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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Vaccination contre le papillomavirus recommandée chez tous les garçons depuis 2021

Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), la vaccination de tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus contre les infections par les papillomavirus humains est désormais inscrite dans la stratégie vaccinale. Cette recommandation sera applicable au 1e janvier 2021. Elargissement de la vaccination anti-papillomavirus à tous les adolescents de 11 à 14 ans Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus sexuellement transmissibles très fréquents, contractés généralement au début de la vie sexuelle. Ils sont responsables chez la femme comme chez l’homme de verrues anogénitales, de papillomatoses (lésions ressemblant à des verrues) respiratoires (au niveau du larynx, voire jusqu’aux poumons) récurrentes et de lésions. La majorité de ces dernières disparaissent spontanément, mais certaines peuvent persister et évoluer vers des cancers : du col de l’utérus chez la femme, anaux et oro-pharyngés dans les deux sexes. La vaccination contre les HPV est aujourd’hui recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus, les immunodéprimés des deux sexes et les jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) jusqu’à 26 ans, pour prévenir l’apparition de cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin et de cancers anaux. Associée au dépistage du cancer du col de l’utérus, la vaccination constitue la meilleure stratégie de lutte contre ce cancer qui provoque toujours en France près de 1 000 décès par an. Mais les HPV sont également impliqués dans la survenue de cancers qui ne touchent pas uniquement les femmes ou les HSH, tels les cancers de la sphère ORL (gorge, langue). Ainsi, près de 25 % des cancers provoqués par les HPV surviennent chez les hommes. C’est pourquoi, en plus de la vaccination de toutes les filles de 11 à 14 ans révolus par le vaccin Gardasil 9 (rattrapage possible de 15 à 19 ans révolus), les garçons seront concernés selon les mêmes critères à partir du 1e janvier 2021, comme stipulé dans le calendrier vaccinal 2020 rédigé par la Commission Technique des Vaccinations, rattachée à la HAS. Ce texte prévoit également un rattrapage possible chez les adolescents et les jeunes hommes de 15 à 19 ans révolus, soulignant néanmoins que la vaccination est d’autant plus efficace que les jeunes garçons n’ont pas encore été exposés au risque d’infection par le HPV. La vaccination en pratique Chez les filles comme chez les garçons, toute initiation de la vaccination anti-HPV doit être réalisée avec le vaccin nonavalent (9 valences) GARDASIL 9. Attention : les vaccins HPV ne sont pas interchangeables ! Les personnes ayant déjà débuté une vaccination avec un autre vaccin (GARDASIL version quadrivalente ou CERVARIX) poursuivent donc le schéma vaccinal avec ce même vaccin. Chez les garçons de 11 à 14 ans révolus, le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 est un schéma à deux doses, espacées de 6 à 13 mois. Chez les garçons entre 15 et 19 ans révolus (rattrapage), le schéma de vaccination anti-HPV avec GARDASIL 9 comprend trois doses, à 0, 2 et 6 mois. Les adolescentes françaises boudent la vaccination anti-HPV En France, plus de dix ans après les premières recommandations, le constat est préoccupant : seules 24 % des jeunes filles se sont faites vacciner selon un schéma complet à 16 ans, ce qui est bien éloigné de l’objectif de 60 % qui était fixé à l’horizon 2019 dans le cadre du Plan Cancer. La France affiche le taux le plus faible d’Europe. Selon la HAS, « l’un des freins à la vaccination contre les HPV est la difficulté pour les professionnels de santé à faire accepter ce vaccin : d’abord réticents à aborder la question de la sexualité avec des adolescents qui n’ont parfois pas commencé leur vie sexuelle, ils sont aussi confrontés à la méfiance des patients et de leurs familles envers la sécurité des vaccins. Rendre la proposition vaccinale sans considération de genre pourra les aider à aborder la question. » Par ailleurs, la santé des femmes concernant également leur partenaire, l’élargissement de la vaccination contre les HPV aux jeunes garçons devrait responsabiliser l’ensemble des adolescents à la santé sexuelle face au problème de santé publique que représentent les maladies induites par les HPV. Dans un rapport, l’Académie de médecine estimait qu’une vaccination des adolescents des deux sexes serait beaucoup plus efficace pour lutter contre les cancers issus de papillomavirus. Et de rappeler que « l’efficacité des vaccins sur l'infection à HPV est prouvée. Elle entraîne une réduction des lésions précancéreuses ». Les nouveaux cas de cancer anal ont augmenté de 56 % depuis 1990, et 93 % d’entre eux sont attribuables aux HPV. L’Académie relève également une nette augmentation, depuis les années 1970, des cancers oropharyngés en dépit d’une diminution des intoxications liées à l'alcool et au tabac. Elle en conclut que les cancers oropharyngés induits par les HPV sont de plus en plus nombreux. Pour en savoir plus : Le calendrier des vaccinations : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_29juin20.pdf Prise de position officielle de l’Académie nationale de médecine (18 septembre 2019) : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/09/Rapport-sur-la-vaccination-contre-le-Papillomavirus-humain-HPV-voté-le-17-09-2019-ANM.pdf Hélène Joubert

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Ma santé

Les infirmiers, compétences élargies et coordination des soins

Les infirmières et infirmiers ne sont plus uniquement au chevet des malades. Plus de la même manière du moins car ces deux dernières années, plusieurs décrets leur permettent d’investir de nouvelles missions auprès des patients comme des rôles de coordination de soins chez des malades chroniques, d’éducation thérapeutique, de prescriptions médicales et de réalisation de certains examens et actes... La contribution infirmière à la mise en œuvre des traitements et à leur surveillance clinique est affirmée à l’article R. 4311-1 du Code de santé publique* : « L’exercice de la profession d'infirmier ou d’infirmière comporte l'analyse, l'organisation, la réalisation de soins infirmiers et leur évaluation, la contribution au recueil de données cliniques et épidémiologiques et la participation à des actions de prévention, de dépistage, de formation et d'éducation à la santé ». Ces dernières années, le métier d’infirmier opère une mutation, en accord avec la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé « Ma Santé 2022 » avec la création du métier d’infirmier en pratique avancée (IPA). Sans se substituer au médecin, l’infirmier en pratique avancée sera un maillon supplémentaire dans la chaîne du soin pour suivre, par exemple, des patients chroniques stabilisés. Les compétences des infirmiers sont étendues, et ils pourront se former davantage afin de réaliser certains actes auparavant réservés aux médecins (Décret n° 2018-629 du 18 juillet 2018 relatif à l’exercice infirmier en pratique avancée). Concrètement, ces infirmiers pourront conduire des activités « d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage » ainsi que des entretiens avec le patient, que cela soit en soins ambulatoires ou en établissements. Ils pourront effectuer certains actes techniques, par exemple des prélèvements de sang par ponction artérielle. Certains examens biologiques pourront être prescrits par les IPA. Certaines prescriptions médicales pourront être renouvelées par l’IPA, voire adaptées par ses soins à la situation clinique du patient. Ce dernier sera d’ailleurs adressé par le médecin à l’IPA, mais seulement avec son accord. A ce jour, les domaines d’exercice des IPA ont été circonscrits : en oncologie et hémato-oncologie, auprès des patients atteints de maladie rénale chronique, en dialyse ou des transplantés rénaux, certaines maladies chroniques stabilisées (accident vasculaire cérébraux, maladies d’Alzheimer et de Parkinson, épilepsie). De nouvelles compétences, au sein d’un exercice coordonné pluriprofessionnel Le développement des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), prévues par la loi « Ma Santé 2022 » offre l’opportunité aux infirmiers de participer à la coordination des soins. Les CPTS regroupent des professionnels de santé médicaux et paramédicaux de tous horizons dans une volonté d’exercice coordonné pluriprofessionnel. Après un démarrage lent, un nombre croissant de CPTS est actuellement recensé. Et les infirmiers en font partie. En 2019, le Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux (Sniil) a signé l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI). Selon ce syndicat, cet accord entérine « l’organisation de véritables prises en charge pluriprofessionnelles du patient avec prise en compte de toutes les compétences des différents professionnels de santé ». Le Sniil espère que cette pluriprofessionnalité pleine et entière mise au service des CPTS permettra d’améliorer l’accès aux soins, de mieux répondre aux soins non-programmés, et de développer des actions de prévention. Dans ce même esprit d’un exercice pluriprofessionnel coordonné, le Sniil était signataire de l’ACI relatif aux Maisons de Santé pluridisciplinaire (MSP)**. Mais pour ce syndicat infirmier, il est temps de travailler à un nouvel ACI en faveur, cette fois, des Equipes de soins primaires. *Ordre des infirmiers : https://www.ordre-infirmiers.fr/assets/files/000/positions/nouveaux_roles_infirmier.pdf **https://www.infirmiers.com/actualites/revue-de-presse/mise-place-cpts-sniil-signe-accord-conventionnel-et-s-en-felicite.html Hélène Joubert

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Mon entreprise

Médicaments génériques : de nouvelles règles en 2020

Près de huit Français sur dix utilisent des médicaments génériques lorsqu’ils sont malades. Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles règles concernant le « non substituable » sont entrées en vigueur, qui encadrent plus précisément les modalités d'exclusion à la substitution générique. Décodage De nouvelles règles pour le « non substituable » En vingt ans, les médicaments génériques se sont imposés dans la vie quotidienne des Français pour soigner les maux bénins comme les maladies les plus graves. Leur succès est indéniable : huit Français sur dix les utilisent et 93 % en sont satisfaits. Les plus convaincus sont les malades chroniques (81 %) et la tranche d’âge des 35-50 ans (85 %) *. Le droit de substitution au pharmacien a été accordé en 1999, c’est-à-dire qu’il peut remplacer un médicament prescrit par l’un de ses génériques. Afin d’augmenter le recours aux médicaments génériques, ont été adoptés l’obligation de prescription en DCI (la Dénomination Commune Internationale soit le nom de la molécule et non son appellation commerciale) et le dispositif tiers-payant contre génériques. Puis, en 2018, l’article 66 de la loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019 a introduit la notion de justification pour l’emploi de la mention "non substituable" par les prescripteurs. Selon ce texte, le recours à la mention "non substituable" doit être justifiée "sur des critères médicaux objectifs, définis en lien avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)". Cela signifie que le pharmacien, lors de la délivrance de la prescription en officine, et sur la consigne du médecin prescripteur, ne peut alors substituer un médicament princeps par un générique de ce médicament. Enfin, depuis le 1er janvier 2020, la Loi définit trois situations médicales dans lesquelles le prescripteur peut exclure la délivrance par substitution à la spécialité prescrite d’un domaine du même groupe générique **. Les trois situations médicales concernées sont : 1. Prescription de médicaments dits « à marge thérapeutique étroite » pour assurer la stabilité de la dispensation, lorsque les patients sont effectivement stabilisés avec un médicament, et à l’exclusion des phases d’adaptation du traitement. Le terme de « marge thérapeutique étroite » signifie que toute variation de la concentration du principe actif dans l’organisme, même légère, peut éventuellement entraîner des effets indésirables ; sa dose minimale efficace est très proche de sa dose maximale tolérable par l’organisme. L’arrêté ministériel du 12 novembre 2019 liste treize substances pour lesquelles ce motif est applicable : Antiépileptiques : lamotrigine, lévétiracétam, prégabaline, topiramate, valproate de sodium, zonisamide ; Immunosuppresseurs : azathioprine, ciclosporine, mycophénolate mofétil, mycophénolate sodique Hormones thyroïdiennes : lévothyroxine Médicaments utilisés dans la dépendance aux opioïdes : buprénorphine Médicament anticancéreux : évérolimus 2. Prescription chez l’enfant de moins de six ans, lorsqu’aucun médicament générique n’a de forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration. 3. Prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans tous les médicaments génériques disponibles, lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient. Le risque de confusion entre les médicaments chez le sujet âgé ou lorsque la personne prend plusieurs médicaments à la fois n’a pas été retenu comme motif justifiant le « non substituable ». La mention « non substituable » précisée Désormais, la mention « non substituable » présente sur l’ordonnance cède donc la place à des mentions plus précises : « non substituable (MTE) » pour la prescription d’un médicament à marge thérapeutique étroite, « non substituable (EFG) » pour la prescription d'une forme galénique sans équivalent générique chez un enfant de moins de 6 ans et « non substituable (CIF) », en cas de contre-indication à un excipient à effet notoire. De plus, le Journal officiel du 6 février 2020 autorise le pharmacien à exclure de sa propre initiative la substitution en cas de médicament à marge thérapeutique étroite même lorsque la mention « non substituable (MTE) » n’a pas été apposée par le médecin. Références : * https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_medicaments_generiques.pdf Arrêté du 12 novembre 2019 précisant, en application de l’article L. 5125-23 du code de la santé publique : ** https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000039393124

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Ma santé

Comment accompagner une personne malvoyante ?

Qui ne s’est pas senti démuni, dans la rue ou dans des locaux particulièrement inadaptés, pour aider une personne déficiente visuelle à se repérer ? Afin de guider au mieux une personne malvoyante, sans que personne ne soit dans l’embarras, l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (UNADEV) a publié un guide : « Savoir-être et savoir guider ». Simple et illustré, il livre toutes les clés pour se comporter, accompagner et guider une personne aveugle ou malvoyante. Malvoyance, stop aux préjugés ! Le terme de « déficience visuelle » recouvre plusieurs pathologies, de la malvoyance jusqu’à la cécité absolue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) parle de déficience visuelle lorsque l’acuité visuelle ne dépasse pas 3/10e sur l’œil le plus performant et/ou quand le champ visuel présente une atteinte sévère. En pratique, les sujets comptent les doigts de la main à une distance de trois mètres. Il s’agit de cécité lorsque l’acuité visuelle est strictement inférieure à 1/20e. La malvoyance est comprise entre ces deux mesures. Contrairement à ce que l’on pense souvent, avec une personne aveugle ou déficiente visuelle, il ne faut pas s’embarrasser de termes soi-disant tabous. Il ne faut pas s’interdire d’employer des expressions telles que « Tu vois ce que je veux dire », « Qu’as-tu regardé à la télévision ? », que les personnes handicapées visuelles utilisent aussi. « Parlez toujours le plus naturellement possible en vous adressant à la personne aveugle : c’est la manière la plus simple, la plus utile et la plus respectueuse. Privilégiez le contact direct, recommande l’Union nationale des aveugles et déficients visuels. Pensez juste à lui toucher légèrement le bras pour attirer son attention, ou à l’appeler par son prénom ou son nom si vous la connaissez. De même, en retour, pensez à vous présenter ou à vous annoncer quand vous la croisez. Demandez à la personne si elle a besoin de prendre votre bras ou si elle préfère vous suivre en repérant votre silhouette, ou en suivant le guide à l’audition. » La règle pour accompagner une personne déficiente visuelle est de décrire précisément son environnement, en évitant les expressions floues comme « ici » ou « là-bas » et en utilisant plutôt « à votre droite » ou « à deux mètres à midi » (en utilisant le cadran horaire). Les rudiments de la technique de guide Conseils pratiques, illustrations détaillées… Grâce au nouveau livret édité par l’UNADEV, d’une vingtaine de pages, vous saurez comment accompagner et guider une personne aveugle ou malvoyante, en toute simplicité. Il suffit d’un coup d’œil pour comprendre la position à adopter afin de guider la personne handicapée visuelle. Tous les obstacles ou dangers auxquels doivent faire face les personnes aveugles sont présentés (chaise, escaliers, trottoir, obstacles en hauteur, passages étroits, à la maison, dans la rue, au travail ou en randonnée). Comme chaque personne déficiente visuelle est différente, avec des besoins différents, il revient à la personne voyante de s’adapter en termes d’accompagnement. Retrouvez les conseils tels que « Comment décrire un lieu ou un espace ? », « La position de base à adopter pour accompagner en marchant » (proposez-lui votre bras de façon à ce que la personne malvoyante puisse vous tenir juste au-dessus du coude)…, ici : https://www.unadev.com/wp-content/uploads/2019/11/plaquette-technique-de-guide-unadev.pdf Pour en savoir plus : Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels (UNADEV) : https://www.unadev.com Fédération française des associations de chiens guides d'aveugles (FFAC) : https://www.chiensguides.fr/comment-aider-personne-deficiente-visuelle Ministère des Solidarités et de la Santé Quelles solutions pour permettre au malvoyant de retrouver de l’autonomie ? : https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/parcours-de-sante-vos-droits/bonnes-pratiques-en-region/bourgogne-franche-comte/article/quelles-solutions-pour-permettre-au-malvoyant-de-retrouver-de-l-autonomie

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Ma santé

Faire de la trottinette électrique, ça s’apprend !

Les accidents de trottinettes électriques et autres véhicules terrestres à moteur augmentent. En cause, le manque de formation des conducteurs et l’état des chaussées. « Une trottinette, ce n’est pas très compliqué à utiliser mais la plupart des chutes sont dues au manque de maîtrise de l’engin, explique Jocelyn Loumeto, délégué général de la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité (FPMM). Avant d’aller dans l’espace public, il faut d’abord apprendre et pratiquer dans des endroits protégés. » Chaque année, la FPMM publie un baromètre de la mobilité. Celui de 2018 fixait à 232 000 le nombre de trottinettes électriques en France. Un an plus tard, il y en avait 478 000. Sur ces deux mêmes années, il y a eu respectivement deux et onze morts. « Les accidents augmentent logiquement puisqu’il y a plus d’usagers de trottinettes électriques. » poursuit Jocelyn Loumeto. Casque et gilet réfléchissant sont vivement conseillés La trottinette électrique fait partie des véhicules terrestres à moteur (VTM), avec les gyropodes et les gyroroues. Ils ont l’obligation de circuler sur la chaussée et les pistes cyclables : interdiction d’aller sur le trottoir. Bien qu’il n’existe pas de statistiques, les risques liés à la pratique de VTM sont comparables à ceux du vélo : blessures à la tête pour les cas les plus graves, aux coudes, aux bras ou aux genoux. Pour se protéger au maximum, le casque est vivement recommandé par la FPMM. De préférence avec des éclairages supplémentaires à l’arrière pour être le plus visible possible. Et, une fois la nuit tombée, il faut porter un gilet réfléchissant. Il faut également porter des chaussures confortables, ce qui exclut les sandales et les talons, un pantalon et des manches longues pour être le plus couvert possible en cas de chute. Circuler dans les pistes cyclables limite les risques Depuis quelques années, des sociétés proposent des formations à la pratique des VTM. Un bon moyen de limiter les dangers. « Beaucoup d’accidents sont aussi dus au mauvais état des chaussées et au manque de pistes cyclables… insiste Jocelyn Loumeto. Plus il y en a, moins on a d’accidents avec les nouvelles mobilités. » Quand il n’y a pas de pistes cyclables, la vitesse maximum autorisée - généralement à 50 kilomètres par heure - est aussi un facteur de risque en cas de collision avec une voiture ou un deux-roues. « L’utilisation des VTM s’accroît beaucoup plus vite que la connaissance des règles de comportements, du code de la route ou de l’acte d’obligation d’assurance, souligne Jocelyn Loumeto. » Vérifier l’assurance avant de louer une trottinette Quand on achète un VTM, il faut obligatoirement l’assurer. L’usager peut choisir entre plusieurs types de contrats : ceux qui couvrent les personnes qu’il pourrait éventuellement percuter, ceux qui le protègent lui-même et ceux qui assurent le VTM. En fonction du prix, il peut y avoir plusieurs de ces options. Pour les trottinettes en libres services, les loueurs ont l’obligation de souscrire à une assurance flotte. « Normalement ils ont l’obligation de communiquer dessus mais parfois c’est écrit en tout petit dans l’application, conclut Jocelyn Loumeto. Il faut être clair : ceux qui le mettent en gros ils ont de bonnes assurances, ceux qui sont discrets là-dessus n’ont que l’assurance de base, qui ne couvre que la personne que l’on peut éventuellement blesser. » Avec ce service minimum, le conducteur n’est pas couvert en cas d’accident. Les dommages seront à sa charge, car la responsabilité civile ne le couvrira pas non plus. Léa Casian

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Ma santé

Comment bien conserver ses médicaments en cas de fortes chaleurs

L’été, le thermomètre grimpe. L'exposition à une température extérieure élevée, pendant une période plus ou moins longue, peut avoir une incidence sur l’utilisation et la conservation des produits de santé. Voici les préconisations de l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, pour conserver ses médicaments en cas de vague de chaleur. Tous les médicaments sont soumis à des essais de stabilité dans des conditions standardisées avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces essais déterminent pour chaque molécule la durée et les conditions de conservation. Trois catégories de températures de conservation existent et sont apposées sur l’emballage du médicament : à conserver entre +2 et +8 °C, à conserver à une température inférieure à 25 ou à 30 °C, à conserver à température ambiante (climat français ou similaire). Dans tous les cas, il faut éviter d’exposer les médicaments au soleil. Médicaments à conserver entre + 2 et + 8 ° C Ces médicaments doivent impérativement être conservés au réfrigérateur mais attention à ne pas les congeler pour autant (vaccins, antivenins…). N’oubliez pas de les sortir quelques minutes avant de les utiliser. En cas de température élevée, s’ils sont utilisés rapidement, les conséquences sur leur stabilité ou qualité sont très limitées. Une fois hors du réfrigérateur, vous devez donc les utiliser assez rapidement et éviter de les laisser trop longtemps sortis. Le transport de ces médicaments doit être effectué dans des conditions qui respectent la chaîne du froid mais sans provoquer, là aussi, de congélation du produit. Un emballage isotherme réfrigéré est l’idéal, par exemple muni d’accumulateurs de froid. Médicaments à conserver à une température inférieure à 25 ou à 30 °C Des expériences en cas d’exposition à un stress thermique ont cependant montré que le fait de dépasser ces températures, pendant quelques jours et même quelques semaines lors d’une vague de chaleur par exemple, n’avait pas de conséquence sur leur stabilité et efficacité. Les expositions trop prolongées à des températures élevées (coffres ou habitacles de voitures exposés en plein soleil, etc.) sont à éviter. Par prudence, il est préférable d’utiliser un emballage isotherme non réfrigéré. On en trouve en règle générale dans les pharmacies ou pour le transport des produits alimentaires congelés. Médicaments sans mention particulière de conservation (conservation à température ambiante) Dans les conditions habituelles de conservation (armoire à pharmacie, entrepôt ventilé), à température ambiante en France ou sous un climat similaire, même en cas de canicule, ces médicaments ne craignent pas une exposition aux températures élevées. Les expériences conduites avec des médicaments laissés à 40 °C pendant six mois ont exclu toute dégradation du produit. Quelques cas particuliers… Certaines formes pharmaceutiques sont sensibles à la chaleur, comme les suppositoires, les ovules, les crèmes et les pommades, qui sont à conserver à moins de 25 °C, comme l’insuline ou encore l’adrénaline pour les personnes allergiques… C’est l’aspect du produit à l’ouverture qui permet de juger du maintien de la qualité après exposition à la chaleur. Comme l’ANSM l’explique, « tout produit dont l'apparence extérieure est visiblement modifiée ne devrait pas être utilisé, cette altération de l'aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés de la forme pharmaceutique (indépendamment de la qualité de la substance active). » En d’autres termes, la dégradation des médicaments conduits non pas à la toxicité mais à l’inactivation de l’effet thérapeutique. Stockez-les dans un endroit frais et transportez-les dans un emballage isotherme. Attention, à vouloir trop les protéger de la chaleur le risque est de les conserver dans un lieu trop froid, ce qui pourrait modifier leur apparence et/ou leur consistance. Vigilance particulière pour les personnes diabétiques qui utilisent des lecteurs de glycémie, des appareils qui permettent de mesurer le taux de glucose dans le sang : l’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation et l’utilisation des bandelettes (ou électrodes), des solutions de contrôle et des lecteurs de glycémie eux-mêmes. Si ces équipements sont exposés à des températures trop élevées, les résultats qu’ils produisent peuvent ne pas être fiables. Hélène Joubert Pour en savoir plus : https://ansm.sante.fr/Dossiers/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Canicule-et-produits-de-sante/(offset)/0

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Ma santé

La surveillance des expositions aux risques professionnels, un enjeu de santé publique

Les résultats de l’enquête « Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels » (Sumer 2017), menée par la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), ont été publiés en septembre 2019. Cartographie des expositions aux risques professionnels des salariés en France Dans le secteur privé, la plupart des expositions des salariés aux contraintes physiques ont baissé entre 1994 et 2017, à l’exception du bruit. L’exposition à au moins un produit chimique concerne un tiers des salariés en 2017, un niveau légèrement inférieur à celui de 1994. L’exposition à au moins un produit cancérogène concerne encore 10 % des salariés, soit 1,8 million de personnes. Sur les vingt dernières années, le signalement des expositions à des agents biologiques a augmenté. Cela ne va malheureusement pas diminuer à l’avenir, puisqu’une réunion des représentants des ving-sept Etats membres de l’Union européenne s’est tenue le 14 mai à propos du virus Sars Cov-2, responsable de la pandémie de Covid-19, pour inclure ce virus dans les niveaux les plus hauts dans la liste des agents biologiques pathogènes, pour lesquels la directive 2000/54/EC impose de prendre des mesures de protection des travailleurs, en fonction de leur niveau de dangerosité. Ces expositions aux risques physiques, chimiques et biologiques s’inscrivent dans un contexte organisationnel toujours très contraint. L’intensité du travail a augmenté depuis 20 ans, même si elle s’est stabilisée entre 2010 et 2017. Bien que les marges de manœuvre favorisant l’autonomie au travail soient en recul, les salariés se plaignent moins souvent en 2017 qu’en 2003 de manquer de moyens pour faire correctement leur travail. Après un pic en 2010, le signalement de comportements hostiles revient en 2017 au niveau de 2003, tandis que la tension au travail se stabilise à un niveau élevé et que les écarts entre salariés se creusent concernant le manque de reconnaissance au travail. Comment lutter contre les expositions aux risques physiques, chimiques et biologiques ? Afin de lutter contre l’ensemble de ces expositions, près d’un salarié sur deux est couvert par des pratiques formalisées de prévention des risques professionnels. Ainsi, en 2017, près de 60 % des salariés disposent dans leur établissement d’un Document Unique d’Evaluation des Risques (DUER)*. Plus des deux tiers des DUER ont été élaborés ou mis à jour au cours des 12 derniers mois. Dans le cadre du DUER : 38 % des établissements ont recouru en 2017 à des Intervenants extérieurs en matière de Prévention des Risques Professionnels (IPRP ou autres consultants), soit 8 points de plus qu’en 2010 ; cette hausse touche toutes les tailles d’établissement, y compris ceux de moins de 10 salariés (+6 points, de 5 % à 12 %) ; 5,8 % des établissements de moins de 10 de salariés ont consulté un médecin du travail ; 7,5 % des établissements de moins de 10 de salariés ont mis en œuvre un plan de prévention suite à l’évaluation des risques. Par ailleurs, en 2017, près de 12 % des établissements de moins de 10 de salariés possèdent un CHSCT** (ils n’étaient que 8 % en 2010). Pour en savoir plus et lire l’enquête dans son intégralité : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/dares_analyses_evolution_expositions_professionnelles_salaries_sumer_2017.pdf *d’après le décret °2001-1016 du 5 novembre 2001, tous les employeurs d’au moins un salarié sont tenus de rédiger un Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels (DUER), qui est un inventaire exhaustif et hiérarchisé des risques auxquels peuvent être exposés les salariés. Il doit préconiser des actions visant à réduire les risques, voire à les supprimer. **CHSCT : Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, devenu Comité Social et économique (CSE), depuis les ordonnances macron de septembre 2017, qui n’est obligatoire que dans les entreprises de plus de 50 salariés dont les rôles principaux sont d’évaluer les conditions de travail et d’identifier les risques pouvant toucher le personnel; d’identifier les facteurs favorisant la pénibilité du travail; de proposer des solutions consistant à prévenir les risques professionnels; de contrôler régulièrement les lieux de travail; de proposer des solutions dans le cadre de la lutte contre le harcèlement sexuel et moral; d’enquêter sur les causes des éventuels accidents de travail. Source : Publication de la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES) - sept 2019 : premiers résultats de l’enquête Sumer 2017

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Les initiatives pour pallier l’isolement des seniors

Lettres Tu N’es Pas Seul, Covid Fight Club, NosVieux... Depuis le début du confinement, beaucoup d’initiatives citoyennes visent à préserver le moral des seniors et les aider dans leur vie quotidienne. “Quand le confinement a commencé, j’ai directement pensé à la solitude que pourraient ressentir les personnes hospitalisées si elles n’avaient plus de visites, explique Maria Hernandez-Mora, l’une des fondatrices de Lettres Tu N’es Pas Seul. Et j’ai ensuite réfléchi à tous les gens dans le même cas - ehpad, centres d’hébergement pour personnes handicapées, cliniques psychiatriques, etc. - et je me suis dit qu’il fallait les aider.” C’est ainsi qu’est né Lettres Tu N’es Pas Seul : les gens confinés écrivent pour les gens isolés dans ces établissements, et envoient leurs lettres à lettrestunespasseul@gmail.com. Elles sont ensuite transmises aux différentes structures via un lien internet. Chaque jour, le stock de lettres est renouvelé. “Elles sont toutes pleines de réconfort et de soutien, poursuit Maria Hernandez-Mora. Il y a des récits de vie, des poèmes, des dessins d’enfants, des histoires marrantes, etc.” Les lettres sont anonymisées et les auteurs ne savent pas qui les lira. Mais les destinataires peuvent envoyer leurs réponses à Lettres Tu N’es Pas Seul, qui les publiera ensuite sur son compte instagram. #NosVieux, pour mettre sa contribution sur les réseaux sociaux Sur le même principe, l’association 1 lettre 1 sourire récolte des lettres à destination des résidences pour personnes âgées en France, au Luxembourg, en Belgique, au Québec et en Suisse. Les volontaires écrivent directement sur le site internet (https://1lettre1sourire.org/) et les lettres sont ensuite envoyées, par packs de 150, aux établissements demandeurs. “Nous proposons aussi aux établissements de rembourser leurs frais d’encre et de papier”, souligne  Horthense Vuron, l’une des fondatrices de l’association. Avec 1 lettre 1 sourire, les auteurs peuvent signer leurs lettres et laisser leurs coordonnées pour une éventuelle réponse. “Il y a de superbes histoires, s’exclame Horthense Vuron. Par exemple, une jeune femme de 25 ans a eu une réponse par téléphone d’une dame de 102 ans et depuis, elles s’appellent régulièrement !” De son côté, le groupe Alenvi a lancé l’initiative #NosVieux qui permet d’envoyer une pensée à une personne âgée isolée. Il suffit de prendre en photo ce que l’on souhaite transmettre - dessin, poème, lettre, photo, pliage, etc. - et de le poster sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) avec le hashtag #NosVieux. Ainsi, les professionnels de santé y ont directement accès et peuvent les montrer aux personnes âgées ou leur imprimer. Covid Fight Club, un groupe d'entraide intergénérationnel Autre initiative, le Covid Fight Club : une page et un groupe facebook qui met en lien des personnes âgées isolées et des jeunes partants pour leur rendre service. “Les particuliers peuvent poster des demandes pour leurs proches, développe Louis Villard, l’un des fondateurs du Covid Fight Club. Par exemple, des petits enfants éloignés de leurs grand-parents ont signalé qu’ils avaient besoin d’aide pour les courses.” Une fois les demandes postées, les plus de 3000 jeunes du groupe Facebook, en fonction de leurs lieux de résidence, essaient d’y répondre. En parallèle, les fondateurs du groupe sont aussi en lien avec d’autres initiatives, dont 1 lettre 1 sourire, et relaient leur besoin de main d’œuvre sur le site. Une belle initiative pour que les jeunes confinés puissent aider leurs aînés. Léa Casian

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Le télétravail : une méthode qui tend à s’installer dans la durée ?

La crise sanitaire et le confinement qui en a découlé ont bouleversé notre manière de vivre. Jusqu’alors boudé par certaines entreprises ou instauré avec réticence dans de nombreuses autres, le télétravail s’est imposé partout où cela était possible. Cette situation pourrait-elle s’inscrire dans le temps ? Le confinement a bouleversé les habitudes des quelque 5 millions de salariés français. Du jour au lendemain, il leur a en effet fallu adapter leurs méthodes de travail aux mesures sanitaires instaurées pour limiter la propagation du coronavirus Covid-19. Pour ne pas limiter leur activité, les entreprises qui ne le pratiquaient pas déjà ont ainsi dû instaurer le télétravail. Le ministère du Travail estime qu’un quart des salariés travaillant dans des entreprises de 10 salariés ou plus travaillaient depuis chez eux à la fin du mois de mars. Télétravail : les cadres sont les plus concernés Le télétravail n’est pas réparti de la même manière selon les secteurs d’activités. Selon une enquête de la Fondation Jean Jaurès, cette pratique concerne majoritairement les cadres et professions intellectuelles (66%). La proportion n’est que de 35% pour les professions intermédiaires, 19% pour les employés et de seulement 5% pour les ouvriers. L’Ile-de-France, où les cadres et les activités de bureau sont les plus répandus, est par ailleurs la région où le télétravail a été le plus important : 41% des salariés, contre 27% en moyenne dans les autres régions. Enfin, le secteur informatique est celui qui y a le plus eu recours : 98% des entreprises du numérique ont mis en place le travail à distance. On note aussi que le secteur public (36%) a davantage eu recours au travail à domicile que le secteur privé (25%). Un écart qui s’explique notamment par le télétravail du corps enseignant, note la Fondation Jean Jaurès qui souligne également que l’ouverture des écoles primaires le 11 mai a depuis fait revenir les enseignants dans les classes. Les conséquences du télétravail sur le moral des salariés Dans le cadre du déconfinement progressif qui s’opère depuis quelques semaines, le gouvernement a appelé à plusieurs reprises les entreprises qui le pouvaient à maintenir leurs salariés en télétravail. Pour l’instant, ¼ de la population active et jusqu’à quatre Franciliens sur dix sont toujours dans cette situation, selon le ministère du Travail. Une situation qui ne les ravie pas tous, au contraire. Sentiment d’isolement, surmenage… ¼ des salariés français déplore une dégradation de sa motivation professionnelle, d’après une étude Opinion Way. Les managers seraient même 20% à ressentir une détresse psychologique élevée. Alors que les autorités risquent fort de continuer à prôner le télétravail dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, la solution à ce mal-être se trouve peut-être dans la modération. Comme chez ces entreprises qui ont prévu d’instaurer un retour partiel au bureau, à raison d'un ou deux jours de présence dans les locaux.

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Semaine pour la Qualité de Vie au Travail 2020 : nouveaux enjeux et nouveaux défis dans le cadre de la crise sanitaire

Le réseau ANACT-ARACT* organise du 15 au 19 juin 2020 la 17ème Semaine pour la Qualité de Vie au Travail (SQVT 2020). Outre son format à distance, elle propose, dans un contexte inédit qui touche à la santé et au bien être en général, de débattre des premiers enseignements de la crise liée au coronavirus en matière de conditions de travail. Elle s’articule en conséquence autour de cinq thématiques : organisation du travail, dialogue social, prévention, ressources humaines, management et relations de travail. L’objectif est de dresser un premier bilan des questionnements, dysfonctionnements, enseignements, inspirations apportées par la crise, à travers des points de vue d’experts, des débats, des témoignages mais aussi de deux enquêtes en ligne auprès de salariés, d'employeurs, d'élus, et de managers. L’une de ces enquêtes porte sur le télétravail en période de confinement et l’autre sur le maintien de l’activité sur site. Décryptage : les premiers résultats de l’enquête ANACT Les premiers résultats indiquent que 48 % des répondants en télétravail ont eu un sentiment de moindre efficacité (parmi lesquels, notamment les personnes ne pratiquant pas le télétravail auparavant), que 50 % s’estiment, par ailleurs, plus fatigués qu’à l’accoutumée, sans lien avec un surcroit de charge (parmi lesquels, davantage de femmes et de managers) et que 45 % ont le sentiment de travailler « plus » que d’ordinaire (dont une proportion plus importante de managers) ; tandis que 36 % ont le sentiment de travailler moins. Une très grande majorité des répondants en télétravail a bénéficié rapidement de réunions régulières d’équipe à distance et d’échanges avec leur manager, qui ont permis d’aborder, prioritairement, le bon avancement des missions ainsi que la priorisation des tâches et, dans une moindre mesure, les difficultés liées au travail ainsi que les situations individuelles. Pour l’ANACT, ces résultats indiquent l’importance du renforcement des pratiques managériales dans le cadre du télétravail et notamment de la régulation de la charge, de l’écoute des situations individuelles, d’appui à l’articulation des temps de vie, de partage du sens au travail. Un autre sondage d’OpinionWay-Square Management pour Les Echos et Radio Classique ** montre que l'expérience du télétravail durant le confinement a été positivement vécue : 80 % des actifs qui en ont fait l'expérience aimeraient continuer à exercer leur travail à distance, au moins en partie. Enfin, une enquête en ligne réalisée par Goalmap*** souligne que 25% des salariés à la maison travaillent dans leur salon, 20% dans leur cuisine et même 6% dans leur lit et que pour 60% des salariés, le mal de dos a augmenté. Que par ailleurs la fatigue visuelle et la fatigue tout court est très majoritairement ressentie. Ces données ne manqueront pas d’alimenter la SQVT mais aussi la négociation sociale demandée par les syndicats sur le sujet du télétravail. * L’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) est un établissement public administratif créé en 1973 régi par le code du travail et placé sous la tutelle du ministère en charge du Travail. L’ANACT a pour vocation d’améliorer les conditions de travail en agissant notamment sur l’organisation du travail et les relations professionnelles. Elle s’appuie sur un réseau régional : les ARACT. **Sondage réalisé les 13 et 14 mai 2020 auprès d'un échantillon de 1.015 personnes selon la méthode des quotas. *** Goalmap est une start-up qui accompagne les entreprises à déployer des actions en faveur du capital santé des salariés.

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L’après-crise : le bien-être au travail deviendra-t-il la priorité ?

L’épidémie de covid-19 a contraint les entreprises et les salariés à innover dans leurs pratiques, tant dans les méthodes de travail qu’en terme de management. Elle a également incité les entreprises à appréhender la qualité de vie au travail et le bien-être des salariés sous un autre angle. Qu’en restera-t-il pour les employeurs comme pour les salariés ? A circonstances exceptionnelles, adaptation et marges de manœuvre exceptionnelles : dans beaucoup d’organisations, salariés et managers ont su trouver des solutions pour continuer le travail. « Pendant la crise, tout le monde a joué le jeu », se félicite par exemple Christophe Baret, directeur du département Management, culture et territoires de l’université Aix-Marseille. « Le personnel a eu une forte conscience professionnelle pour assurer la continuité pédagogique : les salariés du secrétariat pédagogique ont réussi des manipulations informatiques complexes alors qu’ils ne sont pas formés pour cela. » Le télétravail s’est par exemple beaucoup étendu, et cela pourrait continuer. « Dans une de nos enquêtes, 88% des salariés qui télétravaillaient ont déclaré souhaiter poursuivre ponctuellement au-delà de la crise », indique Patrick Conjard chargé de mission à l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact). Il ajoute cependant un bémol à cet engouement : « d’autres études montrent que le télétravail a été mal vécu pour d’autres personnes », par exemple celles vivant dans un petit espace ou avec des enfants en bas-âge. Selon l’enquête de l’Association nationale des DRH, 74% des DRH interrogés prévoient un développement durable du télétravail après la crise. Soutien psychologique essentiel des entreprises Les entreprises ont dû s’adapter, certaines ont aidé leurs salariés, pour une plus grande prise en compte du bien-être au travail. Cela passe par la mise en place de temps d’expression et de dialogues avec les salariés. Ils servent à réguler les tensions, répondre aux besoins de reconnaissance, favoriser la coopération et le sentiment d’appartenance. « Pour les managers, le confinement a aussi été une épreuve de résilience, mettant en avant non pas des compétences techniques mais relationnelles. Ce management est basé sur la confiance pour réussir à faire travailler des gens à distance. Il faut savoir à quel moment faire des réunions d’équipe, et quand laisser chacun travailler de son côté, savoir bien déléguer. Cela met du temps à s’apprendre !» analyse Benjamin Combes, fondateur des Ateliers durables, un collectif d’intervenants sur la santé au travail. Ces moments d’expression peuvent se doubler d’une approche sur la qualité de vie au travail. « On nous a beaucoup sollicités pour des semaines thématiques bien-être », témoigne Benjamin Combes, Alimentation, lutte contre le mal de dos, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle étaient notamment au programme, avec l’éclairage d’experts. En plus de ces échanges planifiés – et accessibles en replay pour les personnes absentes, il a proposé une plateforme interactive dédiée aux équipes, pour y poser des questions, lancer des sondages et recueillir des retours. Un appui psychologique a également été proposé dans nombre d’entreprises. En effet, 47% des salariés présentaient de la détresse psychologique pendant le confinement, selon un sondage sante psychologique des salaries et confinement d’ Opinion Way pour Empreinte Humaine, et un sur cinq était en détresse psychologique élevé. 7 salariés sur 10 ont considéré que leur entreprise faisait son maximum pour les aider, notamment au travers du soutien de leur N+1. Mobiliser en maintenant le sentiment d’appartenance Une fois cette période exceptionnelle passée, ces dispositifs peuvent-ils s’inscrire dans la durée ? Le bien-être au travail dépend de trois facteurs : les conditions d’exercice de l’activité, le sens du travail et des missions effectuées, et, les possibilités d’expression au sein de l’organisation. Au sujet des conditions d’exercice de l’activité, elles ont été bouleversées par l’épidémie, et continueront à l’être avec l’application des gestes barrières et des protocoles de sécurité. Le « sens du travail » quant à lui se nourrit en partie de la dynamique d’équipe, mais elle aussi est mise à mal avec le télétravail généralisé ou le respect de la distanciation physique. La clé du bien-être au travail et de la mobilisation des salariés se situe alors peut-être dans la capacité des organisations à développer le sentiment d’appartenance des équipes. En cette période, le partage d’informations stratégiques, comme les décisions prises par les dirigeants de l’entreprise, permet de rassurer et de mobiliser en maintenant le sentiment d’appartenance. En complément de cette transparence dans l’information, Sanaé Blanc, Directrice de l'innovation de Softn et spécialiste des questions de cohésion et de bien-être en entreprise, conseille, dans une interview accordée aux Echos, l’organisation de rendez-vous dématérialisés, comme des petits-déjeuners en visio, pour contribuer à humaniser la reprise et à valoriser chaque salarié. L’organisation de retours d’expériences sur cette période est aussi primordiale : ils permettent de mieux comprendre dans quelles conditions chacun des salariés a travaillé lors du confinement, et de mieux identifier ceux qui présentent des signes de surcharge de travail. Pour Patrick Conjard, la réussite de l’après-épidémie réside dans « un pari » sur le management. L’enjeu repose sur « la capacité des entreprises à tirer des leçons de l’engagement des personnes, leur flexibilité et leur régulation autonome ou encore à observer les initiatives individuelles et collectives qui ont émergé ». Partant de ce constat, les managers devront être en capacité d’accorder plus d’autonomie à leurs équipes : diminuer le contrôle, tout en intensifiant les liens.

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TNS : 2’ pour tout savoir sur la loi Madelin !

2 min de lecture La Loi Madelin permet au TNS de déduire les cotisations versées au titre d’un contrat Madelin de son revenu imposable. Ce contrat peut permettre de se constituer une retraite complémentaire, de s’assurer en cas d’incapacité de travail, d’invalidité ou de décès grâce à un contrat de prévoyance, de bénéficier d’un contrat de mutuelle ou encore d’une garantie chômage. Voici 8 informations clés à connaître sur ce dispositif. Fonctionnement de la Loi Madelin La loi n° 94-126 du 11 février 1994 dite « loi Madelin », a été créée dans le but d’inciter les travailleurs indépendants à renforcer leur protection sociale. Il existe en effet des carences dans le régime obligatoire des TNS, notamment en termes de prévoyance (arrêt de travail, invalidité, décès). Afin de compenser l’effort de cotisation du travailleur non salarié, le contrat Madelin est déductible, il est donc en partie financé par l’économie d’impôt réalisée. À quels TNS profite la loi Madelin ? Les contrats Madelin se destinent à tous les travailleurs non salariés non agricoles.Le seul prérequis est d’être soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou sur le bénéfice non commercial (BNC) ou de toucher des rémunérations de gérance, comme notamment : Les artisans, Les commerçants, Les professions libérales, Les gérants non-salariés, par exemple d’EURL ou de SARL. Quel est le plafond de déduction fiscale ? Le plafond est déterminé en fonction de PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) et du revenu du TNS (BIC, BNC ou rémunération de gérance). Ce plafond mis à jour tous les ans et consultable sur le site de l’Assurance Maladie en ligne, ameli.fr, est valable pour les contrats de prévoyance et de santé uniquement. Il est calculé comme suit :3,75 % du revenu professionnel augmenté de 7 % du PASS, le tout limité à 3 % de 8 PASSPASS 2019 : 40 524 €Attention : le calcul du plafond fiscal Madelin pour l’année N, se fait par rapport au revenu de l’année N (et non pas N-1). Quels travailleurs indépendants sont exclus du dispositif ? Les TNS agricoles ne bénéficient pas de ce dispositif. Quelles conditions pour en bénéficier ? Le TNS devra justifier qu’il est à jour de ses cotisations obligatoires d’assurance maladie et vieillesse afin de bénéficier du dispositif Madelin. Comment cela se passe pour les conjoints collaborateurs ? Le conjoint collaborateur du TNS partage le plafond de déduction fiscale avec son conjoint exploitant, comme pour les retraites. Quid des charges sociales ? En ce qui concerne les charges sociales, les cotisations des contrats de prévoyance Madelin ne sont pas déductibles socialement. Ainsi, l’ensemble des charges sociales reste dû sur les cotisations facultatives Madelin. Quel traitement fiscal pour les indemnités journalières et des rentes d’invalidité ou en cas de décès sur les contrats Madelin ? Les indemnités journalières perçues par les TNS dans le cadre d’un contrat Madelin sont à réintégrer dans son revenu professionnel. Elles seront imposées et soumises à la CGS et RDS aux taux de 9,20 % et 0,5 %.Toutes les rentes (d’invalidité, d’éducation, conjoint ou en cas de décès) sont imposables et supportent la CGS et RDS. À noter qu’en cas de décès, les rentes sont versées hors droit de succession.Clarisse Maniguet, rédactrice

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Malades chroniques, urgences… Consultez !

En cette période de crise sanitaire, les personnels de santé constatent une forte baisse des demandes de soins pour les pathologies hors Covid-19. Suivi allégé voire absent en cas de maladie chronique, moins d’appels d’urgence pour infarctus du myocarde… Inquiète, la Direction générale de la santé rassure : au cabinet comme à l’hôpital, toutes les précautions sont prises pour que l’accueil des patients non-porteurs du virus se fasse dans les meilleures conditions et que le risque de contamination soit limité au maximum. Il ne doit pas y avoir de renoncement aux soins indispensables La Direction générale de la santé (DGS) rappelle la nécessité du maintien de certains soins et examens (en dehors du Covid-19), tant en ville qu’à l’hôpital, pour répondre aux besoins de la population*. Si le système de santé est fortement mobilisé depuis le début de l’épidémie pour répondre aux besoins de prise en charge des patients atteints de Covid-19, cela ne doit pas faire oublier le fait que certains soins et examens doivent impérativement être maintenus, tant en ville qu’à l’hôpital, car ils sont indispensables au regard des besoins de santé de la population. Sont concernés les patients atteints d’une maladie chronique ou de troubles psychiatriques, les femmes enceintes et les jeunes enfants, les personnes nécessitant une intervention chirurgicale urgente mais également les prises en charge médicales qui ne peuvent être différées, comme la cancérologie par exemple.Au niveau national, la baisse d'activité des professionnels de santé est criante. Les derniers chiffres de la Sécurité sociale (3 avril 2020) annoncent une baisse de 44 % chez les généralistes, 76 % chez les spécialistes (pédiatres, gastro-entérologues, urologues, etc.), 78 % chez les masseurs kinésithérapeutes et 15 % chez les infirmiers.Trois raisons expliquent cette situation : les patients n'osent plus demander des rendez-vous pour laisser de la place aux malades du Covid-19 ; ils sont inquiets d'aller dans les lieux médicalisés de peur d'attraper le virus ; enfin, ils respectent à la lettre l'ordre de rester chez soi.« Il est important que le médecin traitant ou le médecin spécialiste correspondant habituel prenne contact avec les patients atteints de pathologie chronique les plus fragiles, insiste le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la santé, pour s’assurer du suivi et détecter un risque de décompensation de la pathologie. Pour cela, le médecin pourra entrer en contact avec le patient par téléconsultation par vidéo ou par téléphone, et être rémunéré pour cet acte. » Le ministère des Solidarités et de la Santé a conçu une fiche qui détaille les mesures à prendre pour maintenir le suivi et la prise en charge des patients les plus fragiles** : chirurgie urgente ou ne pouvant être différée, maladies chroniques (poursuite des consultations médicales à distance ou si besoin en présentiel, examens biologiques, délivrance des médicaments, poursuite des soins infirmiers et des séances d'éducation thérapeutique), suivi des femmes enceintes et en post-accouchement, suivi des jeunes enfants, santé sexuelle, en poursuivant les consultations pour contraception et en garantissant la continuité de l'activité d'IVG, maladies transmissibles (VIH, tuberculose) et les troubles psychiques. Consulter en cas d’urgence ! Pour les urgences courantes autres que les urgences Covid-19, le recours au 15 reste d'actualité. En cas de signes inquiétants comme une fièvre importante, un essoufflement, des douleurs thoraciques, des troubles neurologiques, n’hésitez pas à appeler le 15.Si les soins non urgents ont été reportés pour mobiliser les lits et du personnel dédiés au patients atteints du Covid-19, l’organisation et la prise ne charge des autres urgences est toujours active, rappellent la Société française de cardiologie et la Société française neurovasculaire, qui s’alarment de la désertion des patients. Selon les données au 26 avril, les consultations aux urgences cardiaques ont baissé de 40% durant le mois de confinement. Les Prs Ariel Cohen, président de la Société française de cardiologie et Emmanuel Touzé, président de la Société française de neurologie vasculaire : « Nous avons constaté une diminution massive des admissions en urgence pour infarctus du myocarde et accident vasculaire, pour ne parler que des principaux motifs d’urgences dans nos spécialités. Bon nombre de patients ayant des symptômes, par crainte d’être contaminés ou parce qu’ils pourraient les considérer à tort comme mineurs, n’alertent pas les secours. Or, le risque de survenue d’un évènement grave, parfois fatal, est très grand dans les jours qui suivent une première alerte. » Poursuivre son traitement de fond Dans le cas des maladies chroniques, ne pas interrompre son traitement et poursuivre son autosurveillance et ses soins courants est un message martelé par les professionnels de santé, les institutions et les associations de patients. Le confinement et la distanciation sociale ne doivent être ni un prétexte, ni une mauvaise occasion d’interrompre son traitement et ses soins courants. Aucune décision ne doit être prise sans un conseil médical, si possible à distance. La téléconsultation et les télésoins sont à privilégier, et sinon le téléphone est toujours un bon moyen de communication. Liens connexes : *https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgsurgent/inter/detailsMessageBuilder.do?id=30752&cmd=visualiserMessage** https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/soins-hors-covid-19.pdf

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Accidents du travail : où sont les risques pour les travailleurs indépendants ?

1'30 de lecture Contrairement aux salariés, les travailleurs indépendants ne cotisent pas et ne sont pas couverts en cas d’accident du travail.Il est donc essentiel de se prémunir contre ces risques au quotidien. Quels sont les environnements de travail les plus dangereux pour les TNS ? Les types de risques au travail pour les indépendants On peut classer les risques comme suit : Mécaniques : écrasement ou heurts causés par des chutes d’objets ou des mouvements de machines, coupures et perforations par des outils, projection de particules, mais aussi contraintes de la posture et gestes répétitifs. Physiques : toutes les répercussions physiques liées aux vibrations des machines, au niveau sonore, à la température, au niveau d’éclairement ou encore à la qualité de l’air sur le lieu de travail (il faut également tenir compte des intempéries pour un travail en extérieur). Chimiques : certains métiers exposent le travailleur à des substances chimiques (par inhalation, ingestion ou contact). Ces substances peuvent être toxiques, corrosives, irritantes, allergisantes, cancérigènes ou encore mutagènes. Biologiques : ces risques concernent plutôt les travailleurs dans le milieu de la santé en les exposant à des agents infectieux (bactériens, parasitaires, viraux, fongiques) et allergisants. Ils peuvent se produire par piqure, morsure, inhalation ou contact. Radiologiques : là encore, il s’agit d’un risque fréquent dans le milieu médical avec des radiations ionisantes et des radioéléments, des rayonnements laser, des radiations UV et IR, mais aussi des rayonnements électromagnétiques divers. Psychologiques : il existe également un risque lié à la charge mentale excessive et à l’agression physique et verbale sur son lieu de travail (avec des clients, fournisseurs, partenaires …). Quels sont les endroits du corps les plus exposés ? Si les accidents qui touchent les mains, les pieds et les yeux sont les plus fréquents, ils sont souvent moins graves. A l’inverse, les accidents touchants la tête ou des localisations multiples auront tendance à se produire moins souvent mais être plus graves. Selon la CNAM, les sièges des lésions se situent sur les mains (25 %), les membres inférieurs hors pieds (19 %), le tronc (21 %), les membres supérieurs (12 %), la tête (4 %), les pieds (6 %) et les yeux (3 %). Quels secteurs d’activité sont les plus touchés ? Le secteur de la construction arrive en tête du classement des activités les plus accidentogènes. En effet, c’est dans le bâtiment et les travaux publics que l’on constate le plus d’accidents graves et que les taux de fréquence et de gravité sont les plus élevés. Mais d’autres secteurs sont aussi touchés. Il faut dans ce cas identifier les éléments qui sont dangereux. Les transports en voitures/camions par exemple sont une source d’accident (et la première cause de mortalité identifiée chez les travailleurs). Les manutentions manuelles mettent également en danger les indépendants. Enfin, les risques de chute sont présents dans tous les secteurs d’activité. À noter également un risque plus accru chez les en freelance par exemple qui opèrent parfois dans une ambiance de travail psychologiquement contraignante : relation avec la clientèle liée à la qualité de service, des horaires atypiques, une charge mentale importante avec des délais à respecter et une rémunération à la tâche mais aussi l’isolement. Ces travailleurs seront plus exposés aux risques d’accident du fait de leur précarité, leur manque d’information et de formation.Clarisse Maniguet, rédactrice  

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Travailleur indépendant : comment concilier au mieux vie perso et vie pro ?

Lorsque l’on est indépendant, on est tellement impliqué dans la réussite de son entreprise que l’on peut en oublier de se mettre certaines limites. Une des erreurs fréquentes est de ne pas se fixer d’horaires de travail et d’empiéter constamment sur sa vie personnelle et familiale. Quels sont les horaires adéquats pour les TNS ? Les horaires de bureau pour les TNS Si l’on est travailleur indépendant, c’est souvent pour ne pas avoir à recréer un environnement de travail semblable à celui du salarié. Néanmoins, il est nécessaire de se fixer des horaires de bureau pour séparer sa vie personnelle et professionnelle et avancer sereinement. Il est trop facile de vouloir répondre à un mail un dimanche soir ou le matin au réveil, prendre un appel un samedi ou avancer sur un dossier tard le soir. Mais la fatigue va vite se faire ressentir et la barrière n’existe plus entre votre travail et votre vie familiale. Ceci pourrait conduire à des difficultés personnelles et une impression de ne pas profiter assez de votre vie sociale ou de votre famille. Finalement, c’est un stress supplémentaire à gérer pour le travailleur indépendant. En définissant clairement des horaires de travail, les tâches sont plus concentrées sur la journée et le travail plus efficace. Vous avez alors tout loisir de profiter de moments passés en famille ou entre amis. Cet équilibre est indispensable à votre santé mentale. Savoir quand on travaille le mieux Vous avez la possibilité de choisir vos horaires de travail en fonction de critères plus personnels comme le moment de la journée où vous êtes le plus efficace ou des contraintes familiales. Apprenez à connaître votre fonctionnement : êtes-vous plus productif le matin, en fin de journée, après une sieste ? Écoutez-vous et construisez votre emploi du temps en fonction. Pensez aussi à placer les tâches qui demandent le plus de concentration pendant les moments où vous êtes le plus efficaces. Ainsi, il n’y a pas de problème à commencer très tôt le matin si vous n’avez aucune autre contrainte. TNS : savoir se fixer des limites Le plus important avec ces horaires, c’est surtout de se fixer des limites. Apprenez à faire des pauses (et inscrivez-les dans votre emploi du temps). Il ne s’agit pas de temps perdu, mais d’un moment pour recharger vos batteries et repartir en étant encore plus productif. Imposez-vous une pause le midi pour manger, ce n’est pas sain de grignoter un morceau sur le coin de votre bureau ou pire, de sauter le déjeuner. Votre corps a besoin d’énergie et votre esprit d’une coupure pour se reposer un moment. Ne négligez pas non plus les vacances pour vous ressourcer. Ne pas culpabiliser Pour réussir à bien gérer ses horaires quand on est indépendant, il faut apprendre à ne pas culpabiliser lorsque l’on ne travaille pas. Les moments de pauses sont indispensables pour pouvoir rester efficace sur le long terme, profiter de votre entourage, avoir des loisirs et s’éloigner du stress du travail.Clarisse Maniguet, rédactrice

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