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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Syndrome de fatigue chronique : les traitements

Le syndrome de fatigue chronique se définit par un épuisement sévère, persistant plus de 6 mois et inexpliqué, entrainant une réduction, voire un abandon de toutes les activités. Il s’agit d’un syndrome complexe, grave et de longue évolution, justifiant une prise en charge médicale globale.   Syndrome de fatigue chronique : symptômes et diagnostic Les symptômes suivants font partie des critères diagnostiques du syndrome de fatigue chronique : Fatigue intense, depuis au moins 6 mois, nouvelle ou à début précis. Absence de cause identifiée à cet épuisement spectaculaire, sans lien avec une activité physique intense et non améliorée par le repos (sommeil non réparateur). Fatigue permanente importante avec réduction substantielle ou altération du niveau des activités personnelles, professionnelles et sociales. État de fatigue augmenté par l’effort physique modéré. L'évolution peut être longue, de quelques mois à plusieurs années, avec de possibles rechutes. Ce syndrome est reconnu par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1992. Attention, le syndrome de fatigue chronique ne doit pas être confondu avec la « fatigue chronique », inhérente à toute maladie sévère. Quels traitements contre le syndrome de fatigue chronique ? Il n’existe par de traitement spécifique du syndrome de fatigue chronique. Il repose sur une prise en charge globale avec participation active du patient, visant à soulager les symptômes, à améliorer l’autonomie et les capacités fonctionnelles. Toujours personnalisé, il s’appuie sur une évaluation précise du handicap physique et psychologique et du retentissement familial, social et professionnel. La rééducation fonctionnelle Elle consiste à établir un programme d’activité physique d’intensité très progressive en collaboration avec un professionnel qualifié dans ce domaine. Le patient est activement impliqué et décide lui-même de l’intensité et de la cadence des exercices. Au début, les périodes d’activité peuvent être très brèves et de faible intensité (2 à 3 minutes trois fois par semaine). À noter que ces exercices aident directement à lutter contre la fatigue et indirectement en évitant la fonte musculaire. Ainsi, inversement, le repos total et le confinement sont strictement contre-indiqués. Les thérapies comportementales Parallèlement, le patient doit s’informer sur les caractéristiques de sa maladie afin d’apprendre à s’adapter à celle-ci et à ses conséquences, notamment en régulant ses propres activités. Cette adaptation comportementale qui consiste à déterminer ses objectifs d’activités selon ses besoins et ses capacités est facilitée par le suivi d’une thérapie cognitive et comportementale. La gestion des facteurs aggravants Les facteurs aggravants et associés au syndrome de fatigue chronique doivent être recherchés et pris en charge : Les foyers infectieux (dentaires, ORL?). Les allergies. Les troubles du sommeil. Les troubles digestifs. Les troubles respiratoires. Les états de stress post-traumatique. L’idéal étant bien entendu de combiner ces approches. Les traitements médicamenteux À ce jour, les traitements médicamenteux n’ont pas fait la preuve de leur efficacité dans la prise en charge globale du syndrome de fatigue chronique (immunothérapie, hormonothérapie, corticoïdes, antiviraux, vitamines, suppléments alimentaires, etc.). Il est cependant classique de recourir à des médicaments pour traiter certains symptômes spécifiques, comme à des antidépresseurs contre la dépression, à des antalgiques contre la douleur, à des anxiolytiques, etc.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Le cannabis comme antidouleur : plus de mal que de bien ?

La surmédiatisation du cannabis comme "anti douleur naturel", son autorisation aux Etats-Unis, au Canada et dans plusieurs pays d’Europe dans les douleurs de la sclérose en plaques ou du cancer? peu à peu l’idée que le cannabis aurait des vertus antalgiques a fait son chemin dans les esprits. En réalité, en 2017, les preuves scientifiques sont encore très minces.   Cannabis et douleur, de quoi parle-t-on ? En 2017, les études scientifiques sur les effets antalgiques du cannabis (espèce Cannabis sativa) divisent, même au sein des médecins spécialistes de la douleur. Depuis une dizaine d’années, la grande majorité des études s’est focalisée sur les trois substances (cannabinoïdes) les plus abondantes du cannabis : le delta9-tétrahydrocannabinol (THC) pour son effet psychoactif, le cannabinol et le cannabidiol pour leur effet sur la douleur. Mais le cannabis comporte plus de soixante autres composés sont aussi actifs ! A ce jour, les expérimentations autres que chez l’homme sont rares. Chez l’animal, elles suggèrent un soulagement vis-à-vis des douleurs inflammatoires, viscérales et liées aux nerfs (neuropathiques). Qu’ils soient en faveur ou non de l’utilisation du cannabis naturel ou de synthèse dans la douleur, les spécialistes s’accordent sur le fait que l’impact sur le ressenti douloureux grâce au cannabis semble plutôt modeste. Le hic est que les études sont peu nombreuses, qu’elles portent sur de faibles effectifs et sur des durées très limitées. Cannabis et douleur, que disent les études ? La toute première synthèse des études déjà parues (2001) avait conclu à l’absence de supériorité des cannabinoïdes sur un antalgique de référence (ici la codéine) pour contrôler la douleur chronique, cancéreuse ou post-opératoire. En 2007, un essai sur des personnes volontaires non malades brouillait les cartes : alors que des doses moyennes atténuaient la douleur, de fortes doses au contraire l’exacerbaient ! Dans un autre essai, chez des personnes ayant le VIH et souffrant de douleurs liées aux nerfs, quatre « joints » par jours pouvait soulager, modestement. Quant aux douleurs de la fibromyalgie, une compilation des données scientifiques parue en 2016 s’est avérée négative. Cependant, une analyse récente publiée en 2015 a retrouvé des effets, très discrets (et parfois nuls) des cannabinoïdes, synthétiques ou naturels, sur la douleur. De tous, c’est le cannabis synthétique Nabiximols (THC et cannabidiol, en pulvérisations) qui s’en sort le mieux, notamment dans la douleur liée aux nerfs (neuropathique) et la douleur cancéreuse. Celle-ci est plus souvent améliorée (d’au moins 30%) sous THC ou nabiximols. Quant au cannabis fumé, les rares études sont le plus souvent de durée trop courte pour trancher. Certaines suggèrent pourtant qu’il pourrait aider certains malades dans les douleurs liée aux nerfs (douleurs neuropathiques centrales). Des preuves supplémentaires sont nécessaires. Pr Serge Perrot, rhumatologue au Centre d’évaluation et de traitement de la Douleur (Hôpital Cochin, Paris) : « Au vu des études, rien ne justifie aujourd’hui l’utilisation du cannabis dans la douleur chronique et celle liée aux nerfs (neuropathique) : les effets antalgiques sont trop modestes ». A quand le cannabis sur ordonnance ? Quoi qu’il en soit, cette analgésie modeste des cannabinoïdes synthétiques (comme le Nabiximols) leur a ouvert des indications dans de nombreux pays. Le Canada, 24 états des USA, Israël etc. ont déjà autorisé les cannabinoïdes dans les douleurs liées aux nerfs (neuropathiques centrales) et les douleurs rebelles du cancer. En Europe, le nombre de pays qui franchissent le pas progresse (Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Irlande, Roumanie). Même en France, le Nabiximols avait obtenu en 2014 le feu vert des autorités sanitaires dans la sclérose en plaques. Mais depuis, cette décision est restée lettre morte faute d’un accord sur le prix et d’une réelle volonté sanitaires. Pour le moment dans l’Hexagone, seul le dronabinol (THC de synthèse) dispose d’une « ATU nominative » (une autorisation temporaire d’utilisation qui concerne un seul malade nommément désigné), dans la sclérose en plaques. 70 patients ont pu en profiter en 2015. Par ailleurs, l’usage "compassionnel" (culture et usage personnels tolérés) du cannabis fumé dans le glaucome (maladie de l’?il), le cancer ou la sclérose en plaques est d’usage aux Etats-Unis. Pr Didier Bouhassira (Inserm U987, Centre d’évaluation et de traitement de la Douleur, hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt) : « Le soulagement procuré par les cannabis synthétiques et plus généralement le Nabiximols est modeste. Mais pourquoi pas ? En effet, le besoin est là, car l’efficacité très limitée de certains médicaments dans les douleurs cancéreuses laisse de nombreux patients et soignants démunis ». Cannabis "antidouleur" : associé à de vrais dangers pour la santé  Reste que le cannabis et ses dérivés ne sont pas dénués d’effets secondaires. Outre les hallucinations, vomissements, diarrhées, asthénie (affaiblissement de l’organisme) ou confusion, les plus problématiques sont ceux provoqués par l’usage du cannabis à long terme comme les troubles cognitifs, c’est-à-dire la détérioration des processus mentaux de la mémoire, du jugement, de la compréhension, et du raisonnement. Le cannabis est aussi un facteur favorisant de troubles psychiatriques (dépression, anxiété et psychoses). Par ailleurs, le risque de cancer est majoré : les substances carcinogènes sont jusqu’à trois fois plus toxiques que celles du tabac. Par exemple, l’augmentation du risque du cancer du poumon s’accroît de 8% par joint/jour sur une durée d’un an. Quant à l’effet addictogène, il est moins puissant que celui de l’alcool ou des opiacées (morphine). « Seuls » 10% des fumeurs réguliers deviennent addicts. Mais c’est sans compter les nouveaux cannabis synthétiques, qui peuvent être de 20 à 500 fois plus concentrés en THC !   Marion Garteiser, journaliste santé

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Ski : faites régler vos fixations !

Chaque année, on déplore des milliers d'accidents de ski. Les lésions les plus fréquentes sont les entorses du genou. La forme la plus grave, représentée par la rupture du ligament croisé antérieur, fait 15.000 victimes. Or la moitié de ces accidents pourrait facilement être évitée grâce à un bon réglage des fixations de ski. Pourquoi bien régler ses fixations de ski ? Le principal objectif d'une bonne fixation des skis est de réduire le nombre des entorses du genou, dont la forme la plus grave est la rupture du ligament croisé antérieur (RLA), en incitant les skieurs à faire vérifier le réglage de leur fixation par un professionnel.En effet, pas moins d'une RLA sur deux est tout simplement due à un mauvais réglage.Une rupture du ligament croisé antérieur nécessite généralement une intervention chirurgicale suivie d'une longue période de rééducation. De plus, elle laisse souvent d'importantes séquelles comme une instabilité persistante du genou, laquelle est susceptible d'évoluer vers une arthrose de l'articulation ou encore vers une interdiction de pratiquer certains sports.Soulignons que les femmes de plus de 25 ans sont particulièrement exposées à ce type de lésion. Comparé aux hommes, leur risque est 3,5 fois plus élevé. Un bon réglage des fixations de ski : simple mais essentiel Le réglage des fixations est personnel. Il est établi pour chaque skieur en fonction de son poids, de sa pointure, de son sexe et de son niveau de ski. Il est indispensable de le renouveler chaque année par un professionnel.Une bonne préparation physique avant un séjour aux sports d'hiver est également primordiale car elle permet d'éviter nombre de blessures, certes plus ou moins importantes, mais qui gâcheront inévitablement l'ensemble de vos activités et donc votre séjour. Des outils d'information Si vous ne savez pas comment bien régler les fixations de vos skis, vous trouverez nombres d'informations complémentaires auprès des loueurs et des vendeurs de matériel de ski, des offices de tourisme des stations de ski que vous visitez. Isabelle Eustache, journaliste santé

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L'asthmatique voyageur : quelques précautions à prendre

Pour un asthmatique, quels que soient la durée, la destination et le mode de transport, un voyage se prépare.Il est nécessaire de prendre en considération les quelques précautions qui s'imposent afin de passer des vacances en toute tranquillité. En cas de séjour à l'étrangerEmportez l'ordonnance de votre médecin et les emballages des médicaments. Les informations y figurant peuvent se révéler très utiles, surtout si vous ne parlez pas la langue du pays visité. Renseignez-vous au préalable sur les possibilités sanitaires du pays et sur les modalités de prise en charge des frais médicaux. Pour l'Europe, pensez à vous munir de la carte européenne d'Assurance maladie (anciennement formulaire E111), à demander auprès de votre Centre de Sécurité Sociale, il vous facilitera les accès aux soins.Votre asthme doit être équilibréC'est-à-dire que le suivi de votre traitement doit réduire l'intensité et la fréquence des symptômes, et vous éviter la crise aiguë.Un voyage est contre-indiqué dans les jours qui suivent une crise d'asthme sévère.Consultez votre médecin avant le départC'est l'occasion d'effectuer une visite de contrôle. Le praticien pourra éventuellement augmenter le traitement pour cette période afin d'éviter ou de minimiser les risques. Surtout, n'interrompez pas votre traitement pendant vos vacances.Mettez vos vaccins à jourVérifiez si vos vaccinations sont à jour et renseignez-vous sur les vaccinations supplémentaires nécessaires en cas de voyage à l'étranger.Traitements et médicaments Prévoyez d'emporter une quantité suffisante de médicaments, surtout si vous voyagez à l'étranger.Gardez tous vos médicaments avec vous, même le traitement préventif. En avion, une valise est si vite égarée, sans parler des effets de la dépressurisation dans les soutes à bagages. De plus, attention, les trousses d'urgence disponibles dans les avions sont souvent incomplètes. Et même en bateau, voiture, train ou ferry, l'accès aux bagages n'est pas toujours facile ni rapide.Assurez-vousVous devez impérativement prendre une assurance rapatriement sanitaire.Les lieux à éviter ou à privilégier Le lieu de vos vacances dépend bien sûr de vos goûts, mais il est conseillé d'éviter les maisons humides et non-habitées depuis longtemps.Sachez également qu'en montagne, un asthmatique allergique aux acariens se sent généralement mieux car de nombreuses allergies disparaissent lorsque l'on monte en altitude au-delà de 1.500 mètres.Conseils pour les activités sportivesConcernant les activités sportives, respectez vos possibilités et vos envies, à condition bien sûr que votre affection soit bien contrôlée et traitée.Débutez toujours progressivement avec un échauffement et prenez un éventuel traitement préventif avant l'effort si recommandé par votre médecin. Attention, la seule contre-indication absolue à un asthmatique est la plongée sous-marine avec bouteille. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Hypertension artérielle : quels traitements ?

Le traitement de l'hypertension comprend deux grands domaines : d'une part l'hygiène de vie et les mesures diététiques, d'autre part les traitements médicamenteux.La combinaison de ces différentes règles de vie et traitements contre l'hypertension permettent aujourd'hui de prendre en charge de façon satisfaisante la plupart des cas. Quelles règles hygiéno-diététiques en cas d'hypertension ? On entend par là les règles de vie et conseils non médicamenteux permettant une amélioration de l'état de santé.Perte de poidsEn ce qui concerne l'hypertension artérielle cela passe d'abord par la perte de poids. On sait en effet qu'il y a une relation directe entre le poids et l'hypertension artérielle. En maigrissant, on améliore également d'autres facteurs aggravant les conséquences vasculaires de l'hypertension artérielle, comme le taux de cholestérol et le diabète. Il est nécessaire d'adopter une alimentation saine et équilibrée, riche en légumes, en fruits et pauvre en graisses saturées (animales et industrielles).Moins de selToujours sur le plan diététique, on diminue la ration quotidienne de sel. Le sel est un ion. A ce titre il a la particularité d'attirer l'eau et sa présence en trop grande quantité dans le sang augmente le volume sanguin et aggrave l'hypertension.Arrêt du tabacSur le plan des facteurs aggravant les problèmes vasculaires liés à l'hypertension, le tabac est bien évidemment à proscrire.Activité physiqueEn ce qui concerne l'hygiène de vie d'une façon générale, il est conseillé d'avoir une activité physique régulière et de diminuer globalement les facteurs de stress qui causent ou aggravent les phénomènes d'hypertension.Ces règles hygiéno-diététiques sont recommandées à tous les hypertendus, quel que soit leur niveau de tension artérielle et même s'ils suivent en parallèle un traitement médicamenteux. Autrement dit, c'est le traitement de première intention et aussi le traitement de base indispensable à tous les stades de la prise en charge. Les traitements médicamenteux de l'hypertension Côté mécanismePour résumer les mécanismes qui sont impliqués dans les variations de la pression artérielle, on peut dire qu'il existe un niveau « central » de régulation (au niveau du cerveau), qui modifie à distance la dilatation ou la contraction des vaisseaux, un niveau inférieur qui est la pompe cardiaque et le niveau terminal que sont les vaisseaux sanguins.Si le contenant (les vaisseaux sanguins) se réduit alors que le contenu (le volume sanguin) reste le même, la pression artérielle augmente. De la même façon, si le volume sanguin augmente sans augmentation parallèle du volume vasculaire, la pression augmente également.Les diurétiques thiaziquesLes médicaments antihypertenseurs les plus anciens sont les diurétiques qui augmentent l'élimination de l'eau et des ions (sodium, potassium) au niveau rénal. Le volume sanguin diminue alors ainsi que la pression.Les autres antihypertenseursD'autres médicaments sont dits antihypertenseurs centraux, ils agissent directement au niveau du cerveau. Les bétabloquants agissent en ralentissant le rythme cardiaque ce qui diminue le volume d'éjection de la pompe cardiaque et fait baisser la pression.Les vasodilatateurs Ils agissent en augmentant le calibre des vaisseaux (ce qui augmente le contenant par rapport au contenu). Dans cette catégorie sont classés les « alpha-bloquants » et les vasodilatateurs « directs ».Les « anti-calciques » Ils sont un peu à part car ils ont une activité de vasodilatation et également d'autres mécanismes d'action au niveau cardiaque.Enfin on peut mettre à part les « inhibiteurs de l'enzyme de conversion et les antagonistes de l'angiotensine II » qui empêchent la production d'une hormone augmentant habituellement la pression artérielle. Les antagonistes de l'angiotensine II (ARA-II ou sartans) sont les plus récents. Très bien tolérés, ils bloquent directement des récepteurs de l'angiotensine II, mais sont proches des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Source : e-santé Dr Renaud Guichard

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Vivre avec une prothèse de hanche

Le remplacement de l'articulation de la hanche par une prothèse a considérablement amélioré la qualité de vie d'un grand nombre de patients atteints d'arthrose, de rhumatisme inflammatoire ou de séquelles traumatiques. Quelques repères pour bien vivre avec et éviter tout risque et complications. Une prothèse est proposée quand l'articulation est usée et douloureuse Lorsque les douleurs deviennent difficilement supportables et que le traitement médical (médicaments, infiltrations, rééducation) ne soulage plus, le remplacement prothétique devient la seule solution. La douleur, la gêne aux mouvements et leur impact sur la qualité de vie constituent les éléments déterminants de l'intervention. D'autres critères sont pris en compte dans l'indication opératoire comme le degré d'usure de l'articulation, l'âge ou la profession exercée. Plusieurs mois sont nécessaires pour tirer tout le bénéfice de l'intervention La reprise de l'activité doit se faire de façon harmonieuse et progressive au cours des deux mois suivant l'intervention. En pratique, il faut compter 5 à 8 mois pour obtenir le résultat optimum après une intervention sur le membre inférieur. Il est alors possible de vivre normalement avec une prothèse dans les conditions habituelles d'activités quotidiennes. Mais tenez toujours compte de votre âge et de vos capacités physiques antérieures à l'opération. Quel sport peut-on pratiquer ? Rien n'est formellement interdit. Tout dépend de votre âge, de votre état de santé, du sport pratiqué et de vos capacités physiques antérieures. Soyez simplement plus modéré dans votre pratique car une prothèse est plus fragile qu'une hanche normale. Si avant l'opération vous pratiquiez la course à pied, le vélo, le ski ou la natation, vous pouvez parfaitement vous y remettre. Sinon, les activités conseillées sont plutôt la natation, la marche, le golf, le vélo, à condition de garder un rythme modéré. En revanche évitez celles qui soumettent la prothèse à trop de contraintes comme les sports de contact (judo, karaté, sports d'équipe, sauts, etc.). A savoir La voitureAprès l'intervention, il faut attendre deux mois avant de reconduire une voiture. En revanche, au bout d'un mois, il est envisageable de voyager comme passager en faisant attention lors des mouvements d'entrée et de sortie qui risquent de générer des douleurs ou un déboîtement de la prothèse.En avionIl n'y a pas de précaution particulière. Cependant, prévoyez une attestation de votre chirurgien ou un certificat médical pour justifier le port d'un matériel métallique car les portiques de détection des aéroports peuvent déceler l'acier de la prothèse.AlimentationSurveillez votre poids, l'obésité est l'ennemie des prothèses de hanche. Un régime alimentaire varié et équilibré, associé à une activité physique régulière, est, dans tous les cas, conseillé. Des risques à connaître Mouvements forcésEvitez les mouvements forcés ou de trop grande amplitude sur l'articulation. Ces derniers sont susceptibles d'entraîner un déboîtement ou une luxation.InfectionsLes infections sur prothèses peuvent survenir à partir d'un foyer infectieux mal soigné : panaris, ongle incarné, infection de la sphère ORL (angine, sinusite, etc.), bronchite, infection urinaire. N'hésitez pas à consulter rapidement le médecin en cas d'infection, pour un examen et une éventuelle prescription d'antibiotiques.ChutesLes chutes sont potentiellement plus dangereuses avec une prothèse : une fracture du fémur par exemple sera plus compliquée à soigner. Pour en savoir plus Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT) : www.sofcot.com.fr.« Le Corps réparé : Le défi de la chirurgie orthopédique », Michel Cymes et Marina Julienne, Guide France Info, Editions Jacob-Duvernet. Isabelle Eustache

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Soleil ou pas, pas de ski sans lunettes !

Ophtalmie des neiges et kérato-conjonctivite aux UV peuvent gâcher vos vacances aux sports d'hiver.La prévention est simple, ne vous séparez jamais de vos lunettes de soleil, même par temps couvert. La neige réfléchit 80% des rayons lumineux Et tous les 1000 mètres d'altitude, les rayons UV augmentent de 10%.Fortement réfléchis par la neige (au même titre que l'eau, le sable, les lampes à bronzer et les soudures à l'arc électrique), les UV représentent un grand danger pour les yeux.En l'absence de port de lunettes teintées de qualité protégeant des UV, deux types d'affections surviennent fréquemment : l'ophtalmie des neiges et la kérato-conjonctivite aux UV. L'ophtalmie des neiges Elle correspond à une érosion de l'épithélium de la cornée.Très douloureuse et de début brutal, elle survient plusieurs heures après l'exposition des yeux au soleil, souvent la nuit et au retour d'un week-end au ski sans port de lunettes solaires.L'ophtalmie des neiges se reconnaît facilement lors du diagnostic à un larmoiement, une photophobie (gêne à la lumière) un blépharospasme (contractions involontaires des muscles des paupières) et une sensation d'avoir un corps étranger dans les yeux.Que le week-end en montagne soit ensoleillé ou non, le risque est là car les UV traversent facilement le filtre des nuages.Heureusement, la guérison est le plus souvent sans séquelle en 48 heures environ. Kérato-conjonctivite aux UV Les lésions oculaires atteignent simultanément la cornée et la conjonctivite.En respectant le repos dans un endroit à l'abri de la lumière et en évitant les mouvements oculaires, les symptômes peuvent diminuer en 24-48 heures. On recourt à une pommade calmante cicatrisante et à un collyre ou à une pommade antibiotique afin d'éviter toute surinfection. Ski : quelles lunettes choisir pour bien se protéger ?   Vérifiez que la monture de vos lunettes est bien adaptée à votre visage.La monture des lunettes de soleil doit être souple et adaptée au visage en l'enveloppant correctement. Vous pouvez aussi opter pour un masque.Les lunettes doivent tenir correctement sur le nez et derrière les oreilles (sans pour autant faire mal !) et ne pas bouger quand on bouge la tête... Optez pour une protection renforcée.L'idéal est de choisir les lunettes de ski d'indice 4. Avec des verres beaucoup plus foncés, ces lunettes conviennent bien aux conditions extrêmes, comme la haute montagne. Choisissez une teinte jaune ou orangée.Le jaune et l'orangé accentuent le relief et les contrastes. Ces teintes sont conseillées pour les sports de glisse par temps de brouillard ou de nuit également. Adapter les lunettes à votre vue.Surtout si vous êtes myope. Cherchez le logo CE, gage de qualité. Attention : il ne faut jamais conduire avec ce type de lunettes.Spécial jeunes enfants :Saviez-vous qu'avant l'âge de 12 ans, le cristallin des enfants laisse passer la quasi totalité des UV jusqu'à la rétine ? Choisissez plutôt un monture avec élastiques ou directement un masque.Les lunettes seront ainsi mieux fixées, même en cas de chute ! Bannissez les lunettes gadget.Ces dernières ne protègent en rien.Privilégiez toujours la qualité à l'esthétique. Obligez les enfants à garder leurs lunettes.Essentielles pour skier, les lunettes protègent aussi sur le téléski, sur la terrasse du bar d'altitude, et dans la station de ski ! A savoir :L'ophtalmie des neiges et la kérato-conjonctivite aux UV ne sont pas les seules affections dues aux UV. Ces dernières sont des affections immédiates... Mais les UV provoquent aussi un vieillissement prématuré de l'oeil et des pathologies oculaires : presbytie, cataracte, DMLA....   Isabelle Eustache

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Un doigt en moins chaque jour...

Chaque année, 1,4 million de personnes sont victimes d'accident de la main. Très souvent, les blessures sont graves.Ces traumatismes de la main surviennent plus facilement dans la vie courante que lors d'accidents du travail.Chaque jour en France, les bagues et les alliances sont responsables de la perte d'un doigt. Les plaies de la maison sont fréquentes Les plaies représentent les lésions traumatiques de la main les plus fréquentes (causées par des instruments tranchants : verres, ciseaux...).Elles ont lieu deux fois plus souvent au cours d'accidents de la vie courante (62%) qu'au cours d'un accident du travail (28%).De 1 à 100 ans, tous les âges sont concernés. Toutefois, les plus à risque sont les jeunes actifs d'une trentaine d'années en moyenne, suivis par les travailleurs manuels, puis les jeunes scolarisés et les retraités ou sans profession. Accidents de travail : les mains en premieres victimesl Lors d'accidents du travail, les ouvriers, les intérimaires, les apprentis et les jeunes hommes récemment embauchés sont les plus fortement exposés.Il faut savoir que sur le lieu de travail, les accidents de la main sont les plus fréquents, loin devant les membres inférieurs ou le tronc.C'est ainsi que les accidents de la main représentent la première cause d'arrêt de travail et d'incapacité partielle. Accidents de la vie courante, accidents du temps libre Près de 25% des traumatismes de la main se produisent lors du temps libre (soit 41% de tous les accidents de la vie courante) : accidents domestiques (51%), de sport (15%), de bricolage et jardinage (14%), de loisirs (14%).Les causes les plus fréquentes d'accidents de la main sont représentées par la maçonnerie, la menuiserie et le tristement célèbre déblocage de la tondeuse à gazon alors que le moteur n'est pas arrêté.En pleine saison, l'ouverture des huîtres est également en bonne position. Attention aux bagues et aux alliances ! Mais les spécialistes mettent surtout en garde contre les bagues et les alliances, particulièrement lors du bricolage ou d'une pratique sportive.Chaque jour en France, un doigt est sectionné en raison d'une bague coincée.Le cas typique est le suivant : un jeune homme de 18-25 ans escalade une clôture grillagée pour récupérer son ballon de foot. Sa bague se coince dans les fils de fer alors qu'il saute pour redescendre. Son doigt est sectionné et il ne peut être réimplanté que dans environ un cas sur deux. Cet exemple n'est pas fantaisiste, il est relaté par les centres de la Fédération européenne des services d'urgences mains (Fesum), qui prennent en charge 120.000 patients par an.En conclusion, soyez vigilant en ôtant vos bagues pour bricoler ou faire du sport.Et si l'accident arrive, appelez immédiatement le 15 afin d'être dirigé(e) vers un centre de la main, ou composez directement le 0825 00 22 21 (numéro Indigo). Quels sont les bons réflexes en cas de blessure à la main ?   Nettoyez la plaie à l'eau claire. En cas de blessure très superficielle, vous pouvez désinfectez la plaie et faire un pansement. En cas de blessure plus importante, contactez les urgences (15), ou encore mieux, un centre de la main (0825 00 22 21), car un tendon ou un nerf peut être touché et nécessiter une intervention. En cas de doigt sectionné, récupérez-le et placez-le dans un sac en plastique sur un lit de glace (jamais en contact direct avec la glace au risque de brûler les tissus). Appelez le 15 ou  le standard national des centres de la main : 0825 00 22 21.   Isabelle Eustache

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Ski sans risque : les 8 bonnes résolutions

Chaque année, 7 millions de Français pratiquent un sport de glisse. Malgré un risque de blessures, les sports d'hiver doivent être encouragés en raison de leurs bénéfices pour la santé.Pour éviter les accidents ou en limiter la portée, la prévention s'impose. Ainsi, pour skier en toute sécurité, respectez les 8 conseils de base. 1. Préparez-vous physiquement Avant le départ pour les sports d'hiver, il est essentiel de se préparer physiquement : Afin de maîtriser les risques, vous devez muscler vos jambes, assouplir vos articulations et travailler votre équilibre. Environ un mois avant le départ, en plus d'exercices de gymnastique, VTT, footing et cardio-training sont, par exemple, d'excellentes disciplines en vue des sports d'hiver.   2. Faites régler vos fixations par un professionnel Aujourd'hui, moins de 10% des fixations sont ajustées correctement.Chaque année, près de 15.000 personnes sont victimes de la forme la plus grave de l'entorse du genou, la rupture du ligament croisé antérieur. En ski alpin, plus d'une entorse du genou sur deux est la conséquence directe d'une fixation mal réglée. A chaque saison, vous devez faire régler vos fixations par un professionnel utilisant la norme ISO 11088 (AFNOR qui prend en compte le sexe, le poids et la longueur de la semelle de la chaussure). Demandez un réglage de 15% en moins pour les femmes et les débutants.   3. Faites régulièrement un test d'échappement Ce test a pour objectif de vous assurer de votre efficacité musculaire et du bon fonctionnement des fixations. Après avoir bloqué de part et d'autre un ski avec les bâtons plantés dans la neige, le skieur effectue une torsion de jambe avec le genou légèrement fléchi afin d'échapper sa chaussure de la fixation (cet échappement ne doit être ni trop dur, ni trop facile). Faites ce test en dedans et en dehors, et pour chaque ski. Réalisez ce test au démarrage du ski (le matin et après les pauses prolongées), dans le but de préparer la musculature de protection du genou, et dans la journée, pour évaluer le niveau de fatigue musculaire.   4. Protégez vos yeux Même si le temps est nuageux, portez des lunettes de soleil de catégorie élevée (3 ou 4) et portant la norme « CE ». En effet, la réverbération due à la neige augmente considérablement l'intensité des rayons du soleil. La neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets. Par ailleurs, en altitude, la quantité d'UV reçue augmente de 10% tous les 1.000 mètres. Privilégiez les modèles enveloppants. Les enfants aussi doivent porter des lunettes de soleil !   5. Protection de la peau Le froid, le vent, la neige et le soleil agressent votre visage. Contre les rayons du soleil, il est impératif d'appliquer une crème protectrice d'indice très élevé contre les UVA et B. Renouvelez très régulièrement les applications. Et ne négligez ni votre cou, ni vos oreilles, ni vos lèvres.   6. Conseils nutritionnels Le froid, le vent, le soleil, l'air sec de la montagne sont des conditions auxquelles nous ne sommes pas habitués. Aussi, il est important de faire attention à son alimentation pour aborder le ski dans la meilleure forme physique possible. Il est donc fortement conseillé d'augmenter sa consommation de fruits et légumes et de produits frais, particulièrement riches en antioxydants. Privilégiez plutôt les pâtes et les féculents qui contiennent des sucres lents et qui libèrent progressivement l'énergie dont vous aurez besoin. « Manger gras protège du froid » est une idée reçue.   7. Port du casque obligatoire pour les enfants Les traumatismes crâniens, les lésions de la face et du crâne sont très fréquents chez les enfants. Or ces lésions sont potentiellement graves. Chez les enfants de moins de 11 ans, elles surviennent le plus souvent lors de collisions.Contre tous ces risques, il existe une protection : le port du casque. Choisissez-en un portant la norme EN 1077. 8. N'oubliez pas les autres protections si vous pratiquez le snowboard En snowboard, les poignets sont très sollicités : la pathologie la plus fréquente chez les snowboarders est la fracture du poignet. Donc pas de snowboard sans protège-poignets et autres accessoires de protection spécialement conçus pour la pratique du snowboard, quel que soit le niveau de pratique ! Et apprenez à amortir une chute autrement que sur le talon de la main. Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Piqûres d'abeilles et de guêpes : comment les soigner et prévenir le risque allergique ?

Les piqûres d'hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons...) sont souvent bénignes, mais elles peuvent aussi parfois provoquer des réactions allergiques graves. C'est ainsi qu'une quinzaine de décès sont enregistrés chaque année, décès qui pourraient être évités.Que faire en cas de piqûre ? Comment les éviter ?Que faire si vous avez déjà présenté une réaction allergique, même mineure, suite à une piqûre de guêpe ou d'abeille ? Chaque été, les services hospitaliers d'urgence et les SAMU témoignent de cas graves de piqûres d'abeilles, de guêpes et de frelons.De telles piqûres provoquent deux types de réaction. La plus classique est locale (douleur, rougeur et induration au niveau de la piqûre). La seconde est générale avec éruption généralisée, oedème au niveau du visage, difficultés respiratoires avec sifflement, voire malaise avec une chute de la tension (choc anaphylactique). Dans certains cas, cette réaction peut se révéler fatale. C'est ainsi qu'une quinzaine de décès sont enregistrés chaque année, principalement chez des sujets ayant déjà présenté ce genre de réponse lors d'une piqûre précédente.   Que faire en cas de piqûre de guêpe ou d'abeille ?   Désinfectez la piqûre avec de l'eau et du savon puis appliquez un antiseptique. En cas de piqûre à la main, ôtez vos bagues. Si le dard est resté fiché dans la peau, retirez-le le plus rapidement possible. Comment faire ? Vous pouvez gratter avec l'ongle ou avec le bord non tranchant d'un couteau (en glissant parallèlement à la surface de la peau) ou d'une carte de crédit. N'utilisez pas de pince à épiler, la glande à venin pourrait éclater et libérer encore plus de venin.  Appliquer ensuite une solution désinfectante. Vous présentez les symptômes suivants : Difficulté à respirer ou avaler Langue, lèvre, yeux ou gorge gonflé(e) Malaise, perte de connaissance Nausées, vomissements Eruption cutanée généralisée avec démangeaisons Fièvre, frissons Et même sans symptôme, si les piqûres sont multiples (une vingtaine chez un adulte et plus de 4 ou 5 chez un enfant) :Appelez immédiatement le SAMU (15) ou le 112 depuis un téléphone fixe ou un mobile (les numéros d'urgence sont accesibles gratuitement depuis tous les téléphones mobiles, même s'ils sont bloqués ou sans crédit). En attendant l'arrivée des secours, appliquez la conduite indiquée par le médecin du SAMU.A savoir :Une piqûre au niveau du visage (paupières, lèvres...) ou du cou, dans la bouche ou dans la gorge peut rapidement entraîner un oedème. Dans ce cas, il vaut mieux aussi, par précaution, appeler les urgences (SAMU). $$Vous avez déjà présenté une réaction allergique dans le passé ?   Quelques règles de prudence pour éviter les piqûres ?   Limiter les activités extérieures à proximité d'une zone d'apiculture, de nids d'insectes... Si un essaim d'abeilles ou un nid de guêpes ou de frelon est présent à proximité d'une habitation, le faire détruire par une entreprise de désinsectisation ou en cas d'urgence par les sapeurs-pompiers. Eviter les parfums et les eaux de toilette, car ils attirent les insectes. Porter des vêtements couvrant et de couleur claire. Les couleurs sombres attirent les insectes piqueurs. En présence d'insectes, éviter les mouvements brusques. Ne pas marcher pieds nus ou en sandales dans la nature, notamment près d'un point d'eau ou dans l'herbe. En extérieur, évitez de boire dans des canettes, dans lesquelles pourrait se loger une guêpe ou une abeille que vous avaleriez en reprenant une gorgée de boisson.Dans tous les cas, même si vous buvez au verre, regardez avant dans votre verre si un insecte n'est pas venu s'y baigner ! A la piscine ou au bord de la mer, inspectez votre serviette de bain avant de vous y allonger ! Dans les piscines privées, utilisez avant toute baignade l'éprouvette pour enlever tous les hôtes qui nageraient en surface et risqueraient de piquer les baigneurs. Si vous roulez et qu'une abeille ou une guêpe rentre dans votre véhicule, arrêtez-vous et ouvrez les fenêtres. Les gestes qui sauvent : piqûres et morsures avec la Croix-Rouge française Source : e-santé   Isabelle Eustache

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Ordinateur : attention à la fatigue des yeux !

Si notre corps n'est pas conçu pour rester assis pendant des heures, nos yeux ne le sont pas non plus pour fixer un écran d'ordinateur pendant toute une journée.Quelques conseils à observer comme la prunelle de vos yeux ! Fatigue visuelle : en cause, le travail sur écran De nombreuses études menées auprès de personnes travaillant sur ordinateur montrent que la fatigue visuelle constitue le problème de santé le plus fréquemment rapporté par ces travailleurs : ils sont en effet 70 à 75% à en faire état. Il est souvent désigné sous le nom de Computer Vision Syndrome (CVS) et regroupe un ensemble de symptômes de fatigue liés à l'utilisation de l'ordinateur : sécheresse oculaire, yeux irrités, maux de tête, difficultés à fixer un objet particulier. Attention, aucune étude n'a montré que le travail sur écran était à l'origine de troubles visuels (glaucome, cataracte, hypermétropie...). En revanche, de fatigue visuelle, oui !   Quels conseils pour limiter la fatigue visuelle ? Pour y remédier, accomplissez votre travail à l'écran en vous accordant un maximum de confort visuel. Les yeux se fatiguent davantage en vision de près qu'en vision de loin. Maintenez une distance de 50 à 60 cm (environ la longueur de votre bras) entre vos yeux et l'écran de votre ordinateur. Il faut, bien entendu, qu'il reste lisible. Mais, plus vous en êtes éloigné(e), mieux c'est. Par ailleurs, le haut de votre écran doit se situer au niveau de vos yeux. Les yeux ont besoin de se focaliser régulièrement à des distances différentes. Vos yeux risquent dès lors aussi de se fatiguer si vous fixez votre écran trop longtemps. Obligez-vous tous les quarts d'heure à regarder à une distance de plusieurs mètres pendant 15 secondes. Si vous devez consulter un document tout en travaillant à l'écran, utilisez un porte-document fixé à votre moniteur. Comme il est placé à la même distance que votre écran, vos yeux ne seront pas amenés à devoir se refocaliser sans cesse quand vous passez de l'un à l'autre. L'idéal est de placer écran et document à la même distance. Si vous souffrez de sécheresse de l'oeil, positionnez votre écran plus bas, un peu en dessous du niveau de vos yeux. Quand on regarde vers le bas, une plus grande partie de l'oeil est recouverte par la paupière, on cligne de l'oeil plus fréquemment et il est dès lors davantage lubrifié. Si vous ne pouvez pas baisser votre écran, clignez souvent des yeux. Soignez l'éclairage de façon à réduire tout reflet sur l'écran, évitez toute lumière directe dans les yeux (plafonnier, lampe de bureau, lumière extérieure).   Attention aux problèmes de dos et au syndrome du canal carpien ! Enfin, adoptez aussi une bonne posture pour éviter des problèmes de dos.Faites aussi de "vraies" pauses très régulièrement : levez-vous et allez marcher.Et contre le syndrome du canal carpien, placez bien à plat votre avant-bras pour ne pas avoir à plier votre poignet ! C. De Kock, journaliste santé

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Ethylotest : faites le bon choix !

Chaque conducteur doit désormais avoir un éthylotest dans sa boîte à gants, qu'il soit chimique ou électronique.Encore faut-il vous assurer qu'il soit fiable, et à défaut, savoir comment choisir votre éthylotest. Trois conseils pour choisir le bon éthylotest ! Éthylotest : que dit la loi, quelles sont vos obligations ? Deux mesures viennent d'être adoptées très récemment, obligeant à avoir un éthylotest à disposition dans certaines situations : Depuis le 1er décembre 2011, les établissements ouverts après deux heures du matin doivent obligatoirement tenir à la disposition de leurs clients des éthylotests. Depuis le 1er juillet 2012, mais l'infraction ne sera sanctionnée qu'à partir du 1er novembre 2012 (11 euros d'amende), les automobiles, les motos et les camions devront avoir dans leur boîte à gants au moins un éthylotest. Petit rappel : la limite à ne pas dépasser autorisant à reprendre le volant est de 0,5 g d'alcool par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d'air expiré si vous soufflez dans un éthylotest.Ces mesures rendant l'éthylotest indispensable, les fabricants ont augmenté leur production et leurs prix. Parallèlement, les produits frauduleux, voire défectueux, se multiplient. Alors comment choisir le bon éthylotest ?   Alors, comment choisir son éthylotest ? Grandes surfaces, pharmacies, magasins d'accessoires automobiles, cavistes, buralistes, professionnels de l'hôtellerie, etc., les lieux de vente sont très variés.Mais peu importe l'endroit, ce qu'il faut c'est acheter un éthylotest qui porte le marquage NF (norme française).Ce marquage NF est le seul qui certifie que le produit soit homologué, c'est-à-dire que le fabricant a respecté une démarche qualité et a fait tester ses produits par un laboratoire indépendantLiiste des fabricants d'éthylotests chimiques et d'éthylotests électroniques certifiés NF : http://www.lne.fr/Les autres estampillages, y compris le marquage CE, ou les logos imitant ceux de la Sécurité Routière ou de l'Association Prévention Routière, ne garantissent pas la fiabilité du produit.Méfiez-vous des imitations, des éthylotests frauduleux et défectueux ! Trois conseils pour choisir son éthylotest   Qu'il s'agisse d'un éthylotest chimique ou électronique, vérifiez impérativement son homologation : le marquage NF (norme française) doit figurer sur l'emballage et sur le produit. Vérifiez la date de validité pour un éthylotest chimique (un éthylotest chimique est valable 2 ans). Le prix moyen pour un éthylotest chimique (« ballon ») est de 1 à 2 € et de 100 à 200 € environ pour un éthylotest électronique. Méfiez-vous des gros écarts de prix. L'alcool reste la première cause de mortalité sur les routes, avec 31% des accidents mortels en 2010, un taux qui grimpe à 59% la nuit et le week-end.Alors vous aussi, sortez votre éthylotest de votre boîte à gants et vérifiez si vous avez le droit de conduire, ou de vous faire conduire.   Isabelle Eustache

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Insuffisance veineuse : le point sur la contention

Jambes lourdes, varices, crampes nocturnes, impatiences et oedèmes témoignent d'un mauvais retour veineux. Arrivé dans les pieds, le sang peine à remonter jusqu'au coeur. Les maladies veineuses ou insuffisances veineuses font notamment appel à la contention. Bas, collants, chaussettes, que faut-il savoir sur la contention, traitement de base de l'insuffisance veineuse ? Maladies veineuses : un tiers de la population Plus de 20 millions de Français sont concernés par l'insuffisance veineuse. En dehors du traitement chirurgical, lequel est réservé aux cas les plus sévères de maladies veineuses, la prise en charge des maladies veineuses repose sur deux traitements, l'un est médicamenteux, avec les veinotoniques, l'autre repose sur la contention.À savoir que la contention est également très utile en prévention. La contention, c'est quoi ? Cette technique repose sur les bas de contention (mais aussi chaussettes, collants et bandes) qui, portés du matin au soir, exercent une pression sur les jambes et les chevilles. Cette pression est dégressive de la cheville vers la cuisse. Elle tend à resserrer les veines et favorise ainsi le retour veineux. Douleurs, lourdeurs, oedèmes s'estompent.Attention à ne pas les confondre avec les « bas de maintien », lesquels n'agissent que sur les veines superficielles. 4 catégories de bas de contention En fonction de la pression qu'ils exercent, il existe 4 catégories de bas de contention s'adressant alors aux différentes maladies veineuses. Classe 1 : en cas de jambes lourdes, de varices débutantes et en prévention de la thrombose veineuse en avion. Classe 2 : en cas de maladies veineuses chroniques modérées (phlébectomie, varices de la grossesse, etc.). Classe 3 : en cas de maladies veineuses chroniques sévères (thrombose veineuse profonde, lymphoedème, etc.). Classe 4 : réservée aux maladies veineuses évoluées (ulcère de jambe, lymphoedème sévère, syndrome post-thrombotique sévère, etc.). Mais attention, il faut également les porter. En effet, les malades disent souvent que les bas de contention sont difficiles à supporter, à enfiler, etc. Bien sûr, il faut savoir persévérer pour s'habituer, mais il est également conseillé de prendre son temps lors de l'achat et de les essayer.   Isabelle Eustache

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Hypertension artérielle : repères et recommandations

L'hypertension artérielle se définit classiquement par des chiffres de tension supérieurs ou égaux à 14/9. Diminuer ces chiffres permet de réduire les risques de complications cardiovasculaires, ainsi que le risque de démence.Le traitement repose systématiquement sur des règles d'hygiène et de diététique, accompagnées le cas échéant de médicaments contre l'hypertension. Hypertension à partir de 14/9 L'hypertension artérielle est définie de façon consensuelle par une pression artérielle systolique (PAS) supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique (PAD) supérieure ou égale à 90 mmHg, soit au-delà de 14/9.Au minimum deux mesures doivent être faites, à quelques minutes d'intervalle, au cours de la même consultation. Les mesures doivent ensuite être confirmées au cours de trois consultations successives sur une période de trois à six mois. Calcul du risque cardiovasculaire ? La décision de prendre en charge une personne hypertendue dépend des valeurs de sa pression artérielle mais également de son risque cardiovasculaire global. Et c'est bien là l'objectif essentiel : diminuer le risque cardiovasculaire.Il faut savoir aussi qu'au-delà de 50 ans, la pression artérielle systolique est un facteur pronostique du risque cardiovasculaire plus important que la pression artérielle diastolique, d'autant plus chez les sujets les plus âgés. C'est donc la hausse du premier chiffre qui est la plus inquiétante.Le risque cardiovasculaire global est évalué à partir des facteurs de risque : l'âge (supérieur à 50 ans chez l'homme et supérieur à 60 ans chez la femme) ; le tabagisme (actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans) ; les antécédents familiaux d'accident cardiovasculaire précoce : − infarctus du myocarde ou mort subite avant l'âge de 55 ans chez le père ou chez un parent du premier degré de sexe masculin, − infarctus du myocarde ou mort subite avant l'âge de 65 ans chez la mère ou chez un parent du premier degré de sexe féminin, − accident vasculaire cérébral précoce (avant 45 ans) ; le diabète ; le taux de cholestérol (dyslipidémie : LDL-cholestérol supérieur ou égal à 1,60 g/l (4,1 mmol/l) ; HDL-cholestérol supérieur ou égal à 0,40 g/l (1 mmol/l)) ; l'obésité abdominale (tour de taille supérieur à 102 cm chez l'homme et à 88 cm chez la femme) ou l'obésité ; la sédentarité (absence d'activité physique régulière, soit environ 30 minutes trois fois par semaine) ; la consommation excessive d'alcool (plus de 3 verres de vin par jour chez l'homme et 2 verres par jour chez la femme).   Les mesures d'hygiène et de diététique Ces mesures s'adressent à tout malade hypertendu, avec ou sans traitement pharmacologique associé. Il est nécessaire de définir en collaboration avec le médecin des objectifs précis, réalistes et étalés dans le temps pour chaque personne hypertendue. Selon les cas, la réévaluation doit avoir lieu dans un délai de six mois (risque faible) ou de 1 à 3 mois (risque moyen ou élevé). Limitation du sel (NaCl) à 6 g par jour. Réduction du poids en cas de surcharge pondérale. Pratique d'une activité physique régulière, adaptée à l'état clinique du patient (minimum 30 minutes trois fois par semaine). Limitation de la consommation d'alcool : moins de 3 verres de vin ou équivalent par jour chez l'homme et 2 verres chez la femme. Arrêt du tabac. Régime alimentaire riche en légumes, en fruits et pauvre en graisses saturées (graisses d'origine animale).   Le traitement médicamenteux de l'hypertension La décision de prescrire un traitement médicamenteux dépend des chiffres de tension et du niveau de risque cardiovasculaire. Tout d'abord, un unique médicament antihypertenseur est proposé. En cas de réponse insuffisante dans un délai d'au moins 4 semaines, ou d'effets indésirables, il est recommandé de choisir un autre médicament contre l'hypertension ou une association de plusieurs médicaments. En cas d'hypertension artérielle importante ou de risque cardiovasculaire élevé, ce délai peut être plus court. Objectif de la prise en charge de l'hypertension L'objectif principal de la prise en charge de l'hypertendu est de réduire son risque cardiovasculaire sur le long terme. De façon plus pragmatique, le bénéfice du traitement est directement corrélé à la baisse des chiffres de tension. En cas d'hypertension artérielle simple, l'objectif est de descendre en dessous de 14/9. Mais en cas de diabète associé ou d'insuffisance rénale, il est recommandé de baisser les chiffres en dessous de 13/8.Lorsque les objectifs de tension sont atteints, le suivi repose sur une consultation tous les trois mois environ en cas de risque cardiovasculaire élevé ou tous les six mois dans les autres cas. Source : e-santé Isabelle Eustache

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Protéger sa peau du soleil dès l'enfance !

Les expositions excessives au soleil sont responsables de problèmes majeurs de santé, notamment de cancer de la peau (dont le plus redoutable est le mélanome) et de cataracte. Savoir s'en protéger est essentiel et l'apprentissage doit débuter dès l'enfance. « Vivre avec le soleil » est un programme pédagogique permettant d'éduquer les enfants sur les risques liés aux surexpositions solaires et de leur faire adopter des comportements préventifs. Se protéger du soleil L'Association Sécurité solaire (Centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé pour l'éducation solaire) lance la deuxième édition du volet scolaire du programme « Vivre avec le soleil ». Il s'agit d'un guide de l'enseignant contenant une progression pédagogique « clé en main » (10 séances d'une heure) conçue pour être conduite d'avril à juin. Il est proposé (gratuitement sur inscription sur le site www.vivreaveclesoleil.info) aux professeurs des écoles, conseillers pédagogiques et IEN du premier degré (CE2, CM1, CM2). Les élèves sont également invités à participer à un concours d'affiches de prévention.Les objectifs sont les suivants : Prendre conscience que le soleil a des effets positifs et négatifs sur notre santé et que nous sommes inégaux devant les risques. Identifier les ultraviolets (UV) comme composante dangereuse de la lumière solaire. Prendre conscience de l'importance du temps d'exposition. Comprendre comment varie l'intensité des UV en fonction de l'heure et de la saison. Faire le lien entre la hauteur du soleil dans le ciel et l'épaisseur d'atmosphère traversée par la lumière. Comprendre comment varie l'intensité des UV en fonction du lieu (latitude et altitude). Savoir reconnaître les situations à risques et utiliser une carte de météo solaire. Savoir protéger sa peau et ses yeux efficacement. Être acteur de prévention santé.   Quelques exemples de messages à enseigner aux enfants   Si ton ombre est plus courte que toi, ne t'expose pas ou bien protège-toi. Pour te protéger, choisis la panoplie complète : chapeau ou casquette, lunettes, vêtements et crème solaire. Pense à te protéger, même si tu ne lézardes pas au soleil : le sport en plein air et les promenades nécessitent aussi une protection solaire. Mange équilibré : les vitamines et les oligo-éléments aident aussi ta peau à se protéger. Méfie-toi des UV qui ne chauffent pas : au bord de la mer, en montagne, lorsqu'il y a du vent, des nuages, les UV sont toujours là, il faut te protéger. Le programme « Vivre avec le soleil » est réalisé en collaboration avec « La main à la pâte » et les éditions Hatier (collection Passerelle).   Isabelle Eustache

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Août-Septembre : les mois de l'ambroisie

L'ambroisie est une plante sauvage qui provoque d'importantes allergies en août et en septembre.Les pollens d'ambroisie sont particulièrement concentrés dans la région Rhône-Alpes, même s'ils ont tendance à s'étendent à d'autres régions françaises. D'importantes mesures sont prises dans le département pour organiser la lutte et prévenir l'apparition des symptômes.   Lutte active contre l'ambroisie L'ambroisie pousse partout, dans les jardins, dans les terrains en friche, sur le bord des routes et il faut l'arracher sans tarder car les pollens d'ambroisie sont responsables d'importantes réactions allergiques (crises d'asthme, rhinites, laryngites, conjonctivites, eczéma).Dans la région Rhône-Alpes, les agriculteurs, les promoteurs et les gestionnaires de l'Équipement sont vivement sollicités pour prévenir la pousse de plants d'ambroisie, nettoyer et entretenir tous les espaces où pousse l'ambroisie. C'est que les manifestations allergiques à l'ambroisie sont particulièrement fréquentes dans ce département, où plus de 120.000 personnes sont sensibilisées au pollen d'ambroisie, soit plus de 6% de la population. De plus, on assiste à une très forte hausse du nombre de malades dus à l'ambroisie (+ 70 % en 3 ans), ayant mené le Préfet du Rhône à renforcer la lutte contre l'ambroisie en 2013.Prendre son traitement sans attendreOutre la lutte contre les plants d'ambroisie, les personnes allergiques sont invitées à prendre leur traitement dès le début de la saison pollinique car une fois les symptômes installés les traitements sont moins efficaces.Et en l'absence de traitement, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin dès les premiers signes cliniques. Les bulletins allergopolliniques À cet effet, les personnes concernées disposent de bulletins allergopolliniques indiquant le niveau de risque par zone et établi grâce à l'implantation de capteurs de pollens sur le terrain.Les bulletins du grand Lyonhttp://www.grandlyon.com/pollens.70.0.html Les bulletins nationauxRéseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : http://www.pollens.fr/les-bulletins/bulletin-allergo-pollinique.phpÀ savoir :Par précaution, les personnes allergiques et notamment les personnes très sensibles au pollen doivent s'abstenir de tout contact avec la plante, même non fleurie car l'allergène est présent en quantité infinitésimale dans la sève. Comment reconnaître l'ambroisie ? http://www.ambroisie.info/ Dr Philippe Presles

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Accidents de ski : prévenir les entorses du genou

L'entorse du genou est l'accident de ski le plus fréquent (1/3 des accidents). L'une des formes les plus graves de l'entorse du genou, la rupture du ligament croisé antérieur, est en augmentation : 15% des blessures en ski en 2010, contre 12% depuis 2007. Or, une bonne partie de ces traumatismes pourrait être évitée grâce à un bon réglage des fixations et à une préparation physique adéquate. L'entorse du genou, l'accident le plus fréquent en ski alpin Le ski est une détente et un plaisir, mais il représente parfois un sport à haut risque. Un tiers des accidents en ski alpin sont des entorses du genou. Et une entorse sur deux correspond à une forme particulièrement grave, la rupture du ligament croisé antérieur, dont les séquelles sont durables.En effet, cette lésion nécessite souvent une intervention chirurgicale, impliquant une instabilité persistante du genou avec gêne quotidienne et une interdiction de pratiquer certains sports. Les entorses du genou sont souvent liées à un mauvais réglage des fixations de ski On considère qu'environ la moitié des fixations de ski sont mal réglées. Or, pratiquement une entorse sur deux est la conséquence directe d'un mauvais réglage. L'autre atout pour éviter l'incident est la préparation physique préalable, permettant la protection du genou par une bonne musculature. Les femmes sont particulièrement exposées à l'entorse du genou ! Les femmes de plus de 25 ans sont trois fois plus exposées aux entorses que les hommes, en raison d'une protection musculaire insuffisante. La rupture du ligament croisé antérieur concerne essentiellement les débutantes et survient surtout lors de mouvements de torsion lents ou de chutes anodines, comme par exemple en descendant du télésiège. Profitez-en, le réglage des fixations prend en compte le sexe ! Prévention des entorses en ski : un bon réglage des fixations Le réglage des fixations n'est pas immuable. Il doit être effectué régulièrement, au minimum à chaque saison, par un spécialiste (même si l'on est propriétaire de ses skis !). Il se réalise en fonction de quatre paramètres : la pointure, le sexe, le poids et la façon de skier. Attention, si le réglage est trop serré, le déchaussement risque de ne pas se déclencher en cas de chute ! Prévention des entorses en ski : la préparation physique Il faut être en bonne condition physique ! Pratiquer la marche à pieds et la montée des escaliers ou la musculation en salle est fortement conseillé pendant deux mois avant le départ, notamment pour les femmes et les non-sportifs.Ces activités renforcent la musculature de la cuisse et la protection du genou, alors que d'autres développent le sens de l'équilibre comme la gymnastique et le trampoline, ou encore la vigilance avec le vélo. Dr Hakim Chalabi

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Cancer ORL : détecter tôt les signes évocateurs

Les cancers des voies aérodigestives supérieures se caractérisent par des symptômes pouvant rester longtemps très discrets. Toutefois, certains signes évocateurs peuvent attirer l'attention. Il est donc important de les connaître pour dépister précocement un cancer ORL et faciliter sa prise en charge. Quels sont les facteurs de risque des cancers ORL ? Les cancers ORL ont en commun des éléments favorisants bien connus : le tabagisme, l'alcoolisme, la mauvaise hygiène dentaire, certains états précancéreux, etc. Toutefois, dans 10 à 20% des cas, les patients ne présentent aucun de ces facteurs de risque, dont l'exemple type est le cancer de l'amygdale survenant souvent chez la femme sans aucun indice prédictif. Cancer ORL : des signes évocateurs qu'il faut repérer Ainsi certains symptômes ont été identifiés comme étant des signes d'alerte :· une angine longue à guérir en dépit d'un traitement antibiotique et anti-inflammatoire adapté ;· un changement de la voix (dysphonie), elle devient rauque, éteinte, trop aiguë, trop grave ou encore une fatigabilité vocale permanente ou intermittente qui persiste. L'apparition de tels signes nécessite un examen endoscopique pour établir le diagnostic ;· des troubles de la déglutition, avec une sensation de gêne persistante lors de la déglutition associée à une douleur localisée unilatérale et à une expectoration de salive parfois mêlée de sang, doivent amener à pratiquer un examen clinique minutieux ;· plus rarement des troubles respiratoires, avec l'apparition d'une gêne respiratoire progressive (dyspnée), dont l'origine exacte sera à déterminer (dyspnée laryngée, trachéale, bronchopulmonaire) ;· une inflammation infectieuse des ganglions (adénopathie), nécessitant un examen précis. Des symptômes à dépister tôt En cas de doute il est indispensable de mener les explorations jusqu'à l'endoscopie sous anesthésie générale pour voir la tumeur, son étendue, sa localisation exacte et rechercher une éventuelle deuxième localisation (présente dans 40% des cas). Une biopsie sera alors réalisée, seul élément permettant de porter un diagnostic formel.Dépister ces signes au plus tôt permet la mise en place d'une thérapeutique contre un cancer ORL plus efficace et donc moins invalidante. Dr Philippe Presles

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La gastroentérite ne passera pas par moi !

Cette inflammation des intestins, le plus souvent due à une infection, mène à une indisposition passagère. Hautement contagieuse, on peut cependant éviter la gastroentérite grâce à des précautions d’hygiène. Bénigne, elle peut cependant se révéler dangereuse chez les nourrissons et les personnes âgées en raison d’un risque de déshydratation. Gastroentérite : diarrhées et compagnie A l’origine de diarrhées, nausées et vomissements, la gastroentérite entraine également un état de faiblesse, de fatigue, accompagné de douleurs abdominales. Très courante en hiver, elle peut cependant se manifester toute l’année et aussi durant un voyage.Généralement due à une infection virale mais aussi bactérienne, la gastroentérite ne dure que quelques jours. Contrez la gastroentérite grâce à l’hygiène La gastroentérite est très contagieuse. Elle se propage par la contamination fécale des aliments ou de l’eau. Autrement dit, il est impératif de veiller à se laver les mains après chaque passage aux toilettes et de veiller à préparer la nourriture dans de bonnes conditions d’hygiène (lavage des mains, du plan de travail, des aliments…). Si un cas de gastroentérite se déclare dans la famille, il est conseillé de désinfecter les jouets partagés par plusieurs enfants afin d’éviter la propagation.Attention, certaines bactéries peuvent aussi produire des toxines dans des aliments mal conservés. La gastroentérite qui en découle relève alors de l’intoxication alimentaire. Il est ainsi conseillé d’éviter les aliments crus (viandes, poissons, salades, légumes) lorsque l’hygiène est douteuse, lors de certains voyages par exemple, et de se méfier des fruits de mer crus. Pour vous soulager La gastroentérite disparaît le plus souvent spontanément. En attendant, il est nécessaire de calmer le système digestif et de s’hydrater. Evitez de manger pendant les nausées et les douleurs abdominales. Par la suite, réintroduisez des aliments neutres (banane, riz, pain…). En revanche, évitez le café, l’alcool et les produits laitiers. Contrairement à une idée reçue, évitez le coca, trop agressif pour un estomac déjà retourné. Dans tous les cas, compensez très régulièrement les pertes hydriques en buvant de l’eau. Soyez extrêmement vigilant avec les nourrissons et les personnes âgées car la déshydratation survient très rapidement. Des sachets de réhydratation sont généralement indispensables. Les parents de nourrisson devraient toujours en avoir sous la main. Les probiotiques étant des bactéries intestinales bénéfiques, sous forme de compléments alimentaires, elles peuvent aider à soulager les symptômes. En cas de symptômes importants, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien, il pourra vous conseiller un antispasmodique contre les douleurs abdominales et/ou recommander du paracétamol, voire un médicament pour ralentir le transit et calmer la diarrhée. Dans tous les cas, en l’absence d’amélioration, consultez votre médecin.   A tester en complément contre les nausées Une infusion de gingembre contre les nausées, ou une infusion de menthe poivrée.Allongez-vous en respirant calmement, un gant de toilette frais sur le front. Isabelle Eustache

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Dépistage gratuit des cancers de la peau

Un dépistage gratuit contre le mélanome ? C'est tous les ans au printemps, et c'est l'occasion de montrer sa peau à un dermatologue. Un dépistage gratuit tous les ans Pour aider la population à prévenir les cancers de la peau, mélanome en tête, le Syndicat national des dermatologues-vénérologues organise chaque année une journée au cours de laquelle n'importe quelle personne à risque peut se faire dépister pour repérer d'éventuelles lésions qui risqueraient de devenir cancéreuses. Pour en profiter, il suffit de se rendre dans un des centres de dépistage dont les coordonnées sont disponibles sur le site www.syndicatdermatos.org ou au numéro vert 3015. Contre le mélanome, le dépistage est capital Le mélanome est le cancer de la peau le plus dangereux. Contrairement à ce que l'on croit parfois, il ne se développe pas uniquement sur des grains de beauté (seuls 30 à 50% des cas débutent sur un grain de beauté déjà formé). En revanche, un mélanome débutant ressemble à un grain de beauté, ce qui explique que l'on conseille de les surveiller de près. S'il est très meurtrier, le mélanome peut pourtant être bien traité s'il est pris à temps. On observe d'ailleurs qu'en Europe, alors que le nombre de cas augmente, la mortalité reste stable, voire diminue : pris au tout début, le taux de survie à cinq ans est de 90 à 95%. D'où l'importance d'un dépistage régulier. Celui-ci permettra en outre de repérer aussi les autres cancers de la peau, qui sont moins graves mais aussi beaucoup plus fréquents. Dépistage du mélanome : pour les hommes aussi ! Statistiquement, en Europe, les femmes sont diagnostiquées plus tôt… et les hommes meurent plus du mélanome. Il est donc important de rappeler aux hommes de notre vie qu'ils doivent passer chez le dermatologue, et cette Journée de dépistage est une bonne occasion. Pour rappel, le mélanome touche surtout les personnes au phototype le plus clair, celles qui ont été souvent exposées au soleil dans leur vie, surtout pendant l'enfance ou la jeunesse, et celles qui ont dans leur famille une personne qui a déjà été touchée par le mélanome. Petite nouveauté 2011 : SoleilRisk, une application i-phone Pour informer le grand public et sensibiliser les jeunes aux facteurs de risque, une application i-phone est lancée : « Soleil risk » qui permet d’obtenir les indices UV des endroits où l’on se trouve, d’avoir accès à des conseils de prévention adaptés et aux coordonnées des centres de dépistage les plus proches. Marion Garteiser,journaliste santé

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12 règles incontournables pour lui éviter un accident

Chaque année, les victimes d’accidents domestiques se comptent en milliers et les jeunes enfants sont en première ligne. Quelques minutes d’inattention suffisent souvent. Inversement, quelques précautions suffisent parfois à éviter le pire. Voici 12 bonnes idées à mettre en pratique dans la vie quotidienne pour les protéger d’un accident domestique. Les accidents domestiques font chaque année 6 millions de blessés et 11.500 morts. Les enfants de moins de 5 ans font partie des principales victimes d’accidents, et notamment d’accidents graves, aux côtés des personnes âgées de plus de 70 ans.Dans la plupart des cas, l’accident survient au domicile. Chez les enfants, il s’agit d’intoxication, de suffocation, de brûlure, de contusion, etc. Nombre de ces accidents domestiques peuvent être évités en respectant quelques grandes règles. Voici 12 bonnes idées pour prémunir votre enfant d’un accident domestique.1) Rangez les briquets, les allumettes, les couteaux, et tout autre objet dangereux hors de la vue des enfants. Idéalement et selon l’âge des enfants, ces objets sont à ranger dans des placards ou des tiroirs fermés à clé ou équipés d’une sécurité.2) Ne laissez jamais à portée de main de petits objets, ni de piles bouton (petites piles plates pouvant être ingérées), ni de sac en plastique ; 3) Les produits d’entretien et les médicaments doivent être systématiquement rangés soit en hauteur, soit dans un placard fermé à clé.4) Débranchez tout appareil électrique dès que vous ne vous en servez plus, et même si vous ne devez vous absenter que quelques instants.5) Lorsque vous cuisinez, tournez toujours les queues des casseroles du côté du mur.6) Ne laissez jamais un jeune enfant seul. Ne perdez jamais de vue un enfant dans son bain, dans une piscine, sur la table à langer. Ne laissez jamais non plus un enfant seul avec un animal, même familier.   7) Réglez l'eau chaude de sorte qu’elle ne dépasse jamais les 40° C.8) Installez des protèges prises électriques et équipez les endroits stratégiques de barrières comme le haut des escaliers. 9) Ne placez aucune chaise ou meuble devant les fenêtres.10) Pensez à vérifier régulièrement l’état des jouets de vos enfants et aussi celui de vos installations.11) Pour toutes les activités, équipez votre enfant des protections adaptées à l’activité en question, à son âge et ajustez-les à sa taille et morphologie, notamment, casque pour le vélo et le roller, protèges genoux et poignets pour le roller. Cette consigne est valable même pour quelques minutes d’activité, ce qui est souvent le cas avec des jeunes enfants.12) Éduquez votre enfant dès le plus jeune âge, même si avant 6 ans il est peu probable qu’il mette en pratique vos avertissements. Il faut lui expliquer pourquoi il risque un accident, pourquoi c'est dangereux et interdit. Isabelle Eustache

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Profiter de son jardin sans finir aux urgences

Chaque année, le jardin est le théâtre de quelque 1 million d’accidents. Pour profiter du vôtre en toute sécurité, c’est le moment de vérifier s’il est sûr et de réviser les bons réflexes. Petit tour d’horizon en 10 étapes. Les jeux d’enfants Vérifiez l’installation des jeux d’enfants (balançoire, toboggan, bac à sable, piscine…) : fixations, état d’usure, bords non endommagés et non coupants, conformité, etc.Zoom sur le barbecueVérifiez si votre barbecue est installé au bon endroit (car une fois allumé, il ne faudra plus le déplacer) et veillez à une parfaite stabilité. N’utilisez jamais d’alcool pour allumer votre barbecue et encore moins pour le raviver. Établissez un périmètre de sécurité pour protéger les enfants. Les réflexes du bon jardinier Ne pas laisser traîner ses outils : râteau, ramasse feuilles, binette, seaux, et encore moins des ciseaux ou un sécateur non refermés. Sitôt utilisés, sitôt rangés et hors de portée des enfants.Pour éviter les chutes, rangez systématiquement le tuyau d’arrosage après chaque utilisation.Éliminez les plantes toxiques : renseignez-vous, certaines plantes sont toxiques pour les enfants qui auraient l’idée de les toucher, voire d’en goûter les feuilles (Arum tacheté, buisson ardent, houx, cytise, sorbier, if…). Pensez à vos enfants, mais aussi à ceux de vos amis !L’entretien des rosiers, des buissons, du potager, nécessite de porter des gants, et attention à vos yeux.Vérifiez votre vaccination contre le tétanos : rappel tous les 10 ans (et à plus forte raison si vous avez dépassé ce délai) ! Un jardin bio… de préférence Évitez les produits chimiques (insecticides). À défaut, respectez scrupuleusement le mode d’emploi. Trop de jardiniers amateurs utilisent inutilement un peu plus que la dose recommandée, c’est mauvais pour la nature et toxique pour l’homme.Choisissez le bon moment : après un traitement, le jardin doit le plus souvent être interdit aux enfants et aux animaux. Donc pas question de traiter un samedi matin si vous avez prévu un barbecue !Ne laissez jamais traîner des produits chimiques. Ils doivent être soigneusement refermés, rangés et placés hors de portée des enfants et des animaux.Veillez à n’avoir jamais de stock : achetez uniquement la quantité dont vous avez besoin maintenant.Est-il besoin de le rappeler ? L’utilisation des pesticides impose le port d’un masque, de gants adaptés et de lunettes de protection contre les projections. Travaux et entretien en hauteur Si vous devez monter à l’échelle, ne le faites pas seul. Demandez à un autre adulte de vous aider à stabiliser l’échelle et de vous guider, quitte à différer vos travaux ou votre cueillette.Pour scier une branche, là encore il faut être deux et prendre des précautions (périmètre de sécurité, outils adaptés, gants, lunettes…).Évidemment, cueillir des fruits dans un arbre impose aussi de porter des gants et des lunettes de protection. Jamais de bricolage sans précautions ! Portez systématiquement des lunettes de protection et des gants adaptés pour chaque tâche (contre les produits chimiques, contre les blessures…) et un masque si nécessaire (poussière de bois, peinture…). Débranchez tout appareil électrique immédiatement après utilisation. Vérifier l’état de votre matériel et n’utilisez que du matériel adapté. Autrement dit, chaque outil est conçu pour un usage bien défini, ne l’utilisez pas de façon détournée.  Même en été, habillez-vous : on ne bricole pas torse nu ni pieds nus. Enfin, ôtez votre alliance avant de bricoler !Quid de la tondeuse ?Ne pas tondre pieds nus ni en tongs, ni de l’herbe mouillée. Avant de décoincer l’hélice, débranchez systématiquement la tondeuse. Débranchez et rangez la tondeuse et la rallonge immédiatement après utilisation. Portez chapeau et lunettes de soleil Si l’on joue, jardine ou bricole, ainsi concentré on ne se rend pas forcément compte de la chaleur ni du soleil. Pour éviter coup de soleil, insolation et pour ne pas abîmer vos yeux, chapeau, lunettes de soleil et crème solaire s’imposent !Ne laissez rien traîner dans votre jardinAprès déjeuner, débarrassez et nettoyez la table. Évitez notamment de laisser des aliments sucrés qui risquent d’attirer les insectes, particulièrement les piqueurs.Si vous êtes dans une zone à moustiques, veillez à ne pas laisser d’eau stagner (arrosoir, récipient, soucoupe…)Trousse de secoursAvez-vous pensé à vérifier l’état de votre trousse de secours ? Contre les brûlures, bleus, piqûres, coupures, vous devez avoir à portée de main antiseptique, crème apaisante, cicatrisante, pansements, etc. Isabelle Eustache

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Etes-vous prêt à faire face à une situation d'urgence ?

Testez vos connaissances sur les situations d'urgence ! Répondez par "vrai" ou "faux" et découvrez la bonne réponse ! 1) Vous êtes amené à porter secours à un motard accidenté. Il faut immédiatement lui ôter son casque afin d'être certain qu'il puisse respirer. Réponse : Faux.Il faut éviter de lui enlever son casque, car, s'il a une lésion du crâne ou de la colonne cervicale, vous risquez d'aggraver ses lésions (sauf s'il a besoin d'une respiration artificielle, et qu'il porte un casque intégral : vous serez bien obligé de lui ôter son casque).2) En cas de brûlure, il ne faut surtout pas laisser couler de l'eau sur les zones brûlées, car cela risque de provoquer un choc thermique.Réponse : Faux.Faites ruisseler de l'eau sur les zones brûlées et les vêtements encore chauds pendant 5 minutes. L'eau doit être froide mais pas glacée.3) Il est possible d'être victime d'une intoxication suite à une prise excessive de vitamines.Réponse : Vrai.Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, prendre des vitamines n'est pas sans risque : il existe des accidents de surdosage en vitamines. 4) Lorsqu'une personne est inconsciente, il faut immédiatement l'asseoir, ouvrir son col et lui tapoter sur les joues. Réponse : Faux.Il ne faut pas asseoir la victime : il est important que le cerveau soit le plus possible irrigué. Il est donc préférable de la placer en position latérale de sécurité. Il faut effectivement dégrafer son col. En revanche, il ne faut pas lui tapoter les joues.5) En cas de projection chimique dans l'oeil, il ne faut surtout pas essayer de rincer à l'eau, car cela risque d'entraîner une dilution du produit dans l'oeil.Réponse : Faux.En cas de projection d'un produit chimique dans l'oeil, il faut rincer le plus rapidement possible, en faisant couler doucement l'eau du robinet sur l'oeil.6) En cas d'amputation d'un doigt, il faut le plonger dans la glace.Réponse : Faux.Récupérez le plus vite possible le membre amputé, entourez-le d'un linge propre (compresse stérile si possible) et mettez-le dans un sac plastique hermétiquement fermé, qui sera glissé dans un sac rempli de glace (pas de contact direct du membre avec la glace).7) Lorsqu'une personne gît à terre, inconsciente et qu'elle respire, il faut veiller à ce qu'elle garde la tête dirigée vers le haut, afin qu'elle puisse continuer à respirer facilement.Réponse : Faux.Si la victime inconsciente reste sur le dos, elle risque de s'étouffer avec sa langue et ses propres vomissemments. Il faut la placer sur le côté, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol, ses vomissements s'écouleront librement sur le sol, et la langue ne pourra plus tomber dans sa gorge. Ainsi, elle ne risquera plus de s'étouffer. 8) En cas d'intoxication aiguë, il ne faut surtout pas donner de lait à boire. Réponse : Vrai.Longtemps considéré comme un antidote, le lait favorise en fait l'absorption de certains produits toxiques par le tube digestif. 9) Dans un appartement en feu, il faut garder la tête le plus haut possible, car les fumées toxiques sont plus lourdes que l'air et ont tendance à se retrouver au niveau du sol.Réponse : Faux.Il faut rester près du sol. De même, il faut fermer les portes et ouvrir les fenêtres, obturer les interstices des portes avec des linges mouillés et se protéger le nez et la bouche avec un linge humide. Isabelle Eustache

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Combattre l'obésité, en famille !

L'épidémie d'obésité qui se répand en ce moment et frappe particulièrement les enfants est l'objet de toutes les attentions. Une nouvelle étude donne quelques éléments pour la prévenir... Comment savoir ce qui rend les enfants obèses ? Des chercheurs australiens ont interrogé 1685 enfants et leurs parents sur leurs habitudes de vie, et vérifié leur poids. En comparant les deux, ils ont pu classer ces habitudes en deux catégories. Les premières diminuent le risque d'obésité... les secondes la favorisent. Comment diminuer le risque d'obésité chez les enfants ? Certains comportements des parents limitent la prise de poids chez les enfants : Contrôler la consommation de boissons sucrées chez les enfants. Encourager l'activité physique chez les enfants (la manière la plus facile d'obtenir ce résultat est de pratiquer soi-même une activité physique). Limiter le temps passé à regarder la télévision. Manger régulièrement un petit-déjeuner. Offrir de l'eau avec le repas, et pas des boissons sucrées.   Comment augmenter le risque d'obésité chez les enfants ? A l'inverse, voici les comportements des parents qui sont souvent associés à une obésité des enfants: Avoir des boissons sucrées à disposition. Permettre la présence d'une télévision dans la chambre des enfants. Opter régulièrement pour du fast-food à la maison. Manger devant la télévision. Utiliser fréquemment la voiture pour des trajets de moins de deux kilomètres.   Pourquoi faut-il protéger ses enfants contre l'obésité ? L'obésité pendant l'enfance ne se limite pas aux premières années : ses conséquences sur la santé sont de longue durée, et certaines n'apparaissent qu'à l'âge adulte. Maladies cardiovasculaires, diabète, mais aussi des troubles musculosquelettiques comme l'arthrite, et certains cancers (de l'endomètre, du sein et du côlon) sont favorisés par l'obésité. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, au moins 2,6 millions de personnes meurent chaque année à cause de l'obésité et du surpoids... Marion Garteiser, journaliste santé

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L'exercice physique contre les AVC, même invisibles

Une étude vient de montrer que l'exercice physique protège contre les AVC, même ceux que l'on ne détecte pas. Des AVC discrets, voire invisibles Les AVC (accidents vasculaires cérébraux) sont des attaques du cerveau : une artère se bouche, ou au contraire se rompt, et une zone du cerveau n'est plus irriguée correctement par le sang. Elle cesse donc de fonctionner, ce qui s'accompagne en général de symptômes typiques : paralysie d'une moitié (gauche ou droite) du corps, modification de la sensibilité (certaines parties du corps deviennent insensibles), gênes oculaires (un œil ne voit plus, ou plus bien), troubles du langage (difficultés à parler, répétition des mêmes mots, etc.). Cependant il arrive qu'un AVC ne présente aucun de ces symptômes, et ne soit donc pas détecté. Certains patients, au cours d'un examen du cerveau, apprennent alors avec surprise qu'ils ont subi un ou plusieurs AVC dans le passé, alors qu'ils n'en ont jamais ressenti les symptômes. Le problème, c'est que ces AVC silencieux ont tout de même un impact sur la santé : ils augmentent le risque de démences, et d'un AVC plus grave dans le futur.   Le sport prévient les AVC, même invisibles ou discrets Pour vérifier l'impact du sport sur ces AVC discrets, les chercheurs ont recruté à peu près 1200 personnes âgées sans antécédents d'AVC. Ils les ont examinées et leur ont posé des questions sur leur activité physique habituelle. Six ans plus tard, les mêmes personnes ont été examinées à nouveau. 16% avaient de petites lésions au cerveau qui indiquent des AVC silencieux. Autre constat : les personnes qui avaient une activité modérée et régulière avaient 40% moins de risque de présenter ces lésions. Or l'activité physique protège aussi contre les "vrais" AVC, ce qui fait deux très bonnes raisons pour se mettre au sport. Quel sport pour se protéger des AVC ? L'étude montre que l'exercice physique modéré protège (on conseille au moins 2,5 heures par semaine) alors que l'exercice léger ne suffit pas. Voici quelques exemples d'exercice modéré : Marche rapide Jardinage et ménage énergiques Nage Course à pied Randonnée Cyclisme Tennis Etc. En revanche, des activités très douces comme la marche, le bowling ou le golf n'ont pas d'effet protecteur mesurable. Ce n'est évidemment pas une raison pour y renoncer… Mais il est toujours bon pour la santé d'exercer régulièrement une activité physique tonique. Si vous en ressentez le besoin, demandez conseil à votre médecin sur la meilleure activité physique pour vous et la meilleure manière de vous y mettre.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Les réseaux sociaux chez les 8 - 17 ans, quels risques ?

La moitié des jeunes entre 8 et 17 ans sont connectés à un réseau social, le premier étant de loin Facebook, suivi par les Skyblog et Myspace. C'est ce que montre une enquête de juin 2011 réalisée par la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL), l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), Action innocence (Préserver la dignité et l'intégrité des enfants sur Internet) et  la TNS Sofres. Même quand c'est interdit, ils y vont... Près de 20 % des moins de 13 ans sont connectés à Facebook... alors que c'est interdit. Et 97 % des parents sont au courant de la situation. Et à partir du lycée, près de 90 % des jeunes sont sur les réseaux sociaux. Et ils vont y faire un tour tous les jours pour 60 % d'entre eux (55 % pour les garçons et 63 % pour les filles). Les réseaux sociaux, est-ce pour les gosses de riches ? Pas du tout : 49 % des jeunes issus de milieu populaire sont sur les réseaux sociaux, alors qu'ils sont 44 % parmi les jeunes des populations aisées. La différence n'est pas énorme bien sûr, mais elle est significative. Peut-être parce que les parents de milieu aisé réagissent plus au fait que les résultats scolaires sont directement et négativement corrélés au temps passé sur Internet par leurs enfants. Les réseaux sociaux, une agressivité présente ! On observe que 31 % des filles de plus de 13 ans affirment avoir déjà été victimes d'insultes, de mensonges ou de rumeurs. Et cela monte à 33 % pour ceux qui ont plus de 300 amis. Plus d'amis, c'est aussi plus de contacts avec des personnes agressives ! Toujours parmi les jeunes ayant plus de 300 amis, 53 % des enfants disent avoir déjà été choqués par des contenus insultants, violents ou racistes. Quand on leur demande ce qui les a choqué, près de 20 % citent en premier le sexe, la pornographie, les personnes dénudées ; 15 % les bagarres, les accidents ou le sang ; 15 % les propos racistes ou homophobes. Trop de faux amis sur les réseaux sociaux ? Les enfants et les adolescents ont en moyenne... 210 amis sur les réseaux sociaux ! Ce chiffre est d'autant plus élevé que l'âge augmente, et l'on arrive, en moyenne, à 260 amis pour les lycéens. Et 30 % d'entre eux acceptent comme amis des personnes qu'ils n'ont jamais vues. Résultat, un tiers d'entre eux sont connectés avec des inconnus. Les parents et les réseaux sociaux, un rôle difficile...En ce qui concerne leurs enfants, les parents ont du mal à prendre leur place face aux réseaux sociaux : 45 % des enfants étant sur un réseau social n'ont jamais parlé de ces réseaux sociaux avec leurs parents. Cependant, environ 50 % des enfants sont amis avec un de leurs parents.La moitié des enfants s'estiment surveillés au sujet des réseaux sociaux, mais il s'agit plutôt d'une surveillance du temps passé, pas du contenu des échanges. Que faire pour les parents ? Limiter le temps passé sur les réseaux sociaux, bien sûr, puisque le temps de vie dans une réalité virtuelle est ôté à la vie réelle ! Et cela d'autant que le temps passé sur un ordinateur est négativement corrélé aux résultats scolaires.Expliquer aux enfants qu'accepter des inconnus comme amis, c'est ouvrir la porte à des personnes peut-être agressives ou malhonnêtes. Chercher à gagner le concours de "celui qui a le plus d'amis" est stupide. En amitié, c'est la qualité qui compte, pas la quantité.Leur rappeler les règles explicites ou implicites :- Il est interdit de mettre en ligne des photos sans avoir obtenu une autorisation des personnes concernées.- Il est interdit de tenir des propos agressifs, racistes, violents, mensongers sur qui que ce soit...- Ridiculiser quelqu'un est un acte très grave.- Si l'on veut se faire respecter, il faut respecter les autres, et l'on ne fait jamais aux autres ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous fasse.Finalement, l'éthique d'internet est simplement l'éthique de la vraie vie, toujours à rappeler régulièrement aux enfants.Vous voulez lire l'enquête dans son intégralité ? http://www.jeunes.cnil.fr/Action innocence : http://www.actioninnocence.org/Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) : http://www.unaf.fr/Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) : http://www.jeunes.cnil.fr/ Dr Catherine Solano

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Sur la route des vacances, pas de somnolence au volant !

À la veille des grands départs, petite piqûre de rappel sur les risques de somnolence au volant et quelques conseils pratiques pour que la fatigue ou la somnolence ne vous gâche pas les vacances… La somnolence au volant : un des principaux risques d’accident L’alcool et la vitesse sont les deux premiers facteurs de risque d’accidents de la route loin devant la fatigue ou la somnolence. Mais si la somnolence au volant est impliquée dans 2,8% des accidents mortels, il faut savoir qu’elle est en cause dans 1 accident mortel sur 3 sur autoroute (devant l'alcool : 1 sur 6 et la vitesse : 1 sur 10) ! Qui est à risque de somnolence ? Nous pouvons tous être victime de somnolence au volant, tout simplement après une nuit de sommeil trop courte (le risque d’accident est multiplié par 3 après une nuit de moins de 5 heures), une condition physique altérée ou lors des longs trajets. Mais certaines personnes présentent un risque accru de somnolence :- De nombreux médicaments ont pour effet secondaire de favoriser la somnolence. C’est le cas notamment des psychotropes, des benzodiazépines et de certains antidouleurs. Mais fiez-vous au pictogramme qui figure sur la boîte : une voiture dans un triangle rouge indique un risque pour la conduite. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin, lequel peut modifier votre traitement si nécessaire.- Le syndrome d’apnées du sommeil se caractérise par de multiples arrêts respiratoires durant le sommeil. Cette affection augmente le risque cardiovasculaire, mais altère également la qualité du sommeil. C’est ainsi que les personnes atteintes de syndrome d’apnées du sommeil souffrent de fatigue et de somnolence durant la journée. Il faut absolument en tenir compte si l’on souhaite prendre le volant !Environ 5 à 7% de Français présentent un syndrome d’apnées du sommeil, mais tous ne sont pas diagnostiqués. Si vous ronflez ou si votre conjoint vous fait la réflexion, si vous vous réveillez le matin encore fatigué, si vous êtes somnolent durant la journée, consultez votre médecin, il peut s’agit d’un syndrome d’apnées du sommeil. Comment ne pas vous endormir au volant ?   Évitez les horaires les plus à risques : entre 2h et 5h et entre 13h et 16h. Avant un long trajet, faites le plein de sommeil plusieurs jours de suite. Évitez l’alcool. En plus de modifier les réflexes, l’alcool facilite l’endormissement. Ne faites pas de repas trop copieux, trop riche en graisses ou en sucres. La digestion favorise la somnolence. Ne misez pas sur la musique forte en continu. Au début, elle stimule, mais à la longue, elle fatigue le cerveau. Sans tomber dans l’excès inverse d’une musique douce en bruit de fond, privilégiez la musique rythmée à volume modéré ou encore mieux, écoutez une émission radio. Veuillez à une température modérée (climatisation, fenêtre entrouverte) car la chaleur endort. Faites régulièrement des pauses de 15 à 20 minutes au minimum toutes les deux heures : marchez, faites quelques exercices, étirez-vous, prenez l’air… Arrêtez-vous immédiatement et dormez une vingtaine de minutes dès les premiers signes de somnolence : bâillements, raideurs dans la nuque, douleurs dans le dos, difficultés de concentration, baisse de l’attention, paupières lourdes… Sans en abuser, le café est un bon stimulant. Il est aussi diurétique et vous incitera ainsi à faire des pauses régulières. Vous pouvez aussi faire des « siestes dynamisantes » : prenez un ou deux cafés avant de faire une courte sieste. La caféine mettant 15 à 30 minutes avant d’agir, elle ne vous empêchera pas de vous endormir, mais vous stimulera à votre réveil. Pour en savoir plusPage Facebook de l'association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA) : http://www.facebook.com/autoroutes.somnolenceauvolant   Isabelle Eustache

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Déjouez les pièges des soirées arrosées entre amis

C'est l'été et vous êtes en vacances. Détendez-vous et profitez de vos amis. Mais en cas de soirée arrosée, sachez prendre les devants pour profiter sereinement de l'événement et ne prendre aucun risque, notamment au volant. Voici quelques conseils, valables pour les jeunes et les moins jeunes... Piège numéro 1 : « d'accord, mais alors juste un verre ! » Soyez raisonnable : si vous devez prendre le volant, n'acceptez même pas un seul verre. D'autant plus qu'après un premier verre, si la soirée s'étend en longueur, vous serez d'autant plus tenté d'en prendre un deuxième. Et résultat, vous ne pourrez plus repartir de façon autonome. Piège numéro 2 : « on verra bien plus tard comment faire pour rentrer » Si malgré tout, vous vous laissez piéger, ou si vous prenez un verre volontairement, c'est parfaitement votre droit, mais réglez immédiatement la question du retour, lorsque vous et vos amis avez encore les idées bien claires.Plusieurs possibilités s'offrent à vous : Vous désignez la personne qui conduira et donc qui ne boit pas de la soirée. Vous prendrez un taxi, notez le numéro d'appel. Vous réservez une chambre à proximité. Vous dormez sur place, chez vos amis ou chez des voisins.   Piège numéro 3 : « j'attends que mon taux d'alcoolémie diminue » Si vous avez bu de l'alcool, sachez que le taux d'alcoolémie dans le sang diminue très lentement. Il est peu probable qu'attendre une ou deux heures soit suffisant pour retrouver un état compatible avec la conduite. D'autant plus qu'à attendre, la fatigue va vous gagner. Faites vous raccompagner, dormez sur place ou prenez un taxi.À savoir : - Chaque verre d'alcool fait monter le taux d'alcoolémie en moyenne de 0,20 à 0,25 g. - On perd en moyenne environ 0,15 g par heure. Piège numéro 4 : « je l'ai prévenu, je ne peux l'empêcher... » Si vous laissez un ami qui a bu de l'alcool prendre le volant, vous avez une part de responsabilité. S'il est sous l'emprise de l'alcool, il ne suffit pas de le prévenir, il faut être convaincant, trouver les arguments pour qu'il abandonne l'idée de conduire lui-même. Piège numéro 5 : « et si on prenait un bain de minuit ? » Pourquoi pas, mais restez prudent : n'allez pas nager n'importe où, faites attention où vous mettez les pieds, restez là où vous avez pied, restez groupés et nommez une personne qui reste au bord pour surveiller et appeler les secours au cas où. Piège numéro 6 : « je me sens parfaitement capable de conduire » Seul le taux d'alcoolémie dans le sang indiquera si vous pouvez ou non prendre le volant. Ne vous fiez pas à vos sensations, soufflez dans un éthylotest.Un taux d'alcoolémie au volant de 0,5g/l dans le sang (ou 0,25 mg/l d'air expiré) est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 750 euros, d'un retrait de 6 points, voire d'une suspension de permis. Attention, conduire avec plus de 0,8 g/l est considéré comme un délit : jusqu'à 4 500 euros d'amende, retrait de 6 points, suspension du permis jusqu'à 3 ans, voire annulation avec interdiction de repasser le permis pendant 3 ans, et un emprisonnement pouvant aller jusqu'à 2 ans, avec jugement devant le tribunal correctionnel ! Isabelle Eustache

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Les jeunes n'en savent pas (encore) assez sur le sida !

L'été, c'est la belle saison… mais aussi celle des infections sexuellement transmissibles. L'utilisation du préservatif est plus importante que jamais ! C'est pourquoi la plateforme prévention sida lance en ce moment une campagne de prévention orientée spécifiquement vers les jeunes. Pourquoi l'épidémie de sida est-elle toujours en augmentation ? L'épidémie de sida ne diminue plus, elle s'amplifie même : le nombre de cas de VIH diagnostiqués en 2009 est le plus élevé depuis le début de l'épidémie. Plus de trois personnes sont diagnostiquées séropositives chaque jour dans notre pays… On peut, certes, imputer une partie de cette augmentation à un meilleur dépistage du VIH. Mais le nombre de nouveaux cas de VIH reste bien trop élevé. D'autant qu'il existe un moyen bon marché, facile à trouver et très efficace de prévenir la transmission du sida : le préservatif. Mais bien entendu, il ne protège que si l'on s'en sert… Or seuls 57% des jeunes utilisent un préservatif à chaque fois qu'ils ont une relation sexuelle (1).Un chiffre qui augmente d'année en année, mais reste loin d'être suffisant. Une autre étude (2) montre en outre que le fait d'avoir plusieurs partenaires est de plus en plus fréquent chez les jeunes… et que l'utilisation du préservatif n'augmente pas en proportion. Et la conséquence ne se fait pas sentir uniquement sur le sida : d'autres infections sexuellement transmissibles, comme les chlamydias ou l'herpès sont aussi de plus en plus souvent diagnostiqués chez les jeunes. Pourquoi les jeunes n'utilisent-ils pas toujours des préservatifs ? Si, il y a dix ou vingt ans, le VIH ou le sida étaient des maladies qui faisaient peur, c'est moins le cas aujourd'hui.Est-ce le résultat d'une mobilisation médiatique moins importante ? Ou l'arrivée des trithérapies, qui ont fortement augmenté l'espérance de vie des malades ?Toujours est-il que la nécessité de se protéger semble peser moins lourd que les inconvénients du préservatif. Les arguments exprimés par les jeunes pour ne pas utiliser le préservatif sont divers, mais le relationnel prend une large part : l'amour que l'on porte au partenaire, la confiance que l'on a en lui/elle, l'envie de le/la fâcher, l'impression que l'on peut s'en remettre à lui/elle parce qu'il/elle est plus expérimenté(e). Tous ces éléments peuvent contribuer à "oublier" d'aborder la question si importante du préservatif. Et à prendre un risque avec sa santé. Quelle est la solution pour convaincre les jeunes de porter le préservatif ? La campagne de prévention actuelle consiste à encourager les jeunes à parler du préservatif à leur manière, en utilisant des métaphores et des vocabulaires variés. Mais elle ne suffira certainement pas à elle seule… continuer à rappeler que le sida tue et qu'il peut très souvent être évité n'est jamais vain. Marion Garteiser, journaliste santé

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Le retour de la goutte

Il y a une cinquantaine d'années encore, la goutte était une maladie devenue plutôt rare. Or aujourd'hui, les crises de gouttes font souffrir de plus en plus de Français. Comment repérer cette maladie rhumatismale, la traiter et comment prévenir les récidives ? La goutte, une maladie en pleine recrudescence Fréquente au cours des siècles passés, la goutte s'est progressivement faite plus discrète.Or depuis une cinquantaine d'années, on assiste à une recrudescence de cette maladie rhumatismale. Avec 600.000 personnes touchées aujourd'hui, le nombre de cas de gouttes a doublé en France depuis 1970. En cause, l'évolution de notre mode d'alimentation (trop riche, trop sucrée, trop alcoolisée) qui favorise les excès d'acide urique à l'origine de la goutte. Une maladie très douloureuse La goutte se manifeste par des douleurs articulaires très vives, survenant par crises et débutant souvent la nuit. L'hypersensibilité dans les articulations, touchant le plus souvent la base du gros orteil, peut aller jusqu'à empêcher de poser le pied par terre, voire rendre insupportable la simple présence d'un drap sur le pied. La goutte peut aussi toucher le dos du pied, la cheville, le genou, parfois aussi le poignet ou les doigts.C'est généralement la survenue d'une crise de goutte qui révèle la maladie. Trop d'acide urique dans le sang Cette maladie est due à une accumulation d'acide urique dans le sang, favorisant la formation de cristaux d'urate de sodium dans les articulations. L'organisme produit lui-même de l'acide urique, mais cet élément provient aussi de la dégradation de certains aliments, comme le gibier, les abats, les viandes en sauce, les coquillages et certains alcools.La goutte aurait également une origine génétique : certaines personnes éliminant plus difficilement l'acide urique ou produisant de l'acide urique en excès. L'âge, certaines maladies (insuffisance rénale, leucémies) et certains médicaments augmentent également le risque de souffrir de la goutte. Comment soigner la goutte ? La douleur est soulagée à l'aide de médicaments anti-inflammatoires et d'antalgiques. Attention, pas d'aspirine, molécule qui interfère avec l'élimination urinaire de l'acide urique. On peut également recourir à des applications de glace sur l'articulation douloureuse.La colchicine, malgré des effets secondaires en cas de surdosages (diarrhées), est très efficace pour traiter les crises de gouttes. Et celle-ci sera d'autant plus efficace qu'elle est prise tôt, dès le début des symptômes. Comment prévenir la crise de goutte ? Il existe un traitement hypo-uricémiant, permettant de prévenir la récidive des crises de gouttes. Mais la prévention repose sur des mesures diététiques, visant notamment à limiter les aliments contenant des purines, substances dégradées en acide urique : alcool, bière sans alcool, abats, anchois, fruits de mer, asperges, épinards, légumineuses. Mais aussi en limitant les boissons sucrées (2). On recommande également de boire beaucoup d'eau pour favoriser l'élimination de l'acide urique par les reins (1). Isabelle Eustache

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À vélo dans la ville

Pour la promenade ou les déplacements en ville, le vélo c'est sympa. Reste qu'en l'absence de carrosserie pour protéger le cycliste, faire du vélo présente des risques, que l'on peut cependant limiter en respectant des consignes de sécurité... Faire du vélo en ville, bon plan ou mauvais plan ? Le nombre d'adeptes du vélo ne cesse de croître. Il faut dire que pour les promenades ou les déplacements, le vélo est un moyen de locomotion très plaisant. Il est cependant nécessaire de prendre en compte les risques et de tout faire pour sécuriser la pratique du vélo, notamment en ville, où le nombre de cyclistes augmente le plus.Rappelons que chaque année 4.500 cyclistes sont victimes d'un accident, dont 150 sont mortels ...Comme pour tout accident, une grande partie est évitable grâce à la prévention. Voici une dizaine de conseils pratiques tirés de ceux formulés par la Sécurité Routière. Respecter le Code de la route et la signalisation Pas question de rouler sur les trottoirs (excepté les enfants de moins de 8 ans), ni de prendre les sens interdits. Ces infractions sont d'ailleurs punies par la loi et peuvent donc donner lieu à une amende forfaitaire. Les feux rouges doivent aussi être respectés par les cyclistes, car même si l'on roule lentement, griller un feu rouge est particulièrement dangereux pour tout le monde !Le respect du code de la route par tous, y compris par les cyclistes, permet d'assurer une bonne cohabitation de tous les usagers de la route (voitures, piétons et vélo) ! Les règles d'or à vélo   Vérifier son équipement Contrôler régulièrement le bon état de son vélo est essentiel : frein, éclairage, pneus, avertisseur sonore... Le casque n'est pas obligatoire mais fortement conseillé, et encore plus aux enfants. Se faire bien voir Il est essentiel d'être bien vu et vite par les automobilistes en portant un gilet rétroréfléchissant (déjà obligatoire lorsque la visibilité est mauvaise et pour circuler de nuit hors agglomération), des vêtements de couleur claire et en équipant son vélo d'un feu jaune ou blanc à l'avant et d'un feu rouge arrière, et de catadiodes, rouge à l'arrière, blanche à l'avant, orange sur les côtés et sur les pédales. Emprunter les pistes cyclables Là où elles existent, et même si elles ne sont pas obligatoires, prendre les pistes cyclables. A défaut, rouler à droite, à une distance d'environ 1 mètre des voitures en stationnement, qui pourraient inopinément ouvrir une portière. Attention, même sur une piste cyclable, il faut se méfier au niveau des carrefours ! Pas de zigzag ni de dépassement par la droite Ne pas zigzaguer entre les files et ne pas remonter une file par la droite (même en vélo, on double par la gauche !), et même à l'arrêt (aux feux ou dans les embouteillages). Signaler tout changement de direction Tendre le bras pour indiquer les changements de direction est essentiel. Il convient aussi d'anticiper en tendant le bras longtemps à l'avance et en changeant progressivement de file ou en s'écartant du trottoir. Pour de telles manoeuvres, penser à vérifier que l'on est vu des automobilistes (dans leur champ de vision, angles morts, hauteur des rétroviseurs...). Reste que descendre de son vélo et traverser à pied au passage piéton est une bonne façon de franchir les carrefours dangereux. Bien entendu, grande méfiance vis-à-vis des camions, dont les conducteurs ont encore une visibilité bien différente de celle des automobilistes. Rouler en douceur Particulièrement en ville, mieux vaut rouler lentement pour bien maîtriser son véhicule, même un deux-roues sans moteur, et ce, pour sa propre sécurité comme pour celles des autres, dont les piétons ! Redoubler de prudence en cas d'intempéries Le vent risque de déporter le cycliste et la pluie augmente la distance de freinage. Redoubler de vigilance permet de mieux contrôler de telles difficultés. Transporter un enfant en toute sécurité Ne jamais transporter un enfant autrement que sur un siège fixé au vélo. Pour les enfants de moins de 5 ans, équiper le vélo d'un siège avec repose-pieds et courroies d'attache.Respecter ces consignes permet de limiter les risques et de profiter pleinement des plaisirs de la petite reine, même en ville !   Isabelle Eustache

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Barbecue : comment le gérer

L'origine du mot barbecue ne se trouve pas dans le mot barbare, bien que ce mode de cuisson rappelle celui de nos ancêtres les plus éloignés ! Le terme désigne une "party gril", un repas festif avec des amis et des enfants. Comment le gérer pour qu'il se déroule sans accidents et qu'il soit délicieux ? Sé-cu-ri-té Chaque année l'Institut de Veille sanitaire recense des centaines d'accidents dues aux brûlures, dont la majorité se produit entre avril et septembre et concerne surtout des hommes jeunes et des enfants. Les hommes parce que c'est eux qui cuisinent sur le barbecue, les enfants parce qu'ils sont juste à sa hauteur et toujours fascinés par le feu.Si votre barbecue n'est pas électrique ou au gaz, faut-il vous rappeler qu'il ne faut JAMAIS employer d'alcool à brûler, ni d'essence, pour ranimer des braises endormies, ni évidemment pour allumer l'engin ?Quant aux enfants, ils n'ont rien à faire à côté du barbecue, même si Papa est très fier de leur montrer sa maestria culinaire. Abusez de votre autorité : mieux vaut les frustrer que de les emmener bien brûlés aux Urgences.Car un barbecue, ça peut s'enflammer tout seul lorsque les graisses tombent sur les brûleurs, quels qu'ils soient. C'est une source d'incendie fréquente. Alors, jamais de barbecue dans un endroit couvert, même un balcon. Jamais sous ou près des arbres. Jamais quand il y a du vent. Et prévoyez toujours un extincteur ou un tuyau d'arrosage ou un seau rempli d'eau à proximité, même s'il pleut.Si vous avez un barbecue au gaz, nettoyez soigneusement les brûleurs avant de l'allumer, surtout la première fois après son hivernage. Il y en a qui prennent feu pour cause de saleté.Enfin, pensez aux voisins et faites tout ce qu'il faut pour leur épargner les fumées et odeurs de sardines ou de merguez de votre barbecue ! Sé-cu-ri-té bis Le barbecue, ça peut aussi être à l'origine de bonnes toxi-infections alimentaires, les températures estivales favorisant la prolifération rapide de toutes les bactéries.Viande crue, saucisses, poissons doivent aller directement du frigo ou d'une glacière sur la grille du barbecue. Pas de séjour, même bref et à l'ombre, sur une table à côté. Et avant, rangement obligatoire dans des boîtes en plastique bien hermétiques. Quant à la glacière, ne l'ouvrez pas trop souvent et garnissez-la généreusement de pains de glace.Lavez-vous les mains avant de manipuler les produits à griller sur le barbecue, et aussi après. Lavez aussi les ustensiles, planches à découper, couteaux, etc.Nettoyage soigneux dès que tout est cuit, même si ça casse l'ambiance, car celui-ci se pratique plus facilement quand le matériel est encore chaud : la plancha à la raclette et à l'eau vinaigrée et la grille du barbecue à la brosse métallique. Cela évitera que des bactéries s'y installent et aussi que les steaks de votre prochain barbecue aient le goût des sardines du précédent.Cuisez suffisamment toutes les viandes, ne vous fiez pas à leur couleur extérieure. Les maudits E.coli ne se détruisent qu'à 65°C. Parfumez ! Enveloppez gambas et crevettes dans du fenouil. Posez les coquillages sur un lit d'aiguilles de pins. Piquez vos cubes de poisson sur des tiges de citronnelle ou sur des branches de romarin. Tapissez la grille du barbecue de sarments de vigne avant d'y déposer des magrets ou une autre viande. Emmaillotez merguez, saucisses, côtelettes dans des feuilles de vignes, ça les débanalisera. Rôtissez aussi les légumes Aubergines, tomates, courgettes en tranches, une goutte d'huile d'olive, une pincée de fleur de sel et un tour de poivre du moulin dès leur sortie de la grille du barbecue.Des têtes d'ail nouveau (c'est la saison !) coupées en deux, parsemées de fleurs de thym et terminées avec une noisette de beurre salé. Des brochettes de lamelles d'asperges, de fèves fraîches et de tomates cerises. Presque tous les légumes aiment le barbecue à condition de ne pas les carboniser. Fromages et fruits Emballez des petits chèvres dans une tranche de poitrine fumée, piquez-les d'un brin de romarin et déposez-les sur la grille du barbecue pour quelques minutes. Sortez un camembert de son emballage, retirez la croûte du dessus, arrosez-la d'un peu de calva, remettez-le dans sa boîte, enveloppez-la d'alu et enfouissez-la pour 10 minutes dans la braise du barbecue.Mais alors, prévoyez des petits suisses pour les enfants, le calva ne leur convient pas ! Ils seront ravis avec une papillote de chocolat : il suffit d'en enfermer une barre dans du papier d'alu et de la faire fondre sur la grille du barbecue. Ils s'en mettront partout et ils seront très contents.Préparez des brochettes de fruits de saison (ils ne manquent pas !) et cuisez-les au dernier moment quand les braises du barbecue sont douces. Pensez aussi aux papillotes : des fruits coupés, une goutte de muscat, une noisette de beurre salé ou un carré de chocolat qui fondront délicieusement. Et les benzopyrènes ? Ce sont des molécules cancérigènes qui se développent lors du brûlage intensif des graisses. Ce qui se produit lorsque l'on cuit des viandes au barbecue. Mettez la grille suffisamment haute pour que ces graisses et leurs benzopyrènes associés dégringolent dans les braises. Avec un barbecue vertical, vous n'aurez aucun problème, les graisses coulent d'elles-mêmes.Choisissez évidemment les viandes les moins grasses possible. Et, surtout si vous êtes en vacances au bord d'une mer, préférez les poissons et les coquillages : le barbecue leur convient fort bien, ils vous apportent autant de protéines que les viandes, ils sont moins gras que les saucisses et bien meilleurs pour votre santé.Cela dit, vous ne risquez quand même pas d'attraper un cancer lors de quelques barbecues d'été. Si c'était votre seul moyen de cuisson pour les viandes, la question pourrait évidemment se poser. Paule Neyrat, Diététicienne

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Rentrée : on s'organise !

Dans quelques jours, c'est la Rentrée ! Terminés la douceur des vacances, les grasses matinées, les couchers tardifs, les repas pris à n'importe quelle heure. Comment s'organiser pour instaurer de bonnes habitudes alimentaires ? Bazar à la maison = instabilité alimentaire Si vous êtes du genre proscratinateur c'est-à-dire pratiquant l'art de remettre tout au lendemain et de faire les choses au dernier moment, ou du genre cool ayant du mal à imposer certaines règles de base, ou du genre débordé, stressé, n'ayant jamais le temps de tout faire, il y a de grandes chances qu'un certain bazar règne dans votre maison et que la discipline ne soit pas la vertu principale des membres de votre famille. Ca serait à vrai dire sans grande importance si ce bazar n'avait pas d'incidence fâcheuse sur votre alimentation et celle de votre nichée. Elle ne peut qu'être chaotique et avec des répercussions inévitables sur le poids et la santé des uns et des autres. Cette rentrée toute proche est le moment de prendre les bonnes résolutions qui s'imposent et surtout de trouver les moyens faciles de les mettre en pratique, quelle que soit votre personnalité. Des listes Cartables, livres et fournitures scolaires, étiquettes, tout ce qui est nécessaire pour la rentrée est-il prêt, presque prêt ou pas du tout prêt ? Avec chacun des enfants, établissez la liste de ce dont il a besoin et cochez ce qui est en place, ce qui peut resservir de l'année passée. Puis, faites-vous une belle liste de courses et installez-vous devant votre ordinateur. Vous avez encore le temps de vous faire livrer, et ça sera moins stressant que des séances dans les magasins avec des enfants insatiables et ruineux. Dans cette liste, ajoutez plusieurs ardoises magiques et les feutres nécessaires : c'est un excellent moyen de communication familiale. Le menu du mercredi pour Mathieu, le temps de réchauffe pour les légumes, le rappel du rendez-vous de Caroline chez le dentiste etc. Elles vous permettront aussi des rappels genre "Nicolas, tu as vidé le paquet de biscuits" ou "La bouteille d'eau, ça se remplit avant de la remettre au frigo", plus cool que de vive voix avec une réponse irritante à la clé. Médecin Une visite s'impose chez votre médecin généraliste pour l'indispensable certificat d'aptitude à la pratique sportive qui sera exigé dès la rentrée. Cela sera la bonne occasion de vérifier les tailles et les poids (y compris le vôtre) et ainsi de prendre ensuite les mesures nécessaires en fonction des résultats. La rentrée, c'est toujours le moment de mettre de l'ordre ! Emplois du temps et programme familial Vous vous souvenez de la fameuse émission "Super Nanny " ? La Nanny établissait un programme pour toute la famille et ça marchait. Dès que vous aurez les emplois du temps des enfants, imprimez-les en plusieurs exemplaires, affichez-en un dans la maison et chargez-en un aussi sur votre téléphone ou votre ordinateur : vous saurez ainsi qui sort à 17 h le lundi, qui a piscine à 18 h le jeudi et rentrera tard pour le dîner, les jours de sport, ceux de déjeuner à la maison etc. Puis réunissez votre petit monde, Monsieur compris, et établissez ensemble les règles de vie de la maison : horaires (levers, couchers, repas, devoirs), temps d'ordinateur et de télé, responsabilités de chacun (Nicolas au pain, Monsieur au supermarché pour les produits lourds, Marion à l'épluchage des légumes, etc.). Une fois rédigé, affichez aussi ce programme et imposez que chacun le charge sur son téléphone.  Vous avez ainsi les bons moyens de mettre en place le programme alimentaire de toute la famille. Petit-déjeuner prêt à consommer Vous le savez, le petit-déjeuner est un des piliers de l'équilibre alimentaire. S'il est insuffisant ou pire encore, absent ou se résumant à un bol de café, c'est tout le reste de la journée qui va être mis à mal avec des fringales et les grignotages inhérents à celles-ci, un déjeuner trop copieux et les somnolences qu'il attire ensuite. Préparez le plus de choses possible la veille au soir (cela peut être de la responsabilité tournante d'un(e) autre que vous) : pain complet tranché (enveloppé dans une serviette s'il est frais) et prêt à être grillé, beurre sorti du frigo pour pouvoir se tartiner facilement, pots de confiture et de miel sur la table, cafetière et/ou bouilloire pour préparer le thé - il suffira de les brancher - jus de fruit pressés et stocké dans une carafe au réfrigérateur ou salade de fruits dans un saladier. Et bien sûr, couvert mis sur la table avec bols, assiettes, petites cuillères pour les yaourts ou le fromage blanc. Ainsi chacun, selon ses horaires et se levant suffisamment tôt (grâce au programme familial !) pourra prendre le temps d'un petit-déjeuner correct. Et ce, chacun débarrassera dans la machine ou lavera sa vaisselle sale quand il aura terminé. Quant au dernier convive, à lui de tout ranger. Oubliez les céréales de petit-déjeuner, trop sucrées, trop salées, qui s'engloutissent en bouillie, ne se mâchent pas et se digèrent trop vite. Il serait bien étonnant que les enfants ne prennent pas goût à de bonnes tartines de pain, beurre et confiture trempées dans leur bol de lait ! En mettant ainsi en place, dès la rentrée, la bonne organisation et les bons tempos, vous accumulez toutes les chances pour que ce repas s'inscrive dans les bonnes habitudes alimentaires familiales. Goûters Il est hors de question que les goûters au retour de l'école ou du collège s'achètent à la boulangerie du coin ou se résument à un paquet de gâteaux bien gras et sucrés qui couperont l'appétit des chérubins pour le dîner. Imposez à la nounou qui va chercher les petits qu'elle rentre direct à la maison et prépare un goûter correct composé de tartines, d'un bol de lait ou d'un yaourt ou d'un fruit. Quant aux ados... tentez de les initier à la volupté d'une barre de chocolat plantée dans un morceau de baguette bien croustillant. Mais si vos placards ne regorgent pas de biscuits, les uns et les autres seront bien obligés de manger du pain et d'y prendre goût ! Êtes-vous vraiment obligée d'en acheter ? Cuisine en gros Grâce aux emplois du temps, vous savez qui déjeune à la maison en semaine. Lorsque vous cuisinez n'importe quel plat de viandes ou poissons et de légumes, fabriquez-le en plus grandes quantités - cela ne vous demande guère plus de travail et de temps -  et congelez en portions. Cuisez un gros rôti, ça fera de la viande froide prête à tout moment. Préparez de la soupe de légumes pour plusieurs jours. Même stratégie pour les crudités et les salades de fruits : mettez-les dans des boîtes plastique au frais. Ainsi, quand un enfant déjeune seul en semaine, il lui suffira de réchauffer son plat au micro-ondes, selon les instructions portées sur une ardoise magique où sera inscrit le reste de son menu : la crudité du jour, le plat, un yaourt, et la salade de fruits du jour. Mais cela vous sera aussi utile pour les dîners. Quand vous rentrez tard du boulot, si vous n'avez plus qu'à réchauffer, à pratiquer une cuisine d'assemblage rapide avec des produits maison, voilà qui va faciliter les choses côté équilibre alimentaire. Surtout si Monsieur et/ou un de vos ados, revenus avant vous, préparent ce qu'il faut, inscrit d'avance sur une ardoise magique ! Terminés les Allo Pizza ou les plats préparés du commerce plein de gras et d'additifs. Mise sous vide Pour vous faciliter les choses, c'est le moment d'investir dans une petite machine à mettre sous vide ménagère : tout se gardera alors beaucoup plus longtemps, dans des sachets que vous formatez et soudez vous-même et dans les bocaux qui sont livrés avec. Vous pourrez stocker ainsi pendant plusieurs jours, au frigo, des légumes cuits ou crus, épluchés et éventuellement coupés, des viandes crues, ou cuites et faciles à consommer froides, le beau poisson frais ou des filets que vous avez achetés lors de votre tournée de courses. Tout cela sera intact, pas abîmé par la congélation. L'utilisation de cette machine à sous vide est très simple, cela sera un jeu pour vos enfants que de l'utiliser. On peut, sans problème, remettre sous vide le rôti dans lequel on a taillé quelques tranches, ce qui reste des légumes ou du plat cuisinés que l'on n'a pas terminé. Ces machines à sous vide se trouvent facilement, elles coûtent de 60 à 150 €, somme que vous amortirez rapidement en évitant gâchis et nourriture jetée. C'est ainsi qu'avec quelques mesures simples, vraiment pas contraignantes, vous installerez l'harmonie alimentaire à la maison : tout le monde ne s'en portera que mieux et il y a de grandes chances pour que les éventuels kilos pris pendant les vacances s'évanouissent. Surtout s'il n'y a que de l'eau et pas de sodas dans le frigo ! Paule Neyrat,Paule Neyrat, Diététicienne

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Du nouveau pour le régime anti-cholestérol

Vous avez trop de cholestérol ? La première étape consiste à regarder du côté de votre assiette et de vous mettre au régime anti-cholestérol. Or celui-ci pourrait ne plus être aussi restrictif qu'il l'était. Alors qu'il repose sur la limitation des graisses, une étude suggère que l'introduction de certains aliments serait tout simplement aussi efficace pour lutter contre le cholestérol. Quand le régime anti-cholestérol s'impose... Les personnes qui présentent un taux de cholestérol trop élevé doivent adopter une alimentation pauvre en cholestérol pour retrouver un taux sanguin de cholestérol normal et ainsi diminuer leur risque cardiovasculaire.Rappelons en effet que trop de cholestérol est nocif pour les artères. L'excès de cholestérol tend à se déposer à l'intérieur des parois des artères, formant ce que l'on appelle des plaques d'athérome. Ces dernières réduisent le diamètre des artères et risquent de les obstruer, mais elles peuvent aussi se détacher et migrer par voie sanguine jusque dans le cerveau, à l'origine d'accident vasculaire cérébral.Une prise en charge pour diminuer le taux de cholestérol est donc indispensable. Si les traitements médicamenteux sont très efficaces (statines), ils ne remplacent pas le régime anti-cholestérol, et sont souvent prescrits en deuxième intention. Assouplissement du régime anti-cholestérol Le classique régime anti-cholestérol consiste à diminuer ses apports en lipides, et en particulier les aliments riches en cholestérol. Il existe cependant certaines catégories alimentaires qui sont connues pour avoir des propriétés anti-cholestérolémiantes. Afin de tester l'efficacité réelle de ces aliments, des chercheurs ont conçu un régime intégrant la consommation régulière de ces aliments. Dénommé Portfolio, il consiste à privilégier les aliments suivants : les fibres solubles (psyllium, avoine...), les stérols végétaux, notamment par l'intermédiaire de margarine enrichie en stérols végétaux, le soja (lait de soja, tofu, viande de soja), les amandes et noix. Quelque 300 volontaires présentant un excès de cholestérol ont été assignés à suivre soit le régime anti-cholestérol classique, soit le régime Portfolio. D'autres enfin ont pris un médicament anti-cholestérol, soit une statine.Leur taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol) a été mesuré en début et en fin d'étude, soit 6 mois plus tard.   Quel résultat sur la réduction du cholestérol ? On constate ainsi que le régime le plus efficace est le Portfolio, avec 13% de réduction du LDL-cholestérol, contre 3% avec le régime classique. Quant à la statine, elle est deux fois plus efficace que le régime Portfolio, ce qui signifie également que le régime Portfolio a l'effet d'une demi-dose de statine ! Et ce qui se traduit par une réduction théorique de 11% du risque d'accident cardiovasculaire avec le régime Portfolio, tandis que les statines ont démontré leur aptitude à faire baisser la mortalité dans de nombreuses études.En conclusion, l'alimentation « anti-cholestérol » doit être considérée de façon beaucoup plus globale. Limiter les lipides et les aliments riches en cholestérol reste une consigne de base, à laquelle il semble judicieux d'intégrer la consommation d'aliments ayant la propriété de réduire le taux de cholestérol. Isabelle Eustache

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Statines et cholestérol : idéales à petites doses

Les statines représentent une classe thérapeutique majeure - anti-cholestérol et protectrice des accidents vasculaires - qui a connu de nombreux rebondissements. L'une d'elle, le lipitor (Tahor en France ou atorvastatine) est devenue le premier médicament mondial. Il va tomber dans le domaine public en décembre 2011 et sera donc « généricable ». La longue histoire des statinesLes statines représentent une classe majeure de médicaments dont l'histoire, tant scientifique que marketing, a été très mouvementée. Elle aurait pu mal se finir. Elle est partie pour continuer longtemps. En voici les principales étapes pour ceux qui en prennent ou pour ceux qui s'intéressent aux médicaments. En 1994, rapidement après son lancement, la simvastatine (Zocor en France), la toute première statine obtient des résultats cliniques exceptionnels dans l'étude 4S en prévention des rechutes des infarctus du myocarde avec une baisse de 29% de la mortalité globale et de 41% de la mortalité par infarctus. La simvastatine de MSD devient le premier médicament mondial. De nombreux laboratoires développent leurs propres statines. En 2001 la cérivastatine de Bayer est dénoncée dans le décès de dizaines de personnes en France, pour des atteintes musculaires graves et des insuffisances rénales consécutives. La cérivastatine est retirée du marché et la classe des statines est remise en cause. En 2003 dans le British Medical Journal, des scientifiques proposent de donner une polypills, une combinaison de médicaments contenant notamment une statine, à tous ceux qui présentent des risques cardiovasculaires tant les résultats sont efficaces. En 2005, l'étude TNT montre que l'atorvastatine à forte dose réduit encore plus le risque de récidive d'infarctus du myocarde. Le nouveau slogan mondial est qu'il faut baisser le cholestérol le plus possible (« The lowest is the best »). L'atorvastatine va devenir de ce fait la première statine et même le premier médicament au monde en termes de chiffres d'affaires, car largement prescrit à forte dose. Malheureusement, il est passé sous silence qu'avec de fortes doses de statines dans l'étude TNT il n'y a pas de bénéfice en terme de mortalité toutes causes par rapport aux faibles doses de statines, alors qu'il y a de plus nombreux effets secondaires, dont musculaires. En 2006, l'étude des Vétérans montre que les personnes sous statines vivent en moyenne 2 années de plus que ceux, pourtant a priori en meilleure santé, qui n'en prennent pas. Depuis, les statines sont devenus le premier poste de dépense en médicaments de nombreux pays occidentaux et leur prescription systématique est remise en cause. Elles ont leurs pro et leurs anti. Cette histoire d'un médicament est exemplaire tant elle nous montre comment les choses bougent et peuvent se renverser, dans un sens comme dans l'autre, selon l'actualité et le marketing scientifiques des laboratoires. En pratique, si votre médecin vous prescrit une statine aujourd'hui, sachez que vous avez à faire à des médicaments qui ont fait leur preuve.Mais il n'est pas clairement démontré qu'il soit utile d'en prendre à forte dose et votre prescription initiale devra débuter avec de faibles doses. Bien entendu, si vous en prenez déjà et que vous les supportez bien, continuez ! Et si vous avez des effets musculaires comme des crampes, parlez-en à votre médecin traitant pour diminuer les doses ou arrêter. Il est maintenant démontré que l'effet bénéfique dure après l'arrêt du traitement...(Source : Les Echos 25 novembre2011.)   Dr Philippe Presles

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Cicatrices : savez-vous comment les éviter ?

Vous venez de faire une chute et vous avez le genou tout écorché ? Adieu jupes et shorts ? Pas question ! Voici quelques conseils pour éviter que cette plaie ne se transforme en une vilaine cicatrice. Comment traiter la plaie ?   Veillez avant tout à bien nettoyer la plaie, avec de l'eau et du savon. Si vous vous êtes coupé ou blessé avec un objet sale, il faut en outre désinfecter avec une lotion antiseptique. Enlevez absolument tous les débris tels que cailloux ou poussières. Ils empêchent une bonne cicatrisation et pourraient former une sorte de "tatouage". Couvrez avec un pansement imperméable et non adhérent, comme ceux indiqués pour les ampoules aux pieds, en plastique transparent. L'objectif ? Maintenir la plaie en milieu humide, ce qui favorise la cicatrisation. Surtout ne laissez pas sécher à l'air libre. Gardez le pansement en place au minimum 48h. Si vous le retirez plus tôt, les cellules en train de se régénérer risquent d'être arrachées.   Comment améliorer la cicatrisation ? La cicatrisation est un processus naturel de régénération de notre corps. Lorsque le derme, situé sous la surface de la peau, est endommagé, l'organisme produit des fibres de collagène, une protéine. Celles-ci comblent la plaie et l'épiderme (la surface de la peau) peut alors se reformer.Pour favoriser ce processus, des crèmes au collagène ou à l'acide hyaluronique, disponibles en pharmacie, peuvent être appliquées directement sur la plaie sous le pansement. Ces substances accélèrent la réparation du derme et donc de l'épiderme. Si vous avez dû appliquer une crème antiseptique pour désinfecter la plaie, attendez d'abord quelques jours qu'elle fasse effet. Passez ensuite à l'une de ces crèmes cicatrisantes. Pas tous égaux face à la cicatrisation Nous avons tous quelques "blessures de guerre" qui nous rappellent notre enfance. Le fruit de nos nombreuses chutes ? Pas seulement ! Les peaux jeunes donnent des cicatrices plus marquées. Chez les personnes âgées, les cicatrices sont moins marquées mais le processus de cicatrisation est plus lent. A la clé, un risque de plaies chroniques. D'origine asiatique ou africaine ? Vous avez tendance à "sur-cicatriser". Résultat : une cicatrice plus épaisse, bombée, que l'on appelle chéloïde. Vos cicatrices sont en outre plus visibles car plus pigmentées. Les zones du corps souvent en mouvement, comme le dos, donnent des cicatrices plus larges car les bords de la plaie ont tendance à s'écarter. Plus la plaie est nette, mieux elle cicatrise. Une blessure suite à une chute laissera plus de cicatrices qu'une coupure au couteau ou une intervention chirurgicale.   Atténuer la cicatrice Une fois la plaie cicatrisée, quelques gestes peuvent en améliorer l'apparence finale : Tant qu'une rougeur persiste, éviter de l'exposer au soleil. La cicatrice se pigmenterait. Si la cicatrice semble rigide, la masser pour l'assouplir. Si elle est bombée, appliquer des plaques de compression en silicone, disponibles en pharmacie, pour l'aplatir. Votre dermatologue pourra aussi vous prescrire de la crème à la cortisone, qui stoppe la multiplication des cellules.     Faire "disparaître" les cicatrices ? Plusieurs techniques ont été développées pour tenter d'atténuer les cicatrices. Parmi elles, l'injection de collagène pour combler les cicatrices en creux, qui peuvent notamment apparaître suite à de l'acné. Ou encore le laser et le peeling qui enlèvent les couches superficielles de la peau. N'espérez cependant pas de résultats miracles ! Et ne négligez pas le risque de vous retrouver avec une cicatrice plus prononcée qu'avant. Avant de vous lancer dans un de ces procédés coûteux, pesez donc bien le pour et le contre : en avez-vous vraiment besoin ? Il faut attendre au moins un an avant d'avoir une idée de ce à quoi une cicatrice va réellement ressembler. Une cicatrice très vilaine au début peut très bien devenir quasiment invisible quelques années plus tard ! Restez donc confiant et armez vous de patience ! Barbara Delbrouck, journaliste santé

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Comment protéger mes reins et contre quoi ?

Nos reins assument des fonctions essentielles. En fabriquant l'urine, qui contribue à éliminer les substances toxiques ou inutiles, nos reins jouent notamment un rôle de purificateur pour notre organisme entier. La particularité de la maladie rénale est qu'elle s'installe silencieusement durant des années. Et lorsque les premiers symptômes apparaissent, c'est souvent déjà le signal de dommages irréversibles. Raison de plus d'adopter les bons réflexes pour protéger ses reins et de se soumettre à quelques judicieux examens de dépistage des maladies rénales. Prévenir l'insuffisance rénale grâce au dépistage L'insuffisance rénale chronique touche 2,5 millions de Français. Mais selon la Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux (Fnair), un dépistage précoce pourrait éviter 10% des cas et retarder de nombreuses années l'apparition d'une insuffisance rénale dans 30% des cas. Sur quoi repose le dépistage de l'insuffisance rénale ?   Le contrôle régulier de la tension artérielle, car une tension élevée peut révéler la présence d'une maladie des reins. Un test urinaire par bandelette recherchant la présence de protéines dans les urines (protéinurie), de sang (hématurie) ou de sucre (glycosurie), signalant un dysfonctionnement des reins. Lorsqu'une maladie rénale est soupçonnée, le diagnostic est confirmé par une prise de sang mesurant la quantité des substances éliminées par les reins : créatinine, urée... Une accumulation dans le sang de ces substances témoigne d'un mauvais fonctionnement des reins. L'identification des personnes à risque. Comme indiqué ci-dessus, la maladie rénale s'installe lentement et évolue silencieusement. Il est donc important d'identifier les personnes qui présentent le plus de risque de développer une insuffisance rénale afin de leur proposer un dépistage annuel (test urinaire, mesure de tension artérielle).   Quelles sont les personnes les plus à risque d'insuffisance rénale   Les personnes âgées de plus de 60 ans (les reins aussi vieillissent !). Les hypertendus (l'hypertension - tout comme le diabète - abîme les petits vaisseaux dans les reins, endommageant à la longue la capacité de filtration des reins). Les diabétiques (l'excès de sucre dans le sang sollicite aussi plus fortement les reins et les « fatigue »). Les sujets ayant des antécédents familiaux de maladies rénales. Les personnes qui font des infections rénales. Les sujets atteints d'une maladie auto-immune ou inflammatoire. Les personnes atteintes d'une infection chronique virale, comme une hépatite ou le VIH. Le suivi de certains traitements connus pour avoir des effets toxiques sur les reins. Toutes ces personnes, devraient se soumettre régulièrement aux tests de dépistage, avec au minimum une mesure de leur tension artérielle et un test urinaire par bandelette tous les ans.Ceci dit, nous pouvons tous demander à notre médecin si un test est opportun dans notre cas pour vérifier le bon fonctionnement de nos reins.Retenons que le diabète et l'hypertension représentent les premières causes d'insuffisance rénale et de dialyse. Ainsi, en prévenant le diabète et l'hypertension, on prend soin de nos reins !   Isabelle Eustache

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Glaucome : quels sont les signes ?

Le glaucome est une maladie oculaire qui, en raison de l'absence de symptômes annonciateurs, doit être dépistée chez l'ophtalmologiste à partir de 45 ans, voire avant en cas de prédisposition familiale. Le point sur le dépistage du glaucome et son traitement. Glaucome : c'est quoi exactement ? Quels sont les signes évocateurs ? Le glaucome est lié à une augmentation de la pression intraoculaire pouvant léser le nerf optique, réduire le champ visuel et diminuer l'acuité visuelle. On distingue le glaucome aigü et le glaucome chronique.Le premier, également appelé glaucome à angle ouvert, est rare mais sa survenue est une urgence : l'oeil devient soudainement rouge et dur, la vue devient floue avec des halos colorés autour des lumières. Il faut se rendre aux urgences ophtalmiques.Le glaucome chronique (80% des cas de glaucomes) évolue inversement de façon lente et silencieuse, provoquant insidieusement des lésions irréversibles sans entraîner de symptômes particuliers : progressivement l'acuité de près et de loin est altérée, pouvant en l'absence de traitement mener à la cécité.D'où le rôle essentiel du dépistage permettant de détecter précocement le glaucome chronique avant que celui-ci n'ait provoqué des lésions sévères. Glaucome : quels examens de dépistage ? Quelles populations sont à risque ? Le dépistage du glaucome repose sur une mesure de la pression intraoculaire, sur un fond d'oeil (évaluation de l'état du nerf optique) et sur l'examen OCT (Tomographie en Cohérence Optique), évaluant l'épaisseur des fibres nerveuses optiques comme témoin de l'état d'avancement du glaucome.Il est recommandé à tous de consulter un ophtalmologiste tous les deux ans à partir de 45 ans, voire avant en cas de risque accru de glaucome.C'est le cas des personnes qui ont des antécédents familiaux de glaucome. À noter que les grands myopes sont également plus à risque, les populations africaines, en cas de problème vasculaire pouvant nuire à l'irrigation sanguine du nerf optique (hypo ou hypertendus, migraineux...), de traumatisme direct ou suite à une intervention chirurgicale. Le glaucome diagnostiqué, quels sont ses traitements ? Plusieurs thérapeutiques sont disponibles pour traiter le glaucome. Le choix est toujours personnalisé. Les médicaments sous forme de collyres : ils diminuent la pression intraoculaire. Leur emploi est contraignant car ils s'appliquent une à plusieurs fois par jour à heures régulières et peuvent provoquer des effets indésirables mais bénins (rougeurs, picotements, vertiges, etc.). Les traitements par laser : ils diminuent la pression intraoculaire en facilitant l'évacuation ou en diminuant la production de l'humeur aqueuse (liquide à l'intérieur de l'oeil qui, en trop grande quantité, augmente la pression intraoculaire). L'effet est parfois transitoire. La chirurgie : un petit trou dans l'iris est réalisé afin de faciliter le drainage de l'humeur aqueuse. On place un drain ou parfois une valve qui s'ouvre lorsque la pression grimpe. Cette intervention actuellement réservée en dernière intention (après échec des collyres et récidives après laser), pourrait être prochainement plus étendue afin de pouvoir traiter plus tôt les glaucomes définitivement. On estime à plus d'un million le nombre de Français concernés : 500.000 patients environ sont actuellement suivis et traités pour leur glaucome, mais 500.000 encore sont porteurs d'un glaucome sans le savoir...Il est donc essentiel de dépister un glaucome (en l'absence de tout symptôme visuel), car pris en charge suffisamment tôt, il n'entraîne pas de handicap visuel.   Isabelle Eustache

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Les pires ennemis de nos dents

Nos dents peuvent être agressées de bien des façons, un coup, une chute, un os, le suivi d'un traitement médicamenteux, une maladie, etc., Mais au quotidien, tout au long de la journée, les pires ennemis de nos dents sont le sucre et le tabac. Comment ces deux 2 ennemis redoutables s'y prennent exactement pour endommager nos dents ? Ennemi des dents n°1 : le sucre Le sucre nourrit les nombreuses bactéries qui cohabitent dans notre bouche, lesquelles produisent des acides. Ces acides peuvent endommager les tissus minéralisés de la dent et à la longue provoquer des caries.Mais il faut savoir que le sucre agit également selon un autre mécanisme, renforçant son potentiel cariogène : le sucre que l'on mange contribue à diminuer le pH de la salive, ce qui amplifie l'acidité buccale et donc le risque de caries.Comment s'en protéger ? En limitant la quantité de sucre consommé bien sûr ! Mais pas seulement. En se lavant les dents après chaque repas. En évitant le grignotage, et à défaut en se lavant les dents après. À savoir que même le pain et le lait contiennent des sucres (glucides complexes), et entraînent donc une production d'acides par les bactéries. En consommant un chewing-gum sans sucre lorsque l'on ne peut pas se laver les dents (la mastication augmente la quantité de salive et permet un auto-nettoyage des dents). Il est également judicieux de se méfier tout particulièrement des boissons sucrées, lesquelles sont souvent consommées en dehors des repas, et augmentent parallèlement l'acidité buccale, puisque ces boissons, en plus d'être sucrées, sont généralement aussi très acides ! À savoir : en prévention des caries, on procède au scellement des sillons chez les enfants dès l'apparition des molaires définitives et jusqu'à l'âge de 14 ans. Cet acte est remboursé par l'Assurance maladie.Le sucre nourrit les bactéries buccales et les bactéries nourrissent l'inflammationLes bactéries buccales ne sont pas seulement dangereuses via les acides qu'elles produisent. Leur prolifération peut également déclencher des gingivites (inflammation des gencives) et des parodontites (inflammation du parodonte, ensemble des tissus de soutien des dents).Or ces bactéries peuvent migrer et toujours par un processus inflammatoire, déclencher des troubles cardiovasculaires. Ainsi par exemple, une mauvaise hygiène buccodentaire augmente le risque d'athérosclérose (rétrécissement des artères par dépôts graisseux) ou de récidives d'une maladie cardiaque !   Ennemi des dents n°2 : la cigarette La cigarette est placée en ennemi numéro 2, non pas parce qu'elle est moins dangereux que le sucre, mais car elle ne concerne que les fumeurs.Fumer détériore la gencive et les tissus de soutien des dents, favorisant à long terme le déchaussement des dents. Fumer entraîne aussi une sécheresse buccale (manque de salive), favorisant les caries, une perte d'élasticité des muqueuses, une mauvaise haleine, une perte du goût et de l'odorat. Esthétiquement cette fois, la cigarette jaunit les dents et provoque des taches.Enfin, fumer favorise les cancers de la cavité buccale : des muqueuses (lèvres, joues), de la langue, des gencives, du parodonte... En effet, chaque bouffée de cigarette met des centaines de substances toxiques en contact direct avec les cellules de la bouche.Les frottements également (pipe, tabac à chiquer) peuvent causer des ulcères ou des plaies douloureuses (lésions précancéreuses), à l'origine d'un cancer.Le risque de cancer de la bouche est potentialisé par l'alcool (la double consommation alcool et tabac étant fréquente).À noter que fumer ralentit la guérison des plaies après extraction dentaire et augmente le risque de complications après la pose d'implant, avec un taux d'échec en implantologie plus fréquent chez les fumeurs.Comment s'en protéger ? Ne pas ou ne plus fumer évidemment. Respecter une bonne hygiène bucco-dentaire. Consulter très régulièrement son dentiste, afin de déceler puis traiter toutes lésions débutantes. Ne surtout pas se dire, je vais bientôt arrêter de fumer et je consulterai alors à ce moment-là. Car on le sait, arrêter de fumer peut prendre longtemps. Au minimum, un détartrage régulier !Tant contre les dégâts du sucre que du tabac, des visites régulières chez le dentiste s'imposent pour au minimum réaliser un détartrage (élimination de la plaque dentaire, laquelle est formée de bactéries et de débris alimentaires), et bien entendu au moindre souci (douleur dentaire, gencives rouges ou gonflées, saignement, plaie...).   Isabelle Eustache

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Boissons sucrées et risque cardiovasculaire : une bonne raison de passer au light !

Selon une étude publiée dans la sérieuse revue internationale « Circulation », le risque cardiovasculaire augmente proportionnellement avec le nombre de boissons sucrées consommées (sodas et boissons aux fruits), ce qui n'est pas le cas avec les boissons light ou édulcorées. 20% de risque d'infarctus en plus chez les plus grands consommateurs de boissons sucrées Cette étude a porté sur près de 43.000 personnes suivies durant une vingtaine d'années. Au total 3.683 infarctus sont survenus.On constate ainsi que les sujets qui consomment le plus de boissons sucrées sont aussi ceux dont le risque cardiovasculaire est le plus élevé, avec 20% de risque en plus d'être victime d'un infarctus, par rapport aux sujets qui boivent le moins de sodas et autres boissons aux fruits. Cet effet est certainement lié à l'effet inflammatoire du sucre sur le système vasculaire.Ce résultat a été obtenu en tenant compte des multiples facteurs de risque cardiovasculaire, comme le diabète, le surpoids, l'hypertension, la sédentarité, le tabagisme, la consommation d'alcool, les antécédents familiaux, le mode d'alimentation, etc.À noter qu'une forte consommation de boissons sucrées a également été associée à une augmentation des triglycérides et à une baisse du taux de HDL-cholestérol, ou « bon » cholestérol. Les boissons light n'ont pas d'effet dangereux sur le système cardiovasculaire En revanche, cette hausse du risque d'infarctus et des lipides circulants à l'origine de l'athérome (dépôt de graisses dans les parois des artères entraînant la formation de plaque d'athérome), n'est pas observée avec les sodas light. Autrement dit, les personnes qui ont choisi de consommer des boissons sucrées aux édulcorants n'ont pas un risque cardiovasculaire accru.Ce résultat est encourageant, montrant que les boissons light sont préférables aux boissons sucrées classiques. Il s'agit ici d'un argument supplémentaire (en plus de la prévention du diabète et du surpoids) pour remplacer les sodas par des sodas light. En revanche, pas question d'en profiter pour augmenter son quota de boissons sucrées, même édulcorées. L'eau doit toujours être privilégiée. C'est la seule boisson dont nous avons besoin, d'autant plus que les boissons sucrées, même en version light, ont l'inconvénient d'entretenir notre goût pour le sucre : eh oui, le sucre appelle le sucre... Isabelle Eustache

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Allergie au pollen, mais quel pollen ?

Les allergies aux pollens sont à l'origine des très ennuyeuses rhinites allergiques, qui font souffrir des milliers de Français pendant une bonne partie de l'année.Mais quelles sont les plantes dont le pollen déclenche ces allergies ? Et comment les éviter ? Allergie aux pollens d'hiver : aulne, if et noisetier Ces trois plantes pollinisent en début d'année, entre fin janvier et fin mars. En général les quantités de pollen que l'on trouve dans l'air sont relativement basses, donc peu de personnes souffrent d'allergies sévères à cette période de l'année. Cela peut cependant arriver !Par ailleurs, il faut rappeler que l'aulne et le noisetier appartiennent à la même famille que le bouleau. Une personne allergique à cet arbre peut donc présenter des symptômes quand il y a beaucoup de pollens de noisetier ou d'aulne dans l'air environnant. Quelles zones éviter pour échapper aux allergies en hiver ?   L'aulne pousse surtout le long des étangs et cours d'eau, ou dans des bois humides. L'if est présent avant tout dans les parcs et des jardins, il est rare à l'état sauvage. Le noisetier est aussi très répandu. Vous le trouverez dans des sous-bois et les clairières. Certaines variétés sont aussi cultivées en jardin pour leurs fruits, ou en parc pour leur apparence décorative.   Allergie aux pollens de printemps : bouleau, charme et frêne La plus importante des plantes allergisantes au printemps, c'est le bouleau. Ces jolis arbres à écorce blanche libèrent en effet dans notre air des quantités astronomiques de grains de pollen, et sont aujourd'hui des plus allergisants.Précisons cependant que la pollinisation, et donc les réactions allergiques, varie naturellement selon les années.Le pollen de bouleau et de charme se trouve dans l'air entre fin mars et fin avril ; le frêne est parfois présent un peu plus tôt, dès la mi-mars. Quelles zones éviter pour échapper aux allergies au printemps ?   Le bouleau est présent dans de nombreuses forêts. Il est plus rare au bord de la mer, donc un petit séjour sur la côte au printemps fera du bien aux allergiques. Le charme pousse dans les bois, fourrés et haies. Le frêne se trouve essentiellement dans des forêts.   Allergies aux pollens d'été : armoise, châtaignier et graminées Dans cette catégorie, les graminées occupent clairement la première place. Elles sont les plus grandes pourvoyeuses de grains de pollen dans notre air, et leur saison est longue, de fin mai à fin juillet en général.N'oublions cependant pas le châtaignier, présent en plus faibles quantités mais qui cause tout de même des allergies, entre mi-juin et fin-septembre.Citons enfin l'armoise, mauvaise herbe très commune et envahissante. Elle pollinise essentiellement au mois d'août. Quelles zones éviter pour échapper aux allergies en été ?   L'armoise pousse au bord des chemins ou dans les terrains vagues ou peu entretenus. Le châtaignier est présent dans les sous-bois, mais aussi souvent dans les parcs ou le long des allées. Les graminées sont évidemment légion dans les champs de céréales, mais on en trouve aussi dans toutes les prairies et au bord des chemins.   Marion Garteiser, journaliste santé

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Jardin : une belle pelouse sans pesticides

Entretenir un jardin et une belle pelouse sans utiliser de produits chimiques dangereux, c'est possible !Il existe des produits bio et des techniques qui respectent l'environnement et qui ne vous exposent pas, ni vous ni vos enfants, à des produits toxiques.Contre les herbes indésirables, la mousse et les trèfles, comment s'y prendre en restant bio ?  Conseils pour un jardin et une belle pelouse sans pesticides... Quelles solutions naturelles contre les mauvaises herbes du jardin ? Il faut savoir que les herbes indésirables profitent des tontes trop courtes et du piétinement laissant des espaces de terre nue.En conséquence : augmentez la hauteur de tonte à 6-8 cm. Vous limitez ainsi le développement des plantes à feuilles larges comme le pissenlit, le plantain, les pâquerettes... Vous favorisez l'enracinement et la résistance de l'herbe. Vous épargnez les nombreux insectes utiles au jardinier. Et lorsque malgré tout des pissenlits apparaissent, supprimez-les régulièrement avec un couteau à désherber.   Quelles solutions naturelles pour une pelouse sans mousse ? Les conditions qui favorisent la mousse sont les suivantes : sol tassé, sol acide, stagnation de l'eau, tonte trop courte, graminées du gazon mal adaptées à l'ombre.En conséquence : Décompactez et aérez le sol avec un scarificateur, de préférence en fin d'été, et regarnissez avec du gazon de regarnissage. Chaulez légèrement en automne, si le sol est acide (faire un test pH) : chaux agricole, dolomie (3 kg pour 100 m2). Apportez du compost fin en hiver (0,5 kg/ m2) ou un engrais organique au printemps pour favoriser les graminées au détriment des mousses (croq'mousse, raidmouss...). Augmentez la hauteur de tonte à 6-8 cm. Ressemez un gazon adapté à l'ombre.   Quelles solutions naturelles pour une pelouse sans trèfles ? Si votre pelouse est envahie de trèfles, c'est que le sol manque d'azote : apportez de l'azote organique en fin d'hiver, sous forme de : compost, fumier granulé, engrais organique, etc.   Quels sont les produits à éviter au jardin ?   Les « engrais-désherbants anti-mousse » et « désherbants sélectifs gazon » ont l'inconvénient de migrer facilement vers les ressources en eau. L'anti-mousse à base de cyanamide de chaux est classé nocif. L'anti-mousse à base de sulfate de fer acidifie la pelouse et renforce la mousse l'année suivante.   Même avec des produits bio, soyez un jardinier prudent ! Les produits biologiques et naturels sont moins dangereux pour l'environnement, mais ils ne sont pas pour autant inoffensifs pour l'homme et les animaux du jardin, et ils doivent être employés et manipulés avec précaution. Lors de l'application, protégez-vous de façon adéquate : vêtements, gants, lunettes... Respectez les doses indiquées. Ne surdosez jamais ! Rincez en dehors du réseau des eaux usées et pluviales. Ne traitez pas en présence des abeilles et des insectes auxiliaires.   Petits conseils généraux aux jardiniers   Renforcez la résistance naturelle des plantes : utilisez pour cela compost et paillis. Choisissez des plantes adaptées au climat et à l'exposition. Un rosier à l'ombre par exemple ou dans une ambiance confinée sera toujours victime de maladies. Ne « nourrissez » pas trop les plantes car elles deviendront alors plus sensibles aux ravageurs (pucerons...) et aux maladies.   Isabelle Eustache

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Mélanome : êtes-vous à risque ? Comment examiner votre peau ?

Le mélanome est un cancer de la peau très dangereux et qui en cesse de progresser en France et en Europe.Or, 90% des mélanomes peuvent être guéris, s'ils sont dépistés tôt. Savoir si l'on est à risque, savoir reconnaître les premiers signes d'un cancer de la peau, se méfier du soleil, se faire suivre par un dermatologue sont donc 4 facteurs importants pour se protéger du cancer de la peau. Avez-vous des facteurs de risque du mélanome ? Au cours de sa vie, 1 européen sur 6 développera un cancer de la peau. Il s'agit donc d'un cancer très fréquent, dont une des formes, le mélanome, est particulièrement agressive. Les facteurs de risque du cancer de la peau sont les suivants : Peau claire et/ou qui brûle facilement. Exposition fréquente au soleil, que ce soit pour le travail ou les loisirs. Exposition à un soleil intense, même sur de courtes périodes (vacances). Antécédents de coups de soleil graves pendant l'enfance. Fréquentation des bancs solaires. Antécédents de cancers de la peau dans la famille. Antécédent de greffe d'organe. Présence de plus de 50 grains de beauté. Plus de 50 ans. Néanmoins, le cancer de la peau touche parfois des personnes qui ne répondent à aucun de ces critères... Le dépistage du cancer de la peau est donc utile chez tout le monde ! Comment protéger sa peau du mélanome ?   Pensez à protéger au maximum les petits du soleil car c'est dans l'enfance que la peau "encaisse" le plus. Aux heures d'ensoleillement maximum (entre 11h et 16h), mettez-vous à l'ombre ou restez à l'intérieur. Protégez systématiquement votre peau et vos yeux (chapeau, t-shirt, lunettes solaires). Appliquez une crème solaire avec un indice de protection élevé (30 ou plus) toutes les 2 heures. Evitez à tout prix les coups de soleil, signe que votre peau est en danger ! Dites adieu au solarium.   Comment examiner sa peau pour dépister un cancer de la peau ? $$Faites-vous régulièrement suivre par un dermatologue Chaque année en France, 100.000 nouveaux cas de cancer de la peau dont 7.000 mélanomes sont diagnostiqués. Le mélanome est le cancer de la peau le plus dangereux. Mais dépisté et traité précocement, on guérit 90% des cas... Quatre types de lésions doivent attirer l'attention : Les kératoses actiniques. Les carcinomes basocellulaires. Les carcinomes spinocellulaires. Et les mélanomes, qui sont les plus dangereux. Un grain de beauté aux contours irréguliers, asymétrique, multicolore et de plus de 6 mm de diamètre doit attirer l'attention. Tout changement de forme, de taille ou de couleur d'une tache cutanée doit également alerter. Des exemples de taches suspectes sont disponibles sur le site d'Euromelanoma. N'hésitez pas à vous livrer régulièrement à un auto-examen en regardant attentivement votre peau : Chez les hommes, le cancer de la peau se développe majoritairement au niveau du tronc. Chez les femmes, le tronc et les jambes sont les zones les plus à risque. Un cancer de la peau peut se développer n'importe où ! Examinez donc attentivement les replis (aisselles, dessous des seins) et les zones moins accessibles de votre corps (dos, fesses, arrière des jambes) à l'aide d'un miroir. Julie Luong, journaliste santé, adapté par le Dr Philippe Presles

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Que manger pour bien vieillir ?

Hélas, hélas, même si Saint Botox le dissimule pendant un temps, nul n'échappe au vieillissement ! Avec son cortège de douleurs et maladies diverses et variées. L'influence de l'alimentation sur notre santé étant indiscutable... Que faut-il manger pour vivre mieux plus longtemps ?Existe-t-il des aliments qui font les centenaires ? Fruits et légumes "Que la nourriture soit ton seul médicament". Ce précepte bien connu est d'Hippocrate, ce médecin et philosophe grec (né en 460 avant J-C et mort en 370 avant J-C), considéré comme le père de la médecine.Il fut aussi en quelque sorte le père de la diététique car il conseillait déjà une alimentation riche en fruits et en légumes. Comme il a vécu jusqu'à l'âge de 90 ans, on peut logiquement en déduire qu'il avait mis ses préceptes en pratique.Préceptes qui sont maintenant largement vérifiés. On croule sous les études qui démontrent qu'une alimentation où les légumes et les fruits sont en bonne place à chaque repas est un grand facteur de protection contre les maladies cardiovasculaires et les cancers.Or, plus on avance en âge, plus on a de (mal)chance d'être victime d'une de ces affections. Autant s'en protéger le plus tôt possible ! Fruits et légumes en pratique La recommandation actuelle est de cinq portions de fruits et de légumes par jour. Ce qui équivaut, grosso modo, à 300 g de fruits et 400 à 500 g de légumes.Une grosse pomme ou une belle orange pèse facilement 250 g, une poire presque autant, une douzaine de fraises ou une poignée de cerises, c'est 150 g.Il suffit donc de terminer chaque repas avec une portion de fruits. Et/ou d'en consommer dans la matinée ou dans l'après-midi en collation.Quant aux légumes, la solution la plus pratique, la plus sûre, est de manger de la soupe !  Chaudes en hiver, froides en été, les recettes ne manquent pas. Il est vraiment impossible de s'en lasser tant la diversité des légumes est magnifique tout au long des saisons. Ce qui vaut le coup d'en préparer de plus grandes quantités et de les congeler. Sinon, les légumes surgelés nature font gagner du temps sans perdre pour autant leurs qualités nutritionnelles.La soupe assure une bonne partie du quota de légumes mais n'empêche pas d'en cuisiner qui garniront un poisson, une viande ou une volaille, de démarrer un repas avec des crudités, d'accompagner le fromage d'une salade verte. Ail et huile d'olive Jeanne Calment, qui a battu le record de longévité puisqu'elle est morte à 122 ans et des poussières, disait qu'elle devait celle-ci en partie à l'huile d'olive, dont elle se servait pour cuisiner et à l'ail qu'elle mettait dans tous ses plats. Et tous les vendredis, elle faisait un aïoli (huile d'olive et ail), tradition provençale oblige puisqu'elle était née à Arles.Mais on sait maintenant que l'huile d'olive est bénéfique pour le système cardiovasculaire et qu'elle est aussi un facteur de protection contre certains cancers.Quant à l'ail, il est aussi largement démontré que c'est un super aliment, bourré d'antioxydants fort utiles pour prévenir les maladies liées au vieillissement.Un bon moyen d'en consommer facilement est de se fabriquer de l'ail confit. Rien de plus facile : on découpe une ou deux têtes d'ail (sans éplucher les gousses), on les met dans une casserole, on recouvre d'huile d'olive et on cuit doucement pendant 30 à 40 minutes. Puis on stocke ça dans un bocal et ainsi on a toujours sous la main des gousses d'ail confit, que l'on peut ajouter dans des légumes, dans une soupe, dans des pâtes, du riz, en garniture d'un rôti, d'un poisson au four, etc. Poisson, mâche et huile de colza Qu'ont en commun ces trois aliments ? Ils sont riches en oméga-3, ces précieux acides gras polyinsaturés.Plus les scientifiques se penchent sur leurs actions dans notre corps, plus ils leur découvrent de bienfaits. Les oméga-3 sont vraiment les rois de la protection contre ces maladies qui menacent dès la quarantaine. Non seulement les maladies cardiovasculaires et les cancers mais aussi l'arthrose et même l'Alzheimer.Consommer du poisson et surtout des gras - sardines, maquereau, thon blanc, saumon etc. les plus riches en oméga-3 - au moins trois fois par semaine est donc indispensable. En même temps, on mangera moins de viandes et de charcuteries qui, à cause de leurs acides gras saturés et de leur cholestérol, ne font pas partie des aliments qui mènent au centième anniversaire.Quant à la mâche, en dehors de ses saisons (automne / hiver), on la remplace par des salades vertes et des épinards qui contiennent aussi des oméga-3. Et on prépare tout cela en salade assaisonnée avec de l'huile de colza ! Yaourt Une légende dit que le yaourt, qui lui avait été révélé par un ange, aurait contribué à la longévité d'Abraham. Au début du XXe siècle, le professeur Illia Metchnikov (Prix Nobel de biologie) est interpellé par une étude sur la longévité en Europe réalisée par l'Institut Pasteur : il y relève un taux de centenaires important dans les montagnes de la Bulgarie du sud. Or, à cette époque, on ne vivait pas vraiment vieux nulle part !Et que consommait-on abondamment dans ce pays ? Du yaourt. Du coup, il travaille sur ce produit et découvre son rôle dans les processus de "pourrissement intestinal" qui seraient responsables du vieillissement.On n'a pas vraiment établi depuis un lien scientifique entre la consommation régulière de yaourt et la longévité. Mais on a éclairci le rôle des bactéries intestinales dans la régulation du système immunitaire. Et plus particulièrement celui de celles contenues dans le yaourt : lactobacillus bulgaricus et streptococcus thermophilus qui contribuent à maintenir une flore intestinale performante. Un système immunitaire qui immunise bien, ça évite quand même de mourir prématurément...Mais le yaourt a un autre intérêt, majeur : sa teneur en calcium. Et un apport suffisant de ce sel minéral est capital pour prévenir l'ostéoporose, maladie des os qui s'installe vers la soixantaine et les fragilise. Du pain complet, de l'eau et un verre de vin rouge Le pain complet est riche en fibres et celles-ci jouent aussi leur rôle dans le freinage du vieillissement et le risque de mourir trop tôt. Il apporte aussi les glucides lents nécessaires à l'équilibre alimentaire indispensable à tous les âges. On peut choisir celui qui est enrichi en graines de lin, histoire d'avoir un supplément d'oméga-3 !De l'eau, cela va de soi : quand on est déshydraté, on se sent mal. Et plus on vieillit, moins on ressent le besoin de boire.Un verre de vin rouge car les effets protecteurs des polyphénols et du qu'il contient ont été plus que largement démontrés au cours des dernières années. Jeanne Calment buvait un petit verre de porto chaque jour ! Et du chocolat ! Car il regorge d'antioxydants. Le cacao est super riche en flavonoïdes protecteurs.Mais aussi parce qu'il procure du plaisir et que cette sensation, ce sentiment, quelle qu'en soit l'origine, est une des conditions pour vieillir le mieux possible, heureux. Paule Neyrat, Diététicienne

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Polypes intestinaux : fréquents et potentiellement dangereux

Polypes intestinaux : dépister à temps pour prévenir les complications Les personnes âgées de 50 ans et plus sont les plus touchées par les polypes intestinaux. Si ces excroissances sont généralement bénignes, ce n’est pas le cas de certains polypes qui peuvent être à l’origine d’un cancer. Voici l’essentiel à connaître sur les polypes intestinaux.   Les polypes intestinaux : de quoi s’agit-il ? Les polypes intestinaux apparaissent au niveau de la paroi intestinale et en particuliers au niveau du côlon. Ils se présentent sous forme de tissu dont la formation est provoquée par la muqueuse de l’intestin. Il en existe 3 types, mais les plus courants sont les polypes adénomateux. Moins fréquents, les polypes hyperplasiques et les polypes inflammatoires qui sont souvent causés par les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou du côlon comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, méritent également d’être dépistés à temps. Si dans la plupart des cas, les polypes intestinaux sont bénins, il est important de surveiller leur apparition dans le but de prévenir un éventuel cancer colorectal. C’est d’ailleurs dans ce but que s’inscrit la démarche nationale proposant une coloscopie à partir de 50 ans. Cette démarche de santé publique met en balance le coût d’un examen simple, par rapport au coût de complications éventuelles telles qu’une perforation, une intervention chirurgicale, journées d’hospitalisation…   À quel moment réaliser une prévention des cancers colo-rectaux ? Le dépistage est recommandé après 50 ans. Votre médecin vous aidera à choisir le mode de dépistage adapté à votre situation : Hemocult d’une manière générale et coloscopie éventuelle si ce test s’avère positif. La coloscopie peut être l’examen de dépistage d’emblée si il y a des antécédents familiaux, des symptômes cliniques. Un test immunologique peut également être envisagé tel que proposé dans le cadre de la campagne nationale de prévention du cancer du côlon.   Polypes intestinaux : quels sont les traitements possibles ? Une intervention chirurgicale permet de traiter les polypes intestinaux. Il s’agit de l’ablation par coloscopie pour les formes bénignes et de la laparoscopie pour les formes les plus importantes. Dans le premier cas, les instruments sont introduits par voies naturelles tandis que dans le second cas, une chirurgie classique est opérée au niveau de l’abdomen.   Dr Philippe Presles

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Lutter contre la plaque dentaire, pourquoi est-ce important ?

La plaque dentaire, c'est un terme très utilisé par les dentistes.Mais cette plaque, c'est quoi exactement, et pourquoi est-elle un ennemi ? La plaque dentaire, c'est quoi ? La plaque dentaire est un dépôt sur les dents. Elle se constitue après chaque repas et se présente sous la forme d'une pâte ou d'une pellicule blanche ou un peu jaune qui colle aux dents.La plaque dentaire est formée de débris alimentaires et de salive. Aussitôt, les bactéries présentes dans la bouche viennent la coloniser. La plaque dentaire, comment elle évolue au début ?   Dès que la plaque dentaire se forme, les bactéries se multiplient, se nourrissant des sucres contenus dans les particules alimentaires et la salive. Ces bactéries fabriquent des substances acides attaquant l'émail des dents et abîmant les gencives. Si la plaque dentaire n'est pas éliminée, elle peut se calcifier, donc se durcir et former du tartre.   La plaque dentaire, comment elle vous fait du mal ? Si elle n'est pas éliminée après chaque repas, la plaque dentaire, produisant des substances acides, entraîne des caries et des inflammations des gencives (gingivites) ou même des infections. Si la plaque dentaire se durcit et se transforme en tartre, le brossage ne peut plus l'éliminer. Il faudra avoir recours à un détartrage chez le dentiste. La plaque dentaire, comment l'éliminer ?   L'idéal serait de se brosser les dents après chaque prise alimentaire, pas seulement après chaque repas ! Cela permet d'éliminer la plaque, à condition de brosser ses dents de la gencive vers la dent. Les dentistes conseillent de se brosser les dents au moins 3 fois par jour 3 minutes. Utiliser une fois par jour un fil dentaire ou une brossette interdentaire pour éliminer la plaque dentaire entre les dents. Limiter les sucreries : bonbons, gâteaux, sodas sucrés, pâtisseries... qui alimentent les bactéries de la plaque dentaire. Pratiquer un détartrage régulier et voir son dentiste au moins une fois par an. En brossant dans l'autre sens (des dents vers la gencive), on risquerait de glisser des particules de plaque dentaire sous la gencive et d'entraîner des inflammations.   Dr Catherine Solano

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Vaccination contre la grippe : ouverture de la campagne 2012

C'est parti, la campagne nationale de vaccination contre la grippe a débuté et elle s'étalera jusque fin décembre 2012.Le vaccin est d'ores et déjà disponible en pharmacie. Les autorités espèrent cet hiver une hausse du nombre de personnes vaccinées. Un tiers des Français prévoient de se faire vacciner Selon un sondage Ifop réalisé du 11 au 13 septembre, seuls 34% des Français prévoient de se faire vacciner contre la grippe cet hiver, dont un quart de façon certaine. Les hommes sont plus motivés que les femmes, 42% contre 27%, ainsi que les habitants de la région parisienne : 45% contre 32%.La décision de se faire vacciner augmente aussi clairement avec l'âge : 75% des 65 ans et plus, 24% des 35-49 ans et 15% des 25-34 ans.L'an dernier, seuls 23% des Français se sont vaccinés, contre 26% en 2010 et en 2009, et seulement 51% des personnes à risque alors que l'objectif de santé publique est de 75%. Or la grippe, qui touche chaque hiver quelque 2,5 millions de Français, n'est pas toujours anodine.Elle peut entraîner de graves complications ou aggraver une maladie préexistante.C'est pourquoi les autorités de santé proposent aux populations les plus fragiles face à la grippe de se faire vacciner gratuitement. Sont concernées par la gratuité du vaccin : Les personnes âgées de 65 ans et plus. Les personnes souffrant de certaines affections de longue durée (ALD) exonérantes. Les personnes souffrant d'un asthme ou d'une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les femmes enceintes quel que soit le trimestre de grossesse. Les personnes obèses (IMC égal ou >40kg/m²).     Et vous, pourquoi vous faire vacciner ?   Pour éviter une complication grave, d'autant plus si vous êtes atteint d'une affection de longue durée. Pour ne pas vous retrouver cloué au lit pendant une semaine. Pour protéger votre entourage proche : enfants, parents, grands-parents... Pour protéger les plus fragiles : personnes âgées, malades, enfants...   Isabelle Eustache

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Lèvres gercées : comment prévenir et guérir ?

Lèvres sèches, irritées, craquelées ?Rien d'étonnant ! Nos lèvres sont continuellement exposées au soleil, au vent, au froid, à l'air sec. Et comme elles sont dénuées de glandes sébacées et de pigments de mélanine, nos lèvres peinent à se défendre.On peut malgré tout soigner et prévenir les gerçures. Alors comment prendre soin de ses lèvres ? Comment guérir des lèvres gercées Le traitement des lèvres gercées repose sur l'application d'un baume qui va hydrater, adoucir et régénérer. À votre convenance, les solutions ne manquent pas : Même si la vaseline est passée de mode, elle reste idéale pour hydrater les lèvres gercées et freiner l'évaporation qui entraîne un assèchement. Appliquez-en sur vos lèvres aussi souvent que nécessaire, l'idéal est qu'elles ne restent jamais à sec. Vous pouvez également appliquer du beurre de cacao (comme pour les mains irritées) quatre ou cinq fois par jour, voire plus si vos lèvres sont très abîmées. Une pommade à la cire d'abeille 100% naturelle, à appliquer surtout avant de sortir. A défaut, de l'huile d'olive, ou toute autre graisse végétale, adoucira les lèvres gercées. Enfin, la vitamine E soulagera les lèvres abîmées et les aidera à se régénérer. Si vous avez des gélules de vitamines E, percez-en une et appliquez l'huile qu'elle contient sur vos lèvres.   Lèvres gercées : quand consulter ? L'application très régulière d'un baume sur les lèvres suffit généralement à guérir les lèvres gercées.À défaut, quand consulter ? Si l'état de vos lèvres ne s'améliore pas au bout de 2 à 3 semaines, il faut rechercher la cause.Il peut notamment s'agir d'une réaction allergique à un rouge à lèvres, à un baume à lèvre, ou encore à l'un des composants de vote dentifrice. Si elles sont souvent craquelées ou gercées au niveau des commissures des lèvres, ou en cas de traces blanchâtres.Ces signes indiquent une candidose buccale ou muguet, affection liée à des champignons microscopiques (levures). Si elles sont continuellement rouges, sèches ou squameuses, caractéristiques pouvant témoigner d'une affection sous-jacente, comme d'un état précancéreux.   Comment prévenir les gerçures des lèvres ?   Veillez à ce que vos lèvres ne restent jamais longtemps sèches : appliquez régulièrement un baume hydratant. Utilisez un rouge à lèvres de bonne qualité pour bien hydrater vos lèvres. Privilégiez les teintes sombres pour protéger vos lèvres du soleil. Avant toute exposition au soleil, appliquez un baume doté d'un écran solaire. (Attention, certaines personnes sont allergiques à certains composants des baumes solaires. Stoppez l'application en cas de réaction : irritations, rougeurs...). N'utilisez pas de baume au camphre ou au phénol, car ces antiseptiques sont desséchants. Contre un air trop sec qui favorise l'apparition de gerçures, placez un humidificateur d'air dans votre chambre. Luttez aussi contre la sécheresse depuis l'intérieur en buvant beaucoup d'eau. Augmentez vos apports en vitamines du groupe B car une carence peut favoriser les gerçures : viande, poisson, céréales complètes, noix, légumes à feuilles vertes... Enfin, cessez de vous humectez les lèvres avec votre langue : la salive s'évapore rapidement et assèche encore plus les lèvres. Sans oublier que la salive contient également des enzymes digestives qui déshydratent...   Isabelle Eustache

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Maladies rénales : pourquoi se faire dépister ?

Les Journées régionales du rein sont l'occasion pour la Fédération Nationale d'Aide aux Insuffisants Rénaux (FNAIR) d'inciter les personnes à faire vérifier le bon fonctionnement de leurs reins. Durant ce mois d'octobre 2012, dans toute la France, il est possible de s'informer sur les maladies rénales et de faire gratuitement un dépistage. Une personne sur 20 est malade des reins sans le savoir La maladie rénale se développe le plus souvent sans symptôme. C'est ainsi qu'une personne sur vingt présente, sans le savoir, une maladie rénale et que chaque année de nouveaux malades rénaux chroniques sont dépistés, parfois à un stade terminal relevant de la dialyse.Autrement dit, en l'absence de dépistage, « des dégâts peuvent se produire sans que l'on s'en rende compte ». Le dépistage de la maladie rénale en pratique La seule façon de diagnostiquer précocement une telle maladie silencieuse est d'inciter les personnes à risque de maladie rénale à réaliser un dépistage par bandelette urinaire. Ce test est simple et rapide.Reste à identifier les personnes à risque. Dans ce but, la FNAIR propose à la population de répondre à un questionnaire en ligne, listant les différents facteurs de risque de la maladie rénale : maladie rénale familiale, problèmes urinaires, diabète, hypertension artérielle. Ce questionnaire tient également compte de l'âge, de certains traitements médicamenteux, du tabagisme, etc.  Selon le résultat obtenu, les sujets à risque sont invités à faire gratuitement un test de dépistage par bandelette urinaire en se rendant, sans rendez-vous, sur un des lieux participant à cette opération : certains hôpitaux, maisons médicales, centres de dialyse, pharmacies mais aussi centres commerciaux, salles municipales...Pour connaître les lieux de dépistage gratuits : http://www.semainedurein.fr/htm/le_depistage.htm.Pour remplir le questionnaire en ligne : http://www.semainedurein.fr/htm/test_risque_renal.htm.Pour en savoir plus sur les maladies rénales : www.semainedurein.fr   Isabelle Eustache

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