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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Êtes-vous prête à avoir un enfant ?
Le désir d'enfant est une chose, se sentir prête à devenir mère en est une autre.Même si une fois bébé arrivé, le bonheur est tellement immense que la question ne se pose plus, se sentir prête peut contribuer à atténuer certaines angoisses qui pourraient survenir durant la grossesse.Alors et vous, êtes-vous prête à avoir un enfant ? 1) Vous surveillez votre poids. En matière de poids, visez toujours la juste mesure. Trop ou inversement pas assez de poids nuit à la fertilité. Par ailleurs, même en cours de grossesse, il faut surveiller son poids. Les excès de poids exposent à des complications, tout comme les régimes restrictifs.Donc débuter une grossesse avec un poids normal est l'idéal, gage d'une prise de poids normale pendant la grossesse et d'une perte plus facile après la grossesse ! 2) Vous augmentez vos apports en oméga 3. C'est le moment de faire le plein d'oméga-3. Votre bébé en aura besoin pour le développement de son cerveau, et vous aussi (diminution du risque d'accouchement prématuré et prévention du baby blues).Prenez de bonnes habitudes en mangeant du poisson deux fois par semaine et en privilégiant les petits poissons, les gros poissons prédateurs accumulant les polluants (métaux lourds). À défaut, un complément alimentaire sera utile. 3) Vous avez pris rendez-vous chez votre dentiste. La bouche héberge de très nombreux microbes, lesquels, s'ils se retrouvent dans la circulation sanguine, peuvent être à l'origine d'infections graves et particulièrement regrettables au cours d'une grossesse. Par ailleurs, certains soins sont plus difficiles à réaliser chez les femmes enceintes.Mieux vaut donc vérifier sa bonne santé buccodentaire et entreprendre les soins nécessaires avant de tomber enceinte. 4) Vous prenez un complément alimentaire en acide folique. Une carence en acide folique (vitamine B9) augmente les risques de retard de croissance ou de malformations graves (spina bifida). Il est donc vivement recommandé de prendre une supplémentation en acide folique avant même d'être enceinte, idéalement de nombreux mois avant la conception. 5) Vous avez vérifié si vos vaccins sont à jour. Certaines maladies sont particulièrement dangereuses durant la grossesse. Il existe des vaccins pour s'en protéger, mais nombre d'entre eux ne peuvent pas être injectés aux femmes enceintes. La vaccination des parents et de l'entourage (fratrie, grands-parents) permet également de protéger les nouveau-nés (coqueluche, rougeole) !C'est donc avant la conception qu'il faut vérifier l'état de son calendrier vaccinal (rubéole...). Et toute la famille doit en faire autant avant l'arrivée du bébé ! 6) Vous connaissez parfaitement la durée de votre cycle et vous savez évaluer vos dates d'ovulation. Savoir évaluer chaque mois sa période d'ovulation est un atout pour mettre un bébé en route. Dès à présent, notez sur un calendrier les dates de vos règles. Si bébé ne vient pas, cet historique vous sera utile. 7) Après quelques années de vie commune, votre compagnon est toujours à vos yeux l'homme idéal. Un couple soudé et amoureux est une condition idéale pour mettre un enfant en route. Pour ceux qui ne sont pas fleur bleue ou dans des situations compliquées, on retiendra qu'une relation stable est nécessaire. 8) Votre situation professionnelle est stable. Comme en couple, une situation professionnelle stable est préférable si l'on souhaite faire un bébé, sans attendre forcément la situation idéale (au risque qu'elle n'arrive pas ou trop tard). Le stress n'améliore ni la fertilité ni le bon déroulement de la grossesse. Cela dit, si votre travail est stable mais stressant, vouloir en changer apparaît plutôt comme une bonne idée. 9) S'il est encore temps, vous allez vous faire vacciner contre la grippe. La vaccination contre la grippe est recommandée aux femmes enceintes. En effet, la grippe est une cause très importante de fausse couche. Idéalement, faites-vous vacciner avant de tomber enceinte. 10) Vous arrêtez de fumer. Le tabac nuit fortement à la fertilité. Quant aux fumeuses qui tombent enceintes, nombre d'entre elles continuent à fumer durant leur grossesse, malgré toutes leurs bonnes résolutions.Mieux vaut régler cette histoire avant la grossesse, et embarquer votre conjoint dans cette première aventure si lui aussi est fumeur... Source : e-santé Isabelle Eustache
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Ovulation : 10 questions-réponses pour tester vos connaissances !
L'ovulation est indispensable pour concevoir un bébé. Elle a lieu à un moment très précis du cycle. Oui, mais encore ? Faites ce test pour vérifier si vous savez vraiment tout sur l'ovulation et en détail !
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Je suis diabétique, je mange quoi ? 6 questions/réponses d'experts
Vous avez été nombreux, diabétiques, à poser des questions visant à améliorer votre vie quotidienne, notamment en matière d'alimentation.Les experts de l'équipe e-sante en ont sélectionné quelques-unes afin d'y répondre le plus concrètement possible.Pensez-vous que l'on puisse guérir d'un diabète de type 2 en faisant du sport, avec une alimentation à base de légumes et sans médicament ?Le diabète n'est pas une maladie que l'on sait guérir. En revanche, on peut contrôler son diabète (c'est-à-dire veiller à ce que la glycémie reste dans des valeurs normales) et vivre tout à fait normalement. Les traitements prescrits par les médecins et les diabétologues, l'alimentation guidée par un diététicien(ne) et la pratique d'une activité physique adaptée (à choisir idéalement avec un spécialiste selon son profil) sont des facteurs qui contribuent à bien contrôler son diabète.J'ai un diabète de type 2. Quel régime dois-je suivre ?Pour les personnes diabétiques, le régime alimentaire est essentiel. Mais il faut savoir que celui-ci ne diffère pas de l'alimentation dite équilibrée que nous devrions tous adopter pour notre santé. Celle-ci s'équilibre de la façon suivante :30 à 40 % des apports caloriques sont apportés par les lipides (ou graisses).12 à 15 % par les protéines.50 à 55 % par les glucides (ou sucres).Autrement dit, les glucides ne sont pas interdits, mais ils doivent être consommés en quantité contrôlée et dans le cadre d'une alimentation globale.Ensuite, il convient de respecter quelques bases comme :équilibrer ses menus, varier les aliments et notamment les glucides, manger à des horaires réguliers, ne pas sauter de repas, prendre systématiquement un petit déjeuner. Pour acquérir les connaissances de base, je vous conseille de consulter le site de la Fédération française des diabétiques qui détaille les 7 grands groupes d'aliments selon leurs apports nutritionnels, ce qui permet de mieux gérer son alimentation au quotidien : http://www.afd.asso.fr/diabetique/equilibre-alimentaire.Enfin, si vous êtes en surpoids, c'est le cas de la majorité des diabétiques de type 2, votre alimentation doit rester équilibrée, mais vous devez en plus veiller à diminuer le nombre de calories.Pas de panique, le simple fait de réduire modérément les portions permet déjà naturellement d'initier une perte de poids.En trois mots, vous allez devoir « réapprendre à bien manger » !Je suis diabétique de type 2 et je n'arrive pas à faire mon régime. Pour moi le sucre est comme une drogue, je n'arrive pas à m'en passer.Faites-vous aider par un(e) diététicien(ne). Il (elle) vous aidera à gérer votre consommation de sucre. Sachez par ailleurs qu'il est possible d'utiliser des édulcorants. Ce sont de faux sucres : ils ont un fort pouvoir sucrant mais n'apportent pas de calorie et n'ont donc pas d'effet sur la glycémie.Je prends des médicaments, suis-je obligé de continuer en même temps le régime ?Avec ou sans médicament, le régime alimentaire est indispensable. Il s'agit d'adopter une alimentation équilibrée.Lorsque l'on est diabétique de type 2, jusqu'à combien de fruits peut-on manger par jour et y a-t-il des fruits interdits ?Les fruits sont riches en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres alimentaires. Ils peuvent tous, sans exception, être consommés par une personne atteinte de diabète. Il suffit de tenir compte de leur apport en glucides et il faut savoir qu'ils en renferment des quantités très variables.Globalement, on recommande une portion de fruits par jour, soit une quantité de fruits correspondant à celle de votre poing et qui équivaut à 15 g de glucides : 1 pêche, 1 orange, 2 petits kiwis, 2 clémentines, ½ banane, etc.Concernant les fruits les plus sucrés comme le raisin, les pommes, les poires, les cerises, on peut recommander de les consommer en fin de repas.Attention, nous parlons ici de fruit frais et non de jus de fruits. Ces derniers sont à limiter, voire à éviter.J'ai du diabète et une hypertension. Je fais 30 minutes de sport quatre fois par semaine et je bois en moyenne deux verres de vin par jour. Suis-je en danger ?Le diabète et l'hypertension sont des maladies qu'il faut traiter car elles peuvent entraîner des complications graves. L'activité physique régulière contribue à contrôler ces deux maladies, mais ne remplace pas le traitement prescrit par le médecin.Concernant l'hypertension, les seuls sports déconseillés sont les sports d'intensité forte, en particulier la musculation et les sports violents comme le squash. En revanche, les activités physiques d'intensité modérée sont recommandées et vous pourriez même augmenter la durée pour atteindre 150 minutes par semaine, voire 300 minutes.Il est recommandé autant dans le diabète que dans l'hypertension, de limiter la consommation d'alcool notamment parce que c'est une boisson très calorique qui favorise la prise de poids. Vous devez tenir compte de cet apport glucidique dans votre régime alimentaire quotidien afin de contrôler votre glycémie. L'idéal serait de réduire l'alcool sans l'interdire pour le plaisir. Au final, si vous êtes suivi par votre médecin et que vous prenez votre traitement, vous n'êtes pas en danger. Source : e-santéIsabelle Eustache
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Jumeaux : quelles sont les aides ?
Les grossesses multiples sont assez rares, mais de plus en plus fréquentes en raison du développement de l'aide médicale à la procréation.Attendre des jumeaux est une aventure hors du commun qui nécessite une bonne préparation matérielle et psychologique, et un minimum d'aide.Le point sur les aides prévues en cas de grossesse multiple. Quelle est la durée du congé de maternité quand on attend des jumeaux ? Le congé de paternité est lui aussi allongé : 3 jours + 18 jours consécutifs au lieu de 3 jours + 11 jours en cas d'enfant unique, à prendre dans les 4 mois qui suivent la naissance. Le congé de maternité est plus long pour les femmes qui attendent des jumeaux. Il est de 34 semaines au lieu de 16 pour un seul enfant et se répartit de la façon suivante : Congé prénatal : 12 semaines avant la naissance (au lieu de 6 semaines), Congé postnatal : 22 semaines (au lieu de 10 semaines). En cas de triplés ou plus, il est de 46 semaines : 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.Les aménagements possibles : Les femmes qui attendent des jumeaux peuvent demander à avancer le début de leur congé prénatal de quatre semaines maximum. Mais dans ce cas, la durée du congé postnatal est réduite d'autant. Inversement, si la grossesse se déroule bien, il est possible de reporter une partie du congé prénatal (3 semaines au maximum) sur le congé postnatal. Il faut alors adresser une demande par courrier à la caisse d'Assurance maladie accompagnée d'un certificat du médecin ou de la sage-femme attestant que l'état de santé est compatible avec la poursuite de l'activité professionnelle avant la naissance. Les allocations familiales (CAF) La PAJE (Prestation accueil du jeune enfant), soumise à condition de ressources et selon la composition de la famille, comprend : la prime à la naissance (attribuée à chaque enfant au cours du 7e mois de grossesse), l'allocation de base (versée uniquement en cas de grossesse gémellaire, à raison d'une allocation par enfant), un complément de libre choix d'activité (3 ans maximum pour les grossesses gémellaires et jusqu'à 6 ans pour des triplés ou plus), un complément de libre choix de mode de garde (à savoir : les crèches et autres structures de garde financées par la CAF pratiquent un tarif dégressif à partir du 2e enfant). Les naissances multiples ouvrent droit à des aides au logement : allocation personnalisée au logement (APL), allocation de logement social (ALS), allocation de logement familial (ALF), prime de déménagement. Les aides à domicile Lorsque l'on attend des jumeaux, on peut prétendre à un soutien à domicile : ménage, courses, s'occuper de l'aîné ou des jumeaux pour soulager la mère. La durée de la prise en charge est adaptée à la famille (composition, difficultés organisationnelles, matérielles). Elle peut, par exemple, pour des jumeaux, être de 100 heures par enfant né sur 6 mois (soit 200 heures sur 12 mois), et être prolongée à titre exceptionnel au cas par cas.La PMI : puéricultrice à domicileUne puéricultrice (Technicienne de l'Intervention Sociale et Familiale) peut se rendre à votre domicile pour aider et conseiller : soins au bébé, allaitement, sevrage, repas, bains, agencement de la maison, de la chambre, etc. Les autres aides Les mutuelles : certaines octroient des primes de naissance multiple et des aides pour l'emploi d'une personne à domicile.Les comités d'entreprise (CE) : certaines entreprises offrent des aides conséquentes en cas de naissance multiple (aides financières pour l'emploi d'une aide-ménagère ou travailleuse familiale, prime de naissance, attribution de prêt pour un logement ou une voiture, assistance sociale, etc.).Le Conseil général et la CAF peuvent aussi octroyer des aides financières sous forme de primes de naissance aux familles multiples.La mairie : aides à domicile, tarifs réduits (halte-garderie, cantine...). L'assistance sociale : aide pour différentes démarches (demande de logement social, estimation du coût horaire d'un travailleur familial selon le quotient familial, etc.).La carte famille nombreuse : après acquittement des frais de dossier (moins de 20 euros), cette carte permet d'obtenir de nombreuses réductions (SNCF, musées, magasins...).Notre conseil : se renseigner bien avant la naissance, d'autant plus que les allocations et le nombre d'heures des aides attribuées ont une durée dans le temps comptabilisée à partir de la naissance. Porter aussi grande attention aux places disponibles en crèche (se renseigner très tôt auprès du service de la « Petite enfance » de la mairie).Liens utiles :http://www.fnaafp.org/http://www.admr.org/http://www.caf.fr/http://www.jumeaux-et-plus.frhttp://jumeauxandco.com/ Source : e-santé Isabelle Eustache
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Que manger pour dégonfler et retrouver un ventre plat ?
Gros ventre et ballonnements sont des problèmes que vous rencontrez souvent ? N'attendez pas pour réagir : révisez tout de suite vos habitudes alimentaires car pour retrouver un joli ventre plat il faut rétablir l'équilibre.Respectez les consignes suivantes. Pour un joli ventre plat : Je supprime les boissons gazeuses. J'élimine les produits gras et frits (viennoiseries, chips, biscuits, charcuteries, beignets, etc.). J'évite l'alcool. J'évite les céréales raffinées au profit des complètes (pâtes, riz, pain...). Je mange des fruits mais j'évite les excès. Je remplace le café par du thé et des tisanes. Je modère les crudités. J'évite les boissons sucrées et je bois beaucoup d'eau à la place (1,5 l par jour au minimum). Je limite le sel et les aliments fortement salés. J'évite d'avaler tout rond : je prends mon temps et je mâche longuement. Je limite les viandes grasses et privilégie les légumes cuits. Je supprime le chewing-gum. Je limite les aliments qui fermentent dans l'estomac (féculents, choux...). J'évite les oignons, l'ail, les échalotes. Les grandes règles du ventre plat Il faut respecter deux grandes règles : Pratiquer une activité physique et muscler son ventre. Lutter contre la constipation. Ensuite, il existe diverses consignes comme éviter les produits gras, réduire les portions, privilégier les légumes cuits et les céréales complètes, éviter les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées, réduire le sel et les aliments qui fermentent comme les féculents et le choux. Dans tous les cas, il est important de réagir rapidement pour redresser la barre et dégonfler illico ! Pour en savoir plus sur e-sante : Quels aliments font gonfler le ventre ? Graisse abdominale ? Retrouvez un ventre plat avant l'été ! Source : e-santé Isabelle Eustache
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Les infections urinaires : quel traitement ?
Les infections urinaires sont très fréquentes chez une femme : entre 20 et 40% des femmes feront une telle infection au cours de leur vie, tandis que 2 à 4% des femmes en souffrent tous les ans. Êtes-vous suffisamment renseigné au sujet des infections urinaires ? La cystite fait partie des infections urinaires$$On distingue classiquement 3 types d'infections urinaires selon l'organe touché : l'urètre (urétrite), la vessie (cystite), le rein (pyélonéphrite).La plupart des infections urinaires sont dues à des bactéries et non à des virus. L'infection urinaire est due à des bactéries qui colonisent les voies urinaires. Dans la majorité des cas, la bactérie en cause est Escherichia coli.Les infections urinaires ne sont pas toujours bénignes. Tout dépend de l'organe touché par l'infection. Si les bactéries se cantonnent à la vessie, c'est la cystite, l'infection est généralement bénigne. En revanche, si les bactéries remontent jusqu'au rein, c'est la pyélonéphrite, l'infection est potentiellement très grave et nécessite donc de consulter rapidement.Les rapports sexuels augmentent les risques d'infections urinaires. C'est pourquoi on recommande d'uriner après les rapports sexuels, pour éliminer les bactéries qui auraient pu pénétrer. Le préservatif est aussi un moyen de prévention indispensable dans les relations occasionnelles.Le diabète, qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (glycémie élevée), favorise les infections bactériennes et mycosiques (champignons), provoquant des infections urinaires et cutanées. Quel traitement contre les infections urinaires ? La cystite guérit spontanément. On recommande cependant un traitement antibiotique pour être certain de la disparition de l'infection et limiter les risques de récidives.Les infections urinaires étant liées à des bactéries, le traitement requis est antibiotique. En cas de cystite notamment, on recourt de plus en plus souvent à un traitement dit « minute », c'est-à-dire en dose unique. Les femmes ne sont pas les seuls concernées par les infections urinaires$$Certes les infections urinaires touche une majorité de femmes. Les hommes sont davantage protégés par leur anatomie, mais ils peuvent aussi souffrir d'infection urinaire et le risque augmente avec l'âge. Le jus de canneberge (airelle) et la vitamine C aident à prévenir les cystites. Tous deux augmentent l'acidité de l'urine, ce qui limite la prolifération des bactéries. La canneberge empêcherait également les bactéries de se fixer aux parois de la vessie. Le diagnostic d'une infection urinaire nécessite un échantillon d'urine et non une prise de sang.L'infection urinaire est détectée à l'aide d'un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Il permet d'identifier les bactéries en cause et le type d'antibiotiques requis. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Pourquoi le cholestérol augmente-t-il au moment de la ménopause ?
A la ménopause, le risque de maladie cardiovasculaire est bien plus grand que celui de cancer du sein. Ce n'est pas un argument pour négliger les mammographies de dépistage du cancer du sein, mais une excellente raison pour, parallèlement, surveiller votre taux de cholestérol et évaluer votre niveau de risque cardiovasculaire. Les modifications hormonales de la ménopause perturbent les lipides sanguins et le taux de cholestérol Suées, bouffées de chaleur, anxiété, cycles irréguliers... sont les signes de la ménopause. C'est aussi le moment de mesurer votre taux de cholestérol puis de le surveiller attentivement. En effet, passé un certain âge, les hormones ne vous protègent plus Mesdames, et votre risque de maladie cardiovasculaire tend à rejoindre progressivement celui des hommes, voire à le dépasser .Mais quel est ce rapport entre les hormones estrogènes et le cholestérol ? Les estrogènes ont tendance à augmenter le taux de HDL-cholestérol, soit le " bon cholestérol " (par opposition au mauvais cholestérol, dit LDL-cholestérol), ce qui exerce un effet protecteur. Mais dès que la production d'estrogènes décroît au moment de la ménopause, la régulation des lipides sanguins est perturbée, accentuant le risque cardiovasculaire.D'autres facteurs y contribuent, comme l'avancée en âge et une redistribution des graisses corporelles : jusqu'à présent, localisées dans la partie inférieure du corps, les graisses tendent à se concentrer dans la partie supérieure, notamment au niveau du ventre.Le suivi d'un traitement hormonal substitutif de la ménopause ne suffit pas à réduire significativement le taux de cholestérol. Il est donc important, à partir de la ménopause, de surveiller son taux de cholestérol. Surveillance du cholestérol à partir de la ménopause Le dosage du cholestérol repose sur une simple prise de sang, à partir de laquelle on procède à un bilan lipidique. Si le taux de cholestérol est satisfaisant, il faut procéder à un contrôle annuel. S'il est trop élevé, votre médecin vous recommandera des mesures diététiques simples, voire un régime hypocholestérolémiant si nécessaire.A noter que le taux de cholestérol augmente progressivement chez les femmes jusqu'à l'âge de 65 ans puis décroît. Il atteint un pic entre 48 et 56 ans. Il est donc judicieux de faire un premier point sur son risque de maladie cardiovasculaire à 50 ans.D'une facon générale, l'élévation du taux de cholestérol peut être contrôlée grâce à une activité physique régulière suffisante, associée à une alimentation équilibrée. Alors pourquoi attendre qu'il soit trop élevé pour adopter une bonne hygiène de vie ? L'alimentation anti-cholestérol Pour limiter l'élévation du taux de cholestérol, l'alimentation est essentielle : Privilégiez les fruits et les légumes, les céréales, les légumes secs, les huiles de colza, noix, olive, le poisson. Diminuez les matières grasses animales (beurre, crème, laitages entiers, fromages, viandes grasses, charcuteries...) et les aliments riches en cholestérol (jaunes d'oeufs, abats). Source : e-santé Isabelle Eustache
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Une peau jeune est une peau ferme...
Le vieillissement de la peau ne s'observe pas seulement par l'apparition de rides. La fermeté de la peau, son aspect élastique, sont aussi des marqueurs clairs d'une peau jeune, bien entretenue et en pleine santé. Comment les conserver ? Une peau ferme grâce à ses fibres La fermeté de la peau, c'est sa capacité de résister à l'étirement et à la pression. Si une peau ferme et élastique comporte peu de rides, c'est parce qu'elle résiste efficacement à la loi de l'attraction terrestre, qui tire tous nos tissus vers le bas Le secret de la fermeté de la peau ne réside pas dans ses couches superficielles, mais bien dans le derme. Celui-ci est riche en collagène, qui sert à soutenir l'épiderme et à l'ancrer sur le derme, et en fibres élastiques qui donnent à la peau sa texture. Ces deux substances sont produites par des cellules du derme appelées fibroblastes. Les soins de beauté pour la fermeté De nombreux produits cosmétiques sont disponibles sur le marché pour lutter contre le vieillissement de la peau. Préférez ceux qui ne promettent pas seulement de lutter contre les rides, mais se soucient aussi de la fermeté. Souvenez-vous aussi que d'autres produits que vous trouverez dans le même rayon peuvent vous aider, même s'ils n'affichent pas clairement leur mission anti-rides ou pro-fermeté. Ainsi, un peeling régulier et doux accélère le renouvellement des cellules et améliore l'aspect de la peau. Une hydratation régulière, qu'elle soit ou non assortie d'actifs anti-vieillissement, permet aussi de protéger la fermeté de la peau. Et pensez à vous faire un petit massage lorsque vous appliquez votre crème de jour ou de nuit, cela stimule la circulation du sang dans les couches supérieures de la peau, avec toujours pour résultat une peau mieux irriguée, plus jeune d'aspect. Votre style de vie et la fermeté de la peau Parce que la fermeté de la peau trouve son origine dans le derme, c'est-à-dire une couche relativement profonde de la peau, nous ne pouvons pas nous contenter de l'aide des produits cosmétiques. Il faut aussi protéger la jeunesse de notre peau de l'intérieur. Pour cela, certains conseils sont bien connus - il faut bien hydrater la peau très régulièrement, éviter de fumer, et boire assez d'eau au cours de la journée. Faites attention aussi à votre poids: les variations trop brusque, vers le haut ou vers le bas, font changer le volume de notre corps plus vite que la peau qui le recouvre. Résultat, les fibres de collagène risque de casser, et la peau devient moins ferme. Enfin, faites attention au soleil: les fibroblastes sont en effet endommagés par les rayons UV. Protection et exposition raisonnable doivent être la règle. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Pilule ou stérilet ?
La pilule reste le mode de contraception le plus utilisé. L'inconvénient de cette méthode vient de la contrainte d'une prise quotidienne, tout écart risquant de mener à une grossesse non désirée, voire à une interruption volontaire de grossesse. Le stérilet représente une alternative très intéressante, mais méconnue en raison de certaines idées fausses qui perdurent à tort.Le stérilet : une méthode contraceptive réversible Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est réversible et le retour à la fertilité est immédiat après le retrait. L'efficacité du DIU est encore plus grande que celle de la pilule (99% contre 92% selon l'OMS).Le stérilet est indiqué chez les jeunes femmes n'ayant pas encore eu d'enfantsLe stérilet n'est absolument pas réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants, qui décident de ne plus, ou de ne pas, en avoir. Pourtant, en France, seules 23% des femmes de 20 à 49 ans portent un stérilet contre 40% entre 40 et 44 ans. Cette constatation souligne bien l'idée erronée selon laquelle le stérilet n'est pas indiqué pour les jeunes femmes n'ayant pas encore eu d'enfant. D'où vient cette fausse croyance ? Le stérilet a été suspecté d'un risque infectieux, phénomène aujourd'hui démenti. Ce risque d'infection génitale haute est rare, il est lié à la pose et est essentiellement limité aux trois semaines suivant celle-ci. Il faut savoir qu'actuellement dans le monde, 150 millions de femmes ont recours à cette méthode contraceptive qu'est le stérilet.Stérilet au cuivre ou hormonal ?Il existe deux types de stérilet : au cuivre ou hormonal. L'action contraceptive du premier est due à une libération progressive de cuivre. Cet ion est délétère pour les spermatozoïdes. Le stérilet hormonal diffuse de façon continue des hormones (comme celles de la pilule). Alors que le premier préserve les règles, le second les diminue fortement voire les annule. Le stérilet hormonal est généralement recommandé aux femmes dont les saignements sont très abondants ou irréguliers. Il est également conseillé à celles qui présentent des saignements abondants avec le stérilet au cuivre. En effet, le stérilet au cuivre est susceptible d'augmenter un peu les saignements. Si ce n'est pas un problème pour les femmes dont les règles sont peu importantes, cela peut l'être lorsque les règles sont initialement abondantes.Le stérilet représente aussi une contraception d'urgenceLa pilule d'urgence ou contraception du lendemain doit être prise dans les 12 à 24 heures suivant le rapport sexuel non protégé (ou jusqu'à 72 heures mais plus on attend, plus l'efficacité diminue). Même si la récente pilule dite du "surlendemain" offre un délai plus long, le DIU reste une alternative intéressante pour les femmes car il peut être posé dans les 5 jours suivant la date d'ovulation. Il agit ici en empêchant la nidation (implantation dans l'utérus).Attention, le stérilet ne protège pas des infections sexuellement transmissibles. Le port du préservatif reste indispensable.En conclusion, pour toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, avec ou sans enfant, qui ont tendance à oublier de prendre leur pilule, le stérilet est une solution très efficace, qui ne présente pas de risque infectieux particulier.A noter que le stérilet au cuivre n'entraîne pas de risque cancéreux ou cardiovasculaire.Pour en savoir plus sur la contraception : www.choisirsacontraception.fr Source : e-santéIsabelle Eustache
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Contre l'ostéoporose, les produits laitiers mais pas seulement !
Vous craignez l'ostéoporose ? Il est vrai que cette maladie, qui touche une femme sur quatre après la ménopause, est redoutable. Et pour la prévenir, il n'y a rien de mieux que les produits laitiers... ou presque !Ostéoporose : une prévention qui se construit tout au long de la vieL'ostéoporose est surtout un problème avec l'âge. Essentiellement féminine, cette diminution de la densité osseuse se manifeste le plus souvent après la ménopause. Le risque, ce sont les fractures qui, si elles ne sont pas graves en elles-mêmes, peuvent être redoutables pour les personnes âgées : elles risquent d'entraîner une perte d'autonomie dans les mois qui suivent.L'ostéoporose, liée à l'âge, dépend en grande partie du style de vie. Alimentation et activité physique déterminent notre santé osseuse. Le problème, c'est que cette influence se construit au cours de la vie entière, et qu'il faut donc pratiquement se préoccuper de l'ostéoporose des décennies avant que son risque n'apparaisse...Ostéoporose : quel rôle pour les produits laitiers ?La première réponse, c'est l'activité physique. En effet, bouger sollicite les os et encourage la création de masse osseuse. En plus, le sport permet de maintenir une bonne masse musculaire, ce qui va protéger contre les chutes et donc les fractures. Pour ce qui est des produits laitiers, une étude datant de fin 2014 a un peu semé le doute, en montrant un risque plus élevé de fractures chez les femmes qui consomment le plus de lait (la mortalité était aussi plus importante parmi ceux et celles qui boivent le plus de lait).En fait les scientifiques sont d'accord pour dire qu'il faut du calcium et de la vitamine D, mais ils ne disent pas que ce calcium doit provenir des produits laitiers.Contre l'ostéoporose, produits laitiers et compagnieAu final, contre l'ostéoporose, les recommandations sont toujours les mêmes :Bougez-vous.Exposez-vous au soleil pour faire le plein de vitamine D, car cette vitamine qui est synthétisée au niveau de la peau contribue à la bonne absorption intestinale du calcium et à la minéralisation des os.Consommez les autres produits alimentaires riches en calcium. En effet, n'oubliez pas qu'il n'y a pas que les produits laitiers qui en apportent. Certaines eaux minérales sont aussi très riches en calcium, tout comme de nombreux autres aliments que l'on peut mettre régulièrement au menu : sardines, féculents (pois cassés), légumes crucifères (chou, persil, cresson, épinards, blettes, fenouil...), fruits secs, algues, soja, lait de chèvre, graines de sésame, etc.Evitez l'alcool et le tabac qui sont associés à une diminution de la densité minérale osseuse.Evitez de manger trop de protéines animales (donc trop de viandes) et trop salé car cela augmente la fuite urinaire du calcium.Et enfin maintenez un poids de forme car un indice de masse corporelle (IMC) faible augmente le risque d'ostéoporose et de fracture. A lire sur e-sante : En dehors du lait et des produits laitiers, où trouver sa dose de calcium ? Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé
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Attention, soleil et esthétique ne font pas toujours bon ménage !
Profitez de l'été pour vous métamorphoser en toute discrétion... pourquoi pas ? À la rentrée, votre entourage associera votre teint frais à la détente que vous ont procuré ces quelques semaines d'escapade ! Ils n'y verront que de feu, soit, à condition de ne pas faire n'importe quel soin et de respecter les consignes de sécurité ! Nos experts : Laurence Benouaiche, chirurgien plastique, reconstructrice et esthétique. Catherine Navarro, médecin esthétique. Côté chirurgie Si l'on respecte bien les précautions post-opératoires, c'est le moment ou jamais pour une rentrée en beauté ! Lunettes de soleil pour les lifting et les blépharoplasties ! Les faits : le lifting et la blépharoplastie sont des interventions chirurgicales lourdes. Une fois sortie de la clinique, il est préférable de rester au repos sans compter les oedèmes, qui demandent une éviction sociale d'une dizaine de jours minimum... Et pourquoi pas au bord de la piscine ! Les précautions : il n'y a pas de grosse contre indication, mis à part la protection solaire : « Écran SPF 50+, lunettes fumées et chapeau s'imposent au moins pendant 15 jours après l'opération, note le docteur Benouaiche, pas de plongeon en piscine, ni à la mer... Les cicatrices se résorbent au bout de cinq jours pour les paupières, huit jours pour le lifting. » En général, on n'est pas présentable avant deux bonnes semaines ! Panty pour les lipoaspirations Les faits : farniente et sieste, c'est l'idéal après une opération esthétique comme la lipoaspiration, qui laisse quand même de nombreux hématomes ! Les précautions : la grosse contrainte avec une chirurgie du corps, c'est le port d'un panty, sorte de gaine moulante, qu'il faut garder au moins un mois de jour comme de nuit, au risque d'avoir mal et de récupérer un effet vague sur les cuisses ou le ventre ! « On peut le retirer pour prendre sa douche bien sûr. Mais pour une baignade en piscine ou à la mer, il va falloir patienter 8 à 10 jours », avertit le docteur Benouaiche. Côté soleil, il faut se couvrir d'écran à très haute protection, et ne pas hésiter à le doubler avec un vêtement léger du genre chemise en coton, tunique... « Vous aurez quelques bleus, qu'il faut protéger absolument pour ne pas développer de taches à la place. Le mieux, c'est encore de conserver son panty pour se baigner ! » Si vous prenez l'avion, votre médecin devra vous prescrire des anticoagulants ! Attention à la nage pour les prothèses mammaires Les faits : cette opération délicate induit l'arrivée d'un corps étranger, avec des cicatrices. On y va en douceur ! Les précautions : rien de très glam, puisque le soutien-gorge de compression est de rigueur pendant deux mois, et 24 heures sur 24... À mettre sous votre maillot de bain une pièce bien sûr ! Sans oublier les bas de compression, à porter jusqu'à la reprise d'une marche dites « normale ». « En général les patientes sont fatiguées durant les 3, 4 jours qui suivent l'opération, ajoute le docteur Benouaiche, vous pouvez vous doucher au bout de 4 jours, vous baigner rapidement au bout de 10 minutes. Pour les plaisirs de la piscine et la mer, attendez trois semaines et un bon mois pour reprendre une activité nautique douce, comme la nage : tout dépend du temps de cicatrisation. Vous pourrez prendre l'avion 72 heures après l'intervention et dans ce cas, porter des bas de compression de grade 2. » Peelings, lasers et lumières pulsées ? Attention au soleil ! Le peeling fragilise la peau ! Les faits : la peau subit une brûlure en surface, peu compatible avec les rayons UV. Les précautions : c'est un des soins à proscrire dès que les beaux jours arrivent. Quand on fait un peeling moyen, la peau est à vif. Suite à la desquamation qu'elle a subi, elle est ultra-sensible au soleil. Avec les rayons, il y a risque de tache, ce qui va à l'encontre de l'effet recherché ! « Mais on peut le remplacer par un soin au laser Erbium Yag, pour un léger coup d'éclat, sans contre indication solaire », propose Catherine Navarro. Photo rajeunissement, attention au bronzage ! Les faits : il s'agit de gommer les imperfections de la peau avec un laser, qui touche le collagène, mais aussi l'épiderme. Les précautions : « Le laser ND Yag Fotona, permet un soin sans précaution particulière », affirme le docteur Navarro. Il ne décape pas la peau, et les petites rougeurs dues au traitement se résorbent en quelques heures. En revanche, pour les autres lasers, aux traitements plus lourds, sachez qu'ils interagissent avec les rayons, et vont pigmenter les zones bronzées, du coup, vous risquez de vous retrouver avec des taches. On doit donc éviter toute exposition solaire 15 jours avant et 15 jours après le soin, même en ville ! Après la séance, en plus d'un écran total, évitez la piscine et la mer, le temps que disparaissent petites irritations et rougeurs, à réparer et hydrater avec une crème adaptée. Les traitements des taches pigmentaires s'annulent ! Les faits : le laser va cibler de façon sélective les pigments foncés qui apparaissent sur les mains, ou le visage.Les précautions : en faisant un traitement anti taches l'été, (au Q-Switch pour les taches de vieillesses ou le Fraxel pour les masques de grossesses), la peau est traumatisée, et les taches peuvent foncer encore plus ! Pour parer à cette réaction cutanée, il faut se couvrir continuellement d'un SPF 50, rester à l'ombre, bref... tout sauf profiter du beau temps. Sans compter que si les taches reviennent, vous avez fait le traitement pour rien. À reporter donc au creux de l'hiver ! L'épilation définitive demande une protection irréprochable Les faits : de la même manière que pour les taches, la lumière pulsée cible les pigments des poils. Les précautions : le laser ndYag, utilisé dans l'épilation définitive, est tout à fait adapté aux peaux bronzées, et ne craint pas le soleil, ce qui n'est pas le cas avec le laser Alexandrite. Pour ce dernier, on devra éviter toute exposition solaire, 15 jours, 3 semaines après les séances, au risque de prendre des coups de soleil, même avec une crème haute protection. Quand on démarre un traitement d'épilation définitive, on doit prévoir une dizaine de séance. Pour respecter l'écart d'un mois entre les deux, l'idéal est de faire une séance avant les vacances et reprendre à la rentrée. Injections et skinbooster, vous avez le feu vert ! Pour les injections, soit de comblement, volume, mésolift, ou toxine botulique, il n'y a pas de réelles contre-indications. La seule précaution à prendre, c'est de ne pas s'exposer au soleil s'il y a des petites marques de piqûres ou des petits bleus dus aux injections, qui risquent de se pigmenter avec le soleil. Radio fréquence ? Si vous souhaitez profiter de l'été pour raffermir votre peau et gommer vos ridules, optez pour des séances de radio fréquence bipolaire ou multipolaire, qui agit en chauffant les tissus et en stimulant le collagène. Comme il n'y a aucun effet sur la surface de la peau, il n'y a aucune contre indication. Source : e-santé Marie Munoz pour le Magazine Côté Santé
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L'hygiène intime de la grande voyageuse
Vous partez en voyage à l'autre bout du monde... ou suffisamment loin pour vous poser des questions sur ce qu'il faut emporter dans vos bagages. Votre hygiène générale et votre hygiène intime peuvent vous poser question : vais-je trouver des toilettes convenables, comment vais-je me laver, etc. Voici donc quelques informations pour rester zen et fraîche partout dans le monde.Les toilettes, ce ne sont pas les mêmes sur toute la planète !Dans certains pays, vous trouvez des toilettes à la turque voire des latrines, des toilettes sans papier mais avec un petit tuyau d'eau pour vous laver... Parfois vous aurez un saut d'eau à jeter après avoir fait vos besoins, et en d'autres lieux, vous tomberez sur des toilettes sèches où vous devrez ajouter des copeaux de bois au lieu de tirer la chasse d'eau. Et parfois même, vous serez contrainte à faire comme les hommes préhistoriques, trouver un petit coin isolé dans la nature.Le papier n'est pas toujours fourni...Soyez prévoyante, même les toilettes VIP peuvent manquer de papier. Pensez à apporter avec vous un rouleau de papier pour être tranquille, ou bien des mouchoirs en papier, plus discrets à transporter ! La cuvette est sale ?Restez zen si vous le pouvez. Dîtes-vous déjà qu'aucune maladie ne s'attrape sur le siège des WC. Seule votre peau sera à son contact donc vous ne risquez aucune infection sexuellement transmissible. C'est seulement désagréable. Installez-vous sans vous asseoir, cela fera travailler les muscles de vos cuisses ! Ou si vous tenez à vous asseoir, isolez-vous avec vos mouchoirs. Une aide plus élaborée consiste à apporter avec vous un protège-cuvette en papier léger. Il peut ensuite être éliminé avec le papier toilette en tirant la chasse d'eau.Les WC turcs, ce n'est pas votre tasse de thé ?Appréciez-les pourtant ! Elles sont très hygiéniques et de plus, la posture accroupie est la meilleure de toutes pour faire travailler votre périnée et expulser ce que votre corps doit expulser dans le respect des mécanismes de votre corps. Si vraiment vous accroupir vos insupporte, prévoyez un dispositif adapté pour uriner debout. Il s'agit d'une sorte d'entonnoir en silicone, en plastique et il est alors réutilisable. Il en existe aussi en papier imperméabilisé jetable. Vous trouverez ces ustensiles sur internet ou vous pouvez vous entraîner à en fabriquer un avec un plastique un peu rigide ou du papier sulfurisé. Attention, avec cette option, faites des essais chez vous avant de partir en voyage !Faut-il apporter un nettoyant intime spécifique ?Si vous n'avez jamais eu de mycose, d'irritation intime, d'infection urinaire ou de brûlures au niveau de la vulve, c'est que votre flore intime est excellente. Ce n'est pas la peine de prévoir un produit spécifique, le gel douche ou le savon vous convient, puisque vous l'utilisez depuis des années et que vous vous en trouvez bien. Si vous souffrez régulièrement d'irritations, de mycoses ou de soucis intimes, il est préférable de prévoir un produit adapté. Le plus pratique en voyage, c'est un pain surgras, facile à transporter et respectant votre intimité.Et les lingettes pour toilette intime ?Vous pouvez y avoir recours si vous les avez déjà utilisées et qu'elles vous conviennent. Mais si vous pensez avoir une fragilité vulvaire, elles sont déconseillées, ne nettoyant pas aussi bien que l'eau courante et laissant des substances chimiques sur votre muqueuse.Mes règles en voyage ?$$Si vous prenez une contraception orale, vous avez la possibilité d'enchaîner deux plaquettes de pilule de façon à zapper les 7 jours d'arrêt. Vous éviterez ainsi de saigner entre deux plaquettes. De plus, la sécurité contraceptive est ainsi augmentée, et vous n'augmentez pas les risques liés à la pilule. Cependant, si vous enchaînez plusieurs plaquettes, vous risquez de voir apparaître des petits saignements un peu n'importe quand, les spottings. Si vous craignez le manque de serviettes ou de tampons, pensez à la coupe menstruelle, minibol en silicone recueillant en intravaginal le sang des règles. Mais surtout, testez-la avant de partir, son usage nécessitant un geste à intégrer. Quels sous-vêtements en voyage ?$$ L'idéal, ce sont les dessous en matières naturelles, coton, soie, lin, car ils entraînent le moins d'infections et d'irritations. Evitez donc les matières synthétiques. Ne pensez pas éviter de changer de sous-vêtements en portant des protège-slips. Ils sont pratiques un ou deux jours par mois, mais à éviter absolument au quotidien pour leur effet asséchant sur la vulve, effet prédisposant à toutes les infections et irritations. Si vous êtes sujettes aux mycoses...Vous pouvez apporter avec vous une boîte d'ovules dans votre trousse à pharmacie. Car c'est désagréable de se trouver à une pharmacie alors que vous ne savez pas parler la langue du pays, et devoir expliquer que cela vous démange à l'entrejambe !La prévention sexuelle, c'est important aussi !Les voyages, c'est idéal pour les rencontres amicales... ou amoureuses. Si vous partez dans un lieu reculé, pensez à apporter avec vous des préservatifs non périmés. Dans le même état d'esprit, apportez aussi une pilule du lendemain, Norlevo® ou EllaOne® afin de pouvoir prévenir une grossesse non désirée. Et même si vous n'avez pas l'âme aventureuse en amour, cela pourrait vous servir à dépanner des amis et éviter des catastrophes évitables... Et pour la toilette intime, les conseils restant valables partout.Surtout ne vous lavez pas avec un gant de toilette, la main et l'eau courante sont bien plus propres. Les gants de toilette sont des nids à microbe ! L'eau pure de la douche suffit à laver la zone intime, car les sécrétions naturelles sont hydrosolubles. Si vous manquez de gel douche ou de gel intime, n'en faites pas un drame.Lavez-vous toujours de l'avant vers l'arrière, de manière à ne pas rapporter les bactéries présentes au niveau de l'anus vers votre zone vaginale ou urinaire.Au total, parmi tous ces conseils, à vous de choisir l'essentiel pour vous. En effet, il est bon aussi de savoir voyager léger ! Source : e-santéDr Catherine Solano, médecin sexologue
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Mon maquillage au beau fixe !
Vous rêvez d'un maquillage qui tient malgré la chaleur de l'été, l'ambiance surchauffée des boites de nuit, les plongeons dans la grande bleue ? Lisez les astuces de Max Herlant, Maquilleur conseil Yves Rocher et de Nina Haverkamp, Make-up artist consultante pour Galénic. Chaleur, sable, eau..., en été, faire tenir son maquillage relève, à priori, d'une gageure. Le mascara coule, le fond de teint ne tient pas, le rouge à lèvres file à peine posé. « C'est normal, explique Nina Haverkamp, la chaleur et la transpiration sont les grands ennemis du maquillage. Mais heureusement, pour celles qui veulent à tout prix se maquiller et défier la nature, il existe des solutions. » Un masque absorbant pour préparer le terrain Appliquez deux fois par semaine un masque purifiant ; à base de kaolin, d'argile ou de talc, il matifie et resserre les pores pour faire la peau nette et neutraliser à la fois les impuretés cutanées qui brouillent le teint et l'excès de sébum qui donne à l'épiderme cet aspect luisant. La peau ainsi préparée, le maquillage tiendra bien mieux. La base de Teint : la toile de fond Pour faire tenir un maquillage sous la chaleur de l'été il est important de ne pas mettre de crèmes trop riches ou trop nourrissantes. « Choisissez un soin de jour fluide puis appliquez une base de maquillage. Celle-ci dépose un film protecteur à la surface de la peau qui non seulement va freiner l'action du sébum mais va également avoir un effet barrière et donc prolonger la tenue du maquillage, surtout si l'on applique un fond de teint », conseille Max Herlant. Fond de teint ou BB cream ? Le fond de teint est idéal pour les dîners à la chandelle ou sous les étoiles car il illumine la peau et unifie le teint. Mais lorsque la température monte, il a tendance à se liquéfier et à être pompé par la transpiration. « Avec l'application d'une base protectrice, le fond de teint n'est pas absorbé par la peau et reste stable, explique Max Herlant qui recommande de bien faire pénétrer le produit en massant puis de poudrer ensuite car, précise-t-il, lorsqu'un fond de teint est bien travaillé, l'eau a un effet tampon et fixe le produit sur la peau. » Vous pourrez aussi opter pour un fond de teint matifiant, compact ou pas, enrichi en actifs capteurs d'humidité (poudres minérales encapsulées, coton ou maïs, microsphères de silice...). On peut cependant préférer utiliser, en journée, sous les UV, une DD cream ou une BB cream. Ces petits bijoux de peau intègrent aujourd'hui dans leur formule des indices de protection solaire allant parfois jusqu'à des SPF 25. Ils n'ont, certes, pas du tout le même usage qu'un fond de teint, mais ces embellisseurs de teint, répondent au désir de laisser sa peau respirer. « C'est une solution idéale en été, une saison où l'on a envie de légèreté sur le visage et moins de matière », constate Nina Haverkamp. Faites-vous un oeil de biche Pour les yeux, pensez, là encore, à utiliser une base paupières fixatrice. Elle agit comme un agent adhérent et permet de fixer le maquillage. Appliquez-en une très petite quantité afin de ne pas surcharger l'oeil. « Il faut que ce soit le plus léger possible, indique Max Herlant qui recommande l'emploi, si possible, de crayons et mascaras waterproof car ce sont, dit-il, les formules qui résistent le mieux à la chaleur. » Si vous n'avez pas de produits résistants à l'eau, il conseille d'utiliser votre crayon khôl classique et de repasser par-dessus une ombre à paupières poudre de la même couleur. Nina Haverkamp, quant à elle, propose de mettre une touche d'un fond de teint léger sur la paupière puis de poudrer légèrement afin d'éviter les paquets lors de la pose du fard. Aujourd'hui, vous avez le choix entre le fard sec ou le fard crème, facile à poser et qui se décline en formule résistantes à l'eau. L'art du naturel Pour un maquillage des yeux naturel et facile, Nina Haverkamp vous livre une de ses astuces : « Posez sur la paupière mobile, jusqu'au sourcil si vous le souhaitez, une noisette d'un produit très gras et transparent, un peu comme de la vaseline. Cela donnera à votre regard un éclat inégalable ! Terminez par une couche de mascara. » Optez pour un mascara waterproof ou tentez la teinture de cils. Avec un mascara waterproof, vous éviterez l'oeil charbonneux au premier plongeon. Les pigments utilisés pour ces produits forment un film sur les cils et ne se mélangent pas à l'eau ou à la transpiration. Pour garder l'oeil vif et donner l'impression qu'on est aussi fraîche à minuit qu'à l'heure du petit déjeuner, l'idéal est de recourir à la teinture de cils. Elle permet de se passer de mascara tout en ayant l'air maquillé. L'esthéticienne colore les cils un à un. Les vingt minutes de pose sont indispensables pour assurer la tenue de la teinture qui peut durer de trois à quatre semaines. « La teinture de cils c'est mon truc à moi, décrète Nina Haverkamp. Juste avant l'été, c'est très pratique et sur des cils courts, on gagne en plus en longueur. » Une bouche impeccable Choisissez de préférence un rouge à lèvres mat ou semi-mat qui reste plus tenace par rapport à un gloss ou à un brillant, certes plus agréable à porter en été. Si vous préférez un rouge à lèvres brillant, coloriez toute la surface des lèvres avec un crayon à lèvres concentré en pigments puis posez un baume ou votre brillant à lèvres. Effet glamour assuré. Pensez aux petits buvards de poche et à la poudre de soleil À la différence du voile de poudre déposé le matin en prévision d'éventuelles luisances, les mini-papiers pré-imprégnés, à tamponner sur les zones grasses luisantes, permettent de faire des retouches tout au long de la journée sans s'encombrer d'un poudrier. Quant à la poudre de riz, utilisée depuis le XIXe siècle, elle évoque la douceur de nos grands-mères aux peaux veloutées ; à base d'amidon de riz, elle n'a pas son pareil pour absorber et réguler transpiration et sébum et se décline aujourd'hui en poudre de soleil pour donner une mine hâlée et un teint très naturel. Autobronzant : attrape-soleil Il oxyde les cellules de la couche cornée de l'épiderme donnant ainsi en quelques heures un aspect hâlé. Avec lui on est maquillée pour plusieurs jours ! Mélangez l'autobronzant à une crème hydratante pour que le produit s'étale plus facilement. Unifiez la couleur entre le nez et la bouche et terminez par le menton en étirant le produit vers le cou. Maquillez, fixez ! Si votre maquillage n'existe pas en waterproof, fidélisez-le à l'aide d'un produit fixateur qui dépose sur le visage un voile insoupçonnable et résistant empêchant toute migration des poudres ou des crèmes teintées durant la journée. Source : e-santé Élisabeth de la Morandière pour le magazine Côté Santé
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Cancer du sein : la chirurgie robot-assistée pour préserver la féminité
Chaque année, Octobre Rose mobilise contre le cancer du sein, en France comme à l'étranger. L'occasion de se pencher sur un espoir formidable pour les femmes qui doivent subir une ablation du sein-mastectomie : la chirurgie robot-assistée. Cette technique inédite sera testée à partir de cet automne à Gustave Roussy (Villejuif). Elle permettra, lors d'une même opération, la mastectomie et la reconstruction mammaire en ne laissant plus que deux cicatrices discrètes, sous l'aisselle, sans aucune cicatrice sur le sein comme c'est le cas aujourd'hui. L'ablation du sein robot-assistée, pour un résultat esthétique Parfois, en cas de cancer, l'ablation du sein (mastectomie) est nécessaire. Cette pratique est en nette diminution car les chirurgiens privilégient le plus possible la conservation du sein (tumorectomie). Néanmoins, lorsque la tumeur est étendue ou s'est développée en plusieurs endroits du sein (tumeur multifocale), il n'existe pas d'autres solutions. On réalise aussi des mastectomies prophylactiques, pour prévenir des cancers du sein héréditaires.A chaque fois que c'est possible sur le plan médical -fort heureusement de plus en plus souvent- les chirurgiens proposent une reconstruction mammaire immédiate. Cela dépend des habitudes des chirurgiens et du souhait des femmes. La radiothérapie après mastectomie, à cause de laquelle on différait la reconstruction du sein, ne contre-indiquent aujourd'hui presque plus la reconstruction immédiate.Pourtant, même lorsque la conservation de l'aréole est envisagée pour un meilleur résultat esthétique, les chirurgies habituelles (par prothèses gonflables ou « autologues » c'est à dire uniquement avec les tissus de la femme -lambeaux et graisse- prélevés par exemple au niveau du dos et du ventre) laissent sur le sein des cicatrices visibles et définitives. Elles sont source de souffrance psychologique pour la femme et augmentent le risque de complications (réouverture de la plaie à cause de la prothèse, obligation de retirer la prothèse, risque infectieux etc.). Dr Benjamin Sarfati, chirurgien plasticien, responsable du projet Robot en sénologie à Gustave Roussy : « Notre idée est d'utiliser le robot afin de réaliser l'ablation totale du sein, puis lors de la même chirurgie, sa reconstruction mais cette fois-ci en ne laissant que deux cicatrices, au niveau de l'aisselle. L'objectif est double : la cicatrice sous le bras est bien plus discrète, sans aucune cicatrice sur le sein lui-même comme c'est le cas aujourd'hui, mais on espère aussi que le risque de complications sera moindre car la cicatrise ne sera plus en regard de la prothèse. »Seule l'utilisation du robot permet d'espérer un tel résultat, grâce à des incisions minimes (trois "trocarts" seulement, sous le bras). Le robot permet de travailler sous certains angles impossibles à obtenir avec la main de l'homme. Une caméra endoscopique permet d'avoir une vue directe "à l'intérieur" du sein. L'ablation du sein robot-assistée, pour quelles femmes ? Le robot permet de retirer le sein par une unique cicatrice de 5 cm sous l'aisselle, puis le chirurgien place lui-même la prothèse via ce même orifice axillaire comme on le fait déjà en chirurgie esthétique.La chirurgie robot-assistée pourra être utilisée en cas de mastectomie avec reconstruction immédiate mais uniquement lorsque la conservation de l'aréole et du mamelon est possible. Préserver l'aréole et le mamelon dépend du type de cancer et de la distance entre la tumeur et l'aréole. L'ablation du sein robot-assistée, en pratique L'Institut Gustave Roussy (Villejuif)* est le premier centre au monde à avoir eu l'idée d'utiliser la chirurgie robot-assistée dans ce type de chirurgie. Ce robot (Da Vinci Xi) a déjà fait ses preuves en urologie dans le cancer de la prostate notamment, en chirurgie gynécologique, thoracique et viscérale.Les chirurgiens pensent que les progrès techniques et l’évolution des pratiques dans le cancer du sein participent à une meilleure prise en compte physique mais aussi psychique de cette maladie. L'intervention sera entièrement prise en charge par la sécurité sociale. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Pilule contraceptive de 3ème génération : quel est le risque de maladie cardiovasculaire ?
Trois ans après la crise de la pilule contraceptive oestroprogestative de 3ème ou de 4ème générations, désormais toutes dé-remboursées, il est temps de rassurer les femmes. Ces pilules, efficaces à 99,7%, ont des effets secondaires connus mais limités, en particulier sur le risque de maladie cardiovasculaire, à condition de respecter à la lettre les contre-indications. Elles valent pour l'ensemble des pilules oestroprogestatives : jamais après 35 ans, chez les fumeuses et en cas de surpoids. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : une crise pour rien ? La polémique sur la pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations a débuté en septembre 2012. Elle aura laissé des traces : l'idée fausse que ces pilules sont avant tout dangereuses a eu le temps de marteler les esprits. Elle aura cependant eu le mérite de rappeler qu'il existe des contre-indications à ces pilules, et aux contraceptifs oestroprogestatifs en général. Tout a commencé par le dépôt de plaintes suite à des accidents thromboemboliques (formation d'un caillot sanguin qui bouche un vaisseau, une artère, une veine ou une cavité cardiaque, bloquant l'oxygénation d'un organe) veineux dans ces cas, dont celle d'une jeune femme lourdement handicapée après un accident vasculaire cérébral.Cette crise a eu pour effet une baisse du recours à la pilule contraceptive en général, passant de 50 % à 41 % entre 2010 et 2013 mais surtout une chute de 45% de la prescription des pilules de 3 et 4ème génération. Certaines femmes se sont tournées vers le préservatif (+3,2%), le stérilet ou dispositif intra-utérin DIU (+1,9%), mais aussi, malheureusement, vers d'autres méthodes dites naturelles peu fiables comme les dates de rapports (rapports en dehors des périodes de fécondabilité) ou le retrait (+ 3,4 points) (1). La conséquence fut une augmentation dès l'année suivante, en 2013, du nombre d'interruptions volontaires de grossesse de +4,7 % soit 10 000 IVG de plus par rapport à 2012, soit 217 000 avortements au total.Diane 35, qui n'était pas considérée en France comme une pilule contraceptive mais comme un « traitement anti-acnéique aux propriétés contraceptives », a concentré les critiques. Retirée du marché français, elle a été réintégrée en janvier 2014 sur une directive européenne. Pilule contraceptive 3ème et 4ème générations : la réalité du risque de maladie cardiovasculaire Afin de réduire le risque de maladie cardiovasculaire, dont celui d'accidents thromboemboliques artériels, les pilules de 3ème et 4ème générations ont été développées à l'aide de nouveaux progestatifs (desogestrel) comparées à celles de 2ème génération. Elles augmentent cependant légèrement le risque de thrombose veineuse profonde : celui-ci est annuellement de 2 pour 10 000 femmes qui ne prennent pas de contraceptifs oraux, de 4 à 7 pour 10 000 qui utilisent une pilule de 2ème génération, et de 6 à 7 chez les utilisatrices de pilule contraceptive de 3ème génération. Rappelons que la grossesse et le post-partum immédiat confèrent un risque de 10 pour 10 000 !Néanmoins, les pilules de 3ème et 4ème générations ont une place dans le paysage contraceptif : plus que les autres elles réduisent le risque vasculaire artériel (risque d'infarctus du myocarde de 1,8 sous 3ème génération contre 2,1 sous 2ème génération) (2). Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que les accidents thromboemboliques sont avant tout liés aux facteurs de risque de la femme plus qu'à la pilule oestroprogestative elle-même.Pr Pierre Marès, gynécologue obstétricien (Nîmes) : « Cette crise nous aura donné une leçon : il faut respecter les contre-indications relatives à la pilule contarceptive. Au premier chef : l'âge, le tabac et l'obésité. Les médecins doivent présenter l'éventail des méthodes contraceptives pour un choix partagé sur celle qui convient au mieux à la femme et au couple, et la réévaluer dans l'idéal chaque année. Le discrédit ne doit pas être jeté sur les pilules : la contraception hormonale oestroprogestative est très efficace pour limiter les grossesses non-désirées et si elle augmente légèrement le risque de cancer du sein et peut-être du col de l'utérus (3), elle réduit de 80% le risque de cancer de l'ovaire pendant les 20-30 années qui suivent une prise de 10 ans (3000-5000 décès évités par an en Europe) et de 12% celui des cancers colorectaux et de l'endomètre (1000 à 3000 décès évités) (4). » Qui peut prendre une pilule contraceptive de 3ème et 4ème générations ? 35 ans et tabac : pas de pilule contraceptive oestroprogestative ! Un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m2 (obésité) est aussi une contre-indication. Une femme qui fume, même si elle est âgée de moins de 35 ans, ne doit pas recevoir une pilule oestroprogestative, qu'elle soit de 2ème, 3ème ou 4ème générations. Car son risque thromboembolique veineux est alors multiplié par 8.Les pilules oestroprogestatives sont formellement contre-indiquées en cas d'antécédents personnels et familiaux d'accidents thromboemboliques, de thrombophilie biologique (troubles de la coagulation sanguine ou maladies causant des thromboses), d'hypertension artérielle, de diabète, de certains cancers (sein, hypophyse), de problèmes cardiaques, de dyslipidémies (taux de cholestérol et de triglycérides anormaux), de migraines avec aura ou d'insuffisances hépatique ou rénale.Les dernières pilules de 2ème génération obtiennent les mêmes résultats sur l'acné que celles de 3ème génération. Mais certaines femmes ont des raisons particulières d'opter pour ces dernières comme des problèmes de peau liés aux progestatifs des pilules de 2ème génération ou un syndrome prémenstruel (céphalées, douleurs, anxiété, etc). Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique
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Infarctus du myocarde : les règles d'or pour le prévenir chez la femme
L'infarctus du myocarde ne frappe pas au hasard. Comme l'ensemble des maladies cardiovasculaires, il est de moins en moins l'apanage des femmes ménopausées, passé la soixantaine ; il progresse chez les jeunes femmes qui paient au prix fort leur nouveau mode de vie à risque. L'infarctus du myocarde est devenu une affaire de femmeL'urgence est bien là : de plus en plus de femmes jeunes - de moins de 60 ans- sont touchées par l'infarctus du myocarde (registres français FAST MI.) Le nombre d'hospitalisations a tout particulièrement progressé chez les 45-54 ans. En unité de soins intensifs, la part des femmes hospitalisées pour infarctus est passée de moins de 10% en 1995 à plus de 20% en 2010. La crise cardiaque chez la femme de moins de 50 ans a triplé ces 15 dernières années : c'est devenu la première des causes de décès cardiovasculaires chez la femme.Les oestrogènes ne sont pas tout-puissantsL'idée tenace que leurs hormones féminines les protègent, envers et contre tout, leur porte préjudice : cet effet protecteur des estrogènes est battu en brèche par l'hygiène de vie à risque et certaines maladies comme le diabète. Or les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter des comportements risqués : 28% des femmes fument et au moins 60% des infarctus du myocarde chez la femme de moins de 60 ans sont attribuables au tabac. Quant à l'obésité, c'est dans la tranche d'âge 18-25 ans qu'elle a le plus augmenté et les femmes ont dépassé les hommes : 15,7% contre 14,3% ! (Enquête Obepi 2012).Pr Mounier-Vehier, chef de service de cardiologie au CHRU de Lille : « Si, avant 50 ans, les femmes n'ont pas de facteurs du risque, alors elles sont effectivement protégées par leurs oestrogènes dont l'action est à la fois antiagrégante plaquettaire (empêche les caillots sanguins responsables des thromboses), vasorelaxante et antiproliférative (l'artère ne va pas s'hypertrophier). Les oestrogènes naturels favorisent le bon métabolisme du cholestérol et protègent du diabète. Mais tout change à la ménopause, et leur risque rejoint en quelques années à peine celui de l'homme, voire le dépasse. Car la femme cumule les handicaps : ses artères sont plus petites que celles des hommes et plus sensibles aux effets toxiques du tabac et du cholestérol, du diabète mais aussi du stress. De plus, chez la femme, les plaques d'athérome se développent plutôt vers l'intérieur de l'artère ; celle-ci se bouche d'autant plus rapidement ».Privées de leurs oestrogènes, elles vont développer le fameux « syndrome métabolique de la ménopause » avec une obésité abdominale favorisant la synthèse de mauvais cholestérol (le LDL cholestérol), de l'inflammation et provoquant aussi une résistance à l'insuline, le premier pas dans la maladie diabétique. Le syndrome métabolique est un véritable accélérateur de la maladie vasculaire athéromateuse (constitution de plaques d'athérome). Portrait-robot de la femme à risque d'infarctus du myocardeTout symptôme de la "sphère cardiovasculaire" chez une femme ayant au moins un facteur de risque doit motiver des examens cardiologiques. Ces marqueurs de risque peuvent être :Une hypertensionL'une, voire plusieurs, des composantes du « syndrome métabolique », c'est à dire un surpoids au niveau du ventre (androïde), une obésité (indice de masse corporelle>30 kg/m2), une glycémie à jeun à la limite du diabète (100 mg/dL) et un bilan lipidique perturbé (triglycérides et/ou taux de HDL cholestérol élevés).Dr Christelle Diakov, cardiologue, unité Cardiologie médicale et interventionnelle (Institut Mutualiste Montsouris) : « Trois types de femmes sont particulièrement à risque : la femme jeune (35-50 ans) qui aurait des antécédents familiaux de maladie coronarienne (angor, insuffisance cardiaque), qui fumerait et prendrait une contraception oestroprogestative (ce type contraceptif est pro-thrombogène). La contraception favorise en effet les perturbations métaboliques qui peuvent conduire au dépôt des plaques sur les artères (athérome) mais aussi la thrombose au niveau de ces plaques (l'infarctus) avec un taux élevé de mauvais cholestérol (LDL cholestérol) non diagnostiqué.Mais le risque d'infarctus du myocarde est encore plus important chez les femmes en post-ménopause, généralement entre 5 à 10 ans après, vers 60-70 ans, avec une hypertension artérielle (traitée ou non), un éventuel surpoids ou un diabète de type 2.Il ne faut pas oublier les femmes enceintes, surtout après 35 ans du fait d'un sur-risque d'hypertension, en surpoids et qui fument, elles courent un fort risque d'infarctus. »7 consignes pour protéger son coeur et ses artèresLa prévention de l'infarctus du myocarde et des maladies cardiovasculaires en général fait appel au bon sens :Surveiller son poids mais surtout son tour de taille, lequel est déterminant dans les problèmes métaboliques (diabète etc.) et ne pas dépasser le 80 cm pour les femmes (IDF 2005).Privilégier une bonne hygiène de vie alimentaire. Diversité et parcimonie sont les mots d'ordre. Adopter une alimentation comprenant 5 fruits et légumes, de type méditerranéen c'est-à-dire utiliser l'huile d'olive comme corps gras et préférer les poissons, légumes, légumineuses, noix, graines et produits céréaliers complets aux oeufs, fromage, viande rouge etc. Limiter l'apport en sel (à table et dans les aliments préparés) avec pour objectif 6,5 g/jour chez les femmes.Boire moins de deux unités d'alcool quotidiennes (1 verre de vin rouge).S'adonner à une activité physique en misant plutôt sur la durée plutôt que la puissance (au moins 20 minutes deux fois par semaines d'une activité continue comme marcher à pas vifs, nager etc.).Soigner son sommeil et réduire son stress.Bannir la cigarette et encore plus après 35 ans si l'on est sous contraceptif ostrogénique. Faire un bilan cardiovasculaire (dosage du cholestérol, bilan lipidique complet, glycémie à jeun, pression artérielle en cabinet médical) chez toute femme avec des symptômes cardiovasculaires et de toute façon après 45 ans pour celles qui souhaitent reprendre une activité sportive. A partir de la ménopause chez la femme, répéter les bilans tous les trois ans en cas de facteur de risque comme un diabète ou des anomalies du bilan lipidique. Source : e-santéHélène Joubert journaliste scientifique
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Infarctus du myocarde : jusqu'où iront les femmes ?
De + 3% par an entre 2002 et 2008 à + 4,8 % entre 2009 et 2013, l'infarctus du myocarde fait un bond remarqué chez la femme jeune entre 45et 54 ans. On y est, les conséquences du tabagisme féminin amorcé dans les années 80 se voient désormais dans le coeur des femmes. Sans oublier les facteurs tels que la sédentarité, l'obésité, le diabète. Infarctus du myocarde, +5% par an chez les femmes jeunesLes toutes dernières données françaises de l'Institut de veille sanitaire (1) étaient attendues. Allaient-elles contredire l'inquiétante tendance constatée dans les années 2000 ? Rien ne pouvait malheureusement le faire croire et, en effet, l'infarctus du myocarde sévit de plus belle chez les femmes jeunes. Partout ailleurs en revanche, chez les hommes jeunes ainsi qu'après 65 ans dans les deux sexes, son incidence recule, quoique faiblement chez les hommes (-1,7%) et de façon plus soutenue chez les femmes (-11,1%). Pr Claire Mounier-Vehier, chef de service de cardiologie au CHRU de Lille, présidente de la Fédération française de cardiologie et co-auteur de la publication (1) : « Dans le détail, entre 2009 et 2013, les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont augmenté de 4,8% dans la tranche d'âge des 45-54 ans des femmes. Une précision qui peut expliquer une partie de l'augmentation de ces chiffres est le dosage de la troponine ultrasensible, adoptée en 2007. Ce test a permis depuis cette date de repérer des infarctus (dits non STEMI) qui auparavant seraient passés inaperçus ou de requalifier des angors instables (rétrécissements d'une artère du coeur) en authentiques infarctus. A noter cependant qu'il y a trois fois moins de femmes hospitalisées que d'hommes, qui constituent encore le gros du bataillon des crises cardiaques. Si les femmes font de plus en plus de crises cardiaques, il n'en reste pas moins qu'en proportion, les hommes sont toujours les plus nombreux à faire des infarctus du myocarde (cinq fois plus d'infarctus chez les hommes avant 65 ans, deux fois plus après 65 ans) ».La crise cardiaque au féminin, moins mortelleLa mortalité par infarctus du myocarde a fortement reculé dans toutes les classes d'âge entre 2002 et 2012 (de plus de 30% !) à mettre sur le compte d'une meilleure prévention cardio-vasculaire, une plus grande réactivité à appeler les secours en cas de signes d'appel d'une crise cardiaque, et des techniques de revascularisation myocardique (du coeur) plus performantes. Mais les femmes s'en sortent mieux : avant 65 ans, elles ont deux fois plus de chance de survivre à un infarctus du myocarde que les hommes.Dans 70% des infarctus, la cigarette est coupableTabagisme, obésité-diabète, sédentarité, est la triade qui bat en brèche le rôle naturellement protecteur des oestrogènes avant la ménopause. L'effet "génération" observé pour le tabagisme féminin confirme un décalage dans le temps, en lien avec une période d'émancipation féminine des années 80 dont l'entrée dans le tabagisme. Ces femmes fumeuses abordent maintenant la cinquantaine, d'où ce surcroît de crises cardiaques chez elles, après plus de 20 ans de tabagisme féminin.Claire Mounier-Vehier : « Chez une femme hospitalisée pour un infarctus du myocarde, dans 7 cas sur 10, l'accident est dû au tabac ! Parmi celles ayant fait un infarctus du myocarde (dit avec élévation du segment ST : STEMI) avant 60 ans, nous avons observé des prévalences du tabac et de l'obésité de 73,1% et 27,1% (registre FAST-MI) (2). Ces chiffres sont à corréler avec ceux d'une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies publiée conjointement avec notre étude (2) qui confirme que cette tranche d'âge des moins de 54 ans concentre la plus forte proportion des femmes fumeuses. Il nous manque cependant le statut hormonal des femmes car la contraception par éthinylestradiol forme, avec le tabac, un cocktail explosif sur le risque d'infarctus du myocarde (quelle que soit sa voie d'administration : comprimé ou "pilule", patch transdermique ou anneau vaginal). Logiquement, une grande majorité de ces femmes jeunes qui font une crise cardiaque sont sous ce type de contraception oestroprogestative, et cela peut expliquer en partie cette hausse de +5% de crises cardiaques. D'où mon conseil : passé l'âge de 40 ans, il faut absolument opter pour une contraception progestative : comprimé micro-progestatif ou macro progestatif, implant sous cutané ou encore le dispositif intra utérin (stérilet) à la progestérone ».Le stress, plus nocif chez la femmeSi le tabagisme est l'ennemi n°1 dans la crise cardiaque chez la femme jeune, c'est souvent une association de malfaiteurs : elles fument, sont stressées - plus que les générations précédentes- et vivent plus souvent dans la précarité sociale (hors du système de soin, stress socio-professionnel et isolement social considérables souvent associés à la dépression etc.).Le stress est le troisième facteur de risque d'infarctus du myocarde chez la femme, avec un impact encore plus puissant que chez l'homme (4). Cet effet plus dévastateur parmi le sexe féminin se retrouve aussi avec le diabète, l'hypertension artérielle et la sédentarité, qui seraient davantage associés au risque d'infarctus du myocarde chez les femmes, notamment chez les moins de 60 ans.Claire Mounier-Vehier : « Le stress aigu (licenciement, séparation, boucler les fins de mois...) peut déclencher un infarctus du myocarde par le mécanisme suivant : le système nerveux parasympathique (qui contrôle en partie les activités involontaires des organes) est brutalement activé. La pression artérielle et le rythme cardiaque s'élèvent très vite, favorisant la fissuration d'une plaque d'athérome dans une artère du coeur (coronaire) ou une dissection coronaire (lésion-clivage de la paroi de l'artère du coeur, voire sa rupture). Un thrombus (caillot) se crée alors, obstruant l'artère et ne laissant pas ou peu passer le sang et oxygéner le coeur qui se trouve alors en souffrance. Cela peut aussi provoquer à l'extrême un syndrome de Takotsubo ou syndrome du coeur brisé (qui mime un infarctus mais qui n'en n'est pas un) avec une paralysie presque complète et transitoire du coeur suite à une émotion violente avec des conséquences parfois fatales (troubles du rythme, embolies de caillots de sang dans le cerveau, troubles du rythme...).Quant au stress chronique, il favorise les comportements délétères pour notre santé avec le tabagisme, les conduites alimentaires défavorables avec un repli sur soi, la sédentarité, le manque d'activité physique, et la sécrétion de cortisol (hormone à l'effet métabolique délétère et pourvoyeuse d'hypertension artérielle) ... d'où, chez ces femmes, l'apparition d'un syndrome métabolique plus fréquent associant des profils lipidiques et glucidiques défavorables et une obésité abdominale, facteurs de risque d'infarctus du myocarde et de maladies cardiovasculaires en général ».Lutter contre l'inactivité physique mais aussi la sédentaritéAlors que l'inactivité physique signifie moins de 30 minutes d'activité physique quotidienne, la sédentarité (travail posté etc.) est une fréquence faible, voire nulle, de déplacements (rester assis plus de 7 heures par jour). Or cette dernière est plus néfaste chez la femme que chez l'homme du fait de l'apparition d'un syndrome métabolique, plus toxique chez la femme !Pratiquer régulièrement 30 minutes d'activité physique par jour ou une activité intense deux fois par semaine réduit de 25 à 30% le risque d'accident vasculaire cérébral et coronaire ou sa récidive. Le fait d'être sédentaire est un facteur en soi de mortalité cardio et cérébro-vasculaire supplémentaire. C'est pourquoi, en plus d'une activité physique régulière, il faut utiliser tous les petits moyens pour lutter contre la sédentarité (se lever aussi souvent que possible, ne pas rester immobile/assis plus de deux heures consécutives, prendre l'escalier au lieu de l'ascenseur, descendre un arrêt de bus ou une station de métro avant la destination prévue, se lever pour téléphoner, se déplacer jusqu'au bureau voisin au lieu d'envoyer un mail, mettre sa poubelle loin de son bureau, aller aux toilettes à l'étage du dessus ou du dessous... ). Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique
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Le vrai et faux sur l'endométriose en 10 points
Grâce à l'acharnement d'une gynécologue française, le Dr Chrysoula Zacharopoulou, l'endométriose sort de l'ombre. La campagne 2016 a pour slogan « Les règles, c'est naturel, pas la douleur ». Le point d'orgue médiatique aura lieu le 19 mars 2016 avec la 3e Endomarche, marche mondiale pour l'endométriose qui réunira à Paris des milliers de femmes, des personnalités politiques et médiatiques. Le terme d'endométriose est de plus en plus familier, mais connaissez-vous vraiment cette maladie ? Etat des lieux sur la maladie en 10 points, sous l'oeil expert du Dr Zacharopoulou.1) Il faut parfois 10 ans pour poser le diagnostic d'endométrioseVRAI. 6 à 10 ans, c'est le temps entre l'apparition des premiers symptômes et le diagnostic d'endométriose. Environ 10 % des femmes sont touchées et la maladie est retrouvée chez près de 40 % des femmes qui souffrent de douleur chronique pelvienne, en particulier au moment des règles. Si 90% des femmes ne sont atteintes que de formes minimes à modérées, les 10% restantes connaissent de multiples problèmes. En premier lieu une vie intime, sociale et professionnelle en dent de scie, vécue dans une douleur souvent intense. Gastro-entérite, syndrome du côlon irritable, mal de dos, "anxiété féminine", caractère "douillet"... les médecins passent encore souvent à côté du diagnostic. Quand ils ne font pas (mais aussi la société) culpabiliser les femmes, en leur disant qu'il est "normal" d'avoir des règles douloureuses !Le Dr Chrysoula Zacharopoulou, chirurgien gynécologue à l'hôpital Trousseau (Paris) a travaillé au centre expert de l'endométriose à l'hôpital Tenon, dirigé par le Pr Emile Daraï. La création des passerelles entre les deux pôles de gynéco-obstétrique de deux hôpitaux (Tenon et Armand-Trousseau*) appartenant au même Groupe hospitalier des Hôpitaux universitaires Est Parisien, a permis de mutualiser les compétences pour le diagnostic et la prise en charge médicale et chirurgicale des patientes (y compris l'assistance médicale à la procréation en cas d'infertilité). Des réunions multidisciplinaires "Tenon-Trousseau" ont donc lieu à l'hôpital Tenon entre chirurgiens gynécologiques et digestifs, radiologues, urologues et spécialistes de la prise en charge de l'infertilité où chaque dossier est discuté pour définir la meilleure prise en charge pour une patiente donnée.Dr Zacharopoulou : « J'en fais une question de "droits des femmes", à être prises au sérieux, et me bats pour obtenir la même implication de la part des médecins et des pouvoirs publics envers l'endométriose qu'envers le diabète, deux maladies chroniques qui touchent une grande partie de la population. La douleur des règles -idée reçue quasi culturelle- fait que les femmes tardent à consulter. Parler des règles en 2016 est encore tabou. Peu de monde en parle, pas même les principales intéressées ! ».2) Des foyers d'endomètre peuvent s'infiltrer au niveau des poumons et du cerveauVRAI. L'endométriose est une maladie chronique des femmes en âge d'avoir des enfants, caractérisée par la présence de foyers d'endomètre (muqueuse interne de l'utérus) en dehors de la cavité utérine, c'est-à-dire au niveau du péritoine (membrane qui tapisse la cavité abdominale) ou des ovaires.Dr Zacharopoulou : « Dans les formes dites profondes, le tissu endométrial peut même envahir l'intestin (formes d'endométriose colorectales), la vessie, d'où une douleur lors de la miction, de la défection, des coliques etc. Il peut aussi envahir les poumons, le cerveau et les cicatrices cutanées. Sans nidation d'un embryon, l'endomètre qui s'est épaissi pendant le cycle se désagrège et s'écoule par le vagin, ce sont les règles. Mais les foyers d'endomètre dispersés subissent eux-aussi les fluctuations hormonales. Comme ils ne peuvent être évacués par les voies naturelles, cela provoque des lésions comme par exemple des nodules, des kystes, des réaction inflammatoires avec la formation d'adhérences avec les organes avoisinants ».3) Les causes de l'endométriose sont connuesFAUX. En 2016, cette maladie reste énigmatique. Cinq hypothèses coexistent :Théorie de la "menstruation rétrograde". Quelques cellules de l'endomètre, au lieu de s'évacuer par le vagin lors des règles, remonteraient dans les trompes jusqu'à la cavité abdominale pour s'implanter sur différents organes. Néanmoins, ce "flux rétrograde" existe aussi chez des femmes sans endométriose. Théorie auto-immune. Des altérations de la réponse immunitaire affecteraient la capacité naturelle de l'organisme à reconnaître et détruire des excroissances mal placées de tissu endométrial. Une faiblesse du système immunitaire permettrait à du tissu endométrial de prendre racine et de croître en dehors de l'utérus de certaines femmes. Théorie de la mutation congénitale. Au cours de notre développement dans le ventre de notre mère, certaines cellules endométriales pourraient être mal placées et, après la puberté, ces cellules commenceraient à se développer en réponse aux signaux hormonaux. Théorie "métaplasique". Le péritoine (qui recouvre les organes présents dans la cavité abdominale) dériverait d'un tissu embryologique appelé "coelomique" et aurait la capacité de se transformer en d'autres tissus, comme du tissu endométrial. Théorie de la métastase. Des cellules de l'endomètre pourraient migrer via la circulation sanguine vu que le tissu endométrial est parfois retrouvé dans des endroits qui ne sont pas en continuité avec l'utérus. 4) Des règles précoces protègent de la maladieFAUX. Des règles précoces, vers 10 ans, exposent à un risque plus important de développer une endométriose mais aussi des cycles courts et réguliers, des règles abondantes ou une proche parente (mère ou soeur) atteinte d'endométriose. Des facteurs environnementaux (tels l'exposition à des substances comme la dioxine) sont suspectés de favoriser le développement de la maladie en affectant le système immunitaire.5) Si j'ai très mal, c'est que la maladie est très étendueFAUX. 80% des femmes atteintes ont une douleur pendant les règles (dysménorrhées) mais l'intensité des symptômes n'est en rien corrélée avec la sévérité de la maladie. Le développement de la maladie entraîne des douleurs chroniques très invalidantes au quotidien et pendant les rapports sexuels (dyspareunies) chez 25-40% des femmes atteintes.6) L'endométriose rend infertileVRAI et FAUX.C'est la première cause d'infertilité chez la femme et 20 à 30% des femmes stériles souffrent d'endométriose. La raison n'est pas entièrement élucidée. Des modifications immunologiques du fluide péritonéal (sorte de lubrifiant entre les organes, contenu dans la cavité du péritoine) pourraient affecter l'interaction entre le sperme et l'ovocyte ainsi que des modifications immunologiques liées à l'endométriose qui peuvent être un obstacle à l'implantation d'un embryon. Concernant le parenchyme ovarien (partie de l'ovaire qui contient les follicules, sacs contenant les ovules immatures), une mauvaise chirurgie pourrait éventuellement diminuer la réserve ovarienne.7) Le diagnostic se fait grâce à un bilan radiologiqueVRAI. L'interrogatoire et l'examen clinique conduits par un gynécologue expert sont majeurs. Selon les symptômes, avec la réalisation d'un toucher vaginal et rectal, il peut palper des lésions d'endométriose au niveau du vagin, de l'intestin et des ligaments de soutien de l'utérus ainsi que de la vessie. Ensuite, les examens complémentaires permettent d'affiner le diagnostic, avec l'échographie par voie vaginale (par un radiologue spécialiste) et l'imagerie par résonnance magnétique (IMR) et l'écho-endoscopie rectale dans le cas de formes digestive. Mais le diagnostic définitif s'appuie sur l'analyse du tissu endométrial prélevé au cours d'une chirurgie mini-invasive (laparoscopie).8) Prendre la pilule règle la situationVRAI et FAUX. Le traitement hormonal constitue la première ligne de traitement. Il provoque une aménorrhée, c'est-à-dire une disparition des règles : contraceptifs oestroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, ou parfois des analogues de la Gn-RH, qui mettent la femme dans un état de ménopause artificielle (avec toutes les conséquences négatives que cela implique dont l'ostéoporose, les bouffées de chaleur etc.), mais aussi réduisent la douleur liée au fait que les lésions d'endométriose réagissent à la réponse hormonale. Ça n'est malheureusement qu'un palliatif car les lésions vont continuer de progresser. De plus, à la longue, leur effet "antalgique" diminue et la chirurgie semble alors la solution pour soulager les femmes.9) Les traitements actuels permettent de guérir la maladieFAUX. Il n'existe pas de traitement spécifique pour guérir la maladie.Dr Zacharopoulou : « Une coelioscopie (instruments et caméra accèdent à la cavité abdominale sans ouvrir la paroi abdominale, par des orifices minimes) avec ablation de toutes les lésions endométriosiques (du tissu de l'endomètre) est la technique de choix, sous réserve d'une balance bénéfice/risque favorable pour la patiente. En effet, plus la maladie est sévère, plus le risque de complications intra et post-opératoires augment. Ensuite, pour prévenir le risque de récidive après la chirurgie, un traitement hormonal peut être envisagé pur éviter la douleur des règles. Les femmes doivent être suivies sur le long terme par un spécialiste. »10) Le risque d'anxiété et de dépression est accruVRAI. La qualité de vie est 20% inférieure comparé aux femmes sans endométriose. Une étude sur 10 000 femmes vient de montrer qu'il y a presque deux fois plus de troubles anxio-dépressifs chez celles qui souffrent de cetet maladie*. L'hypothèse des chercheurs est que des réactions inflammatoires et un dérèglement immunologique provoquerait des troubles de l'humeur ou du comportement. Source : e-santéHélène Joubert, journaliste scientifique
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Maternité et environnement toxique : 10 gestes pour protéger le bébé
La maternité subit le risque toxique porté par son environnement. Pendant la grossesse, le foetus est très sensible à son environnement. . Or, certains polluants comme les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de provoquer des troubles du développement chez le bébé, y compris après la naissance. Les conseils du Dr Laurent Chevallier, spécialiste de la prévention des maladies environnementales en maternité. 1. Risque toxique et maternité : je supprime le tabac et l'alcool Arrêter de fumer est une priorité lors de la maternité car le tabac renferme un cocktail de substances toxiques susceptibles d'entrainer des complications lors de l'accouchement (hémorragies, etc.). C'est également une des premières causes de retard intra-utérin de l'embryon et de prématurité et un facteur de risque de la mort subite du nourrisson. Ce n'est pas mieux avec l'alcool qui, en traversant le placenta, expose le bébé au syndrome d'alcoolisation foetale (déformation du visage, retard de croissance et troubles du développement intellectuel). Un seul verre de vin par jour suffit à faire des dégâts ! 2. Je fais attention à mon alimentation Les femmes enceintes doivent avoir un apport suffisant en folates (vitamine B9), utiles au système nerveux de leur bébé. On en trouve dans le foie, les légumineuses, les épinards, le cresson... Attention aux chips, frites trop cuites, céréales du matin : la cuisson prolongée de ces aliments riches en glucides peut favoriser le diabète gestationnel.Il est conseillé de manger bio le plus souvent possible pour éviter les résidus de pesticides et de limiter le poisson à 150 gr par semaine. On choisit la daurade, le hareng, la sardine, le maquereau... qui contiennent peu de mercure ou de PCB et on bannit l'espadon, le flétan, la raie, le thon rouge... 3. Je trie mes ustensiles de cuisine On choisit des poêles et des casseroles en inox et on jette celles ayant un revêtement anti-adhésif qui s'avère vite toxique : ces poêles sont fabriquées avec des dérivés fluorés dont certains comme le PFOA sont toxiques à plus de 230°C. Pour les autres ustensiles, on privilégie le verre, voire la fonte ou la terre non vernis.Attention aussi au Bisphénol A présent dans les cannettes de soda et les conserves. Les films transparents étirables et les boites en plastique sont à proscrire des micro-ondes car ils renferment des phtalates qui migrent dans les aliments sous l'effet de la chaleur. L'idéal est d'utiliser un récipient en verre ou deux assiettes l'une sur l'autre pour réchauffer un plat. 4. J'évite les cosmétiques Il n'y a pas de risques pour votre bébé si vous vous maquillez occasionnellement pendant votre grossesse. Mais ayez l'oeil sur les étiquettes : 74% des vernis à ongles, 71% des fonds de teint et des crèmes pour le visage, 50% des rouges à lèvres contiennent des perturbateurs endocriniens (parabènes, etc.). Même à faible dose, une exposition répétée peut être nocive pour le foetus, déjà exposé à plein d'autres polluants.Pour vous faire belle, miser plutôt sur des produits certifiés bio par un label, il existe beaucoup de marques de bonne qualité. Quand bébé sera là, épargnez-lui les lingettes, les parfums, les laits, les lotions... ils sont bourrés de substances indésirables. 5. Je bichonne mon matelas Traitement anti-acarien, antimites, anti-souillure, anti-feu... Les matelas renferment un arsenal toxique de composés chimiques qu'on inhale souvent à notre insu. Pas génial pour le futur bébé ! Si vous profitez de votre grossesse pour en changer, choisissez un matelas « 100% latex naturel issu de l'agriculture biologique », les autres latex peuvent être synthétiques ou en partie traités. A éviter prioritairement, les mousses de polyuréthane d'où s'échappent des hydrocarbures, des retardateurs de flamme bromé, des biocides... On a la même exigence pour les oreillers et pour le matelas du futur bébé ! 6. Je prépare la chambre de bébé à l'avance Vous avez envie de profiter de votre congé maternité pour préparer la chambre de bébé ? Erreur : vous allez respirer des solvants et vous prenez le risque de tomber de l'escabeau. Laissez le bricolage au papa et ne vous y prenez pas au dernier moment. Il faut aérer la chambre longtemps avant la naissance pour que les particules et les odeurs émanant des meubles neufs, peintures, colles... s'évaporent. On évite l'aggloméré (il contient des substances irritantes, allergisantes et susceptibles de perturber le métabolisme) et on préfère les peintures avec le logo A+ qui émettent le moins de composés organiques volatiles. 7. Je sélectionne les jouets Soyez vigilante avec les jouets que vous allez acheter à votre bambin car il va les mâchouiller et les sucer. Mieux vaut donc qu'ils soient sans danger pour sa santé. Il est conseillé de privilégier les jouets en bois massif non traités. Pour les jouets en plastique, épinglés dans nombre d'études, des efforts ont été faits mais la prudence s'impose : à minima, choisir ceux « sans PVC » et « sans phtalates ». Privilégiez les peluches en coton bio, sans parfum, sinon lavez les deux fois avant usage et n'en mettez pas trop autour de son lit. Le site d'un réseau de femmes spécialisées en santé environnementale peut vous guider : www.wecf.eu 8. Je préfère les vêtements en coton La peau des bébés est particulièrement perméable aux produits chimiques donc la règle est d'acheter des bodys en coton. Les pyjamas ou autres vêtements comportant des imprimés ou motifs plastifiés sont à éviter, ils peuvent contenir des phtalates, des retardateurs de flamme, des colorants douteux... Impératif : pensez à laver les vêtements avant de les faire porter à votre bébé ! Et sachez que les couleurs foncées nécessitent plus de produits chimiques. 9. J'aère bien ma maison L'air intérieur de nos maisons est plus pollué que l'air extérieur alors on ouvre les fenêtres en grand 3 à 5 fois par jour, même en hiver. C'est le meilleur moyen de se débarrasser des particules toxiques en tous genres et de réduire le taux de composés organiques volatiles dégagés par les meubles, les colles, les peintures, les sprays, etc. On nettoie sa chambre sans produits chimiques et on oublie les encens, les bougies parfumées, les désodorisants, les parfums d'ambiance... grands pourvoyeurs de pollution. Une ou deux gouttes d'huile essentielle sur un galet fait l'affaire. 10. J'éloigne mon téléphone portable Les effets sur la santé des radiations émises par la téléphonie mobile et le wifi font débat. Par précaution, il est recommandé aux femmes enceintes de privilégier les sms et de limiter leurs appels en utilisant un kit mains libres. Surtout, éloignez votre téléphone portable de votre ventre, même en veille, afin de protéger le cerveau de votre bébé, et n'abusez pas d'internet sur votre mobile. Ne posez pas votre ordinateur sur votre ventre. Si vous achetez un baby phone, préférez un analogique qui émet des ondes non pulsées et se déclenche à la voix. Disposez-le loin de la tête, à plus de 1,50 m du lit. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Et si l'asthme fluctuait au gré des hormones féminines ?
Dans la vie d'une femme, l'asthme est une maladie susceptible d'évoluer. Les grandes variations hormonales du cycle menstruel ou lors de la ménopause peuvent parfois entrainer une aggravation de l'asthme, voire une amélioration pendant la grossesse dans un tiers des cas. Mais actuellement, on ne sait ni expliquer ni prévoir de telles fluctuations. Explications du Dr Anne Prud'homme, pneumologue, Chef de Service des maladies respiratoires au CHU de Tarbes. L'asthme ne débute pas forcément pendant l'enfance et ne s'arrête pas à la puberté« Il existe encore de nombreuses idées reçues autour de l'asthme », dénonce le Dr Anne Prud'homme. Notamment, « il est de croyance populaire que l'asthme débute pendant l'enfance, ce qui est complètement faux. D'ailleurs, 10% des asthmes commencent après 60 ans. » Autre idée reçue : l'asthme s'arrête à la puberté, ce qui n'est pas vrai. Le profil de l'asthme peut se modifier à l'adolescence, mais la maladie ne guérit pas. Enfin, l'asthme est nettement plus fréquent chez les femmes : à partir de 12 ans, cette maladie affecte environ 6 femmes pour 4 hommes. En revanche, dans l'enfance, c'est l'inverse, on trouve plus d'asthme chez les garçons que chez les filles. En fait, l'asthme peut fluctuer tout au long de la vie au gré des bouleversements hormonaux féminins (menstruations, grossesse, ménopause).Comment évolue l'asthme pendant la grossesse ?Dr Anne Prud'homme : C'est pendant la grossesse que l'évolution de l'asthme a été la plus étudiée. On sait que cette maladie est améliorée dans un tiers des cas, aggravée dans un autre tiers des cas et inchangée dans le tiers restant. Mais on ne sait absolument pas prédire dans quel sens l'asthme va évoluer durant cette période très particulière de la vie d'une femme. C'est pourquoi les femmes enceintes asthmatiques sont extrêmement surveillées sur le plan respiratoire par leur pneumologue.Et là encore, il existe une idée reçue à combattre selon laquelle le traitement de l'asthme serait néfaste au bébé. Au contraire, c'est un asthme non contrôlé qui est dangereux, car la survenue de problèmes respiratoires chez la mère pendant la grossesse peut avoir de sévères retentissements sur l'enfant (complications, petit poids de naissance, prématurité, etc.).Les femmes enceintes ne doivent donc surtout pas arrêter ou diminuer leurs médicaments de leur propre chef, mais en parler à leur médecin afin d'utiliser des molécules non foetotoxiques et non tératogènes (dénuées de risque de malformations congénitales). Il existe à ce sujet un site en accès libre permettant de connaitre les médicaments autorisés ou non pendant la grossesse et l'allaitement : http://lecrat.fr (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, Hôpital Armand-Trousseau, Paris). Encore une fois, il n'y a aucun risque pour l'enfant à naitre si l'asthme de la maman est bien traité.Les hormones sont-elles responsables de ces variations ?On sait que les estrogènes et la progestérone ont des effets sur le tonus musculaire bronchique et l'inflammation des voies aériennes, et que ces hormones font varier l'asthme. Mais on ne sait pas expliquer pourquoi. Par exemple, pendant la grossesse, pourquoi l'asthme s'améliore-t-il chez certaines femmes et pas chez d'autres ? Au final, le seul fait certain est que les niveaux hormonaux bougent beaucoup à ces moments-là. Si les hormones féminines influent sur l'asthme, cette maladie varie-t-elle au moment des règles ?C'est ce que l'on appelle l'asthme prémenstruel. Entre 20 et 30 % des femmes asthmatiques ont une aggravation de leur asthme juste avant les règles et pendant les règles. Il s'agit d'une forme très particulière de la maladie, avec souvent des symptômes très graves. Les études sur ce sujet indiquent un pic de décompensation de l'asthme à cette période et là encore, les variations hormonales prémenstruelles sont pointées du doigt.En pratique, il faut surveiller de tels changements cycliques. Les médecins devraient systématiquement poser la question à leurs patientes asthmatiques d'une éventuelle aggravation juste avant et pendant les règles, car des traitements sont possibles. Par exemple, dans quelques cas, la contraception pourrait améliorer ces symptômes. Qu'en est-il de l'asthme à la ménopause ?L'asthme au moment de la ménopause est un sujet encore plus compliqué. Non seulement les bouleversements hormonaux affectent l'évolution d'un asthme existant, mais certains asthmes peuvent aussi apparaitre à cette période précise, et cette forme d'asthme a la particularité d'être souvent difficile à traiter. Par manque d'études importantes et de certitude sur le sujet, les pneumologues considèrent que le traitement substitutif de la ménopause chez l'asthmatique est possible et n'aggrave pas l'asthme. Ils n'imposent pas de contre-indication, mais mettent en place une surveillance de l'évolution de l'asthme.Quelles sont vos recommandations ? Dr Anne Prud'homme : « Les femmes doivent surveiller leur asthme de façon très attentive à l'occasion d'une grossesse, à l'approche des règles et au moment de la ménopause. Ces périodes particulières de la vie d'une femme peuvent être l'occasion d'une variation de leur asthme qu'il convient de signaler à son médecin. Le pneumologue peut alors proposer au cas par cas des traitements visant à optimiser la situation. À ce jour, les solutions envisagées sont toujours personnalisées. » Source : e-santé Isabelle Eustache
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Objectif belles fesses : raffermir, remonter et galber ses fessiers
Depuis que le monde entier a flashé sur les jolies fesses de Pipa Middleton au mariage de sa soeur la princesse Kate, les croupes sont devenues stars. Dorénavant, on porte les fesses hautes et rebondies. L'aspect sexy de notre arrière-train consiste à marcher en roulant des fesses. Il existe même un concours annuel au Chili des plus belles fesses du monde.Quelles sont les techniques pour remodeler nos fesses ? « En premier lieu, le sport permet de sculpter les fesses, c'est la solution la plus simple, mais pour cela il faut faire régulièrement des exercices. Ensuite, il y a des traitements médicaux. » Le Dr Catherine de Goursac* nous détaille ici les traitements de choix pour la restauration de l'harmonie de la région fessière.Comment faire disparaitre les capitons tout en gardant le volume des fesses ?Les belles fesses ne tolèrent pas la peau d'orange, constituée d'adhérences formant une sorte de matelas situé en profondeur. Dr Catherine de Goursac : « Pour traiter les capitons sans perdre de volume, la carboxythérapie associée à la radiofréquence multipolaire représente la meilleure solution. » La carboxythérapie est une forme de super oxygénation de la graisse, ce qui a pour effet de détruire ces adhérences. La radiofréquence quant à elle, permet de lisser la surface de la peau.Il faut compter 5 à 6 séances à une semaine d'intervalle pour obtenir un beau résultat.Quelles solutions contre les vergetures ?Les vergetures lézardent les fesses et cassent leur harmonie. « Le traitement idéal repose sur l'association de la carboxythérapie avec le microneedlings », assure le Dr de Goursac. Comme indiqué ci-dessus, la carboxythérapie va doper à l'oxygène toute la profondeur de la vergeture, la forçant à se régénérer sans l'effacer totalement.Le microneedling consiste à réaliser à l'aide de micro-aiguilles, des micro-perforations dans toutes les couches du derme afin de stimuler la production de fibroblastes au niveau de la peau et ainsi d'augmenter entre autres la synthèse de nouveau collagène et d'acide hyaluronique. Nous avons à notre disposition un panel de micro-aiguilles de diamètres différents qui va induire des perforations de profondeur et de tailles différentes.Peut-on remonter les fesses ?Qui n'a pas rêvé d'avoir de belles fesses bien rebondies ?Pour remonter les fesses, plusieurs solutions s'offrent à nous : Les injections d'acide hyaluronique, efficaces mais couteuses. « On recourt à un acide hyaluronique très compact car le fait de s'asseoir peut modifier le volume créé ». Ensuite, une séance d'entretien tous les 18 à 24 mois est nécessaire. Les fils tenseurs et inducteurs tissulaires vont remonter la peau et accrocher grâce à leurs minuscules crans l'excédent cutané affaissé. La séance se fait sous anesthésie locale et impose un nombre important de fils pour obtenir un résultat satisfaisant, visible 3 à 6 mois plus tard. Le geste est ensuite à réitérer tous les ans ou tous les deux ans. Perdre un peu de popotin, pourquoi pas !Parfois, on trouve qu'il faut perdre un peu de rondeurs. « La cryolipolyse ou les HIFU (ultrasons focalisés) feront alors une beauté à vos fesses ». La cryolipolyse peut traiter des rondeurs localisées comme une culotte de cheval ou le pli sous fessier, alors que les HIFU sont davantage adaptés à des surfaces importantes avec un petit relâchement cutané. Il arrive également que l'on combine les techniques pour un meilleur résultat. La cryolipolyse est une méthode de destruction des cellules graisseuses par le froid. Il faut compter 2 séances à un mois d'intervalle. Les HIFU vont agir à six profondeurs différentes et vont ainsi pouvoir rétracter la peau et détruire la graisse en même temps. Il faut compter 3 séances à un mois d'intervalle.En finir avec le relâchementLorsque les fesses tombent, elles deviennent plates et molles, ce qui alourdit le pli sous fessier (banane sous fessière). Plusieurs techniques sont possibles comme les fils tenseurs inducteurs tissulaires. Selon le degré de relâchement cutané, deux à trois séances sont nécessaires à un mois d'intervalle. Attention, des bleus peuvent apparaitre et perdurer pendant deux semaines. Le redressement des fesses est visible rapidement, mais le mouvement s'amplifie dans les six mois qui suivent.Et en cas de faible affaissement, on peut recourir aux HIFU pour retendre la peau de l'ensemble de la fesse.* Le Dr Catherine de Goursac exerce la médecine esthétique depuis plus de vingt ans. Elle est membre de la Société française de médecine esthétique, membre du conseil d'administration de l'Association française des médecins esthéticiens (AFME) (www.afme.org), membre du conseil d'administration de la Fédération Syndicale de Médecin Esthétique et secrétaire de l'Association française d'anti-aging. Elle est l'auteur du livre : 'Tu as bonne mine ce matin' aux éditions Josette Lyon. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Transpiration : 5 astuces pour se maquiller l'été sans briller
Quand on a tendance à transpirer ou que l'on a la peau mixte à grasse, l'été peut être fatal à notre maquillage zéro défaut. Les astuces de notre spécialiste pour fixer le maquillage sans briller et rester fraîche même quand la température grimpe. Bien nettoyer sa peau avant de se maquillerLe premier des gestes beauté est de se maquiller sur une peau propre et débarrassée de l'excès de sébum qui la rend luisante. Malheureusement, en été la production de sébum s'intensifie et notamment la nuit : "Quand il fait chaud, le sébum que l'on produit la nuit est très irritant et il favorise la poussée des boutons. D'où l'importance de bien se nettoyer la peau matin et soir", prévient Joëlle Nonni, spécialiste du maquillage correcteur Avène.Le bon produit ? Une lotion micellaire ou une eau démaquillante sont les alliées des peaux mixtes à grasses, elles donnent un coup de fouet rafraîchissant. Les peaux très grasses se tourneront le matin vers un produit nettoyant moussant qui nettoie les pores plus en profondeur.Pour ne pas briller, purifier mais pas tropLe geste préféré des peaux mixtes à grasses ? Le masque et le gommage qui permettent de purifier le teint. Les masques à l'argile sont bien sûr très intéressants car ils ont un fort pouvoir absorbant mais il ne faut pas en abuser : pas plus d'une ou deux fois par semaine. Le risque ? "Provoquer une séborrhée réactionnelle" explique la spécialiste. "Il ne faut surtout pas décaper la peau avec trop de masques à l'argile ou trop de gommages car on risque d'avoir l'effet inverse."L'astuce de Joëlle Nonni : Ne pas laisser poser son masque à l'argile trop longtemps. Il doit absorber le sébum sans déshydrater la peau. On le pose, on laisse sécher quelques minutes mais on le retire avant qu'il ne craquelle.Maquillage d'été, je troque ma crème habituelle contre...Même si les peaux mixtes à grasses ont déjà l'habitude des crèmes light, en été pour éviter la sensation de masque collant, on a la main légère et sur le maquillage et sur la formule de son soin. L'idéal est de remplacer sa crème habituelle par un sérum que l'on utilisera seul. Son avantage d'hydrater parfaitement, les corps gras en moins. Joëlle Nonni conseille également d'essayer les émulsions matifiantes "qui ont dans leur formule des agents qui limitent la séborrhée." Pour celles qui vont au soleil, pour ne pas multiplier les couches de cosmétiques, il faut aller à l'essentiel : appliquer son sérum puis un écran solaire toucher sec. On allie hydratation, protection sans surcharger. La peau peut alors recevoir un peu de poudre de teint en toute légèreté.L'astuce de Joëlle Nonni : "Pour éviter de trop briller en été, on peut tapoter localement et sur la zone T, après avoir appliqué son sérum, un peu de lotion purifiante car elle contient des actifs absorbants. La bonne routine ? On nettoie sa peau avec la lotion nettoyante purifiante, on applique son sérum et on tapote à nouveau un peu d'eau purifiante sur le bout du nez, le centre du front pour renforcer l'effet matifiant." Ensuite, place au maquillage léger.Maquillage d'été : avoir la main légère sur le fond de teintQuand il fait chaud, on a rarement envie d'un maquillage trop lourd. On souhaite camoufler les petites imperfections, avoir bonne mine mais sans surcharger le teint. On troque donc son fond de teint habituel contre une poudre de teint, ou un perfecteur de teint à la formule plus légère. Il existe de plus en plus formules light qui déposent sur le teint un voile couvrant très léger comme les BB crèmes. Les peaux fragiles, à couperose, avec des taches, remplaceront leur fond de teint par une crème solaire teintée, un bon moyen d'associer maquillage et protection solaire.Le bon geste : Vous utilisez une poudre de teint ? Commencer par appliquer au kabuki une poudre translucide anti-brillance qui va matifier et unifier le teint, puis appliquer ensuite la poudre de soleil par exemple avec un pinceau classique.Vous préférez une formule liquide type BB crème ? L'idéal est d'utiliser une éponge qui va prélever moins de matière que l'on tapote sur l'ensemble du visage.Maquillage anti-brillance : les retouches indispensablesQuand le maquillage commence à filer, que le teint devient trop brillant, il est temps de faire une petite retouche fraîcheur. Pour éviter le mélange peu reluisant sébum/maquillage, on commence par absorber la transpiration avec des petits carrés de papier absorbant. Pour donner un coup de fouet à la peau, on pulvérise un peu d'eau thermale qui va resserrer le grain de peau. On absorbe l'excédent d'eau à l'aide d'un coton, puis on parfait le maquillage avec de la poudre matifiante et la poudre de teint.L'astuce de Joëlle Nonni : Pour éviter le transfert de sébum sur sa poudre de teint, plutôt que d'utiliser la houppette habituelle, la troquer contre des disques à démaquiller à usage unique. "Quand on utilise le pinceau, on retransfère du sébum sur la poudre qui finit par être luisante sur le dessus et devient sèche."A faire pour que le maquillage d'été ne file pas Préférer les fards à paupières mates, qui ont effet matifiant, aux fards à paupières irisés qui contiennent plus de corps gras, et appliquer avant le fard une base à paupière ou de la poudre translucide pour l'effet matifiant. Utiliser du maquillage waterproof peut être une bonne option pour être sûr que son make-up résiste à la transpiration. Toutefois, le maquillage waterproof est plutôt déconseillé aux peaux fragiles car les agents hydro-alcooliques qu'il contient ne sont pas toujours bien tolérés par les peaux les plus sensibles. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Anorexie mentale : peur de grossir ... ou plaisir de maigrir ?
Et si on s'était trompé ? Selon une récente étude de l'Inserm, les jeunes filles souffrant d'anorexie mentale n'ont pas peur de prendre du poids mais éprouvent une grande satisfaction à en perdre. Pareil, pensez-vous ? Pas vraiment. Cette découverte fait glisser l'anorexie du côté des addictions, ce qui ouvre de nouvelles voies thérapeutiques. Vers une nouvelle définition de l'anorexie mentale ? Le nouveau maire de Londres vient d'interdire les publicités incitant à la maigreur dans les transports publics. Une initiative qui tombe à pic pour ne pas inciter les adolescentes à faire des régimes. En effet, la définition internationale de l'anorexie mentale pourrait bien changer.Jusqu'à présent, le diagnostic repose sur trois critères : une restriction alimentaire menant à la perte de poids, une perception déformée du poids et une peur intense de grossir. Or, une étude de l'Inserm, rendue publique en juin dernier, vient de remettre en cause ce troisième symptôme en montrant que les patientes atteintes par ce trouble alimentaire grave étaient plus sensibles au plaisir de maigrir qu'à la peur de grossir.Anorexie mentale et tests : des patientes qui réagissent positivement à la maigreurPour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les réactions de 71 patientes à celles de 20 femmes en bonne santé face à des images de femmes en surpoids et en sous-poids. Grâce à des tests de mesure de leur taux de sudation (conductance cutanée), ils se sont aperçus qu'il n'y avait aucune différence émotionnelle entre les patientes anorexiques et le groupe contrôle lorsqu'elles visionnaient des femmes fortes. En revanche, la vision de corps extrêmement maigres a provoqué immédiatement une réaction évaluée comme « positive » chez les patientes atteintes d'anorexie mentale qui se sont mises à transpirer exagérément contrairement au groupe contrôle qui n'a rien manifesté de particulier.Un trouble alimentaire plus addictif que phobiquePour le Pr Philip Gorwood, chef de service de la clinique des maladies mentales et de l'encéphale à l'hôpital Sainte-Anne (Paris), qui a conduit l'étude, ces résultats confirment l'idée que l'anorexie n'est pas une phobie -celle de prendre des kilos- mais relève d'une addiction au plaisir de maigrir. « On pourrait penser que c'est pareil car la finalité est la même : quand on a très envie de maigrir, on a peur de grossir. De la même manière que lorsqu'on est dépendant à l'alcool, on a très envie de boire parce qu'on a peur du manque. Sauf que ce ne sont pas les mêmes circuits cérébraux qui sont activés. Dans la phobie, c'est la zone de l'amygdale qui réagit très rapidement face à un stimulus qu'elle considère potentiellement dangereux ou angoissant. Dans l'addiction, c'est une autre région du cerveau, le striatum ventral, qui répond en mobilisant le circuit de la récompense ».Perdre 300 gr de plus pour se sentir mieuxUne étude, basée sur l'IRM fonctionnelle du cerveau, avait déjà mis en évidence l'action du striatum ventral chez une vingtaine de patientes atteinte de cette maladie mentale. Non seulement le travail de l'Inserm renforce cette hypothèse d' «une addiction sans drogue qui survalorise la maigreur » mais elle indique également que, parmi les quelques 70 gènes de susceptibilité impliqués dans l'anorexie mentale, un, le BDNF (qui intervient dans la survie des neurones et la neuroplasticité), pourrait avoir une influence majeure.Pr Gorwood : « Il est délicat de parler de plaisir de maigrir dans une pathologie où les patientes sont en grande souffrance. Parlons plutôt d'un trouble de l'effet récompense. Ce qui motive leur comportement est la sensation que perdre 200 ou 300 gr de plus va leur permettre de se sentir mieux. D'où cette recherche désespérée de perdre toujours plus de poids ». Une chose est sûre, selon le spécialiste : « l'anorexie mentale commence toujours par un régime ».L'espoir de nouvelles thérapeutiques contre l'anorexieCette découverte est fondamentale pour orienter les recherches et trouver de nouveaux traitements.Aujourd'hui, aucun médicament ne permet de soigner ce trouble du comportement alimentaire qui touche 2 à 3% des adolescentes (avec un pic entre 13 et 25 ans) et qui mène à la mort dans 1% des cas.A terme, des molécules ciblant plus spécifiquement le circuit de la récompense, notamment la dopamine, pourraient voir le jour. Mais dans l'immédiat, c'est surtout vers des thérapeutiques, utilisées dans d'autres maladies, que se tournent les chercheurs. A commencer par la remédiation cognitive. Cette gymnastique du cerveau vise à développer les capacités d'adaptation à de nouvelles situations. L'objectif dans l'anorexie est de briser le cercle vicieux « mal-être = rejet de la nourriture ».La remédiation cognitive pour lutter contre les réflexes automatiques« Les patientes anorexiques sont très efficaces et performantes, ce sont en général de bonnes élèves, mais elles manquent de flexibilité à court terme, explique Philip Gorwood. La remédiation cognitive consiste à les faire jouer sur ordinateur à des jeux dont les règles changent en cours de route de manière à ce qu'elles s'habituent à trouver d'autres solutions. Ce style d'approche pourrait les aider à modifier le processus de base que l'on retrouve dans cette addiction. Au lieu de penser “je ne me sens pas bien donc je vais me priver de manger pour me sentir mieux”, elles pourront se dire “je ne me sens pas bien, peut-être que je peux en parler à quelqu'un” ou simplement se demander ce qui ne va pas ».Autre voie d'avenir, la méditation pleine conscience. Cette technique permet de travailler sur le ressenti ici et maintenant afin de court-circuiter les pensées parasites et automatiques. Philip Gorwood : « Face à un plat, la patiente pourra peut-être se dire “je mange parce que j'ai faim” plutôt que “si je mange, je vais prendre un kilo”. Cela prend du temps mais bien utilisée, la méditation pleine conscience peut-être très efficace ». Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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5 recettes naturelles post-soleil faciles et pratiques
Après la plage et le soleil, notre peau et nos cheveux ont besoin d'une routine estampillée réparation et hydratation. Voici 5 recettes naturelles pour une peau apaisée et un bronzage sublimé. Une huile pour calmer mes coups de soleilLa séance bronzette a duré un peu trop longtemps et votre peau a attrapé un coup de soleil ? Cette huile calmante devrait vous apaiser tout en réparant votre peau asséchée par l'été. Son plus ? Elle sent bon les vacances !La recette : Versez dans un flacon pompe en verre opaque 50 ml de monoï ou d'huile de coco. Ajoutez 10 gouttes d'huile essentielle (HE) de lavande vraie et 10 gouttes d'HE de géranium rosat. Refermez le flacon et secouez pour bien mélanger.Le bon geste : Appliquez sur l'ensemble du corps ou sur le coup de soleil, sur peau propre, après l'exposition.Se conserve 6 mois à température ambiante.A lire aussi : Bronzage, je joue les prolongations ! Un soin au concombre pour ressourcer ma peauSous le soleil, une partie de l'eau contenue dans la peau s'évapore. Résultat elle devient sèche, moins souple et moins éclatante. Le concombre riche en eau aide à hydrater les épidermes desséchés, il est rafraîchissant et redonne de l'éclat au teint.La recette : Mixez un concombre dans un mixeur ou centrifugeuse et réservez le jus. Ajoutez-y deux cuillères à soupe d'huile d'amande douce.Le bon geste : Appliquez sur peau parfaitement nettoyée le soir après l'exposition au soleil et laissez poser toute la nuit.Un masque pour réparer mes cheveuxSi le soleil éclaircit les cheveux et leur donne de jolis reflets naturels, il a aussi tendance à les dessécher, un phénomène que le sel de la mer ou le chlore de la piscine auront accentué. Résultat, au retour des vacances les cheveux sont secs et abîmés. Ce masque au yaourt va les nourrir et leur donner un nouveau souffle.La recette : Brassez 1 c. à s. de yaourt nature pour le rendre liquide. Ajoutez un jaune d'oeuf et 1 c. à s. d'huile d'olive ou d'amande douce.Le bon geste : Après le shampoing, appliquez le masque sur l'ensemble de la chevelure, couvrir d'un film plastique puis d'une serviette et laissez poser 20 mn. Rincez jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire.Usage immédiat, ne pas conserver.Une crème pour prolonger mon bronzageQuand on a la peau bien dorée, la seule chose que l'on souhaite c'est prolonger ces effets pour la rentrée. La carotte est l'ingrédient bonne mine par excellence. Son plus ? Elle ne coûte pas cher !La recette : Mixez à la centrifugeuse 3 carottes pour en extraire le jus. Au bain-marie faire fondre 5 g de vaseline dans 10 cl d'huile de germe de blé. Retirez du feu et ajoutez le jus de carottes. Remuez pour obtenir une crème homogène et mettre le tout dans un pot avec un couvercle.Le bon geste : Une fois la crème refroidie, l'appliquer sur le visage et le corps, de préférence le soir au coucher.Un spray pour soulager mes pieds fatiguésAprès une journée de marche vous avez les pieds gonflés ? Ce spray rafraîchissant à base d'hamamélis connue pour ses propriétés astringentes et rafraîchissantes devrait vous apporter un vrai coup de fouet.La recette : Versez dans un flacon spray 3,5 c. à s. d'hamamélis. Ajoutez 2 gouttes d'huiles essentielles de menthe poivrée, de citron, de cyprès et de lavande. Refermez le flacon secouez-le énergiquement. Le spray est prêt !Le bon geste : Vaporisez aussi souvent que nécessaire sur les pieds et les mollets.A conserver 3 mois maximum dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière. Source : e-santé Jessica Xavier, journaliste beauté
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Santé : les maladies se vivent différemment au masculin ou au féminin
Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas uniquement liées aux hormones et au formatage par les stéréotypes de genre. Les spécificités biologiques comptent aussi mais elles sont sous-estimées. L'Académie de Médecine alerte sur la nécessité de prendre en compte ces particularités entre masculin et féminin, pour mieux soigner. Différences masculin féminin : arthrose chez les filles, autisme chez les garçonsSavez-vous que les femmes ont plus de maladies auto-immunes que les hommes ? A l'inverse, ces derniers sont davantage touchés par l'autisme et les maladies neuro-développementales...Hommes et femmes ne sont pas identiques, on le sait. Le sexe féminin est déterminé par les chromosomes XX et le sexe masculin par les chromosomes XY. Cette différence n'est pas sans conséquence.Selon Peggy Sastre, auteur de « Le sexe des maladies » (1), une étude sur des souris mâles et femelles (2), publiée en juillet 2006, montre que « 72% des gènes actifs dans le foie, 68 % dans les cellules graisseuses, 55,4 % dans les muscles et 13,6 % dans le cerveau » s'expriment à des degrés divers selon le sexe.Médecine différenciée : la France en retardPour autant, excepté en matière de reproduction, ces caractéristiques biologiques différenciant le féminin du masculin ne sont pas prises en compte par le corps médical. Une situation anormale, selon l'Académie de Médecine qui recommande de former les professionnels de santé à une médecine différenciée et d'adapter les traitements en fonction du genre. C'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède où, pour certaines pathologies, hommes et femmes ne sont pas pris en charge dans le même service. « En France, nous avons dix ans de retard », regrette le Pr Claudine Junien, généticienne et membre de l'Académie.Infarctus au masculin ou au féminin: des symptômes différentsCe sont surtout les femmes qui en font les frais.Exemple : longtemps considéré comme une maladie d'hommes, l'infarctus du myocarde est sous-diagnostiqué chez elles. Chez environ la moitié des patientes, les symptômes du genre féminin se traduisent par des nausées et des douleurs dans le ventre plus que par une douleur intense au thorax et au bras gauche. Résultat : l'électrocardiogramme est réalisé plus tardivement.Autre exemple : la localisation du cancer colorectal diffère également entre les deux sexes...Les femmes ne réagissent pas, non plus, de la même manière aux médicaments : des études démontrent qu'il suffirait d'une demi-dose de vaccin contre la grippe pour qu'elles soient protégées de la maladie. D'autres indiquent que l'aspirine protège mieux les messieurs de la crise cardiaque et les dames de l'AVC.Certains médicaments testés sur le sexe masculin uniquementAutre particularité du genre masculin : à posologie identique, leur organisme élimine plus lentement certaines molécules comme les psychotropes. Si on en est là, c'est que la recherche oublie les femmes : 60% des essais cliniques respectent la parité mais les 40% restants font plutôt la part belle aux hommes. Des chercheurs américains ont montré que les expériences sur les rats de laboratoire se font cinq fois plus souvent avec des mâles qu'avec des femelles. Raison de cette sous-représentation féminine ? Le cycle hormonal et la contraception orale compliquent les essais et exigent des moyens supplémentaires. Pour Claudine Junien : « Trop de traitements sont toujours prescrits à des femmes après n'avoir été testés que sur des hommes ».Tenir compte du sexe dans les recherchesAujourd'hui, l'Académie de Médecine estime urgent de « concevoir et/ou interpréter les études sur l'homme ou l'animal en tenant compte des sexes féminin et masculin ».Les Américains se sont déjà engagés dans cette voie : depuis 1993, l'agence de sécurité sanitaire américaine (la Food and Drug Administration) s'assure que les recherches qu'elle mène et finance s'intéressent à l'influence du sexe dans les maladies, particulièrement en ce qui concerne la santé des femmes.Par exemple, En 2013, après avoir noté que les femmes étaient deux fois plus réactives aux effets du d'un somnifère bien connu, la FDA a recommandé de diviser par deux la dose de ce somnifère lorsqu'il est prescrit à une patiente... Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé
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Les femmes plus vulnérables aux effets de l’alcool que les hommes
Plus vulnérables aux effets de l’alcool que l’homme, les femmes en paient le prix fort alors même qu’elles sont plus susceptibles de développer un sentiment de honte ou de culpabilité qui les empêche de demander de l’aide. Hommes ou femmes, quelles différences vis-à-vis de l'alcool ? Les effets de l’alcool plus forts chez la femme 1,5 à 2 millions de personnes sont dépendantes à l’alcool en France et les femmes comptent pour un tiers à un quart environ. Globalement, la consommation d’alcool (éthanol) à risque est deux à trois fois moins fréquente chez les femmes que chez les hommes. Pour autant, celles-ci réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool. Parce que le poids et la corpulence (poids/taille) jouent sur la vitesse d’alcoolisation, elles sont en moyenne 20 à 30 % plus saoules que les hommes pour une même quantité d'alcool. Néanmoins, il n’y a pas de différences concernant l’effet psychotrope/psychologique de l’alcool (euphorie et désinhibition, voire agressivité etc.). Dr Christine Joly, chef du service d’Addictologie et Alcoologie au CH de Valence : « L’accoutumance est l’augmentation de la dose d’alcool pour garder le même effet psychotrope. Le degré d’accoutumance de l’homme est supérieur à celui de la femme, du fait de sa plus grande corpulence ». Alcool : des répercussions typiquement féminines En cas de consommation excessive d’alcool, les dommages causés au foie apparaissent plus rapidement, et sont donc plus graves. Le foie de la femme étant physiologiquement plus fragile, notamment vis-à-vis de l’alcool (a fortiori s’il existe des antécédents d’hépatite C, B ou A), elle sera plus vulnérable à l’hépatite alcoolique (lésion du foie secondaire à une intoxication chronique par l’alcool), à la stéatose hépatique (stockage de graisse dans le foie), à la fibrose hépatique (transformation fibreuse de certains tissus) et à la cirrhose. Dans le foie, le système enzymatique sensé transformer l’éthanol est moins performant chez la femme. Par exemple, une cirrhose du foie chez une femme peut se développer en 4 à 5 ans, contre 10 à 15 ans chez un homme. Le dérèglement du cycle menstruel accompagné de pertes de sang d'origine utérine plus ou moins importantes survenant en dehors de la période des règles (métrorragies) est prouvé. En effet, l’alcool est toxique pour le système nerveux central, avec pour conséquence une réduction de la sécrétion hormonale gonadotrope au niveau cérébral, responsable d’une baisse de testostérone chez l’homme (troubles de l’érection, de l’éjaculation et de la libido) mais aussi d’estrogènes et de progestérone chez la femme (ménopause précoce, absence de règles et troubles de la libido). Des études relient l'alcoolisme et le cancer du sein mais leur puissance n’est pas suffisante pour l’affirmer. Par ailleurs, les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré sont plus élevés. Dr Christine Joly : « Il y a des causes à l’addiction et en particulier à l’alcool. Dans 80% des cas, chez les personnes alcoolodépendantes il y a un vécu d’abandon avec, pour 60% d’entre eux, un traumatisme psychique dont, en tête, un antécédent d’abus sexuel. Or les victimes sont plus souvent des femmes ». La femme et l’alcool, souvent une histoire de dépression Les femmes dissimulent plus volontiers -et de façon plus habile- leur consommation (excessive) d'alcool. Pour identifier les femmes alcoolodépendantes, en dehors d’un bilan biologique hépatique perturbé, il faut savoir que chez elles, la maladie se présente beaucoup plus souvent que chez les hommes sous la forme d’une dépression. Alors que la consommation d'alcool est la plus forte chez l'homme vers 18-19 ans, pour la femme c'est plutôt à l’âge adulte, autour de 27 ans, une fois qu’elle se trouve confrontée à des histoires de vie. Dr Christine Joly : « La parole des femmes se libère et elles se soignent un peu plus précocement qu’il y a dix ans. Les femmes boivent plus souvent de manière psychotrope, anxiolytique. C’est pourquoi il faut les questionner avec beaucoup de délicatesse : « Est-ce que l’alcool vous fait du bien, apaise vos angoisses ? ». Alcoolisme : hommes ou femmes, les mêmes solutions pour s’en sortir Toutes les thérapies pour se libérer de la dépendance à l’alcool sont proposées sans distinction hommes/femmes. La prise en charge se fait à trois niveaux : Socio-juridique (conséquences familiales, professionnelles etc.). Psychologique (thérapies cognitivo-comportementales, thérapies systémiques avec les entretiens familiaux notamment et les thérapies analytiques-psychanalyse). Médicale (afin de soigner les complications somatiques et d’éventuelles comorbidités psychiatriques). En effet, parmi les personnes en difficulté avec l’alcool, 70% ont des structures névrotiques (syndrome anxio-dépressif voir bipolarité) et 30% des structures psychotiques (un état limite, trouble de la personnalité etc.). Sans aucune spécificité féminine. Quant à l’effet anxiolytique et antidépresseur du baclofène (un relaxant musculaire) qui permet selon les témoignages une indifférence à l’alcool, les médecins cliniciens comme le Dr Joly sont dans l’expectative. Sans Autorisation de Mise sur le Marché dans le traitement de l’alcoolo-dépendance à ce jour, il peut être délivré en autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Deux études contradictoires sont parues en 2016. Des divergences quant aux doses potentiellement efficaces utilisées dans ces essais alimentent la polémique. Fin 2016-début 2017, l’Assurance-maladie fera le point sur les effets indésirables du baclofène à haute doses (sédation, hypotension, vertiges, maux de tête). Marion Garteiser, journaliste santé
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L’endométriose profonde
L’endométriose se caractérise par le développement anormal de muqueuse d’endomètre en dehors de l’utérus. Au gré des variations hormonales, cette muqueuse s’épaissit puis saigne, pouvant selon sa localisation provoquer des douleurs et des lésions susceptibles notamment de mettre la fertilité des femmes en péril. Lorsque cette muqueuse se situe très en profondeur, infiltrant les muqueuses digestive ou urologique, on parle d’endométriose profonde, l'une des formes les plus graves. Pour bien comprendre l’endométriose L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. À chaque début de cycle, elle s’épaissit progressivement sous l’influence des hormones ostéogènes, afin d’être prête à recevoir l’?uf en cas de fécondation. En l’absence d’ovule fécondé, la muqueuse devenue inutile se rétracte, saigne et est évacuée avec les règles. En cas d’endométriose, on trouve de l’endomètre en dehors de l’utérus, lequel suit la même évolution, pouvant endommager des organes qui sont alors gênés ou lésés par l’épaississement de la muqueuse, les saignements et sa non-élimination à chaque cycle. On comprend ici que les symptômes de l’endométriose et ses conséquences sont directement liées à la localisation de l’endomètre et à son étendue. Trois types d’endométriose Trois types d’endométriose ont été décrits : l’endométriose superficielle péritonéale, les kystes endométriosiques, l’endométriose profonde. Le cas de l’endométriose profonde Dans l’endométriose profonde, les lésions pénètrent en profondeur dans l’espace rétro-péritonéal (le péritoine étant la membrane qui tapisse la paroi abdominale) ou dans la paroi des organes pelviens (vessie, rectum, vagin, ligaments utéro-sacrés...). Elle devient alors digestive lorsqu’elle infiltre la musculeuse digestive ou urologique lors d’une infiltration de la musculeuse vésicale ou urétérale. Par définition, la profondeur a été fixée à au moins 5 mm. À partir de là, plus les lésions d’endométriose sont situées en profondeur, plus les symptômes seront intenses. Des douleurs menstruelles, une des caractéristiques de l’endométriose Les symptômes de l’endométriose profonde sont surtout douloureux et à recrudescence menstruelle, souvent associée à une infertilité. Les autres signes cliniques, qui apparaissent eux aussi en fonction du cycle (période prémenstruelle), varient fortement avec la localisation des lésions, souvent multiples : dysménorrhée, dyspareunie profonde (douleurs lors des rapports sexuels), douleur pelvienne chronique, symptômes fonctionnels digestifs (diarrhée, constipation, douleurs lors de la défécation?) et/ou urinaires (douleurs ou brulures à la miction, difficultés à vider la vessie, présence de sang dans les urines?), etc., outre des risques d’infertilité, l’endométriose s’accompagne souvent d’une fatigue chronique. En cas de douleurs et pour préserver la fertilité, un traitement est proposé, médical, mais surtout chirurgical. Il vise à retirer (exérèse) toutes les lésions d’endométriose en préservant si possible la fertilité, et idéalement par voie c?lioscopique. Le préalable requis est une localisation très précise de toutes les lésions par les techniques variées d’imagerie médicale aujourd’hui disponibles. Marion Garteiser, journaliste santé
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La radiofréquence, la nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin
La radiofréquence représente une nouvelle technique pour faciliter l’orgasme féminin. D’une grande efficacité, cette méthode est de plus en plus pratiquée aux États-Unis. Le point avec le Dr Catherine Solano, Médecin sexologue et andrologue. Jusqu’ici nous n’avions que peu de techniques pour faciliter l’orgasme féminin, excepté la musculation du périnée qui consiste à réaliser des exercices de contractions musculaires de la zone sexuelle, comme on les pratique pour la rééducation après l’accouchement. Nous disposons désormais d’une nouvelle méthode, la radiofréquence à température contrôlée, qui a pour effet de tonifier les tissus et qui permet donc d’éprouver davantage de sensations vaginales et d’accélérer la survenue de l’orgasme féminin. La radiofréquence et l’orgasme féminin : en quoi ça consiste ? Cette méthode consiste à envoyer des ondes de radiofréquence dans les tissus de la paroi du vagin. On provoque ainsi un réchauffement local à une température aux alentours de 42-43 degrés, ce qui a pour effet d’activer les réactions tissulaires et d’induire une régénération de la muqueuse vaginale et du tissu conjonctif. Cette régénération est maximale un mois environ après la séance. Les tissus sont plus fermes, plus toniques et les sensations sont augmentées. Dr Catherine Solano : « On utilise une sonde en plastique souple, grosse comme un doigt, donc beaucoup plus petite que le spéculum d’un gynécologue. Cette sonde comprend sur un côté une zone métallique émettant des ondes de radiofréquence sources de chaleur. Le médecin l’introduit dans le vagin de la femme en position gynécologique et il réalise de petits mouvements, comme un léger massage de la paroi vaginale. Un gel est utilisé pour faciliter la transmission des ondes. Ce procédé est indolore et ne nécessite aucune anesthésie. La seule sensation ressentie est une chaleur locale, dont l’intensité est réglée en fonction de la sensibilité de chaque femme. En règle générale, on utilise une température plus basse lors de la première séance, que l’on augmente ensuite, car les tissus régénérés supportent mieux la chaleur. Il n’y a pas de risque de brulure interne, car l’appareil est bloqué à un niveau de température adapté. » Quelle est la durée de ce traitement et quels effets escompter ? On recommande classiquement de réaliser 3 séances à 1 mois d’intervalle, puis de renouveler une séance un an plus tard. « Il n’est pas nécessaire de prévoir des séances régulières sur le long terme car les effets obtenus sont persistants, précise le Dr Solano. Aux États-Unis, la radiofréquence est une technique de plus en plus demandée et les centres gynécologiques la proposant se sont rapidement multipliés. Selon certaines enquêtes, dans le domaine de la médecine esthétique, il s’agirait de la méthode qui remporte le plus de satisfaction. Une étude américaine menée auprès d’une trentaine de personnes indique que la satisfaction sexuelle ressentie avant la première séance de traitement est de 3/6 pour monter à 5,5/6 après la 3e séance (1). Le seul inconvénient est donc son prix, puisqu’il faut compter 800 euros la séance. » Peut-on attendre d’autres bénéfices de ce traitement ? « Oui, la radiofréquence vaginale s’accompagne d’autres bénéfices très intéressants pour les femmes ménopausées. Cette méthode améliore ce que l’on appelle les petits problèmes du « Syndrome génito-urinaire » de la ménopause. En effet, les séances de radiofréquence restaurent la lubrification vaginale, rendent la muqueuse moins fragile et préviennent les problèmes urinaires (brulure, petite goutte?). La vulve bénéficie aussi du traitement, ce qui a pour effet de retendre les petites lèvres. La radiofréquence a-t-elle d’autres indications thérapeutiques que l’orgasme féminin ? La radiofréquence est également employée en médecine esthétique pour redessiner l’ovale du visage, retendre les bras, les cuisses ou le ventre lorsqu’ils se sont relâchés avec l’âge, ou encore tonifier le voile du palais chez les personnes atteintes d’un syndrome d’apnées du sommeil. Enfin, cette méthode est très intéressante pour les femmes souffrant de dysfonction sexuelle après la ménopause lorsqu’elles ont eu un cancer gynécologique (sein ou utérus) et pour lesquelles le traitement hormonal contre la ménopause est contre-indiqué. Marion Garteiser, journaliste santé
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Prise et perte de poids : les conséquences sur ma peau
Croissance, grossesse, maladie, régimes? la prise ou la perte de poids excessive et/ou trop rapide n’ont pas uniquement un impact sur la silhouette. Elles marquent également la peau de diverses façons. Nathalie Negro diététicienne nous explique les conséquences des variations de poids sur la peau. La peau : un organe barrière surprenant La peau assure plusieurs fonctions : protectrice, thermorégulatrice, un rôle d’échanges (eau), un lieu de stockage des réserves d’eau du corps, c’est aussi un organe sensoriel qui peut trahir nos émotions. La peau est également notre plus gros organe et le plus étendu : "La peau pèse environ 3,5 kilos chez un adulte de 70 kilos et couvre 1,8m² de surface" enseigne Nathalie Negro, diététicienne en station thermale. En première ligne, l’épiderme subit les agressions internes et externes. Les variations de poids notamment, et les régimes peuvent modifier sa physiologie, son apparence. Véritable miroir de notre santé, de notre bien-être et de notre hygiène de vie, la peau demande une attention toute particulière. Régime, perte de poids et peau : les liaisons dangereuses Notre alimentation joue un rôle primordial sur la beauté et la bonne santé de notre peau c’est un fait. Certains nutriments sont indispensables pour la protéger. C’est le cas notamment des minéraux, des acides gras essentiels, des acides aminés, des vitamines A, C, E. "Si le corps connait des carences de ces éléments, il y aura une incidence sur la peau" prévient Nathalie Negro. Un manque de minéraux et d’oligo-éléments favorisera par exemple l’apparition d’eczéma, alors qu’une carence en acides gras essentiels (Oméga 6 et 3) sera facteur de rougeurs, de sécheresse cutanée. Parmi les régimes à la mode dont il faut se méfier, la diététicienne pointe "les régimes hyperprotéinés qui provoquent des carences en vitamine A et en B-carotène avec pour conséquence une peau plus sèche, squameuse et ridée." Une carence en vitamine C pourra également ralentir le processus de cicatrisation. "Les carences en oligo-éléments et minéraux peuvent favoriser l’apparition d’eczéma, de troubles de la cicatrisation. Toutefois, nuance l’experte, les besoins pour ces éléments sont faibles, les risques de carence sont donc plus rares." Les protéines ne doivent pas non plus être négligées. Elles jouent un rôle majeur de constituants du derme et du tissu conjonctif. En cas de déficit, les effets sont multiples : pâleur, sécheresse cutanée, troubles pigmentaires, retard de cicatrisation. Non contents d’avoir des répercussions sur la peau, les régimes fortement déséquilibrés ou restrictifs s’en prennent aussi à la beauté des cheveux et des ongles "c’est le cas notamment en cas de carences en fer, de vitamine C. Un déficit en vitamine B5 favorisera quant à lui, la chute de cheveux." Autre problème lié à la perte de poids importante : le relâchement cutané. "En cas de perte de poids, les qualités élastiques de la peau lui permettent un redrapage cutané et un retour à l’état antérieur, démarre le Dr Harold Eburderery, chirurgien plastique. Mais en cas de prise de poids importante les possibilités de redrapage cutané sont dépassées." Ce qui oblige bien souvent les patients après une chirurgie bariatrique à avoir recours à la chirurgie esthétique pour traiter la ptose de leur excès de peau. Ce type d’opération connait d’ailleurs un essor important ces dernières années. Obésité, prise de poids et peau : de nombreuses conséquences A l’instar de la perte de poids excessive, l’obésité et la prise de poids ont également des répercussions sur l’épiderme. "Quand on est en surpoids, certains mouvements sont gênés, la peau tire", les frottements peuvent créer des irritations. Par ailleurs, "le surpoids est un facteur d’acné, assure Nathalie Negro. En cause la résistance à l’insuline, et la fabrication d’insuline qui aurait une forte affinité avec les kératinocytes dans la peau. Avec pour conséquence un épaississement cutané et un risque accru d’acné poursuit la professionnelle. On sait aussi que le risque de psoriasis est multiplié par 2 chez les personnes obèses. C’est une fois de plus lié à la résistance à l’insuline." Acné, psoriasis, la prise de poids peut également laisser des marques indélébiles comme les vergetures. "Quand elles sont encore rouges, on a une chance de les atténuer avec un traitement par LED, microdermabrasion, laser, cosmétiques, liste la diététicienne. Mais quand elles blanches, elles s’apparentent alors à des cicatrices et il est trop tard." La cellulite est elle aussi souvent associée à la prise de poids. Chez les personnes en surpoids, elle est généralement de type fibreuse, soit dure et douloureuse au toucher et difficile à déloger. Toutefois, si la "peau se gorge en eau" ce qui favorise les capitons et la cellulite, "elle n’est pas nécessairement plus grasse ou plus sèche" précise Nathalie Negro. Une alimentation équilibrée et riche en antioxydants vous aidera non seulement à garder la forme mais également à préserver votre capitale jeunesse et beauté. En cas de régime alimentaire très restrictif, de végétalisme, il faudra penser à vous supplémenter (sur les conseils d’un professionnel de santé) pour éviter tout désagrément cutané. Jessica Xavier, journaliste beauté
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Diabète et grossesse, l’insuline reste la règle
Aujourd’hui, lorsqu’une femme souffre de diabète lors de sa grossesse, le seul médicament autorisé pour équilibrer son taux de sucre dans le sang est l’insuline. Par simplicité d’emploi, il peut être tentant d’utiliser les nombreuses molécules par voie orale dont on dispose pour traiter le diabète. Les experts réunis lors du congrès de la Société francophone du diabète (Lille, 28-31 mars 2017) réagissent et en appellent au principe de précaution.
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Cancer : 15 astuces beauté pour rester féminine
Peau, cheveux, ongles,? les thérapies et traitements anti-cancer changent tout. On le sait désormais, prendre soin de soi à travers les cosmétiques joue un rôle important pour se sentir mieux. Nos conseils et astuces pour conserver sa féminité.
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Pas d’anti-inflammatoires en fin de grossesse !
A partir de 6 mois de grossesse, utiliser des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) est strictement interdit. L’information est connue depuis des années, mais il semble que tout le monde ne soit pas au courant. Petite mise au point? Anti-inflammatoires : des médicaments interdits en fin de grossesse Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS sont des médicaments qui diminuent l’inflammation. On les utilise pour lutter contre toutes les douleurs, des lombalgies aux maux de tête ; ils peuvent aussi lutter contre les inflammations des articulations, les rages de dents, et autres encore. Dans la vie quotidienne, vous en avez probablement déjà pris. Les plus connus sont sans doute l’acide acétylsalicylique (aspirine®) et l’ibuprofène, mais il y a aussi le kétoprofène, le diclofénac, l’acide tiaprofénique, le flurbiprofène, et d’autres encore. Toutes ces substances sont donc interdites pour les femmes à partir de la fin du cinquième mois de grossesse. En effet, elles sont toxiques pour le f?tus, et peuvent entraîner des problèmes rénaux et même la mort. Ce risque concerne même une prise unique, et à la dose correcte. Soulignons aussi que deux AINS, le célécoxib (celebrex®) et l’étoricoxib, sont interdits pendant toute la grossesse. Comment prendre ses précautions ? La première règle est bien connue : pas d’automédication pendant la grossesse ! En effet, beaucoup des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont disponibles sans ordonnance. Il est donc possible pour une future maman qui a mal à la tête de suivre ses réflexes et de s’en procurer une boîte, quel que soit le stade de sa grossesse. Par ailleurs, attention, les AINS ne se présentent pas seulement sous forme de gélules ou de comprimés. Il y en a dans des crèmes, des collyres, des gels ou autres. Et chacune de ces formes entraîne des dangers pour l’enfant. Pour savoir si un médicament contient un anti-inflammatoire non stéroïdien, il suffit de vérifier la notice du médicament. Si vous n’avez plus cette notice, rendez-vous dans une pharmacie pour demander l’information. Quand faut-il consulter son médecin ? Pendant la grossesse, de toute façon dès que vous ressentez le besoin de prendre un traitement par médicament, il faut passer par la case médecin. Si vous avez pris un médicament pendant la grossesse et qu’il s’avère être un anti-inflammatoire non-stéroïdien, arrêtez immédiatement le traitement et consultez votre médecin. Normalement le pharmacien ou la pharmacienne attirera son attention sur les dangers de ce médicament pendant la grossesse. Enfin, signalez votre grossesse à chaque fois que vous achetez un médicament, pour bénéficier du conseil du pharmacien. Marion Garteiser, journaliste santé
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Les astuces pour perdre du ventre
Qui n’a jamais rêvé d’un ventre parfaitement plat ? Facile pour certains et certaines, un véritable casse-tête pour les autres. Voici quelques astuces pour dégonfler avant l’été. Luttez contre la constipation par tous les moyens ! Objectif, aller à la selle tous les jours, ou presque. Si nécessaire, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien pour obtenir des conseils personnalisés. Faites du sport très régulièrement, idéalement trois fois par semaine ou adoptez un mode de vie très actif. L’activité physique qui sollicite la cavité abdominale contribue aussi à lutter contre la constipation. Faites travailler vos abdominaux, mais attention à ne pas gonfler le ventre pendant leur réalisation, ce qui aurait l’effet inverse. Privilégiez les relevés de buste et les pédalages. Entre les séances d’abdos, idéalement quotidiennes, veillez à votre maintien, ce qui signifie qu’à chaque occasion, contractez votre ventre, que ce soit en positon assise ou debout. Revisitez le contenu de votre assiette : votre alimentation doit être équilibrée et légère. Exit les produits gras et les repas trop lourds et copieux. Misez sur les légumes cuits, les fruits et les céréales complètes. Attention cependant aux crudités, aux féculents et aux excès de fruits, qui peuvent aussi faire gonfler le ventre. Mais pas question de les éliminer, il suffit de surveiller les quantités. Et justement, pour bien gérer les quantités et diminuer les portions, pensez à toujours manger lentement en mastiquant longuement chaque bouchée, ce qui stimule l’état de satiété et favorise le transit intestinal. Buvez beaucoup d’eau, régulièrement tout au long de la journée. Vous pouvez varier avec des bouillons, des tisanes, du thé, mais pas d’alcool ni de soda. Évitez surtout la bière et les boissons gazeuses. Limitez le sel qui tend à faire gonfler via la rétention d’eau (attention aussi au café !). C’est également excellent pour éviter l’hypertension artérielle. D’ailleurs tous ces conseils spécial ventre plat sont aussi valables pour une bonne santé en général. En effet, l’activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à prévenir la plupart des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancer, etc. Deux derniers conseils : Évitez de mâcher des chewing-gums. Massez votre ventre en effectuant des mouvements circulaires avec le plat de votre main.
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Comment se préparer aux examens ?
Quand les examens approchent, le stress monte. Tant que cette tension est stimulante et vous encourage à travailler, elle est très bénéfique. Mais quand le stress devient angoissant, voire paralysant, il est préférable de faire son possible pour l'atténuer. Alors, quelles sont les mesures à prendre pour augmenter ses chances de réussite ?Les mesures pratiques pour réussir ses examens.
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Bébé diversifie son alimentation : comment procéder ?
Lors de sa première année de vie, le poids de bébé triple, sa taille augmente de 50% et la masse du cerveau croît de 2g par jour. Autrement dit, bien nourrir son enfant dès sa naissance est essentiel. Quid de la diversification alimentaire, c'est-à-dire du passage de l'alimentation lactée exclusive à l'introduction des premiers aliments solides.
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Reflux gastro-oesophagien : faut-il s’inquiéter quand bébé vomit ?
Un bébé qui régurgite après le repas, quoi de plus banal ? Oui, mais comment reconnaître un reflux normal d’un reflux pathologique ? Et quels sont les bons gestes pour améliorer le confort de bébé ? Reflux: un phénomène normal Les régurgitations des bébés inquiètent parfois les jeunes parents. Il faut pourtant savoir que la plupart du temps, le reflux est un phénomène tout à fait normal. En effet, lorsque nous buvons, le liquide passe d’abord dans l’œsophage, puis dans l’estomac. Le sphincter oesophagien, petite valve qui se trouve à l’intersection de l’œsophage et de l’estomac, s’ouvre donc pour laisser passer le liquide, avant de se refermer pour éviter que le liquide ne fasse "demi-tour". Chez les bébés, ce sphincter oesophagien est immature: il ne fonctionne pas de manière optimale et a tendance à ne pas se refermer correctement. De plus, l’estomac d’un nourrisson n’est pas plus grand qu’une balle de golf… cela ne laisse donc pas beaucoup de place! Ces deux phénomènes expliquent pourquoi plus de deux tiers des bébés régurgitent après le repas, ce qui est tout à fait normal. Le reflux disparaît généralement vers l’âge de 4 ou 5 mois, au moment où le sphincter oesophagien devient plus mature. Le RGO normal: les bons gestes Aujourd’hui, les parents sont souvent très attentifs aux problèmes de reflux des bébés. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est donc mieux détecté qu’auparavant. Mais le revers de la médaille est que de nombreux problèmes sont mis, à tort, sur le compte du reflux (les coliques par exemple). En conséquence, des bébés de plus en plus jeunes se voient prescrire des médicaments contre le reflux, alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin. Ainsi, si un bébé qui régurgite grandit normalement, qu’il ne paraît pas souffrir d’inconfort et qu’il n’a aucun problème de respiration lié au reflux, il s’agit sans doute d’un reflux normal, qui ne nécessite pas de traitement. Pour le confort de votre enfant, quelques réflexes simples peuvent cependant être adoptés: Tenir bébé en position verticale et s’assurer que rien ne fait pression sur son estomac (ceinture du porte-bébé etc.) dans les 30 minutes qui suivent la prise d’un repas. Epaissir le lait avec des épaississants (amidon de riz par ex.), pour que le lait remonte moins facilement. Reconnaître le RGO pathologique A l’inverse, un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) peut entraîner chez le bébé divers problèmes: avant tout une perte de poids ou une non prise de poids associée à un retard de croissance par diminution de l'ingestion des aliments. Ce peut être aussi un inconfort et des douleurs liés à l’acidité gastrique et à l’irritation de la paroi oesophagienne, pleurs fréquents, troubles du sommeil, troubles respiratoires (toux, étouffements…) Pour ces bébés qui régurgitent trop, si les mesures pratiques évoquées ci-dessus ne sont pas efficaces, le pédiatre pourra prescrire des médicaments. Ces médicaments ont tous leurs avantages et leurs effets secondaires éventuels. Ils doivent donc être pris en total accord avec le médecin. Par ailleurs, la maturité progressive de l’estomac et de l’œsophage, la diversification de l’alimentation ainsi que l’acquisition de la station assise puis de la marche amélioreront souvent, avec le temps, le RGO pathologique. Julie Luong, journaliste santé
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Pour ou contre la télé dans la chambre des enfants ?
La télé, dans les années 50, on allait la regarder chez les voisins, comme au cinéma. Puis elle est entrée dans chaque foyer. Les prix ayant baissé, chaque membre de la famille peut dorénavant posséder son propre poste, souvent situé dans sa chambre. Mais pour les enfants, une télé au pied du lit ou au-dessus du bureau, est-ce une bonne idée ? Ou est-ce un poison qui entre dans son intimité ? Chacun ses goûts, chacun sa télé ? Les disputes pour choisir entre le dessin animé, le foot ou la Nouvelle Star, grâce au « chacun sa télé », c'est fini. Chacun peut affirmer ses goûts et respecter ceux des autres. Les parents sont tranquilles... et les enfants aussi. Mais cet avantage ne doit pas faire oublier les inconvénients de ce choix. Avec chacun sa télé, fini la vie de famille ? Sachant qu'un Français regarde en moyenne la télévision 3 heures et 32 minutes par jour (en 2010 d'après Médiamétrie), regarder la télé en solo enlève du temps passé en famille. Car si l'on est relativement passif devant le poste, on discute, on râle, on critique, on rit, en un mot, on échange. Regarder la télé peut donc être un acte social en famille. Refouler les enfants dans leur chambre alors qu'on vient de passer la journée chacun de son côté, les uns au travail, les autres à l'école, semble augmenter la distance parents-enfants. Et si les échanges se réduisent à près de zéro, comment rester proches émotionnellement ? Les relations se construisent grâce aux moments partagés, c'est une évidence. La télé dans la chambre d'un enfant, c'est la porte ouverte aux excès Regarder trop tard la télévision empêche les enfants de dormir suffisamment, donc de récupérer. Or, si les parents sont devant leur film, ils attendront la fin pour aller voir si leurs rejetons dorment enfin. Et si ce n'est pas le cas, il sera déjà très tard pour leur demander d'éteindre. Ils auront perdu du temps de sommeil. Et c'est d'autant plus gênant que regarder la télévision le soir empêche de bien dormir... Et l'on dort moins bien et moins longtemps. Que vont regarder les enfants à la télé dans leur chambre ? L'excès n'est pas seulement dans la quantité, mais aussi dans la qualité. Laissés à eux-mêmes pour choisir leurs programmes, ils ne vont pas choisir Oui-Oui, mais plutôt ce qu'on leur interdit et qui a parfum de liberté. Ce qui est interdit ? Les images violentes, les films réservés aux adultes. Et ils ne pourront en parler avec leurs parents pour débriefing, puisqu'ils sont censés regarder autre chose ! Alors, le nombre d'enfants traumatisés par des images violentes est en importante augmentation d'après les psys : phobies, insomnies, cauchemars, angoisses, dépressions... Oui, c'est certain, cela peut aussi venir de la télévision ! La télé dans la chambre empêche la réussite scolaire ! Une étude canadienne a bien montré que les enfants de 8 ou 9 ans qui ont une télévision dans leur chambre ont des résultats nettement inférieurs aux autres enfants en mathématiques, lecture et langues. (1) Et le problème continue longtemps. Avec un petit écran dans la chambre, on passe plus de temps devant. Et plus on passe de temps devant la télé, plus on a de risque de sortir du circuit scolaire sans qualification, de ne pas terminer ses études supérieures... (2) La télé, c'est non ! Alors, si vous avez envie que vos enfants soient de bons élèves à l'école, qu'ils bénéficient d'études supérieures intéressantes, faites des économies, évitez de leur offrir une télévision personnelle... Notons cependant qu'un écran bien utilisé a un effet positif. Les enfants qui réussissent le mieux à l'école sont ceux qui disposent d'un ordinateur familial. Pas d'un ordinateur dans leur chambre ! Sinon, les mêmes problèmes se posent... Dr Catherine Solano
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Les bébés qui dorment mal mangent mal…
Pour les mamans, un bébé qui dort bien et mange bien est en général un but à atteindre… mais les choses sont rarement aussi simples. En plus une étude vient de montrer que les enfants qui ne dorment pas bien sont aussi, souvent ceux qui sont difficiles à nourrir. Dormir mal, manger mal, des soucis fréquents chez les bébés Si les deux problèmes sont très fréquents chez les bébés, avec 10 à 30% des bébés affectés par l'insomnie (difficulté pour s'endormir, pour rester endormi, réveil prématuré, etc.), et 25% qui souffrent de problèmes d'alimentation (refus de certains aliments, colères au moment des repas, inquiétude des parents par rapport à la croissance ou à l'alimentation, etc.), les liens entre les deux n'ont jamais été explorés. Les scientifiques ont donc recruté des enfants âgés de six mois à trois ans suivis dans un centre spécialisé pour leur insomnie ou pour leurs troubles alimentaires, et ont interrogé leurs parents. Ensuite, les réponses ont été comparées à celles de parents d'enfants bien portants, ou en tout cas qui n'étaient pas suivis pour des troubles du sommeil ou de l'alimentation. Insomnies et troubles alimentaires sont liés chez les bébés Les résultats sont éloquents. Chez les enfants insomniaques, 26% souffraient également de difficultés par rapport à l'alimentation, contre 9% parmi le groupe contrôle (enfants bien portants). Quant aux enfants suivis pour des difficultés alimentaires, ils étaient 37% à avoir des difficultés par rapport au sommeil, contre 16% chez des enfants qui s'alimentaient normalement. Pourquoi l'insomnie et les difficultés d'alimentation sont-elles liées chez les bébés ? Les chercheurs qui ont effectué cette étude soulèvent plusieurs explications possibles. Une cause médicale ou organique commune aux deux problèmes est envisageable, mais pas très crédible. Il est plus probable que les deux troubles interagissent : les parents fatigués par une nuit sans sommeil ont peut-être plus de mal à interagir avec leur enfant au moment des repas. A l'inverse, des bébés qui n'ont pas mangé ou presque pas pendant la journée, sont peut-être réveillés par la faim ou la soif. Cependant, dans l'opinion des chercheurs, la cause la plus probable est comportementale. C'est dans la relation entre les parents et les bébés que se trouve la raison du sommeil insuffisant et de l'alimentation difficile à gérer des bébés. Cette hypothèse est renforcée par le fait que des études passées ont montré qu'une intervention comportementale permet souvent de régler les problèmes… Marion Garteiser, journaliste santé
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Coliques du nourrisson : le cauchemar des parents
Les coliques du nourrisson, ce sont les crises de hurlements, apparemment motivés par… rien du tout, qui touchent parfois les nourrissons (avant trois mois). Quelles sont les solutions ? Les coliques du nourrisson, c'est quoi ? Si le terme colique évoque des troubles intestinaux (diarrhées), chez le nourrisson le mot désigne plutôt un trouble psychosomatique. Les coliques sont définies comme faisant pleurer le bébé plus de trois heures par jour et plus de trois jours par semaine. Sale temps pour les mamans et les papas ! La situation est assez reconnaissable : le bébé crie fort et grimace, se tortille, plie les jambes. Son visage est rouge, son ventre est gonflé, et cela peut parfois durer très, très longtemps. Le premier réflexe, bien entendu, consiste à emmener bébé chez le médecin pour éliminer une éventuelle cause intestinale, ou un problème dans l'alimentation. Mais bien souvent, le médecin ne pourra que répondre qu'il n'y a rien à redire à la digestion du loulou… Des solutions alternatives contre les coliques du nourrisson Du coup, bien souvent, les patients se tournent vers des compléments alimentaires. Et là, on a l'embarras du choix : probiotiques, solutions sucrées, tisanes de fenouil... Autres solutions : les massages et l'ostéopathie. Les remèdes alternatifs sont légion quand la médecine n'a pas trouvé la réponse au problème. Une équipe de chercheurs américains s'est penchée sur les études existantes pour vérifier l'efficacité de ces différentes stratégies contre les coliques du nourrisson... Mais malheureusement, aucune n'a fait ses preuves. Seuls deux produits – les tisanes de fenouil et la solution sucrée – semblent agir, mais les études qui l'ont montré ne sont pas sans défauts, donc on ne peut pas les considérer comme des preuves convaincantes. Mais alors, que faire contre les coliques du nourrisson ? Même si la médecine et les remèdes alternatifs sont décevants, vous n'êtes pas dépourvus de solutions contre les coliques du nourrisson. Selon Marcel Rufo, psychanalyste, les coliques sont psychosomatiques et la clé du problème est souvent dans la relation entre parents et enfants. Cela ne signifie pas qu'il faut courir sur un divan avec son bébé ! Simplement, vous pouvez trouver dans le lien des moyens de calmer bébé : Un massage léger des mains, des pieds etc. Tenir le bébé sur le ventre dans ses bras (l'avant-bras étant glissé sous le ventre de bébé) Tenir le bébé sur ses genoux, dos à soi Croiser les bras du bébé sur sa poitrine Et surtout, ne pas perdre confiance : les coliques finissent toujours par s'arrêter, et elles disparaissent à l'âge de trois mois. Marion Garteiser,journaliste santé
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Un bébé, mais pas de couches ? C'est possible…
Ces dernières années ont vu arriver, avec par exemple l'allaitement à la demande ou le peau-à-peau, un mouvement important de retour à une maternité très naturelle, très proche de l'enfant et très à l'écoute de ses besoins. Ce même mouvement "maternant" va jusqu'à proposer de laisser tomber les couches. Un bébé sans couches, c'est possible ? Bien sûr... D'ailleurs des millions de nouveaux-nés qui voient le jour dans des pays du tiers-monde ne voient jamais la couleur d'une couche ! Comment font les mamans ? Elles écoutent tout simplement les signaux de leur enfant. En effet, celui-ci annonce en règle générale son besoin de faire pipi ou caca, dès le début, par des signaux subtils comme des mouvements des jambes, des grimaces, des grognements ou autres. Pour se passer de couches, il suffit donc aux parents de repérer le moment où l'enfant a envie de vider sa vessie ou son rectum et de le mettre à ce moment-là au-dessus du pot ou des toilettes. Parallèlement, les parents proposeront à l'enfant d'aller sur le pot à certains "moments-clé": ceux où il serait utile que l'enfant fasse pipi (avant un trajet en voiture par exemple) ou celui où il est hautement probable qu'il ait envie de faire (après un repas ou une sieste). Au fur et à mesure que l'enfant grandit, la compréhension mutuelle s'améliore en même temps que l'autonomie ; et le moment où l'enfant peut prendre en charge ses besoins vient tout naturellement. Est-il facile de se passer de couches ? Avant tout, renoncer aux couches exige un vrai changement de mentalité. D'abord, il faut une attention de tous les instants pour repérer le moment où bébé aura envie de faire pipi (l'intervalle entre deux pipis, chez un nouveau-né, n'est parfois que de quelques minutes…) ; ensuite, il faut renverser nos idées préconçues. Alors que l'apprentissage de la propreté avec couches repose sur la capacité de l'enfant à se retenir de faire pipi, l'apprentissage sans couches consiste plutôt à lui apprendre à faire pipi sur commande. Enfin, et c'est peut-être le plus original, il faut dédramatiser le rapport aux accidents de pipi et de caca… en effet, sans couches il est certain qu'il y en aura de temps en temps, il faut donc accepter l'idée dès le début.Il faut aussi faire des modifications concrètes au lieu de vie : Renoncer aux tapis et moquettes précieux pour privilégier des surfaces hygiéniques et faciles à nettoyer Avoir un pot ou autre récipient dans chaque pièce Adapter les vêtements des bébés pour qu'ils soient faciles à ouvrir en cas de besoin Quel est l'intérêt de renoncer aux couches ? Les avantages à renoncer aux couches sont bien là : coût évidemment diminué, meilleure hygiène pour le bébé, plus aucun risque d'érythème fessier, etc. En outre, l'impact environnemental des couches n'est plus à présenter. En revanche, la perte de liberté pour les parents est considérable, puisqu'il est nécessaire de rester en contact permanent avec le bébé pendant de longs mois. La technique n'est donc incontestablement pas pour tout le monde… Marion Garteiser, journaliste santé
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Mon enfant s'est fait piquer par un insecte !
Particulièrement au printemps, les piqûres d'insectes sont fréquentes : abeilles, guêpes, frelons, taons, moustiques... Sachez réagir et adopter les bons gestes en cas de piqûres d'insectes ! Que faire en cas de piqûre d'insectes (guêpe, abeille, moustiques...) ? Pas de panique, si les piqûres d'insectes ne sont pas très nombreuses et que l'état de votre enfant ne pose pas de problème, ce n'est pas grave, prenez le temps d'adopter les bons réflexes. Dans le cas contraire, reportez-vous au paragraphe suivant : « gestes d'urgence ». 1. Restez calme et rassurez votre enfant. 2. Il est normal qu'une petite boursouflure apparaisse à l'endroit de la piqûre et que la peau soit rougeâtre. 3. Vérifiez qu'il ne présente pas de nombreuses piqûres. 4. Assurez-vous que le dard de l'insecte n'est pas resté fiché dans la peau (particulièrement en cas de piqûres d'abeille). Si c'est le cas ôtez-le délicatement à l'aide d'une pince à épiler. 5. Désinfectez la piqûre. 6. S'il s'agit d'une piqûre de méduse, rincez avec de l'eau de mer et surtout ne frottez pas la peau. 7. Appliquez sur la zone piquée une compresse froide ou de la glace dans un linge ou un gant de toilette. 8. Imbibez la compresse de vinaigre s'il s'agit de piqûres de moustiques, pour aider à faire dégonfler la zone piquée. 9. Si votre enfant se plaint de douleurs, donnez-lui du paracétamol. Gestes d'urgence en cas de piqûres d'insectes En revanche, si l'état de votre enfant vous semble grave (multiples piqûres, malaise, perte de connaissance ), contactez immédiatement le Samu en composant le 15 ou les Pompiers au 18. En attendant les secours, mettez votre enfant en position latérale de sécurité, tête légèrement en arrière, les voies respiratoires bien dégagées. Il faut savoir que les piqûres de certains insectes peuvent provoquer un choc anaphylactique, réaction allergique potentiellement mortelle se caractérisant par : une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements et une éruption cutanée. La prévention des piqûres d'insectes On oublie souvent qu'il est possible de prévenir les piqûres : En portant des vêtements couvrants : manches longues, pantalon ... En privilégiant les vêtements de couleur claire. En ne laissant pas traîner d'aliments sucrés (bonbons, gâteaux, fruits ). Et contre les moustiques : en évitant d'être en extérieur en fin de journée et en éliminant les eaux stagnantes (seaux, poubelles, arrosoirs ). On peut enfin utiliser des répulsifs lorsque le risque est important ou l'enfant fragile. Isabelle Eustache
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Les premières vacances de bébé
C’est décidé, vous avez besoin de vacances et vous emmenez bébé avec vous. Pour que votre voyage se déroule au mieux, quelques précautions s’imposent. Suivez le guide… Bébé voyage : nos conseils selon le mode de transport En voiture, pas question qu’il reste des heures en position assise ! Bébé doit être installé dans un siège auto inclinable. Veillez à ce qu’il n’ait pas trop chaud, quitte à le dévêtir et le rhabiller régulièrement (prévoyez différentes couches de vêtements faciles à enfiler) et à lui éviter les courants d’air. Donnez-lui souvent à boire (lait ou eau). Faites régulièrement des pauses et sortez bébé de la voiture pour qu’il prenne l’air. En train, si vous prenez bébé sur vos genoux, vous n’aurez pas à payer une place supplémentaire pour installer la nacelle. De plus, il appréciera la proximité. Prévoyez tout le nécessaire : nourriture, eau, change, jouets, doudou… En avion, le piège est l’atmosphère pressurée. Vous devrez donner souvent à boire à votre bébé. Si vous allaitez, vous aussi, buvez beaucoup. Par ailleurs, pour lui éviter les douleurs dans les oreilles, faites-le boire au décollage et à l’atterrissage, et donnez-lui quelque chose à sucer, pour l’inciter à déglutir. Attention, on peut avoir froid en avion, prévoyez un lainage pour tout le monde ! À savoir : il n’y a pas d’âge pour faire voyager un bébé en avion. Bébé voyage : nos conseils selon votre destination À la mer : Ne laissez jamais votre bébé au soleil ! Évitez de rester longtemps sur la plage car même sous un parasol ou sous la capote de landau, bébé reçoit les rayons indirects du soleil, ceux qui sont réfléchis par le sable et l’eau. De toute façon, protégez-le en l’équipant d’un chapeau ou casquette, d’une paire de lunettes pour bébé (attention, pas de lunettes gadgets dont les verres ne filtrent pas les UV !) et de vêtements idéalement longs. Enfin, appliquez une crème solaire d’indice protecteur très élevé sur tout ce qui dépasse. À la montagne : Privilégiez une altitude ne dépassant pas 1500 m, au-delà bébé risque de mal dormir. Les variations de températures peuvent être importantes, d’un jour à un autre, ou entre la journée et le soir : veillez toujours à ce qu’il n’ait ni trop chaud ni trop froid, car les bébés ne savent pas encore réguler leur température corporelle. Et privilégiez le porte-bébé pour les promenades. À la campagne : Attention au soleil et aux différences de températures. Et surtout, méfiez-vous des moustiques. Équipez le landau et le couffin d’une moustiquaire. Si bébé est installé dans l’herbe sur une couverture, chassez les insectes et attention aux vipères ! À l’étranger : Attention, si autrefois vous pouviez inscrire votre enfant sur votre passeport, ce n’est plus possible aujourd’hui. Il doit avoir son propre passeport. Il faut donc vous y prendre à l’avance ! Si par exemple la mère voyage seule avec son enfant, sachez que certains pays imposent de présenter une autorisation écrite du père, une attestation certifiant votre autorité parentale ou tutelle sur l’enfant. Et si l’enfant n’est accompagné d’aucun de ses parents, il lui faudra une autorisation de sortie du territoire. Toutes ces démarches prennent du temps. Renseignez-vous bien en amont (compagnie aérienne, agence de voyage, ambassade…) ! Avant un départ pour l’étranger, consultez votre pédiatre ou médecin lequel vous conseillera en matière de vaccination selon l’âge de bébé, et vous renseignera sur les risques relatifs à l’hygiène et à l’alimentation. Encore une fois, attention à la chaleur, au soleil et aux piqûres de moustiques ! Soyez prévoyant en emmenant tout ce dont vous risquez d’avoir besoin, car il se peut que sur place certains produits soient introuvables. Les précautions particulières Attention au coup de chaleur : pas question de laisser longtemps un bébé dans un endroit très chaud, confiné, ni au soleil. Un bébé qui a trop chaud se déshydrate très rapidement. Donnez-lui très souvent à boire. Sa trousse de secours Antiseptique, pansement, paracétamol, thermomètre, insecticide, moustiquaire, pince à épiler pour ôter une écharde, etc. À adapter selon le lieu du séjour. Un dernier conseil pratique : autant que possible, veillez à conserver le rythme de bébé : heure des repas, possibilité de dormir, fréquence des changes, etc. Isabelle Eustache
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Bébés et enfants : comment choisir la bonne paire de lunettes ?
Les lunettes pour bébés ou enfants doivent être bien adaptées à leur morphologie. Par ailleurs, plus elles lui plairont, plus il les portera volontiers. Mais vous devez en même temps respecter certains critères de choix : solidité, sécurité, légèreté et esthétisme. Les lunettes des bébés et des jeunes enfants sont très différentes de celles des adultes car la morphologie du visage n'est pas identique. En effet, les petits ont une racine du nez plate, un plus petit écart entre les pupilles, des oreilles légèrement placées au-dessus des yeux, un crâne parfois très large et une croissance crânienne constante. Une bonne paire de lunettes doit répondre à ces quatre critères : Solidité : les lunettes doivent résister aux chahuts de nos petits et à leur manipulation encore maladroite. Dans ce dernier cas, privilégiez les charnières flexibles. Sécurité : absorbés par leurs jeux, ils oublient souvent qu'ils portent des lunettes. Celles-ci doivent donc résister aux turbulences et autres lancés maladroits de ballons, sans jamais blesser l'enfant. Légèreté/confort : elles doivent être bien adaptées à la morphologie de l'enfant. Choisissez des embouts et des plaquettes antidérapantes et hypoallergéniques afin qu'elles tiennent bien sur son nez et ne l'irritent pas. Esthétisme : porter des lunettes pour enfant n'est jamais facile car elles le distinguent de ses camarades. C'est pourquoi, il est essentiel de les choisir avec lui. Plus la monture et la couleur lui plairont, plus il les portera volontiers. Pour éviter les rejets, le rôle des parents est ici très important. Valorisez l'image des porteurs de lunettes (chanteurs, sportifs, héros de BD, de dessin animé, etc.). Pourquoi ne pas lui offrir un livre dont le personnage principal porte des lunettes, afin de lui démontrer qu'elles n'enlèvent rien au charme (en ce moment, c'est Harry Potter). N'hésitez pas à lui dire qu'elles lui vont bien. Prouvez-le en exposant une photo de lui portant ses lunettes. Dans tous les cas positivez ! Le choix des verres doit respecter des exigences de légèreté et de sécurité. Préférez un verre mince, léger, résistant aux rayures et antichoc. Privilégiez également la protection anti-UV car avant l'âge de 5 ans, les yeux des enfants sont bien plus perméables à la lumière que ceux des adultes. Il existe aujourd'hui des verres blancs organiques qui protègent efficacement contre les UV. Quelle prise en charge ? La sécurité sociale prend en charge 65% du tarif conventionné, le reste étant souvent remboursé par votre Mutuelle. Avant 6 ans, un enfant peut bénéficier sur prescription médicale de plusieurs paires de lunettes. Mais entre 6 et 18 ans, les enfants ont droit à une paire par an. Et bien sûr, si votre enfant n'est pas à l'aise avec ses nouvelles lunettes au bout d'une semaine, retournez voir l'opticien, parfois un simple réglage peut arranger bien des choses. Isabelle Eustache
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