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En ce moment sur le Blog - Page 9

Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Quels sont les droits des aidants salariés ?

S’occuper d’un proche malade en étant actif n’est pas simple. Des dispositifs existent pour soulager le quotidien de ces salariés. Mais les critères d’obtention de ces droits sont restrictifs et parfois illisibles. Comment et quand les demander ? Explications “Les droits qui existent pour les salariés aidants sont complexes, leur mise en œuvre nécessite que les personnes arrivent à s’orienter dans une mosaïque de dispositions, explique Dominique Thirry, juriste spécialisée en droit de la santé et fondatrice de Juris Santé. Les conditions d’attributions de certains droits sont restreintes et ne conviennent pas à toutes les situations.” Un aidant familial ou proche aidant est une personne qui en accompagne une autre lorsqu’elle vit une situation de handicap ou de maladie. Sur les 11 millions d’aidants recensés en 2017 en France selon le baromètre Aider et Travailler, 4,62 millions d’entre eux ont une activité salariée. Une situation difficile à gérer. Pour alléger le quotidien des aidants salariés des dispositifs existent. Mais, leur obtention dépend de la situation de la personne aidée, principalement l’âge et le degré de handicap. Le congé parental et l’allocation de présence parentale Les parents qui s’occupent d’un enfant de moins de 20 ans lourdement handicapé ou gravement malade ont accès au congé parental. Pour cela, ils doivent fournir un certificat médical stipulant que l’enfant nécessite des soins importants et a besoin de ses parents auprès de lui. L’employeur est obligé d’accepter ce congé. Il ouvre le droit à 310 jours de congé maximum - fractionnés ou d’affilés - sur une période de trois ans. Les trimestres sont automatiquement validés pour la retraite. Néanmoins, le salarié n’est plus rémunéré par son entreprise et doit faire une demande d’allocation journalière de présence parentale. Le montant est de 43,83 euros pour un parent en couple et de 52, 08 euros pour un parent seul, le tout dans la limite de 22 jours par mois. Les deux parents peuvent utiliser ce dispositif en même temps mais, dans tous les cas, le nombre d’AJPP reste limité à 22 par mois par enfant. Le congé proche aidant octroie une allocation pendant trois mois Autre dispositif : le congé de proche aidant. Le proche aidé doit être reconnu en situation de handicap à 80 % ou plus ou bénéficier de l’Allocation personnalisée d'autonomie (APA) et relever du statut GIR 1, 2 ou 3. Le GIR (groupe iso-ressources) correspond au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée. Le niveau 1 est la perte d’autonomie la plus forte et le GIR 6 la plus faible. “Les critères sont trop restrictifs, il faudrait les étendre et augmenter la durée de l’allocation” souligne Alice Steenhouwer, directrice de l’association Avec nos proches. La durée de ce congé est de trois mois, renouvelable jusqu’à 12 mois sur l’ensemble de la carrière. Comme le précédent, ces trimestres sont automatiquement validés pour la retraite. Et, depuis octobre dernier, les bénéficiaires peuvent demander une allocation, dont le montant journalier est le même que pour le congé parental. Pour l’instant, elle n’est versée que pendant les trois premiers mois, pas après. Néanmoins, ce dispositif pourrait évoluer dans les prochains mois, dans le cadre de négociations entre les syndicats et les entreprises. Le congé de solidarité pour les proches en fin de vie Lorsque les proches aidés sont en fin de vie, les salariés peuvent demander un congé de solidarité. Il est de trois mois maximum, renouvelable une fois. Mais il peut être accordé plusieurs fois sur une carrière, si le salarié vit cette situation avec d’autres de ses proches. L’indemnisation est de 56,10 euros par jour sur 21 jours et 28,05 euros sur 42 jours en cas d’activité à temps partiel. Pour en bénéficier, il faut fournir le certificat médical établissant que le proche est atteint d’une maladie qui met en jeu son pronostic vital. Ce congé constitue une réelle avancée pour les aidants car il est ouvert à tous les salariés sans restriction. Augmentation du montant du RSA et de la prime d’activité Tous ces congés sont cumulables et peuvent être utilisés simultanément. Depuis le 6 novembre, certains aidants salariés – ceux qui touchent la prime d’activité – et aidants bénéficiaires du Revenu de (RSA) ont obtenu un nouvel avantage. Certains des revenus qu’ils perçoivent de par leurs statuts d’aidants familiaux ne sont plus pris en compte dans le calcul de leur prime d’activité ou de leur RSA. Il s’agit de la somme perçue au titre du dédommagement par l'aidant familial dans le cadre de la Prestation de compensation du handicap et de l'Allocation journalière du proche aidant. Comme elles ne sont plus prises en compte dans le calcul du RSA et de la prime d’activité, cela signifie que les montants de ces deux aides sociales sont plus élevés. Au cumulé, les aidants familiaux concernés percevront donc des revenus plus importants. Le don de jours de repos à un salarié aidant Pour finir, une loi permet aussi le don de jours de repos à un salarié aidant au sein d’une entreprise. Lors de ses absences, ce dispositif lui permet d’être entièrement rémunéré. Une belle initiative pour alléger le quotidien de ses collègues aidants. Léa Casian Sources : Interview de Dominique Thirry, juriste spécialisée en droit de la santé et fondatrice de Juris Santé http://www.jurissante.fr/index.php?mod=&cat=&id=&err=4 Interview d’Alice Steenhouwer, directrice de l’association Avec nos proches

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Mon entreprise

Le stress traumatique lié au confinement, y penser chez les sujets âgés

Chez les personnes âgées, le trouble de stress traumatique reste sous-diagnostiqué. Or, le confinement au printemps 2020 lié à la pandémie de la Covid-19 et l’angoisse générée ont pu entraîner un stress post-traumatique chez certaines personnes, lequel devrait faire potentiellement l’objet d’une psychothérapie. Être attentif aux symptômes évocateurs d’un stress traumatique « Les personnes âgées, a fortiori si elles sont isolées ou si elles souffrent de déclin cognitif / démence, peuvent se montrer plus anxieuses, en colère, stressées, agitées ou renfermées durant l'épidémie et/ou le confinement », mettait en garde l’Organisation mondiale de la santé dès le début de la pandémie de covid-19**. En conséquence, elle préconisait aux professionnels du soin d’apporter un soutien moral et matériel avec des relations informelles (familles) et l’aide des professionnels de santé. Si le confinement lié à pandémie de la Covid-19 a parfois pu faire resurgir la symptomatologie d’un stress traumatique, on a cependant moins tendance à l’évoquer chez une personne âgée. Pourtant, la présence d’un état de stress traumatique, même incomplet, augmente la consommation de soins et aggrave le handicap des personnes âgées*. Il est important de préciser que le fait d’être exposé à un événement potentiellement traumatisant ne suffit pas ; il faut un « vécu traumatique » (effroi, horreur, impuissance, impression d’absence de secours, détresse, dissociation) qui ont pu être ressentis lors de la pandémie de Covid-19. La réexposition à un facteur traumatique plus ou moins similaire (guerre, catastrophe naturelle, pandémie…) ou assimilé (hospitalisation, contention… ) peut favoriser la symptomatologie. C’est pourquoi le confinement lié à la pandémie de la Covid-19 a pu faire resurgir des faits traumatisants (liés à la guerre, en particulier), révélant des troubles de stress traumatique. Les traumatismes du quotidien (vols, agressions, maltraitance, abus de confiance, perte d’un conjoint), auxquels s’ajoutent les deuils et l’isolement, sont de puissants révélateurs de fragilité psychologique. Il faut y penser car les personnes âgées sont pudiques et peuvent avoir une tendance à moins se confier. Comment repérer les signes typiques d’un stress post-traumatique ? Le diagnostic de trouble de stress traumatique repose sur la présence de souvenirs répétitifs involontaires et envahissants, de flash-back, de détresse et de réactions physiologiques intenses en réaction à des rappels de l’évènement traumatique, l’évitement de situations évocatrices, des troubles de l’humeur et de la cognition, des réactions d’hypervigilance comme des sursauts inadaptés et une altération des compétences et de l’« inscription » sociales (implication dans le tissu social)*. Actuellement, peu de littérature scientifique permet de définir des spécificités de la symptomatologie du trouble de stress traumatique de la personne âgée. Néanmoins, les symptômes de « reviviscence traumatique » sembleraient plus discrets chez cette population. Une personne âgée manifestant des troubles du sommeil (cauchemars) et/ou de la mémoire, des manifestations anxieuses ou dépressives devrait être interrogée sur les évènements de vie marquants, leur persistance et les émotions qu’ils suscitent pour mieux cerner un éventuel trouble de stress traumatique. Des psychothérapies validées en cas de trouble de stress traumatique Le trouble de stress traumatique favorise l’isolement social, un syndrome anxiodépressif et, conséquence très problématique chez le senior, la perte progressive d’autonomie. Le repli sur soi, la perte d’envie et d’élan vital, peuvent conduire au décès. Une écoute empathique, un accompagnement adapté, incluant les aidants, une prise en charge gériatrique et pluridisciplinaire dont un versant psychologique, devrait être mis en place dès qu’un stress post-traumatique est décelé. Eventuellement associées à des médicaments, les psychothérapies validées dans le traitement du trouble de stress traumatique chez l’adulte sont l’hypnose, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reproccessing) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). La méditation en pleine conscience peut être employée, dans l’optique de mieux gérer les émotions, d’infléchir les symptômes dépressifs et anxieux. Des professionnels de santé spécialisés en gérontologie sont formés à ces approches psychothérapeutiques. * L. JEHEL et al. Particularités de l’état de stress traumatique de la personne âgée. L'Encéphale Volume 32, Issue 6, Part 4, December 2006, Pages 1125-1129 ** https://www.who.int/fr/publications-detail/mental-health-and-psychosocial-considerations-during-the-covid-19-outbreak?gclid=EAIaIQobChMI9pGmgcSn7AIV1JTVCh3jUwHaEAAYASAAEgLWefD_Bw

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Ma retraite

Covid-19 : les mesures économiques pour soutenir les entreprises

Le gouvernement a décidé de mettre en place de nouvelles mesures économiques pour soutenir les entreprises et les aider à traverser l’épidémie de Covid-19. Début septembre, le gouvernement a débloqué 100 milliards d’euros* (sur deux ans) pour redresser durablement l’économie et soutenir l’emploi. L’économie commence alors à repartir, le nombre de chômeurs baisse (-11 %)** de même que les défaillances d’entreprises (-35 %*** par rapport à la même période en 2019). À l’automne, la progression de l’épidémie a contraint le gouvernement à décréter un reconfinement et à se pencher, une nouvelle fois, au chevet des entreprises et notamment des 200 000 commerces obligés de fermer pour un mois au minimum. L’État annonce alors qu’il va débloquer 15 milliards d’euros d’aides par mois de confinement. Un fonds de solidarité pour les entreprises de moins de 50 salariés Le fonds de solidarité pour les entreprises va être réactivé et élargi aux entreprises comptant jusqu’à 50 salariés. Ainsi les entreprises et les commerces de moins de 50 salariés fermés administrativement et ceux des secteurs du tourisme, de l’événementiel, de la culture et du sport pourront bénéficier d'une une aide défiscalisée mensuelle allant jusqu’à 10 000 euros ou d’une indemnisation de 20 % du chiffre d’affaires mensuel réalisé à la même période de l’année précédente avec un plafond de 100 000 euros. Pour les autres, et notamment les indépendants, il est prévu de rétablir l’aide de 1 500 euros par mois. Concrètement, les déclarations sont à faire à partir de début décembre 2020, sur le site www.impots.gouv.fr. L’indemnisation devrait intervenir dans les jours suivants. Idem pour les entreprises ayant connu le couvre-feu (à partir du 20 novembre). Exonération des cotisations sociales et des prêts garantis par l’État Le gouvernement a également décidé d’exonérer totalement les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement de leurs cotisations patronales et salariales. Tout comme les PME des secteurs du tourisme, de l’événementiel, de la culture et du sport qui restent ouvertes mais qui subissent une perte d’au moins 50 % de leur chiffre d’affaires. Une suspension automatique des prélèvements (sans démarche à effectuer) sera également mise en place pour les travailleurs indépendants. Par ailleurs, une enveloppe de 300 milliards abondera l’enveloppe consacrée aux prêts garantis par l’État. Mis en service le 25 mars dernier, ce dispositif est prolongé jusqu’au 30 juin 2021. Il permet de soutenir la trésorerie des entreprises en leur accordant une garantie de l’État à hauteur de 90 % sur leurs nouveaux prêts bancaires. L’amortissement pourra être étalé entre une et cinq années supplémentaires, avec des taux négociés pour les PME avec les banques françaises compris entre 1 et 2,5 %, garantie de l’État comprise. Autrement dit, les entreprises pourront différer leur remboursement d’un an (soit deux années au total) sans que ce soit considéré comme un défaut de paiement. Enfin, l’État pourra accorder des avances remboursables plafonnées à trois mois de chiffre d’affaires pour les entreprises de plus de 50 salariés. Crédit d’impôt pour les bailleurs, garantie de poursuite et encouragement à la numérisation Afin de soutenir les entreprises de moins de 250 salariés fermées administrativement ou appartenant au secteur hôtellerie, cafés, restauration, le gouvernement a annoncé que les bailleurs acceptant de renoncer à au moins un loyer sur les mois d’octobre, novembre et décembre 2020 pourront bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % du montant des loyers abandonnés. Afin d’accélérer le rebond de l’économie entrevu au troisième trimestre, le gouvernement autorise les secteurs du BTP, de l'industrie ainsi que certains services administratifs de l'État à continuer leur activité pendant la période de confinement dans le respect des protocoles sanitaires dédiés et des gestes barrières applicables à tous. Enfin, le gouvernement a décidé de soutenir à hauteur de 400 millions d’euros, d’ici à 2022, les petites entreprises et les commerçants qui accélèreront leur transformation digitale (création de site web, numérisation de leurs processus de gestion, gestion de stocks et de commandes, investissement dans des outils de robotisation ou de fabrication additive, intelligence artificielle…). Ces dispositifs seront prochainement complétés par des mesures de trésorerie pour les charges et les loyers des prochaines semaines. Le gouvernement vient enfin d’annoncer que, dès 2021, les impôts de production diminueront dans le cadre du plan de relance. A suivre… Aides L’État annonce qu’il va débloquer 15 milliards d’euros d’aides par mois de confinement pour les aides aux entreprises. Les entreprises fermées administrativement, quelle que soit leur taille bénéficieront d’un droit d’option entre une aide défiscalisée mensuelle allant jusqu’à 10 000 euros ou une indemnisation de 20 % du chiffre d’affaires mensuel réalisé à la même période de l’année précédente avec un plafond de 100 000 euros. Les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement perdant au moins 50 % de CA pourront obtenir une indemnisation allant jusqu’à 10 000 euros. Les indépendants pourront bénéficier d’une aide de 1 500 euros par mois et d’une suspension automatique des prélèvements. Prêts garantis par l’État Soutenir la trésorerie des entreprises à hauteur de 90 % sur leurs nouveaux prêts bancaires. Amortissement étalé entre une et cinq années. Taux négociés pour les PME entre 1 et 2,5 %, garantie de l’État comprise. Disponible jusqu’au 30 juin 2021 Crédit d’impôt pour les bailleurs Les bailleurs acceptant de renoncer à au moins un loyer sur les mois d’octobre, novembre et décembre 2020 pourront bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % du montant des loyers abandonnés.   Bon à savoir Pour en savoir plus sur les aides d’urgences mises en place pour les entreprises et les associations en difficulté, contactez le numéro spécial d’information 0806 000 245. Il vient en complément de la plateforme internet www.economie.gouv.fr/covid19-soutien-entreprises. Important : gestion de crise oblige, le plan d’aides aux entreprises est amené à évoluer en fonction de l’actualité. N’hésitez pas à consulter les mises à jour sur www.economie.gouv.fr * Pour en savoir plus : www.economie.gouv.fr/presentation-plan-relance ** Chiffres Pôle emploi. Le taux de chômage a bondi de 1,9 point au troisième trimestre 2020. La France compte 2,7 millions de chômeurs (9 % de la population active), soit 628 000 personnes de plus sur le trimestre. *** Altares.

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Mon entreprise

Covid-19 : quelles sont les aides pour les indépendants ?

Depuis mars dernier et le début de l’épidémie de Covid-19, l’État et les régions se mobilisent pour soutenir les petites entreprises, les micro-entrepreneurs, les indépendants et les professions libérales et, notamment, les plus fragiles. Objectif ? Prévenir les défaillances et relancer l’économie. Face à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé d’employer les grands moyens. Six grandes mesures ont ainsi été présentées le 28 octobre par, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance. Ces mesures viennent en complément du plan de relance de 100 milliards d’euros annoncé au printemps et élaboré à la suite d’une large concertation avec les acteurs des territoires et les partenaires. Le fonds de solidarité prolongé Pour venir en aide aux micro-entreprises et aux indépendants, l’État a mis en place avec les régions un fonds de solidarité. Dans la très grande majorité des cas, cette aide est de 1 500 euros par mois. Elle est, par ailleurs, de 3 000 euros (de juillet à octobre) pour les territoires de Mayotte et de la Guyane et peut exceptionnellement atteindre 10 000 euros par mois (à partir du mois d’octobre) pour certaines catégories de travailleurs indépendants. À noter que pour les mois d’octobre et de novembre, les sommes perçues au titre de pensions de retraite ou d’indemnités journalières sont déduites du montant de l’aide octroyée. Une aide complémentaire de 2 000 euros à 10 000 euros pour les travailleurs indépendants les plus en difficulté (45 000 euros pour les discothèques) a même été prévue. Elle peut être complétée par une aide supplémentaire entre 500 euros et 3 000 euros. Une aide entièrement défiscalisée L’aide aux indépendants est entièrement défiscalisée et n’est pas soumise aux cotisations et contributions sociales personnelles. Pour être éligible à ces aides, un certain nombre de conditions doivent être réunies : secteur d’activité, baisse du chiffre d’affaires… Le montant de l'aide est calculé automatiquement sur la base des éléments déclarés. La DGFiP (Direction générale des finances publiques) effectuera des contrôles de premier niveau. L’aide est versée très rapidement au demandeur, par exemple début décembre pour l’aide versée au titre du mois de novembre. Des contrôles de second niveau pourront être effectués par la DGFiP postérieurement au versement de l’aide.   Fonds de solidarité 1 500 euros par mois dans la majorité des cas. 3 000 euros (de juillet à octobre) pour les territoires de Mayotte et de la Guyane. 10 000 euros par mois (exceptionnellement) pour certaines catégories de travailleurs indépendants. Aides complémentaires 2 000 euros à 10 000 euros pour les travailleurs indépendants les plus en difficulté. 45 000 euros pour les discothèques. L’aide aux indépendants est entièrement défiscalisée et n’est pas soumise aux cotisations et contributions sociales personnelles.   Bon à savoir Une cellule d’écoute et de soutien psychologique a été mise en place depuis le 27 avril sous l’égide du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance pour aider les chefs d’entreprises « en détresse ». Elle est ouverte tous les jours, de 8 heures à 20 heures. Numéro vert : 0 805 65 50 50. Important : gestion de crise oblige, le plan d’aides est amené à évoluer en fonction de l’actualité. N’hésitez pas à consulter les mises à jour sur www.economie.gouv.fr.

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Mon entreprise

Absentéisme et engagement en entreprise : les résultats du 12ème Baromètre d’Ayming

Le groupe Ayming, spécialisé dans le conseil en performance opérationnelle des entreprises, a publié en septembre dernier son 12ème baromètre portant sur les thématiques de l’absentéisme et de l’engagement en entreprise. Il s’appuie sur les données d’absentéisme de 2019 en France et l’avis des salariés avant la crise sanitaire. Il repose sur une enquête quantitative réalisée auprès de plus de 45 000 entreprises privées françaises, représentant 1 921 000 salariés, et sur une étude qualitative menée auprès d’un millier de salariés dont 50% absents pour maladie ou AT-MP (accident du travail-maladie professionnelle). Absentéisme en entreprise : les chiffres clés nationaux de 2019 Le taux d’absentéisme moyen dans les entreprises françaises est de 5,1 % en 2019, soit « 18,7 jours d’absence par an et par salarié en moyenne », contre 18,6 jours en 2018. Il se stabilise sur l’année 2019 par rapport à la forte augmentation de 2018. L’évolution de l’absentéisme par secteurs d’activité De fortes disparités existent suivant les secteurs économiques. Deux tendances se distinguent : Une baisse de l’absentéisme pour les secteurs de la santé (8%), du commerce (9%) et de l’industrie-BTP (9%) Une hausse de l’absentéisme de 9% pour le secteur des services L’absentéisme augmente plus fortement chez les femmes Ce taux continue à augmenter plus fortement chez les femmes : de 5,30% en 2017 à 5,84% en 2019, contre de 3,54% en 2017 à 3,59% en 2019 chez les hommes. Ceci, alors qu’il était déjà de 2,8 points plus élevé en 2017 chez les femmes que chez les hommes. Le taux d’absentéisme augmente avec l’âge En 2019, le taux d’absentéisme varie de 2,85% pour les moins de 25 ans à 7,11% pour les plus de 56 ans. A noter que le taux augmente pour les moins de 40 ans depuis 2017 (de 3,27% à 3 ,94%), tandis qu’il diminue pour les 41 ans et plus entre 2018 et 2019 (de 5,98% à 5,88%). Au total l’écart de taux entre les deux tranches d’âge se réduit entre 2017 et 2019 : de près de 2,4 points à 1,9 points. Ceci est principalement dû à la hausse de l’absentéisme de longue durée chez les plus jeunes (+34% entre 2017 et 2019), tandis qu’il n’augmente que de 9% sur la même période chez les plus âgés. Le taux d’absentéisme est plus élevé chez les non-cadres Le taux d’absentéisme est moins élevé chez les cadres (3,71%) que chez les non-cadres (6,45%). Il augmente sensiblement plus depuis 2017 chez les cadres que chez les non-cadres, et cela quelque-soit le secteur d’activité : de + 8% en moyenne par an chez les cadres contre + 7% en moyenne par an chez les non-cadres. Cette augmentation du taux d’absentéisme chez les cadres, est là aussi, en grande partie dû à l’allongement des durées d’absence. En 2019 le taux d’absentéisme des salariés à temps partiel est plus élevé (5,8%) que la moyenne et continue à augmenter (il était de 5,60% en 2018) ; alors que le taux pour les salariés à temps plein diminue, de 4,70% à 4,58% entre 2018 et 2019. Quels sont les facteurs d’absence ? 41% des absences de plus de trois mois relèvent de facteurs professionnels. En effet, en 2019 : 29% des absences de plus de 3 mois ont pour cause l’AT-MP 10% l’épuisement professionnel ou burnout 2% la démotivation Au-delà, 19% des salariés se sont absentés plus d’une fois, suite à une mauvaise réintégration au moment du retour. Ce taux atteint 46%, pour les personnes absentes pour une durée de plus de 3 mois. Prévention de l’absentéisme : quelles actions mises en œuvre par les entreprises ? 16% des salariés interrogés déclarent avoir évité une absence grâce aux actions mises en œuvre par l’entreprise. Ce taux s’élève à 49% chez les salariés absents. En tête de ces actions, figurent selon les salariés absents interrogés : le changement d’horaires / de planning pour 40% l’aménagement de poste pour 31% l’acceptation des congés et un entretien avec le manager, pour respectivement 20 et 19% Le salarié, acteur de sa santé et de son bien-être au travail 59% des salariés absents reconnaissent qu’ils auraient pu mettre en place eux-mêmes des actions pour éviter leurs absences : en veillant à une meilleure hygiène de vie en s’adressant à leur manager en allant plus tôt consulter un médecin Ce taux passe à 79%, quand l’entreprise, de son côté, a mis en place des actions pour éviter les absences. Mais le taux descend à 44% dans le cas d’une absence d’action de la part de l’entreprise. Ayming nomme ce phénomène « le cercle vertueux de la mobilisation ».

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Comment obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ?

Rien n’oblige un salarié titulaire à déclarer son handicap à son employeur. Les réticences à le faire sont tenaces, avec la crainte d’être stigmatisé et même pénalisé dans son évolution professionnelle. Or, déclarer son handicap permet un aménagement de son poste de travail voire le suivi de formations adaptées, permettant ainsi au travailleur handicapé d’exercer sa fonction dans les meilleures conditions possibles et de mettre en valeur ses compétences : obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est une manière de sécuriser sa vie professionnelle. La RQTH, essentielle pour mieux appréhender l’avenir professionnel avec un handicap Évoquer sa situation de handicap est la voie la plus efficace pour sécuriser son emploi et son avenir professionnel. Déclarer sa situation de handicap, c’est devenir acteur de sa vie professionnelle en se donnant les moyens d’exercer efficacement et sereinement son activité sans devoir compenser - seul - sa situation de handicap ce qui, à terme, pourrait aboutir à une inaptitude professionnelle. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est une décision administrative. Elle permet d’être accompagné et de préparer son orientation, d’accéder aux formations mais aussi d’aménager la vie professionnelle. Elle permet également à la personne handicapée, ainsi qu’à son employeur, de bénéficier de dispositifs adaptés et de financements pour optimiser l’insertion, le maintien ou le retour au travail. Que permet la RQTH ? La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé permet : l’orientation, par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), vers un établissement ou service d’aide par le travail, vers le marché du travail ou vers un centre de rééducation professionnelle. de bénéficier d’un réseau de placement spécialisé tel que Cap emploi. une priorité d’accès à diverses mesures d’aides à l’emploi et à la formation, ainsi qu’à des aménagements des dispositifs existants tels que des contrats d’apprentissage, des stages de réadaptation, des contrats uniques d’insertion ou des contrats aidés. l’aménagement du poste de travail (achat de matériel, adaptation de la fiche de poste, etc.). l’aménagement du temps de travail. un accès à l’ensemble des dispositifs de formation professionnelle continue, au plan de formation de l’entreprise, au congé individuel de formation et à la mobilisation du compte personnel de formation (CPF). Pour devenir un travailleur indépendant handicapé ou poursuivre son activité indépendante, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes Handicapées (AGEFIPH) peut attribuer une aide forfaitaire à la création d’entreprise d’un montant de 5 000 euros. Qui peut prétendre à la RQTH ? Toute personne de plus de 16 ans dont les possibilités d’obtenir un emploi, ou de le conserver, sont réduites par une altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique peut prétendre à la RQTH. En vue de l’obtenir, la personne doit elle-même, selon son lieu de résidence, formuler une demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dont elle dépend. Une personne qui a reçu une notification de placement en invalidité ou une reconnaissance d’incapacité partielle permanente supérieure à 10 % est automatiquement reconnue en tant que travailleur handicapé. La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), intégrée dans chaque MDPH, est chargée de se prononcer sur les dossiers. Trois conditions pour obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé Afin d’obtenir cette reconnaissance, trois écueils doivent être évités par le demandeur : les altérations peuvent ne pas être considérées dans le champ du handicap, d’où l’intérêt de bien étayer son dossier à l’aide de documents complémentaires, notamment médicaux. le demandeur n’est pas reconnu comme travailleur (impossibilité totale d’occuper un emploi comme une personne en soins, un retraité, un étudiant). Le projet professionnel doit être détaillé et inclus dans le projet de vie. le handicap ne produit aucun retentissement sur le travail (maintien du travail possible sans les aides, aménagements déjà en place, changement de poste mettant fin au retentissement, etc.). Cette qualité est valable de un à cinq ans renouvelables. Depuis le 1er janvier 2020, la RQTH et une orientation vers le marché du travail peuvent être attribuées, sans limitation de durée, à toute personne qui présente un handicap définitif réduisant ses possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi. Interlocuteurs et sources d’information L’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) : https://www.agefiph.fr Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Ce fonds est l’équivalent de l’AGEFIPH, mais s’adresse uniquement aux employeurs publics et aux fonctionnaires d’Etat, hospitaliers ou territoriaux en situation de handicap : http://www.fiphfp.fr/ Comment être reconnu travailleur handicapé (RQTH) ? https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1650 Annuaire des Maisons départementales des personnes handicapées : https://annuaire.action-sociale.org/MDPH/Annuaire.html Hélène Joubert, journaliste

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Loi Handicap : du nouveau en 2020

Alors que la loi Handicap fête ses 15 ans, l’année 2020 marque des évolutions en ce qui concerne l’emploi des travailleurs handicapés. La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » promulguée le 5 septembre 2018 a modifié l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) pour les entreprises. De nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. La reconnaissance du handicap simplifiée En décembre 2019 s’était tenu le 3e comité interministériel du handicap (CIH), annonçant en particulier trois mesures concernant le handicap et le travail, effectives à compter du 1er janvier 2020 : la délivrance à vie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en cas de handicap irréversible, la mise en place d’un accueil unique Pôle emploi / Cap emploi pour chaque région pour une offre d’accompagnement personnalisée et plus efficace des personnes handicapées en recherche d’emploi le lancement d’une plateforme numérique « emploi / formation » dédiée aux personnes en situation de handicap, avec la mise en ligne de premiers services « d’information accompagnée » en 2020 pour en finir avec la complexité des démarches. Entreprise et handicap, la loi a changé en 2020 Toute entreprise d’au moins vingt salariés est tenue d'employer à plein temps ou à temps partiel des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de son effectif total. Les entreprises ne remplissant pas cette obligation doivent s'acquitter d'une contribution financière. La sanction est appelée « contribution », réglée à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) ou au Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Cependant, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » promulguée en septembre 2018 a modifié l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) pour les entreprises à compter du 1er janvier 2020 * : l’obligation d’emploi de personnes handicapées reste fixée à 6 % pour les entreprises privées de vingt salariés et plus. Toutes les entreprises privées, quelle que soit leur taille, déclareront, au moyen de la déclaration sociale nominative (DSN), le nombre de salariés handicapés qu’elles emploient. Mais désormais, les entreprises possédant plusieurs établissements de moins de vingt salariés seront soumises à l’obligation d’emploi de 6 %. Avec cette nouvelle mesure, l’unité d’assujettissement ne sera plus l’établissement mais l’entreprise. Cela signifie que si une entreprise possède plusieurs établissements, l’obligation d’emploi ne s’applique plus à chaque établissement individuellement mais à la somme des effectifs de chacun des établissements faisant partie de l’entreprise*. Pour les entreprises qui contribuent financièrement faute d’atteindre le taux d’emploi de 6 % de personnes handicapées dans leur effectif, le calcul change : tout travailleur handicapé, quelle que soit la nature de son contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage ou période de mise en situation professionnel) sera comptabilisé au prorata de son temps de travail sur l’année. Les entreprises de 250 salariés et plus devront désigner un référent handicap. La réforme de l’obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) fait évoluer la façon dont est prise en compte la sous-traitance d’une entreprise avec des entreprises adaptées (EA), des établissements et services d’aide par le travail (ESAT) et/ou des travailleurs indépendants handicapés (TIH). Ces contrats ne seront plus comptabilisés dans le taux d’emploi de 6 %. Ils donneront droit, en revanche, à des déductions sur la contribution financière de l’entreprise. Les entreprises peuvent désormais bénéficier d’une déduction pouvant aller jusqu’à 75 % du montant de la contribution financière. Réponses aux questions sur l’obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) : https://dossiers.agefiph.fr/Employeur2/FAQ-DOETH-2020 * https://www.agefiph.fr/articles/obligation/en-2020-loeth-evolue-anticipons-ensemble Hélène Joubert, journaliste.

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Vaccination contre le papillomavirus recommandée chez tous les garçons depuis 2021

Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), la vaccination de tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus contre les infections par les papillomavirus humains est désormais inscrite dans la stratégie vaccinale. Cette recommandation sera applicable au 1e janvier 2021. Elargissement de la vaccination anti-papillomavirus à tous les adolescents de 11 à 14 ans Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus sexuellement transmissibles très fréquents, contractés généralement au début de la vie sexuelle. Ils sont responsables chez la femme comme chez l’homme de verrues anogénitales, de papillomatoses (lésions ressemblant à des verrues) respiratoires (au niveau du larynx, voire jusqu’aux poumons) récurrentes et de lésions. La majorité de ces dernières disparaissent spontanément, mais certaines peuvent persister et évoluer vers des cancers : du col de l’utérus chez la femme, anaux et oro-pharyngés dans les deux sexes. La vaccination contre les HPV est aujourd’hui recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus, les immunodéprimés des deux sexes et les jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) jusqu’à 26 ans, pour prévenir l’apparition de cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin et de cancers anaux. Associée au dépistage du cancer du col de l’utérus, la vaccination constitue la meilleure stratégie de lutte contre ce cancer qui provoque toujours en France près de 1 000 décès par an. Mais les HPV sont également impliqués dans la survenue de cancers qui ne touchent pas uniquement les femmes ou les HSH, tels les cancers de la sphère ORL (gorge, langue). Ainsi, près de 25 % des cancers provoqués par les HPV surviennent chez les hommes. C’est pourquoi, en plus de la vaccination de toutes les filles de 11 à 14 ans révolus par le vaccin Gardasil 9 (rattrapage possible de 15 à 19 ans révolus), les garçons seront concernés selon les mêmes critères à partir du 1e janvier 2021, comme stipulé dans le calendrier vaccinal 2020 rédigé par la Commission Technique des Vaccinations, rattachée à la HAS. Ce texte prévoit également un rattrapage possible chez les adolescents et les jeunes hommes de 15 à 19 ans révolus, soulignant néanmoins que la vaccination est d’autant plus efficace que les jeunes garçons n’ont pas encore été exposés au risque d’infection par le HPV. La vaccination en pratique Chez les filles comme chez les garçons, toute initiation de la vaccination anti-HPV doit être réalisée avec le vaccin nonavalent (9 valences) GARDASIL 9. Attention : les vaccins HPV ne sont pas interchangeables ! Les personnes ayant déjà débuté une vaccination avec un autre vaccin (GARDASIL version quadrivalente ou CERVARIX) poursuivent donc le schéma vaccinal avec ce même vaccin. Chez les garçons de 11 à 14 ans révolus, le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 est un schéma à deux doses, espacées de 6 à 13 mois. Chez les garçons entre 15 et 19 ans révolus (rattrapage), le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 comprend trois doses, à 0, 2 et 6 mois. Les adolescentes françaises boudent la vaccination anti-HPV En France, plus de dix ans après les premières recommandations, le constat est préoccupant : seules 24 % des jeunes filles se sont faites vacciner selon un schéma complet à 16 ans, ce qui est bien éloigné de l’objectif de 60 % qui était fixé à l’horizon 2019 dans le cadre du Plan Cancer. La France affiche le taux le plus faible d’Europe. Selon la HAS, « l’un des freins à la vaccination contre les HPV est la difficulté pour les professionnels de santé à faire accepter ce vaccin : d’abord réticents à aborder la question de la sexualité avec des adolescents qui n’ont parfois pas commencé leur vie sexuelle, ils sont aussi confrontés à la méfiance des patients et de leurs familles envers la sécurité des vaccins. Rendre la proposition vaccinale sans considération de genre pourra les aider à aborder la question. » Par ailleurs, la santé des femmes concernant également leur partenaire, l’élargissement de la vaccination contre les HPV aux jeunes garçons devrait responsabiliser l’ensemble des adolescents à la santé sexuelle face au problème de santé publique que représentent les maladies induites par les HPV. Dans un rapport, l’Académie de médecine estimait qu’une vaccination des adolescents des deux sexes serait beaucoup plus efficace pour lutter contre les cancers issus de papillomavirus. Et de rappeler que « l’efficacité des vaccins sur l'infection à HPV est prouvée. Elle entraîne une réduction des lésions précancéreuses ». Les nouveaux cas de cancer anal ont augmenté de 56 % depuis 1990, et 93 % d’entre eux sont attribuables aux HPV. L’Académie relève également une nette augmentation, depuis les années 1970, des cancers oropharyngés en dépit d’une diminution des intoxications liées à l'alcool et au tabac. Elle en conclut que les cancers oropharyngés induits par les HPV sont de plus en plus nombreux. Pour en savoir plus : Le calendrier des vaccinations : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_29juin20.pdf Prise de position officielle de l’Académie nationale de médecine (18 septembre 2019) : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/09/Rapport-sur-la-vaccination-contre-le-Papillomavirus-humain-HPV-voté-le-17-09-2019-ANM.pdf Hélène Joubert

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Les infirmiers, compétences élargies et coordination des soins

Les infirmières et infirmiers ne sont plus uniquement au chevet des malades. Plus de la même manière du moins car ces deux dernières années, plusieurs décrets leur permettent d’investir de nouvelles missions auprès des patients comme des rôles de coordination de soins chez des malades chroniques, d’éducation thérapeutique, de prescriptions médicales et de réalisation de certains examens et actes... La contribution infirmière à la mise en œuvre des traitements et à leur surveillance clinique est affirmée à l’article R. 4311-1 du Code de santé publique* : « L’exercice de la profession d'infirmier ou d’infirmière comporte l'analyse, l'organisation, la réalisation de soins infirmiers et leur évaluation, la contribution au recueil de données cliniques et épidémiologiques et la participation à des actions de prévention, de dépistage, de formation et d'éducation à la santé ». Ces dernières années, le métier d’infirmier opère une mutation, en accord avec la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé « Ma Santé 2022 » avec la création du métier d’infirmier en pratique avancée (IPA). Sans se substituer au médecin, l’infirmier en pratique avancée sera un maillon supplémentaire dans la chaîne du soin pour suivre, par exemple, des patients chroniques stabilisés. Les compétences des infirmiers sont étendues, et ils pourront se former davantage afin de réaliser certains actes auparavant réservés aux médecins (Décret n° 2018-629 du 18 juillet 2018 relatif à l’exercice infirmier en pratique avancée). Concrètement, ces infirmiers pourront conduire des activités « d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage » ainsi que des entretiens avec le patient, que cela soit en soins ambulatoires ou en établissements. Ils pourront effectuer certains actes techniques, par exemple des prélèvements de sang par ponction artérielle. Certains examens biologiques pourront être prescrits par les IPA. Certaines prescriptions médicales pourront être renouvelées par l’IPA, voire adaptées par ses soins à la situation clinique du patient. Ce dernier sera d’ailleurs adressé par le médecin à l’IPA, mais seulement avec son accord. A ce jour, les domaines d’exercice des IPA ont été circonscrits : en oncologie et hémato-oncologie, auprès des patients atteints de maladie rénale chronique, en dialyse ou des transplantés rénaux, certaines maladies chroniques stabilisées (accident vasculaire cérébraux, maladies d’Alzheimer et de Parkinson, épilepsie). De nouvelles compétences, au sein d’un exercice coordonné pluriprofessionnel Le développement des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), prévues par la loi « Ma Santé 2022 » offre l’opportunité aux infirmiers de participer à la coordination des soins. Les CPTS regroupent des professionnels de santé médicaux et paramédicaux de tous horizons dans une volonté d’exercice coordonné pluriprofessionnel. Après un démarrage lent, un nombre croissant de CPTS est actuellement recensé. Et les infirmiers en font partie. En 2019, le Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux (Sniil) a signé l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI). Selon ce syndicat, cet accord entérine « l’organisation de véritables prises en charge pluriprofessionnelles du patient avec prise en compte de toutes les compétences des différents professionnels de santé ». Le Sniil espère que cette pluriprofessionnalité pleine et entière mise au service des CPTS permettra d’améliorer l’accès aux soins, de mieux répondre aux soins non-programmés, et de développer des actions de prévention. Dans ce même esprit d’un exercice pluriprofessionnel coordonné, le Sniil était signataire de l’ACI relatif aux Maisons de Santé pluridisciplinaire (MSP)**. Mais pour ce syndicat infirmier, il est temps de travailler à un nouvel ACI en faveur, cette fois, des Equipes de soins primaires. *Ordre des infirmiers : https://www.ordre-infirmiers.fr/assets/files/000/positions/nouveaux_roles_infirmier.pdf **https://www.infirmiers.com/actualites/revue-de-presse/mise-place-cpts-sniil-signe-accord-conventionnel-et-s-en-felicite.html Hélène Joubert

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Médicaments génériques : de nouvelles règles en 2020

Près de huit Français sur dix utilisent des médicaments génériques lorsqu’ils sont malades. Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles règles concernant le « non substituable » sont entrées en vigueur, qui encadrent plus précisément les modalités d'exclusion à la substitution générique. Décodage De nouvelles règles pour le « non substituable » En vingt ans, les médicaments génériques se sont imposés dans la vie quotidienne des Français pour soigner les maux bénins comme les maladies les plus graves. Leur succès est indéniable : huit Français sur dix les utilisent et 93 % en sont satisfaits. Les plus convaincus sont les malades chroniques (81 %) et la tranche d’âge des 35-50 ans (85 %) *. Le droit de substitution au pharmacien a été accordé en 1999, c’est-à-dire qu’il peut remplacer un médicament prescrit par l’un de ses génériques. Afin d’augmenter le recours aux médicaments génériques, ont été adoptés l’obligation de prescription en DCI (la Dénomination Commune Internationale soit le nom de la molécule et non son appellation commerciale) et le dispositif tiers-payant contre génériques. Puis, en 2018, l’article 66 de la loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019 a introduit la notion de justification pour l’emploi de la mention "non substituable" par les prescripteurs. Selon ce texte, le recours à la mention "non substituable" doit être justifiée "sur des critères médicaux objectifs, définis en lien avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)". Cela signifie que le pharmacien, lors de la délivrance de la prescription en officine, et sur la consigne du médecin prescripteur, ne peut alors substituer un médicament princeps par un générique de ce médicament. Enfin, depuis le 1er janvier 2020, la Loi définit trois situations médicales dans lesquelles le prescripteur peut exclure la délivrance par substitution à la spécialité prescrite d’un domaine du même groupe générique **. Les trois situations médicales concernées sont : 1. Prescription de médicaments dits « à marge thérapeutique étroite » pour assurer la stabilité de la dispensation, lorsque les patients sont effectivement stabilisés avec un médicament, et à l’exclusion des phases d’adaptation du traitement. Le terme de « marge thérapeutique étroite » signifie que toute variation de la concentration du principe actif dans l’organisme, même légère, peut éventuellement entraîner des effets indésirables ; sa dose minimale efficace est très proche de sa dose maximale tolérable par l’organisme. L’arrêté ministériel du 12 novembre 2019 liste treize substances pour lesquelles ce motif est applicable : Antiépileptiques : lamotrigine, lévétiracétam, prégabaline, topiramate, valproate de sodium, zonisamide ; Immunosuppresseurs : azathioprine, ciclosporine, mycophénolate mofétil, mycophénolate sodique Hormones thyroïdiennes : lévothyroxine Médicaments utilisés dans la dépendance aux opioïdes : buprénorphine Médicament anticancéreux : évérolimus 2. Prescription chez l’enfant de moins de six ans, lorsqu’aucun médicament générique n’a de forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration. 3. Prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans tous les médicaments génériques disponibles, lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient. Le risque de confusion entre les médicaments chez le sujet âgé ou lorsque la personne prend plusieurs médicaments à la fois n’a pas été retenu comme motif justifiant le « non substituable ». La mention « non substituable » précisée Désormais, la mention « non substituable » présente sur l’ordonnance cède donc la place à des mentions plus précises : « non substituable (MTE) » pour la prescription d’un médicament à marge thérapeutique étroite, « non substituable (EFG) » pour la prescription d'une forme galénique sans équivalent générique chez un enfant de moins de 6 ans et « non substituable (CIF) », en cas de contre-indication à un excipient à effet notoire. De plus, le Journal officiel du 6 février 2020 autorise le pharmacien à exclure de sa propre initiative la substitution en cas de médicament à marge thérapeutique étroite même lorsque la mention « non substituable (MTE) » n’a pas été apposée par le médecin. Références : * https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_medicaments_generiques.pdf Arrêté du 12 novembre 2019 précisant, en application de l’article L. 5125-23 du code de la santé publique : ** https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000039393124

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Comment accompagner une personne malvoyante ?

Qui ne s’est pas senti démuni, dans la rue ou dans des locaux particulièrement inadaptés, pour aider une personne déficiente visuelle à se repérer ? Afin de guider au mieux une personne malvoyante, sans que personne ne soit dans l’embarras, l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (UNADEV) a publié un guide : « Savoir-être et savoir guider ». Simple et illustré, il livre toutes les clés pour se comporter, accompagner et guider une personne aveugle ou malvoyante. Malvoyance, stop aux préjugés ! Le terme de « déficience visuelle » recouvre plusieurs pathologies, de la malvoyance jusqu’à la cécité absolue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) parle de déficience visuelle lorsque l’acuité visuelle ne dépasse pas 3/10e sur l’œil le plus performant et/ou quand le champ visuel présente une atteinte sévère. En pratique, les sujets comptent les doigts de la main à une distance de trois mètres. Il s’agit de cécité lorsque l’acuité visuelle est strictement inférieure à 1/20e. La malvoyance est comprise entre ces deux mesures. Contrairement à ce que l’on pense souvent, avec une personne aveugle ou déficiente visuelle, il ne faut pas s’embarrasser de termes soi-disant tabous. Il ne faut pas s’interdire d’employer des expressions telles que « Tu vois ce que je veux dire », « Qu’as-tu regardé à la télévision ? », que les personnes handicapées visuelles utilisent aussi. « Parlez toujours le plus naturellement possible en vous adressant à la personne aveugle : c’est la manière la plus simple, la plus utile et la plus respectueuse. Privilégiez le contact direct, recommande l’Union nationale des aveugles et déficients visuels. Pensez juste à lui toucher légèrement le bras pour attirer son attention, ou à l’appeler par son prénom ou son nom si vous la connaissez. De même, en retour, pensez à vous présenter ou à vous annoncer quand vous la croisez. Demandez à la personne si elle a besoin de prendre votre bras ou si elle préfère vous suivre en repérant votre silhouette, ou en suivant le guide à l’audition. » La règle pour accompagner une personne déficiente visuelle est de décrire précisément son environnement, en évitant les expressions floues comme « ici » ou « là-bas » et en utilisant plutôt « à votre droite » ou « à deux mètres à midi » (en utilisant le cadran horaire). Les rudiments de la technique de guide Conseils pratiques, illustrations détaillées… Grâce au nouveau livret édité par l’UNADEV, d’une vingtaine de pages, vous saurez comment accompagner et guider une personne aveugle ou malvoyante, en toute simplicité. Il suffit d’un coup d’œil pour comprendre la position à adopter afin de guider la personne handicapée visuelle. Tous les obstacles ou dangers auxquels doivent faire face les personnes aveugles sont présentés (chaise, escaliers, trottoir, obstacles en hauteur, passages étroits, à la maison, dans la rue, au travail ou en randonnée). Comme chaque personne déficiente visuelle est différente, avec des besoins différents, il revient à la personne voyante de s’adapter en termes d’accompagnement. Retrouvez les conseils tels que « Comment décrire un lieu ou un espace ? », « La position de base à adopter pour accompagner en marchant » (proposez-lui votre bras de façon à ce que la personne malvoyante puisse vous tenir juste au-dessus du coude)…, ici : https://www.unadev.com/wp-content/uploads/2019/11/plaquette-technique-de-guide-unadev.pdf Pour en savoir plus : Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels (UNADEV) : https://www.unadev.com Fédération française des associations de chiens guides d'aveugles (FFAC) : https://www.chiensguides.fr/comment-aider-personne-deficiente-visuelle Ministère des Solidarités et de la Santé Quelles solutions pour permettre au malvoyant de retrouver de l’autonomie ? : https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/parcours-de-sante-vos-droits/bonnes-pratiques-en-region/bourgogne-franche-comte/article/quelles-solutions-pour-permettre-au-malvoyant-de-retrouver-de-l-autonomie

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Faire de la trottinette électrique, ça s’apprend !

Les accidents de trottinettes électriques et autres véhicules terrestres à moteur augmentent. En cause, le manque de formation des conducteurs et l’état des chaussées. « Une trottinette, ce n’est pas très compliqué à utiliser mais la plupart des chutes sont dues au manque de maîtrise de l’engin, explique Jocelyn Loumeto, délégué général de la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité (FPMM). Avant d’aller dans l’espace public, il faut d’abord apprendre et pratiquer dans des endroits protégés. » Chaque année, la FPMM publie un baromètre de la mobilité. Celui de 2018 fixait à 232 000 le nombre de trottinettes électriques en France. Un an plus tard, il y en avait 478 000. Sur ces deux mêmes années, il y a eu respectivement deux et onze morts. « Les accidents augmentent logiquement puisqu’il y a plus d’usagers de trottinettes électriques. » poursuit Jocelyn Loumeto. Casque et gilet réfléchissant sont vivement conseillés La trottinette électrique fait partie des véhicules terrestres à moteur (VTM), avec les gyropodes et les gyroroues. Ils ont l’obligation de circuler sur la chaussée et les pistes cyclables : interdiction d’aller sur le trottoir. Bien qu’il n’existe pas de statistiques, les risques liés à la pratique de VTM sont comparables à ceux du vélo : blessures à la tête pour les cas les plus graves, aux coudes, aux bras ou aux genoux. Pour se protéger au maximum, le casque est vivement recommandé par la FPMM. De préférence avec des éclairages supplémentaires à l’arrière pour être le plus visible possible. Et, une fois la nuit tombée, il faut porter un gilet réfléchissant. Il faut également porter des chaussures confortables, ce qui exclut les sandales et les talons, un pantalon et des manches longues pour être le plus couvert possible en cas de chute. Circuler dans les pistes cyclables limite les risques Depuis quelques années, des sociétés proposent des formations à la pratique des VTM. Un bon moyen de limiter les dangers. « Beaucoup d’accidents sont aussi dus au mauvais état des chaussées et au manque de pistes cyclables… insiste Jocelyn Loumeto. Plus il y en a, moins on a d’accidents avec les nouvelles mobilités. » Quand il n’y a pas de pistes cyclables, la vitesse maximum autorisée - généralement à 50 kilomètres par heure - est aussi un facteur de risque en cas de collision avec une voiture ou un deux-roues. « L’utilisation des VTM s’accroît beaucoup plus vite que la connaissance des règles de comportements, du code de la route ou de l’acte d’obligation d’assurance, souligne Jocelyn Loumeto. » Vérifier l’assurance avant de louer une trottinette Quand on achète un VTM, il faut obligatoirement l’assurer. L’usager peut choisir entre plusieurs types de contrats : ceux qui couvrent les personnes qu’il pourrait éventuellement percuter, ceux qui le protègent lui-même et ceux qui assurent le VTM. En fonction du prix, il peut y avoir plusieurs de ces options. Pour les trottinettes en libres services, les loueurs ont l’obligation de souscrire à une assurance flotte. « Normalement ils ont l’obligation de communiquer dessus mais parfois c’est écrit en tout petit dans l’application, conclut Jocelyn Loumeto. Il faut être clair : ceux qui le mettent en gros ils ont de bonnes assurances, ceux qui sont discrets là-dessus n’ont que l’assurance de base, qui ne couvre que la personne que l’on peut éventuellement blesser. » Avec ce service minimum, le conducteur n’est pas couvert en cas d’accident. Les dommages seront à sa charge, car la responsabilité civile ne le couvrira pas non plus. Léa Casian

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Comment bien conserver ses médicaments en cas de fortes chaleurs

L’été, le thermomètre grimpe. L'exposition à une température extérieure élevée, pendant une période plus ou moins longue, peut avoir une incidence sur l’utilisation et la conservation des produits de santé. Voici les préconisations de l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, pour conserver ses médicaments en cas de vague de chaleur. Tous les médicaments sont soumis à des essais de stabilité dans des conditions standardisées avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces essais déterminent pour chaque molécule la durée et les conditions de conservation. Trois catégories de températures de conservation existent et sont apposées sur l’emballage du médicament : à conserver entre +2 et +8 °C, à conserver à une température inférieure à 25 ou à 30 °C, à conserver à température ambiante (climat français ou similaire). Dans tous les cas, il faut éviter d’exposer les médicaments au soleil. Médicaments à conserver entre + 2 et + 8 ° C Ces médicaments doivent impérativement être conservés au réfrigérateur mais attention à ne pas les congeler pour autant (vaccins, antivenins…). N’oubliez pas de les sortir quelques minutes avant de les utiliser. En cas de température élevée, s’ils sont utilisés rapidement, les conséquences sur leur stabilité ou qualité sont très limitées. Une fois hors du réfrigérateur, vous devez donc les utiliser assez rapidement et éviter de les laisser trop longtemps sortis. Le transport de ces médicaments doit être effectué dans des conditions qui respectent la chaîne du froid mais sans provoquer, là aussi, de congélation du produit. Un emballage isotherme réfrigéré est l’idéal, par exemple muni d’accumulateurs de froid. Médicaments à conserver à une température inférieure à 25 ou à 30 °C Des expériences en cas d’exposition à un stress thermique ont cependant montré que le fait de dépasser ces températures, pendant quelques jours et même quelques semaines lors d’une vague de chaleur par exemple, n’avait pas de conséquence sur leur stabilité et efficacité. Les expositions trop prolongées à des températures élevées (coffres ou habitacles de voitures exposés en plein soleil, etc.) sont à éviter. Par prudence, il est préférable d’utiliser un emballage isotherme non réfrigéré. On en trouve en règle générale dans les pharmacies ou pour le transport des produits alimentaires congelés. Médicaments sans mention particulière de conservation (conservation à température ambiante) Dans les conditions habituelles de conservation (armoire à pharmacie, entrepôt ventilé), à température ambiante en France ou sous un climat similaire, même en cas de canicule, ces médicaments ne craignent pas une exposition aux températures élevées. Les expériences conduites avec des médicaments laissés à 40 °C pendant six mois ont exclu toute dégradation du produit. Quelques cas particuliers… Certaines formes pharmaceutiques sont sensibles à la chaleur, comme les suppositoires, les ovules, les crèmes et les pommades, qui sont à conserver à moins de 25 °C, comme l’insuline ou encore l’adrénaline pour les personnes allergiques… C’est l’aspect du produit à l’ouverture qui permet de juger du maintien de la qualité après exposition à la chaleur. Comme l’ANSM l’explique, « tout produit dont l'apparence extérieure est visiblement modifiée ne devrait pas être utilisé, cette altération de l'aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés de la forme pharmaceutique (indépendamment de la qualité de la substance active). » En d’autres termes, la dégradation des médicaments conduits non pas à la toxicité mais à l’inactivation de l’effet thérapeutique. Stockez-les dans un endroit frais et transportez-les dans un emballage isotherme. Attention, à vouloir trop les protéger de la chaleur le risque est de les conserver dans un lieu trop froid, ce qui pourrait modifier leur apparence et/ou leur consistance. Vigilance particulière pour les personnes diabétiques qui utilisent des lecteurs de glycémie, des appareils qui permettent de mesurer le taux de glucose dans le sang : l’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation et l’utilisation des bandelettes (ou électrodes), des solutions de contrôle et des lecteurs de glycémie eux-mêmes. Si ces équipements sont exposés à des températures trop élevées, les résultats qu’ils produisent peuvent ne pas être fiables. Hélène Joubert Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/Dossiers/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Canicule-et-produits-de-sante/(offset)/0

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