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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Comment venir à bout de ces cors et durillons qui nous cassent les pieds ?
Enfermés à longueur de journée dans des chaussures parfois peu confortables, vos pieds subissent de nombreux frottements. Rien d’étonnant à ce qu’ils deviennent douloureux et que des cors et des durillons apparaissent. Comment prévenir et traiter ces cors aux pieds et durillons ? Le cor et le durillon sont tous deux des épaississements de la peau qui correspondent à la formation d’une couche cornée ou hyperkératose. C’est à force de compressions et de frottements dans les chaussures que la peau réagit en s’épaississant. Lorsque ces épaississements sont localisés sur les orteils, au niveau des articulations de la première et de la deuxième phalange, on parle de cor. Plus larges et situés au niveau de la voûte plantaire, on parle cette fois-ci de durillon. Parce qu’en se développant, les cors et les durillons appuient de plus en plus sur les tissus sous-jacents, lesquels sont vascularisés et présentent des terminaisons nerveuses. Plus ces tissus sont comprimés, plus les douleurs sont vives avec des sensations d’échauffement et de brûlure. Les cors et durillons doivent être éliminés régulièrement. Pour cela, on recommande une abrasion des zones de peau épaissies avec une pierre ponce, une râpe, une lime ou encore une crème exfoliante. L’abrasion n’est pas douloureuse car l’épaississement de la peau est constitué de cellules mortes. On peut aussi avoir recours à des pansements actifs : ils diffusent des principes actifs qui aident à l’élimination des cellules mortes, tout en stimulant la régénération de l’épiderme. Cors et durillons peuvent ainsi disparaître en une dizaine de jours. Certains pansements sont à porter en continu, d’autres sont appliqués uniquement la nuit. Des principes actifs dits coricides kératolytiques (essentiellement de l’acide salicylique ou de l’acide lactique) sont également disponibles sous forme de pommade ou de liquide, à appliquer précisément sur la zone épaissie, au risque de brûler les tissus environnants. Parfois, le protocole est contraignant, comprenant un bain de pieds préalable pour ramollir la peau, la pose d’un vernis protecteur autour de la zone à traiter, l’application du produit, le séchage puis la mise en place d’un pansement occlusif. Enfin, encore plus radical, mais réservé aux cors d’épaisseurs importantes : le coupe-cor. Son utilisation est cependant délicate et déconseillée aux personnes diabétiques, aux personnes âgées et aux maladroits en raison d’un risque d’hémorragies et de surinfections. Pour ces personnes et pour éviter l’usage du coupe-cor, il est plutôt fortement recommandé de consulter un podologue ou un pédicure, spécialiste des pieds qui saura vous traiter efficacement et divulguer des conseils personnalisés. A savoir : En cas de douleurs, il existe des systèmes de protection : emplâtre, mousses, feutres évidés, coussins plantaires en silicone, manchons coiffe-orteils, etc. Il faut porter les bonnes chaussures : éviter les chaussures n’ayant pas une morphologie adaptée à celle des pieds (ex. chaussures étroites et pointues), les chaussures trop rigides et les talons hauts qui tassent les orteils au bout de la chaussure. Ne pas laisser de callosité s’installer : dès l’apparition d’une épaisseur, poncez ! Attention diabétiques ! Les diabétiques doivent consulter régulièrement un podologue Isabelle Eustache
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Médicaments : quand faut-il les prendre ?
L'efficacité et les effets secondaires des médicaments changent selon le moment où vous les prenez. Pourquoi ? Quel sont les bons moments pour prendre ses médicaments ? Des médicaments pris selon les besoins Pour la grande majorité des médicaments, pas de mystère : le bon moment pour les prendre, c'est quand vous en avez besoin. Les somnifères sont conseillés le soir, les antidouleurs avant de bouger ou d'avoir une activité douloureuse, etc. Pour d'autres médicaments, c'est la fréquence de la prise qui est la plus importante : le médicament doit être avalé toutes le quatre heures, par exemple. Ce sont les cas les plus évidents, et aussi les plus nombreux. Il arrive cependant que les médicaments doivent être pris à des moments bien précis de la journée. Les différents critères qui déterminent le moment de prendre ses médicaments Ces moments sont à appréhender : Selon les effets secondaires de ces médicaments Les médicaments qui attaquent la paroi de l'estomac (c'est notamment le cas de nombreux anti-inflammatoires) feront moins de dégâts s'ils sont pris avec le repas.Pour les médicaments qui entraînent des nausées, idem : absorbés en même temps que la nourriture, ils déclencheront moins d'effets secondaires.Les médicaments qui entraînent une somnolence gagneront à être pris le soir. La somnolence ne diminuera pas, mais elle sera bien moins gênante. Selon la manière dont les médicaments sont absorbés Avaler un médicament, c'est débuter un processus complexe : la substance active est digérée et passe dans le sang pour atteindre ses organes cibles. Mais toutes les substances ne réagissent pas de la même manière à la digestion. Certaines molécules, comme les précurseurs de la dopamine utilisés pour lutter contre la maladie de Parkinson, sont jusqu'à 30% plus efficaces si elles sont consommées à jeun. A l'inverse, certaines vitamines dites liposolubles, comme la vitamine D, se dissolvent dans les graisses et sont alors mieux absorbées : il faut donc les avaler avec les repas. Selon les rythmes du corps Que l'on s'en rende compte ou non, notre corps n'a pas la même activité tout au long de la journée ou de la nuit. Prenons la cortisone par exemple, une hormone qui est utilisée sous forme synthétique comme médicament pour lutter contre l’inflammation : notre corps en sécrète vers 4 h du matin, entraînant le réveil. Si vous prenez des médicaments à base de cortisone le soir, vous en aurez déjà dans le sang et la sécrétion du matin ne se fera pas, ce qui va perturber votre journée. A l'inverse, prendre un médicament à base de cortisone le matin va le rendre encore plus efficace, parce qu'il s'ajoutera à la cortisone sécrétée naturellement par le corps. On peut aussi citer les antihistaminiques : ils servent à lutter contre les allergies, or celles-ci sont plus fortes le matin. Il faut donc prendre les antihistaminiques plutôt le soir si leur durée d'action est de 24 heures. Ils atteindront ainsi leur maximum d'efficacité au moment où les allergies sont elles aussi en pic. Le moment où l'on prend les médicaments est-il vraiment important ? Comme vous avez pu le constater, la réponse est oui ! Normalement, si c'est important, votre médecin vous donnera des instructions. Vous pouvez aussi consulter votre pharmacien ou la notice du médicament. Cependant, si la prise d'un médicament au moment prévu entraîne des désagréments importants, n'hésitez pas à consulter à nouveau votre médecin traitant. A deux, vous trouverez sans doute une solution pour concilier les exigences du traitement et votre confort. Marion Garteiser, journaliste santé
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Compléments alimentaires : nécessaires ou superflus ?
La fin de l'hiver se profile à l'horizon et même si le soleil consent à être de retour, la fatigue est souvent là. Faut-il prendre des compléments alimentaires, vitamines, sels minéraux ou oméga 3 ? Revue de détails. Compléments alimentaires : pas n'importe quoi ! Il existe une polémique autour des compléments alimentaires. Certains nutritionnistes disent qu'ils sont inutiles puisqu’une alimentation équilibrée apporte tous les éléments nutritionnels nécessaires. Le problème, c'est que l'équilibre alimentaire, pour toutes sortes de raisons, ne règne pas chez tous les individus. Un complément peut alors être utile pour compenser un manque induit par une alimentation anarchique ou insuffisante.Mais aucun complément alimentaire n'a de pouvoir miraculeux malgré les promesses fallacieuses de certains commerçants. Aucun ne fera maigrir, aucun ne fera rajeunir, aucun ne fera sortir d'une dépression, aucun ne fera guérir d'une maladie.Ne vous laissez donc pas avoir par les arguments marketing des vendeurs de compléments alimentaires, surtout sur Internet qui est trop souvent le grand bazar du n'importe quoi dans ce créneau ! Vitamine C La vitamine C, c'est un peu une "bonne à tout faire" car elle agit partout dans l'organisme. Dès qu'elle manque, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans votre corps et cela se traduit souvent par de la fatigue.Si vous avez la bonne habitude de vous régaler d'une grosse orange ou d'un pamplemousse tous les jours et de mettre des légumes à chacun de vos menus, vous devez atteindre sans problème les 70 à 100 mg de vitamine C qui vous sont nécessaires.En effet, en hiver, les agrumes sont la meilleure et la plus économique source de vitamine C : 50 mg environ dans 100 g. Une clémentine de temps en temps, ça n'est pas suffisant ! Les fruits exotiques genre mangue en sont aussi bien pourvus mais il est hors de question d'en manger tous les jours vu qu'on n'est pas sous les tropiques.Les légumes en contiennent mais beaucoup moins. Et comme la vitamine C n'aime pas la chaleur, une partie de celle qui est dans ceux-ci s'enfuit lors de leur cuisson.Cette vitamine C est fragile et capricieuse : elle s'oxyde facilement, s'échappe vite des jus. Mieux vaut manger un fruit ou alors boire vite le jus frais pressé ou encore acheter des jus industriels à teneur garantie en vitamine C.Si vous n'êtes pas un fidèle abonné des agrumes et de leurs jus, un complément de vitamine C devient alors utile. Le choix ne manque pas : comprimés à sucer ou a faire fondre dans un verre d'eau, on les trouve partout dans les pharmacies ou les rayons diététiques des grandes surfaces. Magnésium 360 à 420 mg de magnésium par jour, c'est ce qu'il nous faut. On est hélas trop souvent loin d'atteindre cette dose.Non seulement peu d'aliments en sont bien pourvus mais on évite ceux qui le sont comme le chocolat (110 mg pour 100 g) et les fruits secs (130 à 250 mg) par crainte de grossir. Si on mange souvent des bigorneaux (400 mg), on a facilement son quota de magnésium mais… ça n'est pas vraiment dans nos habitudes alimentaires.Les légumes et les fruits contiennent de petites quantités de magnésium qui, additionnées, contribuent à satisfaire nos besoins. Mais encore faut-il en manger suffisamment : 300 à 400 g par jour de chaque catégorie.Le magnésium intervient dans de nombreuses fonctions. Il est inévitable que ce manque plus ou moins permanent ait des répercussions sur notre comportement : on est fatigué, de mauvaise humeur, tendu, stressé, on dort mal, on a des crampes et on peut même avoir le cœur qui bat la chamade.Un complément en magnésium, sous forme de comprimés, est donc le bienvenu pour la plupart d'entre nous. Il est indispensable lorsqu'on est abonné au régime hypocalorique mais aussi quand on fait beaucoup de sport car un peu de magnésium s'élimine dans la transpiration.Mais la dose de 350 mg par jour de magnésium est à ne pas dépasser car des doses plus importantes peuvent déclencher des diarrhées. Fer Les messieurs ont besoin de 9 mg de fer environ, les dames de beaucoup plus : 16 mg car elles en éliminent pas mal chaque mois dans leurs règles.Le fer fait partie de ces oligoéléments qui posent des problèmes. Celui qui se trouve dans les aliments végétaux est mal absorbé par notre organisme : les tanins (dans le café et le thé), les fibres, le calcium, le zinc, certaines protéines se liguent pour entraver cette absorption.Le fer qui vient des produits animaux se comporte mieux mais on mange de moins en moins de viande rouge alors que c'est un aliment qui en est riche (3,5 mg pour 100 g).Résultat : la carence en fer existe bel et bien. C'est même une des plus fréquentes, surtout chez les femmes abonnées au régime minceur.Fatigue, mauvaise mine, cheveux à la ramasse, rhume qui traîne, se répète, essoufflement, problèmes d'attention, esprit lent, tout cela peut signer un manque de fer.Un complément alimentaire de fer est quasiment indispensable pour presque tout le monde, sauf si on mange très souvent des coquillages qui en sont particulièrement bien pourvus : 8 à 25 mg pour 100 g.Ce complément de fer est nécessaire pendant la grossesse : il est d'ailleurs prescrit quasi systématiquement par les médecins. Omega 3 Selon certains chercheurs, médecins, nutritionnistes etc., la carence en Omega 3 frappe presque tout le monde !Ce sont des Acides Gras qui ont une chimie horriblement compliquée, dont l'absorption est contrariée par les Omega 6 que l'on consomme en trop grandes quantités.Les Omega 3 sont un constituant important de toutes les cellules, y compris les nerveuses et celles des artères. Ils sont les grands protecteurs des systèmes cardiovasculaire et nerveux. Ils jouent aussi un rôle anti-inflammatoire.Il n'est pas exclu qu'un manque d'Omega 3 ait une action néfaste dans la déprime, les troubles du sommeil.Si vous ne mangez pas de poissons gras plusieurs fois par semaine, si vous n'utilisez pas régulièrement de l'huile de colza et/ou de soja, si vous ne boulottez pas souvent des noix et des graines de lin (ou du pain aux graines de lin), si votre salade n'est pas de la mâche, si vos œufs ne viennent pas de poules dont l'alimentation est enrichie en Omega 3 (les Bleu-Blanc-Cœur) vous avez toutes les chances de manquer d'Omega 3, car c'est dans ces aliments-là qu'ils se trouvent en bonnes quantités.Dans ce cas, vous n'avez pas d'autres ressources que d'avaler une gélule d'Omega 3 tous les jours. Surtout si vous ne dormez pas bien, si vous avez le moral en berne. On les trouve dans les pharmacies.Faites votre examen de conscience alimentaire ! Si vous êtes un consommateur régulier de plats préparés du commerce, d'aliments industriels, de boissons sucrées, bref si votre alimentation n'est pas super bien équilibrée, il y a de grandes chances à ce que vous soyez victime d'un de ces manques les plus fréquents.Il est évident qu'il faut améliorer votre alimentation mais en attendant, un de ces compléments alimentaires peut vous rendre service. Paule Neyrat, Diététicienne
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L'addiction sexuelle, qu'est-ce que c'est vraiment ?
Les addictions sont classées en deux groupes différents : les addictions à une substance entraînant une dépendance et les addictions sans drogue. L'addiction sexuelle, comme l'addiction au jeu, ou à la nourriture (boulimie), fait donc partie de ces addictions comportementales. Qu'est-ce qu'une dépendance sexuelle ? L'addiction sexuelle est une dépendance à un comportement. Classiquement, un comportement sexuel habituellement acceptable est ici poussé à son extrême en intensité ou en fréquence. Il peut s'agir : d'une dépendance sexuelle solitaire : masturbation compulsive avec ou sans support, d'une dépendance sexuelle vécue dans la virtualité : dépendance à la pornographie sur Internet, à des lignes de téléphones roses, d'une dépendance à des relations sexuelles avec partenaire avec parfois un nombre difficile à imaginer de partenaires réels. Les dépendances sexuelles paraphiliques sont plus rares$$ Il s'agit de comportements sexuels autrefois qualifiés de déviants avec un objet de désir inhabituel : fétichisme, exhibitionnisme, voyeurisme... Ces comportements ne sont pas toujours de l'ordre de l'addiction. Ils le deviennent quand ce comportement devient envahissant et incontrôlable pour le sujet. Il ne parvient plus à s'empêcher de réaliser une de ces pratiques. Les conséquences de l'addiction sexuelle Lorsque l'addiction envahit l'esprit, la vie et l'emploi du temps, elle peut devenir très grave par ses conséquences. Rétrécissement du périmètre de vie, centré uniquement sur l'addiction ; Isolement, perte des rapports sociaux et familiaux, à cause du temps consacré à l'addiction ; Perte d'argent allant jusqu'à l'interdiction bancaire à cause des dépenses sur Internet dans la pornographie, les téléphones roses, ou les prostituées ; Rupture de couple lorsque l'autre se sent totalement délaissé (des nuits passées sur Internet à surfer sur les sites X ou les sites de rencontres) ; Infections sexuellement transmissibles ; Perte d'emploi ; Dépression pouvant parfois amener au suicide, etc. La dynamique intérieure de l'addiction sexuelle La pratique sexuelle est recherchée pour le plaisir qu'elle apporte sur le moment. Le plaisir ? Surtout la détente, l'apaisement des tensions intérieures. C'est efficace quelques instants, puis apparaissent très rapidement le dégoût et la culpabilité, associés à un malaise important. Ce malaise a tendance à inciter à avoir à nouveau recours à la pratique addictive. Et le cercle est bouclé.On peut ainsi affirmer que les addicts sexuels sont pris au piège dans une dynamique qu'ils ne parviennent plus à contrôler. Ces personnes ont trouvé une solution inadaptée (la pratique sexuelle) pour calmer leurs tensions intérieures.L'addiction sexuelle, pourquoi ?Pourquoi une tension intérieure, et quelle sorte de tension intérieure peut bien amener à des conduites sexuelles tournant à l'addiction ?Les personnes addicts sexuelles éprouvent un vide intérieur à combler. Elles ont pu ne pas se sentir aimées dans leur enfance, et en souffrir si fort qu'elles tentent de combler leur douleur par la sexualité. Malheureusement, seul un renforcement de leur estime de soi et de la qualité de leurs relations avec les autres pourrait combler ce vide. Les comportements sexuels de dépendance calment un moment leur souffrance, mais ne l'empêchent pas de revenir. Comment soigner une addiction sexuelle ? Le premier point et le plus difficile est le désir de la personne dépendante de changer. Et c'est difficile pour elle car son comportement lui permet de tenir ses angoisses à distance. Sans ce comportement, elle sent un malaise terrible. Aussi, affronter sa dépendance demande-t-il un courage important.La solution se trouve dans un travail de psychothérapie pour regonfler l'estime de soi, apprendre à s'aimer, à entrer en relation profonde avec l'autre, et, sur le plan comportemental, à désapprendre à compter sur le comportement addictif pour résoudre les tensions intérieures...Dans cette optique existent des groupes de soutien pour dépendants sexuels anonymes (dasa)http://dasafrance.free.fr/ Dr Catherine Solano
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Choix des lunettes : les conseils des visagistes
Qu'elles soient solaires ou de vue, les lunettes sont à la mode : quelques pistes pour choisir le modèle qui vous rendra belle. Choix des lunettes : les premiers impératifs La forme du visage conditionne le design de la monture tandis que la personnalité oriente vers un style de lunettes (matériaux, couleurs).En général, il est conseillé de ne pas couper le regard.La monture doit suivre la ligne des sourcils et l'oeil doit être centré dans le verre tandis que la partie basse des lunettes ne peut jamais toucher les pommettes, y compris lorsque vous souriez (n'oubliez pas de faire risette en essayant vos verres).Enfin, il faut veiller à ce que les branches ne compressent pas les tempes.Ces premiers éléments établis, reste à sélectionner la monture la plus seyante selon votre morphologie. Des lunettes pour chaque forme de visage Les visages ronds accentueront leur côté juvénile avec des montures rondes. Si le but est au contraire d'affiner les traits, il faudra plutôt s'orienter vers des lunettes carrées ou rectangulaires.Les visages carrés, aux mâchoires bien dessinées, seront davantage mis en valeur par des montures rondes qui vont adoucir les traits et casser leur côté anguleux. Choisir une monture fine permettra aussi de rallonger le visage et de l'affiner. En revanche, attention aux formes géométriques et très stylisées qui peuvent durcir les traits et conviennent mieux aux visages ovales ou ronds.Celles qui ont un visage triangulaire, c'est-à-dire avec prédominance du front ou de la mâchoire (triangle inversé) éviteront les montures et les verres larges et bas (qui débordent) et choisiront plutôt des lunettes fines qui mettent en valeur l'étroitesse du visage. Les montures de type minimaliste, avec une structure seulement sur la partie haute des lunettes ou sans structures autour des verres sont particulièrement adaptées. Les modèles dits « papillons » sont également idéaux pour ce type de morphologie car ils rééquilibrent le visage en gommant les écarts de proportion entre le front et le menton.Enfin, celles qui ont un visage ovale peuvent se réjouir car pour elles tout est permis ! Des idées pour choisir la bonne couleur de lunettes Une fois la monture sélectionnée, reste à choisir la bonne couleur.Pour y parvenir, une piste consiste à se baser sur la couleur des yeux et du teint.Les regards clairs préféreront les nuances proches de la teinte de l'iris tandis que pour les yeux foncés toutes les teintes conviennent (attention cependant aux tons trop foncés qui peuvent durcir regard).Tenez aussi compte de votre carnation de base : si votre teint est très pâle par exemple, préférez une monture aux coloris vifs plutôt que des tons clairs, au risque d'attrister la mine.Dans certains cas, des couleurs très peps peuvent même être utilisées pour rectifier la forme du visage, surtout lorsque celle-ci est très allongée : la couleur de la monture va alors couper le visage en deux et atténuer ce côté allongé.Source : e-santé Muriel Luypaert,journaliste santé
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Les Omega sont-ils miraculeux ?
"Quelle pêche tu as ! Tu prends des Omega ?" C'est ce que l'on entend souvent Les Omega sont devenus des stars, le mot est tombé dans le langage courant : il faut dire qu'il est plus médiatique que acide eicosapentaénoïque, ou autres noms du même acabit désignant ces différents acides gras censés nous sauver de presque tout. Sont-ils vraiment miraculeux ? A quoi servent les Omega ? A tout ou presque ! Car ils interviennent dans tous nos milliards de cellules et à tous les niveaux : formation, croissance, reproduction. Rien ne leur échappe, tous nos systèmes (cardiovasculaire, cérébral, hormonal etc.) ne peuvent bien fonctionner sans eux. Omega 3 et Omega 6 Il existe deux grandes familles de ces Omega, les Omega 3 et les Omega 6.Pourquoi 3 et pourquoi 6 ?Les acides gras sont les constituants essentiels des lipides. Ils sont composés d'une chaîne d'atomes de carbone plus ou moins longue, liés entre eux par des "ponts chimiques" appelés "liaisons", qui peuvent être simples ou doubles.Des atomes d'hydrogène peuvent se fixer sur ces liaisons.C'est comme un collier dont les perles (les atomes de carbone) sont attachées soit par un simple anneau, soit par un double anneau (double liaison) et sur lesquelles sont fixées des petites breloques (les atomes d'hydrogène).Quand elles occupent tous les anneaux, vous avez des acides gras saturés, quand il n'en reste qu'une de libre, il s'agit d'acides gras mono-insaturés et quand plusieurs de ces anneaux n'ont pas de breloques, ce sont alors des acides gras poly-insaturés.Les Omega appartiennent à ce dernier groupe. Les chimistes ont adopté une nomenclature leur attribuant la dernière lettre de l'alphabet grec, l'Omega ( W ou ω ) et le chiffre 3 ou 6 par rapport à la place libre, là où il manque une breloque sur la chaîne de carbones.Le problème, c'est que notre corps n'est pas capable de fabriquer ces Omega. Ils doivent nous être apportés obligatoirement par notre alimentation et, en plus, dans des proportions précises sinon ils se disputent, ce qui annule leurs actions bienfaisantes.Et si l'on parle toujours des Omega au pluriel, c'est parce que, dans chaque catégorie, ils sont plusieurs, formant une famille. La famille des Omega 3 Dans celle des Omega 3, le père est l'acide alpha-linolénique (ALA), ainsi nommé car on l'a découvert dans les graines de lin. Il y en a aussi beaucoup dans l'huile de colza et de soja.Quand on l'a absorbé, il peut donner naissance à l'acide eicosapentaénoïque (AEP) puis à l'acide docosahexaénoïque (ADH). Ils protègent artères et cœur, agissent contre l'inflammation et l'allergie, dans les réactions immunitaires, dans l'agrégation des plaquettes du sang, sont indispensables au bon état des cellules du cerveau, des reins, de la rétine, de la peau, aux spermatozoïdes, réduisent les risques de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), de certains cancers etc.Mais cette transformation de l'ALA en AEP et ADH, ça ne marche pas terrible dans notre organisme. Et plus on vieillit, moins c'est top. Donc, même si on boulotte des graines de lin et de l'huile de colza, on n'est pas sûr d'avoir sa dose de ces Batmen que sont les Omega 3.Or, miracle, les poissons gras sont pleins d'AEP et d'ADH. C'est pourquoi on nous serine d'en manger trois fois par semaine.C'est pourquoi aussi les gélules d'Omega 3 à base d'huile de poisson font un malheur et que l'on élève des poules en les gavant de graines de lin de façon à ce que leurs œufs soient riches en Omega 3. La famille des Omega 6 Dans celle-ci, le père est l'acide linoléique (AL). Lui, il se transforme en acide gamma-linolénique (AGL) et en acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL).Tout ce joli monde s'emploie aussi à bien faire fonctionner nos systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, agit aussi contre l'inflammation, l'allergie, s'occupe aussi du bon état de la peau etc.La transformation d'AL en AGL et ADGL se déroule mieux que pour les Omega 3, sauf si on consomme trop d'aliments riches en cholestérol et en acides gras saturés, trop d'alcool, si on est trop vieux et diabétique de surcroît.Mais toutes les huiles courantes (tournesol, arachide, maïs, pépins de raisins) sont très riches en AL. Celui-ci se trouve aussi dans un tas d'autres aliments, de même que ses descendants.Non seulement on ne risque pas de manquer d'Omega 6, mais on absorberait souvent trop. Et ça, ça n'est pas vraiment cool. Omega 3 et Omega 6 : la guerre Pour pouvoir travailler, les Omega 3 et les Omega 6 ont besoin des mêmes enzymes, de certaines vitamines (B3, B6, C, E), de magnésium et de zinc. Ils sont donc en compétition.Et comme on a un régiment d'Omega 6 et une petite troupe d'Omega 3 vu qu'ils sont plus rares, les Omega 6 gagnent la bataille empêchant ces pauvres Omega 3 de travailler, alors qu'ils ont des rôles bien plus pointus.Et le comble, c'est que cette guerre flanque le bazar dans l'organisme, favorisant maladies cardiovasculaires, troubles allergiques, inflammatoires et autres galères. A trop absorber d'Omega 6, on obtient l'effet contraire des Omega en général !Et en plus, ça favoriserait l'obésité. Tout cela n'a vraiment rien de miraculeux. Omega : la bonne attitude Il est évident que l'on doit consommer le plus d'aliments possible riches en Omega 3. Soit des poissons gras (maquereau, sardine, saumon, hareng), des légumes tels que le cresson, la mâche, les choux, des produits "bleu, blanc, cœur" de la filière lin, de l'huile de colza et de noix.Mais il faut aussi mettre la pédale douce sur les aliments riches en Omega 6 et surtout sur les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin.Si l'on ne veut pas se casser la tête, il suffit d'utiliser une seule huile, celle d'olive : elle ne perturbe pas le rapport Omega 3 / Omega 6 et depuis des siècles, elle a fait ses preuves dans le régime méditerranéen. Omega et compléments alimentaires Il faut être très prudent avec les gélules d'Omega 3 et d'Omega 6 qui sont à la mode.Ainsi, l'huile d'onagre a le vent en poupe pour neutraliser le syndrome prémenstruel, les règles douloureuses, la peau sèche, l'acné etc. Mais elle contient essentiellement des Omega 6 et on est loin d'avoir fait la preuve de leur bénéfique influence sur ces troubles. D'autres compléments combinant huiles de poisson, de lin, de bourrache, soit un cocktail d'Omega 3 et 6, promettant le bon fonctionnement de l'organisme ne sont pas sans risques car ils augmentent la proportion d'Omega 6 dans le vôtre.Quant aux gélules d'Omega 3, elles sont utiles en cas de dégoût ou d'allergie aux poissons, lorsque l'on vit dans les montagnes ou les campagnes où il est rare ou quand on en mange épisodiquement. On peut aussi en prendre lorsque l'on ne se sent pas vraiment bien, qu'on déprime, qu'on dort mal, qu'on a mal partout, que l'on a la trouille d'un cancer ou encore que l'on a conscience de ne pas être vraiment clean vis-à-vis d'eux dans son alimentation.Mais comme on croule sous les études contradictoires sur leurs effets tant pour la dépression que pour les douleurs ou la prévention du cancer, mieux vaut ne pas en abuser. Non seulement parce qu'elles ne sont pas miraculeuses (bien que l'effet placebo puisse jouer en matière de déprime et de douleurs) mais surtout parce que un excès d'Omega 3 est nocif, risquant d'apporter des problèmes de coagulation (entre autres). Paule Neyrat, Diététicienne
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Pour perdre du ventre, adoptez le régime méditerranéen !
Vous avez pris du ventre ? Vous présentez peut-être un des autres symptômes de ce que l'on appelle le syndrome métabolique : trop de cholestérol, de tension, une glycémie trop élevée, etc. ? Si c'est le cas, passez à l'action et mettez-vous au régime méditerranéen. En effet, il se révèle efficace pour vous faire perdre votre ventre ! Le syndrome du gros ventre Avoir un gros ventre est le signe le plus évident du syndrome métabolique. À tel point que la simple mesure du tour de taille est devenue aussi importante que le calcul de l'IMC (indice de masse corporelle : le poids est divisé deux fois par la taille).Et pour cause, le gros ventre est l'un des 5 symptômes du syndrome métabolique, connu pour être un puissant facteur de risque cardiovasculaire : Tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes et à 88 cm chez les femmes. Insulinorésistance, soit un taux de sucre dans le sang (glycémie) élevé, supérieure à 1,10 g/l (6,1 mmol/l). Tension artérielle supérieure ou égale à 130/85. HDL-Cholestérol (bon cholestérol) inférieur à 1 mmol/l (0,40 g/l) chez les hommes et 1,3 mmol/l (0,50 g/l) chez les femmes ; Triglycérides supérieurs ou égaux à 1,7 mmol/l (1,5 g/l). Voici pour les avertissements, passons maintenant à la solution : le régime méditerranéen, qui vient de faire la preuve de son efficacité pour faire perdre du gros ventre. Régime méditerranéen contre gros ventre L'étude est d'envergure puisqu'elle a consisté à analyser tous les essais exploitables ayant porté sur ce sujet, soit une cinquantaine pour un total de 535.000 personnes.Le résultat est sans appel, le régime méditerranéen permet de réduire le risque de syndrome métabolique. Il permet également d'augmenter le taux de bon cholestérol, de diminuer le taux de triglycérides, la pression artérielle systolique et diastolique, la glycémie et enfin le tour de taille.Sachant que le régime méditerranéen est facile à mettre en oeuvre et peu coûteux, il reste à souhaiter que le plus grand nombre suivent ce type d'alimentation afin de réduire les maladies cardiovasculaires, qui rappelons-le, représentent la première cause de mortalité dans les pays occidentaux ! Du régime méditerranéen au rééquilibrage alimentaire... Ce conseil de suivre le régime méditerranéen pour limiter les risques cardiovasculaires est en accord avec les recommandations que vient de formuler la Haute autorité de santé (HAS).À savoir, d'éviter la succession de régimes amaigrissants, qui mène à ce que l'on appelle le régime yoyo avec reprise du poids perdu, voire plus, entre chaque régime. Mais inversement, de privilégier un rééquilibrage alimentaire afin, dans un premier temps de stabiliser son poids.Ce rééquilibrage alimentaire ne comprend pas de restrictions mais repose sur un apprentissage des règles diététiques, comme celles qui figurent dans le régime méditerranéen : beaucoup de fruits et légumes, du poisson, des céréales complètes, de bonnes huiles, des fruits secs. Inversement, peu de viande, de produits animaux transformés et de produits industriels, lesquels sont remplacés par des « préparations maisons » avec des produits de base. Idéal pour perdre son ventre ! Pour en savoir plus sur le régime méditerranéen, consultez la fiche de notre guide diététique.. Isabelle Eustache
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Nourriture et émotions : c'est notre estomac qui parle !
A quoi est due notre envie de glaces, de chocolat, de chips, bref de gras et de sucré ? Est-ce seulement lié aux émotions que le goût de ces aliments nous inspirent ? Une étude belge montre que les choses sont un petit peu plus compliquées que cela... L'impact des nourritures grasses sur nos émotions Pour étudier l'impact des aliments gras sur notre cerveau, des volontaires ont été branchés à des sondes contenant soit une simple solution saline, soit une solution avec des acides gras. En même temps, les participants écoutaient soit une musique triste, soit une musique neutre. Ils pouvaient aussi voir des visages exprimant les mêmes émotions. Conclusion : les personnes qui avaient reçu des acides gras, étaient moins sensibles aux effets d'une musique triste. Ce résultat était confirmé par un questionnaire (humeur ressentie), mais aussi par une IRM fonctionnelle du cerveau (activité des différentes zones associées à la tristesse).Alors, j'ai raison de me jeter sur du chocolat quand je déprime ?Raison ou pas, disons en tout cas que ce n'est pas seulement une question de gourmandise : la graisse qui atteint notre système digestif améliore notre humeur, même quand elle ne passe pas par les papilles. Notre système digestif communique directement avec notre cerveau. Mieux comprendre les relations entre graisse et émotions L'épidémie d'obésité est aujourd'hui planétaire et touche particulièrement les enfants. Quant aux troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie), ils sont eux aussi de plus en plus fréquents et de plus en plus répandus. Il est donc important de mieux comprendre les relations entre ce que nous mangeons et nos émotions. Marion Garteiser, journaliste santé
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Travailler plus... pour boire plus d'alcool : non merci !
Le fait de travailler de très longues heures augmente le risque d'abuser de l'alcool, ou d'en dépendre. Vigilance... Travailler trop augmente le risque de dépendance à l'alcool C'est en tout cas le constat d'une étude récente qui a porté sur plus d'un millier de jeunes adultes (entre 25 et 30 ans) habitant en Nouvelle-Zélande. Les chercheurs ont comparé le nombre d'heures travaillées dans la semaine à la consommation, à l'abus et à la dépendance à l'alcool. Résultat : les personnes qui travaillent plus de cinquante heures par semaine ont un risque beaucoup plus élevé d'avoir des problèmes d'alcool. Pourquoi les personnes qui travaillent beaucoup boivent-elles plus ? L'alcool désinhibe et détend, au moins dans un premier temps. Les personnes qui ont une vie très stressante ont parfois l'impression de ne pas pouvoir se passer de ce "coup de pouce" pour se relaxer après une journée passée à travailler. Par ailleurs, selon l'auteur de l'étude, travailler de longues journées entraîne aussi un contact plus prolongé avec ses collègues. La socialisation qui s'ensuit encourage parfois à aller boire après le travail, et les abus d'alcool font malheureusement partie de certaines cultures d'entreprise. Quand la consommation d'alcool est-elle problématique ? Il est parfois difficile de déterminer à partir de quand l'alcool devient un problème. En particulier chez des personnes qui mènent une vie professionnelle intense et ont une consommation d'alcool qui n'a pas de répercussion sur leurs revenus ou même leur vie sociale. Il est bon de rappeler que, dépendance ou pas, une consommation régulière d'alcool est mauvaise pour la santé (augmentation du risque de cancer et de maladies cardiovasculaires). La limite par jour est fixée à un verre pour les femmes et deux verres pour les hommes. Si vous vous demandez si vous êtes dépendant, vous trouverez des questionnaires en ligne, sur le site des Alcooliques Anonymes notamment, qui vous permettront d'évaluer votre situation et vous offriront aussi de l'aide en cas de besoin. Marion Garteiser, journaliste santé
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Sucre : combien, comment et quand ?
Le sucre, une fois de plus, est mis au pilori nutritionnel, carrément classé comme drogue par certains scientifiques américains. Certes, cet aliment devient dangereux quand il est absorbé en excès mais est-ce une raison pour s'en priver totalement ? Comment gérer sa consommation de sucre ? Le sucre, c'est quoi ? Un morceau ou une cuillerée de poudre d'un produit contenant uniquement un glucide appelé saccharose et qui provient de la réunion de deux autres glucides : le glucose et le fructose.Le glucose, il n'y en a pas vraiment beaucoup dans les aliments. Mais, dans l'organisme et au cours de la digestion, tous les glucides (amidon, lactose, etc.) se transforment en glucose, indispensable, car c'est lui seul qui fournit l'énergie pour que nos milliards de petites cellules fonctionnent.Le fructose, c'est le glucide qui se trouve dans les fruits (d'où son nom), certains légumes, le miel et qui leur donne leur saveur sucrée. Quels sont les méfaits du fructose ? Le fructose a un pouvoir sucrant plus élevé que celui du sucre, un index glycémique plus bas que celui-ci et un métabolisme particulier car il ne déclenche pas la production d'insuline. C'est pour ces raisons que pendant des années, il a été recommandé aux diabétiques et qu'il existe des tas de produits pour eux, sucrés au fructose.Mais la recherche médicale est passée par là et on s'est aperçu que finalement, ce fructose, ce n'était pas vraiment top ! A force de gaver d'abord des souris puis des cobayes humains de boissons fructosées, on s'est aperçu que ça les faisait grossir, surtout du ventre, que leur cholestérol et leurs triglycérides augmentaient et qu'ainsi non seulement ils prenaient du poids mais qu'ils devenaient alors victimes du fameux et vilain syndrome métabolique.Or le fructose n'est plus depuis un certain temps un glucide "spécial diabétique" mais un truc industriel fabriqué à partir de céréales, le plus souvent du maïs, qui sert à sucrer facilement et pour pas cher toutes sortes de boissons et de produits et qui nous en fait ainsi consommer beaucoup, souvent à l'insu de notre plein gré. D'où l'affolement américain où la consommation de boissons et de produits sucrés est massive. Le sucre, combien ? Toutes les instances nutritionnelles ont toujours été d'accord sur le fait que 5 % au maximum des calories quotidiennes pouvaient être apportées par le sucre, quelque soit sa forme.1 g de sucre apportant 4 calories, cela fait par exemple 25 g de sucre pour 2000 calories, 30 g de sucre pour 2400. (5 % de 2000 calories, ça fait 100 calories. 25 g de sucre x 4 = 100 - 5 % de 2400 calories, ça fait 120 calories. 30 g de sucre x 4 = 120) 1 cuillerée à café de sucre pesant 5 g environ, vous avez de la marge et vous pouvez suçoter sans état d'âme un ou deux bonbons (4 g de sucre dans 1 fraise Tagada), ou même engouffrer une demi-tablette de chocolat (13,4 g de sucre pour 50 g).Mais si vous plongez dans le Nutella (56,5 g de sucre pour 100 g), dans la confiture (60 g/100 g) ou le miel (78,6 g/100 g), vous avez intérêt à prendre une cuillère à café qui en tartinera de 7 à 10 g.Et si vous buvez une canette de soda de 25 cl (10,8 g de sucre pour 100 ml), vous éclusez votre quota de la journée. Vous avez intérêt à vous désaltérer avec de l'eau ! Le sucre, comment ? Vous pouvez très bien en avaler 50 ou 80 g un jour, à condition que vous en consommiez moins les jours suivants. L'équilibre, comme pour les autres éléments nutritionnels, se fait non pas sur la journée mais sur la semaine et c'est beaucoup moins contraignant.Il n'est donc pas question de remettre en question le gâteau du dimanche (15 à 20 g de sucre en moyenne dans une portion) ni même la brioche (8,6 g dans 100 g) ou le croissant (5,6 g/100 g) du petit-déjeuner de ce même jour.Mais vous êtes un(e) inconditionnel(le) des desserts industriels, qu'ils soient du genre laitiers ou compotes, méfiez-vous car ils sont toujours archi-sucrés. Regardez les étiquettes : les sucres y sont indiqués.Cela devrait vous dissuader et vous inciter à les préparer vous-même de façon à mieux maîtriser votre consommation de sucre.Une compote de pomme avec une gousse de vanille dedans, ça cuit en à peine 15 minutes, ça n'a pas vraiment besoin d'être sucré. Les recettes de riz au lait, vous en avez plusieurs sur e-santé, toutes sont peu sucrées et avec des fruits.Cela sera meilleur qu'un produit industriel. Et en plus, ça vous reviendra moins cher !Reste la question des sodas et autres boissons sucrées... Ce sont elles, évidemment, qui plombent le plus facilement le quota de sucre. Il y a toutes les "light" si vraiment vous ne pouvez vous passer de son goût. Mais on sait que les édulcorants employés ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour la santé, surtout si on attend un bébé.Alors, si vous (ou vos enfants) êtes vraiment accro à la saveur sucrée, si boire de l'eau, c'est vraiment mission impossible, tournez-vous vers le sirop : menthe, grenadine, citron, le choix ne manque pas. Une cuillerée à soupe, c'est 6 g de sucre environ. Il en faut deux, trois au grand maximum pour sucrer une grande bouteille d'eau. Le sucre, quand ? De préférence à la fin des repas. Mélangé dans l'estomac avec le reste des aliments, il sera métabolisé moins vite.Si vous en prenez (ou buvez) entre les repas, ce sucre va passer très rapidement dans votre organisme, perturber votre glycémie et susciter ainsi un coup de pompe en retour qui vous entraînera inévitablement à en absorber de nouveau. Et ainsi de suite... C'est d'ailleurs comme cela qu'on devient accro !Si c'est votre cas, essayez de vous en désintoxiquer : la décision dépend de vous. Il suffit de diminuer les doses. Éliminez les produits industriels qui sont gorgés de sucre, et surtout de fructose : regardez les étiquettes et fuyez le sirop de maïs.Quant aux enfants, vous protégerez leur santé en ne les habituant pas au goût du sucre dès leurs premiers mois et pour cela, en en mettant peu dans leur alimentation, en ne leur donnant à boire que de l'eau.Plus tard, un bonbon, une sucette, ça doit être exceptionnel, une fête, une récompense, pas une habitude. S'ils ne prennent pas le goût du sucre dès leur petite enfance, ils garderont cet atout nutritionnel toute leur vie. Paule Neyrat, Diététicienne
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En hiver, mangez des bananes !
Quand les beaux jours s'en vont, et avec eux les fruits à noyaux, pourquoi ne pas inclure une jolie banane dans vos portions de fruits quotidiennes recommandées ? La banane est intéressante contre les refroidissements, le stress, la constipation, les ulcères et bien d'autres maux encore. Découvrez les bienfaits des bananes avec E-santé ! Et si les français consommaient plus de bananes ? Facile à transporter, à conserver et à consommer, la banane ne manque pas d'atouts. En plus elle est disponible sur nos marchés et dans nos magasins à un moment où les autres fruits, à part les agrumes, ont tendance à disparaître...Les Français ne font pourtant pas partie des européens les plus "fans de bananes". Voici quelques informations qui pourraient vous convaincre... Quels sont les bienfaits de la banane en hiver ? La banane représente une source importante de vitamine C, une vitamine essentielle au bon fonctionnement de notre système immunitaire et substantielle pour renforcer les mécanismes de guérison de l'organisme. Grâce à sa teneur élevée en fer, la banane peut stimuler la production d'hémoglobine dans le sang aidant ainsi à diminuer les risques d'anémie. L'importante dose de potassium contenue dans ce fruit permet également de mieux réguler la pression sanguine et de diminuer ainsi les risques cardiovasculaires. A cette époque de ciel gris et de manque de luminosité, la banane renferme aussi de la sérotonine, connue pour être l'hormone de la bonne humeur ! La vitamine B6 qu'elle contient régularise le glucose dans le sang, lequel peut affecter l'état émotionnel des gens. En ce qui concerne les calories, c'est vrai que la banane est relativement riche (environ 100 calories aux 100 grammes). Mais elle apporte aussi des fibres et, on l'a vu, des éléments précieux pour notre organisme. Comme en-cas, elle est donc une bonne alliée... Marion Garteiser, journaliste santé
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Mes dents se déchaussent : qu'est-ce qui se passe ?
Les dents qui se déchaussent, paraissent soudain plus longues, laissent apparaître des intervalles plus important entre elles à la racine, voire redeviennent mobiles alors que le temps des dents de lait est passé depuis longtemps ? C'est le signe d'une affection de la gencive qui met vos dents en danger : la parodontite. Le déchaussement des dents, signe d'un manque de soutien Si vos dents se déchaussent, c'est qu'elles ne sont plus correctement attachées à votre mâchoire. Normalement, c'est le parodonte qui assure leur fixation.On désigne ainsi à la fois l'os alvéolaire dans lequel les dents s'implantent, les ligaments qui les relient, et le tissu qui entoure le tout, la gencive. Le problème du parodonte, c'est que les bactéries présentes dans la plaque dentaire peuvent y déclencher une inflammation.La gencive gonfle, devient sensible, saigne dès qu'on tente de la brosser. Des poches remplies de bactéries peuvent se former entre dent et gencive. En même temps, mais de manière plus discrète, l'os alvéolaire perd de la matière. Au bout d'un certain temps sans traitement (plusieurs années en général), une partie de la racine dentaire finit par apparaître ; les dents ont alors l'air plus longues et plus minces, et des intervalles apparaissent entre elles. Comment soigner des dents qui se déchaussent ? La grande majorité des adultes des pays développés souffrent de maladie des gencives, de manière plus ou moins grave.Les saignements au moment du brossage des dents sont en général le premier signe d'alerte.La seule solution pour prévenir ces maladies, ou empêcher leur évolution vers le déchaussement des dents, est une visite régulière chez le dentiste. Celui-ci est en effet le seul à pouvoir vous débarrasser du tartre et des bactéries qui l'accompagnent.Si la parodontite est avancée, il fera le détartrage jusque sous la gencive, et polira aussi les dents pour qu'elles offrent moins de prise aux bactéries.Après cela, si le déchaussement des dents est déjà prononcé, on pourra mettre en oeuvre des solutions chirurgicales pour que les dents retrouvent un soutien approprié.Mais toutes ces techniques sont coûteuses et compliquées... Mieux vaut donc opter pour une hygiène dentaire impeccable et un détartrage annuel ! Marion Garteiser, journaliste santé
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Et si vous choisissiez les bons fromages ?
La France est le pays des fromages. Il y en a entre 350 et 400, fermiers ou artisanaux, reflets de leur terroir. Et puis il y a toute une série de fromages industriels, ceux vendus dans les grandes surfaces, au goût uniforme mais qui parfois revendiquent aussi le terroir. Et des "spécialités fromagères" aromatisées...Sans compter du faux fromage sans lait, baptisé "fromage analogue" ! Décryptage du pays des fromages...
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Bisphénol A : pourquoi et comment s'en protéger ?
A partir du 1er janvier 2014, le Bisphénol A, déjà interdit dans les biberons, le sera aussi dans tous les ustensiles et conditionnements alimentaires. Pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans, ce devrait être dans un an, à partir du 1er janvier 2013. D'ici là, comment se protéger du Bisphénol A, véritable substance toxique ? C'est quoi, le Bisphénol A (BPA) ? Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique, découvert au 19ème siècle et inhérent à tous les plastiques. Il rentre dans leur fabrication car il les rend à la fois incassables et résistants à la chaleur (entre 40 et 145°C).Il est aussi un ingrédient des résines neutralisant la corrosion et l'action de nombreuses substances chimiques et adhérent bien à la surface. Ces résines au Bisphénol A tapissent les canettes, les tubes, les boîtes de conserve.Plastique ou résines, il y a du Bisphénol A (BPA) partout : dans les bouteilles, les gobelets, les ustensiles de cuisine jetables, les boîtes pour conserver les aliments, les lunettes de soleil, les téléphones portables, les jouets, etc. La liste est quasiment infinie car on le retrouve dans "près d'une soixantaine de secteurs d'activité", selon le rapport publié par l'Agence nationale de sécurité sanitaire du 27 septembre dernier. Pourquoi le Bisphénol A est-il toxique ? On l'accuse d'être un perturbateur endocrinien (ou xeno-oestrogène ou leurre hormonal), c'est-à-dire de se comporter comme une hormone et de flanquer ainsi la pagaille un peu partout dans l'organisme. Et ce même avant la naissance quand le bébé est bien au chaud dans le ventre de maman et n'a pas vraiment besoin d'oestrogènes.Le Bisphénol A (BPA) serait responsable de la baisse de fertilité chez les messieurs, de la puberté précoce chez les filles, de l'augmentation des kystes des ovaires chez les femmes. Le Bisphénol A aurait aussi un effet plus que néfaste sur le cerveau et le comportement, le métabolisme des glucides et des lipides, les systèmes cardiovasculaire et immunitaire et, cerise sur le gâteau, il favoriserait les cancers du sein et de la prostate.Les études sur la toxicité du Bisphénol A ont bien sûr été faites sur des animaux. Toutes les catas énumérées ci-dessus ne sont pas (encore) prouvées chez les humains. Mais comme les études épidémiologiques (statistiques) montrent, par exemple, que la baisse de fertilité masculine, la puberté précoce et les seins qui poussent chez des petites filles de 7 ans, ça existe de plus en plus, que l'on constate une augmentation des cancers du sein et de la prostate, on ne peut s'empêcher de penser que le reste est possible. Comment est-on contaminé par le Bisphénol A ? Très simplement et très souvent car le Bisphénol A contenu dans tous les objets en plastique et dans les films intérieurs protecteurs des canettes, boîtes de conserve etc., migre (en petites quantités) dans les aliments et les boissons. Et surtout quand le contenant est chauffé. Il franchirait aussi la barrière de la peau. Il est présent, par exemple, dans l'encre thermique des tickets de caisse, des facturettes de carte de crédit. Les caissières des supermarchés y sont donc particulièrement exposées.On discute encore beaucoup de l'importance des doses néfastes mais elles seraient faibles. Et on sait que ce fichu Bisphénol A franchit la sacro-sainte barrière du placenta.C'est pourquoi, la prudence veut que l'on s'en protège farouchement quand on est enceinte et qu'on en protège aussi les enfants. Ce qui n'est pas vraiment facile. Comment se protéger du Bisphénol A ? La proposition de loi votée (à l'unanimité, sauf deux voix) le 12 octobre 2011 par nos chers parlementaires, interdit l'utilisation du Bisphénol A dans les conditionnements et ustensiles alimentaires à partir du 1er janvier 2014 et du 1er janvier 2013 pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans. La loi impose aussi que, rapidement, tout Bisphénol A présent dans un conditionnement ou dans un ustensile alimentaire, soit indiqué sur l'étiquette du produit.Mais tout cela prendra du temps pour se mettre en place, d'autant plus que ces mesures posent de sérieux problèmes à l'industrie agroalimentaire. Elle dit qu'il lui faut cinq ans pour trouver un remplaçant au Bisphénol A. Et il faudra s'assurer que celui-ci n'est pas lui aussi toxique ! Mais comme un certain nombre de fabricants américains ont déjà viré le Bisphénol A de leurs boîtes, on peut espérer que cela prendra moins de temps. Surtout si les consommateurs mettent la pression. Alors que faire en attendant le remplacement du BPA ? Virer le plastique de la cuisine ! Vous n'avez pas le choix...Boîtes, saladiers, gobelets, assiettes, pots, gourdes etc., recyclez-les pour autre chose que leur usage alimentaire.Remplacez-les par des objets en verre (incassable de préférence en tout cas pour les gobelets) ou en inox ou en Pyrex ou en porcelaine. Il en existe beaucoup et vous pouvez en trouver sur le site sans-BPA.com, http://www.sans-bpa.com/ créé par une maman qui s'est mise à la chasse au Bisphénol A depuis deux ans.Achetez des conserves en bocaux (ils vous serviront ensuite pour conserver les aliments). Vous aurez beaucoup moins de choix, c'est évident et vous serez obligée de vous passer des sardines à l'huile (le Bisphénol A migre encore plus dans un milieu gras). Pour les légumes, pas de problème : le choix ne manque pas dans les surgelés et... au marché !Éliminez les plats cuisinés en barquette (ceux pour les adultes et surtout ceux pour les petits enfants, les bouteilles d'eau en plastique (vive l'eau du robinet !) : vous ferez en même temps des économies d'emballages.Investissez dans une sorbetière et faites vos glaces et sorbets.Cela va vous obliger à toute une reconversion, à un profond changement d'habitudes. Mais si vous relisez ci-dessus les dangers du Bisphénol A, nul doute que vous plongerez dans son élimination pure et dure. Paule Neyrat, Diététicienne
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Quels sont les signes du diabète ?
Le diabète concerne plus de 3 millions de Français. Mais quelque 400.000 ignorent être diabétiques. Une belle brochette d'ignorants... Pourquoi, et comment peut-on poser le diagnostic d'un diabète ? Diabète : un mal silencieux Les diabétiques peuvent vivre plusieurs années sans s'apercevoir de leur hyperglycémie (taux de sucre excessif, c'est-à-dire supérieur à 126 milligrammes par décilitre de sang, à jeun).Or les complications du diabète peuvent être lourdes : infarctus cardiaque, accident vasculaire cérébral, cécité, insuffisance rénale...Le diabète est donc une maladie grave, à diagnostiquer sans attendre. Mais le détecter sans faire de prise de sang est presque un travail d'enquêteur... Plusieurs types de diabète et plusieurs types de signes et symptômes Il existe plusieurs catégories de diabètes et les plus fréquentes sont celles de type 1 ou 2. Leurs causes diffèrent, leurs manifestations également.Mais le diagnostic est plus difficile pour le diabète de type 2, qui représente neuf diabètes sur dix et concerne le plus souvent des patients de 40 ou 50 ans.Car il évolue plus lentement, pendant cinq à dix ans, sans se manifester. En l'absence de symptômes et de dépistage, naturellement, aucun traitement n'est mis en place.Pour le diabète de type 1, le diagnostic ne pose aucun problème. Il concerne des patients jeunes, enfants et ados, et les symptômes se manifestent rapidement. Les patients urinent énormément, boivent beaucoup, perdent du poids, voire tombent dans le coma. Indispensable dépistage du diabète Comment identifier l'invisible ?Par une simple prise de sang, en contrôlant le taux de sucre dans le sang.A défaut, on découvre souvent un diabète lorsque les patients viennent avec des complications chroniques. Des problèmes aux reins, des troubles de la sensibilité aux jambes, un infarctus... Ces personnes sont atteintes du diabète depuis plusieurs années déjà, et leurs troubles auraient peut-être pu être évités si la maladie avait été bien contrôlée.Le dépistage du diabète avant l'apparition de symptômes constitue le seul moyen efficace avant de souffrir des conséquences graves du diabète. Obésité et diabète Le dépistage du diabète est donc primordial.Mais faut-il dépister tout le monde ? Pas tout à fait.Il est recommandé aux personnes de plus de 45 ans, ou à tout âge en présence de facteurs de risque : Excès de poids ou obésité Mode de vie sédentaire Antécédent familial de diabète de type 2 Diabète gestationnel, même résorbé après la naissance de l'enfant, pour les femmes Parmi ces risques, celui qui est lié à l'excès de poids est particulièrement important, puisqu'il est de plus en plus répandu. C'est d'ailleurs pour cela que l'on prédit en France 5 millions de diabétiques d'ici dix ans. Diabète : dépistages à volonté ? Consulter un médecin sans tarder pour évaluer le taux de sucre dans le sang constitue donc une évidence pour les personnes à risque.Mais en cas de test heureusement négatif, rien ne sert d'exiger une carte de fidélité. Les médecins recommandent simplement un dépistage tous les trois ans si le taux est normal, et tous les ans s'il approche le seuil diabétique.Si vous pensez être à risque, n'hésitez donc pas à consulter : les solutions contre le diabète existent, avant et après son apparition. David De Matteis, journaliste santé
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Se laver les cheveux tous les jours : pour ou contre ?
Se laver les cheveux tous les jours est une très mauvaise idée...Voilà l'idée reçue la plus fréquente en matière de shampoing.Pourtant, cela fait un moment qu'elle n'est plus d'actualité. Explications ! Un lavage quotidien, la meilleure manière d'avoir les cheveux gras ? Si les hommes se lavent les cheveux presque tous les jours sans se poser de questions, les femmes ont tendance à espacer leurs shampooings.Une manière de gagner un peu de temps le matin mais surtout d'éviter que leurs cheveux ne redeviennent trop vite gras... Et pour cause, se laver trop souvent les cheveux favoriserait la production de sébum, dit la sagesse populaire. Une affirmation qui n'est plus vraiment d'actualité tant les soins capillaires ont évolué. Avant : des shampooings trop agressifs Les premiers shampooings étaient à mille lieues de ceux qui remplissent aujourd'hui les rayons de nos supermarchés ou de nos pharmacies. Il y a 50 ans, il n'était, en effet, pas question de shampooings à usage fréquent, de soins spéciaux cheveux colorés, etc.Ils avaient tous le même credo : "décaper" les cheveux pour leur donner une apparence propre. Seulement, ils ne se contentaient pas de laver énergiquement les cheveux, le cuir chevelu en prenait aussi pour son grade. Agressé, il répondait en sécrétant du sébum, une substance qui agit comme un hydratant naturel. Et qui, quand elle est produite en trop grande quantité donne un aspect "gras" aux cheveux.On conseillait donc de ne pas se laver les cheveux trop fréquemment. Aujourd'hui : des shampooings beaucoup plus doux pour nos cheveux Depuis, la donne a bien changé : les cosmétiques pour cheveux sont beaucoup plus doux et ne provoquent plus de séborrhée (augmentation de la sécrétion de sébum) en réaction au lavage.Si l'idée même de sortir les cheveux non lavés vous donne des boutons, vous pouvez donc vous les laver quotidiennement sans craintes. Notez cependant que dans ce cas, il est préférable d'utiliser un shampooing doux et non un soin spécial cheveux gras. Ce dernier est en effet légèrement plus agressif. Il est conseillé de l'utiliser une fois par semaine au maximum. Un bon shampooing : le b.a.-ba Utilisez le shampooing avec parcimonie : une noisette suffit. En plus vous ferez des économies ! Faites moussez essentiellement au niveau du cuir chevelu. C'est là que se trouve le sébum à éliminer. Les pointes bénéficieront du shampooing lors du rinçage. Rincez abondamment pour éliminer le moindre résidu de shampooing. Evitez les masques et autres après-shampooing. Ils ne sont pas indispensables et utilisés trop fréquemment ils auront plutôt tendance à alourdir le cheveu. Une fois par semaine est une bonne fréquence si vous ne pouvez vous en passer. Elise Dubuisson, journaliste santé
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A quoi sont dus les aphtes ?
Les aphtes sont de petites ulcérations qui siègent sur la muqueuse buccale. Fréquents, souvent récidivants, les aphtes sont aussi douloureux mais bénins.Mais à quoi sont dus exactement les aphtes ? Que sait-on de leur origine ? Les aphtes sont de petites ulcérations Les aphtes, ou stomatite aphteuse, sont de petites ulcérations qui apparaissent sur la muqueuse buccale, à l'intérieur des lèvres, des joues, autour des gencives ou sur la langue.Les ulcérations correspondent à une rupture de la membrane de la muqueuse. Ces petites ulcérations peuvent apparaître de façon isolée ou en grappes : Elles sont blanches ou jaunâtres, et entourées d'une aréole rouge. Quant à leur taille, elles sont très variables, de la taille d'une tête d'épingle ou beaucoup plus étendues. Superficielles, ces ulcérations sont néanmoins très douloureuses. À quoi sont dus les aphtes ? Reste à savoir ce qui déclenche la formation de ces ulcères buccaux.Les causes des aphtes peuvent être multiples et sont généralement difficiles à identifier : Une blessure de l'intérieur de la bouche ou des gencives, parfois causée par une intervention dentaire. Des frottements : une dent ébréchée ou une prothèse dentaire qui frotte contre la muqueuse buccale, l'intérieur de la joue, la lèvre, la langue. Le stress. Un état de fatigue. Des allergies. La consommation de certains aliments. Un dysfonctionnement du système immunitaire. Une carence nutritionnelle. Une infection. Le tabagisme. La maladie de Behçet* lorsque les aphtes sont multiples et récidivants. Des traitements de chimiothérapie et radiothérapie. *La maladie de Behçet est une maladie inflammatoire systémique, se manifestant essentiellement par une aphtose buccale (de multiples aphtes récidivant dans la bouche), une aphtose génitale et une uvéite, mais également par des signes vasculaires, articulaires, digestifs, rénaux, etc. Il s'agit d'une maladie rare. L'intérêt d'identifier la cause des aphtes qui vous font souffrir est de pouvoir en accélérer la guérison et d'éviter les récidives...En effet, ces lésions sont bénignes et guérissent spontanément, mais leur guérison peut être accélérée par certains gestes (hygiène buccodentaire, bain de bouche, bicarbonate de soude...) ou en éliminant la cause, ce qui permet également de prévenir les récidives. À savoir : de l'aphte bénin au cancer... Si la plupart du temps les aphtes sont des lésions bénignes, les leucoplasties, des formes particulières d'aphtes, peuvent dégénérer en cancer. Le dentiste peut identifier cette forme d'aphtes (confirmée par une biopsie).D'ailleurs, des visites régulières chez le dentiste sont indispensables pour les personnes qui soufrent d'aphtes récidivants, pour s'assurer d'une bonne hygiène buccodentaire et éliminer d'éventuelles causes de frottements. Isabelle Eustache
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Régimes yo-yo : ennemis n°1 de la balance
Qui n'a jamais voulu perdre quelques kilos superflus en faisant un régime ?Oui mais voilà, la difficulté n'est pas tant de les perdre, mais plutôt de ne pas les reprendre... C'est ce qu'on appelle l'effet yoyo : maigrir pour mieux regrossir.... Des régimes à effet boomerang En France, 20 millions de personnes seraient en surpoids. Paradoxal au vu des dizaines de régimes de toutes sortes qui existent... Alors ces régimes sont-ils réellement efficaces ? La réponse est claire : absolument pas. En réalité, ils sont contre-productifs puisqu'ils privent l'organisme de beaucoup d'énergie, mais pendant un laps de temps très court. Le corps s'habitue donc à fonctionner avec moins : "pendant un régime, il se met en mode économique" explique le Dr Pauquet, nutritionniste.Dans un premier temps, ces régimes drastiques ne s'attaquent pas aux cellules graisseuses. Il y a seulement diminution de la masse musculaire et perte d'eau. Le chiffre sur la balance baisse... mais pas pour les bonnes raisons. Et lorsque nous reprenons une alimentation normale, notre organisme s'empresse de stocker ces nouvelles calories pour faire face à une prochaine diète.La prise de poids est alors inévitable, et les kilos repris peuvent être plus nombreux que ceux que l'on a perdus : c'est l'effet yo-yo. Les régimes qui favorisent l'effet yo-yo Les "mauvais" régimes sont ceux qui exigent une modification importante de vos habitudes alimentaires et qui promettent une perte de poids rapide et impressionnante.On peut citer entre autres Dukan, Atkins, Hollywood, ananas-pamplemousse, protéiné... Les promesses sont souvent tenues, mais dans un premier temps seulement.Ces régimes sont impossibles à tenir tant ils sont contraignants. Il y a beaucoup plus à perdre que des kilos Outre l'effet yo-yo, les conséquences de ces régimes trop violents sont nombreuses. Elles peuvent même être graves et sont souvent méconnues : cycle menstruel perturbé, augmentation des carences en vitamines et minéraux, obésité à long terme, risque de fractures...Il ne faut pas non plus sous-estimer l'impact psychologique de ces régimes, tels que les troubles du comportement alimentaire ou encore la baisse de l'estime de soi.Les adeptes des régimes drastiques s'enferment souvent dans une spirale infernale : il faut se priver de plus en plus pour finalement perdre de moins en moins, ce qui peut entraîner un risque de dépression. Maigrir lentement mais sûrement Pour maigrir sans risquer l'effet yo-yo, pas de solution miracle. Il faut prendre son temps et accepter le rythme de son corps."Idéalement, la perte de poids ne doit pas excéder 500 grammes à un kilo par semaine" affirme Laura Piens, diététicienne. On le sait, une alimentation équilibrée est la clé d'une perte de poids efficace.Mais qu'est-ce qu'une bonne alimentation ? La plupart des gens l'ignorent.C'est pourquoi il convient de faire appel à un spécialiste, nutritionniste ou diététicien. Il établira un programme personnalisé et déconseillera généralement la prise de médicaments minceur.Enfin, le sport est indispensable. Brûleur de graisse, il maintient la masse musculaire et garantit aussi un meilleur moral. Source : e-santé Céline Vanhuyneghem, journaliste santé
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Mauvaise haleine permanente ou passagère : quelles solutions ?
Rien n'est plus encombrant qu'une mauvaise haleine.Car elle empoisonne la vie, celle des proches qui la subissent et la sienne quand on en souffre et qu'on s'en rend compte.D'où vient cette haleine fétide et comment l'effacer ? Voici les bonnes pistes pour ne plus souffrir d'une mauvaise haleine. Mauvaise haleine passagère C'est bien connu, l'odeur de la plupart des alliacées, c'est-à-dire le poireau, la ciboulette, l'échalote, l'oignon et surtout l'ail, ressurgissent dans l'haleine plus ou moins longtemps après qu'on s'en soit régalé.Cela vient des composés soufrés dont ils sont riches et qui s'éliminent ensuite au cours de la digestion. À la cuisson, la majeure partie de ces composés sulfurés s'évapore. Donc, pas de couvercle quand vous cuisez une soupe de poireaux, ni un plat avec des oignons. Quant à l'ail, sa mauvaise odeur est concentrée dans son germe. Pas de problème en cette saison de l'ail nouveau : aucun risque de puer du bec, selon la formule. Mais sinon, quand vous épluchez les gousses, ouvrez-les en deux et retirez le germe, vous éliminez ainsi la plus grande partie du risque.Et plus on en a mangé, plus la mauvaise haleine est forte et plus elle dure longtemps, plusieurs heures après, surtout si on les a consommés crus. Comment combattre la mauvaise haleine passagère ? Malheureusement, le brossage des dents est inefficace puisque ces odeurs antipathiques proviennent du tube digestif. Mâcher un chewing-gum à la menthe a seulement un effet temporaire. Il est évident qu'il faut carrément éviter ces légumes avant un rendez-vous amoureux. Mais si cela n'est pas possible, vous avez la ressource de mâcher des feuilles de persil : les antioxydants dont il est particulièrement riche vont capturer en partie ces composés sulfurés.Brossage des dents ensuite pour ne pas avoir de particules vertes résiduelles sur les dents, bien sûr. Vous pouvez aussi croquer des graines de fenouil ou de cardamome ou d'anis ou sucer un bâton de cannelle, beaucoup plus efficaces que les grains de café souvent recommandés dans ce cas. C'est ce que faisaient les femmes au Moyen-Âge pour être plus sexy. C'est aussi une habitude en Orient et au Moyen-Orient où la cuisine est souvent riche d'ail ou d'oignon : on mâchonne toujours ces graines après les repas. Si vous n'avez pas de graines de fenouil ou de cardamome, ni un bâton de cannelle sous la main, réfugiez-vous dans ces délicieux bonbons, les Anis de Flavigny ou dans les Pastilles de Vichy à l'anis, on en trouve partout. Mauvaise haleine permanente ? La mauvaise haleine est due à la prolifération de bactéries dans votre bouche.Cela fait combien de temps que vous n'êtes pas allé(e) chez le dentiste ? Plus de six mois ? Plus d'un an ? Et le dernier détartrage, c'était quand ? Vous vous brossez les dents après chaque repas ? Ou au minimum le matin et le soir avant de vous coucher ? Après le déjeuner, quand il n'est pas pris à la maison ça n'est pas toujours facile : mâchez un chewing-gum sans sucre, ça nettoie les dents, ça élimine une partie de ces fichues bactéries. Et ça vous fera saliver.Manger trop vite, eh oui ! ça peut aussi en être une raison : en avalant tout rond, sans mâcher suffisamment, vous ne mettez pas vos glandes salivaires au boulot. Même chose si vous ne buvez pas assez d'eau dans la journée : un verre de temps en temps, ça vous réhydrate aussi la bouche. Surtout si vous avez le nez encombré et que vous respirez par celle-ci ou que vous parlez beaucoup. Cette haleine fétide, elle peut aussi venir d'une irritation de vos muqueuses digestives, oesophage et/ou estomac, elle s'accompagne alors d'une acidité qui n'est pas des plus agréables. Et si de surcroît vous fumez ou vous buvez trop d'alcool, là, c'est la totale !Dans ce cas, vous devez vite consulter un médecin, c'est le genre de choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter. Car la sécheresse de la bouche contribue largement à cette haleine fétide. Comment soigner la mauvaise haleine permanente ? Si vous n'êtes pas au clair avec le dentiste, foncez-y et allez faire nettoyer vos dents, vérifier que vous n'avez pas de gingivite ou de caries ou un plombage mal fichu. Si vous n'êtes pas un(e) fana de la brosse à dents, obligez-vous à la retrouver régulièrement ainsi que son compagnon le dentifrice. Et quand vous sacrifiez à ce rituel bienfaisant, n'oubliez pas un petit coup de brosse sur la langue : ça la débarrassera des bactéries qui s'y accumulent volontiers. Vous avez la conscience tranquille côté brosse à dents ? Alors utilisez les bonus qui vont nettoyer les interstices entre vos dents : plus on vieillit, plus on en a, où se logent des débris alimentaires que la brosse n'élimine pas et qui pourrissent gentiment. Utilisez soit un water-pick, qui va les karchériser, soit des brossettes et prenez le temps de les passer entre chaque dent : il en existe de différents formats qui s'adaptent à celui de l'écartement.Et si vous les trempez dans une solution désinfectante, genre Alodont ou Haldol, cela n'en sera que mieux. Avoir une brossette de secours dans sa poche ou dans son sac, ça n'est pas mal non plus. Un nettoyage discret en sortant du restaurant, ça peut aider à ne pas trop sentir du bec ensuite. Mais regardez aussi votre langue. Si elle est vraiment chargée, sillonnée ou avec des petites cavités, si la brosse à dents ne suffit pas à la nettoyer, investissez dans un gratte-langue : il y en a dans toutes les pharmacies. Le bain de bouche est utile, il en existe toute une panoplie. C'est un plus, pour parfaire votre hygiène dentaire, mais si vos dents et votre langue sont sales, c'est un peu comme un cataplasme sur une jambe de bois ! En attendant d'aller chez le dentiste et de faire dents propres, ou chez le médecin pour soigner vos muqueuses endommagées, vous avez la ressource de sucer un clou de girofle. C'est un antiseptique naturel, d'ailleurs utilisé dans nombre de préparations pour soigner les dents. Paule Neyrat, Diététicienne
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Barbecue et santé : le vrai du faux
Les plaisirs du barbecue, c'est maintenant ! Pour apprécier ce mode de cuisson régulièrement tout au long de l'été, et ne prendre aucun risque pour votre santé, quelques précautions s'imposent.Et vous, savez-vous comment cuire au barbecue sans risque ? La cuisson de la viande au barbecue génère des substances cancérigènes. Vrai. La viande cuite à haute température (plus de 300°C) génère des composés chimiques potentiellement cancérigènes. C'est pourquoi on conseille de ne pas manger les parties noircies et de ne pas cuire sa viande systématiquement et tout au long de l'année au barbecue. La viande cuite au barbecue ne doit pas toucher les flammes. Vrai. Eviter le contact direct avec les flammes diminue la formation des composés cancérigènes. Au barbecue, la viande doit être saisie à très haute température. Faux. Pour limiter la formation de composés cancérigènes, on recommande inversement de réduire l'intensité du feu. Inutile de nettoyer la grille entre chaque barbecue. Faux. Les résidus collés sur la grille sont des concentrés d'hydrocarbures, qui risquent de contaminer les aliments du prochain barbecue. Ajouter des ceps de vigne au charbon de bois est une excellente idée. Faux. Il y a des fongicides dans les ceps de vignes. Quant aux cageots et poutres, ils apportent des pesticides. Utilisez un charbon de bois certifié NF qui permet d'éviter les polluants. La grille doit être placée à 5 cm des braises. Faux. Les aliments doivent être placés à 10 cm des braises, car une température trop chaude (300 à 600 °C) favorise la formation d'hydrocarbures cancérigènes. Pour une cuisson saine au barbecue, plus la viande est maigre, mieux c'est. Vrai. Il faut éviter que les graisses ne coulent sur les braises, s'enflamment et dégagent de la fumée lors de la cuisson. Privilégiez les morceaux maigres (poulet, veau, etc.) ou ôtez un maximum de gras apparent de vos steaks et brochettes. Il ne faut pas respirer la fumée ni l'air chaud dégagés par le barbecue. Vrai. La fumée et l'air chaud dégagés par le barbecue contiennent du monoxyde de carbone, comme la fumée de cigarette ou les feux de cheminée.#E# Pour raviver les flammes, il faut utiliser un liquide inflammable, type alcool à brûler. Faux. Surtout, n'utilisez jamais aucun liquide inflammable (type alcool à brûler) pour raviver les flammes de votre barbecue ! Après utilisation, on arrose les braises avec de l'eau. Vrai.C'est la meilleure façon de s'assurer qu'il est bien éteint et qu'il n'y a plus aucun risque. De toute façon, un barbecue qui chauffe ne doit jamais être laissé sans surveillance, même s'il n'y a plus aucun aliment sur la grille. Isabelle Eustache
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Courses : comment économiser temps, argent, et gagner en qualité ?
Oubliez le supermarché ! Faites le bilan. La moitié de votre samedi est consacrée aux provisions de la semaine.Vous en revenez épuisée d'avoir crapahuté dans les allées en poussant un chariot de plus en plus lourd, vous avez ensuite chargé tout ce bazar dans le coffre de votre voiture, puis trimballé tous les sacs et paniers du garage à l'ascenseur et de celui-ci à l'appartement.Et en plus, vous avez dépensé plus d'argent que prévu car vous avez acheté des trucs dont vous n'aviez pas vraiment besoin : vous avez été tentée par des promos, des produits en tête de gondole, et/ou vous avez cédé aux demandes des enfants si par malheur ils vous accompagnaient.Il est difficile de résister aux tentations dans un supermarché.Tout y est d'ailleurs prévu, par les spécialistes du marketing, pour vous conduire à acheter le plus possible. Ils ont même observé que les battements de paupières des clients diminuent de moitié quand ils sont dans les allées d'un supermarché. Autrement dit, on est en quelque sorte en état d'hypnose, avec un cerveau qui fonctionne au ralenti et qui a perdu une grande partie de sa capacité de rationalisation. Ce qui conduit à l'achat impulsif.Et maintenant, il faut ranger tout cela.Si vous faites le compte du temps passé à cet approvisionnement, du surplus de fatigue physique et nerveuse qu'il vous procure et de l'argent dépensé (celui des courses plus celui du trajet en voiture), il y a de grandes chances que l'attrait des prix des produits moins chers qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours ni forcément le cas) ne tienne plus la route. Légumes et fruits : faites le marché ou abonnez-vous à une AMAP Ceux des supermarchés ont tous transité plus ou moins longtemps dans des chambres froides avant que vous ne les achetiez. Ce qui n'a pas amélioré ni leurs saveurs, ni leur valeur nutritionnelle.S'il y a un marché près de chez vous, c'est là qu'il faut aller acheter vos légumes et vos fruits le samedi ou le dimanche matin.Il y a toujours des petits producteurs (et de plus en plus de bios) où vous trouverez un meilleur choix. Et là, vous pouvez emmener les enfants : c'est une bonne façon de compléter leur éducation alimentaire et de leur apprendre à distinguer une courgette d'une aubergine !Sinon, vous pouvez vous abonner à une AMAP : vous aurez chaque semaine un panier de légumes et de fruits de saison venu directement du producteur chez vous et moins chers que partout ailleurs. Regardez s'il y en a une près de chez vous.Vous serez gagnante sur tous les tableaux : temps, fatigue et argent. Viandes et poissons : faites-vous livrer ! Faites livrer votre viande et votre poisson à votre domicile ou au bureau.Les sites de vente se sont multipliés sur Internet. Entre Carré de boeuf, les Colis du boucher, Délices viandes, Viande des volcans, Comme à la boucherie, Mon poisson, Poisson frais, Poisson chez vous, Poisson breton, et d'autres encore, le choix ne manque pas !Comparez leurs offres, les plannings de livraison et leurs prix : ceux-ci sont souvent intéressants pour un produit de qualité. Mais faites aussi la comparaison avec le boucher et le poissonnier qui sont près de chez vous : il est facile d'y aller dans la semaine en sortant du boulot ? Peuvent-ils vous livrer ?Viandes et poissons sont des produits chers qui grèvent facilement le budget alimentation. Cela vaut la peine que vous passiez du temps pour décider ce qui est le mieux pour vous compte tenu de vos obligations professionnelles, de Monsieur qui peut aussi se charger de ces achats.Mais un des avantages de la livraison de poissons à domicile (ou au bureau), c'est que cela vous obligera à en manger régulièrement et ce sera tout bon pour l'équilibre alimentaire familial ! Toute votre alimentation (et le reste) à domicile Tous les supermarchés ont mis en place des commandes et des livraisons à domicile via Internet.Le plus : vous pouvez faire livrer en même temps les lessives, la provision de PQ, de sacs poubelles etc.Le moins : viandes et poissons en barquettes (quand ils existent), aucune assurance sur la qualité des légumes et des fruits puisque ce sont les mêmes que ceux qui se trouvent en rayons.Allez regarder du côté des Paysans. Le choix de légumes, fruits, viandes, volailles est très important, celui des poissons un peu moins.Chaque semaine légumes et fruits de saison sont mis en valeur. Ils viennent tous de petits producteurs, dont une grande majorité de bios (des vrais, certifiés) et sont moins chers que dans les supermarchés.Il y a une grande souplesse dans le système de commandes que l'on soit 2 ou 8 personnes à la maison. On peut même se choisir une aubergine ou un coquelet car des offres particulières, en petites quantités, sont prévues pour les célibataires. Cela pourra être utile pour les prochaines vacances quand Monsieur sera tout seul à la maison !Il y a aussi de la crémerie, de l'épicerie, des pains (bios), des boissons et des produits ménagers basiques certifiés écolos. Et pas de frais de livraison (dans quasiment toute la France) à partir d'une commande de 80 €. Comparateurs de prix et ventre plein Si vraiment vous ne pouvez envisager votre vie sans arpenter régulièrement un supermarché, souvenez-vous que les produits les moins chers, à qualité égale, sont toujours entreposés en bas des rayons.Allez-y avec une liste de courses bien précise : elle vous évitera peut-être les achats d'impulsion !Cette liste peut se trouver sur votre Iphone, c'est plus pratique. Surtout si vous investissez dans une de ces applis (gratuites), Prixing ou Fastshop qui vous permet de comparer les prix. Elles sont toutes les deux faciles d'emploi, très perfectionnées et, ce qui n'est pas négligeable, elles activeront vos neurones, vous sortant ainsi de la semi hypnose dans laquelle vous êtes plongée depuis que vous avez franchi la porte d'entrée de votre supermarché favori !Enfin, si vous vous y rendez le matin, prenez un copieux petit-déjeuner avant.Il ne faut jamais faire ses courses le ventre vide. Non seulement parce que vous allez dépenser de l'énergie en poussant votre chariot mais surtout parce que vous risquez d'acheter beaucoup plus que si vous êtes bien rassasiée. Et aussi de craquer pour des biscuits ou des confiseries que vous consommerez sur place. Parce qu'il faut bien vous récompenser de cette corvée des courses... Paule Neyrat, Diététicienne
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Comment la télévision fait-elle grossir ?
La télévision possède un impact très important sur notre poids. De nombreuses études montrent que plus on regarde la télévision, et plus on est en surpoids.Les personnes regardant la télévision 5 heures par jour présentent 5 fois plus de risque de souffrir de surpoids que les usagers à moins de 2 heures par jour (1). Et encore, on ne compare pas aux abstinents ! Déjà à plus de 2 heures par jour, le risque de surpoids est augmenté de 55 % (2). Dans son livre à la fois drôle et extrêmement sérieux, « TV Lobotomie », Michel Desmurget revient sur les effets néfastes du petit écran. La télévision nous donne le goût de la « junk food » Le petit écran crée des préférences gustatives dans l'enfance, et ces préférences persistent à l'âge adulte. Les publicités de la télévision créent une appétence pour les aliments gras et sucrés qui persistera à l'âge adulte. Un adulte ayant été élevé sous le regard de la TV sera toute sa vie attiré préférentiellement par ces aliments et devra faire un effort pour manger de manière équilibrée (3, 4). La télévision nous empêche de brûler des calories Cela paraît évident que de rester avachi devant la télé est moins consommateur d'énergie que de faire un footing. Mais il y a pire.Regarder la télévision fait dépenser moins de calories que de se reposer en ne faisant rien ! (5)Une personne allongée sur son canapé sans télé se gratte, change de posture, lève la tête, en un mot, bouge tout de même un peu. Si elle regarde la télévision, hypnotisée, elle met tous ses muscles au repos.En un an, cela correspond, avec 210 calories dépensées en moins par jour en moyenne, à 9 kilos de graisses stockées en plus ! La télévision affaiblit nos muscles Si on la regarde plusieurs heures par jour, le temps d'immobilité devant la télévision empêche la mobilisation de nos muscles.La masse musculaire d'un fan de télé est donc moindre. Son corps consomme alors bien moins de calories, puisque le muscle, même au repos, consomme de l'énergie, ne serait-ce que pour s'oxygéner. Des muscles faibles consomment très peu de calories.Pour rester mince, le fan de télé devrait manger moins que les autres. Plus on regarde la télévision, et plus on mange ! Rester devant le petit écran incite à manger(6). Cela a même été chiffré et une heure de télévision par jour augmente la prise alimentaire de 167 calories par jour. D'où la prise de kilos indésirables.On sait par exemple que 90 % des 3 à 8 ans consomment des aliments solides ou des boissons sucrées en regardant le petit écran. Devant la télévision, on mange plus gras et plus sucré Devant un film ou les infos, on mange plus, et pire, plus mal.On mange plus de charcuteries, d'aliments frits, de pizzas, de sucreries ou d'amuse-gueules, et moins de fruits et légumes (7). Devant la télévision, on mange plus Un repas pris devant la petite lucarne est toujours plus calorique, en moyenne, 260 calories de plus (8).Cela peut représenter 13 kg de pris en une année. Pour éliminer cette suralimentation, il faudrait faire plus d'une heure de marche par jour. La télévision diminue le sentiment de satiétéVotre dernier repas s'est passé devant la télévision ? Vous mangerez nettement plus au repas suivant.En effet, occupé à regarder le poste, votre cerveau n'a pas bien enregistré ce que vous avez avalé. Il aura tendance à réclamer nettement plus au repas suivant.Les scientifiques disent que « le cerveau a plus de mal à mémoriser les éléments qualitatifs et quantitatifs du repas lorsque ce dernier est pris en présence de la télévision » (9). La télévision incite à manger sans faimComme le cerveau fonctionne beaucoup par réflexe, dès qu'il aperçoit quelqu'un en train de manger, il a envie de manger... Même s'il n'a absolument pas faim. (10)De même, elle incite à boire des boissons sucrées sans soif.Au total, une manière de mincir, ce serait d'arrêter de regarder la télévision !Une mesure pas chère, qui vous ferait même économiser la redevance audiovisuelle. Pourtant, elle est difficile à mettre en oeuvre.Alors, limiter la consommation de télévision à une heure par jour permet déjà de limiter considérablement les dégâts sur la santé. Car la gêne esthétique du surpoids n'est pas seule à être gênante. Ce sont surtout les problèmes de santé qui en découlent qui inquiètent les pouvoirs publics.Sources :(1) Television Viewing as a Cause of Increasing Obesity Among Children in the United States, 1986-1990. Steven L et col. Arch Pediatr Adolesc Med. 1996;150(4):356-362(2) : Television Viewing and its Associations with Overweight, Sedentary Lifestyle, and Insufficient Consumption of Fruits and Vegetables Among US High School Students.Richard Lowry Journal of School Health. Volume 72, Issue 10, pages 413-421, December 2002(3) Television and children's conception of nutrition. Signorelli N et col. Health Comm n°9, 1997, p 289.(4) « Association between televison viewing and consuption of commonly advertised food among New Zealand children and young adolescents » Utter J. et col. Public Health Nutr, N°9 2006, p 606.(5) Effects of television on metabolic rate : potential implications for childhood obesity. » Pediatrics n°91, 1993, p 281.(6) Television's influence on children's diet and physical activity. Taras H.L. et col J.Dev. Behav. Pediatr. N°10, 1989, p 176(7) The association of television viewing with snacking behavior and body weight of youg adultes. Thomson et col. Am. J. Health Promot. N° 22 2008, p 329.(8) On the road to obesity : television viewing increases intake of hight-density food. Blass E.M. et col. Physiol. Behav. N° 88 2006 p 597.(9) Television watching during lunch increases afternoon snack intake of young women. Higgs S. et col. Appetite n°52 2009, p 32(10) Effect of television advertisement for food on food consumption in children. Halford J.C. et col. Appetite n°42, 2004 p 221. Dr Catherine Solano
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Docteur, j'ai souvent mal dans le bas du dos
Très fréquentes, les douleurs dans le bas du dos sont appelées lombalgies, qui touchent les vertèbres lombaires.Le plus souvent bénigne, la douleur dans le bas du dos disparaît spontanément en quelques semaines. Mais parfois, elle perdure.Pourquoi, quelles sont les causes possibles et quand consulter lorsque l'on souffre dans le bas du dos ? On distingue trois types de lombalgie : aiguë, subaiguë et chronique Lorsque la douleur dure environ 1 mois, elle est dite aiguë et l'on parle de lumbago (tour de reins). Bien qu'elle soit de courte durée, cette douleur peut être très intense et invalidante. Une douleur qui persiste entre 1 et 3 mois tout en s'accompagnant de périodes d'accalmie est dite lombalgie subaiguë. Enfin, la lombalgie chronique désigne une douleur progressive et qui persiste ou récidive durant plus de 3 mois. Quelles sont les causes possibles de lombalgie aiguë ? La lombalgie aiguë est le plus souvent causée par une blessure au dos, induite lors de la pratique d'un sport, d'un travail physique, en tentant d'atteindre un objet placé en hauteur ou en voulant soulever une charge trop lourde.Dans 90% des cas, ces situations n'entraînent pas de lésions et la douleur dans le bas du dos disparaît spontanément en quelques semaines. Quelles sont les causes le plus fréquentes des lombalgies chroniques ? Plus rarement, il arrive que ces blessures induisent des lésions au niveau des disques intervertébraux, des vertèbres, des muscles, des ligaments, etc., d'où la persistance de la douleur et la nécessiter de consulter pour identifier la cause de la lombalgie, désormais « chronique ».Parmi les causes les plus fréquentes : Une lésion d'un muscle, d'un tendon ou d'un ligament. C'est souvent le cas lors d'une torsion inhabituelle ou lors de la réalisation de mouvements répétitifs. Une hernie discale ou glissement d'un disque intervertébral qui, en faisant sailli à l'extérieur, comprime un nerf, notamment le nerf sciatique. Les mauvaises postures sont fréquemment à l'origine d'une hernie discale, mais également le surpoids, la grossesse et la dégénérescence discale. Une dégénérescence discale, liée au vieillissement des disques et qui s'observe plus particulièrement chez les personnes de plus de 60 ans, certains sportifs ou chez les personnes exerçant des activités faisant pression sur la colonne vertébrale. Une malformation de la colonne vertébrale. Un tassement des vertèbres lié à l'ostéoporose. De l'arthrose et de l'arthrite, certains traumatismes inflammatoires pouvant causer des douleurs et des raideurs dans le bas du dos. Des symptômes à la cause de la lombalgie... Douleur subite avec contraction musculaire après le port d'une charge lourde ou après un faux mouvement : il s'agit souvent d'une lésion musculaire, d'une entorse ligamentaire ou du déplacement d'un disque. Douleur irradiant dans la ou les jambes s'intensifiant lors de la toux ou à l'effort : sciatique. Une douleur matinale nécessitant un « déverrouillage » : arthrose, lésion musculaire. Une douleur intense nocturne : inflammation, tumeur... Quand consulter ? Lorsque la douleur perdure, afin de rechercher la cause et éviter qu'elle ne devienne chronique. Lorsque la douleur résiste aux traitements habituels : analgésiques, anti-inflammatoires. Après un traumatisme : chute, coup sur le dos... En cas de symptômes associés : troubles intestinaux, urinaires, douleurs thoraciques, perte de poids inexpliquée, fièvre, perte de sensibilité des organes du bassin, etc. Et si c'était un syndrome de la queue de cheval ? Une douleur dans le bas du dos, associée à une perte de sensibilité partielle dans les organes génitaux et les membres inférieurs, évoque un syndrome de la queue de cheval (compression des nerfs localisés en dessous de la 2e vertèbre lombaire).Il faut consulter en urgence. Dr Philippe Presles
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Utiles, les bains de bouche ?
Jaunes, bleus ou roses fluos, les bains de bouche se targuent d'avoir un “goût frais et acidulé” et se trouvent souvent en grande surface. Sous ces dehors anodins, leur utilisation répond cependant à un certain nombre de règles. Quelle est l'utilité des bains de bouche ?Comment choisir un produit adapté ?Le point en quatre questions. Quel est l'objectif des bains de bouche et quand les utiliser ? L'objectif initial des bains de bouche : faire chuter le taux de bactéries dans la cavité buccale et sur la langue.Un principe qui peut s'avérer utile dans différentes situations : Pour un usage thérapeutique :Les bains de bouche antiseptiques sont utilisés de manière ponctuelle pour compléter un traitement dentaire chez les personnes qui souffrent de maladies parodontales, c'est-à-dire des tissus de soutien de la dent comme la gencive. Ou chez ceux qui ont subi des interventions comme une chirurgie buccale ou une extraction dentaire. Ces bains de bouches ne sont disponibles qu'en pharmacie. Pour prévenir :Certains bains de bouche peuvent être utilisés pour prévenir les récidives de caries ou de parodontites. Les bains de bouche fluorés font partie de ces traitements préventifs. Ils sont généralement conseillés chez les personnes dont l'émail est détérioré et qui se plaignent d'une hypersensibilité au chaud, au froid ou au brossage. Ils le sont aussi aux jeunes qui suivent un traitement orthodontique et aux personnes qui portent un appareillage nécessitant un nettoyage en profondeur. Un bain de bouche peut dès lors les aider à conserver une bonne hygiène bucco-dentaire. Ces produits sont néanmoins déconseillés aux enfants de moins de 6 ans, qui risqueraient de les avaler. Potentiellement dangereux quand on sait que l'alcool entre dans la composition des bains de bouche. Pour le confort :Les bains de bouche peuvent aussi être utilisés comme produits de confort, en complément du brossage quotidien. Les effets recherchés : une sensation de bouche plus “propre” et d' haleine plus fraîche. Quel bain de bouche choisir ? Une multitude de couleurs, un festival de goûts, des fonctions tous azimuts... Comment faire son choix parmi tous les bains de bouche proposés ? La meilleure solution pour choisir le produit le mieux adapté à votre situation : en parler avec votre dentiste ! Les bains de bouche ne s'utilisent pas n'importe comment. Certains d'entre eux ne s'emploient que sur un laps de temps limité, par exemple. Sans oublier que ces produits ne constituent pas la panacée : combattre une halitose (mauvaise haleine) persistante à coups de bains de bouche peut par exemple s'avérer inefficace si ce problème est dû à une affection bucco-dentaire plus grave ou à des troubles gastriques, par exemple. Votre dentiste vous conseillera sur l'opportunité - ou pas - d'avoir recours aux bains de bouche. Le bain de bouche est-il indispensable ? Non ! Tout le monde n'a pas besoin d'utiliser un bain de bouche.Une bonne hygiène bucco-dentaire peut-être obtenue via un brossage des dents quotidien efficace. Le bain de bouche peut-il remplacer le brossage de dent ? Une fois de plus, la réponse est négative. Si les bains de bouche permettent de diminuer la vitesse de formation de la plaque dentaire, ils ne l'éliminent pas complètement.Quelle marche à suivre pour éliminer efficacement la plaque dentaire ? Brossez-vous les dents au minimum deux fois par jour : le matin, de préférence après le petit-déjeuner ; et le soir, après le dernier repas de la journée pour ne laisser aucun résidu d'aliments entre les dents pendant la période de sommeil. Nettoyez aussi l'espace compris entre vos dents à l'aide de fil dentaire ou de brossettes. Si vous employez un bain de bouche, son utilisation intervient après ces deux étapes. Aude Dion, journaliste santé
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J'aime le gras, c'est grave ?
Plats cuisinés, sauces, charcuteries, fromages, pâtisseries, confiseries, le gras (lipides) est partout et il a mauvaise réputation : celle de faire grossir et pour certaines de ses formes, celle de boucher les artères.Mais le gras, c'est bon, doux au palais, source de plaisir alimentaire. Comment le gérer ?
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Vous prenez un café ?
Voilà une phrase souvent prononcée ! En effet, le café est la boisson plus consommée après l'eau dans le monde. Plusieurs centaines de milliards de tasses sont bues chaque année !Quelle est l'origine de ce succès planétaire et ancestral ?Et quel est l'impact du café sur notre santé ? Des moines euphoriques Différentes légendes sont associées à la découverte du café. La plus tenace raconte qu'un jeune berger, Kaldi, qui faisait paître ses chèvres dans les montagnes de l'Éthiopie fut étonné par leur excitation après qu'elles aient croqué les graines d'un petit arbuste. Il en cueillit quelques poignées, les apporta aux moines d'un couvent voisin. Ceux-ci en firent une décoction, goutèrent avec plaisir cette boisson et s'y habituèrent d'autant plus volontiers qu'ils se sentaient euphoriques et de plus beaucoup plus vifs d'esprit pendant leurs prières nocturnes où jusqu'alors ils somnolaient.Cet arbuste, le Coffea, pousse en effet depuis des temps immémoriaux à l'état sauvage en Éthiopie, et en particulier dans les montagnes de la région de Kaffa. D'où très probablement, le nom arabe "kawha" donné à la boisson et qui s'est par la suite transformé en "café".On sait maintenant que le caféier fut cultivé par les populations vivant dans ces montagnes éthiopiennes mais on en ignore la date exacte, probablement vers le 7e siècle. Les grains des fruits étaient consommés après avoir été broyés en une fine pâte, le "bur", aliment tonique et nourrissant et une boisson était préparée avec la pulpe et les grains des fruits du caféier.Le café s'est répandu ensuite dans toute l'Arabie. Jusqu'au 17e siècle, ce fut le seul lieu de production : l'alcool y étant interdit, on peut comprendre le succès de cette boisson aux effets toniques.La culture du caféier s'est ensuite installée à Ceylan et en Inde. Puis le café se répandit peu à peu en Asie avant d'arriver en Europe, dans les serres d'Amsterdam et de Versailles (chez Louis XIV) et, un peu plus tard, d'être cultivé dans les Antilles françaises et dans toute l'Amérique latine. Arabica ou Robusta ? Il existe deux variétés principales de café, l'Arabica et le Robusta.Cette dernière est ainsi appelée car les caféiers sont les plus faciles à cultiver et les plus robustes. C'est ce Robusta, toujours moins cher, qui alimente la majorité des distributeurs automatiques.L'Arabica donne des cafés plus fins, plus aromatiques. Comme dans les vins, il existe des crus liés à des terroirs et recherchés par les amateurs, comme le Blue Mountain (Jamaïque), le Java (Indonésie), le Kona (Hawaï), le Maragogype (Mexique) etc.C'est aussi l'Arabica qui est le plus souvent cultivé par les petits producteurs du commerce équitable. Il est souvent bio, de surcroît.Mais quelle que soit la variété de café, le déroulement de la fabrication est le même. Une fois ramassés (manuellement ou mécaniquement), les fruits des caféiers sont dépulpés, les graines extraites. Elles sont séchées, parfois lavées, puis triées et décortiquées.Ces grains de café vert sont mis en sac et expédiés. Ils seront ensuite torréfiés industriellement ou artisanalement en étant chauffés jusqu'à 250°C et en même temps brassés sans arrêt. La durée précise de cette torréfaction qui s'étale sur 20 à 30 minutes est différente selon les industriels et les artisans et en fonction de la qualité du café.C'est cette torréfaction qui donne au café sa couleur plus ou moins brune, qui développe sa saveur, ses arômes et sa teneur en caféine.Quant au café décaféiné, ce peut être un Robusta ou un Arabica auquel on a fait subir un traitement (différents procédés existent) pour justement éliminer sa caféine. De la caféine mais pas seulement Le café est un produit très complexe composé de glucides (50 % environ), de protéines (10 à 12 %) et de lipides (10 à 18 %).Il contient aussi de la caféine, aux propriétés stimulantes, des acides chlorogéniques qui eux, ont des propriétés antioxydantes et plus de 800 composés aromatiques, dont des phénols qui sont eux aussi antioxydants, des sels minéraux (potassium, magnésium, phosphore, calcium) et quelques vitamines du groupe B.Pour préparer une tasse de café, il en faut de 6 à 10 g, moulu. Dans la boisson obtenue, glucides, protéines et vitamines B ont disparu. Il reste des traces de lipides et de sels minéraux, de la caféine et, selon le degré de torréfaction, plus ou moins de ces acides chlorogéniques antioxydants : plus le café est torréfié, plus ils sont détruits. Quelle est la bonne dose de caféine ? 10 g de café Arabica (1 cuillerée à soupe bombée) contiennent de 120 à 150 mg de caféine et pour la même dose de Robusta, c'est de 220 à 260 mg.Il y a en moyenne 75 mg de caféine dans une tasse de 100 ml de café filtre, 50 mg dans une tasse de café percolateur, 30 à 45 mg dans une tasse de café instantané et 80 à 90 mg dans un expresso. Il est généralement admis que la dose de 400 mg de caféine par jour est à ne pas dépasser (moins de 300 mg pour les femmes enceintes et qui nourrissent leur bébé). Dans cette quantité, il ne faut pas oublier les autres boissons qui contiennent aussi de la caféine : les colas (25 à 40 mg pour 250 ml, le thé (15 à 25 mg dans une tasse) et les boissons énergisantes (5 à à 200 mg et même plus selon les marques). Quels sont les bienfaits et méfaits de la caféine ? Nombreuses sont les actions de la caféine sur l'organisme.Elle a une action tonique sur tout le système nerveux, stimulant l'activité cérébrale, augmentant la rapidité des réflexes, améliorant la mémoire.Mais la caféine met également un bon coup de starter sur les systèmes respiratoire, vasculaire et digestif, dilatant bronches et vaisseaux sanguins, accélérant respiration, battements du coeur et mouvements de l'intestin, excitant les sécrétions digestives. Elle est aussi diurétique.Tout cela peut être bénéfique mais aussi maléfique quand on absorbe trop de caféine. Il est agréable d'avoir un cerveau qui fonctionne à plein rendement après une tasse de café, ça l'est beaucoup moins quand on ne peut pas s'endormir parce qu'il continue de carburer ! Ou bien que l'on a le coeur qui bat la chamade parce qu'on a dépassé sa dose de caféine.Un excès de caféine (au-delà de 600 mg à 1 g par jour) est à l'origine de différents malaises : insomnies, cauchemars, troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur), troubles digestifs (écoeurement et/ou aigreurs d'estomac), tremblements (surtout des mains), perte d'appétit. Café et antioxydants Le café, on l'a vu plus haut, contient aussi pas mal d'antioxydants, acides chlorogéniques et phénols, à des doses très variables selon les variétés de café et l'intensité de sa torréfaction.D'où de nombreuses études pour évaluer leur impact protecteur contre ces grands dévastateurs que sont les maladies cardiovasculaires et les cancers.La dernière en date, publiée par l'Institut national américain du cancer, effectuée sur 400 000 adultes de 50 à 71 ans pendant 13 ans, montre que ceux qui boivent 2 à 3 tasses de café par jour sont en quelque sorte protégés. Moins victimes d'accidents cardiovasculaires, de diabète, d'attaques cérébrales, de maladies respiratoires que ceux qui n'en boivent pas, ils auraient 10 à 15 % de chances de mourir plus vieux que ceux qui ne boivent pas de café.En revanche, au-delà de 5 tasses par jour, ils auraient un sérieux risque d'attraper un cancer. 3 à 4 tasses de café par jour 3 à 4 tasses de café par jour : c'est, selon toutes les instances médicales et nutritionnelles, la bonne dose quotidienne. On bénéficie alors de tous les effets protecteurs et bénéfiques du café sans risques.Mais cette recommandation ne tient pas compte de la qualité du café, Robusta ou Arabica qui ont des teneurs en caféine et en antioxydants quand même assez différentes.Si au bureau vous ne pouvez échapper au café du distributeur, généralement du Robusta, préférez l'Arabica à la maison. Choisissez-le plutôt blond, moins torréfié, donc plus riche en antioxydants.Et si vous avez une boutique de cafés proche de chez vous, avec un artisan qui torréfie lui-même son café vert, n'hésitez pas. Sa production sera toujours meilleure que les cafés industriels et vous pourrez mieux choisir. Paule Neyrat, Diététicienne,Paule Neyrat
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Coloration des cheveux : sont-elles nocives pour la santé ?
Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à nous colorer les cheveux, plus ou moins fréquemment, et de plus en plus jeunes.Or les produits de coloration capillaire ne sont pas dénués de dangers pour la santé.Qu'en est-il et quels conseils pratiques pour ceux qui se colorent les cheveux ? Quels sont les ingrédients toxiques contenus dans les teintures capillaires ? En mars 2011, le magazine 60 millions de consommateurs a entrepris d'analyser la composition de 18 teintures capillaires.Résultat, 17 de ces produits capillaires contenaient des substances chimiques potentiellement toxiques.Certains d'entre eux contenaient jusqu'à 15 ingrédients pouvant avoir des effets indésirables : ammoniaque, paraphénylènediamine, toluène-2,5-diamine-sulfate, 2,2-methylènebis-4-aminophenol HCI, formaldéhyde, reconnu comme étant cancérigène. Que risque-t-on à se colorer les cheveux ? Si certains ingrédients contenus dans les produits de coloration pour cheveux sont cancérigènes (qui augmentent le risque de cancer), ils peuvent également être à l'origine de réactions allergiques, parfois très graves.Le risque allergique est lié à la concentration en certaines substances (notamment en paraphénylènediamine), mais aussi à la fréquence d'utilisation et à la diversité des ingrédients nocifs dans un même produit.C'est ainsi que l'on risque des réactions allergiques, même en l'absence d'ammoniaque ou de paraphénylènediamine dans le mélange destiné aux cheveux. Certaines réactions allergiques se traduisent par l'apparition immédiate d'un eczéma sur le visage et le cuir chevelu, imposant une consultation.D'autres, bien plus graves, s'accompagnant d'un oedème, imposent un traitement en urgence. L'incontournable paraphénylènediamine est responsable d'allergies La paraphénylènediamine est une substance bien connue pour provoquer des réactions allergiques. Or cet ingrédient reste incontournable : c'est actuellement le seul disponible qui permette d'obtenir une couleur uniforme ne s'éliminant pas au shampoing.C'est ainsi que les allergies aux produits de colorations capillaires sont en hausse : plus d'un million de Français seraient concernés ! Coloration des cheveux : les conseils pratiques Chez soi, lire attentivement la notice du produit et respecter scrupuleusement les consignes d'utilisation des teintures. Choisir idéalement des produits sans ammoniaque. En cas de picotements, brûlures ou démangeaisons, rincer immédiatement les cheveux. En cas de réaction plus grave ou qui persiste, il faut consulter. Garder l'emballage du produit pendant 1 mois, car en cas de réaction allergique, les informations qui y figurent seront utiles. Demander à son coiffeur le type de produit qu'il utilise et discuter avec lui de sa composition. Certains coiffeurs disposant de produits sans ammoniaque, exprimez clairement votre souhait d'en bénéficier, ainsi que vos inquiétudes vis-à-vis de certains ingrédients. À défaut, proposez à votre coiffeur d'en commander pour votre prochaine coloration. Jamais de coloration des cheveux chez les enfants de moins de 16 ans. Isabelle Eustache
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A quoi reconnait-on une laryngite ?
Voix qui s'enroue, gêne au niveau de la gorge, fièvre légère...Très fréquente, la laryngite est une affection généralement bénigne qui ne nécessite pas de traitement particulier.Ne la laissez cependant pas s'éterniser... La laryngite : une affection fréquente Très fréquente et bénigne dans la majorité des cas, la laryngite est due à une inflammation du bas de la gorge, autrement dit du larynx, organe qui abrite les cordes vocales. Elle touche aussi bien les adultes que les enfants. La laryngite est particulièrement fréquente de novembre à avril. Quels sont les symptômes de la laryngite ? La laryngite se manifeste par une gêne au niveau de la gorge mais aussi par des troubles de la voix : voix rauque, qui se « brise », qui s'enroue, obligeant parfois à murmurer... Elle est généralement associée à une infection virale des voies respiratoires supérieures, ce qui entraîne souvent un écoulement nasal. La laryngite s'accompagne généralement d'une légère poussée de fièvre (38°C). Quelles sont les causes de la laryngite ? Comme le rhume, la pharyngite et la bronchite, la laryngite est généralement d'origine virale. Plus rarement, elle peut être d'origine bactérienne.La laryngite peut aussi être provoquée par une sollicitation inhabituelle des cordes vocales, par exemple suite à une soirée animée ! L'inflammation des cordes vocales entraîne alors une modification de la voix.$$Quel est le traitement de la laryngite ? Qu'est-ce qu'une laryngite chronique ? Les symptômes de la laryngite disparaissent généralement après quelques jours.S'ils persistent, il faut alors consulter un médecin.En effet, lorsque les symptômes s'étendent au-delà de trois semaines, on parle de laryngite chronique. Ces formes "chroniques" sont généralement dues à une exposition prolongée à des facteurs irritants (tabac, produits toxiques...) ou associées à un reflux gastro-oesophagien, cause la plus fréquente de laryngite chronique. Zoom sur la laryngite de l'enfant La laryngite touche à tout âge mais elle est particulièrement fréquente chez les jeunes enfants, entre 18 mois et 5 ans.Si cette affection est généralement bénigne, signalons toutefois que certaines formes de laryngite peuvent mettre en danger les jeunes enfants, en raison de la gêne respiratoire occasionnée.Si les symptômes s'aggravent, que votre bébé a moins de six mois ou que votre enfant émet des sons aigus en respirant, salive abondamment, a du mal à avaler, à respirer ou affiche plus de 39°C de fièvre, consultez rapidement un médecin. Julie Luong, journaliste santé
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Les Français mangent encore et toujours trop salé !
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) constate bien une diminution de la consommation de sel de la part des Français. Mais c'est encore insuffisant en termes de bénéfices pour la santé ! Une baisse de la consommation de sel, mais insuffisante Les apports en sel des Français ont baissé depuis 2003, résultat des recommandations de l'Anses lancées depuis 2002 pour diminuer la teneur en sel de certains aliments.En effet, l'industrie agroalimentaire a effectivement freiné sur le sel. Sur la base d'un suivi effectué sur 48 aliments répartis dans 8 grandes familles, « la teneur en sel a baissé de 4% ». Selon les extrapolations de l'Agence à l'ensemble des aliments, on peut considérer que « la teneur en sel a diminué de 10% ». C'est bien, mais insuffisant, les objectifs du PNNS étant de 20%.Alors que l'OMS a fixé la consommation moyenne de sel à 5 g par jour, la France s'est fixée comme premier objectif une consommation de 8 g pour les hommes et de 6,5 g pour les femmes. Or nous en sommes aujourd'hui à 8,7 g pour les hommes et 6,7 pour les femmes.Rappelons que l'excès de sel n'est pas bénéfique pour la santé. Trop de sel augmente le risque d'hypertension, de maladies cardiovasculaires, de cancer, mais aussi d'ostéoporose (le sel favorise les pertes de calcium, ce qui est particulièrement néfaste chez les jeunes en croissance et chez les personnes âgées). En pratique, comment diminuer votre consommation de sel ? Si les industriels font de leur côté des efforts pour limiter la quantité de sel dans leurs produits, vous aussi, modifiez vos habitudes : pas de sel à table, moins de sel lors de la cuisson, limitez les aliments très salés (charcuteries, fromages, pain...), diminuez votre consommation de produits industriels, lesquels en cachent encore de grandes quantités : biscuits, soupes, plats préparés, etc. Pour limiter le sel, rien de tel qu'une cuisine maison, à partir d'aliments de base, dont vous maîtrisez totalement l'ajout de sel.Reprenez la main sur le sel ! Isabelle Eustache
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Passe-moi le sel !
Voilà une expression à mettre au placard, avec la salière d'ailleurs.Nous consommons trop de sel et cela inquiète fort les autorités qui veillent sur notre santé.Décryptage de notre consommation de sel... Du chlorure de sodium (NaCl), le condiment le plus employé dans le monde, une substance qui magnifie les saveurs de nos aliments mais aussi les conserve, et ce depuis des millénaires. Mais c'est avant tout un élément minéral indispensable à la vie.Le sel fut longtemps rare, objet d'un commerce intense, monnaie (appelée salarium chez les Romains et c'est là d'où vient le mot salaire), objet, en France, d'un impôt, la gabelle, qui enrichit les monarchies jusqu'à la Révolution, et suscita moult révoltes.À cause de cette rareté qui l'a rendu précieux, le sel a été une substance sacrée dans bien des cultures, il l'est toujours dans certaines religions.Selon les époques et les civilisations, le sel fut considéré comme un don de Dieu ou une substance magique : il en reste un grand nombre de symboles, de rituels et de formules. À quoi sert le sel ? Le chlorure de sodium est composé de deux molécules, le chlore et le sodium, liées ensemble et appelées sel.Dans 1 g de sel, il y a 600 mg de chlore et 400 mg de sodium. Dans notre organisme, le sel est, avec le potassium, le grand patron de notre équilibre hydrique. Vous vous souvenez que nous sommes en grande partie constitués d'eau puisqu'elle représente entre 60 et 70 % de notre poids (ça varie selon les âges). Elle est partout, aussi bien à l'intérieur de nos cellules (liquide intracellulaire) qu'à l'extérieur (liquide extracellulaire).Mais ce n'est pas de l'eau stagnante, encore moins pure ! Elle est chargée de tous les éléments nutritionnels et de tous leurs déchets qui y sont dissous. Et tout cela bouge sans cesse, allant et venant entre les cellules.C'est le sel qui dirige cet échange grâce à toute une batterie de mécanismes très sophistiqués qui règlent sa concentration et sa circulation. Son destin est indissociable de celui de l'eau. C'est pourquoi vous avez soif quand vous mangez trop salé.Le sodium s'active aussi du côté de la transmission de l'influx nerveux, dans l'équilibre acido-basique, dans la vasomotricité et dans la pression artérielle. Du sel, point trop n'en faut ! Certes, on ne peut se passer de sel, mais en fait on a besoin de très peu : entre 2 et 4 g par jour. Étant donné qu'avec ces petites quantités, on aurait une alimentation vraiment très fade, l'ANSES, notre Agence nationale de sécurité alimentaire, recommande fermement que les messieurs ne dépassent pas 8 g par jour, les femmes et les enfants 6,5 g par jour.Elle est plus tolérante, pour le moment, que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui n'en accepte que 5 g par jour !Pourquoi ces restrictions, alors que nous en consommions en moyenne 12 à 14 g par jour il y a quelques années ?Parce qu'on s'est rendu compte que l'excès de sel était assez catastrophique pour la santé, favorisant l'hypertension, les maladies cardiovasculaires, et pas mal d'autres maladies dont le cancer de l'estomac. Du coup, l'ANSES a fait les gros yeux à l'industrie agroalimentaire, leur enjoignant de diminuer les quantités de sel dans leurs produits. Car ce sont ceux-ci - charcuteries, bouillons, sauces, condiments, pains, biscottes, plats cuisinés, quiches, pizzas, soupes, potages et fromages - qui apportent le plus de sel dans notre alimentation.C'est pourquoi vous voyez maintenant des pubs à la télé qui vous disent qu'il y a moins de sel dans tel ou tel jambon ! Et que, depuis 10 ans, la consommation de sel a quand même un peu diminué en France. Mais pas assez pour que l'ANSES soit contente. Comment absorber moins de sel ? Tout simplement en consommant le moins possible de produits industriels ! Bien sûr, il n'est pas question de vous priver de pain, indispensable à votre équilibre alimentaire pour cause de glucides lents, d'autant plus que les boulangers ont fait des efforts pour y diminuer la quantité de sel, même s'ils n'ont pas encore atteint les objectifs de notre rigoureuse ANSES.Plus vous cuisinerez maison, plus vous oublierez SOS Pizza et les paresseux dîners charcuteries ou fromages/salades, moins vous absorberez de sel et mieux vous vous porterez car en même temps, vous équilibrerez votre alimentation. Il n'est pas interdit de penser qu'en même temps aussi, vous mincirez, le sel faisant partie des excitants de l'appétit !Quand vous cuisinez, allez-y mollo en vous disant qu'une pincée de sel pèse environ 1 g.Ne mettez pas la salière sur la table et surtout, surtout... goûtez ce qu'il y a dans votre assiette avant de l'empoigner ! Plongez dans les sels d'exception ! Deux grandes catégories de sel existent, provenant de la mer (les plus courants) ou de la terre et extrait de gisements. Le sel de mer est récolté dans des marais salants, industriellement ou manuellement, toujours produit sous l'effet du soleil qui fait s'évaporer l'eau de mer.On a d'abord du gros sel gris, le plus naturel. Quand il est blanc, c'est que les cristaux ont été raffinés, lavés et séchés.Finement broyé, ce gros sel blanc donne le sel fin dit aussi de table ou de cuisine et qui est souvent enrichi en iode, parfois en fluor.La fleur de sel est récoltée manuellement, à la surface de certains marais salants (Guérande, Noirmoutier, Ile de Ré, Espagne) : ses petits cristaux sont parfois rosés grâce à une algue particulière. On en trouve parfumée à la truffe ou mélangées avec des herbes, du paprika.Mais on a maintenant un choix fantastique de sels venus d'ailleurs, tous en cristaux, certains de couleur : sel rose de l'Himalaya ou du Murray River (en Australie), bleu de Perse venant des montagnes de l'Iran, sel Viking fumé en Norvège, sel noir d'Hawaï. Il existe aussi du sel liquide, de l'eau de mer concentrée, qui est produit en Espagne, aux Baléares.Tous et d'autres encore se trouvent facilement sur Internet.Utilisez du gros sel gris de mer pour l'eau des pâtes et des légumes, vous aurez ainsi un chouia d'autres sels minéraux en plus, surtout si vous vous servez de celui qui est aux algues.Investissez dans un moulin à sel et condimentez votre cuisine avec de la fleur de sel ou avec l'un de ses sels originaux et raffinés. Vous êtes alors sûr(e) de moins en consommer. Paule Neyrat, Diététicienne
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6 nouvelles raisons d'arrêter de fumer pour la nouvelle année
Arrêter de fumer, c'est bon pour la santé. Mais le savoir est rarement suffisant pour écraser sa dernière cigarette...Voici donc six raisons d'arrêter de fumer auxquelles vous n'avez peut-être jamais pensé.Pour que cette année soit la dernière enfumée ! 1- Arrêter de fumer pour préserver sa beauté N'en déplaise aux coquet(te)s, le tabac enlaidit. Doigts et ongles jaunis, dents tachées de façon indélébile, cheveux plus secs et plus cassants...Mais c'est surtout au niveau cutané que la cigarette fait des ravages : elle accélère notre vieillissement. La peau du visage se déshydrate davantage, devient terne et pâle, et certaines rides profondes et marquées apparaissent précocement. 2- Arrêter de fumer pour de bonnes dents Si la bouche était un écosystème, alors le tabac serait l'équivalent d'une marée noire !Outre la mauvaise haleine et le jaunissement de l'émail par la nicotine, la cigarette a pour effet d'augmenter, parfois de façon considérable, de très nombreux problèmes bucco-dentaires : Caries, Saignements, Maladies des gencives, Mauvaise cicatrisation en cas d'extraction, Rejet des implants dentaires, Déchaussement, Et même perte des dents ! Sans oublier le cancer de la bouche, que l'on observe presque exclusivement chez les fumeurs. 3- Arrêter de fumer pour mieux sentir et mieux goûter Le tabagisme altère le goût et l'odorat.La preuve : 48 heures seulement après avoir écrasé sa dernière cigarette, le candidat à l'arrêt du tabac perçoit mieux les odeurs et constate que les aliments ont davantage de saveur. 4- Arrêter de fumer pour avoir de bons gros bébés ! La cigarette nuit à la vie sexuelle et à la fonction reproductive.Chez les femmes, elle diminue la fertilité et augmente les risques de fausse couche et de naissance prématurée.Chez les hommes, fumer diminue le nombre et la qualité des spermatozoïdes.Pire, la cigarette double les risques d'impuissance... Une sacrée bonne raison pour arrêter, non ? 5- Arrêter de fumer pour de plus beaux textiles Ne pas (plus) fumer prolonge la durée de vie des textiles environnants : vêtements, des rideaux, des housses de canapé, des intérieurs de voiture et même des sols et des murs !Outre la mauvaise odeur dont elle les imprègne, la cigarette salit les textiles, ce qui vous oblige à les laver plus souvent. Par conséquent, ils s'usent plus vite.De quoi faire des économies indirectes substantielles quand on arrête de fumer... 6- Arrêter de fumer, c'est écologique ! La cigarette n'est pas seulement nocive pour la santé, elle l'est aussi pour l'environnement ! Chaque année, des milliers d'hectares de forêt sont détruits pour fabriquer le papier à cigarette et les paquets de cigarettes. Pour alimenter les fours qui servent au séchage du tabac, c'est aussi la forêt qui trinque. Sans compter les centaines d'incendies provoqués par des mégots de cigarettes jetés n'importe où ! En parlant de mégots, selon le milieu dans lequel ils sont jetés, il leur faut entre 18 mois et 12 ans pour se dégrader... Alors, n'hésitez plus ! Prenez la décision d'arrêter de fumer pour la nouvelle année ! Candice Leblanc, journaliste santé
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Santé : tout vient du ventre... et de l'intestin !
On dit parfois que "tout vient du ventre". C'est exagéré, mais il est vrai que notre intestin a un grand impact sur notre santé.Même s'il n'a pas encore livré tous ses secrets, on sait aujourd'hui que notre tube digestif est doté d'un système nerveux très complexe. Ventre et santé : le rôle immunitaire de l'intestin Les intestins ont un rôle immunitaire (de défense de l'organisme) très important. En effet, les intestins représentent une très grande surface qui est en contact avec des substances venues de l'extérieur : les aliments en cours de digestion.Les intestins contiennent donc de très nombreuses cellules immunitaires, ainsi qu'une flore intestinale faite de bactéries qui nous aident aussi à nous défendre contre virus et bactéries.C'est ainsi que la santé de l'intestin est liée à la résistance aux infections comme les gastro-entérites si fréquentes en cette saison. Certains travaux semblent aussi montrer qu'un intestin en forme diminue le risque d'allergies alimentaires ou d'asthme (1), même si les preuves dans ce domaine sont encore à faire. Le système nerveux de l'intestin, notre "2e cerveau" Nos intestins renferment aussi un "deuxième cerveau": le système nerveux de l'intestin, ou système nerveux entérique, qui contrôle les fonctions digestives. Comme le cerveau, il est constitué de 100 millions de neurones et de cellules, situés tout au long du tube digestif.Ce "deuxième cerveau" remplit deux fonctions essentielles : La régulation de la digestion (vidange de l'estomac, déplacement des aliments dans l'intestin grêle jusqu'au côlon). La gestion de l'absorption des nutriments par les cellules de la paroi intestinale. Cette paroi joue aussi un rôle de barrière contre les agents pathogènes extérieurs. Ce système nerveux n'a pas besoin du cerveau pour fonctionner. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas liés.En effet, le cerveau est capable de moduler l'état d'activité du SNE, de le rendre plus ou moins dynamique. Le SNE, au-delà de la digestion Le cerveau digestif est, logiquement, en cause dans plusieurs troubles directement liés à la digestion, comme le syndrome du côlon irritable ou la maladie de Crohn.Il est également impliqué dans d'autres maladies qui ne sont à priori pas liées au système digestif : L'obésité qui serait due à une hyper activité du tube digestif. Les maladies neuro dégénératives telles que Parkinson. Cette dernière pourrait être détectée plusieurs années avant le développement des signes cliniques typiques, par des lésions du système digestif. Les maladies neuro psychiatriques telles que l'autisme. En effet, la flore intestinale semble capable d'impacter le fonctionnement du cerveau, et donc sur l'anxiété et la dépression. Comment prendre soin de notre intestin ? Le bon fonctionnement du système nerveux de l'intestin dépend de multiple facteurs, notamment environnementaux et génétiques, qui sont hors de notre portée.En revanche, certains réflexes permettent de favoriser la santé de l'intestin et de la flore intestinale :° Choisir une alimentation qui varie entre le cru et le cuit, les légumes et les viandes.° Eviter les aliments trop gras.° Bien s'hydrater.° Faire du sport, l'activité physique ayant un impact direct sur la digestion. Julie Robin,journaliste santé
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Epeautre, quinoa, sarrasin : de vraies graines santé !
Vous ne vous contentez pas de quatre légumes pour faire tous vos repas, alors pourquoi ne manger que du riz, des pâtes et des pommes de terre comme féculents ? Misez plutôt sur ces céréales originales et bonnes pour la santé : épeautre, quinoa, sarrasin...
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Poêle, cheminée : quand se chauffer au bois est dangereux pour la santé
Se chauffer au bois, c'est de plus en plus à la mode. Beaucoup en profitent, que ce soit parce que le bois est une ressource renouvelable, ou simplement pour diminuer les frais en cette période de hausse des coûts de l'énergie... Mais attention, ces chauffages ne sont pas sans inconvénients, voire sans dangers. Chauffage au bois : mauvais pour les poumons... Se chauffer au bois est mauvais pour l'appareil respiratoire. On a notamment observé que les cellules qui tapissent l'intérieur des poumons et de la trachée sont altérés chez les personnes exposées en permanence à la fumée du bois de chauffage. Par ailleurs, la probabilité de souffrir d'allergie au pollen, de rhinite allergique et d'asthme augmente aussi chez les adolescents dont la maison est chauffée au bois.Attention cependant, les résultats varient d'un appareil de chauffage à l'autre. Un feu ouvert sous une cheminée mal ramonée, dans une maison que l'on n'aère pas suffisamment, va faire des dégâts. Un poêle à bois fermé, bien entretenu, dans lequel on brûle des pellets qui ont été conservés dans les règles de l'art, ne devrait pas mettre votre santé en danger. Pensez tout de même à aérer très régulièrement ! L'intoxication au monoxyde de carbone est possible aussi avec un poêle à bois Les intoxications au monoxyde de carbone continuent à faire des victimes chaque année. Dans le domaine, les poêles à bois ne sont pas les plus grands coupables, mais on dénombre tout de même plus d'une dizaine de victimes par an.Les précautions sont les mêmes que pour les problèmes respiratoires : assurez-vous que votre poêle est en bon état et faites-le entretenir chaque année.Et au moindre signe d'alerte d'intoxication (nausées, maux de tête, étourdissement), sortez de la pièce et aérez.Signalons aussi ici le risque de brûlure. Il est plus présent pour les feux ouverts que pour les poêles, mais bien réel de toute façon puisque vous brûlez quelque chose à l'intérieur de votre maison. Attention, surtout, aux tout-petits qui sont souvent attirés par les flammes ! Chauffage au bois et pollution Enfin, se chauffer au bois présente un risque pour la santé... de tous ceux qui vous entourent. En effet, brûler du bois dégage, comme toute combustion, des composés qui peuvent être néfastes si l'atmosphère en contient trop : composés organiques volatils, particules fines, oxydes d'azote, etc. En Belgique, où le chauffage au bois est très minoritaire, ce n'est pas un gros problème. Mais au Canada où les poêles à bois sont beaucoup plus fréquents, ces particules présentent un vrai problème.Faut-il pour autant renoncer à votre poêle à bois ?Sûrement pas ! Le bois, sous forme de bûches ou de pellets, reste une énergie renouvelable et relativement peu chère, alternative intéressante au gaz, à l'électricité ou au mazout. Sachez simplement que vous chauffer au bois ne vous dispense pas d'économiser l'énergie au maximum ! Et faites entretenir vos appareils de chauffage très régulièrement.Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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La vitamine C ? Essentielle à votre équilibre et à votre santé
Certes, toutes les vitamines sont essentielles. Mais la vitamine C encore plus que les autres : le moindre manque se fait tout de suite sentir. Pourquoi ? Parce que la vitamine C agit dans toutes les cellules de votre corps. La vitamine C, c'est quoi ? De l'acide ascorbique, c'est son nom scientifique, officiel.Ce nom vient du mot scorbut, une maladie qui a décimé des populations entières. La première description du scorbut a été retrouvée dans un papyrus datant de 1600 avant J-C. Il est mentionné dans un grand nombre d'écrits qui datent de l'Antiquité, du Moyen Âge (lors des Croisades), dans tous les récits des grandes explorations du 15ème au 18ème siècle, et aussi dans ceux relatant les guerres de Napoléon.Que se passait-il ? Les marins qui étaient confinés pendant de longs mois sur les bateaux allaient de plus en plus mal. Ils commençaient d'abord à perdre leurs dents et leurs cheveux, puis leurs gencives pourrissaient, ils dégageaient une odeur horrible, et ils finissaient par mourir.Sur ces bateaux, on embarquait seulement des produits secs ou salés qui pouvaient se conserver longtemps. Les marins étaient nourris de biscuits, de galettes, de viandes salées, de miel, de riz. Fruits et légumes étant totalement absents, leur alimentation était dépourvue de toute vitamine C. Il en était de même pour l'alimentation des soldats de Napoléon. C'est seulement au milieu du 18ème siècle que l'on s'aperçut qu'il suffisait d'embarquer des citrons et des oranges à bord pour que les marins restent en bonne santé. Puis, au début du 20ème siècle, la vitamine C fut identifiée. À quoi sert la vitamine C ? La vitamine C intervient dans des centaines de réactions biochimiques de l'organisme.On la retrouve dans les métabolismes des glucides, des lipides et des protéines : là, elle est indispensable à la formation du collagène, cette protéine essentielle à la formation et à l'entretien de la peau, des ligaments et des os.La vitamine C est indispensable à l'absorption du fer au niveau de la membrane intestinale et elle s'occupe aussi de la formation des globules rouges et de la solidité des vaisseaux sanguins.Elle intervient également dans le bon fonctionnement des muscles et aussi dans celui du cerveau car elle active certains neurotransmetteurs.Sans vitamine C, le système immunitaire débloque, les plaies cicatrisent mal.Enfin, cerise sur le gâteau, cette fabuleuse vitamine C est un puissant antioxydant qui lutte contre ces vilains radicaux libres qui abîment nos cellules et les font vieillir.Voilà pourquoi vous avez intérêt à ne pas manquer de vitamine C ! Quels sont vos besoins en vitamine C ? Si vous ne voulez pas perdre vos dents pour cause de scorbut, 30 mg par jour sont nécessaires.Mais pour bien vous porter, c'est 110 mg par jour qu'il vous faut. 120 mg si vous êtes enceinte ou âgé(e). Et 130 mg si vous allaitez votre bébé.Vos enfants de 1 à 3 ans ont besoin de 60 mg par jour, de 75 mg s'ils ont de 4 à 6 ans, de 90 mg de 7 à 9 ans et de 100 mg jusqu'à 12 ans. Ensuite, les besoins des ados en vitamine C s'alignent sur ceux des adultes.Et si vous fumez, c'est 20 % de plus qu'il vous faut.Que se passe-t-il si vous manquez de vitamine C ? Vous êtes fatigué(e), raplapla, de mauvaise humeur. Vous attrapez tout ce qui passe, aussi bien les rhumes que les gastros. Vous manquez d'appétit et vous dormez mal. Dès que vous vous cognez, même pas fort, vous avez un bleu. Et si vous vous écorchez, ça met un temps fou à cicatriser. Vous avez mal un peu partout. Vos cheveux sont moches et vous les perdez facilement. Côté dents, vous avez une gingivite. Et si jamais ça saigne lorsque vous les brossez, c'est que vous êtes victime d'un sérieux déficit. Et qu'il est urgent de vous ruer sur les oranges ! Comment ne pas manquer de vitamine C ? En mangeant tous les jours suffisamment de légumes et surtout de fruits car c'est là où la vitamine C est installée. Il n'y en a pas dans les produits animaux, sauf un peu dans les abats et les coquillages.Légumes riches en vitamine CPour les légumes, ce sont les choux (tous, y compris le chou-fleur et le brocoli), le cresson, les épinards, la mâche qui en sont les plus riches (entre 50 et 100 mg pour 100 g) : ça tombe bien, c'est la saison. Il y en a en moyenne 20 mg dans les pommes de terre : quand vous en mangez 300 g, vous assurez une bonne partie de vos besoins.Sinon, il y en a beaucoup dans les poivrons (70 mg pour 100 g) et 15 à 20 mg dans les tomates, mais ce n'est plus la saison. Cela dit, rien ne vous empêche d'utiliser des surgelés, même s'il y en a un petit peu moins de vitamine C dedans.Fruits riches en vitamine CPour les fruits, en cet automne, il faut vous tourner vers les agrumes (40 mg en moyenne pour 100 g) : orange, pamplemousse, citron et bientôt, les clémentines. Mais heureusement, le kiwi en renferme 60 mg et les litchis 70 mg (quand ils sont frais, c'est 42 mg quand ils sont en boîte) : ça permet de varier ! Les pommes et les poires en sont malheureusement pauvres.Les fruits rouges en contiennent plus que les agrumes (70 mg/100 g), le cassis battant le record de la vitamine C : 200 mg/100 g ! Mais ce n'est plus la saison.Il faut utiliser les coulis de fruits rouges surgelés (60 mg en moyenne) et en mettre dans vos yaourts et sur votre fromage blanc. Et/ou les transformer en smoothies. Faut-il sucer de la vitamine C ? Les comprimés de vitamine C à sucer ou à dissoudre dans de l'eau sont composés d'acide ascorbique synthétique : la synthèse de cette vitamine a été réalisée au siècle dernier, dans les années 30.Les études continuent d'être contradictoires quant à son efficacité préventive. Et, au-delà de 500 mg par jour tous les jours, le risque de calculs biliaires et de malaises digestifs existe.Rien ne vous empêche quand vous vous sentez fatigué(e) ou quand vous êtes enrhumé(e) de prendre un comprimé de 250 mg de vitamine C.Mais il ne faut pas que cela devienne une habitude pour vous dédouaner du fait que vous ne mangez pas assez de fruits et de légumes ! D'autant plus qu'avec un bon jus d'orange (ou de pamplemousse) fraîchement pressé, en apéritif le soir, en rentrant du boulot, vous êtes sûr(e) d'avoir votre quota sans problèmes.Source : e-santé Paule Neyrat, Diététicienne
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L'index glycémique des aliments, ça vous dit quelque chose ?
Nous mangeons trop sucré. Pour maintenir un poids de forme ou en perdre et pour se protéger des maladies chroniques (diabète, cancers, maladies cardiovasculaires...), il faut diminuer nos apports en sucre et privilégier les aliments à index glycémique bas. Reste à savoir ce qu'est cet index et à connaiîre l'index glycémique des aliments...
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Vitamine E : la vitamine beauté
Toutes les vitamines sont nécessaires à notre bonne santé, mais la vitamine E se distingue par ses qualités antioxydantes, précieuses pour la peau.Où trouver de la vitamine E, et comment l'utiliser ? Vitamine E : des vertus pour la peau... mais pas seulement Le plus grand atout de la vitamine E, c'est qu'elle est anti-oxydante. Cela signifie qu'elle protège nos cellules contre l'oxydation qui les abîme, en nous faisant vieillir au passage.Comment la vitamine E nous aide-t-elle ?Elle est présente dans toutes les cellules de notre corps, et protège leurs membranes de la destruction liée à leur exposition à l'oxygène. Par ailleurs, la vitamine E a aussi un effet anti-inflammatoire.Elle a trois grands effets : Lutte contre le vieillissement. Protection contre le cancer. Protection contre les maladies cardiovasculaires. Pourquoi la vitamine E est-elle une vitamine "beauté" ? Son effet antioxydant puissant protège les cellules de notre peau contre le vieillissement. Elle aide notre épiderme à rester aussi souple et lisse que possible. C'est donc l'une des vitamines “jeunesse”. Soulignons que la peau n'est pas seule concernée, les ongles et les cheveux bénéficient aussi de l'apport de vitamine E.Mais il n'y a pas que le vieillissement : la vitamine E protège aussi contre les agressions extérieures. Ainsi, une étude (1) a prouvé qu'elle protégeait la peau contre des irritants qui y étaient appliqués. C'est bon à savoir, vu le lavage de mains fréquent que nous nous imposons en hiver pour éviter les épidémies !Enfin, il semble que des apports suffisants en vitamine E protègent contre l'acné. Selon une étude récente, les personnes qui ont beaucoup d'acné ont tendance à avoir des taux sanguins de vitamine E plus faibles que ceux des “sans-boutons”. Comment avoir sa dose de vitamine E ? Cela commence par l'alimentation, bien sûr. La vitamine E est liposoluble, ce qui signifie que les aliments qui en contiennent sont gras la plupart du temps - mais nous savons tous aujourd'hui que toutes les graisses ne se valent pas.Apports conseillés en vitamine E pour un adulte : 12 milligrammes par jour.Misez donc sur : Certaines huiles végétales : germe de blé, tournesol, noix, noisettes (de préférence des huiles non raffinées). Et d'autres aliments riches en vitamine E, comme le jaune d'oeuf, le beurre, les céréales complètes, mais aussi les sardines, l'avocat et tous les oléagineux (cacahuètes, noisettes, amandes...) Vous pouvez aussi alimenter directement votre peau en vitamine E en y appliquant des crèmes qui en sont riches (sur les étiquettes, visez les tocophérols, c'est le nom savant de la vitamine E). Ou alors faites d'une pierre deux coups, et utilisez sur votre peau des huiles végétales riches en vitamine E, comme l'huile d'avocat par exemple. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Le cannabis, un médicament pour soigner quoi ?
Les propriétés thérapeutiques du cannabis sont de plus en plus reconnues, à tel point que de nombreux pays ont déjà autorisé des médicaments à base de cannabis dans le traitement de maladies ou pour soulager les effets secondaires d'autres traitements.Quelles sont les propriétés thérapeutiques du cannabis et dans quelles indications cette substance psychoactive peut-elle être utilisée ? Les utilisations du cannabis à des fins thérapeutiques sont très anciennes. Elles remontent à l'antiquité où le cannabis était utilisé en Chine, en Inde et au Moyen-Orient pour traiter notamment la constipation, les maladies infectieuses paritaires, les douleurs, les vomissements, les hémorragies, etc. Mais ce n'est qu'en 1964, avec la découverte du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), principal cannabinoïde du cannabis aux propriétés psychoactives, puis avec celle, en 1990, des deux types de récepteurs cannabinoïdes présents dans l'organisme, que les effets constatés depuis des siècles ont commencé à être prouvés scientifiquement. Depuis, les chercheurs s'attèlent au développement de médicaments à base de cannabis pour traiter de nombreuses maladies, soulager leurs symptômes ou les effets secondaires d'autres traitements. Quelles sont les propriétés du cannabis et ses applications thérapeuthiques ? De nombreuses propriétés ont été prouvées scientifiquement : Analgésiques. Antiémétiques. Antispasmodiques. Neuroprotectrices. Anti-inflammatoires. Contre certaines maladies psychiatriques. Les applications thérapeutiques du cannabisDes milliers d'études scientifiques et cliniques ont été publiées avec un intérêt croissant au cours des dix dernières années, et les applications thérapeutiques du cannabis sont de plus en plus reconnues, comme par exemple contre les nausées et les vomissements, l'anorexie, les spasmes, les douleurs, les troubles du mouvement, le glaucome, l'épilepsie, l'asthme, la dépendance, les symptômes psychiatriques, les dépressions, les maladies auto-immunes, inflammations, et bien d'autres encore. Au total, l'Association Internationale pour le Cannabis Médical a répertorié plus de 200 applications thérapeutiques. Elles sont attribuables à l'activation des récepteurs cannabinoïdes (CB1 et CB2) qui sont répartis dans tout l'organisme : système nerveux, système périphérique, système immunitaire.Au final, les propriétés du cannabis sont exploitables dans les multiples domaines thérapeutiques suivants : Propriétés analgésiques : douleurs chroniques résistant aux traitements habituels. Anti-vomitives : contre les effets secondaires des chimiothérapies ou d'autres traitements. Antispasmodiques : sclérose en plaques, épilepsie. Activatrices de l'appétit : traitement de la maigreur (cachexie, anorexie, personnes âgées, sida, maladie d'Alzheimer...). Relaxantes : troubles du sommeil, soins palliatifs. Broncho-dilatatrices : asthme. Antipsychotiques : schizophrénie. Vasodilatatrices : glaucome, migraines. Antalgiques : névralgies. Anxiolytiques : maladies psychiatriques. Antidépresseur. Anti-inflammatoires. Les médicaments à base de cannabis Dans certaines indications précises, les niveaux de preuves ont été suffisants pour conduire à l'autorisation de médicaments à base de cannabis dans plusieurs pays, comme aux États-Unis et en Grande-Bretagne où ils sont aujourd'hui utilisés dans le traitement des nausées et des vomissements liés aux chimiothérapies chez les patients cancéreux ou chez les malades du sida, pour stimuler l'appétit des sidéens, des cancéreux ou des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.Le cas du Sativex®Au Canada depuis 2005 et en Allemagne depuis 2010, et au total dans 17 pays européens à ce jour, le Sativex® est un médicament qui a été approuvé dans le traitement des douleurs et des raideurs musculaires liées à la sclérose en plaques.En France, l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament Sativex® (sous forme de spray buccal) dans cette indication est en cours. Si elle aboutit, il s'agira du premier médicament à base de cannabis autorisé dans notre pays.De nombreuses autres études sont en cours et pourraient aboutir à des traitements contre le dysfonctionnement de la vessie, les tics liés au syndrome de la Tourette, la dyskinésie induite dans la maladie de Parkinson, l'amélioration du glaucome, la réduction des crises d'épilepsie, etc.À suivre...Source : e-santé Isabelle Eustache
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BPCO : quels sont les symptômes ?
Le tabac est la première cause de BPCO, initiales de broncho-pneumopathie chronique obstructive.Cette affection respiratoire caractérisée par une obstruction progressive des voies aériennes est donc essentiellement une maladie de fumeurs. Comment se traduit-elle ? Quels sont les symptômes et signes d'alerte de la BPCO ? BPCO : une toux matinale accompagnée de crachats La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est doublement insidieuse car elle met plusieurs années avant de se manifester, et lorsque les premiers symptômes se manifestent, ils sont banalisés par les fumeurs, considérant la toux normale en raison de leur tabagisme. C'est ainsi que le diagnostic est souvent tardif.Or la « simple toux » du fumeur n'a rien à voir avec la BPCO.Les lésions respiratoires de la BPCO sont irréversibles avec une possible évolution vers l'insuffisance respiratoire mettant en jeu le pronostic vital. Qui risque une BPCO ? BPCO : les chiffres qui font peurSelon l'OMS, 210 millions de personnes dans le monde souffrent de BPCO et plus de 3 millions en meurent chaque année.En Europe, la BPCO représente la troisième cause de mortalité.En France, on estime à 3,5 millions le nombre de personnes touchées par la BPCO (dont 100.000 atteints de formes sévères nécessitant une assistance respiratoire), soit 7,5 % de la population de plus de 40 ans.BPCO : fumeurs et anciens fumeurs principalement touchésLes fumeurs ou anciens fumeurs sont les premières victimes de la BPCO : 80 % des BPCO sont liées au tabac. L'incidence de la BPCO semble se stabiliser chez les hommes, mais avec le développement du tabagisme féminin, les femmes sont aujourd'hui presque autant touchées que les hommes dans les pays développés.Le risque de BPCO augmente avec l'ancienneté et l'intensité du tabagisme. À noter que la consommation de cannabis est considérée comme un facteur aggravant.Les autres facteurs de risque de BPCO : l'exposition au tabagisme passif, les antécédents familiaux de BPCO et les antécédents d'infections respiratoires dans l'enfance constituent des facteurs de risque. la pollution atmosphérique, intérieure et extérieure, les expositions professionnelles à des polluants industriels (minéraux, produits chimiques, organiques) augmentent également les risques de BPCO. Selon les projections de l'OMS, en raison du tabagisme et de la pollution, le nombre de décès attribuables à la BPCO pourrait augmenter de plus de 30 % dans les dix ans à venir... Quels les symptômes d'alerte de la BPCO ? Toux matinaleLa BPCO s'installe très progressivement et les premiers signes débutent rarement avant 40 ans.Elle débute par une toux matinale accompagnée de crachats de couleur claire. Cette toux s'accompagne ensuite d'un sifflement et d'un épaississement des sécrétions bronchiques.EssoufflementL'autre grande caractéristique de la BPCO est l'apparition d'une dyspnée, ou essoufflement, qui survient initialement uniquement à l'effort, rendant l'activité physique de plus en plus difficile, puis au repos et gênant les gestes de la vie courante.Epuisement, infectionsÀ la longue, fatigue, faiblesse et perte de poids mènent à une sorte d'épuisement.Des épisodes d'infections broncho-pulmonaires finissent par compliquer la maladie.Sans traitement, la fonction respiratoire se dégrade plus ou moins rapidement avec un risque de handicap dans les activités quotidiennes. Que retenir en pratique sur la BPCO ? Tousser et cracher le matin au réveil, ce n'est pas normal, même pour un fumeur. Se sentir essoufflé non plus.Ces symptômes sont à prendre très au sérieux car ils évoquent une BPCO.Il faut consulter son médecin, lequel procèdera à un examen diagnostique fonctionnel très simple : une mesure du souffle à l'aide d'un petit appareil appelé spiromètre pour déterminer les capacités pulmonaires, les volumes pulmonaires et les débits d'air (inspiration, expiration).Actuellement, on ne sait pas guérir la BPCO, mais le traitement est essentiel pour ralentir son évolution. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Alimentation, cosmétiques, ménage : comment éviter les polluants ?
Impossible d'échapper aux polluants qui nous entourent, et encore moins à l'intérieur de nos logements, lesquels sont encore plus pollués que l'extérieur. En revanche, certains réflexes appliqués au quotidien nous permettent de nous y soustraire en partie, et à défaut de ne pas en rajouter !Commencez par revoir la composition de vos menus et par mieux choisir vos cosmétiques et produits ménagers.Pour une dépollution intérieure, suivez le guide. Comment éliminer les polluants alimentaires ? Misez sur le bio !Pour vous mettre à l'abri des pesticides et des antibiotiques, privilégiez les aliments bio, notamment pour les laitages, le beurre, les oeufs et la viande. Privilégiez les petits poissons. Situés en début de chaîne alimentaire, ils sont moins pollués par le mercure que les gros poissons prédateurs (thon, saumon...). Cuisinez vous-même !Évitez les produits industriels qui contiennent beaucoup d'additifs : colorants, conservateurs, agents de saveurs... Cuisinez vous-même avec des produits de base de qualité. Choisissez les bons récipients.Ne cuisinez pas dans de l'aluminium ou du téflon usagés. Par ailleurs, évitez en général l'aluminium en cuisine. Voir cet article sur e-sante.fr : L'aluminium, un poison présent partout.Ne réchauffez pas vos aliments dans des récipients en plastique (qui peuvent notamment contenir du bisphénol A). Pour la cuisine, le mieux est d'employer des récipients et ustensiles en verre, céramique, fonte, terre... Comment éviter les polluants cosmétiques ? Soyez raisonnable !Les produits cosmétiques renferment souvent de nombreux ingrédients allergisants. Aussi, mieux vaut limiter le nombre de produits cosmétiques que vous utilisez. Misez sur les huiles végétales !Remplacez certains produits cosmétiques par des huiles végétales (huile d'argan, de coco, de jojoba, d'amande douce...) car elles présentent de nombreux bienfaits pour la peau. A chaque huile, ses bienfaits, découvrez-les ici. Associez-les à des huiles essentielles !De nombreuses huiles essentielles ont des propriétés très intéressantes pour la peau et les cheveux. Voir ici toutes les huiles essentielles utiles pour la peau. Pensez aussi aux produits naturels et bio.De plus en plus de marques proposent des cosmétiques écologiques ou biologiques. Testez-les !Certaines marques proposent des produits sans perturbateurs endocriniens (sans paraben, cyclopentasiloxane, triclosan), mais attention aux produits de remplacement qui peuvent être aussi allergisants (exemple le Phosphatidyléthanolamine).D'après une étude réalisée par Notéo Institut et publiée en septembre 2013, 40% des produits cosmétiques contiennent des perturbateurs endocriniens et spécialement les vernis à ongles (74%), les fonds de teints (71%), les produits de maquillage pour les yeux (51%). Pour bien choisir les produits, lire : Cosmétiques, quels sont les ingrédients à éviter ? Comment limiter les polluants ménagers ? Réduisez le nombre de produits.Comme pour les cosmétiques, limitez le nombre de produits en ne gardant que les essentiels. Nombre de produits ménagers pour nettoyer et assainir la maison contiennent des substances chimiques toxiques. C'est ainsi qu'une maison parfaitement propre n'est pas pour autant saine ! De l'air !Aérez votre logement après toute opération de ménage avec de tels produits. Ne surdosez pas, n'utilisez que la quantité recommandée, voire un peu moins et ne mélangez pas les produits entre eux. Misez sur le naturel !Utilisez des substances naturelles pour l'entretien de la maison : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, cristaux de soude, sel, citron, savon de Marseille, cire d'abeille, huile essentielle, etc. Vous pouvez acheter des produits à base d'ingrédients naturels ou les fabriquer vous-même.De même, pour lutter contre les insectes, n'utilisez pas dans votre intérieur d'insecticides chimiques, mais des produits naturels.Pour parfumer votre logement, n'employez pas de bougies parfumées, de désodorisants d'intérieur ou de l'encens. Pensez aux huiles essentielles odorantes.Quelques articles pour vous donner des idées de produits naturels utiles dans la maison :Les 5 secrets du citron pour nettoyer toute la maison15 recettes magiques pour la maisonLe savon noir : efficace et magique !Lessives au naturel, quelles options ?Ecolo, j'élimine les insectes sans insecticides ! Ou le bio...Il existe maintenant des produits ménagers bio, avec un label, qui préservent la nature et qui sont aussi efficaces. Autres mesures de dépollution intérieure Luttez contre l'humidité et les moisissures, et contre la poussière. Utilisez votre chauffage d'appoint à combustion (gaz, fioul, pétrole, bois ou charbon) seulement par intermittence et dans des locaux ventilés.Et pensez à bien les entretenir. De retour du pressing, ôtez le plastique protecteur et aérez le vêtement afin d'éliminer les émanations de perchloroéthylène. Si vous achetez un meuble neuf, privilégiez ceux en bois massif (les bois agglomérés dégagent des substances nocives pendant longtemps). Evitez les moquettes et linos. L'entretien des plantes, c'est toujours à l'extérieur. Idem pour l'entretien des chaussures (imperméabilisant) etc. Et concernant justement les plantes, certaines d'entre elles méritent leur place dans votre maison, car elles absorbent les composés organiques volatils présents dans l'air intérieur. Ficus, anthurium, fougère...Vous trouverez la liste des plantes dépolluantes ici. Dans tous les cas, dépolluez tous les jours votre intérieur en ouvrant en grand les fenêtres de chaque pièce (de votre bureau aussi) pendant au moins 10 minutes pour évacuer les polluants qui se sont accumulés, brasser et renouveler votre air intérieur.Enfin, n'oubliez pas que le principal polluant intérieur reste toujours le tabac, dont les particules fines sont capables de se déposer partout et de rester en place très longtemps. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Appareil auditif : comment faire le bon choix ?
En matière d'appareils auditifs, il n'est pas toujours évident de faire un choix. Quelles sont les options disponibles pour les patients ?Comment choisir son appareil ? Quels sont les prix et les remboursements ? Les appareils auditifs : simples... En apparence Sur le principe, un appareil auditif n'a rien de compliqué. Il s'agit de micros qui captent le son extérieur, le transforment pour le rendre plus compréhensible, et ensuite le retransmettent à l'intérieur de l'oreille du patient qui n'entend plus bien.Aujourd'hui pratiquement tous les modèles vendus sont numériques et dits non-linéaires : le son recueilli est manipulé avant d'être transmis à la personne, pour éliminer les fortes variations de son.Mais la réalité est bien plus compliquée. La liste des appareils acceptés par l'Assurance maladie pour remboursement est longue... En fait, on peut comparer le choix d'un appareil auditif à celui d'une voiture : les options sont extrêmement nombreuses. Certaines sont d'ordre esthétique ou de confort, comme le fait que la prothèse soit complètement à l'intérieur de l'oreille ou qu'une partie soit apparente. D'autres concernent le fonctionnement même de l'appareil.Microphone omnidirectionnel ou micros directionnels ?Les micros omnidirectionnels se contentent de prendre tous les sons ambiants pour les amplifier et les transmettre plus directement au tympan.La plupart des appareils auditifs, et tous ceux qui sont haut de gamme, proposent plusieurs micros directionnels. Ils vont faire la différence entre les sons d'ambiance et ceux qui viennent de juste en face de la personne appareillée. Il devient ainsi beaucoup plus facile d'avoir une conversation dans un environnement bruyant, par exemple.Les micros omnidirectionnels sont de moins en moins utilisés, mais ils peuvent être suffisants pour les personnes qui sont presque toujours dans un environnement peu bruyant - une personne âgée qui vit seule chez elle par exemple.Quel niveau de programmation possible ?Certains appareils auditifs peuvent être programmés pour adapter l'aide à la situation : dans la voiture, dans un restaurant, pendant une réunion, les besoins de la personne appareillée sont différents, et certaines prothèses s'adaptent. On peut alors les programmer, en passant par un ordinateur.Ces solutions sont très efficaces, mais pas à la portée de tout le monde - leur prix est bien sûr un obstacle, mais la complexité de leur utilisation aussi.Les prothèses qui interagissent avec l'environnementCertains appareils auditifs sont équipés de récepteurs qui leur permettent d'interagir avec les appareils qui diffusent du son, et particulièrement les téléphones portables. Ainsi vous entendrez ce que dit votre interlocuteur directement dans la prothèse, ce qui offre un confort d'écoute très important. La même démarche est appliquée au son d'un ordinateur, de certaines télévisions, ou même d'un lecteur MP3.Là encore, on parle d'appareils sophistiqués, qui doivent en plus être adaptés aux appareils qui existent chez la personne équipée. Appareils auditifs : quid du remboursement ? Variété de prixLe prix des appareils auditifs varient très fortement selon les modèles. Le plus basiques commencent à 443,63 euros par oreille, les plus chers peuvent aller jusqu'à 2000 euros par oreille.RemboursementLe remboursement varie lui aussi. La Sécurité Sociale prend en charge 60 % de 199,71 €, soit 119 € par oreilleLe bon modèle est personnelIl est donc important de choisir le bon modèle pour la bonne situation. Et ce n'est pas seulement une question de prix : en effet de très nombreux patients sont équipés, mais n'utilisent pas leur appareil parce qu'il n'est pas adapté à leur situation, ou pas assez confortable. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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Alimentation en cas de régime : évitez les pièges et idées reçues !
Certains aliments sont à tort considérés comme des aliments santé. Inversement, certains ont, également à tort, une mauvaise réputation.En bref, ne vous faites pas avoir, apprenez à déjouer les pièges au risque de ruiner vos efforts pour perdre du poids ou ne pas en prendre...
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Solutions naturelles contre la plaque dentaire
Muni d'une brosse à dents et d'un dentifrice fluoré, le brossage des dents est le B.A.BA de l'hygiène buccodentaire.Mais en plus de la visite annuelle chez le dentiste pour au minimum un détartrage, il existe en complément des solutions naturelles pour lutter contre la plaque dentaire. Zoom sur la plaque dentaire La plaque dentaire est une sorte d'enduit qui se dépose à la surface des dents, enduit essentiellement composé de protéines salivaires, de sucres, d'acides, de toxines et de bactéries qui trouvent dans ce milieu des conditions idéales pour se développer.Cette plaque dentaire constitue le tartre et favorise l'apparition de caries, l'inflammation des gencives (gingivites) et la survenue de parodontites (atteintes des tissus de soutien de la dent). L'hygiène buccodentaire quotidienne vise à limiter sa formation. L'hygiène buccodentaireCette hygiène buccodentaire repose sur le brossage des dents avec un dentifrice fluoré dont le dosage est adapté à l'âge. Après réévaluation de la vitesse de formation de la plaque dentaire, l'Union française de la santé buccodentaire (UFSBD) a ajusté ses recommandations en matière de brossage : deux fois par jour, matin et soir pendant 2 minutes. Le détartrage chez le dentisteMalgré ce brossage biquotidien avec un dentifrice fluoré, un détartrage annuel chez le dentiste s'impose pour éliminer la plaque formée. Contre la plaque dentaire : les remèdes naturels complémentaires Il existe d'autres solutions naturelles.Elle visent, en complément, à prévenir la formation de la plaque dentaire et qui permettent ainsi de protéger davantage ses dents : Le bicarbonate de soudeDeux fois par semaine, on peut remplacer le dentifrice par du bicarbonate. Déposez un peu de poudre de bicarbonate sur votre brosse à dents préalablement mouillée et procédez au brossage habituel. Le bicarbonate peut aussi s'employer en bain de bouche, mais pas plus d'une fois par semaine (le bicarbonate de soude est abrasif). Double avantage du bicarbonate de soude : il contribue à blanchir les dents. Les brossettes interdentairesL'usage des brossettes est recommandé quotidiennement. Cet ustensile permet de nettoyer et d'empêcher la formation de plaque dentaire dans les interstices interdentaires, là où la brosse à dents classique n'a pas accès. Le fil dentaireLe fil dentaire permet d'accéder à des espaces encore plus étroits. Il peut donc avantageusement compléter ou remplacer le passage des brossettes interdentaires à condition de bien savoir l'utiliser. À lire sur e-santé : Comment procéder avec le fil dentaire ?. Le gratte-langueEnfin, le passage d'un gratte-langue (petit outil disponible en pharmacie) ou simplement le brossage de la langue avec sa brosse à dents permet de débarrasser la langue de cette pâte blanchâtre, composée, comme la plaque dentaire, de bactéries, de débris alimentaires, toxines et autres composants salivaires. Éliminer quotidiennement ce dépôt lingual contribue à prévenir la formation de la plaque dentaire. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à consulter son dentiste au moindre doute. Celui-ci pourra alors traiter tout problème dentaire ou buccal débutant et divulguer de précieux conseils pour garder de bonnes dents tout au long de sa vie. Source : e-santé Isabelle Eustache
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Souvent essoufflé : et si c'était une insuffisance cardiaque ?
Pour Paul, 56 ans, l'insuffisance cardiaque est arrivée discrètement. Aujourd'hui, il vit normalement malgré la maladie, mais heureusement qu'elle a été repérée !Tout a commencé par un bilan de santé... et un symptôme d'essoufflement.Le témoignage de Paul, insuffisant cardiaque. Comment avez-vous découvert que vous souffriez d'insuffisance cardiaque ? Tout simplement en allant chez le médecin. Je n'étais plus venu en consultation depuis plusieurs années et j'ai fini par me dire qu'avec l'âge j'avais peut-être besoin d'un bilan ! Le médecin m'a demandé si j'avais l'impression d'être essoufflé plus souvent, ou d'une fatigue anormale... et la réponse était oui !Je n'avais pas conscience que ça correspondait à un problème précis, mais effectivement, dès qu'il y avait trois marches à monter ma respiration devenait plus difficile, et d'une manière générale j'étais souvent fatigué alors que je ne faisais rien de particulier.Du coup, le médecin m'a conseillé de faire contrôler mon coeur. Direction : le cabinet du cardiologue... Quels examens avez-vous effectués pour parvenir au diagnostic ? Le cardiologue m'a fait un bilan complet. Une échographie du coeur pour voir à quoi il ressemblait, un électrocardiogramme pour voir son activité... Et aussi une épreuve d'effort, pour voir comment il se comportait pendant l'activité physique.Ce n'était pas une partie de plaisir : je devais pédaler sur un vélo aussi vite que je pouvais et aussi longtemps que je pouvais. Mais le pire, j'ose à peine le dire, c'était la prise de sang, parce que j'ai horreur des piqûres !Au final, les médecins ont été plutôt rassurants : mon insuffisance cardiaque n'est pas très prononcée. Mais elle est liée à une hypertension artérielle que j'ai bien fait de faire diagnostiquer... Aujourd'hui, comment vivez-vous avec votre insuffisance cardiaque ? Tout à fait bien ! J'ai pris de bonnes habitudes - je marche un peu tous les soirs, j'ai introduit beaucoup plus de légumes dans mes repas, et si je bois encore une bière, ce n'est plus automatique à chaque fois que je rentre du travail. Rien d'extraordinaire, je dois dire, et des choses que l'on m'avait souvent conseillées. Mais je n'avais jamais eu la motivation ! Maintenant je sais que je dois faire attention. Et comme les médecins confirment que cela fonctionne et que mon coeur ne souffre plus, je continue.Par ailleurs, je prends chaque jour des médicaments pour améliorer mon insuffisance cardiaque, et pour corriger mon hypertension. Moyennant ceci, j'ai une vie que je peux appeler normale. Très franchement, je ne me sens pas « malade », j'ai juste l'impression de devoir prendre soin de moi, et surtout de mon coeur. Source : e-santé Marion Garteiser, journaliste santé
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