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Tous nos articles Entreprise - Page 6

Explorez les tendances qui font évoluer le monde du travail : qualité de vie au travail, protection sociale, évolutions juridiques.

Audition déficiente : éviter la souffrance sociale et psychologique

La Journée Nationale de l'Audition 2016 a eu lieu le 10 mars dernier. L'occasion de rappeler que la déficience auditive peut s'accompagner d'une souffrance sociale et psychologique, et déstabiliser une vie sociale et professionnelle. L'image de soi prend un sérieux coup. Pourtant, un réseau de spécialistes est là pour diagnostiquer, accompagner le deuil de l'"ouïe d'avant" et favoriser le retour une vie la plus normale possible. Audition : entendre moins bien, une "barrière relationnelle"A 65 ans, 30% des personnes sont devenues "dures d'oreille" ; on parle de presbyacousie, soit la diminution de l'ouïe avec l'âge ou la conséquence des agressions sonores trop intenses et répétées. La baisse de l'audition, lorsqu'une partie plus ou moins importante des cellules sensorielles (ciliées) de l'oreille interne sont détruites de façon totale et irréversible, touche quant à elle 4,5 millions de personnes en France, soit 7 % de la population. Pour 89% des personnes interrogées dans un sondage JNA/Ifop 2014, les difficultés auditives impactent la vie sociale*. En effet, lorsque la déficience auditive n'est pas détectée à temps, les adultes sont fragilisés dans leur vie sociale et professionnelle et le déclin cognitif s'accélère chez les seniors.Pour tous, l'altération de l'ouïe est un élément de déséquilibre affectant l'état général de l'individu et sa qualité de vie (limitation des activités sociales, rapports familiaux perturbés, risque de rupture de communication etc.). Le niveau de souffrance est variable, propre à la sensibilité de chacun et dépend de divers facteurs (si le cercle familial inclut déjà des malentendants, si la surdité est cachée, s'il existe des maladies associées)Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, interrogée par les JNA en 2015 : « Presque une personne atteinte de surdité sur deux fait état de souffrance psychologique. Face à cette détresse, l'appareillage auditif ne permet pas de corriger tous les problèmes. Elle [cette souffrance, ndlr] nécessite d'être prise en charge aussi précocement que possible. »Audition déficiente : chez les actifs, une vie professionnelle fragiliséeLes jeunes seniors et les actifs d'aujourd'hui sont les jeunes d'hier. Ceux qui ont connu les walkmans, l'absence de législation concernant les bruits en discothèques etc. Ce sont aussi, et de plus en plus, les jeunes d'aujourd'hui. La musique "amplifiée" et la pollution sonore actuelle qui va crescendo est en train de fabriquer une génération de malentendants. Mais ce sont aussi ceux qui se disent gênés par un niveau sonore trop élevé dans leur environnement professionnel (" fréquemment" et "souvent" chez 31% d'entre eux) *. Globalement, neuf personnes sur dix se disent exposées tous les jours à un bruit excessif et 81% des 18-35 ans sont gênés par le bruit sur leur lieu de travail**.Dès que le niveau d'exposition quotidienne au bruit atteint 80dB pendant 8h, des protections doivent être fournies au salarié. En théorie et à condition de ne pas s'en séparer ! Soumis à des pressions constantes, l'appareil auditif subit un état permanent de stress accélérant sa dégradation vers la déficience auditive.Dr Didier Bouccara, médecin ORL, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière (Paris) : « Chez l'enfant et l'adolescent, une baisse de l'audition entrave la vie sociale mais aussi les apprentissages. Chez l'adulte actif, elle altère non seulement la qualité de la vie sociale et familiale mais aussi professionnelle. Mal entendre entraîne alors une dégradation de l'état de santé général et son cortège d'impacts psychologiques (crainte de performances moindres, de perdre son poste ou de ne pas entendre venir le danger, détresse liée à une dégradation de l'image de soi, risque de troubles anxio-dépressifs etc.).Les conséquences sont loin d'être négligeables avec un risque accru d'accidents du travail, de retombées sur la cellule familiale (risque de rupture, perte de l'emploi et les difficultés économiques qui s'ensuivent etc.).Le trouble de l'audition est la troisième cause de maladie professionnelle en France (1). La reconnaissance du statut de travailleur handicapé permet une prise en charge médico-sociale, en particulier dans les grandes entreprises. »Chez le senior, le risque d'isolement socialUn tiers des seniors aurait "souvent" ou "parfois" des difficultés à entendre. La perte de l'audition concerne 40% des 60-70 ans et plus de 50% des plus de 80 ans*. 70% des 50-74 ans se sentent plus exposés dans leur vie quotidienne qu'auparavant. Comme chez l'adulte actif, entendre moins bien induit une modification des comportements et le risque d'isolement social est grand (renoncement aux activités associatives par exemple), source d'anxiété et de dépression accélérant les effets du vieillissement tels le déclin physique et cognitif.Chez les seniors du grand âge, mal entendre est de surcroit un facteur de risque de chute et de perte rapide d'autonomie. 44% des seniors éprouvent des difficultés de compréhension et un quart des vertiges et pertes de l'équilibre*. Pour autant, seulement 32% déclarent avoir réalisé un contrôle de leur audition il y a moins de 5 ans, et 52% ont effectué un test il y a plus de 10 ans voire jamais ! Difficile d'accepter la presbyacousie, ce signe inéluctable de vieillissement alors que l'espérance de vie en bonne santé dans nos sociétés occidentales s'est allongée.Déficience auditive, les solutions pas à pas Faire le premier pas. Prendre conscience de son trouble auditif et faire la démarche de consulter un oto-rhino-laryngologiste (ORL) pour un diagnostic par audiométrie ne coule pas de source. C'est pourtant essentiel. Dr Didier Bouccara : « Les adultes jeunes ont une grande plasticité cérébrale : lorsque leur audition a tendance à baisser, ils vont inconsciemment augmenter leur attention, suivre les mouvements des lèvres des interlocuteurs. Dans cette zone frontière, ils vont compenser la baisse auditive. Mais lorsque l'ouïe baisse un peu plus, l'impact sur la communication s'accroît et là, les personnes pensent à consulter soit spontanément, soit poussées pas l'entourage. L'évaluation par l'ORL a un double but : tout d'abord établir un diagnostic précis de la cause de l'atteinte auditive (tests auditifs complémentaires, examens radiologiques...) et ensuite proposer le traitement le plus adapté : médicaments, intervention chirurgicale, appareillage auditif (aide auditive) ... ainsi qu'éventuellement une rééducation orthophonique et un soutien psychologique ». Trouver l'aide auditive appropriée. Les audioprothésistes interviennent sur prescription de l'ORL. Ils ne font pas qu'appareiller les personnes malentendantes mais sont sensibilisés à la détresse psychologique potentielle liée à l'appareillage et savent dédramatiser la situation. Ces aides auditives améliorent les perceptions auditives, la compréhension et la communication au sens le plus large mais sans retour à une "audition totalement normale". Bien que 93% des seniors interrogés accepteraient de s'équiper en aides auditives seulement 34% des personnes ayant besoin d'appareillage le sont réellement*. Côté technologie, les appareils ont pourtant fait leur mue. Pour rénover l'image d'un appareillage auditif voyant, peu performant et réservé à une population âgée et qui a les moyens financiers de s'équiper, les industriels ont fait des progrès. Ces concentrés de technologie sont désormais ultra discrets, voire quasi invisibles, connectés aux objets numériques du quotidien et affichent en général de bons taux de satisfaction. Se faire aider. Selon le profil psychologique et le vécu de la personne, le verdict de troubles auditifs fait l'effet d'une douche froide. En milieu hospitalier, une évaluation globale de la communication et psychologique est très souvent réalisée. Les ORL travaillent en équipe avec : Le psychologue. Il accompagne l'étape d'acceptation du dispositif auditif, de deuil de l'audition normale, et prend en charge les souffrances propres à chacun et liées aux difficultés de communication. L'orthophoniste. Une rééducation orthophonique, surtout lorsque la perte de l'audition est marquée, permet alors de développer les suppléances : attention auditive, compréhension dans le calme et le bruit, utilisation de la lecture labiale... L'orthophoniste apporte aussi une aide à l'adaptation de l'appareillage. L'assistant social. Il peut aider à la constitution d'un dossier de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), mais aussi orienter vers les structures permettant une aide financière pour l'acquisition des aides auditives. Les associations de malentendants (Bucodes SurdiFrance, une union d'associations de malentendants et devenus sourds etc.) Source : e-santé   Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Stress au travail : quels sont les facteurs de risques et comment s'en préserver ?

La journée mondiale de la sécurité et santé au travail qui se tient le 28 avril est consacrée au stress. Cette souffrance au travail est un phénomène qui touche de plus en plus de salariés mais qui est encore insuffisamment pris en compte en France. Le stress nuit gravement à la santé En France, on estime que 20 à 25% des salariés sont stressés. C'est beaucoup. Car si le stress est un phénomène naturel dont l'organisme a besoin, il y a danger pour la santé lorsqu'il est trop élevé. « C'est un peu comme la pression artérielle, elle est nécessaire mais si elle est trop haute, c'est un vrai problème », explique le Dr Patrick Légeron, psychiatre spécialiste du stress au travail. Un stress chronique augmente les risques de dépression, de burn out, de suicide, de maladies cardiovasculaires...Pourtant, le mal gagne du terrain : un rapport de l'Institut national de veille sanitaire de juin 2015 évaluait à 450 000 le nombre de personnes en souffrance pathologique au travail dont 30 000 au moins en burn out. Tout aussi préoccupant, la moitié des arrêts de travail seraient liés au stress ou à ses conséquences. Stress et souffrance au travail : les facteurs de risques à connaître Première cause de ce dysfonctionnement, les conditions de travail. Six facteurs de risques psychosociaux sont clairement identifiés : 1/ l'intensité du travail : surcharge, cadences élevées, pression du temps et délais toujours plus courts, horaires imprévisibles, obligation de concentration et de performance, etc.. 2/ les exigences émotionnelles : c'est le cas, par exemple, des professionnels de santé confrontés à la maladie et à la mort ou des policiers et des chauffeurs de bus devant parfois faire face à la peur, mais aussi des hôtesses de l'air contraintes de réfréner leurs émotions et de sourire aux passagers. 3/ l'absence d'autonomie : travail à la chaîne, imposé, posté, faible participation aux décisions, manque de marge de manoeuvre, etc. 4/ les relations et rapports sociaux : harcèlement moral, irrespect, manque de reconnaissance,  mise au placard, sentiment que l'on n'existe pas, agressivité et incivilité pour les salariés en contact avec le public, absence de soutien de sa hiérarchie ou de ses collègues, mauvaise ambiance, etc. 5/ les conflits de valeur : être obligé de vendre un produit que l'on n'aime pas ou d'abandonner un projet en cours parce que l'entreprise passe à autre chose, sentiment de bâcler et de mal faire son travail par manque de temps... 6/ les changements : incertitude de l'emploi, fusion, restructuration, licenciement, déménagement, changement de bureau, de logiciel, de procédure, etc. Les femmes plus touchées que les hommes Quand le salarié cumule plusieurs de ces facteurs, une souffrance au travail peut s'installer. Globalement, les femmes sont plus touchées que les hommes parce qu'elles exercent des professions plus souvent dévalorisantes que les hommes et qu'elles doivent mener de front leur vie professionnelle et familiale. Certaines activités sont également plus à risques que d'autres : c'est le cas des managers de proximité (qui sont entre la direction et les équipes de terrain) par rapport aux grands dirigeants et des salariés du secteur tertiaire (banques, assurances, services à la personne, soins...) par rapport à ceux du secteur industriel. Attention au surinvestissement au travail Pour autant, tous les salariés ne réagissent pas de la même manière.Dr Légeron : « Il n'y a pas d'égalité émotionnelle entre les individus, certains sont plus anxieux que d'autres mais ce n'est pas énorme comme variable. En revanche, de nombreuses études montrent que les salariés les plus à risques de décompenser ne sont pas des glandeurs ! Au contraire, ce sont souvent ceux qui sont très investis dans leur travail, voire même surinvestis ». Et, en la matière, la France est championne. Dans les questionnaires européens mesurant la place accordée au travail dans la vie des salariés, les Français répondent majoritairement « très importante » par rapport à leurs voisins européens. « En France, on attend beaucoup du travail alors qu'en Europe du Nord, on travaille d'abord pour gagner sa vie, note Patrick Légeron. Les entreprises françaises ont d'ailleurs tendance à encourager cette tendance : un cadre qui quitte son bureau à 20 h en emmenant des dossiers chez lui est bien vu, ce n'est pas du tout le cas en Allemagne, par exemple. Or, ne pas tout investir dans le travail est protecteur pour la santé ». La France en retard sur la prévention Paradoxe : « La France est le pays où on parle le plus du stress au travail et où on agit le moins », pointe le Dr Légeron. Pour preuve : selon le dernier rapport de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, dans lequel 50 000 entreprises ont été scrutées, la France arrive à la 29ème place sur 36 en matière d'actions mises en place pour prévenir les risques psychosociaux. Le Danemark remporte la palme devant la Grande-Bretagne, la Suède et la Norvège. « En changeant 10% des conditions de travail, on pourrait réduire le stress de moitié. Cela passe par plus d'autonomie, de reconnaissance, de communication, une meilleure formation... Les managers sont défaillants et insuffisamment formés à la santé au travail et surtout à l'humain », prévient Patrick Légeron. Quant aux médecins du travail, ils ne peuvent pas tout faire faute d'effectif suffisant et cela ne va pas s'arranger : de 5 500 actuellement, ils vont passer à 3 000 dans dix ans. Il faut apprendre à se protéger contre le stress Face à cette réalité, les salariés doivent se protéger. Pas toujours simple.Si au Québec, par exemple, on apprend aux écoliers à gérer leur stress dès 6 ans, c'est loin d'être le cas ici. Selon le Dr Légeron, « Les techniques de relaxation ou de méditation dont les effets sont validés scientifiquement peuvent être un recours pour  ne pas se laisser envahir. On peut aussi s'entrainer à raisonner autrement, à relativiser ou à augmenter sa résilience quand on est découragé ou en colère. L'activité physique peut également aider tout comme rire, se faire plaisir, avoir un hobby, développer les émotions positives... ».Si le niveau de stress est trop important, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin et à en parler aux instances représentatives des salariés et au CHSCT*. Mais gare aux faux amis comme le petit verre d'alcool ou la cigarette qui peuvent détendre ponctuellement mais ne règlent rien à long terme, bien au contraire. Source : e-santé Brigitte Bègue, journaliste santé

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Syndrome de déficit de l'attention, hyperactivité : les adultes aussi !

Le syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité appelé TDAH ne touche pas que les enfants. Dans 60% des cas, celui-ci persiste à l'âge adulte. Mais deux nouvelles études suggèrent que ces troubles pourraient aussi se déclencher tardivement, chez des adultes qui n'ont jamais eu le moindre symptôme.Pour lever les doutes et repérer les signes qui doivent alerter, un autotest validé et rapide existe chez l'adulte.   Déclencher un DTAH à l'âge adulte, c'est possible ?Parmi les 4 à 8% d'enfants qui ont un syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), plus de la moitié conservera des symptômes à l'âge adulte.Ce syndrome, qui apparaît en général dans l'enfance et l'adolescence, pourrait aussi se déclencher à l'âge adulte, comme le suggèrent pour la première fois deux grandes études menées au Royaume-Uni (1) et au Brésil (2).Dans l'étude anglaise, 67% des jeunes adultes souffrant de TDAH n'avaient jamais été diagnostiqués quand ils étaient enfants. Dans l'étude brésilienne, près de 13% des adultes ayant un TDAH n'avaient pas eu de signes dans l'enfance.En résumé, les chercheurs supposent que la maladie peut survenir une fois à l'âge adulte, tout en soulignant que les syndromes chez l'enfant et l'adulte pourraient être des formes bien distinctes. En effet, les syndromes rencontrés chez l'adulte ne seraient pas forcément la continuité de formes de TDAH développées dans l'enfance.Pr Christophe Lançon, psychiatre, chef du service Addictologie de l'hôpital Sainte-Marguerite (Marseille). « On a longtemps pensé que des TDAH découverts à l'âge adulte étaient des TDAH qui étaient passés inaperçus dans l'enfance ou l'adolescence. Ces nouvelles données sont une première : sans conclure avec certitude, elles suggèrent que ce syndrome pourrait apparaître chez l'adulte et ne serait pas du même ordre que chez l'enfant où il est considéré comme un trouble neurologique survenant précocement au cours du développement (« neuro-développemental »). C'est plausible, car le TDAH n'est pas une maladie, c'est un syndrome (ensemble de symptômes sans cause spécifique), avec des réalités psychologiques, médicales et neurologiques différentes ».Le TDAH à l'âge adulte, des symptômes spécifiquesComparées à celles rencontrées chez l'enfant, les formes de TDAH  chez l'adulte comprennent moins souvent une agitation et une impulsivité. En revanche, il y a beaucoup plus de difficultés d'attention, de programmation, de procrastination (remettre une action au lendemain). Globalement, ce sont des formes avec des difficultés neuropsychologiques et attentionnelles plus présentes.De plus, selon ces deux nouvelles études, lorsque le TDAH apparaît à l'âge adulte, ses symptômes sont souvent plus sévères et handicapants et s'accompagnent aussi d'autres problèmes psychiatriques.Pr Lançon : « Il n'est pas étonnant de penser que chez l'adulte, le TDAH va s'accompagner de manifestations psychiatriques plus importantes car la présence d'un TDAH témoigne de difficultés de régulation neuropsychologique (problèmes de régulation des systèmes neurologiques et psychologiques de la gestion de l'attention et des émotions), qui favorisent l'expression d'autres troubles fréquemment associés chez l'adulte (troubles bipolaires, troubles de la personnalité, anxiété). D'où la nécessité de soigner aussi ces troubles associés et non pas uniquement le TDAH ».Le TDAH de l'adulte, encore non reconnuLe problème est qu'en 2016, à la difficulté du dépistage s'ajoute celle de la prise en charge. En France, le syndrome de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité n'est pas reconnu chez l'adulte ! C'est pourquoi, même si certains spécialistes ont l'habitude de s'occuper d'adultes, ils sont peu nombreux et aucune filière de soin n'est formalisée pour orienter les patients, au contraire de ce qui est organisé chez l'enfant.Il existe pourtant une palette de soins potentiellement efficaces chez l'adulte. Théoriquement, un médecin ne peut prescrire le médicament psychostimulant methylphénidate (la « Ritaline ») chez les plus de 18 ans, sous le motif que le syndrome n'«existe » pas. Mais il peut être utile (à la charge financière du patient), en complément des prises en charge cognitivo-comportementales, du neuro-feedback (méthode pour aider le cerveau à se réorganiser lui-même) et de la méditation.Des doutes ? Testez-vous !De nombreux adultes sont atteints de troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité sans le savoir, car les symptômes sont souvent confondus avec une vie stressante. Mais certains comportements peuvent alerter. Plusieurs questionnaires validés existent pour dépister spécifiquement les adultes souffrant de TDAH. L'échelle d'auto-évaluation ASRS-v1.1 a été conçue avec l'Organisation Mondiale de la Santé. Cet autotest simple comporte 18 questions et peut être utilisé comme point de départ pour vous aider à identifier les signes et les symptômes des TDAH. L'étape suivante est de consulter un médecin ou un autre professionnel.Pour chacune, 5 réponses sont possibles :  "jamais", "rarement", "quelquefois", "souvent", "très souvent" :1. Faites-vous des fautes d'étourderie lorsque vous devez exécuter un projet ennuyeux ou difficile ?2. Avez-vous du mal à soutenir votre attention lorsque vous accomplissez un travail ennuyeux ou répétitif ?3. Avez-vous de la difficulté à vous concentrer sur ce que les gens vous disent, même quand ils s'adressent à vous personnellement ?4. Avez-vous de la difficulté à finaliser les derniers détails d'un projet après avoir réalisé les étapes difficiles ?5. Avez-vous de la difficulté à organiser vos travaux ou vos activités ?6. Vous arrive-t-il d'éviter ou de faire à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu ?Répondre "souvent" ou "très souvent" à quatre reprises fait pressentir fortement un TDAH. Les 12 autres questions permettent une exploration plus poussée des symptômes. 7. Vous arrive-t-il souvent de perdre les objets nécessaires à votre travail ou à vos activités ? 8. Vous laissez-vous facilement distraire par une activité ou un bruit environnant ?9. Avez-vous de la difficulté à vous rappeler de vos rendez-vous ou de vos obligations ?10. Remuez-vous souvent les mains ou les pieds ou vous tortillez-vous sur votre siège ?11. Vous levez-vous pendant des réunions ou d'autres situations où vous êtes supposé rester assis ?12. Avez-vous du mal à vous tenir tranquille ?13. Avez-vous de la difficulté à vous détendre et à relaxer pendant vos temps libres ?14. Avez-vous l'impression « d'être sur la brèche » ou d'agir comme si vous étiez « monté sur ressorts » ?15. Vous arrive-t-il de trop parler dans des situations sociales ?16. Durant une conversation, vous arrive-t-il de finir les phrases de votre interlocuteur, avant qu'il ait le temps de les compléter ?17. Avez-vous du mal à attendre votre tour ?18. Interrompez-vous les autres lorsqu'ils sont occupés ?Spécialistes, connaissances, forum de patients... les associations de patients peuvent renseigner : www.tdah-france.fr Source : e-santé Hélène Joubert, journaliste scientifique

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Télétravail : 10 conseils pour travailler de chez soi

Travailler de chez soi efficacement sans mettre sa santé en danger, ça ne s’improvise pas ! Pourtant, salariés en télétravail, autoentrepreneurs, indépendants, free-lances, artistes, étudiants, chercheurs d’emploi? sont de plus en plus nombreux à travailler à domicile. Quelles sont les erreurs à ne pas commettre, comment organiser son temps, son espace, rester sociable, ménager sa vie privée, bien manger et lutter contre la sédentarité ? Un vaste programme dont l’objectif est de maximiser les avantages de ce cadre de travail !     Travailler de chez soi : surmonter les difficultés et les contraintes Travailler de chez soi, nous sommes nombreux à en avoir rêvé, beaucoup moins à avoir passé le pas, même si  compatibilité professionnelle il y a. Et c’est bien normal, car cette solution a aussi ses difficultés et ses contraintes. 10 conseils pour réussir à bien travailler chez soi 1 - Êtes-vous fait(e) pour travailler de chez vous ? Avant toute chose, il est indispensable de se poser sincèrement cette question. Si vous êtes dépressif, addict aux jeux vidéos, paresseux, extrêmement bavard, incapable de suivre un planning, peu investi dans votre job ou encore anxieux avec la peur permanente de ne pas être rentable ou que votre activité s’étiole en dents de scie, le travail à domicile n’est pas vraiment fait pour vous. Inversement, si vous êtes travailleur acharné, passionné, vous aimez planifier et relever les défis, travailler au calme et si pour vous le cadre environnant compte beaucoup, tentez l’aventure ! Entre ces deux extrêmes, le plus simple est d’établir deux listes personnalisées, l’une pour les aspects compatibles avec le travail chez soi, l’autre pour les aspects incompatibles. 2 - Délimiter son territoire Travailler au milieu du salon, sur la table basse, devant la télé, c’est de la pure fiction. Il est indispensable de s’aménager un endroit à soi, dédié au travail, à l’écart des autres occupants (conjoint, enfants, parents?) où pouvoir s’isoler et se concentrer. La taille de la pièce ou de l’appartement ne fait pas tout : il faut édicter une série de consignes, comme ne pas déranger de telle heure à telle heure, ne pas entrer sans frapper ou sans une excellente raison? 3 - Bien choisir son matériel Ensuite, il faut l’aménager pour s’y sentir bien et pas seulement esthétiquement. En fonction du nombre d’heures à y passer et du type d’activité, l’équipement est souvent primordial. Si l’on doit travailler toute la journée sur un ordinateur, il est essentiel de disposer d’un poste ergonomique : bureau, position de l’écran, fauteuil réglable avec accoudoirs, luminosité adéquate, etc., sont des prérequis indispensables pour prévenir les fameux TMS ou troubles musculosquelettiques (traduisez par mal de dos, mal dans les cervicales, syndrome du canal carpien, fatigue visuelle, etc.). 4 - Rester sociable et garder le contact Prévoir un lieu de rendez-vous (café, brasserie, local partagé?) ou aménager un endroit pour faire d’éventuelles réunions. Donner des nouvelles et maintenir le contact avec ses clients et/ou ses collègues. Créer et entretenir un réseau et pourquoi ne pas prévoir quelques séances hebdomadaires dans un espace de coworking pour rencontrer des gens et pouvoir discuter avec d’autres travailleurs. 5 - Se fixer des objectifs Quelle que soit leur portée, se fixer des objectifs quotidiens est important pour garder le cap, s’encourager et constater une progression. Bien entendu, il faut s’efforcer de les tenir et sinon les remanier pour pouvoir évoluer. Les objectifs peuvent porter directement sur les taches professionnelles à réaliser, mais il ne faut pas non plus négliger les formations que l’on peut de plus en plus suivre à distance elles aussi. 6 - Organiser son temps de travail Pas de travail à domicile sans une organisation rigoureuse : il importe de se définir des horaires de travail, mais également des pauses et un arrêt déjeuner. On est tenté d’imaginer que la personne en télétravail rêvasse à longueur de journée, mais c’est l’inverse qui se produit généralement : concentré dans son univers plaisant, le travailleur est comme happé par la tache et multiplie les heures, dépassant largement les horaires classiques de bureau. Il oublie le temps qui passe, omet de déjeuner et se remet à la tache à des heures indues, parfois bien après dîner ou après le coucher des enfants. Le pire est qu’en plus il culpabilise lorsqu’il s’absente une demi-heure pour aller chercher les enfants à la sortie de l’école. 7 - Réinjecter le temps gagné dans la vie sociale et familiale Il n’y a pas que le travail dans la vie et le télétravail doit justement permettre de mieux concilier les vies professionnelle, personnelle et familiale. Affranchi des transports, des réunions, des discussions, cafés et restos entre collègues et avec des clients, ce temps gagné (doublé grâce par une meilleure efficacité) devrait être mis à profit de la vie sociale et de ses proches : s’absenter pour emmener le petit dernier chez le dentiste, déposer la grande à son cours de danse, faire un jogging, rencontrer des amis, faire une course, etc. L’astuce est de noter ses heures effectives de travail (vous serez surpris de voir que malgré tout, vous dépassez encore les horaires classiques de travail). 8 - Préserver son biorythme? et sa santé Rythmer sa journée par un déjeuner, pris à table, idéalement en famille, est un plus indéniable pour sa santé. Ne pas manger sur le pouce devant son écran d’ordinateur ni grignoter toute la journée le sont également. La plupart d’entre nous accusent une perte de tonus en début d’après-midi. Pourquoi ne pas s’accorder une petite sieste, surtout si l’on a mal dormi. Mieux vaut travailler un peu plus tardivement en fin de journée (jusque 18h30 au lieu de 17h30) que de perdre en efficacité. Ce n’est pas parce que l’on organise son temps différemment que l’on ne travaille pas ! 9 - Lutter contre la sédentarité Les télétravailleurs sont tous concernés par une sédentarité accrue, mais ce n’est pas une fatalité. Il faut faire du sport plus régulièrement et multiplier les occasions de bouger, de marcher : aller jusqu’à la cuisine pour boire un vers d’eau, se faire un café, aller jusqu’à la boite aux lettres, chercher le pain à pied, marcher dès que l’on téléphone, etc. 10 - S’octroyer de vraies vacances Travailler chez soi ne dispense pas de prendre des « vraies » vacances : plusieurs jours d’affilés sans travailler du tout, idéalement loin de chez de soi ! À lire : Christine Vanbremeersch et Marie Bousquet, « 35 repères pour mieux travailler de chez soi », Editions Leduc     Marion Garteiser, journaliste santé

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L'importance d'une bonne hydratation au bureau

L’eau est un élément indispensable à notre survie. Elle est également essentielle pour le bon fonctionnement de nos capacités cognitives et intellectuelles. D’où l’importance d’avoir le bon niveau d’hydratation au bureau. Jessica Xavier Près de la moitié des salariés français ne s’hydratent pas suffisamment au bureau. Selon un sondage IFOP pour l’AFIFAE en 2014, 45 % des salariés boivent moins de 5 verres d’eau par jour alors qu’il en faudrait au moins 8. Un déficit en eau qui a des conséquences sur les performances au travail. L’eau : un élément vital Notre corps et composé à 60 % d’eau. Pour le cerveau, ce taux atteint 80 %. L’eau est indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, de notre cerveau. Elle favorise la concentration, le bon fonctionnement cérébral, régule la température corporelle. L’eau permet également de détoxifier l’organisme et de drainer les toxines. Or chaque jour nous perdons environ 2,5 litres d’eau (transpiration, urine, respiration) qu’il faut compenser à travers la boisson et l’alimentation. Les conséquences de la déshydratation sur les performances au bureau Ne pas boire assez a un impact sur les fonctions cognitives et sur l’humeur. De récentes études ont confirmé qu’une déshydratation d’1 % entraîne une altération de nos fonctions et capacités. La déshydratation favorise les maux de tête, l’irritabilité, la perte de mémoire, la baisse d’énergie, la fatigue, un manque de concentration, les crampes. Autant de conséquences qui ont des répercussions sur la qualité du travail mais aussi sur les relations avec nos collègues. L’hydratation au bureau en cas de fortes chaleurs Quand il fait chaud, il faut adapter sa consommation d’eau. Au-delà de 30° la chaleur augmente la perte en eau, qu’il faut absolument compenser. Toutefois, les professionnels de la santé au travail affirment que par fortes chaleurs les recommandations de bon sens sont les mêmes au bureau et à la maison, à savoir : boire régulièrement. Quid des risques de déshydratation liés à la climatisation ? Si les règles d’hygrométrie sont respectées dans les locaux, il n’y a pas de risques de déshydratation à craindre. A noter, les employeurs n’ont pas d’obligation légale d’installer une climatisation, ils doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la santé des salariés, mais sans plus de contraintes en terme de ventilation ou de climatisation. Astuces pour être bien hydraté au bureau Bien s’hydrater au travail n’est pas si compliqué. Il suffit de prendre quelques habitudes très simples qui deviendront rapidement un réflexe. Pour ne pas risquer la déshydratation, retenez qu’il faut boire environ 8 verres d’eau par jour. Pour varier les plaisirs, buvez de l’eau plate, gazeuse, aromatisée. Le café, les thés et tisanes sont les bienvenus à condition d’avoir la main très légère sur le sucre. A noter, depuis plusieurs années, les employeurs ont l’obligation de fournir de l’eau potable et fraîche à leurs salariés. Nos conseils : Ne pas atteindre d’avoir soif pour boire, la soif étant un signe de déshydratation Toujours avoir une bouteille remplie ou un verre plein à portée de main Apporter une bouteille d’un litre et demi et se donner pour objectif de la boire dans la journée Boire régulièrement, par petites gorgées Pour ne pas oublier de boire, faites sonner votre alarme toutes les heures et rendez-vous à la fontaine à eau. Une bonne occasion pour vous dégourdir les jambes ! Pensez aux bouteilles connectées. Ces nouveaux objets malins permettent de contrôler ce que vous buvez tout au long de la journée et vous font une petite piqûre de rappelle en cas de manque. Vous êtes malade et avez décidé de vous rendre au bureau ? Pensez à bien vous hydrater en buvant ½ litre d’eau de plus pour chaque degré au-dessus de 37°. Et dans la mesure du possible, il est toujours préférable de consulter son médecin plutôt que d’aller travailler. L’hydratation demeure un geste essentiel par tous les temps et dans toutes les situations. Pour garder vos performances au top, boire de l’eau doit devenir un véritable réflexe. Source : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2009142/AFIFAE_Synthese-sondage-hydratation_20052015.pdf http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1179.pdf Role of dehydration in heat stress-induced variations in mental performance, Gopinathan PM, Pichan G, Sharma VM, Abstract Hydration and cognition: a critical review and recommendations for future research, Lieberman HR, Abstract  

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La DSN, un outil de simplification administrative

La loi Warsmann du 22 mars 2012*, relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, institue la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative (DSN). Celle-ci doit remplacer à terme l’ensemble des déclarations sociales adressées par les employeurs aux organismes de protection sociale. Chantier majeur du « choc de simplification » initié par le gouvernement, la déclaration sociale nominative (DSN) se généralisera à toutes les sociétés, y compris les PME et les TPE, courant 2017. Déjà obligatoire depuis mai 2015 pour les entreprises redevables pour 2013 de cotisations et contributions sociales d’un montant égal ou supérieur à 2 millions d’euros, elle vise à alléger, à sécuriser et à fiabiliser les obligations administratives des employeurs. Jusqu’à présent, ces derniers réalisaient plusieurs déclarations sociales auprès de divers organismes de protection sociale et à des échéances différentes. Ces procédures complexes sont remplacées par une déclaration unique, mensuelle et dématérialisée. Principe Chaque mois, les données sociales individuelles des salariés issues du logiciel de paie (lieu d’activité, caractéristiques du contrat de travail, montant des rémunérations, durée de travail…) sont adressées à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) par un flux dématérialisé ou en utilisant le portail net-entreprises.fr. L’ACOSS se charge ensuite de les distribuer aux organismes sociaux concernés (organismes complémentaires de santé et de prévoyance, Caisse nationale d’assurance maladie, Pôle emploi…). L’employeur relevant du régime général (ou son expert-comptable mandaté) signalera un évènement exceptionnel impactant les droits des salariés dans un délai de cinq jours suivant sa survenue : arrêt ou reprise du travail après congé parental ou d’un arrêt maladie, rupture ou fin du contrat de travail. Un déploiement progressif en trois phases. Dans le cadre de la phase 3 de la DSN, déployée mise en place depuis l’automne 2016, la DSN se substituera aux autres DUCS (retraite complémentaire Agirc-Arrco, prévoyance), aux déclarations auprès de la MSA (sécurité sociale agricole) et de la caisse de compensation des voyageurs, représentants et placiers (VRP), à la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH)… Déclaration Sociale Nominative, où en êtes-vous ? La déclaration sociale nominative (DSN) prend de l’ampleur : En février 2017, 1,4 million d’entreprises l’utilisent pour déclarer plus de 18 millions de salariés Nous vous invitons, si ce n’est pas déjà le cas, à nous transmettre, via le site net-entreprises.fr, une DSN mensuelle comportant toutes les informations précisées sur la fiche de paramétrage qui vous a été envoyée. Si vous ne disposez pas de cette fiche, vous pouvez la demander par mail : LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Le respect de ce paramétrage est une condition à la bonne réception et au bon traitement de vos données de gestion. Nous attirons votre attention sur le fait que le paramétrage DSN est différent de celui de la DADS-U / N4DS. La phase 3 de la DSN, dernière étape déclarative qui a démarré en septembre 2016 porte l’ensemble des données de cotisations et se substituera à terme à l’appel de cotisations papier ou mail, ainsi qu’aux déclarations DUCS et DADS-U. Les modalités d’appels de cotisations (envoi de l’appel de cotisation et paiement par virement ou par chèque de la cotisation) sont maintenues sur l’année 2017 pour sécuriser la montée en charge de la DSN. Le télé règlement n’est pas disponible actuellement. Les entreprises doivent : s’inscrire en tant que déclarant à la DSN sur net-entreprises.fr ; vérifier la compatibilité de leur logiciel de paie avec la norme NEODes (norme d'échange optimisée des déclarations sociales) ; contrôler les numéros de Siret ; s’assurer de la bonne identification des salariés via le bilan d’identification des salariés (BIS). Afin de faciliter la tâche des employeurs, un ensemble d’outils et de documentations est mis à leur disposition sur le site dsn-info.fr. La Mutuelle Générale a mis en place un dispositif pour les entreprises avec lesquelles elle travaille. Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller au numéro de téléphone indiqué sur votre contrat ou par mail LMG-DCC-DSN@lamutuellegenerale.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. *Loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives (1), JO du 23 mars 2012, dite « Loi Warsmann ».

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Créer un site marchand vendeur et sécurisé

Avoir un site marchand est devenu indispensable pour bien des professions tant cela donne de visibilité, d’accessibilité et d’ouverture sur le monde. À condition que ce site soit bien conçu et sécurisé. Mode d’emploi. En 2014, 59 % des Français ont effectué au moins un achat en ligne : ils ont dépensé au total 51 milliards d’euros sur l’un des 138 000 sites marchands recensés en France. Parmi ces derniers, 57 % d’entre eux vendent à l’international et 71 % misent sur une forte progression pour les deux ans à venir (1). Une boutique ouverte 24 h sur 24, qui permet de toucher une clientèle internationale sans avoir à financer de fonds de commerce : la vente en ligne a effectivement de quoi séduire. Mais elle ne s’improvise pas : créer un site ne suffit pas ; il faut aussi le faire connaître, le faire vivre, mettre en place une logistique efficace, un système de paiement sécurisé… Faire une étude de marché Avant de se lancer, mieux vaut donc s’assurer que le chiffre d’affaires sera à la hauteur des investissements. Avec les comparateurs de prix, un site marchand ne peut trouver son marché que s’il apporte une véritable plus-value aux consommateurs en termes de prix, d’originalité de l’offre ou de qualité de service. Il est donc indispensable de mener une étude de marché et d’établir un compte prévisionnel avant d’engager des investissements. Il est aussi possible, avant d’investir, de faire un test en ouvrant une boutique sur l’une des places de marché créées par les grands noms du commerce en ligne que sont Amazon, eBay, Rueducommerce, Priceminister, Laredoute, Leboncoin, etc. C’est à la fois très simple et peu coûteux : compter 20 à 50 € de forfait mensuel ou un système de commissionnement (de l’ordre de 1 € par article vendu). Ce qui explique pourquoi 32 % des e-commerçants ont choisi cette solution (1). Créer son propre site Si cette expérience est concluante, il est temps de passer à l’étape suivante : créer un véritable site marchand, avec un nom, une adresse et un design originaux. Mieux vaut confier cette mission à un prestataire spécialisé maîtrisant les grandes étapes du projet : 1. le dimensionnement du projet et le choix de son hébergeur en fonction de l’activité et de l’organisation de l’entreprise, de la taille du marché et de la cible (professionnelle ou grand public) visée ; 2. la conception du site : structure, navigation, graphisme, intégration et mise en forme des contenus (textes et photos), paramétrages essentiels pour le référencement ; 3. la maîtrise des obligations légales : enregistrer un nom de domaine et le déposer à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), mentionner les noms du responsable éditorial et du webmaster, le nom et les coordonnées de l’hébergeur ainsi que les notes sur la propriété intellectuelle (images et textes), la gestion des données personnelles et les conditions générales de vente ; 4. le référencement et la visibilité sur le web et les réseaux sociaux ; 5. le suivi de l’activité et l’identification de tous les leviers de croissance du trafic et du chiffre d’affaires. Des paiements sécurisés Pour répondre aux attentes des clients, il est important de proposer plusieurs moyens de paiement : en ligne, par virement ou par chèque. Les transactions en ligne doivent être sécurisées : en général, les prestataires incluent un système de sécurisation (utilisant le protocole de codage SSL ou Secure Sockets Layer) dans leur offre. Les contrats monétiques « VAD » (vente à distance) proposés par les banques permettent de leur déléguer, moyennant une commission, le droit de percevoir les paiements. C’est un gage de sécurité, mais un gage difficile à obtenir : pour accorder ce type de contrat, les banques examinent en effet l’ancienneté et la solvabilité du site marchand. Le fait qu’il soit adossé à une activité déjà prospère peut néanmoins faire pencher la balance en sa faveur. (1) Tous ces chiffres sont issus du rapport 2014 de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance).

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Prévenir le stress pour une meilleure vie professionnelle

Le stress est le mal du siècle à l’instar de ce qu’a pu être la dépression le siècle dernier. Loin de toucher uniquement les personnes « fragiles », le stress au travail atteint toutes celles qui travaillent trop, qui chaque jour dépassent leurs limites, dorment mal en rêvant de leur activité professionnelle.  Comment déceler le stress et le prévenir sur le long terme ? Les symptômes du stress chronique. Selon la définition donnée par l’INRS, institut national traitant de la santé et de la sécurité au travail,  le stress au travail est lorsqu’une « une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre ». Cependant, ce stress prend plusieurs visages : il peut être ponctuel ou chronique, surgir de manière physique ou émotionnelle.   Comment interpréter les indices semés au fil du temps ? Le stress peut se révéler par des réactions physiques comme « des douleurs, des palpitations, des crises cardiaques », explique Pierre-Cédric Mermberg, psychosociologue de l’APST, l’Association Paritaire de Santé au Travail. Mais le syndrome du stress est souvent plus insidieux quand ses manifestations touchent aux émotions.  Les relations entre collègues ou avec ses salariés deviennent alors conflictuelles. Le manque de sommeil est de plus en plus présent, il entraîne alors une « multiplication des accidents du travail et, sur le plan personnel, des divorces », constate Pierre-Cédric Mermberg. Les personnes en situation de stress chronique montrent leur désarroi par « l’absentéisme ou au contraire un sur-présentéisme comme chez ceux qui n’arrivent pas à décrocher et, qui, même à la plage, consultent leurs emails ». D’ailleurs, parmi les personnes souffrant de stress certains voient de moins en moins leur conjoint ou leurs amis, ne font plus de sport ou éprouvent « le besoin de se taire». Quelles solutions pour prévenir le stress ? Au sein de l’entreprise, quelle que soit sa taille et son activité, la prévention du stress est avant tout l’affaire de communication, « d’information », précise Pierre-Cédric Mermberg. Les employés ont besoin de communiquer entre eux mais aussi avec leurs responsables afin d’exposer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Du côté des dirigeants d’entreprise, informer les employés sur les orientations à prendre, les objectifs de l’entreprise et leur expliquer leurs légitimités est fondamental. Pour cela, « il faut favoriser le retour d’expériences des équipes, les lieux de rencontre et les moments où les gens ont la possibilité d’échanger entre eux », pour que chacun n’ait plus la sensation d’être isolé face à une tâche à accomplir sans avoir toutes les clefs en main. Valoriser le travail effectué est également un levier dans la prévention du stress. Lorsqu’un projet de grande ampleur prend fin, rapporter que le client a été satisfait est une des manières les plus simples et efficaces afin de motiver et rassurer ses collaborateurs sur leurs compétences et leur travail. Pour les Travailleurs Non-Salariés qui travaillent seuls, sortir et s’entourer devient une nécessité. C’est pourquoi, les réseaux professionnels organisent régulièrement des petits déjeuners ou des soirées pour croiser les expériences de chacun, trouver un bureau à partager ou encore échanger pour mieux collaborer. La prévention du stress et le facteur temps Le modèle industriel (tâche, cadence, contrôle) ne peut pas être appliqué à toutes les sociétés de services. « C’est contre-productif », explique le psychosociologue. « La prévention permet de prendre du recul par rapport aux rythmes et à l’organisation qui ont été mis en place. Quand on est en pleine vitesse, on ne voit plus rien et, à un moment, ça craque ». En prenant de la distance, chacun pourra avoir un autre point de vue sur les problèmes organisationnels qui génèrent du stress et mettre en place les dispositions adaptées à son activité.

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Comment bien manger au travail ?

Ces vingt dernières années, le temps consacré à la pause déjeuner a diminué. Selon l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) « 60 % des cadres, des indépendants et des professions intermédiaires déclarent sacrifier (…) de temps en temps la pause déjeuner ».     La coupure du midi est pourtant importante tant pour l’équilibre physique que pour les aptitudes intellectuelles. En fonction des horaires de travail et des métiers, il existe toujours une solution pour manger équilibré.   Le déjeuner : un moment de convivialité Le déjeuner est avant tout l’occasion de faire une pause. Même si l’on ne dispose que de peu de temps, c’est un moment de coupure, de convivialité et de détente permettant de s’aérer l’esprit pour mieux redémarrer. C’est aussi un moment privilégié pour discuter, échanger et renforcer les liens avec ses collègues ou employés. Prenez votre temps pour ce repas, manger lentement permet de favoriser la satiété.  Si on ne dispose que d’un quart d’heure pour manger ? Vous déjeunez rapidement sur un coin de table ? Sachez qu’un sandwich peut être équilibré même s’il est déconseillé d’en faire son menu hebdomadaire. Si vous l’achetez dans une boulangerie, préférez toujours les sandwichs contenant quelques crudités. Si vous le préparez à la maison, remplacez le beurre par un fromage à tartiner, ajoutez-y du poulet, du jambon (allégé en sel), du thon et pourquoi pas des miettes de crabe. Parsemez de tomates, de cornichons, de salade ou encore de concombre. Si vous disposez d’un micro-ondes sur votre lieu de travail, apportez votre déjeuner : viande ou poisson, pâtes, riz ou céréales, accompagné de légumes ou d’une salade. N’oubliez pas les laitages. Un yaourt à boire est très pratique quand on ne dispose que peu de temps et sera un bon apport en calcium que ce soit en dessert ou pour une collation dans l’après-midi. Si on a un travail physique ? Si votre travail est particulièrement physique, votre alimentation  doit correspondre à vos dépenses énergétiques. Au déjeuner, prenez soin de vos muscles et favorisez les protéines en choisissant de la viande ou du poisson. La viande rouge est celle qui apporte le plus de fer. Cet oligo-élément minéral aide à la composition de l’hémoglobine des globules rouges et est indispensable pour conserver la forme. Lutter contre la fatigue et les blessures passe également par les sucres lents et l’hydratation. Ainsi, les pâtes, le riz, les pommes de terre ou le pain doivent figurer au menu. Tout comme l’eau, les produits laitiers et la vitamine D (œufs, beurre…) qui protègent vos os ou encore les fruits et légumes qui apportent des fibres, des vitamines. Si on a un travail sédentaire ? Lorsque l’on travaille en position assise ou immobile la majeure partie de la journée, nos dépenses énergétiques sont limitées. De récentes études ont démontré que le travail sédentaire était à l’origine de surpoids notamment au niveau de la ceinture abdominale. Ainsi, il est nécessaire de bien s’alimenter et de respecter un équilibre comprenant des protéines animales (viandes, poissons, œufs) ou végétales (tofu/soja, avoine, blé, boulgour…), de glucides (céréales, pommes de terres, légumineuses, certains fruits), de lipides (beurre, huiles d’olive, d’avocat, de noisettes, amandes… fromages), de vitamines et d’oligo-éléments que l’on trouve dans l’eau, les fruits et les légumes. Au restaurant, prenez une entrée légère, poursuivez avec un plat comprenant des protéines et demandez en accompagnement un mélange de légumes et de féculents. N’oubliez pas de boire de l’eau… et de faire du sport dans la semaine.  Si on a des horaires décalés ? Travailler la nuit bouscule l’horloge biologique, entraîne souvent un déséquilibre alimentaire et parfois une prise de poids.  En effet, pour résister à la somnolence et rester vigilant, les personnes travaillant en horaires décalées ont tendance à multiplier les repas ou à grignoter. L’idéal est d’avoir des horaires de repas fixes pour conserver une régularité. Car c’est le dérèglement nocturne des heures de repas qui provoque des problèmes de santé. La nutritionniste Sophie Daguenet préconise de « prendre cinq repas par jour : un petit-déjeuner léger avant d’aller dormir, un déjeuner normal, un dîner avant d’aller travailler -entre 19h30 et 20h30- et 2 collations au cours de la nuit, une vers minuit et une autre vers 4h du matin». Pour être en forme et manger équilibré, prévoyez « une nourriture légère pour la nuit (fruits, légumes, salades, céréales complètes, lait et produits laitiers, tisanes, infusions), éviter les aliments gras, salés et sucrés ainsi que la caféine et l’alcool. Réservez-vous 30 minutes minimum pour les repas, même sur votre lieu de travail afin, d’éviter les troubles digestifs.» Que l’on travaille la nuit ou que l’on commence au petit-matin, le « maître mot est de prévoir ce que l’on va manger le midi et le soir en préparant les repas à l’avance, explique le médecin nutritionniste Odile Labrousse. Ainsi, on diminue les risques d'hypoglycémie, de perte de concentration, de mémorisation et de surpoids. »

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Titres restaurant: les règles du jeu

Les titres restaurant, connus sous les marques « Tickets restaurant » ou « Chèques déjeuner », sont un avantage social cofinancé par l’employeur et ses salariés. Leur attribution, leur montant et leur exonération de cotisations sociales sont strictement encadrés. Mode d’emploi. À qui sont-ils destinés ? Des titres restaurant peuvent être accordés aux salariés ainsi qu’aux stagiaires à raison d’un par jour travaillé et par repas pris sur l’horaire de travail. Y compris pour les salariés en télétravail, qui doivent bénéficier des mêmes droits que les salariés présents dans l’entreprise. Cet avantage a longtemps été réservé aux seuls salarié : le gérant ne pouvait donc en bénéficier que s’il avait le statut de gérant-salarié. Depuis septembre 2014, les gérants minoritaires ou égalitaires peuvent également obtenir des titres restaurant sans risquer de voir la contribution patronale considérée comme un avantage en nature. Avantage social, les titres restaurant doivent être attribués de façon égalitaire, sans différence de quantité ou de montant. Si vous souhaitez les réserver à une partie de vos salariés, les autres doivent être indemnisés d’une somme équivalente au montant de votre contribution. Une contribution plafonnée La part des titres restaurant financée par l’employeur est exonérée de cotisations sociales et des contributions attachées (chômage et retraite complémentaire) si elle respecte deux conditions : - elle doit être au moins égale à 50 % de la valeur nominale du titre, mais ne pas dépasser 60 % ; - elle ne peut excéder le montant de 5,36 € par titre (1), ce qui porte la valeur maximale du titre restaurant à 8,40 € si vous le financez à hauteur de 60 % et à 10,08 € si vous contribuez à hauteur de 50 %. Gare au cumul Comme tous les avantages sociaux, l’attribution de titres restaurant est strictement contrôlée par l’Urssaf, qui se montre notamment très attentive aux règles de cumul. Ainsi, un salarié amené à engager des frais professionnels peut cumuler un titre restaurant avec le remboursement d’un repas. Mais la somme qui lui est remboursée ne doit pas dépasser les 5,36 € de contribution patronale exonérée de cotisations sociales ; l’excédent doit être réintégré dans l’assiette de cotisations. Mieux vaut donc, ces jours-là, ne pas attribuer de titre restaurant et préférer la note de frais. (1) Montant au 1/01/2015, réévalué chaque année et disponible sur le site de la Commission nationale des titres restaurant : www.cntr.fr.

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Mutuelle : portabilité des garanties de santé et prévoyance

En perdant son emploi, un salarié doit généralement renoncer à tous les avantages auxquels son entreprise lui donnait droit. Sous réserves de certaines conditions, il peut malgré tout continuer à bénéficier de la mutuelle associée à son ancien contrat de travail. On parle alors de portabilité de la mutuelle. Qu’est-ce que la portabilité des frais de santé ? Mise en place depuis l’année 2008 dans le cadre de l’article 14 de l’ANI (Accord National Interprofessionnel), la portabilité mutuelle permet aux salariés et à leurs ayants droit de conserver leur complémentaire santé après la rupture de leur contrat. Ces mesures ont été mises en place afin de mieux protéger les personnes devant faire face à une période de chômage. Le financement de ce dispositif est donc assuré par l’ancien employeur mais également par l’ancien salarié et ce, dans les mêmes proportions que celles appliquées aux salariés de l’entreprise. Depuis le 1er juin 2014, la durée de la portabilité mutuelle a été allongée de 9 à 12 mois pour renforcer la loi relative à la sécurisation de l'emploi. Les garanties de la couverture santé et les garanties liées à la maternité ont été les premières à bénéficier de l’allongement de la portabilité. Il faudra toutefois attendre le 1er juin 2015 pour que cette mesure s’étende également à la portabilité des garanties prévoyance (décès, invalidité…). Les bénéficiaires de la portabilité Différents types de rupture de contrat peuvent permettre de faire une demande de portabilité. Un ancien salarié pourra notamment en bénéficier en cas de : rupture conventionnelle d’un CDI rupture d’un contrat d’apprentissage arrivée à terme d’un CDD licenciement individuel ou économique démission légitime (rapprochement de conjoint, nouveau poste en CDI, etc.) Un salarié licencié pour une faute lourde ne peut bénéficier de la portabilité de ses droits et ce, même s’il bénéficie d’une allocation chômage. Les conditions nécessaires à la portabilité de la mutuelle En 2008, la portabilité mutuelle et prévoyance ne s’adressait qu'aux employeurs des branches représentées par le Medef, l'UPA et la CGPME. Aujourd’hui, elle concerne tous les employeurs soumis à l’article L911-8 du Code de la Sécurité sociale et donc, tous les salariés. Pour bénéficier de la portabilité mutuelle gratuite, un salarié doit néanmoins remplir quelques conditions : avoir adhéré à la complémentaire santé de l’entreprise avoir travaillé au moins 2 mois dans l’entreprise (voir portabilitemutuelle.com ou infoprudhommes.fr) avoir droit à une prise en charge de l’assurance chômage suite à la rupture de son contrat de travail Dans ce cadre, les demandeurs d’emploi non indemnisés et les salariés ayant donné leur démission ne pourront pas bénéficier de la portabilité des droits stipulés dans leur contrat de travail. La durée de la portabilité La portabilité du droit à une mutuelle concerne une durée correspondant à la moitié du temps effectivement travaillé au sein de la société (exemple : 6 mois si le salarié a travaillé 1 an dans l’entreprise). La portabilité des frais de santé est limitée dans le temps. En effet, elle entre en vigueur à compter de la date de cessation du contrat de travail et se poursuit durant toute la durée de l’indemnisation chômage (dans la limite de 12 mois). Ces droits prendront fin en cas de reprise d’emploi. À savoir : s’il cesse de payer la part de cotisation qui lui revient, le salarié perd également ses droits. À l’issue de la portabilité, l’assureur concerné contactera les salariés afin de leur proposer le maintien de leur complémentaire santé, cette fois à titre individuel. Étant payant, ce nouveau contrat de mutuelle ne sera alors évidemment pas limité dans le temps.

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Travailleurs indépendants, dirigeants de TPE – PME : les clés de réussite pour une trésorerie maîtrisée

Au quotidien, les TPE et PME doivent faire face à de nombreuses difficultés de gestion, mettant parfois leur trésorerie en péril. Crise de croissance, mauvais encadrement de son besoin en fond de roulement (BFR), perte de rentabilité, baisse de l’activité. Cependant, plusieurs solutions s’offrent à vous pour pallier ces événements. Mais pour éviter une situation de crise, il est essentiel de connaître les différents outils et indicateurs permettant de maîtriser efficacement votre trésorerie. Optimiser sa trésorerie de façon pérenne : quelques outils efficaces De nombreux outils, efficaces et simples à mettre en place, permettent de faciliter au quotidien, la gestion de votre trésorerie et de fluidifier la relation commerciale avec vos clients : - Vérifiez la solvabilité de vos nouveaux clients en vous rapprochant d’un site de scoring avant toute contraction de bon de commande. - Modulez les délais de paiement en fonction de la santé financière de vos clients et des données collectées. - Gagnez du temps et de l’argent grâce à la dématérialisation de votre facturation - Assurez-vous de mettre en œuvre un process de recouvrement vous permettant d’améliorer votre besoin en fond de roulement (BFR). Objectif : récupérer les montants qui vous sont dus à travers notamment des relances téléphoniques (plus rapides et moins coûteuses). Le cas échéant, n’hésitez pas à émettre des indemnités de retard. Côté fournisseurs, la négociation est de mise. Qu’il s’agisse des délais de paiement, de livraison, ou du process de règlement (de préférence à échéance et sans acompte), chaque point peut en effet être discuté, le poids de votre commande constituant un atout de taille. Plusieurs arguments vous permettront également de soutenir cette négociation comme par exemple la régularité de vos commandes/paiements ou encore les conditions exercées par la concurrence. Une mauvaise gestion de son BFR, l’une des principales causes dans la dégradation de votre trésorerie Si les retards de paiements peuvent nuire à votre BFR, une mauvaise gestion des stocks peut également l’impacter de façon négative. La mise en place d’indicateurs pertinents et cohérents vous permettra ainsi un fonctionnement efficace. Tableaux de suivi, tableaux d’approvisionnement, réorganisation de votre entrepôt ou espace de stockage, rotation des stocks… Des solutions simples, à moindre coût, pouvant s’adapter à tout type d’activité, vous permettront ainsi de surveiller les variations de stocks, d’éviter les ruptures ou encore attirer votre attention sur les stocks dormants. Comment réagir en situation de cash-flow négatif ? Le cash-flow, c’est l’ensemble des flux de liquidités générés par vos activités. Il constitue un excellent moyen pour se renseigner sur la solvabilité et la pérennité d’une société. Malheureusement, les obstacles sont nombreux : mauvaise gestion de son BFR, délais de paiement trop longs, resserrement de crédit… Pour limiter dans le temps cette situation délicate, plusieurs solutions s’offrent à vous. En voici quelques-unes : - Les sites de crowdfounding représentent une solution alternative au crédit, devenu difficile à contracter auprès des banques. Des investisseurs individuels vont ainsi investir dans votre activité sous forme de dons, de prêts ou encore de prise de participation. - Autre option, l’escompte bancaire qui consiste à percevoir de la part de sa banque, une avance de trésorerie immédiate en échange d’un effet de commerce. Attention toutefois, la banque prélève une commission. - Enfin l’affacturage. Solution payante (0,20 à 1% du chiffre d’affaires de votre entreprise), elle consiste à déléguer le recouvrement de créances à un établissement de crédit spécialisé.

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Partager mon bureau dans un espace de coworking, est-ce pour moi ?

Tendance de fond d’abord apparue aux Etats Unis durant la dernière décennie, le partage de bureaux entre indépendants ou salariés issus d’entreprises différentes prend de l’ampleur en France qui compte déjà plus de 400 espaces de coworking. Le principe ? Au-delà du loyer, on mutualise les coûts mobiliers et logistiques et surtout, on socialise ! Cette solution, qui séduit de plus en plus les freelances et startups dans les grandes villes, intéresse également les TPE et PME, même en région. Tour d’horizon des avantages et inconvénients du coworking. Des avantages… On gagne en souplesse et en liberté.Avec des baux de durée variable, la location d’un espace de coworking est bien moins engageante sur le long terme qu’un bail locatif classique. De plus, l’espace réservé peut-être modulable, ce qui peut être utile pour accueillir un intervenant externe à son entreprise, le temps d’un projet, par exemple. En outre, pas de souci logistique ou administratif, votre espace de travail est aménagé selon vos besoins en termes d’informatique et de téléphonie : le gestionnaire du lieu s’occupe de tout pour vous ! On économise. Si les loyers d’espaces de coworking sont plus onéreux que les bureaux « nus », c’est parce qu’ils intègrent en réalité les services et charges. Mobilier, matériel informatique et téléphonique, taxe foncière, charge locative, caution, factures d’eau et d’électricité… L’offre « tout compris » des espaces de coworking est en fait bien souvent plus intéressante d’un point de vue financier ! On socialise. Pour les travailleurs indépendants, freelances, auto-entrepreneurs ou créateurs d’entreprise ou de start-up, le coworking permet d’offrir un cadre social et de sortir de son isolement. Sans être forcément collègues, les coworkers peuvent sympathiser et être source d’opportunité de collaborations. Mais aussi des inconvénients ! Attention à la confidentialité. En open space partagé, difficile de garder ses secrets et ceux de ses clients. Le coworking peut donc être peu recommandé aux professions nécessitant de recevoir du public dans la confidentialité (avocat, psychanalyste…) ou aux start up particulièrement innovantes qui ont besoin de protéger leur propriété intellectuelle. Difficile de se concentrer. On prend un café, on papote, on se fait un petit babyfoot après le déjeuner… C’est très sympathique mais peut-être pas très productif ! Tout dépend de votre tempérament et capacité à vous discipliner. De plus, le bruit, en open space, peut être un obstacle à votre concentration. Parfois, le télétravail, seul chez soi, est peut-être une meilleure solution. Un relatif anonymat pour votre entreprise. Dans un espace partagé, pas d’adresse, d’immeuble et de décoration personnalisée qui incarne votre entreprise ou votre marque. Pour une entreprise qui se développe, avoir son propre lieu peut jouer dans l’identification collective des salariés et la location classique semble alors davantage adaptée. Comment se lancer ? Outre le bouche-à-oreille, idéal pour trouver les meilleurs compagnons de travail, de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans la sélection d’espaces de coworking. Le premier réseau mondial en la matière, copass.org, permet de réserver un espace de travail à la journée ou en illimité partout dans le monde. En Ile-de- France, BAP (Bureaux à Partager) propose des bureaux permanents et des salles de réunion à usage ponctuel. Bilan ? L’espace de coworking peut être la solution de démarrage idéale pour la TPE naissante par ses qualités de souplesse et d’optimisation des coûts. Pour une PME plus installée, avec des effectifs stables et/ou croissants, un espace de travail personnalisé et dédié semble incontournable.

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Délais de règlement des fournisseurs : mieux vaut négocier que subir !

La loi encadre strictement les délais et conditions de paiement des fournisseurs. Néanmoins ces questions stratégiques se négocient au moment de la vente. Zoom sur un point tout aussi crucial que complexe des relations inter-entreprises. Pour négocier des tarifs compétitifs, il est indispensable pour une entreprise d'avoir de bons rapports avec ses fournisseurs et cela passe avant toute chose par le respect des délais de paiement explique Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises. Selon lui (1), cette question est le problème majeur des sociétés et la première raison pour laquelle ses services sont sollicités. Le constat est similaire pour l'Observatoire des délais de paiement (2), dont le rapport publié en mars 2016 souligne qu'un tiers des créanciers rencontrent des difficultés de cet ordre avec leurs clients. Une étude publiée le 15 septembre 2015 par le cabinet Altares (3) estime, de son côté, que plus des deux tiers des entreprises sont des mauvais payeurs, avec un écart moyen entre la date convenue et le règlement effectif de 13,6 jours au 2e trimestre 2015, contre 11,8 en 2014. Avec la crise économique, ces retards n'ont jamais été aussi importants depuis 10 ans. Pourtant la loi Hamon du 17 mars 2014 (4) a durcit les sanctions, avec l'instauration d'un système d'amende administrative pouvant aller jusqu'à 375 000 euros. Des délais de paiement à négocier La loi précise que le paiement d'un fournisseur ne peut jamais excéder 60 jours, à partir de la date d'émission de la facture. L'article L. 441-6 du Code du commerce fixe à 30 jours ce délai légal, mais il est reconductible une fois. En outre la date et les conditions de règlement du produit ou de la prestation doivent figurer sur la facture et dans les conditions générales de vente, sans quoi le client dispose de 60 jours à partir de la date de réception de la marchandise ou d'exécution du service. C'est donc le contrat qui définit la date et les conditions du paiement. Dans ce cadre, tout est négociable, à condition de respecter la loi et ses nombreuses exceptions. Car ces dernières sont nombreuses et il ne faut pas hésiter à contacter la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ou la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) dont dépend l'entreprise, pour connaître précisément les conditions qui s'appliquent. À titre d'exemple, si la société réalise plusieurs transactions au cours du même mois avec son fournisseur, le règlement ne peut excéder un délai de 45 jours à la date d'émission de la facture. Il sera d'un mois maximum dans certains secteurs comme le transport de personnes, le fret ou celui de la location de véhicule. Pour les denrées alimentaires périssables, l’alcool, le bétail vivant, il existe aussi des conditions spécifiques, de même dans certains secteurs d’activité saisonnier – production de vin, location de ski... – un accord interprofessionnel peut augmenter ou raccourcir les délais légaux. Des retards sanctionnés par des frais de recouvrement, des pénalités et des amendes En cas de retard ‑ et si le contrat le prévoit ‑, le débiteur s'expose immédiatement à des frais de recouvrement forfaitaires de 40 euros par facture, mais aussi à des pénalités de retard sans procédure de relance au préalable. Le mode de calcul de ces dernières doit être précisé dans les conditions générales de vente. C'est en général le taux directeur semestriel de la Banque centrale européenne en vigueur, avec une majoration de 10 points qui s'applique, soit par exemple un taux de 10,5 % pour les pénalités dues en 2016. Là encore, il existe des conditions spécifiques ou dérogatoires notamment pour les entreprises en redressement ou liquidation judiciaire. La loi Hamon a instauré un mécanisme de sanction administrative en cas de non-respect des délais de paiement, dont le montant peut aller jusqu'à 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale. Ces montants peuvent être doublés en cas de récidive dans une période de deux ans suivant la première sanction. Ce sont généralement les Direccte qui définissent le montant de ces sanctions. Néanmoins « il vaut mieux prévenir que guérir », et donc négocier, avant de signer le contrat, des délais de paiement favorables, mais aussi prendre les devants en cas de difficultés de trésorerie en tentant d’obtenir un délai du créancier. S’il n’est pas possible de parvenir à un accord direct, il faut alors proposer l'intervention du médiateur des entreprises (http://www.economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprises).   (1) Numéro 74 de décembre 2012 et janvier 2013 du magazine « Chef d'entreprises ».(2) https://www.banque-france.fr/publications/publications(3) http://www.altares.com/fr/actualites/nos-publications/comportements-de-paiement-183/article/comportements-de-paiement-des-entreprises-en-france-et-en-europe-2eme-trimestre-2015(4) Loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, JO du 18 mars 2014, dite « loi Hamon ».

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Le Chèque Emploi Service Universel (CESU) préfinancé pour les travailleurs indépendants

ZÉRO FISCALITÉ, ZÉRO CHARGES SOCIALES, 25 % DE CRÉDIT D’IMPÔT…   Le saviez-vous ? Depuis 2007, avec le CESU préfinancé, vos revenus professionnels peuvent financer vos dépenses privées d’aide à la vie quotidienne et familiale. Avec le CESU préfinancé, la somme dépensée en services à la personne n’est pas considérée comme une rémunération, n’est pas soumise à cotisations et contributions sociales jusqu’à 1.830 € par an, n’est pas imposable, est déductible du bénéfice imposable de l’entreprise et ouvre droit à un crédit d’impôt de 25% !   Toujours plus de services, pour mieux concilier vie privée-vie professionnelle : Pour la famille : Garde d’enfants, accompagnement des enfants, soutien scolaire, cours à domicile, assistance informatique et administrative. Pour la vie quotidienne : Ménage/repassage, jardinage / bricolage, commission, préparation et livraison de repas, collecte et livraison de linge repassé, livraison de courses, maintenance de résidence, télé et visio assistance. Pour les personnes âgées, dépendantes ou handicapées : Garde-malade, aide à la mobilité et transports, conduite du véhicule personnel, transport / accompagnement, assistance, interprète en langue des signes, soins et promenades d’animaux de compagnie, soins esthétiques. Pour les familles fragilisées : Aide et accompagnement.     Fiscalité attractive et pouvoir d’achat supplémentaire : Exemple : Michel - Architecte. Services à la personne : Ménage et repassage à domicile - 4 heures par semaine - Budget annuel : 1 900 € Sans CESU préfinancé Avec CESU préfinancé Achat de CESU préfinancé 0 € 1830 € Bénéfice net imposable 49000 € 47120 € Impôt total 9391 € 8842 € Crédit d’impôt 0 € 458 € Impôt à payer 9391 € 8384 €   549 € de réduction d’impôt – 458 € de crédit d’impôt GAIN TOTAL : 1007 €   Pour plus d’informations, appelez le 0 809 369 369, en précisant le code « LMG »

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Comment choisir un expert-comptable ?

Audit et certification des comptes, conseil en gestion de paye, droit social ou international… Le champ de compétence de la profession d’expert-comptable est particulièrement large, et, pour 90 % des dirigeants de sociétés, ce professionnel est un tiers de confiance. En somme, l’expert-comptable est un peu le « couteau suisse » indispensable à tout chef d’entreprise. Néanmoins dans un secteur qui compte plus de 21 000 associations ou cabinets, plusieurs critères sont à prendre un compte pour bien choisir ce prestataire. Les 10 règles à respecter pour bien choisir son expert-comptable Première règle incontournable : choisir un expert-comptable diplômé pour garantir la légalité de ses actes. Il s'agit d'une profession réglementée, soumise à un serment et à un code de déontologie. Le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables met à disposition un annuaire des diplômés, avec un moteur de recherche nominatif ou par localisation : http://www.experts-comptables.fr/annuaire En plus du diplôme, la profession reste très encadrée : 40 heures de formation obligatoires par an, contrôle qualité régulier, obligation de souscrire une responsabilité civile pour couvrir les conséquences d'erreurs... Les conseils régionaux de l'Ordre des experts-comptables sont chargés notamment de s’assurer que ces obligations sont respectées. En s’adressant à ces derniers, dont les coordonnées et les horaires de permanence sont indiqués sur leurs sites Internet respectifs, le client a l’assurance que ces obligations légales seront respectées. La proximité géographique est un critère déterminant pour choisir un expert-comptable, au même titre que la disponibilité. Il faut pouvoir se voir rapidement et régulièrement, en cas de clôture problématique d’un bilan financier ou de contrôle fiscal par exemple. Il faut sélectionner un professionnel qui propose rapidement un premier rendez-vous, dans un délai d’une semaine par exemple. Car si le cabinet ne peut recevoir un nouveau client avant un mois, il y a de fortes chances qu’il ne soit pas très réactif en cas d’urgence… Un bon expert-comptable est comme un bon médecin : on s’échange les bonnes adresses ! Les deux tiers des entreprises ont le même cabinet depuis 10 ans (1). Il ne faut pas hésiter à utiliser le bouche à oreille, et, à solliciter d’autres chefs d’entreprise pour trouver la perle rare. L'expert-comptable accompagne le chef d'entreprise dans tous ses choix stratégiques et leur mise en œuvre. Il est indispensable d’identifier ses besoins avant de choisir son partenaire. Certains cabinets ont fait le choix d’une spécialisation sectorielle (dans la communication, l'investissement immobilier, le droit des franchises…). D’autres se consacrent à une activité, comme la transmission d’entreprises. Choisir un professionnel qui connaît bien le secteur d'activité ou la problématique pour laquelle il est sollicité peut être très précieux. D'une manière générale, les petits cabinets sont spécialisés dans l'accompagnement des petites et moyennes entreprises. Pour ces dernières, il peut être préférable de s'adresser à une petite structure de proximité car leur configuration similaire permet de mieux appréhender les attentes et contraintes en fonction du contexte. Un expert-comptable doit également être sélectionné pour ses qualités relationnelles. Il s’agit en effet d’établir une relation de confiance sur le long terme, et, cela ne repose pas que sur des critères objectifs. Le premier rendez-vous n’est généralement pas facturé, c’est l’occasion de vérifier s’il existe des « affinités ». Avant de s’engager, ce premier rendez-vous doit permettre de vérifier que le professionnel comprend bien les problématiques de l'entreprise, mais aussi que ses réponses sont claires et précises. Les lois fiscales sont opaques et évoluent en permanence. Par ailleurs, les conseils dans les champs financier, fiscal ou social que donnera l’expert-comptable sont déterminants pour l’entreprise. Il est primordial d'aborder la question des honoraires dès le premier entretien. Définir une moyenne est hasardeux, car la palette d'interventions de l’expert-comptable est très large, et les tarifs ne sont pas réglementés. À titre d’exemple, 46 % des entreprises ont un budget inférieur à 3 000 euros par an (1), toutes prestations confondues. Avant de clore la rencontre,  il faut savoir si le professionnel facture ses prestations au taux horaire et s’il est possible d'établir un forfait annuel. Enfin, le tarif ne peut être le seul critère de choix, mais il est important avant de contractualiser d'obtenir une lettre de mission. Elle doit préciser le montant des honoraires, les prestations incluses, mais aussi le taux horaire pour celles qui ne le sont pas.   Une fois tous ces renseignements réunis, une longue et fructueuse collaboration peut débuter en toute quiétude/sérénité.   Le saviez-vous ? Faire appel à un expert-comptable est une obligation légale pour une infime minorité d'entreprises, comme par exemple les sociétés anonymes qui ont l’obligation de faire certifier leur comptabilité annuelle par un commissaire aux comptes. Pourtant quatre entreprises sur cinq font appel à ces professionnels et ces derniers s’imposent comme des conseillers tout aussi polyvalents que performants. Selon l'étude publiée en septembre 2014 par l'Observatoire de la profession comptable (1), le recours à un cabinet avoisine 100 % pour les petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 20 salariés, contre 35 % pour les notaires et 41 % pour les avocats. (1) « Marché de la profession comptable », collection des études institutionnelles de l’Observatoire de la profession comptable, septembre 2014.

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Des contrats santé responsables « nouvelle formule »

Depuis le 1er janvier 2006, la loi a introduit un dispositif d’avantages fiscaux et sociaux pour tout contrat de complémentaire santé respectant un certain nombre de règles. Celles-ci prévoyaient un ensemble d’interdictions et d’obligations de prise en charge favorisant le respect du parcours de soins (adhésion à un médecin traitant). A ce jour, 98 % des contrats souscrits sont réputés solidaires et responsables. Dans un objectif affiché d’amélioration de l’accès aux soins et de renforcement de la régulation, les pouvoirs publics ont fait le choix de faire évoluer les règles existantes dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, traduite dans un décret d’application, le 18 novembre 2014. Ainsi, des postes de dépenses, jusqu’ici non concernés, font l’objet d’une obligation de prise en charge minimale alors que d’autres remboursements, comme par exemple l’optique, doivent respecter des plafonds ou des planchers de prise en charge. Ces règles s’appliquent aux contrats individuels à partir du 1er janvier 2016. Quel contenu pour les nouveaux contrats responsables Globalement, il faut retenir pour le nouveau dispositif : la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour l’ensemble des actes remboursables par l’assurance maladie obligatoire (à l’exception des cures thermales, de l’homéopathie et des médicaments à 15 et 30 %) ; la prise en charge intégrale du forfait journalier en établissements hospitaliers sans limitation de durée. Si la garantie le prévoit : la prise en charge des dépassements d’honoraires, avec une règle de remboursement plafonné et moindre pour un médecin n’ayant pas adhéré au contrat d’accès aux soins ; la prise en charge des dépassements de tarifs pour les équipements optiques encadrés par 6 minima et 6 maxima selon les typologies de verres, et une limitation à un équipement composé de deux verres et d’une monture par période de deux ans (sauf en cas d’ évolution de la vue et pour les mineurs). En revanche, il est à noter que le nouveau contrat responsable ne prévoit rien en matière de prévention ou d’accompagnement des maladies chroniques, et qu’il oublie surtout le dentaire, un poste de dépenses générant pourtant de très nombreux renoncements aux soins. Pratique : le contrat d'accès aux soins Le contrat d’accès aux soins s’adresse aux médecins de secteur 2, c’est-à-dire ceux qui pratiquent des honoraires libres, et aux médecins titulaires des titres requis pour l’exercice en secteur 2 et installés en secteur 1 avant le 1er janvier 2013. Il a pour objectif de favoriser l’accès aux soins des patients en leur permettant d’être mieux remboursés. Il compte environ 11 000 médecins à ce jour, dont 70 % en secteur 2 à honoraires libres. En échange de l’engagement à ne pas augmenter leurs tarifs et à maintenir leur part d’activité sans dépassement d’honoraires, ces professionnels de santé signataires du contrat disposent d’avantages sociaux, tandis que leurs patients bénéficieront d’un meilleur remboursement des actes et consultations. L’information de l’adhésion d’un médecin au contrat d’accès aux soins est consultable sur annuairesante.ameli.fr/

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