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Qu’est-ce que la télémédecine ? Comment fonctionnent vos remboursements optique ? On répond aux questions que vous vous posez !
Dépistage du cancer du colon : indispensable à partir de 50 ans !
Avec plus de 37 000 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents derrière le cancer de la prostate et celui du sein. Depuis décembre 2008, il fait l’objet d’un dépistage organisé.
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Dossier médical : plus de demandes
Il y a eu 6000 demandes d’accès au dossier médical en 2008 contre 1.107 avant l’entrée en vigueur de la loi Kouchner de 2002.Des demandes liées à un contentieux dans moins de 10% des cas. Sept ans après l’entrée en vigueur de la Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, nous sommes encore loin de l’explosion des demandes d’accès au dossier médical prévue par ceux qui redoutaient une dérive « à l’américaine » du système de santé français. Preuve que la loi de 2002 répondait à un réel besoin des patients, entre 2001 et 2006, le nombre de demandes a augmenté de 191 %, selon une étude réalisée auprès des hôpitaux de l’Assistance publique de Paris. Si ce chiffre a encore progressé depuis 2006, il convient cependant de le relativiser. On a compté en 2008, près de 6000 demandes d’accès au dossier médical sur plus de quatre millions de consultations ! L’autre enseignement majeur de cette étude, c’est la proportion relativement marginale de ces demandes qui concernent des contentieux : moins de 10 %. Et pour moins de 2 % d’entre elles, la consultation du dossier est motivée par la volonté de connaître les raisons du décès d’un proche. Dans la majeure partie des cas (35 %), la motivation est l’information personnelle du patient. Qu’est qu’un dossier médical ? La loi autorise l’accès aux informations formalisées, c'est-à-dire qui ont un support : les écrits (échanges entre professionnels, résultats d’examen, comptes rendus, protocoles et prescriptions thérapeutiques…), les photographies, les radiographies, les enregistrements. Exceptions : les rapports d’enquête sociale, les arrêtés d’hospitalisation d’office, et les bilans psychologiques peuvent ne pas être intégrés au dossier, car ils ne sont pas produits par un médecin. Quels délais ? Lorsque la demande est formulée, le détenteur du dossier doit répondre sous huit jours. Ce délai est de deux mois si les éléments demandés ont plus de cinq ans d’ancienneté, ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie. Ces délais correspondent au dispositif légal, mais dans la pratique, ils sont souvent plus longs : seuls 9% des patients ont obtenu leur dossier sous huit jours, contre 61 % entre huit jours et deux mois et 17 % après deux mois. Le gouvernement envisage d’ailleurs de modifier cet aspect de la loi afin qu’elle se rapproche de la réalité… Pour tout savoir sur les modalités d’accès au dossier médical, cliquez iciEt en cas d’obstacles ? Lorsque les dossiers sont anciens, il est souvent difficile d’en retrouver la trace. Sachez tout de même que la constitution du dossier médical est une obligation légale depuis 1970 à l’hôpital, et depuis 1995 pour la médecine de ville. Si vous rencontrez des difficultés pour accéder à votre dossier médical, il est possible de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA. En revanche, si ce refus provient d’une clinique privée ou d’un professionnel privé, seul le juge est autorisé à régler le différend. Référence juridique : Article L. 1111-7 du Code de santé publique.
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Avis ponctuel ou suivi régulier d’un spécialiste : un tarif peut en cacher un autre…
Votre médecin traitant vous a orienté vers un spécialiste. Selon qu’il s’agit d’un suivi régulier ou d’un avis ponctuel, vous ne paierez – ni ne percevrez comme remboursement– le même montant.
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Cancer du col de l’utérus : l’indispensable frottis
Pour limiter les risques de développer un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de réaliser un frottis de dépistage tous les trois ans. Les jeunes filles peuvent également se faire vacciner en complément.Si le traitement du cancer du col de l’utérus a connu des avancées appréciables ces dernières années, il continue cependant de faire un millier de victimes chaque année en France. Ce chiffre pourrait être beaucoup plus faible si les règles de dépistage étaient respectées.La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus tirent leur origine de la contamination par le virus du papillome humain (HPV) à l’occasion d’un rapport sexuel non protégé. Le HPV disparaît le plus souvent naturellement sous l’action du système immunitaire. Mais il peut, dans certains cas, donner naissance à des lésions précancéreuses du col. Sans prise en charge, ces dernières constituent un terrain favorable au développement d’un cancer.Le dépistage chez le gynécologue permet de limiter fortement les risques. Grâce au frottis cervico-utérin, il est en effet possible de détecter des cellules anormales à un stade précoce de leur développement. Et d’en venir à bout facilement. Indolore, l’examen consiste à réaliser un prélèvement de cellules sur le col, qui seront ensuite analysées en laboratoire. Selon la Haute Autorité de Santé, le premier frottis devrait intervenir dès l’âge de 25 ans. Après deux frottis normaux à un an d’intervalle, il est recommandé de rendre visite tous les trois ans à son gynécologue pour renouveler l’intervention, et cela jusqu’à 65 ans.Parallèlement aux frottis réguliers, la vaccination est une arme supplémentaire pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Deux produits – le Gardasil et le Cervarix – offrent une protection efficace contre certaines souches du HPV impliquées dans la plupart des cancers.Ces deux produits sont remboursés à 65% par la Sécurité sociale. Votre complémentaire santé les remboursera exactement comme elle rembourse n’importe quel produit pharmaceutique pris en charge à 65 %. La Mutuelle Générale, pour sa part,les rembourse à 100 % en complément de la Sécurité sociale.Réalisée en trois injections réparties sur six mois, la vaccination doit être effectuée avant toute contamination par le HPV. C’est pourquoi elle est proposée aux jeunes filles de 14 à 23 ans, si celles-ci n’ont jamais eu de relations sexuelles ou si le dernier rapport remonte à moins d’un an. La vaccination permet d’empêcher les virus responsables de 70 % des cancers de l’utérus de s’installer au niveau du col de l’utérus. Elle ne protège donc ni contre tous les cancers, ni contre toutes les lésions précancéreuses, dont beaucoup sont asymptomatiques et ne peuvent être dépistées que lors d’un examen gynécologique ou d’un frottis. La vaccination ne dispense donc pas d’un dépistage triennal.En savoir plus
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L’artérite : dépistage recommandé pour cette maladie sous-diagnostiquée
L’artérite touche environ deux millions de Français. Or, 800 000 seulement sont traités pour cette maladie des artères des membres inférieurs, dont les conséquences peuvent être graves. Le dépistage est donc particulièrement recommandé, surtout chez les sujets à risque.
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Un numéro unique pour joindre votre centre de Sécurité sociale
La Sécurité sociale a décidé de simplifier la vie de ses assurés. La Mutuelle Générale qui gère également la Sécurité sociale de nombreux assurés avait déjà mis en place son propre numéro unique.Depuis le 1er juillet dernier, vous n’avez qu’à composer le 36 46 pour joindre votre Caisse d’assurance maladie. Et cela, quel que soit votre département de résidence. Vous obtiendrez des informations sur vos remboursements mais aussi les coordonnées des professionnels de santé proches de chez vous. Vous saurez s'ils acceptent la carte Vitale, connaîtrez le tarif de leurs consultations et le niveau des remboursements. Pour les médecins à honoraires libres, l'Assurance Maladie donne le tarif le plus fréquemment pratiqué avec éventuellement une fourchette de tarifs. Et pour rappel, si votre Sécurité sociale est gérée par La Mutuelle Générale, vous disposez déjà d’un numéro unique pour joindre votre section. Il vous suffit de composer le 0 800 455 455 (numéro vert) pour obtenir les renseignements souhaités concernant vos prestations et vos remboursements.
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Une pilule de troisième génération enfin remboursée
Depuis mi-septembre, la Varnoline Continu® du laboratoire Schering-Plough est prise en charge à 65 %. Une première en France pour une pilule de troisième génération.Il aura fallu plus de vingt ans pour qu’un contraceptif oral de troisième génération soit pris en charge par la Sécurité sociale. C’est désormais chose faite avec l’inscription au Journal Officiel, mi-septembre, de la pilule Varnoline Continu® sur la liste des médicaments remboursables. Un arrêté qui fait suite à l’avis favorable rendu en mai dernier par la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS). Des laboratoires réticentsCommercialisée par le laboratoire Schering-Plough, la Varnoline Continu® était jusqu’à présent proposée à un prix variant de 24 à 28 € pour 3 plaquettes de 28 jours. Elle est désormais vendue 2,90 € pour une plaquette et 7,28 € pour trois plaquettes, et prise en charge à 65 %. Cette forte baisse du prix est directement liée au remboursement de la Varnoline Continu® par la Sécurité sociale. De fait, les laboratoires sont libres de fixer les prix de leurs spécialités tant que celles-ci ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. En revanche, en cas de prise en charge, le prix doit faire l’objet d’une négociation avec l’Etat. C’est ce qui explique, selon le ministère de la Santé, pourquoi aucun laboratoire commercialisant un contraceptif de troisième génération n’avait, jusqu’à récemment, fait de demande d’inscription sur la liste des médicaments remboursables.Une réelle avancée pour les femmesLe remboursement de la Varnoline Continu® est donc une « réelle avancée » qui permet « aux femmes d’avoir enfin le choix, sur avis de leur médecin, entre les différents types de pilules », se félicite le ministère de la Santé dans un communiqué. Une avancée d’autant plus importante qu’en France, les pilules de troisième génération représentent environ 50 % en volume des contraceptifs oraux utilisés.
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Cancer Info : un site de référence pour les malades et leurs proches
La plateforme Internet Cancer Info service a été lancée en février 2011 par l’Institut national du cancer (INCA). Elle offre une information de référence précieuse ainsi que de nombreux conseils pratiques à l’attention des personnes malades et de leurs proches.
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Emprunter lorsqu’on est malade ? C’est possible, grâce à la convention AERAS
La convention AERAS permet aux personnes qui souffrent ou ont souffert de maladies graves de contracter un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation. Mais le dispositif est encore peu connu et nécessite quelques améliorations. Un accès difficile à l’empruntLorsque vous souhaitez souscrire un prêt immobilier, professionnel ou un crédit à la consommation, vous devez généralement souscrire une assurance emprunteur couvrant au minimum le décès et l’invalidité pour garantir votre prêt : si vous décédez ou vous retrouvez en état d’invalidité, c’est l’assureur qui remboursera l’établissement de crédit. Il existe des contrats standards. Les tarifs et conditions de ces contrats sont déterminés en fonction d’un risque de santé moyen. Or, lorsqu’une personne présente un risque considéré comme supérieur, elle n’entre plus dans ce cadre standard. Cela peut se traduire par des tarifs beaucoup plus élevés, voire par des refus d’assurance, d’où de graves difficultés d’accès au crédit pour les personnes concernées.Faciliter l’accès au créditPour faire évoluer la situation, les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la Mutualité ainsi que les associations de malades et de consommateurs ont signé la convention AERAS (S’assurer et Emprunter Avec un Risque Aggravé de Santé). Celle-ci a succédé en juillet 2006 à la convention Belorgey, jugée inefficace. Objectif : faire en sorte que des personnes qui, en raison de leur santé, présentent plus de risques de décès ou d’invalidité que d’autres personnes du même âge, puissent plus facilement souscrire une assurance emprunteur et donc accéder à l’emprunt.Comment fonctionne le dispositif ?Si votre état de santé ne vous permet pas de souscrire le contrat standard de premier niveau, votre dossier sera automatiquement examiné par un service médical spécialisé de la compagnie d’assurance. Si à l’issue de ce deuxième niveau d’examen, aucune solution d’assurance ne vous est proposée, votre dossier sera à nouveau examiné, pour un dernier recours, à condition que l’encours cumulé des prêts ne dépasse pas 300 000 € et que l’âge de l’emprunteur n’excède pas 70 ans en fin de prêt. Cela n’empêche pas que le tarif proposé puisse être beaucoup plus élevé et les garanties limitées par rapport au contrat standard. Cependant, un mécanisme de mutualisation entre assureurs, permet à l’emprunteur de bénéficier d’un plafonnement des surprimes si son revenu est inférieur à un certain plafond (cliquez ici pour connaître ces conditions de ressources).Et si je ne rentre pas dans ce dispositif ?Si votre état de santé est jugé trop aléatoire pour qu’une proposition d’assurance vous soit faite, l’assureur doit tout de même vous proposer des garanties alternatives (caution, mobilisation d’un portefeuille de valeurs mobilières, hypothèque sur un bien immobilier…) offrant la même sécurité.Qui est concerné par la convention AERAS ?Si vous souffrez ou avez souffert d’une maladie considérée comme grave (cancer, hépatite B ou C, VIH, etc), vous êtes évidemment concerné. Et cela même si l’on soigne de mieux en mieux ces maladies, que l’on vit plus longtemps avec et que l’on en guérit de plus en plus fréquemment. Mais la convention ne concerne pas seulement les personnes malades. Les assureurs considèrent en effet que le risque de santé peut être aggravé par d’autres facteurs comme l’âge de l’assuré, une éventuelle obésité ou le tabagisme. Une efficacité limitée sur le terrainSignataires de la convention, l’UFC-Que Choisir et le CISS, collectif qui regroupe 33 associations de malades et d’usagers du système de santé, pointent les limites de la convention AERAS. Dans une enquête de terrain réalisée il y a deux ans, l’association de consommateurs dénonçait le fait que dans 93% des établissements de crédit, à l’issue de l’entrevue, la convention AERAS n’avait même pas été évoquée, malgré les engagements pris par les fédérations de la Banque et de l’Assurance. Par ailleurs, les personnes entrant dans le champ de la convention ignorent trop souvent, par exemple, qu’ils peuvent rechercher une assurance individuelle autre que celle proposée par la banque pour un prêt immobilier. Enfin, les surprimes restent un obstacle sérieux, puisqu’elles peuvent atteindre 200 € par mois. Et même pour ce prix largement majoré, les assureurs réduisent trop souvent la couverture du risque au seul décès.Comment mettre toutes les chances de son côté ?Anticipez la recherche de votre assurance emprunteur, car si l’assureur vous demande de passer des examens médicaux, cela allongera le délai d’instruction de votre dossier.Faites jouer la concurrence, car les différences de tarifs et de garanties varient selon les établissements. Vous êtes en effet libre du choix de votre assurance.Prenez contact avec les associations de malades signataires de la convention qui pourront vous conseiller et vous aider dans vos démarches.Répondez avec précision et sincérité au questionnaire médical. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat.N’oubliez pas le mécanisme de mutualisation en cas de surprime importante.En cas de litige concernant l’application du dispositif, il est possible de saisir la Commission de Médiation de la convention AERAS par courrier au 61 rue Taitbout - 75009 Paris ou par mail : aeras.mediation@acam-france.frVous pouvez obtenir des informations utiles auprès de la plateforme spécialisée AIDEA, service anonyme et gratuit mis en place par la Ligue contre le cancer.Pour en savoir plus sur la convention AERAS, cliquez ici.
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Médicaments déremboursés à 15 %
Annoncée il y a quelques mois, la liste des médicaments dont le taux de remboursement passe de 35 % à 15 % est parue le 17 avril dernier au Journal officiel. Alors, renseignez-vous et repérez les étiquettes orange qui indiquent le remboursement à 15 % !
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Le Planning familial autorisé à délivrer la pilule abortive
Les femmes qui souhaitent avorter pourront désormais se rendre dans un centre de planning familial ou un centre de santé pour y réaliser une interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse. Le décret publié le 6 mai dernier fait suite à l’engagement de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, d’améliorer l’accès des femmes à la pilule abortive RU 486. Une première étape avait déjà été franchie en 2004. Pour réduire les temps d’attente souvent très longs à l’hôpital, le gouvernement de l’époque avait autorisé les médecins de ville à délivrer eux-mêmes la fameuse pilule, à condition d’avoir au préalable signé une convention avec un hôpital public ou privé. Mais la mesure n’a pas eu l’effet escompté. Peu de médecins ont signé ladite convention. Et la loi impose toujours des délais très courts pour procéder à une IVG médicamenteuse : cinq semaines de grossesse au maximum (soit 7 semaines après les dernières règles), contre douze semaines pour une IVG par aspiration, bien plus contraignante. Résultat, beaucoup de femmes désireuses de recourir à une IVG médicamenteuse se retrouvent hors délai. Autre problème : les médecins qui acceptent d’aller jusqu’au terme du délai légal de douze semaines ne sont pas légion. Pour les femmes qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse, l’ultime recours est alors de se rendre à l’étranger. Une solution adoptée, estime-t-on, par quelque 5 000 Françaises chaque année. Le décret autorisant les centres de planification familiale à délivrer la pilule abortive devrait donc considérablement améliorer la situation. Dans un communiqué, le Mouvement français pour le planning familial salue une « avancée longtemps attendue » qui « favorisera l’accès (à l’IVG médicamenteuse) par la proximité ». L’association souligne cependant qu’elle restera attentive à la mise en œuvre du décret. Pour pouvoir délivrer le RU 486, une convention doit être signée avec le président du Conseil général du département dont dépend le centre de planification familiale, ainsi qu’avec un établissement de santé. Or le décret n’oblige en rien les présidents de Conseils généraux à signer une telle convention… Pour en savoir plus : Décret n° 2009-516 du 6 mai 2009 relatif aux interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse Cliquez ici
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Troubles musculo-squelettiques : quand le travail fait mal
Déjà première cause de maladie professionnelle, les troubles musculo-squelettiques sont en constante augmentation. Selon une étude récente, ils toucheraient un Français sur cinq.Douleurs musculaires, picotements, engourdissement... autant de signes avant-coureurs possibles de ce qu'il est convenu d'appeler troubles musculo-squelettiques (TMS), ou pathologies d'hypersollicitation. Liées à un travail répétitif, à des efforts excessifs ou au contraire à une position statique maintenue dans le temps, ces affections touchent les muscles, les tendons et les nerfs.Les TMS représentent 80 % des maladies professionnelles, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Et un Français sur cinq serait concerné, si l’on en croit une étude européenne de la Work Foundation. Une estimation qui pourrait être encore en dessous de la réalité. « Ces chiffres ne prennent en compte que les pathologies qui rentrent dans la définition administrative prévue par les organismes de santé, mais le nombre de personnes souffrant de troubles apparentés est bien supérieur », affirme le Pr Marcel-Francis Kahn, rhumatologue à l'hôpital Bichat-Claude Bernard, à Paris.Le stress, un facteur aggravantLongtemps associés au travail à la chaîne et aux emplois généralement considérés comme « pénibles », les TMS touchent aujourd'hui de plus en plus de personnes travaillant dans des bureaux, quel que soit leur niveau de responsabilité. Le travail sur un ordinateur prédispose particulièrement au syndrome du canal carpien, une compression du nerf du poignet qui entraîne une perte de sensibilité et peut nécessiter une intervention chirurgicale. Or, 22 % des salariés passent au moins vingt heures par semaine devant un écran.« Le développement de ces troubles est la conjonction de trois facteurs : le terrain du patient, le type de tâches et les conditions de travail », précise le Pr Kahn. Le stress au travail, qui favorise les raideurs musculaires, est ainsi un facteur aggravant. Des solutions existent, notamment du côté de l'ergonomie des postes de travail. Il n'est pas rare que les troubles cessent une fois le poste adapté. Une plus grande valorisation du travail du salarié, davantage d'autonomie, un travail plus varié sont également d'un grand bénéfice. Un enjeu de santé publique mais aussi financier : en 2008, près de 40 000 personnes souffrant de TMS ont été indemnisées par le régime général de la Sécurité sociale, pour un coût de 800 millions d'euros.
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Dégénérescence maculaire : savoir repérer les premiers symptômes
Plus d’un million de personnes en France sont touchées par la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Un livret d’information aide à repérer les premiers signes de la maladie. Depuis deux ans, l’association Retina France qui soutient, aide et renseigne les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), propose un livret bleu de sensibilisation à destination du grand public. Offert sur simple demande téléphonique ou par Internet, ce livret permet d’identifier les premiers signes de la maladie en proposant une grille de dépistage. « Une ligne un peu floue, une tache sur l’œil lorsque l’on occulte l’autre, une perception altérée des couleurs, sont des signes qui peuvent alerter. Mais ils sont souvent insidieux et la plupart des personnes concernées ne sont pas assez informées pour s’en rendre compte, explique Jean-Jacques Frayssinet, président de l’association Retina France. « Le but de ce livret est donc de permettre d’intervenir le plus tôt possible, en incitant les personnes à se rendre chez leur médecin ophtalmologiste dès qu’elles ont le moindre doute ».Une vision de plus en plus floueLa dégénérescence maculaire liée à l’âge touche 1,3 million de personnes en France et survient généralement après 50 ans. C’est d’ailleurs la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans. Affection oculaire provenant de la détérioration de la macula (petite zone de la rétine située au fond de l’œil), elle entraîne une perte progressive et parfois importante de la vision centrale, qui devient de plus en plus floue. Petit à petit, les personnes ne peuvent plus conduire, lire, regarder la télévision ou même distinguer le visage de leurs proches.Plusieurs facteurs de risqueIl existe plusieurs facteurs de risque de la DMLA : en priorité l’âge, mais aussi le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’obésité et l’exposition prolongée aux rayons ultraviolets du soleil sans protection des yeux. Cette pathologie existe sous deux formes : sèche et humide. Moins grave et plus fréquente, la forme sèche nécessite un certain temps pour que la vue soit altérée. La DMLA humide, elle, entraîne une perte de vision plus rapide, allant de quelques jours à quelques semaines, et pouvant mener à la perte complète de la vision centrale. Le dépistage est donc essentiel car détectée précocement, la maladie peut être freinée ou stabilisée. « Des médicaments et des traitements permettent aujourd’hui de freiner la DLMA dans sa forme humide », confirme Jean-Jacques Frayssinet. A la condition de consulter vite et d'être... vigilant. Association Retina France : N° AZUR : 0 810 30 20 50 ou 05 34 55 27 30
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Consulter un spécialiste sans passer par son médecin traitant ?
Le médecin traitant est celui qui coordonne les soins, assure une prévention personnalisée et le suivi de votre santé sur la longue durée. Il détermine si vous devez consulter un spécialiste qui lui transmettra un compte-rendu des examens réalisés. C’est là l’esprit de la Loi de 2004, qui a instauré ce parcours de soins coordonnés.Cependant, pour certaines spécialités, la Loi a prévu des exceptions. Les spécialistes appelés « spécialistes en accès direct » peuvent ainsi être consultés, pour la totalité ou pour certains de leurs actes médicaux, sans qu’il soit nécessaire de passer auparavant par son médecin traitant.Il en va ainsi des gynécologues, des stomatologues, des ophtalmologues et, pour les patients âgés de 16 à 25 ans, des psychiatres et neuropsychiatres. Vous pouvez donc consulter directement un gynécologue pour tout ce qui a trait à votre contraception, au dépistage des MST, au suivi de votre grossesse et à l’interruption de grossesse médicamenteuse. Même chose pour les ophtalmologues, en ce qui concerne la prescription des verres correcteurs ou des lentilles de contact et leur renouvellement, ainsi que le dépistage et le suivi du glaucome. C’est également vrai pour les stomatologues, excepté pour les actes chirurgicaux lourds.Le professionnel de santé consulté cochera simplement la case « accès direct » sur la feuille de soins. Vous serez ainsi remboursé normalement par l’Assurance maladie (70% du tarif de base moins la participation forfaitaire de 1 euro) et par votre mutuelle, en fonction des garanties de votre contrat.Attention ! Cela ne vous dispense pas de déclarer un médecin traitant. Si vous n’en avez pas désigné un, vous ne serez pas considéré comme étant dans le parcours de soins coordonnés et votre remboursement sera amputé de 40% par rapport au tarif normal. Mieux vaut le savoir !
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Les indemnités journalières imposables en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle
Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Depuis le 1er janvier 2010, les indemnités journalières versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle sont imposables, à l’instar de celles versées en cas de maladie. La part de l’indemnité imposée ne peut cependant pas excéder 50% du revenu. Les arrêts longue durée également concernésAttention ! les salariés invalides ou en incapacité permanente de travail, et qui perçoivent à ce titre une rente, ne sont pas concernés par cette mesure. Seules les indemnités journalières sont imposées. Mais, contrairement à ce qui avait été prévu au départ, la mesure englobe tous les arrêts momentanés de travail, y compris, donc, ceux qui durent plus de 28 jours et même plusieurs années. Une disposition applicable dès 2011 sur les indemnités versées en 2010Ces nouvelles dispositions s’appliqueront sur les indemnités versées en 2010. L’attestation fiscale qui vous est envoyée par votre Caisse d’assurance maladie pour établir votre déclaration d’impôt englobera donc, dès 2011, les indemnités relatives aux accidents du travail et maladies professionnelles en plus de celles versées pour maladie.
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Le contrôle médical de l’employeur peut entraîner la suspension des indemnités journalières de la Sécurité sociale
Un employeur pouvait déjà faire contrôler ses salariés en arrêt de travail pour maladie. Désormais, les résultats de ce contrôle seront pris en compte par l’Assurance Maladie, qui pourra suspendre le versement des indemnités journalières si l’arrêt est injustifié.Un arrêt, deux possibilités de contrôle Afin de limiter les fraudes, et leur coût pour la collectivité, l’Assurance Maladie multiplie les contrôles des salariés en arrêt de travail pour maladie. Ceux qui perçoivent de leur entreprise un complément aux indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale, peuvent également être obligés de se soumettre à un « contrôle médical patronal ». Leur employeur a en effet le droit de demander au médecin contrôleur de son choix de vérifier que le salarié est bien dans l’incapacité de reprendre son poste. Cette visite a lieu au domicile du salarié. Les indemnités de l’employeur peuvent être suspendues…Lorsque le médecin contrôleur conclut que l'arrêt de travail n'est pas justifié ou si le salarié est absent lors du contrôle, l'employeur peut interrompre le versement de ses indemnités complémentaires. Jusqu’à présent, cette suspension n’entraînait pas, de façon automatique, l’arrêt du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. En effet, le service du contrôle médical de l’Assurance Maladie n’était pas obligé de tenir compte des conclusions du contrôle médical patronal. ...celles de la sécurité sociale aussi !La Loi de financement de la Sécurité sociale 2010 a changé la donne. Elle renforce le poids des contre-visites demandées par les employeurs. Si le médecin chargé du contrôle médical patronal conclut à l'absence de justification de l’arrêt de travail, ou fait état de l'impossibilité de procéder à l’examen du salarié (absence du domicile), il doit désormais transmettre, sous 48 h maximum, ses conclusions au service du contrôle médical de l’Assurance Maladie. Ce dernier est obligé de les prendre en compte. Il peut alors décider, soit de contrôler à son tour le salarié, soit de suspendre lui aussi le versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Des recours possiblesLe salarié peut contester l’avis du médecin contrôleur mandaté par l’employeur qui juge l’arrêt de travail injustifié et demander une contre-expertise médicale, dans le cadre d’une procédure amiable (choix d’un autre médecin en accord avec l’employeur) ou par voie judiciaire (procédure de référé). Le salarié peut également contester la suspension du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale et demander à être examiné par un médecin du service du contrôle médical.
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Comment vivre avec des hémorroïdes, ces petites boules qui nous irritent !
Très désagréables, les hémorroïdes sont malheureusement aussi extrêmement fréquentes... Et leurs causes sont nombreuses.Maintenant, quand elles sont installées, il faut savoir aussi "vivre avec"... Il faut donc comprendre comment fonctionnent vos hémorroïdes et apprendre à ne pas les irriter.Comprendre les hémorroïdes pour éviter de les irriter !Nos hémorroïdes ne sont pas des maladies !Ce sont simplement des veines qui se trouvent sous la peau au niveau de l'anus ou dans le canal anal.Ce que nous avons l'habitude d'appeler hémorroïdes, ce sont les symptômes désagréables qui les touchent :Saignements.Inconfort ou chatouillement à la défécation.Apparition d'une boule à la sortie de l'anus.Ou carrément crise hémorroïdaire qui unit et intensifie pendant quelques jours tous ces symptômes.Les médecins appellent cet ensemble de problèmes la maladie hémorroïdaire. Les ennemis de la circulation sanguine qui nuisent aux hémorroïdesL'une des principales causes de le la maladie hémorroïdaire, c'est une mauvaise circulation veineuse.En effet, si le sang stagne dans les hémorroïdes au lieu de remonter vers le coeur et les poumons, elles ont tendance à gonfler et à se déformer.Tout ce qui nuit à la circulation sanguine, surtout dans la zone anale, va donc augmenter le risque de développer une crise hémorroïdaire. On peut citer notamment :La chaleur (bains chauds, hammams, etc).La sédentarité.La consommation d'alcool, qui en dilate les vaisseaux.Et la grossesse.L'augmentation de pression dans l'abdomen favorise les hémorroïdesAutre composante de la maladie hémorroïdaire : le fait que les tissus de soutien des hémorroïdes, qui normalement les maintiennent en place, ne jouent plus correctement leur rôle.Les hémorroïdes font alors saillie dans le canal anal, et peuvent même s'extérioriser par l'anus quand la pression augmente dans l'abdomen.C'est pourquoi tout ce qui augmente cette pression est un facteur de risque pour la crise hémorroïdaire, et notamment :Une constipation durable, qui entraîne des efforts de poussée excessifs pour aller à la selle.Le fait de rester trop longtemps sur les toilettes, même sans effort de poussée (la position en elle-même entraîne une pression).L'accouchement, au cours duquel une poussée très forte doit être effectuée par la mère.Irriter le canal anal augmente le risque de crise hémorroïdaireOn l'imagine sans difficulté, des hémorroïdes qui font saillie dans le canal anal sont en contact avec les selles au moment où nous les évacuons aux toilettes.Toutes les irritations de cette zone sensible vont donc être transmises aux hémorroïdes, et notamment :Les épices très irritantes ou brûlantes, qui peuvent encore "faire effet" quand elles se dirigent vers la sortie.La diarrhée. Cela peut paraître paradoxal, puisque la constipation est une cause importante de maladie hémorroïdaire, mais une crise de diarrhée peut aussi en accentuer les symptômes. Attention aussi : l'augmentation de la fréquence du passage des selles risque en effet de blesser les hémorroïdes, avec à la clé douleurs et saignements. Source : e-santéMarion Garteiser, journaliste santé
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Brossage des dents : conseils pour petits et grands
Le mouvement de la brosse à dents A ne pas faire : des mouvements horizontaux sur les dents. A faire : Le brossage doit être efficace et non agressif. Il faut avant tout favoriser la méthode. Les mâchoires sont traitées l'une après l'autre, le brossage commence par la dernière dent d'un côté et se termine du côté opposé. Le brossage des dents du haut et des dents du bas doit se faire séparément. Nettoyez successivement les faces des dents côté joue, côté langue et les faces horizontales . La durée du brossage doit donc être conséquente et se situer autour des 2 minutes chrono. Les caractéristiques de la brosse à dents A ne pas faire : choisir une grosse tête de brosse et des poils durs. A faire : préférez une brosse à petite tête, plus maniable, elle permet aussi d'atteindre plus facilement les molaires du fond. Les poils durs sont à éviter au profit des poils souples. Moins agressifs, ils permettent en plus du brossage de la surface des dents de masser la gencive. Les petits plus : une brosse à manche courbé et flexible. Le dentifrice A ne pas faire : un seul dentifrice pour toute la famille. A faire : à chaque âge son dentifrice afin d'avoir un dosage en fluor adéquat. La fréquence du brossage Pour les adultes, c'est après chaque repas, soit au minimum 3 fois par jour. Si vous ne prenez pas votre déjeuner chez vous, emportez sur votre lieu une brosse et un dentifrice pour vous laver les dents sur place. Si vos enfants prennent leur déjeuner à la cantine, ils doivent se laver les dents le matin après le petit-déjeuner et le soir avant de se coucher. Les accessoires Le brossage peut être avantageusement complété par l'utilisation du fil dentaire et par des jets interdentaires. Quant à la brosse à dents électrique, elle est plus efficace que la brosse manuelle. Isabelle Eustache
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L'activité physique, c'est bon pour la santé
Pour une bonne santé, il est indispensable de faire régulièrement de l'activité physique. Mais au-delà de cette remarque générale, sur quels systèmes et organes agit réellement l'activité physique ? Que peut-on vraiment espérer pour sa santé avec l'activité physique ?
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Grossesse et examens médicaux
La grossesse n'est pas une maladie. Pourtant, de nombreux examens médicaux sont effectués tout au long de son déroulement, même si tout se passe bien. C'est pour certaines femmes, une source d'angoisse. Effectivement, ça n'est pas une sécurité absolue, ni l'assurance d'une grossesse parfaite, mais c'est ainsi que la grossesse se déroulera au mieux. Comme dit l'adage : « les examens médicaux ne rendent pas malade » hormis le cas particulier de l'amniocentèse qui comporte un risque faible. Les prises de sang au cours de la grossesse C'est le premier examen de la grossesse. Pour confirmer l'état de votre grossesse, on dose l'hormone Bêta HCG dans le sang. Connaître le groupe sanguin est également essentiel puisque en cas de Rhésus négatif, il y a un risque que vous développiez des anticorps contre votre bébé s'il est Rhésus positif. Le plus souvent, l'immunisation se fait au moment de l'accouchement. C'est donc lors d'une grossesse suivante (grossesse complète ou fausse couche ou IVG) que l'on administrera un traitement. Sur le plan des infections, les prises de sang (sérologies) ont un rôle central. Il s'agit de savoir si vous êtes déjà immunisée contre certaines maladies qui peuvent être préjudiciables au bébé : Toxoplasmose, rubéole, CMV (si vous êtes négative pour ces trois pathologies, des contrôles sont faits chaque mois), hépatite B, herpès génital, syphilis, et virus HIV pour vous et votre conjoint (la sérologie HIV nécessite légalement votre autorisation). Le diabète se dépiste également grâce à une prise de sang. Enfin, on vous proposera à la 13e ou entre la 14e et la 18e semaine un test pour évaluer le risque que votre enfant soit porteur de la trisomie 21. En cas de risque supérieur ou égal à 1/250, une amniocentèse sera proposée. Les analyses d'urine au cours de la grossesse Cet examen est simple à réaliser et peut apporter des renseignements précieux. On vérifie ainsi la présence de sucre, qui peut orienter vers un diabète et doit être confirmée par une prise de sang. On vérifie également la présence d'albumine, qui peut être un signe de toxémie. Enfin, on vérifie la présence éventuelle de germes, signes d'infection urinaire, qui doit être traitée. Les échographies au cours de la grossesse Examen essentiel pour la confirmation de la grossesse et la position du foetus dans l'utérus. Les échographies, habituellement faites à 12, 22 et 32 semaines de grossesse, servent aussi au dépistage des malformations, à mesurer les mensurations du bébé et la position du placenta. Une échographie peut aussi être faite à n'importe quel moment de la grossesse, en fonction de la situation. L'amniocentèse Il s'agit de prélever sous échographie un peu de liquide amniotique par ponction à travers l'abdomen de la future maman, pour en analyser la composition et dépister certaines pathologies (carte d'identité chromosomique). L'amniocentèse se fait en général entre la 16e et la 18e semaine de grossesse, mais jamais plus tôt. Cet examen n'est pas totalement dénué de risque car il peut provoquer une fissure de la poche des eaux, avec risque de fausse couche dans environ 1% des cas, ce qui reste rare. Dr Renaud Guichard
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Le rire, c'est bon pour la santé !
Dommage que les Francais rient de moins en moins - dix-neuf minutes par jour en 1939, six minutes en 1983, et une seulement en 2000 - car le rire a bien des vertus prouvées... et c'est du sérieux ! Il a toutes les vertus ! Sur le plan physique Le rire améliore la respiration, libère des endorphines cérébrales naturellement antalgiques, stimule l'immunité et coupe court au stress. Or le stress chronique fait le lit des maladies cardiovasculaires, des cancers et des décès prématurés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'une étude américaine (Université du Maryland à Baltimore) ait montré que le rire n'avait pas son pareil pour prévenir la survenue des maladies cardiovasculaires. Cela s'explique par le fait que le rire est un bon antidote au stress, mais aussi parce qu'il réduit la tension artérielle. Et ses bénéfices ne s'arrêtent pas là : le rire serait également capable de renforcer notre système immunitaire et d'augmenter notre tolérance à la douleur, d'où l'intérêt d'associations comme "Le Rire Médecin" à l'hôpital, en particulier dans les services où les traitements sont les plus lourds. Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'un des secrets des centenaires soit le fait d'avoir hérité d'une nature foncièrement optimiste : pour vivre vieux, rions gaiement ! Sur le plan psychologique Avoir le rire facile et le sens de l'humour nous rendrait plus attirant. Car aux dires des psychologues, le rire donne du recul, mais limite notre agressivité, ce qui facilite notre intégration en société. Le rire se révèle donc un bon moyen de nouer des relations et d'échanger, si possible des pensées positives : à plusieurs, on s'entraide et on se soutient en cas de coup dur... Des endroits juste pour rire Bien sûr, on peut rire à tout moment de la journée et dans des endroits très disparates. Mais pour nous aider à renouer avec cette bonne vieille pratique, des ateliers du rire sont apparus dans de nombreuses villes et de plus en plus de centres de thalassothérapie ou de thermes en proposent. Les gens stressés s'y rendent pour évacuer leurs tensions. C'est efficace et moins contraignant que les tranquillisants ! Parmi les exercices proposés, tous suivent un seul objectif : nous aider à stimuler notre propre capacité à rire et à nous relaxer. Exemple : former un cercle et taper des mains en vocalisant au même rythme des " oh oh oh " et des " ah ah ah ". Ou encore, lancer un ballon imaginaire déclencheur de rire chez celui qui l'attrape, etc. Il existe de nombreuses variantes, mais à partir du moment où les exercices provoquent esclaffements et détente générale, c'est gagné ! Le sens de l'humour, aussi ! Certains chercheurs ne manquent pas d'idées, comme Sven Svebak, un Norvégien qui étudie l'impact du sens de l'humour sur notre santé depuis plus de trente ans. Après avoir mesuré le sens de l'humour de quelque 53.500 Norvégiens qu'il a suivi pendant 7 ans (étude publiée dans L'international Journal of Psychiatry in Medicine), il en est arrivé à la conclusion qu'avoir un sens de l'humour amical (non agressif) diminuerait la mortalité d'au moins 20 %. A rappeler de toute urgence à nos politiques chargés de réduire le trou de la Sécurité sociale ! Dr Philippe Presles
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Les femmes enceintes peuvent boire un peu de café
Beaucoup de précautions alimentaires s'imposent aux femmes enceintes. Mais elles ne sont pas toutes scientifiquement fondées. Les nouveaux conseils officiels des gynécologues américains (1) affirment qu'un peu de café ne fait pas de mal aux bébés. Femmes enceintes et café: trop, c'est combien? Les femmes enceintes ne doivent pas boire trop de café, c'est certain; en effet, la caféine augmente le risque de fausses couches et de naissance avant terme. Mais quelle est la dose de caféine que l'on peut absorber sans risque pour le bébé? La réponse officielle du Collègue américain des obstétriciens et gynécologues est 200 milligrammes. Ce qui correspond, grosso modo, à deux tasses de café de 150 ml. Comme cette quantité correspond à la quantité moyenne de caféine absorbée dans nos pays, il y a de quoi rassurer de nombreuses femmes enceintes... Femmes enceintes, attention à la caféine cachée Le café au lait du matin ou l'expresso de midi peuvent donc être consommés sans culpabilité, même par des femmes enceintes. Cependant les méfaits de la caféine sur le foetus demeurent bien réels. La consommation de café non décaféiné doit donc être diminuée pour les femmes qui en boivent plus de deux tasses par jour. Et pour toutes, il importe de se souvenir que cette substance est présente dans d'autres boissons que le café! - Thé: 30 mg de caféine environ par tasse - Boissons gazeuses caféinées: 60 mg de caféine par verre de 200 ml - Chocolat ou cacao chaud: 4 mg par tasse - Boissons énergisantes: 80 mg par canette au moins (2) La caféine, amie ou ennemie? Il convient donc de ne pas abuser de la caféine, surtout pendant la grossesse; mais il ne faut pas la diaboliser non plus! En effet, différentes études montrent qu'elle peut avoir des bienfaits sur la santé, au niveau du foie et du cerveau notamment. L'objection la plus sérieuse à sa consommation, pour les femmes enceintes et pour les autres, réside dans le fait qu'elle a un effet excitant et qu'elle peut donc rendre l'endormissement difficile. Sa consommation est donc déconseillée pour tous à partir de 16 heures. En dehors de cela... la modération doit être reine. Marion Garteiser, journaliste santé
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Bébé et l'acquisition de la propreté
Dans la majorité des cas, les enfants deviennent propres spontanément entre dix-huit mois et trois ans. La méthode à suivre pour qu'un enfant devienne propre est très simple : laisser l'enfant évoluer à son rythme. Proposez-lui un pot, montrez-lui comment s'en servir et attendez qu'il ait envie de l'utiliser. Comment s'y prendre pour aider son enfant à devenir propre ? Inutile de s'inquiéter, de forcer ou d'humilier un enfant qui ne va pas sur le pot. En général, c'est qu'il n'a pas encore acquis la maîtrise de ses sphincters. Cette évolution naturelle de la maturité se produit entre un an et demi et trois ans, sauf problème physique (très rare) ou psychologique particulier. Il est donc conseillé d'expliquer clairement ce que l'on attend de lui, puis d'attendre patiemment, sans être obnubilé par cet apprentissage. L'éducation ne permettra que de gagner quelques mois. De plus, le fait d'insister peut mener directement à des conflits sans fin et à des conséquences sur la personnalité de l'enfant. Il convient également d'être très clair sur les mots que l'on emploie et de ne pas tout mélanger. Lorsque l'enfant touche de la terre ou qu'il ramasse quelque chose dans la rue, il ne faut lui dire " c'est caca, c'est sale ". En effet, si on lui demande ensuite d'offrir ses selles comme un cadeau, il risquerait de ne pas comprendre. Acquisition de la propreté : comment savoir si c'est le bon moment ? L'enfant doit atteindre un niveau de maturité neuro-musculaire, intellectuel et affectif suffisant. Selon Anne Bacus*, voici quelques indices : il court et monte les escaliers debout ; il aime les jeux d'imitation et faire " comme les grands " ; il est sorti de la phase " dure " de sa période d'opposition systématique, il comprend ce qu'on lui demande et y accède plutôt volontiers ; il a acquis les notions d'ordre et de désordre, il aime faire des petits cadeaux et est dans une période affective stable ; il connaît les mots " pipi ", " pot ", " caca ", etc., et sait à quoi sert le pot puisque vous lui avez bien expliqué ; il est conscient de ce qui se passe dans son corps au moment même, et pas seulement après coup ; il manifeste l'envie d'enlever ses couches et d'aller sur le pot. Propreté : l'art de ne pas insister Ne pas insister si votre enfant ne veut pas s'asseoir sur son pot ou y rester, s'il se lève régulièrement sans avoir rien émis ou si cela vous énerve. Si ces situations se répètent souvent, remettez à plus tard l'apprentissage. Méthode douce pour acquérir la propreté Si le pot pose des soucis, le Dr Edwige Antier** propose de simplifier le problème en proposant à la place la couche elle-même, dont l'enfant connaît bien l'usage. Il suffit de laisser votre enfant en petite culotte et de lui remettre une couche pendant environ 10 minutes, toutes les une heure et demi ou deux heures. Généralement, il profite de ce moment pour se soulager. Le reste du temps, posez une couche propre sur une chaise. Au bout de quelques jours, il est fort probable qu'il vous apporte lui-même la couche lorsqu'il a envie d'uriner. Progressivement, lorsqu'il aura atteint une bonne maîtrise de ses sphincters, il utilisera le pot sans problème. La propreté de nuit Elle survient généralement peu de temps après la propreté de jour. Faites-lui confiance. Dès que sa couche est sèche au réveil de la sieste, supprimez-la avec son accord. Souvent, l'enfant se retient dès lors qu'il se sent libéré de sa couche. Vous l'enlèverez ensuite pour la nuit, mais ne tardez pas trop si vous sentez que votre enfant est prêt, sinon il pourrait régresser. Mais inversement, si ces tentatives sont infructueuses, remettez à plus tard. Se réveiller dans un lit mouillé et froid est dur pour le moral et décourageant. Sachez que se réveiller la nuit et se lever pour aller au pot demande un bon niveau de maturité. De même, passer toute une nuit sans uriner nécessite une vessie déjà bien développée. A savoir La maîtrise des selles et des urines se fait à peu près simultanément. On a généralement l'impression que c'est plus facile avec les selles, mais c'est simplement en raison de leurs horaires prévisibles. L'enfant comprend mieux l'utilité du pot s'il ne porte pas de couche en permanence. Comme les accidents sont inévitables, l'été est la période idéale pour cette initiation. S'il fait pipi par terre, portez-le rapidement sur le pot, félicitez-le sans plus et ne le grondez surtout pas. Ces accidents sont sans importance. Souvent, bébé fait pipi dès qu'on lui enlève sa couche. Le Dr Edwige Antier explique que cette miction est provoquée par la sensation de fraîcheur et de nudité. Ainsi, un bébé qui a souvent les fesses nues quand il urine, développe une sensibilité plus fine que celui qui est élevé en couches, bien emballé dans ses urines et ses selles jusqu'au prochain change. En conclusion, ne perdez jamais une occasion de mettre bébé les fesses à l'air (sauf s'il n'apprécie pas). S'il ne fait rien dans son pot, mais fait dès qu'on lui remet sa couche. Ne vous fâchez pas ! Le pot est une contrainte supplémentaire dans cet apprentissage complexe. De même, on demande à un enfant, particulièrement actif à cet âge, non seulement de rester immobile, mais en plus de se concentrer sur les sensations provenant de sa vessie. Soyez compréhensif ! Prévoyez une boîte de jouets pour le moment du pot. Jouez avec lui au début en vous asseyant à côté de lui. * Anne Bacus, " Votre enfant de un à trois ans ", Edition Marabout. ** Dr Edwige Antier, " Elever mon enfant aujourd'hui ", Edition Robert Laffont. Isabelle Eustache
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Arrêt du tabac : comment prévenir la prise de poids ?
Fumer fait perdre du poids et la prise pondérale qui suit l'arrêt du tabac n'est en général qu'un rattrapage, qui n'est d'ailleurs pas inéluctable... Comment prévenir la prise de poids à l'arrêt du tabac ? Le fumeur est en sous-poids, qu'il rattrape à l'arrêt du tabac Le fumeur est en sous-poids et veut généralement le conserver lorsqu'il décide d'arrêter de fumer. La prise de poids à l'arrêt du tabagisme est en moyenne de 2,8 chez les hommes et de 3,8 kg chez les femmes. Toutefois, nombre d'ex-fumeurs prennent davantage, et inversement, nombre d'ex-fumeurs n'en prennent pas, voire en perdent. Tabac et poids: Choix alimentaires particuliers des fumeurs L'alimentation du fumeur est différente d'un non-fumeur. Et les choix alimentaires du fumeur augmentent l'effet délétère des composants de la fumée sur les risques de maladies cardiovasculaires et de cancers... Les fumeurs consomment davantage de calories que les autres (+4,9%), de lipides saturés (+8,9%), de cholestérol (+10,8%) et d'alcool (+77,5%). En revanche, ils consomment moins de lipides polyinsaturés, type oméga-3, lesquels sont bénéfiques pour la santé (-6,5%), de fibres (-12,4%), de vitamine C (-16,5%), de vitamine E (-10,8%) et de bêta-carotène (-11,8%). La nicotine a des répercussions hormonales favorisant la protéogenèse. Autrement dit, la masse musculaire des fumeurs est plus importante et ils manifestent un besoin accru en protéines. Le fumeur a donc un appétit spécifique pour les protéines. Si la viande est la source principale de protéines de bonne qualité, elle apporte également quantité de lipides saturés. De plus, souffrant d'une perte du goût et de l'odorat, le fumeur les mange bien en sauce et y ajoute du sel pour favoriser la sortie des arômes. Un fumeur consomme deux fois plus de sel qu'un non-fumeur ! Egalement à mettre sur le compte de la diminution de sa sensibilité olfacto-gustative, le fumeur mange peu de légumes et de fruits, qu'il trouve sans goût, sans saveur. Son régime spontané est donc riche en graisses saturées et en sel, et pauvre en fibres et en micronutriments. Celui-ci explique en grande partie la prévalence des maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Le fumeur est également un sur-consommateur d'alcool, en partie à l'origine d'une augmentation des prises énergétiques. Et enfin, le fumeur consomme plus de café et de thé, qu'il sucre davantage que les autres. En fait, il élimine deux fois plus vite la caféine. La stratégie anti-kilos de l'ex-fumeur A l'arrêt du tabac, la diminution des dépenses énergétiques est estimée à 200 calories par jour chez un sujet modérément actif. Quant à l'augmentation de la prise alimentaire, elle se situe autour des 300 calories. C'est donc contre un excédant quotidien de 500 calories que le candidat à l'arrêt du tabac va devoir lutter. Mais ce calcul théorique doit impérativement être adapté à chaque cas. La prise énergétique spontanée au cours des deux premières semaines d'abstinence donne une bonne indication sur le gain de poids total prévisible. Il n'est donc pas utile d'imposer systématiquement un régime alimentaire restrictif et une activité sportive à tous les abstinents, qui souffrent déjà du sevrage. Laissons tranquilles ceux qui ne sont pas à risque. A côté des régimes et de l'activité sportive, les substituts nicotiniques apportent une aide précieuse, particulièrement les gommes à mâcher. Leur usage est reconnu pour diminuer la prise pondérale. Mais les habitudes alimentaires sont tenaces : il faut environ 5 ans pour qu'après l'arrêt du tabagisme, les choix et consommations se normalisent. Toutes ces données montrent bien l'intérêt de se faire aider par un tabacologue ou un médecin généraliste formé au sevrage tabagique. Le sevrage est une aventure particulièrement difficile et chaque cas est différent. Isabelle Eustache
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Constipation: quelles solutions ?
La constipation est un problème bénin et très fréquent, mais elle a des conséquences et un vrai impact sur la qualité de vie. Voici quelques solutions qui sont à votre portée... Alimentation: contre la constipation, misez sur les fibres Les fibres luttent contre la constipation et régulent le transit intestinal de deux manières. Les fibres insolubles (trouvées surtout dans les crudités) augmentent le volume des selles, ce qui accélère leur trajet à travers les intestins. Quant aux fibres solubles, elles se transforment en une sorte de gel quand elles sont en contact avec l'eau contenue dans les aliments. Cela rend les selles plus molles et plus faciles à évacuer. Donc mettez des fibres à tous vos menus! Le style de vie anti-consti Nous avons trop souvent l'impression que seule notre alimentation va avoir un impact sur notre digestion. Pourtant, il existe d'autres bonnes habitudes à prendre pour éviter la constipation! La régularité Prendre tous ses repas à heure fixe aide à lutter contre la constipation. Les moments où vous avez besoin d'aller aux toilettes peuvent alors devenir réguliers à leur tour. Prendre son temps Souvent, les personnes qui souffrent de constipation ne prennent pas le temps d'aller aux toilettes tranquillement. Ou alors ils n'y vont pas, même quand ils en ressentent le besoin. Apprenez à connaître votre rythme et à respecter les besoins de votre corps! Bouger! Le lien entre une activité physique régulière et un transit efficace n'est pas prouvée, mais de nombreux médecins estiment que la digestion ralentit quand nous sommes trop sédentaires. Alors essayez de marcher 20 minutes par jour! Constipation: votre médecin peut vous aider Si votre constipation est arrivée brutalement, alors que vous n'en avez pas l'habitude, n'hésitez pas à consulter votre médecin qui pourra vérifier qu'elle ne cache rien de plus grave. Mais il y a d'autres raison de consulter votre médecin en cas de constipation: - Certains médicaments peuvent constiper. Avec votre médecin, vous pourrez faire le tour de vos prescriptions et éventuellement faire des changements si la cause en est là. - Souvent, les laxatifs semblent être la solution évidente à la constipation. Il est vrai qu'ils sont efficaces... mais ils sont aussi à utiliser avec précautions, et pour un laps de temps court sous peine de rendre la constipation encore plus grave. On peut donc conseiller de consulter son médecin avant de passer à cette éventualité. Marion Garteiser, journaliste santé
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Mes trucs contre le mal des transports
Vous supportez mal les transports ? En avion, en voiture ou en bateau, vous avez l'estomac au bord des lèvres ? Ne vous inquiétez pas, c'est fréquent, désagréable mais bénin. Le mal des transports est dû à une désynchronisation entre les informations visuelles et le centre de l'équilibre. Ceci dit, comment y remédier ?
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Grossesse et pré-éclampsie : une hypertension potentiellement fatale !
Quelle est la 2e cause de mortalité maternelle ? La pré-éclampsie, juste derrière les hémorragies de la délivrance. Quelle est exactement cette complication de la grossesse ? Pré-éclampsie, hypertension et hypertension gravidique, quelles différences ? L'hypertension gravidique désigne une hypertension (tension artérielle supérieure à 14/9) qui survient après la 20e semaine de grossesse chez une femme n'ayant pas d'antécédent d'hypertension. La pré-éclampsie, elle, désigne une hypertension gravidique associée à une protéinurie (présence de protéines dans les urines : 500 mg /jour). La pré-éclampsie est due à une anomalie du placenta et n'a donc rien à voir avec une hypertension artérielle classique (dire chronique), qui par définition s'était manifestée avant la grossesse ou avant la 20e semaine d'aménorrhée. La pré-éclampsie est fréquente L'hypertension artérielle concerne 10% des femmes enceintes. Dans 70% des cas, il s'agit d'une simple hypertension gravidique, dans 20% des cas d'une pré-éclampsie et dans 10% d'une hypertension classique. Dans 90% des cas, la pré-éclampsie concerne des femmes enceintes de leur premier enfant. Souvent ces femmes étaient déjà hypertendues avant leur grossesse. En effet, l'existence d'une hypertension classique antérieure à la grossesse multiple par 3 le risque de pré-éclampsie. Le diabète, l'obésité et les grossesses multiples augmentent aussi le risque de pré-éclampsie. Enfin, après une pré-éclampsie, le risque de récidive est multiplié par 7. Ce risque est toutefois imprévisible et n'interdit pas d'envisager une nouvelle grossesse. Quels sont les risques de complications en cas de pré-éclampsie ? L'éclampsie : complication grave de la pré-éclampsie se manifestant par une crise de convulsions, pouvant être fatale pour la mère et pour le bébé. L'éclampsie peut survenir avant, pendant ou après l'accouchement. Un hématome rétro-placentaire : développement d'un hématome entre le placenta et l'utérus, entraînant une souffrance fatale du bébé. Cette complication grave peut également être fatale pour la mère. Une hémorragie cérébrale, un accident vasculaire cérébral Une insuffisance rénale aiguë Un syndrome Hellp (destruction hépatique et faible numération des plaquettes) Un retard de croissance intra-utérin Une prématurité La mort in utero. Quelles sont les solutions ? Le seul véritable traitement de la pré-éclampsie est l'accouchement. Il est donc impératif de mettre en place une surveillance très étroite de la mère en milieu hospitalier et de décider d'une date d'accouchement compatible avec la vie de l'enfant. Certains traitements antihypertenseurs, parfois des injections de sulfate de magnésium également, sont possibles en prévention des complications en attendant l'accouchement. Selon l'OMS, la mortalité par éclampsie est la 2e cause de mortalité maternelle (20% des décès), derrière les hémorragies de la délivrance (35% des décès). Il est donc important d'informer les femmes sur la pré-éclampsie et d'oeuvrer pour une amélioration de la prise en charge. L'Association de prévention et d'actions contre la pré-éclampsie (Apape) oeuvre dans ce sens. Isabelle Eustache
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L'insuffisance cardiaque : quand le coeur faiblit
Si le muscle cardiaque ou les valves sont endommagés, le coeur devient de moins en moins efficace. En cas d'insuffisance cardiaque, tous les organes en souffrent et fonctionnent moins bien, eux aussi, entraînant à la longue de graves complications. Pour ne pas en arriver là, la Journée européenne de l'insuffisance cardiaque souligne l'importance du dépistage et informe les Francais sur les symptômes à repérer. Insuffisance cardiaque : état des lieux En France, 600.000 personnes sont touchées par l'insuffisance cardiaque, avec chaque année 100.000 nouveaux cas diagnostiqués. Cette maladie se traduit par une forte mortalité. La Société française de cardiologie indique que la moitié des patients décèdent dans les 5 ans suivant le diagnostic. Pourtant, les traitements ont fortement progressé. Il faut donc maintenant améliorer le dépistage précoce et identifier les personnes à risque. L'insuffisance cardiaque, c'est quoi exactement ? L'insuffisance cardiaque indique que le coeur n'arrive plus à pomper efficacement le sang et à le faire circuler normalement dans l'organisme, le muscle ou les valves cardiaques étant endommagés. Les organes ne reçoivent alors plus suffisamment d'oxygène ni d'éléments nutritifs. Ils fonctionnent moins bien et comme au ralenti. Au début, le corps s'adapte, compense. Mais à la longue, cette adaptation contribue à affaiblir davantage le coeur. De plus, les reins n'arrivent plus à éliminer les déchets, expliquant certains des symptômes et complications. Qui est à risque d'insuffisance cardiaque ? Les personnes atteintes d'une maladie cardiaque. Les sujets ayant présenté un infarctus du myocarde ou souffrant d'angine de poitrine, Les hypertendus. Les personnes ayant des antécédents familiaux d'insuffisance cardiaque. Les personnes qui fument, qui ont une consommation excessive d'alcool ou de drogues. Enfin, les personnes obèses ou diabétiques présentent également des facteurs de risque d'insuffisance cardiaque. Quels sont les symptômes de l'insuffisance cardiaque ? L'insuffisance cardiaque se traduit par une mauvaise circulation sanguine dans tout l'organisme, par une rétention de liquide et une congestion pulmonaire, expliquant la manifestation des symptômes suivants : Essoufflement. Toux. Respiration sifflante. Gonflement des chevilles. Rythme cardiaque rapide. Vertige. Fatigue, lassitude. Prise de poids inexpliquée sur une courte période. Perte d'appétit. La dépression et l'anxiété sont des symptômes d'ordre émotionnel souvent associés à l'insuffisance cardiaque. La survenue de tels symptômes doit vous amener à en parler à votre médecin car il s'agit peut-être de votre coeur qui peine à remplir la tâche qui lui incombe. Plus le diagnostic sera porté tôt, plus la prise en charge sera efficace, permettant une bonne qualité de vie malgré cette grave maladie et de prévenir les complications. À l'occasion de cette journée européenne de l'insuffisance cardiaque, la Société française de cardiologie souligne également le rôle du patient dans le traitement de la maladie. En effet, la surveillance est essentielle pour dépister précocement une aggravation et l'enrayer. Isabelle Eustache
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Méthode la plus soft pour arrêter de fumer
Il existe toutes sortes de méthodes pour arrêter de fumer, des plus farfelues aux plus sérieuses, sans compter toutes les techniques et conseils qui se transmettent de bouche à oreille. Voici ici la méthode la plus soft, celle que le Dr Philippe Presles, médecin et tabacologue, propose à ses amis et clients. Cette méthode comprend trois étapes.
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Dépression : les 7 signes annonciateurs, les repérer et réagir !
La dépression est une véritable maladie qui altère fortement la qualité de vie. La question est de savoir s'il existe des signes avant-coureurs de la dépression que l'on peut repérer afin de mettre en place des mesures préventives, avant que la dépression ne s'installe vraiment. Objectif : enrayer l'installation d'une dépression La dépression s'installe progressivement et il est possible de repérer ses premiers symptômes. Les signes précurseurs de la dépression débutent généralement 3 à 6 semaines avant de se transformer en véritable dépression. Les 7 symptômes annonciateurs de la dépression - Insomnie : avec typiquement un réveil précoce vers les 4 heures du matin. Sinon, le sommeil est fragmenté et non récupérateur. - Baisse de libido : espacement des rapports sexuels, lesquels deviennent anxiogènes. Difficultés d'en parler et attribution à la fatigue. - Manque de tonus : manque de vigueur compensé par une hyperactivité fébrile, c'est-à-dire que le sujet se force à tout entreprendre, sans rien mener à terme. - Troubles du caractère : impulsivité et irritabilité qui, d'ailleurs, culpabilisent le sujet. Intolérance et colère disproportionnées pour les petits tracas du quotidien. - Anomalies sensorielles : intolérance au bruit pour des niveaux auparavant bien supportés. Baisse du goût également, attribuée à tort à un manque d'appétit. - Changement de comportement : le changement est perçu par l'entourage, ce qui majore l'anxiété du sujet, lequel n'a plus l'impression d'être le même. L'angoisse perçue peut augmenter sa consommation d'alcool, l'enfermant dans un cercle vicieux. - Somatisations : la souffrance, peu exprimée verbalement, passe par le corps : maux de tête, troubles digestifs, fatigue, etc. Comment enrayer la dépression ? - Consulter un psychiatre. Il pourra rassurer sur les symptômes, évaluer. Après évaluation des symptômes et de la gravité de l'état dépressif, il pourra rassurer le patient, le cas échéant proposer un antidépresseur à faible dose, ou tout autre traitement pouvant améliorer les symptômes et notamment la qualité du sommeil. - Changer ses habitudes. Tout entreprendre pour chasser ses idées noires et ses soucis, qu'ils soient professionnels ou familiaux. L'entourage est généralement une aide précieuse qu'il ne faut pas négliger : sorties (cinéma, restaurant...), activités de loisirs (photos, peinture, musée...), relaxantes (yoga, musique...), activités physiques (marche, vélo, natation...). - Positiver par tous les moyens : apprendre à positiver, à voir le bon côté des choses, départ en vacances, réorganisation familiale, du travail, voire arrêt maladie, limitation de l'alcool, évitement des films tristes ou violents, reprise du dessin, etc. Toutes les stratégies empêchant de se laisser envahir par les idées négatives et destructrices doivent être mises en oeuvre. On peut ainsi éviter l'apparition d'une grave dépression et le recours aux médicaments. Isabelle Eustache
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J'élimine les insectes sans insecticides
Parfois même sans en avoir vraiment conscience, nous utilisons des produits biocides à l'intérieur de nos logements : shampoing anti-poux, collier antipuces, bombe insecticide anti-moustiques, boîtes anti-fourmis, raticides, produits de traitement des charpentes, colle à papier peint, etc. Or, contre les insectes nuisibles, il existe des alternatives écologiques efficaces à ces produits toxiques. Il importe de les privilégier. La prévention avant tout, ou comment ne pas attirer les hôtes indésirables La propreté est la meilleure façon d'éloigner les insectes. Si en plus on lutte contre l'humidité, on coupe totalement les vivres aux petites bêtes indésirables. Le rangement contribue aussi à éloigner les insectes, et particulièrement le rangement des produits alimentaires (placard fermé, en hauteur, boîtes hermétiques...). Enfin, ne laissez pas de miettes sur la table par exemple. Stratégies naturelles contre les fourmis Bouchez les fentes, trous et autres interstices afin d'empêcher les fourmis d'entrer. Nettoyez régulièrement l'endroit où vous déposez la gamelle du chien ou du chat. Utilisez des répulsifs naturels dans les endroits de passage : vinaigre, lavande, marjolaine, feuilles fraîches de basilic, de noyer, marc de café, tranche de citron moisi... Sur vos plantations à l'extérieur, appliquez des barrières collantes (vaseline ou graisse vendues en jardinerie) sur les tiges et les troncs. En dernier recours, privilégiez les appâts en boîte fermée, à placer dans les endroits inaccessibles aux enfants et aux animaux domestiques. Stratégies naturelles contre les mouches Installez des moustiquaires ou des rideaux anti-mouches aux portes et fenêtres. Utilisez des répulsifs naturels : lavande, marjolaine, feuilles de noyer... Accrochez des attrape-mouches avec adhésif mais sans pesticides. Demandez conseil en jardinerie, il existe des pièges à base de levure digestive, des plaquettes anti-mouches avec attraction optique, etc. Si vous devez vraiment utiliser un produit chimique, fermez bien la porte de la pièce durant le traitement et aérez ensuite très abondamment dès que le produit a fait effet. Stratégies naturelles contre les moustiques Éliminez tous les réceptacles susceptibles de contenir de l'eau (seaux, arrosoirs...). Si vous avez une mare dans votre jardin, mettez-y des poissons prédateurs. La présence de batraciens et de libellules aide aussi à réguler le nombre de moustiques. Fermez portes et fenêtres ou utilisez des moustiquaires aux endroits de passage. Placez aussi des moustiquaires au-dessus des lits. Le soir, n'allumez qu'après avoir fermé portes et fenêtres ou placé vos moustiquaires. Si malgré tout vous devez utiliser un produit chimique à diffusion permanente pour la nuit (vaporisateurs, plaquettes...), veillez à aérer durant leur utilisation. Si vous utilisez un produit à appliquer sur la peau (crème, spray, gel...), veillez à ce qu'il contienne certaines substances ayant un effet répulsif : IR3535, icaridine, Citrodiol, DEET. Stratégies naturelles contre les guêpes Inspectez régulièrement maison et jardin à la recherche d'ébauches de nid. N'écrasez pas les guêpes car il se produit une réaction chimique susceptible d'attirer et d'exciter leurs congénères. Supprimez tout accès aux boissons sucrées et aux aliments. Veillez aussi à bien fermer les poubelles et à débarrasser les restes de nourriture sur le barbecue. Si cela ne suffit pas, faites appel à un professionnel (firme spécialisée). Isabelle Eustache
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2e mois de grossesse
C'est au cours du 2e mois de grossesse qu'a lieu la première échographie. Cette première image de l'enfant est toujours chargée d'une émotion intense et fait passer du rêve à la réalité. Quelles sont les grandes étapes de ce 2e mois de grossesse ? Transformation du corps, premiers maux de la grossesse, date d'accouchement, choix de son gynécologue accoucheur, etc. Première échographie de la grossesse Malgré les explications de l'échographiste, la première image du fœtus est souvent difficile à décoder. Peu importe, l'émotion est là et signe le passage du rêve à la réalité. C'est la mobilité du fœtus et les battements du cœur qui impressionnent le plus souvent les parents. Pourtant, cette échographie du 2e mois de grossesse n'est pas systématiquement vécue comme un moment heureux par toutes les femmes ni pour toutes les grossesses. Cette échographie, qui a lieu à 12 semaines d'aménorrhées, est destinée à dépister certaines anomalies fœtales et donc dans la négative à rassurer sur la normalité de l'enfant. Elle permet également de déterminer le nombre exact de fœtus, de localiser le placenta et de contrôler le développement du fœtus (mesure du haut du crâne au coccyx rapportée à une courbe type). Et enfin, elle est également utile pour déterminer la date exacte de la grossesse et donc celle de l'accouchement. Dans certains cas, un examen Doppler peut être prescrit (souffrance fœtale, hypertension maternelle…). Il permet de mesurer le flux dans les vaisseaux sanguins (analyse de la vitesse du sang dans les artères de l'utérus et les vaisseaux du cordon ombilical), la taille du cordon ombilical, de l'artère utérine ou de l'artère cérébrale du fœtus. Choix du gynéco accoucheur Votre gynécologue ou médecin généraliste peuvent parfaitement vous suivre tout au long de votre grossesse. Il est cependant conseillé de se faire suivre par le professionnel qui va vous accoucher, gynécologue accoucheur ou sage-femme, lequel sera alors mieux informé de l'évolution de votre grossesse au moment de l'accouchement. Mais en dehors de ce conseil, tout est possible, visite trimestrielle ou à partir du dernier trimestre par exemple. Adaptation du corps lors du 2e mois de grossesse Le corps se transforme progressivement et s'adapte. Ainsi, le volume total de sang s'accroît et sa composition change. Le débit cardiaque s'accélère, la tension artérielle diminue et le rythme respiratoire est gêné, provoquant facilement des essoufflements. Devant filtrer davantage de sang durant la grossesse, les reins travaillent plus, ce qui se traduit par des mictions plus fréquentes. Ce dernier signe est également la conséquence d'une modification importante de l'utérus, donnant une impression de ballonnement. Les seins se transforment également rapidement (gonflés, tendus, voire douloureux). C'est ainsi que dès que nécessaire, il faut changer de taille de soutien-gorge et le porter la nuit le cas échéant. Nausées et autres maux de la grossesse Plus ou moins gênants et rarement graves, les troubles qui accompagnent le début de la grossesse sont le plus souvent révélateurs de cet état : nausées, vomissements, constipation, mais aussi bouffées de chaleurs, envie fréquente d'uriner, seins douloureux, brûlures d'estomac, maux de tête, salivation excessive, évanouissement, saignement de nez, démangeaisons ou encore intolérance aux lentilles de contact. Toutes ces manifestations du début de la grossesse s'expliquent et doivent être prises en charge au cas par cas de manière simple : modification de certaines habitudes alimentaires contre la constipation, les nausées et les brûlures d'estomac, paracétamol contre les maux de tête (attention, jamais d'aspirine pendant la grossesse), etc. Mais parfois il faut prendre son mal en patience. Bien manger et bien bouger durant toute la grossesse Bien s'alimenter est essentiel. L'objectif n'est pas de manger pour deux, mais de manger mieux, c'est-à-dire de facon équilibrée et selon ses besoins. Au cours de la grossesse, la prise de poids est très progressive et les kilos s'installent davantage au cours des 6 derniers mois, plutôt qu'en début de grossesse. Il faut savoir qu'une prise de poids trop importante n'est pas sans risque (hypertension, diabète, accouchement difficile…). Le bon équilibre est celui de 15% d'apport en protéines, 30% en lipides et 55% en glucides. Des apports suffisants en calcium sont également importants tout au long de la grossesse, ainsi qu'en vitamines de toutes sortes, en acide folique et en oligo-éléments. Attention à ne pas être carencée en vitamine B9 (folates). Cette vitamine est très importante, elle contribue au bon déroulement de la grossesse. Parlez-en à votre médecin, une supplémentation peut être nécessaire ! La pratique d'une activité physique est également importante pendant les premiers mois de grossesse. La natation et la marche sont particulièrement recommandées, mais bien d'autres sont possibles. Il faut retenir que le risque que fait courir la pratique d'un sport est celui des chutes et des traumatismes. Il faut donc éviter les sports violents (ski alpin, basket-ball, athlétisme, équitation...). Prendre soin de soi En raison du volume sanguin important, il existe des risques de mauvaise circulation au niveau des jambes. Certaines mesures préventives simples sont efficaces : pas de talons hauts, chaussures maintenant bien les chevilles, dormir les jambes surélevées, éviter les expositions à la chaleur, marche à pied ou vélo, douche fraîche, épilation à froid…Il n'est pas rare de voir s'installer durant la grossesse une gingivite persistante ou un autre problème bucco-dentaire. Pour éviter ces désagréments, il faut prévoir une visite chez le dentiste au 2e et au 7e mois de grossesse et bien entendu respecter une hygiène bucco-dentaire impeccable. Fausse couche La fausse couche est un incident fréquent en début de grossesse. Mais cette expérience est toujours très traumatisante psychologiquement et physiquement. Dans la plupart des cas, elle est due à une anomalie de l'œuf, sinon à un œuf de mauvaise qualité, à une malformation utérine, un déséquilibre hormonal, une infection, etc. La fausse couche se manifeste souvent par des douleurs au niveau du bas-ventre et des pertes de sang abondantes. Des examens sont systématiquement réalisés afin d'en rechercher la cause. Grossesse extra-utérine Une grossesse extra-utérine se produit lorsque l'œuf se développe dans la trompe et non dans l'utérus. Des saignements et surtout de fortes douleurs sur un côté du ventre sont des signaux d'alerte qui doivent amener à consulter en urgence. Le diagnostic est classiquement suivi d'une intervention chirurgicale. Isabelle Eustache
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Mes 10 réflexes anti-cholestérol
Pour vous assurer une vie sans trop de cholestérol, adoptez dès maintenant quelques réflexes anti-cholestérol. Les bonnes habitudes qui perdurent sont celles que l'on prend tôt. Et bien entendu, si vous présentez un excès de cholestérol, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire... 1. Je connais les aliments riches en cholestérol et j'évite de les associer dans un même repasCe sont notamment la cervelle, les abats, les rognons, le beurre, le jaune d'oeuf, les charcuteries, les fromages, les viandes, la crème. N'en abusez pas. Au contraire, limitez-les si vous présentez un excès de cholestérol, et ne les associez pas au cours du même repas. 2. J'équilibre mes apports en cholestérolL'objectif n'est pas d'éliminer totalement le cholestérol de son alimentation mais d'apprendre à équilibrer ses apports. Il s'agit plutôt d'ajustements à réaliser à court terme, sur la journée, mais aussi à long terme, sur la semaine... 3. Je lis les étiquettesC'est un réflexe à acquérir afin de contrôler le taux de matières grasses cachées dans les aliments industriels. Au-delà de la teneur globale en lipides, écartez les produits riches en acides gras saturés, et ceux contenant des acides gras trans hydrogénés qui sont néfastes pour la santé. 4. Je me bouge tous les joursL'activité physique est indispensable pour une bonne santé. Elle a aussi un effet positif sur le taux de cholestérol. Inutile de rechercher les exploits sportifs. Ce qui compte c'est la régularité, quitte à faire seulement 30 minutes de marche rapide chaque jour !5. Je reste zenEh oui, le stress augmente le rythme cardiaque, affaiblit le système immunitaire et favorise l'inflammation, mais il tend aussi à augmenter le taux de mauvais cholestérol ! 6. Je mange des fruits et des légumesLe cholestérol est une molécule exclusivement animale. Aucun produit végétal n'apporte donc de cholestérol, même s'il est gras, comme l'avocat par exemple. 7. Je diversifie les viandesIl ne faut pas centrer sa consommation de viande sur le boeuf et le porc. Variez les viandes (volailles, lapin...) et privilégiez les morceaux maigres. À noter qu'il n'est pas utile de manger de la viande à chaque repas. Certains jours peuvent même être sans viande, il suffit de la remplacer par des céréales et des féculents. 8. Je mange du poissonUne excellente facon de ne pas abuser de la viande est d'alterner régulièrement avec du poisson. Riches en oméga-3, ils sont excellents pour la santé. À consommer minimum 2 ou 3 fois par semaine. 9. Je cuisine et assaisonne différemmentPour cuisiner et assaisonner, mieux vaut privilégier les acides gras polyinsaturés. Remplacez vos huiles d'arachide et de tournesol par un mélange d'huile d'olive et de colza. Limitez le beurre et idéalement cuisinez sans matières grasses : vapeur, papillote, wok...10. Je dose régulièrement mon taux de cholestérolLe rythme idéal dépend surtout de vos autres facteurs de risques cardiovasculaires (âge, poids, tension artérielle, diabète, antécédents, prédispositions, etc.). Il est à déterminer avec votre médecin. Isabelle Eustache
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