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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Seniors et dépression, avantage aux psychothérapies

De nouvelles recommandations de la Haute Autorité en Santé française viennent de paraître fin 2017 dans la dépression. Chez le senior, elles font la part belle aux psychothérapies, associées si besoin aux antidépresseurs. Si ces médicaments se révèlent aussi efficaces que chez le sujet jeune, ils sont néanmoins à manier avec prudence dans cette tranche d’âge. La France, 3ème consommateur européen d'antidépresseurs En novembre 2017, la Haute autorité de santé (HAS) a revu ses recommandations de bonne pratique pour aider les médecins à gérer les épisodes dépressifs chez l’adulte (1). Les symptômes d’un épisode dépressif caractérisé sont codifiés et pour poser le diagnostic de dépression, la personne doit répondre à au moins deux symptômes principaux (humeur dépressive ; perte d’intérêt, abattement ; perte d’énergie, augmentation de la fatigabilité) auxquels s’ajoutent au moins deux des autres symptômes (concentration et attention réduite ; diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi ; sentiment de culpabilité et d’inutilité ; perspectives négatives et pessimistes pour le futur ; idées et comportement suicidaires ; troubles du sommeil ; perte d’appétit). Cependant, chez le senior, le diagnostic d’un épisode dépressif caractérisé est souvent difficile en raison de troubles cognitifs (mémoire, réflexion etc.) ou de plaintes somatiques au premier plan. Notamment, les personnes âgées auront plutôt tendance à se plaindre d’un autre symptôme que d’une humeur dépressive. Leur comportement doit aussi alerter : refus de boire, manger ou de prendre ses médicaments ou, à l’inverse, prise accrue de tranquillisants ou d’alcool, troubles de la mémoire, douleurs, amaigrissement et divers symptômes médicaux. Un épisode dépressif caractérisé peut également inaugurer ou être secondaire à une maladie neuro-dégénérative (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, etc.) Quelle est la réalité du risque lié à la dépression chez le senior ? Une étude publiée dans une revue scientifique de premier plan (1) vient de chiffrer le phénomène : ils sont 14% à souffrir de dépression après 55 ans et 2% vivent des épisodes dépressifs majeurs (2). Jusqu’à plus d’un tiers des résidents en institution de type EHPAD en souffrirait. Par ailleurs, tout épisode dépressif caractérisé chez le sujet âgé comporte un risque suicidaire élevé. Selon les derniers chiffres en date, 28% des suicides en 2011 ont concerné les plus de 65 ans (enquête Cépic-Inserm). Ces suicides sont, pour une grande part, dus à la méconnaissance d’une dépression sous-jacente et, de ce fait, à l’absence de traitement qui aurait probablement pu prévenir le passage à l’acte. La part belle aux psychothérapies Chez le senior, les antidépresseurs ne sont pas systématiques. Les psychothérapies sont mises en avant car, estiment les experts, elles pourraient produire chez eux un effet supérieur à celui des antidépresseurs. Plus personne ne conteste aujourd’hui que les sujets âgés tirent profit des mêmes psychothérapies que celles recommandées chez l’adulte non âgé. Plusieurs précautions doivent cependant être prises, à commencer par s’assurer de l’absence d’altération cognitive, ce qui perturberait la mise en œuvre de ces thérapies. En cas de dépression légère à modérée, la démarche est de débuter par une psychothérapie, quitte à ajouter un antidépresseur par la suite si les résultats ne sont pas à la hauteur de ceux espérés. En revanche, si la dépression est d’emblée sévère, la démarche est inverse avec, en premier lieu, la prescription d’un médicament antidépresseur, associé ensuite à une psychothérapie dès les premiers signes d’amélioration. Il arrive parfois que ces deux types de traitement soient débutés conjointement. Entre 5 et 7 séances peuvent être programmées, à la suite desquelles un bilan s’impose. L’expérience montre que les seniors sont davantage orientés vers les thérapies brèves ciblées sur le problème et les symptômes. Quant à la nature de la psychothérapie (individuelle, familiale ou de groupe), les plus usuelles et ayant fait leurs preuves sont la psychothérapie de soutien, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les psychothérapies psychodynamiques ou d’inspiration analytique et les thérapies systémiques. D’autres existent, comme la psychothérapie interpersonnelle (TIP) ou la thérapie d'acceptation et d'engagement. Faute de données comparatives suffisantes, ces psychothérapies peuvent toutes être mises en œuvre. Vigilance avec les antidépresseurs chez les plus de 75 ans Que la personne soit jeune ou moins jeune, le choix de l’antidépresseur se fait de la même manière, guidé par l’expérience antérieure avec un antidépresseur par la personne, les maladies associées (comorbidités comme un diabète, une maladie cardiovasculaire, une insuffisance rénale etc.) et les effets indésirables de l’antidépresseur, qui nécessitent à ces âges une surveillance d’autant plus étroite. En effet, certains effets indésirables des antidépresseurs sont plus fréquents chez les sujets âgés avec, parmi les effets secondaires une perte osseuse, un syndrome sérotoninergique/excès de sérotonine dans le système nerveux central, des effets cardio-vasculaires, des nausées, une somnolence, un risque de chutes et de fractures, une hyponatrémie/diminution de la concentration plasmatique de sodium pouvant induire une confusion, des saignements gastro-intestinaux etc. En pratique, le médicament est instauré à dose faible. Une posologie augmentée ensuite jusqu’à la dose minimale efficace. L’efficacité de l’antidépresseur doit être évalué six à douze semaines après. Un fait est à prendre en compte : chez les personnes âgées, la réponse aux antidépresseurs est plus lente que chez les plus jeunes : au lieu de trois semaines, on ne peut conclure à l’inefficacité d’un traitement bien conduit avant au moins six semaines chez le senior. Attention aussi aux rechutes. Chez la personne âgée, il vaut mieux prévoir la prescription d’un antidépresseur jusqu’à un an après la rémission, car le risque de rechute est particulièrement élevé en cas de maladie associées. (1) Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en soins de premier recours. https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1739917/fr/episode-depressif-caracterise-de-l-adulte-prise-en-charge-en-premier-recours; (2) JAMA. 2017;317(20):2114-2122. doi:10.1001/jama.2017.5706 Hélène Joubert, journaliste

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Ma retraite

Calculs rénaux : le rôle clé de la diététique

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la formation de calculs rénaux - lithiases rénales - et l’on peut aujourd’hui affirmer que la « maladie lithiasique » est un problème d’ordre diététique dans 80% des cas. Quelles sont les règles ? L’avis des spécialistes réunis au congrès européen d’urologie (EAU, 15-19 mars 2019, Barcelone). L’obésité, le diabète et la maladie lithiasique Si l’alimentation joue un rôle clé dans la constitution des calculs rénaux, les liens entre l’obésité, le diabète et la maladie lithiasique sont, pour leur part, également de mieux en mieux démontrés : « l’hyperinsulinisme (lorsque les taux sanguins d'insuline dépassent la norme) mais également la résistance des tissus notamment musculaires à l’insuline, rendent les urines trop acides, explique le Pr Jean-Philippe Haymann, chef du service Explorations fonctionnelles multidisciplinaires (Hôpital Tenon, APHP). Le nombre de lithiases est alors multiplié par trois, en particulier celles composées d’acide urique chez le diabétique mais également en cas de syndrome métabolique*». En règle générale, les calculs sont composés de 3 voire 4 minéraux dans la majorité des cas. Seul 7% des calculs sont purs. L’analyse du calcul est absolument indispensable. En effet, « il n’y a pas une, mais des maladies lithiasiques », insiste le spécialiste. Au moins deux litres de boisson chaque jour Dans 75 à 85% des cas, les calculs se forment à partir de sel ou d'oxalate de calcium et l’impact de l’alimentation est alors majeur. Une intervention diététique adaptée à la composition des cristaux et aux facteurs de risque urinaires (faible volume urinaire, excrétion urinaire trop importante de calcium, d’oxalate ou de citrate) a montré un bénéfice sur la réduction du nombre de calculs rénaux comparé à des conseils alimentaires d’ordre général. Parmi les messages essentiels figure celui de boire un volume de boisson supérieur à 2 litres. « Ceci est d’ailleurs vrai quelle que soit la cause du calcul, assure Jean-Philippe Haymann, toutes les études montrant que le risque de calcul est lié à un défaut d’excrétion urinaire (diurèse). Comme le calcul est récidivant (50% des calculs récidivent à 5 ans, 80% à 10 ans), si le conseil de boire plus de 2 litres n’est pas suivi, un bilan urinaire (au moyen des urines recueillies sur 24h) permet de vérifier la quantité de boisson réellement prise. Si l’on se rend compte que les pertes d’eau sont particulièrement importantes (sport, transpiration), on peut alors conseiller de boire au moins 3 litres de boisson ». Plus de protéines, plus de boissons Un autre conseil, résumé par l’aphorisme « gros mangeur, gros buveur », a été confirmé par une étude parue en 2016 : plus la quantité d’aliments est élevée (et donc la quantité de protéines), plus il faut boire ; l’idéal étant tout de même de limiter les apports protéiques. Enfin, l’apport journalier en fruits est conseillé mais sans excès. La quantité de sel doit être limitée à 5g/j. Cristaux de cystine et d’acide urique, des calculs plus rares Concernant les conseils alimentaires en cas de cristaux de cystine d’origine génétique* (1%), l’objectif est de solubiliser au maximum la cystine en obtenant un pH très alcalin entre 7 et 8, d’où la nécessité d’apporter beaucoup d’eau (environ 3 litres quotidiens), et de tendre vers un régime presque végétalien : un apport de fruits accru, des légumes en grande quantité et une limitation en sel (<5g/j) et en protéines animales (œuf à proscrire, peu de viande et de fromages à pâte dure). En cas de cristaux d’acide urique (9% des cristaux), liés à des urines trop acides en rapport avec des diarrhées, un diabète ou un syndrome métabolique, il faudra ajouter des eaux gazeuses riches en bicarbonates (voire des compléments alimentaires sous forme de gélules de bicarbonates ou de citrate de potassium). Les infusions, la solution ? Bien que prisée par les personnes souffrant de calculs rénaux, aucune plante n’a réellement démontré sa capacité à réduire la survenue de calculs ou de ralentir leur constitution. « L’avantage des infusions de plantes est de majorer l’excrétion urinaire, indique le Pr Haymann. Le problème viendrait des plantes qui contiennent de grandes quantités d’oxalate, comme le thé. Des études récentes ont cependant montré que le thé, vert ou noir, consommé avec parcimonie ne semblait pas être un facteur délétère. D’autres essais suggèrent que boire du thé pourrait même être utile pour limiter la survenir de calculs calciques. Un effet pharmacologique qui reste à démontrer. » Par ailleurs, pour lutter contre la composante inflammatoire de la maladie lithiasique, les plantes comme le thé vert pourraient s’avérer intéressantes par leur apport en substances antioxydantes.   Hélène Joubert, journaliste. D’après le suivi du congrès européen d’urologie (EAU, 15-19 mars 2019, Barcelone) et l’interview du Pr Jean-Philippe Haymann, chef du service Explorations fonctionnelles multidisciplinaires (Hôpital Tenon, APHP) *Ce dernier comprend l’association de plusieurs facteurs concourant à l'augmentation du risque cardio-vasculaire dont la résistance à l’insuline, et son corollaire, l'hyperglycémie (taux sanguin de sucre trop important), le surpoids, l'hypertriglycéridémie, la baisse du HDL-cholestérol et l'hypertension.

4 min

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Ma santé

L'alimentation idéale de la femme enceinte

Pas question de manger comme deux dès l'annonce de la grossesse. Il faut manger mieux ! Comment s'y prendre, quelles sont les consignes ? Voici nos conseils alimentaires pour futures mamans avisées. Pourquoi manger mieux pendant la grossesse ? Pour un bon déroulement de la grossesse, pour le développement de bébé et ensuite pour un retour rapide à un bon poids. Globalement, l'alimentation de la femme enceinte est très proche de la normale mais nécessite quelques petits ajustements comme augmenter légèrement les calories et les nutriments. Ces ajustements contribuent également à limiter les désagréments physiques (anémie, crampes, œdèmes, constipation) et à prendre trop de poids. Trois repas par jour et une collation si nécessaire Le fait de bien structurer les repas évite les fringales et permet donc une prise de poids modérée. Petit-déjeuner copieux : Protéines (fromage blanc, yaourt, œuf ou jambon), glucides complexes (céréales, pain), beurre, eau, éventuellement jus d'orange. Déjeuner et dîner : Crudités (ou fruit en dessert), plat composé (une protéine : viande, poisson, volaille ou œuf + un légume vert cuit + un féculent ou légumes secs), produit laitier (fromage ou entremet au lait), pain, 1 à 2 cuillerées d'huile. Goûter : 1 ou 2 verres de lait, tranche de pain, un fruit si non pris au repas. Autres consignes Privilégier les glucides complexes. Contenus dans les féculents, les céréales et les légumes secs, ils apportent de l'énergie (à la mère et au fœtus) et une bonne satiété d'un repas à l'autre. Ils aident à limiter les fringales et les grignotages. En revanche, les glucides simples sont à limiter car inversement, ils favorisent les fringales, la prise de poids et le diabète. Attention, les fruits sont riches en sucre : 2 ou 3 par jour suffisent. Privilégier les lipides insaturés (acides gras essentiels nécessaires au développement du cerveau du fœtus) que l'on trouve par exemple dans l'huile l'olive, au détriment des huiles saturées (graisses animales) responsables d'excès de poids. Contre l'anémie (risque plus élevé pendant la grossesse), il faut augmenter les aliments riches en fer (poisson, légumes secs, légumes frais, œufs, chocolat…) et les associer à des fruits riches en vitamine C (agrumes, brocolis…) pour une meilleure absorption. Contre les crampes : céréales complètes et légumes riches en magnésium (haricots verts, flageolets, épinards, lentilles…). Contre les œdèmes : limitation des aliments riches en sel (produits industriels salés, jambon, poissons fumés, chips, conserves…). Contre la constipation : boire beaucoup d'eau, de tisane, de bouillon, et augmenter les fibres (aliments complets, légumes secs, légumes verts cuits). Isabelle Eustache

3 min

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Ma santé

Prévenir le déclin cognitif par l’activité physique

Pour limiter l’altération des performances cognitives liées à l’âge, l’activité physique régulière se pose comme la mesure affichant les preuves d’efficacité les plus solides. Une information intéressante, d’autant que la plus simple à mettre en œuvre, associée à des habitudes alimentaires saines, la stimulation cognitive et le maintien des interactions sociales. Agir en amont et même en cas de trouble cognitif léger Le déclin cognitif normal est un déclin du fonctionnement de la cognition* lié au processus de vieillissement. La pente de ce déclin est habituellement linéaire mais il existe une très grande variabilité entre les individus. Ce déclin peut parfois être plus rapide, sans pour autant que la personne ne s’en plaigne vraiment. « Cette situation clinique est identifiée comme un « Mild Cognitive Disorder » ou trouble cognitif léger, explique le Dr Vincent Gremeaux (Swiss Olympic Medical Center, Sport Medicine Unit, Hôpital Universitaire de Lausanne, Suisse). Elle est caractérisée par une impression subjective du déclin par le sujet lui-même ou un proche, une objectivation des troubles par des tests psychomoteurs répétés et par une préservation des activités de la vie quotidienne, avec une atteinte minime des fonctions telles que la mémoire, le langage, l’efficience intellectuelle, la coordination des mouvements (praxies), la reconnaissance d’un objet par l’intermédiaire de l’un ses sens (gnosies). « Il apparaît fondamental de bien repérer les sujets souffrant d’un trouble cognitif léger, confirme le neurologue Olivier Rouaud, du Centre Leenaards de la mémoire, (Département neurosciences cliniques, CHU de Lausanne), car la prise en charge non pharmacologique permettant de ralentir ce processus est bien plus efficace à ce stade que lors d’un état démentiel installé. Parmi les mesures ayant démontré leur efficacité sur cette dégradation des performances cognitives liées à l’âge, ou même les troubles cognitifs légers, voire démence type Alzheimer, le niveau de preuve le plus élevé concerne la pratique d’un exercice physique régulier. » L’activité physique représente donc, avec la stimulation cognitive, une intervention non-pharmacologique prometteuse pour maintenir et améliorer les fonctions cognitives et la qualité de vie des sujets âgés. L’exercice physique régulier, efficace sur le déclin des performances cognitives Plusieurs études observationnelles ont montré que la pratique régulière d’une activité physique et sportive a un effet protecteur sur le déclin de la fonction cognitive chez les sujets sains, et diminue l’incidence des démences d’environ 50% (1,2). Comme pour les capacités physiques, il existe un effet dose-réponse (3). Ainsi, la diminution du risque relatif de déclin cognitif prématuré est de 35% chez les sujets modérément actifs et jusqu’à 38% chez les plus actifs. De plus, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Bien entendu, les personnes habituellement actives présentent un déclin moins marqué des performances cognitives avec l’avancée en âge. Néanmoins, les preuves sont désormais nombreuses qui montrent l’efficacité des programmes d’exercices physiques chez les personnes sédentaires, même âgées (4). « Cette démarche apparaît d’autant plus intéressante que les fonctions exécutives, qui sont les premières affectées au cours du déclin cognitif normal lié à l’âge, fait remarquer Olivier Rouaud, sont les processus les plus favorablement influencés par la réalisation d’exercices physiques réguliers (5) ». Ces effets sont retrouvés non seulement chez les sujets âgés sains, avec une corrélation avec l’amélioration concomitante des capacités physiques (6), mais aussi chez ceux présentant des troubles cognitifs légers. En ce qui concerne les mécanismes par lesquels l'exercice régulier améliore les performances cognitives, ils restent débattus. Parmi les plus avancés, l’action bénéfique passerait par une réduction des facteurs de risque cardio-vasculaires et métaboliques, mais également par des modifications à la fois de la structure et neuro-chimiques dans la zone cérébrale de l’hippocampe et les aires voisines impliquées dans l'apprentissage et la mémoire. Il a, par exemple, été montré que six mois d’exercice aérobie augmentait le volume des régions cérébrales préfrontales et temporales chez les personnes âgées (7). Le rôle de certaines protéines est également de mieux en mieux cerné, comme le « Brain-Derived Neurotrophic Factor”, sécrété en plus grand nombre par les cellules endothéliales des vaisseaux cérébraux au cours de l’exercice physique. Quel exercice physique en pratique ? Il semble qu’une durée de pratique régulière d’exercice de trois mois permette déjà d’observer des améliorations (8). Par ailleurs, l’exercice à intensité élevée, sous forme d’intervalles entrecoupés de période de récupération, paraît aussi efficace, en particulier chez des populations à risque de déclin cognitif accéléré comme les patients présentant un syndrome métabolique (9). En pratique, le profil des personnes doit être pris en compte car ce sont le plus souvent des personnes fragiles, avec une faiblesse musculaire, une diminution de la vitesse de marche, une fatigabilité et par conséquence sédentaires. « La prise en charge est individualisée et comporte une approche multiple en accord avec les grandes lignes des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les adultes âgés de plus de 55 ans, c’est-à-dire trente minutes d’activité physique aérobie (exercice global « en endurance ») d’intensité modérée par jour, détaille Olivier Rouaud, cinq jours par semaine (soit 150 minutes par semaine), auxquelles s’ajoute la pratique d’exercices de renforcement musculaire léger deux fois par semaine et de souplesse, plus ou moins d’exercices d’équilibre, en particulier chez la personne âgée à risque de chute ». * La cognition est l'ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l'apprentissage, la prise de décision, la perception ou l'attention. Références : (1) Larson EB et al. Ann Intern Med 2006; 144: 73-81. ; (2) Rovio S; Lancet Neurol 2005;4:705-11. ; (3) Etgen T et al. Arch Intern Med 2010 ; 170 : 186-93 ; (4) Angevaren M et al. Cochrane Database Syst Rev 2008;(3):CD005381 ; (5) Colcombe S et al. Psychol Sci 2003;14(2):125-30 ; (6) Kramer AF et al. Arch Neurol 2010;67(1):71-9 ; (7) Colcombe SJ et al. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2006;61(11):1166-70 ; (8) Renaud M, et al. Front Aging Neurosci 2010;2:148 ; (9) Drigny J et al. J Rehabil Med. 2014 Nov 4;46(10):1050-4. Hélène Joubert, journaliste. D’après les conférences scientifiques à l’occasion de la Journée B Delessert 2019 (Paris, février 2019)

6 min

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Ma santé

Les inégalités de Santé restent une réalité en France

En France, les inégalités de santé restent très fortes. Elles tiennent principalement au manque d’éducation en matière de santé, aux ressources économiques pour les populations les plus pauvres et aux disparités territoriales d’accès aux soins. En 2009-2013, un cadre masculin de 35 ans pouvait espérer vivre encore 49 ans tandis qu’au même âge, un ouvrier n’avait plus que 42,6 années devant lui, selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée en 2016. Pire encore, une étude réalisée par Emmanuelle Cambois, Caroline Laborde et Jean-Marie Robine en 2003 et publiée dans le bulletin d’information Population et Sociétés, estime que ces mêmes adultes de 35 ans n’ont pas la même espérance sans incapacité ou handicap. L’ouvrier vivra en “bonne santé” jusqu’à 59 ans, tandis que le cadre bénéficiera de dix années supplémentaires, soit jusqu’à ses 69 ans. En France, les inégalités de santé restent très fortes. Selon les actes du séminaire de recherche de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) 2015-2016, l’Hexagone est l’un des pays d’Europe occidentale où les inégalités sociales de mortalité et de santé sont les plus élevées. Des inégalités sociales et économiques Les inégalités en matière de santé reposent sur les différences entre les groupes sociaux, basés principalement sur la profession, les ressources économiques et le niveau d’études. Des signes de ces disparités sont visibles dès l’enfance. Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, intitulé “Les inégalités sociales de santé dans l’enfance”, publié en mai 2011, en grande section de maternelle, plus d’un enfant d’ouvrier sur sept - soit 13,9% - est en surcharge pondérale, contre 8,6% de ceux dont le père est cadre. Un problème d’éducation à l’alimentation et à la santé qui se retrouve plus tard dans le suivi médical, comme pour la prévention et le dépistage. Parmi les femmes de 40 ans et plus appartenant à des ménages modestes, 34 % n’ont jamais réalisé de mammographie contre 19 % pour les autres, selon une enquête de l’Insee réalisée en 2007. S’ajoutent également des inégalités liées aux ressources économiques qui différencient l’accès aux soins des différentes catégories sociales. Céline est assistante de service social dans un collège de Seine-Saint-Denis. En 6ème, l’infirmière teste la vue de tous les collégiens de ce niveau. “Plus d’une trentaine d’élèves, sur les 192 scolarisés en 6ème, avaient des problèmes de vue mais n’avaient jamais fait de démarche de soins, développe Céline. Pour beaucoup, c’est la raison financière qui bloque la prise en charge de ce problème de vue.” Une commune sur trois est un désert médical Les inégalités d’accès aux soins sont aussi territoriales. Les déserts médicaux, c’est-à-dire les communes sous le seuil de 2,5 consultations disponibles par an et par habitant selon la Dress, restent nombreux en France. L’Île-de-France en fait partie. En enlevant la capitale, une commune sur deux n’a pas de médecin généraliste. Dans le reste de l’hexagone, une commune sur trois est considérée comme un désert médical, avec un total 8,1 millions d’habitants concernés, selon l'indice d'accessibilité potentielle localisée (APL) conçu par la Drees. En résulte des délais d’attente parfois très longs pour obtenir un rendez-vous et des kilomètres pour accéder à certains praticiens et spécialistes. Ce constat est principalement dû au manque de renouvellement des professionnels de santé et aux fermetures d’établissements de santé. A titre d’exemple, il existait 1 356 maternités en 1975 en France, actuellement il n’en reste que 488 sur tout le territoire. Certaines femmes devront donc faire plus d’une heure de route pour accoucher, mettant en danger leur santé et celle de leur bébé en cas de complications. Léa Casian

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Ma santé

Les entreprises en croisade contre le mal de dos

Deuxième volet d’une grande action contre le mal de dos, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a lancé fin 20181 une campagne de lutte contre la prolifération des lombalgies dans le monde du travail. L’occasion de revenir sur l’augmentation d’un mal propre à l’époque2. Les lombalgies, fléau physique et économique Tendinites, troubles articulaires… Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont un véritable problème en entreprise. Parmi eux, les lombalgies – communément appelées lumbago - troublent souvent le bien-être des salariés, et, par ricochet, ont un véritable impact sur l’activité économique de leurs employeurs. Les chiffres le prouvent : les lombalgies sont la deuxième cause de recours au médecin traitant, représentent 20% des accidents du travail3 - suivis de deux mois d’arrêts en moyenne4 -, et 7% des maladies professionnelles. La CNAM évalue le nombre de journées de travail perdues à 12,2 milliards, soit l’équivalent de 57 000 emplois à temps plein. Ces maladies pèsent directement sur les finances des employeurs, par l’intermédiaire des cotisations. Mais elles ont aussi un coût indirect, via la désorganisation des équipes et les salaires de remplacement qu’elles peuvent nécessiter. C’est pour s’attaquer au problème que l’Assurance Maladie a lancé une première campagne de sensibilisation auprès des particuliers en 2017, ainsi que l’application Activ’Dos5, pour les pousser à s’exercer physiquement. Facteurs de lombalgies au travail Mais le travail lui-même peut-être la source de ces maux lombaires. Parmi les facteurs aggravant les risques de lombalgies aiguës, on retrouve par exemple la manutention manuelle, l’exposition aux vibrations, le travail physique dur ou les postures pénibles sous contraintes. Cela explique que des secteurs comme les transports, le soin à la personne, la gestion des déchets, le commerce ou le bâtiment soient tout particulièrement touchés par la question6. Cela dit, tous les secteurs sont concernés dans la mesure où de nombreux facteurs récurrents dans le milieu du travail favorisent les risques de lombalgies chroniques, comme le rappelle l’Institut National de Recherche et Sécurité. Stress, insatisfaction au travail, contraintes psychosociales ou même absence de culture de la prévention dans l’environnement professionnel font partie du problème. Quels réflexes adopter ? C’est la raison pour laquelle l’Assurance Maladie souhaite désormais travailler auprès des employeurs. Elle recommande de se reposer aussi bien sur les services de ressources humaines ou les salariés eux-mêmes que sur des acteurs externes (Caisse d’Assurance Retraite et Santé au Travail, expert extérieur) pour s’attaquer au problème7. Et en pratique, diverses pistes sont envisageables : L’environnement de travail est plutôt statique ? Fournir des sièges ergonomiques aux collaborateurs peut se révéler payant sur le long terme. Travailler sur l’organisation de leur espace de travail (hauteur du siège, inclinaison de l’ordinateur) aussi, afin d’éviter les tensions dans les épaules et les cervicales. Le travail est plutôt physique ? Analyser les sollicitations biomécaniques que sont les gestes répétitifs ou l’amplitude musculaire nécessaire aux tâches peut être un premier pas pour réfléchir à des manières de ménager les efforts des employés. Dans tous les cas, la prévention fait partie du traitement : parlez-en avec vos collaborateurs. Louisah Tamaldi Pour aller plus loin : « Mal de dos, quels sont les remèdes vraiment efficaces ? », Grand bien vous fasse, France Inter « Mal de dos au travail : quelles solutions ? », Santé Magazine, 19.03.2018 Comment agir efficacement contre le mal de dos dans votre entreprise, ameli.fr, 23.11.2018 Sources : Le mal de dos coûte 12,2 millions de jours de travail aux entreprises, le Parisien, 05.11.2018 Mal de dos au travail, comment l’éviter, Challenges, 20.04.2018 Travail et Lombalgie, INRS, 2018 Lutter contre le mal de dos, une priorité pour les entreprises, ameli.fr, 23.11.2018 Activ’Dos, l’application pour smartphone qui prend soin de votre dos, service-public.fr, 12.04.2018 Les secteurs d’activité les plus touchés par le mal de dos, ameli.fr, 23.11.2018 Des acteurs, des ressources et des outils pour vous aider, ameli.fr, 23.11.2018

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Mon entreprise

Des robots pour aider les enfants malades

De plus en plus de robots sont mis au point pour aider les enfants malades, aussi bien à l’hôpital que chez eux. Une aide précieuse, appelée à se développer dans les prochaines années. Ils s'appellent Nao, Charlie ou WheezHope... Ces robots investissent de plus en plus les établissements de santé pour améliorer la qualité de vie des enfants malades. Le plus connu s’appelle Nao. Il s’agit d’un robot humanoïde de 57 centimètres mis au point pour accompagner les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Nao leur parle pour les inciter à communiquer. Il leur apprend aussi à reproduire certains comportements humains que ces jeunes patients ont du mal à décrypter et reproduire. Nao copie ces expressions - cligner des yeux, incliner la tête, etc. - en fonctions des sentiments qu’il souhaite exprimer. Par mimétisme, avec une utilisation régulière du robot à la bouille ronde, les enfants reproduisent certains comportements humains de façon autonome. Nao permet donc une autre façon d’apprendre. En fonction du logiciel programmé dans ce robot humanoïde, ses fonctions envers les patients changent. Aux urgences d’Evreux, dans l’Eure, Nao est devenu Oscar, non plus réservé aux jeunes autistes mais à tous les enfants qui passent par ce service. “Nous l’utilisons en prévention de la douleur chez l’enfant lors d’un soin, explique Arnaud Depil-Duval, chef des urgences à l’hôpital Evreux-Vernon. Oscar discute et/ou propose un jeu au jeune patient dont l’attention est focalisée sur le robot. Ainsi, il oublie totalement le soin.” Généralement, les enfants entre 4 et 12 ans apprécient Oscar, dont la présence soulage aussi les équipes médicales. Grâce au robot, elles n’ont plus à distraire le jeune patient et se concentrent uniquement sur l’acte médical. Mais l’appareil n’est pas autonome, sa mise en fonction et le choix du programme nécessitent toujours une intervention humaine. En salle d’attente, le petit robot humanoïde danse et raconte des histoires pour que les enfants patientent dans de meilleures conditions. WheezHope parle 119 langues WheezHope vient tout juste d’entrer en service à l’hôpital Marie Lannelongue, en banlieue parisienne. Ce robot humanoïde multicolore s’illumine, parle et propose des jeux aux enfants atteints de cardiopathies congénitales. “En apportant une présence ludique et interactive, WheezHope a pour 1er objectif de réduire l'anxiété de nos jeunes patients avant et pendant leur soin, explique Sarah Cohen, cardiopédiatre à l’hôpital Marie Lannelongue. Le robot interagit avec les enfants pour les distraire et détourner leur attention pendant la délivrance des soins.” Autre avantage, WheezHope parle 119 langues, ce qui facilite l’échange - et limite les incompréhensions - entre les familles non-francophones et le personnel soignant. A domicile, les enfants et leurs proches retrouvent l’univers du robot sur la plateforme de e-santé WheezLab. Celle-ci propose des explications sur la maladie, des parcours animés retraçants les interventions qui sont réalisées à l’hôpital, mais aussi des outils de suivi et d’aide à la reprise d’activité physique après un séjour hospitalier. La famille pourra également, via l’interface, partager des informations avec l’équipe soignante. Deux robots sont actuellement en cours de développement : Casper pour les jeunes patients atteints de cancer et Charlie pour les enfants diabétiques. Tous deux auront des fonctions de distractions, d’apprentissages et communications pour les malades. Avec un petit plus pour Charlie : il pourra appeler les parents dès que l’enfant le souhaitera, en visio. Léa Casian

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Ma santé

Pollution de l’air : protéger ses poumons !

Nous respirons 15 m3 d’air par jour. Or, l’appareil respiratoire est une voie d’exposition privilégiée pour les aérocontaminants chimiques, gaz ou particules, avec des effets nocifs à court ou long terme sur la santé de plus en plus étayés. Se mettre à l’abri des pics de pollution atmosphérique, est-ce possible ? La pollution, une réalité Pas un mois ne se passe sans alerte à la pollution atmosphérique dans l’Hexagone. Le coût total sur la santé de la pollution est estimé entre 1 et 2 milliards d’euros/an, selon une étude menée par Isabella Annesi Maesano, qui dirige l’unité « Épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires » (Inserm/Sorbonne université, Paris) (1). Pour parvenir à ce montant, la chercheuse a étudié les coûts de la part attribuable à la pollution de l’air de la prise en charge des cinq maladies respiratoires les plus répandues (BPCO/bronchopneumopathie chronique obstructive, bronchites chronique et aiguë, asthme et cancer des voies respiratoires), des hospitalisations pour ces pathologies, ainsi que celles liées aux maladies cardiovasculaires. Le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d'azote (NO2), l’ozone (O3), les particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (PM10) et à 2,5 microns (PM 2,5) sont les contaminants incriminés (2-3). Les particules fines (PM2,5) sont les plus dangereuses mais aussi les ultrafines (PM0,1) qui pénètrent au plus profond de l’arbre bronchique et rejoignent la circulation générale. Le parc automobile (le trafic génère la moitié des toxiques rencontrés dans les villes), le secteur de la construction (bâtiments, routes… émetteurs de grosses particules) et les industries polluent. L’agriculture n’est pas en reste avec l’émission d’un volume considérable de particules (ammoniac, nitrates/NO3) issus des épandages de pesticides, des engrais azotés etc. Pollution, des accusations toujours plus solides Les constats des scientifiques s'accumulent et convergent. Une vaste étude publiée en 2018 a mis en lumière que l’augmentation de la mortalité due aux cinq causes principales de décès (BPCO, cancer du poumon, cardiopathie ischémique*, infections des voies respiratoires inférieures, accident vasculaire cérébral) est directement liée à la concentration en particules fines PM2,5 (4). « La pollution, intérieure et extérieure, peut être à l'origine de crises (exacerbations) de la BPCO, à l’origine d’une insuffisance respiratoire grave, mais aussi provoquer son développement ! » affirme le Pr Isabella Annesi-Maesano. « On sait aussi que le risque de souffrir d'une BPCO est plus élevé lorsqu'on habite à proximité d'un axe routier à fort trafic ». Mais la pollution, comme certains toxiques (produits d’entretien, combustion du bois, poussières métalliques, silice, microorganismes bactériens et fongiques, toxines bactériennes, fumées etc.) jouent un rôle non négligeable dans l’apparition de cette maladie respiratoire grave. Comment réagir en cas de pic de pollution ? Se préserver, c’est tout d’abord éviter d'être exposé(e) de façon directe à la pollution. Etre attentif aux pics de pollution est recommandé (via des applications Smartphone, des sites internet comme www.airparif.asso.fr...), afin de limiter les sorties pendant les heures de pics de pollution. Eviter les endroits où la pollution est plus importante est de bon sens et étayé par des études, comme la proximité des axes routiers fréquentés. Pour sa part, « la prévention individuelle est assez limitée, regrette le Pr Isabella Annesi Maesano, car à ce jour, aucun masque facial n’a encore prouvé son efficacité contre la pollution atmosphérique ». De plus, en 2019, émettre des recommandations fondées sur les preuves n’est pas si simple. « Il faut distinguer les recommandations pour lesquelles les preuves scientifiques sont solides et celles pour lesquelles les données manquent, avance, prudente, la spécialiste. Par exemple, il n’y a pas de données fiables sur l’intérêt de fréquenter les espaces verts en cas de pic de pollution. Et on imagine mal que seulement quelques heures de "verdure" puissent compenser un taux de pollution ponctuellement élevé. En revanche, on dispose de chiffres sur l’intérêt des espaces verts en cas de pollution chronique ». Autre interrogation, faut-il renoncer à une activité physique en cas de pic de pollution ? Aucune étude sur le sujet ne permet de trancher, même si, « bien évidemment, un asthmatique qui a déjà un risque accru de crises en cas de pic s’abstiendra de pratiquer un sport en extérieur, assure le Pr Annesi Maesano. Quant à priver les bambins de récréation en cas de pic de pollution, là aussi, les données se font rares et a priori, « il n'y a pas à prendre de mesures car l'air extérieur rentre à l'intérieur des locaux ». Mais attention, prévient l’experte : « l'absence de données n'est pas la preuve de l’absence de relation. Elle viendra... En tant que médecins cliniciens, nous nous fondons beaucoup sur le principe de précaution ». Préserver son capital auditif c’est aussi développer cet outil que l’on appelle l’ouïe, en se concentrant sur les sons, en s’entraînant à discriminer les différents bruits et sons, en filtrant les sons émanant simultanément de différentes sources sonores etc. En effet, en affinant l’acuité auditive, la capacité de discrimination, il est alors possible de potentialiser ce sens dont l’aire cérébrale est reliée aux autres parties du cerveau et aux centres nerveux. Cela s’avèrera un véritable atout lorsque vers 60 ans, il faudra compenser l'altération inéluctable de l'audition liée à l'âge appelée presbyacousie. Le professionnel s’appuiera alors sur le capital auditif restant et les apports de l’aide auditive seront décuplés par la mémoire auditive. Références : * ou maladies coronariennes. Elles recouvrent un ensemble de troubles dus à l'insuffisance des apports en oxygène au muscle cardiaque. (1) https://presse.inserm.fr/le-cout-sur-la-sante-de-la-pollution-atmospherique-estime-a-1-a-2-milliardsan/18862/ ; (2) Li et al. IJCOPD 2014 ; (3) de Vries et al. COPD 2017 ; (4) Burnett R et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018 Sep 18;115(38):9592-9597 Hélène Joubert, journaliste. D’après le suivi du Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF) 2019 (janvier 2019, Marseille) et une interview du Pr Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l’Inserm (Unité 1136, équipe Épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires), membre du groupe d’experts sollicités en 2016 par la Société de pneumologie de langue française (SPLF) sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé respiratoire. Ce travail est en cours de mise à jour

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Ma santé

Certificat médical, que demander au médecin ?

La rédaction d’un certificat médical n’est pas un geste anodin : 20 % des plaintes traitées par le Conseil de l'Ordre des médecins sont liées à des certificats mal rédigés. Qu’est-ce qu’un certificat médical en bonne et due forme ? Le certificat médical n’est pas une simple formalité La rédaction d’un certificat médical fait partie de la pratique quotidienne d’un médecin. Si celui-ci a été banalisé aux yeux du grand public, il constitue cependant un mode de preuve qui entre dans la catégorie juridique des témoignages écrits. L’objet du certificat médical est de consigner, en termes techniques mais compréhensibles, les constatations médicales établies par le médecin lors de l’examen ou d’une série d’examens d’un patient ou d’attester de soins reçus, selon la définition du Conseil national de l’Ordre des médecins. Les certificats qui ne nécessitent pas l’énoncé d’un diagnostic ou aucun renseignement médical (certificat de non-contre-indication à la pratique d’un sport, de transport en ambulance, de vaccinations …) ne soulèvent aucune difficulté au regard du secret professionnel. Ça n’est pas le cas de ceux comportant un diagnostic, la description de symptômes ou d’un état clinique (certificat de grossesse, d’invalidité, de coups et blessures…). Le certificat médical engage la responsabilité du médecin à raison de son contenu, tant formel que matériel. Attention, il lui est interdit d’attester d’une relation causale entre les difficultés familiales ou professionnelles et l’état de santé présenté par le patient.Enfin en théorie, la consultation pour un certificat médical n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. Quand faut-il demander un certificat médical ? Le certificat médical peut être exigé, par exemple, pour constater une maladie contagieuse (tuberculose etc.), un décès, un handicap, des lésions et traumatismes, ou une incapacité de travail*. En revanche, le certificat médical ne peut pas être exigé dans de nombreux cas, par exemple pour attester une absence d’allergie, pour participer à une activité scolaire (enseignement de l’éducation physique sportive/EPS, sorties scolaires), pour réintégrer un enfant dans une crèche ou encore les demandes diverses sans raison médicale et non prévues par un texte de loi.La demande de l’école d’un certificat pour justifier l’absence de l’enfant, pour lui permettre de pratiquer un sport ou pour que lui soit donné un médicament prescrit par le médecin (l’ordonnance et l’autorisation parentale suffisent) est illégal. Cas particuliers, le certificat est demandé en cas d’allergie nécessitant un régime alimentaire spécial et dans le cadre du protocole d’accueil individualisée (PAI) à l’école, et en cas de maladie contagieuse. Un certificat médical doit préciser le caractère total ou partiel de l’inaptitude de l’enfant à l’Éducation Physique et Sportive et mentionner sa durée. Faut-il un certificat médical pour obtenir une licence sportive ? Depuis janvier 2016, inutile de demander un certificat médical chaque année. Il est désormais valable pendant trois ans. Un simulateur officiel de l’administration française (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R51612) indique s'il faut fournir un certificat médical attestant de l’absence de contre-indication à la pratique du sport pour obtenir ou renouveler une licence sportive (loisir ou compétition) auprès d’une fédération (football, tennis, équitation, judo...). Selon les cas, il informe sur la durée de validité du certificat médical. De plus, il permet de répondre au questionnaire santé et d'attester de son état de santé qui, le cas échéant, dispense de fournir un certificat médical. Certificat médical : les règles d'or auxquelles doit obéir le médecin Avant la rédaction de tout certificat médical, l'information donnée au patient est une obligation légale et déontologique. Ensuite, voici ce que le médecin doit scrupuleusement observer avant et pendant la rédaction du certificat médical. Tout d’abord, il doit demander au patient quel sera l’usage du certificat et l’établir au nom de celui-ci. La rédaction est impérativement précédée d’un examen clinique et d’un interrogatoire médical. Le certificat rédigé sur un papier à en-tête doit stipuler les constats du soignant et les déclarations du patient mais ces dernières seront écrites au conditionnel et entre guillemets. La date mentionnée sur le certificat, obligatoire, doit être celle du jour de sa rédaction. La signature ne peut être une signature électronique mais de la main même du médecin. Le certificat est remis en main propre uniquement à l’intéressé et doit être mentionné sur le certificat. Pour terminer, le médecin doit conserver un double du certificat. Hélène Joubert, journaliste * https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/331_annexe_certifs_medicaux.pdf Pour en savoir plus : https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/certificats.pdf

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Mon bien-être

Les personnes handicapées obtiennent des “Droits à vie”

Depuis le premier janvier 2019, des « droits à vie » sont possibles pour les personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer, c’est-à-dire handicapées d’au moins 80%. Ceux-ci, et leurs aidants, n’auront plus à justifier leur état de santé pour renouveler leurs droits. Explications. “Pendant très longtemps, il nous aura fallu constituer des dossiers séparés pour les différents droits de Lucy, ce qui me donnait l’impression d’être sans cesse accaparée par toutes ces démarches chronophages et moralement usantes,” soupire Amarantha, maman de Lucy. Je devais sans cesse justifier de son polyhandicap en dressant une liste de toutes ses déficiences et ses fragilités, ce qui n’aide pas à garder le cap et le moral dans ce quotidien parfois très éprouvant.” Lucy a 20 ans et est polyhandicapée. Son autonomie et ses possibilités de perception et d'expression sont réduites à l’extrême. Depuis janvier 2019, toutes les personnes handicapées à hauteur de 80% et plus, comme Lucy, pourront obtenir des “Droits à vie”. Les actuels droits de Lucy ne seront plus alloués pour une période déterminée mais à vie. Amarantha, sa mère, n’aura donc plus à faire certaines démarches administratives. “Réclamer des comptes-rendus médicaux, des attestations, des bilans éducatifs alors que la situation même de Lucy n’évoluait jamais favorablement, m’a parfois donné l’impression d’être complètement abandonnée par la société et incomprise par l’administration,” avoue Amarantha. Trois “Droits à vie” pour les adultes Selon le décret du 24 décembre 2018, trois droits seront alloués sans limitation de durée : l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), la Carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « invalidité » la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Quant à l'Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), elle sera attribuée jusqu’à l’âge de 20 ans. Le complément à l’AEEH, optionnel, sera délivré pour une durée de trois ans, au lieu d’une année auparavant. Amarantha a renouvelé le dossier de sa fille deux mois avant la mise en place de ces droits à vie. Dans dix ans, elle devra donc refaire son dossier d’AAH. Mais, même si ces mesures ne la concernent pas avant une décennie, Amarantha salue l’évolution. “C’est un réel progrès qui vise un changement de paradigme attendu par les familles et les personnes concernées,” développe-t-elle. Autre avantage, ces dispositions pourraient alléger les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), en charge des demandes. Ainsi, le nombre de dossiers à traiter serait réduit, ainsi que les délais d'attentes des réponses pour les familles. “La communication autour de cette mesure a été très maladroite” Mais les démarches administratives ne s’arrêtent pas à ces trois “Droits à vie”. Lucy vit chez sa mère les week-ends et pendant les vacances scolaires. Le reste du temps, elle est prise en charge dans un institut médico-éducatif, car elle a besoin de l’aide d’une tierce personne pour tous les actes de la vie quotidienne. Une surveillance et des soins particuliers de chaque instant. Grâce à l'amendement Creton, Lucy reste dans un établissement pour enfants et adolescents en attendant une place dans une structure pour adulte, ce qui est très rare. Tous les deux ans, Amarantha devra, par exemple, renouveler ce dossier. “La communication autour de cette mesure a été très maladroite, conclue Amarantha. En annonçant « des droits à vie pour les personnes en situation de handicap », le gouvernement a créé un mécontentement certain lorsque les gens ont compris que ça ne s’appliquait pas à tous les handicaps et à toutes les situations.” Léa Casian

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Ma santé

Télémédecine, les Français sont mûrs !

Depuis septembre 2018, la consultation de télémédecine est remboursée par l’Assurance Maladie, au même titre qu’une consultation classique. Le 11e Congrès Européen de Télémédecine organisé fin 2018 * a fait le point sur ces modes d’exercice innovants mais encore peu connus. Pourtant, les expériences concluantes se multiplient dans le domaine du soin. Télémédecine, qu’en pensent les Français ? Avec la création de deux catégories d’actes, la téléconsultation en septembre 2018 et la télé-expertise en février 2019, la France entre de plain-pied dans la télémédecine. En résumé, les consultations de télémédecine sont des téléconsultations médicales « à part entière » (à ne pas confondre avec les plateformes de "téléconseil personnalisé") mais sans déplacement physique du patient, utilisant pour ce faire des moyens numériques ou téléphoniques. La prescription de médicaments est possible. Quant à la télé-expertise, elle permet à un médecin de consulter un confrère afin d’échanger sur le cas d’un patient. L’usage des SMS est une pratique sauvage de la télé-expertise, cette dernière exigeant d’être réalisée dans un environnement sécurisé de transfert de données. La télé-expertise est, dans un premier temps, réservée notamment aux patients en affection longue durée (ALD), atteints de maladies rares (mucoviscidose, hémophilie etc.) ou résidant en zones dites sous denses (article 1434-4 du Code de la Santé Publique). Même si la télémédecine n’est pas encore entrée dans les mœurs, une courte majorité des Français (51,9 %) se dit déjà prête pour la télémédecine, selon un sondage conduit auprès de 8 050 personnes à l’occasion du congrès Européen de Télémédecine organisé par la Société française de Télémédecine **. Pour autant, si 55 % des sondés estiment savoir globalement ce qu’est la télémédecine, seul un sur cinq serait en mesure de la décrire de façon précise. Par exemple, le grand public pense souvent que téléphoner au médecin pour adapter la prescription est de la télémédecine, alors qu’il s’agit uniquement d’un acte médical de suivi et de conseil.Autre enseignement du sondage, la diffusion de l’information sur la télémédecine provient essentiellement des médias, estiment les répondants. Concernant son utilisation, en octobre 2018, seuls 0,3 % des interrogés avait déjà eu recours à la téléconsultation. Ils estiment cependant qu’ils pourraient en bénéficier plus souvent avec leur médecin généraliste, afin de recevoir un conseil médical plus rapidement (89,6 %) ou obtenir/renouveler une ordonnance (86,8 %). Ces chiffres chutent à 82,2 % et 73,3 % respectivement lorsqu’il s’agit d’un médecin spécialiste. Mais les craintes existent avec, en premier lieu, la perte de contact humain (61,1 % des sondés) et celle d’un diagnostic médical partiel (57,6 %). A noter, chacun a le droit de refuser l’acte de téléconsultation. Selon les prévisions gouvernementales, 500 00 actes de télémédecine seront réalisés en 2019, avec un triplement prévu en 2021. Télémédecine dans Alzheimer : pour de meilleurs soins En 2019, les expériences de télémédecine sont déjà nombreuses sur le territoire français. L’optimisation des traitements est l’une de ses finalités. Un exemple provient d’une étude chez des résidents en EPHAD où 82 % souffrent de troubles psycho-comportementaux***. Le bilan de 368 téléconsultations sur trois ans, portant sur les troubles psycho-comportementaux en lien avec la maladie d’Alzheimer, est plutôt positif avec une optimisation de la prescription des médicaments psychotropes chez plus de la moitié des patients. Par ailleurs, 20% ont pu débuter un traitement contre la douleur grâce à la télémédecine. Téléconsultation dans le soin des plaies chroniques : tout bénéfice ! Une autre expérience positive de télémédecine est celle menée dans le traitement des plaies chroniques (escarres, ulcères) des personnes âgées. L’objectif était de permettre aux patients de ne pas avoir à se déplacer. Cette fois-ci, la réponse est apportée avec un recul de quatre ans, sur près de 750 actes de télémédecine réalisés au Pôle Saint-Hélier (Centre de médecine physique et de réadaptation de Rennes). 55 % des actes étaient des téléconsultations et 20 % de la télé-expertise. Ainsi, la télémédecine a épargné des déplacements considérables (10 000 km par an en moyenne par patient). Ces soins à distance remportent la satisfaction des patients (90% de satisfaction) et des soignants (97% pour les infirmières). Les soignants à domicile se sentent aussi moins seuls. Cette expérience illustre bien l’une des vocations de la télémédecine qui est d’être un véritable trait d’union entre la médecine de ville et l’hôpital. Hélène Joubert Pour en savoir plus sur la téléconsultation et la télé-expertise : https://www.ameli.fr/assure/actualites/generalisation-de-la-telemedecine-en-france Références * 6-7 décembre 2018, Paris ** Enquête réalisée sur internet entre juillet et octobre 2018 par Carte Blanche Partenaires- Société Française de Télémédecine (SFT)-Université de Montpellier et son laboratoire MRM, en partenariat avec France Assos Santé et Formatic Santé. Communiqué de presse 6 décembre 2018. *** Pr Salles et Dr Lafargue : Télémédecine & troubles psycho-comportementaux liés à la maladie d’Alzheimer et apparentées.

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Ma santé

Droit à la déconnexion, une réalité ?

On a beaucoup écrit sur le droit à la déconnexion, cette nouvelle disposition prévue dans la Loi Travail ou Loi El-Khomri, entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Les modes de travail évoluent, le lieu de travail n’existe plus dans bien des secteurs, les salariés sont de plus en plus connectés en dehors des horaires de bureau … Alors en vacances, on oublie tout ? Le droit du travail à l'ère du digital Le travail s’est transformé dans de nombreux domaines et le digital est devenu omniprésent. La frontière entre vie professionnelle et personnelle est parfois très mince, le temps de travail est souvent discontinu… Une réalité qu’il a fallu encadrer. La Loi Travail, adoptée le 21 juillet 2016, a pour cette raison créé les protections nécessaires à la santé des salariés et un droit à la déconnexion est désormais inscrit dans la loi (article 55 de la loi, chapitre II « Adaptation du droit du travail à l'ère du numérique »). C'est une première. Qui est concerné par le droit à la déconnexion ? La finalité du droit à la déconnexion est de lutter contre le risque de burn-out ou épuisement professionnel, en favorisant la conciliation entre le travail et la vie privée. Tous les salariés sont concernés, télétravailleurs et/ou cadres etc. Ils doivent être dégagés de toute possibilité de se connecter aux outils numériques et d’être contactés lorsqu’ils sont en congés payés, en réduction du temps de travail (RTT), le soir et les week-ends (en fonction de leur contrat de travail). En pratique, depuis le 1er janvier 2017, le droit à la déconnexion doit être débattu lors de la négociation annuelle obligatoire sur la qualité de vie au travail et faire l’objet d’un accord d’entreprise sur ses modalités d'exercice, des actions de formation et de sensibilisation, d'actions de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques. Pour autant, il n’existe aucune obligation d’aboutir à un accord entre les représentants du personnel, syndicaux et la direction. Aucune sanction n’est prévue pour l’employeur. Les Français "déconnectent-ils" ? Des cadres hyperconnectés et un droit à la déconnexion peu présent : c’est en substance le bilan d’un sondage Ifop réalisé pour l’entreprise Securex*. Quelques mois après la promulgation de la loi, peut-être encore trop récente, un peu plus de la moitié des cadres sondés (52%) affirme que leur entreprise ne s'est pas "engagée dans l'application" de ce droit. Cette proportion s’élève à 63% dans les entreprises de moins de 50 salariés. Parmi les 48% qui estiment au contraire que leur entreprise s’est engagée dans l’application de ce droit, seuls 21% déclarent qu’elle a déjà mis en place des mesures concrètes. Selon ce sondage, les trois quarts des cadres (78%) consultent leurs communications professionnelles (e-mails, SMS ou appels) pendant les congés et les week-ends. La moitié considère comme un facteur de stress cet accès aux communications professionnelles. 89% des professions libérales consultent leurs communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances, davantage que les cadres de la fonction publique (80%) et que les cadres d’entreprises (76%). De plus, 88% estiment que la qualité de vie au travail n’est pas correctement prise en compte par les entreprises. Au final, le sentiment que le droit à la déconnexion est peu considéré par leur entreprise est prégnant. Pourquoi sommes-nous de plus en plus connectés à notre travail ? La recherche de réassurance et la difficulté de déléguer sont les raisons prioritaires de consultation des communications professionnelles hors du temps de travail. Au sein des cadres concernés, une majorité (51%) consulte d’abord ses communications professionnelles pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes en son absence. Mais les justifications sont multiples, comme une difficulté à déléguer, la nécessité permanente de réactivité au quotidien ou se ménager un retour sans débordement de travail (31% des sondés). En revanche, la peur de manquer des opportunités professionnelles est peu citée, par seulement 11% des cadres interrogés. Mais les sons de cloche peuvent différer. Un sondage réalisé en juillet 2018** évalue à 59% le pourcentage des Français qui ne sont pas du tout dérangés par cette continuité avec leur travail. Selon cette même enquête, les Français en vacances sont plus de 42% à regarder leurs emails professionnels plusieurs fois par jour. Mais « grâce aux nouvelles technologies, 79% déclarent passer de meilleures vacances » et 61% déclarent ne pas être « accro au boulot » ! Hélène Joubert, journaliste * https://www.securex.fr/sites/default/files/2017-09/CP-Etude-Securex---Lhyper-connexion-au-travail---2017.pdf ** Qapa.fr ; https://www.hr-voice.com/communiques-presse/en-vacances-pourquoi-les-francais-restent-ils-de-plus-en-plus-connectes-a-leur-travail/2018/07/10/

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Mon entreprise

Conservation d’ovocytes : le combat des jeunes femmes d’aujourd’hui

Valérie a 39 ans, elle est célibataire. Comme beaucoup de femmes, la question de l’horloge biologique trotte dans son esprit depuis quelques années. Pour qu’elle ne devienne pas un problème, Valérie a décidé de faire congeler ses ovocytes. “J’avais peur de vouloir un enfant une fois passé quarante ans mais de ne plus pouvoir, concède-t-elle. Je suis maintenant libre, j’ai gagné des années pour trouver un papa potentiel, décider d’avoir un enfant seule ou de ne pas en avoir.” En décembre 2016, elle s’envole donc pour l’Espagne car cette pratique est interdite en France, sauf pour trois situations : en cas de procréation médicalement assistée (PMA), en cas de traitement médical et/ou de pathologies ayant des conséquences sur la fertilité et, depuis 2015, en cas de dons d’ovocytes. Les donneuses ont le droit d’en faire congeler une partie pour elles, qu’elles pourront utiliser jusqu’à 43 ans. Valérie ne répondait à aucune de ces conditions et a donc opté pour l’étranger. Valérie a commencé par un traitement hormonal, entre 12 et 14 jours, pour que les ovaires produisent plus d’ovocytes. “La méthode n’est pas douloureuse mais fatigante, développe-t-elle. J’étais un peu dérangée car l’abdomen grossi, le ventre est gonflé.” Durant cette phase, des échographies pelviennes et des bilans hormonaux permettent à l’équipe médicale de savoir quand les ovocytes sont assez nombreux. Dès lors, la patiente est opérée, sous anesthésie générale en quelques heures, afin de les prélever. “Les ovocytes sont ensuite vitrifiés, c’est-à-dire congelés ultra rapidement, ce qui permet un taux de survie entre 90 et 95%, explique Maria Jésus Lopez, gynécologue spécialiste en PMA dans la clinique Eugine où Valérie s’est faite opérer. Une fois vitrifiés, ils sont gardés dans différents réservoirs jusqu’au moment où la femme décide de les utiliser.” À la clinique Eugine, la limite est fixée à 50 ans. 65% des patientes sont Françaises “Selon les derniers articles, si la femme a moins de 39 ans il faut au moins 9 ovocytes vitrifiés pour avoir une probabilité de 62% d’avoir un enfant, poursuit Coralie Samara, responsable du programme Timefreeze, programme de préservation de la fertilité de la clinique Eugine. Chaque prélèvement offre une probabilité d’être enceinte, qui dépend du nombre et de l’âge des ovocytes recueillis à la ponction folliculaire. Ainsi, il est recommandé d’entreprendre la démarche entre 34 et 35 ans, avant que la qualité de l’ovule ne diminue. Quand la femme désire un enfant, une fécondation in vitro est réalisée pour créer un embryon. Il sera inséré dans l’utérus de la patiente, par une PMA. A chaque transfert embryonnaire il y a une probabilité d’être enceinte, mais pas de certitude. Dans la clinique Eugine, 1113 traitements ont été pratiqués entre 2011 et 2017. Les Françaises en représentaient 65%. Mais seulement 57 femmes sont revenues pour utiliser leurs ovocytes. Pour l’instant, Valérie n’en ressent pas le besoin. Elle a le temps. D’ailleurs, son rapport aux hommes et aux rencontres a beaucoup évolué. “Je ne suis plus à la recherche du partenaire avec qui je pourrais avoir un enfant, explique-t-elle. Je suis plus détendue dans ma vie de célibataire.” Une tranquillité d’esprit qui lui a coûté 2 350 euros pour quatre ans. Et 250 euros par année supplémentaire. Léa Casian

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Ma santé

Médicaments génériques et princeps : définitions

Entre médicaments princeps et médicaments génériques, vous ne vous y retrouvez plus ? C’est simple, les médicaments génériques possèdent les mêmes propriétés que les princeps. Mais alors quelle est la différence ? Génériques/princeps : faut-il les opposer ? La réponse est non. Les médicaments génériques contiennent les mêmes principes actifs, le même mode d’administration ainsi que la même biodisponibilité que les médicaments princeps qu’ils reproduisent. La seule différence notable est le coût moindre des génériques par rapport aux médicaments originaux. Pourquoi ? Parce que les médicaments princeps ont nécessité de longues études et expérimentations pour être mis au point. Mais leur exploitation par le laboratoire qui les a conçus ne dure que 10 à 15 ans. Au-delà, le brevet tombe dans le domaine public. Génériques : pourquoi sont-ils décriés ? Il faut savoir que les médicaments génériques ne sont pas des copies conformes puisqu’ils ne possèdent pas toujours les mêmes excipients que les princeps initiaux. Ils peuvent également se dissoudre de manière différente ou présenter un autre goût. Les différences de concentration, en revanche, restent très rares. Lorsqu’elles existent, elles sont infimes et n’ont donc aucun impact sur l’efficience du traitement. Néanmoins, certains médicaments requièrent un dosage extrêmement précis. C’est le cas notamment des substituts d'hormones thyroïdiennes ou des antiépileptiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que les médecins peuvent demander la non-substitution de certains médicaments princeps.

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Fin de l’anonymat pour les donneurs de sperme et d’ovocytes ?

La révision de la loi de bioéthique lèvera-t-elle l’anonymat des donneurs de gamètes ? Le Parlement doit examiner cette question durant l’année 2019. En France, quand on donne son sperme ou ses ovocytes, l’anonymat est garanti. C’est la loi. Un enfant, même devenu adulte, n’a pas le droit de retrouver son donneur. Arthur Kermalvezen, né d’une insémination artificielle, déroge à la règle. Il a réussi, grâce à un test génétique réalisé à l’étranger. Le 25 décembre 2017, son “père biologique” lui passe un coup de fil “J’ai reçu ta lettre, j’ai bien été donneur à cette époque, bravo !”. Une nouvelle vérification ADN des deux hommes atteste l’enquête d’Arthur. “Je ne cherchais pas une seconde famille, j’ai un père et une mère, affirme Arthur. Je voulais savoir d’où je venais aussi et avoir accès au dossier médical complet de mon donneur”. Actuellement, le don de sperme se fait dans les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS) qui sélectionnent les donneurs qui ont un bon dossier médical. Néanmoins, celui-ci n’est pas actualisé. “A 65 ans, mon donneur a découvert être porteur d’une mutation génétique pouvant engendrer des embolies pulmonaires, développe Arthur. Sans cette information mes enfants et moi-même n’aurions jamais fait de tests préventifs.” Aucun lien de filiation ne peut être établi En France, le don de sperme est volontaire, gratuit et anonyme. C’est ce dernier point que l’association “Procréation Médicalement Anonyme” voudrait changer dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique. “Nous militons pour la reconnaissance du droit d'accéder aux origines après 18 ans, mais nous ne voulons pas une levée automatique de l’anonymat, insiste Arthur, aussi membre de l’association. Cela doit être un droit, une démarche possible.” Cette question était déjà sur la table des négociations de la loi bioéthique votée en 2011, soutenue par la Commission des Affaires sociales du Sénat et la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Mais, elle avait finalement été rejetée par le Parlement. Pour les opposants, la levée de l’anonymat soulève plusieurs craintes. Tout d’abord, ils estiment que cette traçabilité pourrait décourager les volontaires et diminuer le nombre de dons. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Norvège ont levé l’anonymat depuis plusieurs années. Aucun n’a connu de pénurie de sperme ou d’ovules. Les détracteurs redoutent aussi que la volonté de retrouver son parent biologique divise les familles. “J’ai fait la demande avec le soutien de toute ma famille, leur répond Arthur. Mais tous les enfants n’en ressentent pas le besoin.” Enfin, un autre argument contre la levée de l’anonymat est qu’elle pourrait engendrer des dérives au sujet de l’héritage. Aucune crainte pour cela, l’article 311-19 du code civil protège les donneurs. Il stipule qu’aucun lien de filiation ne peut être établi entre l’auteur du don et l’enfant issu de la procréation. Et donc aucune action en responsabilité. Cette année, le Parlement doit se prononcer sur la révision de la loi de bioéthique. La question de la levée de l’anonymat des donneurs sera examinée. En cas d’autorisation, reste à savoir si celle-ci serait rétroactive.

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Les nouveautés dans la formation des médecins

Au mois de janvier, le gouvernement va présenter les axes de la réforme du premier cycle des études de santé. Des changements importants sont attendus. “Nous sommes tous passés par la PACES [Première année commune aux études de médecine], on a tous vu le calvaire que c’était et les risques psycho-sociaux encourus par les étudiants, explique Pierre-Adrien Girard, Vice-Président de l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF), en charge de la PACES. Un tiers des connaissances est inutile, elles ne servent qu’à départager les candidats pour passer en deuxième année.” La suppression de la PACES, dès 2020, ravit donc les premiers concernés. Portail santé ou portail de licence Pour remplacer le système actuel, deux filières vont être créées : portail santé et portail de licence. Selon le rapport sur la refonte du premier cycle des études de santé commandé par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur et rédigé par le Professeur Jean-Paul Saint-André, les bacheliers auront deux voies pour accéder à la deuxième année de médecine. La première consistera en une première année universitaire générale en santé avec, en plus, des heures de cours d’une autre filière universitaire au choix. Par exemple, une licence portail santé avec une mineure histoire. La seconde option est une licence universitaire au choix, avec en en parallèle des cours en santé qui constitueront l’enseignement mineur des étudiants. Par exemple, une licence mathématique avec une mineure santé. Pour les élèves de portail santé, pas de redoublement possible. En cas d’échec pour entrer en deuxième année de médecine, ils peuvent être réorientés en portail de licence. A chaque niveau de portail de licence (L1, L2 ou L3), la mineure santé permet aux élèves d’intégrer la deuxième année de médecine. Tous les élèves ont donc trois chances, tout en validant leur licence majeure. Néanmoins, le contenu des programmes et les critères de sélections restent à définir. Ils devraient être détaillés prochainement par le gouvernement, quand il présentera la réforme du premier cycle des études de santé. Mais, une certitude déjà : plus de concours pour passer en deuxième année de médecine, 60% des places seront réservées aux étudiants du portail santé et 40% pour ceux du portail de licence. Une solution pour diversifier les profils des futurs médecins. Une meilleure répartition des médecins au niveau local Toujours dans le cadre de cette réforme, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé en septembre dernier la suppression du numerus clausus dès 2020. Chaque année, le ministère de la Santé et l’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) fixent par arrêté ministériel le nombre de places autorisées en deuxième année de médecine pour l’ensemble de la France. Ces dernières années, le nombre de places a augmenté, mais reste encore trop faible pour pallier au manque de praticiens. Désormais, ils fixeront des objectifs pluriannuels sur cinq ans que les Agences régionales de santé (ARS) et les universités seront chargées d’appliquer au niveau local. “Il y aura toujours une régulation des flux d’étudiants, poursuit Pierre-Adrien Girard. Mais les ARS et les universités décideront combien de médecins sont nécessaires dans leur région et les capacités d’accueil pour les former.” Sur le long terme, l’objectif consiste à répondre au besoin réel de médecins en fonction des régions. Léa Casian

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Faire du sport au travail

De la salle de sport aux rendez-vous jogging entre collègues, la pratique du sport augmente dans les entreprises françaises. Les bénéfices sont importants, aussi bien pour les salariés que pour les employeurs. Abdel va à la salle de sport entre deux et quatre fois par semaine. Petite particularité, celle-ci se trouve sur son lieu de travail. Un accès facile entre deux voyages, à la pause déjeuner ou après une longue journée. “Le sport joue un rôle de sas de décompression, assure l’intéressé. Mon métier engendre beaucoup de stress et de pression, l’activité physique est plus que primordiale pour évacuer, être plus dynamique et garder l'esprit clair.” Un bon moyen pour les entreprises de rendre heureux leurs salariés. Comme Abdel, beaucoup de Français pratiquent une activité physique régulière. Selon une étude Opinion way réalisée en décembre dernier, 74% des personnes interrogées estiment que le sport leur permet de se sentir bien au travail. Un constat dont les entreprises tiennent de plus en plus compte. Les sociétés les plus importantes investissent dans des salles de sport au sein de leurs locaux. Un investissement visible, très apprécié par les salariés mais peu accessible pour certaines petites et moyennes entreprises. “Des solutions moins coûteuses existent, la diversité est infinie, explique Frédéric Delannoix, directeur technique national de la Fédération française du sport en entreprise (FFSE). De la salle de réunion dédiée à la gym, aux rendez-vous hebdomadaires pour aller courir entre salariés jusqu’aux challenges de mobilité avec les nouvelles technologies qui comptent les pas !” Pas besoin de grands moyens pour inciter à la pratique du sport. Selon le baromètre européen du sport et de l'activité physique publié en mars 2014, 17% des Français qui pratiquent un sport déclarent en faire sur leur lieu de travail. Ils étaient 13% en 2009. Des jeux du sport d’entreprise en Europe et dans le monde Actuellement, très peu d’entreprises permettent à leurs salariés de faire du sport sur leur temps de travail. Mais, l’installation d’infrastructures ou d’activités physiques au sein des entreprises permettent une plus grande accessibilité et une pratique plus régulière, porteuse de nombreux bénéfices : amélioration du système cardio-vasculaire, maintien musculaire, solidification de l’ossature afin de prévenir l'ostéoporose, une meilleure respiration, etc. Dans le cadre du travail ou de la vie personnelle, les bienfaits du sport restent les mêmes mais, l’accessibilité pallie le manque de temps pour en pratiquer. “Les rencontres sont aussi une des motivations de la pratique du sport en entreprise, poursuit Frédéric Delannoix. Cela permet de nouer des liens avec d’autres salariés, de services ou hiérarchies différentes, que les employés ne sont pas susceptibles de rencontrer au quotidien.” Enfin, les conséquences sur le mental semblent aussi importantes. Les sportifs réguliers réduisent leur stress, améliorent leur capacité de concentration et développent même une plus grande confiance en eux. Des qualités aussi recherchées par les employeurs. Dans beaucoup de pays, la pratique du sport en entreprise augmente. “Des jeux du sport d’entreprise sont organisés à l’échelle européenne et mondiale en alternance tous les deux ans, conclut Frédéric Delannoix. Ce sont des sortes de Jeux olympiques où les salariés se challengent sur une trentaine d’activités sportives.” Cette année, les premiers jeux nationaux auront lieu en France. Pour les amateurs, rendez-vous au mois de mai… En Martinique ! Léa Casian

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Le cancer, un combat toujours d’actualité

Le cancer reste l’une des maladies les plus meurtrières en France. La journée mondiale contre le cancer, le 4 février, est l’occasion de revenir sur l’étendue de cette pathologie en France. 385 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en France métropolitaine sur l’année 2015 selon l’Institut de veille sanitaire (InVS). Un chiffre important et relativement constant depuis quelques années. Aujourd’hui, cette maladie représente la première cause de mortalité prématurée avant 65 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Une question de santé publique, au cœur de la journée mondiale contre le cancer qui aura lieu le 4 février prochain. 22% des décès par cancer dûs au tabac En fonction du sexe, les cancers les plus fréquents ne sont pas les mêmes. Celui du sein reste le plus meurtrier chez la femme, avec 11 500 décès en 2011, selon une étude réalisée par les Hospices civils de Lyon, l’InVs, l’Institut national du cancer (INCa), France Cancer Incidence et Mortalité (Francim) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Suivent le cancer colorectal, du poumon et des ovaires. Selon ce même rapport, les hommes sont plus victimes du cancer du poumon, avec 21 000 décès pour la même année. Le cancer colorectal arrive en seconde position, talonné par ceux de la prostate et de la vessie. Si le nombre de cas augmente en valeur absolue par rapport aux années précédentes, c’est surtout dû à l’augmentation et au vieillissement de la population ainsi qu’au mode de vie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un tiers au moins de l’ensemble des cas de cancer seraient évitables. Le facteur de risque le plus important de la mortalité par cancer dans le monde reste le tabagisme, responsable de 22% des décès par cancer par an. La sédentarité, l'obésité ou le surpoids, la consommation d’alcool ainsi que la pollution environnementale représentent aussi d’importants facteurs de risques dans les pays développés. Le dépistage précoce multiplie les chances de survie Mais, de manière globale, le cancer tue moins qu’avant. L’OMS le classe même parmi les maladies chroniques, c’est-à-dire les affections de longue durée qui, en règle générale, évoluent lentement. Plusieurs facteurs justifient ce changement. Tout d’abord, le dépistage de certains cancers - col de l’utérus, côlon, prostate, etc. - semble plus pratiqué par la population. Le patient est donc pris en charge à un stade moins avancé de la pathologie, ce qui multiplie ses chances de survie. De plus, les chercheurs améliorent les différents traitements, comme la chimiothérapie, la radiothérapie, la thérapie systémique, etc… désormais bien plus efficaces. Mais, ces avancées ne concernent pas tous les cancers. Celui du pancréas reste l’un des plus foudroyants car difficile à diagnostiquer au début de la maladie. Dès lors, le patient est généralement pris en charge trop tard pour être guéri. Le taux de survie de ces patients à cinq ans est l’un des plus faibles en cancérologie. Comme chaque année, la journée mondiale du cancer permet de sensibiliser les citoyens à cette maladie : l’importance de la prévention ainsi que les avancées des traitements et de la prise en charge. Le temps aussi, pour les malades et leurs familles, de s’exprimer et partager leur combat. Léa Casian

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5 Conseils pour protéger le cœur des femmes

1 Arrêter de fumer Contrairement à une idée reçue, les femmes ne sont pas épargnées par l’infarctus du myocarde. Sur les 120 000 cas annuels en France, un tiers des victimes sont des femmes et 11 % d’entre elles ont moins de 50 ans. En cause notamment, l’augmentation du tabagisme féminin. Depuis les années 60, la proportion de fumeuses régulières est passé de 10 à 26 %. Une statistique d’autant plus inquiétante que l’alliance du tabac et de la pilule multiplie par trente le risque d’infarctus ! 2 Lutter contre la sédentarité La sédentarité favorise le surpoids et le mauvais cholestérol, deux facteurs de risque avérés. Or comme le statut hormonal des femmes ne semble pas suffire à les protéger contre le risque d'infarctus, il leur est conseillé de marcher au moins trente minutes par jour. Pour les femmes de 45 ans et plus qui voudraient reprendre une activité physique, mieux vaut effectuer un bilan cardiovasculaire au préalable. 3 Connaitre les signes qui doivent alerter La sédentarité Parmi les signes provoqués par l’infarctus, on relève une douleur dans la poitrine pouvant irradier dans la mâchoire et les bras une sensation d’oppression thoracique ou une grande angoisse. Mais chez les femmes, la douleur dans la poitrine n’est pas systématique et d’autres symptômes, dits atypiques, peuvent apparaître : nausées, palpitations, grosse fatigue, essoufflement ou gêne gastrique (estomac). 4 Ne pas attendre pour réagir On croit encore trop souvent, à tort, que les femmes ne peuvent pas avoir d’infarctus. Résultat, le retard dans leur prise en charge oscille entre une demi-heure et une heure par rapport aux hommes. Au moindre signe anormal, appelez le Samu-15 et allongez la victime : chaque minute compte ! Pour être efficace, l’intervention au niveau de l’artère coronaire (angioplastie) doit être effectuée dans les douze heures 5 Suivre la rééducation Après un infarctus, nombre de femmes renoncent à suivre le programme de rééducation (activité physique adaptée et alimentation), faute de temps. Entre emploi et famille, leur disponibilité est souvent réduite. Or 90 % des facteurs de risque de cette maladie sont modifiables1. Pourtant, l’infarctus du myocarde tue aujourd’hui quatre fois plus de femmes que le cancer du sein.   Pour en savoir plus Société française de cardiologie : www.sfcardio.fr

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5 Conseils pour être aux petits soins avec son foie

Le professeur Christophe Bureau, hépato-gastroentérologue au CHU de Toulouse et secrétaire général de la Société française d’hépatologie. 1. Limiter l'alcool et les sodas L’alcool est l’ennemi numéro un du foie. Vin, bière, apéritif… finissent, lorsqu’ils sont consommés en excès, par détruire les cellules du foie (risque de cirrhose). Les sodas, quant à eux, sont très riches en sucres. Consommés en trop grandes quantités, ces sucres se transforment en graisses (triglycérides) qui s’accumulent dans le foie et peuvent entraîner une stéatose hépatique, plus connue sous le nom de « maladie du foie gras ». Le sucre est aujourd’hui la deuxième cause de cirrhose après l’alcool. 2. Attention aux excès de gras et de sucre ! Le mot-clé avec le foie, c’est l’équilibre. Une alimentation saine, riche en fruits et légumes, bien répartie entre les glucides (sucres) et les lipides (graisses), reste le meilleur moyen d’en prendre soin, plus encore quand on avance en âge. Du fromage, des œufs ou de la viande rouge, oui, mais pas tous les jours ! 3 Oublier les cures « détox » Le foie est l’organe en charge de la détoxification. C’est lui qui filtre et élimine les impuretés du sang. Or pour mener à bien cette fonction naturelle, il a au contraire besoin d’apports réguliers en glucides, lipides et protéines Trois repas par jour sont donc essentiels. 4 Ne pas abuser de l 'automédication Tout médicament est potentiellement toxique pour le foie. Il convient donc de respecter les doses et les durées prescrites par le médecin. Attention aussi aux médicaments vendus sans ordonnance, comme le paracétamol : la prise régulière de ce médicament contre la douleur peut avoir des conséquences graves si vous faites partie des patients fragiles (dénutrition, alcoolisme, maladie chronique du foie...). 5 Trente minutes d'exercice physique Une activité physique régulière permet de brûler les graisses et les sucres en excès, ce qui a pour effet de limiter leur accumulation au niveau du foie. L’idéal ? Au moins trente minutes de marche rapide par jour. Et, plus généralement, une bonne hygiène de vie globale (sommeil, alimentation...). LE SAVIEZ-VOUS Association française pour l’étude du foie : monfoie.org Besoin de conseils ou d’informations complémentaires ? Rendez-vous sur la page Facebook « On mange quoi ? » Avec La Mutuelle Générale. Une diététicienne répondra à toutes vos questions : facebook.com/onmangequoi

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Vers une indemnisation du congé du proche aidant ?

Une proposition de loi vise à améliorer les conditions de vie des aidants et à instaurer une indemnisation de leur congé. Une discussion difficile qui bloque sur les modalités de financement. En décembre 2018, l’Assemblée nationale examine une proposition de loi sur le congé du proche aidant. Celle-ci a été déposée par Jocelyne Guidez, sénatrice centriste de l'Essonne, et cent dix autres de ses collègues dans le but d’assouplir ses conditions d’obtention et d’instaurer une indemnité. “J'ai souhaité déposer cette proposition de loi car j'ai moi-même connu dans mon entourage familial la question du handicap et de la présence indispensable des parents,” confie Jocelyne Guidez. En France, près de onze millions de “proches aidants” s’occupent de personnes en situation de dépendance liées à un handicap, à une maladie ou au vieillissement. Une indemnisation journalière versée par l’employeur “Une infime partie des aidants bénéficie de ce congé soit parce que les autres ne le connaissent pas, soit parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans toucher de salaire,” explique Pascal Jannot, président-fondateur de la Maison des Aidants. En effet, le congé du proche aidant actuel ne prévoit aucune rémunération, ni indemnité. Ce dispositif est entré en vigueur en 2017, dans le cadre de la mise en application de la loi Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV). Il permet au salarié ayant au moins un an d’ancienneté, d’arrêter temporairement son activité professionnelle. Certaines conditions sont à remplir : une situation médicale et des liens familiaux précis. La durée de l’absence est définie par la convention collective de chaque entreprise. Si ce n’est pas le cas, le congé est valable trois mois, avec possibilité de renouvellement jusqu’à un an sur l’ensemble de sa carrière. La proposition de loi déposée par Jocelyne Guidez prévoit une durée maximale de trois ans du congé du proche aidant, une indemnisation journalière versée par l’employeur ainsi que l’abaissement à six mois d’ancienneté dans l’entreprise pour y avoir droit. Elle obligerait également les négociations de branche à aménager au mieux la conciliation entre la vie professionnelle et les impératifs de l’aidant. “J’ai aussi déposé un amendement, lui-même adopté, proposant d’insérer la possibilité de rendre prioritaires au compte personnel de formation les salariés qui se seraient absentés au titre des congés sociaux,” développe la sénatrice. Enfin, parmi les principales mesures, les aidants bénéficieraient d’une carte pour les rendre plus identifiables par les professionnels de santé et un guide et une plateforme web leur apporteraient des informations. Une nouvelle proposition de loi fin 2019 ? Pour l’instant, l’avenir de cette proposition de loi reste en suspens. Le gouvernement, par la voix de Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, n’est pas d’accord avec les modalités de financement de l’indemnisation du congé. Dans la proposition de loi, celle-ci serait prise en charge par une surtaxe sur un certain nombre de contrats d’assurance. Les finances publiques seraient donc épargnées mais le gouvernement craint une répercussion sur le prix des contrats de santé. Une concertation Grand Age et Autonomie, comprenant un volet sur les aidants, a été lancée en octobre par le ministère de la Santé. Sa Ministre, Agnès Buzyn, souhaite qu’elle aboutisse à une nouvelle proposition de loi fin 2019. Mais, celle-ci ne concernerait que ceux qui accompagnent des personnes âgées. Léa Casian

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Une urgence : qui appeler ?

En France, il existe de nombreux numéros d’urgence, bien souvent méconnus des usagers. Pourtant, chacun correspond à un type de besoins. Les numéros d’urgence sont accessibles à toute heure de la nuit et du jour, gratuitement. Lorsque qu’une personne les appelle, l’un des membres du centre d’appel concerné estime le degré d’urgence. Si cela est nécessaire, une équipe adaptée se déplace dans les plus brefs délais. Mais quel numéro appeler en fonction du problème ? Pas toujours simple de savoir car il existe plus d’une dizaine de numéros. Pour chacun d’entre eux, une règle s’applique : celui qui téléphone doit toujours indiquer clairement son identité, le numéro où il est joignable, la localisation de l’urgence ainsi que le motif de l’appel. Tout d’abord, pour les urgences vitales un seul centre d’appel à contacter : le Service d’aide médicale urgente (SAMU), au 15. Par exemple, en cas de malaise, coma, douleurs thoraciques, quand une personne ne respire plus, etc. Si besoin, le SAMU redirige l’appelant vers l’organisme de permanence de soins adapté. Attention à ne pas confondre ce service avec celui des sapeurs-pompiers, disponible au 18. Ces derniers peuvent gérer un incendie, une situation de péril ou un accident grave. Au-delà des premiers secours qu’ils peuvent assurer, les sapeurs-pompiers délèguent la partie médicale au SAMU. Enfin, un dernier numéro pour les problèmes médicaux moins graves : le 116 117. C’est la permanence des soins ambulatoires (PDSA). Ce service permet de joindre le médecin de garde, quand les cabinets médicaux sont fermés. Un numéro pour les urgences à l’étranger Pour les urgences qui relèvent de la sécurité physique des personnes, d’autres numéros existent. Disponible au 17, police secours doit être appelé en cas de danger liée à une infraction : violence, agression, vol à l’arraché, cambriolage, etc. Les agents adaptés - police ou gendarmerie nationale - viendront pour mettre la ou les victimes en sécurité, constater l’infraction et, si possible, arrêter le ou les auteurs présumés de cette situation de danger. Dans le cas où votre demande n’est pas urgente, il faut contacter le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie le plus proche.En ce qui concerne les urgences sur l’eau, le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) est le seul organisme capable de mettre en place les services d’intervention maritimes. C’est également le 196 qu’il faudra composer si l’on est sans nouvelles d’une personne en mer. Pour les urgences aéronautiques, les usagers doivent contacter le 191. En cas d’attentat ou d'enlèvement, c’est le 197. Enfin, les urgences sociales liées aux enfants sont gérées par deux numéros : le 116 000 pour les disparitions et le 119 pour les maltraitances. Pour l’ensemble de ces services, les personnes sourdes ou malentendantes doivent contacter le 114, uniquement par SMS ou fax. Les agents du centre de traitement de ces requêtes les traduisent aux autres numéros cités ci-dessus. Dernier cas de figure, les appels passés depuis l’étranger. C’est le 112, numéro d’appel d’urgence européen, qui traitera votre appel en cas d’accident, de cambriolage ou même d’incendie. Il permet le déclenchement d’équipes de police, de services d’incendie et d’ambulance dans le pays où vous êtes. Il est valable dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne et dans le reste du monde, via les réseaux mobiles et GSM.

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Les jumeaux numériques, une opportunité dans la santé

Intelligence artificielle, big data… ces mots qui trustent les titres de journaux recouvrent un champ de recherche et des innovations bien précises. Parmi elles, le jumeau numérique, qui consiste en une représentation virtuelle exacte d’un objet ou, dans le cas de la santé, d’un membre ou d’une partie du corps1. Un peu d’histoire Le concept de jumeau numérique a été forgé au début des années 2000 par le Docteur Michael Grieves2, alors enseignant à l’Université du Michigan. Il s’agit de considérer qu’une représentation entièrement numérisée d’un objet physique peut être utilisée comme un objet à part entière. Cette expression numérique de toutes les données remontées par l’objet matériel constitue une sorte de miroir virtuel qui peut ensuite être soumis aux mêmes contraintes, au même suivi, voire être utilisé pour effectuer des tests qu’il serait trop complexe de réaliser irl (in real life - dans le monde réel). Ce type de modélisation en miroir permet une optimisation de l’utilisation des équipements ou de l’organisation du travail et des échanges, mais aussi une vraie sécurisation dans les contextes dangereux ou complexes. C’est la raison pour laquelle on l’utilise déjà dans l’aérospatial, le nucléaire, ou plus largement pour augmenter les performances dans l’industrie3. Applications dans la santé Adapté à l’être humain, ce concept de jumeau numérique permet plusieurs applications : Des simulations d’opérations4, pour entraîner le médecin dans les cas de chirurgies complexes et/ou s’adapter au maximum à la situation précise du patient. Des solutions personnalisées, en couplant cette technologie à celle de l’impression 3D, pour des prothèses par exemple. A terme, ces doubles numérisés pourraient aussi aider la recherche5, et tester, par exemple, l’effet de molécules sur le corps de patients de façon beaucoup plus rapide que ce que les tests cliniques permettent pour le moment. Le cas Anatoscope Basée à Montpellier, l’entreprise Anatoscope utilise justement ce concept de jumeau numérique pour aider les prothésistes. Quand ces derniers travaillent de façon traditionnelle, « ils réalisent un moulage du pied du patient, par exemple, puis fabriquent la prothèse en essayant d’imaginer l’angle idéal pour que le pied guérisse, explique François Faure, CEO d’Anatoscope. Nous, avec nos jumeaux numériques, nous sommes capables de réaliser une simulation bio-mécanique du mouvement du pied, quelque chose qui prenne en compte l’anatomie sous-jacente, comme la tension ou le relâchement des muscles sous la peau. » Cette technologie transforme donc l’imagerie habituelle du corps du patient en visualisation en 3D de son anatomie, « dans laquelle elle représente les os, les tissus mous, les muscles et la forme qu’ils peuvent prendre » détaille son directeur. En prenant en compte les éléments de biomécanique qui permettent le mouvement d’une jambe ou d’un pied, elle permet de proposer des dispositifs médicaux adaptés bien plus précisément au corps du patient qu’auparavant. Dans le cas des prothèses dentaires, ces visualisations permettent aussi de simuler l’occlusion, la fermeture entre les dents et la prothèse, afin d’assurer que cette dernière ait une forme parfaitement adaptée. « L’avantage des jumeaux numériques, conclut François Faure, c’est leur capacité à recréer une anatomie virtuellement vivante, sur laquelle il devient donc possible de simuler le traitement pour en vérifier les effets. » Un pas de plus vers une médecine ultraspécialisée. Louisah Tamaldi Sources : 1 « Qu’est-ce que le jumeau numérique ? », Aras Open PLM Community, 02.05.20172 « Origins of the digital twins concept », Michael Grieves, 08.20163 « 5 cas d’utilisation du jumeau numérique en lien avec l’IOT », objetconnecté.com, 20.02.20184 Optimeyes – replaces guessing with knowing, youtube, 18.04.2018 5 « Votre jumeau numérique peut déjà être opéré. Et il prendra un jour des médicaments. », L’Obs, 30.09.2018

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Alimentation et santé : les différents omégas

Indispensables à la circulation sanguine et au fonctionnement du cœur, les omégas sont aussi bénéfiques que certaines vitamines. Omégas 3 et omégas 6 se trouvent pourtant dans les aliments gras que beaucoup essayent d'éviter. Qu'apportent les omégas 3 et omégas 6 ? Les omégas 3 (ou acide a-linolénique) et omégas 6 (ou acide linoléique) sont des acides gras nécessaires au fonctionnement de notre corps. Ils permettent la constitution des membranes cellulaires et participent aux réactions biologiques immunitaires et hormonales. Les omégas 3 et les omégas 6 se différencient par la localisation des liaisons chimiques doubles au sein de leur chaîne moléculaire. L'apport de ces acides gras polyinsaturés est d'autant plus important que l'organisme ne les fabrique pas lui-même. Pour une alimentation saine et une bonne santé, on conseille un taux de 3 % des calories quotidiennes ingérées en omégas 6 et 0,5 % pour les omégas 3. Les vertus des omégas 3 et des omégas 6 dans l'alimentation Selon des études, les omégas 3 stimuleraient la production de la protéine LR11 et freineraient ainsi le développement de la maladie d'Alzheimer. Permettant de mieux éliminer l'eau de notre organisme, ils pourraient diminuer les risques de cancer, notamment du rein. Entretenant le système cardiovasculaire, ils font baisser la tension. Enfin, les omégas 3 ont un intérêt esthétique : ils faciliteraient les régimes et retarderaient le vieillissement de la peau. Ils sont également utiles en cas d'eczéma et de peau sèche. Les omégas 6, eux, favorisent la reproduction et les défenses immunitaires. Ils développent l'élasticité de la peau. Ce sont également des précurseurs de différentes molécules pro-inflammatoires qui agissent sur les caillots sanguins. Il ne faut cependant pas en abuser, car une inflammation persistante peut entraîner des maladies chroniques. Où trouver des omégas 3 et des omégas 6 dans notre alimentation ? Les poissons gras, comme le maquereau, le hareng, les sardines ou le saumon, sont réputés pour être riches en omégas 3. C'est également le cas pour les fruits de mer, les graines de lin, la mâche, les amandes, les noix ou encore l'huile de colza. Les omégas 6, eux, sont présents dans les huiles de tournesol, de pépins de raisin, les graines de sésame et de citrouille, la margarine ou la viande. Nos enzymes, qui assimilent les omégas, favorisent les omégas 6 au détriment des omégas 3. En Occident, nous avons tendance à beaucoup plus consommer d'omégas 6, notamment dans les aliments gras transformés, alors que nous manquons d'omégas 3. Dans le cadre d'une alimentation saine, il faut veiller à équilibrer ces apports. Les omégas 3 et omégas 6 en compléments alimentaires Sauf cas particulier, il est déconseillé de prendre des omégas 6 en complément alimentaire, déjà consommés de façon conséquente. Concernant les omégas 3, les professionnels de santé conseillent généralement un régime alimentaire adapté à un plus grand apport d'omégas 3. Les compléments alimentaires en omégas 3 sont prescrits dans un cadre précis. Ils peuvent, par exemple, lutter contre les bouffées de chaleur et représentent une alternative naturelle aux troubles de l'humeur en période de préménopause et de ménopause.      

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