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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.
Arrêter la cigarette : un combat aux armes multiples
Le mois sans tabac est l’occasion pour beaucoup de fumeurs de sauter le pas et d’arrêter définitivement. Pour cela, ils peuvent choisir parmi différentes options : patchs, vapoteuse, hypnose, etc… Tour d’horizon des méthodes les plus prisées.
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Qui sont les prestataires de santé à domicile ?
La première journée de la santé à domicile va avoir lieu le 28 novembre. En France, 2 millions de patients sont pris en charge à domicile chaque année par les 20 000 prestataires de santé à domicile. Une profession appelée à se développer. En France, deux millions de patients sont pris en charge chez eux. Et ce, grâce aux 20 000 prestataires de santé à domicile qui veillent au bon déroulement de leurs traitements. Leurs missions sont principalement associées à la délivrance d’un dispositif ou d’un service médical. “Chaque jour les aides-soignantes donnent les médicaments à ma mère, chez elle, explique Fabienne, fille d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer. C’est une sécurité et un contact quotidien qui participent au maintien à domicile le plus longtemps possible.” Tous les prestataires de santé à domicile, ainsi que les patients et leurs proches, seront mis en lumière le 28 novembre prochain, à l’occasion de la première journée de la santé à domicile. Une formation aussi psychologique “Les prestataires de santé à domicile sont peu connus du grand public, assure Alexandra Duvauchelle, délégué générale de la Fédération des prestataires de santé à domicile à l’origine de la journée nationale de la santé à domicile. Ce rendez-vous vise à informer sur ces professions et démontrer que la prise en charge au domicile est une solution qualitative et efficiente pour les patients et leurs accompagnants.” Tous seront invités à s’exprimer dans le cadre de cette journée nationale, pour expliquer ce suivi médical quotidien. Et l’enjeu est important. En effet, l’augmentation des maladies chroniques et de longue durée, le vieillissement de la population ainsi que le développement de l’ambulatoire devraient développer ce secteur dans les années à venir. Selon une enquête Viavoice, réalisée en novembre 2017, 81% des Français se disent favorables au fait d’être pris en charge à domicile. Parmi les 20 000 prestataires de santé en France, 4000 sont des professionnels de santé, à l’instar des infirmières, des pharmaciens, des kinésithérapeutes, etc… Les autres sont des professionnels formés spécifiquement à la prise en charge à domicile. Les techniciens respiratoires en font partie. Ils interviennent au domicile des patients pour s’assurer du bon fonctionnement du dispositif médical leur servant à respirer ou pour leur livrer l’oxygène. Pour prendre en charge des patients à domicile, les prestataires qui ne sont pas des professionnels de santé ont une formation générale et des formations complémentaires pour certaines spécialités. Dans la formation générale, il y a un aussi un volet psychologique pour les préparer aux situations difficiles. “Les prestataires de santé ont une relation privilégiée avec les patients, poursuit Alexandra Duvauchelle. Pendant leurs formations on leurs enseigne, par exemple, la mise à distance nécessaire à adopter dans leur travail ou encore la façon de se préparer à la perte d’un patient.” “Ensemble, on trouve des solutions” Karima est infirmière à domicile depuis 12 ans, spécialisée en gériatrie. Elle mesure parfaitement l’aspect psychologique de son métier. “Parfois il faut gérer des situations compliquées, comme l’agressivité des patients, de leur famille, ou encore la fin de vie, développe-t-elle. Nous n’avons pas forcément, seules, les épaules pour.” Pour faire face et assurer le meilleur suivi possible, Karima et les autres prestataires de santé de son organisme font des “transmissions” quotidiennes. “Ce sont des débriefings où l’on aborde nos difficultés, poursuit-elle. Par exemple, des protocoles de soins sur lesquels on bute. Ensemble, on trouve des solutions.” Léa Casian Pour en savoir plus : https://www.fedepsad.fr/index.php
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Insertion des travailleurs handicapés, l’entreprise a tout bon
La Loi impose aux entreprises de vingt salariés et plus de compter 6 % de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs. Pour autant, le chômage des personnes handicapées progresse avec un taux de 19 % en 2017 versus 10% pour l'ensemble des actifs. Or, les intéressés comme les employeurs ont tout à gagner à travailler ensemble. Par le biais du travail, les personnes handicapées conservent un rôle social Ce rôle social est accompli au moyen d’un emploi compatible avec les capacités restantes de ces personnes en situation de handicap et la préservation de leur santé, et également des possibilités de l’entreprise. Mais la route est encore longue. En guise d’exemple, à peine un employeur sur deux est informé de la maladie chronique invalidante qu’est la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) de son salarié*. Et, lorsque c’est le cas, seul un travailleur sur quatre bénéficie en conséquence d’un aménagement de poste*. A cela s’ajoute le regard des collaborateurs, suspicieux, voire culpabilisateur vis-à-vis d’une maladie parfois invisible et mal connue. La situation doit changer. L’un des leviers est d’oser déclarer son handicap, comme l’encourage Marie Delenne, "patiente experte" diplômée en Education thérapeutique atteinte de Sclérose en plaques, ayant exercé à l’Inspection du Travail. « Si le taux d’emploi global des travailleurs handicapés est de 4%, je constate une évolution des mentalités en France avec une progression de ce taux d’emploi grâce à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en particulier, qui permet notamment des adaptations de poste ou de durée de travail. L’intéressé, le médecin du travail et l’employeur doivent savoir qu’une personne arrêtée depuis six mois a une chance sur deux de reprendre son travail. Si cette durée est de deux ans, cette chance est bien plus faible ». Embauche d’une personne handicapée, quels avantages pour l’entreprise ? Un facteur d’image et de réputation. Cet affichage éthique démontre la responsabilité sociétale de l’entreprise, son engagement contre l’exclusion et la discrimination. Point positif, de moins en moins d’entreprises préfèrent s’acquitter d’une contribution (sorte de pénalité imposée par l’Etat) plutôt que d’engager des travailleurs handicapés (-28% en dix ans). Un facteur de cohésion. Intégrer des employés handicapés permet de favoriser l’esprit d’équipe, l’entraide et la cohésion ; des notions fondamentales à la bonne marche de l’entreprise. Cela implique de changer le regard des autres au travail. « Cela requiert un travail de pédagogie et d’information sur la maladie de la part du médecin du travail vis-à-vis des collaborateurs mais aussi des employeurs, et pas uniquement pour qu’ils intègrent au mieux les employés handicapés ayant des postes en contact avec le public mais dans tous les secteurs de l’entreprise », insiste le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue (La Rochelle) et président de l’Association de patients BPCO. Un facteur de management. Cela dénote d’une capacité à bien manager ses équipes tout en gérant de façon optimale l’intégration d’un collaborateur handicapé, en tenant compte de sa singularité. Un facteur d’enrichissement pour les collaborateurs, mais aussi les clients. Selon un sondage Louis Harris**, les personnes ayant un collègue handicapé qualifient l’expérience enrichissante, de nature à modifier le regard sur les personnes handicapées (83 %) et à donner du sens à leur travail (60 %). 82 % des salariés ayant un collègue handicapé le perçoivent comme aussi performant et 80 % n’ont pas constaté de surcharge de travail. Néanmoins, certains préjugés sont tenaces : les personnes handicapées sont jugées motivées, déterminées et sympathiques mais également fragiles et lentes voire tristes et perturbées***. La parole à Antoine Durand, auteur du Blog « Dépasser son handicap » Antoine Durand est ingénieur de formation, travaillant en tant que Chargé d’opérations immobilières malgré une myopathie de Duchenne****. Selon sa propre perception du sujet, « le handicap "oblige" les salariés handicapés à développer des compétences pour compenser leurs difficultés dont l’entreprise peut profiter. De plus, ils font en moyenne plus d’efforts que les autres car ils veulent montrer qu’ils sont aussi compétents et parfaitement capables d’exercer leur emploi. Ils sont aussi plus fidèles et attachés à leur entreprise, qui leur a laissé leur chance. » *Sondage NXA BPCO & Autonomie Impact de la BPCO sur la qualité de vie au quotidien ; mai 2016, conduit après des patients adhérents de l’association ; Sondage Louis Harris** (« Handicapés & compétents », 2003) ; ***Guide pratique « Les stéréotypes sur les personnes handicapées en entreprise. Comprendre et agir dans l'entreprise ». Agefiph, IMS-Entreprendre pour la cité ; ****http://depasser-son-handicap.fr/ En savoir plus : Sondage Ipsos "Handicap & entreprise" 2014. https://www.handicapinfos.com/telechargement/Handicap-entreprises-10.12.14.pdf Hélène Joubert, d’après les entretiens avec le Dr Frédéric Le Guillou et Madame Marie Delenne.
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Organiser ses obsèques, en passe de devenir la norme ?
Préparer ses propres obsèques est de plus en plus fréquent. Près de la moitié des Français laisse des instructions pour ses funérailles. Par ailleurs, les contrats Obsèques ont le vent en poupe. 4,5 millions de contrats étaient en cours fin 2017, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente.
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Cancer du sein ou de l’ovaire héréditaire : il est urgent de repérer les femmes comportant une mutation génétique
Le dépistage des femmes à haut risque de cancer du sein parce que porteuses de mutations génétiques héréditaires (mutations appellées BRCA) a permis de repérer 20 000 de ces femmes.
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Les 7 vérités sur la grippe (ce qu'on ne vous a pas dit)
Êtes-vous bien informé sur la grippe ? De nombreuses idées fausses circulent autour de cette maladie et de son vaccin. Les réfuter permet de se protéger plus efficacement contre le virus de la grippe, que ce soit via la vaccination ou les gestes du quotidien. La grippe n’est pas une maladie comme les autres Extrêmement contagieux, le virus de la grippe se propage rapidement et entraîne des épidémies. Chaque année, la grippe saisonnière touche en France entre 2.5 millions de personnes. Or cette maladie est potentiellement mortelle : on enregistre tous les ans dans notre pays des milliers de décès liés à la grippe, notamment des personnes âgées de plus de 65 ans (entre 4 000 et 6 000 décès chaque année, source Santé Publique France) Le danger de la grippe est lié à ses complications La grippe est le plus souvent bénigne, mais elle peut aussi entraîner des complications graves. Ces complications surviennent chez les personnes dites « à risques » ou « fragiles » : les très jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de certaines maladies chroniques, les sujets immunodéprimés et les femmes enceintes. Mais attention, il arrive aussi parfois que les complications de la grippe se manifestent chez des personnes ne présentant aucun de ces facteurs de risque.dailymotion.com/video/x5kht8j Il existe plusieurs vaccins contre la grippe Le vaccin contre la grippe est fabriqué chaque année en fonction des dernières souches virales qui ont circulé durant l’hiver dans l’hémisphère opposé. Cette année en France, quatre vaccins fabriqués à partir de virus inactivés sont commercialisés : Influvactetra, Fluarixtetra, Vaxigriptetra et Influvac en quantité limitée pour ce dernier. Ils peuvent être utilisés pour vacciner les enfants dès l’âge de 6 mois et les femmes enceintes à tout stade de leur grossesse. La grippe est plus dangereuse que le vaccin On vaccine contre la grippe depuis plus d’une cinquante ans, ce qui nous offre un recul suffisant pour affirmer que si le vaccin peut parfois s’accompagner d’effets secondaires, ceux-ci sont mineurs, rares et transitoires : douleurs et rougeurs au niveau du site d’injection, douleurs musculaires, malaises, céphalées et/ou fièvre légère. Des réactions allergiques ont été décrites, mais elles restent très rares. Enfin, des soupçons sont évoqués depuis 1976 sur une association entre le vaccin et le syndrome de Guillain-Barré (une affection auto-immune neurologique). Si ce risque existe bien, il reste minime et inférieur à celui associé à une infection grippale. Au final, le virus est bien plus dangereux que la vaccination. La seule contre-indication de la vaccination contre la grippe est une hypersensibilité avérée aux substances actives, à l’un des excipients ou aux protéines de l’œuf. Le vaccin protège 6 à 9 mois L’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps. La persistance des anticorps est de 6 à 9 mois chez les personnes âgées de 65 ans et plus. C’est pourquoi il est impératif de se faire vacciner chaque année. On ne traite pas la grippe avec des antibiotiques Cette idée fausse est à combattre impérativement : les antibiotiques ne sont efficaces que contre les bactéries. Or la grippe est due à un virus et non à une bactérie. Si certains médecins prescrivent malgré tout des antibiotiques en cas de grippe, c’est qu’ils craignent une complication bactérienne. Le traitement de la grippe repose sur un antiviral, mais à condition de le prendre dès le tout début des symptômes. Comment reconnaître une grippe ? C’est l’intensité et la brutalité de survenue des symptômes qu’il faut repérer. Si en quelques heures, vous vous sentez littéralement épuisé, que vous ressentez soudainement un malaise intense général, avec une fièvre élevée et des courbatures, il est fort probable que ce soit une grippe (à replacer dans un contexte d’épidémie). Consultez alors très rapidement votre médecin, vous pourrez peut-être bénéficier d’un traitement antiviral qui écourtera la durée et l’intensité des symptômes. À défaut, vous risquez de rester cloué au lit pendant 5 jours !
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Vaccin antigrippal : les seniors, encore un effort !
Comme chaque année, le coup d’envoi de la vaccination antigrippale a été donné au début de l’automne. Sauf que pour s’en prémunir cet hiver, la composition du vaccin a dû être modifiée pour partie, ajustée à la réalité du terrain c’est à dire aux différentes souches virales qui devraient bientôt circuler en France. Seniors, pensez-y ! Vaccin antigrippal, le cru 2018 Le vaccin antigrippal nouveau est arrivé. Depuis le 6 octobre, il est possible de se faire vacciner avec un vaccin dont la composition en matière de souches virales a été revu, calqué sur celles ayant circulé dans l’hémisphère sud qui, lui, sort de l’hiver et qui devraient nous atteindre dans les prochains mois. Les autorités de santé françaises, sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont validé le quatuor viral du vaccin 2018 : un virus de type A/Michigan/45/2015 (H1N1) pdm09, un virus de type A/Singapore/INFIMH-16-0019/2016 (H3N2), un virus de type B/Colorado/06/2017 (lignée B/Victoria/2/87), un virus de type B/Phuket/3073/2013 (lignée B/Yamagata/16/88).Quatre vaccins sont donc disponibles en pharmacie et pris en charge par l’Assurance Maladie (INFLUVACTETRA, VAXIGRIPTETRA, FLUARIXTETRA et le vaccin trivalent INFLUVAC en quantité limitée). Si les professionnels de santé, y compris ceux exerçant en libéral doivent se faire vacciner pour protéger leurs patients, certaines catégories de personnes comme les seniors, les femmes enceintes, les personnes obèses et l’entourage familial des nourrissons de moins de six mois présentant des facteurs de grippe grave sont fortement incités à se protéger de cette infection. Il en va de même pour les personnes porteuses de certaines pathologies chroniques comme l’asthme, le diabète ou l’insuffisance cardiaque, ainsi que les personnes vivant en collectivité (EHPAD par exemple). En particulier, les plus de 65 ans sont une des populations les plus vulnérables face à la grippe saisonnière vis-à-vis de la mortalité. Pourtant, la couverture vaccinale des seniors reste très en dessous de l’objectif attendu en France. Les conséquences de cette attitude sont mesurées chaque année. L’épidémie de grippe 2016-2017 avait débuté mi-décembre pour une durée totale de 10 semaines (1). Près des trois quarts des personnes hospitalisées suite au passage aux Urgences pour syndrome grippal avaient 65 ans ou plus. Cette tranche d’âge a représenté 67% des 1 479 cas de grippe admis en réanimation. Cette épidémie a également été marquée par un excès de mortalité estimé à 14 400 décès attribuables à la grippe, dont plus de 90% chez les personnes de 75 ans et plus. Les seniors, une population vulnérable à convaincre Chez les personnes âgées, une meilleure couverture vaccinale (pourcentage de personnes vaccinées pour une population donnée) permettrait d’éviter des centaines, voire des milliers de décès chaque année en France (environ trois mille décès pour une couverture vaccinale à 75%). Cependant, depuis 2010-2011, à la suite de la pandémie grippale de 2009 et de la polémique médiatique autour de la campagne de vaccination, la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière est en chute libre et se maintient depuis 2013-2014 autour de 50% chez les plus de 65 ans. Dans la population générale adulte, sept Français sur dix n'avaient pas l'intention de se faire vacciner contre la grippe cette année (2). Pourquoi ? Ce que pensent les principaux intéressés de la vaccination nous éclaire. Le baromètre santé qui vient de sortir (1) nous renseigne sur la perception des seniors vis-à-vis de la vaccination antigrippale, reposant parfois sur de fausses croyances. Si, selon eux, la grippe est une infection grave, ils craignent notamment que ce vaccin provoque des effets secondaires. 45,9% des 65-75 ans déclaraient s’être fait vacciner contre la grippe lors de l’hiver 2015-2016. Ils considéraient la grippe comme grave (81,3%) et fréquente (92,1%). Le vaccin est efficace selon 64,3% des personnes interrogées, mais près de la moitié (46,9%) pensait qu’il peut provoquer des effets secondaires graves ! Pour rappel, il est considéré sans danger par l’OMS. Or même avec une efficacité modérée, et au vu de sa balance bénéfice/risque positive, la vaccination antigrippale permet d’éviter des cas de grippes graves et des excès de mortalité chez les personnes âgées. D’où le remboursement du vaccin à 100% dès l’âge de 65 ans. La vaccination en pratique Les assurés éligibles à la vaccination sont normalement incités au cours du mois de septembre à se faire vacciner d’ici janvier 2019.Pour les personnes déjà vaccinées au cours des trois dernières années, l’injection peut être réalisée par un médecin mais aussi une infirmière ou une sage-femme (sauf enfants et femmes enceintes). Si ça n’est pas le cas, le vaccin peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme, mais l’injection réalisée par l’infirmière doit se faire sur prescription médicale. Près de 47% des 65-75 ans pensent que ce vaccin peut provoquer des effets secondaires graves. Ceux-ci sont pourtant en général bénins et transitoires : réactions au site de l'injection tels une douleur, une rougeur ou un gonflement, des céphalées, des douleurs musculaires ou myalgies, une fièvre, un malaise.Leurs contre-indications habituelles sont rares, comme l'hypersensibilité avérée aux substances actives, à l'un des excipients, aux protéines de l'œuf, aux substances présentes à l'état de traces. Faites-vous vaccinez chez le pharmacien ! Cette idée est pour l’instant encore au stade de l’expérimentation. Dans quatre régions -Auvergne-Rhône-Alpe, la Nouvelle Aquitaine, les Hauts de France et l’Occitanie - les pharmaciens volontaires et autorisés par l'Agence Régionale de Santé peuvent vacciner les assurés adultes pour lesquels le vaccin est gratuit et qui ont déjà été vaccinés au cours des trois dernières années (à l'exception des femmes enceintes). Cela concerne déjà 30% des pharmaciens de ces deux régions et de nouveaux volontaires viennent chaque jour grossir les rangs. Parmi les précautions, celle de garder trente minutes le patient en "observation" dans l’officine. Cette initiative sera-t-elle suffisante pour inverser la tendance et faire enfin progresser la couverture vaccinale contre la grippe, laquelle ne dépassait pas 48 % de la population cible l'année dernière dont font partie les seniors ? Par Hélène Joubert, journaliste scientifique (1) BEH N° 22 | 10 octobre 2017 ; (2) Sondage IFOP du 2 Octobre 2017 / http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=3858
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Cybersécurité : un mot de passe sécurisé obéit à des règles bien précises
Le Web est désormais truffé de protections au point qu’il est impossible d’accéder à une multitude de services sans un laissez-passer : le mot de passe ! Voici quelques astuces pour en concevoir des difficiles à pirater. Attention aux cambriolages virtuels Le vol de mot de passe est le plus fréquent des actes de cybercriminalité (14 %), devant la fraude à la carte de crédit. D'après un rapport annuel commandé par une société dans le domaine de la sécurité informatique, paru en novembre 2017*, la France pointe en deuxième place des pays ayant connu le plus grand nombre de vol d'identifiants en 2016, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie, avec 85,3 millions d'identifiants volés contre respectivement 791,8 et 83,5. 7 conseils pour un mot de passe difficile à « craquer » Voici les commandements à respecter pour limiter les risques de vol d’identifiant : User et abuser des majuscules et minuscules, du point-virgule, du point d'interrogation, des chiffres... Les logiciels des pirates informatiques testent automatiquement toutes les combinaisons imaginables. Les experts estiment qu’un bon mot de passe combine au moins 12 caractères et 4 types différents : des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux. Eviter le piège du mot de passe unique. Un compte = un mot de passe. Le mot de passe doit être déconnecté de la vie privée : ni année ni lieu de naissance ou noms des enfants. Le maître mot est « aléatoire ». Changer régulièrement ses codes d’accès, même si cela met la mémoire à rude épreuve. Si l’imagination fait définitivement défaut, il est possible de recourir aux générateurs automatiques de mot de passe. Il en existe de nombreux dont celui de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) (https://www.cnil.fr/fr/generer-un-mot-de-passe-solide). Un mot de passe se retient et ne s’écrit pas, ni sur un post-it, ni dans le dossier Notes du Smartphone, ni dans les mails de la messagerie. Il ne doit être communiqué à personne et, bien entendu, jamais transféré par mail. Accepter volontiers la double authentification. Le fait d’entrer son mot de passe déclenche l’envoi d’un mail sur l’adresse courriel indiqué ou d’un SMS sur le numéro de téléphone, qui demande à son tour de valider la demande de connexion, voire d’entrer un second mot de passe. Un bon mot de passe, c’est aussi savoir s’en souvenir ! Plus le mot de passe est complexe, plus il est inviolable. Le revers de la médaille est la difficulté pour l’utilisateur de se le remémorer. Pour limiter les pertes de mémoire, il faut alors miser sur la logique. Par exemple en convertissant une phrase en mot de passe composé des premières lettres de chaque mot, en y ajoutant un nombre à la fin. Selon la Cnil, pour un mot de passe de douze caractères ou plus, la phrase doit contenir au moins un nombre, une majuscule, un signe de ponctuation ou un caractère spécial (dollar, dièse, ...) et une douzaine de mots.Le choix de la phonétique, telle un rébus, peut aussi s’avérer judicieux. Une autre solution est de faire confiance à un gestionnaire de mots de passe. Il constitue une base de données de votre collection de mots de passe, le tout étant chiffré par un unique mot de passe, qui conditionne l’accès à tous les autres. L’avantage est de pouvoir alors employer des mots de passe très complexes puisque l’utilisateur n’aura pas à faire l’effort de les retenir ; l’ordinateur s’en chargera.Ces gestionnaires de mots de passe sont multiples. Parmi eux, Keepass, dont la sécurité a été évaluée par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI). La démonstration vidéo de la CNIL pour s’en servir est disponible à cette adresse : https://www.cnil.fr/fr/les-conseils-de-la-cnil-pour-un-bon-mot-de-passe D’autres solutions existent. Avec l’arrivée du système d’exploitation iOS 12, les utilisateurs ont accès à plusieurs nouvelles fonctionnalités, dont l’intégration de gestionnaires de mots de passe, proposant automatiquement des mots de passe complexes. Hélène Joubert, journaliste *https://www.symantec.com/content/dam/symantec/docs/reports/istr-22-2017-en.pdf
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Les médecins généralistes, les oubliés de l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle (IA) en santé ouvre des perspectives vertigineuses dont la prise en charge du patient plus personnalisée, prédictive et plus sécurisée grâce à un appui renforcé à la décision médicale et une meilleure traçabilité. Les expériences de conception de logiciels d’IA se développent tous azimuts. Ceux-ci devront aussi être au service des médecins de terrain.
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Avec le « congé engagement », impliquez-vous dans les associations !
De nombreuses personnes souhaitent s’impliquer davantage dans les instances associatives. Pourtant, peu parviennent à concilier vie professionnelle, privée et associative. Une solution novatrice est apportée par le nouveau « congé engagement » créé par la loi Egalité et citoyenneté du 27 janvier 2017. Elle concerne 1,3 millions d’encadrants et de dirigeants associatifs bénévoles en France.
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Hypertension artérielle : où en êtes-vous avec les médicaments ?
La journée mondiale contre l’hypertension artérielle, le 14 mai, est l’occasion de parler d’un sujet qui fâche : l’observance. En effet, plus d’un tiers des personnes hypertendues ne prend pas correctement son traitement anti-hypertenseur. Pour cette raison, le Comité Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle met à disposition deux outils numériques pour tester si on prend bien son traitement antihypertenseur.
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Les médicaments génériques, encore un effort !
Plus d'une boîte de médicaments vendue sur trois est une boîte de génériques en France. Cependant, la part des génériques dans le marché total des médicaments ne décolle pas, très inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE et particulier de nos voisins européens. Point positif, la confiance des médecins comme l’acceptation des patients s’est récemment améliorée, même en cas de maladie chronique. Génériques & biosimilaires Lorsque le brevet protégeant un médicament original (princeps) arrive à son terme, des génériques peuvent être développés et vendus à un prix moindre, d’où des économies pour le système de santé. Un médicament générique a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs (substances à l’origine de l’efficacité du traitement) que le médicament princeps. Seuls les excipients peuvent différer : ces éléments sans activité pharmacologique favorisent l’absorption et la stabilité du médicament et déterminent son aspect, sa couleur et son goût. Les génériques répondent aux critères d’obtention d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) quant à leur qualité, efficacité et sécurité d’emploi. Pour cela, ils doivent passer sous les fourches caudines des tests dits de « bioéquivalence », prouvant ainsi qu’ils sont absorbés, distribués et éliminés de manière statistiquement similaire par l’organisme. L’on parle de biosimilaires pour des génériques de médicaments biologiques (composés de protéines telles que des hormones, des enzymes, des anticorps monoclonaux, des produits sanguins, des produits médicaux immunologiques comme des sérums et des vaccins, des allergènes etc.). 2016 a vu l’arrivée du premier biosimilaire de l’insuline. Un anti-cancéreux, des hormones de croissance etc. sont également disponibles. La France, mauvais élève pour les génériques Dans l’Hexagone, le « taux de pénétration » des génériques atteint à peine 36 % des volumes du marché pharmaceutique remboursable. Par comparaison, ce taux est de 50 % en moyenne dans les pays de l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques (36 pays dans le monde). Il culmine à 80 % en Allemagne. Selon les derniers chiffres, La croissance observée en 2016 est insuffisante et ne permet pas à la France de rejoindre les niveaux d’utilisation du générique observés dans d’autres pays d’Europe. Il en résulte une nouvelle perte de 1,5 milliard d’euros pour le système de santé français*. Pour autant, les efforts sont là : les pharmaciens remplacent les médicaments princeps sur les ordonnances par des génériques avec un taux de substitution de 80,7 % en 2017 contre 79,7% en 2016. De plus, de nouvelles molécules génériquables sont venues enrichir la liste officielle des médicaments génériques appelé le « Répertoire » des génériques. Néanmoins, celui-ci reste étroit ; par exemple ni le paracétamol ni l’aspirine ne sont génériqués en France, contrairement aux autres pays. Le grand public, plus ouvert à l’utilisation des génériques Malgré des médicaments génériques disponibles depuis une vingtaine d’années, la confiance n’est pas un acquis, y compris du côté des médecins. Mais certaines données officielles parues en 2017** sont encourageantes : les patients se disent à 73 % prêts à y recourir en cas de maladie ; même pour traiter une maladie chronique (58 % en 2017 contre 52 % en 2016). La part des personnes réticentes à se soigner avec un générique est en recul : 28 % cette année contre 38 % en 2016. La part des médecins réticents à prescrire des médicaments génériques régresse également : 26 % de réticents contre 39 % en 2016. Sources : *Gemme (Association Générique Même Médicament) http://www.medicamentsgeneriques.info** http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_cnamts_medicaments_generiques_vfinale_210917.pdf Plus d’informations : Ministère des Solidarités et de la Santé. http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/medicaments/medicaments-generiques/article/medicaments-generiques-questions-reponses#cnamiframetop L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) : https://ansm.sante.fr/Activites/Medicaments-biosimilaires/Les-medicaments-biosimilaires/(offset)/0#paragraph_113825 Par Hélène Joubert, journaliste.
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L’usure professionnelle, la reconnaître pour mieux la prévenir
Vieillir par le travail ou vieillir au travail ? La nuance est de taille. L’ « usure professionnelle » recouvre l’altération de la santé au travail, que ce soit sur le plan physique, cognitif ou psychique. Une réalité qui ne doit pas être négligée.
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Avantage aux sports collectifs !
Par opposition à un sport individuel, un sport collectif est un sport qui oppose des équipes entre elles. A ne pas confondre avec un sport d’équipe. En effet, certains sports individuels sont souvent des sports d’équipe sans pour autant être qualifiés de collectifs. Le cyclisme en est un parfait exemple. Dans les sports collectifs, le titre est décerné à l’ensemble des coéquipiers. Parmi les sports collectifs figurent le basket-ball, le football, le handball, le hockey sur gazon ou sur glace, le rugby, le volley-ball et pour les sports d’eau, le canoë, l'aviron ou encore le water-polo. Les nombreux avantages des sports collectifs Les Français ne sont pas assez actifs. L'inactivité physique et la sédentarité (corrélée au temps passé devant les écrans) progressent en France *. Pratiquer un sport collectif permet de développer l’aptitude cardio-respiratoire (activités d’endurance associées à des mouvements des membres qui mobilisent une masse musculaire importante, maintenus sur la durée) comme avec l’aviron. Certains développent les fonctions musculaires (force, puissance, endurance), d’autres plus spécifiquement la souplesse et la mobilité articulaire. Par exemple, le basket fait intervenir l'adresse, la vélocité. Ces aptitudes comptent alors tout autant que la force. Mais les bienfaits des sports collectifs ne sont pas uniquement physiques. Ils se font ressentir sur le plan psychique avec un impact positif sur la gestion du stress, le moral et le bien-être. Pourquoi préférer un sport collectif ? Pour beaucoup de pratiquants, il n’est pas concevable de faire du sport seul. Le sport doit être un partage, d’efforts comme d’émotions. L’émulation est un argument majeur, rejoignant l’esprit d’équipe cher à certains. C’est aussi tout simplement le plaisir de jouer, et la possibilité de progresser vite en développant les compétences de chacun, confronté à l’expérience et aux critiques des coéquipiers. Pour être motivé, pour éviter le côté « rébarbatif » qui fait abandonner le sport à beaucoup de personnes, les obligations qu’imposent un sport collectif en termes de régularité (horaires, séances etc.) sont un levier motivationnel essentiel. Le côté ludique de l’activité physique entre également en ligne de compte, comme les aspects techniques et tactiques. L’ambiance particulière des sport collectifs est recherchée, la convivialité étant un argument souvent avancé par les adeptes. Enfin, s’inscrire pour pratiquer un sport collectif est un moyen incontestable de créer du lien social, des amitiés, d’instaurer une complicité, de trouver sa place au sein d’un groupe et pour certains…. de vaincre sa timidité ! C’est souvent un excellent moyen de renforcer l’estime et la confiance en soi. C’est aussi une bonne école pour apprendre à gérer les relations humaines, en faisant appel à la diplomatie, en accordant sa confiance aux autres. * Source : Etude Esteban 2014-2016. Pour en savoir plus : le rapport de l’ANSES 2016 : actualisation des repères du Plan National Nutrition Santé (PNNS) relatifs à l’activité physique https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0155Ra.pdfHélène Joubert, journaliste
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Surpoids, obésité… attention aux carences nutritionnelles chez l’enfant
Enfants en surpoids… fer et vitamine D à surveiller. C’est encore peu connu mais chez les enfants en surpoids et obèses, le risque de carences en fer et en vitamine D est plus important. Explications, par le Pr Jean-Philippe Girardet, gastro-pédiatre (Hôpital Trousseau, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Paris), interviewé à l’occasion du dernier congrès des sociétés de pédiatrie (Lyon, mai 2018).
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Infarctus du myocarde, les jeunes femmes ne sont pas à l’abri
Les femmes appellent le SAMU 15 minutes plus tard que les hommes A l’hôpital, les femmes décèdent deux fois plus que les hommes suite à un infarctus du myocarde. Partout est constaté un délai de prise en charge de l’infarctus plus tardif chez les femmes car elles appellent le SAMU en moyenne au moins 15 minutes plus tard. Néanmoins, ce retard d’alerte n’y est pour rien, comme l’a vérifié en 2018 une vaste étude nationale française *. Pour y voir plus clair, le service de cardiologie de l’hôpital parisien Lariboisière participe à une vaste étude nationale jusqu’en 2019 : l’étude WAMIF**. Selon le Dr Manzo-Silberman, investigatrice principale de cette étude, « des hypothèses sont envisagées pour expliquer ce surrisque féminin, comme par exemple une prédisposition particulière à la formation de caillots sanguins (thrombose) ». Mais d’autres causes pourraient intervenir, comme la prise de contraceptifs, de nombreux paramètres biologiques ou encore le stress socio-économique. C’est que qu’explorera WAMIF, précisément chez les femmes jeunes de moins de 50 ans. L’infarctus au féminin et ses mystères Les jeunes femmes (moins de 50 ans) sont de plus en plus nombreuses à faire des infarctus du myocarde sans que l’on sache réellement pourquoi, d’où l’intérêt de WAMIF. En effet, dans 20% des infarctus chez la femme, aucune obstruction des artères du cœur, la cause la plus classique, n’est retrouvée. Chez elles, il peut être aussi dû à la constriction soudaine d'une artère alimentant le cœur, à une déchirure spontanée ce ces artères ou encore à la prise de toxiques (cocaïne, cannabis). Des signes d’infarctus pas si différents des hommes Même si ces questions restent en suspens, pour l’instant en tous cas, il existe la possibilité d’agir encore plus vite en cas de suspicion d’infarctus chez une femme, comme appeler les secours plus rapidement, au moindre signe suspect. C’est l’occasion de tordre le cou à une idée reçue entendue trop souvent. Non, les signes d’un infarctus chez les femmes ne sont pas atypiques. En réalité, « dans plus de 70% des cas, fait remarquer le Dr Stéphane Manzo-Silberman, hommes et femmes présentent les mêmes signes classiques, à savoir la sensation que l’on serre le cœur dans un étau, décrite par les médecins comme une « douleur constrictive derrière le sternum. Mais il est vrai que parfois chez les femmes, le diagnostic n’est pas évident. Cela est dû au fait que souvent chez les femmes, tout un éventail de signes se mêle à cette douleur classique, comme une fatigue, un essoufflement et/ou des palpitations ».Source * Manzo-Silberman S. et al. July 1, 2018Volume 262, Pages 1–8.** Women Acute Myocardial Infarction in FranceHélène Joubert, d’après un entretien avec le Dr Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue dans le service de cardiologie de l’hôpital Lariboisière (APHP, Paris).Hélène Joubert, journaliste.
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Opioïdes : les Français de plus en plus dépendants
En France, la consommation d'opioïdes ne cesse d'augmenter. Des produits qui exposent à un fort risque de dépendance et à de nombreux effets secondaires. Vers une crise des opioïdes en France ? Pas impossible selon les professionnels de santé. Depuis plusieurs années, la consommation d'opioïdes médicamenteux ne cesse d'augmenter dans l'Hexagone. Ces produits, indiqués dans le traitement de la douleur, exposent à un risque de dépendance et à de nombreux effets secondaires. Les traitements contre la douleur sont classés en trois catégories. Les antalgiques de palier I : le paracétamol, l’acide acétylsalicylique (aspirine) et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène par exemple); ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité légère à modérée. Les antalgiques de palier II ou opioïdes "faibles" : codéine, tramadol; ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité modérée à intense. Les antalgiques de palier III ou opioïdes "forts" : morphine, fentanyl, oxycodone; ils sont indiqués dans le traitement des douleurs d'intensité intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible. Bien que le paracétamol reste prédominant dans le traitement des douleurs en France, une augmentation de la consommation des antalgiques de niveau supérieur s'observe depuis plusieurs années. C'est le constat d'une étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology, en 2018. Une consommation en hausse La consommation de tramadol et de codéine ont respectivement augmenté de 62 % et 42 %, entre 2006 et 2015. Ces opioïdes "faibles" exposent à des nausées, des constipations ou encore à des convulsions. La codéine a fait la une de l'actualité l'année dernière après plusieurs décès d'adolescents, survenus à la suite de surdosages. Ceux-ci avaient consommé du purple drank, un cocktail à base de soda et de sirop codéiné, vanté pour ses propriétés euphorisantes. Depuis ces drames, les préparations à base de codéine sont délivrées uniquement sur ordonnances. L'étude pointe également la forte hausse de la consommation d'opioïdes "forts", qui exposent à un fort risque de dépendance. En l'espace de neuf ans, l'usage de l'oxycodone a bondi de 613 %. Quant au fentanyl, par voie orale ou intraveineuse, il a vu sa consommation augmenter de 263 %. En obtenir par tous les moyens En Europe, la France reste toutefois le pays avec la consommation d'opioïdes "forts" la plus faible. Aux Etats-Unis, ces médicaments sont au contraire au centre d'une véritable crise sanitaire. Les personnes en manque sont même de plus en plus nombreuses à obtenir ces opioïdes auprès de vétérinaires, selon une étude à paraître en septembre 2018 dans l'American Journal of Public Health. Parmi les 189 vétérinaires américains interrogés, 13% savaient qu'un client avait intentionnellement blessé ou rendu malade un animal afin d'obtenir des médicaments opioïdes. https://www.e-sante.fr/opioides-les-francais-de-plus-en-plus-dependants/breve/615602
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Vaccinations obligatoires : la clé pour restaurer la confiance des Français ?
Un cap a été franchi le 1er janvier 2018 avec l’obligation vaccinale élargie à huit vaccins supplémentaires chez les moins de deux ans (coqueluche, haemophilus influenzae b, hépatite B, méningocoque C, pneumocoque, rougeole-oreillons-rubéole-ROR). Désormais, 11 vaccins sont exigibles pour l’entrée en collectivité. Avec six mois de recul, cette mesure semble faciliter la vaccination et vaincre les réticences des parents.
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Malades chroniques, comment continuer à travailler ?
Le sujet est fondamental : comment maintenir dans l’emploi des personnes qui vivent avec une maladie chronique ? Près des trois-quarts des salariés atteints d’une maladie chronique sont en activité dont un tiers à temps plein. Une enquête pointe les facteurs de réussite de maintien dans l’emploi.
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Les aidants aussi ont besoin d’aide
Mari, femme, parents et même adolescents… au total en France plus de 11 millions de personnes consacrent tout ou partie de leur temps à prendre soin d’un proche, malade et dépendant, âgé ou handicapé. Souvent au long cours, la tâche est lourde pour ces aidants, qui peuvent s’épuiser sur le plan physique comme psychique.
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Fatigue oculaire : les principaux symptômes
La fatigue visuelle peut devenir chronique. La fatigue oculaire provoque différents symptômes. Pour la santé des yeux, découvrez les principaux symptômes de la fatigue oculaire. Douleurs oculaires : un symptôme de fatigue des yeux Les douleurs oculaires peuvent être un symptôme de fatigue des yeux. Ainsi, peuvent apparaître des maux de tête, mais les douleurs peuvent aussi se manifester derrière les yeux. Cette sensation disparaît généralement lors des périodes de repos des yeux. Les yeux rouges : un autre symptôme de fatigue oculaire Si la personne sollicite trop ses yeux et qu'elle souffre de fatigue oculaire, ses yeux peuvent alors devenir rouges. Ils sont douloureux et créent une sensation de brûlure. Par ailleurs, ils peuvent être injectés de sang. Ce symptôme apparaît bien souvent lors d'une exposition prolongée à un écran : tablette, ordinateur et smartphone. Il est alors essentiel de faire des pauses afin de limiter les symptômes de fatigue oculaire. De plus, le collyre peut être utile pour apaiser les douleurs et calmer la sécheresse oculaire. Vision brouillée : un signe de fatigue oculaire Pour la santé des yeux, il est recommandé de ne pas passer trop de temps derrière des écrans. L'un des signes de fatigue oculaire est une vision brouillée et floue. Ces troubles de la vision seront d'autant plus importants si la personne souffre de défauts de la vision comme de myopie, d'astigmatisme ou d'hypermétropie. Ce symptôme de vision brouillée peut être associé à une fatigue. https://www.e-sante.fr/fatigue-oculaire-les-principaux-symptomes/actualite/615822
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L’apéritif diététique, c’est possible
47% des Français prennent un apéritif au moins une fois par semaine (1). Peu importe l’âge ou la catégorie socio-professionnelle, ce rendez-vous est apprécié pour sa convivialité, le plaisir de faire la fête, le fait de démarrer un bon repas ou de se détendre (2). Si les moins de 35 ans y voient l’occasion de faire la fête (à 78 %), les 35-49 ans sont une majorité à considérer l’apéritif comme l’opportunité de rassembler des amis. L’ « apéro », un piège à calories Le gras, le salé et le sucré s’imposent massivement sur les tables basses au moment de l’apéritif : 85% des français sont adeptes des apéritifs à croquer, des graines (cacahuètes, pistaches, noix de cajou, amandes…) (2). Or, petit rappel, 25g de cacahuètes ou pistaches salées fournissent 150 kcal, une poignée ou 5g de chips en apportent 25 kcal. La note devient vite très salée.Il faut aussi prendre conscience que les boissons participent à l’apport calorique. Plus la teneur en alcool est forte, plus le nombre de calories est important. Pour repère, un verre de 80ml de Pastis contient 217 kcal. A remplacer le plus souvent possible par des jus de fruits 100% pur jus, un jus de tomate, des bières sans alcool et même du cidre qui ne procure « que » 30 kcal pour 80mL. Les principes d’un apéritif diététique Pour Audrey Blind, infirmière (hôpital d’Argenteuil) et ayant exercé comme diététicienne nutritionniste à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) (3), « l’idéal est d’allouer 10 à 15% de l’apport calorique journalier maximum à l’apéritif (200 à 300 kcal par personne environ) et d’alléger le repas suivant en conséquence etc. Ce qui compte, c’est l’équilibre global entre l’apéritif et le repas qui suit ». Pour que l’apéritif diététique ne ressemble pas non plus à quelques bâtons de crudités plongés dans une sauce insipide, les préparations « maison » deviennent plus recherchées ; verrines, flans et brochettes changeront avantageusement des traditionnels biscuits salés et saucisson. Généralement, ce sont des recettes classiques adaptées du point de vue des calories : préférez des chips de légumes « maison », substituez la crème fraîche traditionnelle par une crème allégée, voire par du yaourt, les olives noires par des vertes, le saumon fumé par de la truite fumée etc. Hélène Joubert, d’après un entretien avec Audrey Blind, infirmière et diététicienne nutritionniste. Références : (1) Sondage IFOP « Les Français et l’apéritif » 29-30 mai 2013 ; (2) Etude « Les Français et l’apéritif » LH2-novembre 2007 ; (3) Auteure de l’ouvrage « Apéro minceur en 120 recettes » (Editions First, 2015) Hélène Joubert, journaliste.
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Diabète, la prévention tous azimuts
Comment ne pas entrer dans la maladie diabétique ? Les règles d’hygiène de vie sont la solution la moins onéreuse et la plus efficace pour réduire son risque de diabète de type 2 et d’ailleurs celle préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais peut-on faire encore mieux ? Des chercheurs en sont persuadés. L’impact du mode de vie sur la survenue d’un diabète A l'horizon 2025, on attend 4,4 millions de personnes diabétiques dans le monde et 4,8 millions de prédiabétiques, c’est-à-dire à un stade où le taux de sucre dans le sang est à la limite de la normale*. D’où l’idée de traiter le prédiabète, en vue de freiner l'évolution vers le diabète. En effet, en l’absence d’intervention, les personnes prédiabétiques progressent vers le diabète de type 2 à raison de 5 à 10 % par année.Or, tous les spécialistes s’accordent sur le fait que le risque de diabète de type 2 peut être approximativement divisé par deux chez les personnes à haut risque de diabète ayant modifié leur mode de vie, en observant des règles strictes d’activité physique et de diététique visant principalement à réduire la surcharge pondérale : 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine ou 30 minutes de marche rapide par jour, perte d’un éventuel surpoids et alimentation variée et équilibrée. Des médicaments pour freiner l’entrée dans le diabète Les chercheurs testent certains médicaments dans le prédiabète. Parmi d’autres, un antidiabétique (metformine) réduit de 30% à 3ans le risque de passer du prédiabète au diabète. Ce risque est réduit de 28% au moyen d’une insuline (glargine) et de 60% avec un autre antidiabétique (liraglutide) mais testé seulement sur 56 semaines. Mais il n’est pas encore question de prescrire des antidiabétiques à cette fin, la prévention de l’installation du diabète ne repose donc pas sur la prise médicamenteuse, d’autant que les effets protecteurs s’amenuisent sur le long terme. Contrer les mauvaises influences de l’environnement L’épigénétique, un mot barbare pour signifier la manière dont l’environnement, qu’il soit extérieur ou dans le ventre maternel, peut influer sur le risque de développer une maladie, via non pas la modification des gènes mais de leur expression. Par exemple, « nous avons montré que l’exposition fœtale au taux de sucre élevé dans le sang de la mère (hyperglycémie maternelle) est associée à une diminution de la sécrétion de l’insuline à l’âge adulte et donc probablement à un risque accru de diabète de type 2 », illustre le Pr Jean-François Gautier, chef du service de Diabétologie, Endocrinologie, Nutrition (Hôpital Lariboisière, Paris). Les expériences en cours tentent d’intervenir sur les mécanismes qui modifient l’expression des gènes. Un vaccin thérapeutique dans le diabète de type 2 La piste d’un vaccin thérapeutique développée par l’équipe du Pr Rémy Burcelin (Toulouse), pionnière dans ce domaine, est de stimuler le système immunitaire afin de renforcer l’immunité intestinale en empêchant le passage d’antigènes bactériens dans les tissus. En effet, ces antigènes bactériens déclenchent une réaction immunitaire anormale à l’origine d’un blocage des fonctions des tissus. A la clé, une résistance à l’insuline mais également un défaut de sécrétion d’insuline. À cette intention, les chercheurs vaccinent en injectant une « soupe de probiotiques » (micro-organismes de la flore intestinale). Chez des souris saines vaccinées, soumises 45 jours plus tard à un régime fortement diabétogène, cette approche a permis d’éviter le développement d’une hyperglycémie ou d’en réduire fortement l’intensité. Les espoirs sont permis. Un « contre-vaccin » par voie orale dans le diabète de type 1 A l’opposé d’une vaccination classique, qui induit une réponse immunitaire contre un antigène, dans le diabète de type 1 les chercheurs souhaitent induire une réponse neutralisante vis-à-vis des antigènes de la cellule beta du pancréas dans l’objectif d’apprendre au système immunitaire à tolérer ces cellules bêta qui sécrètent l’insuline. En effet, dans le diabète de type 1, il y a une autodestruction des cellules du pancréas. L’équipe du Pr Roberto Mallone, Service de Diabétologie (Hôpital Cochin, Paris, INSERM U1016) est bien avancée : « nous avons obtenu une protection vis-à-vis de l’apparition du diabète, avec des signes montrant que les lymphocytes auto-réactifs sont mieux éliminés. On espère, si les résultats sont confirmés, lancer des essais de vaccination dans le type 1 dans 5 à 10 ans ».*hyperglycémie modérée à jeun entre 1,10g-1,25gHélène Joubert, d’après des entretiens avec les Prs Jean-François Gautier, chef du service de Diabétologie, Endocrinologie, Nutrition (Centre Universitaire du Diabète et de ses Complications, Hôpital Lariboisière, Paris), Rémy Burcelin, directeur de recherche, Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaire – 12MC ; INSERM UMR 1048 (Toulouse) Roberto Mallone, Service de Diabétologie (Hôpital Cochin, Paris, INSERM U1016). Hélène Joubert, journaliste
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Du nouveau dans l’hypertension artérielle
L’hypertension artérielle (HTA) est la pathologie chronique la plus fréquente en France, touchant près d’un adulte sur trois. Alors que c’est un facteur de risque majeur de pathologies cardio-neuro-vasculaires, seul un hypertendu sur deux est « sous contrôle ». D’où de nouvelles recommandations européennes plus incisives quant au traitement. L’hypertension artérielle, une tueuse silencieuse Une pression artérielle élevée est responsable d’une mortalité prématurée estimée à 10 millions de morts dans le monde, dont 4,9 millions par pathologies cardiaques ischémiques et 3,5 millions par accident vasculaire cérébral.L’objectif du traitement est de prévenir le risque d’accident cardio-vasculaire et, pour cela, de descendre sous la barre de 140 mm Hg pour la pression systolique (au moment où le cœur se contracte) et 90 mm Hg pour la diastolique (lorsqu’il se relâche), des valeurs qui définissent la maladie « hypertension ».Par conséquent, la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA) préconise de viser les valeurs tensionnelles de 130-139 pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la diastolique. Or, baisser la pression artérielle en deçà de 140 mm Hg n’est obtenu ces dernières années que chez la moitié des hypertendus, en France comme dans le monde ! Des progrès sont à réaliser du côté des patients comme des médecins : alors que les premiers sont 50% à prendre correctement leur traitement, les seconds ne sont sûrement pas assez incisifs dans leurs prescriptions pour atteindre ces cibles de tension. Une prise en charge qui laisse encore à désirer La dernière étude nationale Esteban parue en avril 2018* n’est pas très encourageante. Depuis 2006, aucune diminution de la prévalence de l’HTA n’a été observée en France (un adulte sur trois, 30,6% précisément). De plus, aucune amélioration du dépistage et de la prise en charge de l’HTA n’a pu être mise en évidence. Seule une personne sur deux avait connaissance de son hypertension.Chez les femmes, la prise en charge thérapeutique s’est même dégradée sur la période, avec encore moins de femmes traitées. Parmi les hypertendus, seuls 47,3% étaient traités par un médicament a action antihypertensive et seulement 55% d’entre eux avaient une pression artérielle contrôlée (44,9% chez les hommes et 66,5% chez les femmes). Comment mieux soigner votre hypertension ? Face à cette insuffisance de prise en charge thérapeutique, les nouvelles recommandations européennes dévoilées au congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) ont revu à la baisse les cibles tensionnelles : il est désormais recommandé de ne plus se contenter de traiter en vue de descendre sous les 140/90 mm Hg mais de viser les valeurs de 130/80 mm Hg voire moins (mais pas en deçà de 120/70 mm Hg) chez la plupart des patients hypertendus, en particulier les moins de 65 ans. Ceci au moyen le plus souvent d’une bithérapie d’emblée (association fixe de deux médicaments aux mécanismes distincts), en une prise unique pour favoriser l’observance. Selon les précédentes recommandations européennes-et ce qui reste préconisé en France à l’heure actuelle ; les nouvelles recommandations françaises devant paraître en décembre 2018- la monothérapie était la règle, avant d’opter pour une bithérapie en cas d’échec. « Plus ambitieux, le mot d’ordre est de traiter plus fort, résume le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle, pour un meilleur contrôle de la tension, et ceci à l’aide d’associations de deux voire de trois médicaments et le plus possible dans un comprimé unique ». *L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN FRANCE : PRÉVALENCE, TRAITEMENT ET CONTRÔLE EN 2015 ET ÉVOLUTIONS DEPUIS 2006. 170 | 24 avril 2018 | BEH 10Hélène Joubert, d’après le suivi du congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) et un entretien avec le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle (CFLHTA) Hélène Joubert, journaliste.
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Zona : consulter absolument
En France, on estime que 20 % de la population est susceptible d’avoir au moins un zona au cours de sa vie. Cette maladie virale, qui affecte surtout les plus de 65 ans, peut être très douloureuse. Les conseils du Pr Nadine Attal, neurologue à l’hôpital Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt).
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Tension oculaire : des contrôles réguliers pour préserver sa vue
Fréquente après 40 ans, l’hypertension oculaire constitue le premier facteur de risque de glaucome. Prise à temps, elle peut heureusement être efficacement maîtrisée. À condition d’effectuer des contrôles réguliers.
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Quand jeunes et seniors vivent ensemble
Faire toit commun pour rompre l’isolement et créer du lien. En apprenant à vivre ensemble, jeunes et seniors nouent une relation nouvelle, loin de l’image négative qu’ils ont parfois les uns des autres. Et si, à travers le logement intergénérationnel, on parlait surtout de rapprochement ?
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Comment protéger nos enfants sur les réseaux sociaux ?
À 3 ans, les premiers pas se font sur Internet. À 10 ans, un enfant sur quatre a déjà un compte sur un réseau social. Images ou informations choquantes, harcèlement, vol d’identité : Internet recèle pourtant de multiples dangers pour les plus jeunes. Quelles précautions prendre ?
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Placement en institution : comment faire face ?
Choisi ou subi, le placement en institution reste douloureux. Entre sentiment de culpabilité et difficultés financières, les familles ont du mal à prendre cette décision pour leurs parents âgés. Pourtant, sur le plan psychologique comme financier, des freins peuvent être levés. Michèle Guimelchain-Bonnet, psychologue et cofondatrice du Café des aidants, en dit plus. Seulement 2 Français sur 10 souhaiteraient placer un proche dans un établissement spécialisé s’il devenait dépendant. Selon l’étude réalisée en 2014 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 29 % préféreraient accueillir leur proche chez eux, 30 % souhaiteraient s’en occuper à leur domicile et 22 % seraient prêts à consacrer une partie de leurs revenus pour lui payer des aides. Alors pourquoi tant de réticence à recourir aux maisons de retraite ? « Déjà parce que la personne elle-même n’a pas envie d’y aller : elle ne veut pas quitter sa vie et tous ses points de repère, explique Michèle Guimelchain-Bonnet, psychologue. Mais la décision est surtout difficile à prendre pour la famille, qui a souvent l’impression d’abandonner son proche dans un mouroir et éprouve un grand sentiment de culpabilité. » S’en remettre à une institution (maison de retraite, foyer de vie) serait en effet perçu comme une « privation de liberté », ainsi qu’un échec du maintien à domicile. Et ce n’est pas le seul frein. Le coût élevé des établissements (entre 2 000 et 2 500 euros par mois en province ; de 3 000 à 6 000 euros à Paris) explique aussi ce rejet, auquel s’ajoute la crainte de la maltraitance ou de l’isolement. Sans oublier le temps d’attente – allant de quatre mois à deux ans selon les régions – pour obtenir une place dans un établissement, et qui peut paraître très long pour les familles. Le placement en institution est donc plus souvent envisagé par les personnes les plus aisées (23 % contre 14 %). Une décision collégiale Le choix n’est cependant pas toujours possible. Dans beaucoup de cas, c’est la décision médicale qui s’impose : quand l’état de la personne se dégrade et qu’elle perd son autonomie physique ou mentale ; quand son environnement ne correspond plus à ses besoins (logement inadapté ou isolé, aides à domicile manquantes…) ; quand la sécurité de l’aidant et de l’aidé est en jeu… « Le changement est plus facile à accepter s’il intervient sur ordre médical, note la psychologue. Les familles se rendent compte qu’elles ne peuvent pas tout assumer et se rallient à l’avis du médecin. » L’idéal est évidemment de ne pas attendre une situation d’urgence (décès d’un des conjoints, chute…) pour prendre cette décision, afin d’éviter tout choix précipité et déchirements familiaux. Pour Michèle Guimelchain-Bonnet, l’aide de professionnels est indispensable pour aider à passer ce cap. « Les médecins généralistes et les infirmières libérales ont un véritable rôle à jouer pour convaincre la personne de cette nécessité, mais aussi pour orienter la famille vers les bons interlocuteurs et, notamment, les assistantes sociales qui œuvrent dans les mairies. Il existe en effet des aides spécifiques quand les familles ne peuvent pas assumer ces frais, mais trop peu de gens y ont recours. » D’où l’importance d’en parler tôt pour pouvoir anticiper ces démarches, se rassurer quant à la prise en charge et choisir l’établissement le plus adapté possible aux souhaits de son proche. Franchir le pas En d’autres termes, il faut évaluer la situation de manière juste afin de pouvoir évoquer avec son parent les raisons pour lesquelles cette option est préférable. Même si le personnel n’est pas toujours assez nombreux, l’image dégradante de l’hospice d’antan n’est plus d’actualité aujourd’hui. Entrer dans une maison de retraite ou un foyer, c’est intégrer un cadre a priori rassurant, rencontrer d’autres personnes et pratiquer des activités sans obligatoirement sortir de chez soi. Dans de nombreux cas, l’institutionnalisation apporte un confort par rapport au maintien à domicile et rompt l’isolement qui s’installait progressivement. L’étape suivante est de prendre rendez-vous avec les structures qui vous intéressent. « Visiter l’institution est indispensable : on peut ainsi se rendre compte de l’état du logement, des repas, des activités proposées, du bien-être des résidents… C’est une étape cruciale pour rassurer son parent », souligne la psychologue. Comparer est aussi vivement conseillé. Certains établissements laissent en effet une certaine liberté aux résidents dont l’état le permet, pour vaquer à leurs occupations dans des jardins privatifs, se rendre au café voisin, recevoir leurs familles à déjeuner, etc. Autre possibilité, peu connue mais pourtant pratiquée dans presque tous les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) : celle de l’accueil temporaire, soit une semaine ou deux. Un bon moyen de bousculer les idées reçues et de faire son choix en toute sérénité.Marie-Thérèse, 50 ans : « Je suis soulagée » « Ma mère Marie a 79 ans. Elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis 2014. Il y a un an, j’ai été obligée de la placer dans une unité spécialisée car je n’arrivais plus à m’occuper d’elle. Cela a été très dur à accepter. J’avais très peur qu’elle m’en veuille et m’oublie complètement. Aujourd’hui, je suis soulagée de la savoir entre de bonnes mains, mais aussi de ne plus porter seule la responsabilité de sa sécurité. Je ne partage plus que le meilleur avec elle. Quand je vais la voir, on se promène dans le jardin thérapeutique : c’est là qu’elle retrouve toute sa lucidité et que l’on peut encore évoquer des souvenirs. » À savoir Comparez les tarifs !Pas facile de comparer les tarifs des maisons de retraite, d’autant plus que ceux-ci varient d’une région à l’autre ! Pour simplifier les démarches, le ministère de la Santé et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) ont mis en place un comparateur en ligne. Plus de 7 000 établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont joué le jeu. Il est ainsi possible de se faire une idée des tarifs pratiqués, mais aussi d’obtenir une estimation des sommes mensuelles restant à la charge de l’usager en fonction des ressources et des aides allouées. www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr
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Marcher pour retrouver le sens de sa vie ?
Se déconnecter du quotidien, retrouver le plaisir des sens, s’ouvrir au monde, se ressourcer… Les adeptes de la marche ne cessent de vanter ses vertus. Une chose est sûre : marcher, c’est permettre à sa pensée de s’envoler. David Le Breton, sociologue, Axel Kahn, généticien et Stéphane Cnocquaert, marcheur, nous le confient.
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Les voies de recherche se multiplient
Parce qu’elle est encore incurable, la maladie d’Alzheimer inquiète. Des programmes de recherche existent pourtant et autorisent des espoirs. Encore faut-il que les malades rejoignent les protocoles. C’est pourquoi un dépistage précoce est indispensable. Le point avec le Pr Bruno Vellas, responsable du Gérontopôle au CHU de Toulouse.
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Automédication : prudence, le maître mot
Avec des centaines de médicaments vendus sans ordonnances, il est facile et rapide de s’improviser médecin. L’automédication présente pourtant des dangers et doit faire l’objet de la plus stricte vigilance. Huit Français sur dix ont recours à l’automédication. Elle a pour avantage de limiter les consultations inutiles pour des problèmes bénins et tend à responsabiliser les patients qui doivent payer leur traitement. Mais elle n’est pas sans risque si elle ne fait pas l’objet d’un maximum de prudence. « L’un de ses principaux dangers est le mauvais diagnostic, avertit le Pr Patrice Queneau, membre de l’Académie nationale de médecine et professeur de thérapeutique. Ainsi des douleurs vertébrales étiquetées arthrosiques et qui, en réalité, sont les symptômes d’un cancer. En médecine, une maladie peut en cacher une autre, parfois plus grave. » Une seule molécule Deux consignes : il n’est pas question de poursuivre un traitement s’il n’y a pas d’amélioration après trois ou quatre jours. Ni de se soigner seul face à des symptômes inhabituels. Dans ces cas-là, il faut absolument consulter. Autre risque majeur : les interactions médicamenteuses. « Typiquement, c’est le patient sous anticoagulant qui, en voulant soulager un mal de tête avec un anti-inflammatoire, s’expose à un risque d’accident hémorragique. » Pour éviter ce genre de drame, limitez vos auto-prescriptions à une seule molécule et, si vous suivez un traitement, redoublez de vigilance. Surtout, n’hésitez pas à solliciter les conseils de votre pharmacien. Jamais anodins Contrairement à une idée reçue, les médicaments en accès libre ne sont pas anodins. Près de la moitié d’entre eux seraient même à proscrire, selon le magazine 60 Millions de consommateurs. Soit en raison de leur inefficacité, soit pour les risques qu’ils font courir, quand ils ne conjuguent pas les deux écueils ! En mars 2017, les autorités de santé ont mis en place un portail en ligne pour permettre aux patients ou simples usagers de déclarer les effets indésirables rencontrés après la prise d’un médicament (signalement-sante.gouv.fr). Pensez-y ! Avis d’expert « L’automédication ne doit jamais être envisagée chez les personnes vulnérables. En clair, une consultation médicale est toujours nécessaire pour les personnes âgées ou qui suivent un traitement lourd, les femmes enceintes ou allaitantes, et les bébés. Certaines pathologies (allergies, insuffisance rénale…) sont même incompatibles avec toute forme d’automédication ! » Pr Patrice Queneau
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Asthme : des traitements efficaces mais trop peu suivis
L’asthme touche 4 millions de Français. En suivant régulièrement leur traitement, 9 asthmatiques sur 10 pourraient avoir une vie normale. Pourtant, près de 1 sur 2 oublie ou néglige ses médicaments. Le point avec le Pr Alain Didier, chef du service de pneumologie au CHU de Toulouse. Le souffle court, une difficulté à faire parvenir de l’air jusqu’aux poumons, l’impression d’étouffer, des sifflements dans la poitrine : c’est ce que ressentent, à des degrés variables, les personnes en proie à une crise d’asthme. Chez les asthmatiques, les bronches présentent une sensibilité excessive à certains facteurs stimulants, ce qui se traduit par une inflammation chronique. « Il s’agit de la maladie chronique la plus fréquente chez l’enfant – entre 9 et 10 % sont concernés – et de la pathologie respiratoire chronique la plus courante chez l’adulte avec une prévalence de 7 à 8 % », détaille le Pr Alain Didier, chef du service de pneumologie au CHU de Toulouse. Au total, environ 4 millions de Français doivent composer avec cette pathologie dont les symptômes varient selon les individus. Les uns ne sont incommodés que par des crises sporadiques, les autres toussent fréquemment et sont gênés au moindre effort. D’autres encore, entre 5 et 10 % des asthmatiques, présentent une forme sévère de la maladie, avec des symptômes quotidiens, des crises à répétition et une fonction respiratoire souvent altérée. Dans tous les cas, les crises peuvent être graves, conduire aux urgences, en réanimation, voire présenter une issue fatale. Environ 1 000 personnes décèdent ainsi d’asthme chaque année et 600 000 journées d’hospitalisation sont imputables aux soins d’urgence prodigués aux personnes asthmatiques. Si l’on ajoute le coût des traitements, des arrêts maladie et de l’ensemble des conséquences sociales de la maladie, l’asthme pèse pour plus de 1 milliard d’euros dans les dépenses de santé publique. Une maladie multifactorielle Difficile de savoir précisément ce qui est à l’origine de la maladie chez une personne, a priori, en bonne santé. « Il y a d’abord un terrain génétique avec des gènes prédisposants auxquels se greffent des facteurs environnementaux, explique le Pr Didier. L’exposition à des produits irritants dans le milieu professionnel (peintures, produits chimiques…), la présence d’allergènes dans la maison ou à l’extérieur (acariens, pollens, moisissures…), la pollution de l’air ou la fumée de cigarette constituent autant de facteurs de risques. » D’autres particularités prédisposent à devenir asthmatique, comme les naissances prématurées, les bronchiolites à répétition pendant la petite enfance, l’obésité, le fait d’être issu d’une famille dans laquelle les allergies ou l’asthme sont fréquents, etc. Dans tous les cas, la qualité de l’environnement est déterminante dans l’apparition de l’asthme. Ce qui explique que la prévalence de la maladie chez les enfants a presque doublé au cours des deux dernières décennies. « Les raisons tiennent essentiellement au milieu dans lequel nous évoluons, assure le Pr Didier. Nous vivons davantage à l’intérieur, nous devons composer avec un air chargé de particules irritantes, nous mangeons des aliments qui modifient la composition de notre flore intestinale et, du coup, influent sur le fonctionnement de notre système immunitaire… Bref, nous sommes de plus en plus exposés à des éléments allergènes et irritants susceptibles de donner naissance à une inflammation des bronches. » Traitement quotidien L’asthme ne se guérit pas. Tout l’enjeu de la prise en charge consiste donc à espacer et à raréfier les crises. Cela passe en premier lieu par l’élimination des facteurs déclenchants, puis par l’administration d’un traitement. Pour la grande majorité des personnes asthmatiques, il permet de contrôler efficacement la maladie. « Ceux qui font une crise de temps en temps peuvent se contenter d’un bronchodilatateur de secours. C’est le cas pour 30 à 40 % des asthmatiques, indique le pneumologue. La majorité des malades a toutefois besoin d’un traitement de fond basé sur une association de corticoïdes et de bronchodilatateurs pour diminuer l’inflammation, endiguer une gêne plus fréquente et limiter la fréquence des crises. » Les traitements sont efficaces, permettant d’avoir une vie normale et de pratiquer une activité physique à neuf asthmatiques sur dix. À condition d’être suivis régulièrement. Or, environ un patient sur deux n’y parvient pas. « Soit parce qu’ils peinent à utiliser le dispositif d’inhalation qui, du coup, rend inefficaces les molécules, soit parce qu’ils ont naturellement tendance à arrêter de prendre leur traitement en dehors des crises, quand tout va bien, regrette le Pr Didier. Il est alors essentiel pour les médecins de bien faire prendre conscience aux patients qu’ils souffrent d’une maladie qui nécessite un traitement quotidien pour éviter des crises graves et l’installation d’une gêne handicapante au quotidien. » Reste les asthmatiques sévères, ceux pour lesquels les traitements de base ne permettent pas de contrôler la pathologie. C’est en particulier sur ces patients que se concentrent les travaux de recherche sur de nouvelles molécules. Depuis une dizaine d’années, ils peuvent bénéficier des « anticorps anti-IgE » destinés à bloquer la production par l’organisme de substances responsables de l’inflammation allergique des bronches. L’année prochaine, un nouveau traitement devrait être commercialisé : il s’agit des médicaments dits « anti-IL5 », dirigés contre certaines protéines également impliquées dans un type de réaction inflammatoire qu’on retrouve fréquemment dans l’asthme. Comme pour les nouveaux traitements du cancer, ceux de l’asthme deviennent personnalisés. « Dès lors qu’il existe de nombreuses formes d’asthme, les travaux s’orientent désormais vers l’identification des particularités de chacun pour pouvoir prescrire la molécule adaptée à la situation individuelle des patients », conclut le Pr Alain. Avis d’expert Une maladie multiforme « Il existe de nombreuses formes d’asthme, aussi est-il impossible d’imaginer un unique vaccin qui protégerait de la maladie l’ensemble de la population. La recherche se tourne donc plutôt vers des thérapeutiques orientées selon les différents types d’asthme. Elles s’inscrivent dans le cadre des traitements ciblés, à l’image des nouvelles molécules telles que les anti-IgE, les anti-IL5, et même les anti- IL13 encore au stade de développement. » Pr Alain Didier, chef du service de pneumologie au CHU de Toulouse.
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Quels aliments privilégier pour doper sa mémoire ?
De nombreuses études l’attestent : manger équilibré contribue à prévenir les troubles de la mémoire. On fait le point sur les aliments aux vertus protectrices. Si le vieillissement cérébral dépend de facteurs génétiques, il peut cependant être ralenti par une bonne hygiène de vie », assure le Pr Francis Eustache, directeur de recherche à l’Inserm. Et notamment par une bonne alimentation. Différents aliments permettent ainsi d’optimiser sa mémoire. Les poissons Les poissons, gras en particulier, exercent un effet protecteur grâce aux oméga 3 EPA et DHA qu’ils fournissent quasi exclusivement. Ces graisses spécifiques s’opposent aux phénomènes inflammatoires qui, avec l’âge, augmentent et contribuent à altérer le cerveau. Ils contiennent également des vitamines B qui contribuent au bon fonctionnement des neurones. L’idéal ? Manger un poisson gras (sardines, maquereau…) et un poisson maigre (cabillaud, colin…) par semaine. (1) Les fruits et les légumes Ils sont riches en antioxydants qui protègent le cerveau du vieillissement prématuré : bêta-carotène et autres pigments de la même famille, vitamines C et E, polyphénols… Différentes études montrent d’ailleurs que les personnes qui consomment au moins 400 g de fruits et légumes par jour ont une meilleure mémoire que les autres, voire moins de risques de souffrir d’une maladie neuro-dégénérative de type Alzheimer. À savoir : les légumes verts sont très riches en vitamines B9, dont la carence peut provoquer une altération des facultés intellectuelles. Les fruits secs Rien de tel qu’une petite poignée de fruits secs le matin : les noix, noisettes et amandes sont une bonne source de vitamine B9, et même d’oméga 3 pour les noix. Une bonne habitude… à ne pas oublier !en savoir plus Rendez-vous sur le site « On mange quoi ? » de La Mutuelle Générale, où vous retrouverez un dossier complet sur ce thème. http://onmangequoi.lamutuellegenerale.fr (1) Sur le même sujet, lire p. 30. À savoir Pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour préserver ses performances intellectuelles. L’exercice agirait en améliorant l’oxygénation du cerveau et en favorisant la migration des nouveaux neurones vers les cellules défaillantes pour les remplacer. L’idéal ? Trente minutes quotidiennes de marche rapide. Rien n’empêche néanmoins de faire du vélo, de nager ou de jardiner ! Sans compter que l’exercice contribue à avoir un sommeil de meilleure qualité, dont l’impact est bénéfique pour l’activité cérébrale.
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50 ans, l’heure des bilans
On peut se sentir en forme à 50 ans. Mais il faut savoir que certaines maladies restent longtemps silencieuses. C’est pourquoi il est recommandé, à cet âge, de procéder à différents examens de dépistage, en plus de ceux auxquels vous invite l’Assurance maladie. La marche à suivre avec le Dr Jean-Loup Dervaux, médecin généraliste.
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Vrai ou faux sur les risques en vacances
Vous avez peut-être déjà commencé à préparer votre valise et votre trousse de premiers soins. Vous avez certainement encore le temps de réviser vos connaissances en matière de prévention et de chasser certaines idées reçues qui pourraient vous faire prendre des risques inutiles.
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Oui à l’activité physique, mais à quelle dose ?
Les repères du Plan National Nutrition Santé sur l’activité physique ont été revus à la lumière des nouveautés scientifiques. Capacité cardio-respiratoire, fonction musculaire, souplesse et équilibre, quatre grands types ont été définis en fonction des qualités physiologiques développées et pour chacun, des enfants aux seniors en passant par la femme enceinte, des conseils de pratique physique ont été édictés de façon très pédagogique.
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Ménopause : comment lutter contre les bouffées de chaleur
L’arrivée de la ménopause entraîne des symptômes parfois gênants comme les bouffées de chaleur de la ménopause. Un traitement substitutif n’est pas l’unique solution pour lutter contre ces suées désagréables....
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Intolérance au gluten : peut-on parler d'allergie ?
Les personnes qui sont sensibles au gluten peuvent présenter soit une intolérance au gluten, soit être victimes d’une véritable allergie alimentaire. Alors, qu’est-ce qui distingue l’une de l’autre ? Peut-on vraiment parler d’allergie en cas d’intolérance au gluten ?
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L’hépatite C, bientôt du passé ?
Grâce à la généralisation récente de nouveaux médicaments dans l’hépatite C, il est désormais possible d’en guérir. Le Plan national de santé publique dévoilé le 26 mars dernier, a repris les recommandations 2018 des hépatologues français. Le dépistage et le traitement universels sont les clés d’une éradication de cette maladie virale à l’horizon 2025.
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