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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Sport, les bonnes résolutions

Nouvel an oblige, pratiquer une activité physique fera partie des bonnes résolutions formulées par chacun. Pour qu’aucun prétexte ne vienne contrecarrer cette volonté qui ne tient parfois qu’à un fil, voici quelques conseils pour se remettre au sport. Hélène Joubert, journaliste Le sport… pour les paresseux ou les peu motivés Une goutte de pluie, la nuit qui tombe plus tôt l’hiver, un semblant de début de rhume, une réunion de travail un peu tardive… la liste des prétextes pour couper aux séances sportives hebdomadaires est sans fin. Si l’on préfère pratiquer un sport en solitaire, la musique, avec une playlist entraînante ou des podcasts peuvent faire l’affaire. Mais pour d’autres, le choix d’un sport collectif apportera une émulation collective, un cadre nécessaire et soudera des liens amicaux. Pourquoi ne pas aussi envisager la séance de « sport » en groupe (amis, collègues du bureau) ? Ou plutôt franchir la porte d’une salle de sport ? Au chaud, en musique, entouré de pratiquants et de coachs, c’est mettre toutes les chances de son côté pour persévérer. Choisir un sport qui nous convienne est la clé de la motivation, en fonction de ses objectifs personnels. Ce peut être stimuler son esprit d’équipe (football, volley-ball, handball, basketball, hockey, water-polo, rugby), développer ses aptitudes artistiques (danse, natation synchronisée), profiter de la nature (randonnée, marche nordique, trekking, VTT, escalade), se confronter à un adversaire (escrime, boxe, karaté, judo) ou développer sa précision (golf, tir à l’arc etc.). Sur le plan de la forme physique, alors que certains préfèreront accroître leur masse musculaire (musculation, gymnastique, planche à voile), d’autres choisiront d’améliorer leurs réflexes (tennis, squash, tennis de table, badminton) ou de travailler leur endurance (cyclisme, aviron, course à pied, natation) voire de se dépasser (CrossFit). Une liste interactive des sports, en fonction du contexte, de ses envies et de son profil, est disponible à ce lien : http://www.mangerbouger.fr/Bouger-Plus/Vos-outils/Catalogue-d-activites-physiques Le sport… pour les malades chroniques Pour favoriser l’activité physique et entretenir cette pratique chez les personnes ayant une maladie chronique (Bronchopneumopathie chronique obstructive, diabète, insuffisance cardiaque etc.), la clé est de faire germer une motivation sociale et non pas uniquement médicale. Faire du sport c’est, pour les personnes malades chroniques, démontrer que le « corps est encore capable », avec une valorisation de soi. De plus, pratiquer une activité ensemble est un moyen d’échanger sur ses expériences, de s’entre-aider et de lutter contre l’isolement. En groupe, on craint aussi moins le regard des autres. David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée à l’Université de Toulouse : « L’idée est de valoriser les activités exercées par le passé pour les renforcer, puis de faire découvrir des moyens supplémentaires de se mouvoir. De plus, tout réside dans la régularité de l’exercice. Alors qu’il est préconisé cinq fois trente minutes d’activité d’intensité modérée à intense par semaine chez l’adulte pour maintenir un état de santé, les malades chroniques devraient s’astreindre à un entretien physique quotidien. La fréquence se réfère aux sessions successives d’activité physique tout au long de la journée ainsi qu’au type d’exercice : alterner des activités d’endurance avec des exercices de renforcement musculaire (porter une bouteille d’eau, jardiner activement etc.), d’assouplissement et d’équilibre ». Le sport… pour les personnes en surpoids ou avec des douleurs articulaires Dans ce cas, les sports dits « portés » telle la natation ou l’aquajogging sont les plus appropriés car ils sont non-violents pour les muscles et les articulations, fragilisés dans le cadre d’un surpoids ou d’une obésité. Une fois immergé, on ne ressent plus qu’un tiers de son poids. C’est pourquoi la natation est recommandée en cas de douleur du dos et des articulations. C’est idéal dans le cadre d’une rééducation, car les articulations sont privées de tout impact au sol. De plus, cette sensation de légèreté incroyable permet de mieux assumer son corps et retrouver une confiance en soi. Le sport… pour ceux qui travaillent toute la journée Les recommandations officielles peuvent sembler irréalistes. Comment s’astreindre à trente minutes minimum d’activité physique d’intensité modérée et élevée, au moins cinq jours par semaine, alors que l’on travaille à plein temps, avec une famille à charge ? Il faut savoir que ces trente minutes peuvent s’intégrer dans la vie quotidienne (marche, vélo, montée d’escalier…), et non pas être exclusivement pratiquées dans le cadre d’activités sportives de loisirs. Deux choix se présentent pour persévérer dans une activité physique régulière : lui réserver la pause méridienne ou s’astreindre à trois séances hebdomadaires en sortant du travail. Certains sports tonifient les muscles tout en relaxant (aquagym, yoga, taï-chi-chuan). Même si ça n’est pas l’idéal en termes de régularité, il est aussi possible d’y consacrer une partie du week-end, en variant le type d’effort physique. Le sport… pour ceux qui dorment mal Le sport procure une fatigue saine : l’endormissement survient plus vite, avec moins de micro-réveils nocturnes. Mais cet effet n’existe que si le sportif utilise plus de 60 % de la VO2 max, c’est-à-dire lorsqu’il devient difficile de parler sans être essoufflé tout en pratiquant son activité physique. Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et fondateur de l’European Sleep Center : « Pour les personnes souffrant d’insomnies dites d’endormissement, l’intérêt du sport réside dans la notion de rituel. L’activité sportive permet un « lâcher prise », une zone de décompression entre l’activité de la journée et la nuit. Dans les insomnies dites "de maintien d’éveil" (réveils nocturnes et difficulté à se rendormir), le fait que l’activité physique augmente le sommeil lent profond limite le risque de micro-éveils ». Pour les personnes ayant des troubles du sommeil, le choix du type de sport est primordial. Il semblerait que des jeux de balle, le renforcement musculaire dynamique, les exercices qui requièrent attention, esprit de compétition et tactique retardent plus ou moins fortement l’endormissement. Les stimulations neurosensorielles qu’ils génèrent augmentent le niveau de vigilance. Au contraire, des activités physiques aérobies (course à pied, vélo, vélo elliptique, tapis roulant etc.) même de longue durée (>45 minutes) à une intensité qui peut être élevée ou la natation en mode d’« autohypnose » (coordination et rythme, en mode non compétitif et agréable), réalisées dans un environnement peu lumineux (en extérieur) favorisent l’endormissement. Le sport… pour ceux qui s’y (re) mettent après une longue période sédentaire Avant l’âge de 50 ans, sans problème de santé particulier ni diabète ni tabagisme, toute exploration cardiovasculaire est inutile en vue de reprendre une activité physique, sauf en cas d’accident cardiovasculaire précoce (avant 50 ans) chez les ascendants du premier degré. Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris) : « Après l’âge de 50 ans chez l’homme et 60 chez la femme, cette décision de reprendre le sport doit être précédée d’un bilan biologique complet, de la prise de la pression artérielle et d’une épreuve d’effort, généralement sur vélo. Cet électrocardiogramme d’effort évalue les capacités d’adaptation du cœur à l’effort. A reproduire tous les 5 ans ». D’après des entretiens avec David Communal, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Université de Toulouse, le Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil au centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris et le Pr Patrick Henry, cardiologue (Hôpital Lariboisière, Paris).

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Mon bien-être

Les addictions n’épargnent pas le milieu professionnel

L’Académie Nationale de Médecine brise le tabou des conduites addictives en milieu professionnel en publiant un rapport édifiant : 20 millions d’actifs consomment régulièrement ou ponctuellement une substance considérée comme addictive, qu’elle soit licite ou illicite. Ces chiffres lèvent le voile sur un phénomène trop peu pris au sérieux. Tabac, alcool, cannabis et médicaments psychotropes… En France, les consommations addictives concerneraient plus de 20 millions d’actifs qu’ils soient salariés du privé ou agents de la fonction publique, en contrat à durée indéterminée ou déterminée, selon le « baromètre santé » 2014 de l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) (1). Le terme de substance psychoactive regroupe les drogues licites (alcool, tabac) et illicites (cannabis, cocaïne, héroïne et ecstasy).S’il est peu abordé dans le grand public, c’est un problème bien connu des dirigeants et des représentants des personnels en entreprise qui estiment que 91 % des salariés consommeraient « au moins un produit psychoactif ». Autre constat, les niveaux de consommation de substances psychoactives sont plus élevés chez les demandeurs d'emploi que chez les actifs occupés. Cette différence est particulièrement nette dans le cas du cannabis. Néanmoins, entre 2005 et 2010, les niveaux de consommation des personnes en activité se sont rapprochés des niveaux relevés chez les personnes sans emploi, ce qui pourrait témoigner, selon l’OFDT, d’un accroissement des tensions dans le monde du travail.Pour leur part, les consommations de médicaments psychotropes semblent croître avec 16,7% de consommateurs en 2010. L’enquête 2014 (1) indiquait un usage dans l’année beaucoup plus élevé chez les femmes (de 13,1% à 30,0%) que chez les hommes (de 2,8% à 14,5%). Conduites addictives, tous concernés En 2014, trois milieux professionnels étaient touchés par des niveaux élevés de consommations de substances psychoactives : le bâtiment et les travaux publics, le secteur englobant les arts, les spectacles et les services récréatifs, ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration. Précisément, le transport routier, les postes de sûreté ou de sécurité affichent des niveaux plus élevés de consommation de substances psychoactives que la moyenne. En revanche, le commerce, le transport-entreposage, l’administration publique et la défense, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale semblent plus épargnés. Par ailleurs, l’enquête 2014 met en lumière que les ouvriers et les employés sont les plus gros consommateurs de substances psychoactives. Ainsi, les employés étaient en tête pour l'usage de cannabis (16,6%), de cocaïne (3,6%) et d’amphétamines dans l’année (2,4%), de même que pour la consommation de médicaments psychotropes dans l’année (14,5%, « baromètre 2010 »). Pr Jean-Pierre Goullé, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen : « Alors qu'auparavant les consommations addictives sur le lieu de travail concernaient principalement l'alcool seul, on assiste désormais à l'apparition d'une poly-consommation (alcool plus cannabis, alcool plus cocaïne...). De plus, les données étant pour la plupart issues d’enquêtes déclaratives, il s’agit vraisemblablement de chiffres sous-estimés  ». Conduites addictives, quelles conséquences ? Travail et substances psychoactives ne font pas bon ménage. Si les conduites addictives sont si préoccupantes, c’est qu’elles sont susceptibles de retentir sur la sécurité du travail et d’engager la responsabilité du chef d’entreprise, de ses délégataires (personne physique) et de l'entreprise (personne morale) en cas d'accident. D’ailleurs, la présence de toute drogue illicite sur le lieu de travail suffit à engager la responsabilité de l'entreprise.Les conduites addictives peuvent aussi menacer la sécurité des usagers, notamment lorsque les agents occupent des postes de sûreté et de sécurité. A cela s’ajoutent un absentéisme, des retards fréquents, une perte de performance du salarié, plus de conflits entre salariés et une perte d'image pour l’entreprise. A noter, selon les chiffres de 2010, en dehors des occasions traditionnelles que constituent les « pots » et les repas, 18,9% des hommes et 10,3% des femmes, soit 16,4% des actifs occupés avaient consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année (2). De plus, selon les estimations officielles, dans 20 à 30% des cas, la victime d’un accident du travail était sous l'emprise d'une substance psychoactive. L'alcool serait à lui seul responsable de 10 à 20% des accidents du travail, en cause dans 40 à 45% des accidents mortels du travail enregistrés au cours de l'année. Addictions au travail, les pistes pour s’en sortir Réduire la consommation de substances psychoactives au travail est possible. Voici quelques clés : Impliquer le médecin du travail. Les dirigeants d’entreprise devraient encore plus impliquer le médecin du travail. Le salarié devrait aussi y recourir plus facilement et plus fréquemment. En effet, le médecin du travail est à même de mener des actions individuelles auprès des personnels occupant des postes mettant en jeu la sécurité individuelle ou collective. Favoriser le bien-être au travail. Le milieu professionnel serait, du moins en partie, responsable de l’usage des substances psychoactives ou d'une majoration de leurs consommations. Réaliser des actions collectives d'information et de sensibilisation sur les dangers des drogues licites et illicites en milieu professionnel. Pr Jean-Pierre Goullé : « Différentes enquêtes ont révélé que face aux difficultés rencontrées quotidiennement dans leur exercice professionnel, les actifs ont tendance à augmenter leur consommation de substances psychoactives. Cela concernerait 36% des fumeurs, 9% des consommateurs d’alcool et 13% des usagers de cannabis. La dégradation ressentie des conditions de travail serait également à l’origine de la prise de médicaments psychotropes chez près du quart des professionnels ! ».Source : Rapport de l’Académie nationale de médecine, le 10 octobre 2017 (1) Palle C. Synthèse de la revue de littérature sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Observatoire français des drogues et toxicomanies, note 2015-05, 12pp ; (2) Beck F., Guignard R., Léon C., Ménard C., Richard J.B. Usage de substances psychoactives et milieu de travail, La Santéen action, N° 425, 2013, 42-44D’après un entretien avec le Pr Jean-Pierre Goullé, rapporteur du rapport « Addictions en milieu professionnel » pour l’Académie nationale de médecine, professeur émérite de toxicologie à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rouen

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Mon entreprise

Les risques de grossesse méconnus

La contraception, tout le monde connaît. Mais certaines zones d'ombre persistent. La preuve, c'est que l'efficacité théorique des contraceptions est en général surestimée par rapport à leur efficacité réelle en situation. Et ce, à cause de certains détails parfois ignorés... La pilule La pilule présente très peu de risques, si elle est bien prise. L'échec est le plus souvent dû à l'oubli. C'est pour cela qu'il faut absolument, lors d'une prescription de pilule, demander à son médecin la conduite à tenir en cas d'oubli. Quelle durée de décalage est-elle supportable ?Pour certaines pilules, une heure de décalage, et le risque est là. Pour d'autres pilules, jusqu'à 12 heures d'oubli, vous êtes encore protégée…Moins connu, le risque d'élimination de la pilule à cause d'une gastro-entérite. Si vous vomissez, ou que vous souffrez d'une diarrhée carabinée, votre pilule peut se trouver expulsée de votre corps avant même d'avoir agit. En cas de doute, téléphonez à votre médecin pour prendre conseil.Et, pour chaque consultation médicale, pensez toujours à signaler que vous prenez la pilule. En effet, certains médicaments peuvent bloquer ou diminuer son effet. La pilule du lendemain C'est la pilule qu'on prend après un rapport sexuel à risque, c'est-à-dire sans précautions aucune ou après rupture de préservatif. Le laboratoire qui la fabrique annonce 80% de bons résultats. Cela signifie que 80% des grossesses sont évitées. Pas 100%. C'est pourquoi il s'agit seulement d'une contraception de secours et, en aucun cas, on ne doit la considérer comme une sécurité totale.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'efficacité de la pilule du lendemain diminue plus on attend.Ainsi, les pilules de type Norlévo permettent de prévenir une grossesse non désirée jusqu'à 72 heures après un rapport à risque. Mais plus on la prend tôt, mieux c'est. Il existe cependant une autre pilule du lendemain, EllaOne®, qui peut encore être prise jusqu'à 5 jours après l'accident (soit 120 heures).Dans tous les cas, retenez qu'il faut agir vite et qu'un test de grossesse est conseillé par la suite. Le préservatif Ne croyez surtout pas être mieux protégés si vous mettez deux préservatifs l'un sur l'autre. Au contraire, cela augmente terriblement le risque de déchirures. Et n'utilisez jamais de lubrifiant huileux ni de vaseline, qui rendent le latex poreux, mais choisissez-en un spécialement compatible avec les préservatifs. La sodomie Tout le monde le sait, ce n'est pas par là que le papa doit mettre la petite graine ! Pourtant, une grossesse est possible ! En effet, sans préservatif, le sperme coule à l'extérieur et va suivre une sorte de sillon qui l'amène directement à l'entrée du vagin. Là, il suffit de quelques spermatozoïdes bien vigoureux... et une grossesse se met en route. Alors, préservatif indispensable contre les MST, mais aussi si vous ne désirez pas d'enfant pour l'instant. L'amour sans filet Même de nos jours, beaucoup de couples choisissent encore la méthode du retrait, celle où l'homme se retire avant d'avoir éjaculé. On constate au moins 30% d'échecs ! Simplement parce que, avant d'éjaculer, le liquide pré-éjaculatoire qui sort du pénis peut contenir des spermatozoïdes. D'où de très nombreuses grossesses surprises ! Finalement, l'important, c'est de ne pas hésiter à à demander une précision à votre médecin. Il vaut mieux insister deux minutes, que de pouponner 9 mois plus tard sans l'avoir choisi ! Dr Catherine Solano - médecin sexologue

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Ma santé

Prééclampsie : une complication de la grossesse à dépister précocement

La prééclampsie est une complication de la grossesse qui nécessite un dépistage précoce, suivi d'une prise en charge et d'une surveillance rapprochée. Elle se définit par l'apparition d'une hypertension artérielle après la 20e semaine d'aménorrhée, avec une protéinurie (protéines dans les urines).Ce qu'il faut savoir pour mieux prévenir la prééclampsie. La prééclampsie, une complication à dépister en début de grossesse La prééclampsie concerne 1 à 7% des femmes enceintes.Elle complique 3 à 7% des premières grossesses (primipares : premier enfant) et 0,5 à 1% des grossesses ultérieures (multipares). C'est la première cause de complications materno-foetales.Le dépistage précoce de la prééclampsie est un facteur essentiel de l'amélioration des conséquences, parfois graves, tant pour le foetus que pour la future mère, en permettant une prise en charge rapide, adaptée et efficace. Quels sont les facteurs de risque de prééclampsie ? En dehors des prises de tension artérielle et de la recherche mensuelle de protéines dans les urines, il existe un certain nombre de facteurs de risque de la prééclampsie : antécédents de prééclampsie chez la mère ou une soeur ; l'âge maternel élevé ; la primiparité (première grossesse) ; une union récente (brève période d'exposition préalable au sperme du père) ; insémination avec donneur ; anomalies des marqueurs sériques avec caryotype normal ; obésité ; antécédents de troubles du fonctionnement des plaquettes sanguines ; affections auto-immunes ; néphropathies chroniques ; vie en altitude ; stress physique et psychologique. Certains signes doivent être recherchés : céphalées ; troubles visuels, auditifs ; douleurs épigastriques (région supérieure et médiane de l'abdomen) ; paresthésie des membres (sensation anormale sur la peau) ; oedèmes des membres inférieurs ; prise de poids récente ; albuminurie (présence d'albumine dans les urines).   En cas d'antécédent de prééclampsie... Seule l'efficacité de l'aspirine est indiscutable pour prévenir la survenue de la prééclampsie chez une femme enceinte à risque.Prescrite précocement, elle réduit l'incidence de cette complication de 15%, la prématurité de 8% et la mortalité périnatale de 14%.Le traitement doit débuter dès le premier trimestre (vers la 10e semaine d'aménorrhée) avant que les anomalies n'apparaissent, et jusqu'au début du 9e mois. Ce qu'il faut retenir sur la prééclampsie S'il est difficile de prévenir une prééclampsie chez une primipare, il est cependant possible d'en faire le diagnostic précoce et de mettre en place une prise en charge efficace.C'est ainsi la meilleure façon d'en prévenir les complications. Isabelle Eustache

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Ma santé

Préservatif féminin, mode d'emploi

Le préservatif féminin, très mal connu, est un moyen de contraception qui protège également du sida et autres IST (infections sexuellement transmissibles). Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de la prévention. Il donne de surcroît aux femmes une indépendance que le préservatif masculin ne leur offre pas.Mode d'emploi, avantages et inconvénients du préservatif féminin. Mode d'emploi du préservatif féminin Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de l'essayer seule, une ou deux fois au préalable.Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrile synthétique qui va tapisser en douceur la paroi vaginale. Il se présente sous la forme d'un cylindre souple et ample ayant à chacune de ses extrémités un anneau flexible. L'un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l'insertion, puis de point d'encrage à l'intérieur du vagin. L'autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l'extérieur du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Sa mise en place n'est pas plus difficile que celle d'un tampon. Comment le positionner avant un rapport vaginal ? Se mettre dans une position confortable : couchée, assise ou debout avec un pied posé sur une chaise. Sortir le préservatif féminin de son emballage avec précaution et s'assurer que l'anneau interne se trouve bien au fond du préservatif. Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant. Attraper l'anneau du fond et le tordre afin qu'il forme un « 8 ». En le maintenant bien ainsi, l'introduire dans le vagin avec l'index, comme pour un tampon sans applicateur. Une fois l'index enlevé, l'anneau reprend sa forme. Placer ensuite l'index à l'intérieur du préservatif et pousser l'anneau jusqu'au fond du vagin. Une fois ainsi en place, l'anneau externe se trouve toujours à l'extérieur du vagin. Lors du rapport, guider le pénis à l'intérieur du préservatif. L'anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le préservatif se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport. Après le rapport, pincer l'anneau extérieur et tourner de façon à fermer complètement l'ouverture. Ensuite, tirer doucement. Le placer dans son emballage et le jeter dans la poubelle. Ne pas le jeter dans les toilettes.   Quels sont les avantages du préservatif féminin ?   L'anneau extérieur est en contact avec le clitoris et le stimule. Il est plus chaleureux qu'un préservatif masculin et même s'il est plus épais, il transmet les sensations : le polyuréthane permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations. Il ne serre pas le pénis. L'homme n'a pas cette sensation d'être à l'étroit. Absence d'échauffement désagréable pour la femme. Même s'il est prélubrifié, il est possible de rajouter du lubrifiant, contrairement au préservatif masculin en latex. Il peut être installé à tout moment, jusqu'à 8 heures avant un rapport. Cela permet de ne pas oublier de se protéger ou de couper court avec un partenaire qui ne voudrait pas mettre de préservatif ou n'en aurait pas. De la même façon, on peut l'enlever bien après l'éjaculation. Aucun risque d'allergie puisqu'il n'est pas en latex. Le risque de rupture est encore inférieur à celui du préservatif masculin. C'est un bon moyen de se protéger pendant les règles. Il ne pose aucun problème après une grossesse.   Le préservatif fémininin présente-t-il des inconvénients ?   Le préservatif féminin est relativement coûteux. Il recouvre entièrement les organes génitaux de la femme. Lors d'un rapport, il fait parfois du bruit et peut être poussé à l'intérieur du vagin.   Où se le procurer ?   En pharmacie ou sur Internet, au prix indicatif d'environ 9 euros la boîte de 3. Gratuitement dans les CPEF (Centres de Planification et d'Education Familiale), dans les centres de dépistage et dans les associations de lutte contre le VIH. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Ma santé

Pilule et risque cardiovasculaire : le point

La pilule augmente le risque de phlébite. Certes, très légèrement, mais suffisamment pour que la contraception orale estroprogestative soit contre-indiquée chez les femmes qui présentent déjà un risque cardiovasculaire.Petit rappel des contre-indications de la contraception orale par estroprogestatifs. Toutes les pilules estroprogestatives augmentent légèrement le risque de phlébite Toutes les pilules contraceptives combinées, c'est-à-dire associant les deux hormones estrogènes et progestérone, sont associées à un risque de thrombose veineuse.Également appelée phlébite, la thrombose veineuse correspond à la formation d'un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot peut entraver la circulation sanguine et favoriser l'apparition de varices. Bien plus grave, le caillot peut migrer dans la circulation puis boucher une artère pulmonaire et provoquer une embolie pulmonaire.Toutefois, les risques de phlébite associés à la pilule sont très faibles et les complications graves sont très rares. Le risque de thrombose veineuse profonde est plus élevé avec les pilules de dernière génération Il faut également savoir que les risques de thrombose veineuse varient selon le type de pilules. Il est ainsi deux fois plus faible avec les pilules de 2e génération qu'avec les pilules de 3e et 4e génération, mais reste inférieur au risque chez la femme enceinte. En effet, la grossesse représente aussi une situation bien connue à risque accru de phlébite.À titre d'exemple, le risque d'accident thromboembolique veineux est de : 60 cas pour 100.000 femmes enceintes. 40 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 3e ou 4e génération. 20 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 1ère ou 2e génération. 5 à 10 cas pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule. Autrement dit, les risques restent faibles, même avec les pilules de dernière génération et ils sont surtout présents lors de la première année d'utilisation du contraceptif.   Quelles femmes doivent éviter la contraception estroprogestative ? Les bénéfices apportés par les pilules restent supérieurs aux risques cardiovasculaires, surtout chez les femmes jeunes et chez celles qui ne présentent pas de risque cardiovasculaire particulier, soit la grande majorité des femmes qui utilisent une contraception.En revanche, certaines femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire doivent les éviter. Elles sont invitées à en parler à leur médecin afin de trouver la méthode contraceptive la mieux adaptée à leur cas.Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire pour lesquelles la contraception estroprogestative est contre-indiquée ? Certains facteurs de risque constituent des contre-indications aux pilules estroprogestatives : Les antécédents personnels de thrombose veineuse superficielle, profonde ou d'embolie pulmonaire. Les antécédents personnels d'accident artériel, coronarien ou d'accident vasculaire cérébral. Les facteurs génétiques de risque de thrombose. Les cardiopathies ischémiques et les valvulopathies cardiaques. Les maladies majorant le risque thrombotique : lupus, maladies inflammatoires (MICI, syndrome myéloprolifératif...), cancer, etc. Les antécédents familiaux au premier degré (parents, frères, soeurs, enfants), d'accidents thromboemboliques veineux survenus avant l'âge de 50-60 ans, d'accidents thromboemboliques artériels, d'hypertension artérielle, de diabète et de dyslipidémie. Les femmes souffrant de céphalées et de migraines avec ou sans aura. Le tabagisme. Les facteurs de risque suivants : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse. L'âge enfin constitue lui aussi un facteur de risque : à partir de 35 ans le risque cardiovasculaire commence à croître. Dans toutes ces situations, un autre moyen contraceptif doit être envisagé, ou en cas de facteur de risque isolé un suivi médical spécifique doit être mis en place par le médecin. Source : e-santé   Dr Philippe Presles

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Ma santé

Pourquoi faut-il un détartrage des dents en plus du brossage régulier ?

Si l'on veut garder de bonnes dents et un joli sourire toute sa vie, mieux vaut prendre soin de son parodonte, qui correspond aux tissus de soutien des dents.Comment s'y prendre ? En plus d'une bonne hygiène buccodentaire, la plupart d'entre nous ont besoin d'un détartrage régulier pour éliminer la plaque dentaire. La plaque dentaire attaque le parodonte On appelle le parodonte l'ensemble des tissus qui entourent la dent et qui la maintiennent en place. Inévitablement, ce parodonte est l'objet d'attaques bactériennes, voire de virus ou de levures. En excès ou lorsque les germes sont particulièrement virulents, ils peuvent être à l'origine de maladies dites parodontales.Dans la bouche, les bactéries ont la particularité de s'organiser en " biofilm " : elles s'enveloppent dans une sorte de matrice faite de protéines, ce qui leur confère une résistance très importante et notamment aux antiseptiques et aux antibiotiques qui n'arrivent plus à les atteindre pour les détruire. Cette organisation en biofilm permet donc aux bactéries de survivre dans des milieux très hostiles, comme dans celui qui règne dans notre bouche.C'est la plaque dentaire. Les dangers de l'inflammation Une fois installés, les bactéries et autres germes peuvent induire des inflammations se traduisant par : une rougeur des gencives, des saignements (spontanés ou provoqués par le brossage), un gonflement des gencives, des picotements, des douleurs. A la longue, l'inflammation peut détruire plus ou moins partiellement le parodonte et mettre en péril l'attache des dents en cas d'atteinte de l'os. Enfin, des poches peuvent apparaître sur le parodonte, résultat d'un décollement de la gencive qui n'adhère plus sur la dent et qui constitue un réceptacle idéal pour les microbes.Pour le dentiste, c'est l'apparition de poches parodontales qui constitue le symptôme le plus significatif des parodontites. En revanche, pour nous, c'est le saignement de la gencive lors du brossage qui doit alerter et amener à consulter rapidement un dentiste.   Contre les maladies parodontales, deux stratégies s'imposent   Le brossage régulier et soigné des dentsPlusieurs fois par jour, après les repas, idéalement durant 2 minutes, précédé d'un nettoyage interdentaire. Le détartrage et le surfaçage par le dentisteLe détartrage permet une élimination quasi-totale des bactéries et des autres germes. La fréquence des détartrages dépend de la qualité de l'hygiène buccodentaire quotidienne pratiquée par le sujet et de ses facteurs de risque.   Quels sont les facteurs de risque des parodontites ?   Le tabac La consommation d'alcool Le stress Le diabète Les maladies cardiovasculaires L'obésité L'arthrite rhumatoïde L'hérédité L'atteinte des défenses immunitaires Etc. Attention, si les parodontites peuvent mettre les dents en danger, elles peuvent aussi retentir sur l'état de santé général et être à l'origine de certaines pathologies car l'inflammation locale peut s'étendre, voire devenir générale : maladie cardiovasculaire, diabète, conséquence sur la grossesse (prématurité), etc. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Ma santé

Piscine : pourquoi doit-on prendre une douche avant ?

Avant d'aller se baigner dans une piscine, il faut prendre une douche. C'est devenu une habitude et nous insistons pour que nos enfants n'oublient pas de la prendre avant de courir sauter dans l'eau.Mais pourquoi faut-il prendre une douche ? Piscine : attention, produits irritants ! Pour garder une eau propre, il faut utiliser des produits désinfectants (chlore, brome, ozone, etc.). Mais il ne faut pas en utiliser trop car ils sont susceptibles de devenir irritants et de provoquer des troubles oculaires, cutanés (eczéma) ou respiratoires (bronchite, asthme).Tel est le dilemme auquel sont confrontés les gérants de piscine. En fait, les produits de désinfection de l'eau se recombinent avec la matière organique (ammoniac) des baigneurs (sueur, salive, urine, sécrétions nasales, liquides de la peau, du cuir chevelu...) et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme.C'est pour limiter leurs émanations que l'on recommande la douche systématique avant d'entrer dans un bassin. Selon l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), un renforcement des règles d'hygiène corporelle devrait permettre de diminuer la concentration des polluants (bien sûr en parallèle avec l'amélioration des techniques de traitement de l'eau).C'est ainsi que les baigneurs devraient systématiquement porter un bonnet de bain, comme c'est déjà obligatoire dans la plupart des piscines publiques, et qu'ils devraient se savonner sous la douche avant leur baignade. Recommandations aux baigneurs en piscine Voici quelques recommandations qui permettent de renforcer la protection des baigneurs, mais aussi des nageurs sportifs, des maîtres-nageurs, des agents d'entretien et autres personnels des piscines qui sont plus particulièrement exposés, comme le prouve la fréquence accrue de l'asthme professionnel dans ces populations.Enfin, les règles d'hygiène protègent également les jeunes enfants (moins de deux ans), dont les systèmes respiratoire et immunitaire sont encore en développement. Douche savonnée avant toute baignade en piscine (y compris dans une piscine d'hôtel, de camping, de résidence de vacances...). Port du bonnet de bain. Passage dans le pédiluve (bain de pied à la sortie des douches). Pas de baignade en cas de maladies transmissibles comme la gastro-entérite. Passage aux toilettes avant la douche savonnée. Respecter les zones de déchaussage. Ôter tout maquillage et autres produits cosmétiques. Utiliser des accessoires (bouées, tapis, ceintures, frites...) réservés exclusivement à l'usage de la piscine et bien entretenus. A savoir aussi : Le port de lentilles est déconseillé en raison d'un risque d'aggravation de pathologie oculaire (conjonctivite, kératite). Et enfin, ne pas négliger la douche savonnée après la baignade.Tout bébé doit porter une couche jetable adaptée au bain.Par mesure d'hygiène et pour éviter tous désagréments, portez des sandales quand vous marchez autour de la piscine.   Isabelle Eustache

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Sommeil et alimentation : les 4 grandes règles des dîners anti-insomnie

Fatigue, somnolence, baisse de la concentration, troubles de la mémoire, si l'on dort mal, les conséquences ne manquent pas. L'instauration d'un rituel du coucher s'impose, mais il convient aussi de changer ses habitudes alimentaires, au moins en ce qui concerne le dîner. Voici les 4 grandes règles d'alimentation à respecter pour favoriser votre sommeil et endiguer les insomnies. Bon dîner, bon sommeil Quelques changements dans la façon de vous alimenter le soir peuvent contribuer à améliorer votre sommeil. Que les insomniaques testent avant de recourir à des somnifères…... Règle n°1 anti-insomnie : un dîner riche en glucides et pauvre en protéines Ces nutriments jouent un rôle dans la synthèse de certains neurotransmetteurs dans le cerveau et peuvent ainsi contribuer au sommeil ou inversement l'entraver.Privilégiez une alimentation riche en glucides à index glycémique bas, c'est-à-dire ceux qui sont absorbés et métabolisés lentement : pain aux céréales, pain complet, céréales entières (boulgour, riz brun, quinoa, sarrasin), les pâtes al dente, les légumineuses (haricots, pois, lentilles), les légumes, les fruits frais, etc.Inversement, limitez les glucides à index glycémique élevé : pain blanc, riz blanc, céréales raffinées ou sucrées, couscous, tapioca, pommes de terre, gnocchis, pâtisseries industrielles (croissants, gâteaux, beignets, biscuits…), chocolat au lait, sucre, miel, crèmes glacées…...Diminuez les protéines : il est préférable de consommer les aliments riches en protéines, comme les viandes, volailles, poissons, fruits de mer et oeufs, le midi plutôt que le soir. Règle n°2 anti-insomnie : un dîner léger, non épicé et pas trop tardif Si l'on mange trop et trop gras, épicé et tardivement, la digestion sera plus lente et s'accompagnera d'une augmentation de la température corporelle, deux facteurs qui retardent l'endormissement et sont souvent responsables d'insomnies.Ainsi, ne dînez pas trop tard, évitez les mets épicés, ne mangez pas trop copieux et limitez les graisses, particulièrement les acides gras saturés (charcuteries, viandes grasses, crème fraîche, beurre, fromages, fritures et panures, sauces, etc.) et les acides gras trans (margarine, beignets, pâtes à tarte, feuilletés, viennoiseries, biscuits, gâteaux industriels, etc.). Règle n°3 anti-insomnie : privilégier les oméga-3 Les oméga-3 contribuent au bon fonctionnement du cerveau et sont avantageux pour trouver le sommeil.Privilégiez les sources d'oméga-3 : poissons gras (saumon, truite, maquereau, flétan, sardines…), huile de colza, huile de lin.Limitez en revanche les sources d'oméga-6, molécules qui entrent en compétition avec les oméga-3 : huile de tournesol, de maïs, mayonnaise, etc. Règle n°4 anti-insomnie : pas de boisson alcoolisée, ni caféinée Contrairement à ce que l'on veut bien croire, l'alcool n'est pas bénéfique au sommeil. Certes, consommer de l'alcool favorise l'endormissement, mais déstructure ensuite le sommeil en provoquant des micro-réveils et favorise l'insomnie.Au final, le sommeil est de mauvaise qualité et non récupérateur. La caféine exerce des effets sur le cerveau jusqu'à 6 heures après sa consommation.Alors dès le milieu de l'après-midi, évitez de boire du café et toute autre boisson contenant de la caféine : thé, chocolat, sodas… Pour renforcer l'efficacité de ces 4 règles d'alimentation anti-insomnie : luttez contre le stress, ne pratiquez que des activités calmes avant de vous mettre au lit, couchez-vous toujours à la même heure, exercez une activité sportive régulière mais pas en soirée.     Isabelle Eustache

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Café, caféine et santé : distinguez le Vrai du Faux !

La café, boisson riche en caféine multiplie les propriétés. Long ou serré, sucré ou crème, au petit-déjeuner, après le repas ou décaféiné, le café peut se boire à tout moment de la journée.Mais connaissez-vous tous les bienfaits du café sur la santé ?Café, caféine : distinguez le vrai du faux ! 1) Un petit café avant une séance de sport booste les performances musculaires. Vrai ou faux ?   C'est faux. Boire une tasse de café avant une séance de sport dans l'espoir que la caféine stimule les muscles, comme elle le fait pour les fonctions cérébrales n'est pas une bonne idée. C'est en effet l'inverse qui se produit : la caféine diminue l'afflux sanguin au niveau du coeur, ce qui fait que l'organisme est moins bien oxygéné, oxygène dont les muscles ont justement un besoin accru lors d'un effort.(Source : Kaufmann P.A., J. Am. Coll. Cardiol., 47 : 405-410, 2006)   2) En cas de migraine, boire du café peut être bénéfique. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine exerce une action vasoconstrictrice (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins périphériques) sur le cerveau, ce qui peut aider à faire céder certaines crises de migraine. C'est d'ailleurs pourquoi des médicaments contre la douleur et la migraine contiennent de la caféine.   3) La durée de l'infusion du café détermine la teneur en caféine. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Les expressos contiennent donc théoriquement moins de caféine que les cafés filtres. Attention toutefois à la quantité : plus l'infusion est dense (beaucoup de café et peu d'eau), plus la teneur en caféine est élevée. Ainsi, plus un café est "serré", plus il est riche en caféine.   4) Le café protège du diabète de type 2. Vrai ou faux ?   C'est vrai. A long terme, la consommation quotidienne de 5 à 6 tasses de café se traduit par une diminution du risque de diabète de type 2 (diabète gras ou non-insulinodépendant).(Source : Journal Internal Medicine, 255 : 89-95, 2004.)   5) Boire du café prévient la maladie de Parkinson. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La consommation de café réduit de manière proportionnelle le risque de développer une maladie de Parkinson. La caféine aurait donc des vertus protectrices contre cette maladie dégénérative. (Source : Ross, JAMA. 2000;283:2674-2679)   6) Le café diminue la pression artérielle. Vrai ou faux ?   C'est faux. Même à faible dose, le café (ou toute autre boisson contenant de la caféine comme le thé ou certaines boissons gazeuses) suffit à augmenter la pression sanguine dans les artères et à altérer leur souplesse, favorisant ainsi à long terme l'apparition d'une hypertension artérielle.   7) Chez une femme enceinte, le café augmente le risque de fausse couche. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Le risque de fausse couche augmente de 40% chez les femmes qui boivent une tasse de café par jour (100 mg de caféine) et double au-delà de 2 tasses de café. Cette relation est valable pour toute boisson contenant de la caféine dont le thé et certains sodas (on retrouve notamment 200 mg de caféine dans 5 canettes de sodas !).(Source : De-Kun Li et coll., Am. J. Obstet. Gynecol., 21 janvier 2008)   8) Un café robusta contient plus de caféine qu'un café arabica. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Une tasse de café arabica (6 à 10 g de café) contient 60 à 100 mg de caféine, contre 150 à 250 mg pour une tasse de café robusta.   9) Le café stimule le cerveau. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine exerce des effets sur le système nerveux central : elle stimule, améliore les performances intellectuelles et la capacité de concentration. Attention toutefois de ne pas en abuser car à doses élevées, les effets du café tendent à s'inverser : nervosité, anxiété, agressivité et insomnie.   10) La caféine modifie le sommeil. Vrai ou faux ?   C'est vrai. La caféine augmente le temps d'endormissement et diminue la qualité du sommeil pendant 3 à 4 heures. C'est que la caféine active les régions cérébrales impliquées dans le cycle veille/sommeil.   11) Le café est un bon diurétique. Vrai ou faux ?   C'est vrai. Le café est diurétique et stimule la digestion. En revanche, avec du lait, le café peut être indigeste car les protéines du lait coagulent dans l'estomac sous l'action de son acidité et des tanins contenus dans le café.   Isabelle Eustache

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Maladie rénale : faites-vous dépister !

Parce qu'elles sont silencieuses, et que les reins sont des organes vitaux, les maladies des reins doivent être dépistées précocement. Encore trop souvent, elles sont diagnostiquées à un stade proche de l'insuffisance rénale qui nécessite alors un traitement lourd par dialyse. Pourquoi est-il si important de dépister une maladie des reins ? Les maladies des reins sont silencieuses, c'est-à-dire que pendant longtemps, elles ne se manifestent par aucun symptôme. De ce fait, elles sont souvent dépistées à un stade tardif, au stade de l'insuffisance rénale qui requiert alors un traitement en urgence par dialyse, voire une greffe de rein. Dépistées tôt, les maladies rénales ne nécessitent pas un tel traitement lourd et contraignant, ou le retardent.Les maladies des reins sont fréquentes : 3 millions de Français sont concernés, soit environ une personne sur vingt. Elles peuvent toucher tout le monde et à tout âge, même s'il existe des personnes plus à risque que d'autres (voir ci-dessous).Les maladies rénales sont parfois causées par des infections à streptocoques. Mais les maladies qui touchent les vaisseaux sanguins sont aussi susceptibles d'endommager les reins. C'est le cas de l'hypertension artérielle et du diabète. Comment dépister une maladie rénale ?   Un simple test par bandelette urinaire. Une prise de sang. Une mesure régulière de la tension artérielle. À plus forte raison, ces 3 méthodes sont à appliquer aux personnes qui présentent un risque plus élevé que les autres d'être atteintes d'une maladie des reins : les personnes diabétiques, atteintes d'hypertension artérielle, les plus de 60 ans, en cas d'antécédents familiaux d'une maladie rénale génétique, les personnes ayant suivi sur le long terme ou de manière répétée un traitement médicamenteux connu pour être potentiellement toxique pour les reins, comme les anti-inflammatoires dont l'aspirine.   Peut-on prévenir la maladie rénale ? Certaines règles permettent de maintenir les reins en bonne santé : Boire un minimum de 1,5 litre par jour réparti tout au long de la journée. Manger de façon équilibrée pour éviter le surpoids et l'excès de cholestérol. Limiter le sel, un élément qui favorise l'hypertension. Arrêter de fumer. Le tabagisme accélère l'évolution des maladies des reins. Pratiquer régulièrement une activité physique. Eviter l'automédication, certains médicaments étant toxiques pour les reins. Ne pas abuser des laxatifs ou des diurétiques. Eviter les produits de composition incertaine (ex. herbes chinoises). Se méfier des régimes hyperprotéinés qui peuvent fatiguer les reins. Attention, les produits de contraste iodés injectés lors de certains examens radiologiques peuvent endommager les reins des personnes fragiles. En parler à son médecin et radiologue. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Migraine : quels sont les aliments à privilégier ? A éviter ?

Certains aliments sont réputés pour déclencher des crises de migraine et d'autres réputés pour les atténuer. Attention toutefois, les migraineux n'ont pas intérêt à écarter d'emblée certains aliments et à en privilégier d'autres.C'est à chacun d'observer attentivement le lien entre la prise de certains aliments et le déclenchement de ses migraines. Quels sont les aliments qui limitent la migraine ? Peu d'aliments influent favorablement sur la migraine. Citons cependant le café, lequel exerce un effet analgésique et peut ainsi traiter une migraine, comme le ferait un antalgique tel que le paracétamol ou un médicament anti-inflammatoire. Ainsi, chez certaines personnes, le fait de boire une tasse de café en tout début de crise peut la faire passer.L'organisation structurée et régulière des repas a également un effet bénéfique vis-à-vis de la migraine. Il ne faut pas sauter ou retarder un repas, au risque de déclencher une crise de migraine. Malgré tout, lorsque le cas se présente, manger un morceau de sucre par exemple peut contribuer à effacer une crise. Quels sont les aliments susceptibles de déclencher une crise de migraine ? Plusieurs types d'aliments sont à éviter lorsque l'on est sujet aux migraines. Il ne faut pas pour autant les éliminer tous systématiquement car ils n'ont pas toujours le même effet chez tout le monde. Il faut donc passer par une phase d'identification : manger cet aliment et voir si oui ou non, il est associé au déclenchement d'une migraine. Dans l'affirmative, il faut l'écarter. Alcool : vin blanc, champagneParmi les aliments déclenchants figure l'alcool, et tout particulièrement le vin blanc et le champagne. Le vin rouge, surtout lorsqu'il est de bonne qualité, est rarement associé à la migraine.ChocolatLe chocolat est un autre aliment majeur. Pourtant, il est moins bien percu comme tel. Par rapport à l'alcool notamment, il est moins souvent identifié comme facteur déclenchant de crise migraineuse. Le chocolat contient une substance appelée la sérotonine, qui améliore le moral mais déclenche en même temps des migraines chez certaines personnes. Il faut donc éviter toute consommation excessive de chocolat.Aliments gras et caloriquesTous les aliments gras et très caloriques (charcuteries, fromages, fritures...) sont également à écarter chez de nombreuses personnes. Le mécanisme impliqué est le même que pour le chocolat, il repose sur la sérotonine. Ce neurotransmetteur est un vasoconstricteur qui agit sur les artères cérébrales. Or en cas de susceptibilité à la migraine, les artères cérébrales sont très sensibles et impliquées dans le déclenchement des crises. A noter aussi que la déshydratation est un facteur connu pour déclencher souvent des migraines. On le remarque très bien chez les sujets qui jeûnent sans aucun apport hydrique. En fin de journée, ils souffrent souvent de migraines. En conclusion, il est important de faire des repas à horaires réguliers et d'identifier les aliments susceptibles de déclencher des migraines. Nous avons tous nos propres sensibilités, il est important de les explorer pour pouvoir éliminer les aliments les moins favorables.Le Dr Michel Dib est neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, membre de la Société française de neurologie et l'auteur de nombreux livres et publications dans la presse scientifique et grand public. Il vient de publier deux ouvrages "Apprivoiser la migraine" et "Apprivoiser le stress" aux Éditions du Huitième Jour. Isabelle Eustache

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Produits chimiques : protection des femmes enceintes et des enfants

Il existe suffisamment d'arguments pour appeler à la vigilance. Les fortes concentrations de produits chimiques (solvants et cosmétiques notamment) dans notre environnement ont des conséquences directes sur la fertilité et sur les malformations génitales. Pendant l'enfance et la grossesse particulièrement, il est recommandé de diminuer les expositions.   Fertilité masculine en berne pour cause de pollution C'est indéniable, la fertilité masculine a fortement baissé. Il suffit de regarder à quelle vitesse le recours à l'assistance médicale à la procréation a augmenté pour infertilité masculine. La pollution par les substances chimiques contribue largement à ce phénomène.Selon l'Agence de sécurité sanitaire des aliments, de l'environnement et du travail (Anses), des anomalies du système reproducteur sont observées chez de nombreuses espèces et plus particulièrement dans les zones sévèrement polluées. Chez l'homme maintenant, "on a observé une diminution de la production de spermatozoïdes de 50% au cours des 50 dernières années, et dans la même période un doublement de l'incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales". Ces phénomènes sont en partie liés à certaines substances chimiques (perturbateurs endocriniens ou oestrogène-like, mimant les effets des hormones sexuelles féminines). Limiter les expositions pendant la grossesse et la petite enfance Lors du colloque Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a formulé des mises en garde, en recommandant de limiter les expositions aux produits chimiques pendant les périodes clés de la vie, à savoir la petite enfance et la grossesse. En effet, c'est durant le développement, et dès le stade foetus, que les expositions chimiques font le plus de dégâts sur la fertilité future.Certaines substances chimiques, particulièrement les pesticides, les phtalates (utilisés dans les plastiques mous) et les parabens (dans les cosmétiques) étant soupçonnés d'être reprotoxiques, il est conseillé de : Réduire au maximum l'usage des cosmétiques contenant des parabens (shampoings, teintures). Utiliser une crème anti-vergetures sans parabens. Recourir aux cosmétiques bio. Utiliser des produits ménagers verts ou écolabel. Peler les fruits et les légumes. Ne pas utiliser de parfums d'intérieur. Eviter les bombes insecticides. Eviter les travaux et la peinture. #E#Encore une fois, protéger les plus fragiles est un devoir.   Isabelle Eustache

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Cancer colorectal : 11 facteurs de risque

Second cancer chez la femme (après le cancer du sein) et troisième chez l'homme (après le cancer du poumon et de la prostate), le cancer colorectal est très fréquent. Ce cancer fait l'objet d'un dépistage généralisé. L'objectif : le dépister le plus tôt possible pour augmenter l'efficacité des traitements. Parallèlement, connaissez-vous les 11 facteurs de risque du cancer colorectal ?   1. L'âge. Le cancer colorectal touche surtout les personnes de plus de 50 ans. C'est pourquoi le dépistage organisé recommande un test tous les deux ans, de 50 à 74 ans (s'agissant d'un cancer qui se développe lentement, il ne semble pas essentiel de poursuivre le dépistage au-delà d'un âge avancé). 2. Les antécédents familiaux de cancer du côlon. Tout antécédent familial de cancer colorectal augmente le risque d'en souffrir aussi. 3. Les antécédents personnels ou familiaux de maladie du côlon (colite ulcéreuse). Une maladie du côlon personnelle ou un antécédent familial augmente le risque de cancer du côlon. 4. Les maladies inflammatoires de l'intestin. Alors que les polypes nouvellement formés au niveau du rectum ou du côlon ne sont pas cancéreux, en revanche, certaines maladies de l'intestin, comme notamment une polypose rectologique qui se manifeste par de très nombreux polypes, exposent à un risque très élevé de cancer colorectal. 5. La consommation d'alcool. Dès le premier verre d'alcool, le risque de cancer augmente. À noter que le tabac est également un facteur de risque de cancer colorectal. (Rapport 2007 du Fonds Mondial de recherche contre le cancer) 6. Le surpoids. Il existe une relation positive entre l'apport calorique et le risque de développer un cancer colorectal. Ainsi, les personnes en surpoids ont plus de risque de souffrir de ce type de cancer que celles de poids normal. 7. La sédentarité. La sédentarité représente un facteur indépendant favorisant le cancer colorectal. 8. Une consommation élevée en produits gras (charcuterie, beurre, sauce, fritures, viennoiseries...). En plus d'accroître les apports caloriques, les acides gras saturés que l'on trouve dans les graisses animales favorisent le cholestérol et augmentent le risque de cancer. Ainsi, les charcuteries, le beurre, la crème, les viandes grasses (mouton, abats) et les oeufs favorisent le cancer colorectal, à l'inverse des graisses provenant par exemple de l'huile d'olive, des volailles et des poissons. 9. Une faible consommation de fruits et légumes. Les fruits et légumes sont des aliments protecteurs vis-à-vis du cancer colorectal. 10. La viande rouge. La consommation de viande rouge est associée à une augmentation du risque de cancer colorectal. Lors de la digestion de la viande rouge se formeraient des radicaux dont certains sont cancérigènes. Attention également à la cuisson des viandes. Les très hautes températures sont également à l'origine de la formation de composés cancérigènes (friture, barbecue). 11. Une consommation insuffisante de calcium et de produits laitiers. Il semblerait que le calcium réduise l'incidence du cancer colorectal, car il s'oppose à la prolifération anormale de cellules sur la paroi interne du côlon. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Sécheresse vaginale : hydratation et lubrification pour une sexualité épanouie

Le vagin et la vulve vieillissent eux-aussi et sont tout aussi dignes d'entretien que nos dents tout au long de la vie. Comment ? Par l'hydratation, gage d'une bonne lubrification lors d'un rapport sexuel. Car une femme n'a pas à supporter une sécheresse vaginale et celle-ci ne doit surtout pas la détourner de la sexualité.   La sécheresse vaginale, un défaut d'hydratation vulvo-vaginale La lubrification vulvo-vaginale et l'hydratation sont deux phénomènes indépendants mais intimement liés chez la femme. La lubrification. Sa finalité est de réduire le frottement entre deux éléments en contact et en mouvement l'un par rapport à l'autre. Il s'agit de la production d'un mucus à base d'eau par les muqueuses de la vulve et du vagin, sous l'influence de l'excitation sexuelle. La vulve est lubrifiée par les sécrétions des glandes vestibulaire (ces glandes dites de Bartholin sont situées au niveau du vestibule, à l'entrée du vagin) et urétérales (glandes dites de Skene, au niveau de l'urètre) mais surtout par le mucus produit par les glandes sébacées (présentes dans le derme) et sudoripares (qui sécrètent la sueur) des grandes et petites lèvres. Au niveau du vagin, la lubrification proviendra de l'afflux de sang (congestion vasculaire) qui augmente la pression sanguine veineuse et provoque une filtration du plasma à travers la paroi vaginale ; l'on parle du phénomène de transsudation. L'hydratation vulvo-vaginale Phénomène totalement différent, l'hydratation vulvo-vaginale est la sécrétion en continu d'un mucus au niveau de la vulve et du vagin. Comme la muqueuse vaginale n'héberge pas de glandes, ce sont les glandes et les muqueuses de la vulve qui sécrètent ce mucus, associé à la flore vaginale. Son pH est légèrement acide (autours de 4,5). Lorsque cette hydratation est insuffisante on parle de sécheresse vaginale. Pas de lubrification en cas de sécheresse vaginale La lubrification vulvo-vaginale est un phénomène réflexe neurologique sous influence de l'excitation sexuelle alors que l'hydratation vulvo-vaginale est sous le contrôle principal des hormones (estrogènes).Sans excitation sexuelle il n'y aura pas de lubrification en dépit d'un vagin bien hydraté. A l'inverse, une sécheresse vaginale (un défaut d'hydratation) n'empêche pas de lubrifier, mais ce sera alors a minima.Dr Marie Veluire, gynécologue sexologue : « En pratique il est impossible de bien lubrifier lors d'un rapport sexuel -y compris si la femme est très excitée- si le vagin n'est pas suffisamment hydraté. La lubrification passe par les cellules vaginales, or pour que celles-ci lubrifient correctement, il faut qu'elles soient hydratées correctement pour permettre la transsudation et la sécrétion de mucus lors de l'excitation sexuelle ». La sécheresse vaginale n'est pas une fatalité Quatre phénomènes peuvent perturber l'hydratation du vagin (mais aussi du vestibule et de la vulve !) et induire une sécheresse vaginale : Une carence en œstrogènes. Après 50 ans ,lors de la ménopause - et a fortiori après la ménopause- elle entraîne progressivement une atrophie de la vulve et du vagin. Ce peut être aussi la conséquence d'une radiothérapie anticancéreuse, d'une chimiothérapie, d'une hormonothérapie (par exemple les anti-aromatases) ou d'une chirurgie (ablation des ovaires) ... De plus, l'atrophie vaginale est corrélée à l'inactivité sexuelle. Sous l'influence de l'excitation, la lubrification régulière (par le phénomène de transsudation) oxygène les cellules du vagin, du vestibule et de la vulve qui vieillissement alors un peu moins vite.Mais nous ne sommes pas toutes égales vis-à-vis de la progression de l'atrophie vaginale (terrain génétique, "surpoids" plutôt favorable etc.). Anatomiquement, l'atrophie vaginale se traduit par une muqueuse plus lisse, une teinte rouge diffuse ou tachetée plus fragile, une diminution de la longueur, de la largeur et de l'élasticité du vagin, ainsi qu'une diminution des muqueuses de l'urètre et de la vessie. Parmi des femmes entre 45 et 75 ans, près de 40% rapportent des signes d'atrophie vaginale avec une sécheresse pour 55% d'entre elles, une dyspareunie (douleur lors des rapports) dans 44% et une irritation (37%), avec un impact sur leur sexualité pour 60%. Un déséquilibre de la flore vaginale. Les causes ne sont pas formellement établies à ce jour. Le vagin est habité par des lactobacilles (10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale). Des brûlures au moment de la pénétration vaginale, des phénomènes d'irritation et d'inflammation, un écoulement (leucorrhées) inhabituel doivent y faire penser. Un vagin dont le pH devient alcalin ou très acide (dû à des infections, à un déséquilibre de la flore vaginale etc.) En revanche, les contraceptifs oestroprogestatifs (œstrogènes et progestérone) n'ont -selon la littérature scientifique- aucun impact sur l'hydratation et n'induisent pas une sécheresse vaginale. Au contraire, en théorie, l'ajout d’œstrogènes est bénéfique à l'hydratation vaginale. Attention à ne pas accabler la pilule alors que c'est en fait un manque d'excitation sexuelle! Le vagin souffre de mauvaises habitudes De 15 à 45 ans, bien des comportements peuvent aussi compromettre une hydratation vaginale de qualité. Un excès d'hygiène intime parfaitement contre-indiqué (pas de douches vaginales !), le port de vêtements trop serrés, des interventions chirurgicales (épisiotomie), le post-partum (il faut 2-3 mois pour retrouver une hydratation normale) et toutes les infections bactériennes, parasitaires et mycosiques peuvent contribuer à la sécheresse vaginale.Dr Veluire : « Avant la ménopause, les conséquences d'un défaut d'hydratation sont un prurit (démangeaisons), des irritations vulvaires, une sensation d'inconfort, le tout induisant une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels), elle-même cause de baisse du désir sexuel par anticipation négative. Lorsque la situation perdure, une hypertonie du périnée peut apparaître (et donc des difficultés à le contracter). Le vagin doit être hydraté, et surtout en post-ménopause, sans oublier le vestibule et la vulve, souvent plus "déshydratés" que le vagin lui-même en cas d'inactivité génitale. Un entretien quasiment à vie ». Que faire contre la sécheresse vaginale ? Sècheresse, prurit, saignement post-coïtaux, dyspareunies... ces signes doivent faire penser à un vieillissement vulvo-génital et consulter un gynécologue. Une décision pas si évidente pour les femmes : à la question « Avez-vous consulté pour des rapports douloureux arrivant souvent ou parfois au cours de l'année ? », 87% des femmes répondent par la négative. 30% des 25-39 ans souffrent de rapports douloureux (48% des 18-24 ans, 22% des 40-49 ans et 25% au-delà de 50 ans).Notre vagin, comment être à ses petits-soins : Rééquilibrer la flore vaginale avec un traitement par probiotiques (par voie orale ou vaginale) même si l'impact de celui-ci reste empirique. Il se pourrait aussi qu'il faille en parallèle rééquilibrer sa flore intestinale ; un nombre croissant d'études scientifiques encore balbutiantes lient les deux. En revanche, les gélules en intravaginal (sur prescription médicale) contenant de l'estriol et de bacille de Döderlein ou lactobacille ont montré leur utilité dans ce cas. Utiliser des lubrifiants ponctuels (au cours ou juste avant le rapport sexuel). Employer des lubrifiants longue durée. Il s'agit d'acide hyaluronique qui se délite progressivement sur deux à trois jours. Ils sont à utiliser de façon systématique deux fois par semaine chez les femmes qui sont en carences d'oestrogènes et qui ne peuvent (ou ne veulent pas) recevoir d'apport hormonal. Déposer, en intravaginal et vulvaire, tous les deux jours des oestrogènes locaux (estriol, promestriène sur prescription médicale) pour lutter contre l'atrophie vaginale et relancer l'hydratation. Dr Veluire : « Nous, gynécologues, devons prêter l'oreille lorsqu'une femme parle de rapports douloureux. Chez une femme jeune, c'est le plus souvent un problème de lubrification et non d'hydratation (sécheresse vaginale), en rapport avec une insuffisance d'excitation (préliminaires trop courts, apprentissages limités). En revanche, chez la femme en post- ménopause, il s'agit bien d'hydratation déficiente et la difficulté est qu'elle n'en parle pas. Pourtant, même sans vie sexuelle, hydrater le vagin et le vestibule est nécessaire vis-à-vis de l'atrophie vaginale, ne serait-ce que pour une meilleure fonction urinaire (pollakiurie, dysurie, irritations, sensation de pesanteur, gêne diffuse etc..). Les estrogènes vont permettre d'hydrater toute la paroi antérieure du vagin, l'urètre et les glandes alentours ».   Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Rhinite allergique : signaux d'alerte

Si les symptômes de la rhinite allergique sont extrêmement classiques et bien connus de tous, surtout des personnes concernées, il existe en revanche des signes atypiques qui justifient une exploration ORL plus poussée.Ils peuvent être la manifestation d'autres affections qu'il faut rechercher. Le diagnostic de rhinite allergique Avant de prescrire tout traitement, il importe de faire un diagnostic précis avec son médecin. Rappelons par exemple que l'allergie aux graminées est parfois difficile à différencier d'une allergie aux acariens. En effet, dans le sud, les pics allergéniques surviennent à la même époque, au printemps.Bilan allergénique, tests multi-allergéniques puis tests cutanés permettent d'identifier l'allergène responsable puis de mettre en oeuvre des mesures d'éviction. La présence d'un asthme est également recherchée (sifflements, essoufflement, crises). Il est indispensable de mesurer le souffle, au minimum avec un débit expiratoire de pointe, car l'asthme associé à la rhinite peut être insidieux. Symptômes classiques ou atypiques Les symptômes de la rhinite allergique sont bien connus : larmoiement, conjonctivite, nez qui coule, nez bouché, éternuements, démangeaisons, etc. En revanche, se manifestent parfois aussi des symptômes dits atypiques : ceux-ci doivent attirer l'attention et donner lieu à des investigations ORL supplémentaires qui relèvent du spécialiste. Pourquoi ? Parce que ces signes peuvent cacher une polypose nasale par exemple ou encore révéler un cancer nasopharyngien.Pour ne pas passer à côté de ces affections graves, sept symptômes atypiques doivent donner l'alerte.   7 signaux d'alerte   Douleurs. Saignements. Unilatéralité des symptômes. Ecoulement purulent. Perte d'odorat. Echec de traitements bien conduits. Récidive des symptômes.   Isabelle Eustache

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10 conseils pour vivre avec un herpès

Pas moins de 3 millions de Français seraient touchés par un herpès. Cette maladie virale hautement contagieuse peut toucher le visage, avec notamment le bouton de fièvre, ou d'autres parties du corps, comme avec l'herpès génital. La vie quotidienne nécessite quelques ajustements. Dix conseils pratiques. Petit rappel sur les crises d'herpès et le traitement Une crise d'herpès est douloureuse et peu esthétique, mais elle s'accompagne également d'un risque très important d'une contamination de l'entourage. Dès les signes annonciateurs d'une crise d'herpès (picotements, démangeaisons, sensations de brûlures, engourdissements, douleurs…), le risque de transmission du virus est élevé, avant même la formation des bouquets de vésicules, lesquelles sont remplies d'un liquide qui contient le virus.Evitez tout contact dès les premiers signesLors des signes précurseurs et pendant la crise, il convient donc d'éviter tous contacts directs comme les baisers en cas d'herpès labial et les relations sexuelles en cas d'herpès génital. Côté traitement, on ne sait pas guérir d'un herpès. En revanche, il existe un antiviral (aciclovir et valaciclovir) capable de diminuer la fréquence des crises d'herpès et leur intensité. 10 conseils pour mieux vivre les crises d'herpès 1. ConsultezAu moindre doute, il faut consulter (médecin traitant, dermatologue, gynécologue ou urologue) et de préférence pendant une crise d'herpès afin de faciliter le diagnostic, de guérir plus rapidement la crise en cours et de limiter la contagion.2. Identifiez vos propres facteurs déclenchants Cela afin de limiter la fréquence de vos crises, de prendre votre traitement préventif le plus tôt possible et là encore de limiter la contagion : stress, exposition au soleil, consommation d'alcool, fatigue, fièvre, règles menstruelles, traumatismes locaux, etc.3. Repérez les signes annonciateurs d'une crise d'herpès4. En cas de contact avec une lésion, lavez-vousAprès un contact avec les lésions, lavez-vous systématiquement les mains pour éviter une contamination d'une autre partie du corps ou de votre entourage. Evidemment, évitez de toucher ou de gratter les lésions et ne touchez pas vos yeux (risque d'herpès oculaire).5. Nettoyez les parties touchéesMaintenez les parties atteintes propres en les lavant à l'eau et au savon puis en les séchant (au sèche-cheveux à faible chaleur si nécessaire).6. Evitez les pansementsEvitez de panser les lésions car elles cicatrisent mieux à l'air libre. En revanche, lors de courts moments de contacts indispensables (comme s'occuper d'un petit enfant), il est possible d'utiliser un pansement étanche pour renforcer les mesures de précaution.7. Evitez de camoufler les lésions avec du maquillage8. Ne partagez pas votre serviette de toilette ni votre brosse à dents9. Herpès labial Evitez d'embrasser, de parler trop près et de postillonner particulièrement en présence d'un nouveau-né, d'une femme enceinte, de personnes atteintes d'un eczéma atopique ou de tout autre sujet ayant des défenses immunitaires affaiblies. De la même façon, n'échangez pas vos couverts et chacun boit dans son verre. Evitez les rapports sexuels oro-génitaux car un herpès labial peut donner un herpès génital et vice versa. 10. Herpès génital Utilisez un préservatif lors des rapports sexuels. L'abstinence est parfois recommandée lors des poussées (pour éviter contamination, propagation et aussi parce que les rapports peuvent devenir douloureux). Le mieux est d'en discuter avec son médecin. Les femmes enceintes doivent signaler à leur médecin toute poussée d'herpès génital. Evitez de porter des vêtements serrés (jeans, collants…) et des sous-vêtements synthétiques pour limiter l'humidité.   Isabelle Eustache

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Nez bouché et sinusites à répétition : qu'est-ce que la polypose naso-sinusienne ?

Sous ce nom compliqué se cache une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale qui se caractérise par le développement de polypes. Résultat : nez bouché, nez qui coule, sinusites, odorat perturbé et migraines. La polypose naso-sinusienne peut aller jusqu'à entraîner une gêne très importante. Faites-vous partie des 2% de Français atteints de polypose naso-sinusienne ? Quels sont les symptômes de la polypose naso-sinusienne ? La polypose naso-sinusienne est une affection très peu diagnostiquée car elle se manifeste par des symptômes très courants comme une obstruction nasale, un nez qui coule ou des maux de tête. Mais à long terme, les polypes, qui siègent dans la muqueuse nasale et qui finissent par encombrer les sinus, provoquent des sinusites à répétition et des modifications de l'odorat. Ces symptômes sont plus ou moins permanents et évoluent souvent par des poussées répétitives. La gêne fonctionnelle peut être très importante.A noter également que la polypose naso-sinusienne est souvent associée à l'asthme et à une intolérance à l'aspirine. Etes-vous atteint d'une polypose naso-sinusienne ? Si vous faites souvent des sinusites et que votre nez vous gêne très souvent, il semble opportun de prendre rendez-vous chez un ORL. Celui-ci pourra porter le diagnostic en réalisant un examen clinique incluant s'il le faut une endoscopie des sinus, puis en prescrivant un scanner des sinus afin d'examiner précisément les différentes cavités nasales et sinusiennes et d'apprécier la sévérité de la maladie. Traitement de la polypose naso-sinusienne par corticoïdes Le traitement de la polypose naso-sinusienne repose sur des pulvérisations nasales quotidiennes de corticoïdes à poursuivre à vie. Cette prise en charge est complétée en cas de poussées par une cure courte de corticoïdes par voie orale (en comprimés). S'il est bien suivi, ce traitement est très efficace et permet de se débarrasser des symptômes. Il arrive cependant que la polypose naso-sinusienne résiste aux corticoïdes. Par ailleurs, le nombre de cures courtes de corticoïdes orales doit être limité à 3 par an, afin d'éviter tout risque de complications à la corticothérapie. On recourt alors à la chirurgie afin d'ôter les polypes.Attention, cette intervention très délicate ne permet pas de guérir, mais de diminuer les symptômes. Et ensuite, le traitement par corticoïdes restera nécessaire. En revanche, le nombre de cures orales sera diminué et la qualité de vie améliorée. Source : e-santé Dr Philippe Presles

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Sport : comment prendre soin de ses pieds ?

Transpiration, frottements, lésions, infections,… les pieds du sportif sont potentiellement l'objet de divers traumatismes. Comment prendre soin de ses pieds pour éviter ces inconvénients et pratiquer un sport sereinement. Transpiration des pieds Si les pieds transpirent dans les chaussures, ils risquent de macérer. Pour limiter la transpiration des pieds, on recommande de choisir des chaussures suffisamment aérées et de porter des chaussettes. Si la macération n'est pas bénéfique, c'est aussi parce qu'elle favorise les infections. Mais attention, ces mêmes infections sont renforcées par le fait de marcher pieds nus dans les vestiaires, les douches, les piscines.Il est ainsi conseillé de veiller à bien sécher ses pieds, même entre les orteils, et de les observer régulièrement à la recherche de toute mycose, onychomycose ou verrue plantaire naissantes. Frottements à limiter pendant le sport Les inévitables frottements entre le pied et la chaussure sont parfois responsables de lésions : ampoules, plaies, hyperkératoses (épaississement local de la peau), cors, fissures au niveau du talon, etc. Pour les minimiser, on recommande de privilégier les terrains qui ne renvoient pas les chocs, mais qui les absorbent, comme les pistes ou l'herbe. Autrement, mieux vaut éviter autant que possible le bitume ou le béton. Les frottements peuvent également être prévenus par de bonnes chaussures et chaussettes. Les chaussures du sportif   Essayage en fin de journée, après 17 heures, avec un laçage correct. Ne pas hésiter à faire quelques foulées dans le magasin. Entretien régulier : nettoyage en ôtant boue et cailloux incrustés dans les semelles. Séchage des chaussures après chaque séance, à distance de toute source de chaleur.   Les chaussettes   En coton, suffisamment larges et changées régulièrement. Mousse, talc, crème anti-frottement peuvent être utilisés, tout comme les pansements ou les semelles sur mesure. Idéalement, un bilan podologique peut se révéler précieux pour apprendre à soigner ses pieds de façon personnalisée. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Jambes lourdes : pourquoi l'été est-elle la pire des saisons ?

Pour celles qui souffrent de jambes lourdes, l'été n'est pas seulement la belle saison.C'est aussi le moment de l'année où les problèmes de circulation sont les plus manifestes.Mais pourquoi ce phénomène, et comment passer un été confortable ? Pourquoi la chaleur est mauvaise pour les jambes lourdes La première raison, c'est la température.Pour maintenir notre température interne à un niveau toujours stable, notre corps a différentes méthodes pour se rafraîchir. L'une d'entre elles consiste à augmenter la circulation sanguine près de la peau, ce qui favorise la déperdition de chaleur. Et la manière de parvenir à ce but est de diminuer la contraction des veines. Or les jambes lourdes sont précisément causées par un défaut de contraction de veines, qui diminue le retour veineux. On comprend donc aisément que les symptômes empirent pendant l'été ! C'est d'ailleurs souvent à la saison chaude que l'on découvre que l'on a des problèmes de jambes lourdes. Comment réagir en cas de jambes lourdes ? L'été, c'est souvent la saison où l'on s'expose le plus à la chaleur. Siestes au soleil, voyages sous les tropiques, nous cherchons le beau temps et c'est normal.Vous souffrez toute l'année de jambes lourdes ? Souvenez-vous que la modération est de mise !Si vous avez vraiment envie de passer vos vacances allongée sur la plage, essayez au moins de marcher de temps en temps pour activer le retour veineux. Eté et jambes lourdes : les chaussures jouent aussi En été, nous changeons aussi nos habitudes vestimentaires - en général, c'est plutôt mieux pour les jambes lourdes : il s'agit de vêtements plus légers et plus amples.Mais quand il s'agit de nos pieds, c'est un peu la catastrophe !Entre les sandales qui ne sont pas toujours tout à fait à la bonne taille et qui nous serrent les pieds, et les tongs qui sont souvent trop plates, difficile de trouver les bonnes chaussures.Comment réagir ? Pour commencer, bien sûr, essayez de choisir des chaussures confortables, plates, et qui ne vous serrent pas. Mais profitez aussi de l'été pour marcher aussi souvent que possible pieds nus. C'est bon pour le retour veineux, donc pour lutter contre les jambes lourdes et très agréable !   Cet été, quelles solutions pour des jambes plus légères ? La bonne nouvelle, c'est qu'en été l'un des conseils anti-jambes lourdes devient très agréable à mettre en oeuvre : il s'agit de prendre des bains de pieds froids, ou de doucher ses pieds à l'eau froide. Les gels rafraîchissants pour jambes lourdes sont aussi plaisants. Mais n'oubliez pas d'autres mesures de la vie quotidienne, comme dormir avec les pieds légèrement surélevés, se masser de temps en temps les pieds et les jambes, et éviter les épilations à la cire chaude.Et bien sûr, pensez encore plus en été à prendre votre traitement anti-jambes lourdes ! Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Le zona est-il contagieux ?

Cette question semble légitime dans la mesure où le zona est dû à un virus très contagieux, le virus de la varicelle. Pourtant, non, le zona ne se transmet pas d'une personne à une autre. En revanche, attention de ne pas attraper la varicelle au contact d'une personne qui fait une crise de zona ! Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle Le zona se caractérise par une éruption cutanée douloureuse, entraînant des brûlures et des démangeaisons. Cette manifestation siège souvent sur un côté du torse ou du dos. Le zona touche majoritairement des personnes âgées de plus de 50 ans, avec une nette augmentation de la fréquence du zona avec l'âge.20% des personnes qui ont eu la varicelleToutes les personnes atteintes d'un zona ont un point commun, celui-ci d'avoir eu la varicelle. En effet, le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. Il faut savoir qu'après avoir contracté la varicelle, la plupart des virus sont éliminés sauf quelques-uns qui restent latents dans les ganglions. Probablement à l'occasion d'une baisse des défenses immunitaires, ceux-ci peuvent se réactiver et provoquer un zona. C'est ainsi que 20% des personnes ayant eu la varicelle développent un zona à un moment de leur vie. Le zona se transmet-il d'une personne à une autre ? La réponse est non, le zona n'est pas contagieux. Il n'est pas possible de développer un zona après avoir été en contact avec une personne atteinte d'un zona.En revanche, dans certaines conditions, une personne en contact avec un sujet atteint d'un zona peut développer la varicelle.Si vous n'avez jamais eu la varicelle, attention ! Pour cela, il faut ne jamais avoir eu la varicelle (10% de la population). Ensuite, il faut entrer en contact avec le contenu des vésicules. Lors d'une crise de zona se forment des vésicules (boutons) emplies d'un liquide contenant des particules du virus de la varicelle. Ces particules peuvent infecter quelqu'un d'autre si elles entrent en contact avec une muqueuse. Il suffit par exemple de se frotter les yeux ou la bouche avec une main souillée par le virus.Femmes enceintes, nouveaux-nés...Cette contamination peut être dangereuse pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli, mais également pour les nouveau-nés et aussi pour les femmes enceintes (dangereux pour le foetus). Toute personne atteinte d'une crise de zona doit donc éviter les personnes à risque : très jeunes enfants, femmes enceintes et sujets immunodéprimés. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Rhume, grippe, comment traiter simplement une infection virale ?

Nez qui coule, gorge qui gratte, voire fièvre et courbatures, que faire contre ces symptômes indiquant une infection virale telle un rhume ou une grippe ?Il existe des traitements très simples pour rapidement améliorer votre état. Rhume ou grippe : vous avez de la fièvre ? Évitez l'aspirine. Prenez du paracétamol. Les médicaments à base de paracétamol sont disponibles en pharmacie en automédication.La dose dépend du poids et les prises doivent être espacées de 6 heures. N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.Si votre fièvre ne cède pas au paracétamol, consultez votre médecin traitant. Dans le cas d'un nourrisson, n'hésitez pas à contacter le centre 15. Rhume ou grippe : vous avez des courbatures ? Le paracétamol agit contre la fièvre mais aussi contre les douleurs. Il pourra donc atténuer vos douleurs musculaires en cas de courbatures. Là encore, l'aspirine est à proscrire ! Rhume ou grippe : vous avez le nez bouché ? Vous avez des difficultés à respirer car votre nez est bouché. Pénible en journée, le nez bouché peut carrément vous empêcher de dormir en raison de la position allongée. Plusieurs solutions s'offrent à vous : Lavages de nez à l'aide de sérum physiologique ou d'eau de mer. Inhalations à base d'antiseptiques naturels, inhalations phytothérapiques ou inhalations d'huiles essentielles. Prises d'oligo-éléments. Homéopathie.   Rhume ou grippe : vous avez mal à la gorge ? Vous devez vous tourner vers les antiseptiques, les anesthésiques de surface ou les anti-inflammatoires, au choix, sous forme de gargarismes, inhalations ou pastilles à sucrer.À noter que les effets sont généralement assez modestes. Prenez patience, ce symptôme est anodin.Sinon, encore mieux car 100% naturel : prenez une cuillerée de miel. Cette solution 100% naturelle est aussi efficace, voire plus que les médicaments cités ci-dessus. Rhume ou grippe : vous toussez ? Les antitussifs sont tout indiqués, mais ils peuvent engendrer des effets secondaires. Attention notamment à la présence de codéine dans ces produits. Finalement, mieux vaut les choisir sous forme d'inhalations et de gargarismes. Rhume ou grippe : vous avez des nausées et des vomissements ? Vous pouvez prendre un antiémétique (médicament contre les vomissements). Idéalement, demandez conseil au pharmacien et lisez bien la notice.Mais surtout, veillez particulièrement à vous réhydrater. Vous devez compenser vos pertes en eau et en sels minéraux. Buvez souvent par petites quantités : eau, eau sucrée, bouillons...Dans le cas d'un nourrisson, n'hésitez pas à contacter le centre 15. Rhume ou grippe : vous souffrez d'une diarrhée ? Vous pouvez prendre un médicament indiqué contre les diarrhées (sur conseil de votre pharmacien et après avoir lu la notice), mais là encore, veillez bien à vous réhydrater. Quid des antibiotiques et des antiviraux Les antibiotiques ne sont d'aucune utilité contre les virus responsables de rhumes et des grippes.Ils agissent uniquement contre les infections d'origine bactérienne. À noter qu'en cas de grippe ou d'attaques virales, certains médecins prescrivent néanmoins des antibiotiques : c'est qu'ils craignent une complication bactérienne !Quant aux antiviraux, ils sont parfaitement adaptés contre les virus. Le Tamiflu® est par exemple utile contre le virus de la grippe, à la seule condition de le prendre très rapidement, dans les 12 à 24 heures suivant le début des symptômes. S'il est pris trop tard, il n'est plus efficace. Isabelle Eustache

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Vous manquez sûrement de vitamine D !

Le saviez-vous ? La vitamine D est indispensable pour prévenir les cancers, les maladies cardiovasculaires, l'ostéoporose, la sclérose en plaques, le diabète de type 1, etc.Or 70% des Français manquent de vitamine D !Pour modifier cette situation inquiétante, dès 2010, une quarantaine de médecins et chercheurs internationaux ont signé un manifeste invitant les médecins et les pouvoirs publics à formuler de nouvelles recommandations pour pallier au déficit de la population en vitamine D. La vitamine D prévient de nombreuses maladies graves, dont les cancers La vitamine D est indispensable à de nombreuses fonctions biologiques vitales. Elle est apportée en partie par l'alimentation, et en grande partie fabriquée par notre organisme, au niveau de la peau lors de l'exposition au soleil.Aujourd'hui, les études sont concordantes pour affirmer que la vitamine D contribue à réduire le risque de nombreuses maladies graves : maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, ostéoporose, sclérose en plaques, diabète de type 1 chez l'enfant, et aussi de très nombreux cancers, notamment les cancers du sein, du côlon, des ovaires et les lymphomes non-hodgkiniens.De plus, il semblerait même que la vitamine D diminue la sévérité de certaines infections, comme par exemple la grippe et la pneumonie. 70% des Français sont carencés en vitamine D Le taux optimal de vitamine D dans l'organisme, ou plus exactement de son métabolite actif, le 25-hydroxyvitamine D, se situe entre 75 et 150 nmol/l (30 et 60 ng/ml). Or on estime que 70% des adultes français sont en dessous des 75 nmol/l (étude SUVIMAX).Pire, 90% des femmes ménopausées seraient carencées, période de la vie durant laquelle elles ont particulièrement besoin de cette vitamine D pour maintenir leur intégrité osseuse (la vitamine D participe à la fixation du calcium sur les os et contribue donc à la prévention de l'ostéoporose). Pourquoi sommes-nous si nombreux à manquer de vitamine D ? Notre alimentation n'apporte qu'une petite partie de vitamine D (saumon, thon rouge, huile de foie de morue, foie de morue, maquereau, anchois), le reste devant être fabriqué par notre organisme, plus précisément par notre peau lorsqu'elle est exposée au soleil.Or il semblerait que cette exposition fasse défaut à nombre d'entre nous, particulièrement chez les personnes qui sortent peu (personnes âgées par exemple), dont la pigmentation de la peau est foncée, durant l'hiver et chez les habitants de l'hémisphère nord de notre planète !Concernant l'exposition au soleil, soyez rassuré(e), celle nécessaire à la synthèse d'une bonne dose de vitamine D n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Moins de 20 minutes par jour au soleil sont suffisantes, à condition d'éviter les coups de soleil ! Vitamine D : alors quelles sont les recommandations pratiques ? Parlez-en avec votre médecin, il est peut-être opportun de réaliser un dosage sanguin de votre vitamine D et de vous supplémenter en vitamine D.En pratique, voici ce que les experts recommandent : Pour la population générale : une supplémentation nutritionnelle en vitamine D de 1.000 à 2.000 UI (unité internationale) par jour, et particulièrement pendant les mois d'automne et d'hiver. Pour les personnes souffrant d'un cancer, d'une maladie cardiovasculaire, d'ostéoporose, d'insuffisance rénale chronique ou d'une autre maladie liée à un déficit de vitamine D, pour les personnes de plus de 60 ans et pour celles dont la peau est fortement pigmentée : un test sanguin de 25-hydroxyvitamine D suivi d'une supplémentation nutritionnelle adaptée ou d'une exposition modérée au soleil, l'objectif étant d'obtenir, tout au long de l'année, un niveau sanguin entre 75 et 150 nmol/l.   Isabelle Eustache

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Pourquoi ai-je mal à la tête ?

Avoir mal à la tête ne signifie pas forcément que l'on souffre de migraine. Le mal de tête peut avoir bien d'autres origines. Explications sur les causes possibles du mal de tête, appelé aussi céphalées... Un mal de tête, des maux de tête... Douleurs, picotements, fourmillements, brûlures, écrasements ressentis au niveau de la boîte crânienne, sont autant de qualificatifs utilisés pour décrire le mal de tête. La migraine, bien connue pour être à l'origine du mal de tête, n'est pas la seule cause. Le mal de tête est le symptôme d'une multitude d'autres maladies... Migraine et mal de tête de tension : deux maladies On distingue classiquement la vraie migraine, dont le diagnostic est très bien codifié (voir ci-dessous), de la céphalée de tension ou mal de tête de tension (étroitement lié au stress). Ce sont deux maladies qui se traduisent par des maux de tête et qui nécessitent une prise en charge spécifique. Parallèlement, le mal de tête peut aussi être le symptôme d'une autre affection, allant du traumatisme (un choc à la tête) à la sinusite, en passant par certains troubles de la vue. Le mal de tête peut aussi être le symptôme d'une autre maladie Quelles sont les affections ou maladies connues pour provoquer un mal de tête ? Les menstruations (règles)Un effort physique ou céphalée à l'effortLa consommation de certains additifs alimentaires (exhausteurs de goût, conservateurs)Certains médicaments (antagonistes du calcium, dérivés nitrés...)Certains troubles de la vue (myopie, hypermétropie, presbytie)L'hypertension artérielleUne sinusiteLa fièvre quelle que soit son origine.Certaines causes beaucoup plus rares peuvent être graves :Le glaucome aiguUne méningiteUne thrombose veineuse cérébrale (obstruction d'un vaisseau sanguin cérébral) Une hypertension à l'intérieur de la boîte crânienneUn traumatisme crânienL'algie vasculaire de la face ou céphalée de HortonUne tumeur cérébraleL'insuffisance rénaleUne anémie sévèreUne hypoxie (manque d'oxygénation des tissus)L'intoxication au monoxyde de carbone Mal de tête : les bonnes questions à se poser Dans la plupart des cas, le mal de tête n'est d'aucune gravité. En revanche, certaines des affections à l'origine du mal de tête sont graves. C'est l'association du mal de tête avec d'autres symptômes plus spécifiques qui permettra de mettre sur la piste du diagnostic. Par ailleurs, les caractéristiques du mal de tête devront être décrites : depuis quand dure le mal de tête ? Quelle est son intensité ? Est-il associé à de la fièvre ou des vomissements ? Existe-t-il des troubles visuels associés ? Quels sont les impacts de ce mal de tête sur les activités de la vie quotidienne, le travail, la vie sociale ? Critères de diagnostic de la migraine sans aura de l'International Headache Society (IHS) : - Évolution des céphalées par crises récurrentes, séparées par des intervalles libres de toute douleur.- Crises durant de 4 à 72 heures (sans traitement). - Céphalées ayant au moins deux des caractéristiques suivantes : unilatérale, pulsatile, intensité modérée ou sévère, aggravation par les activités physiques de routine (ex. montée d'escalier). - Durant les céphalées, au moins l'un des caractères suivants : nausées et/ou vomissements, photophobie (intolérance à la lumière) et phonophobie (intolérance au bruit). Isabelle Eustache

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13 astuces pour de beaux cheveux cet hiver

Le froid de l'extérieur, le chaud excessif de l'intérieur, le vent, la pluie, voire la neige, sont autant de conditions qui n'aident pas à la beauté des cheveux.En hiver, le cuir chevelu tend à se dessécher, favorisant l'apparition de pellicules, sans parler des cheveux secs et cassants. E-santé vous livre 13 astuces pour avoir de beaux cheveux cet hiver.   Le réflexe après-shampoingAprès chaque shampoing, appliquez systématiquement un après-shampoing. Un seul shampoingInutile de faire, comme chez le coiffeur, deux shampoings de suite. Un seul est requis. Aussitôt lavés, aussitôt rincésInutile également de laisser vos cheveux longtemps au contact du shampoing. Lavez et rincez aussitôt. Laissez appliiquer votre après-shampoingEn revanche, respectez bien le temps d'application de l'après-shampoing ou de toute lotion après shampoing, mais pas plus non plus. Utilisez un masque pour cheveuxUne fois par semaine, appliquez un masque de beauté pour cheveux ou un soin pour cheveux adapté à votre type de cheveux (longs, colorés, gras, secs...). De l'eau à la bonne températureSous la douche, évitez l'eau trop chaude, même sur la tête. Idéalement, faites votre shampoing avec de l'eau tiède et rincez à l'eau fraîche. Ne grillez pas vos cheveux !En hiver, évitez les appareils chauffants, et particulièrement les séchoirs. Si vous ne pouvez pas faire autrement, veillez à ce que la température de votre séchoir soit faible. Et n'appliquez pas celui-ci trop près de votre cuir chevelu. Un logement à la bonne températureDans votre logement, maintenez une température confortable mais pas trop élevée. Maintenez un bon taux d'humidité chez vousHumidifiez les pièces à l'aide d'un humidificateur ou en posant des récipients d'eau sur les radiateurs. Ne tirez pas sur vos cheveux !Evitez les coiffures qui imposent de tirer ou de plaquer les cheveux : chignon serré, queue-de-cheval. Massez vos cheveux !Massez régulièrement votre cuir chevelu pour y stimuler la circulation sanguine. Misez sur le soin brillance !Appliquez de l'huile d'argan une à deux fois par mois sur vos cheveux, du cuir chevelu jusqu'aux pointes. Laissez agir toute la nuit. Vos cheveux seront plus doux, éclatants et brillants. Attention au froid et à la pluieProtégez vos cheveux des mauvaises conditions météorologiques, en mettant votre capuche par exemple. En revanche, évitez les bonnets qui compriment trop la tête, et donc les cheveux. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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6 bonnes raisons de faire la sieste

La sieste n'est pas du temps perdu. Elle permet de récupérer, de se ressourcer, mais elle offre en plus bien d'autres avantages. Quelles sont les vraies vertus de la sieste ? 1 - La sieste est bénéfique pour le coeur Pratiquée régulièrement (au moins 3 fois par semaine), la sieste diminuerait le risque d'accidents cardiaques et de maladies cardiovasculaires d'environ 30%. Comment expliquer cet effet ? La sieste diminue le stress. Or le stress est un facteur de risque cardiovasculaire important. 2 - La sieste a un effet stimulant Il faut savoir qu'en fin de sieste, l'organisme libère deux hormones, l'adrénaline et la noradrénaline. Ces hormones participent au réveil car elles stimulent le rythme cardiaque, ce qui permet une irrigation plus importante du cerveau. Autrement dit, la fin d'une sieste a un effet stimulant. Ainsi au sortir d'une sieste nous ressentons l'énergie nécessaire à une seconde journée. Ce phénomène s'observe aussi après une nuit de sommeil, et c'est bien pour cela que l'on se sent généralement au meilleur de notre forme une dizaine de minutes après notre lever. 3 - La sieste stimule la créativité. Les meilleures idées surviennent après les siestes. Pendant la sieste, notre activité cérébrale est moindre mais pas nulle. Notre inconscient travaille : nous laissons libre cours à l'expression et à la projection des images stockées pendant l'éveil. Ce phénomène est plus prononcé pendant une sieste que pendant une nuit de sommeil car la sieste nous maintient dans une phase de sommeil plus léger, et plus propice à ce type d'inspirations. 4 - La sieste est bonne conseillère Durant ce sommeil léger, on peut également plus facilement se souvenir de solutions inconscientes envisagées à notre insu par notre cerveau. On peut ainsi élaborer des stratégies dont on se souvient quelques minutes plus tard au réveil (ce qui n'est généralement pas possible après une nuit de sommeil car elle se termine par une phase de rêves). Cet état inconscient offre le détachement nécessaire pour appréhender les situations les plus épineuses. 5 - La sieste contrecarre les effets négatifs de l'insuffisance de sommeil Nous dormons de moins en moins et nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir d'un manque de sommeil. Or l'insuffisance de sommeil fatigue, stresse, diminue la concentration et l'attention, entrave l'apprentissage des enfants et des adolescents, induit une perte de productivité, augmente le risque de diabète, de surpoids, etc. 6 - La sieste en pratique La sieste ne requiert pas un investissement de temps important (10 à 30 minutes). Pour les plus pressés, on peut même recommander les micro siestes (quelques minutes seulement), que l'on peut faire sur son lieu de travail, voire dans les transports en commun. Faire une sieste n'empêche par le sommeil nocturne. A condition bien sûr de faire la sieste en début d'après-midi et non en milieu d'après-midi. Au contraire, une sieste diminue le stress et augmente votre productivité, ce qui favorise le sommeil nocturne. Isabelle Eustache

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Contre la pollution intérieure, pensez aux plantes !

L'air que nous respirons est de plus en plus pollué. Pire, la pollution à l'intérieur de nos logements dépasse maintenant celle de l'extérieur. Or nous passons le plus clair de notre temps à l'intérieur, chez nous et au travail ! Bonne nouvelle, les plantes peuvent nous aider à dépolluer l'air. Voici les plantes à privilégier pour votre intérieur. Pensez aussi à en installer au bureau ! Petit rappel sur les COV et autres formaldéhydes qui nous empoisonnent Les composés organiques volatils, ou COV, constituent un ensemble de substances appartenant à différentes familles chimiques, qui ont la particularité de s'évaporer plus ou moins rapidement à température ambiante : benzène, styrène, toluène, trichloroéthylène, formaldéhyde, acétaldéhyde, etc. Ces produits chimiques sont largement utilisés dans les colles, les produits de traitement du bois, les vernis, les peintures... C'est ainsi que les meubles, les murs, les moquettes, les fenêtres en PVC, etc., diffusent quotidiennement des COV dans l'air que nous respirons, sans parler des vêtements qui sortent du pressing ou des désodorisants.Mais nous respirons également des substances toxiques qui émanent de la fumée du tabac, des produits ménagers, sans parler du monoxyde de carbone, gaz de combustion incomplète (chauffage, chauffe-eau, cheminées...). Les plantes sont les bienvenues pour nous aider à purifier notre air...Le lierre (lierre anglais)Il absorbe le formaldéhyde et le benzène. Il débarrasse l'air des COV présents dans la fumée de cigarette ou les solvants.Le chlorophytumIl capte très efficacement le monoxyde de carbone dégagé par les systèmes de chauffage à gaz, les gazinières ou les chauffe-eau. Il aide également à nous débarrasser du formaldéhyde. Le philodendronIl nous débarrasse des pentachlorophénol ou PCP, substances souvent présentes dans les produits de traitement du bois. Le philodendron élimine aussi le formaldéhyde. Le ficus Mousse d'isolation, plastiques, emballages papier, papiers absorbants, sont autant de sources de formaldéhyde que le ficus est capable d'absorber en très grande quantité. Le pothos (lierre du diable) Le pothos est très efficace contre le monoxyde de carbone, le toluène et le benzène, mais il nous débarrasse aussi de la plupart des COV toxiques émis par les peintures, les détergents, la fumée de cigarette, etc. La fleur de lune (lis de la paix) Elle filtre de nombreux composés chimiques (trichloréthylène, benzène, ammoniac, xylène, formaldéhyde) dégagés par les vernis, les peintures, les meubles cirés, les produits d'entretien, les papiers peints, les mastics, la fumée de cigarette...L'anthuriumIl s'attaque aux COV, particulièrement ceux produits par les produits d'entretien. La fougère Certaines fougères contribuent à éliminer aussi le xylène, en plus du formaldéhyde. Le palmier d'arec et arecaTrès efficace contre la plupart des COV, dont ceux émanant des désodorisants, du PVC, et des colles (papier peint, moquette). Le palmier nain Contre l'ammoniaque, le xylène et le formaldéhyde, le palmier nain nous débarrasse des émanations de peinture, de parfum d'ambiance, de produits d'entretien, du vernis à ongle...Le chrysanthèmeCette plante dépollue l'environnement des hydrocarbures dégagés notamment par l'encens, certains parfums d'ambiance et certaines huiles essentielles. Le cactus (colonnaire)Le cactus enfin, est réputé pour absorber les ondes électromagnétiques. Placez-le près de la télé, du four à micro-ondes, de l'ordinateur et aussi près du fauteuil dans lequel vous vous installez pour téléphoner avec votre portable... Isabelle Eustache

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Parkinson et troubles du sommeil : causes et solutions

La maladie de Parkinson est très souvent liée à des troubles du sommeil. Les personnes qui en souffrent se plaignent surtout de somnolence pendant la journée. Comment cela s'explique-t-il ? Quel est le lien entre la maladie de Parkinson et les troubles du sommeil ? Les personnes souffrant de la maladie de Parkinson se plaignent très souvent de troubles du sommeil divers. Une partie de ces troubles est sans doute liée au simple vieillissement, comme la diminution de la quantité et de la qualité du sommeil. La dépression peut aussi jouer un rôle, puisqu'elle est souvent présente en conjonction avec la maladie de Parkinson, et qu'elle favorise l'insomnie.Par ailleurs, les personnes souffrant de la maladie de Parkinson peuvent avoir des troubles du comportement pendant le sommeil paradoxal. Ceux-ci font que les patients agissent dans leur sommeil comme dans leurs rêves. Cela se traduit par des mouvements violents, mais aussi des cris, des coups... le sommeil en est évidemment perturbé, ainsi que celui du ou de la partenaire. Les patients se plaignent aussi très souvent de somnolences pendant la journée, qui peuvent aller jusqu'à des endormissements subits et irrépressibles. Ce sommeil en journée est très gênant. Plusieurs facteurs peuvent l'expliquer : la maladie elle-même, mais aussi le manque de sommeil nocturne (pour les causes énoncées plus haut), et les traitements qui peuvent endormir. Comment lutter contre les troubles du sommeil associés à la maladie de Parkinson ? Il est, bien entendu, intéressant d'aborder le sujet avec le médecin traitant. Certains médicaments peuvent, par exemple, empêcher les troubles du comportement pendant le sommeil paradoxal.En dehors des traitements, quelques modifications de la vie quotidienne peuvent parfois rendre de grands services : S'assurer que l'environnement de nuit correspond aux besoins spécifiques liés à la maladie de Parkinson et à la limitation des mouvements qu'elle induit : le lit est-il assez confortable ? Est-ce que tout est à portée de main pour éviter de devoir se lever ? Eviter les longues siestes. La somnolence en journée ne peut souvent pas être évitée, et par ailleurs une sieste courte est plutôt bénéfique ; mais si les phases de sommeil en journée durent plus qu'une heure, c'est le sommeil de la nuit qui est menacé. Cela semble évident, mais il est toujours utile de le rappeler: tout excitant (caféine, théine, nicotine) doit être évité à partir de 16 heures. Les repas trop lourds sont aussi mauvais pour le sommeil. Enfin, en cas de difficultés de sommeil, une heure de lever et de coucher qui est toujours la même est parfois d'une grande aide. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Palpitations : quand consulter ?

Tout à coup, votre coeur se met à battre de façon irrégulière et accélérée ? Vous ressentez des palpitations ? Ce trouble du rythme du coeur peut correspondre à une fibrillation auriculaire. Vous devez consulter un cardiologue dans la journée. Explications. Mon coeur bat irrégulièrement et plus vite : probablement une fibrillation auriculaire Un coeur qui tout à coup se met à battre irrégulièrement, voire à provoquer comme des palpitations, indique très probablement une fibrillation auriculaire. Ce terme médical désigne une activation anarchique des oreillettes.Les palpitations sont-elles dangereuses ?Sur le moment, ce trouble du rythme ne met pas en danger. En revanche, il témoigne d'un haut risque cardiovasculaire : hypertension, insuffisance cardiaque, diabète, maladie coronaire, etc.Les palpitations sont un signal d'alerte.C'est pourquoi la survenue d'une fibrillation auriculaire doit être considérée comme un signal d'alerte et amener à consulter dans la journée un cardiologue afin de réaliser un bilan cardiovasculaire complet. Selon les résultats, un traitement curatif ou préventif pourra être mis en place afin soit de réduire la fibrillation auriculaire, soit de prévenir les complications cardiovasculaires. Palpitations : quelles complications ? Si les oreillettes ne se contractent pas régulièrement, le sang risque de stagner, favorisant la formation d'un caillot sanguin. Libéré dans la circulation sanguine, celui-ci peut aller se loger dans le cerveau, provoquant une embolie avec un accident ischémique transitoire, voire un véritable accident vasculaire cérébral (AVC). Les AVC sont souvent reconnus grâce à leurs symptômes : engourdissement soudain, perte de sensibilité du visage, d'un bras, d'une jambe ou d'un côté du corps, vertiges, troubles de l'élocution, de la vue, maux de tête intenses, vomissements, etc. Mais la fibrillation auriculaire est donc aussi un signal d'alerte important. Autres causes de palpitations : La fibrillation ventriculaire n'est pas la seule maladie responsable des palpilations et de l'accélération du rythme du coeur. D'une manière générale, tout changement du rythme cardiaque (pouls) doit vous amener à consulter votre médecin.   Dr Philippe Presles

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Les bonnes résolutions pour ne pas grossir en 2011

Le 1er Janvier, il est d'usage de prendre de bonnes résolutions pour l'année qui débute. On se les formule, on se les écrit dans un petit carnet, on se fait une note sur son ordinateur ou son (smart)téléphone, peu importe. Pour vous aider, voici celles à prendre pour ne pas grossir. 1 - Tous les jours, je marcherai au moins une demi-heure Quel que soit le temps, froid glacial ou canicule, soleil ou pluie. J'irai faire des courses à pied près de chez moi  (j'aiderai le petit commerce en même temps), j'emmènerai les enfants à l'école à pied (sauf si l'école est vraiment très loin). Je garerai ma voiture loin du bureau, je descendrai du bus ou du métro une station avant.Le plus souvent possible, je marcherai encore plus longtemps.Parce qu'il est archi prouvé que l'exercice physique est une des clés pour ne pas grossir. 2 - Je ne ferai jamais l'impasse sur mon petit déjeuner Il sera composé de pain complet, beurre et confiture ou miel (un peu), d'un fruit, d'un laitage et d'une boisson.Parce que sinon, je crèverai de faim dans la matinée et qu'alors je grignoterai n'importe quoi de gras et de sucré. Et ça, c'est un bon moyen de grossir. 3 - Si je suis dans l'absolue impossibilité de prendre ce petit déjeuner, je mangerai dans la matinée Une ou deux tranches de pain de seigle Pumpernickel (j'en ai toujours dans mon tiroir au bureau, il y en a dans tous les supermarchés) avec un yaourt ou un petit pot de fromage blanc (j'ai rempli le frigo du bureau) Une pomme ou un ou deux œufs durs si je suis en panne de pain de seigle. Tous ces produits ne sont pas gras ni sucrés, donc il n'y a pas de risque qu'ils me fassent grossir.   4 -  Tout ce que je mange, je le mangerai très lentement jusqu'à ce que chaque bouchée soit vraiment en bouillie dans ma bouche, même si c'est un rocher Suchard ou des morceaux de pain trempés dans une fondue de fromage, ou une tartine de rillettes (bien épaisses, les rillettes sur le pain).Parce qu'ainsi mon centre de satiété va bien fonctionner, il me dira quand m'arrêter et je ne mangerai jamais au-dessus de mes besoins caloriques.Ce qui est une autre clé pour ne pas grossir. 5 - Je décide de ne manger qu'assise à une table, jamais debout devant le frigo ni en marchant dans la rue Parce qu'ainsi je ferai attention à ce que je mange, je profiterai des saveurs, je savourerai, je ne mangerai pas à toute allure pour me remplir, je ne serai pas distraite par autre chose.C'est aussi une des clés pour ne pas grossir. 6 - Je tricoterai quand je regarderai la télé le soir Parce que alors mes mains seront occupées et que je ne serai pas tentée de grignoter des biscuits ou des chocolats ou des bonbons, ce qui fait inévitablement grossir.Et en plus, je me ferai des écharpes et des pulls fashions pas chers vu que le tricot main est devenu très tendance. 7 - Je ne m'interdirai rien, rien du tout Parce qu'il est bon (dans tous les sens du terme) de manger de tout, parce que aucun aliment ne fait grossir si on le mange en quantités raisonnables.Parce que, vu que je mangerai lentement (voir ci-dessus), ces quantités seront raisonnables, en fonction de mes besoins énergétiques et donc je ne risque pas de grossir.Parce que c'est l'obsession de l'interdit qui pousse à manger plus que ce dont j'ai besoin. 8 - Je prendrai un verre de soda ou d'une autre boisson sucrée de temps en temps Si j'ai la sale habitude d'en boire sans discontinuer, je vais me forcer à prendre de l'eau à la place. Et alors, je vais me rendre compte qu'elle me désaltère vraiment, bien mieux que le soda. Ainsi j'éliminerai ces fichues boissons sucrées qui me déséquilibrent et me font grossir et j'en boirai un verre seulement de temps en temps (reste à savoir si j'en aurais vraiment envie après avoir pris goût à l'eau !). 9 - Je ferai mes courses sans avoir le ventre vide Parce que si je ne suis pas tiraillée par la faim, j'achèterai moins de trucs inutiles, genre chips, charcuteries, biscuits, qui font grossir toute la famille. Et que je ne grignoterai pas, en poussant mon chariot ,une barre grasse/sucrée ou un paquet de biscuits apéritif qui risquent de me faire grossir, moi.Et je vais penser à les faire sur Internet, en ayant avant fait le tour des placards et du frigo et établi une liste précise. Je ferai des économies et j'échapperai aux tentations, aux promos et (éventuellement) aux caprices des enfants réclamant un Kinder ou un autre produit-à-grossir. 10 - J'imposerai la soupe quotidienne au dîner Parce que c'est une bonne façon pour tout le monde de manger suffisamment de légumes. Ils sont indispensables à la santé et ils ne font pas grossir.Aucune de ces bonnes résolutions ne devrait bousculer vos habitudes, votre vie ni celle de vos proches. Aucune, non plus, ne vous demande des efforts démesurés. Et si vous avez du poids à perdre, il y a de grandes chances que ces bonnes résolutions contribuent à effacer gentiment et doucement quelques kilos en trop. Paule Neyrat, Diététicienne

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Comment venir à bout de ces cors et durillons qui nous cassent les pieds ?

Enfermés à longueur de journée dans des chaussures parfois peu confortables, vos pieds subissent de nombreux frottements. Rien d’étonnant à ce qu’ils deviennent douloureux et que des cors et des durillons apparaissent. Comment prévenir et traiter ces cors aux pieds et durillons ? Le cor et le durillon sont tous deux des épaississements de la peau qui correspondent à la formation d’une couche cornée ou hyperkératose. C’est à force de compressions et de frottements dans les chaussures que la peau réagit en s’épaississant. Lorsque ces épaississements sont localisés sur les orteils, au niveau des articulations de la première et de la deuxième phalange, on parle de cor. Plus larges et situés au niveau de la voûte plantaire, on parle cette fois-ci de durillon. Parce qu’en se développant, les cors et les durillons appuient de plus en plus sur les tissus sous-jacents, lesquels sont vascularisés et présentent des terminaisons nerveuses. Plus ces tissus sont comprimés, plus les douleurs sont vives avec des sensations d’échauffement et de brûlure.  Les cors et durillons doivent être éliminés régulièrement. Pour cela, on recommande une abrasion des zones de peau épaissies avec une pierre ponce, une râpe, une lime ou encore une crème exfoliante. L’abrasion n’est pas douloureuse car l’épaississement de la peau est constitué de cellules mortes. On peut aussi avoir recours à des pansements actifs : ils diffusent des principes actifs qui aident à l’élimination des cellules mortes, tout en stimulant la régénération de l’épiderme. Cors et durillons peuvent ainsi disparaître en une dizaine de jours. Certains pansements sont à porter en continu, d’autres sont appliqués uniquement la nuit. Des principes actifs dits coricides kératolytiques (essentiellement de l’acide salicylique ou de l’acide lactique) sont également disponibles sous forme de pommade ou de liquide, à appliquer précisément sur la zone épaissie, au risque de brûler les tissus environnants. Parfois, le protocole est contraignant, comprenant un bain de pieds préalable pour ramollir la peau, la pose d’un vernis protecteur autour de la zone à traiter, l’application du produit, le séchage puis la mise en place d’un pansement occlusif. Enfin, encore plus radical, mais réservé aux cors d’épaisseurs importantes : le coupe-cor. Son utilisation est cependant délicate et déconseillée aux personnes diabétiques, aux personnes âgées et aux maladroits en raison d’un risque d’hémorragies et de surinfections. Pour ces personnes et pour éviter l’usage du coupe-cor, il est plutôt fortement recommandé de consulter un podologue ou un pédicure, spécialiste des pieds qui saura vous traiter efficacement et divulguer des conseils personnalisés. A savoir : En cas de douleurs, il existe des systèmes de protection : emplâtre, mousses, feutres évidés, coussins plantaires en silicone, manchons coiffe-orteils, etc. Il faut porter les bonnes chaussures : éviter les chaussures n’ayant pas une morphologie adaptée à celle des pieds (ex. chaussures étroites et pointues), les chaussures trop rigides et les talons hauts qui tassent les orteils au bout de la chaussure.  Ne pas laisser de callosité s’installer : dès l’apparition d’une épaisseur, poncez !  Attention diabétiques ! Les diabétiques doivent consulter régulièrement un podologue Isabelle Eustache

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Médicaments : quand faut-il les prendre ?

L'efficacité et les effets secondaires des médicaments changent selon le moment où vous les prenez. Pourquoi ? Quel sont les bons moments pour prendre ses médicaments ? Des médicaments pris selon les besoins Pour la grande majorité des médicaments, pas de mystère : le bon moment pour les prendre, c'est quand vous en avez besoin. Les somnifères sont conseillés le soir, les antidouleurs avant de bouger ou d'avoir une activité douloureuse, etc. Pour d'autres médicaments, c'est la fréquence de la prise qui est la plus importante : le médicament doit être avalé toutes le quatre heures, par exemple. Ce sont les cas les plus évidents, et aussi les plus nombreux. Il arrive cependant que les médicaments doivent être pris à des moments bien précis de la journée. Les différents critères qui déterminent le moment de prendre ses médicaments Ces moments sont à appréhender : Selon les effets secondaires de ces médicaments Les médicaments qui attaquent la paroi de l'estomac (c'est notamment le cas de nombreux anti-inflammatoires) feront moins de dégâts s'ils sont pris avec le repas.Pour les médicaments qui entraînent des nausées, idem : absorbés en même temps que la nourriture, ils déclencheront moins d'effets secondaires.Les médicaments qui entraînent une somnolence gagneront à être pris le soir. La somnolence ne diminuera pas, mais elle sera bien moins gênante. Selon la manière dont les médicaments sont absorbés Avaler un médicament, c'est débuter un processus complexe : la substance active est digérée et passe dans le sang pour atteindre ses organes cibles. Mais toutes les substances ne réagissent pas de la même manière à la digestion. Certaines molécules, comme les précurseurs de la dopamine utilisés pour lutter contre la maladie de Parkinson, sont jusqu'à 30% plus efficaces si elles sont consommées à jeun. A l'inverse, certaines vitamines dites liposolubles, comme la vitamine D, se dissolvent dans les graisses et sont alors mieux absorbées : il faut donc les avaler avec les repas. Selon les rythmes du corps Que l'on s'en rende compte ou non, notre corps n'a pas la même activité tout au long de la journée ou de la nuit. Prenons la cortisone par exemple, une hormone qui est utilisée sous forme synthétique comme médicament pour lutter contre l’inflammation : notre corps en sécrète vers 4 h du matin, entraînant le réveil. Si vous prenez des médicaments à base de cortisone le soir, vous en aurez déjà dans le sang et la sécrétion du matin ne se fera pas, ce qui va perturber votre journée. A l'inverse, prendre un médicament à base de cortisone le matin va le rendre encore plus efficace, parce qu'il s'ajoutera à la cortisone sécrétée naturellement par le corps. On peut aussi citer les antihistaminiques : ils servent à lutter contre les allergies, or celles-ci sont plus fortes le matin. Il faut donc prendre les antihistaminiques plutôt le soir si leur durée d'action est de 24 heures. Ils atteindront ainsi  leur maximum d'efficacité au moment où les allergies sont elles aussi en pic.   Le moment où l'on prend les médicaments est-il vraiment important ? Comme vous avez pu le constater, la réponse est oui ! Normalement, si c'est important, votre médecin vous donnera des instructions. Vous pouvez aussi consulter votre pharmacien ou la notice du médicament. Cependant, si la prise d'un médicament au moment prévu entraîne des désagréments importants, n'hésitez pas à consulter à nouveau votre médecin traitant. A deux, vous trouverez sans doute une solution pour concilier les exigences du traitement et  votre confort. Marion Garteiser, journaliste santé

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Compléments alimentaires : nécessaires ou superflus ?

La fin de l'hiver se profile à l'horizon et même si le soleil consent à être de retour, la fatigue est souvent là. Faut-il prendre des compléments alimentaires, vitamines, sels minéraux ou oméga 3 ? Revue de détails. Compléments alimentaires : pas n'importe quoi ! Il existe une polémique autour des compléments alimentaires. Certains nutritionnistes disent qu'ils sont inutiles puisqu’une alimentation équilibrée apporte tous les éléments nutritionnels nécessaires. Le problème, c'est que l'équilibre alimentaire, pour toutes sortes de raisons, ne règne pas chez tous les individus. Un complément peut alors être utile pour compenser un manque induit par une alimentation anarchique ou insuffisante.Mais aucun complément alimentaire n'a de pouvoir miraculeux malgré les promesses fallacieuses de certains commerçants. Aucun ne fera maigrir, aucun ne fera rajeunir, aucun ne fera sortir d'une dépression, aucun ne fera guérir d'une maladie.Ne vous laissez donc pas avoir par les arguments marketing des vendeurs de compléments alimentaires, surtout sur Internet qui est trop souvent le grand bazar du n'importe quoi dans ce créneau ! Vitamine C La vitamine C, c'est un peu une "bonne à tout faire" car elle agit partout dans l'organisme. Dès qu'elle manque, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans votre corps et cela se traduit souvent par de la fatigue.Si vous avez la bonne habitude de vous régaler d'une grosse orange ou d'un pamplemousse tous les jours et de mettre des légumes à chacun de vos menus, vous devez atteindre sans problème les 70 à 100 mg de vitamine C qui vous sont nécessaires.En effet, en hiver, les agrumes sont la meilleure et la plus économique source de vitamine C : 50 mg environ dans 100 g. Une clémentine de temps en temps, ça n'est pas suffisant ! Les fruits exotiques genre mangue en sont aussi bien pourvus mais il est hors de question d'en manger tous les jours vu qu'on n'est pas sous les tropiques.Les légumes en contiennent mais beaucoup moins. Et comme la vitamine C n'aime pas la chaleur, une partie de celle qui est dans ceux-ci s'enfuit lors de leur cuisson.Cette vitamine C est fragile et capricieuse : elle s'oxyde facilement, s'échappe vite des jus. Mieux vaut manger un fruit ou alors boire vite le jus frais pressé ou encore acheter des jus industriels à teneur garantie en vitamine C.Si vous n'êtes pas un fidèle abonné des agrumes et de leurs jus, un complément de vitamine C devient alors utile. Le choix ne manque pas : comprimés à sucer ou a faire fondre dans un verre d'eau, on les trouve partout dans les pharmacies ou les rayons diététiques des grandes surfaces. Magnésium 360 à 420 mg de magnésium par jour, c'est ce qu'il nous faut. On est hélas trop souvent loin d'atteindre cette dose.Non seulement peu d'aliments en sont bien pourvus mais on évite ceux qui le sont comme le chocolat (110 mg pour 100 g) et les fruits secs (130 à 250 mg) par crainte de grossir. Si on mange souvent des bigorneaux (400 mg), on a facilement son quota de magnésium mais… ça n'est pas vraiment dans nos habitudes alimentaires.Les légumes et les fruits contiennent de petites quantités de magnésium qui, additionnées, contribuent à satisfaire nos besoins. Mais encore faut-il en manger suffisamment : 300 à 400 g par jour de chaque catégorie.Le magnésium intervient dans de nombreuses fonctions. Il est inévitable que ce manque plus ou moins permanent ait des répercussions sur notre comportement : on est fatigué, de mauvaise humeur, tendu, stressé, on dort mal, on a des crampes et on peut même avoir le cœur qui bat la chamade.Un complément en magnésium, sous forme de comprimés, est donc le bienvenu pour la plupart d'entre nous. Il est indispensable lorsqu'on est abonné au régime hypocalorique mais aussi quand on fait beaucoup de sport car un peu de magnésium s'élimine dans la transpiration.Mais la dose de 350 mg par jour de magnésium est à ne pas dépasser car des doses plus importantes peuvent déclencher des diarrhées. Fer Les messieurs ont besoin de 9 mg de fer environ, les dames de beaucoup plus : 16 mg car elles en éliminent pas mal chaque mois dans leurs règles.Le fer fait partie de ces oligoéléments qui posent des problèmes. Celui qui se trouve dans les aliments végétaux est mal absorbé par notre organisme : les tanins (dans le café et le thé), les fibres, le calcium, le zinc, certaines protéines se liguent pour entraver cette absorption.Le fer qui vient des produits animaux se comporte mieux mais on mange de moins en moins de viande rouge alors que c'est un aliment qui en est riche (3,5 mg pour 100 g).Résultat : la carence en fer existe bel et bien. C'est même une des plus fréquentes, surtout chez les femmes abonnées au régime minceur.Fatigue, mauvaise mine, cheveux à la ramasse, rhume qui traîne, se répète, essoufflement, problèmes d'attention, esprit lent, tout cela peut signer un manque de fer.Un complément alimentaire de fer est quasiment indispensable pour presque tout le monde, sauf si on mange très souvent des coquillages qui en sont particulièrement bien pourvus : 8 à 25 mg pour 100 g.Ce complément de fer est nécessaire pendant la grossesse : il est d'ailleurs prescrit quasi systématiquement par les médecins. Omega 3 Selon certains chercheurs, médecins, nutritionnistes etc., la carence en Omega 3 frappe presque tout le monde !Ce sont des Acides Gras qui ont une chimie horriblement compliquée, dont l'absorption est contrariée par les Omega 6 que l'on consomme en trop grandes quantités.Les Omega 3 sont un constituant important de toutes les cellules, y compris les nerveuses et celles des artères. Ils sont les grands protecteurs des systèmes cardiovasculaire et nerveux. Ils jouent aussi un rôle anti-inflammatoire.Il n'est pas exclu qu'un manque d'Omega 3 ait une action néfaste dans la déprime, les troubles du sommeil.Si vous ne mangez pas de poissons gras plusieurs fois par semaine, si vous n'utilisez pas régulièrement de l'huile de colza et/ou de soja, si vous ne boulottez pas souvent des noix et des graines de lin (ou du pain aux graines de lin), si votre salade n'est pas de la mâche, si vos œufs ne viennent pas de poules dont l'alimentation est enrichie en Omega 3 (les Bleu-Blanc-Cœur) vous avez toutes les chances de manquer d'Omega 3, car c'est dans ces aliments-là qu'ils se trouvent en bonnes quantités.Dans ce cas, vous n'avez pas d'autres ressources que d'avaler une gélule d'Omega 3 tous les jours. Surtout si vous ne dormez pas bien, si vous avez le moral en berne. On les trouve dans les pharmacies.Faites votre examen de conscience alimentaire ! Si vous êtes un consommateur régulier de plats préparés du commerce, d'aliments industriels, de boissons sucrées, bref si votre alimentation n'est pas super bien équilibrée, il y a de grandes chances à ce que vous soyez victime d'un de ces manques les plus fréquents.Il est évident qu'il faut améliorer votre alimentation mais en attendant, un de ces compléments alimentaires peut vous rendre service. Paule Neyrat, Diététicienne

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L'addiction sexuelle, qu'est-ce que c'est vraiment ?

Les addictions sont classées en deux groupes différents : les addictions à une substance entraînant une dépendance et les addictions sans drogue. L'addiction sexuelle, comme l'addiction au jeu, ou à la nourriture (boulimie), fait donc partie de ces addictions comportementales. Qu'est-ce qu'une dépendance sexuelle ? L'addiction sexuelle est une dépendance à un comportement. Classiquement, un comportement sexuel habituellement acceptable est ici poussé à son extrême en intensité ou en fréquence. Il peut s'agir : d'une dépendance sexuelle solitaire : masturbation compulsive avec ou sans support, d'une dépendance sexuelle vécue dans la virtualité : dépendance à la pornographie sur Internet, à des lignes de téléphones roses, d'une dépendance à des relations sexuelles avec partenaire avec parfois un nombre difficile à imaginer de partenaires réels.   Les dépendances sexuelles paraphiliques sont plus rares$$ Il s'agit de comportements sexuels autrefois qualifiés de déviants avec un objet de désir inhabituel : fétichisme, exhibitionnisme, voyeurisme... Ces comportements ne sont pas toujours de l'ordre de l'addiction. Ils le deviennent quand ce comportement devient envahissant et incontrôlable pour le sujet. Il ne parvient plus à s'empêcher de réaliser une de ces pratiques. Les conséquences de l'addiction sexuelle Lorsque l'addiction envahit l'esprit, la vie et l'emploi du temps, elle peut devenir très grave par ses conséquences. Rétrécissement du périmètre de vie, centré uniquement sur l'addiction ; Isolement, perte des rapports sociaux et familiaux, à cause du temps consacré à l'addiction ; Perte d'argent allant jusqu'à l'interdiction bancaire à cause des dépenses sur Internet dans la pornographie, les téléphones roses, ou les prostituées ; Rupture de couple lorsque l'autre se sent totalement délaissé (des nuits passées sur Internet à surfer sur les sites X ou les sites de rencontres) ; Infections sexuellement transmissibles ; Perte d'emploi ; Dépression pouvant parfois amener au suicide, etc.   La dynamique intérieure de l'addiction sexuelle La pratique sexuelle est recherchée pour le plaisir qu'elle apporte sur le moment. Le plaisir ? Surtout la détente, l'apaisement des tensions intérieures. C'est efficace quelques instants, puis apparaissent très rapidement le dégoût et la culpabilité, associés à un malaise important. Ce malaise a tendance à inciter à avoir à nouveau recours à la pratique addictive. Et le cercle est bouclé.On peut ainsi affirmer que les addicts sexuels sont pris au piège dans une dynamique qu'ils ne parviennent plus à contrôler. Ces personnes ont trouvé une solution inadaptée (la pratique sexuelle) pour calmer leurs tensions intérieures.L'addiction sexuelle, pourquoi ?Pourquoi une tension intérieure, et quelle sorte de tension intérieure peut bien amener à des conduites sexuelles tournant à l'addiction ?Les personnes addicts sexuelles éprouvent un vide intérieur à combler. Elles ont pu ne pas se sentir aimées dans leur enfance, et en souffrir si fort qu'elles tentent de combler leur douleur par la sexualité. Malheureusement, seul un renforcement de leur estime de soi et de la qualité de leurs relations avec les autres pourrait combler ce vide. Les comportements sexuels de dépendance calment un moment leur souffrance, mais ne l'empêchent pas de revenir. Comment soigner une addiction sexuelle ? Le premier point et le plus difficile est le désir de la personne dépendante de changer. Et c'est difficile pour elle car son comportement lui permet de tenir ses angoisses à distance. Sans ce comportement, elle sent un malaise terrible. Aussi, affronter sa dépendance demande-t-il un courage important.La solution se trouve dans un travail de psychothérapie pour regonfler l'estime de soi, apprendre à s'aimer, à entrer en relation profonde avec l'autre, et, sur le plan comportemental, à désapprendre à compter sur le comportement addictif pour résoudre les tensions intérieures...Dans cette optique existent des groupes de soutien pour dépendants sexuels anonymes (dasa)http://dasafrance.free.fr/ Dr Catherine Solano

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Choix des lunettes : les conseils des visagistes

Qu'elles soient solaires ou de vue, les lunettes sont à la mode : quelques pistes pour choisir le modèle qui vous rendra belle. Choix des lunettes : les premiers impératifs La forme du visage conditionne le design de la monture tandis que la personnalité oriente vers un style de lunettes (matériaux, couleurs).En général, il est conseillé de ne pas couper le regard.La monture doit suivre la ligne des sourcils et l'oeil doit être centré dans le verre tandis que la partie basse des lunettes ne peut jamais toucher les pommettes, y compris lorsque vous souriez (n'oubliez pas de faire risette en essayant vos verres).Enfin, il faut veiller à ce que les branches ne compressent pas les tempes.Ces premiers éléments établis, reste à sélectionner la monture la plus seyante selon votre morphologie. Des lunettes pour chaque forme de visage Les visages ronds accentueront leur côté juvénile avec des montures rondes. Si le but est au contraire d'affiner les traits, il faudra plutôt s'orienter vers des lunettes carrées ou rectangulaires.Les visages carrés, aux mâchoires bien dessinées, seront davantage mis en valeur par des montures rondes qui vont adoucir les traits et casser leur côté anguleux. Choisir une monture fine permettra aussi de rallonger le visage et de l'affiner. En revanche, attention aux formes géométriques et très stylisées qui peuvent durcir les traits et conviennent mieux aux visages ovales ou ronds.Celles qui ont un visage triangulaire, c'est-à-dire avec prédominance du front ou de la mâchoire (triangle inversé) éviteront les montures et les verres larges et bas (qui débordent) et choisiront plutôt des lunettes fines qui mettent en valeur l'étroitesse du visage. Les montures de type minimaliste, avec une structure seulement sur la partie haute des lunettes ou sans structures autour des verres sont particulièrement adaptées. Les modèles dits « papillons » sont également idéaux pour ce type de morphologie car ils rééquilibrent le visage en gommant les écarts de proportion entre le front et le menton.Enfin, celles qui ont un visage ovale peuvent se réjouir car pour elles tout est permis ! Des idées pour choisir la bonne couleur de lunettes Une fois la monture sélectionnée, reste à choisir la bonne couleur.Pour y parvenir, une piste consiste à se baser sur la couleur des yeux et du teint.Les regards clairs préféreront les nuances proches de la teinte de l'iris tandis que pour les yeux foncés toutes les teintes conviennent (attention cependant aux tons trop foncés qui peuvent durcir regard).Tenez aussi compte de votre carnation de base : si votre teint est très pâle par exemple, préférez une monture aux coloris vifs plutôt que des tons clairs, au risque d'attrister la mine.Dans certains cas, des couleurs très peps peuvent même être utilisées pour rectifier la forme du visage, surtout lorsque celle-ci est très allongée : la couleur de la monture va alors couper le visage en deux et atténuer ce côté allongé.Source : e-santé Muriel Luypaert,journaliste santé

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Les Omega sont-ils miraculeux ?

"Quelle pêche tu as ! Tu prends des Omega ?" C'est ce que l'on entend souvent  Les Omega sont devenus des stars, le mot est tombé dans le langage courant : il faut dire qu'il est plus médiatique que acide eicosapentaénoïque, ou autres noms du même acabit désignant ces différents acides gras censés nous sauver de presque tout. Sont-ils vraiment miraculeux ? A quoi servent les Omega ? A tout ou presque ! Car ils interviennent dans tous nos milliards de cellules et à tous les niveaux : formation, croissance, reproduction. Rien ne leur échappe, tous nos systèmes (cardiovasculaire, cérébral, hormonal etc.) ne peuvent bien fonctionner sans eux. Omega 3 et Omega 6 Il existe deux grandes familles de ces Omega, les Omega 3 et les Omega 6.Pourquoi 3 et pourquoi 6 ?Les acides gras sont les constituants essentiels des lipides. Ils sont composés d'une chaîne d'atomes de carbone plus ou moins longue, liés entre eux par des "ponts chimiques" appelés "liaisons", qui peuvent être simples ou doubles.Des atomes d'hydrogène peuvent se fixer sur ces liaisons.C'est comme un collier dont les perles (les atomes de carbone) sont attachées soit par un simple anneau, soit par un double anneau (double liaison) et sur lesquelles sont fixées des petites breloques (les atomes d'hydrogène).Quand elles occupent tous les anneaux, vous avez des acides gras saturés, quand il n'en reste qu'une de libre, il s'agit d'acides gras mono-insaturés et quand plusieurs de ces anneaux n'ont pas de breloques, ce sont alors des acides gras poly-insaturés.Les Omega appartiennent à ce dernier groupe. Les chimistes ont adopté une nomenclature leur attribuant la dernière lettre de l'alphabet grec, l'Omega ( W ou ω ) et le chiffre 3 ou 6 par rapport à la place libre, là où il manque une breloque sur la chaîne de carbones.Le problème, c'est que notre corps n'est pas capable de fabriquer ces Omega. Ils doivent nous être apportés obligatoirement par notre alimentation et, en plus, dans des proportions précises sinon ils se disputent, ce qui annule leurs actions bienfaisantes.Et si l'on parle toujours des Omega au pluriel, c'est parce que, dans chaque catégorie, ils sont plusieurs, formant une famille. La famille des Omega 3 Dans celle des Omega 3, le père est l'acide alpha-linolénique (ALA), ainsi nommé car on l'a découvert dans les graines de lin. Il y en a aussi beaucoup dans l'huile de colza et de soja.Quand on l'a absorbé, il peut donner naissance à l'acide eicosapentaénoïque (AEP) puis à l'acide docosahexaénoïque (ADH). Ils protègent artères et cœur, agissent contre l'inflammation et l'allergie, dans les réactions immunitaires, dans l'agrégation des plaquettes du sang, sont indispensables au bon état des cellules du cerveau, des reins, de la rétine, de la peau, aux spermatozoïdes, réduisent les risques de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), de certains cancers etc.Mais cette transformation de l'ALA en AEP et ADH, ça ne marche pas terrible dans notre organisme. Et plus on vieillit, moins c'est top. Donc, même si on boulotte des graines de lin et de l'huile de colza, on n'est pas sûr d'avoir sa dose de ces Batmen que sont les Omega 3.Or, miracle, les poissons gras sont pleins d'AEP et d'ADH. C'est pourquoi on nous serine d'en manger trois fois par semaine.C'est pourquoi aussi les gélules d'Omega 3 à base d'huile de poisson font un malheur et que l'on élève des poules en les gavant de graines de lin de façon à ce que leurs œufs soient riches en Omega 3. La famille des Omega 6 Dans celle-ci, le père est l'acide linoléique (AL). Lui, il se transforme en acide gamma-linolénique (AGL) et en acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL).Tout ce joli monde s'emploie aussi à bien faire fonctionner nos systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, agit aussi contre l'inflammation, l'allergie, s'occupe aussi du bon état de la peau etc.La transformation d'AL en AGL et ADGL se déroule mieux que pour les Omega 3, sauf si on consomme trop d'aliments riches en cholestérol et en acides gras saturés, trop d'alcool, si on est trop vieux et diabétique de surcroît.Mais toutes les huiles courantes (tournesol, arachide, maïs, pépins de raisins) sont très riches en AL. Celui-ci se trouve aussi dans un tas d'autres aliments, de même que ses descendants.Non seulement on ne risque pas de manquer d'Omega 6, mais on absorberait souvent trop. Et ça, ça n'est pas vraiment cool. Omega 3 et Omega 6 : la guerre Pour pouvoir travailler, les Omega 3 et les Omega 6 ont besoin des mêmes enzymes, de certaines vitamines (B3, B6, C, E), de magnésium et de zinc. Ils sont donc en compétition.Et comme on a un régiment d'Omega 6 et une petite troupe d'Omega 3 vu qu'ils sont plus rares, les Omega 6 gagnent la bataille empêchant ces pauvres Omega 3 de travailler, alors qu'ils ont des rôles bien plus pointus.Et le comble, c'est que cette guerre flanque le bazar dans l'organisme, favorisant maladies cardiovasculaires, troubles allergiques, inflammatoires et autres galères. A trop absorber d'Omega 6, on obtient l'effet contraire des Omega en général !Et en plus, ça favoriserait l'obésité. Tout cela n'a vraiment rien de miraculeux. Omega : la bonne attitude Il est évident que l'on doit consommer le plus d'aliments possible riches en Omega 3. Soit des poissons gras (maquereau, sardine, saumon, hareng), des légumes tels que le cresson, la mâche, les choux, des produits "bleu, blanc, cœur" de la filière lin, de l'huile de colza et de noix.Mais il faut aussi mettre la pédale douce sur les aliments riches en Omega 6 et surtout sur les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin.Si l'on ne veut pas se casser la tête, il suffit d'utiliser une seule huile, celle d'olive : elle ne perturbe pas le rapport Omega 3 / Omega 6 et depuis des siècles, elle a fait ses preuves dans le régime méditerranéen. Omega et compléments alimentaires Il faut être très prudent avec les gélules d'Omega 3 et d'Omega 6 qui sont à la mode.Ainsi, l'huile d'onagre a le vent en poupe pour neutraliser le syndrome prémenstruel, les règles douloureuses, la peau sèche, l'acné etc. Mais elle contient essentiellement des Omega 6 et on est loin d'avoir fait la preuve de leur bénéfique influence sur ces troubles. D'autres compléments combinant huiles de poisson, de lin, de bourrache, soit un cocktail d'Omega 3 et 6, promettant le bon fonctionnement de l'organisme ne sont pas sans risques car ils augmentent la proportion d'Omega 6 dans le vôtre.Quant aux gélules d'Omega 3, elles sont utiles en cas de dégoût ou d'allergie aux poissons, lorsque l'on vit dans les montagnes ou les campagnes où il est rare ou quand on en mange épisodiquement. On peut aussi en prendre lorsque l'on ne se sent pas vraiment bien, qu'on déprime, qu'on dort mal, qu'on a mal partout, que l'on a la trouille d'un cancer ou encore que l'on a conscience de ne pas être vraiment clean vis-à-vis d'eux dans son alimentation.Mais comme on croule sous les études contradictoires sur leurs effets tant pour la dépression que pour les douleurs ou la prévention du cancer, mieux vaut ne pas en abuser. Non seulement parce qu'elles ne sont pas miraculeuses (bien que l'effet placebo puisse jouer en matière de déprime et de douleurs) mais surtout parce que un excès d'Omega 3 est nocif, risquant d'apporter des problèmes de coagulation (entre autres). Paule Neyrat, Diététicienne

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Pour perdre du ventre, adoptez le régime méditerranéen !

Vous avez pris du ventre ? Vous présentez peut-être un des autres symptômes de ce que l'on appelle le syndrome métabolique : trop de cholestérol, de tension, une glycémie trop élevée, etc. ? Si c'est le cas, passez à l'action et mettez-vous au régime méditerranéen. En effet, il se révèle efficace pour vous faire perdre votre ventre ! Le syndrome du gros ventre Avoir un gros ventre est le signe le plus évident du syndrome métabolique. À tel point que la simple mesure du tour de taille est devenue aussi importante que le calcul de l'IMC (indice de masse corporelle : le poids est divisé deux fois par la taille).Et pour cause, le gros ventre est l'un des 5 symptômes du syndrome métabolique, connu pour être un puissant facteur de risque cardiovasculaire : Tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes et à 88 cm chez les femmes. Insulinorésistance, soit un taux de sucre dans le sang (glycémie) élevé, supérieure à 1,10 g/l (6,1 mmol/l). Tension artérielle supérieure ou égale à 130/85. HDL-Cholestérol (bon cholestérol) inférieur à 1 mmol/l (0,40 g/l) chez les hommes et 1,3 mmol/l (0,50 g/l) chez les femmes ; Triglycérides supérieurs ou égaux à 1,7 mmol/l (1,5 g/l). Voici pour les avertissements, passons maintenant à la solution : le régime méditerranéen, qui vient de faire la preuve de son efficacité pour faire perdre du gros ventre.   Régime méditerranéen contre gros ventre L'étude est d'envergure puisqu'elle a consisté à analyser tous les essais exploitables ayant porté sur ce sujet, soit une cinquantaine pour un total de 535.000 personnes.Le résultat est sans appel, le régime méditerranéen permet de réduire le risque de syndrome métabolique. Il permet également d'augmenter le taux de bon cholestérol, de diminuer le taux de triglycérides, la pression artérielle systolique et diastolique, la glycémie et enfin le tour de taille.Sachant que le régime méditerranéen est facile à mettre en oeuvre et peu coûteux, il reste à souhaiter que le plus grand nombre suivent ce type d'alimentation afin de réduire les maladies cardiovasculaires, qui rappelons-le, représentent la première cause de mortalité dans les pays occidentaux ! Du régime méditerranéen au rééquilibrage alimentaire... Ce conseil de suivre le régime méditerranéen pour limiter les risques cardiovasculaires est en accord avec les recommandations que vient de formuler la Haute autorité de santé (HAS).À savoir, d'éviter la succession de régimes amaigrissants, qui mène à ce que l'on appelle le régime yoyo avec reprise du poids perdu, voire plus, entre chaque régime. Mais inversement, de privilégier un rééquilibrage alimentaire afin, dans un premier temps de stabiliser son poids.Ce rééquilibrage alimentaire ne comprend pas de restrictions mais repose sur un apprentissage des règles diététiques, comme celles qui figurent dans le régime méditerranéen : beaucoup de fruits et légumes, du poisson, des céréales complètes, de bonnes huiles, des fruits secs. Inversement, peu de viande, de produits animaux  transformés et de produits industriels, lesquels sont remplacés par des « préparations maisons » avec des produits de base. Idéal pour perdre son ventre ! Pour en savoir plus sur le régime méditerranéen, consultez la fiche de notre guide diététique.. Isabelle Eustache

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Nourriture et émotions : c'est notre estomac qui parle !

A quoi est due notre envie de glaces, de chocolat, de chips, bref de gras et de sucré ? Est-ce seulement lié aux émotions que le goût de ces aliments nous inspirent ? Une étude belge montre que les choses sont un petit peu plus compliquées que cela... L'impact des nourritures grasses sur nos émotions Pour étudier l'impact des aliments gras sur notre cerveau, des volontaires ont été branchés à des sondes contenant soit une simple solution saline, soit une solution avec des acides gras. En même temps, les participants écoutaient soit une musique triste, soit une musique neutre. Ils pouvaient aussi voir des visages exprimant les mêmes émotions. Conclusion : les personnes qui avaient reçu des acides gras, étaient moins sensibles aux effets d'une musique triste. Ce résultat était confirmé par un questionnaire (humeur ressentie), mais aussi par une IRM fonctionnelle du cerveau (activité des différentes zones associées à la tristesse).Alors, j'ai raison de me jeter sur du chocolat quand je déprime ?Raison ou pas, disons en tout cas que ce n'est pas seulement une question de gourmandise : la graisse qui atteint notre système digestif améliore notre humeur, même quand elle ne passe pas par les papilles. Notre système digestif communique directement avec notre cerveau. Mieux comprendre les relations entre graisse et émotions L'épidémie d'obésité est aujourd'hui planétaire et touche particulièrement les enfants. Quant aux troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie), ils sont eux aussi de plus en plus fréquents et de plus en plus répandus. Il est donc important de mieux comprendre les relations entre ce que nous mangeons et nos émotions. Marion Garteiser, journaliste santé

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Travailler plus... pour boire plus d'alcool : non merci !

Le fait de travailler de très longues heures augmente le risque d'abuser de l'alcool, ou d'en dépendre. Vigilance... Travailler trop augmente le risque de dépendance à l'alcool C'est en tout cas le constat d'une étude récente qui a porté sur plus d'un millier de jeunes adultes (entre 25 et 30 ans) habitant en Nouvelle-Zélande. Les chercheurs ont comparé le nombre d'heures travaillées dans la semaine à la consommation, à l'abus et à la dépendance à l'alcool. Résultat : les personnes qui travaillent plus de cinquante heures par semaine ont un risque beaucoup plus élevé d'avoir des problèmes d'alcool. Pourquoi les personnes qui travaillent beaucoup boivent-elles plus ? L'alcool désinhibe et détend, au moins dans un premier temps. Les personnes qui ont une vie très stressante ont parfois l'impression de ne pas pouvoir se passer de ce "coup de pouce" pour se relaxer après une journée passée à travailler. Par ailleurs, selon l'auteur de l'étude, travailler de longues journées entraîne aussi un contact plus prolongé avec ses collègues. La socialisation qui s'ensuit encourage parfois à aller boire après le travail, et les abus d'alcool font malheureusement partie de certaines cultures d'entreprise. Quand la consommation d'alcool est-elle problématique ? Il est parfois difficile de déterminer à partir de quand l'alcool devient un problème. En particulier chez des personnes qui mènent une vie professionnelle intense et ont une consommation d'alcool qui n'a pas de répercussion sur leurs revenus ou même leur vie sociale. Il est bon de rappeler que, dépendance ou pas, une consommation régulière d'alcool est mauvaise pour la santé (augmentation du risque de cancer et de maladies cardiovasculaires). La limite par jour est fixée à un verre pour les femmes et deux verres pour les hommes. Si vous vous demandez si vous êtes dépendant, vous trouverez des questionnaires en ligne, sur le site des Alcooliques Anonymes notamment, qui vous permettront d'évaluer votre situation et vous offriront aussi de l'aide en cas de besoin. Marion Garteiser, journaliste santé

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Sucre : combien, comment et quand ?

Le sucre, une fois de plus, est mis au pilori nutritionnel, carrément classé comme drogue par certains scientifiques américains. Certes, cet aliment devient dangereux quand il est absorbé en excès mais est-ce une raison pour s'en priver totalement ? Comment gérer sa consommation de sucre ? Le sucre, c'est quoi ? Un morceau ou une cuillerée de poudre d'un produit contenant uniquement un glucide appelé saccharose et qui provient de la réunion de deux autres glucides : le glucose et le fructose.Le glucose, il n'y en a pas vraiment beaucoup dans les aliments. Mais, dans l'organisme et au cours de la digestion, tous les glucides (amidon, lactose, etc.) se transforment en glucose, indispensable, car c'est lui seul qui fournit l'énergie pour que nos milliards de petites cellules fonctionnent.Le fructose, c'est le glucide qui se trouve dans les fruits (d'où son nom), certains légumes, le miel et qui leur donne leur saveur sucrée. Quels sont les méfaits du fructose ? Le fructose a un pouvoir sucrant plus élevé que celui du sucre, un index glycémique plus bas que celui-ci et un métabolisme particulier car il ne déclenche pas la production d'insuline. C'est pour ces raisons que pendant des années, il a été recommandé aux diabétiques et qu'il existe des tas de produits pour eux, sucrés au fructose.Mais la recherche médicale est passée par là et on s'est aperçu que finalement, ce fructose, ce n'était pas vraiment top ! A force de gaver d'abord des souris puis des cobayes humains de boissons fructosées, on s'est aperçu que ça les faisait grossir, surtout du ventre, que leur cholestérol et leurs triglycérides augmentaient et qu'ainsi non seulement ils prenaient du poids mais qu'ils devenaient alors victimes du fameux et vilain syndrome métabolique.Or le fructose n'est plus depuis un certain temps un glucide "spécial diabétique" mais un truc industriel fabriqué à partir de céréales, le plus souvent du maïs, qui sert à sucrer facilement et pour pas cher toutes sortes de boissons et de produits et qui nous en fait ainsi consommer beaucoup, souvent à l'insu de notre plein gré. D'où l'affolement américain où la consommation de boissons et de produits sucrés est massive. Le sucre, combien ?   Toutes les instances nutritionnelles ont toujours été d'accord sur le fait que 5 % au maximum des calories quotidiennes pouvaient être apportées par le sucre, quelque soit sa forme.1 g de sucre apportant 4 calories, cela fait par exemple 25 g de sucre pour 2000 calories, 30 g  de sucre pour 2400. (5 % de 2000 calories, ça fait 100 calories. 25 g de sucre x 4 = 100 - 5 % de 2400 calories, ça fait 120 calories. 30 g de sucre x 4 = 120) 1 cuillerée à café de sucre pesant 5 g environ, vous avez de la marge et vous pouvez suçoter sans état d'âme un ou deux bonbons (4 g de sucre dans 1 fraise Tagada), ou même engouffrer une demi-tablette de chocolat (13,4 g de sucre pour 50 g).Mais si vous plongez dans le Nutella (56,5 g de sucre pour 100 g), dans la confiture (60 g/100 g) ou le miel (78,6 g/100 g), vous avez intérêt à prendre une cuillère à café qui en tartinera de 7 à 10 g.Et si vous buvez une canette de soda de 25 cl (10,8 g de sucre pour 100 ml), vous éclusez votre quota de la journée. Vous avez intérêt à vous désaltérer avec de l'eau !   Le sucre, comment ? Vous pouvez très bien en avaler 50 ou 80 g un jour, à condition que vous en consommiez moins les jours suivants. L'équilibre, comme pour les autres éléments nutritionnels, se fait non pas sur la journée mais sur la semaine et c'est beaucoup moins contraignant.Il n'est donc pas question de remettre en question le gâteau du dimanche (15 à 20 g de sucre en moyenne dans une portion) ni même la brioche (8,6 g dans 100 g) ou le croissant (5,6 g/100 g) du petit-déjeuner de ce même jour.Mais vous êtes un(e) inconditionnel(le) des desserts industriels, qu'ils soient du genre laitiers ou compotes, méfiez-vous car ils sont toujours archi-sucrés. Regardez les étiquettes : les sucres y sont indiqués.Cela devrait vous dissuader et vous inciter à les préparer vous-même de façon à mieux maîtriser votre consommation de sucre.Une compote de pomme avec une gousse de vanille dedans, ça cuit en à peine 15 minutes, ça n'a pas vraiment besoin d'être sucré. Les recettes de riz au lait, vous en avez plusieurs sur e-santé, toutes sont peu sucrées et avec des fruits.Cela sera meilleur qu'un produit industriel. Et en plus, ça vous reviendra moins cher !Reste la question des sodas et autres boissons sucrées... Ce sont elles, évidemment, qui plombent le plus facilement le quota de sucre. Il y a toutes les "light" si vraiment vous ne pouvez vous passer de son goût. Mais on sait que les édulcorants employés ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour la santé, surtout si on attend un bébé.Alors, si vous (ou vos enfants) êtes vraiment accro à la saveur sucrée, si boire de l'eau, c'est vraiment mission impossible, tournez-vous vers le sirop : menthe, grenadine, citron, le choix ne manque pas. Une cuillerée à soupe, c'est 6 g de sucre environ. Il en faut deux, trois au grand maximum pour sucrer une grande bouteille d'eau. Le sucre, quand ? De préférence à la fin des repas. Mélangé dans l'estomac avec le reste des aliments, il sera métabolisé moins vite.Si vous en prenez (ou buvez) entre les repas, ce sucre va passer très rapidement dans votre organisme, perturber votre glycémie et susciter ainsi un coup de pompe en retour qui vous entraînera inévitablement à en absorber de nouveau. Et ainsi de suite... C'est d'ailleurs comme cela qu'on devient accro !Si c'est votre cas, essayez de vous en désintoxiquer : la décision dépend de vous. Il suffit de diminuer les doses. Éliminez les produits industriels qui sont gorgés de sucre, et surtout de fructose : regardez les étiquettes et fuyez le sirop de maïs.Quant aux enfants, vous protégerez leur santé en ne les habituant pas au goût du sucre dès leurs premiers mois et pour cela, en en mettant peu dans leur alimentation, en ne leur donnant à boire que de l'eau.Plus tard, un bonbon, une sucette, ça doit être exceptionnel, une fête, une récompense, pas une habitude. S'ils ne prennent pas le goût du sucre dès leur petite enfance, ils garderont cet atout nutritionnel toute leur vie. Paule Neyrat, Diététicienne

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