Aller au contenu principal

En ce moment sur le Blog

- Page 11

Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Déconfinement : comment préparer le retour de ses salariés ?

La reprise dès le trajet domicile-travail Si les métros, bus et tramways reprendront progressivement dans les agglomérations, mais avec une capacité réduite (seul un siège sur deux accessible), certaines entreprises, comme Engie, prévoient déjà des horaires décalés pour éviter à leurs salariés les moments d’affluence. En même temps, les déplacements en vélos et trottinettes seront encouragés. Plusieurs collectivités, comme Montpellier, Grenoble, Paris, Rennes, Lyon, Nantes... ont annoncé la mise en place de pistes cyclables temporaires. Tout est à repenser au sein des locaux Une fois sur site, rien de simple. Le retour en entreprise s’avère être un véritable casse-être car tout est à repenser. Ainsi, même si le gouvernement demande à ce que le télétravail se poursuive partout où cela est possible, la rotation des équipes est l’une des solutions envisagées pour l’après-confinement pour bon nombre de sociétés avec une alternance de télétravail et de jours de présence. D’autres, comme les sites de production d’Onnaing (Nord) de Toyota, se sont équipés de thermomètres frontaux. Les salariés sont invités à prendre leur température une à deux fois par jour. Le groupe Veolia va encore plus loin et propose à son personnel un dépistage du coronavirus avec des tests PCR (détectant l’infection) et des tests sérologiques (détectant une forme d’immunité). Du côté de PSA à Hordain (Nord), le groupe a revu et préparé son site de production avec une signalétique au sol et un plan de déplacements dans les locaux. De la même manière, dans la majorité des entreprises, la distanciation est de mise avec la réorganisation des open-spaces (des bureaux et des chaises retirés). Les commerces ne sont pas en reste. Ceux fermés depuis la mi-mars s’inspirent déjà de ce qui a été mis en place dans les supermarchés, notamment avec des protections en plexiglas autour des caisses, la présence de gel hydroalcoolique au comptoir, le port du masque, et le nombre limité de clients dans les établissements. Et pour la pause déjeuner Mesures de distanciation oblige, les restaurants d’entreprises resteront pour certains portes closes pendant encore quelques semaines, pour d’autres seront totalement réaménagés avec des tables espacées, la limitation des chaises et la mise en place d’horaires et de temps définis à l’avance pour créer un roulement. Dans un même ordre d’idée, si des entreprises, comme Wonderbox, souhaitent conserver des espaces de convivialité, ces derniers seront réglementés : la machine à café pourrait être partagée à tour de rôle avec des procédures de nettoyage systématique. Côté management, le moment est à la communication et à l’écoute Selon un baromètre réalisé entre le 15 et le 22 avril par Opinion Way pour le cabinet Empreinte Humaine, la santé psychologique des salariés français se dégrade : 62% d'entre eux ressentent de la fatigue liée au confinement, 47% sont en situation de détresse psychologique et redoutent pour la plupart la reprise du 11 mai. « Face à des personnes épuisées et angoissées, ce sera le moment pour les managers de communiquer pour rassurer et expliquer les mesures de protection mises en place au sein des locaux. Il sera également important d’écouter les besoins de chacun (garde des enfants…), et de trouver des façons d’aménager la charge de travail et l’emploi du temps. », explique David Buffault, thérapeute en région parisienne. La situation demeurant instable aujourd’hui, n’oublions pas que l’ensemble de ces mesures élaborées par les entreprises pourrait encore évoluer en peu de temps et amener à chercher encore de nouvelles façons de procéder.

3 min

Lire l’article
Mon entreprise

Quelles sont les maladies professionnelles les plus répandues chez les commerçants ?

Les pathologies liées aux facteurs psychosociaux De manière générale, le travailleur indépendant aura tendance à se dédier pleinement à son activité et travailler sans compter ses heures afin d’assurer sa rentabilité. Avec cet état de stress et de surmenage, les commerçants peuvent être exposés à des formes de dépression liées à l’extrême fatigue ou à des maladies physiques telles que les ulcères, le diabète ou l’hypertension. Ce genre de troubles touche en effet beaucoup plus les personnes exerçant des professions non-manuelles (professions libérales, commerçants). Les troubles musculo-squelettiques chez les commerçants Les TMS constituent la pathologie professionnelle la plus fréquente en France (source santé publique France https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-liees-au-travail/troubles-musculo-squelettiques/la-maladie)Ils recouvrent les maux de dos, les douleurs dans les membres, les tendinites ou le syndrome du canal carpien.Les vendeurs et les caissiers sont particulièrement exposés aux TMS. Les personnes qui portent des charges et les déplacent sont sujets aux problèmes de dos (si les charges sont lourdes, il est conseillé de porter une ceinture pour un meilleur maintien des lombaires).Pour les e-commerçants (qui gèrent une boutique sur Internet), les TMS seront surtout liés à une mauvaise posture devant l’ordinateur (posture statique prolongée) ou des gestes répétitifs sur le clavier ou la souris. Pensez bien à utiliser du mobilier réglable et adaptable et à vous tenir droit. Les commerciaux qui rendent visite à leur client sont sujets aux TMS liés à la position assise dans la voiture qui peut être inconfortable, mais aussi aux risques d’accidents de la route.L’activité physique n’est pas la seule cause des TMS, l’éclairage et l’environnement sonore vont également jouer un rôle important. Un éclairage mal adapté peut entraîner une fatigue oculaire et forcer à prendre des postures inconfortables qui vont solliciter les muscles de façon excessive. Quant au bruit, il peut causer des maux de tête. Les risques de chutes Les chutes de plain-pied sont un risque courant dans tous les métiers. Le simple fait d’avoir du mobilier ou des éléments mal agencés (des fils qui traînent au milieu du passage par exemple) peuvent provoquer des chutes. Un mauvais éclairage peut aussi en être à l’origine. Pensez donc à bien laisser les lieux de passage vides afin de limiter les chutes au maximum. Les affections liées aux produits et aux machines manipulés Dépendant du type de produits vendus et manipulés régulièrement, il peut y avoir des risques de maladies processionnelles résultant de la toxicité des produits. Que ce soit par inhalation, manipulation de produits ou utilisation de machines qui vont dégager des produits ou résidus toxiques, les conséquences sur la santé des travailleurs indépendants peuvent être graves.L’asthme fait partie des maladies fréquentes chez les commerçants (particulièrement chez les coiffeurs ou les boulangers-pâtissiers). L’emploi de produits toxiques peut également se traduire par l’apparition de maladies dermatologiques ou allergiques.Clarisse Maniguet, rédactrice

3 min

Lire l’article
Mon entreprise

Santé des travailleurs indépendants : quels sont les chiffres clés ?

Mais que représentent-ils en termes de dépenses santé, de prestations versées, de nombre d’assurés invalides, de jours indemnisés ?Voici quelques chiffres clés sur la santé des Travailleurs indépendants, aussi appelés « TNS ». Les cotisants et leurs cotisations En décembre 2018, La Sécurité Sociale des travailleurs indépendants enregistrait près de 3 millions d’actifs dont une majorité de micro-entrepreneurs (47 %).Parmi les cotisants « indépendants », on compte : 41 % de commerçants, 34 % d’artisans et 25 % de professions libérales. Depuis la mise en place de la mesure phare du doublement du seuil de chiffre d’affaires en faveur des auto-entrepreneurs (janvier 2018), nous observons une augmentation conséquente du nombre de cotisants « indépendants ». Mais quel est leur profil type ?                                                         Source : Les chiffres clés de la Sécurité sociale 2018https://www.securite-sociale.fr/home/actualites/list-actualites/les-chiffres-cles-de-la-securite.html Quelles sont les prestations concernées ? Les dépenses d’indemnités journalières maladie s’élèvent à 240 millions d’euros (en hausse de 5,2 % par rapport à l’année précédente). On compte près de 106 000 bénéficiaires (en hausse de 6,8 % sur 1 an) pour 7,9 millions de journées indemnisées. Ainsi, l’indemnité journalière moyenne versée à 2018 s’élève à près de 30 euros par jour. Le taux de recours aux indemnités journalières est en moyenne de 6,4 % et augmente avec l’âge (il atteint 10,1 % à 60 ans, puis diminue avec les départs à la retraite).Pour les femmes, après 3 années de baisse, les dépenses au titre de la maternité progressent en 2018. Elles s’élèvent à 112,9 millions d’euros réparties en : 65,4 millions au titre des indemnités journalières et 47,5 millions pour le repos maternel. Ce sont 16 190 femmes qui ont bénéficié d’allocations de repos maternel. Les prestations des risques invalidité-décès représentent 370 millions d’euros de dépenses, en progression de 3,6 % par rapport à 2017. 35 093 assurés bénéficient d’une prestation d’invalidité, un effectif en progression de 2,4 % en 1 an. 19,2 % des invalides sont âgés de 60 ans et plus. Le montant moyen versé aux assurés est de 718 euros par mois (en progression de 2 %) toutes prestations confondues. La pension moyenne en cas d’invalidité totale et définitive a progressé de 2 % et s’élève à 953 euros par mois pour les artisans et 886 euros pour les commerçants. En 2018, 0,3 % des cotisants sont devenus invalides parmi les artisans et commerçants. Clarisse Maniguet, rédactrice

2 min

Lire l’article
Mon entreprise

Qui sont les TNS/travailleurs indépendants ?

2 min de lecture Les travailleurs non-salariés sont de plus en plus nombreux. Mais qui sont-ils ? Les chiffres clés du secteur nous donnent une indication sur le portrait type du travailleur indépendant, les secteurs dans lesquels il évolue, les différentes professions concernées ou encore ses revenus. Pour rappel, « Travailleur indépendant » et « travailleur non salarié » (TNS) sont des appellations différentes pour désigner une même réalité : une personne travaillant pour son propre compte, sans aucun lien de subordination avec un supérieur hiérarchique.Il s’agit d’un professionnel exerçant son activité dans un cadre autre que le salariat. Croissance du nombre de travailleurs indépendants : une tendance forte En Europe, des analyses économiques estiment que le nombre de travailleurs indépendants va surpasser celui des salariés d’ici 15 ans. En France, c’est un emploi sur 10 qui est occupé par un travailleur indépendant ! Un nombre en augmentation dû à plusieurs éléments : L’arrivée du statut d’auto-entrepreneur (devenu micro-entrepreneur) qui a simplifié les démarches et limité les charges L’explosion du « freelancing » (quand il n’est pas couplé à une activité salariale traditionnelle) qui séduit en effet de plus en plus de personnes et notamment par exemple les développeurs, designers, graphistes, rédacteurs, traducteurs   Retour en chiffres sur cette communauté en pleine expansion :                                     Source INSEE parution datée de 2019 https://www.insee.fr/fr/statistiques/4199203 Micro-entrepreneurs On compte de plus en plus de micro-entrepreneurs. Ils étaient 223 350 en 2016 (dont 51 % étaient actifs et 28 % sans emploi avant la création). Ce sont majoritairement des femmes (59 %) qui travaillent à leur domicile (65 % contre 30 % dans les locaux de clients). Si 82 % d’entre eux sont satisfaits de leur activité d’indépendants et 74 % sont optimistes pour leur avenir, leur revenu moyen mensuel est de 500 € brut. Artisans Un entrepreneur sur 3 est un artisan. Ils étaient 1,1 million en 2016 et sont majoritairement des hommes (78 %) qui travaillent seuls (à 67 % contre 32 % qui possèdent entre 1 et 10 salariés). On note également une forte présence du conjoint collaborateur et un revenu moyen de 2510 € brut par mois. Professions libérales Les professions libérales sont également représentées avec 756 000 indépendants en 2016. Nous les retrouvons majoritairement dans le domaine de la santé (50 %) et la technique (42,2 %) et seulement 7,2 % dans le droit. Ce sont des hommes à 54 % et s’installent en moyenne aux alentours de 38 ans. Le revenu mensuel moyen est de 4250 € brut. On note une hausse de la création d’activités indépendantes dans le domaine du service aux entreprises et de l’expertise. Comment se répartissent les TNS ?                 Source : INSEE / RSI 2016 Quelle région compte le plus de TNS en France ? Sans surprise, c’est en Île-de-France que l’on trouve le plus grand nombre de travailleurs indépendants (536 000 en 2015), soit un emploi sur 10. Ce mode d’activité a d’ailleurs progressé plus vite que dans le reste de la France entre 2007 et 2015. C’est notamment dans le secteur du service aux entreprises, déjà très présent, que l’on remarque la plus forte progression. À noter également qu’un non salarié sur 5 exerce en parallèle un emploi salarié (notamment pour les jeunes micro-entrepreneurs). Clarisse Maniguet, rédactrice  

2 min

Lire l’article
Mon entreprise

Télétravail : comment préserver sa vie personnelle ?

Dans ce contexte, comment faire pour préserver sa vie personnelle et décompresser ?“ D'un côté, j’ai l’impression de ne pas pouvoir me concentrer pleinement sur mon travail pendant la journée et, d’un autre côté, je passe mon temps à dire “attends j’arrive” à mes enfants, explique Guillaume, instituteur dans une école de la Haute-Vienne. Mon travail est totalement bousculé et atomisé en fonction du rythme de mes enfants.” Depuis plus d’un mois, comme beaucoup de Français avec l’entrée en vigueur du confinement, Guillaume est en télétravail. Il doit s’occuper de sa classe de CM1-CM2 à distance mais aussi gérer sa vie familiale, avec sa compagne et ses deux jeunes garçons. Un rythme intense où la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle a tendance à s’estomper. “Au début, il m’est arrivé de répondre à des mails de parents à 19h, puis 21h, une fois jusqu’à 22h30, s’insurge-t-il, plutôt contre lui-même. C’est un engrenage terrible, on a envie de répondre tout de suite mais ce n’est positif pour personne.” Depuis, il s’interdit d’envoyer des mails le soir. Il les rédige mais ne les transfert que le lendemain matin. “Quand c’est l’heure, on arrête” La difficulté du télétravail, d’autant plus avec le confinement qui restreint les sorties, est d’être en permanence chez soi. Tout est fait dans le même lieu avec, généralement, tous les membres du foyer réunis. “Il faut essayer d’agir comme si c’était une journée normale : prendre sa douche, se préparer le matin, fixer ses heures de travail et les respecter, développe Catherine Adler Tal, psychologue. Pendant le travail ne pas se laisser distraire ou, à l’inverse, ne pas le laisser déborder sur le temps de repos : quand c’est l’heure, on arrête!” Mais s’astreindre à cette discipline n’est pas évident avec de jeunes enfants… Pour avoir de vraies plages de travail, Guillaume travaille tard certains soirs... Mais comme les soirées ne suffisent pas, avec sa compagne qui est aussi en télétravail, ils ont décidé de se relayer. “Sur les temps calmes des enfants, quand ils ne font pas leurs devoirs, un de nous deux s’en occupe pendant que l’autre travaille, précise-t-il. Mais le point négatif c’est que nous passons moins de temps ensemble.” Néanmoins, Guillaume espère que les prochaines semaines seront plus calmes. “Tout s’est fait rapidement, adapter mes cours oraux pour qu’ils deviennent des cours “à distance” m’a pris énormément de temps jusqu’à la semaine dernière, conclut-il. Maintenant, j’ai mis en place des projets avec les élèves qui me permettent de préparer les choses en amont, de semaine en semaine, et d’être moins débordé.” Un SAS de décompression et de vraies soirées Pour mieux vivre cette période, quelques astuces peuvent aider les gens en télétravail. “Pour ne pas passer du contexte de travail au contexte familial trop brutalement, il peut être bénéfique d’avoir un sas de décompression, insiste Catherine Adler Tal. Ce rituel qui marque le passage de l’un à l’autre peut par exemple être une douche ou une séance de gym, un moment pour soi.” Et pour bien déconnecter ensuite, on peut mettre son téléphone professionnel à distance ou en mode avion. “En ce moment, les gens savent que vous êtes à la maison, joignable à tout moment, et c’est le danger car il n’y a pas de raison que vous ne répondiez pas, admet Catherine Adler Tal. C’est pour cela qu’il est indispensable de mettre des limites, sinon on peut rapidement être envahi.” Enfin, pour bien déconnecter de sa journée de travail, il faut s’accorder de vrais moments de détente le soir : prévoir des activités qui nous plaisent, si possible en amont pour plus de diversité ! Léa Casian

3 min

Lire l’article
Mon entreprise

Manger sainement à domicile : les astuces pour y parvenir

Être organisé pour manger équilibré, voici le secret ! Mais, « ce n’est pas si simple car si vous êtes jeunes retraités ou télétravaillez depuis chez vous, des habitudes reliées au lieu de travail sont bien ancrées. Le déjeuner reste un moment convivial. En entreprise, on prend ce temps pour faire une pause, se mettre à table devant un repas en général plutôt sain et retrouver des collègues. En restant chez soi, on est souvent seul(e), parfois en couple, et l’envie de se préparer à déjeuner ou dîner se fait moins sentir. La solitude a aussi un retentissement sur le plaisir de manger. Pour éviter les dérapages et les hérésies alimentaires, il est essentiel de prévoir ses repas à l’avance en mettant en place des menus. Vous pouvez aussi garder régulièrement vos petits-enfants. Cela rythmera vos semaines et vos menus. », explique Patrick Martin. Si vous manquez de temps pour préparer des produits frais quotidiennement, le mieux est encore de cuisiner à l’avance, pendant le week-end, et de congeler vos repas sous forme de portions, que vous ressortirez au moment opportun. Vous pouvez également cuisiner de grosses quantités et les réchauffer pour les repas suivants. Veillez à conserver trois repas par jour Une bonne alimentation est essentielle pour garder son tonus et sa vitalité. Mais le plaisir de manger s’émousse chez certaines personnes, avec l’âge, réduisant les quantités et le nombre de repas. Le risque : une dénutrition, qui peut entraîner à moyen et long terme, une moindre résistance aux infections et une fonte de la masse musculaire, avec une perte de la mobilité. On estime*, en France, que 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile, soit 300 000 à 400 000 personnes, sont dénutries. Pas si simple non plus chez les personnes qui télétravaillent. Très souvent, elles zappent le moment du déjeuner, voire avalent rapidement ce qui leur tombe sous la main sur un coin de bureau ou devant leur écran par manque de temps et d’intérêt. Le mieux est encore de prendre le temps de vous installer à table, de déguster et d’observer les signes de satiété, qui arrivent en général au bout de 15 à 20 min après le début du repas. Cela vous permettra de consommer la juste quantité par rapport à vos besoins nutritionnels et d’éviter les compulsions alimentaires riches en sucres et en graisses. * Chiffres du Programme National Nutrition Santé Prévoir des collations saines Que vous travailliez de chez vous ou restiez à domicile la majeure partie de votre temps, c’est l’occasion, pour certains, de grignoter tout ce qui se trouve dans ses placards surtout en périodes de stress et d’ennui. Résultat : les kilos s’accumulent avec des risques pour sa santé (augmentation de l’hypertension, du diabète…). Selon Patrick Martin, « rester à domicile représente un risque pour son alimentation. C’est le moment de remplir sa cuisine d’aliments sains comme par exemple des fruits frais ou secs, des compotes de fruits sans sucre ajouté, une tablette de chocolat noir à 70 % minimum. Oubliez en revanche les gâteaux industriels, les bonbons, les boissons sucrées, les paquets de chips… Car, en cas de fringales, ce sont les aliments qui vous tenteront le plus. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, ils se réjouiront d’un gâteau fait maison et d’un verre de jus d’orange pressé par vos soins. ». Manger des produits non-transformés Ne nous leurrons pas, nous sommes tous des partisans du « pratique et facile » surtout lorsque les rayons des commerces de grande distribution débordent de ces produits. « Les aliments industriels sont effectivement pratiques mais ne privilégient pas toujours les bonnes sources nutritionnelles. Cordons bleus, plats cuisinés sous toutes leurs formes, pizzas… sont surtout riches en graisses saturées, une des sources d’un taux élevé de cholestérol, ainsi qu’en sel et en sucre, mais sont dépourvus de micronutriments essentiels. C’est le moment de repenser le contenu de son assiette en ayant toujours une base de légumes à laquelle vous ajouterez des féculents complets (riz, pâtes, semoules complètes…) ou des lentilles, du quinoa, des pois chiches et un peu de protéines, si possible du poisson, des œufs ou de la viande blanche comme de la volaille. », explique Patrick Martin. Le mieux reste encore de préférer des aliments « simples », proches de leur état naturel de production ainsi que des légumes surgelés nature prêts à l’emploi. S’hydrater, un geste indispensable La sensation de soif s’atténue au fil des années, alors que les besoins en eau au-delà de 50 ans augmentent. Une bonne hydratation participe au maintien de la température interne du corps, permet l’élimination de certains déchets organiques (urée, excédent de sodium…) qui peuvent devenir toxiques s’ils s’accumulent, et facilite le bon fonctionnement des cellules. Il est alors indispensable de boire près d’un litre et demi d’eau et de liquide (potage, bouillon, thé...) par jour. Pour ce faire, pensez à vous remplir un thermos de tisane (évitez le café surtout après le déjeuner, qui peut avoir un impact sur le sommeil) par exemple d’un litre ou une bouteille d’eau d’1,5 l que vous déposerez sur la table de votre cuisine ou dans un endroit de votre logement bien en vue pour la boire dans la journée. Méfiance : certains médicaments comme les laxatifs et diurétiques, ainsi que certaines maladies comme le diabète augmentent les pertes en eau. Florence Massin, journaliste santé

3 min

Lire l’article
Mon bien-être

Comment fonctionne la téléconsultation médicale ?

Mises en place, mais aussi prises en charge et remboursées par l’Assurance Maladie depuis fin 2018, les consultations médicales réalisées à distance depuis son ordinateur, smartphone ou tablette, sont en constante augmentation*. Aussi appelées téléconsultations, elles permettent de rentrer en lien avec un médecin sans sortir de chez soi. Voici la procédure à suivre. * 60 000 téléconsultations remboursées en un an selon le bilan officiel de la CNAM en septembre 2019 Par Florence Massin 1 – C’est quoi la téléconsultation ? Pour faire face aux déserts médicaux, améliorer l’accès aux soins et limiter les déplacements et le recours aux urgences, la consultation médicale à distance est aujourd’hui disponible sur l’ensemble du territoire français. Comment : il suffit de posséder un ordinateur, une tablette ou même un smartphone et une connexion internet suffisamment optimale pour réaliser un examen médical par vidéotransmission. Où : la téléconsultation peut s’effectuer directement depuis votre domicile, dans une pharmacie ou un centre de santé équipé. Dans ce cas, vous pouvez être assisté(e) par un professionnel de santé qui prendra certaines mesures comme votre tension artérielle. Sachez-le : la téléconsultation s’inscrit dans le parcours de soins coordonné. 2 – Avec qui et à quel moment y avoir recours ? Vous pouvez téléconsulter aussi bien votre médecin traitant s’il est équipé, qu’un spécialiste lors d’un rendez-vous fixé à l’avance. Quel que soit le motif de la consultation, c’est le médecin qui jugera de la pertinence d’une prise en charge à distance. Il est cependant nécessaire que celui-ci vous ait déjà consulté physiquement au cours des douze derniers mois. Au moment de la prise de rendez-vous, le praticien envoie un lien au patient, l’invitant à se connecter à un site ou une application sécurisée. Vous n’avez plus qu’à suivre les modalités et vous connecter quelques minutes avant l’heure prévue pour accéder à la salle d’attente virtuelle. La consultation se déroule de la même manière que lors d’un face-à-face. Le paiement se fait en ligne, par virement bancaire ou chèque. Le médecin vous transmet ensuite une feuille de soins par voie électronique ou postale. * Sachez-le : en cette période de confinement entraînée par le coronavirus, l’obligation de passer par son médecin traitant dans le parcours coordonné est levée jusqu’au 30 avril 2020. Chaque patient peut bénéficier d’une téléconsultation avec un médecin quel qu’il soit. 3 – Est-on remboursé ? La téléconsultation est au même prix qu’une consultation traditionnelle, soit entre 23€ et 58,50€ selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin (secteurs 1 ou 2). Les remboursements sont les mêmes avec une prise en charge à 70 % par l’Assurance Maladie ou plus si la téléconsultation porte sur une affection de longue durée, dans le cadre d’une maternité… Le tiers-payant est également appliqué s’il l’était déjà auparavant. 4 – Quelques conseils avant de se lancer . Vérifiez que votre appareil ait suffisamment de charge disponible pour éviter la coupure vidéo en plein milieu de votre consultation. . Si vous en avez un, utilisez un casque avec un micro pour une meilleure qualité de son et testez votre webcam. . Veillez à ce que la consultation se tienne dans un lieu suffisamment calme, qui respectera la confidentialité des propos tenus. Florence Massin

3 min

Lire l’article
Mon entreprise

Management à distance et confinement : comment entretenir le lien avec ses équipes ?

Confinement oblige, de nombreux salariés se sont mis au télétravail. Si le travail à domicile présente certains avantages (réduction des déplacements, hausse de la productivité*...), cette pratique imposée à tous rapidement et subitement nécessite cependant d’adapter les techniques de management. Nos conseils pour continuer à motiver vos équipes. * selon une étude réalisée en 2018 par l’observatoire du télétravail, 57% des enquêtés pensent avoir augmenté leur temps de travail et 86 %, leur productivité. Par Florence Massin 1 – Faire confiance à ses collaborateurs Inutile d’inonder de courriels ou d’appeler toutes les cinq minutes vos collaborateurs pour vérifier qu’ils sont bien à leur poste. Au contraire ! Dans le cadre du télétravail, et d’autant plus dans cette période de confinement, la relation managériale repose sur un principe de confiance. Le manager tient alors un rôle d’animateur-entraîneur, qui fixe des objectifs, définit des moyens, s’appuie et amène son équipe à se développer. 2 – Poser un cadre clair et partagé Faire confiance, c’est aussi leur indiquer que vous restez présent en toutes circonstances et attendez d’eux un certain niveau d’exigence. N’hésitez pas à définir avec chacun(e) des objectifs précis et des dates butoirs par rapport aux projets en cours. Ils doivent sentir que, même s’ils ont une certaine autonomie, vous attendez des résultats et des avancées concrètes de leur part. 3 – Planifier des temps d’appel Si un salarié est en télétravail, il est important qu’il ne sente pas isolé. Rien de mieux que d’instaurer des rituels réguliers (quotidiennement ou au moins 2 à 3 fois/semaine) sous forme de conférences téléphoniques ou vidéo. Cela vous permettra de faire des points réguliers sur la charge de travail, la progression par rapport aux objectifs, les éventuelles difficultés, mais aussi de communiquer sur les réussites, les décisions en cours au sein de la société… Inutile d’y passer trop de temps, mais l’écoute, la communication et la reconnaissance sont indispensables pour maintenir le lien social entre managers et managés et le sentiment d’appartenance à l’entreprise. 4 – S’appuyer sur des outils collaboratifs Face à l’isolement que peut procurer le travail à distance surtout dans un télétravail non préparé et imposé subitement, les échanges entre collègues demeurent nécessaires. Selon une étude en 2018* menée par la plateforme de communication Fuze, sans ce lien qui relie les employés à leur entreprise, la motivation diminue. Pour renforcer ce lien, misez sur des applications numériques comme Zoom, Slack, Workplace, Microsoft Teams, qui permettent de partager des documents, d’organiser des réunions et des projets avec différents collaborateurs, de mener des conversations privées et en groupe(s). Un conseil : faites appel aux équipes informatiques dans la gestion du matériel, car un salarié en télétravail doit posséder les moyens de communication à distance adéquats pour rester serein. * Etude Fuze réalisée auprès de 6 604 collaborateurs travaillant dans des entreprises de plus de 500 collaborateurs, en Allemagne, Australie, Canada, Espagne, États-Unis, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et Scandinavie. 5 – Créer des moments de cohésion Les discussions autour de sujets purement professionnels ne compensent pas le manque d’interactions sociales. Il est important, en tant que manager, de proposer régulièrement des pauses (à travers un café virtuel par exemple) avec toute l’équipe en visio-conférence. En plus de favoriser le moral des salariés qui se sentent soutenus dans ce qu’ils vivent, cela est rassurant. Ils retrouvent des repères et des retrouvailles qui amènent du dynamisme. Et n’oubliez pas : en dehors de la période exceptionnelle que nous vivons, il est conseillé de ne pas dépasser 3 jours par semaine de travail à domicile. 6 – Saisir cette opportunité pour développer ses compétences On ne le dira jamais assez, mais quel que soit le poste que vous occupez, c’est en sortant de sa zone de confort qu’on trouve les moyens de faire appel à sa créativité et à ses ressources. C’est ainsi l’occasion, dans cette période, de développer de nouvelles stratégies (résoudre des problèmes de façon collective à travers des plateformes collaboratives depuis chez soi…), des compétences (prise de recul et augmentation de l’autonomie…) et d’apprendre à aller à l’essentiel. Florence Massin

min

Lire l’article
Mon entreprise

Management : quelle communication adopter face à une crise ?

Depuis le 17 mars, du jour au lendemain, la plupart des entreprises se sont retrouvées face à un confinement imposé. Certaines sociétés ont vu leur activité chuter, voire ont été obligées de fermer leurs portes et de placer leurs employés en chômage partiel, quand d’autres ont fait face à une explosion de leurs commandes. Même si chaque situation est particulière, certaines règles dans la gestion d’une crise demeurent incontournables. Comment s’y prendre? Par Florence Massin 1 – Repérer les signaux d’alerte Le télétravail étendu et la mise en place d’une communication interne forte et efficace sont devenus « les » solutions pour poursuivre le maintien d’une activité professionnelle dans de nombreux secteurs. Rien d’évident cependant car il s’agit d’un véritable défi pour les managers, qui doivent s’adapter et échanger différemment auprès de leurs équipes. La première mesure à prendre pour chacun d’entre eux : écouter et observer. Démotivation face à la mise en place d’un télétravail non préparé, stress, plaintes et angoisses face à une suractivité non prévue et parfois à un manque de moyens, peur de perdre son emploi… Certains indicateurs doivent attirer leur attention avant même qu’une crise n’éclate. 2 – Echanger avec ses collaborateurs et maintenir le lien Fermer les yeux et rentrer dans le déni représentent ce qu’il y a de pire. Cela fragilise le management. Il est en effet indispensable de prendre du temps pour écouter, parler et échanger avec l’ensemble de ses équipes, de façon collective et individuelle en mettant en place des groupes de discussion depuis des plateformes de visio-conférences (comme Zoom, Slack, Workplace, Microsoft teams, Skype, WhatsApp...). Dans ces moments de doute, aider chacun à verbaliser ses craintes, répondre avec empathie et honnêteté aux interrogations et reformuler ce qui a été dit pour informer que cela a bien été entendu et compris devient essentiel. Il est également important pour chaque manager de continuer à encourager et à montrer sa confiance dans les compétences de ses collaborateurs. 3 – Rester transparent Face aux nombreuses perturbations que peut entraîner une crise, chaque salarié va très rapidement craindre pour son équilibre de vie, son emploi, ses ressources et sa sécurité. Le mieux est de jouer la carte de la transparence en informant sur la situation de façon claire, concrète et précise tout en rassurant. Et rappelez-vous : si vous ne vous exprimez pas, d’autres le feront à votre place, avec souvent de la désinformation. 4 – Transformer une crise en opportunité Une crise bien gérée avec réactivité, écoute et fiabilité est une opportunité pour renforcer la cohésion d’équipe et la robustesse d’une organisation. Cela accroît la confiance que l’on accorde à un manager. Il vous faudra par la suite, en tant que responsable, réaliser un bilan de ce qui s’est produit, des actions menées, des écueils et des réussites engendrées pour en tirer des enseignements et déterminer des axes d’amélioration. 5 – Se préparer pour les prochaines fois Les crises sont imprévisibles et peuvent toucher une société à n’importe quel moment. Il est alors judicieux de s’y préparer. Comment ? Bien souvent en se faisant accompagner par un consultant spécialiste dans la gestion de crise. Forts de leur recul et de leur expertise, ces professionnels aident les sociétés à revoir leur organisation, à former des porte-parole qui seront des piliers au sein de l’entreprise, à planifier différents scénarios et à trouver des solutions adaptées… Une manière d’anticiper et d’apprendre à gérer ces moments plutôt que de les subir. Florence Massin

3 min

Lire l’article
Mon entreprise

Santé buccodentaire : de l'intérêt d'un suivi régulier

Nombreux sont ceux qui rechignent à aller chez le dentiste. De fait, le dentiste n’est pas forcément le praticien le plus populaire. Pourtant, il y a davantage de bénéfices à le fréquenter qu’à l’ignorer. Le Dr Nicole Carrion de Mingo, chirurgien-dentiste au centre Jack Senet, à Paris, nous explique pourquoi. Diriez-vous qu’il ne faut pas attendre d’avoir mal pour consulter, notamment chez l’enfant ? Nicole Carrion de Mingo : Absolument. Les premières caries, qui peuvent apparaître tôt, ne sont pas forcément douloureuses tout de suite. Le risque, c’est donc de consulter trop tard, avec les problèmes de prise en charge que cela pose : dent abîmée, crainte de la douleur, etc. L’idéal, c’est de prendre un premier rendez-vous dès que l’enfant entre en maternelle. Ce premier contact permet d’échanger avec lui et même de simuler un soin. L’objectif est de lever l’appréhension, souvent transmise par les parents. Venir régulièrement chez le dentiste est donc un bon investissement pour l’avenir... On gagne sur tous les plans. Le praticien intervient sur des pathologies, notamment carieuses, moins développées. Le geste est donc moins invasif. Et le patient, de son côté, est dans de bonnes dispositions. Personnellement, je préconise deux visites par an. Les contrôles de routine sont, de toute façon, l’occasion de faire un rappel sur l’hygiène bucco-dentaire et de donner quelques conseils alimentaires. Quelles sont les grandes pathologies dentaires ? Les pathologies principales restent les caries et les problèmes parodontaux qui peuvent entraîner la perte de dents. Les antécédents familiaux ne sont pas à négliger : il existe des prédispositions aux maladies parodontales ou aux caries, liées à un émail plus fragile... Nous ne sommes pas égaux ! Quels sont les principaux ennemis des dents ? Ce sont les produits sucrés ainsi que les comportements alimentaires du type snacking. Le grignotage fait que les dents sont quasi en permanence dans un bain acide, ce qui ne leur laisse pas le temps de se reminéraliser. D’où les caries. Le tabagisme impacte surtout le parodonte, c’est-à-dire l’environnement de la dent : l’os et la gencive. C’est le cas également de certaines maladies comme le diabète qu’il convient, à ce titre, de suivre, en coordination avec le médecin généraliste ou le diabétologue. Un examen bucco-dentaire peut-il révéler des problèmes autres que dentaires, voire des pathologies ? L’examen bucco-dentaire permet, par exemple, de repérer des troubles alimentaires comme l’anorexie : la personne présente généralement des polycaries du collet, à la jonction de la dent avec la gencive. Cette observation peut aussi révéler des cancers de la muqueuse, comme le sarcome de Kaposi chez les patients immunodéprimés. Si l’examen montre une usure des prémolaires accompagnée d’une sensibilité exacerbée, le dentiste suspectera un problème de bruxisme qui se caractérise par un grincement des dents, le plus souvent pendant le sommeil. Dans ce cas, il préconisera la pose de gouttière de relaxation musculaire pour empêcher le contact entre les dents du haut et du bas. Un examen dentaire ne permet-il pas non plus de diagnostiquer une apnée du sommeil ? Dans ce cas précis, c’est le contexte qui doit nous interpeller. Si le patient est hypertendu et diabétique, se plaint de fatigue, de maux de tête et de ronflements, nous pouvons être amenés à lui demander d’effectuer un test de dépistage. Au centre Jack Senet, il y a deux dentistes spécialisés qui sont habilités à prescrire des orthèses d’avancée mandibulaire pour libérer les voies aériennes. La dentisterie a évolué, elle est désormais pluridisciplinaire. L'implantologie est-elle plus abordable ? Depuis une quinzaine d’années, l’implantologie s’est démocratisée même si le reste à charge demeure élevé, l’Assurance maladie ne prenant pas en charge les implants. La population vieillit. Aujourd’hui, les patients souhaitent davantage conserver leur confort masticatoire et ne s’interdisent plus les implants. L’implantologie a beaucoup évolué : les contraintes anatomiques qui étaient rédhibitoires auparavant ne le sont plus, grâce notamment à l’usage de l’os synthétique pour le maxillaire supérieur ou d’implants plus courts. Pour finir, les dents, c'est deux brossages par jour ? Oui, deux fois, mais bien. De façon plus rigoureuse le soir, en passant dans les espaces inter-dentaires, car le débit salivaire diminue la nuit. Or la salive nous protège contre les caries et les infections de la bouche. Les personnes qui ont des traitements de type psychotropes – qui font baisser le débit salivaire – ont également besoin d’un brossage très méticuleux. Enfin, la brosse à dent ne doit pas être dure et le brossage trop fort pour prévenir tout risque d’usure de la dent au niveau des collets (mylolyse) et donc d’hypersensibilité. Le saviez-vous ? L’Assurance maladie permet aux enfants et adolescents de 6, 9, 12, 15, 18, 21 et 24 ans de bénéficier d'un rendez-vous gratuit chez le chirurgien-dentiste et de soins, si nécessaire. Ce dispositif a été étendu aux femmes enceintes.

5 min

Lire l’article
Ma santé

Dépistage néonatal comprendra une maladie supplémentaire en 2020

Au premier trimestre 2020, le dépistage néonatal détectera le déficit en MCAD, c’est-à-dire le déficit en acyl-CoA déshydrogénase des acides gras à chaîne moyenne. Ainsi, cet examen comprendra au total six maladies.La détection d’une nouvelle maladie sera au programme du dépistage néonatal à partir du premier trimestre 2020, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en novembre dernier. La pathologie visée est le déficit en MCAD, aussi appelée le déficit en acyl-CoA déshydrogénase des acides gras à chaîne moyenne. Il s’agit d’une maladie rare et héréditaire qui se manifeste quelques mois après la naissance. Celle-ci rend l’organisme incapable d’utiliser certaines graisses comme source d’énergie.Quand ces patients sont à jeun ou ont un besoin d’énergie supplémentaire lié à l’effort ou à la maladie, ils sont en hypoglycémie. Cet état peut être très dangereux car, sans prise en charge, les jeunes patients risquent de tomber dans le coma et/ou de mourir. Une fois dépistée, les parents informés de la maladie de leur nourrisson pourront veiller à une alimentation plus adéquate pour éviter ces risques. En France, le dépistage néonatal est proposé aux jeunes parents pour tous les nouveaux-nés. Actuellement, il concerne cinq maladies rares, graves et dont les symptômes ne sont pas apparents durant les premiers mois de la vie. Le but est de détecter et prévenir le plus tôt possible ces pathologies : la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie congénitale, l’hyperplasie congénitale des surrénales, la drépanocytose et la mucoviscidose. Un test simple - quelques gouttes de sang prélevées au nourrisson - permet une meilleure prise en charge. En parallèle de ce dispositif, un test de dépistage de la surdité permanente néonatale est aussi proposé aux familles dans toutes les maternités françaises. Trois millions d’euros pour financer les appareils nécessaires au dépistage Pour qu’une nouvelle maladie soit comprise dans ce dépistage néonatal des maladies rares, il faut que la Haute Autorité de Santé (HAS) émette un avis en ce sens. Ce qui avait été le cas, dès 2011, pour le déficit en MCAD. L’institution estimait qu’une détection dès la naissance pourrait prévenir des décès facilement évitables car la prise en charge est très efficace et simple. Mais, le dépistage de cette maladie n’est possible qu’avec une méthode de biochimie qui requiert un appareillage appelé spectromètre de masse. Or, cet outil - assez coûteux - n’était pas disponible dans tous les laboratoires qui faisaient les dépistages néonataux en France. Il a donc fallu réduire et restructurer le nombre de laboratoires en France. Selon la ministre de la Santé, trois millions d’euros doivent servir à financer les appareils nécessaires pour ce nouveau dépistage.La HAS a été saisie pour étendre les indications du dépistage à la naissance. D’ici la fin de l’année, l’instance doit rendre des avis sur d’autres maladies : le déficit immunitaire combiné sévère (DICS) et d’autres erreurs innées du métabolisme (EIM) ainsi que la drépanocytose. Cette dernière est actuellement dépistée dans les départements d’Outre-mer mais en métropole, il n’est proposé qu’aux parents originaires de régions à risques comme le Moyen-Orient et l’Afrique. Léa Casian

2 min

Lire l’article
Ma santé

Le 100% santé : déploiement de la première phase en optique et dentaire

  Le 100% santé recouvre une série de mesures, mises en place progressivement par les pouvoirs publics, à compter du 01/01/2019 et qui vont s’étaler jusqu’en 2021*. Ces mesures visent à lutter contre le renoncement aux soins de certains français sur les 3 postes suivants : optique, dentaire et aides auditives. Elles reposent sur 3 principes : Le respect, par les professionnels de santé, des prix de certains dispositifs et équipements optique, dentaire et audioprothèse plafonnés réglementairement. Le remboursement, de façon à ne laisser aucun reste à charge, de ces dispositifs et équipements, en optique et audioprothèse et pour une partie des prothèses dentaires. Ce remboursement est obtenu par une hausse progressive des remboursements de la Sécurité sociale et par un complément à hauteur des prix plafonnés (100%) par la mutuelle. Pour permettre ce remboursement sans reste à charge, La Mutuelle Générale vous propose des contrats santé mis en conformité à cette nouvelle définition du Contrat Responsable à compter du 01/01/2020. A partir du 1er janvier 2020 En optique : l’ensemble des opticiens doit proposer la gamme de verres et une gamme de 37 montures à prix plafonnés, permettant un remboursement sans reste à charge de la part de la mutuelle (remboursement de la Sécurité sociale inclus). ** En dentaire : le chirurgien-dentiste, pourra, sur demande, proposer, 14 actes prothétiques (prothèses fixes comme certaines couronnes et bridges, en fonction du matériau et de la position dans la bouche), permettant un remboursement sans reste à charge de la part de la mutuelle (remboursement de la Sécurité sociale inclus). En audioprothèse : le prix plafonné des prothèses est établi à 1 100 euros. Le remboursement sans reste à charge n’entrera cependant en vigueur qu’au 01/01/2021. En pratique, pour bénéficier de ces dispositions Les professionnels de santé doivent proposer un devis, qui en optique comporte obligatoirement un équipement bénéficiant du 100% santé (prix plafonné et remboursement sans reste à charge). Pour le dentaire, le chirurgien-dentiste doit également réaliser un devis qui prévoit le plan de traitement envisagé. Il est tenu d'informer le patient d'une alternative 100% santé ou tarif maîtrisé. Votre entreprise continuera à bénéficier des exonérations sociales et fiscales (prévues à l’article 83*** du Code général des Impôts) à condition d’avoir mis en conformité votre contrat de complémentaire santé. Dans le cas où vous (ou la branche professionnelle dont vous dépendez) n’auriez pas conclu d’accord, vous devez rédiger une Déclaration Unique de l’Employeur (DUE) pour acter cette mise en conformité. *Les mesures de plafonnement des prix des prothèses et équipements pourraient continuer en 2022 en fonction des résultats observés concernant les pratiques des professionnels de santé en audioprothèse et dentaire. ** A noter que pour les autres montures, le contrat complémentaire santé ne pourra désormais rembourser que 100 euros, remboursement de la Sécurité sociale compris.et 154 bis pour les Travailleurs Non-Salariés.      

min

Lire l’article
Mon entreprise