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Santé, prévention, complémentaire santé, qualité de vie au travail, nutrition : ces sujets vous intéressent ?
On vous accompagne pour y voir plus clair à travers nos articles et dossiers spéciaux.

Protection juridique pro : une garantie pour se prémunir contre les litiges

Le dirigeant d’entreprise n’a pas toujours le temps ou les compétences juridiques pour gérer une procédure judiciaire. Souscrire une garantie protection juridique lui permet de se faire accompagner techniquement et financièrement. Des litiges variés Un salarié conteste son licenciement ; un fournisseur livre des produits qui se révèlent défectueux sur la chaîne de montage ; l’administration fiscale veut procéder à une vérification comptable ; un client porte plainte après avoir constaté une rupture de la chaîne de froid dans la livraison de denrées alimentaires… Les chefs d’entreprise sont exposés à de nombreux litiges de natures et d’ampleurs très diverses. Ces problèmes sont plus courants qu’on ne le pense : près d’un chef d’entreprise sur deux a déjà été amené à exercer une action en justice (1), avec, dans certains cas, des conséquences financières dramatiques. Même quand elles s’avèrent anodines au plan financier, ces procédures mobilisent toujours beaucoup de temps et d’énergie. Elles peuvent aussi nuire à l’image de l’entreprise et dégrader les relations de partenariat du dirigeant avec ses clients ou des fournisseurs. Se concentrer sur son activité Un contrat de protection juridique joue, comme son nom l’indique, un rôle de bouclier protecteur de l’entreprises contre les litiges explicitement mentionnés : en général vis-à-vis des clients, des fournisseurs, des salariés et de l’administration fiscale. Mais si le contrat le prévoit, d’autres litiges peuvent également être pris en charge : avec un bailleur, des voisins, l’Urssaf ou tout autre administration, par exemple. Accompagné durant toute la procédure, le chef d’entreprise peut se concentrer sur son cœur de métier. La garantie de protection juridique prend en effet en charge, dans la limite d’un plafond défini par le contrat : les honoraires d’un avocat librement choisi ainsi que les frais de procédure judiciaire ; le suivi de la procédure par un juriste spécialisé ; les frais d’expertise ; les honoraires d’un expert-comptable et d’un avocat en cas de vérification et de redressement fiscal.   Être accompagné pour prévenir les litiges Les contrats de protection juridique prévoient également l’accès permanent à une équipe de juristes spécialisés capables de répondre à toutes les questions relevant du droit des affaires (droit du travail, de la consommation, droit administratif, droit fiscal, etc.) Ils peuvent ainsi prévenir bien des litiges en accompagnant le chef d’entreprise et ses collaborateurs dans la rédaction ou la relecture d’un contrat, en vérifiant la conformité fiscale d’une opération comptable, en sécurisant une procédure de licenciement … Si, malgré tout, un litige survient, ces juristes peuvent négocier avec la partie adverse pour obtenir une résolution amiable, évitant ainsi les frais et les délais d’une procédure judiciaire. Là encore, si des expertises sont nécessaires, leur coût peut être pris en charge par le contrat de protection juridique.   (1) Source : étude « Les dirigeants d’entreprises et l’assurance de biens et de responsabilité » réalisée en 2011 par TNS Sofres pour la FFSA (non disponible en ligne).   La Mutuelle Générale propose Helpeo Pro : La protection juridique des travailleurs indépendants. Cliquez ici

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Mon entreprise

Je garde la forme

BIEN EN PROFITER Vous êtes en forme … et vous voulez le rester ! Pour cela, chassez les idées reçues sur l’alimentation, dosez vos activités physiques et privilégiez la prévention ! Rien de contraignant mais une efficacité prouvée. 3 idées reçues : vrai ou faux ? Les graisses nous veulent du mal ! Faux. Toutefois il faut choisir les bonnes et limiter les autres. Il n’y a aucune raison de supprimer toutes les graisses. Celles qui contribuent à l’excès de cholestérol sont les acides gras saturés, principalement d’origine animale (beurre, crème, charcuteries...). Celles-là, il faut les limiter. À l’inverse, les acides gras insaturés des huiles (oméga 3, 6, 9) de soja, maïs, tournesol qui aident à lutter contre le mauvais cholestérol (LDL), sont essentiels à l’organisme et participent au bon fonctionnement cérébral et aux défenses immunitaires. Enfin, les huiles sont nos meilleures sources de vitamine E, qui compte parmi les antioxydants. Sauter un repas aide à perdre du poids ! Faux. Car, alors, votre corps compense la perte d'énergie en conservant ce que vous avez mangé auparavant et en ralentissant le métabolisme. Il est mauvais de manger entre les repas ! Vrai et Faux. Car répartir l’apport calorique en trois repas et deux encas au lieu de trois gros repas peut aider à se sentir suffisamment nourri tout au long de la journée et diminue donc le risque de trop manger à l'heure du repas. Bien choisis, les encas peuvent également contribuer à équilibrer l’alimentation tout en se faisant plaisir. Tous nos conseils sur notre site On mange quoi ? ou sur www.mangerbouger.fr Bouger plus pour vivre plus Pour être au top de sa forme, il est bon d’alterner des exercices physiques d’intensité variable. Non seulement c’est efficace mais ça évite la monotonie ! Exemple : Lundi- mercredi- vendredi : 45 ‘, au choix : marche lente, arrosage du jardin, pétanque, vaisselle, repassage, danse de salon. Mardi- jeudi- samedi : 30’, au choix : marche d’un bon pas, nettoyage de vitres, jardinage léger, vélo, natation douce, aquagym, golf, taï-chi. Dimanche : 20’, au choix : marche avec dénivelé, bêchage, jogging, VTT, natation rapide, tennis. 10 000 pas par jour Vous faites 7000 pas par jour sans vraiment vous en rendre compte et sans réel effort. Il n’en manque que 3000 pour arriver au « bon » chiffre de 10 000, gage de forme. Alors, saisissez toutes les occasions – nombreuses ! - dans la vie quotidienne. Par exemple, choisissez un commerce de proximité qui vous plaît même un peu plus éloigné. Ça fait faire de l’exercice et ça réjouit le palais … Pour savoir où vous en êtes, rien de mieux qu’un podomètre ? Ce petit instrument, peu onéreux (à partir de 15 €), se révèle un allié précieux pour mesurer le chemin parcouru et … à parcourir. 3 priorités à l’exercice : éviter la fonte musculaire ; entretenir ses fonctions cardiovasculaires ; prévenir l’ostéoporose. La meilleure garantie : la prévention Consulter régulièrement votre médecin et votre dentiste permet de prévenir les risques liés à votre santé. Et profitez tous les cinq ans du bilan santé proposé par votre complémentaire santé : un outil de prévention particulièrement efficace ! Beauté : la sérénité est contagieuse ! Et si la plus belle marque de beauté extérieure était la sérénité … intérieure ? Montrer aux autres un visage serein, c’est-à-dire positif, optimiste, accueillant … Pour cela, il faut être en forme, bien dans son corps, bien dans sa tête. Et cette beauté-là est contagieuse, en plus …   ALLER PLUS LOIN Consultez nos articles du blog La prévention, secret de la forme

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Ma retraite

Je partage mon expérience

BIEN EN PROFITERVos compétences, votre temps, votre curiosité, vos enthousiasmes, vos talents : un trésor … à partager avec les autres ! Et si vous partagiez vos compétences ?On n’y pense pas toujours, et c’est dommage. Mais pourquoi ne pas faire profiter de vos compétences et de vos expériences des personnes ou des groupes qui en ont besoin ? Aide aux entreprises, soutien scolaire, partage de compétences … Il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités de partager vos savoir-faire. Cela valorise votre expérience tout en aidant les autres ! Et si vous transmettiez vos savoir-faire et vos talents à vos petits-enfants ?Votre complicité avec eux passe aussi par la transmission : de savoirs, d’expériences, de techniques, de plaisirs … Vous avez les connaissances, ils ont la soif d’apprendre … Alors ? Pourquoi ne pas leur apprendre à jardiner, à pêcher, à bricoler, à cuisiner, à connaître les étoiles … Et tisser ainsi ensemble des liens et des souvenirs. En n’oubliant pas qu’apprendre … c’est aussi s’amuser !Et si vous conjuguiez autrement la solidarité ?On appelle ça pompeusement l’économie participative, ou collaborative. Aider ses voisins, offrir un peu de son temps pour rendre des services, épauler ponctuellement ceux qui en ont besoin, ou participer à la vie communale ou citoyenne … La solidarité, aujourd’hui, se recentre beaucoup sur les besoins locaux, loin des grosses structures associatives nationales, et s’exerce souvent de manière ponctuelle : un besoin, une réponse ! Vous avez du temps et envie de partager. Pour les actions communales, le meilleur interlocuteur demeure votre mairie. Et pensez aux associations caritatives qui seront toujours heureuses de bénéficier d’un peu de votre temps.

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Ma retraite

Je reste actif

BIEN EN PROFITER Vous avez envie d'utiliser vos compétences professionnelles, ou à l'inverse de pratiquer une activité qui vous a toujours tentée ? De plus en plus de retraités reprennent une activité professionnelle pour rester actif. Certains créent leur entreprise, d'autres effectuent des petits travaux à temps partiel. Cumuler emploi et retraite Sachez que vous pouvez cumuler 100% de votre retraite et les revenus d'une nouvelle activité, sous certaines conditions. Quelles démarches ? Il vous suffit d'informer vos différentes caisses de retraite de votre nouvelle situation dans les 30 jours suivant la signature du contrat de travail ou la reprise de l’activité. Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite. Continuer à apprendre Pourquoi ne pas mettre à profit votre temps libre pour cultiver votre curiosité et vous former ? C'est le moment d'assouvir un rêve cher : commencer la peinture ou apprendre à jouer d'un instrument de musique. Vous aimerez peut-être vous initier aux nouvelles technologies, comme les objets connectés ou les réseaux sociaux. Des personnes expérimentées peuvent vous accompagner dans des clubs proches de chez vous. Vous pouvez également reprendre vos études ou suivre des cours pour maintenir une activité et garder une vie sociale. Quel que soit votre choix, continuer à apprendre apporte un réel bien-être. Où vous adresser ? Votre mairie, votre paroisse, les permanences associatives et la presse locale. Pensez également aux annuaires de la vie associative sur Internet. Devenir bénévole Vous souhaitez vous impliquer dans une mission bénévole ? Aujourd'hui, près d'un bénévole sur deux est retraité. Chacun peut apporter sa contribution, pour les enfants et l’éducation, l’accompagnement de personnes en difficultés, la culture, les animaux ... Créer des liens avec des personnes qui partagent les mêmes intérêts que vous, vous sentir utile, enrichir en permanence votre expérience, vivre vos valeurs, donner du sens à votre nouvelle vie … Pour vous, les bénéfices sont grands. Comment faire ? Déterminez les terrains d'action qui vous intéressent, le temps que vous désirez y consacrer et le type de bénévolat, avec ou sans engagement. Puis rencontrez les associations dédiées dans votre mairie, département ou région. Et n’hésitez pas à échangez avec des bénévoles avant de vous engager à votre tour.

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Ma retraite

Vie professionnelle et personnelle : trouver le bon équilibre

Pour se pas se laisser envahir par le travail, culpabiliser parce que l’on ne s’occupe pas assez des siens ou inversement… les conseils pour harmoniser sa vie entre travail, enfants, amis et loisirs. La réussite ? Un bon équilibre entre vies privée et professionnelle Culpabilité, manque de temps ou de finances… l’équilibre entre carrière et vie privée est un souci rémanent, principalement chez les femmes, selon un sondage. Près de 70% d’entre-elles déclarent vouloir mener de front vie "pro" et vie "perso" (1). 50 % des femmes sans enfants prévoient néanmoins de ralentir le rythme de leur vie professionnelle lorsqu’elles deviendront mères de famille. A noter, en une décennie, constate cette enquête, la définition de la réussite a totalement changé : les femmes actives modernes ne recherchent pas uniquement du pouvoir ou un salaire confortable, elles préfèrent associer un emploi épanouissant et un bon équilibre entre travail et vie privée. Comment mieux gérer travail, famille et couple Envisager une certaine flexibilité des conditions de travail Deux tiers des mères en France (66%) aimeraient bénéficier de conditions de travail plus flexibles pour mieux conjuguer vie professionnelle et vie personnelle. Cette souplesse est l’une des revendications de la plupart des cadres issus de la génération Y, hommes comme femmes. Par flexibilité, on peut entendre la mise en place de périodes de télétravail, sur le mode d’une journée fixe dans la semaine ou mobile en fonction des besoins, des assouplissements d’horaires réguliers. Cela demande de rompre avec les cultures d'entreprises qui font encore de la présence un signe de motivation.Malheureusement, beaucoup de femmes optent pour le temps partiel, au détriment de leur carrière (et de leurs trimestres de cotisation). Des initiatives existent cependant de la part de certaines entreprises, avec des mesures de soutien comme la dédramatisation des absences, la modulation des horaires pour les familles monoparentales ou le fait de ne plus programmer les réunions après 18 heures et le mercredi. S’entourer d’une ou de plusieurs personnes de confiance L’idéal est de s’entourer de baby-sitters ou de personnes de confiance, à défaut de proches qui soient disponibles au moindre imprévu (fièvre d’un enfant) ou pour des rendez-vous impossibles (rendez-vous chez l'orthodontiste) à concilier avec un emploi, des horaires fluctuants ou des déplacements. Et, si les finances le permettent, s’octroyer quelques heures par une personne de ménage chaque semaine pour profiter du temps libre en famille ou en couple. Le mot- d’ordre : or-ga-ni-sa-tion C'est bien la difficulté de l'organisation qui mine la vie professionnelle. La notion de charge mentale - le fait de devoir penser à tout, tout le temps- pèse sur le quotidien. L’idée est de la partager avec le conjoint. Parmi les pistes d’organisation, élaborer des menus hebdomadaires pour les repas, fixer les jours où chacun ira chercher l’enfant à l’école, répartir les tâches ménagères, se faire livrer les courses à domicile, organiser une sortie « marché-produits frais » le samedi en famille, prioriser, mettre les enfants à contribution tôt (mettre le couvert par ex.), constituer des listes, effectuer les réservations et un maximum de démarches administratives en ligne… S’accorder des pauses incompressibles S’aménager du temps pour soi (sport, amis), pour sa famille, pour son couple est essentiel. Sans culpabiliser. C’est aussi savoir séparer chaque domaine. Mais concilier travail et vie privée ne signifie pas la même chose pour tous ; certains accorderont plus de temps au travail pendant la semaine, et feront un break total le week-end, d’autres raccourciront leurs journées en acceptant de travailler un peu ou de rester connecté à l'entreprise en fin de semaine. Source (1) Etude « What women want @ work »/LinkedIn, mars 2013, sur plus de 5 000 femmes de plusieurs pays européens dont la France.Hélène Joubert, journaliste

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Mon entreprise

Seniors et dépression, avantage aux psychothérapies

De nouvelles recommandations de la Haute Autorité en Santé française viennent de paraître fin 2017 dans la dépression. Chez le senior, elles font la part belle aux psychothérapies, associées si besoin aux antidépresseurs. Si ces médicaments se révèlent aussi efficaces que chez le sujet jeune, ils sont néanmoins à manier avec prudence dans cette tranche d’âge. La France, 3ème consommateur européen d'antidépresseurs En novembre 2017, la Haute autorité de santé (HAS) a revu ses recommandations de bonne pratique pour aider les médecins à gérer les épisodes dépressifs chez l’adulte (1). Les symptômes d’un épisode dépressif caractérisé sont codifiés et pour poser le diagnostic de dépression, la personne doit répondre à au moins deux symptômes principaux (humeur dépressive ; perte d’intérêt, abattement ; perte d’énergie, augmentation de la fatigabilité) auxquels s’ajoutent au moins deux des autres symptômes (concentration et attention réduite ; diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi ; sentiment de culpabilité et d’inutilité ; perspectives négatives et pessimistes pour le futur ; idées et comportement suicidaires ; troubles du sommeil ; perte d’appétit). Cependant, chez le senior, le diagnostic d’un épisode dépressif caractérisé est souvent difficile en raison de troubles cognitifs (mémoire, réflexion etc.) ou de plaintes somatiques au premier plan. Notamment, les personnes âgées auront plutôt tendance à se plaindre d’un autre symptôme que d’une humeur dépressive. Leur comportement doit aussi alerter : refus de boire, manger ou de prendre ses médicaments ou, à l’inverse, prise accrue de tranquillisants ou d’alcool, troubles de la mémoire, douleurs, amaigrissement et divers symptômes médicaux. Un épisode dépressif caractérisé peut également inaugurer ou être secondaire à une maladie neuro-dégénérative (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, etc.) Quelle est la réalité du risque lié à la dépression chez le senior ? Une étude publiée dans une revue scientifique de premier plan (1) vient de chiffrer le phénomène : ils sont 14% à souffrir de dépression après 55 ans et 2% vivent des épisodes dépressifs majeurs (2). Jusqu’à plus d’un tiers des résidents en institution de type EHPAD en souffrirait. Par ailleurs, tout épisode dépressif caractérisé chez le sujet âgé comporte un risque suicidaire élevé. Selon les derniers chiffres en date, 28% des suicides en 2011 ont concerné les plus de 65 ans (enquête Cépic-Inserm). Ces suicides sont, pour une grande part, dus à la méconnaissance d’une dépression sous-jacente et, de ce fait, à l’absence de traitement qui aurait probablement pu prévenir le passage à l’acte. La part belle aux psychothérapies Chez le senior, les antidépresseurs ne sont pas systématiques. Les psychothérapies sont mises en avant car, estiment les experts, elles pourraient produire chez eux un effet supérieur à celui des antidépresseurs. Plus personne ne conteste aujourd’hui que les sujets âgés tirent profit des mêmes psychothérapies que celles recommandées chez l’adulte non âgé. Plusieurs précautions doivent cependant être prises, à commencer par s’assurer de l’absence d’altération cognitive, ce qui perturberait la mise en œuvre de ces thérapies. En cas de dépression légère à modérée, la démarche est de débuter par une psychothérapie, quitte à ajouter un antidépresseur par la suite si les résultats ne sont pas à la hauteur de ceux espérés. En revanche, si la dépression est d’emblée sévère, la démarche est inverse avec, en premier lieu, la prescription d’un médicament antidépresseur, associé ensuite à une psychothérapie dès les premiers signes d’amélioration. Il arrive parfois que ces deux types de traitement soient débutés conjointement. Entre 5 et 7 séances peuvent être programmées, à la suite desquelles un bilan s’impose. L’expérience montre que les seniors sont davantage orientés vers les thérapies brèves ciblées sur le problème et les symptômes. Quant à la nature de la psychothérapie (individuelle, familiale ou de groupe), les plus usuelles et ayant fait leurs preuves sont la psychothérapie de soutien, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les psychothérapies psychodynamiques ou d’inspiration analytique et les thérapies systémiques. D’autres existent, comme la psychothérapie interpersonnelle (TIP) ou la thérapie d'acceptation et d'engagement. Faute de données comparatives suffisantes, ces psychothérapies peuvent toutes être mises en œuvre. Vigilance avec les antidépresseurs chez les plus de 75 ans Que la personne soit jeune ou moins jeune, le choix de l’antidépresseur se fait de la même manière, guidé par l’expérience antérieure avec un antidépresseur par la personne, les maladies associées (comorbidités comme un diabète, une maladie cardiovasculaire, une insuffisance rénale etc.) et les effets indésirables de l’antidépresseur, qui nécessitent à ces âges une surveillance d’autant plus étroite. En effet, certains effets indésirables des antidépresseurs sont plus fréquents chez les sujets âgés avec, parmi les effets secondaires une perte osseuse, un syndrome sérotoninergique/excès de sérotonine dans le système nerveux central, des effets cardio-vasculaires, des nausées, une somnolence, un risque de chutes et de fractures, une hyponatrémie/diminution de la concentration plasmatique de sodium pouvant induire une confusion, des saignements gastro-intestinaux etc. En pratique, le médicament est instauré à dose faible. Une posologie augmentée ensuite jusqu’à la dose minimale efficace. L’efficacité de l’antidépresseur doit être évalué six à douze semaines après. Un fait est à prendre en compte : chez les personnes âgées, la réponse aux antidépresseurs est plus lente que chez les plus jeunes : au lieu de trois semaines, on ne peut conclure à l’inefficacité d’un traitement bien conduit avant au moins six semaines chez le senior. Attention aussi aux rechutes. Chez la personne âgée, il vaut mieux prévoir la prescription d’un antidépresseur jusqu’à un an après la rémission, car le risque de rechute est particulièrement élevé en cas de maladie associées. (1) Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en soins de premier recours. https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1739917/fr/episode-depressif-caracterise-de-l-adulte-prise-en-charge-en-premier-recours; (2) JAMA. 2017;317(20):2114-2122. doi:10.1001/jama.2017.5706 Hélène Joubert, journaliste

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Ma retraite

Calculs rénaux : le rôle clé de la diététique

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la formation de calculs rénaux - lithiases rénales - et l’on peut aujourd’hui affirmer que la « maladie lithiasique » est un problème d’ordre diététique dans 80% des cas. Quelles sont les règles ? L’avis des spécialistes réunis au congrès européen d’urologie (EAU, 15-19 mars 2019, Barcelone). L’obésité, le diabète et la maladie lithiasique Si l’alimentation joue un rôle clé dans la constitution des calculs rénaux, les liens entre l’obésité, le diabète et la maladie lithiasique sont, pour leur part, également de mieux en mieux démontrés : « l’hyperinsulinisme (lorsque les taux sanguins d'insuline dépassent la norme) mais également la résistance des tissus notamment musculaires à l’insuline, rendent les urines trop acides, explique le Pr Jean-Philippe Haymann, chef du service Explorations fonctionnelles multidisciplinaires (Hôpital Tenon, APHP). Le nombre de lithiases est alors multiplié par trois, en particulier celles composées d’acide urique chez le diabétique mais également en cas de syndrome métabolique*». En règle générale, les calculs sont composés de 3 voire 4 minéraux dans la majorité des cas. Seul 7% des calculs sont purs. L’analyse du calcul est absolument indispensable. En effet, « il n’y a pas une, mais des maladies lithiasiques », insiste le spécialiste. Au moins deux litres de boisson chaque jour Dans 75 à 85% des cas, les calculs se forment à partir de sel ou d'oxalate de calcium et l’impact de l’alimentation est alors majeur. Une intervention diététique adaptée à la composition des cristaux et aux facteurs de risque urinaires (faible volume urinaire, excrétion urinaire trop importante de calcium, d’oxalate ou de citrate) a montré un bénéfice sur la réduction du nombre de calculs rénaux comparé à des conseils alimentaires d’ordre général. Parmi les messages essentiels figure celui de boire un volume de boisson supérieur à 2 litres. « Ceci est d’ailleurs vrai quelle que soit la cause du calcul, assure Jean-Philippe Haymann, toutes les études montrant que le risque de calcul est lié à un défaut d’excrétion urinaire (diurèse). Comme le calcul est récidivant (50% des calculs récidivent à 5 ans, 80% à 10 ans), si le conseil de boire plus de 2 litres n’est pas suivi, un bilan urinaire (au moyen des urines recueillies sur 24h) permet de vérifier la quantité de boisson réellement prise. Si l’on se rend compte que les pertes d’eau sont particulièrement importantes (sport, transpiration), on peut alors conseiller de boire au moins 3 litres de boisson ». Plus de protéines, plus de boissons Un autre conseil, résumé par l’aphorisme « gros mangeur, gros buveur », a été confirmé par une étude parue en 2016 : plus la quantité d’aliments est élevée (et donc la quantité de protéines), plus il faut boire ; l’idéal étant tout de même de limiter les apports protéiques. Enfin, l’apport journalier en fruits est conseillé mais sans excès. La quantité de sel doit être limitée à 5g/j. Cristaux de cystine et d’acide urique, des calculs plus rares Concernant les conseils alimentaires en cas de cristaux de cystine d’origine génétique* (1%), l’objectif est de solubiliser au maximum la cystine en obtenant un pH très alcalin entre 7 et 8, d’où la nécessité d’apporter beaucoup d’eau (environ 3 litres quotidiens), et de tendre vers un régime presque végétalien : un apport de fruits accru, des légumes en grande quantité et une limitation en sel (<5g/j) et en protéines animales (œuf à proscrire, peu de viande et de fromages à pâte dure). En cas de cristaux d’acide urique (9% des cristaux), liés à des urines trop acides en rapport avec des diarrhées, un diabète ou un syndrome métabolique, il faudra ajouter des eaux gazeuses riches en bicarbonates (voire des compléments alimentaires sous forme de gélules de bicarbonates ou de citrate de potassium). Les infusions, la solution ? Bien que prisée par les personnes souffrant de calculs rénaux, aucune plante n’a réellement démontré sa capacité à réduire la survenue de calculs ou de ralentir leur constitution. « L’avantage des infusions de plantes est de majorer l’excrétion urinaire, indique le Pr Haymann. Le problème viendrait des plantes qui contiennent de grandes quantités d’oxalate, comme le thé. Des études récentes ont cependant montré que le thé, vert ou noir, consommé avec parcimonie ne semblait pas être un facteur délétère. D’autres essais suggèrent que boire du thé pourrait même être utile pour limiter la survenir de calculs calciques. Un effet pharmacologique qui reste à démontrer. » Par ailleurs, pour lutter contre la composante inflammatoire de la maladie lithiasique, les plantes comme le thé vert pourraient s’avérer intéressantes par leur apport en substances antioxydantes.   Hélène Joubert, journaliste. D’après le suivi du congrès européen d’urologie (EAU, 15-19 mars 2019, Barcelone) et l’interview du Pr Jean-Philippe Haymann, chef du service Explorations fonctionnelles multidisciplinaires (Hôpital Tenon, APHP) *Ce dernier comprend l’association de plusieurs facteurs concourant à l'augmentation du risque cardio-vasculaire dont la résistance à l’insuline, et son corollaire, l'hyperglycémie (taux sanguin de sucre trop important), le surpoids, l'hypertriglycéridémie, la baisse du HDL-cholestérol et l'hypertension.

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Ma santé

L'alimentation idéale de la femme enceinte

Pas question de manger comme deux dès l'annonce de la grossesse. Il faut manger mieux ! Comment s'y prendre, quelles sont les consignes ? Voici nos conseils alimentaires pour futures mamans avisées. Pourquoi manger mieux pendant la grossesse ? Pour un bon déroulement de la grossesse, pour le développement de bébé et ensuite pour un retour rapide à un bon poids. Globalement, l'alimentation de la femme enceinte est très proche de la normale mais nécessite quelques petits ajustements comme augmenter légèrement les calories et les nutriments. Ces ajustements contribuent également à limiter les désagréments physiques (anémie, crampes, œdèmes, constipation) et à prendre trop de poids. Trois repas par jour et une collation si nécessaire Le fait de bien structurer les repas évite les fringales et permet donc une prise de poids modérée. Petit-déjeuner copieux : Protéines (fromage blanc, yaourt, œuf ou jambon), glucides complexes (céréales, pain), beurre, eau, éventuellement jus d'orange. Déjeuner et dîner : Crudités (ou fruit en dessert), plat composé (une protéine : viande, poisson, volaille ou œuf + un légume vert cuit + un féculent ou légumes secs), produit laitier (fromage ou entremet au lait), pain, 1 à 2 cuillerées d'huile. Goûter : 1 ou 2 verres de lait, tranche de pain, un fruit si non pris au repas. Autres consignes Privilégier les glucides complexes. Contenus dans les féculents, les céréales et les légumes secs, ils apportent de l'énergie (à la mère et au fœtus) et une bonne satiété d'un repas à l'autre. Ils aident à limiter les fringales et les grignotages. En revanche, les glucides simples sont à limiter car inversement, ils favorisent les fringales, la prise de poids et le diabète. Attention, les fruits sont riches en sucre : 2 ou 3 par jour suffisent. Privilégier les lipides insaturés (acides gras essentiels nécessaires au développement du cerveau du fœtus) que l'on trouve par exemple dans l'huile l'olive, au détriment des huiles saturées (graisses animales) responsables d'excès de poids. Contre l'anémie (risque plus élevé pendant la grossesse), il faut augmenter les aliments riches en fer (poisson, légumes secs, légumes frais, œufs, chocolat…) et les associer à des fruits riches en vitamine C (agrumes, brocolis…) pour une meilleure absorption. Contre les crampes : céréales complètes et légumes riches en magnésium (haricots verts, flageolets, épinards, lentilles…). Contre les œdèmes : limitation des aliments riches en sel (produits industriels salés, jambon, poissons fumés, chips, conserves…). Contre la constipation : boire beaucoup d'eau, de tisane, de bouillon, et augmenter les fibres (aliments complets, légumes secs, légumes verts cuits). Isabelle Eustache

3 min

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Ma santé

Prévenir le déclin cognitif par l’activité physique

Pour limiter l’altération des performances cognitives liées à l’âge, l’activité physique régulière se pose comme la mesure affichant les preuves d’efficacité les plus solides. Une information intéressante, d’autant que la plus simple à mettre en œuvre, associée à des habitudes alimentaires saines, la stimulation cognitive et le maintien des interactions sociales. Agir en amont et même en cas de trouble cognitif léger Le déclin cognitif normal est un déclin du fonctionnement de la cognition* lié au processus de vieillissement. La pente de ce déclin est habituellement linéaire mais il existe une très grande variabilité entre les individus. Ce déclin peut parfois être plus rapide, sans pour autant que la personne ne s’en plaigne vraiment. « Cette situation clinique est identifiée comme un « Mild Cognitive Disorder » ou trouble cognitif léger, explique le Dr Vincent Gremeaux (Swiss Olympic Medical Center, Sport Medicine Unit, Hôpital Universitaire de Lausanne, Suisse). Elle est caractérisée par une impression subjective du déclin par le sujet lui-même ou un proche, une objectivation des troubles par des tests psychomoteurs répétés et par une préservation des activités de la vie quotidienne, avec une atteinte minime des fonctions telles que la mémoire, le langage, l’efficience intellectuelle, la coordination des mouvements (praxies), la reconnaissance d’un objet par l’intermédiaire de l’un ses sens (gnosies). « Il apparaît fondamental de bien repérer les sujets souffrant d’un trouble cognitif léger, confirme le neurologue Olivier Rouaud, du Centre Leenaards de la mémoire, (Département neurosciences cliniques, CHU de Lausanne), car la prise en charge non pharmacologique permettant de ralentir ce processus est bien plus efficace à ce stade que lors d’un état démentiel installé. Parmi les mesures ayant démontré leur efficacité sur cette dégradation des performances cognitives liées à l’âge, ou même les troubles cognitifs légers, voire démence type Alzheimer, le niveau de preuve le plus élevé concerne la pratique d’un exercice physique régulier. » L’activité physique représente donc, avec la stimulation cognitive, une intervention non-pharmacologique prometteuse pour maintenir et améliorer les fonctions cognitives et la qualité de vie des sujets âgés. L’exercice physique régulier, efficace sur le déclin des performances cognitives Plusieurs études observationnelles ont montré que la pratique régulière d’une activité physique et sportive a un effet protecteur sur le déclin de la fonction cognitive chez les sujets sains, et diminue l’incidence des démences d’environ 50% (1,2). Comme pour les capacités physiques, il existe un effet dose-réponse (3). Ainsi, la diminution du risque relatif de déclin cognitif prématuré est de 35% chez les sujets modérément actifs et jusqu’à 38% chez les plus actifs. De plus, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Bien entendu, les personnes habituellement actives présentent un déclin moins marqué des performances cognitives avec l’avancée en âge. Néanmoins, les preuves sont désormais nombreuses qui montrent l’efficacité des programmes d’exercices physiques chez les personnes sédentaires, même âgées (4). « Cette démarche apparaît d’autant plus intéressante que les fonctions exécutives, qui sont les premières affectées au cours du déclin cognitif normal lié à l’âge, fait remarquer Olivier Rouaud, sont les processus les plus favorablement influencés par la réalisation d’exercices physiques réguliers (5) ». Ces effets sont retrouvés non seulement chez les sujets âgés sains, avec une corrélation avec l’amélioration concomitante des capacités physiques (6), mais aussi chez ceux présentant des troubles cognitifs légers. En ce qui concerne les mécanismes par lesquels l'exercice régulier améliore les performances cognitives, ils restent débattus. Parmi les plus avancés, l’action bénéfique passerait par une réduction des facteurs de risque cardio-vasculaires et métaboliques, mais également par des modifications à la fois de la structure et neuro-chimiques dans la zone cérébrale de l’hippocampe et les aires voisines impliquées dans l'apprentissage et la mémoire. Il a, par exemple, été montré que six mois d’exercice aérobie augmentait le volume des régions cérébrales préfrontales et temporales chez les personnes âgées (7). Le rôle de certaines protéines est également de mieux en mieux cerné, comme le « Brain-Derived Neurotrophic Factor”, sécrété en plus grand nombre par les cellules endothéliales des vaisseaux cérébraux au cours de l’exercice physique. Quel exercice physique en pratique ? Il semble qu’une durée de pratique régulière d’exercice de trois mois permette déjà d’observer des améliorations (8). Par ailleurs, l’exercice à intensité élevée, sous forme d’intervalles entrecoupés de période de récupération, paraît aussi efficace, en particulier chez des populations à risque de déclin cognitif accéléré comme les patients présentant un syndrome métabolique (9). En pratique, le profil des personnes doit être pris en compte car ce sont le plus souvent des personnes fragiles, avec une faiblesse musculaire, une diminution de la vitesse de marche, une fatigabilité et par conséquence sédentaires. « La prise en charge est individualisée et comporte une approche multiple en accord avec les grandes lignes des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les adultes âgés de plus de 55 ans, c’est-à-dire trente minutes d’activité physique aérobie (exercice global « en endurance ») d’intensité modérée par jour, détaille Olivier Rouaud, cinq jours par semaine (soit 150 minutes par semaine), auxquelles s’ajoute la pratique d’exercices de renforcement musculaire léger deux fois par semaine et de souplesse, plus ou moins d’exercices d’équilibre, en particulier chez la personne âgée à risque de chute ». * La cognition est l'ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l'apprentissage, la prise de décision, la perception ou l'attention. Références : (1) Larson EB et al. Ann Intern Med 2006; 144: 73-81. ; (2) Rovio S; Lancet Neurol 2005;4:705-11. ; (3) Etgen T et al. Arch Intern Med 2010 ; 170 : 186-93 ; (4) Angevaren M et al. Cochrane Database Syst Rev 2008;(3):CD005381 ; (5) Colcombe S et al. Psychol Sci 2003;14(2):125-30 ; (6) Kramer AF et al. Arch Neurol 2010;67(1):71-9 ; (7) Colcombe SJ et al. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2006;61(11):1166-70 ; (8) Renaud M, et al. Front Aging Neurosci 2010;2:148 ; (9) Drigny J et al. J Rehabil Med. 2014 Nov 4;46(10):1050-4. Hélène Joubert, journaliste. D’après les conférences scientifiques à l’occasion de la Journée B Delessert 2019 (Paris, février 2019)

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Ma santé

Les inégalités de Santé restent une réalité en France

En France, les inégalités de santé restent très fortes. Elles tiennent principalement au manque d’éducation en matière de santé, aux ressources économiques pour les populations les plus pauvres et aux disparités territoriales d’accès aux soins. En 2009-2013, un cadre masculin de 35 ans pouvait espérer vivre encore 49 ans tandis qu’au même âge, un ouvrier n’avait plus que 42,6 années devant lui, selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée en 2016. Pire encore, une étude réalisée par Emmanuelle Cambois, Caroline Laborde et Jean-Marie Robine en 2003 et publiée dans le bulletin d’information Population et Sociétés, estime que ces mêmes adultes de 35 ans n’ont pas la même espérance sans incapacité ou handicap. L’ouvrier vivra en “bonne santé” jusqu’à 59 ans, tandis que le cadre bénéficiera de dix années supplémentaires, soit jusqu’à ses 69 ans. En France, les inégalités de santé restent très fortes. Selon les actes du séminaire de recherche de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) 2015-2016, l’Hexagone est l’un des pays d’Europe occidentale où les inégalités sociales de mortalité et de santé sont les plus élevées. Des inégalités sociales et économiques Les inégalités en matière de santé reposent sur les différences entre les groupes sociaux, basés principalement sur la profession, les ressources économiques et le niveau d’études. Des signes de ces disparités sont visibles dès l’enfance. Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, intitulé “Les inégalités sociales de santé dans l’enfance”, publié en mai 2011, en grande section de maternelle, plus d’un enfant d’ouvrier sur sept - soit 13,9% - est en surcharge pondérale, contre 8,6% de ceux dont le père est cadre. Un problème d’éducation à l’alimentation et à la santé qui se retrouve plus tard dans le suivi médical, comme pour la prévention et le dépistage. Parmi les femmes de 40 ans et plus appartenant à des ménages modestes, 34 % n’ont jamais réalisé de mammographie contre 19 % pour les autres, selon une enquête de l’Insee réalisée en 2007. S’ajoutent également des inégalités liées aux ressources économiques qui différencient l’accès aux soins des différentes catégories sociales. Céline est assistante de service social dans un collège de Seine-Saint-Denis. En 6ème, l’infirmière teste la vue de tous les collégiens de ce niveau. “Plus d’une trentaine d’élèves, sur les 192 scolarisés en 6ème, avaient des problèmes de vue mais n’avaient jamais fait de démarche de soins, développe Céline. Pour beaucoup, c’est la raison financière qui bloque la prise en charge de ce problème de vue.” Une commune sur trois est un désert médical Les inégalités d’accès aux soins sont aussi territoriales. Les déserts médicaux, c’est-à-dire les communes sous le seuil de 2,5 consultations disponibles par an et par habitant selon la Dress, restent nombreux en France. L’Île-de-France en fait partie. En enlevant la capitale, une commune sur deux n’a pas de médecin généraliste. Dans le reste de l’hexagone, une commune sur trois est considérée comme un désert médical, avec un total 8,1 millions d’habitants concernés, selon l'indice d'accessibilité potentielle localisée (APL) conçu par la Drees. En résulte des délais d’attente parfois très longs pour obtenir un rendez-vous et des kilomètres pour accéder à certains praticiens et spécialistes. Ce constat est principalement dû au manque de renouvellement des professionnels de santé et aux fermetures d’établissements de santé. A titre d’exemple, il existait 1 356 maternités en 1975 en France, actuellement il n’en reste que 488 sur tout le territoire. Certaines femmes devront donc faire plus d’une heure de route pour accoucher, mettant en danger leur santé et celle de leur bébé en cas de complications. Léa Casian

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Ma santé

Les entreprises en croisade contre le mal de dos

Deuxième volet d’une grande action contre le mal de dos, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a lancé fin 20181 une campagne de lutte contre la prolifération des lombalgies dans le monde du travail. L’occasion de revenir sur l’augmentation d’un mal propre à l’époque2. Les lombalgies, fléau physique et économique Tendinites, troubles articulaires… Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont un véritable problème en entreprise. Parmi eux, les lombalgies – communément appelées lumbago - troublent souvent le bien-être des salariés, et, par ricochet, ont un véritable impact sur l’activité économique de leurs employeurs. Les chiffres le prouvent : les lombalgies sont la deuxième cause de recours au médecin traitant, représentent 20% des accidents du travail3 - suivis de deux mois d’arrêts en moyenne4 -, et 7% des maladies professionnelles. La CNAM évalue le nombre de journées de travail perdues à 12,2 milliards, soit l’équivalent de 57 000 emplois à temps plein. Ces maladies pèsent directement sur les finances des employeurs, par l’intermédiaire des cotisations. Mais elles ont aussi un coût indirect, via la désorganisation des équipes et les salaires de remplacement qu’elles peuvent nécessiter. C’est pour s’attaquer au problème que l’Assurance Maladie a lancé une première campagne de sensibilisation auprès des particuliers en 2017, ainsi que l’application Activ’Dos5, pour les pousser à s’exercer physiquement. Facteurs de lombalgies au travail Mais le travail lui-même peut-être la source de ces maux lombaires. Parmi les facteurs aggravant les risques de lombalgies aiguës, on retrouve par exemple la manutention manuelle, l’exposition aux vibrations, le travail physique dur ou les postures pénibles sous contraintes. Cela explique que des secteurs comme les transports, le soin à la personne, la gestion des déchets, le commerce ou le bâtiment soient tout particulièrement touchés par la question6. Cela dit, tous les secteurs sont concernés dans la mesure où de nombreux facteurs récurrents dans le milieu du travail favorisent les risques de lombalgies chroniques, comme le rappelle l’Institut National de Recherche et Sécurité. Stress, insatisfaction au travail, contraintes psychosociales ou même absence de culture de la prévention dans l’environnement professionnel font partie du problème. Quels réflexes adopter ? C’est la raison pour laquelle l’Assurance Maladie souhaite désormais travailler auprès des employeurs. Elle recommande de se reposer aussi bien sur les services de ressources humaines ou les salariés eux-mêmes que sur des acteurs externes (Caisse d’Assurance Retraite et Santé au Travail, expert extérieur) pour s’attaquer au problème7. Et en pratique, diverses pistes sont envisageables : L’environnement de travail est plutôt statique ? Fournir des sièges ergonomiques aux collaborateurs peut se révéler payant sur le long terme. Travailler sur l’organisation de leur espace de travail (hauteur du siège, inclinaison de l’ordinateur) aussi, afin d’éviter les tensions dans les épaules et les cervicales. Le travail est plutôt physique ? Analyser les sollicitations biomécaniques que sont les gestes répétitifs ou l’amplitude musculaire nécessaire aux tâches peut être un premier pas pour réfléchir à des manières de ménager les efforts des employés. Dans tous les cas, la prévention fait partie du traitement : parlez-en avec vos collaborateurs. Louisah Tamaldi Pour aller plus loin : « Mal de dos, quels sont les remèdes vraiment efficaces ? », Grand bien vous fasse, France Inter « Mal de dos au travail : quelles solutions ? », Santé Magazine, 19.03.2018 Comment agir efficacement contre le mal de dos dans votre entreprise, ameli.fr, 23.11.2018 Sources : Le mal de dos coûte 12,2 millions de jours de travail aux entreprises, le Parisien, 05.11.2018 Mal de dos au travail, comment l’éviter, Challenges, 20.04.2018 Travail et Lombalgie, INRS, 2018 Lutter contre le mal de dos, une priorité pour les entreprises, ameli.fr, 23.11.2018 Activ’Dos, l’application pour smartphone qui prend soin de votre dos, service-public.fr, 12.04.2018 Les secteurs d’activité les plus touchés par le mal de dos, ameli.fr, 23.11.2018 Des acteurs, des ressources et des outils pour vous aider, ameli.fr, 23.11.2018

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Mon entreprise

Des robots pour aider les enfants malades

De plus en plus de robots sont mis au point pour aider les enfants malades, aussi bien à l’hôpital que chez eux. Une aide précieuse, appelée à se développer dans les prochaines années. Ils s'appellent Nao, Charlie ou WheezHope... Ces robots investissent de plus en plus les établissements de santé pour améliorer la qualité de vie des enfants malades. Le plus connu s’appelle Nao. Il s’agit d’un robot humanoïde de 57 centimètres mis au point pour accompagner les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Nao leur parle pour les inciter à communiquer. Il leur apprend aussi à reproduire certains comportements humains que ces jeunes patients ont du mal à décrypter et reproduire. Nao copie ces expressions - cligner des yeux, incliner la tête, etc. - en fonctions des sentiments qu’il souhaite exprimer. Par mimétisme, avec une utilisation régulière du robot à la bouille ronde, les enfants reproduisent certains comportements humains de façon autonome. Nao permet donc une autre façon d’apprendre. En fonction du logiciel programmé dans ce robot humanoïde, ses fonctions envers les patients changent. Aux urgences d’Evreux, dans l’Eure, Nao est devenu Oscar, non plus réservé aux jeunes autistes mais à tous les enfants qui passent par ce service. “Nous l’utilisons en prévention de la douleur chez l’enfant lors d’un soin, explique Arnaud Depil-Duval, chef des urgences à l’hôpital Evreux-Vernon. Oscar discute et/ou propose un jeu au jeune patient dont l’attention est focalisée sur le robot. Ainsi, il oublie totalement le soin.” Généralement, les enfants entre 4 et 12 ans apprécient Oscar, dont la présence soulage aussi les équipes médicales. Grâce au robot, elles n’ont plus à distraire le jeune patient et se concentrent uniquement sur l’acte médical. Mais l’appareil n’est pas autonome, sa mise en fonction et le choix du programme nécessitent toujours une intervention humaine. En salle d’attente, le petit robot humanoïde danse et raconte des histoires pour que les enfants patientent dans de meilleures conditions. WheezHope parle 119 langues WheezHope vient tout juste d’entrer en service à l’hôpital Marie Lannelongue, en banlieue parisienne. Ce robot humanoïde multicolore s’illumine, parle et propose des jeux aux enfants atteints de cardiopathies congénitales. “En apportant une présence ludique et interactive, WheezHope a pour 1er objectif de réduire l'anxiété de nos jeunes patients avant et pendant leur soin, explique Sarah Cohen, cardiopédiatre à l’hôpital Marie Lannelongue. Le robot interagit avec les enfants pour les distraire et détourner leur attention pendant la délivrance des soins.” Autre avantage, WheezHope parle 119 langues, ce qui facilite l’échange - et limite les incompréhensions - entre les familles non-francophones et le personnel soignant. A domicile, les enfants et leurs proches retrouvent l’univers du robot sur la plateforme de e-santé WheezLab. Celle-ci propose des explications sur la maladie, des parcours animés retraçants les interventions qui sont réalisées à l’hôpital, mais aussi des outils de suivi et d’aide à la reprise d’activité physique après un séjour hospitalier. La famille pourra également, via l’interface, partager des informations avec l’équipe soignante. Deux robots sont actuellement en cours de développement : Casper pour les jeunes patients atteints de cancer et Charlie pour les enfants diabétiques. Tous deux auront des fonctions de distractions, d’apprentissages et communications pour les malades. Avec un petit plus pour Charlie : il pourra appeler les parents dès que l’enfant le souhaitera, en visio. Léa Casian

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Ma santé

Pollution de l’air : protéger ses poumons !

Nous respirons 15 m3 d’air par jour. Or, l’appareil respiratoire est une voie d’exposition privilégiée pour les aérocontaminants chimiques, gaz ou particules, avec des effets nocifs à court ou long terme sur la santé de plus en plus étayés. Se mettre à l’abri des pics de pollution atmosphérique, est-ce possible ? La pollution, une réalité Pas un mois ne se passe sans alerte à la pollution atmosphérique dans l’Hexagone. Le coût total sur la santé de la pollution est estimé entre 1 et 2 milliards d’euros/an, selon une étude menée par Isabella Annesi Maesano, qui dirige l’unité « Épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires » (Inserm/Sorbonne université, Paris) (1). Pour parvenir à ce montant, la chercheuse a étudié les coûts de la part attribuable à la pollution de l’air de la prise en charge des cinq maladies respiratoires les plus répandues (BPCO/bronchopneumopathie chronique obstructive, bronchites chronique et aiguë, asthme et cancer des voies respiratoires), des hospitalisations pour ces pathologies, ainsi que celles liées aux maladies cardiovasculaires. Le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d'azote (NO2), l’ozone (O3), les particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (PM10) et à 2,5 microns (PM 2,5) sont les contaminants incriminés (2-3). Les particules fines (PM2,5) sont les plus dangereuses mais aussi les ultrafines (PM0,1) qui pénètrent au plus profond de l’arbre bronchique et rejoignent la circulation générale. Le parc automobile (le trafic génère la moitié des toxiques rencontrés dans les villes), le secteur de la construction (bâtiments, routes… émetteurs de grosses particules) et les industries polluent. L’agriculture n’est pas en reste avec l’émission d’un volume considérable de particules (ammoniac, nitrates/NO3) issus des épandages de pesticides, des engrais azotés etc. Pollution, des accusations toujours plus solides Les constats des scientifiques s'accumulent et convergent. Une vaste étude publiée en 2018 a mis en lumière que l’augmentation de la mortalité due aux cinq causes principales de décès (BPCO, cancer du poumon, cardiopathie ischémique*, infections des voies respiratoires inférieures, accident vasculaire cérébral) est directement liée à la concentration en particules fines PM2,5 (4). « La pollution, intérieure et extérieure, peut être à l'origine de crises (exacerbations) de la BPCO, à l’origine d’une insuffisance respiratoire grave, mais aussi provoquer son développement ! » affirme le Pr Isabella Annesi-Maesano. « On sait aussi que le risque de souffrir d'une BPCO est plus élevé lorsqu'on habite à proximité d'un axe routier à fort trafic ». Mais la pollution, comme certains toxiques (produits d’entretien, combustion du bois, poussières métalliques, silice, microorganismes bactériens et fongiques, toxines bactériennes, fumées etc.) jouent un rôle non négligeable dans l’apparition de cette maladie respiratoire grave. Comment réagir en cas de pic de pollution ? Se préserver, c’est tout d’abord éviter d'être exposé(e) de façon directe à la pollution. Etre attentif aux pics de pollution est recommandé (via des applications Smartphone, des sites internet comme www.airparif.asso.fr...), afin de limiter les sorties pendant les heures de pics de pollution. Eviter les endroits où la pollution est plus importante est de bon sens et étayé par des études, comme la proximité des axes routiers fréquentés. Pour sa part, « la prévention individuelle est assez limitée, regrette le Pr Isabella Annesi Maesano, car à ce jour, aucun masque facial n’a encore prouvé son efficacité contre la pollution atmosphérique ». De plus, en 2019, émettre des recommandations fondées sur les preuves n’est pas si simple. « Il faut distinguer les recommandations pour lesquelles les preuves scientifiques sont solides et celles pour lesquelles les données manquent, avance, prudente, la spécialiste. Par exemple, il n’y a pas de données fiables sur l’intérêt de fréquenter les espaces verts en cas de pic de pollution. Et on imagine mal que seulement quelques heures de "verdure" puissent compenser un taux de pollution ponctuellement élevé. En revanche, on dispose de chiffres sur l’intérêt des espaces verts en cas de pollution chronique ». Autre interrogation, faut-il renoncer à une activité physique en cas de pic de pollution ? Aucune étude sur le sujet ne permet de trancher, même si, « bien évidemment, un asthmatique qui a déjà un risque accru de crises en cas de pic s’abstiendra de pratiquer un sport en extérieur, assure le Pr Annesi Maesano. Quant à priver les bambins de récréation en cas de pic de pollution, là aussi, les données se font rares et a priori, « il n'y a pas à prendre de mesures car l'air extérieur rentre à l'intérieur des locaux ». Mais attention, prévient l’experte : « l'absence de données n'est pas la preuve de l’absence de relation. Elle viendra... En tant que médecins cliniciens, nous nous fondons beaucoup sur le principe de précaution ». Préserver son capital auditif c’est aussi développer cet outil que l’on appelle l’ouïe, en se concentrant sur les sons, en s’entraînant à discriminer les différents bruits et sons, en filtrant les sons émanant simultanément de différentes sources sonores etc. En effet, en affinant l’acuité auditive, la capacité de discrimination, il est alors possible de potentialiser ce sens dont l’aire cérébrale est reliée aux autres parties du cerveau et aux centres nerveux. Cela s’avèrera un véritable atout lorsque vers 60 ans, il faudra compenser l'altération inéluctable de l'audition liée à l'âge appelée presbyacousie. Le professionnel s’appuiera alors sur le capital auditif restant et les apports de l’aide auditive seront décuplés par la mémoire auditive. Références : * ou maladies coronariennes. Elles recouvrent un ensemble de troubles dus à l'insuffisance des apports en oxygène au muscle cardiaque. (1) https://presse.inserm.fr/le-cout-sur-la-sante-de-la-pollution-atmospherique-estime-a-1-a-2-milliardsan/18862/ ; (2) Li et al. IJCOPD 2014 ; (3) de Vries et al. COPD 2017 ; (4) Burnett R et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018 Sep 18;115(38):9592-9597 Hélène Joubert, journaliste. D’après le suivi du Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF) 2019 (janvier 2019, Marseille) et une interview du Pr Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l’Inserm (Unité 1136, équipe Épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires), membre du groupe d’experts sollicités en 2016 par la Société de pneumologie de langue française (SPLF) sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé respiratoire. Ce travail est en cours de mise à jour

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Ma santé

Certificat médical, que demander au médecin ?

La rédaction d’un certificat médical n’est pas un geste anodin : 20 % des plaintes traitées par le Conseil de l'Ordre des médecins sont liées à des certificats mal rédigés. Qu’est-ce qu’un certificat médical en bonne et due forme ? Le certificat médical n’est pas une simple formalité La rédaction d’un certificat médical fait partie de la pratique quotidienne d’un médecin. Si celui-ci a été banalisé aux yeux du grand public, il constitue cependant un mode de preuve qui entre dans la catégorie juridique des témoignages écrits. L’objet du certificat médical est de consigner, en termes techniques mais compréhensibles, les constatations médicales établies par le médecin lors de l’examen ou d’une série d’examens d’un patient ou d’attester de soins reçus, selon la définition du Conseil national de l’Ordre des médecins. Les certificats qui ne nécessitent pas l’énoncé d’un diagnostic ou aucun renseignement médical (certificat de non-contre-indication à la pratique d’un sport, de transport en ambulance, de vaccinations …) ne soulèvent aucune difficulté au regard du secret professionnel. Ça n’est pas le cas de ceux comportant un diagnostic, la description de symptômes ou d’un état clinique (certificat de grossesse, d’invalidité, de coups et blessures…). Le certificat médical engage la responsabilité du médecin à raison de son contenu, tant formel que matériel. Attention, il lui est interdit d’attester d’une relation causale entre les difficultés familiales ou professionnelles et l’état de santé présenté par le patient.Enfin en théorie, la consultation pour un certificat médical n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. Quand faut-il demander un certificat médical ? Le certificat médical peut être exigé, par exemple, pour constater une maladie contagieuse (tuberculose etc.), un décès, un handicap, des lésions et traumatismes, ou une incapacité de travail*. En revanche, le certificat médical ne peut pas être exigé dans de nombreux cas, par exemple pour attester une absence d’allergie, pour participer à une activité scolaire (enseignement de l’éducation physique sportive/EPS, sorties scolaires), pour réintégrer un enfant dans une crèche ou encore les demandes diverses sans raison médicale et non prévues par un texte de loi.La demande de l’école d’un certificat pour justifier l’absence de l’enfant, pour lui permettre de pratiquer un sport ou pour que lui soit donné un médicament prescrit par le médecin (l’ordonnance et l’autorisation parentale suffisent) est illégal. Cas particuliers, le certificat est demandé en cas d’allergie nécessitant un régime alimentaire spécial et dans le cadre du protocole d’accueil individualisée (PAI) à l’école, et en cas de maladie contagieuse. Un certificat médical doit préciser le caractère total ou partiel de l’inaptitude de l’enfant à l’Éducation Physique et Sportive et mentionner sa durée. Faut-il un certificat médical pour obtenir une licence sportive ? Depuis janvier 2016, inutile de demander un certificat médical chaque année. Il est désormais valable pendant trois ans. Un simulateur officiel de l’administration française (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R51612) indique s'il faut fournir un certificat médical attestant de l’absence de contre-indication à la pratique du sport pour obtenir ou renouveler une licence sportive (loisir ou compétition) auprès d’une fédération (football, tennis, équitation, judo...). Selon les cas, il informe sur la durée de validité du certificat médical. De plus, il permet de répondre au questionnaire santé et d'attester de son état de santé qui, le cas échéant, dispense de fournir un certificat médical. Certificat médical : les règles d'or auxquelles doit obéir le médecin Avant la rédaction de tout certificat médical, l'information donnée au patient est une obligation légale et déontologique. Ensuite, voici ce que le médecin doit scrupuleusement observer avant et pendant la rédaction du certificat médical. Tout d’abord, il doit demander au patient quel sera l’usage du certificat et l’établir au nom de celui-ci. La rédaction est impérativement précédée d’un examen clinique et d’un interrogatoire médical. Le certificat rédigé sur un papier à en-tête doit stipuler les constats du soignant et les déclarations du patient mais ces dernières seront écrites au conditionnel et entre guillemets. La date mentionnée sur le certificat, obligatoire, doit être celle du jour de sa rédaction. La signature ne peut être une signature électronique mais de la main même du médecin. Le certificat est remis en main propre uniquement à l’intéressé et doit être mentionné sur le certificat. Pour terminer, le médecin doit conserver un double du certificat. Hélène Joubert, journaliste * https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/331_annexe_certifs_medicaux.pdf Pour en savoir plus : https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/certificats.pdf

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Mon bien-être

Les personnes handicapées obtiennent des “Droits à vie”

Depuis le premier janvier 2019, des « droits à vie » sont possibles pour les personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer, c’est-à-dire handicapées d’au moins 80%. Ceux-ci, et leurs aidants, n’auront plus à justifier leur état de santé pour renouveler leurs droits. Explications. “Pendant très longtemps, il nous aura fallu constituer des dossiers séparés pour les différents droits de Lucy, ce qui me donnait l’impression d’être sans cesse accaparée par toutes ces démarches chronophages et moralement usantes,” soupire Amarantha, maman de Lucy. Je devais sans cesse justifier de son polyhandicap en dressant une liste de toutes ses déficiences et ses fragilités, ce qui n’aide pas à garder le cap et le moral dans ce quotidien parfois très éprouvant.” Lucy a 20 ans et est polyhandicapée. Son autonomie et ses possibilités de perception et d'expression sont réduites à l’extrême. Depuis janvier 2019, toutes les personnes handicapées à hauteur de 80% et plus, comme Lucy, pourront obtenir des “Droits à vie”. Les actuels droits de Lucy ne seront plus alloués pour une période déterminée mais à vie. Amarantha, sa mère, n’aura donc plus à faire certaines démarches administratives. “Réclamer des comptes-rendus médicaux, des attestations, des bilans éducatifs alors que la situation même de Lucy n’évoluait jamais favorablement, m’a parfois donné l’impression d’être complètement abandonnée par la société et incomprise par l’administration,” avoue Amarantha. Trois “Droits à vie” pour les adultes Selon le décret du 24 décembre 2018, trois droits seront alloués sans limitation de durée : l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), la Carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « invalidité » la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Quant à l'Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), elle sera attribuée jusqu’à l’âge de 20 ans. Le complément à l’AEEH, optionnel, sera délivré pour une durée de trois ans, au lieu d’une année auparavant. Amarantha a renouvelé le dossier de sa fille deux mois avant la mise en place de ces droits à vie. Dans dix ans, elle devra donc refaire son dossier d’AAH. Mais, même si ces mesures ne la concernent pas avant une décennie, Amarantha salue l’évolution. “C’est un réel progrès qui vise un changement de paradigme attendu par les familles et les personnes concernées,” développe-t-elle. Autre avantage, ces dispositions pourraient alléger les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), en charge des demandes. Ainsi, le nombre de dossiers à traiter serait réduit, ainsi que les délais d'attentes des réponses pour les familles. “La communication autour de cette mesure a été très maladroite” Mais les démarches administratives ne s’arrêtent pas à ces trois “Droits à vie”. Lucy vit chez sa mère les week-ends et pendant les vacances scolaires. Le reste du temps, elle est prise en charge dans un institut médico-éducatif, car elle a besoin de l’aide d’une tierce personne pour tous les actes de la vie quotidienne. Une surveillance et des soins particuliers de chaque instant. Grâce à l'amendement Creton, Lucy reste dans un établissement pour enfants et adolescents en attendant une place dans une structure pour adulte, ce qui est très rare. Tous les deux ans, Amarantha devra, par exemple, renouveler ce dossier. “La communication autour de cette mesure a été très maladroite, conclue Amarantha. En annonçant « des droits à vie pour les personnes en situation de handicap », le gouvernement a créé un mécontentement certain lorsque les gens ont compris que ça ne s’appliquait pas à tous les handicaps et à toutes les situations.” Léa Casian

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Ma santé

Télémédecine, les Français sont mûrs !

Depuis septembre 2018, la consultation de télémédecine est remboursée par l’Assurance Maladie, au même titre qu’une consultation classique. Le 11e Congrès Européen de Télémédecine organisé fin 2018 * a fait le point sur ces modes d’exercice innovants mais encore peu connus. Pourtant, les expériences concluantes se multiplient dans le domaine du soin. Télémédecine, qu’en pensent les Français ? Avec la création de deux catégories d’actes, la téléconsultation en septembre 2018 et la télé-expertise en février 2019, la France entre de plain-pied dans la télémédecine. En résumé, les consultations de télémédecine sont des téléconsultations médicales « à part entière » (à ne pas confondre avec les plateformes de "téléconseil personnalisé") mais sans déplacement physique du patient, utilisant pour ce faire des moyens numériques ou téléphoniques. La prescription de médicaments est possible. Quant à la télé-expertise, elle permet à un médecin de consulter un confrère afin d’échanger sur le cas d’un patient. L’usage des SMS est une pratique sauvage de la télé-expertise, cette dernière exigeant d’être réalisée dans un environnement sécurisé de transfert de données. La télé-expertise est, dans un premier temps, réservée notamment aux patients en affection longue durée (ALD), atteints de maladies rares (mucoviscidose, hémophilie etc.) ou résidant en zones dites sous denses (article 1434-4 du Code de la Santé Publique). Même si la télémédecine n’est pas encore entrée dans les mœurs, une courte majorité des Français (51,9 %) se dit déjà prête pour la télémédecine, selon un sondage conduit auprès de 8 050 personnes à l’occasion du congrès Européen de Télémédecine organisé par la Société française de Télémédecine **. Pour autant, si 55 % des sondés estiment savoir globalement ce qu’est la télémédecine, seul un sur cinq serait en mesure de la décrire de façon précise. Par exemple, le grand public pense souvent que téléphoner au médecin pour adapter la prescription est de la télémédecine, alors qu’il s’agit uniquement d’un acte médical de suivi et de conseil.Autre enseignement du sondage, la diffusion de l’information sur la télémédecine provient essentiellement des médias, estiment les répondants. Concernant son utilisation, en octobre 2018, seuls 0,3 % des interrogés avait déjà eu recours à la téléconsultation. Ils estiment cependant qu’ils pourraient en bénéficier plus souvent avec leur médecin généraliste, afin de recevoir un conseil médical plus rapidement (89,6 %) ou obtenir/renouveler une ordonnance (86,8 %). Ces chiffres chutent à 82,2 % et 73,3 % respectivement lorsqu’il s’agit d’un médecin spécialiste. Mais les craintes existent avec, en premier lieu, la perte de contact humain (61,1 % des sondés) et celle d’un diagnostic médical partiel (57,6 %). A noter, chacun a le droit de refuser l’acte de téléconsultation. Selon les prévisions gouvernementales, 500 00 actes de télémédecine seront réalisés en 2019, avec un triplement prévu en 2021. Télémédecine dans Alzheimer : pour de meilleurs soins En 2019, les expériences de télémédecine sont déjà nombreuses sur le territoire français. L’optimisation des traitements est l’une de ses finalités. Un exemple provient d’une étude chez des résidents en EPHAD où 82 % souffrent de troubles psycho-comportementaux***. Le bilan de 368 téléconsultations sur trois ans, portant sur les troubles psycho-comportementaux en lien avec la maladie d’Alzheimer, est plutôt positif avec une optimisation de la prescription des médicaments psychotropes chez plus de la moitié des patients. Par ailleurs, 20% ont pu débuter un traitement contre la douleur grâce à la télémédecine. Téléconsultation dans le soin des plaies chroniques : tout bénéfice ! Une autre expérience positive de télémédecine est celle menée dans le traitement des plaies chroniques (escarres, ulcères) des personnes âgées. L’objectif était de permettre aux patients de ne pas avoir à se déplacer. Cette fois-ci, la réponse est apportée avec un recul de quatre ans, sur près de 750 actes de télémédecine réalisés au Pôle Saint-Hélier (Centre de médecine physique et de réadaptation de Rennes). 55 % des actes étaient des téléconsultations et 20 % de la télé-expertise. Ainsi, la télémédecine a épargné des déplacements considérables (10 000 km par an en moyenne par patient). Ces soins à distance remportent la satisfaction des patients (90% de satisfaction) et des soignants (97% pour les infirmières). Les soignants à domicile se sentent aussi moins seuls. Cette expérience illustre bien l’une des vocations de la télémédecine qui est d’être un véritable trait d’union entre la médecine de ville et l’hôpital. Hélène Joubert Pour en savoir plus sur la téléconsultation et la télé-expertise : https://www.ameli.fr/assure/actualites/generalisation-de-la-telemedecine-en-france Références * 6-7 décembre 2018, Paris ** Enquête réalisée sur internet entre juillet et octobre 2018 par Carte Blanche Partenaires- Société Française de Télémédecine (SFT)-Université de Montpellier et son laboratoire MRM, en partenariat avec France Assos Santé et Formatic Santé. Communiqué de presse 6 décembre 2018. *** Pr Salles et Dr Lafargue : Télémédecine & troubles psycho-comportementaux liés à la maladie d’Alzheimer et apparentées.

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Ma santé

Droit à la déconnexion, une réalité ?

On a beaucoup écrit sur le droit à la déconnexion, cette nouvelle disposition prévue dans la Loi Travail ou Loi El-Khomri, entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Les modes de travail évoluent, le lieu de travail n’existe plus dans bien des secteurs, les salariés sont de plus en plus connectés en dehors des horaires de bureau … Alors en vacances, on oublie tout ? Le droit du travail à l'ère du digital Le travail s’est transformé dans de nombreux domaines et le digital est devenu omniprésent. La frontière entre vie professionnelle et personnelle est parfois très mince, le temps de travail est souvent discontinu… Une réalité qu’il a fallu encadrer. La Loi Travail, adoptée le 21 juillet 2016, a pour cette raison créé les protections nécessaires à la santé des salariés et un droit à la déconnexion est désormais inscrit dans la loi (article 55 de la loi, chapitre II « Adaptation du droit du travail à l'ère du numérique »). C'est une première. Qui est concerné par le droit à la déconnexion ? La finalité du droit à la déconnexion est de lutter contre le risque de burn-out ou épuisement professionnel, en favorisant la conciliation entre le travail et la vie privée. Tous les salariés sont concernés, télétravailleurs et/ou cadres etc. Ils doivent être dégagés de toute possibilité de se connecter aux outils numériques et d’être contactés lorsqu’ils sont en congés payés, en réduction du temps de travail (RTT), le soir et les week-ends (en fonction de leur contrat de travail). En pratique, depuis le 1er janvier 2017, le droit à la déconnexion doit être débattu lors de la négociation annuelle obligatoire sur la qualité de vie au travail et faire l’objet d’un accord d’entreprise sur ses modalités d'exercice, des actions de formation et de sensibilisation, d'actions de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques. Pour autant, il n’existe aucune obligation d’aboutir à un accord entre les représentants du personnel, syndicaux et la direction. Aucune sanction n’est prévue pour l’employeur. Les Français "déconnectent-ils" ? Des cadres hyperconnectés et un droit à la déconnexion peu présent : c’est en substance le bilan d’un sondage Ifop réalisé pour l’entreprise Securex*. Quelques mois après la promulgation de la loi, peut-être encore trop récente, un peu plus de la moitié des cadres sondés (52%) affirme que leur entreprise ne s'est pas "engagée dans l'application" de ce droit. Cette proportion s’élève à 63% dans les entreprises de moins de 50 salariés. Parmi les 48% qui estiment au contraire que leur entreprise s’est engagée dans l’application de ce droit, seuls 21% déclarent qu’elle a déjà mis en place des mesures concrètes. Selon ce sondage, les trois quarts des cadres (78%) consultent leurs communications professionnelles (e-mails, SMS ou appels) pendant les congés et les week-ends. La moitié considère comme un facteur de stress cet accès aux communications professionnelles. 89% des professions libérales consultent leurs communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances, davantage que les cadres de la fonction publique (80%) et que les cadres d’entreprises (76%). De plus, 88% estiment que la qualité de vie au travail n’est pas correctement prise en compte par les entreprises. Au final, le sentiment que le droit à la déconnexion est peu considéré par leur entreprise est prégnant. Pourquoi sommes-nous de plus en plus connectés à notre travail ? La recherche de réassurance et la difficulté de déléguer sont les raisons prioritaires de consultation des communications professionnelles hors du temps de travail. Au sein des cadres concernés, une majorité (51%) consulte d’abord ses communications professionnelles pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes en son absence. Mais les justifications sont multiples, comme une difficulté à déléguer, la nécessité permanente de réactivité au quotidien ou se ménager un retour sans débordement de travail (31% des sondés). En revanche, la peur de manquer des opportunités professionnelles est peu citée, par seulement 11% des cadres interrogés. Mais les sons de cloche peuvent différer. Un sondage réalisé en juillet 2018** évalue à 59% le pourcentage des Français qui ne sont pas du tout dérangés par cette continuité avec leur travail. Selon cette même enquête, les Français en vacances sont plus de 42% à regarder leurs emails professionnels plusieurs fois par jour. Mais « grâce aux nouvelles technologies, 79% déclarent passer de meilleures vacances » et 61% déclarent ne pas être « accro au boulot » ! Hélène Joubert, journaliste * https://www.securex.fr/sites/default/files/2017-09/CP-Etude-Securex---Lhyper-connexion-au-travail---2017.pdf ** Qapa.fr ; https://www.hr-voice.com/communiques-presse/en-vacances-pourquoi-les-francais-restent-ils-de-plus-en-plus-connectes-a-leur-travail/2018/07/10/

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Mon entreprise

Conservation d’ovocytes : le combat des jeunes femmes d’aujourd’hui

Valérie a 39 ans, elle est célibataire. Comme beaucoup de femmes, la question de l’horloge biologique trotte dans son esprit depuis quelques années. Pour qu’elle ne devienne pas un problème, Valérie a décidé de faire congeler ses ovocytes. “J’avais peur de vouloir un enfant une fois passé quarante ans mais de ne plus pouvoir, concède-t-elle. Je suis maintenant libre, j’ai gagné des années pour trouver un papa potentiel, décider d’avoir un enfant seule ou de ne pas en avoir.” En décembre 2016, elle s’envole donc pour l’Espagne car cette pratique est interdite en France, sauf pour trois situations : en cas de procréation médicalement assistée (PMA), en cas de traitement médical et/ou de pathologies ayant des conséquences sur la fertilité et, depuis 2015, en cas de dons d’ovocytes. Les donneuses ont le droit d’en faire congeler une partie pour elles, qu’elles pourront utiliser jusqu’à 43 ans. Valérie ne répondait à aucune de ces conditions et a donc opté pour l’étranger. Valérie a commencé par un traitement hormonal, entre 12 et 14 jours, pour que les ovaires produisent plus d’ovocytes. “La méthode n’est pas douloureuse mais fatigante, développe-t-elle. J’étais un peu dérangée car l’abdomen grossi, le ventre est gonflé.” Durant cette phase, des échographies pelviennes et des bilans hormonaux permettent à l’équipe médicale de savoir quand les ovocytes sont assez nombreux. Dès lors, la patiente est opérée, sous anesthésie générale en quelques heures, afin de les prélever. “Les ovocytes sont ensuite vitrifiés, c’est-à-dire congelés ultra rapidement, ce qui permet un taux de survie entre 90 et 95%, explique Maria Jésus Lopez, gynécologue spécialiste en PMA dans la clinique Eugine où Valérie s’est faite opérer. Une fois vitrifiés, ils sont gardés dans différents réservoirs jusqu’au moment où la femme décide de les utiliser.” À la clinique Eugine, la limite est fixée à 50 ans. 65% des patientes sont Françaises “Selon les derniers articles, si la femme a moins de 39 ans il faut au moins 9 ovocytes vitrifiés pour avoir une probabilité de 62% d’avoir un enfant, poursuit Coralie Samara, responsable du programme Timefreeze, programme de préservation de la fertilité de la clinique Eugine. Chaque prélèvement offre une probabilité d’être enceinte, qui dépend du nombre et de l’âge des ovocytes recueillis à la ponction folliculaire. Ainsi, il est recommandé d’entreprendre la démarche entre 34 et 35 ans, avant que la qualité de l’ovule ne diminue. Quand la femme désire un enfant, une fécondation in vitro est réalisée pour créer un embryon. Il sera inséré dans l’utérus de la patiente, par une PMA. A chaque transfert embryonnaire il y a une probabilité d’être enceinte, mais pas de certitude. Dans la clinique Eugine, 1113 traitements ont été pratiqués entre 2011 et 2017. Les Françaises en représentaient 65%. Mais seulement 57 femmes sont revenues pour utiliser leurs ovocytes. Pour l’instant, Valérie n’en ressent pas le besoin. Elle a le temps. D’ailleurs, son rapport aux hommes et aux rencontres a beaucoup évolué. “Je ne suis plus à la recherche du partenaire avec qui je pourrais avoir un enfant, explique-t-elle. Je suis plus détendue dans ma vie de célibataire.” Une tranquillité d’esprit qui lui a coûté 2 350 euros pour quatre ans. Et 250 euros par année supplémentaire. Léa Casian

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