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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

En hiver, mangez des bananes !

Quand les beaux jours s'en vont, et avec eux les fruits à noyaux, pourquoi ne pas inclure une jolie banane dans vos portions de fruits quotidiennes recommandées ? La banane est intéressante contre les refroidissements, le stress, la constipation, les ulcères et bien d'autres maux encore. Découvrez les bienfaits des bananes avec E-santé ! Et si les français consommaient plus de bananes ? Facile à transporter, à conserver et à consommer, la banane ne manque pas d'atouts. En plus elle est disponible sur nos marchés et dans nos magasins à un moment où les autres fruits, à part les agrumes, ont tendance à disparaître...Les Français ne font pourtant pas partie des européens les plus "fans de bananes". Voici quelques informations qui pourraient vous convaincre... Quels sont les bienfaits de la banane en hiver ?   La banane représente une source importante de vitamine C, une vitamine essentielle au bon fonctionnement de notre système immunitaire et substantielle pour renforcer les mécanismes de guérison de l'organisme. Grâce à sa teneur élevée en fer, la banane peut stimuler la production d'hémoglobine dans le sang aidant ainsi à diminuer les risques d'anémie. L'importante dose de potassium contenue dans ce fruit permet également de mieux réguler la pression sanguine et de diminuer ainsi les risques cardiovasculaires. A cette époque de ciel gris et de manque de luminosité, la banane renferme aussi de la sérotonine, connue pour être l'hormone de la bonne humeur ! La vitamine B6 qu'elle contient régularise le glucose dans le sang, lequel peut affecter l'état émotionnel des gens. En ce qui concerne les calories, c'est vrai que la banane est relativement riche (environ 100 calories aux 100 grammes). Mais elle apporte aussi des fibres et, on l'a vu, des éléments précieux pour notre organisme. Comme en-cas, elle est donc une bonne alliée...   Marion Garteiser, journaliste santé

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Mes dents se déchaussent : qu'est-ce qui se passe ?

Les dents qui se déchaussent, paraissent soudain plus longues, laissent apparaître des intervalles plus important entre elles à la racine, voire redeviennent mobiles alors que le temps des dents de lait est passé depuis longtemps ? C'est le signe d'une affection de la gencive qui met vos dents en danger : la parodontite. Le déchaussement des dents, signe d'un manque de soutien Si vos dents se déchaussent, c'est qu'elles ne sont plus correctement attachées à votre mâchoire. Normalement, c'est le parodonte qui assure leur fixation.On désigne ainsi à la fois l'os alvéolaire dans lequel les dents s'implantent, les ligaments qui les relient, et le tissu qui entoure le tout, la gencive. Le problème du parodonte, c'est que les bactéries présentes dans la plaque dentaire peuvent y déclencher une inflammation.La gencive gonfle, devient sensible, saigne dès qu'on tente de la brosser. Des poches remplies de bactéries peuvent se former entre dent et gencive. En même temps, mais de manière plus discrète, l'os alvéolaire perd de la matière. Au bout d'un certain temps sans traitement (plusieurs années en général), une partie de la racine dentaire finit par apparaître ; les dents ont alors l'air plus longues et plus minces, et des intervalles apparaissent entre elles. Comment soigner des dents qui se déchaussent ? La grande majorité des adultes des pays développés souffrent de maladie des gencives, de manière plus ou moins grave.Les saignements au moment du brossage des dents sont en général le premier signe d'alerte.La seule solution pour prévenir ces maladies, ou empêcher leur évolution vers le déchaussement des dents, est une visite régulière chez le dentiste. Celui-ci est en effet le seul à pouvoir vous débarrasser du tartre et des bactéries qui l'accompagnent.Si la parodontite est avancée, il fera le détartrage jusque sous la gencive, et polira aussi les dents pour qu'elles offrent moins de prise aux bactéries.Après cela, si le déchaussement des dents est déjà prononcé, on pourra mettre en oeuvre des solutions chirurgicales pour que les dents retrouvent un soutien approprié.Mais toutes ces techniques sont coûteuses et compliquées... Mieux vaut donc opter pour une hygiène dentaire impeccable et un détartrage annuel ! Marion Garteiser, journaliste santé

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Ma santé

Bisphénol A : pourquoi et comment s'en protéger ?

A partir du 1er janvier 2014, le Bisphénol A, déjà interdit dans les biberons, le sera aussi dans tous les ustensiles et conditionnements alimentaires. Pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans, ce devrait être dans un an, à partir du 1er janvier 2013. D'ici là, comment se protéger du Bisphénol A, véritable substance toxique ? C'est quoi, le Bisphénol A (BPA) ? Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique, découvert au 19ème siècle et inhérent à tous les plastiques. Il rentre dans leur fabrication car il les rend à la fois incassables et résistants à la chaleur (entre 40 et 145°C).Il est aussi un ingrédient des résines neutralisant la corrosion et l'action de nombreuses substances chimiques et adhérent bien à la surface. Ces résines au Bisphénol A tapissent les canettes, les tubes, les boîtes de conserve.Plastique ou résines, il y a du Bisphénol A (BPA) partout : dans les bouteilles, les gobelets, les ustensiles de cuisine jetables, les boîtes pour conserver les aliments, les lunettes de soleil, les téléphones portables, les jouets, etc. La liste est quasiment infinie car on le retrouve dans "près d'une soixantaine de secteurs d'activité", selon le rapport publié par l'Agence nationale de sécurité sanitaire du 27 septembre dernier. Pourquoi le Bisphénol A est-il toxique ? On l'accuse d'être un perturbateur endocrinien (ou xeno-oestrogène ou leurre hormonal), c'est-à-dire de se comporter comme une hormone et de flanquer ainsi la pagaille un peu partout dans l'organisme. Et ce même avant la naissance quand le bébé est bien au chaud dans le ventre de maman et n'a pas vraiment besoin d'oestrogènes.Le Bisphénol A (BPA) serait responsable de la baisse de fertilité chez les messieurs, de la puberté précoce chez les filles, de l'augmentation des kystes des ovaires chez les femmes. Le Bisphénol A aurait aussi un effet plus que néfaste sur le cerveau et le comportement, le métabolisme des glucides et des lipides, les systèmes cardiovasculaire et immunitaire et, cerise sur le gâteau, il favoriserait les cancers du sein et de la prostate.Les études sur la toxicité du Bisphénol A ont bien sûr été faites sur des animaux. Toutes les catas énumérées ci-dessus ne sont pas (encore) prouvées chez les humains. Mais comme les études épidémiologiques (statistiques) montrent, par exemple, que la baisse de fertilité masculine, la puberté précoce et les seins qui poussent chez des petites filles de 7 ans, ça existe de plus en plus, que l'on constate une augmentation des cancers du sein et de la prostate, on ne peut s'empêcher de penser que le reste est possible. Comment est-on contaminé par le Bisphénol A ? Très simplement et très souvent car le Bisphénol A contenu dans tous les objets en plastique et dans les films intérieurs protecteurs des canettes, boîtes de conserve etc., migre (en petites quantités) dans les aliments et les boissons. Et surtout quand le contenant est chauffé. Il franchirait aussi la barrière de la peau. Il est présent, par exemple, dans l'encre thermique des tickets de caisse, des facturettes de carte de crédit. Les caissières des supermarchés y sont donc particulièrement exposées.On discute encore beaucoup de l'importance des doses néfastes mais elles seraient faibles. Et on sait que ce fichu Bisphénol A franchit la sacro-sainte barrière du placenta.C'est pourquoi, la prudence veut que l'on s'en protège farouchement quand on est enceinte et qu'on en protège aussi les enfants. Ce qui n'est pas vraiment facile. Comment se protéger du Bisphénol A ? La proposition de loi votée (à l'unanimité, sauf deux voix) le 12 octobre 2011 par nos chers parlementaires, interdit l'utilisation du Bisphénol A dans les conditionnements et ustensiles alimentaires à partir du 1er janvier 2014 et du 1er janvier 2013 pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans. La loi impose aussi que, rapidement, tout Bisphénol A présent dans un conditionnement ou dans un ustensile alimentaire, soit indiqué sur l'étiquette du produit.Mais tout cela prendra du temps pour se mettre en place, d'autant plus que ces mesures posent de sérieux problèmes à l'industrie agroalimentaire. Elle dit qu'il lui faut cinq ans pour trouver un remplaçant au Bisphénol A. Et il faudra s'assurer que celui-ci n'est pas lui aussi toxique ! Mais comme un certain nombre de fabricants américains ont déjà viré le Bisphénol A de leurs boîtes, on peut espérer que cela prendra moins de temps. Surtout si les consommateurs mettent la pression. Alors que faire en attendant le remplacement du BPA ? Virer le plastique de la cuisine ! Vous n'avez pas le choix...Boîtes, saladiers, gobelets, assiettes, pots, gourdes etc., recyclez-les pour autre chose que leur usage alimentaire.Remplacez-les par des objets en verre (incassable de préférence en tout cas pour les gobelets) ou en inox ou en Pyrex ou en porcelaine. Il en existe beaucoup et vous pouvez en trouver sur le site sans-BPA.com, http://www.sans-bpa.com/ créé par une maman qui s'est mise à la chasse au Bisphénol A depuis deux ans.Achetez des conserves en bocaux (ils vous serviront ensuite pour conserver les aliments). Vous aurez beaucoup moins de choix, c'est évident et vous serez obligée de vous passer des sardines à l'huile (le Bisphénol A migre encore plus dans un milieu gras). Pour les légumes, pas de problème : le choix ne manque pas dans les surgelés et... au marché !Éliminez les plats cuisinés en barquette (ceux pour les adultes et surtout ceux pour les petits enfants, les bouteilles d'eau en plastique (vive l'eau du robinet !) : vous ferez en même temps des économies d'emballages.Investissez dans une sorbetière et faites vos glaces et sorbets.Cela va vous obliger à toute une reconversion, à un profond changement d'habitudes. Mais si vous relisez ci-dessus les dangers du Bisphénol A, nul doute que vous plongerez dans son élimination pure et dure. Paule Neyrat, Diététicienne

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Ma santé

Quels sont les signes du diabète ?

Le diabète concerne plus de 3 millions de Français. Mais quelque 400.000 ignorent être diabétiques. Une belle brochette d'ignorants... Pourquoi, et comment peut-on poser le diagnostic d'un diabète ? Diabète : un mal silencieux Les diabétiques peuvent vivre plusieurs années sans s'apercevoir de leur hyperglycémie (taux de sucre excessif, c'est-à-dire supérieur à 126 milligrammes par décilitre de sang, à jeun).Or les complications du diabète peuvent être lourdes : infarctus cardiaque, accident vasculaire cérébral, cécité, insuffisance rénale...Le diabète est donc une maladie grave, à diagnostiquer sans attendre. Mais le détecter sans faire de prise de sang est presque un travail d'enquêteur... Plusieurs types de diabète et plusieurs types de signes et symptômes Il existe plusieurs catégories de diabètes et les plus fréquentes sont celles de type 1 ou 2. Leurs causes diffèrent, leurs manifestations également.Mais le diagnostic est plus difficile pour le diabète de type 2, qui représente neuf diabètes sur dix et concerne le plus souvent des patients de 40 ou 50 ans.Car il évolue plus lentement, pendant cinq à dix ans, sans se manifester. En l'absence de symptômes et de dépistage, naturellement, aucun traitement n'est mis en place.Pour le diabète de type 1, le diagnostic ne pose aucun problème. Il concerne des patients jeunes, enfants et ados, et les symptômes se manifestent rapidement. Les patients urinent énormément, boivent beaucoup, perdent du poids, voire tombent dans le coma. Indispensable dépistage du diabète Comment identifier l'invisible ?Par une simple prise de sang, en contrôlant le taux de sucre dans le sang.A défaut, on découvre souvent un diabète lorsque les patients viennent avec des complications chroniques. Des problèmes aux reins, des troubles de la sensibilité aux jambes, un infarctus... Ces personnes sont atteintes du diabète depuis plusieurs années déjà, et leurs troubles auraient peut-être pu être évités si la maladie avait été bien contrôlée.Le dépistage du diabète avant l'apparition de symptômes constitue le seul moyen efficace avant de souffrir des conséquences graves du diabète. Obésité et diabète Le dépistage du diabète est donc primordial.Mais faut-il dépister tout le monde ? Pas tout à fait.Il est recommandé aux personnes de plus de 45 ans, ou à tout âge en présence de facteurs de risque : Excès de poids ou obésité Mode de vie sédentaire Antécédent familial de diabète de type 2 Diabète gestationnel, même résorbé après la naissance de l'enfant, pour les femmes Parmi ces risques, celui qui est lié à l'excès de poids est particulièrement important, puisqu'il est de plus en plus répandu. C'est d'ailleurs pour cela que l'on prédit en France 5 millions de diabétiques d'ici dix ans.   Diabète : dépistages à volonté ? Consulter un médecin sans tarder pour évaluer le taux de sucre dans le sang constitue donc une évidence pour les personnes à risque.Mais en cas de test heureusement négatif, rien ne sert d'exiger une carte de fidélité. Les médecins recommandent simplement un dépistage tous les trois ans si le taux est normal, et tous les ans s'il approche le seuil diabétique.Si vous pensez être à risque, n'hésitez donc pas à consulter : les solutions contre le diabète existent, avant et après son apparition. David De Matteis, journaliste santé      

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Ma santé

Se laver les cheveux tous les jours : pour ou contre ?

Se laver les cheveux tous les jours est une très mauvaise idée...Voilà l'idée reçue la plus fréquente en matière de shampoing.Pourtant, cela fait un moment qu'elle n'est plus d'actualité. Explications ! Un lavage quotidien, la meilleure manière d'avoir les cheveux gras ? Si les hommes se lavent les cheveux presque tous les jours sans se poser de questions, les femmes ont tendance à espacer leurs shampooings.Une manière de gagner un peu de temps le matin mais surtout d'éviter que leurs cheveux ne redeviennent trop vite gras... Et pour cause, se laver trop souvent les cheveux favoriserait la production de sébum, dit la sagesse populaire. Une affirmation qui n'est plus vraiment d'actualité tant les soins capillaires ont évolué. Avant : des shampooings trop agressifs Les premiers shampooings étaient à mille lieues de ceux qui remplissent aujourd'hui les rayons de nos supermarchés ou de nos pharmacies. Il y a 50 ans, il n'était, en effet, pas question de shampooings à usage fréquent, de soins spéciaux cheveux colorés, etc.Ils avaient tous le même credo : "décaper" les cheveux pour leur donner une apparence propre. Seulement, ils ne se contentaient pas de laver énergiquement les cheveux, le cuir chevelu en prenait aussi pour son grade. Agressé, il répondait en sécrétant du sébum, une substance qui agit comme un hydratant naturel. Et qui, quand elle est produite en trop grande quantité donne un aspect "gras" aux cheveux.On conseillait donc de ne pas se laver les cheveux trop fréquemment. Aujourd'hui : des shampooings beaucoup plus doux pour nos cheveux Depuis, la donne a bien changé : les cosmétiques pour cheveux sont beaucoup plus doux et ne provoquent plus de séborrhée (augmentation de la sécrétion de sébum) en réaction au lavage.Si l'idée même de sortir les cheveux non lavés vous donne des boutons, vous pouvez donc vous les laver quotidiennement sans craintes. Notez cependant que dans ce cas, il est préférable d'utiliser un shampooing doux et non un soin spécial cheveux gras. Ce dernier est en effet légèrement plus agressif. Il est conseillé de l'utiliser une fois par semaine au maximum. Un bon shampooing : le b.a.-ba   Utilisez le shampooing avec parcimonie : une noisette suffit. En plus vous ferez des économies ! Faites moussez essentiellement au niveau du cuir chevelu. C'est là que se trouve le sébum à éliminer. Les pointes bénéficieront du shampooing lors du rinçage. Rincez abondamment pour éliminer le moindre résidu de shampooing. Evitez les masques et autres après-shampooing. Ils ne sont pas indispensables et utilisés trop fréquemment ils auront plutôt tendance à alourdir le cheveu. Une fois par semaine est une bonne fréquence si vous ne pouvez vous en passer.   Elise Dubuisson, journaliste santé

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A quoi sont dus les aphtes ?

Les aphtes sont de petites ulcérations qui siègent sur la muqueuse buccale. Fréquents, souvent récidivants, les aphtes sont aussi douloureux mais bénins.Mais à quoi sont dus exactement les aphtes ? Que sait-on de leur origine ? Les aphtes sont de petites ulcérations Les aphtes, ou stomatite aphteuse, sont de petites ulcérations qui apparaissent sur la muqueuse buccale, à l'intérieur des lèvres, des joues, autour des gencives ou sur la langue.Les ulcérations correspondent à une rupture de la membrane de la muqueuse. Ces petites ulcérations peuvent apparaître de façon isolée ou en grappes : Elles sont blanches ou jaunâtres, et entourées d'une aréole rouge. Quant à leur taille, elles sont très variables, de la taille d'une tête d'épingle ou beaucoup plus étendues. Superficielles, ces ulcérations sont néanmoins très douloureuses.   À quoi sont dus les aphtes ? Reste à savoir ce qui déclenche la formation de ces ulcères buccaux.Les causes des aphtes peuvent être multiples et sont généralement difficiles à identifier : Une blessure de l'intérieur de la bouche ou des gencives, parfois causée par une intervention dentaire. Des frottements : une dent ébréchée ou une prothèse dentaire qui frotte contre la muqueuse buccale, l'intérieur de la joue, la lèvre, la langue. Le stress. Un état de fatigue. Des allergies. La consommation de certains aliments. Un dysfonctionnement du système immunitaire. Une carence nutritionnelle. Une infection. Le tabagisme. La maladie de Behçet* lorsque les aphtes sont multiples et récidivants. Des traitements de chimiothérapie et radiothérapie. *La maladie de Behçet est une maladie inflammatoire systémique, se manifestant essentiellement par une aphtose buccale (de multiples aphtes récidivant dans la bouche), une aphtose génitale et une uvéite, mais également par des signes vasculaires, articulaires, digestifs, rénaux, etc. Il s'agit d'une maladie rare. L'intérêt d'identifier la cause des aphtes qui vous font souffrir est de pouvoir en accélérer la guérison et d'éviter les récidives...En effet, ces lésions sont bénignes et guérissent spontanément, mais leur guérison peut être accélérée par certains gestes (hygiène buccodentaire, bain de bouche, bicarbonate de soude...) ou en éliminant la cause, ce qui permet également de prévenir les récidives.   À savoir : de l'aphte bénin au cancer... Si la plupart du temps les aphtes sont des lésions bénignes, les leucoplasties, des formes particulières d'aphtes, peuvent dégénérer en cancer. Le dentiste peut identifier cette forme d'aphtes (confirmée par une biopsie).D'ailleurs, des visites régulières chez le dentiste sont indispensables pour les personnes qui soufrent d'aphtes récidivants, pour s'assurer d'une bonne hygiène buccodentaire et éliminer d'éventuelles causes de frottements. Isabelle Eustache

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Régimes yo-yo : ennemis n°1 de la balance

Qui n'a jamais voulu perdre quelques kilos superflus en faisant un régime ?Oui mais voilà, la difficulté n'est pas tant de les perdre, mais plutôt de ne pas les reprendre... C'est ce qu'on appelle l'effet yoyo : maigrir pour mieux regrossir.... Des régimes à effet boomerang En France, 20 millions de personnes seraient en surpoids. Paradoxal au vu des dizaines de régimes de toutes sortes qui existent... Alors ces régimes sont-ils réellement efficaces ? La réponse est claire : absolument pas. En réalité, ils sont contre-productifs puisqu'ils privent l'organisme de beaucoup d'énergie, mais pendant un laps de temps très court. Le corps s'habitue donc à fonctionner avec moins : "pendant un régime, il se met en mode économique" explique le Dr Pauquet, nutritionniste.Dans un premier temps, ces régimes drastiques ne s'attaquent pas aux cellules graisseuses. Il y a seulement diminution de la masse musculaire et perte d'eau. Le chiffre sur la balance baisse... mais pas pour les bonnes raisons. Et lorsque nous reprenons une alimentation normale, notre organisme s'empresse de stocker ces nouvelles calories pour faire face à une prochaine diète.La prise de poids est alors inévitable, et les kilos repris peuvent être plus nombreux que ceux que l'on a perdus : c'est l'effet yo-yo. Les régimes qui favorisent l'effet yo-yo Les "mauvais" régimes sont ceux qui exigent une modification importante de vos habitudes alimentaires et qui promettent une perte de poids rapide et impressionnante.On peut citer entre autres Dukan, Atkins, Hollywood, ananas-pamplemousse, protéiné... Les promesses sont souvent tenues, mais dans un premier temps seulement.Ces régimes sont impossibles à tenir tant ils sont contraignants. Il y a beaucoup plus à perdre que des kilos Outre l'effet yo-yo, les conséquences de ces régimes trop violents sont nombreuses. Elles peuvent même être graves et sont souvent méconnues : cycle menstruel perturbé, augmentation des carences en vitamines et minéraux, obésité à long terme, risque de fractures...Il ne faut pas non plus sous-estimer l'impact psychologique de ces régimes, tels que les troubles du comportement alimentaire ou encore la baisse de l'estime de soi.Les adeptes des régimes drastiques s'enferment souvent dans une spirale infernale : il faut se priver de plus en plus pour finalement perdre de moins en moins, ce qui peut entraîner un risque de dépression. Maigrir lentement mais sûrement Pour maigrir sans risquer l'effet yo-yo, pas de solution miracle. Il faut prendre son temps et accepter le rythme de son corps."Idéalement, la perte de poids ne doit pas excéder 500 grammes à un kilo par semaine" affirme Laura Piens, diététicienne. On le sait, une alimentation équilibrée est la clé d'une perte de poids efficace.Mais qu'est-ce qu'une bonne alimentation ? La plupart des gens l'ignorent.C'est pourquoi il convient de faire appel à un spécialiste, nutritionniste ou diététicien. Il établira un programme personnalisé et déconseillera généralement la prise de médicaments minceur.Enfin, le sport est indispensable. Brûleur de graisse, il maintient la masse musculaire et garantit aussi un meilleur moral. Source : e-santé Céline Vanhuyneghem, journaliste santé

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Ma santé

Mauvaise haleine permanente ou passagère : quelles solutions ?

Rien n'est plus encombrant qu'une mauvaise haleine.Car elle empoisonne la vie, celle des proches qui la subissent et la sienne quand on en souffre et qu'on s'en rend compte.D'où vient cette haleine fétide et comment l'effacer ? Voici les bonnes pistes pour ne plus souffrir d'une mauvaise haleine. Mauvaise haleine passagère C'est bien connu, l'odeur de la plupart des alliacées, c'est-à-dire le poireau, la ciboulette, l'échalote, l'oignon et surtout l'ail, ressurgissent dans l'haleine plus ou moins longtemps après qu'on s'en soit régalé.Cela vient des composés soufrés dont ils sont riches et qui s'éliminent ensuite au cours de la digestion. À la cuisson, la majeure partie de ces composés sulfurés s'évapore. Donc, pas de couvercle quand vous cuisez une soupe de poireaux, ni un plat avec des oignons. Quant à l'ail, sa mauvaise odeur est concentrée dans son germe. Pas de problème en cette saison de l'ail nouveau : aucun risque de puer du bec, selon la formule. Mais sinon, quand vous épluchez les gousses, ouvrez-les en deux et retirez le germe, vous éliminez ainsi la plus grande partie du risque.Et plus on en a mangé, plus la mauvaise haleine est forte et plus elle dure longtemps, plusieurs heures après, surtout si on les a consommés crus. Comment combattre la mauvaise haleine passagère ?   Malheureusement, le brossage des dents est inefficace puisque ces odeurs antipathiques proviennent du tube digestif. Mâcher un chewing-gum à la menthe a seulement un effet temporaire. Il est évident qu'il faut carrément éviter ces légumes avant un rendez-vous amoureux. Mais si cela n'est pas possible, vous avez la ressource de mâcher des feuilles de persil : les antioxydants dont il est particulièrement riche vont capturer en partie ces composés sulfurés.Brossage des dents ensuite pour ne pas avoir de particules vertes résiduelles sur les dents, bien sûr. Vous pouvez aussi croquer des graines de fenouil ou de cardamome ou d'anis ou sucer un bâton de cannelle, beaucoup plus efficaces que les grains de café souvent recommandés dans ce cas. C'est ce que faisaient les femmes au Moyen-Âge pour être plus sexy. C'est aussi une habitude en Orient et au Moyen-Orient où la cuisine est souvent riche d'ail ou d'oignon : on mâchonne toujours ces graines après les repas. Si vous n'avez pas de graines de fenouil ou de cardamome, ni un bâton de cannelle sous la main, réfugiez-vous dans ces délicieux bonbons, les Anis de Flavigny ou dans les Pastilles de Vichy à l'anis, on en trouve partout.    Mauvaise haleine permanente ? La mauvaise haleine est due à la prolifération de bactéries dans votre bouche.Cela fait combien de temps que vous n'êtes pas allé(e) chez le dentiste ? Plus de six mois ? Plus d'un an ? Et le dernier détartrage, c'était quand ? Vous vous brossez les dents après chaque repas ? Ou au minimum le matin et le soir avant de vous coucher ? Après le déjeuner, quand il n'est pas pris à la maison ça n'est pas toujours facile : mâchez un chewing-gum sans sucre, ça nettoie les dents, ça élimine une partie de ces fichues bactéries. Et ça vous fera saliver.Manger trop vite, eh oui ! ça peut aussi en être une raison : en avalant tout rond, sans mâcher suffisamment, vous ne mettez pas vos glandes salivaires au boulot. Même chose si vous ne buvez pas assez d'eau dans la journée : un verre de temps en temps, ça vous réhydrate aussi la bouche. Surtout si vous avez le nez encombré et que vous respirez par celle-ci ou que vous parlez beaucoup. Cette haleine fétide, elle peut aussi venir d'une irritation de vos muqueuses digestives, oesophage et/ou estomac, elle s'accompagne alors d'une acidité qui n'est pas des plus agréables. Et si de surcroît vous fumez ou vous buvez trop d'alcool, là, c'est la totale !Dans ce cas, vous devez vite consulter un médecin, c'est le genre de choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter. Car la sécheresse de la bouche contribue largement à cette haleine fétide. Comment soigner la mauvaise haleine permanente ?   Si vous n'êtes pas au clair avec le dentiste, foncez-y et allez faire nettoyer vos dents, vérifier que vous n'avez pas de gingivite ou de caries ou un plombage mal fichu. Si vous n'êtes pas un(e) fana de la brosse à dents, obligez-vous à la retrouver régulièrement ainsi que son compagnon le dentifrice. Et quand vous sacrifiez à ce rituel bienfaisant, n'oubliez pas un petit coup de brosse sur la langue : ça la débarrassera des bactéries qui s'y accumulent volontiers. Vous avez la conscience tranquille côté brosse à dents ? Alors utilisez les bonus qui vont nettoyer les interstices entre vos dents : plus on vieillit, plus on en a, où se logent des débris alimentaires que la brosse n'élimine pas et qui pourrissent gentiment. Utilisez soit un water-pick, qui va les karchériser, soit des brossettes et prenez le temps de les passer entre chaque dent : il en existe de différents formats qui s'adaptent à celui de l'écartement.Et si vous les trempez dans une solution désinfectante, genre Alodont ou Haldol, cela n'en sera que mieux. Avoir une brossette de secours dans sa poche ou dans son sac, ça n'est pas mal non plus. Un nettoyage discret en sortant du restaurant, ça peut aider à ne pas trop sentir du bec ensuite. Mais regardez aussi votre langue. Si elle est vraiment chargée, sillonnée ou avec des petites cavités, si la brosse à dents ne suffit pas à la nettoyer, investissez dans un gratte-langue : il y en a dans toutes les pharmacies. Le bain de bouche est utile, il en existe toute une panoplie. C'est un plus, pour parfaire votre hygiène dentaire, mais si vos dents et votre langue sont sales, c'est un peu comme un cataplasme sur une jambe de bois ! En attendant d'aller chez le dentiste et de faire dents propres, ou chez le médecin pour soigner vos muqueuses endommagées, vous avez la ressource de sucer un clou de girofle. C'est un antiseptique naturel, d'ailleurs utilisé dans nombre de préparations pour soigner les dents.   Paule Neyrat, Diététicienne

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Barbecue et santé : le vrai du faux

Les plaisirs du barbecue, c'est maintenant ! Pour apprécier ce mode de cuisson régulièrement tout au long de l'été, et ne prendre aucun risque pour votre santé, quelques précautions s'imposent.Et vous, savez-vous comment cuire au barbecue sans risque ? La cuisson de la viande au barbecue génère des substances cancérigènes. Vrai. La viande cuite à haute température (plus de 300°C) génère des composés chimiques potentiellement cancérigènes. C'est pourquoi on conseille de ne pas manger les parties noircies et de ne pas cuire sa viande systématiquement et tout au long de l'année au barbecue. La viande cuite au barbecue ne doit pas toucher les flammes. Vrai. Eviter le contact direct avec les flammes diminue la formation des composés cancérigènes. Au barbecue, la viande doit être saisie à très haute température. Faux. Pour limiter la formation de composés cancérigènes, on recommande inversement de réduire l'intensité du feu. Inutile de nettoyer la grille entre chaque barbecue. Faux. Les résidus collés sur la grille sont des concentrés d'hydrocarbures, qui risquent de contaminer les aliments du prochain barbecue. Ajouter des ceps de vigne au charbon de bois est une excellente idée. Faux. Il y a des fongicides dans les ceps de vignes. Quant aux cageots et poutres, ils apportent des pesticides. Utilisez un charbon de bois certifié NF qui permet d'éviter les polluants. La grille doit être placée à 5 cm des braises. Faux. Les aliments doivent être placés à 10 cm des braises, car une température trop chaude (300 à 600 °C) favorise la formation d'hydrocarbures cancérigènes. Pour une cuisson saine au barbecue, plus la viande est maigre, mieux c'est. Vrai. Il faut éviter que les graisses ne coulent sur les braises, s'enflamment et dégagent de la fumée lors de la cuisson. Privilégiez les morceaux maigres (poulet, veau, etc.) ou ôtez un maximum de gras apparent de vos steaks et brochettes. Il ne faut pas respirer la fumée ni l'air chaud dégagés par le barbecue. Vrai. La fumée et l'air chaud dégagés par le barbecue contiennent du monoxyde de carbone, comme la fumée de cigarette ou les feux de cheminée.#E# Pour raviver les flammes, il faut utiliser un liquide inflammable, type alcool à brûler. Faux. Surtout, n'utilisez jamais aucun liquide inflammable (type alcool à brûler) pour raviver les flammes de votre barbecue ! Après utilisation, on arrose les braises avec de l'eau. Vrai.C'est la meilleure façon de s'assurer qu'il est bien éteint et qu'il n'y a plus aucun risque. De toute façon, un barbecue qui chauffe ne doit jamais être laissé sans surveillance, même s'il n'y a plus aucun aliment sur la grille. Isabelle Eustache

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Ma santé

Courses : comment économiser temps, argent, et gagner en qualité ?

Oubliez le supermarché ! Faites le bilan. La moitié de votre samedi est consacrée aux provisions de la semaine.Vous en revenez épuisée d'avoir crapahuté dans les allées en poussant un chariot de plus en plus lourd, vous avez ensuite chargé tout ce bazar dans le coffre de votre voiture, puis trimballé tous les sacs et paniers du garage à l'ascenseur et de celui-ci à l'appartement.Et en plus, vous avez dépensé plus d'argent que prévu car vous avez acheté des trucs dont vous n'aviez pas vraiment besoin : vous avez été tentée par des promos, des produits en tête de gondole, et/ou vous avez cédé aux demandes des enfants si par malheur ils vous accompagnaient.Il est difficile de résister aux tentations dans un supermarché.Tout y est d'ailleurs prévu, par les spécialistes du marketing, pour vous conduire à acheter le plus possible. Ils ont même observé que les battements de paupières des clients diminuent de moitié quand ils sont dans les allées d'un supermarché. Autrement dit, on est en quelque sorte en état d'hypnose, avec un cerveau qui fonctionne au ralenti et qui a perdu une grande partie de sa capacité de rationalisation. Ce qui conduit à l'achat impulsif.Et maintenant, il faut ranger tout cela.Si vous faites le compte du temps passé à cet approvisionnement, du surplus de fatigue physique et nerveuse qu'il vous procure et de l'argent dépensé (celui des courses plus celui du trajet en voiture), il y a de grandes chances que l'attrait des prix des produits moins chers qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours ni forcément le cas) ne tienne plus la route. Légumes et fruits : faites le marché ou abonnez-vous à une AMAP Ceux des supermarchés ont tous transité plus ou moins longtemps dans des chambres froides avant que vous ne les achetiez. Ce qui n'a pas amélioré ni leurs saveurs, ni leur valeur nutritionnelle.S'il y a un marché près de chez vous, c'est là qu'il faut aller acheter vos légumes et vos fruits le samedi ou le dimanche matin.Il y a toujours des petits producteurs (et de plus en plus de bios) où vous trouverez un meilleur choix. Et là, vous pouvez emmener les enfants : c'est une bonne façon de compléter leur éducation alimentaire et de leur apprendre à distinguer une courgette d'une aubergine !Sinon, vous pouvez vous abonner à une AMAP : vous aurez chaque semaine un panier de légumes et de fruits de saison venu directement du producteur chez vous et moins chers que partout ailleurs. Regardez s'il y en a une près de chez vous.Vous serez gagnante sur tous les tableaux : temps, fatigue et argent. Viandes et poissons : faites-vous livrer ! Faites livrer votre viande et votre poisson à votre domicile ou au bureau.Les sites de vente se sont multipliés sur Internet. Entre Carré de boeuf, les Colis du boucher, Délices viandes, Viande des volcans, Comme à la boucherie, Mon poisson, Poisson frais, Poisson chez vous, Poisson breton, et d'autres encore, le choix ne manque pas !Comparez leurs offres, les plannings de livraison et leurs prix : ceux-ci sont souvent intéressants pour un produit de qualité. Mais faites aussi la comparaison avec le boucher et le poissonnier qui sont près de chez vous : il est facile d'y aller dans la semaine en sortant du boulot ? Peuvent-ils vous livrer ?Viandes et poissons sont des produits chers qui grèvent facilement le budget alimentation. Cela vaut la peine que vous passiez du temps pour décider ce qui est le mieux pour vous compte tenu de vos obligations professionnelles, de Monsieur qui peut aussi se charger de ces achats.Mais un des avantages de la livraison de poissons à domicile (ou au bureau), c'est que cela vous obligera à en manger régulièrement et ce sera tout bon pour l'équilibre alimentaire familial ! Toute votre alimentation (et le reste) à domicile Tous les supermarchés ont mis en place des commandes et des livraisons à domicile via Internet.Le plus : vous pouvez faire livrer en même temps les lessives, la provision de PQ, de sacs poubelles etc.Le moins : viandes et poissons en barquettes (quand ils existent), aucune assurance sur la qualité des légumes et des fruits puisque ce sont les mêmes que ceux qui se trouvent en rayons.Allez regarder du côté des Paysans. Le choix de légumes, fruits, viandes, volailles est très important, celui des poissons un peu moins.Chaque semaine légumes et fruits de saison sont mis en valeur. Ils viennent tous de petits producteurs, dont une grande majorité de bios (des vrais, certifiés) et sont moins chers que dans les supermarchés.Il y a une grande souplesse dans le système de commandes que l'on soit 2 ou 8 personnes à la maison. On peut même se choisir une aubergine ou un coquelet car des offres particulières, en petites quantités, sont prévues pour les célibataires. Cela pourra être utile pour les prochaines vacances quand Monsieur sera tout seul à la maison !Il y a aussi de la crémerie, de l'épicerie, des pains (bios), des boissons et des produits ménagers basiques certifiés écolos. Et pas de frais de livraison (dans quasiment toute la France) à partir d'une commande de 80 €. Comparateurs de prix et ventre plein Si vraiment vous ne pouvez envisager votre vie sans arpenter régulièrement un supermarché, souvenez-vous que les produits les moins chers, à qualité égale, sont toujours entreposés en bas des rayons.Allez-y avec une liste de courses bien précise : elle vous évitera peut-être les achats d'impulsion !Cette liste peut se trouver sur votre Iphone, c'est plus pratique. Surtout si vous investissez dans une de ces applis (gratuites), Prixing ou Fastshop qui vous permet de comparer les prix. Elles sont toutes les deux faciles d'emploi, très perfectionnées et, ce qui n'est pas négligeable, elles activeront vos neurones, vous sortant ainsi de la semi hypnose dans laquelle vous êtes plongée depuis que vous avez franchi la porte d'entrée de votre supermarché favori !Enfin, si vous vous y rendez le matin, prenez un copieux petit-déjeuner avant.Il ne faut jamais faire ses courses le ventre vide. Non seulement parce que vous allez dépenser de l'énergie en poussant votre chariot mais surtout parce que vous risquez d'acheter beaucoup plus que si vous êtes bien rassasiée. Et aussi de craquer pour des biscuits ou des confiseries que vous consommerez sur place. Parce qu'il faut bien vous récompenser de cette corvée des courses... Paule Neyrat, Diététicienne

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Ma Nutrition

Comment la télévision fait-elle grossir ?

La télévision possède un impact très important sur notre poids. De nombreuses études montrent que plus on regarde la télévision, et plus on est en surpoids.Les personnes regardant la télévision 5 heures par jour présentent 5 fois plus de risque de souffrir de surpoids que les usagers à moins de 2 heures par jour (1). Et encore, on ne compare pas aux abstinents ! Déjà à plus de 2 heures par jour, le risque de surpoids est augmenté de 55 % (2). Dans son livre à la fois drôle et extrêmement sérieux, « TV Lobotomie », Michel Desmurget revient sur les effets néfastes du petit écran. La télévision nous donne le goût de la « junk food » Le petit écran crée des préférences gustatives dans l'enfance, et ces préférences persistent à l'âge adulte. Les publicités de la télévision créent une appétence pour les aliments gras et sucrés qui persistera à l'âge adulte. Un adulte ayant été élevé sous le regard de la TV sera toute sa vie attiré préférentiellement par ces aliments et devra faire un effort pour manger de manière équilibrée (3, 4). La télévision nous empêche de brûler des calories Cela paraît évident que de rester avachi devant la télé est moins consommateur d'énergie que de faire un footing. Mais il y a pire.Regarder la télévision fait dépenser moins de calories que de se reposer en ne faisant rien ! (5)Une personne allongée sur son canapé sans télé se gratte, change de posture, lève la tête, en un mot, bouge tout de même un peu. Si elle regarde la télévision, hypnotisée, elle met tous ses muscles au repos.En un an, cela correspond, avec 210 calories dépensées en moins par jour en moyenne, à 9 kilos de graisses stockées en plus ! La télévision affaiblit nos muscles Si on la regarde plusieurs heures par jour, le temps d'immobilité devant la télévision empêche la mobilisation de nos muscles.La masse musculaire d'un fan de télé est donc moindre. Son corps consomme alors bien moins de calories, puisque le muscle, même au repos, consomme de l'énergie, ne serait-ce que pour s'oxygéner. Des muscles faibles consomment très peu de calories.Pour rester mince, le fan de télé devrait manger moins que les autres. Plus on regarde la télévision, et plus on mange ! Rester devant le petit écran incite à manger(6). Cela a même été chiffré et une heure de télévision par jour augmente la prise alimentaire de 167 calories par jour. D'où la prise de kilos indésirables.On sait par exemple que 90 % des 3 à 8 ans consomment des aliments solides ou des boissons sucrées en regardant le petit écran. Devant la télévision, on mange plus gras et plus sucré Devant un film ou les infos, on mange plus, et pire, plus mal.On mange plus de charcuteries, d'aliments frits, de pizzas, de sucreries ou d'amuse-gueules, et moins de fruits et légumes (7). Devant la télévision, on mange plus Un repas pris devant la petite lucarne est toujours plus calorique, en moyenne, 260 calories de plus (8).Cela peut représenter 13 kg de pris en une année. Pour éliminer cette suralimentation, il faudrait faire plus d'une heure de marche par jour. La télévision diminue le sentiment de satiétéVotre dernier repas s'est passé devant la télévision ? Vous mangerez nettement plus au repas suivant.En effet, occupé à regarder le poste, votre cerveau n'a pas bien enregistré ce que vous avez avalé. Il aura tendance à réclamer nettement plus au repas suivant.Les scientifiques disent que « le cerveau a plus de mal à mémoriser les éléments qualitatifs et quantitatifs du repas lorsque ce dernier est pris en présence de la télévision » (9). La télévision incite à manger sans faimComme le cerveau fonctionne beaucoup par réflexe, dès qu'il aperçoit quelqu'un en train de manger, il a envie de manger... Même s'il n'a absolument pas faim. (10)De même, elle incite à boire des boissons sucrées sans soif.Au total, une manière de mincir, ce serait d'arrêter de regarder la télévision !Une mesure pas chère, qui vous ferait même économiser la redevance audiovisuelle. Pourtant, elle est difficile à mettre en oeuvre.Alors, limiter la consommation de télévision à une heure par jour permet déjà de limiter considérablement les dégâts sur la santé. Car la gêne esthétique du surpoids n'est pas seule à être gênante. Ce sont surtout les problèmes de santé qui en découlent qui inquiètent les pouvoirs publics.Sources :(1)  Television Viewing as a Cause of Increasing Obesity Among Children in the United States, 1986-1990. Steven L et col. Arch Pediatr Adolesc Med. 1996;150(4):356-362(2) : Television Viewing and its Associations with Overweight, Sedentary Lifestyle, and Insufficient Consumption of Fruits and Vegetables Among US High School Students.Richard Lowry Journal of School Health. Volume 72, Issue 10, pages 413-421, December 2002(3) Television and children's conception of nutrition. Signorelli N et col. Health Comm n°9, 1997, p 289.(4) « Association between televison viewing and consuption of commonly advertised food among New Zealand children and young adolescents » Utter J. et col. Public Health Nutr, N°9 2006, p 606.(5) Effects of television on metabolic rate : potential implications for childhood obesity. » Pediatrics n°91, 1993, p 281.(6) Television's influence on children's diet and physical activity. Taras H.L. et col J.Dev. Behav. Pediatr. N°10, 1989, p 176(7) The association of television viewing with snacking behavior and body weight of youg adultes. Thomson et col. Am. J. Health Promot. N° 22 2008, p 329.(8) On the road to obesity : television viewing increases intake of hight-density food. Blass E.M. et col. Physiol. Behav. N° 88 2006 p 597.(9) Television watching during lunch increases afternoon snack intake of young women. Higgs S. et col. Appetite n°52 2009, p 32(10) Effect of television advertisement for food on food consumption in children. Halford J.C. et col. Appetite n°42, 2004 p 221. Dr Catherine Solano

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Ma santé

Docteur, j'ai souvent mal dans le bas du dos

Très fréquentes, les douleurs dans le bas du dos sont appelées lombalgies, qui touchent les vertèbres lombaires.Le plus souvent bénigne, la douleur dans le bas du dos disparaît spontanément en quelques semaines. Mais parfois, elle perdure.Pourquoi, quelles sont les causes possibles et quand consulter lorsque l'on souffre dans le bas du dos ? On distingue trois types de lombalgie : aiguë, subaiguë et chronique   Lorsque la douleur dure environ 1 mois, elle est dite aiguë et l'on parle de lumbago (tour de reins). Bien qu'elle soit de courte durée, cette douleur peut être très intense et invalidante. Une douleur qui persiste entre 1 et 3 mois tout en s'accompagnant de périodes d'accalmie est dite lombalgie subaiguë. Enfin, la lombalgie chronique désigne une douleur progressive et qui persiste ou récidive durant plus de 3 mois.   Quelles sont les causes possibles de lombalgie aiguë ? La lombalgie aiguë est le plus souvent causée par une blessure au dos, induite lors de la pratique d'un sport, d'un travail physique, en tentant d'atteindre un objet placé en hauteur ou en voulant soulever une charge trop lourde.Dans 90% des cas, ces situations n'entraînent pas de lésions et la douleur dans le bas du dos disparaît spontanément en quelques semaines. Quelles sont les causes le plus fréquentes des lombalgies chroniques ? Plus rarement, il arrive que ces blessures induisent des lésions au niveau des disques intervertébraux, des vertèbres, des muscles, des ligaments, etc., d'où la persistance de la douleur et la nécessiter de consulter pour identifier la cause de la lombalgie, désormais « chronique ».Parmi les causes les plus fréquentes : Une lésion d'un muscle, d'un tendon ou d'un ligament. C'est souvent le cas lors d'une torsion inhabituelle ou lors de la réalisation de mouvements répétitifs. Une hernie discale ou glissement d'un disque intervertébral qui, en faisant sailli à l'extérieur, comprime un nerf, notamment le nerf sciatique. Les mauvaises postures sont fréquemment à l'origine d'une hernie discale, mais également le surpoids, la grossesse et la dégénérescence discale. Une dégénérescence discale, liée au vieillissement des disques et qui s'observe plus particulièrement chez les personnes de plus de 60 ans, certains sportifs ou chez les personnes exerçant des activités faisant pression sur la colonne vertébrale. Une malformation de la colonne vertébrale. Un tassement des vertèbres lié à l'ostéoporose. De l'arthrose et de l'arthrite, certains traumatismes inflammatoires pouvant causer des douleurs et des raideurs dans le bas du dos.   Des symptômes à la cause de la lombalgie...   Douleur subite avec contraction musculaire après le port d'une charge lourde ou après un faux mouvement : il s'agit souvent d'une lésion musculaire, d'une entorse ligamentaire ou du déplacement d'un disque. Douleur irradiant dans la ou les jambes s'intensifiant lors de la toux ou à l'effort : sciatique. Une douleur matinale nécessitant un « déverrouillage » : arthrose, lésion musculaire. Une douleur intense nocturne : inflammation, tumeur...   Quand consulter ?   Lorsque la douleur perdure, afin de rechercher la cause et éviter qu'elle ne devienne chronique. Lorsque la douleur résiste aux traitements habituels : analgésiques, anti-inflammatoires. Après un traumatisme : chute, coup sur le dos... En cas de symptômes associés : troubles intestinaux, urinaires, douleurs thoraciques, perte de poids inexpliquée, fièvre, perte de sensibilité des organes du bassin, etc. Et si c'était un syndrome de la queue de cheval ? Une douleur dans le bas du dos, associée à une perte de sensibilité partielle dans les organes génitaux et les membres inférieurs, évoque un syndrome de la queue de cheval (compression des nerfs localisés en dessous de la 2e vertèbre lombaire).Il faut consulter en urgence.   Dr Philippe Presles

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Ma santé

Utiles, les bains de bouche ?

Jaunes, bleus ou roses fluos, les bains de bouche se targuent d'avoir un “goût frais et acidulé” et se trouvent souvent en grande surface. Sous ces dehors anodins, leur utilisation répond cependant à un certain nombre de règles. Quelle est l'utilité des bains de bouche ?Comment choisir un produit adapté ?Le point en quatre questions. Quel est l'objectif des bains de bouche et quand les utiliser ? L'objectif initial des bains de bouche : faire chuter le taux de bactéries dans la cavité buccale et sur la langue.Un principe qui peut s'avérer utile dans différentes situations : Pour un usage thérapeutique :Les bains de bouche antiseptiques sont utilisés de manière ponctuelle pour compléter un traitement dentaire chez les personnes qui souffrent de maladies parodontales, c'est-à-dire des tissus de soutien de la dent comme la gencive. Ou chez ceux qui ont subi des interventions comme une chirurgie buccale ou une extraction dentaire. Ces bains de bouches ne sont disponibles qu'en pharmacie. Pour prévenir :Certains bains de bouche peuvent être utilisés pour prévenir les récidives de caries ou de parodontites. Les bains de bouche fluorés font partie de ces traitements préventifs. Ils sont généralement conseillés chez les personnes dont l'émail est détérioré et qui se plaignent d'une hypersensibilité au chaud, au froid ou au brossage. Ils le sont aussi aux jeunes qui suivent un traitement orthodontique et aux personnes qui portent un appareillage nécessitant un nettoyage en profondeur. Un bain de bouche peut dès lors les aider à conserver une bonne hygiène bucco-dentaire. Ces produits sont néanmoins déconseillés aux enfants de moins de 6 ans, qui risqueraient de les avaler. Potentiellement dangereux quand on sait que l'alcool entre dans la composition des bains de bouche. Pour le confort :Les bains de bouche peuvent aussi être utilisés comme produits de confort, en complément du brossage quotidien. Les effets recherchés : une sensation de bouche plus “propre” et d' haleine plus fraîche.   Quel bain de bouche choisir ? Une multitude de couleurs, un festival de goûts, des fonctions tous azimuts... Comment faire son choix parmi tous les bains de bouche proposés ? La meilleure solution pour choisir le produit le mieux adapté à votre situation : en parler avec votre dentiste ! Les bains de bouche ne s'utilisent pas n'importe comment. Certains d'entre eux ne s'emploient que sur un laps de temps limité, par exemple. Sans oublier que ces produits ne constituent pas la panacée : combattre une halitose (mauvaise haleine) persistante à coups de bains de bouche peut par exemple s'avérer inefficace si ce problème est dû à une affection bucco-dentaire plus grave ou à des troubles gastriques, par exemple. Votre dentiste vous conseillera sur l'opportunité - ou pas - d'avoir recours aux bains de bouche.   Le bain de bouche est-il indispensable ? Non ! Tout le monde n'a pas besoin d'utiliser un bain de bouche.Une bonne hygiène bucco-dentaire peut-être obtenue via un brossage des dents quotidien efficace. Le bain de bouche peut-il remplacer le brossage de dent ? Une fois de plus, la réponse est négative. Si les bains de bouche permettent de diminuer la vitesse de formation de la plaque dentaire, ils ne l'éliminent pas complètement.Quelle marche à suivre pour éliminer efficacement la plaque dentaire ? Brossez-vous les dents au minimum deux fois par jour : le matin, de préférence après le petit-déjeuner ; et le soir, après le dernier repas de la journée pour ne laisser aucun résidu d'aliments entre les dents pendant la période de sommeil. Nettoyez aussi l'espace compris entre vos dents à l'aide de fil dentaire ou de brossettes. Si vous employez un bain de bouche, son utilisation intervient après ces deux étapes.   Aude Dion, journaliste santé

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Ma santé

Vous prenez un café ?

Voilà une phrase souvent prononcée ! En effet, le café est la boisson plus consommée après l'eau dans le monde. Plusieurs centaines de milliards de tasses sont bues chaque année !Quelle est l'origine de ce succès planétaire et ancestral ?Et quel est l'impact du café sur notre santé ? Des moines euphoriques Différentes légendes sont associées à la découverte du café. La plus tenace raconte qu'un jeune berger, Kaldi, qui faisait paître ses chèvres dans les montagnes de l'Éthiopie fut étonné par leur excitation après qu'elles aient croqué les graines d'un petit arbuste. Il en cueillit quelques poignées, les apporta aux moines d'un couvent voisin. Ceux-ci en firent une décoction, goutèrent avec plaisir cette boisson et s'y habituèrent d'autant plus volontiers qu'ils se sentaient euphoriques et de plus beaucoup plus vifs d'esprit pendant leurs prières nocturnes où jusqu'alors ils somnolaient.Cet arbuste, le Coffea, pousse en effet depuis des temps immémoriaux à l'état sauvage en Éthiopie, et en particulier dans les montagnes de la région de Kaffa. D'où très probablement, le nom arabe "kawha" donné à la boisson et qui s'est par la suite transformé en "café".On sait maintenant que le caféier fut cultivé par les populations vivant dans ces montagnes éthiopiennes mais on en ignore la date exacte, probablement vers le 7e siècle. Les grains des fruits étaient consommés après avoir été broyés en une fine pâte, le "bur", aliment tonique et nourrissant et une boisson était préparée avec la pulpe et les grains des fruits du caféier.Le café s'est répandu ensuite dans toute l'Arabie. Jusqu'au 17e siècle, ce fut le seul lieu de production : l'alcool y étant interdit, on peut comprendre le succès de cette boisson aux effets toniques.La culture du caféier s'est ensuite installée à Ceylan et en Inde. Puis le café se répandit peu à peu en Asie avant d'arriver en Europe, dans les serres d'Amsterdam et de Versailles (chez Louis XIV) et, un peu plus tard, d'être cultivé dans les Antilles françaises et dans toute l'Amérique latine. Arabica ou Robusta ? Il existe deux variétés principales de café, l'Arabica et le Robusta.Cette dernière est ainsi appelée car les caféiers sont les plus faciles à cultiver et les plus robustes. C'est ce Robusta, toujours moins cher, qui alimente la majorité des distributeurs automatiques.L'Arabica donne des cafés plus fins, plus aromatiques. Comme dans les vins, il existe des crus liés à des terroirs et recherchés par les amateurs, comme le Blue Mountain (Jamaïque), le Java (Indonésie), le Kona (Hawaï), le Maragogype (Mexique) etc.C'est aussi l'Arabica qui est le plus souvent cultivé par les petits producteurs du commerce équitable. Il est souvent bio, de surcroît.Mais quelle que soit la variété de café, le déroulement de la fabrication est le même. Une fois ramassés (manuellement ou mécaniquement), les fruits des caféiers sont dépulpés, les graines extraites. Elles sont séchées, parfois lavées, puis triées et décortiquées.Ces grains de café vert sont mis en sac et expédiés. Ils seront ensuite torréfiés industriellement ou artisanalement en étant chauffés jusqu'à 250°C et en même temps brassés sans arrêt. La durée précise de cette torréfaction qui s'étale sur 20 à 30 minutes est différente selon les industriels et les artisans et en fonction de la qualité du café.C'est cette torréfaction qui donne au café sa couleur plus ou moins brune, qui développe sa saveur, ses arômes et sa teneur en caféine.Quant au café décaféiné, ce peut être un Robusta ou un Arabica auquel on a fait subir un traitement (différents procédés existent) pour justement éliminer sa caféine. De la caféine mais pas seulement Le café est un produit très complexe composé de glucides (50 % environ), de protéines (10 à 12 %) et de lipides (10 à 18 %).Il contient aussi de la caféine, aux propriétés stimulantes, des acides chlorogéniques qui eux, ont des propriétés antioxydantes et plus de 800 composés aromatiques, dont des phénols qui sont eux aussi antioxydants, des sels minéraux (potassium, magnésium, phosphore, calcium) et quelques vitamines du groupe B.Pour préparer une tasse de café, il en faut de 6 à 10 g, moulu. Dans la boisson obtenue, glucides, protéines et vitamines B ont disparu. Il reste des traces de lipides et de sels minéraux, de la caféine et, selon le degré de torréfaction, plus ou moins de ces acides chlorogéniques antioxydants : plus le café est torréfié, plus ils sont détruits. Quelle est la bonne dose de caféine ? 10 g de café Arabica (1 cuillerée à soupe bombée) contiennent de 120 à 150 mg de caféine et pour la même dose de Robusta, c'est de 220 à 260 mg.Il y a en moyenne 75 mg de caféine dans une tasse de 100 ml de café filtre, 50 mg dans une tasse de café percolateur, 30 à 45 mg dans une tasse de café instantané et 80 à 90 mg dans un expresso. Il est généralement admis que la dose de 400 mg de caféine par jour est à ne pas dépasser (moins de 300 mg pour les femmes enceintes et qui nourrissent leur bébé). Dans cette quantité, il ne faut pas oublier les autres boissons qui contiennent aussi de la caféine : les colas (25 à 40 mg pour 250 ml, le thé (15 à 25 mg dans une tasse) et les boissons énergisantes (5 à à 200 mg et même plus selon les marques). Quels sont les bienfaits et méfaits de la caféine ? Nombreuses sont les actions de la caféine sur l'organisme.Elle a une action tonique sur tout le système nerveux, stimulant l'activité cérébrale, augmentant la rapidité des réflexes, améliorant la mémoire.Mais la caféine met également un bon coup de starter sur les systèmes respiratoire, vasculaire et digestif, dilatant bronches et vaisseaux sanguins, accélérant respiration, battements du coeur et mouvements de l'intestin, excitant les sécrétions digestives. Elle est aussi diurétique.Tout cela peut être bénéfique mais aussi maléfique quand on absorbe trop de caféine. Il est agréable d'avoir un cerveau qui fonctionne à plein rendement après une tasse de café, ça l'est beaucoup moins quand on ne peut pas s'endormir parce qu'il continue de carburer ! Ou bien que l'on a le coeur qui bat la chamade parce qu'on a dépassé sa dose de caféine.Un excès de caféine (au-delà de 600 mg à 1 g par jour) est à l'origine de différents malaises : insomnies, cauchemars, troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur), troubles digestifs (écoeurement et/ou aigreurs d'estomac), tremblements (surtout des mains), perte d'appétit. Café et antioxydants Le café, on l'a vu plus haut, contient aussi pas mal d'antioxydants, acides chlorogéniques et phénols, à des doses très variables selon les variétés de café et l'intensité de sa torréfaction.D'où de nombreuses études pour évaluer leur impact protecteur contre ces grands dévastateurs que sont les maladies cardiovasculaires et les cancers.La dernière en date, publiée par l'Institut national américain du cancer, effectuée sur 400 000 adultes de 50 à 71 ans pendant 13 ans, montre que ceux qui boivent 2 à 3 tasses de café par jour sont en quelque sorte protégés. Moins victimes d'accidents cardiovasculaires, de diabète, d'attaques cérébrales, de maladies respiratoires que ceux qui n'en boivent pas, ils auraient 10 à 15 % de chances de mourir plus vieux que ceux qui ne boivent pas de café.En revanche, au-delà de 5 tasses par jour, ils auraient un sérieux risque d'attraper un cancer. 3 à 4 tasses de café par jour 3 à 4 tasses de café par jour : c'est, selon toutes les instances médicales et nutritionnelles, la bonne dose quotidienne. On bénéficie alors de tous les effets protecteurs et bénéfiques du café sans risques.Mais cette recommandation ne tient pas compte de la qualité du café, Robusta ou Arabica qui ont des teneurs en caféine et en antioxydants quand même assez différentes.Si au bureau vous ne pouvez échapper au café du distributeur, généralement du Robusta, préférez l'Arabica à la maison. Choisissez-le plutôt blond, moins torréfié, donc plus riche en antioxydants.Et si vous avez une boutique de cafés proche de chez vous, avec un artisan qui torréfie lui-même son café vert, n'hésitez pas. Sa production sera toujours meilleure que les cafés industriels et vous pourrez mieux choisir. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat

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Ma santé

Coloration des cheveux : sont-elles nocives pour la santé ?

Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à nous colorer les cheveux, plus ou moins fréquemment, et de plus en plus jeunes.Or les produits de coloration capillaire ne sont pas dénués de dangers pour la santé.Qu'en est-il et quels conseils pratiques pour ceux qui se colorent les cheveux ? Quels sont les ingrédients toxiques contenus dans les teintures capillaires ? En mars 2011, le magazine 60 millions de consommateurs a entrepris d'analyser la composition de 18 teintures capillaires.Résultat, 17 de ces produits capillaires contenaient des substances chimiques potentiellement toxiques.Certains d'entre eux contenaient jusqu'à 15 ingrédients pouvant avoir des effets indésirables : ammoniaque, paraphénylènediamine, toluène-2,5-diamine-sulfate, 2,2-methylènebis-4-aminophenol HCI, formaldéhyde, reconnu comme étant cancérigène.   Que risque-t-on à se colorer les cheveux ? Si certains ingrédients contenus dans les produits de coloration pour cheveux sont cancérigènes (qui augmentent le risque de cancer), ils peuvent également être à l'origine de réactions allergiques, parfois très graves.Le risque allergique est lié à la concentration en certaines substances (notamment en paraphénylènediamine), mais aussi à la fréquence d'utilisation et à la diversité des ingrédients nocifs dans un même produit.C'est ainsi que l'on risque des réactions allergiques, même en l'absence d'ammoniaque ou de paraphénylènediamine dans le mélange destiné aux cheveux. Certaines réactions allergiques se traduisent par l'apparition immédiate d'un eczéma sur le visage et le cuir chevelu, imposant une consultation.D'autres, bien plus graves, s'accompagnant d'un oedème, imposent un traitement en urgence. L'incontournable paraphénylènediamine est responsable d'allergies La paraphénylènediamine est une substance bien connue pour provoquer des réactions allergiques. Or cet ingrédient reste incontournable : c'est actuellement le seul disponible qui permette d'obtenir une couleur uniforme ne s'éliminant pas au shampoing.C'est ainsi que les allergies aux produits de colorations capillaires sont en hausse : plus d'un million de Français seraient concernés ! Coloration des cheveux : les conseils pratiques   Chez soi, lire attentivement la notice du produit et respecter scrupuleusement les consignes d'utilisation des teintures. Choisir idéalement des produits sans ammoniaque. En cas de picotements, brûlures ou démangeaisons, rincer immédiatement les cheveux. En cas de réaction plus grave ou qui persiste, il faut consulter. Garder l'emballage du produit pendant 1 mois, car en cas de réaction allergique, les informations qui y figurent seront utiles. Demander à son coiffeur le type de produit qu'il utilise et discuter avec lui de sa composition. Certains coiffeurs disposant de produits sans ammoniaque,  exprimez clairement votre souhait d'en bénéficier, ainsi que vos inquiétudes vis-à-vis de certains ingrédients. À défaut, proposez à votre coiffeur d'en commander pour votre prochaine coloration. Jamais de coloration des cheveux chez les enfants de moins de 16 ans.   Isabelle Eustache

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A quoi reconnait-on une laryngite ?

Voix qui s'enroue, gêne au niveau de la gorge, fièvre légère...Très fréquente, la laryngite est une affection généralement bénigne qui ne nécessite pas de traitement particulier.Ne la laissez cependant pas s'éterniser... La laryngite : une affection fréquente Très fréquente et bénigne dans la majorité des cas, la laryngite est due à une inflammation du bas de la gorge, autrement dit du larynx, organe qui abrite les cordes vocales. Elle touche aussi bien les adultes que les enfants. La laryngite est particulièrement fréquente de novembre à avril. Quels sont les symptômes de la laryngite ?   La laryngite se manifeste par une gêne au niveau de la gorge mais aussi par des troubles de la voix : voix rauque, qui se « brise », qui s'enroue, obligeant parfois à murmurer... Elle est généralement associée à une infection virale des voies respiratoires supérieures, ce qui entraîne souvent un écoulement nasal. La laryngite s'accompagne généralement d'une légère poussée de fièvre (38°C).   Quelles sont les causes de la laryngite ? Comme le rhume, la pharyngite et la bronchite, la laryngite est généralement d'origine virale. Plus rarement, elle peut être d'origine bactérienne.La laryngite peut aussi être provoquée par une sollicitation inhabituelle des cordes vocales, par exemple suite à une soirée animée ! L'inflammation des cordes vocales entraîne alors une modification de la voix.$$Quel est le traitement de la laryngite ? Qu'est-ce qu'une laryngite chronique ? Les symptômes de la laryngite disparaissent généralement après quelques jours.S'ils persistent, il faut alors consulter un médecin.En effet, lorsque les symptômes s'étendent au-delà de trois semaines, on parle de laryngite chronique. Ces formes "chroniques" sont généralement dues à une exposition prolongée à des facteurs irritants (tabac, produits toxiques...) ou associées à un reflux gastro-oesophagien, cause la plus fréquente de laryngite chronique. Zoom sur la laryngite de l'enfant La laryngite touche à tout âge mais elle est particulièrement fréquente chez les jeunes enfants, entre 18 mois et 5 ans.Si cette affection est généralement bénigne, signalons toutefois que certaines formes de laryngite peuvent mettre en danger les jeunes enfants, en raison de la gêne respiratoire occasionnée.Si les symptômes s'aggravent, que votre bébé a moins de six mois ou que votre enfant émet des sons aigus en respirant, salive abondamment, a du mal à avaler, à respirer ou affiche plus de 39°C de fièvre, consultez rapidement un médecin. Julie Luong, journaliste santé

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Les Français mangent encore et toujours trop salé !

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) constate bien une diminution de la consommation de sel de la part des Français. Mais c'est encore insuffisant en termes de bénéfices pour la santé ! Une baisse de la consommation de sel, mais insuffisante Les apports en sel des Français ont baissé depuis 2003, résultat des recommandations de l'Anses lancées depuis 2002 pour diminuer la teneur en sel de certains aliments.En effet, l'industrie agroalimentaire a effectivement freiné sur le sel. Sur la base d'un suivi effectué sur 48 aliments répartis dans 8 grandes familles, « la teneur en sel a baissé de 4% ». Selon les extrapolations de l'Agence à l'ensemble des aliments, on peut considérer que « la teneur en sel a diminué de 10% ». C'est bien, mais insuffisant, les objectifs du PNNS étant de 20%.Alors que l'OMS a fixé la consommation moyenne de sel à 5 g par jour, la France s'est fixée comme premier objectif une consommation de 8 g pour les hommes et de 6,5 g pour les femmes. Or nous en sommes aujourd'hui à 8,7 g pour les hommes et 6,7 pour les femmes.Rappelons que l'excès de sel n'est pas bénéfique pour la santé. Trop de sel augmente le risque d'hypertension, de maladies cardiovasculaires, de cancer, mais aussi d'ostéoporose (le sel favorise les pertes de calcium, ce qui est particulièrement néfaste chez les jeunes en croissance et chez les personnes âgées). En pratique, comment diminuer votre consommation de sel ? Si les industriels font de leur côté des efforts pour limiter la quantité de sel dans leurs produits, vous aussi, modifiez vos habitudes : pas de sel à table, moins de sel lors de la cuisson, limitez les aliments très salés (charcuteries, fromages, pain...), diminuez votre consommation de produits industriels, lesquels en cachent encore de grandes quantités : biscuits, soupes, plats préparés, etc. Pour limiter le sel, rien de tel qu'une cuisine maison, à partir d'aliments de base, dont vous maîtrisez totalement l'ajout de sel.Reprenez la main sur le sel !   Isabelle Eustache

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Passe-moi le sel !

Voilà une expression à  mettre au placard, avec la salière d'ailleurs.Nous consommons trop de sel et cela inquiète fort les autorités qui veillent sur notre santé.Décryptage de notre consommation de sel... Du chlorure de sodium (NaCl), le condiment le plus employé dans le monde, une substance qui magnifie les saveurs de nos aliments mais aussi les conserve, et ce depuis des millénaires.  Mais c'est avant tout un élément minéral indispensable à la vie.Le sel fut longtemps rare, objet d'un commerce intense, monnaie (appelée salarium chez les Romains et c'est là d'où vient le mot salaire), objet, en France, d'un impôt, la gabelle, qui enrichit les monarchies jusqu'à la Révolution, et suscita moult révoltes.À cause de cette rareté qui l'a rendu précieux, le sel a été une substance sacrée dans bien des cultures, il l'est toujours dans certaines religions.Selon les époques et les civilisations, le sel fut considéré comme un don de Dieu ou une substance magique : il en reste un grand nombre de symboles, de rituels et de formules. À quoi sert le sel ? Le chlorure de sodium est composé de deux molécules, le chlore et le sodium, liées ensemble et appelées sel.Dans 1 g de sel, il y a 600 mg de chlore et 400 mg de sodium. Dans notre organisme, le sel est, avec le potassium, le grand patron de notre équilibre hydrique. Vous vous souvenez que nous sommes en grande partie constitués d'eau puisqu'elle représente entre 60 et 70 % de notre poids (ça varie selon les âges). Elle est partout, aussi bien à l'intérieur de nos cellules (liquide intracellulaire) qu'à l'extérieur (liquide extracellulaire).Mais ce n'est pas de l'eau stagnante, encore moins pure ! Elle est chargée de tous les éléments nutritionnels et de tous leurs déchets qui y sont dissous. Et tout cela bouge sans cesse, allant et venant entre les cellules.C'est le sel qui dirige cet échange grâce à toute une batterie de mécanismes très sophistiqués qui règlent sa concentration et sa circulation. Son destin est indissociable de celui de l'eau. C'est pourquoi vous avez soif quand vous mangez trop salé.Le sodium s'active aussi du côté de la transmission de l'influx nerveux, dans l'équilibre acido-basique, dans la vasomotricité et dans la pression artérielle. Du sel, point trop n'en faut ! Certes, on ne peut se passer de sel, mais en fait on a besoin de très peu : entre 2 et 4 g par jour. Étant donné qu'avec ces petites quantités, on aurait une alimentation vraiment très fade, l'ANSES, notre Agence nationale de sécurité alimentaire, recommande fermement que les messieurs ne dépassent pas 8 g par jour, les femmes et les enfants 6,5 g par jour.Elle est plus tolérante, pour le moment, que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui n'en accepte que 5 g par jour !Pourquoi ces restrictions, alors que nous en consommions en moyenne 12 à 14 g par jour il y a quelques années ?Parce qu'on s'est rendu compte que l'excès de sel était assez catastrophique pour la santé, favorisant l'hypertension, les maladies cardiovasculaires, et pas mal d'autres maladies dont le cancer de l'estomac. Du coup, l'ANSES a fait les gros yeux à l'industrie agroalimentaire, leur enjoignant de diminuer les quantités de sel dans leurs produits. Car ce sont ceux-ci  - charcuteries, bouillons, sauces, condiments, pains, biscottes, plats cuisinés, quiches, pizzas, soupes, potages et fromages - qui apportent le plus de sel dans notre alimentation.C'est pourquoi vous voyez maintenant des pubs à la télé qui vous disent qu'il y a moins de sel dans tel ou tel jambon !  Et que, depuis 10 ans, la consommation de sel a quand même un peu diminué en France. Mais pas assez pour que l'ANSES soit contente. Comment absorber moins de sel ? Tout simplement en consommant le moins possible de produits industriels ! Bien sûr, il n'est pas question de vous priver de pain, indispensable à votre équilibre alimentaire pour cause de glucides lents, d'autant plus que les boulangers ont fait des efforts pour y diminuer la quantité de sel, même s'ils n'ont pas encore atteint les objectifs de notre rigoureuse ANSES.Plus vous cuisinerez maison, plus vous oublierez SOS Pizza et les paresseux dîners charcuteries ou fromages/salades, moins vous absorberez de sel et mieux vous vous porterez car en même temps, vous équilibrerez votre alimentation. Il n'est pas interdit de penser qu'en même temps aussi, vous mincirez, le sel faisant partie des excitants de l'appétit !Quand vous cuisinez, allez-y mollo en vous disant qu'une pincée de sel pèse environ 1 g.Ne mettez pas la salière sur la table et surtout, surtout... goûtez ce qu'il y a dans votre assiette avant de l'empoigner ! Plongez dans les sels d'exception ! Deux grandes catégories de sel existent, provenant de la mer (les plus courants) ou de la terre et extrait de gisements.  Le sel de mer est récolté dans des marais salants, industriellement ou manuellement, toujours produit sous l'effet du soleil qui fait s'évaporer l'eau de mer.On a d'abord du gros sel gris, le plus naturel. Quand il est blanc, c'est que les cristaux ont été raffinés, lavés et séchés.Finement broyé, ce gros sel blanc donne le sel fin dit aussi de table ou de cuisine et qui est souvent enrichi en iode, parfois en fluor.La fleur de sel est récoltée manuellement, à la surface de certains marais salants (Guérande, Noirmoutier, Ile de Ré, Espagne) : ses petits cristaux sont parfois rosés grâce à une algue particulière. On en trouve parfumée à la truffe ou mélangées avec des herbes, du paprika.Mais on a maintenant un choix fantastique de sels venus d'ailleurs, tous en cristaux, certains de couleur : sel rose de l'Himalaya ou du Murray River (en Australie), bleu de Perse venant des montagnes de l'Iran, sel Viking fumé en Norvège, sel noir d'Hawaï. Il existe aussi du sel liquide, de l'eau de mer concentrée, qui est produit en Espagne, aux Baléares.Tous et d'autres encore se trouvent facilement sur Internet.Utilisez du gros sel gris de mer pour l'eau des pâtes et des légumes, vous aurez ainsi un chouia d'autres sels minéraux en plus, surtout si vous vous servez de celui qui est aux algues.Investissez dans un moulin à sel et condimentez votre cuisine avec de la fleur de sel ou avec l'un de ses sels originaux et raffinés. Vous êtes alors sûr(e) de moins en consommer. Paule Neyrat, Diététicienne

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6 nouvelles raisons d'arrêter de fumer pour la nouvelle année

Arrêter de fumer, c'est bon pour la santé. Mais le savoir est rarement suffisant pour écraser sa dernière cigarette...Voici donc six raisons d'arrêter de fumer auxquelles vous n'avez peut-être jamais pensé.Pour que cette année soit la dernière enfumée ! 1- Arrêter de fumer pour préserver sa beauté N'en déplaise aux coquet(te)s, le tabac enlaidit. Doigts et ongles jaunis, dents tachées de façon indélébile, cheveux plus secs et plus cassants...Mais c'est surtout au niveau cutané que la cigarette fait des ravages : elle accélère notre vieillissement. La peau du visage se déshydrate davantage, devient terne et pâle, et certaines rides profondes et marquées apparaissent précocement. 2- Arrêter de fumer pour de bonnes dents Si la bouche était un écosystème, alors le tabac serait l'équivalent d'une marée noire !Outre la mauvaise haleine et le jaunissement de l'émail par la nicotine, la cigarette a pour effet d'augmenter, parfois de façon considérable, de très nombreux problèmes bucco-dentaires : Caries, Saignements, Maladies des gencives, Mauvaise cicatrisation en cas d'extraction, Rejet des implants dentaires, Déchaussement, Et même perte des dents ! Sans oublier le cancer de la bouche, que l'on observe presque exclusivement chez les fumeurs.   3- Arrêter de fumer pour mieux sentir et mieux goûter Le tabagisme altère le goût et l'odorat.La preuve : 48 heures seulement après avoir écrasé sa dernière cigarette, le candidat à l'arrêt du tabac perçoit mieux les odeurs et constate que les aliments ont davantage de saveur. 4- Arrêter de fumer pour avoir de bons gros bébés ! La cigarette nuit à la vie sexuelle et à la fonction reproductive.Chez les femmes, elle diminue la fertilité et augmente les risques de fausse couche et de naissance prématurée.Chez les hommes, fumer diminue le nombre et la qualité des spermatozoïdes.Pire, la cigarette double les risques d'impuissance... Une sacrée bonne raison pour arrêter, non ? 5- Arrêter de fumer pour de plus beaux textiles Ne pas (plus) fumer prolonge la durée de vie des textiles environnants : vêtements, des rideaux, des housses de canapé, des intérieurs de voiture et même des sols et des murs !Outre la mauvaise odeur dont elle les imprègne, la cigarette salit les textiles, ce qui vous oblige à les laver plus souvent. Par conséquent, ils s'usent plus vite.De quoi faire des économies indirectes substantielles quand on arrête de fumer... 6- Arrêter de fumer, c'est écologique ! La cigarette n'est pas seulement nocive pour la santé, elle l'est aussi pour l'environnement ! Chaque année, des milliers d'hectares de forêt sont détruits pour fabriquer le papier à cigarette et les paquets de cigarettes. Pour alimenter les fours qui servent au séchage du tabac, c'est aussi la forêt qui trinque. Sans compter les centaines d'incendies provoqués par des mégots de cigarettes jetés n'importe où ! En parlant de mégots, selon le milieu dans lequel ils sont jetés, il leur faut entre 18 mois et 12 ans pour se dégrader... Alors, n'hésitez plus ! Prenez la décision d'arrêter de fumer pour la nouvelle année !   Candice Leblanc, journaliste santé

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Santé : tout vient du ventre... et de l'intestin !

On dit parfois que "tout vient du ventre". C'est exagéré, mais il est vrai que notre intestin a un grand impact sur notre santé.Même s'il n'a pas encore livré tous ses secrets, on sait aujourd'hui que notre tube digestif est doté d'un système nerveux très complexe. Ventre et santé : le rôle immunitaire de l'intestin Les intestins ont un rôle immunitaire (de défense de l'organisme) très important. En effet, les intestins représentent une très grande surface qui est en contact avec des substances venues de l'extérieur : les aliments en cours de digestion.Les intestins contiennent donc de très nombreuses cellules immunitaires, ainsi qu'une flore intestinale faite de bactéries qui nous aident aussi à nous défendre contre virus et bactéries.C'est ainsi que la santé de l'intestin est liée à la résistance aux infections comme les gastro-entérites si fréquentes en cette saison. Certains travaux semblent aussi montrer qu'un intestin en forme diminue le risque d'allergies alimentaires ou d'asthme (1), même si les preuves dans ce domaine sont encore à faire. Le système nerveux de l'intestin, notre "2e cerveau" Nos intestins renferment aussi un "deuxième cerveau": le système nerveux de l'intestin, ou système nerveux entérique, qui contrôle les fonctions digestives. Comme le cerveau, il est constitué de 100 millions de neurones et de cellules, situés tout au long du tube digestif.Ce "deuxième cerveau" remplit deux fonctions essentielles : La régulation de la digestion (vidange de l'estomac, déplacement des aliments dans l'intestin grêle jusqu'au côlon). La gestion de l'absorption des nutriments par les cellules de la paroi intestinale. Cette paroi joue aussi un rôle de barrière contre les agents pathogènes extérieurs. Ce système nerveux n'a pas besoin du cerveau pour fonctionner. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas liés.En effet, le cerveau est capable de moduler l'état d'activité du SNE, de le rendre plus ou moins dynamique.   Le SNE, au-delà de la digestion Le cerveau digestif est, logiquement, en cause dans plusieurs troubles directement liés à la digestion, comme le syndrome du côlon irritable ou la maladie de Crohn.Il est également impliqué dans d'autres maladies qui ne sont à priori pas liées au système digestif : L'obésité qui serait due à une hyper activité du tube digestif. Les maladies neuro dégénératives telles que Parkinson. Cette dernière pourrait être détectée plusieurs années avant le développement des signes cliniques typiques, par des lésions du système digestif. Les maladies neuro psychiatriques telles que l'autisme. En effet, la flore intestinale semble capable d'impacter le fonctionnement du cerveau, et donc sur l'anxiété et la dépression.   Comment prendre soin de notre intestin ? Le bon fonctionnement du système nerveux de l'intestin dépend de multiple facteurs, notamment environnementaux et génétiques, qui sont hors de notre portée.En revanche, certains réflexes permettent de favoriser la santé de l'intestin et de la flore intestinale :° Choisir une alimentation qui varie entre le cru et le cuit, les légumes et les viandes.° Eviter les aliments trop gras.° Bien s'hydrater.° Faire du sport, l'activité physique ayant un impact direct sur la digestion. Julie Robin,journaliste santé

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Poêle, cheminée : quand se chauffer au bois est dangereux pour la santé

Se chauffer au bois, c'est de plus en plus à la mode. Beaucoup en profitent, que ce soit parce que le bois est une ressource renouvelable, ou simplement pour diminuer les frais en cette période de hausse des coûts de l'énergie... Mais attention, ces chauffages ne sont pas sans inconvénients, voire sans dangers. Chauffage au bois : mauvais pour les poumons... Se chauffer au bois est mauvais pour l'appareil respiratoire. On a notamment observé que les cellules qui tapissent l'intérieur des poumons et de la trachée sont altérés chez les personnes exposées en permanence à la fumée du bois de chauffage. Par ailleurs, la probabilité de souffrir d'allergie au pollen, de rhinite allergique et d'asthme augmente aussi chez les adolescents dont la maison est chauffée au bois.Attention cependant, les résultats varient d'un appareil de chauffage à l'autre. Un feu ouvert sous une cheminée mal ramonée, dans une maison que l'on n'aère pas suffisamment, va faire des dégâts. Un poêle à bois fermé, bien entretenu, dans lequel on brûle des pellets qui ont été conservés dans les règles de l'art, ne devrait pas mettre votre santé en danger. Pensez tout de même à aérer très régulièrement ! L'intoxication au monoxyde de carbone est possible aussi avec un poêle à bois Les intoxications au monoxyde de carbone continuent à faire des victimes chaque année. Dans le domaine, les poêles à bois ne sont pas les plus grands coupables, mais on dénombre tout de même plus d'une dizaine de victimes par an.Les précautions sont les mêmes que pour les problèmes respiratoires : assurez-vous que votre poêle est en bon état et faites-le entretenir chaque année.Et au moindre signe d'alerte d'intoxication (nausées, maux de tête, étourdissement), sortez de la pièce et aérez.Signalons aussi ici le risque de brûlure. Il est plus présent pour les feux ouverts que pour les poêles, mais bien réel de toute façon puisque vous brûlez quelque chose à l'intérieur de votre maison. Attention, surtout, aux tout-petits qui sont souvent attirés par les flammes ! Chauffage au bois et pollution Enfin, se chauffer au bois présente un risque pour la santé... de tous ceux qui vous entourent. En effet, brûler du bois dégage, comme toute combustion, des composés qui peuvent être néfastes si l'atmosphère en contient trop : composés organiques volatils, particules fines, oxydes d'azote, etc. En Belgique, où le chauffage au bois est très minoritaire, ce n'est pas un gros problème. Mais au Canada où les poêles à bois sont beaucoup plus fréquents, ces particules présentent un vrai problème.Faut-il pour autant renoncer à votre poêle à bois ?Sûrement pas ! Le bois, sous forme de bûches ou de pellets, reste une énergie renouvelable et relativement peu chère, alternative intéressante au gaz, à l'électricité ou au mazout. Sachez simplement que vous chauffer au bois ne vous dispense pas d'économiser l'énergie au maximum ! Et faites entretenir vos appareils de chauffage très régulièrement.Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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La vitamine C ? Essentielle à votre équilibre et à votre santé

Certes, toutes les vitamines sont essentielles. Mais la vitamine C encore plus que les autres : le moindre manque se fait tout de suite sentir. Pourquoi ? Parce que la vitamine C agit dans toutes les cellules de votre corps. La vitamine C, c'est quoi ? De l'acide ascorbique, c'est son nom scientifique, officiel.Ce nom vient du mot scorbut, une maladie qui a décimé des populations entières. La première description du scorbut a été retrouvée dans un papyrus datant de 1600 avant J-C. Il est mentionné dans un grand nombre d'écrits qui datent de l'Antiquité, du Moyen Âge (lors des Croisades), dans tous les récits des grandes explorations du 15ème au 18ème siècle, et aussi dans ceux relatant les guerres de Napoléon.Que se passait-il ? Les marins qui étaient confinés pendant de longs mois sur les bateaux allaient de plus en plus mal. Ils commençaient d'abord à perdre leurs dents et leurs cheveux, puis leurs gencives pourrissaient, ils dégageaient une odeur horrible, et ils finissaient par mourir.Sur ces bateaux, on embarquait seulement des produits secs ou salés qui pouvaient se conserver longtemps. Les marins étaient nourris de biscuits, de galettes, de viandes salées, de miel, de riz. Fruits et légumes étant totalement absents, leur alimentation était dépourvue de toute vitamine C. Il en était de même pour l'alimentation des soldats de Napoléon. C'est seulement au milieu du 18ème siècle que l'on s'aperçut qu'il suffisait d'embarquer des citrons et des oranges à bord pour que les marins restent en bonne santé. Puis, au début du 20ème siècle, la vitamine C fut identifiée. À quoi sert la vitamine C ? La vitamine C intervient dans des centaines de réactions biochimiques de l'organisme.On la retrouve dans les métabolismes des glucides, des lipides et des protéines : là, elle est indispensable à la formation du collagène, cette protéine essentielle à la formation et à l'entretien de la peau, des ligaments et des os.La vitamine C est indispensable à l'absorption du fer au niveau de la membrane intestinale et elle s'occupe aussi de la formation des globules rouges et de la solidité des vaisseaux sanguins.Elle intervient également dans le bon fonctionnement des muscles et aussi dans celui du cerveau car elle active certains neurotransmetteurs.Sans vitamine C, le système immunitaire débloque, les plaies cicatrisent mal.Enfin, cerise sur le gâteau, cette fabuleuse vitamine C est un puissant antioxydant qui lutte contre ces vilains radicaux libres qui abîment nos cellules et les font vieillir.Voilà pourquoi vous avez intérêt à ne pas manquer de vitamine C ! Quels sont vos besoins en vitamine C ? Si vous ne voulez pas perdre vos dents pour cause de scorbut, 30 mg par jour sont nécessaires.Mais pour bien vous porter, c'est 110 mg par jour qu'il vous faut. 120 mg si vous êtes enceinte ou âgé(e). Et 130 mg si vous allaitez votre bébé.Vos enfants de 1 à 3 ans ont besoin de 60 mg par jour, de 75 mg s'ils ont de 4 à 6 ans, de 90 mg de 7 à 9 ans et de 100 mg jusqu'à 12 ans. Ensuite, les besoins des ados en vitamine C s'alignent sur ceux des adultes.Et si vous fumez, c'est 20 % de plus qu'il vous faut.Que se passe-t-il si vous manquez de vitamine C ? Vous êtes fatigué(e), raplapla, de mauvaise humeur. Vous attrapez tout ce qui passe, aussi bien les rhumes que les gastros. Vous manquez d'appétit et vous dormez mal. Dès que vous vous cognez, même pas fort, vous avez un bleu. Et si vous vous écorchez, ça met un temps fou à cicatriser. Vous avez mal un peu partout. Vos cheveux sont moches et vous les perdez facilement. Côté dents, vous avez une gingivite. Et si jamais ça saigne lorsque vous les brossez, c'est que vous êtes victime d'un sérieux déficit. Et qu'il est urgent de vous ruer sur les oranges !   Comment ne pas manquer de vitamine C ? En mangeant tous les jours suffisamment de légumes et surtout de fruits car c'est là où la vitamine C est installée. Il n'y en a pas dans les produits animaux, sauf un peu dans les abats et les coquillages.Légumes riches en vitamine CPour les légumes, ce sont les choux (tous, y compris le chou-fleur et le brocoli), le cresson, les épinards, la mâche qui en sont les plus riches (entre 50 et 100 mg pour 100 g) : ça tombe bien, c'est la saison. Il y en a en moyenne 20 mg dans les pommes de terre : quand vous en mangez 300 g, vous assurez une bonne partie de vos besoins.Sinon, il y en a beaucoup dans les poivrons  (70 mg pour 100 g) et 15 à 20 mg dans les tomates, mais ce n'est plus la saison. Cela dit, rien ne vous empêche d'utiliser des surgelés, même s'il y en a un petit peu moins de vitamine C dedans.Fruits riches en vitamine CPour les fruits, en cet automne, il faut vous tourner vers les agrumes (40 mg en moyenne pour 100 g) : orange, pamplemousse, citron et bientôt, les clémentines. Mais heureusement, le kiwi en renferme 60 mg et les litchis 70 mg (quand ils sont frais, c'est 42 mg quand ils sont en boîte) : ça permet de varier ! Les pommes et les poires en sont malheureusement pauvres.Les fruits rouges en contiennent plus que les agrumes (70 mg/100 g), le cassis battant le record de la vitamine C : 200 mg/100 g ! Mais ce n'est plus la saison.Il faut utiliser les coulis de fruits rouges surgelés (60 mg en moyenne) et en mettre dans vos yaourts et sur votre fromage blanc. Et/ou les transformer en smoothies. Faut-il sucer de la vitamine C ? Les comprimés de vitamine C à sucer ou à dissoudre dans de l'eau sont composés d'acide ascorbique synthétique : la synthèse de cette vitamine a été réalisée au siècle dernier, dans les années 30.Les études continuent d'être contradictoires quant à son efficacité préventive. Et, au-delà de 500 mg par jour tous les jours, le risque de calculs biliaires et de malaises digestifs existe.Rien ne vous empêche quand vous vous sentez fatigué(e) ou quand vous êtes enrhumé(e) de prendre un comprimé de 250 mg de vitamine C.Mais il ne faut pas que cela devienne une habitude pour vous dédouaner du fait que vous ne mangez pas assez de fruits et de légumes ! D'autant plus qu'avec un bon jus d'orange (ou de pamplemousse) fraîchement pressé, en apéritif le soir, en rentrant du boulot, vous êtes sûr(e) d'avoir votre quota sans problèmes.Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne

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Vitamine E : la vitamine beauté

Toutes les vitamines sont nécessaires à notre bonne santé, mais la vitamine E se distingue par ses qualités antioxydantes, précieuses pour la peau.Où trouver de la vitamine E, et comment l'utiliser ? Vitamine E : des vertus pour la peau... mais pas seulement Le plus grand atout de la vitamine E, c'est qu'elle est anti-oxydante. Cela signifie qu'elle protège nos cellules contre l'oxydation qui les abîme, en nous faisant vieillir au passage.Comment la vitamine E nous aide-t-elle ?Elle est présente dans toutes les cellules de notre corps, et protège leurs membranes de la destruction liée à leur exposition à l'oxygène. Par ailleurs, la vitamine E a aussi un effet anti-inflammatoire.Elle a trois grands effets : Lutte contre le vieillissement. Protection contre le cancer. Protection contre les maladies cardiovasculaires.   Pourquoi la vitamine E est-elle une vitamine "beauté" ? Son effet antioxydant puissant protège les cellules de notre peau contre le vieillissement. Elle aide notre épiderme à rester aussi souple et lisse que possible. C'est donc l'une des vitamines “jeunesse”. Soulignons que la peau n'est pas seule concernée, les ongles et les cheveux bénéficient aussi de l'apport de vitamine E.Mais il n'y a pas que le vieillissement : la vitamine E protège aussi contre les agressions extérieures. Ainsi, une étude (1) a prouvé qu'elle protégeait la peau contre des irritants qui y étaient appliqués. C'est bon à savoir, vu le lavage de mains fréquent que nous nous imposons en hiver pour éviter les épidémies !Enfin, il semble que des apports suffisants en vitamine E protègent contre l'acné. Selon une étude récente, les personnes qui ont beaucoup d'acné ont tendance à avoir des taux sanguins de vitamine E plus faibles que ceux des “sans-boutons”. Comment avoir sa dose de vitamine E ? Cela commence par l'alimentation, bien sûr. La vitamine E est liposoluble, ce qui signifie que les aliments qui en contiennent sont gras la plupart du temps - mais nous savons tous aujourd'hui que toutes les graisses ne se valent pas.Apports conseillés en vitamine E pour un adulte : 12 milligrammes par jour.Misez donc sur : Certaines huiles végétales : germe de blé, tournesol, noix, noisettes (de préférence des huiles non raffinées). Et d'autres aliments riches en vitamine E, comme le jaune d'oeuf, le beurre, les céréales complètes, mais aussi les sardines, l'avocat et tous les oléagineux (cacahuètes, noisettes, amandes...) Vous pouvez aussi alimenter directement votre peau en vitamine E en y appliquant des crèmes qui en sont riches (sur les étiquettes, visez les tocophérols, c'est le nom savant de la vitamine E). Ou alors faites d'une pierre deux coups, et utilisez sur votre peau des huiles végétales riches en vitamine E, comme l'huile d'avocat par exemple. Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Le cannabis, un médicament pour soigner quoi ?

Les propriétés thérapeutiques du cannabis sont de plus en plus reconnues, à tel point que de nombreux pays ont déjà autorisé des médicaments à base de cannabis dans le traitement de maladies ou pour soulager les effets secondaires d'autres traitements.Quelles sont les propriétés thérapeutiques du cannabis et dans quelles indications cette substance psychoactive peut-elle être utilisée ? Les utilisations du cannabis à des fins thérapeutiques sont très anciennes. Elles remontent à l'antiquité où le cannabis était utilisé en Chine, en Inde et au Moyen-Orient pour traiter notamment la constipation, les maladies infectieuses paritaires, les douleurs, les vomissements, les hémorragies, etc. Mais ce n'est qu'en 1964, avec la découverte du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), principal cannabinoïde du cannabis aux propriétés psychoactives, puis avec celle, en 1990, des deux types de récepteurs cannabinoïdes présents dans l'organisme, que les effets constatés depuis des siècles ont commencé à être prouvés scientifiquement. Depuis, les chercheurs s'attèlent au développement de médicaments à base de cannabis pour traiter de nombreuses maladies, soulager leurs symptômes ou les effets secondaires d'autres traitements. Quelles sont les propriétés du cannabis et ses applications thérapeuthiques ? De nombreuses propriétés ont été prouvées scientifiquement : Analgésiques. Antiémétiques. Antispasmodiques. Neuroprotectrices. Anti-inflammatoires. Contre certaines maladies psychiatriques. Les applications thérapeutiques du cannabisDes milliers d'études scientifiques et cliniques ont été publiées avec un intérêt croissant au cours des dix dernières années, et les applications thérapeutiques du cannabis sont de plus en plus reconnues, comme par exemple contre les nausées et les vomissements, l'anorexie, les spasmes, les douleurs, les troubles du mouvement, le glaucome, l'épilepsie, l'asthme, la dépendance, les symptômes psychiatriques, les dépressions, les maladies auto-immunes, inflammations, et bien d'autres encore. Au total, l'Association Internationale pour le Cannabis Médical a répertorié plus de 200 applications thérapeutiques. Elles sont attribuables à l'activation des récepteurs cannabinoïdes (CB1 et CB2) qui sont répartis dans tout l'organisme : système nerveux, système périphérique, système immunitaire.Au final, les propriétés du cannabis sont exploitables dans les multiples domaines thérapeutiques suivants : Propriétés analgésiques : douleurs chroniques résistant aux traitements habituels. Anti-vomitives : contre les effets secondaires des chimiothérapies ou d'autres traitements. Antispasmodiques : sclérose en plaques, épilepsie. Activatrices de l'appétit : traitement de la maigreur (cachexie, anorexie, personnes âgées, sida, maladie d'Alzheimer...). Relaxantes : troubles du sommeil, soins palliatifs. Broncho-dilatatrices : asthme. Antipsychotiques : schizophrénie. Vasodilatatrices : glaucome, migraines. Antalgiques : névralgies. Anxiolytiques : maladies psychiatriques. Antidépresseur. Anti-inflammatoires.   Les médicaments à base de cannabis Dans certaines indications précises, les niveaux de preuves ont été suffisants pour conduire à l'autorisation de médicaments à base de cannabis dans plusieurs pays, comme aux États-Unis et en Grande-Bretagne où ils sont aujourd'hui utilisés dans le traitement des nausées et des vomissements liés aux chimiothérapies chez les patients cancéreux ou chez les malades du sida, pour stimuler l'appétit des sidéens, des cancéreux ou des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.Le cas du Sativex®Au Canada depuis 2005 et en Allemagne depuis 2010, et au total dans 17 pays européens à ce jour, le Sativex® est un médicament qui a été approuvé dans le traitement des douleurs et des raideurs musculaires liées à la sclérose en plaques.En France, l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament Sativex® (sous forme de spray buccal) dans cette indication est en cours. Si elle aboutit, il s'agira du premier médicament à base de cannabis autorisé dans notre pays.De nombreuses autres études sont en cours et pourraient aboutir à des traitements contre le dysfonctionnement de la vessie, les tics liés au syndrome de la Tourette, la dyskinésie induite dans la maladie de Parkinson, l'amélioration du glaucome, la réduction des crises d'épilepsie, etc.À suivre...Source : e-santé Isabelle Eustache

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BPCO : quels sont les symptômes ?

Le tabac est la première cause de BPCO, initiales de broncho-pneumopathie chronique obstructive.Cette affection respiratoire caractérisée par une obstruction progressive des voies aériennes est donc essentiellement une maladie de fumeurs. Comment se traduit-elle ? Quels sont les symptômes et signes d'alerte de la BPCO ? BPCO : une toux matinale accompagnée de crachats La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est doublement insidieuse car elle met plusieurs années avant de se manifester, et lorsque les premiers symptômes se manifestent, ils sont banalisés par les fumeurs, considérant la toux normale en raison de leur tabagisme. C'est ainsi que le diagnostic est souvent tardif.Or la « simple toux » du fumeur n'a rien à voir avec la BPCO.Les lésions respiratoires de la BPCO sont irréversibles avec une possible évolution vers l'insuffisance respiratoire mettant en jeu le pronostic vital. Qui risque une BPCO ? BPCO : les chiffres qui font peurSelon l'OMS, 210 millions de personnes dans le monde souffrent de BPCO et plus de 3 millions en meurent chaque année.En Europe, la BPCO représente la troisième cause de mortalité.En France, on estime à 3,5 millions le nombre de personnes touchées par la BPCO (dont 100.000 atteints de formes sévères nécessitant une assistance respiratoire), soit 7,5 % de la population de plus de 40 ans.BPCO : fumeurs et anciens fumeurs principalement touchésLes fumeurs ou anciens fumeurs sont les premières victimes de la BPCO : 80 % des BPCO sont liées au tabac. L'incidence de la BPCO semble se stabiliser chez les hommes, mais avec le développement du tabagisme féminin, les femmes sont aujourd'hui presque autant touchées que les hommes dans les pays développés.Le risque de BPCO augmente avec l'ancienneté et l'intensité du tabagisme. À noter que la consommation de cannabis est considérée comme un facteur aggravant.Les autres facteurs de risque de BPCO  : l'exposition au tabagisme passif, les antécédents familiaux de BPCO et les antécédents d'infections respiratoires dans l'enfance constituent des facteurs de risque. la pollution atmosphérique, intérieure et extérieure, les expositions professionnelles à des polluants industriels (minéraux, produits chimiques, organiques) augmentent également les risques de BPCO. Selon les projections de l'OMS, en raison du tabagisme et de la pollution, le nombre de décès attribuables à la BPCO pourrait augmenter de plus de 30 % dans les dix ans à venir...   Quels les symptômes d'alerte de la BPCO ? Toux matinaleLa BPCO s'installe très progressivement et les premiers signes débutent rarement avant 40 ans.Elle débute par une toux matinale accompagnée de crachats de couleur claire. Cette toux s'accompagne ensuite d'un sifflement et d'un épaississement des sécrétions bronchiques.EssoufflementL'autre grande caractéristique de la BPCO est l'apparition d'une dyspnée, ou essoufflement, qui survient initialement uniquement à l'effort, rendant l'activité physique de plus en plus difficile, puis au repos et gênant les gestes de la vie courante.Epuisement, infectionsÀ la longue, fatigue, faiblesse et perte de poids mènent à une sorte d'épuisement.Des épisodes d'infections broncho-pulmonaires finissent par compliquer la maladie.Sans traitement, la fonction respiratoire se dégrade plus ou moins rapidement avec un risque de handicap dans les activités quotidiennes. Que retenir en pratique sur la BPCO ? Tousser et cracher le matin au réveil, ce n'est pas normal, même pour un fumeur. Se sentir essoufflé non plus.Ces symptômes sont à prendre très au sérieux car ils évoquent une BPCO.Il faut consulter son médecin, lequel procèdera à un examen diagnostique fonctionnel très simple : une mesure du souffle à l'aide d'un petit appareil appelé spiromètre pour déterminer les capacités pulmonaires, les volumes pulmonaires et les débits d'air (inspiration, expiration).Actuellement, on ne sait pas guérir la BPCO, mais le traitement est essentiel pour ralentir son évolution. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Alimentation, cosmétiques, ménage : comment éviter les polluants ?

Impossible d'échapper aux polluants qui nous entourent, et encore moins à l'intérieur de nos logements, lesquels sont encore plus pollués que l'extérieur. En revanche, certains réflexes appliqués au quotidien nous permettent de nous y soustraire en partie, et à défaut de ne pas en rajouter !Commencez par revoir la composition de vos menus et par mieux choisir vos cosmétiques et produits ménagers.Pour une dépollution intérieure, suivez le guide. Comment éliminer les polluants alimentaires ?   Misez sur le bio !Pour vous mettre à l'abri des pesticides et des antibiotiques, privilégiez les aliments bio, notamment pour les laitages, le beurre, les oeufs et la viande. Privilégiez les petits poissons. Situés en début de chaîne alimentaire, ils sont moins pollués par le mercure que les gros poissons prédateurs (thon, saumon...). Cuisinez vous-même !Évitez les produits industriels qui contiennent beaucoup d'additifs : colorants, conservateurs, agents de saveurs... Cuisinez vous-même avec des produits de base de qualité. Choisissez les bons récipients.Ne cuisinez pas dans de l'aluminium ou du téflon usagés. Par ailleurs, évitez en général l'aluminium en cuisine. Voir cet article sur e-sante.fr : L'aluminium, un poison présent partout.Ne réchauffez pas vos aliments dans des récipients en plastique (qui peuvent notamment contenir du bisphénol A). Pour la cuisine, le mieux est d'employer des récipients et ustensiles en verre, céramique, fonte, terre...   Comment éviter les polluants cosmétiques ?   Soyez raisonnable !Les produits cosmétiques renferment souvent de nombreux ingrédients allergisants. Aussi, mieux vaut limiter le nombre de produits cosmétiques que vous utilisez. Misez sur les huiles végétales !Remplacez certains produits cosmétiques par des huiles végétales (huile d'argan, de coco, de jojoba, d'amande douce...) car elles présentent de nombreux bienfaits pour la peau. A chaque huile, ses bienfaits, découvrez-les ici. Associez-les à des huiles essentielles !De nombreuses huiles essentielles ont des propriétés très intéressantes pour la peau et les cheveux. Voir ici toutes les huiles essentielles utiles pour la peau. Pensez aussi aux produits naturels et bio.De plus en plus de marques proposent des cosmétiques écologiques ou biologiques. Testez-les !Certaines marques proposent des produits sans perturbateurs endocriniens (sans paraben, cyclopentasiloxane, triclosan), mais attention aux produits de remplacement qui peuvent être aussi allergisants (exemple le Phosphatidyléthanolamine).D'après une étude réalisée par Notéo Institut et publiée en septembre 2013, 40% des produits cosmétiques contiennent des perturbateurs endocriniens et spécialement les vernis à ongles (74%), les fonds de teints (71%), les produits de maquillage pour les yeux (51%). Pour bien choisir les produits, lire : Cosmétiques, quels sont les ingrédients à éviter ?   Comment limiter les polluants ménagers ?   Réduisez le nombre de produits.Comme pour les cosmétiques, limitez le nombre de produits en ne gardant que les essentiels. Nombre de produits ménagers pour nettoyer et assainir la maison contiennent des substances chimiques toxiques. C'est ainsi qu'une maison parfaitement propre n'est pas pour autant saine ! De l'air !Aérez votre logement après toute opération de ménage avec de tels produits. Ne surdosez pas, n'utilisez que la quantité recommandée, voire un peu moins et ne mélangez pas les produits entre eux. Misez sur le naturel !Utilisez des substances naturelles pour l'entretien de la maison : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, cristaux de soude, sel, citron, savon de Marseille, cire d'abeille, huile essentielle, etc. Vous pouvez acheter des produits à base d'ingrédients naturels ou les fabriquer vous-même.De même, pour lutter contre les insectes, n'utilisez pas dans votre intérieur d'insecticides chimiques, mais des produits naturels.Pour parfumer votre logement, n'employez pas de bougies parfumées, de désodorisants d'intérieur ou de l'encens. Pensez aux huiles essentielles odorantes.Quelques articles pour vous donner des idées de produits naturels utiles dans la maison :Les 5 secrets du citron pour nettoyer toute la maison15 recettes magiques pour la maisonLe savon noir : efficace et magique !Lessives au naturel, quelles options ?Ecolo, j'élimine les insectes sans insecticides ! Ou le bio...Il existe maintenant des produits ménagers bio, avec un label, qui préservent la nature et qui sont aussi efficaces.   Autres mesures de dépollution intérieure   Luttez contre l'humidité et les moisissures, et contre la poussière. Utilisez votre chauffage d'appoint à combustion (gaz, fioul, pétrole, bois ou charbon) seulement par intermittence et dans des locaux ventilés.Et pensez à bien les entretenir. De retour du pressing, ôtez le plastique protecteur et aérez le vêtement afin d'éliminer les émanations de perchloroéthylène. Si vous achetez un meuble neuf, privilégiez ceux en bois massif (les bois agglomérés dégagent des substances nocives pendant longtemps). Evitez les moquettes et linos. L'entretien des plantes, c'est toujours à l'extérieur. Idem pour l'entretien des chaussures (imperméabilisant) etc. Et concernant justement les plantes, certaines d'entre elles méritent leur place dans votre maison, car elles absorbent les composés organiques volatils présents dans l'air intérieur. Ficus, anthurium, fougère...Vous trouverez la liste des plantes dépolluantes ici. Dans tous les cas, dépolluez tous les jours votre intérieur en ouvrant en grand les fenêtres de chaque pièce (de votre bureau aussi) pendant au moins 10 minutes pour évacuer les polluants qui se sont accumulés, brasser et renouveler votre air intérieur.Enfin, n'oubliez pas que le principal polluant intérieur reste toujours le tabac, dont les particules fines sont capables de se déposer partout et de rester en place très longtemps. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Appareil auditif : comment faire le bon choix ?

En matière d'appareils auditifs, il n'est pas toujours évident de faire un choix. Quelles sont les options disponibles pour les patients ?Comment choisir son appareil ? Quels sont les prix et les remboursements ? Les appareils auditifs : simples... En apparence Sur le principe, un appareil auditif n'a rien de compliqué. Il s'agit de micros qui captent le son extérieur, le transforment pour le rendre plus compréhensible, et ensuite le retransmettent à l'intérieur de l'oreille du patient qui n'entend plus bien.Aujourd'hui pratiquement tous les modèles vendus sont numériques et dits non-linéaires : le son recueilli est manipulé avant d'être transmis à la personne, pour éliminer les fortes variations de son.Mais la réalité est bien plus compliquée. La liste des appareils acceptés par l'Assurance maladie pour remboursement est longue... En fait, on peut comparer le choix d'un appareil auditif à celui d'une voiture : les options sont extrêmement nombreuses. Certaines sont d'ordre esthétique ou de confort, comme le fait que la prothèse soit complètement à l'intérieur de l'oreille ou qu'une partie soit apparente. D'autres concernent le fonctionnement même de l'appareil.Microphone omnidirectionnel ou micros directionnels ?Les micros omnidirectionnels se contentent de prendre tous les sons ambiants pour les amplifier et les transmettre plus directement au tympan.La plupart des appareils auditifs, et tous ceux qui sont haut de gamme, proposent plusieurs micros directionnels. Ils vont faire la différence entre les sons d'ambiance et ceux qui viennent de juste en face de la personne appareillée. Il devient ainsi beaucoup plus facile d'avoir une conversation dans un environnement bruyant, par exemple.Les micros omnidirectionnels sont de moins en moins utilisés, mais ils peuvent être suffisants pour les personnes qui sont presque toujours dans un environnement peu bruyant - une personne âgée qui vit seule chez elle par exemple.Quel niveau de programmation possible ?Certains appareils auditifs peuvent être programmés pour adapter l'aide à la situation : dans la voiture, dans un restaurant, pendant une réunion, les besoins de la personne appareillée sont différents, et certaines prothèses s'adaptent. On peut alors les programmer, en passant par un ordinateur.Ces solutions sont très efficaces, mais pas à la portée de tout le monde - leur prix est bien sûr un obstacle, mais la complexité de leur utilisation aussi.Les prothèses qui interagissent avec l'environnementCertains appareils auditifs sont équipés de récepteurs qui leur permettent d'interagir avec les appareils qui diffusent du son, et particulièrement les téléphones portables. Ainsi vous entendrez ce que dit votre interlocuteur directement dans la prothèse, ce qui offre un confort d'écoute très important. La même démarche est appliquée au son d'un ordinateur, de certaines télévisions, ou même d'un lecteur MP3.Là encore, on parle d'appareils sophistiqués, qui doivent en plus être adaptés aux appareils qui existent chez la personne équipée. Appareils auditifs : quid du remboursement ? Variété de prixLe prix des appareils auditifs varient très fortement selon les modèles. Le plus basiques commencent à 443,63 euros par oreille, les plus chers peuvent aller jusqu'à 2000 euros par oreille.RemboursementLe remboursement varie lui aussi. La Sécurité Sociale prend en charge 60 % de 199,71 €, soit 119 € par oreilleLe bon modèle est personnelIl est donc important de choisir le bon modèle pour la bonne situation. Et ce n'est pas seulement une question de prix : en effet de très nombreux patients sont équipés, mais n'utilisent pas leur appareil parce qu'il n'est pas adapté à leur situation, ou pas assez confortable. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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Solutions naturelles contre la plaque dentaire

Muni d'une brosse à dents et d'un dentifrice fluoré, le brossage des dents est le B.A.BA de l'hygiène buccodentaire.Mais en plus de la visite annuelle chez le dentiste pour au minimum un détartrage, il existe en complément des solutions naturelles pour lutter contre la plaque dentaire. Zoom sur la plaque dentaire La plaque dentaire est une sorte d'enduit qui se dépose à la surface des dents, enduit essentiellement composé de protéines salivaires, de sucres, d'acides, de toxines et de bactéries qui trouvent dans ce milieu des conditions idéales pour se développer.Cette plaque dentaire constitue le tartre et favorise l'apparition de caries, l'inflammation des gencives (gingivites) et la survenue de parodontites (atteintes des tissus de soutien de la dent). L'hygiène buccodentaire quotidienne vise à limiter sa formation. L'hygiène buccodentaireCette hygiène buccodentaire repose sur le brossage des dents avec un dentifrice fluoré dont le dosage est adapté à l'âge. Après réévaluation de la vitesse de formation de la plaque dentaire, l'Union française de la santé buccodentaire (UFSBD) a ajusté ses recommandations en matière de brossage : deux fois par jour, matin et soir pendant 2 minutes. Le détartrage chez le dentisteMalgré ce brossage biquotidien avec un dentifrice fluoré, un détartrage annuel chez le dentiste s'impose pour éliminer la plaque formée.   Contre la plaque dentaire : les remèdes naturels complémentaires Il existe d'autres solutions naturelles.Elle visent, en complément, à prévenir la formation de la plaque dentaire et qui permettent ainsi de protéger davantage ses dents : Le bicarbonate de soudeDeux fois par semaine, on peut remplacer le dentifrice par du bicarbonate. Déposez un peu de poudre de bicarbonate sur votre brosse à dents préalablement mouillée et procédez au brossage habituel. Le bicarbonate peut aussi s'employer en bain de bouche, mais pas plus d'une fois par semaine (le bicarbonate de soude est abrasif). Double avantage du bicarbonate de soude : il contribue à blanchir les dents. Les brossettes interdentairesL'usage des brossettes est recommandé quotidiennement. Cet ustensile permet de nettoyer et d'empêcher la formation de plaque dentaire dans les interstices interdentaires, là où la brosse à dents classique n'a pas accès. Le fil dentaireLe fil dentaire permet d'accéder à des espaces encore plus étroits. Il peut donc avantageusement compléter ou remplacer le passage des brossettes interdentaires à condition de bien savoir l'utiliser. À lire sur e-santé : Comment procéder avec le fil dentaire ?. Le gratte-langueEnfin, le passage d'un gratte-langue (petit outil disponible en pharmacie) ou simplement le brossage de la langue avec sa brosse à dents permet de débarrasser la langue de cette pâte blanchâtre, composée, comme la plaque dentaire, de bactéries, de débris alimentaires, toxines et autres composants salivaires. Éliminer quotidiennement ce dépôt lingual contribue à prévenir la formation de la plaque dentaire. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à consulter son dentiste au moindre doute. Celui-ci pourra alors traiter tout problème dentaire ou buccal débutant et divulguer de précieux conseils pour garder de bonnes dents tout au long de sa vie.   Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Souvent essoufflé : et si c'était une insuffisance cardiaque ?

Pour Paul, 56 ans, l'insuffisance cardiaque est arrivée discrètement. Aujourd'hui, il vit normalement malgré la maladie, mais heureusement qu'elle a été repérée !Tout a commencé par un bilan de santé... et un symptôme d'essoufflement.Le témoignage de Paul, insuffisant cardiaque. Comment avez-vous découvert que vous souffriez d'insuffisance cardiaque ? Tout simplement en allant chez le médecin. Je n'étais plus venu en consultation depuis plusieurs années et j'ai fini par me dire qu'avec l'âge j'avais peut-être besoin d'un bilan ! Le médecin m'a demandé si j'avais l'impression d'être essoufflé plus souvent, ou d'une fatigue anormale... et la réponse était oui !Je n'avais pas conscience que ça correspondait à un problème précis, mais effectivement, dès qu'il y avait trois marches à monter ma respiration devenait plus difficile, et d'une manière générale j'étais souvent fatigué alors que je ne faisais rien de particulier.Du coup, le médecin m'a conseillé de faire contrôler mon coeur. Direction : le cabinet du cardiologue... Quels examens avez-vous effectués pour parvenir au diagnostic ? Le cardiologue m'a fait un bilan complet. Une échographie du coeur pour voir à quoi il ressemblait, un électrocardiogramme pour voir son activité... Et aussi une épreuve d'effort, pour voir comment il se comportait pendant l'activité physique.Ce n'était pas une partie de plaisir : je devais pédaler sur un vélo aussi vite que je pouvais et aussi longtemps que je pouvais. Mais le pire, j'ose à peine le dire, c'était la prise de sang, parce que j'ai horreur des piqûres !Au final, les médecins ont été plutôt rassurants : mon insuffisance cardiaque n'est pas très prononcée. Mais elle est liée à une hypertension artérielle que j'ai bien fait de faire diagnostiquer... Aujourd'hui, comment vivez-vous avec votre insuffisance cardiaque ? Tout à fait bien ! J'ai pris de bonnes habitudes - je marche un peu tous les soirs, j'ai introduit beaucoup plus de légumes dans mes repas, et si je bois encore une bière, ce n'est plus automatique à chaque fois que je rentre du travail. Rien d'extraordinaire, je dois dire, et des choses que l'on m'avait souvent conseillées. Mais je n'avais jamais eu la motivation ! Maintenant je sais que je dois faire attention. Et comme les médecins confirment que cela fonctionne et que mon coeur ne souffre plus, je continue.Par ailleurs, je prends chaque jour des médicaments pour améliorer mon insuffisance cardiaque, et pour corriger mon hypertension. Moyennant ceci, j'ai une vie que je peux appeler normale. Très franchement, je ne me sens pas « malade », j'ai juste l'impression de devoir prendre soin de moi, et surtout de mon coeur.  Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé

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Matelas : ressorts, mousse ou latex ?

Suspension, garnissage, densité, épaisseur... Choisir son matelas est un vrai casse-tête ! Petit tour des critères à prendre en compte pour se coucher sans se tromper. La suspension du matelas Première étape : choisir le coeur du matelas. Il existe trois principaux types de suspension. Le matelas à ressorts Réputé pour sa bonne aération, il est particulièrement bien adapté aux personnes qui transpirent beaucoup. Parmi les différents types de ressorts, l'idéal est d'opter pour des ressorts ensachés : chaque ressort est emballé individuellement dans un sachet en tissu. L'indépendance de couchage est donc garantie (vous ne sentez pas les mouvements de votre conjoint). Et le fait d'utiliser des ressorts de résistances différentes permet d'adapter le soutien en fonction des différentes parties du corps. Le matelas en mousse Il existe trois sortes de mousses. La mousse polyéther (matelas d'entrée de gamme, à utiliser en appoint), la mousse polyuréthane (plus confortable, meilleure densité) et enfin la mousse à mémoire de forme. En se moulant aux différentes parties du corps, celle-ci offre un excellent soutien et un relâchement musculaire total. Attention, elle est thermosensible : si vous avez souvent trop chaud la nuit, préférez une autre suspension car la mousse gardera la chaleur. Le matelas en latex Le matelas en latex est très bien aéré : parfait donc pour les pièces humides et les personnes sujettes à la transpiration. Il permet aussi différentes zones de confort avec un soutien différencié pour la tête, les épaules, le dos, les cuisses, les pieds... Enfin, ce type de matelas - au maintien généralement ferme - a l'avantage de peu se déformer avec le temps. Comme l'appréciation d'un matelas reste très subjective, prenez le temps de tester le matériel en magasin.   Le garnissage du matelas Deuxième étape : choisir le garnissage qui entoure le coeur du matelas.C'est lui qui détermine le confort d'accueil, c'est-à-dire la première sensation que l'on ressent en s'allongeant. Selon vos goûts, vous pourrez préférer un contact tonique (latex...) ou moelleux (fibres végétales...). Certains matelas présentent par ailleurs une face hiver pour conserver la chaleur (laine, soie...) et une face été pour garantir la fraîcheur (coton, lin...). Quels autres critères de sélection pour choisir son matelas ?   La densité détermine la fermeté du matelas. Un matelas en mousse de qualité correcte doit présenter une densité d'au moins 30 kg/m3 et un matelas en latex d'environ 75 kg/m3. Pour les matelas à ressorts, c'est le nombre de ressorts qui est important : plus il y en a, meilleur sera le soutien. L'épaisseur d'un matelas en mousse ou en latex ne doit pas inférieure à 15 cm pour un confort correct. Elle sera d'au moins de 20 cm pour un matelas à ressort. Les traitements hypoallergéniques anti-acariens, anti-bactéries se multiplient aujourd'hui. Attention, ils ne dispensent pas des traditionnelles mesures d'hygiène : aérer la chambre quotidiennement, laver le linge à 60°C, passer l'aspirateur sur le matelas... Bon à savoir : certains fabricants combinent aujourd'hui plusieurs technologies au sein d'un même matelas.   Matelas : un achat santé ? Si vous dormez mal, changer de literie peut être utile. Pensez-y si votre matelas est inconfortable, ou s'il est vieux : les professionnels conseillent de changer de matelas tous les 10 ans. Ceci n'est pas un chiffre absolu, mais simplement un repère : la qualité du soutien de votre matelas n'est pas éternelle. Attention cependant, changer de matelas n'est pas une garantie de bon sommeil. La qualité de vos nuits dépend votre qualité de vie ! Si vous voulez des conseils pour retrouver un bon sommeil, inspirez-vous aussi de ces conseils pour mieux dormir. Source : e-santé Karell Robert, journaliste santé

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Phytothérapie : se détoxifier avec 4 plantes

Les plantes peuvent vous aider à détoxifier votre organisme et à aborder le printemps en forme. Pour purifier votre organisme en éliminant les substances toxiques accumulées durant l'hiver et optimiser le fonctionnement de vos organes, notamment votre système digestif, quelles sont les plantes utiles ?Zoom sur les 4 plantes détox incontournables : chardon-Marie, romarin, desmodium, radis noir. Le chardon-Marie Cette plante est traditionnellement employée pour soulager certains troubles digestifs et prévenir les calculs biliaires. Outre la stimulation de la production de bille, le chardon-Marie s'oppose à l'absorption des substances toxiques (médicaments, alcool, toxines...), favorise la production de protéines et freine certaines réactions inflammatoires notamment rénales. À noter que cette plante est aussi parfois employée comme traitement complémentaire des hépatites toxiques, des hépatites chroniques et de la cirrhose hépatique. Utilisation En infusion : laissez infuser pendant 10 minutes une cuillère à café de plantes séchées moulues dans une tasse d'eau bouillante, puis filtrez. Buvez 3 tasses par jour avant les repas. Précautions Déconseillée pendant la grossesse, l'allaitement (même en cas de montée de lait insuffisante) et en cas d'obstruction aiguë des voies biliaires (coliques hépatiques, calculs). Personnes allergiques aux astéracées, s'abstenir.   Le romarin Le romarin exerce des activités diurétiques, expectorantes et antispasmodiques sur l'intestin. Il est employé dans le traitement des digestions difficiles et des maux de ventre et pour stimuler la production de bile. Il protège des infections des voies respiratoires et favorise la cicatrisation des plaies. Le romarin est également employé pour soulager les douleurs rhumatismales légères et les problèmes de circulation sanguine périphérique. Utilisation En infusion : laissez infuser durant une dizaine de minutes 2 à 4 g de feuilles séchées dans une tasse d'eau bouillante. Consommez 3 tasses par jour. Précautions L'usage oral de cette plante est déconseillé en cas d'obstruction des voies biliaires et de maladie du foie. À dose recommandée, de rares cas de nausées ont été décrits. Là encore, personnes allergiques à cette plante, s'abstenir.Hors usage alimentaire habituel, cette plante est déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement.   Le desmodium Protecteur du foie, le desmodium prévient les effets indésirables de certains traitements médicamenteux et des chimiothérapies. Il est employé en traitement complémentaire des hépatites virales. Antiasthmatique, antiallergique et bronchodilatatrice, cette plante est utile dans l'asthme bronchique ou allergique et pour soulager les allergies digestives. Le desmodium est également un décontractant employé contre les contractures musculaires (crampes, spasmes, courbatures) et les convulsions. Utilisation En décoction : 8 à 10 g de plante séchée dans 1 litre d'eau. Faites bouillir, puis filtrez avant de boire le tout dans la journée. Contre les effets secondaires des chimiothérapies : à consommer deux jours avant la séance puis durant les dix jours suivants. Précautions Certains effets indésirables digestifs rares ont déjà été signalés tels que nausées et diarrhées. Par mesure de précaution, à éviter pendant la grossesse et l'allaitement.   Le radis noir Très employé en phytothérapie, le radis noir est classiquement indiqué dans les troubles digestifs et hépatiques. Il stimule la digestion, apaise les ballonnements, la constipation, les douleurs abdominales, et draine le foie ce qui facilite l'élimination des toxines.Il est aussi employé dans certaines affections de la peau (érythèmes) et en prévention des maladies cardiovasculaires. Utilisation En jus frais : une cuillère à soupe de jus de racines fraîches dans un verre d'eau. Buvez 3 verres par jour. Précautions Efficace en prévention des calculs biliaires, le radis noir est en revanche contre-indiqué lorsque des calculs biliaires sont déjà présents et en cas d'obstruction des voies biliaires. Certains effets secondaires sont possibles tels que des irritations des muqueuses gastriques, aigreurs d'estomac, diarrhées. Il est donc contre-indiqué en cas d'ulcère de l'estomac et de gastrite. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Les édulcorants : poisons ou protecteurs ?

Les édulcorants, et surtout l'aspartame, sont de nouveau sur la sellette nutritionnelle. Pepsi Cola a annoncé qu'il le supprimait de ses boissons, Canderel, le leader du « faux sucre » a déjà fait de même. Le sucralose prend la place. On fait le point sur ces édulcorants qui remplacent le sucre et qui sont censés nous empêcher de grossir. Un édulcorant, c'est quoi ? Un édulcorant est une substance qui possède un pouvoir sucrant plus ou moins important. Sucre, miel, sirop d'érable, d'agave, etc. sont des édulcorants au sens strict du terme. Ils sont composés de glucides qui apportent 4 calories par gramme.Mais, dans le langage courant, un édulcorant est un produit qui remplace le sucre (saccharose) sans apporter de calories (ou presque pas).Le pouvoir sucrant des édulcorants est établi en fonction de celui du sucre qui est de 1. Édulcorants : plus ou moins volumineux Les édulcorants dits « de charge » ont la même masse que le sucre et un pouvoir sucrant assez faible : de 0,6 à 1,3.Ce sont des polyols composés de glucides mais qui ne sont pas entièrement absorbés et du coup apportent seulement 2 calories par gramme.Ils se nomment isomalt (E953), lactitol (E 966), maltitol (E 965), mannitol (E 421),  sorbitol (E 420) et xylitol (E 967).Ces édulcorants de charge sont très employés dans tout le domaine de la confiserie et de la pâtisserie et dans les substituts de repas.Les édulcorants dits « de synthèse » ou « intenses » ont un pouvoir sucrant particulièrement élevé allant jusqu'à 400. Ce ne sont pas des glucides. Quelle que soit leur composition, ils sont employés en quantités tellement infimes qu'ils n'apportent pas de calories. Ils supportent plus ou moins bien la chaleur.Ces édulcorants de synthèse, intenses, existent en poudre ou en pastilles pour un usage personnel. Ils sont largement utilisés par l'industrie agroalimentaire dans les produits et les boissons « light », « sans sucre », « zéro calorie », etc.Ce sont l'acesulffame K (E 950), l'aspartame (E 951), la saccharine (E 954), le sucralose (E 955).La stévia (E 960) n'est pas classée dans les édulcorants de synthèse car cette substance est extraite de la plante du même nom. Édulcorants : saccharine et acesulfam K, les plus vieux Le plus ancien des édulcorants de synthèse est la saccharine, découverte en 1880, très consommée pendant la Seconde Guerre Mondiale quand le sucre avait disparu des placards.À partir des années 60, malgré une après-saveur assez amère, elle a régné sur le marché des régimes amaigrissants. Elle en a été détrônée dans les années 80 par l'aspartame. La saccharine a été soupçonnée d'être cancérigène puis blanchie de ces accusations. Elle n'est quasiment plus employée, sauf dans quelques sodas.L'acesulfam K est beaucoup moins connu car depuis sa découverte en 1967, il n'a jamais été commercialisé  comme édulcorant de table. Dans l'industrie, il est le plus souvent employé avec un autre édulcorant. Il a subi les mêmes accusations que la sacccharine mais il est resté autorisé. Édulcorants : aspartame, le plus célèbre et le plus controversé L'aspartame a été découvert dans les années 70 par le laboratoire américain Searle. Il a été autorisé par la FDA (Food and Drug Administration) en 1974 puis suspendu faute d'études suffisantes quant à ses répercussions toxiques sur le cerveau.Une nouvelle autorisation de l'aspartame a été délivrée en 1981 pour son utilisation comme édulcorant dans les aliments solides, puis en 1983 dans les boissons. Des autorisations furent données ensuite par les autorités sanitaires de quasiment toute la planète. En Europe, ce fut en 1994.L'aspartame se trouve maintenant dans plus de 6.000 produits et boissons alimentaires et 350 médicaments dont beaucoup destinés aux enfants.Composé de deux acides aminés naturels, l'acide aspartique et la phénylalanine, l'aspartame n'offrait a priori aucun danger, la seule restriction étant pour les femmes enceintes et par principe de précaution : il existe en effet une maladie congénitale, la phenylcétonurie, qui est une intolérance à la phénylalanine, une des deux protéines composant l'aspartame. Sa dose journalière admissible (DLA) a été fixée à 40 mg par kg de poids corporel et par jour.Mais de nombreuses études, menées par des scientifiques indépendants de l'industrie, ont accusé l'aspartame d'être responsable de dramatiques maux allant des tumeurs du cerveau à la sclérose en plaques en passant par l'accouchement prématuré et certains cancers.Aucune de ces études n'a eu le moindre impact sur les différentes instances sanitaires internationales qui continuent d'autoriser l'aspartame : il semble que les collusions entre experts scientifiques et industrie soient un sérieux frein.Le fait que Canderel, leader du marché de cet édulcorant de table l'ait abandonné en 2013 et que Pepsi Cola s'apprête à faire de même est, espérons-le, un signal plus fort sur la dangerosité de l'aspartame. Édulcorants : sucralose, le nouveau chouchou Le sucralose est chimiquement extrait du sucre grâce à un procédé appelé chloration. Son pouvoir sucrant est de 400 à 600 et il supporte très bien la chaleur.Découvert en 1976, il ne fut commercialisé qu'en 2004, après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires.Un grand nombre d'études, essentiellement conduites sur des animaux, ont dégagé le sucralose de toute toxicité et d'influence sur le métabolisme du glucose.Mais une équipe de chercheurs américains, Susan S. Schiffmana et Kristina I. Rotherb, a tiré la sonnette d'alarme en 2013, montrant que, chez les humains, le sucralose, quand il est chauffé, dégage des molécules cancérigènes.Le sucralose se trouve maintenant dans de nombreux produits de l'industrie agroalimentaire. C'est aussi l'édulcorant de table le plus employé aux États-Unis. En France, la marque Canderel l'a substitué à l'aspartame. Pepsi Cola a récemment annoncé que le sucralose serait désormais l'édulcorant de ses boissons light.Mais on attend d'autres études sur le sucralose, réalisées sur des humains par des chercheurs indépendants et non plus par les laboratoires qui le fabriquent. Édulcorants : la stévia La stévia est une plante originaire de l'Amérique du Sud. Ses feuilles contiennent des molécules, appelées stévioside et rébaudioside, qui ont un pouvoir sucrant de 100 à 300 fois celui du sucre.  Les molécules sucrantes de la stévia ont été détectées dans les années 30 par des chimistes français, puis isolées, étudiées, autorisées, industrialisées et commercialisées au Japon dans les années 60/70.Objet de grosses bagarres industrielles (les fabricants d'édulcorants intenses ne l'appréciant pas vraiment), la stévia n'a été autorisée aux États-Unis qu'en 2008 et en 2010 en Europe comme édulcorant de table et comme additif dans les produits et boissons industriels.Du fait qu'elle provient d'une plante, la stévia a une image d'édulcorant naturel bien que ses feuilles soient chimiquement traitées pour en extraire les molécules sucrantes. Par ailleurs, la plante elle-même a été manipulée génétiquement afin d'atténuer une certaine amertume et surtout une saveur de réglisse qui étaient un sérieux frein à l'utilisation de la stévia.De nombreuses études ont démontré l'innocuité de la stévia tandis que d'autres ont décelé sa toxicité sur des animaux mais à de très fortes doses. Édulcorants : aident-ils à maigrir ? NON L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) a publié en janvier 2015 un rapport assez explosif : Évaluation des risques et bénéfices nutritionnels des EI (édulcorants intenses).Il en ressort que les édulcorants intenses n'ont aucun intérêt.Selon l'Anses, il n'existe à ce jour aucune étude prouvant les bénéfices des édulcorants sur le contrôle du poids, pas plus que sur le diabète, mais quelques-unes démontrant qu'au contraire ils pourraient faire grossir.La conclusion de l'Anses ? Rien ne permet de justifier la consommation à long terme des édulcorants comme substituts du sucre. Et elle convient que, toujours sur le long terme, cette consommation d'édulcorants n'est probablement pas sans risques.Si vous êtes accro au light, voilà de quoi vous faire réfléchir !Et à vous inciter à boire de l'eau et à utiliser normalement le sucre : il n'offre aucun danger quand la dose quotidienne ne dépasse pas 10 % des calories totales. Soit 50 g par jour pour une alimentation à 2.000 calories. Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne

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Le diabète nuit à votre cerveau

Le diabète est un facteur de risque bien connu pour les démences, y compris la maladie d'Alzheimer.On n'avait cependant pas de certitude concernant son impact sur le vieillissement du cerveau... Jusqu'à maintenant. Le diabète, une influence sur le long terme Dans une nouvelle étude qui vient d'être publiée, on découvre que le diabète peut influencer négativement les fonctions cognitives. Commençons par préciser ce que sont les fonctions cognitives - il s'agit d'activités du cerveau qui nous permettent, en résumé, de penser : nous concentrer, réfléchir, nous souvenir, apprendre de nouvelles choses, percevoir notre environnement, communiquer... Tout cela, ce sont des fonctions cognitives.Et le diabète les menace : pour les personnes qui en souffrent, le déclin cognitif est plus élevé de 19% par rapport aux non-diabétiques. Pour donner une idée plus précise, l'une des auteurs de l'étude a indiqué qu'on pouvait estimer qu'une personne diabétique de 60 ans aurait le même niveau cognitif qu'une personne de 65 ans, mais sans diabète...   Comment protéger son cerveau en cas de diabète ? Cette étude apporte une leçon importante pour tous les patients. Elle montre en effet que la glycémie, le taux de sucre dans le sang, influence le fonctionnement du cerveau. Ainsi les personnes en prédiabète, c'est-à-dire celles dont la glycémie est supérieure aux normes, mais tout de même pas assez élevée pour diagnostiquer la maladie, ont des fonctions cognitives légèrement diminuées. Et les personnes dont le diabète est bien contrôlé avaient de meilleurs résultats que celles dont les taux de sucre restaient trop élevés malgré le traitement. Par ailleurs, plus le diabète dure longtemps, plus le cerveau trinque.Conclusion : le diabète est mauvais pour le cerveau, mais il est tout à fait possible de limiter son influence.C'est pourquoi il est capital que toutes les personnes diabétiques et même celles qui sont simplement à risque de diabète trouvent l'aide qu'il leur faut pour maîtriser le taux de sucre dans le sang. Ceci repose sur trois piliers : traitement bien sûr, alimentation adaptée, activité physique régulière. Il existe aujourd'hui des programmes de soutien aux personnes diabétiques qui sont très efficaces. Si vous êtes concerné(e) par le diabète, consultez votre médecin traitant ! Source : e-santé   Marion Garteiser, journaliste santé

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Petits bobos de la plage : comment réagir ?

Les plages recèlent toute sorte de dangers. Heureusement, les accidents sont rares et généralement peu graves. Mais pour ne pas être pris au dépourvu, petite revue des bons gestes en cas de petits pépins : coupure, piqûre, brûlure, entorse, etc. Coupures et piqûres   Éraflure, écorchure ou coupure avec des coquillages, du verre, du métal dans le sable Si la plaie est superficielle, nettoyez à l'eau et au savon, séchez puis désinfectez avec un antiseptique de préférence à base de chlorhexidine (évitez l'alcool à 70°C). Appliquez un pansement stérile.Si la plaie saigne abondamment, comprimez-la pendant 5-10 minutes (surtout pas de garrot).Si la plaie est profonde (et si elle s'aggrave), consultez un médecin.Vérifiez la couverture antitétanique. Si nécessaire, demandez au médecin de procéder à un rappel. Pour mémoire : rappel à 6 ans, 11-13 ans, 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans. Piqûres d'oursin Ôtez délicatement toutes les épines et fragments restés fichés dans la peau à l'aide d'une pince à épiler. Désinfectez immédiatement. Il existe un risque de contamination bactérienne et de surinfection. La survenue d'un érythème (plaque violacée) et de douleurs articulaires doit amener à consulter. Piqûres de méduse Sauf en cas d'allergie, les piqûres de méduse sont le plus souvent bénignes malgré les symptômes : sensation de brûlure, rougeur, gonflement local, apparition de vésicules. Rincez la zone piquée à l'eau de mer (pour neutraliser le venin), appliquez du sable et laissez sécher. Rincez, toujours à l'eau de mer et ôtez à la pince à épiler les éventuels fragments restés fichés dans la peau.En cas de douleur, prenez du paracétamol. Piqûres de vives Appelez les secouristes ou les gardes-côtes. Sinon, surélevez le membre touché et appliquez de la chaleur pendant au moins une dizaine de minutes pour détruire le venin : sèche-cheveux, bain d'eau chaude, approcher le bout incandescent d'une cigarette, etc. Désinfectez ensuite la plaie et donnez du paracétamol pour soulager la douleur si nécessaire. Les réactions allergiques sont rares, mais graves et peuvent survenir dans les 24 heures : malaise, difficultés à respirer, gonflement du membre piqué... Appelez immédiatement le 15. Piqûre par une seringue abandonnée sur la plage En cas de piqûre par une aiguille ou une seringue usagée abandonnée sur la plage, le risque d'infection par des virus (hépatite B, hépatite C, VIH) existe, mais il est extrêmement faible. Pour rassurer, le suivi du blessé par un médecin s'impose, lequel pourrait procéder à un interrogatoire sur les circonstances de la blessure, à des examens sanguins, à une vérification de l'état vaccinal (hépatite B, tétanos), voire une prophylaxie (traitement préventif du VIH). Dans tous les cas, il faut nettoyer la plaie à l'eau savonneuse.   Brûlures et entorse   Brûlure ou coup de soleil Boire abondamment de l'eau et rafraichir longuement la peau sous la douche. Séchez la peau puis appliquez un lait hydratant ou une crème spéciale contre les brûlures. En cas de frissons, de fièvre ou d'autres symptômes disproportionnés, consultez un médecin.Les jours suivants : aucune exposition au soleil. Foulure en tombant dans un trou Les enfants adorent creuser dans le sable. Résultat, si les trous ne sont pas rebouchés, la chute est possible provoquant parfois une entorse (lésions des ligaments de la cheville). Appliquez immédiatement une poche de glace ou de la glace contenue dans un torchon pendant 15 minutes, opération à renouveler plusieurs fois par jour. Le froid atténue la douleur et le gonflement. Immobilisez la cheville, appliquez une bande de compression et surélevez la jambe pour favoriser le retour sanguin ou utilisez des béquilles pour les déplacements. Si la cheville reste douloureuse et gonflée pendant deux jours, consultez un médecin. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Strings, tampons, protège-slips : nos mauvaises habitudes en hygiène intime

Certaines de nos habitudes vestimentaires, apparemment anodines, peuvent favoriser les problèmes intimes féminins comme les mycoses génitales ou les infections urinaires, surtout chez les femmes plus vulnérables. Des spécialistes se sont penchés sur le rapport entre lingerie et hygiène intime. Quand notre intimité fait les frais de notre coquetterie.... Mycoses vulvo-vaginales : à faire/ à ne pas faire   Préférez la lingerie en coton ! Lorsqu'on est une femme à risque de récidives de mycoses vulvo-vaginales, tous les conseils sont bons à entendre, notamment sur certaines "mauvaises" habitudes vestimentaires.Dr Béatrice Guigues, gynécologue-obstétricien à Caen et vice-présidente du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF): « Tout ce qui induit une macération, une transpiration, un échauffement et une irritation (comme le frottement), peut déséquilibrer la flore locale et contribuer à l'apparition d'une mycose vulvaire et/ou vaginale. Cela peut modifier le pH vulvaire et vaginal ».Le pH vulvaire et vaginal est idéalement compris entre 4 et 4,7, il peut alors devenir plus basique et tendre vers 5, d'où un déséquilibre de la flore vaginale et vestibulaire (espace entre les petites lèvres).Dr Guigues: « Par conséquent, strings mais aussi lingerie en fibres synthétiques, slips, pantalons serrés/moulants sont à utiliser avec parcimonie, a fortiori chez les femmes sensibles aux mycoses. Elles doivent privilégier les matières naturelles comme le coton ou la soie aux matières synthétiques, moins à même d'entraîner un échauffement local ».L'autre avantage du coton est qu'il est lavable entre 60° et 90°, températures fatales au Candida Albicans, ce champignon de la famille des levures responsable des mycoses. Evitez les protège-slips ! Ce rôle de certaines pratiques vestimentaires dans les infections génitales a été précisé par l'étude italienne SOPHY (Study On pH and Hygien) (1). Si elle a confirmé que les mycoses vaginales sont plus fréquentes avec des sous-vêtements en matières synthétiques comparé aux matières naturelles (25,5% contre 15,7%), elle révèle aussi que le premier ennemi, c'est le protège-slip ! D'où un conseil : portez-en mais occasionnellement. Il augmente le risque de mycoses et d'infections vaginales s'il est porté chaque jour, de près de 35% contre 25%. SOPHY confirme de plus, que  porter un jean très serré et moulant accroît, du fait des frottements, le risque d'infections mycosiques. Les collants n'ont, quant à eux, eu aucun impact négatif.   Les strings, à oublier en cas de cystites à répétition Vous êtes plutôt culotte ou string ? C'est un choix tout personnel, sur le plan du confort et de l'esthétique. Mais en cas de vulnérabilité aux infections urinaires, la question mérite d'être posée. Et là, le string semble perdre la partie:Pr Jean-Paul Boiteux, membre du Comité d'Infectiologie de l'Association Française d'Urologie (CIAFU) et responsable du service d'urologie (CHU de Clermont Ferrand): « L'extrême majorité des cystites est causée par un germe pathogène (le colibacille Escherichia Coli, le plus souvent) provenant de l'anus qui remonte vers la vessie, sauf peut-être dans certains cas de récidives multiples pour lesquelles on peut invoquer une "incrustation" du germe dans la paroi vésicale. C'est le même principe pour les rapports sexuels : il est prouvé que les mouvements font remonter ce germe du périnée vers la vessie, favorisant les cystites, tout comme s'essuyer d'arrière en avant ».Or le string, contrairement à la culotte plus large, se comporte comme une sorte de mèche ou d'ascenseur ramenant les germes de l'anus vers le vagin! Les cystites, favorisées par les pantalons trop moulants Idem pour les vêtements moulants tels les leggings ou les jeans serrés et le risque potentiellement accru de cystite, intimement lié à l'hygiène de la fente fessière-vulvaire.Pr Boiteux: « Dans un pantalon serré, cela paraît assez logique, sans pour autant posséder de preuves expérimentales, que la transpiration et le frottement accentuent le développement et le passage de ce germe pathogène de l'anus au vagin. L'idéal est d'aérer cette région, de porter des vêtements larges, a fortiori chez les femmes sujettes aux cystites récidivantes ».Il n'y a en revanche pas de lien entre la nature du tissu, coton ou synthétique, et le risque de cystite. Changez de tampon hygiénique, très régulièrement ! Un oubli, pas le temps, pas de tampon hygiénique sous la main ... parfois les heures passent  sans avoir l'opportunité de remplacer son tampon hygiénique en place. Sur les boîtes de tampons, on peut lire cette mise en garde: "changer le tampon toutes les quatre à 8 heures, y compris la nuit".  Car il existe un risque, rarissime, de syndrome de choc toxique (SCT). Ce fut le drame de Lauren Wasser, un mannequin de 24 ans, dont les médias se sont fait l'écho en juin 2015 suite à l'amputation de l'une de ses demi-jambes. Le SCT est une maladie infectieuse grave, due à l'usage des tampons super absorbants favorisant la prolifération d'une bactérie, le Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré,  présente dans le vagin chez certaines femmes. Parmi les symptômes, une forte fièvre comme une grippe, des évanouissements, des douleurs musculaires, des diarrhées, une éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, des vertiges voire des défaillances d'organes entraînant parfois le décès.Pas de panique pour autant:Dr Béatrice Guigues: « Le syndrome de choc toxique est exceptionnel, et le nombre infime de cas ne jette en rien le discrédit sur l'usage des tampons hygiéniques. Il suffit de les changer régulièrement ».Nos conseils : ne gardez jamais un tampon plus de 8 heures, pas plus de quatre heures est préférable, utilisez le niveau d'absorption minimal correspondant à votre flux et la nuit, mettez-en un juste avant de vous coucher et enlevez-le dès votre réveil. Source : e-santé journaliste scientifique,Hélène Joubert

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Quelles innovations pour des dents toujours plus saines ?

Après le fluor pour renforcer l'émail des dents, les antiseptiques pour éliminer les bactéries en trop grand nombre, l'innovation se porte sur des produits capables de stimuler les défenses naturelles de la bouche. Et s'il suffisait d'imiter l'action de la salive et de la microflore buccale, ensemble de micro-organismes vivant en harmonie dans notre bouche ? La microflore buccale : un formidable écosystème de défense « La bouche est le principal lieu de communication entre l'extérieur et l'intérieur de notre corps » rappelle Franck Decup, chirurgien-dentiste et Maître de Conférence des Universités à Paris Descartes. Elle constitue la principale porte d'entrée aux microbes, particules, poussières, et autre source alimentaire. Mais pour se protéger des agressions extérieures, « notre organisme s'est organisé un système de défense très efficace qui repose sur la salive et la microflore ». Zoom sur la microflore L'intérieur de notre bouche héberge un nombre incroyable de micro-organismes qui cohabitent en équilibre. C'est ce que l'on appelle la microflore buccale. Elle contient notamment un ensemble de bactéries qui lorsqu'elles sont en proportion adaptée jouent un rôle majeur de défense par rapport à tous les éléments étrangers en provenance de l'extérieur.En revanche, si elles se développent de façon trop importante, ces bactéries peuvent être à l'origine de maladies des dents et des gencives. De même, une insuffisance de ces bactéries buccales crée un déséquilibre préjudiciable. C'est par exemple le cas après un usage excessif de bains de bouche ou d'antibiotiques favorisant les champignons à l'origine de mycoses. Certains composants alimentaires peuvent aussi modifier l'équilibre bactérien, comme le sucre dont se nourrissent les bactéries. Elles deviennent alors non seulement plus nombreuses, mais aussi plus actives, ce qui augmente leur pouvoir destructeur via la production d'acides. De même avec les aliments et les boissons acides.Enfin, certaines maladies (diabète, polyarthrite rhumatoïde), certaines perturbations physiologiques (stress, toxicomanie, tabac, vieillissement) et certains médicaments (antibiotiques, antidépresseurs...) engendrent des déséquilibres.On l'aura bien compris, la microflore est garante d'une bouche saine, tant que l'équilibre entre défenses et agresseurs est maintenu.Mais même si les éléments perturbateurs sont nombreux, une bonne hygiène buccodentaire permet facilement de préserver une microflore saine. En effet, en se brossant les dents deux fois par jour et en veillant à une alimentation équilibrée, on élimine aisément le surplus de bactéries et on maintient l'équilibre. Et si certains évènements de la vie quotidienne surviennent (excès de sucre, médicaments, maladie), il suffit alors, dans ces moments-là, d'être particulièrement vigilant en consultant notamment son dentiste, lequel essayera d'identifier les sources des déséquilibres et vous aidera à les corriger.   La salive, l'autre élément essentiel de la santé buccodentaire « La salive, c'est essentiellement de l'eau mais pas seulement ». Elle est composée de nombreux éléments importants pour l'équilibre de la microflore et la santé buccodentaire (des protéines, des enzymes, des anticorps).Son premier rôle est nettoyant. Sécrétée de façon constante et en quantité suffisante, elle contribue à laver la bouche pour éliminer débris alimentaires et micro-organismes en excès.Mais elle est aussi « un parfait lubrifiant », ce qui permet aux tissus fragiles comme les lèvres, la langue et les gencives de cohabiter avec les tissus agressifs que sont les dents. « Nous savons tous qu'un manque de salive affecte la mobilité de la langue et entraîne des difficultés à parler ».Outre la quantité, la qualité de la salive est très importante. Les organites, protéines, enzymes et cellules qu'elle contient contribuent aux côtés de la microflore aux défenses de la bouche. Comment préserver l'harmonie de la microflore et la qualité de la salive ? Outre les bons gestes indiqués précédemment (brossage biquotidien et alimentation saine), il faut utiliser les bons produits, et la base est le dentifrice. Plus il sera performant de par ses composants, plus il sera efficace. Fluor (présent dans la plupart des dentifrices)« Les dents sont comme des forteresses qui peuvent être agressées par de simples bactéries ». On peut les aider en les renforçant leurs parois avec un dentifrice contenant du fluor, élément minéral qui se dépose sur la surface et fortifie l'émail. Antiseptiques Certains dentifrices contiennent aussi des antiseptiques dont le rôle est de détruire les bactéries. Mais attention, point trop n'en faut. Il ne faut pas toutes les éliminer au risque de perturber la microflore, gage de bonne santé buccale. Les antiseptiques (dentifrices ou bains de bouche) sont donc à employer ponctuellement, jamais au long cours. Enzymes et protéines De nouvelles pistes se sont développées visant cette fois-ci à aider les défenses naturelles de la bouche, via le maintien de la microflore et la qualité de la salive. C'est ainsi que des enzymes et des protéines faisant partie des organites présents dans la microflore et dans la salive, sont maintenant intégrés dans certains dentifrices.Ces formules sont destinées à tous puisqu'elles visent à renforcer les défenses naturelles de la bouche. Mais elles s'adressent aussi particulièrement à tous ceux qui manquent de salive (traitements médicamenteux, antidépresseurs, antibiotiques, certains syndromes, radiothérapies, chimiothérapies). C'est aussi le cas des gros fumeurs et des fumeurs de cannabis puisque cette plante diminue le débit salivaire. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Diabétiques, préservez vos yeux !

Avec le rein et les nerfs, les yeux paient aussi un lourd tribut au diabète. En 2015, l'atteinte de l'oeil et notamment de la rétine, appelée « rétinopathie diabétique », touche encore un tiers des diabétiques. Il suffit pourtant d'un examen annuel pour la dépister à temps et préserver ainsi sa vue. $$Diabétiques : penser à la rétinopathie diabétique$$Perdre la vue est la première crainte de la personne diabétique lorsque la maladie est diagnostiquée, et cela pour un patient sur deux, loin devant les complications cardiovasculaires et la mise en dialyse (1). Aujourd'hui, 35% des patients diabétiques sont concernés par une rétinopathie diabétique. Cette complication oculaire spécifique du diabète est la première cause de cécité avant l'âge de 60 ans et un patient diabétique sur dix est malvoyant (acuité inférieure à 3/10ème du meilleur oeil). Elle est souvent dépistée trop tard, lorsque la baisse de l'acuité visuelle n'est plus réversible. Car si la rétinopathie diabétique n'est pas traitée à temps, elle peut être responsable d'une baisse visuelle handicapante liée soit à un oedème maculaire (la macula est une petite zone située au centre de la rétine et responsable de la vision précise) soit à une complication de la rétinopathie proliférante (hémorragie du vitré qui est la masse gélatineuse qui remplit l'intérieur de l'oeil, décollement de la rétine ou glaucome néovasculaire). Alors que les diabétiques de type 1 développent plus volontiers une rétinopathie sous sa forme ischémique, l'oedème maculaire semble plus fréquent chez ceux de type 2, bien que ces deux atteintes puissent coexister.$$La rétinopathie diabétique, une maladie silencieuse$$Tout le problème est là : la rétinopathie diabétique s'installe dans le plus grand silence jusqu'au jour où les complications apparaissent, quand elle n'est plus que partiellement réversible... La baisse visuelle est tardive et peut n'être précédée d'aucun symptôme ni douleur.Note positive : les récents progrès thérapeutiques dans le diabète, un meilleur contrôle de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et de l'hypertension artérielle ainsi que les efforts du dépistage ont réduit la fréquence et la gravité de ces complications visuelles. Au point que dans le diabète de type 1, les jeunes patients chez lesquels le contrôle glycémique est satisfaisant ne devraient plus être confrontés dans les prochaines années à des complications oculaires graves. Chez les diabétiques de type 2 dont le nombre ne cesse d'augmenter, la maladie est plus insidieuse avec souvent un retard au diagnostic. Ainsi, près de 20% présentent déjà une rétinopathie diabétique au moment de la découverte du diabète, imposant un examen ophtalmologique dès le diagnostic.Dr Sylvie Feldman-Billard, diabétologue : « Dans tous les cas, le meilleur traitement reste préventif et repose sur un bon équilibre du diabète et de la pression artérielle, permettant de retarder la survenue de la rétinopathie diabétique et d'en ralentir la progression. »  $$ Agir avant la baisse visuelle$$La mise en évidence d'une atteinte de la rétine à un stade précoce permet de la traiter avant que ne survienne la baisse visuelle. Pour autant, les personnes diabétiques sont encore peu sensibilisées à consulter un ophtalmologiste annuellement ; seulement 50% à 70% d'entre elles se plient à cette visite de contrôle. Même si on ne ressent aucun symptôme, un examen ophtalmologique de dépistage par photographie du fond d'oeil à l'aide d'un appareil spécifique - un rétinographe non mydriatique - est pourtant la règle chaque année, d'autant plus que le diabète et l'hypertension artérielle ne sont pas contrôlés. Néanmoins, en cas de diabète bien contrôlé et non traité par insuline, de pression artérielle équilibrée et sans rétinopathie existante, un intervalle de dépistage de 2 ans peut être suffisant après un examen du fond d'oeil initial. Mais lorsque la maladie a commencé à se développer, la surveillance dépend de la sévérité de l'atteinte de l'oeil.Dr Sylvie Feldman-Billard : « Au cours de certaines périodes de la vie (adolescence, grossesse, situations induisant une normalisation rapide de la glycémie...), le risque d'évolution de la rétinopathie étant plus marqué, il justifie d'une surveillance plus rapprochée." $$Comment limiter la baisse visuelle ?$$Il existe depuis quelques années des moyens pour limiter la progression de la déficience visuelle notamment celle liée à un oedème maculaire. Des injections dans le vitré d'un produit appelé anti-VEGF sont pratiquées de façon répétée. Quant au traitement de référence de la rétinopathie proliférante, il s'agit de la photocoagulation rétinienne au laser. C'est à dire que l'on utilise l'effet cicatrisant et coagulant d'un laser sur les capillaires de la rétine. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Infarctus du myocarde : homme ou femme, les 5 différences

Que l'on soit un "gars" ou une "fille", l'infarctus du myocarde n'est pas ressenti de la même manière. Dans près d'un cas sur deux, les femmes ne sentent pas la forte douleur dans la poitrine si caractéristique de la crise cardiaque. Chez elles, les signes plus atypiques et plus discrets, passent trop souvent inaperçus. Homme ou femme, nous ne sommes pas égaux devant l'infarctus du myocarde. Voici pourquoi. Infarctus du myocarde : en hausse chez la femme, en baisse chez l'homme Dans l'inconscient collectif, l'infarctus du myocarde (ou syndrome coronaire aigu) ne frappe que l'homme, en surpoids et passé la cinquantaine. Erreur. Sur les 65 000 infarctus du myocarde pris en charge en urgence chaque année en France, un quart terrasse une femme (âgée de moins de 60 ans dans 27% des cas et de moins de 50 ans 11% des cas). De plus, la proportion de femmes parmi la totalité des infarctus augmente : elle est de 31% selon le registre européen EuroHeart Survey. Les infarctus du myocarde ont triplé chez la femme de moins de 50 ans ces quinze dernières années. Dr Christelle Diakov, cardiologue, unité Cardiologie médicale et interventionnelle (Institut Mutualiste Montsouris) : « La faute à la progression du tabagisme (et de l'association pilule-tabac) et des troubles métaboliques (obésité, troubles lipidiques, diabète). Aujourd'hui, 28 % des femmes fument ! De plus, l'espérance de vie a progressé et l'on peut espérer vivre 30 ans après la ménopause, la période la plus à risque d'accidents coronariens dont la crise cardiaque ». Infarctus du myocarde : diagnostic rapide pour l'homme, tardif chez la femme Les accidents coronaires chez la femme : on n'y pense pas, on y croit moins. L'image que nous avons de l'infarctus du myocarde chez la femme est bien éloignée de la vérité. 40 % des hommes et 31 % des femmes pensent -à tort- qu'il est moins grave chez la femme dixit l'observatoire CASSANDRE* (2011). Aux idées reçues s'ajoutent la négligence (ou défaut de prise en charge) des facteurs de risque chez la femme et des symptômes cardiovasculaires au féminin. De plus, les femmes tardent plus à appeler les secours (45% d'entre elles appelleront le SAMU contre 57% chez l'homme). La femme ressent des symptômes avant-coureurs parfois jusqu'à un mois avant de consulter ... Au final, le diagnostic de crise cardiaque est trop tardif dans 55% des cas chez la femme. Infarctus du myocarde : les progrès ont surtout bénéficié aux hommes La femme, notamment la femme jeune, décède de plus en plus après un infarctus du myocarde. Alors que les techniques chirurgicales et médicamenteuses ont énormément progressé ces 10 dernières années (50% de mortalité contre 15% aujourd'hui dans la population globale), ce sont surtout les hommes qui en ont profité. Chez eux, la mortalité pour cause d'infarctus du myocarde a été divisée par dix ces dix dernières années, contre six chez les femmes blanches (chiffres USA). Chez les moins de 50 ans, les femmes meurent deux fois plus que les hommes suite à une crise cardiaque. Infarctus du myocarde : les hommes plus rapidement pris en charge Le délai entre la plainte et le diagnostic électrique par un électrocardiogramme (ECG) s'allonge chez la femme : à l'arrivée aux Urgences, un ECG en moins de 10 min (le critère de qualité) est réalisé chez 29% d'entre elles contre 38% chez les hommes. Au final, la femme jeune est non seulement diagnostiquée mais prise en charge moins vite pour un infarctus, à cause des idées reçues mais aussi et surtout, du fait de symptômes discrets et atypiques chez elle. Les symptômes de l'infarctus du myocarde plus subtils chez la femme "Gars" ou "fille", les signes qui alertent de la crise cardiaque n'ont souvent rien en commun. Chez l'homme, l'infarctus se manifeste presque le plus souvent par une douleur thoracique (soit au milieu du thorax, soit dans la région précordiale, en dessous du sein) qui serre "comme un étau" et peu irradier au bras gauche jusqu'à la mâchoire.Dr Christelle Diakov : « Chez une femme, si l'on ne pense pas immédiatement à l'urgence que représente l'infarctus du myocarde, c'est que la douleur thoracique (lorsqu'elle est présente !) est d'intensité bien plus faible. Et trop souvent on accuse l'« anxiété féminine ». Quel est le rapport ? 43% des femmes n'ont aucune douleur et chez elles, ce sera plutôt une gêne avec une sensation d'oppression, d'où l'assimilation à des symptômes d'anxiété, qu'elle verbalise plus que l'homme ».Dans près d'un cas sur deux, la femme ne ressent que des symptômes atypiques. Les connaître, c'est saisir la chance d'être secourue plus rapidement. Ce peut être :- Un essoufflement : 42% en ressentent pendant un mois avant de consulter, 52% lorsque l'infarctus est diagnostiqué.- Une douleur plutôt dorsale.- Des palpitations.- Des symptômes digestifs avec des nausées, des douleurs abdominales, des troubles digestifs.- Une grande fatigue inhabituelle : 70% en ressentent pendant un mois avant de consulter, 45% lorsque l'infarctus est diagnostiqué.- Des troubles du sommeil, dans 47% des cas. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Pieds et chaussures : nos mauvaises habitudes

Talons hauts, escarpins pointus, ballerines ou tongs, tout est permis, mais avec parcimonie. Sinon gare aux problèmes de dos, de tendons ou d'orteils en forme de griffe. Eclairage de spécialistes sur ces habitudes prises par coquetterie ou confort mais loin d'être anodines. $$Talons hauts : séduire ou souffrir ?$$On parle de talons hauts dès lors que la hauteur dépasse 6 cm et de talons "très hauts" au dessus de 10 cm. Au naturel, le pied n'a absolument pas vocation à être perché de la sorte. En terme de hauteur, les talons c'est ni trop, ni trop peu ! Au quotidien les podologues conseillent des talons entre 2 et 6 cm et de réserver les talons hauts aux sorties occasionnelles.Le raccourcissement du triceps, muscle du mollet (1) est la première des conséquences du port de talons hauts.Par ailleurs, le centre de gravité de la personne va se déplacer vers l'avant, obligeant les muscles postérieurs à être en tension permanente pour réajuster la posture et éviter que le corps ne tombe. Creuser le dos est alors une réaction naturelle. Or, plus on va se camber, plus on va mettre les vertèbres en porte-à-faux et plus on s'expose à des douleurs de dos.Muriel Montenvert, secrétaire générale de l'Union française pour la santé du pied (UFSP) : « A eux seuls, les talons hauts peuvent aggraver ou créer des problèmes de dos : lumbagos, lombalgies, douleurs musculaires et articulaires dorsales etc. »Côté tendons, plus les talons seront hauts, plus le tendon d'Achille aura tendance à se rétracter. Après une utilisation prolongée, marcher de nouveau avec du très « à plat » va étirer ce tendon et ce sera douloureux. Le risque de créer des maladies du talon existe, comme l'épine calcanéenne (excroissance osseuse sur la face inférieure du talon) ou la tendinite du talon d'Achille.Enfin, sur des talons hauts, on se retrouve en appui uniquement sur la partie avant du pied. Antoine Perrier, pédicure-podologue, président de la Société Française de Podologie (SOFPOD) : « Ce report de charges sur l'avant-pied augmente les contraintes articulaires (2). Le risque d'orteil « en griffe » est donc augmenté. Cette surcharge peut provoquer à plus ou moins long terme des douleurs sous les métatarses, associées ou non à des problèmes cutanés, des compressions nerveuses très douloureuses (Syndrome de Morton) entre autre... »A force de frotter contre la face interne du dessus de la chaussure, cors et corne apparaissent. Le risque de formation d'hallux valgus (déviation anormale du gros orteil vers le deuxième orteil, ou "oignon") est réel. $$Les bouts pointus, une torture pour les orteils$$Chez les hommes, la chaussure à bout pointu -si la largeur du pied est respectée- n'a que peu de conséquences. Par contre chez la femme, une plus forte laxité des ligaments (relâchement), associée à une faiblesse osseuse grandissante avec l'âge et le port de talon amplifie les problèmes de l'avant du pied. Sandy Fouat, pédicure-podologue, secrétaire générale de la SOFPOD : « Les problèmes les plus fréquents sont cutanés comme les durillons, cors, papillomes micro-traumatiques (évolution douloureuse d'un cor). Les ongles sont touchés aussi avec des onycholyses (décollement), des onychauxis (épaississement) et des cors sous-unguéaux ou dans les sillons et parfois même des ongles incarnés. Aucune étude n'a cependant fait le lien entre bout pointu et hallux valgus ». $$Bannir les pieds nus dans des chaussures fermées$$La chaussette -sorte de barrière hygiénique- protège la peau. Mettre tous les jours un pied propre sans protection dans un chaussant, sale par définition puisque non lavé fréquemment, augmente le risque de lésions cutanées type ampoule (phlyctène), susceptibles de s'infecter. La macération dégage de mauvaises odeurs et favorise l'apparition de mycoses cutanées ou unguéales (de l'ongle).$$Tongs et ballerines : l'antidote aux talons ?$$Les ballerines, souvent dépourvues d'un vrai talon, mettent les muscles et tendons postérieurs en tension, d'où un étirement du tendon d'Achille et des douleurs. Et, comme pour les tongs, l'attaque du talon au sol -et donc des ondes de choc- est plus importante à chaque pas. Par ailleurs, il faut être vigilent car ajustée lors de l'achat, la ballerine s'avachit au fil du temps. Pour ne pas la perdre, on va crisper les orteils, créant des phénomènes de tension sous les pieds et l'apparition de griffes d'orteils, et donc de cors et durillons. Formées d'une semelle plate elles aussi, ce phénomène de crispation existe mais est moindre dans les tongs, puisque la lanière les retient. Mais les tongs sont conçues pour la plage et doivent le rester ! Aussi pour minimiser la colonisation bactérienne, qui serait de 18 000 bactéries. $$Pieds nus le plus possible, une bonne idée ?$$En soi, marcher pieds nus et donc sans talon n'est pas une mauvaise habitude. Aucun inconvénient à être pieds nus chez soi, à part peut-être pour les personnes qui travaillent chez elles car à la longue, le pied s'élargit naturellement et il devient difficile après plusieurs années de rentrer dans ses chaussures. Muriel Montenvert : « Vivre pieds nus chez soi est par contre déconseillé aux personnes diabétiques pour éviter qu'elles ne se blessent. Chez elles, des plaies non soignées (ou non repérées) sont la cause de près de 10 000 amputations annuelles en France ». Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Douleur articulaire : les nouvelles approches

Des activités physiques plus appropriées, des anticorps comme nouveaux médicaments, une personnalisation du traitement de l'arthrose avec la santé connectée... les recherches progressent tous azimuts dans les douleurs articulaires avec des avancées attendues à court terme. Tour d'horizon de ces nouvelles approches, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la douleur, lundi 19 octobre 2015. Douleur articulaire, des sports qui respectent les articulations Dans les douleurs articulaires comme l'arthrose (maladie du cartilage favorisée par le vieillissement des articulations) et l'arthrite (inflammation destructrice des articulations), les approches physiques sont de plus en plus vivement recommandées, données scientifiques à l'appui. La mise au repos n'a plus aucune justification médicale. A contrario, certains sports comme le tai-chi-chuan, le stretching, la natation, sont désormais véritablement encouragés quelle que soit la condition physique, y compris à des âges très avancés. Il a été montré que le tai chi améliorait l'état des muscles, des tendons, l'environnement global de l'articulation. Il agit sur la raideur musculaire et tendineuse, l'ankylose (diminution de la mobilité) et dans un second temps, sur la douleur. Pr Serge Perrot, rhumatologue, responsable du Centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'Hôtel Dieu à Paris : « Dans les douleurs articulaires, ça n'est pas parce que la douleur est plus forte que le dommage articulaire est plus grave. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à pratiquer une activité physique. L'articulation est faite pour bouger, c'est un tissu qui supporte le mouvement, bien sûr adapté à son état de détérioration. L'avantage des activités comme le Tai Chi est qu'elles peuvent être pratiquées par tous, à tout âge, améliorent la fonction, sans traumatiser les muscles ni les articulations ». Des anticorps contre la douleur articulaire Les douleurs de l'arthrose surviennent principalement chez des gens âgés, de plus de 70 ans. A un âge où peu de médicaments existent pour les soulager, du fait de maladies associées, cardiovasculaires ou digestives (comorbidités) qui les contre-indiquent ou du fait d'effets indésirables. Par exemple, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont toxiques pour le rein, le coeur, et les opioïdes sont mal supportés avec des risques de chute et de troubles des fonctions supérieures (mémoire, rélfexion, conscience de soi et de l'environnement, langage...) et de somnolence. De nouvelles pistes thérapeutiques vont bientôt aboutir d'ici deux à trois ans dans les douleurs arthrosiques et la lombalgie chronique. Ce sont des biothérapies ou immunothérapies (appelées anti-Nerve Growth Factor ou facteur de croissance des nerfs), plus précisément des anticorps dirigés contre des molécules de la douleur, en l'occurrence ces facteurs de croissance des nerfs, retrouvés à des concentrations élevées dans les douleurs articulaires. Agir sur le cerveau pour diminuer la douleur articulaire La stimulation magnétique transcrânienne, déjà utilisée dans certaines maladies psychiatriques (dépression sévère, schizophrénie etc.), se développe avec succès dans tous les types de douleur y compris articulaire. Cette approche attaque la sensation douloureuse à sa source : la douleur est une expérience et en modulant le cerveau, on peut modifier la perception, le ressenti douloureux. En pratique, on place un électro-aimant à l'extérieur du cerveau et celui-ci va moduler certaines zones cérébrales afin de renforcer les systèmes de contrôle qui réduisent la douleur chronique (mécanismes inhibiteurs). En cas de douleur, certaines zones sont activées (thalamus, cortex somato-sensoriel, aire cingulaire antérieure...) et le cerveau, en permanence, essaie de contrecarrer les sensations douloureuses. Dans la douleur articulaire, on affine en ce moment la fréquence de la stimulation nécessaire pour être efficace. Technique attendue pour 2016-2017. La douleur articulaire à la carte Aujourd'hui, on traite la douleur articulaire quelle qu'elle soit, en se focalisant sur son intensité grâce aux échelles (échelle visuelle analogique, échelle numérique) mais pas sur sa qualité (douleur à type de brulure, nocturne ou diurne etc.)Or dans l'arthrose par exemple, certaines personnes souffrent de douleurs la nuit, d'autres plutôt lorsqu'elles marchent ou lorsqu'elles changent de positions. Il y a plusieurs types de douleur arthrosique, dépendant de mécanismes différents et donc requérant des médicaments distincts.Pr Perrot : « Nous développons dans cette optique des outils (questionnaires) pour mieux classer chaque douleur et adapter le traitement en fonction. Paracétamol, anti-inflammatoires et morphiniques ne conviennent pas à tout le monde. Par exemple, il vaut mieux prescrire des anti-inflammatoires devant des douleurs nocturnes et des gonflements articulaires (composante inflammatoire). Alors que le paracétamol ou la codéine seront inefficaces. Ces derniers seront plutôt utiles dans des douleurs articulaires mécaniques, à prendre avant la marche ou l'effort ». La santé connectée, aussi dans la douleur articulaire Un nombre croissant d'outils connectés permet de repérer soi-même son état fonctionnel avec à la clé des programmes adaptés (par exemple avec le nombre de pas à effectuer, la nécessité ou non d'une canne, le régime, le type de sport...). C'est un pas de plus vers la personnalisation des traitements, une approche qui prend de l'ampleur dans la douleur articulaire. L'équipe du Pr Perrot est en train de finaliser un programme dans l'arthrose (SMS « soigne ma santé ») qui consiste en l'envoi de SMS personnalisés (adaptés à la douleur et aux problèmes fonctionnels), pour inciter les personnes à une activité minimale et à adapter leurs médicaments en fonction de l'activité. Sortie prochaine. Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Sommeil : mieux manger pour mieux dormir

Fêtes de fin d'année et repas copieux ne favorisent pas forcément un bon sommeil. Mieux vaut aussi bien dormir pour qu'un régime soit efficace... les recherches explorent la relation entre le sommeil, la nutrition, certains nutriments ou la composition énergétique des repas. De plus, le lien réciproque entre troubles du sommeil et obésité/surpoids vient d'être vérifié sur le terrain. Que dit la Science ? Repas de fête et sommeil font-ils bon ménage ? L'apport énergétique d'un repas joue sur le sommeil, principalement parce qu'il provoque l'élévation de la température corporelle, peu favorable à l'endormissement. Physiologiquement, pour bien s'endormir, la température corporelle doit s'abaisser d'un demi degré. Une étude a comparé plusieurs dîners en fonction de leur apport calorique : 1300 kcal, 3000 kcal ou pas de dîner du tout (1). Et en effet, après un dîner "riche" la température corporelle au cours de la nuit est plus élevée qu'après un repas normal ou pas de repas. Pour autant, dans cette étude, les différents repas n'ont pas induit de différence en termes de qualité de sommeil. Conséquence : chez les bons dormeurs, le schéma de sommeil est suffisamment robuste pour ne pas être perturbé par un repas trop riche. Par contre, eu égard à l'effet du repas riche sur la température corporelle, il est probable qu'un tel repas puisse majorer les troubles du sommeil chez les personnes n'ayant pas un bon sommeil. Obésité et sommeil, une relation réciproque vérifiée sur le terrain L'enquête INSV/MGEN dans le cadre de l'étude NutriNet‐Santé (2015) (2) illustre grandeur nature ce que les études scientifiques cernaient déjà : une réduction de la durée de sommeil favorise la prise de poids et à l'inverse, une obésité est un facteur aggravant de troubles du sommeil.De plus, une plus faible consommation de végétaux (légumes, fruits) a été observée chez les petits dormeurs ou ceux ayant une mauvaise qualité de sommeil et une faible consommation de poisson était liée à une plus courte durée de sommeil. Nutrition et sommeil sont liées. Les investigateurs se demandent si l'impact sur le sommeil ne serait pas dû à de moins bonnes habitudes alimentaires en général. Une série d'études confirment cette hypothèse : une consommation plus importante d'aliments gras, sucrés et d'alcool est lié à une durée de sommeil plus courte. Au final, une alimentation diversifiée serait la clé d'une durée normale de sommeil (8h en moyenne pour un adulte), comme le concluait une très grande étude, la National Health and Nutrition Examination Survey (3) Les régimes, plus efficaces quand on dort bien Suivre un régime alimentaire n'est pas anodin car cela peut affecter le sommeil, non seulement en augmentant la latence d'endormissement mais aussi en diminuant la durée du sommeil à ondes lentes (la phase du sommeil la plus récupératrice au niveau physique).Un régime majore potentiellement la fatigue. De plus, après une privation de sommeil, la faim augmente et de fait l'apport énergétique, souvent au profit des glucides qui semblent bien plus attirants et plus énergétiques.Eve Tiollier, nutritionniste à l'Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance (INSEP) : « Constat intéressant, un déficit de sommeil favorise la perte musculaire au détriment de la masse grasse, même si le poids perdu est similaire (4). Des femmes sous restriction calorique en dette de sommeil (5h30 de sommeil) perdaient sur deux semaines surtout de la masse maigre (perte musculaire majorée de 60%) plutôt que de la masse grasse (perte diminuée de 50%), comparé à celles qui dormaient 8h30. Par conséquent, quand on fait un régime, il faut absolument avoir une bonne hygiène de sommeil, sous peine de perdre surtout de la masse musculaire ». Les hormones, impliquées à la fois dans l'appétit et le sommeil L'adage « Qui dort dîne » n'est pas sans fondement. La leptine et la ghréline sont deux hormones particulièrement impliquées dans la régulation de la balance énergétique. La ghréline est sécrétée le jour et stimule l'appétit alors que la leptine qui contrôle la satiété est sécrétée pendant le sommeil. Or si l'on ne dort pas assez, cet équilibre est bouleversé et la sensation de satiété s'émousse. La faim s'accroît et, avec elle, l'appétit pour des aliments riches (matières grasses et glucides).L'hormone de croissance joue aussi un rôle car sa sécrétion augmente en phase de sommeil. Or, elle régule la masse grasse.Quant au cortisol, son rythme de sécrétion circadien (sécrété en seconde partie de nuit avec un pic le matin) est perturbé par la privation de sommeil et l'insomnie. Il est alors sécrété plus tôt dans la journée, avec un impact sur la faim, mais aussi sur l'insulino-résistance (comme dans le diabète de type 2) et le développement d'une obésité. Des glucides au dîner ! Une alimentation glucidique et surtout les aliments à index glycémique élevé (riz, pommes de terre, pain) va augmenter la disponibilité en tryptophane et sera donc favorable au sommeil, au contraire d'une alimentation protéique. Un aliment à index glycémique (IG) élevé entraine une augmentation rapide et élevée du glucose sanguin.Un dîner avec des glucides à IG élevé comparé à un dîner avec des glucides à index glycémique faible pris quatre heures avant le coucher permet de diminuer la latence d'endormissement (5).Eve Tiollier : « Une étude japonaise (6) a regardé la consommation de féculents (riz, pain, nouilles), le riz ayant l'index glycémique le plus élevé et les nouilles l'IG le plus faible. Elle confirme que les consommateurs de riz avaient un meilleur sommeil que les autres. Attention, une alimentation avec des glucides à IG élevé n'étant pas vraiment favorable à la santé (parmi les aliments à index glycémique faible figurent les légumes, le lait etc.) ce conseil ne devrait pas être appliqué au quotidien (surtout aux personnes en surpoids) mais de manière ponctuelle, par exemple la veille d'une réunion importante etc. ». Attention aux sodas, de la caféine déguisée La consommation en caféine - substance excitante bien connue - des adolescents est bien plus importante qu'on l'imagine. Une canette de soda au cola contient 32g de caféine, presqu'autant qu'un expresso (30ml : 40mg de caféine) !Chez eux, les sodas (Ice Tea et les colas) sont la principale source de caféine devant les barres chocolatées (7). Dans cette étude, les adolescents consommant les plus grandes quantités de caféine (env 30mg) étaient ceux qui dormaient le moins. Il faut donc y penser chez un adolescent qui dort peu ou mal.Vigilance aussi vis-à-vis de l'alcool avec un effet retard souvent ignoré. Si un taux d'alcoolémie à 0,03g/L (un verre environ chez l'homme, trois-quarts de verre chez la femme) n'engendre pas de perturbation sur le sommeil, un taux d'1g/l (3 verres chez la femme, 4 chez l'homme) a un effet hypnotique dans un premier temps (réduit la latence d'endormissement et le nombre d'éveils). Le retour de bâton survient dans un second temps. L'alcool augmente alors le sommeil léger favorable aux éveils. (8) Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Dysmorphophobie : quand la laideur, c'est dans la tête !

La dysmorphophobie, c'est l'impression d'avoir un corps laid ou hors-normes, et, dans le contexte des troubles alimentaires, un corps qui est, dans l'immense majorité des cas, perçu comme trop gros, au risque de tomber dans l'anorexie-boulimie. C'est pourtant juste une impression : sur la balance, quasi 100% de ces personnes -des femmes pour la plupart- sont dans les normes pondérales, ni en surpoids ni obèses... Comment retrouver un sentiment esthétique de l'image de soi enfin réaliste ? Dysmorphophobie : le risque de l'anorexie-boulimie Entre 1 et 2% des adolescentes et des jeunes femmes souffriraient de dysmorphophobie.Cette peur d'une dysmorphie corporelle est médicalement identifiée (1). Elle représente une catégorie de personnes qui souffrent d'un trouble de l'apparence allant du doute obsessionnel à la certitude obsédante d'une disgrâce alléguée. Elle peut être, dans les formes les plus graves, associée à une phobie sociale avec un évitement du regard d'autrui voire un vécu dépressif.La dysmorphophobie est notamment un symptôme de troubles alimentaires, d'autres dysmorphophobies obsessionnelles se focalisant sur d'autres parties du corps. Elle peut générer de légers troubles anxieux jusqu'à une psychose, une anorexie-boulimie et une addiction à la chirurgie esthétique. La dimension dysmorphophobique est moins présente chez les hommes : seuls 10% des personnes qui souffrent de troubles alimentaires sont des hommes.Jean Michel Huet, psychanalyste et sexologue, spécialiste des troubles alimentaires (Paris) : « Il arrive parfois qu'au tout début de l'apparition de troubles alimentaires, les jeunes filles aient effectivement un ou deux kilos en trop. Mais après avoir maigri de 10 kg, elles s'estimeront toujours trop grosses ! On peut dire que presque toutes les femmes sont légèrement dysmorphophobiques. La faute principalement à l'image de la femme "parfaite" dans les médias! Beaucoup de femmes dysmorphophobiques s'inquiètent par exemple que leur ventre se plisse lorsqu'elles se penchent en avant. Que les femmes dans les magazines soient "Photoshopées" n'est pas un argument qui peut les raisonner ». Suis-je dysmorphophobique ? L'anorexie, la boulimie et éventuellement une orthorexie (pratiques alimentaires extrêmes caractérisées par l'ingestion d'une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains) sont les troubles du comportement alimentaire témoignant d'une dysmorphophobie. Mais la recherche de la perfection peut -sans aller jusqu'à ces extrémités- engendrer une souffrance, plus ou moins grande. Il s'agit d'un problème psychologique par excès quantitatif (se sentir en surpoids) et non pas qualitatif (la forme du corps).Jean Michel Huet : « Les profils de femmes qui consultent pour dysmorphophobie sont variés ; Cela peut aller de l'adolescente de 15-16 ans poussée par sa famille du fait d'une perte de poids préoccupante, à la jeune femme vers la vingtaine parfois hospitalisée pour anorexie-boulimie qui, en dépit d'une reprise pondérale, vit avec des angoisses esthétiques fortes. Y compris les femmes plus âgées qui souffrent de ne pas avoir le corps de leur rêve comparativement à celui de leurs amies... Notre société a brouillé les cartes : on ne sait plus ce qu'est un corps humain normal, et le niveau d'études n'a rien avoir dans l'affaire ».Les indices qui orientent vers un diagnostic de dysmorphophobie sont : Une préoccupation quasi permanente de l'apparence physique. Peu importe la taille ou le poids objectifs, la personne n'est jamais assez mince. Un défaut physique (nez, dimensions du sexe pour les hommes) peut aussi générer une obsession démesurée. Le fait que cette préoccupation entraîne une souffrance psychologique plus ou moins importante avec une altération de la vie sociale, professionnelle ou familiale. Un trouble distinct d'autres troubles mentaux dont l'anorexie mentale (avec ses représentations délirantes du corps voire la négation de l'existence de certains organes).   Comment aider une personne dysmorphophobique ? A partir du moment où il existe une souffrance obsessionnelle, même légère, cela justifie de consulter un spécialiste, ne serait-ce qu'une seule fois. Il faut avant tout que la personne ait envie de guérir de ses troubles alimentaires (dans le cas d'une dysmorphophobie avec troubles de la conduite alimentaire) et ne soit pas, là encore, perfectionniste en acceptant une thérapie sur la durée. La plupart du temps il n'y a rien à corriger sur le plan nutritionnel. Ces femmes sont normo-pondérales et de toutes les façons n'accepteront aucun conseil. Sur le versant psychologique, le médecin doit établir une relation de confiance afin de les amener à parler de croyances qu'elles n'ont jamais avouées tellement elle se sentent honteuses. Ce sont des représentations fantasmatiques chez des personnes instruites comme l'impression qu'elles grossissent automatiquement de 1kg après avoir mangé une barre de céréales de 50g. C'est « plus fort qu'elles ». A part dans le cas de la dysmorphophobie psychotique (délirante, sentir qu'on a le corps d'un ange par exemple), il persiste toujours chez ces femmes une petite allusion à la réalité par exemple : « Je sais bien que ça n'est pas vrai/normal , même si  je me sens quand même grosse... ». Celles qui n'ont pas ce lien avec la réalité tombent très vite dans l'anorexie grave. Comme aucun argument pour leur ouvrir les yeux n'y fera, du moins dans un premier temps, le médecin/psychologue joue sur les perceptions immédiates qu'elles ont d'elles-mêmes à partir de photos, en exploitant les failles de leur raisonnement. Comme par exemple comparer leur corps à la personne située à coté sur la photo, aller même jusqu'à mesurer un tour de taille sur l'image. Le médecin va aussi travailler sur un comportement boulimique ou anorexique installé, parfois engendré par une dysmorphophobie sévère. Le soignant confronte alors la perception de la personne à la réalité et tente de trouver les causes, toujours multiples, des troubles du comportement alimentaire. Jean Michel Huet : « Quant à l'entourage, son rôle se borne à essayer d'amener la personne qui présente des signes de dysmorphophobie à consulter. La famille ou les amis ne doivent pas chercher à convaincre par le rationnel ou la raison, mais seulement pointer qu'il existe une souffrance et qu'un avis neutre et compétent est nécessaire ». Source : e-santé   Hélène Joubert journaliste scientifique

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Le réchauffement climatique et la pollution : un désastre au plan des maladies cardiovasculaires !

L'enjeu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) qui vient de se terminer le 11 décembre à Paris était de contenir l'augmentation des températures à 2°C de plus par rapport à l'ère préindustrielle. Une urgence tant la pollution industrielle et domestique, principal coupable favorisant le réchauffement climatique, est dévastatrice sur le plan des maladies cardiovasculaires. Revue de détail. La pollution atmosphérique, une meurtrière La pollution de l'air a causé 524 000 décès prématurés en Europe en 2012, autant que les années précédentes (1) : 432 000 décès sont à mettre sur le compte des particules fines, 75 000 sur celui du dioxyde d'azote et 17 000 sur celui de l'ozone. Il ne fait pas bon vivre en ville : 87% de la population urbaine de l'Union européenne était exposée en 2013 à des concentrations de PM2,5 (les fameuses particules en suspension parmi les plus fines, mesurant 2,5 microns) supérieures à la valeur fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Maladies cardiovasculaires, première conséquence de la pollution La pollution atmosphérique serait responsable de 400 000 décès prématurés chaque année en Europe, pour 80% par maladies cardiovasculaires (notamment infarctus du myocarde), loin devant les maladies pulmonaires et le cancer (1) (2).En effet, sur le long terme, la pollution atmosphérique aggrave non seulement des problèmes cardiaques chez les malades (infarctus du myocarde, angine de poitrine, troubles du rythme cardiaque, accident vasculaire cérébral, maladies des coronaires) mais produit également des effets nocifs sur le système cardiovasculaire des personnes "saines" !Exactement comme pour le tabagisme* - rappelons qu'avec 78 000 morts par an rien qu'en France et 700 000 en Europe, il tue beaucoup plus que la pollution atmosphérique -, les mécanismes physiopathologiques impliqués sont des phénomènes de thrombose (formation de caillots sanguins), une altération de la capacité des vaisseaux à se dilater et des phénomènes inflammatoires.Pr Daniel Thomas, cardiologue au CHU de La Pitié Salpêtrière à Paris, président d'honneur de la Fédération française de cardiologie (FFC) : « Ces mécanismes vont entraîner une déstabilisation des plaques d'athérome (dépôts progressifs de cholestérol) et provoquer des accidents aigus vasculaires notamment au niveau des artères coronaires (artères du coeur). D'ailleurs, les pics de pollution et les accidents vasculaires aigus sont en parfaite corrélation chronologique ! De plus, l'altération de la capacité des artères à se dilater peut être à l'origine des phénomènes de spasmes coronaires. Il s'agit d'un rétrécissement brutal du calibre des artères, favorisant la coagulation sanguine et pouvant conduire à des troubles du rythme ventriculaire cardiaque voire à la mort subite par occlusion de l'artère. Enfin, le monoxyde de carbone empêche le transport normal de l'oxygène dont il prend la place dans les globules rouges, ce qui est tout particulièrement préjudiciable chez les patients coronariens (souffrant de maladies des coronaires). » Pollution : Enfants, fumeurs et seniors sont les plus vulnérables Certaines personnes sont plus vulnérables que d'autres. Tout d'abord, les enfants jusqu'à l'âge de 8 ans, car leurs alvéoles pulmonaires continuent de se développer. Les fumeurs ensuite, à l'appareil respiratoire déjà altéré par le tabac. Mais surtout les plus de 65 ans souffrant de comorbidités (maladies installées comme un diabète, une hypertension, un syndrome métabolique etc.). Ils peuvent alors « décompenser » (qui s'aggrave brutalement) un problème cardiaque déjà existant comme une insuffisance cardiaque et une maladie coronaire et ainsi décéder prématurément. Chez eux, en amont d'un pic de pollution, il est conseillé d'aérer la maison deux fois par jour pendant dix minutes pour une bonne oxygénation des lieux, diminuer l'humidité et être particulièrement vigilant quant aux signes d'alerte (malaises, maux de tête, sensation de faiblesse, vertiges...). Températures élevées, mortalité en hausse En ce qui concerne les épisodes de canicules, conséquences directes du réchauffement climatique, ils peuvent favoriser la déshydratation chez les personnes âgées. La conséquence ponctuelle est le risque d'hypotension artérielle qui peut réduire le flux coronaire avec le risque d'accident coronaire aigu, type infarctus.Les canicules de 2003 puis de 2006 et 2015 ont causé respectivement 15 000, 2000 et 3300 décès en excès en quelques jours en France.Près des trois-quarts des jours chauds observés depuis 1850 sont attribuables au changement climatique.Mais la température a également des impacts sur la mortalité en dehors des canicules. Une étude internationale a estimé que 7,7% de la mortalité annuelle était attribuable à la température, effet du chaud et du froid cumulé (3). En France métropolitaine, une hausse des températures moyennes comprise entre 0,6°C et 1,3°C est attendue sur la période 2021-2050 par rapport à 1976-2005.  Source : e-santé Hélène Joubert journaliste scientifique

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Lupus : les progrès dans le traitement de cette maladie auto-immune

La prise en charge du lupus a bénéficié ces dernières années de progrès considérables. Le développement de nouveaux médicaments pourrait encore davantage révolutionner le traitement de cette maladie auto-immune. Mais tant qu'ils n'ont pas démontré leur efficacité et que les bénéfices pour les patients n'ont pas été validés, « restons humbles », suggère le Pr Jean Sibilia*. Le lupus, une maladie pas comme les autres... Non pas un lupus, mais des lupus   Le lupus est une maladie rare et complexe... mais avec près de 30.000 malades en France, le lupus n'est pas non plus une pathologie exceptionnelle.En fait, le lupus est une constellation de formes différentes qui s'expliquent par des mécanismes distincts que l'on appelle auto-immunes. L'auto-immunité est une réaction anormale du système immunitaire, qui se « retourne » contre ses propres cellules pour des raisons à la fois génétiques, mais aussi environnementales.Le lupus  peut donc s'exprimer par des signes très divers : hématologiques, cutanés, rénaux, cérébraux ou articulaires, en associant parfois des signes articulaires et cutanés, hématologiques et rénaux. Pour une prise en charge spécifique et adaptée, nous avons aujourd'hui besoin d'améliorer nos connaissances pour mieux comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans chaque type de lupus. Le lupus est une maladie complexe Beaucoup de maladies humaines répondent à une problématique assez simple : une cause, une maladie, un traitement. Par exemple, une angine à streptocoque s'exprime par des symptômes précis et se traite avec des antibiotiques. Dans le lupus, le diagnostic et le traitement sont beaucoup plus compliqués.Ainsi certains facteurs d'environnement conditionnent le lupus : les ultraviolets, les hormones féminines (ce qui explique, en partie, pourquoi le lupus touche des femmes dans neuf cas sur dix), le tabagisme... Attention, ces facteurs ne sont pas à l'origine du lupus, mais des déclencheurs ou des facteurs aggravants.Le lupus s'explique aussi par une prédisposition génétique, mais pas seulement liée à un gène comme dans l'hémophilie par exemple. Entre 100 et 150 gènes ont été mis en cause dans le lupus, c'est donc une maladie polygénique comme les autres maladies auto-immunes. Et selon la photographie génétique de chacun, un certain nombre de ces gènes participe à cette prédisposition à développer un lupus. On sait par exemple que chez l'enfant (moins chez l'adulte), le lupus peut être lié à des anomalies génétiques concernant les voies de l' interféron. De telles connaissances conditionnent les thérapeutiques de demain.En déterminant certains dysfonctionnements du système immunitaire, on a réussi à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques spécifiques, comme les cellules dendritiques, plasmacytoïdes (qui produisent de l'interféron), des lymphocytes T et B (des cellules de l'immunité) et des polynucléaires neutrophiles.Une autre piste à explorer est de savoir ce qui prédispose à une forme de lupus plutôt qu'à une autre ? Pourquoi certains types de lupus touchent la peau, le coeur ou les reins ? Si l'on n'a pas toujours la même maladie, c'est que les cellules qui composent les tissus touchés par le lupus, ou leur environnement, ont quelque chose de particulier qui prédispose à la maladie.Enfin, pour communiquer entre elles, les cellules produisent des médiateurs et disposent de récepteurs. Ces multiples acteurs moléculaires peuvent aussi constituer des cibles spécifiques pour les thérapies d'aujourd'hui et de demain. On sait qu'une des principales molécules produites par les cellules de l'immunité dans le lupus est l'interféron. On sait également que dans le lupus, les lymphocytes B sont activés par une cytokine dénommée BAFF. Or il existe déjà sur le marché une molécule qui bloque BAFF, commercialisée sous le nom de Benlysta® (belimumab).Quels sont les grands progrès dans la maladie de Lupus?Le premier vrai progrès réalisé dans la prise en charge du lupus a été l'amélioration de nos connaissances sur cette maladie et de son diagnostic par des centres experts, regroupés dans un réseau français, appelé FAI2R. Plus  on détecte tôt cette maladie, plus les traitements seront performants.Le deuxième grand succès a été la maitrise des facteurs aggravants (exposition aux UV et à certains toxiques, aux hormones...) et des complications. Par exemple, on sait aujourd'hui minimiser les effets indésirables de la cortisone, médicament utilisé en première intention, et surtout les effets du lupus sur le système cardiovasculaire. Il s'agit de la complication la plus importante et la plus fréquente dans nos populations. En effet, chez le lupique, l'athéromatose est accélérée car  l'inflammation favorise une maladie immunitaire de la paroi des vaisseaux, pouvant mener à l'infarctus du myocarde.Enfin, on a appris à mieux prescrire et à surveiller les traitements de référence immunomodulateurs et immunosuppresseurs, lesquels ne sont pas dénués de risques, notamment infectieux. Comment traite-t-on le lupus aujourd'hui ?Les médicaments contre le lupus ne sont pas nombreux. La cortisone est un médicament très efficace, mais toxique si on l'utilise trop longtemps et à fortes doses. On l'emploi donc au mieux, à la plus faible dose efficace et le moins longtemps possible. Les immunomodulateurs sont très utiles et tout lupus, quel qu'il soit, et a fortiori s'il est cutanéo articulaire, devrait être traité par un antipaludéen de synthèse. Le Plaquénil® réduit de 50% le risque de complications de la maladie. Là encore, le grand progrès a été d'apprendre à mieux utiliser cette classe de médicaments, comme par exemple pendant la grossesse. Il faut savoir qu'autrement fois déconseillée, la grossesse est aujourd'hui parfaitement maitrisée chez les patients lupiques. Les immunosuppresseurs : les quatre médicaments actuellement utilisés sont le méthotrexate, l'azathioprine (Imurel®), le mycophénolate mofétil (Cellcept®) et le cyclophosphamide (Endoxan®). Ils sont plus ou moins toxiques, les plus dangereux étant réservés aux formes graves, mais ils font encore partie du traitement de référence d'un lupus actif. De nouvelles pistes de médicaments révolutionnairesComme pour la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde, la recherche est très active pour identifier de nouvelles thérapies ciblées. Alors que la cortisone et les immunosuppresseurs agissent de façon très large, l'objectif est d'avoir de nouvelles molécules à action très spécifique.À ce jour, une seule molécule a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) : le belimunab (AC monoclad anti BAFF) cité précédemment. De nombreuses autres molécules sont en évaluation, mais leur efficacité est parfois difficile à démontrer, car le lupus est une maladie polymorphe et complexe. Outre l'hypothèse que ces nouvelles molécules ne seraient pas suffisamment efficaces, les études ont pu être mal orchestrées ou inclure des populations de lupus trop diversifiées. En effet, sachant qu'il existe différentes formes de lupus, certaines molécules pourraient n'être efficaces uniquement que dans des formes cutanées, hématologiques ou articulaires. En conséquence, il serait utile de mener des essais cliniques dans des sous-populations atteintes d'un lupus cutané exclusivement par exemple. Mais, comme il s'agit d'une maladie rare, réunir un nombre suffisant de patients remplissant des critères d'inclusions très spécifiques est difficile... Plusieurs laboratoires échouent à démontrer l'efficacité des molécules théoriquement efficaces.De nombreuses études chez l'homme sont en cours, avec plusieurs pistes intéressantes, dont celle de l'inhibition de l'interféron. Parmi les autres pistes thérapeutiques, citons la stratégie des inhibiteurs de kinase qui consiste à bloquer la signalisation intracellulaire et la stratégie des modulateurs de l'autophagie (les cellules se débarrassent naturellement de leurs déchets selon un processus appelé autophagie, lequel est anormal dans les maladies auto-immunes).Enfin, des stratégies d'immunomodulation par les cellules souches (cellules souches mésenchymateuses) dont on connait les propriétés immunomodulatrices sont en cours d'évaluation.Des stratégies de stimulation des lymphocytes T régulateurs par de faibles doses d'Int -2 sont aussi en test chez l'homme.La prise en charge du lupus a fait un bond en avant impressionnant en seulement quelques années. Et des avancées considérables sont encore à venir grâce aux nouvelles thérapeutiques ciblées en cours d'expérimentation. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Fibromyalgiques, qui êtes-vous ?

Quel est le profil des personnes souffrant de fibromyalgie ? Quelles douleurs ressentent-elles, pour quel retentissement au quotidien ? Une enquête française, la première par son ampleur, dévoilée lors du congrès annuel des spécialistes de la douleur (SFETD, 24-26 novembre 2016) lève le voile sur la fibromyalgie dans la "vraie vie".   Mieux cerner la fibromyalgie La fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique, assez fréquent (1,6% de la population) et féminin. A un syndrome de fatigue chronique peuvent s’associer des douleurs chroniques diffuses au niveau des tendons, des articulations et des muscles, un affaiblissement de l'organisme (asthénie), des troubles du sommeil mais aussi cognitifs (liés à la réflexion), des céphalées de tension, des troubles de la sensibilité tactile (paresthésies), des troubles fonctionnels digestifs, des symptômes génitaux-urinaires etc. La génétique, les hormones, une certains détresse psycho-socio-professionnelle constitueraient un terrain favorisant. Un traumatisme, une infection, un évènement de vie pourraient déclencher une fibromyalgie. Si le diagnostic est désormais bien codifié, cette maladie reste confuse dans l’esprit du grand public et de bon nombre de soignants. Il était important de dépasser les études scientifiques et de mieux cerner dans la vraie vie le profil des malades, leurs attentes et les principales répercussions de la maladie. Pour cela, un auto-questionnaire très détaillé de 103 questions a été administré à 4516 personnes souffrant de fibromyalgie*. Fibromyalgiques : essentiellement des femmes de 50 ans avec de l’arthrose Dans l’enquête, conformément à ce que l’on savait déjà, les femmes sont majoritairement atteintes (92%), âgées en moyenne de 48 ans, avec une légère tendance au surpoids. Elles sont le plus souvent en couple (70%) et ont eu des enfants (80%). A l’annonce du diagnostic, le plus souvent posé par le rhumatologue ou le médecin généraliste, la moitié a ressenti un soulagement. Pour autant, 39% se sont senties inquiètes et 31% en ont été perturbées. Les fibromyalgiques ont en général des maladies associées (comorbidités). L’enquête le confirme avec en tête l’arthrose, loin devant l’endométriose ou l’hypothyroïdie. Sur le plan psychologique, des troubles cognitifs, une anxiété ou une dépression sont retrouvés dans un cas sur deux. Dr Julien Guérin, co-coordinateur de l’enquête « La fibromyalgie dans la vraie vie », Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (Hôpitaux Saint Antoine et Cochin, Paris) : « Ces personnes ne souffrent pas que dans leur chair mais aussi dans la vie en générale : l’impact de la fibromyalgie sur la vie est largement ressenti, par plus de 85% des personnes touchées. Fort heureusement, 58% d’entre-elles connaissent des périodes de rémission ». Douleurs et fatigue, des symptômes qui pèsent sur le quotidien Les douleurs en général -principalement diffuses- ainsi qu’une fatigue chronique sont présentes chez tous les fibromyalgiques (99% et 98% respectivement). Les troubles du sommeil aussi (90%). Les autres symptômes très fréquents sont les troubles digestifs et urinaires, les céphalées et les impatiences (trouble neurologique "syndrome des jambes sans repos"). Près des deux tiers sont sous traitement médicamenteux et un peu moins de la moitié suit des séances d’ostéopathie en complément d’une prise en charge conventionnelle. Concernant spécifiquement les douleurs ressenties par les fibromyalgiques, celles-ci sont à type de brûlure, de décharges électriques ou de crampes mais aussi d’anomalies de la sensibilité (dysesthésie) ou d’engourdissement. Dr Guérin : « 73% des personnes fibromyalgiques considèrent avoir eu des éléments déclencheurs, qu’ils soient physiques ou psychologiques. Le surmenage, les conflits, les traumatismes, les changements de météo et les déplacements sont les principaux facteurs jugés aggravants de la fibromyalgie ». Fibromyalgie : un frein à l’activité professionnelle Parmi les personnes souffrant de fibromyalgie en activité professionnelle, seule la moitié travaille à temps plein. 8% ont un temps partiel thérapeutique et plus de 40% sont en arrêt maladie dont plus de 60% depuis plus de un an. Dr Guérin : « Il y a deux populations de fibromyalgiques avec, d’un côté, des formes légères de la maladie qui n’empêchent pas une activité professionnelle et de l’autre, des formes plus graves, en arrêt de travail de façon prolongée. Pour la majorité, ces personnes s’estiment non soutenues par le médecin du travail. A noter, plus d’un tiers n’avait jamais été reçu par le médecin du travail. Le stress au travail, la difficulté au travail et le fait que la fibromyalgie entrave la carrière concerne plus de deux fibromyalgiques sur trois. De plus, la moitié des malades a du mal à faire reconnaître sa maladie par son entourage professionnel ».   Marion Garteiser, journaliste santé

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