieux ou alliage précieux ; couronne avec un alliage et de la céramique ; couronne entièrement céramique ; couronne sur dent naturelle ou sur implant ; etc…) et les régions (2). Les villes de Paris, Versailles, Strasbourg et Bastia pratiqueraient les tarifs les plus élevés tandis que la région Midi-Pyrénées (Auch, Albi, Rodez, Montauban) offrirait les prestations au meilleur coût. Aujourd’hui, soucieux de faire des économies et, constatant un « reste à charge » important, certains consommateurs français n’hésitent plus à aller se faire soigner à l’étranger, dans les pays du Maghreb ou d’Europe de l’Est. Des destinations exotiques où les tarifs des prothèses dentaires sont plus avantageux. En revanche, le patient ne bénéficie d’aucune assurance en responsabilité professionnelle et il peut avoir des difficultés pour le suivi et la maintenance des travaux. Vers plus de transparence dans les tarifs des couronnes dentaires ? Avant la réalisation d’une proposition prothétique, il est important d’obtenir un devis afin de connaître le montant de la prise en charge mutuelle et donc le reste à charge. Cette analyse permettra de décider l’acceptation ou non de la proposition. Pour encore davantage de transparence, le ministre Emmanuel Macron a indiqué fin 2014 sa volonté de légiférer. Les chirurgiens-dentistes pourraient être prochainement contraints d’indiquer dans leur devis le prix d’achat d’une couronne dentaire. Aujourd’hui, c’est le prix de vente qui est exigé. Quel est le niveau de remboursement d’une couronne dentaire ? Pour une couronne dentaire, la prise en charge de l’Assurance maladie au régime général atteint 70 % de la base de remboursement soit 70% de 107,50 €, ainsi un remboursement dentaire de 75,25 € par couronne. À ce montant, on ajoute le calcul de remboursement de la mutuelle pour déterminer l’indemnisation globale dont peut bénéficier le patient. Si M. X a souscrit une complémentaire santé qui permet d’obtenir 200 % de la base de remboursement pour une couronne, la prise en charge mutuelle sera le double du montant de la base de remboursement soit 215 €. Si nous ajoutons les 75,25 € remboursés par la Sécurité Sociale, M. X bénéficie d’un remboursement total de 290,25 €. Ainsi, dans ce cas de figure, pour une couronne facturée 400 €, 109,75 € resteront donc à la charge du patient. (1) enquête France 2 (2) sante-medecine.commentcamarche.net
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Poux : de nouveaux traitements
Chaque année, plus de 100 millions de personnes dans le monde sont infestées par des poux. Principalement touchés, les 3-11 ans. Tour d’horizon des nouveaux traitements. S’il est petit (à peine plus gros qu’une tête d’épingle), le pou n’en reste pas moins costaud ! Il aurait même la fâcheuse manie de s’adapter, rendant son élimination parfois compliquée. La génération des 30-40 ans se souvient sans doute encore avec dégoût des lotions grasses et malodorantes dont il fallait, enfant, s’enduire les cheveux durant d’interminables minutes pour venir à bout de l’insecte à six pattes. Pendant longtemps, seuls les insecticides permettaient en effet de le combattre. Problème, ces produits, « potentiellement toxiques pour l’homme », ont engendré « une résistance de plus en plus importante chez le parasite », souligne le Dr Marie-Estelle Roux, dermatologue. Un comble ! Double effet Le pou ayant muté, il a bien fallu innover. Depuis cinq ans, de nouveaux traitements ont donc investi les officines. A commencer par les produits à base de dimethicone, un dérivé de la silicone, qui « agit selon un principe mécanique, en obstruant les voies respiratoires du pou qui meurt étouffé. » Autre possibilité, les traitements à base d’huiles végétales (coco, anis…). Même mode opératoire et mêmes bons résultats. Avec l’avantage, pour les uns comme pour les autres, « de n’engendrer ni résistance ni toxicité pour l’usager », et même de dissoudre la spumaline, la « colle » qui permet aux lentes (les œufs du pou) d’adhérer aux cheveux. Deux effets pour le prix d’une lotion… A condition, toutefois, de respecter certaines précautions d’emploi : ne pas lésiner sur le temps d’application (plusieurs heures, voire toute une nuit), traiter tous les jours jusqu’à l’éradication totale des poux, puis répéter l’opération chaque semaine jusqu’à la disparition complète des lentes. Sans oublier, après chaque application, de passer un peigne fin pour éliminer les parasites. Un seul comprimé Nettement moins fastidieux, le comprimé qu’on avale ! Ce médicament, c’est l’ivermectine. Il s’agit d’un antiparasitaire neurotoxique qui a déjà fait ses preuves contre la gale. « Il est très pratique puisqu’une prise orale unique suffit. » De là à parler de produit miracle, pas d’emballement. « Il faut éviter de généraliser son usage pour ne pas développer de résistance, prévient le Dr Roux. C’est pourquoi il n’est pas prescrit en première intention, mais doit être réservé à des cas particuliers, comme les épidémies en institution. » Décidément tenace, le petit pou ! Et si on misait sur la prévention ? Si votre enfant a les cheveux longs, pensez à les lui attacher. Les cheveux s’attirent comme des aimants à cause de l’électricité statique, ce qui facilite la prolifération des poux d’une tête à l’autre. Mieux vaut également éviter les échanges de bonnets, brosses, foulards et autres écharpes. Et pensez-y : si votre enfant est infesté, c’est toute la famille qu’il faudra sinon traiter, du moins passer au peigne fin !
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Rougeole, oreillons, rubéole : trois maladies, un seul vaccin
Un seul geste peut vous aider à protéger votre enfant contre trois fléaux : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Trois maladies qui passent à tort pour de simples « maladies infantiles », alors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves. Pourtant, un même vaccin suffit pour mettre votre enfant à l’abri. Et il est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie ! En France, seule trois vaccinations sont obligatoires : celles contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. D’autres sont simplement recommandées, comme celles contre la coqueluche ou la méningite. Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), bien qu’il ne soit pas obligatoire, est d’une importance particulière, tant pour les enfants et adolescents que pour les adultes. En effet, il protège contre trois affections réputées mineures, alors qu’elles peuvent s’avérer dangereuses pour la personne atteinte comme pour celle qui sont susceptibles d’être contaminées. La rougeole fait un retour en force Depuis 2008, on assiste à une véritable épidémie de rougeole. Plus de 22 000 cas ont été déclarés en France depuis le 1er janvier 2008, la plupart chez des jeunes adultes. En 2011, on a observé six décès. On estime à 90% la part de la population correctement vaccinée à l’âge de 2 ans. Or, il faudrait que cette proportion atteigne 95% pour que la France soit à l’abri de tout risque épidémique. Car la rougeole, qui se manifeste généralement chez l’enfant par une forte fièvre et des éruptions rouges sur tout le corps, peut aussi donner lieu, dans 10% des cas, à de graves complications : pneumonies, otites, encéphalites. En outre, la maladie est très contagieuse. Stérilité et oreillons : ce n’est pas une légende ! La maladie se caractérise par une forte fièvre, des éternuements, un écoulement nasal, des maux de tête et de ventre, des nausées et surtout une douleur qui irradie jusqu’aux oreilles, d’où son nom. Si elle fait moins parler d’elle que la rougeole, ses complications ne sont pas moins graves, avec là encore des risques d’encéphalites, de méningites, mais aussi des cas de surdité passagères, voire plus rarement définitifs. Chez les adolescents, les oreillons peuvent par ailleurs entraîner des atteintes des testicules ou des ovaires avec un risque de stérilité. La rubéole : dangereuse pour les femmes enceintes De ces trois affections, la rubéole paraît la moins grave. Elle ne dure que quelques jours, se manifeste par de simples ganglions et de petits boutons, et peut même passer inaperçue. Cependant, cette fausse « maladie bénigne », très contagieuse, est gravissime pour les femmes enceintes, notamment pendant les trois premiers mois de grossesse. Elle est susceptible de provoquer des malformations du fœtus : cécité, surdité, malformations cardiaques ou neurologiques, entraînant des déficiences mentales. Trois bonnes raisons de vacciner votre enfant • Le vaccin ROR est un vaccin fiable et efficace, bien toléré, sauf contre-indications. • En vaccinant votre enfant, vous le protégez contre les risques de complications qui peuvent toujours survenir. • Vous protégez également les autres, notamment les adolescents ou jeunes adultes non vaccinés, les femmes enceintes et les très jeunes nourrissons. En pratique Le vaccination ROR s’effectue en deux injections, l’une à partir de 12 mois, l’autre vers l’âge de trois ans. Le vaccin est totalement pris en charge par l’Assurance maladie jusqu’à l’âge de 17 ans. Votre médecin vous remettra une ordonnance séparée afin que vous puissiez vous procurer le vaccin gratuitement auprès de votre pharmacien. En revanche, l’acte d’injection n’est pas gratuit. Si il est pratiqué par le médecin ou le pédiatre, cet acte est remboursé à hauteur de 70% par la Sécurité sociale et à 60% si il est accompli par un infirmier. Votre mutuelle rembourse le complément.
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Complémentaire santé solidaire et Aide pour une complémentaire santé : nouveaux plafonds de ressources
Les plafonds de ressources donnant droit à la Couverture maladie universelle complémentaire et à l’Aide au paiement d’une complémentaire santé ont été, comme chaque année, récemment revalorisés. Les personnes dont les ressources sont situées en dessous de ces nouveaux plafonds pourront bénéficier, soit de la prise en charge gratuite de leurs frais de santé ou d’une aide financière pour souscrire une complémentaire santé.C’est une mesure traditionnellement attendue tous les ans à la même période. Comme le prévoit le Code de la Sécurité sociale, les plafonds d’attribution de plusieurs prestations sociales, dont la CMU Complémentaire et l’Aide au paiement d’une complémentaire santé, sont relevés au 1er juillet chaque année. Cette hausse des plafonds s’applique de façon rétroactive à compter du 1er juillet 2010.Des plafonds relevés de 1,2 %La révision annuelle tient compte de l’inflation prévue pour l’année en cours, un certain nombre de revenus sociaux donnant droit à la CMU (RSA, allocation de solidarité, par exemple) étant calés sur l’évolution des prix. Elle est éventuellement corrigée de la différence constatée par rapport aux prévisions de l’année précédente. Concrètement, le nouveau plafond annuel de ressources pour la CMU-C est fixé à 7 611 € pour une personne seule résidant en métropole, soit 634,25 € par mois. Celui de l’ACS, toujours pour une personne seule vivant en métropole, est quant à lui de 9 134 €, soit 761,17 € par mois.Pour consulter les nouveaux plafonds, cliquez ici.Qu’est-ce que la CMU complémentaire ?La Couverture maladie universelle complémentaire est un droit à la protection complémentaire ouvert sans cotisation en dessous d’un certain plafond de ressources, qui varie selon le nombre de personnes composant le foyer. Elle permet de bénéficier gratuitement d’une prise en charge à 100% des dépenses de santé (consultations, examens, hospitalisation , etc.) et d’un panier de prestations en dentaire et optique. Les bénéficiaires de la CMU-C sont en outre dispensés de l’avance de frais chez les professionnels de santé.Qu’est-ce que l’Aide à la Complémentaire santé ?L’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS, appelée crédit d’impôt dans la loi), est une aide financière accordée aux personnes dont les revenus sont supérieurs aux plafonds définis pour la CMU-C, à condition que leurs ressources n’excédent pas ce même plafond de plus de 20%. Elle vise à faciliter la souscription d’une complémentaire santé par le bénéficiaire et est versée sous forme de Chèque santé. Son montant varie selon l’âge de ce dernier. A savoir : le bénéficiaire de l’ACS bénéficie de la dispense d’avance des frais sur la part de ses dépenses de santé prises en charge par la Sécurité sociale, à condition qu’il respecte le parcours de soins.Pour connaître le montant de l’ACS, cliquez iciQuelles sont les ressources prises en compte ?Pour la CMU-C, comme pour l’ACS, toutes les ressources, imposables ou non imposables, perçues au cours des douze derniers mois précédant la demande sont prises en compte. Les personnes ayant à leur disposition un logement gratuit (propriétaire, personne logée gracieusement) ou bénéficiant d’une aide au logement se voient appliquer un forfait logement ajouté à leurs ressources, qui varie selon la composition familiale.Comment faire pour en bénéficier ?Pour bénéficier de la CMU-C ou de l’ACS, il existe un formulaire commun à remplir, disponible auprès des Caisses primaires d’assurance maladie ou sur le site ameli.fr. Pour télécharger le formulaire, cliquez ici
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Cancer du col de l'utérus : vers un dépistage organisé ?
Le cancer du col de l'utérus concerne chaque année 3 000 femmes. Le frottis reste la solution la plus efficace pour détecter au plus tôt cette maladie et la guérir. La Haute autorité de santé recommande donc la mise en place d’un dépistage organisé avec un frottis tous les trois ans.
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Le Dossier médical personnel bientôt accessible à tous les e-patients
Le déploiement du Dossier médical personnel a été annoncé le 5 janvier 2011. Gratuit et non obligatoire, il doit se généraliser à partir d'avril. Après 7 ans de gestation, la généralisation du Dossier médical personnel (DMP) au niveau national a été annoncée officiellement le 5 janvier dernier. Véritable carnet de santé numérique consultable en ligne, le DMP est créé à la demande du patient par un professionnel de santé ou par un établissement de soins. Il n'est donc pas obligatoire, contrairement à ce qui avait été envisagé au départ. Mais pour les pouvoirs publics, les objectifs restent les mêmes : favoriser la qualité et la coordination des soins, mieux suivre le cheminement du patient dans le système de soins, faciliter le partage des informations entre celui-ci et son médecin, générer des économies. De fait, grâce à cet outil, le médecin peut avoir rapidement accès à l'histoire médicale de son patient et peut recevoir plus vite les comptes-rendus de spécialistes. Le DMP doit aussi éviter d'onéreux doublons de prescriptions. Plusieurs Régions, dont l'Aquitaine, ont été impliquées dans les phases expérimentales. Les professionnels de ces réseaux pionniers ont ensuite été invités fin 2010 à se familiariser avec l'outil national qui sera déployé progressivement dans la France entière à partir d’avril 2011. "Le DMP va faire gagner du temps" Partout en France, les médecins peuvent désormais créer un DMP pour un patient qui le souhaiterait en passant directement par www.dmp.gouv.fr. Cependant, l'Agence des systèmes d’information partagés de santé, l’Asip santé, qui coordonne la mise en place du dispositif informatique, ne s'attend pas pour l'heure à un afflux trop important de demandes. L’organisme prévoit plutôt une montée en puissance progressive à partir d'avril, une fois que les professionnels se seront équipés des logiciels adaptés. « C'est un processus qui ne va pas se faire en deux mois, prévient Jeanne Bossi, secrétaire générale de l'Asip santé. Et les médecins ne doivent pas craindre une charge de travail supplémentaire. Au contraire, à terme, le DMP va leur faire gagner du temps. » De leur côté, les patients pourront consulter leur DMP en ligne à partir d'avril 2011. Ils seront libres d'autoriser les professionnels de leur choix à accéder à leurs données de santé ou de leur en masquer certaines. Pour en savoir plus, composez le 0810 33 00 33 (Service & appel gratuits) ou consultez la rubrique Patients du site http://www.dmp.gouv.fr en cliquant ici
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« Celui qui fraude sera sanctionné »
Afin de sensibiliser les Français aux conséquences de la fraude fiscale et sociale, les pouvoirs publics ont lancé une vaste campagne de communication. Entre pédagogie et dissuasion. « Frauder c’est voler, et celui qui fraude sera sanctionné. » Tel était le slogan de la campagne de communication menée en août et en septembre par le ministère du Budget, l’ (Acoss) et les caisses de sécurité sociale, dans les médias (radio et affichage). L’objectif ? Faire prendre conscience aux Français des enjeux des fraudes fiscales et sociales et des risques qu’ils encourent en cas d’infraction. Rapport parlementaire En effet, la fraude sociale représenterait un manque à gagner important pour les caisses des organismes sociaux et de l’URSSAF. Un rapport de la Cour des Comptes rendu public en 2010 estime son montant entre 10 et 15 milliards d’euros par an, soit plus de la moitié du déficit de la Sécurité sociale. Il est vrai que cette estimation porte à la fois sur les fraudes des particuliers concernant les prestations sociales et celles des employeurs concernant les cotisations sociales. Pour ce qui est des montants réellement détectés, la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) relève qu’en 2010, ceux-ci ont représenté 458 millions d’euros… La lutte contre la fraude a donc été désignée comme une priorité, et de nombreux efforts y sont consacrés, tant par les caisses de Sécurité sociale que par les URSSAF. À ce titre, les sanctions en cas de fraude sont renforcées de façon régulière depuis plusieurs années. Remboursement et sanctions Concrètement, lorsqu’une fraude est détectée, le fraudeur doit dans tous les cas payer les droits non acquittés, augmentés d’intérêts de retard pour les cotisations sociales, ou rembourser les trop-perçus. Mais ce n’est pas tout : il peut également se voir infliger des sanctions administratives, pénales ou disciplinaires (dans le cas des professions réglementées). Celles-ci sont loin d’être négligeables, puisqu’une fraude aux prestations familiales ou à l’Assurance vieillesse peut entraîner une sanction administrative pouvant aller jusqu’à quatre fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (11 784 € en 2011). Les sanctions pénales, quant à elles, comprennent à la fois des amendes et des peines de prison. Entre 2008 et 2010, plus de 700 condamnations à des peines de prison ont ainsi été prononcées pour fraude à l’Assurance maladie (en moyenne 7 mois de prison ferme ou avec sursis). Alors autant rester prudent… et vertueux !
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Apnées du sommeil : ne passez pas à côté
En France, une personne sur cinq souffre de troubles du sommeil. Parmi les causes possibles, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Bien qu’assez fréquente, cette pathologie reste mal connue. Eclairage avec le Pr Alain Didier, chef du pôle voies respiratoires au CHU de Toulouse, et le Dr Virginie Bayon, du centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu (Paris).
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Stop aux mauvaises odeurs de pieds !
Il nous arrive parfois d'être incommodé par l'odeur de nos pieds, et parfois aussi par celle des autres. Tout d'abord, pourquoi nos pieds peuvent sentir plus ou moins mauvais ? Et ensuite, quelles sont les solutions pour ne plus sentir mauvais des pieds ? Odeurs de pieds : pourquoi nos pieds sentent mauvais ? La peau de nos pieds recèle quelque 250.000 glandes ! Après avoir passé toute une journée enfermés dans des chaussures (voire beaucoup moins longtemps pour certains pieds), rien d'étonnant à ce que nos pieds transpirent et laissent échapper de mauvaises odeurs. En fait, c'est la transpiration qui est à l'origine de l'odeur car elle offre un environnement propice au développement des bactéries. Entre les orteils, l'environnement chaud et humide est aussi propice au développement des champignons, responsables de l'apparition de mycoses. Si la température et qualité des chaussures (on transpire plus dans des chaussures en synthétique) influencent les odeurs plantaires, l'hérédité joue également un rôle. En effet, à chacun son odeur corporelle et son degré de transpiration. A noter qu'il existe aussi une infection touchant surtout les adolescents, la kératolyse ponctuée, qui se surajoute souvent à un excès de transpiration. Elle se manifeste par une peau macérée, blanchâtre et percée de petits trous, qui dégage une odeur très prononcée. L'application d'un antibiotique local permet de se débarrasser de cette infection bénigne mais odorante. Quelles solutions, alors, contre les mauvaises odeurs de pieds ? L'hygiène plantaire Se laver soigneusement les pieds minimum une fois par jour, voire deux fois, à l'eau et au savon, voire avec un savon spécial transpiration excessive (contenant du ticlosan, substance antibactérienne). Bien faire mousser, puis nettoyer la voûte plantaire et entre chaque orteil. Bien assécher les pieds et entre chaque orteil. Saupoudrer de talc ou d'un produit anti-odeur. Le soin des chaussures Procéder de même avec les chaussures : veillez à ce qu'elles soient bien sèches (si nécessaire, alterner avec deux paires de chaussures afin qu'elles aient le temps de bien s'assécher), puis saupoudrer l'intérieur de talc ou de produit anti-odeur ou d'acide borique (une poudre fine et blanche que l'on trouve en pharmacie et qui possède des propriétés antiseptiques). On peut aussi essayer des semelles spéciales contre les odeurs. Les chaussures neuves (ou les baskets sortant de la machine à laver) peuvent aussi être traitées à l'aide d'un spray déodorant antibactérien. Éviter les chaussures en matière synthétique et privilégier les chaussures " respirantes ", notamment celles en intérieur cuir. Utiliser des chaussettes en fibres naturelles et non en synthétique. Les traitements contre les odeurs et la transpiration excessive Selon l'origine des odeurs des traitements peuvent être prescrits, comme des antifongiques en cas de mycoses ou des antibiotiques en cas de développement bactérien. Des traitements à base de sels d'aluminium peuvent aussi être utilisés. Ils s'appliquent localement quotidiennement ou tous les deux jours, avant d'espacer progressivement les applications au fur et à mesure de l'efficacité constatée. Les sels d'aluminium sont présents dans la plupart des produits anti-transpirants. Ils limitent l'excrétion de sueur par les glandes sudoripares. A savoir : les déodorants masquent les odeurs et contiennent souvent des substances antibactériennes (ex. triclosan), mais aussi parfois des sels d'aluminium pour être aussi anti-transpirants. L'iontophorèse s'adresse aux personnes dont la transpiration est très excessive. Les pieds sont placés dans un bac d'eau relié à un courant électrique de faible intensité, lequel interrompt l'activité des glandes sudoripares. C'est assez long : 15 à 20 séances de 15 minutes à raison de 3 séances par semaine. Il est possible d'acheter cet appareil et de faire les séances chez soi au lieu du cabinet du médecin ou du dermatologue. Enfin, les injections de botox (toxine botulique A) peuvent aussi réduire la transpiration locale au niveau de la zone traitée, durant 6 mois environ. Isabelle Eustache
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L'addiction à Facebook, une nouvelle pathologie ?
Peut-on souffrir d'addiction à Facebook ? oui, c'est Internet qui le dit. Certaines personnes passent des heures sur ce site sans réussir à décrocher. C'est parfois une vraie dépendance. Une addiction à Facebook, c'est quoi ? Facebook étant un réseau social, on peut être dépendant de ces contacts faciles, très larges et variés. Dans la dépendance, il devient impossible de ne pas se connecter dans la minute où l'on rentre chez soi, de partager sa journée avec ses amis... Virtuels ou réels. Et il est difficile de fermer son ordinateur pour quitter Facebook. Quand l'addiction est installée, la pratique addictive n'est plus un plaisir mais devient une contrainte. On devient incapable de faire autrement, on perd la liberté d'agir. Quand Facebook commence à envahir votre vie, vous vous sentez devenir prisonnier du web, comme un moucheron dans une toile d'araignée ! Plus moyen de décoller... Et même loin de votre clavier, vos pensées vous y ramènent. Lorsque vous prenez une photo, vous pensez à son rendu sur votre Facebook, quand vous vivez un moment agréable, vous pensez déjà comment le raconter sur Facebook... Facebook procure aussi du plaisir ! Les forts consommateurs de Facebook ne sont pas tous dépendants. On peut passer du temps parce que l'on y trouve du plaisir sans se sentir addict. C'est même une bonne chose. En effet, dans notre société marchande, voire mercantile, gouvernée par la publicité, on oublie parfois que le plus grand des plaisirs humains est celui du contact, de la rencontre avec l'autre. Et c'est ce que Facebook permet à sa manière. C'est un îlot de convivialité. Car ce réseau permet d'entretenir l'amitié quand les amis sont loin, les liens avec la famille quand un membre est parti à l'étranger, de partager ses photos, un film ou de la musique très facilement. Facebook est un outil de maintien du lien social, même s'il peut parfois devenir un perturbateur de vie. Votre ado est addict à Facebook ? 4 conseils pour éviter le dérapage ! Votre ado vous semble dépasser la mesure ? Prenez des décisions pour l'aider à ne pas se faire envahir par le virtuel. - Encouragez-le à sortir avec ses amis, à leur téléphoner. La vie réelle est toujours plus riche que la vie virtuelle ! - Incitez-le à avoir des activités physiques, musique, sport, sorties culturelles, créativité... De la guitare au tennis en passant par la sculpture ou le karaté, il y a bien quelque chose qui l'intéressera. - Imposez des horaires où vous coupez la connexion Internet, un vrai couvre-feu du web. - Ne lui offrez surtout pas un téléphone connectable à Internet qui lui permettrait d'être en ligne 24 heures sur 24. Catherine Solano
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Accidents domestiques : attention, les risques changent avec l'âge
Les accidents de la vie domestique sont la première cause de mortalité accidentelle en France, toutes classes d'âges confondues. Les enfants et les personnes âgées sont les plus exposés, mais ce sont les seniors qui paient le plus lourd tribu en terme de gravité et de mortalité. De plus, dans le domaine de la prévention, ce qui est bien pour un enfant ne l'est pas forcément pour une personne âgée et fragile. Pour chaque type d'accident, certains facteurs de risques sont spécifiquement liés à l'âge et aux maladies du vieillissement. Il est primordial de prendre quelques mesures de prévention : deux tiers des accidents provoquent une lésion grave, nécessitant une hospitalisation et une rééducation. La chute C'est de loin, le risque le plus fréquent. Elle est le plus souvent de plein pied, c'est-à-dire non provoquée par un changement de niveau (escalier), mais due à des troubles de l'équilibre, ou par la diminution des capacités motrices (réduction des mouvements, fatigue). Bien sûr, sols glissants, obstacles, baignoires, rebords en tous genres et escaliers peuvent conduire à l'accident, sans parler des exercices périlleux sur les tabourets ou autres escabeaux ! Quelle prévention ? On tombe souvent parce qu'on ne se tient pas ou mal. Il est donc nécessaire de multiplier les points d'appuis (rampe, mains courantes dans les escaliers ou les couloirs, poignées pour les WC, les douches et les baignoires). On tombe aussi parce qu'un pied a buté contre un obstacle. Il convient de libérer les passages habituels de tout ce qui encombre ou dérange (coin de tapis relevé, moquette qui gondole, objets divers). Attention cependant à ne pas trop en faire. Un intérieur complètement transformé au nom de la sécurité pourra être tout aussi dangereux qu'avant : les repères sont différents, la nouvelle position des choses, les changements de luminosité, peuvent provoquer de nouveaux accidents. De plus, l'aspect affectif ne doit pas être sous estimé : rester chez soi, c'est vivre au milieu d'objets chargés de souvenirs. Enfin, bien des chutes pourraient être évitées pour peu que l'on pense, avant de grimper dessus, à vérifier l'état de la chaise, de l'escabeau ou de l'échelle… Les plaies Une femme se coupera le plus souvent dans la cuisine, un homme en bricolant. Parfois l'utilisation de matériel inadapté est responsable de l'accident. Quelquefois, c'est la perte de force musculaire, la méconnaissance du mode d'emploi ou simplement l'inattention qui en est la cause. Les conséquences ne sont pas négligeables, parce qu'en dehors de l'hémorragie ou des risques d'infection, la perte de la fonction motrice (par exemple, impossibilité d'utiliser la main blessée le temps de la guérison) peut compromettre le maintien à domicile. Quelle prévention ? Vérifier les objets à risque et si possible, se faire aider pour les gestes délicats. C'est peu, mais ça permet de limiter le nombre des blessures. Les intoxications Conséquences d'une mauvaise vue, d'une diminution de l'odorat et du goût, de la perte de la mémoire, les intoxications sont de trois ordres. Intoxication par les médicaments : avoir des difficultés à compter des gouttes (problème de vue), à comprendre les prescriptions de son médecin ; choisir de rajouter ou d'associer tel ou tel médicament sans en avertir son pharmacien, etc. Tout est potentiellement responsable de surdosage, d'autant qu'au grand âge, les doses prescrites sont presque toujours diminuées par rapport à celles de l'adulte. Quelle prévention ? Utiliser des boîtes journalières pour ranger les médicaments, recopier clairement les indications de son médecin, lui demander une forme facile à utiliser. Intoxication alimentaire : attention aux durées de stockage, souvent trop longues ! Ne pas jeter les restes est une habitude qu'il est difficile de changer. Alors, il faut les garder dans de bonnes conditions (boîtes hermétiques propres, congélateur) et pas trop longtemps. N'oublions pas qu'avec le temps, l'odorat et le goût s'amenuisent. Intoxication par produits toxiques : le fait de transvaser des produits dans des bouteilles non identifiées peut aboutir à des accidents très graves. Le mieux est de ne jamais changer d'emballage et de placer les produits toxiques toujours au même endroit. Quelle prévention ? Les bouchons de sécurité placés sur les bouteilles de produits toxiques sont une barrière très efficace contre les enfants, mais inadaptés pour les personnes âgées. Les risques de projection sont réels, parce qu'il faut de la force, comprendre le mécanisme et surtout ne pas aller chercher tournevis ou autre instrument pour l'ouvrir ! Accidents dus à l'électricité La vétusté des installations, le mauvais état des cordons d'alimentation (vieilles lampes, fer à repasser), la proximité de conduites d'eau, l'absence de prise terre, tous ces pièges sont à évaluer régulièrement. Les brûlures De deux types, elles surviennent le plus souvent à cause d'une mauvaise vue ou d'une perte de la sensibilité : brûlures dues au contact avec un élément brûlant : flammes nues, couvertures chauffantes, liquides chauds, manches de casseroles mal isolés, etc. brûlures chimiques : attention aux détartrants ou aux déboucheurs, aux produits de bricolage ou de jardinage. De deux types, elles surviennent le plus souvent à cause d'une mauvaise vue ou d'une perte de la sensibilité :Avec l'avancée en âge, vivre à son domicile expose à certains risques, dont la fréquence peut être contrôlée par quelques mesures simples. Si avant 75 ans, l'environnement est le principal responsable (aménagement du logement), il n'en est pas de même au-delà de cet âge, où la perte des capacités motrices et sensorielles (vue, ouïe, odorat) devient la cause prédominante. L'isolement est un facteur aggravant, puisqu'il contraint à faire seul des tâches de plus en plus difficiles à réaliser. Il faut donc une bonne analyse de départ, faite par une équipe de professionnels, avec la personne et son entourage. Il est important pour la personne aidée de se sentir impliquée et en accord avec toute mesure susceptible de changer son quotidien. Dr Stéphanie Lehmann
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